Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
jeudi 25 février 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Quartier latin, 1932-02-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" iis ABONNEMENT, $2.00 PRIX: 10 SOUS Paraît le jeudi de chaque semaine Montréal, le 25 février.1932 Volume XIV \u2014 No 18 sRAQLD \"INR! p iL = = Tirol A ge If i regelerlrrlerien ; nl (0008 - a | rleelerlr erbrelrèlrs v'eelret |; i) | He Qu § Directeur: PAUL LEBLANC Administrateur: MAURICE FERRON | Rédacteur en chef: PIERRE BERTRAND 42m CE QUE JE PENSE.L\u2019éditorial est mon lot cette semaine, et mes premiers mots sont des mots de félicitations aux organisateurs du dernier débat oratoire et à ceux de la fête sportive, des mots de félicitations aux professeurs, qui, nombreux, ont assisté à nos deux manifestations et, enfin, à tous les carabins qui ont fait de ces évènements un succès.ee \u2014 L\u2019 Auditorium du Plateau sera, sans doute, longtemps dans l\u2019attente d\u2019un spectacle qui puisse égaler celui de vendredi dernier.On se rappellera longtemps cette soirée ou, pour mieux dire, cette cérémonie qui fut si grande et qui, comme le disait Mgr Gauthier, ajoute une page d\u2019histoire à notre Université.Notre socitété des Débats est fière de ses succès, elle les mérite et il est légitime d\u2019en être orgueilleux.A voir ce dé- .ploiement de grandeurs, vendredi soir dernier, personne n\u2019aurait voulu croire que la Société des Débats avait eu des débuts si humbles.tant d\u2019actions d\u2019actualités, faisaient des discours à la Démosthè- ne, qui ont donné le jour à la Société et ce n\u2019est qu\u2019en 1926 que ces mêmes étudiants formèrent la Scciété des Débats comme nous l\u2019avons aujourd\u2019hui, constitutive de l\u2019A.G.E.U.M.Ses succès ne tiennent pas du hasard, ils reposent sur l\u2019activité de ses fondateurs et de ses dirigeants actuels.La Société des Débats contribue dans une large part à faire connaître notre Université chez nous et en dehors, donnons lui tout notre encouragement et elle saura nous faire valoir, en retour.* * - Notre équipe senior n\u2019a pas réalisé toutes les espérances que nous attendions d\u2019elle au début de la saison, c'est un fait; mais nous l\u2019avons certainement oublié samedi soir dernier, à I\u2019Aréna Mt-Royal.Jamais une fête sportive universitaire n\u2019a Été aussi réussie, c\u2019est Monseigneur le Recteur qui le dit, ce sont des Doyens de Faculté comme M.le Docteur Dubeau qui lè déclarent, ce sont des professeurs comme MML.les Docteurs Lanthier, Aubry et Plamondon, ce sont les témoignages de tous les étudiants qui le crient et c\u2019est bien là un critère de vérité, croyez-moi.Le Département d'Education physique de l\u2019Université de Montréal est très jeune, il ne vit que depuis deux ou trois mois et donne les plus belles perspectives d\u2019avenir.Ce département, de par les résultats qu\u2019il obtient, prouve sa nécessité chez nous et je dirai plus, l\u2019Université de Montréal, si elle veut tenir la comparaison avec les autres Universités, devra dans un avenir rapproché avoir en quelque sorte une Faculté d\u2019Education Phy- \u2018sique.* * * On parle souvent d\u2019esprit universitaire; cet esprit d\u2019orga- -nisation, de coopération ne doit pas seulement exister entre les \u2018étudiants de l\u2019Université, il doit s\u2019étendre plus loin, il doit avoir des ramifications plus étendues, cet esprit universitaire, on devrait aussi le trouver partout chez les Anciens.Pourquoi -ces derniers ne s\u2019uniraient-ils point à nous dans nos initiatives, dans nos organisations?Qu'ils portent intérêt à nos activités, qu\u2019ils encouragent nos efforts.Nos fêtes de vendredi et de sa- \u2018medi nous prouvent une chose, c\u2019est que nos succès sont en proportion directe de notre initiative et de notre coopération.Si à l\u2019Université l\u2019on se désintéresse de tout, si l\u2019on persiste à mener égoïstement une existence individuelle et méprisante, jamais l\u2019on ne connaîtra le rouage des associations et l\u2019on sait \u2018que de nos jours l\u2019effort individuel, s\u2019il n\u2019est associé à un corps agissant, s\u2019étiole et meurt.Dans notre siècle de \u201cStandardisation\u201d et de \u201cFrustification\u201d à outrance, la jeunesse et surtout la jeunesse étudiante doit, à coup sûr, s\u2019initier aux rouages des associations et l\u2019Université nous en donne l\u2019occasion.A nous d'en profiter, étudiants; et ce sera un gage de succès dans la vie, PRE-MOLAIRE.\u201cBIEN Ce sont en effet quelques étudiants qui, diseu- |! rife FAIRE ET LAISSER BRAIRE !\u201d Les articles qui sont publiés dans ce journal sont enregistrés conformément à la lei des droits d'auteur.nf aboapeapeabeoap Biller De l'urbanisme à bon marché.C'est bien Haussman qui, sous Napoléon III, s\u2019était fait une réputation dont un boulevard, à Paris, garde encore la mémoire.Ee cela parce qu'un jour il avait eu l\u2019idée d'embellir la Ville-Lumière, d\u2019après les quatre procédés suivants: 1) Dégager les grands édifices, les palais, les églises, en détruisant les \u201cbicoques\u201d qui pouvaient les entourer.2) Améliorer l\u2019état sanitaire par la destruction des ruelles infectées.3) Assurer la tranquillité du public par la création de grands boulevards sur lesquels \u201cla cavalerie pourrait circuler plus librement en cas d\u2019émeute\u201d.4) Dégager la circulation aux abords des gares et par la rendre plus facile l\u2019accès aux quartiers d'affaires et aux grands hôtels.L'histoire ne nous dit pas que le Troisième Napoléon lui ait décerné la croix de l\u2019'Embellissement, il est fort probable qu\u2019on la lui donna.Dans nos quotidiens de la Métropole, les journalistes qui après plusieurs années d'expériences et d'étude réussissent à traiter de l'urbanisme d'une façon intéressante et pratique, se font à ce qu\u2019il paraît des salaires monstres .Le Quartier Latin me devra et la croix et le salaire .car voici une proposition intéressante que je fais au maire, quel qu\u2019il soit ou quel qu\u2019il sera.C\u2019est un fait\u2014 vous ne pouvez le nier\u2014vous ne vous souvenez pas, sans en omettre un, du nom des gouverneurs du pays, depuis Champlain.Au cours, cette semaine, \u2014voyez mon humilité\u2014un professeur se demandait pourquoi au lieu de s'appeler Papineau, Amherst, St-Denis ou St-Lau- rent, les rues ne portaient pas, dans l'occurence, les noms à la suite de ces gouverneurs.À.cinq ans, un enfant précoce qui aurait quelque peu voyagé en tramway les aurait appris par coeur.Un conducteur pédagogue, ce serait pour le moins original.Et puis ça pourrait avoir un autre effet, le professeur n\u2019y \"est plus pour rien, je suppose qu'au lieu de s'appeler Sherbrooke, le grand boulevard aurait nom Verchéres \u2014 je suis convaincu que toutes les affi- (Suite.à la page 10) - eam .eee - Organe de l'Association générale des étudiants de l\u2019université de Montréal Direction, Rédaction et Administnation : 539, rue de Montigny est.- GbeabesDeabeaD Haec Olim Meminisse Juvabit!.\u201cAu printemps, il y aura dix ans que nous nous sommes promis de-nous réunir dans l\u2019enceinte du vieux collège\u201d.C\u2019est la remarque que me faisait un ancien copain, rencontré, l\u2019autre jour, au hasard d\u2019un voyage à l\u2019étranger.Etabli, seul de notre groupe de rhétoriciens de 1922, dans sa ville natale, il se souvient que jadis, suivant la belle tradition de notre collège, nous devons nous revoir tous, cette année.\u201cEt j'y serai\u2019, me disait-il, en me quittant, sur le quai de la gare.Il y sera, en effet, comme moi-même, tous ceux qui se sont promis d\u2019y être.Parce que notre collège comme tous ceux de notre province et d\u2019ailleurs, possède ses habitudes, vieilles comme les murs gris qui nous ont enfermés, durant la longue période de formation que nous y avons cherchée.Je méditais, en fumant un cigare, dans le compartiment réservé du wagon désert, pendant que sous mes pieds se prolongeait, perpétuel, le bruit des roues, rythmant aux jointures des rails les chocs rapides occasionnés par leur passage.Et je revivais, en songeant aux paroles de mon camarade d\u2019autrefois, les heures déjà lointaines d\u2019étude, de jeux et de paix que nous avions passées, rue Bleury, à l\u2019Alma Mater.et plus tard, celles-là, non moins ardentes, d\u2019un aspect différent peut-être, mais combien remplies, de l'Université, rue St-Denis cette fois, et rue Sherbrooke, dans le petit immeuble que nous appelions fièrement \u201cnotre maison des étudiants\u201d.Car elle servait à cette fin, cette demeure.Modeste, sans doute, sous ses apparences, elle gardait pourtant, à l\u2019intérieur, son cachet bien à elle.Pour les trois années qu\u2019elle nous servit \u2014 le Droit, en effet, ne permet pas de s\u2019y établir pour plus longtemps \u2014 combien de notre meilleur temps n\u2019a-t-elle pas vu s\u2019écouler ! combien d'heures toutes pleines d\u2019occupations sérieuses, les unes au \u201cQuartier Latin\u201d, les autres, \u201cen face\u201d, a 1\u2019Association athlétique, ou \u201cen bas\u201d, a la \u201cSociété des Débats\u201d, au cercle Colin, ete, ete.Et c\u2019est là que de solides amitiés se formèrent, au contact journalier de ses fervents, à l\u2019élaboration et à l\u2019accomplissement de bonnes besognes qui, souvent, ne nous laissaient aucun loisir d\u2019aller rencontrer, bien que ce fat mardi, la demoiselle à qui, selon notre brave aumônier d'alors, nous nous devions d\u2019accorder un intérêt.Je méditais.Et je constatai \u2014 peut-être aurais-je dû l\u2019avoir fait bien avant \u2014 que ces heures d\u2019il y à cinq ans, à l\u2019Université, n\u2019auront pas, dans cinq autres, de journée du souvenir, comme l\u2019auront, au printemps, celles d\u2019il y a dix années.Pourquoi cette différence?(sic) D'abord, tout le monde le sait, 1 semble exister un contraste quasi complet, entre nos collèges et l\u2019Institution de la rue Saint-Denis.Les premiers encouragent, organisent et tiennent à des conventions ; l\u2019autre n\u2019en a pas.Les uns possèdent chacun son association d'anciens élèves, la seconde aucune.Les collèges, chaque année, à la fête du recteur ou de monsieur le supérieur, d'habitude, réunissent tous ceux qui depuis parfois cinquante, soixante et même soixante-cinq ans, comme cela s\u2019est rencontré, sont passés par les vieux corridors et les antiques salles.On y rivalise d\u2019empressement même, pour apporter son témoignage que depuis 1870, on n\u2019a pas manqué, au moins une fois l\u2019an, de revivre \u201c\u2018ici\u201d les heures de jeunesse.Mais à l\u2019Université, sauf dans quelques Ecoles, on ne semble pas avoir l\u2019idée de ces réunions générales, conventions, associations d\u2019anciens, jour du souvenir.Cependant que l\u2019Association des Anciens d\u2019Europe, toute récente, se réunit très souvent, quand avons-nous entendu dire que les anciens de Médecine, de Droit, de Pharmacie, de Sciences, etc.ont eu leur.réunion?.Ja- (Suite à la page 7) : 3 ; .LE Réception à Lord Besshorough, les Débats pages 3 et D Gala sportif - \u2014- .= =, Pages 4 et: 6 Page deux Encore au Mes quelques lignes que vous avez eu l\u2019obligeance de laisser passer \u2018\u2018en deuxième lecture\u201d, vous ont peut-être paru un peu sèches ; je vais essayer de justifier ce que j'y ai avancé, ne serait-ce que pour vous donner quelque satisfaction.Comme vous l'avez ¢ >mpris, je n\u2019ai pas parlé seul£.nent de votre \u201cPhénomène\u201d.Plusieurs de vos billets m\u2019avaient déjà suggéré les mêmes idées acides.\u2018Un Phénomène\u201d me parut seulement l\u2019apothéose du genre que vous cultivez; il me fit l\u2019effet d\u2019une dose de pepsine pour la \u2018\u2018digestion\u2019\u201d\u2019 de mes deux paragraphes.Le Quartier Latin, Montréal, 25 février 1932 \u2014_\u2014_\u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014=\u2014\u2014_P billettiste.\u2026 cher\u201d l\u2019objet de son ébahissement jusqu'aux larmes de compassion pour nos premiers parents, tout parle de tendre jeunesse.Mais ce qui frappe le plus dans ce dernier billet, c\u2019est le ton ébahi que vous soutenez du commencement à la fin.Comment pouvez-vous être si surpris de trouver un incrédule?J'espère que ça va passer.A vous écouter parler de votre phénomène, on se demande si vous ne croyez pas encore à Santa Claus; c\u2019est beau, c\u2019est rafraichis- sant, mais de grâce, ayez vingt ans.Vous allez maintenant me Je vais prendre deux de - vos billets (le temps me man- | que pour les repasser tous), et en tirer quelque petites choses qui font voir le collégien chez le billettiste de notre journal.Vos oeuvres sont de jeunes plantes; je ne puis pas m\u2019arrêter à chaque détail; je vais cueillir, ça et là, quelques bourgeons et les ouvrir devant vous pour vous faire respirer un peu de votre candeur.Voyons d\u2019abord \u201cMa vieille plume\u2019.A part le titre qui laisse supposer que vous avez un certain age, puisque votre plume est si vieille, tout parle d\u2019un adolescent d\u2019ailleurs assez précoce.On trouve, par exemple, des inconséquences qu\u2019on ne saurait attribuer qu\u2019à un collégien qui en est à ses premiers essais d\u2019agencements à une composition.Vous dites au début que votre plume est si vieille que vous ne savez ni quand ni comment elle vous échut; or, un peu plus loin, vous célébrez son anniversaire; il est vrai qu\u2019on peut toujours fixer à son gré la date d\u2019une fête, quand cela n\u2019intéresse que soi- même.À certains endroits; il semble que tout en n\u2019étant qu\u2019en versification vous lisez Bos- suet; vous l\u2019aimez et vous vous efforcez d\u2019utiliser ses figures oratoires; un exemple: \u201cJe trouve même, ce doit être quand il fait sombre, je trouve même qu\u2019elle est grasse\u201d (vous parlez toujours de votre plume).Cette tournure est élégante en son lieu, mais l\u2019emploi par trop fréquent que vous en faites dénote bien l\u2019enthousiasme du débutant.Et la dernière phrase : \u2018\u201ccette chère vieille plume tout de même!\u201d Que de sens, que de soupirs! Le mot maman dans la bouche d\u2019un enfant ne contient pas plus d\u2019infini.A propos de \u201cUn Phénomène\u201d, je n\u2019ai pas à insister beaucoup; il parle tout seul.Evidemment, le \u201cQuartier Latin\u201d reçoit de la collaboration des collèges classiques.L\u2019auteur vient de voir sa Théodicée.Mais il est bien jeune pour être en philosophie.\u201c Depuis \u201cl\u2019envie de tou- en permettre de dire un mot de votre réponse.Je vais être bref.Je crois que le vrai phénomène dans toute c\u2019est vous-même, cher billet- tiste.Vous n\u2019en ménagez pas les preuves dans la moitié de colonne que vous m\u2019adressez.Dès le premier paragraphe, vous m\u2019assurez que vous jugez mon appréciation à sa juste valeur, tout en avouant que vous ne l\u2019avez pas comprise.Vous dites: \u201cVotre appréciation quelle qu\u2019elle soit, a été jugée, soyez-en sûr, à sa juste valeur\u201d.C'est fort, vous en conviendrez.Et vous faites de l'humilité ! Je vous prie de croire que le portrait de votre homme était exact et qu\u2019il ne faisait pas du tout penser à \u201cl'ours\u201d de je ne sais quelle histoire; c\u2019est votre ébahissement qui a frappé le lecteur.Un peu plus loin vous me surprenez /en employant un mot tout à fait hors de propos; chez vous, c\u2019est affreux.conseil de ne publier qu\u2019une fois par quinze jours que c\u2019est une \u201cidée géniale\u201d Une idée géniale, mon cher, ne jaillit généralement pas de plusieurs cerveaux en même temps.Or je sais nombre de lecteurs du \u2018\u2018Quartier Latin\u201d qui ont envie de vous donner le même conseil.Vous m\u2019offrez de devenir billettiste ; vous devriez savoir que nous en avons assez d\u2019un.Et votre dernier paragraphe! c\u2019est le plus épatant ; j'avais toujours cru (ce qu\u2019on peut être naïf parfois) que le secrétaire du \u2018\u2018Quartier Latin\u201d connaissait les initiales des rédacteurs.Lisez donc la liste des noms au coin supérieur gauche de la dernière page du \u201c\u2018Quartier\u2019; vous y ferez peut-être des trouvailles.Savez-vous que vous êtes au secrétariat?En somme, dans votre réponse, vous faites fi du \u201cformosa superne\u201d du viel Horace, pour ne cultiver que son \u201cdesinat in piscem\u201d.Je vous prie de croire que je n'ai aucune aigreur contre : M.Gabriel Langlais, ni même | contre le billettiste du Q.L.; si je vous attaque c\u2019est par les | brèches de votre oeuvre.GwT.l\u2019affaire, .Vous dites, au sujet de mon .LETTRE M.Gabriel Langlais, Rédacteur au Quartier Latin, Montréal.A mon correspondant, Je ne saurais vous exprimer tout le plaisir que m\u2019a causé la lecture de votre dernier billet que vous m\u2019aviez si aimablement dédié.En retour, vous serait-il agréable de connaitre mes impressions sur ce méme \u201cDilettante\u201d, sujet de tant de conversations et d\u2019écrits.Une louange exagérée serait aussi ridicule que la critique acerbe de Vi- gilantia.Ce n\u2019est pas une oeuvre parfaite, bien entendu.On n\u2019y retrouve pas la profonde psychologie de Bourget ou la phrase si française de Bordeaux, mais c\u2019est un premier essai qui ne manque pas d\u2019intérêt et de charme.N\u2019avez-vous pas été frappé de l'accent sincère et spontané qui se dégage des confidences du jeune Jérôme au dillettante Renaud Beaudry?C'est l\u2019élan d\u2019enthousiasme \u201cd\u2019un coeur qui croit encore a tant de choses\u201d: \u201cà l\u2019amour, à l\u2019amitié, à la droiture, à la reconnaissance et à l\u2019honneur\u201d\u2019.N\u2019avez-vous pas été impressionné, un peu plus loin dans la description de ses moments de découragement, son manque de confiance en lui- même, tous ses désenchantements qu\u2019il résume dans quelques mots: \u201cIl me manque toujours trois points.Le succès invariablement me glisse entre les doigts.\u201d Les bribes de conversation saisies çà et là au passage, dans les rues donnent un exemple de l'esprit d\u2019observation de l\u2019au- CE BONNE FETE A TIT-PIC \u201c0 temps suspends ton vol\u201d Sa surprise fut telle en arri- rant aw monde.qu'il en resta un an sans parler.Dès le jeune âge, il manifesta les plus grandes aptitudes pour la musique; à preuve, il jouait sur le linoleum.Elevé pauvrement, il apprit à lire sur les enseignes.A son mariage avec Mme Tit- Pic, la belle-mère S\u2019écria: \u201cVieux veau d\u2019or que j'aimais\u201d A y songer, le sens s\u2019éclaire: \u201cMieux vaut tard que jamais\u201d.De cette union bénie, il naquit un fils glorieux comme son père, le beau Tit-Pic Jr, d\u2019éternelle renommée.Faut dire qu\u2019il vit le jour entre le 2e paie- ment sur le radio et le 3e sur la machine à laver.: Depuis le cher Tit-Pic se vit | heureux entre son fils et sa | vieille femme, cependant que Tit-Pic jr., tricote des bas pour les vétérans de la guerre du Japon.Quant au héros en thèsant son humour, il prépare en silence, et entre trois sourires entendus, l'édition définitive de ses oeuvres posthumes.H.:G.teur et sont décrites avec beaucoup de verve et de naturel.C\u2019est dans les derniéres pages surtout que l\u2019on retrouve le poète chez le romancier.Il nous semble voir le jeune amoureux monter d\u2019un pas lent et solitaire vers la croix de la montagne.\u201cIl entendait.les oiseaux chanter, et le bruit d\u2019une source lui arrivait, de temps à autre.\u201d \u201cUne fois il regarda ses mains froides et vit qu\u2019elles ne tenaient plus que deux ou trois pensées : le reste lui avait glissé entre les doigts.Sa vie était là dans ce geste inconscient.\u201d\u2019.Je l\u2019ai dit plus haut, tout n\u2019est pas parfait.Par exemple cette scène où Andrée, l\u2019héroïne, laisse si naïvement leurrer par les beaux discours de Renaud Beaudry qu\u2019il finit par l\u2019entraîner dans un certain appartement sous prétexte de rencontrer l\u2019élite intellectuelle de Montréal.Il est difficile de concilier cette aventure avec l\u2019intelligence et le jugement que l\u2019auteur lui accorde.Malgré quelques expressions impropres et même triviales déjà mentionnées par la critique, ou encore quelque tournures de phrases peut-être risquées comme cette comparaison de la neige a des \u201cpaquets d\u2019ouate\u201d, ce roman ne mérite pas moins d\u2019être lu et plus encore d\u2019être apprécié.Quant à la critique de Vigi- fantia comme vous, je la trouve bien partiale.Son intention était si noble: défendre avec zèle et ardeur notre littérature canadienne! Je comprends un peu qu\u2019elle ne pouvait goûter cet ouvrage écrit par un jeune Cay egy \u2014 nion, ce que je pense du livre Dilettante de Claude Robillarg, ANDREE, AGH CINEMA DE PARI 884 S-Catherine O., v.-h-v., Entog Commençant samedi 27 février \u201cMA COUSINE GABY\u201d et \u201cSEUL\u201d Deux grands films françain Un restaurant où les étudinnts reçoivent une attention spécinle LUNCHS DINERS RAFRAICHISSEMENTS GERAGIMO FRERES 412, RUE SAINTE-CATHERINE EsT (Près Saint-Denis) 1748, SAINT-DENIS (Près Ontario) HAr.1878 Service\u2014Qualité ED.GERNAEY VOTRE FLEURISTE Fleurs pour toutes occasions télégraphiées partout 1405 St-Denis \u2014 Montréal COMPAGNIE D'ASSURANCES SUR LA VIE La Sauvegarde MONTREAL Narcisse DUCHARME, Président CHEZ METHOT ON TROUVE TOUT LIVRES NEUFS ET D'OCCASION STUDIO\u2014 moulages d'art, bibelots LIBRAIRIE WILFRID MÉTHOT LTÉE Coin Saint-Denis et Ontario \u2014Visites notre Câdres, Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin chez DEOM 1247, St-Denis - Montréal} et pour des jeunes.La différence d\u2019âge (pardonnez - moi | mon indiscrétion) fait souvent i la différence de mentalité et | de goût.Et voilà, malgré le peu de va- ; leur que peut avoir mon opi- Institution canadienne-française LABORATOIRE NADEAU LTEE PHARMACIE EN GROS 100, rue ST-PAUL Ouest Réunit toutes les Qualités CIGARETÇES DE VIRGINIE L.O.GROTHÉ LIMITÉE Fournisseurs des plus fins tabacs en elle Montréal, 25 février 1932 ® _\u2014 Regs | Page trois LE QUARTIER LATIN GRAND DEBAT DES E.E.D.\u201cLa Séparation de corps\u201d Au nom des Etudiants en Droit, j'ai le plaisir d\u2019annoncer aux lecteurs du \u2018\u2018Quartier Latin\u201d un grand débat pour mercredi, le 2 mars prochain à 8.30 heures à l\u2019Ecole du Plateau.Plusieurs se souviennent et encore plus ont entendu parler du Parlement Ecole qui était si goûté et si encouragé du public.Etant encore cette année dans l\u2019impossibilité de ressusciter ce Parlement école, nous avons voulu mettre un peu d\u2019activité parmi les Etudiants en Droit.De là, cette série de débats judiciaires qui ont suscité un si grand intérêt chez nous.D\u2019élimination en élimination, nous sommes arrivés à la finale qui \u2018aura lieu, encore une fois, mercredi prochain, le 2 mars à 8.30 hres à l\u2019Auditorium du Plateau.Tout en étant une question de droit, le sujet n\u2019en soulève pas moins un très grand intérêt pour tout le monde.Quelle jeune fille, en effet, n\u2019aimerait pas a étre renseignée si, dans quelques années son mari devenant insupportable, (ce qui, entre nous, arrive.rarement!) elle ne pourrait pas obtenir une séparation de corps?C\u2019est pourtant bien ce service, mesdemoiselles, que nous vous rendrons: en effet, quand vous aurez entendu discuter le sujet suivant: \u201cPeut-on obtenir la séparation de corps pour incompatibilité d\u2019humeur ?par MM.A.Leblanc et Y.Leduc pour l\u2019affirmative et MM.G.Tru- del et A.Montpetit pour la négative, il vous sera inutile d\u2019aller consulter un avocat.vous serez très bien renseignées.Le jury sera composé de tous les professeurs de droit qui ont bien voulu donner un prix imposant aux vainqueurs.Les billets sont en vente chez Ed.Archambault.Ha- tez-vous; ils s\u2019enlêvent très rapidement.Assuré que tous les amis et amies des Etudiants viendront encourager ce nouveau mouvement, je donne à tous rendez-vous pour le 2 mars.Benoit Poupart, Prés.NOUVEAU DIRECTEUR Il nous fait plaisir d\u2019annoncer qu\u2019à la suite de la démission de M.Gabriel Langlais comme directeur de la \u201cPage des Nouvelles\u201d, M.Ignace J.Deslauriers a été nommé pour le remplacer.CAUSERIE PAR ME.MONTPETIT A la Ligue du Progrès civique M.Edouard Montpetit, secrétaire général de l\u2019Université de Montréal, donnera une causerie intitulée \u201cDoit-on enseigner le civisme\u201d au déjeuner mensuel de la Ligue du Progrès Civique, qui aura lieu mercredi le 2 mars, à l\u2019hôtel Windsor, dans la \u201cOak room\u201d à 12.45 hrs.Les professeurs et étudiants qui désireraient y assister seront les bienvenus et pourront se procurer des billets en s\u2019adressant au docteur E.Du- beau, vice-président de la Ligue.\u2014 ($1.05).LE CAFETERIA DE LA PALESTRE On nous apprend que le cafeteria de la Palestre Nationale est maintenant à la disposition des membres.Un menu varié et savoureux fera les délices des plus exigeants.Sur présentation de leur carte d\u2019immatriculation les étudiants obtiendront le menu régulier de trente-cinq sous pour vingt- cinq sous.COURS DE CULTURE PHYSIQUE A LA RADIO Tous les matins de 7.45 à & hrs, le major Gagnon, profes- soeur de culture physique à la Palestre Nationale, donne par l'entremise du poste C.K.A.C.un cours pratique de culture thysique.On est prié de noter : nue le bureau de direction de la Palestre accorde à chaque se- wine une carte de membre actif, valable pour un an, à la pers~nne qui lui aura fait parvenir les meilleurs commentaires.LA BIBLIOTHEQUE DE L\u2019ECOLE DES HAUTES ETUDES C\u2019est la seule du genre au Canada, bibliothèque \u2018économique, qui constitue déjà une mine inépuisable de renseignements, mise à la portée des étudiants de l'Ecole, des hommes d\u2019affaires et du public en général.Rien n\u2019a été négligé pour en faire une bibliothèque aussi complète que possible.La nature de son enseignement oblige d\u2019ailleurs l\u2019Ecole à garder à la disposition de ses élèves une abondante documentation dont ils peuvent se servir pour compléter leurs notes de cours, se livrant ainsi à la recherche et à l\u2019étude personnelles, si nécessaires à leur culture et à leur formation professionnelle.(Suite .à la page 4) AU POLYTECHNIQUE Examen d'admission et reprise des cours Monsieur Augustin Frigon, Directeür de l\u2019Ecole du Polytechnique nous annonçait lui- même que les deux sessions d\u2019examens d\u2019admission à l\u2019E- cole auront lieu respectivement les 28 des mois de juin et de septembre.Tandis que la rentrée des cours est fixée au 4 octobre.L'Institut Scientifique Franco-Canadien fait don d\u2019une médaille L'Institut Scientifique Fran- co-Canadien a remis au Directeur de l\u2019Ecole du Polytechnique une médaille d\u2019or qui sera décernée à un élève de troisième année suivant des conditions encore à déterminer.La médaille que l\u2019on nous a montrée représente sur sa face principale l\u2019effigie de Denis Papin en face de sa fameuse bouilloire, et sur l\u2019autre face, les différentes applications des machines à vapeur: les locomotives, les transatlantiques etc.ACTIVITES DE LA SEMAINE Jeudi, le 25 fév.Emission offerte par l\u2019U.de M.de 5.30 à 6 hrs.Vendredi, le 26 fév.Société des Débats, réunion, 6.30 hrs.Samedi, le 27 fév.Association Générale, Assemblée, 2 hres.Orchestre Bleu et or, pratique, 2 hres.Lundi, le 29 fév.Latin, 6.30 hres.Mardi, le 30 fév.Association Athlétique, réunion.National, cours libre de culture physique, 8.30 hres.Emission offerte par l\u2019U.de M.5.30 à 6 hres.Mercredi, le 31 fév.Conférence Bourget St-Vincent-de- Paul, 6.45 hres.Association Musicale, pratique, 7 hres.C.O.T.C.7.30 hres.National, cours libre de culture physique, 8.30 hres.Quartier ELU VICE-PRESIDENT Nous apprenons avec plaisir l\u2019élévation récente de M.Paul Desruisseaux e:e.d., à la charge- de vice-président de la Commission de la Palestre Nationale.Nul n\u2019est besoin de dire combien ses amis se réjouissent de cette marque de confiance et avec quelle joie ils s\u2019unissent pour lui offrir leurs meilleures félicitations.née viable?\u201d LES DEBATS A MONTREAL ET A QUEBEC 19 février 1932: le canon gronde, l\u2019horizon est rouge, c\u2019est un soir de bataille et de carnage: il y a des vainqueurs et des vaincus,.mais a la fin du combat morts et vivants se félicitent le sourire aux levres; le tout se passe dans les plus pacifiques des villes, Québec et Montréal, devant l\u2019élite de la société, dans un décor vraiment grandiose; les plus grandes personnalités du pays réhaus- saient de leurs présences l\u2019éclat de ces joutes oratoires.La société inter-universitai- re des débats peut se glorifier d\u2019avoir vécu ce soir-là les plus glorieux moments de sa déjà glorieuse existence.\u201cLa Confédération est-elle Voilà la question à laquelle les représentants des universités d\u2019Ottawa, de Québec et de Montréal devaient répondre, les uns oui, les autres non.A Montréal MM.Hogue et Nadon, e.e.d., avaient comme adversaires MM.Taché et Lapointe de l\u2019Université d\u2019Ottawa: la tenue de ce débat fut irréprochable et l\u2019on a pu y voir que la race possédait encore des défenseurs, qui la feraient triompher dans les luttes à venir.M.Nadon, le premier, se fit entendre, d\u2019une voix sûre et calme il exposa à ses auditeurs, les principes fondamentaux de la Confédération canadienne; il les prouva sains et bien équilibrés; son argumentation toute théorique et des plus profondes eut peut-être le mérite de ne pas avoir été comprise de tous! M.Taché, grand, sec, un peu nerveux, s\u2019avança: après les coups puissants de l\u2019artillerie lourde que nous venions d\u2019entendre, son discours nous parut comme le \u201ctic-tac\u201d persistant et meurtrier d\u2019une mitrailleuse: son air de sincérité et sa combativité, firent entrer le doute en nos esprits: la question n\u2019était pas réglée.Montréal attaqua de nouveau: M.Hogue, impassible, le masque impénétrable, sortit mystérieusement de dessous les palmiers! Tout-a- coup son impassibilité disparut, son masque tomba (il ne le ramassa pas), et l\u2019homme bouillant, certain de ce qu\u2019il avance, nous exposa, dans le feu d\u2019une éloquence des plus académiques, les effets actuels et bienfaisants d\u2019une Confédération existant-depuls * * \u201cOui ma chère, ma cousine est bien chanceuse, pense donc! elle \u201csort\u201d avec un étudiant.* * * Au Festival MM.Ste-Marie, Favreau et Delorme, trois de nos professeurs ont assisté à la fête.Ils se souviennent encore de leur jeunesse estudiantine.Mellie?Oui p\u2019pa! = 8 M.et Mme Tit Pic avaient laissé Jr à la maison, ils avaient peur qu\u2019il attrape la coqueluche.Le quatuor Bou-Le-Man- Thé chantait avec accompagnement de \u201cKlaxon\u201d.Il a vérifié l\u2019équation algébrique \u2014 \u2014\u2014 cheraient peut-étre de réaliser, que vos discours, vos gestes, vos sollicitations convainquent ceux de votre entourage à le donner.Enfin, rangez-vous dans les fonctions de travailleurs de la Fédération des Oeuvres Sociales de Santé, laquelle a besoin d\u2019énergies morales et physiques comme les vôtres.Il est certain que par suite de votre travail, vous aurez mérité et de Dieu et de la Pa- , trie.Le Quartier Latin, Montréal, 25 février 1932 EES OO EE SEE TOO A TRAVERS NOS FACULTES Ln Rs ates M EE RE EE ER RE AE EEE EB SS DES SE SEUS ESSOR suivante: Chansons + 1295 cris + 35c de Peppermint = 4 extine- tions de voix.$ * ® Voulant sans doute nous faire \u201ctrembler\u201d un snob de 1ère B.lança \u201cle mot de Cam- bronne\u2019\u2019 \u2014 Tu vas faire pleurer ta maman, mon chou! * * * Les couleurs universitaires faisaient bien sur le manteau de fourrure de Mme Tit Pic.Ce manteau, à ce qu\u2019on me Page cing; 132228022832) 15 Booms + 25, dit, est venu par voie de sans | fil directement de la baie d\u2019Hudson.»\" + + On a pu voir que les H.E.C.possédent de fameux joueurs de balle molle \u2014 surtout sur patin \u2014 n\u2019est-ce pas ami O.?* * * Il fait plus plaisir de donner que de recevoir.Preuve: Tit Pic donne une coupe.G.Vu reçoit pour sa part une extinction de voix.G.VU.Diamantaires depuis 50 ans BIRKS 335 rue Ste-Catherine Est 10% D'ESCOMPTE ACCORDE AUX ETUDIANTS i Emile Thisdale Vêtements et Merceries MONTREAL Bo a Vous serez toujours satisfaits des achats que vous ferez chez Œupuis Frènes RUES STE-CATHERINE, ST-ANDRE, de MONTIGNY et ST-CHRISTOPHE af Nettoyage francais et réparations 10% aux étudiants FRS.466 CRAIG EST ROBITAILLE, ENRE Nous livrons P* + Tél.HArbour 6550 y toute la ville Abonnement Valet Service $1.50 par mois Encourageons les jeunes! 466 Ste-Catherine Est J \u2018Photographe attitré des étudiants\u201d L'Etudiant bien habillé achète chez G.GAGNON FRERES LTEE CHAPEAUX, BERETS, CANNES, RUBAN, etc, HABITS SUR MESURE.À 10% est accordé spécialement aux étudiants 1371a Mont-Royal Est RUE STE-CATHERIN Près St-Deni Tél.LAncaster 5478 NEC A Tlanile 8998 Une banque qui accueille les petits dépôts Derrière chaque succursale de la Banque de Montréal sont les pleines ressources de l'institution complète, qui représentent maintenant plus de 8750.000,000, BANQUE DE: MONTREAL Fondée en 1817 Mo loa wives, eT FETS Tam ain ITIL oR IAI BIRR AE Page six Succes remarqi Plus de 5.000 personnes.-Enthousias- | me délirant.-Ottawa blanchi.MONTREAL CHAMPION Devant 2,998 jeunes filles, 1,001 étudiants et 1,013 amateurs, l\u2019Université de Montréal a remporté, samedi soir dernier, le championnat de la ligue inter-universitaire, en blanchissant l\u2019Université d'Ottawa par 3 à 0.Cette belle victoire fut pour beaucoup dans le succès de la Fête Sportive annuelle.Dès la mise au jeu Montréal força le jeu et Desloges fit plusieurs arrêts proiigieux sur des lancers de Jarry et Ethier avant que Walker compta le premier point sur un terrible lancer de la ligne bleue, après douze minutes de jeu.Willie par cet exploit se vit attribuer la coupe Dandurand.Soit dit en passant que Walker n\u2019a jamais mieux mérité son surnom de \u201cMile A Minute\u201d que samedi soir.Tour à tour il réussit à épuiser les rapides patineurs que sont McDonald et Cowley.Avant le son de la clcche, Martel fut appelé à se dépenser pour sauvegarder son filet, surtout lorsque Elie dut se retirer après avoir arrêté un lancer avec son occiput.Désireux de conserver leur avantage, les hommes du Docteur Corrigan adoptèrent le plan Cecil Hart, à savoir que le meilleur jeu de défense est d\u2019attaquer.Tour à tour les deux lignes Ethier-Jarry-Waïker et Gagné-Morin-Lanthier, portait la rondelle en territoire ennemi et revenaient à toute vitesse prêter main-forte aux défenses.Le système réussit puisque sur la fin de la joute l\u2019étoile d\u2019Ottawa palit lorsque nos carabins enregistrèrent deux autres points.Trois minutes avant la fin Sullivan ne manqua pas sa chance lorsqu'il hérita de la rondelle à quinze pieds des buts de Desloges.Le dernier point fut le résultat d\u2019une magnifique combinaison de Gagné à Morin.Après avoir brisé une attaque dangereuse, Gagné monte au centre flanqué de Morin ; arrive à la ligne bleue, il fait une passe rapide à celui-ci, qui passe à toute vitesse entre les deux défenses et arrive seul devant Desloges, qu\u2019il déjoue facilement.La partie fut dénuée de toute brutalité et quoique l\u2019arbitre Léo Haffernan infligea quatorze punitions, ce fut dans la plus part des cas pour des peccadilles.Desloges, McDonald, des Smith et Cowley furent les plus brillants des visiteurs, tandis que Leroux et Elie soulevèrent des applaudissements répétés par leur jeu impeccable, sur la défense.RESULTAT DES COURSES Course inter-collégiale: ler Eddy Dewitt, Mont St.Louis, fit 6 tours en 1.16 et reçut la coupe de Roger Picard (Tit-Pic).Course inter-universitaire: ler Oscar Myette, Ottawa; 2ème Graham Patterson, McGill, 3ème Léon Pelletier, Montréal.Coupe présentée par le National.Temps: 3.19.Course ouverte, 2 milles : 1er Léopold Sylvestre ; 2ème Emile Santerre.Coupes présentées par le Docteur Jacques Lan- tier et M.Edouard Montpetit.Temps: 6.02.SOMMAIRE U.-DE MONTREAL U.D'OTTAWA Martel buts Desloges Elie défense Barnabé Leroux défense Smith Ethier centre Cadieux Walker aile Cowley Gagné aile Marion Subs: U.de M.: Jarry, Sullivan, Lanthier, Morin.Subs: U.d\u2019Ottawa: Berthiaume, McDonald, Devine, Kiefl, Première Période 1\u2014Université de Montréal, Walker 12.00 Punitions: Walker, Gagné, Ethier, Simth, McDonald.esse ese sv.ess ve.+.so.Deuxième période Bas de points.\u2018Punitions: D.Smith (2), Gagné, Ethier.Troisième période 2\u2014Université de Montréal, Sullivan .3\u2014Université de Montréal, Morin (Gagné) \u2026 e Püunitions: Leroux (2), Cadieux, Morin, Arbitre: Léo Heffernan.17.00 19:40 sees sees vec Cowley.;, POSITION DES-CEUBS (Finale) J.G.'P.N.Po.Co:Efs Monts à aise fone wine Gn do 4 8 0 10128 Aq Ottawa a.wre te 4 2 1 1 9 8/5 québec.ae cots on 4 0 4 0 6-16 0 Le Quartier Latin, Montréal, A8ifévrier 1932 CUIQUE SUUM.L'immense succès du Gala Sportif de samedi dernier permettra à l'As- ! sociation Athlétique de boucler son budget, cette année.Bonne nouvelle, si l\u2019on considère qu\u2019il faut retourner \u201cplusieurs\u201d années en arrière pour trouver un semblable succès financier.Une agréable tâche nous incombe; celle de remercier ceux qui en sont responsables.Un grand merci au Docteur Jacques Lanthier, pour ses précieux conseils et ses nombreuses démarches; au Docteur John Corrigan, organisateur en Chef, qui a travaillé sans relâche et qui a su mener son équipe à la victoire.Il a bien mérité des étudiants.A Réal Lanthier, organisateur, qui a déployé une rare activité; à Viateur Paradis, qui, comme secrétaire, a fait un travail de géant à la correspondance, pour les circulaires, de même que dans tous les domaines.A Gilbert Latour, expert financier, qui a dignement rempli la délicate tâche de trésorier; à Roger Larose, qui avec l'Association Générale a approuvé le projet, s\u2019est occupé de la réception avec tout le tact qu\u2019on lui connaît et qui en plus a aidé à l\u2019organisation des courses.A Guy Legault, le meilleur publiciste, à qui revient une grande part du succès, avec ses publicistes adjoints, Gérald Morin, I.Deslauriers, Paul Dumas, A.Mayrand et Gabriel Langlais.Au dire des connaisseurs, ce fut la meilleure publicité connue à l\u2019Université pour une organisation * sportive.Un cordial merci 3a Mesdemoiselles Jeanne Boyer, Line Leman, Gabrielle Leduc et Germaine Morin, de la ligue de la Jeunesse Féminine, qui ont bien voulu nous donner leur précieux concours: Merci, enfin, à tous ceux dont les noms nous échappent et dont nous avons pu apprécier la généreuse collaboration.Nous donnerons, la semaine prochaine les résultats du concours pour la vente des billets.Conrad GODIN, Organisateur.NOTE DE LA REDACTION.Pour avoir été mêlé personnellement à l\u2019organisation du Gala, nous sommes en mesure de dire, avec bien d\u2019autres, d\u2019ailleurs, que la grosse part de félicitations, revient à Conrad Godin lui-même.L'infatigable Conrad a fait preuve d'une énergie peu commune.et jusqu\u2019à la dernière minute lorsqu\u2019il remplaça lui- même, pour un certain numéro, des étudiants \u201cläches\u201d, c\u2019est le mot, qui lui avaient promis leur concours.Conrad Godin est un héros.Son nom doit rester gravé en lettres d'or dans les annales sportives de l\u2019Université.BALLON AU PANIER U.de M.vs Southwestern Y.M.C.A.Voici une autre partie de ligue que l'équipe de l\u2019Université compte gagner.Elle aura lieu samedi le 27 courant à 9 hres p.m.au gymnase du Southwestern, 1000 avenue Gor- \u2018don.Pour s\u2019y rendre on prend l\u2019au- .tobus sur la rue Atwater près du Forum.L'entrée est gratuite.REMERCIEMENTS | Un cordial merci à MM.Paul Larichelière, E.E.S., Paul Legendre, \u201cH-32\" et R.St- \u2018 Arnaud, \u201cPo-35\", qui m'ont donné un fier coup de main dans la direction et l\u2019entretien du tapage, samedi soir .dernier à l\u2019Aréna.LE BOUT EN TRAIN.- .ne chance, Fernand; Bonne chance, \u2018Jerry: NOS CHAMPIONS A la demande de plusieurs lec: teurs et lectrices, il nous fait plaisir de donner quelques détails sur les membres de l\u2019équipe inter-universi- taire, champions pour 1932, GERARD \u201cTINY\u201d MARTEL: 21 ans, 128 Ibs; Gardien de buts.N'a laissé compter que 3 points contre lui dans les parties de ligue.Joue aussi pour Northern Electric; Préfère la chaleur du jeu à la tiédeur des salons.Etudiant en Droit \u201c88\u201d.FERNAND \u201cCURLY\u201d LEROUX; 25 ans, 176 lbs; Moustaché; Le vétéran du club.Vient de terminer sa quatrième saison sur la défense.Infatigable, joue habituellement 60 minutes.Célèbre pour ses \u201cPiay- ers\u201d.Finissant en chirurgie-dentai- re.JEAN-PAUL \u201cR.M.C.\u201d ELIE: 20 ans, 170 lbs; La trouvaille de la saison, sur qui on fonde beaucoup d\u2019espérance pour les années à venir.Eut l\u2019insigne honneur de jouer sur \u2018le \u201cAll Star Senior\u201d contre le Winni- reg Olympique\u201d.Ex-cadet de Kingston et partant trés populaire chez le moins fort des deux sexes.Polytechnique \u201c35\u201d.JEAN COLOMBAN \u201cCOLOSSE\u201d ETHIER.22 ans, 150 lbs; l'homme aux belles jambes.Toujours parmi les premiers compteurs.A pris part 4 8 des 12 points de son club dans la ligue inter-universitaire.De là son autre surnom de \u201cONE POINT GAME\u201d.A le don de méduser les défenses et les gardiens de buts et souvent.les jeunes filles.Oui, c\u2019est lui, mesdemoiselles, \u2018qui possède un \u201craccoon\u201d, Chirurgie Dentaire \u201c35\u201d.WILLIE \u201cMILE A MINUTE\u201d WALKER: 21 ans, 145 lbs; Il ne porte pas son nom, du moins sur la glace.Î1 faisait plus que marcher, samedi soir, \u201cIl déferlait comme la bourrasque\u201d dirait Horace.Très sérieux, ne rit jamais, ne pleure jamais.Fera des extractions sans douleurs en \u201c33\u201d.GAETAN \u201cRABBITT\u201d JARRY : 22 ans, 140 lbs; Tire son surnom de son habitude à sauter par dessus les bâtons adversaires aussi habilement qu\u2019un lièvre.Sa chevelure frisée est aussi célèbre que la Toison d\u2019or.Etudiant en Médecine \u201c35\u201d.ROLAND \u201cDOC\u201d GAGNE: 24 ans, 142 lbs; Autre vétéran.Son expérience et sa combativité furent d\u2019un précieux auxiliaire aux jeunes de l\u2019équipe.Possède un lancer meurtrier.Depuis samedi, il est la coqueluche des \u201cgardes\u201d de l'hôpital St-Luc.Expression favorite: \u201cRé- veille-toé\u201d.Médecine \u201c33\u201d.GERALD \u201cJERRY\u201d SULLIVAN: 22 ans, 153 Ibs; Joue aussi bien sur la défense que sur l'avant.Aime les voyages, excepté ceux au pénitencier.Est finissant en droit.Avis aux désespérées, pardon, aux intéressées.Harbour 5879.REAL \u201cSKINNY\u201d LANTHIER : 22 ans, 130 lbs; Son élégance, sur la glace comme au dehors, lui a valu plus d\u2019une conquête.Après UNE bonne partie de hockey, aime à causer, le soir, au coin du feu.decine \u201c36\u201d.GERALD \u201cJERRY\u201d MORIN: 21 | ans, 135 lbs; L\u2019enfant blond, comme | Joue au centre |.\u201celle\u201d l'appelle.pour ne pas se faire écraser sur la bande.jourd\u2019hui Droit \u201c88\u201d.Comme on le voit, si l\u2019on excepte Elie qui a remplacé Jean Lanctôt, pour faire sa \u201cpage\u201d.sition de la ligue.D'autre part les \u201cBleu et Or\u201d perdront, l\u2019an prochain, deux joueurs qui ont beaucoup fait pour le sport durant leur stage universitaire, Leroux et Sullivan.Bon- Mé- uable du Gala _Sportif LE SKI \u201cSous la couche de neige qui recouvre la montagne, la nature alprestre, souvent agreste, est cachée avec un art plus souple, plus délicat: la neige est comme un riche tissu de velours chatoyant de mille reflete; elle pose un collier irrisé autour des vertes sa- \u2018pinières aux ombres bleues, Le ciel est infiniment pur à l\u2019aube et l\u2019on dirait, au soir, un vitrail féérique, lorsqu'il vibre sous les reflets pourpres du couchant\u201d.\u2014 (Henry Cuénot) LE SKI EN MONTAGNE \u201cDésormais, écrit Guido Rey, il n\u2019y aura plus de chômage (.) dans le culte rendu à la montagne, l\u2019un des plus admirables prodiges de la Création.\u201d J'ai lu dans ce fameux \u201cEchan- tement du ski\u201d, des choses si belles, si impresssionantes sur les beautés du \u201cski de glacier et d\u2019Alpinisme hivernal\u201d, que je n'ai pu résister au plaisir de vous en dire quelques mots.Notre montagne n\u2019a rien de commun avec le \u201cMassif du Mont- Blanc\u201d ou encore \u201cl\u2019Aiguille du Midi\u201d, le plus haut sommet de Cha- monix, cependant elle peut nous inspirer comme à Alfred Couttet devant la leur de glace \u201cce silence impressionnant dans lequel l\u2019homme se recueille mieux, où sa responsabilité s'élargit, son émotion devient plus profonde .°\u201d\u201d Nous tâcherons d\u2019extraire de cette étude de Couttet, ce qui nous apparaît le plus utile à l\u2019évolution du ski dans notre montagne.Conditions essentielles: Couttet écrit que le ski de glacier qui est un sport merveilleux exige que le skieur soit tout d\u2019abord débrouillard.Il recommande d\u2019être légèrement vêtu, car le \u201cpoids est l\u2019ennemi de l\u2019alpiniste en tout saison\u201d.Les mitaines sont par lui conseillées comme le meilleur moyen de se préserver les mains du froid, elles ont sur les gants cet avantage qu'\u2019elles permettent aux doigts de se retrouver et par contre de se réchauffer.Les chaussures devront être assez grandes pour que le pied y soit à l\u2019aise.La forme de ces chaussures dite \u201cbegsom,\u201d i.e.4 bout carré, est la meilleure.Enfin, c\u2019est une erreur de croire que les chaussures garnies de clous, nuisent à la direction du ski.Les chaussures \u201ccloutées\u201d favorisent même la descente en terrain difficile.\u2019 Pour étre bon skieur de montagne: il ne suffit pas de posséder à fond les techniques d\u2019une école,\u2014voire même celle du Quartier Latin, si c'en est une .\u2014 mais il faut être un skieur complet.Ce qui revient à dire qu\u2019il n\u2019y a pas de \u201cstyle de montagne.\u201d Voulez-vous un conseil?N'oubliez jamais qu\u2019en montagne, et surtout sur le Mont-Royal, il faut \u201csacri- , fier la vitesse à la sécurité\u201d, autrement dit être prudent.(Suite à la page 7) A QUI DE DROIT La Rédaction de la page \u2018 sportive ne peut laisser passer A ¥ - I e e beaucoup d'ouvrage au | sous silence, l\u2019article \u2018\u2018profa- : ne\u201d paru, la semaine dernière ! titulé \u201cA vous l'honneur\u201d.cette équipe est la même qui l\u2019an |' dernier, décrochait la deuxième po- } dans la \u201cPage Littéraire\u201d, in- Ce fut une agréable surprise.Veuille bien croire, Horace, à la réciprocité de nos sentiments à l'égard de la belle tenue de l\u2019intéressante \u201cPage Littéraire\u201d.et de son: di- : .recteur.GEMOR.- | Le Rédictour Sportif; SPORT LE SKL (Suite de la page 6) Pour l'exécution des virages, bien qu\u2019Emil Petersen nous ait déjà manifesté \u2014 comme plusieurs autres d\u2019ailleurs \u2014 que le Télémark est une manière de tourner ou de s\u2019arrêter, \u201cinstable et peu pratique\u201d, il faut admettre que les conditions du terrain sont parfois telles, que dans l'impossibilité d\u2019employer le Christiania, le Télémark est alors le seul arrêt possible, si le \u201cstem\u201d ou l'arrêt sauté, est devenu impraticable.La position la plus sûre, dans la descente est celle \u201c\u2018acroupie\u201d, selon le principe que l\u2019on croit spirituel.qui veut que moins on tombe de haut, moins on se fait mal .Couttet prétend, peut-être qu\u2019il ne s\u2019agit que des \u2018hauts sommets\u201d, que le mois idéal est le mois de février, qu\u2019il marque même le rêgne du \u201cski de glacier\u201d, \u2014 je vous entends erier: \u201cQue ne sommes-nous nés sur le Mont-Blanc?\u201d Force nous est de laisser disserter Couttet sur \u201cle véritable royaume du skieur de haute montagne: le massif du Mont-Blanc\u201d.pour ter- -miner par des considérations générales.Disons pour redescendre compléte- ment de la montagne, que \u201cla con- quéte de la montagne est le plus beau fleuron de la couronne de gloire du ski\u201d.Somme toute il faut avouer avec Petersen, que le vieux dicton \u201c\u201cl\u2019expérience personnelle est le meilleur professeur\u201d, convient on ne peut mieux, au sport du ski.Il faut du temps pour devenir un bon skieur, et une très longue pratique; il faut aussi développer ses muscles en vue du sport, qui, au point de vue physique, est le meilleur que nous ayons.Reste alors à prier le Frère André de \u201cfaire neiger\u201d, et si le ciel exauçait son désir, nous reviendrions peut-être une dernière fois dans le domaine du ski, avec un essai personnel, sur le \u201cski-joring\u201d et ses plaisirs.Gabrie] LANGLAIS MEDECINE \u201c36\u201d VS COLLEGE DE MONTREAL Mardi dernier, après une joule des plus contestzes, ies \u201cHAS BEEN\u201d et les futurs bacheliers du Collège de Montréal se partageaient deux victoires.Les collégiens remportaient une victoire physique par le score de 5 à 3, tandis que les médecins, conformément à la coutume établie, essuyaient une victoire morale.Chose curieuse pour un club \u2014 \u2014-\u2014\u2014 \u2014 vaineu, tous les ivacurs, sans ex- | ception, se sont distingués.Corbeil, le gardien des buts a su arrêter 37 coups (les lancers sur les poteaux ne sont pas comptés).\u201cBaby\u201d Du- mont y était tout entier: ce n\u2019est pas peu dire.Gauthier, droitier, a joué une très belle partie avec un gouret gaucher.Gouin, l'étoile du club, a brillé d\u2019un vif éclat, diraient nos grands journaux.Frenette a montré des aptitudes pour l'aviation: car c\u2019est en survolant les joueurs qu\u2019il a su enrégistrer deux points.Enfin Ethier, Paulhus, Dufresne et Carlisle se sont montrés habiles à faire tomber les envahisseurs dans les moments critiques.En un mot ce fut une joute aussi intéressante qu\u2019amusante: signalons, en passant, la présence du délégué de la promotion pour lé côté amusant.\u2018 Au: moment.d'aller .sous presse on me prie d\u2019annoncer que Carlisle a eu un \u201cassist\u201d.\u2014\u2014\u2014\u2014 Le \u201cQuartier Latin\u201d, journal des Etudiants de l\u2019Université de Montréal, a ses bureaux au numéro 539 Est, rue DeMontigny, Montréal.Il est imprimé aux ateliers de l\u2019Eclai- reuf#Incorporée, 1723, rue St-Denis.\u2014 Le Quartier Latin, Montréal, 25 février 1932 HAEC OLIM MEMINISSE JUVABIT- (Suite de la page 1) mais, à ma-connaissance.A moins que-je newm\u2019en -sois-pas aperçu.Et le journal nous informera que, par ailleurs, \u201cMc Gill Alumni had very impressive gathering\u201d, ou que \u201cVarsity Old Boys hold meeting\u201d, ou encore \u201cHarvard Alumni attends\u201d, \u201cYale Alumni to convens\u201d.Il semb%e, ma foi, que l\u2019Université de Montréal n\u2019ait pas laissé, dans l\u2019esprit de ses anciens, de souvenir attachant.Y serait-on passé comme on s\u2019arrête à un kiosque, juste le temps de se procurer un livre ou un journal, sans plus?Ou ne serait- on allé aux Facultés que pour y écouter un savant cours mal digéré, auquel on n\u2019est revenu ensuite que pour l'examen, sans s'arrêter une seule fois à l\u2019idée de fraternité qui présidait à toutes les rencontres entre élèves?Ou bien encore, les professeurs, trop souvent empressés de regagner leur bureau ou leur clinique, auraient-ils, par manque d\u2019attention a leurs disciples, laissé ces derniers inhabiles à concevoir que les études professionnelles sont un prolongement de la formation antérieure, dispensée par les collèges, pendant laquelle il faisait bon, vraiment, sentir que tous et chacun pouvaient, une fois les leçons terminées, revoir le maître et retirer de lui un supplément d\u2019enseignement, à cause d\u2019une leçon mal comprise, et en même temps l\u2019assurance si réconfortante qu\u2019on retrouvait en lui l\u2019ami le plus empressé, quand il en était besoin?C\u2019est à croire que l'Université n\u2019a été qu\u2019une antichambre où l\u2019on n\u2019est accouru que pour s'asseoir, en attendant son tour de débuter, une fois le diplôme en main, dans la carrière à laquelle elle ouvrait les portes.C\u2019est à le croire, bien qu\u2019on ait emporté de chez elle.comme beaucoup, \u2014 et j'en connais \u2014 des réminiscences nombreuses de moments bien employés, partagés entre les enseignements des maîtres et les occupations qu\u2019offraient les organisations d\u2019étudiants.Et si c\u2019était vrai qu\u2019il en soit ainsi?Quoi d\u2019étonnant, alors, qu\u2019on nous ait appris, \u2014 ce que nous prévoyions \u2014 que l\u2019Université traverse une crise?Financière, celle-là, elle l\u2019est peut-être parce que l\u2019on n\u2019a pas prévu.McGill et les universités américaines obtiennent, par ce qu\u2019ils nomment leur \u201calumni\u201d ou association d\u2019anciens élèves, ce qui leur manque, et parent à bien des embarras, à bien des déficits.Une université, qui a besoin de vivre, ne peut se suffire à elle-même, ne peut satisfaire elle-même à ses propres nécessités: il lui faut une part de secours directs, dont les meilleurs proviennent de souscriptions spontanées, apportées par le geste généreux d\u2019un ancien, de plusieurs anciens, d\u2019une \u201cclasse\u201d, au moment d\u2019un \u201cconventum\u201d, d\u2019une réunion, ou d\u2019un jour du souvenir, à la fête d\u2019un recteur ou d\u2019un doyen.Et de cette façon l\u2019Université se trouve subventionnée, au moins aidée, ne serait-ce que pour une part, avec le plus d\u2019indépendance possible.Chaque année, elle reçoit ainsi les dons des biens disposés.On dira bién qu\u2019une Association d\u2019anciens de l\u2019Université de Montréal ne compterait pas beaucoup de millionnaires.Soit.Mais qu\u2019importe?Ce ne sont pas uniquement les grands fortunés qui apportent leur obole aux institutions américaines.On soumettra encore: \u201cMais fonder une association d\u2019anciens de l\u2019U.de M,, ce n\u2019est pas facile en cette période de dépression.Sans tenir compte de l\u2019idée de solidarité qui doit présider à sa fondation, tout le monde croira qu\u2019elle n\u2019a pour but que de réunir des souscriptions\u201d.D\u2019abord, l'argument du trompe- l\u2019oeil pécunier n\u2019est pas si solide qu\u2019il en a l\u2019air.Il faut un peu fiatter les amours-propres.Tel qui se récusera d\u2019abord, voudra ensuite en être, par fierté, pour démontrer qu\u2019il ne tire pas d\u2019arrière, qu\u2019il peut accomplir autant que le voisin.Latins, nous possédons tous nos susceptibilités.Et le proverbe est toujours la: \u201cAide-toi et le ciel t\u2019aidera\u201d.Nous ne manquons pas absolument de l\u2019idée de solidarité, quand nous le voulons.Et quand alors, notre association d\u2019anciens élèves ?\u2018 L\u2019auteur de ces traits de plume n\u2019a pas la prétention d\u2019avoir innové.Il reprend seulement un sujet probablement fort encien.Comme à l\u2019époque de sa vie \u201cestudiante\u201d, il soumet tout bonnement sa pensée à la critique.Il risque même de briser des vitres.Mais comme autrefois, le verre brisé se remplace, après avoir laissé pénétrer l\u2019air dans la place.Aristide BALLON.EE RAVER SUSCRR.RF | SoHos Pax A MIAMI MAX LEPORTIER ; Les organisateurs de la fête spor- La nouvelle nous parvient que Marcel Rainville, entraîneur de l\u2019équipe de tennis de l\u2019Université, qui s\u2019est assuré le championnat inter- universitaire l\u2019automne dernier, à Kingston, a gagné la deuxième partie des simples dans le tournoi de tennis Pan-Américain qui se poursuit actuellement à Miami.T] a défait E.J.Harbett, de Miami par 6-0, 6-4, et s\u2019est ainsi qualifié pour le troisième tour.Il semble qu\u2019il a de bonnes chances d\u2019atteindre la finale, et tous les étudiants de l\u2019Université souhaitent le voir remporter une éclatante victoi.vl 1 ak: HA re.\u2014 \u2018Bonne chance, tice méritent nos plus sincères félicitations; leur travail et leur courage sont connue un succès vraiment consolant.Peu de gens réalisent la patience et le zèle nécessaires à l\u2019organisation d\u2019un tel spectacle; et l\u2019on prétend que l\u2019esprit universitaire est mourant.Chacun a fait sa part: Godin s\u2019est muiltiplié au point de ne plus savoir additionner tant la fatigue l\u2019a ga- pné; Latour, le distingué gardien: des fonds, a distribué un nombre incalculable de petits reçus jaunes; Legault le publiciste qui sait ce que'st la publicité, et tous les autres généreusement: se sont: dévoués* Le héros de\u2019la partie: Willie Wal-.kesr, l\u2019homme qui a perdu son sourire, Walker est responsable de notre: premier point; il en a aussi moralement compté trois ou quatre autres et surtout, il en a sauvé cing ou six à des moments opportuns.x x =x Notre président, dans un élan de grands simplicité a mis de côté sa dignité d'administrateur et pendant trente bonnes minutes à fait le plus beau poteau que nous ayons vu, depuis bon nombre d'années.* x x Le petit jeune homme que vous voy- cz la-bug; et bien! oui, Mademoiselle, c\u2019est Tit-Pic; il est bien n'est-ce pas?oh! nous en sonunes très fiers; \u2014 Mais comment s\u2019appelle-t-il?\u2014 Roger Picard, Mademoiselle; \u2014 Est-il marié?HI a l\u2019air triste.\u2014 Je ne crois pas; vous vous trompez; cet air là, est naturel.Ce n\u2019est pas qu'il soit malheureux.Il rit rarement, mais sourit souvent.IL est probablement fatigué; il a trop conçu! \u201c+ La loge présidentielle était bien garnie.Monseigneur le Recteur, le docteur Dubeau, M.Edouard Montpetit et Madame Montpetit; et dans wun coin notre aumônier, chapeau noir, man- leau noir et.avez-vous rTemar- qué ses beaux gants gris?\u201c# Dans une loge presque présidentielle, le directeur du \u201cQuartier Latin\u201d avec Madame la directrice; notre ami Paul qui s\u2019encourageait lui- même, Jodoin, accompagné conume d'habitude.Nos joueurs et tous ceux qui s\u2019en occupent, nous ont fait de dignes adieux \u2014 un championnat et un blanchissage.Nous les félicitons et vous souhaitons les retrouver tels quels l\u2019année prochaine dans la ligue Seniors et dans la ligue Inter-Uni- versitaire.TRIPLEPATTE Samedi le 27 février, en matinée ainsi que mardi le ler mars en soirée, les artistes de la Société dramatique parois- Page sept Gesù, sous la direction de M.| Ls-Ph.Hébert, interpréteront, | à la Palestre, la fine comédie de \u2018Iristan Bernard \u201cTriple- patte\u201d.On réserve les faü- teuils à FR.3113-3114.A PROPOS D\u2019EINSTEIN (Suite de la page 4) ~ tis et les prophètes les plus sages osent nous affirmer.Seul, le docteur Albert Einstein, qui s\u2019est acquis une renommée mondiale en démontrant que les choses ne sont pas telles qu\u2019elles nous apparaissent, diffère d\u2019avis; à son point de vue et, son opinion doit être reçue avec déférence, la civilisation est dangereusement ébranlée à cause du peu d\u2019attention que l\u2019homme porte AUX SOURCES ETHIQUES DE LA CIVILISATION.La relative inintelligibilité de cette parole ne doit pas nous empêcher de l\u2019accepter puis- qu\u2019elle vient d\u2019une bouche si autorisée LE DOCTEUR EINSTEIN EST PEUT-ETRE LE SEUL HOMME AU MONDE A L'HEURE ACTUELLE QUI N\u2019AIT PAS BESOIN D\u2019ETRE COMPRIS POUR ETRE CRU.Mais il peut nous dire davantage et il nous le dira s\u2019il a réellement à coeur l\u2019intérêt de notre civilisation mouvementée.Il peut nous dire quelle position nous devrions prendre pour recouvrer cette: attention dûe aux sources éthiques de la civilisation.Si c\u2019est là tout ce que nous avons à faire pour sortir de l\u2019infernal gâchis dans lequel nous pataugeons actuellement, c\u2019est tout ce que nous voulions savoir, qu\u2019il le dise au monde et sa parole sera écoutée! siale, autrefois les Anciens du Y.L.> 9 ROUGIER FRERES Produits Pharmaceutiques Français 2 SIEGE SOCIAL : 350, RUE LEMOYNE \u2014 MONTREAL $ + 1871 sans cesse.Siège Social Soixante Années de Service | à des assurés satisfaits dont le nombre augmente Pendant cette période la Compagnie, qui tient scrupuleusement ses engagements, a fait \u201c promptement tous ses paiements ss Sun Life Assurance Company of 1931 + ; .\u2026.Canada Montréal | 1.+ f.+4 = DAMIEN BOILEAU, LIMITEE | Entrepreneurs généraux ?Spécialité: | Edifice \u201cTrust & Loan\u201d 10/RUE/ST-JACQUES:EST\" - Bureaux: sn Tél.HArbour 4858 co Résidence: AT.4729 2° EME Page huit Le Quartier Latin, Montréal, 25 février 1932 Les origines de nos universités\u201d par l\u2019abbé Lionel Groulx (Second Extrait) Monseigneur Pierre-Flavien Turgeon écrivait ces choses dans une lettre pastorale où apparaissait, une fois de plus, le souci de l\u2019Eglise canadienne pour les intérêts intellectuels de son peuple.Cette lettre du 8 décembre 1853 annonçait, en effet, l\u2019érection, à Québec, de la première université catholique et canadienne-française.Cette université, depuis longtemps, des voeux ardents l\u2019appelaient.L\u2019échec du Royal George College, ce premier projet d\u2019enseignement supérieur français, conçu après la conquête, remonte, on s\u2019en souvient, à 1770.Dix ans après le dénouement des Plaines d\u2019Abriham, les vaincus d\u2019hier élevaient ce grand rêve à la face de leurs vainqueurs.Rejeté une première fois, le projet renaissait, en 1790, par les soins de Saint-Sulpice, mais pour aboutir à une deuxième disgrâce.En 1830, sir George Murray entretenait le gouverneur Kempt d\u2019un projet d\u2019enseignement universitaire à Montréal.Le ministre proposait d'y affecter d\u2019abord les revenus des biens des Jésuites, et plus tard, ceux de Saint-Sulpice, si la couronne parvenait à se les approprier.Sir George destinait la future université à la jeunesse du Haut et du Bas-Canada et l\u2019établissait à Montréal pour son avantageuse situation aux frontières des deux provinces.L\u2019on était au lendemain de l\u2019émancipation des catholiques du Royaume-Uni.Sir George en tenait donc pour une université libérale, neutre, sans repousser pourtant la fondation de deux universités séparées, l\u2019une protestante, l\u2019autre catholique.Ce projet, non plus, n\u2019aboutit point, Colborne goûtant peu le choix de Montréal pour les étudiants du Haut-Canada.D\u2019université, l\u2019on rêvait encore en 1831.Cette année-là, en son esquisse d\u2019un plan général d'enseignement, le Comité permanent d\u2019éducation prévoyait \u201cdes collèges ou universités dans chacune des principales villes\u201d du Bas-Canada.En 1836, Louis- Joseph Papineau entretenait Roebuck de la grande idée toujours vivante.En 1837, l\u2019abbé Duchaîne publiait en brochure son Nouveau système d'éducation ou Plan d\u2019Etablissements littéraires, adaptés aux besoins du Pays.lequel comportait un projet d\u2019université.En 1845, les évêques revendiquent auprès du parlement provincial les biens des Jésuites, et, parmi les usages qu\u2019ils leur assignent, figurent la fondation d\u2019une université catholique, semblable à celle que vient de fonder le peuple belge.Cette université, le Séminaire de Saint-Hyacinthe vient tout près de la faire surgir vers 1848.Ce n\u2019est point que la province soit alors totalement dépourvue d\u2019enseignement supérieur.Des écoles de théologie existent aux Grands Séminaires de Quéhec et de Montréal, et en quelques autres petits séminaires du Bas-Canada.Une école de médecine, d\u2019abord protestante, puis ouverte aux catholiques, a été fondée à Montréal en 1843; une autre existe à Québec; à la demande de Mgr Bourget, une école de droit s\u2019est ouverte, en 1852, au Collège Sainte-Marie.Mais ce sont là des membres épars à qui manque la chaleur, l\u2019unité d\u2019une même vie organique.Les écoles de droit et de médecine, trop récentes ou trop modestes, n\u2019empêchent point la jeunesse canadienne-française d\u2019aller chercher l\u2019enseignement universitaire à McGill, aux Etats-Unis, et voire en Europe.Vers 1850 un projet d'université mixte flotte dans Pair.Favorisé par de puissantes influences, il y a grand danger qu\u2019il aboutisse, à moins que ne survienne quelque prompte initiative des catholiques.L'initiative allait venir, encore cette fois, d\u2019où prirent origine, en ce temps-là, tant de vastes projets.Le 31 mars 1851, à la veille du premier concile provincial, Mgr Bourget écrivait à son collègue, l\u2019archevêque de Québec: \u201cVotre Grandeur croi- rait-elle que le Concile devrait s\u2019occuper de la formation d\u2019une université et de l\u2019érection régulière des collèges, dépendants de cette maison-mère d\u2019éducation?Ne serait-il pas temps de prendre le devant, et de nous faire constituer légalement maîtres de l\u2019enseignement catholique?.N\u2019estil pas certain que le Séminaire de Québec serait, plaudentibus omnibus, choisi pour être l\u2019Université catholique de Notre Amérique Britannique?\u201d Le Concile se contenta d\u2019un voeu général.Mais sur les instances postérieures de l\u2019épiscopat, le Séminaire de Québec se détermina à tenter la grande entreprise.En 1852 le Séminaire obtenait de Londres une charte royale; l\u2019année suivante.Rome accordait le bref attendu.Le jeudi, 21 septembre 1854, avait lieu la bénédiction de la première pierre de l\u2018Université Laval.Elle naissait avec pouvoir d'organiser quatre facultés: celles de théologie, de droit, de médecine, et des arts.Fréquentée d\u2019abord par une trentaine d'élèves, elle en comptait 104 en 1864.\u201cNous avons donc enfin une Université catholique\u201d, s\u2019était écrié Mgr Bourget.Que de choses en ce cri de joie du grand évêque! Voyons-y l\u2019allégresse pour l\u2019accomplissement d\u2019une longue attente, mais.aussi un accent de triomphe pour cet achèvement suprême, cette clef de voûte qui vient d\u2019être apposée à l\u2019enseignement public de la province.L\u2019année 1854 marque, en effet, l\u2019aboutissement de ce long effort commencé, peut-on dire, en 1635, avec la première petite école bâtie en la Nouvelle- France par les colons de Québec.Traversé par la conquête, soutenu au milieu de miséres et de luttes de prés d\u2019un siécle, maintes fois paralysé ou brisé, mais repris inlassablement, l\u2019effort du-petit: peuple invincible prend enfin, au plus haut du promon- | toire québecois, la forme svelte, victorieuse de l\u2019université française.Abbé Lionel GROULX \u2014 Une question d'honneur Les Canadiens-Français peu- vent-ils faire aussi bien que les autres?Le travail admirable accompli par les quatorze (14) associations affiliées à la Fédération des Oeuvres Sociales de Santé n\u2019a pas besoin d\u2019être exposé par le menu aux universitaires.Ce n\u2019est pas à l\u2019élite de toute une race qu\u2019on présente de longs arguments, appuyés des plus récentes statistiques pour établir, hors de tout doute, la valeur d\u2019oeuvres comme, a) l'assistance publique, b) l\u2019association Canadienne Française des aveugles, c) les gouttes de lait paroissiales, d) les oeuvres de culture physique de I'A.CJ.C, e) la fédération des éclaireurs catholiques, f) le patronage Saint-Vincent-de- Paul, g) les Colonies Jeanne d\u2019Arc, h) la colonie Sainte- Adèle, i) l\u2019oeuvre des sans- foyer, j) l\u2019école sociale d\u2019hygiène, k) la colonie des vacances des grèves, l) la jeunesse ouvrière catholique, m) le comité des activités sociales, n) l\u2019Abbaye de Joye, \u2014 sans compter d\u2019autres associations méritoires.: Est-ce qu\u2019il n\u2019est pas tout aussi nécessaire de vêtir et de nourrir les indigents, que de venir en aide à des enfants de familles pauvres, vivant dans les logements malsains?Est-ce que l\u2019homme d\u2019affaire, le patron, l'employeur sage n\u2019a pas tout intérêt à soutenir de ses deniers les oeuvres de santé qui lui préparent une génération, forte, et laborieuse ?C\u2019est pour libérer individuellement les familles de l\u2019accomplissement de ce devoir social que des associations, des oeuvres, ont accepté d\u2019accomplir un devoir qui incombe à tout le monde, \u2014 seulement, le devoir de tout le monde, c\u2019est celui de personne.C\u2019est l\u2019oeuvre, l\u2019oeuvre affiliée à la Fédération qui prend à sa charge l\u2019accomplissement de ce devoir individuel.Les assu- ciations ne peuvent rien accomplir de solide et de durable sans le concours généreux et empressé des grandes institutions publiques, des maisons d\u2019affaires, des propriétaires fonciers, des professionnels.On comprend maintenant la raison de cet appel pressant.Les jeunes peuvent toujours se défendre qu\u2019ils n\u2019ont rien, \u2014 pas d\u2019avoir, pas de richesse.Ils ont en main le levier puissant de la générosité, des nobles sentiments, de l\u2019enthousiasme.Si les jeunes remplissent l\u2019air de leurs appels en faveur de la Fédération, \u2014 tout le monde saura de quoi il s\u2019agit.Il y aura ce qu\u2019on appelle \u201cde l\u2019atmosphère\u201d autour de cette campagne de souscription et les $175,000 demandés par la Fédération seront souscrits en peu de temps.On peut, en tout temps, communiquer avec les uartiers- généraux de la Fédération, Chambre 305, Edifice Aldred, Place d\u2019Armes.Téléphone: Marquette 4131- 4132.CREPUSCULE \u2014 C\u2019est la fin du jour, au printemps; L'air tiède est embaumé d\u2019un parfum d\u2019orchidée, Les fleurs des pommiers éclatants Pleuvent sur nous depuis une dernière ondée.\u2014 Le sol a l\u2019éclat des rubis Sous les multiples feux du ciel crépusculaire Et tous ses somptueux tapis Semblent se perdre au loin dans la nappe stellaire.\u2014 Le lac entouré de roseaux Et partout étoilé de nénuphars superbes Allonge sur sec laires eaux La face de Phoebée comme en brillantes gerbes.\u2014 Et ces jardins bondés de fruits, Ces coteaux empourprès de cerisiers sauvages, Ces plaines où meurent les bruits Le tumulte des flots qui rongent les rivages, \u2014 Ces forêts que le soir grandit Où plusieurs ruisselets se perdent sur les mousses, Ces oiseaux et ce grêle nid Au faître d\u2019un sapin empli d\u2019aiguilles rousses, \u2014 Tout me chante mon Dieu, ce soir Et parmi ces beautés, la plus fine pétale O délicieux encensoir! Mêle son propre chant à l\u2019odeur qu\u2019elle exhale.Pierre BAILLARGEON YEHUDI MENUHIN Menuhin! Ce seul mot est la louange, l\u2019appréciation adéquate.L\u2019an dernier Menuhin nous a ravis par sa technique prodi- gicuse; cette année, il nous confond, parce qu\u2019à la technique il a allié la sensibilité et l'épanouisement d\u2019une âme de vrai vir- iuose.Ce n'est plus l\u2019éblouissement seul d\u2019un doigter merveilleux, mais bien tout ce qu\u2019il y a de plus sublime dans le timbre d'un violon qui se transforme en une âme vibrante, en un sentiment débordant de sensibilité et de simplicité.Car ce qui frappe surtout chez ce jeune artiste de quinze ans, timide jusqu\u2019à la candeur, c\u2019est le naturel, le peu d\u2019effort apparent avec lequel il exécute la pièce la plus difficile, ce qui lui permet de demander à son Stradivarius des sonorités insurpassables.Ainsi, il passe si facilement d\u2019un mouvement à un autre, du brillante au stoccato, que nous avons l\u2019impression qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019intermédiaire entre les cordes de son violon et son cerveau génial.Les réflexes qui commandent doigts et archet sont tellement prompts et mesurés que cerveau et violon semblent être unifiés.C'est la maîtrise parfaite de la précision dans le mouvement et dans le ton.Les pièces au programme étaient dignes de l\u2019artiste.Le premier groupe compreant la Sonate opus 47 (Kreutzer) de Beethoven, le Concerto opus 26 de Bruch, et la Sonate en sol mineur (Le Trille du diable) de Tartini, nous montre que le jeune maitre ne craint pas le grand classique et qu'il peut s\u2019y attaquer avec beaucoup d'art et de fermeté.Le Trille du diable, très ardu, forçant le violoniste à devenir d\u2019une rigidité automatique, souleva des tonnerres d\u2019applaudissements.Mais, la fameuse Ronde des Lutins de Bazinni, fournit a l'auditoire l'occasion de manifester son enthousiasme d\u2019une manière inaccoutumée, et Menuhin dut la jouer une seconde fois.Un bis fut encore exécuté pour Le Vol du Bourdon de Rimsky-Korsa- koff, et cette oeuvre, jouée en sourdine fut d\u2019un effet saisissant.Le morceau suivant fut le Tambourin chinois, qui, avec Caprice viennois, caractérise le plus le lyrisme convaineu de Kreisler.Enfin le Caprice No vingt-quatre de Paganini.On jait volontiers un rapprochement entre Menuhin et Paganini, d'après la renommée que ce dernier nous a laissée; si Paganini revenait, il approuverait certes l\u2019aisance avec laquelle Menuhin cæécute son Caprice, où toutes les difficultés techniques du violon semblent être réunies à plaisir.L\u2019allinge des sons, quadruplés sous forme de staccati et de pizzicati, est comparable à une pluie éblouissante d\u2019étincelles.C'était là une pièce digne de clore un programme, aussi remarquable et apte à satisfaire les plus exigeants des auditeurs, mais comme dernier rappel, demandé avec délire, Menuhin vint jouer l\u2019Ave Maria de Schubert.Penché sur son violon, c\u2019est dans cette pièce surtout qu\u2019il fit le plus passer son âme de virtuose dans une expression de religieuse ferveur.Aussi parfait à cet âge, Menuhin donne beaucoup d\u2019espérances pour le temps où il pourra exécuter des pièces composées par lui-même.M.Arthur Balsam a su respecter le jeu prodigieux de l\u2019artiste qu\u2019il avait l\u2019honneur d'accompagner.Gilbert MATTE. Le Quartier Latin, Montréal, 25 février 1932 Lv Bageneuf Le gouverneur général est reçu Docteur en droit \u201chonoris causa\u201d Photo prise le soir du Débat.On y remarque Lord Bessborough, Monseigneur Gauthier, Monseigneur Piette et les principaux dignitaires des diverses facultés.(Courtoisie de La Presse).L'Université de Montréal et la Société des Débats ont fait une magnifique réception à son excellence le gouverneur général du Canada.Il y eut dîner intime au cercle universitaire.L'on remarquait au nombre des invités les membres de l'exécutif de l\u2019Université.Le chan- cclier de l\u2019Université McGill, l\u2019honorable Juge Philippe Demers, doyen de la Faculté de droit, M.Victor Doré, président général de la Commission Scolaire de Montréal, Accompagnés de ses hôtes et de sa suite, le Gouverneur général du Canada se rendit ensuite à l\u2019Ecole Supérieure du Plateau, au Parc Lafontaine, où il fut salué, à son arrivée, par les cadets du C.O.T.C., sous le commandement du lieutenant-co- lon] Armand Hays.Les cadets de l\u2019Université composèrent une garde d'honneur à Lord Bessborough, lors de son entrée à \"Ecole du Plateau.Son Excellence Mgr Gauthier, ar- chevêque-coadjuteur de Montréal, Monseigneur Piette, recteur de l\u2019Université, les autres membres de l\u2019'Exécutif, et quelques invités d'honneur firent escorte au Gouverneur Général, pour son entrée solennelle dans la salle.Le groupe se disposa sur la scène, pendant que l\u2019orchestre de l\u2019Université préludait les accords de l\u2019hymne national anglais.La cérémonie de la collation du grade honorifique au Gouverneur Général se déroula selon l\u2019ordre à la fois simple et solennel du protocole universitaire.Nous donnons ci- après le texte des allocutions qui ont été prononcées: M.Montpetit M.Edouard Montpetit, secrétaire- général, a donné lecture du procés- verbal de la 92ième réunion de la Commission des études de l\u2019Université de Montréal, tenue le jeudi 28 \" janvier 1932 au burcau de Monsei- £neur le recteur à 4 heures de l\u2019après-midi : \u201cLa Commission des études de l\u2019Université de Montréal, désireuse de rendre hommage au gouverneur général du Canada, Lord Bessbo- rough et après avoir pris l\u2019avis de la Faculté de droit, prie Monseigneur leRecteur de conférer a Son Excellence, en séance solennelle, le grade et les insignes de docteur en droit honoris causa\u201d.Monseigneur Gauthier Excellence, L'Université de Montréal, bien qu\u2019elle soit née d\u2019hier, compte déjà de belles pages d\u2019histoire; celle que vous avez la bonté d'écrire ce soir, lui fait le plus grand honneur.Vous voyez en ce moment autour de moi tout notre monde universitaire : recteur, administrateurs, 1 bonne formation de l'esprit, la hau- | doyens, professeurs, élèves et c\u2019est ! la très cordiale bienvenue de tous que je vous exprime.Je désire aussi vous remercier du plaisir que vous nous faites, en acceptant le plus haut grade académique que l\u2019Université puisse décerner.Vous vous associez par là à une oeuvre dont les hommes publics de votre rang savent mesurer toute importance.Vos fonctions vous appellent à représenter dans ce dominion du Canada la personne de notre Souverain.Elle vous amène du même coup à prendre contact avec toutes les formes d\u2019activité qui s\u2019y dêve- loppent.Jose dive que les Universités jouent un rôle de premier parce qu\u2019elles font naître et qu\u2019elles forment l'esprit public qui sera demain au service du pays.A cet égard, Excellence, je veux vous dire que si nous entretenons le souci constant de former des élites pour toutes nos carrières, nous avons surtout celui de former des hommes et des chefs.Oserais-je ajouter que si notre Université se réjouit de la confiance dont notre Souverain vous honore, elle désire remonter jusqu\u2019à la source lointaine de cette culture qui vous distingue en rendant hommage aux grandes écoles où vous l'avez puisée.Il devient difficile de nos jours de maintenir les droits de la culture générale.L'on prend facilement l'habitude de sous-estimer tout savoir supérieur dont on n\u2019aperçoit pas le rendement matériel et palpable.Ce qui est plus grave, c\u2019est que l'on brûle les étapes de la formation intellectuelle, que l\u2019on permet à l\u2019individu de se spécialiser trop tôt et sans ménagement.Il en résulte que cette hâte intéressée compromet la y ordre Used teur et la précision des vues, la finesse et 'équilibre du jugement.C'est la gloire d'Oxford et de Cambridge de maintenir contre tous les courants le niveau des fortes études.C'est par la sans aucun doute que l\u2019une et l\u2019autre préparent à l'Angleterre une élite attachée aux traditions et pourtant éprise de progrès, qui, dans les grandes crises sait donner la mesure de sa clairvoyance et de son autorité et qui est de toute façon, pour l'Angleterre, une force incomparable.Cette élite, vous ne faites pas que de la présenter avec une rare distinction: vous en êtes et je suis profondément heureux de le prier Monseigneur le recteur de conférer à Son Excellence le gouverneur général du Canada, le grade de docteur en droit honoris causa de l\u2019Université de.Montréal: Monseigneur Piette Excellence, Je me réjouis avec les professeurs, les administrateurs et tous les étudiants de notre université du lien qui va nous faire le grand honneur de nous attacher plus étroitement.votre personne ct qui restera comme un constant hommage offert à notre gracieux Souverain que vous représentez si dignement au milieu de nous.Je me rends donc avec empressement au désir exprimé par Monseigneur le Chancelier en conformité avec la demande de notre faculté de droit, confirmée avec enthousiasme par notre Commission des études, et, cn vertu des pouvoirs qui me sont octroyes par nos statuts, VERE BRABAZON PONSONBY, 9th Ear! of Bessborough, P.C., G.C.M.G., je vous fais et proclame Docteur en droit honoris causa et vous confère tous les droits et privilèges attachés à ce titre.Lord Bessborough Messieurs, Je suis particulièrement heureux d\u2019être au milieu de vous ct de vous Apporter l\u2019expression de l'intérêt que je vous porte.Permettez-moi d\u2019abord de remercier les autorités de l\u2019Université de Montréal de l'honneur qu\u2019elles m'ont fait en me conférant, au cours de cette séance solennelle, le grade tres recherché de docteur en droit.J\u2019apprécie d\u2019autant plus cette marque de courtoise attention de votre part que je connais Ja grande réputation de votre faculté de droit; et je me rêé- jouis de me rapprocher ainsi des lois civiles françaises que, sous l\u2019égide de la Grande-Bretagne, vous avez pieusement conservées.Votre Université est une des plus considérables qui soit au aCnada, tant par le nombre de ses élèves que par le rayonnement de son activité.Jeune encore, elle a pourtant grandi avec ia ville qui l\u2019entoure et qu\u2019elle symbolise par sa double culture.Ses commencements ont été modestes, me dit-on, et fondés sur le dévouement, ainsi qu\u2019il en est de toute institution de ce genre; mais je sais qu\u2019elle met ses énergies à se développer, et qu\u2019elle compte, du Mont-Royal ou elle s'installera, étendre au loin une bienfaisante influence.On ne saurait trop insister, me semble-t-il sur le réle que les universités remplissent au sein de la nation.Depuis toujours et en particulier en France et en Grande- Bretagne, elles ont gardé et répandu la science.Aujourd\u2019hui, elles s\u2019orientent vers la recherche et, tout en veillant sur les richesses du passé, elles s\u2019inquiètent de l\u2019avenir.Elles apparaissent ainsi, comme un organisme vivant dont dépendront avec l\u2019évolution de la pensée, les progrès de la civilisation.Une université comme la vôtre ou comme McGill, avec qui vous entretenez de si cordiales relations, est d'une estimable valeur pour notre Dominion.Aussi, en saluant Ja jeunesse enthousiaste qui la fréquente, les professeurs qui l\u2019animent, les autorités qui la dirigent, je forme des voeux pour son plus éclatant succès qui contribuera à l\u2019essor du Canada tout entier.Cette première visite à l'Université de Montréal me rappelle les mois de résidence que je fis en votre ville, l\u2019été dernier.En cffet l\u2019entente que l\u2019occasion de mon mariage avait développée entre une famille anglaise et une famille fran- çaisc devint une triple entente, du fait qu\u2019un fils canadien naquit ici d\u2019un père anglais et d\u2019une mère d\u2019origine française.J'espère que mon fils saura non seulement se rendre digne de sa ville natale, la grande métropole, mais de la grande nation qu\u2019est le Canada.Il est rare que soit mentionné en Parlement, dans une adresse en réponse au discours de la Couronne, un enfant de l\u2019âge de mon jeune fils.Tl eut cependant cet honeur, l'autre jour.Les bonnes paroles de M.Bourgcois nous ont émus, Lady Bessborough et moi, surtout parce qu\u2019elles semblent résumer toutes ces expressions de sentiment gracieux qui nous viennent de toutes parts et que ma femme et moi, nous apprécions hautement.Lorsque je m'adresse aux jeunes, je ne saurais jamais trop\u2019 insister sur l\u2019importance de bien parler les deux langues officielles du Canada.Cet avis semblera peut-être superflu dans un centre d\u2019érudition comme celui-ci mais il ne saurait jamais étre trop proclamé que Lord Bess- borough parla dans un excellent francais.Le pays compte sur elle pour se développer et pour réaliser l\u2019harmonie de ses forces.Que la prospérité du Canada doit être fondée sur une entente forte et durable entre les races française et anglaise de ce pays.Rien n\u2019assurera mieux la bonne intelligence entre ces deux races que leur contact, qui sera d\u2019autant plus efficace que chacune d\u2019elles parlera mieux les deux langues officielles du Canada.Avant de posséder deux langues, il faut en posséder une parfaitement et pour arriver à connaître une langue i! n'y a pas d\u2019autre moyen que de discuter en cette langue en public.Vous m'avez invité à assister ce soir à l\u2019un de vos débats.Le sujet que vous avez choisi est d\u2019un grand intérêt pour tout étudiant de l\u2019histoire du Canada.J'ai \u2018hâte de vous entendre; mais je ne puis finir sans vous rédire tout le plaisir: que j'éprouve\u2019 à être.\u2018au milieu de vous; je veux vous dire combien je désire que les nouveaux gradués de l\u2019Université soient heureux dans leur carrière respective.Le Sénateur Béique Excellence, L'Université de Montréal apprécie hautement J'honneur d\u2019inscrire Votre Excellence au nombre de ses docteurs en droit.Votre Excellence connaît mieux que moi les liens de parenté qui unissent les Université d\u2019Oxford et de Cambridge et l\u2019Université de Pa- .ris, et que les premières sont de dignes rejetons des vieilles universités françaises.Votre Excellence est elle-même diplômée de l\u2019une de ces universités.L\u2019éclat dont avaient brillé ces universités françaises et unglüises au moyen âge s\u2019obscurcit plus tard pour renaître ensuite avec plus de splendeur.Grâce au progrès économique réalisé au cours du dix-neuvième siècle et depuis, l\u2019enseignement universitaire, au lieu d\u2019être comme jadis le partage de la noblesse ct de quelques privilégiés de la fortune est devenu accessible à toutes les classes de la société.Jusqu\u2019à une époque récente, l\u2019enseignement universitaire dépendait du seul dévouement des professeurs qui vivaient souvent presque dans la misère et dont l\u2019ambition se limitait à acquérir de nouvelles connaissances et à les transmettre à leurs élèves.En toute justice, les avantages matériels modernes doivent profiter à tous les membres de la communauté, professeurs et autres, et l\u2019accumulation des richesses fait espérer que ceux qui en sont favorisés ne se déroberont pas au devoit qui leur incombe de partager une partie de leur fortune avec les universités et ne négligeront rien pour que celles- ci soient à même de remplir leur mission: former l\u2019élite et assurer ainsi le progrès et l'élévation de toutes les classes de la société.La solidarité sociale est une chaîne de devoirs.Pour nous soutenir, nous avons tous ici, professeurs, étudiants, anciens élèves d\u2019université, une force intérieure, une volonté qui s\u2019inspire de notre éducation et de notre culture.N'oublions jamais ce que peut la force dans l\u2019union, l'égalité devant le devoir, la simplicité dans la grandeur et la subordination librement acceptée des intérêts individuels au bien public.Notre ambition doit être de laisser après nous une tradition de probité et de bonté et de rester pénétrés de cette pensée de Pasteur: \u201cQue les efforts soient plus ou moins favo- : risés dans la vie, il faut.quand\u2019 \u2018on approche du grand but étre en état 2 de se dire: J\u2019éiËfait ce que- J'ai-pu\u201dr. Page dix Le Quartier Latin, Montréal, 25 février 1932 Le Quartier Latin Devise: Bien faire et laisser braire DIRECTION Directeur: PAUL LEBLANC.Aviseur: GUY LEGAULT.Censeurs: Chan.Emile Chartier, .Abbé Georges Deniger.REDACTION Rédacteur en chef: PIERRE BERTRAND Rédacteurs: André Montpetit Cléophas St-Aubin Bertrand Tremblay.Rodrigue Théorét Yvan Juteau.Hamilton Heaton.L.-G.Toussaint.Rédacteur théâtral: Geo.-E.Cartier.Rédacteur musical: Gilbert Matte, .Réd.Mus.adjoint: Pierre Bertrand.Réd.sportif: Gérald Morin.Réd.\u201cPage littéraire\u201d: Horace Guay.Léopold Morissette.Réd.Page des Nouvelles: Ignace Deslauriers R.-adj.Page des Nouvelles: Irénée Leblanc.| Gérant de la circulation: .André Montpetit ADMINISTRATION Administrateur: MAURICE FERRON \u201cérant des annonces: G.-E.Cartier.Secrétaire de l'Administration : Gustave HEBERT SECRETARIAT GABRIEL LANGLAIS.DE L'URBANISME A BON MARCHE.(Suite de la page 1) ches marquées \u201cARRETEZ\u201d, deviendraient inutiles.Et non seulement les véhicules arré- teraient, mais par respect pour un nom si plein d\u2019héroisme et de grandeur, les chauffeurs souléveraient leurs chapeaux.on ne penserait même pas à virer à droite, encore moins à gauche, tout le monde irait droit en avant, et les poteaux indicateurs pourriraient d\u2019envie, mais en vain, qu\u2019on les lise encore .Ce n\u2019est la qu\u2019une reforme.C\u2019est à espérer que les candidats à la mairie l\u2019inscriront à leur programme.Pourvu au moins qu\u2019un seul de ces candidats lise mon article .Ce serait embétant que tous aient eu .ala fois, la méme idée.Ce n'est que pour avoir voulu demeurer sérieux que je n\u2019ai pas intitulé mon billet: \u201cSi j'étais maire .\u201d Gabriel LANGLAIS CINEMA DE PARIS Deux grands films: \u201cMa cousine Gaby\u201d et \u201cSeul\u201d seront présentés à partir de samedi prochain.Le Cinéma de Paris offrira dès samedi prochain un programme varié, comprenant deux excellentes productions: \u201cMa Cousine Gaby\u201d, une comédie,musicale interprétée par le comique Boucot, et \u201cSeul\u201d d\u2019après la comédie d\u2019Henri Duvernois, avec René Lefebvre, l'interprète du \u201cMillion\u201d.\u201cMa cousine Gaby\u201d est une amusante comédie-musicale, étincelante d'esprit et de verve humoristique.Boucot se montre d\u2019une folle gaieté dans le rôle d\u2018Arthur Bichet qui cherche à lancer sa jeune cousine Gaby Floupette, laquelle veut absolument faire du théâtre.La musique de \u201cMa cousine Gaby\u201d est de Raoul.Moretti, le compositeur de \u201cComte Obligado\u201d et de \u201cTroublez- moi\u201d, Les paroles des chansons ont été écrites par: le spirituel-auteur : pti parisien Serge Weber, tres courts sujets.\u201cne pas manquer: NOS PRESIDENTS du Comité de Régie de Chirurgie Dentaire, vice-président de l\u2019Association Générale.PAUL-EMILE BEAUDET Il naquit avec déjà des symp- tomes de président: c\u2019était en décembre, un soir de neige, par la mélancolie universelle des choses qui achèvrent.Après une grande rafale, parmi les flocons savonneux, il arriva sur notre planète, dès longtemms «itendu et une vieille femme passante s'\u2019écria: \u201cSon front est marqué de la gloire; bienheureux le bourg qui le reçoit !\u201d \u2014 En effet Thetford Mines a prospéré depuis et aujourd\u2019hui on ne sait qui fait le plus honneur, de la ville à son fils ou * de ce fils à sa petite patrie.Ce petit être frêle, on ne voulait pas le livrer tout de suite au hasard des écoles tapageuses, bien que dès sa première année il balbituât déjà en latin sa 3e déclinaison : \u201cHonor, honor\u201d.On attendit qu\u2019il eut | presque trois ans, alors les \u201cbonnes soeurs\u201d, les mères, noires de l\u2019enfance séquestrée, s'emparèrent en souriant de ce bijou d\u2019enfant.On lui apprit et à déclamer.Il grandit dans la paix ombreuse de ce cloître jusqu'au jour ou ses yeux devenus trop réveurs agacèrent la mère supérieure: on l\u2019éloigna.Les vacances d\u2019été terminées, on le retrouve aux Etats-Unis, perpétrant ses études commerciales.Les frères furent souriant et très aimables avec ce petit bonhomme aux yeux si étranges.Toute la communau- te.passait.par ses caprices: \u201cCes caprices sont si fins\u201d expliquait le frère cuisinier, et il lui servait un chiard spécial.rr Boucot est entouré d'excellents in- terprêtes: Alice Roberte, Josyane, Berval, Barencey, Lorrain, et le chansonnier montmartrois Goupil.On retrouve dans \u201cMa cousine Gaby \u201ctous les éléments de l'opérette fran- caise moderne: entrain, gaieté, finesse et musique pimpante.L\u2019autre film à l\u2019affiche, \u201cSeul\u201d, est tiré de l\u2019une des meilleures comédies d\u2019Henri Duvernois.C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un pauvre poète qui écrit des ouvrages baroques afin d'épater les riches personnes chez qui il est reçu comme conférencier.L'humour le plus fin et le plus délicat est prodi- ° gué dans le dialogue du film.René Lefebvre, V'interpréte du \u201cMillion\u201d, joue \u2018avec son talent coutumier le rôle du poète.A l'affiche également les actualités françaises au Pathé-Journal, les dessins animés en musique et au- Un spectacle à Paul-Emile Beaudet, président a lire, a compter sur lui seul, .\u2014 Puis après trois ans, c\u2019est le Collège de Lévis qui abrite no- {re prodige.La, on voulut le mettre dans le musée.Peine perdue: il ne s'adaptait pas à lu froideur du marbre ni au silence des momies qu'on voulait | lui inculquer.D'ailleurs à sentait bien qu\u2019un autre théâtre l\u2019attendait, plus grand et plus lumineux qu\u2019un.pauvre musée de collège.Après donc 6 années de succès qui ne se comptaient plus et qui franchement lui devenaient très fastidieux, coupant d'un grand geste héroïque le cable d\u2019amitié qui le retenait à ses vieux murs ct conscient de sa grande mission, avec l\u2019envergure de l\u2019ai- vie, il s\u2019élance dans le vaste ciel du monde.Il dévorait l\u2019espace depuis quelques minutes, quand après un beau vol plané, il fondit sur Uimmeuble de la Chirurgie Dentaire.Le reste de sa vie, vous le connaissez fous, vous qui avez vécu aux coudes de ce grand homme.I fait son Prédentaire; puis sentant la nécessité de fortifier sa comptabilité en prévision des comptes futurs et complexes, il passe un an aux H.E.C.Il revient à la Chirurgie où ses.confrères.l\u2019élisent Président! Enfin voilà sa destinée accomplie: le sort, le fatum romain, la \u201cmoira\u201d grecque ont triomphé.Ajoutons qu\u2019il devient Vice-Président de l\u2019A.G.E.U.M.Tous ces honneurs ne pèsent pas à ses épaules d\u2019Atlas.Il vit comme tout le monde et fume le brule-gueule; à | l'occasion voit les jeunes filles mais toujours avec cette discrétion qui n\u2019a d\u2019égale que son attrait, et par laquelle il attend qu\u2019elles se l\u2019arrachent _\u2026 CIGARETTES Winchester D'un Mélange Parfait! par téléphone les unes aux autres, pour choisir ordinairement celle qui a les meilleurs gâteaux.Son sport favori: casser les dents dans la gencive en tentant l\u2019extraction.Sa devise: \u201cJ\u2019'arrache mon pain de la bouche des gens\u201d.Hamilton HEATON.Note de la rédaction: \u2014 Nous tenons à faire remarquer qu'il n'y a rien de commun | entre les précédents rédacteurs ! de cette colonne et M.Hamil- lon Heaton.MP ES Rey Pi à cher pour s\u2019habiller sur mesure, c'est jeter de l\u2019argent par la fenêtre.Tailors peut vous procurer le luxe d\u2019un habillement parfait et à un prix à la portée de tous.Vous trouverez ici au printemps, des produits anglais d\u2019encore meilleure qualité qu\u2019avant, un service parfait convenant, à vos propres mesures, et un choix inconcevable dans les modèles comme dans les ~~ ¢ tissus .tous évidemment garantis.Entrez dès demain, voir à nos magasins, nos nouveaux échantillons du printemps.Les \u201cblazers\u201d de I'Orchestre BLEU ET OR, ont spécialement été faits sur mesure par Tip Top Tailors.Les étudiants qui voudront s\u2019en faire faire, le pourront dans n\u2019im- - porte lequel de nos trois magasins.Eup, Ë [Ç PIOPTailors 9 Magasins 310 Ste-Catherine Est à Montréal Car Tip Top 894 Ste-Catherine Ouest 4009 Wellington, Verdun nue = \u2014\u2014000es «sme may CS LL rer NS ary Tn © "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.