Le Quartier latin, 18 décembre 1931, vendredi 18 décembre 1931
[" TEE mous di fs W\\ \\N Cu de i 7 MA WN ire ity i W h A NN N ht AN WA Al hi SER i i Gh ND hy NN A | A ull i HH) « 3 Mi A { Mie Ja : | Nit | i i HE | | , | { | I 4 | ili il; JA M \u2019 I 9 IL 1 | i hy qi mn) i ! | 3 i A \\ AN NE ane hi || I \\ \\ Volume XIV \u2014 No 11 lil I ! | SE iil ie Hs ur N de l\u2019université de Montréal 539, rue de Montigny est.I Nii, ji Ji il A N - | | | ] Il AN \\ Zi i wi il ul .| \\ Montréal, le 18 décembre 1931 | | | I} = N Nue Yi (Mie | Ji [ iH | J i bl Paraît le jeudi de chaque semaine Direction, Rédaction et Administration 3 eur.I'l ne IN M il I I ij \u2018 Ih WN : - \\ ih Organe de l\u2018Associlation générale den étudiants |! } { | Ih I\\ QIN il | E co ae |?I 1 I I sl bo | | NN \u201cy ili ob | | I Ju | \u201c| HI il | toi 0 - te | | | h 'l gi I \u2014 \\ A 3 | AN A H, lo | it i \u2014 mu, boue || | fl | il | ln J iN | il | EL] Las | I ) | | I IN WN I | | | il m bis 2) Ig di il wh | \\ | H vi | | SAWN i | ls i iB | NL \\ WIN gra = = | | |\u2019 | ll Fy \" | si | \u2014 : = ) I | | W |) \u201cNS oO Le Ley, ! ) = \\ i | il y vs, 111) oll Ii | wi A IA LAY S Lu A NA So \\ lu i 5 \\ NN CS NS S ma\" \u201cÀ Ge \u201c4 = ue, il re \\ | oué \\ | 7 N \\ pr = A Cr ST 3) A ) \u201d L li \\ À | CHEN | fe 1 = | ip li) | \\ { PE - % 0 (AT 11 | gr OR Ul 1 | Né D \\ = AS 4 a u rn a N | .4 \u2014 | | \\ Wy - \u2014\u2014 EL : = D) gl h \\ \\ \\ À I | I + \\ A I i {1 I | | or Hi I! | | vi fi! hl | Ut N { il à i Sh \u2014 i (1! ~~ SE fi li | il \\\\ \\ 8S \u2014 i Ly | i | J plu 7% WW, v I | NN A iY Il | | Iii I I ul | I WW Ww WW Ha Li E> | W ( tal ON | \\ whe j Va) lt | bou] {| If WN | | WN MW Wl | r TOTAL 4 Lr 1] i IR |e LS = NN a | I NN À | i : I bh) [0 Lis kA) ls W : A 9a | 1 | / | | WN W WN | \u2014= | J =P 7 7 AW | ££ \\ van 10) | = | | SAN ly | ve lh MG | | =) A IE ill I | | \\ \\\\\\ VA Ÿ REET: | i ; $ | 1 an À W prier \u201c= 2 I 1 | | te a) fl I W N A i il al S 14 | | NN asp 3 E = A El | | \u2014\u2014 1 \\ | NN W NN GE \u201cBIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE!\u201d | A Vv di il Hi | Ÿ \\\\\\ Le { | fl VA 09 + | | | À - hit | | \\ \\\\ \\\\ A 0 p< AUN ) IN AL A \\ il if I | | \\\\Y WN W \u201c y - \u2014 IH | i! © ph W à! 3! NS aN | 1 ly \\N Les articles qui sont publiés dans ce Journal sont envegintrés conformément à In loi den droits d'aut H |! A If Ne J \\ HE) ur | il I 9 ih D il NN \\ N £ \"2, | I | \\ ek fi li ( - a - | [ il *$ à ne =\" | | I \\ 0 1 | % + | mil hi © \u20ac S 22) ce - | I li I | I ~71 - | \\l | | qu Ut 13 A IF te | | | | Ih, | il Jain i] iy Fry Es = | [UC = Le d HE) 2, 222 y =a EN 3 Pp = 9\u201d = y LICE = &= Rall ~ 3 NX a CS === oz 2S Kae ÿss A PRIX: 10 SOUS W NM = 2 EN LN N= IO ol = > ee < 3 ABONNEMENT, 32.60 Directeur: PAUL LEBLANC Administrateur: MAURICE FERRON Rédacteur en chef: PIERRE BERTRAND Si 2 8 4 = A OT oe?$ LJ LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18 DECEMBRE 1931 Numéro\u201cdé' Noël Page'deux .+ - = æ > ee De la gloire pour tous Monsieur le Directeur, Comme le Quartier Latin a du moins cette analogie avec un grand quotidien montréa- lais qu\u2019il traite tout le monde avec justice, protège les petits ct les faibles contre les grands ct les forts, lutte pour le bien contre le mal, tient plus a éclairer qu\u2019à gouverner, fait rayonner la vérité par son \u201cpuissant\u201d service d'information, est la champion des réformes pouvant améliorer le sort des classes sociales, je vous écris pour réparer l\u2019omission involontaire que j\u2019ai faite, dans un précédent article, en ne mentionnant pas le rôle prépondérant que joue G.L.dans la publicité qui se fait autour de la Société des Débats.| Tout le monde connait G.L.| Ses oeuvres parlent en sa fa- veur avec plus d\u2019éloquence que | je ne saurais faire moi-même.| H semble dire après J.J.Rousseau : \u201cVivre, ce n\u2019est pas respirer, c\u2019est agir,\u201d ou avec le général Hoche: \u201cDes actes, non des paroles\u201d.Le \u201cfaire\u201d lui importe peu, si le \u201cbien\u201d ne s'y trouve pas.Mais ce qui s'applique à GIL, s'applique à nombre d\u2019au- (Suite à la page 7) Eu toutes choses pour l\u2019arbre de Noël des Etudiants à leurs enfants pauvres.| Adressez, linges, victuailles, jouets ou donnez votre adresse à tout membre de la société Saint-Vincent de Paul\u2014Confé- rence Bourget.Le Secrétaire.= y AVIS = x \u2014 | - On reçoit, sans exception, i A Messieurs les Professeurs, Etudiants et Etu- diantes, La Parfumerie EXKI J ' se fera un plaisir d'accorder un escompte de 20% sur tous les parfums, articles de toilette et nouveautés parisiennes.| A notre magasin de gros 1201, DeMontigny Est (Coim Montcalm) - Qu\u2019on se le dise! ses: >! oss ss 3: ss: ses ss.ss.ss: ses ss sas ss ses 33 ss ss 3: ss = sa HH HH Hi MATHEMATIQUES ii CHIMIE # DESSIN # ELECTRICITE if MINERALOGIE ii ARPENTAGE # MINES # MACHINES THERMIQUES ii CONSTRUCTIONS CIVILES # GENIE SANITAIRE Administration: \u2014 COLE POLYTECHIQUE | TRAVAUX PUBLICS \u2014 INDUSTRIE Toutes les Branches du Génie.Principaux Cours: : Laboratoire de Recherches et d'Essais i 1430, RUE SAINT-DENIS H Téléphones: Laboratoire Provincial des Mines: \u2014 LAncaster 7880 DE MONTREAL Fondée en 1873 DESCRIPTIVE PHYSIQUE i \u2018MECANIQUE i HYDRAULIQUE fi GEOLOGIE ii GEODESIE i METALLIQUE i TRAVAUX PUBLICS Hi CHEMINS DE FER CHIMIE INDUSTRIELLE MONTREAL i LAncaster 9207 i i: PROSPECTUS SUR DEMANDE p = 23 J 2A 2 pa PA & ge .7 3 oF RI 5 i ¢ 7 A 6 OL 4 RVR RS) e Rd ARREARS Congé ou étude ?\u201cUne chose ne peut pas être et n'être pas en même temps\u201d.(Principe d'identité) Nos confrères d'autrefois se délectaient, paraît-il, dans la préparations de leurs examens durant les fêtes.Nous n\u2019avons plus les mêmes goûts.Prière: O Apollon, inventeur de la médecine, faites que les diree- teurs de nos études, se souvenant de leur jeunesse et considérant la nôtre, songent à modifier l\u2019horaire des examens et mettez-leur aussi sous les yeux ce profond exemple de syntaxe latine: \u201cotiare quo melius labo- res \u2014 repose toi afin de mieux travailler\u201d pour que, reconsidérant l\u2019état misérable ou nous sommes (pris entre les joies de Noël et ces examens devenus exécrables), et pris d\u2019un sentiment d'humanité légitime, ils décident, pour les années à venir, de localiser nos soucis hé- téroplasiques dans le.mois .de décembre et qu\u2019ainsi ils obtiennent pour nous la paix et pour eux notre reconnaissance temporelle.Nous vous en supplions par Exculape et Hippocrate qui vivent dans leur mémoire et dans la nôtre\u201d.* + » Pit Lépine, celui pour qui la cigarette Buckingham \u201cest un velour pour la gorge\u201d, ce pauvre Pit, au dire de l\u2019annonceur à la radio, se serait brisé un ligament.* * * Le \u201cMortrinaire\u201d Léon Dau- det, affirme que tous se sont trompés sur l\u2019étiologie du cancer.Ecoutez-le plutôt : \u201cJe considère que, si toutes les méthodes de traitement du cancer ont échoué jusqu\u2019à maintenant, c\u2019est parce que les chercheurs se sont cantonnés dans des méthodes bactériologiques et post-pastoriennes, partant d\u2019une conception erronée des choses;.\u201d Non! Mais, est-ce qu\u2019il n\u2019est pas assommant ce petit roy des érudits! A la clinique: Il devient le coeur gros et la figure toute rouge quand on critique le \u201cbluff américain\u201d \u2026 Qui ?R.E.S.(du Canadien), | LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18 DECEMBRE 1931 A TRAVERS NOS FA Vu et entendu Afin de ne pas nous laisser l\u2019impression que tout était fini, une fois les examens passés on nous a parlé de suite de la Thèse.* * * Samedi dernier les gars de 2ème ont rêvé d\u2019un combat de hoxe entre \u201cLa licence et le bacalauréat; arbitre: la thèse.Pour quelques-uns, le bac, obtint la décision\u201d.=\u201c ¥ * Un artiste aurait pu dessiner un plein album de croquis en prenant pour modèle \u201cla binette\u201d des gars qui recevaient leurs questions d\u2019examens.Le plus beau des deux Paul {pas des trois) a décidé de ne plus lire ses journaux au cours.Il n\u2019y a pas d\u2019examens sur cette matière.e = «= Les cigarettes préférées de certains H 31.Les C.A.Dt Celles Des Autres).Le département de la Statistique (Bureau Commercial) prévoit une baisse dans les dépôts bancaires des étudiants à l\u2019occasion des Fêtes.Coup d\u2019oeil indiscret dans le grand sac du Pére Noél: Notre beau Roland recevra un Réveil-matin muni d\u2019une nuissante sonnerie.(Son sommeil est si léger).Kid.une livre de tabac .aromé.Les Vérificateurs.un volume intitulé: \u201cLes grands Records de vitesse\u201d.Vio.un bas de.Noél.Rollo et.d'autres.un volume: \u201cMille et une Questions Plates\u201d (Recueil de questions posées par eux au cours).G.une belle Masse toute neuve (Il y a de l\u2019ouvrage à abattre\u201d).C.C.Le Manuel du parfait marcheur.Le moins beau des deux Paul, un.razoir (T.Razoir).C\u2019est la fin Séraphin done.A tous les H-31 je souhaite: Un Noél.économique.Un Premier de I\u2019An.sans indigestion et maux de cheveux.A M.les Professeurs je souhaite: De la patience dans la correction de nos examens, un joyeux Noël, une bonne et heureuse année et.\u201cle Paradis a la fin de leurs jours\u201d.C.VU Numéro de Noël CULTES ] A how pe bf NOUVEAUX-NES A LA CHIRURGIE Tout derniérement, par une journée sombre et endormie, sous l'oeil d\u2019un docteur vigilant, les élèves de deuxième découvraient leurs nouveaux- nés.Que de soins, ils leur avaient coûtés, que d\u2019heures passées dessus pour leur donner des formes adorables et un velouté que tout le monde chérit.Oui, pauvres dentiers, que de misére pour leur donner la courbure idéale, que d\u2019adresse pour incliner les molaires d\u2019une manière inconnue des profanes! Que de tours de moteurs vous représentez pour le pauvre hère.Que de pierre-pon- ce et de blanc de céruse pour vous donner le luisant qui vous fera aimer et caresser par les heureux mortels édentés! * * * Plus que cela, un de nos bons amis en découvrant son dentier s\u2019aperçut qu\u2019une malencontreuse prémolaire, à son grand désespoir, dépassait le reste du dentier d\u2019un demi- pouce au moins.O mannequin, qui servis pour l\u2019empreinte que tu es heureux de n\u2019avoir pas à le porter! * * * D\u2019autres, par contre, auraient été trop larges pour servir à l\u2019utilité de la race bovine si toutefois les vaches avaient besoin de dentiers.Quelques- uns auraient été bienvenus par les prognathes.D'autres auraient été poursuivis par les gens sans menton, car les incivives étaient menaçantes et débordaient.* * + Très peu étaient du gout du professeur, mais comme il est indulgent, il a compris que nous n\u2019avions pas tous travaillé de la même façon.* * * Seulement comme les premiers sont toujours moins réussis que les nombreux qui suivront, à en juger par l'allure vertigineuse avec laquelle certains zZélés travaillent, nous pouvons espérer que l\u2019on gagnera.en qualité ce que l\u2019on perdra en vitesse.MANDIBULE btbbbbbbbhtttét | Tea) POURQUOI ; on doit conserver la forêt A FORET ne doit pas être considérée unique- i ment comme la grande pourvoyeuse des bois d'industrie et de commerce.Il faut Q aussi la regarder comme l\u2019ornement naturel et obligatoire des paysages, ornement sans lequel les mon- ! tagnes sembleraient comme déchues de leur grandeur.Conservons la forét, si nous voulons conserver le paysage, et c\u2019est en conservant le paysage qu\u2019on réussira à attirer chez nous les touristes et qu\u2019on maintiendra, pour l\u2019amusement de tous les citoyens.de véritables pares naturels.c\u2019est prendre toutes les précautions que la sagesse conseille et que la loi souligne.espère que tous les vrais patriotes sauront se conformer aux prescriptions légales lorsqu\u2019ils fréquenteront la forêt et qu\u2019ils apporteront, dans l\u2019emploi du feu, soit pour la cuisson des aliments, soit pour le chauffage, toutes les précautions possibles.Conservez la forêt, Le gouvernement .been SINS re 7 3 eS CE D> æ% tttttttttett tte Numéro de Noël Le eD-eD eu CAS D'EXAMINITE On parle souvent, vers la fin d\u2019un terme, des transes qu\u2019apportent aux étudiants le voisinage des examens.On nous montre le pauvre carabin enfermé dans sa chambre tous les soirs, les mains sur les oreilles pour s\u2019isoler des bruits du monde, un morceau de glace sur le coeur pour amortir le feu de sès amours, et plongé corps et âme dans ce grand travail qu\u2019est la préparation immédiate des examens.C\u2019est presque le portrait d\u2019un saint ermite sur son lit de mort.J\u2019ai toujours pris ces descriptions pour du conventionnel, pour une façon de faire savoir aux profanes, sans entrer dans les confidences, que tout n\u2019est pas rigolo dans la vie d\u2019un étudiant.Je ne veux pas dire que je reste absolue ment impassible quani un examen s\u2019annonce; ce serait mentir et paraître trop plein de moi- même: je trembie comme les autres, je grelotte même au premier abord, mais devant l'exemple de calme que nous offrent nos professeurs (les examens les émeuvent très peu), je n\u2019ai pas trop de peine à maîtriser mes nefs.Et j'ai toujours cru, jusqu\u2019à vendredi dernier, que tout le monde s\u2019en tirait aussi facilement.Un incident arrivé à l\u2019Auditorium est venu renver- LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18 DECEMBRE 1931 og - % D a re mr 4C> - CARO WIRE - A De er SRE BR a RAA AE Au plus fort de la bataille qui se livrait sur la scène, X, étudiant en 1ère année de médecine, se sentit soudain très mal; une pâleur livide envahit ses traits.Il desserra sa cravate, ouvrit son habit, fit des efforts surhumains pour vaincre sur place l\u2019accès de faiblesse qui menaçait de le terrasser.Ce fut en vain; il dat s\u2019excuser et aller prendre le frais.Tout en tibutant comme un chômeur heureux, il parvient à la porte où il butte contre un médecin de ses connaissances; il trouve malgré tout la force de lui dire son état.Le médecin croit à propos de faire une ébauche -J\u2019auscultation; ce faisant, sa main vient en contact avec une masse proéminente au niveau du coeur du pauvre jeune homme; alarmé et pâlissant à son tour, il palpe de nouveau au même endroit.La tumeur rend un son de \u2018papier qu\u2019on froisse.Le sourire revient alors à l\u2019homme de la science; avec l\u2019air de quelqu\u2019un qui s\u2019y connaît en étudiants, il passe la main sous la basque du veston et retire un paquet de feuilles.les notes de chimie de notre confrère.Aussitôt X se sent mieux.Dans ma vie de médecin, encore bien courte il est vrai, c\u2019est la première fois que j'ai connaissance d\u2019un cas d\u2019examinite aiguë.G.T.P.S.\u2014Cette publication est indépendante de la ser mes convictions.\u201cRevue des Cliniques\u2019.LES LIVRES * Ces jours derniers, poussé par je ne sais quel démon j'entrais chez Méthot à leur magasin de l\u2019angle Saint-Denis et Ontario.J\u2019y ai vu des livres; çà c\u2019est pas nouveau me direz-vous! J'y ai vu des cartes de Noël, des moulages, de copies de sculptures célèbres, ete.Quand je me suis apercu de vant un si grand nombre d\u2018cb- jets a ce point disparaves je résolus de commencer une visite méthodique.Ce qui se présente d\u2019abord au regard à l'entrée, ce sont les Classiques de la collection Garnier (édition brochée) dans laquelle Confucius est des pius surpris de voisiner Mahomet, et ou Jean-Jacques Rousseau se rapproche de Bossuet (sur les tablettes).A droite, on a des nouveautés ot des livres d'Economie Politique et d\u2019Histoire.On voit sur ces deux tables: le \u201cUn Améri- | cain Parle\u201d de Sincair Lewis fraterniser avec \u201cSamuel le la \u201cCrise Britannique au XXe siècle\u201d (André Siegfried) disparaître entre trois ou quatre biographies de Clémenceau (Suarez, Martet, Mardacq), et lumière sur ce mélange \u2018La | Technique du Coup d'Etat\u201d de Malaparte (avis aux futurs Mussolini).Un peu plus loin, on a le coin que j\u2019appellerais: \u201cCoin des atrocités\u201d.\u2014 La pullulent meurtres, suicides, assassinats, trahisons, vol, contrebande, police et espionage; assemoia- ge d'idées et de faits très disparates mais qui finissent toujours par se retrouver en \u201cCour de Justice\u201d ou, comme c\u2019est le cas ici, sur la table d\u2019un libraire.En revenant on ne peut empêcher le regard de s'arrêter sur un judicieux choix de \u201ccartes de souhaits\u201d, de \u201cblancs de _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 DE LA GLOIRE POUR TOUS (Suite de la page 5) tres.Si je voulais énumérer tous ceux qui sont dévoués à nos organisations universitaires, il faudrait nommer tous ceux qui y prennent part, et d\u2019autres encore, Membres de l'Association Générale, Athlétique, Musicale, Conférence Bourget, Société des Débats, personnel du \u201cQuartier Latin\u201d, ; nos comités de régie: présidents, porte-drapeaux, conseillers, maîtres de chapelle, \u201cau bel \u2018organe\u2019; mandataires de la confiance populaire ou nommés \u201cex officio\u201d, tous rivalisent | compter leur temps et leur ar- | gent (ça c\u2019est moins sûr) pour nous être agréables, à nous plébéiens.Je fais ces déclarations étant sain de corps et d\u2019esprit, en toute indépendance, ne faisant partie d\u2019aucun comité, mais ayant uniquement pour but de rendre justice, après les avoir vu à l'oeuvre, à ceux qui sont plus souvent a la pein qu\u2019à l\u2019honneur.\u201cPax hominibus bonae vo- luntatis\u201d.A bas les vinaigrés qu\u2019abhorre avec moi mon très cher ami Max LePortier.Bien à vous, d\u2019ardeur et dépensent sans PANCRACE Chercheur\u201d de Upton Sinclair; ' puis solitaire se détachant en ; | menu\u201d de liseuses de cuir, i \u20aclc.Puis ce sont les éditions de | luxe de Corneille, Musset, Vi- gny, Hugo, Shakespeare.Enfin après un coup d\u2019oeil | sur la collection Nelson et la collection Plon, on trouve les plus récents ouvrages de la lit- | térature Canadienne: Dilettante, Juana mon aimée, Lau- | rier, La chair décevante.| J'ai rapporté de ma visite | trois livres et une nouvelle; les trois livres sont: \u201cAprès\u201d de \u201crich-Maria Remarque (c\u2019est lz suite de \u201cA l\u2019ouest rien de nouveau\u2019) La Géograpnie Cor- i diale de I'Europe de Georzes es Page sept 4 - - EE HEED 28 : AUX MUSICIENS 4 ET CHANTEURS ee Merci cordial pour l\u2019appui * généreux et la bonne volonté oN manifestée cette derniére sai- gr son.\u2018Bonnes vacances à tous, 248 ct bienvenue à chacun pour 5 l'an 1982.4 Le comité de l\u2019Association PC Musicale, 74 V.CARON, Prés.da HR 4 \u2018 9 ° od D'une génération ee; à l\u2019autrel 2 La banque est le fondement de l\u2019industrie et du commerce, le soutien de la prospérité individuelle et nationale.Elle protége votre argent.Elle est la plus sire alliée de votre progrés économique.Dans toutes les succursales de la banque Royale, vous trouverez un personnel empressé a vous servir, ayant i coeur vos intérêts.La Banque Royale du Canada Plus de 50 succursales à Montréal et ses.environs Duhamel et l\u2019Ame de ia Femme de Gima Lombroso.La nouvelle c\u2019est que Méthot ouvre une succursale a4 896 Ste-Catheri- ne ouest, et que c\u2019est justement trois portes à l\u2019ouest du Capitol.BIBLIOPHILE.Diamantaires depuis 50 ans BIRKS Tél.: MArquette 0587 i 1405, RUE ST-DENIS ED.GERNAEY VOTRE FLEURISTE Fleurs pour toutes occasions télégraphiées partout.veccasous Service \u2014 Qualité i MONTREAL i 8 i} I eS EEE ISERE = Security Fence Company Limited Nos clôtures peuvent entourer tout, y compris JEUX DE TENNIS, PARCS D\u2019AUTOMOBILES, TERRAINS D\u2019ECOLES ET DE COLLEGES, ETC.2651, rue Ste-Catherine Est Catalogues sur demande Contrôlé par DOMINION STEEL & COAL CORPORATION LTD.i Montréal À NN MN NS NN EN NE ENNEMI WE WN pere SAR O6 \u20ac; \u20ac au ue a MS APE Pet SCION Page huit LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18 DECEMBRE 1931 Numéro de Noël & ma æ - \u2019 æ æ æ.22 - -avasa .d h .y chlorures n\u2019attaquent les chiffons pour les ré- Un restaure a inte Trois scènes de ¢ arité | duire en pâte, elle demeurait du matin jusqu\u2019au LuncHs DINERS RAFRAICHISSEMENTS Dans une de nos bonnes petites villes québe- coises où plus de misère se rencontre parce que de grands travaux ont attiré des foules de ces hommes avides de gagner quelques sous, j'ai \u2014 amar o 8 so e\u2014 soir; tout le long du jour, elle se penchait a droite, prenait un chiffon dans le panier, le coupait par la moitié, et, se penchant a gauche, le laissait tomber dans un autre panier; et le mouvement de balancier que décrivait son corps ne devait pas étre plus lent que celui du pendule GERAGIMO FRERES 412, RUE SAINTE-CATHERINE EST (Près Saint-Denis) 1748, SAINT-DENIS (Près Ontarie) été témoin d\u2019un très bel exemple de charité dé- au mur.Tâche fatigante, certes! Qu\u2019y ga- COMPAGNIE D\u2019ASSURANCES sintéressée.gnait-elle?| ; SUR LA VIE A l\u2019instigation d\u2019un jeune prêtre, belle figure Le soir venu, vêtue d\u2019une toilette dernier cri, iL og rh de saint, certes, tellement spiritualisé que son , d\u2019un goût douteux, c\u2019est vrai, mais coûtant fort d aunue ga P âme se voit presque à travers son corps, et cher, poudrée, pomponnée, elle arpentait les MONTREAL c\u2019est une âme faite de bonté, quelques dames ont fondé une association de charité, petite merveille réunissant en elle à la fois une Saint-Vin- cent-de-Paul et une Assistance Maternelle: que de pauvres habillés des pieds à la tête avec des vêtements qu\u2019elles ont elles-mêmes taillés et assemblés ; combien de ses miséreux nourris sept jours par semaine à même les aumônes qu\u2019elles ont sollicitées, que de jeunes mères secourues, réconfortées par leur bonté souriante, leur aimable charité .Pourtant, ces trois scènes-ci m\u2019ont touché davantage : \u201cLE PETIT BALAFRE\u201d.Il n\u2019avait pas eu le bonheur de naître dans une très bonne famille, le pauvre petit.De toute façon, on s\u2019était désintéressé de lui: à sept ans, savait-il seulement faire son signe de croix?un jour, on l\u2018avait laissé seul à la maison, un incendie s\u2019était déclaré et il avait failli y périr.(Le surnom, \u201cle petit balafré\u201d, lui vient de cette longue cicatrice qu\u2019il garde de ses bru- trottoirs de la petite ville: tournaient à son passage., l\u2019un d\u2019eux se risquait à l\u2019aborder ; s\u2019il était.assez bien, il était agréé et l\u2019on se promenait bras dessus bras dessous.Voilà tout ce qu\u2019elle gagnait, la pauvre petite, à travailler tout le long des jours.L\u2019été dernier, elle a travaillé encore; mais avec l\u2019automne le travail a diminué, puis il a cessé ; et ce fut, l\u2019autre jour, une scène navrante de voir la \u201cpoupée\u201d se présenter au bureau de l\u2019association demandant, avec d\u2019amères sanglots et beaucoup de gêne sur sa figure rougie, des souliers pour son petit frère, il ne pouvait pas aller à l\u2019école pieds nus; quand il fait beau temps, passe, mais quand c\u2019est l\u2019hiver.Elle avait bien raison: les souliers lui furent donnés, bien beaux, semble-t-il, puisque le gosse s\u2019en est allé se regardant les pieds.Mais ce n\u2019est pas surtout ce geste que j'ai admiré (qu\u2019est-ce en somme qu\u2019une paire de souliers pour enfant), mais c\u2019est cette délicatesse, cette bonté qui l\u2019ont accompagné: pas le moindre reproche, pas la plus petite allusion aux folles dé- des galants se re- | Narcisse DUCHARME, Président CHEZ METHOT ON TROUVE TOUT LIVRES NEUFS ET D'OCCASION \u2014Vinitez notre STUDIO\u2014 Câdres, moulages d'art, bibelots LIBRAIRIE WILFRID MÉTHOT LTÉE Coln Saint-Denis et Ontario Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin chez DEOM 1247, St-Denis - Montréal \u2014 Institution canadienne-française LABORATOIRE NADEAU LTEE lures).Et puis, l\u2019ambiance n\u2019était pas bonne: penses de la \u201cpoupée\u201d, non, mais des mots de PHARMACIE EN GROS les mots qu'il proférait étaient des mots gros- douceur, des mots d\u2019espoir, des sourires.Et 100, rue ST-PAUL Ouest Yl siers; il n\u2019était pas méchant, pourtant.| ne doit-on pas admirer aussi ces précautions que ; \u2019 Se Les dames de charité ne pouvaient pas se l\u2019on à prises pour que sa démarche ne soit pas | 7 Ë désintéresser de lui.Par leurs soins, il fut ac- connue?| Notre pauvre Boum gémis- 76 cepté à l\u2019orphelinat: lavé, débarbouillé, vêtu | suit d'être mis en musique, à a de la tête aux pieds de beaux habits propres, il ne se reconnaissait plus; il se tatait pour savoir si c\u2019était bien lui.L'immense bonté, l\u2019amour presque maternel dont l\u2019entourèrent les saintes religieuses le trouvèrent plus étonné encore, lui qui n\u2019avait été habitué qu\u2019au rudoiement et aux gifles.Et, le soir, dans son petit lit blanc, quand la bonne soeur venait de bien le couvrir pour la nuit, peut-être se demandait- il pourquoi cette étrangère qui n\u2019avait pour lui que des sourires et presque des gâteries était si différente de sa vraie mère.Etant trop jeune pour le savoir, il ne pensait pas de remercier Dieu d\u2019avoir donné à certains êtres d\u2019élite la force de conserver tout leur amour, toute leur tendresse pour les dispenser à des malheureux comme lui.Peut-être est-il de notre devoir de le faire à sa place?Entre leurs mains, il deviendra un homme, au lieu que laissé à son milieu, il n\u2019aurait pu être qu\u2019une épave.Geste de charité qu\u2019il faut admirer, puisqu\u2019il aura sa répercussion tout le long de sa vie et peut-être tout le long de son éternité.\u201cLA POUPEE\u201d Elle travaillait à l\u2019usine, une fabrique de papier: au milieu de la senteur irritante des chlorures, au milieu des propos malsonnants, lui attaquant l'âme avec plus d2 sûreté que les © huit et douze ans.LES DIX PETITS VOYOUX Ils sont arrivés, dix, mal vêtus, les bas troués, les semelles emportées, quelques-uns sans coiffure, mais gais quand même, bruyants, sans fausse-honte, tout au plus gênés un peu et pas longtemps devant madame., dix gamins entre \u201cC\u2019est le frère qui nous envoie\u201d, a dit le plus grand.Alors, on les a nippés: toi, une tuque, une tuque de petite fille, mais ça ne fait rien, tu es petit; toi, un paletot, pas bien beau, hein, mais chaud et puis ce grand collet qui s\u2019attache en avant, un vrai collet tempête.; toi, des bottines et des claques, toutes neuves, pense donc! Et des mitaines pour tout le monde: pas de jaloux, elles sont toutes pareilles, en peau jaune | avec un poignet élastique ; c\u2019est tout.Le plus grand, le même, dit très haut : \u201cMerci, madame\u201d, et tout le monde répète, comme un écho, mais un écho amplifié: \u201cMerci, madame !\u201d Et ils s\u2019en vont, métamorphosés, mais guère plus bruyants, à peine plus gais que tantôt, ces dix gamins de huit à douze ans.Puissent-ils, du moins, devant ce geste qui les fait fiers comme des princes, quitter cette crainte qu\u2019ils semblent avoir de ceux qui sont plus riches et leur garder, dans leur coeur, un peu de reconnaissance.\u2014 mm 22 2222 222 2022 072 en 22222222 FANTOCHE -\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014P AU DEBUT Comment se fait-il, demande un grand personnage, que le maître de chapelle des étudiants en Droit n\u2019apparaisse même pas dans le choeur de chant.Je proposerais un vote de sympathies à l\u2019adresse de Messieurs Edouard Montpetit, secrétaire général de l\u2019Université et Jean de La Fontaine, fa- baliste, pour les tortures, qu'ont subies leurs ouvrages par des citations, oui enfin, des citations, là, vous savez bien 27 = x) a hi oS de ces citations qui ne citent rien! * * * A la chorale il est fortement question de proposer que Georges retire ses mains de ses poches sur la scéne et que Joseph eec.d., rentre un peu plus dans le rang.G4 2.ae 94 Wn cst sorti tout penaud de cette épreuve, * * * Houle était tellement pressé que dans le duo du Petit Due il était une double-croche en avant de Georges.\u2014 Vous l\u2019excuserez sans doute quand vous saurez qu\u2019Elle l\u2019attendait! * * Ld Hénault, les citations te perdront! \u2014 Pourquoi parler de la production, c'est scubreux! * * * Et toi Gérard, apprend que mettre et tenir sont deux vocal:les différents et ne sont pas choses fongibles! * * * Victor était un autre homme; peut-être voulait-il prouver qu\u2019il ne ressemblait pas à son portrait! * = * Il y a des abstentions qui sont des crimes.Pourquoi, sachant cela, Juteau, Racicot, Renaud, Bertrand, Lapointe, Ho- gue et Leblanc s\u2019obstiennent-ils de rentrer dans le choeur universitaire?Que craignent-ils donc, le directeur, le choix de ses pièces ou les feux de la rampe?HIEROGLYPHE.EC MAP ARS MES ams Numéro de Noël Page neuf LE QUARTIER LATIN \\ Réponse a Pré-Molaire Dis donc, mon petit Pré Molaire, tu parais avoir une assez bonne opinion de ta personne \u201cphysiquement et moralement\u201d .Tu as raison, mon petiot, car, tu sais, si l\u2019on ne se vante pas qu: donc va nous vanter.Mais revenons à ta lettre du 10 décembre dernier et voyons un peu si ce n\u2019est pas toi plutôt que moi qui a pris la mouche.Moi.je me suis contentée de me disculper, de te montrer que je n\u2019étais pas du tout ce que tu pensais que j'étais.Je croyais que je ne méritais pas tes malédictions.Plus que jamais j\u2019en suis convaincue, car, tu sais, ta réponse me prouve une fois de plus ton inconséquence.À quoi sert d\u2019être éduqué, si une fois on crie publiquement: \u201cTu as brisé mes rèves un par un et tu m\u2019as abandonné.\u201d et une autre fois, on affirme d\u2019un ton superbe: \u2018\u201c\u2018Ce sont vos actes et vos gestes qui me chassent de vous.\u201d Je n'ai pas fait bien-long d\u2019études, mais je sais bien moi que si je t'ai abandonné c\u2019est pas toi qui me chasses.Il me semble que c\u2019est clair ça, n\u2019est-ce pas, mon brun?Et puis, si tu parlais un peu de tes actes et de tes gestes à toi, tu sais, ça ferait une jolie pantomine.En passant, un conseil, mon âge me donne ce privilège.Si les femmes sont des accidents dans la vie, tu es mieux de te faire assurer.ou bien tu vas être obligé d\u2019écrire encore mille et une malédictions.Comme dit un journal du matin, tu as beau être un \u201cfort- en-français\u201d et donner des leçons à des jeunes filles qui n\u2019ont vas eu les avantages que tu as, toi, tu pourrais peut-être bien prendre des leçons de savoir-vivre.Tu sais, par bouts, tu me fais crever de rire.Tu m\u2019ordonnes de frapper loyalement.Il faudrait voir si ce n\u2019est pas ce que j'ai fait.Un soir que nous étions seuls, je te dis: \u201cJe: regrette, mon petit, mais, tu sais, on ne peut continuer comme ça.Tu as plusieurs années d\u2019études encore et je ne veux pas courir le risque de rester vieille fille.Tu ne voudrais pas avoir une telle responsabilité sur la conscience, hein?D\u2019ailleurs serions-nous heureux tous deux.?\u201d Toujours est-il que tu es parti sans trop rien faire voir.Et puis, zling! une barbue! voilà des malédictions publiques.C\u2019est trop fort ça! Tu me maudis.Je m\u2019en défends.Et puis tu viens me dire.\u201cceux qui portent des coups s\u2019exposent à en recevoir\u201d.Quand on est fier pour deux sous, on ne s\u2019accuse pas comme tu le fais! Non, tu sais, mon petiot, tu n\u2019es pas sérieux.Qu\u2019est-ce que tu me chantes avec ta valeur morale?.C\u2019est vrai que c\u2019est toi qui en parles.Mais on ne dirait pas à t\u2019entendre jaser que l\u2019on restait ensemble.Et puis, après cela, tu as le toupet de me supplier de travailler \u201cun peu ensemble en cherchant le bien\u201d, et puis ensuite c\u2019est une ascension que tu me proposes \u201cdans l\u2019échelle de la vertu de charité\u201d.Le bien, je commence à m\u2019apercevoir que je l\u2019ai trouvé en te flanquant là.Quand à la charité, je me rends compte que je pourrais te servir de modèle.Oui, tu peux en parler de la charité; toi, qui me maudis publiquement et qui renchéris en me dépréciant aux yeux de tous les étudiants.Heureusement qu\u2019ils ne sont pas tous comme toi, sans trop te faire de peine, mon petiot.on c\u2019était comme à Paris, ici, je serais la Reine du Quartier tin.Tu sais, mon petiot, tu t'es passablement trompé sur mon compte \u2014 Qu'est-ce que tu veux je ne vis pas dans les gros livres, je ne donne pas des leçons de français, ni de bravoure.Quoique je ne sois pas gênée, je ne suis pas la Mademoiselle Sans-Gêne que tu cherchais.Tu sais ce que je veux dire.Je gagne ma vie honorablement ; j'aide à supporter les dépenses d\u2019une nombreuse famille.Et puis, pour me servir, j'ai mon gros bon sens.C'est lui qui m\u2019a dis que tu n\u2019étais pas sérieux.Alors, zut! plus rien à faire.Le dépit, la rage, les poings serrés, la vanité, c\u2019est de toi ça, pas de moi, crois-le, mon petiot.Je suis peut-être ignorante, mais je connais le coeur humain.Quand à être lâche, mes actes prouvent le contraire et les tiens tendraient plutôt à t'incriminer.Quand à ton \u201cCapitaine Nemo et ses dattes\u201d.tu sais.ça me passe par dessus la tête.J'ai assez perdu de temps avec tes \u201célécubrations\u201d de mauvais perdant.Je te laisse avec ce conseil: Donne le temps au temps et tu auras réussi à en oublier bien d\u2019autres après moi, car, entre toi et moi, mon petit Pré Molaire, combien en as-tu passé de petites amies depuis que je t'ai abandonné.?Tou- Jours sincère.XAMINA: ce EY Billet LES ETRENNES \u201cEt traînes\u201d\u2026 elles ont vécu ce que vivent les traînes: l'es- puce d\u2019une robe au plancher.\u201d -\u2014Je me défends d\u2019une conception aussi \u201ctypique\u201d, ce n\u2019est que pour entrer dans mon su- set.Je veux vous parler des étrennes, le cauchemar de ceux qui ont à les faire, mais néanmoins l\u2019objet sans lequel Noël ne serait pas Noël.sans lequel les nouveaux-mariés ne se seraient jamais mariés, les genres n'auraient jamais accepté de belles-mères\u2026 et les neveux n\u2019auraient jamais eu l'idée d\u2019avoir des tantes.Emile Souvestre s\u2019est déjà arrété, \u201cSous les toits\u201d, à jai- re une enquête sur l\u2019origine des étrennes.C'est vieux cette coutume, aussi vieux que les oies du.Capitol.\u2014 IL paraît que les premiers Romains ne parta- neaient l\u2019année qu\u2019en dix mois, et que ce fut Numa Pompilius qui ajouta au calendrier les mois de janvier et de février.Comme ce premier mois avait été consacré à Janus et qu'il ouvrait le nouvel an, on imagina d\u2019entourer son commencement d\u2019heureux présages.Je lis ailleurs qu'on prit l'habitude d\u2019envoyer aux ma- ristrats, pour leur \u201cgraisser la patte\u201d, des branches coupées dans un bois consacré à la décs- se Strénia.Plus tard, avec le temps et le concours des femmes, j'en suis sûr, on offrit des figues, des dates, du miel, des monnaies et des médailles d'argent.Puis la maladie \u2014 si c\u2019en cst une \u2014 devint contagieuse, les Gaulois l\u2019attrappérent; et la coutume chez eux fut de se partager des touffes de \u201cgui\u201d.le premier de l\u2019an.Pour en finir avec l\u2019histoire des étrennes à travers les âges, ii faut dire qu\u2019au Moyen-Age, on se faisait aussi des étrennes.On échangerait, à la manière que vous connaissez, des cadeaux entre grands ct petits et vice-versa.Et de toute cette antiquité naquit l'expression originale; donner a quelqu'un l\u2019étrenne de sa barbe, i.e.; Uembrasser le premier après s'être rasé.| Avouons que c\u2019est une expres- | sion heureuse pour les étudiants \u201ccassés\u201d\u2019\u2026 Pourquoi ne lui feriez-vous pas à elle cette ennée, l\u2019étrennie de votre barbe?C\u2019est un mauvais conseil, j'en conviens, et un bien mauvais conseil, si on veut tuer la crise gui agonise.Depuis qu'elle règne cette \u201cchère\u201d crise, les étrennes, par sympathie pour les salaires, ont été réduites à leur niveau, et quel niveau.Les parrains et marraines ont don- (Suite/à la page-15); NOTRE AUMONIER C\u2019est une figure attachante que celle de notre nouvel aumônier; âgé de vingt-sept ans à peine, la figure franche et sympathique, il me semble réaliser le type idéal de l\u2019aumônier révé par les étudiants.Nommé par l\u2019Ordinaire à ce poste important, alors qu\u2019il n'a- nait que quarante mois de pré- trise dépensés au ministère dans la paroisse de Sainte-Ma- deleine d\u2019Outremont, Monsieur l'abbé Deniger est arrivé chez nous rempli de bonnes intentions à notre égard.Depuis trois mois qu\u2019il est parmi nous, il à vu se présenter à lui des problèmes épineux ; toujours il a su solutionner avec tact ces difficultés.Nous ne pouvons rien espeé- rer de mieux que de le voir continuer aussi bien qu\u2019il a commencé, Monsieur l\u2019abbé Georges Deniger.(Cliché Albert Dumas) = r=(INEMA DE PARIS avs S-Catherine O., V.-à-v.Enton Commençant le 19 décembre «SON ALTESSE L'AMOUR | » aver ANNABELLA et Roger PREVILLE 1871 sans cesse.Siège Social Soixante Années de Service à des assurés satisfaits dont le nombre augmente Pendant cette période la Compagnie, qui tient scrupuleusement ses engagements, a fait promptement tous ses paiements :: 2: Sun Life Assurance Company of Canada 1931 Montréal J TEE TTL ot ts Ee Ea A OT TET } i ee RE TEAC LE \u201cQUARTIER LATIN\u201d est imprimé par\u201d L\u2019ECLAIREUR, Inc.| EDITEURS IMPRIMEURS Hmm Nous imprimons a nos ateliers de la rue Saint-Denis trente hebdomadaires et périodiques Trois établissements : Montréal - Beauceville- Drummondville LT IL TI CE NE EEE EE OT TI un ARIANE Hill VOOR RENTE D il [1IREN HE Il Case 1 \"2 .mr b (Avec Ia gracieuse permission de l'auteur nous sommes heureux de reproduire fel un article paru dans le \u201cBulletin de l'Asrociation des Anciens Eleves du collège de Montréal).A l'automne de 1878, deux ans après que lu Sacrée Congrégation de la Propagande eût, à la demande de Monseigneur Bourget, autorisé l\u2019Université Laval à établir une succursale dans la ville et pour la-pro- vince ecclésiastique de Montréal, les premiers étudiants se présentaient rue Sherbrooke et rue Notre-Dame afin d'y suivre réciproquement les cours des nouvelles Facultés de théologie et de droit.Ils n'étaient pas nombreux ces \u201cancêtres\u201d des étudiants d'aujourd'hui : à peine cent qui acceptaient d'avance, en espérant mieux, de modestes locaux, lu pénurie des instruments de travail et le peu de ressources, répondant, à leur manière, au désintéressement des maîtres de la première heure.Nous avons vu précédemment qu'entre 1878 et 1931 le nombre des; Facultés, Ecoles fusionnées, Ecoles unnexées et affiliées, était passé de deux à vingt-six, sans compter les maisons d'enseignement secondaire pour jeunes gens ct jeunes filles \u2014 plus de cinquante \u2014- également affiliées & l\u2019Université de Montréal.L'accroissement de la population de notre ville, le développement de la vie sociale, intellectuelle et économique du Canada, entraînant des besoins nouveaux, explique que le champ d'action de la modeste université de 1876 \u2014 il faudrait écrire embryon d'université \u2014\u2014 se soit ainsi considérablement élargi.Et, à mesure qu\u2019il s\u2019établissait, suivant les nécessités du jour, une Faculté ou une Ecole nouvelle, la nombre des étudiants, en progression constante d'année en année, justifiait les initiatives et les charges accrues.A la fin de année scolaire 1930-31, l\u2019Université de Montréal dis pensait son enseignement varié à près de 3,000 étudiants des deux sexes auxquels, pour compter comme les universités de langue anglaise, il faudrait ajouter les milliers d'élèves de l\u2019enseignement classique, équivalent de la Faculty of Arts.Comment ne pas mentionner enfin, puisqu'ils participent aussi, dans une mesure plus restreinte cependant, à la vie universitaire, les milliers d'auditeurs des cours publics et des conférences donnés dans l'un des immeubles de l'Université, sous les auspices des diverses Facultés ou de ce très bienfaisant Institut scientifique franco-canadien que nous devons à l'initiative du professeur Louis Dalbis ?Une université, dont l\u2019objet est de servir les meilleurs intérêts d'un pays en contribuant à son progrès moral, intellectuel, social et matériel, existe d'abord pour les étudiants.Certains verront là l'affirmation d\u2019une vérité de La Palisse.Et pourtant, l'expérience démontre que les vérités les plus simples sont souvent les plus méconnues.Une université n\u2019est pas faite pour les professeurs d'abord, ceux-ci existant plutôt pour l\u2019université.Elle n'est pas faite non plus, et encore moins, pour un parti politique, pour un groupe d'individus, pour une seule classe de la société.Elle est faite pour tous ceux qu'attire l\u2019enseignement supérieur et qui 8'y sont prépmrés, et avant tout \u2014 nous ne craignons pas de nous répéter \u2014 pour les étudiants qui vont y chercher sinon toujours la science, du moins des éléments de travail, grâce œuxquels ils pourront vivre, exercer une profession, tout en servant leur pays.L'étudiant a fait l\u2019objet de maintes études historiques et sociologiques, sans parler des pièces de théâtre ou de romans qui en ont fait le centre de leur action, et de la poésie qui a chanté ses joies, ses douleurs, ses folies et 88 révs.Il n\u2019est pas l'âme de l\u2019université .Il en est le coeur.Au cours des siècles, la vie des étudiants s\u2019est modifiée au rythme des changements qui survenaient dans les habitudes des peuples.I fut un temps où \u2014 pour ne citer qu\u2019un détail de la vie matérielle \u2014 l'étudiant allait à ses cours dès quatre heures du matin.L'histoire des Etats renferme des pages nombreuses sur le rôle des étudiants dans la vie politique.Qu'il suffise de rappeler les luttes périodiques des étudiants de Paris au nom de leurs privilèges soi-disant violés.Bien rares, même de nos jours\u2014 les événements récents survenus dans la malheureuse Espagne en apportent une nouvelle preuve \u2014 les révolutions qui ne recrutent pas quelques- unes de leurs meilleures troupes dans les milieux d'étudiants.A Montréal, longtemps, les étudiants ont réservé pour la police leurs manifestations les plus tapageuses, exception faite des bagarres célèbres qui mirent aux prises, à l'époque des événements du Transvaal, étudiants de l\u2019ancien Laval et étudiants du McGill.Les'\u201cattaques\u201d en masse de la basoche, encore une fois, ont rarement eu d\u2019autres objectifs que l'homme de police du coin, le trolley des voitures de la compagnies des Tramways, les spectateurs des théâtres, certains soirs, ou encore le joli minoi d'une fille d'Eve.Par bonheur.ou par malheur, il ne s\u2019est pas encore présenté, comme en d'autres régions, une de ces luttes ardentes qu'il faut faire.pour défendre les causes sacrées : religion, patrie, langue, nationalité où simplement cetie \u201cliberté chérie\u201d qui a fait.couler tant de sang et tant d'encre.\u2026Oertains peuvent souhaiter que notre jeunesse universitaire of fe plus de réaction, ait plus de- ressort, Plus de solidarité, comme on en voit chez- les étudiants d\u2019autres -pays.Ils peuvent déplorer que, parfois, les énergies se gaspillent en des futilités, en des, gestes inutiles ou simplement -bétes .N'appelons pas les luttes qui nous attendent peut-être ct vers lesquelles se porteraient leg enthousiasmes et l\u2019exhubérance même tapageuse qui sont le propre de I'étudiant.Cherchons plupôt à capter çes énergies jeunes, vibrantes, a utiliser ces volontés souvent indécises, à canaliser les unes et les autres vers des objectifs moins belliqueux, mais combien élevés; et croyons que si jamais la lutte était portée aur des champs de bataille où le risque serait plus grand, notre jeunesse étudiante saurait bien répondre à l'appel de ses chefs.ÆEn attendant, l\u2019étude est et doit rester la promière préoccupation de celui qui va à l\u2019université, M existe des règlements d'entrée à l'Université de Montréal, réglements qui imposent à tout étudiant, ancien ou nouveau, les formalités de l\u2019immatriculation et de l'inscription.Chacune de ces formalités exige à son tour des conditions d'ordre matériel \u2014 Paiements des frais de cours ou autres, \u2014 d'ordre pédagogique \u2014 dipld- mes, certificats, brevets ou examens, \u2014 et enfin d'ordre moral.Outre ces conditions que réclame l\u2019Université de Montréal, il en est qui relèvent de chaque profession et qui, par conséquent, varient suivant la Faculté ou l'Ecole dans laquelle l'étudiant se prépare à exercer Pune des diverses professions de'là vie publique.(Suite à la page 11) Deuxième séance de la Société.des Débats - \u2019 Schopenhauer vieillit.\u2014 Amusant ou intéressant?\u2014 La femme économe.\u2014 Musique.\u2014 Monsieur Edouard Mont- petit.\u201cLe femme, a dit Schopenhauer, est un animal aux cheveux longs et aux idécs courtes.\u201d \u2014 Il me semble voir ce nébuleux personnage revenant en notre \u201cvallée de larmes\u201d; il pourrait constater combien son opinion, qui pouvait n\u2019être qu\u2019impertinente pour ses contemporaines, est démodée et-in- juste pour les nôtres ! Et, ce n'est tcertes pas la tenue du second débat universitaire, le onze courant, qui infirmera mon attaque contre cet avancé plus ou moins cocasse.On vit à ce débat, deux jeunes bachelières tenir brillamment tête à deux de nos confrères et gagner leur point contre eux.\u2014 Présentée par monsieur Tru- rel, I'actif président actif de la séance, Mademoiselle Côté s'avance sans aucune affectation.Elle parle posément, sans nervosité: elle est à son aise devant un auditoire sympathique.\u2014 Dès le début Mademoiselle Côté dit qu\u2019elle va nous parler des femmes: \u201cC\u2019est amusant\u201d, dit-elle \u2014 Evidemment l'orateur est modeste ; à sa place j'aurais dit \u2018\u201cc\u2019est intéressant\u201d, et je n\u2019aurais eu aucune crainte de me tromper.Elle nous affirme que \u201cl\u2019intérêt, la bonne entente et la justice exigent que le mari tienne sa femme au courant de ses affaires\u201d; elle développe ces trois points avec une ampleur tout-à-fait académique, mais je suis forcé d\u2019avouer, à ma grande honte, que ma conviction n\u2019est pas encore très solide au sujet de la vérité des premier et troisième points.\u201cLe mariage, dit Mademoi- celle Côté n\u2019est pas l\u2019échange de deux égoïsmes\u201d.\u2014\u201cCeci est très juste, me dit quelqu\u2019un, aussi ça confirme pour moi les attraits du célibat!!!\u201d \u201cUne femme, affirme-t-elle, aime dans la mesure ou elle admire\u201d.\u2014 Il faut dire que dans ce cas elle a très souvent l'admiration facile et indulgente.\u2014 Monsieur Hénault Champagne, l\u2019homme à expressive et spontanée, s'avance alors, ironique, sur de lui- même et débute en nous affirmant que la femme est \u201cI'appui spéculatif de l\u2019homme\u201d.\u2014 Commencé sous de tels auspices son discours était prometteur d\u2019aperçus d\u2019une philosophie toute dogmatique.Il sut l'assaisonner de justes notions d'économie politique.Ce qui domine chez ce jeune étudiant en droit c\u2019est ce que j'appellerais le paradoxe oratoire autant que physionimiste.Hénault dit presqu\u2019autant avec sa mimique qu\u2019avec sa phrase.C\u2019est le type du causeur intéressant.I) hache son discours de fines railleries de façon à reposer son auditoire de la fatigue des la mimique agedix{-.#01 maux =.\u2014 \u201d EE-QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18 DECEMBRE 1981-\u2014 EVE \u201cTOUJOURS VICTORIEUSE \u201c \u2014 Nüriéro dé:Nget réflexions que suggère\u201d le sé: ) tendent a merveille a faire fon.rieux du \u201csujet qu\u2019il traite.\u2026\u2026 Mademoiselle Lefebvre nous a dit quelque chose de très vrai lorsqu\u2019elle a affirmé \u201cqu\u2019une plus grande.probité résulterait de la connaissance par la tem- me des affaires de son mari\u201d et puis que de cette connaissance résulterait \u201cune éducation des enfants mieux adoptées aux conditions économiques actuelles\u201d.Ces paroles formaient respectivement la première et la troisième partie de son discours.L\u2019orateur a beaucoup lu.Ei- le s\u2019est documentée et présente d\u2019une façon très spirituelle et très élégante le résultat de recherches élaborées et judicieuses.\u2014 I] me fait grand plaisir de rappeler ici la spontanéité filiale et respectueuse des applaudissements soulevés lorsque l\u2019orateur mentionna le livre: \u201cPour une doctrine\u201d, que tous nous devrions avoir lu.Ces applaudissements sont un hommage à celui qui ne cesse de nous encourager ; et de se dévouer pour nous; j'ai nommé Monsieur Edouard Montpetit.Revenons à Mademoiselle Le- febvre.Elle est légerement nerveuse, oh! très peu, et elle lo sait; elle ne veut pas que ça paraisse.\u2026 et ça ne paraît pas! J\u2019ai trouvé tres originale cette affirmation que: \u201ca part ses hardes l\u2019homme achète peu de vêtements, et encore\u2026 il confond les couleurs!\u201d Peut- être l\u2019homme achète-t-il peu de vêtements, mais il en paie beaucoup! \u2014 \u2014 Je crains que Monsieur Filion n\u2019ait confondu l\u2019exception avec la règle; n\u2019a-t-il pas affirmé \u201cque la femme n\u2019est pas économe\u201d?Il est incontes- tableque certaines femmes s\u2019en- dre n\u2019importe quel capital, mais je ne crois pas qu\u2019on puisse reprocher à la femme en général, surtout à la mère de famille dont-il était davantage question à ce moment, je ne crois pas dis-je, qu\u2019on puisse lui reprocher d\u2019être à ce point dépensière.\u2014 Sans être grand sociologue, je crois pouvoir affirmer que sans nos mères les budgets ne seraient peut-être pas toujours aussi bien équilibrés, les économies ne seraient probablement pas aussi considérables.\u2014 Dans la réplique les demoiselles s\u2019affirmèrent supérieures à leurs adversaires ; vivacité, esprit, finesse, profondeur tout était asservi à leurs erguments et à leurs incisives ripostes.\u2014 Durant les intermèdes l\u2019auditoire fut égayé par le nrogramme de l'Association Musicale.Me plaçant en dehors du point de vue artistique dont je ne suis pas apte à juger, je signalerais, à titre de nouveauté, l\u2019harmonisation de notre cri universitaire.Monsieur Edouard Montpe- tit, président d\u2019honneur du dé- hat, termine la séance en rendant le verdict ou ndm du jury dont faisaient partie avec Jui, notre aumonier, Monsieur l'abbé Georges Deniger, et Monsieur Georges Landreau directeur du Conservatoire Lasalle.Dans son allocution, Monsieur Montpetit a fait deux mises au point, a propos de cila- tions et a donné la décision du jury en faveur de Milles Le- febvre et Côté.Il a terminé par un mot de félicitation et d\u2019encouragement pour les orateurs.Pierre Bertrand.AD ED Ho ) .A Il n est jamais trop tot Jeune homme ambitieux, préparez votre avenir en ouvrant de bonne heure un compte d\u2019épargne dans une grande institution de crédit comme la Banque Canadienne Nationale.| Plus tard, la Banque où vous aurez déposé vos économies, où vous serez connu, à vous faire toute avance d\u2019argent justifiée.Ouvrez aujourd\u2019hui un compte d\u2019épargne à la Banque Canadienne Nationale Capital versé et réserve, $14,000,000 Actif, $146,000,000 ' 1 i 592 bureaux au Canada b i} ÿ , Nos ressources sont à votre disposition \u2014 Notre personnel est à vos ordres \u2014 [ n\u2019hésitera pas Numéro de Noël * HISTORIQUE (Syite de la page 10) La vie de l'étudiant, on le pense bien, ne se limite pas à l'assistance aux cours.Les règlements de l'Université de Montréal! prévoient une organisation religieuse dont l'objet est d'entretenir, de développer ou de fortifier les croyances traditionnelles dans l\u2019âme des étudiants.Qui pourrait y trouver à redire, l\u2019Université de Montréal étant une université catholique ?A côté de l\u2019organisation religieuse, vient se placer l'organisation sociale.Dans sa forme actuelle, offrant un ensemble imposant d\u2019organismes divers et couvrant presque toute la vie sociale des étudiants, cette organisation est très récente.Le plus ancien dé ces organismes \u2014 la Conférence Bourget de la Société Saint-Vincent-de-Paul \u2014 n'a pas trente ans d'existence, ayant été fondé en 1904.Tous les autres, sauf le Comité des Etudes médicales, établi en 1913, et peut-être le Quartier Latin, si l\u2019on tient compte de son prédécesseur l\u2019Escholier, remontent à l'après-guerre.\u201c Fondée en 1921, l'Association générule des Etudiants de l\u2019Université de Montréal se ramifie, pour employer les termes mêmes de sa constitution, en un certain nombre d'associations particulières : sociétés constitutives, ie, les organismes qui sont d\u2019un intérêt général pour les état diunts, ct sociétés adhérentes, i.e.destinées à promouvoir des intérêts particuliers.Ces diverses sociétés, dans lesquelles se fragmente, suivant les goûts et les besoins, la vie sociale de l'étudiant, se rattachent toutes à l\u2019Association générale fondée il y à dix ans par trois jeunes gens dont il convient de ne pus oublier les noms : MM.Errol Boucher, M.Dubé et Henri Bourdon.Ceux qui fréquentaient alors l\u2019Université se rappellent les obstacles qu'avait à renverser une initiative nouvelle avant de s'implanter.L'étudiant d'aujourd'hui, n'ayant qu\u2019à entrer dans des cadres préparés d'avance, ne se rend peut-être pas compte de cela.Il fut un temps où les étudiants se montraient rebelles aux mouvements d'ensemble, à l\u2019esprit de corps, à la discipline des activités.La vieille tendance individualiste, que nous tenons des ancêtres et de la race dont les racines sont encore, en trop de milieux, bien fortes, se mettrait vivement en travers des grands projets d'association et de collaboration.Qu'il suffise d\u2019évoquer, par exemple, le mérite des fondateurs de l'Escholier d'avant-guerre, remplacé, vers 1929, après un intervalle de quelques années, nar le Quartier Latin si prospère aujourd\u2019hui.(Hurrah!!) Ceux-là et leurs successeurs assumèêrent seuls les responsabilités de la publication et de la vente d\u2019un hebdomadaire.H ny à pas encore si longtemps que le directeur, le rédacteur en chef ou l'administrateur du Quartier Latin vendait lui-même le journal dans les couloirs des différents immeubles universitaires et dans les salles de cours.Et si son geste provoquait lu sympathie de la majorité de ses confrères, que de critiques, que de; propos narquois, que d'hostilité aussi ne récoltait-il pas! Aujourd'hui, une Association générale englobe les diverses sociétés d'étudiants, surveille leur action, au besoin défend et provoque des initiatives nouvelles assume toutes sortes d'obligations, en collaboration étroite avec les autorités universitaires soucieuses de laisser aux étudiants le plus de liberté possible.De la sorte, les élèves de chaque Faculté ou Ecole continuent d'avoir leur vie propre, de veiller à leurs intérêts particulier, mais il existe une tête, un organisme central vers lequel tout converge.Il y a une puissante machine dont les différents rouages, Lien ajustés, bien souples, sont en fonction des besoins: Les étudidhts des diverses Facultés et par les objectifs les plus divers, suns jamais se voir et collaborer, mais dans une salutaire interdépendance.Et l\u2019Association possède son foyer, sa maison, dans l\u2019ancien immeuble de l'Ecole Vétérinaire, vue de Montigny, en attendant de se transporter sur la montugne et d'offrir à ses membres un vaste stadium.C'est la que les étudiants se réunissent, c\u2019est là qu'ils peuvent prendre leurs repas à des prix modiques, qu\u2019ils ont des salles de gymnastique et de musique, une bibliothéque cncore à l\u2019état d\u2019embryon, des cabinets de lecture et de travail.C'est aussi dans cette Maison des Etudiants \u2014 où habite leur armo- nier \u2014 que presque toutes les associations dépendantes ont leur siège social.Le Quartier Latin d\u2019abord hebdomadaire qui est l\u2019ergane et la propriété de l\u2019Association générale et dont l\u2019objet nous disent ses statuts, est \u201cde tenir au couvrant des événements de la vie universitaire les étudiants et le public; de fournir aux premiers un organe pour l'expression de leur pensée\u201d.Et il faut souhaiter que Le Quartier Latin, journal rédigé par des étudiants, pour der étudiants, aille sans cesse de progrès en progrès et reflète vraiment la pensée jeune, ardente; combattive et ironique au besoin, droite toujours, de la jeunesse universitaire.La culture physique et le sport sont des nouveautés, dans la vie des universités françaises tout au moins.Trop longtemps, on les & tenus à l'écart.Hs y ont maintenant droit de cité, chez nous comme ailleursi L'Association athlétique est an organisme nécessaire et précieux dont l\u2019action bienfaisante contribuera à donner aux étudiants ce corpus sanum dont parlaient les anciens, sans toutefois verser, espérons-le, dans les excès que déplorent aujourd'hui tous les éducateurs et sociologues américains.Nous pouvons rattacher à cette Association athlétique le contingent d'officiers de l\u2019Université dont l'objet est de \u201cdonner aux étudiants un entraînement militaire qui leur permette de se qualifier pour des grades dans le milice active\u201d, et de développer chez ces derniers \u201cl\u2019sprit de discipline et d\u2019initiative, et la confiance en soi\u201d, sans parler du d¥veloppe- ment corporel qui doit en résulter.Un tel groupement ne peut pas être sans doute, du goût des pacifistes qui rêvent de \u201ctuer\u201d lu guerre.N\u2019en ayons cure.Ce ne sont pas les parades de soldats dans les rues qui ont jamais provoqué une guerre, et les exercices de ce genre ne peuvent que contribuer à l'amélioration physique d\u2019un peuple.fff Plus jeune, la Société des Débats a déjà de brillants succès à son crédit.Elle a, \u2014 peut-on dire jusqu'à nouvel ordre \u2014 remplacé l\u2019ancien Parlement-Ecole qui eut, lui aussi, ses jours de gloire, mais avait dégénéré en parlotes inutiles.L'Association musicale se propose de \u201cformer un orchestre, une fanfare, une chorale et tout autre ensemble musical en vue de rehausser les manifstations universitaires\u201d.Elle est là pour démontrer, si besoin est, que les étudiants ne sont étrangers à aucune manifestation de l\u2019esprit humain.De même la prospère Société des Conférences de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales qui a fourni à nombre de jeunes intellectuels, depuis quatorze ans, l\u2019occasion de traiter des questions économiques, sociales et littéraires devant un public nombreux dont l\u2019encouragement et la bienveillance ne se sont pas encore démentis.La charité a aussi sa part dans les activités universitaires, et la Conférence Bourget de la Société Saint-Vincent-de-Paul, fondée en 1904, est une manifestation continue de solidarité, de fraternité chrétienne, Enfin, les étudiante, désireux de développer dans leur esprit le sens social et la connaissance des grands problèmes religieux ou patriotiques qui se posent pour le peuple canadien français, peuvent entrer dans les \u2018rangs du Cercle Colin de I'A.C.J.C.LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18 DECEMBRE 1931 Certaines Facultés ou Ecoles possèdent en outre des organismes dont l\u2019objet se limite aux études propres à celles-ci.Rangcons dans cette catégorie le comité des Etudes médicales, l'Ecole pratique de notariat, la Revue des Cliniques, le Cercle Agricole d'Oka, le Tribunal-Ecole de la Faculté de droit, le Cercle d'Etudes nationales.Voilà, n'est-il pas vrai ?un magnifique faisceau d'organismes appelés & se développer sur un champ d'action de plus en plus vaste.Voilà qui plaide en faveur de l'esprit d'initiative de notre jeunesse universitaire.Sachons bien que nos étudiants n\u2019en resteront pas là.A la suite de démarches et de pourparlers qui remontent, pour le moins, à 1923, lorsque deux étudiants des universités canadiennes, elle-même appelée à faire partie de la Fédération Internationale des Etudiants.D'autres démarches, conmencées il y a sept ou huit ans, finiront sans doute par entraîner l'adhésion des étudiants de l\u2019Université de Montréal à la Fédération Internationale des Etudiants catholiques, et s\u2019il existe, parmi ces derniers, des étudiants avec lesquels nous devrions avoir, depuis longtemps, des raports suivis, ce sont bien les étudiants de France et de la Belgique wallonne, doublement nos frères ceux-là, par la foi et la langue.Appelons enfin, de tous nos voeux, une collaboration de plus en plus étroite entre professeurs et étudiants, sous la forme, par exemple, de \u2018dîners périodiques, et cette vaste association des anciens élèves de l'Université qui pourrait apporter un si puissant concours à l\u2019Alma Mater, à celle que chantait le poète : ve Partout, pour l'avenir, épiant les couvées, Tu sauves à tout prix, dès leur premier éveil, Les voix de rossignols qu\u2019on aurait étouffées, Les prunelles d\u2019aiglons qu\u2019on fermait au soleil! Et alors, peut-être méme avant, si l\u2019écho généreux répond à notre souhait, nous serons en mesure d'établir à Montréal, comme la chose existe ailleurs, un groupement modeste qui s\u2019appellerait : \u201cLes aanis de l\u2019étudiant\u201d.JEAN BRUCHESI \u2014m\u2014mm\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019ORCHESTRE TITRES DE NOBLESSES \u201cBLEU ET OR\u201d | D\u2019aprés Langlais, personne ne devrait faire cette année, cemme cet homme de lettres, criblé de dettes, et qui dans un moment de sainte colère s'é- Il nous fait plaisir de remarquer que l'orchestre \u201cBleu et Or\u201d dont il a déjà été question dans le dernier numéro, exéeu- ta la partie musicale du criait devant une pile de fac- lunch-causerie de la Ligue de tres: \u201cQui vous a fait la Jeunesse Féminine, à l\u2019hôtel \u201ccomptes\u201d?On dit que les Windsor, mercredi le 16.Le directeur et le gérant offrent leurs meilleurs houhaits de bonne année à l'Association Musicale d\u2019abord dont le Président e vcocrdé tant d- pririlé- ges, dinsi qu\u2019à l\u2019aumônier des étudiants qui à su si gentiment nous faire retrouver le fil d'A- riane, et enfin à tous les instrumentistes de l'orchestre popu- comptes lui auraient répondu comme à ce roi: \u201cQui t\u2019'a fait débiteur ?\u201d laire.Nous souhaitons que 1982 apporte à leur persévérance une récompense autre que la \u201cpopularité\u201d et le bon renom.\u2018ils nous comprennent.Le Gérant.Page onze \u201cSON ALTESSE, L'AMOUR\u201d AU CINEMA DE PARIS Cette charmante production frangai- se passera en primeur à partir de samedi.\u2014 Annabella et Roger Tré- ville dans les principaux rôles.L'une des plus ravissantes productions de la saison, \u201cSon Altesse, l\u2019Amour!\u201d avec Annabella, Roger Tré- ville, Alerme, André Dubosc, Prince et Marie Laure, sera présentée en primeur, à partir de samedi prochain 19 décembre, au cinéma de Paris.\u201cSon Altesse, l\u2019Amour\u201d, est un ° film de Joe May, production Stan- dard-Film.Il est gai, spirituel et entraînant.L\u2019histoire: en est fort romanesque et d\u2019une note sentimentale qui plaira sûrement aux habitués du Cinéma de Paris.Annabella, la vedette du \u201cMillion\u201d interprète, cette fois, le rôle d\u2019une petite bar-maid qui fait vibrer tous les coeurs.Mais elle n\u2019aime qu\u2019un seul de ses adorateurs, le jeune Fred Leroy, industriel à qui l\u2019on a promis la place de directeur-général de l\u2019usine s\u2019il épouse une veuve ayant 20 millions.Fred préfère épouser la jolie bar-maid.Un conseil de famille se réunit pour le mettre en demeure de renoncer à cette folie.Après bien des hésitations, Fred accepte.Mais l\u2019amour est le plus fort et la petite bar-maid qui allait épouser, par dépit, un de ses riches adorateurs, est sauvée à temps par Fred qui s'est déguisé en chauffeur, le matin des noces.Cette charmante fantaisie est admirablement bien jouée.Elle comporte de nombreuses chansons et le plus gai des dialogues.Egalement à l\u2019affiche: Les nouvelles du Pathé- Journal, les desseins animés en musique cet autres courts sujets.N'oublions pas de favoriser le Cinéma de Paris ou les étudiants sont admis au tarif de faveur de deux places pour le prix d\u2019une seule.Le \u201cQuartier Latin\u201d, journal des Etudiants de l\u2019Université dé Montréal, a ses bureaux au numéro 539 Est, rue DeMontigny, Montréal.Il est imprimé aux ateliers de l'Eclai- reur Incorporée, 1723, rue St-Denis.es Bage douze \u2014\u2014 LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18-DECEMBRE 19831 tr :Numéro;de Noël HER ER RER EH BHR RH ESS RER RSS A ro ne M 6 \u2014 By B FEES SE Nada sie sis sit s ta 3331: Tro 18 McGill 6, Université de Montréal 2.Lundi soir prochain, rencontre avec Canadiens.Huit points dont six contre nous .une équipe plus forte et plus vite que la nôtre.une première période sans allure et sans ensemble .Une seconde excellente en combinaison et cohésion.une troisième triste et morose.Un soupir.Un sourire.Tel est en quelques mots le résumé de notre quatrième joute dans le cireuit senior.Nous avons connu la défaite il y : a quatre semaines; c\u2019est McGill qui nous l\u2019a présentée; contre Victoria, elle fut bien près de nous quitter; lors de la rencontre avec M.A.A.A.elle a insisté pour demeurer avec nous; lundi soir, ele a refusé de bouger.Elle est évidemment bien gentille; nous ne lui en voulons pas trap mais il viendra un jour où nous la ficherons à la porte.Et ce jour-là, souhaitons qu\u2019elle insistera autant à rester dehors! LA PARTIE Au début de la joute, il manquait quelques joueurs sur le banc réservé à notre équipe.McGill profite des premières minutes pour attaquer sans répit.Une combinaison n'attend pas l\u2019autre; un lancer, tou- , jours arrété par Martel, trouve a tout coups deux joueurs pour placer le retour dans le filet.Ces essais, sans cesse répétés, connaissent un succès immédiat.Dans les dix premières minutes, le score monte de deux à zéro.(sic) Petit à petit cependant, nos joueurs se resaisissent et la fin de la période nous les montre à l'attaque luttant désespérément contre un club inlassable.La seconde période a fourni notre plus belle exhibition a date.Tous se décident à passer la rondelle; chacun semble se souvenir qu\u2019à côté de lui, il y a un compagnon qui n\u2019attend qu'une occasion pour faire un point.Plusieurs furent réussies; chose étonrante, aussi peu habitués que sont nos joueurs à en recevoir.La défense se raffermit; elle n\u2019eut qu\u2019une faiblesse qui nous coûta un point.Cette excellente périsde a démontré à nos joueurs, nous l'espérons, l'absolue nécessité d\u2019un bon système de combinaison, surtout pour une équipe qui n\u2019a pour elle, ni pesanteur, ni vitesse excessive.Le dernier engagement fut tout a Pavantage du McGill.Nos joueurs sont fatigués et retombent dans ce vieux péché: le manque d'ensemble.HUMBLES REMARQUES Notre équipe, et surtout les qvel- ques étudiants qui la composent, méritent malgré tout, nos plus sincères félicitations et sont dignes des plus grands encouragements.Ils n\u2019abandonnent jamais la partie; ils essaient toujours de réussir et ils donnent le meilleur d'eux-mêmes.pour des prunes.Sachons nous souvenir que McGill n\u2019a pas construit un: club de champions en une année; il a fallu de la patience, du travail, un entrainement assidu et régulier.Is ont connu le succès après de nombreuses défaites; ils ont presque perdu Jeur franchise faute de l'enthousiasme de leurs confrères.Ne prenons pas les mêmes risques.Montrons à tous que nous savons acclamer notre équipe, même dans la défaite; continuons ce soutien moral appor- té-juequ\u2019aujourd'hui à nos joueurs.Sachons nous imposer dans le circuit Senior ct d'année prochaine ou même dans deux ans, nous aurons formé des représentants qui, sans aucun doute, balayeront tout sur leur passage.Max LEPORTIER.LA PARTIE, POINT PAR POINT SOMMAIRE McGill U.de M.Powers but Martel McGillivray def.Raymond Crutchfield déf.Bellehumeur Farquhanson centre Ethier Robertson aile Walker Farmer aile Jarry McGill subs.Gagné Ward \u2014 Pagé G.Crutchfield \u2014 Sullivan Griffiths \u2014 Langis Johnson \u2014 Duclos \u2014 Smith Arbitres: Bell et Sauvé.Première période 1 McGill\u2014McGill (G.Crutchfield) .6.00 McGill\u2014Farmer .\u2026 \u2026 4.20 Punition: Gagné.ta Deuxième période 3 U.de M.\u2014 Gagné (Ethier) 9.00 4 McGill\u2014G.Crutchfield \u2026 9.30 Punitions: McGill 2, Duclss.Troisième période 5 McGill\u2014Farquharson .7.26 6 McGill\u2014N.Crutchfield .10.19 McGill\u2014G.Crutchfield .1.15 8 U.de M.\u2014Bellehumeur (Pagé) .\u2026 0.24 Punitions: Duclos 2, McGill.GROUPE SENIOR G.P.N.P.C.Pts McGill .5 0 115 711 Canadien .\u20262 2 113 7 5 M.A.A.A.\u2026.\u2026.2 2 0 6 6 4 Victoria .\u2026.1 3 11017 3 U.de M.0 3 1 612 1 PROCHAINES PARTIES L\u2019inévitable s\u2019est produit, lundi soir.Notre équipe, nouvellement formée, devait fatalement succomber un jour ou l'autre, devant l\u2019expérience et la cohésion de joueurs qui en sont à leur troisième saison ensemble.Ceux qui sont au courant, pourraient donner plusieurs raisons de notre défaite.Mieux vaut les taire ici, pour sauvegarder l'honneur de l\u2019Université.Qu\u2019on nous permette simplement de dire que les joueurs, qui font vaillamment leur devoir, ne sont pas les plus coupables.Toutefois, il est heureux que cet échec ait eu lieu au début de la saison.HI permettra \u201cpeut-être\u201d à nos dirigeants de l'Association 'Athlétique de combler les lacunes (elles sont pourtant bien visibles depuis une couple de semaines) et qui sait si les deux autres tiers de la Cédule, ne verront pas 1'U.de M.trans- .formée, vainqueur.D'ici à la prochaine édition du \u201cQuartier Latin\u201d, l\u2019U.de M.jouera trois parties; deux contre Canadien Amateur, le 21 décembre et le 4 janvier, tandis que le 28 décembre, les Bleu et Or feront un beau cadeau du jour de l'an, à leurs loyaux supporteurs, en remportant la vie- ième défaite de ERR ER HS ER EE HE AS [PAGE SPORTIVE|® équipe ICI ET LA, AU FORUM Monsieur Powers du McGill, l\u2019homme à la bouche élastique, possède le plus bel avenir possible dans le domaine de la politique.Au début de l'assemblée il murmure, puis il parle; à la seconde période, il crie et à la fin de la partie, il hurle.x * \u201cLe jeune Martel\u201d \u2014 comme disait à côté de moi un conducteur de tramways \u2014 s\u2019est encore comporté en brave \u2014 Courage, Gérard, Hains- worth en a eu sept contre lui, samedi dernier.* * * Le point de Gagné fut une merveille dans tous les sens du mot \u2014 Il fut fait, après une triple combinaison, par un lancer parfait au- dessus du ling corps de Monsieur Powers, étendu sur la glace, la casquette sur le bout de la tête, le \u201chockey\u201d dans les jambes, les deux mains en l\u2019air Monsieur Powers criait quand même.* * * Ethier a été blessé au bras et malgré les deux pinces d'acier qu\u2019on appliqua sur la coupure, il revint courageusement à l\u2019attaque.I a joué sa meilleure partie; il a arrêté plus d\u2019une montée du McGill et ce qui est mieux, il a combiné.* #* Jarry et Walker ont aussi bien travaillé.Le premier a connu une bonne soirée et a montré qu'il peut .faire quelque ch:se quand on lui en donne la chance.* * * Ce fut une agréable soirée malgré notre revers.Dans une loge on remarquait messieurs Larose et Bertrand accompagnés de quatre jeunes filles.C\u2019est un genre.* x 0% Notre ami Dumas a démontré un bel entrain.Les \u2018\u201cboums\u201d furent plus fréquents et mieux exécutés que d'habitude \u2014 Bien, Bien, monsieur Paul.* * * \u201cMont les specta- Une fanfare au tambour Saint-Louis\u201d a régalé teurs pendant les repos.nada\u201d dans la note \u2014 ce qui est rare \u2014 a marqué le début des activités sportives de la soirée.Un \u201cGod Save the King\u201d a suivi \u2014 entre nous, c\u2019est une belle générosité étant donné l\u2019empressement du Forum à ne pas jouer notre hymne national lors des trois premières parties.* * * Consolons-ncus: 6 a 2 est beaucoup mieux que 8 à 0.Soyons philosophes et à lundi prochain! Monsieur MACHIN.L'Association athlétique de UU.de M, présente à Monseigneur le Recteur, aux autorités universitaires, à ses dévoués directeurs, aux professeurs, aux membres de 'A.G.E.UM., anx Associations sportives des universités soeurs, et à tous ceux qui, de près ou de loin, s\u2019intéressent à ses activités, ses nielleurs souhaits de Joyeux Noël et de Bonne Année.Le président, Viateur PARADIS toire contre M.A.A.A.On est prié de faire une réserve de \u201cbillets d\u2019étudiants\u201d avant de partir en vacance.Les étudiants se doivent d\u2019encourager \u2018\u2018jusqu\u2019au bout\u201d leur vaillante équipe.Gérald MORIN.Un \u201cO Ca- | \u2018\u2019En parcourant l'année\u201d Arrivé au terme d\u2019une année abondante d'événements, tantôt in- quétants,, tantôt consolants que nous n\u2019avons pas à discuter ici, il nous convient, à nous aussi, de faire halte pour un moment, afin de considérer nos activités dans le domaine qui nous est assigné, analyser brièvement nos activités sportives et former les voeux qu\u2019il convient pour le Nouvel An.Depuis notre entrée en septembre, nous avons vu à l\u2019université toute une série d\u2019événements sportifs se dérouler avec une telle rapidité que, un peu surpris nous nous trouvons maintenant à la fin de notre premier terme de l\u2019année universitaire.Mentionnons d\u2019abord le bel acte de l\u2019A.G.E.U.M.en abonnant nos carabins en bloc au National, nous procurant ainsi les ccurs de cultures physiques, une magnifique piscine, un gymnase de première valeur, des jeux de billard, pool, quilles, badmington, tennis, squash, balle au mur, jeux d'hiver, ete.L'Ass.l\u2019A.A., notre association discutée, qui en plus d\u2019avoir contribué toute leur force à nous obtenir un club senior a confié aux docteurs Jack Corrigan et Viger Pla- mondon la direction de certaines de leurs activités.Un fait qui a peut-être passé inaperçu pour quelques-uns mais qui peut promettre dans une large mesure a été la formation d\u2019une équipe de La Crosse a l\u2019Université.Leurs activités bien que restreintes, nous permettent d\u2019espérer sous ce rapport.Qui ne se rappelle pas du beau triomphe des nôtres à Kingston qui nous ont rapporté notre premier championnat intercollégial?Nous assurons de nouveau les héros de la reconnaissance unanime des étudiants.Nous avons également été témoins de la poursuite de la réorganisation de notre équipe de ballon- au-panier qui est sur le point de constituer une des meîlleures équipes de notre ville.La ligue de quilles interfaculté poursuit toujours ses activités avec le même succès et la lutte y est intéressante.Et puis ce qui fait l\u2019objet de tant de commentaires, notre clud senior.Devons-nous en parler encore?Les sacrifices qu\u2019il a imposés à certain, les malchanses rencontrées.Et voilà maintenant que l\u2019on parle de la formation d\u2019un club de ski.Plusieurs manifestent le désir d\u2019en voir la réalisation sous peu.Mais il n\u2019y a pas que la mise en marche d\u2019une organisation, il y a aussi son succès à considérer et si l\u2019on a voulu y participer, on n dû vouloir son succès.Pour Pattein- dre, il faut que tous les éléments qui y sont nécessaires soient em- playés.et il faut faire en sorte qu\u2019ils le soient.Voilà nos souhaits pour certains .pour d\u2019autres, nous formons les voeux de les voir continuer dans la voie où ils se sont engagés et de soutenir l\u2019honneur de nos universitaires.Puisse 1982 nous être -favorable! P.-D.Un grand gradué- Un publiciste expert L'A.A.A.U.M.mérite des félicitations pour le succès de ses démarches auprès du Dr Gérard Plamon- don.Mgr le Recteur a agréé avec plaisir la nomination de ce gradué au poste de gérant officiel de l\u2019équipe de ballon au panier de l\u2019U.de M.Le docteur Plamondon, durant sa vie d\u2019étudiant était un excellent joueur de ballon au panier.Ce jeu n\u2019a pas perdu d\u2019attrait pour lui.Il est heureux de consacrer ses précieux loisirs à promouvoir le développement de ce sport à son Alma Mater.Nous lui en sommes très reconnaissant.Il nous fait plaisir d'annoncer la nomination de Léo Girard, ce.d., comme publiciste attitré du ballon au panier à l\u2019Université.Ce carabin a fait sa marque comme reporter quotidien du matin.Maintenant ses études légales et psychologiques ne lui permettent plus de s\u2019adonner à cette occupation de façon régulière.Dame Fortune nous a certes favorisé, autrement nous n\u2019aurions pu le faire consentir à se charger de la publicité du ballon au panier.Son article de la semaine dernière a attiré plusieurs étudiants à notre partie de samedi dernier et il en a instruit plusieurs.Nous le remercions de ce beau travail.Louis-P.GIRARD EN POTINANT La page sportive.* kx a Du \u201cQuartier Latin\u201d.* = 0% Est-elle pire ou meilleure que l\u2019an pussé ?* kX Est-elle plus populaire que la \u201cPage Littéraire ?x * Quoiqu\u2019en disent certains \u201cvinai- rés\u201d, elle est plus lue que jamais.+ x Nous avons conscience d\u2019avoir fuit notre grand possible pour la rendre \u201cattrayante\u201d, durant ce premier terme.x x x Et nous espérons aller de \u201cbien en mieux\u201d durant la dernière partie de notre travail, après les Fêtes.+ # Un grand Merci à tous nos collaborateurs, Joyeux Noël et Bonne Année à tous nos lecteurs.et lectricces.GEMOR SUGGESTIONS POUR \u201cETRENNES\u201d AUX \u201cSPORTIFS\u201d A Martel, une défense.+ #* 0% A \u201cColosse\u201d une douzaine de rondelles.x % + Au publiciste de 'A.A., un crayon.* x * A Paul Dumas, un larynx amplificateur.x x A Hamilton Heaton, un \u201cYo-Yo\u201d.* x # A Raymond, Julien, une blonde.* x x A P.D., une sténographe.* x * A Robert Besner, un chapeaux x 0% A Max, une pinte d'\u201cAnti-Freeze\u201d (pour son Ford) \u201c * + A Jerry, Sullivan, une paire de patins de xP.:GEMOR J Numéro;de Noël \u201cForum, école du parti-pris J'allais écrire, école du fanatisme, ce titre n\u2019en serait que plus exact; mais la crainte de soulever la colère des chauds partisans du hockey a fait adoucir l\u2019expression de ma pensée.Douze mille personnes, de toutes les classes, de toutes les professions, de tous les métiers, ont quitté leur habituelles occupations, dans le but d'obtenir une certaine diatraction.Les mégaphones, avec tout le patriotisme et tous les sentiments qu\u2019une machine peut fournir tonnent l\u2019hymne de respect à la patrie.La joute commence.La foule trépigne.L\u2019arbitre arrête le jeu.Un joueur du club favori (appelons-le, Canadien) va purger une sentence.Ecoutons les opinions.\u201cLes arbitres sont vendus\u201d! \u201cC\u2019est le numéro 6 (Disons du Maroon) qui lui a donné un \u2018six pouces\u2019 ct c\u2019est l\u2019autre que l'arbitre punit\u201d.\u2014 Une grosse voix d'homme clamera : \u201cOuvre tes yeux M.aveugle\u201d! \u2014 La voix fluette d\u2019une femme 1 épéte- ra comme l\u2019écho : \u201cLe Canadien va perdre, c\u2019est effrayant comme les arbitres sont vendus\u201d.Le jeu reprend à vive allure.L'adversaire profite de sa supériorité numérique et compte un point.(Ce n\u2019est pas juste).Dans un coin isolé de la patinoire, le gros colosse 8 du Canadien administre un solide coup de bélier au joueur 7 du Maroon.L\u2019arbitre n\u2019a rien vu.Le délit de 8 reste impuni.La foule délire de joie et les cris : \u201cDonne-zi-ça\u201d, \u201cCasse-lui-là\u201d, dépassent le bruit des applaudissements.La rondelle depuis quelques minutes voyage d\u2019une extrémité à l\u2019autre.Comme des danseurs, les joueurs dessinent d\u2019élégants sillons sur la glace.Le jeu est beau.Il n\u2019est pas brutal.Mais les \u201cMaroons\u201d sont plus lents que leurs rivaux.La foule, surtout celle du Forum, n\u2019aime pas la lenteur.Quelques bonnes voix, bien françaises, s\u2019écrieront à l\u2019adresse des joueurs du club anglais : \u201cCome on, Maroon, play hockey, give us a nickel worth\u201d.Le jeu, à chaque instant se corse de plus en plus.Le numéro 5 du club Maroon a rudoyé I'as des as, porteur du numéro 7.La foule est indignée.L\u2019arbitre escorte 5 au pénitencier, au milieu des applaudissements de la foule.A son tour, le Canadien est supérieur en nombre.Deux fois la lumiére rouge s\u2019allume.(Cette fois, c\u2019est juste).Le club favori est sûr de la victoire.La foule est toute en allégresse.La joute se perpétue, pendant que la foule approuve ou conspue suivant que l\u2019arbitre punit ou oublie de le faire.Moins que deux minutes de jeu.Les cigarettes s\u2019allument.La multitude s\u2019agite.La course vers les sorties est commencée.Chacun joue du coude, et tâche de conserver une main libre dans le but d\u2019éteindre le feu que la cigarette d\u2019un voisin distrait ne manquera pas de mettre à son paletot.C\u2019est l\u2019instant précieux pour le collectionneur de commentaires chargés de parti-pris.Le club favori est victorieux, \u2014 sur ce sujet presque tous sont d\u2019accord, \u2014 mais une nouvelle querelle ne tarde pas à surgir.: Qui a été l'étoile Pour Mademoiselle, 7 aura été incomparable en vitesse.Pour monsieur, pas un seul joueur au monde ne pourra jamais atteindre la stratégie de 4.L\u2019un dira que sans 7, le Canadien était foutu.L'autre dira que cela n\u2019est vrai que pour 4.Croyez l'auteur de ces lignes, cette question d\u2019étoile cause de grandes perturbations chez ceux qui vivent - dans l\u2019atmosphère du Forum.Des coeurs tantôt si intimement unis pour la victoire du club, se boudent après chaque joute, parce qu\u2019ils ne peuvent s'entendre sur quelle tête déposer les lauriers.Ici aussi le par- ti-pris joue un grand rôle.Si vous voulez être têtu, et connaître cé que c\u2019est.que le parti-pris, allez à l\u2019Ecole du Forum.Vous ne -tarderez pas à en être un gradué si vous n'êtes pas intelligent.\u2026 Porteur du billet 39-2-18; 1 Continuons notre sa.encouragement La présente année universitaire de l\u2019Association athlétique a débuté de la façon la plus merveilleuse: pour la première fois, dans son histoire, l\u2019U.de M., a réussi à décrocher le championnat de tennis inter-collé- gial du Canada.\u2014 \u201cLe souvenir de votre exploit, messieurs les champions, est toujours vivace chez nous; pouvons-nous vous oublier?\u201d \u2014 Un tel honneur, n\u2019était-il pas de nature à la bienveillance des autorités universitaires, elle a obtenu de faire partie, comme par les années précédentes et cela en dépit des situations actuelles, des différentes ligues de sport où figurait l\u2019Université de Montréal.C\u2019est un fait accompli : l'Université fait partie de la ligue de hockey \u201cSenior Group\u201d; la gérance de son équipe a été confiée au docteur John A.Corrigan; nous ne pouvons nier que jusqu'ici, sous l\u2019habile direction du docteur, l\u2019U.de M.a fait très bonne figure, puisqu\u2019il ne faut pas oublier que notre équipe doit faire face à des équipes qui ont une année d'expérience de plus que la nôtre; mais, toutefois, cette dernière a-t-elle dit son dernier mot ?En nombre imposant, tous les lundis soirs, se sont rendus les étudiants de Montréal; plusieurs même ne daignent point venir en \u201ccélibataires\u201d; aussi, toute la partie durant, l\u2019encouragement ne manque pas à nos joueurs; mais, à la suite des quelques petits déboires que, peut- être, nous avons eu à essuyer il ne faudrait pas que notre enthousiasme se refroidisse à ce point de ne plus assister aux joutes.Au contraire, invitons nos amis, et nos amies les amis de nos amis et amies, les amis des amis de nos amis et aussi les amies des amies de nos amies; ainsi, nous continuerons à soutenir le moral de nos joueurs, et de plus, à un prix qui n\u2019est pas \u201cassommant\u201d, nous passerons une bonne soirée avec nos amis ou nos amies ou peut-être encore, avec les amies de nos amies.Dans quelques semaines, l\u2019équipe de basketball de l\u2019U.de M.commencera ses activités; déjà, elle a eu quelques pratiques et donné des parties d\u2019exhibition.Après avoir vue à l\u2019oeuvre, ceux qui connaissent ce sport, prédisent pour notre équipe une année fructueuse; tous les membres qui la composent, sont des étudiants et même, la plupart ont plusieurs années d\u2019expérience.Comme cela s\u2019est fait pour le hockey, la gérance de cette équipe a été offerte au docteur Gérard Plamondon; il n\u2019y a pas de doute que, sous sa direction et avec ses nombreuses intelligences, le docteur conduira notre équipe à la victoire maintes fois, et par le fait même, au championnat de la cité.Si le doute se glisse dans nos esprits, demandons l'avis de l\u2019assis- tant-mérant, monsieur Louis-P.Girard; celui-ci nous a assurés de nous convaincre.L'Association athlétique projette d'organiser, au début du printemps, un tournoi de lutte entre les deux universités de Montréal; ce projet, encore à l\u2019état embryonnaire, s\u2019accentue de jour en jour puisqu\u2019à l\u2019heure actuelle plusieurs étudiants ont manifesté le désir d\u2019y prendre part.Pourquoi vouloir rester en arrière, quand, il y a, à l\u2019Université, des gens capables de faire très bonne figure ?En toutes choses, n\u2019est-il pas dit que le succès dépend du travail et de l\u2019encouragement apportés ?Jusqu\u2019ici, nous pouvons avouer que l\u2019encouragement n\u2019a pas manqué chez les étudiants; le futur s'annonce glorieux pour nous; pourquoi, alors, ne pas avoir pour mot d\u2019ordre : \u201cNous côntinuerons notre encouragement\u201d.Le président de l\u2019Association athlétique, Viateur-PARADIS LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18 DECEMBRE 1931 TATION as were ores DESIRE LSLEES200000020 004 ESSSUSI SSSR TETE TESTS SES SE ES RIRES HE ET UN NOUVEAU MAGASIN Tout spécialement à la portee des étudiants de I Université de Montréal SANGUINET JT.DENIS 310 rue Ste-Catherine Est Le nouveau magasin Tip Top Tailors\u2019, situé à 310, rue Ste-Cathe- rine Est, se déclare tout spécialement le magasin attitré des étudiants de l\u2019université de Montréal.Comme dans toutes les succursales de Tip Top, d\u2019une côte à l\u2019autre, vous y découvrirez un étalage complet de la meilleure fabrication de lainages, provenant des maisons anglaises les plus en marque.Nous avons le souci de valeur et de qualité toujours grandissantes.Nous pouvons alors vous satisfaire pleinement, avec un prix unique pour tous les complets ou paletots que vous achetez.i \u201cNe remettez pas à demain.\u201d \u2014 Venez dès aujourd\u2019hui exami- Hi ner nos tissus \u2014 rendez-vous compte de la nouveauté des modèles créés spécialement pour ce magasin \u2014 et ne vous privez pas du plaisir facile mais exclusif que procurent nos vêtements faits sur mesure.Complet | Paletot Tuxedo Habit de Soirée Tous faits sur mesure PRIX UNIQUE esse as0ssoces.310 Rue Ste-Catherine Est 894 Rue Ste-Catherine Ouest 4009 Rue Welington - Verdun UF Trois magasins da | Montréal Er EE HE EEE ERS EER EE EE SEE EERE ERIE SE Hunt sesesssess: HER eesessssasss: 3 = = = = i 3 & i | gasssssanssssers: acestensscatsscensesesdes s3ssnstessansgsssasansassans | AE Fage quatorze RAA AA PA A A A A A Pa aa dre add ra marrer rrneaaracrrcenarneee >» 2 AS AD ALLS ALADLDSLD DS SDSS ANASANSNS SANDALS AA PVP PTT VV rT Ter TTT TT TV sv VV TT Ye ET IN TERRA PAX.Une nuit de Noél est un long moment de joie, une période d\u2019allégresse qu\u2019illuminent, à l\u2019église, les feux resplendissants de la nef et de l\u2019autel.C\u2019est bien aussi, dans l\u2019âme, au plus profond de l\u2019être, des heures de recueillement intime né de la satisfaction de célébrer, avec les grâces et les bienfaits qu\u2019Il apporte, l\u2019Enfant de Bethléem promis par les prophètes comme rédempteur du monde.Nuit de Noël! Nuit douce! Nuit paisible! Dans la paix qui l\u2019accompagne, abandonnons-nous aux pensées qui abondent.Arrêtons-nous et prions.Prière de jeunesse, prière d\u2019avenir.Oh! comme il importe beaucoup, peut-être, d\u2019implorer la divine clémence de Jésus, tout enveloppé encore dans ses langes.Il y a quinze ans, à peine, \u2014 souvenir pénible, \u2014 la guerre nous retenait dans ses supplices.Nous en étions.Nous allions en être davantage, quand nos conscrits si jeunes seraient expédiés aux champs de batailles.Nous en fûmes trop ardemment, lorsque nos chefs décidèrent d\u2019imposer à la nation une participation qu\u2019ils encourageaient, sous prétexte de défendre l\u2019humanité et le droit.Ce Noël de 1916, comme il fut triste! Que le coeur de la jeunesse d\u2019alors était inquiet! Car elle voyait venir le jour où, précédent dans notre histoire, la conscription embaucherait à son service des milliers d\u2019êtres dont l\u2019âge estimait peu un combat meurtrier, dans des tranchées ou sur des plaines, où rien, semblait-il, ne requérait notre intervention.Et pourtant, ils partirent bien, les embauchés de \u201917.Et ceux d\u2019ensuite, visages d\u2019adolescents, fronts sereins de la veille, dont l\u2019ambition, toute pacifique, très peu guerrière, se destinait à d\u2019autres exploits, à d\u2019autres actes, à d\u2019autres aspirations que celles des canons et de la mitraille.C\u2019est que le loyalisme de l\u2019autorité civile avait considéré bien haut le geste du colonial qui prête main-forte à l\u2019Empire.Ne qualifions pas, toutefois, en ce jour, les raisons et les motifs de nos ministres, durant ces époques fameuses.Con- tentons-nous.devant I\u2019établa, de supplier le Roi du Monde, Prince de la Paix, de nous sauvegarder contre la guerre prochaine.Oui, contra l\u2019imminente agression qui se prépare, dont les dessoins couvent, quelque part, dans les cerveaux de l\u2019Europe.Car, après la Mandchourie, et les difficultés Sino-Japonaises, quand, la session anglaise terminée, on se sera réuni en conférence du désarmement auquel nul! ne renonce, qui déclanchera le conflit?Ou bien Hitler, boulan- ger-chef, fasciste aux nouvelles armes, révant de reviser à ses vues le traité de Versailles; ou bien Mussolini, discipli- France, rénovatrice des fortifications souterraines qui percent jusqu\u2019au territoire voisin; ou quelque autre puissance?Et si, alors, sympathisant pour l'un, ou pour les autres, nos députés allaient, parti bieu, comme parti rouge, décider qu\u2019encore une fois nous en serons?Tout est possible, après un précédent._- Adieu ensuite, et pour longtemps, la sérénité de notre jeunesse.Autrefois, avant la tourmente, avant \u201917 et '19, l\u2019écolier, l\u2019étudiant, le jeune homme, sitôt sa formation acquise, se lançait avec entrain dans la vie.Il s\u2019acharnait a la recherche d l\u2019entreprise rêvée.Il bâtissait.I! réalisait le plus souvent la fin, le but, le grand projet échafaudé dans le colme qu\u2019il conservait à son esprit, qu\u2019aucun souci de combat ne troublait.Les générations d\u2019avant-guerre ne songeaient pas, elles n\u2019imaginaient pas avoir un jour à rencontrer la situation qu\u2019affrontent les militaires européens, dont la sécurité, a tous propos, se brise, au signal de mobilisation.Car nous n\u2019envisagions pas, nous autres, au continent américain, la perspective des armes.Eloignés du jeu des intérêts d\u2019Europe, aucune complication diplomatique ou politique ne nous exposait à tout laisser, pour entrer au régiment.C\u2019était il y a deux décades.Mais depuis?Et demain?Demain, peut-étre, aprés avoir peiné sur les bancs du collège, aux\u201dlaboratoires des universités, dans les cliniques ou les bureaux, au moment où, sérieusement préparés aux lüttes professionnelles, au service de nos concitoyens, quand, après les débuts de la carrière, nous fonderons un foyer, le nôtre, notre propre foyer, qui sait, vraiment, si, un beau matin, clairon et tembour ne viendront pas arrêter la quié: (Suite à la page 15) | LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18 DECEMBRE 1981 PAGE LITTÉRAIRE \u201cas AL AAD ALES AAN ADA NAAN NDS DAA SANA AO 0 AA AS 0B Bd dodo dls ls SOP OPP PHEPOOG HOOPS HOOPOOGPODE PPP PPPS PPP PPV PPP PPPS PVP PPP PY PPT Ty vr TTT TV COUV 0 CT CUT 1931.1932 Déja le rideau tombe sur la scéne de 1931! Quelques jours encore, et le Temps dessinera, d\u2019une main hâtive, l\u2019aurore d\u2019une nouvelle année dans le grand livre de l\u2019Eternité.Et cependant nos esprits gardent encore bien vivace le souvenir de décembre dernier.Que nous ont apporté ces mois si rapidement envolés?Joie ou tristesse?Pour un grand nombre, hélas, la crise économique actuelle a marqué cette année au coin du malheur.À d'autres plus favorisés .et nous, étudiants, nous avons le bonheur d\u2019en être, la Fortune a souri avec bienveillance.La plupart gardent de ces jours écoulés le regret d\u2019une joie mélée d\u2019amertume; oui, certes la joie de vivre et de bien vivre rayonne sur la figure des plus fortunés, et lorsque ceux-ci jettent les yeux sur les malheureux sans foyer, sans vêtement et sans pain, leurs regards, après avoir été mouillés bien souvent par la compassion, s\u2019illuminent à la vue de leur propre bonheur.Mais le souvenir des calamités qui se sont précipitées sur les uns et des revers de fortune qui ont affligé les autres ajout eune note d\u2019amertume qui tempère malheureusemnt cette joie.Les illusions de plusieurs sont tombées.Des espoirs ont été trompés et des rêves, amoureusement caressés sont passés à l\u2019état de chimère.Pourquoi cette déception presqu\u2019universelle?Punition ou Epreuve?! Dieu seul le sait.Si le Seigneur nous a frappés de son courroux, inclinons-nous devant sa Justice et reconnaissons nos torts.Si le Seigneur au contraire dans son infinie Sagesse veut justifier et éprouver le monde dans le creuset de la souffrance, AA ADEA DDDELDADA ALS ANS NSASASLLSLLASSELSHSOOOOOSOHOOLHOHOLLA] PPT TU UT VTT VEUVE TT OR » SAL SAAS AANLLNNDSS SL Oops nous devons lui rendre grâces.Ne craignons rien, la Providence veille sur tous et chacun.Saluons 1932! 1932 c\u2019est l\u2019espoir qui renaît dans les cours, c\u2019est un regain de vie parmi les malheureux, c\u2019est l\u2019assurance d\u2019une joie durable pour les plus favorisés, en un mot c\u2019est un message de bonheur apporté à tous par l\u2019Espérance! Que nous réserve 1932?Des sourires ou des larmes?Encore un secret de Dieu.Berçons-nous à nouveau de rêves et d\u2019espérances.\u201cOh! L\u2019espérance est douce chose, \u201cL'espérance, c\u2019est le flambeau \u201cQui fait voir le présent plus beau \u201cEt l\u2019avenir couleur de rose! Puisse un sourire de bonheur courir sur les lèvres de chacun de nous, tous les jours de cette nouvelle année.Puisse la Fortune ouvrir bien grands ses bras et y tenir enlacés le plus d\u2019heureux possible.Noël sonne le réveil des malheureux.Souhaitons leur la réalisation de leurs rêves et surtout aidons-les à les réaliser.Donnons généreusement, aujourd\u2019hui plus que jamais.Rappelons-nous que \u201cle bonheur ap- prtient à qui fait des heureux\u201d.Cette pensée nous stimulera dans nos charités.Bien des foyers cette année ne connaîtront pas la douceur d\u2019un Noël passé dans la joie, ne l\u2019oublions pas! Pensons à eux au milieu de nos plaisirs et remercions le Seigneur de nous épargner, d\u2019éloigner de nous les inquiétudes d\u2019un lendemein incertain, et de -faire régner autour de nous une atmosphère embaumée de bonheur.Supplions Le de faire de 1932 une année de santé, de prospérité et de bonheur.C\u2019est le souhait que je formule à tous, spécialement aux professeurs et étudiants de l\u2019Université de \u2018Montréal\u2019 \u2019 Raphaél BOUTIN Et il concur.Avoir un mauvais rhume n\u2019est rien, mais c\u2019est les dix ou douze personnes qui ont un bon remede a vous suggérer.* * * On devrait envoyer les femmes à la guerre: Elles n\u2019ont pas neur de la poudre.* * * chaine; Il est plus facile d\u2019aimer unc EN DROIT A l\u2019occasion du nouvel an \u2014 ¢t pour être original \u2014 il est tout à fait dans la note de formuler des souhaits: Aux confrères de troisième, * x x un barreau avec licence; A mes amis de deuxiéme, leur entourage, A ceux de première, du courage et de la persévérance; A notre faculté, la répara- reuse contribution a la souscription organisée par l\u2019Assistance Maternelle.Les étu- ciants en droit ont donné #24.09: c\u2019est un geste dont nous pouvons être fiers.Avant de clore définitivement cette page pour l\u2019année 1931, je tiens a faire une mise au point.Quelques étudiants m\u2019ont reproché certaines personnalités que j'ai glissées dans cette colonne attribuée au l\u2019année pro- Droit.Temme que de la comprendre.* * * Les pauvres mites sont bien à plaindre: en été, il leur faut vivre dans un pardessus d\u2019hiver et, en hiver, dans un cosiu- me de bain.* * * Il y a aujourd\u2019hui trois choses Lien difficiles à trouver: un moyen pour mettre fin à la crise, un jeu d'ensemble pour notre équipe de gouret et une femme chauve.* * * Si tous les pays, d\u2019après Ber- gu, abandonnent l\u2019étalon-or, à y a une page d'écconomie politique qui va disparaître.* * * On dit que le fou épouse la Jeune fille qu\u2019il aime et que le sage aime la jeune fille qu'il épouse.* * * Une nouvelle société vient de sc former pour la protection des tapis battus et des crêmes fouettées.TIT-PIC, Jr tion du microphone; A notre professeur de droit civil, de toujours se souvenir \u2014 surtout le 23 décembre \u2014 que nous sommes ses enfants respectueux et qu\u2019il peut nous traiter sans crainte, en bon père de famille; Et j'oubliais: à mon ami Guay, une licence.poétique.* * * Nos félicitations et remerciements à tous pour leur géné- Je ne crois pas avoir poussé la chose trop loin et si, par hasard, il se trouve encore quelques froissés je leur souhaite d\u2019ouvrir leur petit coeur que Je soir du 31 décembre; Le nouvel ange de 1932 leur inspirera sans doute plus de bonne grace devant quelques taquineries inoffensives.Au revoir et merci.Ship ahoy! Max LEPORTIER OED ED EI GED GID ED oS AVEC LES COMPLIMENTS de l'honorable Athanase David Secrétaire de la Province. Numéro de Noël LE QUARTIER LATIN, VENDREDI, 18:DECEMBRE:1981.Les étrennes (Suite de la page 9).né le ton.Après avoir-recher- ché si dans les devoirs qui leur incombaient à l\u2019égard de leur filleul, à était écrit quelque part qu'ils devaient leur faire des étrennes, ils s\u2019aperçurent, mais \u201cun peu tard\u201d, comme le corbeau qui regrettait son fromage, que rien, pas même la coutume, les obligeait à ce fai- 4 _ SOUS LE GUI re, et alors.\u2014pauvres filleuz | \u2014on décréta dans le domaine | des compères et des commères | de supprimer les \u201cLes temps étaient durs et il fallait penser à manger\u201d.Et toute la \u201cKkyrielle\u201d des \u201cétrenneurs\u201d emboîtèrent le pas.Ce fut une marche triomphale vers le royaume de l'économie\u2026 Les oncles oublièrent leurs neveux, seuls les parents restèrent fidèles, c\u2019eut été pour le moins inconvenant que d\u2019oublier son \u201cprolongement\u201d.\u2026.\u2026Ce fut, avec le triomphe de cette soi-disante économie, celui de la crise.Les marchands perdirent toute cette clientèle, vartout on disait: \u201cpar le temps qui court\u201d.et dans leur coeur les jeunes répondaient: \u201cSi on pouvait seulement avoir l'idée de le faire \u201cmarcher\u201d ce fameux Temps.\u201d Mais cette année, avec le \u201cblé\u201d qui se vend mieux, avec de l\u2019optimisme et un peu de bonne volonté, pour appuyer le mouvement récent de certains Américains, qui jetèrent sym- loliquement la crise à l\u2019eau, dans son cercueil.Tout le monde a résolu de faire des étrennes.La St-Vincent-de-Paul à ses pauvres, les jeunes filles aux étudiants\u2026., et les chômeurs à leur soupe.\u2014 Le mouvement cst si général qu'il nous a fallu y mettre un holà;\u2014les professeurs à l\u2019Université, voulaient faire des étrennes aux étudiants.Et les créanciers payer toutes leurs dettes.On eût dit cette année: \u201cPlus de comptes.seulement des histoires\u2019 .Etrennes ou mon, en tout cas, souhaitons que la crise eure avec cette année, et que 1931 marque dans l\u2019histoire le fait réjouissant d\u2019un relèvement moral et économique.Ce sera jaire à 1932 *l\u2019étrenne de sa barbe\u201d.Gabriel LANGLAIS # Collaboration \u2019 J'ai cru faire plaisir aux lec- tcurs assidus de la page litté- 10iré et du \u201cQuartier Latin\u201d en | cénéral en leur opportant comme friandise délectable ou mé- me substantielle victuaille de l'esprit, écrivains de chez nous qui oni bien voulu me fournir leur collaboration.Ils sont des mieux cutorisés, d\u2019ailleurs, pour vous dire un joyeux Noël et sans doute \u2018vous adresser les- sou- kaits d\u2019une année, dans son «u- rove, qui vous effacera, je l\u2019es- Père, comme chez moi le souve- niv de celle qui finit, par bonheur, et que d'aucuns vou- diraient plus loin encore dans le passé.| Horace GUAY.étrennes: | quelques articles des | Sees Sm \"C'est fini, je né, la reverrai plus.Oh! comme on s \u2018aimait, tous les deux, Proserpine et moi.Nous he nous quittions jamais, nous étions unis comme Oreste et Pylade, Damon et Pythias, Alexandre et Ephestion, Achille et Patrocle, Halitosis et Listerine.reux qu\u2019ensemble.Un amour comme le nôtre était rare, triste et beau.Il n\u2019y a rien que je n\u2019aurais pas fait pour elle.Un jour, elle me fit remarquer que j'avais mauvaise haleine (tout le monde ne peut pas sentir la menthe) ; que mes dents avaient besoin d\u2019être renouvelées.J\u2019ai couru chez Bernhard, un ami à moi, je me suis fait arracher mes mauvaises dents et poser un pont.Ca m\u2019a coûté $85.00.Est-ce de l\u2019amour cela, oui ou non?$85.00 pour un pont.Vous me direz que le pont de Montréal a coûté davantage.C\u2019est entendu, je suis de votre opinion, mais vous conviendrez comme moi que je n\u2019ai pas la bouche de la même dimension que le fleuve St-Laurent.Pour me récompenser, Proserpine avait promis de m\u2019embrasser à Noël.J\u2019attendis patiemment.Enfin Noël, le jour de gloire était arrivé.Je me présentai chez celle que j'aimais.Elle m\u2019entraîna au salon.Mon coeur battait fort dans ma poitrine, car jamais, au grand jamais, je n\u2019avais donné mon coeur à aucune autre jeune fille que Proserpine.Elle me fit placer au milieu du salon et attendit.Elle me souriait, je lui souriais, nous nous souriions.Que nous devions avoir l\u2019air idiot! Elle ne dit pas un mot, je ne parlai pas.Un long silence.Une mouche gelée au plafond tomba sur le tapis, je l\u2019entendis tomber et se fracasser le crâne sur le plancher.Mauvais présage.Elle était debout devant moi et me souriait.Je ne comprenais plus rien à ses manières.Elle était bizarre, étrange.\u201cVa-t-elle m\u2019inviter à m\u2019asseoir\u201d, me dis-je.Elle ne m\u2019invita pas.Je commençais à me sentir intimidé, inquiet.Et j'étais toujours debout au milieu du salon.Enfin elle me dit: \u201cEh bien, mon cher, savez-vous où vous êtes en ce moment?\u201d Oui, que je répondis: \u201cJe suis dans votre salon\u201d.réponse était simple et peu compromettante.Elle poursuivit: Oui, mais regardez au-dessus de vous.Que voyez-vous ?Je levai la tête \u2014 \u201cJe ne vois rien\u201d, dis-je.Je commençais à me demander si elle devenait folle.; Vous ne voyez rien?Eh bien, vous êtes sous l\u2019électrolier et qu\u2019y voyez-vous accroché ?Je levai une deuxième fois la tête et je finis par apercevoir.un petit paquet d\u2019herbage suspendu juste au-dessus de ma tête.Je ne suis pas la moitié d\u2019une bête.Je demeurai à la hauteur de ma réputation.Je compris \u2014 Elle me faisait manger de l\u2019herbe.C\u2019était clair.L'air navré, je la regardai dans le blanc des yeux.était à mes côtés et elle souriait, l\u2019ingrate ! Elle brisait ma vie et elle souriait.Elle brisait mon coeur et elle souriait toujours.Mon regard erra sur les murs, puis à pas lents, je me dirigeai hors du salon pour prendre mes ustensiles.Elle avait les yeux pleins d\u2019eau.Ca lui faisait un peu quelque chose.Mais j'avais compris: Elle m'avait donné un rival.Nous étions deux et c\u2019est moi qui mangeait de l'herbe.J\u2019étais de trop dans la maison.\"Sans dire un mot, je sortis.Mais elle voulait me retenir, il était trop tard, j'avais compris.Ce fut pour moi un bien triste Noël.Nous n\u2019étions heu- Cette Elle TIT - PIC ET IN TERRA PAX.(Suite de la page.14) tude de- nos jours?Nous deviendrons, peut-être, comme d\u2019autres jeunes de pays belliqueux, les déracinés qu\u2019entrai- nera un nouveau destin, lancés dans les mélées sanglantes du dieu Mars,.trouble-fête que nous n\u2019étions pas habitués, jadis, \u2018à rencontrer sur nos chemins solitaires.Parce que d\u2019avoir voulu choisir la formule de l\u2019humanité et du droit, au temps où véritablement l\u2019enjeu était différent, nous a apparentés, et d\u2019attaches profondes, aux participants séculai- \u201cres des luttes meurtrières.Oh! gardons-nous bien d\u2019avoir foi, comme aux années d\u2019antan, en notre bonne étoile.Elle ne lui plus du même éclat limpide, à l\u2019horizon.Par la force des circonstances, nous sommes passés de l\u2019adolescence coloniale à la maturité nationale, gardant toutefois des liens tenaces avec une métropole soucieuse encore de nous traîner à sa suite sans ses marches sur l\u2019ennemi.Et lorsqu\u2019il viendra, lui, de gauche ou de droite, on nous fera répéter le geste secourable, qui nous coûta, plus nos hommes et nos deniers, la coutume de longtemps établie qui nous dispensait de servir.Servir! Comprise au sens guerrier, elle est terrible cette.$reacaprencanranrancen & Sr ancanrescascapcamoas encamcancancensancan § IER Hu aE AT te pensée.Méme quand l\u2019âme: est noble, et lé.coeur patrig- ¢ Surtout parce que ce sont les jeunes d\u2019abofd': squi servent, à la guerre: ceux que n\u2019a pas.encore blasés la vie inattendue, constamment nouvelle, des jours successifs; ceux qui croient au lendemain, à l\u2019idéal qui va s\u2019atteindre.l\u2019idée des autres; c\u2019est laisser derrière soi famille, foyer, jeune et confiante épouse, enfants; c\u2019est quitter travail, besogne, occupations qu\u2019on aime; c\u2019est tout abandonner, tot sacrifier, pour satisfaire des raisons de politique étrangère à soi.Mais ne peignons pas trop, en le réalisant, le tableau qui passe à l\u2019esprit.Conservons-lui le vague qu\u2019il garde encore aux pensées des plus jeunes qui ne le connurent pas, il y a quinze ans.ceux qui le vécurent.Permettons qu\u2019il ne soit qu\u2019une image passante, qui s\u2019évanouit.Mais prions donc, en cet heureux Noël, jour du renouveau.Adressons-nous a I\u2019En- fant-Dieu qui renait aux attentions des hommes.Qu\u2019il nous éloigne, pour jamais, des heures sombrés qu\u2019on nous fit vivre, auxquelles nous voulons renoncer ! Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! Paix de \"ame surtout.Paix à l\u2019esprit: que ne le hantent pas les perspectives, ni les possibilités que nous venons de tracer.Aristide BALLON.10% D\u2019'ESCOMPTE ACCORDE AUX ETUDIANTS Emile Thisdale Vêtements et Merceries 335 rue Ste-Catherine Est :: se: MONTREAL Vous serez toujours satisfaits des achats que vous ferez chez Ddunnisitné RUES STE-CATHERINE, ST-ANDRE, de MONTIGNY et ST-CHRISTOPHE Nettoyage français Tél.HArbour 6550 et réparations 10% aux étudiants Abonnement Valet Service 466 CRAIG EST $1.50 par mois Encourageons les jeunes! 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INQUIETE R.\u2014Quand vous irez au ciel, vous lui demanderez et s\u2019il n'esi pas là, je lui demanderai pour vous.ANNETTE .X, G.D\u2019AL- BEC, PETITE -MECHANTE, JE ne puis répondre à vos questions dans ce courrier.Peut- être qu'un autre courrier.* * * À toutes et à.tous, joyeux \u201cNoël-et bonne et heureuse an- be.RE CARABUS: LE:QUARTIER LATIN; 'VENDREDI, 18 DECEMBRE 1981 IS.E.Mgr R.Villeneuve, O:M:i.\u201cDocere quis sit Christus\u201d.Toute la population catholique du pays s\u2019est réjouie, ces jours derniers de l\u2019heureuse nomination de S.E.Mgr Rodrigue Villeneuve, o.m.i.au siège archiépiscopal de Québec.Depuis de longs mois nous attendions avec anxiété que le Saint-Siège désigne un remplaçant à S.E.le cardinal Rouleau o.p.de si regrettée mémoire.Notre attente n\u2019a pas été vaine car la promotion de l\u2019évêque de Gravelbourg vient combler tous nos vceux.A une époque où notre pays doit envisager les problèmes sociaux les plus graves, et prendre des décisions lourdes de conséquences pour l\u2019avenir, il est fort réconfortant de voir arriver à la tête de l\u2019Eglise canadienne un homme dont la vie toute entière répond de son érudion en matière sociale et théologique.Son Exccellence l\u2019archevêque élu de Québec a en effet, un passé qui le désignait aux hautes fonctions auxquelles il est appelé.Pendant vingt ans, il fut supérieur de scolasticat.Il y consacra tout ce temps à l\u2019étude des ceuvres sociales et à l\u2019approfondissement de la science philosophique et théologique afin d'en mieux pénétrer ses futurs confrères en religion.Il accorda ses loisirs à la prédication des retraites fermées, dont il fut l\u2019un des plus ardents propagateurs, et à la diffusion de sa science par l'entremise de différentes revues dont il fut un collaborateur assidu et recherché.Mgr Villeneuve connaît à fond le Canada tout entier.Il est fils de la province de Québec et en a suivi tous les problèmes depuis un quart de siècle; il a vécu la majeure partie de sa vie religieuse à une époque où la minorité française et catholique fut victime de troubles scolaires fort graves; enfin, ces deux dernières années, il fut au premier plan, en Saskatche- wah, de la lutte qu\u2019y mènent avec tant d\u2019ardeur et de courage, nos compatriotes catholiques.Quelques temps avant son élé- .{ vation à la plénitude du sacerdoce, Mgr Villeneuve avait jeté les | bases de l\u2019Académie canadienne de St-Thomas d\u2019Aquin qui -kréunit les meilleurs philosophes du pays, tant laïcs que religieux.Quoique récente l\u2019Académie de St-Thomas à déjà rendu de grands services et elle est appelée a jouer au \u2018pays un rôle de premier plan, ( Pour toutes ces raisons, nous sommes fortement heureux de la promotion de S.E.Mgr Villeneuve.Il apporte à l\u2019Eglise canadienne tout entière, l\u2019esprit de dévouement et d\u2019apostolat qui caractérise les oblats de Marie-Immaculée.Notre pays leur devait déjà plusieurs de ses plus belles pages d\u2019histoire écrites dans les territoires du Nord-Ouest, mais celles écrites ces jours- ci ne sont pas moins belles.Nous prions, S.E.Mgr Villeneuve d\u2019agréer, au nom des étudiants de l\u2019Université de Montréal, notre humble témoignage d'admiration et de profond respect.Ad multos et faustissimos annos! Paul LEBLANC Au sommet avec la TURRET Qualité et Douceur CIGARETTES TURLET Nüméro de: Noël Les Turrets atteignent, en tant que cigarettes, le sommet de la qualité .la bonne opinion que vous en avez s\u2019accentuera encore a chaque bouf- ée.BLOC-NOTES Il serait à recommander que les Etudiants qui se destincnt \u2018AUX Etudes Supérieures d\u2019Eu- vope, jettent les yeux sur'l\u2019Eco- ls des Chartres de Paris, cette grande chaire .d\u2019Histoire de France et du Canada qui a formé tant d\u2019écrivains remarquables.Tel qu\u2019annoncé M.le Dr Gendreau répétera sa conférence sur T.A.Edison à Québec, dans un avenir prochain.Avis aux amateurs de science profonde et vraie.Le prochain numéro \u2014 après les vacances \u2014 nous réserve la surprise de quelques critiques au point sur les trois dernières publications de l\u2019Action Canadienne-Françai- se.de coups de boutoir naturellement.La Pensée française se réjouit des efforts inlassables au Canada pour ramener le culte de la Langue, de la Littérature et de l\u2019Art bien nourri.Félicitons les fiers travailleurs que sont les Montpetit, les Chartier, les Groulx, les Blanchard, les Massé et autres.H.G.MM.Lapointe, Hogue et Leblanc prouvèrent ensuite la véracité des affirmations du conférencier par des exemples.Ils interprètèrent quelques scènes de \u201cBritannicus\u201d, tragédie historique de Racine.Bernard Hogue remplissait la rôle de Néron, tandis que L.Lapointe et G.Leblanc personnifiaient respectivement Burr- hus et Narcisse, conseillers de l'empereur.Ils furent certainement tous trois à la hauteur de leur position.Ils excellèrent tant par la pureté de leur tliction que par l'interprétation intelligente du rôle qui ieur avait été confié.Chacun se devrait d'écouter nlus assidument ces cours de vulgarisation littéraire que dirige M.Edouard Montpetit.Le seul nom de leur directeur milite en leur faveur et est un ga- f£e assuré que l\u2019on y trouvera en même temps que l\u2019agrément, une source d\u2019utiles le- cons.Ces programmes .ont pour, effet de remédier au mal que d\u2019aucuns prétendent avoir été par la radiophonie: celui de faire perdre aux gens le | goût et l\u2019habitude de la lecture.Ainsi, ne lisant plus les chefs-d\u2019oeuvres, nous \u2018les écouterons.5 Etudiants à la radio Les étudiants qui, jeudi dernier, se sont donné la peine d\u2018écouter le 34ième cours de vulgarisation littéraire sous les auspices de l\u2019Université de Montréal, en ont sans doute été récompensés, car, en outre d\u2019avoir le plaisir de passer une .demi-heure aussi instructive au\u2019intéressante, ils ont aussi eu celui d\u2019écouter quatre de leurs \u2018confréres qui firent les frais du programme.\u2026 Tous quatre, Dollard Danse- reau, Bernard Hogue, Ls.-A.Lapointe, étudiants en Droit, c£ Gaston Leblanc, des Hautes Etudes, s\u2019acquittèrent de leur tâche avec brio.D.Danserau fit une brève causerie sur Racine dont il fit l\u2019éloge.Tous furent à même Ge constater une fois de plus, car ce confrère n\u2019en est plus à ses premières armes, les qualités éminentes qu\u2019il possède comme conférencier.Parlant d'une voix posée, sans précipitation, on peut suivre avec facilité et intérêt les paroles qu\u2019il dit, paroles qui dénotent chez son auteur la réflexion et une \u2018étude aPprofondie-de:son-sujet.Réunit en elle toutes les CON ROX CIGARE \u2018 L.O.GROTHÉ LIMITÉE Fournisseurs des plus fins cabiics Ta ed DE_VIRGINIE Il s\u2019agit de critique.non "]
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