Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
jeudi 13 novembre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Quartier latin, 1930-11-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" \u2014_\u2014 - z ABONNEMENT, 32.00 PRIX: 10 SOUS ce Directeur: PAUL DUMAS Administrateur: MAURICE FERRON Rédacteur en chef: GUY BOURNIVAL Les articles qui sont publiés dans ce journal sont enregistrés conformément à la lo! des droits d'auteur.[RP ee E.Paraît le deudi de chaque semaine Montréal, le 13 novembre 1930 | : I \u2018Volume XIII \u2014 No 6 \u201cBIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE!\"\u201d de l\u2019université de Montréal | | Organe de l\u2019Association générale des étudiante | Direction, Rédaction et Administration : | | 539, rue de Montigny est.Le R.P.Gillet et la civilisation latine En écoutant la causerie du R.P.Stanislas-Martin Gillet, lundi dernier, quelques réflexions nous sont venues à la pensée: Si nous avions donc, nous aussi, et nombreux, chez nos laics, des hommes de cette capacité : des coeurs de cette trempe, des esprits d\u2019une aussi grande envergure, comme il serait | aisé d\u2019assommer net non pas ceux qui prônent la calture | scientifique intense, mais ceux qui voudraient la substituer au latin et au grec! Oh! nous savons bien que nous en avons quelques-uns, mais c\u2019est le trop petit nombre; il en faut plus.Nous ne sommes pas un peuple travailleur, comme l\u2019est le français ou l\u2019allemand.Nous ne lisons pas assez de choses solides, et par contre, nous absorbons trop de balivernes, de romans, de magazines.Nous songeons beaucoup plus au plaisir qu\u2019au travail et c\u2019est un tort; nous ne méditons, nous ne réfléchissons pas assez.Le Canada, c\u2019est un pays d\u2019avenir; un pays d\u2019avenir pour l\u2019anglais superbe, qui est fier de sa langue et de sa religion, un pays d\u2019avenir pour l\u2019américain audacieux, qui nous exploite avec ses industries, son cinéma, son \u201cmodernisme\u201d, son or; un pays d\u2019avenir pour le juif tenace qui possède l\u2019art suprême de nous acheter, de nous arracher tout ce qu\u2019il veut; mais un pays d\u2019avenir pour nous, Canadiens français?Allons donc! nous n\u2019avons pas assez de patriotisme, d\u2019esprit de foi et de sacrifice, de nos ancêtres; trop indolents, nous n\u2019avons pas assez de cran! ; Merci, Père Gillet, de nous avoir dit, à un moment, nous dirons psychologique, de l\u2019histoire de l\u2019enseignement secondaire, dans notre Québec, comment et pourquoi la civilisation latine (qui comprend la culture latine par les classiques) est capitale pour tous les peuples et tous les individus, inéme pour ceux qui, chez nous, croient plus intelligent, nlus \u2018\u201c\u2018moderne\u201d\u2019 de prôner l\u2019école supérieure anglaise.Geo.Et.CARTIER -\u2014\u2014 \u2014\u2014, =.Scepticisme d'étudiants Est-ce pour ce cynisme qu\u2019ils affectent et qui semble vouloir dire: \u201con en a vu bien d\u2019autres\u201d.Est-ce pour leurs fréquentations un peu trop prolongées auprès de Dame Matière?Est- ce pour ce petit sourire ironique avec lequel ils semblent écouter les conversations saugrenues, pardon, ingénues de nos jeunes filles modernes?Est-ce pour ce coup d\u2019oeil particulier qu\u2019on leur connaît et qui va seruter au-dela des jolis traits qui s\u2019offrent à leur vue, les mille et une tares héréditaires ou le tempérament?Je l\u2019ignore, mais un fait existe; c\u2019est que nos étudiants, surtout en médecine, ont la réputation d\u2019être des sceptiques.Hélas, ce n\u2019est que trop vrai.Au tout début de nos études, pour nous donner une contenance qui nous semblait de bon aloi, nous avons posé le doute en principe de nos discussions et de nos idées.Mais d\u2019extérieur qu\u2019il était, il a pris racine et un jour où l\u2019autre, on constate qu\u2019on ne vibre plus avec le même enthousiasme.C\u2019est parfois un détail, un simple incident, | qui nous ouvre les yeux.Une action se pose pour nous, qui demande solution.À prime abord, il nous semble, en vertu des grands principes qu\u2019on nous a inculqués, que la solution est toute trouvée.Mais il faut agir et \u201cl\u2019action est le grand crite- rium de la pensée\u201d.On reste surpris, l\u2019introspection nous révèle tout un monde qui nous était encore inconnu.De ce premier coup d\u2019oeil, une nouvelle vue s\u2019impose et d'étapes en étapes, on fait un examen consciencieux.Tel détail se révèle à nos yeux, sous un jour tout nouveau.Envisagés sous ce nouvel aspect, les mobiles des hommes nous paraissent terre a terre et matériels.Nous les regardons évoluer avec leurs appétits et leurs égoïsmes et un peu d\u2019idéal se détache de nous-mêmes.\u201c(A suivre à la page 2) Actualités Le baptême du béret à Laval Samedi soir dernier, les étudiants de l\u2019Université Laval de Québec avaient le plaisir de baptiser le bérêt.Avec quel enthousiasme l\u2019enfançon fut accueilli et célébré, je n\u2019ai pas besoin de la rappeler aux très nombreux étudiants de L'U.de M., qui assistérent a la cérémonie.Mais qu\u2019il me soit permis d'assurer à ceux qui n\u2019ont pas eu l\u2019occasion de faire le voyage, que le bérêt de Laval est né sous une bonne étoile, viable, vigoureux et plein d\u2019avenir! La parade qui précéda le baptème fut un succès à tous points de vue.Les représentants de l\u2019U.de M., ne peuvent que remercier les étudiants de Laval de la chaleureuse réception qu\u2019ils ont Teçue à Québec.A MM.Lionel Côté, J.-H.Chrétien, P.Jobin, \"Emond, Powers, Champoux, et tous les autres membres des comités d\u2019organisation et de réception, nos plus sincéres félicitations et remerciements.Philippe AUCLAIR Président de 'A.G.E.U.M.Une leçon d'anatomie Ce matin-là, j'étais en retard pour aller à l\u2019Ecole, et j'avais grand peur d\u2019être \u201csignalé\u201d, d\u2019autant plus que notre savan- tissime docteur nous avait dit qu\u2019il nous interrogerait sur la \u201cperitoinologie\u201d, et je n\u2019en savais pas le premier mot.Un moment, l\u2019idée me vint de manquer le cours, et aller me promener rue Ste-Catherine.Le temps était si beau, si clair.On entendait les \u201c\u201czoi- seaux\u201d chanter sur les poteaux de télégraphe, et là, tout au coin, Gaspard Petit qui laissait échapper au vent les notes de la dernière composition: Arthur, Arthur, ta mère t\u2019appelle\u201d.Tout cela me tentait bien plus que la péritoinologie.mais j'eus la force de résister et je courus bien vite vers l\u2019E- cole.En passant devant Dupuis Frères, je vis qu\u2019il y avait du monde arrêté près des grandes vitrines aux annonces.D\u2019ordinaire, c\u2019est de là que nous venaient toutes les nouvelles des \u201cventes à réduction\u201d, vente anniversaire par ci, vente anniversaire par la, vente du \u201cdouzième\u201d\u2019centenaire etc., et je pen- (A suivre.d la page 2) De retour de Québec.Boum a la Ka Boum a la Ka WA WA WA.Montréal! Montréal! Montréal! C\u2019est ainsi que les étudiants de l\u2019U.de Montréal envahissaient Québec samedi dernier.Les étudiants de Laval faisaient revivre une tradition abandonnée depuis plusieurs années.On baptisait le \u2018\u2019bé- rêt\u201d, la nouvelle calotte universitaire de Laval.On paradait dans les rues de la ville avec 28 chars allégoriques! Les gars de Montréal voulaient être là.Ils ont apnlau- di à la magnifique démonstration universitaire que leurs amis de Québec avaient organisée.Québec se réveillait aux cris de sa jeunesse étudiante.Elle souriait aux nouveaux envahisseurs si pacifiques.Les quartiers historiques de St-Louis, St-Jean, St-Jean-Baptiste voyaient tour à tour défiler les carabins bruyants et enthousiastes.Apothéose au Manège militaire.Le Génie Forestier remportait la coupe offerte pour le meilleur char.Québec a maintenant pour ses étudiants les yeux de Chimène.Il ne m\u2019appartient pas de faire ici la critique de chaque faculté et de dire qui aurait dû gagner.Simplement ceci: les gars de Laval ont fait de leur démonstration un succès complet.Avec une Fédération vieille d\u2019une année, et un groupement moins nombreux que le nôtre, ils n\u2019ont été inférieurs en rien à nos démonstrations annuelles.Félicitons-les.Nous étions plusieurs de Montréal.On nous a reçus royalement.Merci à Chrétien, Côté, Emond, Cardinal, Jobin.Nous seuls savons ce que nous leur devons.Merci à tous les autres.Ils ont payé de leur temps et de leur personne pour nous rendre agréable le séjour à Québec.autant du moins qu\u2019à Montréal! Pour ceux qui ont compris, la leçon est dure.des Québecois soit un peu notre fait à nous de Montréal.Rien de plus.Il est inutile de ne pas voir.Ouvrons les yeux, cependant, parlons clair et net.Elargissons nos horizons.Nous aurons ainsi moins de leçons à prendre des autres.La lecture du \u201cBérét\u201d, le journal de Laval, a aussi fait naitre chez moi des pensées qui pourraient se traduire en suggestions utiles pour le Quartier Latin.Je me promets d\u2019y revenir.Passons, aujourd\u2019hui.Je salue aussi les Québécoises (les plus jolies femmes du monde).Elles ont été parfaites en tout point.Sans vouloir aucunement blesser nos amies de la métropole, disons qu\u2019elle possèdent un charme particulier: elles sont Québecoises! Nous le leur avons dit samedi: \u201cC\u2019est les Qué- c\u2019est les bé- C'est les Québecoises!\u201d Tous, nous sommes revenus enchantés de notre voyage.Certains en ont gardé un souvenir impérissable.D\u2019autres sont revenus amoureux \u2014 passons-les, ils se- - ront malades longtemps! De toute façon les étudiants de Laval méritent des félicitations pour leur esprit de corps, leur entre-gent et leur hospitalité toute québecoise.Georges LA VOIE ADIEU A la suite d\u2019une proclamation parue ici même, la semaine dernière, je crois de mon devoir d\u2019étudiant en médecine, et d\u2019étudiant \u201ctout court\u201d de donner incessamment ma démission comme directeur de ce journal.Je tiens à assurer les autorités et mes professeurs de mon plus entier respect et de mes meilleurs sentiments a leur égard je souhaite à notre cher et intéressant journal un avenir des plus rose, et je me retire, conscient de\u2019n\u2019avoir jamais dérogé à mes devoirs de directeur.; ° Paul DUMAS Faisons en sorte que l\u2019hospitalité légendaire 9. \"24h « \u2018Baze deux ass Scepticisme d'étudiants (Suite de la première page) Que voulez-vous, les longues années de travaux que nous ont coûté l'obtention de nos titres de bachelier, ne se résument pas à un peu d\u2019infatuation et à un parchemin.S\u2019il en était ainsi nos maîtres auraient fait faux bond.Non, il en est tout autrement.Le champ si vaste des connaissances qu\u2019on nous a fait entrevoir, a aiguillonné nos appétits intellectuels.De plus et je crois ici traduire un des états d\u2019ame de notre génération, l'influence du milieu intellectuel dans lequel nous vivons à sa répercussion.Dénués.pour la plupart de toute ascendance intellectuelle marquée, nous ressentons, sans pouvoir le juger exactement, l'influence qu\u2019exerce sur nous, tout un courant d'opinions scientifiques, philosophiques et littéraires, pour lequel nous ne sommes pas encore préparés.Nous sommes trop jeunes dans un monde trop vieux.Nous voudrions assimiler une culture nouvelle que des siècles et des générations ont préparée lentement ailleurs et non sans heurt.Nous serions peut-être en mesure de nous assimiler le romantisme et c\u2019est le modernisme qu\u2019il nous faut vivre.Voulant tout assimiler, avides de connaissances, nous brûlons les étapes, nous faisons des enjambées de géant.Les auteurs les plus divers, les théories les plus variées défilent devant nos yeux, sans ordre ni classification, au hasard des lectures, le disciple précède parfois le maître.La recherche de l\u2019éternel pourquoi domine tout, mais rien ne vient le satisfaire, et lentement, lentement une évolution s\u2019opère en nous.Nous sentons peu à peu que nous ne battons plus à l\u2019unisson des autres.Ce qui provoque la joie exhubérante du copain à une répercussion différente chez nous.Un détail le fait se pâmer, et nous fait hausser les épaules.Nous regrettons alors ces transports d\u2019idéal qui nous soulevaient encore, il n\u2019y a pas longtemps.Nous constatons la justesse du coup d\u2019oeil de ceux qui nous avaient vu juste en nous mettant en garde contre nous-mêmes.Ils savaient la somme de bonheur si cher que les sciences positives, réclament comme tribut à notre jeunesse.Nous le.lui payons.Certes, nous sommes privés de bien des plaisirs à bon mar» ché, qui sont l\u2019essence des joies ordinaires.Certes, nous consta - tons toute la véracité de cette phrase de Bordeaux \u201cà vouloir trop répandre l'instruction, on déracine l\u2019âme populaire\u201d Mais nous ne le regrettons pas trop, parce qu\u2019en vertu même de cette force qui est notre jeunesse, malgré le scepticisme qui a creusé, hélas, encore trop son chemin sur notre idéal, il nous reste beaucoup de choses à aimer.Et nous savons tous, que si les instants de véritable satisfaction nous sont ménagés, en retour, ils sont marqués d\u2019une note de volupté, que seuls nous pouvons apprécier et savoir déguster.Louis LERAC \u2014\u2014\u2014\u2014 es ie - _\u2014 Lu Nos jeunes LES ANCETRES DE DEMAIN Le père du maréchal Lannes, duc de Montebello et prince de Siévers, qui était un humble villageois, travailleur et craignant Dieu, avait l\u2019habitude de dire à ses enfants: \u201cQuel que soit le métier que vous aurez choisi ou le rôle que vous aura réservé la Providence, faites toujours en sorte d\u2019y exceller\u201d.Le père Lannes eut une belle famille.Son fils aîné devint prêtre, il aida ensuite généreusement ses autres frères à parfaire leur instruction; et on sait que Jean Lannes, qui uvait commencé sa carrière comme simple troupier, devint un des maréchaux les plus brillants de Napoléon, qui lui avait voué une amitié particulière, et qui le pleura amèrement lors qu\u2019un boulet autrichien le lui enleva à Essling.Ces paroles du père Lannes me revenaient à l\u2019esprit en lisant le compte rendu du dernier congrès des acéjistes à Beau- ceville.A la question: Que sont les jeunes .de l\u2019A.C.J.C.leur président répondait : \u2014 \u201cCe que nous sommes?\u2014 \u201cDes jeunes gens ni plus fins, ni plus intelligents, ni plus saints, ni plus sages que les autres, mais qui aspirons à devenir meilleurs, à monter plus haut, toujours plus haut\u201d.Des jeunes qui aspirent à devenir meilleurs, à monter plus haut, toujours plus haut, doivent faire en sorte d\u2019exceller dans tous les rôles que la Providence leur réserve.* * * Et, avons-nous besoin de jeunes gens qui s\u2019appliquent à exceller ?Eh! oui, grand besoin, car la vie d\u2018\u2019aujourd\u2019hui est mortelle pour les volontés.Jamais, croyons-nous, le \u201cmoindre effort\u201d n\u2019a eu tant d\u2019adeptes.On.voudrait que tout arrive à point, sans qu\u2019il soit besoin d'attendre.On voudrait que tout soit agréable, et on ne soup- conne point quel agrément donnent au succès les persistants sacrifiées qui l\u2019ont précédé.(À suivre à la page 5) Le Quartier Latin, Montréal, 13 Leçon d'anatomie (Suite de la page 4) sai sans m\u2019arréter: \u201cQu\u2019est-ce qu\u2019ils vont bien nous sortir encore?Un confrère charitable me donna habilement accès idans le cénacle, et je gagnai vivement.ma place sans être vu.\u2018Tout était tranquille dans la classe; on n\u2019entendait pas un seul bruit, et si la saison avait permis qu\u2019il y eût de ces parasites que le genre humain appelle mouches, c\u2019eût été la seule chose qui aurait troublé cette douce quiétude.Mais il faut l\u2019avouer\u2026 Parmi ces futurs savants qui trônaient béatement sur leurs bancs usés, polis en numérotés, il y en avait quelques-uns qui, la veille avaient un peu trop respiré le parfum des pavots, et Morphée faisait des siennes.La-bas tout au fond de la salle, j'en voyais qui étaient courbés sur le \u201cCanada\u201d, en train de lire les dernières sensations sportives.Le combat de boxe entre Tutankamen et Nabuchodonosor devait être sans doute le point saillant où se concentrait la force de leurs circonvolutions cérébrales, car, depuis quelque temps, les journaux en noircissaient leurs colonnes.J\u2019en étais là de mes réflexions, quand j\u2019entendis prononcer mon nom.C\u2019était mon tour de réciter, et pensez, le premier \u201cau banc\u201d par-dessus le mar- chél.Si au moins un autre s\u2019était exécuté avant moi, j'aurais eu peut-être la chance de \u201cdécrocher\u201d\u2019 le mésentère d\u2019après la colonne vertébrale, ou de me balancer au bout des épiploons.Mais non, c\u2019était moi.Je jetai un regard éperdu vers le mannequin qui se tenait devant moi, immobile sur son chariot de guerre.\u201cPère Ozou, père Ozou, venez a mon aide.sor- tez-moi de cette impasse!.Hélas! père Ozou, à quoi bon vous invoquer.Vous avez des oreilles et vous ne pouvez m\u2019entendre.car je m\u2019apercois avec épouvante que les parties de votre téte gisent éparses sur la table.Et comment votre coeur peut-il compatir a mes supplications, puisque tous vos organes ont été cruellement arrachés de votre corps.?Oh! que je suis ingrat!.C\u2019est pour nous faire apprendre que vous vous sacrifiez sans cesse à la science, que vous vous laissez docilement sortir les entrailles, et que, depuis votre création, vous vous tenez sans cesse sur une seule jambe, sans manifester aucune fatigue.Oui.c\u2019est pour nous faire apprendre, tout cela.et moi.mon péritoine.\u201d Ah! que j'aurais done voulu réciter bien haut, bien clair ce satané \u201cpérantoine\u201d.Mais je m\u2019embrouillai aux premiers mots, et je restai là, debout, a \u201ctournailler\u201d les boutons de ma jaquette, pendant que des rires fusaient 4 mes oreilles.Je rageais.quoi.! mais c\u2019était de ma faute.Le savant magister ne me gronda pas trop, mais me dit simplement: \u201cTu vois, mon Francis, tu vois ce que c\u2019est.Tous les jours on se dit: Bah! j'ai bien le temps, j\u2019apprendrai demain ; et puis, tu vois ce qui arrive\u201d.Là-dessus, le disciple d\u2019Esculape se mit à nous parler de la machine humaine, de la nécessité absolue d\u2019avoir un muscle cardiaque entre deux poumons et termina par la théorie sur les tressaillements.Jamais je n\u2019avais aussi bien compris.mais jamais aussi je n\u2019avais si bien écouté.Oh! science que tu es admirable et que l\u2019homme est petit à tes côtés!\u2026 Tout à coup, un bruit infernal se fit entendre dans le corridor\u2026 c\u2019était la cloche qui annonçait la fin du cours.Alors le docteur, d\u2019un air majestueux et grave, se leva tout droit devant la tribune, et d\u2019une main se tenant le \u201cpinch\u201d de l\u2019autre il nous faisait signe: \u201cRestez assis, Messieurs, ce n\u2019est pas fini : l\u2019appel n\u2019est pas fait\u201d! FRANCIS MArquette 0687 Service\u2014Qualics Lucerne Tea Room : & Restaurant est heureux d'accommoder les étudiants comme par la passé Repas réguliers servis de 11 a.m., & 8 p.an, 0.30 et plus STE-CATHERINE EST (Vis-à-vis du presbytère St-Jacques) RE ED.GERNAEY \u2014 Votre Fleuriste \u2014 Fleurs pour.toutes occasions :: télégraphiées partout :: 1405, ST-DENIS \u2014 MONTREAL COMPAGNIE D'ASSURANCES SUR LA VIE La Sauvegarde MONTREAL Narcisse DUCHARME, Président \u2014 ETUDIANTS \u2014 CHEZ \u2014 D.A GAGNON Vêtements \u2014 Merceries -\u2014 Chapenux Vous trouverez Complets et Paletotn (Prêts à porter ou sur mesures) Prix: $235.00 et plus 10 SEMAINES POUR PAYER Condltions: $10.00 comptant Balance: en 10 semuines.1472-78 ST-DENIS \u2014 LA.2087 En Tramway Dédié a mon ami.D\u2019un regard inquisiteur j\u2019inspectai les banes a deux.Un libre.\u2014 Je m\u2019y faufile.Distraite, j'ouvre mon livre, Mon imagination va, va.Un arrêt \u2014 Plusieurs personnes montent.Un jeune homme vient s\u2019asseoir à mes côtés.Pour un instant je suis tirée de mon rêve.Je toise l\u2019intrus; très bien, grand brun, l\u2019air distingué, un regard franc pas flirt.Je m\u2019absorbe de nouveau dans la lecture de mon livre, en apparence seulement, car la folle du logis vagabonde plus que jamais.Mais voyons qu\u2019a-t-il à me regarder, avec tant de persistance.Pas aussi joli que je pensais, ce monsieur ! Je lève les yeux, le regarde.Ce sourire moqueur ! \u2014 Qu\u2019ai-je?Serais-je décoiffée?Je détourne un peu la téte, et me regarde dans la glace.Je le regarde de nouveau, le voilà qui baisse les yeux avec toujours ce sourire moqueur aux coins des lèvres.Oh! qu\u2019il m\u2019agace! Aurais-je été assez distraite pour mettre deux souliers dépareillés ou bien mettre mes bas à l\u2019envers.Je suis la directioh de son regard.Que vois-je?Mon livre que je lisais avec tant d\u2019attention, mon livre était à -l\u2019envers\u2026 FROU-FROU Un restaurant où les étudiants reçoivent une attention spéciale GERACIMO FRERES LUNCHS DINERS RAFRAICHISSEMENTS 412, SAINTE-CATHERINE EST (Près Ste-Denis) 1748, ST-DENIS (Près Ontario) CHEZ METHOT ON TROUVE TOUF LIVRES NEUFS ET D'OCCASION Visiter notre STUDIO Cadres, moulages d'art, bibelots LIBRAIRIE WILFRID METHOT LTEE Coin St-Denis et Ontario Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin chez DEOM 1247, St-Denis - Montréal Institution canadienne-francaise LABORATOIRE NADEAU LTEE Pharmacie en gros 100, rue ST-PAUL Ouest SALON DE BARBIER 1615 rue St-Denis Prix spécial pour les Etudiants Cheveux .Barbe .HArbour 4467 En face du Théâtre St-Denis 3 0.25 0.15 \u201caa ) AVO| AN WE Le \u201cQuartier Latin\u201d, journal des Etudiants de l\u2019université de Montréal, a ses bureaux au numéro 539 Est, rue DeMontigny, Montréal.Il est imprimé aux ateliers de l\u2019Eclai- reur Incorporée, 1723, rue Saint-De- nis, Montréal.BREVETS: Droit, médecine, pharmacie art dentaire, optique, génie civil COURS CLASSIQUE ET COMMERCIAL LEÇONS PARTICULIERES 1448 ouent, rue SHERBROOKE près rue Guy \"rer.UP.4085-5460 EERE VOL.XIII \u2014 No 6 \u2014\u2014 errant ry LE QUARTIER + mens Ee Montréal, 13 novembre 1930 ATIN M.Pierre Termier Un grand savant et un grand chrétien Fin d'octobre, décédait M.Pierre Termier, de l\u2019Institut, savant géologue français et grand catholique.Le lendemain de son décès, la \u201cCroix\u201d, de Paris donnait ces notes biographiques : M.le professeur Pierre Termier, membre de l\u2019Institut, est décédé jeudi matin, des suites d\u2019une maladie contractée durant un récent voyage qu\u2019il avait fait au Maroc, pour études géologiques.Il avait reçu mercredi les derniers sacrements que lui administra Mgr,Termier, évêque de Tarentaise.La mort de cet illustre savant, grande lumière catholique, a produit une douloureuse impression dans la ville de Grenoble, où il compte de nombreux parents, amis et admirateurs.Né à Lyon le 3 juillet 1859, M.Termier fit ses études au collège de Saint-Chamond et entra à l\u2019Ecole polytechnique d\u2019où il sortit premier en 1880; puis il suivit les cours de l\u2019Ecole des mines.M.Termier meurt à l\u2019âge de 71 ans, après avoir fait de ses longues études un hommage au Créateur dont il admirait partout l\u2019oeuvre merveilleuse.Membre de l\u2019Académie des sciences, inspecteur général des mines, professeur de géologie générale à l\u2019Ecole des mines, directeur de la carte géologique de France, il fut à la fois un des hommes qui honorèrent le plus la science française, un poète de la Terre joignant à la science la plus précise, l\u2019art de la littérature, par-dessus tout un croyant convaincu qui \u2018au-dessus de toutes les voix du temps entendait les voix de l\u2019éternité\u201d.Plus d\u2019une fois, dans ses conférences et enfin dans un livre, il chanta \u2018la Joie de connaître\u201d.Comme géologue, M.Termier se déclarait le disciple d\u2019Albert de Lapparent, et surtout de Marcel Bertrand dont il fut l\u2019héritier intellectuel.\u201cLa science, écrivit-il un jour, l\u2019ensemble des sciences, est à mes yeux comme une de ces vastes et somptueuses cathédrales que le moyen âge a semées à profusion sur le sol de notre France.Ce sont des croyants qui en ont dressé les plans et jeté les bases; d\u2019autres y ont travaillé ensuite, qui n\u2019avaient plus la même foi ni le même amour; et parmi ceux qui en complètent aujourd\u2019hui la décoration, ou qui réparent les injures faites par le temps à l'édifice sublime, beaucoup ne savent pas le sens profond de ce poème de pierre à la gloire du Christ, de sa Mère et de ses Saints.Mais des voûtes noircies, des hautes verrières aux lueurs étranges, des rosaces multicolores où le couchant allume l\u2019incendie, une impression tombe, forte et douce.On est entré insouciant, parfois railleur; peu à peu, dans la pénombre silencieuse des nefs, on est pénétré de pensées graves.L'âme croyante et \u2019ame incroyante sont émues, l\u2019une et l\u2019autre ; celle- là se sent portée à croire, à espérer, à aimer davantage ; celle-ci doute de son doute, et se demande, dans un grand frisson, si ce n\u2019est pas Dieu qui vient de lui parler.Dans un autre article de la \u201cCroix\u201d, M.Jean Guiraud cite de M.Termier des paroles qui révèlent que ce grand savant était aussi un grand chrétien.Et il ajoute: .Et pour ce grand géologue dont la science était admirée de tous, les découvertes géologiques le conduisaient aux plus hautes spéculations métaphysiques et religieuses.Des rendez-vous et de la fidelité Pendant la belle soirée d\u2019un lundi d\u2019automne, cependant que des étoiles sans nombre dans le ciel très bleu semblaient chuchoter entre elles et sourire ironiquement du bonheur des hommes, pendant qu\u2019une lune rousse et tendre illuminait l\u2019azur, pendant que des couples joyeux allaient dans les allées jonchées de feuilles mortes, oublier le passé et parler d\u2019amour, nous étions trois pauvres étudiants en droit tristes et désabusés, les yeux profondément anxieux et perdus dans l\u2019avenir incertain méditant lugubrement (non sur nos fins dernières), mais sur une question jamais trop discutée et jamais trop discutable, méditant sur la fidélité des femmes.Elles nous avaient fixé un rendez-vous, non pas les femmes en général, mais trois jeunes filles en particulier.Quoi | de pire que des jeunes filles qui fixent des rendez-vous?Que voulez-vous?Nous étions les trois seuls étudiants croyant encore aux rendez-vous des jeunes filles et nous en sommes guéris.La leçon fut profitable.Nous méditions et nous disions: \u201cQue leur est-il arrivé?Ont-elles été démantibulées à une traverse a niveau?Ont-elles été dévorées par des cannibales?Ont-elles rencontré sur la route Boston-Montréal des hommes?\u201d et nous nous perdi- mes en conjonctures.De sept heures et demie (heure du rendez-vous) à une heure avancée, même très avancée dans la nuit nous avons espéré et vécu dans l'attente sans jamais voir notre espérance assouvie et notre découragement dissipé par un appel téléphonique.Mais notre soirée, grâce à Dieu, ne fut pas complètement perdue car, pendant qu\u2019au dehors la lune très belle rougissait un coin du ciel, nous avons médité, amplement médité et résolu la question jamais trop discutée et pour nous plus discutable de la fidélité des femmes et de la futilité des rendezvous.A'bon entendeur, salut.Roch PINARD MARDI SOIR A LA SALLE ST-SULPICE La Société des Conférences de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales reprend ses activités.Ceux qui se rendront a la salle St-Sulpice, mardi soir,, 18 novembre, a 8 h.30, auront l\u2019avantage d'entendre M.Ubald Paquin un de nos littérateurs et romanciers les plus goûtés.M.Paquin traitera un sujet intéressant, le NATIONALISME EN LITTERATURE.Cette conférence est 'a premiére d\u2019une série de cing que la Société des Conférences se propose d\u2019offrir au cours de I'hiver.L\u2019entrée est libre sur présentation de la carte d\u2019invitation.Qo so Goro torr LDL CDBG OOO ook Pe o ee.0 ° Toole 0 9.© 0, estate entres ee, 0, o + oo +, ° >, ° tete CERCLE COLIN es 9% *, ° À.©, Assemblée régulière, jeudi 13 novembre.S.LYNCH, Sec.rtetrteate te trier etait rttetette tt | i i | | | | 9 Saeeogoataoatbeletoolpeledoeiiedsaduelootbalegeadveloofsaiedseleelee SPOTLESS OP SOTIIOSPICFTCEI OIE T000000000000000 2 % * * * Ce témoignage est des plus précieux, et il mérite d\u2019être signalé, d\u2019une part, aux incroyants qui veulent établir une opposition absolue entre la science et la religion, et aussi à certains catholiques qui élèvent entre l\u2019une et l\u2019autre une cloison étanche.Aux uns et aux autres, M.Termier se présentait comme le continuateur des grands savants qui ont été aussi de grands chrétiens: l\u2019illustre astronome Képler, qui, après de gigantesques travaux l\u2019ayant conduit à la troisième des lois qui portent son nom, écrivait: \u201cIl y a huit mois, j\u2019entrevoyais un rayon de lumière; il y a trois mois, le jour s\u2019est fait; aujourd\u2019hui, c\u2019est comme un soleil resplendissant que je vois cette loi divine.Grand est le Seigneur! Grande est sa puissance! Cieux, chantez ses louanges! Astres et soleil, glorifiez-le dans votre langue ineffable!\u201d Le grand naturaliste Linné, aboutissait, après ses recherches étendues, à cette conclusion: \u201cC\u2019est la sagesse de Dieu qui régit le monde\u201d.Et l\u2019entomologiste Henri Fabre, lui faisant écho: \u201cPlus j'observe et plus cette intelligence rayonne | derrière le mystère des choses!\u201d C\u2019est encotre le mathématicien | génial, qui fut aussi un illustre physicien, Pascal, qui s'élevait.des recherches scientifiques aux spéculations métaphysiques les plus hautes et du règne de l\u2019intelligence à celui;rinfiniment plus! (A suivre à la page 5, BIERE OLD STOCK Une Do ou deux chasse les bleus! Brasserie Dow, Montréal yt _ Piige quatre Le Quartier Latin, Montréal, 13 novembre 1930 Droit é\u2014eece 6 Chirurgie-dentaire P oly technique i Pharimacie?| + + T= Sciences Jeudi 13 novembre 1930 Ce cher R.m\u2019a idemandé ce qu\u2019il y avait de pire qu\u2019une femme fixant des rendez-vous.je lui répondis: trois femmes faisant le voyage Boston-Montréal en automobile.j'ai même entendu parler d\u2019action en dom- mage-intéréts\u2014Pourquoi?.Je ne sais trop.Perte de temps, je suppose, et Bobbie Burns consulté de fond en comble nous en livrerait peut-étre le secret.Non, je ne voudrais pas que l\u2019on croit que je vous sers du charabias.que je n\u2019écris que pour le profit dun chacun.Non, messieurs, je ne suis sous \u201cVallégéance de personne.je rédige ma chronique de peine et de misére.surtout aujour- d\u2019hui.mais je commence a comprendre.Si Marcel étudie plus qu\u2019il ne joue c\u2019est que nous aurons tous nos examens avant les vacances de Noël.Et comme Marcel est l\u2019image faite à la ressemblance de la gent studieuse, tout le monde est sérieux et prépare les examens dans un discret recueillement.D'où s\u2019explique la rareté des faits extraordinaires à la Faculté.En effet, il est tout à fait ordinaire de voir étudier les étudiants en Droit du commencement a la fin de 'année.Croyez-le.ou non.! * * * Messieurs, ne venez pas me dire que ma chronique est puérile, inutile, frivole à sa face même.Pourquoi ne faites- vous quelques coups d\u2019éclat que je puisse essayer de passer à la postérité.Vous allez m\u2019obliger à vous dire que plus elle va, plus l\u2019Université me rappelle le Collège.Je sais bien que ce n\u2019est pas votre faute.Je ne vous en fait pas grief.Mais bientôt le chroniqueur devra vous parler des quatre saisons ou vous raconter un voyage autour de sa chambre.Hélas! ils ont fui pour ne jamais revenir ces jours universitaires du temps de nos péres.Comme on semblait s\u2019amuser alors.Et pourtant, ils ont bien fait leur chemin dans la vie.Peut-étre mieux que nous ne ferons nous-mémes.* * * Les camarades sont revenus enchantés de leur voyage a Québec.On les a très bien re- gus.La Parade a été un suc- cés.Nous félicitons Laval de ce premier succès et nous lui en souhaitons beaucoup d\u2019autres pour l'avenir.D\u2019ailleurs, avec un Comité de réception comme ils en avaient vu, on ne Peut leur chanter \u201cpossible\u201d.Etvje m'en garde-bien !.comme \u201cSaluts aux anciens\u201d, voici ce que les nouveaux de première adressent à leurs aînés.Nous avons été reçus très amicalement et de cela nous les en remercions.Depuis deux mois, nous sommes au coin de St-Hubert et Demontigny et nous avons l\u2019intention d\u2019y rester tant que l\u2019on ne nous délogera pas, c\u2019est donc dire que nous nous y plaisons beaucoup.Tout n\u2019est pourtant pas rose, surtout quand on se voit pour la première fois en face d\u2019un \u201cPollock\u201d a qui l\u2019on doit faire une \u201cjob\u201d.La chose est réjouissante au début mais, pa- raît-il, nous nous apprivoiserons bientôt avec les chairs en morceaux, les muscles découverts et même avec cette odeur indéfinissable, qui sera encore plus forte dans une couple de semaines, dit-on.Enfin cela passera comme le reste.* * * Quant au hockey, voilà que la saison va naître avec de nouveaux joueurs ajoutés à l\u2019ancienne équipe dont quelques- uns sont disparus; mais la recrue s'annonce bonne et nous avons confiance de faire honneur à la coupe gagnée l\u2019an passé et de la conserver encore cette saison malgré les efforts désespérés que feront nos rivaux, Pour cela, que chacun y mette du sien, que la cotisation soit générale afin que notre équipe ait des portes-couleurs qui possèdent réellement des couleurs sur eux; pour cela nous savons quoi faire et quant à l\u2019assistance aux parties, c\u2019est à un chacun d\u2019y venir et d\u2019encourager les confrères.Ainsi ce sera encore mieux que l\u2019an dernier et toute la Faculté s\u2019apercevra que les nouveaux de première sont de véritables \u201csportmen\u201d et qu\u2019ils veulent honorer leur faculté non seulement aux cours, mais aussi dans les \u201csports\u201d.VAN Je sens que je dois m\u2019excuser d\u2019oser écrire une chronique celle d\u2019aujourd\u2019hui.Mais réellement je ne suis pas en train.Il faut pardonner cette indisposition de votre humble serviteur, qui fait bien son possible.C'est à se demander si le vieux proverbe, \u201cQui trop embrasse manque son train\u201d, ne trouverait pas son application dans la circonstance.J.-E.MERCIER Maintenant que la saison d\u2019hiver nous arrive au pas de course, il ne serait pas déplacé, je crois, de dire un mot des activités sportives à l\u2019école.Parmi ces activités, le \u201cgou- ret\u201d occupe de beaucoup la première place.Si l\u2019on en juge par le nombre de joueurs inscrits, nous devrions posséder cette année une équipe formidable.Il est tout naturel d\u2019ailleurs, que nous, futurs ingénieurs produisions des étoiles dans ce domaine.Ne sommes-nous pas maîtres de la parabole, de la spirale d\u2019Archimède, de la cardioïde et autres courbes usuelles?Nos connaissances en tension, compression, flexion, torsion, voir même en tire-bouchon peuvent nous devenir d\u2019un secours incalculable, même par logarithme.L\u2019astronomie nous servira à localiser la rondelle avec la même facilité que le point gamma ou l\u2019étoile polaire.Que d\u2019autres sciences aussi peuvent venir à notre secours plus ou moins directement.Or, il n\u2019y a pas de raison pour que nous ne remportions pas le championnat cette année.Ou plutôt, oui, il y en a une: I\u2019assistance au joutes.Si nous ne donnons pas a nos joueurs l\u2019encouragement.- qu\u2019ils méritent, ils manqueront d\u2019enthousiasme, leur ardeur au jeu sera réduit à sa plus simple expression.Chacun devrait se faire un devoir d\u2019assister à ces joutes, d\u2019applaudir nos gens qui se dépensent sans compter pour faire briller le nom de Polytechnique, de déchirer l\u2019air de \u201cPo\u201d vibrants.Rien ne doit nous tenir éloignés de l\u2019Arena le samedi après-midi.Un examen à préparer?ce n\u2019est pas le temps pour ça.La petite amie s\u2019ennuie?elle sera charmée d\u2019y assister elle aussi.Dormir?le temps est mal choisi, il n\u2019y a pas de cours le samedi après- midi.Pour ce qui est des autres sports, notre équipe de quilles devrait faire parler d\u2019elle dans un avenir prochain.I! est question aussi de former une équipe de \u201cballe au panier\u201d.Les intéressés peuvent s\u2019adresser à leurs conseillers qui porteront la chose devant les grands chefs.Je profite de l\u2019occasion pour rafraîchir la mémoire de ceux qui n\u2019ont pas encore versé leur cotisation.Charles TREMBLAY INSOMNIE Fermant ses yeux appesantis par l\u2019étude, éblouis par la lumière drue et constante, qui tombait tantôt de la liseuse, et ne demandant que la caresse d\u2019une reposante obscurité, il attend.Alors se précipite de sa mémoire nerveuse, pressé, mais en ligne vibrante et brisée, tout ce qu\u2019il a fait pendant la soirée, hier et ce qu\u2019il fera demain.Dans une promenade ininterrompue et rapide sautillent du passé au futur les regrets et l\u2019échafauddage fragile des réves éveillés.Pourquoi n\u2019a-t-il pas soigné tel travail, alors que matériaux, en main, il pouvait avec un peu plus d\u2019application et de courage réussir merveilleusement?Pourquoi à tel cours où le professeur, vocalisateur habile, ajoutait au substantiel de sa science le charme de sa voix, il n\u2019a pas prêté plus d\u2019attention?Mais tout cela est irrévocable, il ne faut pas y revenir, et cependant viendront d\u2019autres travaux et d\u2019autres cours, ne lui faudra-t-il pas faire de ses regrets, des principes et des directives pour l'avenir?D\u2019ailleurs l\u2019avenir au sens général, c\u2019est vague, c\u2019est lointain, il ne faut pas s\u2019y arrêter, mais bientôt, tout à l\u2019heure, il y aura les examens.Quelles\u2019 résolutions ne prend-il pas pour la préparation de ces matières vastes et obscures, en vue du \u2018\u201cpericu- lum\u201d prochain.Ses yeux, pendant ce temps, loin de se fermer d'avantage et de mettre un rideau opaque entre la vie et le simulacre de mort qu\u2019est le sommeil, peu a peu s\u2019ouvrent sur la chambre faiblement éclairée des lampadaires de la rue.Il se retourne, secoue impatiemment les oreillers aplatis par l\u2019effort physique accompagnant la contention, recroqueville ses jambes ankylosées et refermant de force ses paupières rebelles, dit un nouveau bonsoir aux dessins railleurs appendus aux murs.Mais hélas, ce n\u2019est pas encore l\u2019oubli, le voyage heureux au pays des songes réconfortants.Les sinus et les cosinus escortent dame Tangente et suivis de tous les membres de la famille trigonométrique, viennent, second numéro, au La chronique de la Faculté des Sciences brille d\u2019un éclat tout particulier cette semaine! N'est-ce pas?Non, mais ça n\u2019a pas de sens! 11 y a cent bacheliers es arts à la Faculté, et personne capable de pondre un article?c\u2019est inconcevable! Le silence est d\u2019or, c\u2019est vrai.Mais il ne faut pas appliquer cette sentence à tort et à tra- vers.| On serait tenté de dire, avec un distingué professeur de Rhétorique, qui a vu défiler devant lui des générations de bacheliers, \u201cBaccalauréat?Mensonge!\u201d témoignant par là son peu de confiance dans le bagage intellectuel du bachelier.Prouvons-lui le contraire.Hola! les amis, un petit coup de coeur.Vous savez, voir son nom au bas d\u2019un bon article, dans un journal, c\u2019est un légitime orgueil.SOIS-FRANC ET IL CONCUT.L\u2019orchestre des annuités fera les frais de la musique au bal des Equations chimiques.= = x Hercule, ex-président de la Commission de boxe d\u2019Athènes, a lancé tout récemment un défi à Stanislaus Zbysko pour le championnat de l\u2019île de Calypso.= %x Bibi est très content de son dernier exploit: il a découvert que le futur de voler est aller en prison.* * * Mussolini au parlement italien : \u201cQue la forme du pays vous rappelle ce que vous risquiez de recevoir au bas du dos, si vous n\u2019êtes pas sages\u201d.TIT PIC \u2014 de grandes chutes de lait de magnésie épais et gluant, de sirops tâchetés de bulles d\u2019air, d\u2019éléxirs multicolores, qui avançant progressivement vont tantôt l\u2019inonder, écoeurer son estomac peureux et subitement con- programme soigneusement pré- | tracté?Une lourdeur l\u2019envahit paré, danser une ronde endiablée.Suivent les cornues, les ballons, les pipettes, les pieds- a-coulisse, les alambics ruisselant de gouttes odoriférantes, les tamis, les sphéromètres et tout au fonds du décor la pendule obstinée battant des secondes interminables.Mais que voit:il tôüt près?N'est-ce pas tout entier, ses membres tremblent démesurément, sa gorge se serre, son coeur se rompt, la fièvre lui monte à la tête et au milieu d\u2019un fleuve de liqueurs hétéroclites, nageant sans avancer, enfoncant sans espoir, il confie son âme au sommeil réparateur et le rideau se tire enfin.jusqu\u2019au lendemain.Roger LAROSE COTC Jeudi dernier, les officiers du C.O.T.C.recevaient:des hô- tes importants: M.Sutherland, ministre de la défense nationale, le quartier-maître du Canada, le général King, le colonel Prowers.Cette réception qui devait avoir lieu le lendemain soir, en présence des cadets eux-mêmes, avait été changé de date à cause des nombreuses occupations du ministre.Il n\u2019est un mystère pour personne que nous avons l\u2019intention en invitant ces messieurs, de les apitoyer sur le sort des cadets du C.O.T.C.de l\u2019Université et de leur demander de nous accorder un nouvel uniforme.Ils furent charmants pour nous et nous promirent de faire l\u2019impossible pour nous contenter.Il est une chose que nous voudrions faire entrer dans la tê- te de nos cadets et c\u2019est le fait que le C.O.T.C.n\u2019est pas une organisation qui a pour but de tromper les étudiants qui se confient à elle.Nous voudrions tellement que les étudiants et en particulier les cadets, soient persuadés que lorsque nous leur promettons quelque chose que nous ne pouvons pas tenir notre promesse, ce sont les dirigeants et les officiers du C.O.T.C.qui sont les premiers à le regretter et à en souffrir.Mais dans ces circonstances, il s'est souvent vu des cadets qui loin de se mettre à notre côté et de se liguer avec les officiers pour les aider dans leurs difficultés, on les a vus, dis-je, se tourner contre nous et se plaindre de ce que les dirigeants n\u2019a- | vaient pas obtenu justement ce qu\u2019ils désiraient le plus et dont l\u2019échec les désespérat plus que les étudiants qui se plaignaient.Le costume est une de ces promesses que nous n'avons pas encore pu obtenir.Mais vous le voyez, ce n\u2019est pas de la faute des officiers car ils travaillent tous pour vous l\u2019obtenir.J.-J.DECARIE Le clavigraphe pour l\u2019étudiant et le professeur.Vous avez besoin de cet Underwood PERSONNEL \u2014 Pour la copie de vos notes \u2014 ou de vos cours \u2014 Pour la rédaction de vos thèses et compositions littéraires \u2014 Pour tout travail que vous lui demandez de faire \u2014 Pourquoi ne pas l\u2019adopter comme instrument de travail \u2014 N'importe qui peut s\u2019en servir \u2014 N'importe qui peut se le procurer à cause de l\u2019escompte spécial aux Etu- diants et professeurs \u2014 Ne retardez pas davantage.United Typewriter Co.Ltd 639 Cralg Ouest, Montréal Veuilles me donner tou- ten len informations nu .PERSONNEL et de In manière de me le procurer À quelques dollars r 1 | ! | sujet de l'Underwood | | par moin | | | | a M.PIERRE TERMIER a (Suite de la page 3) élevé, de la charité.C\u2019est Pasteur, enfin, terminant \u201cpar un hymne à l\u2019Idéal divin son discours de réception à l\u2019Académie francaise et marquant par son assistance aux fêtes religieuses de son pays d\u2019Arbois sa réprobation envers le matérialisme et le positivisme que d\u2019aucuns présentaient comme les conditions nécessaires de méthodes scientifiques et leur couronnement.Le nombre considérable de ces savants qui furent des chrétiens est la preuve palpable, positive, et que les esprits non prévenus doivent admettre, même s\u2019ils demeurent incroyants, c\u2019est que la religion et la science ont coexisté dans de très grands esprits sans se gêner nullement l\u2019un l\u2019autre.Mais, dans des déclarations fort solennelles, M.Termier ne s\u2019est pas contenté d\u2019affirmer le fait qui, dans tel ou tel cas, pourrait être taxé d\u2019incohérence.Nous communiquant son expérience personnelle, il nous a montré que, dans un esprit équilibré, sachant distinguer ce qui est du domaine de la foi et ce qui est du domaine de la raison, ce qui relève des méthodes scientifiques et ce qui relève des méthodes philosophique, métaphysique et théologique, il ne saurait y avoir d\u2019opposition entre la science et la foi, et que les difficultés que le penseur peut trou ver sur son chemin doivent avoir leur solution.C\u2019est ce qu\u2019il démontrait dans ce discours sur le Témoignage des sciences qu\u2019il publiait en 1921 dans la Revue des Jeunes auquel nous avons fait allusion.ANCETRES DE DEMAIN (Suite de la page 2) Savoir vouloir, et vouloir longuement est un secret en voie de se perdre chez nous.Heureusement, les jeunes de l\u2019A.C.J.C., qui font bande à part dans une génération uniquement occupée de s\u2019amuser, l\u2019ont recueilli.Ils tâchent d\u2019exceller dans les métiers qu\u2019ils ont choisis, ou dans les rôles que la Providence leur a réservés.* * * Mais la pitié, l\u2019étude, cela ne pousse guère en route, ne met pas de pain dans la huche, ne fais pas avancer dans la carrière! Vous croyez?Et que.faites-vous du .\u2018\u201ccherchez d\u2019abord le royaume de Dieu, le reste vous sera donné par surcroît\u201d?Il faut toujours commencer par la base: Plaire au Maître, prévenir les désirs du Maître, puisque, aussi bien, c\u2019est lui qui est le dispensateur de tout.Les sots seuls, ou les ignorants peuvent faire mine d\u2019oublier Celui sans lequel ils ne seraient rien, Plus donc nos jeunes seront pieux, et plus ils accompliront ce qu\u2019il faut faire d\u2019abord ; plus ils mettront leur esprit en état de bien comprendre ce qui doit être compris, et plus ils écarteront de leur coeur les influences qui peuvent le gâter.Et puis, étudier, satisfaire ce besoin que l'intelligence a de se donner des clartés sur tout, de comprendre ce qui se passe, d\u2019en découvrir le pourquoi, d'acquérir les moyens de maîtriser les forces de la nature, de s\u2019éclairer du passé pour mieux orienter l\u2019avenir, est-ce perdre son temps?Le croient seuls ceux qui ne comprennent pas, qui s\u2019abandonnent au courant sans se préoccuper d\u2019où il vient ni où il mène.* * * Les acéjistes ne sont pas de ceux-là, heureusement pour eux, pour notre pays et pour notre race.Ceux-là n\u2019étaient pas les plus perspicaces ni les plus clairvoyants qui les plaignaient, jadis, de ne pas se mettre tout de suite à la remorque des politiciens, afin de se ménager des influences qui leur vaudraient plus tard de grasses sinécures.Au lieu de rêver de vie facile où la jouissance tient la première place, les jeunes de l\u2019A.C.J.C.apprennent à rêver de Vie utile où le devoir est le premier guide.Le devoir ne conduit pas toujours à la richesse, à la for- iune, voire même aux honneurs; mais il conduit sûrement au mérite, à l\u2019estime de soi-même, et à l'honneur.Il faut avoir le coeur placé quelque peu haut pour le comprendre, voilà pourquoi l\u2019A.C.J.C.n\u2019attire à elle que l\u2019élite ; mais une élite est suffisante pour remuer toute la masse, et la masse a besoin d\u2019être remuée dans toutes ses couches.Qu\u2019ils aillent donc de I'avant, les vrais hommes d'honneur, les vrais hommes de devoir ; c\u2019est dans leurs rangs que se recrutera l'aristocratie canadienne, la vraie, celle qui a sa souche dans le mérite, dans les services rendus.Besoin n\u2019est pas de grande fortune, ni d\u2019illustres aïeux pour y atteindre; il suffit de rester fidèle à la piété, à l'étude, à l\u2019action pour être un jour en mesure de répondre comme le duc de Montebello à un hobereau qui faisait devant lui parade de ses aïeux : \u201cSavez-vous la différence entre certains gentilshommes et les maréchaux d\u2019Empire ?\u201cLa voici: Ces hobereaux cherchent leurs ancêtres dans la nuit des temps; les maréchaux d\u2019Empire n\u2019ont pas à se don- tte peine, étant ancêtres eux-mêmes\u201d.ner cette pele Jules DORION 6 Entrepreneurs électriciens | Electrical Contractors B.BP.: ELECTRIC CO.LTD.§ 6961 BLVD ST-LAURENT Tél: HArbour 6550 TAILLEUR DES ETUDIANTS Valet Service $1.50 par mois ABONNEMENTS: 466, RUE CRAIG EST J TE TEA LA MAISON CRESSWELL-POMEROY LTÉE, fabrique et installe tous les chassis métalliques canadiens ainsi qu\u2019à guillotine de la nouvelle UNIVERSITE DE MONTREAL :: OOOO ONO SSAC OCCA OOEGR COOL TOTOOQŸ | CSAC RTE CEO JRE DAMIEN BOILEAU, LIMITEE Entrepreneurs généraux Spécialité: EDIFICES RELIGIEUX Edifices \u201cTrust & Loan\u201d 10, RUE ST-JACQUES EST Tél.HArbour 4858 MONTREAL ROUGIER FRERES Produits Pharmaceutiques Francais Vv Siège Social: 350, RUE LEMOYNE \u2014 MONTREAL SOP OO $ \u201cPhotographe attitré des étudiants\u201d RUE STE-CATHERINE, (Près St-Denis).Tél.LAncaster 5478 \u2014 Rés.ATlantic 3695 $3 PUISSANCE LA) oh NL LR Ia = nee ME Avec un capital et une réserve de plus de $75,000,000 et un actif supérieur a $800,000,000, la Banque de Montréal, dont la politique traditionnelle a toujours été de garder à son actif un haut degré de liquidité, est l\u2019une des banques les plus puissantes du monde.BANQUE DE MONTRÉAL Fondéeen 1817 ; L'ACTIF DEPASSE $800,000,000 TY SEA.© AAR rd PPP 4 PRES) ITV PIP ge ces Ae Le kt my ram VR RAL IPR 20 A Ay LAR tw hae.emg nami ts ven Soi ME.Ce mdm, Lwin Le Quartier Latin, Montréal, 13 R.A.BEULLAC, INITIATEUR L'esprit d\u2019initiative, d\u2019organisation et de dévouement dont fait preuve, le capitaine de l\u2019équipe de ballon-au-panier, MR.A.Beullac, est une chose remarquable que nous attirons à l\u2019attention de tous les carabins; c\u2019est en somme pour nous, qui formons le corps principal de l\u2019U.de M., que travaille M.Beullac et tous ceux qui s'organisent et qui osent comme lui, pour donner à leurs frères plus d\u2019avantages, et plus de renom à leur Université.Certaines gens ne leveraient pas même le petit doigt, souvent, pour aider ainsi à leur Universitéé D\u2019autres, cependant, en majorité, n\u2019ont pas eu encore l\u2019ocasion de lui manifester leur profond et invincible attachement et c\u2019est à eux, d\u2019aider de leur bonne volonté, les mouvements qui font preuve d\u2019un bel esprit universitaire et de marcher sur les traces de R.A.Beul- lac.: L\u2019équipe a deux pratiques par semaine, au National sous l\u2019incomparable direction d\u2019un des meilleurs instructeurs et experts de Montréal, M.Hausman.Cet éminent professeur est un étudiant et donne ses services gratuitement.Depuis un mois, vingt joueurs s\u2019exercent régulièrement.Il y a encore place pour ceux qui veulent s\u2019exercer sérieusement et qui ont une certaine grandeur physique nécessaire.La saison commencera vers la fin de novembre et l\u2019Université jouera probablement dans la ligue Intermédiaire de Montréal.: LE 'GOURET Pour différentes raisons, l\u2019association Athlétique préférerait jouer dans une ligue Intercollégiale composée des Universités de Québec, d\u2019Ottawa, et peut-être d\u2019une équipe de l\u2019Université Anglaise de Montréal, et concentrer davantage sur la ligue inter-facultés qui jouera le mardi soir ses trois parties régulières au lieu du samedi après-midi.Si telle est la décision finale de l'association Athlétique, l\u2019Université conserverait sa franchise dans la ligue Senior et pourrait à son désir reprendre sa place parmi les cinq clubs actuels de cette ligue.Un vieux dicton dit: \u201cque c\u2019est chez nous que l\u2019on s\u2019amuse le plus\u201d et je vois plus d\u2019intérêt dans le jeu de six clubs de gouret formés seulement par nos joueurs, se disputant la palme chez nous, et entre eux, que le jeu d\u2019un seul club inférieur en-poids Senior avec les autres clubs et à l\u2019étranger.Maurice TRUDEAU tres des livres dispersés là de- -_-\u2014\u2014 \u2014 == = Pon ne \u2014\u2014 Mon ami.l'auteur! L'autre jour, flâneur en quête de distractions et de soleil, j'arpentais les trottoirs d\u2018une rue quelque peu agitée.Sans voir les personnes que je croisais, toujours les mêmes, et par suite, si peu intéressantes, je plongeais mes regards dans tous les étalages, depuis celui du tout petit marchand jusqu\u2019à celui plus \u201cgrandiose\u201d de \u2019Anglais.Et j\u2019allais mon petit bout de chemin, heurté ici, repoussé là, tantôt par un sale gamin affairé, tantôt par une corpulente \u201cmadame\u201d, chargée de paquets à un tel point que j\u2019en étais à me demander si c'était les paquets qui écrasaient la \u201cmadame\u201d, ou la \u201cmadame\u201d qui écrasait les paquets.Tout à coup, je m\u2019arrête devant l\u2019étalage d\u2019un libraire.Est-ce une manie?est-ce snobisme?est-ce un charme inconnu?Je suis attiré vers la librairie et je ne sais rien de : | | vant nos yeux.C\u2019est tout un monde \u2014 combien plus aimable et calme que l\u2019autre! \u2014 un monde varié qui vous prend de façon irrésistible, évoque mille images, fait danser mille noms! Seulement, quand il y a foule sur les trottoirs, ce n\u2019est pas commode.A chaque instant un bes, un promeneur vous donne un coup de coude, quelqu\u2019un vous pousse pour mieux voir, et en hiver, la neige fondue, tombant des toits, arrose les coiffures.Alors, on se colle le nez sur la vitre et l\u2019on regarde sans plus songer aux passants.Par bonheur, les curieux se faisaient rares en face de la librairie et j'étais seul à contem- \u2018 pler les élégants volumes, cher- chien vous passe entre les jam- chant surtout les \u201cVient de paraître\u201d, parce qu\u2019ils ont l\u2019air | moins bête que les autres.Jus- | tement, il y en avait un por- | tant la marque fatidique.Je plus amusant que de lire les ti- | lus: \u201cCoeurs de jeunes filles\u201d, | ai ue Arras » Cf 1 ten vu.par X.\u201cTiens, me dis-je, mais c\u2019est l\u2019oeuvre de mon ami! J'ai un ami auteur!\u201d Et je réfléchissais à la nouvelle obligation qui me tombait dessus: l\u2019achat de son volume! Oh! les amis qui sont auteurs! J\u2019allais partir, quand j\u2019aper- cus mon ami lui-méme qui sortait de chez le libraire avec une mine plutét attristée pour un auteur! \u201cMes félicitations, mon cher.Te voila donc au rang des auteurs!\u201d \u2014 \u201cBon! encore!\u201d me répondit-il en guise de remerciements.Puis me prenant par le bras, il me dit ces paroles que je n\u2019oublierai plus et qui m\u2019ont dissuadé à tout jamais d\u2019écrire à mon tour, pour être un auteur!.\u2014 Tu dois trouver que je fais triste mine?Eh bien! je suis étourdi, éreinté, énervé! Voilà quinze jours que mon livre est en vente et j'ai peur de devenir fou.Les téléphones se multiplient chez moi: jeunes filles en quête de renseignements et.d\u2019émotions.Tiens! ce matin une d\u2019elles me téléphone pour me demander: \u201cC\u2019est vous, Monsieur, qui avez écrit \u201cCoeurs de jeunes filles\u201d ?\u2014 Oui.\u2014 Combien y en a-t-il de coeurs?\u2014 Deux cents, lui ai-je répondu, et fichez-moi la paix!\u201d Je reçois des lettres sur papier rose, sur papier bleu, sur papier jaune, avec ou sans oiseaux, et ce sont des tirades à n\u2019en plus finir où le mot \u201cauteur\u201d se multiplie sans façon! L'autre soir, je suis invité chez une amie.J\u2019entre au salon: silence complet, et l\u2019on me présente: \u201cl\u2019auteur des Coeurs de jeunes filles!\u201d Aussitôt, trente jeunes filles, les unes min- \u201c ces, les autres fort larges, se précipitent vers moi, brandissant chacune mon volume.\u201cMonsieur, votre autographe !\u201d -\u2014 \u201cCher auteur, un mot\u201d.Et ce fut ainsi toute la soirée.\u201cL'auteur par ici, l\u2019auteur par là\u201d.Encore un coup et l\u2019on me faisait faire une distribution de mes photographies.Je n\u2019en peux plus.Je vais devenir enragé.Chaque fois que je passe devant une librairie et que j\u2019apergois mon livre, je crois voir un fantôme.Il me semble que je suis montré du doigt.\u201cTiens, c\u2019est lui l\u2019auteur.\u2014 Regarde l\u2019auteur\u201d.La nuit, le supplice se continue.Le mot auteur bourdonne à mes oreilles; je fais des rêves horribles ou il me semble que \u201cBonjour cher auteur! \u2014 Et les Coeurs de jeunes filles?combien ?\u201d\u201d \u201cOh! mon ami, ne sois jamais un auteur\u201d.Et comme un fou, je le vis disparaître parmi les passants.A mon tour, je croyais entendre : \u201cAuteur! auteur! auteur!\u201d C\u2019est alors que je fis le serment de ne jamais écrire- | Pour n\u2019étre jamais un auteur.CHANTECLERC novembre 1930 Vous serez toujours satisfaits des achats que vous ferez -CATHERINE, ST-ANDRE, de MONTIGNY et RUES STE-C ST-CHRISTOPHE SOOO OEE CPR PONT BO A I AR OOOO SHARAD OOO EOE OOOO ORO TREES RA SAREE CREE E Security Fence Company Limited Nos clétures peuvent entourer tout, y compris JEUX DE TENNIS, PARCS D'\u2019AUTOMOBILES, TERRAINS D\u2019ECOLES ET DE COLLEGES, ETC.2651, rue Ste-Catherine Est \u2014 Catalogues sur demande Contrôlé par DOMINION STEEL & COAL CORPORATION LTD.Montréal ETT on La boisson la plus saine Fabriqué à Berthierville, Qué., sous la surveillance du Gouvernement fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.Trois grandeurs de flacens: 40 onces Berthierville, Qué.DISTILLATEURS DEPUIS 1208 Juste à quelques minutes du foyer par télephone EMEUREZ en relations suivies avec votre foyer et vos parents, pour votre satisfaction et la leur.De- crochez le récepteur du téléphone, donnez le numéro du poste éloigné et quelques minutes après une voix bien connue vous répondra.Les taux réduits du soir pour les: appels entre postes sont en vi- Queur dès T pm.Déterminez avec vos parents un soir chaque semaine pour téléphoner au foyer et faites renverser les frais d\u2019appel.L'annuaire du téléphone vous donnera F.G.WEBBER des détails complets sur ce genre dé The Bell Telephone Company of Canada Kk Cee rome of \" T hg Pa = \u2014\u2014 Le Quartier Latin, Montréal, 13 novembre 1930.(ings PAGE ARTISTIQUE AL JO LAN NON OO OT NE 2) gd 0 O Deux Opérettes d'Offenbach\u201d Pour célébrer le cinquantenaire d\u2019Offenbach, la Société canadienne d\u2019Opérette nous donnaît, le 6 novembre dernier, la \u201cChanson de Fortunio\u201d et \u201cM.Choufleuri restera chez lui\u201d.\u201c « 3 A \u2019 » J 00 EEO GA ASA FORTEAN ACNE passées, la Société des i Débats a tenu, cette an- : ée, à inté les étu- De valeur très inégale, ces deux levers de rideau sont ce- diants et le public en 6.Î ACROSTICHE pendant caractéristiques de la musique d\u2019Offenbach, qui est néral en leur présentant essentiellement gaie, légère et facile.: i toujours un programme | ii de choix.B onne amie voilà que, pour vous, je rimaille : Débutant en maître, i elle leur offre, vendredi La \u201cChanson de Fortunio\u201d est bien supérieure à l'autre.L'histoire du jeune clerc de notaire se servant de la chanson jadis composée par son maître pour se faire aimer de la jeune E t que je prends ma lyre afin de dire un chant.femme de celui-ci est trop connue pour y revenir ici.le 14 novembre, comme A vous voir,je sens en moi monter un doux penchant, LL, remier débat, un suje MA 215 ; Mais elle prête à une foule de passages charmants où la plein d\u2019actualité, des ora- T ant votre grandeur d'âme, une élégante taille, distribution se fit valoir avec succès: Mlle Turner fut à peu teurs hors pair, et des en- R éhausse votre esprit d\u2019un magique ornement, ' près parfaite dans un rôle taillé pour elle; elle sût très joliment i tr'actes de musique de détailler la \u201cchanson de Fortunio\u201d.Gaston St-Jacques semble i premier ordre.I nearnant bien par là un noble caractère.encore plus à l'aise dans les rôles de composition que dans.ceux de son âge.Voici d\u2019ailleurs le pro- C\u2019est pourquoi, quelque peu, vous paraissez austère, zeste Hd 0-H0- gramme de cette premiè- ; Et qui vous connaît bien, pense tout autrement.Entre les deux opérettes, le quatuor mixte de la Société re soirée qui sera sous la 1 d\u2019Opérette composé de Mlle Trudeau, Mme Cabana, MM.Trot- présidence de monsieur A tier et Desmarais manifesta d\u2019excellents éléments qui devraient Edouard Montpetit: Su- .rapidement progresser vers un ensemble plus homogène.Re- jet du débat: \u201cLa supé- NRA AOL NEA NEO grettons toutefois l'absence de l\u2019orchestre malgré tout le talent riorité intellectuelle de ; $ de Mme H.Lord (une hirondelle ne peut constituer à elle seule l\u2019homme sur la femme ; & * 4 oe.0.0 9, o 0 See! eee\u2019 le printemps!) est-elle un fait?\u201d EE EE EE EE EE Messieurs Yves Leduc Enfin, \u201cM.Choufleuri\u201d dans une opérette dont le princi- et André Montpetit sou- pal mérite est le comique caricatural.Mais les interprètes sû- © nipety A LA CONQUETE DES Errare humanum est.\u2014 .scp: .; rent entretenir un rire général assez continu surtout vers la fin ta pri eat MARCHES EXTERIEURS Il est recommandé aux hu- de l\u2019acte.andis que Messieurs Al- mains de ne pas errer sur la Philinne A Sort Leblanc
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.