Le Quartier latin, 25 octobre 1963, vendredi 25 octobre 1963
[" BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE \u201cEdition spéciale\u2018 = A MONTREAL, 25 OCTOBRE 1763 \u2014 VOLUME XLVI ; Nous avons par le passé adressé plusieurs eM critiques à l\u2019administration de l\u2019Université de £8 Montréal.Si plusieurs personnes ont pu croire ; que nous voulions la discréditer à leurs yeux, il ; g\u2019en reste pas moins que nous voulions construire.= Mais pour construire, il nous a semblé qu\u2019il Hs fallait faire table rase dans plusieurs domaines.£4 Nous l\u2019avons fait avec toute l\u2019ardeur de notre @g Jeunesse, avec toute cette passion qui est malgré 24 lout le commencement de la sagesse.Il n°y a jamais vraiment existé de dialogue entre i administrateurs et étudiants, puisque chacun avait À fondamentalement une conception différente d\u2019une (4 \"\"versité, et qu\u2019aucun ne reviendrait sur ses posi- 4 lions, : Nous avons beaucoup critiqué l\u2019administration À de l\u2019Université, et nous avions fondamentalement 4 dIsON, même ei nos paroles pouvaient à l\u2019orcasion 5 blesser, L'Université ne construisait rien de tan- = gible.I nous était pénible de constater que la seule k 4 MIversité de langue française dans la deuxième En \u2018ille française du monde, dans la métropole des = Provinces confédérées, ne connaissait pas la méme bl expansion que les Universités de Sherbrooke et ki] de Laval.M | Qu\u2019était devenue la souscription de 1947 ?3 hw nous le demandions, nous interrogions à gd \u201cToile et à gauche, sans jamais obtenir une seule reponse qui puisse nous satisfaire.Nous ne savions aS L\u2019ancienne Université de la rue Saint-Denis.même pas le montant qui restait en caisse.Nous ne connaissions rien des états financiers de l\u2019Université.Nous trouvions demi-réponses à nos questions.Nous avons alors demandé, dans un texte signé par Jacques Girard, que le prochain Recteur soit laïc ; un texte qui a fait couler trop d\u2019encre pour son importance réelle.Nous ne demandions alors que l\u2019établissement du principe de l'accessibilité pour tous au poste de Recteur ; on a voulu que ce texte soit une attaque personnelle dirigée contre Mgr Lussier.M.André Bachand, dans une réponse publiée peu après dans le « Quartier Latin », devait montrer quelques réalisations des dernières années.Nous savions bien que le laïcat, pas plus que le sacerdoce, ne sont critères de compétence.Nous/savions biëtn Yue \"Université _«\u2019éait fondue de quelques réalisations concrètes.Mais nous étions insatisfaits ; nous demandions plus : la reconnaissance de principes qu\u2019on refusait contre toute logique, nous semble-t-il, ,sle nous accorder.Nous parlions des campus de Laval et de Sherbrooke.Alors que ces Universités étaient rénovées dans des délais très brefs, l\u2019Université de Montréal, dont le bâtiment principal a été inauguré en 1942, risquait fort de faire figure de parent pauvre.Le campus L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL actuel remplace l\u2019ancien édifice.Nous savions depuis quelque temps déjà que des projets se préparaient, mais nous ne pouvions que nous heurter à une porte close si nous voulions en savoir plus long.L'Université avait imposé un embargo.Or, maintenant, nous savons que l\u2019Université de Montréal est prête à prendre place parmi les grandes universités des trois Amériques.Peut-être pas avec tout le modernisme de Mexico, mais certainement avec tout le côté pratique propre aux américains.Nous savons enfin, après tout ce temps.Il est remarquable de constater, lorsque nous voyons les plans du campus de demain, jusqu\u2019à quel point on a fait état du fait que l\u2019Université comprend aussi des étudiants.Nous avons vraiment l\u2019impression que tout sera aménagé pour leur mieux être.Nous nous apercevons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une centralisation déceutralisante.Centralisation _.puisque les spécialités seront groupées à l\u2019intériéur d\u2019édifices ou de complexes ; décentralisation, parce qu\u2019il y aura force centrifuge par rapport au bâtiment central.Mais nous n\u2019abondonnerons jamais la lutte.Jamais nous n\u2019accepterons maintenant que l\u2019Université recule sur ses projets d\u2019expansion.Le sort en est jeté.\u2018 Michel BEAULIEU PAGE DEUX En 1965, le campus de l\u2019Université de Montréal aura complétement changé de visage.La centrale thermique, actuellement en chantier, sera terminée.Tout à côté, s\u2019élèveront les ateliers.Les diverses constructions comprennent : une résidence pour jeunes filles, les voies d\u2019accès sud et facade et rampe mobile, un pavillon de salles de cours a l\u2019ouest du bâtiment central, une annexe au sud du Centre Social, un stade d\u2019hiver près de l\u2019intersection de Bel- lingham et de Maplewood, deux résidences d\u2019étudiants au sud des actuelles, l\u2019école des Hautes Etudes Commerciales sur Maplewood à l\u2019ouest des Résidences actuelles.L'Université hier, L'Université aujourd'hui, L'Université demain Voila le thème (ue nous nous proposons de développer et que nous vous demandons de présenter à l'occasion des JOURNEES D'ACCUEIL du public montréa- Luis à l\u2019Université, les 26 et 27 octobre prochain.Je n'ai pas besoin de vous dire que la collectivité canadien- ne-française est présentement lancée dans une période d'évolution accélérée qui touche à la fois à tous les secteurs de notre vie sociale, économique et politique; or, dans toutes les consultations qui se produisent sur le sujet \u2014 et elles sont nombreuses \u2014 l'an s'accorde à reconnai- tre, sans diminuer l'importance fondamentale du cours primaire, ni sans disputer au cours secondaire, classique ou moderne, la place centrale qu'il occupe, que c'est par les universités d\u2019expression française que notre population peut, aujourd'hui plus que jamais, se donner les chefs dont elle à besoin en politique, en finance, en technologie, en sciences humaines et dans tous les autres domaines du savoir, Aussi, la lucidité des gouvernements à tous les paliers a-t-clle reconnu la nécessité de pourvoir nos universités des moyens nécessaires à leur action et l'Université de Montréal en particulier a été entourée, dans la région métropo: litaine qu'elle dessert, du désir de la voir atteindre sa pleine grandeur.L'Université de Montréal est une institution encore jeune puisque son autonomie ne date que de 1920.Mais son ascen- -~ sion, toute pénible qu'elle fut, a été extrêmement rapide, signe évident de sa vitalité, faite de la volonté tenace de ceu- qui l\u2019ont soutenue et de la prudence de ceux qui l\u2019ont gouvernée; au- jourd'hui, dans des bâtiments que l'on montre avec fierté, l'Université dispense un enscigne- ment dont la qualité s'affirme toujours davantage et dont la diversité manifeste une aptitude remarquable à l'adaptation constante à de nouveaux besoins.Vous vous rappellerez facilement qu'elle vivait, il y a quelques années, rue St-Denis, dans cette sérénité particulière à la mendicité, au centre du quartier des restaurants et des maisons de chambres qu\u2019on appelait le « quartier latin»; c'était une institution vraiment canadien- ne-française, que la population croyait connaître sans trop de difficulté, mais sans familiarité non plus.Le règlement des admissions, conscient de la mission de l'institution de sauvegarder les valeurs dites traditionnelles, stipulait que pour y être inscrit, il fallait être catholique et parler français; et les finances, comme il se devait dans l'ensei- gnemeni, y étaient rentlouées, chaque année par une quête dans les églises du diocèse.L'Université avait pour mission, comprenait-on, de former chaque année, un certain nombre d'avocats, de médecins et de pharmaciens et l'on ne faisait aucun scrupule de qualifier de facultés «de luxe», les facultés de lettres ou de sciences dont le souci principal n\u2019était pas utilitaire, LE QUARTIER LATIN \u2018 VARGA: fr 412% or Croyez-le ou non, l\u2019Université de la\u2019rue St-Denis, n'avait ni bibliothèque ni salle de travail pour les étudiants; tout au plus la bibliothèque Saint-Sulpice, à quelque distance, se disputait- elle avec le cinéma St-Denis les moments libres des étudiants.Il y avait bien ce \u2018que l\u2019on appelait une « maison des étudiants » qu'on atteignait par la ruelle Providence, mais il s'agissait en réalité de lo moitié du rez-de- chaussée de l'immeuble de la Faculté d'art dentaire; il n'y avait non plus, ni à l\u2019Université, ni dans son ambiance, de centre résidentiel dans lequel la vic communautaire aurait pu s'organiser et le corps étudiant, la dernière heure de cours venue, se dissolvait en quelque sorte dans tous les recoins de la ville.le dévouement vraiment manifeste d'une trentaine de professeurs à temps plein, qui se sont attachés à l'avenir de l'Université, assurait au niveau de la salle de cours la dignité académique qu'il fallait pour se sentir à l'Université, mais ce dé- VOUCMENL NC pouvait rien dans le cadre que je viens de décrire, pour noyauter une vie vraiment universitaire on les éléments de culture viennent aussi bien de la leçon magistrale reçue à la salle de cours que des échanges auxquels donne lieu la confraternité avec maîtres et confrères, se retrouvant du matin jusqu'au soir dans un bain continuel d\u2019échange d'idées.Tout ceci se trouva fort changé lors de l'aménagement de l'immeuble universitaire en 1942, immeuble dont on a dit, vous TD CSSS eme WAPI AR Sra seem nee ain nee 2 tt éd , Aires.\u201ceueripimied nw LFA pies cal Agent Ve have se ANPP aati ; ges f tm PSS ee 761\" cites a > 7 7 Pw k Road 24 « Eh Ti $ prey 0: di \u20ac >._ - + ut i ?vous souvenez, qu\u2019il était scandaleusement trop grand \u2014 il faut savoir quels problèmes d\u2019exiguïté il pose déjà.Les 600 étudiants qui se trouvaient à la rue St- Denis sont devenus plus de douze fois ce nombre: 7500 étudiants du jour, à pleine scolarité régulière, auxquels il faut ajouter maintenant les quelques 1500 étudiants de I'Ecole polytechnique et 1700 étudiants libres inscrits aux cours du soir de I'Extension de l'enseignement.Bientôt l'Ecole des hautes études commerciales viendra, à son tour, ajouter quelque 700 ou 800 autres étudiants et nous comptons, d'autre part, plus de 1300 Inscriptions aux cours télévisés que, pour une troisième année, nous offrons sur le réseau national français de Radio-Canada et à Télémétropole, à l'avant-garde de toutes les universités canadiennes pour l\u2019utilisation de ce médium puissant.Le corps professoral s\u2019est lui- méme étendu à ce rythme explo- sil puisqu'il est maintenant constitué de plus de 500 professeurs de carrière, à fonction plein Lemps, sans compter quelque mille cinq rents chargés d'encei.gnement, spécialistes à engagement annuel ou qui nous accordent 15, 30 ou 60 leçons dans leur domaine particulier.Ce corps professoral, dont les origines ont été très largement diversifiées entre toutes les nations du monde, afin de lui assurer I'universalité authentique du sa- Voir qui caractérise une véritable université, s'est trouvé stabilisé par les conditions avantageuses créées grâce à la grande 25 OCTOBRE 1963 < \u2014 25 OCTOBRE 1963 = Il existe actuellement cing bâtiments composites de l\u2019ensemble du campus de l\u2019Université de Montréal.Le bâtiment central existe depuis les années de la dernière guerre.On disait qu\u2019il était trop grand.Il suffit à peine à contenir actuellement les différentes écoles et facultés universitaires.Le nombre des étudiants du campus s\u2019est multiplié par douzg .\u20ac Les autres bâtiments sont : l\u2019Ecole Polytechnique, le Centre Social, la Résidence des Etudiants et son annexe.' Les autres emplacements disponibles sont indi sur cette vignette.! = On prévoit noisz7 Pose | 4 N Ay E oh institut d'Erbanisme, u érontologie, EC0le Normale Supérieure, di- svt de ae d'enseignésment et de Facultés spécialisées.: 4 souscription de 1947-48, en particulier par la fondation d'une caisse de retraite, et par une échelle de salaires qui est maintenant au premier rang de toutes les universités canadiennes.Il est réparti entre 27 départements, véritables cellules fonctionnelles de l'Université, constitués comme ils le sont par une équipe de six à quinze chercheurs qui acceptent de distribuer l'enseignement.Cette communauté presque géante de professeurs et d\u2019étudiants et conséquemment à moyens d'action considérables a multiplié les activités, non seulement dans des comités officiels subventionnés par l'Université, mais également dans tous les secteurs traditionnels d'activité artistique, politique, littéraire, philosophique, religieuse et scientifique; l'Université noyaute ainsi une cinquantaine de sociétés ou de comités uctils.Ces groupements dont plusieurs sont à participation nationale eu internationale, se trouvent d\u2019ailleurs logés d\u2019une manière qui n\u2019a d'égal nulle part ailleurs au Canada, grâce encore aux ressources que la souscription de 1947- 48 a permis d\u2019investir dans le Centre social.Et de cette multiplication des masses autour de projets de plus en plus ambitieux, de ce rapprochement des esprits autour d'intérêts communs d'ordre culturel, social ou >, LE QUARTIER LATIN sportif, il résulte à l'heure actuelle une vigoureuse effervescence dont le moins qu\u2019on puisse dire c'est qu\u2019elle est devenue un extraordinaire bouillon de culture.L'organisme extrêmement complexe qu\u2019est l'Université commence à prendre forme et ses réflexes à se manifester.Tout cela ne vient que lentement à point car il n\u2019est pas d'université qui le soit devenue du jour au lendemain.C'est cette vie intense que nous invitons la population de Montréal à voir dans son cadre; la visite de l'Université offrira un choix de deux itinéraires dans l'immeuble principal et il sera au surplus possible d\u2019y ajouter une visite de l\u2019Ecole polytechnique.On pourra y voir en pleine activité, des laboratoires d\u2019enseignement, par exemple, de chimie et de biochimie, de zoologie et de physique à la Faculté des sciences; de physiologie et d\u2019anatomie à Ja Faculté de médecine; de linguistique et de langues vivantes à la Faculté des lettres; d'anthropologie, de pharmacologie, etc.On y visitera des cliniques d'enscignement de chirurgie dentaire ou d'optométric et on pourra y voir à l'oeuvre les laboratoires de recherches de micro- calorimétrie, de chirurgie expérimentale, de neurologie, de nutrition, de psychologie expérimentale, d'orthodontie.On y verra fonctionner l'accélérateur de particules du département de physique et on pourra mesurer sa force au « poker » contre la calculatrice électronique du département de mathématique.On pourra y voir l\u2018effort énorme qui a été fait pour aménager des bibliothèques fonctionnelles, générales ou spécialisées, dotées d'une collection qui compte maintenant un demi-million de volumes et que nous voudrions toutes au niveau d\u2019une collection adéquate d'un million de volumes d'ici 1970.Mais tout au long de cette visite se manifestera l'exiguïté de l'espace nécessaire; chaque pouce carré d\u2019espace fait prime même dans le secteur ouest, resté longtemps inoccupé, où plusieurs organismes parauniversitaires que nous avions logés aussi longtemps que nous le pouvions nous ont dorénavant cédé la totalité de l\u2019espace disponible.Les prévisions établies par la sous-commission de développement académique dans le cadre d'un plan quinquennal de prévisions et de développement montrent qu\u2019il faut s'attendre à recevoir 11,000 étudiants réguliers en 1968-69, compte non tenu des étudiants de Polytechnique ou de l'Ecole des hautes études commerciales.En somme, il nous faut mettre progressivement sur pied une organisation qui assurera à une population étudiante totale de quelque 15,000 individus non seulement les services de l\u2019enseignement, mais le transport, la nourriture, le logement, l\u2019organisation des loisirs, et tous les besoins normaux d\u2019une collectivité universitaire moderne.Il nous faut loger enfin notre PAGE TROIS Faculté de médecine.Il nous faut recevoir convenablement un Institut d\u2019urbanisme, une Ecole de réhabilitation, un Institut de gérontologie, une Ecole normale supérieure qu\u2019on a créés dernièrement à l'Université.Déjà cette année, nous avons logé le cours d\u2018éducation physique au Pavillon Mont-Royal où il trouve les services nécessaires à son plein épanouissement croyant ainsi répondre à un besoin manifeste de la collectivité canadienne-fran- çaise.Nous aménagerons cette année même une station biologique expérimentale à St-Hyppo- lyte, comté de Terrebonne, sur un domaine à peu près vierge que nous a cédé le Ministère provincial des Terres et Forêts.Et nous avons abordé l'exécution d\u2019un vaste programme de travaux, sur le domaine universitaire dont le concept, la programmation et l'exécution sont confiés à des comités responsables.Ces projets se situent dans un cadre physique remarquable, le site du campus s'étendant sur 1500 pieds de profondeur entre l\u2019avenue Maplewood au nord et la limite du cimetière de la Côte-des-Neiges au sud, et sur 4000 pieds de longueur depuis la rue Decelles à l\u2019ouest jusqu'à la limite de la Cité d'Outremont à l\u2019est.L'acquisition récente par l\u2019Université, dans une série d\u2019achats faits de gré à gré, de 45 propriétés sises dans un quadrilatère de 600,000 pieds carrés prolonge maintenant le campus à l\u2019ouest.Lucien PICHE Vice-recteur de l\u2019Université de Montréal (texte écrit à l'intention de la presse) Les projets de l\u2019Université pour les années qui suivent 1965 comprennent notamment : le Centre Médical, comprenant la Faculté de Médecine et l\u2019Hôpital Universitaire, qui sera érigé à l\u2019ouest de l\u2019Université, dans le uadrilataire Louis-Colin, Tremblay, Decelles et Marie- uyard; un centre sportif à côté du stade d'hiver, un gymnase qui complétera le complexe sportif, une annexe au nord du Centre Social, trois autres résidences pour étudiants qui compléteront le groupe de cinq résidences érigées en hémicycle, et finalement, un complexe devant réunir les services généraux tels que bibliothèque, administration, boutiques, etc.IVERSITÉ DEMAIN PAGE QUATRE ÉTAT REVENUS Droits d\u2019inscription .Subventions pour fins générales Subventions pour fins de recherche Dons et legs Revenus de dotations Revenus divers .DES LE QUARTIER LATIN 25 OCTOBRE 1443 0 REVENUS ET DÉPENSES POUR L'ANNÉE 1962-63 1962-63 % DEPENSES 1962-63 ¢, Lane réa nee a rie een e een ea san 2,600,000 25 Enseignement .\u2026.\u2026eriirsceces 6,150,000 58.3 RS 5,178,000 49 Recherches .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.rrrcserereees casernes eee 1,880,000 18 UTTER 0e 1,880,000 18 Entretien des bitiments et terrains .1,041,000 99 RE 230,000 2.1 Administration .o 622,000 3.9 UU OUP PPP 69,000 0.7 Bourses : y compris bourses de perfectionnement RP 547,000 5.2 aux professeurs, prix, etc.245,000 23 Déficit des Service auxiliaires : Revenus \u2014 825,000 Dépenses \u2014 874,000 eee aan cer sean rennes 49,000 04 Divers eee earer resserre nr ace area nana rare ra 0e 521,500 5.10,504,000 100 10,508,500 100 DEFICIT eee eects estas 4,500 OU TROUVER LES FONDS a) La Province de Québec \u2014 Loi du financement des investissements universitaires La source principale vient des subventions de la Loi du financement des investissements universitaires, Loi adoptée par le gouvernement de la province, en juin 1961 et qui instituait un régime de subventions pour les investissements des institutions universitaires de la province de Québec.Dans cette Loi, l'expression « institutions universitaires » désigne : a) l'Université Laval, l'Université McGill, l\u2019Université de Montréal, l'Université Bishop, l'Université de Sherbrooke et Sir George Williams ainsi que toute autre université instituée par une loi de la Législature de la province de Québec; b) toute faculté ou école de l'une des universités ci-dessus mentionnées qui est gérée par une corporation distincte de celle qui \u2018administre la .dite université; c) toute institution de la province affiliée, agrégée ou annexée à l\u2019une des universités ci-dessus mentionnées et dont I'enseignement conduit à l'un des grades suivants : le baccalauréat, la licence, la maîtrise ou le doctorat; d) toute institution de la province dont l\u2019enseignement conduit à un baccalauréat en vertu de ses propres pouvoirs légaux ou par suite d\u2019une con- J UG I SU So pete, vention avec l'une des universités ci-dessus mentionnées.La loi autorise le Ministre de la Jeunesse à préparer, en collaboration avec les institutions universitaires, un programme de leurs investissements, répartis sur contribution gouvernementale à cinq années financières à compter du ler avril 1961 et n\u2019excédant pas $175,000,000 dans I'ensemble, soit $35,000,000 par année.En plus de cette contribution gouvernementale de $175,000,000 pour cinq années, à compter de l'exercice 1961-62, la loi du financement des investissements universitaires comprend des dispositions spéciales quant aux sommes provenant de la Fondation des universités canadiennes et quant aux emprunts que les institutions universitaires peuvent contracter auprès de la Société Centrale d'Hypothèque et de Logement.La section 3 de la loi prévoit (art.12) que les sommes ou valeurs que toute institution universitaire a reçues de la Fondation des universités canadiennes, et qu'elli a.déposées entre les mains du Ministre des finances, ainsi que les intérêts provenant de ces sommes ou valeurs doivent être remis à cette institution.1! est prévu que cette remise est faite au fur et à mesure qu'elle est nécessaire pour acquitter le coût d'investissement effectué par l'institution après le ler avril 1960.Aux termes de cette disposition de la loi, I'Université de Montréal a reçu jusqu'ici une somme de 3 millions et demi qu'elle a affectée à des investissements effectués après le ler avril 1960.La section 2 de la loi du financement des investissements universitaires donne à une institution le droit de contracter auprès dde Ia Société Centrale d\u2019Hypothèques et de Logement un emprunt pour financer un projet pour lequel elle a le droit de recevoir une subvention de la province.Le remboursement de tel emprunt est garanti par le Ministre des finances au nom du gouvernement de la province, et ce dernier, acquitte à chaque échéance, les intérêts et I'amortissement de tel emprunt.Le montant de l'emprunt ainsi contracté est réduit de la subvention accordée à telle institution.Il convient ici de souligner que la liste des investissements pour lesquels les institutions universitaires ont droit de recevoir une subvention de la province ainsi que le montant et l\u2019échéance de la subvention sont déterminés chaque année par une loi de la Législature.Le Bill 64 adopté par la Législature le 5 juin 1961 a donc été revisé par le Bill 52 adopté le 4 juillet 1962 et par le Bill 61 adopté en juin 1963.Les revisions annuelles sont faites pour.tenir compte d'abord des adaptations nécessaires entre les prévisions et les réalisations dans un exercice donné et pour introduire aussi dans la liste des investissements subventionnés, les projets nouveaux que les disponibilités permettent d'entreprendre, dans les limites fixées par la loi.Ainsi, par exemple, pour l\u2019exercice 1963-61 l'Université recevra un octroi de $6,100,000.destiné à couvrir le coût des travaux exécutés pendant cet exercice.b) Conseil des arts du Canada Certains édifices peuvent faire l\u2019objet de subventions par le Conseil des Arts du Canada.Ces édifices sont ceux destinés aux arts, aux humanités et aux sciences sociales.ls peuvent comprendre entre autres les facultés des arts, de musique, des Beaux- arts, de droit; de service social, les bibliothèques, les salles de conférence, les salles de concert, etc.C'est ainsi que pour compléter les ailes cle l\u2019ouest (destinées autrefois à l'hôpital d\u2019enseignement) en vue d\u2019y loger entre autres les facultés de droit, de lettres, de sciences sociales et de philosophie nous avons pu obtenir du Conseil des Arts du Canada une subvention d\u2019au-delà Imprimé à 975, rue De Bullion, Montréal 18 et} LE QUARTIER LATIN J journal bihebdomadaire de l\u2019Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal Membre de la Presse Etudiante Notionale Edition réalisée par Michel BEAULIEU Publicité : Georges Lefebvre \u2014 RE.17-6561 Abonnement pour l\u2019année universitaire : \u201838.00 - = - C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 RE.8-9616 2222, ave.Maplewood, Montréal 26 de S800,000.Ta réalisation d'autres projets, comme le parachèvement de la tour centrale, des! pavillons pour salles de coups feront l\u2019objet de demandes da subventions venant de cette source.c) Fonds de la Souscription 1947-48 Enfin pour des projets qui ne sont pas éligibles soit aux, subventions du fonds des investissements universitaires de ja province, soit aux subventions du Conseil des Arts, tel far exemple les gymnase, patignoire, terrains de jeux, l\u2019Ungiversité se propose d'utiliser pafur les projets de cette nature, Ke solde disponible des fonds prjovenant de la souscription pyiblique de 1947-48.J ; Voilà en substayice les ressources financières su lesquelles l'Université, pour lé ymoment, peut compter pour lier à réaliser son programme\u201d de développe ment./ JACQUES de LAMIRANDE ENRG.Le Ministère des Postez à Ottawa a autorisé l'affranchissement en +++ ° envol comme objet de deuxième classe de la présente publicatiu.eu ES 04 _ > pra \u2014 pr "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.