Le Quartier latin, 23 mars 1933, jeudi 23 mars 1933
[" ee ee ES TAA SEE TS PTE\u201d [0 ABONNEMENT, $2.00 par année Décembre-Mai: $1.00 PRIX: 10 SOUS > Le Directeur: IGNACE DESLAURIERS Administrateur: PIERRE ASSELIN Rédacteur en chef: LOUIS-RENE LAGACE HULLULE, BOURGEOIS! Comme quoi il ne faut pas étre gogos.\u201cLe monde est mené par toute autre force que ne se l'imaginent ceux dont l'oeil ne plonge pus dans les coulisses.\u201d (Disraeli).Fanfares éclatantes, pourpoints chamarrés d'or, casques étincelants au grand soleil de juin; En garde: C\u2019est la parade qui passe.Ces faux brillants.d'aller.Aux feux de la rampe, sous le blanc de céruse et le vermillon du maquilleur, toutes les femmes sont belles.La presse est partout qui hullule, fait les réputations, vous mene les bourgeois avec des pattes de velours et les \u201cemberlificote\u201d de la plus belle manière: à leur air hébété, mn dirait des caméléons buvant un rayon de soleil.Et ils en! sont insatiables, les imbéciles.* * * c\u2019est ça qui vous trousse un air Soulevez le masque: Voyez le rictus qui ride ce visage glabre, semblable à une chair en décomposition où se gor-: rent les vers du monde, qu\u2019on appelle les coulissiers.Ah! ils savent en jouer de la musique, ceux-là! .Honneur, désintéressement, sacrifices.Il y a longtemps que ces mots sonores sont \u2018\u201cfoutus\u201d de chez eux.On disait autrefois, sous les monarques fiers, aux talons rudes parfois: \u2018Cherchez la femme\u201d, Mais aujourd\u2019hui cherchez d\u2019abord Sa Majesté l\u2019Argent.Ces gros plastrons blancs, les magnats de la finance internationale, n\u2019ignorent pas comment évaluer à leur \u2018\u201cbesant\u201d.d\u2019or et les traités et les guerres et les ententes.Voilà comme se mène un peuple, d\u2019où provient telle nomination, quelle est l\u2019origine de telle loi, de telle protection.C\u2019est dans le secret des cabinets que se manient les ficelles directrices des pays: guignols monstres aux innombrables pantins.- Et partout la chanson est identique: Les paroles peuvent Varier: l'air reste toujours le même.* % sk La naïveté ne doit pas être notre lot.Ecartons ces camouflages lancés pour épater et berner le badaud.Sachons que c\u2019est dans la coulisse que se fait la vraie manoeuvre, celle qui rapporte.Louis-René LAGACE.| RETRAITE ANNUELLE RETRAITE PREPARATOIRE A LA COMMUNION PASCALE Le mercredi 29 mars, dans la chapelle de Notre- Dame-de-Lourdes, commencera la retraite préparatoire à la communion pascale, retraite exclusivement destinée à messieurs les professeurs et étudiants de l'Université.Cette retraite sera prêchée par l\u2019abbé Alphonse Tricot, professeur à l\u2019Institut catholique de Paris et prédicateur du carême à Notre-Dame de Montréal.Les 29, 30, 31 mars et ler avril, à 7 heures 30 du soir, il y aura cantique, instruction, salut et bénédiction du Très Saint Sacrement.Le vendredi et le samedi, confessions après le Salut.Le dimanche de la Passion, 2 avril, à 8 heures du matin, on dira la messe de communion générale.Le vice-recteur et aumônier général, Ch.Emile CHARTIER.\u201cBIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE !\u201d Lea articles publiés duns ce Journal sont enregistrés conformément à in loi des droits d'auteurs Billet de la semaine MORGUE.\u201cJe m\u2019en fiche\u201d est un être bizarre., il est un peu d'ailleurs comme tous ceux qui se servent d'un pseudonyme dans le Quartier Latin.C'est ce qu\u2019on appelle un \u201cdrôle de pistolet\u201d.{ Or, voilà que samedi soir dev- nier, il n'avait rien à faire.i! me téléphone, et je wavais également rien à faire.Très excitant pour un samedi soir! \u2014 Nous tenons conseil et il décide tout à coup, quelle réjouissance.de me faire visiter la morgue.drôle d'idée, mais \u201cJe m'en fiche\u201d est reporter, et il a, de son vivant, toutes sorte d\u2019ourertu- res, même à la morgue.Nous nous mettons donc en route pour la rue St-Vincent.Samedi soir, il faisait un froid mordant, vous vous en ; souvenez, et la lune resplendis- | ait entre les tours de Notre- Dame.Aux approches plutot glaciales de cet édifice publique qu'on appelle la morgue, j\u2019eus eu une forte envie de chunter ou de faire des vers.Je vous avouerai que je perdis vite tout mon sens poétique, en pénétrant dans cette maison de mort.À lu lueur d\u2019une seule lampe électrique, le gardien de l\u2019endroit, le chauffeur du fovrgon., et un copain, faisaient une triste partie de \u201cCing-cents romé\u201d.C'est du moins ce qu'il nous dirent.\u201cVous pouvez bien descendre, si le coeur vous en dit, répond le gardien en crachant derrière lui, mais ce n\u2019est pas intéressant, il n\u2019y a pas de mort\u201d! Et c\u2019est sur cette lugubre invitation que nous entreprenons de descendre les quinze marches, qui ne sont pas \u201cde marbre rose\u201d, je vous prie de le croire, et qui conduisent à un tout autre endroit qu\u2019à une fontaine où se meuvent des amours .\u201cJe m\u2019en fiche\u201d avait pris les devants, il connaissait les airs pour s\u2019y être rendu tous les jours pendant une année.Nous descendons dans l\u2019obscurité pour faire de la lumière au pied de l\u2019escalier, et nous trouver, après avoir traversé la salle où l\u2019on reçoit les cadavres dans le cas d\u2019un hécatombe, dans un corridor sur la longueur duquel s\u2019aligent une douzaine de frigidaires.Une bonne ménagère y aurait ressenti l\u2019envie de remonter, ou (A suivre à la page 2) Paraît le jeudi de chaque semaine Volume XV \u2014 No 21 Montréal, le 23 mars 1933.Orgnne de Association générale des étudiants l\u2019université de Montréal Direction, Rédaction et Administration ¢ 339, rue de Montigny est.a DES NOUVELLES DE LA REVUE BLEUE ET OR Tout est nouveau sous le soleil universitaire! \u2014 L\u2019étudiant qui ne se souciait méme plus de porter la canne et le bérêt se réveille d\u2019un long sommeil de cent ans.La Belle au Bois Dormant dormirait encore que les étudiants songeraient à bouger! Les grands hommes, c\u2019est une leçon de l\u2019histoire, ont souvent été petits de corps.\u201cLe petit caporal du XXème siècle\u201d, comme quelques uns se plaisent à l\u2019appeler, est en train de révolutionner le quartier latin de la métropole.Paul Gagnier, le président de l'Association Musicale, lance la Revue Bleue et Or! Jamais l\u2019Université de Montréal n\u2019aura connu de représentation plus intéressante, jamais elle n\u2019aura entrepris un mouvement si original! La Revue Bleue et Or sera la Revue de toutes les facultés et Ecoles de l\u2019Université.Personne n\u2019y sera oublié.Depuis les \u2018\u201cA-Veau-Cas\u201d, jusqu\u2019aux \u201cPhares-masse-sciant\u201d.Le défilé sera complet, il sera drôle, il sera musical, il sera théatral, il sera magistral, il sera phénoménal!.On pourra réserver ses billets dés cette semaine, aux bureaux de la Revue Bleue et Or, a la Maison des Etu- diants, rue Demontigny.Et parce que la Revue est donnée par des étudiants pour des étudiants, ces derniers jouiront de la préférence du choix, le public viendra après.Les statistiques révèlent que l\u2019Université compte environ 1200 étudiants, et on nous informe que le théâtre His Majesty peut contenir environ 1700 personnes.Cela veut dire que si la moitié des étudiants ont la galante idée d\u2019amener à La Revue, Dame Sabine, il n\u2019y aura pas assez de place pour les étudiants! Faudra alors demander au \u201cPetit Caporal\u201d de répéter.La Revue, elle, pour étre tempérée, ne connaitra rien du tempérament.vous comprenez., elle sera entièrement \u2018\u201ccontente\u2019.vous serez \u2018\u201ccontents\u2019\u2019, et tout le monde sera \u201ccontent\u2019.Pr REMERCIEMENTS La direction du Quartier Latin remercie le journal La Presse de son hospitalité bienveillante lors la visite du personnel du journal des étudiants la semaine dernière.Des remerciements particuliers s'adressent à M.Mayrand, rédacteur en chef, pour son accueil affable et la sympathie qu\u2019il a en maintes occasions montrée à l\u2019égard des étudiants.Ignace DESLAURIERS Page deux Le Quartier Latin, Montréal, le 23 mars 1933 LE PRIX D'ACTION INTELLECTUELLE.11 y a quelques mois, paraissait, aux Editions Albert Lé- vesque, dans la série \u2018\u201cDocument politiques\u201d, un volume intitulé \u201cAux Marches de l\u2019Europe\u2019 Tout récemment, il obtenait un prix d\u2019Action Intellectuelle.Il est l\u2019oeuvre d'un professeur de l\u2019Ecole des Sciences Sociales, Economiques et Politiques, M.Jean Bruchési.+ M.JEAN BRUCHESI La titre même du livre est très original et très juste à la, fois.M.Edouard Montpetit en donne l'explication suivante: \u201cLes Marches sont les pays-., frontières\u201d.Il s\u2019agit en l'espèce, des marches orientales de l\u2019Europe.M.Bruchési y a \u201cfait un beau voyage\u201d, il en est revenu ; et en a tiré une intéressante étude qu\u2019il livre au public Cana- | dien.i Il est infiniment instructif, pour celui-ci, de connaître un | Otis ce peu mieux, les luttes et les problèmes des autres peuples.Sous un petit format, il nous est offert une foule de renseignement, que l'on ne pourr trouver autrement.en de gros volumes.Parti-de Paris, l'auteur ait, qu'épars aborde l'Europe Orientale par la Pologne.T raconte.de façon alerte et pittoresque, ses impressions de chemin de fer et de douane, puis il nous narre l'histoire de la Pologne, pays glorieux, pays martyr, qui sauva, au cours des ages, la civilisation européenne des invasions venu de l'Orient.M.Bruchési nous parle de la Renaissance Polonaise et aussi des difficultés à travers lesquelles passe actuellement la Pologne: difficultés d'ordre économique, difficultés de politique intérieure ou extérieure.Après cela, l'auteur nous présente la! .+, | campagne polonaise, qu'il sait décrire en poète.Le voyageur passe ensuite en Roumanie, de là en Bulgarie, en Yougoslavie, en Hongrie, en Autriche.Pour étudier ces pays, il se sert des moyens qu\u2019il a utilisés pour la Pologne, et le lecteur aurait mauvaise grâce à s\u2019en plaindre.L\u2019auteur donne un résumé de la religion, de l\u2019histoire, de la politique et des moeurs des con.| trées qu\u2019il visite.Il insiste sur les problème des minorités, problème tragique, en Europe Orientale.MORGUE i (Suite de la première page) d'y revenir avec des légumes à mettre au froid.Du froid! Tout respirait la mort! \u2014 Au centre de ce cori- dor, un charriot surmonté d\u2019une espèce de cabaret destiné à la transportation des corps à la salle d\u2019autopsie sus d'une porte, écrite sur un Les armoires sont blanches.| J'aperçois tout à coup, au-des- morceau de papier d\u2019emballage, cette phrase sinistre: \u201cCeci est ile corps de l\u2019enfant nouveau-né \u2018de Cécile .\u2018me parcourt des pieds à lu tête.\u201cJe m\u2019en fiche\u201d ouvre sans hésiter la porte de cette armoire, .cte\u201d\" Un frisson \u2018et nous apercevons, couché sur le dos, les poings fermés sur la; le cadavre d\u2019un bébé: poitrine, rose.Le corps est marqué des coutures de l'autopsie, et sur le front nous distinguons des bleus de violence.Je d'horreur.me relourne côté de \u201cJe m'en fiche\u201d qui se |rit de ma terreur, et je le suplie de remonter.Il me conduit alors à la salle d\u2019autopsie: autre charriot, ches comme dans les salles d\u2019opération.Sur une console des | AGITATION OU ACTION?| Résumé d'une conférence prononcée le vendredi, 17 mars, à la salle St-Sulpice, sous les auspices de la Société des Conférences des Hautes Etudes commerciales, par Thuribe Bel- zile, B.A., L.S.C.| AGITATION OU ACTION?Qui sommes-nous?D\u2019ou venons- nous?Ou allons-nous?Ces trois questions embrassent tout le problème de notre vie nationale.Issus de la race des chevaliers partis jadis du nord de la France, nous sommes devenus Anglais d\u2019allégeance.Nous étions ici 60,000 en 1760; aujour- d\u2019hui nous sommes 2,928,000, sans * compter ceux des nôtres qui vivent à l\u2019étranger.Dans la province de Québec, nous représentons les 80 pe.de la population totale; au Nouveau- Brunswick, le tiers; en Nouvelle-£- cosse, les 11 p.e., dans 'Ontario, les 9 p.c.Au total nous comptons pour 28 p.c.de la population canadienne.Pour peu que les mouvements de mi- recule ! gration cessent de lutter contre ncus du; fet que notre natalité cesse de baisser, | nous sommes en mesure d\u2019exercer! une influence grandissante sur l\u2019évolution de notre dominion.L'étude de notre histoire et de no-\u2019 lil tre situation actuelle nous rappelle ! .des tables bläan-:que nous avons le devoir de survivre, comme Canadiens-français, et d\u2019amé- iliorer nos positions.Deux grands i principes doivent guider notre action instruments tranchants, des | collective: 1.Devoir de survivre \u201cbassines, des éponges et des \u201cnotre groupe minoritaire ne subsis- gants de caoutchouc.Tous ;tera comme tel sur le continent amé- ces instruments pour \"tre le crime! Puis nous reprenons enfin le chem du retour.Rendu dans > hall d\u2019entrée j'entends la voix de l\u2019un des joueurs: \u201cCré-; yé que j'ai un beau jeu, je vous ; if.tous dedans!\u201d Je pris mon chapeau et je'leur et ses droits acquis.\u201cJe m'en fiche\u201d sui-' , vait.Et c'est ainsi que je visitai.la morgue, un samedi soir, vers ;rallient à un seul esprit catholique et français, que si tous les éléments | i | épars de ce groupe évoluent dans un sens unique, inspirés par le sentiment du devoir envers la patrie.\u201d 2.; Devoir de progresser: \u201cla race cana- ; dienne-française ne gagnera du terrain sur sol d'Amérique qu\u2019en ; proclamant hautement sa propre va- Pour progresser, nous devons faire l\u2019étalage de notre esprit catholique et fran- le i cas.\u201d Ces principes posés, survivons- | nous\u201d progressons-nous?Sommes- | | dix heures, par un beau clair nous assez forts, l\u2019esprit qui anime de Lune.Jean SAIRIEN.\u2014 Qu'est-ce qu'il a ton chien?\u2014 ll a eu la queue écrasée par: \u201cune auto, alors j'ai demandé au vétérinaire de lui greffer une queue i de \u201cbriard\u201d, il a mal compris et lui a greffé une queue de \u201cbillard\u201d! He rapide, allégé par la relation \u201cd'une anecdote ou d\u2019une conversation avec un personnage du pays, personnage toujours in- \u2018téressant, parfois grand per- _sonnage tout court.Les paysages sont largement i brossés.De temps a autre, un portrait : celui d'Alexandre de Yougoslavie, celui de Pilsudski ; parfois une ombre évoquée avec émotion: celle de l\u2019Aiglon.Ailleurs, c\u2019est tout un ta- \u2018bleau d'une délicieuse intimité ; le déjeuner chez Marie de Roumanie, cette reine que d\u2019autres étudiants, nos aînés, eurent l\u2019occasion d'admirer et d\u2019acclamer jadis, à l\u2019Université.M.Bruchési sait donc peindre.En outre, sa langue est toujours correcte, chatiée, clai- ire, en un mot essentiellement francaise.Le livre est sérieux, certes, mais aimable.Le lecteur y trouvera son plaisir et son profit.Rolande Provencher, | e.e.s.s.a.nos compatriotes de langue anglaise \u2018à notre égard est-il assez large pour que nous ayons le droit de laisser + .dormir le sentiment national?Nous constatons pourtant chaque jour que notre force de résistance est tellement anémiée que le travail d\u2019organisation nationale s\u2019impose plus que .jamais.Mais cette fois.c\u2019est contre ; nous-même qu\u2019il nous faut lutter notre manque d'éducation nationale, \"= notre paresse ou notre inaptitude à Tout cela est écrit en un stv- |\" a po .tique et notre absence de coopération manoeuvrer les machines de la poli- dans le domaine économique sont au- jourd\u2019hui les ennemis les plus dangereux de notre nationalité.Nous devons d'abord former chez hous un esprit national, \u201cfaire comprendre à la génération montante qu\u2019elle a des devoirs impérieux envers la patrie et qu\u2019elle sera aussi coupable de ne pas s\u2019en acquitter qu'elle le serait de se refuser la subsistance.\u201d La famille, l\u2019école et les Associations professionnelles sont (toutes désignées pour former cet esprit national.Mais hélas, dans la famille.l\u2019enfant n\u2019apprend rien de ses devoirs religieux et patriotiques.Il n'entend parler que des sportsmen et des bandits.À l\u2019école, on lui apprend, ou à peu près, que sa langue maternelle est un meuble de salon faut être Anglais pour gagner sa vie.Dans les associations professionnelles enfin, sauf de très louables exceptions, \u201con s\u2019obstine encore à nier que les intéréts particuliers de chacun de nous dépendent étroitement des intérêts de notre groupe ethai- que et que nul ne saurait négliger ces derniers sans porter atteinte à ses propres résultats.\u201d I y a donc toute une campagne d'action en profondeur a organiser pour assurer la formation de l\u2019esprit national.Les journaux, les revues et les livres sont et que, Canadien tout court, il lui |\u201c LES CONTRESENS LITTERAIRES Qui donc a eu d\u2019abord cette idée saugrenue que Buffon, le 25 août 1753, avait prononcé un Discours sur le style?Pourtant, Buffon avait été très explicite; il déclarait n\u2019offrir à son auditoire que Quelques idées sur le style.Ces idées, on l\u2019a remarqué depuis longtemps peuvent se ramener à cinq.Les trois premières n\u2019en font qu\u2019une, qu\u2019il a d\u2019ailleurs résumé lui-même ainsi: \u201cBien écrire, c\u2019est à la fois bien penser, bien sentir et bien rendre\u201d, c\u2019est-à-dire, avoir en même temps du bon sens, de l\u2019imagination et du coeur, du métier aussi.La quatrième qui conseille l\u2019emploi des termes les plus généraux\u201d, a été souvent défigurée; Buffon nc préche pas & tous les auteurs la préférence pour les mots vagues ou abstraits il recom- ;mande aux écrivains scientifi- | ques une terminologie accessible à à tous et done l'exclusion du \u2018vocabulaire technique.C'est la cinquième qu\u2019on a le mieux retenue et aussi.le plus mal comprise.Buffon n\u2019a pas dit, son manuscrit en fait foi, \u2018le style c\u2019est l\u2019homme\u201d, mais bien le \u201cstyle est de I\u2019hom- !me même\", En lui prétant cette combat-'ricain que si tous ses membres se dernière rédaction, on lui fait exprimer une vérité de premier ordre; la première donne lieu à un contre sens que peu d\u2019interprètes ont évité.\u201cLe style, c\u2019est l'homme\u201d signifierait quoi?Que l\u2019expression d'un écrivain trahit son tempérament: qu\u2019il y aurait donc une dépendance étroite entre la façon d\u2019écrire et le caractère individuel; en somme, que, rien qu'à lire un auteur, on peut définir exactement l'espèce d'homme qu\u2019il est.Qui ne re- onnaît l\u2019absurdité d\u2019une pareille prétention?Outre que certains genres comportent un style absolument impersonnel\u2014le drame, par exemple\u2014de combien d\u2019écrivains les livres contredisent la vie morale! Con- naît-on quelque part des é- tres plus immoraux que Salluste ou Rousseau?iQuels auteurs pourtant ont jamais préché la vertu?A force d\u2019y insister, ils finissent par en donner la nausée.La plupart enfin de ceux qui sous le prétexte d'identification en- (A suivre à la page 6) tout désignés pour entretenir dans la masse populaire les principes dont nous avons besoin pour vivre notre vie et nous orienter vers nos fins propres.Il faudra pourtant qu\u2019un jour ceux qui tiennent la plume comprennent clairement leurs devoirs d\u2019éducateurs nationaux.Ils seront les premiers à en bénéficier.Quand nous aurons compris droits et nos devoirs de nationaux, il nous faudra mettre en oeuvre notre esprit national\u201d.La politique, quoi qu\u2019on en dise, est le domaine où nous réussirons le mieux à nous faire valoir.Travaillons au règne de la paix dans le pays; mais n\u2019allons jamais sacrifier, sur l\u2019autel de Ia Confédération, les ressources de notre génie français.Nous sommes catholiques, et partant nous avons, plus que n'importe qui, le devoir d\u2019instaurer dans les lois du pays des principes chrétiens.C\u2019est à nos députés qu\u2019il appartient en tout premier lieu de combattre les idées subversi- ves qui menacent de nous créer bientôt des embarras.Mais nous sommes aussi Français, et nous devons, à la faveur des principes qui ont Présidé à la constitution de la Confédération canadienne, faire respecter par tout ce qui dépend d'Ottawa Pégali- té, la suprématie de notre langue.Enfin dans le domaine provincial, un examen, même superficiel, nous révélerait peut-être que la politique qui nous régit n\u2019est pas une politique nationale.C\u2019est à nous d\u2019y voir.Cessons donc d'admettre que la politique est le domaine des arrivistes et des coulissiers.Plaçons-y des hommes de principe et d'action.Que les jeunes, ceux bien entendu qui ont l'esprit ouvert aux questions nationales, ceux surtout qui sont franes et courageux, comprennent que nous avons besoin d\u2019eux aux avant-postes, Encourageons-les a faire de la politique et suivons-les de près pour qu\u2019ils fassent de la bonne et saine politique.Nous avons besoin, pour consolider nos influences et conquérir des positions dans le domaine économique, d\u2019un programme national.Espérons que nous aurons bientôt ce programme, Mais en attendant nous avons le devoir d\u2019utiliser les moyens les plus simples qui sont à notre portée, pour agrandir le domaine de notre activité économique.Il est hien beau de dire: \u2018*Encourageons les nôtres.\u201d Mais les nôtres recherchent-ils notre encouragement?Le commerce cana- dien-français semble s'ingénier il (A suivre à la page 8) 3 .UNE REMISE DE 20\u201c: est accordée aux étudiants sur tous les ouvrages publiés \u201cux EDITIONS ALBERT LEVESQUE 1735 rue Saint-Denis Tél: HAr.5969 1 D ES) TS SES + QU 4p 070 a 5 a o .S 1 2 3 4 Carte d\u2019accommodation pour ETUDIANTS CaléSkdacques | £3.00 pour 10 repas He) 15¢) Coin Ste-Catherine & St-Denis 6 7 8 9 10 5 J Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin DÉOM 1247, St-Denis \u2014 Montréal i Un restaurant ob les étudiants reçoivent une attention spéciale.LUNCHS DINERS RAFRAICHISSEMENTS GERACIMO FRERES RUE SAINTE-CATITERINE (rds Saint-Denis) SAINT-DENIS 412, Est 1548, (Près Ontario) Service-Qualité HArbour 1878 ED.GERNAEY VOTRE FLEURISTE Fleurs pour toutes occasion: télégraphiées partout 1405 St-Denis Montréal | Institution canadienne-française LABORATOIRE NADEAU LTEE PHARMACIE EN GROS 100, rue ST-PAUL Ouest nos | COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE La Sauvegarde MONTREAL Narcisse DUCHARME, Président pre mr Le Quartier Latin, Montréal, le 23 mars 1933 Page trois > \u201cEh [J 5 LE QUARTIER LATIN \u2014 Le Quartier Latin visite \u201cLa Presse\u201d NOUS SOMMES REÇUS PAR M.MAYRAND.\u2014 LES DIVERS DEPARTE- MENTS.\u2014 GRAND INTERET DE CETTE VISITE.Groupe des membres du conseil et de quelques collaborateurs du Quartier Latin qui ont visité La Presse la semaine dernière.\u2014 lère Paquin, nouvelles; rangée, de gauche à droite Gérard Filion, i ne , ë : Adrien Descoteaux, secrétaire; l\u2019ierre Asse- lin, administrateur; Ignace Deslauriers, directeur; Louis-René Lagacé, rédacteur-en-chef 2ème rangée: Thomas Ducharme, ; Maurice Claude Demers, Chateauguay Perrault, Edouard Béique, Jacques Perrault, Fernand Côté, Narcisse Lacourcière.- En arrière: Gérard Delâge et Jean-Claude Mortin \u2014 Les étudiants en médecine, rédacteur du Quartier Latin : Maurice Ferron, Ritchie Bellemare, Léopold Morissette, Gérard Ducharme, ne purent être présents parce qu'ils étaient retenus à leurs cours.MM.Marcel Desjardins et Pierre Dansereau ne figurent pas au groupe non plus.Lorsque, à la première séan-! te des débats, cette année, un orateur prêchait victorieusement que le progrès n\u2019apporte pas le bonheur, il ne devait pas songer à ce merveilleux exemple du progrès : la \u201cPresse\u201d.Le progrès règne en roi, dans tous les coins de l\u2019édifice, ce qui permet à tous de connaître les derniers événements presque au moment même où ils ont lieu et par conséquent d\u2019avoir un peu de bonheur.Le \u201cQuartier Latin\u201d peut parler de son confrère aîné avec connaissance de cause, car, mardi de la semaine dernière, il lui rendait visite.Voilà un événement qui mérite une place d\u2019honneur dans les archives de notre journal.Nous fimes l\u2019objet d\u2019une chaude réception.M.Mayrand lui-même, laissant de côté un moment ses lourdes occupations nous fit l\u2019honneur de nous recevoir et de nous piloter à travers quelques départements.Pour les journalistes inexpérimentés que nous sommes, la visite d\u2019un des plus grands et des mieux organisés de tous les journaux, procure une instruction dont nous saurons tirer parti.La salle des dépêches présente l\u2019aspect d\u2019une rûche: tout y est activité; on rédige, on s\u2019échange les nouvelles, à travers le bruit des télégraphes qui écrivent automatiquement les événements de l\u2019étranger et le son des timbres annonçant les événements locaux, incendies, accidents etc.Nous passons ensuite dans un local moins bruyant mais non moins actif: la photographie ct la photogravure.Voilà encore Une merveille d\u2019organisation.Une personne se fait photographier et en moins d\u2019une heure, son image est sur le plomb, prê- te pour l\u2019impression.Le bruit reprend soudain: nous arrivons à la salle de rédaction.Trente quatre linotypes sont en activité.À peine un article est-il terminé qu\u2019il part sur sa plaque de plomb, traverse la salle sur un petit chariot élcetrique pour aller affronter les correcteurs.Mais ce qui offre le plus d\u2019intérêt semble-t-il, ce sont ces merveilleuses presses, qui en un clin d\u2019oeil, impriment coupent et plient le journal.Rouleau de papier blanc à une extrémité, journaux prêts à être vendus à l\u2019autre extrémité de la même machine.Il serait trop long de passer en revue tous les départements ; chacun a son intérêt particulier, qu\u2019augmentait encore les nombreuses et claires explications du ciceron qui nous conduisait si aimablement et à qui nous offrons nos sincères remerciements.Avant de terminer, il nous reste un agréable devoir à remplir.Celui de remercier tout le personnel du grand quotidien, qui s\u2019est si aimablement prêté à notre curiosité et en particulier M.Mayrand à qui nous devons le plaisir de cette visite.M.P.Si les plans de ses officiers réussissent, la Fédération nationale des Etudiants des Universités Canadiennes offrira au cours de son prochain terme, quatre tournées de débats et un débat national à la Radio.Deux tournées se feront au Canada et deux à l\u2019étranger.Sur l\u2019invitation de la N.US.E.& W.une équipe de la F.N.E.U.C.ira faire une tournée en Angleterre cet automne.L\u2019équipe canadienne sera composée d\u2019un étudiant des provinces Maritimes et d\u2019un étudiant de l\u2019Ouest.Ce sera la 2ème délégation de la F.N.E.U.C.en Angleterre, la première ayant eu lieu en 1928.Si les circonstances le permettent, l\u2019autre tournée à l\u2019étranger se fera aussi à l\u2019automne.Il y aura rencontre entre les étudiants du Nord- Ouest des Etats-Unis avec ceux de l\u2019Ouest Canadien.Au commencement de l\u2019automne, il y aura quelque chose comme un essai au Canada.Les officiers de la Fédération espèrent pouvoir arranger une tournée dans Ontario et les provinces de l\u2019Ouest par une équipe française de l\u2019Université de Montréal.Le 4ème débat se fera au printemps de 1934, alors qu\u2019une équipe d\u2019Australie ou du \u2018Bates College\u2019, Maine, fera une tournée par tout le Canada.Et il est tout probable que durant la session nationale de la Fédération, il y aura un débat sous les auspices de la Commission Canadienne de la Radio.Il est à prévoir que les quatre orateurs seront choisis, un dans les provinces Maritimes, un dans les provinces Centrales, un des provinces de l\u2019Ouest et un de la Colombie Britannique.L'AUTOMOBILISTE EXPERIMENTE \u2014 Vraiment, monsieur, je suis étonné de voir comme vous êtes au courant des prix du bétail: porcs, poules, oies, ete.Où diable vous documentez-vous si bien?.\u2014 En auto.LE CAPITAINE BERNIER Il nous a été donné, samedi soir dernier, de faire la connaissance d\u2019une personnalité que nous ne devons pas hésiter a acclamer comme une de nos gloires nationales.Le capitaine Bernier (je n\u2019ajoute pas à son nom les titres nombreux qui lui ont été conférés et qui n\u2019ajoutent rien à sa renommée) a entretenu ses auditeurs de ses voyages dans les glaces polaires.Il avait intitulé sa conférence \u201cA la Conquête de l\u2019Arctique\u201d.Personne n\u2019ignorait que c\u2019est lui, en effet, qui a conquis l\u2019Arctique pour le Canada \u2014 qui a annexé à notre empire déjà si raste, les terres qui s'étendent de l\u2019Hudson au pôle nord.Ayant déjà moi-même vécu dans les régions boréales (un peu plus au nord que Jérôme!), je n\u2019ignorais pas tout des difficultés rencontrées par les explorateurs qui s\u2019aventurent dans ces déserts de glace.En outre, j'avais lu le rapport, rédigé par le capitaine lui-même, de la troisième expédition de l\u2019Arctique (1908-1909), publié par le département de la Marine et des pêcheries en 1910.Dès les premières paroles qu\u2019il prononça, le capitaine Ber- nier conquit la sympathie de son auditoire par sa rude simplicité et par sa modestie.Des privations que lui et ses hommes eurent à endurer, des lourdes heures d\u2019ennui au cours de l\u2019obscurité de trois mois qui les enveloppa lors de leur hivernage à Winter-Harbour, le Capitaine nous dit peu de choses, Il était évident que cela n\u2019avait pas compté, que ces souffrances, cette solitude avaient été joyeusement acceptées dans l\u2019assurance qu\u2019elles seraient fécondes et que la patrie en bénéficierait.Le capitaine Bernier est un chef, un vrai, c\u2019est-à-dire un inspirateur d\u2019énergie, un en- traineur d'hommes qui sait comment il faut conduire les grandes entreprises pour les mener à bonne fin.Il est infiniment réconfortant pour des jeunes gens de voir un homme qui n\u2019a jamais perdu la foi dans la mission qu\u2019il avait à accomplir et dont l\u2019énergie \u2014 et un chef doit en avoir pour lui et pour les autres \u2014 n\u2019a jamais faibli.Le capitaine Bernier appartient à cette \u201cRace de violents, de forts, de hasardeux\u201d, qu\u2019étaient nos glorieux ancêtres, et c\u2019est une belle page qu\u2019il a ajoutée à l'épopée canadienne en conquérant ce \u201cpays neuf\u201d.Une fois de plus les Cana- diens-français auront établi leur droit à cette terre canadienne et prouvé l\u2019amour qu\u2019ils lui portent.Voilà ce que le capitaine Ber- nier n\u2019a pas dit, mais voilà ce POUR REVEILLER LES SOUVENIRS En plein coeur du quartier latin, sur la rue DeMontigny, près de la rue St-Denis,se dresse un édifice, le jardin de l\u2019Enfance, qui évoque pour un grand nombre d\u2019étudiants sur le point de toucher au terme de leurs études universitaires, le temps où ils y commençaient leur instruction primaire.Ce temps, vieux déjà de dix, douze ou quinze années, a gravé dans nos mémoires un souvenir agréable.Voulez-vous revivre les moments heureux de votre tendre jeunesse, assistez ce soir à 8 heures ou samedi après-midi, à la charmante soirée historique, musicale et récréative qui s\u2019y donne.Vous serez surpris, comme nous avons été nous-mêmes mardi dernier, du naturel, du talent et de la simplicité pleine de charmes des interprètes des diverses scènes du programme.L\u2019assurance \u201cdes marquis\u2019, la grâce et la fraîcheur des \u2018\u2018marquises\u201d\u2019 etc, vous conquerront à votre tour, de même que l\u2019harmonie des exercices des \u2018\u2018cadets\u201d et la parfaite exécution du chant.Rendez-vous à cette représentation, le prix d\u2019admission en est modique, vous passerez une agréable soirée, de plus, vous accomplirez une bonne oeuvre parce que les recettes sont au profit de I'Orphelinat Saint-Alexis.I.D.EMISSION DE L\u2019ECOLE SOCIALE POPULAIRE La prochaine émission hebdomadaire de l\u2019Ecole Sociale Populaire aura lieu le mercredi soir, 29 mars, a 6 h.45.Mlle Antoinette Gérin-Lajoie, directrice des Ecoles Ménagères provinciales parlera de cette oeuvre.que respirait chacune de ses paroles.Ce que nous devons à un homme comme lui de respect et d\u2019admiration, et ce que la postérité lui devra de gloire ne se mesure pas avec de vaines paroles.Qu'il nous soit permis de remercier la \u201cSociété Canadien- ne-Française pour l\u2019avancement des Sciences\u201d de nous avoir donné l\u2019occasion de connaître une personnalité aussi noble et courageuse, et spécialement monsieur Jacques Rousseau dont l\u2019infatigable activité nous fournit la preuve que la jeune génération n\u2019est pas entièrement faite d\u2019intelligences som- meillantes et de pédants du savoir.Pierre Dansereau. Page quatre Le Quartier Latin, Montréal, le 23 mars 1933 (0) il ETAIT-CE LEUR DROIT ?.Ecart indigne aux lois de l'hospitalité eee eee eme [PAGE SPORTIVE NL 7 Les étudiants en droit de Laval sont venus constater sur \u2018\u2019ace que la métropole ne se met pas au lit avant neuf heures, Ils ont fourni, en même temps, aux confrères de Montréal, l'occasion recherchée de se dégourdir un tendon.Rassurés donc.et heureux de s'être fatigués pour la bonne cause, ils sont partis, agréablement las Meme s'ils n'ont gagné que des coups, ils en ont donné un nombre suffisant pour rendre cet échange de bosses, conduit de part et d'autre avec un savoir-faire scrupuleux, assez saune tactique peu loyale étaient visiblement mécontents.La troisième fois qu\u2019il se mit à faire des siennes, les joueurs, au comble de l\u2019ennui, se don- Nèrent la main, poussèrent d'un commun accord trois cris de réprobation et s\u2019en allèrent s\u2019amuser ailleurs.Nous soupconnons chez Des- lauriers un manque de bonhomie, trahi par sa conduite impulsive.Sans doute il aurait aimé à jouer, et quant à ça qui de nous \u2018s\u2019en abstiendrait, mais le fait tisfaisant qu\u2019on nous a ignoré n\u2019était pas suffisant à faire éclore chez \u2018 Qu'importe la conclusion .ee .\u2018nous une protestation aussi ex- quand les prémisses sont aussi : travagante.agréables.| Ainsi donc que me le confiait Larmi ceux que le fait a le | généreusement une vieille con-: plus embar \"assé fut Louis La- | naissance, M.NX, balayeur à l'A-' pointe qui, m'avoua sincère- rena et dont l'aisance à frapper | MeNt ne posséder aucun détail le mot juste n'est surpassée que \u2018 SUT \u201cces nouveaux germes d\u2019un, par sa dextérité avec un balai, | Communiste.\u201d Louis-R.Lagacé ! ce ne sont plus des optimistes | $ Soustrayait du nombre des | mais bien \u201crien que des étu- ; Présents durant ces accès chro-; diants de Québec\u201d.niques d'énergie malveillante ; De la partie elle-même il nous POUT Ne pas encourir, me con- | reste le vague souvenir de tri- | fia-til, le danger d\u2019être \u201cinter- | cots multicolores, la plupart! Viewé\u201d par les journalistes troués, qui semblaient tous en ; P'OP0s de la conduite maussade, quête du même objet et qui |! de son ami, dans leur ardeur à sa poursuite se bousculaient à tout propos.Les joueurs désirant être dé- : ;barrassés à l'avenir d'un tel | A intervalles plus ou moins , sans-gene, s\u2019entendirent pour ; fixes, le gr énergi 2e ; es.grelot énergique del, pas révéler l\u2019endroit de leur | Dubé les tenait en haleine.! .Tori .prochaine rencontre.Morin et Forbes, moins jeu- qd \u201c B nes que les autres et voulant i R.sans doute se reposer quelques alignement instants, poussèrent l'indélica- MONTREAL LAVAL | tesse jusqu\u2019à fronder le caout- Buts | chouc quatre fois dans les filets Martel St-Laurent de nos amis.Defenses Ce manque inélégant de cour- Berthiaume C.Donohue! toisie à l'égard de nos hôtes les | Savior Miquelon attrista sûrement.Cè n\u2019est donc - Centre pas sans raison qu\u2019un grand Morin G.Cliché ! hebdomadaire a dénoncé dans ! Ailes ses colonnes les deux récalci- Forbes Cantin trants, en les traitant de types\u2019 Boyer Roy ; à redouter.Substituts A ce souvenir pénible, je me Ducharme Lacourcière hate de tourner le dos à la pa- Munich Huot, tinoire pour poser mon oeil in- Cournoyer quisiteur sur la foule d\u2019étu- - Demers diants qui bondait, à quelques, 1ère période centaines près, la promenade ' entière.\u2018lo\u2014Laval, Roy (Huot) .8.58 | Ce qui nous frappa le plus, '20\u2014Laval, Miquelon .12.03! vers la fin du premier quart, | (Roy) fut le spectacle navrant de!30\u2014U.de AL, Forbes .14.25 Deslauriers, qui, généreux de.(Morin-Boyer) gestes et faisant fi de son cal- | Punition \u2014 Lacouricière.me habituel, frappait à coups | 2ième période redoublés sur un \u201cgong\u201d qui se \u2018 ., > ydo\u2014U.de M., Morin .5.12 trouvait près de lui.| (Boyer) L\u2019étonnement devint général | 5o\u2014U.de M.Morin 12.37 et on cessa le jeu durant cing \u2019 Co oT 3iéme période 60\u2014U.de M., Berthiaumel3.45 Arbitre \u2014 L.Dubé.minutes pour faire enquéte.Quinze minutes de paix et ce fut la méme histoire.| EE Ee a es 10 ÿ ç es: > ++.w=) ICI ET LA DANS LES SPORTS | C'est d'une façon plutôt marquante et décisive que nos | \u2018 confrères en droit ont disposé de leurs adversaires de Laval! Nos hôtes, flairant la-dessous | Samedi dernier a l\u2019Aréna Mont-Royal.Défaits par trois a vse; C : de \u2018 deux lors de l\u2019invasion montréalaise dans la Cité de Cham- nous organisons un tournoi de quilles inter-facultés, Le leur tour, nous rendre visite.Mal leur en prit, car le sort les! Droit, la Chirurgie Dentaire.a méconnu sur toute la ligne.En fait d'équipe, nous avons été le Polytechnique et les Hau- à même de constater qu\u2019ils en possèdent une excellente, ca-:tes Etudes fournissent chacu- pable même de donner un meilleur rendement qui celui ex-ine une équipe pour ce tournoi.hibé samedi dernier mais à notre humble avis, et les résul-, | plain et avides de revanche, les Québécois ont bien voulu, à \"LE TOURNOI DE QUILLES INTER-FACULTES Grâce à la coopération deu diverses facultés de l'U.de M.Le trophée Laureys est dé- tats sont là peur le prouver, la nôtre est meilleure.Toute- tenu par les étudiants en fois comme on ne peut juger un club par une seule partie, ce sciences commerciales.Le gar- qui est le cas ici, passons et revenons à la joute, qui n\u2019a pas | deront-ils encore cette année manqué d\u2019être excitante au possible.Pour les nôtres, tous se, On ne peut rien prévoir car lu \u2018sont avantageusement signalés.Espérons que cette coutume ;lutte promet d'être des plus de faire rencontrer annuellement les deux facultés rivales de | serrées.nos deux universités ne manquera pas de continuer et que l'an prochain saura être moins égoïste à l'égard de nos bons | amis de Québec, en leur accordant un meilleur sort.1 | Les partisans du Canadien ont le sourire sur les lèvres | depuis samedi dernier: le Canadien participera au détail.: Une saison assez peu fructueuse, fertile en échecs était loin, de laisser croire à un tel résultat.Heureusement que, piqués ! par le sens de l'honneur, nos vaillants porte-couleurs cana-| diens-français ont compris la tâche qui leur incombait.Ils joindre en temps, celui de parvenir aux éliminatoires.Ils y | sont parvenus, un peu tard mais pas trop.C'est fort heureux, car c'eut été faire preuve d'égoïsme de la part des directeurs, et des joueurs de l'équipe envers leurs milliers d'admirateurs, : que de les priver de cet honneur et de cette récompense.eux qui.par leur encouragement dans le succès comme dans l\u2019ad-,; hockey professionnel, tout le support possible.Devons-nous envisager un autre championnat?C\u2019est fort douteux, mais ront déployer sous nos yeux, et daigne le succès couronner | leurs efforts.Le tournoi de tennis en simples met encore les nôtres en | vedettes à la Palestre du National.De nouveau en fin de leur jeu plus brillant que jamais.Pendant que Roland se classait pour la semi-finale, Henri-Paul connaissait après une ! dure joute, l\u2019amertume de la défaite aux mains de Watt.| D\u2019autre part, Marcel Rainville a disposé de ses deux adver-, saires samedi et dimanche avec une extréme facilité; samedi Reid succombait 6-0, 6-0, puis dimanche ce fut au tour de Clegg de s\u2019incliner 6-1, 6-2.En fin de semaine auront lieu les semi-finales.Nul doute qu\u2019elles seront fertiles en émotions.Watt rencontrera Roland Longtin tandis que Reitman s\u2019attaquera à Rainville.Dimanche les élus de la semi-finale croiseront le fer pour le titre.Allons encourager les nôtres à la victoire! x * * La saison du hockey n\u2019est pas encore terminée et la neige pas encore partie que déjà la voix de nos joueurs de Crosse s\u2019élève dans l\u2019ombre.L\u2019enthousiasme qui règne chez eux à l\u2019approche du printemps nous laisse prévoir une heureuse et fructueuse saison.Dès que les brûlants rayons du soleil auront effacé toute trace de neige, nos porte-couleurs ne sauront tarder à se mettre à l'entraînement afin de connaître une saison aussi brillante que celle de l\u2019automne dernier.L\u2019on se rappelle en effet et pour ne mentionner que celle-là que la saison s\u2019est terminé de façon éclatante l\u2019an dernier, notre équipe effectuant un vrai balayage aux dépens des Maple Leafs d\u2019Outremont, reconnus alors comrne champions de la province de Québec, ce qui parle avantageusement pour notre équipe.Nous possédons donc une équipe de toute première force qui n\u2019attend que les éléments propices pour lancer ses premières cartouches.Il nous tarde de les voir à l\u2019oeuvre.G.D.Les parties seront joueus dans l\u2019ordre suivant: Droit vs H.E.C.C.Dentaire vs Polytech.H.E.C.vs C.Dentaire.Droit vs Polytechnique.C.Dentaire vs Droit.Polytechnique vs H.E.C.Les équipes joueront trois parties l\u2019une contre l'autre et les deux équipes qui auroni .ve .° .A .Typ | ont enfin atteint le but qu'il craignaient fort de ne pouvoir re- agné le plus grand nombre de parties détailleront pour la coupe Laureys.À tous nous souhaitons bonne chance.i versité.n'ont pas manqué d'apporter à leurs espoirs dans le Elise commencent à être sui- Roger B.Jean.\u2014 Tes relations avec vies! Jos.\u2014 C\u2019est, qu'elle n\u2019est \u2018puisse le Canadien faire longue route dans ces séries.Nous!pas comme les autres jeunes ; applaudissons d'avance aux merveilleux exploits qu\u2019ils sau-, filles.Jean.\u2014 Comment cela?Jos.\u2014 C'est la seule veuille sortir avee moi.qui La foule sent, d\u2019ordinaire, as- : semaine tout comme précédemment, nos bons amis Roland |sez justement, mais il est rare | Longtin et H.P.Emard n\u2019ont pas manqué de se signaler par qu\u2019elle raisonne bien.POPULAIRES Pourquoi ne le seratent- elles pas?\u201cPAS DE COUPONS TOUT EN QUALITE\u201d TOUTE LA VALEUR dans la cigarette \u2014 non dans les primes.\u201cQUALITE est syno, nyme d\u2019ECONOMIE A prix égal, vous avez plus dans une BUCKINGHAM 10 pour 10c.20 pour 20c.25 pour 25c.Fumez la Buckingham pour avoir le sourire \u2014 Le Quartier Latin, Montréal, le 23 mars 1933 Page cinq THEATRE :-: MUSIQUE :.: CINEMA VESSIE TRIBUNE LIBRE + Autour d\u2019une décision\u201d.\u2014 Réponse de M.Jean Neilson.M.Louis-René Lagacé, Rédacteur en chef.\u201cJe Quartier Latin\u201d.(her monsieur, Je n\u2019ai pas le plaisir de vous connaître, mais vous dirigez un journal qui m\u2019est particulièrement sympathique parce qu\u2019il est rédigé par des étudiants, de mon âge, dont plusieurs sont de mes amis.C\u2019est vous dire tout de suite combien sensible m'est une attaque venant de votre côté.Or, dans le dernier numéro du \u201cQuartier Latin\u201d (que je parcourais à l\u2019instant, en me rendant à Québec assister aux représentations du thé- itre amateur local), l\u2019un de vos rédacteurs (R.T.) sous le titre \u201cAutour d\u2019une décision\u201d me prend vivement à partie sur le choix que j'ai fait, le 9 mars dernier à la salle du Gésu.votre rédacteur était strictement demeuré sur le terrain dramatique, j'eus respecté son opinion, comme j'ai d\u2019ailleurs respecté celles de mes camarades des autres journaux, (du moins ceux qui ne se sont pas dissimulés derrière l\u2019anonymat).J\u2019ai déjà justifié daris mon journal le point de vue proprement dramatique.Je ne vous ennuierai donc pas en y revenant inutilement.Seulement, l\u2019auteur de \u201cAutour d\u2019une décision\u201d, se laissant sans doute emporter par le désir de mettre en lumière la valeur du groupe pres- qu\u2019entièrement composé d\u2019étudiants\u201d, ne craint pas de glisser ici et là dans son article des insinuations qui seraient enfantines si elles n\u2019étaient franchement malveillantes.Préter ainsi gratuitement au juge des sentiments de vénalité, par le seul fait que celui-ci se trouve en relations, de par son métier, avec l\u2019organisatrice | en chef du concours, et que l\u2019auteur de l\u2019une des pièces est un camarade, voilà un procédé visiblement injuste et qui n\u2019entre guère dans les moeurs de la franche polémique.Je comprends que R.T.ne puisse s\u2019empêcher de prêcher d\u2019abord et avant tout pour son clocher, mais qu\u2019il ait assez de générosité, d'esprit de justice et de lar- eur de vue pour laisser \u201cdans la coulisse\u201d les potins.Avec l\u2019espérance que vous voudrez bien accorder l\u2019hospitalité à la présente dans votre prochaine édition, je vous prie de croire, cher monsieur à mes sentiments les meilleurs.Jean NEILSON.Le colporteur.\u2014 Voici un joli petit instrument pour ouvrir les lettres.Le monsieur.\u2014 Merci, je n\u2019en ai pas besoin, je suis marié, Si | UN MOT DE RAIMU i _ Dans \u201cThéodore et Cie\u201d que Pière Colombier vient de terminer aux studios Pathé-Natan de Joinville d'après la pièce de Paul Armont et Nancey, Rai- mu a un rôle très mouvementé qui comporte de multiples transformations.On le voit sucessivement en paysan, en femme, en homme du monde, en pompier.On le voit aussi sous la livrée d\u2019un laquais de grande maison et à ce titre il reçoit \u2014 ainsi le veut le scénario \u2014 quelques maîtresses gifles de son partenaire, le sympathique Albert Pré- jean.On venait donc de répéter la Iscène et Préjean mu par un sentiment qu'on explique aisément, hésitait à gifler Raimu.Mais celui-ci le mit à l\u2019aise aussitôt par ces mots pleins d\u2019une héroïque mansuétude : \u2014 Vas-y carrément, mon pe- !tit Albert.J'avoue que c\u2019est la première fois que je reçois des gifles, même au théâtre, mais je ne t\u2019en veux pas.Nous sommes tous les deux en service commandé, toi pour les donner et moi pour les recevoir! AU CINEMA DE PARIS Le populaire petit foyer de la rue Ste-Catherine ouest présentera samedi prochain en grande exclusi- veté \u201cLA FEMME NUE\u201d, d'après la célèbre pièce d'Henri Bataille.La semaine prochaine sera celle de France-Film dans le grand mouvement théatral de la Métropole.Ces deux salles de spectacle locales offriront en effet en grande exclusivité, et pour la première fois au Canada, deux films qui ont fait sensation sur le Vieux Continent, deux productions d\u2019une égale valeur artistique, d\u2019un commun appel populaire.A l'Impérial, \u201cVIOLETTES IMPERIALES\u201d, avec la célébre Raquel Meller, au Cinéma de Paris, \u201cLA FEMME NUE\u201d d'après l\u2019oeuvre d\u2019Henri Bataille, avec la superbe Florelle dans le rôle principal.\u201cLA FEMME NUE\u201d qui valut aux temps muets, un véritable triomphe à Léonce Perret et une fortune à ,ses réalisateurs, vient enfin au parlant après une longue attente des Montréalais.Voilà un film attachant, entièrement émouvant, qui remportera en Amérique comme ailleurs un succès mérité tant par le tact et la conscience de son adaptation par la jolie Florelle, Alice Field, Constant Remy, Raymond Rouleau et plusieurs autres grands artistes de l\u2019écran français.On conçoit que l\u2019écran a ajouté beaucoup de jolies nuances à la fameuse pièce qu\u2019a déjà app'audie Montréal.Le sujet est traité avec bon goût, certaines scènes comme celle du fameux bal des Quat\u2019z-Arts sont du dernier cri théâtral, l\u2019ensemble présente une allure dramatique captivante qu\u2019encadre un superbe travail de photographie.Vu l\u2019exceptionnelle exclusivité de cette représentation, le Cinéma de Paris retournera pour l\u2019occasion à ses anciens prix d'admission soit 25 cents en matinée, 30 et 40 cents les soirs et dimanche, et 25 cents en matinée du samedi.Le régisseur.\u2014 Quoi, vous n\u2019allez tout de même pas faire Jules César avec un cigare à la bouche?L'acteur.\u2014 Ah! il n\u2019aimait pas les cigares?A JEAN SAIRIEN Je vous ai relu.Résultats.Bien Jean Sairien, mais j'ai l\u2019intuition que d\u2019argumenter plus longtemps sur la question serait peine perdue.Le croi- rez-vous, je vous ai relu trois fois, à l\u2019endroit (je me suis fait un plaisir, tout en vous faisant l'honneur) et j'en suis restée au même point.J\u2019ai le regret de constater que nous ne nous comprenons pas; moi prétendant que votre critique s\u2019attaquait, en général, a la femme qui ne travaille que pour son agrément, et vous croyant avoir voulu exprimer votre opinion défavorable sur l'emploi de la femme au détriment de l'homme.D'ailleurs ce qui me fait persister dans mon idée, c\u2019est que si vous n\u2019aviez eu l'intention de critiquer que les jeunes filles employées dans les ascen- ceurs, les pompières et les chauffeuses de taxi, vous n\u2019auriez probablement pas ajouté ce P.S.au bas de votre article, en guise de précaution contre les polémiques.Vous aviez d\u2019appré- parfaitement raison hender les reproches du beau sexe.Mais moi, prenant votre nom en considération, je m'\u2019étais permise de vous renseigner sur les faits et voilà que mes bonnes intentions ont été mal interprétées.Liriez-vous à l\u2019envers vous aussi par hasard?Ou je comprends mal, ou vous vous exprimez mal, il y a quelques chose qui ne vas pas quelque part.C.CERTAIN.\u201cLANCEUR\u201d DE REINE L\u2019ex-chancelier Cuno, qui vient de mourir, passait pour \u201cle plus bel homme de sa génération\u201d.Et, de fait, ses succès féminins furent nombreux et flatteurs.Il contribua beaucoup à lancer une jeune actrice, Pola N., devenue par ses soins une des plus fameuses \u201cstar\u201d du cinéma mondial.Et l\u2019ex-chancelier dire : \u2014 Je n\u2019ai pas refait un roi, mais j'ai créé une reine! aimait à CINEMA DE PARIS FLORELLE dans \u201cLa FEMME NUE\u201d D\u2019après la célèbre pièce de Bataille IMPERIAL RAQUEL MELLER dans \u201cVIOLETTES IMPERIALES\u201d TOP-CI, TOP-LA f | - \"La loi du talion a trouvé sa formule moderne dans une chansonnette populaire: je lui fais pouit pouit, il me fait pouit pouit, puis on se r\u2019fait pouit pouit.Jean Sairien est un adepte.À mon tour maintenant, je lui fais pouit pouit, et puis n'est-ce pas?* * On à sugyéré l\u2019autre jour que chacun devrait porter sur lui * pourrait nous servir de marque de disque tinction.(M.S.) * + * Non certes l'opéra n\u2019est pas désagréable à entendre.Même les extraits de ces opéras plaisent.On a raison de le dire et jon a tort de ne pas le croire.Mais il ne faut pas pousser le paradoxe jusqu'à dire que choisir ces pièces est une preuve de manque de goût.L\u2019opéra sentir l\u2019usure?Le classique est toujours de propos, et si quel- :ques-uns viennent à s\u2019en \u201ctanner\u201d, c'est qu'ils ne comprennent pus que le classique n\u2019est | pas fait pour les oreilles profanes.| | ; MAUVAISE FOI OU IGNORANCE?TOPSY.| -\u2014 | Un certain \u201cchevalier\u201d, sans peur dans une salle de rédaction, à l\u2019exemple de son seigneur et maître, reproche à l\u2019Université d\u2019avoir perdu l\u2019occasion de célébrer le quatrième centenaire de la naissance de Montaigne.Le sage auteur des Essais, naquit en effet le 28 février 1533 dans le château qui porte son nom.Il reste donc encore dix mois au cours desquels peut prendre place une manifestation en l\u2019honneur d\u2019un des maîtres de la pensée.Le \u201c\u2018chevalier\u201d eût mieux fait d\u2019attendre la fin de l\u2019année pour dresser son petit réquisitoire.Il eût mieux fait surtout de se renseigner.Le soin de célébrer les principaux centenaires historiques, littéraires ou scientifiques, est laissé aux diverses facultés.C\u2019est ainsi que, depuis trois ans, \u2014 pour ne pas remonter plus haut \u2014 des professeurs de la Faculté des lettres ont tour à tour rappelé le centenaire du romantisme, celui de la mort de Mistral, celui de l\u2019indépendance de la Belgique et de la Grèce, le 2000e anniversaire de la naissance de Virgile, le cinquième centenaire de Jeanne d\u2019Arc et, n\u2019en déplaise au \u2018\u2018chevalier\u201d, le centenaire de la mort de Napoléon II.Mais les compressions budgétaires ont supprimé, cette année, la modeste somme affectée aux conférences publiques de la Faculté des lettres.L'initiative de célébrer les nouveaux centenaires par des conférences n\u2019appartient plus désormais jusqu\u2019à nouvel ordre qu\u2019aux professeurs.Re- ca y est.Ce n\u2019est pus malin, un disque d\u2019identification.Cela | fe sec-\u2014\u20144-mm0e\u2014mote-\u2014emotle 058 BHO a6] TRIBUNE LIBRE | !M.Jean Saibocou, la\u2019s Le Quartier Latin, 539.rue de Montigny Est.; Montréal, P.Q., | Cher monsieur.| Ah! non, je ne suis pas de tvotre avis! Et puisque vous y invitez le lecteur, monsieur, je me plais à vous faire connaître mon opinion, .\u2018sans ;sel ni poivre\u201d .car je crain- | drais de gâter la sauce! .| C\u2019est étrange, en traitant le \u2018cas du citoyen livré à la mer- ici de ses deux boulangers, idans votre article intitulé |\u201cPoivre et Sel\u201d, vous n\u2019avez trouvé d'autre alternative que | de laisser tout simplement le {Canadien pour I\u2019Anglo-Saxon! Permettez-moi de vous avouer, M.Saibocou (j'allais dire Salbocoup), qu'en dépit de votre homonyme, vous n'avez pas \u201csu tout\u201d ce qu\u2019il fallait faire, en cette circonstance! Comme j'aurais admiré celui qui, au lieu d'abandonner, à cause de son pain moins bon, son compatriote pour un fournisseur de nationalité étrangère, serait allé, animé de bonnes intentions, exposer ses griefs au boulanger en question, et aurait persisté dans l'espoir de \u201cfours meilleurs\u201d, à déguster le pain national qui n\u2019était, en somme, pas beaucoup plus indigeste qu\u2019une certaine \u201cgalette aux poivre et sel\u201d! Et peut-être que ce client, appuyé de quelques imitateurs, aurait obtenu du boulanger canadien \u2014 qui, après tout, ne devait pas être plus bête, mais seulement un peu plus maladroit que l\u2019autre \u2014 aurait obtenu, dis-je, qu\u2019on leur fabriquât un pain de qualité égale sinon supérieure au pain rival.Cependant, il est triste d\u2019admettre que votre acheteur de pain a des frères qui l\u2019imitent hélas! trop souvent, dans des circonstances analogues; toujours prêts sont-ils, à capituler sans résistance, à admirer sans dicernement, et à encourager tout ce qui est étranger, ce qui n\u2019est \u2018pas de leur race! Mais je m\u2019excuse, monsieur, d\u2019en avoir dit si long, quoique je ne regrette pas d\u2019avoir \u201cmis la main à la pâte\u201d (vous pensez sans doute \u201cles pieds dans le pétrin\u2019\u2019), au risque de me faire dire de \u201cserrer mon grain de sel\u201d! Lise KIVOODRAH.\u2014 Tenez, Justine, si vous voulez ce chapeau, je vous en fais cadeau.\u2014 Oh! merci Madame, c\u2019est justement celui avec lequel mon fiancé me trouve si bien! me ees mm me = procher a ceux-ci l\u2019oubli apparent du quatriéme centenaire de Montaigne, avant méme la fin de l\u2019année 1933, c\u2019est faire preuve de mauvaise foi.LA BOETIE Page six en Le Quartier Latin, Montréal, le 23 mars 1933 PAGE LITTERAIRE OE} A) SD) SD ED $30 070 rrr aE) 30 Civilisation américaine et civilisation francaise La civilisation américaine est celle d\u2019un pays riche en matières premières, pauvre en matériel humain.Elle est orientée vers la grande production et tendait jusqu\u2019en 1929, à une élévation croissante du niveau de la vie.Cette production intense n\u2019est rendue possible que par la \u201cstandardisation\u201d, le travail en série, l\u2019usine où l\u2019ouvrier doit abdiquer toute intelligence et personnalité pour se transformer en une machine à poser toujours le même boulon ou à enfoncer toujours le même clou à intervalles rapprochés et réguliers.Cette \u201cstandardisation\u201d engendre donc une mécanisation de l\u2019activité humaine qui diminue la faculté d\u2019invention et qui tend à réduire chez l\u2019homme l'élément individuel.Cette réduction de l\u2019individu a été favorisée par les conditions mêmes dans lesqueHes s\u2019est constitué le peuple américain.En cffet il est composé des éléments les plus disparates qu\u2019il éprouve une difficulté grandissante à assimiler, à fonder dans une seule nationalité.Cette nationalité américaine se compose d\u2019éléments tout simples et de caractère surtout matériel.Le véritable bien spirituel qui unit tant de races diverses, c\u2019est la satisfaction toute physique d\u2019avoir de beaux salaires et le bien-être que ces salaires peuvent procurer.Dans cette sensation de bien- être qui accompagne une fièvre perpétuelle de travail fait en série, les différences ethniques s\u2019affaiblissent, mais l'individu s\u2019affaiblit aussi.Au bout d\u2019un certain temps il n\u2019est plus qu\u2019un consommateur et un producteur avec des sentiments élémentaires de réflexes disciplinés mais primitifs.C\u2019est ce qui explique que le public américain dans son ensemble se compose de foules docilement soumises aux appels impérieux de la réclame.C\u2019est un troupeau destiné à l'exploitation de cette même industrie que son travail actionne.En un mot, l\u2019Amérique donne limpression d\u2019une ruche merveilleusement organisée mais dans laquelle les êtres qui la composent ne vivent qu\u2019en fonction de la production et de la consommation; elle est une civilisation à caractère quantitatif.La civilisation française a un caractère tout à fait différent.C\u2019est la civilisation d\u2019un pays pauvre en matières premières mais riche en matériel humain et ne disposant que de débouchés restreints.Ce pays ne peut donc pas s'orienter vers une production illimitée.Le français tient fort peu compte du travail fait en série.Il a un certain dédain pour la machine, il | doit la subir car il en a besoin.A l\u2019ouvrier américain, véritable machine humaine, il oppose l\u2019artisan souvent humble et modeste mais qui aime son travail parce qu\u2019il y met son intelligence et son coeur, parce que lorsqu\u2019il à terminé son oeuvre il peut se dire avec orgueil que le meuble, le fer forgé, le morceau de verre ou de porcelaine qu\u2019il a devant lui est la création à la fois de ses doigts habiles et de son esprit inventif.D'autre part la France est un vieux pays chargé d\u2019antique nourriture spirituelle qui n\u2019a cessé de produire des aristocraties de caractère et de pensée communiant dans certaines traditions de culture.Cette continuité de culture apparaît d'autant plus forte que les ré- profondes qu'ailleurs.1! suit que le Français reste un individualiste pour lequel les valeurs de l\u2019esprit, qui sont ce qu\u2019il y a dans l\u2019homme de plus individuel, conservent leur prestige.Il suit également qu\u2019il est plus sensible à la qualité qu\u2019à la! quantité et à l\u2019invention qu\u2019à l\u2019organisation, bien qu\u2019en raison de son entraînement intellectuel qui lui permet des adaptations rapides, il puisse é- tre aussi quand il le veut, grand organisateur comme il l\u2019a montré pendant la guerre.La civilisation française est donc à caractère qualitatif et s\u2019oppose essentiellement à la civilisation quantitative américaine.Il n\u2019est pas nécessaire qu\u2019il y ait conflit entre ces deux civilisations, au contraire elles peuvent considérablement s\u2019aider l\u2019une l\u2019autre.Actuellement il semble que les nécessités économiques résultant de la guer- le poussent le monde entier dans la sphère d'influence américaine, et la France n\u2019échappe pas à cette tendance universelle vers l\u2018américanisation.Toutefois il est vraisemblable que lorsqu\u2019elle aura retrouvé tout à fait son équilibre, si toutefois une nouvelle guerre ne vient pas de nouveau la déchirer, elle continuera à se développer dans le sens de son génie et de sa tradition.Il se peut que pendant longtemps son destin ainsi informé par son passé, soit moins éclatant au point de vue de la réussite matérielle que celui des Etats- Unis.Mais ceux-ci connaissent et connaîtront sans doute un jour des crises graves; déjà sans parler du marasme financier, de la rivalité anglo-saxonne et japonaise, s\u2019esquissent des résistances sud-américaines qui pourront un jour devenir formidables.En outre le problème ethnique peut prendre aux Etats-Unis des développements inattendus et redoutables.On peut très bien concevoir une époque où la France | CONTRESENSLITTERAIRES (Suite de la page 2) tre le caractère et le style ont cherché l\u2019originalité dans l\u2019expression, et donc la personalité du style, sont tombés dans l\u2018exagération, l\u2019enflure ou même l'excentricité.Voyez les Allemands et les Anglais.Seuls ont échappé à ce malheur les grands écrivains parce que leur originalité n\u2019est pas cherchée mais naturelle.Ce n\u2019est donc pas l\u2019équation \u201cécrivain=style\u201d que Buffon a exprimée.I a bien écrit \u201cLe style est de l\u2019homme même\u201d.Et cela veut dire que dans tout ouvrage, il faut considérer deux éléments: l\u2019un, qui est le sujet, les idées, les faits scientifiques; l\u2019autre, style, c\u2019est-à-dire \u2018l\u2019ordre et le mouvement que o < (Pon met\u201d dans l\u2019expression de | ; ces idées et de ces faits.Ces i- : volutions politiques ont été plus | dées et ces faits peuvent être \u2018 |empruntés d\u2019un autre, d\u2019autres |à leur tour pourront vous les lemprunter, parce qu\u2019ils ne sont la propriété de personne et sont au contraire le bien commun de l'humanité.Mais le style lui, \u2018l'ordre ou le plan selon lequel le sujet est présenté, le mouve- ce que personne ne peut ni emprunter ni prêter à d\u2019autres.Cela seul est personnel, cela seul appartient en propre à l\u2019auteur, cela seu] \u201cest de l\u2019homme même\u201d.La conséquence, c\u2019est que d\u2019autres peuvent former leur style d\u2019après celui de grards écrivains; mais ils ne sauraient s\u2019approprier le style des maîtres.C\u2019est un bien qui ne se transporte pas d\u2019un homme à un autre.Quand un auteur a mis sur une pensée le cachet, la signature de son style, personne ne peut plus la lui enlever et chacun devra le répéter telle qu\u2019il l\u2019a marquée une fois pour toutes.Elle passera à la postérité sous le nom de cet écrivain, à moins qu\u2019un autre, | pour avoir mieux saisi les rapports entre cette pensée et son | expression, la rende nar des termes plus frappants encore.| Elle deviendra alors sa chose à lui et c\u2019est sous son nom que l\u2019écho des siècles la redira.En d\u2019autres termes, ce que Buffon proclame, ce n\u2019est pas qu\u2019on reconnaît un homme à ses livres; mais c\u2019est qu\u2019on reconnaît un maître à son expression supérieure, ce qui revient à dire que seuls surnagent, dans le déluge de la production littéraire, les ouvrages magistralement écrits.C\u2019est ce que Chateaubriand affirmait à sa manière: \u201cL\u2019écrivain original n\u2019est pas celui qui n\u2019imite per- sera enviée par eux en raison de ce vieil équilibre entre l\u2019âÂme et le corps, qu\u2019elle a lentement élaboré au cours des siècles et qu'elle a su conserver.Nantel DAVID ment qui anime ce sujet, voilà ' > LA BALLADE DU CHOMEUR S\u2019il va partout clamant bien haut sa peine, Le coeur épris d\u2019un tourment de bonheur, S\u2019il meurt de faim étendu dans la plaine, Et que son corps soit un objet d'horreur Au champ maudit, témoins de son malheur, Passants joyeux, d\u2019un geste magnifique Rempli d\u2019amour et de foi sympathique, Saluez bas le chômeur sans abri; Son rôle est grand car sa vie est tragique; Dieu, dans le Ciel, bénira son ami.Sur le chemin quand il tombe et se traîne, L\u2019estomac vide et les yeux lourds de peur; Dans son taudis où fermente la haine, Loin du plaisir qui lui crève le coeur Et l\u2019étourdit de son rire moqueur, Ne troublez pas le courage héroïque, Qu\u2019il garde encore en son âme stoïque ; Cet homme-là n\u2019est pas un ennemi: C'est le héros d\u2019un acte dramatique, Dieu, dans le Ciel, bénira son ami.Tout l'univers comme une vaste arèna, Où chacun passe et voile sa douleur, Voit s\u2019agrandir l\u2019espace de la scène Et reculer l\u2019espoir consolateur.Partout s\u2019élève une immense clameur ; Le monde entier au paganisme antique Tend les deux mains et dans ce jour abdique Les droits du Christ qui veille dans la nuit.Chômeur, mon frère, à sa Loi ne réplique.Dieu, dans le Ciel, bénira son ami.ENVOI Prince-Chomeur, le traitre qui trafique Te parlera d\u2019avenir chimérique; N\u2019écoute pas ce vampire poli: Il veut ton coeur; garde cette relique.Dieu, dans le Ciel, bénira son ami: VALDOR.sonne, mais celui que personne ne peut imiter\u201d, Virgile, Horace, Corneille, Molière, la Fontaine, Racine et Chénier.c\u2019est ce qui justifie la boutade de Copée : \u201cQui pourrais-je imiter pour Et [être original?\u201d LA NOUVELLE ROXY Plus douce - Meilleure - Plus fraiche - 12 pour 12c 20 pour 20c Boîtes de 50 pour 50c 100 pour $1.00 CIGARETTES DE VIRGINIE Pour ceux qui roulent leurs propres cigarettes, procurez- vous le tabac a cigarette Roxy Fine Cut en paquets de 10c et de 20c.L.O0.GROTHE, LIMITÉE MONTREAL Le Quartier Latin, Montréal, le 23 mars 1933 Page sept PAGE DES FACULT \u2018 FACULTE DE DROIT l\u2019examen s\u2019en vient: l\u2019examen s\u2019en va .Finiculi Finicu- la! ; Morale: Pompons-le comme on pompe une rose.* * + Les gens de Québec ont eu deux: les gens de Montréal, quatre.Jamais battus?Toujours à battre ! Morale: Aimons la victoire comme on aime une rose! * * % Les classes s\u2019en vont ; les vacances odorent.De cours, assez! Des vacances encore! Morale: Humons le travail comme on hume une rose! G.L.J.M.DUN ART PERDU En ces jours de dépression économique et de concurrence ruineuse que le pharmacien doit traverser, il lui a fallu vendre quantité de marchandises pour maintenir son commerce.Il a en magasin liqueurs douces, revues, jouets, souvenirs et des centaines d\u2019articles qu'il lui faut détailler au même prix que l'épicier, le libraire ou le restaurateur voisins.Dans sa hâte à payer ses créanciers, le pharmacien a oublié qu\u2019il a à sa portée une importante source de profit: l\u2019art de la parfumerie.Inutile de dire que la parfumerie est un art, mais ce que je désire vous faire réaliser c\u2019est que vous et moi pouvons être des artistes en préparant nos propres cosmétiques \u2014 qui se vendront \u2014 et nous rapporteront un revenu appréciable.Vous vendez des poudres et des narfums étrangers qui ne voug donnent pas grand profit.Afin de vous en défaire, vous poussez des lignes de cosmétiques inconnus.Pourquoi ne pas fabriquer les vôtres?Ce serait pour vous un placement en même temps qu\u2019une annonce.Vous n\u2019avez même pas besoin d\u2019une licence de manufacturier, ne fabriquant qu\u2019en petites quantités.Je suis en mesure de fabriquer mes Cold Creams et Vanishing Creams, Lotions pour le visage, Sachets, Sels, Eaux de toilette et Parfums.Vous pouvez en faire autant.Si un pharmacien plaçait dans la fabrication de ses cosmétiques le quart de ce qu\u2019il lui faut payer pour l'installation d\u2019une fontaine à soda et s\u2019en ocupait, il n\u2019aurait pas ensuite à le regretter comme font tant de ses confrères qui ont dépensé de fortes sommes pour des fontaines, comptoirs à tabac, etc.Examinez \u201cLes Parfums et leur préparation\u201d par Askinson ou encore la section \u201cParfumerie et Cosmétiques\u201d de Reming- A POLYTECHNIQUE Derniérement, notre président me demandait pour remplacer, comme chroniqueur, ce bon ami Lambda.J'accepte avec plaisir, mais vous avouerez avec moi que ia tâche n\u2019est pas légère; je veux dire que mes chroniques auront plutôt piètre mine venant après celles de notre confrère démissionnaire.Je risque peut-être fort de me faire détester en vous parlant, dans mon premier article, d'un sujet en vogue: les examens! Que dire des deux der- niéres semaines\u201d?Parlez-en aux élèves de 1ère, 2ème et 3ème.Franchement, je suis porté à croire que le grand Saint-Pierre et nos professeurs s\u2019étaient donné le mot.Tandis que l'un permettait les rafales au dehors, les autres faisaient souffler dans l\u2019Ecole un vent non moins banal.Tout de même \u201cde ça on n\u2019en meurt pas!\u201d Faits et autres: ! P.avait de très sérieuses raisons pour ne pas se présenter au tableau.D.L.fait du ski comme un grand garçon.Îl se risque à la montagne, même le soir.La 4e et la 3e ont indéfiniment suspendu les hostilités.Dans certains milieux bien informés on ajoute qu\u2019ils est question de désarmement.Nous leur souhaitons d\u2019être plus chanceux que la S.D.N.Max YMUM.Esculape sympathise La médecine est une science dangereuse : M.R.Beauvil- liers en sait quelque chose et son bistouri en est cause.La victime fit un faux mouvement, et la lame traitresse en profita pour lui percer deux veines \u2018superficielles\u2019 du poignet.Immédiatement on le conduisit à l\u2019hôpital St-Luc où il fut confié aux bons soins et à la garde d\u2019un médecin.On lui fit dix points, juste la moitié de son examen.C\u2019est le métier.Attention, messieurs les dentistes, vous aussi vous êtes sujets aux accidents du travail.L'autre jour le dentiste W.Cooke, de Erié, était en train d\u2019extraire une dent de l\u2019oeil.La dent se brisa et un éclat vola dans l\u2019oeil du docteur.Ce dernier est à l\u2019hôpital et on espère encore lui sauver l\u2019oeil.Et maintenant.à messieurs du droit de décider de la responsabilité du patient, du dentiste.ou de la dent.ton et constatez par vous-même qu\u2019un homme habile et qui a un peu d'initiative peut fort bien se tirer d\u2019affaire même à l\u2019heure actuelle.Dulcamaria.LE REMEDE.C\u2019est avec joie que notre jeunesse a vu naitre le mouvement des \u2018\u201cJeunes-Canada\u201d :elle avait besoin d\u2019une direction à ses ardeurs patriotiques.Nous réclamions une route à suivre ot des chefs.Nous les avons.Commençons maintenant à lutter, mais à lutter réellement en ayant pour but la victoire.J'ai jassisté à diverses manifesta- itions où des aînés enseignent les moyens à prendre pour assurer la reconnaissance de nos droits.Il nous faut devenir ri- :ches, conquérir la fortune par tla petite et la grande industrie inous a-t-on dit et répété.Mais pour cela il faut de l'union, de la coopération, idée qui revient si souvent dans les discours de nos nationaux et que nous mettons si rarement en pratique.Il nous faut le producteur cana- dien-français, soutenu par le [financier ct le consommateur (canadien-français.On doit persuader nos gens que le mesquin intérêt n\u2019entre pas seul en ligne de compte, mais qu'il faut considérer également l'avenir de notre race.Nous sommes individualistes, ion a même dit que nous étions le peuple le plus individualiste de la terre.Mais il doit y avoir un remède à apporter à cette rage qu\u2019ont les Canadiens français à se dévorer les uns les autres.Je crois trouver ce remède dans la pratique plus sérieuse de notre religion.Le Catholicisme dont on parle si peu souvent dans les discours patriotiques, doit néanmoins être à la base de la lutte qui nous donnera la suprématie chez nous.Qui s\u2019accuse de médisance, calomnie, jalousie, envie?Ces défauts ont acquis tellement de vogue chez nous, qu\u2019on en est venu à être jaloux et envieux sans presque s'en apercevoir.Voilà la source profonde de notre manque de solidarité.Rares sont les familles où il n\u2019y a pas quelque scission.Comment vou- lez-vous qu\u2019il soit uni le peuple où au sein même des familles on ne peut s'accorder.Il faut enfin ouvrir les yeux; nous sommes chez nous au Canada, mais on menace notre domicile.Cessons donc les chicanes, les luttes fratricides, délaissons nos orgueilleux dé fauts,, évitons ce que I'Eglise défend.Laissons l\u2019individualisme aux cousins de France qui, seuls chez eux, peuvent le pratiquer sans danger national, et présentons enfin un front uni, prêt à avancer en bloc à la voix d\u2019un chef.LUDOVICUS.\u2014\u2014 Alors, il y a eu un tremblement de terre à Marseille?Vous avez dû avoir peur?Marius.\u2014 Eh! oui, mon bon, mais la terre tremblait encore plus que moi.Le feu a oeuvre il s\u2019était attaqué a I\u2019Académie La semaine dernière le feu|de Mount Allison et y causait causait des dommages de des dommages de $75,000.Et $130,000 à l\u2019Université Mount toujours on soupçonne une Allison, N.B.Dix jours avant,, main criminelle.ROUGIER FRERES = \u2014 Produits Pharmaceutiques Français SIEGE SOCIAL: 350, RUE LEMOYNE MONTREAL \u201cPhotographe attitré des étudiants\u201d RUE STE-CATHERINE, (Près St-Denis).Tél.LAncaster 5478 \u2014 Rés.ATlantic 3695 x > UNE REDUCTION DE 10\u2018% EST AUTORISEE AUX ETUDIANTS Emile Thisdale Vêtements, Merceries et Chapeaux 335 Est, rue Ste-Catherine tet MONTREAL * oe Près d\u2019un million de personnes possèdent, sous forme d\u2019assurance-vie, une fortune d\u2019environ trois milliards de dollars qui est en train de se constituer entre les mains de la Sun Life of Canada.Ces milliards seront versés pendant la vie des personnes en question ou de celles qu\u2019elles ont à leur charge.Sun Life Assurance Company of Canada Siège Social :- Montréal ° Vous serez toujours satisfaits des achats que vous ferez chez < a Dupuis Freres Rues Ste-Catherine, St-André, de Montigny et St-Christophe PL.5151 % oe eAvant tout.SECURITE À travers les 115 années de l\u2019histoire de la Banque de Montréal, la sécurité a été le mot d'ordre et la prudence dans la gestion, le guide de ceux qui dirigene l'institution.Grâce aux succursales qu\u2019elle a partout dans le Dominion, la Banque est le gardien fidèle et sûr de l\u2019épargne des Canadiens depuis des générations, BANQUE DE MONTRÉAL L'actif dépasse $700,000,000 Page huit Le Quartier Latin, Montréal, le 23 mars 1933 LE FANFARON X monte en tramway, son premier souci est d\u2019attirer sur lui l'attention des passagers, en faisant d\u2019une voix élevée, quel- Ps Le Quartier Latin Devise: Bien faire et laisser braire JUES plaisanteries plus ou moins drôles ou même déplacées, Le \u201cQuartier Latin\u201d est l'organe et la propriété de l'Association générale des étudiants de l\u2019Université Alors d\u2019un rapide coup d\u2019oeil il s\u2019assure qu\u2019on l\u2019observe et qu'on l\u2019écoute, puis il commence le récit de ses aventures et l\u2019exposé de son programme: \u201cL\u2019Etude c\u2019est pour les \u201cgogos\u201d.X n\u2019étudie que la veille des examens.Ce qui ne l'em- de Montréal.I.e \u201cQuartier Latin\u201d est le fruit de la collaboration bénévole de tous les étudiants, sous la direction du personnel suivant: DIRECTION péche pas de se classer parmi Directeur: les premiers et de lutter avec IGNACE DESLAURIERS ceux qui ont le courage de tra- Censeurs: Chan.Emile Chartier, Vailler presque tous les soirs.Que voulez-vous, il a toujours quelque chose.Le dimanche, c\u2019est une visite chez une jeune fille à qui il fait REDACTION accroire tout ce qu\u2019il veut, Elle Rédacteur en chef: le croit un \u201cpetit savant\u201d.Le LOUIS-RENE LAGACE! jundi, c\u2019est la partie de cartes.Nouvelles: Maurice Paquin.ml joue gros jeu et perd d\u2019énor- Abbé Georges Deniger.Aviseur: Maurice Ferron | Secrétaire: Adrien Descoteaux.i + Sport: R.Bellemare.mes sommes, \u2014 qu\u2019il n\u2019a proba- Gérard Ducharme.bl tj .L di Lo \u2018me amais s.Le mar Littérature: Dollard Dansereau.D'ement Jamais eue cm il court les cafés, etc, etc, etc.Les deux ou trois heures du matin le voient encore sur la rue.Enfin tous les samedis i! | passe la soirée a danser.Pierre Dansereau.Théâtre: Marcel Desjardins.Musique: Edouard Béique.Chroniques: Fernand Côté.Rédacteurs: Irénée Leblanc.Léopold Morrissette.En un mot il fait tout, sauf Jean-Claude Martin.ice qu'il doit faire.Il n\u2019étudie Gérard Delage.jamais et court tous les soirs.Claude Demers.i Or, voici qu\u2019un jour X nous il'acontait ce qu'il avait fait la ADMINISTRATION veille.A trois heures il n'était Administrateur: pas encore entré.Par malheur PIERRE ASSELIN.Annonces: Marcel Desjardins.l'un de nous l'avait rencontré |sans toutefois lui parler \u201cCom- iment se fait-il?lui demande-t- fon, que je tai vu hier, a 114; heures, eur telle rue, avec un tel et un tel.Tu as laissé tes | Compagnons pour entrer chez itoi immédiatement après\u201d.; Confus, notre fanfaron es- save d\u2019expliquer les choses: il bannir de son domaine la langue {s\u2019embrouille, bredouille, finit française et le produit français.No- par se taire, et reste coi j usqu\u2019à tre langue a pourtant une valeur | précieuse au point de vue affaires.Si nous l'exigions partout, sans f'ai-| Aujourd'hui tout est fini re de bruit, l'industrie, le commerce vec nous.NX nous dit certai- et la finance sentivaient le besoin, nement la vérité car il ne nous in s'en servir et les nôtres auvaient | dit plus rien.ite.On sait d'ailleurs que le ville: 1! # veut-être appris que les n'est pas seule à souffrir de notre lanfaronnades du sot le rendent peur de nous montrer français.Tou-| Vidieule, et que le silence de te notre province présente au tou | l'homme d\u2019esprit lui attire l\u2019es- Due curieux \u2018un ; visage Malis\u201d time des autres., a.Jauvs Ce us LL - trie du tourisme ne ver chez mous | JOB SERVE rémunératrice, elle ne nous vaudra à : l'étranger des influences heureuses! que si nous nous montrons fidèles à notre civilisation française.\u201cNotre' | La influence économique grandira dans] See.de l\u2019adm.: Gérard Filion.Circulation: \u201c \u201c AGITATION OU ACTION (Suite de la page 2) L'HEURE CATHOLIQUE causerie doctrinale à la mesure où nous serons nous-mê- | l'Heure catholique du 26 mars, | mes, et l'expansion, en grandeur et organisée par le Comité des on biofondeur, de notre domaine na-| Oeuvres catholiques de Montré- lonal dépend, en tout premier licu,' ans .de cette influence économique.\u201d al sera donnée par le R.P.Ces- Nos origines et notre histoire nous 18 Forest, O.P., doyen de la Fa- font un \u201cdevoir impérieux de survi-!culté de Philosophie de l\u2019Uni- vre.de progresser et de mettre nos Lis 4 influences au service de la civilisa- versité de Montréal.Il parlera tion chrétienne\u201d, et notre survivan- [de la royauté du Christ.ce, notre expansion dépendent étroi- \u2018cette causeri à tement de notre participation à lat) Cette causent Po enes y 6 vie politique et économique du pays.1.précises.À 6 h.20, audition Nous n'avons jusqu'ici survéeu qu\u2019à ;de chant religieux par la Maî- force d\u2019agitation, \u20ac , : a oe ¢ agitation, ct nous constatons trise du Collège N.-Dame de la qu'après chaque tempête subie par| .4e notre groupe ethnique, notre esprit Côte-des-Neiges, assistée par le scolasticat des Frères de Ste- Croix sous la direction de M.Guillaume Dupuis.A l\u2019orgue national nous est apparu affaibli, anémié.Seule l'action en profondeur, le R.Frère Placide, f.s.c.l\u2019action organisée nous assurera des résultats permanents.Que chacun se fasse donc apôtre de l\u2019esprit national.\u201cTendons-nous la main pour donner aux nations qui nous surveillent le spectacle d'un groupe vigoureux et puissant.Agissons, agissons de concert, agissons avec méthode, et nous serons bientôt à mê- me de constater qu\u2019un peuple qui «se connaît et s\u2019aime est un peuple que l\u2019étranger veut connaître et aimer.\u201d ce qu\u2019il descende du tramway.! + PROTOGRAMMOLOGIE Gaieté de mi-caréme.La graphologie est aujour- d\u2019hui fort populaire: la plupart des revues et journaux ont leur courrier graphologique.Mais pas le \u201cQuartier Latin\u201d.C\u2019est que, au journal des étudiants on songeait depuis longtemps à quelque chose de plus fort, de plus scientfique que la graphologie.On a trouvé! Sa- vez-vous quoi?La protogram- mologie.ou l'étude du caractère d\u2019une personne par les lettres initiales de son nom.Le journal s\u2019est donc assuré les services d\u2019un protogrammolo- giste éminent et, afin de donner aux lecteurs un échantillon de cette nouvelle science, on a demandé à ce savant une étude sur les noms de quelques membres du \u201cQuartier Latin\u201d.Voici ce qu\u2019il en voit: Le directeur du journal à beaucoup d'intelligence et surtout, beaucoup d'imagination.Ecrire est pour lui un jeu; il est intarissable.La raison?Il termine toujours ses articles cn disant qu\u2019il a encore des I.D.Je sais chez votre administrateur une grande vertue.lUhu- milité.En effet ,en dépit des brillantes idées dont fourmillent ses décrits, il s\u2019obstine à constater qu\u2019il n\u2019en a P.A.Le rédacteur en chef, lui, chaque fois qu\u2019il termine sa phrase se demande qu'L.R.L.peut avoir! L'opéru le tenterait-il\u2026 ?| Votre chroniqueur théâtral doit être bien jeune, car il aime jeter de la poudre aux yeue.i Rien que parlant musique et | étudiant la finance, il signe M.| D.ce que même un étudiant en médecine n'oserait faire.Le même défaut se retroure | chez votre chef des nouvelles; cependant.Simple reporter, ser pour un politicien, voire mé- me un politique, en signant toujours M.P.dl me faut offrir mes félicitations aux memres du Quartier Latin.Le choix judicieux de leur nouveau rédacteur motive ces louanges.Vous avez fait là messieurs, une précieuse ae- quisition.Ce rédacteur me semble un futur Louis Veuillôt.1l sait que sa plume vaut une épée.Il a grande confiance en lui.Il pressent que ses adver- 'saires une fois rabroués repren- idront leur siège.Toutes les qualités que j'énumère se trouvent contenues dans l\u2019avertissement qu'il donne à la fin de ses articles en signant, C.D.Allez douter maintenant de la valeur scientifique de la t\u201cprotogrammologie.\u201d M.N.0.P.\u2014- Où donc est le cuissier?\u2014 Parti aux courses, patron.\u2014 Comment ?Parti aux courses sur ses heures de travail?\u2014 Oui patron.C\u2019était sa seule chance de faire balancer ses livres.\u2014 Je crois avoir commis une gaffe! Je viens de rencontrer un monsieur qui vous ressemblait tellement que je lui ai rendu l'argent que je vous avais emprunté! .D'un M élange Parfait ! Pour tous ceux qui préfèrent une Cigarette de Qualité (22 i RAR ARK AX IR AR ARIK Y IGARÉTTES I Tr Grande fureur au Quartier.Nicolas ne parlera plus! REVOLTES ET CHAHUTS AU QUARTIER LATIN | : Le vendredi 8, refus de procéder à , .La !la dissection des cadavres.Refus Ces scènes ont pour théatre le d'écouter le doyen.Empoignade avec Quartier Latin de Paris.les agents.Mise à sac du laboratoire Nicolas.Très aimé des étudiants, En 1911, le ministre de l\u2019Instruc- | l\u2019éminent chirurgien Hartmann cal- tion publique, M.Steeg, veut mettre | me l\u2019affaire au milieu d\u2019ovations en- en vigueur certaines réformes qui, | thousiastes.Hélas! le lendemain.d\u2019une part, infligent aux étudiants 'réapparition de la force armée.Cin- des examens supplémentaires bimen- quante agents, alignés dans l\u2019amphi- suels sur des programmes fraction- | théâtre où le professeur Nicolas doit nels, gênant leur formation générale paraître.Autant de gardes muni- (et contrariant la préparation à l\u2019es-[cipaux.et avec tn tambour! C\u2019en |sentiel de leur carrière scolaire est trop.Le professeur Nicolas ne l\u2019externat d\u2019abord, l\u2019internat ensui-!mettra pas les pieds dans l\u2019amphi- te.D\u2019autre part, le ministre a bien, | théâtre.On apprend qu\u2019il est dans écoutant enfin les voeux déjà anciens | son laboratoire.Or s\u2019y précipite.On du corps médical, étendu le stage |l\u2019y met sous clef.Le doyen arrive.fait dans les hôpitaux, le plus fécond, On le boucle aussi.On ne rend la | des enseignements, à toute la durée | liberté aux prisonniers que l\u2019heure des études et porté celles-ci de qua- | du cours passée.tre à cinq ans.Mais ce n\u2019est là que | Le recteur de l\u2019Académie de Pa- satisfaction illusoire.En réalité, le; ris suspend aussitôt le cours chahu- stage hospotalier restera après la !té et les travaux pratiques de dis- réforme Steeg ce qu\u2019il était avant, [section qui lui sont annexés.La dé- avec une note plus accentuée : ce monsieur veut se faire pas-.ridiculement insuffisant, pour cette raison majeure que le nombre des hôpitaux comprenant des chaires de clinique n\u2019est pas augmenté et que ceux-ci vont donc se trouver encombrés par le flot des nouveaux venus.le professeur Nicolas, qui déjà n\u2019avait pus l\u2019oreille de ses élèves, va savoir ce qu\u2019il en coûte d\u2019avoir été {l\u2019un des artisans de ce nouvel état !de choses.1! l\u2019apprend dès l\u2019ouverture de son cours, le 6 décembre.{C'est précisément la Saint-Nicolas.À peine passe-t-il le seuil! de l\u2019am- I phithéatre qu\u2019un farceur, perché au- dessus de la porte d'entrée, lui déverse sur la tête un sae de farine, et voici, 4 la jubilation de la salle, le professeur métamorphosé en bonhomme de neige qu\u2019une grêle d'oeufs | vient aussitot zébrer de jaune.Et | Porchestre éclate, mugissements des sirènes, stridences des sifflets à roulette, beuglements des trompes d'auto.La voix d\u2019un accordéon s\u2019élève, pleurnicharde et nostalgique.Vraiment, le professeur Nicolas n\u2019est plus dans une tenue professorale.Il ne lui reste que de s\u2019en aller.Sa sortie est saluée par une triple salve de pé- | tards.Le cours a donc été aussitôt refermé qu'ouvert, Jouant de malheur, le doyen Lan- douzy se trouve sur le passage des manifestants.Ceux-ci se souviennent qu\u2019il n\u2019a pas été très gentil non plus, il y a trois ans, pour les aînés; ils s'alignent un par un derrière son dos, lui emboitent obstinément le pas et transforment le vénérable doyen en tête de monôme malgré lui! Jusqu'ici, tout se passe sur le plan d'une indiscutable irrévérence, mais aussi d\u2019une truculente jovialité.Le lendemain, les choses se gâtent.À leur arrivée dans le grand amphithéâtre, les chahuteurs de la veille se trouvent nez à nez avec une soixantaine d'agents et de gardes municipaux.Encore la police à l\u2019intérieur de l\u2019Ecole! Qu'a-t-on fait de la promesse de Clemenceau, de ses ordres?Huées, sifflets, injures.Cinq étudiants sont arr.tés.Ils vont être déférés au Conseil académique.cision du Conseil de l'Université sera rendue aujourd'hui Jundi.Si les \u2018sanctions brisent la carrière des cinq camarades arrêtés, tous les cara- \u2018bins sont décidés à lutter jusqu'au bout.Mais le lundi, le Conseil hésite à couper les ponts avec la Jet nesse des Ecoles et remet au mer- ,credi sa sentence.Le mardi 12, les étudiants en médecine tiennent un grand meeting au café Voltaire, place de l'Odéon et prennent, eux, dès maintenant, leurs responsabilités: 10 protestation contre l\u2019intrusion de la police à la Faculté; 20 appel à l\u2019équité du Conseii de l\u2019Université pour qu\u2019il tienne, dans ses décisions, compte de l\u2019ambiance et des violences dont les étudiants arrêtés ont été victimes, leurs camarades aussi; 30 création d\u2019un Comité de vigilance.|! Le mercredi matin, à dix heures, le Conseil se réunit à la Sorbonne, composé de six professeurs appartenant aux lettres, aux sciences, à la médecine, au droit et à la pharmacie.Les sanctions proposées sont sévères, sauf pour l\u2019un des étudiants, mis hors de cause: un an, six mois, trois mois de suspension.Elles sont, en définitive, un peu moins rudes.Elles le sont trop aux yeux des étudiants, qui annoncent un second meeting aux Sociétés savantes.La fermeture de la Facu!té, ordonnée le nême jour par M.Steeg pour les étudiants des première et seconde années, vient encore de jeter l'huile sur le feu.Enfin la clémence l\u2019emporte.Tout se calme une fois de plus dans l'effervescent Quartier.Deux grands drames, d\u2019ailleurs, viennent accaparer les esprits: la catastrophe de Messine et la rocambolesque affaire Steinheil.Armand RIO.(Lecture pour tous.) \u2014 Monsieur a-t-il déjà commandé?Le colonel en retraite.\u2014 J'vous crois, j'ai commandé l\u2019aile droite d\u2019une brigade! .\u2014 Bien monsieur, je vais voir si c\u2019est prêt! "]
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