Le Quartier latin, 14 novembre 1963, jeudi 14 novembre 1963
[" PORT PAYE A MONTREAL VS BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE Journal bihebdomadaire des étudiants de l'Université de Montréal MONTREAL, 14 NOVEMBRE 1963 1188 nouveaux boursiers de l'Aide aux étudiants Le ministère de la Jeunesse, par l\u2019entremise de son Service de D aide aux étudiants, vient de verser un montant de $1,171,000, en Bourses ct en prêts, à 7,188 étudiants des uviversités, collèges, éco- = es sevondaires, instituts de technologie, écoles de métiers et écoles SNJ infirmières.Cette deuxième émission de chèques (la première a £8 lieu le 15 octobre) résulte de l\u2019analyse de 9529 demandes.$.Voici comment se répartissent les bourses et prêts : ae E4 Catégorie Nombre de boursiers Montant total FaUniversitaires 2795 $727,630.= Collèges classiques 2446 283,220.Ecoles secondaires 664 89,235.Eynstituts de technologie 717 111,418.KEcoles de métiers 315 48,120.A coles d\u2019infirmières 261 11,676.: Il y aura deux autres émissions de chèques, vers la mi-novem- Eve ct au début de décembre, ce qui complètera le premier verse- w Car les- étudiants ne reçoivent, à l'automne, que la moitié {lu paiement de leurs bourses ou de leurs prêts.L'autre moitié pm afi gcur sera versée vers la fin de mars 1964.SS fey Le Service de l\u2019aide aux étudiants estime qu'il y ÿ\"née, un total de 45,000 boursiers.aura, cette Voir la deuxième tranche d\u2019une série de textes sur le congrès de l\u2019A.C.F.A.8.en pages 9 et 11 PRISE \u2014 N'oublie pas de serrer LJ patte au Grand Charles ! VOLUME XLVI \u2014 NUMERO 18 LA \"GRANDE VISITE\u201d A RAPPORTE PLUS CETTE ANNEE Les résultats de la Grande Visite Etudiante de lundi soir ne sont que partiels au moment ou nous allons sous presse.Cependant une chose est évidente, on a ramassé plus que l\u2019an dernier.A midi, mardi, on était rendu au chiffre de $130,000.On attendait encore plusieurs rapports d\u2019organisateurs locaux et les organisateurs régionaux se montraient confiants d'atteindre l\u2019objectif.La campagne ne se termine que le 15 novembre.Les grandes compagnies ont généralement l\u2019habitude d\u2019envoyer leur ché- que à la dernière minute et attendent ordinairement la réaction favorable ou défavorable du public pour déterminer le montant de leurs dons.Tout porte donc à croire que l\u2019objectif total de 8350,000 sera atteint.L'influence de notre action Or l\u2019an dernier, l\u2019objectif de $125,000 pour la Grande Visite n\u2019avait pas été atteint.Seulement $108,000 avait été ramassé.Et l\u2019an dernier, lès étudiants n\u2019avaient pas lancé Po- pération Gratuité Scolaire, ils n\u2019avaient pas « boycotté » la cafétéria.A'la même époque l\u2019an dernier, les étudiants n°avaient pas encore réclamé un recteur laïe.Is ne s\u2019étaient pas encore engagés aussi totalement dans une politique de revendications auprès de l\u2019administration de l\u2019Université et de pressions sur le gouvernement.Les grandes entreprises de l\u2019action et du syndicalisme étudiants n\u2019occupaient encore que les manchettes du « Quartier Latin ».La peur aveugle de l\u2019opinion publique On a drôlement eu peur pendant l\u2019affaire du « boycottage » de la réaction de l\u2019opinion publique.Ils étaient nombreux alors les prophètes de malheurs.On nous disait que le soir de la Grande Visite, le bon peuple montrerait ce qu\u2019il pense de notre manque de respect à l\u2019égard de l\u2019autorité et de nos revendications.Eh bien, le grand test est passé.Et s\u2019il est encore trop tôt pour affirmer que le peuple approuve totalement nos revendications et notre action, il est assez tôt pour constater que sa réponse n\u2019est pas négative.Une collaboration inespérée Sans doute l\u2019an dernier, René Lévesque ne s\u2019était pas prononcé avec autant d\u2019éclat en faveur du Prêt d\u2019Honneur \u201c1 lorganisme publicitaise de la SSJB s'est-il considérablement amélioré depuis ce temps.Mais si la réaction\u2019 de*l\u2019opinion publique n\u2019avait été aussi défavorable à notre action qu\u2019on a bien voulu nous le faire croire, le peuple n\u2019aurait pas donné plus hier que l\u2019an dernier.Malgré l\u2019opinion de M.Le ministre, malgré la collaboration extraordinaire cette année des grands média d\u2019information.Notre futur recteur laïc ?Ceux qui n\u2019ont pas collaboré Pour des questions de principes, certains étudiants sont restés chez eux hier soir.Ils sont en désaccord non pas avec les principes que défend leur association mais avec la façon dont elle agit.Ils ont cru que l\u2019action de l\u2019A.G.E.- U.M.faisait mauvaise presse au milieu étudiant dans les milieux populaires.Espérons qu\u2019ils auront maintenant l\u2019honnêteté de revenir militer dans nos rangs.Le peuple semble bien à longue, sinon à courte échéance ne comprendre qu\u2019un seul langage, celui de l\u2019honnêteté dynamique.Car en général, ce N°est pas le manque d\u2019intelligence qui fait que les gens ne comprennent pas, ce sont les préjugés.La logique dans l\u2019action Il est stupide d\u2019être d\u2019accord avec son association sur les principes qui animent son action mais de refuser d\u2019agir avec elle.Ce n\u2019est pas une excuse que de prétendre que les actions qu\u2019elle prend ¢ sont cen- \u201csées nous déprécier\u2018äüprès de l\u2019opinion publique qui suppo- sément ne peut pas comprendre.- - Pour une associntion comme la nôtre, il faut avant d\u2019agir, s'assurer du bon droit de nos revendications et ensuite entreprendre toute action qui est dans la logique de ces revendications, serait- ce une question de dix sous.Tôt ou tard, quelqu'un comprendra.Serge MENARD.- PAGE DEUX par Michel SAINT-AUBIN Une vague de nationalisme déferle présentement sur le Québec emportant tout sur son passage el confondant dans ses flots des gens de toutes les allégeances politiques.Quant au peuple québecois, il se moque de plus en plus de la couleur des divers partis politiques.Il ne demande à ces derniers qu\u2019une seule chose : ses intérêls et non les leurs.qu\u2019ils servent L'heure H du Québec, c\u2019est la minute de vérité des partis traditionnels.Ces derniers devront changer de peau ou bien disparaître.Le temps où ils ménageaient la chèvre et le chou est désormais révolu.H leur faut prendre la chèvre ou bien le chou, sinon ils risquent de voir la chèvre manger le chou.Certains membres de la Fédération Libérale du Québec commencent à trouver leur position fort incommode.Ils l\u2019ont publiquement fait savoir le mois dernier, et cela au grand dam de tous les croulants du parti, les jeunes vieux et les autres.ls ne faisaient pourtant qu\u2019affirmer l\u2019existence de deux centres d'intérêts opposés dont l\u2019un est à Québec et lautre à Ottawa.M leur fut alors répondu, sur un ton qui ne souffrait pas la réplique, que le Parti Libéral était le seul à pouvoir LE QUARTIER LATIN rétablir l\u2019harmonie et la concorde, si évidemment .\u2026 celles-ci étaient déja compromises .Pendant que l\u2019on marque ainsi le pas, la jeunesse du Québec s\u2019impatiente.Or, la jeunesse c\u2019est autant l\u2019avenir d\u2019un parti que celui d\u2019une nation.Et les jeunes ne militent pas dans le Parti Libéral parce qu\u2019il est le parti des Laurier, Saint-Laurent, Pearson ou Lesage, mais bien parce qu\u2019il est le parti qui répond à leurs aspirations.Celles-ci vien- nent-elles à changer, le reste aussi doit changer avec tout ce que cela comporte.Autrement, les jeunes ne se sentiraient plus chez eux et ils iraient ailleurs.Sans doute le Parti Libéral a-t-il été un grand parti dans le passé, mais ses lettres de noblesse ne suffisent pas pour lui faire conserver l\u2019état de grice politique de ses plus beaux jours.11 doit continuer à faire ses preuves.Ce qui signifie, dans la conjoncture actuelle, qu\u2019il doit devenir le champion des revendications de l\u2019Etat du Québec.Et à ce titre, il se doit de faire obtenir le plus tôt possible au Québec sa juste part du gâteau fiscal que l\u2019on est en train d\u2019entamer en famille à Ouawa.D'ailleurs, le gouvernement Pearson ne paraît pus comprendre toute la gravité de la situation, et Golue] ROUGE UN JOUR, ROUGE TOUJOURS.14 NOVEMBRE 1y; il recule, recule .Serait-ce pour mieux bondir! C\u2019est possible.En tout cas, il est certain que i} jour où il se décideru il devra faire un fame bond pour rattraper le temps perdu.De son côté, le gouvernement Lesage va d l\u2019avant à une telle allure qu\u2019il est en train d\u2019essouf fler tout le reste du pays.Qui peut dire où i s\u2019arrêtera ?Ironie du sort ! c\u2019est le même pari qui avance à Québec et recule à Ottawa.Une chozl s\u2019avère certaine, c\u2019est que si le Parti Libéral cor tinue à faire les frais de ce jeu d\u2019échecs entre le deux juridictions, il fera aussi les frais de b défaite lorsque celle-ci deviendra inéluctable.Malgré tous ses torts \u2014 et ils sont nombreus \u2014 la moribonde Union Nationale a compris af moins une chose.C\u2019est qu\u2019elle a un pressant besoin de sang neuf, de beaucoup de sang neuf, sino: c\u2019est la mort qui l\u2019attend à brève échéance.Or qu\u2019il le veuille ou non, le Parti Libéral est peut-êtr lui aussi un autre mort en sursis, la seule diffé: rence avec l\u2019Union Nationale étant qu\u2019il bénéficien d\u2019une mort plus lente.À lui de s\u2019en rendre compte à temps, c\u2019est pour lui une question de vie os: de mort.Les mouvements étudiants s'enlisent Gette affirmation catégorique sans doute, repose sur plusieurs exemples.Ainsi à l'AGEU.M.le conseil se lance dès septembre dans une « Opération Gratuité Scolaire », s'embarrasse malheureusement dans une histoire de dix sous qui, en principe.est une chose proprement révoltante qu'il laut combattre mais qui en réalité devient l'« Opération .boycottage » bien soulllée i coup de débrouillaidise et \u2018presque d'héroïsme.Un mois plus tard, une fois le beau ballon dégonflé, tout est retombé dans l'oubli visquant malheureusement de compromettre aux yeux du peuple et de la masse étudiante le « gros » de l'opération encore à venir.A F.AGEC.C.Q,, une fois la scission avec les universitaires consommée, une fois l'enthousiasme pour la cause refroidi, la transition est difficile vers une politique positive assumée par des chels reconnus.L'élection avorte, les délégués se penchent sur leur milieu en se demandant ce qu'ils vont bien y faire, s\u2019embourbent dans des structures plus ou moins solides, bref, le congrès piétine toujours guidé par des principes logiques, mais peu concrets.A PEN, ce n'est guère mieux.Michel Beaulieu, dans un précé- dent éditorial, a déjà souligné la compétence des dirigeants, prin- cipaiement de Robert Gratton, mais il a parlé aussi du manque d'expérience des délégués.Durant ce Congrès, on.a \u2018débattu des questions d'envergure cffa- \u2018ante, telles la socialisation future des professions dans le contexte de la Gratuité scolaire sans bien en voir les implications et, disons-le, sans en connaître grand-chose.En principe, nous avons le droit de nous prononcer.mais en pratique! Ici comme ailleurs, les dirigeants savent ce qu'ils font, connaissent les principes moteurs, i mais les membres, surpris par-la mise en pratique, ne comprennent plus très bien et suivent mal.Donc, absence de sens pratique qui fasse rechercher les [on- dements positils des besoins étudiants.Absence aussi d'hommes compétents pour assurer la relève immédiate: enfin, absence d'expérience.Voilà un jugement bien dur pour la situation actuelle de notre milieu, Mais nous sommies en période creuse, autant l\u2019admiet- tre, et il est urgent de se retrouver en associant cette fois l'expérience acquise.Louise GAREAU Vers la censure politique |.Li commission royale d'enquête sur le biculturalisme et le bilinguisme vient de tenir ses premières sessions publiques : les problèmes qui la confrontent étant très complexes il semble que plusieurs personnes ne veuillent pas attendre, et ce peut-être avec raison, que les résultats soient connus du public pour y aller de leurs théories.La semaine dernière on a vue s'emplifier l\u2019affaire Marcel Dubé, rebondir le cas de l\u2019en- scignement de l'anglais en première année du primaire par la C.E.C.M.et, chose des plus surprenante, M.Claude Ryan abandonner son champ de bataille favori pour monter à l'assaut des positions indépendantistes et y aller de ses commentaires sur les déclarations de M.Jarry, Assiste-t-on à la naissance d'une censure politique à Ra- dio-Canada ?À peine délivrés et pas encore tout à fait \u2014 de la censure dite morale \u2014 nous fau- cra-t-il recommencer la lutte contre l'arbitrage d'une censure politique?Et cela au moment même ou une commission royale d'enquête s'efforce de promouvoir le biculturalisme.Bien entendu, si tpus-étaient « bicultu- \u2018rels » ils pourraient déjoüer\"tette censure en écrivant leurs textes en anglais et selon l'esprit anglais.Mais le moyen qui donnera à tous les canadiens français la chance de pouvoir être biculturels et bilingues dès leur jeune âge, c'est évidemment de l\u2019anglais en première année.C'est le seul moyen de répondre aux aspirations « réalistes » des « Canadiens francais de la région métropolitaine (qui) veulent que coon TE + olision, } ) late Cf at usd sermon anglais ~peut-étre af ° , i ra manger la soupe au pois en fra Ë leurs enfants acquièrent à l'éef le une maitrise satisfaisante &E ia langue anglaise (1).«Cell beau d'être réaliste, de ne pd être un adolescent auardé, mais il faut au moins être logique et voir les conséquences ultime o de ses paroles.L'important commerciale et économique af général de la langue anglaise \" Québec est évidente, d'accorék Il faut donc faire de tous le enfants Canadiens français &E parfaits bilingues le plus rapide p ment possible, que le france qu'ils parlent soit du \u201con ; ou pis encore, que leur angle soit du « slang » déforme un per plus n'a en définitive que vu peu d'importance puisque v Ë pourront se comprendre, vo qui est réaliste.Mais alors po quoi apprendre le france 1 La messe, jusqu'à nouvel orétf du moins, se dit en latin et long qu\u2019un sermon français 't n\u2019est pas non plus nécessairé ni çais.Alors soyons logiques.ai demment il ne faut pas 42k tout de suite que le franc £ disparaîtra ainsi de lui-mérib certaines personnes ont cok de ces idées incompréhensib'*4 sur le nationalisme .- Robert MACKAY (¥) Le Develr, 7 novembre. 4 NOVEMBRE 1963 Le récent congrès du Mou- cement Laique de Langue Francaise a sans doute plus ait pour l\u2019avancement de la ause laïque au Québec que Eson existence même.Les tenants de la laïcité ont Een effet décidé de passer à l'action.Pourtant, je sais bien ce qua d\u2019irrationnel ma pre- ÿ mière proposition, puisqu\u2019il s'agissait surtout depuis la fondation du Mouvement de faire passer l\u2019idée de laïcité.C'est là l'ordre logique.Je reprends donc : le congrès aura lancé de nouveau l'idée sous forme d\u2019action, ce qui est en somme la seule véritable manière d\u2019atteindre les masses.D'atteindre, et surtout d'impressionner.La masse.par définition inerte, n°ac- 4 cepte les mots qu\u2019en autant Z \u2018que l\u2019action y corresponde.L'école laïque, on l\u2019aura compris, est l\u2019un des droits fondamantaux du Québecois.Je pense surtout ici au Québecois, car dans plusieurs autres pays, l\u2019école neutre existe.Ou, du moins, on n\u2019impose pas les cours de religion à ceux qui n\u2019en veulent pas suivre.La religion est l\u2019un des choix les plus fondamentaux de l\u2019homme.Je n°ai pas l\u2019intention de discuter le bien- fondé de cette proposition.Il me semble cependant que si la religion catholique mérite du Tespect, les autres options en tient aussi, même au Qué- La liberté i de presse et «i Opinion est aussi l\u2019un des droits fondamentaux des individus.Or, la lutte entreprise Par certains détracteurs contre l\u2019idée dé laïcité dans les écoles publiques est l\u2019une des traces les plus évidentes du chauvinisme dñhéreñt à Population du Québec.« Trou- vez-moi un seul juste et So- dome sera sauvée » \u2014 « Qu\u2019il Y ait un seul tenant de PEcole laïque au Québec, il a droit à son école », Or, il n° a ° > tre au ÿ pas qu'un neu d Québec.Il y a environ eux mille membres inserits LAÏQUE au mouvement laïque; ¢\u2019est- à-dire deux mille individus qui reconnaissent le droit fondamental des parents de faire instruire leurs enfants dans les écoles de leur choix, ce qui ne veut pas nécessairement dire les écoles laïques, mais ce qui ne veut pas dire non plus les écoles catholiques.Le Mouvement Laïque décide de passer à l\u2019action.Celle- ci est loin d\u2019être prématurée.Si tout vient à point à celui qui sait attendre, les tenants du mouvement ont assez attendu.Ils ont attendu d\u2019abord avant de pouvoir fonder le mouvement, ils attendent maintenant la reconnaissance de leurs droits.Droits inhérants à l\u2019individu et à la communauté.Le fait qu'ils soient deux mille dans le Mouvement ne signifie pas que seuls ils croient à leurs idées.Le fait que le Québec soit catholique par tradition ne signifie pas que LES AUTRES n\u2019aient pas droit de cité.Michel BEAULIEU Réouverture Le PETIT BAL du SAMEDI SOIR Rendez-vous du samedi, le 16 novembre, à 8 h.30 au 5e étage du Centre Social ADMISSION : $1.50 par couple PETIT BAL du SAMEDI SOIR Le rendez-vous des étudiants «distingués» La soirée à l'ambiance «sélectn LE QUARTIER LATIN PAGE TROIS La peinture nous revient Depuis déjà plusieurs années, la Sociétéé artistique de l\u2019A.G.- E.UM.essaie d'apporter aux étudiants une présence de l\u2019art d'une tenue.Ce travail n'est pas facile, car il s'agit bien pour les responsables Société de combattre haute de cette l\u2019apathie pourrait régner dans notre milieu envers tout genre de manifestation ar- ou l'indifférence qui tistique.Mais grâce au dynamisme de Ju Société artistique, on peut affirmer que la partie n\u2019est pis perdue, loin de là, et qu\u2019au contraire, la vivacité de cet organisme triomphera de toute léthargie qui pourrait exister chez notre gent estudiante.C'est dans cette perspective que l'on a le plaisir de présenter à la grande famille universitaire la première exposition de peinture de cette année.Cette expo se déroulera du 18 novembre au ler décembre à la mez- du Centre Social.On pourra alors y apprécier une trentaine de tableaux du jeune peintre montréalais Michel Ca- tudal.La peinture de Catudal se caractérise par une recherche constante de technique qui lui zanine permettrait d'extérioriser le plus fidèlement possible une inspiration toujours à l'affût du neuf et du pittoresque.Il s'ensuit un style toujours changeant que l\u2019on ne peut associer avec aucun autre peintre.C'est ainsi que Catudal s'inscrit dans cette de la peinture moderne par son art bien personnel.C\u2019est cette remise en question du mode d'expression pictural et la poésie grande évolution qui s\u2019en dégage que vous pourrez apprécier en visitant l\u2019exposition « Michel CATUDAL ».Jules ARBEC de l'été \u201863 cee mT aE ORGANISATION CARREFOUR-AFRIQUE - Camp de travail d'été en Afrique - ® Durée de deux mois ® Coût : $300.plus votre argent de poche Tous les autres frais sont pris à charge par l\u2019organisation Il y a eu remise des frais de scolarité aux participants @ Nature du travail : aide médicale, administration, travail manuel, etc.© Autres détails dans une prochaine édition ® On obtient les formules d'application au secrétariat: de \u2014- \u2014 l'A.G.E.U.M., a/s Monsieur Georges Lefebvre, Centre Social, chambre 306 ® Les formules complétées doivent être retournées au secrétariat de l'A.G:E.U.M.avant le lundi 2 décembre | 1963 à midi | en at AUCUNE CANDIDATURE NE SERA ACCEPTÉE APRÈS CETTE DATE PAGE QUATRE FRONTÉCOMMUN} LE QUARTIER LATIN L'exploitation du travail étudiant Des faits Les étudiantes - infirmières fournissent dans les hôpitaux une semaine de travail à peu près équivalente à Jl\u2019ouvrier dans l\u2019industrie.Leur rémunération varie entre huit et douze dollars par mois.Les internes juniors ont environ 60 heures de garde par semaine dans les hôpitaux.Leur rémunération mensuelle se chiffre autour de cent-cinquante dollars.Les étudiants en droit qui peuvent se payer le luxe de travailler dans un bureau d\u2019avocat agréés fournissent eux-aussi un travail équivalent pour une somme aussi ridicule.Et combien d\u2019autres exemples faudra- t-il encore donner pour établir qu\u2019on exploite le travail étudiant ?Travailler aujourd\u2019hui, profiter plus tard Si on demande aujourd\u2019hui aux professionnels de justifier leur revenu souvent exhorbi- tant, rares sont ceux qui vous répondront par la qualité des services qu\u2019ils rendent.Ils vous N.D.L.R.: Les textes publiés sous cette rubrique le sont simultanément duns Le Campus Estrien de Sherbrooke, Le Carabin de Laval, La Rotonde dOuawa et Le Quartier Latin de Montréal.ou de notaire pendant Pété le font souvent pour des sommes aussi ridicules que vingt-cinq dollars par semaine.H faut dire de plus que ces mêmes étudiants ont dû payer au Barreau cent- cinquante-deux dollars lorsqu'ils ont commencé leur première année de droit.Ajoutons cependant que depuis l\u2019an dernier, le Barreau a accepté de diviser son injustice par deux et de ne faire payer que soixante-dix- sept dollars aux étudiants de première année.Les étudiants en stage dans des bureaux de comptables feront plutôt la narration de toutes les misères qu\u2019ils ont affrontées pour en arriver à leur statut social.Ils vous diront qu\u2019ils ont lavé la vaisselle dans les restaurants Montréal pour payer leur cours classique, qu\u2019ils ont travaillé dans les chantiers de construction pour payer de leur université, que comme giuires ou internes, ils ont travaillé pendant des heures impossibles pour des sommes misérables ayant souvent à faire vivre une femme et des enfants.sta- Is vous diront en somme qu\u2019on ne les paie pas aujour- Débat sur l\u2018indépendance Le comité d'éducation organise un débat ce soir au grand salon du centre social à 8 h.p.m.Les participants de ce débat sur l\u2018indépendance seront MM.Pierre Bourgault, André d'Allemagne, Gérard Pelletier et Pierre \u201cElliott-Trudeou, INVITATION A TOUS d\u2019hui pour les services qu\u2019ils rendent mais pour ceux qu\u2019ils ont rendus ! Et c\u2019est ainsi qu\u2019on forme des exploitateurs ! L\u2019injustice des petits Combien de temps encore, nos corporations professionnelles pousscront-elles la stupidité jusqu'à croire que le travail d\u2019une dactylo vaut trois, quatre ou cing fois plus que le travail d\u2019un étudiant qui a derriére lui un cours classique en plus de trois, quatre ou cing années Quniversité ?Les forces armées, l\u2019entreprise d\u2019Etat et la grande entreprise ont réalisé depuie longtemps que si le travail de l\u2019étudiant n\u2019est pas très efficace pendant les premières semaines, il acquiert rapidement de la valeur.Elles lui offrent par conséquent un revenu qui lui permet de subsister quittes à perdre un peu pendant les premières semaines ct à gagner beaucoup pendant les mois qui suivent l\u2019apprentissage.Un savoir qui coûte cher Les corporations professionnelles et les hôpitaux font grand cas de l'entraînement qu\u2019ils donnent aux étudiants pendant leur stage.Ils affirment que tous ces étudiants sont un poids qu\u2019ils traînent, que leur travail vaut à peine la misrérable détribu- tion qu'ils leur donnent.Réalise-t-on parfois quel est le salaire horaire des étudiants en stage ?Supposons un instant que l\u2019étudiante-infirmière reçoit un dollar de Pheure pour son service à l'hôpital.Supposons qu\u2019après avoir payé son logement, sa nourriture et son cours, il ne lui reste plus que çoit-on combien lui coûte le cours qu\u2019on lui donne ?- Combien d'argent fäudra=t-il leur faire perdre ?Faudra-t-il vider les hôpitaux de leurs internes et de leurs étudiantes pour convaincre l\u2019administration de l\u2019utilité qu\u2019elle retire du travail étudiant ?Fau- huit dollars par mois.S\u2019apér- \u2018 dra-t-il vider les bureaux professionnels de leurs étudiants en stage, forcer les avocats et les notaires à aller prendre trois ou quatre petites marches par jour au Palais de Justice, forcer les comptables agréés à s'amuser quelques heures de plus par jour sur la machine à additionner pour qu\u2019ils se rendent compte de la rentabilité qu\u2019ils retirent du travail étudiant ?Si les étudiants sont un tel poids pour les corporations professionnelles, pourquoi ne trou- vent-elles pas d\u2019autres moyens de s\u2019assurer leurs services que de les forcer à travailler pour des sommes ridicules ?Nous ne nions pas que le stage est essentiel dans plusieurs professions, que les étudiants retirent un grand profit à travailler un temps au service de leurs aînés mais nous estimons que ceux-ci profitent aussi du travail étudiant et qu\u2019ils devraient lui donner une rétribution convenable.Il est a notre avis profondément injuste que des corporations professionnelles se financent pour une part à même l\u2019argent des étudiants comme le fait présentement le Barreau.Il est à notre avis indigne d\u2019une société civilisée qu\u2019on réduise à presque rien la rétribution de ceux qui travaillent tout en se perfectionnant.La guerre et la paix On s\u2019est beaucoup attristé par le passé du fait que les sociétés se défendent en temps de guerre en envoyant se faire tuer leur jeunesse.On bâtit aujour- d\u2019hui pour une part, la prospérité générale sur exploitation de cette même jeunesse c'\u2019est-à- dire celle qui a entre vingt et trente ans, celle que la famille LE QUARTIER LATIN journal bihebdomadaire des Etudiants de l\u2019Université de Montréal Publié par l'A.G.E.U.M.Membre de le Presse Etudiante Nationale originelle supporte financièr, ment de moins en moins, qui fonde de nouveaux foyers gi qui doit supporter toutes ly responsabilités financières qu cela implique.Mais au moins, après la guerre, cette jeunesse qu'on av envoyée se faire tuer ne reve nait jamais plus pour faire paye à d\u2019autres les services qu'elle avait rendus à la société, Tan dis qu\u2019on sème la rancoeur cha celle qu\u2019on exploite pendant k Période de la vie où les respon sabilités financières sont le plus urgentes, cette jeunes une fois installée et compétent croira s\u2019être créée des droits ; l\u2019exploitation par son travail: non rémunéré.Exploitation du travail étudiant des génération qui la suivent, exploitation aus si de ceux à qui clle fera paver deux fois la valeur des service qu\u2019elle rendra.L'exploitation du travail CY diant non seulement constitue & une injustice sociale mais il et la source de nouvelles injusti ces que commettront ceux quel l\u2019on exploite aujourd'hui.Corporatisme ou socialisation Qui donc faut-il rendre res ponsable de cette situation ?La société ?Blâmer tout le monde, E en fait c'est ne blamer person ne.Mais il reste que certain: § organismes ont aujourd'hui le: pouvoirs d\u2019amender cette siluæ § tion.Et qui dit pouvoirs ditau= Ç si responsabilités.11 cst temp: $ que les corporations profession } nelles s\u2019attaquent au problème Ç Et vite si elles veulent nou E prouver qu\u2019elles sont autant au service de la société qu'au ser @ vice de leurs membres.Serge MENARD Directeur : Guy Bertrand Co-Directeur : Michel Beaulieu Rédacteur en che] : Serge Ménard Assistante à la rédaction : Denise Daoust Secrétaire de la rédaction : Francine Martet - - Chef \u2019 Chantel Gegnon Robert Mackay des nouvelles : Arts et Lettres : Montréal =>, lublicité : Georges Lefebvre \u2014 RE.7-6561 ~~ Aboiimement pour l'année universitaire : $3.00 C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 RE.8-9616 2222, ave.Maplewood, Montréal 26 Imprimé à 975, rue De Buillen, JACQUES de LAMIRANDE 19 ENRG.Le Ministére des Postes & Ottawa a autorisé l'affranchissement en numératre et l'envoi comme objet de deuxième classe de le présente pudtication.EP Les opinions émises dans ce journal ne sont pas nécessairement celles de l'A.G.EUM.lalistos : Pierre Benusolell, Eras Lachapelle, Michèle River Michel Saint - Aubin, Stéphan Venne.ne Marc ergés chro es : Chergés de proniques +.Gérald Charbonneau (éducation).Louis Dagneau (affaires internationales), Guy Dancosse (affaires na- tlonales), Louise Gareau (agéu- \u201c mique), Emmanuel Garon (syndicale), \u201cWilhelm - B.Pellemans (sports).Collsboratewr: : Marie-José Cantin, Michael McAndrew.Megquettiste : Jacques Elliott 4 NOVEMBRE 1963 i MISE AU POINT DE LA 5.5.1.5.M.Yves Michaud, MRédacteur en chef, Mla Patrie, S180 est, rue Ste-Catherine, Montréal.Monsieur le rédacteur en chef, M Jai pris connaissance de !'arti- Mcle paru dans vetre journal de la \u2018semaine du 24 au 30 octobre dernier.Cet article avait pour titre « Les ÆEtudiants se laissent bâillonner pour Mle succès du Prêt d'Honneur », et M était signé par M.Hervé Lépine.A mon avis, l'esprit de l'article @En'a rien de constructif.Un certain Mrombre de faits relatés sont foux, M et je déplore que cet article ait con- ÆMtribué à discréditer le Prêt d'Honneur et les membres du Comité M Exécutif de l'Association Générale des étudiants, tant auprès du pu- M blice que des étudiants.La rencontre avec les étudiants le + 17 octobre dernier est une réunion M qui se fait tous les ans dans les ca- 38 dres de la campagne du Prêt d'Honneur.Elle n'avait donc rien de si ÿ extraordinaire cette année.Les administrateurs du Prêt d'Hon- § eur ne se mélent jamais des affai- ÿ res concernant l'Association Géné- 4 role des Etudiants de l'Université de Montréal.(1 est inconcevable de @ Penser que le Prêt d'Honneur ait @ voulu bâillonner les étudiants pour $ assurer le suceès de lo campacie.4 C'est très mal connaître les étu- M diants que de prétendre de telles A choses, Les administrateurs du Prét d'Hon- M Neur et les organisateurs de la cam- 29 Pégne n'ont jamais tenu aux étu- Ng diants les Propos tels que rapportés 3 entre guillemets por M.Lépine.à d l'effet de vouloir faire taire les étudiants, Voici le texte d\u2019une mise au point faite par M.Paul-Emile Robert, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste remise à M.Yves Michaud, rédacteur en chef de La Patrie, concernant un article publié dans La Patrie de la semaine du 24 au 30 octobre.de Montréal, et En ce qui concerne l'une des autorités permanentes du Prêt d'Honneur qui ne veut pas sortir de l'o- nonymat et qui aurait dit « qu'une cohorte de quelque 200 étudiants fait ia pluie et le beau temps sous l'étendard d'une poignée de dirigeants en mal de sensations et de publicité ».ce langage est insensé.Je défie M.Lépine de prouver que ces commentaires ont été faits.En ce qui concerne la faillite des 16 dernières campagnes du Prêt d'Honneur sur les 18 déjà organisées, je crois cette affirmation injustifiée.Le Prêt d'Honneur a grandi et s'est développé ou même rythme que toutes nos autres institutions cano- diennes-frangaises.Le Prét d'Honneur est toutefois la plus importante fondation de ce genre ou Québec.Il est inconcevable de chercher à diminuer son mérite.Je voudrais que le public sache que le Prêt d'Honneur a toujours traité avec les étudiants en les considérant comme des hommes intelligents.Les dialogues se sont poursuivis jusqu'à ce jour entre gens adultes.Nous nous réjouissons des excellentes relations et de l'étroite cel- laboration qui existent entre les dirigeants des étudiants et le Prét d'Honneur.Je crois que beaucoup de gens qui se mélent de porter des jugements sur les étudiants auraient avantage à les rencontrer, chercher à les comprendre, et dons bien des cas, atteindre la moturité que ces jeunes possèdent.Poul-Emile ROBERT, Président général, Société St-Jean-Baptiste de Montréal.Le 6 novembre 1963.| (arrières fédérales A pour diplômés | canadiens-français | Monsieur le rédacteur, Portens à | délè été tor différents \u20ac attention du public ont mulées, sans succès, aux rganismes qui sont nor- nement chargés dans I'edministra- on fédérale de les entendre et rte remède à un problème, iv ei ly a lew; devent l'apathie te ci rencontrée et considérant cerectère strictement cpolitique ec 08 remurques, nous nous voyons Les quelques observations que nous obligés de faire appel au seul recours qui nous reste, l'opinion publique.Une réfürme incomplète Tout en nous réjouissant de la création d'une Commission Royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculiiialisme.Rous tious permetions d'indiquer que l'action bénéfique qui sans nul doute en résultera, ne me- difle en rien la situetion présente des jeunes universiteires cansdiens- français dens lu fonction publique fédérale.Neus nous étonnens per ailleurs que les mesures, disons immédiates envisagées par le Comité laterministériel du bilinguisme.portent davantage sur une « reconver- LE QUARTIER LATIN sion psychologique massive » d'éléments en place dont nous ne con- noissons que trop bien lo force d'inertie; nous nous étonnons que l\u2019on ait songé d'abord à créer un Institut d'Administration Publique destiné à perpétuer un état de choses que le Commissaire J.-E.Ther- rien a bien décrit, l\u2019an dernier, sans mener parallèlement une action énergique sur la génération montante, beaucoup plus malléable.Des chiffres alarmants Cette action, à notre sens, devrait porter d'abord sur les relations avec le système d'enseignement du Québec.Il est inoui que l'on continuét plus longtemps à ignorer, à toutes fins pratiques, l'existence des collèges classiques au Québec et le rôle déterminant que ses dirigeants peuvent avoir dans le choix d'une carrière pour leurs diplômés.Action sur le recrutement : 17 diplômés des universités françaises du Québec en 1961-62, sur un total de 301 engagements por la Commission du Service Civil, agents d'administration, du service extérieur, statisticiens, économistes, ingénieurs et biologistes.Dans cette dernière catégorie, aucun en provenance du Québec sur 68 d'après les chiffres fournis en Chambre por M.Halpenny, alors secrétaire d'Etat.Action sur l'accueil: des représentations sont faites depuis deux ans déjà auprès de la Commission du Service Civil pour que les candidats choisis par le concours « Carrières pour Diplômés universitaires » reçoivent à leur arrivée des explications dans leur langue maternelle en sorte qu'ils puissent effectuer un choix professionnel au meilleur de leur jugement.Les pauvres étudiants arrivant du Québec sont à l'heure présente, « manipulés » littéralement por la Commission du Service Civil et les ministères.l| est inconcevable que des ministères aussi importants que les Finances et les Affaires Extérieures puissent continuer plus longtemps à refuser des universitaires sous le seul prétexte que ces derniers ne possèdent pas un anglais suffisant.L'entrainement, et ceci est valable tant pour les anglophones que pour les francophones, relève des ministres et ne fait l'objet comme tel d'aucune coordination: l'entral- nement donné par la Commission du Service Civil n'est même pas ou niveau du baccalauréat anglo-saxon et il est donné exclusivement en anglais.Parler français au moment des discussions de groupe ne se \"\u201c 1 faut bien prendre soin d'un côté de ne pes réclamer pour les Canadiens françois l'institution d'un système de promotion qui leur ep- pliquerait en réalité des critères différents.N'est-il pes évident que d'une certeine façon, iI faut eppliquer, pour le bien public of l'efficacité de l'administration, certains critères qui doivent Jouer, quelle que seit la longue meternsile do lagent ?» M.-Cedieur \u2014 Le diplomate ce- nedies mi ce et hed 89.cube TR Nous nous permettens medeste- ment de souligner qu'une administration n'a pas so fin en soi et que les critères qui doivent servir à on déterminer les conditions d'efficacité sont fonction de la fin propre d'une administration qui est de voir, au bien commun d'une population donnée, parlant français dans une proportion de 30% en l'eccurrence et avec des ressources humaines également bien déterminées.Nous déplorons le fait, alors qu'il est de plus en plus question de cours de français aux éléments anglophe- nes de l'administration fédérale, qu'on n'ait pas songé & des cours d'anglais, écrit et porlé pour les gens du Québec qui ne manipulent pas la langue de Shakespeare de façon suffisamment pratique.Nous soulignons enfin que le concept de carrière dans l'administration fédérale pour un diplômé d'université n'a jamais été envisagé dans toute sa généralité et ses implications.Le résultat direct de cette lacune, c\u2019est que les meilleurs candidats ne demeurent pas dans la fonction publique fédérale alors que par le temps qui court, on aurait grand besoin de « têtes bien faites » à Ottawa.Nous ne demandons, somme toute, que le privilège de pouvoir servir notre pays dons des conditions qui ne nous obligent pas en même temps à sacrifier des valeurs, qui.depuis trois siècles, ont fait de nous peut- être les plus nationalistes des Ce- nadiens, ou sens large du terme.Nous demandons que l'État fédéral nous fournisse, comme c'est son devoir, les moyens d'assurer une participation honnéte du Canado français & lo gestion de la chose publique, au niveau des cadres intermédiaires et éventuellement supérieurs.Et ceci dès maintenant ! Jean Deschénes, Santé Roch Bastien, Commerce Roger Samson, Finances Jacques Beauregard, Mines et Relevés techniques Roger Blais, Mines et Relevés techniques André Richard Roy, Finances Jacques Therrien.Production de la défense Jacques Cloutier.Transport Aprés réflexion .J'ai lu vetre lettre.j'ai réfidehi, je l'ai relue.j'ai réfiéehi de nouveau, puis j'ei décidé de veus faire PÂGE CINQ plaisir et de vous répondre car c'est ce que vous désirez, n'est-ce pas ?\u2026 Vous m'accusez d'avoir le ventre plein: prime, je vous ferai remarquer que c'est une chose déplacée à dire à une jeune fille et secundo mon séjour à l\u2019université n'est possible qu'avec une bourse et du travail à temps partiel.Vous m'accusiez de me révolter & tout venant: eh bien moi je vous dis que lorsqu'un étudiant s'oppose à la gratuité scolaire en apportant comme arqument que seule l'élite financière doit accéder à l'université, il y © de quoi se révolter; lorsqu'au mom du droit des parents à l'éducation, on s'oppose au Bill 60, le trouvant anti-démocra- tique, ce droit n'ayant jamais existé euparavant, je dis qu'il y a encore lieu de se révolter, lorsque Marcel Chaput salit l'idée de l'indépendance en tentant de la vendre sous une forme de patronage des plus immorales, je dis toujeurs que c'est révoltant.Il y a dans vos arguments des contradictions flagrantes.D'une part, vous m'accusez de ne pas tenir compte de la réalité quotidienne et d'autre part vous me taxex d'opportuniste politique.Je vous ferai remorquer que mon engagement ou RI.N.depuis trois ans m'a coûté plus d'embétements qu'autre chose.Accuser d'opportuniste politique quelqu'un qui prône l'indépendance de son pays dénote une absence de sens nationaliste assez frappante, comme si vouloir donner la liberté à un peuple pouvait être une forme de marchandage quelconque.Vous dites que j'adhère à des solutions de problèmes actuels qui sont acceptées de la majorité.Mais mon cher monsieur, c'est mettre en doute mes convictions les plus profondes que d'affirmer pareilles sottises.Permettez-moi de reprendre pour vous la phrase de Schweitzer: « Le procédé par lequel nous devions mu- fuellement la qualité d'être pensant.porte por euphémisme le aom de respect de la conviction d'autrui, comme 31 une conviction réelle pouvait exister sans réflexion.» (Dédui., all.-ang., 28-29.) Pour terminer, je voudrais à mon tour vous donner un conseil: lors que vous atfaquez quelqu'un, oyez au moins l'honnêteté de ne pas mettre en doute sa sincérité.Peut-être que le jour où vous sortirez de votre position d'observateur objectif pour vous engager un peu, vous deviendrez plus utile à la Société et à vous-même.Denise BOMBARDIER.SF Hi DANSES LIBRES VENDREDI! .a se eme me aman TERN « a wen.\u201cety we ° - à 8 heures 30 PM: = 7 À \u2026 qu 4e étage so ;
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