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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
mardi 28 octobre 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1947-10-28, Collections de BAnQ.

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[" wodé ul ation dlélhotéihie Directeur: CAMILLE LAURIN Où le «Quartier latin> et la Belgique se rencontrent Vous ne pouvez vous imaginer l'atmosphère qui règne au local D'219.Aussi, je vous conseille, pour votre tranquillité, de ne jamais mettre les pieds dans cet antre de l\u2019intellectus- lité, de l'intrigue et de l\u2019humour.J'eus l'impression de pénétrer en plein champ de bataille, tant furent brusques les assauts dont je fus victime.De tous côtés (oh, torticolis!) jaillirent un las de questions auxquelles on ne me laissa guère le temps de répondre, car je dois vous dire que ces Messieurs out dans le gosier un fameux moulin dont les freins sont plutôt défectueux! Cependant, parmi ce flot abondant de paroles, j'ai cru comprendre qu'on aimerait que je vous parle de la monarchie en Belgique.de l'occupation allemande (devant l'étendue de ce sujet, je crois que je rais me résoudre à attendre vos questions et à y répondre le plus impartialement possible; alors allez-y, mais doucement tour de méme!), des Wallons et des Flamands et surtont des Jlamingants et des rexistes dont les occupants de ce local ont l'air obsédé! Qu'est-ce donc que les flamingants?Ce sont les Flamands partisans de l'union de la Flandre et de la Hollande pour former l'état Thiois.Ces gens, pour la plupart de grands catholiques et par li-méme des anti-com- munistes, ont formé le parti V.N.V.Vlaamsche Nationale Vag.Quoique n'aimant pas les Allemands, ils s'en sont rapprochés, car ils ont vu en eux le moyen d'arriver à accomplir leur dessein et de lutter contre le communisme.Et c\u2019est sur cet idéal an- ti-communiste que s'est formée la \u201cLégion flamande des Combattants de l'Est\u201d, U existait en Flandre un autre parti: les S.S.qu'il ne faut pas confondre avec les V.N.W.En effet, les S.S.voulaient non pas le rattachement à la Hollande, mais à l'Allemagne.C \u2018était des fanatiques au nombre assez restreint.La Wallonie est plutôt francophile.mais elle ne compte que quelques partisans de l'union avec la France.Le parti rexiste, fondé par Léon Degrelle, un fervent catholique, fut fortement appuyé a ses débuts par les prêtres et les catholiques.(x) Comme les V.NV., les rexistes étaient anti-con- munistes et pour combattre ce qu'ils appelaient \"un danger européen\u201d, ne voyaient que le rapprochement ave: l'Allemagne, qui leur paraissait seule capable d\u2019endiguer le flot rouge, vu sa Situation géographique.sa force militaire er son idéologie.Et c'est ce qui a amené la formation de la \u201cLé- ion S.S.Wallonie\u201d, cad.des com- altants du front \u2018de l\u2019est.Evidem- ment, comme dans tout mouvement, il y avait quelques éléments germanopbhi- les plutôt qu'idéologistes.Voilà l'exposé d\u2019une personne très jeune, mais par cela même pent-être très impartiale.F.GIAMIN A (1) Oh, chers lecteurs .choc délicieux! (x) Mais ceux-ci se détachèrent de ce mouvement lorsqu'il marqua des sympathies pour l'Allemagne.Comme de lien entendu.L'abbé Bethléem se suicide! On annonce de Paris que le vénérable critique littéraire s\u2019est enlevé la vic aussitôl après avoir tourné la dernière page du sensationnel roman de Messieurs Hanghe et Toule; \"Marins en bordée\u201d.(1) Le malheureux ecclésiastique a laissé une note d'adieu, qui se terminait par ces mots révélateurs: \u201cBien à vous, Trophyme-Nasibus Bethléem, prêtre.\u201d Un drame de la circulation Un vieux citadin de Montréal, M.Cincinnatus Grosnez, a été la victime d'un étrange accident ruc Ste-Cathe- rine.Comme il avait élevé sa tente sur les voies de la MTC, à seule fin d'être sûr de ne pas manquer le 83 de la semaine, ce tramway, étant de deux jours en avance sur son horaire, a happé ct trainé jusqu'au dépôt.Transporté à l'hôpital, la victime a dû se faire amputer du cerveau.M.Grosnez.malgré cette infirmité, espè- rc pouvoir se refaire une vie dans les Lettres.Quotidiens! Notre chef des nouvelles, homme trés occupé, ne peut lire ses journaux qu'en diavonale.Le 27 octobre dernier, il parcourait ainsi les titres d'un quotidien local.Messes caralines Tous les jours 7h.45 8h.15 MIDI.Communion toute la matinée.Confession, chaque fois que tu le désires.Messes A la page 3, il fut interloqué par la manchette suivante: \u2018J'ai trouvé une belle casquette neuve dans le tiroir .\" Tiens, se dit-il, un janissaire a fait des déclarations à la presse.Un peu plus loin, le titre: \u201cRestrictions sur la viande levées\u201d lui fit conclure que Peaches revenait au Gayety.Mais quand il vit: Une tête fto- magée fait cinq victimes\u201d, il retourna subito à son traité d'Anatomie Pathologique, qu'il n'aurait jamais dû abandonner.Eclair-Cinéma! La Poune, sociétaire de la Divine Comédie, paraîtra au côté de Jean Marais dans un prochain spectacle du cinéma universitaire; \u201cLes mamans de Venise\u201d.Les enfant du Paradis seront admis à moitié prix, à la condition expresce qu'ils soient accompagnés de leur Père.Le Président de la Société Artistique, William-Lyon-Peter Lemay \u2018in corpo\u201d rated, a obtenu ce film en World première, grâce à un bon mot qu'il est parvenu à prononcer.P.L 4+ CL Probléme; PL.J+ CL.=L (P4C) PL4CL =1 P+C 1 = L.P4-C PL-++CL Done, si L=0, quelle est la valeur de Z?Réponse au prochain numéro.(1) Fides vient d'éditer \u2018\u2019Marins en Bordée™ en édition de luxure, à ti- raillage réduit, avec gravelures sur bois.) A PI] [Ye , J tl] | | Retour au sens pratique Il y a l'étudiant qui fait très bien ses études \u2014 mais rien d'autre.Hl y a l'étudiant qui ne vise qu'à l'obtention du diplôme .mais rien d'autre.ous les deux se disent \u2018pratiques\u2019.Deux manières de se tromper.Notre époque est particulièrement ertile en campagnes, congrès, conférences: il est même possible que ce soit là au regard de l'historien futur, la caractéristique principale de notre siècle.Pourquoi alors ne pas entreprendre une autre campagne?Une campagne du sens pratique.|l s'agitait d'inculquer aux étudiants la notion du pratique qui leur fait, à coup sûr, terriblement défaut.J'entends des protestations, je vois des confrères se récrier: celui qui, par un flair étonnant sait n'étudier que la matière sur laquelle le prof.le questionnera, l'autre dont la réputation comme \u2018\u2018vendeur de résumés de cours\u2019 n'est plus à faire, le troisième qui a déjà arrêté le site de son '\u2018bureau\u201d, fait le choix de sa future et déterminé le barème de ses premiers revenus.Ceux-là sont des gens pratiques: du moins, on le dit et ils le croient.Ils le croient \u2014 et c'est là peut-être, le drame profond de la vie universitaire.Il s'est produit peu à peu un déplacement d'accent qui a conduit à une véritable aberration.On a mutilé le pratique et la caricature, malheureusement, à pénétré si avant dans nos moeurs que \u201cl'homme pre- tique'\u2019 est devenu l'homme qui sait arriver, arriver surtout financièrement.L'étudiant pratique est celui qui aspire au prix du Prince de Galles ou qui a su déjà se \u2018placer les pieds.I s'impose de redonner au \u2018sens pratique'\u2019 sa grandeur en le ramenant a son authentique signification.Être pratique, c'est avoir le sens des réalités.C'est après avoir regardé le monde bien en face et décidé le rôle qu'on y entend jouer, orienter tous ses efforts vers l'atteinte de ce but.Etre pratique, pour l'étudiant, cela ne consisterait-il pas à poursuivre ses études dans la double perspective de son épanouissement personnel et du service de la collectivité?Double perspective qui, à la vérité, est unique car le service de la collectivité qui doit commander chacun de nos actes porte en lui la promesse d'un merveilleux épanouissement.La vie universitaire, la vraie, est a un titre incomparable, une école de sens pratique.Société-miniature, elle constitue au premier chef un terrein d'expériences et un instrument de formation.Toutes les réalités du monde contemporain s'y retrouvent, tous les problèmes s\u2019y présentent, à une échelle qui nous permet de les affronter.Déjà il nous est donné de servir, déjà nous avons à intégrer nos connaissances dans la réalité complexe et diversifiée de la vie quotidienne.Les périls du dilettantisme et de la sèche érudition disparait car les études retrouvent leur rôle: non pas but mais moyen, moyen de formation humaine, instrument de mise en valeur des virtualités personnelles dans une perspective noblement communautaire.Nous touchons, ici, au noeud du problème.Pour retrouver la notion du pratique, pour la mettre en valeur, il faut aller de plus en plus vers la vie d'équipe.On ne dire jamais assez combien nous a fait de mal l'individualisme malsain et rapetisseur.De Par JEAN-MARC LÉGER tout temps, position anti-humaine, il présente une nocivité accrue dans une époque marquée du signe de la communauté.C'est l'heure de la solidarité humaine, de la vie d'équipe.Le mot sonne déjà vieux: la réalité est, à chaque instant une nouvelle découverte, par tout ce qu'elle renferme de richesses inexploitées.ravail en commun et contacts humains: termes d'apparence bénigne qui traînent derrière eux une révolution \u2014 révolution en profondeur qui nous force à repenser notre conception de la vie uni- versiteire et, à travers celle-ci, de la vie tout court.Cette prise de conscience collective de ses responsabilités se traduira inévitablement par une transformation du cadre universitaire.Ainsi, nous avons chez-nous l'A.G.E.U.M.qui depuis des années, accomplit, per le moyen de ses constitutives, un travail épetant.Depuis des années .mais voilà, nous sommes en 1947.Le moment n'est-il pas venu de \u2018\u2018com- fêter\u201d l\u2019'A.G.E.U.M.en lui ajoutant \u2018aspect essentiel qui lui manque ?Voici un peu ce que j'entendrais par là.Dans chaque faculté, il se trouve des étudiants qui, vraiment préoccupés per l'aspect humain de la science à laquelle ils s'initient, cherchent passionnément une réponse aux problèmes qu'elle soulève.Que ceux-là se groupent autour d'un idéal commun d'avancement scientifique dans le perspective du mieux-être de l'homme.Qu'ils utilisent les rencontres, la mise en commun de la documentation, des lectures, des réflexions, des projets, des découvertes de même que les contacts avec les groupes similaires d'autres Universités, d'autres pays.Îls désirent un organe pour y exposer leurs recherches, les résultats obtenus?voilà bien le rôle premier du Quortier latin, © re ce soit en Droit, en Philosophie, en Lettres, en Médecine, en Sciences, les problèmes sont là, innombrables, qui appellent une solution et, derrière ces problèmes, des hommes sont là, par millions, qui attendent une réponse, qui, demain, l'exigeront.|| faut que chaque Faculté possède son groupe, son équipe où se retrouvent ceux que préoccupe la portée humaine de leur profession.On me citera les conférences Mignault, Laënnec, Lavoisier?Elles ne répondent en rien à ce but, qui d'ailleurs n'est pas le leur.Rien n'empêche qu'elles subsistent pour permettre à l'étudiant de tirer profit de certains grands maîtres \u2014\u2014 elles ne peuvent constituer le cadre d'équipes vivantes, audacieuses, réalistes.Ces équipes seraient le complément, aujourd'hui indispensables, de l'A.- G.E.U.M.qui doit être la fédération des organismes de la vie universitaire.Or celle-ci présente deux grands aspects: côté études, et côté activités extra-curriculaires.Jusqu'ici, seul le second aspect a été traité.Les constitutives ont fourni à la communauté étudiante d'innombrables avantages en même temps qu'elles leur offraient l'occasion de servir.e premier aspect ne suffit plus: il faut que l'A.- .suscite des équipes de travail et les intègre dans la vie uni- versiteire.Les constitutives actuelles y gagnersient énormément: elles seraient le terrain qui permettrait d'éprouver l'authenticité et la vitalité des connaissances, de les adapter aux exigences du quotidien.L'Université n'est pes une entité isolée.Elle participe à le vie de la cité et doit changer au même rythme et dans le même sens que celle-ci.La formule présente, le cadre actuel de la vie universitaire (que ce soit le côté enseignement ou le côté organisation) ne répondent pas pleinement aux exigences de l'heure.Les années de vie universitaire doivent engendrer une prise de conscience du devoir social.Si l'université ne devait servir qu'à fabriquer des spécialistes des techniciens, des \u2018professionnels\u2019 (au sens québecois du mot) elle aurait foilli à sa mission.Il faut des hommes d'abord, des hommes pleinement XXième siècle.L'Université de demain sera une société vivante: école de formation intégrale, où grâce à une collaboration féconde entre professeurs et étudiants, l'on se prépare à servir la collectivité.C'est là le grand et l'unique devoir.6 novembre: 1948 20 février: 18 mars: Abonnement à Ia série: 83 - $4 - 85 Billets: $1.00 - $1.50 - $0.35 } Taxes ineluses LES CONCERTS UNIVERSITAIRES L'Orchestre des Jeunes de Montréal sous la direction de Fernand Graton avec Jos Masella, corniste.Les Cosaques du Don de Serge Jaroff.Erna Sack, soprano coloratura, vente: { AGEUM.\u2014 D223 Représentants de facultés VOLUME XXX \u2014 NUMÉRO!S Rédacteur-en-chef: PIERRE LEPEBVRE Enguenlades .Richard a-t-il un ulcère ?Le métier de Chef des nouvelles au Quartier latin impose un stress particulièrement marqué à l'équilibre nerveux de celui qui occupe cette charge.A la longue, une pareille tension finit par miner les organismes les plus résistants.Or, voici que notre brillant et indispensable Richard Whittaker commence à nous causer une peu d'inquiétude.Son équilibre digestif\u2014mti- mement lié comme le savent tous les étudiants en Médecine, à la stabilité nervense\u2014manifeste les signes d'un profond bouleversement.Richard, qui a survécu plusieurs étés durant à la cuisine du C.E.O.C., perd l'appétit et se montre extrêmement difficile sons le rapport de la nourriture.C'est du moins ce que nous donne à penser un de ses récents soliloques, où cet homme de grand mérite se plaint amèrement de certains plais que l'on sert an Cafétéria.Cette mauvaise bumeur de Richard à l'égard du Cafétéria me paraît injuste.ll fit wun temps\u2014époque lugubre, dont nous pardons tous le plus indigeste souvenir\u2014où Carabin ne pouvait attendre du comptoir cafété- rial que la plus étique pitance au don- ble point de vue de la qualité et de la quantité.Mais il faut reconnaître que depuis ces bumbles débuts, le Cafété- via n'a cessé de grimper la pente faible mais régulière Ses améliorations, An- jourd'hui, le corps étudiant en bloc se considère comme satisfait de ce qu'on sert au Cafétéria.Richard l'admettrait avec tout le monde, si ces occupations trop barassantes n'avaient amené l'apparition sur sa muqueuse stomachique d'un ulcus térébrant.Dans ces cenditions, on comprend l'accès de mauvaise bumeur de notre Chef des nouvelles.Cependant, il est un boustifaille- terinm dans la bâtisse universitaire qui wa pas lini de faire pester les étudiants; c'est le triste et décadent Va- lêretéria.Depuis le temps que notre journal exige la réforme de cette institution universitaire, on a vu plus d\u2019un carabin maigrir et devenir have au régime valéretérien, Non pas que l\u2019on mette en doute le dévouement bougonneux de ce minimum d'humanité charnelle qui a nom Valère.Mais lo aux sandwiches! Lo au perpétuel et invariable menu! Nous savons désormais, par une longue expérience, qu'il est inutile de réclamer des sandwiches réties, des salades, enfin tout ce qu'un comptoir alimentaire qui se respecte se fait fort d'offrir à sa clientèle.Malgré tout, nous réclamons quand même, dans le désert et le désespoir.Ayant devant les yeux ces paroles que déjà Bernanos disait à Valère: \u2018Plus on est désespéré, plus on réclame fort.\u201d Bientôt rouvrira la \u2018Campagne officielle pour l'amélioration et la rénovation, en un mot, la résurrection du Valèretéria\u201d.Celle campagne sera menée par l'organe vigoureux et indomptable des étudiants, le Quattier latin.Nos lecteurs constaterons bientôt que notre journal prend la chose au sérieux.Nous n'entendons pas qu'on se moque de nos estomacs! : Jean GISGAN: \u2026 dla hi voté pat ans maa bn bs nll isa sl | des salaisons La grève des salsisons est terminée.Et il semble bien qu'elle se termine sur un échec! Même si les ouvriers ont obtenu une augmentation de solaires satisfaisante, elle reste un échec, parce qu'elle avait un but tout autre qu'une augmentation de salaires ou une diminution des heures de travail, un but d'une importance supérieure mais qu'elle n'a pas atteint.On se souvient que, pendant la guerre, le gouvernement avait adopté certaines mesures spéciales, par les- uelles il s'attribuait, pour la durée du conflit, des droits qui en temps de aix reviennent aux provinces.Cette igne de conduite, parfaitement constitutionnelle dans une économie de guerre, avait pour but de grouper les efforts en assurant une législation unique dans des questions aussi primordiales que celles du travail.C'est ainsi qu'en 1943, le fédéral, par son décret C.P.1003, réglementait à l'échelle nationale les relations ouvrières.Mais depuis qu'est revenue la période normale (par opposition à période de guerre), il appartient aux ministères provinciaux de solutionner les problèmes ouvriers; c'est leur droit reconnu.A la lumière de ces faits, on comprendra maintenant les intentions du Congrès Canadien du Travail, lorsqu'il souleva une grève nationale dans les salaisons.L'autonomie rovinciale est un mot qui n'a pas fa même importance dans tous les milieux.On sait quel poids lui donne notre ministère provincial et avec quelle combativité nos leaders à Québec la revendiquent.Il n'en est pas de même a Ottawa, non seulement dans les sphères gouvernementales, mais dans les organismes à figure centrale comme le Congrès Canadien du Travail.Le Congrès ne voyait pas sans chagrin les pourvoirs extraordinaires du fédéral en matière de travail repasser aux rovinces par suite de la cessation des hostilités.Mais on ne pouvait rien y faire: la constitution était là, irrévocable.Mais pour l'Anglo-Saxon, la question de fait passe au premier plan et efface la question de principe.Les faits créent pour ainsi dire un principe importait à force de se répéter.Il Ld Ris \\ donc pour le C.C.T.de reprendre sur le terrain des faits ce qu'il perdait sur le terrain des principes; peu-à- peu les premiers auraient enterré es seconds, occasionnant ainsi un retour à la législation centralisatrice du temps de guerre.Pour en arriver à cette fin, il y avait un excellent moyen: organiser une grève affectant toute la nation, et amenant chez le ublic canadien, une tension telle, que fa solution du conflit ne pit venir que du fédéral.Ainsi naquit la grève des salaisons dans le Canada tout entier, camouflée sous des prétextes de moindre importance.La population devait fatalement manquer de viande! En face de cet émoi de l'opinion publique, la United Packinghouse Workers o merica se présenterait aux dirigeants d'Ottawa pour les presser de régler ce probleme national.Mais voilà! La machine n'a pas fonctionné de cette façon, pour la bonne raison que le principal atout de l'union n'a pas réussi: le public n'a pas manqué de viande! Les restrictions sur l'abatage furent levées et les cultivateurs amenèrent sur le marché urbain des quantités de viande suffisantes pour une consommation normale.La conférence des ministres provinciaux du travail manqua de la chaleur et de la pression nécessaires pour forcer le fédéral à solutionner le problème.L'honorable Antonio Barrette pour sa part ne céda aucun de ses droits, et les provinces gardérent toute initiative au sujet de la grève.Le poisson était retombé à l'eau! Le précédent ne fut pas créé et les espoirs du C.CT.annulés.La grève des salaisons fut un échec, et comme dans la majorité des cas, les conséquences ne pèseront pas sur les épaules des chefs, mais sur celles de l'ouvrier et de sa famille.Claude LAMARCHE, relations industrielles N.D.L.D.Cetarticle, dont nous endossons entièrement le contenu, fait voir encore avec plus de force la nécessité d'un accord précis et détaillé entre le fédésal et les provinces touchant les domaines respectifs de leur juridiction.Car les arguments du C.C.Y.ne manquaient pas tous de valeur! UNE APPARENCE SOIGNÉE.gage de succes! À 5 gouttes par jour suffisent | Le TONIQUE VASELINE assouplit et tonifie votre cuir chevelu en suppléant a linsulli- sance des huiles naturelles.Le ToniQUE VASELINE redonne de la vie et du lustre à vos cheveux.Le ToniquE VASELINE combat les pellicules et les démangeaisons.Le ToNiQUE VASELINE améliore votre apparence.Chaque matin, avant de vous peigner, * frictionnez vos cheveux avec 5 gouttes de l'ONIQUE VASELINE.Æn vente partout, en flacons de 55¢ et 95¢, Peur améliorer tout shampooing.Avant de laver vos cheveux, mouillez-les avec un peu de ToNIQUE VASELINE et frictionnez vigourcusement\u2014 Résultat: le cuir chevelu est assoupli, les pellicules dispa- raiss\u201dnt, les cheveux sont vraiment propres.Après le shampooing, cinq gouttes de tonique suffiront pour garder vos cheveux bien pcignés toute la journée.Cherebrough Manufacturing Co.Cons'd SOIGNEZ VOTRE CHEVELURE L\u2019échec de la grève Son Excellence Pierre Dupuy au CR.|.Mercredi soir, le 15 octobre, Son Excellence Pierre Dupuy, ambassadeur du Canada en Hollande, donnait à l'Université de Montréal, une conférence intitulée: \u201cRéflexions sur notre Monde.Le représentant canadien inaugurait, par là, les activités du \u2018Club de Relations Internationales\u201d ou, pour recourir au sigle déjà fasni- lier, du \"C.R.L\".Avant la conférence, Son Excellence avait aimablemeent consenti à vc- nir diner avec ses membres dans une atmosphère typiquement \u201ccarabine\u201d, Le repas terminé, le conférencier et les membres du Club se retrouvèrent au salon de la Faculté de Droit.gracieusement mis à leur disposition par les étudiants de celle-ci; au cours de cetté réunion intime, Monsieur Du- puy répondit aux diverses question- que les membres lui posèrent.Le président du C.R.l.présenta le conférencier à l'auditoire, au prenuer rang duquel on remarquait Monset- gneur le Recteur, président d'honneur de la soirée, des délégués du \u2018\u2019Canadian Institute of International Affairs\u201d et de nombreux professeurs de l'Université.Son Excellence l'ambassadeur com- menga, comme 1l se devait, par un rappel des jours anciens où lui-même, étudiant à l'Université, participait à de semblables manifestations.IL évoqua avec beaucoup d'ä-propos la gran- le salle de l'immeuble de la rue Saint- Denis qui servait à la fois de lieu de réunion, de musée d'histoire naturelle ct de galerie d'art: à ce dernier titre, elle renfermait en particulier, un immense tableau représentant Caïn poursuivi par la vengeance divine.Par une habile transition, le conférencier entra alors dans le vif de son sujet.ç \u201cL'ombre de Caïn, déclara-t-il, plane toujours sur le monde: esprit de domination des hommes par la violence, elle constitue encore, quoi qu'on veuille, une des données fondameia- les de la vie internationale.Elle .este un facteur avec lequel il faut toujours compter.\u201d D'après le conférencier, pour retracer la genèse de la dernière guerre, il faut remonter à un siècle en arrière et étudier la situation de l'Allemagne à cette époque.Moins favorisée que d'autres pays par le climat et les richesses naturelles, plus lente à constituer son unité, elle n'a cru mieux faire, pour rattraper les nations voisines, que de recourir à la violence.La révolution économique du siècle dernier devait servir ces desseins: les vastes concentrations humaines, fruit de l'accroissement formidable de la production industrielle, allaient constituer un sol on ne peut plus fertile pour les doctrinaires allemands.Ceux-ci élaborèrent une théorie de la primauté de l'Etat qui a pénétré les masses allemandes à un point pres- u\u2019incroyable.Aujourd'hui encore, dans une Allemagne ruinée, avec ses enfants sous-alimentés et ses conditions de vie affreuses, on n'a pas compris la source du mal ni sa propre responsabilité.Le conférencier cite à ce propos un fait qui lui parait typique.De passage à Hambourg, il conversait avec un citoyen qu'on lui avait désigné comme un homme sensé et parfaitement lucide.Après l'avoir écouté se plaindre de la situation pénible de Hambourg et de celle de l'Allemagne en général, après avoir convenu avec lui de la grande désolation de l'Europe, il lui demanda; J'espère que les Allemands ont compris la leçon et senti l'étendue de Icur respensabilité?\" Et l'autre de rétorquer: \u201cQuelle responsabilité?C'est ainsi; la leçon n'a pas encor: servi aux Allemands.À la vérité, ils ne regrettent qu\u2019une chose: c'est d'avoir perdu la guerre.Cependant, il ne faut pas étudier le problème allemand comme une entité isolée, mais bicn comme une partie du grand probleme de l'Europe occidentale.Il faut envisager les pays non pas isolément, mais comme des ensembles économiques et politiques.Le Plan Marshall répond à la préoccupation d'un ensemble économique; les tentatives faites en vue de lu constitution d'une fédération européenne impliquent le souci d'un ensemble politique.Les États-Unis tentent d'aider au redressement de l'Europe, lequel d\u2019ailleurs ne pourrait s'opérer sans eux.Par là cependant, les E.-U.travaillent tout autant pour cux-mèmes que pour les gens du vieux monde.Dans les données du problème européen, il y a ce qu\u2019on pourrait appeler l'énigme russe.Les Soviets ont obtc- nu, à l'issue du conflit, beaucoup plus qu'ils n'avaient espéré.Il ne faut pas croire qu'ils désirent actuellement la guerre: ils poursuivent simplement leur rêve de domination.Pour l'heure, ils tablent sur une dépression économique, qu'ils escomptent prochaine, aux E.-U.: Washington rappellerait alors ses troupes ct les partis communistes d'Europe monteraient à l'assaut du pouvoir dans les divers pays.La lutte entre l'Est et l'Ouest appa- rait comme une lutte à finir entre deux conceptions de la vie.Pour nous, il ne nous faut pas vivre sur notre propre conception en vue d'en arriver à une solution adaptée aux données des années présentes.Il faut, malgré tout, tenir à l'espérance, car il reste, par-delà les différences de mentalité, si profondes soient-elles, un fond commun de civilisation qui permet la communion des hommes à un même idéal de justice et de liberté.Jean-Marc LEGER A ceux qui sont inquiets du sort des diététiciennes Je ne pensais nullement que les bommes étaient si curieux.j'avais toujours cru que ce défaut était féminin, si défaut il y a.Les informations suivantes répondront, je l'espère, aux mille et une questions que vous avez sur le bout de la langue.Origines de l\u2019Institut.En octobre 1942, la faculté de Médecine réalisait le projet, élaboré depuis plusieurs années déjà, d'un Institut de diététique et de nutrition à l'Université de Montréal.Le professeur ].E.Dubé, de regrettée mémoire, s'était depuis longtemps fait le cham- ion de cette innovation.Par la suite, e Dr Gaston Gosselin, a titre de président d'un Comité spécial chargé de renseigner la Faculté de médecine sur l'enseignement es l'organisation de la diététique et de la nutrition dans cette province aussi bien que dans les autres provinces canadiennes en recommanda fortement la fondation.Il en établit même les cadres et le programme.Le Dr Mary Doreen Smith, Ph.D, de l'Université de Toronto.en fut la première directrice.Par cet Institut, l'Université de Montréal a créé dans la province de Québec un enseignement universitaire de la diététique et de la nutrition qui peut se comparer en tous points à celui qui est donné, depuis plusieurs années déjà, dans les autres provinces canadiennes et aux Etats-Unis.Le cours offert est de quatre années et se termine par l'obtention du baccalauréat ès sciences (nutrition).La Faculté de médecine, désireuse depuis longtemps de pourvoir les hôpitaux canadiens-français de diététis- tes compétentes et reconnues par l'Association canadienne de diététique, voit peu à peu son rêve se réaliser.Cette carrière professionnelle n'est cependant pas l'unique objectif de l'Institut.Principalement, la position de diététiste dans un hôpital, restaurant, hôtel, cafeteria, institutions diverses, sera toujours pour beaucoup de graduées, la carrière à laquelle elles donneront leur préférence.Cependant, l\u2019enseignement À fous ses niveaux: enseignement primaire ou supérieur ou populaire, enseignement de vulgarisation scientifique par la démonstration, les conférences, la publicité, le travail de recherche dans les laboratoires de produits alimentaires et autres, en uat- tirera toujours aussi un bon nombre.Si l'on considère les nombreux avan- stages offerts depuis nombre d'années aux graduées des universités anglo.canadiennes ou américaines, on con- coit aisément les nombreuses possibilités de ce nouveau champ d'action maintenant accessible à nos jeunes filles canadiennes-françaises.(tiré du prospectus de l'Institut) Pour Je amples informations faites vos demandes par le Quartier latin.Critiquez, approuvez, nous serons toujours au poste pour répondre d ros récriminations tout aussi bien qu'a vos approbations.ENNAZUS N.D.L.D, Des prospectus, écrits en une langue aussi lourde et indigeste ne manquent pas d\u2019étonner dans une Université vouée au rayonnement de la culture française! Sans rancune aux scribes qui en sont responsables ! Le conseil de l'Association Générale des Etudiants de l'Université de Montréal est heureux d'inviter tous les étudiants et étudiantes au Gala Universitaire donné en l'honneur des Nouveaux, le vendredi 21 novembre prochain.Ce grand événement social dé- buters par une représentation de gala de la treizième Revue Bleu et Or au Monument National.Spectacle vraiment estudiantin au- uel se doit d'assister tout carabin digne de ce nom.Ainsi done après s'être payé la tête des victimes qui connaissent très bien notre façon de voir les choses, dans de spacieux autobus, monsieur l'étudiant et sa petite amie se rendront sur la Montagne, plus précisément dans le magnifique Hall d'Honneur de notre somptueux édifice où se tiendra le Bal des Nouveaux.Prévoyant que chacun sera alors en position stoma- chale d'avaler un \u2018p'tit quelque- chose'', le Comité d'organisation solutionnera le problème en offrant un lunch à tous afin de leur permettre de refaire leurs forces pour la sauterie qui suivrs.Un ensembie de musiciens que les carabins ont appris à connaître se chargera d'inonder le Hall d'un flot continu de douces mélodies.Au milieu d'un décor ravissant s'étaleront les toilettes gentilles et mignonnes des demoiselles pendant que les messieurs évolueront dans un habit de gala du plus haut chic en fait de mode Gala universitaire masculine.Dans le but d'accommoder carabin et d'en encourager le port dans nos réunions sociales et artistiques, l'habit de gals universitaire sera permis et même fortement recommandé.Cet uniforme carabin se compose du jacket bleu marine à l'emblème de notre université, du pantalon d'un gris uni et du soulier noise plus, une cravate bleue et une chemise blanche, un bas blanc ou noir complèteront l'ensemble.Très bientôt, dans toutes les facultés, des gens s'occuperont de vous fournir sur demande Jes conditions d'admission à cette fameuse soirée.Une souscription très raisonnable sera demandée afin de pourvoir aux dépenses d'organisation.Cet événement étant le plus important et le plus distingué de la vie sociale de la Métropole, il arrive que le nombre des gens qui y assisteront sera limité.On ferait bien d'inviter, selon le cas, sa petite amie ou son petit ami et d\u2019avertir le délégué de I' AGE- UM de sa faculté du désir qu'on a d'y prendre part afin d'éviter la désagréable situation de rester avec une robe, une jeune fille et un habit sur les bras et de ne pouvoir utiliser à bon escient les vêtements et côtoyer amicalement une charmante compagnie.Par l'entremise de notre journal le Quartier latin, le Comité d'organisation précisera les derniers détails de ce Gala Universitaire dans les prochains numérss.Jean-Gaston RIOUX SOLI L'autre jour, j'avais soif.Cela arrive à tout le monde d\u2019avoir soif.Cela peut même arriver plusieurs fois dans une même Journée.A tel point que si un \u201ccoke\u201d devait tromper la soif à chaque fois, cela coûterait à la fin de l\u2019année, une petite fortune.Done, je cherchais une fontaine, encore appelée vulgairement \u2018\u2018abreuvoir\u2019; terme qui d\u2019ailleurs ne convient pas du tout puisqu\u2019enfin nous ne sommes pas des animaux.Finalement j'en trouvai une, (ou un) puis, par curiosité, je me mis à chercher les autres.Ha! La belle affaire.Dans toute l\u2019Université, j\u2019en trouvai trois.Enfin, je vous demande un peu, croyes-vous cet état de choses normal?Imagines le pauvre diable, obligé de parcourir des milleset des milles de corridors avant de pouvoir étancher sa soif.Deux raisons militent contre celte pénurie: premièrement le temps précieux perdu pour toutes ces pérégrinations, et deuxièmement, le problème suivant: Supposons un étudiant assoiffé.Il parcourt deux milles de couloirs pour se désaltérer.Arrivé au but, il s\u2019inocule pur voie orale(!), mais comme il ne peut boire toute la fontaine, il arrive un moment où il doit s'arrêter; et, alors, il est obligé de refaire ses deux milles de couloirs pour retrouver son point de départ.Circonstance aggravante, il se doit de courir car il est en retard; il est donc tout aussi cssoiffé au retour qu\u2019au départ.En somme il a fait un voyage pour rien.Vous avoueres comme moi que ces choses ne peuvent plus durer.La situation de l\u2019Université est d'ordinaire tragique, mais dans ce cas, elle tourne à la comédie.Ce peut être très drôle pour des spectateurs, mais cela n\u2019a rien de comique pour ceux qui en souffrent.Et ceux qui en souffrent, Messieurs, c\u2019est vous tous, ceux que l\u2019on a coutume d\u2019appeler les étudiants, ceux qui ne sont tolérés à l\u2019Université que pour laisser à ce bâtiment son nom: sans vous en effet, il faudrait néêces- sairement l\u2019appeler \u201centrepôt\u201d ou tout simplement \u201c\u2018locaux à louer\u201d.LOQUE .Nombreuses ont été les récriminations, nombreuses elles resteront, et cela probablement pour longtemps.Mais qu\u2019y pouvons-nous faire, puisque nous sommes seulement tolérés .! RW.L'ÉTUDIANT AMÈNE SES PETITES AMIES CHEZ GERACIMO 412 est, rue Ste - Catherine INSTITUTION CANADIENNE-FRANCAISE \u2018 LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE FABRICANT DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES LES ARTS LES MAUDITS FRANCAIS! Par Éloi de Grandmont PR vet: MAURICE FOMBEURE .Pauvre France, elle a tant besoin qu'on parle d'elle en Amérique, qu'on la défende!.L'autre soir, on m'a mené voir une pièce (Candle in the Wind) dans laquelle jouait Flelen Hayes.L'action se passait à Washington, en 1940.Des réfugiés français échouaient chez les Américains, On voyait un Français veule et Jjouisseur qui était censé représenter son pays.Je suis rentré malade de colère et de tristesse.Le lendemain matin, je me suis Jeté sur mu table de travail et j'ai écrit un article que j'ai intitulé: L'houneur d'être français.Il est temps que quelqu'un crie: assez! Julien GREEN (Journal, 16 mars 1942) il parait que nous ne devons rien à la France! Quand quelqu'un a dit timidement, à titre d'exemple, que la tance accordait des bourses d'étude aux étudiants canadiens, (à noter que nous n'en accordons pas aux étudiants français, ni même d'ailleurs aux étudiants canadiens, ou presque pas .) vivement on a répondu que es boursiers rendaient largement en propagande gratuite le bienfait reçu.onc, nous ne devons rien a la France.Voilà une drôle de mentalité! Quand Julien Green dit du bien de la France, c'est évidemment qu'il a reçu de grosses faveurs littéraires de ce pays et qu'il paye.Quand l'Américain Steinbeck dit que les Parisiennes sont les femmes les plus jolies, c'est évidemment qu'il a couché avec elles et qu'il paye.uand je loue la France (excusez le repprochement avec Green et Steinbeck), c'est évidemment que je touche une bourse du Gouvernement français et que je paye.Eh bien! Je vais payer! Camille Laurin doit s'en souvenir.C'était un de ces soirs doux comme on peut les aimer à Paris.Tous les eux, nous avons marché sans fin dans ce quartier que j'aime, \u2018mon Quartier\u201d ainsi qu'on dit dans les chansons.Quel plaisir c'étei.que de lui annoncer sur un ton de vieux Parisien: \u201cVoici la rue Saint-Julien- le-Pauvre.Ma chambre est là au euxième, et par la fenêtre on voit Notre-Dame et la Seine.Voici la rue du Chat-qui-pêche, voici la rue de la Huchette, voici la ue Git-le- coeur .* Que devions-nous à la France?Rien, c'est possible.En tous cas, nous ne songions guère à la monnaie, ce soir-là, ce qui nous changeait un peu de l'Amérique.Ces petites choses sont sans importance, sinon pour soi-même.Mais il faut se hôter d'en parler.Car chacun sait qu'il existe un abondant répertoire de sarcasmes destiné au \u201cretour d'Europe\u201d, qu'on appelle aussi maintenant \u2018exilé de luxe\u201d.Tout cela n'a pas fini de servir, à ce qu'on raconte.|l va falloir bien se tenir en remettant les pieds sur le sol natal.Malheur a toi, Parisien d'un jour! On te montrera du doigt et l'on dita a voix basse: \u2018Cen est un .\", comme on fait pour les pédérastes.Camille Laurin me demandait, entre autres choses, ce que vaut la jeune littérature française.Question à laquelle on ne peut pas répondre avec assurance.Là aussi on nous surveille.Car il paraît que pour un \u2018grand\u2019 écrivain canadien, la bonne littérature d'aujourd'hui nous vient d'Amérique.Adieu Villon, adieu Montaigne! Valéry, Claudel, adieu! Il fout maintenant subir l'influence de M.\u2018\u2018panem el circenses\u201d.(Cicéron) J'ai encore devant les yeux cette parole, que prononcait jadis en pleurant, le cycliste brésilien de renommée mondiale Francisco Peda- to (1): \u2018\u2019L'élite n'est pas faite pour critiquer le peuple, mais pour le comprendre et le diriger\u2018 (2).A la lumière (3) de cette citation, nous trouvons étrange qu'un rédacteur du Quartier latin tente par des articles venimeux d'écraser le théâtre populaire de chez-nous, si dignement représenté par Mademoiselle J.Roux.S'il veut l'écraser (4), il devra affronter la résistance des défenseurs du peuple, qui prennent la part du peuple (5).La population d'une ville n'est pas uniquement composée de la classe cultivée (6); il y a aussi (et il doit y evoir) une classe moyenne, j'irais même jusqu'à dire Is classe du peuple\u2019.C'est pour servir cette dernière que la Providence a toléré l'avènement parmi nous du grand romanfleuviste Henri Daigle 1 (7), et de la fameuse Antoinette (8).Si donc une troupe de jeunes étoiles (9) se dévoue au service du peuple, notre rôle n'est pas de leur nuire mais de les encourager; le peuple en sera alors reconnaissant à l'élite, parce qu'il aura compris que la culture n'éloigne pas du peuple et que les meneurs de demain encouragent les activités qui sont au service du peuple.Signé: Un représentant du peuple (1) Ne pas confondre avec François Pé- ladeau.(2) Enregistré à Ottawa comme pensée de deuxième classe.(3) Copyright General Electric Co.(4) Pas la demoiselle.le théâtre.(5) Applaudissements.(6) Y compris les étudiants, (7) Contrairement aux rois, on ne prononce pas \u201cpremier\u201d mais \u201cun\u201d.(8) Cf.\u201cLes débuts d'Antoinette\u201d Avril 1902._.(9) Sauf une couple de vieille planètes.805-est.rueSte-Cathermne, Montréal CATASTROPHE AU PLATEAU En musique, Hannibal n'est généralement pas exigeant.Ainsi, depuis quelques années, il assiste docilement aux concerts du mardi au Plateau, et même parfois à ceux du Chalet.Hannibal aime à pardonner.Mais, mardi soir dernier, alors que Les Concerts Symphoniques inauguraient leur saison, Hannibal ne pardonna pas.\u2018Il s'oublia même jusqu'à exploiter son vocabulaire de mots scabreux.Son coeur avait pourtant bondi d'allégresse: il entendrait bientôt la neuvième symphonie de Beethoven, ce chef-d'oeuvre d'Amour et de Charité, cette lutte titanesque de ls Volonté pour la conquête de la Joie, toute une vie recherchée, ce triomphe de l'Homme contre les mauvaises puissances et contre lui-même.Hannibal écouta donc le premier mouvement.Non que les instrumentistes manquassent d'Hebileté (il nota même le progrès accompli depuis cing ans), non que l'interprétation s'en- chevêtrôt dans une diffusion de couleurs mal agencées; mais qu:: de gris, pensait-il, que de gris! a: nibal se crut un instant perdu danr .Jédale brumeux où, à chaque seco de, il risquait de perdre pied, où il \u2026 avan- it qu'à tôtons, avec là torturante illusion de ne pas avancer.Deux roulements de timbales lui firent retrouver son chemin; et, à cause de deux roulements de timbeles qui lui parurent de bon goût, il perdonna.Vint le Presto: le rythme hésitait à se fixer; les cuivres barbares mene- aient sans cesse d'écraser les cordes; la monotonie dans la répétition\u201d, à force de monotonie, devenait monotone.Peu importe, se disait Hanni ils s'en tireront; et il pardonna, bien que son intuition lui murmurat qu on avait oublié une reprise.Ce fut ensuite | Adagio qui s'étira sans gâchis.Au milieu des violons qui surent bien chanter, les is se frayèrent honnêtement leur chemin, et le cor, en dépit de sa crainte de trébucher, joua toutes ses notes.Tout allait bien.Mais voici la catastrophe.\"Freude! Freude!* C'est l'Hymne à la Joie, jailli l'on ne sait d'où, comme un polichinelle détraqué, sans plus de cérémonie, tout glorieux de s'être passé d'introduction.Héles! l'introduction est si belle.N'est-elle pas essentielle aussi?Beethoven ne s'est- il pas assez tourmenté à son sujet pour qu'il vaille le peine de ne pes l'oublier?\u2018\u2019Honteux! s'écria Hon- nibal.On se montre malhonnête à l'égard du public, malhonnête à l'égerd de Beethoven, malhonnête à l'égard de la Musique elle-même.(Hannibal n'aime pas les grands mots, mais il sent bien qu'on vient de trahir la Musique).Naturellement, il y a le minutage pour la radiodiffusion.Peu me chaut! On annonce le neuvième, qu'on la jouel oupons erlioz, coupons les longueurs dans Wagner, à la rigueur, on oubliera.Mais qu'on coupe la neuvième et il n'y aura plus de neuvième.\u201d Heureusement, les solistes (Jeanne Desjardins, Anna Malenfant, Jules Jacob et Gérald Desmarais) et les isciples de Massenet, par leur chant bien posé et leur belle discipline, consolèrent le triste Hannibal.On joua aussi l'Oiseau de Feu.Hannibal reconnut sa Berceuse et bénit maître Defauw de la lui rendre intacte.De même, la Danse de l'Oiseau de feu, ce chel-d'oeuvre \u2018orchestration, lui sembla convenablement rendue, bien que, comme \u2018ailleurs dans toute l'oeuvre, il menquêt de cette stabilité classique que donne à ses créations Strawins lorsqu'il dirige lui-même.Somme toute, Hannibal s'en retourna presque heureux, plein de reconnaissance envers maître Defauw pour l'heureux choix qu'il a fait des oeuvres inscrites au programme des Concerts Symphoniques de Montréal.Jules DUBREUIL Steinbeck (\u2018subir me semble juste, Car nous n'avons pas toujours le choix).Blaguer les Bestselleurs, comme on a osé le faire, voilà qui est encore du plus mauvais goût.Attention, \u2018grand'\u2019 écrivain canadien! Entre Rimbaud, qui ne fut jamais bon selleur et M.Steinbeck, ne choisis pas à le légère.Toi aussi, étudiant, attention à tes lectures! Ne gène pas le commerce.(Est-ce que l'on se rend compte au moins que je ne néglige rien pour payer comme il convient?) Je n'ai pas l'honneur de connaître tous les jeunes éc:\u2018vains français, ni d'en connaître beaucoup.Pour plus de simplification, je ne parlerai que d'un seul d'entre eux, ce qui est peu.Ainsi mon article sera attaquable de toutes parts.(Une hirondelle ne fait pas le printemps, etc.) Je vais parler de mon ami le poète Maurice Fombeure, homme exemplaire.Mais d'abord, pour qu'il vous soit présenté comme il convient, laissons parler Paul Claudel: \u2018Quand on aime de tout son coeur la bonne vieille terre française et le bonne vieille vie française, fes villages français, les petites villes françaises, toutes ces choses et tous ces êtres autour de nous qui parlent français, il faut lire Meurice Fombeure, c'est quelqu'un qui parle français, un certain français, un certain vers français, clair et gai comme du vin blanc, et aussi adroit et prompt dans son empressement dactylique que le meilleur Verlaine.La veine de Villon et de Charles d'Orléans.\u201d Tous ceux qui sont insatisfaits de le littérature contemporaine importée de France, ceux qui croient que le salut nous viendra des Etats-Unis ou du Japon, tous ces gens ont peut-être raison.Mais connaissent-ils, entre autres, le poéte Fombeure?Je me plais à croire que non, ça me ferait plaisir de savoir que non, cer alors il n'y aurait plus d'excuses à ce genre de désespoir.J'ai vu Fombeure pour la première fois dens un café de Saint-Germain- des-Prés.On l'aurait pris pour un fort des Halles plus que pour un homme de lettres.Il fume la pipe, débite de joyeux propos et n'a pas quarante ans.C'est la jeune littérature française dans ce qu'elle a de plus sympathique et de plus tonique.cette époque, je ne connaissais de lui que ses très belles \u2018Chansons villageoises'\u2019, mises en musique par Poulenc, que Gilles Hénault m'avait fait entendre si souvent: Les gars qui vont à la fête Ont mis la fleur au chapeau .Nous prenons un verre ou deux.Je lui parle du Canada.Tout de suite, il me tutoie: \u2014Viens chez le père Guitard.Y a du bon vin blanc.Nous partons.Le père Guitard habite, rue des Canettes, dans une sorte de cave qui sert de bistro.Je fais connaissance avec le fameux père Guitard, homme au teint superbement rouge: \u2014Je te présente le père Guitard, Qui a servi sous le maréchal Pétain .\u2014 Ah! \u2014Mais c'était en 14, à Verdun! À partir de ce jour, j'ai revu Fom- beure à peu près chaque semaine.Et toujours avec le même plaisir.Il représente quelque chose d'extraordinairement sain, une vitalité qu'on croyait perdue.ll est un peu ce qu'un Français imagine quand on parle d'un bâûcheron canadien.Voila Fombeure.Voilà la jeune littérature française.* * * Et maintenant, si l'on demande à voir, citons un poème de Fombeure intitulé: \u2018\u2019Sortilèges vus de loin\u2019 extrait de \u2018A dos d'oiseau\u2018 (NRF) Choses pleines de douceur, Choses pleines de tendresse, \u2014 Les grenouilles, les souris \u2014 Je songe à vous quand m'oppressent Les caresses de Paris.Aux poissons dans les clairières Et dans l'aube des rivières, Au bruil des écluses d'eau.Les cloches au bord du soir Lt les forêts immobiles Où chassent trop de regards.Cette mer de sortilèges A tant baigné mon enfauce ne je reste sans défense Devant ses bateaux de liège, Contre}ses armées de roses, Sur ses abimes oR} rode Une salamandre d'or .Une)chanson d'étincelles NaËt du feu, monte et s'endort.Les roses tremblent dans l\u2019eau, Sur ce jardin qu'elle émeut, En riant de ses pieds nus Et des barques sur les fleuves Fraîches de chants reconnus.AM les maudits Français! On dira ce qu'on voudra, mais ils ne sont pas encore morts .Neilgons PAGE QUATRE Cinéma Les Visiteurs du Soir Au mois de mai de l'an 1485, messire le Diable décida d'envoyer chez les hommes deux trouvères qui troubicraient leurs amours.Ce singulier prologue des Visiteurs du soir, dès avant le premier choc de l'image, réveille chez le spectateur un goût très ancien de merveilleux et requiert aussitôt de lui une sorte d'état de grâce poétique.Résonnance intérieure fort significative quend il s'agit d'apprécier la qualité du cinéma contemporain.n'y à pas à hésiter: la réalisation de Jean Paulvé, après une si longue absence de son auteur, est le film de grande classe que nous attendions avec une impatiente ferveur.Son étonnante réussite, qui échappe par des issues cachées au contenu du drame, vient ovant tout de le subtile complicité du texte, du comédien et du décor.Ils se prêtent si bien l'un à l'autre qu'à tout moment chacun est appelé à sauver quelque fléchissement inattendu.L'oeuvre de Marcel Carné, inspirée d'une vieille légende française et adaptée au scénario par Jacques Prévert et Pierre La Roche, nous transporte au Moyen Âge finissant.Le milieu, si riche de simplicité et de superstition, semble admirablement choisi pour un dialogue de l'humain et du merveilleux, pour les jeux tout ensemble tendres et cruels de l'Amour.Car il s'agit bien de confondre les forces contradictoires de la vie, de l'Amour et de la Mort, de les laisser s'épuiser lentement pour confirmer en fin de compte le triomphe de l'Amour sur la Mort.Mythe éternel de Tristan, par où les Visiteurs exploitent la même veine poétique ue l'Éternel Retour de Cocteau.hez Carné, le drame est tout entier dans l'effort pour se rejoindre; chez Cocteau, dens l'effort pour se perdre.Rapprochement qui éclaire, je pense, une tendance caractéristique du cinéma français actuel.Dialogue du merveilleux et de l'humain .Sous la pression de l'image et du verbe, la poésie cède si facilement aux frontières du réel et du rêve.À cette limite indécise hésitent si bien les Visiteurs qu'on ne sait plus s'il faut attendre un dénouement.L'Amour semble passer d'un divertissement civel à une aventure profondément humaine.Gilles ui avait reçu mission de délaire le estin des hommes n'a pu être fidèle.L'Amour l'a apprivoisé, c'est-à-dire fait prisonnier.Il rompt le pacte avec le Diable pour passer du côté des hommes.Sa trahison provoque un rebondissement imprévu au Centre même du drame.Les échecs alternés du Diable et de l'Homme se font avec une telle nécessité que dès le premier regard de Gilles sur Anne, l'Amour a déjà e dépassé la vie dans la perspective la Mort.Car il semble bien qu'une sorte de fatalité tient ici lieu de psychologie dans l'économie intérieure du personnage.Paulvé a fait preuve de perspicacité en donnant au personnage licence de recouvrir le comédien.Les amants peuvent sen aller si l'Amour est sauvé.Le conflit a dévoré l'homme.Les jeux sont faits, la partie est liée.Dès l'intervention du Diable, une seule voie reste ouverte: la Mort.L'amour de Gilles pour Anne, d'abord soutenu par le seul sortilège, se voit à la fin substituer une fidélité profonde.En définitive, le drame change de face: parti de l'extérieur, il s'introduit chez les personnages et bientôt les possède tout entiers.D'un cinéma purement conventionnel, nous atteignons le cinéma psychologique.onvention et psychologie.oilà les deux pôles magnétiques entre lesquels va osciller la poésie.Mais ce double tremplin de poésie n'opère ven faveur d'un échange secret \u2018affinités réciproques qu'éclaire un traitement contrapunctique du verbe et de l'image.Lotte subtile réplique sauve le rythme qui était menacé par la courbe du drame lui-même.Et 13, je pense, était la pierre de touche e l'écrivain et du metteur en scène.La perpétuelle improvisation de la mise en scène communique au drame une allure de liberté, de fantaisie et de naïveté à la fois On a peut-être sacrifié au profit de l'image le texte qui est un des plus purs et des plus savoureux.La qualité visuelle du décor dépasse en beauté et en originalité les tentatives les plus neuves du cinéma contemporain.L'aisance de leur conjugaison nous fait pardonner d'évidentes faiblesses de continuité.Un courant esthétique se dessine qui va modifier le visage du cinéma français.es Visiteurs soulignent admirablement ses constantes: merveilleux, humain, poésie.Et cela nous conduit au triomphe de l'image.n vient de faire une grande découverte et les ressources qu'elle laisse entrevoir sont encore mal démontrées: l'image détient une valeur confidentielle, à la fois centre et frontière de poésie.Car il n'y à plus à éviter le vrai problème.|l s'agit de rétablir le cinéma dans une nouvelle condition poétique.Deux grandes audaces marquent cette tentative: l'Eternel Retour et les Visiteurs du Soir.Maurice BLAIN N.D.R.: Qu'on me permette de suggérer au Directeur du Cinéma universitaire la représentation prochaine des Visiteurs: un film aussi puissant ne s'épuise pas d'un seul coup.\u2018est encore la meilleure gerantie de sa qualité.N.D.L.R.: Notre chroniqueur nous annonce pour le prochein numéro un foudroyant réquisitoire contre le film tant discuté aux Etats-Unis \u2018Les Janissaires dans les clefs du Royaume\u2018.Les livres «La littérature française de Nouvelle Angleterre» per Soeur Mory-Carmel Therriault s.m., docteur ès lettres aux éditions Fides, Collection L'Hermine** Cette oeuvre qui a valu à son auteur le titre de docteur és lettres avec très grande distinction, à l'Université Laval de Québec, est une étude scientifique.Le travail qu'elle à nécessité était long, fastidieux.Une recherche patiente, une documentation soignée, une bibliographie étendue et une composition claire en font je mérite.La littérature française de Nouvelle- ngleterre n'est pas à proprement parler littérature.Les luttes pour la vie et leur survivance, le manque de moyens, et le milieu souvent hostile n'ont pas permis à nos frères d'outre- frontière de réaliser des oeuvres proprement artistique:.Ce volume nous montre cependant la vie intellectuelle des Franco-américains, leur journaux, les quelques oeuvres déjà produites.| est une introduction a une histoire littéraire qui nous l'espérons sera justifiée bientôt par des oeuvres originales, grandes et françaises en ce coin des États-Unis d'Amérique.F.P.parfait!\u201d *Oh! merci, mon amour .un cadeau \u201cD'une perfection vérifiée 4/1.Comme on dit au sujet des Sweet Caps.\u201d CIGARETTES SWEET CAPORAL * La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\u201d DU SANG NOUVEAU DANS «CARABINS; Sports aux H.E.C.Dès le 29 septembre, I'H.E.C.prenait sa place dans la parade sportive.QUILLES Grice au beau travail de son conseiller sportif Jean Nolet (2e) les Hautes Etudes Commerciales pou- valent présenter 11 équipes quelques jours seulement apres ouverture des cours.Le Montreal Bowling Academy, rue St-André, revoyait d'anciens coéquipiers, quelques-uns maintenant adversaires mais tous de retour avec le même bel esprit sportif.L'équipe Je C se classe première avec un total de 3415.Tandis que Lafond (3e B) garde la tête des compteurs avec une moyenne de 140.3, la palme revient à Leduc (3e A) qui détient actuellement 2 records: le plus haut simple avec 153 le plus haut triple avec 428 TENNIS Nous avons notre champion.Dans une finale très serrée Alarie (3e) l\u2019emporte sur Camu 3e.Il fallu 5 sets pour décider de la victoire.Alarie vs Camu: 4-6, 6-1, 1-6, 6-0, 6-3.Résultats des semi-finales: Alarie (3¢) vs Cloutier (2e): 6-2, 6-4 Camu (3e) vs Chalifoux: 6-2, 6-2 BALLE-MOLLE L'équipe de 2e année, sous l'habile direction de Jacques \u2018\u2018Bambino\u2019 Messier (qui a trouvé le moyen de faire son circuit sur une tape) a déjà remporté deux victoires au champ Berri.C\u2019est 13 od stationnent les *\u2018boites A beurr' ** de Baillargeon Ltée.Dans une première rencontre elle l'emporte sur H.E.C.(le), 8-6.Marcil (le), la fameuse recrue du club Sherbrooke, cst retiré trois fois du bâton.Poly (2e) fut déclassé dans une deuxième joute au compte de 12-4.Tout défi est relevé même celui de Médecine (4e) qui pourrait y rencontrer son coup de mort, (ça rime avec \u2018\u2018téte de mort\u2019).Germain FAUCON (2e) Poly-sonneries sportives Perdus dans les décisions, contre- décisions et indécisions d'en haut, nos porte-couleurs en furent quittes pour jouer à huis-clos un tournoi de golf qui décida du champion de Ja saison.Que d'actes d'héroïsme Guy Sicotte a exécutés pour s'assurer du championnat.Côté a dit \u2018Une année le golf, l'autre le tennis.\u2019 Si dans le panthéon des sports, il y a un coin pour les martyrs; J.M.Côté aura certes droit à un socle ou mieux un siège, car c'est avec les pieds en sang que, dimanche, accompagné de J.P.Faguy il partait pour Queen's défendre la renommée de l'U.de M.Tous attendent leur retour pour voir se dérouler la finale du tournoi de Poly entre ces deux champions qui possèdent plus d'un fleuron à leur couronne.La date et l'heure sera annoncée en fin de semaine.Aux quilles; Langlois, Darveau, Jo- doin, Gendron et autres, nous font honneur, tous les mercredis soirs à la salle Bélanger coin Iberville.Le capitaine de Poly B nous en promet dès que sa technique sera à point.Crépeau fait des pieds et des mains pour recruter les adeptes du hockey, le gérant Huppé s\u2019entraîine à crier pour être en forme pour la saison, Vézeau lui donne des cours privés.Lamothe et Dionne se délassenti à la balle-molle au parc Berri (Méd.4e n'ose affronter ces athlètes).Tandis que dès sept heures a.m., Amiot ct Carrier se placent au début de la file pour pouvoir jouer au ping-pong avant le diner.Avec la reprise des cours de culture physique M.Sauvé a recommencé son excellent travail.Mouvements suédois, cheval allemand, sauts à la perche, ballon-au-panier, badminton, etc., de quoi assouvir tous les goûts.Quelques bridgeurs s'\u2019essaient au black-jack, et Perreault dérivent des .tactiques aux échecs.Poly est prêt à relever tous les défis.YVON-C.PARE conseiller sportif Ups rls ais uJ! Cleis pp Sp - ON NOUS ECRIT .Le QUARTIER LATIN ne recoit pas que des compliments, Tout récemment encore, nous arrivait de Port-Saïd la lettre injurivuse qui suit : PAP at QUI ¢ aps Ae iin Zhe) Aes itis! oF \u20ac LI wb, +5 apd! Jo sia, Ap! fl SAL i Jo LA, ¢ Sst ab =p Sli! sui & Le 20 VEL CELI ap 2 fo aso Lose 5 po oT pi ; et GL aks Bien us oS FPA PPV RL AD Dl 3 Sa SNOB a), J uP Bp | ot 25 Bait plano 3 Je POUR LS 7 LRG, \u20ac Jp W'S > wp CDN Cap SL es el Eva \u2018 A4) 22 Per Bt he) od et ay CUE D5 Go Nos lecteurs auront remarqué la violence particulièrement désordonnée du deuxième paragraphe.Certes, nous serions prêts à admettre le point de vue de notre interlocuteur, sk par hasard se bordée de grossières insultes quelque point de vue construetif.Mais dans les circonstances, te QUARTIER LATIN préfère garder le silence, plutôt que de sermonner ce polémiste au style échevelé, Soles, Lo ul Lu\" te us» issimulait derrière cette Pierre LEFEBVRE Mon barbier ma dit \u2026 Ce disciple du héros de Beaumarchais exerce son noble métier dans un quartier aussi populaire que sa personne.Hl a pour nom Hector.A la journée longue le salon est rempli de l'odeur des lotions et des fainéants qui viennent sauver la race et Tenverser les empires.Car Hector excelle à trancher non seulement les poils de ses patients mais aussi les problèmes politiques les plus épineux.Toutefois, il se plaint que \u201cl'os nu\u201d ne fasse pas la paix dans le monde; ce qui ne l'empêche pas de se chamailler continuellement avec sa rubiconde moitié.En attendant la tondaison, je dévore Photo-Journal, la principale source de renseignements de ce petit institut des affaires internationales.Et je puis voir par la fenêtre de l'arrière-boutique, la grosse Nora qui étend sur la corde à linge son orgueil et les couches de son petit treizième.Comme son mari monte l'escalier, elle crie à sa voisine que les poires sont à la hausse.Le moment est venu pour moi de monter sur la chaise.Gisent à mes pieds Alphonse, un pompier à sa retraite donc un champion aux échecs et un expert en choses militaires: Cataphas, un sieur qui a des lettres puisqu'il est facteur; Adolphe, un livreur de glace- fils d\u2019un conseiller municipal et par conséquent spécialiste de la politique mondiale.J'écoute ces voix autorisées discuter avec une égale facilité du procès Molleur et de la question du change, des grèves et de nombreux autres sujets à la mesure de leurs pieds.Hector, dans sa chaste livrée, en même temps qu'il joue du ciseau résume le Au moins trente joueurs ont pris part aux premières pratiques de notre uipe de hockey.Ces pratiques ont réuni une phalange d'étoiles.D'ici peu il sera possible de vous communiquer des renseignements plus précis, car il y a encore l'élimination finale qui doit être effectuée dans quelques jours.L'Association Athlétique a engagé il y a quelque temps un nouvel instructeur pour cette saison en la personne de M.Arthur Therrien.M.Therrien, dont la réputation n\u2019est plus à faire dans les cercles sportifs, est sans contredit l\u2019homme qu\u2019il nous fallait.Nul doute qu\u2019il saura cette année nous préparer une équipe qui dominera et ne se fera pas bousculer par les Reds ou les Torontois comme par les années passées.Pour des raisons diverses, nous n'avons pu jusqu'à date former des équipes puissantes dans le hockey, alors même que beaucoup de Canadiens français s'avèrent de magnifiques joueurs naturels.Mais cette année nous avons un instructeur de premier rang et des recrues qui promettent.Grâce à ces avantages, notre équipe de hockey disputera bientôt aux universités de langue anglaise la suprématie dans ce domaine.Nous avons perdu une étoile en Gignac, il est vrai, mais par contre nous avons fait l'acquisition de plusieurs recrues qui semblent ne pas vouloir s\u2019en laisser imposer.Nous leur souhaitons bonne chance et nous espérons que tous les étudiants et étudiantes de l\u2019Université leur donneront l'appui dont ils ont besoin.On demande à chaque conseiller sportif de faire le plus de propagande possible dans sa faculté pour nos \u201cCARABINS\u201d.Il faut absolument conserver cette année la première position.L'instructeur, nous l\u2019avons, péquipe puissante, nous l\u2019avons aussi.Eh! bien! qu\u2019une assistance nombreuse vienne les encourager! De cette façon, nos \u2018\u2018confrères*\u2019\u2019 de langue anglaise apprendront que les \u201c\u201cCARABINS'\u2019 peuvent mener le bal aussi bien au hockey que dans le domaine intellectuel.Raphaël ESPOSITO Ballon-volant L'association athlétique de l'Université de Montréal a l\u2019intention de former une équipe de ballon-volant universitaire.Cette Équipe représenterait notre Université dans une ligue inter-collégiale à Montréal.M.Brown, directeur athlétique du Sir George William, a l\u2019amabilité de nous prêter son gymnase pour les parties.Les pratiques auraient probablement lieu au gymnase de Poly.Tous ceux qui veulent représenter notre Université au ballon-volant, sont priés de donner leur nom à l\u2019AGEUM D'223 ou de téléphoner à André Mercier, DO.3409, ou encore à Jean Leduc, DU.6589.Aux sportsmanes ! Votre journal a le désir fervent d'avoir une page sportive dynamique et bien remplie.C'est à vous de nous nider.Adressez toute nouvelle ou article à YVES MARCOTTE - CH.6349 ou au \u201cQuartier latin\u201d - AT.9616 débat, apporte un éclaircissement au besoin, calme les esprits échauffés lors- ue la fumée de la discussion empêche 3 sentir ses parfums.Adolphe, un musicien qui joue trés bien des os, annonce d'abord l'entrée au pays de nombreux Japonais dont les dents, explique-t-il, servent à faire des touches de piano.En passant, J'apprends ue pendant la guerre, la France et l'Angleterre se sont tenues par la Manche pour tomber sur le Rhin de l'Allemagne, à cause que les Américains avaient de nouvelles carabines à essayer.Cette théorie rejoint celle de Saint-Simon qui écrivait que les guerres sont produites par de petites causes.Mais Alphonse, un bon rouge, se prononce carrément contre Adolphe.C'est Duplessis, dit-il, qui a fourni la bombe anatomique aux Russes.Puis s'il y à rareté de bière, si le lait est moins riche et plus cher, si les clous manquent et si on ne vend plus de frites dans les rues, c'est d'à cause que Kami- lien n'a plus de pouvoir.Ici Hector entre en scène et soutient que seul notre maire (qui est notre père à tous) pourrait diriger le pays, voire l'univers, vers un monde meilleur .en accordant 15 jours de vacances payées à tous les barbiers.Kamilien nous l'a déjà dit de mous méfier des anglicismes, du tourisme et des camunisses.Soulevé par l'enthousiasme de ses propres paroles, Hector m'inquiète avec son rasoir qu'il promène à une vitesse exaspérante autour de mon œil inguinal (cf.Dr Prouf).Heureusement le vendeur de fruits vient couper mon figaro au beau milieu de sa période qui finit dans les \u201cpatates, carottes, navets, pas chers, madame\u201d.Ces commentaires sont faits sinon dans une langue chdtiée, du \u2018moins avec une surcté renversante.Ces messieurs doivent avoir des mouchards dans les salons des ministres et les antichambres d'ambassades.En tout cas, ils ont le mérite d'exprimer clairement ce que le faubourg Québec bégaye tout bas.Brave Hector, les Nations-Unies ont besoin d'hommes et de rasoirs de ta trempe! Jean MARTINEAU Nous savions que la famille, cette cellule-mèêre de la société, subissait de tous côtés les attaques d\u2019un monde pourri.Mais nous ne savions pas que ce virus mortel avait atteint Pun des \u201corganes\u201d les plus moraux de notre société canadienne-fran- caise.Nous faisons donc savoir au poste C.K.A.C.que nous ne tolérerons plus des phrases telles que celle-ci, entendue lundi dernier, au programme des \u2018\u201cEvé- nements Sociaux\u201d: \u201cA minuit et cing minutes, le 21 octobre 1947, est né à M.Jean Fridolin, haut-commissaire du Canada en Patagonie, un garçon de 4 ans du sexe masculin.Nous offrons au père éprouvé nos plus sincères sympathies®.TC Vous vous rendez compte! Où allons-nous?Si ce n\u2019est pas là du communisme, qu\u2019est-ce que c\u2019est?AUBAINE Le grand hebdomadaire français \u201cCarrefour\u201d, réédité chaque semaine au Canada, sera servi régulièrement à tout étudiant pour la somme de 2.50 par année (au lieu du coût habituel de 3.50).Il s\u2019agit d\u2019une offre épatante due à l\u2019amabilité de M.Pierre Tisseyre, directeur du bureau canadien de \u201cCarrefour\u201d.L\u2019on s\u2019abonne a \u201cCarrefour\u201d dès aujourd\u2019hui.L\u2019adresse: \u201cCarrefour\u201d, 750 rue Saint-Ga- briel, Montréal.LE QUARTIER LATIN journal bi-hebdomedaire de l'Association générale des Etudients de l'Université de Montréal Membre de la C.U.P.Abonnement pour l'année universitaire 40 numéros \u2014 $3.00 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal Local D'219 \u2014 AT, 9616 DIRECTION Directeur Camille LAURIN Directews-edjoint: Jean-Marc LÉGER RÉDACTION Rédacteu-en-chef: Piere LEFEBVRE Secrétaire à la rédaction: François PÉLADEAU Anistont secrétaire à le rédection: Jeun MARTINEAU NOUVELLES Chef des nowvelles: Richard WHITTAKER de CHAMBLANC .Asnistont-chef des nouvelles: Piene CHALUT Cheoniquews de la CU.P.: Homi-Paul FARAND SPORT Chef de ls rédaction: Yves MARCOTTE Amistant à le cédection: Rephoël ESPOSITO RÉDACTEURS RÉDACTEURS D'iberville FORTIER Maurice BLAIN Raymond DAVID Meurice GAUTHIER Gilles MARCHAND ; Frençoite CHOLETTE Yvonne ROY Micheline CHEVRIER Liss FORTIER TANGUAY Georses-Heart BLOU: Andef Myst Pout-Emile BLAIN R Noël FALAISE J GIRALDEAU in WHEEL A François LÉGER Guy = UGRAND- Jacques BERNUYS A MPAGNE Soan-Geston RIOUX Jotes DUSREUIL G ston LAURION Jr.Imprimé par LA PATRIE 100 est, rue Ste-Catherine \u2014 Moatéel Aviaries comme envoi de le douzième classe, Ministère des Postes, Ottewe + "]
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