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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
jeudi 15 novembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1934-11-15, Collections de BAnQ.

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[" + N A cciperieeirelre |p 8 Sl EAN HE Ey CES pp =p = T qe g0 MONTREAL, NOVEMBRE 15 1934 BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE VOL.XVII \u2014Ne.6 Nos actes nous suivent REVUE Nous n'avons peut-être pas encore assez vécu pour juger de la pleine vérité de cette pensée.Mais il est facile, si nous sommes le moindrement psychologues, de constater un peu jusqu'où roulent nos actes.Je sais bien que nos dans d'étudiants, énervées par un travail rigidement fixé par des dates d'examens, pressées par des plaisirs et des obligations sociales qui nous volent notre temps, nous ne trouvons plus de minutes solitaires où réfléchir et penser.Il est bon cependant qu'un homme se penche de temps à autre sur lui-même.Le plus intéressant sujet, le plus passionnant et malheureusement peut-être le plus inconnu de notre\u2019 vie, c'est encore nous-même.Qui peut se rendre le témoignage sincère de se connaître à fonds?Qui peut se répéter avec justice qu'il a pleine connaissance de tout ce qu'il a fait, de tout ce qu'il fait et de tout ce qu'il pourra et devra faire?Combien de choses sont passées inconnues dans notre courte histoire, qui vivent encore aujourd'hui sans même que nous le sachions?Les bonnes actions, peu importe, puisque tout est pour le mieux.Mais les mauvaises, les moins bonnes, que nous oublions beaucoup plus facilement que les autres?Où s'arrêteront leurs conséquences?Avons-nous toujours respecté notre dignité, notre vie, notre coeur, notre uniforme?Car tout homme drit être fier de son habit.L'ouvrier doit aimer sa salopette toute souille de terre, de peinture, encrassée de sueur et de poussière, le soldat, le professionnel, le prêtre, tous nous devons évoir la fierté de notre uniforme.Cet habit que Dieu nous a donné, nous devons l'aimer, le respecter.Et plus il est noble, plus il est beau, plus il est galonné, plus il est digne de confiance dans sa sombre et pauvre tenue, plus nous lui devons d'attention.Il n'est peut être pas d'acte futil.Tous ceux que nous posons créent une atmosphère, engendrent des suites inévitables, et tout le long de notre vie nous en trainons le souvenir parfois bien pesant qui allourdit notre âme, attriste nos pensées, assombrit nos vieux jours.Et si ce poids de nos actes, nous ne le portons pas nous \u2014 mêmes, d'autres pour nous le portent, le souffrent, et payent notre irréflexion.Nous, les hommes du monde tout spécialement, les autres aussi parfois, malheureusement, nous vivons avec un être plus faible et plus impressionnable que nous.À côté de nos humbles vies vient s'accoler une autre vie plus tendre, plus sensible.Ces âmes jeunes et belles que la vie place entre nos mains comme un dépôt sacré, pour les \u2018aimer, les aider, il ne faut pas en abuser.L'amour est un jeu bien dangereux! Quand il est volage et fou, quand il s'illusionne sur la beauté d'un printemps ou sur le parfum d'une demi-vertu, l'amour est une bien triste histoire.Un tout petit baiser, une familiarité de quelque temps, une amitié égoiste de quelques semaines qui créent l'illusion d'une attention désintéressée chez une âme toute neuve, toute innocente, offerts et donnés par qui ne doit pas le faire, infailliblement laissent au fonds de ce coeur confiant et sincère une amertume et un dégoût qui ne s'évaporent plus.Si l'amusement est notre fort, si le sérieux ne nous sourit pas du tout, songeons un peu que nous ne .devons jamais briser de douces illusions pleines d'innocence \u2018et de bonté pour un sentiment factice qui s'éteint sitôt repu, comme la rage d'un chien affamé dans un CHICOINE gigot de viande fraîche.QUELQUES RESPONSABLES DE LA REVUE Rappelons-nous que d'autres après nous viendront visiter ce coeur Suzon Déole, Louis Gagnon (administrateur).Marguerite Gendron, Gérard Cournoyer, Roger Guertin, meurtri.Et s'ils ont le courage d'accepter la blessure avec le coeur, Jean-René Desmarais (directeur) d'essayer de le guérir, ce sera toujours aux dépens de leur bonheur, de leur joie, de leur vie.flusion nordue jeunesse s'engloutit parfois dans le vide affreux d'une ; S O M M A | R E Je sais bien que la consolation est un baume même pour celui qui la donne, mais c'est toujours avec peine et souffrance que pour vider NoTRE es U MODERNISME .oo.Françoise i ien à b tes.éponsede .n étudiant .un coeur trop plein on offre le sien à des larmes abondantes p i TU PARTIRAS 10 Gabrielle Raizenne en ne se perd.\u2018 LES LETTRES revivre eur ae vous aurez somée dans qui âme, 5 elle y meur, Un génie littéraire : AU PAYS DES MADELINOTS.Georgette Simard ut-être plus vive encore dans \u2018 : ; ., : son aide, son a Marcel Proust nn J.-C.Martin CHRONIQUES, On ne croit pas au bonheur deux fois! ~nets \u201d ns Louis Pelland Etudiants du monde, Les étu- A cela il n'est qu'un remède: la réflexion, la méditation psycholo- Régionalisme littéraire Jules Léger diants chez-eux, Le monde et gique, la fierté de soi, ce qui ne se trouve et ne découle que de la SUR LA SCENE.| nous.connaissance parfaite du \u201cmoi\u201d.Gil Roland et Lilian Holdy .A.deVerneuil Billet de la semaine, Les Aga- Nos actes nous suivent, tous, les plus insignifiants comme les plus \u201cSignor Braconi* Alban Flamand thonides \u2019 'mportants.Leurs conséquences sont souvent -même insoupgonnables.Cécile Potvin J.-G.Joncas , soit Joisons que leur poids-nous soit'agréable-ét que leur souvenir nous NOUVELLES SPORTIVES Gustave Lachance NOUVELLES.| on A.F, De GUISE.François Paquin - | 110$ \u2018PROPOS ECONOMIQUES .: = EE 4 : 4 Le ; .eu VYLE 1 ue NE Re EE ahh Nota: \u2014 Lire à \u201cla/cinquième\u201cligne: Je \u2018sais\u201cbiensque -dans Le change: Etats-Unis | i: ABONNEMENT: 52.00.Le .numéss: 10.CENTS nos vies.d'étudiants.vs Japon.aorsrernn sin Jean-Girard Ae ere _ \u2014\u2014\u2014 ry Page 2 DISA L'EGLISE BOUGE-T-ELLE ?L est, paraît-il, des gens bien intentionnés qui publient que les catholiques d'Allemagne n'ont \u2018\u2018pas bougé\u201d sous la botte de Hitler.La bonne foi de ceux qui, généralement bien renseignés, font une telle affirmation est de nature à tromper le lecteur moyen, qui, lui, n'est probablement pas très averti des choses germaniques.Bien que cela ne se passe pas au Canada, il est fort possible, pour ne pas dire davantage, que bien des gens, chez nous, ignorent la résistance des catholiques allemands aux décrets du \u201c\u2018fuhrer\u2019\u2019.Aussi sommes-nous heureux de reproduire la mise au point que publie, dans la Gazette des Escoliers (Université de Bordeaux, France), M.Jacques Landeys, en faisant les distinctions nécessaires, sur les personnes et les choses.Pas bougé?Mais voyons: il me semble avoir entendu parler de longues négociations, officielles, avant la signature d'un certain concordat.Il me semble avoir entendu parler, depuis, de centaines *de séquestrations, d\u2019exécutions plus ou moins publiées, de dizaines de mandements, sermons, lettres pastorales, exhortations qui, en effet, n\u2019ont \u201cpas bougé\u201d, mais n\u2019ont pas bougé de la position fondamentale qui sera en toute hypothèse celle de l\u2019Eglise enseignante sous toutes les latitudes et en toutes les conjonctures.Que cette position (respect du pouvoir établi, revendication imprescriptible du droit à l\u2019enseignement des âmes) soit une contradiction, un scandale, ou plus simplement une énigme pour un non-catholique, je l\u2019admets.Encore, pour la juger, serait-il bon de la serrer de plus près, de ne pas sembler lignorer.Sans doute, si l\u2019on réduit tout à l\u2019échiquier des partis, on dira qu\u2019un Centrum existait qui est officiellement défunt.Mais puisque l\u2019on nous parle des églises et non des citoyens qui leur appartiennent individuellement, il n\u2019est pas possible de juger de leur action ou de leur inaction en se plaçant ailleurs que sur Îe terrain qu\u2019elles revendiquent seul, le terrain spirituel.Sans doute encore, si l\u2019Eglise, c\u2019est ce Baron que je ne veux pas nommer (et qui trouvera effectivement \u201cde bronze\u201d, à l\u2019avenir, les portes de la place Saint-Pierre), alors, oui, elle s\u2019est soumise, elle a composé.Elle aurait même, Dieu me pardonne, collaboré avec César.' Il n\u2019y a qu\u2019un malheur, c\u2019est que César et ses prétoriens ne s\u2019y sont point trompes.Et l'assassinat, la déportation dans les camps, la surveillance, les brimades, ne se sont point trompés de chemin.Entre le Baron et le chef de la jeunesse catholique, le révolver n\u2019a pas hésité.Et c'était hier un attentat manqué contre l\u2019évêque de Berlin.Qui croira qu\u2019une Eglise qui ne bouge pas, qui donc, sur son terrain, constitue par passivité un auxiliaire et un élément domination, qui croira que cette Eglise serait dans le même temps décimée, traquée, ensanglantée par le pouvoir?Des étudiants catholiques doivent savoir ces choses afin de pouvoir, à l'occasion, répondre aux perfides comme aux ignorants.M.FLANDIN ET LA \u201cMISSION CATHOLIQUE\u201d Nous relevons, dans Fordham-France, journal mensuel français de l'Université Fordham (New York City), ces lignes pour le moins surprenantes : Par un de ces gestes diplomatiques que les Américains ne peuvent guère comprendre, le gouvernement de la République Française a envoyé une Mission Catholique pour accompagner M.Flandin, ministre des Travaux Publics, lors de son voyage au Canada.Il s\u2019y est rendu pour participer et représenter la France à la célébration du quatrième centenaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier.Cette Mission, sous la direction de l\u2019abbé Picard de la Vacquerie, aumônier du Foyer International des Etudiants Catholiques à la Cité Universitaire de Paris, se composait de professeurs et d'anciens élèves de Facultés Catholiques de France.De toute évidence, l\u2019auteur confond ici la délégation française aux fêtes de Jacques Cartier avec la \u2018\u2018mission catholique universitaire française\u201d dont j'ai déjà parlé ici même, dans le Quartier Latin du 18 octobre.Chacun sait en effet que la délégation qui accompagnait M.Flandin, si elle comprenait des catholiques notoires, comptait aussi des gens qui ne l\u2019étaient pas du tout.LE ROLE DE LA FEMME L'homme subit toujours plus ou moins l'influence de la femme.Cette influence prend une importance particulière quand elle s'exerce dans le domaine intellectuel et moral.L'histoire nous montre des exemples typiques et assez nombreux de femmes ayant joué un rôle primordial dans la vie d'hommes célèbres.Il n'en va pas autrement, si ce n'est avec des différences de mesure, dans la vie quotidienne et de tout le monde.L'abbé Thellier de Poncheville, bien connu chez nous, montre, dans la Jeunesse catholique, organe mensuel pour l'Afrique du Nord des groupes d'A.C.J.F., comment bien des jeunes gens ont dû leur succès ou leur insuccès à l'influence bienfaisante ou néfaste de celle qu'ils avaient choisie pour compagne de leur vie.\u201cJ'ai trop vu de ces jeunes gens dont, à 20 ans, on disait: \u201cCelui-là, ce sera un chef.Nous le porterons sur un pavois magnifique, dans nos assemblées publiques .Cet ouvrier de syndicat, on en fera lé représentant de ses camarades dans son groupement professionel.\u201d On disait cela de beaucoup de jeunes hommes de 20 ans, de 25 ans, et des rêves lumineux les précédaient sur le chemin de la vie.On repasse quelque temps plus tard, on s\u2019informe, on demande: eMODERNISME vieux comme le monde et dont devait, dans son idiome archaïque, user l\u2019anthro- popithèque en enfonçant ses crocs avides dans le crâne pourri de son grand'père; un mot qui était déjà dans l'air a la lointaine époque où le malthu- stanisme ne hantait pas les couples intrépides: un mot qui pour être à la page, a la coquetterie de se renouveler avec chaque génération, plongeant hygiéniquement sa vieille carcasse dans la fontaine de Jouvence, dont il connaît seul le secret.Les hommes de tout temps l'ont adopté avec un enthousiasme fulgurant.Meur comme Un mot \u2014 \u2018Soyons modernes\u2019, clamait en langue celtique le preux Rolland au non moins preux Olivier, en brandissant Duran- dal, \u2018\u2018battons-nous contre les Maures, puisque les Maures sont à la mode.\u201d \u2014 \u201cSoyons modernes, mon Mignon, disait suavement Henri III au Seigneur de Quelus qui n'en pouvait mais \u2014 \u201cJe scai que vous n'este pas ignorant de l'amour philosophique et sacré.\u201d\u2019 (sic) \u2014 \u201cSoyons modernes ! minaudait.la bouche en coeur la précieuse Roxane en désignant \u201cBillets Doux\" sur la Carte du Tendre, à son galant enrubanné, empommadé, emperruqué, empanaché.\u201d\u2019 Souffrez que nous prenions haleine parmi le beau monde de Paris !\u201d Tout à coup des accents [inconnus à la Terre Du rivage charmé frappèrent [les échos Le flot fut attentif et la voix [qui m'est chère Laissa tomber ces mots \u2014 \u2018Soyons modernes! O mon Alphonse ! je ne suis plus qu'un souffle.je vais mour- tir.placez sur ma tombe un cyprès.\u201d Ainsi parlait Elvire, la plus pâle, la plus frêle, la plus phtisique des femmes de son temps et partant la plus moderne, en étouffant une petite toux élégante et de bon ton dans un mouchoir de dentelle.\u2018Marions-nous, soyons modernes,\u201d disait gravement mon grand'père à sa pieuse et rougissante fiancée, fondons un foyer sérieux, avec beaucoup d'enfants que nous élèverons suivant les préceptes de la religion catholique et de la morale la plus sé- vere\u2019, Que dit-on en 1934 ?Le mot paraît avoir atteint aujour- d'hui toute sa signification, il règne et maître et plus que jamais il a des esclaves.Comment l'interprète -t-on ?En quoi consiste le modernisme parmi la jeunesse actuelle ?\u2018Soyons modernes!\u201d hurle le jeune homme en poussant sa petite amie dans la cohue qui se presse a la partie de rugby, Boum a la ka Boum ala ka Boum ! \u2018Soyons modernes !\u201d chante la débutante, ivre de joie, en brûlant ses livres d'études à lu sortie du couvent.Etre moderne pour la jeune fille, c\u2019est être très chic, savoir 5» maquiller, danser tous les der- nters pas, sortir avec des Anglais, (les Anglais toujours), parler légèrement de tout, savoir avaler une histoire rosse, en conter elle-même à l'octasion, avoir la tête farcie de jazz et de films américains, avoir beaucoup de flirts et leur prêter sa bouche à tour de rôle, ne jamais ouvrir un livre, n'avoir aucun principe, ni moral, ni religieux, du moins affecter de n\u2019en pas avoir, n\u2019oser jamais dire ce qu'elle pense, craindre d'émettre ses opinions quand elle en a, ou n\u2019en pas avoir du tout, ce qui est beaucoup plus chic, enfin se ficher et surtout avoir l'air de se ficher comme d'une mouche, de sa famille, de toute culture littéraire ou artistique et de l'amour, bien qu'elle soit souvent obligée de s\u2019avouer vaincue sur ce point.Les femmes sont les femmes, et le modernisme n'y changera rien.Il arrive toujours un moment ou le coeur faiblit.Et les hommes, qu\u2019ont-ils a envier a la femme ?Ils sont aussi entichés qu\u2019elles d'américanisme, et quant à leur ignorance, elle est infrangible.Quand vous entendez un étudiant, et ceci est rigoureusement authentique, dire devant une dizaine de personnes que Jocelyn est son musicien favori, ou cet autre devant qui on parlait des expériences aéronautiques du physicien Charles, et qui demande tout a coup : \u201cCharles, qui?\u201d Vous ne pouvez que protester contre cette lamentable incurie et regretter que la génération moderne ait sacrifié au sport toute culture qui ne soit pas essentiellement physique.Le sport n'est pas né d'hier cependant, les étudiants français s\u2019y adonnaient déjà au Pré-aux- Clers, au dix-septième siècle, ce qui ne les empéchait pas de poursuivre sérieusement leurs études.Aujourd'hui, la pénurie intellectuelle est presque révoltante, et sur dix jeunes gens, je vous défie d'en trouver deux qui puissent soutenir une conversation artistique, littéraire ou scientifique dans un français correct.Une autre caractéristique de l'étudiant moderne, c\u2019est la peur incoercible dans laquelle il vit, d'être ridicule s\u2019il a l'air ému par une oeuvre d'art; sentimental s\u2019il s\u2019apitoie sur une misère humaine; bigot s'il est pieux; et bourgeois, s'il a des principes, Aussi, à partir de vingt ans, foin de la religion et de la morale ! I! se moque de tout, du gouvernement qu'il critique, de ses parents qui sont vieux jeu, de sa famille qui est embêtante, de toutes dévotions extérieures, même s\u2019il est croyant, et par-dessus tout, Pauvre amour! comme il lui en veut.Il n'a pas assez de sarcasme et d\u2019ironite pour le bafouer, pour bien prouver à tout de l\u2019amour.le monde qu'il s\u2019en bat l'oeil éperdûment.I le traite de vieux bobard, de vieille rangaine, de balançoire, tous les mots démodés de son répertoire y passent, et il est bien décidé de ne jamais s\u2019y laisser perndre.Avec ça qu'il se permet de faire des conquêtes, et de raconter en riant, avec une modestie charmante, à Madeleine que Ninon a le béguin pour lui: à Li.sette, que Jeannine en pince pour ses beaux yeux, même s'il doit pour cela se baser uniquement sur ses impressions personnelles, qui évidemment sont infaillibles ! Et il y va de ses confidences, sans songer que Ninon s'est peu-être payé sa tête, que Jeannine a bien pu s'amuser à ses dépens.Non, sa candeur naïve, son humilité masculine n\u2019a pas pensé à cela.Il a cru plus simple, ou plus flatteur de croire que sa technique rangeait une femme de plus dans sa vie ! Sans compter que les faveurs qu'il reçoit d'une jeune fille sont commentées avec ses amis en des termes hyperboliques qui ne prouvent rien, sinon une fois de plus, que dans le domaine des secrets révélés, l'homme n'a rien à envier au sexe faible.Mais un jour viendra, où malgré son cynisme, d'ailieurs plus apparent que réel, il devra s\u2019avouer vaincu et venir à rési- Fiscense, car il oublie que l\u2019amour est inhérent à la nature humaine, tét ou tard, nous devons tous subir ses fléches plus ou moins empoisonnées, selon qu'elles frappent un coeur sensible ou un coeur sec, et il devra lui aussi, s'incliner devant ce sentiment qui est, quoi qu\u2019il en dise, la quintessence même de la vie, sentiment transcendant qui seul, la religion exceptée, peut nous faire triompher des vicissi- ludes des temps modernes.FRANÇOISE, Ste-Agathe.\u201cUn tel, dont on disait du bien, qu\u2019est-il devenu?\u201d On devine dans les yeux une expression de tristesse: \u2018\u201cN\u2019en parlez plus; il est mort!\u201d \u2014\"Comment! il est mort, je n\u2019ai pas reçu de faire-part!.\u201d Hélas! il \u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LA PROBITE CHEZ LES JEUNES Il me fait plaisir d'offrir à mes lecteurs un passage d'un article est mort à la vie utile, à la vie publique, à la vie de dévouement et d\u2019apostolat.Be l\u2019on insiste: \u201cMais que s'est-il donc passé?\u201d Bt la réponse est navrante: \u201cOh! rien du tout, il s'est marié.\u201d J'ai quelque fois pleuré de penser qu\u2019une jeune femme a passé par là, a fait de son foyer un foyer d\u2019égoisme.Il est mort, vous dis-je, dans ce cimetière d'un foyer qui aurait dû être le créateur d'énergies nouvelles.Heureusement, il y a d\u2019autres jeunes gens, riches d\u2019ardeur et de vaillance, qui ont magnifiquement réalisé les espérances de dévouement que l\u2019on attendait d\u2019eux.À 20 ans, on s'étonne de les voir grandir et de les voir toujours prêts à recevoir des coups.D\u2019où leur vient tant de bravoure?Une femme a passé et, dans cette poitrine d'homme, pour qu\u2019il y ait plus de dévouement, elle a mis son propre coeur: cela fait deux, et cela explique pourquoi cet homme est si fort a se dévouer.Aussi ne faut-il pas s'étonner du conseil que donnait récemment l'abbé Olivier Maurault aux Anciens de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales réunis à l'hôtel de la Place Viger, de tâcher à trouver une femme de coeur et d'esprit qui les aide à faire de leur vie une vie utile et bien remplie.Trop de faiblesse en face d\u2019une épouse inconsciente de ses devoirs, ne serait-ce pas là le secret de bien des défections parmi les nôtres ?publié dans le journal ci-dessus cité, confirmant ce que j'ai dit il y a quinze jours sous le titre: Contre la médiocrité, à propos d'une initiative de jeunes adhérant aux \u2018\u2018Forces morales et spirituelles de la France\u2019.L'auteur de l'article en question a prononcé ces paroles à la Sorbonne, sous les auspices de la même association.Il s\u2019agit donc de prendre nos précautions et nous tenons à être sages L\u2019enthousiasme, en effet, ne nous suffit pas qui rend les échecs plus douloureux.NOUS VOULONS D'ABORD SAVOIR CE QUE NOUS SOMMES, NOUS JUSTIFIER A NOUS-MEMES, METTRE D\u2019ACCORD NOTRE COEUR ET NOTRE PENSEE.Un premier travail de réflexion s\u2019impose donc qui rendra les commandes à l'esprit.Mais cette réflexion doit s\u2019étendre au monde qui nous enveloppe et nous paralyse.SERONS-NOUS LES SUJETS DE L\u2019OPINION?Arriverons-nous à garder notre intégrité dans la lutte contre des hommes souvent sans scrupules et des institutions inadaptées?Savoir à qui nous avons à faire, connaître les rouages de la grande machine pour les faire tourner ensuite dans le bon sens.Le bon sens, c\u2019est-à-dire un sens qui soit bon pour tous.La vérité n\u2019est pas notre vérité, elle est la vérité de tous.C'est là un langage viril : n\u2019est pas digne du nom d'homme qui ne peut ou ne veut pas le tenir.Jean-Claude MARTIN.um > rr =a oe i Page 3 NOTRE ENQUETE E crois inutile de signaler toute l'actualité de l'enquête que J poursuit actuellement le \u2018\u2019Quartier Latin\u2019\u2019 et tout l'intérêt qu'elle suscite Mes prédécesseurs dans cette colonne l'ont assez dit pour que je m'estime excusable de ne pas le faire.On remarquera sans doute que je franchis sans aucun scrupule les bornes pourtant suffisamment étendues de cette enquête.La raison de cette licence réside en ce que cet article constitue, avant tout, une mise au point.En effet, si je me risque à émettre mon opinion ici, c'est pour relever certaines erreurs, assez graves d'ailleurs, qui apparaissent dans l'article du confrère Jean Leclerc sur ce même sujet d'enquête, et aussi parce que le retour de M.Bennett d'un voyage à Londres où, paraît-il, il est allé se retremper aux sources très pures de l'impérialisme intégral, se traduira, sans nul doute, par une nouvelle poussée d'impérialisme militaire.On parle déjà, dans certains milieux, d\u2019un projet qu'il nourrirait de faire voter par les Communes à la prochaine session, grâce à J'ascendant qu'il possède sur le groupe majoritaire, un fort montant destiné à construire et à organiser, avec la coopération de I'Australie et de l'Afrique-Sud, une flotte de guerre complète dans le Pacifique dans le but d'assurer la sécurité de l'Empire en cas de guerre.Que le Canada y ait gagné à se lancer dans la tourmente en 1917, on le dit et je suis prêt à admettre que sa participation aux hostilités a contribué, dans une large mesure, à lui ouvrir certaines portes qui jusque là lui étaient fermées et lui a acquis un certain prestige auprès des autres nations.Est-ce que le jeu pourtant en a valu la chandelle ?Voilà qui est plus douteux.Les 60,000 morts que nous y avons laissés, les quelques 125,000 mutilés qui nous sont revenus, soit près de 200,000 pensions que le gouvernement doit payer chaque année aux vétérans ou aux familles des morts, et enfin les 2 millions de dettes que nous y avons contractées et dont trois générations de Canadiens, en tenant compte de l'accroissement proportionnellement accentué de la population et du progrès économique, réussiront à peine à s'acquitter, sont plus que suffisants à montrer que notre \u201c\u2018standing\u2019\u2019 international a été chèrement payé.D'autant plus que le refus de l\u2019Afrique-Sud d'accéder à l'invitation du gouvernement impérial de participer au grand conflit ne l'a pas empêché, que je sache, de se tailler une place tout aussi respectable que la nôtre dans le domaine international.\u2018Tout cela pour dire que nous devrions nous contenter, et pour longtemps encore, du rôle bien modeste, il est vrai, mais aussi bien sage de spectateur (attentifs si l'on veut, mais spectateurs tout de même), des conflits européens ou orientaux.Le passé nous a donné une trop rude leçon pour que nous soyons jamais excusables de l'oublier.Il est tout à fait erroné de dire qu'advenant une guerre où l'Angleterre ferait partie, nous ne resterions pas libres de la suivre ou de lui refuser notre concours.Le Canada s'est lancé dans la grande tuerie de sa propre volonté, qu'on ne l'oublie pas! L'exemple que je donnais tantôt du refus de l'Afrique-Sud d'accepter l'invitation de l'Angleterre, en janvier 1917, de lui prêter main forte prouve bien que les Dominions étaient on ne peut plus libres de leurs actes, qu'ils jouissaient déjà d'une certaine autonomie.Qu'on me permette de rappeler ici, pour mémoire et à titre de confirmateur\u2019\u2019 que Sir Wilfrid, en 1899, n'autorisa l'envoi de volontaires au Transvaal que pour apaiser la majorité anglaise du Canada qui réclamait à grands cris une telle intervention et qu'il EN CAS DE GUERRE VOUS ENROLERIEZ-VOUS?n'eut pas la main forcée par le gouvernement de Londres.Il ressort d'ailleurs de ses discours qu'il était d'avis que \u2018\u2019puisque le Canada n'avait pas voix au chapitre quand venait le temps de décider que l'Empire fera la guerre, il n'avait pas de raison valable de dépenser son argent et ses vies à gagner ces guerres.\u201d C'était là l'interprétation la plus logique, et je dirai même la seule, du grand principe constitutionnel anglais : \u2018\u2019No taxation without representation\u2019.Qu'on se rappelle encore la réponse de M.King, en 1922, lorsque le gouvernement \\anglais invita le Canada à envoyer un contingent de volontaires aux Dardanelles.Depuis lors, cette liberté d'action, cette autonomie qui existait depuis longtemps en fait, a été officiellement reconnue à la Conférence impériale tenue à Londres en 1926.Cette Conférence, en effet, a défini et promulgué dans les termes suivants le statut des nations qui font partie de l'Empire Britannique : \u201cLa Grande-Bretagne et les Dominions sont, au sein de l'Empire Britannique, des COLLECTIVITES AUTONOMES DE SALUT EGAL, NULLEMENT SUBORDONNEES LES UNES AUX AUTRES NI DANS LEURS AFFAIRES DOMESTIQUES, NI DANS LEURS AFFAIRES EXTERIEU- RES, quoique unies par une commune allégeance à la Couronne et librement associés comme membre du Commonwealth des nations britanniques.\u201d Le gouvernement anglais est donc simplement \u2018\u2019primus inter pares\u2019\u2019 parmi les nations de l'Empire.Il reste, j'en conviens, deux vestiges de notre état colonial, I'absence du pouvoir d\u2019amender notre constitution et le droit d'appel au Conseil Privé.Ce ne sont guère que des \u2018\u2018vestiges apparents\u2019\u2019, selon le mot même de M.Ernest Lapointe.Le premier a été librement consenti par le peuple canadien et il constitue, de l'avis de tous les auteurs, une nécessité et une sauvegarde.Quand au second, plusieurs juristes réputés de chez-nous et des autres Dominions ont émis l'opinion très juste que ce recours devrait être incessamment aboli comme parfaitement inutile.Ces juristes ne nient pas, qu\u2019on le remarque bien, qu'il ait pu rendre de grands services dans le passé.Et ce dernier vestige disparaîtra dès que nous en exprimerons le désir.En fait, sauf le Canada et les Indes, les Dominions ont rejeté ou rendu très difficile d'exercice le droit d'en appeler au Conseil Privé des décisions rendues par les tribunaux supérieurs de ces pays.Advenant un conflit entre la France et l'Angleterre, quelle attitude devrions-nous prendre, quel serait notre devoir ?Je n'hésite pas à répondre que nous devrions garder la neutralité, comme, d'ailleurs, dans tout conflit où le Canada n\u2019a aucun intérêt stratégique ou commercial.Je ne vois pas bien ce que nous irions faire dans cette galère, car notre participation en faveur de l'un ou de l'autre pays ne pourrait constituer qu'un très faible appui, étant donné le chiffre infime de notre population et notre pénurie d'armements et de munitions.Par ailleurs, nous risquerions gros, de quelque côté qu'aille la victoire, de nous faire casser les reins.En reviendrions-nous jamais ?Il en irait- tout autrement si un pays nous attaquait.Notre devoir en l'occurence est tout indiqué et nous ne pourrions nous y soustraire sans commettre par là même un acte de trahison à , l'égard de notre patrie.Notre devoir serait de tout mettre en oeuvre pour repousser l\u2019usurpateur quel qu'il soit, Français, Allemand, Japonais, Américain ou autre.Le cas d'attaque directe par une autre puissance est, selon moi, le seul où nous serions justifiables de prendre les armes et de nous jeter dans la mêlée.Et je crois être en très- bonne compagnie.Il est vrai que dans ce cas nous ne vaudrions pas plus que dans un conflit où le Canada n'a aucun intérêt, mais une raison patriotique, d'ailleurs facile à comprendre, nous ferait un impérieux devoir de \u2018\u2018faire face à la musique\u2019\u2019 et de ne rien ménager qu'on ne nous ait rendu justice.Un autre cas peut se présenter : un conflit entre l'Est et l'Ouest du Canada.La chose pour n'être pas probable n'en est pas moins toujours possible.Il est clair alors qu'un tel conflit devrait nous trouver tous réunis sous un même drapeau pour que soient respectés et sauvegardés nos intérêts les plus chers et nos droits les plus sacrés.Je ne souhaite pas la guerre; aucun de nous ne la souhaite.Notre continent, en partie du moins, reste absolument étranger à la vague de militarisme qui déferle en ce moment sur l'Europe.Peu nous chaut que l'Angleterre ait une marine plus redoutable que l'Allemagne, que cette dernière, par contre, puisse disposer d'un nombre plus considérable d'armements terrestres et d'une plus grande quantité de munitions, que la France et I'Italie rivalisent quant aux forces aériennes.À peine jetons- nous un coup d'oeil rapide et distrait sur les journaux qui chaque jour nous rapportent des rumeurs de guerre plus ou moins accréditées venant des quatre coins de l'Europe.De ces rumeurs, il appert qu'un coup de vent pourra bien un jour ou l'autre détruire cet état d'équilibre très instable dans lequel les grandes puissances évoluent tant bien que mal, et faire se dresser le \u201c\u2018spectre de Mars déchainé\u2019\u2019: Cette anxiété, cette inquiétude, cette fièvre qui plane sur l\u2019Europe ne nous affecte pas, ou si peu que rien.C\u2019est que nous sommes pleinement convaincus que la guerre ne règle pas les différents, que les parties en ressortent toujours ruinées moralement et matériellement, qu'on ne doit y recourir que lorsque tous les moyens de conciliation ont été loyalement essayés, bref ! que la paix plus que la guerre est la situation normale des états.\u2018Que la guerre devienne une chose du passé et qu'elle aille rejoindre !\u2019esclavage\u2019\u2019, selon le mot récent d'un pacifiste, c'est là notre vœu.Car c'est dans la paix que les sociétés peuvent poursuivre leur fin qui est de procurer aux hommes le bien-être matériel et surtout de leur assurer la sécurité et la sauvegarde de leurs intérêts et de leurs droits.Je ne saurais mettre plus convenablement un terme à cet avalanche de mots qu\u2019en y apportant cette pensée profonde d\u2019un de nos rares politiques, M.Henri Bourassa, que j'aimais à citer au temps où j'étais en Rhétorique et que j'aime encore plus au- jourd'hui, peut-être parce que j'en comprends mieux la portée : \u201cPour nous, Messieurs, avant d'être Français ou Britanniques, nous voulons la paix, la liberté, la grandeur du Canada, avant celles de toute autre nation.Nous aimons la France, nous admirons l'Angleterre; mais nous croyons que notre premier devoir appartient à la patrie où Dieu nous a fait naître et où six: générations nous attachent au sol\u2019.\u2018 UN.ETUDIANT.mes \u2014 TE Avec les finissants de Polytechnique \u2014_ tes, des générateurs géants, des transformateurs géants.Tout est géant, de sédimentation, où, sous l\u2019action de produits chimiques, toutes les matiè- actuellement de sujet d\u2019études.Messieurs McKay, et du Perron ont été de semblables talents, on ne doit pas aspirer à devenir ingénieur-chômeur.dans la région du St-Maurice Voilà le soupir de contentement qu'échappent les poitrines des finissants de polytechnique, le 17 de ce mois.Ah, les chanceux, s\u2019écrient nos cadets des autres années, les yeux remplis d'envie, et peut-être.de larmes.NFIN c\u2019est notre tour! La visite de la région industrieile du St-Maurice est, dans notre faculté, l'évènement le plus intéressant et ie plus attendu.Pour bien apprécier Cette visite, il faut être \u201cun peu\u201d in- Sénieur.Voilà qui nous flatte.En cinquième, on commence à être quelqu\u2019un n'est-ce pas! Le voyage s\u2019est fnit dans la plus franche gaieté.Tout le répertoire de nos bonnes chansons canadiennes y Passa.Incidemment, monsieur Man- \u201cau nous a révélé un talent pour : \u2018 Pimprovisation et la répartie, jusqu\u2019ici Nous grace A ne pas reconnaitre la bonne inconnu.aurions mauvaise volonté de notre ami Dumontier, qui nous régala jusqu\u2019à \u201csaturation com- plate\u201d, avec sa belle voix de rossignol, des airs d'opéra et les plus connus.Tu perds de l'argent par ta faute, mon cher Emile.La journée du 18, se passe à visiter les principales inustries des Trois-Ri- vières.M.Lambert, ingénier en chef de la cité, nous explique le fonctionnement du plus beau filtre de la province.Une partie de cette eau merveilleuse du Se Maurice, qui a rendu de si grands services, en laissant de son ques, cst pompée dans des réservoirs énergie, au passage des turbines de quatre grandes usines hydro-électri- res organiques sont précipitées, pour être ensuite déposées dans des bains de sable.La visite de la \u2018Canada Iron Foundries\u2019\u2019, a grandement intéressé nos futurs métallurgistes.Dans cette usine, la matière première sous-forme de rebuts métalliques, est fondue dans de grands fours au coke, et ensuite coulée dans des moules de dimensions tespectables, où elle prend les formes les plus variées.Nous avons été à même de constater la proverbiale hospitaliié des gens des Trois-Rivières.Ils gardent encore l'ambiance des fêtes du tricentenaire de leur cité.Nous devons des remerciements à Mlle Lambert qui a donné une très belle réception en notre honneur.Melle Françoise Go- din peut être assurée que nous gar- defons d'elle un très bon souvenir pour l\u2019agréable soirée qu'eile nous a fait passer.Rendus à Shawinigan, nous n'avons pas les yeux assez grands pour tout voir.On remarque des turbines géan- sauf notre savoir qui paraît bien petit, comparé aux connaissances nécessaires pour la mise en oeuvre d'une semblable entreprise.Nos chimistes ont leur régal aux visites des industries de la CLL.et ne trouvent pas assez de mine dans leurs crayons pour prendre note Je tout ce qui les intéresse sur le car- borandum, l'electrolyse, et la réduc- Le \u201cfaible\u201d que j'ai pour la chimie étant très \u201cfaible\u201d, je vous prie- frais, s\u2019il y a quelque chose qui vous intéresse sur ce point, de consulter riôtre ami Langlois.M.Borduas qui a été vivement intéressé à l'usine de carbure, peut également vous renseigner.A Grand\u2019Mére, nous sommes témoins d\u2019un tour d\u2019accrobatie peu ordinaire.M.Grégoire, par la seule force de ses muscles, se hisse de poutrelles en poutrolles jusqu\u2019au sommet de la superstructure du pont Grand\u2019- Mère.En voilà un qui a certainement retenu des cours physiques, la définition de l\u2019équilibre stable.Avec\u2019 A la \u201cLaurentide Paper\u201d, les \u2018\u2018experts\u201d\u2019 de la 59e promotion de polytechnique, ont été bien impressionnés tion de la bauxite.par l\u2019ingéniosité des procédés, permettant la transformation rapide des billots de bois en papier.Enfin, à la Gabelle a lieu la dernière, mais non la moindre de nos visites.Ici, nous nous sentons tout- à-fait chez-nous.Les plans du barrage, et des déversions nous servent bombardés de questions, tandis que nos crayons glissaient avec peine sur les feuilles de note.: C'est avec regret, que nous quite tions samedi soir, cette belle région du Saint-Maurice, qu\u2019un grand nombre d\u2019entre nous visitait pour la première fois.Nous avons repris nos livres, confiants de devenir sous peu, de vrais ingéniéurs\u201d.Pour le 59ème.Guy BELANGER.Je \"® Rs T.Armand, Gérant.ETUDIANTS ?Louez un dactylographe pour la durée de vos cours : -|- $3.00 par mois, $7.50 pour 3 mois et $12.50 pour 6 mois.4.Portatives: Underwood : Réparations, échanges, vente, location.Toutes les marques \u2014 Tous les prix.CANADA TYPEWRITER EXCHANGE & SUPELY- co 22 Ouest rue Ssiat-Jacques \u2014 Tél.HA.6968 Royal et Remington.Btabli depuis.aur, Page 4 Billet de la semeine PULPE EJA douze jeunes pins avaient été artaqués dans leur branche supérieure.celle qui cest verticale et qui se divise chaque année en plusieurs rameaux horizontaux.Du moment que cet insecte nuisible s'y introduisait.cette tige mourait.empêchant ainsi la croissance du conifère.1 était facile de soupconner I'intrus qui se promenait à l'intérieur, dans ua bovau de huit 3 dix pouces.à cause de la physionomie abandonnée que prenait l'écorce gommée dont les grands poils étaient roussis.séchés, cassanis.Je rapportais des Laurentides cette prison naturelle avec son propriétaire y enfer- mi pour confier à des experts et me renseigner sur la manière d'expulser sans délai cet habitant non -airun.chaque fois qu'il reparaîtrait.Non loin de Montréal il est un institut renommé pour ss connaissances générales et particulières des choses de la terre.C'est !à que j'offris mon minuscule compagnon de voyage aux: regards amusés des savants qui m'avaient introduit dans leur laboratoire L'un d'eux ouvrit délicatement la branche avec la pointe d'un couteau et en sortit encore plus délicatement un peut ver blanc comme on en voit dans les pommes et les pêches.quand il n\u2019est pas trop tard.Placé sous un microscope et éclairé par une grosse 60 mon petit animalcule autrefois court et dodu était maintenant de la taille d'un énorme cochon (sans m'excuser de ce mot vulgaire auprès des oreilles sensibles).Au moyen d'une aiguille on le tourna de tous côtés pendant qu'un autre remédiait à un lapsus de science en feuilletant un gros bouquin illustré d'images coloriées.Pendant quelques instants ce fut un brouaha, d'exclamations comme seuls des savants, lorsqu'ils pressentent des choses intéressantes, savent en pousser.Je crus comprendre qu'on était en train de placer un nom sur la tête de la bibite qui grouillait sur sa planchette.Un accord fut enfin conclu et j'appris avec enthousiasme que l'objet de tant de travail n'était autre qu'un pupe de cotrôptère dont j'oublie le prénom de baptême.C'était même plus qu\u2019un pupe au bout de quelques moments: c'était déjà une larve.En effet, le ver, incommodé par la grande chaleur, \u2018\u2019en avait enlevé une pelure\u2019\u2019 et s'était lancé sans plus de façon dans le second stage de son développement.Il exhibait maintenant sous nos yeux trois paires de jambes bien grasses et bien blanches qu'il faisait harmonieusement mouvoir comme un accordéon.Les savants scientistes furent si satisfaits de cette nouvelle énergie dans le cotéôptère qu'ils se donnèrent mutuellement la main en se jurant de l'élever comme leur fils et de lui bâtir une maison dans une bouteille \u201cVIVRE\u201d L nous tardait de voir quelle =zp- plication les directeurs de VIVRE feraient des principes qu\u2019ils avaient porte des précisions qui ne sont pas pour nous déplaire.on lit: \u201c.Toutefois dans un pays comme le notre \u2014 où la chambre et l\u2019antichambre jouent un si grand rôle \u2014 nous ne croyons pas devoir nous désintéresser des questions fondamentales de notre politique: DEMOCRA- TIE ET CONFEDERATION.Et au risque de nous attirer les foudres doctorales de tous les admirateurs des ins ttutions anglaises, nous nous déclarons intégralement cpposés à ces deux myrtiques périmées La démecratie (.) Quant à notre Confédération, nous lui disons merde, parce que c\u2019est elle qui nous a conduits où nous sommes.Nos pères avaient des globules rouces dans les artères, nous, nous sommes suppcsés en aveir.Ca, les diplomates anglais ont fini par le comprendre, et cemme ils désespéraient de vaincre par la casse, ils nous ont offert Je coquete! du bilinguisme.Perfidement, lentement par des lois masquées, des mesures hypccrites, on a chloroformé les conducteurs de la caravane qué béqucise et on a fait se désiniéresser le payran de Vinstruction primaire.Si bien qu'après deux générations nos braves terriens en sont venus à concevoir de la haine pour tout ce dont ils n'aperçoivent plus la valeur immédiate.Le britannique savait que sans école il n\u2019y 2 plus d'élite et que sans élite il n\u2019y a plus de race.\u201d On ne manquera pas de traiter de démolisseurs, les jeunes dont le seul tort est de voir où est le mal et d\u2019offrir leur collaboration à l\u2019oeuvre d\u2019as- sainisæement.Si quelques vieilles barbes ont intérêt à s'opposer, espérons qu\u2019au moins toute la jeunesse suivra.L.P.HYGIENE MORALE HYGIENE morale, c\u2019est l\u2019hygiène de tout ce qui a trait à I\u2019ame, dont la triade, pour parler ainsi, se compose de l'intelligence, du coeur et de la volonté.L'intelligence se développe par l\u2019étude, par des lectures sérieuses, ins tructives, en un mot, par tout travail intellectuel De même que l'exercice est nécessaire au développement physique, les cellules cérébrales se développent par l\u2019exercice.C'est l\u2019intelligence qui règle le travail manuel, qui empêche le surménage et fait prendre le repos réparateur des forces dépensées dans toute activité.E Le coeur doit être aussi formé.L\u2019hygiene de la sensibilité a des règles qui doivent être observées.Combien de personnes alterent non seulement leur santé morale, mais aussi leur santé physique, en écoutant trop leur coeur, en se laissant émouvoir par la moindre chose, en cédant au vent des passions, au lieu de ré ister éÉnergique- ment.Un grand philosophe a dit: \u201cL\u2019homme doit avoir tant de valeur que tzutes les circonstances lui soient indifférentes.\u201d Le caractère se forme par le développement de la volonté.Chacun doit s\u2019efforcer d\u2019être d'accord avec sci-méme, d\u2019écouter la vo'x de sa conscience qui est, sans aucun doute, le meilleur guide.On fait donc de l\u2019hygiène morale en ayant une vie réglée par des occupations régu'ières, des de- veirs 2 remplir, des habitudes conformes aux principes de la morale.M1 et bien nécessaire de régler ses occupations.C\u2019est la meilleure manière d'accomplir beaucoup en peu de temps, d'éviter le surménage et la fatigue.qui affectent la santé, affaiblissent le système nerveux, causent des accès de mauvaise humeur, d'\u2019irritabi- Lité, etc.En réglant ses occupations, on s\u2019efforcera de trouver le temps nécessaire au travail et au repos.Sénèque dit: \"C\u2019est une loi qu\u2019il faut travailler pour vivre, il faut aussi prendre ces deux choses alternativement: le travail quand on s'est reposé, et le repos quand on a travaillé.\u201d Si on consu'te Ja nature.elle nous dit qu'elle a fait le jour et la nuit qui sont les emble- mes du travail et du repos.Il n\u2019est donc pas tres sage de prendre la nuit pour le jour, et vice versa, comme on le fait malheureusement trop souvent.Il est aussi trés imponant de bien connaiire les devoirs qui incombent a chacun de nous et de les remplir scrupuleusement.Le système nerveux a besoin d\u2019être soumis à une discipline, sinon il va a la débandade comme une armée sans général.Pour tout étre qui réfléchit, une vie sans but est une charge.Il faut à chacun un idéal vital qui le fasse avancer et progresser.Les devoirs donnent un but tangible à la vie.Savoir vivre conformément aux principes d\u2019une morale adoptée est le E seul moyen pour assurer le calme de Pesprit et la paix intime, base de tout bonheur intime.Un auteur a dit: \u201cUn des plus sûrs moyens de bonheur et d\u2019avoir su conserver l\u2019estime de soi- même, de pouvoir regarder ra vie entière sans honte et sans remords\u201d.Rien n'est plus vrai, car Pétre sans caractère, qui oscille dans ses de-i- sions, qui cède soit aux passions, roit aux illusions créées par l'imagination et des sentiments cxagérés, souffre mo- ral-ment, et par le fait même n\u2019e:t pas heureux.Cette scuffrance u ELECTIONS A L\u2019ECOLE D\u2019OPTO- METRIE ECEMMENT ont eu lieu les élections du comité de régie de l'Ecole d\u2019Oprométrie de l\u2019Université de Montréal pour l\u2019année 1934-1935 avec les résultats suivants: MM.René Desjardins, Président.Jean Tremblay, Vice-prés.Lucien Hébert, Sec.-trésorier.Gilles Payette, Conseiller.L'élection qui eut lieu sous la présidence d'honneur de notre professeur M.Henri Côté, s\u2019est déroulée dans une atmosphère où l\u2019on respirait le calme et la paix.Immédiatement après le dernier tour de scrutin, le professeur H.Côté adressa un mot de félicitations et d\u2019encouragement aux nouveaux élus pour la tâche qu\u2019ils venaient d'assumer, et ajouta ensuite un -mot de remerciement à l\u2019égard des confrères pour le bon esprit qu\u2019ils avaient manifesté et le choix judicieux dont ils avaient fait preuve.Les membres du nouveau conseil d'administration prirent ensuite la parole tour à tour pour témoigner à tous, leur vive reconnaissande et leurs sincères remerciements pour le vote de confiance dont ils avaient été l\u2019objet, et chacun promit de remplir le plus dignement possible le mandat qui lui avait été confié en comptant sur la bienveillante collaboration de tous, car rappelons-nous le bien disait l\u2019un d\u2019entre ceux, \u2018\u201cl\u2019union fait la force,\u201d er c'est précisément dans le noyau que nous formons, que nous puiserons cette force pour combattre, pour la bonne cause de notre école et dans nos intérêts collectifs les plus chers.En terminant, chacun des élus laissait aux confrères le mot d\u2019ordre suivant: \u201cbonne camaraderie et amitié sincère\u201d pour réaliser l'idéal et conduire nos projets à bonne fin.Lucien HEBERT, sec.-trés.En lui.et son archet, reposent.les fondaments de l'édifice musical \u2014 si frêle \u201cde visu\u201d sant .ct pourtant si puis- .\u201cde tactu\u201d!! Son succés sera peut étre moins individuel, moins perceptible, mais il n\u2019en contribuera pas moins au triomphe général qui couronnera la troisième Revue des Carabins.SANS DOULEUR.Sciences DERNIERS SUJETS D\u2019ACTUALITE La Revue Bleu et Or, Al Benoit- Benoit, le père Noël, des \u201cbebelles\u201d, et le trio Hébert! Une question Quand donc nos scientifiques carn- bins vont-ils se décider à fonder une agglomération d'individus de leur espèce divisés en enbranchements, et qui, tout en mélant la science et le plaisir, iront de boules lancées à une vitesse uniformément pour plus exacte, à un mouvement uniformément accéléré avec vitesse initiale, déplacer le centre de gravité de gracieuses petites bouteilles appelées communément quilles?Pour les profanes, à quand la ligue de quilles de la faculté des Sciences ?accélérée, être Un appel Il se forme un mouvement à la faculté en vue d'offrir quelque chose à Mlle Revue, jeudi soir, 22 novembre .prochain.Si l\u2019on fait appel à votre bourse, saurez-vous répondre?L'on verra si l\u2019esprit de faculté est une invention macabre ou un quelque chose de bien vivant! Une deuxiéme question Les Sciences sont donc bien a terre, a I'Association Athlétique, on n\u2019a pas même un tout petit fauteuil pour nous y asseoir! Sommes-nous trop larges?A propos \u201cLes billets d\u2019la Revue, Qu\u2019en dis-tu?\u201d Me dit un confrére, L'air sévère.Faut pas s\u2019en faire,\u201d Lui dis-je, débonnaire, \u201cQue veux-tu?Regarde aux alentours; N'as-tu vu, Dans leurs plus beaux atours, Archambaule et Lévesque, Subir des électeurs.Le courroux et les pleurs?1!\u201d Une suggestion Une assemblée de toute la faculté, où les gens feraient connaissance, où le comité de régie se présenterait à ses électeurs et s\u2019en ferait aussi connaître qu\u2019en dis-tu, illustrissime président ?ESCULAPON Page «5° Ball SZ Pharmacie?BLEU ET OR A PHARMACIE sera.numériquement, .enfin.socialement et bruyamment représentée à la revue.Ce n\u2019est pas trop tôt.Tous ceux qui + assisteront à \u201cBleu et Or\u201d, cette année, scront avantageusement placés, grâce au remarquable dévouement de notre infatigable président Gilles Gué- rin qui, désireux de voir ses confrères sacisfaits, n\u2019a pas hésité à soutenir des engu.jusqu\u2019à deux heures du matin et à sacrifier plusieurs cours.En voilà un qui trouve dans la présidence autre chose que l'honneur.Sois assuré, Gilles, de notre plus entière recon- les gars, un naissance; et vous, \u201cboum\u201d pour notre Présidente Parlant de coopération M.L.m'excusera d'oser faire une mise au point.Si je me souviens bien M.L, faisait, l\u2019an dernier, partie du Comité de Régie (indiscret que je suis, je suis parvenu à le reconnaître sous son pseudo).Or il coopérait avec nous; il a si bien coopéré qu\u2019aujourd\u2019hui il ignore totalement qu\u2019alors un bureau de placement fut formé mais que plus tard ce projet fut abandonné pour des raisons que je ne peux publier mais que le Comité se fera un plaisir de lui faire savoir, s\u2019il veut bien, se donner la peine d'assister à la prochaine assemblée.De plus, M.L.prétend que plusieurs de ses confrères sont sans emploi .Drôle de coïncidence; tous ceux que je connais sont satisfaits de leur sort.Oui coopérons, mais sachons d'abord coopérer.+ La ligue de quilles interclasse a commencé ses activités.Déjà deux rencontres ont eut lieu.L'ambition est grande et la lutte contestée car il y'a paraît-il plusieurs coupes en jeu.Voici le classement à date.G.P.P Chimie-physique .2 1 4 Chimic-analytique .2 1 4 Pharmacie pratique .1 2 2 Matière médicale .1 2 2 MADOGA ERE ef INDISCRETIONS Au sujet de l\u2019organisation de la Revue Bleu et Or.\u2014 Ce qui se passe et ce qu\u2019on en dit.\u2014 Une décision du bureau de direction.\u2014 Un enjoûment pour le public.Il est tant d\u2019on-dit qui courent la rue St-Denis à \u2018propos de la Revue Bleu et Or, les 22 et 23 novembre, que j'y éprouvé aussi le besoin d'y aller de mes cancans et rumeurs.Pourvu que Paul Yawitz du \u201cSunday Mirror\u2019 ne m'en garde pas rancune.La Revue est définitivement prête: les rôles appris, l\u2019orchestre exercé, et le programme tracé.On attend plus qu'un certain costume que Mlle Marguerite Gendron est à élaborer et qui, paraît-il, remontera à Augusta Bernard et à ses collègues.Et aux spectateurs aussi, comme de raison.Jean-René Desmarais, le directeur général, n\u2019a eu de répit tant qu\u2019il n'eût pas appris que Jeanne Moineau était de retour, saine et sauve, d\u2019un voyage à New-York, en fin de semaine.Pourquoi craindre ?Florenz Ziegfeld n'est pourtant plus là pour piller le Broadway ?.On murmure que Gérard Delage a gagné une gerçure aux lèvres, à la dernière répétition.On ajoute toutefois que c'est à a faire \u2018attaquer\u2019 la grande chorale de 26 voix.On y répétait une sensationnelle composition polyphonique qu\u2019applaudir.it Palestrina s\u2019il venait à l'Impérial, le 22 prochain.tefois est déplorable.Ce qui tou- C.-E.Brouillette, qui joue le rôle du messager dans une formidable reconstitution historique, s'attend à recevoir sous peu des offres de la Pharmacie Montréal .Il a été décidé de façon définitive qu\u2019il n'y aura pas une troisième représentation, samedi le 24 novembre.Conséquence: Desmarais se voit bientôt en butte à tous les retardataires qui n\u2019ont pas su se procurer des billets à temps.: .Je dois dire qu'il en reste cependant quelques-uns.très peu coe La Revue a causé, dans la salle ombragée et glaciale de St- Sulpice, le malheur ou le bonheur de deux de nos amis.Selon que vous appréciez une idylle entre un grand jeune homme grave et une ingénue qui adore \u201cA 'ombre des jeunes filles en fleurs\u201d de Proust.Une répétition générale, vendredi soir.C'est un.peu le \u2018\u2019vernissagc\u2019\u2019, si l\u2019on peut appliquer ce terme à à de neufs et charmants interprètes dont vous me reparlerez.Guy MORIN.F, Lo 24 iad © AS Ia vs R203.FR TESTS a ES ley THAT VI ES ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES | Résultats des examens d\u2019experts comptables donnant droit d\u2019admission- dans les associations autorisées dans notre province (C.A., L.C., C.P.A.).Les candidats dont les noms suivent ont réussi cet examen: ; MM.Marcel Guay P.A.Dupras Pierre Lemieux Le Jury pour ces derniers exameris était composé de M.Henry.Laureys; h directeur de I'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, MM.Lucien Fa- vreau, L.-J.Trottier, Jean Valiquetie, professeurs à l\u2019Ecole des Hautes Etü- des Commerciales, M.Maurice Samson, de Québec, représentant la \u2018Société des Comptables agréés de la.Pre: vince de Québec (C.A.), M.Rodolphe Bédard, représentant l\u2019Institut des Comptables et Auditeurs de la Province de Québec (L.I.C.), et M.L.-P.Lortie, CA.C.P.A., de la \u2018firme Lor.te, Dufresne & Cie.Lod besa LL ez Ÿ { | i | { n \u2014r, en I Apmis hare PO eS pee ais \u2018Page 6 FAIP0RT Brillants Débuts de la Ligue Mont-Royal Les parties de dimanche ne sont que des parties d'exhibitions.\u2014 Ouverture officielle de la quatorziéme saison de la ligue Mont-Royal remise à dimanche prochain.ST-JEROME 2 - U.DE MONTREAL 1 \"EST dans une partie cédulée mais en fait d'exhibition que les Carabins de l'Université de Montréal ont fait leurs débuts dans la ligue Mont-Royal dimanche après-midi devant environ un bon millier de spectateurs.Handicapés par un manque d'entraînement imputable qu\u2019aux propriétaires de !'Aréna, ce fut pour ainsi dire sans pratique précédente que nos porte-couleurs firent leur première apparition sur la glace contre un club qui vraisemblablement entend faire parler de lui dans le circuit La Rocque cet hiver, le St-Jérôme.Partie essenticllement intéressante et d'une rapidité qui surprit à peu près tous ceux qui s'étaient donné rendez-vous à l'Aréna Mont-Royal, elle fournit en un clin d'oeil l'occasion à ceux-ci de juger du calibre de jeu que les équipes bien balancées ont l'intention d'offrir aux amateurs de hockey au cours de la prochaine saison.En voulez-vous une preuve ?Eh bien, apprenez que tenue à distance et en respect pendant plus de deux périodes, ce ne fut qu'après cinq minutes de jeu dans la troisième que l'équipe du St- Jérôme réussit à égaliser les chances, et cinq minutes avant la fin de la rencontre qu'elle put s'assurer de la victoire.Racicot, Barsalou, Barrabé, Fabien.Huguet, Gouin, Gran- ger, Asselin, Toppe, Dufour, Génier, Perrier et Dussault, voilà messieurs la phalange de ceux qui durant les prochains mois ont entrepris de défendre vaillamment et jusqu'à la dernière goutte de leur sang nos couleurs : Bleu et Or.Vous les connaissez tous, ou à peu près.La plupart d'entre cux étaient les animateurs l'an dernier de la ligue de la Cité et du District; cette année ils sont au front de la ligue Mont-Royal.Ils vous ont fait honneur dimanche dernier comme ils avaient su dignement vous représenter l'hiver dernier, en remportant le championnat de la ligue, et en se rendant d'emblée dans les quart de finale du championnat intermédiaire de la province.À vos anciens favoris se sont joints d'autres figures non moins intéressantes \u2018qui capteront votre attention ct votre admiration dès que vous les aurez vus à l'œuvre.Dimanche prochain, par exemple, pas de meilleure occasion pour venir constater ce qu'ils peuvent faire contre le club probablement le plus fort de la ligue : Concordia.À tout événement nous sommes heureux de les saluer parmi nous et nous leur souhaitons avec enthousiasme beaucoup de succès.Mentions honorables et louanges étant assez difficiles à distribuer dès cette première joute de l'année, qu'il nous suffise de dire que sous la main experte de Tony Baril, l'équipe en général fit preuve d'une grande valeur et que tous et chacun fondent sur elle leurs plus légitimes espérances.Après ce début prometteur, n'oublions pas de réserver notre dimanche après-midi pour la rencontre : U.de Montréal vs Con- cordia.Plus nombreux que la dernière fois Carabins, venez encourager, applaudir les vôtres.Maintenant, dressons un court sommaire de la partie d'exhibition de dimanche dernier que St-Jérôme remporta au score de 2 à 1.Tère Période couleurs.Tout de même Bar- salou voyant sa cage en danger doit se coucher à plusieurs reprises pour sauvegarder nos intérêts.Toope, en outre, donné un solide coup de main à notre gardien de but.Une fois de plus seul devant Barsalou, Desjardins du St-Jé- rôme voit ses efforts anéantis.I.aForce fait aussi des siennes pour le club adversaire, mais tout meurt pas loin de la ligne bleue.Fabien, pour s'être dévoué sur la défense.un peu trop durement, passe au \u2018\u2018frigidaire\u201d pour quelques instants.Les nôtres sont à l'attaque avec Barabé, Gouin et Racicot lorsque la cloche vient clore cette deuxième période.3ème Période Mus comme par un ressort, les Jérômiens attaquent avec furie.Evidemment ils jouent le tout pour le tout.Visiblement fatigués \u2014 faute d'entraînement et de pratique \u2014 les nôtres semblent plutôt las; on défend assez bien son territoire, mais les attaques sont plutôt faibles.Après un superbe effort de LaForce du St-Jérôme, celui-ci lance, voit son lancer bloqué par Barsalou, mais ia rondelle a glissé au fond du filet.Les chances sont donc égalisées: 1 à 1.Fiers d'un premier succès, nos adversaires montent à l'assaut de notre forteresse quelque peu ébranlée par ce dernier revers.Barsalou n\u2019en résiste pas moins au choc; à plusieurs reprises cependant il doit sortir de ses buts ou se coucher sur la glace pour arrêter de durs et vicieux lancers adverses.Ce n\u2019est qu'après 15 minutes de jeu, sur un effort combiné de Desjardins et de Mignault que le St-Jérôme peut mettre la partie à son crédit.Les nôtres sont à l'assaut comme la partie prend fin.ALIGNEMENT U.de Montréal St-Jérôme Barsalou, M.canne.BUTS oon Trépanier Fabien, y rer ecuee DEFENSES \u2026.\u2026ccraorsererernerserecrern Lavigne Toppe, Ro o.oo, DEFENSES \u2026.\u2026.\u2026\u2026crersecenecrserrennens Mignault Gouin, L.cco AILE L.occrrecccrrrensecenseensreuces St-Pierre Barabé, A.coor, CENTRE coors LaForce Racicot, J.cover AILE veer Desjardins Granger, À.\u2026.\u2026.\u2026reressersese SUBSTITUTS \u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026crerrscrsesssssersesses Carrière Huguet, J.oer even SUBSTITUTS _.\u2026.\u2026\u2026cccorrrenressersanernes St-Michel Génier, M.\u2026.uucssresserresere SUBSTITUTS \u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026cressronsersenseess Husereau Asselin, C.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026rererecrse SUBSTITUTS .\u2026.\u2026.\u2026rescescrenrsrrercence Benoit Perrier, À.\u2026.\u2026.u.rsrrerserenerrss SUBSTITUTS .\u2026.\u2026\u2026cresesrrcensencensenssences Riddell Dufour, G.eus SUBSTITUTS .\u2026.\u2026\u2026urverecrruress St-Pierre Dussault, J.eee SUBSTITUTS reserves Beauchamp SOMMAIRE Première période: 1\u2014U.de M.cece, Racicot (Barabé) \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026 15.30 Punition: LaForce.Deuxième période: Pas de point.Pnitions: Migneault, Fabien, Génier.\u2018Troisième période: 2\u2014St-Jérôme.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026renes LaForce .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ecresresecenmersanmeenense 4.30 3\u2014St-Jérôrmie\u2026.\u2026\u2026\u2026es Desjardins (Migneault) 15.10 Gustave LACHANCE.EE QUILLES INTER-FACULTES ORS de l'ouverture de la ligue inter-faculté, les quilles tombaient comme des petits \u201cpains chauds\u201d.Toute la soirée l'entrain a été maintenu par des parties chaudes comme vous le verrez par les résultats.Parfois un seul homme pouvait faire gagner son club, et parfois, il fallait une coalition des cing pour parvenir à vaincre.Si toutes les parties de la ligue se contestent avec autant d\u2019entrain et de vigueur que jeudi cærnier, nous pouvons espérer qu\u2019elles ne manqueront pas d'intérêt tant chez les spectateurs que chez les joueurs.Le record de la soirée va à Painchaud avec le pointage de \u2018135 pour une Dès les premiers instants, notre sentinelle intrépide Barsalou se met en évidence par de superbes arrêts tandis que la première ligne d'avants composée de Racicot, Barabé et Gouin fait \u2018du bon travail.A quelque cinq \u2018minutes du début Granger, Du- four et Perrier entrent en scène et ce dernier vient à un cheveu de compter.St Michel ayant \u2018fait sortir Barsalou de ses buts, Celui-ci pousse la rondelle à Hu- guet qui fait une superbe montée individuelle, mais.Tré- panier du St-Jérôme règle la \u2018question en vitesse.Au tour de Toppe et Génier 3 se montrer solides sur la défense.Désarçonné, Barsalou défend tout de même son territoire avec brillo.À cette échauffourée devant nos buts succède la montée de Racicot, qui lance adroitement et durement sur Trépanier.Ba- rabé tente mais en vain d'enregistrer un point avec le retour, ce Voyant il pousse le disque à Racicot qui met à son crédit le premier point de la joute.\u2014 U.de M.: 1 - St-Jérôme :0.2ème Période À l'attaque dès les premiers instants, le St-Jérôme est reçu de pied ferme par nos porte- partie.Suivent Demers avec 147, Phaneuf avec 141 et Meloche avec 138.Pour cinq parties, Phaneuf tient la tête avec 348.Puis viennent Pain- chaud avec 340 et Lebel avec 337.Voici les résultats: E.E.D\u2014 Bernard Lebel .I.122 111 104\u2014 337 Marcel Painchaud .\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.crercresssssensencsensernes 87 135 98\u2014 340 Marc Leroux .ven een 103 112 98\u2014 313 Hector Benoit .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.cceeriermenerençensenmnnnnnnnnnnne 92 70 87\u2014 249 Claude Demers .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.escrescrencenersnrsserensonvancss 73 99 147\u2014 321 Total\u20141560 B.EM\u2014 Jean P.Foisy 112 75 128\u2014 315 Gérard Desrosiers 79 127 119\u2014 325 Lorenzo Meloche 82 134 79\u2014 295 Gérard Casgrain .76 128 103\u2014 307 Geo.Aimé Phaneuf 141 92 115\u2014 348 ! Total\u20141590 E.E.M.gagnent deux parties.Billet de la semaine.P - UE penser d\u2019une maigre as- Q sistance de trente étudiants (sur 1,200 environ) à une joute de hockey, où figure notre équipe universitaire ?C\u2019est à se demander si le cas ne relèverait pas de la pathologie, et le point en souffrance, Carabins, serait votre mentalité sportive.Y a-t-il lieu de désespérer de la guérison, ou bien dimanche prochain une nombreuse assistance d'étudiants à l'Aréna Mont-Royal apportera-t-il un démenti formel à cette asser- tron?Vos occupations seraient-elles si nombreuses, qu'elles ne vous permettraient pas d'aller le dimanche après-midi encourager vos confrères à la victoire?Comment expliquer qu\u2019une trentaine parmi vous ont trouvé moyen de briller par leur présence?Je conçois que quelques-uns puissent avoir de réels empêchements, ils sont ex- \u2018cusables; mais pour plusieurs, c\u2019est une insouciance sportive déplorable, surtout de nos jours où l\u2019éducation sportive ne semble plus à faire.Serait-ce alors votre petite amie, qui voudrait durant ces belles heures jouir de votre agréable présence?Il y a une solution bien simple: emmenez-la avec vous à l'Aréna.En effet les demoiselles sont les bienvenues à cet endroit, et dimanche dernier, il fallait voir le nombre de charmantes \u2018\u2018Jérémien- nes\u201d qui y étaient présentes.D'autres objecteront: ce n\u2019est pas intéressant, nous ne remporterons toujours que des victoires morales.À ceux-là je demanderais de commencer eux- mêmes par remporter une Uraie victoire en assistant aux joutes, et le succès de notre équipe viendra pac surcroît.Songez plutôt que nous avons cette année un club de taille à rivaliser avec n'importe quel club du circuit, et qu\u2019il sera intéressant de voir le classement dans quelques semaines.C'est curieux souvent de remarquer l'attitude d'un bon nombre d'étudiants à notre université.Ils se plaignent du peu de faveurs dont jouissent les sports chez nous, du manque de cohésion etc, et aussitôt qu'il se fait un bon mouvement en faveur de l'union et des sports, comme présentement pour le hockey, ils sont les premiers à tirer de l'arrière et à briller par leur absence aux joutes organisées.Soyez donc plus logiques avec vous-mêmes; cette initiati- Ve que vous avez tant souhaitée, elle est en bonne voie de réalisation, à chacun de vous maintenant d'apporter son appui personnel, pour en faire un succès complet.Le programme de dimanche prochain à l\u2019Aréna vous fournit Carnet Sportif D IMANCHE dernier avait lieu à l'Aréna Mont-Royal une partie de hockey entre le Saint-Jérôme et l'Université de Montréal.Assistaient à cette joute : Notre distingué aumônier, Monsieur l'abbé Georges Deni- ger, le docteur J.P.Lanthier, et le docteur Réal Lanthier, gérant de l'équipe universitaire.Au nombre des carabins, étaient présents : Messieurs Jacques Demers, président de I'A.A., Francois Archambault, président du Comité de régie des étudiants en Médecine, L.-P.Roy, Marcel Papineau, Gustave Lachance, Charles Berthiaume, Bertrand Chabot, Albert Bohé- mier, Pierre Crevier, Frédéric Caron, Maurice Lalonde, Jos.Gagnon, Claude Demers, Roland Marcil, Louis Gagnon, Bruno Asselin, Elphège Beau- drault, Paul Beaudry, René Desjardins, Jean L\u2019'Archevéque, Jean Côté.Paul Moncion, Lucien Girouard, Gaston Dupuis, Bernard Laplante, Jean Le- beau, Louis Bourdon, Francois Paquin.Dimanche prochain, se fera l'ouverture officielle de la ligue Mont-Royal.L'équipe de l'U.de M.fera la lutte au Concor- dia.Assisteront à cette rencontre tous les étudiants.F.PA l'Arena AMELIORATION Il fait plaisir de remarquer que Ja direction de l\u2019Aréna Mont-Royal a amélioré son système de glace artificielle.Dimanche dernier, au début de l'après-midi, la glace offrait l'aspect d\u2019un beau miroir.Les joueurs préfèrent jouer sur une surface unie plutôt que sur une série de monticules comme par le passé.NOS JOUEURS SE PREPARENT Par suite du manque de pratique, la semaine dernière, dû à un retard dans la fabrication de la glace, il a été dé cidé que les parties de dimanche dernier seraient considérées comme joutes d\u2019exhibition.L'ouverture officielle de la ligue aura lieu dimanche pre- chain alors que le Délorimier rencor- trera le Villeray et que I'U.de M.fera face au redoutable Concordia.Nos joueurs seront bien préparés pour la circonstance.Ils auront cette semaine quatre bonnes pratiques à l\u2019A- réna Mont-Royal, lundi, mardi, mercredi et vendredi soir.C\u2019est donc dire que les étudiants seront un peu là pour faire le salut à Concordia, et les ame- teurs de hockey auront de quoi se régaler.F.P.\u2014 EE l'occasion d'apporter votre collaboration, nous comptons sur votre bonne volonté pour avoir \u2018une nombreuse assistance universitaire.Plus nous serons nombreux, plus il y aura d'enthousiasme, et nos porte-cou- leurs mieux encouragés en com- batteront d'autant plus vaillem- ment.N'oubliez pas: A L'À- RENA DIMANCHE PRO- \u201c CHAIN.Frangois PAQUIN. Du Bon Lait de Chez-nous co0PERAT ve de LAIT et CREME MONTREAL un 4101, rue Notre-Dame Est AMbherst 2171 Tél, HA.8928 - 1649 St-Denis| Eclair Valet Service Nettoyage français __ $1.00 Pressage .-._.25 Escompte sur nettoyage 10% Nous allons chercher et livrons les habits sans frais.V.Thivierge, prop.G.-N.MONTY DIRECTEUR GÉRANT Les Etudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin Institution canadienne-française LABORATOIRE NADEAU LTEE chez DÉOM 1247, St-Denis - PHARMACIE EN GROS Montréal H QUELS QUE SOIENT VOS GOUTS Nous avons ce qu\u2019il vous faut s\u2019il s\u2019agit de SPORT [Jmerfie§erres 1406 St-Denis angle Ste-Catherine Est.fe Tél: LA.1771 929, rue Bleury C.LAMOND & FILS Manufacturiers en bljouterics Tributs floraux Fleurs coupées toujours fraiches MME L.B.LAMBERT FLEURISTE DES ETUDIANTS Tél, LA.7033 - Rés., AM.7994 1280, St-Denis - Face à l\u2019Université \u201cBagues, médailles, boutons émalllés, etc.COMPAGNIE D'ASSURANCE SUK LA VIE Compliments de Pmens \u20ac La Sauvegarde sHAQTEL MONTREAL D INnosor 4 30 ANNEES D'EXISTENCE 1904 1934 Pour être bien mis Habits, Chapeaux, Chemises, Cravates, Paletots, etc.Grand choix 10% d\u2019escompte aux étudiants 901 Est, rue Ste-Catherine or \u2014\u2014 Tél HA.6878 rovers RANCE-VE - ET TOUTES SES MODALITES Vie entiére Dotation Revenu pour la Famille Rentes viagères \u2014 Vie primes temporaires Polices \u201cEtudes\u201d Pension de Retraite immédiates et différées.La SUN LIFE émet une police spéciale pour chaque cas particulier.Notre agent le plus rapproché sera heureux de vous offrir ses services.SUN LIFE ASSURANCE COMPANY OF CANADA SIEGE SOCIAL MONTRÉAL jo [ CARRE DOMINION DOMINION Narcisse DUCHARME, Président Favorisez nos Annonceurs C 3 e - Rougier Frère ougier Frères + PRODUITS PHARMACEUTIQUES FRANÇAIS Siège social : 350, Rue Lemoyne Montréal de - p jo ha ei Pa Séègs social: Montrhal SERVICE DE BANQUE MODERNE ET EFFICIENT .«ooo fruit de 117 années de fructueuses opérations + « + TnL, ide comptes de dépôt dénotent la confiance.RENE CHARBONNEAU ARCHITECTE 360, Place Sir Georges-Etienne Cartier &* Une aide précieuse pour ETUDIANTS Procurez-vous un clavigraphe a ces conditions faciles : CLAVIGRAPHE JUNIOR 4-3 = COMPTANT, solde en $4.50.Clavier français-anglais; 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Mais non.Ah, vous savez, je suis toute mêlée dans ces noms-là ! Imaginez, au cours de cette tournée, je n'ai que des rôles dont le nom se termine en \u2018\u2019ette\u2019: Antoinette, Huguette, Sylvette, c'est à s\u2019y mêler, je vous assure ! TAQUILI.Lä-desssus, je vois que la toilette en est rendue au moment où un jeune homme se retire.Je m'excuse, je remercie, je note une adresse, et je me sauve.Je me disais en moi-même : \u2018Voilà tout de même une charmante femme qu'il n\u2019est pas difficile d'interviewer.Elle parle d'abondance, une toute petite question suffit pour qu'elle vous cause longuement, satisfasse entièrement votre curiosité.Et vous l'écoutez ne vous lassant pas de la regarder, charbé, conquis.\u201d En bas, je cours à la loge de monsieur Roland qui me reçoit tout aussi bien, d\u2019un bonsoir et d'un poignée de mains quasi amicale, déjà.Monsieur Roland, un costaud de garçon, bâti comme un athlète, qui vous a une poitrine majestueuse et des muscles imposants, ce qui ne l'empêche pas d'avoir une très sympathique figure.Les yeux brillants, les cheveux noirs, lissés en arrière, des traits réguliers, en somme un garçon \u2018\u2018qui paraît très bien\u201d, selon l'expression consacrée.Et pendant qu'il se maquille à son tour, je m'asseois près de la table de toilette, et nous causons.\u2018Le meilleur moyen pour un jeune homme de se \u2018\u2018lancer\u201d\u2019 dans le théâtre en France ?Le Conservatoire, évidemment.C'est la seule et véritable école du théâtre.Mais il lui faut surtout le \u2018\u2018feu sacré\u2019.Ça, monsieur, c\u2019est essentiel.Et quand on l\u2019a, ça ne vous lâche plus ! \u2018Si je préfère les pièces modernes aux pièces classiques ?Vous me posez là une question embarrassante.J'aime les deux, quand elles sont bonnes.Mais je crois qu'un acteur ne se révèle que dans le classique.Simplement parce que dans le classique, il y a du sublime, ce qui se rencontre une fois sur mille dans le moderne.Le sublime touchant au ridicule, il faut que l'acteur soit très habile pour rester précisément dans le sublime, sans même suggérer le ridicule.Pour moi, quand je Vais voir une pièce moderne, l'acteur me plaît, je le trouve à l'aise, naturel, intelligent dans son jeu, mais de là à conclure qu'il est un grand acteur, non.I! faudrait que je l'entende dans du bon vieux classique.Savez-vous d\u2019ailleurs qu'au- jourd'hui en France, il n'y a pas un seul acteur capable de jouer Polyeucte ?Et franchement, j'aime mieux jouer \u201cTrois et Une\u2019\u2019 que Polyeucte.C'est moins difficile ! \u201cJe reste à Montréal, monsieur.Je jouerai au théâtre Stella, avec messieurs Castelain et Jourdan.Les autres retourneront en France.Je suis vraiment heureux de rester parmi vous, et j'espère que je vous reverrai, ici d'abord, puis au théâtre Stella.Nous venions d'entendre monsieur Cercy, \u2018Tout le monde en scène, tout le monde en scène !\u2019 le régisseur : Je remercie monsieur Roland de sa courtoisie, et cours m'asseoir sur un bon fauteuil d'orchestre, juste comme le rideau se lève sur \u201cTrois et Une\u201d.André de VERSEUIL.CECILE POTVIN \u201cPRIX DE PARIS 1934\" E 4 novembre, notre jeune et brillante pianiste donnait au Ritz Carlton un récital d'adiea a l'occasion de son prochain départ pour la France.Une assistance nombreuse et distinguée s'était pressée dans la petite salle de concerts de l'hôtel et Mlle Potvin en fut sans doute flattée, d'autant plus que le méme soir au Thédtre de sa Majesté; l'Orchestre de Montréal.avait: invité M.Paul Wittgenstein, pianiste manchot de renommée mondiale.Melle Potuin possède un réel .tempérament musical aidé d'un \u2018goût sûr quoique très fantaisis- \u2018te, d\u2019une technique remarquable et d'une mémoire prodigieuse.Cependant la force de son jeu surprend un peu chez une jeune fille qu'on imagine douce et réservée.Ses passages soudains des Fortissimos les plus sonores aux ptanissimos les plus légers nous présentent sa personnalité sous un faux jour, personnalité que M.Verrier n'est pas loin de croire violente ou du moins, facilement portée aux extrêmes.Un peu hésitante et peut-être intimidée au début, l'artiste ne fut pas longue à se maîtriser et son interprétation de la Sonate Pathétique de Beethoven mérite des éloges.Faisons remarquer toutefois que le manque de rythme donnait une allure trop gaie à ce chef-d'oeuvre inspiré au grand maitre dans une période trés tourmentée de son existence.La Sonate en mi de Grieg était la piéce de résistance du concert et Melle Potvin a su nous faire goûter la manière exquise de l\u2019illustre auteur de Peer Gynt.Oeuvre longue et difficile surtout sur ce piano dur que l'en persiste à offrir aux artistes, Melle Potuin, évidemment fatiguée, ne put retenir un soupir de satisfaction d'en avoir enfin terminé l'exécution.Il semble bien que notre charmante pianiste ait une meilleure compréhension de la musique impressionniste moderne que du style scholastique.Son interprétation enjouée des Mouvements Perpétuels de Poulenc et des Jardins sous la Pluie de De Bussy nous révèle une âme capricieuse, friande de disson- nances et d'harmonies nouvelles.1934\u201d.Nous félicitons l\u2019Institut Canadien de Musique d'avoir su apprécier à sa valeur le talent frais de Melle Potvin en lui octroyant le \u201cPrix de Paris Espérons qu'après une année de travail avec les Cortot et les Ravel, notre gentille compatriote nous reviendra une artiste consommée.En attendant, bon voyage.Jean-Gérard JONCAS, e.e.m.N.D.L.R.\u2014 Une erreur de mise en page a retardé d'une semaine la publication de cet article.Notre collaborateur voudra bien nous en excuser.+ H.EDMOND DESROCHERS Tabaconiste-Libraire SPECIALITES Papeteries pour les fêtes: 25c en montant.Cartes de Noël et du Jour de l\u2019An \u2014 Cartes faites à la main 10% à ceux qui présenteront cette annonce lors de leur achat.3414 St-Denis Tél.PLateau 0343 a ad \u201cgignor bracoli\u201d A pièce de Jacques Deval, \u201cSignor Bracoli\"\", ne se résume pas C'est une pièce du genre policier dont l'intrigue est d'autant plus intéressante que plus mêlée.Un meurtre est commis dans la ville de T'ossé (meurtre ou suicide?), riche propriété sise dans la banlieue de Nice, quelques jours après le suicide de madame Ferrare à Paris.Le docteur Ménard, averti par quelque téléphone mystérieux, court au château et trouve André de Tossé dans sa bibliothèque, vers les 10 heures 15 du soir, un poignard dans le dos.Le motif du meurtre ou du suicide ?C\u2019est là le \"hic\", Personne ne le sait.Personne ne le devine.Mais tout le monde soupçonne tout le monde.Et tout le monde s'embrouille.Je n\u2019irai pas commettre l'impolitesse de vous révéler le nom de l'assassin.Ce serait vous enlever tout le charme et l'intérêt de l'affaire.Élle est d'ailleurs très bien construite, cette pièce, et d'une valeur littéraire que nous ne rencontrons pas souvent dans le genre policier.Peut-être cela tient-il à ce que le détective privé Bracoli est un amateur qui ne pratique ce genre de sport que pour passer le temps.C'est peut être aussi pour cette raison qu'il est un policier intelligent et rusé.Il est certain que si Bracoli portait l'uniforme du brigadier David, notre intérêt serait moins vif.Je vous encourage donc d'aller entendre \u2018\u2019Signor Bracoli\u201d au théâtre Stella cette semaine.Vous n\u2019y perdrez certainement pas votre temps.D'autant plus que l'interprétation est généralement assez bonne, quoiqu'elle transpire un peu trop l'amateur a certains endroits, et que pour une fois même à la première, les acteurs savaient quasi parfaitement leur rôle.Monsieur Lucien Coedel s'est sans contredit tranché la plus grande part du succès, avec son interprétation fougueuse du dêtec- tive Bracoli.\u2018C\u2019est un coup de foudre sur le soleil\u201d.Et, quoi- qu\u2019en pense monsieur Henri Letondal, Coedel a certainement rendu son rôle avec une maîtrise et une intellignce remarquable.Il ne faut pas oublier en effet qu'il arrive de Florence où le soleil chauffe les cerveaux et excite les nerfs.La vivacité, l'entrain et le mouvement qu'il y a mis, dénote chez lui une aisance et une habileté que ses compagnons et compagnes du Stella sont loin de posséder encore.Il fut peut être le seul, avec mademoiselle Germaine Giroux, qui ait interprété son rôle d'une façon \u2018\u2018professionnelle\u2019'.Jean Riveyre a beaucoup de talent, mais ne le montre pas assez.Il a manifesté tout au cours de la pièce une gêne difficile à comprendre, et il a manqué sa scène du dernier acte, quand il va se coucher pour ne plus se réveiller.On lui souhaiterait plus de sincérité, plus de vie, plus de \u2018docteur Ménard\" et pas autant de \u2018\u2019Riveyre\u2019\u2019.Lucien Paris a des manières de s'asseoir qui ne plaisent pas du tout.Il a été faible et Geoffroy Raymond y a beaucoup perdu.Paul Emile Leblanc a fait tout son possible, mais nous a campé une scène de \u2018\u2018colonel carton pâte\u2019 qui faisait penser à tout sauf à un militaire.C'est un amateur à qui il reste encore du travail à faire.Camille Ducharme et Guy Mauffette ont encore besoin de leçons.Comme la plupart des acteurs de collège, ils sautent d'un sentiment à l'autre sans la moindre transition, ce qui leur enlève tout naturel et fait trop sentir- l'\u2018\u2019appris par coeur\u201d\u201d.Monsieur Ovila Légaré n'avait pas du tout l'air d\u2019un brigadier et ferait une piètre police.; - Ferdinand Biondi a bien joué son rôle de valet.Mademoiselle Antoinette Giroux a très bien -joué la femme de chambre et l'épouse de Robert Duclin.Sa sœur Germaine a été brillante dans Hélène de Cayas, mais peut-être pas assez élégante.Jeanne Borgos a été passable tandis que Olivette Thibault devra encore travailler.Surtout ses jeux de physionomie.Il est bon d'écouter ce que disent les autres acteurs ct d'y potter attention et intérêt, mais pas de le laisser voir par des mouvements de machoire qui déplaisent énormément.Madame Jeanne Maubourg nous a offert une Lucrezzia toute colorée et plaisante.C'est une actrice à qui décidément l'âge ne pèse pas beaucoup.Avec un tout petit rôle de presque rien, elle a su plaire et faire rire à souhait, sans rien exagérer.Ce qui prouve que même dans les rôles de second ordre .un véritable acteur peut se trancher un succès.En somme, ce fut bien, La troupe doit un gros merci à Goedel.et nous aussi.Alban FLAMAND. nleste bieti Faicte Page \u20189 UN GENIE LITTERAIRE: MARCEL PROUST \u201cA la recherche du temps perdu\u201d.Littérature et musique.Artistes et mécènes.EST le propre des génies d'être, après le Christ, un signe de contradiction.Ainsi en est-il de Marcel Proust, génie littéraire.Le monde des lettres compte donc des proustiens et des antiproustiens, aussi convaincus les uns que les autres, tout comme Claudel, par exemple, a ses fervents admirateurs et ses irréductibles adversaires.Or, c'est évidemment un proustien qui présentait, il y a moins de dix jours, dans la Grande salle du Ritz, où s'était réuni un public nombreux et choisi.l\u2019oeuvre de Marcel Proust.Toutefois, le conférencier n\u2019omit rien de ce qui appartenait à son auteur favori, ni de l\u2019asthme qui le prit à neuf ans, ni de ses excentricités affectives.Que Proust ait été un anormal, cela ne nous surprend pas car le génie, tel qu\u2019entendu ici, touche en certains points a la folie.Proust peut être discutable, il l'est certainement parce qu\u2019à peu près tous ceux qui le jugent se placent d\u2019un angle particulier.C\u2019est que son oeuvre peut être envisagée de tant de ma- niéres.Comme la plupart des génies littéraires, en effet, Proust n'a écrit qu'une seule oeuvre, qui ne se classe dans aucun genre parce qu'elle les contient tous, mais qui est abondante, touffue, diverse comme lui-même et qui le peint tout entier.Il a créé un monde qui lui est propre.De telles oeuvres sont un sujet inépuisable de discours et passent à l\u2019histoire.Il est difficile de prévoir ce qu'on admirera le plus de Proust, dans un siècle, par exemple, mais je crois que ce qui le caractérise, c'est son habileté à démêler l'écheveau des sentiments humains.Qui pourrait dire, lorsque nous parlons, de quel enchaînement de phénomènes une conversation, ou même une seule pharse est le résultat ?Or, Proust les distingue, ces phénomènes, il les analyse, il en rétablit l'ordre logique (qui est loin d\u2019être toujours l'ordre chronologique), il en mesure l'importance relative et n'a point de cesse qu'il n'en ait laissé aucun de côté.Sa pénétration du subconscient est vraiment merveilleuse.Mais je crois bien aussi que pour l'admirer, il faut rester sur le plan littéraire.Hors de là, Proust devient un pauvre homme, misérable, au fond, qui passe sa vie \u2018\u201c à la recherche du temps perdu'\u2019 et dont on peut douter qu'il l\u2019ait trouvé.* * * Depuis quelques années, il s\u2019est trouvé un bon nombre de sociétés dont le but était de favoriser à la fois la littérature et la musique.Celle des \u2018\u2018Soirées littéraires, dont Mme Jean-Louis Audet est la présidente, atteint admirablement ce but.En effet, le concert que nous avons entendu, avant et après la très intéressante conférence de M.Jean Dufresne (Marcel Valois), était du meilleur goût.On avait invité à se faire entendre deux de nos meilleurs chanteurs, que nous sommes heureux de voir recueillir chez nous le profit de leurs sérieuses études à l'étranger.Mlle Anna Malenfant et M.Lionel Daunais nous ont gratifiés d'un choix magnifique d'extraits d'opéras, où leur voix chaude, riche et bien timbrée a déployé toutes ses richesses.Nous avons seulement regretté qu'ils ne nous accordassent pas de rappels.« = + Il ne faudrait pas oublier de dire que ce régal artistique et littéraire était dû à la munificence d\u2019un mécène bien connu, M.Jean Lailemand.M.Lallemand doit être cité en exemple à tous les Canadiens-Français.Ayant hérité de son père une fortune respectable, il fait servir cette fortune à l'avancement de.son pays.Dans un pays encore à ses débuts au point de vue intellectuel, il faut que chacun fasse sa part.Jean-Claude MARTIN.Régionalisme littéraire À littérature canadienne | esis pas parce qu'elle n'est pas répandue à l'étranger.Voilà avec quel argument M.Jean-Marie Nadeau niait l'existence de notre littérature dans une contérence qu'il faisait ces jours derniers.Il sera donc intéressant, en même temps que très utile, de savoir pour quelles raisons nos auteurs sont inconnus à l'étranger; nous pourrions combler les lacunes et asstster à l\u2019éclosion d\u2019une littérature nationale.Le mal ne se guérira pas aus- st rapidement, cependant; ce qui manque surtout dans nos oeuvres c\u2019est l'atmosphère canadienne.Aussi longtemps que nos écrivains chercheront leur inspiration ailleurs qu'au Canada, la critique étrangère les ignorera.I! faut donc pour que notre littérature rayonne qu'elle soit empreinte de vie canadienne.Jean Cocteau disait : \u201cPlus un poète chante dans son arbre généalogique, plus il chante juste.\u201d La plupart de nos écrivains ne connaissent rien du pays dont ils parlent : les poètes nous décrivent une flore qui n'existe que dans leur imagination ou dans d'autres pays que ie nétre; nos romanciers burinent des tableaux dont les sujets sont empruntés a des étrangers et Lucien Desbiens, en voyage dans les Rocheuses, nous explique le mécanisme d\u2019une locomotive.Nos beautés nous échappent et Dieu sait si notre pays est riche en aspects pittoresques et grandioses.Chaque saison devrait avoir son aède et chaque région son histoire.Quand viendra-t-il celui qui, reprenant une idée chère à Gill, nous donnera l'épopée du Saint-Laurent ?Qui pourra un jour nous faire ressentir le froid de l'hiver canadien, la douceur de nos printemps?Longtemps encore nous devrons attendre si nos écrivains, pour s'inspirer, se contentent de faire les cent pas dans leur bureau de travail et dc contempler prosaiquement les masses intormes des gratte- ciel desquels se dégage cependant une certaine poésie.En écrivant \u2018\u2018la Brière\u201d, ce chef- d'oeuvre du roman régionaliste, A.de Chateaubriand nous raconte qu\u2019il vécut de la vie des habitants dont il voulait décrire les moeurs, au milieu d'eux, contractant leurs habitudes et comprenant leur caractère.L'âme canadienne est pourtant fortement caractérisée: elle est catholique en tout premier lieu.C\u2019est la plus belle partie de l'héritage que les Français ont déposée sur nos rives; ce catholicisme, malheureusement, n'est pas toujours militant mars nous cn sommes trempés, nous en vivons.Il fait partie de notre patrimoine national.Notre âme est aussi française par ses origines, par sa tournure latine.La France sera toujours notre patrie intellectuelle; chez elle nos jeunes trouveront des manuels adaptés à leurs besoins, nos boursiers iront parfaire leurs études, et tous nous lui demanderons une pâture intellectuelle nécessaire à nos esprits.Catholique et française, notre âme est aussi canadienne.M.Antonio Perreault écrivait il y a quelques années: \u2018\u201cSouhaitons que nos écrivains étudient tout d\u2019abord les faits et la nature de notre pays, regardant nos lacs et nos montagnes.Hs formeront ainsi leur âme canadienne.C\u2019est ainsi, en tout cas, qu'ils aideront le sens national à se maintenir; ce sentiment patriotique ne saurait s'accomo- der d'une autre conception de notre littérature.\u201d C'est par une étude approfondie de notre histoire, une connaissance parfaite de notre géographie physique et humaine, que nos écrivains parviendront à se pénêtrer de l'âme canadienne et à l'assimiler à leurs œuvres futures.On reproche à nos auteurs leur manque de hardiesse dans la pensée et dans l'expression; il est à présumer que si, un jour, un homme possède toutes les qualités nécessaires à la transcription de l'âme canadienne, il saura trouver les expressions fortes, les nuances de pensées qui jaillissent naturellement d\u2019un esprit supérieur.Dans ce domaine comme partout, l'excès est à craindre; nous avons vu des auteurs ayant un certain mérite qui tombaient dans le ridicule en affichant un nationalisme outré.L'humanité a ses droits, toujours; un ouvrage sera d'abord humain, c'est-à-dire vivant.Le fond de l\u2019homme est le même sous tous les climats; les auteurs étrangers nous aideront à découvrir sa psychologie.Aussitôt cette connaissance faite nous devrons travailler non plus sur l'homme mais sur le Canadien afin de pouvoir offrir au monde un\u2019 type nouveau qui ne le cèdera en rien aux produits des anciennes civilisations.Jules LEGER.fo Les Editions Albert Levesque offrent une réduction de 20% aux étudiants sur toutes leurs publications.oh essed aes am fe Airs fy pr a +E A Set + Stay Rn 5 «eben \u201cCHEFS DE FILE\u201d OUS le signe du Zodiaque, M.Rumilly publie les entrevues S que lui ont accordées des gens qu\u2019il croit être des chefs de file.Quelques uns en sont et d'authentiques : l'abbé Henri Bourassa, Georges Pelletier, Armand Lavergne; cette remarque du Dr Parizeau : \u2018Je ne suis pas un chef de.file, Groulx, mais mais un isolé\u2019, beaucoup auraient pu l'énoncer sans fausse modestie.Paul Coze par exemple qui n\u2019est le chef d'aucune file, si ce n\u2019est peut-être de quelque file indienne: Marie Le Franc, excellent écrivain français mais qui ne compte ici que des relations d'amitié.Nous ne faisons pas de francophobie, mais nous nous étonnons de rencontrer ces noms dans un livre qui \u2018\u2019cherche à donner un aperçu de l'activité des Canadiens-français\u2019.M.Donatien Fré- mont qui lui, s'est assimilé et travaille avec nous, a sa place toute indiquée; mais Paul Coze et Marie Le Franc! .Les chefs de file sont par définition des maîtres, et non des disciples dont les affirmations n'expriment que des tendances : Robert Choquette peut avoir hérité du père Hugo, mais cet héritage même l'empêche d'être jamais un chef de file.Qu'il trouve un jour sa formule et fasse école; alors, très bien.Mais\u2018pour le moment, attendons.Nous avons relevé ce que nous croyons être des erreurs dans le choix des \u2018vedettes\u2019.Mais comme tout jugement sur ce sujet est très relatif, il ne faut pas en chicaner M.Rumilly : on ne peut satisfaire pleinement un lecteur quand on a le dessein d'en contenter plusieurs.On reconnaît le parfait intervioueur à la faculté qu\u2019il a de faire parler les gens.Ajoutons qu'il ne suffit pas de les faire parler de n'importe quoi, mais qu'il importe de mener la conversation de manière 'à ce qu'elle présente une synthèse de la vie et des activités de l'homme.et par le fait même un résumé des doctrines qu'il défend.Ainsi considérées, plusieurs entrevues ne sont guère réussies.Les gens parlent très souvent de toute autre chose que de leur action dans le domaine où ils excellent.Il est très amusant de savoir que M.Bourassa fume la pipe comme un enragé, qu'il a eu avec Laurier une entrevue secrète (dont on se garde bien de dire ce qui s\u2019y est passé).Cela nous amuse fort d'apprendre que M.Rumilly n\u2019était pas \u2018\u2019faraud\u2019\u2019, en frappant à la -porte de l'ex- directeur du Devoir, mais que cette crainte était injustifiée car M.Bourassa est l'homme \u2018le plus accueillant, le plus simple, le plus primesautier, le plus tolérant\u2019.Nous sommes très heureux de pouvoir apprécier les hautes connaissances que possède M.Bourassa en histoire de France, nous nous réjouissons qu'il ait dévoilé à M.Rumilly toute une mine de souvenirs gais ou charmants.Mais qu'est-ce que cela nous dit de l'activité du chef nationaliste, des luttes qu\u2019il a soutenues, des principes qu'il a défendus ?Tout cela ne tient pas, loin de là, dans les quelques lignes consacrées aux Franco-Canadiens de l'Ouest.Par contre il est longuement question de la Monarchie en France (sujet cher à M.Rumilly).On dirait parfois que c'est M.Bourassa qui a \u2018inter- vioué M.Rumilly.Cette entrevue se présente la première du volume; nous supposons qu'elle est la première en date et que M.Rumilly la considère plutôt comme un essai.Mais il y a progrès par la suite.Les entrevues avec MM: Chapais, Elphège Daignault, Raymond Denis, Aegedius Fau- teux, l'abbé Groulx, Donatien Frémont donnent une idée exacte de l'homme et de l'oeuvre.\" Nous aurions voulu terminer par des extraits de ces-entre- vues où les chefs donnent des directives à ceux qui voudront\u2018 les prendre comme guides.Mais des entrevues entières y auraierit passé: celle de l'abbé Groulx, Georges Pelletier, Henri Laurey4 Donatien Frémont, Armand Dupuis et.quelques autres encore, Nous \u2018nous contentons donc de conseillet-d\u2019acheter«le .volume; il a d'ailleurs été écrit-pourça ! .\u2026.: Louis PEBEAND. ; TW eT a Ra k ¢ 1 je ÿ AS A vt - Page 10 AU PAYS DES 5 LE ROCHER AUX OISEAUX DEUXIEME PARTIE OUS terminions notre article, la dernière fois, au moment où nous nous mettions à table.Pendant le repas, le vieux gardien raconte la triste histoire de ceux qui l'ont précédé sur le rocher.L'un meurt à la chasses au Loup-marin emporté par les glaces; un autre périt empoisonné; un troisième perd la raison, tant la vie est triste et monotone sur ce rocher .et la liste s'allonge toujours d'une nouvelle victime.Le pauvre homme d'ajouter après avoir évoqué ces terribles souvenirs : \u2018Je ne sais pas ce que le bon Dieu me réserve\u201d.Nous avons appris depuis notre retour que son fils aîné s'est noyé; trop impressionné par ce malheur, le vieillard a quitté le rocher, dit-on, et ne veut plus y demeurer.Le repas terminé nous nous hâtons d'aller surprendre nos amis les oiseaux, perchés sur le bord des falaises.Nous approchons en sourdine pour ne pas trop les effrayer.Quel spectacle! Ne se doutant de rien, ils sont là, alignés par centaines sur une étroite corniche suspendue au-dessus de l'abîime.Mais je cède la parole à notre grand naturaliste Jacques Cartier, pour nous décrire ce premier coup d'oeil : \u2018Icelles isles (le rocher aux Oiseaux et le petit récif) estoient aussi plaines de ouaiseaux que un pré de herbe, qui heirent au dedans d'icelles isles, dont la plus grande estoit plaine de margaulx qui sont blancs, et plus grands que ouays.Et en l'autre y en avoit paroillement en une partie quantité d'elle, et en l'autre plaine de Godez.Et au bas y avoit paroillement dedits Godez, et des grans apponatz.Nous descendimes au bas de la plus petite et tudmes de Godez et de Apponatz plus de mille et en primes en nos barques ce que nous en voullinmes.L\u2019on y east chargé, en une heure, trante icelles barques.Nous nommâmes tcelles isles, He Margaulx.\u201d Cette description si vivante de notre illustre découvreur, donne une parfaite idée du nombre et des deux grandes espèces d'oiseaux qu'on y trouve encore aujourd'hui.À l'exception des \u201cGrans Apponatz' (le grand Puigouin, espèce éteinte) remplacés par le Macareux moine, nous avons pu observer à loisir de nombreux Margaulx et Godez.Les moins farouches, parmi les babitants ailés du rocher, sont les Godez ou Pingouin-pie; nous pouvons les approcher de très près.\u201cIl y a une autre espèce d'oiseaux, écrit ailleurs Jacques Cartier, noirs et blancs, ayant le bec de corbeau, et qui volent haut en l'air et à fleur d'eau, lesquels sont plus petits que les autres, et sont appelez Godez.\u201d Comme nous demandions le nom de cet oiscau aux gens du rocher, ils nous répondirent que c'étaient des \"Godz'\u2019.Sauf une légère abréviation de la dernière syllabe, ils - ont retrouvé la prononciation et le nom donné par Jacques Cartier.Le Pingouin-pie est environ de la taille d'un gros canard; comme ce dernier il a les pattes palmées et la queue en pinceau, très courte.Son corps cst plutôt allongé.Au repos il se dresse dans le sens vertical appuyé de tout son poids sur les pattes et la queue, la tête légèrement inclinée vers l'arrière.Ce maintien lui donne l'aspect:comique d'un petit personnage au regard hautain.Le plumage du Godez est de deux nuances bien tranchées; sa tête, son dos et sa queue sont d'un beau noir de jais; un large plastron blanc garnit la poitrine et le ventre et vient finir en ligne droite avec les ailes noires appliquées sur ses côtes.Celles-ci sont très petites en comparaison de la grosseur de l'oiseau.On pourrait peut-être expliquer ce trait, carastéristique du Pingouin-pie, par le fait qu'il vole très fréquemment à fleur d'eau; nous l'avons vu souvent frôler la vague, à la recherche de sa nourriture; s'il avait des ailes plus longues elles lui seraient nuisibles, Quelques Godez cffrayés par notre apparition subite se jettent dans le vide avec un petit bruissement d'aile, très étrange.Mais plusieurs, pleins de courage affrontent le danger pour protéger leurs petits, blottis dans un retrait du rocher.Comme une sentinelle monterait la garde, inquiètes, les\u2019 mamans se promènent de long en large devant le nid, avec une démarche gauche et vacillante; on dirait.parfois un homme en habit à queue, embarassé par son accoutrement.Avec un peu d'audace et des prodiges d'équilibre nous réussissons à prendre un jeunc Godez dans son nid.Nous I'installons sur la terre ferme, et là il se prête gentiment aux caprices de notre camera, en poussant de temps à autre de petits cris de détresse.Bien vite nous le remettons à sa mère tout effarée, encôre sur le bord de la corniche.Tout jeune ce petit être ressemble bien plus à une boule de laine grisâtre qu'à un petit Pingouin; car rien ne laisse deviner encore ce qui caractérise si bien son espèce.Un épais duvet le couvre tout entier, un peu plus blanc sur la poitrine et le ventre.Sans doute à cause de l'espace restreint que doit occuper chaque oiseau, les Godez n'ont jamais une nombreuse famille.Un seul descendant parait leur suffire.Et ce jeune repose généralement sur la pierre nue, sans aucune protection contre le froid.Ceci est évidemment la coutume de plusieurs oiseaux de mer, car nous l'avons déjà observé chez d'autres espèces.; .Mais notre attention est bientôt attirée par un autre genre d'oiseau, qui paraît vivre en bonne harmonie avec son voisin le Godez; car nous les avons toujours vus perchés ensemble sur les mêmes.corniches.Les Madelinots le désignent sous le nom de \u201cperroquet\u201d, et les hommes de science l'appellenit le Macareux MADELINOTS JEUNE PINGOUIN moine.Vu pour la première fois, le Macareux a une apparence si étrange qu\u2019on ne peut s'empêcher de rire, tout en l'admirant d'autre part.Cet aspect comique est dû au fait que son bec, recourbé comme celui des perroquets, est très large pour la petite tête de l'oiseau.D'autre part, ce bec monte haut sur le front et descend presque sur la poitrine: on peut dire que le cou n'existe pas.Les autres parties de l'oiseau ainsi que sa taille, ressemblent beaucoup au Pingouin-pie, son cousin; comme lui il se tient droit, la tête bien cambrée, assis sur ses pattes et sa queue.La couleur du plumage et des membres du Macareux moine, forment un ensemble trés harmonieux.Son dos et sa tête sont noirs; le jabot et le ventre très blancs, quant au bec et aux pattes un beau rouge voyant vient trancher agréablement avec les autres couleurs.Autour des yeux un grand cerne rouge corail, produit le plus curieux effet.Malheureusement nous n'avons pas la bonne fortune de voir les jeunes Macareux dans leurs nids; ceux-ci étant peut-être moins visibles que ceux des Godez, ou encore à cause de la saison avancée, Tout de même nous pouvons les observer au vol, où ils montrent une très grande habilité à frôler la vague, comme les Godez, et aussi à voler très haut dans les airs à une grande vitesse.Il nous reste maintenant à obtenir une entrevue avec les Mar- gaulx; ce n'est pas chose facile.car, en esprits sages, quoiqu'appelés \u2018Fous\u2019, ils se défient de notre présence.Ce n\u2019est pas sans raison que Jacques Cartier donna le nom \u201cd'Isle aux Margaulx\u201d, au rocher des Oiseaux; car leur nombre sur l'Île est de beaucoup supérieur à celui des autres espèces.Le grand malouin lorsqu'il vit ces oissaux pour la première fois à Funk Island, les décrivit ainsi : \u2018Il y a aussi d\u2019une autre sorte, mais plus grands (que les Godez) et blancs, séparez des autres en un canton de l'Isle, et sont très difficiles à prendre, parce qu'ils mordent comme chiens, et les appelloyent Margaulx\u2019\u2019.Cette description peut parfaitement s'appliquer aux Margaulx du rocher aux Oiseaux, car comme ces derniers, ils \u2018\u201csont séparez des autres en un canton de l'Isle\u201d et ne semblent pas apprécier le voisinage des Godez et des Macareux; et il va sans dire, encore moins le nôtre.Ce qui plus est, ces oiseaux se tiennent toujours à moitié chemin de la falaise là où le roc s'étend parfois en une large plateforme et qu'il est tout à fait impossible d'atteindre.Leurs nids, composés de varech et d'herbes entremêlées recouvrent complètement le moindre espace du roc.Le nom actuel du Margaulx est : Fou de Bassan; mais les Madelinots, fidèles à la tradition ont gardé celui de Margaulx, plus typique d'ailleurs; ils n'en connaissent pas d'autres.Ici je me permettrai de corriger quelque peu le texte de Jacques Cartier, qui vit les Margaulx, si vous vous souvenez bien, \u2018\u201cGrans comme ouays\u201d.\u2018\u201cOuays\u201d en ancien français a peut-être une autre signification que \u2018\u2018oie\u2019\u2019 dans notre langage moderne; mais les Margaulx n'ont certes pas la taille de cet oiseau de basse- cour; ou bien ils ont beaucoup dégénéré depuis 400 ans.Nous avons plutôt les Fous de Bassan de la grosseur d'une mouette, mais toutefois beaucoup plus gracieux que ce dernier; leur corps très effilé se termine par une queue et des ailes suraigues, ce qui leur donne une taille élancée.L'impression d'une grande taille chez les Margaulx est causée par leur cou et leur tête allongés.Cette dernière est terminée par un bec très pointu et fendu au-delà des yeux.On dirait la physionomie très drôle d'une personne au sourire épanoui.Le plumage des Fous de Bassan est d'une blancheur éclatante: les pattes et le bec sont jaune pâle.Au dire des Madelinots, cet ouseau est le meilleur pêcheur de hareng dans tout le golfe: on raconte même que, à la'recherche de sa nourriture, il plonge avec une telle ardeur et d'une si grande hauteur qu'il se brise parfois la tête sur des récifs qu'il n'avait pas vus de si loin.Comme les Godez et les Macareux, les Fous de Bassan n\u2019ont PRES ACATFHONIDES** \u201cHOGUE ET LAPOINTE\" N curieux comme je le suis habituellement, je me suis payé ce matin une visite au nouveau bureau de Maîtres Bernard Hogue et Louis A.Lapointe, sis sur la rue Saint-Jac- ques, au second étage du luxueux édifice de la Succession Masson.Quelle ne fut pas ma surprise, en pénétrant dans ce sanctuaire du \u2018\u2018droit\u2019\u2019, de voir, attablées à leur pupitre, une bonne douzaine de très jolies sténographes, dans le genre de celles que j'avais vues samedi dernier a \u201cL\u2019Ecole des Contribuables\u2019.Un tas de notes et de paperasses à leur côté, elles travaillaient avec un entrain inimaginable, au milieu d'un tic tac accéléré de machines à écrire.Dans le hall d'attente, une bonne trentaine de personnes de tous les sexes et de toutes les allures.J'y remarque entre autres un monsieur très chic avec canne et gants piles.Un ministre peut-être.Je me trouve juste derrière lui.Après une bonne demi-heure d'attente, j'ai enfin la permission de pénétrer dans le bureau privé de Maître Hogue.Quel tohu-bohu ! Quelle occupation! À peine puis-je apercevoir la tête de celui que je veux interviewer derrière une pile de paperasses qui me donne à tout moment la frousse que toutes ces feuilles vont perdre l'équilibre et s'envoler dans un geste élégant vers le plancher recouvert d'un tapis de perse à faire envie au vieux Versailles de Louis XIV.Il m'\u2019aperçoit enfin, en relevant la tête et me fixant par dessus ses lunettes d'argent.\u201cQu'est-ce que vous voulez?\" Brrrr.Moi qui ne fus jamais intimidé, moi qui ai vu des ours et des lions et des tigres (au cirque !), dans toute ma témérité, ma bravoure, mon grand coeur, Fatalement, je ne sais trop comment, -malgré ma grande envie de déguerpir, je me retrouve dans le bureau de maître Louis Lapointe qui me reçoit, lui, le sourire aux lèvres.\u201cBonjour vieil comment ça va ?\u201d Dans le bureau je n'étais pas seul, oh non.Il y avait là une bonne douzaine de jeunes filles, toutes belles, jolies et bien campées, qui prenaient les dictées du grand maître.\u201cT'as bien de vieux Louis!\u201d \u201cQu'est-ce que tu veux, mon cher, quand on est populaire et qu'on a passé son temps de collège et d'université à \u2018abuser de son physique\", on ne peut pas faire autrement aujourd'hui que d'avoir de la clientele\u2019.\u201cTu veux sans doute savoir guelques impressions sur ma nouvelle \u201cjob\u201d ?\" \u201cEh bien voici : \u2018J'aime pas trop ça, tu sais, d'abord, ça prend tout mon temps, et je ne peux plus aller à Trois-Rivières.Moi qui aimais tant ¢a naviguer, tu te souviens ! Mais qu'importe, ça rapporte un peu.Tu peux voir par toi-même que l'ouvrage ne manque pas.Bernard s'occupe des hommes célèbres et moi, je me dévolue les.femmes célèbres.Comme ça, tu sais, c'est plus agréable.\u201d \u201cY a des jolis minois qui viennent parfois, tu sais.Et dans ce temps-là, le temps passe plus vite.\u201d \u201cEt maintenant, excuse-moi mon vieux, il y a une trifluvien- ne qui attend une entrevue.Et je ne peux pas la faire attendre plus longtemps.Alors au plaisir de te revoir.\u201d Et je me sauve à pas de loup, pour ne pas déranger personne.Je me disais en moi-même en retournant à l'université : \u2018Diable, je ne sais pas si je pourrai avoir une aussi nom- Agathon, l'ouvrage, ni ce 3 u breuse clientèle et.aussi mon innocen eus peur., .Ne J peur.charmante, quand je serai reçu Je.je.voudrais.\" avocat.vous interviewer\u2019, \u2018Assez, fut la réponse, je n'ai pas de temps à perdre.Camil- lien m'attend dans le hall et je dois aller voir M.T'aschereau dans un quart (d'heure, alors vous reviendrez hein ?\" \u201cBonjour\u201d.\u2018Mais j'y pense, je pourrai peut-être réussir à devenir leur associé.\u201d Serait-ce comme portier, ce serait encore intéressant, très intéressant, très très intéressant!!! AGATHON.ES jamais qu\u2019un petit par couvée.À la fin de juillet, époque où nous visitons le rocher, les jeunes étaient environ à la moitié de leur croissance, recouverts d\u2019un mince duvet blanc jaunâtre, les pattes longues et le corps efflanqué.Il nous fut impossible de les examiner de près à cause de l'endroit inaccessible où sont posés les nids; néanmoins en se penchant sur le bord des corniches nous pouvions les voir par milliers, entourés des parents; et d'en bas s\u2019élevaient jusqu'à nous les accords rauques d'un bruyant concert.Parfois quelques-uns plus audacieux que les autres se risquaient jusqu'au sommet de la falaise mais retournaient bien vite au milieu des leurs.Nous avons également remarqué d'autres oiseaux au manteau gris bleu, d'une grande ressemblance avec le martin-pêcheur; mais ils se logent en des endroits si périlleux pour celui qui veut les observer, qu\u2019il est tout à fait impossible de les approcher à moins de se casser le cou.Une corniche mesurant à peine six pouces dé large est leur coin de prédilection; ils doivent se cramponner au long de cette maigre tablette, à la file, et tout pressés contre le roc.Mais déjà notre temps est écoulé: et notre pilote nous annonce qu'il faut partir.Demeurer plus longtemps serait d'ailleurs imprudent car le moindre coup de vent pourrait nous empêcher de prendre la mer; comme nous ne tenons pas à passer l'hiver ici, sagement nous nous (suite à la page 11) fre Na Cc Ma 5 + - Le Lime USE TU PARTIRAS.E la revois encore.Tout est J présent à ma mémoire: sa silhouette un peu anguleuse mais souple, son profil de sphinx, ses mains qui s\u2019unissaient souvent ainsi que deux pensées pareilles.A la pension, on la considé- tait d'une manière curieuse.On allait vers elle par soubresaut ; soit à son avantage soit à son désavantage.Elle nuançait inconsciemment son intonation d'un accent étranger bien fait pour séduire.l y avait déjà plusieurs semaines que nous vivions sous le même toit.Mais la résidence superbe qui nous abritait était à la fois familiale et invitante à la plus riche liberté, Nous étions habituellement douze.Très souvent, néanmoins, quelques-uns d'entre nous, s'absentaient pour une fugue ou pour un voyage.Que de beaux soirs nous avons vécus, réunis ensemble sut la véranda, babillant des choses légères ou des propos inspirés, pendant qu'au loin, l'horizon du lac se défaisant au gré des nuages.Oui, je la revois encore, cette Marianne Dutil!! Elle s'imposait à l'imagination par sa personnalité complexe et nihiliste.Elle respectait nos opinions qui, dans les joutes spirituelles se révélaient différentes.Toujours, elle restait neutre.Elle souriait.Et ce sourire faisait monter autour d'elle, une brume de mystère qui nous lu dérobait.Elle m'avait conquise d\u2019emblée! Réfractaire aux admirations spontanées.je ne me reconnaissais plus dans cet engoûment subit, et pour cela, déraisonnable.Cependant jamais entre Marianne et moi, il naquit la moindre ébauche d'amitié.Nous nous rencontrions à l'heure des repas.Parfois elle s'intéressait à mes ambitions, cile m'invitait à faire avec elle, quelques promenades sur l\u2019eau ou dans l'automobile qu'elle conduisait elle-même.Personne ne savait exact-ment d'où elle venait.Elle faisait de nombreuses allusions à l'Italie qu'elle avait connue et comprise, et à la France où elle avait perfectionné son étude de l\u2019art pictural.Chose étrange cependant, ii n'y avait dans son appartement aucune trace de son travail, ni de son idéal.Marianne n\u2019était pas gaie.Je ne l'ai jamais vue rieuse et enjouée sauf lorsqu'elle courait dans le jurdin ou sur la terrasse, avec son beau danots, aux yeux humains et pensifs.Elle se mélait très peu à nous.Eile s\u2019isolait en dehors de nos plaisirs, de nos projets de villé- glaturistes.Un jour que nous étions toutes deux sur la gréve, je remarquai à son doigt, un bijou qui semblait une alliance.Elle n'avait point porté d'anneau Jusqu\u2019alors, Elle le regardait avec persistance comme on cherche dans un rien l\u2019infini d'une évocation.Mais moi, je ne voyais rien d'autre, que la lumière violente qui, tour à tour, se posait et fondait\u2026 À cet instant, j'ai pense aux oiseaux étrangers qui émigrent et qui cachent dans leurs ailes, le nom de leur pays natal et peut-être quelques rêves.Malgré mon désir personnel d'échapper sans cesse à l'ambiance la plus délicieuse, malgré mon détachement des orientations qui ne me concernent pas, je découvris, une fois, qu\u2019un de nos camarades aimait Marianne! Fuir, rechercher et contredire c\u2019est le sentier de chêne qui conduit à l\u2019amour\u2026 Car l'amour n'est-ce pas cette contradiction qui voile audacieusement une alliance trop merveilleuse?Un après-midi, je me souviens d'avoir entendu ce dialogue ou frémussaient leurs voix cachées: : \u2014 Jean-Jacques, vous vous appliquez, on dirait, à être désagréable.\u2014 Bon! Voilà que je vous ai encore déplu! qu\u2019y a-t-il ?répliqua notre camarade sans doute un peu joueur.Marianne répliqua en regardant les vignes décolorées du trillage: \u2014 Vous avez attaqué avec Page || maladresse, au diner, les femmes qui dédaignaient les sentiers battus.c\u2019est-d-dire, celles qui ne sont ni banales, ni stupides, ni esclaves des hommages.Vous voudriez que celles qui ont une pensée soient ou deviennent comme les caricatures mobiles qui tentent de vous reproduire.Vous accusez sans tenter de le définir, ce qui vit hors de votre clairvoyance.Je comprends vos allusions.Ce que je comprends moins, c'est votre indélicatesse.\u2014 Pardon, riposta Jean-Jacques, vous vous égarez.Vous ai-je mise en cause?\u2014 Il y a des ressemblances qui sont trop significatives, voyez-vous.Et puis, vous avez peut-être raison.En se rendant, ,Marianne échappait à la disgrâce.C'était son secret à elle.Jean-Jacques ne releva point les paroles de la jeune fille.Juste au moment, où presque vaincue elle allait peut-être livrer sa propre pensée, Marianne préféra sinon le chemin clos de la déroute.Le vent frais de septembre glissait dans les cheveux libres de Marianne, des baisers éperdus! Soudain Jean-Jacques avec une sérénité héroïque: \u2014 Vous êtes perfide, Marianne.Vous vous êtes fait aimer par votre belle insouciance, par votre habitude de fuir quand on croit vous saisir et dit aujourd'hui vous vous servez de ces armes pour détruire ma tendresse.\u2014 Mais enfin! que pouvez- vous me reprocher?demanda la jeune fille.\u2014 De ne pas être sincère! Dites-moi, jé vous en prie.Je veux savoir ce que vous êtes vraiment.et ol vous vous en allez.Vous parlez parfois de départ.mais y a-t-il quelqu\u2019un dans votre vie?Quelqu'un qui vous suffit assez pour que vous nous dédaignez tous?pour que je ne sois rien à vos yeux?Ne saurai-je jamais si vous m'\u2019aimez?J'ai peur que vous soyez une intrigante.Le mot était trop fort.Marianne se leva.Elle souffrait car de la terrasse ou je lisais, je l'entendis jeter avec plus d\u2019amertume que de colére: \u2014 Je vais partir.Demguré seul, Jean-Jacques se dirigea vers le jardin.Il ne voyait pas, sans doute, la splendeur flamande du crépuscule.Tout se teintait d\u2019une coloration coralline et safranée.Les ardoises du toit de la maison devenaient des miroirs où s\u2019attardait le jour.Le décor était tel qu\u2019on pouvait, sans être Beaudelaire esquisser les sonnets les plus hardis, les plus exaltés! Jean-Jacques était abasourdi par l'âme secrète de Marianne.Il se révoltait contre le chaos intérieur qui n\u2019a pitié d'aucune perspicacité, Jean-Jacques venait de perdre toute la partie.On m'apprit plus tard que Marianne était indigne de Jean- Jacques.Oh! Je ne dis pas qu'elle n'était point disposée à rompre avec son existence orageuse et suprémement compliquée.Mais le passé, c'est parfois, I'esquisse qu'on ne parvient pas à effacer, même par la plus parfaite réa- lesation.Jean-Jacques avait ['oasis de l'intelligence pour oublier.mais il ne devait jamais plus recommencer à croire et à aimer avec l'élan qu'il venait de connaître.Il était écrit pour Marianne: Tu partiras.et pour Jean-Jacques\u2019\u2019, \u201cTu oublieras.\u201d\u2019 Hs suivront donc des chemins divers.Après être venus tout près d\u2019un bonheur révé par Pétrar- que et par Dante, Jean-Jacques et Marianne se sont éloignés l\u2019un de l\u2019autre, laissant leurs coeurs s'emplir de regrets et de réalité.Plus loin que cette conception des étres et de leur inutile espoir, il y a heureusement, l'abime de la pensée où pas même le destin ne saurait interve- mr.La sommeille l'apaisement qui est une volupté, Gabrielle RAIZENNE.Novembre 1934.L'ART ARCHITECTURE MODERNE De nombreuses coquilles ayant rendu inintelligibles plusieurs passages de l'article intitulé \u2018\u201c Architecture Moderne\u201d que nous avons publié ici même, le 25 octobre, nous croyons que nos lecteurs apprécieront que nous le publitons de nouveau, mais corrigé.EPUIS le jour où cessa D l'existence nomade des sauvages, l'architecture fournit à l\u2019homme le cadre de ses activités.C'est l'art omniprésent.On ne s'en doute guère, et celui-là qui se pique de culture, qui discute volontiers peinture, sculpture, théâtre, musique, cinéma, littérature, n\u2019y songe pas d'ordinaire.Comme on finit par oublier des objets constamment sous nos yeux, on oublie le milieu où se déroule la vie.Et l'on peut dire, par coquetterie: \u201cAh! vous savez, pour moi, l'architecture! .Je n'y connais rien!\u201d En général, c'est là peut-être le plus étonnant, cette exclamation est littéralement vraie.On ignore l'architecture.\u2018À son sujet les idées ne sont pas claires.Les uns la conçoivent' comme une \u2018\u2019affaire\u2019\u2019 de façades pour grands monuments.Ils voient en l'architecte une espèce d'imagier.D'autres, plus nébuleuse- ment encore, l'imaginent comme RER © q-aleihe of une sorte de construicteur hybri- * de, différent sans l'être de l'ingénieur.En fait on se le représente mal.C\u2019est un peu moins qu\u2019un ingénieur, pas tout à fait un peintre un surnuméraire quoi! qu'un entrepreneur (lisez \u2018\u2019contracteur\u2018\u2019) remplace efficacement.Pour les plus renseignés, l'architecture est l'art de faire des plans.On admire la patience du dessinateur si les dessins présentent des façades.Et vive l'ignorance si les dessins sont proprement des plans! L'on fuit.Or, les architectes parlant d\u2019architecture parlent d'abord du plan.Le plan est l'ordonnance fondamentale d'un édifice, quel qu'il soit.C\u2019est le plan mal compris qui génère l'architecture mauvaise.Il est essentiel de penser à cela si l\u2019on veut connaître, ne fiit-ce qu'un peu, ce que les architectes modernes tentent de réaliser.\u2018 Avec l'avènement du machinisme, la découverte de matériaux nouveaux, d'outils nouveaux, des besoins nouveaux se sont créés.LLa société a modifié sa vie.Un idéal dissemblable, par certains côtés, de celui des siècles passés s'est peu à peu imposé à nous.Notre civilisation a son allure propre, l'architecture se doit de l\u2019exprimer.Pour certains problèmes, nous avons une conception radicalement différente, de celle du passé, (usines, gares, etc., qui d'ailleurs n'existaient pas sous ces formes), pour d'autres, notre conception n\u2019est que partiellement différente (habitations, édifices publics ou religieux, etc.).L'architecture que nous voulons moderne doit découvrir les caractères de généralité susceptibles d'exprimer ce que nous ajoutons au passé.Les solutions ne sont pas trouvées.Les tentatives jusqu'ici ont été soit trop radicales, soit trop hésitantes.Des hommes, ou si l'on préfère des groupes d'hommes, se sont efforcés d'imposer leurs conceptions personnelles de l'architecture moderne.Tels les frères Perret, Le Corbusier, Mal- let-Stevens, l'école allemande, Louis Sullivan, Lloyd Wright, leurs élèves et nombre d'autres dont les formules, pour être intéressantes, restent incomplètes.C\u2019est l'effort radical du modernisme.Il était condamné à une stérilisation rapide.Très vite, on aperçoit les exagérations.Et rien n'est plus désolant que les pastiches ignorants que l\u2019on en fait.L'académisme, qui a voulu plier nos besoins à s'adapter aux solutions du passé, fait aussi faillite.Nous aimons les oeuvres anciennes, mais pas dans le présent.Il n\u2019est nullement désirable de refaire le Parthénon.Il suffit de voir, \u2014pour ne prendre les exemples qu\u2019en Amérique, \u2014 les gares du Grand Central et de Pen- sylvanie, le Musée métropolitain, la Bibliothèque à New- York, et même l'architecture moyen-igeuse du Woolworth, pour sentir que ce ne sont pas la les formes qui expriment nos idéaux.Ce sont comme des véte- ments de nos grand-mères, qui étaient jolis (et jolies) n'en doutez pas, peut-être plus que les nôtres, mais qu'il est impossible de faire endosser à une jeune fille d'aujourd'hui.Mais, comme un enfant qui s'efforce à parler finira par y parvenir, notre époque veut s'exprimer clairement.Nous ne serons peut-être plus au jour de l\u2019éclosion des chefs-d'oeuvres.Tant pis! Pour le moment il faut chercher sincèrement les solutions.C'est dans l'esprit de son temps qu'il faut travailler, mais avec la connaissance et le respect du passé.L'architecture moderne n\u2019est pas née.\u2018Elle naîtra\u201d\u2019, comme disait M.Francas- tel, en juin dernier, à Varsovie, à l\u2019occasion du passage en cette ville de l'Exposition ambulante d'architecture française, \u2018\u2018des efforts parallèles et parfois contradictoires de tous, les échecs mêm'e impliquant parfois des progrès.\u2018Il faut poursuivre\u201d l'originalité dans le respect, non des traditions formelles, mais de tous les efforts, si minces qu'ils soient, où s'affirme la conquête de l'homme sur la matière.\u201d Et pour cela il faut non seulement que les architectes s\u2019intéres- rent à l'architecture, mais qu\u2019aussi tous les hommes s\u2019y intéressent puisqu'elle est leur plus immédiate, leur plus durable et leur plus parfaite expression.Emile VENNE.DOCTORATS \u201cHONORIS CAUSA\u201d A L'ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES L° DIRECTION de l\u2019École des Hautes Etudes Commerciales de Montréal nous informe que le jeudi, 22 novembre prochain, se fera, dans le grand amphithéâtre de l\u2019Ecole, la collation officille du grade de Docteur és Sciences Commerciales (honoris causa) a MM.Georges Gonthier, auditeur général du Canada, et Beaudry-Leman, vice-président et directeur général de la Banque Canadienne Nationale.La cérémonie est placée sous la présidence d'honneur de M.l'abbé Olivier Maurault, recteur de l\u2019Université de Montréal.Réunion de la Conférence Bourget de la St-Vincent-de-Paul, mercredi soir prochain à 7.45 hrs, à la Maison des Etudiants.Bienvenue à tous.AU PAYS DES MADELINOTS (suite de la page 10) préparons au départ.Chose assez rare paraît-il nous avons réussi à rester trois heures sur le rocher.Le vieux gardien s'attache à nos pas jusqu'à la dernière minute; il vient nous reconduire au quai et redescend bravement les 144 marches avec nous.D'un air mélancolique mais qui s'efforce d'être gai, il nous donne une forte poignée de main et nous remercie d\u2019être venues.Nos coeurs se sentent un peu serrés tout de même, à l'idée d'abandonner ce pauvre vieillard, seul en cet endroit désolé.Enfin chacun son sort; celui-ci n'a certes rien de bien enviable.La chaloupe remise à l\u2019eau, nous montons sans plus tarder, car déjà une brise plus forte s'élève vers l'est.Un dernier adieu, et nous voilà reparties, songeuses devant le merveilleux décor, que seul un Dieu tout-puissant a pu créer.Une telle journée ne s'oublie pas de sitôt ! Au bout d\u2019une heure le rocher n\u2019est déjà plus qu'une tache à l'horizon; à la pointe de l'Est il disparaît complètement.La vague devient plus forte, et le vent souffle à l'ouest maintenant, nous avons hâte d'arriver.Quelque temps après un beau soleil couchant nous.accueillait à.:la Grande Entrée ou nous rentrions saines et sauves.\u2019 Georgette SIMARD.+ Page 12.Spe Le Quartier Latin Devise : Bien faire et laisser braire Organe de l'Association Générale des Etudiants de l'Université de Montréal.Rédaction et administration, 539 rue de Montigny est DIRECTION Directeur : GERARD DUCHARME Censeurs : Chanoine Emile Chartier, Abbé Georges Deniger.Aviseur : Maurice Paquin.Secrétaire : Louis Gagnon REDACTION Rédacteur en chef : LOUIS PELLAND.Littérature: Jules Léger.Musique: Edouard Béique.Théatre: Alban Flamand.Sport : Gustave Lachance.François Paquin.Rédacteurs: Alban Flamand, Gérard Delage, Rene Ménard, Henri Masson, Fernand Côté, Claude Demers, Nantel David, Marcel Prévost.ADMINISTRATION Administrateur: ADRIEN DESCOTEAUX.Secrétaire: Leo Brossard.Le Quartier Latin est imprimé aux ateliers de \u201cL\u2019Eclaireur,\u201d 1725, St-Denis.rue Sufix 40 La qualité suprême des cigarettes Winchester est le fruit d\u2019années d\u2019expérience dans la fabrication de bonnes cigarettes.CIGARETTES Winchester D'un Mélange Parfait! Collectionnez les \u201cMains de Poker\u201d MOSAIQUE J E les ai surpris au moment où chaque chose meurt un peu .Les uns paradaient sur la margelle du bassin.Ils se ba- langaient, avec hauteur, sur leurs.pattes cocasses.J'ai cru qu'ils jouaient comme font les enfants! Un tout petit trainait à l'arriere.D\u2019autres, les plus nombreux, saisissaient avec gourmandise les douceurs jetées par des menotles enfantines.Ils venaient tout près.impossiblement près du bord où se tenaient les coeurs compatissants, et ils offraient leur bec à la manne sans doute délicieuse.Parfois un seul canard avait du succès, alors les autres, sans dépit, mais malheureux, le suivaient sans le picorer comme ils auraient pu le faire ! Leur regret devrait être effrayant .Mais its revenaient et c'était pour eux des puissances nouvelles.ambiguüs ainsi que tous les poèmes secrets qu'on ne publiera jamais.\u201c Pendant ce festin.quelques canards demeuraient au centre du luc.Hs ébauchaient peut-être des rêves pleins d'inconnu.Ils semblaient dédaigner leurs frères, les gourmands.Ce sont.suns doute.des idéalistes.Ils vivent des rayons qu'ils boivent et des ombres qui les endorment.Il y en a parmi eux qui ont des noblesses de cygnes, des ambitions de courlis qui vont froler les mers de leurs ailes et qui épuisent l'ivresse des voyages sans retour .Et.allanguis.les canards s'abandonnent à leur innocente folie ! D'autres, les indifférents, s\u2019en venaient avec majesté vers.les affamés.Ils glissaient.Ils défaisaient les rides, les glougous de la piscine enchassée comme une vie d'esclave.Ils laissaient.derrière eux, un sillage mousseux.Lian s'amuse de cet effet.Elle singe.avec ironie, dux sinuostiés superbes créées pur les palais flottants.Mais je crois qu'elle aime les canards qui la font plus vivante.Quand je l'ai quittée.pour continuer ma promenade.j'ai cru entendre un clapotis qui avait la tendresse d'un aveu.Le parc était désert exquise- ment.Les feuillages empourprés.avaient une carnation de genêt.et les pelouses sombraient dans une sorte d'extase.La fontaine Jaillissait avec l'artifice et la violence des élans exceptionnels.Bientôt ce devait être la symphonie des brins d'herbe qui s\u2019agitent, des allées où le silence n'est pas silencieux ! Et oubliant Liebnitz, Spinoza et Amiel, rejetunt leur philosophie disparate, intense, féconde et médiatrice, je jouis des petits canards symboliques qui s\u2019apparentent à nos pensées.Les unes asservies par leur ambition, les autres apaisées par leur orgueil ou isolées par leur rêve.On trouve un peu partout la trace de nos pas ! Gabriel RAIZENNE.Oct.1934.L'organisation scientifique - de l'industrie N ne peut parler d\u2019organisation scientifique de l\u2019industrie sans remonter à la méthode scientifique et, AU TRAVERS de Taylor, aller rejoindre les premiers léments que nous a donnés Descartes dans son DISCOURS DE LA METHODE.= \u201c.ler PRINCIPE DB LA TABLE RASE \u201cII faut entreprendre une bonne fois.d'ôter de .sa \u2018créance toutes \u2018les opinions reçues jusqu\u2019alors afin d'y en mettre par après ou d\u2019autres meilleures cu les mêmes lorsqu\u2019on les a rajustées au niveau de la raison.\u201d \u2014 \u201cNe jamais recevoir une chose pour vraie qu\u2019on ne l\u2019ait reconnue évidemment comme telle.\u201d Comme ce principe dans l\u2019ordre matériel ordinaire et surtout dans l\u2019ordre scientifique a une portée éminemment pratique ! Il est si difficile de distinguer a priori dans le fouillis des choses que nous entendons et que nous lisons, le vrai du faux, le réel de l\u2019imaginatif.Nous vivons dans un certain milieu qui nous façonne vers une orientation et des habitudes intellectuelles déterminées.Nous subissons l'influence préponderante de la mode et des idées du temps.Nos propres jugements sont très souvent même entachés de passion ou d\u2019intérét personnel.Or il faut réagir contre tout cela si l\u2019on veut parvenir à la vérité scientifique; il faut faire table rase de \u201ctoutes les opinions reçues\u201d, n\u2019avoir confiance qu\u2019à l\u2019observation des faits et à la réflexion.2e PRINCIPE DE LA DIVISION \u201cII faut\u201d, continue Descartes, \u201c\u2018diviser chaque difficulté en autant de parcelles qu\u2019il se pourrait et qu\u2019il serait, pour les mieux résoudre.Faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales que l\u2019on soit assuré de ne rien omettre.De conduire par ordre ses pensées en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusqu\u2019à la connaissance des plus composés.\u201d C\u2019est une constatation naturelle; nutre esprit si borné ne peut embrasser toute la vérité dans sa complexité, il lui faut procéder par étapes, étudier d'abord un phénomène simple et raisonner sur l\u2019aspect qu\u2019il prend par rapport à d'autres faits.La division d\u2019un problème en un cenain nombre de parties permet de tirer rapidement des conclusions et surtout diminue notablement les possibilités d\u2019erreur.C\u2019est, armés de ces deux principes fondamentaux, que les champions de la méthode scientifique se sont mis à transformer la technique de la médecine, des laboratoires de recherches physiques et chimiques et surtout de l\u2019industrie.Des progres considérables dans tous les domaines ont suivis la nouvelle orientation; mais c\u2019est dans le domaine de l\u2019industrie qu\u2019ils furent plus marqués grâce à la contribution de Fréderic Winslow Taylor.L'ingénieur américain avait conçu un Système d\u2019Organisation des Usines grâce auquel il était arrivé, en quelques années et sans provoquer la moindre grève, à doubler, tripler et même quadrupler la production pour divers travaux sans modifier la durée de la journée, et à accroître ainsi la prospérité de l\u2019industrie où il expérimentait, tout en augmentant les salaires ouvriers dans des proportion variant de 30 à 100%.La publication de ses résultats attira l\u2019attention générale; il ne s\u2019agissait pas la en effet de théories ou de prévisions, mais bien d\u2019une méthode déjà trouvée et de succès industriels incontestablement acquis.Le BUT que Taylor s\u2019est proposé d'atteindre en él-borant l'Organisation du travail industriel qu\u2019il a qualifiée avec raison SCIENTIFIQUE, est suivant ses propres expressions, d\u2019assurer \"la prospérité de l\u2019employé associée à la prospérité de l\u2019employeur\u201d.En raison des violentes critiques formulées par certains milieux ouvriers contre le système Taylor, il importe de faire remarquer que dans la pensée de son\u201d ateur, les résultäts praäfiqués'qu\u2019il a'obtenus n\u2019ont pu et ne pourront être réalisés qu\u2019en assurant simultanément des avantages financiers aux Ouvriers et aux Patrons.C'est pour lui la condition primordiale de succès, condition sur laquelle il insiste et qui devra être l'objet de la préoccupation constante de ceux qui voudront appliquer sa méthode.Quant aux MOYENS à employer, que nous résumerons succintement, ils ne \u201ccomportent pas nécessairement, dit Taylor, une grande invention, ni la découverte de faits nouveaux extraordinaires; ils consistent en une certaine combinaison d\u2019éléments qu\u2019on n\u2019avait pas encore réalisée\u201d.Malgré l\u2019appréciation modeste de son auteur, le taylorisme n\u2019en constitue pas moins \u201cune oeuvre très originale, laborieusement édifiée au cours de recherches et d\u2019essais dont certains ont été poursuivis pendant 25 ans, oeuvre dès maintenant im» portante, susceptible de larges développements, amendable peut-être dans certaines de ses parties, mais déjà féconde en résultats heureux.\u201d (A.Imbert).On peut résumer brièvement, ainsi qu\u2019il suit, les PRINCIPES et les REGLES dont l\u2019ensemble constitue \u2018\u201cl\u2019Organisation scientifique\u201d: Rechercher et réaliser le meilleur emploi des éléments divers d\u2019une entreprise, capitaux, locaux, matières premières et usinées, outillage, main-d\u2019oeuvre; \u2018En particulier, rechercher ies moyens de supprimer toute perte de temps ou de réduire au minimum la durée d'exécution de tous les travaux affectés dans une Usine, que cette exécution soit l'oeuvre d\u2019une machine, d\u2019un ouvrier, ou de la collabortion de ces deux espèces de moteurs, puis utiliser ces moyens pour obtenir le meilleur rendement industriel.\u2019 Il y aura donc deux ordres différents de recherches: Etude du travail de l'Ouvrier, Btude du travail des machines.En ce qui concerne le TRAVAIL DES MACHINES, Taylor a donné des exemples de la nature des recherches qu'il serait utile d\u2019entreprendre et de généraliser.Ce sont, en réalité, des recherches d'ordre scientifique, semblables à toutes celles qui sont effectuées quotidiennement dans les Laboratoires; ct Taylor n\u2019avait pas à en formuler les règles, car ces règles, basées sur les principes cartésiens que nous avons cités plus haut, ne sont autres que celles dont s\u2019inspirent tous ceux qui se livrent à des investigations originales dans le domaine de la science expérimentale.L'oeuvre de l'ingénieur américdin est cependant originale et différente à un point de vue.Elle ne consiste pas, en effet, dans la combinaison de machines nouvelles mais dans une meilleure utilisation du matériel existant.Ces premiers perfectionnements se rapportant au travail exclusif des machines sont surtout d\u2019ordre budgétaire et leur application ne soulèverz aucune opposition de la part des Ouvriers, pcurvu qu\u2019ils n\u2019entraînent pas une diminution de salaire ou une réduction de la main-d'oeuvre contre laquelle pourraient s\u2019élever des protestations au nom de la solidarité ouvrière qui devient de jour en jour plus étroite.C\u2019est là une double difficulté que Taylor a cherché et réussi à éviter.Mais il pourra ne pas être de même pour les moyens qui visent le TRAVAIL DE L\u2019OUVRIER, lorsque ces moyens porteront, non sur le choix des outils, par exemple, ou la disposition sur I'établi des divers matériaux à utiliser, mais sur la quantité même de travail que l\u2019organisme de l\u2019Ouvrier devra fournir par une certaine dépense d\u2019énergie.L'application ne dépendra plus alors de la seule décision du Patron, le consentement de l\u2019Ouvrier devra aussi être obtenu.- Voici les principes.dont doit s'inspirer celui qui veut augmenter le rendement du personnel d'une usine: ES EE re \"*1,\u2014Développer, pour chaque élément du travail de l\u2019Ouvrier, une Science remplaçant les anciennes méthodes empiriques; (exactement le Principe cartésien de la table rase) \u201c2.\u2014Spécialiser, former, entraîner l\u2019Ouvrier, au lieu de lui laisser choisir son métier comme autrefois et l\u2019apprendre comme il pouvait; (spécialiser; Fapplication du principe de la division du travail).ù \u201c3.~Suivre de près chaque homme pour s'assurer que le travail est bien fait suivant les principes posés; \u201c4.Partager également la responsabilité et la tâche entre le Direction et les Ouvriers, la Direction se chargeant de tout ce qui dépasse la compétence de ceux-ci.\u201d (encore le principe de la division.) Il est un de ces principes qui demande certains développements; le ler, qui est aussi le plus important.\u2014 LA SCIENCE DU TRAVAIL dont Taylor nous dit, \u201cqu\u2019elle doit remplacer les anciennes méthodes empiriques\u201d est constituée par l\u2019ensemble des mesures propres à obtenir de chaque Ouvrier le rendement maximum.Se sont: a)\u2014LE CHOIX DES OUVRIERS d'après leurs aptitudes Professionnelles basé sur des recherches systématiques et sur des données précises d\u2019 scientifique; b)\u2014LE CHRONOMETRAGE, ou mesure des temps élémentaires ou unitaires que demande chaque travail différent et même les actes successifs de chaque travail, qui aide à réaliser; c)\u2014LE CHOIX DE LA MEILLEURE TECHNIQUE c\u2019est-à-dire celle qui permet d\u2019exécuter un travail donné dans le minimum de temps.Dans ce choix on tient surtout compte de la technique adoptée par les meilleurs ouvriers et on la rend obligatoire pour tous; d)\u2014LE CHOIX DES OUTILS c\u2019est-à-dire proportionner les dimensions des outils à la qualité du travail et obtenir ainsi en plus d\u2019un meilleur rendement, une diminution de fatigue pour l\u2019ouvrier.Cette méthode est éminemment pratique et elle a fait ses preuves.Comme Je le disais plus haut, Taylor a réussi à tripler et même quadrupler la production journalière d\u2019une usine, et cela avec la coopération des ouvriers qu\u2019il dirigeait.C\u2019est dire, qu\u2019il n\u2019y a pas eu surmenage ni dépense exagérée de forces physiques; mais fa suppression de mouvements inutiles et la meilleure utilisation du travail humain.En multipliant le rendement il a de même multiplié les salaires qui sont devenus proportionnels à la production des ouvriers, soit une augmentation dans certains cas de 100%.Il faudrait aussi insister sur un autre perfectionnement que l\u2019organisation scientifique apporte à l\u2019industrie: l\u2019application une fois de plus du principe de la division du travail, réalisée cette fois dans le domaine administratif.11 s\u2019agit de mettre l\u2019ouvrier en rapport direct et constant avec plusieurs Chefs; remplacer l\u2019ancien chef d\u2019atelier dont la tâche est surchargée, par un certain nombre d\u201d\u201cAgents d'exécution\u201d ayant chacun des attributions restreintes.ordre Le principe de division qui est à coup sûr l\u2019un des principaux éléments des succès industriels au point de vue \u201cexécution\u201d du travail, ne manque pas d\u2019être aussi bon au point de vue \u201cpréparation et surveillance\u201d de ce méme travail, Voilà brièvement esquisser, et de façon imparfaite, j\u2019ai bien peur, \u2014 les grands principes -de l\u2019organisation scientifique de l\u2019industrie.Et que sert, me direz-vous, une telle intensification de la production à l\u2019heure actuelle ?Beaucoup de gens iront même plus loin et rendront le taylorisme responsable de la surproduction et de l\u2019embouteillage des marchés.Ils peuvent avoir raison à un point de vue, cependant la grande cause du désiquilibre actuel dont nous nous plaignons, provient surtout de ce que tous les organes du monde économique ne sont pas réglés de la même façon que l\u2019industrie, et qu\u2019ils n\u2019ont pas progresser au même rythme.Si nous voulons revenir à l\u2019équilibre il faudra, dans le plus bref délai, appliquer la méthode scientifique au commerce et à tous les services de la distribution.Les progrès faits dans le domaine de l\u2019industrie serviront de modèle pour son adaption dans les autres domaines.Mais avant toute chose, les principes fondamentaux intérieurs devront être à la base de toute tentative d'organisation logigie de notre économie.Et nous marcherons ainsi vers une civilisation qui à son tour fera monter l'humanité à un échelon plus élevé que celui dont nous sommes partis.\u201cSPARK\u201d.5 \\o White Gp 0, Os Ne , NP Yep, % tau "]
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