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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
mardi 23 octobre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Quartier latin, 1945-10-23, Collections de BAnQ.

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[" MONTREAL, 23 OCTOBRE 1945 SINQ SOUS LE NUMÉRO VOLUME XXVIII, No: 6 Directeur : JACQUES HEBERT Le débat sur la moralité de la bombe atomique est déjà une très vieille querelle.Plusieurs chefs d'état, des savants, des bommes d'Eglise ont prolité de cette occasion pour échanger quelques compliments bien assénés.Il fallait que cette vague vienne mourir dans les pages du Quartier latin.En effet, monsieur Jacques Du- buc a écrit sur le sujet des lignes réprobatrices que monsieur Lomer Gouin a cru devoir relever.Il est heureux pour ces deux confrères que leurs jugements soient tout d fait désintéressés; car je n'aimerais pas, pour la paix de ma conscience, être de ceux qui ont ordonné de lâcher la bombe sur des villes ouvertes.Cependant, la victoire qui a suivi ces bécatombes semble justifier leurs auteurs, autant du moins que la capture d'un million de dollars pourrait justifier un assassin.L'historien Lenôtre nous raconte que Lonis XV, à qui l'on avait offert une invention menrtrière, ca- DERNIER FRAGMENT DE LA BOMBE pable de lui assurer de faciles triomphes sur ses voisins, fit détruire les plans de cette machine infernale et jeta leur auteur dans les cachots de la Bastille.Ce roi, tant décrié, a montré à celte occasion qu'il était de plusieurs millénaires en avance sur notre civilisation contemporaine.On peut se demander si, en appliquant suv Le surjace de la Terre des impacts de plus en plus puissants, ou H'avrivera pas un jour à détruire l'équilibre des forces qui maintiennent cette planète sur son orbite.Cz jour-là.après l'explosion d'une superbombe atomique, la Terre serait bousculée bors de sa trajectoire habituelle et s'avancerait dans la nuit des espaces.\u2018 Ce serait littéralement le dernier «ré du progrès scientifique.La bombe atomique a beau posséder nn monstrueux pouvoir détonnant, je connais nne bombe radiophonique qui \u201cassomme\u201d (inquit Pierre Tanguay) avec plus d'efficacité encore.C'est le programme Radio-Cura- bin type, celui où des esprits anémiques se soulagent des calembours des plus frelatés sur policiers et employés de tramuays.H faut insister sur ce sujet avec d'autant plus de force qu'il y à eu certaines émissions du même programme qui étaient de véritables succès; preuve qu'il ÿ à moyen de faire mieux.Pierre LEFEBVRE NOTRE SERVICE MÉDICAL Examen obligatoire.Messieurs les étudiants, vous êtes ma- lides.N'insistez pas, vos yeux manifestent la tuberculose, l'appendicite ct surtout la névrose, Ne craignez rien, on ne vous en guérira pas.On vous dira tout simplement: monsieur vous Cics incu- table, prenez courage.allez ct ne péchez plus.A tous les nouveaux, ceux qui se sont inscrits pour la première fois à l'université, nous annonçons un examen médical obligatoire dans la semaine du dix- neuf novembre.Pas un cent à verser, peut-être un peu de sang.Un examen complet, pas genre armée, un examen devant un bureau de quinze médecins (assistés de quelques infirmières).Bureau permanen:.Nous commençons la semaina prochaine la construction d'un local contigu à la salle du Quartier latin.Ce bureau sera exclusivement réservé au service médical.Tous les mardis et vendredis après-midi, de une heure à cinq heures, un médecin sera à la disposition de tous les étudiants.Quel que soit le genre de maladic dont vous pourriez souffrir, il ne faudrait jamais craindre d'épater le médecin.11 peut panser toutes vos égratignures.Pour Poly et H.E.C.Quant aux étudiants de Polytechnique ct des Hautes Etudes, le docteur sera à leur service, le soir à son propre bureau, situé à 4115.rue St-Denis.Il est entendu que si l'agréable fantaisie leur prend de venir visiter le quartier Médical de la montagne, la réception sera des plus accueillantes.Cas d'urgence.À supposer que vous prévoyiez mourir d\u2019un moment à l'autre.vous pourrez vous rendre le jour au bureau personnel du docteur, rue St-Denis.A moins de mort instantanée, il serait préférable de vous cn tenir aux heures sus-indiquées.Tous en radiographie.Tous les étudiants, sans exception, passeront une radiographie pulmonaire.Dans le but de les rendre poussifs.Ce west en fait qu'une enquête préparatoire à l\u2019obtention d'un ascenseur au bas de la rue Maplewood.Si nous découvrons 5070 cardiaques, nous obtenons l'ascenseur dès le lendemain.Charmante assistante.Nous avons retenu également les services d'une charmante assistante.De grâce, contrôlez vos maladies et ne soyez pas blessé dans votre coeur.Rendez-vous au premier novembre au bureau médical.Docteur Réginald Blouin.Nous sommes heureux de vous annoncer que nous nous sommes assuré le concours du docteur Réginald Blouin, attaché à l'hôpital Notre-Dame.C'est sous la recommandation du doyen de la Faculté de médecine, monsieur le docteur Edmond Dubé, que nous avons choisi monsieur le docteur Blouin.Service gratuit, Vous le saviez, vous n'aurez rien à payer ni dans la salle d'attente, ni dans la salle aux souffrances.Charles-A, LUSSIER BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE Devant les défunts morts et enterrés, je m'incline avec respect et je demande à Dieu pitié pour leur âme.Aux étu- diants-morts qui circulent dans les corridors par habitude, qui vivent sur l'air-d'aller, et que les entrepreneurs trop occupés ont négligé d'inhumer; je is .c.L'Université ne doit pas être une chapelle ardente.L'Université doit être un milieu vivant où il est permis de parler, de chanter et même en certaines occasions de crier.À l'université la vie doit chasser la mort.Un étudiant-mort c'est celui qui se contente de tout recevoir et de ne jamais rien donner.Un étudiant-mort c'est celui dont le rôle à l'université se borne à être négatif, celui qui n'a jamais le temps de faire quoi que ce soit pour les autres.Ces étudiants ont atrophié toute trace de vie en eux.La mort qu'ils entretiennent a des exigences que la vie ne connait pas.Confort, richesses, célébrité, autant d'anesthésiques qui permettent à certaines personnes d'accepter la mort, de ne point pleurer leur vie, de ne plus se souvenir qu'ils sont jeunes.Un mort- vivant quoi de plus hideux, être sans espoir, sans idéal, à ce genre mi- animal mi-végétatif le respect n'est pas de mise.D'autres étudiants vivent dans une sorte de léthargie.Ce sont de belles plantes qui occasionnellement émettent un son lorsque deux de leurs branches s'entrecroisent et se frappent.Le rôle de ces derniers à l'Université reste un faible apport aux murmures symphoniques d'une forêt humaine.D'autres étudiants chez qui la vie animale est plus développée, empestent leur entourage de leur égocentricité, et par la vapeur délétère qui émane de leur pensée, détruisent souvent des germes de vie chez les autres.Ces gens sont des criminels, leur sentence est depuis longtemps prononcée, le temps se chargera de l'exécuter.Enfin pour le plus grand bien de l'Université il y a d'autres étudiants.es jeunes qui naissent à la vie, des jeunes qui veulent donner en dévouement ce qu'ils reçoivent en science.es jeunes qui veulent donner sans d'autre récompense .Ceux là vivent d'une vie saine et forte.Ceux là seuls justifient le cubage d'espace qu'ils occupent à l'Université.eux seuls appartient vraiment la vie.L'Université cette année reprend goût à la vie, les initiatives se multi- par PAUL VAILLANCOURT, jr plient, l'enthousiasme renaît, il nous est même donné de rencontrer des étudiants qui chantent, qui extériorisent sans fausse honte leur joie d'être, d'exister.Partout on cherche des étudiants susceptibles d'aider à la réalisation de tous les projets de l'association, malheureusement les bonnes volontés disponibles demeurent une constante qui jusqu'à date n'a guère varié.Certes il y a de ces petites gens qui cherchent dans le dévouement une rétribution sous une forme ou sous une autre.Le dévouement ne peut pas être payant, pas plus que l'héroïsme.Le jour ou ces deux vertus seront payantes, les héros et les gens dévoués fleuriront comme des pissenlits au printemps.Ce qu'il faut ce sont des jeunes d'âge et d'esprit prêts à tout donner et à ne recevoir que des critiques, des jeunes dont l'enthousiasme n'est pas encore trop émoussé.|| faut des batailleurs dans le bon sens du mot, de ceux qui considèrent un obstacle comme une chose épatante pour mesurer leur force, même si des fois on s'y casse la gueule.Ce qu'il faut ce sont des jeunes d'esprit et d'âge qui Rédacteur en chef : JEAN-LOUIS ROUX VIVRE AVANT DE MOURIR pourront réveiller les morts ou les enterrer définitivement.Aux morts-vivant qui se plaisent dans leur apathie, un conseil: au cimetière il y a des caveaux somptueux dont les portes sont ouvertes, allez vous y terrer et attendre la mort, ces caveaux souvent beaux et presque toujours vides réflètent exactement votre état d'âme.A ceux dont la vie est guidée par un idéal, à ceux qui croient à l'au-delà des astres l'ouvrage est immense.Partout l'on cherche des chefs.Le monde s'en va à la dérive parce qu'il n'y a plus de pilote courageux et compétent capable de saisir la roue et de combattre avec succès les éléments déchainés.L'Université enseigne la médecine, le commerce, le génie, et mille autres belles choses.Toute cette science demeurera semence stérile si l'étudiant n'apprend pas en plus à développer sa personnalité, à se réaliser lui-même.Un étudiant dont le seul et unique rôle consiste à augmenter la foule anonyme qui obstrue la voie publique lors d'une manifestation étudiante, n'est qu'un parasite qu'on écrase d'un coup de pied sans même se préoccuper de connaître son nom.C'est un vil outil plus ou moins bon.Se réaliser soi-même, développer sa personnalité, doit être le but d'un étudiant qui mérite vraiment ce nom.Le métier d'étudiant est le plus beau métier du monde, il ne faut pas attendre d'avoir quatre-vingts ans pour le comprendre, car alors il sera trop tard.Vivre sa vie d'étudiant à l'université voilà ce qu'il faut et la vivre dans toute sa plénitude.Etudiants à qui la vie sourit, de grâce vivez et vivez tout de suite de peur de mourir sans jamais avoir vécu, Alors les dieux, les tous, la chance et la victoire Seront tes esclaves souris - Et ce qui vaut mieux encore que les rois et la gloire Tu seras un homme, mon lits Kipling-Maurois 00 Je \u201clounge\u2019\u2019 n'est pas de mise.ECLA RENE Enguenlades QUI EST A BLAMER?Dans le numéro du vendredi, douze octobre, Pierre Tanguay attaquait viv- lemment le programme étudiant Radio- Carabin, J cause de sa tournure amdri- caine et du mangne d'esprit de ses sketchs.Le vendredi suivant paraissait une pseudo-réponse qui aurait pu porter la griffe de Joseph Prudbomme et où Claude Jarry prenait la défense des premiers de classe qui écontent Bob Hope et du pauvre peuple qui a besoin de farces plates.En somme, Claude Jarry s'est montré, pour ceux qu'il voulait défendre, aussi habile que l'ours et son pavé dans la fable de LaFontaine.Je ne veux rien dire de plus.Revenons plutôt à Pierre Tanguay, dont je partage les idées en grande partie, sauf sur quelques points que j'es- saievai ici de mettre en lumière.Est-ce que T'angnay blâme les vrais coupables?Shrement non.Les organi- satenrs de Radio-Carabin ont sans doute tort de s'inspirer trop largement des programmes américains et de favoriser trop complaisamment la veine du calembour qui, à la fin, devient assommant.Mais les auteurs des textes ne sont-ils pas les étudiants eux-mêmes?S'ils en envoyaient de meilleurs, le niveau du programme ne serait-il pas re- lev?Je vais personnellement que M.Paul Leduc est prét à tout pour améliorer Radio-Carabin.Pour le moment, il w'y a que la crème des sketchs qui pusse sur les ondes; ceux qui sont refusés sont indescriptibles de bétises, on, si plus spirituels, ne sont pas du tout va- diophoniques.Dans ce dernier cas, le texte est renvoyé à son awlenr avec quelques indications pour lui permettre de l'adapter.L'étudiant en question «voyant, la plupart du temps qu'il s'agit ià d'une façon polie de refuser son texte, ne le travaille pas et renonce à en soumettre de nouveaux.Voilà donc le problème placé sous son vrai jour: les étudiants sont les grands coupables dans cette affaire, et s'ils critiquent, ils ne doivent critiquer qu'eux seuls.Le manque de collaboration ne vient pas de Radio-Canada: que Pierre Tangnay cherche, dans le monde entier, l'Université qui dispose d\u2019une benre par semaine À la radio officielle de l'état.Si cette discussion pouvait réveiller les étudiants et les inciter à envoyer de meilleurs sketchs, je crois qu'elle aurait atteint son but.Nous ne voulons pas tuer notre programme; nous voulons l'améliorer.Et, IL N'EN DEPEND QUE DE NOUS! J-L.R.MESSE DES ETUDIANTS Dimanche: 9 heures 30, tous Jes dimanches, à Saint-Viateur, dans la chapelle privée.Entrées avenue Bloomfield et rue de l\u2019Epée.Allocution de dix minutes par le père; pas d'annonce, pas de quête.En semaiue: 7 heures 45, à la chapelle provisoire de l'Université (H6).Communion avant, pendant et après la messe.Il y a le temps de déjeuner chez Valère avant le cours.Le père a PAGE DEUX LE QUARTIER LATIN 23 OCTOBRE 104; LES ÉTUDIANTS ET L'INSTITUT DE CHIMIE Tout comme les médecins, les dentistes et les juristes, les chimistes canadiens ont maintenant leur association nationale.En effet, ils ont formé en 1944 l\u2019Institut de Chimie du Canada, fusionnant ainsi toutes les associations séparées de chimistes canadiens\u201d d'existence antérieure.Cependant, afin d\u2019inculquer chez les futurs chimistes l'enthousiasme, l'intérêt et l'esprit de corps qui devront les animer dans l'exercice de leur future profession, l'Institut encourage fortement la formation de Chapitres étudiants, au sein des disciples de Lavoisier de chaque université canadienne.Aussi, devant un appel légitime, aussi nécessaire, l'Université de Montréal ne pouvait demeurer à l\u2019arrière.Voilà pourquoi, le 9 octobre dernier, les étudiants de notre Institut de Chimie, au cours d'une assemblée générale, établissaient officiellement leur Chapitre étudiant de l\u2019Institut de chimie du Canada.C\u2019est dire qu'ils élaborèrent une Constitution bien définie, en conformité avec les lois de l\u2019Institut de chimie du Canada, et qu\u2019ils élurent leurs officiers pour la prochaine année académique.En plus des fins déjà énoncées plus haut, le Chapitre se propuse de promouvoir la formation scientifique de ses membres par tous les moyens possibles, en particulier par des causeries scientifiques données par ses membres et par des conférenciers de renom.De même, il a pour but de renseigner ses membres sur les activités extérieures de l'Institut de chimie du Canada, et de rendre plus intimes leurs rapports avec les étudiants en chimie des autres universités dont, en premier lieu, l'Université MeGill.Bref, ce Chapitre est un des nombreux noyaux du grand Institut et traitera comme tel avec ce dernier.Voici les noms des officiers élus pour l\u2019année académique 1945- 19-16: président: Bernard Roussin; vice-président: Jacques Richer; secrétaire: Florent NDeyocas : trésorier: Robert Gauvin: ler conseiller: Roger Prière; 2ième conseiller: Louis Langlois.Bernard Roussin, B.A., B.Sc.prés, du Chapitre.ALLO, ALLO .QUELLES NOUVELLES ?Ah! Messieurs les l\u2019ublicistes.ne nous faites pas croire que rien ne se passe dans votre faculté ou école.Le Quartier latin parait, cette année, deux fois par semaine, mais il ne doit pas pour cela perdre de son intérêt, au contraire.I] y a déjà un obstacle insurmontable qui nous empêche de donner des nouvelles tout-à-fait fraîches: nous devons en effet remettre la matière de chaque numéro quatre jours avant sa publication.TI ne faut pas aggraver la difficulté.À date, quatre publicistes ont répondu à notre appel.Et les autres.?T1 faudrait aue chaque faculté.par l\u2019intermédiaire de son publiciste.se fit un orgueil d'avoir une grosse nouvelle le plus souvent possible, ce qui ne veut pas dire que les moins grosses nouvelles ne seront pas recues.Nous ne pouvons ni ne voulons inventer! Nous ne prétendons pas avoir le monopole des renseignements, tant s\u2019en faut, Notre page des nouvelles sera ce que vous la ferez, et nous sommes certains que vous la pouvez faire intéressante.Ne permettez pas que votre pare des nouvelles soit une NUL- LITE ABSOLUE.Communiquez: le jour, AT.9616; le soir.AM.8820.Guy BRISSETTE À LA CONFÉRENCE DE QUÉBEC M.François Vézina, professeur d'Economie Politique aux IT.E.Cet aux Sciences Sociales a été pre- té comme expert à la Conférence Mondiale des Vivres à Québec.BRANLE-BAS A L'A.A.U.M.Le 10 octobre dernier, fous les membres de l'A.A.U.M.se réunissaient pour discuter les plans de la prochaine saison.Nombre d\u2019innovations furent acceptées et tous semblent vouloir coopérer.Ligue de hockey inter-facultés.Le gérant du hockey cette année sera Bernard Desmarais de médecine.Tous connaissent ses grandes qualités et sauront dorénavant son numéro de téléphone, HA.0665.La ligue se réunira deux fois Ia semaine, avec scoreur officiel et record de chacun des joueurs, sans compter un autobus spécial qui, chaque soir, fera une tournée avec arrê{s déterminés et dont on annoncera plus tard le trajet final.Le mardi, il y aura joute de hockey suivie de patina- re gratuit pour fous les étudiants et étudiantes, ou amies et amis.Le jeudi ou le vendredi (pas encore fixé).il y aura deux joutes de hockey.Ceci permettra à chaque club de jouer une fois la semaine.De plus, on fournira un équipement vour toute In saison À ceux qui n'en possèdent pas.La ligne débutera le 1 décembre sil y a glace et sinon.une semaine plus tard.La cédule parai- tra dans le journal.Quilles.Puis vint le tour des quilles.Les règlements de la ligue inter- facultés furent approuvés et déjà.elle est en marche au Bowl-o-drô- L'ETUDIANT AMENE SES PETITES AMIES CHEZ GERACIMO 412 est, rue Ste - Catherine AIR CLIMATISÉ me avec douze clubs.Bernard Péclet est encore son dévoué géant.Ballon-panier.Cette année plus que jamais, le ballon-panier prend de l'essor à l'Université.En effet.sous l'habite direction de Cliff Melville, te club de l'Université fera encore partie de la ligue intermédiaire de Montréal.De plus, s'il y à un assez grand nombre de joueurs.on pourrait envisager la formation d\u2019une ligue: certains proposent d'utiliser le gymnase de Poly.Tous ceux que cela intéressent peuvent core donner leur nom, je crois.à Henri Dagenais, qui a certes fait beaucoup dans ce domaine l'an dernier.Hockey.L'A.A.UM.a pris en main le club de hockey de PU.de M.et seule, la ligue veste à déterminer.de même que le moniteur.Avis se- \"a donné à la première fatigue générale.Ski.\u2018Fous les membres de l'A.G.F.U.M.sont admis gratuitement sur les pistes de l\u2019Université situées sur le Mont-Royal.Pour l\u2019utilisation du monte-pente, il en coûtera cinquante cents par jour aux mêmes membres et un dollar en fin de semaine.De plus amples détails seront donnés plus tard à propos des ahonnements au ski- tow du Mont-Royal, de même que pour le prix d'entrée de ceux qui ne sont pas membres de I'A.G.E.U.M.Le chalet dans le nord sera de plus ouvert à partir du mois de décembre, et là aussi, il se peut qu\u2019il y ait des améliorations.Il ne faudrait pas oublier que l\u2019on a fait cadeau au club de ski U.de M.d\u2019une piste de cross-country qui a un parcours d'une vingtaine de milles.Divers.Tout le monde travaille, et chacun déborde d'activité.Quand chacun y met du sien et que l\u2019on s\u2019encourage à travailler, on peut alors obtenir quelque chose.Je tiens à féliciter le conseil de l\u2019A.A.U.M.pour ce beau travail d\u2019organisation du début.Espérons qu\u2019il se continuera.Gilles TRAHAN Enfin UN HEBDOMADAIRE Tous ceux qui intéressent un tant soit per au progrès de nos lettre: applaudiront chaudemen à la création du nouve! hebdomadaire Votre Temps.Certes nous avons depuis des années des journaux qui s'autoétiquêtent \u201clittéraire=\u201d_ dont certains ne manquent pas de valeur, mais par l'équipe de collaborateurs qu'il réunit, la variété des matières qu'il présente, =a mise en page soignée, enfin la formule neuve qu'il introduit chez nous \u201cNotre Temps\u201d st classe au tout premier rang.Au nouveau confrère nous offrons nos félicitations.Il nous fallait un hebdomadaire social et culturel qui soit de plus autenthiquement libre.M.Richer énonce en éditorial ses \u201cPositions\u201d qui nous semblent tout-à fait au point.d'Iberville FORTHER Délicieux chocolat pur avec amandes rôties yr > Neilsuns CAGOULARDS DECONFITS Lors de la dernière assemblée des fils de lat cavroule, dans la salle secrète, mais aérée, Déprime sang neuf, nous avons dû nous attrister, nous, gens innocents et sans malice de l\u2019incompréhension dont nous avons souffert, des mauvaises réactions de l'A.G.E.U.M.et de la réprobation de Jacques Hébert.Nous croyions que faire du vélo.du ski ou de la marche, que manger avec l\u2019herbe verte comme nappe, que chercher des poissons dans les lacs où il y en a, qu\u2019aller à la rencontre de gens intéressants au lieu de les attendre sus fin, plai- SPORTS TENNIS INTER-FACULTÉS Malgré les niveaux fort bas du thermomètre et du baromètre le tournoi progresse toujours.Le nouveau champion de l\u2019université sera proclamé sous peu.Ce sera le premier depuis les succès de Léon Derome avant la guerre.Le trophée Marcel Rainville aura enfin un détenteur.D'autre part les prix se sont accumulés d'année en année et attendent les finalistes et semi-finalistes.Voici les résultats des joutes jouées depuis le dernier communiqué.Première ronde: J.-P.Martin, l'oly.bat R.Dé- cary, C.D., 2-6, 8-6, défaut.Deuxième ronde: Y.Pépin, Phar.bat J.-P.Martin, Poly., 8-6, 6-1.R.Langevin, Méd.bat J.Marcotte, Poly, T-5, 6-3.Quarts de Finale: KR.Théault, Poly.bat G.Tra- han, Dr., 6-1, 6-1.B.Beaudoin, Poly.bat P.Vail- lancourt, 11.E.C., 7-5, 6-2, R.Langevin, Méd.bat G.Clerk, H.E.C., 9-11, 8-6, 6-3.Robert THEAULT.Gérant du Tennis TENNIS INTER-UNIVERSITAIRE L'Université de Montréal participera au tournoi de tennis inter- universitaire.Les joutes seront disputées les 22 et 23 octobre sur lex courts du McGill (angle Sherbrooke et McTavish) et décideront du championnat des universités de l\u2019est du Canada.Nos représentants à cette classique seront: Yvon Pépin (Pharmacie).Raymond Langevin (Médecine), Bernard Beaudoin (Po- Iv).Robert Théault (Poly) et Georges Clerk (H.E.C.).Nous leur souhaitons bonne chance et beaux succès dans leur lutte contre McGill, Queens, Varsity et Western.POLY-SONNERIES On annonce la nomination de Roméo Filiatrault au poste de conseiller sportif.Il fut l\u2019un des meilleurs compteurs de l'équipe de hockey la saison dernière.Sans doute \u201cRoméo fila trop\u201d pour permettre à la défense ennemie de l'empêcher de compter.Il est à souhaiter que Roméo ne file pas trop à l'anglaise durant les évé- nements sportifs pour aller rejoindre sa Juliette.Certains attribuent les succès de Bernard Beaudoin au tennis à l\u2019emploi de la \u201cLaval Racket\u201d de la maison Andrévé (ne pas confondre avec la maison Andréef).Cette raquette originale a l\u2019avantage de supprimer l\u2019effort \u201cphysique\u201d et donne beaucoup d\u2019assurance sur le \u201ccours\u201d.La présidence du \u201cClub des courant d'air\u201d) revient logique- 1 mnt à M.Raymond Boucher.Sa profonde connaissance de la mécanique des fluides (science dont relèvent les phénoniènes de ventilation mentionnés dans le titre du club) le qualifie amplement à ce poste.\u201cLa fabrication de mitaines de ski magnétiques\u201d, tel est le sujet de these d\u2019Edmond Pontbriand, F.I.C.(Rassurez-vous mesderoi- selles, Edmond n\u2019est pas entré chez les Frères de l'Instruction Chrétienne, il est simplement futur ingénieur civil).L'usare de cette invention emnéchera ses hâtons d'acier de lui glisser des mains, évitant la perte d'un temps considérable consacré à leur recherche.L\u2019incident lui est arrivé apres une chute lors de In» classique du mont Baldv l\u2019an dernier, Robert THEAULT raient &t I'Etudiant.II nen est rien.C\u2019est triste! Au lieu de cela, on a parlé de dé- gats, de dégoûts, d'accidents.de maladie, de contagions, et de choses pires encore.Nous* voulions faire un voyage à chaque fin de semaine, faire memes des voyages monstres avec 10,000 voyageurs.Malheureusement, devant les pressions de la terrible A.G.E.U.M.qui est montée contre nous par le Quartier latin.lequel est dirigé par Jacques Hébert, nous abandonnons tout.Adieu les pav- sages, adieu les chansons, adieu les sandwichs! Après tant d'efforts, nous en sommes là.Voyez-vous?On avait demandé à l'A.G.E.U.M.par le Quartier latin, var Jacaues Hébert, de donner à chaque étudiant, un vélo.des skis, et une boîte à lunch.C'était bien justifiable.On nous a tout refusé.Claude FARIBAULT .EN MEDECINE La fête de Saint Luc a été brillamment célébrée par les étudiants de première et de deuxième qu\u2019une trop grande fatigue ne relenait pas dans leur lit ce ma.tin-là.temerciements très vifs à Monseigneur le Recteur qui a bien voulu à lui seul, représenter le personnel enseignant de son université.EN PHILOSOPHIE Président: Hugues Leblanc; vi- ce-prés.:Paul Lacoste; délégué à l\u2019'A.G.E.U.M.: André Lussier ; secrétaire: Charles Gill; trésorier: Yvon Dansereau; publiciste: André Béland; porte-drapeau: Jean Courval; conseiller sportif: Pierre Arbour.HENRI PRAT Monsieur Henri Prat, professeur à la Faculté des Sciences de Marseille, conférencier de l\u2019Institut Scientifique lranco-Canadien, donnera la deuxième série de ses conférences sur \"Exposé des méthodes de description des associations végétales, les mardis, 23 et 30 octobre.et les 6, 13 et 20 novembre.à l'Institut Botanique, 4101 st.rue Sherbrooke, à 5 heures du =oir.INVITATION.LIGUE DE QUILLES INTER-FACULTÉS Dagenais, C.Poly \u201cA\u201d 478 3 159,3 Binda, T.Med, BY 469 3 156,3 Marcoux, Sc.6.455 3 151.0 Mottet, sce.ô 452 3 150.6 Isabelle, IF.Poly AU 443 3 147.6 Groulx Se 429 3 143 Beauchamp, .409 3 130.3 La Bossière, Med.\u2018\u201c13°* 403 3 1343 Murray, iI.Poly SA 386 3 128.6 Dagenais, Poly II\u201d 355 3 128.3 Cromp, Droit 385 3 128,3 Marcotte Poly **B*\" 384 3 128.\u2018Trottier, LEC eB 378 3 126.Groulx Pharm.371 3 123.6 Carriere 1LE.C.\u2018B°* 370 3 123.3 Svivain, Sc.46 369 3 123.Matthieu, Med.\u201cA.307 3 1223 Boyer, Med.\u2018BB.367 3 122,3 Jeannotte, HLE.C.\u2018A 366 3 122 Théberge, ILE.G.\u2018A 356 3 118.0 Ste-Marie, ILE.C.*B°° 356 3 118.6 Grenier, Droit 351 3 117.Huard, TLE.C.A350 3 116.0 Laberge, Pharm.350 3 1106.0 Valade Pharm.343 3 114,3 Miquet, Poly \u201cB\u2019°._ 343 3 114.3 Bastien, KR.HEC, \u2018*B\u2018°.343 3 114.3 Bédard, Chir, dent.331 3 113.6 Gariépy, Poly A\u201d 340 3 113.3 Gilbert, H.E.C.\u2018\u201cA°.339 3 113.Trépanier, Méd.\u201cA\u201d 338 3 112.6 Lévesque, Chir.dent.337 3 112,3 RUES Nu » l'ureaux chez MONTREAL N Vertes ôphtalmiqu ec c op ques J.0.GIROUX o.d.assisté de MM.A.PHITIE JA, ALLAIRE.G.GUERNON uptométristes diplomes Potvin, HEC.\u2018B\u201d 336 3 113.Adam, HEC.**A°.334 3 111.3 Ferron, Se.46.333 3 III.Pion, Pharm.328 3 1093 Allard, Pharm.327 3 109 Laberge, Chir.dent.320 3 108.0 Boulard, Sc.16 .324 3 108 Boisvert, .Co.324 3 108 Laberge, Méd.*B\u2018*._ 319 3 1063 Benoit sc.ô.318 3 106 St-Hilaire, Sc.317 3 105.0 Hébert, Chir.dent.314 3 104.6 Massicotte, Droit .311 3 103.6 Gendron, Poly °B\u2019\u2019 .306 3 102 CLASSEMENT DES ÉQUIPES J TT.Pts G PT SCIENCES 3 1 1971 3 0 4 POLY \u201cA\u201d 3 1 1929 3 0 4 MÉD.\u201cB* 3 1 187 3 0 4 PHARMACIE 3 1 1719 2 1 3 POLY *B\u201d 3 1 1708 2 1 3 SCIENCES 46 3 1 1593 2 1 3 CIIR.DENT.3 0 1555 1 2 | L'OP.\u2026.3 0 1539 1 2 1 DROIT.3 0 1511 1 2 1 HEC.B* 3 0 1783 ¢ 3 0 HEC.\u201cA 3 0 1745 0 3 0 MED.3 0 1531 @ 3 0 B.PÉCLET, Gérant \u2014 1 , Pe eC) Dg ?D, de la\u2018Vue ete ESS a a +3 OCTORRE UMA BRUNO \u201cOn n'est pas quitte envers une musique qui nous déplait en la baptisant cacophonse\u2018\u2019, disait Igor en citant Strawin:ky \u2014On n'est pas non plus, réplique Stéfan, quite envers d'autres musiques déplaisente quand on les a baptisées romani me.Je ne sais vraiment pas lesquels je trouve les plus sots: ceux qui nsultent la murique moderne au nom du romanti:me, ou ceux qui insultent la musique 1oman ique au nom de la moderne.\u2014Qu'ont-ils fait de Léonore no 3?demanda Friedrich.Je suis arrivé trop tard pour assister au peu de Beethoven qu'on nous servait.Ça à dû être bien\u201d \u2014N'en doute pas, répondit Jocelyne.J'y étais: Je n'ai vraiment rien trouvé à redire.\u2014Il est maiheureux que je ne sois arrivé que pour le Brahms.Léonore dis-tu, fut parfait.mais ,e suis absolument certain qu'un cor laussa vers le début de la 4ième.\u2014Je n'a.me décidément pe Brahms, dit Anna.Seul le 3ième nouvement m'a piu.Huxley à ra-son d'affirmer que Brahms n'est que du Meyerbeer sur une plus haute échelle.\u2014Huxley dit aussi, ajouta Friedrich, que les interprètes juits sentimente- lisent t op ce qu is jouent.Comment dit-il cela .\u2018 Hebrew seasickness and spirituality.-\u2014Pos de politique de droite! interrompit Ignor.|l s'agit ici de musique.L'antisémitisme musical est :ûrement justifié dans certains cas; mais pas dans celui de Walter.ll y a de mauvais musiciens de toutes les races.E: d'ailleurs ajouta Stefan, une bonne sensibilité, quelle qu'elle soit, bien mise au service du romantisme .Somme toute, concluait Eschyle, il y a vraiment peu de choses à reprocher à ce concert.ll ne faut que louer Walter, et s'imaginer ce que serait notre orches re s'i demeurait ic: pour le diriger régu.ièrement.\u2014Son ldylle de Siegiried de Wagner, fut vraiment délicieuse, dit Anna.\u2014Et toutes les pettes subtilités de I'tdylle, j'ai osé les trouver fort bien rendues.- N'oublions pas que Nietzsche, le plus grand des anti-wagné- riens.\u2014-Vous oubliez C audel, dit quel- qu'un.WALTER Et Strawinsky, dit Coctomane.- .Nietzsche, disais-je, ne garde de toute la musique allemande que les classiques, I'ldylle de Siegfried, et quelques autres pièces.C'est irrésistible: et ce fut 13 un magnifique cadeau de fête qu'il offrit à une de ses femmes.; \u2014Si Wagner avait toujours été équilibré comme dans |'ldylle, commen.calgor.\u2014-ll n'surait pas écrit Tristan, interrompit Stefan.Encore Nietzsche: Je n'ai pas encore aujourd'hui trouvé ailleurs que dans Tristan cette fascination dangereuse, cet infini à la fois horrible et doux: je cherche en vain dans tous les arts.\" Pour ma part, je suis encore sensible à cette fascination de Tristan; j'avouerai que j'étais plus ému que préoccupé de surveiller les instruments trop ému peut-être pour le faire.Je fais confiance à Walter.\u2014Tu es incurable, Stefan, répondit Igor J'aime au contraire écouter Tristan avec le plus possible de sangfroid.Tant de puissance, tant de mouvement sonore déployés pour émouvoir les gens.Je ne suis pas ému par le poison wagnérien: je jouis de la belle interprétation.J'imagine l'émotion chez les autres et je m'en moque.Ces bien fini, le romantisme.Au vingtième siècle, il faut être bien maitre de soi.ouviens-toi de Rimbaud: \u2018Plus de pleurs.\u201d \u2014 Tu es peut-être, Igor, incurablement stérile.\u2014 Tout cela était trop allemand pour moi, juges Baptiste.Même Berlioz, le seul grand musicien françeis entre Couperin.et Fauré.Pourtant, Berlioz met dans son romantisme une clarté bien latine.L'Quverture de Benvenuto Cellini, même bien dirigée par Walter, le prouvait assez.-\u2014Je me demande, dit Ghislaine, si Walter songeait 3 sa Vienne en ruines, à son pays envahi par l'Orient, à ce merveilleux orches re viennois grâce auquel il atteignit si souvent des perfections musicales.Tant de ces Vien- nois sont demeurés attachés à leur ville.C'est peut être pourquoi il paraissait si grave, et pourquoi il fit si bien ressortir le désespoir de Tristan \u2014 À moins, répliqua Friedrich, qu'il n'ait été tout simplement ennuyé d'être à Montréal .Prerre GODIN «L'HÉRÉDITÉ ET L'HOMME» De tout temps, l'homme s'est efforcé, per fas et nefas, à transmettre le meilleur de lui-même à sa progéniture.Toutefois, souvent il a scruté l'avenir avec angoisse: l'enfant héritera-t-il d'une tare familiale?Aujourd'hui, par une étude de la famille des conjoints, une science relativement jeune, eugéné- tique, peut établir la structure physique et intellectuelle probable de leur hérédité.Dans L'homme et l'hérédité, le docteur Jacques Rousseau, directeur du Jardin Botanique et génétiste réputé, nous donne un exposé très clair des lois qui régissent la combinaison des gènes déterminant les réalités physiologiques et cérébrales du primate évolué.l\u2019auteur à su nous faire oublier les quelques chapîtres d'une lourdeur algébrique qu'exige l'explication d'une théorie en science pure, par de nom- reux renseignements à portée pratique, par un style simple, facile et souvent umoriste.À la grande valeur intrinsèque du volume de Monsieur Rousseau il faut ajouter le fait que c'est le seul texte de génétique existant au anada- français, exception étant foite d'un traité du père Louis-Marie, O.C.R., Préparé spécislement pour des étu- iants en technologie agricole.«LE RÔLE SOCIAL DE L'INGÉNIEUR.- Vous avez peut-être aperçu ce titre un jour, et (inconsciemment jen suis sûr) vous vous êtes dit: C\u2019est bon pour les Poly.\u201d Non, vous, étudiants en droit, en médecine ou autres autant que les futurs ingénieurs vous pouvez_ retirer énormément de ce petit livre de Georges Lamirand.L'auteur, sous l'étiquette \u2018ingénieur , nous présente un homme qui remplit ses devoirs envers lui-même, et qui accomplit d'une façon remarquable le rôle social que chacun doit à son entourage.En effet pour ce qui regarde la culture générale et le famille, il n'y à as de différence entre vous et eux.ux, ils sont à l'usine ou au laboratoire vous, vous vivez à la cour, à | hôpital ou au bureau; le cadre change, mais l'action qui doit s'accomplir demeure la même.Il y à du travail pour tous.G.B.En somme, L'homme et l'hérédité est un livre qui mérite d'être lu et même, de figurer sur les rayons de toute bibliothèque.OHOMEAE: Paul E.LALIBERTÉ (1) L'Hérédité et l'homme por Jacques Rousseau, éditions de l'Arbre, Montréel.\u201c LE QUARTIER LATIN À BAS L'AMOUR! En dépit du mot de La Rochefou- cauld, suivant lequel il en serait de l'amour comme des fantômes, dont tout le monde parle, mais que personne n'a vus, il faut bien reconnaître, hélas, que l'amour æst une réalité, car comme le fait remarquer Schopenhauer au début de sa Métaphysique de l'amour des sexes, il est impossible que quelque chose de contraire et d'étranger à la nature humaine ait élé sans cesse représenté par le génie poétique de tous les âges.La difficulté commence toutefois, quand nous voulons déterminer ce qu'est l'amour, ce qui en constitue l'essence.Faut-il y voir \u2018une qualité primordiale du protoplasme' (Buchner), ou le simple contact de deux épidermes (Chamfort), ou un piège tendu ar le génie de l'espèce (Schopen- auer), ou un produit de l'imagination (Gide), ou encore une passion biologique, une insulte physiologique à l'intelligence (Huxley)?Pour ma part, je n\u2019hésite pas à affirmer qu'il faut y voir tout cela, et qui plus est, une imposture, un geste d'égoïsme monstrueux .Précisons dès maintenant, que ce qui est en cause ici, c'est l'amour tel que nous le trouvons dans notre hypocrite société bourgeoise contemporaine.Nous repoussons l'amour non à cause de l'amour même, mais à cause des choses auxquelles il est un obstacle.L'amour est une imposture fait d'un vaste malentendu.Pour tout dire, c'est le domaine, disons mieux, c'est le climat par excellence du mensonge, de l'illusion.Emporté par le feu de l'imagination l'être qui aime sa façonne selon l'exigence et les caprices de l'autre, et la personne dont vous êtes passionnément épris est toujours de votre invention, et, soyez-en sûrs, la plus extravagante des fictions.Ce qui fait dire à Gide que \u2018quiconque aime vraiment renonce à la sincérité\u201d et il ajoute: \u201cDans le domaine des sentiments, le réel ne se distingue pas de l'imaginaire\u201d.Aldoux Huxley écrit dans le même sens: \u2018They (most lovers) are in love with somebody else\u2014their own invention\" (Antic Hay, p.180) Celle, que dans votre fatuité, vous appelez \u2018l'élue de votre coeur\u201d (il est vrai que le coeur à ses raisons!!!) a vite fait de vous rendre esclave, de vous asservir d'une manière ignobie, et on peut prendre comme axiome, que l'amour croît en raison directe de l'asservissement.Bel état de choses, convenons-en! Esclave d'une illusion, d'une fiction, baudruche gonflée par soi! L'amour, de par sa nature, tend à créer du définitif, du statique, là où il n'existait auparavant que d'exquises possibilités, de délicieuses virtualités.Je n'irai pas jusqu'à écrire qu'un état parfait de réalisation doive aboutir ipso facto à une déconvenue.Mais je dirai que cet état est une étendue aride où ne pousse plus le fruit amer et brûlant du désir, et qu'est la vie sans le désir?\u2018La vie, écrit Montherlant, ce n'est pas la prise, c'est le désir\".J'aime jusqu'au moment où je suis sûr d'avoir conquis.Je suis comme Hannibal: je sais vaincre (!) mais je ne sais pas profiter de ma victoire! En réalité, une fois la victoire obtenue, le jeu n'en vaut plus la chandelle, car, que reste-t-il au dela?(Ne me forcez pas à répondre, aimable société) D'ailleurs, n'est-ce pas un geste d'égoïsme monstrueux que de choisir ainsi une femme, par simple caprice, parmi toutes celles qui nous entourent, et de leur refuser, par le fait même, le plaisir de découvrir nos qualités, nos charmes, que sais-je encore?Que de coeurs blessés, que de meurtrissures, nous causons ainsi (et elles ont le coeur si tendre, me dit-on.Allez-y voir toutefois!) L'amour, du fait qu'il implique l'idée de choix, me répugne .Vous savez?\"Choisir m'apparaissait non tant élire que repousser .\u2018\u2018 etc.Et l'on a beau dire, l'amour c'est la possession .De grâce, ne me confondez pas avec Sparkenbroke.(Au fait, avez-vous lu le dernier roman de Charles Morgan?Si non, faites vite).Je disais donc que l'amour c'est la possession .Huxley exprime l'idée avec une élégance toute mathématique: \u2018(x y) = (x+y) (x\u2014y) and the equation holds good whatever the values of x and y.It's the same with your love business\".L'amour est un chronophage (qu'on me pardonne ce néologisme aussi bête que la chose).Il n\u2019est pas nécessaire d'avoir lu les romans de H.G.Wells pour en être convaineu, n'est-ce pas?J'en veux surtout à l'amour parce qu'il rend nécessaire le mensonge sur soi.Hanté par la notion de durée et quelque influence behavioriste aidant, je pense que la notion de personnalité est confuse, et pour parler le jargon de Carl Jung, je dirai que \u2018l'élue de votre coeur\u201d ignore tout de notre personne réelle (et avec raison) et de notre persona.Elle s'en tient au personnage.Vous voici donc étiqueté, sans appel: doux, tendre, mufle etc.Inutile d'insister que ce n'est là qu'une grossière caricature, une généralisation un peu hâtive, et que la vérité, comme disait Renan, tient souvent dans une nuance.\"Que prétendez-vous insinuer, Monsieur?Nous sommes femmes, et notre intuition .* (6 Bergson!) Que faire alors?Entrez dans le jeu, quoi, mentez, donnez-leur le change.Îl ne manquera sans doute pas de jeunes freluquets ravis, pleurards, geignards, crevards, don quichotte de l'encrier, pour prendre la défense de l'amour Je ne parle pas des femmes, elles savent trop bien se défendre! Mais je m'en tiendrai toujours à ce bout de dialogue de D.H.Lawrence: \"Then there is no love,\u201d cried Ursula.\u2014\u201cUltimately, no, there is something else.But ultimately, there is no love\".(Women in Love, p.164).François LAPOINTE Faculté de Philosophie temps que les articles sérieux.À NOS LECTEURS DU COLLEGE DE SAINT-LAURENT Nous avons appris avec donleur que trente-cing étudiants du collège de Saint-Laurent avaient rayé leur nom de notre liste d'abonnés à cause des changements projetés dans la page des arts.Espérons que ces fils prodigues reviendront au bercail en même La rédaction BRILLANTE SAISON DES COMPAGNONS Les Compagnons abordent cette année In sulson peu-être la plus brillante de leur carrière.D'abord 1ls s'installent sur une scène renouvelée, celle du Gest dont on à su tirer un magnifique parti.Te Gesû se propose indiscutablement comme In plus helle salle consacrée au théâtre et à In musique, à Montréal.Pour la première fois, de leur histoire, les Compagnons ont élaboré une saison complète, fixe, presque trop ambitieuse, mais qu'ils sont bien décidés à réaliser dans l\u2019enthuusiasme.Lu saison s'inaugure le 1er novembre avec du Musset, un auteur rarement présenté sur Nos scènes locales, mais qui reste pourtant l'un des grands enchanteurs du théâtre français.A l'affiche \u201cOn ne badine pas avec l'n- mour\u201d, Les Compagnons ont réuni une équipe ardente de comédiens et Toeuvre s'éln- bore avec ferveur.Les décors seront signés par André Jasmin, un des artl- sans de la jeune peinture, Les billets de salson sont actuellement en disponibl- 1ité au contrôle du Geshû.Il y aura représentations les jeudis, vendredis et sn- medis 1-2-3-8-0 et 10 novembre en soirée.\u2014 (Communiqué).ie RAUR TROIS e-_\u2014 ry Pitta rt ri Li rit) LE FOLKLORE FRANÇAIS Chante rossignol, chante Tor qui as Ie coeur gar\u2019 Toute ls journée, sur la route, au grand soleil, nous avions marché.oute ls journée, nos yeux avaient bu de la lumière, des couleurs.Nos orcilles bourdonnaient encore du chant des sources et des bruits d'oiseaux.Le nez plein de parfums, la bouche remplie de chansons, nous avancions oussés par l« bonheur vers un autre onheur.Nous avions apporté, en plus des choses utiles à tout routier, ces objets indispensables que sont la joie, la jeunesse, l'amitié, la liberté et les chansons Le sou était venu, et avec lui, le repos.Le ciel allumait une à une ses étoiles.Le leu de joie, timide d'abord, se mit bientôt à danser et à lancer vers le ciel ses multiples sourires.C'était silence.Les mots nous devenaient inutiles.\u2018Celui qui ne saut plus parler, qu'il chante a écrit Claudel.\u2018Il suffit qu'une pette âme ait la simplicité de commencer et voici que toutes, sans qu'elles le veuillent se mettent à l'écouter et répondent, elles sont d'accord\u201d Et nous chantions .Gai lon la, gai le rosier, À la claire fontaine, Isabeau sy promène, Au bois du rossignolet, J'ai tant dansé, J'ai tant sauté, Au pont du Nord, Auprès de ma Blonde, Le Chevalier du guet Et nous chantions .Nous n'étions pas des chanteurs professionnels mais de véritables amateurs: \u2018Tout le monde à le droit de chanter, écrit Claudel.Il ne s'agit pes de faire quelque chose de beau, l'idée de la beauté doit être aussi absente de votre coeur qu'elle l'a toujours été de celui des artistes nails vraiment grands\u2019.Et nous chantions .Les voix et les coeurs étaient d'accord.Nulle contrainte.Seul, le plaisir de chanter nous guidait.t, l'une après l'autre, se succédaient dans le soir, ces chansons à la ligne mélodique si pure, aux paroles plrines de simplicité et de poésie.Puis vinrent les chansons humoristiques si françaises et si spirituelles: Le nez de Martin, L'appétit vient en mangeant, Mon père m'a donné un mari, etc Et que dire des chansons à boire qui ont la couleur et le goût du vin qu'elles célèbrent, sinon de ne pas trop les chanter sans avoir la promesse de boire, car elles ont le don de donner le cafard à bien des palais.Elles surent toutes, ce soir-là, nous mettre l'eau à lo bouche et le sourire dans les yeux: C'est à boire, à boire, à boire, c'est à boire qu'il nous faut\u201d.Nous ne négligeômes pas non plus les chansons typiquement canadiennes- françaises comme le Bal chez Boulé Un Canadien Errant, ete Le lever de la pleine lune nous suggéra: © clair de la lune et cette chanson si tendre et si poétique que je ne puis m'empêcher de la reproduire en entier: Au beau clair de la lune, m'en allant promener, J'ai rencontié Nanette qui allait s\u2019y digner.Je lui ai dit \"Nanette, prends garde de te noyer , Nanette si folette ne m'a pas écouté.Mettant son pied à l'eau, son coeur s'y est noyé.Son corps est en dérive le long d'un vert pommier.Beau pommier, beau pommier, tu es chargé de fleurs Ne faut qu'un petit vent pour shattre tes fleurs, Ne faut belle qu'un passant pour avoir tes faveurs.Ces paroles unies à la mélodie constitue, à mon humble avis, l'un des plus beaux chefs-d'oeuvre du foklore français.Et tout en chantant avec les amis, je songeais à cette autre parole de Claudel: Réservez, conservez ce trésor, frères Canadiens! Le jour où la musique mécanique, ou le dur jezz américain vous aura fait oublier la parole vivante de nos pères, ce jour sera un triste jour pour la Nouvelle-France entre Montréal et l'Acadie, et j'espère de tout mon coeur qu'il ne viendra jamais.\u201d Les voix se turent, le feu ne danse plus.Mais la chanson française venait de resserre: d'indestructibles liens d'amitié.Jacques DUPIRE CONTRE N.D.LR\u2014~ V'vict nn des articles que nous avons reçus au sujet de la réforme que nous voulions établir dans la page des Arts.Les directeurs du Quartier latin, devant les résultats de l\u2019enquête Racine-Sinatra, se sont vus dans l'obligation de supprimer la page des Arts.La surprise fut générale.Agréable pour plusieurs nous n\u2019en doutons pas, la nouvelle éveilla cependant un doute chez un grand nombre.Serait-ce là l\u2019indice d\u2019un relâchement intellectuel chez les étudiants ?En effet, la qualité de l\u2019acte dénonce fatalement la qualité de l\u2019être.Agere sequitur esse disent les philosophes.Réclamer la suppression d\u2019une chronique littéraire, musicale ou théâtrale dont la tenue est impeccable, manifeste ou une étroitesse d'esprit ou un désintéressement artistique tout à fait renversant chez des étudiants.Quelques-uns s'excusent de ne pas s\u2019intéresser aux arts par un manque de temps.Soulignons d\u2019abord la nécessité de nourrir l'âme comme l'intelligence.De plus, s\u2019ils ne peuvent pas goûter aux sources mêmes de l'Art, ceux-là devraient - tout au moins se réjouir d\u2019être tenus au courant de ses manifestations par plus fortunés qu\u2019eux.SINATRA De plus, le premier but du journal universitaire réclame un intérêt soutenu pour les arts.Il existe d'abord pour créer et stimuler un esprit authentiquement étudiant ; un esprit sain, enthousiaste et fécond.Il doit donc être maintenu au niveau intellectuel qu\u2019implique sa position et sa fin.Notre journal ne doit pas être abaissé au niveau de ses moins intéressants lecteurs, mais il doit les entraîner dans son sillage vers un idéal plus élevé.Sans en faire une feuille exclusivement littéraire, ne faisons donc pas de notre Quartier latin, un journal d'usine de guerre! Ne le réduisons pas aux dimensions des funnies de fin de semaine.Conservons-lui son caractère étudiant! Guy GOYER Les Étudiants trouveront tous les volumes dont ils ont besoin CHEZ DÉOM \u201cun 1947, Saint-Denis Montréal a | VILLE DE DEMAIN La ville de demain.Des avenues aux courbes gracieuses, des fleurs, des arbres autour de jolies maisons, aux grandes fenêtres, aux couleurs gaies.De temps à autre, un pare, aux vastes pelouses, avec lerrains de jeux.A intervalle régulier, se dresse un îlot de conciergeries.Elles ré- vêlent, les unes, un style traditionnel, aux lignes harmonieuses et reposantes, les autres, un style ultra-moderne, aux paraboles audacieuses.Ces immeubles sonl tous aménagés, selon les dernières données de la techniaue architecturale, et pourvus de salles djamusements.Cette symphonie colorée, reflet de civilisation.se groupe autour d\u2019un centre.d'où jaillissent.l\u2019église.Ja bibliothèque, le hall récréatif.Spectacle émouvant d\u2019une cité, faite d'intelligence et d\u2019humanisme, où les hommes peuvent plus facilement trouver le bonheur.Montréal, aujourd\u2019hui, est en majeure partie à l\u2019opposé de ce tableau.Surtout depuis l\u2019époque de son développement phénoménal, débutant vers la fin du siècle dernier, Montréal s'est avéré une faillite, au point de vue de l'esthétique, et même de l\u2019hygiène, Seuls quelques districts ont échappé à la règle comme pour mieux mar- auer l\u2019abîme entre ce qui aurait dû être, et ce qui est.Jusque dans les campagnes se sont avancées de longues rues droites, mornes, aux innombrables poteaux de télégraphe, aux maisons serrées, les unes contre les autres, dans un désordre indes- eriptible, et s\u2019anpuyant sur leurs fameux escaliers extérieurs.Notre rue-tvpe montréalaise, la voilà, laide, obscure, déprimante, avouons-le.L'aspect des quartiers qu\u2019elle forme, est navrant, surtout quand il n\u2019y a pas de verdure pour atténuer sa crudité.En un mot, donc, la situation n\u2019est guère satisfaisante.Mais cela peut changer, ce- là commence déjà à changer.Il nous suffit de jeter un regard sur le monde, pour trouver des exemples, motifs d'espoir.D'une part nous verrons des villes, semblables à Montréal, qui, parties du même point, se sont développées d\u2019une façon beaucoup plus harmonieuse, grâce à une réglementation, relativement simple, mais rigidement observée.Tel le cas de Toronto.D'autre part se trouvent des cités, qui ont connu une croissance.désordonnée, sous la poussée de l\u2019industrialisation, pour finalement changer radicalement d\u2019orientation.Dans ces villes, de vastes projets de cités ouvrières sont déjà réalisés, et beaucoup d\u2019autres sont en voie d\u2019exécution.Le but proposé: assurer le plein épanouissement de la vie familiale et sociale.Exemple à l'appui; Stock- olm, capitale de Suède.De plus il suffit de lire quelques revues d\u2019architecture et d\u2019urbanisme, pour saisir la puissance des instruments que nous avons à portée de main pour réaliser nos projets: une science de l\u2019urbanisme très avancée, une législation qui accorde aux municipalités des pouvoirs très étendus, et de plus des moyens dynamiques de construction.Telle la préfabrication, qui d'ici quelques années révolutionnera l\u2019art du bâtiment.Cette méthode nouvelle sera appliquée, plus ou moins intégralement, selon le destinataire de la maison, (classe ouvrière, moyenne ou riche) selon le type de l'habitation (cottage, duplex, ou maison de rapport).La solution du problème d\u2019urbanisme montréalais doit être cherchée dans l'usage intelligent et décidé de ces forces, mis à notre disposition.Montréal a depuis 1941, un véritable comité d'urbanisme.Ce dernier est à dresser un vaste plan d'urbanisation de notre ville, établi sur une étude approfondie de l\u2019état actuel des différents quartiers de Montréal.Des études de détail, concernant l\u2019aménagement de districts industriels et domiciliaires, de voies rapides de circulation, et de nouveaux parcs ont été présentés, et certains ont reçu un commencement d\u2019exécu- LE QUARTIER LATIN PAGE QUATRE tion.De plus, la rationalisation et la généralisation des règlements se poursuit.1] faut souhaiter que le Comité d'Urbanisme ait en main l'autorité et la liberté nécessaires à l\u2019exécution de ses projets.La coopérative de l'habitation, voilà le meilleur agent dans l\u2019emploi des méthodes modernes de construction.Ce système est le plus conforme à nos intérêts.Grâce à l\u2019édification en série, à la suppression des intermédiaires (toujours onéreux) il permet l\u2019abaissement des prix.De plus, un plan d'ensemble, au détail près, permet l'intégration ordonnée de la communauté, tant au point de vue social et religieux qu\u2019architectural.La Cité-Jardin du Illième Centenaire, quoiqu'inachevée est déjà un bel exemple de ce syste- me.L\u2019embellissement de notre ville sera rapide, le jour ou cette me- thode se généralisera.oo En joignant à l'urbanisation méthodique de la cité, les moyens 28 OCTOBRE 1945 modernes de construction, accentués par la formule coopérative nous atteindrons sûrement notre but; faire de Montréal, une cité belle et saine, physiquement et moralement.destin qu\u2019appelle son site magnifique, et ses origines mystiques.Claude DESROSIERS FANTS INTÉRESSANTS CONCERNANT LHUILE L\u2019AMÉRIQUE DU NORD à l'époque où la supéificie que couvraient les mers disparues était la plus consideroble.TERRE MERS PEU FCRME PROFONDES SITES DES M OCÉANS CHAMPS PROFONDS PETROLIFERES MODERNES* *Des deplacements vlténeurs de l'écorce terrestre ayant recule certains vieux lits de met à l'inictieur du continent, il en esl resulté que certomns champs petrolideres ve trouvent hors des régions \u2018mers peu profondes\u201d indiquees sur la carte ONT APPORTÉE L'HUILE AU CANADA IMAGINEZ-VOUS que la province de l'Alberta\u2014et de vastes régions de la Saskatchewan, du Manitoba, de l\u2019Ontario, du Québec et des Provinces Maritimes\u2014sont couvertes par de grandes mers peu profondes! C'est précisément ce qui existait il y a 300,000,000 d'années, alors que plus de la moitié du sol canadien était submergé par les anciennes mers \u2018\u2018bordières''.La carte de géologue qui est illustrée ci-dessus vous indique quel était l'aspect de notre continent à cet époque préhistorique.De longs siècles durant, de vastes quantités de sédiments ainsi que les restes de la faune et de la flore marine furent déposés sur les lits des mers disparues, et, le temps faisant son ocuvre, un miracle s'est produit.Les sédiments se sont transformés en diverses couches rocheures de schiste, de calcaire et de grès .les matières grasses de la faune et de Ia flore marine ayant subi une transformation chimique, devinrent la substance que nous appelons maintenant de l'huile brute! A ce moment-là, un autre miracle s\u2019est produit.La croûte terrestre sous les mers commença à se déplacer et à se soulever, Ces convulsions firent reculer les eaux et surgir les couches PRODUITS IMPERIAL x % Xx IMPERIAL OIL LIMITED de roc et d'huile; les collines, les plaines et les montagnes se formèrent\u2014c'est-à-dire que c\u2019est au cours de cette évolution que notre continent a pris sa forme actuelle.Si-vous consultez de nouveau la carte, vous verrez comment cette invasion séculaire des continents par les mers nous a laissé des gisements pétrolifères souterrains.La Vallée Turner, si renommée aujourd\u2019hui, le bassin du fleuve Mackenzie, les sables imprégnés d'huile de l\u2019Alberta\u2014faisaient tous partie, jadis, des lits des anciennes mers.Il en était de même des régions pétrolifères près de Petrokia dans l'Ontario où l\u2019on extrait encore de l\u2019huile.Aujourd'hui, partout où il y a des gisements pétrolifères au Canada, les foreurs de l'Imperial Oil sont au premier rang pour ea extraire l'huile et la faire servir aux besoins du pays.Et, d'année en année, les techniciens de l'Imperial Oil consacrent tous leurs efforts à l'exploration des sites des anciennes mers afin d'y découvrir des gisemems nouveaux pour faire face à de nouveaux besoins\u2014et ajouter de nouveaux trésors À la richesse nationale du Canada.Ce message est le deuxième d'une série; la prochaine annonce racontera comment les géologues fouillent les lits des mers disparues, à la recherche de l'huile que nous utilisons aujourd'hui.at a ER A EE TN AMO 4 & y pF TT el 23 OCTOBRE 1945 Au creux des corridors HOMMES OU SAVANTS Sur le point d'aller critiquer, je me sentis quelque peu mal à l'aise à la pensée de l\u2019inévitable réplique; détruire est toujours plus facile.Peut-être, mais ce n'est siérement pas toujours plus nuisible.D'ailleurs, les morts, les forts ne su préoccupent guère de la lonange.Nous sommes contraints de parler d'un mal qui ne trouvera de remède que dans la mort de ceux qui le portent! Nous sentons le besoin d'en parler, de rontr ce que nous en pensons, par pure satisfaction.Personne eu particulier ne sera visé; toutefois nous prions certains maîtres el supérieurs de ne pas trop s'offasquer, s'ils croient se reconnaître ici.et voir que nous nous permettons vis-a-vis d'eux nn regaid de défiance.et plus ane cela encore, un regarl de défi! Nous sommes tout à fait inoffensifs; les hommes qui méritent notre reconnaissance avant tout, connaissent nos sentiments et ne se sentiront pus blessés de nos propos actuels.Cette reconnaissance atteint aussi ceux auxquels, vaguement, nous nous adressons, mais avec des variantes.Ce ne sont pas des bommes d'ailleurs que nous mettons en cause, mais un esprit.une mentalité qui nous répugne, ll nous déçoit grandement de ne pas découvrir chez tous la part équilibrante d'humanité, de richesse de coeur et de sentiment, cette souplesse qui devrait sinfiltrer dans accumulation du sa roir.Chez certains hommes qui se gobent de leur prestige, un vide épais empêche la communication entre les informations savantes out s'entassent et un fond possible de dispositions bumaines.En l'absence de la faculté normalement innée de pénétration des problèmes particuliers à chaque vie, (en debors de toute pathologie, de grâce), ces bommes cherchent à substituer une mentalité plutôt fictive où prime l'indifférence.Cette altitude gagne assez bien ceux qui ont eu le bonheur très mesquin, d\u2019une vie qui conlait sans beurt.sans faux pas (les UN PEU DE \u201cLa justesse de l'esprit dépend de ln drole ture du coeur et du calme des passions.(Considérations sur les Moeurs.Duelos) J\u2019assistais l\u2019autre jour à une représentation cinématographique dans un théâtre de l\u2019est de la ville.Durant la revue des Actualités Françaises, on nous à montré le général de Gaulle, dans son entrée triomphale à Paris.Quelques écervelés ont alors crié chou! et vive Pétain! En plus de manquer totalement d'éducation, ces gens, ont sans doute été très mal renseignés .Un tel état d'esprit se retrouve malheureusement à l\u2019Université, que fréquente, dit-on, l\u2019élite de la société.1) est un fait avéré, c\u2019est que la plupart des étudiants mésestiment le général de Gaulle, cert- tains vont même jusqu\u2019à le mépriser.Pourquoi?Bien peu pourraient v répondre.Les calomniateurs puisent ordinairement leurs renseignements dans la source de leurs sentiments et dans la mer profonde de leurs préjugés.Si le général de Gaulle a su se rallier les communistes, ce n\u2019est pas en acceptant leur idéologie F.CU.C ETUDE: LE COMMUNISME .Me M.CARON, conférencier 26 octobre, 8 hres pam.325, Chemin de In Côte Ste-Catherine.INSTITUTION CANADIENNE-FRANÇAISE LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE FABRICANT DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES bons garçons), ceux qui ont tout reçu tout cuit.I leur en est resté l'incompréhension de ce qu'ils n'ont pas vécu, de ce qui leur est étranger, en réalité ou en principe.Si au moins ils n'affectaient pas une prétendue ironie à l'égard de ce qui ne les touche pas.C'est ainsi que nous en voyons qui empruntent, pour la solntion de tout problème vital d'antrai, nine séreté de pompiers, une sérénité de bücherons, l'envergure d'un narcisse.Nes égards se fout de plus en plus rares pour des bammes qui se plaisent, on dirait nonchalamment, dans leur froideur de sentiment.La science les occupe.Hs leur faudrait toutes les vies modelées sur la leur.Une définition idéale de l'homme s'est plaquée dans leurs esprit.Lenrs jugements se forment à partir d'une conception idésliste, et ils manifestent beaucoup plus d'attention et d'égards pour l'hamme qui devrait être que pour celui qui est, et qui attend d'eux un minimum de sympathie.Hs se croient en faveur de Li science an service de l'homme, mais je parie, beu importe ce que je parie, qu'au fond, ils ex- poitent les hommes pour servir leur science.L'homme n'est plus pour eux qu'un sujet à traîter dans des cadres scientifiques.Hs sont dépourvus de cette simplicité profonde, dont parle Balzac, qui les ferait se pencher sur les homme: en mettant la science an service d'un bumanisme de base.Ça raudrait mieux que ce je m'enfoutisme qu'ils affichent partout.A tons ces érudits qui n'ont pas le temps d'être bumains, à ces hommes unilatéralement svientistes qui n'en peuvent mener plus large que ne leur permet tent les frontières de leur savoir inflexiblement plaqué, enfin, nous n'avons plus rien à dire: nous venons d'en perdre le goût.Un peu comme celui qui aurait perdu l'appétit pour s'être écoeuré d'avoir trop avalé\u2026 Si de tels bommes n'existent pas, eh bien! Dieu soit béni, André LUSSIER LA FRANCE mais en prenant la direction de la résistance effective à l\u2019ennemi, en ne capitulant pas devant l\u2019envahisseur.Peut-on lui reprocher cela ?Pourquoi ne pas se placer au- dessus des partis, pour considérer avec plus d\u2019impartialité le rôle magnifique que le général de Gaulle a joué durant cette guerre ?Le général de Gaulle ne fut pas seulement un grand soldat mais aussi un grand Français, qui représente actuellement l\u2019élément le plus sain de la population.Qu'on laisse donc de côté le préjugé qui consiste à ne regarder la France que sous l\u2019aspect de l\u2019Ancien Régime; c\u2019est une absurdité historique, pas moins! La France d'aujourd'hui renferme autant de bonnes gens que Celle d'autrefois.Qu\u2019on se le dise et se le répète! On ne renie pas un frère parce qu\u2019il ne partage pas nos opinions.On prêche beaucoup en Canada l\u2019idée de fraternité universelle ; qu\u2019on se rapporte aux paroles pleines d'actualité de Paul Deroulède : \u201cIl se peut que tous les peuples soient frères, mais mon premier frère, c\u2019est le frère français.\u201d Jean des Mauges «LE QUARTIER LATIN» DIRECTION Directeur : Jacaues HEBERT Directeur-edjoint : Lomer MERCIER-GOUIN RÉDACTION Rédacteur en chef : Jean-Louis ROUX Secrétaire de la rédaction : Jacques DUBUC Chef des nouvelles : Guy-O.BRISSETTE Dactylographe : Julien LACROIX RÉDACTEURS Guy BEAUGRAND.François LAPOINTE CHAMPAGNE | Pierre LEFEBVRE Georges-H.BLOUIN André LUSSIER J.-B.BOULANGER Robert MASSE Ceri DUBUC Jehan PERDRIAU Cloude FARIBAULT Gabriel PHANEUF D'Iberville FORTIER Jean-Paul SAINTE-MARIE Pierre GODIN Pierre TANGUAY Thérè:e GOUIN Marie JULIEN Roger THIBAULT Jean-Guy LAURIN Gilles POTVIN Jean-Pierre LABRECQUE Jacques ROUSSEAU Cleudine THIBAUDEAU ADMINISTRATION Gilles TRAHAN Imprimé por LA CIE DE PUBLICATION LA PATRIE 180 est, tue Ste-Cotherine Montréel \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE QUARTIER LATIN Chronique sociale COOPERATIVE DE LOGEMENT?A la fin d'août dernier, un confrère terminail ainsi une courte lettre: \u201cTrou- ve-moi une chambre.\u201d Je croyais la chose facile; je dus changer très vite \u2018idée.À la rentrée il se trouvait logé dans unc cave trop humide et il déménageait à nouveau.Je me suis alors posé avec d'autres camarades, le problème d'un- coopérative d'habitation.\u2014 Que scrait-clle celle coopérative.Rien de plus simple.Deux ou trois étudiants se réunissent pour grouper autour d'eux quinze à vingt de leurs confrères.Hs logent ensemble, ils vivent d'un même esprit une vie commune, ils sont solidaires les uns des autres; ils prennent tous les repas à la maison.Les études sc font là, dans un local destiné au travail intellectuel au milieu d\u2019une a'mosphère intellectuelle.Tous ont mis leurs livres en commun pour ne former qu\u2019une seule bibliothèque.On s'entraide.C\u2019est une maison étudiante, il y a donc des loisirs.Aussitôt on voit surgir un grand salon où l\u2019on s'amuse cn commun.On y discule, on y reçoit ses amis, on y donne des dunses pour le groupe: on mène une vraie vie d'êtu- dianls.On s'amuse à bon compte el c\u2019est du vrai plaisir.Dans une telle atmosphère.quel étudiant ne se sent pas fier de son travail.La vice en commun, que d'amitiés elle engendre.Quel enrichissement au contact les uns des autres.Dans un tel groupe, il y en est toujours qui sy connuissen! cn musique, cn littérature, en sciences, et ils sont prêls à communiquer leurs opinions à leurs camarades.En plus de celte atmosphère étudiante où l'on se déride, où l'on étudie.puisque c'est notre devoir d'état.il y a encore des avantages du côt économique.Dans une telle maison où habitent une vingtaine d'étudiants, les dépenses sont proportionnellement moindre.Nous précoyons la somme de $35.00 par mois, chambre ct repas compris.C'est déjà une économie appréciable avec des avantages qu\u2019on ne trouve nulle part ailleurs.Si ce rêve pouvait se réaliser! Maurice SAUVÉ CONFÉRENCES.Critique .PAGE CINQ Tout de même ! Messieurs les humoristes .Nous avons demandé aux étudiants de nous communiquer les bonnes bla- ques de Li sennaine et, si c'était possible, de les grouper dans une chronique de faculté.L'humour ext de mise dans un journal étudiant.Il serait exagéré de prétendre que ces blagues et ces chroniques ont encombré notre comrier.C\u2019est à peine si nous avons reçu quelques papiers pour la plupart décevants.Nous nous contentons de souligner de défaut le plus caractéristique de ce genre difficile, Hlustrens par un exemple: \"Guy B.C.de faleulté NX a été vu rue SainteC, en Main de causer avec mademoiselle Y.R.qui était toute rouge.\u2014Prends garde Guy-B.C.et, bo!bo! mademoiselle YR.\u201d Le mains qu'on puisse dire de ce genre de blague c'est qu'on n'en veut pus dans notre journal.Nous devons écrire, autant que possible, des choses intelligibles par nos quatre mille lecteurs dont deux mille sont des étudiants.Personne n'est intéressé aux allées et venues de Guy-B.C.st ce n'est lui-méme et peut- être quelques rates camarades de la classe Z de la faculté X.Laissons ces potinages de vieilles femmes à Rudiomonde er aux feuilles de troisième zone.Evitons de mênte les propos scabreux et les personnalités.Nous ne sommes ni prude, ni bigot: mais nous trouvons ridicule et détestable que sous prétexte d'humour, on nous propose que les êtu- diants sont tous des dévoyés, les êtu- diantes des racolenses et les professeurs des ânes bottés et des pauvres d'esprit.Et malgré tout } nous faut plus de ete que jamais dans le Quartier latin.La DIRECTION Selon les savants La fin bu Monde se PRODUIRG | A DANS cent Millions AN bannees 4 YT \u2019 y = ham ?4 4 >> 2 (J'avais compris CARABINES.Enfin, nous sommes les vraies copines des vrais copains! Nous avons le droit de respirer, de parler, d'agir à l\u2019Université.Agir! Enfin l'A.G.E.U.M.va pouvoir compter sur des membres sérieux et responsables.C\u2019est une vérité de tous les temps que la femme est plus réalisatrice que l'homme mais il faudra aux étudiants des preuves .Qui les leur apportera?Il faut se bouger.J'aime mieux quelqu'un qui agit dans le vide que quelqu'un qui n\u2019agit pas du tout.Cette pauvre mouche du coche, comme on a mal interprété son impuissante sympathie! Une étudiante amorphe, c\u2019est un être laid, sans jeunesse et sans vie.Il faut mettre de l'atmosphère dans notre université.L\u2019enthousiasme, la folie, I'entr'aide, la culture intense.un peu de sérieux (pas trop, juste assez pour ne pas être mis à la porte).On réclame tout de notre jeunesse, notre talent, nos idées.Nous n\u2019avons pas le droit de tout garder celà pour nous.Vais-je donner l\u2019exemple\u2026 J'ai une idée.je la propose.Si nous avions dans le Quartier litin un petit coin où nous pourrions dire tout ce que nous pensons, montrer le meilleur de nous-mêmes à ces messieurs qui ne nous connaissent guère et en même temps, dire au sexe fort ce que nous pensons de lui.Ah! Camarades, je vois poindre en vos yeux une noble el salutaire indignation.C'est le temps de nous envoyer un article.Ne craignez rien.la censure est très large.1Ié bien, qu\u2019en pensez-vous ?Une chronique féminine où l\u2019on ne parlerait ni de modes, ni de parfums, ni de sentiments à l\u2019eau-de- rose.Quelle innovation! Enfin, ce n\u2019est qu\u2019un projet.Il dépend de nous qu\u2019il se réalise ou non.Répondez vite.Si vous écrivez en français des idées que le reste des mortels peuvent à peu près comprendre, votre article sera bienvenu.Vite, hâtez-vous de faire briller le génie de la femme! Claudine T.SUR LE CHEMIN D'abord il y a eu l\u2019eau qui est devenue trop froide pour se baigner; puis les feuilles qui ont commencé à jaunir.Ensuite j'ai reçu une lettre nv'avertissant que j'avais un examen a reprendre .J'ai fait mes valises, j'ai trinqué une dernière fois aux vacances - Ie bruit des verres faisait un drôle de glas \u2014 et je me retrouve en gare centrale un lundi matin pluvieux.Pas de comité de réception pour moi, un retour de vacances.J\u2019attrape le premier tramway .J'ai perdu l'habitude pendant ces quatre mois: je dois correspondre sous In pluie .Résultat: un pressage de pantalons plus un retard au premier cours.Les cérémonies d'inscription sont plutôt brèves: je me présente au bureau .\u201cQu'est-ce que tu veux?\u201d Comme si on pouvait aller au bureau pour autre chose que pour s'inscrire un matin de rentrée .Je donne les quelque cent cinquante piastres traditionnelles.L'homme sourit .Il m'appelle monsieur en me remerciant.DES ÉCOLIERS Je réveille les confrères et je dérange le professeur en entrant en classe, cclui-ci me gratifie d\u2019un regard homicide pendant que je-me cherche une place.Les professeurs ne semblent pus plus enthousiastes que nous, de reprendre une nouvelle année .Le fait est.que leur vacances à ceux, sont encore toutes proches elles nussi.Le cours de ce matin, ils l\u2019ont préparé en cherchant un parapluie où une serviette .nous l\u2019exeusons.J'avais réussi à m\u2019endormir quand la cloche et une solide tape d\u2019un copain firent déguerpir mon rêve.Au début du deuxième cours j'avais la main droite fort endolorie ct les épaules un peu moulues \u2014 il y a des colosses parmi mes amis \u2014 mais In bonne humeur m'était revenue .I! y a cela de bon dans une classe, qu\u2019elle n une réserve constituée, formidable d\u2019optimisme, où chacun puise presque malgré lui quand il a besoin, quitte à rendre quand il est en veine.Louis-G.BOIVIN PHOTOGRAPHE ATTITRE DES ETUDIANTS 309, RUE STE-CATHERINE, (Près St-Denis) STUDIO: LAncaster 5478 Domicile Outremont: CAlumet 5961 OYEZ! MESSIEURS LES DENTISTES Depuis quelques années, une magnifique organisation pour les étudiants dentistes a été discontinuée; à peine quelques élèves avaient-ils ardemment travaillé à créer les Conférences Bourdon qu eux-mêmes durent baisser pavillon devant la négligence d'une trop grande partie des confrères.Cette année, d'autres élèves ont repris la tâche avec le ferme espoir, voire même la conviction que vous saurez prendre au sérieux ce qui mérite de l'être.Ce n'est pas une organisation de quelques-uns, ce sont vos conférences et leur succès n'est assuré que par le concours de tous.Allons Messieurs, le mouvement est lancé, il faut le diriger.But de l'organisation?Nous assurer plus de succès en dentisterie, et ce, par un autre moyen que celui des cours ordinaires suivis à l'Université.Le public est plus exigeant qu'autrefois, il s'attend à recevoir les meilleurs traitements, d'après les méthodes les plus modernes, et nous serions injustifiables de ne pas les donner quand, pendant notre séjour à l'Université, rious avons l'opportunité d'acquérir le bagage de connaissances requises.Moyens d'atteindre notre but ?Conférences, films.Ainsi avant longtemps, nous aurons peut-être la joie de recevoir l'éminent docteur Posuer, inventeur de la seringue du même nom.Les films nous seront fournis par les facultés dentaires de Montréai et des tats-Unis.Au moins une fois par mois, nous aurons l'occasion de nous réunir pour entendre d'excellentes causeries, même des films non moins excellents, et; il va sans dire, sans obligation de .L'invitation s'adresse à ceux de première année comme à ceux de la quatrième.Ceux-là auront l'occasion de s'initier plus vite que leurs aînés aux choses dentaires, et ils seront contents, quand l'heure sera venue, d'avoir été des curieux.Toutefois, l'invitation n'est pas pour les chialeux, pour ceux qui nuisent, qui embarrassent partout où ils sont, ni pour ceux qui ne trouvent rien de leur goût; nos conférences s'annoncent et rien ne saurait être parfait ou début.Un jour viendra peut-être où l'organisation sera assez perfectionnée pour recevoir ces messieurs \u2014 si toutefois il y en a de cette trempe.Les organisateurs se font un plaisir de remercier le doyen de la faculté, le docteur Chatron; le président de la société dentaire, le docteur Gabriel Lord, qui veulent bien nous aider de leur expérience et de leurs conseils pour le bon fonctionnement de l'organisation.Merci au directeur des Conférences Bourdon, le docteur Gérard de Montigny qui n'a rien épargné pour rendre possibles, instructives et attrayantes, les soirées d'étude.Merci enfin au conseil des élèves pour l'appui financier qu'il accorde volontiers.Robert LAMBERT 4ème année Tout étudiant qui voudrait bien accorder son concours pour faire de In page sportive Un succès voudrait bien communiquer avec Gilles Trahan, AT.9616 ou AT.4325, Si à aueun de s.v.p.rappeler.ces endroits, Quel Crayon de Couleur E RED 745 PREND CHAQUE rois UNE POINTE PARFAITE DANS N'IMPORTE QUEL AIGUISOIR ?EMESEALED\" VE RIT HIN _CAGAN t vous DONNE PLUS DE 4000 MARQUES 5 DE VÉRIFICATION AVEC UNE SEULE POINTE?vrorèGE VOS REGISTRES CONTRE TOUT DOMMAGE pAR L'EAU?10% CHACUN MOINS PAR QUANTITÉS SEN re nid TT PAGE SIX LE QUARTIER LATIN 28 OCTOIItE 1045 En architecture LE RETOUR D'UN ANCIEN \u2014 TT TT f CA D 2 floras: SN ISSALYS H y a plus de vmgt ans la section d'Architecture, en quittant l'école Polytechnique, disparaissait de la scène universitaire.Cette longue absence mous 4 valu d'être oubliés quelque pen.même par nos anciens camarades.Alors que l'université subit nn regain d'activité «# d'humeur qui laisse ébabis les êtu- diants eux-mêmes, nous voulons tout bonnement en nous joignant à l'A.G.EU.M., faire notre part de travail et de rigolade.C'est le moins que vous pouvez attendre de nous.Utilisant d'abord notre patrimoine national, le don de parole, nous risquerons un mot de temps à autre entre les annonces du Quartier latin.I ess possible qu'en certains milieux, cette apparition prenne figure de publicité.Nous nous excusons auprès de ces messieurs de notre vie si peu tapageuse, de nos manifestations si pen bruyantes; nos initiations se limitant d'ailleurs aux éviers de l'atelier.NH nous fera plaisir de parler un peu égoistement de notre travail, des traditions et même des déboires de la vie d'atelier.C\u2019est une existence un peu parisienne, avec ses coutumes et ses légendes.Ainsi nous croyons dur comme fer qu'un nouveau est un nègre dans le métier et que son fond de culoite à bescin d'humidité.Nous croyons aussi fermement que soixante personnes ne peuvent se passer d'un président et d'un secrétaire.Et nous avons président et secrétaire.Le premier, Jean Issalys, ne s'est pas géné jusqu'à date pour étaler sa prose dans le Quartier latin, I a tout d'un président, jusqu\u2019à la monumentale moustache.Le second est anssi irréprochable dans ses fonctions de percepteur de cotisations; c'est le sympathique Jean Chicoine.On leur doit de nous avoir conduit à l'A.GÆE.U.M.Nous ne regrettons douc pas d'avoir un président et un secrétaire.Entre aussi dans notre programme la publication possible cette année d'un supplément an Quartier latin sur l\u2019architecture.ll en est paru sur bien des sujets, des plus artistiques aux plus utilitaires.Tour à tour on a parlé de Clau- del, de Péguy, de Stravinsky, de St-Ex.de Montréal, et même du pouvoir by- draulique de Shawinigan.À ces travaux nous voulons ajouter un regard sur notre oeuvre architecturale passée et a ve- mir, aussi sur ve qui se crée à l'étranger.Le travail est commencé el nous espérons le mener à bien.Une collaboration utile pourra enfin s'établir dans le domaine de plusieurs activités universitaires, ne mentionnant que la revue Bleu ct or.Nons sommes revenus dans le but de faire oeuvre utile, non seulement pour cuetilir les avantages que I'A.G.EU.M.offre avec assez d'abondance.Désormais vous risquez de rencontrer des étudiants architectes dans vos manifestations.Nous aussi nous nous baladerons ur la Sainte-Catb.avec les facultés d'en bus.Et souhaitons qu'un jour nous puissions dîner ensemble au restaurant universitaire, au coin de Sainte-Catherine et Saint-Denis.Là nous partagerons une bean avec ce vier ami de Polytechnique, en s'enguenlant comme de coutume.Adrien Berthiaume ~\u2014 CHICOINE DANS LES CATACOMBES.\u201cC\u2019est par un dédale de passages, de couloirs, d\u2019escaliers et de portes qu\u2019on parvient à lu chambre où réside le Dieu des Chrétiens, le Dieu de Pierre et de Paul, de Jean, de Daniel, de Gabriel et.de Catherine.\u201cLe temps des persécutions est clos.L'Empire est tolérant.Mais la foule indifférente, pour laquelle les Martyrs ont donnë tout leur sang, passe sans s\u2019arré- ter.\u201cLa mystérieuse porte s'en- trouve parfois pour livrer passage à quelque rare fidèle, Disséminés dans la pénombre, les chrétiens prient et veillent.Parmi eux, le prêtre, debout devant la Table, offre le Sacrifice et distribue le pain des forts.Le talon des janissaires semble scander leur prière au balancier de l\u2019éternité.Un centurion, chrétien sans doute, se glisse parfois entre deux rondes et mêle son oraison à la supplication du petit troupeau assemblé.\u201cLe remous de la foule qui passe ou qui traîne, les pas et les cris, les heurts et les mots, créent dans loratoire un silence sonore d\u2019où les prières peuvent à peine se dégager pour fuser vers le ciel.\u201d * * * Si vous voulez tenter une expérience saisissante, alles lire ces lignes à la Chapelle de l\u2019Université.pendant la messe du matin.Vous vous croires reportés au temps des Catacombes.Essayez, ça vaut la peine, je vous en assure.Moi, ça m\u2019a donné un choc! LE PERE Vents et marées DUPLESSIS, SALAZAR, BOUCHARD ET LE CORPORATISME Si la presse anglo-canadienne et américaine eût attaché moins d'importance à la dernière des élucubrations-sporadiques du sénateur, c\u2019est avec plaisir que nous nous serions abstenus de tout commentaire.Il n\u2019en est pas ainsi.Une fois de plus on nous présente à l\u2019opinion publique comme une race de fascistes.C\u2019est un peu fort.Il faut tout de même remarquer impartialemient la discrète publicité que le Canada donna au dernier réquisitoire du grand homme.l\u2019eut-être même là finit-on par s\u2019apercevoir du ridicule épais qui ressort de tels propos.On ne sait comment, mais si l\u2019on en croit l\u2019ateur, il y aurait une relation fort étroite entre M.Duplessis et le séparatisme d'une part, Salazar et le corporatisme, d'autre part.(Ce fut sûrement la première publication, espérons que les parties obtiendront une dispense des suivantes).M.Bou- chard s'exprime ainsi: \u201cJe signale l'effort qu'on fait pour introduire le fascisme économique sur les rives du Saint-Laurent\u201d et encore \u2018les tentatives à introduire chez nous le socialisme révolutionnaire ou le fascisme corporatif\u201d.Le pauvre homme.Efforcons-nous de le comprendre au lieu de le critiquer.Imagi- nons-nous ce qu'il doit en passer des jours ct des nuits dans les EN PHARMACIE Les membres du conseil de la faculté de Pharmacie, à leur première session ont décidé d\u2019organiser leur première danse en l'honneur des Initiés.Les disciples de Galien seront heureux de prendre contact avec leurs nouveaux frères en des circonstances aussi joyeuses.La danse aura lieu samedi soir le 27 octobre, à la salle du C.E.O.C., 480 est, Sherbrooke, à 9 hres du soir et sera sous la présidence d'honneur des Honorables messieurs du conseil de la faculté.Invitation spéciale à tous nos amis des autres facultés.Les conseillers de chaque classe auront des billets en vente cette semaine.Maurice LAPIERRE transes, lui qui s'attend que d\u2019un jour à l\u2019autre de \u201cllautes Perso- nalités\u201d ordonnent à M.Duplessis (ef discours antérieur: la domination du clergé dans la P.de Q.) de décréter l\u2019Etat Corporatif.Vous en frissonnez j'en suis sûr.Et lui qui en plus de tout ça semble avoir une conception totalement inédite du corporatisme: quelque chose qui tiendrait le juste milieu entre la révolution universelle, la dictature perpétuelle et la fin du monde.II me faut bien à regret déclarer que M.Bouchard manque un peu de clarté dans ses concepts, et peut-être aussi \u2014 ce n\u2019est qu\u2019une suggestion \u2014 qu\u2019il ne sait pas trop bien ce que c'est que le Corporatisme, j'irais même jusqu\u2019à dire qu'il n\u2019en connaît pas le premier mot, Autrement quel lien pourrait-il établir entre des éléments aussi disparates que le socialisme révolutionnaire, le fascisme corporatif, et les rives du Saint-Laurent ?Je ne reproche pas au sénateur d'avoir dit qu\u2019un mouvement ouvert proclame la nécessité du corporatisme et désire y arriver.Il parle de \u2018Hautes Personalités\u201d préconisant le Corporatisme.Hautes et compétentes personalités en effet.Notre Saint Père le Pape et ses prédécesseurs, éducateurs, socivlogues, économistes catholiques, enfin tous ceux qui savent de quoi il s\u2019agit.M.Minville publiait en 1986 toute une étude sur le sujet, el tremblez, 6 père conscrit, elle s'intitule: Comment établir lOr- ganisation Corporative au Canada.Nous aurons l'occasion de revenir sur le sujet.Mais sans plus tarder c\u2019est toute mon admiration et mes espoirs que j\u2019offre à l\u2019équipe des Semaines Sociales, qui est une fois de plus l\u2019objet d\u2019une sournoise attaque.Les semainiers ont déià consacré toute une session à l'étude du Corporatisme.I.es conclusions sont manifestes; \u201cTl faut convaincre d'abord la Province puis le Canada en entier de la nécessité de l'Organisation Corporative, seule voie vers la concorde sociale\u201d.M.Bouchard un peu mieux documenté voudra sans doute se faire le prosélateur distingué d\u2019une oeuvre aussi nationale.d'Iberville FORTIER LA CHRONIQUE DE Me PAPINIEN PRUDENT I arrive qu'il s'en passe de subtiles aux salles de cours.Voici un fait concret\u2026 un exemple positif: Le professeur dicte à un moment: \"le marguiller doit être solvable car il send compte.Les femmes et les juges sont inéligibles aux postes de margnillers.\u201d Voici que A voisin de B.que le voisin de B, A.w'ayant pas saisi, jette un coup d'oeil sur le cabier de B.sur les notes de B.Qu'est-ce qu'il y trouve, qu'est-ce qu'il y voit?\"Le marguiller doit être solvable car il rencontre les femmes des juges\u201d! Preuve qu'il faut se méfier.être sur ses garder.faire attention.quand on se voit dans l'obligation.quand on se voit obligé de rencontrer la femme d'un juge.l'épouse d'un magistrat.Selon Me Perreanlt, l\u2019enrôlement des marins se pratiquait antrefois dans les cabarets.Le candidat était soulé, embarqué de force et réputé volontaire.\u2014Notre volontariat canadien, tout au plus! Une jolie brunette assistait à nos séan- res de Droit Maritime.Cette croisière privilégiée, espérons-le pour Me Noi- seux, ne devra pas compter trop d'escales entre les cours.Notre confrère risquerait de navigner en bas profonde.Papinien PRUDENT, Procureur Ll'OISEAU BLESSÉ L'ALBATROS À L'ARBALÈTE Choque épisode de ce romen-feuilleton, qui passera sûrement à la poslenté comme le meilleur en son genre, est composé per un énle oiffésent; ce qui pourra en briser quelque- his l'unité, mals sans jamels altérer la trempe à lequelle on reconnaît les chefs-d'oauvre.CHAPITRE VI La transfiguration de Fadet ne dura qu'un court instant.Il s'éveilla vite à l'obscurité totale qui l'empéchait de saisir son lien: le Parc Lafontaine venait de disparaître dans le noir.La voix ré péta: \u2014Fadet, ob! Fadet.Mais, cette fois, elle semblait venir des entrailles de la terre.Ebranlé par ce changement, le professeur chercha de tous ses sens d se situer.Son appendice nasal lui révéla tristement que l'atmosphère était imprégnée d'une odeur étouf- jante.L'odeur d'écurie remplissait tou- jour la chambre; les trois charretiers dormaient comme des échevins; le pauvre - ATTAQUE À LA PERSONNE La Paix! Je crovais que c\u2019était compréhension de l'homme.En toi, en moi violemment une voix avait crié retour à la personne.Cette voix était claire comme un jet d\u2019eau, irrésistible son appel.La paix s\u2019était levée pour arpenter la terre, la joie à ses côtés.Mais non, on n\u2019a pas voulu de sa domination.Au lieu de comprendre les hommes, on a procédé arbitrairement à la distinction des hommes.La grande barrière, fatale et lourde, s\u2019est mise entre eux, la barrière de l'injustice froide, haineuse, calculée.L\u2019injustice a devancé la paix.C'est consciemment que j'écris ces mots; ils ne sont pas venus sur mes lèvres comme une figure imprécise.La réalité me les impose.Il n\u2019est plus question pour moi de rester neutre dans cette bataille d'hommes au centre de l\u2019Europe .I] n\u2019est plus question de tolérer ces procès standardisés qui se suivent à la file, et qui sont expédiés au rythme assourdissant de 89; ces procès où l\u2019on se dispute haineusement le corps pantelant d\u2019un vaineu, quand ce n\u2019est pas l\u2019honneur même d\u2019un homme que de- amoureux se vetronvail sur sa paillasse.Complètement sorti de son rêve, il entendit encore la voix, rauèque et brutale, qui montait lourdement les quatre- vingts marches pour l\u2019atteindre dans son réduit.H enfila rapidement ses rê- tements, sortit sur le palier, et vit la maitresse de maison qui l'attendait au bas de l'escalier.\u2014Vof'bill de deux piasses est pas bon.\u2014 Mais, chère Madame, ça ne se peut pas.\u2014Ben, moé j'eonnais ça! J'n'ai assez passé pendaut deux mois.\u2014Aais, madame, vous faites erreur.Ce billet est tombé de la poche du vicomte d'Hazelwood; c'est moi-même qui l\u2019ai ramassé.\u2014Non! j'ai déjà travaillé à commission pour un bloke gui en fabriquait.J'les passais pour lui.C'était un gars qui faisait la grande vie dans les hôtels de Montréal et qui prend son foin de Cte manière là.Y'en a qui disent que c'est un noble.Ÿ payait mal, pis j'l'ai planté là.J'aimerais ça qui sasse po- gner! De nouveau sur la rue, en possession de son faux billet, Fadet se trouva beu- reux de n\u2019être plus en compagnie des vant l\u2019univers l\u2019on tente de salir sous le coup d\u2019une condamnation arbitraire.M'est-il permis d\u2019élever la voix et de réclamer les droits intangibles de la personne.Ce siècle est un siècle de compromis, le règne des bien-pensants qui suivent et ne savent pas protester quand il y va de la Vérité.Malgré les déclarations obliques et tous les faux fuyants, une chose pour moi demeure claire et absolue.Le pouvoir, légitimement ou illégitimement établi, qui consciemment, froidement met à mort un seul citoyen innocent ou encore détruit illégitimement l\u2019honneur d\u2019un homme, ce pouvoir viole les droits de la personne et en définitive s'attaque à l\u2019humanité tout entière.Ceci reste vrai.Aucun état ne peut l\u2019ignorer qu\u2019il soit vainqueur ou vaincu.La victoire ne lui confère pas la liberté d'écraser la personne, d\u2019ériger l'injustice en léga- ité.chevaux humains, mais triste d'être sans argent valable.\u2014 Ainsi, se dit-il, Hazelwood est un faux-monnayeur.La de la Tignasse-blon- de est une racoleuse.Son Anselme travaille chez Oscar.Tout cela s'enchaîne et s'explique.Mais alors, serait-ce la comtesse qui, malgré son grand âge, dirige celte grande entreprise?Et pourquoi pas?N'est-elle pas contrefaite?en- Jin, si tel est le cas, pourquoi s'achar- re-t-elle à me poursuivre, puisque je n'ai pas le sou?Fadet se mit en marche vers Sherbrooke.\u2014Je n'ai pas d'argent, pensa-t-il.Je comptais me lancer dans un petit commerce de la grande industrie.Pourquoi ne pas diriger le grand commerce de la petite industrie?Après tout, je suis plus intelligent que la Tignasse et Hazel wood; et la succession de la comtesse me revient.Bien décidé à entrer dans le jeu de rette dernière et de se libérer de son attachement pour sa petite-fille, il allait atteindre la rue Sherbrooke, près du Berkeley, lorsqu'une détanation terrible se fit entendre.Fadet trébucha, tomba, et perdit ses lunettes.Un passant nocturne les ramassa pour le professeur qui avait passé dix minutes à le chercher.Les SLATER unissent l'élégance et la solidité au chaussant le plus parfait.l'Histoire de la Chaussure | Le goût du roi Louis XIII pour la chasso mit les bottes à la mode.C\u2019est l'époque des mousquetaires! Los talons hauts et les larges surpieds sont en vogue.Mais on arrive bientôt à l'excès du genro, ot le pied disparait sous l'ornement.Un mauvais plaisant, dit-on, cloua dis- crâtement un gentilhomme au sol en fichant un clou dans le bout de sa botte.| Sans l'ardoise nulle chaussure n'est Slater.by CG sr-s1 N'est-ce pas le déroutant spectacle que nous donne, depuis la fin des hostilités, l\u2019Europe et spécialement ce pays que nous aimons.N\u2019est-ce pas a bon droit que j'y vois une attaque systématique contre la personne humaine.Quand ainsi l'on ébranle, dans un état, sous le couvert de la légalité, le concept même de la justice, il nous est permis de soupçonner là l\u2019attaque sournoise de la révolution.Les bien-pensants souriront, je le sais, devant cette constatation.Mais n'importe ces éternels assis! Quand ainsi l\u2019on viole les droits de la personne, plus rien n\u2019est sacré.plus rien n\u2019est absolu.L\u2019anarchie domine les masses humaines.On attaque la Personne.Plus que jamais, le temps est venu de dire avec Manzoni: \u201cLe sang d\u2019un seul homme répandu par la main de son frère.c\u2019est trop pour tous les siècles et pour toute la terre\u201d.Pierre LAVERY -= \u2014DÉCOUPEZ !CI Arrivé sur Sherbrooke, il chercha la cause de la détonation et ne put rien trouver.C'était la deuxième de ce genre.Bien mystérieux.Fadet pénétra dasn le Berkeley, monta l'escalier et se dirigea vers la chambre de la comtesse.Mais une autre détonation rue Sherbrooke l'arrêta dans sa course, Il retourna sur ses pas.Dans l'escalier, il se beurta contre la Tignas- se-blonde qui montait à la course, toute échevelée, en chemise de nuit, Elle le reconnut, \u2014Mon cher Phare, mon amour, dit- elle, en l'embrassant.Uuminé, le professeur perdit cons cience, Il s'effoudra sur la rampe, qu! se mit à osciller.Un craquement sour se fit entendre, et .* * * Quel est ce craquement?Le profes seur va-t-il s\u2019écraser sur le sol, trois êta- ges plus bas?Quel est ce revirement soudain de la Tignasse-blonde?Et ces détonations mystérieuses?Henry BORDELEAU (La suite au prochain numéro) ÇA."]
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