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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
jeudi 1 mars 1962
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1962-03-01, Collections de BAnQ.

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[" EEE FORT PAYÉ À MONTRÉAL rt Journal bi-hebdomadaire de l\u2019Association Générale des Étudiants de l\u2019Université de Montréal BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE MONTRÉAL, ler MARS 1962 VOLUME XLIV \u2014 NUMÉRO 40 pra AVIS DE MISE EN NOMINATION AVIS est par les présentes donné qu\u2019il scra procédé le mercredi 7 mars 1962, de 11 hres a.m.à 2 h.p.m., entre les mains de la WTR secrétaire de l\u2019Association ou de postes de du Centre Social, à la mise en nomination des candidats aux quatre président vice-président vice-président secrétaire de l\u2019Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal.Le bulletin de présentation de chaque candidat à ces postes doit être appuyé d'au moins cinquante signatures de membres actifs de l\u2019Association dont pas plus de dix signatures de membres provenant du même groupement universitaire.(Article 51 des réglements généraux) son procuré, en la Chambre 306 Christiane Verdon secrétaire LE DROIT DE VOTE À 18 ANS L'uxercice du droit de vote soulève depuis un certain temps bien des polémiques.Débats au fédéral sur ce sujet en 1960 (14 juiliot); actuellement le Québec remanie sa loi électorale et il est à espérer.Unc constatation initiale s\u2019impose : L'exercice du droit de vote dès l'âge de 18 ans donnera sur un plan provincial (il en sera sans doute ainsi sur le plan fédéral), d'après certaines statistiques une prédominance numérique aux moins de quarante ans.consécration de l\u2019élément dynamique ct jeune de la population.Le problème de l\u2019exercice du droit de vote peut être considéré à un double point de vue; soit l'individu devant la boîte de scrutin, soit l\u2019acte social posé avec toutes les conséquences qui en découlent.ll faut alors en tout premier lieu, comme l\u2019ont fait certains psychologues invoquer l\u2019émotivité du jeune de dix-huit ans .l\u2019âge où l'adolescent se cherche une mission, celui où son cœur se tourne vers je me sais quelle Asie ! ll est, je pense, beaucoup plus sérieux et logique de poser en contre-partic ct même comme point de départ la part active que peut jouer lc jeune de dix-huit ans en tant que citoyen.Parce qu\u2019il paie des impôts, des taxes, il est difficile de ne pas déduire qu\u2019il ait droit de vote, droit actif de regard ct de contrôle sur ceux qui le représentent; et à son vote peut-être teinté d\u2019émotivité, les multiples média d\u2019information à la portée de tous et les mouvements politiques sainement organisés pourraient y remédier.En ce sens et le jeune travailleur et l\u2019étudiant pourraient user de droits qu\u2019actuellement ils possèdent.A dix-huit ans.dynamique ?L\u2019addition d\u2019au-delà de un million de votes \u2014 uniquement pour le Québec \u2014 constitue une force.L\u2019octroi du droit de vote à un plus grand nombre de citoyens peut en partant contribuer à démocratiser notre système bien souvent déficient.11 peut de plus \u2014 parce qu\u2019il donne une majorité aux moins de quarante ans \u2014 contribuer à accélérer l\u2019évolution de nos cadres et de nos structu- res, bien souvent retardés par un élément conservateur dépassé.Un sondage effectué récemment auprès de trois cents étudiants métropolitains de nos collèges classiques montre que les \u201c18 à 21\u201d sont beaucoup moins gauchistes qu\u2019on le croit.Il s\u2019y révèle aussi que les exigences qu\u2019ils réclament du gouvernement ne sont pas d\u2019un idéalisme outrancier.éducation gratuite, indépendance du Québec, respect du bilinguisme, revalorisation de la politique.Ces choses qu\u2019ils réclament ne sont pas le fruit uniquement des influences qu\u2019ils subissent de leur milieu, mais sont l\u2019expression d\u2019une prise de conscience sérieuse qui fait son chemin lentement dans la population jeune de notre province.Au nom de la démocratie, au nom de leur statut de citoyen, pour une meilleure évolution des cadres ct des structures de la société, le \u201cvote à dix-huit ans\u201d demande à être réalisé.Espérons que l\u2019A.G.E.U.M., qui sera bientôt saisie de cette question, saura poser des gestes concrets pour activer la réalisation de ce projet.Michèle Rivet À LA SUITE DE L\u2019INCENDIE À L'INSTITUT On s\u2019est remis au travail Estimées à deux cent cinquante mille dollars, les pertes subites la semaine dernière lors de l\u2019incendie se chiffrent maintenant à scpt cent cinquante mille dollars.La Bibliothèque Les dommages les plus considérables se situent au niveau de la bibliothèque.Le système de classification spéciale des recherches \u2014 complètement détruit \u2014 sur lequel on avait mis trente ans de travail est sans contredit la perte centrale.La bibliothèque, transmise de génération en génération de savants depuis plus d\u2019un siècle, s\u2019est de plus appauvrie de documents uniques.On estime qu\u2019au-delà de cent mille des quatre cent mille documents de la librairie sont perdus.Il y aura toutefois possibilité pour certains documents d\u2019en obtenir des copies sur microfilms en s\u2019adressant à leur pays d\u2019origine.Les documents constituant la recherche centrale du docteur Scyle, directeur de Institut, documents sur le \u201cstress\u201d, n\u2019ont toutefois pas été détruits, comme le mentionnaient certains journaux montréalais; il DE MÉDECINE sera donc possible dans ce domaine de poursuivre l\u2019immense travail déjà accompli.Certains chercheurs ont également perdu tous les travaux préliminaires à leur thèse.Quant aux expériences actuellement en cours, il appert qu\u2019elles n\u2019ont pas été gravement endommagées .que les rats sont encore bien vivants.ct la vie continue Ce désastre qui a touché un personnel de soixante-cinq personnes dont plus d\u2019une quinzaine de chercheurs n\u2019y paraît extérieurement presque plus.Deux heures à peine après la fin de l\u2019incendie on se remettait au travail.en installant ça et là des bureaux de fortune.11 semble toutefois que les pertes subites pourront influer longtemps sur le rythme des recherches, la bibliothèque étant pour l'instant difficilement utilisable; en ce sens on aurait de beaucoup préféré à l\u2019Institut de recherche une destruction complète des expériences en cours qu\u2019à celle de documents uniques déjà centenaires.Michèle Rivet LES OUVRIERS PERMETTRONT L\u2019INDÉPENDANCE, SI\u2026 Que sera le Québec indépendant ?Que sera l\u2019économie du Québec libre ?Au profit de qui l'indépendance se fera-t-elle ?Tels ont été, en fait, les véritables sujets abordés au cours du colloque R.I.N.qui se tenait il ÿ a deux semaines à l\u2019Hôtel indsor.Ceux qui ne sont pas les porte-paroles officiels du Mouvement lui demandent non plus comment ni quand il fera l'indépendance mais quelle sorte de pays il entend bâtir sur la terre du Québec.Le contexte Le R.I.N.a été littéralement soumis à la question par les invités qui n\u2019ont pas de postes officiels dans le mouvement.Cette tension a atteint son paroxysme lors de la communication de Jean Marchand, président de la C.S.N.La salle, il faut bien le consta- po ter, était principalement emplie de séparatistes.Elle considérait M.Marchand comme le porte- paroles du mouvement ouvrier.À 12 H.30 AUJOURD'HUI, À L'ARRIÈRE DU GF \u2018ND SALON FORUM ÉTUDIANT « Quel accueil faisons-nous aux étudiants étrangers sur le Campus ?» i | Elle voulait savoir de lui si le mouvement ouvrier marcherait avec les indépendantistes.II a répondu franchement, et quelle réponse ! Luttes sociales ou nationales ?M.Marchand constate que ur établir son syndicat, pour défendre les ouvriers et leur donner les cadres qui permettront de revendiquer leurs droits, il a dû se battre non pas contre les Anglo-Saxons mais contre l\u2019élite canadienne-française.La question vient naturellement : qu\u2019aurait signifié alors pour les ou-|.vriers, un Etat souverain au Québec ?Et M.Marchand de répondre : J\u2019ai bien peur que lors de la grève de l\u2019amiante, un Etat souverain à Québec aurait remplacé la police provinciale par l\u2019armée comme briseurs de grève.L\u2019indépendance dans ces conditions ou autrement dit, I'indépendance sous un autre Duplessis, les ouvriers n\u2019en voudront pas.Les ouvriers ne veulent pas d\u2019une indépendance qui serait la victoire de la classe clérico-bour- geoise qui a toujours mené le Québec.Et tout simplement parce que le régime fédératif et notamment la Cour Suprême reconnaissent plus de droits aux travailleurs que l\u2019élite actuelle du Québec.Or, où, actuellement, se recrutent la majorité des membres du REIN.?Une salle illogique C'était donner à l\u2019assistance une \u201cdouche froide\u201d.Et pourtant c\u2019est peut-être Jean Marchand qui a recueilli les applaudissements les plus chaleureux.Il régnait alors dans la salle un sentiment indescriptible.Les indépendantistes sont très conscients que sans l\u2019appui des masses ouvrières, ils ne pourront faire l\u2019indépendance.Un chef ouvrier était là, il s\u2019agissait de lui montrer qu\u2019il était bienvenu dans le mouvement.Il s\u2019agissait presque de le cajoler pour qu\u2019il embarque lui aussi, avec ses ouvriers Les applaudissements remplissaient ce rôle.Il fallait applaudir même si en fait, il posait ses conditions, des conditions que le mouvement ne remplit pas encore : Nous approuverons l\u2019action du R.IN.quand il nous offrira des garanties sérieuses que les droits des ouvriers seront mieux respectés dans un Québec indépendant que dans la Confédération.C'était signifier que de telles garanties, il n\u2019en trouve pas encore dans les mouvements indépendantistes.Le R.LN.doit offrir plus On a soulevé bien des problèmes au cours du colloque mais celui qui a le plus frappé l\u2019assistance, c\u2019est sans doute le problème ouvrier emmené par M.Jean Marchand.Il a reconnu la légitimité de l\u2019option indépendantiste amis aussi que l\u2019esprit qui a régné jusqu'ici dans l\u2019élite québecoise est hostile aux mouvements ouvriers.Le R.I.N.n\u2019a plus le choix: s\u2019il veut avoir les mouvements ouvriers avec lui, il devra garantir que l'indépendance sera accompagnée d\u2019une transformation profonde de la mentalité et des structures sociales québecoi- ses.Serge Ménard PAGE DEUX LE QUARTIER LATIN = Table ronde chez les Dominicains C\u2019est terriblement difficile de dialoguer chez nous; autant nous savons bien parler du dialogue, autant nous sommes dépourvus des plus élémentaires règles de l\u2019honnéteté et de la politesse quand il s\u2019agit de faire le dialogue.Plutôt qu\u2019une rencontre, plutôt qu\u2019une mise en commun de certains principes fondamentaux ou de certaines attitudes semblables, on arrive avec l\u2019impression bien arrêtée qu\u2019il s\u2019agit de se \u2018\u201c\u201cmesurer\u201d avec l\u2019autre et de \u201cgagner\u201d son point s\u2019il a le malheur de ne point se montrer supérieur.LC.Il y a sûrement une ambition bien légitime à faire triompher sa cause, d\u2019autant plus légitime que notre sincérité et notre clairvoyance sont mises en cause.Et c\u2019est justement faire preuve de sincérité que d\u2019accepter au moins d\u2019écouter les propos de l\u2019autre, même si l\u2019on est \u201csûr\u201d d\u2019avoir raison.À tout le moins, ça permet de nuancer, dans l\u2019application, ce pourquoi on cest si intransigeant dans la théorie.Même admise la bonne foi de chacun des \u201cprotagonistes\u201d, il reste que la \u201ctable ronde\u201d ainsi formée conserve un équilibre pour le moins précaire: la démocratie appliquée s\u2019accommode toujours mal d\u2019une pseudo-éga- lité du statut social et l\u2019argument d\u2019autorité ne tarde pas à rebondir.Ainsi, il y a quelque chose d\u2019inconfortable à placer sur un picd d\u2019égalité un doyen et des étudiants, un journaliste encore imparfaitement rompu au jeu très subtil de l\u2019argumentation et un avocat qui se double d\u2019un juriste notoire.Et quand on leur propose de discuter la confessionnalité de l\u2019université, et ceci à proximité de l\u2019Université de Montréal, on a fout lieu de désespérer de l\u201cissue de la rencontre\u201d.* + * Mardi soir, le 20 février dernier, avait licu, à l\u2019auditorium des Pères Dominicains, sur le Chemin de la Côte Sainte-Catherine, un panel sur la confessionnalité de l\u2019université.Y participait: Jacques Girard, directeur du \u201cQuartier Latin\u201d, Michel Pelletier, directeur du comité de PEducation de PA.G.E.UM., Me M.Faribault et M.Garrigue, doyen de la faculté des Sciences Sociales de l\u2019Université de Montréal; Mc Paul Lacoste agissait comme modérateur.Le panel avait été organisé par le P.Bradet, o.p., directeur de la revue \u201cMaintenant\u201d.Et pourtant ce ne fut pas trop désagréable, loin de là.Je dirai même que ça faisait du bien de se sentir dans un climat peut-être un peu tendu mais qui n\u2019en était pas moins très aéré : en fout cas, les opinions étaient franchement émises, ct si chacun, par la force des choses, s\u2019était retranché dans ses positions, il s\u2019agissait là d\u2019un retranchement intelligent, parce que, de façon générale, les arguments ou les prises de positions avaient tous quelque chose de fondé.Comme le faisait remarquer quelqu\u2019un à la fin du panel, il y avait là un conflit de génération.D\u2019une part, la génération qui militait en faveur de la confession- nalité, alléguant qu\u2019un christianisme bien compris ne s\u2019opposait nullement au climat de liberté et à l\u2019esprit de la recherche qui doit caractériser l\u2019université : celle qui exerçait au panel un certain \u201cdroit de séniorité.\u201d D'autre part, la génération qui militait, de façon nuancée, pour la non-confessionnalité, alléguant que ce méme christianisme, justement parce qu\u2019il était mal compris et biaisé, ne favorisait en rien l\u2019épanouissement du milieu universitaire : celle qui représentait au panel le milieu étudiant, plus préoccupé de la situation actuelle du problème que des principes théorisants et valables pour Péternité.+ * * Et maintenant, frappons un grand coup : disons, carrément et sans ambages, qu\u2019il n\u2019y eut pas de dialogue.A cause précisément des raisons invoquées plus haut et ce, malgré la bonne volonté apparente des panelistes.Doit-on souligner ce fait comme un défaut ?Doit-on croire que, par cette affirmation brutale, on a l\u2019air de se dire : \u201cVous voyez bien que c\u2019est impossible, le dialogue !\u201d Ce serait se méprendre et se montrer d\u2019une intransigeance à toute épreuve.Car cette expérience, et les autres qui se poursuivront, ont ceci de très bon qu\u2019elles décrassent l\u2019atmosphère et remuent un peu fous les tranquilles possesseurs de la vérité, ces faux-monnayeurs de la vie intellectuclle et spirituelle.Et surtout, elles nous apprennent à dialoguer, en créant un climat favorable au choc des idées.Et des hommes qui ont assez d\u2019audace pour créer ce climat, on en a plus que jamais besoin.Pierre Beausoleil BLOC-NOTES UN CARNAVAL A $1500.Le Carnaval de l\u2019Université de C\u2019est à ce moment qu\u2019une organisation dégénère en on ne peut plus prévoir quoi.C\u2019est ainsi qu\u2019une foule d\u2019actes de vandalisme dépourvus de bon goût et tout à fait contraires à l\u2019ordre public ont été commis.Depuis l\u2019enlèvement d\u2019un avion qu\u2019on a gravement endommagé jusqu\u2019au vol d\u2019un autobus de la Commission de Transport auquel on a crevé les pneus.Tout le monde dans la ville voit d\u2019un bon œil les plaisanteries étudiantes; elles sont bien bonnes parfois, quand clles ont ce caractère de spontanéité et d\u2019ingéniosité qu\u2019on leur reconnaît très souvent.Mais qu\u2019on continue de donner carte blanche à un troupeau d\u2019écervelés qui croient que tout leur est permis parce qu\u2019ils ont le nombre ct l\u2019excuse de la jeunesse, je ne crois pas que les forces de l\u2019ordre y consentent.Et d\u2019ailleurs, de quel droit le fe- raient-elles ?Les citoyens ont besoin de protection même contre les étudiants.Des coups magnifiques ont été réussis dont l\u2019un en 1961 et l\u2019autre en 1962.Les intéressés ont bien pris la chose parce qu\u2019ils ont pu discuter avec quelqu\u2019un qui a pris la responsabilité de l'affaire, soit le président de l\u2019A.G.E.U.M.soit le directeur du Carnaval.Mais de ces précédents, il ne faut pas conclure que tout est permis parce qu\u2019on est un groupe d\u2019étudiants.En tant que groupe, l\u2019A.G.E.- U.M.a dû faire des revendications virulentes et il est prévisible qu\u2019elle en aura encore à faire.Quand c\u2019est justifié par une raison valable, comme pour imposer lc respect d\u2019un droit, c\u2019est légitime, mais il ne faudrait pas avoir la légèreté d\u2019émousser nos moyens les plus puissants et les plus spectaculaires seulement pour s\u2019amuser.Et d\u2019ailleurs, dans un ordre plus immédiat, il faut préserver l\u2019avenir de notre Carnaval; il doit demeurer ce qu\u2019il est, c\u2019est-à- dirc une époque de réjouissances ct non devenir un laissez-passer pour nos maquisards qui s\u2019ignorent.Je crois que pour les années à venir, il faudra beaucoup de tact aux organisateurs du Carnaval pour en faire un grand succès tout en supprimant ces abus.Pour cela, il faudra décider de certaines activités, y inclus un | ler MARS 1962 \u2014\u2014 PAROISSE UNIVERSITAIRE PREMIER VENDREDI DU MOIS Messes 12.10 5.10 10.30 Confession 12.00 à 1.00 5.10 à 5,45 10.00 à 11.00 Méditation 10.00 T.S.S.exposé 12.00 à 5.00 À la chapelle universitaire Centre Social - 7 étage bon coup à faire.C\u2019est «lans ce choix qu\u2019ils prouveront leur jugement ct leur finesse.I faut être habile sans nuire à qui que ce soit, il faut être filou sans être malhonnéte, il faut avoir beaucoup d'humour et savoir le garder à son niveau jusqu\u2019à la fin.Nous réitérons nos félicitations aux organisateurs du Carnaval et à tous ceux qui ont participé.Nous souhaitons un succès encore plus grand au Carnaval 1963.Gabriel M.Fortin Montréal est terminé ! On s\u2019y est amusé de bon cœur, on y a ri, chanté, joué, dansé ct quoi cn- corc ! Le campus a monopolisé les manchettes des journaux de la métropole pendant quelques jours.Les étudiants se réjouissent maintenant des gais souvenirs de ces jours de fête cependant qu\u2019un grand nombre des citoyens de la ville doivent être Comment faire du succès une habitude Vous sentez-vous \u2018\u2018emprisonné\u201d\u2019\u2019 dans votre emploi actuel?Vous êtes-vous demandé quelle carrière vous offrirait les meilleures chances de réussite?Dans SÉLECTION du Reader\u2019s Digest de mars, un conseiller en orientation professionnelle vous indique des techniques éprouvées pour dé- .couvrir en vous les talents insoupçonnés dont la mise en oeuvre vous conduira de succès en succès.Achetez Sélection de mars aujourd'hui même! rudement fiers de voir que c\u2019est terminé.Quelques semaines ont tempéré la fougue des auteurs des hauts-faits qui ont causé les nouvelles sensationnelles et le calme des jours ordinaires a rcgagné notre cité étudiante; je crois que lc temps est propice pour faire une rétrospective sur nos jours de carnaval.- Nous devons nous réjouir de l\u2019entrain et du dynamisme qui a caractérisé notre Carnaval 1962.Il a fallu plusieurs années de discussions ct plusieurs projcts avant de mettre sur pied cette institution qui, après ses brillants débuts dc l\u2019année 1961 et le vibrant succès de cctte année, semble voué désormais à une immense popularité.Nous devons en féliciter les organisateurs et souhaiter que lan prochain, une équipe aussi dynamique en prenne en main l\u2019organisation ct cn fasse encorc unc succes sans précédent.IL y eut plusieurs activités.On nc peut pas dire qu\u2019elles ont toutes été réussies au même degré.-|Dans l\u2019organisation des soirées sportives, l\u2019apathie des étudiants à sans doute jeté quelque note discordante, bien que les danses aient été assez largement fréquentées.Ce à quoi nous voulons nous arrêter particulièrement, c\u2019est ce qui fait connaître le Carnaval à Pextéricur de l\u2019université ct répand un peu de l\u2019esprit carabin dans toute la ville pour quelques jours.Jc veux parler des exploits leté ct la finesse qu\u2019ils ont nécessitées épatent tout le monde et nc sauraient nous amener la rancune de personne qui a un tant soit peu d\u2019humour.Le Carnaval 1961 a été célèbre pour son canon, le Carnaval 1962 l\u2019a été pour sa chaise de l\u2019hôtel de ville, tout lc monde en a ri, s\u2019en est amusé ct a compris la farce.Mais ce qu\u2019il faut prévoir, c\u2019est qu\u2019en de telles circonstances un bon nombre d\u2019individus se sentent en mal de se tailler leur propre titre de gloire ct que tous ces individus ne recherchent pas toujours les moyens les plus raffinés, n\u2019ont pas toujours un sens aussi équilibré de l\u2019humour.\u2014 LE QUARTIER LATIN \u2014 journal bi-hebdomadaire de PAssociation Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal Membre de la Corporation des Escholters Griffonneurs Directeur : Jacques Girard Assistant-directeur : Bruno Verdon Rédacteur en chef : André Poirier Comtté éditortal - Raymond Amvot Claude Beauchamp, Pierre Beausoleil, Gabriel Fortin, Michel Gouault, Stéphane Venne.Nouvelles: Michelle Rivet, Jean-Marie Rodrigue, Célyne Garneau, Raoul Héroux, Marie Thibault, Hélène D'Amour.Travail : Roger David.Education : Pierre Beausoleil, Lina Goerlach, Luc Martin, Michelle Rivet.Economique : Michel Paquin.Sctences : Raymond Lafontaine, Lorne Bou- chard, Pierre Rivest, Michel Doray.Internationale : Pierre Hogue, Neu- ville Lacroix.Ageumique : Jacques Théoret.Arts : Stéphane Venne, André Brochu, Guy Robert, Jean-Pierre Lefebvre, (cinéma) Francine Tou- gas, (théâtre) Michel Beaulieu, (peinture) Simone Sabourin.Caricaturistes: Cler, Stobin.Photographe: Daniel Forthomme.Publicité : Georges Lefebvre \u2014 RE.7-6561 Abonnement pour l\u2019année universitaire : $3.00 C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 RE.8-9616 2222, ave Maplewood, Montréal 26 Imprimé par PIERRE DES MARAIS \u2014 225 est, rue Roy \u2014 Montréal , Le Ministère des Postes à Ottawa, , ,; a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.00 To MARS 1900 O0 \u2014\"\" ARTISANAT AU SALON DE L'AGRICULTURE Cette année encore, on a pu voir des kiosques exposant des travaux d'artisanat, lors du \u201cSa- jon de l'Agriculture\u201d tenu au Palais du Commerce du 18 au 25 février.On accepte bien ce fait si l'on comprend que les matières à la base de la presque totalité des pièces artisanales relèvent du domaine agricole.Le tissage et les travaux à l\u2019aiguille ont été les principales vedettes.Quelques bibelots de céramique seulement et un petit nombre de sculptures sur bois.L'ensemble de ces Kiosques jette uno impression plutôt moche.Il y a un manque net d\u2019originalité.Et trés souvent, on sent le travail fait \u2018en série\u2019.Comme exemple, pensons à ces paquets Tél.RE, 8-1283 ASTOR Bière - Vins Cuisine canadienne Salle de réceptions Air climatisé ' 5666 CÔTE-DES-NEIGES À LOUER Bureau dans centre commercial à Ville Emard pour médecin \u2014 dentiste \u2014 optométristc \u2014 physiothérapiste.Salon de coiffure déjà établi dans ce centre.Conditions faciles.PO.8-1528 Maison très moderne \u2014 30 milles de Montréal.Idéal pour médecin ou dentiste.A louer ou à vendre à prix raisonnable.-Cause : maladie.Mme Yvon Tourangeau St-Roch L\u2019Achigan \u2014 832-3563 de petits tabliers, jupes tissés, etc.qu'on peut aussi bien trouver dans tous les magasins de la ville.Sans oublier, les \u2018éternels\u2019 peaux d'ours teintes de toutes les couleurs les plus criardes.Pour ce qui est des travaux appelés communément \u201cpetits points\u201d et qu\u2019on retrouvait surtout au kiosque Léo Bellcfeuille, peu d\u2019éloges à réserver aussi.Le travail est bien fait mais les couleurs et ies motifs sont mal choisis.Partout, il y a souci de \u201cfrapper\u201d, de plaire 4 la masse._ Au kiosque Maurice Bédard, il est un article dont il faut parler, je crois.Il s\u2019agit d\u2019une pièce murale faite entièrement de graines de semence (citrouille, blé, etc.) C\u2019est une innovation de ce côté.Le kiosque de la \u201cCoopérative des Arts appliqués de Québec\u201d n\u2019était guère plus brillant que les autres.Toutefois, on pouvait y admirer de jolies petites ceintures travaillées à l\u2019aiguille.Allons, mesdemoiselles, n\u2019hésitez pas à vous les procurer si vous les remarquez d'ici quelque temps, car elles pourront être portées en toutes saisons ct pour toutes occasions.Parmi les articles de céramique, il n\u2019en était aucun de remarquable soit par la forme ou les motifs tracés.Les travaux sur bois manquaient également de cette originalité, de cette touche personnelle qu\u2019on apprécierait tant.Somme toute, il y a peut-être eu un effort, mais il ne faut pas crier au \u201cgrand succès\u201d pour ce qui est des kiosques réservés au travail artisanal.Simone Sabourin, E.N.S.Marcel L'A.G.E.U.M.PRÉSENTE LE CHOEUR BLEU ET OR dans le \u201cRequiem allemand\u201d de Brahms Choeur et orchestre sous la direction de Fernand Graton Solistes : Sylvia Saurette, soprano MERCREDI, LE 7 MARS, À 8 H.30 EN L'ÉGLISE NOTRE-DAME LES BILLETS : $1.50 \u2014 A.G.E.U.M.: $1.00 En vente au Centre Social \u2014 RE.7-656! Allard, baryton LE QUARTIER LATIN = oe chronique\u201d\u2018cin PAGE TROIS æ AUTANT-LARA, LE MAL-AIME.Six heures trente p.m., le 21 février 1962, hall d'entrée du cinéma Elysée : conférence de presse donnée par M.Autant-La- ra.ll y a plus d\u2019invités d\u2019hon- neu que dc journalistes proprement dits.M.Autant-Lara monologue déjà au moment où J'arrive.Peu de gens l\u2019écoutent.Quelques minutes plus tard on branche la radio afin qu\u2019il prenne connaissance des explications données par le Père Jacques Cou- sincau, s.j., au sujet de la cote \u201cà prescrire\u201d attribuée à Tu ne tueras point par I'Office catholique national des Techniques de diffusions.M.Autant-Lara cn rigole un bon coup.Puis on lâche le taureau dans! l\u2019arène.Morne combat.Tout le monde semble préférer lc vin offert par la direction de l\u2019Elysée au verbiage et au verbalisme de M.Autant-Lara.Je nc dis tout d\u2019abord rien.J'écoute du mieux que je peux même si je n\u2019entends que des choses et des choses tout aussi choses que celles écrites et réécrites par M.Autant-Lara ou dites et redites par lui.J'attends patiemment le moment de passer à l\u2019attaque; pour me faire la main j\u2019égorge une dizaine de verres de vin.Puis ça y cest.Pendant une vingtaine de minutes, je fais tout ce qui cst cn mon pouvoir pour que mon interlocuteur comprenne que je déteste son film, pour qu\u2019il admette qu'il y a bien un ou deux pctits détails de mise en scène qui laissent à désirer, que la direction des acteurs lui a échappée à quelques reprises : rien à faire, M.Autant-Lara cest convaincu que son film est inattaquable sur tous les plans.(je vais même jusqu\u2019à lui dire que le prêtre-ouvrier qui vient témoigner au procès de la fin me fait l'impression d\u2019une \u201ctapette\u201d magistrale : éclat de rire de M.Autant-Lara qui m\u2019appelle \u201cson pauvre ami\u201d) M.Autant-Lara mesure environ cinq pieds six pouces.Il est presqu\u2019entièrement chauve.Son débit verbal et son langage sont ceux d\u2019un Français de Paris.Au physique il est plutôt sympathique, à ma grande surprise car sur ses photos il affiche des airs de Moïse-devant-la-Terre-Promise- qu\u2019il-ne-verra-jamais.Il porte un complet bleu marin qui lui sied bien.Il donne toutes les apparences d\u2019un bon vivant de la bourgeoisie française qui entretient l\u2019armée et fait son service militaire sans élever la voix.Je ne me souviens pas de la couleur de ses yeux qui n\u2019avaient aucune expression particulière.Les gens posent de vagues questions, presque toutes relatives aux problèmes d\u2019ordre moral et même métaphysique soulevés par le film.Peu s\u2019aperçoivent qu\u2019ils parlent un langage idéal et émettent des idées idéales, qu\u2019ils oublient tout à fait Tu ne tueras point et discutent abstraitement.Tous semblent d\u2019accord avec M.Autant-Lara qui cst d\u2019accord aussi.Je ferais volontiers une crise de rage.Je brandis ma cape rouge.M.Autant-Lara doit être daltonien : il ne bouge pas d\u2019un pouce.Le taurcau se contente de ruer gentiment et de me dire qu\u2019il déteste François Truffaut dont il met en doute l\u2019intelligence ct le talent, qu\u2019il déteste l\u2019équipe de Cinéma \u201962, qu\u2019il ne veut plus cn entendre parler, qu\u2019il déteste tous les cinéastes sans quoi il ferait les mêmes films qu\u2019eux, puis, passant du coq à l\u2019ânc, prétend que tous les Dominicains aiment son film alors que tous les Jésuites le vomissent.\u201cDans quelle mesure croyez-vous qu\u2019un artiste a le droit de défendre son œuvre ?\u201d \u201c.\u201d \u201cEt le public, ne croyez-vous pas qu\u2019il soit le seul juge ?* Il me répond affirmativement.\u201cAlors pourquoi ne lais- scz-vous pas le public décider de la valeur et de l\u2019opportunité de votre film?\u201d Il me répond : \u201cMais oui, c\u2019est ça, d\u2019accord, le public .\u201d.11 dit bonjour à un ami, je ne saurai jamais comment sc termine la phrase.J\u2019ajoute : \u201cMais le public n\u2019aime pas votre film.\u201d \u2014 \u201cOh ! 1a là\u201d, fait-il en se serrant la tête entre les deux mains après quoi il évoque le triomphe de son film à Venise, en Italie ct au Québec.Jc vais plus loin : \u201cLes jeunes en tout cas le détestent.\u201d \u2014 \u201cMais le groupe de la Méthode (1) cest constitué de jeunes, ct ils aiment mon film, eux !\u201d Nous en venons à parler du public canadien que M.Autant- Lara me dit ignorer tout à fait.J'essaie de lui expliquer notre situation, le bagage de traditions que nous traînons derrière nous, le malentendu qui pousse le gens à voir son film, à savoir que la cote \u2018à proscrire\u201d aide beaucoup à la publicité de Tu ne tueras point, parce que les Québecois sont tellement en furie contre la facécicuse censure qui est leur et jansénisme de leurs autorités morales et religieuscs, que tout ce qui scnt le scandale les intéresse \u2014 principalement le faux-scan- dale, le scandale-feu-d\u2019artifice.11 sc montre désolé pour nous mais il est persuadé que son film est un film entièrement authentique fait pour bouger les foules et pour les bouger uniquement pour les plus hautes et nobles raisons.\u201cAimez-vous Hiroshima mon amour ?\u201d* \u2014 \u201cComme expérience.\u201d \u201cPréférence littéraire ?* \u2014 Céline.\u201d .\u201cEt Malraux ?\u201d \u2014 J\u2019aimais le Malraux de \u201cLa Condition humaine;\u201d hélas ! tout ce qu\u2019il désirait c\u2019était un poste de politicien.\u201d \u201cSeriez-vous prêt à défendre Les Régates de San-Francisco et la Jument verte avec autant d\u2019énergie que Tu ne tueras point ?\u201d \u2014 \u201cPour les Régates, Lévy m\u2019a joué de vilains tours.il ma imposé cette petite chanson.\u201d Et M.Autant-Lara de se mettre à fredonner la petite chanson en question.Ainsi de suite.Vingt minutes de conversation: pas un seul instant nous avons communiqué vraiment ou échan- g¢ unc scule idée valable.Nous nous quittons cn nous scrrant la main ct en pronongant lc traditionnel \u201csans rancune\u201d.Voilà.M.Autant-Lara est toujours aussi convaincu que son film véhicule un message de paix (il me l\u2019a répété aussi).Voilà.Je suis pour ma part toujours aussi convaincu que son film est une magistrale imposture.M.Autant-Lara n\u2019est pas un hypocrite et un malhonnête comme je l'avais tout d\u2019abord cru : c\u2019est un cinglé ct un fanatique qui sc prend pour Dicu.Il a du monde, de l\u2019homme et de la liberté la plus optuse des conceptions lui venant de l\u2019immobilisme de son esprit ct de ses idées.C\u2019est un être mortellement immuable qui fait l\u2019ange face aux chrétiens et la bête dans leur dos.Sa venue au Canada devrait pouvoir convaincre tous ceux qui pour une raison ou une autre se sont laissé impitoyablement jeter de la poudre aux yeux par Tu ne tueras point.Je suis triste parce que M.Au- tant-Lara se croit un héro.Je suis triste pour ceux qui l\u2019encourage à se croire tel.Jc suis triste pour la province dc Québec qui, au moment où celle interdit A bout de souffle et la projection intégrale de Hiroshima mon amour, au moment où elle devrait sc montrer consciencieu- sc, sc permet de poser un geste faussement libéral (s.v.p.veuillez croire que je ne fais aucune allusion à la politique provinciale) en acceptant un film aussi vide ct mal fait que Tu ne tueras point, donc radicalement immoral et scandaleux, et perpétue la confusion des valeurs par laquelle elle s\u2019est toujours misérablement signalée.Jean-Pierre Lefebvre (1) Revue cinématographique française préoccupée de politique avant tout.Nous pourrions vivre 100 ans et plus! Cet ancien rêve de découvrir une fontaine de Jouvence est en passe de devenir réalité! En effet, les savants parlent sérieusement d\u2019étendre la durée de notre vie active.Lisez dans SELECTION du Reader's Digest de mars ce qu\u2019ils font pour accroitre nos chances de vivre vieux .et comment un jour, grace a une \u201chormone de Jouvence\u2019, nous vivrons peut- être 100 ans et plus en évitant les déchéances de l\u2019âge.Achetez Sélection aujourd\u2019hui! PAGE QUATRE LE QUARTIER LATIN CE QU'IL NE FAUT MANQUER o IE CHOEUR BLEU ET OR A NOTRE-DAME e MERCREDI LE 7 MARS e LE DE BRANMS e ORCHESTRE DE 60 MUSICIENS LE « REQUIEM » DE BKAHMS : UN DÉFI Chose curieuse, le Chœur Bleu et Or n\u2019a fait que relever des défis cette dernière année.Et chose plus curieuse encore, il a passé à travers les épreuves imposées, et chaque fois ce fût avec de chaleureux applaudissements.Il y eut d\u2019abord le défi du \u201cRoméo ct Juliette\u201d de Berlioz.Oeuvre gigantesque et difficile.Le 23 juin, c\u2019était l\u2019invitation officielle et le 5 juillet, Parrivée des partitions aux douanes.Le concert étant le 20 août, il ne restait plus que cing semaines pour la préparation musicale et l\u2019organisation financière.Le Chœur n\u2019a pas reculé.et heureusement.TANGLEWOOD .UN RÊVE, UN Le deuxième jour de notre séjour de rêve à Tanglewood, dix heures seulement avant la représentation de Popéra \u201cTender Land\u201d de Aaron Copland (version de concert), nous acceptions de nous joindre au chœur des étudiants de ce centre musical dans les deux chœurs très difficiles de cet opéra et absolument inconnus de nous.Après ce second succès, on n\u2019entendit plus ce bruit malicieux de la part de quelques petits personnages mesquins à l\u2019effet que \u201csi le Chœur de l\u2019Université de Montréal savait aussi bien le \u201cRoméo ct Juliette\u201d, c\u2019est qu\u2019il le préparait depuis deux ans\u201d.En réalité, pour qui connaissait 5 les faits, ce petit coup de langue se transformait en éloge.Enorgueillis par ces succès, nous sommes revenus au pays avec l\u2019idée d\u2019imposer notre valeur à l\u2019attention des nôtres.C\u2019est pourquoi nous avons choisi une œuvre immensément difficile parce qu\u2019elle est dans une langue dure, qu\u2019elle exige une grande flexibilité vocale et qu\u2019elle est entièrement chorale.C\u2019était un autre défi que nous nous servions nous-mêmes et que nous allons tenter de relever le mercredi 7 mars en Péglise No- tre-Dame alors que le Chœur Bleu et Or interprétera le \u201cRequiem Allemand\u201d de Brahms.André Duval UN REQUIEM JOYEUX Le Requiem Allemand de Brahms est unique en son genre sous deux rapports : d\u2019abord parce qu\u2019il ne comporte aucune ressemblance avec nul autre requiem, étant une œuvre essentiellement imprégnée de joie, et ensuite, parce qu'il est devenu dès sa puration une œuvre vite connue et admirée.En effet, c\u2019est cette œuvre qui assura a Braluns une situation de premier plan dans le monde musical allemand d'abord, puis international ensuite.Son accueil promptement favorable est imputable à la beauté et à la force d'expression de ses thèmes et à l'aisance avec laquelle ils nous communiquent de manière prenante la résignation et la foi.Le \u201cRequiem Allemand\u201d est une cantate funèbre composée sur des paroles en langue allemande, empruntées par Brahms lui-même à l'Ecri- ture Sainte.H ne s\u2019agit donc pas d\u2019un requiem liturgique, mais d'une suite de méditations choisies librement sur le theme de la mort et de la vie future.UN CORPS MUSICAL INTRIGUANT Pour les mélomanes de notre Université et de notre ville, le Chœur Bleu et Or est un corps musical plutôt intriguant.L\u2019été \u2018dernier en effet, ce Chœur qui N\u2019avait jamais fait beaucoup de fracas et qui s\u2019était toujours produit en des concerts sans frais d\u2019admission ct devant des auditoires intimes, ce Chœur se voyait offrir l\u2019enviable honneur d\u2019être le premier chœur étranger à chanter au célèbre festival de Tangle- wood.Après quelques apparitions en province, le Chœur Bleu et Or qui compte 100 voix en ce moment, essayera, le 7 mars de faire connaître au public montréalais la raison de son invitation à Tanglewood.Il a choisi pour ce faire, le très difficile mais splendide \u2018Requiem Allemand\u201d de Brahms.Le Conseil des Arts de la région métropolitaine a reconnu les mérites du Chœur Bleu +! Or en apportant une aide fin:ncière à l\u2019Association Générale des étudiants de l\u2019Université de Montréal, pour la réalisation de ce concert.Fernand Graton, directcur musical du Chœur Bleu c: Or, fondateur de l\u2019Orchestre Symphonique des Jeunes, dirigera le Chœur et l\u2019orchestre symphonique de soixante musiciens.Les deux solistes seront Marcel Allard, baryton, et Sylvia Saurette, soprano (Prix Archambault, 1960).COIN DE PARADIS TERRESTRE.Tout y avait été convié: la grande musique, la nature somptueuse .et le Choeur Bleu et Or aussi.Après 2 h.30 de podium à jongler avec 150 musiciens et autant de choristes, Charles Munch, s'est laissé photographier en compagnie du Choeur Bleu et Or dont les oreilles bourdonnaient encore des bravos de 15,000 auditeurs. 1er MARS 1962 \u2014\u2014\u2014 MARCEL ALLARD.UNE PROMESSE : Un nom.nouveau au fronton de notre édifice musical, mais un nom qui ne tardera pas à s\u2019y graver profondément en grosses lettres.Marcel Allard vint à l\u2019Art Vocal après des études dc piano et d\u2019orgue.Il s\u2019inscrivit alors au Conservatoire pour mettre sur le métier sa solide et splendide voix de baryton et pour compléter son éducation dans toutes les autres disciplines musicales.Ses nombreux talents l'ont mené à la direction du journal des étudiants du Conservatoire.Dans cette photo prise à Ri- gaud.le ler février, on voit également FERNAND GRATON qui est directeur musical du Chœur Cleu et Or depuis près de dix ans.Nos étudiants ont vraiment de la veine d\u2019avoir à leur service ce grand musicien, qui est avant tout le plus remarquable chef de chœur au pays, on ne tardera pas à le reconnaître.\u2014 LE \u2018QUARTIER LATIN S AUCUN PRÉTEXTE Que d'expression sur la figure de notre soliste, Sylvia Saurette ! Cette expression était beaucoup plus prenante encore dans la voix de la soprano, si l\u2019on en croit les réactions et les témoignages de l\u2019auditoire à l\u2019issue d\u2019une première du \u201cRequiem Allemand\u201d le ler février au Collège Bourget de Rigaud.Sylvia Saurette, de plus en plus fréquemment, apporte le concours de sa voix à des concerts et récitals .Une première grande étape dans sa jeune carrière a été l\u2019obtention du prix Archambault en 1960, mais il y en aura de plus grandes encore, car c\u2019est une voix destinée à de grandes choses.Ceux qui ont assisté à notre concert de l\u2019an dernier ont été conquis : ils ne manqueront certainement pas de venir la réentendre mercredi prochain.él PAGE CINQ UNE SÉRIE DE TRIOMPHES © 1960-1961, décembre.Messe Impériale de Joseph Haydn.Au Plateau, à Sherbrooke, à Radio-Canada le soir de Pâques.Pierrette Alarie, soliste.© 1961, août.Symphonie dramatique \u201cRoméo et Juliette\u201d d\u2019Hector Berlioz.Festival de Tanglewood.Avec POrches- tre symphonique de Boston, sous Ia direction de Charles Munch.© 1962, mars.\u201cRequiem Allemand\u201d de Johannes Brahms.Fglise Notre-Dame de Montréal.© 1962, avril.\u201cRequiem\u201d de Guiseppe Verdi.Eglise No- tre-Dame de Montréal.Avec l\u2019Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Zubin Metha.Soliste: Richard Verreau.© 1962, août.\u201cVêpres de la Vierge\u201d de Claudio Monteverdi.Pour l\u2019ouverture des Festivals de Montréal.© 1962, août.Projet : une autre œuvre chorale d\u2019importance commandée par les Festivals de Montréal.e 1962, août.Projet : retour à Tanglewood.À NE PAS MANQUER ! Le \u201cRequiem Allemand\u201d de Braluns\u201d par le chœur Bleu et Or de l\u2019Université de Montréal.Mercredi prochain, le 7 mars, à 8h.30.Billets en vente, tous les midis, au quatrième étage, au Centre Social, du Kiosque près de la cantine.De même qu'aux kiosques spéciaux, mardi le 6, à Polytechnique et aux Hautes Etudes Commerciales.Il sera également possible de se procurer des billets auprès des présidents de chaque faculté.Les billets seront aussi perpétuellement en vente au secrétariat de l'A.G.E.U.M., au troisième étage du Centre Social, ch.306, téléphone RE.7-6561.Aussi chez Ed.Archambault et aux portes de l\u2019église Notre- Dame le soir même.Prix : 1.00 pour les étudiants membres de l'A.G.E.U.M.«EIN DEUTSCHES REQUIEM» Le \u201cRequiem Allemand\u201d se compuse de sept morceaux, y compris le no 4 qui n'existait pas dans la première édition, tous choroux; dans trois d'entre eux se trouvent également insérés des passages de solo.On peut diviser l'œuvre en deux parties : les trois premiers morceaux qui expriment \u201cla lamentation\u201d, et les quatre derniers \u201cla consolation\u201d.Le premier (\u201cBienheureux ceux qui pleurent\u201d) sert d\u2019introduction et se termine dans la joie, Sur cette idée que celui qui sème dans les larmes moissonnera avec Jole et portera en chantant les gerbes d'épis.Ce chœur ouvre la partition sur une profonde tendresse et, en même temps, montre combien parfaitement Brahms maîtrise j\u2019écriture polyphonique et avec quelle touche personnelle il construit ses accompagnements.Le second morceau (\u201cToute chair est comme l'herbe\u201d) est une pièce puissante et majestueuse en trois temps qui se termine d'une manière suave.On -le considère l\u2019un des plus grands chœurs composés depuis Beethoven.Les deuxième et troisième : , morceaux sont les joyaux de l\u2019œu- vre.Ce dernier (\u201cSeigneur, fais- André Duval Denys Arcand moi connaître\u201d) est un solo de baryton suivi de deux fugues savamment bâties.La deuxième de ces fugues, pendant toute sa durée, reste sur la pédale de ré, comme un symbole de l'éternité du royaume de Dieu (\u201cLes âmes des justes sont dans les mains de Dieu et aucune- peine ne les touchera plus\u201d).Avec le quatrième morceau, méditatif et mélodieux, (\u201cQue tes demeures sont aimables, Dieu des armées\u201d), commence la partie de consolation.Le cinquième (\u201cVous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse\u201d) consiste en un charmant solo de soprano avec chœur.Il renouvelle une tradition allemande : le défunt, représenté par un chanteur, dit qu'il est réconforté et promet de consoler les survivants \u201ccomme doit le faire une mère.\u201d Le sixième morceau, solo de baryton et chœur, emploi de grands passages fugués pour peindre la résurrection : le baryton annonce la bonne nouvelle de la résurrection finale et le chœur s'\u2019exalte, ayant confiance en la victoire sur la mort.(\u201cO mort, où est ton dard ?O enfer, où est ta victoire\u201d).Puis il entonne les louanges, qui ne sont pas très différentes de celles de saint François aux créatures, dans une grande fugue parcourue, en ses divers épisodes, par des expressions de piété, Le dernier morceau se rattache au premier et reprend, sur les paroles \u201cBienheureux les morts qui se sont endormis dans le Seigneur\u201d, les mélodies qui revêtaient celle de \u201cBienheureux ceux qui pleurent\u201d.Après une derniè- - re expression de douleur, l\u2019œuvre s\u2019achève sur une idée de repos dans une sérénité religieuse, une calme assurance de consolation, Pharmacie A.Rosen & Fils PRESCRIPTIONS - COSMETIQUES - REPAS LÉGERS 2050 Maplewood (Coin Bellingham) Gradué de l'U.de M.en 1956 Escompte aux membres de I'A.G.EUM. PAGE SIX LI Les 17 et 18 février derniers se tenait à l'Université Bishop's de Lennoxville le séminar annuel de lu F.N.E.U.C.Le thème représentait un sujet controversé en ces temps où est remise en question (surtout par l'élément français) la valeur d'une Confédération canadienne.Notre identité nationale est-elle une force positive ?Les panelistes des deux cultures partant du principe que la Confédération est un succès se sont interrogés sur l'allure que revêtait une telle personnalité au plan politique, économique et culturel.Bishop's, lieu de rencontre, se distingue à la fois par son conservatisme et son libéralisme : coonservateur par le maintien de vieilles traditions, telles le port de la toge aux repas et aux cours, la prescription des danses pendant le carême, l'enseignement du grec {fait plutôt rare dans les collègs protestants anglais; libéral par le côté académique et matériel du campus : ainsi une formation axée sur la liberté et l'initiative (l'élève de Rhétorique n'aura que treize heures de cours optionnels, complétés par des travaux personnels) ; le campus perdu dans une paisible campagne comprend le New Art Building (nouveau depuis 1891 !) où se sont déroulés les colloques, les résidences des jeunes filles et garçons (chambres individuelles, cafétéria, salon avec foyer), un arèna, un gymnase et un auditorium et un auditorium ultra-modernes.C'est dans un tel décor que des étudiants des collèges Maria- napolis, Loyola, Sainte-Croix et des universités McGill, Sherbrooke, Québec et Montréal se sont penchés sur l'examen de la valeur de notre identité nationale.Les déclarations, parfois controversées, des conférences aux panels politiques, économiques et culturels, font ici l\u2019objet de comptes-rendus et de commentaires.Quant à nos confrères étudiants d'origine anglaise, au fait des problèmes particuliers au groupement canadien-français, ils ont manifesté par leur conserva- fon leur désir de les connaître davantage pour mieux les compren- re.Le Très Honorable Louis Saint-Laurent, conférencier lors du banquet de samedi soir, après avoir retracé l\u2019évolution vers la formation de notre identité nationale (i.e.1763, 1174, 1840 et 1867) réaffirme sa confiance en l'oeuvre des Pères de la Confédération et sa croyance en l'existence et en l'efficacité d'une telle unité où coexistence et collaborent à la fois les éléments anglais et français.Le séminar prit fin aux charmes du traditionnel et tout briten- nique \u201chigh tea\".Pierre TESSIER \u201cLE TOUR DU MONDE EN 80 DANSES\u201d Soirée de danse récréative et folklorique Vendredi soir le 2 mars au grand salon du Centre Social De la danse pour tous Orchestre et meneurs spéciaux Invité: \u2014 chansonnier, etc.Admission: $1.50 le couple Individu: $1.00 PROFESSIONNELS DEMANDÉS À STE-ADÈLE e Dentiste e Médecin e Opticien © Avocat e Architecte e Vétérinaire e Comptable ® Chiropracticien S\u2019ADRESSER A La Cie Immobilière de Ste-Adèle F.MONTPLAISIR STE-ADELE-EN-BAS LE QUARTIER LATIN ler MARS 1962 \u2014 ENTITÉ CANADIENNE, au plan culturel.Les participants au troisième panel du Séminar régional F.N.- E.U.C.étaient Messieurs Pierre Paradis, Eric Wesselow, D.G.Jones, Hugh McLennan.Monsicur Paradis, professeur a l\u2019Université de Sherbrooke, se demanda d\u2019abord si le fait d\u2019être Canadien français représentait une force positive sur le plan culturel.Comme il trouvait difficile de définir le Canadien français, il décida de se décrire lui-même : \u201cJe suis Canadien français : jc suis catholique pratiquant, je respecte les valeurs du passé et je ne souffre pas du tout du complexe du vaincu etc.\u201d Il s\u2019en prit ensuite aux Canadiens français que sc posent comme les détenteurs de la culture française en Amérique ct qui veulent sauver celle-ci des contaminations de la culture anglo-saxonne.Il déplora également la constante imitation des Français qui caractérise les artistes canadiens- français : pour lui, les secousses qui, à l\u2019heure actuelle, font craquer les fondations de la pensée traditionnelle ne sont que des manifestations d\u2019un faux intellectualisme, d'une illusion qui \u201cnous fait prendre pour autres que ce que nous sommes\u201d! Lc profes- scur Paradis exprima sa conviction que les arts devraient refléter le véritable visage d\u2019un peuple ct non ce qu\u2019il voudrait qu\u2019il fût.Si l\u2019artiste canadien-français veut ainsi \u201capporter quelque chose aux autres\u201d, il ne doit rendre compte que de ce qu\u2019il est, c\u2019est- à-dire \u2018\u201cla-mère-qui-aime-son-fils, le-mystique-à-la-conquête-des- âmes, le-défricheur-qui-recule-le- désert, alouette ! .\u201d C\u2019est donc en apportant le message optimiste du chrétien que le Canadien français fait œuvre salutaire et si par hasard, l\u2019artiste tentait d\u2019exprimer des valeurs plus universelles, ce serait un imposteur, qui trahit son identité nationale ! Belle théorie, Morzieur Paradis, et exposée dans une langue si suave (accent parisien parfait), mais vous n\u2019avez jamais songé que les vieux mythes chers au chanoine Groulx et aux autres \u201cmystérieux\u201d qui vous inspirent ne traduisent peut-être pas ce que sont les Canadiens français.Vous semblez beaucoup affectionner les clichés du type \u201csoyons ce que nous sommes\u201d mais le savez-vous cc que nous sommes ?N'est-ce pas autant nous \u201cprendre pour d\u2019autres\u201d que de nous identifier aux draveurs de Félix-Antoine Savard ou à (tenez-vous bien) Agaguk d'Yves Thériault \u2014 car ce sont bien là les deux seuls auteurs que vous avez cités comme représentatifs du groupe ca- nadien-français !!! \u2014 que de nous rattacher aux courants de la pensée françaisc .Mais à quoi bon vous dirc toutes ces choses, vous n\u2019avez rien compris au malaise actuel de la nation canadienne-française, ni à celui qu\u2019expriment ses porte-pa- roles.Retournez à vos mythes, bien à l\u2019abri dans votre forteresse de l\u2019Université de Sher- brooke et continuez à regretter le monopole exercé par une école de pensée sur les media d\u2019expression populaires (télévision, journaux, films .).Pour ceux qui n\u2019ont pas eu le bonheur de vous entendre, précisons que Monsieur Paradis s\u2019est dit peiné de voir nos organismes de diffusion dominés par les idées d\u2019un seul groupe d\u2019intellectuels (les Pelletier, Laurendeau, Gagnon etc.), et quand on lui a demandé quelle autre école aurait avantage à s\u2019exprimer, il cita \u201cles gens qui détiennent les idées de François- Albert Angers ou Daniel Johnson\u201d.Profondément déçus des paroles du seul Canadien français qui participait au panel, le dynamisme des Canadiens anglais parvient cependant à nous réconforter.Le professeur D.G.Jones, jeune poète canadien, se dit fort heureux de constater la vitalité des jeunes artistes canadicns- francais.I semble connaître assez bien la littérature canadien- ne-française actuelle, celle de l'angoisse ct de la révolte, et croit que les écrivains canadiens- anglais devraient se mettre; à l\u2019école de la vigueur canadienne- française.Sclon lui, la littérature cana- diennc-anglaise a jusqu'ici été marquée du sceau de la peur; les caractères timorés qui y évoluent sont bien le reflet de la mentalité puritaine et conservatrice de la société anglo-saxonne.Passant en revue les jeunes littérateurs cunadiens-anglais, il retient quelques noms (dont Irving Leighton et Hugh McLennan) qui témoignent d\u2019une nouvelle \u201cfureur de vivre\u201d.Le symbolisme chez ces auteurs est constamment un symbolisme sexuel, un désir de vaincre cette peur de la vie par une expression puissante de la sexualité.Parce que le milieu leur donne la sensation d\u2019être des impuissants, des cunuques, les jeunes écrivains appellent la libération qui les laissera vivre pleinement.Monsieur Jones, bien que nous ne connaissions pas ses œuvres, semble s'identifier à ce renouveau de la littérature canadiennc-anglaisc qui, si faible encore, \u201claisse entrevoir les jours meilleurs d\u2019une littérature affranchie\u201d.Pour exprimer ses idées sur la culture en tant qu\u2019élément positif de l\u2019identité canadienne, le pro- fesscur Jones \u2014 qui a bcaucoup d'esprit \u2014 se permet une suggestion pour le drapeau dont on parle si souvent ces temps-ci.Le fond de ce drapeau serait blanc, pour symboliser, selon lc goût de chacun, la virginité de la culture des Canadicns, les étendues de neige, ou la pureté de mœurs prônées par les morales tant protestante que catholique; sur ce fond, on trouverait dix \u201ccartés\u201d tout aussi vides pour symboliser ce que l\u2019on devine.Comme certains trouveraient peut-être ce drapeau peu décoratif, on pourrait y ajouter quelques vagues fleurs qui, au Québec seraient prises pour des \u201cFleur-de-lys\u201d et en Ontario, pour des \u201ctrillions\u201d.L\u2019idée de non-existence ou dex.trême Jeunesse d\u2019une véritable culture canadienne, exprimée par le professeur Jones, fut reprise par l\u2019écrivain bien connu, Hugh McLennan.\u201cCulture has never come out of an affluent socicty\u201d et telle est bien la raison pourquoi la culture canadienne n\u2019existe guere.Dans une société trop riche, l\u2019artiste n\u2019a pas de + oix, on ne lui reconnaît pas de raison d\u2019être parce qu\u2019il n\u2019est pus tile, Le professeur McLennan souligna ainsi les difficultés de la vie d\u2019écrivain dans un milieu f'onciè- rement matérialiste et utilitaire, Il parla de la situation misérable qui est faite à l\u2019écrivain par des groupes d\u2019intérêt dans notre société : des pressions sont exercées par certains financiers qui brouillent volontairement les cartes dans l\u2019esprit de la population en vuc de faire triompher leurs in- téréts.Un exemple de ces méthodes est la tentative de certains journaux (dont l\u2019action est dictée par les magnats de la finance) de confondre lcs restrictions aux annonces publicitaires récemment mises en vigueur par le gouvernement avec des atteintes à lu liberté de presse.Le professeur McLennan reprit ensuite l\u2019idée émise plus tôt par M.Jones sur la présence constante d\u2019un sentiment de peur devant la vie dans la littérature ca- nadienne-anglaise.11 affirma cependant que ce thème n\u2019est pas exclusif aux Canadiens ct qu\u2019on le retrouve dans toute litterature contemporaine : la peur de vivre serait en effet devenue une attitude naturelle à l\u2019homme moderne, qui se meut dans un monde déshumanisé et par conséquent, incompréhensible.Le quatrième confiicncier, Monsieur Eric Wessclow, un peintre d\u2019origine allemande établi au Canada depuis sept ans traduisit les sentiments du Néo-Ca- nadien qui \u201cnage\u201d dans la reconnaissance envers sa patric d'adoption.I voit comme \u201cscent culturelle du Canada la rencontre de deux grandes nations\u201d.Dans son esprit, il existe un art canadien distinct mais il ne l'a à peu près pas défini.Considérant le rythme de la vie moderne, il observe que le phénomenc de \u201ctime shrinking can easily lead to Humanity-shrinking\u201d et quash, l\u2019art canadien doit continuer à évoluer lentement.- * * * Il est facile de constater, d\u2019après le résumé des exposés de chacun des conférenciers, que le véritable sujet du pancl a ct fort peu traité.Personne ne s\u2019est demandé s\u2019il existait \u2014 ou s\u2019il pouvait exister \u2014 une identité canadienne sur lc plan culturel.Peut-être devons-nous trouver là une reconnaissance implicité de l\u2019impossibilité d\u2019établir une identité basée sur deux cultures OÙ .est-ce simplement un résultat du caractère libre et indépendant des conférenciers invités ?Francine Donsere04 me -\u2014-_-\u2014\u2014\u2014 7 fer MARS 1962 \"LEVQUARTIER-TATIN \u201cHy EI PAGE SEPT UNE FORCE POSITIVE?Le Canada aura bientôt 100 ans et n'a pas encore résolu le problème le plus fondamental qui le retient, celui de son existence, car la vie d'une nation doit reposer sur autre chose que sur la coexistence \u2018\u2018pacifique\u2019 de deux entités ethniques, animées de vagues 2spoirs, de désirs plus ou moins définis et sincères de so- lidorité, que l'on essaie d'imposer.Lo nation est une unité, un maricge : non un concubinage.Et l'identité nationale n'est pas un \u201cmelting pot\u2019 de fédéralisme, de bilinguisme, de bi ou poly-cultu- risme : c'est, au contraire, l'atta- chemert naturel et profond à des valeurs communes, dans le partage d'un même idéal; et non un état où règnent des tendances diverses, Où prônent l'indifférence et l'individualisme collectif : \u2018Restent, c'est le plus incon- testavie, les 93 années de coexistence.Mais peut-on dire que ce passé, plein d'indifférence réciproque, entrecoupé de fréquents accès d'hostilité, constitue la garantie suffisante d'un avenir commun\u2018\u2019 (1!) Et voilà qu'aujourd'hui, plus que jumais, l'on remet en question cette \u2018\u2018garantie\u2019\u201d qu'il convient d'appeler \u2018\u2018notre\u201d\u2019 dilemme : le Canada est-il une nation ?Y-a-t-il une identité canadienne ?Invité à prendre la parole, M.Heward Graffty, député conservateur au Parlement, déclara que les différences politiques, sociales et économiques sont la base de la vitalité, de la \u2018force\u2019 particulière du Canada et le fondement de son identité.Je regrette de ne pas partager son optimisme, mais je ne crois pas qu'une nation puisse originer des divergences et la situation actuelle me donne vrai- semblublement raison.\u201cLe parti conservateur, a-t-il ajouté, a contribué plus que tout autre à la construction d'une identiié canadienne : s'appuyant sur les principes du respect de la liberté et de l'entreprise privée, il veut demeurer à l'affôt du peuple et lui garantir ses droits\u201d Puis M.Graffty de citer l'exemple des grands \u2018conservateurs\u2019, politique.M.J.A.Macdonald et autres.En entendant ce nom, je ne puis m'empêcher de penser à ce que pourrait être \u2018\u2018I'avenir uni'' du Canada et les conséquences qui en résulteraient pour la minorité canadienne-francaise.Par la suite, M.J.-W.Pickers- gill, ex-ministre de l'immigration dans le cabinet de M.St-Laurent, nous \u2018\u2019annonça\u2018\u2019 que le problème du Canada lui était particulier : alors que les autres populations se soucient de leur personnalité individuelle, le Canada a une curieuse de préoccupation : celle de sa personnalité collective : on se demande constamment : Qui sommes-nous ?Quelle est notre histoire ?\u201cLa question est de savoir, dit-il, si nous construisons une nation ou un état auquel on essaie de donner une identité ?\" La encore, déception : M.Pickers- gill refusa de répondre \u2018\u2018car le problème est trop complexe et exige un développement trop extensif''.\u201cTrop complexe' & son point de vue, car des deux groupes ethniques qui constituaient le Canada à ses débuts, l'immigration constante et les déplacements des populations sur le territoire ont complètement \u2018mélangé\u2019 les deux groupes originaires : \u2018\u2018c\u2019est la raison pour laquelle le séparatisme est une solution \u2018\u2018rétrograde\".S'il n'y a plus possibilité de distinguer les Canadiens français des Canadiens anglais, je me demande alors pourquoi on se pose le problème de l'identité et pourquoi M.Pickersgill propose par la suite le bilinguisme obligatoire au niveau universitaire et l'adoption de deux drapeaux distinctifs : mesures qui consacreraient, à ce qu'il dit, cette identité.A mon avis, le bilinguisme intégral est à la fois irréaliste et absurde, puisqu'il est utopique de penser qu'il pourrait être établi : (pensons au temps qu'il a fallu pour obtenir des chèques bilingues).D'ailleurs, les instituteurs de l'Ouest du Canada AUDITORIUM U.de M.L'ASSOCIATION DES ÉTUDIANTS DE LA FACULTÉ DES SCIENCES présente \u201cLe Grand Secret\u201d Réalisation de GÉRALD CALDERON avec le concours de JEAN ROSTAND CROIX ST-MARC AU FESTIVAL DE VENISE Samedi le 17 mars Prix: 50¢ réunis en conférence a Calgary dernièrement, se sont opposés à l'enseignement du français au cours primaire (et comme par enchantement, tous parleraient le français une fois parvenus à l'Université !) ll est absolument irréaliste d'obliger un étudiant de Vancouver d'apprendre le francais, cette \u2018langue étrange- re\u201d dont il ne se servira probablement jamais, (il lui serait beaucoup plus avantageux de parler le chinois), et ce, pour sauver l'unité nationale.(Est-elle d'un si grand prix ?) la solution des \u2018\u2018deux'\u2019 drapeaux n'a pas besoin de commentaires : si le premier est \"'I'Union Jack\u2019 tel qu'avance M.Pic- kersgill, que vient faire l'autre : comme parure ou \u2018\u2018suçon''\u2019 pour les Canadiens français ?Pour M.le professeur Lavallée, la Confédération est un compromis entre deux nations et pour comprendre les bouleversements actuels, occasionnés par la vague séparatiste, c'est à cette réalité qu'il faut retourner.Depuis 1867 les deux grands groupes ont vécu dans une coexistence \u2018acceptable\u2019 au point qu'il est inutile aujourd'hui de songer à la disparition de l'un ou de l'autre : voilà pourquoi il à affirmé : Il est malheureux qu'à cause de multiples préjugés, nous ne nous connaissons pas: nous manquons de courage lorsqu'il s'agit de s'examiner : il y a des vérités qu'il faudrait se dire.\u201d Que conclure de tout cela ?Rien.Tout au plus que nous demeurons avec la même énigme, qui n'a pas trouvé de réponse : Y a-t-il une identité canadienne ?Il est très décevant de constater que, devant ce problème si épineux, des pressions électorales empêchent l'objectivité et l'admission franche que le Canada n'est pas une nation et qu'il n'a pas d'identité propre, puisqu'il a été marqué, dans son histoire, par les luttes des deux grandes nations aussi disparates qu\u2019opposées.De là, on a vu naître un état politique, bien qu\u2019encore lg, les problémes suscités soient considérables, auquel on veut imposer aujourd'hui l'idée de \u2018\u2018nation\u2019\u2019 comme superstructure, alors qu'elle constitue la base méme de tout un peuple : la \u2018nation\u2019 vit d'abord dans l'individu avant qu'il se pose des structures; c'est la nation qui fait l'identité.Qu'on l'admette ou non, le Canada est constitué de deux nations distinctes: de deux identités.Et si même le bilinguisme intégral devenait une réalité, si même nous avions \u2018un\u2019 drapeau distinctif, serions-nous plus canadiens et une identité existerait-elle davantage ?La question demeure \u2018\u2018avons- nous construit une nation ou un état auquel on essaie de donner une identité ?\" Richard Pouliot (1) RENE LEVESQUE, \"Le Canado vivro-t-il jusqu'à 100 ans?\u201d La Revue Moderne, avril 1960.économique! A un moment où le séparatisme connaît une grande vogue d\u2019une entité canadienne, le sujet choisi pour le congrès régional de la section québecoise de la F.N.E.U.C.ne manquait pas d\u2019intérêt.Les deux panelistes invités cependant n\u2019ont pas voulu s\u2019arrêter à cet aspect de la question et ont plutôt considéré les problèmes actuels que posent les conditions externes de notre économie canadienne.On ne s\u2019est pas demandé s\u2019il valait mieux continuer l\u2019aventure canadienne mais plutôt comment résoudre les difficultés qui soulèvent le développement de l\u2019économie et l\u2019orientation de notre commerce extérieur.Problèmes soulignés par le chômage au pays et actualisés par la nouvelle politique commerciale des Etats-Unis et les négociations du Royaume-Uni avec le Marché commun.M.C.M.Drury, chairman du Board of Trade de Montréal, a traité du problème de \u201cl'identité canadienne devant l\u2019intégration économique\u201d.Le principal en économie, a-t-il dit, est d\u2019avoir les ressources matérielles, humaines, technologiques et financières suffisantes.Les mines, les terres, les bois, l\u2019huile, le gaz et l\u2019énergie hydro-électrique sont en abondance au Canada.Si du point de vue technologique et humain, nous sommes plus favorisés que l\u2019Afrique ou l\u2019Asie, nous avons encore à apprendre de l\u2019Europe et des Etats-Unis.Nous avons une communauté financièrement et politiquement stable; en somme, tout ce qu\u2019il faut pour avoir ct conserver une identité canadienne.Cependant, les circonstances sont différentes d\u2019il y a dix ans.Le G.A.T.T., organisme qui visait le libre-échange, n\u2019est plus très efficace.Les pays du Marché commun et l\u2019'U.R.S.S.sont devenus des puissances importantes, de la catégorie du colosse américain.Le Canada ne peut rester isolé entre ces groupes énormes, en effet 20% de notre production est exportée.Nous avons à choisir entre plusieurs solutions.1.Joindre le marché commun comrie pays associé.2.Conclure une union douanière avec les Etats-Unis, ce qui serait l\u2019idéal économique.Mais sans des mesures sévères, notre identité canadienne serait rapidement perdue.Promouvoir une communauté Nord-Atlantique.Ce serait politiquement mauvais vis-à- vis des pays sous-dévcloppés qui pourraient y voir une coalition des riches contre le reste du monde.4.Continuer, sous une forme modifiée de poursuivre le libre-échange.Au cours de la période de questions subséquentes, M.Drury s\u2019est prononcé pour le libre échange avec les Etats-Unis, mais com- .plété par adaptation politique gouvernementale, dans certains domaines; en agriculture par exemple.Pour pouvoir entrer dans n\u2019importe quel club international et avoir quelque chose de positif à y apporter, le Canada doit veiller au développement de son économie.M.Louis Roy, professeur de Laval, a proposé le régionalisme économique comme solution à ce problème.\u2018Nous désirons, a-t-il dit, une expansion économique plus rapide, un standard de vie plus élevé.Que doit- on faire: une intégration de notre économie à celle d\u2019un bloc ou d\u2019un pays, de la planification du type soviétique ou du régionalisme économique ?Le régionalisme est-il ou peut-il devenir un moyen de développer l'économie ?\u201d Ne confondons pas régionalisme et autarcie.Celle-ci est mauvaise pour les relations extérieures.Et si, à court terme, elle règle certains problèmes, elle est néfaste à long terme et l\u2019absence de concurrence et de spécialisation amène une_ baisse du niveau de vie et même, quelques fois, l'inflation.Le régionalisme économique vise le développement optimum d\u2019une région, d\u2019une nation ou d\u2019un continent.On n\u2019y retrouve pas le caractère rigide et obligatoire de la planification intégrale qui a des conséquences politiques et morales peu souhaitables.Ce type de planification qui vient d\u2019Europe et est appliqué avec succès en France, nécessite un inventaire complet des ressources.Ceci fait, on peut comparer les avantages des diverses solutions possibles et indiquer la voie à suivre.Au lieu d\u2019une économie superficielle ct éparpillée, les régions sont spécialisées, en tenant compte .des ressources locales.La réalisation reste à l\u2019entreprise privée.En cffet, \u201cles pouvoirs publics ne sauraient être tenus pour responsables de l\u2019exécution de tel projet; pour autant que celui-ci consiste à tracer des perspectives, c\u2019est aux initiatives locales ou collectives de les réaliser™.Au Canada, on n\u2019est pas encore assez convaincu de là nécessité du régionalisme économique.L'entreprise privée n\u2019est pas assez habituée à collaborer avec le gouvernement.C\u2019est pourtant la première condition du régionalisme économique.Le gouvernement devrait fournir les planificateurs, les facilités d'utilité publique, transports, énergie) et l\u2019entreprise privée, le reste.Au lieu d\u2019approfondir sur les conditions et les conséquences des solutions exposées par les deux panelistes et avoir ainsi une idée précise sur la position d\u2019un universitaire et d\u2019un représentant du monde des affaires sur la politique économique canadienne à une heure décisive, les participants posèrent des questions d\u2019un intérêt moins général ou moins directement reliés aux exposés, sur le chômage, sur la nationalisation de l\u2019industrie hydroélectrique ou sur l\u2019influence américaine au Canada.Ceci s\u2019explique par l\u2019ampleur du sujet, la courte durée du panel et aussi le manque d\u2019information des participants qui venaient surtout des facultés de droit et des arts.Claude Duguay, H.E.C. PAGE HUIT DANIEL POISSON SAUTE 84° Tandis que le Carnaval de l\u2019Université allait bon train, des compétitions interuniversitaires de ski se déroulaient à St-Sauveur, vendredi et samedi les 9 et 10 février.Ont participé à l\u2019épreuve : les universités McGill, Laval, Toronto, Queen\u2019s, Montréal et Carleton, mais cette dernière n\u2019était pas éligible.D'abord, P.Bédard de Laval a remporté le slalom et le slalom géant tandis que M.Charest de Montréal s\u2019est clussé Sième dans le slalom géant, et R.Lalumière de Montréal également ler dans la première descente de slalom.Puis la course de fond fut remportée par R.Repo de Toronto en 1 h.08\u2019 10\u201d.Enfin B.Larrow de McGill s\u2019est classé 1er dans le saut avec 85 ct 88 pi.tandis que D.Poisson de Montréal décrochait la troisième position avec 82 et 83 pi.CLASSEMENT DES ÉQUIPES Rang Equipes Slalom Slalom C.fond Sauts Total géant 1\u2014 McGill 93.8 88.3 88.0 87.4 357.5 2\u2014 Toronto 84.0 85.7 91.0 91.4 3524 3\u2014 Laval 89.1 98.0 81.5 73.6 342.2 4\u2014 Queen\u2019s 76.8 78.4 86.0 77.6 338.8 s\u2014 Montréal 47.3 89.7 80.0 74.4 291.4 McGill s\u2019est donc mérité le trophée de l\u2019Université de Montréal et Tom Lecgar de Toronto, le trophée Paul Allen.Une autre compétition de ski aura lieu en fin de semaine à Val David, cette fois interfacultés Un autobus partira du Centre Social à 8 h.a.m.dimanche le 4 mars, Les inscriptions se feront au Centre au 407 le midi à partir de mercredi, pour le slalom géant classe À et B ainsi que pour la course de fond.Le coût n\u2019est que de $2.25, aussi nous souhaitons la bienvenue à tous.\u2014 N.B.L\u2019excursion de la semaine passée a été retardée à cause du manque de concurrents.André Urbain EXCURSION DE SKI A VAL-DAVID DIMANCHE LE 4 MARS \u2018DEPART A 8 H.HILLSDALE NORTHCREST DSON \u2019 WILDERTON HU CENTRE DACHATS | \u201cWILDERTON = Oo A 3 © « wv 3 [3 = = © 9 ç Z 8 = E o a 3 = COTE ATHERINE oO x = = © A 2 5 |g sl IZ] JE = 8 i & 2 z f à à 5 a WILLOWDALE © L ] | can | | MAPLEWOOD OTRE succursale du centre d'achats Wilderton \u2014 située non loin de l'université, à l'angle des rues Van Home et Darlington \u2014 souhaite la plus cordiale bienvenue aux étudiants et au personnel enseignant et administratif de l'Université de Montréal.Nous sommes sûrs que vous aimerez faire vos opérations bancaires à la Banque Royale et que vous apprécierez la compétence et la courtoisie de notre personnel.Nous vous invitons à venir bientôt ouvrir un compte.Nous serons heureux de vous servir.LA BANQUE ROYALE DU CANADA Succursales dans tout Montréal LE QUARTIER LATIN Asa VICTOR BÉDARD en tête des compteurs LAVAL GAGNE Il ne restait plus que 2:39 minutes à joucr dans cette partie du 19 février à Laval lorsque José Michaud vint briser l\u2019égalité et par le fait même donner la victoire à son club.Ce n\u2019est pas de chance pour les nôtres qui étaient revenus de l'arrière en comptant trois buts, dont deux à l'actif de Victor Bédard.Au commencement de In deuxième période, Réjean Beaudet vint remplacer Guy Daoust dans le filet du Carabins.Malgré une grippe qu\u2019il couvrait depuis son départ de Montréal, Guy réussit à bloquer treize lancés à la première dont trois au- raicnt certainement coûté une avance quasi insurmontable à son équipe.Ne manquez pas le prochain numéro du \u201cQuartier Latin\u201d, où nous vous donnerons le compte-rendu de la ligue de hockey interuniversitaire qui aura terminé ses activités samedi le 24 février avec la partie Toronto- McGill a McGill.: 1ère PERIODE 1\u2014Laval : Ste-Marie (Landry, Royer) .2\u2014Laval: Lévesque (Ste-Marie, Roy P.-E.) .3\u2014U.de M.: Boucher (Catellier, Coté) .Z2ième PERIODE 4\u2014Laval: Duguay (Paquet, 8:25 10:20 Landry).RAA 17:37 S\u2014Laval : Duguay (Paquet Landry) .17:54 6\u2014U.de M.: Duguay (Doucet, Vallée) .19:54 3ième PERIODE T\u2014Laval : Ste-Marie (Roy P.-E.) .v:48 8\u2014U.de M.: Bédard (Belisle, Landreville) .5:32 9\u2014U.de M.: Bédard (Landreville, Jarry) .11:26 10\u2014U.de M.: Duguay (Doucet, Cree) .12:30 11\u2014Laval : Michaud (Veillette, Royer) .17:21 - LEÇONS DE GOLF Eh bien oui! La saison froide tire à sa fin et nous devons maintenant songer à des sports plus tempérés.Justement, le Comité des sports de l\u2019Université de Montréal met à votre disposition un instructeur, M.Luc Brien, et une salle à l\u2019Université même (N 821) pour vous permettre de pratiquer le golf, très en vogue chez les étudiants.\u201cCa coûte trop cher\u201d.Ah non! Pas cette fois : imaginez: $2.00 par étudiant ou étudiante pour près de 12 heures de cours par semaine soit Lundi: 12:00 \u2014 1:30 Mardi : 12:00 \u2014 1:30 5:00 \u2014 7:00 mercredi : 12:00 \u2014 1:30 jeudi : 12:00 \u2014 1:30 5:00 \u2014 7:00 5:00 \u2014 7:00 André Urbain À LOUER Bureau dans coin commercial.Rue Marquette et Jarry, pièces fermées au premier plancher, bureau au sous- sol, salle d'attente meublée.Dr Paul Dumontier \u2014 RA.7-0661 vendredi : BUREAUX À LOUER Bureau servant aussi de lopie chauffé \u2014 rez-de-chaussée \u2014 4 pièces, idéal pour professionnel \u2014 5358, ave Verdun \u2014 angle de la rue Argyle \u2014 Verdun ouest \u2014 quartier commercial et résidentiel.Entre 9 et 5 heures : PO.8-4819.È L'Association de la Jeunesse Laurentienne, bien que de fondation récente (octobre 1961), amorce déjà une ascension numérique et qualitative accélérée.Ce mouvement n\u2019a d\u2019autre but que de former des chefs qui oc- le | cCUperont les postes-clé de notre société.Nous voulons constituer une jeunesse forte qui éperonnera le peuple léthargique qui est le nôtre.Le patriotisme lancinant, moribond ct exsangue que Pon rencontre chez nous n\u2019est-il pas le phénomène normal d\u2019une race dominée dans ses murs par le Cheval de Troie du capital et du pouvoir étranger ?Cette responsabilité n\u2019incombe- t-elle pas * nous, universitaires, plus spéciuement.L\u2019A.J.L.veut en effet épauler ceux qui ont à cœur de secouer la jeunesse de sa torpeur, de la faire dévier des mirages du pancanadianisme et MM.Léon Lortie et André Ba- chand ont été nommés adjoints du recteur de l\u2019Université de Montréal, Mer Irénée Lussier, par décision récente du Conseil des gouverneurs.A la même occasion, on annonce que M.Jean Houpert, jusqu'ici secrétaire de la Faculté des lettres, devient directeur de l\u2019Extension de l\u2019enseignement.M.Lortie, qui est à l\u2019Université depuis 1926, est l\u2019une des figures marquantes du monde de l\u2019enseignement au Canada francais, Homme de science, chimiste de formation, il avait assumé, en 1952, la direction de l\u2019Extension de l\u2019enscignement lors de la création de ce service.Il assistera le recteur, particulièrement dans pe .RESSORTIR TOUTES LES | QUALITÉS DE LA ler MARS 1962 \u2014\u2014\u2014 A.J.L.\u2014 KIOSQUE \u2014 MIDI DU 26 FÉVRIER AU 3 MARS l\u2019orienter dans ses efforts vers le seul patriotisme valable : la formation de l\u2019Etat libre du Québec, Le kiosque est déjà ouvert depuis quelques jours.Beaucoup sont venus nous visiter, nous avons été très heureux de les rencontrer.L\u2019A.J.L.lance un appel aux gens \u201cde la onzième heure\u201d, Nous ne voulons oublier personne et nous voulons que personne ne nous oublie.Les universitaires plus que tout autre se doivent de se documenter et connaître à fond les problèmes qui agitent la co).lectivité canadienne-francaise et ce que l\u2019A.J.L.entend faire pour y remédier, ce que vous-mêmes enfin pourriez faire à l\u2019intérieur de ses cadres.L\u2019A.J.L.vous invite cordialement à son rendez-vous.R.Héroux A.J.L.U#106 NOMINATIONS À L\u2019U.DE Mses rapports avec les milieux académiques.M.Bachand, à l\u2019Université depuis 1952, conservera la direction des relations extérieures cet secondera le recteur dans ses rapports avec le monde des affaires.A la Faculté des lettres depuis 1943, M.Houpert dirigera dusormais le service de l\u2019Extension de l'enseignement.On sait que M.Houpert avait créé les cours d'été de la Faculté des lettres en 1945, cours qui ont connu depuis un développement considérable et qui attirent chaque année des centaines d'étudiants de tous les coins du pays et des Etats- Unis.Avant de venir à Montréal, M.Houpert avait enseigné aux universités de Chicago et de Toronto."]
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