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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
vendredi 11 mars 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Quartier latin, 1938-03-11, Collections de BAnQ.

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[" n- es ns re us n- ne de a- y ec- nts \u2018on se- ous S0- TE 30 iER JONTREAL, 11 MARS 1938 UT Nrecteur: JEAN VALLERAND SOMMAIRE ÉTUDIANTS DU MONDE JACQUES LÉGER EN PANTOUFLES MAURICE MERCIER CONQUETE DU TROPHÉE VILLENEUVE EM MARGE D'UN RÉFÉRENDUM WILFRID DURANCEAU LES STYKA MARCELLE BENOIT ORAGE CUBISTE CARABINADES '38 GUY BEAUDET JAPONAISERIES P.-E.B.FRIDOLINONS JEAN VALLERAND CINÉMA JEAN MADORE VARIÉTÉS JEAN VALLERAND DEUX DISCOURS JEAN DRAPEAU et JEAN-PIERRE HOULE LA DERNIERE! PHIL MALOUIN KANDAHAR JEAN LANGLOIS À BATON ROMPUS GABY LA JEUNE FILLE PIERRE BAUDOIN PYROGRAVURE LES FRERES GRIMM QUESTION DE TACTIQUE D.J.10 SOUS LE NUMERO all heen.> | 79 \u20ac mn BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE NOUS L'AVONS! ÉDUCATION JEAN VALLERAND Îls portent le poids d'une terrible responsabilité ceux qui ont accepté comme rôle, comme fonction, l'enseignement et l'éducation des jeunes.A quelque degré de \u2018enseignement que ce soit, primaire, secondaire, ou universitaire, la responsabilité u professeur n'est comparable qu'à celle du prêtre.Îl est cet humain entre tous à qui sont remis de jeunes êtres pour qu'il en fasse des hommes, pour qu il en fasse des femmes.Et je ne comprends pas que certains acceptent cette charge avec autant de légèreté, d'insouciance que s'ils choisissaient le métier de plombier ou d'agent e police.On ne devrait raisonnablement s'engager dans l'enseignement que si l'on à la vocation et non dans le seul but d'assurer son \u2018existence.L'enseignement ne consiste pas uniquement à faire assimiler aux élèves les éléments \"une science.C'est beaucoup plus que cela.L'enseignement consiste avant tout à évelopper harmonieusement des esprits et des coeurs.Îl serait complètement inu ile cet enseignement qui ne réussirait à former que des savants.|l faut a solumen que es jeunes qui sortent des collèges et des universités soient des hommes et « emme Riéparés à jouer leur rôle, à le jouer avec enthousiasme, en s'y mettent tou « n tiers.ous n'avons pas besoin de dilettantes, nous ne pouvons que souttrir ce o pré ce dans la société de demi-savants au coeur sec, à l'âme sans idéal et sans cheri 6.L réside le premier devoir de tout éducateur : enseigner le charité, enseigner Jamo.ures maîtres qui ne sont pas des maîtres d'amour peuvent garder pour eux eue so a tissimes paroles : nous n'en avons que faire.Rien dans la vie ne compte qu mu été inspiré par l'amour, et conçu dans le joie.Les maîtres doivent être des sc e la Joie.ines de l'enseignement.Cette charité inspiratrice se manifestera dans tous les domaines de J'enselgnement L'éducati école de charité, les professeurs ont le devoir impèr e semer dans les \u2018cœurs et les esprits de leurs élèves les pensées et les sentiments capables d'y faire grandir cet esprit de charité.L'amour, l'enthousiasme sont, si on peut dire, le lymphe qui doit baigner cet ' doit é | \u2018est l'enseignement.r l'enseignement wis Siren sone, as un mécanisme, s'il veut être vivant.J colo à | école Primaire surtout.Les enfants, précisément parce qu ils ont encore es s curs neufs, ts coeurs intacts, des coeurs que n'a pes touché le dégoût des | ommes 4 du mord A on de tou es plu apes accepte ci Lee fond à dix an 35 Sone de 0 \u2018ool.» al, .3 : .dire Cotas oe Si l'enfent ne s'est pes formé à l'école une ments # lité d'amour et de charité, il a peu de chances qu'il commence au collège.Un enseignement qui tentera de l'humaniser au sens le plus élevé de ce mot, n éveillera pas en lui d'échos et ne réussira pas à marquer son âme pour longtemps, à moins que cet enseignement n'émane d'un homme exceptionnel qui, par toute sa personne en même temps que par ses paroles sera un formateur.Si le jeune homme n'a pas le bonheur de rencontrer un tel homme qui captivera son esprit et sera vraiment l'initieteur de son intelligence, ne lui demandez pas d'être autre chose qu'un dilettante.Pas plus que le prêtre, l'éducateur n'a le droit d'être médiocre.Et je parle ici de la médiocrité du coeur.Encore une fois, des savants qui ne savent qu'être des savants, sont inutiles, ils peuvent même devenir nuisibles.C'est la charité qui a inspiré les découvertes de Pasteur, de la famille Curie, du docteur Carrel.Sans le charité nous ne connaîtrions ni le sérum anti-rabique ni le radium.L'humenité souffrante traverse actuellement une crise.Tout le monde le sait, tout le monde en parle.Cette crise est morale avant d'être économique ou sociale.I! faut donc plus que jemais que les hommes qui ont fait profession d'enseigner et d'éduquer la jeunesse, soient des êtres exceptionnels, j'allais dire des saints.L'avenir sera ce qu'ils Front fait, parce que demain sera ce que seront les jeunes d aujourd hui.Si ces jeunes continuent l'abomineble tredition de mesquinerie et de médiocrité spirituelles instituée par leurs aînés, n'ayons pas la naïveté de croire à le possibilité d'une rénovation du monde.On fait actuellement le procès de l'enseignement clessique.On propose comme panacée l'institution d'un lycée laïque.Qu'on prenne bien garde qu'un enseignement ne vaut pas par le système dont il procède, mais par les professeurs qui y travaillent.Donnez-nous des professeurs qui soient, non seulement, des maîtres d'écriture ou d'arithmétique, mais des formateurs, des professeurs d'énergie et d enthousiasme.Qu'ils enseignent dans des lycées ou des collèges classiques, peu importe.Qu'ils aient fait de l'amour et de le charité les lois de leur vie, et tout ira bien.Que l'école (le grande et le petite) devienne une école de charité, un endroit où l'on enseigne à aimer en même temps qu'un endroit où l'on enseigne, à lire, à compter, à soigner ou à cataloguer des articles du code, sinon, parvenus à l'âge d'hommes les jeunes seront complètement encouillonnés.Îls n'auront d'ailleurs aucune peine à prospérer dans cette voie : leurs parents leur montrent le chemin avec toute le sûreté que les peureux et les ratés de l'idéal mettent à trahir.\u2018 a VINGTIEME.ANNEE, No 20¥ | Rédacteur en chef: ROGER CHAPUT BILLET: DE LA SEMAINE \u201c\"VANITAS.\u201d D'après un maître en la matière c\u2019est un défaut de n\u2019avoir pos ce qu'il faut où d'avoir ce qu'il ne faut pas.C'est clair?M'appuyant sur ces données j'entreprends avec entrain mon second billet quadragésimal.Cette fois-ci j'y vais sans hésitation, sans ménagement, avec un secrel plaisir même.H s'agit d'une déformation qui n\u2019a pas d'âge en ce sens que les hommes de quarante ana et les gaming de vingt printemps en son! également aflligés.C'est un peu conume une lache de vin quoi! Ca ne s'efface jamais.Appelez ça, orgueil, fierté, vanité, suflisance ou fatuité, peu importe.Une chose est certaine: c\u2019est un défaut exclusivement masculin.Je concède que la fierté ct l'orguetl ne sont pas des défauts physiques, puisque, souvent, ils tiennent lieu de principes contre les lâchetés, les défaillances et les malhonnêtetés, mais la vanité, la suffisance ct la fatuité, c'est du clinquant qui dépare ct gâte les hommes les mieux doués.On dit qu'ils sont la preuve d'un manque de jugentent ou le signe de la sotlise.Je ne fais pas mienne celle opinion, du moins intégralement: sans blague, si tous les fats étaient des sols, combien de carabins pourraient.tul.tut, j'allais être vilaine! Où finit l'orgueil, où commence la fatuité?Ca c\u2019est embétant à définir quoique la nuance soit bien perceptible.Disons que l'orgueilleux professe le culte du moi avec pudeur où réserve, alors que le fat dépasse la mesure.Chose étrange les fats se défendent de l'être.Quand on est assez intime avec eux pour leur cn toucher un mot, tls onl des ripostes stupéfiantes de candeur, telles: \u201cJ'ai conscience de ma valeur,\u201d \u201cJe ne souffre pas d'un complexe d'infériorité\u201d, ou \u201cJe n\u2019a pas de fausse modestie\u201d.H faudrait donc déduire que la modestie ne sert d'abri qu'à la bêtise.C'est vexant pour les Munbles, s\u2019il en reste! Tout de même il y a des fats amusants, tel notre Béat, en littérature, el son sosie Tmpartial.Les deux «xagèrent leurs possibilités, si je puis dire: c'est ça qui fait leur charme car on ne les prend pas au sérieux, on leur décerne même des brevels d'humour alors que, perpleces, on se demande: \u201cSe paient-ils ma lête ou lu leur?\u201d Mais ce sont li des génies! À brûle-pourpoint Jj'interrogeais l'autre jour un éludiant au sujet de ce manquement.Rendez hommage d sa présence d'esprit puisque, sans méditer, il a pu me donner une explication sensée quoique non probante: il suppose que la fatuité peut bien n'être qu\u2019apparente.Ce serait une façon de s'auto-suggestionner, de sa gaver de confiance, pour conjuger la déveine.Si tous les vaniteux n'avaient que ce louable but je m'inclincrais, mais tel n\u2019est pas le cas.D'où vient la suffisance masculine, car elle prend sa source quelque part, j'imagine.De l'admiration féminine?C'est bien possible.St peu expérimentés que soient les carabins ils savent que la femme a besoin d'admirer pour aimer.Or le lemps des duels, des croisades, des mousquelaires frondeurs, cest défunt; il n'y a que le sens romanesque des jeunes filles qui persiste à vivre.Alors les jeunes hommes ont trouvé un succédané: se basant sur l'axiome: les gens onl de nous l'opinion qu\u2019on sait leur donner, ils ont essayé le truc.Mais ils onl tant el si bien exagéré qu'ils sont devenus leurs propres dupes.Je ne voudrais pas, carabins, vous laisser l'illusion que les jeunes filles sont aussi crédules qu'elles le paraissent.Il se peut qu\u2019à la première rencontre elles ouvrent ! des yeux élonnés et s'épatent facilement, Mais à défaut de discernement l'intuition leur fait reprendre leur : lucidité.Elles voient Ucxacte mesure de votre taille ÿ el vous n\u2019avez \u2018pas de juge plus implacable.Est-ce d dire qu\u2019elles vous feront part de leur cluirvoyance?Que non.Ca les amuse de-vous voir faire la roue, puis elles se lassent el vous délaissent pour quelqu'un qui ne vous vaul pas bien sûr, mais qui vous dame le pion en modestie.J'ai souvent à vous défendre auprès de la gent Jémice > nine.On me dit: \u201cFi, les curabins sont d'affreux pré t tentieux!\" Que voulez-vous que je réplique lorsqu'elles me rapporlent vos vantardises.Je lente bien de leur faire croire que vous avez raconté telle prouesse pour leur faire une niche, ou pour voir l\u2019effel que ça produi- rail, mais clles sont de fines mouches allez.El puis c'est malin de pluider une cause lorsque la conviction fait défaut et qu'on n'a pas le code civil en mains.Allons un bon mouvement, voulez-vous?Mellez une digue d ce flot qui menace de vous submerger.Resaisissez-vous que diable! T'out de même n'allez pas vous amender entièrement car alors j'aurai des ennemies jurées aux quatre coins de la ville.Cu aide tellement notre jeu que vous aqyez vanileux: nous pouvons oblenir tant de choses en caressant celle faiblesse.Vous êles a scandalisés de cel aveu?Pourtant n'êles-vous Ja les premiers à user du stratagéme?N'est-ce pas là la clé de.la diplomatie, el qui êtes-vous sinon les diplomates de demain?+MOUSMÉ - . Page deux SE .Go.Lo AR re A st JACQUES LEGER HOMMAGE AU MERITE Il est des choses auxquelles on consacre une publicité des plus discrètes.Dommage ! Il y à quelque trois semaines, un étudiant d'Ottawa, Jean Gariépy, était assigné comme témoin à une enquête du coroner.omme tout ce qui se fait d'officiel en notre terre bilingue, c'est en anglais que l'on procédait.Jean Gariépy refusa de témoigner en anglais.l\u2019est pas ! ,Ç Le coroner S.M.Cairns et l'avocat de la Couronne Raoul Mercier d'insister alors, pour le faire changer d'idée et le faire parler.Comme si ce n'était pas parler que de parler français ! ,Ç \u201cJe suis tout autant ôrgueilleux que vous de ma langue\u201d, dit Mercier à Gariépy.\u201cJe n'aime pas votre attitude et je suis sûr que vous n'avez pes acquis à l'Université une telle mentalité, parce que moi-même j'ai étudié là\u201d.Quelle mentalité n'est-ce pes ! Il peut se scandaliser Master Mercier, çà c'est tant pis pour lui.Mais si à l'Université d'Ottawa, il ne se trouve réellement qu'un spécimen pour croire aux droits (droit n'a pas ici la signilication d'une concession faite par charité).qu'a sa langue, il en est ici quelques autres.Et à tour de bras, nous applaudissons à cet ncident sans précédent\u201d.Puisse-t-il se reproduire bientôt, souvent, toujours.Bravo Gariépy: tes confrères de Montréal te saluent.On est canayen, ou bien on À CONTRE - JOUR Le Jour, livraison de la semaine dernière, tient des propos très, très curieux.De bons mots à l'égard du Quartier Latin.Formidable! Cet épanchement.!!!, est provoqué par la prose de mon copain Daniel Johnson.Ici, nous ovons tous grande considération pour notre chroniqueur, et cela depuis.longtemps.Quant au Jour, il à trouvé la semaine dernière que pour la première fois, grâce à Johnson, le Quartier Latin disait des choses sensées.Très galant.Très, très gentil.Mais ce qu'il en a de la veine le directeur du Jour.Nous, nous attendons encore cette occasion unique de lui rendre la pareille.[Husion OH! LES VIEILLES FILLES! Pour en avoir parlé en long et en large, nous avons cru bon suspendre notre mouvement anti-communiste.\u20ac pas confondre alors, et aller s'imaginer qu'il soit question de retraite.Nous avons cru la question réglée (autant que faire se peut!) Tous, semble-t-il, ne sont pas de cet avis.Et les Torontois prennent les devants.J.Coldwell, M.P., président national.du parti de la C.CF.et Mam'zelle Agnés MacPhail, M.P.elle aussi, entreprennent & Varsity une compagnes'agit d'obtenir la signature des professeurs et élèves, au bas d'une pétition enjoignant au Ministre de la Justice, de rechercher la légalité de la loi du cadenas.Ca, c'est un geste de bonne entente bien comprise.et de la part de voisins d'élite, s\u2019il vous plait! Deux ménagères dans la même cuisine, ce n'est pourtant pas tellement de mise, ni de toute sûreté pour la vaisselle.Miss MacPhail est d'avis qu'il est grand temps de frapper d'un grand coup le fantôme fasciste.Manière classique de régler cette question que l'on ne comprend pas.Au fait dites-donc; les anti-féministes ont peut-être raison! e toute façon, nous sommes vis-à-vis un joli \u201cmic-mac\u2019.Pour permettre à l'ex hors-la-loi Tim Buck d'engueulzr tout le monde, on se fait accroire qu'il est un ennemi commun, le Fascisme.\u2018 / Et pour permettre à des salariés de déparler au nom de la liberté, on prend la liberté de supprimer la liberté aux méchants de nos rêves.Pas mal! C'est radical et démocratique : ça, très.Mais que disent ces bonnes gens du discours encore récent du colonel Drew?Monsieur Drew déclarait le premier du mois à l'hôtel Windsor : \u2018C\u2019est parce que je considère que la démocratie est un enjeu de valeur \u201cque je suis vigoureusement opposé au communisme, au fascisme ou à toute l\u2019autre forme de gouvernement totalitaire.Je combats surtout le commu- \u201cnisme parce qu'il a réussi, sous le couvert d'organismes apparemment \u2018\u2019inoffensifs à recruter nombre de Canadiens qui ne sont pas communistes.Dénongçant la \u2018Canadian League for Peace and Democracy\u201d, le \u2018Canadian Civil Liberties Union\", Les \u201cFriends of the Soviet Union\u2019, monsieur Louis Kon en personne, le colonel Drew conclut qu'il faut \u2018ajouter au code pénal des amendements prohibant la prédication de doctrines politiques prônant le renversement du gouvernement par la force.\u201d Marotte actuelle : anti-fascisme.Comme il est convenable chez de fidèles sujets, c'est à l'antiantifascisme que la mode sera bientôt.MAGAZINES Voici au complet, un article du McGill Daily \u2014 4 mars.Je vous le livre au complet, tant il serait triste d'y mettre les ciseaux.During the last few months the newsstands have been flooded with a mass of periodicals, which, to say the least, are unfit for public consumption.Adorned by a variety of \u201csmart\u201d names these usually-pictorial rags attemps by some of the lowcst means possible to get a sufficient circulation for profit.Descriptions of horrible crimes, \u201cinleresting'| aspects of science and a general conglomerate of indecent materials are included; and anyone with the necessary coin can obtain these publications.There can be no doubt but that these magazines do great harm, relating as they do the carcers of criminals, the multiple-marriage lives of \u201cbeauty queens,\u201d and smutty narratives and jokes.The latler are not even good.One can get à much better and much more educational variety at any smoker or reunion.Bul the fact remains that about fifty per cent.of the magazines on the stands are unfit Jor publication.Is there any feasible reason for placing in print al the disposal of youth and ault alike some of the most-deplorable but cver present aspects of life?The educational problem is bad enough without irritating it further.Inslead of advertising and distributing educational and informative periodicals among the youth and adult populations we allow these indecent magazines to occupy à large portion of the market.It is useless to deplore the lack of education which permits this circulation.That argument may be quite correct but the fuct remains that conditions are so, and something should be done lo remedy the immediale periodical situation.These definitely indecent magazines should not be permitted to hide further under the pro- lection of the freedom of the press.This privilege is definitely being abused in this case.Surely there is some form of legislation or the formation of a non-political board of religious leaders possible in order lo clean up the newsprint world and at the sume lime preserve the free status of the proper press.Magnifique.Mais tout de méme, il est au moins.un cas, où la \u2018liberté de la presse\u2019, va trop loin.Quand vous étes dans la purée \u201cMais cesse tes lamentations,\u201d de dire Roger, en mettant la main sur le téléphone.Ce n\u2019est pas une disgrice d\u2019étre dans la déche, mais ce qui est moins sage c\u2019est d\u2019y demeurer, alors qu\u2019il suffit d\u2019une communication inter-urbaine pour corriger cette situation.Téléphone à ton père \u2014 il sera si heureux d\u2019entendre ta voix qu\u2019il s\u2019exécutera de bonne grâce.Coûteux?Mais pas du tout: le tarif de nuit est maintenant en .vigueur a partir de 7 heures tous les soirs, ainsi que TOUTE LA JOURNEE DU DIMANCHE.CONCERT SYMPHONIQUE Le huitième et dernier concert des Concerts symphoniques de Montréal, pour la saison 1937-38, aura lieu le vendredi soir 18 mars, à la salle du Plateau.Le public sera, sans aucun doute, très heureux de revoir au pupitre de chef d\u2019orchestre M.Wilfrid Pelletier.A la demande générale, M.Pelletier a mis a son programme la Symphonie No 5, en do mineur, de Bee thoven.Le soliste sera M.Paul Stassé vitch.Il jouera le célèbre Con certo d\u2019Elgar, pour violon e orchestre.A l\u2019âge de 16 ans Paul Stassévitch fut le premie à jouer ce Concerto en Russie.Ces deux œuvres seules nou assurent un concert magni fique.notre esprit a pu osciller entre l'espoir et le doute nous ont permis de réaliser l\u2019irréparable perte que subiraient Ià les catholiques anglais.de parole?Décidément on aura jamais en souffrir eux-même tout vu, sauf la révolution.les restrictions.Ce dignitaire est plutôt, je he réfèrerons à monsieur le consu De toutes façons nous let Les autorités du collège Loyola viennent d\u2019ouvrir une campagne de souscription, afin de pouvoir continuer à tenir ouvertes les portes de leur institution.C\u2019est toujours un peu triste de voir une institution digne, ayant droit à plus que de la reconnaissance pour d\u2019insignes services rendus, obligée de descendre parmi le peuple et mendier.Pour le collège Loyola la faillite serait affreuse.Car Loyola est le seul collège catholique de langue anglaise de la province; à ce seul titre, les catholiques anglaisferontcertainement tout leur devoir.Pourtant le doute insidieux, comme une énorme chauve-souris au vol lent et ouaté qui, dans le noir, bat de l'aile contre une fenêtre, effleure un instant notre esprit.Son évocation seule est une vilaine chose.Malgré l'espoir qui reprend tout de suite le dessus, ces secondes, pendant lesquelles Je ne crois pas qu'il faille Ménager notre sympathie ni notre aide, si nous le pouvons, à cette cause.Comme catholique et comme citoyen, nous ne saurions en faire une question de race ou de langue.La science, pour ne parler que d'elle, a droit de cité dans toutes les langues, chez toutes les races.L\u2019instruction, la culture, l\u2019éducation n\u2019appartiennent pas à une langue ni à un peuple, mais bien à la communauté humaine en général pour laquelle elles sont inestimables.Nous ne saurions nous désintéresser du maintien d\u2019un important foyer de culture au sein de notre population sans déchoir grandement de notre status d\u2019homme civilisé et d'homme tout court.En cela, la perte de nos compatriotes anglais ne manquerait pas de nous affecter nous aussi, par son choc en retour.DE RETOUR À L'ANCIEN PRIX $3.50 EUGÈNE CORBEIL (Magasins Brittany) BEAU \u2014 BON \u2014 PAS CHER 926 est, Ste-Catherine, ouest 966 PANTOUFLES par MAURICE MERCIER Aussi pouvons-nous espérer que Ia présente campagne sera plus que réussie: les catholiques anglais sauront prouver à tous leurs compatriotes la reconnaissance et la haute estime qu'ils ont pour Loyola.Et nous pourrons tous applaudir sincérement ce geste sauveteur d\u2019un grand centre intellectuel et d\u2019une admirable institution.Il Oh! mais c\u2019est par trop fort.Qui ou non est-ce qu\u2019on l\u2019a cette fameuse liberté de parole dans notre bonne province de Québec?Et nos bonnes gens, férues de démocratie, qui furent révoltées, dégoûtées de certaines manifestations estudiantines contre cette grande liberté, vont en prendre à leur goût quand on leur contera la dernière démarche de monsieur le consul général de !l\u2019Espagne loyaliste.° Monsieur le consul, offusqué d\u2019un radio-roman anti-commu- niste, \u2018\u2018Les mains rouges\u2019\u2019 composé par monsieur L.-P.Hébert et émis par CBF, a protesté à Ottawa.Ce diplomate a de fameuses relations dans la capitale: sa démarche a été couronnée de succès.Par ordre du bureau fédéral de régie radiophonique, il a fallu reviser entièrement le texte du \u2018sketch\u2019: autrement le poste aurait été obligé de résilier son contrat.Vous voyez ça d'ici, un consul de l\u2019Espagne rouge protestant contre notre sacro-sainte liberté Compliments de L\u2019ANGLO-FRENCH DRUG CIE .Importateurs de produits pharmaceutiques.354 EST, RUE SAINTE-CATHERINE Lode MONTKEAL pense, un impayable humoriste.Lorsqu\u2019il fut à Ottawa il a voulu se moquer et nos fonctionnaires toujours sérieux n\u2019y ont vu que du rouge.Parce qu'enfin, cet honorable dignitaire ne voudra pas nous faire sérieusement croire, qu\u2019agacé d'un \u2018\u2018sketch\u2019\u2019 anti-communis- te, il allait s'opposer à Ja liberté de parole à la radio.De deux choses l\u2019une: ou il s\u2019y oppose ou il ne s\u2019y oppose pas.Dans le premier cas, il manque singulièrement de gratitude pour les ardents prosélytes, qui l\u2019ont réclamée pour lui et les siens il n'y pas si longtemps.Et probablement que ces démagogues vont maintenant se lancer dans de subtiles et suaves distinctions entre la pratique et la théorie.En d\u2019autres termes, ils voudront nous convaincre de leur privilège de profiter de nos libertés civiles sans général.Si l\u2019occasion se pré sentait jamais, je pleurerai certainement de ne pouvoir as sister à la discussion ; ce serai joli de voir l\u2019homme de Madrid convaincre \u2018nos hommes d jour\u2019\u2019 des désavantages de lf liberté de parole.Revenant à notre hypothèse s'il ne s\u2019y oppose pas, nou devons bien conclure que noug avons un très spirituel ambassa deur.Je ne m'\u2019attarderai pa sur les égards qui peuvent êtr dûs à un consul général, mal je trouve singulière la façoi avec laquelle certains milieu parlementaires condamnen après cela l\u2019opposition des étu diants à la liberté de parole.Mais d\u2019un autre côté nous N sommes pas fâchés que le gou vernement fédéral, nous don nant ainsi l\u2019exemple, se So! enfin liberté de parole.décidé à restreindre I supposée absolue et intangible \u2014 oy CO pn, yt ig pn on a \u2014\u2014\u2014 DER] 3 i i (Photo Albert Dumas) ALBERT LEMIEUX exclusivement destinée étudiants de l'Université.de Montréal.Saint-Sacrement.En CCR SSI us \u2014 DRE Tu PE DIM à = VAINQUEURS A RETRAITE DES ETUDIANTS (30 mars - 3 avril) Le mercredi 30 mars, dans l'église Saint-Sauveur des Syriens (encoignure S.-Denis et Vitré), commencera la retraite préparatoire à la communion pascale, retraite à messieurs les professeurs et y (Photo Albert Dumas) MARCEL TRAHAN QUÉBEC Cette retraite sera préchée, comme elle le fut l'an dernier, par le R.Père Augustin-Marie Bellouard, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, prédicateur à Notre-Dame Les 30-31 mars, 1-2 avril, à 7 heures 30 du soir, il y aura cantique, instruction, salut et bénédiction du Très Le vendredi et le samedi, confessions après le salut.Le dimanche de la Passion, 3 avril, à 7.45 heures du matin, aura lieu la messe de communion générale.Pendant ces offices, le maître de chapelle se tiendra à la balustrade pour diriger le chant.assistants à répondre en choeur sous sa direction.Le vice-recteur et aumônier général, Chanoine Emile CHARTIER On invite tous les .HIND Qu I ) ({ MO VIER IL LE TROPHEE dua {Photo Albert Dumas) VILLENEUVE I KK CR) Ql Ÿ i = : 0 DIN) Gl | naa û \u2014 1047000 Page \u2018trois SC CS J SOS - (Photo Albert Dumas) JEAN-PIERRE HOULE (Photo Abert Dumas) JEAN DRAPEAU VAINQUEURS A MONTREAL CONFERENCE A POLYTECHNIQUE Par M.ANDRE WENDLING, Docteur en physique, professeur titulaire A 8.15 HEURES DU SOIR Lundi 14 mars: L'étectricité.\u2014 L'étectrolyse.- Conductibilité des gaz.\u2014 Les fons négatifs sont monovalents, \u2014 Millikan donne In charge élémentaire ct fixe les grandeurs élémentaires en atomistique.Mercredi 16 mars: Lu distribution de \"énergie radlante échappe à la physique classique qui donne cependant les lois de déplucement ct In réduite graphique.Lundi 21 mars: L'ancienne équipartition (universelle), \u2014 La nouvelle équipar- titlon (par résonance), \u2014 Le quantum d'action, Mercredi 23 mars: Les photons avec Hertz, Haliwachs, Elnstein, Millikan.\u2014 Effet Compton.\u2014 Photographie.- Chambre à lonisation.\u2026.Lundi 28 mars: Histoire du vide, types de cathode, production des rayons X, mnacrostructure (radiographie).Mercredi 30 mars: La longueur d'onde.\u2014 Diffraction.\u2014 Condition de diffraction, -\u2014 La dissertation de Ewald à Munich.\u2014 Pourquoi le radiologiste ne s'aperçoit pas de In diffraction des rayons X (structure fine).Lundi 4 avril: Symétrie interno des cristaux vérifiée par La0e \u2014 Friedrich \u2014 Knipping.\u2014 Projection gnomonique, Mercredi 6 avril: Spectrométrie à ionisation (les Bragg) et photographie (de Broglie).\u2014 Réalité lonique des cristaux inorganiques.\u2014 Analyse des poudres et deu fibres.Lundi 11 avril: Etats stationnaires de l'atome neutre (complet).\u2014 La production des spectres de rayons X exige l\u2019ionisation profonde de l'atome.\u2014 Analyse spectrale en haute fréquence.Quel que soit le résultat de cette con- wltation générale au moment où ces lignes paraîtront, il est bon, je crois, de faire quelques mises au point et d'apporter quelques précisions sur les tticles parus la semaine dernière sur le sujet.M.Marc Del Vecchio, président des Etudiants en Médecine, et Vice-Président de I'A.G.E.U.M., nous a fait des ommentaires et nous a donné ses wguments contre le changement de mode électoral à l'A.G.E.U.M.A M.Del Vecchio je dois dize d\u2019abord que je tomprends très bien son point de vue: want fait partie cette année de FA.G.E.U.M., ce serait se condamner li-même que d'être pour un système qui condamne l'administration géné- fle de 'A.G.E.U.M.M.Del Vecchio uit très bien, et s\u2019il veut être franc il l'avouera à tout le monde, que l\u2019A.G.E.UM, n'a été d'aucune utilité pour les fludiants qui en font partie.Pourquoi?Parce qu'elle n\u2019atteint pas la fin pour liquelle elle a été formée.En effet, qui peut venir prétendre qu'à part la distri- ution du budget annuel au commen- tement de l\u2019année, l'A.G.E.U.M.fait Quelque chose d'important pour venir tn aide aux étudiants de l\u2019Université de Montréal?Que fait l\u2019A.G.E.U.M.Pour promouvoir les intérêts matériels, .A quoi se résume l'ouvrage de l\u2019exécutif de l'A.G.E.U.M.dans l'année?\u2014 Le Président représente l'Association aux différentes soi- tées d'étudiants, aux banquets et bals es universités étrangères.Et uprès?Vice-Président, il remplace le Prési- ent lorsque celui-ci est absent.Belle Position pour quelqu'un qui ne veut ten faire.De toute façon il faut qu'elle vit occupée.Et les candidats à la tharge ne manquent pas.Sinécure.Secrétaire est, avec le Trésorier dont hous parlerons tout-à-l'heure, le mem- te de l\u2019exécutif dont les fonctions tequièrent toute l'attention, et il doit iccorder A sa charge tout son temps.la demande des sacrifices, je l\u2019admets.Trésorier, sa vraie fonction est de \u2018urveiller la position financière de pr Tél.Plateau 7953 [4 SPECIALISTE T.AL.BENOIT Docteur en Optique de Philadelphie STE OPTICIEN Membre perpétuel de la Bociété Astronomique de France 1617, rue SAINT-DENIS BUREAU chez AL.BENOIT - BENOIT PROTECTAL INC.OPTOMETRI I' Association, Encore une charge qui demande beaucoup de sacrifice, de temps, ct de courage.Ces quatre officiers de l'exécutif forment la cheville de l'A.G.E.U.M.de par leurs fonctions.Mais il ne faut pas oublier qu'ils ont en plus (sauf le Président Général) une Faculté, la leur, à administrer.Et, comme je le disais ln semaine dernière, ils ne peuvent s\u2019occuper des deux charges qu\u2019ils occupent sans nécessairement en négliger une.C'est ce qui arrive, et c\u2019est ce dont nous nous plaignons.Il est admis par tous les étudiants qui ont étudié la question séricusement, que nous ne retirons de l'A.G.E.U.M.que très peu en retour de ce que nous lui donnons.Il est aussi admis que lu position ne peut être pire qu\u2019elle l\u2019est en ce moment.H est clair qu'il faut un changement.Il est proposé.Les intéressés s\u2019y opposent.Je ne les blâme pas, c\u2019est leur point de vue.Mais je leur demande en grâce qu'ils considèrent le bien général.Je ne sais encore quel sera le résultat de ce référendum.Le rejet d\u2019un changement de système, sera certainement interprété par ceux qui le favorisaient, comme une confirmation de l\u2019esprit de faculté, lequel, je crois, existe à l\u2019état chronique chez nos étudiants.Quel que soit le résultat, je pourrai me dire dès qu\u2019il sera connu, qu\u2019en qualité de membre du Conseil de I'A.G.E.U.M.j'aurai fait mon devoir, ne fût-ce que de proposer un remède aux maux dont notre association souffre actuellement.Et le remède proposé n\u2019étant pas considéré comme bon pour la majorité, il restera de mon devoir de voir à ce que au moins, les étudiants en droit dont e suis le représentant, ne soient pour e moins pas lésés dans leurs droits.Si l'on ne veut pas donner justice à tous les étudiants, membres de l'A.G.E.U.M.nous nous chargerons, en droit, de l\u2019obtenir envers et contre tous.Pour revenir A l'article de M.Del Vecchio, je remarque qu'il n'a pris que trois arguments pour le nouveau système, lesquels il a énumérés, et qu'il a EN MARGE DU REFERENDUM essayé de détruire.Il s\u2019est demandé s\u2019il ne peut \u2018\u2018arriver qu'une faculté ne recèle pas en son sein un seul homme compétent, à la hauteur des fonctions auxquelles on le destine\u2019.Oui, M.Del Vecchio, je n'hésite pas à dire oui, n'en déplaise à qui que ce soit.Seulement, il faut bien s'entendre: je ne dis pas qu\u2019une faculté n'est formée que d'incapables, mais je dis qu\u2019il peut fort bien arriver que les compétents, précisément À cause du système actuel ne solent pas intéressés à prendre de telles fonctions, et que les seuls intéressés ne solent que de notoires incompétences.Cela s'est vu et se verra encore.Mais il faut faire un effort pour que cela nous arrive le moins souvent possible.M.Del Vecchio dit que *\u2018le choix de l'exécutif par tous les étudiants ne permettrait pas aux plus méritants d'être élus\u2019.C\u2019est possible, mais le système du tour de faculté étant aboli, les plus méritants pourront poser leur candidature; c'est un avantage, car personne ne nous serait imposé ni comme président, nt comme autre officier, et de plus le choix de ces officiers serait plus grand.I1 ne faut pas oublier aussi que lors- u\u2019un étudiant est élu président de sa aculté, il est délégué par ses confrères, il représente sa faculté seulement, et ceux-ci ont bien l'intention lorsqu'ils l'élisent qu'il aille prendre leurs Intérêts, et non pas se mettre sur le dos une charge de plus, ce qui serait nulsible.En pratique, il ne nuit pas à sa Faculté, mais à l'Association dont il fait partie, Mais le fait qu\u2019il soit Président de sa Faculté n'indique pas nécessairement qu\u2019il ait la compétence pour rempsir une charge à l\u2019Exécutif de son Asso- clation.M.Del Vecchio doit savoir d'ailleurs que ce ne sont pas toujours les plus méritants, avec le régime actuel, qui attelgnent les plus hautes fonctions.M.Del Vecchio prévoit avec le nouveau système l'écrasement des petites facultés.Il suppose l'union de deux grosses facultés ayant en vue le \u201ctryst\u201d des charges aux différentes constitutives.Pour ma part, je crois encore à la largeur d'esprit de tous les étudlants lorsqu\u2019il s\u2019agit de choisir entre gens de compétence et d'activité reconnues, et entre incompétents ct aspirants aux honneurs des charges seulement.Et Je ne conçois pas un étudiant en droit qui ne voterait pas pour un étudiant en médecine dont la compétence et te dévouement sont évidents.Mais M.Del Vecchlo se trompe grandement lorsqu'il prétend trouver un plus grand nombre de compétences dans les facultés les plus nombreuses.On ne compte pas les compétences proportionnellement au nombre des élèves d'une faculté.Et je puis dire sans crainte à M.Del Vecchio que sl J'avais à fixer mon choix pour une candidature à la présidence générale cette année, je ne trouverals pas Je plus méritant dans une grosse faculté, mais dans une des plus petites.M.Del Vecchio n'a vu dans ses réponses aux arguments pour le nouveau systéme que le\u2019 point de vue de In Cause el facteur des progrès du Canada depuis les jours lointains où les échanges prenaient la forme du troc.BANQUE DE MONTREAL PONDEE EN 1817 SERVICE DE BANQUE MODERNE ET EXPERIMENTE + « » fruit de 120 années de fractueuses opérations Le ie Ft NGA e générale, point sur lequel je ne m'appule pas entièrement: c\u2019est sur le choix de l'exécutif en entier que j'insiste, c'est-à-dire, président, vice- président, secrétaire, et trésorier.Ma proposition a été faite dans le seul but d'améliorer l'administration de l\u2019assoclation générale.Ayant vu ce que nous n\u2019avons pas fait cette année à I'A.G.E.UM., H était logique que chacun proposiit un remède.M.Del Vecchio en conclut à ce que nous restions dans Je statu quo, i.e.à ce que l'A.G.E.U.M.végète comme tou- Jours, à ce que son président n'ait pour toute fonction que de représenter I'A.G.E.U.M.aux différentes activités interuniversituires, à ce que son vice- président ne se contente que d'assister aux assemblées générales et proteste contre les allocations aux différentes constitutives, À ce que son secrétaire prenne des notes nux assemblées et ne rendre compte de ces assemblées que quand bon lui semble, à co que les assemblées de l'A.G.E.U.M, ne aolent que des causcries Intimes, À ce que le trésorier ne s'occupe aucunement des finances de l'A.G.É.U.M.\u2026.À ce qu\u2019un compte-rendu financier À chaque ussem- biée soit considéré comme inutile et de peu d'intérée.Voilà le statu quo, voilà Ce que nous avons eu cette année.Voilà ce que nous aurons encore.Et pas de protestations?Oh! non alors.Et l\u2019on ne donnerait aux étudiants qui ayent leur taxe annuelle de $10.00 à \u2018A.G.E.U.M., l\u2019on ne leur donnerait pas même le droit de se choisir leurs représentants?L'on voudrait laisser l'administration (?) de l'association aux mains de certains aristocrates qui ne veulent pas prendre consell de ceux qui les ont élus?Et maintenant pour ce qui a trait à l'article de M.Jean-Paul Cholette, qui propose la représentation proportionnelle, je n\u2019y al aucune objection pour les membres de I'A.G.E.U.M., ce ne serait que juste pour chaque faculté, mais {I y a certes moyen de conciller les deux propositions: la proposition de M.Cholette, loin d'entrer en conflit avec la mienne, la complète pour ainsi dire: en effet, l'exécutif de l\u2019A.G.E.U.M.étant élu par tous les étudiants, le reste du conseil de l\u2019A.G.E.U.M.serait composé des présidents de chaque faculté, et de conseillers en plus élus en nombre proportionnel.Par exemple: si Ia faculté de droit a droit à plus d'un représentant À l'A.G.E.U.M.à cause du nombre de ses élèves, elle élit en plus de son Président un autre conseiller ou plus, selon le nombre d'élèves.Wilfrid DURANCEAU Rougier Frères: | Produits pharmaceutiques français Siège \u201cfacial / 350, rÜe-LEMOYNE \u2014 MONTRÉAL np CE are het ur R: come x SHY , Pipe quatre LA PEINTURE EN MARGE DES STYKA La critique de Reynald m\u2019a révélé une telle obscurité de mots et de pensées, que je décidai de réfléchir et de voir en moi-même afin de juger du talent des frères Styka, ne pouvant me fier à ce facétieux, peut-être involontaire, à ce mannequin de journaux, si mauvais littérateur et si peu compétent en matière de critique d'art.ID on'y n pas à le nier, les frères Styka ont le don de faire vibrer en nous les fibres les plus délicates de notre sensibilité, par ce coloris superbe et, varié, cette puissante expression des figures, ce soleil resplendissant des pays d'Orient donnant une double vie aux êtres et aux choses.La symphonie des couleurs est si habilement huürmonisée, que ln lumière solaire couvre toute la toile, pénètre partout, ranime les détails qu\u2019un psychologue averti fait ressortir.Adam Styka nous semble plus approfondi que Tadé par ce besoin de fini, cette analyse de ses personnages qui vivent intensément.Son art est plus poussé, plus réfléchi, plus réaliste enfin Adam Styka dirige à son gré l\u2019attention des spectateurs sur les diverses parties de sa composition, en mesurant en quelque sorte à chacune In lumière suivant l'ordre dans lequel il veut que la vue se porte de l'une à l\u2019autre.Adam Styka est avant tout un puissant coloriste; su facture cst large, brillante, facile.Les lignes sont établies et balaneces avec science.L'étude des tons est chaude et.vigoureuse.La gradation des couleurs dans \u2018Two Donkeys at the Nile\u201d est merveilleuse.La transparence de l\u2019eau est telle qu\u2019on voit ct devine aisément In naissance des roches, Adam Styka excelle dans l'établissement des valeurs.Ses tonalités de rose sont charmantes.Enfin la gamme générale des tons forme un ensemble agréable dans \u201cegyptian Girl with her Donkey\u201d.Voilà les caractéristiques de la technique d\u2019Adam Styka.Il faut reconnaître maintenant que chez Tadé Styka la psychologie n\u2019est pas très apparente, mais posons le problème: \u201cFaut-il beaucoup de psychologie pour peindre ces femmes de boudoir?Ces délicates héroïnes ont- elles une Ame qui vibre?\u201d Ma réponse sera négative.Ces beaux corps sont charmants, délicieusement modelés, mais leur commotion artistique n\u2019est qu\u2019extérieure.De plus, l\u2019exagération de leur maintien nous semble un peu factice.C'est du Greuze moderne.Tadé n trop dépassé les limites de In sage réalité.Ces jambes en fuseau, ces griffes lConines, ces doigts effilés d\u2019un raffinement emprunté à l'imagination, ces poses languissantes d\u2019un romantisme feint, à l\u2019anglaise, tout cela ne laisse pas de nous faire songer à celles qui sont tristes comme Abbndonn, mys- Léricuses cb réveuses jusqu\u2019au sein du plaisir et pâles à jamais sous la volupté attendue.Non, Tadé Styka, vous n\u2019avez point à faire de psychologie pour ces sortes de créatures.Je ne prétendrai pas que ce cultisme où gongorisme plastique est un mérite, mais cela donne un certain air de vérité dans le genre adopté par le peintre polonais.Jde discernai dans In technique des toiles de Tadé Styka qu\u2019il fait beaucoup de glacis.Contrairement à son frère, il n\u2019y n pas d\u2019empâtement, mais toul est lixsé, égalisé, fondu.11 n\u2019y n rien de heurté.Le luisiint el In blancheur nncrée des chairs sont admirablement traités, Dans Mrs.Peabody\u201d jai remarqué un défaut à l'œil gauche vu de trois quarts, qui doit être plus petit.Contrairement à cette règle de perspective et de logique on n fait cet ail près de l'angle interne, beaucoup trop grand.Doit-on pardonner cette crreur à un peintre de ce calibre?Dans \u201cPOtage\u201d j'ai remarqué également une légère déviation de In hanche.L'ensemble fait heureusement oublier ce détail.\u201c\u201cL\u2019Otage\u201d personnifie : merveille la beauté, eselave de l\u2019amour.Les chairs semblent rebondir hors des liens; le sourire méprisant semble condamner et exiger tout à la fois.Je dirai volontiers que cette toile est presque un chef-d'œuvre ou encore la meilleure toile de Tadé Styka aux Galeries Katon.En résumé, les peintures des Styka sont d'une belle tenue, l\u2019ensemble est très satisfaisant.Mu dernière et suprême espérance est qu'on ne médise pas le trio Ruffo- Chaliapine-Caruso en ces termes: \u201cIls ont l\u2019air des tueurs ces gars-là!\u201d Je vous prie de croire que des paroles furent prononcées par une personne chez qui le bon goût brille .par son absence, Marcelle BENOIT \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé.\u2018 Serr, ORAGE Marche solitaire dans la nuit.Pensées mélancoliques.Cœur en déroute.Plaisir ahurissant et accablant de broyer du noir.Révolte de 'esprit, lassitude des sentiments, dégoût de la chair.Volupté.Amour.Rien! Marche hâtive à travers la nuit.Printemps de la vie.Horizon trouble.Posséder à soi, rien que pour soi.un secret.L'enfouir jalousement dans un cœur qui cherche à se livrer.Insuc- cts.Larmes de dépit.de dégoût.Misérable ambition de donner.sa pensée, sa vie, son amour.Pitoyable espoir de procurer sans partage du bonheur.Faire vibrer l\u2019âÂme par des sensations nouvelles.inconnues et que l'on veut, à tout prix, inventer\u2026 Source inépuisable de caresses qui alimente une mer de désirs.Impuissance d\u2019expressions.Néant! Marche saccadée dans la nuit.La ville offre ses joies et ses déboires.Tentation passagère.Pourquoi?Les yeux du corps sont éblouis.Les yeux du cœur sont soupçonneux.Les yeux des sens sont troublés.Les yeux de l\u2019esprit sont dédaigneux.La peur.Pourquoi?Ne vaut-il pas mieux goulûment se griser\u2026 jusqu\u2019à ce que le cœur soit meurtri et la chair domptée\u2026 Connaître la vraie souffrance.Folie! Marche lente dans la nuit.Vivre sans souffrance ou mourir sans joie.Espérer sans espoir ou désespérer sans espoir.S\u2019élever pour être abaissé ou s\u2019abaisser pour être élevé.Aimer pour souffrir ou haïr pour jouir.Aimer pour pleurer ou rire pour blesser.Chanter pour endormir ou danser pour éveiller.Vaincre la vie pour faire un gain.et la victoire remportée, ne rien gagner du tout.Marche a deux dans la nuit.L\u2019idéal, dit-on?.Trouver le compagnon, est-ce possible?.Se donner l\u2019un à l\u2019autre, le fait- on?.S\u2019appuyer sur un bras vaillant, comment y croire?.Jouir du bonheur de l\u2019autre, le veut-on?.S\u2019oublier pour l\u2019autre, le sait-on?.Souffrir pour autre, en a-t-on peur?.Vieillir avec l\u2019autre, est-ce l\u2019attente?\u2026 Mourir avant l\u2019autre, y pense - t - on?.Inconnu troublant! Marche solitaire dans la nuit.Rencontre d'êtres étourdis de faux plaisirs.Rue de joies.Prostitution de l'âme.Hier, mirage de demain.Evocation de squelettes grimaçants.Danse macabre.\u2026 Sourire d\u2019yeux bleus dans une mousse d\u2019or.Fragile succès.Parfum vaporeux et fugitif.Souffle de printemps après une pluie abondante.Image qui se dissipe aussi vite que le vent.L'homme du coin qui tend la main.Rue sans joie.Misére humaine.Pauvreté touchante.Caprice du sort.Coquetterie du diable.Gros nuage qui cache la riante lune.Noirceur.Fantômes épeurants qui naissent d\u2019un désir, qui meurent d'un espoir\u2026 au cours d'une marche solitaire dans la nuit.CUBISTE JAPONAISERIES PLEURS.Perles les plus précieuses de toutes.Joyaux incomparables.Comme font pitié les yeux qui ne vous ont pas connus; les yeux secs des âmes sèches; des cæœurs qui ne sont pas encore nés, qui ne vivent pas, ou qui se meurent; qui se meurent de ne pas vibrer.Splendeur des pruncelles embuées.Voiles sublimes qui ont enfoui les pelitesses et ont laissé l\u2019être nu; nu comme l\u2019aurait voulu son Créateur, et si beau, si beau dans sa nudité.Beauté la plus pure, la plus merveilleuse; el qui exerce une invincible attirance.Qui vide un être de toute sa tendresse; parce qu'il sait en retrouver là.Unisson divin de deux rythmes.Extase.Oubli des contingences.Douceur consolante d'avoir exorbité cela seul qui ne mourra point.Compréhension presque parfaite.RRévélation de la forme: participation ici-bas d I\u2019 Amour de l\u2019Incréé.O Toi qui as fait les larmes, Toi qui as pleuré étant homme.merci.Que dans les milliards de siècles qui n'ont pas été, et dans les milliards qui ne scront pas, maïs qui sont; que si, dans l'absence de temps où Tu es, il y a des moments; qu'ils Te rappellent tous Tu munificence, el notre indicible gratitude, quand T'u as daigné nous permettre de pleurer \u2026.Tristes yeux qui ne pleurent pas; qui n\u2019auront jamais d\u2019avant-goûl de l\u2019envol dans l\u2019éther; qui ne se rapprocheront jamais de la Cause; qui n'auront jamais de relais fortifiants pour poursuivre la roule; \u2018qui ne boiront jamais I' Espérance d longs trails vivifiants.Bienheureux ceux qui pleurent.L\u2019Amour lui-même l\u2019a dit.Il fait si bon sentir parfois qu\u2019on Le touche presque.qu\u2019il est tellement Vrai, puisqu'Il Se prouve; tellement Bon, puisque Sa chose pleure; tellement Puissant; tellement Beau et Pur; ces pâles reflets.En nous faisant pleurer, Dieu, Tu nous donnas l'Espérance au manteau d'azur.QUEBEC CARABINADES 38 Le jeudi 24 février dernier, répondant à une aimable invitation, le Président général de l\u2019A.G.E.U.M., Monsieur Albert Lefebvre et le directeur de La Revue se rendaient à Québec pour assister à Carabinades \u201c38\", In Revue des étudiants de Laval.* * * 9 heures: Départ par un temps magnifique.Tout s'arrange merveilleusement bien; la nature se met de la partie Le train de Montréal- Québee a deux wagons de plus qu\u2019à l'ordinaire! Premier arrêt au pays de Laviolette; nous y \u2018\u2018eucillons\u201d notre compagne; elle est jolie, gentille, intelligente, enfin la compagne idéale qui nous fern mieux apprécier le spectacle.1 heure 30: Arrivée à Québec et premier contact avee les Carabins; on nous apporte des billets pour Ia représentation ct pour le bal.Enfin, c\u2019est l\u2019heure: la représentation commence.Hélns.ce ne fut pas un enchantement.Carabi- nades fut bien, oui certes.Il y avait de la danse et.des sketches (il le fallait bien.) Je mme le demande encore: est-ce bien la Revue des Etudiants?N\u2019esi-ce pas plutôt la Revue des Débutantes ?Les danses, pour ne signaler que leurs plus grands défauts, étaient trop longues et trop nombreuses.La danse doit-elle tenir la première place dans une Revue?Je pose ln question.Cependant pour être juste je dois convenir que le ballet japonais, même s\u2019il fut long \u2014 présentait beaucoup d\u2019intérêt pour sa mise en scène.Mais par pitié, qu\u2019on nous fasse grâce des menuets.Les sketches?On a fait le tour de force de n\u2019exploiter dans huit sketches que deux sujets: Tino Rossi ct la politique.Est-ce la proximité de l\u2019Hôtel du gouvernement qui empêche les \u201cpondeurs\u201d d\u2019avoir une Inspiration plus variée?On y va à grands coups sur nos gouvernants, on nc se soucie pas d\u2019être original, même drôle, on se contente d\u2019être grossier.Heurcuse censure qui a éloigné de notre Revue les farces grossières et les sujets sur la politique! Cela nous a tout au moins forcés de trouver autre chose.A Québec la censure ne semble pas exister; alors on se contente des farces à double sens et des clégobillages sur les politiciens.Cependant, encore là, il y a une heureuse exception, une innovation: le sketch \u2018L'ordre nouveau\u201d d\u2019Henri Lizotte échappe à ln règle générale et mérite des félicitations pour son originalité et sa belle tenue tan théâtrale que littéraire; c\u2019est d'ail leurs le seul sketch de la revue mérite une mention ct c\u2019est \u201cmention honorable\u201d que nous I, adressons.La scène \u201cDébuts et Rebuts\u201d voy Init imiter notre \u201cMiracle canadien\u201d nous les félicitons d\u2019avoir av moin voulu copier notre meilleur sketch qu Venons-en aux décors; ils étaien merveilleux, cependant les machi nistes nous ont gâté notre plais en faisant plus de bruit à l\u2019arrièn scène que les acteurs à l\u2019avant.F que dire de l'éclairage! Il à mang tout son cffet, c\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire.La musique ne mérite même pa qu\u2019on en parle.Le programme était bien présenté il contenait de très belles trouvaille; et un bon nombre de farces dont I; meilleure est sans contredit le mes sage du Président.Les \u201cCarabinades\u201d ont eu du sue cès, beaucoup de succès, la salle était comble; il y a donc lieu de félicite les organisateurs de leur succès, Après la représentation, nous nous sommes rendus au Cercle Univers.taire ou, une fois de plus nous avons apprécié l\u2019hospitalité québecoixe.La soirée s\u2019est joyeusement clôturée par un bal au Château Frontensc.Vendredi matin: Premier souci.Parcourir les journaux pour savoir ce que pensent les québécois de la Revue?Une flatterie outrée eo outrageante; tout y est beau, splendide, merveilleux, unique; on croirait un compte rendu du spectacle de Folies bergères.Les journalistes paient-ils la tête des étudiants ou veulent-ils remplir la salle du Jende- main?je veux croire à cette dernière hypothèse ct.féliciter les cars- bins de leur liaison avec les journs- listes.Décidément ils ont beaucoup plus de veine que nous! * * * A la fin de cette critique j'en suis à me demander si je n\u2019aurais pas mieux fait de suivre la ligne de con duite des délégués de Québec & notre Revue.Nous remercions les étudiants de leur aimable invitation et de leur cordiale réception.Nous les félicitons de leur beau travail ct de leur succès.Ce fut tout de même un beau voyage.\u2019 Guy BEAUDET Aux étudiants - est donné.SECRETARIAT DE LA PROVINCE Les études que vous faites ont une importance capitale.Vous vous devez à vous-mêmes, vous devez également à vos parents et à la Province de tirer le meilleur parti possible de l'enseignement qui vous Sans elle nous croulerions.Mais Ta parole fustige nos ldchetés.Trisles yeux qui ne pleurent pas.Les.yeux qui pleurent sont adorables.et élernels.P.-E.B.Honorable ALBINY PAQUETTE MINISTRE \u201c@A\\ À AN \u2026 - FRIDOLINONS J'ai assisté à la première de le revue Fridolinons, et si je l'avais pu, je serai spectacle une seconde fois.Le personnage de Fridolin dont la physionomie, la pd ri de thème, de leit-motiv à cette revue, est très connu à la redio.Eh bien, la revue Fridolinons ut cent fois supérieure à tout ce que Fridolin a déjà donné 3 la radio.Et pourtant, les sketches radiophoniques de Fridolin, malgré quelques faiblesses inévitables, sont habituellement d'une très belle tenue.Je le répète, la revue Fridolinons dépasse tout ce que nous attendions.A la radio, les auteurs des sketches sont obligés de se plier aux exigences d'un public qui ranque parfois de godt.Leur revue est complètement exempte de cette préoccupation.Claude Ro ard et Gratien Gélinas, qui en sont les auteurs, ont voulu, avant tout, faire une oeuvre conique, mais d'un comique intelligent, délicat, parfois sentimental.Ils y ont pleinement réussi Îls méritent des félicitations, pour leur succès d abord, et surtout pour l'esprit de bon goût dont ils ont fait preuve.Il y a bien dans Fridolinons de grosses farces, mais elles ne constituent pas l'essence du spectacle.Au cinéma on a déjà vu Charlie Chaplin glisser sur une pelure de banane, qui prétendré que c'est 1 tout Charlie Chaplin.Si on à coutume d'être juste pour un ertiste nial comme Chaplin, il faut aussi être juste pour un artiste qui possède l'immense talent de Een Gélinas.Je dis Gratien Gélinas : je n'oublie pas Claude Robillard dont nous reconnaissons la plume dans plusieurs sketches.Mais Gratien Gélinas, ou plutôt Fridolin, est le centre, là raison d'être dela revue.Gratien Gélinas est très intelligent : il a réussi ce tour de force d'éviter dans son personnage le comique vulgaire, la charge.Fridolin est un type, un type vrai parce que pas maséré, Ou plutôt exagéré mais tout en restant dans les limites du véritable comique artistique.fridolin est un type eussi intéressant, aussi attachant que l'Adémaï et le Moutonnet de Noël-Noël, à qui Gélinas peut être comparé.J'en veux à un critique de mes amis qui à vu dans Fridolinons une influence américeine.Fridolin est canédien-français; il ne ressemble en rien aux artistes américains (si artistes ils sont).Si on veut à tout prix lui trouver une parenté, disons qu'il est le cousin canadien de Noël-Noël.Malheureusement, trois fois malheureusement, Gratien Gélinas n'a pas eu un public capeble de le comprendre.Evidemment le public s'attendait à autre chose.La revue lui à complètement passé par-dessus la tête.C'Était pitié de voir les gens s'esclaffer aux grosses farces et demeurer froids aux passages réellement comiques.Le rire est le propre de l'homme?Zut ! La rigolade est le propre de l'homme.Le public de Fridolinons voulait de grosses farces, ben plattes.Il a té désappointé.Ce public a été aussi désappointé pour une autre raison : dans sa candeur naïve, il s'attendait à voir Fridolin toujours, à ne voir que Fridolin.Or, Gratien Gélinas, parce qu'il est intelligent, perce qu'il est humble, (ces deux qualités font qu'il est un artiste) n'a pas pris la part du lion.Loin de 13.Songez-y : le spectacle compte vingt et un numéros.Gratien Gélinas n\u2019y apparaît en Fridolin que cing Pois, et encore dans deux de ces sketches il n'a qu'un tout petit rôle de rien du tout.d'est très chic de sa part.It aurait fort bien pu accaparer toute l'attention, être toujours en scène et personne n'aurait rien eu à dire, parce qu'en somme, la revue s'intitule Fridolinons.Cela est très chic et très heureux, parce nous avons pu juger du talent de Gratien Gélinas dans d'autres compositions.Un mot maintenant des sketches.Au point de vue fridolinades pures, plaçons au premier plan le Prologue : Dans la cour de Fridolin.C\u2019est du comique le plus achevé et le plus élevé; cela est si drôle que parfois on n'a plus envie de rire du tout.Tous ceux qui se souviennent encore de leur jeunesse, des séances jouées dans une vieille remise, des rêves jamais réalisés qu'ils ont ceressés, ne pourront faire autrement qu'être amusés, Émus surtout, par ce tableau.Les trois monologues de Fridolin sont également très amusants, deux sont moins parfaits cependant, parce que moins humains, écrits plus dans le but de faire drêle que de faire vrai.Le meilleur de ces trois monologues est certainement celui où Fridolin interprète deux chansons de sa composition(!).Ce monologue est parfait.Il y à surtout un passage ineffable : Fridolin annonce qu'il va chanter sans accompagnement d'orchestre parce que lui et Maurice Meerte (le directeur) n'ont pas la même conception de la musique.\u2018Maurice Meerte?dit Fridolin, c'est de la vieille école\u201d.En disent cela, il vous à un de ces gestes indéfinissables, inimitables qui à lui seul vaut toute la revue.Très amusante aussi la personnification que fait Gélinas de Paul Gouin.C'est dans le sketch Les Saints Innocents.C'est drôle, sans doute, c'est surtout cruel.Cruelle effroyablement cette prière des trois politiciens, elle contient une parole à foire dresser les cheveux sur la tête : Seinte- Démocratie, labrutissez-nous.Chose étrange, les deux meilleurs sketches de toute la revue sont ceux où les personnages separlent pas.Mentalité et La Fable verte ou Tout pour l'argent sont deux petits chefs-d'oeuvres.Îls forment avec le prologue et le récital de chant de Fridolin ce qu'il y à de mieux dans la revue.I's valent la peine qu'on les raconte.D'sbord Mentalité : pour tout décor, une échelle qui grimpe vers le plafond; une pancarte nous avertit que cette échelle mène eux honneurs et à la fortune.Entrent un scieur de bois et un porteur d'eau qui s'assoient à côté de l'échelle.Pas un mot n'est prononcé dans tout le sketch.Arrivent successivement Jean-Baptiste À et Jean-Baptiste B.Ils se mettent à gravir l'échelle.A peine ont-ils franchi quelques échelons que le scieur de bois «le porteur d'eau les prennent per les pieds et les redescendent.Malgré leurs protestations les deux Jean-Baptiste ne peuvent monter, empêchés qu'ils en sont per le porteur d'eau et le sieur de bois.Mais leur succède un juif miteux et cassé.|l tente de monter à l'échelle, mais il est trop faible.Alors on voit le scieur de bois s\u2019accroupir à quatre pattes pour faire à Isaac un escabeau de son dos, tandis que le porteur d\u2019eau pousse dans les fesses du youpin pour Jui faciliter l'ascension.Ca n'a pas besoin de commentaires.Le public n'a pas sursauté à cette gifle en plein visage.La Fable Verte est une parodie des hallets de Kurt Joos et de Trudi Schoop.Interprété par des danseurs, cette parodie aurait valu les spectacles de le danseuse suisse.Moins profond que Kurt Joos évidemment mais aussi cruel.Voici le synopsis de ce ballet : Joie de vivre, annonce es élections, hostilité, entrée en lice des condidats, discours, bataille; et au second tableau : votation, comptage, contestation, recomptage, proclamation, triomphe et le mot de la fin (très français celui-là, très démocratique également).Je ne veux rien révéler de ce bellet car il reste encore quelques représentations de Fridolinons; qu il me suffise de mentionner qu on y voit évoluer l'Argent, le Trust, la Bouteille et lo Mort au milieu d'autres personnages tels que les candidats, l'officier rapporteur, le suffragette et les avocats.Il n'y à jamais rien eu de si cruellement satyrique, de si tristement comique dens toutes les revues données 3 Montréal depuis se fondation.Le public n'a pas réagi.J'ai envie de répéter le mot qui termine le ballet La fable verte.! i ici inti Nantes.Je m'en voudrais de ne pes signaler le délicieux sketch intitulé Dans les prisons de Cert une dramatisation de la belle chanson du même nom.Le public n'a pas trouvé cela de son soût.J'ai entendu des gens protester.Cambronne et re-cambronne ! Quel ont moins réussis; ça ne fait rien.Le reste est assez parfait pour les faire oublier.ques sketches 5 ont de jolis costmes mais cela ne fait pas oublier leur insignifience, Dommage! C'est là la seule anicroche du spectacle.Les acteurs sont excellents urtout Er Barry, Épatant dans son vendeux de bananes, Juliette Béliveau, insurpassable ans tous ses rl es Georges Bouvier, parfait dans le Philémon de Nestor et le pot au lait, Clément tour, ineffabl dans l'Hirondelle No 3 du Quatuor All Wet.Quant aux autres ce n est pes ° eur faute, ils N'ont pas des rôles à se faire tirebouchonner les colonnes du Monument National.lls jouen ien leurs personnages.En somme troupe très homogène.ni surtout les admirables décors de Jacques Il ne faudrait pas oublier l'orchestre, très su point, connu l'influence de agnier.Ce même critique qui trouve Fridolin américain, prétend avoir re j Robillard do er décors.Je ne veux pas lui faire de peine, mais je regrette de le.contredire.Claude Robillard a écrit des sketches merveilleux, mais je connais assez acque S gnier, n Fo in 33, Persannalie, pour pou die ht en pale avoir fant fore croire qu'il n'a olinons, N'allons pas enlever son mérite ce jeu « ; tt que le traducteur impassible et irresponsable des idées d'un autre.Jacques pognier, est taricaturiste au Quartier Latin.Nous sévons comment il travaille.| Nous n avon a à lui sussèrer e thème et il trouve tout seul I expression caricaturale qu! doit lui onper.en o be de mene pour la Revue Bleu ot Or.Gagnier à lu [es sketches et i 3 brossé les d cos 3 ns le secours ce idées de personne.Je me souviens que an dernier, a Ë une caricature \"exprimant le désir des jeunes de ne pes être mêlés 3 une guerre: il Jous 8 sort un dessin merveilleux, que Gringoire aurait pu nous envier.Elle ans Je nu nero 16 de | rons Regardez aussi la caricature de la dernière pase du numéro de él de 1937, Mes it à Gagnier : nous faisons une enquête intitulé : Qui aimeriez ve ero able ima- telte caricature et dites-moi si le jeune homme qui à sorti gst pas cops Eager I oisse.Jner seul des décors de revue.n dira que je préche et sens \u2018aucun doute un des meil est avec LaPai leur caricaturiste canadien-français el pins Lobaime Je mei leur possédions.Je n'aime pas qu'on diminue son mérite.sr.adio, nous i : mon cher Gélinas, dans tes programmes de radio, te percer mot, à Gratien St res ds de tes suditeurs et de tes gommanditeicet Mais de rice, à la scène, demeure toujours ce que tu as été dans Fridolinons.cette ; ; ts Canadiens français auront eux aussi leur Noël-Noël.Jean VALLERAND CINEMA 11 n'est pas un cinéphile averti qui ne puisse se dire aujour- d\u2019hui en entrant au cinéma: je viens ici pour m\u2019amuser, je n'y verrai rien de neuf.Et quatre-vingt dix fois sur cent il a raison.Le cinéma n'\u2019exploite plus depuis longtemps que des sujets cent fois, mille fois rebattus.11 semble que son pouvoir de produire, de créer quelque chose de nouveau soit totalement épuisé.Ce qui fait qu\u2019à part de rares exceptions, lorsque par exemple le scénario et le dialogue sont supérieurs à l'action, une bobine doit à sa seule distribution d\u2019être ou un navet ou un film à la mode.On ne vient pas au cinéma voir telle ou telle histoire mais bien tel acteur en vogue, telle vedette lancée par son studio à grands coups de publicité.Et c\u2019est malheureux.Car tant que cette situation durera, tant qu'on permettra à un acteur d\u2019être l\u2019unique raison d'exister d\u2019un film on n'en n\u2019aura que rarement de premier ordre.Il faut à tout prix en venir à la primauté de l'histoire sur l\u2019interprète.Tant qu\u2019on mutilera un scénario au point de le rendre méconnaissable tout juste pour satisfaire aux exigences de quelques grosses légumes, tant qu\u2019on permettra à un acteur de penser plus à sa réputation qu\u2019à l\u2019art qu\u2019il doit incarner, le cinéma demeurera une simple entreprise commerciale au même titre qu'une fabrique de savon ou de pâtes alimentaires.On réagit partout.A deux ou trois reprises le cinéma est sorti des sentiers battus.C'est ainsi qu\u2019on a vu \u2018The Million\", \u201cBillet de Mille\u201d et \u2018Carnet de Bal\u2019.Ces films étaient incontestablement d\u2019une formule inédite.Malheureusement un film de ce genre doit posséder, pour être assuré du succès, ce qui est d\u2019ailleurs fort coûteux, une distribution de premier ordre.Un autre inconvénient réside dans l\u2019apathie du public.Celui-ci aime bien la variété, mais il n\u2019est pas un genre de film dont il se tatigue plus vite que celui de \u2018\u2018Carnet de Bal\u201d.C\u2019est pourquoi, malgré leur perfection technique et leurs imposantes distributions, ces films sont destinés à n'être présentés qu\u2019à intervalles plus ou moins éloignés.C\u2019est devenu un lieu commun de dire que le cinéma a besoin d\u2019une formule nouvelle.Des révolutionnaires pointent à l\u2019horizon.Après Chaplin, leur maître à tous, voici maintenant Walter Disney.Ne me demandez pas ce que vient faire ici un simple caricaturiste.Disney est plus qu\u2019un caricaturiste.Son film \u2018\u2018Blanche-Neige\u2019\u2019 n\u2019est pas une caricature.Jusqu'ici Disney s'était contenté d'animer des fables ou des contes comme \u2018\u2018Les Trois Petits Cochons\u2019, \u2018\u2018Le Lièvre et la Tortue\u2019, \u201cLa Souris Mickey\".Dans \u2018\u2018Blanche-Neige\u2019* il change de formule.\u2018\u2018Blanche-Neige\u2019' est entièrement composé de dessins animés, mais ces dessins sont totalement différents des premiers.À part les sept nains, il y a très peu de caricatures dans ce film.\u2018\u2018Blanche-Neige\u2019*, elle-méme, est une charmante jeune fille douée d\u2019une fort jolie voix.De plus, contrairement aux sujets courts qui avaient fait jusqu'ici l'objet des efforts de Disney, on trouve dans ce film autre chose que de l'humour, C\u2019est un étrange mélange de drame, de pathos et de comédie.Les personnages principaux sont humains et se conduisent en humains.Ils dominent toute l\u2019histoire et le scénario est bâti autour d'eux.Disney a trouvé là, je crois, une formule extraordinaire qu'il semble vouloir, avec les merveil- Jeux outils qu\u2019il a en main, exploiter à fond.On ne saurait trop l\u2019y encourager.Disney demeurera toujours auprès des milliers d\u2019amateurs de cinéma dont il est le favori, l\u2019une des personnalités les plus marquantes de l'ère présente.D'autres aussi sont venus qui pourraient bien un jour dominer la scène.Ce sont ceux dont la théorie est qu\u2019au cinéma l\u2019image doit primer le dialogue.Ils ont pour leur dire que si le public veut entendre de longs monologues, des dialogues interminables, il n\u2019a qu\u2019à patronner davantage le théâtre et laisser le cinéma aux gens qui veulent plus voir qu\u2019entendre.Mais ce n\u2019est pas leur seul point de vue.Ils entendent laisser plus de place aux situations qu\u2019on enterre souvent, selon la formule actuelle, dans une ahurissante cacophonie.C\u2019est là une excellente idée.Un seul film de cette école a été présenté ici.C\u2019était, si je me souviens bien: \u2018La Vengeance des Races\u2019.Mais s\u2019il a été chaleureusement accueilli de la critique il l\u2019a été moins bien du public qui n\u2019a pas su saisir la beauté de cette pellicule admirablement photographiée et magnifiquement jouée.Cette idée fera pourtant son chemin et sans revenir au film muet, - désormais démodé et vieillot, il faudra en arriver un jour à cette formule.Ce sera là ressusciter une forme d'art dramatique qu'on est aujourd'hui tenté d\u2019oublier: la pantomine.Chaplin, le grand Chaplin, lui, ne l\u2019a pas délaissée.Il a tenu bon malgré l'engouement du public pour le film parlant.Et s\u2019il a cédé sur un point en donnant a son \u201cModern Times\u2019 la forme sonore, il a encore à faire un film qui soit parlant.Est-il moins populaire pour cela?Jean MADORE \u201cCOUPS DE ROULIS\u201d Continuant leur politique de ne présenter que des spectacles de premiére valeur, les Variétés Lyriques annoncent comme prochain spectacle les 24, 25, 26 et 27 mars prochain la somptueuse opérette de André Messager.Albert Willemetz, qui a composé le livret, d\u2019après le roman de Maurice Larrouy, nous a conçu une opérette des plus originales autant dans le texte que dans la mise en scène.Il a fait preuve d\u2019un réel métier dans les passes scéniques, et c'est un feu continuel qui se déroule à bord du magnifique navire de guerre, \u201cLe Montesquieu\u201d.Il n\u2019est pas banal du tout d\u2019avoir choisi la salle d'armes et le pont d\u2019un navire de la marine française comme cadre d\u2019opérette, permettant au talentueux Alfred Faniel de nous présenter des décors nouveaux élaborés avec son bon goût habituel.Nous aurons aussi le plaisir de voir et d'entendre Lucile Laporte dans le premier rôle féminin et il ne paraîtra nullement invraisemblable à ce que le département de la marine fasse exception à la règle, en admettant à bord d\u2019une de ses unités, une personne aussi délicieuse et charmante.Nous admirerons aussi le charme exotique de SOLA MYRRHIS interprété par l\u2019intéressante Fabiola Hade.A bord du \u2018Montesquieu\u2019, l'élément masculin sera fortement représenté et pour cause, par MM.Lionel Daunais, Charles Goulet, Julien Lippé, Léon Noël et Tilly, et nombre d\u2019autres, etc.- Les billets nour les représentations de \u201cCoups de Roulis\u201d sont dès maintenant en vente au contrôle des Variétés Lyriques.Le numéro de téléphone est LAncaster 3053.RIETES LA MUSIQUE ET LES HUMBLES Vendredi dernier, chez un musicien de Montréal, je fix connaissance d'un ouvrier mécanicien.Il est âgé d'une trentaine d'années, marié et père d'un enfant.Ses ongles noirs portent lu graisseuse signature de son métier.Que faisait-il chez un musicien?Voilà: cet ouvrier mécanicien étudie le violon.Passe encore de bâtir, mais planter à cet âge! Eh bien non, ce n'est pas du tout la question.Cet ouvrier ne plante pas, il bâtie.Il se construnt une retraite agréable où passer ses loisirs, al se construit des jores.Quand il entreprit l'étude du violon, il y a deux ans, c'était dans le seul but de jouer des gigues.Sous l'influence de son professeur, il à depuis beaucoup modifié ses vues.\u2018Ca a l'air fou, m'a-t-qil dit, un homme de mon âge qui étudie le violon.Je ne ferai jamais un violoniste même passable, je lc sais.Mais je m'ennuyais.J'ai bien essayé de me renseigner en littérature, mais c'était trop fort pour moi: il me manquait \u201cinstruction\u201d.La musique c'est plus facile d comprendre, c'est plus facile d aimer.Quand j'arrive chez nous, apes avoir travaillé dur toute ls journée, Je prends mon violon et je pratique.Ca me change les idées, ct puis ça me fait du bien.\u201d Cet homme gu, il y a deux ans, plagait son plus haut idéal musical dans les gigues et les reels, en est arrivé à apprécier les formes les plus élevées de la musique.Je m'informai de ses compositeurs favoris.\u2018Mozart et Bach\u201d, fut la réponse.J'en suis encore malade.J'aurais compris qu'il fit ses délices de Souverur ou de Czardas, mais Bach et Mozart! Votre homme est un déclassé, me dira-t-on; il n\u2019a pas une Îme de mécanicien, il était fait pour autre chose.Ame de mécanicien?Connais pas.Il n\u2019y a que des âmes d'hommes, plus ou moins pures, plus ou moins encroutées par les préjugés et les mesquineries bourgeoises de chaque jour.Voici un ouvrier qui sait aimer autre chose que Îes tites vues et un verre de bière.Ce n'est pas ui qui est l'exception, ce sont les autres, même si les exceptions devaient en devenir plus nombreuses que ceux qui se conforment à la règle.Ce n'est pas l'exception qui confirme la règle, c'est la règle qui naît de l'exception: 11 faut bien qu'il en soit ainsi pour excuser la monumentale bétise humaine.Quand 1] se rencontre une belle âme, on s'empresse de la classer exception.Les mesquins, ceux qui n'ont jamais élevé leurs regards plus haut que leur nombril, ceux qui ne comprennent pas qu'on puisse vivre pour autre chose que le plaisir de faire des enfants et des piastres n'aiment pas les hommes qui veulent vivre par l'esprit, cela les scandalise: pour sauvegarder leur suprématie menacée, 1ls ont trouvé cette étiquette: exception, pour classer les êtres qui les dépassent.H est malheureusement vrai que, chez nous, le peuple, le prolétariat ne comprend pas grand\u2019 chose à la vraie littérature.Il n'en est pas responsable, Il lui manque l'instruction, comme disait mon mécanicien.Quant à la musique, c'est une autre affaire.Les ouvriers canadiens- français, ceux des campagnes cumme ceux des villes, aiment la musique.Les musiciens leur apparaissent comme des divinités bienheureuscs.Bobards, littérature?Non pas.Je me souviens d'une veillée dans un petit village du Nord, JI y avait là le traditionnel violoneux.Pas un violoneux comme les autres.(Une fois parti à parler de gens pas comme les autres, autant continuer).ll était effroyablement contrefait, boasu, bolteux.Mais il fallait voir ses yeux.Il avait étudié le violon neuf ans avec un des meilleurs professeurs de Montréal.Son père était veuf ct gagnait suffisamment pour payer les études musicales.Mais le père mourut.Son physique interdisait au jeune homme les postes de radio et les orchestres.11 fallait vivre: l'étude du violon fut abandonnée pour l'étude de la cordonnerie, grâce à quelques économies laissées par le e.Le cordonnier-violomste était venu s'installer dans ce village perdu du Nord.En somme, un héros magnifique pour Victor Hugo! Aventure romantique, on ne peut plus, mais malheureusement vraie.Le cordonnier fit danser la jeunesse; mais on lui réclama un morceau.Il joua la Berceuse de Fauré et la Chacone de Bach.Tout simplement.Et les auditeurs n'étaient pas le moins du monde ennuyés.Le peuple comprend plus facilement la musique que la classe bourgeoise, parce que la musique, il l'a déjà dans son cœur.Evidemment, dans resque toutes les familles à l'aise, on faie Étudier e piano au moins à un enfant.C'est rarement dans un autre but que de pouvoir dire, devant tous les parents assemblés: \u201cJoue donc ton petit morceau.Ecoutez chanter les gens du Nord.Ils y mettent beaucoup plus d'âme et de compréhension que n'importe quel bourgeois de la ville qui n'en conmaltrait pas plus qu'eux en musique.premier gars de chantier venu vous interprètera aur demande des tas et des tas de chansons dont une seule vaut cent fois toutes les complaintes simili-sentimentales de Timo Rossi.Les gens du Nord, surtout les voyageurs et les draveurs, ont créé des chansons admirables.Je me souviens d'une en particulier: Le six de mai, l\u2018année dernièr*, Là-haut je me suis engagé (bis) Pour y faire un long voyage, Aller aux pays hauts, Parmi tous les sauvages.Ah! que l'hiver est long, Que ce temps est ennuyant! Nuit et Jour mon cœur soupire, De voir venir le doux printemps, Le beau et doux printemps, Car c'eat lui qui console Les malheureux amants, Avec leurs amours folles.Cette chanson a été recueillie par Marius Barbeau qui, soit dit cn passant, accomplit une (œuvre admirable.Je l'ai entendu chanter dans le Nord par un draveur.Allez faire un séjour au nord de Saint-Jovite.Vous y verrez des paysans rudes mais encore sains de corps et d'esprit.Vous y verrez des hommes.Si jamais il existe une tnusique canadienne, c\u2019est À cux que nous le devrons, car nos compositeurs seront forcés de retourner au folklore pour créer, pas uniquement au foikiore français, mais aussi au folklore canadien fait de chansons de trappeurs, de chansons de métier.Ce folklore c'est \u20ac paysan qui nous le conserve.La musique est'le trésor des humbles.Jean VALLERAND Be Le a is ETE de SAS ét ds SN Avant longtemps, vos pardessus d'hiver vous sembleront très, très lourds \u2014 c'est un signe précurseur du printemps.Notre nouvel assortiment de pardessus de printemps est au complet.Les prix sont de $19:50\u201cet: plus, LA CRISE A-T-ELLE FAIT PLUS DE TORT QUE DE BIEN?© Au risque de crever le bel oreiller fonfié au gaz très subtil, très précieux qu'est l\u2019optimisme, oreiller sur lequel reposent tant de têtes alourdies par toutes Jes réflexions qu\u2019ont multipliées presque 10 ans de crise, nous avons ce soir, mon collègue et moi à vous présenter une étude vraie de la crise, au point de vue de ses effets.Ce but, \u2014 dois-je l'avouer?\u2014 nous ne l\u2019atteindrons pas sans un réel regret.Car peindre la situation vraie, n'est-ce pas, après tout faire la somme de tous vos griefs contre la Crise?Et au fur et À mesure que les prochaines minutes s'écouleront, nous serons dans ln pénible obligation d'exposer une série d'images et de tableaux qui ne seront pas sans évoquer chez vous de malheureuses réminiscences, de douloureux souvenirs, de cruelles pensées, de tragiques dénouements.Qui sait?serons- nous peut-être même assez infortunés pour rappeler À votre esprit le souvenir de personnes chères et que la Crise, au chant de quelque cantique funèbre prématuré, a endormies de leur plus profond sommell.Le rôle que nous avons à jouer dans le débat de ce soir, pour l\u2019avoir accepter et le bien connai- tre, nous n\u2019en reconnaissons pas moins toute la profonde ingratitude.Messicurs les jurés, puisque ln question qu'on nous pose ce solr est très générale, qu'elle ne souffre aucune limite ni de temps ni d'espace, ni de groupements sociaux, ni aucune limite que ce soit, argumentation en réponse devra donc elle aussi être très générale, et ne comporter aucun point d'application limité.Aussi, sommes-nous bien À notre nise pour attirer votre attention sur Une constatation très probante de la supériorité du mal que font toujours les crises sur le bien qu\u2019elles peuvent faire, et donc de la supériorité du mal sur le bien qua pu engendré ln crise que nous traversons.Les profondes études qu\u2019ont poursuivies nos adversaires, les forcent d'admettre, en toute probité historique, que la présente crise n\u2019est pas la première qui ait ébranlé le monde.\u2014 Or, la question à laquelle nous avons à répondre au sujet de la présente crise, nous pouvons In poser au sujet de chacune des crises précédentes.Repor- tons-nous donc par la pensée au temps de la première crise dont on puisse retracer l'existence À travers Histoire.Et pour fins de démonstration, supposons cette crise en l\u2019an X.Nous voici donc, au soir d'un débat interuniversituire, en l'an X, en face du problème \u2018\u2018La Crise n-t-elle fnit plus de tort que de bien?\" Les orateurs multiplient avec habileté Jes arguments qui militent en faveur de l\u2019une et de l'autre réponses.A 1a fin de In soirée, le Président du Jury, après avoir, comme il est d'usage félicité chaleureusement les orateurs du débat, annonce que le verdict est le suivant: Ia crise a fait plus de bien que de tort.Voilà donc un problème, qui \u2014 sem- ble-t-il, à trouvé sa solution.Est-elle exacte?Nous verrons bien.\u2014 Si cette première crise a fait plus de bien que de mal, nous pourrons donc en déduire, que, s'il survient une deuxième crise, elle sera moins grave que la première puisque, du verdict du jury, In bonté prépondérante des effets de celle-ci, devra exercer une heureuse Influence sur la marche des événements mondiaux à venir.Reportons-nous maintenant quelques années plus tard.Le même débat s'institue au sujet d\u2019une deuxième crise, dont on se demande encore a-t-elle fait plus de tort que de bien?Mêmes décors qu'en l\u2019an X.Les orateurs ne sont plus les mêmes cependant, les juges non plus.Toutefois, le verdict est le même, La crise n fait plus de bien que de mal.Nous pourrons donc en déduire encore une fois, et avec plus de certitude encore que lors du premier débat, que s'il survient une troisième crise, elle sera elle-même moins grave que In deuxième et que la première, puisque les bons effets de cette deuxième crise continueront l\u2019heureuse influence sur la marche des événements mondiaux à venir, commencée par les bons effets de Ia première crise.Répétons la même scène chaque fois que, par lu suite, il surviendra une autre crise, et supposons toujours ln même réponse: In crise a fait plus de blen que de mal.Si cette réponse est l'expression de la vérité, nous devrons pouvoir prouver, en 1938, que, grâce à l'heureuse Influence sur les événements mondiaux des effets de Ia première crise, grâce à l\u2019heu- reusc influence sur le monde des effets de la deuxième crise, grâce à l\u2019heureuse influence sur les événements mondiaux des effets de chacune des crises, \u2014 et elles sont très nombreuses, \u2014 l\u2019incer- valle entre chacune d'elles s\u2019est d\u2019abord accrû, puis ensuite et surtout, que l\u2019acuité d'une crise est en raison inverse de son rang d'ordre dans l'Histoire des crises.Et alors Ia crise que nous traversons est In plus bénigne de toutes, et il nous est possible d'entrevoir une époque où les crises seront phénomènes ignorés.Nos adversaires peuvent-ils soutenir une telle théorie sans manquer de respect aux vérités historiques?\u2014 N'assis- tons-nous pas plutôt au spectacle tout À fait contraire?Du témoignage même des économistes les plus justement réputés et des sociologues les mieux informés, la crise que nous subissons actuellement n'est-elle pas la plus grave de toutes?Sans doute, les caractères de chacune des crises ne sont-ils pas les mêmes et \u2018voudra-t-on se servir de cette vérité pour éluder la question.Mais il serait peut-être opportun de rappeler que les caractères des crises, c'est quelque chose d'accidentel, et qui peut donc varier selon les circonstances de temps, C lieux, puisque les caractères des \u201c \u201cTeives doivent nécessairement répondre \u2018AUX Caractères de la civilisation au \u2018temps où survient la crise.Une crise \u2018me cesse pas pour cela d'être moins \u2018grave ou plus grave qu\u2019une autre.\u201cDone, en résumé, puisque, d\u2019une partyil faut de toute nécessité admettre PA JEAN DRAPEAU u'un événement social dont la bonté es effets est telle qu\u2019elle en surpasse la malice, doit, en toute logique, influencer heureusement les événe- ments qui sulvront dans le même ordre de choses, et que, d\u2019autre part, dans le cas des crises, l'Histoire et l\u2019Expérience démontrent manifestement que c'est le phénomène contraire qui se produit, que plus les crises se succèdent, plus elles se rapprochent les unes des autres, et plus la gravité s'accroît, force nous est donc de conclure à l'impossibilité d'admettre que Ia crise actuelle pas plus que les précédentes peuvent avoir des effets dont la bonté l\u2019emportera sur leur malice.Si cette proposition est fausse, la contradictoire doit être vraie, à savoir que la crise a fait plus de tort que de bien.Ce premier argument se tire, pour- rlons-nous dire, de la nature des effets des crises, \u2014 effets bons et effets mauvais \u2014 et, s'appuyant sur l'Histoire, démontre que la thèse de nos adversaires, poussée jusqu'à ses conséquences lointaines, devient contradictoire, absurde et fausse.Un deuxième argument s'ajoute à notre étude, tiré celui-là de la nature des bons effets eux-mêmes des crises.Prenons pour acquis que toutes les heureuses innovations qui ont vu le jour depuis l'avènement de la crise ou qui se sont achevées de son ère, sont le fruit de la crise elle-même.Le total que nous aurons trouvé, élevons-le à la puissance 10, 20, 30, 40, ou à la puissance Y, il reste quand même impossible d'établir que la crise ait fait plus de bien que de mal, Nos adversaires devront admettre que la très grande majorité sinon Ia totalité des œuvres dont ils vantent les bienfuits, ont été créées dans le but de mettre un frein à l\u2019opération néfaste de ln crise.Depuis l'élaboration de savantes formules politiques ou la découverte de théories économiques ingénieuses et fort belles, jusqu\u2019à la fondation d'associations de charité et de bienfaisance, ou l'expansion données à des mouvements de jeunesse, toujours, nous retraçons dans l\u2019idée de l\u2019auteur ou de fondateur le désir très marqué de contribuer ninsi au relèvement ou À la protection, \u2014 remarquez bien les mots, il ne s'agit pas de conquête mais de reconquête, il ne s\u2019agit pas de progrès mais de tentative de sauvegarde \u2014 toujours, donc, nous retraçons duns l\u2019idée de l\u2019auteur ou du fondateur, le désir bien marqué de contribuer ainsi au relèvement ou à la protection de la collectivité aiffaissée par plusieurs années de crise.Il n\u2019est pas jusqu'aux sacrifices quotidiens et Individuels qui ne soient l'expression d'une réaction contre les conditions anormales de vie que nous apporte ta crise.Or, de même, qu'il est impossible de soutenir que les maladies contagieuses font plus de bien que de mal pour la seule raison que d'admirables travaux de recherches scientifiques s'opposent à l'action meurtrière de la contagion, \u2014 ou pour la seule raison locale que dans la province de Québec, nous possédons des Unités sanitaires, \u2014 de même qu\u2019il est impossible de soutenir que la Tuberculose a fait plus de bien que de mal pour In seule raison que des savants français, Calmette et Guérin ont découvert le BCG, de même qu'il est impossible de soutenir que la variole, fa diphtérie, ou la scarlatine font plus de bien que de mal pour Ia seule raison que les malades atteints de ces maladies, et qui reviennent à Ia santé sont immunisés pour le reste de leur vie.Ainsi est-il impossible de soutenir que Ia crise a fait plus de bien que de mal pour la seule raison que d\u2019admirables travaux de recherches sociologiques, Économiques ou spirituels se sont poursuivis de son ère, quand on sait pertinemment que ces mêmes travaux sont devenus obligatoires à cause d'elle et qu\u2019ils ne cherchent qu'une chose: enrayer le mal qu\u2019elle opère.Ah! Messieurs les jurés, si tous les efforts coordonnés en vue d'enrayer Ia crise, ou d'en amortir les chocs ou d'en réparer les dégâts, au lieu de représenter un travail de cramponnement en vue d'éviter une plus grande descente, constituaient plutôt une universelle inclination vers les sublimes sommets d'une civilisation raffinée.Ah! si tous ces efforts conjugués n'illustraient pas seulement un collectif désir de ne pns périr, mais traduisaient plutôt une formelle détermination au vouloir-vivre.Alors, \u2014 mais alors seulement \u2014 exul- terions-nous d\u2019allégresse en face de cette œuvre de merveilleuse ascension qu'accomplirait le monde par le moyen de ln crise.Hélas! trop d'observations faciles et quotidiennes prennent sur elles de nous rappeler brusquement à la brutale réalité des faits quand notre imagination folâtre autour de ce mirage d'une civisisation qui puiserait à même les crises l'essence de son épanouissement, comme les fleurs puisent dans un sol riche la raison de leur exquise beauté.Si vos sens n'étaient déjà remplis de la perception de toutes les scènes douloureuses de la vie courante, peut-être tenterions-nous un examen plus approfondi de quelques blessures, plaics, gangrènes, ulcères ou chancres sociaux et spirituels dont la crise a multiplié les cas au rythme d'une progression géométrique.Pour l'instant, penchons-nous dans un élan de pitié sur les berceaux vides que la Crise défend de remplir.Berceaux vides qui appartiennent à des familles dont la crise a paralysé le développement, berceaux vides qui appartiennent aussi aux foyers que la crise a étouflé à l\u2019état de projet.Berceaux vides qui, par une revanche terrible, créent ou ajoutent à l\u2019angoissant problème de la sénilité des populations, Penchons-nous aussi avec soilicitude sur ces autres berceaux, les berceaux mal remplis, les berceaux qui pleurent au lieu de vagir, les berceaux qu\u2019une mère éplorée aura à réchauffer de son seul amour sans même l\u2019haleine d'un - bœuf ou d\u2019un âne.Berceaux mal remplis qui se dresseront un jour \u2014 de toute leur innocence peut-être mais qui se dresseront quand même \u2014 contre une société qu\u2019ils haïront parce qu'elle ne fes aura pas aimés!.\u2018fournons-nous aussi \u2014 cette fois dans un sentiment de vive inquiétude \u2014 vers cette puissance active et productive inestimable que constitue la jeu- nesge de tous les pays! Puissance active et productive qui finit par oublier ses devoirs parce que frustrée trop souvent dans l'exercice de ses droits; puissance active écrasée sous le fait (f-a-i-t) et sous le faix (f-a-i-x) d\u2019une négation hallucinante et qui s\u2019oppose obstinément à son impérieuse volonté d\u2019agir! Puissance productive anémiée par une carence extraordinaire de toutes les vitamines: vitamine A, pour Altruisme, B pour bonté, C pour courage, D pour devoir, E pour énergie, et G pour générosité de cœur et d'esprit, toutes vitamines dont elle faisait autrefois provision à même les aliments indispensables à sa constitution morale: travail et activité.Jeunesse dont l'Histoire dira \u2014 et c\u2019est un jugement qui fait ma! à répéter tant il est lourd de conséquences \u2014 qu'elle fut cinquantenaire, mais n\u2019eut jamais 20 ans! Et que dire de ces familles entières stcouées durement ou même dissoutes par la crise! Sous ce seul chef d'accusation \u2014 crime de lèse-famille \u2014 ne se trouve-t-il pas matière suffisante pour une condamnation sans appel?Et de quel cynisme la crise n'a-t-elle pas aggravé son forfait en répétant son crime autant de fois qu'il lui fut possible de le faire! N'est-ce pas une scène bien familière que celle de familles à jamais dissoutes ou presque, et dont tes membres, pour vivre, réduits à quêter leurs croûtes à tn charité pubii- que, grognent leur haine et seur mécontentement ct maudissent au lieu de la bénir, la main qui les secourt.La crise n\u2019aurait-elle que détruit le concept d'institution qu'est ec que doit rester la famille, son mal serait insondable puisqu\u2019en définitive, le crime de lèse- famille, c'est un crime de lèse-huma- nité toute entière.Nous pourrions prolonger cet examen bien sommaire et y ajouter peut-être une visite ld où Musset demandait qu\u2019après sa mort l'on plantAt un saule, mais nous nous en abstiendrons de peur de nous entendre confier trop de fois, et de reconnaître trop de voix nous confier: \u2018Je ne serais pas mort si la Crise ne m'avait tué! Tenons-nous plutôt en la compagnie des vivants et voyons jusqu'où les répercussions de tant de malheurs peuvent s'exercer.Car si les politiques nationales et la politique internationale sont à ce point complexes qu\u2019à l\u2019heure présente elles se confondent avec un énorme point d'interrogation noir, \u2014 et cela nos adversaires ne peuvent pas le nier, \u2014 si le terrain des ententes est à ce point glissant qu\u2019eu- cune tentative de solution ne tienne en vue plus de temps qu'il n'en faut pour l\u2019exposer, \u2014 cela non plus nos adversaires ne peuvent le nier \u2014 c\u2019est que le vente des intérêts matériels souffle fort, tourbillonne à foiie allure, et menace de tout emporter.Et si l\u2019on cherche à connaître la cause de tant de violence, nous la retrouverons dans le recul du spirituel, recul engendré lui-même par l'entrée en jeu de la loi vicille comme le monde et dite, foi des ventre-creux.Loi d'autant plus perfide qu'elle ne connaît pas d'exceptions.Loi que l'on retrouve toujours comme cause ultime ou première de toutes les révolutions comme de toutes les guerres.C'est encore cette loi qui enlève à l\u2019homme sa raison, le rend semblable à la bête et souvent le fait mourir.N'allez pas croire que je récite en ce moment une réponse de catéchisme, c\u2019est bien du fait des dictatures qu\u2019il s'agit.Communisme ou Fascisme, peu importe l'appellation, c'est I'idéologie qui menace! Comment expliquer autrement que par le jeu de cette loi, cette atrophie des cerveaux qui porte, non des centaines, non des milliers, non des centaines de mille, pas même des millions, mais des centaines de millions d'êtres humains, d'êtres humains comme nous, à abdiquer leur dignité humaine, À troquer leur liberté contre la promesse d'une bouchée de pain, à laisser leur sort, dit 1'Osservatore Romano, \u201c3 la merci du pouvoir magique d\u2019un groupe d'hommes qui ébranient le monde entre 10 heures et midi,'\u2019 ou encore, pour reprendre un mot bien pittoresque d\u2019un orateur sacré, d\u2019un groupe d'hommes \u2018\u2018qui ne peuvent passer dans un courant d'air sans que tout \"univers éternue\".Messieurs les jurés, en face de tant de misères, de tant de paradoxes, \u2014 tous enfants de la Crise \u2014 comment ne pas convenir que les œuvres humanitaires et philanthropiques dont il nous est donné d'assister à la création ou au développement, ne répondent pas à la nécessité d'injecter de l'antidote et de panser les blessures que Inissent au cœur les flèches empolsonnées de la crise.Que le sens profondément chrétien de certaine populations permette encore la mobilisation de valeureux infirmiers, nous n'avons qu'À nous en réjouir, et nous nous en réjouisaons! Mais que cette mobilisation revête la forme d\u2019un décret obligatoire et à long terme, nous n'avons pas le droit de nous en réjouir.Bien au contraire, cette mobilisation obligatoire ne fait que démontrer la véracité de la proposition que je m'applique à démontrer, À savoir que toutes les bonnes œuvres dont la crise peut-être la cause directe ou indirecte, avant d\u2019être envisagées comme un bien, devront redonner à notre société l\u2019aapect d'une société normale, où il fait bon vivre, où les valeurs sont respectées, où il n\u2019exiate ni prolétariat ouvrier, ni prolétariat intellectuel, mais des classes ou u- pements sociaux qui, à défaut de la comprendre, admettent au moins leur interdépendance et vivent en concé- quence.© La crise actuelle a fait couler beaucoup d'encre.En bien des milieux, on s'inquiète de sa persistance, et on s'inquiète d'autant plus qu\u2019elle revêt une acuité, une intensité que l'on ne trouve pas dans les phénomènes du même ordre qui l\u2019ont précédée, et parce qu\u2019elle se développe suivant un processus qui n\u2019est pas tout-à-fait conforme À la théorie classique des crises.Naturellement chacun y va de son opinion, chacun trouve la véritable, l\u2019unique cause de ce bouleversement des valeurs tant spirituelles qu'économiques.Tant et si bien que les techniciens eux-mêmes ne s\u2019y trouvent plus et semblent décidés à y perdre pour de bon leur latin ou leur grec! Et cette confusion des esprits est fort compréhensible! Nous sommes en face d\u2019un phénomène qui pour s'être déjà présenté dans le passé n°avait jamais atteint une telle ampleur.Songez, Mesdames et Messieurs, que cette crise que nous subissons encore n\u2019a pas atteint une classe, une catégorie d'individus, une nation, mais elle a secoué l'univers entier, elle a touché grièvement toutes les couches de l\u2019état social, songez que ce malaise incomparable ne s\u2019est pas fait sentir uniquement dans le domaine économique, mais que, d'économique d\u2019abord, la crise s'est tot transformée en une crise de l\u2019homme, que le fait économique est devenu brusquement le fait humain.Et cela est si vrai, qu'à l'heure actuelle on en est à ausculter la civilisation occidentale et déjà plusieurs redoutent, non sans raison, le diagnos- tie qu\u2019il faudra porter.\u2014 *\u2018Sur I'buma- nité tout entière pèse une attente, l\u2019attente de quelque chose d'inconnu, d'innommé, d\u2019innommable, qui ne viendra peut-être pas\u2019\u2019 (Daniel-Rops).Et cette \u2018\u2018attente de quelque chose d\u2019innommable\u201d, de quoi est-elle remplie?De joie?Ce serait alors un espoir et je veux bien admettre que l\u2019humanité espère encore mais surtout pour se donner le change! De crainte?Et c\u2019est alors une angoisse que l\u2019on ressent avec toute la brutalité d\u2019un instinct, c\u2019est le pressentiment d\u2019un nouveau malheur et la peur foile que cette fois l\u2019on ne s'en tirera pas à bon compte! Mais avant de présenter mon réquisitoire, il serait utile que je situe le problème, que je délimite les cadres dans lesquels nous nous débattrons.La crise a-t-elle fait plus de tort que de bien?i.e.depuis le dernier jour de prospérité connu et cet instant où je parle, pouvons-nous découvrir, et comme résultat de la crise, un ensemble de biens, un progrès?Pour être honnête intellectuellement, la réponse euppose une incursion dans plusieurs domaines.La question ne sera pas résolue lors même que l\u2019on démontrera, et nos adversaires le démontreront, j'en suis persuadé, que dans tel ou tel domaine, que dans telle ou telle nation, on marque une avance.Non, il s\u2019agit plutôt, pour eux comme pour nous, de procéder à deux additions, l\u2019une de bienfaits, l\u2019autre de maux, et de faire la différence entre les deux résultats obtenus.J'ignore pour le moment si cette différence sera grande ou petite, mais si nous ne réussissons, mon camarade et moi, qu'à la démontrer infinitésimale, nous prouverons tout de même qu'elle existe et c\u2019est tout ce que l'on nous demande! Est-il besoin d'ajouter que nous sommes profondément convaincus de la thèse que nous défendons.Lorsque l\u2019on veut scruter une époque, lorsqu'on désire analyser les éléments qui lui donnent sa physionomie particulière, lorsque l'on s'efforce de saisir le caractère propre d\u2019une période d\u2019histoire, lorsqu'enfin l\u2019on cherche avec anxiété le transitoire et le définitif d\u2019une période trouble, deux moyens, deux critères s'offrent à nous.D'une part, les éléments de l\u2019époque étudiée comparés avec l\u2019essence d\u2019une civilisation véritable et, d'autre part, la recherche des causes qui ont engendré cette même époque.Et si l'on est en mesure d'affirmer que la comparaison est désavantageuse et que le mécanisme des causes joue encore de façon effective, on a prouvé que l'on se trouve dans une période de recul ou du moins de sta- fgnation, et chacun sait que dans une question aussi grave que celle que l\u2019on nous a posée, le piétinement sur place équivaut à une marche rétrograde.Tant que tout le mal ne sera pas réparé, \u2014 et il ne l\u2019est pas encore, \u2014 nos adversaires ne peuvent le nier, \u2014 vous avoucrez messieurs les jurés, qu\u2019il est impossible de parler du bien qu\u2019a fait la crise, et à plus forte raison, de maintenir que la crise ait fait plus de bien que de mal.Qu\u2019un optimisme trop facile et dan- creux, ou qu\u2019une résignation qui tien- rait du fatacisme, ne nous rallie à aucun compromis.I! faut que l\u2019homme, convaincu des leçons du passé, et du mal toujours de plus en plus aigu que sèment les crises, il faut, dis-je, ue l'homme comprenne ses responsabilités, s'élève à leur hauteur, connaisse l\u2019immensité de l'abîime à combler, et fasse rayonner autour de lui les bienfaits d'une charité vigilante.Ainsi, mais ainsi seulement, s'\u2019éloignera le spectre bien réel qui e sur notre civilisation: la possibilité qu\u2019une génération prochaine ne soit contrainte de découvrir, avec le méme sentiment d\u2019admiration contemplative mais aussi de curiosité attendrie, qui étreint les visiteurs en face d\u2019un Acropole, d\u2019un Sphynx, ou d\u2019une Pyramide, de découvrir, dis-je et d'interroger les ruines d\u2019une civilisation que 19 siècles et demi ont édifiée, mais que peu d'années vécues encore sous le signe de la Crise, suffiront à anéantir.Jean DRAPEAU JEAN-PIERRE HOULE Notons immédiatement que la crise a eu pour effet général de mettre à nu des défauts et des tares qui existaient avant elle, cela va de soi, mais que la prospérité masquait de façon dangereuse.La crise a permis à des tarés, à des aigrefins de se poser en champions de l'honnêteté et de la vertu, à des embusqués, à des lâcheurs de faire des assauts de patriotisme, à des détraqués d'imposer leurs vues hystériques.Il était bon, nous répondront nos adversaires, puisque la prospérité dérobait dangereusement ces fiévreux, que la crise les démasquât.J'admettrais cette opinion, si on les eût étouffés dès leur apparition.Mais non, la voie s\u2019est ouverte large devant eux, parfois l\u2019on a prêté une oreille attentive aux élucubrations de leurs cerveaux malades.Si bien qu\u2019au auteur français (René Benjamin) a qualifié notre monde de \u2018délicieusement maboule\u2019\u201d.Que ceci soit normal dans une période de désarroi, je le veux bien, comme il est normal que lors d\u2019une révolution surgissent d'horribies figures que la ville envesoppe de ses p.us sombres repiis, mais le fait n'en demeure pas moins affligeant.Le caractère commun à toute civilisation est que chaque individu qui y naît reçoit incomparablement pius qu\u2019il n\u2019apporte.L'homme est un débi- teur-né et su dette grossit selon qu\u2019il vit plus longtemps.Voilà un principe vérifié, admis jusqu\u2019à nos jours.Mais tout à coup le doute se glisse, la question se pose de savoir si Ia société conserve aussi vivace sa physionomie de créancière perpétuelle! En effet, est-il bien certain que les individus qui naissent aujourd'hui trouvent plus qu\u2019ils n'apportent?La question porte à sourire.Que faites-vous, me demandera-t- on, de tous ces biens accumulés par des générations successives?La réponse est fort simprie: l'immense capita: humain acquis avec misère s'est changé, du fait de la crise, en un passif écrasant.Chacun des nouveaux citoyens du monde se trouve dans la même situation que celle de l'héritier d\u2019une succession insolvable.Je dirai même que sa condition est pire puisqu'il ne peut recourir aux trois mois et quarante jours de délibération que notre loi accorde en pareil cas.A première vue l\u2019on croit que l'enfant n'apporte rien.C\u2019est une erreur, car il représente une puissance jeune, pure de tout alliage, qui pour se développer et devenir effective ne demandera que quelques circonstances favorables! Or ces circonstances favorables la crise les a détruites, elle a anéanti jusqu'à l'espoir qu'on puisse les recréer jamais.Je comprends qu\u2019il vous est fort désagréable d'entendre les prophètes de malheur, d'écouter une voix qui fausse dans le chœur trop bien stylé des publicistes économistes.Mais je ne crois pas que l\u2019on fasse repartir la machine sociale rien qu\u2019à la regarder avec un optimisme de commande.En somme la crise n\u2019a produit aucun des bons effets auxquels on pouvait s'attendre et le reliquat le plus terrible de ces années de fièvre sera sans aucun doute un affaiblissement, une anémie de tout l\u2019être moral.L'espoir d'une guérison ne serait pas perdu si le monde entrait dès maintenant en convalescence.Mais regardez autour de vous, examinez ce qui se passe chaque jour sur chaque point du globe et vous constaterez qu\u2019il n\u2019est même pas question d\u2019une détente prochaine.Et cela parce que la crise dure depuis si longtemps déjà que l'humanité en a presque pris son parti, que les hommes la subissent au lieu de tenter de la vaincre.Rappe- lez-vous la réflexion si triste, si doutou- reusement vraie du Salavin de Georges Duhamel: \u201cLe malheur, le malheur! Il ne faut pas que ça dure trop longtemps, parce qu\u2019alors ça n'a plus de raison de ne pas durer toujours.\u2019 Cette phrase amère reflète exactement l'état d'esprit de notre temps.Cependant, et malgré tout, un bien devrait sortir de cette lamentable situation.Lequel?Durement frappés dans leur sécurité matérielle, ayant l'occasion unique de comprendre qu\u2019une recherche constante de l'argent, qu\u2019une production au rythme vertigineux n'apportent ni la paix, ni la joie pour tous, que la sagesse n'est pas de produire pour utiliser des machines installées à grands frais, mais de produire pour satisfaire une con.ommation déterminée, les hommes auraient dû ralentir leur course vers le maximum de biens comptables! Pourtant, rien de tel! L'appât du gain, et du gain sans limites, demeure toujours aussi fascinateur.L'esprit de spéculation, un moment refroidi, je le veux bien, a repris une vigueur nouvelle et pour une fois encore les hommes sont devenus des risque-tout! Sans doute l\u2019organisme économique, en certains endroits, s'est remis en marche et donne même l'illusion que la panne est bien réparée, mais comme autrefois il ne marche que sous l'impulsion d\u2019une poignée de spéculateurs financiers et industriels qui n\u2019assignent à \u201cleur débordante activité d'autre fin que ie bénéfice matériel Immédiat.\u201d Auteurs responsables en partie du mat, ils exploitent ce mal avec le même sangfroid qu\u2019auparavant.Nous continuons de nous battre pour la conquête des biens matériels avec le même acharnement.Donc nous n'avons pas su tirer la première leçon qui se dégageait de la crise, nous n\u2019avons pas su profiter de l'enseignement qu'elle nous donnaiît, à savoir: un certain détachement de ces biens matériels.Et c'est Maurras qui le dit: \u201cHors de ce détachement, hors de cet esprit catholique, toutes les perspectives d'avenir sont guerrières fatalement.\u201d Et voilà un des effets pernicieux de la crise qui suffirait à contrebalancer, à annihiler même ses meilleurs résultats! Et cela est si vrai, Mesdames et Messieurs, que l\u2019attachement passionné de notre univers pour les biens matériels rend fatalement guerrières toutes les perspectives d'avenir, que l'on discerne trois menaces déchirant notre nt et assombrissant notre futur: - chie menace de guerre, menace de 1 lution, et celle-là s\u2019est réalia révo.maints endroits, menace de la fai on La peur de la guerre cg Il n'est pas un journal, pas un livre où sous que ne s'exprime; il n'est pas une qui ne prononce le mot, il n'est esprit qui ne craigne la chose, p parce que les déterminismes écong, ques nous écrasent \u201cavec tout ce ol.ont de déshonorant pour ln perss h humaine\u2019.Et cette menace revêt ne aspect cynique parce que pour le n grand nombre elle est \u2018\u2019comme l'ex Ps sion de ce refus inconscient, informer: que l\u2019homme oppose à un monde É la violence se masque de mensonge\" (Daniel-Rops).Parce que la mort a la faim est un sacrifice absolumen inutile, on en vient à croire que a guerre pourrait être une forme de rachat, à tout le moins une évasion bienfaisante! a t Partout, 11 en est de même pour la révol présente sous la plume d'une an partie de la jeunesse.On redoute moins la menace de la faim parce, que si beaucoup sont frappés, tous ne meurent pas.Mais ilya dans les seuls pays blancs cent millions d'êtres qui ne mangent pas À leur faim Argument facile, Messieurs?D'accord.Mais là où la crise s'avère néfaste, c'est lorsque l'on se rend compte que ce problème des ventres creux n'est pas regardé comme primordial, comme je seul souci! \u201cLe but de toute société\u201d, a écrit l'excellent écrivain A.de Chateaubriand, \u2018\u2018n\u2019est pas que les hommes se passent les uns des autres; le but des sociétés est qu\u2019ils s\u2019agrègent si prochainement et qu\u2019ils se soudent si court, qu'ils ne puissent plus se déprendre les uns des autres.La loi de l'individu et de son plaisir?Allons donc!\u2026 C'est justement cette démence qui doit être abofie à jamais.La loi d'amour est la seule loi de vie, la loi qui fait que chacun sent en soi l'immense unité humaine et devient fort autant que tous ensemble.\u2019 Et voilà justement ce que nous reprochons à la crise: de ne pas avoir enseigné aux hommes à s\u2019agréger si prochainement, à se soudre si court qu\u2019ils ne puissent plus se déprendre les uns des autres, de ne pas avoir remplacé la loi de l\u2019individu et de son plaisir par Ja loi d'amour! Non, Mesdames et Messieurs, la misère n\u2019a pas rapproché les hommes, elle ne les a pas fait se mieux aimer.Et pour le comprendre, il suffit d'observer le domaine des relations internationales.Il semble que les peuples n\u2019attendent que le moment propice pour se dresser les uns contre les autres et s'entretuer, parce que la crise au lieu de provoquer une large coopération internationale, a donné naissance à ce nationalisme économique, désastreur et pour ceux qui l\u2019adoptent et pour ceux qui le subissent.Mesdames et Messieurs, je m'en voudrais de franchir la limite du temps qui m'est dévolu.Permettez-moi cependant de vous fournir encore quelques arguments dont le seul énoncé d'ailleurs vous convaincra de la justesse de notre thèse.\u201cUne civilisation authentique doit placer à leur rang, le premier, ceux qui sont capables de dépasser leur temps, d'échapper à sa pression et c'est même le sens le plus haut du terme civilisation que de sanctionner cette prééminence des personnes humaines les plus affirmées, les plus rayonnantes, les plus fortes (Daniel-Rops).Or la crise 3 accentué la tendance de la société capitaliste vers l\u2019égalitarisme, au nivellement par en bas, elle a contribué à maintenir la confusion entre l'inégalité injustifiée et l'inégalité, lol de la nature.Elle a fait de l\u2019homme moderne un homme sans nom et qui se veut tel.elle lui a inspiré le dégoût de l\u2019engagement personnel, la peur des responsabl- lités.Chacun pour soi est une devise universelle, alors qu\u2019une véritable civilisation ne sépare pas le destin personnel du destin collectif.L\u2019homme civilisé comprend\u2019 sans peine qu'il a plus de devoirs que de droits, mais nos contemporains professent une croyance absolument opposéé- C'est ainsi que l'on en arrive à la néfaste notion de l\u2019Etat-providence, de l'Etat dispensateur de droits et de privilèges- Or chacun sait que lorsque l\u2019Etat est tout, il n'est rien, Pius encore, la crise accuse le contraste profond qui existé entre l'intérêt général et les intérêts particuliers.Et ceci qui est vrai pour les individus, l'est encore des corpors- tions.Chaque jour l'on constate ave plus d'inquiétude que les groupes professionnels, politiquement les plus puissants, font jouer le mécanisme de leurs intérêts contre l'intérêt de tous- Au moins, direz-vous, les ouvriers ¥ ont trouvé un bénéfice.Croyez vot\" Dans presque tous les pays, la lég oh tion sociale n'est faite que de paravent, de demi-mesures qui n\u2019ont d'aut\u201d vertu que de retarder la reddition fing .des comptes.Nombreux sont les $ ce ouvriers qui constatent qu'une fois plus ils seront dupes et des pouvo pubiics et du capitai! Enfin et pour nous résumer, Mesds- mes et Messieurs, nous disons aise ç crise, alors qu\u2019elle aurait dû favoris: provoquer cette sélection, cette h A es valeurs que l\u2019on réclame | grands cris, a en pour effet de va mêler, de tout brouilier.Rien ne plus! Et malgré son effroyable détres pl l\u2019homme n'a pas saboté ces mécanisn abstraits et inhumains qu'une ébl out sante mais trompeuse prospérit avait conseillés.: Jean-Pierre HOULE Th pn St pt PT rt ae ES \u2014 rn CFS Pm Se \u2014m A ema En per hd fn wh FRC ve EF =m om Sema ue 4 1 ae ee w= ww EE er T \u201cSpon.LA DERNIERE |! Il me reste à vous annoncer une dernière déf , qu'a subie notre équipe intermédiaire aux etal \u2018des Homa Rouges\u201d de McGill.Le score fut de 2 i 0 et nos adversaires ne arvinrent à tromper la vigilance de Bourgoin qu'à deux minutes de la fin alors que Young déjoua \u201cMimi\" pour compter le premier oint de la joute.Et une seconde avant que la cloche n\u2019annonçât ja fin des hostilités, Windsor s\u2019échappa alors que les nôtres oo quaient dans le but d'égaliser et scella définitivement le sort de larencontre.Par cette victoire, McGill rejoint le Loyola en première position de la ligue; toutefois cette dernière équipe remporte le championnat pour avoir contre McGill compté cinq buts cette saison pendant que l\u2019université anglaise n\u2019en réussissait que quatre contre Loyola.Les gars du'Loyola sont donc les nouveaux monarques du hockey intercollégial intermédiaire et méritent bien cet honneur.Et voici le classement final: .G.P.N.Pr.Ct Pts Loyola.8 7 1 0 28 9 14 McGill.7 6 1 0 26 12 14 MONTREAL.8 3 5 0 17 24 6 iKings ton FA 6 1 5 0 12 23 4 Bishop's.8 1 7 0 12 33 2 Kingston a joué des parties de 4 points contre McGill et Bishop.POTINS SUR L\u2019INTERMEDIAIRE Kelly, le cerbère du Loyola, a la meilleure moyenne chez les gardiens de buts car il n\u2019a laissé entrer le palet dans sa cage que neuf fois en huit parties, ce qui lui donne la première place dans ce domaine.Néanmoins on peut sans parti pris, déclarer Pierre Bourgoin le meilleur gardien de buts de la ligue.le Loyola a blanchi tous les clubs de la ligue sauf le nétre; en deux parties contre cette équipe, les Carabins ont compté quatre fois, soit mieux que tout autre club de la ligue.le Bishop's termina en dernière position pour la troisième année consécutive.I'Université de Montréal ne s\u2019est jamais classée plus bas qu\u2019en troisième place.HONNEUR AU MERITE Rares sont nos porte-couleurs qui ont pris part à toutes les joutes de leur équipe: chez les seniors, un seul peut revendiquer cet honneur, Gérard Leboeuf.De plus Gérard peut se glorifier de n'avoir pas recu une seule punition de toute la saison.\u2018\u2018Junior\u2019\u2019 serait donc l\u2019homme de fer et le joueur le plus loyal de la Ligue Intercollégiale Senior.Trois Carabins méritent la même mention chez nos intermédiaires: Bourgoin, Labrèche et Richardson onten effet participé aux huit joutes de leur club.Et c'est ce même Richardson qui a joué environ cinquante minutes par partie; Henry fut un des piliers de son club, et c'est avec regret que nous le verrons partir en juin prochain.EQUIPES D\u2019ETOILES L'an prochain les différents rédacteurs sportifs de McGill, Varsity, Queen's et Montréal ont fait leur choix d'équipes d'étoiles de la Ligue Intercollégiale Senior.Cette année, nous n\u2019avons pas encore entendu parler d\u2019un tel choix.Néanmoins, la semaine prochaine paraîtra ma sélection d'étoiles; Ia tâche est des plus difficiles à cause des nombreux facteurs dont il faut tenir compte.Phil.MALOUIN COMPTEURS DE L'INTERCOLLEGIALE Russ MeConnell, brillant et rapide Munro, Queens.12 10 22 2 ailier de l\u2019Université McGill, a remporté Williamson, Queons.14 7 21 2 le championnat des compteurs do In ligue Crutchfield, McGill.5 14 19 6 Internationale-Intercolléginle cotte sai- Melnquhan, Toronto.8 10 18 2 son, pur une marge confortable en avant Gagné, Montréal.10 7 17 12 de son co-équipier Pidcock.Ce «dernier, Harding, Harvard.10 4 14 2 qui se classa promier l'an dernier, à Perowne, McGill.11 2 13 O compté dix points de moins que Me- Walker, McGill.7 6 13 4 Connell.L'autre membre do la fameuse D.Humphrey, Yale.10 2 12 2 ligne du McGill, Gordie Crutchfield, est Cullivan, Dartmouth.\u2026.8 4 12 0 anquidme compteur, doux points on Mather, Dartmouth.7 5 12 2 arrière de Williamson, du Queen's, 4 8 12 10 Munro, aussi du Queen's, occupe la 9 2 11 4 troisidme position, nouf points en arridre 7 3 10 4 de Pideock.Fremes, Toronto.7 3 10 7 Roger Gagné a été le meilleur compteur 0 Brien, MoGill, : $ 1 9 12 do l'Université Montréal.Le couragoux Lewis.T ou : 6 3 9 0 ailier do l'université française locale s\u2019est Morison, Toronto.4 389 classé septième avec un total de 17 points.Grignon, À Tontréa 4 5 9 4 B.A.Pts Pu.Craig, Toronto.3 ; 2 3 MoConnel, MeGill.25 16 41 7 Patrick, Harv .§ Pideock, MeGill.18 13 31 12 Roberts, Harvard.3 5 8 2 Za BIERE 2 BOUTEILLE 2e VENDANT LE PLUS zc CANADA! CN Ts BLACK HORSE.{ (Photo Albert Dumas) ROGER \u201cBAPTISTE\u201d GAGNE Roger n\u2019a pas besoin de présentation, car tous les Carabins le connaissent et l'admirent.Elu capitaine de notre équipe de hockey en janvier dernier, \u2018Baptiste\u2019 a répété cette année son exploit do la saison dernière en s'affirmant comme le meilleur compteur de son club.Si nous consultons les statistiques de la Ligue Intercollégiale, nous y voyons que \u2018Baptiste\u2019 a figuré dans 17 des 24 points qu\u2019a enrégistrés l\u2019U.de M, cette année.Et à moins qu'il revienne sur sa décision, il vient de jouer pour nous sa dernière saison .Roger est le type de l'athlète parfait, du Joueur loyal et de l\u2019adversaire redouté.P.M.S KI SAUT A LA COTE-DES-NEIGES Samedi dernier à la Côte-des-Nelges avait lieu le \u2018\u201cChamplonnat du Saut de Ski de Montréal\u201d.Les conditions étaient assez bonnes quoiqu'une neige fine diminuÂt sensiblement la visibilité des skieurs.Yves Brossard aurait probablement gagné ce concours important car il fit deux sauts de 119 et 121 pieds respectivement.Malheureusement la seconde fois ayant fait un grand effort pour aller plus foin, ses skis en quittant le tremplin se heurtèrent l\u2019un contre l\u2019autre et, quoiqu'il tint son équilibre dans l'air, il tomba en attérissant.Maurice Laureys sautant pour la première fois sur un grand saut atteignit les distances remarquables de 95 et 93 pieds.CONCOURS DU CLUB ST-SAUVEUR Dimanche prochain aura lieu à St-Sauveur des concours de descente et de slalom sous la direction du club de ski St-Sauveur.Notre club a l'intention d'y inscrire au moins deux équipes.La première sera composée de Tom Casgrain, Antoine Paré, Charles Paré, et Guy Mongenais.La formation des autres équipes n\u2019est pas encore complétée.Tous les membres du club peuvent entrer dans ce concours.+ ALLAIS, CHAMPION DU MONDE La semaine dernière Emile Allais de France a gagné le championnat mondial de ski lorsqu'il se classa premier dans les épreuves combinées de la descente et du slalom.Ce concours se déroulait à Engleberg en Sulsse et réunissait les ns lurvégiens, suédois, finlandais, allemands, suisses, autrichiens, italiens, américains, anglais, etc, CHAMPIONNAT DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Le dimanche 20 mars, est la date qui a été fixée pour les championnats de notre club.Cette rencontre comprendra une course de descente et une autre de slalom.Tous les membres peuvent participer à la descente, et les 20 premiers de cette épreuve courront dans le slalom.Ceux qui veulent prendre part aux concours sont priés d'en avertir Antoine Paré ou leur représentant de faculté, avant vendredi soir, le 18 mars, date ou les rangs de départ seront tirés au sort.Aucune contribution n\u2019est requise et tous devraient y participer.Jean LANGLOIS HOCKEY Le samedi, 19 février, Polytechnique remportait une victoire éclatante sur l\u2019équipe du Mont St-Louis, au Festival de ce collège au Forum.La partic a été fertile en points saillants de toutes sortes, et les M.S.L.ont joué une très belle partie; leurs tactiques furent des plus loyales.Nos joueurs ont fait preuve d'un bel ensemble et nos défenses ont été constamment un véritable embarras pour le Mont St-Louis.Notre gardien de buts a été sensationnel dans les filets et a fait des arrêts qui ont tenu les spectateurs en haleine durant toute la partie.Nos avants ont été à In hauteur de leur tâche et ont su donner du fil à retordre au gardien de buts adverse.Tous nos joueurs ont joué avec brio.- Cette victoire nous réjouissait d\u2019autant plus qu\u2019il y avait six ans que nous n'avions pas battu le Mont St-Louis.DETAIL: 1ère Péridde Aucun point.Punition: Goulet, Hébert.Lène 3 is: Cardinal ggan).- Mont BL tions: pal De nrad Lans Reriode Poly: Co verdure.Po: E.Hébert (Guy Hébert).Punitions: Pépin, G.Hébert, Ledoux.JOUEURS: ique: E.Desrividres, A.practice -E.Beauchemin, J.Lacroix, Gaby Lecavalier, Conrad Laverdure, A POLY Jean Dessaules, E.Hébert, G.Hébert, Maurice Pépin, R.Verret.Mont St-Louis: Renaud, Marches- soault, Mercier, Ledoux, nr dinal, Dug- gan, on, ult, vert, Joubert, Kadou, Choquette, Clock, Quito.Arbitres: aigneault, Bonnemer.gérant, Jacques RACICOT KANDAHAR Kandahar! Kandahar! que de souvenirs évoque ce mot mystérieux.Nom de la métropole de l\u2019Afghanistan; Capitale du grand Gengis Khan.Nom d\u2019une victoire de l'armée britannique commandée par Lord Roberts.Nom de ce même Lord qui reçut en récompense le titre de Baron Roberts du Kandahar.Nom enfin du club de ski de l\u2019élite anglaise dont In piste \u2018\u2018Kandnhar\u2019\u2019 est située à Murren en Suisse et qui est précisément le donateur de ce fameux Trophée Kandahar québecois disputé dimanche dernier au Mont Tremblant et gagné par Louis Cochand, digne Is de Ia Laurentie.Combien des nôtres cette semaine regrettent de n'avoir pu partager le plaisir des 33 montagnards qui participaient à l\u2019excursion des Auberges de la Jeunesse.Tout alla à merveille depuis la marche aux flambeaux samedi soir jusqu'aux chants de victoire dans le train du retour.Dimanche l\u2019on s\u2019éveilla forcément de bonne heure, le bedeau ayant éteint le feu de peur que quelqu'un ne manquât la messe.Après un bon déjeuner l\u2019on se précipita vers le Mont Tremblant.Ses flancs À pic furent pour les autres un cauchemar.Les rayons ardents du soleil nous invitaient à la paresse mais Borée stimula les moins hardis dans leur ascension.Cette montée dura 2 heures; toutefois le panorama grandiose compensa largement pour la fatigue.De la tour du garde-feu l\u2019on pouvait voir à 30 milles à la ronde et compter d\u2019innombrables lacs.Puis \u2014 la course.Une piste qu'un manteau de 6 ou 7 pouces de neige fraîche rendait idéalement rapide.Les plus exigeants n\u2019auraient pu désirer des conditions meilleures.Les résultats en donnent la preuve car 26 des 63 concurrents battirent l\u2019ancien record établi il y a 2 ans par Viateur Cousineau.Les spectateurs échelonnés le long de la piste virent les Cochand, les Johannsen et les Mann passer comme un éclair, atteignant, à certains endroits, une vitesse de 50 à 60 milles à l\u2019heure.Le Mont Tremblant en trembinit.Tom descendit accroupi afin de minimiser la résistance du vent et arriva au poteau en onzième position.Voici les résultats de la descente: secs 1.Louis Cochand, club de ski Laurentien.3.02.2 2.Robert Johannsen, McGill.3.05.4 3.Gérard Chevalier, St-Sauveur.3.18.4 4.Punch Bott, S.C.M.3.18.6 5.Roger Trottier, St-Sauveur.3.20.8 9.Franz Hofer, notre instructeur.3.24.8 11.Tom Casgrain, U.de Montréal.3.28.2 32.Antoine Paré, U.de Montréal.3.44.6 38.Charles Paré, U.de Montréal.3.50.8 50.Jean Lalonde, U.de Montréal.4.06.8 Le slalom eut lieu l\u2019après- midi et fut très difficile.La pente était raide et les fanions très rapprochés les uns des autres, de sorte que des 20 skieurs éligibles (les 20 premiers) dix furent disqualifiés pour une raison ou une autre.Tom se classa 7e dans cette épreuve et aussi 7e dans les résultats combinés.Cette course mit en évidence l\u2019habileté des skieurs lau- rentiens.Après Cochand le vainqueur, Gérard Chevalier de St-Sauveur s'est classé 3e et son co-équipier Roger Trottier 5e.Quand à Cousineau, le gagnant des deux années précédentes, il démontra un noble courage.Souffrant d\u2019une entorse sérieuse subie lors du championnat du Dominion à Ottawa la semaine dernière il prit quand même part à la course et se classa 14e.Jean LANGLOIS INTERCOLLÉGIALE INTERMÉDIAIRE 1 mars loyoln.0 RMC.2 2 mars: McGill.2 Montréal.0 INTERCOLL.SENIOR 5 mars: Princeton.2 Yale.3 Dartmouth 3 Harvard.2 INTERCOLLEGIALE SR CLASSEMENT FINAL G.P Pr C .N.t Pts MeceGill.9 0 79 16 18 uoen's.8 2 0 47 33 16 artmouth.7 3 0 41 61 14 Toronto.6 i 46 34 13 Harvard.à 6 1 32 43 7 Yalo.2 7 1 31 4 56 Princoton.2 7 1 B 4 5 Montréal.1 9 0 24 62 2 ELLES MERITENT votre préférence! EULS les plus fins tabacs de Virginie entrent dans la fabrication de la cige- rette GRADS.C'est pourquoi elle n'irrite pas la gorge et ne fatigue jamais le goût.Elle est véritablement pure.RADS L-O.GROTHÉ LIMITÉE \u2014 ENTREPRISE FAMILIALE ET INDÉPENDANTE Adoptez-la.; ye eet Page huit EE BILLET DU VENDREDI A BATONS ROMPUS Réflexions sans suile sur loul el sur rien, accumulées ct débitées par Eddy Beaudry que voici.C'était ainsi que depuis déjà plusieurs mois, les samedis et dimanches cexceplés, les auditeurs du poste CKAC écou- taien! avec un plaisir loujours renouvelé, ces émissions trop brèves, hélas! d mon avis, loujours si intéressantes et sur des sujels si variés.Ce programme était tellement différent de ce qu'on nous offre habituellement à la radio; de ces programmes de chansons Jrangaises que tout le monde connaît par cœur à force de les entendre se répéler, trois ou quatre fois pur jour, par des chansonnicrs genre Rossi el autres; de ces programmes de swing band, de jazz, de recettes de cuisine, d'annonces, elec.; enfin de ces programmes très ordinaires, presque lous du même genre el sur le même ton.T'andis que, A BATONS ROMPUS, C'était toujours nouveau.Renseigné comme il l'est, M.Beaudry savait charmer el intéresser un auditoire.Il parlait des grands hommes restés célèbres dans l\u2019histoire, des génies tels que Napoléon, des héros tels que l\u2019archiduc Rodolphe; il nous donnait leur biographie, racontait leurs amours ct nous parlait des mœurs de ces époques.Il nous lisait aussi des faits sur la vie des auteurs les plus connus du public lels que Voltaire, Hugo, Musset, Bordeaux, Mauriac, Maurois et nombre d'autres.H consacra même tout un quart d'heure au gagnant du prix Goncourt, l'auteur de \u201cFaux- Passeporl\u201d, M.Plisnier.Mais les sujets n'étaient pus toujours aussi intellectuels; quand on s'adresse à un auditoire en partie féminin, il faut bien parler de temps a autre du beau sexe; M.Beaudry nous laquinait gentiment, mais il le faisait toujours avec lact de peur de froisser quelques âmes à la chatouilleuse susceptibilité.Ses auditrices faisant semblant de le prendre au sérieux, lui renvoyaient la balle et se défendaient tant bien que mal, en le traitant de vieux garçon, de méchant bougon, de bon papa, de vilain pessimiste, d\u2019audacieux cynique.ILen est une qui alla même jusqu'à le traiter de glaneur anti-féministe.Il subissait toujours l'avalanche de reproches sans se fâcher, comprenant que toutes ces véhémentes protestations n'étaient au fond que de la rigolade.Quand on parle de femmes, à faut bien s'occuper un peu aussi de ces bons messieurs; ils en auraient autrement été jaloux, et les hommes à leur tour se firent malmener, on s'amusa à leurs dépens, les petites manies des ts y passèrent, tout comme les défauts des autres; les célibataires eux-mêmes ne furent pus épurgnés.Aussi la discussion s'est soulenue, animée de part et d'autre, entre les correspondants et M, Beaudry.Puis un jour, les causcries prirent une autre forme; Tino fussi vint à Montréal, Jean Clément arriva peu après.ce qui ne manqua pas d\u2019entraîner, de déchatner plutôt, un véritable débat épistolair: entre les admiratrices du lénor corse, et celles du sympathique chanteur français.M.Beaudry reçut au début des lettres fort amusantes, puis d\u2019autres moîns, et plusieurs fort déplacées, cela, pour avoir élé franc el sincère, pour uvoir dit que Tino Rossi le laissait indifférent, qu\u2019il lui reconnaïssait une voix agréable, ce qui est encore très flatteur du reste, mais qu\u2019il ne partageait \u2018pas l'admiration, ridicule d'ailleurs, qu'on lui accorde; mais qu'il parlageait bien au contraire, l\u2019admiration méritée que tous semblaient vouer à Jean Clément, si affable, #i bon camarade, si charmant el à la voix si souple et xi expressive.Cette discussion qui fut plaisante d'abord, changea peu à peu de face; les plaisanteries devinrent des insul- les; les taquineries des grossiérelés, el, à cause de quelques esprits croches auxquels un chanteur étranger fait perdre la boule, M.Beaudry dut mettre un point final à ce débat.I entama alors d'autres sujets, il parla des us el coutumes des différents pays, il lut aussi de fort charmants poèmes de Musset, Hugo, Franc- Nohain, Renard, Rostand et combien d'autres encore.Les grands maîtres de la musique ne furent pas non plus mis de côté, et leur existence et leurs œuvres nous devinrent encore plus Jamilières.Tout ce que je pourrais ajouter ne ferait qu'aviver le regret de celle émission, qui pour des raisons qu\u2019on ignore, s'est terminée vendredi dernier, alors qu'il a cassé une dernière fois avec nous, les petits bâtons, selon l\u2019expression même de M.Beaudry.Mais, u-t-il ajouté, les programmes reprendront si je reçois un nombre suffisant de lettres.J'ai bien fait ma part, je suis positive que d'autres aussi l'ont Jail, mais ce n'est pas assez.Je demande done aux auditeurs et_auditrices de A BATONS ROMPUS, el même à ceux et celles que leurs occupations empéchent d'écouter ce programme d'écrire à leur tour.Là où une seule force peut échouer, plusieurs forces ne manqueront pas de réussir.Plus les protestations scront nombreuses et plus vite M.Beaudry sera de retour parmi nous.GABY CATECHISME DE L'ORGANISATION CORPORATIVE par le P, ftichard Arès, S.J.Tous les hommes d'ordre, tous ceux qui cherchent une solution permanente à la erise dont souffre l'humanité, se tournent de plus en plus vers l'organisn- tion corporative.Ils ont pour les on- courager, au premier chef, les paroles pressantes du Souverain Pontife dans ses dernières cneyeliques.Mais l'orgn- nisation corporative n\u2019a rien de fantaisiste.C'est une institution basée sur des principes, déterminée par des lois, dirigée vers un but.Sans doute ses modalités peuvent varier et s'adapter nu tempérament el aux traditions des diffé rents pays, muis là encore faut-il respecter les normes du corporatisme et ne pas s\u2019écarter de la voie que sa nature même et son but lui tracent.Des notions elaires sur l'organisation corporative s'imposent done.Pen los possddent.Et c'est pourquoi une voix autorisée de chez nous réclamait dernièrement In publication d'un entéechisme sur ce sujet.Ce désir vient d'être réalisé, le P.ltichard_ Arès, SJ, de l'Ecole Sociale Populaire, auteur d'un Petit catéchizme anticommuniste qui connut un vif suceûs, publie, sous le titre de Catéchisme de l'organisation corporative, ane brochure de G4 pages où se (trouve contenu tout ce qu'i faut connaître sur cette organisation.Kn procédant pur questions et réponses, il elarifie un sujot- assez complexe en lui-même.Cotto brochure ost en vente à L'ACTION PAROISSIALE, 4260, rue do Bordonux, Montréal, au prix de 25 sous l\u2019unité.Institution canadienne-francaise LABORATOIRE NADEAU (LIMITEE) Pharmacie en Gros \u201cMes Fiches\u201d No 21 En vente chez JOS HArbour 1875 1405 rue ST-DENIS ED.GERNAEY VOTRE FLEURISTE Fleurs pour toutes occasions, télégraphiées partout.Service et qualité MONTRÉAL JACQUES LÉGER ANDRÉ DUSSAULT JEAN FILION PIERRE BOURGOIN Administrateur : Circulation : \u201cLE QUARTIER LATIN\u201d organe officiel des étudients de l'Université de Montréal.539 est, rue De Montigny \u2014 HArbour 0530 DIRECTION Directeur : JEAN VALLERAND Censeurs : CHANOINE EMILE CHARTIER ABBÉ GEORGES DENIGER Aviseur : MAURICE ARCHAMBAULT RÉDACTION Rédacteur en chef : ROGER CHAPUT Secrétaire de la rédaction : JEAN MADORE Rédacteurs : GUY PREVOST PAUL LEMONDE PHILIPPE MALOUIN ADMINISTRATION GERARD HEBERT JEAN-MAURICE ROBILLARD IMPRIME PAR LA CE DE PUBLICATION LA PATRIE 180 est, rue Ste-Catherine Montréal SIMON L'ANGLAIS JACQUES LEDUC MAURICE MERCIER DANIEL JOHNSON LA JEUNE FILLE Ce n'est pas chose facile, Gaby, que de répondre catégoriquement a la question que vous posiez dans le dernier QUARTIER LATIN.Et je doute qu\u2019il y ait beaucoup d'étudiants à faire le même choix devant la gerbe parfumée des qualités féminines.Vous me pardonnerez si je n'ose faire un choix aussi embarrassant et si je me borne à ne vous confier que ce que des étudiants, plus aguenis que je ne le suis aux embuscades féminines, ont bien voulu me dire.Et vous comprendrez que je ne puisse viaiment pas tant abuser de mes 20 printemps .Le premier à qui je demandai ce qu'il désirait trouver en une jeune fille est un étudiant à l'élégance et à la voix presque féminines.Et j'étais assuré que sa longue fréquentation des salons et des réunions mondaines lui permettait de porter un jugement sûr et miri.Comme je lui demandais quelles étaient les qualités qu'il recherchait en une jeune fille, il me fit cette réponse pour le moins étonnante : \"Je lui veux avant tout de l'attrait physique, de l'élégance, du charme et de la beauté ! \u2014 Mais, lui objectai-je, ne souhaiterais-tu pas tout d'abord voir briller en elle une saine intelligence ?\u2014 Oh! tu sais, me répondit-il avec ses yeux si beaux à voir, je ne crois pas que l'on puisse demande: beaucoup plus que la beauté à une femme ! \u2014 Oui, évidemment, je comprends qu'il te soit particulièrement difficile e lui en demander davantage .! Et je m'arrêtai là, fixé sur ce qui voltigeait derrière ce beau front de danseur ! J'abordai ensuite un type qui est presque sur-doué, qui n'est pas tout-à- fait un mondain mais qui est à peu près sérieux.C'est éminemment le genre d'étudiant qu'on appelle si souvent \u201cle bon diable\u201d.Ses jugements, justes ou non, correspondent presque toujours à ceux portés par la plupart des étudiants.Eh bien, lorsque je demandai à cet étudiant ce qu'il préférait en une jeune fille : \u201cElle doit, me dit-il, être fidèle avant tout, belle ou non, une jeune fille qui est inconstante ne pourra jamais me plaire et m'emballer | \u2014 Oui, mais ctois-tu qu'elle te laissera découvrir toutes ses petites infidélités, \u2014 si elle se sent le coeur volage ?\u2014 h! non, mais si elle est infidèle et sans sincérité, elle ne tardera pas à se trahir ! \u2014 Ce n'est pas absolument sûr.et que lui demanderais-tu à part ça?\u2014 Evidemment je la veux intelligente pour me comprendre (sic) et pour qu'il soit possible de converse: d'autre chose que de sottes banalités.\u2014 Rechercherais-tu rticulièrement une femme spirituelle?\u2014 Je désire qu'elle ait du bon sens bien plus que e l'esprit, c'est moins parfumé peut- être mais ça dure davantage! \u2014 Ne crains-tu pas tout de même de t'en fatiguer à la longue?\u2014 Une femme qui me rendra mon amour aura toujours assez de saveur pour moi.\u2014 À part ça, la voudrais-tu cultivée?\u2014 Bah! qu'elle soit normale! je ne tiens pas spécialement à ce qu'elle puisse tout comprendre dans les théories d'Einstein, ou bien qu'elle essaie de me faire cioire comme certains de mes amis, qu'elle saisit tout dans Baudelaire, lermé ou Valéry! \u2014 Oui, en somme, tu rêves d'une femme intelli- ente, fidèle comme pas une, et dont \u20ac jugement sûr se marierait à un amour inlassable ! \u2014 Exactement | Vous constatez, Gaby, que cet étudiant n'est pas si bête et que les jeunes filles qui rencontreraient des types de ce genre-là pourraient, j'imagine, ne pas désespérer de toucher au bonheur et goûter quelque peu la joie de vivre ! Mais je continuai ma courte enquête et je me mis à la recherche de Pam- phile, notre Caton.Il est très affable, mais pour lui le sourire est une faiblesse, \u2018esprit une déformation, les moeurs modernes presqu'un signe de décadence ! C'est le type à l'aspect \u2018frigidaire\u2019\u2019, mais intérieurement doux et sensible.Cette espèce d'étudiants est encore passablement abondante et assurément elle ne manque pas de solidité s'il est vrai qu'elle n\u2019a pas tout-à-fait assez de saveur.Je lui pose donc ma question et ii me fait l'honneur, que j'apprécie, de me répondre, de sa belle voix grave: \u201cUne femme doit tout d'abord avoir du coeur, beaucoup de coeur! Sans doute faut-il qu'elle soit intelligente d'ailleurs la plupart le sont, mais i importe davantage qu'elle soit dévouée et bonne.Le dévouement vaut plus que tout! \u2014 Pamphile, si Caton revenait sur la terre, il serait ton disciplel\u2014 Et si tu veux savoir ce que personnellement je lui veux en plus, eh bien, je crois que c'est de la distinction, du raffinement.La femme doit adoucir l'écorce naturellement rugueuse de \u2018homme, et il me semble qu'une femme vulgaire trahit son rôle de civilisatrice!* Voilà une belle formule, n'est- ce pas?Et elle traduit presque adéquatement le mot de je ne sais plus quel auteur: \u201cCe que je recherche chez la jeune fille?Oh! beaucoup de choses, trop peut-être panr le peu que j'ai à lui offrir.Je .veux surtout du coeur: la femme est faite pour aimer et si elle aime véritablement, elle sera presque parfaite.Ajoutez à cela de Fespiit de la gaieté, de la distinction, de l'instruction, le sens pratique des choses et aussi deux petits grains de beauté, et vous aurez \u2018image ou le rêve de celle que je veux adorer!\" J'aime à croire que c'est un rêve auquel il n'est pas exagéré de croire.On peut avoir un idéal de jeune fille différent, je ne crois pas qu'on puisse en avoir un plus beau! Et je ne doute pas, que vous et plusieurs de vos amies soyiez parfaitement capables de le rendre réalisable! Quant à la question de couper la langue aux jeunes filles qui perlent trop, je ne puis vraiment pas vous donner mon avis sut ce point: j'ai deux soeurs et elles ont suffisamment utilisé leurs langues pour me forcer parfois à déplorer l'existence d'un organe qui, comme vous le dites si bien, peut murmurer de si délicieuses choses! videmment c'est aller beaucoup trop loin que de vouloir leui couper la langue, mais je crois tout de même que celui ou celle qui pourrait découvrir un instrument quelconque pour iminuer en certains moments la puissance et le souplesse de quelques langues, je crois que sa fortune serait faite ! Mais je ne voudrais pas finir avec un mot désagréable sur votre beau sexe, et je crois qu'il est permis de dire sans exagération que votre sexe a bien assez d'avantages sur le nôtre pour avoir celui-là de moins ! Pierre BAUDOIN PYROGRAVURE - \u201cSNOWHITE\"\u201d On rapporte que Walt Disney est désappointé de son œuvre el de ses *personnages qu'il ne trouve pas bien rendus dans \u2018\u201cSnowhite and the seven dwarfs\".C'est sans doute la modestie qui aveugle l'auteur, mais cn lous cas, il se trompe car ses personnages sont si vrais et si naturels qu\u2019on les reconnaît tous en chair et en os à la faculté de droit.C'est sûrement Snowhite qui a été la mieux réussie, avec ses beaux cheveux noirs, sa voix mélodieuse, el son joli sourire: c'est si bien elle que son nom ne la désignerail pas mieux.Naturellement, le Prince charmant n'est pus loin et Disney ne pouvait mieux le reproduire: un beau petil jeune homme rose el joufflu, à la moustache caressante el soyeuse, toujours prêt à faire écho au moindre appel de sa princesse.Suivent les Gnômes, avec Doc en tête: d\u2019une prestance remarquable, ce dernier en impose à tout son entourage.IL préside à loutes les délibérations et donne volontiers sa voix prépondérante Bref, comme dans le film, c\u2019est la personnalité du groupe.Pour faire contraste, nous trouvons à deux pas, notre \u2018\u2018Dopey\u201d, avec ses grandes oreilles, sa petite taille et son manque de prestige.I n'est jamais pris au sérieux, n\u2019ouvre la bouche que pour se faire dire de se taire, et attrape foujours la bascule à sa fête.Aussi célèbre que Doc, il ne pense tout de même pus à s'en faire pour cela.S'il y a quelqu'un qui le comprend sous ce rapport, c\u2019est bien le pauvre Slcepy qui somnole à ses côtés.Bien qu\u2019il ait besoin de 20 heures de sommeil sur une journée de 24, celui-ci trouve le courage de se traîner aux cours, entre deux fins-de-semaine.Pour ne pus s'éveiller, il ne tient qu\u2019un œil ouvert.Peine perdue, malheureusen Grumpy est tout près qui ne dem, qu\u2019à faire du bruit: il parle quand te autres se laisent, rit de ce qui nest o drôle, discute ce qui est réglé, voit fon ce qui est blanc et.ne manque r de le faire savoir.Par bonheur, quand il devient insupportable, un bon \u201csavon adminisiré par la collectivité lui asso, plit le caractère et le remet sur le bo chemin pour un bout de temps, \" Mais combien plus sympathique oy le bon diable du nom de \u201cHg Man\", dont la grande ambition d'arriver à se fâcher.Celui-là Passe son temps à \u201c\u201cqueuler\u201d pour la forme- à sourire d la vie, et à être content lui-même.Ce pauvre \u201cBashful\u201d, par contre est beaucoup moins heureux: il yy, drait se présenter, quand il y a des élections, partir des \u201cboums\u201d quand c\u2019est le temps et faire des bonnes farce, à l\u2019occasion, mais il doit compter are sa m.limidité! Si au moins, à pouvait pâlir, mais non: il devient rouge comme un homard, tout le monde s\u2019en aperçoit; son affaire es! manquée et elle tourne toujours contre lui.Reste Sneezy: il n\u2019est pas seul en classe, à avoir les muqueuses nasale, sensibles, mais il éclipse tous ss rivaux par son art de soutenir, tout le temps qu'il éternue ou quil « mouche, la note musicale qu'il avait prise au début de l\u2019opération.Ça l\u2019amuse d'ailleurs autant que ses compagnons.Comme vous voyez, personne n'y manque (pas même la vieille sorcière qui ne nous inléresse pas) el Disney serail venu éludier ses sujets parmi les élèves du droit, qu\u2019il n\u2019aurait pas su les incarner plus fidèlement.Les Frères GRIMM QUESTION DE TACTIQUE Dans la Gazette du 26 février, un sénateur pose un geste bien louable.Dans une lettre à l\u2019éditeur il explique brièvement mais clairement ce qu\u2019est l\u2019infaillibilité pontificale.On sait que dans les discussions, certains interlocuteurs anglais pensent nous en boucher un coin et nous cracher le pire outrage quand ils nous ont lancé ces mots: \u2018\u2018Vos idées?Vous n\u2019êtes pas libres de les discuter, elles vous sont imposées par le Pape infaillible.\u2019 Mais pourtant \u2014 comme le dit M.Hughes \u2014 dans la famille, la société, la nation, il faut une autorité qui décide et dont la décision soit finale.Autrement c'est le chaos.En effet qu\u2019arriverait-il si, par exemple, chaque citoyen des Etats-Unis pouvait à sa guise interpréter la Constitution de son pays?Chaos, désordre, guerre civile et tout ce que vous voudrez.Les législateurs ont été sages en confiant à une Cour l\u2019interprétation de la Constitution.Et sa décision n'est-elle pas finale, indiscutable et jouissant pour ainsi dire de I'infaillibilité?En Angleterre, au Canada, partout c\u2019est de même.Eh bien! l\u2019infaillibilité pontificale n\u2019est en somme que l'interprétation finale, sans appel de la doctrine de l'Eglise catholique.Le Pape n\u2019a pas pour mission de nous révéler, sous l'inspiration du Saint-Esprit, de nouvelles doc- SALON DE BARBIER DU CAFE ST-JACQUES R.NADREAU, prop.415 EST, RUE STE-CATHERINE trines.Son rôle consiste \u2018à décider, lorsque c\u2019est nécessaire, ce que veut dire tel passage du dépôt de la Révélation\u2018, maintenant fermé à toute addition.Certes aucun catholique ne doit ignorer ces vérités.Mais, si élémentaires qu\u2019elles paraissent, elles sont généralement ignorées par nos adversaires.Les leur faire comprendre c\u2019est du coup dissiper leurs préjugés et leur montrer que notre foi, si elle est d\u2019abord surnaturelle, n\u2019en est pas moins très raisonnable, plus raisonnable que le libre examen.Quand bien même les quelques lignes du Sénateur Hughes n\u2019auraient fait pénétrer qu\u2019un seul rayon de lumière dans une seule intelligence, elles sont plus utiles à la cause catholique que tous les anathèmes, toutes les haines.Ca revient toujours à dire que ceux qui descendent dans la mélée, armés de la charité, font un meilleur travail q-e ces \u2018\u2018bons messieurs\u2019 qui du haut de la colline de leur isolement vocifèrent des injures, et dans une langue que les Anglais ne comprennent même pass\u2019agit du domaine national.D'ailleurs quelle est l\u2019utilité du levain si on le laisse à côté de la pâte?D.J.Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin CHEZ : DÉOM 1247, Saint-Denis Montréal PHOTOGRAPHE ATTITRE DES ETUDIANTS.RUE STE-CATHERINE, (Pris St-Denis) Tél.LAneaster 5478\u2014Rée.ATiantie 3695 __ se pas, el MC pi "]
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