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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
vendredi 22 octobre 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1948-10-22, Collections de BAnQ.

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[" L'UNIVERSITE LIBRE ANS un chateau de l'Allemagne du Nord, qui a tour à tour servi D d'école d'officiers pour l'Armée impériale, d'internet pour jeunes aristocrates et de Fuchrerschule pour le formation de chefs hitlériens, une trentaine de garçons sont réunis sous les ogives de la grande salle.À la façon dont ils sont vêtus, à la parfaite cordialité qui existe entre tous, on ne devinerait pas qu'ils sont de dix origines différentes, qu'il y a là des Allemands, des Français, des Hollandais, des Scandinaves, et des Canadiens anglais et français.Mais quel problème a fait hausser le ton des voix, quel est l'objet de cette réunion de ce soir où chacun brûle d'exposer son opinion ?L'intensité du débat témoigne de l'importance de son objet.trente milles à peine des premières sentinelles russes, on discute ce soir du degré d'autonomie dont l'Université doit jouir au sein de la nation.Parmi ces jeunes gens dont plusieurs manient l'anglais avec plus de bonne volonté que d'aisance, on compte des marxistes, des démocrates, des croyants.Des attitudes se font jour qui tiennent leurs racines de conceptions de la vie entièrement différentes.Un jeune communiste, débattant plein d'ardeur et de ressources, veut que l'Université soit protégée contre le noyautage que peuvent y exercer les éléments réactionnaires.Il ne voit pas de meilleure assurance contre ce danger qu'un contrôle vigilant de l'État sur l'enseignement et les désignations de professeurs.A l'appui de sa thèse, il cite l'exemple impressionnant des universités allemandes d'avant-guerre, presque toutes entre les mains des nazis bien avant que Hitler prenne le pouvoir.Mais cette dialectique ne trouble pas un jeune anglais socialiste, qui observe très sensément que le contrôle gouvernemental des universités entraînerait dans leur administration toutes les séquelles détestables de la politique.L'enseignement en souffrirait par ricochet, les chaires devenant ainsi une proie du patronage.Peu à peu, à mesure que chacun prend position, nous voyons avec joie que la jeunesse d'Europe, telle que représentée à ces semaines d'études, garde encore, en grande majorité, son adhésion à la vieille conception de l'Université centre d'échange des idées, conception qui postule une autonomie à peu près complète dans le choix des sujets enseignés et l'attribution des chaires.Tout naturellement, ce débat me poussait à réfléchir sur la situation actuelle de nos établissements d'enseignement supérieur.Par suite des exigences de la situation locale, nos universités sont soumises à un double contrôle dont un au moins risque de s'affirmer de façon dangereuse dans l'avenir.Il y a d'abord les contraintes qui peuvent découler du fait que notre université est denominational, comme disent les Anglais.Ces contraintes, un catholique ne peut les trouver dommageables, tant qu'elles ne s'exercent pas avec un excès d'étroitesse susceptible de paralyser le libre échange des idées.Par contre, beaucoup plus mena çante est l'intrusion du \u2018bras séculier\u201d, bras rendu de plus en plus ferme et exigeant par suite de la nécessité où l'on se trouve d'avoir sans cesse recours à lui pour boucler les fins de mois.S'il fallait que, par suite de leur relative indigence, nos universités tombent sous la tutelle de l'État, on peut imaginer le retard que subirait l'évolution du haut enseignement dans la Province, le choix des professeurs et la fixation des budgets des différentes facultés se basant alors sur les intérêls provisoires de tel ou tel parti au pouvoir.Et en écoutant ces jeunes européens défendre leurs universités contre les dangers d'une idéologie totalitaire, je notais avec un peu d'amertume que la division entre bons et méchants est bien difficile à établir, et que les menaces à la liberté d'enseignement ne sont pas le fait que de ces pays \u2018\u2019bolchéviques et sans-Dieu'\u2019 dont on parle avec une horreur si vécue aux émissions de propagande politique.Pierre LEFEBVRE Directeur: PIERRE LEFEBVRE Fra ES ew.CL CRU LE Le ee IARI PUIG YE TINE eX ap TR UE | Ar A Bion faire oi laisser naine ill © 00 dr Rédacteur en chef: NOËL PÉRUSSE A UN EX-NATIONALISTE Montréal, ce 16 octobre 1948 Monsieur Noël Pérusse, rédacteur-en-chef, \u201cLe Quartier latin\u201d.Mon cher Noël, Vous me pardonnerez, je l'espère, tout l'indiscret de cette intervention.Sans doute, rien de notre correspondance ne devait-il transpirer avant que nous ayons depuis longtemps, vous et moi, abandonné le domaine public où nous ont poussés, d'ailleurs, des motifs fort divers.Vous m'accorderez, toutefois, que je ne pouvais guère agir autrement, après lecture de votre dernier article au Quartier latin: \"Ce que l'enquête a révélé\".Puis-je me permettre de souligner, dès à présent, que mon propos n'est pas de m'élever contre le texte entier, dont l'essentiel entraîne mon adhésion fervente, mais de m\u2019en prendre au seul paragraphe, à ces lignes malheureuses, ov il est question de nationalisme.Cette mise ou point, vous en conviendrez, limite singuliérement le débat.Mais tout de suite, je me vois obligé de mieux éclairer mon dessein.Ce n'est pas de nationalisme \u201clittéraire\u201d qu'il s'agit: l'expression m'a toujours, autant qu'à vous, déplu et ce n'est pas sans un vif plaisir que j'ai porcouru ces lignes: \u201cje continuerai donc d'en (une oeuvre canadienne) lire une à l'occasion, quand elle me tombera sous lo main et que j'en aurai jugé la lecture presque aussi profitable ef agréable que celle d'une oeuvre française.Disons que j'abandonne le tarif préférentiel.\u201d Inutile de vous dire avec quel enthousiasme je souscris à cette prise de position.Pourquoi fallait-il que, désireux peut-être de conférer à votre expérience un certain caractère de \"fini\", un certain accent de maturité, vous ayez fenté de nous faire croire que \u201cvous ovez fait plus tard dv nationalisme\u201d et ayez profité de l'occasion pour laisser entrevoir votre conception du nationalisme.Vous avouerai-je que j'en ai ressenti une grande déception à votre sujet?Si le paragraphe était l'oeuvre d'un de ces présidents Les visiteurs du samedi soir Tout d'abord, félicitons Monsieur Genièvre Gélinas pour le discernement dont il a fait preuve dans le choix de son premier film de la saison.En dépit d'une publicité plus que discrète, la nouvelle qu'on présentait les Visiteurs du Soir à l'Université s'était ébruitée assez vite pour que les lumières s'éteignent, samedi soir dernier, sur une salle presque débordante.Peut-être est-ce un résultat du succès de la légendaire Journée étudiante, mais il nous semble que l'étudiant 1948-1949 est plus prét à répondre aux sollicitations des groupes universitaires.La Société du Film \u2014 que de temps immémorial, M.Gélinas dirige d'une barbiche ferme et souple tout à la fois \u2014 bénéficiait peut-être pour sa soirée des Visiteurs de ce nouvel engouement.J'ai applaudi au choix du film de Prévert, je suis prêt à m'échauffer encore les mains pour les documentaires qui accompagnaient ce chef-d'œuvre.Celui sur Rodin, en particulier, était une merveille de photographie d'art intelligemment montée.Et comment n'aurais- je pu m'émouvoir au spectacle de ce vieux Montmartre que nous parcourions avec émotion, il ya tout juste deux mois.\" Donc, avec une salle comble, un programme de choix, la saison de cinéma menaçait de prendre un départ en flèche.Pourquoi ne l'a-t-elle pas fait?Pourquoi les gens sont-ils sortis en ronchonnant, sous une pluie qui n'était pas de nature d sécher leur mauvaise humeur?Hé bien, je suis presque heureux de pouvoir dire ue la cause en est uniquement technique.Comme les difficultés de technique sont les plus aisément surmontables, il y a encore de l'espoir, et le succès de la saison n'est pas le moins du monde compromis.Dès la première partie du spectacle, on vit que ça ne tournait pas rond dans la cabine de projection.L'image n'était pas au point, et la trame sonore traversait des ouragans qui remplirent le public d'inquiétude.Mais à la première bobine des Visiteurs du Soir, on vit que ça n'allait plus du tout.Les décors nous apparaissaient comme à travers un brouillard de septembre sur la mer du Nord, cependant que les personnages se mouvaient tels des protoplasmes évanescents.L'attention, qui cherchait à rattraper le sens du film dans le dialogue, rencontrait là des difficultés bien plus grandes encore.Manifestement trop forte, la trame sonore s'accompagnait d'un tam- tam lancinant qui était bien la plus énervante des choses.Et les voix amplifiées, et pour ainsi dire dissoutes dans une série de bruits adventices, n'offraient à l'entendement que des syllabes spasmodiques.En somme, ce film somptueux, dont toute la richesse tient dans la perfection .a.or plastique de l'image et la densité du dialogue, devenait pour le spectateur une chose très lente, floue, plusieurs fois interrompue, qui alimentait trois heures durant une céphalée de première grandeur.Voyons, Gin, quand nous dénicheras- tu un bon technicien pour le cinéma universitaire?Pierre LEFEBVRE (1) Note du typo: On ne pourra décemment jamais oublier que l\u2019auteur cat un Ancien d'Europe .(2; Autre rappel de ce voyage histort- que.de \u201cjeunesse libérale\u201d que, fort heureusement, vous n'êtes pos, je serais tenté de croire à une tentative malhonnête (et malhabile, à lo fois) d'égorer le lecteur.Cette hypothèse écartée, vous reconnaîtrez que je n'ai plus le choix: c'est votre conception du nationalisme qui est foutive puisque celui-ci correspond chez vous à la caricature pour le moins grossière qu'une grande presse à la solde d'intérêts que je n'ai pas besoin de préciser, a peu à peu répondu dans le peuple.Que vous ayez vous-même accepté sans réserve ce bobard, voilà qui m'étonne et me désole.Je dis bien \u201caccepté\u201d, car cette étrange conception du nationalisme, vous ne l'avez certes pas retirée d'une expérience qui, eût-elle existé, se serait trouvée extrêmement limitée et superficielle.(On n'a pas \"fait du nationalisme\u201d \u2014 pas plus que du communisme, ou tout autre \u201cisme\u201d, pour avoir quelques mois durant éprouvé de lo sympathie pour la formule et parcouru deux ou trois ouvrages s'en inspirant).Pour vous aussi, hélas, comme pour nombre d'autres, le nationalisme, dans la perspective canadienne-française, se résume, à peu de choses près, à un certain choc émotif lle déportation des Acadiens\") et à une stupide xénophobie (\u2018c'est à grand peine que nous parvenions à haïr un peu les Anglais\").Je ne parle pas de ceci qui se voudrait molin mois qui n'est qu'attristant \u201cnotre histoire est un écrin de perles que nous ignorions volontiers\".Ce n'est pas à moi qu'il faudra rappeler l'étroitesse d'esprit, la pauvreté d'aspirations, la bêtise même de nombre de ceux-là qui se disent nationalistes.Je vois mal qu'un type de votre calibre juge d'une doctrine d'après la valeur de ses porte-parole et tire so conception du nationalisme conadien-frangois des âneries proférées por de sinistres imbéciles qui ont trop souvent la direction d'importants secteurs de notre vie nationale.Le nationalisme, le seul, le vrai, l'authentique nationalisme est un humanisme.ll est la conscience profonde des valeurs civilisatrices représentées por la collectivité \u2014 lo notion \u2014 à laquelle l'on cppartient et un désir fervent de faire s'épanouir toujours davantage ces valeurs pour le mieux- être de l'homme.ll est la conscience de cette \u201cvocation de nation\u201d dont Thomas Pugey a donné une si juste et si émouvante analyse dans l'excellente revue française \u201cLe Cheval de Troie\u201d.Or, pour que la nation puisse réaliser cette vocation, il faut que le contexte de sa vie quotidienne corresponde à ses aspirations intimes, soit une expression de son génie propre.Quand tel n'est pas l'état de choses \u2014 comme c'est notre cas \u2014 alors apparaît la nécessité du nationalisme combatif.Mais jamais celui-ci n'implique xénophobie et ce n'est que par une malheureuse aberration que certains des nôtres ont cru servir la cause nationale en faisant de \u201cl'anglophobie\u201d.lroi-je jusqu\u2019à vous confier que je trouve singulièrement présomptueux ces gens qui vont répétant que \u201cla survivance française sur ce continent est désormais assurée\u201d.J'en suis, pour ma part, rien moins que certain en autant que lo situation présente subsistera, car pour réaliser notre vocation humaine, ce n'est pas de survivance qu'il s'agit mais bien de \u201cvie\u201d et rien ne prouve que nous ayons réellement commencé à \u201cvivre\u201d.\"Toute Nation meurt qui manque et perd sa voco- tion\".(Pugey).Me permettrez-vous de vous citer, ovant de terminer, cette phrase d'un auteur que vous respectez à coup sûr autant que moi, Thierry Maulnier : \u201cOn peut dépasser le nationalisme : refuser le nationalisme est une posi- fion utopique et anti-historique, puisque les notions existent et la conscience nationale\u201d.Est-il besoin, cher maître, de vous renouveler l'assurance de ma plus vive sympathie.Amicalement vôtre, Jean-Marc LÉGER OUVELLES dont nous disposons à cet effet.quelque chose! UNIVERSITÉ Oh, ce n'est pas grave! Personne n\u2019en est mort; mais ça vaut quand même la peine de conter cette petite histoire, tant elle est stupide .et vraie.Nous lu dédions aux naïfs qui ne savent pas encore à quel point d'imbécilité on en est rendu ici.Deux étudiants sortaient d'une salle de cours au huitième.l\u2019un d\u2019eux souffrant d'une blessure an pied et marchant avec une canne, se dirige vers l'ascenseur; puisqu'ils ont déjà entamé une discussion intéressante, son compagnon l\u2019y accompagne, mais se voit fermer la porte au nez par le janissaire.Protestations, indignation, obstination.L'étudiant pouvant à peine se retenir de jeter le janissaire par la fenêtre sur le pavé de la cour, se résigne à descendre par l'escalier.En bas, son camarade l'attend pour continuer la diseus- sion.E CHEF DES NOUVELLES a quelque raison de s'inquiéter.Dans les premiers numéros, il y avait à peine de la place pour toutes les communications qui venaient de partout.C'était très bien.il y a à peine des nouvelles pour remplir la place Maintenant « Va falloir faire Voilà! Il faut que les ascenseurs des- vendent vides et que les étudiants se servent de nos beaux escaliers; évidemment à moins d'être estropiés.Et Be pire, c'est que les janissaires ne font que se soumettre aux ordres qu\u2019on leur donne, Ah! le château-fort de Ia culture française en Amérique! .suite à la page six C'est avec un extrême regret que nous apprenions, ces jours derniers, la mot de Monsieur Albert Pérusse, père de notre rédacteur en chef.Toute l'équipe du Quartier latin s'associe au deuil de notre camarade et de se fomille. elite chronique des jours difficiles N\u2019anticipons pas.J'ai une folle envie de consacrer tout l'espace qui m'est alloué au métropolitain et à la Maison des Etu- diants.Mais on m'a demandé une chronique d'actualité! Tant pis alors! \u201cQuand il neige sur mon pays\u201d Bientôt, très bientôt, Dorval, les enfants et les skieurs se réjouiront de la première chute de neige.Comme dirait le chroniqueur de La Presse: \u201cLa montagne, les rues et notre antenne se sont vêtues de blanc .\u201d A toute cette froide poésic, je dis m .Je suis trop esclave des tramways pour être poète.J'adore la neige, oh oui! mais je suis frileux.Dommage qu'elle ne tombe pas au mois d'août.Ce serait si beau et si utile! Circulez, circulez! Un de nos collaborateurs, trop dévoué, a failli aller coucher avec les Perreault, pauvre victime de son zèle journalistique.Il était en train d\u2019arpenter avec sa belle fe terrain (privé) de son Université, histoire de surveiller les travaux de génie qu'on y exécute présentement.En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, un détachement motorisé de la force constabulaire de la métropole dégringole du feu volcan Mont Royal! Projecteurs & cing piles, interrogatoire, cartes d'identité, bref, une scène vécue du film Iron Curtain.Le pauvre journaliste ne trouva rien de micux a faire que d'exhiber sa carte de reporter au Quartier latin, devant quoi l'agent de la N.K.V.D.se confondit en excuses ct balbutia tout de même: \u201cTL est tard, allez vous coucher .assez Bleu et Or.Robert Lefebvre, le directeur de la Revue des étudiants, nous prie d\u2019annoncer qu'il a reçu à date 36,599 sketches, saynètes, romans-fleuves, opéras, etc.Il supplie les étudiants de cesser leurs envois.De prâce! Unité nationale.Vendredi dernier, nos amis de McGill nous invitaient à nous joindre à eux pour participer en famille à une petite sauterie de bonne entente.Occasion unique ct inespérée pour les pauvres étudiants fauchés de voir et d'entendre la charmante Irène Hilda.Malheureusement, il se trouvait des gens qui n'entendent rien à l'esprit français.Ils firent tant de chahut que Madame Hilda dut prendre congé.Les francophones et francophiles présents en furent quittes pour leur honte et leur désappointement .\u2026 .Grand concours! $5,000! La Direction de votre journal offre cette somme pour la meilleure chanson publicitaire.Ce n'est pas bien malin, une telle chanson .Ecoutez la radio montréalaise ct vous en entendrez de succulentes à toute heure du jour.(Pensez à la conga: \u201cPeople\u2019s Credit Jewellers™) Il s'agit de chanter les qualités du Quartier latin sur l'air bien connu: \u2018\u201cO Canada\u201d.Chansonmniers, mettez-vous à l\u2019ocu- vre tout de suite! Il n\u2019est pas besoin de connaître la musique ni d\u2019avoir de l'esprit.Les membres du personnel des postes CKAC ct CHLP sont exclus du concours ainsi que leurs familles.Le gagnant aura le choix entre $5,000 en espèces ou un séjour d'un mois dans un grand hôtel de Saint-fean-de-Dieu.Pierre TANGUAY NADJA II\u201d \u201cJe n'ai pas vu le vase mais le soleil dedans\u201d.Félix Leclere C'était novembre déjà, avec plein de couleurs, d'herbes sèches et de frimas.L'eau, déjà plus lourde et figée par le froid, coulait sous le pont.Je ne re- Bardais pas fuir le courant qui passe mais le ciel immobile d'un soir lumineux renversait ses clartés d'ombres et d'étoiles.Et moi, inquiet étranger.j'étais là.Et je songeai .et je vis mille choses si belles qu'il me sembla qu'une étrange languenr s'emparait du temps.Les étoiles dans leur gel immobile bongérent.Il me sembla que j'avais soudain quelque rôle à compléter, quelques instants à remplir dans cet immense champ qui n'est pas l\u2019êter- nité.Je sentis affluer en moi toute cette antécédence qui me supporte comme un tu] précieux; je sentis que j'étais là entièrement avec tou! mon passé, avec tous mes souvenirs, avec ma jeunesse et, un instant, j'ai osé comprendre le moment merveilleux qui emplissait le soir.Quelques passants pressés s'en vont rejoindre un coin de chaleur sans mé- me songer qu'ils sont beureux.D'autres marchent tristement et je voudrais les arrêter, tous, pour leur dire que l'eau à l'envers du pont reflète le ciel.Une fille se glissait près de moi en même temps qu'une jremière neige foulait les feuilles sèches.Et la blan- chenr de ce premier vol de l'hiver n'ajouta rien à la pureté de son regard.Je lui adressai la parole: \u201cTu tappelleras Nadja parce que jai oui aillenrs ce nom et je connais que tu pourras mieux le porter\u201d.Elle accepta doucement, car déjà elle était nne femme et le gage de la vie et le gage de la beauté.Es longtemps je lui parlai et longtemps elle répondait; et ces mots éc pangés composérent les prémisses d'une étrange communion d'âmes.Nos deux esprits s'abri- pITES-MO' a sa famille.ne convient responsabilités la formation individuelles, les me faut-il?C'EST LA QUESTION que posait récemment un étudiant, père de famille ct ancien combattant, au représentant de la Mutual Life of Canada.Dans les circonstances, le représentant répondit qu'une assurance-vie ordinaire, c'est-à-dire la police qui donne au plus bas prix la plus haute protection possible était tout indiquée.Le représentant a également recommandé une clause de \u201cmensualités\u201d qui, à coût additionnel très modique, assure en cas de décès de l'étudiant un revenu mensuel Mais dans l'assurance-vie, ce qui convient à l\u2019un pas nécessairement à l'autre.Les circonstances particulières, le coût de la vie, tout doit entrer en ligne de compte.Votre représentant de la Mutual Life est prêt À considérer toutes ces choses: il a spéciale requise pour adapter l'assurance-vic aux besoins particuliers de chacun.Profitez de ses conscils experts dès maintenant.Demandez-lui de vous expliquer les nombreux avantages de l'assurance-vie à bas prix Mutual Life.THE MUTUAL [EE GUREAU-CHEF: WATERLOO, ONTARIO tèrent dans la certitude de ce débordement automnal où toutes les choses amplifiées apparaissent comme une seule réponse.Et le problème de la vie se posa pour nous et nous voulimes connaître sa solution.Et il nous est apparu qu\u2019il fallait vivre, et au delà .car cette chose semble nécessaire que rien n'arrive à son terme ici bas; toute vie terrestre augure un avortement si l'homme n'accepte pas d'échanger le temps contre l'éternité.Et elle songea peut-être à ce mo- ment-là que cet instant, intemporel, ne durerait pas toujours, Alors elle demanda: \u201cSe suicide-t-on quand le bonheur se dérobe?\u201d Et je ne ris pas de sa question car elle y songeait sans doute depuis lon- temps, et le poids de la solitude Je à l'avance sur ses pas.Je répon is, et jappris en Uinstruisant des choses que je ne savais pas.On meurt nécessairement, et le suicide ne peut diminner que le temps, à w'entame pas l'éternité.D'ailleurs, d'où provient le déséquilibre du suicide sinon d'un manque, d'une chose terrestre qui à la fin ne peut pas ne pas céder.L'homme voit tout le monde se réfléter dans les yeux d'un partenaire, d'une femme, dans les jeux même d'une chose inerte, dans les jeux d'une idée .et soudain le regard s'éteint, le vide s'empare de la tête, et tout le corps chavire.C'est l'erreur de l'homme que de mettre son idéal dans quelque chose qui manque.ll croit au grand amour mais il n'a pas compris sa petitesse.La vie n'est pas là; seul le suicide habite ce cercle fermé.\u201cCe qui sauve, c'est de faire un pas\u201d, un seul, toujours le même.Non pas vers un autre mais avec un autre, vers l'horizon.Et l'horizon lui ne manquera pas.On se suicide parce que le monde manque, mais le ciel .Le suicide n'est pas une solution mais une lâcheté.Et tu n'as pas le droit d'être lâche, personne n'a le droit d\u2019être là- che.\u201cLa liberté pourtant?\" Ab! panvres gens qui invoquent la liberté pour faire des bétises.On est libre, soit! On est libre d'être un bom- me; personne n'a jamais voulu être un chien, ou un crocodile ou encore un putois .plutôt qu'un homme.La métaphysique a plein d'explications sur la liberté .Elle explique tout, même la liberté.Mais de la logique à la vérité on ne peut établir souvent que le rapport errenr à vérité.On ne discute pas impunément de l'homme en laboratoire et la seule véritable philosophie n'est pas celle qui explique mais celle qui importe.La métaphysique veut tout expliquer mais elle aboutit à la contradiction.tout simplement, parce que le mystère n'est pas du domaine de la raison.La liberté va contre la logique, on plutôt elle babite au-dessus; jamais un sylogisme ne l'alteindra: seul celui qui a le sens du mystère peut comprendre.Le mystère .Ob, là, on rit .si.si, j'ai entendu.Le mystère.Bétise, mon vieux.disent-ils, t'as du retard COCA-COLA LTÉE Montréal CRAVATES.a la Arrow! Fo BRR oR In -¥ Xx Notre chef habile en fait de cravates a 1a un superbe assortiment de motifs, rayures, pois et carreaux.Voyez votre fournisseur Arrow aujourd\u2019hui pour vos cravates d'automne \u201948.CHEMISES ARROW _ CRAVATES et MOUCHOIRS .Er pourtant, les pauvres, quelle démarche de leur pensée ne les accole pas irrémédiablement an mystère à moins .car il reste toujours I'absurde, le mépris, le cynisme quoi.Mais je ne connais pas que le mépris ail jamais enfanté un seul de ces pha- lénes légers qui glissent .des étoiles.Il n'esquisse même pas un avortement.Il est railleur, cynique, il détruit; il n'ose pas.Celui qui méprise n'est pas libre, car il refuse le domaine même de la liberté, il refuse à l\u2019homme la beauté, la grandeur, la noblesse, qui habitent trop haut.Et même sil n'accepte pas la bête, il faut bien qu'il loge quelque part; d'ailleurs, ce qui est bas, le mépris peut l'accepter sans compromis; le vulgaire seul n\u2019avilit pas le cynisme, qui s'y complait, qui S'y vautre au point qu'il en arrive à dire que le beau c'est le laid, que le bien c'est le mal, que \u2018l'art c'est la chair\u201d.La vie et la liberté comportent l'obligation d'augmenter, de construire, afin d'arriver à nn autre terme que le néant.\u201cEt quelle est donc l'attitude à prendre?\u201d me dit-elle, quelque peu intriguée par ce que je disais.Donner pour servir, l'échange, le sacrifice; autant de mots qui ont deux aspects; celui des patenôtres antiques et l'autre, le vrai, celui de la vie.Seul celui qui à la vie peut comprendre ces mois, qui transportent tout un passé pourvu qu'ils atteignent dans le présent la seule vérité qui les touche; celle de l\u2019âme.Et nul ne peut connaître nue grandeur où il n'a pas atteint.Le suicide.même philosophique, est un non-sens, une négation de l'esprit, une affirmation de la mort de Dien et de la mort de l\u2019homme; et la terre ne contient plus que de pénibles animaux .même les fleurs n'ont plus de sens.La solution à la vie: vivre, et au delà .Lattitude de combat .Toute la pensée bumaine ne signifie plus rien, mais il s\u2019agit de retrouver, chacun pour soi, à l'envers du ciel, sous le pont, toutes les étoiles, toutes les étoiles! Bientôt cette nuit-là fut finie .Déjà, à cause de ces mots que j'avais lus dans sa clarté de jeune fe dere.nue femme, elle commença.d'aimer.Mais la nuit éteinte fut irremplaçable.Alors sans mot dire, en souriant, elle partit vers un bout du pont.Quelque chose peut-être voulait la retenir mais l'horizon l'emporta.Pendant quelque instant comme pour fixer un peu ce qui allait sans doute disparaître, je fixai le coin de ce rève merveilleux.Puis je m'en suis allé par l'autre bout du pont, au milieu de la nuit.Ce soir-là, je choisis définitivement l'Enthousiasme.Pierre PERRAULT l\u2019homme: celle du (à NDLR \u2014Comme de bien entendu.c'est le dernier NADJSA que nous publions.Y en u d'Jà trop! (2) N.D.L.R.\u2014Le Iccteur aura compris que l\u2019auteur de ce texte ne pas participé au sauvage attentat de la rue Notre-Dame.Prenez un Coke of sons des marques déposées suent le produit de Coca-Cols Leée.Plus 2¢ taxe de guerre et ordonnances Er ars =o nal Wt = Mas C Be ALOE Où il est question de hockey Jamais les nouvelles ne furent meilleures.Pour bien marquer le renouveau de vigueur qui s'infiltre dans cette hormone moderne qu'est l'esprit carabin, voilà que les étudiants sportifs ont répondu avec un enthousiasme inconnu jusqu'ici à l'invitation qui leur fut faite de se joindre à l'équipe des Carabins.55 amateurs de hockey se sont présentés à l'entrai- nement avec la ferme détermination de se tailler une place dans notre équipe.Onze gardiens de buts, 12 défenses et 39 avants se disputent présentement les positions disponibles sur l'alignement.Arthur Therrien, l'instructeur et Maurice Dufresne, le gérant, sont tout simplement renversés par l'ardeur et la combativité qui règnent au sein de cette phalange d'étoiles.Le tout assaisonné d'un grand esprit d'équipe et de camaraderie.Vraiment les Carabins seront là! Parmi les anciens signalons le retour des Pinard, Emblem, Lazure, Charest, Flynn, Ménard et autres.Yvon Gariépy de Poly reviendra aussi à la ligne bleue cette année.Le grand Ken Guertin, de Médecine, autrefois brillant avant du Ste-Marie dans l'Intercollégiale, sera converti en défense pour cette année.C'est une splendide acquisition.Parmi les recrues, Albert Day, de Médecine, qui porta nos couleurs une couple de fois Fan dernier et qui fut victime d'un malheureux accident lors d'une joute à Toronto, semble assuré de revenir au jeu cette année, plus brillant et plus combatif que jamais.J'allais oublier la nouvelle par excellence.André Laperrière est de retour parmi nous.Personne n'a oublié le jeu splendide d'André à la ligne bleue.|! s'était montré tellement brillant dans l'uniforme des Carabins que le comité olympique vint le chercher pour lui faire porter les couleurs canadiennes aux jeux d'hiver en Suisse.Les journaux vous ont assez dit combien avait été appréciée sa magnifique tenue dans toutes les joutes disputées outre-mer.Tous les journalistes européens ont signalé son adresse, son sang-froid et sa combativité.Îl est intimidant pour moi de venir m'ajouter à la phalange de ceux qui ont chanté ses louanges.Mais je ne suis pas un timide.Et c'est pourquoi à mon tour je dis \u2018Bravo André et bienvenue parmi nous.Avec des as comme Laperri¢re, Ménard, Gariépy et Guertin nous pouvons être certains d'avoir une arrière-garde qui n'aura pas froid aux yeux.Jean-Yves Rainville, jeune étudiant en Technologie médicale, sera probablement dans nos buts cette saison.\u2018an dernier, gardien de buts dans la ligue Junior B, il se mérita par sa belle tenue un essai avec le Royal Sr.Il créa là encore une magnifique impression.Mais il était difficile pour lui de déloger Gerry McNeil de son poste.C'est pourquoi nous aurons la bonne fortune de l'avoir dans nos filets.Nos filets sont entre bonnes mains.Un mot sur le splendide travail accompli par notre gérant Maurice Dufresne.Par son dynamisme, son entrain, Maurice s'est tout de suite fait un ami de chacun des joueurs, Il a réussi à leur inculquer son enthousiasme, son ardeur à vaincre pour le bon renom de l'U de M.Tous les équipiers qui sauteront sur la glace ors de la première joute contre McGill seront animés du même esprit, soit un esprit universitaire bien compris et réellement vécu.Chacun voudra défendre des couleurs qui seront vraiment un symbole.Et c'est toute l'Université de Montréal qui sera avec eux.Yves MARCOTTE e o o \u2018Est-ce bien ici le labo de Résistance des matériaux?\u201d On dirait vraiment que Jueques confond un peu ses tensions et ses résistances.Peut-être est-il un pen dérauté quand il se trouve devant des classes nouvelles, mais il est d'attaque dès qu'il s\u2019agit de finance.HF sait que le bon moyen de se garder de toute dette, c\u2019est de déposer le pèze qu'il a gagné durant l'été à \u201cMA BANQUE\u201d.Ouvrez votre compte aujourd'hui même.Avec votre argent à In banque, vous aurez vite fait de vous tailler une place au soleil.Las rr Succursale Aves.Darlington & Solssons: FRANCO! Banque DE MONTREAL AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHERES DE LA VI E DEPUIS 1617 S JOBIN, Gérant TOURNOI DE GOLF C'est samedi dernier que s\u2019est tenu, sur les terrains du club Municipal, le tournoi de golf de l'Université.Là encore un superbe succès.Pas moins de 44 participants avaient répondu à l'invitation des organisateurs.La faculté championne, la Médecine, avait comme porte-couleurs messieurs Maurice Dufresne, Pierre Brodeur, Pierre Laurendeau et Angelo Kakos.Nos médecins obtinrent le score total de 416.Les champions individuels sont: chez les hommes, André Tessier d'Architecture avec un score de 87; chez les demoiselles, Edith Allard de Pharmacie, qui enregistra un 131.Notons que les quatre meilleurs chez les hommes furent, comme il se devait, quatre membres de l'équipe qui nous représenta au tournoi de Kingston: messieurs André Tessier, Louis Michaud, Claude Beauregard et Fernand Gascon.Maurice Dufresne a joué le meilleur match parmi ceux qui ne faisaient pas partie de l'équipe universitaire, enregistrant un score de 92.Le plus bas score net fut obtenu par Jean-Jacques Bouchat qui obtint un 73, avec un handicap de 29 pour un total de 102.A signaler le match sensationnel qui mettait aux prises les professeurs : messieurs Rinfret, Piché, Tanghe et l'abbé Liewellyn.Malheureusement le souffle leur manqua probablement car ils ne réussirent pas à terminer leur match.C'était de bonne politique de voir à ce qu\u2019il n'y cut pas de gagnant.Nos félicitations à Jean-Jacques Bouchat qui s'est démené comaic un diable dans l'eau bénite pour voir à ce que tout fonctionne bien.Le succès du tournoi est sien en grande partie.L'A.A.U.M.\u201cWhen it\u2019s Une pluie interminable poussée par un vent formidable, un terrain détrempé voilà les éléments contre lesquels s\u2019est joué le tournoi de golf inter-universi- taire, qui eut lieu à Kingston le 8 octobre dernier.L'équipe de golf de Queen\u2019s a rapporté tous les honneurs de ce tournoi.M.Creed \u201cQueen*s\u201d a fini bon premier avec un score de 152 pour 36 trous.L'équipe de l\u2019U.de M.fut disqualifiée après le quatrième neuf trous.Claude \u201cUpright\u201d Beauregard ee.d.fut incapable de continuer après 27 trous.H était trempé jusqu'aux os, transis et malade.Ceci fut la cause de notre disqualification.Sans cela on se serait classé 3ème ou 4ème.McGill finit en seconde place.Carleton en 3ème place.Toronto en dème place, Western 5ème place, Sir George Williams et U.de M.furent disqualifiés.Notre équipe était fort bien balancée et se composait d\u2019André Tessier, architecture, vainqueur du \u201cSewell Jubilee\u201d cet été.Son score fut de 50-90 pour 36 trous lors du dernier tournoi.Il eut le meilleur score de l\u2019équipe suivi de près par Fernand Gascon poly, qui eut un total de 173.Fernand, gagnant du \u201cRun- nerup\u201d de Val Morin l\u2019êté dernier, eut le meilleur score brut pour un 9 trous, soit 36.Louis \u201cblack jack\u201d Michaud e.e.p., champion jusior du \u201cSt.Maurice Valley Tournament\u201d finit avec un score de 178 malgré un pauvre 51 pour 9 trous.Claude Beauregard, champion junior de Laval, il y a quelques années, n'enregistra qu\u2019un seul score soit 87 pour 18 trous.Permettez-moi de les féliciter pour leur bel esprit d\u2019équipe.Ils firent aussi preuve d\u2019un esprit sportif et combatif.Ils furent tous désappointés de n\u2019avoir pu remporter ce championnat.Ils espèrent que l\u2019an prochain la ÉCHECS Le Club d\u2019Echecs de l\u2019Université de Montréal procède actuellement à sa réorganisation en vue de la nouvelle année académique.Ceux qui ont l'intention de se joindre aux membres actuels sont priés de communiquer, mardi le 26 octobre, entre 6 et 8 heures, aver les officiers suivants du club: M.Jules Dumont, MA.9418.M.Jacques Hébert, HE.1812.raining \u2026.\u2026\u2026.29 température aidant et la présence de \u201ccadies\u201d, ils décrocheront à leur tour tous les honneurs.Jean-Jacques BOUCHAT Gérant du Golf Révasserie athlétique Me voici emporté par mon imagination daus une de ces excursions matamoresques.Je m'analyse pour trouver le motif de ma nouvelle évasion.Je ne mets pas grand temps à le découvrir.Un malheureux appel de notre directeur, Pierre Lefebvre, est présentement cause de tout.Un article.Il a réclamé un article.Et il a ajouté: \u2018avec titre original, si possible\u201d.Vous voyez le piège.La façon de le contourner?.Il me reste le rêve.Je m'abandonne.Une fantaisie, comme un papillon, me frôle, s'éloigne, revient, se pose en moi puis disparaît pour revenir s'installer définitivement.Maintenant elle me possède et tant que je ne ferai pas un acte de volonté conscient pour me libérer, elle fera de moi son jouet et m'entraînéra dans tous les développements possibles.Je me laisse emporter.Je suis sur une pelouse verte.Autour de moi, d'immenses gradins.Comme fond de décor, majestueuse, la tour de l'Université.Dans les gradins, une foule débordante d'enthousiasme.Des étudiants comme moi.Mais qu'est-ce que je fais sur cette pelouse, dans mon maillot bleu et or?Voici que de partout surgissent d'autres gars en maillot.Des maillots de toutes les couleurs, rouge ct blanc, bleu et blanc, vert et rouge etc.Mais les maillots bleu et or dominent.Nous sommes là des centaines réunis sur cette pelouse.Et les milliers de spectateurs hurlent, poussent des rah-rah bien rythmés.Mais que vois-je?Voici Mgr le Recteur qui s'avance vers nous, sourire aux lèvres, revolver à la main.De plus en plus curieux! Une quinzaine de bonshommes en maillots se sont rangés sur une même ligne.Mgr brandit son revolver.Que va-t-il se passer?Chez la foule l'hystérie est à son comble! J'ai soudain tout compris.C'est le jour d'olympiques.Dans son vaste stade, l'Université de Montréal reçoit les athlètes de toutes les universités du monde pour les jeux annuels.Moi qui ai toujours rêvé d'avoir l\u2019allure, la souplesse, l'endurance d'un athlète et qui n'ai jamais réussi à perdre une livre de graisse, je me satisfais dans ce rêve.Ah si vous me voyiez comme je me vois! Plus de graisse inutile; moi, tout en muscles! C'est formidable ce que je me plais! Il est facile de deviner ce qui se passera au cours de toute ma révasserie.L'Université de Montréal remportera les honneurs.Je serai le grand champion individuel.Une fois de plus, grâce à moi, U de M aura laissé sa marque.Alors puisque ma fantaisie est connue d'avance, à quoi bon la poursuivre.Je quitte cette douce torpeur.Je redeviens adulte.Yves MARCOTTE \u2026 en 4 - circonstances Ayez, vous aussi, celle assurance qui force le succes.Porlez des SLATER- tls donnent de la personnalité par leur chic el leur confort.> Sans l'ardoise, nulle chaussure n'est SLATER SP.73. Trois jours de subconscient 2 oct.Pourquoi celle vague caresse de l'autre, quand le soir est si beau sur ma figure, quand l'air glacial est dans une telle union avec mon corps.Le bouleversement ne me vient pos de cette présence étrangère, mais de la profondeur de mon être qu'elle veut profaner.ll y à moi qui existe.il y a Moi que j'aime.ll y 0 aussi foules ces choses que je ferai venir à mon existence, si je veux les aimer.Jouir du soleil, parce qu'il est lu chaleur de mon corps, Jouir de ces étoiles d'octobre parce qu'elles sont la fraîcheur de mes yeux.Jouir d'être étendu el de sentir l'union de la terre et de mon corps.Voila.Mes amis me disent pur, inaltérable.de me profaner, de m'abîmer.4 oct.l'amour : je ne le comprends pos.el me perdre?Je ne veux pas l'accepler.Je ne vis que pour ce monde intarissable : Moi.S'ils savaient que ce n'est que lo crainte ils me croient copable d'amitié.que je ne suis avide que de leur admiration, plus profondément conscient de moi-même.S'ils savaient Is n'existent que pour me rendre Pourquoi aimer J'ai peur de toute étreinte, parce qu'elle est un anéantissement.J'ai pourtant consenti ce soir, dans une lentative d'assimiler l'autre à mon être.Je voudrais arriver à une connaissance parfaite de mon ôme pour en jouir toute ma vie.Et après.Y o-t-il un après?.C\u2019est une question idiole que se posent les imbéciles.Il ne faut pas y penser.Ca ne se pense pos.ll n'y a pas de futur.Seulement un long instant, toujours le même, qui est mon être.6 oct.Le matin est clair.Lo route est belle.Il y a le silence, et les odeurs, et le vent.Il fout partir, et laisser ce qui troînait encore en moi de faiblesses humaines : ces vagues inclinations, ces amours incertaines.Aller jusqu'à lo démence dans l'anéantissement.Détruire avec rage tous les obstacles.S'épuiser pour en mourir.Puis marcher vers ma divinité, puisque le reste est absurde, ou n'est pos.J.AL.» er NV =, Parmi les thèmes mis de l'avant por l'école existentioliste après Jean-Paul Sortre, le plus monnayé et le plus équivoque est sans contredit celui de l'engagement de lo littérature.Depuis, la critique se demande volontiers si lo littérature doit ou non s'engager.Des ainés se sont déjà portés à la rescousse d'une défense de l'esthétique personnaliste.Mais lo formule, pour audacieuse et séduisante qu'elle soit, a si bien pris en défaut la diligence de l'écrivain qu\u2019il à négligé d'éprouver lo signification exacte du mot \u201cengagement\u201d.Au point que Sartre lui-même, aprés tant d'interprétations arbitraires, a cru se justifier en apportant.quelques précisions à so pensée.En pareil cas, la règle du jeu veut que la confusion soit plus extrême encore.Le thème continue pourtant de circuler, enrichi de toutes ses harmoniques critiques.|| donne même support à une tendance de plus en plus violente du côté de la littérature d'action.Et pour peu qu'on mette de la bonne volonté, la liberté de l'écrivain ne pourra désormais s'identifier qu'avec l'enrôlement de la pensée.Aussi la mode littéraire de l'engagement ne mériterait pas un examen attentif si elle ne mettait en péril certaines données de l'esthétique classique, provisoirement inaliénables, à mon sens, au moins jusqu'à l'autorisation complète du postulat existentialiste.Le problème se pose qui ne peut nous être étranger, d'éclairer cette notion d'en- gogement avec les lumières qui nous sont données.Peut-être pourrons-nous ENGAGEMENT De y relever, après les études incomplètes encore de Gabriel Marcel, et de Thierry Maulnier notamment, ce qu'elle renferme de valable pour la vocation de l'écrivain.Au plus fort du malentendu, Sartre lui-même o précisé certains points de résistance de la thèse de l'engagement.Encore qu'il se soit défendu sur des données étrangères à l'esthétique, les considérants de son réquisitoire ne manquent point de vigueur, non plus que de souplesse.Il évitait le principal reproche de ses adversaires en situant sa pensée dons la condition contemporaine à son avènement.Aucun thème littéraire ne se révèle plus immédiatement surgi du besoin d'un moment historique que celui d'une milice de lo pensée.À plus d'un titre, l'écrivain participe à la fonction mobilisatrice d'une société en péril.Lo guerre rassemble toutes les forces de la nation, et la littérature, désoccupée de son loisir individualiste, n'a plus de sens si elle ne s'efforce vers la victoire.L'esprit doit combattre.Comme l\u2019immense machine qu'elle a mise en marche, et pour donner, dans la guerre comme dons la paix, une direction à son dynamisme, la pensée de l'écrivain est enrôlée, réquisitionnée par une idéologie essentiellement offensive.On peut ici discerner le travail sous- terrain de la notion de responsabilité.Mais le traitement que l'on fera subir à la vérité dons l'oeuvre d'art rejette de cet effort de la communauté l'intervention de la liberté.D'où la vérité de l'homme se définiro à partir d'une propagande, d'une directive militaire ou révolutionnaire.Et le divertissement «L'homme est fait pour causer ».Valéry ANS tous les pays du monde, D je pense, à l'exception peut- être de la Chine et de l'Afghanistan, semblable titre annoncerait les lamentations d'usage sur un autre grand art en voie de se perdre.| veut ici signifier mon dessein de déplorer une absence que je crois à l'origine de notre impuissance & mai- triser certaines formes de l'art.C'est un fait reconnu : «Les Canadiens ne sont surtout pas causeurs» (Baillar- geon).ll serait trop facile, avec un peu d'imagination, d'en retrouver les causes lointaines dans une pratique prolongée de la charrue ou une mauvaise distribution des terres, pour que je me donne la peine de le faire.J'abandonne ces exercices, parfois spirituels, au Chanoine de nos Lettres.J'en verrais bien plutôt l'explication, pour ma part, dans un conformisme exagéré qui nous caractérise aussi fortement que la pensée libre, les Français.Le petit Canadien résout au biberon, par une précoce renonciation à toutes sortes de mauvaises À L'UNIVERSITÉ le 29 octobre LA JEUNE FILLE VIOLAINE de Paul Claudel par le Théâtre MELINGUE Billets bientôt en vente à l\u2019'AGEUM LE GRAND ART de la conversation par Noél Pérusse maximes, les grands problèmes qui préoccupent l'humanité depuis le premier singe rasé.Ce sont là des questions sur lesquelles il n'a pas à revenir, et qui se trouvent, d'un commun accord, rigoureusement exclues de notre conversation.les occupent pourtant, d'une façon presque exclusive, le plan des idées que sert précisément à véhiculer le langage.Si bien qu'à la vérité, n'était la politique, je m'expliquerais assez mal que nous en ayons conservé l'usage.Lorsque, en effet, tout le monde est du même avis ou que personne n'a d'avis, la discussion devient fort difficile et tout un pan de la conversation tombe.L'extrême pauvreté de notre littérature d'idées trouverait peut-être là, en partie, son explication.Parfaitement inapte au libre jeu des idées, il faut dire que l'expression de ses sentiments ne réussit guère mieux au Canadien.Alors que celui-là se trouve entravé par son conformisme, une pudeur excessive lui coupe la parole quand il se risque à celle-ci.Je serais tenté d'y voir encore le fait d'une éducation maladroite.Qui ne s'est pas senti gêné, enfant, de voir au cinéma les petits Français témoigner à leurs parents ou à leurs compagnons de jeu des marques d'affection qui lui péraissaient exagérées ?(Nous les trouvions, dans toute notre petite virilité en puissance, «fifis »).Je me rappelle, pour ma part, un sketch de Robert Choquette où Mina et J.-B.Latour déploraient, à l'occasion d'une réconciliation particulièrement difficile, notre répugnance invincible a dire parfois «les mots qu'il faudrait », à exprimer nos sentiments.Et je ne sais (mes souvenirs sont très vagues) si c'est l'auteur qui, par le truchement du narra- teus, a donné à ce petit incident une portée explicative de la difficulté d'être de notre littérature, ou si toute l'interprétation est de moi, mais je pense qu'on est parfaitement justifiable de sauter à de pareilles conclusions.Je ne vois aucune objection, sans pour cela en nier les dangers, à ce qu'une littérature s'accomplisse en marge de la vie.Mais il ne faut pas alors espérer l'audience du grand public, peu sensible aux seuls agréments d'un artificiel jeu de mots,.et qui aime par dessus tout se retrouver ans les créations de ses écrivains.Il faut convenir que le roman s'accommode à la rigueur, assez bien du divorce d'avec la vie.Mais le théâtre, art essentiellement social, y trouve à coup sûr la mort.Le peuple, dont le dramaturge a un vital besoin, va au théâtre pour s'y entendre parler.ll y va pour s'entendre bien parler, c'est vrai, mais encore faut-il qu'il puisse, sous les habits du dimanche que l'auteur lui à prêtés, reconnaître sa propre conversation.Un peuple qui n'en a s, verra toujours dans celles qu'on ui offre à la scène, du truqué, quelque chose de «pas naturel » qui le rebu- ters inévitablement.Je ne veux pas jouer les prophètes de malheur, mais je pense que le théâtre, art de le conversation par excellence, demeure malgré les touchants efforts de quelques obstinés, une forme de l'ait que nous ne parviendrons jemais à maîtriser.Le dialogue ne nous va pas.Mais dans notre acharnement à vouloir nous créer de toutes pièces un théâtre pour lequel nous avons peu d'aptitude, et qu'il faudrait encore imposer au peuple, je pense que nous sommes passés à côté d'un art dont celui-ci raffole, et auquel notre insuffisance nous destinait naturellement, le cinéma.On a dit que le cinéma s'adressait aux peuples enfants; j'ajouterais que c'est & eux surtout oil réussit.Qu'on mesure l'échec du peuple français, trop avancé pour s'amuser au seui plaisir de faire et de voir des images, et qui trouve, à mon sens, sa consécration dans les «dialogues : Henri Jeanson », et qu'on lui oppose l'intuitive réussite du primitif Emilio Fernandez, je pense qu'on m'sura alors compris.La contribution des rançais au cinéma, se réduire, je crois, à quelques belles images de paysans renfrognés et muets.Nous présenterons, nous, ce curieux paradoxe d'être peut-être le peuple le plus cinégéni- que du monde et de n'avoir pas de cinéma.Nous tenons absolument à parler à la scène, alors qu'il nous serait si naturel de nous taire à l'écran.Mais on à sa petite prétention, avec laquelle nos historiens devront plus tard compter.Et voilà où peut mener l'instinet de conversation.On bavarde, on bavarde.N'empêche que, contre toutes apparences, je ne me suis pas écarté un instant de mon propos (voir supra).J'ai tenté de débrouiller les causes d'un phénomène social que je nous crois propre \u2014 n'ayant pas voyagé \u2014, et d'en faire voir quelques conséquences.Je m'abstiens de proposer des remèdes et de vider la question, voulant ainsi laisser à mon lecteur le bénéfice d'un bon sujet de conversation.1A LITTÉRATURE de l'artiste, expression de cette vérité, est sollicité vers l'unique vérité corrigée: l'édification socialiste.La notion de nécessité tactique provisoire, qui aurait pu justifier cette vocation, disparait elle-même pour faire triompher une autre vérité, déterminée par le mouvement même de lo lutte révolutionnaire contre les maitres illégitimes.Nous sommes en pleine dialectique marxiste.Aussi les premiers adversaires de Sartre, qui l'ovaient confondu, (à tort ou à raison, c'est ce que nous verrons plus loin) avec le penseur soviétique, eurent beou jeu pour réfuter ce prétendu service de l'esprit.Ses sympathies évidentes pour la cause révolutionnaire fondaient leurs suspicions et les invitaient presque à l'accuser d'asservir la liberté de l'écrivain.A quoi Sortre riposta vigoureusement.Avec une subtilité remarquable, il défendait sa thèse par un des plus audacieux arguments existentialistes, celui de la liberté, en conférant par une ingénieuse inystification un caractère de dignité au thème de l'engagement total.\u201cUn engagement, au sens militaire du mot, c'est un enrôlement volontaire.\u201d Mais il ne s'agit plus, comme on l'avait d'abord supposé, d'une acceptation de consigne, ou du service d'une formation politique.La phénoménologie existentialiste se porte ici au secours, de Sartre: l'engagement pour l'écrivain n'est ni un devoir, ni une contrainte, c'est un foit.Tout artiste, qu'il y consente ou non, est prisonnier \u201cd'un réseau extrêmement complexe de déterminations sociales\u201d.Nous n'avons plus à choisir.Inutile de rejeter ou de combattre cette force extérieure à l'homme, notre oeuvre portera toujours l'empreinte du monde contemporain, d'un moment historique en nous installé.L'artiste est toujours \u2018\u2019embarqué\u2019\u2019 dans la situation de son temps.Une vérité nous est imposée: que nous acceptions ou non d'y participer, d'en témoigner, nous ne pourrons jamais couper entre elle et notre pensée les liens qui autorisent son existence.Même l'hypothèse d\u2019un art subjectif, surmontant le réel por lo vie intérieure, et qui est aux yeux de Sartre, un mythe purement gratuit de l'école individualiste, \u2014 et j'ojouterai personnaliste \u2014 rend compte par son effort d'évasion de la nécessité d'une sollicitation sociale.Ordre de vérités premières, mais non tellement de sens commun.Ce phénomène d'intervention n'est pas si simple qu'il opparait au premier examen.Si la production littéraire est un fait social, la situation de l'écrivain reste ambiguë parce que la liberté existe.Même chez Sartre, cette donnée gênerait considérablement la justification de l'homme si le philosophe ne pouvait reprendre au compte de la littérature l'affirmation de so célèbre formule: \u2018Nous sommes con- domnés à être libres\u201d.Voild so réplique à l'individualisme des esthètes qui refusent de donner adhésion au courant contemporain, et chez qui Sartre doit bien reconnaître une certaine liberté de choisir.Mais ce refus lui-même de reconnaître une dépendance, n'est-ce pas, selon Sartre, faire \u2014 acte de servitude?Il faut bien se garder de confondre, au regard de lo philosophie sartrienne, liberté et pouvoir de choisir.L'écrivain \u201cqui étant embarqué, refuse de tenir le gouvernail du bateau, ne fait pas acte d'indépendance, mais au contraire de soumission, puisque le mouvement qu'il se refuse de conduire ne l'emporte pos moins.\u201d Nous voilà au coeur de la dialectique existentialiste.Les rapports entre l'homme et l'oeuvre, entre lo littérature et la liberté sont établis à la lumière des principes sur L'ÊTRE ET LE NÉANT: \u201cLa liberté coïncide en son fond avec le néant qui est au coeur de l'homme.Pour la réalité humaine, être c'est se choisir: rien ne lui vient du dehors ni du dedans non plus qu'elle puisse recevoir ou accepter.Elle est entièrement abandonnée, sans aide d'aucune sorte, à l'insoutenable nécessité de se faire être jusque dans le moindre détail .(c'est moi qui souligne) L'homme ne saurait être tantôt libre et tantôt esclave: il est toujours et tout entier libre, ou il ne l'est pos.\u201d Malgré la confusion du propos, on peut légitimement conclure, je pense, que la liberté, d'essence métaphysique chez Sartre, équivaudrait à une disponibilité absolue d''\u2018être agissant\u2019, dont la seule démarche possible est le signalement d'une époque.Mais une autre question se pose, extrêmement grove elle aussi, et c'est celle de la réalité des valeurs.L'homme ainsi prisonnier du réel, l'artiste engagé à fond dons la reconnaissance d'une vérité contemporaine qui est pour Sartre une vérité révolutionnaire, comment va-t-il se comporter devant un certain ordre de valeurs?\u201cMa liberté, affirme expressément Sartre, est l'unique fondement des valeurs, et rien, absolument rien ne me justifie d'adopter telle valeur, telle ou telle échelle de valeurs.En font qu'être par qui les valeurs existent, (ie souligne) je suis injustifiable.Et mo liberté s'angoisse d'être le fondement sans fondement des valeurs.\u201d Texte terriblement lourd de conséquences si l'on considère en plus le provisoire du témoignage de l'homme existentialiste, responsable d'une étape de l'histoire.Tel est le chemin de cette liberté ossignée à s'engager dans la littérature.L'homme prisonnier de so liberté, de cette liberté \u201cengluée\u201d dans lo réalité sociale, et qui vo rendre compte d'une vérité victime tout ensemble d'un fait social et d'une dépendance d'expression.Malgré que Sartre ne se soit pas définitivement expliqué\u201d il nous a suffisamment éclairés pour nous permettre d'éprouver sa pensée de quelques remorques critiques.Maurice BLAIN suite et fin la semaine prochaine.1} Les études de Sartre publiées oux Temps Modernes, et colligées sous le titre de Situations ll, reprennent à fond le débat autour de lo question: \u2018Qu'est-ce que lo litérature?\" Il semble qu'elles n'apportent rien de neuf sur sa pensée.Tout au plus eristallisent-elles, en quelque sorte, dans une synthèse vivante les éléments épars d'une nouvelle éthique de l'esthétique.le 4 novembre prochain.Compagnons.CINÉ-CLUB Abonnement: en un versement, $3.50 en deux versements, $4.00 On se procure une demande d'admission au secrétariat de sa Faculté, qu'on présente ensuite à l'AGEUM.Premier film: \u201cUn carnet de bal\u201d de Julien Duvivier, Notre invité: le Père Emile Legault, directeur des \u201c ° mre rar eA EEE Pr mr EE Pendant plusieurs années, les carabins ont eu l'occasion de se plaindre, à tort ou à raison, du peu de cas qu'on faisait des étudiants dans l'orga- nisstion hitive du spectacle annuel ui prend nom Revue Bleu et Or.La Ouatorzième veut réaliser quelque chose de nouveau.Le réveil de l'esprit carabin dans Bleu et Or se concrétisera dans trois domaines tout spécialement.Ce n'est que les 25, 26 et 27 novembre que nous monterons sur les planches, mais depuis un mois déjà, la machine est en branle.Nous n'surons pas trop de temps pour préparer un vrai spectacle carsbin avec tout le fini qu'il faut.ll est toujours temps de se joindre à la troupe.Et c'est mon premier point.En deuxième lieu, chacun veut une Revue Bleu et Or faite par les étudiants.La très intéressante collaboration des étudiants déjà enrôlés sous notre bannière laisse encore un vaste terrain d'action aux talents de cheu- nous.Si vous voulez collaborer, la Revue sera entièrement montée par des étudiants.Nous sommes certains qu'aucun carabin ne dépréciera la ticipation de Madame Juliette Beliveau et de l'orchestre de Maurice Meerte.Le fait que ces revuistes professionnels daignent se joindre à nous ne doit que nous encourager à / » continues notre travail, en profitant es conseils pratiques et judicieux qu'ils ne manquent pas de nous prodiquer.De plus, afin de créer un spectacle vraiment cerabin, il faut absolument que les sketches et blagues soient enfantés de bouillonnants cerveaux étudiants.Que chaque classe de chacune des facultés de notre auguste institution organise une soirée où on couchera sur papier les mots d'esprit, les \u2018\u2019gags\u2019\u2019, les idées baroques ou loufoques susceptibles de faire partie d'un spectacle de revue.Ous serez surpris de voir combien vous pouvez être drôles.En une autre réunion, on ordonne ces idées et voilà un embryon de sketche auquel des scripteurs expérimentés seuront donner une formule théâtrale lui permettant d'affronter la rampe.Ainsi, chacun pourra mettre ce qu'il veut dans la Revue.Elle sera la Revue de tous.Pour toute offre de collaboration sous quelque forme que ce soit, on s'adresse en D'227 de midi à six heures tous les jours.Nous serons heureux de vous recevoir parmi ceux qui veulent faire quelque chose pour la Revue.La porte est ouverle à tous et chacun.Jean-Gaston RIOUX «La jeune fille Violaine » « a I'Universite lo Société artistique, gréce à so section: \u201cArt dramatique\u201d, va nous permettre d'ici quelques jours de goûter la représentation d'une pièce de Claudel, La jeune fille Violaine.On a pris un assez grand risque: cette troupe qui arrive de Paris, ce Théâtre Mélingue, tout à fait inconnu, ce Cloudel qu'on vo servir dans l'amphithéâtre universitaire, autant de points délicats sur lesquels ont dû et devront se buter les organisateurs.Mais (car il y à toujours cette préposition sal vatrice) nous avons cru qu'il appartenait ou monde universitaire de tenter l'aventure, pour le seul plaisir de rencontrer et de goûter le gigantesque Claudel.Claudel o écrit deux Jeune fille Violaine, avont de les acheminer toutes les deux vers l'Annonce faite à Marie.Celle que nous verrons en scène est la seconde version.Inutile de présenter ici l'ambassadeur-poète, mais ne convient- il pas de glisser un mot de son pouvoir créateur à l'occasion de ce jeu où se profilent les anges de la vie et de la mort?Gabriel Marcel, ou cours d'un article dans \"les Temps Présents\u201d, 31 mars 1939, nous livre une confidence: \"l'ovouerai-je?Tout en recon- noissant intellectuellement que dans l'Annonce, Cloudel porviendra a une stylisation beaucoup plus cohérente, en situant son drame dans un Moyen-Âge reconstruit; je ne puis m'empêcher d'éprouver une prédilection pour La jeune fille Violaine .\" Certes, dès qu'on en a fini la lecture, il est bien difficile de ne point établir comparaison avec l'Annonce, mois pour bien jouir de celle-là, pour l'admirer en sa plénitude, point n'est besoin d'évoquer celle-ci.Non, car une fois en présence de Lo jeune fille, nous habi- fons un automne où les fruits sont d'une saveur infinie, où le paysage \u2014 qui, dans la pièce, se situait à Comber- non, oux limites du Tardenois et de la Champagne \u2014 déploie des arbres, des collines, des troupeaux qui n'appartiennent plus à la terre, mois à une autre campagne, infiniment plus poétique .- - Lè, nous refrouvons fa haute stature de Claudel, nous entendons à nouveau le bruit massif de ses pas, écrasant le sol si près de son coeur.Îl est là, criant dans la campagne déserte et les êtres \u2014 Violaine, Jocques Hury, Mara, Anne Vercors \u2014 qu'il a sorti de lui-même pour peupler sa solitude, vont épouser, s'emparer de sa voix, de ses yeux, de ses gestes .Et dès les premiers actes, cet abandon incoercible, ces épousailles lyriques, nous ne les sentirons jamais en opposition avec lo vie scénique du drame.La jeune fille Violaine se silue de nos jours.Anne Vercors, au lieu \u2014 comme dans l'Annonce \u2014 de portir pour lo Terre Sainte, prendra le bâteau pour l'Amérique.Violoine n'attrapero pas la lèpre de Pierre de Craon, mois devien- dro aveugle quand Mara lui aura lancé de lo cendre dans les yeux.Voilà quelques-uns des détails qui caractérisent \u201cLa jeune fille Violaine\u201d.Le Théétre Mélingue arrive av Canada.pour une période d'un mois.ly donnera trois pièces: l'Avare, La jeune fille Violaine et Judith, pièce inédite de Ghéon.Son histoire .En 1933, l'animateur, Maurice Leroy, groupe quelquès coma- rades et présente Michel Auclair de Vildrac et La Brebis égarée de Francis Jammes.Le succès encourage la jeune compagnie qui, par la suite, monte Les Réalités invisibles d'Henriette Charas- son, Le Vray Mistère de la Nativité d'après Arnoul Gréban, Le Misanthrope, Antigone, Le Barbier de Séville.La saison dernière, le Théâtre Mélingue a présenté trois spectacles qui ont reçu le meilleur accueil des principaux journaux risiens.es spectacles: Le Noël or lo Place, d'Henri Ghéon; Le Chemin de lo Croix, de Claudel; Le Feu qui reprend mal, de Jean-Jacques Bernard.Il ne peut y avoir un doute: nous sommes en présence d'un groupe qui, ès les miers pas, à opté pour un Cesorioine poétique.Cela sent bon et nous pouvons enfourer de beaucoup d'espoir cette Jeune Fille Viclcine! Jean-Robert RÉMILLARD LE HAMLET de laurence olivier J'ai vu, comme tout le monde, le film que Laurence Olivier a tiré du Hamlet de Shakespeare.Je ne suis pas peu surpris d'être le premier à en parer ici: il y a quand même beau temps que la salle du Kent en donne la représentation.Mais pour dire vrai, je ne suis pas trop fâché du silence de tout le monde: me voilà bien justifié du ton \u2018\u2019en désespoir de cause\u201d de ce qui va suivre.Il y a le Hamlet de Shakespeare, et il y a le Hamlet d'Olivier.Je dis que si l'art du premier transparait dans l\u2019art du sccond, le film Hamlet n'existe même pas.On a fait beaucoup de bruit pour rien, je pense, autour de cette question de l\u2019adaptation au cinéma d'une oeuvre, fût-elle un chef d'oeuvre, de littérature ou de théâtre.Je songe en particulier aux romans \u2018\u2019qu\u2019on a tournés\u201d.On accepte bien que le cinématographe s'approprie la matière du roman, l'intrigue extérieure, voire psychologique, le drame des personnages ct les croisées mêmes de ces drames individuels.Plus; on veut bien qu'il déforme au besoin l'intrigue extérieure, (rappeler \u201cL'Eternel Retour\u201d de Cocteau).Mais on lui (toujours le Mon esprit vide Gifle mon cœur Follement avide Il le pousse Hors De mon corps, Je hurle en silence Vitescence D'un subtil bonheur.Splendide et vile pousse.J'ai mal et je suis bien.Une tiède et douce souffrance.De ma tête aphone, il ne sort rien.Jacques GIRALDEAU Le silence profané De l'automne l\u2019imitiale tristesse descend sur les choses ct pénètre le grand système humain qui grelotte.Les arbres pleins de vent ont l'air de monstrueux poumons qui respirent.De minces drapeaux jaunes sortent du ciel et se poursuivent furieusement jusqu\u2019au sol, emportant l'effigie d'un empire décadent, d\u2019un empire qui n'a conservé de son faste que la tromperie des couleurs, que l'orchestration indécise d'une plainte désespérée, que le délire démoniaque d'une danse macabre.Les hommes sont retenus à l'immense arbre unique comme les scintillants brimborions d\u2019un sapin, mais pour eux, c'est l'automne chaque jour avec des adoptions de couleurs et des écoulements de mélopées .Perpétuelle bigarrure.Nous étions ensemble au franchissement nocturne d\u2019une avenue némorale.Le bruit des choses avait l'écho qui magnifie les silences et elle avait les yeux d'où l'âme vespérale s\u2019élance.Nous avancions, muets, à la rencontre des étoiles dont mous versions la lumière divinement au plus profond des songes intimes.On sentait bien qu'il était défendu de parler et qu\u2019il valait mieux se nourrir de mystère et d'amour, que les yeux sont faits pour les yeux et que les bouches sont folles de velours.Parce qu'elle était femme, que j'étais homme, le silence creva; ce fut le péché originel des.paroles, ce fut la brisure sonore d\u2019un cristal profané, la spoliation infâme d\u2019un serment tacite évanoui.Il n'y avait plus de silence.Comme de grands oiseaux blessés, nous languissions, et les sombres ailes de nos dmes complices se refermaient sur la lourdeur de nos pas.Les arbres échevelés brandissaient d'énormes toupets et le front de la vie, sous la mèche noire, s'effaçait.Janno RABLET GINEMA UNIVERSITAIRE 1a Société du Film présente samedi, le 23 octobre, à 8.15 hres p.m., à la demande générale, le grand film: \u201cLA KERMESSE HEROIQUE\u201d avec Louis Jouvet et Françoise Rosay, et courts métrages.même cinématographe) défend furieusement de trahir l\u2019auteur.Qu'est-ce que ça veut dire, trahir l'auteur?Procédons par élimination: reconnaissons d\u2019abord que le cinématographe ne peut impunément molester le drame intérieur d'un personna- e, ct par exemple, attribuer au sombre Tristan le caractère d'un Alequin; qu'il peut modifier l'intrigue extérieu- rc d'une ocuvre mais non pas au point d'en modifier le drame intérieur, Cela est de justice universelle ct ne relève pas précisément du cinéma.Jusque là, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.On reconnait que les personnages d'un roman ou d'une pièce de théâtre, en soi,\u2014je veux dire dépouillés de l'art de leur créateur, \u2014 ne lui appartiennent plus, à ce créateur, mais sont du domaine public.De sorte que trahir la vérité de ces personnages, ce n'est plus trahir l'auteur mais trahir l'usage commun.Un personnage n'est pas plus la propriété de quelqu'un que ne l'est une pensée.Alors, trahir l'auteur revient à quoi?A trahir l'art de l'auteur, sa marque personnelle sur tel où tel personnage.Tel auteur a créé tel personnage de telle manière.Donc tel personnage ne peut être exprimé totalement que de cette manière.L'exprimer de telle autre façon est le diminuer, c\u2019est-à-dire le trahir.Hamlet, par exemple, a été, par Shakespeare, pensé tragédie, et c'est le diminuer que le penser cinéma.Hamlet s'exprime totalement avec la convention nu théâtre, dans tel laps de temps, avec tel nombre de mots.Je découvre que cette question n\u2019a rien de bysantin, ct que j'allais un peu trop vite en disant: ucoup de bruit pour rien, Il est certain que Laurence Olivier n'a pas trahi le personnage de Hamlet, désormais propriété commune (personne ne le peut que le fantaisiste).Mais il est aussi certain qu\u2019il ne pouvait l'exprimer totalement, n'étant pas Shakespeare lui-même.C'était une faille inévitable.Et qu\u2019il s'agissait de combler avec un autre art qui est celui du cinéma.En regard de Shakespeare, il y a donc trahison.Mais en regard de l'usage commun de Hamlet, il n\u2019y en a pas.Et de même que Laurence Olivier ne pouvait créer le Hamlet de la scène, Shakes- are n'aurait pu créer le Hamlet de \u2018écran.De sorte que tous deux sont quittes du personnage envers le domaine public.Il est donc fou d'exiger du cinématographe qu'il s'incarne dans le dramaturge.Tout au plus peut-on exiger de lui qu'il s'approche du plus près qu'il peut de la totalité de l'expression, ui clle, dans le cas, appartient au ramaturge.Par ses moyeus propres.Conune le texte de Hamlet n'a qu\u2019une importance secondaire au théâtre, rien ne s'objectait à ce que ce méme texte fût utilisé, avec les coupures nécessaires, au cinéma; et comme on trompe l'ocil mais qu\u2019on ne trompe pas la camera, la convention, les décors artificiels, n\u2019ont trouvé place sur l'écran.(Hs l'ont malheureusement fait dans \u2018Henry the Fifth\u201d).Ah! pourquoi tant ratiociner?On peut toujours se dire, avec un peu de assitude, qu'on se balance pas mal qu'il y ait ou pas trahison, pourvu qu'il y ait oeuvre d'art.Ah! dans ce cas, vive la lassitude! car le Hamlet d'Olivier (je songe notamment au \u201cThe rest is silence\u201d, et surtout i cet autre silence, si beau qu'il faut bien l'appeler sublime, où l'enfant Ophélie dépose une branche d'olivier sur une main absente), qui n'est pas totalement du cinéma ni totalement du théâtre, de façon à être totalement Hamlet, est d\u2019un art à la fois si certain et si imprévisible, qu\u2019il lui.faut être d'une exceptionnelle beauté pour ne pas surprendre.Jean-Guy BLAIN © la Nusique Propos sur la Saison Depuis plusieurs années, les responsables de le saison musicale ne ménagent aucun effort pour offrir à leur public des représentations variées, intéressantes et de haute qualité.De la musique symphonique à la musique de chambre, en passant par tous les genres d'instrumentistes, chanteurs, ensembles vocaux; voilà les différentes formes d'expression musicale qui viennent de nouveau solliciter notre attention.Etant à la solde d'aucune agence de concerts, je conserve ici ce rare privilège d'émettre en toute modestie (cette déterminative s'imposait) une opinion sincère en Marge de ces activités musicales.Il me semble que l'on assiste cette année dans le domaine musical à une espèce de décentralisation et a priori il est permis de nous en réjouir.Sans vouloir ignorer le fructueux travail et les succès indiscutables de le société des Concerts Symphoniques, il aurait été regrettable que cet ensemble continue comme par le passé à détenir le haut du pavé sens jamais avoir à subir une concurrence pour le moins sérieuse.Telle était pourtant la situation et pour peu qu'elle se fût maintenue elle aurait entrainé de fâcheuses conséquences.Pour reprendre un thème cher à mon ami aurice, en musique comme partout ailleurs, la \u2018\u2019contreinte\u201d\u2019 et la concurrence sont des conditions de progrès et\u2019 de perfection.Heureusement, la situation s'est fortement améliorée et\u2019 dorénavant, à moins de se résoudre à ne plus créer eucun intérêt chez l'auditeur, la société des Concerts Symphoniques n'aure pas le loisir de présenter des programmes de mauvais goût ou des interprétations de second ordre.C'est qu'en dehors des concerts symphoniques nous rencontrons une p véritable pléiade d'artistes Concerts universitaires, Orchestre des Jeunes, Musica et ui devraient facilement arriver à soutenir l'intérêt.Quatuor McGill, société Pro - d'autres encore nous permettent d'entendre et surtout de découvrir: des oeuvres fort peu répandues, interprétées per des artistes de première : valeur.Soulignons à ce sujet, | eureuse initiative qu's prise I Orchestre des Jeunes en inscrivant à son programme des Oeuvres de compositeurs canadiens: Tous ces foyers de bonne musique, en plus d'être un stimulant puissent à l'égard des sociétés musicales déjà existantes, donneront à l'auditeur l'occe- sion de se familiariser avec un ré répertoire d'orchestre, sont très peu exécutées.u'il s'agisse cordes ou de fantaisies pour pieno il est toujours à réab rtoire très vaste de pièces non symphoniques.Besthoven, Bach, Mozart et plus près de nous leissé des ocuvres d'une très grande valeur mais qui, ne faisant Ravel, Fauré ou d'indy ont s partie du?e quatuors à.le d'entendre ceuvres bien construites rendues par des artistes véritables qui comprennent et savent traduire le génie du compositeur.Voilà à mon sens quelques légitimes réflexions que l'on peut faire à l'ouverture de cette saison.rons-nous déçus?Tous ces artistes réputés vont-ils ignorer notre désir d'entendre des oeuvres nouvelles pour nous servir encore une fois impresarios ?pièces dont le succès est assuré d'avance selon l'expression des Les perspectives sont intéressantes, quelle sera le réalisation ?Peul-Emile BLAIN CHIRURGIE DENTAIRE A propos de Bal On nous apprend que le bal de Ja Fraternité dentaire aura lieu le 4 décembre à l'hôtel Windsor.Messieurs, appelez votre \u2018poulet favori\u201d, et préparez-vous à passer lu plus agréable soirée de l\u2019année .\u201cC\u2019est Tit-Guy Boiseluir qui vous l'ait!\u201d Après une lutte contestée, Roger La- brie, élève de première, a remporté les honneurs du tournoi de tennis de la Faculté.Nos félicitations ! La saviez-vous?Un type arrive d'urgence à l'hôpital, à demi-étouffé avec un partiel dans Ia gorge .Opération, complien- tion, enfin retard considérable et I'amie du type qui attend dans le corridor .Alors arrive une bonne soeur qui demande à In dam \u2014Vous attendez votre amie?\u2014Non, mon partiel! OPTOMETREE Nous souhuilons lu bienvenue à nos deux nouveaux professeurs, MM.Guy Loiselle, professeur de physiologie, et Marcel Gauvreau, assistant-clinicien.Meilleurs voeux de bonheur, à James Hanna, de quatrième année, et à son épouse, (Louise Leclair), mariés récemment à North Rustico, LIE.Les futues médecins auront à se surpasser cette année s'ils veulent conserver leur championnat de ski inter- fneultés, Notre champion universitaire André Senéeal à déjà commencé le fartage de ses planches.Pour plus de détails, surveiller les comples-rendus sportifs des journaux, dans trois mois.; DE \u20ac.Tous les membres de l'Ordre des Chevaliers de Colomb qui hantent présentement l'Université sont priés de communiquer par téléphone avec le soussigné vendredi soir le 32 octobre.El s'agit de fonder une meute locale, Ceux qui pur hasued (oh, tout à fait pur hasard) désirernient être comptés parmi les membres fondateurs du conseil local voudraient bien faire de même.Bienvenue à tous, J.F, Désilets, e.ced.EXtase 4613.CONVERSATION ANGLAISE Cours particuliers et cercles d'études.Méthode pratique et rapide.Frofesseur pourvu d'un diplôme pédagogique bilingue de l'Ontario.MLLE M.A.LEMAIRE MA.1886 Homme ou femme cultivé, bachelier ou licencié ès lettres, demandé pour traduction de l'anglais au francais.Rémunération à l\u2019heure.Heures de travail au choix du postulant.S'adresser à Chambre D\u2019634 de l\u2019Université.L'ÉTUDIANT AMÈNE SES PETITES AMIES CHEZ GERACIMO 412 est, rue Ste-Catherine NN _ MEDECINE Après certaines manifestations du début de l'année, il y a bien du bon monde qui s'imaginait que les étudiants en médecine n'étaient pas de petits anges.Ce fut une consolation pour ces fimes vexées de voir In Faculté réunie dans le Hall d'honneur, mardi dernier, pour féter Saint Luc, son saint patron, en compagnie de Notre Mère Accueillante, par une messe où chacun y alla de sa petite fuusse note entre quelques notes justes.LAENNEC Premiére conférence de ln saison: Lieu: Salle des gardes-malades, hôpital Saint-Luc.Date: Mercredi, le 27 octobre.Heure: 8.30 p.m.Conférencier: be docteur Paul Mil- liez.sujet: I\u2014Histoire de 1a Conférence Laënnee en France, son role et son action, H\u2014Lun recherche clinique, problèmes, méthodes, buts.Présentation: Le docteur Roméo Boucher.LES NURSES S'ENNUIENT Les étudiantes gardes-malades de l'hôpital Notre-Dame, à In double fin d'enrichir la bibliothèque de leur Ecole et de se rapprocher de leurs confrères de Is Montagne dont elles se trouvent cruellement séparées, tiennent, à l\u2019occasion de Halloween, le 27 octobre à 20.30 heures, un grand Bazar et une hareummesque Mascarade.Quoique la chose soit de beaucoup préférable, il est dien entendu qu\u2019on n\u2019est pus strictement tenu d'être costumé (1).Les étudiants sont.tout particulièrement invités.On retient su garde-mulude à CH.1151 et on In prend à 2205, rue Maisonneuve.Le prix d'entrée est de un dollar par personne où pur tête (les bicéphales paient prix et demi).Les lieux seront connus plus tard.\u2014(Commumniqué) (1) N.DX.Y.Z\u2014A poil alors?FACULTE DE PHARMACIE tien de spécial.Sauf qu'il y n quelques nouveaux cours ajoutés au pro- granimie el que les heures de cours sont doublées.Le 29 septembre dernier, eut licu le baptême des gnochons au bleu de méthylène.Pantalons à l'envers et suce aa bee, le front ef les joues \u201cstigmatisés™, les apprentis \u201cfaiseux de sundacs\u201d des- cendirenf au carré Philips où, comme le veut la tradition, d'exempluires punitions furent infligées à ceux qui avaient transgressé les lois antiques et solennelles de l'initiation.Le tout se termina par un pélerinage à \u201cl\u2019église\u201d St-Régis ois chaque \u201cgnochon\u201d dat payer \u201clu pha- ce de banc\u201d de son parrain.Louis Michaud, lère année, s\u2019est classé sur l'équipe de golf.I représentait de Montréal au tournoi inter-universitaire à Kingston.11 fut de plus gaguant du \u201crunner-up\u201d an tournoi \u201cintra-muros\u201d, À ce même tournoi, Mile Edith Allard (3e année) remporta les honneurs chez les dames; et Maurice Bouchat (fère année) eut le meilleur score net.A quand In danse?Elle n'aurn pas lieu le 23 octobre, ear en vertu de circonstances incontrôlables, il nous fut impossible d'avoir In salle que nous voulions.Muis nussitôt qu\u2019il me sers possible, vous en serez avisés dans cette chrotique.Voici le nouveau conseil pour l'année 19-18-49 : Président: Léo Gosselin, de.Vice-président: Albert Chabot, 3e.Nec.-trésorier: Jean-Louis Hamel, 2e.Délégué à l'A.G.E.UM.: Donat Grégoire, 3e.Conseiller sportif: Gîlles Normandin, se.Publiciste : 3e.l\u2019orte-drapeau: Armand Fleury, 3e.Conseiller lère: G.Méderic lrud\"- Homme.Conseiller Ze: Jean-Paul Picard.Conseiller 3e: Gilles Lemoine, Conseiller 4e: Paul Lussier.Aviseur: Maurice Régnier.Jean-Jacques Bouchat, COMITE FEMININ À la dernière réunion du Comité nous étions toutes heureuses de revoir notre nouvelle présidente Gisèle Lafontaine: de retour parmi nous après quelques semaines de convalescence.La prochaine année universitaire semble débordante d'activités de toutes sortes.Plusieurs questions furent à l'étude el quelques décisions ont été prises telles que: Ballon-panier: qui commencera vendredi le 22 octobre, A 7.30 heures, au gymnase de Polytechnique.Natation: qui commencera lundi le 25 octobre, de 6.45 à 745 heures, à la piscine du Community Hall.Quilles: toutes celles qui sont intéressées sont priées de communiguer le plus tôt possible avec Louise Gauvin, CH.2094, Ski: nos représentantes sont allées à Saint-Sauveur afin de trouver un nouveau gîte pour l'hiver prochain.Un beau chalet seen à notre disposition si on trouve une gardienne.Résultats des tournois: Notre championne de tennis pour l'année 19-18-19 est Germaine Delisle (Lettres) qui a rencontré en finale Kits Lagacé (Pharmacie).Au golf, Edith Allard (Phare) s'est classée première et Louise (Gauvin deuxième.ECHOS DES CRIS reprendra bientôt ses acti- s prions tous ceux qui se raient intéressés à ce club de s'adresser aux directeurs du CRE.dans leur fu- eulté.Ceux-ci commenceront sous peu leur recrutement.Le QU transmettra plus tard de plus maples renscigne- ments.LES RELATIONS EN DEUIL La section des Relations Industrielles vient de perdre un de ses membres, M.Fernand Laroche, décédé dernièrement à Ia suite d'une longue maladie.Fernand, dont le père est un marchand bien connu de Ste-Rose, avait fait ses études au Séminaire de Ste- Thérèse et serait aujourd'hui dans sa seconde année d'études à l\u2019Université.Comme témoignage de gratitude envers un chic confrère, un groupe représentatif de In section s'est rendu vendredi matin rendre un dernier hommage au regretté disparu à qui on eut soin de faire de solennelles funérailles en recouvrant sa tombe du drapeau de In faculté.Outre ses parents, ses amis nombreux et ses professeurs de collège, on remur- quait à In cérémonie Ia présence du KR.P.Bouvier, s.j.CONFERENCE Récemment, en l\u2019école des Arts et Métiers, le K.P.Emile Bouvier, s.j., prononça une conférence sous les auspices du comité des relations industrielles de ln Chambre de Commerce des jeunes.Le directeur de notre section des relations industrielles, de retour, comme l'on saît, d'un voyage autour du monde accessible, montra quelles puissances divisent le monde.STANISLAS Réunion des anciens de Stanisias, dimanche le 24 octobre, en la chapelle du collège, à 9 heures an.La Seience em marche Après Piriditem.le solium! Il est étonnant de constater combien la Science progresse sous l'impulsion toute puissante des agences publicitaires au service des manufacturiers de savon.Il y a longtemps que la table de Mendeleieff ne suffit plus à contenir les éléments découverts par Procter & Gamble.À chaque fois qu'on donne un nouveau nom au mé- me savon, il faut bien changer aussi le nom de l'ingrédient secret qui produit une mousse atomique 99.44% pure!!! Un de ces jours, ce sera la crème à barbe garantie 103% radioactive ou les boucles d'orcilles équipées de radar.Cela nous fait penser à cet autre imbécile qui vend des verres opbtal- miques pour se donner l'air savant, alors que ses confrères appellent çà des lunettes comme tout le monde.Quels moyens ne trouve-t-on pas pour nous abrutir en ce siècle de la Publicité?Et Tapp! D'ici peu, le Quartier latin fera un grand reportage exclusif et instructif au musée du professeur herboriste Tapp.Il y a de quoi se marrer ct rigoler pour .jusqu'au jugement dernier, De quoi monter cinquante revues Bleu ct Or, et des meilleures, je vous jure! Non, décidément, le ridicule fait plutôt vivre son homme, par chez nous.MTC = Q Le laboratoire de résistance des matériaux de la compagnie des Tramways de Montréal est en train d'étudier la compressibilité de l'être humain, en vue de résoudre le problème du transport en commun.Tout le monde connaît la lumineuse formule d'Ein- ; hv .stein: p = \u2014 où c cst la vitesse de c la lumière.Cette formule quantique, déduite de la dynamique relativiste pourrait se résumer ainsi: tout corps voyageant à une vitesse approchée de celle de la lumière perd une portion importante (soit un nième) de sa masse et de son volume.On voit tout de suite les conséquences formidables de cette théorie.Il suffira de lancer les tramways à des vitesses super (ou supra) soniques pour augmenter leur capacité.Par exemple, un véhicule du circuit 29 qui se baladerait à seulement 180,000 milles à l'heure pourrait transporter environ 7 millions, 358,259 voyageurs, soit 3.94 fois la population de la métropole ct de sa banlieue.Nous pouvons prévoir sans être taxé d'optimisme exagéré que ce sera une amélioration sensible.Comité des Fêtes.C'est à la fin de cette année que tous les savants de l'univers célèbre- ront le 2160e anniversaire de la fin tragique de feu M.Archimède, le plus grand génie de l'antiquité.On se souvient que c'est au début de l'hiver de l'an \u2014212 qu\u2019il mourut traîtreusement assassiné, Encore aujour- d'hui, on n'a pas élucidé le mystère de cette mort mystérieuse et le criminel est toujours au large.Je ne peux me retenir de raconter l'anecdote touchante de la découverte du principe qui porte son nom.(Il ne pouvait décemment laisser un autre découvrir une loi de la physique ainsi nommée en son honneur!) C'est en faisant tremper (comme tout bon Français) un beignet dans son café au lait qu'il cria à sa bonne, Euréka: \u201cCi y est, Euréka, j'ai trouvé le principe d'Ar- chimède!* 11 se hâta de le noter sur la nappe avant qu'il ne fonde complètement (c.-à-d.le beignet).Je vous fais grâce de l'autre anecdote, celle du point d'appui et de l\u2019évier.Tous ceux qui voudront participer aux fêtes grandioses qu'on tiendra en son honneur, sont priés de nous envoyer leur cotisation au Comité d\u2019Organisation et de Réception des Fêtes du 216O0c Anniversaire de la Découverte du Principe d'Archimède.En- voyez-moi $10 en timbres ou chéques au pair, aux soins du Q./.Merci.Prof.P.TEMPS-GAI PHILOSOPHIE Les élèves de Philosophie s'unissent pour offrir à leur confrère Noël Pé- russe, notre rédacteur en chef, leurs condoléances les plus sincères à l\u2019ocea- sion de la mort de son père.LADSES'\" MAN A Arthur Davison, jeune violoniste de Montréal, le Ladies Morning Musical Club a octroyé dernièrement une bourse (il en avait d'ailleurs déjà une) pour l'aider à défrayer ses frais de voyage et d'entretien.Ce jeune homme de grand mérite vient de décrocher de la Royal Academy of Music une bourse de deux années d\u2019études À cette institution.\u2014(Communigué) COURS DE M., RANDALL Depuis ln réouverture des cours de M.Randall, on n\u2019a pas encore été obligé de refuser des gens à In porte, à cause d'une trop grande affluence d'auditeurs.Au contraire on remarque assez régu- lièremsent un certain nombre de places libres.M1 y a pourtant de nombreux étudiants qui déplorent chez nous l\u2019insuffisance de l\u2019intérêt porté à l\u2018art et à la culture, Pour eux, un professeur bénévole consacre quelques-unes de ses heures très précieuses, à la commumni- cation de connuissanves et à In projection de reproductions recueillies dans des recherches et des voyages récents.Son programme pour cette année est d'illustrer l'époque artistique dominante des différents pays d'Europe.On se rend le lundi, à cinq heures, en 15425, Un prejuge sacré Outre certains chanvinistes et monsieur Noël Pérusse, je ne crois pas qu\u2019il y ait d'autres gens aussi foncièrement férus d'une aussi banale opinion envers le Droit.M.Pérusse semble prétendre que le Droit revêt un caractère d'universalité et démontre qu'il conduit à toutes sortes de professions, même au journalisme.Je remercie Monsieur Pérusse de l'importance qu\u2019il concède à l'étude du Droit et, à live son article, je me suis presque convaincu qu'il était non seulement capable de conduire au journalisme, mais qu'il était quasi nécessaire an journaliste \u2018honnête bomme\u201d, dans le sens classique des littérateurs.Mais là où je ne suis plus d'avis avec M.Pérusse, c'est lorsqu'il parle du préjugé de \u201cnotre bon peuple\u201d envers le Droit.Tout d'abord, je tiens à avertir M.Pérusse que je ne ferai pas d'enquête \u201cGallup\u201d pour savoir si ce préjugé existe on non chez \"notre bon peuple\u201d.Mais si préjugé À y a, ce n'est certes pas un \u2018sacré préjugé\u201d, mais plutôt un préjugé sacré.Oser diffamer le Droit parce que, selon ni, À jouit d\u2019une popularité qualifiable de préjugé, c'est, à ma grande surprise, m'affirmer une chose que je ne croyais pes car je n'ai pas la prétention d'élever les professions d'avocat et de notaire au rang de \u2018iroisième sacerdoce\u201d.Saint-Thomas qui n'est pas précisément un juriste, a consacré tout un traité sur les lois et le Droit et je crois me rappeler qu\u2019il définit le Droit: \"Ce qui est dû\u201d.En guise de réclamation et de réparation, je vous demanderais de nous accorder, à nous étudiants en Droit, an moins ce qui nous est dû, et d'admettre au moins que dans votre article l'épithète \u201csacr£\u201d n\u2019était pas à sa place.Er que si \u201cnotre bon peuple\u201d souffre d'un préjugé envers le Droit, ce n'est pas d\u2019un vil préjugé, mais d'un préjugé profondément bumain.Yves DUPONT POLY EN BRANLE a) De première: avons porté suces, claques, bavettes, jambes trois jours\u2014 stop\u2014commengons pour de bon\u2014stop\u2014 déclarons guerre au sommeil.b) De deuxième: vecteurs poussent au tableau en dépit sécheresse des cours; pénurie vieux rapports de Physique\u2014stop\u2014devrons copier dix sur même, modifiant style.c) DDe troisième: fait découverte sen.sationnelle\u2014stop\u2014machine a intégrer en tout ou en partie; machine vieille mais toujours exacte\u2014stop\u2014sonuneil calme durant les cours; rien d\u2019inguié- tant.d) De quatrième: intoxication lente au caleul intégrale) De cinquième: toute trace d'humanité en train disparaître\u2014quelques mois encore, serons vrais ingénieurr\u2014 stop\u2014accotement mou, etc.CHAMBRE A LOUER Au pied de l'Université, rue Louis- Colin, chambre double, pour étudiants ou étudiantes.l\u2019ersonne n\u2019a jamais eu la chance de trouver une chambre si proche.On s'adresse au plus tôt à François Léger, au Quartier latin, ou a AT.Wi, DROIT Les apprentis législateurs sont maintenant remis de ieurs émotions consécutives à certaine histoire de préjugé.Ils peuvent maintenant consacrer le meilleur de leurs énergies à l'affaire des Perreault .Autre temps, autres préoccupations.LE QUARTIER LATIN journal bi-hebdomadaire de l'Association générale des Etudiants de l'Université de Montréal Membre de la C.U.P.Abonnement pour l'année universitaire 40 numéros \u2014 $ 2900, boulevard du Mont-Royal Montréal Local D'219s \u2014 AT.9616 DIRECTION Directeon Piene LEFEBVRE Directeur-edjoint: Pierre TANGUAY RÉDACTION Rédactew en chef Noël PÉRUSSE Secrétaires à lo rédaction: Jacques GIRALDEAU Maurice BLAIN, Régine NANTEL NOUVELLES François LÉGER SPORT Yves MARCOTTE Rephaël ESPOSITO PHOTOGRAPHIE Pleme MERCIER-GOUIN Imprimé par LA PATRIE 160 est, rue Ste-Catherine \u2014 Montréal Autorisé comme envoi de la deurième classe, Ministère des Postes, Ottawe "]
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