Le Quartier latin, 18 octobre 1962, jeudi 18 octobre 1962
[" La campagne dure du 22 au 27 octobre ON SAIGNE DÉS LUNDI PROCHAIN! Ouverture de la campagne de Sang, lundi prochain au Grand Salon RECONNAISSANCE SYNDICALE ACCORDÉE Si vous voulez m\u2019embarrasser, lemandez-moi quelle méthode #j «iploicrai dans l\u2019exercice de mes fonctions de professeur d\u2019urt ÿdramatique à l\u2019Université.Je n'ai aucune méthode défi- tie.Il m'arrive même de recou- frir à plusieurs écoles différentes.{Je pense par exemple à celles de EDullin, de Stanislavsky, de Jean goat.Mais je crois qu'il n'y a gpas de technique-clé, de techni- jjue passe-partout.11 n\u2019existe pas de formule magique au theatre, On peut même aller plus loin.gl peut arriver qu\u2019on doive re- Mvommander très fortement cer- Ruins exercices à un élève, et les @léconseiller avec non moins de igueur à un autre.Un comé- Edien n\u2019est pas plus une marion- P'tite qu\u2019il n\u2019est une machine, et i le professeur oublie la per- onnalité de chacun, s\u2019il néglige e respecter le tempérament et \u2018instinet de chacun, il risque de fabriquer des pantins stéréo- Kypés : une magnifique produc- ion en série, de perroquets ou PORT PAYE À MONTREAL Jeurne! bi-hebdomedaire de l'Association Générale des Etudiants de l'Université de Montréal BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE MONTREAL, 18 OCTOBRE 1962 de poupées mécaniques.Tout ceci peut être charmant, techniquement impeccable ; mais tout ceci peut être plat, sans âme, absolument dépourvu d\u2019éléments créateurs, de vie et de vibration humaine.Bien sûr, n\u2019allons pas conclure que toute technique soit à déconseiller.C\u2019est l\u2019emplai qu\u2019on fait de la technique qui est mis en cause et non son importance en tant que formation initiale.Ainsi d\u2019une part, il existe un entraînement de base indispensable à n\u2019importe quelle nature de comédiens : pose de voix, entraînement corporel, détente, etc.; mais d\u2019autre part, il appartient au professeur de proposer à l\u2019aspirant-comédien les exercices les plus susceptibles de développer en lui les qualités qui lui font le plus défaut.Vous trouverez sans doute ces notes un peu abstraites.L\u2019espace me manque pour illustrer une théorie qui est, par définition, extrêmement complexe.*.EDITIONS DE L'A.G.E.UM.(Voir article en page 3) CHARLOTTE BOISJOLI A L'UNIVERSITE Je me contenterai de donner quelques exemples élémentaires.Un élève peut être doué et manifester en même temps une faiblesse sur le plan vocal.1! faut alors intensifier les exercices de pose de voix, développer son registre et assurer l\u2019émission vocale la plus parfaite possible.Qu'un autre fasse preuve d\u2019une certaine gaucherie : il faut lui conseiller des exercices d\u2019assouplissement, en particulier celui que Dullin propose en de tels cas et qui consiste à imiter de jeunes chats.Mais rassurez- vous, je n\u2019ai pas l\u2019intention de suggérer d\u2019autres animaux à deux ou quatre pattes, et je vous ferai grâce des singeries.Par contre, si un élève a fait du ballet ou du mime et qu\u2019il est porté à utiliser ces techniques au théâtre, il sera finalement tenté d\u2019en abuser et il faudra le convaincre de quitter l\u2019un ou l\u2019autre pour un temps, si ces modes d\u2019expression le génent dans l\u2019exécution théâtrale.Tout cela est long, parfois pénible et ne s\u2019obtient pas par la seule bonne volonté, cela va sans dire.Il faut le travail, de la foi, beaucoup d\u2019ardeur et de persévérance.J'aurais aimé aussi suggérer l\u2019idée de l\u2019approche d\u2019un personnage.Les cours que nous avons amorcés à l\u2019Université nous permettront de donner asile, ne serait-ce que pendant quelques minutes chaque se- maine, à des êtres exceptionnels, VOLUME XLV \u2014 NUMERO 10 parfois à des demi-dieux.Ceux qui n\u2019auront pas le foyer intérieur, ou le tempérament, ou les moyens suffisants pour jouer les grands personnages, pourront au moins, à travers ces mêmes personnages, rejoindre en eux des régions inexplorées et élargir d\u2019autant leurs possibilités._.Il s\u2019en trouvera sûrement plusieurs parmi nous qui n\u2019ont pas l\u2019intention de faire du théâtre une carrière.Je crois que le CENTRE SOCIAL travail que néanmoins enrichissant sur le plan humain.nous ferons peut être extrêmement Je remercie tous ceux qui, spontanément, ont bien voulu m'\u2018honorer de leur confiance.Il ne nous reste plus qu\u2019à travailler.N\u2019étant pas superstitieuse de nature, je renonce facilement au mot de Cambronne et soù- haite bonne chance à tous.Charlotte BOISJOLI PAGE DEUX LE QUARTIER LATIN MONSIEUR JOHNSON, VEUT NOUS ÉCOEURER Il est trois qualités que les jeunes et les étudiants spécialement exigent des hommes politiques: l\u2019honnêteté, la franchise et la lucidité.Or, cher Monsieur Johnson, vous excellez dans la pratique de l\u2019inverse de chacune de ces trois qualités.Vous êtes malhonnête, vous mentez effrontément au peuple, vous le bernez et l\u2019exploitez, et vous continuez d\u2019entretenir des mythes, et vous essayez par tous les moyens de freiner le cours d\u2019une évolution normale.Parlons honnêteté d\u2019abord.Depuis le début de la campagne vous tentez de biaiser la question essentielle: jamais vous n\u2019avez parlé honnêtement de la nationalisation de l\u2019électricité.Vous avez proposé une solution ridicule: nationaliser deux compagnies.L'avenir de la province vous importe peu, pour vous, ce sont les votes qui comptent.Le problème de Pélectricité vous est tout à fait indifférent.Que la province puisse accroître son développement industriel par la création d\u2019un système hydroélectrique complet, rationnel et unifié, cela vous ne voulez pas l\u2019envisager.Vous avez refusé de vous prononcer, vous escamotez la question et en cela vous avez été malhonnête.Vous mentez effrontément quand vous dites que René Lévesque veut déconfessio- naliser la province.Vous savez pertinemment que c\u2019est faux.Vous le dites quand même parce que vous estimez que le mensonge constitue un excellent moyen pour dénigrer son adversaire.Vous voulez atteindre vos fins et s\u2019il vous faut mentir, vous mentez.Vous n\u2019en êtes d\u2019ailleurs pas à un mensonge près.Vous mentez depuis si longtemps qu\u2019il vous serait difficile de revenir à la pratique de la franchise.Quand vous dites que le gouvernement actuel veut tout socialiser, encore là, vous mentez.Et vous le savez.Au fond, M.Johnson, vous ne cessez par tous ces mensonges d\u2019insulter continuellement le peuple.Vous dédaignez le peuple et c\u2019est pourquoi vous lui mentez.Mais le peuple est peut-être en passe de devenir plus fin que vous ne le croyez.Quand vous voulez multiplier les universités, vous êtes irresponsable et vous manquez de lucidité.Vous savez que nous manquons de professeurs, vous savez que nos bibliothèques sont pauvres, vous savez que nos laboratoires sont mal équipés, vous savez que multiplier les universités équivaut à dissiper de façon tragique nos forces et nos énergies, vous savez tout cela, mais Ça vous importe peu, parce que l\u2019avenir du Canada Français vous est complètement indifférent, la seule chose importante à vos yeux étant vos petits intérêts personnels.M.Johnson, je pourrais reprendre toutes vos déclarations depuis le début de la campagne et chacune d\u2019entre elles entrerait soit sous la rubrique du mensonge, soit sous celle de la malhonnéteté ou encore sous celle de l\u2019irresponsabilité.Et vous vous demandez ensuite pourquoi les étudiants vous font mauvais accueil.Vous vous êtes plaint, à l\u2019occasion de votre dernière visite au Centre Social, d\u2019avoir été hué et vous exigez cette année, si vous revenez (mais vous semblez craindre \u2014 je vous comprends d\u2019ailleurs!) qu\u2019on prenne les mesures nécessaires pour qu\u2019on vous ne conspue pas.Cher monsieur, les mesures nous ne pouvons pas les prendre, c\u2019est vous qui motivez les réactions de votre auditoire.Dites des choses intelligentes, cessez de mentir et d\u2019intenter des histoires et alors les étudiants vous respecteront et vous écouteront sans faire le chahut.Voyez-vous, M.Johnson, les grands média d\u2019information, presse, télévision et radio, que vous dénigrez tant, ont fait ces dernières années un travail d\u2019éducation populaire admirable.Je comprends que cela vous choque, car il vous faut cesser de faire le pitre.Vous avez toujours cru que le meilleur moyen de berner le peuple était de le tenir dans l\u2019ignorance, mais il est arrivé que des gens sincères, croyant en la démocratie, ont entrepris une éducation populaire qui est votre ruine.Regardez les choses en face M.Johnson et devenez sérieux.Présentement, cher Monsieur, vous nous écoeurez et un homme comme vous ne mérite que notre mépris et notre dédain.Jacques GIRARD Co 2 ~~ By | séparatistes qui osent s\u2019affirmer, on est en droit de se de A'A.G.E.UM.PUBLIE Lundi le 15 octobre, la Société Artistique recevait \" invités à un coquetel.L\u2019occasion: le lancement des deux pu miers numéros des « Cahiers», publiés par PA.CÆUXÉ Après l\u2019échec de l\u2019an passé \u2014 les « Gudulades » et la « Fou couche » \u2014 l\u2019A.G.E.U.M.tente de nouveau la difficile aventmf de mettre sur le marché du livre, des essais traduisant L£ préoccupations actuelles du milieu étudiant, ses revendis tions, sa volonté de \u2018s\u2019intégrer dans la vie de la société cout dienne-française à tous les paliers: politique, économique culturel.D\u2019ailleurs, les titres des deux volumes sont signije catifs de ce nouvel esprit qui anime le milieu étudiant: «lak étudiants recommandent », texte du Mémoire de l\u2019A.G.EUNE à la Commission Parent, et « La littérature par elle-même recueil des réflexions de onze auteurs canadiens-français wf notre littérature, textes publiés l\u2019an passé dans un numéro 4f « Quartier-Latin ».| cé; Cette publication n\u2019est que la première étape d\u2019un vu mouvement de réveil populaire de la conscience étudiant déjà implicite dans le thème de PA.G.E.U.M.cette année «au service de la nation » \u2014, cette politique s\u2019impose db plus en plus à Pheure actuelle.Alors que les forces c diennes-françaises sont sur le point de se regrouper pour ui nouveau départ, les étudiants universitaires n\u2019ont plus le droit de se tenir à l\u2019écart de la vie de la nation.Et c\u2019est dans lit mesure ou ils seront conscients de leur rôle qu\u2019ils réussirof à affirmer leur présence, au sein de l\u2019Université d\u2019abord ej dans la société ensuite.Epuisera-t-on la première édition des mille volumes?} - BETEMENT SEPARATISTES Je n\u2019en.veux.ni a la doctrine, ri a Pidéologie, ni as bonnes intentions qui se cachent derriére.Je m\u2019incline min} très bas devant ceux qui ont eu le courage de s\u2019engo lucidement dans une aventure dont l\u2019issue pour Pinstant meure improbable, sinon incertaine.Je me contente constater que l\u2019indice d\u2019improbabilité est à la hausse.Les séparatistes \u2014 puisqu\u2019il faut les appeler par vf nom \u2014 font preuve d\u2019un fanatisme et d\u2019un infantilisme (k ne peuvent que nuire à leur cause.Les courageux témoin # l'indépendance du Québec ant connu'des\u2019heures très diffic#} durant le débat-midi auquel M.Lesage était invité; ils vécu aussi des moments peu glorieux, \u2014 soyons polis \u2014 du Colloque sur Economie: l\u2019aggressivité maladive dont # a fait montre à l\u2019égard de MM.Baumgartner, Lévesg#i Marchand et Taylor, cette détermination obstinée à engues les invités des étudiants, montre le peu de.valeur et de s# civique d\u2019un bon nombre de ceux \u2018qui servent la c séparatiste.: C\u2019est dommage .Si ce sont là les seuls représente der si c\u2019est la toute Pimportance que l\u2019on attache à * réunions, ou bien \u2014 ei ce serait encore plus dommage \u2014\"{; \u2018Jau fond, ce n\u2019est pas là-tout ce qu\u2019on a à nous offrir.Ë Michèle RIVET Ë ferme em pr 18 OCTOBRE 1962 ETAT CIVIL: 4 BUT: - LES CAHIERS DE L'A.GEUM.GENITEUR : les Editions Bleu et Or, de brève, gothique (?) et gudulesque mémoire étaient \u2014 qui l\u2019eût cru ?\u2014 un phénix : c'est de leurs cendres, témoins d\u2019un désastre héroïque et cocasse, que renaissent, après quelque neuf (bien sûr) mois de gestation, les CAHIERS.leur nom officiel est « Cahiers de la Société Artistique de l'association générale des étudiants de l\u2019Université de Montréal »; voit aisément, ont leurs titres de noblesse.les Cahiers, on le PARENTS ADOPTIFS : tous les frais de cette entreprise sont assumés par la Société Artistique : la présentation, la diffusion, le choix des oeuvres qui y sont publiées sont sous l'entière responsabilité des étudiants.Fernand Parent, administrateur André Major, secrétaire PARRAIN : L'Association des professeurs de l'Université de Montréal a officiellement donné son appui moral aux Cahiers.Cette collaboration nous est précieuse, et elle était indispensable si les Cahiers devaient être une oeuvre vraiment universitaire.TUTEURS : Votre serviteur est le tuteur en chef.Assumeéront avec lui (je) la tâche de diriger la nouvelle maison i d'éditions : André Brochu, assistant directeur et un comité de lecture où sont représentés le conseil de l'A.G.E.U.M., le comité exécutif, le Quartier Latin, la Société Artistique.tement universitaire; CARACTERISTIQUES : cette maisons d\u2019éditions doit être stric- donc \u2014 elle publiera surtout des oeuvres d'universitaires, étudiants et professeurs; ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019occasion que des gens extérieurs à l'Université y seront invités.\u2014 il n'est pas question d\u2019y faire pa- raitre de vagues carabinades, mais par ailleurs les -Cahiers sont ouverts à toutes les formes de recherches ou de création, littéraire ou scientifique.- \u2014 Les Cahiers n'adoptent, pas d\u2019avance, et ne devraient pas adopter une ligne de pensée ou une autre, ni politiquement, éthiquement, ni ni scientifiquement.Par ailleurs, \u2018et parallèlement, ils devront.exclure de leurs publications toute oeuvre dogmatique, absolutiste ou fanatique : il n\u2019y a pas d'esprit universitaire sans .liberté.à _ (Suite à la Page 13) la liberté intellectueile, dans la belle province, est une acquisition plutôt récente et encore mal assurée.On assiste chez nous, à l'heure actuelle.à un, réveil de l'esprit de liberté; dans le domaine de l'édition, entre autres, de nouvelles entreprises sont apparues, qui semblent se spécialiser dans le livre choc, la révélation des scandales, etc.On aurait tôt fait de crier à la délivrance; mais publications se veulent iconoclastes, et par le fait.même demeurent involontairement soumises à notre -peur ancienne.Avoir besoin de crier pour.affirmer des choses qui vont de soi, c'est avouer qu'on n\u2019est pas sur de sa voix; avoit besoin de créer des scandales, qu'on est encore fasciné par les valeurs qu'on voudrait détruire.Les Cahiers voudraient témoigner d'une certaine sérénité qui est le propre du chercheur, et tout simplement de l'adiilté.Nous voulons prouver que le temps est dépassé où il fallait réclamer: à vide la'liberté; et comme on prouve le: mouve- +iment\"8n mialéhant\"nous\u201d voulons /prôuver-la-libérté: \u2018de- | TRATED: CETTE ey LE QUARTIER LATIN PAGE TROIS LE CREDIT SOCIAL \"CHEZ LES ECONOMISTES Je ne crois pas qu'il failie faire montre de bétise, et continuer de ridiculiser la doctrine politique de M.Réal Caouette.Cela indique chez ceux qui le font un certain manque de sérieux.Et si le ridicule peut tuer a coup sir, il faut quand méme avoir des raisons de le faire.Car enfin, qui parmi nous, étudiants, s\u2019est donné la peine d'étudier d\u2019une manière sérieuse et intelligente le Crédit Social?Ceux qui taxent les créditistes de malhonnêteté sont souvent ceux-là mêmes qui n\u2019y comprennent rien, ce qui cst compréhensible, ou qui n\u2019y veulent rien comprendre, ce qui est un manque de bonne foi.Pour ma part, je ne connais pas encore très bien cette doctrine, c\u2019est pourquoi j'ai l\u2019intention de rapporter, sans parti pris, les points les plus frappants de sa causerie du 9 octobre à l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales.Très à l'aise devant une foule de quelques centaines d'étudiants, parmi lesquels un faquin avait eu l'idée de se déguiser en un Hitler grotesque, Réal Caouette passionnément nous parla.D'abord de l'importance des rencontres avec les étudiants, puisqu'ils sont les maîtres de demain.C\u2019est surtout en tant qu'\u2019étudiants que nous pouvons être attirés par la politique.11 le fut lui-même il y a près de trente ans, devant l'impossibilité d'admettre que lui étudiait et ses voisins non.Pourquoi ce malaise?Cela réside dans.un problème monétaire.M.Marchand, dit-il, en donnant comme égalités le pouvoir d'achat et la production nationale, fait erreur.Il y a une différence de douze milliards entre les deux.Le budget fédéral, composé entre autre des taxes indirectes (si je ne tn\u2019abuse) fait aussi partie du pouvoir d'achat.Et si la production écoulait |.normalement ses produits, ver- rions-nous tant de choses encore Réal Caouette parlait.à vendre sur les étalages ?Ridicule, direz-vous, logique pourtant, même si cette logique peut paraître ou être.ridicule par ses causes ou ses effets.(cette phrase est du signataire.) M.Caouette ajoute qu\u2019il est impossible de vivre avec les Allocations Familiales.Le problème, dit-il, est celui du pouvoir d'achat; en donnant aux consommateurs un pouvoir l'achat égal au taux de la production, chacun obtiendrait une liberté économique et une sécurité immédiate.Il cite ensuite le volume de M.Yordan Kostakeff, « un économiste sérieux ! », sur la dnc- trine de son Parti, puis enfin : « Canada pays d'avenir », un exposé des Principes, Objectifs et Lignes de Conduite.Il nous lut les Principes : 1 \u2014 L'être humain est la créature la plus précieuse de toute société organisée.2\u2014Le gouvernement doit servir l'homme.3 \u2014 Liberté et Sécurité 4 \u2014 Il faut rendre financièrement possibles les choses physiquement réalisables.Puis il termina son exposé en développant les quatre points énoncés ci-haut, Certaines questions furent posées.Les unes, parfaitement stupides, les autres, intelligentes.Le débat engagé entre M.Harvey et M.Caouette, à la fin, fit sourire ceux qui savaient que le premier employait des termes économiques \u2018et le second des termes politiques.Tout ce qu\u2019il y a à déplorer est le manque de sérieux de certains étudiants, ainsi que les nombreuses citations dé papes qui peuvent rendre le Crédit Social suspect dans le contexte actuel des choses.Un dernier mot: je ne suis pas créditiste, et c\u2019est par souci de: justice que j'ai dû déplorer certaines choses assez déplaisantes pour quiconque veut rester objectif.Qu\u2019on ne me fasse pas dire ce que je n\u2019ai pas dit.Scripsi quod scripsi.Michel BEAULIEU COMMISSION DE RÉALISATION D'UNE AUBERGE UNIVERSITAIRE Nous lançons un appel à|du Chalet ont été mandatés tous les étudiants et étudiantes de l\u2019Université de Montréal conscients de leur responsabilité\u2019 au sein de I\u2019A.G.E.U.M.Lors de l\u2019avant \u2018 dernière session.de\u2026]\u2019A.G.E.U.M.les «membres\u2018\u2019de la Commission C\u2019est notre chalet, aidez- pour réaliser les projets de |nous à le construire! construction d\u2019une auberge universitaire.pr \u2018Or, pour que cette commis-|breux au bureau 608 du sion puisse réaliser ce projet, Centre Social.il lui faut des sollaboraicurs oo | et côllaboratrices.SIE Alors on vous attend nom- \u201cMichel VADEBONCOEUR PAGE QUATRE O14 OO DO 11 1 1 1 S Montréal, le 4 octobre 1962 Monsieur Jacques Girard, directeur, Le Quartier Latin, 22279, rue Maplewood, Montréal 26, P.Q.Monsieur le directeur, Je termine à l'instant la lecture de votre journal, numéro du 4 octobre de l'année cou- vante.Je voudrais me permettre de faire certains commentaires sur un article de monsieur Lorne Bouchard portant sur les expositions scientifiques.j'aimerais souligner qu'il se tient a Montréal, depuis deux années déjà, des expositions scientifiques.Ces expositions sont ouvertes à tous les étudiants du niveau secondaire, français ou anglais, de Montréal et de la région avoisinante.les Expo- Sciences de 1961 et 1962 ont eu lieu sur le campus de notre université, plus précisément, dans le Hall d'Honneur.Je suis fort étonné que M.Bouchard n'en ait jamais entendu parler! Je devrais conclure que la publicité faite autour de ces événe- ments était insuffisante et pourtant il en a été question, à maintes reprises, dans les journaux, à la radio et à la télévision.De plus, des lettres circulaires, res pamphlets publicitaires, des affiches ont été distribués dans toutes les institutions secondaires de la région de Montréal, autant françaises qu'anglaises.Je né souviens méme d'avoir vu quelques-unes de ces affiches dans l'Université.On peut juger de la valeur de la campagne publicitaire en sachant qu'environ SITE A LL LL LL SL PAS D'EXPOSITION SCIENTIFIQUE?5,000 visiteurs, en moyenne, sont venus constater, chaque année, la valeur scientifique de la jeunesse montréalaise.Ces expositions ont eu beaucoup de succès.L'an passé, environ 250 étudiants ont présenté 125 montages portant sur les disciplines suivantes : mathéma- tiques-physique-astronomie, chi- mie-géologie, biologie-botanique, sciences médicales, sciences ap- gagnants : 3 bourses d'études de pliquées.Il a été distribué aux $300.00, 5 bourses d'études de $200.00, un prix de $150.00, 5 prix de $100.00, 5 prix de $50.00 ct 25 prix de valeurs moindres.Soulignons en plus que les deux grands gagnants de l'exposition ont reçu une médaille frappée à l'effigie du lieutenant-gouver- neur de la Province de Québec, l'honorable Paul Comtois, et une bourse du Ministère de la Jeunesse d'une valeur de $500.00.L'école qui a accumulé le plus grand nombre de points s'est mérité le wophée de l\u2019Expo- Sciences de Montréal le modèle duquel apparaît à l'en-tête de cette lettre.Quatre étudiants parmi les gagnants ont participé à l'Exposition nationale qui s\u2019est tenue pour la première fois à Ottawa au mois de mai dernier et y ont exposé leurs montages.Trois de ceux-ci ont rem porté un grand prix et je tiens à nommer un des trois, monsieur Pierre Racette, étudiant en Philo 1 au séminaire de Joliette, qui s\u2019est mérité le grand prix (section masculine) de l'Exposition nationale soit, un voyage en An- LE QUARTIER LATIN gleterre afin de participer à la Quinzaine scientifique de la Jeunesse à Londres.L'Expo-Sciences de Montréal a été fondée grâce à une initiative de l'Institut de Chimie du Canada et de l'Engineering Institute of Canada et par la suite, plusieurs sociétés scientifiques et industrielles sont venues inscrire leurs noms à la liste des sociétés commanditaires.Le premier président de l'Expo-Scien- ces de Montréal a été M.Henry Bolker du Pulp and Paper Research Institute of Canada, le deuxième M.Jacques Benoît de H.W.Lea Consulting Eng.et le président actuel n'est nul autre que le signataire de cette lettre.Je dois aussi signaler que plusieurs de mes collègues de l'Université de Montréal, de l'E- cole Polytechnique, de l'Université McGill et plusieurs représentants du secteur industriel ont contribué et continuent de participer à l'organisation de l\u2019Expo-Sciences.Je ne voudrais pas, monsieur le directeur, allonger indûment cette lettre et je termine en signalant que la 3e Expo-Scien- ces de Montréal se tiendra à l'Université McGill cette fois, les 19 et 20 avril prochains.Avis aux intéressés.Veuillez agréer, monsieur le directeur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.Marcel BOURGON, Professeur agrégé au Département de Chimie de l'Université de Montréal, Président de la Se Expo- Sciences de Montréal.QUAND LES ETUDIANTS SE FONT ACTIVISTES On entend souvent dire que les étudiants sont indifférerits, inactifs, refusent de s'engager.Dieu merci, heureusement qu'il en est ainsi.Bénissons le ciel pour leur indifférence, leur morne désintéressement de la chuse publique.Où sont les crétins assez imbéciles pour blâmer la sagesse d\u2019une telle attitude, pour blamer la passivité et l\u2019inaction ?La semaine dernière, certains événements ont souligné la stupidité de nos bons éditorialistes du Quartier Latin, quémandeurs d'actions et de réformes.Je veux parler de la position des éiu- diants de l'Ecole Normale Jac- \u2018ques-Cartier.- Eux, ils ont lu l'année dernière les éditoriaux de Jacques Girard: ils se sont engagés.Samedi dernier, ils ont manifesté, pancartes en mains, slogans aux lèvres.Le but de leur manifestation ?Ici ça devient cocasse.On connaît l'affaire Gué- rin, la prise de position vigoureuse de certains professeurs contre l'obscurantisme du D.I.P,, et de ses 20 élèves.Enfin jeudi dernier, soucieux de réformes, des parents d'élèves défilèrent devant l'Ecole Jacques-Cartier ; leur affiche: D.1.P.= R.L.P.\u2014 20 Evéques + 0 éducateurs \u2014 0 \u2014 el une surtout, comme on en vois Irop rarement : un rat portant Mitre et crosse.Le même jour, les fils défilent aussi mais sur leurs pancartes, on lisait, tenez-vous bien : on veut la Paix \u2014 Silence, on étudie, etc., etc.Et oui, lorsque des étudiants se font activistes, ils démontrent qu'ils sont des réactionnaires.Des jeunes de 20 ans qui demandent à leurs parents de se tenir tranquilles, de ne pas vouloir brusquer une trop lente évolution.INOUI.Alors qu'en AlI- gérie, à Cuba, au Japon, en Amérique du Sud.des étudiants for- mentent des révolutions, ici ils les étouffent, ils refusent le progrès.La conservatisme devient vertu, la révolution vice, 38 OCTOBRE 194 ERNEST ET GUSTAVE Au deçà des mesures expéditives efficaces, il y a, mon cher Ernest, hic et nunc, à parer à l\u2019inanition des masses ! AVIS: DANSE LIBRE Comme il est impossible d\u2019admettre plus de 500 personnes à nos soirées, nous avons été obligés d\u2019adopter l'attitude suivante : Nous exigerons la carte de l\u2019A.G.E.U.M.ou la carte de Faculté de tous les étudiants et étudiantes de l\u2019Université de Montréal.Quant aux demoiselles de l\u2019extérieur, nous les admettrons sous réserve.à condition qu\u2019elles présentent une carte d'identité prouvant qu\u2019elles ont 20 ans.Nous leur ferons ensuite parvenir par la poste, une carte spéciale pour les soirées subséquentes s\u2019il y a lieu de compléter le nombre de demoiselles.N.B.Pour les couples, il suffit que l\u2019un des deux soit membre de l\u2019A.G.E.U.M.Nous en profitons pour souligner le fait que 70%; des jeunes filles présentes à la soirée de vendredi dernier, venaient du Campus.Nous les remercions d\u2019avoir répondu en si grand nombre à notre appel.Sous-comité des danses libres Guy JEAN, directeur F.DORLOT No * \u2014\u2014LE QUARTIER LATIN\u2014\u2014 journal bi-hebdomadaire de l\u2019Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal Membre de le Cerperetion des Escholiers Griffenneurs Directeur : Jacques Girard Rédacteur en chef : Michèle Rivet ; Secrétaire à la rédaction : Paule Beaugrand-Champagne Comité éditorial : Denys Arcand, Pierre Beausoleil, Guy Bertrand, Gabriel Fortin, Guy Lord, André Poirier, Claude Roy, Stéphane Venne, Christiane Verdon, Antoine Zalatan.Section artistique: Raymond Levasseur, Michel Beaulieu, Guy Robert, Jacques Tardif, André Brochu, Michel Amyot, Mireille Dansereau, Yves Laurendeau.Section ecomomique : Hubert Lapierre, Michel Paquin, André Smith, Georges Dahmen.Section de l'Education : Lina Goerlach, Camille Limoges, Prangois Gagné, Michel Lord, Roger Tessier.Section Internationale: Pierre Hogue, Neuville Lacroix.Section Nationale : Richard Pouliot, Francine Tougas.Section des Nouvelles : Maryse Hogue, Louise Richer, Gisèle Tremblay, François Dorlot, Daniel Jacoby.Section Scientifique : Lorne Bouchard, Raymond Lafontaine, Pierre Rivest, Lise Prescott.Cornet: Gilles Marien, Serge Grenier.Caricaturistes: Cler, Stobin.Pbotogrepbes : Jean-Marie Dorlot, Francois Dorlot, Danièle Sauvage, Pierre Savard, Michel Vadeboncoeur.Publicité : Georges Lefebvre \u2014 RE.7-6561 Abonnement pour l\u2019année universitaire : $3.00 C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 RE.8-9616 2222, ave Maplewood, Montréal 26 Imprimé à 975, rue De Bulllen, Montréal 18 DE LAMIRANDE INCORPOREE Le Ministère des Postes à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième clisse de la présente publication: .|.\u2014 ee M 16 OCTOBRE 1962 LE QUARTIER LATIN \u201c PAGE CINQ COLLOQUE SUR L'ÉCONOMIE 3 LA PARTICIPATION DES CANADIENS-FRANÇAIS À L'AVENIR ÉCONOMIQUE DU QUÉBEC Selon M.Tessier, la cause de M l'échec économique des Cana.diens-français, dans une Province où ils représentent 84.5% de la population, réside dans la mauvaise utilisation des fruits M de leur travail.Nous possédons à institutions @ du: capitaux et nous avons dans ce secteur, de bonnes structures : bancaires, compagnies d'assurances, sociétés de [iducie, sociétés de gestion et de prêts.Mais ce qui nous man- A que.c\u2019est un circuit financier capable d\u2019orienter nos capitaux @ dans le sens d\u2019une expansion @ pouvant satisfaire nos besoins économiques, combler nos lacu- À nes dans ce domaine.Il faut que 8 la population canadienne-fran- M (aise rcconnaisse le caractère es- M «enticl de ces structures qu\u2019elle @ possède et que nos gouverne- 4 ments leur permettent de fonc- M tionner de façon profitable.Et nos gouvernements à tous les Æ niveaux, il va sans dire.Si la solidarité nous est né- Æ ccssaire, i] ne faut toutefois pas À conclure au rejet des capitaux @ étrangers dont nous ne pouvons @ absolument pas nous passer.Il # sagit de mettre ces capitaux à notre portée par nos initiatives À ct notre efficacité.Le capital, élément essentiel 8 de l'économie, il nous revient i ensuite de utiliser pour tirer # profit de nos ressources naturelles et exercer sur elles notre Æ droit de propriété (car elles @ Nous appartiennent, quoiqu\u2019en M pensent les Américains.) \u2018!\u2019 Les moyens qui nous permettront d'y arriver sont l\u2019Etat et l\u2019entreprise privée.L'Etat a un rôle ÿ essentiel à jouer dans la coor- @ dination des énergies et dans la @ Protection @ lnuns : « En réclamant ses droits des intérêts com- sur les ressources qui appartien- @ nent à la communauté, l\u2019Etat Conférence prononcée le vendredi, 12 octobre, par M.Bernard Tessier, directeur général du Conseil d'Expansion Economique Inc.accomplit un devoir correspondant strictement à sa raison d\u2019être.\u2018?Mais ce rôle de l'Etat n\u2019est que supplétif, c\u2019est à la population de s'imposer par ses initiatives collectives et individuelles.L'économie pose également le problème des consommateurs.Il est d\u2019une importance capitale pour nous de favoriser le développement de nos entreprises.La politique de l\u2019achat « chez nous » ne correspond pus à un fanatisme, mais à une reconnaissance indispensable de nos intérêts.Si les Canadiens français sont en possession des éléments ces- sentiels d\u2019une économie normale, il leur reste, et ce n\u2019est pas la moindre des choses, a en tirer le meilleur profit possible.M.Tessier n\u2019a fait qu\u2019exprimer d\u2019une façon précise une situation qui ne nous était nas totalement inconnue, mais que beaucoup d\u2019entre nous ont préféré longtemps faire semblant d\u2019ignorer.Mais, comme le conférencier l\u2019a fait remarquer, il y a eu une évolution, la population canadienne-française est plus consciente de ses droits et de ses devoirs.Cette conscience doit se matérialiser dans des gestes concrets, dans une action ininterrompue de toute notre société.Marie-José CANTIN (>) Remarque de l\u2019auteur et non de M.Tessier.2) Texte de la conférence de M.Tessier.NOTES : Nous nous excusons de ne pouvoir présenter un résumé des conférences prononçées par Me Claude Aubin et M.René Lévesque.Dans notre prochain numéro, nous pourrons donner des articles couvrant ces importants exposés.\" IVe et Ve RÉPUBLIQUES : REUSSITES ÉCONOMIQUES L\u2019expérience économique française qui, depuis 1945 va de l\u2019économie de pénurie, de l\u2019immédiat après-guerre, jusqu\u2019à la construction du Marché Commun et d\u2019une économie de consommation, présente des traits d\u2019originalité frappants: sur le plan des idées, dépassement de l\u2019opposition libéralisme économique \u2014 économie intégralement planifiée, sur le plan des rapports de production, collaboration des groupes syndicaux et patronaux sous la direction d\u2019un organisme gouvernemental: le Commissariat au Plan.Ici, il serait bon de faire sauter un mythe très répandu parmi les Québécois et même parmi de nombreux Français: le mythe de \u2019Homme Providentiel qui, par un miracle quelconque, aurait en 1958, « relevé » la France.De fait, la IVe République, faillite politique, de par ses structures institutionnelles a abattu un travail immense sur le plan économique, et la Ve République n\u2019a fait que continuer le mouvement, en s\u2019attaquant certes à des problèmes différents.M.Wilfrid Baumgartner, ministre des finances du gouvernement Debré et président honoraire de la Banque de France nous a brossé un tableau de cette évolution qui s\u2019amorce en 1947 avec le Premier Plan.Les plans français Le Premier Plan (1947-1952-1953) hâte la reconstruction en stimulant et concentrant les efforts sur quelques points privilégiés.IL fallait restaurer dans les moindres délais le potentiel énergétique (charbon, électricité, carburants), réparer l\u2019intrastructure qui favorise les effets de jonction entre les industries et les régions (transports), procurer les grands matériaux de l\u2019architecture industrielle (acier et ciment), doter l\u2019agriculture d\u2019une mécanique modernisée (machinisme agricole).Les objectifs de ces secteurs de base ont été atteints.La production nationale passe (1946=100) à l\u2019indice 149 en 1952.Le Second Plan (1954-1957 ) veut agir sur l\u2019ensemble de l\u2019économie nationale, à laquelle il assigne des objectifs généraux de croissance et dont il ébauche la structure évolutive.Cette croissance économique s\u2019accompagne d\u2019une inflation monétaire renaissante et s\u2019assortit d\u2019un déséquilibre aigu de la balance extérieure.Le Ille Plan (1958-1961) et la Ve 1| République s\u2019attaqueront a ces deux problèmes et réussiront à équilibrer la balance commerciale et à arrêter l\u2019inflation.Le Ve Plan (1962-1965) se veut un Plan d\u2019intégration aux marchés extérieurs dans le Marché commun et dans une future communauté économique Nord-Atlantique et vise un taux d\u2019accroissement annuel de _\u2026 quelconque.-~ la production de 5.5 à 6%.Le marché commun et nous M.Baumgartner a tenu à souligner que le Marché Commun n\u2019est pas destiné à devenir une Bastille économique, qu\u2019au contraire son fondement est le principe d\u2019ouverture, que la fusion des marchés du groupe des « six » et bientôt du groupe des « sept » avec à sa tête la Grande-Bretagne se lie à des considérations structurelles qui nécessitent l\u2019étape d\u2019un Marché Commun européen, et ceci avant la création d\u2019un Marché Commun nord-atlantique.Ces considérations structurelles sont les différences de coûts de production et de taille des entreprises.Les coûts nord-américains étant plus élevés donnent un avantage certain aux Européens mais cet avantage est compensé par la taille supérieure des entreprises américaines.Ces différences tendent à disparaître.Le niveau de vie européen, en s\u2019élevant, fait croître les coûts de production et déjà s\u2019est amorcé le mouvement à la concentration des entreprises européennes.Le plan et le commissariat au plan Au Plan français correspond une doctrine économique: l\u2019interventionnisme, doctrine méprisée dans l\u2019entre-deux guerres à la fois par les tenants du libéralisme à Pétat pur et par ceux d\u2019une économie d\u2019Etat.L\u2019interventionnisme veut répondre à deux exigences: le respect de la liberté des hommes dans leurs pensées et actions et la nécessité économique et sociale du plein emploi.Le Plan français diffère donc des Plans soviétiques et de ceux de plusieurs pays sous-développés et répond à des nécessités différentes.Le Plan français propose des choix rationnels d\u2019investissement à une épargne qui se forme par un choix libre de non-consommations les Plans des pays sous-développés doivent créer cette épargne lorsque le niveau de consommation n\u2019alteint pas le minimum vital.Dans le dernier cas, nous avons une économie de pénurie, dans le premier, ce que M.Baumgartner appelle une économie « concertée » et « prospective ».Concertée, car deux qui ont charge de l\u2019action gouvernementale rassemblent les responsables de , £estion des affaires, patrons et syndicats et le font par l\u2019entremise du Commissariat au Plan.Prospective, car le Plan fixe des objectifs généraux de production, d\u2019accroissement de la productivité, de niveau de salaires etc.Le Plan français répond donc aux exigences d\u2019un peuple à économie développée qui veut maîtriser et contrôler sa vie économique afin que les faits économiques servent les hommes et que les hommes n\u2019acceptent plus les bouleversements économiques comme le fait d\u2019une Fatalité coon wy Jacques MORIN a PAGE SIX LE QUARTIER LATIN JEAN MARCHAND MONTRE LA VOIE gon oY Ce qui ressort de la conférence sur le \u2018Role des Syndicats dans l'avenir économique du Québec\u2019 c'est d'abord l'ouverture d'esprit de Jean Marchand et aussi son esprit foncièrement syndicaliste.Avec son ouverture d'esprit, it à su replacer le mouvement syndical canadien dans le contexte nord-américain.Avec son esprit syndical, il à voulu creuser jusqu'au fond de la question.Avec cet esprit syndical et ouvert, Jean Marchand a compris que tout le monde est responsable de l'économie nationale, aussi bien l'Etat, le Patronat que les ouvriers.Mais c'est une responsabilité véritable que les ouvriers veulent assumer : ils veulent bien arrêter leurs continuelles revendications, mais alors ils doivent avoir une voix dans les décisions économiques, parce qu'en fin de compte, c'est eux qui la font, cette économie.Il a RE Cr Ca AU SYNDICALISME NORD-AMERICAIN fera qu'aggraver les problèmes sagit pour les syndicats actuellement de convaincre et l'Etat, et le peuple, et le pratronat de ce fait, qui n'a d'ailleurs rien à voir avec les mots-épouvantails que dressent certains esprits pour effrayer la majorité bien- pensante.En attendant les syndicats doivent maintenir leur politique des revendications.Tel est le changement profond, sinon dans la ligne d\u2019action, du moins dans la direction de la pensée syndicale au Canada, changement dû à la situation économique particulière de ce pays dans le continent nord américain.Mais il semble là que M.Marchand veut rester dans la modestie, riodestie tactique d'ailleurs.Car en fait, ce serait nier une réalité que de dire que le syndicalisme aux Etats-Unis se porte bien.Au contraire la crise y est plutôt grave.On s\u2019y plaint ac- tuellement que le mouvement syndical n'a plus de buts, que les ouvriers ne savent plus ce qu'ils veulent de leurs syndicats, et de là un manque de communication entre les chefs et les membres, que les Unions ont des capitaux énormes de mil- liarcls de dollars et une arme efficace et ne savent comment les utiliser.[La convention coilec- tive de salaire est admise mais les chels syndicaux sont génés de revendiquer partout et toujours.On se souvient du bon vieux temps quand les Unions étaient en pleine eflervescence.C'était clans les années 30 et 10, le temps du New Deal de Roosevelt.Là au moins on avait quelque chose contre quoi il fallait lutter.Au- jourd\u2019hui tout est amorphe et le malaise est croissant.Le mouvement syndical est-il en train de perdre sa raison d'être?On s'en prend à l'âge des leaders, à leur fatigue.Les jeunes leaders pensent comprendre le mal un peu plus et commencent i inventer des objectifs: Lutte contre l'automation, Lutte contre la segrégation des noirs, Lutte contre le double standard de salaire des collets blancs et des collets bleus.Ce ne sont pas là de faux problèmes certes, mais ce sont des problèmes secondaires, ou plus exactement des sous- produits d\u2019un problème général, celui de l\u2019économie de L'ensemble de la nation.Au Canada, le chômage est une question de même nature.C'est ce que le syndicalisme américain n'a pas compris et que M.Marchand a vu.En fait si les syndicats américains se défendent d'aller au fond des choses pour s'en tenir à une politique de revendications, cela ne sans les résoudre: c'est facile d'obliger les patrons à augmenter les.salaires et à diminuer les heures de travail avec la convention collective, mais ils vont augmenter en même temps le coût de la production et par là le coût de la vie, qui entraînera encore une augmentation de salaire, I faut bien qu'à un certain moment le Gouvernement dise Stop comme l'a fait Kennedy l'année dernière à U.S.Steel.Mais du coup c\u2019est l'affolement au Stock Market.C\u2019est la récession.On ne sort pas du cercle vicieux d'une manière comme de l'autre.On voit alors qu'un engagement des syndicats dans la politique économique est nécessaire.Seulement les syndicats américains s\u2019en sont abstenus.Lors du vote sur le Farm Bill par exemple, ils auraient pu soutenir le Président Kennedy contre la droite républicaine.Le monde du travail a pensé qu'une récluction des taxes est urgente, seulement il à manqué à appuyer Kennedy qui a du l\u2019ajourner jusqu'à l'année prochaine tout juste à cause de l'opposition purement politique des Républicains.Il va sans dire que cette situation critique est générale dans tout le continent nord-américain, même au Canada où pourtant l\u2019idée de la convention collective n\u2019est pas encore admise dans certains milieux des affaires.Mais M.Marchand sait par où sortir.On n'en sort pas en inventant de faux-problèmes ou en s'occupant des à-côtés.On en sort en retournant aux sources mêmes du syndicalisme pour comprendre que le mouvement syndical n'est pas seulement une organi- 18 OCTORRE 19 \u2014_ sation pour la convention co}.Ë lective.Il y resterait figé en a.teignant ses buts préliminaires Ce qu'il faut comprendre c'es que le syndicalisme lui-même Ë doit être une évolution constan- 1 te, une recherche du imal dans £ ses racines.Le syndicalisme ne ; peut se contenter d\u2019expédient et surtout doit éviter I'égocentrisme.Le syndicalisme figé, le syndicalisme de catégorie n'en rien qu\u2019un corporatisme, un peu plus large peut-être, mais corporatisme de toute façon.La convention collective à été une arme efficace, mais elle s'avère aujourd'hui désuète.Ce qu'il faut pour la promotion du monde du travail, ce ne sont plus ! l'augmentation de salaire et la | réduction des heures.Mais c'est sa participation même dans les décisions économiques de la na tion.Pour terminer, ce serait peut être une question à l\u2019endroit des chefs syndicaux actuels: Comment vont-ils s\u2019y prendre pour forcer la porte de l\u2019économie jus qu'ici réservée au monde du' profit.Ils disent qu'en attendant, ils doivent toujours maintenir la politique des revendications jusqu\u2019à ce que le patronat comprenne la nécessité de la coopération.Mais cela jusqu'à quand ?Et en ce faisant ne ris quent-ils pas encore de disperser la force ouvrière sur des mesures qu\u2019ils savent démodées.Et ne risquent-ils pas surtout de perpétrer cette tradition des syn dicats dans les revendications Il s'agit certes de couvaincre l'Etat et le patronat, mais ne s'agit-il pas aussi de convaincre les syndiqués eux-mêmes de ce rôle nouveau du mouvement.Vu huu QUANG o Nous avions annoncé par la voie d\u2019un éditorial la tenue de ce colloque et l\u2019importance qu\u2019il revétait à nos yeux pour les étudiants de l\u2019Université.On peut affirmer avec assurance maintenant que le NOTE : Nous tenons à remercier ceux qui ont travaillés à la réussite dans la prise de conscience des canadiens français de la nécessité de reprendre en main leur économie.colloque a été une réussite et qu\u2019il marquera un moment important que nous avons vu, dont Michel Vennat, Michel Lemoyne, Jacques Cirard, Pierre Lapointe, Marcel-Hémond Paradis et Gilles Tessier.+ + + COLLOQUE SUR L'ÉCONOMIE - Suite + + + Le colloque sur les perspecti- gves économiques du Québec se fterminait par une table ronde fou la question posée était : « La Zconfédération telle qu\u2019elle est Esert-elle les intérêts économiques Adu Québec ?».Au cours du débat auquel participaient, M.@Ærrançois-Albert Angers, profes- Æscur aux Hautes Etudes Commerciales, M.Charles Taylor, Eprofesseur de philosophie politique à l\u2019Université MrGill et M.André d'Allemagne, vice-pré- @sident du Rassemblement pour \u2018fl Indépendance Nationale, la @question s'est rapidement trans- Mlormée : dans l'intérêt strictement économique des Canadiens français, faut-il demeurer fidè- 8les à la Confédération canadienne ou l'abandonner pour former Gun Etat indépendant ?3 M.Angers : la Confédération a servi l\u2019Ouest @ct l'Ontario Telle est la conclusion à la- \u2018Qquelle M.Angers est arrivé.Il @signalait d'abord que théoriquement, un des buts de la Con- [fédération était d'apporter la À prospériié économique aux pro- Æ#vinces.On se basait alors sur la théorie du «grand espace », Fc'est-à-dire que le grand espace M cst susceptible d'emmener à la fois une diversité de produits et ÿ un grand marché.Ce grand marché peut -toujours être remplacé par celui d'exportation mais cela est beaucoup plus difficile, + Ul PEUT FAIRE De gauche à droite : Messieurs F.-ÂÀ.Angers, C.Taylor, Paul Lacoste et A.d\u2019Allemagne.à preuve, le développement fantastique des Etats-Unis.; Mais signate-t-il, la Confédération avait surtout un but militaire : il s'agissait de sauver des Américains les colonies britanniques d'Amérique du Nord.En conséquence, tout le développement du Canada s'est orienté vers l'ouest et la première grande réalisation de la Confédération fut le chemin de fer trans- Canada.Il s'agissait alors pour les Canadiens de devancer les Américains dans la poussée vers l'Ouest.Pour le Québec, du strict point de vue économique, cela fut mauvais, car c\u2019est à l\u2019ouest que s'est déplacé le grand marché et c'est l'Ontario qui en a profité.Ainsi, aujourd'hui, les industries du Québec se trouvent pratiquement réduites au marché domestique de la provirce et au marché d'exportation.M.d\u2019Allemagne : la Confédération limite les pouvoirs du Québec pour contrôler son économie M.d'Allemagne s\u2019est d'abord refusé a voir dans le développement économique d\u2019une nation, l'objectif principal de cette communauté.La politique doit primer l\u2019économique et lui indiquer ses buts.L'économique n'est qu\u2019un moyen d'arriver à des fins que fixe la politique.Tout choix économique suppose une certaine conception de LE QUARTIER: LATIN PAGE SEPT LA PLANIFICATION ?l'homme et de la société et c'est la politique qui doit formuler cette conception.De plus, l'économique ne donne pas tout.« Ce n'est pas le cheval - vapeur qui va tuer le « joual ».Enfin a-t-il dit, lorsqu'on parle de libération économique au Québec, il faut bien en voir les limites.De plus en plus, le marché intérieur est insuffisant au développement d'une économie forte.Dans cette optique, ce sont surtout les pouvoirs fiscal, tarifaire et monétaire qui importent.Le pouvoir fiscal qu'a l'Etat provincial n'est pas assez grand pour qu'il puisse favoriser par des dégrèvements d'impôts telle ou telle industrie qu\u2019il juge cs- sentielle au progrès économique de la province.En conséquence, ses pouvoirs de planification sont extrêmement réduits.Il a terminé en soulignant que ce qui est possible dans la Confédération l'est avec l'Indépendance et ce qui est possible avec l'Indépendance ne l'est pas toujours dans la Confédération Si l'Etat du Québec est « le plus grand des nôtres », c\u2019est lui qu'il faut renforcir.M.Taylor : Les Canadiens français doivent aller à Ottawa M.Taylor signale qu\u2019il est maintenant le seul à défendre la Confédération.Il pose la ques- tion : qu'est-ce qui fait le sous- développement économique des Québécois?A cela, I'anglo-sax on moyen vivant au Québec répond: c'est le manque de talents des Canadiens français : ils n\u2019ont pas su s'adapter au monde économique moderne.Ce n\u2019est pas l'avis de M.Taylor.Le développement capitaliste a été le propre de très peu de pays et le Québec n'est pas l'un de ceux-là.Pour des raisons sociologiques très difficiles à comprendre.certains peuples se lancent dans un sens plutôt que dans un autre.Or ce n'est pas dans les moeurs du Québec que de réussir une économie par des moyens capitalistes.Il faut donc qu'il s'oriente dans un autre sens, a son avis vers la planification par l'Etat.Et il signale, il insiste même sur le fait que sa réussite en économie peut être aussi grande que celle de l'élément anglo- saxon.Mais alors, il n'accepte pas la thèse de M.d'Allemagne.À son avis, la question se pose ainsi : est-ce que le Québec ne pourrait pas planifier son économie en se servant de deux gouvernements au lieu d'un seul?Et pour cela, il ne faut pas que les Canadiens français considèrent le gouvernement d'Ottawa comme un gouvernement étranger.Dans le passé, les Québécois n'ont pas su présenter leurs revendications en matière économique au gouvernement fédéral avec assez de force et de clarté.C'est là qu\u2019ils doivent orienter leurs efforts et exiger d'Ottawa comme de Québec la planification pour les Canadiens français.La Confédération a finalement eu la vie dure Trois différentes thèses, deux qui concluent à la nécessité pour les Canadiens français de se débarrasser de la Confédération telle qu\u2019elle est s\u2019ils veulent assurer leur développement économique, la Confédération a eu la vie dure.Car MM.Angers et d'Allemagne n'ont pas manqué de signaler à M.Tavlor que le gouvernement d'Ottawa est à majorité anglophone et qu\u2019il a agi dans le passé comme un gouvernement étranger, servant d'abord la majorité anglophone du Canada.Mais la thèse de M.Taylor ne manque pas de bons points, elle se tient très bien si les Canadiens français se décident à se servir plus du gouvernement fédéral que du provincial et si la majorité anglophone veut bien accorder à la minorité francophone ce qu'elle demanderait dans le domaine de la planification.Il a certainement raison lorsqu'il dit que la clef du développement économique du Québec ne se trouve pas uniquement à Québec mais aussi (et même surtout) à Ottawa.Serge MENARD ¢ \u2018 1 13 - # + COLÈOQUE-SUR L'ÉCCNOMIE \u2014 Suite ++ + - \u2014 j r PAGEUNUIT QUÉBEC PAYS SOUS-DÉVELOPPÉ Quatre pour cent de la population active travaille à l\u2019agriculture; environ 33%, travaille dans le secteur secondaire (industrie manufacturière, etc.); un autre 10% exploite directement les ressources naturelles (pêcheries, mines, etc.); enfin, plus de 50% de la population active travaille dans le secteur tertiaire de l\u2019économie (administration, services, etc.).Une telle répartition des tâches caractérise quasi parfaitement les proportions relevées par les sociologues dans les pays sainement développés et prospères sur lc plan économique.Les chiffres ci-haut mentionnés ont été compilés au Québec.Le Québec est-il économiquement sous-développé ?Voilà, samedi matin, ce que se demandait monsieur Gérald Fortin, sociologue, de l'Université Laval.Reprenant l\u2019étude de ces deux étais de l\u2019économie que constituent les secteurs primaire et secondaire, monsieur Fortin a démontré comment nous sommes mal développés, après avoir expliqué que l\u2019on doit inclure Montréal dans une analyse du « reste de la Province » à cause de l\u2019interdépendance des régions économiques.Un examen du secteur primaire révèle une situation déplorable.En 1956, 179, dc la population active du Québec travaillait dans le domaine agricole; il n\u2019en reste plus que 47%.Mais Ce n\u2019est pas parce que, comme dans les pays sainement développés, il suffit de 49% de la main d\u2019ocuvre pour donner au Québec les produits agricoles dont il a besoin ou ce qu\u2019il peut produire ! C'est parce que, mal organisées, les fermes ne sont pas rentables et les fermiers ne peuvent atteindre le niveau de vie auquel ils aspirent, Aussi se dirigent-ils la plupart du temps vers les villes, où ils végètent dans le secteur secondaire.L\u2019abandon de l\u2019agriculture est dû à une maladaptation aux conditions économiques et techniques modernes; les deux tiers des fermes sont situées sur des sols pauvres; on marche à perte ct on est loin d\u2019avoir les moyens de moderniser son équipement.Le niveau de la productivité ne rencontre pas les exigences d\u2019une Économie moderne; on retire donc les prestations d\u2019assurance- chômage : littéralement, ça paic plus que de travailler.La réponse au problème ?Monsieur Fortin laisse parler le bon sens: c\u2019est la planification.I faut moderniser l\u2019équipement et l\u2019organisation, ne produire que ce qui peut se vendre, et ne s'installer que l\u2019où on peut le produire.Le secteur secondaire, de son côté, n\u2019est pas tellement sous- développé que mal développé.Pour lc comprendre, il faut revoir l'histoire de notre développement industriel, depuis au moins lu dernière guerre mondiale.La guerre est gloutonne; celle s'empiffre et peu lui chaut la note.Sur le plan industriel, la production massive s'impose.Elle s'impose aussi quelques années après la fin de la destruction systématique, car il faut reconstruire.Durant la guerre, la PRO- DUCTIVITE est plus commode et c\u2019est tout : nécessité fait loi.St la productivité laisse à désirer ct qu\u2019il faut produire plus, on ne regarde pas le coût et on ajoute de la main d'oeuvre.Durant les années qui suivent la guerre, la productivité reprend son importance, mais si on est seul à produire, on est seul à vendre et la concurrence nc se fait craindre que graduellement.Ces formules trop lapidaires décrivent quand même bien l'évolution industrielle du Québec au cours de la guerre et de l'après-guerre.Elles expliquent la situation actuelle.Durant cette période, les ruraux se déplacent vers les villes du Québec, dans un fort mouvement de population.La grande majorité des arrivants se dirige vers les usines affamées de main d\u2019ocuvre.MAIS APRES LA GUERRE .?Après la guerre, les pays se relèvent, et la nécessité d'augmenter la productivité commence de se faive sentir; il faut produire plus en moins de temps.Or, les ouvriers manquent de compétence et sont habitués à travailler bien autrement.H faudrait remplacer par des robots ceux qui font un travail de robot.Et beaucoup font un travail de robot.Les pauvres types ne veulent ni ne peuvent abandonner leur travail si facilement; ct it est difficile de les reclasser.Conséquence : l'automatisation ne peut se faire que trop lentement, la productivité laisse grandement à désirer, ct nos produits nc peuvent entrer en compétition sur le marché international.C\u2019est en cela que nous sommes mal développés.++ + COLLOQUE SUR L'ÉCONOMIE \u2014-Fin-+ + + - - \u2014 LE QUARTIER LATIN VERS UNE TRANSFORMATION DU SYNDICALISME QUÉBÉCOIS?| Le syndicalisme québécois parviendra -t-il à effectuer le grand virage ou sera-t-il condamné i se cantonner au domaine de la revendication ?La nécessité d'une transformation du syndicalisme réussira-t-elle à atteindre l'opinion publique et par la suite devenir un facteur cé- terminant de l'évolution du rôle de l'Etat dans la société.Si M.Marchand, président de la CSN nous a brossé un tableau de la situation économique du Québec et du rôle du syndicalisme dans cette société, il n\u2019a pas manqué de souligner les nombreux obstacles qu'\u2019aura à affronter le syndicalisme dans la poursuite de ses objectifs.dicats, appendices des syndicats américains, la tendance à demeurer à l\u2019intérieur des sentiers battus est d'autant plus forte.A la recherche d'une identité en fonction de la structure économique, politique et sociale de sa société, le syndicalisme québécois réussira-t-il à bousculer tous ces obstacles?L'exemple du syndicalisme européen et en particulier celui de la France demeure certes un guide et un instrument précieux pour déterminer les objectifs et le rôle des travailleurs dans la vie québécoise.Le syndicalisme français Problème Obstacles Evolution de la technique, automatisation, concentration industrielle, tous facteurs importants qui eurent une incidence sur la désaffection ouvrière à l'égard des syndicats.La question capitale qui s\u2019est alors posée aux syndicalistes est celle-ci : quelles conséquences aura sur l'action syndicale revendicative, et par voie de conséquence sur la mentalité ouvrière, le progrès d\u2019une civilisation qui développe le confort de façon continue.L'action revendicative traditionnelle, telle qu\u2019on la conçoit au- jourd'hui semblait donc appelée à se transformer.Pour briser la structure du schéma traditionnel du syndicalisme, il ne suffit pas seulement de forcer le maonvement ouvrier à assumer ses responsabilités, encore faut-il que gouvernement et patronal affrontent la réalité et reconnaissent le rô- le des travailleurs dans la société.Alors que nos voisins du sud, à cause de leur puissance économique, peuvent se contenter des normes du syndicalisme revendicatif, au contraire la conjoncture et la structure économique du Canada obligent les mouvements ouvriers à dépasser la simple formule de la convention collective.Vers une solution De plus à cause d\u2019une économie faible et dominée et à cause Face à cette situation, une po- de l'existence de nombreux syn- litique axée sur l'éducation et Nous sommes aussi mal développés pour au moins une autre raison : c'est que les usines sont allées s\u2019établir n\u2019importe où.Or il cut souvent fallu, pour le bien de la population, aussi bien que pour celui des industriels, que les usines se fussent établies en des régions bien différentes.Encore trop souvent aujourd\u2019hui, sculs des intérêts bien particuliers et immédiats déterminent les régions de la province qui bénéficieront de l\u2019établissement d\u2019une nouvelle usine.Que dire de tout cela ?Monsieur Fortin se joint ici aux autres conférenciers et souligne que ni l'entreprise privée ni l\u2019État ne peuvent remédier aux problèmes seuls.L'Etat doit discuter du bien commun avec l\u2019entreprise privée et faciliter les installations en partant de ce critère.Fl faut aussi une coopération des agents économiques au niveau régional, par exemple.Mais avant tout et de toute urgence, il faut provoquer une prise de conscience de ces problèmes, a affirmé monsieur Fortin.Ensuite et aussi rapidement, il faut une analyse poussée et une compréhension de la situation.Et il ne faudrait surtout pas oublier de l\u2019expliquer à la population.C\u2019est le premier pas, un pas essentiel.François LE DUC me 10: 0cTo ere RE 196, sur la formation s yndicale semble donner d'excellents sul tats.° Différenciation au niveau des méthodes et des techniques certes, mais plans d'ensemble et objectifs à peu près identiques Mais pour assurer ; d\u2019un tel système, Centrales ouvrières françaises (CG.T., FO.CFTC) on réussi à obtenir le CONgé-éduca.tion.l'eff icacité les Grandes | ea.Le congé-éducation Le congé-éducation c\u2019 sibilité offerte aux travailleurs de délaisser leur métier pendant quelques jours et ce sans perte de salaire, afin de parfaire leurs connaissances dans les centres d'éducation mis à leur dlisposi- tion par les Grandes Centrales.Mais il ne s'agit pas là, à travers des structures de formation plus ou moins diversifiées, de former seulement des militants, mais aussi des hommes.Ainsi lors des stages de formation, l'ouvrier s\u2019initiera à l'économie politique, apprendra ce qu'est un bilan et sera informé du rôle qu'il devra jouer dans la vie de l'entreprise.Somme toute on s'efforcera de sensibiliser la dignité du tra vailleur.est la pos- Perspectives d\u2019avenir En fonction de cette analyse que doit-on attendre du syndicalisme québécois ?Demain dans une société qui s'industrialise chaque jour davantage, il faudra aborder et résoudre le problème de la gestion démocratique des loisirs.Demain le syndicalisme québécois devra affronter une dimension internationale de type nouveau.Demain dans une société ges tionnaire qui débouchera sur la | planification, le double devoir | du syndicalisme sera alors de ; contester, s'il y a lieu, la struc ture économique et les décisions prises et de s'assurer une participation aux organismes de re- 4 présentation.Mais la condition sine qua non à la transformation du syndicalisme québécois reste et demeure la reconnaissance par l'Etat et le patronat du rôle du syndicalisme dans la société.Sinon on assistera non seulement à une stagnation du syndicalisme mais encore au marasme complet de- la.société.Neuville LACROIX _ dn 06 vb + A pn Îe-OCTOBRE:1962: PPS ME\" LE QUARTIER LATIN \u20ac50 \"SUM PAUPER.Une révolution est en cours !nationaliser I'électricité.Nous devrait s\u2019opérer dès l'entrée à au pays du Québec.Les va-:le remercions.nous le félici-\u2018l'école afin de permettre aux leurs en place sont remises en | tons.La prochaine étape devra meilleurs écoliers de ne pas question.Personne n'éprouve être l'éducation.M est temps être retardés par le groupe.PAGE -MEUF - plus une foi aveugle enverside s\u2019en rendre compte et de aucune institution.A gauche l\u2019admettre : notre seule force et à droite.on se plaint de;en tant que nation est à Qué- nos déficiences.Nous nous:bec.Si nous voulons vivre en interrogeons sur nos cadres! Amérique.il nous faut maitri- politiques: nous sentons le be- ser l'Etat provincial Cela se soin de multiplier nos mesu-; produira seulement quand le res de sécurité sociale: nous; gouvernement de la province n'écoutons plus avec la même; prendra en charge le secteur candeur les savants propos de:de l'éducation.Remarquons nos non moins savants ecclé-\u2019 que la Constitution canadienne siastiques.Maintenant.quand ne l'en empêche nullement un curé parle éducation.nous'L'anarchie doit prendre fin.nous inquiétons des propos de Jusqu'ici.il y a eu démocratie l'éducateur.Le curé ne compte dans notre enseignement.Déplus Et cela est bien.Cette mocratie au sens grossier du prise de conscience engendre- terme.sens que lui donnent ra une meilleure condition de jes monarchistes et autres te- vie.Cela ne se fera pas sans nants des régimes antocrati- heurts: des intérêts seront: ques.N'a-t-on pas obligé les sacrifiés.des principes seront meilleurs à descendre au ni- dénoncés.des hommes de- veau de l'emsemble?N'a-t-on vront disparaître.Cette révo- pas adopté des attitudes ridi- lution ne s'accomplira pas cules par manque d'origina- non plus sans erreur.Nous\u2018lité?I était plus facile de courons le risque de poser des copier les défauts du système gestes regrettables: nous n'as étatsunien que de réfléchir.sumerons cependant pas la Après tout.le Département de lourde responsabilité de ne l'instruction publique n'est pas poser de geste du tout.de responsable devant personne.! Cela n\u2019a rien de choquant sauf \u2018pour les parents vaniteux qui \u2018s'imaginent avoir engendré -des enfants plus brillants \u2018qu'eux.Ce nivellement par le: bas est anti-démoeratique.+ ! 2° Cette année.en 12e an-\u2018 née scientifique spéciale.les.\u2018élèves doivent suivre 31 heures de cours: là-dessus.on leur : parle sciences et mathématiques pendant 18 heures.C'est une spécialisation trop hâtive.A ce rythme.on forme des techniciens.pas des penseurs.| Sur le nombre d'échecs en\u2019 première année de Pois.\u2026 une forte proportion d'étudiants - viennent du cours secondaire publie.; 3: Je me demande pour-, quoi on s\u2019obstine à enseigner .l'anglais à des enfants de dix; ans.Sans doute par fidélité à de vagues principes pan-canz- \u2018 \u2018diens.Ces messieurs du D.LP.s'imaginent peut-être servir les: intérêts du Canada avec leur: bilinguisme bâtard.! L'ÉDUCATION PROBLEME NATIONAL NOTRE PROBLEME; CINE-CAMPUS NUITS BLANCHES DE LUCHINO VISCONTI MARCELLO MASTROINNI et MARIA SCHELL.le samedi, 20 octobre à 8.30 hres p.m.à l\u2019auditorium de l\u2019U.de M.Court métrage : Le Balion Rouge (de La Murisse) AVIS Le comité des Relex a besoin : \u2014 D'un\u2018 e; secrétaire \u2014 De commentateurs(trices; radiophoniques \u2014 De responsables de sections \u2014 D'hôtesses \u2014 De rédacteurs de communiqués Les personnes intéressées sadresseront au Centre Social, Local 608.de midi à une heure tous les jours cette semaine Direczeur des RELEX ne pas nous engager.Bre£f:Il peut poser des gestes insen- Ce sont là des considéra-; dans tous les secteurs de la vie:sés.on ne peut pas voter'tions générales.Nous montre-j québécoise.des hommes pren-'contre lui.Les premiers mi- rons durant l'année pourquoi nent position.À peu près tous\u2018 nistres se succédent et M.nous avons la conviction qu'il nous voulons reconquérir I'é-: Omer-Jules Desanlniers de- faut réformer notre sysème conomie nationale: les souve- meure.Le D.LP.tient l'avenir \u2018d'éducation.Doit-on repenser rainistes désirent l\u2019autonomie du Québec entre ses mains.le cours élémentaire?Pour-, politique: des mémoires s\u2019em- mais il n'a pas de compte à quoi y at-il tant d'échecs zu pilent devant les membres de rendre à l'électorat C\u2019est assez cours secondaire?Quelles la commission Parent.Cette bizarre et tout-à-fait ridicule.améliorations pourraient ap- ensemble de phénomènes Voici trois exemples qui illus : porter le cinéma et la télévi- montrant bien qu\u2019une révoln- trent bien la servilité et le 3 notre svstème éducationnel?tion se produit dans l'Etat du:manque de personnalité du:p, surtout.que pouvons-nous Québec.;D.LP.: faire .sdiat {pour A cette révolution globale: 1° Les écoles publiques sont ; améliorer la situation ?devra correspondre une révo-iouvertes à tout venant.Tant: ; | 4 lution dans le domaine de\u2019 micwx.Mais tous ne sont pas, C= va travail dite l'éducation.| également doués.Pourtant Les Nous avons besoin d'aide.Autrement.nous échoue-! cadres actuels ne prévoient au-|to8 aide.Nous l'attendons à rons.Après deux ans d'efforts.cane distinction: le cours dé [la chambre 707 du centre le 14 povemlive prockais, M fmsentaire dure sept ams pourisocial dec étudiante \u2014 Af.René Lévesque aura réuss iftout le monde.Une sélection bientôt! Poutchinettes.Carabins .Du PLAISIR.en quantité avec C.D.M.Du DELASSEMENT C.D.M.vous en offre Des CONTACTS nombreux.icom | TOUT CA AVEC C.D M.Joignez l\u2019utile à l\u2019agréable, | ee joignez COM.0 TE PAGE DIX LE QUARTIER LATIN LOLA MONTES, DE MAX OPHULS « Lola Montès » est à coup sûr susceptible d\u2019intéresser tout le monde; la direction de P\u2019Elysée a parfaitement raison d\u2019étendre sa publicité pour celle occasion aux postes de radio.Car c\u2019est à la fois un grand spectacle pour les uns et un objet de vive curiosité pour les autres.Martine Carol attire ceux que Max Ophiils n\u2019attire pas, et vice versa.Ce film est fait d\u2019une série de tableaux-tranches-de-vie qui étalent, au cours d\u2019un spectacle de cirque, les diverses formes de prostitution que pratiqua Lola Montès (Martine Carol), à partir de la simple « moralité douteuse » jusqu\u2019à l\u2019immoralité flagrante.Cache-cache Les « choses », dans ce spectacle, jouent à lavant-scène (car le film tient beaucoup) le rôle inverse de celui qu\u2019elles remplissent à l\u2019accoutumée: elles n\u2019accompagnent pas vraiment les personnages ni ne les cernent mais les coupent, au contraire, de l\u2019unique débouché possible, loeil du spectateur.Mille et un objets vous passent devant le regard, des poutres, des lampes, des voiles de couleurs et des filtres, tout tourne, bascule, s\u2019en va, s\u2019en vient, et distrait.Ce grouillement (très ordonné) de choses est censé ne pas vous cacher la « vraie réalité », immobile au-delà, en la cachant tout en ne vous la cachant pas.On suppose que le spectateur est alors en devoir de chercher, de scruter.La même chose se dit de ce qui grouille sur l\u2019anatomie de Martine Carol en rapport avec la «vérité » du personnage Lola Montès.Mais de deux choses Pune: ou les détails anatomiques et vestimentaires de Martine Carol bougent trop et alors cachent Lola Montès, ou bien il n\u2019y a pas de Lola du tout.Soit une erreur de distribution, soit une grave imperfection dans le scénario.Bref, Max Ophüls a oublié de mettre une femme sous le septième voile.° Le jeu reste un jeu « Lola Montès se veut un dépassement de la superficialité.Mais en voulant voir au-delà de cette surface de « choses », le spectateur débouche sur le néant absolu.Car le film demeure au niveau du visible, de Pimmédiatement visible: on voit trop et trop bien comment et pourquoi Ophiils cache avec tant de soin ce qu\u2019il veut que le spectateur découvre.On voit trop facilement que la carapace rococo d\u2019objets clin- quants et de mots galants sont censés cacher une vague quéte de soi et de la réalité du monde environnant.C\u2019aurait pu étre un film ambigii, magnifiquement complexe, car on devine l\u2019intention.Mais il n\u2019en reste qu\u2019une tour de Babel où tout est technicolorement compliqué.Ce jeu de cache-cache ne se hausse jamais jusqu\u2019au tragique.Il demeure un jeu, habile jusqu\u2019au gâteux.Mails le jeu est intéressant Sauf Ophüls et peut-être Martine Carol, tout le monde dans ce film a bien travaillé.Peter Ustinov a exactement le ton faux qui convient à son personnage de maître de cérémonies, en même temps que la discrétion quon attend de l\u2019Anglais quotidien.Le chef opérateur accomplit des merveilles de chorégraphie; c\u2019est sans doute tout ce qu\u2019on lui avait demandé.En gros, « Lola Montès » donne des résultats moins élevés que ceux qu\u2019on espérait.Mais il demeure un excellent film parce que la mobilité de ses images lui permet de respirer.H aurait pu choir dans le métaphysique mais l\u2019apparat spectaculaire l\u2019en rescape.Et Max Ophiils est quand même un grand bonhomme.Stéphane VENNE Le cinéma, le dernier des arte est-il si différent des autres que nous ne puissions pas établir de critère pour juger ses chefs-d\u2019oeuvre.Pendant la représentation « L\u2019année dernière à Marien- bad », a laquelle j\u2019assistai, un tiers sortit avant la fin; un tiers eut le sentiment qu\u2019on se payait sa téte; un tiers fut médusé.Un monsieur devant moi se mit a ronfler.pas très longtemps après le début du film.Ce qui ennuyait fort son voisin.Je connais les deux.Ils retourneraient n\u2019importe quand voir un Bergman sur lequel ils s\u2019entendent.Inutile de les accorder sur «L\u2019année dernière à Marienbad ».« Tu ne tueras point »: plusieurs en eurent le souffle coupé, de pâmoison ou de rage.Moitié-moitié.Une bataille rangée.Claude d\u2019Autan-Lara vint exprés a Montréal défendre son film.Nombre de spectateurs ne maintinrent pas moins que ce film était le dernier que l\u2019Elysée eût dû mettre à l\u2019affiche.Ne cherchons pas de critère ici non plus.Les « grands films» des dernières années deviendront- ils des « classiques »?Dans vingt ans, un classique des années 1960 nous fera-t-il monter la moutarde au nez?Le temps est-il un critère?Du «Cuirassé Potempkine », à l\u2019affiche récemment à l\u2019Elysée, j'ai entendu dire: \u2014Ca n\u2019est pas un chef-d\u2019oeuvre.Et j'ai entendu répliquer: \u2014Pardon! \u2014Au point de vue technique, 18: ocroms 1962.LE CRITÈRE D'UN CHEF-D'OEUVRE AU CINÉMA c\u2019est un exploit; du moins pour l\u2019époque.C\u2019est un chef-d\u2019oeuvre d\u2019ordre tech.~ nique.\u2014Que pouvez-vous demander de plus à un film?\u2014\u2014D\u2019être un chef-d\u2019oeuvre.\u2026.tout simplement.\u2014On ne se comprend plus! \u2014Par technique, j'entends la forme.En tout objet il y a la forme et le fond.La forme peut être géniale, le fond peut décevoir.\u2014Le fond n\u2019a qu\u2019une importance relative au cinéma.\u2014Depuis quand?\u2014Dès qu\u2019il s\u2019agit de cinéma, c\u2019est la technique avant tout qui compte.Que le film soit communisant, socialisant, mornachisant, qu\u2019importe.=\u2014\u2014Pas d\u2019accord.\u2014Tu accordes aux idées une place qui ne leur revient pas au cinéma.Le cinéma est essentiellement technique.\u2014A mon avis, la forme doit servir le fond, au cinéma comme ailleurs.~Un film est avant tout une succession d\u2019images a travers lesquelles passeront les idées, si tu y tiens tant.\u2014On me fera difficilement ranger parmi les chefe- d\u2019oeuvre un film dont la pensée ou la philosophie me paraissent maigres! \u2014Ah! Ça recommence! Je désespère de trouver ce soir le critère d\u2019un chef-d\u2019oeuvre au cinéma.Andrée DUFRESNE Une oeuvre commerciale, certes.De grands noms pour faire salle comble, sans doute, mais le résultat demeure plus intéressant que plusieurs films « sérieux et engagés ».Dans The Temptation of Dr.Antonio, Fellini élabore autour d'un thème dévié de la Dolce Vita.Un peu lent, le film réserve d'excellents moments, quelques gags originaux, des passages grotesques à souhait, tout cela sur une toile de fond qui est la marque de Fellini.Une heure sur un obsédé sexuel, quand l'auteur vient de nous donner la Dolve Vita, on peut crier que cela devient une obsession.Mais il y a toute la dif férence que font la couleur et le ton comique-amer.The Temptation of Dr.Antonio ne fait pas progresser l'oeuvre de Fellini, l'auteur en semble conscient, il sent la nécessité de rappeler la musique de la Dolce Vita et le défilé de soldats du Cheik blanc.Cependant la manière demeure caractéristique de Fellini, le traitement des groupes (scouts, séminaristes en rouge, jazz-band d'étudiants noirs, rondes d'enfants) nous le rappelle avec une certaine nostalgie.L'épisode de Visconti est le plus fade.Le réalisateur de Nuits blanches et de Rocco ne se sent définitivement pas à l'aise dans ce château trop vaste et trop bien meublé.Il ne se décide pas à entrer, il n'arrive pas à y faire évoluer Romy etes mit oh a un BOCCACIO 70 Schneider.Le spectateur, plus habitué, ou moins géné, précède toujours le réalisateur et a sans cesse l'impression qu'il sait tout.The Job ne vaut décicé- ment pas I! posto quoique les titres suggèrent.Vittorio de Sica n'a pas fini de nous étonner.Avec La Cio- ciara il découvrait un visage de femme, celui de Sophia Loren, et dès lors on sentait que cette rencontre venait de rompre quelque chose.The Raffle nous le confirme.De Sica est toujours celui qui nous donnait Le Voleur de bicyclette, lorsqu'il se promène dans les rues, lorsqu'il va d'un attroupement à un autre, d\u2019un visage à un autre.Tout change lorsque qu'apparaît Sophia Loren.La caméra se fait attentive, il n\u2019y a plus à proprement parler de dialogue entre le réalisateur et son personnage.De Sica, comme fasciné par les petits airs que chantonne Sophia Loren, écoute, silencieux.On a beaucoup reproché à De Sica, c'est d'ailleurs devenu une mode chez la critique.On l\u2019accuse de ravaler l'homme au niveau de l'animal.C\u2019est pousser très loin la signification de certains raccords.On lui reproche de délaisser le social pour c\u2019attacher à un personnage; Rossellini a connu les mêmes attaques lors- qu\u2019il rencontra Ingrid Bergman.Mais pourquoi exiger d\u2019un auteur qu'il suive la route que la critique lui a tracée, pourquoi tenter de le détruire lorsqu'il ne s\u2019y conforme pas ?Boccacio 70 n'est sûrement pas un chef-d'oeuvre, il n\u2019est peut- être pas un très grand film, mais c'est une oeuvre intéressante, bien faite, et Dieu veuille que le cinéma tant « commercial » que «sérieux» ne nous offre jamais rien de plus mauvais.Ce film a, pour ses auteurs, valeur d'expérience dans des genres et des techniques qui ne leur étaient pas habituels et il aura peut-être permis aux trois grands du cinéma italien de repousser un peu plus loin leur-horizon.André POIRIER 4 3 oy ARAL Seid linia 16 OCTOBRE 1962 \u2014 REQUIEM LE QUARTIER LATIN PAGE ONZE POUR UNE MONIQUE LEPAGE Certaines personnes agréables aiment les nonnes, d'autres apprécient les requiems, (de Brahms ou de Fauré par exemple), mais personne d'intelligent ne saurait goûter le « Requiem Pour Une Nonne » que présente actuellement à la Comédie- Canadienne la compagnie du théâtre-club.I! faut dire d\u2019abord que la pièce n\u2019est pas très bonne, Faulkner ne se laissant pas si facilement circonscrire dans l'étroitesse du verbe français de Camus.En elfet pour Faulkner, l\u2019histoire de la « nonne », Temple Drake, se présente enveloppée dans une atmosphère de cauchemar et de bouleversement spatio-temporel qui laisse chaque fin de phrase comme ouverte à une intuition cosmique de l'univers.Camus, au contraire, réduit l'ampleur de Faulkner a une étude de caractère et à des considérations éthiques bien dans les cadres de son tempérament de moraliste.Du coup le sujet perd de sa fascination ; quand Camus fait répéter à Temple Drake : « je suis mauvaise, j'aime le mal >», il simpli- file à la française la \u2018présence insinuante et magique du Mal faulknérien qui tient tout entier dans le soupçon, la divination et l'évocation.En voulant tout clarifier, Camus a tout diminué.Alors que chez Faulkner, les histoires de Temple sont prétexte à l'évocation de tout un univers, à la fois matériel et magique, Camus fait tenir en entier « Requiem Pour Une Nonne » dans la confession d\u2019une femme du monde qui avoue avoir été forcée de vivre dans un bordel et Ne pas en éprouver de remords, parce qu'elle aime le mal ; cette confession la libère jusqu'à un certain point et elle va tenter de recommencer à vivre avec son mari.Tout ceci enrobé dans une petite intrigue policière.C'est un peu mince.D'autre part, la scène la plus importante de la pièce, Camus nous la pré- Sente en « flash-back », ce qui dans l'optique d\u2019un roman.ou d'un film peut-être magnifique- Ment réussi, mais qui risque fort au théâtre de paraître anachro- Nique ; et c'est ce qui arrive malheureusement.à :la Comédie- Canadienne.Enfin disons que Sur bien des points essentiels au drame, Camus s'est misérable- ment fourvoyé.Ainsi la pièce se termine par la résignation à la mort de la servante noire qui a remis « son âme entre les mains de Dieu » ; bien entendu, cette présence inquiétante de la « Foi noire » du sud des Etats-Unis, si facilement accessible à Faulkner, Camus passe radicalement à côté, et, desservi par la langue fran- caise elle-même, il fait de la négresse une précheuse ridicule, bien éloignée du véritable mysticisme magique de Faulkner.Et à la toute fin de la pièce, quand Temple se résigne à reprendre la vie d'autrefois, Camus lui fait dire: « Oui, pourquoi pas ?» qui fait très « étranger », alors que chez Faulkner, la résignation est quelque chose d\u2019extrêmemen: subtil et doux qui peut se traduire par un sourire énigmatique et glacé.Disons enfin que Camus, en d\u2019autres occasions, dramaturge assez potable, n\u2019aurait jamais dia se mêler de l'univers faulknérien, il était trop méditerranéen pour y comprendre quelque chose.Et si on me dit que Faulkner n'a rien à faire là-dedans et qu'il ne faut quy voir Camus, alors je pense que celui-ci a fait une fort mauvaise pièce, à l'aide de matériaux dont la substance lui échappait.Et le Théâtre-Club n\u2019a rien fait pour racheter les erreurs de Camus, bien au contraire.D'abord la mise-en-scène de Monsieur Louis-Georges Carrier est inexistante : les personnages se promènent de gauche à droite, de droite à gauche sant but précis, ils s'asseoient, se relèvent, allument des cigarettes, prennent des verres de whisky, se rattachent à tous les accessoires scéniques imaginables, sans penser au texte qu\u2019ils débitent avec une ardeur toute extérieure, et finalement ils nous agacent abominablement.Toute la dernière partie de la pièce se déroule d'abord à l'extrême gauche puis à l'extrême droite de la scène, pour permettre qu'entre ces deux déplacements on lève, au centre, un rideau noir pour nous faire assister à la scène en « flashback ».C\u2019est absolument mauvais, d'autant plus qu'à la levée et à la tombée de ce fameux rideau noir, on laisse le spectatur quelques minutes dans l'obscurité totale, pour lui permettre de « décrocher » complètement.(En supposaiut évidemment qu'on ait pu « l\u2019accrocher » auparavant ce qui est loin d'être sir).Les décors qui auraient dû être blancs et cruels comme les murs des résidences de Virginie, sont, on le devine, noirs comme de l'encre.Les éclairages qui auraient dû être éclatants et sans pitié sont, on en est sûr, couverts et discrets, en plus d'être affreusement «recherchés».Les costumes de Raoul-Jean Fouré, à l'exception du déshabillé de velours de Madame Monique Lepage, ont l\u2019air de sortir du sous-sol de chez Dupuis.) Tout ceci sans parler des comédiens qui sont mauvais.Ter- \u2018|riblement mauvais.Ils ne viennent pas, ils «jouent».Ils jouent avec de grands cris, de grands gestes éplorés, et ils sont affreux.Et non seulement ils sont faux, mais ils poussent le sadisme jusqu'à nous priver d'entendre leur texte en le machonnant à des vitesses records.iBen sûr, on a aussi fait des erreurs de distribution monumentales.La plus flagrante est d'avoir donné le rôle principal, celui de Temple Drake à Madame Monique Lepage.Temple, qui est une aristocratique sudiste, une sorte de Scarlett O'Hara, on !'imagine très mince, très pâle, un peu semblable à la Lee Remick que nous avait présentée le cinéma américain ; le Théâtre-Club au contraire nous propose l'opulente Madame Lepage qui a tout sauf la langueur des virginiennes.Inutile d\u2019insister, la désolation serait trop grande.Denys ARCAND Seek eS eer age PAGE DOUZE LE QUARTIER LATIN T9:OCTOBRE 1942 - UN IDÉAL MORT-NÉ Il n\u2019y a pas un séparatiste qui n'ait été déçu par l'apathie, par la morne indifférence que manifeste la population québécoise\u2019 envers l'idée d'indépendance.Leur idéal est trop sublime pour tous les pense-menus, les « train- train-va-loin » de la politique de tous les jours.L'idéal révolutionnaire cadre mal avec l'idéal petit-bourgeois.Ces chicaneurs de la conscience repue ne font que troubler la digestion des uns et l'appétit des autres qui espèrent bien avoir une part au gâteau traditionnel., La république laurentienne est remise aux calendes grecques.ceux qui l'avaient imaginée sont nés de l'éclosion d'une génération spontanée de révolutionnaires, car aucune condition sociale ne permettait leur naissance.Une révolution n\u2019est réalisable que lorsqu'il existe des conditions objectives (misère, analphabétisme, tyrannie, etc.).Ce n\u2019est pas le nombre de révolutionnaires, ni tout le bruit qu'ils peu: vent faire qui assurent le succès d'une révolution, mais uniquement l'existence de ces conditions objectives.Une révolution paraît toujours comme une mesure d'urgence.Du moment que le statu-quo apparaît à la population comme tolérable, mêrne comme pis-aller, il n\u2019y a plus de révolution possible bien qu'il puisse y avoir encore quelques révolutionnaires.Et une révolution n\u2019est pas non plus pour l'établissement d'un ordre meilleur, mais pour le rejet d\u2019un ordre intolérable.C'est pour ces raisons que l'aventure révolutionnaire qui fait des siennes au Québec passera dans notre histoire comme la plus belle perte d'énergie que nous ayions connue.Mais enfin rien ne se perd.Mais rien ne se crée.Et l'histoire du séparatisme sera la noble histoire d\u2019une cause perdue d'avance.Cherchons dans le contexte politique et économique quelles sont les conditions objectives qui permettraient à la population de se secouer de sa torpeur.Econo- miquement, nous jouissons d'un des plus haut standard de vie du monde.Il existe, à l\u2019état sporadique, des périodes de chômage, mais ce n'est pas un état alarmant.Je suis persuadé que beaucoup de ces habitués au chômage volontaire seraient rebelles à l'établissement d\u2019une république qui leur enlèverait leur gagne-pain.Politiquement on ne voit que pot-de-vin,.corruption, patronage, contre-patro- nage, hocus-pocus politiques.Cela n'a rien d'inquiétant non plus ; pour certain c\u2019est même le signe d'une certaine prospérité économique.Donc la seule possibilité c'est ERNEST ET QUSTAVE \u2018@t Sacha avait survéou à ses amours, Jo crois, mon cher collègue, qu\u2019icl même, sur cet honorable campus, |! aurait trouvé que bien des choses valent d\u2019être contées ! NN une révolution à caractère nationaliste, culturelle et linguistique.Nous voilà au coeur même de la question.Il s'agit ici de véritables projections.Quand l\u2019intellectuel parle de révolution il considère toujours l'homme moyen en lui projetant ses besoins d'homme supérieur qu\u2019il se croit.Mais l'homme moyen (l\u2019homme qui fait la révolution) n'a que faire de bon parler français et de culture autonome.Sa haine de l'anglais, s\u2019il en a, fait partie de ses occupations quotidiennes.Il considère avant tout son chalet, son auto, sa maison, la satisfaction de ses petits -besoins.Et cet aspect si terre-à-terre de sa personnalité trouve son libre épanouissement dans la confédération.Le campus universitaire peut agir comme cata'yseur dans une révolution, mais il ne saurait à lui seul créer les conditions objectives d'une révolution.Aussi les révolutions purement nationalistes sont-elles possibles ?Certaines révolutions sociales revêtent une apparence nationaliste, seulement parce que le sous-développement étant toujours localisé à un point précis du globe, l'effort qu'on fait pour l'éliminer prend une allure typique, originale des peuples qui habitent ce point.Une représentation nationaliste d\u2019un tel phénomène résulte d'une mauvaise interprétation de la causalité historique, ou une circonstance apparaît comme cause.Certes l'orgueil national agit toujours comme «stimulus», comme principe unificateur, mais de la même manière que le régiment marche toujours à l'ennemi sur un air de fanfare.Il n\u2019y a jamais eu de révolution à caractère exclusivement nationaliste, c'est-à-dire dans un pays ou aucune réforme sociale radi- çale n\u2019était nécessaire, car ce sont des réactions contradictoires.Car un pays jouissant d'un niveau de vie relativement élevé possède aussi une indépendance assez prononcée, par exemple le Québec.Donc si la révolution n\u2019est pas possible, quelle est la raison: d'être de tous ceux qui en rêvent.Ils seront un facteur à considérer dans une certaine évolution que devra nécessairement suivre la province de Québec.Quant à savoir si cette évolution suivra la pente de leur aspiration c'est une question qu'on ne peut trancher et l\u2019histoire nous permet d'en douter.Depuis la révolution industrielle et lavancement du marxisme, 'homme-patriote a fait place à « l\u2019'homo conomicus ».Et l'idéal patriotique n'est plus.qu\u2019un songe passé pour l'homo economicus.Regis GAGNON OO ÉCONOMISEZ COMMANDEZ MAINTENANT TARIFS SPECIAUX POUR Etu- Pro.diants fesseurs D) American Home (8 mois) $240 $240 D American Journal of Cardiology (1 an-rég.$12) ._._____.10.00 12.00 D American Journal of Clinical Nutrition (1 an) ._._.10.90 12.00 D American Journal of Medicine (1 en) , 14.00 O American Journal of Surgery (1 an) \u2018 15.00 D ANALOG Science & Fiction (1 an-rég 3.50 DJ Architectural Forum (1 an-rég.67) 3.50 D Architectural Forum (2 ans) ., 7.00 0 Arts & Architecture (1 an - rég.$5) X 5.00 [J Arts & Architecture (2 ans) mrrmérinnemanmmemers à vacars cornes eneataren ae X 9.00 {J ARTS (1 an - rég.$9.50) A 6.00 DO ARTS (2 ans) .9.00 0.00 [J Art Direction (1 an-rég.$6) mee ee.5.00 6.00 OU ART NEWB (1 an-rég.$11.50) om.8.99 8.99 0 ATLANTIC MONTHLY (8 mois-rég.$568) \u2026 3.50 3.56 O ATLAS (1 an-rég.$7.50) .6.00 6.00 [J CAR CRAFT (15 mois) 3.00 3.00 O CAR CRAFT (30 mois) 5.00 5.00 [J CAR & DRIVER (1 an-rég.85) eee.3.00 3.00 D CAR & DRIVER (2 ans) 6.00 8.00 [J Christian Science Monitor (6 mois -rég.$11) cco 5.50 5.50 [J Christian Science Monitor (1 an-rég.$22) .__.\u2026.\u2026.\u2026 11.00 11.00 OO CONSUMER BULLETIN (9 mMOI8) oie.3.00 3.00 0 CONSUMER REPORTS (1 An) vee.4.00 4.00 [J CURRENT (1 an -rég.$8) .5.00 5.00 [J DOWNBEAT (1 an-rég.$7) .rerrersemeermrs era sec.5,60 5.60 {J DUN'S REVIEW (10 mois) .2.50 2.50 [J ELECTRONICS WORLD (1 an -rég.$5) I 250 ELECTRONICS WORLD (2 ans) .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026 5.00 5.00 ESQUIRE (8 mois-rég.$4) eee.2.00 2.00 EVERGREEN REVIEW (1 an-rég.95) ._.3.50 3.50 EVERGREEN REVIEW (2 ans) a.6.50 6.50 FM & FINE ARTS (1 an -rég, 84) Dist.Bo.Calif._._._._.4.00 4.0C FLYING (1 an-rég.95) _.\u2026.\u2026\u2026.\u2026unecrrermeccscrencenenennenennen=nt eus 2.50 2.50 FLYING (2 ans) 5.00 5.00 FORBES (1 an - rég.$7.50) 5.00 5.00 FORTUNE (1 an - rég.$10) 7.50 7.50 GLAMOUR (1 an -rég.85) 3.00 3.00 GLAMOUR (2 ans) .6.00 6.00 GOODHOUSEKEEPING (2 ans-rég.86) _._._.\u2014- 3.50 3.50 GRAPHIS (1 an-rég.$17.50) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026._\u2026ocecserermencenccrancenms 13.10 13.10 GRAPHIS ( ans) International Graphic Magazine .24.00 24.00 GUNS & AMMO (1 an-rég.$85) eee ve 3.00 3.00 GUNS & AMMO (2 ans) .__.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026caeeccscmrennenecens 5,00 5.00 HARPER'S BAZAAR (1 an-rég.$8) _ 3.00 3.00 HARPER'S MONTHLY (1 an-rég.$7) eee.3.50 3.50 HARPER'S MONTHLY (3 ans) nrrerves ares iamsnimeninasaeamems cmmesseme 9.00 HI-FIDELITY (15 mois-rég.$7) ._ _._ 3.75 HI-FI STEREO REVIEW (1 an-rég.85) ._ ._._.250 HI-FI STEREO REVIEW (2 ans) ee.5.00 HOLIDAY (9 mois -rég.$4.50) _._.4.25 HOT ROD (1 an-rég.45) _.\u2026.\u2026._\u2026\u2026ccoococrscremnace comsrenmremencescms 3.00 HOT ROD (2 ans) 5.00 HOUSE BEAUTIFUL (2 ans-rég.$10) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2014.\u2026.\u2026._.\u2026\u2026e\u2026.6.00 HOUSE & GARDEN (1 an-rég.$6) _._.3.00 HOUSE & GARDEN (2 ans) ._.6.00 HOUSE & HOME (1 an-rég.$6 -.0 4.50 LADIES HOME JOURNAL (8 mois) o.oo.2.40 LIFE (6 mois - rég.$4) : 2.00 LIFE (1 an -rég.$5.95) 2.98 LIFE (2 ans) 5.95 LOOK (1 an-rég 2.00 LOOK (2 ans) .corres 4.00 MADEMOISELLE (1 an-rég.88) _.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026._\u2014_eermrecceee 3.50 MADEMOISELLE (2 ans) .7.00 MANCHESTER GUARDIAN hebd.(1 an - Par avion) .8.00 MODERN BRIDE (1 an -rég.$3) .MODERN BRIDE (2 ans) oii.MODERN PHOTOGRAPHY (1 an-rég.85) ori.McCALL'S (9 mois) _.MOTOR BOATING (2 ans-rég.$1.50) aes MOTOR TREND (15 mois) .anrsmensseurnmeqmen MOTOR TREND (30 mois) THE NATION (1 an -rég.$8) THE NATION (2 ans) .NEW REPUBLIC (1 an-rég.$8) omer eee ree mevame NEW REPUBLIC (2 ans) NEW YORKER (8 mois - rég.$8) ei oeeeeeeeemenenee NY TIMES édition de la côte ouest (6 mois) _.___.__.NY TIMES édition de la côte ouest (9 mois) NEWSWEEK (34 sem.-rég.$5.50) NEWSWEEK (1 an - rég.NEWSWEEK (2 ans) PLAYBOY (1 an -rég.$6) PLAYBOY (2 ans) : PLAYBOY (3 ans) .POPULAR BOATING (3 an-rég.85) eee \u2014- POPULAR BOATING (2 ans) ._._.POPULAR ELECTRONICS (1 an-rég.$4) .POPULAR ELECTRONICS (2 ans) ._.POPULAR MECHANICS (20 mols - rég, $6.60) POPULAR PHOTOGRAPHY {1 an-rég.$4) POPULAR PHOTOGRAPHY (2 ans) \u2014 \u2014 - - BS a A En M9 23 A 23 5 Na 5 1 ù Où EN 83 6 LI En S On F3 Où 9 L3 ON 83 N2 LI 14 9 3 C3 CA LI CN D9 83 ND 1 D C3 D CN LAN CAN 5 CD 03 es 83 22, A LA M 23/00 de CA CA LA ds .0 La 216 de 0310 85 OS 23 8 LA ba Là de 10 29 00 50 ON 22 60 da 9 65 20 S Ca 55 A CN 80 CN 80 Na 09 1e x SE + remem bs \"be 000000000004800000000000000000000000000000U00000000000000000000aca D RADIO-ELECTRONICS (1 an -rég.$5) .o SOOOLZODOOHUNOVOOUOOOTODANOODOoDÈOyN alt 2823232252338 2283128333333R838838828s525838223R83838 O RADIO-ELECTRONICS (2 ans) .\u2026.\u2026.ceceoremeesces 7,00 O REALITES (1 an-rég.$15) .1 10.00 {J REALITES (2 ans \u2014 anglais ou francais) .1 16.67 OJ REALITES (3 ans) .2 22.00 {J READER'S DIGEST (1 an-rég.94) 1022222002._ 2.97 {) THE REPORTER (8 mois-rég.$3.80) .0 o.oo 2.50 J THE REPORTER (1 an-rég.$6) meen 4.50 CJ ROAD & TRACK (1 an-rég.85) ooo oon D ROAD & TRACK (2 ans) {J SATURDAY EVENING POST (50 numéros) JE 000 {Ol SATURDAY REVIEW (1 an - rég.$7) [J SATURDAY REVIEW (2 ans) _._._.; D) SCIENTIFIC AMERICAN (9 mois» D) SCIENCE & MECHANICS (1-an-rég.$4) (J SCIENCE & MECHANICS (2 ans) noue D SECOND COMING (8 numéros) ooo OO SHOW (1 an-rég.87) ; .O SHOW (2 ans) - , .I] BING OUT (1 an-rég.93.60) vee 0 SING OUT (3 ans) : - CJ SKI MAGAZINE (2 ans-rég.$4) avec Ski Life Samm S2238888232533883323338852233833338 3838333338 8k13y © 3m 23 22 90 SO Ga ie CN C2 D 58 8 D C5 de 80 00 1e LA ON C9 de 53 0 2020 83382233233838333338538328883:38 0) SKIING MAGAZINE (2 ans - rég.oe .00 0 SPORTS ILLUSTRATED (1 an -rég.$6.15) .00 J SPORTS ILLUSTRATED (3 ans) ._._._ .50 - D) SPORTS AFIELD (20 mois-rég.86) .98 CI SPORTS CAR GRAPHIC (1 an-rég.84) ._.__.___ © 3.00 D SPORTS CAR GRAPHIC (2 ans) AREY) CO) THEATRE ARTS (1 an-rég.8780) ._.___ 450 OU TIME (1 an-rég.$7.50) .4.00 O TIME (2 ans) .; 7.50 {] TOWN & COUNTRY (3 ans) _\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026 \u2026.898 O TV GUIDE (44 sem.-rég.86.22) 333 OU US NEWS & WORLD REPORT (21 sem.) __\u2026.\u2026.\u2026 \u2026_____\u2026___\u2026.387 CO VOGUE (1 an -rég.$8.50) 8.00 © VOGUE (2 ans-40 numéros) .n\u2014rseorserrre ce 10,00 1 Eucational Subscription Service, 1743 N.Kenmore, Hollywood 37, Calif.Inclus $.\u2026.\u2026 pour les publications choisies ci-haut.Envoi à : Facturez-moi LC) Nom __._ : classe de Adresse ; .Ville.Zone.Université.\u2014 © Nouveau O' Renouvellement CO Professeur DO Etudiant Cadeau dei : .ie 5 1 IE Adresse Ville . 19 OCTOBRE 1962 LE QUARTIER LATIN .- - _ 1, eae.\u2014 (suite de la page 3).la jeunesse intellectuelle en publiant des oeuvres libres, des oeuvres qui témoignent de la recherche des valeurs nouvelles qui s'effectue, ou devrait s'effectuer à l'Université.On me dira que les étudiants produisent plus de danses et de cocktails que d'oeuvres intellectuelles.On a souvent tendance à voir l'étudiant comme un collégien en suspens; trop vieux pour nos internats, et qui fait un stage dans la boîte à diplômes avant de devenir un « professionnel », tout en remplissant de son mieux cette période vide par des carabinades diverses.En fait, l'Université a longtemps été une usine de professionnels, fabriquant en série notre « élite » bourgeoise, et il n'y a pas si longtemps qu'on tente d\u2019y donner à la recherche la place qui lui revient.Les Cahiers fourniront une occasion de plus de se manifester à la collaboration entre professeurs et élèves qui est le propre du niveau universitaire; ils aideront à la transformation de la boîte à cliplômes en centre intellectuel vivant, actif et libre.L\u2019apparition d'une entreprise comme celie-ci souligne cette transformation du corps étudiant, et devrait la stimuler.Certains carabins sont aussi des étudiants et des intellectuels.ETAT DE SANTE : Les Cahiers, à peine formés, ont déjà une liste assez considérable de projets.Plusieurs oeuvres d'étudiants seront publiées durant la présente année académique, et un certain nombre de professeurs nous ont déjà QUARTIER LATIN \u2019 confié leurs textes.Pourtant, méme si le nombre de nos publications pour année dépasse déjà ce que nous avions prévu, cela n'est pas suffisant, et nous lançons à nouveau un appel à tous, particulièrement aux professeurs, dont la réponse jusqu'ici a été un peu décevante.La liste des oeuvres qui seront publiées durant l\u2019année comprend des noms assez prestigieux pour décider ceux qui hésiteraient encore à nous confier leurs oeuvres.A PARAITRE : \u2014 La littérature par elle-même, textes d\u2019une enquête du Quartier Latin sur la littérature canadienne-française, à laquelle ont répondu \u201c plusieurs de nos meilleurs auteurs et critiques.\u2014 Le mémoire de l\u2019A.G.E.U.M.à la commission Parent, basé sur les résultats de l'enquête sociologique de l\u2019an dernier.\u2014 Colloque sur l'avenir économique du Québec : les Cahiers publieront intégralement les tex- tex des conférences qu'y prononceront tous les invités.: \u2014 Une pièce de Jacques Ferron : on sait que Ferron publiait récemment deux livres qui ont reçu une critique très favorable.Nous croyons que, parmi les écrivains de la génération qui nous précède, Ferron est un de ceux qui demeurent le plus près de nous.\u2014 Une étude sur la poésie d'Anne Hébert, par Guy Robert, étudiant à la faculté des Lettres, que son travail de critique a déjà fait connaître.\u2014 HAITI et sa littérature, une étude sociale et littéraire de Maximilien Laroche, étudiant haïtien, dont Le Devoir publiait récemment une série d'articles remarquables.\u2014 Une étude historique, sociale et esthétique de Pierre Baulu sur les Chansonniers canadiens- français.\u2014 Un recueil de poèmes de Paul Chamberland, recueil qui démontre, de l'avis des directeurs des Cahiers, une grande maturité poétique.Chamberland a déjà publié quelques plaquettes; nous croyons que ce recueil marqua le début d'une féconde aventure poétique.\u2014 Nous sommes enfin fiers d\u2019annoncer que M.Jean-R.Beaudry, de l'office de biologie, nous a confié le texte de sa leçon inaugurale sur « L'évolution biologique », que nous publierons très prochainement.\u2014 Les Cahiers publieront en plus des Mélanges, recueils de textes traitant de diverses, disciplines : cahiers philosophiques, médicaux, etc.Ces mélanges devraient témoigner, régulièrement, des recherches qui se font à l\u2019Université, et nous comptons que tous les départements intéressés nous communiqueront les résultats de leurs travaux.\u2018 Pierre MAHEU LES CAHIERS DE L'AGEUM.PANEL QU'EST-CE QUE LE SYNDICALISME ÉTUDIANT ?ORATEURS : Giuseppe TURI, Docteur en Droit Le Phénomène du Syndicalisme - étudiant Raymond BELTRAMI, Syndicalisme étudiant en Europe Jacques GIRARD, Directeur du Quartier Latin - Le Syndicalisme étudiant et l'A.G.E.U.M.ANIMATEUR : VU HUU QUANG ; A 4 > er : \u2018 i Organisé par Cosmopolis, le.mercredi, 31 octobre 1962 à 8h.30 p.m.au Grand Salon du Centre Social nL rim ee an ge tt éd a TE PAGE TREE FOOTBALL - Nas Carabins ont mis peu de temps à donner raison à leur instructeur Moe Bremner.En effet, lors de la première joute de la saison, où, nos Carabins durent s'avouer vaincus, l\u2019instructeur était très satisfait de la rencontre et jugeait cette défaite comme un bon augure pour la saison.= En fin de semaine, nos porte- couleurs remportérent une éclatante victoire de 39-0.sur les Lions de Duvernay de la ligue intermédiaire de football.La rencontre s'est déroulée dans un terrain boueux, ce qui rendait la tâche très \u2018difficile.Comme on peut le remarquer par le pointage final, la victoire en, fut une d'équipe, et je tiens à souligner l'excellent travail de l'équipe défensive, qui permettait aux nôtres de blanchir les Lions.L'instructeur était enchanté de la tenue de tous ses joueurs et il disait après la joute: « Il y a des.jours où rien ne va mal, tout roulé pour nous et en notre faveur »; et si la température eut été clémente, le résultat eût été de beaucoup supérieur.Tout allait pour le mieux pour les nôtres, tandis que l'adversaire était continuellement dérouté, par les feintes, les passes et les jeux au sol sous I'habile direction du\u2019 quart-arrière.Félicitations à tous les membres de l'équipe et continuez ainsi.UNIV.DE MONTREAL \u2014 43 UNIV.DE SHERBROOKE \u2014 7 L'équipe de Football et celle de soccer \u2018silivent le même chemin ?Après une défaite lors de leurs premières parties, nos Carabins reviennent de Sherbrooke avec une retentissante victoire.Morgentaler et Lebel se sont signalés avec 2 touchés chacun.Côté et Auger ont un touché.Panet-Raymond a effectué les convertis.Samedi prochain, nos Carabins se rendent à Lennoxville pour rencontrer l'Université Bishop et samedi 27 oct.ce sera au tour de Sherbrooke à nous rendre visite.: .Comité des sports U.de M.LE GYMNASE EST _ OUVERT Salle.No 821 Tous ceux qui sont intéressés aux levers de poids et haltères peuvent se rendre i la salle no 821 aux'-heurés suivantes : Lundi: de 9.30 à 1:30 Mardi: en \u2026 9.80 à 11,30 000 180 à 250 Mercredi : 9.30 à 3.30 Jeudi : 9.30 à 11.30 vl 1:30 a\" 2.30 Vendredit 055 \u2018Bierivenüe à tous ! 9.30 à li 30. APE TEST ce PAGE QUATORZE Re LE QUARTIER LATIN 1 OCTOBRE 194 of RESULTATS COMPLETS HOMMES 100 vg.120 obst.220 vg.440 vg.880 vg.1 mille 3 milles Poids Javelot \u2019 Disque Hauteur Longueur 1-\u2014Thiriart P.2\u2014Thibault G.3\u2014Grisé J.P.1\u2014Thibault G.2\u2014Dupuis M.3\u2014Beaudoin B.1\u2014Thiriart P.2\u2014Thibault G.3\u2014Dupuis M.1\u2014Jakimow Y.2\u2014Thibault G.3\u2014Thiriart P.1\u2014Jakimow Y.2\u2014Jakimow G.3\u2014Fortier J.1\u2014Desjardins C.2\u2014Jakimow Y.3\u2014Duval M.1\u2014Desjardins C.2\u2014Duval M.3\u2014Robitaille J.I\u2014Yelle J.L.2\u2014Laurendeau Y.3\u2014Grisé J.P.1\u2014Grisé J.P.2\u2014Laurendeau Y.3\u2014Blondin P.1\u2014Laurendeau Y.2\u2014Boldireff V.3\u2014Vallière A.1\u2014Laurendeau Y.2\u2014Beaudoin B.3-\u2014Turcotte J 1\u2014Thibaule G.2\u2014Vallière A.3\u2014Joncas P.FEMMES 60 vg.80 obst.100 vg.Poids Javelot Disque Hauteur Longueur \u2014 I\u2014Thibault J.Stogaitis G.3\u2014Auprix D.1\u2014Thibault J.2\u2014Stogaitis G.3\u2014Sarrasin J.1\u2014Thibault J.2\u2014Auprix D.3\u2014Stogaitis G.1\u2014Vézina M.2\u2014Auprix D.3\u2014Leduc F.1\u2014Vézina M.2\u2014Duval L.3\u2014Stogaitis G.I\u2014Sarrasin J.2\u2014Duval L.3\u2014Auprix D.1\u2014Auprix D.2\u2014Stogaitis G.3\u2014Thibault J.1\u2014Auprix D.2\u2014St-Pierre P.3\u2014Desroches N, D'ATHLÉTISME Arts Ed.Phys.CH dent.Ed.Phys.Ed.Phys.Poly Arts Ed.Phys.Ed.Phys.Sc.Ed.Phys.Arts Sc.Sc.Ed.Phys.Ed.Phys.Sc.Ed.Phys.Ed.Ph.Ed.Ph.E.N.S.Ed Ph.Ed.Ph.Ch.dent.Ch.dent.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Poly Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.Ed.Ph.10\" 4 10\u201d.8 1\".19\u201d, 19\"9- 20\".8 24\".3 24\" 8 25\".2 54.5 55\".4 56.3 2.06.2 2.12.4 2.15.2 4.39.3 4.40.0 4474 15.51.0 16.30.7 18.01.0 39.9 38414 33\u2019.1 173.7 167°.6 161°.0 114.0 99\".4 94.5 * et sa Or Gr Lib a 17'.8\u201d 17.754\u201d 16.11\u201d 8\".2 8.2 8\".3 15.9 16.3 18.0 12.9 13.0 13.6 30.0 28'.6 27.6 87'.7 80.3 75'.7 75'.3 72.7% 72\".1 4.0 14.0 3.10\" 18.444\" 115,4\" mn.HUIT NOUVEAUX RECORDS A la suite de ces épreuves, 8 nouveaux records apparaissent maintenant dans les régistres de I'U.de M.Les hommes en abais- sérent cinq tandis que nos compagnes y.allèrent de trois.\u2018Chez les hommes, il faut souligner les magnifiques exploits de Philippe THIRIART et de Claude DESJARDINS, deux nouvelles recrues parmi nous, qui abaissèrent chacun deux records dans les courses.Chez les dames, MICHELE VEZINA s'est distinguée en abaissant les records aux poids et au javelot.Hommages à ces champions, bonne chance aux autres et que tous continuent à pratiquer ce sport (base de tout le conditionnement physique) qui prend de plus en plus d'ampleur parmi nous.CHAMPIONNAT UNIVERSITAIRE D'ATHLÉTISME Les mardi 4 et 9 oct.donnèrent l'occasion aux adeptes de la Piste et Pelouse, de démontrer leur savoir-faire dans ce domaine.Pour les épreuves de la première journée, la température fut idéale, les participants nombreux et les résultats en conséquence directe avec le nombre de participants.Pour la deuxième journée, le terrain était passablement détrempé ce qui rendait la tâche plus difficile.BIENVENUE AU BOUVILLON SALLE A MANGER BIÈRE - VIN - LIQUEUR Spécialités préparées por : LE CHEF ROCH 5414 GATINEAU TEL.731-0132 pe LES NOUVEAUX RECORDS HOMMES Javelot Jean-Pierre Grisé 100 vg.Philippe Thiriart 220 vg.Philippe Thiriart 1 mille Claude Desjardins 3 milles Claude Desjardins (Ch.dent.) 1787\u201d (Arts) 10\u201d 4 \u201d 24\u201d 3 (Ed.Phys.) 4'39\".3 (Ed.Phys.) 15°51\".FEMMES 60 vg.Jacqueline Thibault Ginette Stogaitis Poids Michèle Vézina Javelot Michèle Vézina (Ed.phys.) 8.1 \u201d 8\u201d.1 \u201d 30°.0 \u201c 87°.7\" Si votre North-Rite n'écrit pas aussi longtemps qu'il le devrait, à voire sens, nous vous enverrons un autre rechange \u2014 GRATUIT! North-Rite 98° SEULEMENT 98-c GRÂCE À SON MÉLANGE D'ORGES SÉLECTIONNÉES Noue certifione que \u20ac bière: è \u201cCLIMATISEE\" selon un procédé ezclysif durant toutes les étapes de ea fabrication.Ce procédé est soumis à une vérification cons ie RS GL ière Qualité uniforme.ve \u2019 THeuths,
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.