Le Quartier latin, 5 novembre 1937, vendredi 5 novembre 1937
[" Directeur: JEAN VALLERAND SOMMAIRE Etudiants du monde DANIEL JOHNSON En pantoufles MAURICE MERCIER La Térésina JEAN-GERARD HEBERT Et dune.CISTUS Modération SPHYNX Les femmes PO \u201939 \u201cThe sadness is without limit\u201d IMPARTIAL L'Opéra de Salzbourg JEAN VALLERAND À toi, mon cher Yvan CISTUS Un critique?JEAN VALLERAND Les mémoires d\u2019un béat satisfait LUI-MEME A Esculape °41 JACQUES LEDUC La Ligue Montréal MIMI Nos skieurs J.B.Licence ou liberté?PAUL-H.CHARPENTIER Vous datez déjà .JEAN COEUR Réckumes JEREMIE 10 SOUS LE NUMERO FJ J.Ir P , o LLL 4 ; > BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE DACQUES SAN \\=R\u2014 A L'ENTRAINEMENT LIBERTÉ, S'IL VOUS PLAIT ROGER CHAPUT Les événements des dernières semaines nous auront mis en mesure d'apprécier une fois de plus la rage anti-fasciste qui sévit dans notre province, Les communistes sont gens à s'accommoder de tout, même de choses qui, dans les pays où leur régime est en vigueur, sont mises au rancart.Ainsi la liberté de parole.Le fait est patent que le Québec est un pays profondément religieux.La doctrine communiste, athée, ne pourra donc se répandre ici qu'au Moyen de la liberté illimitée de parole.Les Bolcheviks le savent et ils seraient bien bêtes de ne pas en profiter.D'où cette campagne insidieuse pour la liberté de parole.Par une sorte de réaction, tous les éléments un tant soit peu défavo- bles au mouvement national et religieux actuel se portent fort de cette doctrine.Îls ont là un argument tout trouvé pour déverser leur fiel, et nous assistons depuis quelque temps à la formation d'une espèce de bouillie hétérogène où s'entassent et fraternisent bonne-ententistes, anti-cléricaux, communistes, démocrates, Lref un vrai \u201cpetit front populaire\u201d en faveur de la liberté de parole.Mais, phénomène étrange, cet amalgame a eu !e don de rendre nos adversaires daltonistes.Ils voient tout en brun et en noir.Que l'on se mette en frais de préconiser le corporatisme chez-nous et tout de suite on est taxé de fascisme.Que d'autres se disent sépara- lites, ils sont à coup sûr qualifiés d'ardents propagateurs de la doctrine fasciste.C'est à croire que le corporatisme date de Mussolini et que ce dernier est le bailleur de fonds des partisans de la séparation.Que l'on soit simplement contre la diffusion de la doctrine communiste et voici que de nouveau nos démocrates voient noir.De grâce, messieurs, fichez-nous la paix ! Le Québec a vécu trois cents ans sans fascisme ni communisme ! Nous entendons simplement continuer dans cette voie.Le fait d'être anti-communiste ne veut pas dire que nous soyons fascistes, pas plus que le fait d'être anti-fasciste ne prouve que l'on soit communiste.Les Anglais de Londres ne tiennent pas du tout au fascisme et ne se font pas faute de le laisser voir tout en préchant la liberté de parole.Les Canadiens français ne tiennent pas du tout au communisme et ne se font pas faute de le laisser voir tout en admettant la liberté de parole.La liberté, nous en sommes, et nous en demandons de la part de ceux mêmes qui nous la prônent! Qu'on nous laisse libres de penser comme nous voulons et de faire ce que nous voulons dans Québec.Le libéralisme économique nous a fait esclaves d'une dictature économique.Nous nous opposons à ce que la liberté de parole puisse contribuer à faire de nous un jour des esclaves d'une dictature communiste.\u201cChaque peuple a le droit de déterminer sa politique intérieure comme bon lui semble\u201d.Ni le communisme, ni le fascisme nous ont été prouvés comme acceptables.Entre-temps la paix soit avec nous! VINGTIEME ANNÉE, No-5 Rédacteur en chef: ROGER CHAPUT BILLET DE LA SEMAINE \u201cJ'AVAIS UN AMI.\" Ce qu'il est prometteur ce titre-là, hein?Gageons que vous vous atlendez au.Oui?Alors vous serez déçus: je ne vous raconterai pas la mort d'une amitié, car cet ami je le possède encore bel et bien et, fussions- nous séparés que l'amitié ne serait pas éteinte pour tout cela: c'est un sentiment qui ne meurt pas; il change d'objet mais se continue, C\u2019est bien heureux car s'il fallait qu\u2019un jour vienne où nalre cœur desséché ne vibrerail plus pour personne, nous deviendrions des loups en quête d'une tannière et.mais ceci est une autre histoire qui n\u2019a rien à voir avec la mienne ou plutôt celle de mon ami.Or done, comme dirait le Béat, il s'appelle Paul.C'est un grand enfant, prompt à s'enthousiasmer, à adopter des lubies tn jour pour les rejeter le lendemain; c\u2019est comme s'il avait faim de la vie et que celle-ci échoucrait à le rassasier; il cherche sa voie, son but; tantôt il croit l'avoir trouvé et alors il est charmant: tantôt il désespère ct devient d'une humeur massacrante.C\u2019est dans ces moments-ld que je le préfère car il est alors d'une éloquence à rendre jaloux Duhamel lui-même.Un bon jour je le rencontre par hasard el nous entrons au restaurant.À peine assis il fait une sortie de tous les diables sur la aottise humaine en général et en particulier sur ses amis, qui, sauf quelques-uns, sont de porfails imbéciles; sur la politique: selon lui, elle est le siège des consciences élastiques; sur la femme, fausse, simplette, aussi retorse qu\u2019un avocat à sa centième cause; bref, pour ne pus continuer d'insulter les honnêtes gens, résumons en disant que rien n'allait à son goût sur la machine ronde.En badinant je m'informe si le suicide ne serait pas la meilleure solution dans son cas.I se déride un peu el confesse que son rêve scrait de fuir la ville, de se retirer dans un lieu désert (comme notre patron natronal, quoi!) pour y faire une cure de solitude.Adieu les conversations oiseuses, le spectacle journalier des compromissions de ses semblables, les lurpitudes de ses relations, le brouhaha de la cité.Seul, au milieu du bois, il pourrait savourer le murmure du vent, le cri des engoulevents, incomparable musique qui percerait son cœur el caresserail son me.Entre autres qualités, Paul à celle-ci: tenace comme un huissier, il réalise toujours ses projets.Il partit.J'allai lui serrer la main à son départ.Son visage resplendissait, à croire que la cure produisait son effel avant le temps.J'avais presque envic de l'accompagne» tant il semblait sûr d'atteindre le bonheur.Savez-vous après combien de temps je le revis?Non, pas six mois, ni trois, ni un.Quatre jours.Et, vous comprenez bien que je m'esclaffe: \u2014 Non, pas déjà toi?\u2014 Eh! oui, comme lu vois.\u2014 Allons, qu'est-ce qui n\u2019a pas marché?Les moustiques l'ont piqué, un feu de forêt a détruit ton camp, un choc sismique l\u2019a dérangé dans tes méditations, on quoi?\u2014 Îtien de tout cela.Mais il pleuvait; une pluie lente, monotone qui tombe des heures entières sur le toit.Ca déprime à la longue; lu te sens le cœur comme dans un étau; lu entends des bruits insolites, des craquements sournois, tu suraaules à loul instant, lu casaies de maîtriser les nerfs, maïs en vain.\u2014 El c'est uniquement ces sensations plutôt.féminines qui l'ont ramené à la ville où aurais-tu découvert que la vie vaut la peine d'être vécue, que les hommes ne sont pas tous des idiots, que le contact avec le prochain a du bon?As-tu expérimenté à ton tour \u201cqu'il n'est pas bon que l\u2019homme soit seul\u201d?Admel- trais-lu que la femme possède les qualités d'esprit nécessaires, heu.pour te tenir tête?Concèdes-tu que sa présence cal utile, sinon indispensable?\u2019 \u2014 Comme lu y vas! Je n'ai jamais avoué cela.Lors même que je le penserais tu serais bien la dernière à qui je le confesserais.Mais pour te dédommager je vais le faire part d'une découverte que ma cure de solitude m'a rapportée.\u2014 Bon, tu as retracé un filon d\u2019or?\u2014 Cupidité, lon nom est femme! Ma découverte vaul plus que ce vil métal: en ressassant mes griefs contre lu société, j'ai compris qu\u2019il ne sert à rien de se dégoûler des autres: on n'a qu'à se regarder soi-même, atlentivement, sans orgueil el sans ménagement pour se trouver lout aussi malpropre.\u201d Et j'ai quitté Paul sur celle vérité qui m'a laissée lowte songeuse.J'essayais de m'imaginer la face que prendrait le monde si les \u201ccritique-tout\u201d, les grincheux, les mauvaises langues, les mécontents perpéluels, enfin lout ceux qui font la lippe, tâtaient de la cure de mon ami.MO \u2018 UT Page deux DANIEL JOHNSON Dans tous les milieux bien pensants on a félicité les Etudiants de notre Université pour leur résistance au communisme.Après les félicitations de notre père spirituel, celui uébec, voici un témoignage qui nous honore, celui de plusieurs journaux, des associations de tout genre, de nos confrères de e notre vénéré Cardinal : LA \u201cLIBERTE DE PAROLE\u201d Par exemple, on nous parle de liberté de parole, et sous ce masque, on veut que nous écoutions les docteurs les plus pervers.Sophisme el hypocrisic.Liberté de parole, oui, mais non liberté d'injure à notre conception sociale, liberté d'insulter nos traditions, nos mœurs el notre religion.Liberté de parole, j'en suis, mais comme elle doit se pratiquer entre honnêtes gens el non pas entre imbéciles ou forbans, Liberté de parole! Etes-vous pour la liberté de l'air, aussi?Cependant, laissez-vous les étrangers y promener leurs engins de guerre el leurs appareils d'observation stratégique?Laissez-vous les postiférés el les contagieux venir cmpoisonner, sous prétexte d'égalité, l\u2019air respirable qui vous entoure?Liberté, mais est-ce sotlise, connivence, licence inconsidérée ?Non, Messieurs.Ft il faut tout de même qu\u2019on le sache! Pour être en démocratie, il n'est ccpendant pas loisible de perdre la tête.Voilà pourquoi, messieurs, j'approuve la résistance qu\u2019on vient de faire dans la métropole aux assemblées communistes.Avec Son Excellence Myr l\u2019archevêque-coudjuteur de Montréal, je loue la jeunesse qui se dresse pour protéger l\u2019ordre social.Je félicite les autorités municipales qui soutiennent l'opposition aux éléments communistes.égard leur devoir.Et nous recommencerons.nous fichant \u201cdes scrupules juridiques J'encourage tous les hommes publics qui font à cet Pourquoi ?Et, je vous invite, le cas échéant, à faire de même.Que si l\u2019on arguê que c\u2019est contre la loi, je réponds qu'avant la loi il y a le droit de la nature.Rien dans la loi ne me confère le droit de marcher sur les pieds plutôt que sur la tête, c'est la nature qui me le donne, ct il me suffit.Eh bien! messieurs, nous défendre contre les doctrines subversives, contre les empoisonnements d'esprit, contre l'ébranlement des assises de la civilisation, contre la dynamite qui fera sauter nos traditions religieuses, familiales el sociales; si ce n\u2019est pas dans la loi, qu'on la fasse celte loi, sinon nous en exercerons le droit de nature, Salus populi supremn lex esto.La loi souveraine, c'est le salut de la nation.Il y a assez longtemps qu'on avertit là-dessus les législateurs el les juristes.Nous leur rendrons le service de prévenir lu loi et de les sauver eux-mêmes.Nous ne laisserons pas saboler nos convictions religieuses el nos institutions sociales par des étrangers qui sont des perturbateurs.Sous prétexte de respecter une démocratie morbide, on agite le fantôme d'un fascisme illusoire, el pendant ce temps les ennemis gagnent la place ct se moquent de nos scrupules juridiques.Eminence, la jeunesse universitaire vous admire, vous aime et vous écoutera.À BÂTONS ROMPUS DEVINETTE Quelle distinction entre les amis du Communisme et les amis de l'UR.S.S.?- - Cf.Calder.AUTRE DISTINCTION Pas communiste l'Espagne loyaliste.oh non.Mais \u201ctoutes les villes loyalistes commencent à célébrer par des réjouissances publiques le 20ième anniversaire de la révolution russe.semaine.Ces réjouissances se prolongent durant une (Nouvelle de la Presse Associée, Ter nov.) Attendons cependant le prochain reportage de Jean Alloucherie : il nous b démontrera proba ENTENDU Non, mon vieux lement que ces manifestations sont organisées par des prêtres.je ne suis pas séparatiste, parce que nous n'avons pas assez de Juifs parmi les Canadiens français pour remplir nos salles de concerts.LU (dans \u2018\u2019Sheaf*\") \u201cWoman will be the last thing civilized by man\" BONNE NOUVELLE pour les admirateurs de Mousmé : ceux qui n'ont pes son numéro.Elle aime tant les lettres.nique pourraient lui écrire.TANTE, Quartier latin.ECHO DE ST-PIE Une vague de tourisme déferle sur notre coquet village.quintuplettes et St-Pie son BEAT Ha?télépho- Adresse : Poste RES- Callender à ses DEBLAYER ET CONSTRUIRE \u201cA bas le communisme\u201d ont crié les étudiants.Et leur intervention opportune a \u2018fait contremander des assemblées communistes.(Pardon, pas communistes, mais organisées pour fêter le 20ième anniversaire de l\u2019U.R.S.S.) Mais on a entendu quelques étudiants insinuer que parmi les manifestants, à peine 10% étaient convaineus .\u201cPour dire que c\u2019est vrai, ce n\u2019est pas vrai; pour dire que c\u2019est faux, ce n'est pas faux.\u201d Tous nous sommes convaincus \u2014 d\u2019une conviction au moins subconsciente \u2014 que nous avons le devoir de déblayer notre vie sociale de l\u2019erreur pernicieuse du communisme.Dieu merci! Nous avons un fonds encore assez sain pour réagir spontanément.Notre éducation, nos études, toute notre conscience chrétienne nous dit que le Communisme porte à faux.Il est l'envers de toutes * os conceptions lesquelles s\u2019étayent sur les directives pontificales (et il n\u2019est pas du tout déshonorant de penser comme le Pape même sur les évé- nements d\u2019Espagne).D'ailleurs, chacun de nous a fait assez de philosophie pour saisir l\u2019illogisme: nous laisserions s'implanter au nom de la liberté de parole une doctrine qui, lorsqu\u2019elle aura porté ses fruits, nous privera justement de cette liberté chérie ?.Allez donc en Russie parler tre Staline.Vous avez de gy] des chances d\u2019en revenir.écou tés par le haut.Cependant combien de nm pourraient faire autre chose y déblayer?Combien pourrai raisonner leur conviction et op ser au Communisme une doctri sociale, juste celle-ci?Avec qu bâtirons-nous?Le Fascisme?Plaignons plutôt les pays oblyd de l\u2019accepter comme un moinds mal .L'anarchie n\u2019est pas g core si intense chez-nous .Pa dant qu\u2019il en est encore temp construisons solidement.y avec quoi?La réponse, allons la cherca tous les jeudis soirs aux cou d\u2019Action Catholique et de doctri sociale, Les étudiants conscients d leur devoir social ne laisseront ra passer cette occasion.La dot ne exposée en sera une fondée s, des principes plus sérieux que racisme, une doctrine ressasd par les plus brillants économista et distribuée par nos hommes k plus compétents.Racistes, nationalistes, sépa tistes, fascistes, allons-y to L'entrée est libre.rons convaincus d\u2019une convictid plus raisonnée.DEJI Mardi soir le Forum était animé d\u2019une foule immense venue porter un dernier gage de son admiration à la mémoire de Howie Morenz.l\u2019endant que les équipes évo- lunient rapidement sur la glace, on pouvnit deviner des figures familières, suivre des yeux les vedettes du jour avec un brin de mélancolie en songeant à la silhouette du grand centre.Morenz pendant toute sa carrière fut le joueur de centre par excellence; pour ceux qui Pont vu, ses montées, ses \u201clancers\u201d restent inimitables.H est lu norme à laquelle on mesure maintenant un autre joueur: on dira qu\u2019un tel est un second Morenz, ou encore qu\u2019un autre a le coup de patin de Howie.li ne fut pas seulement un joueur de hockey, durant toute sa carrière, il incarna une idée: il avait cet esprit sportif, qui différencie le sportsman-né d'avec le simple professionnel.Au plus haut degré, et ce sera son meilleur titre de gloire, il sut toujours inspirer ses co-équipiers et les spectateurs.Sur la glace, il fut un être dynamique dans toute la force du mot, sachant surtout communiquer son enthousiasme, son ardeur, sa confiance dans la victoire.Car c'est tout un art que de savoir communiquer aux autres l'enthousiasme que l'on ressent soi-même.Beaucoup de talents ont été perdus, et sont encore inutiles par ce manque total d'extériorisation chez quelques-uns.Pour une action où le concours de tous est requis, il est absolument nécessaire d\u2019avoir dans l'équipe un homme capable d'éveiller et de maintenir le feu sacré.D'innombrables projets, dignes d\u2019une meilleure fin, ont échoué par la faute de réalisateurs, remplis par ailleurs de qualités, dont les sentiments et les nobles aspirations étaient refoulés au fond d'eux-mêmes, et, souvent rebutaient plus qu\u2019ils n'entraînaient les collaborations qui leur auraient été nécessaires.Trop souvent, travaillant en groupe pour une grande cause, nous négligeons ce principe psychologique, de faire ressentir autour de nous, les sentiments qui nous inspirent nous- mêmes, Cest surtout pour avoir tant de fois inspiré les foules, que celles-ci ont rendu à Morenz un si touchant hommage.Combien d'amateurs lui doivent de belles heures, quand dang les dernières minutes d\u2019une partie, Morenz prenait la rondelle derriè- - re Hainsworth pour s'élancer i l\u2019attaques patinant à toute allure, se jouant des avants, surprenant les défenses et devant le gardien de buts, se penchant dans sa course vertigineuse pour lancer dans sa pose bien caractéristique, dans un tonnerre d'applaudissements, où la lumière rouge brillait.Tous ces hommes qui furent là pendant ces minutes intenses n\u2019ou- bliecront pas la vedettes non seulement Howie Morenz restera pour eux le plus grand centre des temps modernes, au point de vue du sport, mais ils garderont toujours dans leur cocur de la reconnaissance pour le grand animateur, qui, pendant quelques instants, leur a fait sentir, presqu\u2019à les toucher, la foi dans le succès, Par- deur dans la lutte, la joie pure d'une victoire durement gagnée.Mardi dernier, tous ces gens ont montré leur reconnaissance pour cet artiste du hockey.Les \u201cétoiles\u201d du jour étaient sur la glace: Joliat, Clancy, Conacher.Les spectateurs crinient, l'assistance avait l'air en fête, mais par moments il se faisait de grands silences, comme en une belle journée de juin, de lourds nuages passent devant le soleil, rendant tout- ü-coup le paysage triste et froid.ENCOURAGEONS A LES NOTRES Eugène Corbeil (Magasins Brittany) 926 est, rue Ste-Catherine 966 ouest, rue Ste-Catherine BRITTANY $3.90 par MAURICE MERCIER II Lorsqu'en 1927 Lindbergh atterrit au Bourget, ce fut comme la confirmation définitive d\u2019une doe- trine prônée par les avant-gardistes des états-majors enropéens.En effet depuis la fin de la guerre mondiale, plusieurs théoriciens prédisaient le rôle primordial que prendrait l\u2019aviation dans les guerres futures.Leurs arguments étaient basés sur les dernières opérations de 1917-18 et sur les remarquables développements de l'aéronautique depuis les frères Wright.Avec la traversée de l\u2019Atlantique, les possibilités de l\u2019aviation ne semblaient devoir connaître aucune limite.À force de l\u2019entendre dire, de le lire, de le relire et surtout en voyant des nations modernes, comme l'Italie, donner suite à ces théories en construisant de véritables flottes aériennes, les grandes puissances européennes y crurent.On tenta expériences sur expériences jusqu\u2019au jour où la formule parut être confirmée, avec la croisière de Balbo en Amérique et la croisière Noire en Afrique; la théorie fut un fait acquis, quand l'Imperial Airways et l\u2019Air France eurent établi leurs linisons inter- impériales.Ce qui devait arriver arriva: ce fut Ja course aux armements aériens.Comme autrefois les rois voulaient une flotte puissante, de nos jours les grandes nations ne désirent rien d\u2019autre que la maîtrise des airs.La théorie était belle; comme toujours, In réalité s\u2019est chargé d\u2019en indiquer les points faibles.La doctrine peut être mise en peu de mots: les escadrilles d\u2019un pays belligérant traversent, en quelques heures les frontières ennemies, pour détruire les dépôts de vivres et de munitions, briser les lignes de communications, bombarder les grands centres, en un mot, affoler les populations civiles, briser par un grand coup toute résistance et obtenir rapidement la fin des hostilités par l\u2019effroi et Flintimidation causés par des raids massifs et efficaces.L'Italie, la France, l\u2019Allemagne, l\u2019U.R.S.S.furent tour à tour gagnées a cette nouvelle théorie.Après la guerre italo-éthiopienne, où l\u2019aviation joua un rôle prépondérant, l\u2019Angleterre fut gagnée au principe.Cependant la réalité ne devait pas tarder à mettre en valeur des facteurs qu\u2019on avait négligés: on s\u2019en aperçut, avec quelque stupeur au siège de Madrid, à Shanghai, à Canton.Les Blancs ont pratiquement réduit Madrid en cendres: malgré des raids successifs ils n\u2019ont pas encore brisé la résistance des défenseurs.L'aviation s\u2019est peut- être révélée une arme dévastatrice, mais inefficace devant une résistance ordonnée et décidée à ne pas se laisser intimider.On pourra ergoter longtemps, invoquer l\u2019aviation soviétique ou italienne, on n\u2019expliquern jamais à l\u2019avantage de la théorie moderne des raids, l\u2019échec des avions de Franco devant Madrid.Le même phénomène s\u2019est répété à Shanghai et à Canton; les Japonais ont tout essayé.La ville internationale a subi raids, bombardements, mitraillages aériens et elle tient encore sous ses amas de cendres, et de maisons carbô- nisées.: ; La même chose s\u2019était produite en 1932; on avait alors attribué l\u2019inefficacité de l\u2019aviation japonaise à la présence des concessions, ce qu\u2019on ne peut pas dire en 1937.En pratique, je pense, que la théorie de l\u2019aviation militaire, arme offensive, prendra du temps à se relever de ces échecs successifs.Depuis la mise en pratique de la théorie, plusieurs facteurs négligés par les théoriciens, se sont révélés de toute première importance: la \u2018température, un avion ne peut partir que par temps clair; la distance, il ne peut s\u2019éloigner de sa base, parce qu\u2019il lui faut se ravitailler; et enfin le prix de revient du matériel.Pour les exemples, plus haut cités, je ne crois pas que les résultats obtenus puissent équivaloir les dépenses encourues.Evidemment il y a toujours la possibilité d\u2019une aviation ennemie, et l\u2019alternative du succès est encore plus hypothétique.A Pheure actuelle, In menace de l\u2019envahissement d\u2019un pays par des escadrilles ennemies est beaucoup diminuée; les raids garderont toujours leur puissance dévastatrice, mitis on ne leur fera plus le crédit de les croire capables de frapper des coups, dont dépende l\u2019issue d\u2019un grand conflit.D'ailleurs, de plus en plus la tendance des gouvernements est de faire de l'aviation une arme presqu\u2019exclusivement défensive; il est vrai que l\u2019hydravion restera toujours pour la marine un oeil vigilant, nécessaire.Devant les progrès des armements modernes, il faut se souvenir toujours qu'aucune offensive n\u2019a jamais existé, qu\u2019on n\u2019ait trouvé le moyen de s\u2019en défendre efficacement.IN Dernièrement le Parlement fédéral a voté sur une intéressante question de politique étrangère; et pour une fois ses décisions dans ce domaine auront plus d\u2019importance, que lorsque notre ministre de la marine décide d\u2019envoyer promener nos puissants torpilleurs dans la mer des Caraïbes.La question s\u2019est posée de savoir si nous \u201cboycotterions\u201d les produits japonais; nos représentants ont eu la sagesse de répondre négativement.Dans cette question, je crois l\u2019attitude ado tée la plus sage, quoi que puisse en penser plusieurs de nos pa fistes.TT Car il ne s\u2019agit pas du tout d's prouver ou non le bombardemer de Shanghai, mais d'accepter acheteur de premier ordre ou JE continuer à accumuler nos rés ves de nickel et de blé.Evidemment les gens sensillé vont se scandaliser en s\u2019écri que nous armons le Japon cont Ia Chine.A leur répondre nous ne no comprendrons pas, parce que no ne parlons pas le même langage ces bonnes gens disent chevaleri lorsque nous voulons leur exp quer un avantageux traité de co merce, Il faut bien comprendre cepe dant, que si nous n\u2019armons pas Japon, quelqu\u2019autre le fera: ces ra le même résultat, en moins q nous n\u2019aurons plus qu\u2019à nous {ro ver un autre débouché pour n excédents de production dont © ne sait que faire.Puis, quand on connait les fou nisseurs de l\u2019Allemagne de 1916 1918, mon Dieu, je ne vois trop bien de quelle inhuman nous serions accusés: le malheu est qu\u2019il faut vivre, ou plutôt, nous faut vendre pour vivre.En juillet dernier, les export tions du Canada au Japon ont auf menté de 41.5% sur juillet \"36; nickel seul a augmenté de 400% De plus les Japonais ont aboli surtaxe de 35% frappant toute nos exportations chez eux.Le Japon pourrait devenir und nos meilleurs acheteurs, si no savons le garder.Nous auro mauvaise grâce à n\u2019en pas C0 prendre les avantages, non seus ment afin d\u2019en faire notre prof mais pour en faire en temps ° portun un utile balancier aux m4 chés anglais et américains, 4! monopolisent la presque total de nos exportations et nous Île nent à leur merci.Émile Mid ale 335 est, rue Sainte-Catherine VÊTEMENTS ET ARTICLES POUR HOMMES ESCOMPTE SPECIAL AUX ÉTUDIANTS Nous en sorti L PL D) Je tire de la chronique \u201cRe- ods sur la France et sur le onde\u201d dans \u201cles Etudes\u201d du 5-20 sit 1937, le récit suivant: \u201cLe congrès de la \u201cLigue des sits de 'homme\u201d a eu lieu à rs, les 17 et 18 juillet.On y discuté sur les sujets les plus vers: course aux armements, erre d\u2019Espagne, procès soviéti- yes, rapports de la Ligue avec le xsemblement populaire, etc.En ure, sous l'impulsion de M.Alert Bayet, on a beaucoup parlé elaicité.M.Bayet ne voit d\u2019op- ression des consciences que du îté de l'Eglise: il a donc demandé eloi \u201cpunissant le chantage par quel on pèse sur la liberté des arents pour les obliger à envoyer eyrs enfants à l\u2019école congréga- ste\u201d, Sans aucune ironie, sem- etl, il a protesté également ntre les faveurs accordées par gouvernement de Front popu- bire aux fonctionnaires cléricaux «lu cléricalisants.La situation de école laïque en Vendée et dans p Maine-et-Loire continue d\u2019in- viéter les membres de la ligue.oir les rassurer, M.Jean Zay ur a fait dire, par la voix de Mile Kahn, qu\u2019il prépare active- bent l'abrogation de la loi Fal- ux.Enfin, lecture a été donnée une lettre adressée au ministre ar le secrétariat de la Ligue pour ntester contre la présence de armée à la réception du cardinal acelli.\u201cA la clôture, M.Albert Sar- II rt fs ir oil TJGUE DES DROITS DE L'HOMME\u201c raut et M.Léon Blum ont pris successivement la parole.M.Blum a félicité la Ligue d\u2019avoir été \u201cl'élément central, et, dans bien des cas l\u2019élément moteur du Rassemblement populaire\u201d, Sans doute, il voit bien l\u2019objection: la Ligue, en s\u2019engageant à fond dans la politique, n\u2019a-t-elle pas violé ses statuts essentiels?Mais, dialecticien incomparable, M.Blum montre qu\u2019en agissant ainsi elle a servi au maximum les droits de la personne humaine!\u201d Voilà une organisation qui protège bien les droits de nos petits frères français! ! Mais il existe à Montréal une \u201cSociété des droits de l'homme\u201d.A part de ressembler étrangement de par son nom, à l'association qui semble exister un peu partout, elle ne manque pas non plus, de partager ses avis quant à la protection de nos droits.M.Hubert Desaulniers, que connaissent si bien ceux d\u2019entre nous qui faisaient partie de la première délégation à l'Hôtel de Ville, est vice- président de l'association \u2014 M.Calder, K.C., est l\u2019autre vice-président.Parmi les directeurs on remarque les noms de MM.Jean Chs.Harvey \u2014 Edmond Turcotte, Claude Prévost et Paul Fournier.Sauf le fait de souligner que la Société n\u2019a pas de tête .(pas moyen de connaître le nom du président .) voila qui se passe de commentaire, Jacques LEGER.AVIS Le Béat nous informe que ça ne peut plus La semaine dernière, il lui a fallu ktroir à son bureau, Maison des étudiants, M cortège imposant d'admirateurs.Le mode view ne lui plait pas du tout.Dorénavant à partir d'asteur, le seul moyen de com- iquer avec lui réside dans le genre épis- ire.Il consent volontiers à lire les lettres fn voudrs lui faire parvenir dûment Fanchies, À Germaine, cette remarque ne s'applique 5 Elle continuera, nonobstant cet avis inl à jouir des privilèges que le Béat ja déjà accordés.l'adresse du Béat est : LE BÉAT SATISFAIT, Chambre 26, Maison des Etudiants, Rue de Montigny, Montréal.5: Une ottention spéciale sera accordée aux lettres de jeunes filles protestataires, protestantes et protestées.\" REVUE § \u201cBLEU ET OR\u201d + Que tous ceux qui désirent & voir attribuer un rôle ans la revue se rendent à la maison des étudiants, ce Soir à 715 hrs où l\u2019on pro- * cédera au choix des acteurs.ta Paul VIGNEAU, ug publiciste.\u201cLE MAIRE DE S-BARNABÉ À PARIS\" Au Monument National, In semaine du 8 novembre se joucra Ia pièce de Monsieur Ernest Olivier \u201cLe Maire de S.- Barnabé à Paris\u201d.Cette pièce inédite sera interprétée par des artistes de talent.Les billets sont en vente au Monument National.BILLETS DE LA REVUE Les billets de lu Itevue seront en vente pour les étudiants lundi prochain à ln maison des étudiants.Emission radiophonique \u2014 le 8 novembre, à 8.00, à C.H.L.P.\u2014 Tous les Etu- diants sont invités.ig | f ( rs (wr us JU : 3 \u201c N A LA REVUE Ceux qui fréquentent la Maison des Etudiants ont pu s\u2019apercevoir que les préparatifs de la Revue vont bon train.J'ai vu Signor Vallerandi, dirigeant un orchestre de quatorze musiciens .Serge Vigneautoff exerçant ses jolies ballerines .Piette à la recherche de nouvelles actrices .Beaudet, ici et là, et partout à la fois .Hamel se réjouissant devant les excellentes recrues qu\u2019il possède parmi les nouveaux acteurs .Auclair préparant le programme musical .Lamoureux déclarant que son choeur est supérieur à tous, y compris les Cosaques du Don .Dupuis préparant ses communiqués aux journaux .De nombreux sketches qui nous étaient remis par Bachand, Leduc, Ranger, Vallerand, Guy, Beaulieu et plusieurs autres.On m\u2019a dit .que Juliette Bé- liveau y figureruit .Gratien Gé- linas serait des nôtres à l\u2019une de nos émissions .Olivette Thibault sera de la VIe Revue .Le comité féminin est composé de Mesdemoiselles Louise Badeaux, Hélène Casgrain, Marielle Dorval, Margot Gauvreau, Marielle Lalon- de et Suzon Leduc.Jean-M.BERIAULT LA TERESINA La semaine dernière, nous avions le bonheur d'assister à un magnifique succès des Variétés Lyriques alors que celles-ci présentaient au public montréalais l\u2019exquise et vivante opérette: \u2018La Térésina\u201d.L'assistance, toujours de plus en plus nombreuse et comblant la salle du Monument National à sa pleine capacité, a prouvé d'une manière non équivoque sa satisfaction et son enthousiasme.\u201cLa Térésina\u201d nous fait vivre sous l'ère napoléonienne, où nous suivons, charmés, la délicieuse idylle d\u2019une diva avec un maréchal de l'Empereur.Le grand Napoléon, crânement coiffé du petit chapeau et la main sous le veston, nous fascine de sa glorieuse présence.Le livret de Léon Uhl et Jean Marietti, nous ménage une intrigue des mieux imaginées et semées de réparties vives, spirituelles et amusantes qui nous tiennent le sourire aux lévres toute la soirée durant.La musique d\u2019Oscar Strauss est de réputation établie, et l\u2019on devine l'immense et précieuse contribution qu\u2019elle apporte au succès de \u201cLa Térésina\u201d.La distribution des rôles était, comme toujours, on ne peut plus heureuse.Marthe Lapointe, suave Térési- na, se révèle une artiste accomplie, et c\u2019est à elle, sans aucun doute, que revient la très large part du succès remporté par le spectacle de la semaine dernière.Lionel Daunais, le noble, le majestueux, le posé, nous fait un général plus ou moins guerrier, mais combien agréable, mais combien L-O ELLES MERITENT votre préférence! EULS les plus fins tabacs de Virginie entrent dans la fabrication de la cige- rette GRADS.C'est pourquoi elle n'irrite pas la gorge et ne fatigue jamais le goût.Elle est véritablement pure.RADS .GROTHÉ LIMITÉE \u2014 ENTREPRISE FAMILIALE ET INDÉPENDANTE Adoptez-la.gentil; et nous admirons toujours sa jolie voix sympathique.L\u2019inimitable Gaston St-Jacques nous a fait tordre les cotes, selon sa vieille habitude; soulignons en passant que ses tours de danses sont d\u2019un charme incommensurable et incontestable.! Lippé a déjà fait mieux mais il a tout de même été .puissant dans son rôle .d'impuissant toqué.\u2026 Paul Charbonneau représente brillamment Napoléon, (un Napoléon toutefois un peu grand et un peu mince nous a-t-il semblé, et qui, à notre humble avis aurait été mieux reconstitué par Charles Goulet).Elisa Gareau mérite aussi sa part des félicitations, ainsi que Jean Goulet dont le bâton compétent supporte très bien la distribution.Morenoff, échevelé et splendide, nous a offert de magnifiques ballets qui font toujours la réjouissance du public.Bref, ce fut un véritable triomphe pour les Variétés Lyriques; ceux qui ont assisté à \u201cLa Térési- na\u201d sont tous de notre dire, nous n\u2019en avons pas l\u2019ombre d\u2019un doute, et ils seront tous au Monument National, en fin novembre, pour applaudir \u201cVictoria et son Hussard\u201d.Un petit conseil, carabins, réservez vos billets longtemps à l\u2019avance sinon .! Jean-Gérard HEBERT SYMPATHIES Les étudiants en médecine prient M.Guy Beaudet, président de l'Association dramatique et musicale d\u2019accepter l'expression de leurs profondes sympathies a l'occasion de la mort de son frère, Paul Vigneau, secrétaire.GRANDES NOUVEAUTÉS\u2018 en COMPLETS PALETOTS LEGERS 10% d\u2019escompte aux étudiants va T'hév.Bonin, président Aux plus bas prix CHEMISES NOUVELLES CHAPEAUX NOUVEAUX 901 est, Ste-Catherine giriadrs & eh «== 0 ne ) i Ÿ 0 |B iti | k 2 Puge trois CG CDs TM = KIMI CE QUE L'ON PENSE.L'autre jour, j'avais l'occasion de rencontrer, dans un endroit .respectable, soyez-en assurés, une jeune fille .bien, quoi! .et nous parlames de la \u201cRevue\u201d.\u201cCa va étre \u201cmoffé\u201d comme d\u2019habitude?\u201d, me dit-elle.(Les jeunes filles de nos jours ont un langage .ma chère!) Et depuis, mon Dieu, comme vous tous, n\u2019est-ce pas, messieurs, j'ai rencontré plusieurs autres personnes .charmantes, et toutes, (n\u2019est-ce pas, mesdemoiselles), n'augurent pour la \u201cRevue\u201d qu\u2019un bien piètre succès ! Ça c\u2019est l'opinion \u2018\u2019du dehors\u201d.Et à l\u2019Université maintenant, qu\u2019en pense-t-on ?\u201cAh! ben! on n'a pas le temps d'y penser; y a un Conseil chargé de la \u201cfaire\u201d: qu'y s'arrange! Et pis l\u2019an dernier, le directeur a manqué son \u2018coup\u2019! Alors.Et c'est ça qu\u2019on appelle de l'union (diraient Henri Bourassa et l\u2019abbé Groulx .) Nous crions partout: \u201cUnion pour çi .Union pour ça .Tout le monde à l'Université, est pour l'union; mais, dites-moi, entre nous, où est-elle l'union ?La Revue Bleu et Or, contrairement à l\u2019an dernier, (çartain, les vieux!) est la revue des étudiants\u2026 C\u2019est notre revue.Ce n\u2019est pas la Revue du directeur de l\u2019'A.D.&M.\u2014 Ce n'est pas la Revue, non plus, du Conseil de l\u2019A.D.&M.C'est la Revue des étudiants .tout court .Et si c'est la Ilevue des étudiants, tout court, elle sera nécessairement un succès ; et qui en bénéficiera?.L\u2019A.G.E.U.M.d\u2019abord (parlez-en aux membres du Conseil) et nous tous (c\u2019est notre \u201créputation\u201d qui est en jeu).Mais comment ferons-nous changer d\u2019opinion ces .charmantes \u201cpersonnes\u201d qui pensent tant de mal de la Revue?Ah! Ça!, par exemple, (c\u2019est vrai que comme .jeune débutant de la saison, je suis assez mal vu pour donner ces conseils!!) c\u2019est le \u201ctravail\u201d de chacun avec .chacune.(Nous nous comprenons, n'est-ce pas?) Ne manquons pas de vanter \u201cnotre\u201d Revue.Parlons-en toujours en bien .ce sera toujours vrai.Plusieurs sketches \u201c\u2018désopilants\u201d ont été choisis.Jugez vous-même de leur qualité par ceux qui les ont \u201cpondus\u201d: Pierre Ranger (il doit étre bon; il parle .tout seul à des diners- causeries) ! Jean Vallerand (directeur du Quartier latin depuis deux ans).Jacques Le Duc (ça fait quatre semaines que nous le \u201cdégustons\u201d dans le Quartier latin).André Buchand (il a remplacé pendant \u201ctout\u201d un cours de Droit Civil I'llonorable Juge Loranger.c\u2019est pas mal.).Et d\u2019autres aussi qui ont présenté le résultat de leurs \u201cefforts\u201d .intellectuels! I£t tout ça, c'est à part du reste! S'il fallait continuer à vous confier tout ce qui est présenté comme suggestion .Eh bien! mon Dieu, je vais vous le dire, je plaindrais le vendeur des billets de la Revue.Jacques DUPUIS DINER-CAUSERIE DE LA MÉDECINE Mercredi le 10 novembre, & 6.30 hrs, aura lieu, au café St-Jacques, le premier diner-causerie des étudiants en médecine.Ce dîner, sous In présidence d'honneur de monsieur le doyen le docteur P.Parizeau, est offert tout particulièrement aux nouveaux titulaires de In faculté de médecine.À cette occasion, monsieur le docteur Roméo Boucher donnera la causerie: \u201cMessieurs, ln critique est ouverte\u201d.- Nous osons espérer quo professeurs et étudiants viendront nombreux à cette première réunion.MARC DEL VECCHIO, président des E.E.M.Nous n'étions que sept dans le personnel de la Banque il y a 120 ans.Aujourd'hui nous sommes au-delà de 6000, dans plus de 500 succursales, travaillant tous à donner un service de banque moderne et expérimenté, La carrière de notre banque se confond inséparablement à celle de la A l'oeuvre comme d'habitude pour notre EW ee fnniversaire nation et de chacune de ses parties.même, et pourtant non moins jeune que les meilleures entreprises commerciales les plus récentes du BANQUE DE MONTREAL \u2018\u2019une banque qui accueille bien les petits déposants\u201d Plus ancienne que le Dominion lui- Canada, la Banque est à l'oeuvre comme d'habitude au jour de son 120e anniversaire.Service de banque moderne et expérimenté .fruit de 120 aunées de [ructueuses opérations HArbour 1878 1405 rue ST-DENIS ED.GERNAEY VOTRE FLEURISTE Fleurs pour toutes occasions, télégraphiées partout.Service et qualité MONTREAL | sai ARE Page quatre ) LES PAMPHLETS DE CISTUS ET D'UNE.Les nouvelles publications pleuvent depuis sept ou huit ans.La période de dépression aura fait germer un tas de journaux, de revues d'action, de littérature et de cinéma.Nous avons même assisté récemment à l'éclosion d'un magezine- détective entièrement rédigé en français.Dans toute cette paperasserie, apparurent quelques umtés qui méritent plus que de rester suspendues aux \u2018cordes à linge\u201d de nos \u2018\u2019tripots de journaux.La Nation.comme hebdomadaire, s\u2019est élevée d'une certaine ampleur, accompagnée de La Province, organe de Monsieur Gouin.Dans un autre domaine, des revues comme L'Action Nationale, La Relève et Les Idées dénotent chez nous une agitation d'esprit qui est loin de nous déshonorer.Nous attendons encore cependant l'avènement d'une revue exclusivement littéraire de création pure, seule valeur authentique.Pour ce qui est du magazine, il faut avouer que nous n'avons pas été gâtés.La trinité composée de La Revue Moderne, di La Revue Populaire «t du Samedi semble douée d'une longévité à toute épreuve.[| est malheureux que les choses se soient passées de la sorte.Le magazine illustré «st un médium d'influence puissant.De nos jours, ce gente de littérature fait fureur.La photographie est attrayante, elle satisfait rapidement et répond à tous les besoins de la mentalité moderne.Elle est l'aboutissement logique de l'apparition de la presse populaire.Autant dire qu'un illustré canadien-français bien fait est actuellement une chose tout à fait désirable en soi.|| détournerait nos yeux de ces stupidités yankies qui nous envahissent de plus en plus et dont le nombre creît proportionnellement aux cochonnerirs qu'on y met En attendant, contentons-nous de ce que nous avons.Les revues Moderne et Populaire pour leur part, ont eu récemment un sursaut qui leur a insufflé un regoin de vie appréciable.Certaines de leurs dernières livraisons contiennent des articles de valeur.Mais il convient de signaler la parution d'une revue mensuelle illustrée qui ajoute une note nouvelle : Le Meuricien.Cette dernière publication est due à l'initiative de deux journalistes-écrivains connus, aymond Douville et Clément Marchand.Après avoir dirigé pendant longtemps Le Bien Public, hebdomadaire trifluvien, ces gentilshommes se sont mis en frais de sonder l'opinion publiaue.Le Mauricien est un organe d'inspiration mi-régionale, mi-universelle.L'on y voit des reportages sur certaines régions du St-Maurice à côté d'oeuvres de littérature pure.Le Mauricien tient à la fois de la simple revue et du magazine illustré.La photographie et les dessins originaux ont leur part, égale à celle de la prose.nous atrive pour la première fois de voir une photographie de chez-nous qui est presque de l'art et qui ne soit pas l'oeuvre de l'Associated Screen News ou de nos compagnies de chemins de fer.La dernière livraison nous offre en frontispice une étude de jeune indienne qui devrait servir d'exemple aux photographes attitrés de nos familles canadiennes-françaises.Dans ce numéro, Clément Marchand nous entretient de Raoul Blanchard et de son oeuvre de géographie humaine à travers le Québec.Le même nous trace un portait de Valdombre qui n'est pas pour ramener à de meilleurs sentiments nos multiples bien-pensants.Il faut dire que la photo de Valdombre du Père Brouillard ÿ contribue aussi pour sa part.Un magazine qui se pique d'être à lu page se doit de donner des intervious.Cette fois, c'est notre jeune poète Roger Brien qui sert à l'holocauste avec un poème tout à fait approprié à la circonstance.Dans \u201cLa Crise des Créateurs\u201d ou la \u2019Trahison de nos Clercs\u2018\u2019, François Hertel affirme que nos lettres se meurent faute de création.|| déplore le fait que notre littérature tend de plus en plus à devenir exclusivement une littérature d'action.Au risque d'en scandaliser plusieurs, traduisons sa pensée en disant qu'un seul Maria Chapdelaine a plus de valeur intrinsèque que plusieurs volumes comme Orientations.Et je ne dirai pas qu'il à tort.La création pure est quelquechose de bien beau.Encore faut-il qu'elle soit pure.Pour ma part, la prose de Rex Desmarchais me trouble profondément tout en étant parfaitement conforme au sixième commandement.Avec un reportage sui \u201cWindigo, Pays de la Drave\u201d, se termine Le Mauricien, commencement d'ébauche de la revue canadienne-lrançaise intéressante et caractéristique du sol québecquois.À ce seul titre, Le Mauricien vaut d'être parcouru.CISTUS Le passant: \u201cII ne faut pas que j'oublie d'acheter des Sweet Caporals.\u201d \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé.\u201d Lanes RN SS ERIE SWEET/CAPORAL MOD Le Molière a inventé le Malade Imaginaire, un étudiant se révèle bachelier malgré lui.\u2018\u2018Esculape 41\" est un B.A., du moins il le dit, mais ça n\u2019y paraît pas.Il a étudié le grec, mais n\u2019aime pas à en entendre parler.Il y a là- dessous quelque mystère: un jeune homme étudie une langue qui lui donne tout, jusqu\u2019au vocabulaire qu\u2019il emploie, et cela pendant des années, et il ne parvient pas à la comprendre, très curieux, en vérité! J'ai rarement entendu parler de bacheliers, de vrais bacheliers s\u2019entend, qui n\u2019ont pas aimé le grec, je ne dirai pas jusqu\u2019à la folie, mais enfin jusqu\u2019à un certain degré.Ou \u201cEsculape 41\u201d n\u2019a pas étudié la langue d'Homère, ou il ny a jamais rien compris, ce qui revient sensiblement au même.Mais il n'entend pas que l\u2019on discute ses idées.Eh bien! je retournerai son arme contre lui- même: qu\u2019il f.la paix à ceux qui ne sont pas de son avis, et il y en a encore quelques-uns, méme parmi ceux qui ont cours de 9 hres à 6 hres et qui du matin au soir vivent perchés sur la matière.ATION DÉDIÉ À UN BACHELIER MALGRÉ LUI Je vous avoue que cela me fait du bien de pouvoir échapper de temps à autre à l\u2019emprise du concret.Et pourtant je ne me crois pas un rêveur.\u201cEsculape 41\u201d n\u2019admet pas la polémique et il tranche tout à l\u2019épée, comme Alexandre le noeud gordien (encore les Grecs).Le ton est un peu cynique, semble-t-il, pour un étudiant .C\u2019est avec de telles habitudes que l\u2019on fait des Canadiens un peuple d\u2019individualistes.\u2018Moi, je pense ca, et toi, je m'en fiche!\u201d \u2014 c\u2019est en résumé ce que suggère la \u201cRéponse d\u2019un B.A\" Les pointes y sont fines et acérées; on ne saurait nier que nous descendons des Francais, mais \u201cEsculape 41\u201d pique pour le plaisir de la chose.On ne voit pas ce que vient faire dans son article I'illustre protecteur des veuves, les \u2018cercles de couture\u201d et autres allusions lancées à tort et à travers.Tout ceci pour demander humblement a \u201cEsculape 41\u201d l\u2019insigne faveur de pouvoir distinguer ses opinions.SPHYNX FEMMES _,_ Favais eu l'audace de lire à la plus charmante des jeunes filles ce que des hommes illustres pensaient des femmes.LES J'ai dû promettre.\u201cHé bien, m'a-t-elle dit, narquoise, écris dans le Quartier Latin ce que tu en penses, toi!\u201d La moqueuse a insisté et il m\u2019a bien fallu le lui promettre pour me faire pardonner ma rosserie.Maintenant, c'est dû.e Puisque ma pénilence consiste à médire de celles que j\u2019admire el que j\u2019aime, je me vois forcé, bien malgré moi, de faire ressortir leur plus criante vérité: lo femme est un être abracadabrante Imaginez un instant, mesdemoiselles, que le Père Elernel vous ail aflligé de lèvres écarlates, de paupières bleuâtres el de sourcils mincelels.Supposons que nous, les despoles, nous vous obligions à porter les échasses que vous appelez talons hauts, à sortir à peu près nu-pieds l\u2019hiver et les épaules recouvertes d\u2019épaisses fourrures pendant la canicule, supposons que nous vous imposions l'uniforme de la mode.Ah que nous en entendrions des jérémiades ! Et pourtant, ce que la Providence vous a épargné, tout ce que la considération de votre confor! nous fait trouver ridicule, vous vous empressez de vous en affubler.Votre conduite est baroque, mais y pouvons-nous quelque chose ! © Mes pauvres amies, vous auriez bientôt fail de nous mépriser SI vous nous voylez prendre des airs de précieux, de mijaurés.Pourtant, vous, vous nous singez en fumant la cigarette, en portant la culolle, en vous faisant couper les cheveux à la garçonne, en jouant au hockey, elc.Horreur, un assez grand nombre d\u2019entre vous assistent aux séances de luite ! N'est-ce pas que Yvon Robert est un bel homme, donc un champion.Hé oui, depuis que vous avez le droit de vote vous recherchez les plus beaux candidats.Vous êles intriguées parce que MM.King, Bennett et Duplessis sont célibataires.Le secret de leurs succès vous préoccupe encore moins que les plis de leurs pantalons et les couleurs de leurs chaussettes.Tout cela me rappelle la pensée de Balzac: \u201cLa majeure partie des femmes procèdent comme la puce; par sauts et par bonds, sans- suite.\u201d e Ma foi, je n\u2019ai pas le courage d\u2019en écrire davantage.Ma punition ne my oblige peut-être pas, et d\u2019ailleurs vous êtes toutes si aimables que nous les hommes nous vous aimons bien en dépit de vos quelques légers travers.PO 39 LES PROPOS D'IMPARTIAL \u201cThe Sadness is without Limit Did he break out in tsars?A ind over of ki nd overflow faces tuer than those.thas se hee Shakespeare \"Much odo about no N MPARTIAL, s'il doit en croire certains billets chaudement sympathiques suavement parfumés, aurait commis il y a quelques semaines le plus hide des crimes, ls plus sacrilège des fautes : il aurait occis des sourires.Avec se doigté de pachyderme il aurait du s'essayer à la dissection de choses moi exquisement torturées qu'un coeur humain.Impartial, malgré son amour ing rable pour lui-même, ne trouvera jamais assez de générosité pour se le pardonne Peut-il, timidement, souhaiter qu'on oublie cette crise de sincérité?Dit en blâmer un mal de dents atroce, énervant, perfide comme un mauvais dési, Ainsi les sourires réapparaîtront sur de jolies lèvres, ainsi la joie inonden d nouveau de charmants visages, ainsi des espoirs riants réintégreront d'adonbld coeurs.Et Impartial en savourant cette symphonie de bonheur ressuscité souitl peut-être moins .Tout pourtant l'invite aujourd\u2019hui à se taire.La prudence la plus élément lui rappeile qu'il n'est jamais sage d'attirer l'attention sur soi quand on ne pe réaliser toutes les espérances enfantées dans un altruisme imépressible, fémini La pudeur même lui donne l'envie de suicidez son pseudo et de renaître sous y peau neuve.Précisément parce qu'il ne découvre aucune raison de dire quelg chose, il ne peut décemment se taire.L'homme ne serait-il plus un animal à raisonne ?Cette fois, il tentera de dégager de l'ombre une famille de carabins infinime: intéressante : nos désenchantés.Il ne s'acharners pas à ausculter un individ mais prendra dans un groupe ce qui le frappe le plus; ainsi on découvrira la bo de Mousmé mariée à l'amertume de Partial, le tout arrosé de la froide ironie d Béat.\u2014 On reprochera a Impartial de ne l'être pas à leur égard.Qu'y peut-il il est de ces affinités qui se dissimulent mal, qui percent toujours Rien dans leur allure ne les trahit, ces chevaliers de la tristesse.Hs savent tin trop discrètement peut-être.Ils savent sourire, presque douloureusement, il vrai, lls sont gentils, serviables, à peu près potables.Rien ne les différend de la masse.Rien sauf leur coeur ulcéré, leur âme recroquevillée sur elle-mêm Rien sauf leur peur maladive de la foule, leur dégoût insurmontable devant | saletés, les vraies.Rien sauf leurs efforts obstinés pour s'étourdir, se leurrer, oublie De braves types, de fort braves types qui ont su refouler au plus intime d'eu mêmes leur slogan renversant : The sadness is without limit.De braves type qui lorsque, malgré eux, mettent leur âme à nu, mobilisent la sympathie et lo se reculer d'effroi l'amour.La logique a de tout temps scandalisé l'amour\u2026 et il est si dur d'aimer ce qui n\u2019est pas soi, d'aimer ce qu'on ne comprend pass ce qu'on comprend mal ! De braves types qui souffrent, qui s'attachent à leurs souffrances, qui finisse par les croire indispensables.Des coeurs qu'on a fermés aux amours vulgaires aux passions éphémères, aux relations purement animales.Des coeurs qui ¢ souffert trop pour avoir encore confiance aux sourires, aux promesses, ou serments, Des yeux qui n'ont rencontré que des spectacles décevants ou dégo tants.Des yeux qui se fixent désespérément en haut pour ne plus voir tout of qui rampe en bas.Mais ils savent se venger, bellement.Ils méprisent les vivants souveraineme lls leur crachent au front leur horreur violente, irrésistible, maladive.Mais i savent se venger.lls ont appris.d reporter ailleurs leur besoin incoercible d'aime de chérir, d'admirer.Les uns ont découvert la lecture, la nature, les fleurs, L autres la réflexion, la méditation, le rêve.Ils s'exilent à force de volonté, tou de cette terre où rien ne les retient plus, où personne ne les attire plus.Ils rive au Ciel leurs ambitions, leurs désirs, leurs idéaux.Ne voulant plus aimer, ils sont sévèrement punis par un atavisme d'humanité lls aiment plus violemment, plus généreusement que les autres.Et cet impuissance à se contrôler les déçoit encore plus que leurs froides analyse d'eux-mêmes.Ils sont courageux malgré leur tristesse tristement triste.Ils savent se dom à des idées, à des principes.Îls en ont du mérite, ils sont héroïques a che minute, à chaque geste, à chaque pas.\u2014 Îls ont les mêmes combats à livrer qu tout le monde, mais ils s'astreignent à se vaincre.Ils ne peuvent souffrir la médi crité, de quelque visage qu'elle se revête chez-eux.Ils aspirent obstinément un parfait inhumain, à un beau déroutant.lls s'immolent, ils s'écrasent, ils se brisent.Pour ne pas s'avouer vaine avant que de combattre, pour n'avoir pas le sort du héros de Gaston Chéne \u201cSes poings ne se crispèrent pas, son buste qui s'était affaissé ne se redressa ps les traits de son visage gardèrent leur expression d'effroi'.Leur vie est une gu continuelle dont ils sont, en eux-mêmes, les bouillants antagonistes.On aurait tort de leur en vouloir de souffrir ! On devrait tenter plutôt d leur pardonner de nous rappeler avec insistance que tout n'est peut-être P pour le mieux dans le meilleur des mondes.Chercher à découvrir la cause © cet état d'esprit et de coeur.Chercher à les consoler.\u2014 Personne sur terre souffre pour le plaisir unique de souffrir.C'est ne pas connaître les hommes ¢ les connaître mal que de croire à cette course téméraire à la souffrance.Et¢ qui a broyé leurs coeurs est parfois si simple, si bête, si fou.On dira, on l'a dit, qu'il n'y a pas de désespérés.Qu'il n'y a que des sno qui s'ignorent ou qui innovent ! En un siècle où la force brutale triomphe insolemment monopolise | lauriers et les palmes.u ho pour se faire applaudir, apprécier et cajoler, ils seraient fous ces chevaliers de tristesse de laisser voir leurs larmes et leur immense détresse sentimentale.\"y siècle où ils devraient exhiber leurs biceps et manger des épinards romantiques ne sont plus de mode, le jazz et les \u2018slots machine\u2019 les ont res placés par les colosses, les forts-en-gueule.C'est peut-être malheureux, c'est ainsi.Non, vraiment, ils ne sont pes snobs! Ce sont des hypersensibles, sûrement pour le siècle qui les a vus naître.lls forment l'aile droite dec umanité qui, à gauche, organise sans se lasser des tournois de guerres inte tionales et civiles.+\" IMPARTIAL aia cal En des années où il faut jouer au rugby ou au hoc*é = a.yy ova o L'OPERA DE SALZBOURG Enfin! Nous avons eu de l'opéra à Montréal.Depuis longtemps nous attentions ce régal : de l'opéra chanté et joué par une troupe parfaite : chanteurs et erchestre.Nous avons eu tout cela.Et nous n'avons pas eu à subir la larmoyante rusique de Manon ou de Mignon ni les cris de Paillasse.Nous avons eu ce bonheur, qui nous avait été refusé jusqu'à présent d'assister à la représentation c'un mer eilleux chef-d'oeuvre, représentation, je ne puis m'empêcher de le dire, parfaite jusque dans les moindres détails.En écoutant Cosi fan tutte, on + avait pas le temps de comparer cet opéra aux autres oeuvres lyriques de Mozart : Don Juan ou Le Mariage de Figaro.|| n'y avait qu'à se laisser pénétrer par cette rsique pétillante d'esprit et variée à l'infini comme les personnages eux-mêmes.Les artistes de l'Opéra de Salzbourg ont réussi ce tour de force de se faire oublier pour donner toute la place à Mozart : ils ont été ce que tous les véritables artistes « doivent d'être : les serviteurs du génie.Cosi fen tutte est du véritable Molière en musique; rien n'y manque, la déli- utesse des accents, les détours intinis de la phrase mélodique.Le livret de cet tpéra, est, paraît-il, assez pauvre, mais personne ne s'en aperçoit car la musique de Mozart retient trop l'attention : elle est à elle seule tout le dialogue, toute l'intrigue.Tous les sentiments, toutes les actions des personnages y sont dissé- ciés, analysés dans un style que ne dépare pas la moindre fausse perle.Jamais jt n'avais si bien senti la vérité de cette phrase : la musique est un langage.Tous les chanteurs sont en même temps des acteurs : on ne sent pas chez eux cette gêne et cette pose qui gâtent souvent l'interprétation des meilleurs artistes.Au contraire ils possèdent en scène une aisance complète : ils ne semblent pas juer, ils vivent devant nous.Et ce qui n'est pas à dédaigner chez des artistes d'opéra : ils ont tous des voix excellentes.Nous avons surtout remarqué l'admirable six de mademoiselle Herta Glatz.Chez les hommes, Deszo Ernster est le mieux doué sous ce rapport.Mais la palme de la soirée a sûrement été décrochée par ridemoiselle Aune Antti dans le rôle de la servante Despina.Elle a été d'un entrain et d'une bonne humeur qui ont mis dans toute l'interprétation une note de ve et de fraîcheur tels qu'on aurait juré être en présence d'une action véritable d non pas d'une intrigue imaginée pour le plaisir des spectateurs.Toutes ces qualités ::5us les avons retrouvées le deuxième soir quand l'Opéra & Salzbourg à donné Angélique de Jacques Ibert et La foire aux maris de Rossini.Angélique de Ibert n'est pes au véritable sens du mot un opéra : c'est un genre mtermédiaire entre l'opérette et l'opéra, peut-être le \u201cmissing link\u201d qui reliera lthéâtre moderne au théâtre de l'avenir.La formule en est très heureuse.Angélique tient du ballet autant que de la musique.Cela forme un ensemble délicieux qe l'on ne se fatiquera pas de revoir et de réentendre.La foire aux maris de Rossini a été rajeuni, transformé et par l'interprétation des chanteurs et par la sise en scène très originale.Evidemment ces deux oeuvres ne constituent pes des chels-d'oeuvre au même degré et ou même titre que Cosi fan tutte, mais elles stent tout de même des spectacles pleins d'attrait.Mais un fait a attristé ces deux merveilleuses soirées : la pauvreté de l'assistance.Ce n'est pas à l'honneur des musicophiles de Montréal.Une troupe parfaite vent dans notre ville, nous donne un chef-d'oeuvre comme il n'en existe pas beaucoup et deux oeuvres qui en valent bien d'autres et se voit forcer de jouer devant une salle plus qu'à moitié vide.Cela fait pitié.L'heure tardive des repré- ntetions et la mauvaise température ne sont pas des excuses suffisantes pour qui Vêtend aimer la musique.Jen VALLERAND SECRÉTARIAT DE LA PROVINCE \u2018 \u2019 LES BOURSES D'ETUDES ! \u2018 À L'ÉTRANGER Chaque année, des jeunes Canadiens reçoivent du Secrétariat de la Province des bourses d'études 3 l'étranger.Elles leur permettent d'aller en Europe ou aux Etats-Unis compléter leur formation.Ces bourses sont accordées au mérite.Chacun d\u2019entre vous, pour parodier une expression célèbre, à dans sa serviette ce moyen de parvenir au succès et à la gloire.Hénorable ALBINY PAQUETTE MINISTRE LOUIS-H.BOURDON PRESENTE LES BALLETS RUSSES AU MONUMENT LES 15, 16 et 17 NOVEMBRE UN CRITIQUE ?Samedi, le 23 octobre dernier, en parcourant \u201cLa Patrie\u201d, je tombe sur un article intitulé: Que veut-on dire?et signé: René-O.Boivin.L'auteur de cet article parlait de l\u2019Opéra de Salzbourg.Comme tout ce qui touche à la musique me passionne, je m\u2019empresse de dévorer l\u2019article en question.C'était écrit dans un petit style mi-poivre mi-sel, avec maints sous-entendus mesquins et méchants.Voici en résumé ce que cette prose racontait: \u201cOn annonce la venue d'une troupe d\u2019opéra qui se fait appeler Opéra de Salz- bourg.Moi, René-O.Boivin, je n\u2019ai jamais entendu parler de cette troupe.Paul Morand qui a écrit un livre sur la ville de Salz- bourg n\u2019en parle pas.De plus, monsieur Louis Herman, correspondant d\u2019un grand périodique français ne semble pas non plus connaître l\u2019existence de cette troupe car il n\u2019en parle jamais dans ses articles.\u201d Et ca allait comme cela pendant plusieurs lignes.L\u2019intention évidente du journaliste était de faire naître dans l\u2019esprit de ses lecteurs une impression de doute quand à la qualité de l\u2019Opéra de Salzbourg.I n\u2019en avait pas entendu parler, donc ça ne valait rien.Tel était le ton général de l\u2019article.Quelques réflexions me sont venues à l\u2019esprit après cette lecture.Je ies cède à Monsieur René O.Boivin pour qu\u2019il en fasse ce qu\u2019il voudra.Premièrement, un journaliste qui se prétend critique musical, n\u2019a pas le droit de dénigrer une troupe d'artistes avant de les avoir vus ou entendus.Il existe une qualité que l\u2019on appelle: l\u2019impartialité.Cette qualité, un critique musical doit la posséder.'- C\u2019est une condition sine qua non.Il est permis à un jour- tes naliste de ne pas aimer tel genre de musique, mais il est de la dernière mesquinerie de démolir un spectacle avant même de savoir quelle en est la nature et quelle en est la qualité.Deuxièmement.Un critique musical se doit pour le moins de savoir ce qu\u2019est le festival de Salz- bourg.Et, le sachant, quand il apprend que des artistes qui participent à ce festival doivent venir donner une audition dans sa ville, il n\u2019a pas le droit, à moins d\u2019être un ignare, de laisser croire à ses lecteurs que ces artistes ne valent rien.Mais ce n\u2019est pas tout.Le plus drôle de l'affaire, c\u2019est que tous ceux qui ont assisté aux représentations de l\u2019Opéra de Salzbourg ont été unanimes à déclarer que jamais une troupe d\u2019opéra si parfaite n\u2019était venue à Montréal.Monsieur René-O.Boivin s\u2019est donc mis les deux pieds dans les plats et royalement.Et la musique n\u2019étant pas précisément de la cuisine, nous sommes dans l\u2019obligation de constater qu\u2019un homme qui a de telles dispositions pour l\u2019art culinaire n\u2019est pas du tout à sa place à la page musicale d\u2019un journal, surtout d\u2019un quotidien comme \u201cLa Patrie\u201d.J'ai lu aussi dans le numéro du lendemain du même journal un reportage sensationnel intitulé: La femme qui a du chien, et c\u2019était signé: René-O.Boivin.Voilà un genre où ce monsieur excelle.Qu\u2019il continue dans cette voie où de nombreux lau- Tiers l\u2019attendent, mais de grâce qu\u2019il laisse la musique tranquille.La musique est un art si délicat et à la fois si grand qu\u2019on n\u2019a pas le droit de Je laisser tripoter par des nains qui possèdent des mains si maladroites.LE CINEMA Page cinq ¢ Noa A TOI, MON CHER YVAN Tu me forces à revenir dans l\u2019arène sur un sujet où Jérémie et moi nous sommes finalement entendus.Que ne t\u2019es-tu dévergondé plus tôt?J\u2019ai rouspété parce que Jérémie nous affirme que le cinéma français se meurt.Je lui ai répondu, en citant un hebdomadaire, que le cinéma français loin de dépérir, faisait de plus en plus une rude concurrence au cinéma américain.Jai souligné le fait qu\u2019il avait remporté les honneurs du concours international de Cinéma à Venise, grâce à trois films de haute valeur.Tout ce que tu trouves à répondre est que nous n\u2019avons jamais eu ces films ici.C\u2019est évident; tu ne t\u2019imagines tout de même pas que nous allons avoir ici les films français avant leur sortie de Paris?pas plus que nous avons les films américains avant New-York?T'u dois même savoir que nos primeurs à Montréal sont pour la moitié passées par Trois-Rivières, Shawinigan et Sherbrooke avant d'arriver ici.N\u2019en demande pas trop.Les films français qui ont gagné les prix de la Biennale de Venise 1937 paraîtront sur nos écrans tout comme \u201cPasteur\u201d et \u201cCrime et Châtiment\u201d, gagnants de °35, nous sont parvenus \u201csans faire figure d\u2019antiquailles\u201d.Je te concè- derai que la \u201cKermesse Héroique\u201d est un des films que la censure a prohibés.Mais, que diable, depuis quand se fie-t-on sur la censure de Québec pour juger du Cinéma.Nous ne sommes pas encore, que je sache, le nombril du monde! Et le fait qu\u2019un film est refusé dans Québec ne lui enlève pas sa valeur.Pour ce qui est de \u201cl\u2019art pur\u201d, je te dirai simplement que \u2018\u2018Mutiny on the Bounty\u201d ne saurait en être, pas plus qu\u2019Annabella, com- tu dis si bien, ne saurait être une artiste de valeur.C\u2019est un domaine où le jugement et le goût jouent le plus grand rôle.Surtout ne viens jamais me dire que Simone Simon et Charles Boyer ont acquis leur art en Amérique.Je n'ai pas encore vu de films américains où Simone Simon ait fourni une interprétation supérieure à celle des \u201cYeux Noirs\u201d et de \u201cLac aux Dames\u201d et je n\u2019ai jamais vu un Boyer plus vrai que celui de \u201cLiliom\u201d et du \u201cBonheur\u201d.Tu me reproches de critiquer par ouï-dire.Je ne me souviens pas d'avoir mentionné un film que je n\u2019aie pas vu, sauf encore une fois \u201cUn Carnet de Bal\u201d, \u201cLa Grande Mlusion\u201d et \u201cLes Perles de la Couronne\u201d gagnants des prix internationaux de °37.En fait de ouï-dire, les juges de ces concours sont peut-être mieux qualifiés que nous pour se prononcer?Mais passons.Comme films de valeur, tu reproches aux Français de n\u2019avoir produit en deux ans que \u201cLe Docteur Knock\u201d, \u201cLa Haine des Races\u201d, \u201cDonogoo-Tonka\u201d et la trilogie de Marcel Pagnol.Mon cher Yvan, depuis l\u2019époque où ont paru ces films, le cinéma français nous a présenté un nombre respectable de productions artistiques qu\u2019il serait oiseux d'ignorer.Aux six films dont tu parles, ajoute \u201cPasteur\u201d, \u201cCrime et Châtiment\u201d, \u201cLes Misérables\u201d (lère partie), \u201cL\u2019Equipage\u201d, \u201cTopaze\u201d et \u201cClub de Femmes\u201d.Je ne crois pas que les Américains pour la même période, et eu égard de Jeur production aient réussi à nous donner un nombre égal de films de cette valeur, et c\u2019est là tout ce que j\u2019ai voulu démontrer.Je te répète et maintiens que pour s\u2019amuser, on trouve un bon film français pour cing bons films américains, mais que pour conserver au Cinéma son titre de \u201cseptième art\u201d, un Marcel Pagnol vaut mieux que tous les Cecil B.DeMille que la terre puisse porter.Un point c\u2019est tout.CISTUS Monsieur JEAN FORTIER VOUS AVEZ BESOIN D'UN NOUVEAU PALETOT ?201 est, rue Ste-Catherine ou 25 : Consultez M.FORTIER, spécialiste en élégance masculine.Et pour former un ensemble de bon goût, nous avons tous les accessoires nécessaires : chemises, cravates, gants, souliers et chapeaux.+ CSS OI Page aix LIVRE Il De mon état civil et de mes promesses au baptême Et tu, la Altiniml vocsberls ts de M.le curé à dimanche précédent me nelsisence, Ma tante Eusèbe aurait voulu que je fusse appelé Praxède, à cause de la sainte du jour.Mais, quand on eut vérifié mon sexe, il fallut bien choisir autre chose.Après une rosse discussion, qui m'empêcha de dormir et de savourer \u20ac sein maternel, on finit par se résoudre à m'imposer le prénom d'Anatole.Tant il est vrai que du choc des idées jaillit la lumière.Le 22 juillet, lendemain de ma venue au monde, je fus conduit à l'église du village pour y recevoir le baptême.n attela notre jument café sur un boghei double; ma tante Corinne, mon pére et moi primes place sur le siège d'avant, tandis que mon oncle et ma tante Eusèbe montaient en arrière.Les choses se pessèrent bien au commencement de lo cérémonie.Je dormais.Au moment où monsieur le Curé voulut introduire dans me bouche délicate deux gros doigts aux phalangines poilues, son index et son pouce rapprochés qui tensient une pincée de sel, je m'éveillai et je me rebiflai.Malgré les savantes oscillations de pendule auxquelles tante Corinne soumettait mon corps menu, je fis retentir la sainte voûte de braillements formidables.En cette occasion, notre vieux bedeau, tel autrefois le vieillard Siméon, émit sur mon compte une parole prophétique.À la bataille de Waterloo, le général Cambronne répondit aux Anglais, se trouvant par hasard sur les lieux, par un refus d'une énergique trivialité que l'histoire a pudiquement traduit par les mots célèbres : La garde meurt mais ne se rend pas! Je pourrais bien imiter l'histoire et citer en ces termes la sentence de notre sacristain: \u2018Cet enfant sera un orateur comme Papineau\u2019.Mais je préfère publier rondement la vérité, au risque de meurtrir quelques oreilles distinguées.En entendant mes cris et vagissements le bedeau marmonne: \u2018Ce gars-là va avoir de la gueule!\u2019 On me démaillota un peu pour recevoir les onctions saintes ainsi que l'eau lustrale.J'étais ratatiné comme une chrysalide dans son cocon, d'où 11 semblait que le prêtre Dans ma bouche délicats deux gron doigts aux phalangines poilues .®.2 i J Seconde &ditlon, revue, corrigée, entidrement remaniée et considérablement augmentée.\u2018Ergo, pour cette raison et en souvenir deli voul(t extraire le papillon de mon dme immortelle.Monsieur le Curé récita le Pater et le Credo, cependant que mon oncle et mes tantes disaient le Notre Père et le Je crois en Dieu.J'ai rêvé depuis qu'après cette touchante solennité, mon ange gardien, prenant dans ses bras mon âme fraîche éclose, s'était envolé au ciel pour la produire aux habitants du céleste parvis.En la regardant, les saints prétendirent que c'était la plus jolie âme de petit chrétien qu'il leur eût encore été donné de contempler.Mais je crois qu'ils parlaient ainsi par politesse, car ils déclaraient la même chose à chacune des nouvelles âmes qu'on leur présentait.C'est comme notre sainte mère l'Eglise, qui, dans sa liturgie, affirme de tous les confesseurs pontifes les uns après les autres: I! n'a pas eu son pareil pour conserver la loi du Seigneur \u2014 Non est inventus similis illi qui conservaret legem excelsi.Au sortir du temple sacré, les cloches carillonnèrent longtemps en mon honneur, car mon parrain s'était montré généreux pour le bedeau.Elles annoncèrent aux habitants de la région que Dieu venait de leur accorder un nouveau compatriote et coreligionnaire.Les rideaux se soulevaient sur mon passage et les commères chuchotaient: \u2018C'est Anthime Bellehumeur qui fait baptiser son petit neuvième\u201d.Je n'avais pas alors le physique avantageux que je possède aujourd\u2019hui.a personne était plissée comme une pomme cuite au four, rouge et moite comme si quelque matrone s'était assise dessus pendant plusieurs heures.Mes ongles ressemblaient à ces petits colimaçons roses qu'on trouve dans les feuilles de choux.Une bande de coton à fromage entourait mon ventre et protégeait mon ombilic à peine cicotrisé.Tout ce que j'avais de poil, je le portais sur la tête; et encore ne s'agissait-il que d'un léger tomentum presque insaisissable.Je ne tardai pas cependant à prendre une physionomie plus attrayante.Je devins beau.Nous accueillimes un jour la visite de monsieur l'abbé Gustave oy, enfant de Seint-Pie comme moi el comme moi l'honneur de notre petite patrie.En m'examinant, cet humaniste averti, féru des auteurs antiques, bégaya ce vers de Virgile: Os humerosque de-de-deo similis.Quoique j'aie tôt fait preuve d'une intelligence supérieure, il fallut bien que je succombasse aux infirmités inhérentes à notre nature déchue.insi, quand on enlevait ma couche, je ne laissais pas d'exhaler \u201cje ne sais quelle odeur, comme dit Rabelais, autre que de poudre à canon\u2019.Sans être aussi précoce que ce rejeton de Zeus et de Maia, qui, le jour méme de sa naissance, saute de son berceau, assomma une tortue, fabriqua une cithère avec la carapace et composa des chants sur les amours de ses père et mère, je récréais toutefois la maison par mes gazouillements.On commença dès lors à reconnaître mes aptitudes pour l'éloquence et la musique.La philosophie nous enseigne que les animaux raisonnables prouvent leur intelligence par leur faculté de s'élever aux idées générales, de scruter les causes formelles, c'est-à- dire de faire des distinctions.Au bout de quelques semaines, je faisais des distinctions fort nettes.Je discernais le jour e la nuit, profitant de celle-ci pour déformer mon visage dans des colères aussi larmoyantes qu'indomptables.Dès lors, je m'entraînais à la comédie des pleurs dont je soupçonnais les femmes d'avoir le monopole.Dans le même ordre d'idées, je me souviens d'avoir dédaigneusement repoussé me suce, la première fois qu'on voulut me jouer le vieux tour.Par la suite, afin de ne point ennuyer mon entourage, je l'acceptai stoïquement, tout en formulant in petto\u201d) les restrictions qui s imposaient.Mon sevrage fut pour moi chose ardue.J'aimaj ma mère.Amour intéressé, dira-t-on.Jusqu'à un o trop point peut-être.ais connaît-on beaucoup d'amou erlain soient dénuées de tout intérêt?\"Les vertus se per ha dans l'intérêt comme les fleuves dans la mer,\u201d a dit |, Re ent foucauld.C'est ici le lieu de signaler l\u2019apparitio x premiers linéaments de cette logique profonde don.n dy resté pénétré en général, quant à mes relations on si personnes du sexe en particulier.Je chérissais ma ne 1 Or, ma mère est une femme: ex experientia constats, e | .toutes.Complexe amoureux d'une étonnante compréh te = Pour honorer ma mère, si l'on me changeait mon | 2 je protestais véhémentement comme une Jeunesse patriote a] m'en prit certaines fois, car mon physique subs, l'influence de mon psychique, je faisais des coliques don j'étais, sinon la seule, du moins la principale victime on de nuits passées seule à seul avec ma mère, pendant que es pères lassé des labeurs du jour, dormait paisiblement .ruit d'une scie ronde qui entame une bôche d'érable\u201d J'étais à certains jours ce qu'on appelle un enfant terrib!, 4\u2019 J'étais tannant comme une minorité politique.Mais soit = Di l'effet de mon heureux tempérament, soit par l'intervention du Re pouvoir coercitif qui s'exerçait d'ordinaire sur le fond de = sel culotte enfantine, je m'assagissais bientôt.Je fouillais beaucoux sic dans les armoires et les placards, je mettais tous les tires Ro à l'envers, je voulais aller au fond des choses : primitifs vs tiges de ma curiosité intellectuelle.\"u LUI-MÊME.MBN (7)In petto.L'euteur conneît assez ses lecteurs pour prétendre il justement que la traduction serait ici du super flux.da (8) Ex experientia constat : sp e) Const.: Experientia ex constat in b) Trad: Expérience au corn starch.du 2 JEUNESSE PATRIOTE : Groupement de jeunes, très où pu pe se disant plus patriotes que tout le monde.Portent bérets bleus, ç MN\u201c écquérant un petit air canaille.Brisent des vitres et des coeurs.Le chefs sont de grands hommes et d'illustres inconnus.Orateurs-nés, _ Principale activité : refaire les cadres du grend comité et recommencer en neuf.\u2014 Fondé à la veille d'une élection provinciale, ce groupenez ne fait pas de politique, ou du moins presque pas.\u2014 NOTE DE L'Ai TEUR-PROPHÉTE : il y a quelque chose là-dedans même s'il nya du personne! du ch ce m es re! de qu cel les qu M ne m Je fouillais besucoup dons les armoires et les placards.Mais, très cher Esculape 41, comment voudrais-tu que, toi el moi, nous polémiquassions ?Trou- ves-tu done, entre tes opinions et les miennes, un soupçon de difference?Moi, pas.Te figures-lu m'avoir contredit, m'avoir réfuté, m'avoir anéanti?Voyons, sois sérieux, bon Esculape; normalise tes muscles hilares, soulage-les de leur tension par trop superficielle.Tu souffres d\u2019amnésie, je pense.Déchloroformise ta mémoire: rap- pelle-toi bien ce que j'ai dit, l\u2019an dernier, ce que je répète cette année, et.ce que je pense toujours (car, cela aussi tu le connais: tes finaudes allusions sentent bien trop leur conventum Brébeuf 33- 43, pour que je me trompe dans le diagnostic de ton identité).Eh bien! puisque non; puisque tu ne veux pas guérir; puisque Lu fais si bon marché de mes prescriptions et affirmations; puisque enfin, 0 charlatan, tu me fais mentir, il est plus que temps de remettre en question le problème tel qu'il est: le probleme non pas de la littérature, uniquement, mais de toute notre formation classique.Est-ce ma faute, à moi, si dans la dite formation, les lettres ont la plus grande place, et méritent à cause de celn, les trois- quarts de notre attention ?Qu'est-ce à dire, Esculape?Faut-il, une fois de plus, réaffirmer ici que la littérature mal distribuée, mal digérée, mal assimilée, c\u2019est du poison tout pur?Netioyngoe français 7Se Prosasngy ome.25¢ ECLAIR VALET SERVICE Nous allons chercher et Ilvrons fos habits sans frais, V.THIVIERGE, Prop.Tél.HArbonr 8928 1649 Saint-Denis Ça ne peut produire autre chose que des dégoûlés de ton espèce, cher Esculape 41, et de mon espèce aussi.Car, c\u2019est là que nos deux pensées communient .malgré ton dire belliqueux.Tu juges inepte toute préoccupation littéraire, en 1937.Moi de même! Tu ne conçois pas qu\u2019un gars normal se consacre au grec, en 1937.Et moi non plus! Tu n\u2019imagines pas une jeunesse esculapine se plongeant, en 1937, dans l\u2019Iliade ou dans Shakespeare.Et moi non plus! Mais, toi, tu estimes tout cela très bien, très raisonnable, aucunement inquiétant.Et moi, pas du tout! Ta réponse me cale de plus en plus dans mes convictions: les gens intelligents d'aujourd'hui, les plus intelligents de nos Cana- diens-français ne comprennent plus rien, rien, rien aux lettres.Tu prends, un type comme toi.Pas bête; je dirais, volontiers, très doué; tu es entré au collège, en Eléments-Latins \u201cA\u201d, en 1927, Avec certaines aptitudes scientifiques, amour précoce des théorèmes et des bouillants acides, et la faculté de ne jamais te brûler les doigts.Surtout, il y avait, derrière toi, tout un papa médecin qui te poussait dans les reins avec un scalpel.Tu as fait tes humanités, mon Dieu., parce qu'il fallait ça pour entrer en P.C.N.Tu as plus ou moins bâclé thèmes et versions, enduré le latin, pesté sincèrement contre le grec, et soupiré après la bienheureuse Philo.I, où, enfin, tu lâcherais Briséis aux belles joues, pour dépecer des cobayes! Oh! là, durant ces deux dernières années de ton cours, tu te sentais passionné.Tu y allais avec amour.Tu touchais le concret, le but concret: l'Université, puis le doctorat en médecine.Un Tél.PLateau 7953-7954 SPECIALISTE AL.BENOIT Docteur en Optique de Philadelphie OPTOMÉTRISTE OPTICIEN Membre perpétuel de la Société Astronomique de France 1617, rue SAINT-DENIS A A ESCULAPE \u201841 ET A SES CONGENERES excellent moyen, ce doctorat, pour gagner ta vie: un moyen accepté dans la Cité, reconnu de tous.Car tu aimais les sciences, oui; mais, peut-être plus qu\u2019elles, tu aimais l\u2019assurance qu\u2019elles donnent à un homme sérieux de bien vivre, gros, gras et joyeux.Sans doute, tu parles de soulager le corps, du noble rôle de la médecine .Mais, suppose cette noblesse nullement rémunératrice .Que deviendrait ton zèle?Et puis, ce noble rôle supprime-t-il celui, non moins noble, de la pure culture intellectuelle?Enlève-t-il, à de pauvres malheureux comme moi, leurs innéités, et leur goût d\u2019être utiles, eux aussi?A ça, tu y as pensé, une fois ou deux, mais sans pouvoir t\u2019'empêcher, tout de même, de sourire aux prétentions du philosophe et de l\u2019écrivain.\u201cQu\u2019est-ce qu\u2019ils font, ces gens-là, pour le prochain?Tandis que moi, je lui fais passer ses coliques, je lui ouvre le ventre, je mets au monde des futurs Esculapes, et .je ramasse de l\u2019argent.\u201d , Voilà d\u2019où part ton opinion sur la grande culture: tu l\u2019as toujours estimée inutile; tu as eu peur de la croire serviable; et d'ailleurs, toute la Province de Québec t\u2019approuvait en cela.Ecoute, nion cher; je veux bien croire à l'importance de mon appareil urinaire; mais, en sa faveur, je ne suis pas prêt à renoncer à mon cerveau.C\u2019est ça qui nous perd, nous autres canayens: nous nous emparons, chacun, d\u2019un tout petit morceau de l\u2019être humain, et rien que de ce morceau.Nous étudions, qui la médecine, qui le droit, qui les affaires, qui les lettres, et nous n\u2019étudions que cela.Bien entendu, il faut se spécialiser.Mais, Esculape 41, se spécialiser tellement que l\u2019on n\u2019aperçoive plus rien autour de soi, que l\u2019on méprise tout ce qui n\u2019a pas l\u2019heur de nous promettre des piastres?Est-ce que je me suis jamais moqué de tes sciences, moi?Dis-moi quand.Au contraire, à peu près rien ne me semble beau, important, quasi- divin, comme le génie civil, comme la chirurgie ou la botanique.Malheureusement, le Créateur \u2014 qui, dans sa prescience, connaissait le nombre déjà bien assez considéra- Institution canadienne-française LABORATOIRE NADEAU (LIMITEE) ' Pharmacie en Gros UNE A Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin CHEZ DEOM 1247, Saint-Denis Montréal ble des futurs Esculapes 41 \u2014 ne m'a pas fait la tête à cela.Je ne m'autorise pas de mes inaptitudes et de mon ignorance pour décrier les sciences, ni pour prêcher, comme tu I'affirmes gratuitement, un retour en bloc aux lettres.Non, mon cher.Tu as voulu mal m'\u2019interpréter, et tu as réussi.Je prétends, tout uniquement, que la littérature est un merveilleux moyen d\u2019éduquer; et que les hommes, une fois éduqués, devraient ne pas savoir s\u2019en passer.Je prétends que même les fils d\u2019Esculape n'ont jamais le droit d'oublier leurs classiques, dès la Philo.I.Je prétends que, s\u2019il est beau d'analyser des tubes sémini- pares, de couper en petites bouchées les pensionnaires de la Morgue, d'apprendre par coeur le nom de baptême de tout ce qui flotte dans la fosse iliaque; et cela du matin au soir, et cela durant au moins six ans; je prétends que c\u2019est aussi très dangereux.Le système, chez nous, a fait ses preuves: nous possédons des myriades de savants spécialisés, mais où se tient notre Carrel?Où, notre Paul Bourget, notre Léon Dau- det, notre Duhamel?Ces messieurs, très calés, paraît-il, en médecine, n\u2019en sont pas moins de brillants écrivains, n\u2019en surent pas moins concilier l\u2019Iliade avec les cataplasmes.Ce qui ne te revient pas, pauvre Esculape 41! Pour moi, par exemple, cet Alexis Carrel \u2014 au seul point de vue humain, bien entendu \u2014 c\u2019est le type de l\u2019homme complet.Deman- de-lui donc s\u2019il pense comme toi de la poésie, de l\u2019histoire, de l\u2019humanisme entier.Demande-lui donc si, pour déchiffrer l\u2019homme, cet inconnu, les docteurs, les ingénieurs, les banquiers suffisent.Evidemment, nous tombons ici PHOTOGRAPHE ATTITRE DES ETUDIANTS.RUE STE-CATHERINE, (Près St-Denis) Tél.LAncaster 5478\u2014Rés, ATlantic 3695 dans la philosophie.Une petite question, Esculape «41: crois-tu que notre perfection, notre but, ce soit de bien boire, manger et dormir, un oesophage vigoureux et un substantiel compte de banque?Excuse-moi .mais tu ne me sembles pas très bien fixé, là dessus.Car, si tu l\u2019étais, fixé, tu ne douterais pas une minute du besoin des Lettres et de la Philo sophie; tu concevrais aisément\u2014 comme l\u2019on conçoit que la neige est blanche\u2014que, sur une classe de 45 élèves, 4 ou 5 pauvres diables se consacrent à l\u2019étude de l'homme moral, quand tous les autres se dirigent vers l\u2019homme physique.Mais, brisons là! Il faudrait, pour te convaincre, une the se de doctorat, intitulée, par exemple, \u2014 \u201cL\u2019harmonie des lettres et des sciences, pour le maintien de la civilisation\u201d, mais, je n'en ai Bi le temps ni le courage.Au revoir.Et si tu me réponds, fais-moi le plaisir, cette fois-ci, de signer ton vrai nom.Ou bien cesse de faire des personnalités.Car ce procédé est injuste, vois-tu: il te laisse tous les avantages de l\u2019incognito.En revanche de tes attaques très directes contre un Jacques LeDue en chair et en os, comment veux tu que celui-ci tape sur quelque va gue Esculape vaguement 41?Je te connais très bien, moi.Mais.les autres sont susceptibles de te prendre pour n'importe qui .- .+ pour Edmond Baril, par exemple.Jacques LE DUC | SALON DE BARBIER DU CAFE ST-JACQUES R.NADREAU, prop.415 EST, RUE STE-CATHERINE mmm 18 \u2014\" ! ow =p BP ee .© ¢« OW foe | TEE = 0D +.+ Ty nT 0 D0 oD 0 e\u2014\u2014 æ® = pt À SODODT A LA LIGUE MONTRÉAL HONNEUR AU MÉRITE Les Etudiants de l\u2019Université de Montréal se réjouiront d'apprendre l\u2019honneur qui vient d\u2019être conféré à leur dévoué Directeur athlétique et professeur de gymnastique, le Capitaine Rodolphe Lafond, qui a été décoré par le roi pour les précieux services rendus à notre jeunesse dans ce domaine.A cette occasion, le Capitaine fut l\u2019objet d\u2019une joyeuse réception, à l\u2019Académie Roussin.Enseignant la gymnastique depuis déjà dix-sept ans, le Capitaine est avantageusement connu dans nos Collèges et à l\u2019Université.Nommé dernièrement au poste de Directeur athlétique, chez nous, il s'est aussitôt mis à l\u2019oeuvre, avec l'énergie qu\u2019on lui connaît, dans le but de mener vers les plus hauts sommets nos destinées sportives, et ainsi justifier la confiance qu\u2019on plaçait en lui; son intéressante conférence à la radio, sa présence aux délibérations du Conseil de l\u2019Association athlétique, nous le prouvent et nous permettent d\u2019augurer une année sportive des plus prospères sous une telle inspiration.POUR OU CONTRE LA LIGUE MONTREAL Les activités du Golf et du Tennis étant terminées, la question du hockey est maintenant à l\u2019ordre du jour.Alors que nos adeptes du gouret luttent pour s\u2019assurer une place sur nos équipes, leurs chefs délibèrent afin de déterminer le centre de leur activité de cet hiver.L'entrée dans les ligues intercollégiales senior et intermédiaire est chose faite, mais le point discuté et fort discutable est celui de nos activités en dehors du domaine intercollégial : rentrerons-nous dans la ligue Montréal, ou sera-t-il plus profitable de ne s\u2019en tenir qu\u2019à des joutes d\u2019exhibition?Du groupe senior, quoique nous y ayons une franchise, il ne peut être question encore cette année: notre budget et ies études ne cadrant nullement avec les fortes garanties exigées et la trop grande activité y régnant.Pour ce qui est de la Ligue Montréal, ce n\u2019est pas sans surprise, que Carabin a appris notre rentrée probable dans ce circuit, Monsieur Therrien ayant juré par tous les Saints du Paradis de ne plus jasiais traiter avec nous .serment réciproque d\u2019ailleurs; mais l'intérêt a étouffé, chez-lui, la rancune, pour le faire tenter de ramener au bercail son attraction par excellence de l'an dernier: l nous promet des programmes le vendredi soir, des périodes de vingi minutes, des arbitres payés, donc compétents.il y a aussi la présence du Saint-Jérôme et des McGill Grads alignant des vedettes telles que McHugh, Nels.Crutchfield, Farquharson, Farmer, etc.(222).à moins que l'on veuille nous leurrer, les conditions semblent bien avantageuses.Aussi, le Conseil de l\u2019Association athlétique a-t-il pris tout cela en considération ; mais, la grande objection consiste dans le fait que nous aurons à rencontrer encore cette année le club intermédiaire de McGill, qui, malgré son infériorité l'avait emporté sur nous quelques jours avant l'ouverture de la Ligue Intercollé- giale, alors que nous devions rencontrer le McGill senior.\u2018\u2018Imaginez les dignes efforts de publicité annihilés (dit Chabot, caressant les quelques cheveux qu\u2019il n\u2019a pas perdus.) par cette défaite qui peut arriver dans le meilleur des mondes.il fallait voir la Gazette qui révélait à ses milliers de lecteurs que \u2018\u201cMcGill int.beats U.of Montreal Senior.\u2019 Pour les parties d\u2019exhibition, il semble qu\u2019au point de vue pécunier, elles nous seraient plus favorables, mais l\u2019on prétend qu'un relâchement causé par le manque d'intérêt, lors de ces joutes, peut être défavorable à l'équipe lors d\u2019une partie importante; la rencontre Montréal-Sherbrooke de l'an dernier, prouve pourtant lecontraire.L'on a finalement décidé d\u2019attendre a \u2019assemblée de la Ligue Montréal, devant avoir lieu ce méme soir, afin de ne pas s\u2019aventurer sur un terrain non parfaitement défini, de juger de la certitude des tonditions promises\u2026 mais, la situation, après cette assemblée n\u2019en est que plus obscure, et je dirais même désespérée, quant à notre adhésion.NOUVEAU COMITE FONDE Dans le but d\u2019améliorer l'affluence à nos rencontres de hockey, tet hiver, ainsi que l'état d'esprit y régnant, l'A.À.a institué un Comité de la vente des billets, ayant comme attribution la régie interne de nos programmes sportifs, c\u2019est-à-dire la vente active des billets, à l\u2019Université comme au dehors, le \u2018\u201c\u201cCheers\u2019 leading\u201d, tnfin, tout ce qui a trait à un programme sportif bien organisé.compte sur la bonne volonté de tous, Anciens comme Etudiants: nul doute que tous sauront répendre avec empressement, et alors on verra revivre l\u2019entrain qui caractérisait naguère les Carabins th ces occasions.Ce Comité est divisé en deux sections, celle des Anciens, sous la présidence du Docteur Plamondon, cet enthousiasts dentiste, qui ne manque aucune de nos parties, et celle des étudiants, sous lk présidence de Pierre Bourgoin, et se composant de Jean Des- saulles, de Marc Trudeau, de Philippe Malouin et des conseillers portifs des différentes Facultés.~ MIMI GRANT HALL UNIVERSITE QUEENS Ce pittoresque édifice construit il y à 33 ans rappelle le souvenir du principal Grant, mort malheureusement trop tôt pour le voir terminé.et édifice entièrement modernisé en 1934 est reconnu comme l'un des plus parfaits auditoriums univer- sitalres au Canada.\" LA \u2014 SHOU FAVORITE DES CARABINS % Photo J.W.Demers, Joliette Le Capitaine Rodolphe LAFOND notre dévoué Directeur athlétique, récemment décoré par le Roi.NOS SKIEURS La température froide et pluvieuse que nous avons depuis quelque temps nous rappelle sans plaisir l\u2019hiver dernier.Elle nous fait aussi penser à notre sport favori, le ski, au peu que nous avons fait et à tout le plaisir que Jupiter Pluvius nous a fait manquer.Cette année, les almanachs et tous les experts en la chose nous prédisent un hiver admirable, avec du froid et de la neige en quantité suffisante pour contenter même \u201cTony\u201d Paré ct \u201cAlec\u201d Casgrain qui pourraient faire du ski tous les jours de l\u2019année, Aussi les directeurs du club de ski de l\u2019U.de M.ont-ils commencé à parler de la chose très à bonne heure, à échafauder des plans pour l'hiver prochain.A l\u2019heure actuelle, il semble que le club de ski ofrira à ses membres l\u2019hospitalité dans un chalet qui sera, cette année, à Saint-Sauveur.De plus, nous apprenons qu\u2019un budget intéressant sera voté pour le club, budget qui permettrait à l\u2019équipe quelques voyages dans le but de représenter notre Université dans les concours.Quelques autres nouvelles seront probablement 5 od BEN ner.ai 2 EE SEI al a on PE Ki = 200 4 ata Le chalet de Saint-Sauveur communiquées aux lecteurs du \u201cQuartier Latin\u201d dans un article qui paraitra la semaine prochaine car les membres du club de ski et tous les étudiants intéressés a ce sport ont été convoqués à une grande assemblée qui aura lieu, ce soir, mardi, à la Maison des Etu- diants.Malheureusement, il sera trop tard alors pour communiquer aux lecteurs les détails de cette assemblée.En attendant ces nouvelles qui promettent d\u2019être fort intéressantes, il me semble opportun de répéter que le ski est toujours le L'UNION FAIT LA FORCE PROTECTION UM ER vers, sans distinction de race, de croyance ou de profession, se sont associés pour protéger les leurs et garantir leur propre sécurité, grâce à l'excellent système de coopération qu'est L'ASSURANCE -VIE.sport qui compte le plus d\u2019adeptes parmi la jeunesse universitaire et qu'il doit de ce fait être considéré comme le sport de la majorité.En agissant ainsi nous serons agréables à nombre d\u2019étudiants et, de plus, nous continuerons à former une équipe de skieurs habiles et enthousiastes.Ces skieurs représenteront avec encore plus de succès que l\u2019an dernier les couleurs Bleu et Or dans les divers concours intercollégiaux et contribueront à faire connaître notre Université à l\u2019étranger.J.B.Publiciste Un front.commun \u2026 contre l'imprévu PAR L'INTERMÉDIAIRE DE LA SUN LIFE OF CANADA, des hommes et des femmes de toutes les parties de l'uni- Page sept 4 LES ORIFLAMMES Les oriflammes: on en voit partout, de toute teinte, de toute forme et de toute marque.Les jeunes des \u201cHigh Schools\u201d les recherchent, ils s'efforcent de mériter l\u2019écusson, \u2014 emblême de quelque acte de bravoure, \u2014 un grade dans un cercle, et surtout la \u201cTrack Letter\u201d.Les collégiens se font une gloire de l'afficher au foyer paternel ; le touriste en rapporte de ses longs voyages, il pare ses malles d'étiquettes nombreuses.Que fait l'étudiant?Il orne les murs de son petit paradis des oriflammes de diverses universités et de photos intéressantes, surtout celle de la bien-aimée.C'est un jardin fleuri du bleu et blanc du N.Y.U,, du blanc et rouge vin de Colgate, du tigre noir et orange de Princeton, du bouledogue de Army, du brun et blanc de Dartmouth, du rouge et blanc de McGill et surtout le Bleu et Or de Montréal.Exhibent-ils ces dernières couleurs?S'ils ne le pouvaient pas, ils le pourront, ils le devront, ils le feront.Pourquoi nos étudiants étaleront-ils ouvertement nos couleurs.Pour plusieurs raisons.L\u2019oriflamme que nous arborerons nous rappellera beaucoup de choses.Nous sommes membres intégrants d\u2019une société, d\u2019une fraternité, d\u2019un ensemble grandiose, d\u2019un tout, en un mot d\u2019une université catholique canadienne- française.Cet oriflamme est notre petit drapeau, notre symbole.On respecte à bon droit le drapeau d'une nation, c\u2019est un objet sacré.Un roi s\u2019incline devant son drapeau, le peuple se découvre, salue et applaudit à l\u2019apparition de son étendard.On pourrait disserter longuement sur l\u2019utilité, la valeur, la nécessité même de cet insigne.Sans ces quelques lignes, vous étiez convaincus de ce fait.Bientôt vous exécuterez ces convictions, vous les réaliserez en vous procurant tous et chacun le sceau de notre union, notre oriflamme.Partout on rencontrera, espé- rons-le, les couleurs \u201cBleu et Or\u201d de notre Université.La vente de ces oriflammes se fera bientôt sous les auspices de l'Association Athlétique.De plus amples détails vous seront fournis dans un numéro subséquent du Quartier Latin, FRANCO ATTENTION \u201cMes Fiches No 13 Vient de paraître En vente chez JOS - 50cts Tous ceux qui sont intéressés à jouer au basket-ball pour l\u2019équipe de l\u2019université sont priés de se présenter pour la pratique tous les lundis et mercredis à 5.15 hrs au gymnase de l\u2019Ecole polytechnique, Marc HURTUBISE OÙ EST JOS 7 ot OLD STOCK FONDEE IL Y A 147 ANS \u2014 DISIF, ve Page huit \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014n\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 539 est, rue De Montigny Rédacteur en chef: Secrétaire de la rédaction: Rédacteurs: Administrateur: Circulation: \u201cLE QUARTIER LATIN\u201d organe officiel des étudiants de l\u2019Université de Montréal.DIRECTION Directeur: JEAN VALLISRAND Oenseurs: CHANOINE EMILE CHARTIER ALBEE GEORGES DENIGER Aviseur: MAURICE ARCHAMBAULT REDACTION ROGER CHAI'UT JIEAN MADORE GUY I'REVOST JEAN FLAHAUT ANDRE DUSSAULT JISAN FILION PAUL LEMONDE SIMON L'ANGLAIS JACQUES LEDUC PIERRE BOURGOIN MAURICE MERCIER ADMINISTRATION GERARD IIEBERTF M.ROBILLARD Imprimé par LA CIE DE PUBLICATION LA PATRIE 180 est, RUE SAINTE-CATHERINE Téléphone: HArbour 0530 VENUS vs MINERVE Depuis déjà quelques semaines, la Société des Débats fonctionne à plein pouvoir.Les activités \u201canti-géne\u201d de notre président ont, parait-il, chatouillé la sensibilisatrice de certains éléments figurés au tableau de l\u2019Ordre des Fatigants.Et nous, les poltrons, les sans-grade, nous fümes naturellement fatigués d'entendre les agissements de ce monstre infime que l\u2019impudique Russie a eu l\u2019indécence d'enfanter chez-nous! Et ce qui devait arriver, arriva: Messieurs les étudiants ont changé leur fusil d\u2019épaule et décidé de ne plus désormais faire leurs expériences \u201cin vitro\u201d mais \u201cin vivo\u201d.Vous devinez la suite: le \u201cvivo\u201d a tiré ses grègues, et a fui bébête devant les émeutiers légendaires que nous sommes.Bravo les gars!!! Messieurs, l\u2019ardeur juvénile qui nous caractérise à bon escient ne doit pas stagner dans la béatitude des glorieux succès qui ont couronné nos efforts.Dans le but d'alimenter ce besoin d'action inhérent à notre jeunesse, voici que In Société des Débats propose un succédané merveilleux.Vénus vs Minerve.Que diable! direz-vous, ceci n\u2019a rien à faire avee Maitre Calder.Rassurez- vous; Vénus vs Minerve, oh! c\u2019est très simple.Vénus, personne ne l\u2019ignore, est la déesse de la Beauté.Et Minerve.allons! pas de badinage, vous le savez aussi\u2026 oui, oui, c\u2019est ça: la déesse des arts, des lettres, de l\u2019intelligence, n\u2019est-ce pas?Alors, carabin, si l\u2019on te posait la question suivante: (Qu'est-ce que l'étudiant doit rechercher chez la jeune fille: l\u2019intelligence ou la beauté?Que ré- pondrais-tu?L'intelligence! oh la! pas si vite.Rappelle-toi quelque blonde frimousse, rappelle-toi quelque soir de juillet.Les doctes propos ne sont pas tout dans la vie.C\u2019est intriguant, n\u2019est-ce pas?Alors, viens au Plateau le 23 novembre prochain.Une lutte terrible doit s\u2019engager autour de cet épineux sujet.C\u2019est là qu\u2019il s\u2019en fera des trouvailles; alors c\u2019est entendu; grand débat universitaire à l\u2019Auditorium du Plateau, le mardi 23 novembre prochain.Deux étudiants en médecine, MM.Roland Cloutier et Henri-Georges Landry démontreront la splendeur du flambeau mi- nervien, tandis que deux futurs avocats, MM.Simon l\u2019Anglais el André Bachand, se prévaudront sagement du contraire en faisant la cour à Vénus.Il ne faut manquer d\u2019y être.Franchement ce sera ravissant pour l\u2019oeil et charmant à l\u2019esprit, comme à la bourse d'ailleurs, car les billets vous sont toujours offerts au prix insignifiant de deux pour un.En tout temps, en tout lieu.Buvez Le GINGER ALE SEC OPTOMETRISTES - OPTICIENS DIPLÔMÉS spécialistes en examen de la vue el en ajustement de lunettes, lorgnons et verres ophtalmiques.J O.GIROUX, O.D.membre diplômé de l\u2018A.E.P.0.de PARIS OPTOMETRISTE PROPRIETAIRE assisté des optométriastes diplômés auivants: MM.PHILIE, RODRIGUE, HOTTE, PAYETTE et DuPLESSIS.BUREAUX DE CONSULTATIONS CHEZ Dupuis Srères 65 rue Ste-Catherine est \u2014 Montréal (265 roe _\u2014 LICENCE ou LIBERTE?Les incidents qui se produisent en cette ville depuis le jour où les étudiants de l\u2019Université de Montréal ont sollicité monsieur le Maire d\u2019empêcher In tenue d'une ussemblée communiste, ont trop d'importance pour que nous n\u2019essayions pas d\u2019en dégager la signification profonde.Chez les uns comme chez les autres, ils manifestent certains sentiments, ils dénoncent certaines attitudes, ils obligent de prendre certaines positions.Si nous empêchons certaines gens de parler dans notre ville, nous leur devons et nous nous devons de laisser savoir les motifs précis que nous avons de le faire.Ce sera du coup dissiper des équivoques qu\u2019on a parfois intérêt à maintenir, et prouver même à ceux que nous sommes obligés de considérer comme nos adversaires que, si nous avons agi de la sorte, ce n\u2019était pas par vaine sentimentalité mais par fidélité absolue aux convictions les plus profondes que nous ayions dans le cceur et dans l\u2019esprit.Les communistes et leurs défenseurs nous ont amèrement reproché notre attitude et notre intervention, au nom de Ja liberté clle-même.Avant d'agir, nous avions songé à cette chère liberté de pensée et de parole autant que n'importe qui.Nous nous sommes vus obligés d\u2019intervenir quand même.Catholiques, nous sommes pour la liberté; mais nous revendiquons la liberté véritable pour l\u2019homme ct non pas ce qui n\u2019en est que le simulacre.La liberté véritable, nous sommes prêts à la défendre, à la promouvoir, à l\u2019assurer par tous les moyens légitimes mis à notre disposition, par tous les efforts honnêtes dont nous sommes capables, et en faveur de tous les hommes qui peuvent en user.Nous ne sacrifierons pas aux contrefaçons.Si nous avons le culte de la liberté, c\u2019est dire que du même coup nous réprouvons tout esclavage, toute dictature: dictature d\u2019argent, dietature de classe, dictature de race, dictature d'Etat.Aucune n\u2019est à nos yeux le maître qu\u2019il faille adorer et servir.C\u2019est encore une façon de prouver à quiconque a des yeux pour voir qu'il n\u2019y a personne sur la terre comme le chrétien pour exiger avec plus de fierté que l'homme reste libre de toutes les avilissantes contraintes, de tous les fers auxquels on voudrait l\u2019enchainer.Mais nous sommes de ceux qui ne croient pas à une liberté sans limites.L'homme lui-même, la nature, la création n\u2019ont-ils pas leurs limites ?Dès lors, il deviendrait souverainement déraisonnable à nos yeux de croire qu\u2019un homme puisse penser, dire, écrire ou répandre n\u2019importe quoi avec la ferme conviction qu\u2019il serait toujours dans In vérité, jamais dans l'erreur.Léon XIII n'écrit-il pas dans son encyclique sur la liberté humaine que les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l'esprit, doivent être réprimées par l\u2019autorité publique, afin d'empêcher le mal de s'étendre pour la ruine de la société.Les écarts d'un csprit licencieux, ajoute-t-il, qui, pour la multitude \u2019 ignorante, deviennent facilement une véritable oppression, doivent justement être punis\u2019 par l'autorité des lois, non moins que les attentats de la violence commis contre les faibles.Et cette répression est d'autant plus nécessaire que ces doctrines mensongères sont censcignées avec les artifices de style et les subtilités de dialectique, surtout quand tout cela flatte les passions populaires.Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d'écrire, rien ne demeurera sacré et inviolable, rien ne sera épargné, pas même ces vérités premières, ces grands principes naturels que l'on doit considérer comme un noble patrimoine commun à toute l'humanité.Mais s'agit-il des matières libres que Dieu a laissées à chacun, il est permis de se former une opinion, et cette opinion de Vexprimer librement, la nature n\u2019y met point d'obstacle, car par unc telle liberté, les hommes ne sont jamais conduits à opprimer la vérité et elle est souvent une occasion de la rechercher et de la faire connaître.Pour la liberté avec les restrictions que la liberté elle-même lui impuse, nous en sommes.Pour la licence, jamais.Si paradoxale que cette affirmation puisse paraître, ceux qui réclament aujourd\u2019hui l'entière liberté de parole sont les premiers négateurs et les pires adversaires de la véritable liberté.Ce qui se passe dans les pays rouges, de la Russie au Mexique, prouve assez que toute dictature bolchéviste ou prolétarienne est incompatible avec la véritable liberté de pensée, de plume et de parole, .monde.Rien d\u2019étonnant à cela pui esclavage de fait ou de dock\" peut se situer qu\u2019aux antipodes l\u2019autonomie et de In liberts, Ce que nous voulons er ce n'est pas que des gens ye.leur liberté, c'est qu'ils n'en a contre eux-mêmes et contre Ce n\u2019est pas davantage parce p nous ne croyons pas à la liberté \u2014 bien parce que nous ne croyons 1, à la licence.Peut-être nous accusera-t-on de manquer de tolérance et de large de vue?Peut-on tolérer Perry] surtout l'erreur qui s\u2019organise?Nous sommes pour lu vérité mea pour l\u2019erreur; pour le bien, non por le mal; pour le bon sens et la raison non pour l\u2019égarement de Vespri, Nous admettons Pexistence de Ig, d\u2019un Dieu personnel, distinet de \" Nous croyons à la Revels.tion de Jésus-Christ.Nous pe ero yons pas que la vérité puisse fire même temps l'erreur; le bien Is même chose que le mal; la matière identique à l\u2019esprit; le monde, ide, tique à Dieu.Et c\u2019est À cause de toutes ces convictions que nous noy sommes vus dans l'obligation de protester contre l'avènement cle nous de ces théories communistes e marxistes qui divinisent la matière et la substituent à Dieu, et qui finis sent par englober dans un même devenir contradictoire ce que la raison et la foi nous ont toujours appris à distinguer, pour être capables ensuite de les mieux comprendre & de les mieux unir.Paul-H.CHARPENTIER VOUS DAT! Il y a dans notre université un étudiant du nom de Jean-Paul Ferdais.A sa honte, le bottin révèle qu'il est en troisième année de médecine.Il s'est permis une bien triste élucubration en\u2019 réponse à des constatations de Jacques Cœur.Pour une réponse c'est pauvre! Pour la simple raison que ce n'en est pas une! Peut-être eût-il été préférable que Jacques Cœur eût mis un nota bene ou un post-scriptum à son article.Si j'avais été lui, je l'aurais rédigé comme suit.\u2018tous ceux qui ne se sentiront pas visés par cet article, c'est à eux qu'il s'adresse\u2026 !\u201d Avec cet ajouté, j'aurais compris votre intervention: celle d'un homme qui est piqué! à qui il ne faut pas dire ses vérités.! Franchement, monsieur Ferdais, si j'interviens, ce n'est pas à cause de vous, ni à cause de votre article.C'est que vous avez énoncé des choses tellement tristes dans votre article.Tellement floues, ct vagues.Votre chef-d'œuvre transpire et suinte une mentalité bien pauvre.Je crois que c'est précisément cette mentalité conformiste qu'il faut jeter à terre, faire disparaître.Ce n'est pas une mentalité universitaire au vrai sens du mot \u2014 mais c'est bien celle de beaucoup de nos étudiants.Quand vous parlez de vie chrétienne, vous me faites pitié.Beaucoup.D'après vous, il semble n'y avoir que trois façons de vivre chrétiennement: \u2014 \u2018observer TRANQUILLEMENT les devoirs de la vie quotidienne; s'agenouiller dans un coin de restaurant; monter en chaire pour donner des leçons de catéchisme.\u201d* À relire ça, on serait tenté de vous demander s'il y a bien longtemps que le bon sens vous a quitté! C'est ça, mon cher monsieur Ferdais un \u201cesprit d'une primarité révoltante\u201d.Soyez franc un peu.Jacques Cœur n\u2019a jamais plaidé en faveur du bruit, des sermons dans les restaurants ou des prostrations quelconques en public.Relisez son article et le vôtre pour savoir et comprendre ce qu'il a dit et ce que vous avez écrit.Votre TRANQUILLE observation des devoirs quotidiens, je veux y croire.mais il me fait l'effet que la tranquillité l'emporte sur l'observation.si ce n'est pas cela, ça viendra vite au train où vont F7 DÉJÀ \u2026 les choses.Mais continuez ainsi, si bon vous en semble.\u201cObservez tranquillement.\" doucement, tout doucement vous vous conformerez, vous vous ankyloserez\u2026 À ce jeu-là, la vie se limite, elle n'habite plus qu'un tout petit coin de l'être.juste pour dire que cet être existe.Et quand on demandera.\u201cune foi qui n\u2018agit point est-elle une foi sin- cére?.\u201d vous ne saurez plus de quoi il s'agit! Vos professeurs vous ont donc répété depuis votre tendre enfance, qu\u2019il fallait commencer par le commencement! Ils avaient bien raison de répéter! Et malgré ça, ils ont manqué leur coup! J'ai peur que vous ne soyez pas encore rendu au commencement.Alors c'est vous qu'il faut blimer.Ou plutét n'auriez-vous pas fait fi de leur enseignement?Vous n'auriez pas commencé par le commencement?Non, monsieur Ferdais, il ne suffit pas d'aimer avant tout\u2026 il faut connaître d'abord.on aime ensuite et d'autant plus profondément qu'on connaît profondément.Seuls des esprits rares et supérieurs peuvent se permettre d'aimer avant tout parce qu'ils ont une espèce de science infuse.Vous en êtes sans doute?La charité telle que vous la concevez, l'amour de vos semblables est un état de choses qui existe\u2026 et même à l\u2019université.C'est cette charité si bien comprise ui fait travailler tout le monde dans l'ombre \u2014 c'est cette charité qu'on pratique tellement dans la vie privée u'il n'en reste plus dans la vie publique.n a tellement dispensé d'amour aux autres privément qu'il n'en reste plus ur soi-même.L'amour de nos sem- lables est tellement grand chez nous qu'il nous excuse d'être des incompétences ct des nullités notoires.des chrétiens qui ne savent pas ce que c'est que d'être chrétiens et qui ne tiennent pas du tout à le savoir.Ca deviendrait achalant\u2026 Non, de la charité comme ça, de l'amour des semblables comme ça nous ne savons plus qu'en faire! Vous faites mieux d\u2019avouer que vous n'étiez pas sérieux; que vous vouliez jouer au fifi ou au gars \u201ctough\u2019\u2019\u2026 Si ce n'est pas ça, c'est malheureux, mais vous datez déjà! Terriblement! Jean CŒUR Poougues CFrètes Produits pharmaceutiques français Siège social: 350, rve LEMOYNE \u2014 MONTRÉAL JÉRÉMIADES NOS BELLES RÉCLAMES La publicité est certainement un facteur très important en affaires.C\u2019est prouvé et reconnu; mais ce qui n\u2019est pas encore admis et ce qu\u2019il ne faut pas admettre, c\u2019est que n\u2019importe quelle publicité soit recommandable.Sans faire allusion à la réclame jaune des feuilles de chou, qui relève d\u2019un autre domaine, je m'attaque ici aux affches insipides et plus souvent ridicules que nos petits marchands inventent ou que les Anglais et les Juifs découvrent, pour être bilingues.II ne faut pas circuler longtemps sur une des rues commerciales de la ville pour être en mesure de produire tout un recueil de ces stupidités.J'en ai moi- même consigné quelques unes, dont l\u2019énumération est loin d\u2019ê- tre limitative, mais qui sont d\u2019une \u2018\u2018saveur\u2019 incontestable et d\u2019une allure vraiment typique.Si je vous demandais de me donner une traduction exacte de l'expression anglaise \u2018\u2018Ice cream parlor\u2019\u2019, je parie que vous ne pourriez trouver mieux que ce brave restaurateur, de nationalité douteuse, qui affiche avec assurance la bonne tenue de son \u2018\u201c\u2018\u201csalon de crème glacée\u2019.Ca ne vaut pourtant pas encore l\u2019idée géniale de cet autre esprit inventif dont la boutique est \u2018\u2018la reine des chiens chauds\u201d .+.Les \u2018canadian kitchen\u2019 ne sont pas rares non plus, pour traduire \u2018\u2018cuisine canadienne\u2019 Et ainsi de suite, sans compter avec la perle des perles en fait d\u2019annonce \u2018\u2018intéressante'\u2019: \u2018Doux comme un nuage d'été\u2019; ceci pour mettre en valeur un produit d\u2019une nécessité élémentaire, dont la DOUCEUR n\u2019est pas à dédaigner, mais qui gagne tout de même à être annoncé d\u2019une façon plus discrète.Mais nous n\u2019y pouvons rien: c\u2019est de l\u2019américanisation .et nous \u2018aimons cela.(Qu\u2019en penses-tu, Cistus?) LE MANICURE DE CES DAMES Au moment de commencer mon réquisitoire, je m'aperçois, en consultant Larousse, que le mot \u2018\u2018manicure\u2019\u2019 n\u2019est pas francais dans.le sens que nous lui donnons aujourd\u2019hui et que je lui attribue moi-méme: j'en conclus que Larousse est un vieil arriéré, car, pour lui, un manicure, c\u2019est \u2018\u2018celui qui soigne les mains\u201d.Or, aujourd'hui ce mot désigne un art.(Je dis bien: un ART).Qui, celui de se barbouiller le plus habilement et le plus savamment possible, les ongles des doigts des mains et des pieds.(Pauvre Larousse que tu es vieux: les mains et les pieds, ça se vaut, de nos jours!) en rouge, en jaune, et même en vert ou en bleu, suivant que la propriétaire des dits ongles se drape d'espérance ou de fidélité.C\u2019est d'autant plus charmant, comme chef-d'oeuvre d\u2019esthétique, que les jeunes filles se donnent tout ce trouble, non pas pour les hommes (allons donc! vous n\u2019y pensez pas, bande d'orgueilleux?) mais pour leur satisfaction personnelle, pour le simple plaisir de se regarder mutuellement les doigts (des mains et des pieds) et.de trouver ça joli! Eh! bien, toute platitude à part, quoiqu\u2019en pense L.Senfuy (et je la défie de me réfuter là- dessus) si cette folie n\u2019est pas une dépravation du goût féminin, ce \u2018\u2018sens\u2019\u2019 là n\u2019a jamais existé chez les femmes! Je ne comprends pas que \u2014 de leur avis \u2014 plus intelligentes que nous, elles ne puissent sé mettre dans la tête, comme nous, que ce qui n'est pas, 0 du moins n\u2019a pas l'air naturel, est laid par le fait même.or la nature n'a gratifié personne de *\u2018griffes\u201d écarlates, pas me me le diable, je gagerais.Pourquoi donc vous fatiguer mesdames, à vous affubler de laideurs?Oh! je sais bien qué vous ne faites rien de tout ce4 pour les hommes.Mais ceux sont tout de même obligés de vous voir, sinon de vous nT GARDER: ayez donc au moins pitié de leurs pauvres yeux - le ciel vous en tiendra compte: JEREMIE.354 EST.RUE SAINTE-CATHERINE Compliments de L\u2019ANGLO-FRENCH DRUG CIE Importateurs de produits pharmaceutiques.MONTRÉAL Dir pr \u2014 oy a \u2026- CN + canne \u2014 = -\u2014 CI à "]
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