Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
mardi 19 février 1963
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Quartier latin, 1963-02-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" DERNIÈRE CHANCE, À NE PAS MANGUER PORT PAYE A MONTREAL Journal bi-hebdemadoire de i'Association Générale des Etudiants de l'Université de Montréal SIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE LE CARNAVAL QUEBEC MONTREAL, 19 FEVRIER 1963 Nous voulons un L'Université de Montréal est loin d\u2019être l\u2019Université dynamique qu\u2019elle devrait être.ll est des jours où l\u2019on est en droit de douter de la compétence de ceux qui Padministrent.Pourtant l\u2019Université a un rôle capital à jouer dans le développement de la nation, et nous n\u2019avons pas l\u2019im= pression que les mesures nécessaires sont prises pour que l\u2019Université puisse jouer son plein role dans l\u2019évolution actuelle du Canada-français.Il serait vain de vouloir faire porter toutes les fautes par le méme individu.Le recteur n\u2019est pas le seul responsable.L\u2019Etat du Québec, jusqu\u2019en 1960, ne s\u2019est jamais fait le défenseur non plus que le promoteur des intérêts de l\u2019Université, tout au contraire il a contribué à sa stagnation et s\u2019est plu à la laisser dépourvue et sans moyens.Cette ère est heureusement révolue, mais tous les problèmes ne sont pas disparus avec la chute de Monsieur Duplessis.Il n\u2019est rien de plus pernicieux que cet état d\u2019euphorie béate qui continue de régner.Si l\u2019Université n\u2019est pas à la hauteur de la situation c\u2019est à cause de certains hommes mais surtout à cause des structures désuètes dans lesquelles elle est emprisonnée.Le Conseil des Gouverneurs tel que constitué n\u2019a pas sa raison d\u2019être.Les structures administratives doivent être repensées, le rôle du recteur et des officiers généraux doit aussi être revisé.Une charte d\u2019Université qui ignore systématiquement les professeurs et les étudiants est une charte irréalistee L\u2019Université c\u2019est d\u2019abord la réunion d\u2019étu-= diants et de professeurs.Il est anormal que ceux-ci n\u2019aient aucun rôle à jouer.Les adminis= trateurs ne peuvent pas et ne doivent pas se considérer comme les grands maîtres de l\u2019Université.VOLUME XLV \u2014 NUMERO 37 ll est temps de reviser toutes ces conceptions.Il est temps de doter l\u2019Université de structures qui favorisent l\u2019efficacité et qui tiennent compte de cet aspect primordial à savoir que l\u2019Univer= sité est une communauté d\u2019étudiants et de professeurs.Il faudra aussi que les nouveaux administrateurs soient des Universitaires.Nous avons besoin d\u2019hommes compétents et dynamiques aptes à conduire l\u2019Université vers de nouvelles réali=- sations.Il faut des plans d\u2019ensemble, il faut créer des centres de recherche, multiplier les commissions d\u2019experts et abandonner les petites querelles de clocher.Nous voulons aussi et surtout la nomination d\u2019un recteur laïc.Cette nomination serait le sym= bole de l\u2019esprit neuf qui devra désormais régner à l\u2019Université.Cet homme devra être presti= gieux et capable d\u2019entreprendre la tâche gigantesque qui l\u2019attend.Tout n\u2019est pas mauvais, il ne ECTEUR LAIC s\u2019agit pas de repartir a zéro, il s\u2019agit d\u2019insuffler un esprit nouveau, de créer une mentalité nouvelle, de réformer les cadres et d\u2019aller chercher les hommes dont nous avons besoin.Seuls des changements aussi radicaux et aussi fondamentaux permettront à l\u2019Université de retrouver la place qui lui revient et de jouer le rôle qui lui incombe.Les professeurs sont intéressés à travailler dans ce sens et ils ont déjà rédigé des mémoires à cet effet.Les étudiants sont non seulement intéressés mais déterminés à provoquer ces changements.Quant au rôle qui nous revient dans ces nouvelles struc=- tures, nous aurons l\u2019occasion de préciser la conception que nous nous en faisons dans un prochain numéro du «Quartier Latin» consacré exclusivement au syndicalisme étudiant.Jacques GIRARD directeur RAYMOND BARBEAU M.Barbeau nous fit aux Dé- bats-Midi une courte visite.Il trouvât le temps de nous dire des paroles assez rares dans lu bouche d\u2019un homme qui sollicite l'appui des jeunes : nous sommes plus intéressés à ce que vous deveniez des compétences dans votre domaine qu\u2019à vous avoir dans votre mouvement.Vous êtes l\u2019avenir du Québec et votre premier devoir est d\u2019étudier afin de devenir les économistes, les juristes, les ingénieurs dont nous avons tant manqué et dont nous manquons encore.Je résume mais je ne me souviens pas d\u2019avoir vu un homme politique, qui croit par ailleurs à l'engagement des étudiants dans la politique puisqu'il a laissé naître l\u2019A.J.L., avoir rétabli aussi clairement l\u2019échelle des valeurs devant un public d\u2019étudiants.M.Barbeau avait commencé son exposé en nous signalant qu\u2019il y a six uns, il se faisait L'INDÉPENDANCE PAR L'ÉTUDE passer pour un fou tandis qu\u2019au- jourd\u2019hui.om doit au moins tenir compte de l\u2019Alliance Lau- rentienne et de ses études.HN admet qu'on puisse être socialiste, capitaliste, créditiste mais il estime, qu\u2019à l\u2019avenir, les penseurs du Québec devront chercher à appliquer leur théorie dans le contexte du Québec Libre et Républicain.Car la marche du Québec vers l\u2019indé- (Suite à la page 3) PAGE DEUX Il faut leur dire quelles initiatives LE QUARTIER LATIN 19 FEVRIER 1943 Ps (30000 UN MARIAGE D'AMOUR! I! se trouve encore aujourd\u2019hui des gens pour vouloir faire de la confédération canadienne un mariage d\u2019amour.On nous dit: quand les canadiens-français et les canadiens-anglais se connaîtront et se comprendront, ils se plaieront tellement, ils seront sous l\u2019effet d\u2019un tel charme mutuel que toutes les difficultés s\u2019aplaniront et que nous connuîtrons enfin cette unité nationale messianique.Pour ma part je suis sceptique devant les coups de foudre, ils ne durent que ce que dure la lune de miel et une fois de retour en ce bas et vil monde, la réalité reprend le dessus.Les chicanes de ménage le Canada sait maintenant ce que c\u2019est car la lune de miel n\u2019a pas duré longtemps.Je crois plutôt que la confédération devrait être un mariage d\u2019intérêt, un contrat entre deux associés en vue principalement de bénéfices économiques.Or je peux très bien ne pas comprendre mon associé en affaires s'il est créateur et bohème, je puis détester son tempéram- ment, ne pas m\u2019intéresser à sa vie personnelle et familiale et pourtant notre « partnership » peut être des plus profitables.Ne suffit-il pas que nos intérêts (en 8) soient communs, que nos efforts respectifs soient indispensables et se complètent et que nous respeclions nos engagements.« Partnership» canadien Qu'on ne s\u2019imagine donc pas solutionner le problème en donnant des cours de langues étrangères aux jeunes, celui qui m\u2019a semblé le plus compréhensif dans un groupe de jeunes ontariens que je rencontrais récemment était un de ceux qui comprenait le moins le français.Qu\u2019on ne compte pas plus sur des cours de littérature canadienne-française aux canadiens-anglais et réciproquement, comme notre bon recteur espère un jour le réaliser.Il s\u2019agit de reviser un contrat entre associés.Il s\u2019agit pour chacun des deux de se redemander si la présence de l\u2019autre amène des avantages suffisants pour justifier les concessions nécessaires sur leur autonomie respective.Je crois pour ma part que la prospérité économique que nous connaissons actuellement n\u2019est pas étrangère à notre participation à la confédération .mais ce ne sont pas là des avantages suffisants pour justifier les sacrifices de notre langue et de notre culture.Nous ne pouvons demeurer dans la confédération qu\u2019en autant que le contrat nous gurantit la protection de ces valeurs.Or le fait français au Canada ne peut survivre à moins que ne soit respecté l\u2019esprit original du A.A.B.N.vis-à-vis l\u2019autonomie exclusive des provinces dans le domaine de l\u2019éducation, de la sécurité sociale et de la culture et le droit prioritaire dans le champ de l\u2019impôt direct, à moins que n\u2019existe le bilinguisme dans tous les gouvernements fédéraux et provinciaux et que n\u2019existe dans toutes les provinces un système d\u2019enseignement public français allant jusqu\u2019au niveau universitaire, Bref la minorité canadienne-française à travers tout le Canada doit connaître la même justice de traitement que celle que connaît la minorité canadienne-anglaise dans le Québec.Aux « Canadians» d\u2019agir I est plus que temps que la cause soit prise en main par DPélite canadienne.anglaise afin que nous sachions enfin si nos compatriotes de langue anglaise sont toujours prêts à payer ce prix pour maintenir le « partnership ».Nous les cana.diens-français, quand après avoir combattu la conscription, nous sommes allés en héros défendre l\u2019Angleterre, quand nous expédions chaque année à Ottawa des sommes d\u2019argent pour payer des subsides aux producteurs de blé de l\u2019ouest, ete.nous respectons nos engagements.Une enquête ou conférence ne pourra être que le début de cette prise en main du problème de la confédération par les canadiens-anglais.A eux maintenant de dire s'ils tiennent toujours assez à nous pour respecter le contrat.Mais de toute façon la confédération ne saurait être un mariage d'amour.Elle devra très bientôt se fonder sur un contrat mutuellement respecté où elle se terminera par un divorce.Guy BERTRAND prendre ! ! La résolution adoptée par les inacceptable de condamner ces \u201cJeunes Libéraux du Québec au sujet des armes nucléaires a donné lieu à plusieurs commentaires ; à titre d'exemple, l'éditorial de La Patrie, livraison du 7 février: « Des croulants de 20 ans ».Une semaine plus tard, une autre résolution était votée dans le méme sens, cette fois-là par les étudiants libéraux du Canada réunis en congrès à Ottawa, qui endossaient la politique de Pearson.Il serait ridicule de vouloir dire en deux lignes si ces résolutions en elle-mêmes étaient bonnes ou mal fondées ; le problème de l'armement nucléaire n\u2019est pas un simple problème moral, problème qui n\u2019exigerait pas alors un spécialiste pour en parler.Il y a dans ceite question des implications économiques et internationales profondes qui exigent des données précises et fouillées.Il serait d'autre part résolutions pour l'unique raison qu'elles sont identiques à la politique élaborée par les chefs.Ce que nous voulons dénoncer \u2014 et nous nous en reportons alors au Congrès tenu à Ottawa, \u2014 ce sont les motifs qui ont poussé les jeunes à en décider ainsi, motifs qui furent guidés par une rencontre avec Pearson préalablement à l'adoption de cette résolution.Une telle soumission au chef du parti est étonnante.Ou bien ces jeunes se donnent comme missiun d\u2019être les porte-paroles du parti sans avoir quelque idée sur les sujets qu'ils débattent, ou bien ils ont voulu dans ce cas très précis coaliser les forces en vue de la prochaine élection : raisons non valables puisque les libéraux ne sont plus obligés nécessairement de faire l'unanimité sur cette question.Reste donc le premier argument : l'influence marquante des chefs qui affaiblit et annihile la pensée des groupements de jeunes.Cette constatation .amène à penser que M.Lapalme (c.l, causerie au banquet de clôture de la faculté de Droit) avait raison.« L'absence des jeunes de la vie politique », absence qualitative aussi bien que quantitative, est un fait que nous devons déplorer mais auquel aussi nous de vons chercher un remède.Les Jeunes étudiants libéraux du Canada nous ont donné la st maine dernière un exemple du rôle qu\u2019ils entendent jouer ; nous ne pouvons l\u2019admettre.Nous devons chercher de façon directe ou indirecte, à obtenir que les jeunes des divers partis politiques aient une pensée autonome.Ce travail doit être entrepris dès maintenant au nr.veau des associations pulitiqué de chaque université.Michèle RIVET > 19 FEVRIER 1963 \u2014\u2014 Chronique_d\u2019une campagne Du nombre des partis au Canada ou l'inconséquence multipliée Nous revoici en période élec- wrale.En quelques discours, mille candidats règleront tous les problèmes pour avoir après leur élection, la conduite qu'ils ont que lors du dernier parlement fédéral : aucun problème n\u2019a été vidé : au contraire, on s'est plu à les découvrir, comme si ces problèmes étaient apparus subitement.venant du néant.D'où l'utilité incontestable du parlement qui nous apprend la nécessité soudaine de prendre une décision sur les armements nucléaires, sur le « binationalis- me », sur le développement économique, etc.Un peu plus et l'on seruit tenté de dire que tous nos gouvernements antérieurs n'ont jamais pris d'autre décision que celle de ne jamais rien décider.Mais ce n'est pas tout de poser les problèmes, il faut surtout savoir où l'on s'en va.Ainsi, sur les armements nucléaires, les positions de tous les partis semblent tranchées.Je dis bien « éÎles semblent », car si l'on examine les différentes options prises, il nous apparaît que le tout est assez Vague.Les conservateurs Les démissions de trois ininis- tres conservateurs qui favorisent l'acquisition d'armes nucléaires pour le Canada, semble signifier, que d'une certaine manière, Diefenbaker y soit opposé.Or, on sait que le parti conservateur n\u2019« nullement réussi à faire l\u2019unanimité sur la question : il n\u2019est done pas exagéré de dire qu\u2019il existe deux partis conservateurs.Les libéraux Pour le parti libéral la question semble aussi tranchée : Pearson est pour, sc disant que Nobel est bien l'inventeur de la dynamite ; mais encore une fois, on sait que de nombreux libéraux ne pensent pas comme leur chef.Cependant, l'opportunisme étant une caractéristique du parti libéral, ces messieurs, bien que libres de voter comme bon leur semblera, se rallieront à leur chef pour être certains d\u2019être candidats officiels.Donc, un parti libéral et demi.Les créditistes Quant aux créditistes, puisque Thompson vaut bien un quart de parti et que contrairement à Caouette, il pense que nos troupes à l'étranger devraient avoir des armes nucléaires, disons qu\u2019i! existe un parti créditisie et quart.Nouveau parti démocratique Enfin, pour le Nouveau parti démocratique, disons que pour une fois, et c\u2019est heureux, il ne forme qu\u2019un seul parti, son opposition complète à de tels armements étant depuis longtemps claire et précise.Maintenant additionnons : \u2014 deux partis conservateurs, un parti libéral et demi, un parti créditiste et quart et finalement, un Nouveau parti démocratique, cela fait cinq partis el trois quart.A l'électeur bonne fraction.Gil COURTEMANCHE de choisir la Naives en vedette DIMANCHE 7 H.30 Unanimité de lo critique : meilleur spectacle de l'année.6 DERNIERES \u2014 JUSQU'AU 24 FEVRIER INCL.CHARLOTTE BOISJOLI © JACQUES GALIPEAU °° \u2018 IDEMI-TARIF POUR ETUDIANTS ET SYNDIQUES, SAUF LE SAMEDI) 8 H.30 TOUS LES SOIRS (RELACHE LUNDI) 4 VI.2-2061 irondelles MICHELLE ROSSIGNOL FRANÇOIS TASSE LE QUARTIER LATIN pendance est déjà commencée et ce mouvement est irréversible.Mentionnant le Crédit Social comme solution possible à l\u2019éco- nomic du Québec Libre ct devant les réactions de l'assistance M.Barbeau enchaîne : «Et pourquoi pas?Il n'y a pas de doctrine idiote qui ne contienne pas une part, même une très grande part de vérité.» 11 faut aussi étudier le Crédit Social.Mais la théorie de l'Alliance Laurentienne, c'est le corporatisme.Et sur cette doctrine, une fois de plus, M.Barbeau nce s'étend pas sinon pour nous préciser qu\u2019on dit parfois, ce qui est faux, que les corporatistes sont des fascistes.Il nous rappelle que son mouvement se fonde sur l\u2019étude et qu\u2019il est en mesure d'apporter des solutions concrètes et positives aux problèmes du Québec y compris le problème économique.Sur ce dernier sujet, il nous parle du projet de la banque d'investissements : banque, qui avec seulement un capital de trois milliards de dollars pourrait acheter assez d'actions ordinaires et votantes des grandes compagnies étrangères qui exploitent les ressources du Québec pour en acquérir le contrôle.Sur la politique fédérale et les élections prochaines, M.Bar- PAGE TROIS L'INDÉPENDANCE PAR L'ÉTUDE (Suite de la page 1) beau a eu de bens mots.Il con- scille aux Québécois de s\u2019abstenir de voter : cela ne sert à rien « et d\u2019ailleurs la politique fédérale est devenue une foire.Ceux qui voudront sSamuser pourront toujours participer à la prochaine élection mais les gens sérieux, eux, resteront chez eux pour étudier les problèmes du Québec ».En somme, M.Barbeau fit assez intéressant mais il n'a pas assez parler de ce qui fait l\u2019ori- ginulité de son mouvement : le corporatisme ct surtout la fameuse banque d'investissements.Serge MENARD FRANÇOIS LORIOT : Episode stupido-comique dont nous avons fait les frais: a la fin de la courte conférence de M.Raymond Barbeau, M.Loriot se lève pour expliquer la procédure qui sera suivie pendant la période des questions et il termine en ces mots sublimes : «Nous remarquons parmi nous la présence de journalistes et notamment d\u2019un journaliste du Quartier- Président des débats-midi ou de l'A.J.L.?Latin.Nous lui rappelons d'être très objectif dans la rédaction de son compte- rendu.» C\u2019est le droit de M.Loriot en tant que membre de Alliance Laurentienne et de fondateur de PAJ.L.de penser que nous ne sommes pas ohjeetif en écrivant ce que nous pensons des conférences de M.Barbeau tout en s'efforçant d\u2019être exact dans le compte-rendu de ses paroles.Toutefois en tant que président des Débats-Midi, sa fonction est bien plus de voir à faire observer le silence sur la Mezzanine que de se préoccuper à l\u2019avance des comptes-rendus qui seront écrits.Si M.Loriot est incapable de faire la distinction entre son engagement politique et sa fone- tion dans l\u2019A.G.E.U.M.cela ne nous encourage guère à lui confier d\u2019autres postes dans l'Association.Serge MENARD QUAND OTTAWA NOUS MONTRE SON VRAI VISAGE. PAGE QUATRE Chronique syndicale LE QUARTIER LATIN = 19 FEVRIER 1963 eee LA SECONDE FORCE DU SYNDICALISME CANADIEN-FRANÇAIS L'histoire du syndicalisme au Québec et les difficultés qu\u2019il rencontre à se constituer en force unique et unie, relèvent autant des modalités de la lutte contre le patronat (et par ricochet, contre les gouvernements), que des divisions internes et des conflits inter-syndi- caux.Bien que l\u2019absurdité d\u2019une division des forces du travail s\u2019impose à première vue.elle n\u2019a pas encore réussi à provoquer l\u2019union des centrales québécoises.Pour être plus précis, disons que le principal obstacle à toute unification du mouvement ouvrier cana- dien-français ne réside pas tellement dans leurs différences d\u2019orientation.par exemple dans le domaine de l'action politique, et encore moins dans leurs divergences idéologiques : les présentes expériences d'éducation politique élaborées par la Confédération des syndicats nationaux démontrent assez clairement la quasi-identité des principes sociaux et économiques des deux centrales.L\u2019obstacle est teut autre : Duplessis favorisant les unions internationles pour mieux abattre la C.S.N.et Lesage agissant de la même façon envers cette dernière pour mieux affaiblir la Fédération des travailleurs du Québec, constituent et constituent toujours la première embûche majeure à toute unité réelle et pratique des syndicats ouvriers québécois.Vue d\u2019un mauvais oeil par les gouvernements, il y a quelques années, l\u2019existence de deux ou de plusieurs centrales syndicales représentent maintenant le meilleur moyen de les rendre moins efficaces.La nouvelle classe rurale À cette division chez les ouvriers organisés, sc superpose une autre Si votre North-Rite n'écrit pas aussi longtemps qu'il le devrait, à votre sens, nous vous enverrons un autre rechange - GRATUIT! stylo qui caresse @ papier North-Rite 98° SEULEMENT 98c Éxigez-la ves LA SOCIETE DES TABACS QUEBEC INC.vous présente création canadienne-française division entre agriculteurs ct ouvriers.Il faut cependant préciser qu\u2019il n\u2019existe aucune antipathie entre les centrales ouvrières d\u2019une part et l\u2019Union catholique des cultivateurs d\u2019autre part.Cette division fut plutôt le fait d\u2019une mutuelle ignorance ainsi que d\u2019un préjugé encore extrêmement répandu : à savoir l\u2019impossibilité complète d\u2019un front commun, quel qu\u2019il soit, entre le monde ouvrier et le monde agricole, l\u2019un et l\u2019autre étant considérés comme deux termes fondamentalement opposés.Une telle indifférence réciproque pouvait se concevoir lorsque l\u2019agriculture constituait le principal see- teur économique du Québec, alors que, bloc monolithique, tradition- naliste et refermé sur lui-même, le monde agricole, classe de petits propriétaires bourgcois, se suffisait à lui-même tout en étant avantageusement rentable ; alors que prépondérant, le secteur agricole constituait son propre intermédiaire entre le producteur et le consommateur et qu\u2019il pouvait imposer, ou du moins, faire admettre ses besoins par les gouvernements.À cette époque, on pouvait mettre en doute l\u2019utilité même du syndicalisme agricole : les fermiers étaient des entrepreneurs travaillant à leur propre compte.La guerre, l\u2019industrialisation croissante qui la suivit, la conversion de notre économie rurale en économie mixte et subséquemment en économie à prépondérance industrielle.ont profondément modifié les structures et les conditions de productivité et de rendement du secteur rural.Une conclusion s\u2019impose: en 1963, le cultivateur moyen est un prolétaire : prolétaire, il l\u2019est.bien souvent beaucoup plus qu\u2019une grande partie de la population ouvrière dont les ouvriers spécialisés.Etouffés par le coût exorbilant de la machinerie agricole.obligé de se moderniser pour faire face à la concurrence, ne recevant qu\u2019une aide symbolique des gouvernements dans la création et le développement de nouveaux marchés, ne pouvant s'appuyer sur une politique rationnelle et progressive d\u2019aménagement rural et de planification, ils doivent de plus, combattre l\u2019omnipuis- sance des cartels et monopoles de l\u2019industrie de l'alimentation.Sa condition est celle de l\u2019ouvrier exploité : « Les relations des cultivateurs avec leurs patrons.les grossistes, ne diffèrent guère des relations entre les ouvriers et les patrons d\u2019industrie : il faut négocier le prix des denrées tout comme les ouvriers négocient leurs salaires et leurs heures de travail».(M.Lionel Sorel, président de l\u2019U.C.C.dans une allocution prononcée au congrès de la F.T.Q.).Une seconde force.L\u2019équivalence des conditions de travail et des rapports ouvriers/ patrons et cultivateurs/grossistes, et conséquemment, conduit à l\u2019équivalence, sinon à |listel\u2019égalité des méthodes de défense et des moyens d\u2019action.Vers un réalignement L\u2019époque est révolue où le milieu agricole et même les ouvriers pouvaient mettre en doute l\u2019utilité du syndicalisme tel que pratiqué présentement par l\u2019U.C.C.: il lui est essentiel ; sans lui, le monde rural ne peut survivre, si ce n\u2019est qu\u2019en admettant un accroissement continu de l\u2019exploitation dont les cultivateurs sont victimes.La ré- cenle expansion de I'U.C.C., sa volonté de défendre, méme par la grève, les intérêts des agriculteurs, l\u2019acceptation unanime par ses membres d\u2019une politique de revendications plus progressives, l'insatisfaction profonde que manifeste la centrale agricole quant au systéme actuel, sont synonymes de force.Loin d\u2019être invincible encore, cette force existe, hors de tout doute, elle progresse, ct surtout, elle représente un prolétariat, une classe « d\u2019ouvriers ruraux » qui vendent leur travail, leur production à des grossistes ou à des entreprises de transformation qui ont toutes les caractéristiques de ces grandes compagnies capitalistes où l\u2019ouvrier n\u2019a de valeur qu\u2019en autant qu\u2019il rapporte une marge suffisante de profits.Elle représente aussi la seule possibilité de renouvellement de la pensée économique et sociale pour une section importante de la population de la province.L\u2019introduction dans le vocabulaire et surtout dans la pensée politique, de Le syndicalisme ouvrivr pliquer.car agricole.dernier et l\u2019accucil aussi et surtoul.un front traditionna.doit tenir compte de cette évolution de lU.C.C.qui constitue mainte une centrale syndicale dans toute l'acceptation du mot.Les revondi.cations, la lutte pour des réformes profondes du système actuel ne se feront pas efficacement sans lad.hésion de toute la population rurale aux principes que les organismes syndicaux veulent voir ap- politiquement.contrôle la majorité de la députation à l\u2019Assemblée législative.De plus, les conflits de juridiction ou d'intérêt, ainsi que l\u2019action des dirigeants politiques, toutes raisons qui prolongent la division F.C.S.N., ne jouent pas dans l\u2019éventualité d\u2019une collaboration des centrales ouvrières avec la centrale nant, elle 7.0.La présence de M.Lionel Sorel.président général de I'U.C.C.au congrès de la Fédération des travailleurs du Québec en novembre enthousiaste que lui ont manifesté les délégués ouvriers augurent bien.Mais si ou regarde de plus loin.serait-il impossible d'envisager la formation d\u2019un front commun.C F.T.Q.-U.C.C., non seulement au niveau des revendications et des mémoires aux gouvernements.mais SN.commun, une action concertée visant termes tels que planification ou|à promouvoir par loule la pro.assurance-santé est primordiale ; |vince, l\u2019acceptation de l\u2019adoption de résolutions réclamant l\u2019application de ces mesures par un organisme comme l'U.C.C., signifie encore plus si on situe ce phénomène dans un contexte rural LE QUARTIER LATIN journal bi-hebdomadaire de l'Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal Membre de la Presse Etudiante Nationale certains principes de justice économique et sociale que les trois centrales considèrent comme fondamentaux \u201d Gil COURTEMANCHE Directeur : Jacques Girard Rédacteur en chef : Michéle Rivet Sccrétatire a la Rédaction : Michel Beaulieu Guy Bertrand.André Dubois, Luc Martin, André Smith, Michel Vennat, Stéphane Venne, Comité éditorial : Ciaude Roy.Section artistique : Amyot, Daniclle Sauvage, Mireille Dansereau.Lapierre, Michel Paquin, Georges Dahmen.Section Section économique : de l'Education : Section Internationale : Plerre Hogue, Renée Lescop, Plerre Blache.Nationale : Suzanne Thomas, André Carrier.Section des Nouvelles : Mackay, Suzanne Thomas, Francine Tougas.Section Politique : Pierre Hogue.Renée Lescop, Robert Côté.Section Scientifique : Section sportive : Claude Chapleau.Caricaturistes : André Poirier, Serge Ménard.André Brochu, Jacques Tardif, Marc Laurendeau, Michel 1 Philippe Reid, Réginald Boucher, Jacques D.Girard, Marthe Lépine, Ghislain Pre tion Robert Jacques Poulin.Lorne Bouchard, Raymond Lafontaine, Plerre Rivest, Lionel Hervieux, Robert Ducharme.Claude Marullo, Yvon Séguin.Luc Desnoyers, Bernard Philogène, Pierre Desjardins.Cler, Stobin, André Lemieux.Photographes : Danièle Sauvage, Pierre Savard, André Bohémier, Benoit Bergeron.Publicité: Georges Lefebvre \u2014 RE.7-6561 Abonnement pour l\u2019année universitaire : $3.00 C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 RE.8-9616 2222, ave Maplewood, Montréal 26 DE LAMIRANDE ENRG.Imprimé à 975, rue De Bullion, Montréal 18 Le Ministère des Postes à Ottawa, ; a autorisé l\u2019affranchissement en.numéraire et l\u2019envot- comme objet de deuxième classe de la présente publication.am ui | 19 FEVRIER 1963 \u2014\"\" « Aux problèmes de l\u2019économie, nous ne répondons pas seulement par des blagues, \u2019 comme la démocratie, etc\u2026» (Raymond Barbeau) Si le Québec devient un jour indépendant, M.Barbeau y aura contribué grandement.Ce qui est au moins à l\u2019honneur de M.Barbeau, c\u2019est qu\u2019il a aidé.depuis 5 ou 6 ans, à réveiller les Québécois, à les rendre conscients de leur nombre, de leurs capacités et de leurs qualités.Un Cheval de Troie Cerlains services de M.Barbeau ne doivent pas camoufler la réalité profonde des choses.M.Barbeau exploite la question de fierté nationale et mousse l\u2019idéal religieux.C\u2019est très noble, mais ça ouvre gentiment la porte à toutes les dictatures de droite.La réplique est facile sur les lèvres de M.Barbeau : « Vous aimez mieux Castro ?» Quelle hantise des systèmes à gants de fer ! Mais non, M.Barbeau.je n\u2019aime pas mieux le sort du Cubain qui avait des idées et dont la seule distraction est le jeu des hanches de la fille qui tient la mitrailleuse devant sa prison, je n\u2019aime pas ça plus que le sort des quelques milliers d'Espagnols qui ont des souvenirs de castagnettes dans les prisons de Franco.LE QUARTIER LATIN rr PAGE CINQ POINT DE MIRE Ni Castro.ni Franco Tous les moyens sont bons Les choses se précisent et se gâtent quand M.Chaput claque les portes au R.I.N.Parce que l\u2019enjeu du vote ne le choisit pas, il fonde son parti, retourne au bercail Barbeau, lequel d\u2019ailleurs dirige l\u2019Alliance Laurentienne, beau temps, mauvais temps, depuis 6 ans.La mystique est la suivante : d\u2019abord l\u2019Indépendance, après on verra.Ce qui fait qu\u2019un homme aussi intelligent que M.Barbeau et son néophyte Chaput jouent maintenant la carte Caouette.Autrement dit, si les gens ne comprennent pas l\u2019indépendance.franchement, accroissons la famille créditiste à Ottawa : un gouvernement minoritaire va maintenir le pays dans le marasme, et les Québécois écarteront bien les coudes, a la fin.En termes, ça s\u2019appelle du Machiavélisme.Plus simplement, ça veut dire des gars qui ont faim du pouvoir, plus que du bien-être des concitoyens.Les esprits qui mijotent leurs plans bien au chaud et qui ronronnent sur la fierté nationale ne sont pas ceux qui vont donner à manger à 150,000 Québécois qui chôment.L'économie d\u2019un pays ne se règle pas par un slogan : les aventures de Mussolini, d\u2019Hitler, de Castro, de Salazar et de franco le crient.\u2026 Quand on prouvera la rentabilité économique d\u2019un Québec Indépendant, alors seulement nous aurons chaud au coeur, et nous commencerons à caresser les projets de frontières neuves et de drapeau.Jean-Guy LAUZON Comité des Affaires Nationales AG EUNM ERS.L\u2019A.G.E.U.M.PROUVE QUELLE EST: Une voix qu'on doit prendre au sérieux \\ la dernière réunion du Conseil de 1\u2019A.C.EU.M.qui avait lieu le 13 février au Centre Social.(sous l'égide d'un «Tout neuf» de la Province de Québec), le directeur du Comité d\u2019Education, Pierre Marois, a annoncé une «Journée Syndicale Etudiante » qui se tiendra le 8 mars.Environ 200 délégués des Universités Laval.Sherbrooke, Montréal et des collèges classiques prendront part à cette Journée, Comme le faisait remarquer M.Marois, il s'agira de vider la question.une fois pour toutes, Environ 4 conférenciers Nous exposeront les exigences du syndicalisme, ses modalités.\u201cle.Le président de l'A.G.E.U.M.donne alors un rapport des visites faites à Québec, les ler et 6 février au sujet des Bourses.Le ministre de la jeunesse a alors décidé de mettre sur pied une conférence de cogestion qui * tiendra probablement en avril.Le but de la visite d\u2019une centaine d'étudiants le 6 février élait de mettre la Législature sur les dents ».Tant que nous Wobtiendrons pas ce que nous demandons, nous poursuivrons cette politique.Michel Gouault, vice-président extérieur nous dit que le drapeau plan d'assurance-vie peut rentrer en vigueur sans une adhésion d'au moins 200 membres.Het à remarquer qu\u2019il ny a que 30 inscriptions à date.ne IH est proposé par l'exécutif et adopté finalement après une discussion d'environ une heure que lAGEUM.recommande fortement que le site de l'expo- universelle de 1967 choisi dans Test I'lle Montréal car les intérêts des ca- nadiens-Français constituent une préoceupation de premier ordre pour l'A.G.F.U.M.sition soil Llexéeutil de plus que des approches utiles soient effectuées en vue d'obtenir les amendements suivants aux lois p ropose électorales : Loi fédérale : art.14 (1) as Si elle (toute personne) est âgée de 18 ans révolus, ou si elle atteindra cet age le ou avant le jour du serutin à cette élection.Loi provinciale : art.47 (3) avoir 18 ans accomplis le ou avant le jour du scrutin.Un vote de félicitations est voté aux organisateurs des N.U.M.U.pour le succès de cette activité.La nomination d\u2019un nouveau directeur du Comité des Relations Extérieures, en Poceurence Claude Archambault, est ratifiée par le Conseil.Et voguent les Relex ! Dans les divers.des félicitations sont accordées aux champions des concours de judo et d'escrime, à Jean Nécastille.chef de la meilleure délégation aux N.U.M.U.(en l'occurence Cuba !), à Yves Allard, diree- teur du Comité du Carnaval et à Thérèse Meunier, reine du Carnaval.Une motion est présentée pour que l'A.G.F.U.M.se prononce sur le problème de la pollution des eaux (remarque formulée : à ne pas confondre avec la pollution des < os»).En terminant, le président annonce les élections de l\u2019A.G.E.U.M.Les nominations se feront le 6 mars et l'élection le 20 du même mois.Bilan : L\u2019Ouest s'est fait traité de «factice et mièvre», tous ceux qui devaient l'être ont été félicités, les étudiants restent aux réunions des.étudiants, PA.G.E.UM.saffirme de plus en plus comme une voix qui doit étre écoutée et surtout, prise au sérieux.Chantal GAGNON AVIS AUX DEMOISELLES leur carte de I'A.G.EUM.à pos de l'A.G.E.U.M.DANSE LIBRE Samedi prochain, le 23 février \u2014 8:30 p.m.Se étage \u2014 Centre Social $0.50 (accompagnées ou non) N.B.Tous les jeunes gens doivent être de l'Université et présenter soit présenter leur carte de l'A.G.E.U.M.\u2026.soit une carte d'identité prouvant qu'elles ont au moins 20 ans si elles ne sont l'entrée.Les demoiselles doivent, LOCATION e ha 20% d\u2019escompte aux étudiants Le plus grand choix au Canada de vétements de cérémonie.Les plus récents modèles \u2014 parfaitement ajustés à votre taille.4 MAGASINS MODERNES 6984 St-Hubert CR.1-v966 5320 ch.Relne-Marie \u2014 482-4860 1227 Carré Phillips \u2014 UN.1-3625 4806 ave du Pare \u2014 CR.2-B704 PAGE SIX La nécessité LE QUARTIER LATIN d'un Gouvernement international Les guerres dans le passé auraient peut-être pu être évitées si un gouvernement international capable de faire respecter le droit international avait existé.Et pour ce, il aurait fallu que les pays consentent à laisser tomber leur souveraineté, en partie, du moins.Or.il est inutile de remâcher le passé.Les guerres ont eu lieu : elles ont semé la dévastation et la terreur d\u2019une façon magistrale, au point où il était permis de se demander quels progrès la civilisation avait faits depuis les temps de la barbarie.Il s\u2019agit maintenant de faire évoluer le monde vers la paix et d\u2019éviter ainsi les Lorsqu'il désire LOUER un HABIT de CÉRÉMONIE à un prix économique LE CARABIN, soucieux d'être un homme bien mis, s'adresse à 9 ouest, rue Notre-Dame Tél.842-3901 M.A.BRODEUR ENRG.TAILLEUR \u2014 MERCERIE Bernard Brodewr props.Paul Brodeur, Po.\u201824 | Le seule maison canadienne-frençaite de ce genre Etabite depuis 1990 erreurs de nos prédécesseurs.Il serait utopique de penser que c\u2019est en une génération que l\u2019on y parviendra, mais il faut que quelqu\u2019un jette les bases d\u2019un jugement mondial qui remplacera la force par le droit et ce, nous pouvons le faire.Ceci est d\u2019autant plus facile pour la force étudiante actuelle que le pays que nous habitons ne correspond pas à nos aspirations.Nous sommes canadiens, mais pourtant, le Canada n\u2019est pas notre pays, puisqu\u2019il ne reflète pas notre personnalité et que nous ne nous sentons pas chez nous lorsque nous sortons du Québec.Ce fait, qui est peut-être nuisible, aura eu son utilité en ce qu\u2019il aura pu former ici des personnes capables d\u2019évoluer du concept du nationalisme à celui d\u2019internationalisme, A VOTRE SERVICE CANADIENNE Certains prétendront que nous sommes trop peu nombreux pour jouer un rôle sur la scène internationale.Mais il s\u2019agit que le Québec en tant que collectivité se voue à l\u2019internationalisme et se ligue avec d\u2019autres pays pou: former une pensée à l\u2019avant-garde de la civilisation actuelle, pour que déjà un pas décisif soit accompli.Et de cette collectivité devra sortir des hommes internationaux (qui demeureront toujours des québécois) et ce rôle revient à l\u2019état et aux institutions d'enseignement.Il faut naturellement garder une certaine élite nationale, tout comme il faut refaire la constitution pour former un état binational, ce dont nous traiterons ultérieurement dans un autre article.Mais il faut en même temps former une élite internationale et, si possible, entraîner le reste du Canada aver nous, puisque déjà une minorité oeuvre pour la paix (les Néo-Dé- mocrates, etc.).Ce n\u2019est pas la une vision à la Diefenbaker, mais plutôt une tentative de trouver un rôle positif au Québec et au Canada, car quelqu\u2019un devra le faire un jour \u2014 pourquoi pas nous ?Il faut une fois pour toutes arrêter de travailler pour la guerre et se tourner vers la paix ; quel meilleur moyen d\u2019y parvenir que par un gouvernement mondial ?Richard GUAY Attenant à ce bureau, avec de 4, pièces.Marcel Couture o.d.BUREAU À LOUER Accommodation : pour médecin, dentiste etc.: Description : 3 pièces chauffées, cau chaude l'année durant : Situation : rue Frontenac (rue commerciale) à Lac-Mégantic, ville de 8,000 habitants, hôpital de 125 lits desservant la région.Aussi facultatif Pour plus amples renseignements : entrée séparée, un logement 17 Frontenac, Lac-Mégantic, Tél.583-0404 583-0405 LOCAL A LOUER Avis aux intéressés : Situation : rue Frontenac (rue commerciale) à Lac-Mégantic 1 pharmacie seulement dans une petite ville de 8,000 h., desservant une région de plus de 25,000 h.Pour tous renseignements s\u2019adresser à : Marcel Couture o.d.17 Frontenac, Lac-Mégontic, POUR PHARMACIE Tél.583.0404 Les armes nucléaires : On se dit contre les armes nucléaires par idéalisme humanitaire ou encore par la simple constatation de l'inefficacité technique de ces armes dites défensives qui, en fait, n\u2019ajoutent rien à l\u2019armure de l\u2019Occident.L'on croit, avec raison, que, dans l'éventualité d\u2019une guerre, le Canada subirait un même sort avec ou sans ces petites bombes qui font un gros « pouf ».Et partant dans le triple but d\u2019atténuer ce danger, de ne pas devenir valet de Washington et de ne pas compromettre la bonne foi du Canada vis-à-vis du tiers monde, s'assurant ainsi un rôle de médiateur et de « faiseur de Paix > en politique internationale, on prêche, à divers degrés, la neutralité du Canada.Tout cela me semble bien sensé et c\u2019est pourquoi je souscris a cette politique.Mais un article du commentateur américain Drummond Burgess m'a fait réfléchir.Aussi, m\u2019excusant de ce manque d'originalité, j'estime que ses propos vallent la peine d\u2019être repris.M.Burgess, renommé pour sa p'erspicacité étonnamment franche et souvent brutale, pose le problème canadien en ces termes : « Nationalism and national interest ».H explique que le nationalisme canadien (oublions pour le moment les variations canadienne et canadian du terme) puisse donner naissance au sentiment anti-nucléaire et anti- domination américaine qui est CIGARETTES XPORTS BOUT UNI ou FILTR 19 FEVRIER 1963 AVONS-NOUS VRAIMENT LE CHOIX?le nôtre.Mais il craint que ce nationalisme, s\u2019il triomphe, ne nous conduise à notre perte, Son raisonnement est le suivant : La super-puissanee amg.ricaine est en conflit avec une autre, l\u2019U.R.S.S.Géographiquement situé entre ces deux séants, se trouve le petit voisin canadien.La sécurité des Etats-Unis peut-elle se permettre d'avoir en ce voisin autre chose qu\u2019un allié obéissant ?L\u2019histoire nous montre en effet que peu de puissances se sont payés la fantaisie contraire.En réalisant que les dictées idéalistes du droit international publie quant à la souveraineté maîtresse des états indépendants doivent toujours se plier devant les dictées implacables du machiavélisme de la politique de force, la réponse semble se précipiter : le Canada n\u2019a pas les moyens de dire non à Washington.M.Burgess résume la pensée américaine : La frontière sera libre de barbelés en autant que notre pays obéira à l\u2019onele Sam.Dans le cas contraire, occupation militaire ou l'annexion du Canada est à prévoir.La condi tion sine qua non de l'indépendance canadienne : coopération entière avec nos voisins du sud.C\u2019est le prix qu\u2019il nous faut payer pour pouvoir chanter «0 Canada ».(Encore si nous savions nous servir de ce privilège !) L'histoire politique, le jeu des forces et même l'exemple de Cuba donnent un poids singulièrement lourd à ce= arguments.Notre choix se résumerait donc à ceci: conserver notre personnalité juridique en agissant comme fidèle mandataire des Etats-Unis ou la perdre et devenir esclave.Bien sûr.c\u2019est révoltant.Comment ne pas être défaitiste devant ces facteurs géographiques et économiques qui jouent contre nous ?On est enfin Wibre de croire que ces propositions cadrent ou non avec la réalité.Mais n'est-il pas révélateur de constater.en marge de la prochaine élection fédérale, que seuls les tiers partis, qui n\u2019ont pratiquement at cune chance de remporter le pouvoir, ont osé dire non à Washington alors que ceux qui pourraient être appelés à diriger le pays s\u2019en sont bien abs tenu ?C\u2019est qu\u2019ils ne présument pas la bonne foi des américains que trop de canadiens prennent pour acquise.D'autres préfèrent jouer le tout pour le tout.Tentez votre chance; faites Vos jeux ! Guy JORON bens hamden wld er NS 2260 WE IE ed BRENT SEITPIEURT 19 FEVRIER 1963 \u2014\" La technique romanesque dans ANGELINE DE MONTBRUN {1 importe d\u2019abord de bien saisir le point de vue que nous avons adopté pour ce travail.Quelle importance devons-nous accorder à la technique romanesque en critique littéraire ?Comment une étude de la technique peut-elle amener à un approfondissement de l\u2019ocuvre ?Puisqu'il nous faut répondre avec concision, disons que l\u2019oeuvre littéraire implique deux aspects : elle a d\u2019abord une portée humaine, existentielle (et par suite sociale, psychologique.historique, etc.) ; et, d'autre part, elle fait appel à des structures propres au genre littéraire comme tel.Mais il importe de souligner que la littérature n\u2019est qu'un moyen pour l\u2019homme d'exister, de se faire, au même tire que toute autre discipline artistique où scientifique ; elle est un mode d'existence, et ne peut se définir qu\u2019en fonction de cette existence.Ceci n'implique pas qu'on doive mésestimer l'aspect purement littéraire de la littérature, bien au contraire : il s\u2019agit tout simplement de voir comment les structures servent l'esprit dans son cffort pour s'incarner et, servant l\u2019esprit.se l'approprient.Plus concrètement, si nous appliquons notre théorie à Angé- line de Montbrun, il s'agira de voir comment la technique romanesque renvoie à l'attitude première de l'oeuvre ; le choix de tel moyen d\u2019expression plutôt que de tel autre est toujours significatif en regard du sens premier de Poeuvre, et la technique par conséquent ne fai qu'un avec le message humain du roman \u2014 la façon dont on dit avec ce qui est dit.Comment se présente Angé- line de Montbrun ?Ce coman fut publié en 1881, trois ans après la première oeuvre de Laure Conan, Un Amour vrai.L'auteur, né en 1845, était alors agé de trente-six ans.Le roman se divise en deux grandes parties ; la première esl composée selon la formule épistolaire ; la seconde, qui porte sous-titre « Feuilles Détachées , comprend surtout des pages de journal.Ces deux parties sont séparées par un court récit à la troisième personne.en Il n\u2019y a donc là rien qui, à première vue, soit de nature a Nous surprendre ; la formule épistolaire fait figure plutôt d'archaïsme que de nouveauté, et les deux autres techniques Sont parfaitement traditionnelles.On peut cependant se de- Mander pourquoi l\u2019auteur a re- touru a trois techniques de narration plutôt qu\u2019à une, et à quoi elles correspondent dans l'optique même de l\u2019oeuvre.Et, pour y répondre, il nous faudra interroger attentivement ces trois parties \u2014 d'inégale longueur, comme nous l\u2019avons vu.La première consiste donc en un échange de lettres entre Mina Darville, son frère Maurice.épris d\u2019Angeline, M.Charles de Montbrun, le père d\u2019Angéline, Angéline elle-même et Emma S., une amie d\u2019enfance de Mina Darville.Cette dernière, Mina, joue un grand rôle dans le roman.Au début, apparemment mondaine, un peu frivole, mais se jugeant comme telle, aimée d'un ministre anglais, elle s\u2019entretient avec son frère de l'amour qu'il porte à Angéline.Puis Emma S., une Ursuline, fait son apparition, on ne sait trop pourquoi, et voici que Mina s'entretient avec elle de l\u2019amour et du monde, et laisse entendre qu\u2019elle n\u2019est pas indifférente au charme de M.de Montbrun.Ce développement, qui peut sembler extérieur au sujet, s\u2019explique par la composition seconde du roman ; en effet, dans Feuilles détachées, Mina renonce au monde pour devenir une Ursuline et subit en cela une évolution analogue à celle d'Angé- line.Ainsi la correspondance entre Emma S.et Mina se justi- fie-t-elle par l'importance accor- déc au parallèle entre Mina et Angéline dans le roman, importance sur laquelle nous reviendrons plus loin.Au cours des 117 premières pages, nous voyons s\u2019épanouir l\u2019amour de Maurice pour Mlle de Montbrun, à travers surtout les lettres qu\u2019il échange avec su soeur.|! s\u2019agit cependant d\u2019obtenir l\u2019assentiment du père, homme très noble, très distingué, à qui sa Lille voue un véritable culte et qu\u2019il aime lui- même tendrement.On a parlé, avec raison, de sentiments incestueux inconscients chez les personnages de Laure Conan, ce qui n\u2019empêche pas pourtant Angéline d'aimer Maurice (bien que, dans cette première partie, l\u2019auteur n\u2019insiste guère là-dessus), et M.de Montbrun de lui céder sa fille.Et voilà, le tour est joué, l\u2019amoureux va toucher à son bonheur et M.de Mont- brun, apparemment sans trop de pcine, cédera sa fille bien- aimée au jeune homme.Tout ceci se passe dans le cadre enchanteur de Valriant, où habitent Angéline et son père ; c'est un domaine situé au bord de la mer et fort semblable au paradis terrestre.La nature en général, dans toutes les oeuvres de Laure Conan, est au diapason de l\u2019état d\u2019âme des personnages; à un bonheur idyllique correspond la nature au printemps, avec tous les raff inements de feuilles et de fleurs que puisse emprunter la sève, qui est ici synonyme de vie (cf.La Sève LE QUARTIER LATIN Immortelle) ; mais le printemps hélas fait inexorablement place à l\u2019automne, toujours fatal, et si les personnages sont malheureux au printemps c\u2019est précisément qu\u2019il ressemble à l\u2019automne (L\u2019Obseure Souffrance, p.5).Aussi les descriptions de la nature ne sont-elles que des introductions aux climats inté- ricurs des personnages.Une fois fiancé, Maurice doit cependant s\u2019exiler quelque temps : Il est maintenant décidé que Maurice ira en France pour ses études.Comment pourra-t-il s\u2019arracher d'ici?Je n\u2019en sais rien, ni lui non plus» (c\u2019est Mina qui parle ; p.78).Et la partie « épistolaire » se termine par les lettres enflammées de Maurice à sa promise.Il n\u2019y a donc pas de drame, à proprement parler, dans cette première partie du roman ; les personnages s'aiment, leur amour est reconnu et sanctionné, rien ne leur fait obstacle.La nature seule prépare lentement son automne, une sourde menace végétale se précise de plus en plus mais en dehors, en quelque sorte, des personnages qui eux vivent dans la douce cuphorie d'un temps figé.La technique épistolaire, rarement employée par Laure Conan, semble done davantage propice à la description d\u2019un état que d\u2019une action ; elle permet de découvrir successivement les personnages, et c'est le seul mouvement qui se révèle ici.Bien sûr, les relations extérieures, apparentes des personnages entre eux évoluent, mais aucun changement substantiel ne s\u2019opère : la réalité ne fait que se conformer au destin des personnages.Mina Darville bien sûr passe d\u2019une apparente frivolité à une vie plus austère, elle se « démondanise , mais sans grave conflit intérieur.Maurice Darville doit s\u2019éloigner d\u2019Angé- line, mais sachant fort bien PAGE SEPT de LAURE CONAN qu'elle lui reste fidèle et qu\u2019il l\u2019épousera à son retour ; ce n\u2019est qu'un exil tout extérieur.Puis le ton change.Une voix anonyme nous apprend, en cinq pages, que Maurice Darville revient au Canada, que M.de Montbrun, juste avant le mariage, prouve que le bonheur est une plante qui ne s'acclimate jamais sur terre» en mourant d'un accident de chasse, que Mlle Darville entre au noviciat des Ursulines, qu\u2019Angélique est défigurée à la suite d\u2019une défaillance et que « la divine folie de l'amour » s\u2019envole du coeur de Maurice.Suit la troisième partie qui.en plus de 150 pages, décrit l\u2019état de désolation d\u2019An- géline qui a perdu, du même coup que son père, son amoureux.Elle apprend à se détacher peu à peu du monde, à se vonformer à un destin fait d'abnégation, de désenchantement et de prière.(à suivre) André BROCHU ie SH: La nouvelle bière douce UN PRODUIT DE CHEZ NOUS 5 tales Cryer > ; ù PAGE HUIT LE QUARTIER LATIN YESEI-GASHI Le quatrième tournoi interuni- versitaire de Judo s\u2019est réroulé samedi le 9 février dernier à l\u2019Université de Montréal, sous la présidence d'honneur de : \u2014 M.K.Fudemoto, représentant l\u2019ambassadeur du Japon au Canada, \u2014 M.Louis Arpin, président des ceintures noires du Québec.Le championnat junior (ceintures blanches, jaunes et oranges) a été remporté par M.Batt, ceinture orange du Ryerson Institute of Technology (Toronto).Le championnat senior (Ceintures vertes, bleues el marrons) a été remporté par André Morin, ceinture bleue de l'Université de Montréal.Nos porte-couleurs se sont mérités les honneurs du championnat par équipe par une ronde finale les opposant au R.M.C.de Kingston, qu\u2019ils remportèrent au compte de 30 à 0.L\u2019équipe se composait pour cette ronde de : Jean Lafontaine capitaine, André Morin, Claude Gou, André Maufette et Jérôme Tiberghien.Tous les participants ont fait preuve de beaucoup d\u2019esprit sportif, même dans les rencontres les plus dures.On pouvait remarquer la supériorité technique des nôtres, habilement entraînés par l\u2019instructeur René Lalonde (ceinture noire Adan).J.ROIREAU La science DU DÉSÉQUILIBRE Petit lexique - Judo : Sport éducatif de combat, consistant à appliquer des prises rapides et douluureuses amenant l\u2019immobilisation ou même la fracture des membres de l\u2019adversaire.(déf.tirée de La Nouvelle Encyclopédie du Monde.) Dans un combat (do) un seul point (ippon) est nécessaire pour remporter la victoire.Il n\u2019y a pas de revanche.La durée du combat est de trois minutes, mais peut parfois être prolongé.Les points sont accordés selon les règles suivantes : | a) une franche projection qui place l\u2019adversaire sur le dos, b) retenir l\u2019opposant durant 36 secondes à partir de l\u2019appe! OSAE-KOMI (retenez) par l\u2019arbitre, en appliquant une strangulation pour faire céder l\u2019Adversaire.Les concurrents portent le kimono ainsi que la ceinture de couleur indiquant leur classement ; plus la ceinture est foncée, plus le judoka est avancé ; dans l'ordre nous avons : ceinture blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron et noire.La ceinture noire possède elle-même 10 degrés ou dance) Tous les commandements sont donnés en japonais : HAJIMI : les concurrents peuvent commencer ; IPPON : gagnant par un point ; WASA-ARI : un demi-point ; OSAE-KOMI : la technique de retenue est bonne ; HIKIWAKI : nul ; YESEINGASHI : supériorité.gagnant par Activités el nécessités L\u2019actuel instructeur de judo est M.René LALONDE (ceinture noire 4e dan) qui a mené l\u2019équipe interuniversitaire au championnat pour une deuxième année de suite.Les cours de judo se donnent les lundi, mardi, mercredi et jeudi de 11 h.30 à 12 h.30 P.M.en N 821, le kimono est fourni.Le gérant de l\u2019équipe, Jean LAFONTAINE, espère bientôt pouvoir utiliser deux tapis (dimensions : 76\u201d x 36\u201d) dans une salle spéciale de notre « projeté » GYMNASE UNIVERSITAIRE.C'est alors que pourront pleinement s\u2019exprimer toute la politesse et la courtoisie, précédant le « casse-membres », indissociable du judo.l\u2019art de combattre à mains nues.W.B.PELLEMANS BUREAUX A LOUER, chauffés et bien situés.ler étage \u2014 Usage de la cuisine, salle d'attente, toilette, tuile.Delorimier près boul.Rosemont RA.9-1421 ou 728-8175 Service de secrétariat et de polycopie.Travail exécuté sur machine IBM.Avons caractères de physique et de chimie.Mme MONIQUE HOULE WE.3-4601 Deuxième d\u2019une série d\u2019articles sur les sports pratiqués à l\u2019université de Montréal.L\u2019escrime Un sport noble, une discipline faite de rigueur et de courtoisie, un entraînement complet, voilà certes les qualités dominantes de ce sport.Une dignité naturelle, une certaine « allure » semble être attachées à ceux qui le pratiquent régulièrement.Début Il y a plusieurs années que l\u2019escrime se pratique a I'U.de M.et quelques instructeurs s\u2019y sont déjà succédés.Mentionnons par exemple Carl Schwende six fois champion canadien et trois fois représentant olympique de notre pays dans ce sport.Présentement les instructeurs en charge sont Armand Parakian et Robert Desjarlais respectivement pour l\u2019interuniversitaire et l\u2019inter- faculté.Le travail de ces deux maîtres d\u2019armes se complète bien car notre équipe vient de remporter le championnat interuniversi- taire pour la première fois de son histoire.Les spécialités L'escrime comporte des assauts à trois armes : le fleuret : arme légère de pratique, requérant beau- coup de finesse et de rapidité, servées l'arme sans doute la plus populaire, pratiquée par les femmes et par les hommes.Les deux autres armes sont réaux hommes: l\u2019épée : arme de combat pour laquelle tout le corps est cible, plus lourde et moins maniable que le fleuret, elle es WILHELM B.PELLEMANS offre un assaut moins spectaculaire mais plus « rusé » ; le sabre : l\u2019arme la plus légère, offrant le meilleur spectacle, l\u2019arme la plus « douloureuse » aussi exploitant à la fois la science de l\u2019arme, la rapidité du tireur et l\u2019élan de l'arme.Nos gloires L'équipe interuniversitaire se compose de six membres qui ont tous appris leur escrime à l\u2019université : André Maisonneuve (Poly) : fleuretiste et épéiste émérite, champion interuniversitaire de ces deux armes et candidat sérieux aux prochaines olympiques de Tokyo.Marcel Brosseau (Sciences) : gaucher, épéiste surtout, mais se tirant fort bien d\u2019affaire au fleuret.À l\u2019épée sa spécialité est la touche au médius de la main.Jaeques Desmarais (Droit) : sabreur rapide, brandissant à la pointe de son arme les principes de droit acquis à ses cours.Marcel Ouellet (Poly) : fleu- retiste dont la rapidité parade- riposte a grandement contribué à la conquête du championnat.ESCRIME ET JUDO Rodrigue Dion (Se.Soc.) : sabreur également, possédant une bonne expérience de cette arme, ce qui en fait un adversaire rapide et dangereux, toujours agressif comme il se doit en Sc.soc.Et enfin Wilhelm B.Pellemans (Sciences) : votre servileur, sa.breur et épéiste moyen.çérant de l\u2019équipe, rédacteur sportif et accessoirement étudiant tinoments libres).Nos besoins Ce dont nous avons besoin de fagon la plus urgente est nue salle d\u2019armes où nous pourrions installer deux pistes de 24 mètres sur 2.car pour ce qui est du matériel le Comité des Sports nous a ample: ment pourvu.Conclusions L\u2019escrime autant sinon plus que la natation contribue au développement physique harmonieux de notre corps mais elle possède sur tous les autres sporls un avantage considérable : en plus de l\u2019habileté physique elle développe la coordination cérébro-physique, le com trôle intellect-muscles et cela c'est inapréciable., Les cours se donnent les mardi et jeudi de 5h.30 à 7h.30 P.M.en N.821 ; ils sont gratuits et ouverts à tous, hommes et femmes, le matériel est fourni par l\u2019université.Vous êtes tous les bienvenus.Wilhelm B.PELLEMANS ii "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.