Le Quartier latin, 4 février 1944, vendredi 4 février 1944
[" ait nt He pe ui je ne uit ~_ MONTREAL, 4 FÉVRIER-1944 BBY atte SHEN Rtn ais SES Directeur: CHARLES-A.LUSSIER Sommaire L'OEIL DE CARABIN Louis-Philippe Dupuy ETUDIANTS D'AMERIQUE Guy Beaugrand-Champagne \"ON THE McGILL CAMPUS\" May Ebbitt GUY BRUNET Sarto Ouellet LA NEIGE DANS LA RUE Maurice Gaudry Pierre Laporte A BATONS ROMPUS C.D.DU NOUVEAU VOICI DES LIVRES .Jules Dechenes Louis Jean Pierre Trottier .ET DES REVUES GIRAUDOUX NEST PLUS REVE DE L'ARCHITECTE Pierre-Carl Dubuc MUSSET A McGILL Fernand Doré LES INITIATEURS DU THEATRE MODERNE Jean Issalys Jacques Dubuc Jean-Louis Roux HORIZONTALE OU VERTICALE?RESISTANCE UNIVERSITAIRE Louis de Brouckère VII D'HOTEL Chinois LE SKI Jean Parallèle LES CARABINS VONT DE L'AVANT Jean-Paul Cardinal POLY L'EMPORTE SUR L'E.S.S.V.Robert St-Pierre GARE AUX FEMMES! Ralpyrek Gertrude Notebaert ; BRIQUE ABRAK KADABRAN L'INGENIEUR-CHIMISTE Georges Roy Paul Roussel Gérard Manvu 10 S0US=LEv NUMERO ii | d A |.: # lie; Cp od BIEN FAIRE ET LAISSER PRAIRE EXAMENS ORAUX LES ELEVES TROP SAVANTS SONT DE MAUVAIS ELEVES.ull] | ROCCO 00000 ROCOOOO9 0600000 VOLUME XXVI5Nor14 Rédacteur en chef: ROGER ROLLAND BILLET DE LA SEMAINE Quelles nouvelles 7 Avec Pit Dansereau pour présenter les orateurs, Jean-Paul Grégoire pour parler une langue digne des Tamisards et Jean-Paul Cardinal pour épicer la sance, le débat de Droit a remporté un succès plus qu'artificiel.Première victoire depuis deux ans: aux âmes bien nées .Aux Débats, on a choisi comme aviseur un bomme avisé: Arthur Dansereau.Puisse ie vent de la démission ne pas le secouer.Les finissants en Chimie ont vécu leur quart d'heure du conscrit.À la demande du Bureau du personnel technique en temps de guerre (une autre commission) ils se sont présentés aux bureaux de l\u2019armée d'où on les a gentiment trimbalés jusqu'aux casernes de Longueuil pour un examen médical dans les grandes largeurs.Rayons-X et tout et tout, Hs seront bientôt interviewés par de gros messieurs d'Ottawa aux fins de savoir s'ils persévèrent dans l'intention, exprimée l\u2019an dernier, de s'enrôler volontairement ( pas les gros messieurs, les étudiants) pour service outre-mer à la fin de leurs études.Sans doute que \u201cle senor e mobile\u201d .Il ne faut pas perdre de vue le futur programme Radio- Carabin.Mais pour que ce programme voie 5 jour, il faut que les mots d'esprit et les skeiches débordent dans le courrier de Radio-Canada.À l'oeuvre donc, si nous ne voulons pas que l'on nous traite d'apathiques.Le CONCIERGE Note du concierge: Le titre n'est pas, comme on pourrait le croire, empranté au programme de [ovette.C'est une invitation (a peine déguisée) aux représentants de toutes les Facultés de nous envoyer, d'ici la fin de l'année, au moins une petite nouvelle de rien du tout.AU CERCLE UNIVERSIT AIRE DIMANCHE SOIR, LE 6 FEVRIER FELIX-ANTOINE SAVARD HOTE D'HONNEUR DU DINER-CAUSERIE L'ESPRIT DU TRAVAIL Vous nous avez jadis intrigués par vos devoirs parfaits et vos leçons bien apprises, votre exactitude et votre contentement personnel, petits travailleurs de petites choses sous une cloche de verre; nous vous détestions parce que vous n\u2019étiez que des pantins; mais au fond nous vous donnions quand même une tacite approbation, connaissant vaguement qu\u2019une idée plus vaste vous couvrait et à laquelle vous ne communiez pas.Au contraire, d'autres nous enchantaient par la fantaisie et l\u2019ingéniosité de leur paresse, par la poésie âpre qui les faisait fuir devoirs et leçons, par leur disponibilité à une chose lointaine qui semblait dépasser tellement les petits travaux scolaires; le désir d'une vie mystérieuse, d'une révolution généreuse et enfantine les lançaient dans un sentiment d'indépendance et de merveilleux que nous admirions secrètement, sachant leur force.Maintenant qu\u2019un travail continu nous accompagne et nous impose, bon gré mal gré, une tension régulière, ces éléments vitaux de poésie, de générosité et de travail se sont classés selon leur densité propre.L'homme ne fait pas de miracles; toutes les œuvres, les réussites et les vies intenses qui nous sont dévoilées, sont composées des éléments depuis longtemps préparés et accumulés; la générosité est futile et la poésie sans ressources si l\u2019on ne possède pas cette activité en nous, qui ronge et désagrège les éléments extérieurs, les ordonne en notre esprit en une chose vivante; l\u2019on sera vain si le travail ne nous alimente pas.En Amérique le travail a perdu sa valeur spirituelle; on l\u2019a associé à la production et on Je mesure au rendement; sa noblesse semble déchue et son esprit oublié; l\u2019ouvrier, l'ingénieur et les autres n\u2019ont plus même le souci de la chose parfaite; et, comme la par Denis Vhiseux vie est un fruit du travail et prolongement de son esprit, elle est singulièrement dégradée.Il faut réagir contre cet appauvrissement progressif et dégager le véritable esprit.Nous ne travaillons pas pour quelqu\u2019argent ou une ambition extérieure; sans doute il arrive maintenant que ce travail regu est celui d\u2019un gagne-pain; mais cette activité, bien que dirigée de près par un but matériel, est une réponse tellement plus vaste, nous reporte sur un plan tellement plus général et lumineux.Réalistes, nous nous appuyons sur !a terre et nous en suivons la courbe et les détours; mais combien sommes-nous heureux que ce gagne-pain nécessaire soit un prétexte à une reconstitution naturelle de l\u2019homme.L'intelligence qui travaille nous dévoile progressivement son mécanisme, et nous voyons que l'intuition est son opération naturelle; elle y atteint difficilement à cause de l\u2019ombre qui nous couvre et nous isole; elle est littéralement retenue dans son action et marche comme une aveugle, et ses mouvements sont lents.Mais parfois, par un rare bonheur, ses entraves la quittent et elle vole.Ainsi l\u2019étudiant qui travaille et analyse un problème n\u2019est qu\u2019un manœuvre qui écarte les matériaux devant l\u2019objet et ouvre une voie directe par où l'intelligence pourra l\u2019atteindre et le pénétrer; lentement il comprend.Mais s\u2019il regarde de nouveau l\u2019objet il est lui-même surpris par l\u2019instantané de re-connaissance ; il englobe toute la chose et la pénètre d'un seul mouvement direct: l'intelligence comprend alors par intuition.La chose ensuite semble si simple, le procédé si naturel, qu\u2019il ne peut que dire: \u201cC\u2019était facile\u201d.En ce moment précis son intelligence agit identiquement comme celle du premier homme mete en ses jours heureux.Cette position de lumière est un sommet où l'équilibre est instable, l'ombre nous embrouille vite et l\u2019objet s\u2019éloigne.Mais en cet instant le travail a fait retrouver la primitive facilité; l\u2019objet compris et reçu est simple maintenant; les objections qui nous cachent les choses sont des mirages dûs à la fatigue, des rideaux d\u2019ombre; étant au cœur de la chose même, celle-cise montre simple et nous \u2018\u2018observe avec un regard familier\u201d.Nous nous retrouvons ainsi, par un retour fantastique, dans notre élément originel, par le truchement du travail.Il a une autre magie.Les examens une fois terminés, l\u2019étudiant se retourne et se prend à regretter ce temps d'activité imposée; il constate l\u2019équilibre qu\u2019il avait acquis et la liberté qu\u2019il y éprouvait.La tension de ses possibilités par l'exigence du travail les avait coordonnées et celui-ci réalisait l\u2019unité de l\u2019homrne.Le travail rappelle la punition originelle et la décadence; ceux qui le comprennent comme tel et le subissent deviennent malheureux ou font pénitence.Mais à celui qui le saisit librement il offre un autre visage: ce qui nous a été imposé comme une malédiction mystérieusement se révèle l\u2019instrument d\u2019un retour au premier état, la clef qui fera entrevoir l\u2019éden originel; sous ses gestes les éléments divers de notre première harmonie se regroupent, l\u2019ordre redispose notre intérieur et, \u201cactrice\u201d dans ce théâtre et ce décor ancien, l'intelligence se ranifeste comme autrefois et revient pour quelques instants rejouer son , rôle.Quand le moment est passé il nous reste un regret insaisissable et I'impression lointaine d\u2019avoir été heuréux.C\u2019est l'esprit même du travail.SPA AANA a us PAGE DEUX LE QUARTIER LATIN Son Excellence Lord Halifax vient de nous servir le cri de la belle-mère éplorée qui voit avec regret s\u2019opérer le déflorement politique d\u2019une partie de sa famille qui a, depuis longtemps atteint la nubilité.Cela demandait tout de même de la part du distingué porte-parole de la moins fière Al- biou un certain renoncement.Pensez donc, par tout le pays, on a vu des exemples de maturité politique, entendu des protestations contre ce retour éventuel à un impérialisme désuet.1] ne faut pas désespérer.Il y a bien eu quelques vrais coloniaux comme le \u201cJournal\u201d d'Ottawa.Mais on nous rapporte qu\u2019apres la guerre, il se vendra surtout aux portes des cinémas de \u201cPiccadilly Circus\u201d 4 Londres.Ottawa vient de découvrir que le Canada fait partie de l'hémisphère américain.L'Australie et la Nouvelle-Zélande font les doux yeux à Washington.C\u2019est bien le moins.Autrement il y aurait longtemps que Tojo se promènerait en pousse-pousse dans les rues de Canberra et de Wellington.M'est avis que les permissions que nous aurons à demander à l'avenir viendront de la Maison Blanche plutôt que de 10 Downing Street.Le mal changera peut-être de place, mais il sera plus logique.Et surtout l'interurbain coûtera moins cher.FELICITATIONS Il nous fait plaisir de souligner un passage du discours de l\u2019hon.Hector Perrier, secrétaire de la province et ministre des Beaux- Arts, discours qu'il prononçait au club de Réforme de Montréal, samedi dernier.C'est avec tout le désintéressement possible et en toute justice que nous rendons ce témoignage à M.Perrier pour la raison très simple que nous n'avons pas encore été invités à prendre le lunch au club de Réforme.Sans malice.Notre secrétaire provincial est sans doute l\u2019un des plus brillants ministres du cabinet de la province, Inutile de retracer les nombreuses réalisations faites tant dans le domaine artistique qu\u2019éducationnel.\u201cLe gouvernement provincial, dit M.Perrier, a réalisé qu'il était Indispensable d'encourager 1 e s Benux-Arts et Jes Belles-Lettres et de les développer au prix de ce qui pouvait sembler de lourds sacrifices, mais de cœ qui n'était en réulité que de bons placements, Notre peuple étant de culture Iatine et de descendance frangnise, 11 est tout naturel que nous soylons por- \u2018tés vers les arts et In littérature.C'est pourquoi, le gouvernement a fait tant d'efforts pour permettre l'épanouissement des talents artistiques et littéraires des jeunes\u201d.\u201cSans crainte d'être contredits, nous pouvons affirmer que nous avons chez nous des talents marqués et puissants, ajoute M.l\u2019er- rier, et que nous devons les soutenir, Noux avons dirigé en France, en Angleterre et allleurs, plusieurs des nôtres bien doués qui nous sont revenus artisans, artistes, poètes, ou autres, au bénéfice de la province et du pays.Au delà d'un million Le Quartier Latin organe officiel des étudiants de l\u2019Université de Montréal 2900, blvd du Mont-Royal \u2014 EX.1573 DIRECTION Directeur : CHARLES-A.LUSSIER Directeur-edjoint : DENIS NOISEUX RÉDACTION Rédacteur en chef : ROGER ROLLAND Secrétaire de la rédaction : LOUIS-PHILIPPE DUPUY Rédecteurs : Sarto OUELLET Maurice RIEL Yvon NORMANDIN Pierre TROTTIER Marcel THEORET Reymond G.DECARY Guy VIAU Georges DUFRESNE Author CANSEREAU Paul ARNOLDI Eloi de GRANDMONT Blaise TRUBIANO Jacques DUBUC Pierre-Edouard DURANCEAU ADMINISTRATION Administrateur: GUY BEAUGRAND-CHAMPAGNE \u2018 Le \u2018\u2019Quort'er Latin®\u2019 n°est responsable que des seuls articles de le Direction.e IMPRIMÉ PAR -LA CIE DE PUBLICATION LA PATRIE : 180 est, rue Ste-Catherine ; ; MONTRÉAL + \u2018OEIL de CARABIN par Louis-Philippe Dupuy de dollars est affecté aux Beuux- Arts sous toutes leurs formes.Et cet effort du Québec ne peut être comparé à nulle part au Cunadu.Pas une province canadienne ne dépense le dixième de ce qu\u2019emploie le Québec à l'épunoulssement des talents des Jeunes.\u201d POURQUOI?L'hon.T.-I.Ralston, ministre de In défense nationale, u déclaré hier qu'on uvait attiré son attention sur une plaquette intitulée \u201cABC.of French Canada\" publiée sous le nom de M.Léo Cudieux, de Montréal, qui est le codirecteur du service des relations extérieures pour l\u2019ur- mée.Cette plaquette, a déclaré M.Ralston, a été publiée suns Jl'autorisation du 1ninistère de In défense nationale et le ministère rejette toute responsabilité quant à la publication et au contenu de cette brochure .Le ministre à ajouté qu'il s'était assure que les fonds publiées n\u2019avalent pus été Impliqués dans la préparation et Vimpresston de cette plaquette.(M.Cadieux déclare d'uil- leurs Ini-mêtue nettement duns sa plaquette qu'il la publiée sous son entière responsabilité).Ceux qui peuvent mettre la main sur la plaquette de M.Cadieux la liront avec profit.II n'y a pas de \u201crasage\u201d et il y a des chiffres.La nouvelle était de \u201cLa Presse\u201d.a Étudiants d\u2019Amérique par Guy Biaugrand-Champagns he CE FRIDOLINONS 44 Nous proposons a I'A.G.E.U.M.de faire les arrangements nécessaires avec M.Gratien Gélinas pour organiser une soirée étudiante de la \u201cConférence du Rire\u201d.Nous aurions peut-être là l\u2019occasion de rencontrer des anciens confrères de collège disparus depuis quelques années dans l\u2019immeuble de l\u2019université.C'est une proposition.ANOMALIE On se représente mal un multimillionnaire ambassadeur auprès d\u2019un gouvernement communiste.C\u2019est pourtant le cas de Son Excellence Averell Harriman, ambassadeur des Etats-Unis à Moscou.Jeune, bel homme et possesseur d'une fortune fabuleuse il est, de plus, paraît-il diplomate consommé.Sauf erreur, il fut déjà, dans la trentaine, président de la Chambre de commerce aux Etats- Unis.C'est donc un personnage important, quoique peu connu, dans la politique américaine.Voici quelques notes biographiques citées par l\u201d\u2018American Ma- \u201d.gazine\u201d: AUTONOMIE CANADIENNE (Queen\u2019s) Depuis quelque temps, le \u2018Queens Journal\u201d à poursuivi chez les étudiants de Kingston des enquêtes genre Gallup.On prétend que les résultats sont assez représentatifs de l'opinion générale.La dernière peut être intéressante puisqu'elle dénote chez ces étudiants ontariens une tendance à une certaine autonomie cann- dienne, A group was usked this question: \u201cAt present Canudu cannot change her own constitution without golng te the Rritish Parliament Do you think that Canada shouïd be able to chunge her own constitution without golng to the British Parlinment or should we continue us at present.\u201d In Levana 91% chose the first alternative, 9% the second; in Arts 699% chose the first, 31% the second; Meds were 75% fort the first, 25% for the second; Science, 63% for the first, were 100% fur the first.37% for the second; the C.A.U.C.ÉL cela à une époque où In sentimentalité anglaise est à un haut degré et s'oppose assez fortement à l\u2019expression de (elles opinions.Mais, il ne faut pas se faire d'illusion, car en général, la mentalité des étudiants canadiens de langue anglais différe assez de celle de Queens où les autorités, les professeurs et les étudiants montrent une certaine largeur de vue et une meilleure notion du dit problème canadien.H se mêle chez eux moins de sentimentalité qu\u2019uilleurs, et lu tendance au fanatisme est moins prononcée.SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE (Varsity) On raconte dans \u201cVarsity\u201d de Toronto que les Américains préparent un plan * de conseription pour l'après-guerre analogue au service militaire obligatoire de France et d'Allemagne.Washington aurait décidé que le désarmement en temps de paix est funeste.Toute la période d'après 1919 avait été marquée d'une répugnance pour le militarisme et d'un enthousiasme pour tout pacifisme qui devaient conduire, selon eux, aux débandades européennes, à In faillite temporaire de 1'Angleterre, et surtout à l\u2019earl Harbour.(Décidément \u201cthey remember Pearl Harbour\u201d).Cette folie ne doit pus se répéter et l'on reprend ce que l'on ne cessait de reprocher à l'Italie: \u201cSi vis pacem, para bellum\u201d.The United States plans seem to be only of a military nature as yet, amd of these the outstanding features are: A year's service for every able-bodied young wan after, graduntion from high school, with the option of a three-year postponement.Probable choice of branch of service.Basie training such as 1s now given inductees, plus the advanced spe- cinlized training most sulted to the aptitudes of the draftee.Lurolment as a reservist for from four to eight years following completion of the year's training.On calcule ainsi que les Etats-Unis pourraient entraîner annuellement un million d'hommes, qui en même temps feraient partie d'une armée régulière de 2,500,000 hommes.Dans un cas d'urgence, on pourrait faire appel à 8,000,000 de réservistes, portant ainsi un nombre total approchant les 11,000,000 actuellement sous les armes.On prévoit évidemment une certaine opposition à ce que ce plan soit mis en vigueur par force de loi.Les Américains ont toujours été opposés au service militaire qui répugne, dit-on, à leur esprit démocratique.Mais, on prétend que la conscription actue le n déjà créé une certaine habitude et que les citoyens se souviennent de Pearl Harbour, ce qui peut favoriser un tel projet de loi.Et \u201cVarsity\u201d ajoute, comme conclusion: While Canada has no conscription for overseas service, the present compulsory military service for home defence could be continued after the war us a basis for the establishment of n similar reserve.Canada has been the originator of a number of war-thne meusures adopted In the States.In «vlewing the pence It would not be amiss to honor our reciprocity by giving these plans consideration, Though we should, as we hope fo, make this the last great struggle for what we regard as the right, the value of such « scheme in making youth renlize its responsibllity to the nation alone makes It worthwhile, Que les Etats-Unis s'enthousiasment pour leur plan, mais qu'on n\u2019aille pas mettre le Canada en luisse sans discuter de l'affaire.D'abord, \u201cwe have nothing to remember\u201d, sauf Hong-Kong et Dieppe! De plus s'armer pour se protéger suppose Une menace, Ou bien les Etats-Unis sont là pour nous attaquer et nous n'avons pas à résister à une armée plus nombreuse que notre population, ou bien ils sont là pour nous protéger.Nous devrions alors encourager l'invasion du pays par nos voisins qui viendraient nous porter sceours: construction d\u2019'autostrades, de chemins de communication et de transport, qui en temps de paix encourageraient le tourisme.Ce serait en même temps un remède au chômage, et une source de dépenses qui permettrait au gouvernement de dire qu\u2019il n\u2019a pas d'argent.On emploirait aussi une bonne partie des usines netuelles à continuer de produire le matériel de guerre nécessaire nux Etats-Unis.Business as usual, quoi! Kt les jeunes pourraient continuer d'étudier en paix .pour la guerre future.On peut aussi considérer que le stage à l\u2019armée pourrait être- une perte de temps.On n\u2019a que jeter Un coup d'oeil autour de soi pour comprendre, Et, comment fixer un moment déterminé pour l\u2019appel, alors que noûs avons en notre pays divers systèmes d'instruction et une diversité de cours que n'englobe pas le terme \u201cHigh School\u201d américain?On pourrait peut-être alors, pour le bien-être physique, instaurer un système d'entraînement partiel, parallèle aux études, genre C.E.0.C., mais d'un caractère sérieux.Mais, avant tout faudrait savoir ce qu'en pense l'Angleterre, lord Halifax, Jan Smuts et l\u2019Australie.One of Joe Stalin's favorite Americans is a multimillionaire ca- pitallst, WV.Averell Harriman, U.S.Ambassador to the Soviet Union, Washington rates him our No.1 ambassador, because It believes the shape of the world to come depends largely on whether we can get on with the Russians.Though the average American knows Hurriman only vaguely, the three top leaders in the Western world count him us n friend.He won the close friendship of F.D.It.during the thirties, while in Washington as the No.1 spokesman for business.With war, he went to London to expe dite Lend-Lease shipments, snd became a frequent quip-swapping companion of Churchill, And before hecoming ambassador he went on two missions to Stalin, who liked his bluntness.Harriman Is an ace at poker because of what opponents cull his \u201cterrific enlmness,\u201d As n boy he inherited responsibility for a $100,000,000 fortune.Later.as chairman of the board of Union Pacific Railrond (which his dad built), he introduced the first streamlined train am! created fabulous Sun Valley, ldaho, skiing resort, DIPLOMATIE D\u2019Ottawa nous arrive cette nouvelle peu réjouissante pour ceux qui se destinent à la carrière diplomatique.Ceux-ci en effet devront pour parfaire leur droit international et l\u2019aménité de leurs manières, passer par le métier des armes.Ambassadeur à la Humphrey Bogart.Ottawa, 18, (B.U.I') \u2014 On annon- ceru blentôt officiellement, assure- t-on, l'établissement de relations diplomatiques entre le Canada, le Mexique et le l\u2019érou.Le gouvernement canadien à déjà demandé au Royaume-Uni l'autorisation d'établir de telles relations, et cette requête attendrait l'approbation du roi.D'autre part, on prétend qu'au département des Affaires extérieures on manque de personnel suffisamment entraîné pour ces nouvelles légations.On hésiterait dans le moment à faire du recrutement pour parer à cet inconvénient, car ces situations seralent gardées pour les hommes qui servent inuintenant dans nes artnées outre-mer.La décision du Canada d'accepter l\u2019envoi au Canada d'un ministre ture et de ne pas envoyer en retour un ministre canadien en Turquie aurait pour motif la pénurie mentionnée plus haut.HISTOIRE En ces temps d'engueulades raciales, nous recommandons la lecture de l\u2019\u201cHistoire de la population canadienne-française\u201d de Georges Langlois parue en 1934 aux éditions Albert Lévesque.Il n\u2019y a pas pour un sou de mièvrerie, ni de sentiment.L\u2019on y apprend que le Canada français ne s\u2019est pas bâti à coup de miracles mais grâce à des causes secondes dont on nous parle peu dans le manuels d\u2019Histoire.3,000,- 000 d'habitants ne se créent pas avec des pontes psychologiques.Si la sobriété de nos moeurs, la solidité de nos principes religieux et le climat ont été pour quelque chose dans la création de notre population, il faut reconnaître que souvent notre pauvreté et notre ignorance ont constitué un actif appréciable.Çà n\u2019est pas agréable à dire mais la Laurentie n\u2019a jamais été dans le passé un Paradis terrestre.En lisant certains volumes d'Histoire.on serait tenté de le croire.OF MICE AND MEN Le parti CCF commence à créer de sérieux embarras aux magnats de la finance.À preuve le passage qui suit, tiré du \u201cNewsweek\u201d: Canadian Investment Lankers are ready to pay from $12,000 to $14, 000 à year to a public-relations expert to combat CCF-socinlist propaganda, The Canadian Bankers Association has strengthened Is publicity staff for the same purpose.The immediate concern of the bankers is that the CCF will argue for nationalization of currency amd bank credit when bank charters come up for decennial renewal at this session of Parlinment.L\u2019INSTITUT DE PSYCHOLOGIE Les élèves de l'Institut de Phy- chologie de notre Université viennent de se choisir un conseil, chargé de les représenter auprès des étudiants des autres Facultés de même qu\u2019auprès des autorités universitaires.Ont été élus: Georges Dufresne, président; Charles Gill, vice-président; Françoise Maillet, secrétaire.4 FEVRIER 1944 DE PROVINCE Salaires et conditions de Travail Loi de la convention collective Loi du Salaire minimum Cédule des justes salaires pour les travaux du gouvernement Loi relative à la limitation des heures de travail Service de conciliation et d'arbitrage Loi du repos hebdomadaire Loi des accidents EDGAR ROCHETTE, CR, Ministre MINISTÈRE DU TRAVAIL Prévoyance Service de placement provincial Loi des pensions de vieillesse de Québec Loi des pensions aux aveugles de Québec Loi de l'assistance aux mères nécessiteuses J.O'CONNELL-MAHER, Sous-ministre adjoint LA DE QUÉBEC Sécurité Loi des établissements industriels et commerciaux Loi des édifices publics Loi des électriciens et des installations électriques Loi des paratonnerres Loi des mécaniciens de machines fixes Loi des appareils sous pression Loi des mécaniciens en tuyauterie du travail GÉRARD TREMBLAY Sous-ministre LA-NEIGE DANS LA RUE (Suite de la page trois) des jeunes qui a virtuellement forcé la main au gouvernement.Tous se souviennent de cette visite monstre organisée à l\u2019Université de la montagne par la Chambre cadette.C'est à la suite de cette manifestation, qui a groupé plus de 40,000 personnes, que les travaux ont repris à l\u2019université.Qui trouvons-nous parmi les principaux organisateurs de cette visite?M.Pierre DesMarais.Nous nous battons depuis quelque temps pour obtenir un service d\u2019autobus à l\u2019université et la victoire n\u2019est peut-être pas très éloignée.Qui a donné le signal de la campagne?Pierre DesMarais, qui a fait adopter une résolution à cet effet à la dernière assemblée générale de la Chambre de commerce des jeunes.Qui a demandé aux autorités municipales d\u2019entretenir la route qui conduit à l'Université?Pierre DesMarais.Qui a réclamé des autorités fédérales l\u2019aménagement dans l\u2019Université d\u2019un hôpital, essentiel au bon fonctionnement de la AA Na faculté de médecine?Pierre DesMarais toujours.M.Gaudry, je pense, n\u2019a pas soufflé mot de tout cela dans son \u2018\u2018papier\u2019\u2019 du 21 janvier.Mais au fait, ce M.Gaudry ne serait-il pas le fils d\u2019un conseiller municipal adversaire politique de M.DesMarais?Et ce qu'il a écrit dans le Quartier Latin ne serait-il pas une simple manoeuvre politique?Je laisse au lecteur le soin de juger .et j'y reviendrai si M.Gaudry insiste.Pierre LAPORTE, Droit '4 Merveilleux! La plupart des Canadiens préfèrent le Chocolat Neilson\u2019s au lait Jersey pour sa délicieuse saveur et sa valeur nutritive supérieure.Le mellleur chocolat du monde SONT ce à = DTA De wy w LL i on ON THE McGILL CAMPUS + N.D.L.R.\u2014 Le \u2018McGill Daily\" et Le \u201cQuartier latin\" échangeront chaque semaine un article dans leur langue respective.garantie gue de son article.Last fall 2 meeting took place in Quebec city.It was a very important meeting for students throughout Canada, and indirectly for students throughout the world.For at that meeting two outstanding things happened.Firstly, the needs of students throughout the earth were discussed, particularly those of students in prison camps in Germany, in the bombed cities of Russia and in war-worn China.How could we in the sanctuary of our untouched Canadian universities help them?How could we help the youth who were lucky enough to escape to the New World and Australia?How could we plan to help the youth who would want the proof of the dawn of a new peace as soon as our armies had driven the invader from their lands?\u201cThe world is ours\u201d, youth has always cried.But in order for it to be so.youth itself must belong to the world.And growing from this increasing need, came a thrilling encouragement to those in Canada who had already pledged themselves to the cause of World Student Relief.For at that meeting in Quebec the great Catholic youth organization, the Federation Canadienne des Universitaires Catholiques, promised its support to the part Canadian youth must play in this world-wide venture.In Britain the Pax Romana had already joined the International Student Service there, and the collaboration of the F.C.U.C.with the ISS in Canada was but an additional symbol of the union of students to help in building the long-dreamed-of new earth.Next week the ISS at McGill will run its annual campaign in the cause of World Student Relief.Its objective is $2500.almost a dollar per student.Where does this money go?How is it distributed?It goes to buy books and supplies for our own soldiers who are prisoners of war in Germany and Occupied Europe.It goes to help those students in China who have been able to keep on at their studies only through its aid.75% of Chinese students require financial support.It goes to help the students in the re- 1 ess entendu gue la direction de chaque journal ne se porte fugee camps in France and Spain, and in the universities of Switzerland and Southern France.It goes to help students in Russia, in Greece, in Belgium and Holland.And in our own North America it helps those young men and women who have found refuge here from the occupied countries of Europe and the Far East.It helps the youth of the world, regardless of their religion and race.Since World Student Relief was started in 1937, $425.000 has been distributed to those in need.It has been distributed through the branches of the W.S.R.throughout the world.From its head office in Geneva, and its branch offices in Chungking, New York, London and Stockholm the money collected and contributed by students in free lands has been carefully divided and used where it could accomplish most.As part of their campaign at McGill, the ISS is bringing Miss Wilmina Rowland, executive secretary of World Student Relief, to address the student body.Miss Rowland, an outstanding American woman, knows well the needs of students throughout the world.She spent three years in China as a teacher, and during her residence in the Far East she traveled in China, Japan and India.She also spent a fuli winter studying in Europe, which gave her an opportunity to visit universities in England and Wales and to become acquainted with stadent work in other European countries.This experience in university life abroad, coupled with her wide-spread travel in colleges in all parts of the United States and Canada, gives her a background of understanding with students all over the world whor: she is now trying to aid in her activities with the World Student Relief.The F.C.U.C.is attempting to have Miss Rowland address the students of the U.of M.during her two-day stay in Montreal The ISS at McGill wish them every success in their campaign there, and feel that this union of Montreal's two great universities is a truly significant and happy one.May EBBITT Chronique militaire A BATON Un conférencier de marque dé- tlarait récemment que l\u2019entraînement militaire se révélait une excellente discipline, surtout chez les peuples individualistes qui en profitaient plus particulièrement.Il ajoutait que les recrues en retiraient un aussi grand bénéfice, même si les instructeurs n\u2019étaient pas très intelligents et parfois imbéciles .Un officier dernièrement admis au salon de la race (militaire), écoutant ces déclarations sourit largement et les approuva avec enthousiasme.Son entourage, un peu étonné qu'il prît de si bonne part des remarques peu flatteuses, l\u2019interrogea.Il répondit qu\u2019on ne faisait nullement allusion à lui mais bien à ses sergents, les véritables instructeurs du peloton .! * * * On annonce une grande parade militaire pour un mercredi du Mois de février, alors que fanfa- te en tête plusieurs des compa- Enies du CEOC se rendront au orum assister à une partie du tub de l\u2019Université.Les militai- tes ne payant pas de droit d\u2019entrée défileront donc devant le pré- Posé au contrôle sans lui remettre de billet; au grand désespoir U gérant du Forum qui s'arra- thera certainement les rares che- Yeux qui lui restent.* Chaque cadet possède au CEOC Un dossier qui relate le genre d'entraînement suivi, et les résul- ROMPUS tats obtenus dans chacune des matières figurant au programme.Ce dossier suit le cadet lors de son transfert dans l\u2019armée active, lui évite l\u2019entraînement de base et lui permet d\u2019obtenir une commission d'\u2019officier.Voilà quelques-uns des avantages personnels que retire le cadet du CEOC.L'effort de guerre est ainsi mieux servi; l\u2019armée en retire des avantages et jamais à notre connaissance une saine détente et des exercices physiques deux fois la semaine n'ont nui \u201caux études, a la profession, à la société\u201d.; Au contraire c\u2019est un complément essentiel pour un esprit absorbé durant de longues heures à des travaux intellectuels.pour un corps courbé sur une table de travail, et pour une race vigoureuse qui veut se développer.Quand l'examen du médecin de l'unité classe l'étudiant dans une catégorie médicale inférieure, ce dernier est sujet à brève échéance à subir un examen médical définitif aux quartiers-généraux du district militaire.; L'étudiant tenu à l'entraînement du CEOC peut en certains cas étre trouvé inapte au service actif; mais il ne faut pas oublier que les exigences des deux armées ne sont pas les mêmes.Notre étudiant peut ainsi suivre l'entraînement de l\u2019armée de réserve sans qu'il y ait \u201cnégligence coupable qui.peut facilement deve- i iminelle\u201d.nir crim CD.\u201cLE JARDIN DES BETES SAUVAGES\" GUY BRUNET \u2014Mon cher Guy en or, ça me dirait de tuer, ce soir! Ne crains rien, je n'en ferai rien .tu es plus fort que moi.Guy n'est pas nécessairement gros, mais il est bien bâti: une stature de consul, l'air d\u2019un président de République et la démarche d\u2019un .conseiller municipal.Depuis que je le connais il porte un paletot et un chapeau aristocrate, entretient une moustache (touffue, celle-là .) de sous-maréchal, s'épanouit dans un sourire de diplomate et se comporte comme un politicien qui prépare des élections .Chaque matin depuis cinq ans, pas toujours à la même heure évidemment, il prend son autobus à Notre-Dame-de-Grâce .(hum!) et descend dans l'est de la ville.De toutes ses études à l'école, celles ui le préoccupèrent le plus furent l'étude de l'opinion publique et la façon de fasciner les gars de \u201cprep\u201d: à deux reprises conseiller de sa classe, il est finalement président de sa faculté.Dans ses temps libres, il écrit sa thèse.Procédons à l'entrevue.* \u2014Bogota ! \u2014Guy, quelle est la capitale du monde?\u2014Je savais que tu répondrais cela.Puis, qu'est-ce que tu penses de Lord Halifax?\u2014Entre lui et l'huile de foie de morue, si on considère la bêtise de l'un et la saveur de l'autre, il n'y a aucunc différence.Mais dis donc, où veux-tu en venir avec ces questions?\u2014Au monde économique! \u2014Ah! aux gars des Hautes-Etudes?Tu pars de loin! \u2014II faut toujours partir des petites choses pour arriver aux grandes .souffre d'un rhume terri vois pas que tu me \"\u201cdésembéterais\u201d\u2019.\u2014II faudrait te parler du .de la Colombie, du hockey, de .\u2014Ah! oui, de .\u2014Nubia Aristizabal.(Je le .) Je ne sais pas quoi te demander, parle donc! tu ne (censure), de l'Ecole, du conseil, des quilles, .décidément! Comment s'appelle-t-elle déjà?\u2014Ouf! C'est pour lc moins un nom magistral.Dis donc, fera-t-elle partie d'un comité quelconque bientôt, Nu .de I'Album-souvenir H.E.C.44?., disons par exemple le comité féminin \u2014@Ga, je ne le sais pas, mais je suis sûr que nous aurons cette année notre Album-souvenir.Je commence à m'en occuper dès cette semaine.\u2014Pas vrai! Après avoir connu toute la tristesse du nouveau-né \u2018Mercure\u2019 et toute la joie de ses funérailles, nous applaudissons à tour de bras cette initiative qui est au moins à la hauteur des H.E.C.Chic! mon vieux, on t'en sera reconnaissant, et grâce à ce que tu as fait et ce que tu feras pour l'Ecole, nous garderons de toi le meilleur souvenir et l'image toujours vivante de ta courtoisie, de ton dévouement et de ta bonne entente avec tes confrères.C'est vrai que Guy est un gars courtois et dévoué, pas vrai les gars de Québec: Breton, Moreau, D'Amour, Côté, pas vrai?.Sarto OUELLET le projet.-encore très abondante.RAD/0-CARABIN Qu\u2019on se hâte de faire parvenir ses blagues, ses sketches, .ses farces de toutes espèces à M.Paul Leduc (Radio-Canada, 1231 ouest, rue Ste-Catherine), si l\u2019on ne veut pas voir échouer L\u2019offre de Radio-Canada est unique, inespérée: il s\u2019agit pour chacun de nous de ne lu point négliger.Notre prestige de Carebins (qui est considérable!), notre gousset de (qui est misérable!) nous le commandent.Les sketches envoyés d\u2019ici peu auront d\u2019autant plus de chance d\u2019être acceptés que la collaboration ne se fait pas On trouve tous les renseignements nécessaires dans le numéro du \u201cQUARTIER LATIN\u201d paru le 21 janvier.À l\u2019oeuvre donc si l\u2019on ne veut pas voir abandonner cette magnifique initiative de Radio-Canada.rabins DU NOUVEAU La Fédération canadienne des Universitaires catholiques, section des Etudiants de PU.de M, benjamine des constitutives de l\u2019'A.G.E.U.M,, vient de constituer son conseil définitif.Les cadres se composent comme suit: Président: Jean-Paul Lachapelle, e.e.c.d.; .Vice-prés.: Roger-R.Lemieux, ee.m.; Sec.-trés.: Jules Deschénes, ced; Aviseur: Pierre-Edouard Du- ranceau, e.e.sc.; Publiciste: Edouard Blouin, eed.Dès le soir de son élection, le nouveau conseil a décidé de se mettre à l\u2019œuvre pour atteindre le but que se propose la F.C.U.C.: éclairer et orienter l\u2019opinion étudiante sur les questions sociales qui nous intéressent.Cette année, le sujet à l\u2019étude sera le programme et la doctrine du parti C.C.F.; à cet effet, la F.C.U.C.élabore actuellement un programme prometteur dont 1\u2018 détails, comme dans toute publication périodique qui se respecte seront divulgués .ln semaine prochaine, Jules DESCHENES LA NEIGE DANS LA RUE N.D.L.R.\u2014Cette polémique est close, vu la disette de papier.\u201cJe suis garant Qu'un sot savant est sol pus qu'un soi ignorant\u201d Molière Je veux bien, M.Bernard Des- marais, P.C.B., \u2018\u2018laisser écouler la nuit sur l\u2019injure de la veille\u201d mais le \u2018\u2018soufflet sur ma joue est encore trop chaud'\u2019 (Monsieur le grammiairien, vous savez sans nul doute que la première citation est de Napoléon et la seconde de Racine dans les Plaideurs).J\u2019ai toujours pardonné les maux, mais jamais les injures.Aussi je me vois duns l'obligation de vous répondre en des termes aussi grivois que les vôtres (ce qui est contraire à mes habitudes) et de faire revivre la langue des crocheteurs, qui est la vôtre, pour élucider ma pensée concernant vos propos obscènes bien que ce soit peine perdue.En effet le proverbe arabe nous dit de ne pas nous arrêter à jeter des pierres au chien qui aboie, nous n'arriverions pas au terme de notre voyage, * + * Qui a dit que le temps des croisades était passé?La dernière, celle des étudiants pelleteurs, laissera certainement sa marque dans l'histoire.Une telle abnégation, qui tenait à la fois du chevalier et du moine, a mérité l\u2019admiration et la reconnaissance unanimes d'un peuple.Seulement tous n'ont pas la vocation.Pourquoi tenez-vous, monsieur, à descendre le restaurateur au rang de pelleteur de neige?croyez-vous par cet artifice relever votre position! 11 a fallu, ne vous en déplaise, M.Bernard Desmarais, P.C.B., beaucoup d\u2019initiative (et c\u2019est un de mes professeurs aux Hautes Etudes Commerciales qui m'a poussé à connaître dès mon bas-âge les affaires) pour voir au contrôle non pas d\u2019un petit magasin de campagne mais bien d\u2019un magasin général.En tout cas, je pense qu'un futur homme d'affaires apprendra mieux son métier dans le commerce qu'un médecin dans la rue.De plus ne savez-vous pas que la concurrence fait le commerce?Si pelleter vous avait laissé du temps disponible, vous l\u2019auriez peut-être appris.Vous parlez d\u2019un travail \u2018\u2018vivi- flant*\u2019.Au contraire, vous devriez savoir, futur médecin, qu\u2019il n\u2019est pas de tâche plus abrutissante que celle de pelleteur.Au fait si vous l'aviez prévu, vous n\u2019en seriez pas là.4 Votre insistance au sujet des fils à papa me fuit penser à certaines créatures qui regardent avec envie l'herbe du pré voisin.Est-il vrai que vous soyez né avant votre père?Je vous en prie, laissez votre bistouri et pelle; votre fortune est assurée comme attraction numéro trois de Barnum & Bailey.L'attraction no 1 est l\u2019homme-femme et l'attraction no 2, l\u2019homme-singe.Vous insultez les étudiants en prétendant que ceux qui n'ont pas pelleté (ils sont dans la proportion de 99.75 pour cent) ont dû recourir par la suite aux secours familiaux.La plupart d'entre eux ne pouvaient se payer le luxe d'attendre l\u2019offre généreuse de leur grand \u2018\u2018ami\u201d* le conseiller municipal, frère de M.Bernard Desmarais, P.C.B., et occupaient leurs loisirs selon leurs aptitudes.Dans toute cette affaire vous portiez votre chapeau A la hauteur de votre bouche; vous ne pouviez manquer de parler au travers.D'où tirez-vous votre information à l'effet que l\u2019on manque partout de main-d'œuvre actuellement?Un conseiller municipal sait probablement qu'il existe un va-et-vient continuel de la main- d\u2019œuvre, des munitions au service sélectif (12,000 hommes congédiés des usines depuis novembre dernier) et je suis sûr qu\u2019avec un peu pius d'habileté, ii aurait réussi à trouver, à part les étudiants, les gens dont on avait besoin.Ay # En terminant, je ne voudrais à mon tour revenir sur votre phraséologie.\u2018Le moindre solécisme en parlant vous irrite; mais vous en faites, vous, d'étranges en conduite.\u2019 (Cette dernière citation est de Molière, \u2018Les femmes savantes\u201d.Sans nul doute vous en comprenez la teneur).Je vous laisse à votre pelle, espérant que le nuage de neige que vous avez soulevé, n\u2019en aveugle pas d\u2019autres que vous- même.Essuyez-vous les yeux.! Maurice GAUDRY M.Maurice Gaudry est froissé d'avoir été invité à travailler au déneigement des rues de la ville.C\u2019est son droit.Le \u2018\u2018vil prix de 49c de l\u2019heure\u201d\u2019 (Gaudry dixit) semble dérisoire à \u2018ce bourgeois de demain\u2019.C'est son droit encore, comme c'est son droit d'être vieux garçon à vingt-cinq ans ou de préférer s\u2019empêtrer dans douze pouces de neige plutôt que de contribuer à l'enlever.Mais qu\u2019il décide d'écrire un article pour \u2018\u2018descendre\u2019\u2019 un conseiller municipal qui a fait les démarches nécessaires pour que nous ayons l\u2019occasion de travailler un peu pendant nos vacances .voilà qui dépasse les limites de son droit, ou au moins de la politesse.Le conseiller municipal en question est M.Pierre DesMarais (que M.Gaudry n\u2019a même pas eu le courage de nommer), premier vice-président de la Chambre de commerce des jeunes de Montréal et au surplus un des jeunes hommes les plus en vue de Montréal.Quand on lit attentivement l\u2019article de M.Gaudry on se demande quelle arrière-pensée il pouvait bien avoir en écrivant la sottise qu\u2019il a publiée dans le Quartier Latin du 21 janvier.Après réflexion on le devine aisément.2 Il était bien mal venu de s\u2019attaquer à un homme qui a eu le seul tort de réclamer en notre nom une chose qui nous a été accordée plus d\u2019une fois dans le passé.Les étudiants n'ont pas répondu à l'invitation de M.DesMarais?dit M.Gaudry.La découverte n\u2019a rien de particulièrement remarquable puisqu\u2019il est tombé à peine trois pouces de neige sur notre ville entre Noël et les Rois.Et d'ailleurs qu\u2019y a-t-il de déshonorant à pelleter de la neige?Au lieu de faire la moue, si Gaudry avait levé la pelle avec de véritables ouvriers il en aurait retiré une leçon de choses qui n\u2019aurait pas manqué de lui être.utile dans ses rapports avec ses\u201c semblables.Mais .quand on est \u2018\u2018un bourgeois de demain\u201d.Allons plus loin.Même si Pierre DesMarais avait eu tort, ce que je nie, de faire sa demande, il fallait lui donner le bénéfice de sa bonne foi et, surtout, on se devait de ne pas oublier les titres qu\u2019il a à la reconnaissance des étudiants.Nous sommes à la montagne depuis bientôt deux ans.A qui le devons-nous?Sans doute au gouvernement qui a fourni les onds pour terminer l'édifice, mais aussi, et pour une grande part, à la Chambre de commerce .\"(Suite à la page deux) ne Fe pet PAGE QUATRE EB lil «ADAGIO» Félix Leclerc a voulu donner 3 ses écrits une forme plus durable que ne l'est celle du sketch radiophonique : il vient d'en faire un recueil de contes.ous ne devons que nous réjouir d'une telle initiative, tout en nous demandant si les contes auront réellement une vie littéraire plus longue que ne l'auraient eue les sketchs.Je crains bien, pour le bel enthousiasme de Félix Leclerc et de ses admirateurs, que la réponse soit défavorable.Il est difficile d'adresser des reproches à Félix Leclerc tant on perçoit de sincérité et de coeur sous chaque mot qu'il écrit; mais en art, il faut être intransigeant et blâmer même les amis lorsqu'ils nous semblent faire fausse route.Ce n'est onc pas comme un dénigreur mais en qualité d'ami que je me permets les remarques suivantes, si dures soient- elles.Que peut-on reprocher à l'art de Félix Leclerc?Autant dire rien, car il est inexistant : Leclerc ne fait pas d'art, il fait de la vie quotidienne.Or, à moins d'être un Balzac, \u2014 ce qui n'est pas dû à tout le monde, \u2014 la littérature qui néglige l'art pour reproduire exactement la vie, qu on la nomme réalisme, ou paysannerie, est vouée à une mort certaine.Dans \u201cAdagio\u201d, la cause de cette absence d'art ne doit pas étre recherchée dans la source d'inspiration: loin de 13.La terre à inspiré bien des poètes, depuis Péguy jusqu'à Ramuz, en passant par Claudel, Jammes, Giono, et plus près de nous, Louis Hémon.L'oeuvre de ces écrivains est encore jeune et le restera indéfiniment, car avant que de décrire la terre, ils ont pris soin de la dépouiller de toutes ses contingences inutiles et d'en extraire la réelle poésie: en un mot, ils ont su transposer.Voilà où Félix Leclerc a failli, et voilà où il n'est pas seul coupable.Ce jeune auteur est une victime, et non pas \u2018unique, de lo radio.La coutume veut v'au micro, les sketchs soient composés e telle manière que l'auditeur puisse s'exclamer béatement: \u201cC\u2019est bien ça!\u201d d'où ce style-langage avec les \u2018ben\u2019, les \u2018c'est correct\u2019, les absences de négations et toutes les fautes d'usage qui peuvent être charmantes à entendre mais qui deviennent détestables 3 lire lorsqu'elles sont présentées comme règle e style.ette façon d'écrire peut valoir à son auteur une vogue immédiate mais elle lui enlève tout espoir de vie future.Félix Leclerc, au lieu d'extraire la forte poésie de la terre ne fait que la photographier sous cette forme douteuse qui nous vaut, à l'étranger, là réputation non enviable d'ignorer la langue française.Va pour les canadianismes pourvu qu'ils en valent la peine; va pour les fautes de toutes sortes pourvu qu elles servent à quelque chose et qu'elles ne se répètent surtout pas à chaque ligne.ais lorsqu'on en est rendu à écrire un livre entier en \u201ccanayen\u2019,.voild qui est vraiment trop exagéré.La poésie qui semble se dégager de ce style sonne faux et est toute faite de sensiblerie.\u2018Adagio\u2019 me fait souvenir de cette phrase que sir Wilfrid Laurier disait à Bourassa : \u201cLes Canadiens-français n'ont pas d'idées; ils n'ont que des sentiments.VOICI Félix Leclerc n'a aucune profondeur, mais il est bourré de beaux sentiments, e la qualité de ceux qui font pleurer les jeunes filles.Tel qu'il est, \u201cAdagio\u201d ne possède qu\u2019un minimum de valeur artistique qui se réfugie dons deux ou trois petits contes comme \u2018Le procès d'une chenille\u201d ou \u2018Cantique\u2019, et dans quelques images fortes que seul le contact de la terre peut inspirer.Mais à côté de cette réserve de beauté, combien de fautes de goût.\u2018Adagio\u2019 ne possède non plus aucune valeur moralisatrice, si ce n\u2019est auprès des déjà convaincus, car le sermon s'y montre vraiment trop à découvert.Que Félix Leclerc conserve sa forte source d'inspiration, qu'il travaille son style d'arrache-pied et qu'il se dépouille e ce faux patriotisme qui voudrait faire de l'artisanat jusqu'en littérature: nous lui promettons un encouragement illimité.Louis JEAN © LE DUC ET LA DUCHESSE D'ALENÇON Ce couple princier vécut pendant le dernière moitié du XIXième siècle.Lui, il était le fils du duc de Nemours, descendant du roi Louis-Philippe et d'Henri IV.Elle, fille de Mox-Joseph, duc de Bavière.II fut éduqué sévèrement, et entra dans la vie avec des principes solides et une forte religion.Elle recut une éducation plutôt libre, sauvage, avec un père assez bohême; elle avait toutefois une grande richesse d'âme, et au contact de son mari, son âme devint religieuse.Ensemble, ils gravirent les marches d'un catholicisme fort pour atteindre à le sainteté.L'auteur nous raconte la vie de ce couple qui vécut de façon exemplaire.Le ivre plaira donc à ceux qui aiment guider leur vie au moyen de bons exem- les, à ceux qui ne se sentent pas une Bonne âme et qui désirent en acquérir une en regardant les personnes qui l'ont déjà.|! plaira moins à ceux qui ont leur personnalité autonome, car ces derniers ont déjà une route, leur route, qu'ils ne quitteront pas à un jour d'avis pour en prendre une autre, si cette autre n'est pas déjà dans le prolongement de la leur.Je reprocherai à Marguerite Bourcet, l'auteur, de n'avoir pas indiqué le chemin qu'ont suivi le duc et la duchesse \u2018Alençon au cours de leur vie.Un exemple, pour servir son but, qui est d'être proposé aux autres vivants afin e convaincre ces derniers à lui emboîter le pas, doit avoir une marche, une transition clairement décrite.C'est ainsi que le lecteur connaîtra le pourquoi d'une évolution, c'est ainsi qu'il verra la route à suivre pour parvenir au but proposé, et c'est ainsi qu'il pourra la rechercher.Mais Marguerite Bourcet a décrit une époque, puis une autre, sans nous montrer la transition: on voit à un chapitre une duchesse légère, puis à un autre, sans qu'on prévienne le lecteur, la duchesse est evenue subitement très sérieuse.Toutes DES LIVRES les étapes sont indiquées, mais la route n'y est qu'à peine esquissée.D'où il N'y a aucune suite logique.Une biographie, de sa nature, est peut-être vouée à manquer toujours de cette suite logique: Dans ce cas les biographies ne me diront jamais rien, perce que ne me proposant, ne me décrivent aucune route.C'est dommage cer souvent elles proposent des buts très beaux, très sublimes, comme c'est le cas pour cette biographie du duc et de la duchesse d'Alençon.Quant eu reste, le livre, écrit par une femme, plaira aux femmes: on y trouve de beaux titres de chapitre, par exemple \u2018Beau soir\u201d, \u201cLa longue nuit\u201d, \" cire consumée\u2019\u2019, etc.n y trouve encore des descriptions de toilettes princières, des extraits de cernet mon- ain, des descriptions poétiques de jeunes filles douces, de beaux princes, dans des selles de bal ou dans des jardins royaux, puis des récits de drames douloureux, attendrissants, comme le récit de la mort de la duchesse dans un incendie qui fit périr 143 personnes: le tragique et les princes ont toujours de l'attrait, car ils sont extraordinaires.D'ailleurs, les princes ne vivent que rarement dans l'ordinaire: quoiqu'ils participent à l'évolution de leur siècle à laquelle ils sont directement mélés à cause de la politique et des intérêts de leurs nations, il semble que leur véritable vie se passe en marge de cette évolution.Toujours poussés par les événements, toujours menés per une force extérieure & eux dans le domaine politico-social, il ne leur reste que le omaine de leurs sentiments et de leurs passions qui leur soit personnel et où ils puissent vivre un peu.Mais méme ce domaine est souvent violé, d'où ils souffrent, se cabrent parfois, éclatent, et comme ils sont au premier rang de la société, ils deviennent d'extraordinaires rototypes d'âmes belles, d'âmes moins Belles, d'âmes tristes, rarement heureuses.Le duc et la duchesse d'Alençon sont de ces princes aux belles âmes, et \u2018auteur de leur biographie aura fait un beau livre, un peu touffu, au style aisé, et pouvant être mis entre toutes les mains de ceux qui ont atteint 10 ou 12 ans.Pierre TROTTIER Jean Giraudoux.sécheresse d\u2019intellectuel.au sourire de Voltaire.y GIRAUDOUX Ce soir, parmi toutes ces nouvelles épileptiques, un petit entre-filet de quatre lignes m\u2019apprend bêtement la mort de Joublie tout pour ne penser qu\u2019à ce malheur, et je téléphone vite à un de mes amis: je sais que, comme moi, il s\u2019attristera de cette disparition.Car, ce n\u2019est pas un homme comme tout le monde qui vient de nous quitter; des œuvres comme \u201c\u2018L\u2019Ecole des indifférents\u201d, \u201cIntermesso\u2019\u2019, \u201cSimon le pathétique\u201d, \u201c\u201cElectre\u201d\u2019 et \u201cChoix des élus\u201d sont là pour en témoigner.l\u2019indice d\u2019un grand penseur mais d\u2019un artiste délicieux.Je veux signifier par là que ce qui restera de l\u2019æuvre de Giraudoux ne vaudra pas par ses idées, mais plutôt par son esprit.Giraudoux était, \u2014 dans plusieurs années, on pourra redire: \u201c\u201cGiraudoux est\u201d, \u2014 Giraudoux était un artiste qui adorait les touches en demi-teinte et les couleurs pastels.S'il avait eu à brosser son œuvre, il n\u2019aurait pas réussi à mieux la traduire que par une aquarelle.accusé de préciosité et c\u2019était là en effet le défaut qui le menaçuit sans cesse à travers ses écrits.existait le plus curieux mélange qu\u2019on ait jamais vu; car cet esprit essentiellement artiste, dirais-je, côtoyait une De telle façon que son sourire faisait songer quelques fois, en beaucoup plus accueillant, Pour Giraudoux plus que pour tout autre, la vie n\u2019était qu\u2019un passage sur terre: il était fait, comme ses personnages féminins, pour vivre avec les spectres et les esprits.La passion charnelle n\u2019avait peut-être aucune signification pour lui; du moins, dans son œuvre n\u2019en rencontre-t-on pas d\u2019exemple.Si l\u2019on voulait procéder par opposition, on pourrait dire que l\u2019auteur qui représente le parfait contraire de Giraudoux est Claudel.Et sans connaître l\u2019opinion de Claudel, je suis sûr que lui, poète paysan, devait exécrer Giraudoux, poète citadin, \u2014 tout au plus champêtre.Giraudoux est mort au milieu de l\u2019invasion.Que pensait- il de cette guerre?Que pensait-il de tous les événements qui se sont déroulés depuis 19402?Peut-être ne le saurons-nous jamais.Mais il est certain, mettant à part les motifs patriotiques, que son esprit, un des plus français du siècle, ne devait pas priser beaucoup la lourdeur allemande.Giraudoux est mort à 62 ans; et lorsqu\u2019on songe que Claudel en a 76, Gide 75, et Valéry 73, il faut s\u2019attendre à ce que des deuils plus onéreux nous frappent d\u2019ici peu.N'EST PLUS Elles ne sont pas On Pa souvent Mais, chez lui, il Jean-Louis ROUX .ET DES REVUES La Revue Dominicaine Le Revue Dominicaine n'est pas une revue de littérature.Elle cherche à traiter les problèmes à la lumière du catholicisme.Il faut quitter les domaines de la critique, et esseyer humblement de tirer quelques fruits de sa lecture.Le chrétien est un enfant servi par des géants.Il se sert du monde avec une insouciance, une liberté que lui envie l'esprit sans foi rivé au monde dans une recherche sans issue, forcé de balbutier qu'il ne comprend rien.Le chrétien s'approprie comme de droit les vérités éparses dans les laborieuses constructions des hommes.Parce qu'il se sait guidé, le chrétien est libre de sa pensée, et parce qu'il regarde à la lumière d'une intelligence supérieure, il élucide mieux les problèmes et il réussit à synthétiser les mille activités humaines.Il travaille dans la confiance, et la confiance, qui affermit l'esprit, le rend audacieux et sûr, Le chrétien parle en sachant que dans ses paroles passe la vraie figure du monde, L'expérience des deux derniers siècles nous révèle l'inanité d'une recherche dépouillée de son caractère surnaturel, et d'un raisonnement livré aux seules forces de l'intelligence.La pensée laïcisée se dissout dans l'orgueil, et les activités humaines se désagrègent.L'intelligence doit avoir un guide: la volonté.Cette volonté chez le chrétien est naturalisée; de 13 découlent la sûreté de l'intelligence chrétienne et la lucidité particulière du regard des saints.La belle figure de Rabindranath Tagore, que peint le Pére Gabriel-M.Lussier, est un exemplaire païen de cette intelligence pourvue d'un guide.L'humilité et la sincérité de cet homme surnaturalisent vraiement sa volonté, illuminent son intelligence et lui font produire ces beaux fruits à ressemblance chrétienne.n n'y retrouve pes l'âpreté d'une recherche paienne.Tagore fait partie de l'univers chrétien et son expérience de Dieu est réelle.Il est essentiel d'être au coeur de la justice pour exprimer la vérité.Maritain traite de la vertu intérieure des nations.(Le machiavélisme et l'éthique politique).|| distingue dans une nation deux principes de vie et de onheur durable: L'élément spirituel, justice et vertus morales, et un double élément matériel: une force vitale inconsciente s'épanouissant dans la tradition intime de la nation, et une commune expérience héréditaire constituant une sorte de sagesse pratique empirique.Cet héritage en quelque sorte physique est indissolublement lié aux croyances morales et religieuses, et constitue avec elles une énergie \u2018\u2019physièo-morale\u201d qui rend comnte de la vie d'une nation.Maritain insiste sur l'importance pratique de la justice et des vertus morales, ui \u2018\u2019composent l'âme même de la société, sa force interne et spirituelle de vitalité\u201d.ette force corrompue ronge la société: Le machiavélisme tend donc de sa nature à détruire la nation qui s'y livre.A la lumière de ces principes, il faudrait étudier notre pays, et en dégager les éléments de vie, pour agir dans le sens même de leur croissance.|| faut se rappeler que la justice politique constitue la suprême sagesse politique, quand elle s'appuie sur une connaissance sûre des raisons profondes de vie de la nation.otre nationalisme aurait chance de s'épanouir en institutions durables.L'article du Père A.Saint-Pierre, consacré à la louange de nos Alma Mater, illustre d'ailleurs cette idée: Vers 1800, alors que notre nation avait perdu ses chefs et son élite, et semblait devoir s'affaisser dans l'ignorance, le clergé réussit à édifier de multiples maisons d'enseignement qui assurèrent le maintien de notre nationalité.Et à propos de ce rôle des membres du clergé dans l'histoire de notre pays, l'auteur écrit: \u2018Leur loyalisme n'était qu'intelligence et prudence nécessaires à l'élaboration pacifique des éléments de survie à l'intérieur de la nation\u201d.Nous voyons qu'ici, la justice politique, basée sur la sagesse, avait assuré, \u2018\u2019par la simple fructification des actions umaines\u2019\u2019, \u2018qui n'est autre que la justice naturelle de Dieu dans l\u2019histoire humaine\u201d, le maintien de notre nationalité.Jacques DUBUC REVE DE L\u2019'ARCHITECTE Le jet poursuit l\u2019élan au delà de la vie Es l\u2019arrêt se confond à ce terme où, plus loin Qu'une juste froideur, la main pousse le soin D'une calme structure, et fixe l'harmonie.Matériel espoir, une oeuvre sanctifie Cet intime combat d\u2019un art et d'un besoin Et confirme en la joie la puissance qui joint Une raison de vivre aux vastes fantaisies.C'est une idée an coeur de mom enchantement: Je veux que la présence étreigne le moment Et qu'à la force grave une ivresse réponde, L'effort doit se confondre aux puretés du jour: Dans l'acte nécessaire à l'audace des mondes, La beauté formera la ligne de l\u2019amour.Pierre Car! DUBUC Extrait d\u2019un volume en préparation Le Quartier Latin, Université de Montréal, Montréal.Cher monsieur, Pour faire suite à l'éloge sans restriction du \u201cMermoz\" de J.Kessel, paru dans le Quartier Latin de vendredi dernier, auriez- vous l'obligeance de publier ce paragraphe d'une recension de Paul Allard, jugeant le même \u2018Mermoz\u2019.Le reste de l'appréciation est par ailleurs sympathique à l\u2019auteur.\u201cll y a cependant des ombres au tableau: tout n\u2019a pas été exemplaire dans la vie de Mermoz.Et si Jacques Kessel évite soigneusement tout trait déplacé, il ne se croit pas dispensé de dire ce qui a été, En quoi il a raison.Mais bien des indices trahissent cette idée que, à un héros tel que Mermoz, beaucoup de choses seraient permises que le commun des hommes doit s\u2019interdire; ct que, d'ailleurs, les licences qu'il s'accordait, contre-partie obligée de l\u2019admirable renoncement de l\u2019aviateur en cours de vol, n'altéraient en rien la pureté foncière de son âme, Cette thèse des deux morales: une pour le héros et une pour le commun.n\u2019est pas une nouveauté; elle est simplement une erreur\u201d.(Etudes, 28 avril 1939).Vos lecteurs vous sauront gré, sans doute, de cette mise au point.Elle ne \u2018\u201cdémolit\u2019\u2019 pas l'ouvrage de Kessel.Mais elle peut aider à porter sur lui un jugement plus nuancé et plus objectif.Les acheleurs en perspective connaîtront mieux la marchandise qu'on leur propose! Il ne faut tout de même pas vider complètement les mots de leur sens naturel.Quand on écrit d'un homme qu'il a \u201c.vécu.pur de toute souillure\u2019, ceci doit vouloir dire non seulement qu'il a aimé la neige, le grand air et l'exercice physique dans la brise du matin, qu'il ne s\u2019est pas acoquiné avec les prof teurs, etc, mais aussi qu'il ressentait au cœur un certain respect pratique pour la femme et son rôle providentiel.Mermoz incapable de se priver de la compagnie de _ Personnes aux mœurs faciles une semaine pcine avant son mariage, n'est pas \u2018pur de toute souillure,.\u201d\u201d.La maîtrise de \u2018ur même, qu'il manifestait à un si haut ¢ egr dans son beau métier d'aviateur, ne s'étendait pas à toutes les activités de son métier d'homme.On peut essayer d'expliquer où d'excuser cette contradiction.Mais qua it il s'agit de la juger, on n'a pas le dk d'oublier ou de fausser les normes naturelles e la convenance morale.Veuillez me croire, monsieur le Directed Votre obligé, , Gérard LABONTE, 8): NI ait 4 FEVRIER 1944 LES DICTS D'UN SALTIMBANQUE MUSSET A McGILL On peut dire que tous les suditeurs français ont été agréablement étonnés de la façon courtoise et assez compréhensive dont les étudiants de McGill ont traité la gentille pièce de Musset, A quoi rêvent les jeunes filles.Pour ma part, j'avoue que je m'attendais au pire, et me préparais à ingurgiter un Musset tout mdchonné, cotonné, effiloché, enfin un vrai hachis de restaurant de Céleste.Pauvre Musset, lui si frèle, si délicat; comment pourront- ils rendre, sans l'entamer mortellement, cette fragilité de songe qu'est tout justement la pièce à l'affiche?Car même pour nous, de langue française, il est assez difficile de rendre parfaitement à la scène une pièce du poète, en créant une atmosphère qui réponde à la fluidité du texte, à ces rêveries à plusieurs personnages.plus forte raison, des gens de langue et de culture étrangère le pourront-ils réaliser?Ainsi préoccupé, j'attendais patiemment le lever du rideau, avec la résolution de ne pas m'émouvoir devant le spectacle tragique qu'on allait moffrir en lieu d'une comédie.Pourtant aucune de mes appréhensions ne se réalisa.L'on à su rendre au texte l'allure de jeunesse qui l'entraîne, la fraîcheur de l'inspiration, et décanter la poésie que recèle cette très courte pièce.Ninon et Ninette ont bien révélé à quoi rêve la jeune fille encore ingénue, faichement sortie de l'enceinte du couvent.De même Laërte, Silvio et Irus, les domestiques Spadille, Quinola et Flora, ont bien compris le caractére de leur personnage.Ceux qui ont fait le choix de la pièce ont été bien inspirés de la demander à Musset, car il est le plus francais de toute la période romantique;- il est, surtout à l'époque de la publication d'\"Un spectacle dans un fauteuil\u2019, l'un des rares auteurs à continuer à travers le 19e siècle la tradition du 17e et du 18e siècles.Il est le Musset dandy et cavalier, frin- ant, léger, gamin, mais tout de même fort agréable, parce qu'il a beaucoup d'esprit, et parce que l'on sent lo corcislité et l'ingénuité sous cette impertinence qui charme les femmes et inquiète un peu les hommes.Au temps où le Cénacle romantique, avec tous les apports étrangers, étouffait l'esprit français, Musset faisait exception, combinant à merveille Bernis, Voltaire, Marivaux et même LaFontaine.C'est le temps de l'insouciance heureuse qui précède la grande crise de l'aventure vénitienne.Très tôt Musset s'était déhugotisé, et l'on n'avait pas terdé à le mettre en marge du Cénacle où trénaient tous les continuateurs du mélodrame, amants U grand guignol, des souterrains sombres, unissant le sublime au grotesque comme le réclamait tempêtueuse- ment Hugo dans sa préface de Cromwell, pour enfanter des drames sans vie propre, où les personnages sont éclairés par l'extérieur et se meuvent comme des pantins, dans un décor somptueux et imposent.Cela convenait ien au peuple de cette période révolutionnaire.Le public du 19e siècle était allé au collège, pendant la Révolution, plutôt pour y pendre les Jésuites, que pour y apprendre ce qu'était l'héritage français.Ils étaient ainsi assez mal préparés pour endiguer le flot de littérature et de hilosophie étrangères qu'apportaient les émigrés.| est alors facile de comprendre le scandale littéraire que produisirent les premières pièces de Musset, où le jeune \u201cblanc-bec qui veut se payer notre tête\u201d, disaient les critiques, envoyait à tous les diables les conventions imbéciles du drame romantique.Après la représentation ratée de sa Nuit Vénitienne, le Ter décembre 1831 à l'Odéon de Paris, Musset se jure de ne plus jamais écrire pour la scène.Ce fut heureux pour lui.ès lors il écrit ses pièces sans songer que des acteurs bien en chair et en os ussent parler à un public, devant un décor de bois et de toiles peintes.us rien ne vient gêner son inspiration.Ni tradition, ni convention, ni aucune nécessité pratique ne l'enchaîne plus.Il s'enflamme, fixe au passage ses impressions et ses rêves, et communique ainsi à ses personnages une vie qui contraste fortement avec le factice et l\u2019ampoulé des inventions hugoliennes.La vie réelle s'accommoderait peut- être mal de ces aventures, mais Musset s'en soucie peu.Ses comédies sont un savoureux mélange de vérité et de fantaisie.Musset rêve, et traduit ses songes dans un style transparent et vif.N'étant pas destinés à la scène, ses Comédies et Proverbes, de même qu'Un spectacle dans un fouteuil, écrits sans souci des conventions théâtrales, sont plus dramatiques, au vrai sens du mot ue les pièces du père Hugo.\u201cIf (Musset) fournit l'exemple que le génie ou le don peut suppléer au métier ou du moins suggérer au poète ce que le métier apprend aux autres.\u201d + Ces réflexions me sont venues après la représentation des étudiants de McGill.Tout en leur exprimant mon admiration pour le souci qu\u2019ils ont manifesté de se familiariser avec la langue et l'esprit français, je tenais à jeter ces quelques notes sur le théâtre de Musset en général.De telles manifestations valent mille fois mieux que tous les vains discours sur l'unité canadienne.Dans le domain de l'art, le problème des particularités raciales ne se pose pas, puisque seules les oeuvres réellement et intégralement humaines ont droit de citoyenneté.Le trésor des maîtres de l'art est le lot commun de l'humanité et chacun a le loi « d' « ; D ET PRISES Fernand DORE Lundi 7 Prokofieff: Concerto No 2, en SOL mineur Mardi 8 Rachmaninoff, Rapsodie pour Piano et Orchestre sur un thème de Pagenini Mercredi 9 Rimsky-Korsakow, Le-Coq d'Or Jeudi 10 Tschaikowski, Musique de Fellet, Le Mariage d'Aurore Vendredi 11 Shostekovitch, Symphonie No 5 Les auditions musicales SEMAINE DU 6 FÉVRIER 1944 Jasche Heifetz Orchestre Symphonique de Boston Pianiste : Rechmeninoff, Orchestre de Philadelphie, Leopold Stokowski Orchestre Symphonique de Londres Eugene Goossens L'orchestre philhermonique de Londres Efrem Kurtz L'orchestre de Cleveland Arthur Rodzinski \" Le 20 janvier, le Théâtre Saint-Denis eut heureuse initiative de nous présenter pour la Première fois \u2018à Montréal le troupe des %taques du Don du Général Platoff.urions-nous dire exactement en quoi cette loupe diffère de celle de Serge Jeroff, et Tous aurions ainsi fixé le cadre de notre tichentement.La première n'a pas encore \u2018teint la maturité de l'autre, et il lui man- Qutrait également pour rivaliser des solistes de Meilleur calibre.Une fois faites ces restric- ri nous nous empressons de nous réjouir une telle visite en notre milieu artistique.t Vendredis du Théâtre Saint-Denis nous tellement favorisés cette année qu'il y « Peut-être lieu de craindre de note part des tigences trop avancées.oy Couques du Don du Général Plato ent une verdeur d'esprit qu\u2019 Tenteseux de reconnaître à une troupe de \"LES COSAQUES DU DON DU GENERAL PLATOFF\u201d chantres.Nous concevrions difficilement un grand concert de chant donné par des jeunes tout austères.La gaieté ajoute à l'impression générale quand celle-ci est d'ordre supérieur.Et la qualité assurée des danseurs de la troupe nous ferait souhaiter un programme allongé, bien qu'après deux heures de grande musique nous soyions amplement satisfaits.ll ne faudrait pas ne voir dans la danse des Cosaques que des tours d'acrobatie ou une technique d'hebilité.L'on y constete au contraire une allisnce de rythmes et de symboles de la plus joyeuse inspiration.Chez les hommes, l'on ne doit pas recherches l'évidence de la grâce, mais plutôt le tiomphe de l'équilibre joint au jeu de l'évolution rythmique, ainsi u'en ont témoigné les Cossques du Don du Général Platoff.LM Gazette artistique AU CINEMA SAINT-DENIS .AU CINEMA LOEW'S AU CINEMA PALACE AU CINEMA CAPITOL .AU CINEMA PRINCESS AU THEATRE ARCADE AU THEATRE SAINT-DENIS .A L'ERMITAGE AU LADIES\u2019 MORNING .AU THÉÂTRE DE SA MAJESTÉ .\u201cLa Brigade sauvage\u2019, avec Vera Korène \u201cUn oiseau rare\u2019, avec Pierre Brasseur \u201cThousands Cheer\" avec Kathryn Grayson, Mary Astor \u201cNo Time For Love\" avec Claudette Colbert, Fred MacMurray \u201cSalute to the Marines\u2019 avec Wallace Beery \u201cFired Wife\" avec Robert Paige, Louise Allbritton \u201cL\u2019embrasement\u2019\u2019 avec Marcel Chabrier Dimitri Mitropoulos avec l'Orchestre symphonique de Minneapolis lundi, le 7 février ' Débat mixte de la Chambre de Commerce des jeunes, le 10 février Richard Manning, ténor jeudi le 10 février à 41 hres a.m.Bidu Sayao, lundi, le 14 évrier Dimitri Mitropoulos, l'Eminent directeur du Minneapolis Symphony Orchestra, que nous aurons le plaisir de voir diriger ce fameux ensemble lundi le 7 février au St-Denis.L'orchestre composé de 90 musiciens nous fera entendre des oeuvres de Mozart, Beethoven, Prokofieff, Ravel et Bach.AU LADIES\u2019 MORNING Jeudi, le 27 janvier, l'excellent jeune pianiste canadien Ross Pratt vint donner un récital au Lodies\u2019 Moming Musical Club, J'aime à l'appeler jeunes peut-être parce que c'est ce qui m'a plu chez lui: il à joué avec une vivacité, une ardeur qui me gagnèrent complètement et surtout dans cette sonate de Scriabine, un peu touffue, un peu romantique: caractéristique que certains trouveront un peu bizarre chez un contemporsin de Debussy.En effet, on sentait dens \u201cl'isle joyeuse\" de ce dernier une composition plus ferme, plus finie, et M.Pratt la rendit impeccablement, nous le montrant comme un tableau de maître, achevé et emportant l'admiration, mais toutefois le mouvement et la vie de la Sonate no 1 en fa mineur de Scriabine, prirent une telle ampleur sous les doigts du pianiste que le selle en fut subjuguée.Par ailleurs, dans l'exécution de l'Arie Variata de Bach et la Sonate en ré majeur de Mozart, M.Pratt nous montra une technique qui se jouait de tout.Le programme quant eu reste était assez électique, comportant du Scarlatti, du Bull, du Poulenc et du Medtner, mais il mit en valeur le personnalité versatile et attechente de l'ertiste.Ce fut un des concerts les plus réussis de la présente saison à date.PLT À LA PETITE SYMPHONIE Depuis deux ans qu'il est au milieu de nous Bernard Naylor s'est imposé par son seu mérite aux auditeurs montréslais.Aussi est-ce un public débordant et sympathique qui se pressait mercredi dernier à le salle de l\u2019Ermitage.Le jeune chef à d'abord dirigé le suite «Masques et Bergamasques» de Gabriel Fauré, qui se termine, chose curieuse, par une pastorale.Il « ensuite abordé le «Pavane pour une infante défunte» dans un style auquel nous étions peu habitués et qui nous a paru un peu décevant.En revanche, le «Symphonie Classique» de Prokofielff, sauf peut-être le 1er mouvement où les cordes semblaient mal à l'aise, à été exécutée de façon remarquable.Mais c'est la dernière oeuvre au programme, le îère symphonie de Beethoven, où se retrouve aisément l'influence de Mozart, qui à remporté Îe plus vif succès.II est vrai que cette oeuvre, mieux que le Symphonie classique, se prête au traitement par un orchestre réduit.Les musiciens en ont donné, sous le conduite de Bernerd Naylor, une interpréte- tion qui ne le cède en rien à celle des grands orchestres et qui y gagneit même en légèreté et en émotion.JC LES INITIATEURS DU THEATRE MODERNE C\u2019est en 1910 que parut en France le premier manifeste sérieux réclamant la rénovation immédiate de ls scène francaise.Jacques Rouché y présentait les diverses opinions des écoles européennes, qui depuis quelques années déjà réagissaient contre le théâtre naturaliste.Tous réclamaient un retour pur et simple aux valeurs essentielles du théâtre grec: le rythme et le merveilleux.cette première légion de réformateurs revient le mérite d'avoir voulu redonner au théâtre son caractère véritable.Aujourd'hui, comme alors, cette luite pour le beau s'avère pénible et souvent décourageante.ceux qui continuent le combat j'offre cette modeste synthèse des principes que leur ont transmis leurs aînés; ils y retrouveront les signes conditionnels de leur amour et de leur foi.+ Le Suisse Appia fut un des premiers à préconiser les besoins de réforme; il les expose, en 1899, dans un ouvrage intitulé La Musique et la Mise en Scène.Appia restitue à l'acteur sa qualité scénique, c'est-à-dire qu'il soumet à deux conditions \u2018la présence artistique du corps humain sur la scène\u201d.C'est, d'abord, \u201cune lumière qui- met en valeur sa plasticité\u201d, ensuite, une \u201cconformation plastique du décor qui mette en valeur ses attitudes et ses mouvements\u201d.Le metteur en scène obtient ainsi \u2018l'illusion scénique qui est la présence vivante de l'acteur\u2019.L'éclairage devient alors l'instrument direct ou subtil des formes et des couleurs à la fois.Appia réalisa ses expériences scéniques particulièrement dans le répertoire mythologique allemand.+ A la même Époque se fondait à Moscou le Théâtre d'Art.Sous la direction conjointe de Stanislavsky, de Meyerkhold et de Dantchenko, le théâtre russe devint le creuset où s'amalgamèrent les expériences les plus diverses.Grice ou stimulant dynamisme de tels hommes, le gouvernement Soviétique fut le premier, par la suite, à comprendre le rôle du théâtre d'état, son incomparable portée auprès des masses.Les Russes appliquèrent tout d'abord leurs réformes au théâtre réaliste : le répertoire russe s'y prêtait à merveille.Par la synthèse et la simplification du décor ils arrivèrent à une précision scénique extraordinaire.C'est à eux que revient cette maîtrise du décor, cette justesse d'expression en art.\u2018\u2019Styliser une époque ou un phénomène, c'est extérioriser, par tous les moyens, la synthèse d'une époque ou d'un fait, c'est reproduire les côtés cachés de leur.caractére\u2019\u2019.Stanislavsky en vint à ce compromis d'un \u2018théâtre psychologique précisé, mis en valeur par une atmosphère naturaliste\u201d.|| devoit dépasser de beaucoup cette formule par la conception hardie qu'il opposa au théâtre anglais dans le répertoire merveilleux \u2018lbsen et de Maeterlinck Les nouvelles méthodes s'appliqueient surtout à la diction et 3 la plastique.Aux trémolis et aux tons pleurards du théâtre naturaliste on opposait une note de role froide, on dégageait, on libérait le mot, on lui rendait sa tonalité propre.\u201cLe mot doit tomber nettement comme la goutte d'eau au fond d'un puits\u201d.Aux gestes et aux cris \u201cäppropriés\u201d de l'émoi mystique, on opposait le calme et l'apaisement dans le tragique.\u2018Le tragique des émotions intimes des âmes est étroitement lié avec la vie même de la forme créée per l'auteur\u2019.Jamais de conversations pressées, rapides.Le tragique est grandiose, point énervé, il loit savoir être souriant, D'autre pert, la phrase musicale insuffisante à exprimer l'émotion vraie est complétée par le mouvement plastique.\"La plastique n'accompagne pas le mot prononcé, mais traduit l'émotion intime\u201d.Par sa discipline rigoureuse, son exigence souvent excessive à l'Égard de ses artistes, Stanislavsky \u2018atteignit à une qualité de présentation dont le retentissement fut mondial\u2019.onquis et emporté par cet ascétisme artistique, Jacques Copeau devait plus tard se réclamer de lui.+ En Angleterre, d'autre part, Gordon Craig, abandonnant une carrière facile, s'éleva lui aussi contre la plaie réaliste en fondant lui-même son propre théâtre.Préconisant une seule direction, un seul cerveau, Craig renouvela entièrement là conception scénique shakespearienne par la hardiesse de ses vues.Il s\u2019appliqua surtout à simplifier le décor et à exploiter les ressources plastiques de \u2018acteur.Il aboutit ainsi à une haute conception de l'unité scénique où \u201cle peste, le mot, la couleur, les lignes et e rythme se fondent en une harmonie parfaite\u201d.La simplicité de ses décors énotait un esprit fin, racé, rompu à toutes les disciplines, sévère, exigeant.+ A la même époque, la scène allemande, connut, grâce à l'énergique promotion d'un petit groupe, une vitalité nouvelle, laquelle amena en 1907, la construction du Künstler-Theater de Munich.Deux metteurs en scène allemands, Fritz Erler et Georg Fuchs contribuèrent à susciter puis à propager cet enthousiasme et ce renouveau théâtral.Erler s'était d'abord efforcé de libérer l'acteur du décor en réduisant la scène et en piquant l'imagination du spectateur par de fines indications susceptibles de créer l'ambiance: d'où il en venait à considérer deux facteurs essentiels, le lointain et le personnage.Mais Georg Fuchs devait exiger davantage.|l préconise la scène en reliel, afin que les sons ne se perdent as en profondeur, en hauteur ou par es côtés.|l s'efforce de limiter le spectacle \u20183 la nécessité de produire l'impression d'espace que réclament les phénomènes psychiques\u2019.Ainsi Fuchs redonne ou proscenium sa fonction réelle, puisqu'il devient \u2018le lieu matériel\u201d où le mouvement dramatique se transforme en mouvement spirituel dans l'âme de la foule Max Reinhardt acheva le geste en reliant la scène à la foule par des estrades.Par la suite, il s'imposa par le caractère fantastique de ses conceptions scéniques.L'opulence et l'originalité de ses réalisations lui suscitèrent partout, principalement au cinéma, de nombreux émules.A ces manifestations collectives impressionnantes semblait manquer le souffle mystique d'un idésl commun, \u201cce pouvoir suggestif qui est la vertu même, le vertu profonde de l'art théâtrale.+ Il appartint à Jacques Copeau de forger cet instrument à la mesure de l'homme, de lui insuffler cette source d'énergie et de lumière qu'exigeait son intelligence.our ceux qui croient encore en la vertu exaltante et purifi- câtrice de son esprit, le théâtre ne meurt pas, mais il demeure le gage le plus vivant et le plus sûr de notre équilibre.Jean ISSALYS \u201cVALSES DE VIENNE\u201d Les VARIÉTÉS LYRIQUES font du bon et beau travail.Le succès, s'il les grise, ne les ralyse pas, ne les fait pas s'endormir sur les lauriers gagnés.\u2018Valises de Vienne\" en est une nouvelle et très convaincente preuve.On peut ne pas aimer l'opérette, trouver que l'opérette modeme présente un merveilleux factice, qui déçoit toujours notre soif de vraie spontanéité et de sourires frais et purs.ut regretter que \u2018\u2019Les Cloches de Comeville\u201d* ne soit pas la pire opérette encore jouable et que eau et \u2018Le chant u berceau'* ne servent pas de modèle aux euteurs d'opérette.On peut regretter tout cela, mals si l'on accepte le réalité, Il faut dire que LES VARIÉTÉS LYRIQUES, avec \u201cValses de Vienne\" nous t- quelque chose de fini et d'aussi agréable que posible.Beaucoup de talent, beaucoup, dé\u2019 travail.Et le résultat est quelque chose de facile, de léger, de vivant.Tous les os ont été articulés, tous les systèmes ont été organisés avec soin et depuis assez longtemps pour que ne s'offrent aujourd'hui à nos yeux que des chairs riches et saines.: Nous avons tout spécielement aimé Miles Marcelle Gir et Marthe Létourneau.Le tebleau du dernier acte nous à aussi bea plu.11 était aussi bien équilibré que et faisait très riche.Beaucoup de monde mais chaque groupe évoluait avec tent de précision qu'on n'evait pes l'impression qu'il | | yen avait top.\u2018 * 4, .-\" PAGE SIX.HORIZONTALE ou VERTICALE?Le tuberculeux, ce pestiféré, ce lépreux de notre ère, pronostique son sort en ces termes: \u201cJe sortirai d'ici, horizontalement ou verticalement !\"\u201d Quand il dit verticalement, il pense debout, fier, vivant; quand il dit horizontalement, il pense que cette position que son corps rongé garde depuis des mois ne sera pas changée, mais ar-dessus lui il y aura le couvercle d'une boîte de bois.Pour tout le monde, pour ceux qui jouissent béatement, (quelquefois bêtement), d'une bonne santé, la vie ne se résume pas à ces positions absolues: la ligne du sol au ciel ou la ligne du nivellement.Assis pour travailler, pour manger ou pour .attendre, \u2014 à genoux pour prier, c'est encorc la verticale, mais une verticale altérée où il est convenu de trouver moins de fierté, moins d'assurance que dans le \u2018debout\u2019 la droite ligne non biaisée, le symbole noble et stoïcien de la plénitude de la vie.L'orgueil s'accommode des pieds bien plantés au sol; ct aucun artiste ne songerait à représenter la fierté, la joie d'être fort, vainqueur, autrement que par unc vibrante verticale.Il est de logique matérielle tout autant, que l'affaissement pour le plaisir, le sommeil ou le repas, s'accommodent de la ligne horizontale, ligne humiliante et humiliée où l'arrogance est impossible.Les ivresses ont besoin des voluptueux allongements, mais cette horizontale volontairement choisie n'a rien à voir avec cette position humble ct involontaire où la souffrance contraint des milliers d'êtres.Tous les grands blessés, les grands malades que la guerre ct notre vie moderne multiplient, une chiquenaude les a déracinés pour les jeter au ras du sol; et celte impuissance qui leur répugne n'a rien qui ressemble à la mort, malgré des attitudes identiques.S'ils sont clairvoyants ct sincères, ces douloureux vous diront que même au temps de la plus pure verticale, jamais ils n'ont été tellement sollicités, menacés, ou contraints par tout ce qui fait la vie.Les longs mois d'invalidité et de souffrance, face au ciel, loin de l'agitation et du bruit, sont plus riches que toutes les fébriles activités parce que ce n\u2019est pas le climat des spéculations stériles ct des subtilités intellectuelles desséchantes.La prière, le recucillement, la charité naissent de ce fléchissement où la sensibilité plus vive ct la dépendance plus absolue, appellent l'élévation du coeur vers des régions où la paix est promise à ceux qui la demandent.Se fer au hasard ne vaul rien.Personne n\u2019aime se faire Jouer! C'est un accident qui se produit souvent si l'un se Jie au hasard.L'imprimerie est une industrie complexe qui groupe plusieurs métiers compliqués.La maîtrise de chacun de ces métiers exige des années d'apprentissage.\u2014 Le client qui transige avec un imprimeur ne peut consacrer vingt ans de sa vie à devenir: typographe, opérateur sur monotype ou sur linotype, pressier, relieur, photograveur, coupeur, etc.\u2014 If faut que le client fasse confiance à ces divers ouvriers.S'ils sont compétents, tout va bien.S'ils le sont moins, c'est malheureux, et le client est victime de son imprudence.\u2014Le personnel de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec les travaux que nous manipulons.Vous ne courez aucun risque.Vous serez toujours satisfait chez nous.LA PATRIE \"SERVICE DES IMPRESSIONS 180 es, rue Seinte-Cotherine Montréal L'amour se mesure avec l'infidélité, ct affronte la mort; et c\u2019est ici que l'opposition entre l'horizontale et la verticale prend un aspect tragique.Ces deux lignes se conjuguent mal dans le domaine sentimental.L'être debout, même dans le délire de l'amour le plus fou ne se fait pas un allongé pour être plus près de Fim uissant qui souffre ct qui sent son rêve devenir lointain, irréalisable, ou travesti par la brutale franchise exigée.La révolte et la hainc, ces passions rouges, que l'être matériellement actif connait à pcine, sont le lot de presque tous les invalides à un stade ou un autre de leur immobilité.On est /à, et quel que soit le flux ct le reflux du sang, on reste là! Il est impossible le jeu simpliste de cueillir son chapeau et de claquer la porte pour courir au divertissement en fuyant la contrariété.À des températures extrêmes, tout se résout en vase clos, dans ces conflits déchirants où la torture fait crier: grâce! Tot ou tard, un allongé travaille, de ses mains ou de son cerveau, à la mesure de ses forces; mais la routine, cette prisaille étouffante, menaçant tout être Fins l'exercice d'un métier est ponctuée, là, de souffrance et de nostalgie.Les plaisirs qui lui restent dans sa tour d'ivoire sont naïfs ou très grossiers.Les satetés ct les péchés de toutes sortes trouvent un humus fertile dans ces fièvres, cette paresse, et cet accablement du corps.Et il n'est pas trop de toutes les acceptations, de tous les sacrifices consentis et de toutes les faisons pour déraciner ces champignons vénéneux ct tenaces.La bataille est continue entre les puissances spirituelles et infernales et il doit se faire souvent le choix de l'héroïsme ct la bestialité.Dans ces vies tendues entre la douleur, le mal, l'espoir et les lâchetés, il y.a moins de place pour la tiédeur, cette écoeurante neutralité, où croupissent tant d'êtres, debout, bien droits, et dont toute l'activité est un peu de vent dans les grandes ailes d\u2019un moulin.Le grand combattant, le vainqueur héroïque n'est pas seulement celui qui se tient vertical, arme au poing, comme dans les tragédies de la Grèce antique.Ce symbolisme ne vaut que dans l'ordre physique; dans l'ordre de la grâce, de la noblesse et du courage, celui qui désarmé, pauvre, souffrant, lutte contre lui-même (chair et esprit), contre le désespoir mortel et œontre les ricanements des coeurs pourris, celui-là dans son horizontale humiliée est terriblement vivant et combattant! Et s'il remporte la victoire, il sait très humblement, qu'un autre en lui est le vainqueur.Les peuples prisonniers ne sont pas les moins nobles! Et j'en sais de très grands qui sauveront .les autres! Gertrude NOTEBAERT \u201cLE JEU RETROUVE\u201d Aujourd'hui quo le Vioux-Colombier appartiont à l'histoire littéraire, il semble de plus on plus évident que tout le théâtre contemporain jusqu'à nos jours a été influencé par la forte personnalité do Jacques Copeau.C'est ce que Marcel Raymond a voulu mettre en lumière dans Le Jeu Retrouvé.C'est la promidre fois quo la vio et l'influence de Jueques Copenu font lo sujot d\u2019un livre.Appuyé sur une documentation solide ot nidé des confidences de plusieurs personnes, dont Henri Ghéon, Ludmilla Pitoell, et Gustave Cohen, qui avaiont suivi de près effort de Copeau, Marcel Raymond retraco toute la vie de ce rénovateur du théâtre, dopuis ses divertissements d'enfant jusqu\u2019à su nomination à In Comédie-Fran- caise.Lo côté oxtraordinairo do la carrièro do Copeau c'est que son influence ne com- menco À se faire sontir qu'après Ia forme- ture du Vieux-Colombier, mais, à partir de co moment, ello est à là source des plus audacieuses démarches du théâtre des vingt-cinq dernières années, y compris le formidable cssor du théâtre religieux.Commo l\u2019a écrit Gustave Cohen, dans son Avant-Propos, lo lecteur trouvern dans Le Jeu Retrouvé \u201cun tableau presque complot de notre vie littérairo dramatique en ce qu'elle éut de plus vivant et do plus nouveau\u201d.LADIES MORNING MUSICAL CLUB Le L.M.M.C.regrette de ne pouvoir présenter à ses abonnés, tel qu'il avait été annoncé, le récital de Wanda Landowska, claveciniste.Mme Landowska est en effet, obligée de canceller tous ses engagements au Canada à cause des difficultés de transport pour son instrument.Le L.M.M.C.annonce donc pour remplacer le récital de Mme Landowska un concert de musique de chambre qui sera donné par le Quatuor à Cordes Curtis, lequel se compose de Jascha Brodsky, violon, Charles Jaffe, violon, Max Aronoff, viola et Orlando Cole, violoncelle.Marie-Thérèse PAQUIN, publiciste française Un étudiant de France nous écrit RÉSISTANCE UNIVERSITAIRE par LOUIS DE BROUCKERE L'un des symptômes les plus encourageants de ce renouveau démocratique qui se manifeste dans le monde est la part remarquable que prennent les universités à la lutte contre I'occupation nazie.Partout les grands centres d'étude figurent aussi parmi les centres principaux de la résistance, ct c'est à l'endroit méme où la pensée s'élève le plus haut que l'on sent le plus intensément le besoin de liberté.Les autorités nazies ont agi contre les universités avec une brutalité toute particulière.La déportation des étudiants d\u2019Oslo n'en est qu'une preuve entre mille, Mais nulle part la jeunesse estudiantine n'a cédé, Plutôt que de se courber devant la volonté du maître, nombreux sont ceux qui ont accepté l'horreur des camps de concentration ou ont pris le maquis.On se sent le cocur étreint d'angoisse en pensant à leur sort.Mais on est fier d'eux, et l'on se sent soulevé par une grande espérance en songeant à la génération montante qui se forme maintenant à si rude école et dont les caractères seront si exceptionnellement trempés.La résistance des étudiants constitue la réponse la plus directe ct la plus péremptoire à la prétention si longtemps formulée par les fascismes les plus divers d'être portés au pouvoir par la volonté de la jeunesse et d\u2019en représenter l'esprit.Il est incontestable qu\u2019en Allemagne, en Italie ct ailleurs la proportion des jeunes dans les bandes totalitaires a été longtemps considérable.L'aventure à courir séduisait les imaginations de vingt ans.Et puis, les fascismes résultent de causes profondes, répondent à des influences sociales exceptionnelles, et par là même neuves.La plasticité que la jeunesse conserve, la rend plus sensible que l'âge mûr aux impressions les plus récentes.C'est par là qu'elle est supéricure à ses aînés durant les périodes où le monde progresse.C'est par là aussi qu\u2019elle cède d'abord quand le mora! s'affaisse et que le monde connaît un instant de déclin.°°°\" Mais parce qu'il y avait de jeunes fascistes bruyants, brutaux, cyniques, on a souvent commis l'immense erreur de croire que la jeunesse entière était totalitaire, que l'esprit de liberté était mort ct que nous vivrions désormais dans un monde soumis, où l'adolescent aurait cessé d'être ce qu'il est depuis le commencement du monde, ne trouverait plus sa joie dans cette découverte de soi, ce développement de sa personnalité qui est l'essence même de a vie libre, mais seulement de l'obéissance, totale, sans courage, sans pensée, aux ordres du chef.Les faits viennent de donner à ces pronostics affligeants le plus éclatant des démentis.Nulle part l'esprit de la jeunesse ne se manifeste plus clairement que dans les Universités, ct jamais les Universités n'ont été conquises par l'esprit de soumission.Il a pu pénétrer dans nos facultés durant les années où la crise morale du monde a été la plus intense.Jamais il n'y a régné sans partage.Toujours il a vu se manifester contre lui une vive résistance.Ceux qui ont été à même de voir de près le monde des étudiants savent que la réaction démocratique contre tous les fascismes s\u2019y manifestait déjà, ardente, triomphante même, bien avant la présente guerre.Maintenant, l'esprit de liberté s'affirme avec une telle force qu'elle commande l'attention même de l'observateur le plus superficiel.Cet esprit de résistance qui s'affirme maintenant de façon si évidente est d'autant plus digne de remarque que le milicu universitaire où il se manifeste a cessé depuis longtemps d'appar tenir à une classe particulière de la population.À côté du jeune homme ou de la jeune fille venus de familles aisées, on trouve dans les auditoires des grandes écoles un nombre croissant de boursiers, et l\u2019on y voit grandir aussi la proportion de ceux qui poursuivent leurs études tout en gagnant leur vie.Je me rappelle l'un de mes élèves qui suivait tout le jour les exercices académiques après avoir travaillé la plus grande partic de sa nuit comme ouvrier boulanger! Ce qui caractérise dans tous les pays la résistance universitaire, ce n'est pas seulement l'énergique courage avec le- uel clle est menée, mais l'esprit \u2018unanimité dans lequel cile se poursuit.En Belgique par exemple, les quatre universités étaient d'esprit assez dif- férent.A celle de Bruxelles qui se ré- lame du libre examen s'opposait à Lou- vain, l'Université catholique.Nous avions à Gand une université où s'exprimait l'esprit de la Flandre, et à Lié- ge une autre où se traduisait l'esprit wallon.Or ces quatre institutions de haut enseignement rivalisent de zèle dans la résistance, sans que la différence des idéologies entraine de diffé- 4 FEVRIER 194 PHOTOGRAPHE ATTITRE DES ETUDIANTS 309, RUE STE-CATHERINE, (Près St-Denis) STUDIO: LAncaster 5478 Domicile Outremont: CAlumet 5961 rence dans l'attitude pratique, dans la volonté farouche d'indépendance nationale et de liberté personnelle.Non seulement les étudiants viennent de toutes les classes sociales, mais ils vont vers les fonctions les plus diverses de responsabilité.Certes, les élites, en démocratie, n'ont jamais une origine unique.Elles se forment dans les conditions les plus diverses et elles s'affirment par toutes les méthodes qu'ont les hommes de manifester leur supériorité.Mais il est fort évident qu'une portion considérable de ceux qui constitueront l'élite de demain se trouve parmi les étudiants qui partici- ent à la lutte actuelle.Ils joueront à \u2018atelier, ct plus généralement dans la vie économique un rôle qui grandira à mesure que le développement de la technique exigera davantage la mise en oeuvre de toutes les ressources de la science pour le bon accomplissement des plus modestes opérations productives.Îs joueront un rôle grandissant dans l'administration à mesure qu'elle se développera pour régler une vie sociale plus compliquée, Elle verra grandir son influence dans les services de la santé à mesure qu'ils s'organiseront davantage.Ils auront leur large part dans la vie politique de la nation.Leur rôle grandira en somme à proportion du haussement même de la vie spirituelle.Que ce soit dans le milieu où tant de capacité doit naître que l'esprit d'indépendance se manifeste avec tant d'éclat est à la fois une preuve de la force profonde du mouvement de résistance et une raison de plus d'en attendre de très grands résultats.La résistance, en pays occupé n'aura été le monopole d'aucun groupe.Par la force des choses ce sont les travailleurs qui auront été en mesure de la conduire de la façon la plus systématique et la plus cfficace.On sait ce qu'ont fait à cet égard les ouvriers.C'est un heureux symptôme que cette action des jeunes travailleurs intellectuels, si conforme à celle menée par leurs compagnons des métiers dit manuels.Tous les travailleurs auront été unis durant ces années terribles par une communion profonde d'aspirations et d'intérêts.Puissent-ils s'en souvenir la crise passée et mieux comprendre qu\u2019ils ne faisaient autrefois que c'est ensemble, et ensemble seulement, qu'ils pourront aller vers un ordre social meilleur.Vie d'hôtel CARESSES Journée d'été où le soleil luit.Fait à noter.La piscine a une ceinture bumaine bétéroclite.Les costumes de bain aux couleurs osées se tranchent sur le vert foncé du gazon qui semble artificiel, tellement on le soigne.On pourrait croire qu'il est teint.Peut-être qu'il l'est, qui sait?Qui on quoi n'a aucun faux visage, là où l\u2019homme a passé?Les chaises turquoises sont toutes prises, envabies par des masses inertes et buileuses.Le marques les plus recherchées d'huiles pour le tan se lisent sur le bras de ces chaises, L'Américain, ba- bitué qu'il est à la vitesse, trouve que le soleil, laissé à ses propres forces, travaille beaucoup trop lentement.D'ailleurs l'huile permet un tan plus uniforme, moins brun nègre, qui a franchement un air de distinction incontestable.Cet air si commode est vital pour l'Américain, qui croit exclusivement en des choses très importantes, en toutes celles qui ne passent pas.SOLAIRES, A L\u2019AMÉRICAINE Yres fait contraste, qui lit Salavin.Le seul qui ne semble pas n'avoir à faire qu'à tuer le temps lent des gens qui s\u2019embêtent, qui n\u2019on qu'à prendre soin que leur cache-nez en cellophane ne glisse pas et qu'à essuyer la sueur qui embue leurs lunettes noires.L'Américain a la surface cutanée nasale d'une sensibilité extraordinaire.I en est quitte pour arborer, lors de son départ, un appendice blanc qui est comme un ilôt de sable sur une mer brune.La poésie inconsciente et innocente est peut- être de la poésie pure, même si elle est idiote.Yves continue de lire Salavin.De temps en temps, il fait sa ronde autour de la piscine, ramasse sérieusement une allumette qu'il jette dans la boîte aux déchets ou à côté, tellement ces deux endroits, différents essentiellement, sont près l\u2019un de l'autre.Profonde considération philosophique, malgré son air bénin.I s'agissait d'y penser tout simplement, MOBILISEZ VOS DOLLARS pour ÜOCF\u20ac EFFORT DE GUERRE Mobilisez pour le service de votre pays ces dollars et ces dix- sous insouciants et prodinues qui cherchent des moyens d'être gaspillés.L'épargne voulue ct systématique de la parc de chaque citoyen est une partie du prix de la VICTOIRE.Un compte d'épargne à la Banque de Montréal est comme un centre de recrutement pour votrcargent, Venez le mettre au service de votre pays\u2014Àà l\u2019une de nos centaines de succursales, BANQUE DE MONTREAL Yves semble blasé de sa position de \u201csauveteur inutile, surtout quand aucune jeune fille millionnaire ne vient lui jaser de Beverley Hills ou des joutes de rugby au Sugar Bowl, alors qu'il lit Claudel on Bergson.Yves, sur demande, peut plonger, se laisser photographier, donner son autographe, sourire, rire ou expliquer mystérieusement la cause de son tan \"Miami way\u2019, ou encore accepter de joindre tel ou tel groupe, à la Cabane, à l'heure du coquetel.H est nn martyr de l'attention féminine américaine.C\u2019est un saint très original, très vingtième siècle.CHINOIS Dans un rucher une abeille fonde un Institut Démocratique; Jour se faire croire qu'elle vit en démocratie, elle invite des conférenciers .Un.étudiant\u2014Monsieur Barbeau, vous enscipgnez aux H.E.C.7 df.Victor Rarbeau\u2014Oui, monsieur, les langues étrangères.Un étudiant\u2014Lesquelles?M.Barbeau\u2014Mais .le français, mon ami! Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin DÉOM 1247, Saint-Denis Montréal L'ÉTUDIANT AMÈNE SES PETITES AMIES CHEZ GERACIMDO 412 est, rue Ste-Catherine AIR CLIMATISÉ \u2014r INSTITUTION CANADIENNE-FRANCAISE LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE PHARMACIE EN GROS Deux grenouilles se consultent su les tactiques dans leurs troubles ave le: grenouilles des mares voisines; elles décident de faire un empire.1] SPÉCIALITÉ HABITS A LOUER OU A VENDRE POUR TOUTES OCCASIONS où l'habit noir est de rigueur M.A.BRODEUR MARCHAND TAILLEUR 28 est, rue Notre-Dame LAncaster 2776 4 FEVRIER 1044 Pierre-Elliott Trudeau a passé la dernière semaine au Gray Rocks Inn .Il y a suivi le cours de Gardner sur la technique du slalom .Marcel Geoffrion s\u2019est blessé à la cheville pendant le concours de descente au Baldy dernièrement .Prompt rétablissement et sincères félicitations avoir pris part au concours .Le Baldy est une épreuve dangereuse, C\u2019est peut-être pour cela qu'aucun des membres de l\u2019équipe de l'Université n\u2019a osé y participer .Raisons: Examens .Raison ou prétexte?.Geof- frion, excellent skieur, est un pacifique garde-barrière.l\u2019été, au Mont-Tremblant Lodge .Au méme endroit, Yves Prévost surveille la piscine, et Raymond-G.Décary, les bouteilles de champagne et les courts de tennis .Ce trio est tenu, par un pacte, au silence absolu sur ses aventures estivales .Claude Faribault, \u201cFarine\u201d pour les intimes, se promène, les skis sur l\u2019épaule .Farine est un enragé de la technique .Il a toujours sur lui une dizaine de manuels ainsi qu\u2019un Claudel .On l\u2019a vu au Fitzgerald la fin de semaine dernière .Philip Ewart, grand manitou du.Chalet, est, dit-on, en excellente condition \u2026 Philip à un passé à continuer .Jean Lalande, jeune skieur de Brébeuf, a fait des débuts prometteurs comme sauteur .Possédant les anciens skis de saut de R.G.Décary, il ne pouvait faire autrement .Guy Godard pratique ferme à la vallée .G.G.a le style de G.G.(Galt Gillepsie) Trait d\u2019esprit génial, dirait Her- tel .Pierre Trottier cherche sa technique, sa voie.Décary croit imiter Jack Millar et le célèbre Hans Falkner .Roger Beauchemin, Guy Sicotte et Mar- EN PAS3ANT cel Landry ont pratiqué sur la descente pour experts .Ils faisaient les \u201cfrais\u201d à cause d\u2019une spectatrice, mais tout de même ils ont tombés, et elle les a vus tomber .\u201cStormy weather\u201d Beau- chemin est encore rouge .Robert Baillargeon futur auteur d\u2019un traité \u201csur l\u2019art de s\u2019entrainer pour le ski et l\u2019après-ski\u201d m\u2019a confié qu\u2019il avait élargi le champ de ses activités culinaires et qu\u2019il suivait un cours du soir à cet effet .Ainsi il pourra publier un second traité: \u201cAliments nécessaires au succès du ski- et de l\u2019après-ski\u201d.Si l\u2019A.G.E.U.M.construisait un Gold and Blue Room en haut du monte-pente .Jean Desmarais du C.U.A.C.a fait un \u201cflush\u201d chez-lui et s\u2019est brisé un bras .Toujours dangereux de pratiquer dans un escalier, même intérieur .Il ne reste à Maurice Chartrand qu\u2019à apprendre le ski pour mériter sérieusement la rosette du \u201cmérite universitaire\u201d .Maurice n\u2019a pas besoin de la consécration extérieure de sun mérite .Tous les étudiants non politicailleurs reconnaissent qu\u2019il est l\u2019étudiant No 1 de l\u2019année .Les concerts sont inséparables de son nom .Qu'est-ce que tu attends Maurice pour faire du ski?.Laisse la rosette a qui brame .Tu n\u2019as pas besoin de passer par chez le concierge .pour faire du ski.Jean-Paul Julien, dignitaire du comité de régie de médecine et artiste en l\u2019art de poser : ~ 1x questions à chaque débat\u2014ce qui veut dire qu\u2019il veut à tout prix faire un débat\u2014a dit-on un style formidable, révolutionnaire sur skis.Jean PARALLELE SN LE QUARTIER LATIN T oronr x.pion smeT LES CARABINS VONT DE L\u2019AVANT Au moment où j'écris ces lignes, les Carabins viennent de jouer à Québec, la partie la plus enlevante disputée dans la ligue sénior cette année.Les As de Québec ont la réputation, d\u2019ailleurs justifiée par les statistiques, de former une équipe presque invulnérable sur leur propre patinoire.L\u2019enthousiasme des Québecois, si on la compare cette année à celui des Montréa- lais, des étudiants en particulier, est peut-être la cause de cette force des As.Malgré ce handicap, nos Carabins, dimanche dernier, 27 secondes avant la fin de la partie, faisaient match nul avec les As dans la vieille capitale.Vous savez tous qu\u2019ils ont perdu, et les experts de salon qui ne sont pas venus encourager leur propre club une seule fois ont eu beau jeu pour critiquer.Mais pour le supporteur, qui examine froidement la situation, cette défaite était une preuve concluante que les Carabins sont définitivement du calibre de la ligue sénior cette saison.Ce qui manque à un club de hockey, à un club de baseball ou à toute équipe sportive d\u2019ailleurs, ce n\u2019est pas toujours le matériel et la capacité de lui faire produire un maximum de rendement.C\u2019est souvent, et l\u2019expérience est là pour le prouver.ce que les sportifs résument dans leur langage imagé par cette expression: \u201cÇa clic ou ça clic pas\u201d.Ceci implique HOCKEY INTER-FACULTÉS Mercredi soir le 26 janvier à l'Aréna St-Laurent, le Polytechnique a facilement triomphé de la Chirurgie Dentaire par le compte de 6 à 2.Gignac a été le gros canon des vainqueurs en scorant 3 buts.Lauzon a aussi compté deux fois.La seconde joute a prouvé la supériorité incontestable des H.E.C.sur la Médecine lorsque les premiers ont triomphé par le compte de 7 à 2.Armand avec 3 buts, Langlois avec 2 ainsi que le gardien de buts Laperrière ont brillé pour les vainqueurs.La rencontre de mercredi soir prochain entre les H.E.C.et le Polytechnique décidera de la première position.entre autres choses, l\u2019élément chance qui permet à une équipe de briser une égalité en sa faveur, dans les dernières secondes de jeu, ou d\u2019avoir tous les \u201cbreaks\u201d dans une partie.Eh bien! dans le moment, chez nos Carabins, \u201cca clic pas\u201d .mais ça va cliquer.L\u2019événement arrivera peut-être à la prochaine partie, à la deuxième ou à l\u2019autre, mais il se produira certainement.Cette différence entre gagner et perdre est souvent le résultat de l'enthousiasme des spectateurs.J\u2019espère donc qu\u2019on vous verra aux parties des Carabins et que les boums traditionnels les con- duirort _hientot sur le chemin de la victoire et du championnat.Jean-Paul CARDINAL, Prenez un Coca-Cola=A la nétre! z=; 7 2, 2 Eu 2 \u201com eo.de Dunde ue SE I Un pn DT Ti - IT i] ral >i hs TE IP 5 4 } NS eee e à Trois-Rivières \u201cA la nôtre\u201d est le toast favori de l\u2019Ecossais.Prenez un \u201cCoke\u201d, répond le combattant canadien, et une nouvelle N A PTS TAS x i Te \\ i ; 7, A fa amitié commence.Dans le monde entier, le Coca-Cola N signifie la pause qui rafraîchit\u2014 et est devenu le symbole = ; a Lesnoms populaires acquièrent des gens à l'esprit bienveillant.ENR Lou maturellement des abrévis: PER tions amicales.C'est pourquoi THE COCASCOLA COMPANY OF CANADA, LIMITED \u2014 MONTREAL QUIMBY vous entendez dire \u201cCoke\u201d pour Coc Lo 665P POLY L'EMPORTE SUR L'E.S.S.V.Dimanche dernier, 30 janvier, sur l\u2019invitation de Monsieur A.Farley, c.s.v., le club de hockey de Polytechnique se mesurait au St-Viateur, meneur de la Ligue - de Hockey de l\u2019Association Sportive des Ecoles Supérieures.À cause de la pénurie de la main- d'oeuvre, le Service Sélectif n\u2019avait envoyé que huit joueurs pour porter bien haut les couleurs des Etudiants de la rue St-Denis.Les collégiens débutèrent en lions et au bout d\u2019à peine /, minute, Yves Boisclair compta pour St-Viateur.Le gérant du Poly.Lacasse se mit alors à faire des calculs et sa stratégie ralentit quelque peu l\u2019allure de nos adver- TA saires.La période se termina par le compte de 1 à 0 en faveur de ES.S.V.La deuxiére période fut fort différente.Encouragé par une douzaine de confréres et unc petite douzaine de leurs petites amies, Poly mystifia complètement le St-Viateur, alors que J.Béland et J.L.Lauzon montérent le résultat à 2 à 1 en notre faveur, aidés par le jeu magnifique de Lamoureux et Crépeau.Au son de la cloche, Brosseau, notre gardien de buts se fit blesser au nez par une rondelle perdue; la dernière reprise fut rude, et les deux cerbères sauvèrent leurs buts plusieurs fois.A la suite ASS, GEN.DES DIPLOMES DE L'UNNERSITÉ DIE MONTREAL PISTES DE SKI er MONTE-PENTE d\u2019une série d\u2019attaques concentrées, Gratton égalisa les chances.Il nous fallait un but à tout prix pour conserver intact notre record.Nos joueurs se ruèrent donc à l\u2019assaut des buts adverses, et un minute avant la fin, Béland nous donna la victoire en déjouant Gagnon par un but de toute beau- Résultat final: 3, St-Viateur 2.Nous félicitons les joueurs des deux équipes pour leur magnifique esprit sportif, et remercions la direction du St-Viateur pour sa chaude hospitalité.Robert ST-PIERRE Polytechnique a Et er ra rt RE gS at] LE QUARTIER LATIN 4 FEVRIER 104 ny GARE AUX FEMMES! \u2018\u2019Maintenant que nous avons surpris les secrets des hommes, profitons-en,\" a dit la femme.Et elle s'est rendue si indispensable qu'on ne sait plus que faire des hommes, réduits à errer de service civil en service civil et de commission d'assurance-chémage en asile de nuit.Partout s'épanche le vil besoin d'imitation qui caractérise l'être né d'une côte.Imitation qui mène à l'usurpation.Déjà, l'ouvrier guette sa femme, les soirs de paye, pour l'empêcher d'aller dépenser, à boire, l'argent qu'il attend pour donner du lait à ses petits.Déjà, le soldat travaille aux cuisines en soupirant aux exploits phénoménaux des gueriéres intrépides et nobles ramassées un peu partout.Les états- majors, sans doute pour clarifier les choses et s'éviter des discussions inutiles, s'adjoignent des générales et des colonelles.Les sergentes, les lieute- nantes et les caporales exhibent de fortes constitutions d'imposantes colonnes d'amazones blindées et automatiques paradant dans les rues pour le plus grand émoi des badauds.Partout où l'homme n'est pas et surtout partout où l'homme est, ce sont les femmes qui commandent.Les féministes en délire briguent des postes au Parlement.Et, chose étrange, meiyre les multitudes d'occupations nouveliement décernées aux femmes et qui devraient les épuiser tout en épuisant leur nombre, il en reste toujours autant pour usurper les situations des honnêtes citoyens.Que ce soit dans les magasins, les restaurants, les clubs et ailleurs, que ce soit à l'armée, à l'aviation ou à la marine, que ce soit aux usines où l'on fabrique des bombes, des parapluies, des ciseaux, des avions, des robes, du papier, des canons ou du chocolat, on se heurte à un nombre effroyable de Walkyries souriantes ou compassées, en jupes ou de préférence en culottes.C'est à se demander où sont passés les hommes! Si encore ce déplorable élet de choses ne comportait aucun danger our l'avenir de la vie intellectuelle de à nation! Si toutes ces femmes enrôlées de force ou de gré dans les multiples services où elles ne peuvent que briller se contentaient de remplir les devoirs importants et précieux que nécessitent l'actuelle et exceptionnelle gravité des concomitantes circonstances! Si elles ne s'acquittaient que des devoirs essentiels et ne se mélaiznt qu'aux problèmes courants où leur beauté, leur incapacité ou leur flegme ne peuvent occasionner ue du bien ou à tout prendre que peu e mal! Mais héles! non contentes de prendre nos pantalons, les femmes se sont emparées de nos carrières! Il n'y a pas lieu d'insister sur les conséquences néfastes de cette situation.Les dommages sont plus palpe- bles et plus immédiats, ils se font sentir eu sein même de l'Université, La où entre la femme; s'éloigne la paix.La femme est à l'Université un élément de trouble.Qu'elle le veuille ou u'elle ne le veuille pas, elle détourne l'attention intellectuelle au profit de l'attention sensible, sans qu'il y ait faute aucune de la part de l'étudiant.Ne serait-ce pas elle qui, par un processus obscur et qu\u2019il serait bon de mettre en lumière, fut à la base de toutes ces fameuses discussions et disputes qui ensanglantèrent durant ces quelques mois les échos des sonores salles et corridors universitaires?N'a-t-elle pas exhalé une atmosphère de tourmente et d'émulation qui enflamma les cervelles amollies des plus sages étudiants?N'engendre-t-elle pas des luttes électorales dénuées de tout intérêt et par là- même nuisibles à la bonne entente et à l'avenir intellectuel de la nation ?Et si c'était tout! Mais sa propre beauté ou sa propre laideur, \u2014 possibilité heureusement éventuelle, \u2014 constitue un défi permanent ou à la sérénité ou à l'esthétique universitaire.Intelligente, la femme (enrichie de toutes les fleurs que lui procura son oisivité) brille et humilie le confrère plus sérieux mais moins chanceux; stupide, elle ne sert qu'à faire douter les pauvres étudiants à tout jamais des membres de leur profession; ni stupide ni intelligente, elle n'a pas sa place au milieu des étudiants, elle y est inutile, elle y est totalement parasite, car qui supporters qu'on décerne à ceux-ci la dignité suprême de médiocres ?En toute certitude, la femme introduite au coeur même de l'Université, jadis paisible, représente un danger présent et permanent dont nous ne pouvons manquer d'entrevoir et même de réaliser la considérable importance et les non moins phénoménaux retentissements dans tous les domaines de la vie publique, intellectuelle, économique et morale.Maux que, nonobstant les diverses et vigoureuses protestations et revendications qui ne peuvent manquer de se faire entendre à \u2018occasion de l'impérieuse décision qu'il convient de prendre et qu'à coup sûr l'on prendra, il convient de conjurer par tous les moyens qui sont en notre pouvoir sans tenir compte des intérêts particularistes et des désirs de conci- iation.RALPYREK lieu à 9 HEURES du matin.MESSE QUOTIDIENNE À L'UNIVERSITÉ Une messe spéciale pour les étudiants est célébrée chaque jour dans la chapelle de l\u2019Université (I-4).1) EN SEMAINE: La cérémonie commence A MIDI, après les cours de la matinée.2) LE DIMANCHE et les fêtes d'obligation: l\u2019office divin a On accède à la chapelle par la PORTE CENTRALE de l\u2019Université.Cordiale bienvenue à tous! INGÉNIEUR-CHIMISTE Est-il suffisant de définir l\u2019ingénieur-chimiste comme celui qui réalise le calcul, la construction et l'opération des usines dans lesquelles la matière doit être transformée?Le savoir dans les sciences fondamentales (chimie, physique, mathématiques) constitue sa prérogative essentielle, lui confère l'adaptabilité qui manque aux autres professions et lui fournit une voie logique pour attaquer les problèmes indus- tricls.N'a-t-on pas pour réprimer l'inflation économique aux Etats-Unis, choisi l'ingénieur-chimiste Donald Nelson?L'Ecole Polytechnique lui confère les connaissances scientifiques et les habitudes de travail qui lui permettront d'agir.Il n'est peut-être pas de profession qui demande à son candidat plus de travail vertical.On l'appelle chimiste, et il a droit au titre, mais son travail déborde vite le laboratoire.La chimie n'est pas pour lui une science de mémoire toute encombrée de notions disparates.Enrichie par les découvertes de Galilée, de Mariotte, de Lavoisier, de Fara ay, d'Ampère et de Pasteur, elle constitue un mode de pensée, expression cumulative de l'intelligence humaine aux prises avec la connaissance du milicu physique, un \u201cordre\u201d au sens de Pascal.Fait, non pour la dialectique mais pour l'action, l'ingénieur-chimiste se console à la pensée qu'un bougre d'homme a pu découvrir la planète Neptune strictement par calcul.Il songe au génie de Mendéléev qui à l'aide de son tableau prédisait les propriétés des éléments encore inconnus.L'épine de l\u2019irrationnel cède sous la faucille illogique ct l'ingénieur, recouvrant la sérénité si chère à Laurent Pasquier, prononce sa théorie sur l'éducation: \u2018On est trop esclave des hypothèses.Les élèves ne songent pas à s'évader des constructions arbitraires qu\u2019on leur étale comme des vérités absolues.Tout le problème de la formation intellectuelle de la jeunesse doit être remis en question: fonder l'enseignement sur les facultés créatrices; au lieu de faire annoncer aux enfants que: (a+b)2=2a2+b2-F2ab, tracer la figure géométrique appropriée et leur donner la joie de redécouvrir l'algèbre; tenir compte du travail subconscient (par exemple la découverte de l'insuline par Banting faite durant le demi-sommeil); étudier le rôle de l\u2018intuition dans l\u2019éclosion d'un Pascal et d'un Ampère; nourrir les intelligences aux seules sources légitimes (hormis la Révélation) de la connaissance positive: la méthode de Descartes et l'expérimentation de Claude Bernard, etc.\u201d\u201d Et notre ingénieur s'élèvera dans les systèmes contre les systèmes cn général .Mathématicien, mesureur et rontradiction vivante, qu\u2019il s'humilie avec l'homme de Platon au fond de la caverne.Qu'il renonce à connaître la nature intime des choses puisqu'il ne voit que les ombres sur le mur.Il regardera toujours, il penscra toujours, parce qu'il n\u2019est pas fait pour nier mais pour chercher.Pour lui, toujours, l'action donne le prix à la pensée; il tranche les noeuds, en dernier ressort, eb c'est un peu sa façon de comprendre.L'ingénieur-chimiste est surtout un homme.Qu'est-ce qui absoudra ses simplifications, si ce n'est la volonté de servir son espèce?Le monde moderne sc tourne vers lui dans l'espoir de trouver l\u2019idée fondamentale, le point de vue neuf, l'hy thèse de travail adéquate pour attaquer les problèmes angoissants de la production et de la distribution.Il est donc un constructeur.Fabriquer un kilogramme de bon caoutchouc synthétique est un problème de chimiste; fabriquer à bon marché, un million de tonnes de caoutchouc synthétique est le problème de l'ingénieur.C\u2019est fait, nous fabriquerons du Buna-S.1! faudrs copolymériser du butadiène et du styrène, etc.Pl faudra calculer des réservoirs, des tuyaux, des valves, des autoclaves, des conduites de va eur, des moteurs, des condensateurs, etc.Il faudra établir des bilans stoïchimiques, thermiques et économiques.Après la pose du dernier boulon il faudra faire l'essai de l'organisme immense et spécifique.On prendra le poulx du géant dans toutes ses artéres; gj| manifeste de l'humeur il faudra longtemps, peut-être, le cajoler pour qu'il fonctionne.On règlera dès lors notre système de contrôle automatique pour la marche unifonctionnelle et il n'y aura qu\u2019à ramasser le produit.Nous sommes loin maintenant des notions dérivées et de l\u2019axiomatique.Nous sommes devant un phénomène dense qui nous remplit de joie fabuleuse comme celle que l'on ressent en écoutant la sonate en fa de Mozart.Chimie extractive ou chimie ou de synthèse, l'avenir du Québec y est accroché.Nos machines-outils seront toy.jours fabriquées aux Etats-Unis, mais il reste à nous-mêmes la tâche de valoriser nos richesses spécifiques.Nos coopératives agricoles auront besoin, un jour, d'une usine de fixation de l'azote atmosphérique.Les dérivés de l'ammoniaque donneront des matières plastiques, des colles, des vernis, des produits pharmaceutiques en quantités énormes.L'électrochimie nous livrera des métaux, des acides et des bases, La chimie des hautes pressions, en utilisant nos déchets agricoles et forestiers, nous donnera des explosifs et des carburants de synthèse.L'ingénieur-chimiste est le seul qui, par son outil physico-chimique, peut prévoir la possibilité d\u2019une réaction et qui, par son initiative, peut en faire une réalité économique et sociale, Le but de l'industrie n\u2019est pas de sursaturer la société par un appareil de ré clame qui fonctionne à haute pression.L'usine la plus merveilleuse au monde porte en elle-même les graines de sa déchéance.L'homme en son sommet doit savoir parfois changer de consigne.C\u2019est lui qui est l'artisan de la civilisation que Maritain définit: \u201cl'épanouissement terrestre de la vie humaine.\u201d Epanouissement matériel, certes, mais surtout épanouissement ct fructification intérieurs ct spirituels.Il est des besoins pour les hommes de notre planète et ce caoutchouc peut être aussi essentiel que du pain.Heureux celui qui comprend que ce sont nos besoins qui nous fertilisent.L'homme, nous le logerons et nous le nourrirons.Viendra un temps où il aura l'espace, le vêtement et le pain en suffisance.Il n'éprouvera pas, nécessairement, le besoin de nouveaux pneus.Mais, dans son âme, il sentira mieux son besoin essentiel qui est celui de renaître.Georges ROY ÉLÉGIE Francis Jammes, un jour d'automne bumide et blême, M'a caressé la joue avec sa main noueuse, Son regard était grave et, tristement pieuse, .Sa bouche souria:t à mon premier poème.1 parlait doucement de sa maison d'Orthez, Du trèfle des allées et de Pomme d'Anis Qui pleure dans un cloître un secret infini, Et ses larmes ronlaient comme une ardente braise.Il cueillit à genoux une fleur inconnue Au-delà du grand parc où s'agiiait son ombre, Calme dans Ë silence et dans la paix qui sombre A l'heure où geint l'écho des pas dans l'avenue.C\u2019est lui qui me montra la ronte tortueuse, Lisse comme une ardoise et la petite église Torride dans la plaine où l'on aurait surprise, Morte d'avoir aimé, sa Clara d'Ellébeuse.I me parla longtemps sous son large béret De son premier missel où dort une médaille, Du cytise étonné au sein d\u2019une rocaille Et de la passerose égarée des forêts.Nous gravissions tous deux la sente où l'herbe crie Sous les pas, où les rocs, le soir, sont gris et bleus.Dans un champ d'ocre pâle il me parla de Dien, Un champ léché d'azur où la gentiane plie, H prit sur un buffet convert d\u2019une guipure, Qui fleure le noyer, l'abricot, la glycine, Un vaste compotier sous une mousseline Es m'offrit un fruit doux dans sa rade pelure.Mais je ne compris pas ce qu'il dit de mes vers .Paul ROUSSEL La Société _Ahtistique présente LE VENDREDI, 18 FEVRIER CLAUDIO ARRAU PIANISTE et- annonce l\u2019orgänisation d\u2019un choeur et d\u2019un orchestre composés d\u2019étudianta exclusivement.Les intéressés doivent communiquer avec nous par écrit le plus tôt possible.Local D'214 ou D'223.l, Ze des Concerts Universitaires SYMPATHIES Les étudiants H.E.C.désirent exprimer leurs plus vives condoléances à trois de leurs copains affligés: Bernard Paquette de premiére année a récemment perdu sa mère, madame Albert Paquette.Il y a quelques jours, mourait monsieur J.C.V.Roy, N.P., père de Robert Roy de première année.Jules Vincent de deuxième année, à son tour, est affecté par la mort de son père, monsieur .J.E.Vincent.s BRIQUE ABRAK KADABRAN Il ne faut pas Poly scier ou faire à Polytech nique; mais je voudrais faire comprendre aux éléves que, quand midi sonne au clocher de l\u2019église St-Jacques, il leur est absolument inutile de regarder leur montre pour voir s'il ne serait pas midi et vingt-cing par hasard.* x x De profundis .pour les mines des étudiants qui ne purent supporter les thermes du premier terme; je leur soubaite nn joyeux entraînement militaire.Quant aux autres: \u201cTo be or not to be .a soldier that is the question\u201d, * kx x On dit que les Canadiens n'ont pas d'hygiène; erreur: le nouveau système Henry sait pasteuriser tout rêve et bo- mogénéiser toute ambition.La sorte de savon, c\u2019est l'affaire des élèves.x x x Un de mes correspondants me télégraphie à l'instant d'Ottawa: \u201cTrouvé dans les archives Ville-Marie le nom latin \u2018Marianne à Poly\u201d; rien sur Pine Catin\u201d.Je ne doute pas que Catin soit mort; mais il est certain qu'il a eu des descendants.* x * Dans son concert de vendredi, Witold Zinski (j'ai oublié où il a mal) a joué de son instrument favori, le piano.* x * Entendu au cours de chimie: Le professeur: .on se méprend souvent dans la recherche de l\u2019or: il y a souvent, dans le minerai de la pyrite; c'est ce qu'on appelle .l'or des fous .Un élève: \u201cAb oui! .l'art moderne .* * x Avoir la qualité et le calibre de certaines marchandises venant de la Commission des Liqueurs, il est tout d-fait probant qu'il y a eu maldonne avec la \u201cCommission des eaux Con- rantes\u201d! (Ça ne fait même pas courir).Gérard MANVU Rédacteur en chef du BENIN FORME INVITATION Les Amis de l'Art désirent attirer l'attention de leurs abonnés sur la ré ouverture de la Bibliothèque Saint-Sul- pice, dont l'inauguration officielle a eu lieu dimanche le 16 janvier.Tous les Jours désormais, ce foyer de culture leur sera ouvert ; tous les jours ils pourront y aller lire et étudier.L'As- soclation souhaite que tous ses abonnés solent bientôt des habitués des grandes et belles salles de lecture où lis trouveront une atmosphère propice à un plus grand développement intellectuel.D'un article de Michelle Le Normand, intitulé Ze sceret, paru dans le numéro de Janvier de l'école canadienne, nous extrayons le passage suivant qui rend bien In pensée qui nous anime en fal- sunt ici cet appel.\u201cIl y a de benux livres qui tiennent l'esprit au-dessus des peines et du mul de la terre.\u201d \u2018 Le plus cher désir de l'Associntion des Atmis de l'Art, est justement d'aider In jeunesse de tous les milieux à comprendre le prix et In valeur de ces Jolies intellectuelles, et à en avoir une plus large part.Que nos Jeunes abonnés nous prouvent leur confiance et leur fidélité à notre oeuvre, en se rendant nombreux à cette invitation que nous leur adressons.Que dans le cercle 1umi- neux des lampes, auprès des tables de travail de St-Sulpice, on voit bientôt les têtes penchées et méditatives de cette belle jeunesse en Inquelle nous mettons tout notre espoir.VERSEMENTS FAITS aux détenteurs de polices de la province de Québec au cours des dix dernières années : $90,000,000 \u201c L'ESTUDIANT * Joliette rayonne! Joliette fait parler de lui! Joliette attire les critiques les plus élogieuses! Joliette gagne l'adml- ration! I aurait fallu entendre le Directeur même du Quartier Latin, devant une copie de l'Estudinnt: \u201cLe séminaire de Joliette affiche un souci de culture supérieur à tout ce que je connais!\u201d C'est formidable! Et pour s'en rendre compte, Il faut voir Je numéro de Noël de leur Journal.Ce n'est par un jour nal, c\u2019est une revue d'art, Cinq couleurs, linos, reproductions de peintures, bols gravés, composition parfaite, et du fond avec ça! Rien de surprenant sl on se rappelle les spectacles grandioses qu'ils donnent sur leur scène dans des décors \u201ccomme on en volt nulle part au Canada\u201d (Co suques du Don); leurs expositions de peintures où passèrent à tour de rôle: Pellun, Borduns, Masson, Golberg et d'autres: leur excellente tenue à Ia- dio-Canadu; leur concert symphonique.Félicitations à nos Cadets! Sarto OUELLET e \u2014Q'avez-vous à rester ainsi la bouche ouverte?\u2014Je gobe, monsieur.\u2014 Quoi?\u2014Vos propos.ASSURÉE CCE) SUN LIFE OF CANADA 1 pm pe my \u2014 "]
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