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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
vendredi 24 janvier 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1941-01-24, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL, 247JANVIER 1941 10-SOUS- LESNUMERO VOLUME#XXIIL AN.14 Directeur: JACQUES DUQUETTE Rédacteur en chef: ROGER BEAULIEU CRN Ey TY EEE CEE A LIRE DANS CE NUMERO REVUE DE LA PRESSE NEMO \u201cLE DEVOIR\u201d JACQUES GENEST LA LEGION ETRANGERE FRANK LE BLOC UNIVERSITAIRE CINEMA JEAN NARRACHLE NOUS, LES INTELLECTUELS GILLES HENAULT \u201cLA FLAMBEE\u201d C.D.EN ECOUTANT LES GRANDS MUSICIENS C.-B.BERTRAND \u201cPEINTURE MODERNE\u201d JACQUES-G.DE T'ONNANCOUR PLAGIAT INTEGRAL CHRONIQUE DU BRIDGE l'OUR UN MONDE I'LUS EQUILIBRE MARCEL ROBITAILLE \u201cLE MISANTHROPE\" r.oRM.SI'ORTS JEAN SIBELIUS WILLIAM P.VANDER LINDEN DIOGENE CHERCHE UNE TETE LA COMEDIE HUMAINE par MARCEL BLAIS il s\u2019agit plutôt d'un drame, d'un immense drame, dont les actes se déroulent dans les coulisses, derrière des décors changeants et multiples.Les acteurs sont des hommes, parfois des barbares, à l'affût de conquêtes et de dominations.Une symphonie, riche de couleurs et de puissance, couvre leurs tumultes : c'est l'accompagnement sonore d'une mélopée d'amour, où tous les grands principes de l'humanité se font entendre : \u2018\u2018patrie\u2018\u2019, \u2018honneur\u2019, \u2018dignité'\u2019, \"fratemité'\u2019,.Derrière ce tintamarre, des gens tripotent ensemble de funestes projets, des petits Landrus veillent sur leurs intérêts, révolver au poing, la haine à la gueule.C'est du Machiavel en action.Je parle ici de tous ceux qui par leurs vices ont faussé dens leur pays la tradition de ses valeurs nationales et des concepts moraux : puissances internationales, occultes ou visibles, dictateurs, ministres, dont l'action combinée a avili les qualités les plus essentielles de la civilisation occidentale.Ce n'est pas chez eux que l'on retrouve la marque la plus distinctive de la nature humaine.Gandhi est plus chrétien que tous ces gens qui, avec forfanterie, se disent \u2018les fidèles serviteurs du Dieu des nations.Mammon est leur seigneur et maître.Îls ont emprunté à telle Encyclique telle consécration du droit de propriété, à tel puissant prince de l'Église ou de l'État tel enseignement de prudence et de sagesse.ls invoquent les principes ronflants des histoires sentimentales pour faire croire au peuple qu'ils protègent son âme, et que sans eux rien ne subsistera dans le paradis terrestre, même pas le bienfaisant \u2018ordre\u2019 qui laisse persister le plus écoeurant des désordres.Seigneur!.ayez pitié de ces gens, parce que, coupables, ils ne savent pes tout le bien dont ils empêchent la création.lls n'auront pas entendu votre leçon essentielle, la grande leçon de l'Amour! Vous serez venu parmi nous, comme un grand Inconnu, vos disciples auront jugé vos paroles onéreuses et intempestives; seuls les humbles, les pauvres seront demeurés vos amis! \u2018Il y aura toujours des guerres, tent qu'il y aura des jeunes gens\u201d, a dit Mauriac.Les dictateurs de tous les régimes comptent sur le jeunesse pour étouffer chez les autres le peu de bonheur qui peut leur être réservé.Pourtant, la jeunesse a cet avantage sur les autres générations qu'elle n'a pas été le complice de tous les crimes perpétrés au nom des idées les plus généreuses.On aura vu de ces \u2018vieux\u2019 qui auront gardé une certaine honnêteté de doctrine et de pensée, devant les devoirs de l'heure, mais qui, sont subitement restés cois devant la menace qu'\u2018\u2019on\u201d leur faisait de les priver du pouvoir.Le peur des responsabilités à assassiné énormément de bonnes volontés.Dés hommes dynamiques; sincères, nous les\u2018comptons pif \u2018centaines, mais quend il >» s'agit d'avoir des hommes d'action, les prudents se dérobent, se cachent.Le \"primo vivere'' a éteint chez eux l'audace, l'intégrité des opinions.C'est la timidité des délicats.Quand ce besoin de conquête égoïste prend force dans les couches profondes de la nation, grâce à l'action délétère de quelque tribun, alors nous assistons à une dégradation systématique de la diznité, à un abandon presque total de l'honneur.Nous continuons à croire aux principes seins, aux maximes fondamentales, mais dare-dare nous comprenons tout le sadisme de ces contemplateurs de le piastre qui iront faire assassiner les jeunes et les pauvres pour la protection d'un état de choses faussé à sa base même par l'égoïsme et la cupidité des concurrents.Retournons au petit catéchisme, messieurs, parce que, vous le savez, \u2018\u2018l'équivoque des promesses amène la permanence de la tromperie\u2019\u2019.Nous n'avons pas encore subi assez de calemités et de misères pour comprendre l'importance de l'honnêteté dans les relations humaines.Aucun homme n'a encore eu chez nous la lucidité d'un Pétain, d'un Solazar pour élaborer une politique qui ait quelque chance de préserver les bases essentielles de la société.Il faut le dire, il faut surtout s'en convaincre, les idées maîtresses de notre civilisation ont subi depuis quelque 50 ans des atteintes profondes, et aucune réforme pratique, bienfaisante, ne se produira, s'il ne se fait dans les esprits des changements radicaux.Rien ne sert de jeter à la tuerie des millions d'hommes si les valeurs humaines elles-mêmes doivent périr.Révolution communautaire, révolution individuelle : les deux s'imposent, et dans le plus bref délai.\u2018C\u2019est une purification radicele qui est requise\u201d, écrit Jacques Maritain.L'on reproche à la jeunesse son manque de sérieux et de travail; elle a pour réfuter cet argument très peu d'excuses à offrir.Il est vrai qu'elle n'a pes apporté une part assez abondante à l'élaboration d'une doctrine seine et effective.Il reste néanmoins que l'exemple de ses aînés n'est pas là pour l\u2019entraîner dans la bonne voie.Beaucoup d'entre nous pourront écrire, lorsqu'ils auront acquis l'expérience, ce sel de l'âge mûr, ce que Maurice Barrès avouait un jour dans ses Cahiers : \u201cLe faiblesse de mon enfance et de me jeunesse à été de ne pas connaître d'hommes supérieurs.C'est d'eux que j'avais soif et faim.ll n'y avait même pas de notables, de hauts types de civilisations.Il n'y avait pes de grands coeurs\u201d.C'est la déchéance del'élite qui se continue, et qui ne sera arrêtée que per l'action salutaire de.quelques civilisés.: LETTRE À SOPHIE J'aurais pu tout aussi bien, ma chère Sophie, intituler cette lettre que je l'adresse, en réponse à celle que tu m'as fait tenir récemment, \u201cLa femme et ses droits.Mais certaine dame de La Roche- foucauld a déjà intitulé une brochure de la même façon et je ne Liens pas à m'altirer l'ire de la Société des Gens de Lettres.Tu me reproches mon antipathie pour la thévrie que tu défends avec une ardeur vraiment par trop belliqueuse.Je te pardonnerais celte fougue, si tu portais aux lèvres de fortes moustaches ou si tu étais afjectée de celte maladie souriante de la société qu'on nomme vulgairement snobismie.Ce n'est pas que je sois systématiquement opposé aux novations.Au contraire.Mais j'abhorre celles qui renversent l\u2019ordre établi depuis des siècles par la raison, la sagesse, l\u2019expérience.Et le féminisme est de celles-Ui.Tu me permeltras bien, ma chère Sophie, de t'en retracer la genèse: je commencerai bien avant le déluge, mais je tâcherai d\u2019être succinct.L'homme s'ennuyait.C'était au temps qu\u2019il lui était loisible de s\u2019entretenir, encore que très respectueusement, avec la personne réelle et visible de son Créateur.IL jugea donc opportun d'avertir ce dernier de son désastreux état d'esprit.Celui-ci, qui SAVAIT, alors comme aujourd'hui, tout ce qui peut grouiller dans le cerveau de l\u2019homme, parut aussitôt et décréta: \u2014 dJ'extirperai, 6 homme, de ton corps que j'ai fait, l\u2019ennui que j'y avais laissé: je te donnerai une femme.Comme, jusque-ld, le mot n\u2019avait élé prononcé ni par l\u2019un ni pur l'autre des deux seuls el célèbres (quoique à un degré fort différent) interlocuteurs-du monde, Adam marmolla dans su barbe, qu\u2019il avait longue: \u201cQuel peut bien être cette sorte de joujou?\u201d Mais il ne livra pas sa réflexion, habitué qu'il était d ne parler que rarement, el il n'ouvrit la bouche qu\u2019 pour demander, d'une voix que j'imagine gultu- rale: \u201cA quand.la femme?\u201d Mais l'Autre, jugeant la conversation suffisamment prolongée, s'était déjà éloigné.Adam, qui ne s'éluil jumais mis en colère, faillit s'emporter, mais avec la bonne philosophie qui ne le quitlait pas depuis qu'il avait vu le jour il se dil; \u2014 Bah! je rerrai bien, \u2026 Æt d\u2019ennui, il se coucha et s'endormit.Il avait dit: \u2018Je verrai\u201d, mais il ne vil rien, car le Créateur lui soutira, avec une habileté et une délieu- lesse que recherchent vainement depuis ce temps-là tous les chirurgiens, une seule de ses côtes el en fit LA FEMME, .Adam ouvril paresseusement un œil, le referma, s'élira avec une voluplé que nous ne connaissons pus cl qui lui était permise, puis rouvrit complètement les yeux.Près de lui, il entendit proférer deux mots qui nous laissent bien indifférents aujourd'hui \u2014 question d\u2019habilude! \u2014 mais qui lui parurent étranges: \u201cAllo, chért*.Comme il n'avait de l'harmonie que des notions plulôt rudimentaires, Adam chercha avant de se relourner, quel pouvait bien être cet instrument au son si doux, si enveloppant, si lendre.Il ne trouva pas.Ars, il se retourna.Eve souriait paisiblement.Mais la simplicité même de son sourire dénotait, mieux que n'importe quelle parole, que \u2014 néc depuis une heure à peine \u2014 elle était déjà rompue à toutes les ruses ct à tous les arlifices du sexe qu\u2019elle devait engendrer.Adum la trouva belle \u2014 il n'avait pas le choix! \u2014 et il l'aima.Il ne devait la connaître que plusieurs jours plus lard.Mais, craignant l'emballement trop fougueux de l\u2019homme et L- voyant déjà prêt \u2014 le pôvre! \u2014 à toutes les concessions, le Créateur parut à nouveau el délimita solennellement les rôles: \u2014 Femme, ordonna-t-il, tu seras soumise à lon époux.Æt pendant des siècles et des siècles, elle lui avait toujours été soumise.Je le concèderai même, ma chère Sophie, que le sexe que la nature m'a assigné (sans que j'y sois pour rien) el que je représente bien indignement, je te le confesse, a parfois abusé de son pouvoir, au long des siècles qui suivirent la scène dÀ jamais mémorable que je viens d'évoquer pour loi.Mais la femme ne se plaignail pas lr de cet étui de choses.CL Pourquoi fallut-il qu\u2019un jour, elle s\u2019en souciât el se mit à revendiquer, d grands cris d'énergumène, LES DROITS DE LA FEMME?Parce que, naguère, on avail érigé LES DROITS DE THOM.ME?Qu'une femme jalouse une autre femme, cela avail loujours élé.Mais jalouser un être auquel elle n'a rien d envier: Uhomme, c\u2019élail jeter sur un sexe Jusque-la adoré un discrédil que je me peux pas approuver el que toi-même, ma très chére Sophie, réprouveras à la réflexion.A .Je Pexpliquerai sans doule yn jour les consé Junestes de la blige féministe: pour aujour- d'hui, tu en as suffisamment à méditer, puisque les convictions sont bien lentes à ébrander.- D'antént\u2026 que je ne veux, pas.m;aljéner,.d.jamais,lon,amitié.\u2026 à laquelle je tiens.~~ \u201cBRIC 11 ne convient pas de laisser passer fnapercues les manifestations de la vie intellectuelle des prébachellères du Collège Marguerite Bourgeuys que beaucoup de curablns connaissent.C'est pourquot je signale aux lecteurs du Quartier latin, l'éclosion d'un nouveau Journal publié conjointement par les élèves du Collège Marguerite Bourgeoys, de l'Institut l\u2019édagogique et de l'Ecole Noriuale de Musique.Ce Journal \u2014 mj- méographié \u2014 à pour titre NENG ce qui veut dire: Nous et Nos Idées.On trouve, exposés dans l'éditorial, le but et l'esprit de NENI: \u201cLe but de notre journal est de faire connaître nos idées sur notre role dans ln société, au- Jourd'hui et demain, et de contribuer à grandir .Feffort d'expansion de lélé ment fruncals en Amérique.Les élèves du collége Marguerite Bourgeoys, de l'Institut Pédagogique et de l'Ecole Normale de Musique ont un Idéal commun qu'elles partagent d'ailleurs avec leurs frères les étudiants canadiens-fran- cals.Cet Idéal est fait de la colluabora- tion de tous au Canada francais pour conserver nos traditions, religion, culture, langue, moeurs.Ceci n\u2019est possible que si chacun fait sa part et nous voulons faire In nôtre: pour cola, nots exprimerons nos opinions\u201d.Cect est magnifique: mais ce n'est pus tout, car je lis plus loin: \u201cNous devons résister et le principal moyen de résistance, c'est la culture |, Cotte culture, il nous la faut pour devenir un peuple fort et faire de notre natlonalismme une réalité.\u201d Où l'on voit que les pré&bachelières manifestent un esprit sérieux et qui se rapproche de cdlul d'un grand nombre d'étudiants: inquiétude et an- Eoisse sur l'avenir de notre nationalité, souci de culture Intégrale, d'enrichissement de la personnalité.Un autre trait de l'esprit qui anitue NENI, Je le trouve sous la plume de Nicole Bédard: * .Je m'Instruis, non pas pour tue faire remarquer, mails pour arriver à la Vérité et aider les autres À l'atteindre.Je travaille aujourd'hui poue servir demain .\u201d.De telles phrases feront un zrand plaisir à ceux qui doutalent de la jeune Canadienne Francalse d'aujourd'hui, de son sérieux, de son idéalisme, de son désintéressement.La présentation du journal est très simple.Aucune fantaisie, aucune flori- ture.Sur la dernière page, est dessinés une marguerite avec les mots \u201cdo- cete\u201d dont on retrouve la signification dans In phrase de Mlle Bédard citée plus haut, et duns cet autre extrait de l'éditorial: \u201cN'est-ce pus À nous, étudiants de nos nombreux collèges classiques, qu'il appartient d'acquérir cette culture, de la faire rayonner, et d'en Inculquer le besoin aux plus Jeunes.\u201d Mais à côté des bonnes lilées et des belles Intentions, il y a, dans l'ensemble des articles, un défaut de pensée, de méthode, d'objectivité.de réalisme.Ceux-ci ne sont pas assez ruminés; ils ne sont pas assez inélités, Hs manquent de tonus: ils manquent de fini.le style est trop souvent embarrassé, mlèvre, Incorreet quelquefois amphigourique.En volet des exemples: \u201cNotre Jeunesse à nous, comment s'écoule-t-elle?Sachons la vivre pleinement, avec en- LE QUARTIER LATIN arr, \"NOUS ET NOS IDÉES\u201d thouslasme et jole pour réaliser dans sa beauté et su valeur la plénitude de notre lendesnaln\u201d.\u201cA midl, c'est le diner dans upe mal- son de pension où nous rencuntrons nombre de jeunes gens et de Jeunes filles que nous connaissons et que nous ne continlssons pus.lls sont tous aussi al- mables les uns que les autres, ce sont des sportifs et c\u2019est tout dire.\u201d Quelle belle Innocence! \u201cles pieds potelés et mignons out grandi, leur quantité n changé, mals la substance est demeurée la même sous les mutations uceldentelles.\u201d\u201d ! ! Non! de grâce, plus de précision, plus de simplicité, un style plus vif.plus réullste, UD lun plus alerte.SI Je dis ces choses, ce n'est pas, qu'on veullle le crotre, pour le plaisir de censurer, mals C'est pur souci d'une critique complète et sincère, et puis, c'est dans l'intérêt mêtue et peur le profit de NENI.C'est en donnant un effort maximum que NENI vivra et exerceru une influence profonde.Mais ceci étant dit, 1! faut féliciter de tout coeur, les jeunes fiHles du Collège Marguerite Bourzeoys et de l'Institut P\u2019éÉlagogique de leur belle initiative; 1! faut qu'elles continuent à propager autour d'elles cet idéal de charité et de culture francaise que plusieurs étudiants essalent de répandre de leur côté.Ainsl se tissera cette volonté collective de résistance aux dangers externes et internes qui mettent notre vle nationale ét rellzieuse en grand danger, et de rayonnement catholique et français sur le continent nord-américain.A NENI, je souhaite succès et longue vie! Jacques GENEST LEX On reproche aux écrivains de ne pas écrire assez souvent.Est-ce paresse, négligence, dégoût, indifférence?Qu'importe! lls n\u2019écricent pas assez.Mais il est curieux de voir leurs réponses quand on leur reproche leur manque de maléricl.En voici quelques-unes: 1.-J'ai trop écrit depuis quelque temps, j'ai besoin de repos.2.Je n'ai pas assez écrit el je manque de pratique.3.\u2014L'éditeur s\u2019accapare de tout mon travail, donc je n'ai rien à faire.4.\u2014 L'éditeur n\u2019a rien reçu de moi depuis quelques mois.I doit être en furic.IQUE D\u2019EXC $.-\u2014 Je suis obligé d'étudier des carac- fères, c'est ennuyeux.6 Il y a trop de monde autour de moi, cela me dérange.7.\u2014-Le matin, c'est trop tôt pour composer.Comment voulez-vous penser les ycux fermés?8.Ecrire au cours de l'après-midi.Impossible car l'énergie du matin a disparu.9.\u2014 H fait trop chaud pour rédiger.10.\u2014Il fait trop froid pour composer.11.\u2014La température ne me stimule pas assez.12\u2014J'ai séjourné trop longlemps dans le même endroit, I'atmosphere me tape sur les nerfs.USES 13.\u2014Cet endroit nouveau me cause des distractions.14 \u2014Pourquoi me tuer, j'ai de l\u2019argent en banque.15\u2014 Je ne puis écrire assez vite pour refaire mon compte de banque.16\u2014Il y a trop de bruit à l'extérieur, Jje suis énercé.17 \u2014 La tranquilité de la campagne me donne le cafard.18.\u2014 Le dactylographe semble en mauvais ordre.Si je louche une clé, le mécanisme tombera sûrement en pièces.Etc.Allons, paresseux, au travail 111 BOB \u201cLA RELÈVE\" Janvier 1941, 5e cahier, 5e série H.A.REINHOLD: Prisons et pénitence ROBERT CHARBONNEAU: Ils posséderont la terre., roman, 1.Edward, (suite) PIERRE BAILLARGEON : Ile Manuel GABRIEL-M.LUSSIER: Cantique d'un ordinand, poème GUY SYLVESTRE: De Monther- lant Chroniques : \u201cNos charmants voisins\u2019\u2019 de Claude Melancon, par Jean Le Moyne; Une nouvelle revue: \u2018\u2018Regards\u2019\u2019, par Claude Hurtubise; Courrier de Chine.Le cahier: 15 cents; l\u2019abonnement à 10 cahiers: $1.00 340, ave Kensington, Westmount.GRINTUCH HABITS DE GALA TUXEDOS JAQUETTES PALETOTS ACCESSOIRES A LOUER 2121 BLVD ST-LAURENT près de Sherbrooke LAncaster 7382 Représenté per À.GRINTUCH, 4 Pret dh pour le solr bo.2169 FÉLICITATIONS AU \u201cDEVOIR\u201d A l'exemple du Comité des Oeuvres Catholiques, je profite de l\u2019occasion qu\u2019offre le trente et unième anniversaire du Devoir pour rendre aux \u201cmessieurs\u201d de ce journal un témoignage de reconnaissance et d'admiration.Témoignage de reconnaissance pour les services qu\u2019il a rendus aux Canadiens français de Montréal surtout, mais aussi à ceux de la Province de Québec, du Canada, aux Franco-américains.Que ne de- vons-nous pas, nous étudiants, au Devoir qui, par son attitude carrément anticonscriptionniste, nous permet d'avoir une lueur d\u2019espoir sur notre avenir immédiat très compromis.Témoignage d\u2019admiration pour la générosité, le désintéressement et le dévouement qu\u2019il met au service des causes catholiques et nationales, pour sa constance et sa persévérance dans la défense de nos droits essentiels, Nous devons beaucoup à Bourassa; mais je crois qu\u2019il n\u2019y a rien d'autre dans la vie publique de ce grand Canadien Français, qui mérite autant notre gratitude que la fondation de ce journal d\u2019inspiration chrétienne et française qui, depuis plus de trente ans, a si fortement contribué à conserver chez nous la notion et la hiérarchie des valeurs, et le sens de notre destinée, de notre mission sur le continent nord-américain.Surtout depuis deux ans, le Devoir a atteint un niveau de perfection qui, à certains points de vue, n\u2019est pas encore dépassé et qui le rend comparable aux meilleurs quotidiens.Il se le doit à lui- même, il nous le doit depuis la défaite française et la cessation de tout apport intellectuel de la France par suite de l\u2019extension du blocus anglais à tout le continent européen.Ce degré de perfection est dû en grande partie à la compétence, à l\u2019indépendance d\u2019esprit et à l\u2019intégrité de ses journalistes.D'abord, à M.Georges Pelletier, directeur-gérant du journal, dont les chroniques quotidiennes sur les événements du jour, si bien faites, et qui manifestent un grand jugement.beaucoup de discernement et une claire compréhension des faits, sont très appréciées par les lecteurs.Mais ce sont, avant tout les éditoriaux du samedi où l\u2019on trouve cette force de pensée, cette pénétration d\u2019esprit, cette documentation, cette logique et cette clarté qui ont donné à M.Pelletier la réputation d\u2019un journaliste de grande envergure.Ce niveau de perfection est dû, aussi, à ce bon M.Omer Héroux dont le style clair et simple, dont la gentilhommerie, la noblesse du caractére, la ténacité dans la lutte entreprise et l\u2019ouverture d\u2019esprit en font un modèle du journaliste dévoué aux intérêts spirituels et matériels des Canadiens Français, Et puis, il y a M, Léopold Richer, représentant magnifique du Devoir à Ottawa, remarquable par sa justesse de pensée, son ob- Jectivité, sa perspicacité et sa dialectique.Ses lettres, écrites d\u2019un style alerte, dénotent la qualité de son information, et à cause de cela, sont des plus intéressantes et des plus lues.Enfin, il y a tous les autres, MM.Dupire, Benoist, Desbiens, Huot, Sauriol, ete, qui ont chacun leur part dans le succès du Devoir.Et il est bon que les jeunes leur offrent leurs hommages les plus sincéres et un reconnaissant merei.Car ces \u201cmessieurs\u201d du Devoir, en nous éclairant et en luttant sur la premiére ligne et de si belle façon, nous encouragent et nous donnent des motifs d'espérer et des raisons de travailler avec plus d'énergie et de nous mieux préparer.Mais ils font plus que cela: ils transmettent un exemple, Exemple d\u2019abnégation, de ténacité et de dévouement pour des idées, pour le maintien et l\u2019expansion du catholicisme et de la Site francaise en Amérique du ord.Jacques GENEST REVUE LA PRESSE L\u2019on pouvait lire dans la \u201cPatrie\u201d de dimanche dernier cette opinion d'un trés vieux bonhomme de la province-soeur, Sir William Mulock, sur la province de Québec: TORONTO, 18.(P.C.) \u2014 Sir William Mulock, ancien juge-en-chef de l\u2019Ontario, a dit aujourd\u2019hui \u2018dans une in- terviou i la veille de son 97e anniversaire de naissance, qu\u2019il s\u2019attendait que la province de Québec devienne une \u201cgrande province de langue anglaise\u201d avec l\u2019espoir d\u2019une \u201cplus grande unité canadienne.\u201d Au moment de l'entrevue, le juge lisait un numéro du \u201cJour\u201d, hebdomadaire édité en langue francaise par Jean-Charles Harvey.\u201cCe sont des hommes comme Harvey et Adélard God- bout, le nouveau premier ministre du Quél.¢, dit l\u2019ancien juge, qui conduisent la province vers des horizons plus vastes.De grands changements sont à prévoir dans le Québec, changements qui ont été tenus en échec par des hommes à l\u2019esprit étroit et aux visions mesquines\u201d.\u201cJe m\u2019attends qu\u2019au cours de l\u2019année qui commence, M.Godbout prendra des mesures pour développer un vaste programme de l\u2019enseignement de l\u2019anglais à travers toute la province de Québec.Et comme dans toutes les choses qui en valent la peine, dès que le peuple se sera rendu compte de l\u2019excellence de la mesure, il en demandera plus.\u201d Voilà enfin l\u2019unité canadienne en voie de se réaliser.De l\u2019unité dans le vrai sens du mot: une seule langue dans tout le Canada.Il n\u2019est pas surprenant de lire un tel témoignage, après les discours éloquents et nullement équivoques de Messieurs Ilarvey et Godbout.les deux fidèles suppôts de la nationalité canadienne-fran- caise.Pour être réellement pratiques, il nous faudra apprendre l\u2019anglais, avant de savoir le français.Ce serait peut-être plus important de solutionner la question sociale, qui garde, malgré tout, son importance.\u201cRELATIONS\u201d et l\u2019enseignement de l\u2019anglais Le premier numéro des \u201cRelations\u201d la revue de I'Ecole Sociale Populaire, contient un article du Pére Robert Picard, s.j., sur \u201cNotre problème bilingue\u201d.L'on a proposé depuis quelque temps des solutions plus ou moins intempestives à cette question.\u201d La Commission scolaire de Montréal, et surtout son président, M.Gravel, veut nous acheminer vers l\u2019école bilingue que \u201cles enfants des deux langues (puissent) fréquenter indifféremment\u201d.Il y a là un danger pour nous, que le Père Picard étudie avec compétence; il répond aux prétentions de la Commission scolaire.Voici ses conclusions: \u201cC\u2019est cela que nous demandons pour notre jeunesse, et non pas des heures supplémentaires d\u2019anglais.Une éducation réaliste, énergique, à base d\u2019effort créateur, qui secoue notre inertie, qui brise nos automatismes de petit employé, craintif de tout risque comme de toute initiative.Pour nous rendre le sens de la compétence, le goût de l\u2019ouvrage bien fait.Que nos chefs alors répondent, avec moins de discours, et plus de méthode dans l\u2019organisation concrète, à ce désir d\u2019étudier, de créer, de nous dépasser.Des compétences, on en verra chez nous comme ailleurs, quand il vaudra la peine de le devenir\u201d.Dans cette revue, il y a nombre d\u2019articles qui méritent d\u2019être lus.Je signale, entr\u2019autres, une étude du Père Alexandre Dugré, s.j., sur \u201cla Terre\u201d, \u201cle Fléau de I\u2019Alcoolisme\u201d, par le Pére J.P.Ar- chambault, s.j., d\u2019autres articles sur \u201cl'Action sociale de l'Eglise au Moyen-Age\", sur le cinéma et les enfants, sur le 4iéme centenaire de la Compagnie de Jésus, etc.Il n\u2019en coûte qu\u2019un dollar et demi, ($1.50) à un étudiant pour un abonnement d'un an.Cela en vaut Ja peine.LA REVUE DOMINICAINE Le numéro de janvier contient quelques pages d\u2019un prochain livre de M.Jacques Maritain: \u201cA travers le désastre\u201d, qui doit pa- raitre prochainement, à New- York, aux Editions de la Maison francaise, Inc.Dans \u2018\u2018Le Peuple de France\u201d, M.Maritain écrit ceci: \u201cIl n\u2019est pas vrai que a- sement de la France soit .«nsi que le prétendent les propagandes totalitaires, le signe d\u2019une impuissance essentielle et d\u2019un mal essentiel de la démocratie comme telle.Il n\u2019est pas vrai non plus qu\u2019elle soit le signe d\u2019une décadence et d\u2019une corrup£ion qu\u2019on imputerait au peuple français en particulier, et à la démocratie française en particulier.L\u2019écrasement de la France est le signe d\u2019un principe de maladie et d\u2019un principe d\u2019erreur qui ne sont pas consubstantiels à la démocratie, mais qui me- naceut toutes les démocraties modernes, parce qu\u2019ils proviennent d\u2019une fausse philosophie de la vie qui parasite celles-ci depuis longtemps\u201d.C\u2019est la base même de la vie en société qui a été faussé: \u201cla foi en la dignité de la personne humaine, en l\u2019amour fraternel, en la justice\u201d.Dans le même numéro, un article sur \u201cNotre militarisme\u201d, qui fait bien voir le danger moral qui existe dans nos camps d\u2019entraine- ment.C\u2019est là une plaie de la guerre qui inquiète sérieusement ceux qui ont conservé encore un peu d\u2019honnêteté.Nous attendons les remèdes.JEUNESSE FRANÇAISE 1940 Son Excellence le Ministre de France à Ottawa, M.René Ristel- hueber, a prononcé la semaine dernière au cub St-Laurent- Kiwanis, une magistrale conférence sur la jeunesse française.Tous les étudiants devraient lire ce texte, qui a paru intégralement dans le Devoir et le Canada.Le conférencier étudie les réformes que le maréchal Pétain a a pliquées à l'Etat français.Réformes essentielles, qui assureront un relèvement sérieux de la nation francaise.Je ne signale jo qu\u2019un passage; toute la conférence mériterait d\u2019être citée: \u201cL\u2019école, dit le marécha] Pétain, doit constituer une préparation à la vie et non se contenter de donner des rudiments d\u2019instruction générale, Le savoir et même l\u2019intelligence ne sont pas tout; le caractère et le coeur importent autant.Il s\u2019agit, non pas de former un homme abstrait surchargé de culture livresque inutile, mais bien un Français appelé à travailler pour son pays dans des conditions déterminées.Conserver, comme il se doit, nos traditions de haute culture n\u2019empêche nullement d'introduire dans nos écoles un enseignement simplifié, pratique, direct et vivant, Moins de livres, plus de réalités.Le but de l\u2019école, conclut- il, est de mettre dans la vie chacun à sa place, Une des premières tâches est de rendre au travail, sous toutes ses formes, sa dignité.Les besognes les plus humbles sont également respectables, parce qu\u2019elles sont utiles.Il convient donc de restaurer la dignité du travail manuel, en particulier celui du paysan, et de faire comprendre qu\u2019une charrue est un outil aussi noble, et beaucoup plus indispensable, qu\u2019un porte-plume.Mieux vaut connaître à fond un métier que d\u2019avoir sur tout des vues superficielles.Apprendre aux jeunes un métier, leur fournir des moyens d\u2019existence, est infiniment plus sage que de prétendre faire de tous de faux savants.Dirigeons donc davantage la jeunesse, suivant ses aptitudes, vers les écoles techniques, professionnelles, en lui donnant ce goût du travail bien fait, du fini qui a été une des meilleures traditions de l\u2019artisanat français.\u201d Voilà des paroles qui devraient prendre un sens pour nous, Canadiens français.Nous avons besoin d\u2019un enseignement pratique, mais qui tienne compte de toutes les valeurs qui peuvent assurer notre existence et nous permettre de progresser suivant les lignes directrices de notre histoire, NEMO * * Le Quartier Latin organe officiel des étudients de l'Université de Montréal 539, rue De Montigny - HArbour 4511 DIRECTION Directeur : JACQUES DUQUETTE Aviseur: BERNARD FORTIN REDACTION Rédacteur en chef: ROGER BEAULIEU Secrétaire de le rédaction : MARCEL BLAIS Rédocteurs : JACQUES GENEST MARCEL RAYMOND RICHARD CRÉPAULT GERARD ALLY JEAN DRAPEAU PAUL LEVESQUE ROBERT LETENDRE FRANCOIS BASTIEN MARCEL THEORET CHARLES DUMAS MARCEL ROBITAILLE ANDRE BACHAND ADMINISTRATION Administrateur : GUY GIRARD Publicité : PAUL CHOLETTE e IMPRIMÉ PAR LA CIE DE PUBLICATION LA PATRIE 180 est, rue Sie-Cotherine MONTRÉAL JEAN VALLERAND CHS.E.BERTRAND > 94 JANVIER' 1941 Collection: M LIVRAISON DU ler JANVIER SOMMAIRE Philosophie (172.1) \u2014 La Patrie, Mgr Baunard.Religion (256.1:248) \u2014 Y a-t- il une Spiritualité d'Action catholique?, Chan.Emile Guerry; (265.542.3) \u2014 Le Role de la Femme au foyer, Rosamée Totin.Sciences sociales (323.1(714)\u2014 L'Autonomie de la Province de Québec, André Laurendeau; (327(26)\u2014Les Problémes du Pacifique, Albert de Pouvourville, Philologie (44) \u2014 La Formas tion de la Langue littéraire, Charles Bruneau.Sciences pures (597) \u2014Le Poisson Scie, Georges Trial.Sciences appliquées (613.2) \u2014 Alimentation rationnelle, Michel- le-S.Gosselin.Beaux-Arts (719) \u2014 Les Pares nationaux, L.-A.Richard; (789) \u2014 Les Instruments d'orchestre: La Batterie, Albert Lavignac.Littérature (84 \u201c18\u201d) \u2014 Louis Veuillot et son temps, G.Neyron, s.j.Histoire, Géographie (9(71) \u201c1791-1841\") \u2014 C.-M.de Salaber- rv, L.-O.David; (9(71) \u201c1791- 1842\u201d) \u2014 Mgr Plessis, L.-O.David; (91(489) \u2014 Promenades au Danemark, Marthe Oulié.Mes Lectures \u2014 (En couverture).Le numéro: 5 sous \u2014 Abonne- .ment d'un an: $1.00, Mes Fiches, 4286, rue St-Hu- bert, Montréal.AM.7257.ES FICHES LIVRAISON DU 15 JANVIER SOMMAIRE Généralités (07(71) \u2014 La Gazette littéraire de Montréal, S.Marion.Philosophie (1(07) \u2014 Quelques explications sur nos fiches de philosophie, La Rédaction, Religion (211.1) \u2014 L\u2019Existence de Dieu est-elle démontrable?, S.Thomas d'Aquin; (265.54) \u2014 La Préparation éloignée au mariage, M.-A.Lamarche, o.p.Sciences sociales (37) \u2014 L\u2019encyclique \u201cRappresentanti in terra\u201d, S.S.Pie XL.Sciences pures (53 \u201c19\u201d) \u2014 Ce que la Physique moderne doit à la science américaine, Marcel Boll; (599) \u2014 L'Extermination du Bison, Georges Maheux.Sciences appliquées (623.441) Le Tir à l'Arc, Madeleine Kent., Beaux-Arts (744) \u2014 Le Dessin industriel, Maurice Landry.Littérature (C84 \u201c19\u201d) \u2014 Le Paon d'émail, par Paul Morin, Mgr Camille Roy; (88-2) \u2014 Quelques Leçons de la comédie grecque, Louis Gauthier, c.s.v.Histoire.Géographie, Biographies (9(71) \u201c1887\u201d) \u2014 Aperçu de la situation économique dans le Bas-Canada vers 1837, Gérard Parizeau; (91(718) \u2014 Terre- Neuve, île étrange, Gérard Gardner; (92:5) \u2014 Marie Curie, Roger Lemieux.Mes Lectures \u2014 (En couverture).Le numéro: 5 sous \u2014 Abonnement d'un an: $1.00.Mes Fiches, 4286, rue St-Hu- bert, Montréal.AM, 7257.LES DISCIPLES DE THEMIS recevront le 22 février 1941 SALLE DOREE, HOTEL MONT-ROYAL Orchestre: Maurice Meerte Habit de ville.Le couple: $3.00 SUR LE BOUT DU BANC M.le docteur Jean Grignon, Interné à l\u2019Université de Montréal, Montréal, P.Q.De ma couche de moribond, je lève de nouveau le poing pour demander justice celle fois.J'ai connu la défaite, j'ai connu les combats ardus, mais je n\u2019ai jamais connu l\u2019iniquité avant vendredi soir dernier.Nous sommes, et quand je dis nous, je veux dire le Droit et la Pharmacie, une poignée de braves ct non une armée de \u201csuckers\u201d.Jusques à quand, Grignon, abuseras- tu de notre patience! Apprends, digne arbitre-en-chef, que la petite lumière rouge qui veille au-dessus des buts de l'aréna St-Laurent n'a pas été placée là comme décoration de Noël ct encore moins comme signal de circulation.Par conséquent, quand celle s'allume, tu @ n'as pas raison de recommencer le jeu à côté des buts, à moins que tu prennes cel endroit pour le centre de la glace.Consulte tes bouquins cl lu y verras que ça veut dire tout simplement qu'un point a été compté.Passe encore que tu l'oublies une fois, mais\u2019 que lu com- melles une pareille goffe à trois reprises, voilà ce qui cst malsain pour un jeune homme de ton âge.En résumé, si tu n'es pas capable de remplir tes fonctions avec justice, donne la place à un autre.Je ne dis pas ça pour te faire de la peine, c'est seulement pour rtre de toi.Sur le chapitre des punitions, il y aurait de fort belles choses à dire aussi, mais je garde cela pour une autre occasion où la révolte de mes sens devant tes décisions sera apaisée.Nous ne voulons pas passer pour un \u201cclub de chialeux\u201d à responsabilité limitée, seulement nous tenons à être traités sur le même pied que les autres par docteur Grignon, qui devrait se confiner à l'étude des lumières rouges en physique et aux effets psychiques des coups de sifflet silencieux.Nous félicitons les autres équipes pour le bel esprit sportif qu'elles témoignent ct nous en ferons autant, pourvu qu'ori nous considère avec impartialilé.Sur ce, je le quitte sans rancune, mon cher Grignon, avec l'espérance que les années l'apporteront ce qui te manque: un peu plus d\u2019équilé et beaucoup de bon sens.Encorc te faudra-l-il un récipient pour tout mettre cela où il faut.UN AMI LE QUARTIER LATIN LA LÉGION ÉTRANGÈRE La Légion étrangère ne constitue pas le refuge des criminels.Au contraire, c\u2019est un organisme de soldats décidés, courageux dont le tableau d'honneur surpasse celui de tout autre régiment, La pacification du Maroc se réalisa grâce à la Légion étrangère.Inclinons-nous devant elle.Un civil veut-il s\u2019y engager, il subit un examen médical sévère, exclus de tous privilèges.Il parade devant une demi-douzaine de spécialistes qui le radiographient, analysent son sang, examinent ses dents et ses yeux, le passent des pieds à la tête.S°\u2019il est accepté, on le photographie de profil et de face, on relève ses empreintes digitales et on examine son record judiciaire.Si la justice de son pays le réclame, on le remettra à qui de droit en moins d\u2019une semaine, sinon on l\u2019enverra dans un camp d'entrai- nement pour six mois soit à Saïda, soit au Kreider ou soit à Beni-Ounif.Il est alors considéré comme soldat et est envoyé en campagne.Le légionnaire sert en Algérie, en Syrie, en Indo-Chine, au Maroc et dans tout le Sahara.De ces contrées, le Maroc montre l'exemple typique de la tâche légionnaire.Au cours des dernières années du dix-neuvième siècle, un officier de cavalerie, le lieutenant de Foucault voulut visiter le Maroc fermé aux infidèles et spécialement aux Français.Il réussit en prenant l\u2019allure d\u2019un Juif marocain et au prix de plusieurs difficultés où il risqua sa vie.Aujourd'hui, Marrakesh dans le Maroc méridional, remplace l'Egypte comme station hivernale.Cette amélioration, on la doit à la Légion étrangère.Ces changements sont récents, car on trouve encore des soldats portant la vieille médaille marocaine suspendue au ruban vert et blanc témoin de la chute de Meknès, Fez, Oudja et Marrakesh en 1912.Au lendemain du conflit de 1914-18 où la Légion n écrit des pages de gloire dans son livre d\u2019or, la plaine centrale marocaine, le sud du Rif et le nord de l'Atlas étaient conquis et pacifiés.Mais derrière les montagnes, les tribus organisaient des excursions qui aboutissaient au massacre des pacifistes.On dut les exterminer.En 1927, le Rif était conquis et Abd El Krim envoyé en exil permanent.En 1931, Tafilet ne se ressentait plus des expéditions des tribus de brigands.Alors, commença l\u2019expulsion des dernières tribus rebelles par Ia Mauritanie, vers Rio del Oro en 1934.Maintenant, le Maroc est français; les tribus rebelles sont soumises ou doivent franchir la barrière formée par les troupes saharriennes.Alors pourquoi la France garde-t-elle la Légion étrangère?En voici la réponse.Kipling a écrit que les communications consolident la paix et la France tend vers cette réalisation.La majeure partie de l\u2019armée française comprend des conscrits qui sont appelés à servir dans la Légion en Afrique.Par exemple, les Chasseurs d'Afrique est un corps volontaire spécialisé.De plus, des troupes ordinaires sont postées en plein désert et doivent se suffire à elles-mêmes.Voici comment la France utilise sa force africaine.Les qualités magnifiques qui ont fait de ces hommes, la force inégalable qu'est Ia Légion se basent sur le patriotisme et le renoncement de soi-même.Avec le développement de la motorisation, on a motorisé Ia Légion et on a construit des routes pour l'avancement des troupes françaises dans le Sahara.La Légion construisit ces routes au prix de fatigues innombrables sous le soleil brûlant du jour et le vent piquant du désert le soir.Le travail se continue sans répit sous le regard réjoui de la France.Quand la route est construite, une compagnie de la Légion érige un poste et s\u2019y installe.Les matériaux sont constitués de briques de glaise et de mortier; les seuls frais imposés au gouvernement français sont l'achat des fenêtres et des portes.La Légion seule n pu passer au travers de ces obstacles innombrables, On pénètre toujours de plus en plus au cœur de l\u2019Afrique mystérieuse et un jour le rêve des communications entre le Maroc et le Niger se réaliseront.La France victorieuse agrandira son empire grâce à la Légion étrangère, le refuge des travailleurs, des courageux, des braves qui savent mourir le sourire aux lèvres en bénissant le nom de la Patrie.FRANK MESSAGE AUX ÉTUDIANTS Le nouveau président della société des débats, Louis J.Gauthier, invite tous les carabins à assister à un autre duel oratoire, le jeudi 30 janvier à 8 hers 30.Le sujet: \u2018\u2018L\u2019Égoïsme chez l\u2019homme et la femme\u201d.Ce débat aura pour particularité intéressante que nos deux charmantes duellistes, Milles Jeanne Lamarche et Marcelle St-Martin ont voulu coaliser leurs forces et défendre, sans l'intervention du sexe fort, un point de vue fort discuté.Le sexe fort, représenté par MM.Lionel Lafieur, e.e.m.et Fernand Séguin, Sc.saura-t-il enfin nous rendre plus dignes de nous-mêmes?Pour le savoir, et que tous agissent ainsi, rendez-vous À la \u2018\u2018Cabane\u2019\u2019 et retenez vos billets afin de pouvoir passer une soirée des plus agréables.J.H.HEBERT, publiciste.» PAGE TROIS LE BLOC UNIVERSITAIRE Il est fort naturel de mettre on doute l\u2019utilité des Congrès.Aucun problème ne reçoit sn solution défini- nitive; des propositions et des résolutions, oui, mais des actes, non.Un tel jugement, pour sévère qu\u2019il soit, n\u2019est, pas tout à fait faux.Les résultats du Congrès sont rarement palpables, tangibles, concrets.Des opinions sont exprimées; des attitudes sont prises; des idées sont émises; en somme, quelque chose qui tient plus aux principes qu\u2019aux faits.IS ce n\u2019est peut-être pas si mauvais.Fu dépit de ces constatations \u201cexpérimentales\u201d, les délégués de Montréal au Congrès du Bloc Universitaire, qui eut lieu à Ottawa les 4, 5 ct 6 janvier, ont la ferme conviction d'avoir contribué à la réalisation d\u2019une œuvre: l'élaboration de ln constitution du Bloc Universitaire.Et ils sont revenus à Montréal avec la volonté de passer des paroles aux actes; comme première mesure, ils ont consolidé leurs positions et refait leurs rangs tout en tenant compte des exigences de leur nouvelle constitution.Cette réorganisation s'imposait depuis que NM.Marcel Robitaille, e.eud., abandonna In présidence du BU, pour raisons personnelles, en fin de décembre dernier.M.Alphonse Bégin lui succéda et organisa la délégation de Montréal, avee le concours de Marcel Théoret et de Maurice Cloutier.xxx Voici les noms des membres du Conseil du B.U.: Président: Alphonse Bégin, he.Vice-président : Roland-G.Lefrançois, e.e.d.Vice-présidente : Jeannine Buteau, c.c.s0e.Secrétaire : Gérard Ally, e.c.d.Trésorier: Louis Dufresne, h.e.c.Organisateur: Maurice Cloutier, h.c.c.Conseillers: les présidents des différents comités: Philippe-E.Panneton, ce.d.(comité socinl et récréatif); Marcel Théoret, h.c.c.(comité des diners- causerics); J.-Paul Denis, agnonome, h.e.e.(comité des coopératives); Charles Quimet, e.c.m.(comité artistique); Roberval Paradis, c.esoc.(comité d\u2019étude); Gérard Bourret, c.e.d.(comité de propagande); Jeanne Gascon, B.A.(comité féminin).A Ottawa, M.Alban Jasmin et Marcel Théoret ont Été nommés con- scillers de Pexéeutil national, et M.André Laurendenu, viee-président.T1 semble bon de noter que les Cabarets Chantants, organisés par le comité social et récréatif, ont remporté jusqu'ici un france suecès.Un diner-eauserie a eu lieu nu Coq d'Or, en présence de Son Honneur le Maire de Montréal.Les 50 délégués de Québee, en se rendant à Ottawn, ont Été reeus à dîner au Coq d\u2019Or, grâce au concours de M.Raynault.De plus, le comité de coopération étudie en ce moment le projet d\u2019un restaurant coopératif, qui permettrait aux étudiants de prendre un excellent repus de 25 sous à ln Maison des Etudiants.Cette réalisation serait lune des plus importantes manifestations de l\u2019esprit de corps dont les étudiants sont capables.De ces quelques initiatives, il est bon de conelure que le Bloc Universitaire cherche avant tout à promouvoir les intérûts des étudiants cana- ciens-françuis.L'AVIATION L'aviation absorbe, à l'heure présente, l'engouement général de tous les peuples.Dans la guerre actuelle principalement on In regarde comme instrument principal dont dépendra le sort des hostilités.Après les pénibles essais du début, avec les Wright, les Farmen, elle s\u2019est développée de fagcon prodigleuse pendant Ia grande guerre.La période d'après guerre jusqu'à nos jours a vu l'avion établir des records de vitesse jusqu'alors inconnues; l'avion de plus est devenu un organe commercial de premier ordre, tant pour le transport des marchandises que des passagers.I exerce en outre un service postal très rapide et très régulier.Mais son rôle à pris un essor encore plus merveilleux dans In guerre actuelle.Ainsi l'aviation constitue-t-elle une carrière brillante vers laquelle se dirige une grande partie de nos jeunes, carrière pleine de danger peut-être mais combien pleine de gloire, d'héroïsme, d\u2019idéal! Déjà des revues nombreuses se sont consacrées spécialement à étudier les développements techniques de l\u2019avion, et son rôle dans le domuine économique, militaire, sportif.Des périodiques francais, L'Aéronautique, l'Air, In Science aérienne et l\u2019Aérotechnique; des Digests américains, Aero digest, Aviation, des revues d\u2019autres pays, nous partent à l'envie de cette chose capable de susciter chez tous, grands et petits, un intérêt passionnant.Quelques revuès canadiennes ont nussi publié des articles sur l\u2019aviation.Pour faire suite à cette littérature de l\u2019heure, In revue \u2018\u2018Mes Fiches''(1), bulletin documentaire d'intérêt général, consacre un numéro spécial complet à ce sujet d\u2019une si grande actualité.Un coup d'œil sur l\u2019histoire de l'aviation, quelques pages sur In technique de l'aviation moderne, des aperçus sur l\u2019utifité de l'avintion dans le domaine économique et scientifique, certaines considérations sur l'aviation militaire en rapport avec In guerre d'aujourd'hui, deux biographies d'avinteurs célèbres, voilà ce que l'on trouvera dans le numéro spécial du ler février prochain.Ce numéro condense en 16 pages, les quelques sujets énoncés plus haut.On n ajouté une bibliographie qui rendra service à ceux-là que le sujet intéresse particulièrement.\u201cMes Fiches\u2019 croient répondre ainsi au désir de plusieurs de leurs abonnés et aux suggestions d'un grand nombre.(1) \u201cMes Fiches\u201d ler février.\u2014 16 synthèses sur l'aviation.Le numéro: $ sous.\u2014 Abonnement d'un an (20 numéros): $1,00.\u201cMes Fiches\u201d, 4286, rue St-Hubert, \u2014 Montréal.\u2014Aherst 7257.JTC REN fH L.0.GROTHE LIMITEE à 5 AR Des WN LEtQUARTIERYLATIN SI NOUS PARLIONS DU CINÉMA Autrefois, on ellait eu cinéma pour sy distraire; on n\u2019y va plus guère eujour- hui que pour y dormir ou s'y morfondre.Autrefois, pour quelques sous, on pouvait s'asseoir dans une salle de cinéma pas trés confortable peut-être, mais y pesser des minutes intéressantes ou amusantes.On en sortait reposé.Aujourd'hui, en dépit du luxe ces salles et du prix élevé des billets, on peut passer trois heures au Cinéma sans sy intéresser plus de deux Ou trois minutes à regerder céfiler les nouvelles filmées.Ce n'est que per exception que tout le reste n'est pas du peteguês, Cu meu- vais mélodrame, des hurlerents et du tintamarre, de fa musique et cu chant modernes.Le mieux que l'un en puisse dire est que le ciné-a ectuel nous fait voir de beaux décors, de ravissarts peysages.et des têtes de linottes et des bellêtres bien vêtus.Corrigeons-nous en passent: les bellâtres sont bien vêtus.et les têtes de linoites qu'on décore du nor d'actrices sont plus souvent nues comme des pinces 3 glace e: d'une anatomie aussi intéressante! .Autrefois, ja cinéra eméricain Ou autre était sens prétention, tOUl eu moins, sans autre prétention que celle de nous avuset, de nous Cistreiræ ou de nous faire voir de merveilleux pays.L'intrigue des pièces c:\u2019on nous donnait n'était cuère corpliquée; on ne s'était pas encore mis en tête ce filmer les soi disant grencs problères de la vie, de la farulle ou de Is nation.On semblait laisser au théâtre proprement dit le soin ce s'enliser dans le bourbier des adultéres plus ou moins élégants, des situations plus ou moins équivogues et plus ou moins plausibles.C'est d'ailleurs 8 que le théâtre contemporain a sombré.Le cinéma aurait dû voir 13 un avertissement.Au contraire, il s'est jeté tête baissée dans le même bourbier.Mais pour son malheur, le cinéma n'ayant pas, quoi qu'on en dise, à son service, les talents merveilleux des grands artistes des deux sexes qui ont illustré la scène, il est parvenu directement et sans transition à la plat- tude et à l'abrutissement parfaits en peu d'années.Et c'est 1d que nous le trouvons aujourd'hui.Chose assez amusante et fort consolante, le théâtre si décrié et si négligé de nos jours tend à se relever, à se corriger, à vouloir reprendre la place qu'il mérite dans le public.Ici même, à Montréal, nous voyons toute une phalange de véritables artistes canadiens secondés de quelques français nous offrir du beau et du bon théâtre, même si les récompenses.d'ordre pécuniaire ne sont pas des plus encourageantes.Il fut un temps où les artistes comptaient sur l'aide de Mécènes pour faire du théâtre; aujourd'hui, ce sont les artistes eux-mêmes qui se font Mécènes et qui y vont généreusement de leurs telents et de leur trouble sans grand espoir de gagner plus que la moitié de ce qu'il faut pour vivre comme un manoeuvre d'usine.Ne vous semble-t-il pas, mes bons amis.que ces artistes et leurs animateurs méritent tout notre encouragement et toutes nos félicitations ?Mais, j'éteis à vous parler du ciné- me et de sa grande pitié! Si nous jugions des Américains, de leur culture et de leurs moeurs por le salmigondis que leur cinéma nous sert à grand renfort de réclame tapageuse, nous surions vite l'opinion que nos sympe- thiques voisins ne sont qu'un remassis de \u201cgangsters\u201d, de contrebandiers, de criminels, de cansilles élégantes et de cétraqués.Par bonheur, nous les con- neissons mieux.Mais la clique qui mène le cinéma eméricain peut se vanter de faire bien triste besogne\u2026 Et à part mille autres causes concurrentes, on pourrait se demander si le sentiment anti-eméricain des Japonais et même des Français ne vient pes un peu, beaucoup même, de l'impression créée par les films odieusement faux qui circulent à travers le monde ou qui ont circulé plutôt avant ls guerre actuelle.Quelle impression ont pu laisser tous ces films d'histoires de \u2018gangsters\u2019, de reporters de journaux aussi idiots que criminels, tous ces romans abrutissants du genre \u201cGone with the wind'' où l'histoire, le sens commun et la simple vraisemblance sont bousculés?Quelle impression peuvent avoir laissé tous ces films élevés à la niaisenie, à la plus bébête sentimentalité, à le gloire du divorce, à la slonfication des fortunes acquises per le vol, le crime, la rouerie ou l'exploitation ce tous les vices\u201d?Jen convizns, tout cela nous est servi en beauté, dans des cécors magnifiques et richissimes.Les vedettes de ces imbécillités pomrées sont portées aux nues Dar une publicité qui coûte des millions.ll n'en reste pas moins vrai qu'au fond, tout cela ne vaut pes grand chose! our nous autres, de descendance francaise qui, de père en fils, continuons de rester français malgré la France depuis 1760, c'eût été un réel réconfort de voir des films français qui n'auraient pas été tronqués jusqu'à devenir incompréhensibles.Hélas! c'est rarement notre lot.Le seul film d'origine française qu'on nous ait montré sans coupures et que l'on aurait dû couper totalement est celui de \u201cMaris Chapdelaine\u201d.Sauf la courte, l'extrêmement courte scène dans la- uelle nous voyions notre sympathique Fred Barry, tout y est faux apprété, tout est \u2018routine Comédie Francaise\u2019 du plus mauvais aloi.Ce film-là est un des plus retentissants fiascos qui eure précédé de quelques années cet autre retentissent fiasco du pourtant si sympathique Charlie Chaplin, \u201cThe great dictator.Et maintenant, je m en vais de ce pas.au cinéma revoir \u2018Le Voleur de Bag- dead\"! Voilà, avec \u201cSnow White\"', des films comme je les aime et comme hélas! on n'en produit guère! Voilà bien le genre de spectacle où les merveilles u cinéma sont mises réellement à profit pour nous arracher à la vie terre- d-terre et accoblante de tous les jours, pour nous charmer, nous reposer, nous distraire, nous faire croire qu'il a encore de la beauté dans le monde.et nous faire trouver, en sortant, que le cinéma autrement est devenu pur abrutissement! Jean NARRACHE \"La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut etre fume.\u201d CIGARETTES RY Ï SWEET a io NOUS, LES INTELLECTUELS Chez nous, deux races d'intellectuels se partagent le savoir et prétendent à une certaine culture: ce sont les universitaires et les autodidactes.Cette distinction qui est commune à tous les pays, s'applique plus particulièrement aux Canadiens francais parce que nous sommes un peuple de pauvres gens et de gens pauvres.Il y à ceux dont la science et la culture sont \u2018\u201cgaranties\u2019\u2019 par un parchemin, et il y a les autres, moins veinards, dont le savoir semble résulter d'une géné- tion spontanée puisqu'il n'a reçu aucune confirmation officielle.Il y a les universitaires et il y a les autres, les profanes: voilà comment se fait le partage et comment on sépare le bon grain et l'ivraie.Et par un sentiment tout arbitraire, tout artificiel, nullement justifié, les uns et les autres croient posséder exclusivement les éléments de toute culture, de la Culture, la seule, l'unique, la leur.C'est ainsi que se dresse un barrage étanche \u2014 doublement étanche puis- qu'il naît d'une mutuelle incompréhension \u2014 entre deux groupes qui, normalement, devraient chercher à équilibrer leur savoir.Examinons un peu ce que ces deux disciplines, ou plutôt, ce que la discipline universitaire et l'indiscipline que\u201d je suis forcée de nommer littéraire, peuvent verser dans une \u2018\u2018teste bien faicte\u201d.Car il ne s'agit pas de tricher et de jouer avec la loi des vases com- raunicants: il faut se baser sur une commune mesure, établit un équitable niveau pour comparer deux systèmes.Qu'est-ce à dire, sinon que la vérité n'est pas toujours réductible à une donnée pure et qu'elle ressort le plus souvent d'une équation.Il ne s'agit pas de dire: \u2018Moi, je connais un tas d'universitaires qui sont de vrais crétins\u2019 et d'ajouter comme contre-partie: \u2018Il y a autant d'autodidactes qui sont de purs idiots\".Ce sont là des procédés un peu grossiers, bons tout au plus pour les débats littéraires et qui ne mènent à rien.Pour tenter de résoudre le problème, il faut se placer soi-même à la croisée de ces deux chemins qui divergent un moment pour se rejoindre un peu plus Join, dans un commun aboutissement.Il faut se transporter soi-même à cette bifurcation, se renseigner sur l'état de chacune des deux routes, sur la profondeur des ornières, sur la variété de la végétation qui les borde, et après avoir délibéré un moment avec soi-même, suivre l'opinion la plus raisonnable et non la plus populaire.Déposons nos préjugés, comme un havresse trop lourd, au bord de la route.Il ne s'agit pas, bien entendu, d'opposer deux méthodes qui sont plutôt faites pour se compléter et dont on ne saurait, dans tous les domaines, comparer l'efficacité.À peine puis-je risquer un parallèle sur le plan culturel, ou, pour limiter davantage mon point de vue, sur le plan artistique, entre l'une et l'autre méthode.Il est certain que le prestige conféré par les titres universitaires est quelque peu fictif et ne correspond pas toujours à une réalité bien assise.|! est également certain que la discipline universitaire, per le fait même qu'elle est discipline et qu'elle est doublée assez souvent d'un académisme jouissant à peine d'une .verte vieillesse, il est certain, dis-je, que cette discipline ne possède pas l'entière souplesse susceptible de favoriser, chez un individu, l'authentique épanouissement de sa rsonnalité.uvenons-nous que \u2018art est en constante évolution et que cette évolution, trop longtemps contrainte, peut déterminer une révolution libératrice.C'est d'ailleurs ce qui s'est produit à plusieurs reprises, notamment, depuis e début du XXe siècle.Cela tient, pour une part, à ce que les institutions officielles, en raison de leur masse, semble-t-il, n'évoluent pas au rythme de la vie dont l'art est la mesure et l'exacte reproduction.Vie intérieure, vie personnelle, vie indépendante jusqu\u2019à un certain degré d'originalité, de génie, de le vie collective et grégaire des multitudes: voilà ce que l'art exprime et qui est incommunicable autrement.Tous les grands artistes, bien qu'ils s'appuyassent sur des données acquises, ont été, à leur époque, des novateurs, et dans un certain sens, des indisciplinés, ou, pour parler plus justement, ils ont dédaigné les disciplines acceptées pour se plier, d'une façon d'autant plus rigoureuse, à celles que leur imposait leur personnalité.Les peintres impressionnistes, les musiciens, les écrivains des nouvelles tendances se sont dressés dans une commune protestation contre l'académisme immobile et anémiant.C'est à dessein que j'ai évité le mot d'école en parlant des nouvelles tendances, et c'est même dans le but de renforcer les raisons qui précèdent: toute nouvelle tendance qui fait école devient tributaire de l'académisme et exige une régénération.En voyant que son influence déterminait la formation d'une école, Debussy s'écriait navré: \u2018\u2019Déli- vrez-moi des debussyistes.\u201d Et il avait raison.Péguy disait fortement: \u2018La véritable philosophie ne va pas toujours en classe de philosophie\u201d.C'est qu'i savait bien que la lettre tue l'esprit et que, l'expérience livresque, quand elle n\u2019est pas une expérience vivante, devient une aventure fort périlleuse et risque de vieillir d\u2019un seul coup un jeune esprit.J'ai parlé, tout-à-l'heure, de données acquises.C'est ici que nous rejoignons les avantages d'une discipline universitaire comme base, comme fondement d'une personnalité, qui, faute de lest, pourrait chavirer au moindre coup de vent.Pourvu que cette discipline n'annihile pas les naturelles aspirations, les attitudes authentiquement personnelles de celui qui la subit, on ne peut que la recommander: elle devient une pierre angulaire indispensable.Mais là se dresse l'écueuil.Seul, un professeur intelligent, bon et cultivé peut concilier la rigidité d'une discipline et l'infinie diversité des individus.La repose tout le problème et toute la solution.Gilles HÉNAULT MESSE UNIVERSITAIRE Une messe spéciale pour les Étudiants des diverses Facultés et Écoles de l'Université est célébrée à 9 heures 30, chaque dimanche et fête d'obligation, à la Maison des Étudiants, | CORDIALE BIENVENUE ! UN A L\u2019ALLIANCE ARTISTIQUE \u201cLA FLAMBÉE\u201d Encore du théâtre d'hier, et cet hier semble déjà bien vieux.\u201cLa Flambée\u201d est une pièce comme les prisaient tes auteurs d'avent-guerre.Un premier acte exposition, archi-expo- sition.Un second acte où l'auteur ne manque pas de donner tout ce qu'il a e dramatique dans le corps: cest à cause de ce qu'on appelle \u2018la grande scène du deux .Et enfin, un troisième acte, il en faut bien un, pour que l'auteur puisse tirer des conclusions de tout ce qu'il a dit ou fait dire dans les eux premiers.L'exposition nous laisse entrevoir parmi les bêtises que débitent des messieurs en habit, (rien ne plait tant au public, en majorité composé de femmes, que des messieurs en habit) gue le lieutenant-colonel Pierre Felt, aime déses- péramment son épouse Monique, mais que ceile-ci, pour des raisons qu'il serait long d'énumérer, semble préférer\u2026 disons la présence de Marcel! Beaucourt.Tout celé ferait un triangle assez banal, si Julius Gloglau n'entrait pas en scène.Enigmatique personnage dont on ne connaît pes le passé.|[ porte ia barbe: c'est donc le \u2018\u2019méchant\u2019\u2019 de la pièce.Nous comprenons son jeu quand il vient proposer à Felt un marché odieux qui l'aiderait à relever se fortune qui est plus qu'entamée.Il suffira à Felt de livrer certains secrets militaires pour qu'une dette contractée avec l'ennemi soit annulée.D'où situation cornélienne compliquée d'un drame racinien (sans ironie!) car l'homme pris entre le evoir et la trahison est sur le point de perdre l'amour de son épouse\u2026 Le second rideau se lève sur le boudoir de Monique, ls nuit.Le public, haletant, attend la visite de l'amant qui a promis de venir.pour converser, seulement.Mais, malheureuseme-*, c'est le mari qui entre.Déception.If est abattu: l'homme fier est à bout.Il vient de tuer Gloglau, et il le confesse à son épouse: il ira se livrer à la justice militaire le lendemain.L'épouse, 6 évolution de caractére, ne veut d'abord rien entendre, puis se laisse ettendrir et enfin défend à son mari de se livrer, car, il y a l'avenir de l'enfant, leur enfant.(Ca n'est pas pour rien qu'on parlait au premier acte de ce petit) qu'il ne faut pas sacrifier, qu'il faut sauver du déshonneur! Rideau.Au petit matin, on a découvert le cadavre de Gloglau.Beaucourt, \u2014 il n'est pes avocat et ministre de la justice pour rien, \u2014 instruit une enquête personnelle et découvre l'assassin.Enfin il tient en main le moyen de se débarrasser du mari.Mais, par une grandeur d'âme et un esprit de justice inexplicables chez un ministre de le justice, Beaucourt arrête l'enquête qu'instruisent déjà les policiers en concluant que Gloglau est mort naturellement, crise cardiaque ou étouffement.Stupéfaction des spectateurs.Joie, Felt est seuvél Besucourt à compris que Felt n'était pes l'adversaire à qui on dispute une femme, mais le soldat, l'allié qui se bat pour son pays et le débarrasse des crapules.Avec un regard ému et mouillé, il fait ses adieux à Monique et le rideau tombe.Pièce décidément très vieille, qui reprend cependant un peu d'actualité à cause des circonstances que nous traversons.Si cette pièce ne vaut pas beaucoup par elle-même, elle aura appris à bien des gens leur ignorance du sentiment de Patrie.: La soirée aurait été perdue si \u201cLa flambée\u2019 n'avait été servie par une troupe qui valait beaucoup mieux qu'elle.Monsieur Jacques Auger avait la lourde tâche de rendre tour à tour la force dure du militaire et la faiblesse de l'homme terrassé par le destin.ly réussit.La rentrée à la scène de Monsieur Auger a été chaleureusement applaudie.La plus belle louange que nous puissions lui adresser est de le revoir bientôt.Madame Marthe Thierry nuance justement le dureté de l'épouse qui pense ne plus aimer et la force de celle qui aime encore.Monsieur Paul Gury, qui a fait une mise en scène exacte, joue très simplement le rôle de Beaucourt.La simplicité d'un interprète sera toujours une grande qualité.Citons monsieur Fred Barry, savoureux dans le rôle de Monseigneur Jusserey.Et enfin, le reste de la troupe s'efforce de donner du relief à des personnages qui n'en ont pas.L'unique reproche que nous puissions adresser à \u201cL'alliance artistique\u201d est de nous avoir présenté une pièce morte quand nous sommes encore bien vivants .C.D.\u2018\u2018Les plus jeunes de la génération actuelle des étudiants de l'Université de Montréal ne termineront pas leurs études dans les immeubles de la rue St-Denis\u2019.* Adélard GODBOUT * \u201cC\u2019est une honte pour nous, citoyens de culture catholique et française, de ne pas avoir une université comme nous devrions en avoir une à Montréal, et il est temps que cette honte cesse ! Henri GROULX Les étudiants aiment traiter avec la BANQUE DE MONTREAL Fondée en 1817 \u201cbanque qui accueille bien les petits déposants\u201d MILLION DE COMPTES DR DEPOT DENOTENT LA CO; wae a, sas ml aa SES ALi meta ins cs EN ECOUTANT LES GRANDS MUSICIENS Un musicien américain, critique musical d'un journal new-yorkais, auteur lui-même de certaines oeuvres où il fait preuve d\u2019un beau talent de compositeur, disait l'autre jour au cours d'un programme radiophonique ce qu'il faut, à son avis, considérer comme les éléments essentiels des chefs-d'oeuvre du grand répertoire musical, et quels W Sont, entre autres, les caractères distinc- \\ifs des grandes oeuvres symphoniques.Les bases solides sur lesquelles reposent les symphonies sont: L'unité, la mesure entendue ici dans le sens d'équilibre, et le contraste.L'unité d'abord.Il est en effet très facile de remarquer que les maîtres de la symphonie ont toujours le souci de terminer une symphonie comme ils l'ont commencée.Cela ne veut pas dire que le mouvement final sera écrit dans le même style que le mouvement initial; d'ailleurs, c'est à peu près toujours le contraire qui arrive.L'unité ici est établie par le fait que presque toujours le premier et le dernier mouvement d'une oeuvre symphonique sont écrits dans le même ton.Si le premier mouvement était dans le ton de ré majeur, par exemple, le \u201cfinale\u201d sera aussi en té majeur.Disons aussi que certains maîtres ont poussé le souci de l'unité dans la structure symphonique jusqu'à répéter dans le finale les thèmes qu'ils avaient exposés dès le début de l'oeuvre.La deuxième caractéristique de la musique symphonique, depuis Beethoven jusqu'à Richard Strauss, c'est-à- dire jusqu'au milieu du siècle dernier, c'est la mesure, l'équilibre.Chez les grands classiques, on procède avec système.La symphonie est divisée en quatre mouvements.Chaque mouvement a son thème ou ses thèmes propres.Chaque thème est d'abord exposé, puis développé et répété avec diverses variations.Mais on ne connaît pas, chez les classiques, cet enchevêtrement de thèmes à peine exposés et laissés sans développement que l'on rencontre parfois chez les modernes.Le symphoniste procède selon l'ordre rigoureux qu'il s'est imposé.Une idée à surgi dans son esprit, une émotion l'a secoué, un sentiment a fait vibrer son coeur.Cette idée, cette émotion, ce sentiment, le symphoniste les traduit par des thèmes, par des phrases musi- * cales dont il donne l'explication après les avoir exposés à l'auditeur.Enfin le contraste est aussi un caractère distinctif de la musique symphonique.|l est facile a constater, ce contraste, dans les oeuvres symphoniques.n'y a qu'à considérer le rythme suivant lequel les différents mouvements d'une symphonie sont écrits pour se rendre compte de l'existence de ce caractère.Le deuxième mouvement sers marqué Vivace\" alors que le mouvement initial portait l'inscription Lento\u201d.Ailleurs un \u201c\u2018Lamentoso\u201d sera immédiatement suivi d'un \u201c'Allegretto'\u2019, et ainsi de suite.Voilà certes beaucoup de contraste dans une méme oeuvre qui malgré tout conserve parfaitement son caractère d'unité.Il conviendrait aussi, semble-t-il, de rapprocher de ces éléments essentiels e la musique symphonique, certaines autres qualités qui s'y retrouvent souvent.Par exemple, l'assimilation et la compréhension de telle oeuvre par l'auditeur est singulièrement facilitée par l'insistance avec laquelle le musicien à répété le thème et l'a exprimé sous plusieurs forme: dans le but de familiariser l'auditeur avec ce thème et de le lui faire plus aisément retenir et goûter.Et à ce point de vue-là, il faut avouer que certains musiciens modernes devraient prendre modèle sur leurs aînés.Combien de fois en effet, ne découvre- t-on pas chez les modernes des thèmes qui mériteraient les plus beaux développements mais qu'on laisse de côté, qu'on néglige déjà après les avoir exposés.Parlons aussi de la richesse des mélodies contenues dans le répertoire symphonique.C'est la qualité que les Américains appellent \u2018\u2018tunefulness\u2019\u2019.C'est l'art avec lequel les maîtres de la symphonie savent réunir dans une phrase musicale une suite de sons propres à flatter l'oreille.Personne en effet ne peut rester froid devant le charme de telle ou telle mélodie de Mozart ou Haydn.Enfin l'harmonie, cette science des accords, les grands classiques la possèdent au plus haut degré.Chez eux, pas de dissonances, ou s'il y en a c'est que la dissonance était nécessaire pour compléter le thème, la phrase.D'autres fois encore la seule raison d'être de telle dissonance sera l'effet précis et déterminé d'avance que l'auteur avait en vue en écrivant ainsi sa musique.Les grands symphonistes ont écrit des chefs-d'oeuvre qu'il faut s'efforcer de mieux comprendre si nous voulons les goûter réellement Charles-Édouard BERTRAND AU SAINT-DENIS \u2018Café de Paris\u201d est l\u2019histoire d'un assassinat qui a lieu précisément dans un café, le premier de l'an.Durant la majeure partie du film, le soupçon pèse tantôt sur l\u2019un, tantôt sur l'autre; à le fin, l'on découvre le coupable, qui était peut-être le seul qui semblait avoir été mis à l'écart.C'est là un truc de l'auteur qu se voit assez souvent dans les films e ce genre.De bons acteurs: Vera orène, de son vrai nom Vera Korevsky, une vraie Française, Jules Berry, au jeu souple et amusant, et nombre d'autres, e tous les calibres, tels qu'il en faut ans un film qui présente l'atmosphère une boîte.ien d'excessivement émouvant, de prenant: portrait d'une humanité névrosée, sans talent, que rebutent les bordées d'air frais et de ciel serein.\u201cTrois artilleurs à l'Opéra\u2019: histoire de bouffons, qui se passe à Montmartre.Amusant, parfois de bons mots.Larquey est un acteur sympathique, aimable, simple.Les autres types, des presque: pas de talent, des gens qui se fichent du public pour faire quelques sous.La semaine prochaine: le bon Fernan- del dans \u2018Berlingot et Cie\u2018, et \u2018\u2019Quartier Latin\": un beau titre de film.TEMOIN PHOTOGRAPHE ATTITRÉ DES ÉTUDIANTS 306 RUE STE-CATHERINE, \u201cLE COQ D'OR\u201d LES BALLETS RUSSES AU THÉÂTRE DE SA MAJESTÉ SEMAINE DU 3 FEVRIER MATINÉES: MERCREDI et SAMEDI IMPRESARIO: LOUIS H.BOURDON BRAILOWSKY Alexandre Brailowsky \u2018le poète du piano,\" donnera un récital à l'Auditorium du Plateau le lundi, 3 février.Aimé et admiré dans cing continents, Brai- lowsky était l'idole de Paris.Son nom à l'affiche provoquait immédiatement une ruée vers les guichets et tous les billets étaient réservés deux jours après la première annonce de sa vente.En trois ans, Brailowsky fut le seul artiste qui jous à bureau fermé.Un de ses somme de 90,000 francs (environ $6,000), récitals à Paris rapporta la.fait sans précédent dens les annales des con- erts en France.Le Théâtre des Champs lysées était rempli à craquer et des centaines de fervents se virent refuser l'entrée.Il en fut ainsi lorsque Brailowsky donna, à Paris Également, un Cycle Chopin, il avait groupé en six concerts les oeuvres du maître polonais et ces concerts firent sensation et durent être répétés.En fait, ce Cycle suscita un tel intérêt et les demandes se firent si pressantes que Brailowsky fut engagé pour le donner dans les principaux centres musicaux d'Europe.culture.NOTRE AGRICULTURE EST PROSPÈRE La Province de Québec se maintient au premier rang par la variété de ses produits agricoles.C\u2019est ainsi que l\u2019on y cultive avec succès le blé, l\u2019avoine, l\u2019orge, le seigle, les pois, les fèves, le sarrasin, le mais à grains, les grains mélangés, le lin, les pommes de terre, les navets et les betteraves, le foin à trèfle, le maïs fourrager, la luzerne, etc.Nous avons actuellement 6 042 300 acres de terre en Le gouvernement a dépensé, l\u2019an dernier, la somme de $4 818,574 pour aider l\u2019agriculture.Le tableau suivant montre des statistiques intéressantes de l\u2019année 1938: Valeur des récolles.ccoouveuunen.$ 91,412,000 Nombre de cultivateurs.145,000 Etendue des pâturages (les plus considérables au Canada) (Sur un total de 8,366,212 pour tout le Dominion).\u2026.0.00000 es cena anse 2,993,410 Valeur des principaux fruits.$ 1,405,700 Valeur des produits de Uérable.$ 2,910,300 Valeur du tabae.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026sautess $ 1,206,000 Evaluation des revenus annuels bruts de l\u2019agriculture.000s suce ne na 0000 su 00000000 $ 191,510,000 Valeur moyenne, par acre, de la terre en culture.£ 40 Nombre de chevaux.0.40\u2026+0 see ca a 000 279,000 Nombre de vaches laitieres.962,400 Autres troupeaux.s\u2026.\u2026sssss sac 0000 801,700 Nombre de moutons.\u2026.\u2026.+\u20261s+ssessecune 658,000 Volailles.\u2026.\u2026.20000000s aa se 0e a a avan uns 0 7,603,100 POrcs.0.200000 0a re 0e na sans ae sa se 00000000 773,000 Nous comptons un grand nombre.de.coopératives agricoles bien organisées et notre système\u2019 d\u2019éducation dans ce domaine est très avancé.L\u2019honorable M.ADÉLARD+GODBOUT, oo ] Premier Ministre et:Ministre de I\u2019 Agriculture et'de\u2019la Colonisation pra rer LL IT Ul \u201cPEINTURE MODERNE\u201d Il y a quelques mois déjà qu'est sorti \u201cPeinture Moderne\" de Maurice Gagnon.N'en parler qu'à cette date est un grave retard dont, j'espère, on m'excusera.C'est lorsque ses arts lui naissent qu'un pays finit vraiment de naître.À leur état premier, à l'état de folklore, ils expriment uniquement l'intime de l'individu et de la personne du pays qui parle ou qui écrit, qui chante, qui trace ou qui érige ses formes.Et notre littérature, comme tous les arts naissants, a d'abord regardé le monde d'où elle sortait \u2018et n'a longtemps parlé que de cela: elle n'a parlé que de ce qu'elle savait.Mais ses vues s'élargissent aujourd'hui de plus en plus.Maintenant elle parle d'art.Elle parle du plus mystérieux, du plus incompris des arts, la peinture moderne.Dans notre littérature, l'ouvrage de M.Gagnon crée un précédent.Voilà une de ses belles valeurs! Voilà un livre qui a un sens, qui contribuera au développement de notre art, même s'il n'en traite directement qu'assez peu! Comptons M.Gagnon parmi nos écrivains de premier plan.Je prends à l'article qu'a fait M.Jean-Marie Gauvreau sur \u2018Peinture Moderne\u201d, ceci: \u201cAprès de solides études couronnées par l'obtention de licences en philosophie à l'Université d'Ottawa et és lettres en Sorbonne, Maurice Gagnon s'inscrivit a l'Institut d'Art et d'Archéologie de Paris et à l'école du Louvre dont il est diplômé.Le gouvernement français reconnaissant les précieux services rendus par notre compatriote durant son stage au musée du Louvre, le nommait il y a quelques années, attaché honoraire des Musées nationaux de France.\u201d L'autorité que s'est acquise M.Gagnon l'impose donc comme un maître.Qu'est-ce maintenant que \u2018Peinture Moderne\u2018?C'est un livre d'initiation, au fond un livre didactique au sens le lus heureux du mot; une initiation à a peinture qui date du siècle dernier, celle qui est un produit typique de la grande renaissance artistique moderne.Cette peinture a tout repris à neuf, a tout réinventé.Elle a inventorié toutes les ressources de la peinture et les a fait servir purement.Dans son élan, dans le jet de sa vie, elle a même tenté de sortir de ses limites, si bien qu'il est vrai de dire qu'elle a tenté l'impossible.Enivrée de sa force et s'exaspérant de n'en avoir plus, elle a fouillé tous les domaines artistiques\u2014 même scientifiques et s'est fait mille visages.De par la complexité de ce mouvement d'art extraordinaire, l'on imagine bien qu'une personne de sensibilité.d'intelligence et de culture même plus que moyenne, puisse n'y rien voir \u2014disons aussi n'y rien entendre (car cette peinture a des ramifications dans la musique parfois).M.Gagnon étudie donc dans son livre, ce fait moderne, ce mystère, de ses ori- ines à ses derniers développements.Cela le conduit de la France, centre du mouvement, au Canada.Én effet ne sommes-nous pas heureux de lire plusieurs pages consacrées à nos plus grands noms: Pellan, Cosgrove, Borduas, Fortin et autres! Voici le résumé des chapitres.Qu'est-ce que l'art?\u2014 L'Impressionnisme \u2014 Le Synthétisme \u2014 Le Fauvisme \u2014 Le Cubisme \u2014 Le Surréa- lime \u2014 La Peinture Religieuse \u2014 Conclusion, Des divines paroles de Valéry président au développement de chacun de ces chapitres dont elles donnent la somme.En tête du livre, il est une citation dont je m'inspire pour ce qui suit: \u2018On doit toujours s'excuser de parler peinture.Mais il y a de grandes raisons de ne pas s'en taire.Tous les arts vivent de paroles.Toute oeuvre exige qu'on lui réponde, et une littérature écrite ou non, immédiate ou méditée, est indivisible de ce qui pousse l'homme à produire et des productions qui sont les effets de ce bizarre instinct.\" lei, aucune littérature de cette espèce n'a précédé celle de M.Gagnon, du moins, aucune ne fut de langue française et considérablement efficace.\u2014 M.Gagnon commence par faire sa \u2018\u2018littérature\u2019\u2019 autour des oeuvres de la peinture européenne moderne.Celle-ci enfanta toutes les autres, et tien n'est plus logique qu'il en traite d'abord.Quand le public aura compris ou entrevu ce que sont le synthé- tisme, le fauvisme ou le cubisme, il pourra rattacher nos peintres aux grands mouvements européens et les situer.Il pourra juger.Il aura un fond.J'ai déjà dit quelque chose à propos de la nécessité de former notre public, ou, tout simplement de l'affiner.La ceinture est un produit comme tous es autres de l'industrie humaine et sans public consommateur, quel espoir a-t-il de vivre et de prospérer?.La capacité d'absorption augmentant chez le public, active celle de la production chez l'artiste.Les belles périodes d'art n'eurent jamais une activité unilatérale; jamais elles ne furent des voix qui crièrent dans des déserts.Ce qui leur a fait donner leur plein rendement.Le public de jadis à souffert directement de cette absence de \u2018'réponse\u201d écrite faite aux oeuvres de la peinture.ll a souffert de ne pas comprendre et qu'on le laisse dans l'incompréhension.t les peintres maintenant! Combien ce public immuable les a refroidis! Avec \u201cPeinture Moderne\u201d le public pourra reprendre le temps perdu.Voilà le tonique, le stimulant qu'il fallait.Pour que le public remue visiblement, il faut qu'il soit remué! Et il fallait à tout prix la naissance ici de \u2018Peinture Moderne\".Ce livre en est un vraiment indispensable à quiconque désire l'élucidation de ce qui paraît trop souvent n'être que mystification, énigme et laideur.Jacques G.de TONNANCOUR \u2018Peinture Moderne\u2019 par Maurice Gagnon, attaché honoraire des Musées nationaux de France.Brochure de 216 ges, ornée de 56 reproductions en ors-texte, Editions Bernard Valiquette, prix $1.25.\u201cFRIDOLINONS \u201c41\u201d AU MONUMENT NATIONAL SEMAINE DU 8 FEVRIER VISITEZ LES NOUVEAUX : STUDIOS © DecSivres VÊTEMENTS -SUR:MESURES* FINIS.LA.M Édifice St-Denis \u2018 354 est; rue Ste-Catherine : \u2026 Chambre 111-H Arbgur 83391; = eee AE (Près - St-Denis) i LL - : er ya.STUDIO : LAncaster 5478 - ESCOMPTE.SPECIAL, 10002 7e n HIENRIADESERRES, Domicile Outremont : CAlumet 5961 5 AUX: ÉTUDIANTS .- SEL Lr Marcel GAMACHE Wo .; ; A iin A.fu rs tei gf iff dnote i ES Lr re im = AE PE ee EY I 2 Sach PAGE SIX LE QUARTIER LATIN EXEMPLES D'UN PLAGIAT INTÉGRAL Extraits d\u2019un article paru dans le \u201cQuartier latin\u201d du 17 janvier 1941.La morale courante, c'est-à-dire cet ensemble non codifié de représentations morales qui constitue la sagesse des nations, n\u2019est pas uniquement formée par los systèmes religieux ou philosophiques.Sans doute, la révélation a statué des préceptes moraux et la raison a déduit les conclusions à portée reli- fieuse.Mais sous cette agglomération d'idéologies réelles et fictives, on retrouve toujours un vieux fond moral qui s\u2019exprime en des compor- ternenta, en des rites, on des usages issus d'une vague intellectualité, et qu'on explique difficilement.Or I\u2019homme contemporain, malgré ces prétentionsorgueilleuses, reste imprégné de primitivité et ne pout réagir effectivement contre les couches psychologiques que le temps ot Ie \u201cmodus vivendi'' antique ont greffées sur la structure interne de son me.Ces rites, ces comporto- ments et ces usages ne se Inissent pénétrer, expliquer et approfondir que si l'on tient compte des conditions cosmiquos et sociales dans lesquelles ils sont nés et se sont développés.Ils ne sont donc explicables que si on les tient, pour un fernps, sous-jacents aux concepts moraux que les primitifs so faisaient de la physique du monde ot notamment de leur propro corps.C'est précisément de cette conception physique du corps humain, de cette représentation primitive de la personnalité, que proviennent, en partie, quelques-unes des manifestations de ce vieux fond moral, dont nous parlions au début.Car notons bien que la personnalité ne se limite pas aux contours de l\u2019épiderme, Comme un halo autour d'un centre lumineux, Ia porson- nalité rayonne et ne so dissémine pas d'égale façon autour du corps.C'est précisément ce rayonnement qu'on nomme effusion physico- magique et qui so manifeste d'une manière plus intonse par les orifices ou par les pointes ou proéminences du corps.Et, suivant les intentions favorables ou hostiles de I'émana- teur, cette effusion sera bonne ou mauvaise.Quelques exemples, pris à certaines phases des diverses civilisations et au cours de la vie courante, justificront cette assertion.Certains orifices du corps peuvent être dits ACTIFS: ainsi, les yeux \u2018\u2019lancent\u2019\u2019 au propre des regards bienfaisants ou nocifs, qui sont des prolongements de la personne.Après les yeux vient la bouche qui, elle, émet le souffle.Or le souffle également est une émanation de la personnalité, à tel point que le dernier soupir est colui par lequel la personnalité s\u2019évade du corps.Ainsi assiste-t-on pieusement à la mort d'un proche parent, dont on veut, avec son fine et ses vertus, recueillir le dernier souffle.On aurait tort de croire que, dans uns société donnée, la morale courante, je veux dire cet ensemble non codifié de représentations morales qui constitue la sagesse des nations, soit constituée uniquement par les morales religieuses ou philosophiques.Par-dessous les préceptes moraux issus de la révélation ou de la tradition, par-dessous les systé- mes moraux de caractère inductif ou déductif, on retrouve toujours un vieux fonds moral, tellement invétéré, tellement indiscuté, qu'il constitue presque une \u2018\u2018catégorie\u2019\u2019 mentale.II s'exprirne en des comportements, en des rites, en des usages, qui baignent dans une atmosphdre de vague intellectun- lité; il s'exprime en d'innombrables lioux communs.Or, si l'on songe à quel point I' homme conternporain reste, mal- fré ses prétentions orgueillouses, imprégné de primitivité, on ne s'étonnera pas que la sociologie préhistorique tente d'apporter à l'analyse des concepts rnoraux actuels los plus évolués une contribution.Les philosophies classiques, en effet, s'attachent particu- fièrement à étudier les fondements de la morale: elles perdent ainsi de vue, trop souvent, les conditions cosmiques et sociales dans losquel- les ces idées sont nées et se sont développées.Ainsi, dans Je domaine sexuel, beaucoup de nos \u2018lieux communs\u201d, sous-jacents à nos idées rnorales d'origine confessionneullo ou philosophique, ne proviendraient-ils pas de nos vieux tabous, et de représentations que les primitifs se faisaient de la physique du monde et notamment de leur propre corps?C'est précisérnent de cette conception physique du corps hutnain, de cette représentation primitive de la personnalité, que proviennent, en partie, quelques-unes de nos idées morales.Qu'on imne permette donc de la préciser très sominairement.L'effusion personnelle ne se dissémine pas d'égale façon autour du corps; elle se polarise: elle est diri- fée d'une manière plus intense, volontairement ou non, par les orifices ou par les pointes ou proéminences du corps.Et, suivant les intentions favorables ou hostiles do l'émanateur, elle est bonne ou mauvaise.Quelques oxernples rapides, pris au hasard dans l'inépuisable répertoire que nous offrent les civilisations les plus diverses, suffiront pour justifier cette assertion.Certains orifices du corps peuvent être dits actifs.Ainsi, les yeux \u201clancent\u2019\u2019 -\u2014 au propre \u2014 des regards bienfaisants ou nocifs, qui sont des prolongements de la personne.La bouche émet le souffle.Or le souffle est a tel point I'émanation de la personnalité qu''\u2018inspirer\u201d\u201d quelqu'un, c\u2019est, au sens premier, souffler dans lui ou sur lui; et que le dernier soupir est celui par lequel la personnalité s\u2019évade du corps (c'est pourquoi il est pieusement recueilli\u201c par les plus proches parents de l'agonisant qui s'incorporent ainsi son âme et ses vertus).Extraits de \u2018Problèmes de la Sexualité\u2018 par Pierre Geyraud, \u2018\u201cPrésences\u2019', chez Plon, 1937, pp.169 et ss.De la bouche se dégage encore le crachat qui traine avec lui la puissance personnelle.Par exemple, l\u2019initiation philosophique dans certaines sectes antiques, voulait que le maître crachât dans la bouche de disciple.Aujourd'hui les charlatans et les sorciers guérissent les maux en les humectant de leur salive.En Orient et dans maints pays méditerranéens, le serment s'accompagne d'un crachat au sol.On rencontrera des tempéraments dits musculaires qui extériorisent leur force et leur colère en projetant foule de crachats.Mais les orifices du corps, portes de sortie s'ils sont actifs, peuvent être, s'ils sont passifs, des brèches ouvertes aux invasions d'autrui.Lors de l'initiation dans certaines sectes philosophiques, l'initié en recevant le crachat du philosophe ouvre sa personne à l'emprise du maitre.Dans le bâillement, ce n\u2019est pas pour des raisons d'hygiène mais de protection qu'il est depuis longtemps convenable de couvrir sa bouche.On rapporte que les Siciliens et les Maltais se protègent en pareil cas d'un petit signe de croix tracé nvec le pouce devant la bouche ouverte.L'épouse chinoise, dans un but de haute chasteté féminine, se voile la bouche de sa main pendant le repas, à chaque Gestion d'aliments.Ainsi se trouve sauvefardée son inviolabilité.L'effusion magique de la personnalité se pratique aussi et peut-être plus vigoureusement par les parties proéminentes du corps et du véte- ment.On voudra bien adimettre qu'une puissance de propulsion leur est attribuée.Le doigt tendu, en équerre avec le corps, en est un exemple frao- pant.C'est le geste naturel du commandement.Il est impoli de désigner du doift une personne ou un objet, parce que c'est là une attitude d'emprise.De là l'usage de considérer la puissance comme localisée dans la main, et surtout dans la main droite.Dans Ia Bible, par exemple, la droite de Dieu, c'est sa puissance; et dans le Droit romain, le fait que la fernme soit \u2018\u2018in manu mariti\u201d signifie qu'elle vit sous la puissance de son mari.Jean B.-LAFRENIERE La bouche projette encore le crachat, qui transfère avec lui Ia puissance personnelle.C\u2019est ainsi que pour l'initiation philosophique, dans quelques sectes antiques, le maître crachait dans la bouche du disciple.Cet usage se retrouve dans l'Afrique du Nord, où la baraka, c'est-à-dire le pouvoir religieux attaché à un marabout, se transmet généralement de la même façon.Aujourd'hui encore, les sorcières calabraises guérissent les maux superficiels en les humectant de leur salive.En Orient et dans une bonne partie des pays méditerranéens, le serment s'accompagne d'un crachat au sol, qui sanctionne son importance en posant comme Gage l'âme elle-même.Le caractère injurieux du crachat hostile tient donc plus à l'atteinte de l'ennemi sur la personne du conspué qu'à une répulsion physique à l'égard de la salive.Mais les orifices du corps, portes de sortie s'ils sont actifs, peuvent être, s'ils sont passifs ou réceptifs, des brèches ouvertes aux invasions d'autrui.C'est par la bouche que l'initié, en recevant le crachat du philosophe, ouvre sa personne à l'emprise du maitre.Ce n\u2019est pas pour des raisons d'hygiène, mais de protection, qu'il est depuis très longtemps d'usage de couvrir sa bouche dans le bâillenent; et chez les Siciliens et les Maltais, on se protège en pareil cas d'un menu signe de croix dessiné avec le pouce devant la bouche ouverte.La haute chastété féminine dans l'aristocratie chinoise commande à l'épouse de voiler sa bouche de la main pendant le repas, à chaque ingestion d\u2019aliments: ainsi est respectée son inviolabilité.La personnalité s\u2019effuse aussi et peut-être plus vigoureusement par les parties proéminentes du corps.Le doigt tendu au bout du bras tendu réalise le plus nettement Ia pointe corporelle.Aussi est-ce le deste naturel du commandement, prolongé parfois par le sceptre.Voilà pourquoi il! demeure déplacé, dans toute société où la discrétion et la réserve sont de rigueur, de désigner quelqu'un du doigt, parce que c\u2019est là une attitude d'emprise, ou, si elle est inspirée par la haine, de mépris.De là l'usage de considérer la puissance comme localisée dans la main, et surtout dans la main droite, ainsi que l'a montré Hertz.Dans la Bible, par exemple, Ia droite de Dieu,c\u2019est sa puissance; et dans le Droit romain, être in manu mariti c'est, pour la femme, être sous la puissance de son mari.Pierre GEYRAUD NOTE DE LA RÉDACTION Le \u201cQuartier latin\u2019 regrette d\u2019avoir publié cette adaptation exclusive et tient à rendre à César ce qui est à César et à Geyraud ce qui est @ Geyraud.PROBLEME DE Dans son premier numéro, le nou- venu périodique \u201cRelations\u201d, l'organe de l\u2019Hcole Sociale l\u2019opulaire, publiait un travail où le R.P.Alex.Dugré traite de façon mngistrale de notre problème le plus urgent, celui de l'établissement de lu jeunesse.On ne donnera jamais trop d'attention à ce problème, on n'y reviendra jamais trop souvent.On a accoutumé de dire que la jeunesse est l\u2019espoir de l\u2019avenir et c\u2019est juste.C'est dans ce réservoir de la jeunesse que les nations, à large main, puisent de quoi remplacer les générations qui tombent.Tél.PLateau 7953 SPÉCIALISTE T.AL.BENOIT Docteur en Optique de Philadelphie OPTOMETRISTE OPTICIEN Membre perpétuel de la Société Astronomique de France 1617, we SAINT-DENIS BUREAU chez AL.BENOIT-BENOIT PROTECTAL INC.Ft ln jeunesse agricole mérite peut- être davantage de soins puisque dus lu classe agricole résident les forces vives de la nation.Cette classe étant, du fait de ses relations intimes avec le sol, celle qui possède le plus de stabilité, de saine sécurité, il réside en elle un élément avec lequel il faut compter.Laisser perdre À la classe agricole l'importance qui lui revient, laisser s'amoindrir de façon Inmentable ses effectifs au profit d'occupations beaucoup plus précaires constitue une imprudence dont on a tôt où tard lieu de se repentir.Cette imprudence, nous l'avons commise sans soureiller; rien d'étonnant si nous expions aujour- d\u2019hui sévèrement.Parmi les chômeurs qui encombrent ln plupart de nos INSTITUTION CANADIENNE-FRANÇAISE LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE PHARMACIE EN GROS villes, la presque totalité sont.des déracinés qui ont abandonné, dans un passé plus où moins récent, la terre et ses saintes occupations pour courir après le faux brillant d\u2019une vie réputée plus facile.11 n\u2019est pas trop tard pour remettre les choses à leur place, pour rétablir l\u2019échelle des valeurs.Mais on dit aussi qu'il vaut mieux prévenir que guérir.Il est grand temps de songer à ne pas laisser commettre à la génération qui monte, chez nos cultivateurs, une erreur qui n été funeste à tant de déserteurs dans le passé.Souffrir que les fils du sol s\u2019ên détournent au péril de leur bonheur futur n\u2019a point d\u2019excuse chez nous.À côté des terres surpeuplées de nos vicilles campagnes s'étendent d\u2019im- LA TERRE inenses plaines que n\u2019a jamais fouillées la charrue, des forêts dont l\u2019épaisse feuillée cache un sol généreux.Nous avons assez de terres inoccupées pour recevoir, des familles qui végètent en ville, toutes eelles dont les origines rurales ne sont pas oubliées; assez pour tous les jeunes couples qui manquent de place dans nos campagnes.Nos gouvernants font de louables efforts pour encourager la conquête pacifique du sol; nombre d\u2019associations leur prodiguent leur appui cordial.L'appel lancé sera-t-il vain?le grand cri de la terre se perdra-t-il en un écho lointain?A chacun de répondre, aujourd'hui, demain et toujours et le problème d\u2019établissement sera à Jamais résolu.C.-E.COUTURE Voici la plus grande valeur du jour en tabacs à pipe.Un mélange de première qualité\u2014plein de saveur \u2014doux et rafraichissant.Essayez-le aujourd'hui.En blagues, paquets, et boîtes de \u201cAib.Le squouize a toujours été considéré comme un des plus beaux coups que l'on ut faire au bridge.C'est un coup par lequel, en jouant des cartes établies, on force un joueur détenant des arrêts dans deux ou plusieurs couleurs à en abandonner un permettant ainsi au déclarant de faire une levée additionnelle.D'habitude aussitôt qu'un joueur apprend à reconnaître le squouize c'est son ambition d'en exécuter un; il faut toutefois qu\u2019il fasse attention de ne pas imiter le joueur Est dans la donne de cette semaine et réussir un squouize parfait contre son partenaire.Donneur: Sud.Aucun côté vulnérable.$932 v\u2014 @ AR10974 & D1063 @RV10 ®A7654 YAD765 o\u201d V 108 4 vs gE @ 653 ébRV7 dba42 ADs VRV9432 + D2 dba95 Les enchères: NORD EST SUD OUEST \u2014 \u2014- 18 19 contre passe 2 + passe 2SA passe 30 passe 3SA passe passe passe L'on s'aperçoit facilement que les déclarations des joueurs Nord-Sud, surtout celles du premier ont été très optimistes et qu'ils méritaient de chuter au moins d\u2019une levée; toutefois grâce au jey de Nord et de la bienveillante coopér, tion de leurs adversaires, ils réussirent le contrat.Est entama du cinq de piques, Ouest prit le Roi et retourna le Valet, Nord joua la Dame et Est lui laissa gagner la levée, voulant laisser un pique chez son partenaire afin de pouvoir encaisser se piques établis.Remarquons ici que si Est avait pris cette levée avec son As et retourné trèfles le contrat aurait immédiatement chuté, le côté Est Ouest gagnant trois piques, le Roi de trèfles ey l'As de cœurs.Le déclarant en prenant sa Dame de piques encaissa six levées de carreaux sur esquels il écarta quatre cœurs, Ouest écarta trois cœurs et un trèfle et Est deux cœurs et un trèfle.Le neuf de piques fut alors joué du mort, le déclarant écarta un trèfle et Est prit le dix avec son As, il joua ensuite ses deux piques établis sur lesquels le mort écarta deux trèfles, sur le premier pique Ouest écarte la Dame et Nord le Valet de cœurs mais sur le second Ouest est squouizé: s'il écarte son As de cœurs Nord joue un petit trèfle et fait les deux dernières levées avec son As de trèfles et son Roi de cœurs, s'il écarte son Valet de trètles, Nord écarte son Roi de cœurs et fait les deux dernières levées avec son As et sa Dame de trèfles.On voit facilement que si Est au lieu d'encaisser son dernier pique joue un trèfle Ouest devra toujours faire son Roi de trèfles et son As de cœurs ce qui avec, les trois piques déjà encaissés fera chuter le contrat d'une levée.Antoine GEOFFRION \u201cL'Université de la montagne sera terminée aussitôt que possible, elle le sera dès que nous aurons les moyens matériels de le faire\u2019.Adélard GODBOUT \u201cIL faut finir l\u2019Université de Montréal et il faut la finir sur ce roc que nous foulons aujourd\u2019hui\u2019.Henri GROULX LES TROIS CÔTÉS DE LA MÉDAILLE \u201cPhil, je veux te parler d'un de tes employés.\u201d \u201cOui, R.B.Certainement\u2019.\u201cC'est un déguingandé.On dirait qu'il ne s\u2019est pas fait tondre depuis sa sortie de l\u2019école.On dirait qu'il a vécu dans un ermitage.\u201d \u201cJe sais de qui tu parles, R.B.Son nom est Frac.\u201d \u201cIl pelait une orange dans l'ascenseur, ce malin, ct ses bas se ravalaient .sur scs talons.\u2019 \u201cJe ne sais que faire de lui, R.B.Je l'ai averti plusieurs fois.\u201d \u201cFranchement, Phil, il laisse une mauvaise impression\u201d.\u201cSdrement, R.B.Tu as raison.\u201d \u201cD'ailleurs, je crois que celle entreprise doit garder sa dignité.\u201cTu as raison, R.B.Encore raison\u201d.\u201cNos vendeurs doivent refléter la dignité ct le maintien de celte maison.Nous devrons insister sur la propreté et la tenue de notre personnel.\u201d \u201cSans aucun doute, R.B.* \u201cSt un homme ne se conforme pas au règlement, nous devrons le laisser aller.\u201d \u201cC\u2019est bien, R.B.Je lui donnerai son congé.\u201d Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin CHEZ DEOM 1247, Saint-Denis Montréal \u201cVoici ce qu'il y a de mieux a faire, R.B \u201cJe me fiche qu\u2019il ait vendu pour deux cent mille dollars l'année dernière.\u201d\u201d Tu dis\u201d \u201cJe me fiche qu'il ait vendu pour deux cent mille dollars l'année dernière.\u201cAllends une minute, voyons.Il ne faut pas trop s'avancer, Phil\u201d \u201cNon?R.B.\u201d \u201cNous avons tous nos petits défauts, apres tout.\u201d \u201cEn cffet, R.B.\u201d \u201cQuand un homme fait son possible, pourquoi se montrer sévère à son égard?\u201d \u201cC\u2019est une bonne politique\u201d.\u201cTu dois essayer de comprendre des hommes comme Frac, Phil.Nous ne sommes pas fous Beau Brummel de nature, tu sais.Il faut faire des distinctions.\u201d \u201cJ'essaicrai, R.B.\u201d FRANK Roucien Frères Spécia blès P harmaceutiques Sige social 360, RUE LE MOYNE | MONTRÉAL | À i: 3 ICE Le 94 JANVIER#1941 LE QUARTIER LATIN mé .PAGE \u2018SEPT POUR UN MONDE PLUS ÉQUILIBRÉ.\u201cLe monde, a écrit quelque part Daniel Rops, le monde est désaxé.Pourquoi?Il a perdu son âme.L'homme n\u2019est plus homme.L'homme a perdu ses valeurs humaines .\u201d Ces-lignes de Rops ne sont une révélation pour personne: elles ne sont que l\u2019expression d\u2019une opinion généralisée et constituent presqu\u2019un lieu-commun.Mais ce dérèglement intérieur, conséquence, semble-t-il, de la Grande Guerre de 1914, (vous vous souvenez?Celle-là même qui devait être la dernière) ce dérèglement intérieur ne se répercu- te-t-il pas dans notre façon de vivre?Ne se traduit-il pas dans nos actes les plus familiers et les plus fréquents?Ne se reproduit- il pas dans nos attitudes, dans nos moeurs?Assurément, oui.Seulement, nous nous y sommes faits et nous ne le remarquons plus guère.\u201cQuod crebro videt non miratur otiamsi cur fiat nescit\u201d (on s'étonne peu de ce qu\u2019on voit souvent, même si on en ignore la cause).Ainsi, il existe encore un nombre considérable de gens pour clamer sur tous les tons: \u201cLe Canada est toujours en arrière de son temps!\u201d N\u2019ont-ils pas noté, ceux- là que, bien au contraire, avec Pheure avancée, nous marchons continuellement une heure avant le temps?Savent-ils seulement que nous possédons déjà en 1940, des automobiles qui auront été fabriquées en 1941?Savent-ils, enfin, que les journaux du dimanche, telle \u201cLa Patrie\u201d peuvent être lus dès le samedi?On n\u2019a d\u2019ailleurs qu\u2019à bien scruter autour de soi pour constater quau Canada comme dans tous les pays civilisés, nous avons énormément progressé.Et cest un mensonge odieux que de nous traiter de \u2018\u2018demi-civilisés\u201d.Nous ne le sommes pas à demi.Nous le sommes complètement! Nous le sommes à un degré supérieur! Nous le verrons aisément par l'analyse sommaire des diverses étapes de notre éducation, à nous du vingtième siècle.Assurément, nous en sommes encore à la vieille méthode: à la base, la famille, puis l\u2019école et la société.Mais le modernisme a réadapté cette méthode à notre époque et il a apporté, comme compléments indispensables, la radio et le cinéma.Voyons donc d\u2019une façon concise ces diverses étapes de notre éducation moderne, LA FAMILLE D\u2019ABORD: Il a fallu attendre vingt siècles pour que la famille en vienne à comprendre véritablement son rô- le: faire le moins d\u2019enfants possible \u2014 deux au maximum: un garçon, une fille \u2014 afin premièrement d\u2019éviter au pays un surplus de population, et partant de chômeurs, afin de pouvoir procurer au jeune bachelier, son automobile, à la jeune fille, un début rapide, et afin d\u2019assurer à celle-ci une fortune suffisante pour son indépendance, puisque le mariage est une formalité appelée à disparaître un jour prochain (comme toutes les bétises de l\u2019Ancien Monde), une formalité qu\u2019on ne prendra méme plus la peine de remplir.La jeune fille surtout est admirablement servie par le système moderne qui l\u2019initie rapidement aux dangereux mystères de la vie, puisqu'il lui permet de courir les rues, ou, pour employer un terme moins archaïque et plus exact, les \u201cparties\u201d, dès sa plus tendre adolescence.Au foyer, d\u2019ailleurs, elle apprend très tôt son devoir de femme moderne: l\u2019affranchissement complet.Plus d'autorité parentale, puisque le père est aux affaires le jour et au club, le soir, que la mère se dévoue à l\u2019extérieur aux oeuvres sociales et .que la bonne est payée.Le mari, plus tard?D'abord, il n\u2019y en aura peut-être pas.S'il en existe un?Deux automobiles, lits jumeaux, vie indépendante.En dernier ressort, un recours de droit strict, mais qui sera bientôt commun: le divorce! ECOLE: Hélas! il faut bien admettre qu\u2019au Canada, et au Canada français en particulier, notre système scolaire est loin d\u2019être aussi perfectionné.Nos colleges classiques conservent encore l\u2019antique formule: la formation greco-latine, purement culturelle et humaniste, celle qui n\u2019apprend que le sens profond de la vie, qui ne développe que toutes les facultés intellectuelles ct morales, qui donne la prépondérance au cerveau et au coeur: ces deux organes inutiles.Fort heureusement, la tendance s\u2019accentue d\u2019adopter, à ce sujet, la façon de penser de nos voisins d\u2019outre 45e, ces prestigieux Américains! Et le vieil adage revient en vogue: \u201cNon scholae, sed vita discimus\u201d.Seulement, on traduit aujourd\u2019hui largement: \u201cCe n\u2019est pas à l\u2019école, mais bien par la vie que nous apprendrons\u201d.Qu\u2019importe! nous espérons ardemment voir bientôt le jour où nous n\u2019apprendrons plus que des sciences pratiques, de l\u2019anglais, des chiffres, de la boxe et de la lutte.Le vieux Monde nous a bien laissé les soi-disant génies: Virgile, Démosthène, Bossuet, Racine, Michel-Ange.Pourquoi le Nouveau-Monde n'affirmerait-il pas sa toute-puissante supériorité en léguant aux siècles futurs les géniaux Joe Louis, Yvon Robert et Torchy Peden?Plusieurs de nos littérateurs ont saisi ce point de notre civilisation: aussi ne pondent-ils plus que des drames d\u2019alcôves et ont- ils changé la stupide théorie de M.Jourdain en écrivant des vers en prose et de la prose en vers! Quelques musiciens de génie ont aussi donné dans la direction nouvelle.Ils ont d\u2019abord mis au rancart les principes démodés de Beethoven, Bach et Mozart en créant une musique spasmodique et sans air, une musique aux accords suaves et reposants: le jazz; puis ils ont chambardé la désuète hiérarchie de l'orchestre en donnant la prépondérance à cet instrument divin entre tous, mais trop longtemps méconnu: la grosse caisse avec cymbales! Les artistes enfin, se sont rangés à lu manière moderne d\u2019envisager les choses et sachant bien que désormais, n'ayant pas de culture, personne ne comprendrait rien à l\u2019art, ils ont innové le cubisme et autres chinoiseries du genre qui permettront à tous d\u2019exprimer leur avis sans jamais se tromper! SOCIETE : Et nous en arrivons aussi à la troisième étape de notre mode éducationnel moderne: la société.C\u2019est évidemment à cette dernière, qui n\u2019est en somme que la résultante des efforts conjugués de la famille et de l\u2019école, c\u2019est à la société que le vingtième siècle est le plus redevable de sa personnalité brillante, de sa forte originalité et de son aspect si profondément caractéristique.Dites-moi, Mesdames et Messieurs, en voyez-vous encore de ces gens désuets et arriérés qui revêtent un costume de bain pour aller sottement se baigner?Non pas.Car la civilisation nous a appris que ce vétement \u2014 ou ce dévêtement, pour reprendre.un mot heureux \u2014 n\u2019est de mise que sur la plage (loin de l\u2019eau, évidemment), sur les courts de tennis et dans les salles de danse.Et n'est-il pas admis maintenant qu\u2019il faille porter, l\u2019été de fastueux chapeaux garnis de plume et sortir nu-tête, l\u2019hiver?Qu\u2019il faille endosser les habits les plus longs et les plus chauds pour les réceptions d\u2019été et se réserver les bras de chemise pour faire du ski, lhiver?Qu\u2019il faille sortir la nuit et dormir béatement le jour?Encore cette dernière situation s\u2019ex- pliquerait-elle du fait que \u201cLe Jour\u201d devient de plus en plus ennuyeux.Faut-il noter aussi que notre civilisation s'affiche en laissant aux femmes l\u2019ennui de porter le pantalon et aux hommes \u2014 les soldats, par exemple, \u2014 la douceur de revêtir la jupe?Que, de nos jours, ce ne sont\u2019 plus les chiens, mais les enfants que l\u2019on promène sur la rue avec une courroie?Que nos pares publics, construits autrefois pour reposer les passants, se sont métamorphosés en champs de pratique pour notre sport moderne: le flirt?Je n\u2019ai pas le temps de parler longuement des autres moyens de vulgarisation que possède le monde moderne pour mener à bien sa gigantesque campagne de civilisation: la radio et le cinéma.Je ne donnerai que deux exemples choisis et qui rendront adéquatement, je l\u2019espère, l\u2019idée de l\u2019éducation poussée qui s\u2019y donne.Premier exemple: AU CINEMA Vous apprenez, à contempler Clark Gable, comment on peut passer une nuit entière dans un lit et en sortir avec un pyjama qui n\u2019est nullement froissé! Deuxième exemple : Grâce à Ia radio, la femme moderne apprend enfin! que ses insomnies et ses fatigues sont causées par ces lavages fréquents qu\u2019elle doit faire.Mais, malheureuse femme! n\u2019avez-vous pas songé que, si vous employiez Chipso, non seulement votre linge en sortirait plus blanc qu\u2019un rayon éthéré d\u2019air pur, mais que vos mains elles-mêmes seraient proté- fées contre les gerçures et que votre teint, par voie d\u2019osmose, en arriverait à un éclat semblable à une aurore d\u2019été?Ce hâtif coup d'oeil sur la vie trépidante de notre siècle \u2014 vue d\u2019ensemble nécessairement incomplète \u2014 sur notre civilisation moderne n\u2019est qu\u2019un juste éloge de la voie nouvelle dans laquelle nous nous embarquons de plus en plus résolument.Chaque génération se doit d\u2019apporter quelque chose d\u2019original au siècle qui lui a donné la vie.Le nôtre aura largement contribué à cet apport par l\u2019intronisation de modes barbares, la création du jazz et des \u201cspirituals\u201d nègres, le déséquilibre de In famille, le chambardement de l\u2019éducation et l\u2019instauration du snobisme, dans la société.De quel nom nous désigneront nos arriéres petits-fils, alors que notre siècle n\u2019existera plus que par son fait historique?Nous l\u2019ignorons.Mais s\u2019ils en ont bien suisi les caractéristiques essentielles, sans doute nous décerneront- ils le titre flatteur auquel nous aspirons et qui rendrait si parfaitement notre état d\u2019îime général : \u201cle siècle-fou\u201d! Marcel ROBITAILLE \u201cLE Radio-Canada vient d'introduire dans son répertoire dominical une série Émissions consacrées au théâtre classique.Le choix de la première pièce tomba sur le Misanthrope.; L'intrigue n'est pes compliquée; il se résume dans le caractère d'Alceste: un omme qui domine le monde par l'exagération de la franchise et le mépris des conventions mondaines.Cet ennemi du L'ÉTUDIANT AMÈNE SES PETITES AMIES « CHEZ GERACIMO 412 est, rue Ste-Cotherine AIR CLIMATISE a] MIS ANTHROPE\" monde courtise une jeune veuve d'un tempérament tout à fait opposé.Céli- mène en effet se plait à se faire aduler par un groupe d'admirateurs.Le sonnet d'Oronte, la scène des portraits, la lettre d'Oronte sont autant d'occasions pour Molière de faire prévaloir les traits ominants des principaux personnages.Les péripéties se succèdent et l'action se poursuit.Alceste ne peut plus souffrir la coquetterie de Célimène: il se résignerait à la marier si elle consentait à \u201cvivre avec lui dans le désert\u201d.Effrayée par la solitude Célimène rompt avec son amant.Le Misanthrope se retire seul dans son ermitage.L'exécution de la pièce mérite une attention particulière.Je dois qualifier les acteurs d'une prononciation convenable.Leur interprétation cependant laisse à désirer.J'aurais voulu voir mieux ressortir le caractère du Misanthrope dans la scène des portraits.Les reproches d'Arsinoé à Célimène auraient demandé plus d'amertume.Al- ceste ne montre pas assez d'indignation dans la lettre d'Oronte.La sincère Eliante rentre bien dans son caractère.Philinte et Oronte se comportent avec convenance.Célimène est le personnage qui revêt le mieux le caractère qu'on lui à ossigné.Son tempérament me paraît très sensible Il emprunte réellement les sentiments de l\u2019auteur.En ressentant les émotions que suggèrent le texte il se conforme très bien'avec:le naturel.D'une façon générale le tout n'est pas raté; mais la pièce aurait été mieux conduite s'il ne manquait pas tant d'animation.Je puis affirmer en toute sincérité que le Misanthrope joué sur le théâtre l'an dernier à beaucoup mieux réussi.On pourrait pardonner certaines erreurs par les exigences de la radio.Il faut avouer que réaliser le Misanthrope en une heure c'est un peu vite; même si l'on y soustrait quelques passages.Le débit des personnages en a affecté les caractères.Certains rôles peu élaborés et médiocrement présentés me laissent soup- onner la présence d'une copie entre es mains des acteurs.Quelques monologues avaient l'effet d'une simple lecture.Cela a eu pour résultat de diminuer la vie et l'intérêt de la pièce.Je voulais n'être pas trop acerbe à l'égard de l'exécution de cette pièce mais je suis l'un de ceux qui veut que l'on fasse du progrès dans l'art dramatique.est de souligner les erreurs et de justifier les qualités des acteurs avec franchise.J'epprécie l'effort de la Société Radio-Canada et je m'intéresse davantage à sa nouvelle série d'émissions.Dimanche\u2019 prochain entre 8 et 9 heures Iphigénie de Racine sera au programme.PRM, Le meilleur moyen d'y parvenir .DIGRESSIONS COMPLIMENT.Le vent Que dit-il Aux saules quand ils se penchent Si bas, se chuchottent Et parviennent a rire?FATALISME.J'ai ou Un jour un feu Lancer sa flamme dorée ct joycuse Mais un vent osé souffla Et il ne resta Que cendres.CRAPAUDERIE.Courons, crions Le froid est arrivé Demeurez, idiots, Je m'enfoncerai, creux, très creux Car je me rappelle.La glace.ETUDE.J'ai connu Un de mes compagnons Il aimait le plaisir, il en a eu Il a bloqué ses examens I à manqué ses études Il a fait une étude.ARTHUR SPORTS HOCKEY LIGUE INTERFACULTES Sommaire des parties disputées le 17 janvier 1941.PREMIERE PARTIE Méd.-Sci.: 1 vs Poly: 2 St-Aubin buts Huot Laramée déf.- Dansereau Letellier déf.Lacroix Brisebois centre Hébert Léonard ailes D'Amour Martin ailes Richer Larivière subs.Deslauriers Landry Laverdure Girard Bastien Leduc Legault Potvin Première période Aucun point.Punition: Legault.Deuxième période Aucun point.Troisième période 1\u2014Poly: Dansercau.2\u2014Poly: Ilébert (Bastien, Potvin).3\u2014Méd.-Sci.: Girard (Larivière).Punitions: Laramée, Bastien, Leduc.DEUXIÈME PARTIE Dent.-Hee.: 4 vs Droit-Phar.: 2 Marien buts Bélanger Bergeron, I\u2019, défi.Desparois Laverdure déf.Tardif Leboeuf centre Rivest Courtemanche ailes Pinsonneault Laflamme ailes Marcotte Guèvremont subs.Crépeau Pouliot Crépeau Sirois l\u2019erron, J.J.Amyot Forest Bergeron Perras Benoit Première période 1\u2014Dent.-Hec.: Guèvremont (Amyot, Courtemanche).2\u2014Droit-Phar.: Marcotte (Bertrand).Punition: aucune.Deuxième période 3\u2014Dent.-Hec.: Leboeuf (Bergeron, B.).4\u2014Dent.-Hec.: Laflamme (Leboeuf).5\u2014Droit-Phar.: Tardif (Rivest, Marcotte).Punition: Crépeau, R.(penalty .match).Troisième période 6\u2014Dent.-Hec.: Leboeuf (Bergeron, Laflamme).Punitions: Marcotte, Tardif (2), Courtemanche.CLASSEMENT DES EQUILES JGIPPNIleT 1\u2014l'UIY L.enscccrrecsrensere 3 23 0186 2\u2014Dent.-llee, +.3 111 57 8 3\u2014Droit-Phar, .3 1 2 0 87 2 4\u2014Méud,-Scl.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.3 1 3 0 U7 2 LISTE DES COMI\"TEURS P A 1 Pun.I\u2014RIvest (DP).L\u2014Perras (D-1°).re d\u2014Glrard (M-8).4\u2014Leboeuf (D-H) b\u2014Danserenn, RR, (Poly) G\u2014Larmmée (M-8).2 T\u2014Courtemunche (D D-HM) 1 S\u2014Pinsonneantt (D-P).1 O\u2014Léonard (M-S).10\u2014Marcotte (D-1\").1 11\u2014Lnfinimmne (D-IT) 12\u2014Ledue (M8) oii, 0 13\u2014Legault (l\u2019oly) 14\u2014Muartin (M-S).rase BS od md pt me hd CCC = te = ChCORRKNONCCRNCOCOKOC COOEC pmb md bb jd md pd pd pd jd id bd ISIC IS ISIS IS ISR RES 15-\u2014Deslnuriers (1 10 16\u2014Hébert (Poly).1 0 17-\u2014Guèvremoeont (1 10 IS\u2014Tardift (D-1').1 0 14 alvin (Poly 0 1 0 20-\u2014-Amyot (D-11).001 0 21\u2014Larivitre (M-S).01 0 2\u2014RBastien (Poly).0 1 2 23\u2014Bergeron (D-1D).01 0 21\u2014Bergeron, B, (D-ID.\u2026.0 1 2 25\u2014Bertrand_ (D-P).1 4 26\u2014Lnlande (M-S).b 1 4 27\u2014Poutiot (D-1D).b 0 2 28\u2014Letelller (M-S).0 4 20\u2014[aneroix (POIY)\u2026.\u2026\u2026u 00 6 30\u2014Crépenu, It, (D-P).0 0 x x\u2014l\u2018unition de match.HOCKEY À L\u2019ARÉNA S.-LAURENT Médecine-Sciences vs Droit-Pharmacie Dent.-Hec vs Poly (Billets en vente chez Jos) Départ à 7 h.p.m.à la Cabane Transport: 25c Entrée gratuite LIGUE DE QUILLES INTERFACULTES Au cours de la semaine passée, le détail de la 1ère cédule a commencé.En effet la semi-finale a vu aux prises le Polytechnique contre la Chirurgie Dentaire ainsi que le Droit contre les HEC \u2018\u2018A\u2019\u2019; les vainqueurs de ces séries furent le Polytechnique et les HEC \u201cA\u201d.La finale entre ces deux clubs aura lieu probablement samedi après-midi à la salle Amherst vers 2 heures.AVIS: \u2014 La ligue Inter-lFacul- tés reprendra ses activités mardi prochain le 28 janvier à 8 heures précises.Les capitaines de chaque équipe voudront bien réunir leurs hommes pour ces rencontres.Clubs Allées HEC \u2018\u2018A\u2019\u2019 vs HEC \u201cB\u201d.4-5 Médecine vs Poly.13-14 Droit vs Chir.Dent.10-11 Sciences vs Opt.-Pharm.2- 3 Fernand EGAN, Président.J-O.GIROUX optométriste - opticien diplé- mé, membre de l\u2019A.E.P.O.de Paris, assisté de messieurs À, PHILIE, | RODRIGUE, A.ALLAIRE optométristes-opticiens diplômés Bureau chez \u201ci igi vw Seberang * \u2018 de CT § PAGE HUIT LE QUARTIER LATIN = 24 JANVIER- 1941 LA SOCIETE DES DEBATS PRÉSENTE LE 2: DEBAT DE LA SAISON JEANNE LAMARCHE et MARCELLE ST-MARTIN diront L'égoisme est plus fort chez l'homme LIONEL LAFLEUR, e.e.m.et FERNAND SÉGUIN, e.s.c.diront L'égoisme est plus fort chez la femme JEUDI, LE 30 JANVIER, AU PLATEAU LE DEBAT COMMENCERA À 8 hres 30 PRÉCISES On peut se procurer de bons billets à LA MAISON DES ÉTUDIANTS, 539 est, RUE DE MONTIGNY, - - Nous invitons nos amis les étudiants à fréquenter notre \u201cBAR\u201d.PLATS SUCCULENTS (repas complet) SAVOUREUX SANDWICHS LIQUEURS DOUCES et toujours une atmosphère cordiale et française.PHARMACI 921 est, rue Sainte-Catherine BElair 2569 SARRAZIN & CHOQUETTE Plateau 9622 JEAN SIBELIUS 75e anniversaire du célèbrecom- positeur finlandais Pour la petite Finfande ce mois de décembre a une double signification.Car, il ÿ a à peine un an, le brave petit peuple finlandais se défendait avec une vigueur et un courage depuis égalés par les Grecs.contre les hordes de la Russie soviétique.Dans plus d\u2019une famille finlandaise une mère, une sœur ou une fiancée se rappelle, les veux remplis de larmes et une prière dans le cœur, \u2018*\u201cHya un an aujourd'hui.!* Cependant tout n'est pas cause de tristesse pour ce brave petit peuple au mois de décembre.Car c'est aussi au mois de décembre, il y a 75 ans, que Jean Sibélius vint au monde à Tavastéhus.Jusqu'au moment de l'invasion de sa petite patrie, la vie de Jean Sibélius avait été des plus heureuses.Ses dispositions pour la musique se signalèrent de bonne heure.Tout jeune.il errait dans les bois, violon sous le bras.révant et improvisant tout en se promenant.Il eut d'abord l'intention de faire son droit, mais la musique fit sa conquête tout entière.Abandonnant ses études de droit, il étudia la musique au Conservatoire d'Helsing- fors, sous Wagelius.Plus tard, il alla à Berlin er à Vienne achever son instruction musicale.À son retour a Helsingfors, il fut nommé directeur du Conservatoire.recut une rente généreuse de l'État et épousa Aino Tarnefelt.artiste et musicienne de distinction.Dans ces circonstances heureuses, Sibélius put consacrer sans soucis tout son temps et tout son génie à la composition de la musique que le monde a acclamée.En 1914, le célèbre compositeur visita les États-Unis pour y diriger ses œuvres au vingt-deuxième festival de Nor.foik (Conn.).De Yale University il reçut le grade honorifique de Docteur en musique.Les premières compositions de Sibélius, Le Cygne de Tuonela, Len nikainen, En Saga sont très caractéristiques.L'âme de |a Finlande y est révélée avec une fidélité et une félicité rarement surpassées en musique.Ses autres poèmes symphoniques, Finlandia, Frihlinglied, la Fille de Pohjola, la Dryade révèlent tous les mêmes qualités, Outre ses poèmes symphoniques, ses compositions de piano et ses chansons et plusieurs autres œuvres de valeur, telles que Kônig Christian II, Pelléas et Mélisande, Sibélius a créé huit belles symphonies qui le placent au premier plan avec les grands compositeurs de symphonies.Sa Première Symphonie révèle nettement l'influence de Pierre Tchaikowski.Dans ses symphonies suivantes Sibélius se détache de cette influence et laisse percer de plus en plus les qualités moins exubérantes du caractère finnois, c'est-à-dire une mélancolie plus retenue et plus grave que le sentiment extatique qui marque les compositions de Tchaikowski, Jean Sibélius est incontestablement le plus grand compositeur de nos jours.Des morceaux tels que Finlandia et la fameuseValse Triste du drame musical Kaole- ma l'ont rendu très populaire parmi tous les amateurs de musique aux États-Unis, et ses huit symphonies lui assurent une place immortelle dans les annales glorieuses de la musique.William P.Vander LINDEN Extrait de \u201cFordham France\u201d New York AMOUR DE \u2014 À la France qui voulut plus que toute autre être humaine, la douleur non plus que la joie ne seront épargnées: c'est la dure rangon de sa grandeur humaine.\u2014 C'est le prix d'une civilisation et d'une culture qu'elle ne pouvait pas ne pas donner aux hommes, qu\u2019elle n\u2019a voulues que françaises mais dont l'humanité se réclame.\u2014 Le prix d'une chrétienté dont elle a été la passionnée servante.qui a fleuri en elle ses plus belles fleurs et dont elle demeure la plus merveilleuse réalisation\u2026 \u2014 Le prix d'une influence désintéressée par tout le monde.nécessaire au monde.qu'elle n'a pas désirée, dont elle n'a pas toujours pris conscience.\u2014 Tragique destin de cette France condamnée à être rayonnante toujours; il est dans les mondres parties de notre univers des hommes pour qui il est nécessaire que la France vive\u2026 \u2014 À rapprocher, cette phrase de Claudel: \u2018\u201cChaque peuple est né pour lui-même, mais la France est née pour tout l'univers afin qu'elle lui apporte la joie.\u201d \u2014 Un copain m'a dit: \u2018La fin de la France, c'est la fin d\u2019une civilisation \u2014 la nôtre \u2014 d\u2019un monde \u2014 le nôtre \u2014; dans ce qui suivra, nous n'aurons pas notre place\u2019.LA FRANCE \u2014 Le monde entier ne doute pas de la France: il nous appartient moins qu\u2019à tout autre de la juger.Nous aurions dû le comprendre.\u2014 A ceux, chez nous, qui ont honte de la France: \u2018*Gesta Dei per Francos'\u2019.Si ça n\u2019est plus vrai, à qui la succession ?\u2026 \u2014 Le mot de Bernanos: \u2018I n'y a pas d\u2019orgueil à être français: il y a un travail et une responsabilité\u2019.\u2014 Grande misère de la France; cette souffrance surhumaine qui ne peut que venir de Dieu.Merveilleuse destinée de la France sans qui le monde ne serait pas ce qu'il est.Claude LUSSIER extrait de \u2018\u2018Saint-Sulpice\u201d Montréal AU SERVICE DES LABORATOIRES DE BIOLOGIE LES FOURNITURES BIOLOGIQUES André 1832, rue de la Visitation ORDONNANCES ARTICLES DE TOILETTE PARFUMS PRODUITS PHARMACESTIQUES J "]
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