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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
vendredi 7 décembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1945-12-07, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL, 7 DÉCEMBRE 1945 CINQ SOUS LE NUMÉRO VOLUME XXVIII,-No 19 Directeur : JACQUES HEBERT BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE Rédacteur en chef : JEAN-LOUISTROUX Le malheureux atteindrait ses cent-buit ans celte année.Mais il n'aura véct, bélas, qu\u2019une dizaine de jours.Sur son cadavre minuseu- le, des politiciens sans borizon jettent encore de nouvelles et inutiles poignées de boue.Le misérable avorton dont je viens de parler est cet Etat cana- dien-français que des idéalistes armés de faux et de batons fondérent en 1837 dans la vallée insurgée du Richelieu.Ces péchenrs de lune sont venus à deux doigts \u2014 ne l'oublions jamais \u2014 de réaliser pour de bon l'Indépendance canadienne-françai- se.Si le colonel Wetherall avait reçu le message du colonel Gore -\u2014 message intercepté, hélas, par les Patriotes eux-mêmes \u2014 les troupes anglaises auraient évacué tout le sud du Saint-Laurent.Gagnant un temps précieux, les insurgés auraient pu s'organiser sérieusement; quant au reste du pays, ébranlé par ce succès, il n'aurait pas bésité plus longtemps et le soulèvement serait devenu général.Or, on était au début de l\u2019hiver, et les faibles garnisons anglaises du Canada ne pouvaient recevoir de renforts avant la reprise de la navigation, Hélas! Mille fois bélas! Wether- all ne reçut pas la dépêche; ses ba- bits rouges, a lien de retraiter, écra- sérent les Patriotes à Saint-Charles; puis, promenant l'incendie dans la vallée coupable, ils prouvèrent une fois de plus aux paysans atterrés que les idéalistes ont toujours toit.Si j'évoque aujourd'hui cet Etat mort-né, c'est parce que les événe- ments actuels nous font sentir tout ce que nous avons perdu par sa fin prématurée.In Memoriam * En effet, il nous est permis d'imaginer que tout allant pour le mieux, la République du Canada se soit établie solidement après une suite de combats victorieux.Cette république serait vraisemblablement passée par une période révolutionnaire dans le goût de l'époque, pour s\u2019ancrer ensuite dans un traditionalisme plus conforme à notre tempérament.Plus tard, elle aurait pu troquer le bonnet plrygien pour une couronne, et devenir, sous quelque Bourbon, l\u2019émule de ces riches et pacifiques monarchies scandinaves.Inutile de dire que nous n'aurions pas trempé dans le scandale de la guerre des Boérs.Le conflit mondial de 1914 nous aurait fourni l\u2019occasion de nous enrichir \u2014 comme tout le reste de l'Amérique \u2014 dans une confortable neutralité.Mé- me chose en 1939.Notre rôle au cours de ces guerres aurait été senr- blable à celui de la Suisse; porter secours à la population civile en détresse et assurer des refuges à la liberté de pensée.Aujourd'hui, nous serions une nation prospère, libre et respectée; nous ne serions pas cette minorité bafouée que l'univers ignore et qui végète dans une Confédération où elle est décidément de trop.Ces conditionnels patriotiaues an- ront sans doute le don d'enrager les lecteurs atteints de bonne entente et les imbéciles en général.Que ces braves se rassurent! L'Etat canadien- français est bien mort, et il le restera aussi longtemps que nos compatriotes rendront ur culte fétichiste à cette divinité décevante et combien coñteuse qu'est l'unité nationale.Pierre LEFEBVRE LA MAISON DES ÉTUDIANTS La Terre promise et les Hébreux.\u2014 L'ex-directeur vonlait faire du Quartier latin, wn journal jaune.\u2014 Les suicides se montrent efficaces.\u2014 Le choix de l'emplacement.\u2014 Le facteur surprise.La hâte des Hébreux de voir apparaître au loin la Terre promise, n'était rien à côté de celle que les étudiants ont de voir s'élever les premiers fondements de leur maison.Jusqu'ici, tous leurs espoirs ont été déçus, même si l'ancien directeur du Quartier latin plongeait l'an dernier notre journal dans le jaunisme le plus rebutant, en faisant paraître à cet effet, une nouvelle consciemment \u2018fausse.Comme cette année nous avons un souci fiévreux de vérité, nous n'avons rien fait de la sorte.Tout au plus, avons-nous engagé les étudiants à se suicider en laissant une note, comme quoi ils aimaient mieux disparaître MESSES CARABINES SAMEDI 8: L'Immaculée-Concep- tion de Notre-Dame.Saint-Via- teur, messe à 9 h.30.DIMANCHE 9: Saint-Vintene, Messe à 9 h.30.2ème SUNDAY SPECIAL.Saint-Visteur, 16 h.30 Messe pour les carabins et leur amie, Rencontrez le Pére, on un prét à l\u2019Université ou ailleurs, a con.fessez-vous quand vous voudrez.que de payer des loyers outremontains.Il semble que cette politique ait cu quelqu'effet puisqu'on commence à chuchoter dans les milieux officieux que la ! maison des étudiants serait terminée en 1947.Sa construction commencerait | éventuellement au début de l'an prochain.Il y a plusieurs raisons à ce retard: d'abord, le choix de l'emplacement, qui : était tellement varié temps balancé entre l'arrière de La petite Chaumière ct le réservoir de la mai- son-mère des S.S.N.J.M.Ensuite il fallait considérer le facteur surprise.Voir s'élever un édifice aussi imposant dans une ville aussi peu prospère que Montréal, aurait peut-être été une cause de troubles.Force était donc avant tout d'habituer l'opinion publique à cette nouveauté.Aujourd'hui que la compagnie des hôtels Ford annonce l\u2019édification d\u2019un hôtel de vingt-deux étages au coin des rues Dorchester et Windsor, on a cru le temps propice pour lancer le grand coup.Déjà, la sape des préjugés est commencée, et lorsque les esprits conservateurs voudront s'élever contre la construction de notre maison, il sera trop tard.Et puis surtout, troisième et dernière raison de ce retard: il ne fallait pas gâter les étudiants.Déjà on les avait doté d'une université, leur donner en plus une maison où vivre ensemble, aurait été de l'abus.Enfin, tout cela cst terminé: plus de récriminations.Nous l'aurons notre maison; et ce n\u2019est pas trop tôt! J-L.R.que l'on a long- UNE SOMBRE HISTOIRE Les étudiants, d'une façon générale, parlent très mal le français et ne l'écrivent guère mieux (1).Plus tard, dans quelque domaine qu'ils se réalisent, il leur faudra écrire et parler.Ils seront appelés à défendre des principes (s'il arrive qu'ils en aient), à en attaquer d'autres (si la politique et l'intrigue ne leur recommandent le silence).Alors, ils sentiront leur dénuement et les déficiences incroyables de leur formation.Les étudiants s'amusent beaucoup de la gaucherie de nos hommes politiques, de nos hommes de profession, de nos intellectuels eux-mêmes, lorsque ces béats satisfaits s'avisent de parler en public ou d'écrire.Les étudiants s'amusent de leurs ainés et personne ne voudra les en blimer.Ils s'amusent: c'est un de leurs droits.Îls s'amusent sans s'inquiéter et voilà qui est malheureux.Îls ne s'inquiètent pas.Hs ne se doutent pas qu'ils seront eux aussi les béats satisfaits, qu'ils ne seront guère plus fettrés et plus éloquents.Et les étudiants d'une autre génération s'amuseront à leur tour .À quoi notre élite (terme générique appelé à désigner les produits-finis de l'usine-université) doit-elle sa médiocrité?Pourquoi avons-nous si peu d'idées et pourquoi les exprimons-nous dans une langue aussi lamentable et terne?\u201cNous sommes moins doués, voilà tout!\" trancheront nos embaumeurs officiels.D'autres, ayant plus de loisirs et de rhétorique, nous étourdiront de la ribambelle des arguments classiques: l'inexistence d'un milieu propice à la culture, le malheureux climat, nes origines terriennes, notre sempiternelle lutte pour la vie, etc., Ces arguments ont sans doute une valeur quelconque, mais leur discussion manquerait à la fois d'originalité et de prudence (2).Voyons plutôt un cas concret.Stultorum infinitus est numerus (3): il sera donc facile de trouver au sein de notre ineffable élite un ces type.Ce sera celui de Jean-Baptiste Labosse C.R., un avocat bien connu et surtout bien considéré.Ce digne personnage a vu le jour dans la belle paroisse rançaise de Saint-Télesphore- es-mines où il a fréquenté l'école du rang numéro huit, jusqu'en douzième année.|i fut la gloire et la consolation de ses maîtresses qui un jour, n'ayant lus rien à lui apprendre, proposèrent ravement à monsieur le Curé de pousser Jean-Baptiste vers les belles études classiques.par JACQUES HÉBERT Jean-Baptiste se réveilla un beau matin au collège classique de Sainte- Pie-la-prudente.H s'y empiffra, comme il se doit, de féves au lard, des nobles humanités classiques et de saine philosophie.Il découvrit Bazin.Durant les vacances, il apprenait l'anglais (pour réussir dans la vie il faut connaître l'anglais).En rhétorique, il fit un discours remarquable intitulé: Sauvons la race.Et son professeur, fin psychologue, déclara: \u201cBaptiste fera un avocat\u201d.Ce qu'il fit.l'Université, il lut assidûment les journaux (un avocat doit être au courant) et laissa aux poètes le soin de lire autre chose.Son père, éleveur de bestiaux, qui se faisait aussi un devoir de bien élever ses enfants, l'envoya parfaire ses études à Paris.son retour on disait dans les salons que Jean-Baptiste était raffiné.|! parlait avec émotion de la belle culture fran- Gaise, du champagne, des boîtes de nuit, du charme des parisiennes et encore de la belle culture française.\u201cCe qui me manque le plus, disait-il, c'est mon Figaro.\u2019 Il se calma.Peu à peu, il oublia même son Figaro et s'abonna pour deux ans à La Presse.Aujourd'hui c'est une de nos gloires: membre de la Chambre de commerce député au parlement provincial (où il défend les arts), président des anciens du Collège Sainte-Pie-la-prudente, (cela s'imposait), ex-président de la campagne de la Fédération des oeuvres de charité, etc.Voila a grands traits la vie de Jean- Baptiste Labosse, C.R., M.P., défenseur de la culture française en terre d'Amérique, avocat éminent.Nous laisserons à nos lecteurs le soin de trouver comment l'histoire de Jean-Baptiste Labosse, C.R., répond à notre question: \u2018Pourquoi avons-nous si peu d'idées et pourquoi les exprimons-nous dans une langue aussi lamentable et terne?\u2019 En guise de conclusion, nous ferons remarquer deux choses aux autorités étudiantes.Primo: nous avons vu mourir cette année la Société des débats de l'U.de M.Cette malheureuse société, qui vraiment avait fait un peu trop la vie, eut pour oraison funèbre un lsconique \u201cenfin!\".Son but original était pourtant noble; habituer les étudiants à parler en public.Elle n'a pas été remplacée par autre chose et c'est dommage.Secundo: le Quartier latin biheddo- madaire ne peut pas être une revue littéraire.C'est un journal, rien de plus.Alors, ne serait-il pas à propos de fonder (toujours!) une revue littéraire et artistique?n nous dit que les étudiants en Lettres songent sérieusement à la chose pour leur faculté.Ils seraient tout désignés pour diriger une revue de plus d'envergure, oeuvre de tous les étudiants.Rire de Jean-Baptiste Labosse, C.R., c'est bien, mais ce n'est pas assez.Or l'osiginelité est à la mode et le prudence, bien considérée.(3) Cette phrase n'est pas essentielle au sens, mais l'auteur est de ceux qui crolent à la valeur objective des locutions latines.& Cet article en est d'allleurs une piauve éclatante.d SE a \u2014\u2014\u2014 prin ax \"bêtise qui les habitent, ne nous plai- Engueulades LEUR IMMONDE PETIT COMMERCE Depuis fort longtemps quelques postes de radio el journaux jaunes, polluent copieusement les vestiges de notre Intelligence, au bénéfice de deux ou trois gros financiers.Par leur rage constante d'iténarrable médiocrité, ils entrelicnnent à nos dépens, lout un peuple d'infimes cabotins parlants et écrivants qui semblent s'être donné pour mission suprale de tuer chez nous toute originalité et toute forme d\u2019art et de pensée.Et la vie publique est contrôlée dans la Province de Québec par ces chevaliers- maslocs de U'incurable Bélise-payante.Les scrofuleux organes de leur modeste prospérité déversent quotidiennement leurs paquets d'ordures intellectuelles et morales sur notre bénévolente population sans défense.Pensez-y bien, quel peuple n\u2019étoufferait pas sous cetle sempiternelle avalanche?Nous sommes sans cesse à la recherche des causes de notre navrante inentie pupulassière.Nous mous demandons pourquoi nous avons désappris nationalement les Lases de toute pensée virile, comment il se fait que dans l\u2019atmosphère ancestrale la plus foncièrement chrétienne, nous en soyons rendus à un degré effarant de neutralité idéologique.La réponse est li, presque entière.Nous gisons péniblement dans le jus déliquescent qui nous est secrété par les sbires d'une couple de prosélyles du Vide, que nous avons par surcroit investis du litre de sénateur-conseiller.C'est à faire bondir.Et Uinfluence de celle turpitude amorphe que dégorge les bouches d'égout de la presse el des ondes, se fait de plus en plus sentir sur toules les manifestations de notre vie sociale.Nos scribes plébéiens enhardis par l'immense couardise de nos intellectuels, promènent à travers la Province la puanteur de leurs \u201cRevues\u201d que l\u2019on croirait élaborées dans l\u2019officine d\u2019une cour d'aballage.Et nos magazines, ces réceptacles d'une littérature tavernière que Duhamel a qualifié de \u201crinsure de porcherie\u201d, montrent insolemment ce que nous produisons de plus archi- moche, à des lecteurs béats et satisfaits.Les plus réactionnaires, les extré- misles, les fanatiques pour tout dire en un môl, se contentent, lorsque venant à ouvrir leur radio, une effluve poubelle leur arrive aux oreilles, de lourner placidement le vernier à la recherche d'une émission moins pulré- Jaclionaire.Que pourraient-ils faire d'ailleurs?Non, même s'ils le voulaient, ils ne réussiraient pas à toucher la Jorce toute puissante d\u2019une industrie acouslique qui enrichit ses propriétaires.Musique, conférences, nouvelles, propagande, discours politiques, tout cela nous est servi avec le même enthousiasme à ne donner que médiocrité, d ne pas toucher au pouvoir, que ce pouvoir soit dictature de lu pensée, diclalure économique, dictature électorale, et par dessus lout dictature du néant fait homme.Pourquoi protester puisque cela engraisse des compatriotes?T'ant que nous n'aurons pas passé par dessus bord de la*façon la plus magnanime, nos sangsues compalrio- tiques ou que nous ne leur aurons pas appris à enfermer dans leur antre les Tespéses et les Tyranosaures de la gnons pas de notre dégofitation.Nous la méritons bien! 255 pe VILLEFORT | PAGE DEUX LE QUARTIER LATIN 7 DECEMBRE 1945 L'EQUIPE DE BALLON-PANIER Les lecteurs du Quartier latin .savent tous que l\u2019Université de Montréal possède une équipe de ballon-panier mais de son rôle dans la vie universitaire, presque tous l\u2019ignorent.Les joueurs sont recrutés dans toutes les facultés.Il est bon de noter que la faculté qui fournit le plus de candidats est le H.E.C.D'autres n\u2019ont jamais répondu à l'appel ou ont envoyé des joueurs qui n\u2019étaient pas du calibre de l\u2019équipe.La Faculté des sciences depuis plusieurs années a eu au moins un joueur qui l\u2019a représentée à chaque année, Cette année, l\u2019équipe fera encore partie du circuit de la Montreal Intermediate Basket-Ball League.Les autres équipes à faire partie de cette ligue sont les suivantes: Dawson de St-Jean, St.Willibrod de Verdun, McGill, Sir Georges Williams, McDonald College.Comme vous pouvez le constater par la liste des équipes.l'Université de Montréal vient en contact avec des gens de toutes les classes et de tous les milieux.Tour à tour nos joueurs rencontrent des étudiants de langue anglaise, des ouvriers anglais qui sont membres des divers centres de culture physique à Montréal.Afin de faire aussi bonne figure que possible, nos joueurs doivent consacrer un soir par semaine à la pratique (7 hres à 9 hres) et un autre soir pour jouer une partie de ligue.Ces jeunes gens méritent notre admiration car ils portent bien le Bleu et Or de notre Université.Tout partout où l\u2019Université a joué au ballon-panier, elle s\u2019est acquise des amis.Les joueurs, par leur bel esprit sportif, et aussi par leur habileté au jeu, ont démontré que les Canadiens-frangais peuvent briller dans un sport qu'on considérait réservé aux Américains et aux Anglais.Pour tous leurs efforis.ies joueurs ne sont pas beaucoup récompensés.lar récompense, nous ne voulons pas dire: aide financier, mais les encouragements des étudiants de l\u2019Université.Cette année, il faudrait que chacun fasse sa part.Nous comprenons que tous ne peuvent venir, car certains n\u2019ont aucun goût pour le sport: mais que ceux qui trouvaient plaisir à jouer ou à regarder jouer lorsqu\u2019ils étaient au collège, que ceux-là au moins viennent encourager les joueurs de l\u2019Université lorsqu\u2019ils voudront se reposer d\u2019un examen ou d'une grosse semaine d\u2019étude.Gilles TRAHAN COMMENTAIRES La première place du classement se disputera certainement entre le Poly À et les Sc.Mais on peut avoir des surprises, cc nme par le passé.Il y a deux ans et l\u2019an passé, le Poly A était fuvorisé et les 2 fois il s\u2019est fait battre en finale.Il y a 2 ans par les Internes et l\u2019an passé par Méd.A.Les Ze, de, 5e et 6e places devraient être occupées par le Poly B, Méd.B., H.E.C.À et H.E.C.B ou Sc.46.Ces cinq équipes devraient se livrer une belle lutte.L'équipe des Sc.46 va causer des surprises à plus d\u2019un.Avec des as tels que Gladu, Lavallée, Fer- ron et Sylvain, pour ne mentionner que ceux-ci, elle fera rougir les meilleurs clubs de la ligue, Ses as se réveilleront un jour et malheur à l\u2019équipe qui les rencontrera.(Espérons qu\u2019ils ne se réveilleront pas trop tard.) Le Droit qui était habitué à garder la queue de la ligue se réveille enfin, pour occuper une position qui leur fait plus honneur.Bernard PECLET, gérant QUIL La ligue de quilles interfacul- tés débuta le 15 octobre au soir, à 6 heures 30.A cette occasion, M.l'abbé Llewellyn, le père, M.Charles Lussier, président de l\u2019'A.G.E.U.M.et M.Jean-Paul Massicotte, président de l\u2019A.A.- U.M.ont bien voulu venir lancer les premières boules.Dans un concours, comme il ne s'en est jamais vu dans les annales des quilles, ces trois distingués invités se disputèrent vivement la victoire qui sourit enfin à Charly Lussier.Après cette inauguration, qui restera sans doute dans la mémoire de tous les quilleurs, débuta une autre saison de quilles, qui promet d'être la plus sensationnelle.Les équipes, mieux balancées que par le passé, sc livrent de chaudes parties, et on ne connait le vainqueur qu\u2019après le dernier carreau.L\u2019enthousiasme est A son comble, chaque lundi soir au Bowl- O-Drome.On entend des cris de EE Sans, LES tous les coins de la salle.Quand ce n\u2019est pas: \u2018\u2018Envoie Camille, fais Un strike,\u201d c'est: \u2018\u2018Continue Tony, c'est le quatrième en ligne et ca te fait 60 au deuxième carreau.\u201d La chose la plus surprenante, c\u2019est l'intérêt que chaque joueur apporte à son équipe.Ca fait plaisir de voir les équipes toujours au complet.Depuis le début de la saison, seulement 4 joueurs se sont absentés, ce qui est très peu, comparativement aux années passées.Le Droit et POptométrie (à laquelle on a associé la Philosophie et les Lettres), ne manque jamais et viennent toujours au complet.Alors nous n\u2019avons que des félicitations à adresser à tous les joueurs qui représentent si dignement les diverses facultés, et en espérant que cela continuera, nous souhaitons bonne chance à tous.Bernard PECLET gérant./, ENFIN NOUS L'AVONS ! Ce que nous avons ce n\u2019est pas la solution au problème causé par la bombe atomique, ni le support physique de cinq cents de nos étudiants à l\u2019occasion d\u2019une rencontre entre notre équipe et celle de l\u2019Université McGill, mais bien l\u2019accès au fameux gymnase de Poly.L'an dernier les joueurs de notre équipe durent aller pratiquer au West Hill High School, prés du Loyola, pendant que le gymnase de Poly leur demeurait inaccessible.Cette fameuse situation, anormale pour le moins, demeura ainsi sans explication, durant toute l\u2019année dernière.Mais cette année, grâce au dévouement de notre administrateur, nos représentants et a I'amabilité du directeur de Polytechnique, M.Brouillette, le gymnase est maintenant à leur disposition deux soirs par semaine.Cette concession leur a été faite même si les gars de Poly s\u2019en servent pratiquement toutes les après-midi de quatre à six heures pour les exercices de culture physique.Pour ceux qui ne connaissent pas Poly, leur gymnase est un des plus beaux dans notre province.Dans la grande salle nous pouvons y pratiquer le ballon-panier, le badminton, la lutte, la culture physique, la boxe, etc.Sur l'étage inférieur, nous y trouvons un système de douches aménagé de façon très moderne, en plus d\u2019un immense vestiaire qui contient quelque trois cents cases.L\u2019équipe, espérons-le, prouvera à tous les étudiants: que le fait d\u2019avoir le gymnase à notre disposition, est un facteur très important qui contribuera à triompher de leurs adversaires les plus redoutables. oN Voici la caissiere de la succursale d\u2019une auise bane que, dans une autre ville, qui s\u2019assure que la personne qui présente ce chéque est bien celle que Paul a l'intention de payer.Ensuite, le montant du chèque est inscrit au compte de dépôt de cette personne.voici la chambre de compensation, que les banques ont établie afin que les chèques des clients puissent être négociés et que les banques puissent régler leurs comptes entre elles, au jour le jour.D'ici, le chèque de Paul est envoyé au service de la compensation de sa propre banque et, de là, à la succursale où Paul a son compte.voici le préposé au grand livre, qui s'assure que la signature de Paul est authentique.Il en débite ensuite le compte de Paul.Le montant en sera inscrit dans le livret de Paul, la prochaine fois qu\u2019il viendra à la banque, de sorte qu'il sait toujours où il en est.Voilà, en résumé, ce qui se passe lorsque vous payez un compte par chèque dans une autre ville.Bien des gens payent aussi par chèque leurs gros comptes dans la ville même où ils habitent.La grande commodité que présentent les paiements par chèque ne vous coûte rien, ou à peu près.Les banques sont les comptables de millions de vos compatriotes.Cette annonce est commanditée par vctre* Banque compose à elle toute seule la \u201cterrible équipe\u201d dont parlait Mlle Andrée Lalonde dans le Q.l.) s\u2019en est tenue au sommet de la côte pour finalement exécuter une descente spectaculaire, les deux skis sur l'épaule .Polytechnique se transporte (en autobus s.v.p.) à Lachine une fois la semaine pour les pratiques de hockey.Les amateurs sont tellement nombreux que l\u2019instructeur Jean-Paul Gignac, malgré toutes ses connaissances en ce sport, hésite encore à désigner les joueurs de la cinquième ligne d'avant.Les pratiques, en plus d\u2019améliorer le jeu des recrues leur offre aussi l\u2019occasion d\u2019enrichir leur recueil de chants semi-liturgiques pendant le voyage.Robert THEAULT CONCOURS INTERFAGULTES Tous les étudiants connaissent le ,monte-pente universitaire, mais peu en retirent tous les avantages possibles.On donne comme raison que les pentes sont trop raides ou bien qu\u2019étant peu larges, elles sont toujours glacées.Cette année l\u2019A.G.E.U.M.a répondu au désir de plusieurs et a fait élargir la piste No 1.Nous aurons donc une côte qui sera parmi les plus belles après Tremblant et Saint-Sauveur.Il n\u2019y aura plus aucune raison de ne pas s\u2019y rendre.Nous aurons encore cette année au monte-pente un instructeur qui sera choisi prochainement; il sera toujours prêt à donner de bons conseils aux débutants comme aux experts.Tous connaissent l'essor qu\u2019a pris le ski et le progrès qui s\u2019est DOWNHILL OU CROSS-COUNTRY Question perpétuellement discutée et jamais résolue entre skieurs.Pour certains, c\u2019est une question de compétence.Les plus farouches détracteurs de la descente le sont ordinairement parce qu\u2019ils sont de piètres skieurs de côtes.Par contre, les réfractaires au cross-country sont souvent ceux qui n\u2019ont pas le courage de laisser la côte bien battue, le ski-tow fraternel et surtout l\u2019oeil admiratif des jolies filles pour courir dénicher une piste perdue dans la forêt.Mais tous, trouvent d\u2019excellentes raisons de santé, d\u2019athlétisme, voire de psychologie pour motiver leurs préférences.Le comité sportif de l'U.de M.n'a pas eu recours au vote pour savoir s\u2019il devait encourager la piste ou la descente; il a employé un procédé beaucoup plus démocratique en facilitant la pratique .de l'un et de l'autre à tous les étudiants.La Cabane, au pied de la 70 est toujours là pour les amateurs de descente.(Encore un privilège dont les braillards contre la cotisation de I'A.G.E.U.M.se feront un devoir de ne pas employer).Mais cette année, en plus, l'Association des étudiants a ouvert et entretiendra une très belle piste de ski (la plus belle au dire des experts) où l\u2019on affichera les couleurs de l\u2019Université.Cette piste nous fut confiée par M.Paul d\u2019Allmen, responsable de l'entretien des pistes de ski de la Zone laurentienne, à la demande de quelques skieurs enthousiastes de Polytechnique.Quelques membres du conseil de l'Association athlétique sont déjà montés reconnaître et dé- barasser la plus grande partie de la piste.Des plaques métalliques aux couleurs universitaires sont commandées et elles seront posées dès que la couche de neige sera suffisante pour permettre de circuler facilement sous bois.Une piste est d\u2019autant plus facile et agréable qu\u2019elle est plus fréquentée.Nous sommes certains que celle de l'U.de M.qui passe par les plus belles côtes de cette portion du nord comprise entre Val-David et Saint-Sau- veur et qui sera la seule à être garnie de plaques neuves sera très suivie.fait avec Jean-Paul Trottier l\u2019an dernier.Il a su développer des skieurs et en a transformé plusieurs en habiles coureurs.La meilleure preuve a été le grand nombre d'étudiants au concours interfaculté l\u2019an dernier où plusieurs se sont révélés.Nous avons déjà eu l\u2019exemple de Raymond Cyr il y a deux ans (d\u2019inconnu qu\u2019il était il devint une sensation et membre de l\u2019équipe universitaire).Il y a plusieurs skieurs inconnus à l\u2019Université; il y a aussi plusieurs débutants prometteurs.Comment peuvent-ils s\u2019améliorer et se révéler?C\u2019est simple.Il y a le monte-pente et l\u2019instructeur pour transformer les commençants et experts et pour ces derniers il y a le concours inter- faculté qui les fera connaître.Car le choix de l'équipe universitaire est fondé sur la performance individuelle aux différentes courses de la saison, mais surtout au concours interfaculté. 7DECEMBRE 1945 ROBERT CASADESUS Samedi soir dernier, dans la salle des fêtes de l'Université de Montréal, nous assistions à un merveilleux récital.Donné à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de notre université et pour venir en aide à l'Université de Caen, détruite au cours de l'invasion, il fut enregistré sur disques et retransmis sur le réseau national français, mardi et mercredi.Ce récital valait autant par le jeu impeccable des deux pianistes que par la composition parfaite du programme.Il n'y a que les Francais pour donner un programme aussi bien balancé: monsieur Martial Singher nous en avait fourni une preuve, confirmée la semaine dernière par Robert et Gaby Casadesus.Dire combien le jeu de ces deux grands artistes est toujours juste, et combien ils s'épousent bien l'un l\u2019autre, est presqu'impossible.Chacune des pièces qu'ils ont interprétées ensemble ne pouvaient l'être mieux.Le pur et clair Mozart à trouvé là de parfaits serviteurs, comme le spirituel Chabrier.La sonate en ré majeur pour deux pianos de Mozart nous rendait témoins, encore une fois, du miracle mozartien.En effet, n'est-ce pas un miracle qu'un compositeur aussi prolifique ait presque toujours atteint la perfection dans chacune de ses oeuvres?N'est-ce pas un miracle que cette légèreté soit si profonde, cette joie, si touchante, et cette finesse, si nerveuse ?Et cela, avec des moyens toujours les mêmes et toujours renouvelés.Vensit ensuite le Carnaval de Schumann.Schumann est le plus romantique des musiciens, mais son romantisme est de bonne souche.Chez lui, la sensiblerie fait place à le poésie, et le vague, au rêve.Son oeuvre pianistique est nettement supérieur à son oeuvre symphonique où on le sent vraiment écrasé par l'instrument.Et, à part ses lieder, il excelle surtout dans les tableautins où il se plait à tracer le portrait d'un personnage, portrait dans lequel les premières manifestations de \u2018impressionnisme musical se font jour.On a tort de considérer Chopin comme le Musset du piano; Schumann l'est bien avantage.es portraits comme ceux d'Eusébius le rêveur et Florestan- le passionné font étrangement penser à Fantasio et à Perdican.Musset germanisé si l'on veut, mais Musset tout de même.Robert Casadesus a donné du et GABY Carnaval une interprétation idéale.Le velouté, la force, la précision et le délié de son jeu font de lui l'un des meilleurs pianistes que nous ayions entendus à Montréal, et nous y avons entendus les plus grands.Après l'intermission, Casadesus donne trois de ses propres oeuvres: ierces, Octaves, Quintes et Quartes.Amusantes mais un peu sèches.Un énergumène profita justement du temps où Casaesus jouait le septième nocturne de Fauré pour feuilleter un livre.Etant à ses côtés, je ne pus réussir, comme lui, à surveiller, à la fois, le jeu u pianiste et les pages qui tournaient avec un bruit infernal.Impossible donc d'apporter à Fauré toute l'attention que sa belle musique requiert: je le regrette, Fauré étant le seul musicien purement français inscrit au programme.Car Ravel subit partout l'influence espagnole.Son Alborado del gracioso est une chose superbe, mais là encore on peut constater qu'avec sa clarté française se mêle une forte dose de tragique espagnol.omme Chabrier, d'ailleurs, dont Robert et Gaby Casadesus interprétèrent les Trois valses romantiques pour deux pianos, valses qui n'avaient de romantique que le nom, sauf le début de la euxième.abrier est un musicien plutôt méconnu.Pourtant, unissant à la finesse d'un LaFontaine, la rondeur d'un Molière, on ne peut s'empêcher d'admirer tout ce qu'on entend de lui.Qui ne connait et n'admire son Espana?Qui ne se souvient agréablement de ses trois mélodies que Martial Singher chantait au dernier concert universitaire ?Après chaque groupe de pièces, monsieur Casadesus donna des rappels que je n'ai pu identifier, sauf l'Oiseau- prophète de Schumann et probablement un Debussy.À la fin les pianistes accordèrent deux rappels, et n'eût été cette | .manie des spectateurs de gagner la sortie le plus tôt possible comme s'ils avaient le feu quelque part, ce qui est très impoli, le concert se serait probablement prolongé encore de quelques minutes.n somme, une très belle soirée: pour ma part, je préfère ces récitals intimes, surtout lorsque les solistes sont d'une telle qualité, à un concert symphonique.C'est un mets plus fin.G.C.AU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE Magnifique soirée, à laquelle on n'a pas fait la publicité qu'elle méritait.L'Association des élèves du conservatoire vient de prendre là une initiative igne de toute l'admiration, la sympe- thie, etc, des quelques personnes qui prennent encore à coeur le sort de la musique à Montréal.Samedi dernier, premier décembre, à - huit heures et trente, cing instrumentistes: MM.Ralph Moore, Hôtiste (dont la Flôte servit discrètement, de temps en temps, de bâton de chef d'orchestre); Arthur Romano, sévère et virtueux hautboïste; Jean Lafontaine, grave et dévoué clarinettiste; Joseph Masella, qui usait de son cor avec beaucoup plus d'aisance et d'habileté que bien des cor-istes montréalais; et ierre Mercure, un bassoniste sérieux et sûr de son instrument.Ces illustres cinq nous émurent d'une facon partaitement classique dans une Fugue de Frescobaldi, un adagio de CITATION D'ACTUALITÉ Je connais des administrateurs exel- lentes pour tels d'entre aux, j'éprouve de a gratitude; je ne cache pas l'admiration que certains autres m'inspirent.Il n'en demeure pas moins que I génie administratif \u2014 qu'on veuille ien noter cette expression des plus Hatteuses, \u2014 doit montrer beaucoup de prudence, beaucoup de finesse dans les relations qu'il entretient avec les représentants de l'autre génie, et j'entends ici le génie intellectuel, artistique où, si on préfère, le génie polymorphe des professions libérales.Georges DUHAMEL J.-S.Bach, dans un divertissement de aydn.À l'intermission, une surprise, et des meilleures: Joseph Masells et Clairemont Pépin, pianiste, dans deux mouvements a une Sonate pour Cor et piano (1939) de Hindemith; pices que les instrumentistes n'avaient pas préparées officiellement, mais qui avaient la même excellente tenue que le reste du programme.Après quoi, Clairemont Pépin et un individu sans identification précise s'emparèrent d'un piano pour nous enchanter de boogie-woogie.Ceux qui n'aiment pas Hindemith ni le boogie-woogie devront se rappeler que ces musiques n'avaient pas été prévues par les organisateurs Un charmant goûter fut servi grace aux soins de M.Roland Leclaire.La seconde partie du programme fut des plus délectables pour les affa- méÇes) de musique de chambre contemporaine.Deux Pastorales: l'une de Stravinsky, l'autre de Pierné (ce dernier presque inconnu, hélas, en Amérique, grâce à la \u2018barbarie américaine\u201d).Et enfin, le couronnement de la soirée: La Cheminée du Roi René du musicalement provençal Darius Milhaud.Cinq mouvements de cette suite furent rendus par le quintette aussi parfaitement.que le reste du programme (ce qui n'est pes peu dire) malgré les grandes difficultés apparentes de la partition.L'auditoire, peu nombreux, hélas! appleudit aussi fortement que possible; las apcoret et les bravol firent trembler a salle.Nous espérons que les éléves.du conservatoire nous présenteront encore bien des soirées de ce genre.Pierre GODIN LE QUARTIER LATIN ES ARTSE LES COMPAGNONS DANS MARIVEAUX \u201cEn art, il n'y a pas de détail.\u201d Valéry qui écrit cette phrase dans upalinos ou l'architecte, je crois, explique ensuite sa pensée: il ne veut pas signifier par là qu'une oeuvre d'art oit toujours être considérée en bloc, mais que chaque partie, si infime soit- elle, doit être aussi soignée que l'ensemble.C'est ce que les Compagnons ont semblé oublier, et c'est ce qu'ils auraient dû avoir toujours présent à l'esprit, surtout en jouent Mariveaux.lls auraient alors apporté plus d'attention à la construction du décor, dont l'idée d'ensemble était très bonne, et dont les couleurs se mariaient très bien, mais qui clochait tout de même par je ne sais trop quel côté; peut-être a-t-on voulu y montrer trop de choses à la fois?|ls auraient évité de mettre en scène ces affreux meubles, réparés à la hâte, et qu'on croyait sortis d'une pawn-shop de dixième ordre.ls auraient vêtu leurs acteurs d'autres costumes, en particulier, ce pauvre Mario, aHublé d'une sorte de maillot de bain.lls auraient coiffé les femmes e ces hautes perruques blanches Louis XV, toutes chargées de parures si jolies; les hommes, également des perruques du temps nouées à l'arrière.n somme, si les Compagnons y avaient mis plus de temps, ils nous auraient présenté un bien meilleur spectacle.el quel, il est loin d'atteindre à la qualité ordinaire de ce qu'ils nous onnent d'habitude; et après Noé, la différence se fait sentir encore plus cruellement.Mariveaux demande à être bien joué, et il le demande de façon impérieuse.L'intérêt n'y réside ni dans l'intrigue, habile mais très simple, ni ans la farce, qui n'est pas poussée comme chez Molière, mais entièrement dans la finesse du texte.Mariveaux exige qu'on fasse un sort à chacune de ses phrases; encore plus: à chacun de ses mots.La rapidité avec laquelle les interprètes des Compagnons passaient sur le dialogue, surtout Silvia et Lisette, faisait que tout le charme en était escamoté, sans pour cela empêcher a pièce de trainer souvent en longueur.Si Mariveaux avait pu prévoir cette représentation du Jeu de l'amour et du asard, il aurait sûrement multiplié les scènes d'Arlequin, car Arlequin était le seul à jouer franchement dans le ton de soi: personnage.N'eût été de lui, qui faisait rebondir l'action à chaque - fois qu'il entrait en scène, la pièce aurait été plutôt monotone.Sans jamais tomber dans l'exagération, qui est pourtant bien tentante dans ces cas 13, l'interprète d'Arlequin jouait avec une souplesse et un style qui font plaisir à voir.Rien ne rassure plus le spectateur que la sûreté de l'acteur.t seul Arlequin, au milieu d'une distribution assez faible, permettait e se reposer entièrement sur lui.part lui, personne ne semblait dans son rôle: on est habitué de voir l'interprète du père dans des compositions, et lui- même ne pouvait sempêcher d'en avoir des réminiscences dans le personnage d'Orgon.Mario manque évidemment d'expérience, et le costume ridicule dont il était recouvert, n'était pas pour l'aider.Dorante et Silvia avaient des rôles très lourds et qui les ont en effet écrasés.Sans sa voix criarde, Lisette aurait fait l'affaire.Qu'on me pardonne d'être si sévère, mais j'attendais tellement de Mariveaux et des Compagnons, que ma déception s'en est trouvé augmentée.Ce fut tout de même une soirée très agréable que celle passée en compagnie d'un des plus purs représentants de l'esprit français.Jean-Louis ROUX La Musique à K adio- Cana da MUSIQUE D'ORGUE.\u2014 (à dix heures trente du soir.) VENDREDI, 7 DÉCEMBRE: VENDREDI, 21 DECEMBRE: WENDREDI, 28 DÉCEMBRE: Mille Françoise Aubut.M.Antoine Blais.Mile Rolande Drolet.OPÉRA DU SAMEDI.\u2014 (à deux heures de l'après-midi.) SAMEDI, 8 DÉCEMBRE: Le bal masqué de Verdi; orchestre dirigée par Bruno Walter; solistes: Pierrette Alarie, Milanov, Harshaw, .Peerce, Cordon, Warren, Alvary, Manning, Baker et Oliviero.CONCERT D'ORCHESTRE.\u2014 (à neuf heures du soir.) MERCREDI, 12 DECEMBRE: Orchestre dirigée par J.J.Gagnier; au programme: Ouverture du Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn; la Danse du soldat russe de Glière; le Concerto en do mineur de Rachmaninoff; soliste: Mile Annette Brunet.LES CHEFS-D'OEUVRE DE LA MUSIQUE.\u2014 (à trois heures trente de l'après-midi.) LUNDI, 10 DÉCEMBRE: MARDI, 11 DÉCEMBRE: La création du monde de Darius Milhaud, orchestre sous la irection du compositeur.Concerto pour violon en ré mineur de Jean-Sébastien Bach: soliste, Joseph Szigetti; orchestre des New Friends MERCREDI, 12 DÉCEMBRE: of Music, dirigée par Fritz Stiedry.Concerto pour violon en ré, de Serge Prokofielf, soliste, Srigetti, orchestre philarmonique de Londres, irigée par Sir Thomas Beecham; aussi, Scènes de ballet de Strawinsky, JEUDI, 13 DÉCEMBRE: orchestre dirigée par l'auteur.Concerto de piano pour la main gauche, de Ravel, soliste: Jacqueline lanquard; Orchestre dirigée par Charles Munch; aussi, Rapsodie espagnole de Ravel, orchestre VENDREDI, 14 DÉCEMBRE: Lamoureux dirigée par Albert Wolff.Symphonie no 39 en mi bémol de Mozert; orchestre ilarmonique de Londres, dirigée par Sir Thomas Beecham.UN BRIN DE SOLITUDE Mon ami marche vers les immeubles de l'Université, j'augmente la cadence de mon pas car la route à deux se parcourt plus agréablement.Encore une minute et nous deviserons du passé, e l'avenir.Mais je me ravise: il m'a dit déjà; tu ne sais pas ce que valent quelques minutes seul avec soi-même.Pourquoi en ce matin sec et froid propice au retreit, irais-je le troubler ?Que donne-t-il ce silence?Je le suis d'un même pas.Il va et pense.Il détruit des cauchemars peut-être, élimine des inquiétudes, chasse des préoccupations, classe des idées.OÙ va son esprit?Sont-ce toujours des pensées tristes et graves, n\u2019en existe-t-il pas quelques-unes gaies et jolies?Je ne sais.Il va, il oublie et observe; tout autour respire le calme et l'ordre.Il marche sur la blanche heige parmi les arbres endormis.e éleuxissilence:intérieur*de l'âme: qui: se Silence des dépasse en cessant de penser à elle- même, silence des rêves et des mirages e l'imagination, silence de toutes les langues de tous les signes et de tout ce qui est transitoire, silence absolu de tout cela; car quiconque entend toutes ces choses nous disent: \u201cce n'est pas nous mêmes qui nous sommes faites, c'est Celui qui demeure éternellement\u2019 (Saint Augustin).A-t-il compris?Je l'ignore.Je sais.ce que valent quelques minutes.Elles sont riches.Elles donnent à l'homme le temps de penser et-de réfléchir.On ne pense bien que dans la retraite en soi-même.Loin du bruit, au coeur du silence on sssouplit son esprit, on assimile et on\u2018s'étonne.Nous arrivons, il disparait, à droite.A mon tour je pénètre dans | immeuble.J'ai compris le silence: avec le temps*il donne des hommes .\u2018 Rigrie: CAMUY mere \u2014 Que je suis heureux de pouvoir dire un peu de bien de l'Arcade, et que j'ai de reconnaissance à monsieur van Noé de m'en fournir l'occasion.En effet, il y à plusieurs bonnes choses à signaler à propos de sa pièce: hristian.D'abord elle.ne défend aucune thèse, ce qui fait diversion avec tes Bernstein, Bataille, Hervieu et compagnie que l\u2019on nous sert d'habitude au théâtre de l\u2019est.Ensuite, elle ne date pas comme les produits de ces messieurs, puisqu'elle a vu les feux de la rampe en mil neuf cent trente-huit.nfin, son auteur ne manque pas de poésie et d'un certain sens théâtral qui rend sa pièce habilement agencée.Christian est l'histoire d'un homme à ouble vie: l'une, celle d'un petit fonctionnaire ministériel, et l'autre, celle d'un noceur.Le thème n'est pas nouveau: entre autres, La chaste Suzanne résente une intrigue assez semblable.Mais tandis que l'auteur de La chaste Suzanne tire des effets comiques d'un tel parti, Yvan Noé le traite plutôt d'un point de vue poétique.Christian, c'est tout ce que Léon Jourdain aurait voulu être, tout ce que sa vie ratée l'a empêché de réaliser.Une fois par mois, Léon se métamorphose et alors, cest la grande vie; non pas tant la vie de noceur, que la vie de poète.Et Yvan Noé parvient à mettre ainsi dans la bouche de son personnage des paroles assez profondes et assez justes sur le désir d'évasion et le\u2019 rêve que chaque homme porte en lui.Mais il est sûrement exagéré de mettre le nom d'Yvan Noé à côté de celui de Cocteau et de Gireudoux, comme le fait la direction du théâtre Arcade, en tant que \u2018représentants de la jeune génération\u201d, même si elle ajoute entre parenthèses: \u2018\u2019bien qu'en LI PAGE TROIS a ie A WaT J.des genres différents\u201d.En réalité, les genres sont tellement différents qu'on n'a pas idée, à moins de ne rien connat- tre de ce dont on parle, de les rapprocher, serait-ce même du plus loin que l'on peut.Alors que les textes de octeau ou de Giraudoux sont d'une ensité sans défaillance, souvent celui van Noé accuse un vide notoire.Que de verbiage sans utilité! Que de papier noirci sans rien dire! Point n'est besoin d'avertir dans la notice biographique de l'auteur, qu'il fait de la radio: on s'en aperçoit facilement par le délayage insipide qu'il offre ici et là au cours de sa pièce.Des scènes, comme celle de Léon Jourdain et de sa femme, au deux, bien que l'auteur y ait fait preuve d'un bon sens comique, auraient pu être coupées de moitié, ainsi que celle de Léon et de Suzanne, au trois.Ces longueurs ont pour effet e nous faire paraître interminable, une pièce qui par ailleurs possède du charme.Monsieur Chabrier, cet excellent artiste, était beaucoup trop préoccupé par la mémorisation de son texte, à une euxième représentation, pour apporter à son personnage tout le soin dont il le ratifiera certainement par la suite.onsieur Chabrier a une expérience incalculable de la scéne, et je le trouve particulièrement habile à interpréter ces rôles à deux visages: il met entre chacune \u201cz ses incarnations tellement de différence, qu'on a peine 3 le reconnaître de l'une à l'autre.Madame Demons est également une vétéran, et madame Jourdain ne pouvait trouver de meilleure interprète.Quant 3 mademoiselle Lydie Vallois, il semble que son grand jeu de scène soit ces espèces e moues qu'elle effectue avec sa bouche après chacune des phrases qu'elle prononce.Le restant de la distribution ne vaut pas la peine qu'on en parle, sauf une dactylo et un maître d'hôtel très honnêtes.: L' Arcade annonce pour le deuxième partie de sa saison théâtrale, la représentation de pièces créées à Paris durant l'occupation, entre autres, La part du diable de Louis Ducreux, c'est incroyable, mais il semble que \u2018Arcade veuille sortir des vieilles ornières.J.-L.R.Normandie, Poitou et Canada Français.René Caillaud, Fides.Une race qui ne s'intéresse pas à son passé est une race qui se fiche de son avenir.L'ami de notre avenir trouvera donc intérêt dans le livre de René Caillaud: Normandie, Poitou et Conada Français qui relate un aspect de notre histoire.L'auteur y brosse une tranche de nos origines poitevines et normandes, et tente de découvrir la parenté qui relie les légendes du pays du Poitou et du Le conte fantastique du XIXe siècle.J.A.Guischard, M.A.Ph.D., Fides.Lorsqu'elle lui faisait le conte d'histoires merveilleuses, la grand'mère de M.Guischerd ne se doutait pas que, per un singulier renversement des choses, son petit-fils viendrait_à faire une merveilleuse histoire du conte.bien, c'est ce qui amival L'évolution du conte, ses transtormetions, sa floraison au XIXe siècle sur les divers continents de la planète: tel est le contenu du volume de pare de ue eue lecteur goûters ce son formation, ee Tee Roger THIBAULT Horique.Roger THIBAULT 4d ; .QUAND VOUS | ACHETEZ DES CIGARETTES, DITES SIMPLEMENT: GIGARETTES SWEET CAPOR \u201cLo forme lo plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\" \u201c LAENNEC La dernière réunion de la conférence Laënnec eut lieu mardi, le 27 novembre.Quelques étudiants, qui ne purent y assister, ont manifesté le désir d'en avoir un résumé: le voici.La soirée commença par une ceuserie de Claude Faribault sur la photographie mise au service de la médecine.H souligne son utilité comme illustration d'une histoire de cas, d'une technique chirurgicale, ou pour gerder une image stable de préparations microscopiques souvent fragile et difficile à conserver.Cette documentation, nous disait Claude, est infiniment précieuse lorsqu'il s'agit de présenter un travail dans une revue scientifique par exemple.Le radiologiste, et même le clinicien appelé à étudier des radiographies, doivent comprendre toute l'importance d'une connaissance précise des techniques de développement photographiques dont dépend la netteté des images.Enfin, au point de vue simplement humain, il n'es.pas besoin d'insister sur l'intérêt des photos de voyages et des souvenirs de femille.Ce fut ensuite au tour de Paul de Bellefeuille à parler.Avec une candeur toute biblique, pour ne pas dire hébraïque, il nous décrivit son stage d'internat bénévole à l'hôpital juif de Montréal.Son récit de lu célébration de la pâque, avec tous ses rites, fut tellement vivant que ma langue en a gardé longtemps un goût de vin, de raifort et d'herbes amères.D'après le conférencier, l'internat bénévole ne présente que des avantages our les étudiants.Surtout dans un Fopital où les internes séniors sont peu nombreux et où, par conséquent, les bénévoles ont un travail plus intéressant et plus \u2018mportant.Paul de Bellefeuille nous dit aussi avoir gardé un excellent souvenir de son contact avec un milieu de culture très différente de la nôtre et qui ne lui est certainement pas inférieure, du moins au point de vue scientifique.Comme troisième conférencier, le président, Camille Laurin, nous présenta Jean-Louis Roux.Celui-ci s'excusa d'abord de quelque chose, je ne sais plus exactement quoi, parce que, disait-il, c'était très à la mode chez les grands conférenciers de commencer une causerie par des exçu- ses.Puis, il traita la question d'humanisme en médecine.Le principal danger qui guette le médecin, c'est la spécialisation à outrance.Un médecin trop spécialisé perd de vue le but général de sa médecine, il fait de la spécialisation pour la spécialisation.Un médecin humaniste échappe plus facilement à cette embuche: Goethe et Proudhon ont bien exprimé cette idée en disant qu'il faut une culture générale à travers le métier.est cependant nécessaire de se mettre en garde contre l'excès contraire de l'humanisme pour l'humanisme.Le médecin humaniste doit rester d'abord médecin, sans toutefois mériter qu'on dise de lui comme d'un personnage de Proust: \u2018Il est imbécile et grand clinicien.Pour terminer, un tout jeune médecin, le docteur Roger Lemieux, nous exposa sa pensée sur les divergences d'opinion qui règnent entre moralistes et médecins.Divergences qui font que l'un appellera péché ce que l'autre nomme maladie; divergences portant surtout sur le degré de responsabilité du sujet avec toutes les conséquences morales et sociales que cela entraîne.es différences de jugement sont pratiquement irréductibles, dit le conférencier; parce qu'elles sont le fruit de cultures diverses.Le médecin étudie des hommes, chacun en particulier, il a pris l'habitude de ne jamais se fier aux règles générales, car la médecine est presqu'essentiellement l'étude des exceptions.Le moraliste, lui, voit l'Homme au sens philosophique du mot, \u2018Homo sapiens\u201d.Chez le médecin, le possible se substitue à l'obstacle moral.Le docteur Lemieux nous donna ensuite quelques exemples et de nombreuses citations pour rendre son idée lus explicite encore, il serait trop ong d'en parler ici.n comprend facilement qu'un tel sujet provoqué force discussions.Tous les assistants n'étant pas nécessairement e l'avis du conférencier.Mais c'est certainement là un signe qu'il avait su impressionner son auditoire; car, à mon avis, il n'y a que les idées qui nous intéressent dont nous aimons à discuter.Je n\u2019en dis pas plus long, c'est déjà trop; si vous venez à u désirez plus de détails, énnec.Gilles BERTRAND Epices | Bonnes choses à savoir: Il faut activer 65 muscles de la face pour avoir l'air triste et seulement 14 pour sourire.Un homme en parfaite santé ne sait pas qu\u2019il existe une leilé chose que la digestion, La maladie c\u2019est la vengeance de la nature pour le viol de ses lois.Les larmes sont les valves de sureté du cœur quand on y applique trop de pression.Un esprit sain consiste dans une bonne digestion de l'expérience.La nature a donné à l\u2019homme une langue el deux oreilles afin d'écouter deux fois plus qu\u2019il ne parle.La conversation est le laboratoire el l\u2019atelier de l'étudiant.J.-P.D.de commenga d'optique.électrique, industries Des nouveaux couvrent Au fur et THESZINTERNATIONAL laboratoires bien outillés recherches, au Canada, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne continueront de coopérer avec tous les savants dans le but de trouver de EE SRE PRE BEAL NAW hee YP ue LE QUARTIER LATIN PAGDI QUATRE pare Mon correspondant, Yvan Tassé, m'informe que Henry Bordeleau s'est fait justice en commettant le Hara-Kiri, Ce soir, deuxième concert universitaire; on entendra Alexandre Uninsky qui parlera musique avec beaucoup de doigté, Les conducteurs de tramway sont souvent impolis, c'est un fait: mais, ce qui n'éionne, d'est de voir les chauffeurs d'autobus beaucoup plus polis; ils ont pourtant leurs bus\u201d, Les temps évoluent, et toujours l'histoire se répète: on change les noms, et le bluff est accompli! Aujourd'hui, on fait du ski dans la piste de la \u2018Feuille d'érable\u201d; et pourtant, il n'y a pas si longtemps, Adam et Eve faisaient du ski\u2014(on appelait ça des douelles)\u2014sur la même piste, C'est vrai que dans ce temps-là, on disait: \u201cLa piste de la Feuille de vigne\u201d!!! I prépara e terrain pour [ere l'électricité Fits d'un forgeron, Michaël Faraday (1791-1867) à travailler dès l\u2019âge de treize ans.Lors de son apprentissage dans un atelier de reliure, il laut avidement un grand nombre de volumes, surtout ceux qui traitaient de sujets scientifiques, Ayant assisté à quelques conférences de Sir Humpbry Davy, il écrivit à celui-ci et lui demanda\u2014 requête qui fut accordée\u2014à travailler dans son laboratoire.Il fit des recherches sur la chimie, étudia la constitution des alliages d'acier et produisit plusieurs nouveaux genres de verres Mais ses plus importants travaux eurent comme objet l'électricité et le magnétisme.Ses découvertes ont préparé le terrain pour la galvanoplastie et l\u2019emploi généralisé de l'énergie \u2019 ê 3 .° Grâce aux découvertes de Faraday, nous connaissons aujourd\u2019hui les applications industrielles modernes de l'électricité.découvertes concernant le Nickel, rendues possibles par les laboratoires de recherches, l\u2019industrie du Nickel Canadien a pris un grand essort et est devenue l\u2019une des plus grandes Et, grâce aux du monde.pour les usages et de nouveaux débouchés pour le Nickel, Les données scientifiques et techniques que l'International Nickel a recueillies et qui tout le domaine des recherches métallifères sont à la disposition des ingénieurs, dessinateurs et métallurgistes canadiens.à mesure que l\u2019industrie connaîtra mieux le Nickel et ses usages, la demande pour le Nickel Canadien augmentera, avec avantages correspondants pour le Canada.saisies NICKEL COMPANY Comment laire Visite industrielle à la biscuiterie Viau; très intéressante, très nourrissante et très sucrée.La pâte à biscuit, c'est semblable à du mortier, À n'y manque que le poil de vache: les fours à biscuits sont démesurément longs et se servent mal comme pâtisseries, et d\u2019ailleurs, ce sont des fours à gaz.Vous auriez dû voir le pâtissier qui regardait avec insistance le gros Bill; vous comprenez, Bill, c'est tellement une bonne pâte!!! Aux apprentis skieurs qui manqueraient de chaussures; je conseille un voyage en Pologne: là, il y a des \u201cskis\u201d en masse! Nous sommes en train d'avoir à l'E- cole une ménagerie véritable: après tout, l'homme est un animal que la femme apprivoise! Nous avons déjà au Poly, un couple de Pigeon, un Mouton, un Poulin, un Poisson (en réalité il y en u plusieurs), on m'a même dit qu'il y Wa FUR XY, Nickel ane OF CANADA, LIMITED, 25 KING STREET WEST, TORONTO avait des cochons (tout au moins un, ui nettoie les tableaux de classe dans e fumoir); dire que pour lout cect il n'y a qu'un Farmer et qu'un Boucher.Le pire problème c'est de les nourrir; l'an dernier nons avions un Pruneat, mais il est parti: il faudra donc se contenter de les faire boire à Lafontaine et de leur donner quelques Bellefeuille avant de les enfermer au Grenier; c\u2019est vrai qu'on a trouvé tout au fond d'un Baril un peu de Fagère d'Olivier et de Laurier, mais on ne l'emploiera que si le reste a Failly.L\u2019institutrice veut expliquer à ses bambins ce qu'est le Père Noël.\u2018Mon petit Arthéme, Santa Claus .\u201d L\u2019élève l\u2019interrompt: \u201cJ'peux pas mamzelie, j'ai Vnez bouché\"!!! Le petit Jos demande a son tour: \u201cLa femme de Senta Classe, a s'appelle t'y Mary Christ mas?\u201d Gérard MANVU pe (AIR Le 7 DECEMBRE 194; Mercredi le 12 décembre LES CHOEURS «CHANTECLERC» et «BLEU ET OR» se réuniront a D'225 à 7 heures 45 (pratique des chants de la Soirée de Noël) ERRATA Dans un article intitulé Clins d'oell de notre livraison du quatre décembre on a prétendu que Paul Trempe avait été élu conseiller sportif aux élections de 3ème Optométrie.° M s'agissait en réalité de Raymond Trempe, qui était d\u2019ailleurs tout désigné pour remplir cette noble fonction.OLE ET NON PAS OLLE Le rédacteur en chef confus prie les lecteurs du Quartier lutin de l\u2019excuser d'une faute qui s'est glissée inconsciemment dans le titre de son article sur l'Espagne, article qui parut dans le dernier numéro.Il fallait lire Ole! et non pas Olle! La REDACTION Al, # ! 7 DEOBMBRE 1945 SENSATION OTTAWA Nous reproduisons ici avec la probité qu'on nous connait la traduction du texte du Jongleur de la Nativité paru dans notre dernier numéro.Eh! les boys.Eh! les filles.2, Il y a un grand party à l\u2019Université la veillée de Noël cette année cite.Venez-vous cn à 10 heures P.M.avec vos blondes, le bonhome, la bonne femme, cet puis toute la famille.On aura ben du plaisir avec les cracks et les jokes des carabins.A 11 heures: Grand Show \u201cVrai Mystère de Noël\u201d pour s\u2019rappeler fRADUIT.que le Christ est venu y a ben longtemps et puis que c\u2019temps-là c'était pas l\u2019fun.Monscigneur le Recteur dira les messes de Noël et puis c'est le Président de l\u2019A.G.U.M.qui les servira.Les conseillers de classe ont des cartes.On peut en avoir autant qu\u2019on veut çà ne coûte pas une cent.La vcillée se passera dans l\u2019Auditorium.C\u2019est pas trés grand, ben alors demandez vite vos tickets.Ottawa, Département des Langues Etrangères.RAPPORT D'UNE Samedi dernier le premier décem- \u201cbre, à unc conférence interuniversi- taire régionale qui dura plus de 4 heures, où étaient représentées les | universités McGill, Laval, Queens, le Sir Gcorge Williams college, et où j'avais été invité pour représenter l'Université de Montréal, il fut décidé ue: Les vétérans-étudiants se réuniront cn conférence interuniver- sitaire.2\u2014Cette conférence sera nationale.3\u2014Cette conférence aura lieu a Montréal les 27-28-29 décembre 1945.| 4\u2014Toutes les universités canadiennes seront priées d'envoyer un délégué officiel.Elles pourront envoyer, si elles le jugent à propos, jusqu\u2019à trois délégués.Cependant les deux autres délégués seront aux frais respectifs de leur association locale de vétérans-étudiants.a EEE CONFÉRENCE DE VÉTÉRANS-ÉTUDIANTS 5\u2014Les dépenses de la conférence seront ainsi défrayées: $100 pour chaque grande université, au nombre de neuf; 850 pour chacune des douze autres universités de moindre importance.L'université de Montréal est considérée comme une grande université.6\u2014Le vote sera per capita.Messieurs les vétérans de Montréal, qui enverrez-vous comme délégué officiel?1l vous faudra un représentant qui sera au courant de tous vos problèmes actucls.Il faudra aussi que ce délégué garde en mémoire qu\u2019il représente non seulement les vétérans étudiants, mais aussi l\u2019Université de Montréal.Et sur ce dernier paragraphe je vous laisse avant que vous rendiez votre verdict final.Jean GAGNÉ, président Cours des Vétérans ON DEMANDE DES CORRESPONDANTS DELFT; Hollande 2-XI-1945.Messieurs, Ayant l'intention de continuer mes études dans votre pays à l'avenir, je voudrais bien entrer en correspondance avec des étudiants(e)s de votre université, Ignorant à qui m'adresser exactement\u201d pour le cas présent, je prends la liberté de faire appel à votre intermédiaire espérant que vous aurez bien la complaisance de communiquer ma demande aux étudiants.En vous remerciant d'avance, avec des sentiments distingués, W.H.CARPREAU Etudiant d'architecture.Casper Fagelstraat 61 | Delft; Hollande.\u201cLE QUARTIER LATIN» DIRECTION Directeur : Jacques HEBERT Directeur-edjoint : Lomer MERCIER-GOUIN RÉDACTION Rédacteur en chef Jean-Louis ROUX Secrétaire de le rédaction : Jacques DUBUC Rédecteur à le C.U.P.: André Bissonnette Chef des nouvelles : Guy-O.BRISSETTE Dectylographe : Julien LACROIX RÉDACTEURS Guy BEAUGRAND.Pierre LEFEBVRE CHAMPAGNE André LUSSIER Georges-H.BLOUIN Robert MASSE J.-B.BOULANGER Jehan PERDRIAU MOINS DE PAROLES, PLUS D'ACTION Dans un communiqué paru dans le Q.L.du 30 novembre 1945, on pouvait lire: \u2018\u201c\u2018.nos représentants avaient fait très bonne figure en énumérant le nombre imposant de prérogatives dont jouissent les étudiants ici: service médical, coopéra- \u2026 XÆive, cuisse populaire .Il y a donc certaines personnes qui considèrent comme une prérogative et un titre de gloire 4 I'étranger, le fait d'avoir une caisse populaire à l\u2019Université.Pourtant cela n\u2019est pas manifeste, à voir le nombre de sociétaires que compte actuellement notre caisse, Nous invitons le réducteur de ce communiqué cet ceux qui pensent comme lui à coopérer (D\u2019214, entre midi ct une heure).lls y gagneront, sinon ln médaille de coopérateur émérite, du moins la satisfaction de rendre service à la fois à eux-mêmes et à leurs camarades.Gilles MERCURE Mc GILL NOUS INVITE Les étudiants de l\u2019Université de Montréal sont invités à participer \u2014 accompagnés ou non \u2014 à la danse du Newman Club de l\u2019Université McGill qui aura lieu ce soir, vendredi, le 7 décembre, au McGill Union, à 690 oucst, rue Sherbrooke.Prix du billet à l\u2019entrée: 50c.Excellente façon de terminer In soirée après le concert universitaire.ÉTUDIANTS Vous êtes cordialement invités à assister à l'ouverture des activités sociales des disciples de PERICLES (Faculté des Sciences Sociales) qui aura lieu samedi le 8 décembre dans la grande salle du C.E.O.C.; orchestre Pier Racque.Nous comptons sur votre présence, EXTERNAT CLASSIQUE SAINTE-CROIX Demain le 8 décembre, fête de l'Im- LE QUARTIER LATIN ES LE Dr LEON GERIN-LAJOIE, ON NOUS ECRIT le 30 novembre, 1946.Monsieur Jean-Louis Rouz, Rédacteur èn chef, Le Quartier latin, Montréal.Cher Monsieur, Je viens de lire voire très intéressant article, publié dans Le Quartier latin d'aujourd'hui, traitant des administra- leurs et administrés de l\u2019Université de Montréal, S'il est vrai que les étudiants possèdent leur Association depuis de nombreuses années, el que les professeurs de la Faculté des Sciences possèdent la leur depuis une semaine, il est vrai, aussi, que le personnel de la Maison (employés de bureau, de laboratoire, d'atelier, de salle-à-manger, ete.) ne possède pas son Associulion parce que des gens à courle vue de l\u2019administration (non de la Société d'administra- lion) ont fait des pieds et des mains (non de la tête!) pour empêcher sa Jfurmalion, en novembre-décembre 1948.Il y a deux ans, une centaine de fonctionnaires (pas nécessairement des rond-de-cuirs), dont le total des années de service se chiffre d près de sept cents, ont soulenu avec enthousiasme l\u2019idée d'Association des fonctionnaires de l'Université de Montréal en retournant au soussigné el à Jos.Paré, de l\u2019anatomie normale, une formule d'adhésion que nous avions adressée à chacun des ceux cents vingl-cing employés.Devant l'hostilité d'un certain grou- Pe, très peu nombreux mais combien influent, qui nous refusait le droit bien légitime de fonder une Association, nous avons dû remettre la réalisation du projet à une date ultérieure.Maintenant que les professeurs de la Faculté des Sciences possèdent leur Association, forts du précédent établi, les fonctionnaires de la Maison possè- deront la leur d'ici deux ou trois mois.Peut-être réussiront-ils, eux aussi, à être entendus de la Société d'administration, et à empêcher, par l'obtention d'une rémunération convenable de leurs services, les fréquents renouvellements de personnel, onéreux pour lu Société d'administration, nuisibles aux professeurs, aux étudiants et à la vie universitaire en général.Veuillez recevoir, cher monsieur, l\u2019assurance de mes sentiments dévoués.André LAROCHE, Préparateur d U Institut de biologie de lu Faculté des sciences de l\u2019Université de Montréal depuis 1925.P.S.\u2014La publication de celte letire dans Le Quartier latin, aiderait autant le personnel de la Maison que les professeurs et les étudiants.Je vous autorise, avec plaisir, à la publier.LE QUARTIER LATIN DANS LES KIOSQUES À JOURNAUX Depuis déjà une semaine, notre journal est distribué à travers toute la ville.Ainsi les amis des étudiants se procureront le Quartier latin aussi facilement que les autres journaux.Nous remercions publiquement notre administrateur Alphonse Campeau de son initiative.Il est à espérer que tous les étudiants répandront la nouvelle.Ce serait là une façon aussi facile qu\u2019efficace d'aider notre journal.PAGE CINQ F.R.C.S.(Can.) F.A.C.S.Le Conseil de la Faculté de médecine, à la séance du jeudi 29 novembre dernier, a élu notre nouveau Vice-doyen.Il a choisi un membre distingué de la profession: le Dr Léon Gérin-Lajoie.M.le Vice-doyen possède une longue expérience médicale et professionnelle qui ne saura que nous servir d\u2019exemple.Il fit ses études au Mont-Saint-Louis, obtint son M.D.durant l\u2019autre Grande guerre, s\u2019enwôlat et servit en Europe et sur l\u2019Atlantique à bord de navires hôpitaux.Démobilisé en 1919, il va étudier deux ans à Paris et revient pratiquer à Montréal, entre à Notre-Dame dans le service de gynécologie.Son activité est très grande, ses publications ct ses conférences ne se comptent plus.En 1938, il est nommé à la chaire de gynécologie de notre Ecole de médecine, et la même année, chef du service hospitalier de gynécologie à Notre-Dame.Au début de la guerre, il est président du conseil médical du même hôpital.Et enfin en 1945, il est le premier Canadien-français à être élu président de l'Association médicale canadienne.Il est membre du Collège des chirurgiens du Canada (F.R.C.S.) et du Collège des chirurgiens des Etats-Unis (F.A.C.S.).Il s\u2019est de plus beaucoup intéressé aux questions sociales et aux questions d\u2019éducation, ainsi il est membre du Conseil d\u2019éducation de son collège : le Mont-Saint- Louis.Jeune lui-même, le Dr Gérin- Lajoie est l\u2019ami des jeunes, et je vous prie de croire que ce n\u2019est pas une phrase stéréolypée; vous n\u2019aurez qu\u2019à lui demander conseil, vous verrez l'intérêt qu\u2019il vous porte.Les étudiants en médecine offrent leurs félicitations à M.le Vice-doyen.Claude FARIBAULT A SAVOIR La Faculté des Sciences sociales s'est choisi un patron ct clle est heureuse d'avoir adopté Périclès, qui semble être le plus approprié à son idéal.Périclès, qui a mérité de donner son nom au plus grand des siècles grecs, n\u2019a jamais occupé de hautes fonctions officielles dans le gouvernement de son pays.S'il (ut proclamé le plus illustre des citoyens de l'Hellade, c'est précisément grâce à un sens social ct à une conscience politique extrémement vive.Très doué du point de vue de l'intelligence, favorisé d'une excellente éducation et d'une éloquence admirable, Pé- riclès s'imposa aux hommes de son temps ct conquit les lauriers qui parent son front après 2,500 ans d'histoire surtout grâce À sa générosité patriotique, à son désintéressement exemplaire.Les étudiants en Sciences sociales auront intérêt À méditer sur sa vie et sur sa carrière, tout en préparant leur propre avenir, Raymond LAPORTE Attirer le gardien hors de son but par une feinte est une tactique souvent employée les joueurs d'avant habilos.On voit ici ce qui arrive lorsque la feinte réussit.ans ee Les joueurs d'avant qui veulent améliorer leur iechnique au hockey devraient s' jeu de Maurice Richard, l'étoile des \u201cCanadiens\u201d.Bien que gaucher, il joue sur l'aile droite.peu difficile, mais offre tout irer du Caci est peut-être un ( Gardez-vousen forme - | pour leavenir appréciable.Richard essaye généralement ses passes alors \u2018il est eu plein mouvement.lui est ainsi traverser la défense de l'adversaire.Que vous soyez joueur ou seulement spectateur, vous appréciez beaucoup mieux un lus facile de de même certains avantages, jeu lorsque vous en connaissez en même temps que des in- toutes les règles telles que dé- convénients.a une plus crites dans les manuels.Et grande surface de filet vers surtout, ne manquez pas de laquelle il peut lancer, tan- vous garder en ot.de dis qu'en attaquantdel'aile surveiller votre santé en dor- droite il se trouve dans la position naturelle pour tourner, un autre avantage mant suffisamment, en respi- tant de l'air pur et en sci- gnant votre régime alimentaire.| Carl DUBUC Gebrlel PHANEUF Claude FARIBAULT Pierre TANGUAY | D'Iberville FORTIER J eon-Guy LAURIN maculée-Conception, À quatre heures du soir, aura lieu à l'Externat Classique Sainte-Croix, la réunion annuelle des Pierre GODIN Jean-Pierre LABRECQUE » a \u2019 Pere GOON Jum re , Sainte-Croix, 1 we l\u2019APPUI DU PROGRAMME NATIONAL OF CULTURE PHYSIQUE * Roger THIBAULT Cleude LABRECOUE Après les assemblées particulières des différents cours et l'élection du nouveau Conseil, le Salut du T.S.Sacrement groupera tous les membres à la chapelle.La fête se continuera par un souper-causerie donné dans la salle de récréation.Jacques ROUSSEAU Jean-Paul Dumouchel Frençois LAPOINTE André FABIEN ADMINISTRATION Alphonse CAMPEAU LA BRASSERIE Imprimé par Le Comité d' isati invit .A wm REREATION LA Pare | Co a dat LIMITÉE .1 A.(Communiqué) GE _ a Julien Benda me serait très sympathique ne serait-ce que parce qu il n\u2019a jemais aimé .une femme.En voilà un au moins qui à la tête solide et qui ne ense pas avec les viscères abdominaux.Mais ce que les femmes l'ont embêté .c'est du moins ce qu'il nous dit dans la Trahison des Clercs.Je relisais donc il y a quelque temps, I'Ordination et les Amorandes, ce beau roman où tant de vigueur d'esprit et de finesse d'analyse s'allie à une chaleur d'accent peu commune.Je recommande aux musiciens (je perle évidemment de ceux qui sont rompus à la technique musicale, et non de cette engeance innombrable qui ne demande à la musique qu'elle Teur remue les tripes, quoique les tripes ne soient pas quantité négligeable.Caco, ergo sum, écrit Huxley, et c'est besucoup plus juste que le Cogito, ergo sum, de escartes, car quelle aberration que cette réduction de l'être;-à la pensée.MacTaggert s'opposant à Hume et Bradley .mais revenons à nos moutons.) Je disais donc que je recommande aux musiciens les premières pages des Amorandes et le délicieux commentaire qu'on y trouve de la Phidylé de Duparc.Mis en goût, je relus presque tout Benda, m'arrêtant particulièrement à son Belphégor, essai sur l'esthétique de la présente société française, qui donna lieu naguère à d'assez violentes polémiques sur des questions d'ordre purement littéraire, mais qui renferme aussi tant de suggestives indications sur la musique et sur le plaisir musical dont on n'a pas fait jusqu'ici suffisamment état.Ce Belphégor est une violente diatribe contre la littérature et l'art contemporains, ou plus justement contre l'état d'esprit de la plupart de nos artistes et littérateurs et du public.Julien Benda est un classique (n\u2019en déplaise à Gide) et plus exactement un intellectualiste.De fait, Benda à passé sa vie à conjuguer le verbe: je suis un intellectuel pur.|! déteste dans L'OISEAU BLESSÉ L'ALBATROS À L'ARBALETE Choque épisode de ce roman-feuilleton, qui passera sûrement à la postérité comme le meilleur en son genre, est composé par un sénie différent; ce qui pourra en briser quelquefois l'unité, mais sans Jamais oltéter la trempe à laquelle on teconnaît les chefs-d'oeuvre.CHAPITRE XIX .dgblon tara à unka de Kimonu ombo dans les steppes de danse.(N.D.L.R\u2014-Enfin! Après une perte temporaire de la raison, pendaut laquelle À n'a rédigé que des notes incompr£- bensibles pour plus d'une semaine, no- le romantisme, son goût pour l'irrationnel, pour la passion toute pure.|| est le grand adversaire de Bergson et de sa philosophie \u201cpathétique.|| ne conçoit point d'art où l'intelligence n'ait sa part, la part prédominante.Ce qu'il reproche véhémentement aux François d'aujourd'hui c\u2019est d'avoir oublié la grande tradition des 17e et 18e siècles, de ces deux siècles de la raison.\u2018\u2019La présente société française deman- e aux oeuvres d'art qu'elles lui fassent éprouver des émotions et des sensations; elle entend ne plus conneître par elles, aucune espèce de plaisir intellectuel.Si l'intelligence et la raison sont vraiment le privilège de l'homme nous vivons une période d'art émasculé, frelaté, édulcoré, en un mot c'est le règne de la femme et du pur sentiment.Il fut un temps ol la femme croyait s'élever en se rapprochant de l\u2019homme, en lui empruntant quelques-unes de ses qualités essentielles.e fut le cas une Mme de Sévigné, d'une Mme de La Fayette.Mais à présent l'artiste pense devoir se féminiser pour plaire à un public où l'élément masculin devient de plus en plus l'infime minorité.(Les seuls artistes qui échappent à ce \u2018penchant funeste * comme on disait au grand siècle sont des artistes de second plan.) Or cette répulsion de nos contem- orains pour l'intellectuel, le clair, \u2018ordonné, le consistant,
de

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