Le Quartier latin, 30 janvier 1948, vendredi 30 janvier 1948
[" Lee Directeur: CAMILLE LAURIN id Comme de bien entendu Et voilà l\u2019gros Bill qui s\u2019en va d\u2019un pas tranquille .Un rien d'irrespect dans les colonnes d'un journal étudiant n'outrepasse pas, je crois, les bornes du bon ton.C'est pourquoi j'ose espérer que les lecteurs du Quartier latin, y compris les âmes désintéressées qui militent dans les rangs de la Jeunesse libérale, ne me garderont pas rancune de commenter sous un pareil titre l'annonce de la retraite éventuelle du Premier fédéral.Figure singulière que ce Guil- laume-Lion, sorte de maquignon de la politique des petites manocuvres, qui est parvenu (c'est son plus remarquable marché) à vendre la conscription aux Canadiens français après les en avoir dégoûtés systématiquement pendant plus de vingt ans.Vingt-six ans premier ministre! Belle carrière dont les Canadiens français peuvent être fiers d'avoir payé tous les frais.Evidemment, pas tellement d'éclat, pas de gestes ni de mots historiques, mais un art génial de parler longtemps sans rien dire quand ça va mal, plus une guerre réussie, et c'est suffisant pour prendre figure de prophète dans l'Histoire du Canada bilingue et \u201cpour tous\u201d que le sénateur Bouchard doit être en train d\u2019écrire.En somme, un succès d'estime! Courrier international La Commission extraordinaire char- géc d'enquêter sur la situation en Palestine a finalement remis son rapport à FO.N.U.Chacun des membres de la dite Commission s\u2019est succédé sur le podium de cet agora pacifique pour lire la portion du rapport qu'il avait rédigée.Le délégué français a d'abord présenté un essai très remarqué sur les relations amoureuses des éléphants.Le teprésentant des Etats-Unis a ensuite fait part à l'univers de ses idées sur la façon idéale d'élever de meilleurs et de plus gros éléphants.Puis l'Angleterre, par la voix du vicomte Pineapple, a disserté sur le rôle de l'éléphant dans un monde concentrationnaire et empirique.Le délégué juif, qui s'exprimait en un araméen trèe pur, parla finalement deux longues heures sur \u2018l'éléphant et le problème palestinien\u201d.Après quoi, par un vote unanime (M.Gromyko était absent pour un moment), l'O.N.U.se prononça pour un partage CINÉMA UNIVERSITAIRE le 31 janvier une comédie ébouriffante aux carabins qui n'auront pas ri durant ce spectacle In société du film s'engage à rembourser le double du prix du billet.\u2018 courts métrages en plus en deux parties inégales de la Palcs- tine.\u2018\u2019Les miettes en seront ramassées dans les prochaines années\u201d, nous a fait savoir Bernard Debbané, avec ce sourire sardonique si caractéristique des momies de la XXIIIe dynastie (Amenophta IV à XVI).Réunion du Conseil L'étincelante phalange qui préside aux destinées de l\u2019A.G.E.U.M.se retrouvait au grand incomplet, lundi soir dernier, pour débattre du costume de nos walkyries du ballon-au-panier ct d\u2019autres problèmes cruciaux.Le débat s'emorça péniblement.H.P, Fa- rand suggéra d'abord un péplum ionique, propre à exalter les virtualités plastiques de nos équipières, mais les soumissions de la Maison Praxitele ct frères dépassaient les ressources disponibles.Cependant, André Mercier\u2014 dont le pseudo chez les gens du milieu est Mcûrse\u2014profita de l'impasse pour exhiber un petit dessin très intéressant, où il décelait des dons dignes (ding din don!) de la rue de la Paix.C'était un corsage-ballon élégant et sobre, en chiffon d'or sur taffetas pure laine azuré.La poitrine y est soulignée par deux étoiles de première grandeur, cependant qu'une banderolle festonnée ceint la taille de l'inscription \u2018Fide splendet .et scientia?\u201d; le \u201cfide\u201d prenant appui autour de la hanche droite, pendant que le \u2018\u2019scientia\u201d moule voluptucusement le rein gauche.Un cimier métallique pur plomb posé négligemment sur le chef complétait cet ensemble très seyant sur un corps souple et nerveux.Cette suggestion fut malheureusement repoussée pour des raisons héraldiques.M.Pierre Gélinas triomphe! Le lent travail de sape du parti communiste se continue au sein de notre élite anadienne-française.En fait preuve un entrefilet égaré dans les pages littéraires de nos quotidiens et hebdomadaires culturels, tels que La Presse ct Le Clairon.M.Clément Marchand cachait depuis longtemps ut-étre son jeu ténébreux, mais après br arution de ses dernières plaintes; \u201cLes Soirs Rouges\u201d, il ne pourra jus nier son appartenance à la section fran- co-canadienne de la grande internationale révolutionnaire.M.Pierre Gé- linas a enfin une fleur autochtone à faire renifler aux jeunes disciples qu'il s'est chargé d'éclairer.Nous continuons d'espérer que les remparts de notre conservatisme monarcho-fasciste ne crouleront pas tout de suite sous le choc du bélier Clément Marchand.Car nous comptons bien nous aussi participer à I\u2019 allali.Une méchanceté inutile Ce Gérard Pelletier se croit tout permis! Parce qu'il manoeuvre l\u2019ironie à peu près aussi bien qu'un chef de l'Opposition manie la gaffe, il s'abandonne au malin plaisir de persécuter de très braves gens qui ne lui ont jamais rien fait.Ainsi, samedi dernier, après avoir cité un texte assez laborieux du Carabin de \"Québec au sujet de l'enquête que le Q./.a menée sur la Confédération, il ajoutait sans tire: \u201cQue répondra le Quartier latin?Ces petites remarques de rien du tout vous dynamitent un numéro spécial avec l'air de rien .\u201d M.Gérard Pelletier peut la trouver bien bonne, mais nous trouvons intolérable qu'on ironise ainsi sur le compte de ns confrères de Québec.Juste CIEL q ju Montréal, ton lion se réveille Malgré son titre de grand chambellan \u201cConcordial*\u2019, malgré les chaînes dont la rancune d'un vieil ennemi l'a chargé, le vieux lion n'est pas mort.Bien que toujours à la hauteur, notre maire étouffe dans son rôle de distributeur attitré de conseils et de poi- nées de main.L'odeur de la poudre ui manque.Sa force accumulée exige d'autres montagnes à bousculer.Les chaînes craquent depuis longtemps.Un maillon sauts lors du grand débat sur la voie de ceinture.Un autre éclatait récemment lors des discussions sur le logement.Aujourd'hui, c'est trois, cing, dix maillons (L'AVENIR LE DIRA) qui sautent à la fois.Camillien bondit dans l'arène, et pardessus la tête du chef de l'Exécutif, demande à son ancien élève Duplessis la permission pour Montréal de municipaliser la Compagnie des Tramways.L'injustice était par trop flagrante.Une entreprise qui tente de pressurer un public qu'elle a toujours mal servi, qui d'un contrat tout trempé par le mouillage des capitaux tire des conclusions qu'elle prétend conformes à Par CAMILLE LAURIN la justice, pour qui la soif du gain sse avant le respect de toute valeur umaine, une pareille entreprise méri- teit d'être livrée à l'opprobre populaire, d'être dépouillée de ces droits et avantages qu'elle n'avait jamais su employer au bien commun.Camillien Houde l'a compris, et malgré l'hésitation des aviseurs légaux embrouillés dans leurs textes, il a fait entendre jusqu'à Québec la voix de l'homme de la rue, ses rancoeurs, son mépris et ses exigences.Nous ne sommes pas pour la nationalisation en masse de toutes les industries et services publics.Nous croyons cependant qu'en l'occurrence, la demande de municipalisation est juste, que la réalisation en est possible adapté du psaume 99 et qu'elle sera tout à l'avantage de la communauté.La dictature du capital anonyme et fictif a vécu.Que tombent les droits si les devoirs ne sont plus respectés.Que tombe la liberté sacro-sainte si la responsabilité qui en découle n'est qu'un vain mot.Que meure le profit, si la misère de l'homme en est la source.Québec, nous l'espérons, prouvera à la CTM qu'il est un droit naturel et divin contre lequel toutes les arguties et les sophismes sont impuissants.La leçon, nous en symmes sûrs, portera ses fruits.Pour beaucoup d'humains, il n'y a que la crainte qui mène à le sagesse.Quant à M.Houde lui-même, nous souhaitons qu'il se délivre des dernières chaînes qui pèsent sur lui.Notre peuple n'a pas trop de ces hommes parfaitement accordés à sa vie et à qui il peut confier ses plus chers intérêts sans craindre la trahison, l'apathie et l'étroitesse de vues.Bonne chance au vieux lion.EST-CE NOTRE DEVOIR?Les journaux réclament actuellement que l'on remette en bon état le monument des héros de 1837-1838.il faut les seconder.Ce monument érigé au cimetière de la Côte-des- Neiges, il « des années par l'Institut Canadien de Montréal \u2014 aujourd'hui disparu \u2014 est dans un état de déle- brement inoui.Les étudiants ont-ils le devoir de s'occuper de cette question?Donner sa vie pour la plus noble des causes, une cause nationale, est certes un acte héroïque et s'impose à la vénération de ceux qui demeurent.On perpétue la mémoire de ces actes glorieux par des moruments.= S'intéresser à ces questions n'est pas faire acte de nationalisme outrancier, ce n'est pas favoriser les préjugés de race, ce n'est pas s'attaquer à l'unité nationale.Ce n'est pas trahir l'Empire que de respecter Ae Connell.Ce ne fut pas faire injure aux lroquois que d'ériger un monument à la mémoire de Madeleine de Verchères; ce n'est pas non plus faite injure aux Anglo-Saxons que d'élever un monument à Montcalm, de restorer un monument aux triotes de 1837-1838 ou d'inhumer fes restes de Chénier.C'est faire preuve de civisme et de largesse d'esprit que de respecter la mémoire des héros étrangers mais c'est un devoir que de vénérer ceux qui ont écrit de leur sang les pages de notre histoire.Au nom des héros dont les noms sont inscrits sur ces stèles, je fais appel aux étudiants pour qu'ils plaident partout où ils ont accès la conservation de ce monument qui est cher au coeur de tous.La Commission des Monuments et des Sites historiques doit-elle s'en occuper?Est-ce le devoir du Gouvernement de Québec ou de la Cité de Montréal?De la Société St-Jean- Baptiste ?Du peuple?La parole est aux étudiants de Montréal.Tencrède MARSIL, Jr.\u2014 VOLUME XEX \u2014 NUMÉRO.37 Rédacteur-en-chef: PIERRE LEFEDVRE Mire as Charmantes et sympathiques demoiselles qui déjà êtes parvenues à l\u2019automne de votre jeunesse, ne désespérez plus de la vie; vous toutes parmi les filles d'Eve qui avez contourné le cap de la vingt-cinquième année, ayez confiance et prenez courage: le prince charmant que depuis dix ans vous attendez frappera à votre porte dès demain peut-être.En effet Monsieur Bernard Bisson- nette, juge de la Cour du Banc du Roi, à la suite d\u2019une intéressante cause portée devant sont tribunal, a décidé irrévocablement et malgré une jurisprudence contraire, que la fille mi- rie par la vie a plus de chance de se faire apprécier du sexe fort que sa jeune soeur encore tout en fleur.Depuis quelques années surtout, à cause des perturbations sociales dont nous sommes les témoins on les victimes, la question de savoir laquelle d\u2019entre les femmes est la compagne idéale se posait avec tune pressante acuité.Des lettres empreintes d'un pessimisme déprimant ou d'un enthousiasme délirant exposaient à Colette le douloureux abandon ou le pesante solitude des demoiselles encore sur le carreau ou bien encore la frénésie délicieuse d'un premier amour, Certaines, qui ne pouvaient plus souffrir la terrible concurrence des jeunes étourdies, venaient même, dans un élan de confiance adntirable, tâter .l'opinion carabine four savoir si vraiment tout était fini pour elles.C'est alors que les étudiants en droit, conscients de leur rôle et de leur responsabilité, ont voulu clarifier la situation.À cet effet ils ont résolu d'organiser un débat dans lequel quatre distingués membres de leur Faculté traiteraient le pour et le contre de cette question controversée.Devant un auditoire d'élite composé de carabins indécis, de célibataires endurcis, de carabines en fleur, de sténos et de gardes-malades mûries par l'âge et les déboires, les débattants: MM.Bergeron, Farand, Coupal et Prait ont montré, dans des discours où la solidité du fond le disputait au brillant de la Paie, combien d'une part, ils admiraient l\u2019ingénuité et la frai- cheur de la jeune fille en fleur et combien d'autre part, la demoiselle avancée en âge et en sagesse était di- que de leur attention.Oui, laquelle sait le mieux se faire apprécier.Est-ce la gracieuse poupée e 18 printemps à la taille délicate et aux yeux qui ont l'air de découvrir toute chose?Ou bien est-ce la sage demoiselle de 27 hivers, sérieuse et réfléchie, calme et sympathique?Celle-là est souvent frivole et étourdie mais si jolie; celle-ci est peut-être d'une beauté moins frappante mais souvent plus cultivée et plus aimable.Terrible dilemme qui a été tranché, malgré l'abondance verbale d'un Pratt et l'éloquence sarcastique d'un Coupal; en faveur de la jeune fille mire.Aprés quelques minutes de délibération, les savants juristes membres du jury ont en effet opiné que les plus de 25 ans avaient encore non seulement le droit mais le devoir d'aspirer en l'amour et en la vie.soit ainsi! Prions le Seigneur pour qu'il en Jian MARTINEAU- Gouttes de voyage Bref regard sur l'Inde d'aujourd hui Les centres de puissance et de civilisation se déplacent au cours des âges.Babylone, Athènes, Rome ont tour i tour commandé au monde.Puis, ce fut l'heure, très longue, de l'Europe occidentale.L'Amérique aujourd'hui semble avoir pris les devants.Demain peut-être ce sera à l'Inde d\u2019entrer en scène.Rien ne s'oppose à cette idée.Et il n\u2019est que de parer un peu de temps avec quelques étudiants Hindous pour s'en convaincre davantage.Pour nous synonyme de légende ct de mystère, cette terre lointaine n'en compte pas moins près de 400,000,000 d habitants, dont les traditions, littérature, philosophie, mystique ne le cèdent en rien à celles des autres pays.Cette culture nationale est en fait tellement riche et vivante qu'elle a permis aux Hindous d\u2019assimiler tous leurs vainqueurs, sauf bien entendu les An- Blais.Mais la haine profonde et séculaire pour ce conquérant inassimilable vient enfin de porter ses premiers fruits.L'Inde est depuis l'an dernier une nation libre.La diplomatie ct l'or bri- tannniques manocuvrent à merveille au milieu du kaléidoscope des principautés hindoues, musulmanes ct siks.Mais ces flèches de Parthe se briseront contre l'orgueil national de ce grand peuple, contre son désir passionné d'indépendance et de grandeur.Les vrais obstacles qui s'opposent à la prospérité de l'Inde ne sont pas d'ordre extérieur mais interne.Ils sont le lot de tout pays soumis depuis des siècles à la férule étrangère.Ces obstacles, ce sont l'analphabétisme et le paupérisme de la quasi-totalité de la population.Il serait absurde de crier à la complète faillite de la mission civilisatrice de l'Angleterre aux Indes.En fait, Londres s'est intéressé à l'éducation de ses sujets.Plusieurs grandes villes lui doivent même leurs Universités.Mais aucune de ces institutions de haut savoir ne saurait répondre aux standards exigés dans les pays libres.On y formait des commis bien plus que des savants.L'enseignement y était donné de plus par des professeurs anglais, dans une parfaite ignorance (pour ne pas dire mépris) des traditions autochtones.Le départ du conquérant n\u2019a pas amélioré la situation.Mais un vigoureux coup de barre a été donné.Des milliers d'étudiants hindous sont ac- tucllement inscrits aux meilleures universités européennes et américaines.De retour dans leur pays, ils viseront à former d'autres professeurs, qui à une compétence reconnue dans leur discipline joindront une connaissance et un amour approfondis de la culture hindoue.Les centres de recherches nai- tront ensuite qui couronneront magnifiquement l'édifice.La révolution économique est en un sens liée à celle de l'éducation.La nouvelle élite scientifique s'attaquera avec énergic aux problèmes de l'agriculture, du commerce et de l'industrie, et leur donnera des solutions adaptées aux conditions du pays.L'Etat de son côté, en ouvrant toutes grandes les portes des écoles aux couches populaires, augmentera régulièrement le nombre de ces techniciens et ouvriers spécialisés que l'industrie moderne requiert en si grand nombre.Sans doute, l'oeuvre à faire est immense.Mais l'Inde est riche: la splendeur passée de l'Angleterre en témoigne.Avec le temps ct une sage direction de la part des chefs du pays, il n\u2019y a pas de raison pour que ces richesses ne conduisent pas au relèvement économique ¢t social de toute la population.Camille LAURIN * = \u2018\u201c Cette avancée peut être poussée trop loin !* En oui! on dirait que Jacques s\u2019est éraflé le menton .mais ce sont là blessures qu\u2019un peu de dinchylon et ls teinture d'lode ont vite fait de guérir.Et même si l\u2019équipée de Jacques sur les collines enneigées se termine par un bris de skis, il sait trouver le remède tout prèt .dans sa trousse de premiers soins financiers, le fonds de réserve qu'il a accumulé à la B de M.Pourquoi ne pas suivre l'exemple de Jacques?.« vous Assurer que ni skis brisés ni autres semblables mésaventures ne viendront faire échouer vos plus joyeux projets.Ouvrez-vous dès aujourd'hui un compte d'épargne, à \u201cMA BANQUE\u201d.Vous aimerez sûrement cette impression d'être maître de votre destin que vous procure un compte à la 8 de M.Me Jacques Perrault à Poly La société Phi-Epsilon-Alpha, toujours consciente du rôle culturel qu\u2019elle entend jouer auprès des Polytechniciens en les familiarisant avec des problèmes parallèles à la science de l'ingénieur, nous a permis d'entendre, 1] y a plus d'un mois, Me Jacques Perrault, professeur de législation industrielle à la faculté de Droit.Me Perrault, dont la réputation n\u2019est plus à faire, a exprimé clairement et sans parti-pris, l\u2019état présent dans lequel s\u2019agite notre économie industrielle.Il a peint le tableau de l\u2019ouvrier moyen, tel qu\u2019il se présente aux yeux de la bourgeoisie; il a expliqué la nature et la provenance des revendications de la classe ouvrière et analysé sommairement le présent conflit qui sévit entre le capital et le travail.Le conférencier a aussi cité quelques moyens de nature À solutionner partiellement la crise ouvrière actuelle.Il a surtout appuyé sur le projet de formation, dans les milieux ouvriers, de centres récréatifs pour adultes et pour enfants.Nous apportant, comme exemple, le suc- oes qu\u2019a remporté la bibliothèque pour enfants du quartier d\u2019Hoche- laga, Me Perrault a fait part de son espoir de voir se multiplier pareils établissements.\u201cSoyez en garde, a ajouté le conférencier, contre le trop grand enthousiasme qui meut tous ceux qui, de prime abord, s'intéressent aux problèmes ouvriers, car cet enthousiasme est susceptible de dégénérer en désappointement, puis en aversion contre la classe ouvrière.\u2019 Ainsi, l'individu le plus hostile au progrès des relations ouvrières sera souvent celui qui, dix ans auparavant, en aura été un des zélateurs le plus apparemment convaincu.Présenté par J.P.Dagenais, le conférencier a été remercié par Jacques Soucy.Les membres présents ont apprécié hautement le geste accompli par Mc Perrault de venir les entretenir sur ces questions importantes pour la compréhension de notre siècle.J.B.7 février 13 mars Cinéma à l\u2019'U.de M.31 janvier à 8h, 15 Films surprise © Autres dates * 28 février 3 avril 6 mars 10 avril «
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