Le Quartier latin, 11 février 1964, Supplément - faculté de médecine
[" Supplément wis mm FACULTÉ DE MÉDECINE Extrait d\u2018une chanson composée entre deux séances d'anatomie O tu sais, les médecins Ce sont des gens très fins e S m U e e lls pleurent aux enterrements : ry Et vivent les accouchements.Tu auras la fortune Dit-on avec rancune Char neuf à tous les ans Faut suivre les événements.m d d a mn 2 Tu voudras voyager Tu te f'ras remplacer Par un jeune naveau Qui casse encor les pots.On m'a même enseigné Que lorsque je mourrai Je prendrai par malheur p ad Y C e q U e e L'entrée des fournisseurs.Oui mais en attendant Il faut d'l'acharnement Un jour sur mes papiers, Je signerai M.D.Je soignerai les enfants { Les petits et les grands.Y e d S Des comptes j'enverrai Pour avoir quoi manger.Et puisqu\u2019il faut mourir, On ne peut pas choisir, J'essaierai d'attendrir Responsables de ces quelques pages qui se veulent Saint Pierre par les soupirs.des signaux de fumée dans ce ciel bleu et pur Je dirai: \u201cMon ami Tu s'rais encore en vie \u201cs'est l'Université de Montréal : à J .Si t'avais eu la main \u2018 0 st GRAND MANITOU : Jacques Monday.D'choisir un bon médecin.PETIT MANITOU : Louis Beaumont.CHEFS DE WIGWAMS : J.Lévesque, C.Martin, P.Lemlin, C.Vallée, P.Martimbeau.SQUAW EN CHEF : Adèle Trudeau.SE RESERVANT .LE DROIT DE LE.CRITIQUER : L.Prescotte._ | | AU TAM-TAM : tous nos plus brillants écrivains.1 \u2019 = - \u2018 | | _ MAQUETTES : J.Monday, C.Martin.Yves LAMONTAGNE, 11 FEVRIER 1964 re LE QUARTIER LATIN EDITO: | a Notre politique ala faculté de médecine On reproche souvent aux étudianis en médecine leur faible participation aux activités de l\u2019A.G.E.U.M, Ils ont certes raison ceux qui attendent de nous une collaboration plus intense.Mais cela nous est-il possible ?Je ne le crois pas.En premier lieu, les problèmes à résoudre au sein de notre propre faculté sont tellement nombreux que nous avons toutes les difficultés du monde à trouver le temps qu'il faudra leur consacrer, L'énumération des différents organismes de notre Comité de Régie ne sera-t-elle pas, par elle-même, assez éloquente pour expliquer notre situation ?Comité conjoint ! Comité d'éducation ! Comité de direction du Montréal-Médical ! Le mouvement de l'Association canadienne des étudiants en médecine et des internes! Le Comité d'achat et celui des sports | La conférence Laënnec ! Le système du tutorisme ! Le Comité des activités sociales et mondaines! Le Comité de publicité |! Lo campagne de sang! Ensuite, les disciplines auxquelles a recours la médecine sont si nombreuses et leurs exigences si multiples que des générations de savants ont consacré toute leur vie pour développer chacune d'elles et, jusqu'à présent, ils n\u2019en ont pas épuisé la matière.L'étudiant en médecine, s'il veut donner à ses futurs patients un soulagement ou une guérison, se voit obligé de consacrer tout son temps pour acquérir les vastes connaissances de la science médicale, et le temps qu'il peut consacrer à des activités extra-curriculaires est par le fait même très limité.Les cours de dissection, les travaux du laboratoire, la clinique et l'étude personnelle exigent plus de temps que l'étudiant n'en peut fournir.Enfin, les circonstances nous obligent souvent à participer à des activités inattendues : la défense de la médecine contre les attaques injustifiées de certaines personnes qui, en voulant son étatisation, lui enlèverait sa noblesse, son efficacité et son essor, Demain, nous préconiserons l'assurance- santé, à condition qu'elle respecte le libre choix du médecin et de l'initiative privée, gage du progrès et de l\u2018avancement .Victor BARDAGI À l'hôtel Windsor, le vendredi 22 février, à 8 heures pétantes, invitation à fous à notre \"GALA\" .Le RE \u201cVictor Bardagi, Président de Faculté de Médecine 63-64, récemment nommé Président de l'Année par l'A.G.E.U.M.\u201d HIER A DEMAIN Le médecin descend en droite ligne du prêtre-sorcier qui avait le rôle de protéger la communauté contre les esprits malfaisants et ce sera le grand titre de gloire d'Hippocrate d'affranchir la médecine de la divinité pour la fonder sur I'empirisme.Tout le Moyen-Age restera aveuglément fidèle au maître de Cos et à Galien et il faudra attendre la Renaissance pour que certains esprits osent mettre leurs dires en doute; mais ce ne sera qu'à la moitié du XIXe siècle que la médecine entrera vertigineusement dans l'ère scientifique solidement étayée par la chimie et la physique.Durant tout ce temps le médecin aura été un \"pauvre diable\", le plus souvent dépourvu de ressources médicales, dont la thérapeutique était surtout l'art de la persuation.Pour le médecin, partant en campagne avec la vis medicatrix naturae, guérissant qui voulait bien guérir, il importait en premier lieu d'apporter l'espoir, de faire germer chez son patient les semences de courage, de force interne, de désir de vivre qui sont les armes autonomes les plus efficaces dans la lutte contre la maladie.Pectus quod fecit medicos (Ci- céron).A partir de 1920 environ, une période nouvelle débute.La purification de l'insuline par Banting, la synthèse du premier antibiotique par Domagk, les rapides progrès de la pharmacologie ouvrent des horizons nouveaux à la médecine; fe perfectionnement des anesthésiques, les appareils à succion et autres font faire des bonds à la chirurgie; Freud et ses disciples permettent une lueur d'espoir dans le traitement de zes toujours oubliés, les malades mentaux.Arrêt des épidémies, disparition de certaines maladies, amélioration incroyable de la santé publique, découvertes sensationnelles, outils et instruments nouveaux, euphorie générale, enfin la médecine atteint son but: redonner la santé et la maintenir.Un nouveau médecin se dessi- \u2018 ne: homme de science, appuyé sur des moyens de diagnostic nombreux et un arsenal thérapeutique de plus en plus varié, tout adonné à ses succès physiques, il fait des miracles, il réalise l'impossible.Mais ses miracles deviennent vite familiers et l'habitude engendre rapidement l'indifférence.Accoutumé de conserver sans peine la santé qui lui a été donnée, soumis à une philosophie de l'utilité et du plaisir, le malade moderne accorde beaucoup plus de valeur à la réparation de son auto par exemple qu'à la réparation de son propre corps.Paradoxalement, en devenant curative, la médecine a perdu une grande part de son aspect humanitaire.De plus par la force des choses la médecine devenait sociale, si par socialisation nous entendons avec Maurice Blondel \u2018les progrès évolutifs de la création entière, une marche de l'humanité qui se réalise à travers des structures sociétaires\", avec Teilhard de Chardin \"le reflet du processus d'hominisation\u201d, avec René Théry \u2018une objectivation continuelle dans des relations, dans des groupes, d'une intelligence des choses et de nous-mêmes qui progresse\".\u201cThe history of social medicine is, if anything, the history of Medicine\u201d (lago Gladston), Cette évolution se marque sur deux plans au moins.Sur le plan monétaire, le coût des recherches, des tests, des appareils, des médicaments, des immeubles, du personnel, etc, est tel qu'il nécessite l'union des membres de la communauté pour l'ässumer.Sur le plan médical pur, de curatrice la médecine a pris une orientation préventive importante de telle sorte que le médecin exerce de plus en plus son autorité vis-à-vis les masses en détectant les foyers d'épidémie, en assurant la salubrité publique, en vaccinant les gens, en surveillant le marché des aliments etc.La médecine ne peut éviter la socialisation sans renier sa propre évolution intrinsèque et ses buts.Déjà le centre de gravité médecin-patient se mue en relation médecin-collectivité, mé- decin-monde.Et s'il nous fallait objectiver le médecin de demain, nous verrions en lui un homme capable de prévenir la maladie et de la contrecarrer en rétablissant l'homme total \u2018dans ses relations et son rendement intellectuel et social\u201d.Médecine du plus grand nombre, ainsi sera respecté le droit de tout homme à la santé la meilleure.D'hier à demain, c'est une histoire bouleversante, c'est l'aventure du progrès, c'est l'orée d'un monde que nous espérons meilleur, Louis BEAUMONT Ame Cae at LE CAS DES PIRATES EN BLANC Avant que le sort ne soit jeté Les médecins sont de mauvaise foil C'est officiel.André Lecompte, Paul Sauriol et autres pontifes, souverains ou pas de cette province l'ont proclamé.Voilà, monsieur le premier ministre, pourquoi votre chatte est muette.Que servir d'autre que vieux clichés et lieux communs, dans une chronique qui doit fraiter de cette désormais banale querelle qui oppose chiropraxie et médecine ?A dix-sept ans d'intervalle, deux commissions d'enquête arriveront aux mêmes conclusions scientifiques, mais peut-être pas tout à fait aux mêmes décisions législatives.La chiropraxie n'a pas changé que non ! Mais les personnes, elles, ont proliféré.On ne muselle pas trois cents personnes, et c\u2019est heureux, fussent-elles des avor- feurs.De mauvaise foi, sont ces médicastres qui, excédés, en ont assez de venir se trainer au tribunal tous les quinze ans, pour venir y démontrer ou encore, ce qui est pis, y prouver ce que le reste de l\u2018univers scientifique admet comme allant de soi.Malhonnêtes et machiavéliques sont ces chercheurs qui viennent se casser la pipe à ressasser en cour une cuisine sous-élémentaire devant une autorité qui n'y comprend goutte.Mais où sont donc les biologistes (non, cher J.O.Houle, je n'ai pas dit médecin) dans cette commission d'enquête ?Non pas que nous mettions en doute le sérieux et l'intégrité du magistrat à qui on à confié ce merdeux problème.Au contraire.Saluons-le bien bas le courage qu'il a manifesté en acceptant de parcourir ce malodorant labyrinthe de la manoeuvre politique.ll n\u2019y à pas d'expert dans la commission d'enquête, tout simplement parce que le gouvernement se fout de la réalité scientifique dans le présent dilemme, ce n'est que trop évident.Ce cher premier ministre n\u2019a pas manqué de nous rassurer à ce propos.Son indignation mal contenue devant l'attitude réservée du Collège, ressemblait fort à d\u2019autres dont il a l'habitude de régaler la galerie, quand la réalité tout court, s'éloigne trop de sa réalité politique, à lui.Enfin passons, c'est le chef de l\u2018Etat, non?O ménes de Maurice Le No- blet .À PROPOS D'UNE DIALECTIQUE NOUVELLE La chiropraxie est à la scienco en général, ce que le créditisme fut ou est (je ne sais plus trop à quel temps je dois conjuguer cette proposition) à notre vie politique, c'est-à-dire, une manifestation d'un malaise populaire profond et légitime, sans aucun doute.Mais de là à apaiser cette colère qu'on prétend publiqua en dressant un autodafé avec tout ce que les chercheurs du monde entier ont produit depuis deux siècles pour sortir la médecine du morécage d'empirisme où elle stagnait depuis les derniers disciples d\u2019'Hippocrate en canonisant cet empirisme dans ce qu'il a de plus pervers, il y a un pas que la seule démagogie permet de faire.Qu'on apporte surtout pas l'exemple des autres Etats qui ont commis cette bourde, les U.S.A.en particulier qui n'ont pas que des lauriers à leur couronne.Ayons quand même la décence de garder une culotte à notre bôtise.Qu'on ne nous parle pas des médecins qui témoignent en faveur de la chiropraxie.Notre métier comme tous les autres, compte sa bonne proportion de crétins, et il ne faudrait )N voîct 400 T NOUVEL RPPAREFL à McRocH?R jh do LoNNE y
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