Le Quartier latin, 20 novembre 1930, jeudi 20 novembre 1930
[" | ABONNEMENT, $240 PRIX: 10 SOUS | = | | | | Directeur: PAUL DUMAS Administrateur: MAURICE FERRON Rédacteur en chef: GUY BOURNIVAL Les articles qui sont publiés danx ce Journal xont enrexistréx conformément à In loi des droits d\u2019auteur.DU NOUVEAU ! Dumas nous a faussé compagnie compagnie.Nous n\u2019avons pas à discuter les motifs de sa démission, ni même la teneur de ses adieux.Il a apparemment bien pesé tous les faits, écouté tous les avis contradictoires; il a prévu les conséquences et les effets de son acte.Des circonstances malheureuses, qu\u2019il était impossible pour lui de contrôler et de prévoir l\u2019ont à son propre dire forcé à nous laisser entre les mains la tâche lourde d\u2019un directorat, dont les responsabilités et les devoirs sont plutôt moraux.Proposée au conseil du journal, sa démission a été comme on devait s\u2019y attendre, refusée à grands cris, mais devant sa décision irrévocable, il a fallu nous plier.Néanmoins, il faudrait que tous soient fort au courant, qu\u2019il a reçu en partant des témoignages unanimes et de par ce fait multiples, de confiance, de remerciement, de regrets et si l\u2019on peut dire, d\u2019admiration.Ayant contribué au progrès et au bon maintien du journal, bien avant son directorat, il avait dignement couronné ses activités journalistiques et estudiantines par une direction sage et ferme, pendant ces trois derniers mois.Malencontreusement, ce directorat s\u2019est terminé trop tôt à notre gré et nous n\u2019avons plus qu\u2019à nous incliner, à regretter et à espérer l\u2019éclairement de ses conseils ainsi que le concours constant de sa plume.* * * - Selon les règlements universitaires, à un directeur succède un autre directeur, quelle que soit la valeur du remplaçant ; en effet, il commence incessamment au \u201cQuartier Latin\u201d, un directorat nouveau.Il serait oiseux au début méme de faire un chambardement retentissant, de briser des vitres, de poser au conquérant qui s\u2019arréte, crie, frappe, déchire, renverse et se demande ensuite s\u2019il aura le loisir et surtout la capacité de reconstruire mieux \u2018et-plus heureusement.es Tel qu\u2019il avait été nouvellement dirigé depuis le début da 1930-1931, le journal augurait un renouveau nécessaire et inté- ress fit, une tenue d\u2019un caractère plus estudiantin, c\u2019est-à-dire plus gai, plus joyeux, ressentant davantage le goût de vivre, de rire, de se distraire, de se détendre, qui devrait être propre aux étudiants, de quelque condition soient-ils.Des Fubriques encore saw invisibles mais réelles ont été instituées, d\u2019autres renaîtr sous per, La mise en en page, le-choix des articles, sont faits avec une dextérité remal remarquable et ceux qui ont passé par là ou près de là excuseront et feront certainement excuser les quelques erreurs insignifiantes d\u2019ailleurs, qui jusqu'ici se seraient glissées.L'administration est un domaine intime qui ne doit pas être même soupçonné par le public.Nous avons donné par le passé pleine et entière confiance et par le fait même liberté aux administrateurs.Nous ne demandons pas mieux que d\u2019avoir à les leur conserver, aussi longtemps qu\u2019ils le voudront.En somme, malgré le cheveu qui pendant quelques regrettables instants, a effleuré notre soupe, nous devons fermer les veux sur le passé récent, avoir bonne espérance dans l\u2019avenir de notre feuille hebdomadaire et remettre sans crainte l\u2019oeil au microscope.Que les étudiants se rassurent, que les lecteurs ne s\u2019émeuvent pas; les premiers pourront, comme avant et même mieux qu\u2019avant, espérons-le, faire connaître leur pensée au public et à leurs confrères, les seconds continueront à goûter le plaisir délicat de nous lire et de nous comprendre davantage et mieux.Nous essaierons donc de maintenir celles des traditions établies qui doivent subsister, de consolider les innovations et d\u2019en créer au besoin et à la suggestion de tous les intéressés de plus captivantes et de plus nombreuses.* * * On peut se demander si le directorat du \u201cQuartier Latin\u201d est un uniforme, qui vétira cette année plusieurs individus.Nous proposant d\u2019accomplir notre tâche, quels qu\u2019en soient les désagréments et les misères, ainsi que de faire établir bien nettement nos devoirs et nos droits, il est à supposer qu\u2019avec la bonne volonté des collaborateurs, il sera possible de faire mentir cette légitime et juste crainte.Roger LAROSE, Directeur./ ere Ih on MT cordes) ; J: - PE \u201cBIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE!\"\u201d M.PHILIPPE AUCLAIR Président des étudiants A.G.U.M (Cliché Albert Dumas) Entrevues biographiques M.Philippe Auclair Il naquit le 27 novembre 1907 au milieu d\u2019une tempête.F1 fut précoce et étudia au col- \"lege Ste-Marie en qualité d\u2019externe.Rien ne laissait prévoir à ses compagnons d'alors les destinées météoriques qui devaient être celles de Philippe.-\\ Les années s\u2019écoulèrent à leur rythme régulier, l\u2019heure décisi- : ve sonna.\u2014 Quelles ont été les raisons déterminantes de votre choix, Monsieur Auclair?\u2014 Voici: les professions libérales me semblaient encombrées et j'étais enthousiasmé du programme de l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales (méditations sur le prospectus); enfin, j\u2019ai toujours eu un goût prononcé pour les choses de la finance et du commerce.(Philippe, aurais-tu par hasard fait le commerce des barres de chocolat, toi aussi?) \u2014 Mais, lui demandai-je, comment expliquer ton ascension à la présidence?\u2014 C\u2019est tout un ensemble de circonstances qui m\u2019ont fait m'occuper de la chose publique.Les conseils d\u2019amis désintéressés, la désirabilité de l\u2019expérience, à acquérir dans les organisations, ma faiblesse de résistance devant les esprits infernaux \u2014 quelque diable aussi m\u2019y poussant ! .Je transcrivais toujours.J\u2019aurais dil étre satisfait, je ne l\u2019étais pas.Je voulais offrir plus à la gourmandise de mes lecteurs.J\u2019obtins la fiche anthropométrique de mon ami.Age: 23 ans.Poids net: 139 lbs.Sport: natation.(A suivre à la pugz4) Fre c'eoirs iy A \u201celcelrs fi gs rirelr = ASS Nw Nn Paraît le jeudi de chaque semaine Ag CEE 0 rrpdecpefre]rckeelralti?Ltt al 539, Montréal, le 20 novémbre 19%\" Volume XIII \u2014 No 7 nee Organe de l\u2019Annociation xénérale des étudiante de l'univeruité de Montréal | i Direction, Rédaction et Administration 6 rue de Montigny est La première séance des débats est-elle un fait ?Une chronique des débats qui MM.YVES LEDUC ET ! | | La supériorité intellectuelle de l\u2019homme sur la femme, ] | voudrait commenter la séance « de vendredi dernier, aurait d\u2019a- i bord la tâche périlleuse de se : chercher quelque attrait auprès du public, chose que l\u2019éloquence des orateurs pourrait bien avoir épuisée.Celui qui la fait prend un risque: il s\u2019y résigne.Il se contente, du fond de la monotonie qu\u2019il engendre, d\u2019envier le mérite et de proclamer la gloire des combattants.Un public féminin nombreux, sympathique, joli, franchit pendant une heure le seuil de la salle St-Sulpice, traînant après lui \u2014 sans chaîne! \u2014 la foule endimanchée des carabins.M.Paul Massé, président de la Société, présenta d\u2019abord à la foule M.Edouard Montpetit, le président d\u2019honneur, et M.Ls.- Ph.Auclair, président de l\u2019Association générale et président actif du débat.M.Auclair, chancelant sous un poids de louanges dont son humilité a perdu l\u2019habitude, remercie côr- dialement le public de son encouragement à la cause universitaire, et pose la question du débat : \u201cLa supériorité intellectuelle de l\u2019homme sur la femme est-elle un fait?\u201d \u2014 Quatre étu- - diants en droit vont y répondre.ALBERT LEBLANC M.Yves Leduc parle lé premier.Très nerveux au début, il raffermit vite son geste et sa voix.En une phrase impeccable servie par une c :cellente mémoire, l\u2019orateur ous re l\u2019histoire et sert à son auditoire la logique des faits.Il tend un lien étroit entre la notion de supériorité intellectuelle et les créations scientifiques qui en sont la manifestation.Il établit un système de balance à deux plateaux, l\u2019un pour les oeuvres du génie féminin, l\u2019autre pour celles de l\u2019esprit masculin.Il leur conserve le poids que leur a donné l\u2019histoire.A savoir qui l\u2019emportera.Et voici qu\u2019il passe en revue tous les hommes et toutes les productions de l'intelligence, depuis Archimède jusqu\u2019à Galilée, depuis Aristote à Pascal, depuis Demosthènes à Berryer, depuis Homère à Victor Hugo et La- martine, depuis Phidias à Mi- chel-Ange.Il scrute tous les champs où l\u2019énergie d\u2019une pensée masculine a pu faire germer quelque grain pour la subsistance morale de l\u2019humanité (Suite à la page 5) mérite des orateurs.Débit Le verdict du jury En donnant ci-dessous le détail de ce verdict, je désire faire une importante mise au point : Le jury de la S.des D.ne se prononce jamais sur le fond même de la question au débat.Le verdict ne porte que sur le [ Orateurs Fond Forme Total | (sur 40) (sur 30) (sur 30) (sur 100) ! Y.Leduc \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 £3 26 27 86 | A.Montpetit .35 28 26 89 68 64 63 175 sur 200 A.Leblanc .34 25 29 88 J.Jodoin .32 28 27 87 66 63 66 175 sur 200 Résultats: .Aff.:2 pts.Aff::'1 pt.-Nég.: 3:pts.Egalité pX Comme on peut le constater, le résultat est très serré.Défenseurs de l\u2019affirmative et de la négative sont égaux pour le total des points détenus.Mais comme les défenseurs de l\u2019af- , firmative l'emportent dans deux-départements (débit et fond), ils méritent la victoire.| sincères félicitations ! Aux heureux vainqueürs comme aux glorieux vaincus, nos Elévation : 5 pieds,:8spouces, : ES Philippe AUGLAIR, © président du a. a Buse deux Sur nos grandes rues.\u201cL\u2019on ne peut se passer de ce méme monde ) que l\u2019on n\u2019aime point et dont l\u2019on se moque.et La BRUYERE.Soir de novembre.Brouillard sur la ville.L\u2019asphalte des rues renvoie la lumière embuée des réverbères.Beaucoup d\u2019humains.Peu d\u2019oisifs.Beaucoup de miséreux, heureux malgré tout que la brume ne tombe pas encore en givre.Près d\u2019eux, les limousines brulent les pavés.Les plaques d\u2019acier vibrent aux carrefours sous l\u2019effort des tramways.Des milliers d\u2019étres se coudoient.La promiscuité régne.Israél nous pousse.Le saxon que vous venez de heurter s\u2019excuse.Voici la sortie d\u2019un théâtre.Les yeux mal habitués à la lumière se ferment sur des visages livides.Tout cela passe.Un camelot hurle la nouvelle sensationnelle de la soirée: \u201cLe club de hockey Ottawa a vaincu celui de Montréal!\u201d Les badauds s\u2019attroupent.Eblouissement! Le broadway de Montréal flamboie.Le néon fait son oeuvre.Le vert, le rouge, le iaune, le bleu, le violet vous entrent par toutes les pores de la peau.Quand aux yeux, il les ferme.Atmosphere d\u2019électricité et de vapeur, de suie et de machinisme.' Plus haut, la brume un moment anéantie par le barrage lumineux, reprend son empire sur toutes choses.Elle ensevelit les sommets, engloutit les gratte-ciels; ils disparaissent dans la noirceur, subtilement comme des corps de sirènes qui sembleraient se prolonger indéfiniment, sans brusque solution de continuité.Le Mont-Royal lui-même sommeille.La croix a diminué ses feux; elle veille, elle endort des morts.A quoi bon alors errer si loin sur les boulevards encombrés?La ville est si laide.Et pourtant il faut la voir le soir, la sournoise, elle nous fait assister à l\u2019éveil d\u2019un nouveau monde.Elle cest laide mais sait nous retenir.Elle crée un au tre monde où il faut s'engager malgré soi, parce qu\u2019on l\u2019admire malgré tout.Trève alors de discussions artistiques.Fermons les yeux sur les horreurs.Les escaliers extérieurs?Un leurre, le soir! Ils n'existent plus \u2014 ce sont des fantômes qui montent à l\u2019assaut des maisons, des ventouses qu\u2019il faut fouler, des morceaux de brume qui vous accueillent tout de même, des ombres qui vous élèvent contre le mur voisin.Que n'\u2019existent-ils la nuit seulement! Trop beau rêve.Un peu plus loin: Arrière! C\u2019est un représentant de la force policière qui vous avertit que la justice immanente de nos autorités n\u2019a pas de repos.Elle est comme l\u2019Oeil qui fouillait les ténèbres et y'découvrait Caïn.Vous n\u2019avez plus de répit.Un passant presse le pas derrière vous.Attention! La vie est belle \u2014 pas pour tous.Votre gousset est bien garni?Vous êtes poursuivi: on en veut à vos billets du Dominion.Le monsieur vous accoste: Fermez le poing, prêt à le cogner à la Dempsey, sous le menton.Votre front suinte ; vos dents claquent.Pieds glacés.\u201cUne cigarette, s.v.p., monsieur ?\u201d \u2014 \u201cAvec plaisir, désirez-vous mon briquet?\u201d \u2014 .Réjouissance bien légitime.Les maisons \u2018bordent le trottoir.Etalages.Rationalisation générale.Standardisation immense.Standardisé le marchand de tabac du coin.Standardisés mes vêtements; standardisés l\u2019épicier, le camionneur, la voiture de louage, la maison de rapport, les lieux d\u2019amusement, le radio qui crache dans la rue des airs d\u2019apache.Le néon qui tourne écrit standardisation.Le camelot qui me tend le dernier extra me crie standardisation.L\u2019ambulance qui vient de ramasser la dernière victime de la rue me hurle que le dévouement est standardisé.Standards! Je me jette dans un tramway pour échapper au cauchemar.Standardisé lui aussi! Je n\u2019en ai pas pour longtemps heureusement.Rue St-Denis, la foule monte.On dirait un film futuriste.Tout le monde est silencieux: l\u2019habillement est semblable.Le préposé aux billets: \u2018\u201cAvancez en avantas.v.p.!\u201d Ahurissant! Standardisé lui aussi.avec cela de Plus qu\u2019il est relativiste.Einstein se ballade ici.J\u2019avance, mais mon homme peut me soutenir, avec preuves à l\u2019appui, que si je n'ai pas spécifié que c\u2019est \u2018en avant\u201d, je ne suis pas sûr du tout si j\u2019avance.Einstein vient d\u2019arriver chez nos voisins du Sud: il a déjà des complices.Je m\u2019effraie tout de même d'avancer.Le char arrête, je descends (le sais-je?) Est-ce ma chère rue St-Hubert?(Puis-je le savoir?tout est relatif.) Voici les ombres des escaliers extérieurs.Un voile les enveloppe.Je gravis le mien moëlleusement.Ma clef est standardisée: c\u2019est une Yale.Sans cela, je n\u2019entrerais pas chez moi le soir.Enfin, arrivé! Je me laisse tomber dans un fauteuil.Il m'aurait été préférable de faire le voyage autour de ma chambre plutôt que de vagabonder sur les grands boulevards.L'air est tiède ici, accueillant.Mais il est tard.Il va faire bon dormir.Horreur! mon lit! Eh! bien, il est standardisé! Oui, je dormais dans un lit standardisé et je l\u2019ignorais (tout comme M.Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir).L\u2019acier vernissé reluit.Ça n\u2019est pas long.Je me déstandardise et, au lit.Il n\u2019y a que mon sommeil qui ne soit pas standardisé \u2014 et pourtant, une jolie fille m\u2019a dit gravement l\u2019autre soir qu\u2019un étüdiant devait-prendre huit heures de sommeil au plus cha- .thique pur ou mélangé.Le Quartier Latin, Montréal 20 novembre 1980 meer eme \u2026Ët le train s'enfuyait emportant des soupirs ! En voiture pour St-Hyacin- the, Drummondville, Charny, Québec.En voiture.Nous étions dix à monter à bord du luxueux wagon salon qui devait nous emmener dans la cité de Champlain, dix gars résolus à s\u2019amuser ferme .Nous nous installons à l\u2019observatoire cependant que le train s\u2019ébranle.Les premiers moments sont tranquilles, il faut laisser le temps aux autres voyageurs de faire notre connaissance.Soudain, sans que personne l\u2019ait invité, l\u2019un des nôtres se dispose à chanter, les autres aussitôt de faire chorus; les profanes manifestent bien quelques inquiétudes, mais tout est dans l\u2019ordre, le chef du train nous l\u2019assure.Chacun y va alors de sa chanson.N\u2019y a-t-il pas jusqu\u2019à R., un profane, qui y va de la sienne?Aux chants succèdent les discours.Que d\u2019orateurs tu possèdes, Université de Montréal! L\u2019un de ces Démos- thénes eut un résultat phénoménal, on lui confia le bébé qu\u2019il venait de réveiller par ses Une entrevue infernale J'ai eu, tout récemment, l\u2019insigne privilège de saluer l\u2019arrière petit-fils du dieu des enfers, Tit-Pic Vulcain par l'entremise de Junon, aux yeux clairs, qui est fiancée au fils de Tit Pic.Comme nous approchions de l\u2019infernale demeure, des vapeurs sulfydricariques, provenant de la carburation du coro- soticum et du crytopium métaux inconnus a nous, savants, nous enveloppaient compléte- ment.Nous arrivons devant deux grandes portes de bronze.J'entendaislegrondement sourd du feu, des cris et des hurlements.Junon prend un trident qui était appuyé pres des portes et frappe trois coups.Aussitôt les portes s\u2019ouvrent.Tit-Pic Vulcain nous dit d\u2019entrer.Je n\u2019ai pu voir si cet édifice souterrain était d\u2019un go- Le dieu des enfers ordonna aux prisonniers d\u2019entrer dans leur cachot; ce qui fut fait.Il dit au chauffeurs de diminuer Le ; diatribes!.Voyez-vous sa l'intensité du feu pour qu\u2019on tête?.Québec.Québec\u2026 pût parler à notre aise.Il fai- prochain arrêt Québec.sait chaud dans les X X X; un thermomètre marquait 250,- 000°C.Des serviteurs nous apportent des fauteuils en métal au titre de .900, alliage de plomb et de ferraille; Tit-Pic Vulcain nous dit que quelques prisonniers devaient demeurer 1000,000 ans et plus dans ces cavernes.Cependant les bons prisoniers sauvent du temps; une journée à tous les quarante ans.Pendant que Junon parlait à Vulcain junior, j\u2019essayais de trouver la valeur actuelle de cette peine de 100,000 ans à l\u2019aide d\u2019une vieille table de Hart que j'avais dans mes poches.Je me souvenais de la formule A: R.An, mais je n\u2019ai pu trouver la solution, je n\u2019avais pas la réponse.Une idée., par le binôme de Newton.Ce fut inutile, je me perdais dans de mauvaises racines qu\u2019on appelle puissances.Mes yeux se barbouillaient quand Tit-Pic me passa un tison rouge sur le cou; je n\u2019ai pas tardé à m\u2019éveiller.\u2018C\u2019est un enfer des plus perfectionnés, mon bon, me dit le royal personnage.Nous n\u2019avons pas besoin de charbon, ni de mazout pour chauffer, ce sont des métaux qui brûlent par eux- mêmes, corps répondant à l\u2019équation chimique (C 175° 2 H 2214) nj (p)=VK.Le jeune Vulcain commençait à nous étaler sa science; je ne comprenais rien mais je l\u2019écoutais et je l\u2019approuvais.Quand l\u2019heure du coucher sonna, nous nous sommes excusés d\u2019avoir dérangé notre hôte royal.Il nous annonça qu\u2019il enverrait à Montréal, dans quelques jours, trois squeiettes.MENIPPE \"_\u2014_\u2014_\u2014\"\u2014\"_\u2014 que nuit.Alors.Au surplus mon \u201cBig Ben\u201d qui lui l\u2019est standardisé, me réveillera à huit heures demain matin.Vous savez que les cours sont standardisés?Huit heures et demie ! Bonsoir.Brouhaha épouvantable., Où est ma canne?.Qui a pris mon chapeau?.Mon paletot est parti!.Tout s\u2019arrange, nous descendons.Que dire de la surprise des murs de la gare qui se sentaient frémir sous les \u201cBoums\u201d montréalais.Jamais si petit groupe n\u2019avait lancé de \u201cBoums\u201d plus formidables, témoin, la jolie québécoise qui attendait R.Un groupe de confrères nous attend, nous tenons conseil de guerre avec eux, puis nous allons dîner.A sept heures trente, rendez-vous au Victoria.Les copains y sont en nombre.En grand cortège, nous nous rendons au manège.Quelques-uns des amis apprennent la grande surprise qu\u2019il existe à Québec une chose qu\u2019on nomme côtes, chose considérée jusqu\u2019ici par eux comme l\u2019apanage exclusif de Westmount et d\u2019Outremont.Nous passons devant le parlement que nous saluons d\u2019un \u201cBoum\u201d silencieux, nos poumons n\u2019ayant plus de pression pour le moment.Nous arrivons au manège où l\u2019on nous assigne un endroit dans le défilé, Nous escortons l\u2019apothéose des arts et des sciences.La parade commence; nous nous amusons énormément; nous crions, nous chantons, nous discourons .nous allons même jusqu\u2019à \u201cflirter\u201d avec les hommes de police, sans grand succès d\u2019ailleurs.Les rues sont remplies de spectateurs; on nous salue, on nous fête .Attention, voici les juges de la tenue, messieurs! Nous arré- tons un instant, nous saluons de la canne, nous continuons.Nous sommes sur la rue St- Jean ; le public v a tout envahi : (A suivre à la page 5) Georges LA VOIE.MArquette 0587 Service=-Qualité Lucerne Tea Room : & Restauralt- est heureux d\u2019accommoder les étudiants comme par la passé Repas réguliers servis de 11 a.m,, à 8 p.m.0.30 et plus STE-CATHERINE EST (Vis-à-vis du presbytère St-Jacques) ED.GERNAEY \u2014 Votre Fleuriste \u2014 Fleurs pour toutes occasions télégraphiées partout 1405, ST-DENIS \u2014 MONTREAL.\u2014 COMPAGNIE D\u2019ASSURANCES SUR LA VIE La Sauvegarde MONTREAL Narcisse DUCHARME, Président \u2014 ETUDIANTS \u2014 CHEZ \u2014 D.A GAGNON Vêtements \u2014 Merceries \u2014 Chapeaux Vous trouverez Completx et Pnletots (Prêts à porter ou sur mesures) Prix: 825.00 et plus 10 SEMAINES POUR PAYER Conditions: $10.00 comptant Balance: en 10 semaines.1472-78 ST-DENIS \u2014 LA.2087 Un restaurant où les étudiants reçoivent une attention spéciale GERACIMO FRERES LUNCHS DINERS RAFRAICHISSEMENTS 412, SAINTE-CATHERINE EST (Près Ste-Denis) 1748, ST-DENIS (Près Ontario)
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