Le Quartier latin, 27 février 1964, Supplément - «de la révolution»
[" MONTREAL, 27 FEVRIER 1964 VOLUME XLVI \u2014 NUMERO 39 Supplément \u201cDE LA REVOLUTION\u201d LA REVOLUTION A TORONTO Vous lirez, durant les quatre pages qui suivent, des textes écrits par des gens de Toronto.ls sont clairs et précis dans leurs inexactitudes mêmes.C\u2019est en octobre dernier que nous recevions, Guy Bertrand et moi-même, la visite des directeurs du journal \u201cThe Gar- avions convenu à ce moment de monter un journal en coila- boration, mais à condition pour nous de ne publier que les textes qu'ils écriraient eux, alors que de leur côté, ils consacreraient une édition complète à la'publication des textes portant sur le sujet de la trand a écrit sur les perspectives socialistes au Québec; Robert Mackay sur les problèmes culturels; et moi-méme sur l'influence du clergé au Québec au cours de notre histoire.Ces textes seront publiés exclusivement dans \u201cThe Gargoyle\u201d.Il nous semble qu'ayant qui se veut réservé à des opinions d'outre-frontière à nos propres textes.D'autre part, nous ne publions pas non plus une entrevue accordée à Miss Proctor par le groupe des Copains pour les mêmes raisons; il s\u2019agit d\u2019abord et avant tout de révolution.goyle\u201d, journal des étudiants du Collège Universitaire de l'Université de Toronto.Nous De notre côté, nous avions envoyé trois textes.Guy Ber- traité amplement de ces sujets, nous n\u2019ayons pas à consacrer les pages d'un supplément savoir ce que les Anglais pensent du climat actuel du Québec.C'est dans cette perspec- Les dangers pour un révolutionnaire d'être révolutionnaire Le nationalisme souffre d\u2018un manque d'intérêt vis à vis des problèmes extérieurs aux frontières nationales déterminées politiquement alors que l'un des plus gronds ennemis de I'homme \u2014 la faim \u2014 ne connaît pas de telles frontières politiques.Le nationalisme mène au sentiment d\u2018une supériorité culturelle à un moment où les peuples lettrés devraient faire tous les efforts possibles en vue de combattre l'ignorance dans les pays où la mojorité du peuple n'a pos d'écoles, Le nationalisme se prête ov chauvinisme militaire à un moment où nous devons nous détourner du militarisme comme solution à nes problèmes.Le nationalisme est un moyen de mousser le développement interne; c'est un moyen d'assemble.et d'unir un peuple en vue de réformes sociales au sein du pays.Mais c'est un moyen démodé.Parce que.les effets seconds sont trop importants dans cette ère nucléaire.C'est avec un grand désappointement que nous voyons les Canadiens français rejeter leurs vieux systèmes de gouvernement et d'éducatier pour tenter de bâtir un Québec neuf.Les jeunes chefs socialistes devraient mieux revêtir leurs paraboles, ils ont choisi le nationalisme.Ils n'ont pas appris que la majorité des problèmes de notre monde d\u2018aujourd'hui sont issus directement du concept d'état-nation.Même si ce genre d'organisation a pu servir à quelque chose por le passé, il reste qu'il est maintenant un empêchement \u2014 au v2in des Nations-Unies par exemple \u2014 à toute véritable compréhe.:sion et à toute véritable solution, ll peut sembler presque mélodramatique de comparer l'Allemagne d'Adolf Hitler au Canada-français.Pefons-y tout-de- même, Non seulement Caouette, mais aussi les jeune® intellectuels socialistes du Québec ont affirmé leur admiration devant la manière dont Hitler à reconstruit l'économie allemande.1ls oublient \u2014 cela est évident \u2014 que la politique économique de Hitler était étroitement liée à un nationalisme qui a amené les purges anti-sémifiques et la Z2ième Guerre Mondiale.Ils ouslient que quiconque peut bâtir un merveilleux système économique s'il le base sur le travail esclavagiste.N'importe quel démagogue peut unifier sur la haine une nation en vue de réaliser-des exploits qui sortent de l\u2018ordinaire.Une \u2018admiration pour les DEEE os \\ réformes économiques hitlériennas doublée d'un nationalisme Canadien-français forcené doit nous faire prendre conscience de ce qui peut arriver à \u2018notre révolution tranquille\u2018.Il n\u2019est pas non plus réaliste d\u2018avancer, comme ces chefs Fon fait, qu'un Québec indépendant serait neutre sur un plan international.Si le moyen de gagner cette indépendance est la haine des étrangers, si le médium est la violence et une violence \u2018ustifiée, si le Québecois moyen est oppelé à passer à l'action non pas en vue d'obtenir plus de réformes sociales, mais à cause du sentiment qu\u2019il a d'être exploité par quelqu'un qui ne parle pas sa langue, comment pourrait-on parler d'un glissement vers une indépendance neutraliste ?Les forces qui tenteront d'obtenir ces changements corrompront et leurs chefs et leurs partisans.Telle est la leçon de Fhistoire, et nous n'en excluons pas les nou- _ veaux pays d'Afrique.Si\u2018 les jeunes idéalistes \u2018vi les futurs chefs de la révolution veulent une véritable révolution, ils devront employer des techniques révolutionnaires, lis renonceront publiquement à la violence.lle trouveront entretemps d'autres moyens en vue d'unir les Canadiens-frangais, lls démontreront que plusieurs de leurs problèmes sont dus à un contrôle venu.de l'extérieur, mais que ce contrôle est de leur responsabilité et en fait de leur propre faute.Ils apprendront leur leçon dans les luttes en vue de l'obtention de droite civils \u2014 luttes qu\u2019ils admirent d'ailleurs \u2014 et montreront que l'indépendance et le neutralisme ne naît pas de la haine, mais de la compréhension réciproque des problèmes en cause.S'ils sont sérieux, s\u2019ils sont sincères, s'ils \u2018ne cherchent pas.simplement à remplacer un groupe de commande par un autre qui soit du même acabit, alors ils feront face à leurs responsabilités et démontreront qu'ils ont un courage véritable, S'ils ne le font pas, nous pourrons conclure que la lutte menée par les jeunes intellectuels d'obtenir le pouvoir: |: - - Liora PROCTOR, Editor, The GARGOYLE.=.4 (/ ° ! du, Québec n'est qu'une.autre lutte en vue, pr tive que nous avons conçu ce supplément; c'est dans cette optique que nous le publions.Permettez-moi cependant de faire quelques remarques au sujet des textes que nous publions.Dans l'éditorial, il me semble que les conclusions dépassent de beaucoup les prémices et que se reporter sur une échelle internationale pour refuser aux Québécois le droit d'être nationalistes est une erreur en soi.Il est absolument faux, d'autre part, que les jeunes chefs socialistes avouent publiquement une admiration quelconque pour Hitler.ll n\u2019est rien de plus dissemblable dans l'esprit que socialisme et fascisme.Le Québécois révolutionnaire ne fait pas de distinctions de races ou de reii- gions à priori, mais demande seulement de pouvoir se tenir debout au sein des autres nations du monde.Et il faut d'abord être nationaliste avant d'être internationaliste.Bien sûr, que les révolutionnaires luttent en vue du pouvoir: il faut être \u2018bien naïf pour croire qu'il est possible de se lancer dans de grandes réalisations sans avoir d'abord obtenu le pouvoir; et il n'est pas nécessaire pour cela de se baser sur la haine ou sur le travail esclavagiste.Quant aux autres textes, au lecteur de les juger et de les prendre pour ce qu'ils sont.|| semble que Toronto souffre d'une pénurie de chiffres et de renseignements exacts.Il est faux de prétendre, par exemple, que les Canadiens français n'ont eu une école de Génie que récemment.L'Ecole Polytechnique date pour sa part de la fin du XIXe siècle et il est évidemment faux de dire que les Canadiens français ont dû jusqu'en 1940 étudier le génie à McGill.A lire tous ces textes, on \u20ac l'impression soit d'un \u2018paternas lisme du plus mauvais goût, soit d'un irréalisme flagrant face aux réalités du Québec._ Mais\u2019 il-faut lout.de.méme -:* = savoir ce qu'on pense de nous dans certains milieux.| Michel BEAULIEU \u2014 27 FEVRIER 1964 WN LE QUARTIER LATIN Attaques injustifiées de la part du Québec Le courant débat au sujet des relations du Canada français avec le Conada en tant qu'entité fait beaucoup de bruit mais amène peu .de lu- miére à la plupart des Canadiens Anglophones.Du Québec orrivent des attaques intempérées et acharnées sur le reste du Canada, spécialement au sujet des An- glo-Saxons (ce nom est devenu péjoratif).Ils sont accusés au moins de négligence, au plus d'arrogance d\u2019injustice et d'exploitation, de traiter les Canadiens français, d\u2019une manière continue, comme un peuple conquis, comme citoyens de seconde classe, accusés en plus de ne pos abandonner 'Acte de l\u2018Amérique britannique du Nord.Les politiciens du_ reste du Conada se faufilent dans les bonnes grâces du Québec plus ouvertement que jamais au désavantage complet des neuf autres provinces qui ont sûrement aussi quelques droits légaux et valides.De plus, ils sont appuyés par certains journalistes, commentateurs de radio et TV, espérant projeter une image d\u2018un cosmopolita- nisme supérieur, sans savoir ce que cela veut dire.Il est maintenant à la mode d'être un \u2018bi- culturaliste\u2019 uniquement parce que le gros du public ne l\u2019est pas.Pour beaucoup de Canadiens, le Québec est aussi arriéré que l\u2018Angleterre.Personne ne joue une quelconque part active dans leur vie.lls sont aussi ignorants du Québec que les Québécois le sont d'eux.(Qu'est-ce que l\u2019habitant moyen de Bagotville sait au sujet de Penticton, et s'en soucie-t-il même?) Normalement tolérants et amicaux ou sujet des Canadiens français, ils sont en passe de devenir embarrassés, amers et indignés.Aucune de ces attitudes est soit renseignée ou réaliste, quoiqu\u2019une analyse renseignée et réaliste est nécessaire pour trouver le seul véritable remède.ll est difficile de trouver quelqu'un comprenant les deux histoires, sans être émotive- ment engagé ou politiquement enrôlé.Il y a plusieurs raisons à ce manque de compréhension.Premièrement, les Canadiens .français et les Canadiens anglais qu'à cause d'un système scolaire, de systèmes d'\u2018information, et d'un entourage complètement différents, leur interprétation de l'histoire du Canada, de la Confédération, \u2018du gouvernement responsable, de la responsabilité individuelle, et aussi leur conception du Canada en tant que nation est Zn .4 2 COLLE vus tes en ce moment inconciliable; des mots identiques sont compris différemment, la communication est presque totalement impossible.Peu d'Anglophones comprennent cette différence.lls ne peuvent pas s\u2018apercevoir qu'une partie du continent nord-américain se développe d'une manière aussi iisolée du courant principal de pensée, de gouvernement et de progrés du reste du continent.Il existe des exceptions dans la minorité riche et éduquée du Canada français cos- mopolitain et un certain nombre d'intellectuels dans les grandes villes du Québec ne cache pas la situation à la multitude (si l'on peut ainsi dire) de Canadiens français typiques qui habitent la plus grande partie du Québec.EDUCATION Depuis le système féodal jusqu'à maintenant, le Canada français est resté intouché par les grands courants révolutionnaires qui ont bouleversé les deux continents.Il a échangé la loi autoritaire des Seigneurs pour la loi britannique qui a reculé pour le laisser seul, L'Eglise s'est précipitée dans ce vide et s'est emparé du contrôle presque total non seulement de la vie religieuse, mais aussi de la vie temporelle.Un gouverneinrnt démocratique requiert la liberté et la tolérance religieuse.Le reste du Canada mit sur pied un système d'éducation public et laïc ouvert à tous; l\u2018éducation religieuse fut laissée à la responsabilité de chaque Eglise.Dans le Québec, l\u2018Eglise avait la main mise sur toute l'éducation.Aussi tard.qu'en 1939, l\u2018éducation n'était obligatoire que jusqu'à 14 ans, ou jusqu'à la fin du cours public, en l\u2018accurence le premier arrivant.Pour envoyer un enfant à l'école secondaire (ou collèges classiques comme ils étaient appelés) coûtait aux parents de $2.50 à $5.00 par mois; très peu pouvaient se le permettre.De plus leur éducation était limitée à la carrière de curé, de médecin ou d\u2018avocat.Les professeurs étaient recrutés en majorité dans les ordres religieux.Le département de Sciences de laval fut le premier établi au Canada français.H fut formé vers les 1920.La première école d'ingénieurs fut ouverte assez récemment.Tous les ingénieurs canadiens-français dans une compagnie à Montréal, par exemple, en 1941-43, \u2026 avaient dû étudier à McGill, dans une langue étrangère.D'outres admettaient que leurs écoles étaient en retard de 2 ans sur les écoles protestantes.Cds Le contrôle de I'Eglise se déployait bien au-delà du champ officiel de l\u2019éducation, pour couvrir presque tous Jes champs de communication et d'information; en 1943, les films, programmes de radio, hebdomadaires, livres, étaient contrôlés par un bureau de censure : l'index, ou complètement bannis.On interdisait de lire \u201cLe Devoir\u201d dans les écoles religieuses; le propriétaire d\u2018une librairie non-coopérante pouvait être ruiné aussi facilement que le marchand local qui refusait de supporter l'Egli- se par la dime ou offrandes spéciales.Relié à ceci, nous trouvons une acceptation de l\u2018autoritarisme, une méfiance des procédés démocratiques et une grande répugnance à se joindre aux grandes organisations industrielles spécialement si cela devait le conduire en dehors de sa province.Les deux premiers facteurs ont empéché toute demande en vue d'obtenir la liberté politique et un bon gouvernement; le troisième o confiné le Canada français à la culture, aux petites entreprises familiales, ou aux compagnies purement françaises.Il ne serait pas juste toutefois de reprocher ces difficultés au reste du Canada.Il ne pourrait pas changer la situation.De nombreux Canadiens anglais ont longtemps cru que la plupart de ces problèmes étaient irrévocablement liés à ce contrôle rigide de l'éducation et de l'information.Si un étranger critique le système d'éducation canadien- francais, il s\u2018attire des tempêtes de protestations et des cris d'ingérance tels que ceux que nous entendons maintenant.Mais un frère enseignant ne pouvait pas le supporter plus longtemps et se devait de protester contre un tel système inadéquat et désorganisé.A cause de ses ennuis avec son supérieur, le Frère Untel fut banni du Québec, et envoyé en Europe pour y être rééduqué dans le bon chemin.Cela arriva récemment.EXPLOITATION DU TRAVAIL Le reproche de l'exploitation du travail est tout aussi ridicule.Qu\u2018une firme anglo- saxonne ignore le Québec, n'y investisse pas de capital, n'emmène pas de travail (comme cela se fait dans les Maritimes et les Prairies), un concert de protestations s'élevait aussitôt.Quand elle y investissait, on criait à la discrimination.J'ai travaillé pour plusieurs compagnies du Québec, Toutes faisaient affaire à l'extérieur du Québec.Elles avaient à leur service un grand nombre de Canadiens.français\u2019 et de Canadiens anglais.Beaucoup de commercial Canadiens occupaient des pos- tes-clés.Mais pour traiter avec - le reste du continent, il est Un fait qu'ils devaient parler anglais.(Pour charger des mécaniciens du soin d'avions compliqués, il eût été criminel d'embaucher quelqu'un qui soit incapable de lire les instructions en anglois ainsi que les manuels d'entretien).Quand les promotions impliquaient le transfert à une autre succursale, ou des voyages au dehors du Québec pour affaires, les non-français acceptaient tandis que la plupart des français refusaient.Si la discrimination existe quand même, elle n'est pas l\u2019apanage du Québec.Les plus grandes industries canadiennes ne sont pas contrôlées par l'élément anglais en dehors du Québec, mais par des Américains, Nos hommes de science et nos ingénieurs ont autant de difficulté que les Canadiens françois à avoir de l'avancement ou du travail dans ces compagnies.Nous connaissons aussi la discrimination, mais nous ne pouvons pas nous replier sur I'excuse de la race ou de la langue pour blâmer cette discrimination.Le R.LN.a même été plus loin.Air-Canada peut seulement acheter maintenant des avions qui sont conçus en France et construits au Québec, donnant ainsi du travail aux Canadiens français.Vous sou- venez-vous quand le gouvernement canadien refusa un avion canadien et acheta à la place un avion entièrement oméricain.La firme ontarien- ne fut pratiquement ruinée, 12,000 personnes furent mises à pied.Le Canada perdit alors un millier de ses meilleurs techniciens.Aucune protestation ne vint du Québec.Depuis ce temps, toutes les commandes d'avions pour la Défense Nationale sont allées aux compagnies du Québec.Le Gouvernement a souscrit à l\u2018avion \u201c\"CL44\"\u201d de Cana- dair avec l'argent des payeurs de taxes et dépensé plus de temps et d'efforts pour que d'autres compagnies l\u2018achètent qu'avec l\u2018\u2019Arrow\u201d.Canadair a su le contrat F-104.Seulement, maintenant, une petite compagnie existe en Ontario et s\u2019at- fire peu de sous-contrats en dehors de ses efforts personnels.La manifestation à propos du fait que Canadair ne peut pas construire les avions d'Air-Canada en accusant le gouvernement par le fait mé.me de priver les Canadiens francais de travail semble av reste du Canada comme le summum de l\u2018avarice et de Vignerance, Caen - Geantas et aux p : \u2018\u2019quels fait face un pays en ex :Meuni-tout.Le sépar L'ACTE DE L'AMERIQUE BRITANNIQUE DU NORD \u201c L'interprétation québécoise de l'Acte de la Confédération par une série de mutdonsë apporte peu de ressemblance soit à l'esprit soit à lo lettre du texte original.Le Québec a reçu de l'Acte certains privilèges tels que la conservation du Code de Napoléon.Tous les efforts qu'on a fait par le passé en vue de moderniser ce Code a été uc- cueilli por les cris \u201cAndicisfrp lion\u201d malgré le fait que ce soient les Québécois qui aient à souffrir de cette rétention.Québec a recu oussi le droit de garder sa langue, sa religion et son éducation à l'intérieur de ses frontières.En dehors du Québec, les seuls endroits où le bilinguisme fut admis sont le Parlement fédéral et les documents officiels.Il ne 19460 mais vrai que fout le Conada ou quelque partie en dehors du Québec devait être bilingue.Cela peut être un avon- tage, cela peut être bien, mais rien dans le BNA ne le requiert.La difficulté de communication avec le Conoda français grandit, il est vroi, mais il est plus importont de savoir l\u2019anglois que le WARE çais pour survivre sur le continent.Le pays d'où nous venons n'est pas important; nous avons eu à nous adapter à des conditions dans un poys nouveau, et nous sommes devenus bien différents de nos aieux.Ceux qui sont venus au Canada seulement depuis la MONE du temps où les tamilles cana- diennes-françaises se sont établies, ne sr nt pos plus anglois, irlandais, écossais ou tout outre.Nous sommes seulement Canadiens (j'exclus quelques professionnels anglo-saxons tels que les IODE; ils font plus de bruit que leur nombre le justifie et se font un point d'honneur d'être plus loyJapene leurs origines que les Canadiens français le sont.La majorité d\u2019entre eux sont seulement irritants).Nous ne Voyons pas plus de raisons pourquoi le drapeou canadien arborerait l'Union Jack plutôt que le Fleur de Lys.Après tout, le drapeau anglais ne porte pas d'urnes romaines OV de corne saxonne pour nféntter d'où viennent leurs ancêtres.i montre seulement ce av ils sont maintenant.Nous n'avons pas eu à nous adapter sevle- ment quand nous sommes or- rivés ici, mais nous avons toujours eu à nous adapter depuis aux circonstances chon- roblèmes aux- nsion dons le mondeydguzg - jourd'hui.Ces besoins ns - veaux peuvent seulement être .î \u20ac envisagés p atisme, provincialisme servent seulement à affaiblir un gouvernement à un moment où une plus grande centralisation est requise par un pays comme un tout (y inclus le Québec).Les politiciens professionnels, en pourvoyant à ce provincialisme, affaiblissent la force du pays et son habileté à gouverner comme une puissance souveraine parmi les autres nations.Ce provincialisme a eu ses effets sur le Québec aussi bien que sur tout le Canada.Les murs qui ont été érigés ont permis à un contrôle autoritaire de grandir sans être affecté par les développements du reste du Canada.Les compagnies situées au Québec dans le but d'exploiter la main d'oeuvre à bon marché et de prendre ovantage du manque de contacts qu\u2019ont les travailleurs avec les syndicats dans le reste du continent.Le bas niveau d'éducation a contribué au profit de peu de gens du sommet, tant au Québec qu'ailleurs.Personne ne peut savoir si oui ou non ces quelques gens expriment leur gratitude d\u2019une manière convenable à ceux des Québécois qui ont rendu la situation possible.Jusqu'à maintenant il n'y avait pas conflit entre les industries et les autorités, a l'exception d'un pauvre petit prêtre d'Asbestos dont \u2018\u2019le jugement était faussé\u201d par un contact trop étroit avec ses oucilles.CONCLUSION Les gens du Québec qui déplorent ces conditions et dont la pensée est bien en avant de celle du reste de la province auraient trouvé Un encouragement surprenant et un support en dehors de leurs frontières, comme ils l\u2018auraient voulu.Quand toutefois, la nouvelle ignorance est attachée au eri de séparatisme, l'espoir de la rupture avec le passé et l'élan vers le futur est incorporé dans les choses mêmes qui ont fait ce passé inévitable : l'isolationnisme, les barrières contre le reste du pays de qui le Québec avait dû faire lui-même partie intégrante.En blémant le reste du Canada pour les problèmes du Québec, les séparatistes ont retardé l'heure où leurs compatriotes comprendront où est le fond du \u2018problème.Le temps passé à haïr le reste du Canada saurait \u2018mieux être employé à réorganiser la province, à venir à bout de l\u2018intégration et de la planification requise, pour ouvrir tout le Canada à.un rôle significatif en - tant-que nation, et à vhe meil- > ne He .mens vr HY laure connaissance des nou: veaux problèmes économiques et politiques qui surgissent dans un monde en effervescence.0° - ne | Trois jugements.SUR LE CANADA FRANCAIS Le Canada anglais a été arraché de cent ans de complaisance et a dû se rendre compte des exigences d\u2019un Québec ranimé et vibrant.Avjourd'hui, le Canada français pose plusieurs exigences \u2014 certaines d'entre elles sont bien fondées, d'autres vaporeuses et même douteuses; toutefois, ce que le CANADIEN demande, c'est qu'on lui porte une attention qui ne soit pas seulement théorique ou basée sur un ancien statut britannique, mais dans la réalité des événements quotidiens, en égaux.On pourrait citer plusieurs exemples frappants de cette citoyenneté de seconde zone que le Canadien français subit, mais nul n'est plus frappant que Vétat d'infériorité de sa langue.En théorie, chaque Canadien a le droit de recevoir son éducation dans la langue nationale de son choix, la protection et l'application de la Justice dans une Cour française comme dans une Cour an- Blaise, et d'envoyer des représentants d'une langue ou de l\u2019autre au parlement fédéral, Pourtant, ces droits ont en quelque sorte été négligés et le CANADIEN se sent trop souvent étranger dans son propre pays.Le Québécois adore employer cet exemple du fermier de langue française qui doit se rendre à Ottawa pour discuter de problèmes agricoles avec le ministre de l\u2018Agriculture.Il se rend dans la capitale de son pays et doit aussitôt se plier à une langue qu'il trouve étrange et en fait tout-a-fait étrangère, Lorsqu'il rencontre le ministre \u2014 on suppose que celui- ci est le serviteur du peuple \u2014 il se sent mal à l\u2018aise et est incapable de s'exprimer avec clarté et emphase, parce que le ministre est invariablement originaire des provinces de l'ouest canadien et absolument incapable de discuter en français.Cette situation demeure grave en soi, mais il existe des situations encore plus graves de discrimination linguistique.Chaque Canadien français a le droit, de par la loi, de recevoir son éducation dans une école française; pourtant, en Ontario du Nord, où se trouve un groupement assez nombreux et assez fort de CANADIENS, plusieurs personnes sont privées de ce droit constitutionnel.Toutefois, le sommet de la bêtise se retrouve à l'Ambassade du Canada en France.Là, tous les fonctionnaires du service civil doivent correspondre en anglais et rédiger dans cette langue documents et notes diplomatiques.Que peut faire le Canada anglais?On devrait garantir à n'importe quel prix une éducation française aux Canadiens français.Chaque fonctionnaire du service civil ou de quelque autre département du fédéral devrait parler un minimum de français et les membres importants de chaque ministère devraient le parler couramment, On devrait enseigner le français dès la première année dans les écoles publiques de langue anglaise et instituer des cours spécialisés dans la matière pour ceux qui veulent en tirer profit.Le gouvernement devrait établir des subventions spéciales et encourager les provinces à établir des unives- sités bilingues.Cela n'est évidemment qu'un début.Le plus modéré des Canadiens français ne peut se contenter d'une simple égalité culturelle et linguistique, Cependant, cela est une partie d'un commencement.Et nous pouvons espérer qu'à un moment de l\u2018avenir il n\u2019y auto plus deux nations au Canade \u2014 la française et anglaise \u2014 mais plutôt une synthèse des deux au sein d'une seule: lo Nation Canadienne.Danny IZENBERG Que devrait être l'attitude du reste du Canada vis-à-vis du Québec ?Pour la plupart des Canadiens de langue anglaise, la réponse est simple: le Québec est une province comme les autres; la Confédération n'est pas un pacte entre deux nations, mais un ar: rangement où les anciennes colonies se sont réunies en provinces, .Cette attitude ancienne n'est plus si faible à défendre.Les contraintes de politiciens et de curillons qui empéchèrent au Québec le progrès matériel sous prétexte de sauver leur culture et leurs âmes sont presque disparues.Au sein de cette nouvelle liberté, le Canadien français regarde son riche voisin de langue anglaise, l'Ontario, et le compare avec sa propre pauvreté matérielle.Il se demande pourquoi un tel état de fait.La réponse la plus simple est évidemment de rejeter le blame sur ceux qui l'ont exploité.Les riches et les puissants sont anglais.Avec la montée d'un mécontentement économique, va de pair une recherche naturelle en vue de justifier ses sentiments à l'égard des propriétaires prospères.L'isolement historique du Québec justifie le concept des Ca- nadiens-français en tant que groupe homogène tant par la langue que socialement; il justifie le nationalisme.S'il peut considérer la Confédération comme un pacte entre deux races, alors il pourrait expliquer le retard économique du Québec en termes d'une trahison par le Cana- dien-anglais dominateur.Il découvre sa propre solution en vue de gagner ce qu'il considère comme son droit naturel au bien-être matériel en étant \"Maître chez: soi\u2019.Ses époumon- nements en faveur du biculturalisme sont symboles de son mécontentement.Si l'on reçoit les exigences du Québec avec réticence, il y aurait un grave danger de placer sa destinée entre les mains des extrémistes.Une attitude intelligente et compréhensive mènerait à une solution à long terme des problèmes qui entourent la Confédération.Si le gouvernement provincial maintient une politique économique saine et si on ignore les extrémistes, les bailleurs de fonds devraient lui fournir une solide base industrielle.Certaines étatisations, de même que des encouragements fonciers devraient.amener une utilisation plus productive des ressources naturelles.A long terme, une hausse du niveau de vie devrait réduire le sentiment d'injustice qui régit actuellement le sentiment national.Que devrait faire le reste cu Canada ?Nous devrions éviter de jouer avec les piéges du nationalisme et fournir un soutien financier à l'économie du Québec.Alors que les autres provinces ont les mêmes problèmes, elles ne succombent pas ausei facilement au chauvinisme.Le Canada ne peut survivre divisé en deux nations.Sans un gouvernement fédéral fort, les Canadiens-français et les Cane- diens-anglais perdraient leur identité pour se fondre aux Etats- Unis.Nous pouvons encore construire un pays où foutes les provinces sont égales et où personne n'aura besoin de croire que son héritage sera rongé par l'absence d'une petite enclove où il tente de se défendre contre {out venant.Robert RADFORD Canada, nation \u201ca mare usque ad mare\u201d, cela n'existe pas ! L'état politique, le Cana- .da, se compose de deux nations : le Canada anglais et le Québec.Il faut que le Québec ait le droit absolu de disposer de lui-même.Pour comprendre la \"Révolution pas-si-tranquille\u201d qui agite le Québec actuellement, une personne sérieuse se doit de rechercher les causes premières du malaise sociol.Si l'on considère l'essor du sentiment nationaliste parmi les Canadiens comme une paranoia culturelle exagérée à souhait, on avance une théorie so- \u201d Créditistos dans les régions\u2019 ru- ciale risible.Comment peui-on expliquer lessor des Créditistes, ou l'importance du Rassemblement pour l'indépen- ce Nationale, ou la formation Tomas en termes d'égocentrisme ou de simple bilinguisme ?Le \u201cproblème du Québec\u201d surgit à la suite de la surexploitation des travailleurs du Québec par les financiers et industriels anglais de West- mount et de Bay Street.Quand la Canadian International Po- per établit un régime féodal de 20,000 milles carrés sur le terrain le plus riche du Qué- \u201c bec-du Nord, que doit penser l'ouvrier Canadien ?\u201cEh bien, qu'est-ce que ça.peut me faire à moi que le patron anglais se la coule douce à Westmount - pendant que je crève de faim!\u201d L'élection des démagogues rales indigentes du Québec, les manifestations récentes des étudiants de l'U: de M., et la formation du PSQ comme parsi euvrier indépendant dv par- Pasa - ti ouvrier fédéral, le NPD, ne - peuvent être considérées que comme des indices du mécontentement qui augmente de jour en jour au Québec envers la société actuelle.Ceux qui avancent le mot ralliement pour le séparatisme PER SE, comme la solution pour le peuple du Québec ne font à mon avis qu'obscurcir le problème qui est, comme disait Ferndnd Daoust, membre du Comité central du PSQ : que les \u201cMaîtres chez nous\u201d sont les capitalistes et que la-voie vers la vraie libération du Québec demeure la lutte contre les secteurs du capitalisme.Les indépandentistes du PSQ- ont davantage raison quand - ils prénent \u201cle contrôle de l'économie par le peuple du Québec\u201d, Mais le séparatisme n\u2019est pas exclu s\u2019il est le seul moyen pour apporter lo victoire à ce gouvernement des ouvriers et des fermiers.Ainsi le \u201cproblème du Québec\u201d et la lutte des travailleurs du Québec est la même lutte à laquelle la classe ouvrière doit faire face n'importe où dans le monde sous le copitalisme.Que peuvent faire les An- glois pour le Québec ?iis peuvent reconnaitre le droit du peuple dv Québec de dispc- ser de lui-même; soutenir toutes les luttes des Québécois pour la libération écenomique et culturelle et soutenir tous les mouvements sociaux qui cs sayent honnêtement d'arrêter l'exploitation du Québec.Mais NILYT SSUYNO NN WW F961 YFIXABI LU surtout, ile doivent se meñsve ° à lutter contre les \u201cmaîtres chex NOUS\u201d, ces mémes, capitalistes qui exploitent le Quétec,-.var Michael H.MNL Seo vie ee Ja 27 FEVRIER 1964 LE QUARTIER LATIN = | agli ra rr \u2014\u2014 De l'autre côté de la frontière, il y a aussi des canadiens-français \"L'oeil du Texas te .regarde, mon fils\u201d a déjà été une expression à la mode.On pourrait maintenant la modifier et dire \u201cL'oeil du Canada te regarde, Québec\u201d, parce qu\u2019actuellement tous les regards se posent sur notre deuxième plus grande province.Chacun semble saisi du problème du Québec \u2014 y aura-t-il séparation ou non \u2014 Toutefois, alors que cette attention se porte sur le Québec, a-t-on cessé de penser aux milliers de Canadiens- français qui vivent hors du Québec?Il y a probablement 300,000 Canadiens-francais seulement dans I'Ontario (Note 1), des milliers au Nouveau- Brunswick ou dans les provinces da l'ouest alentour de centres tels que Saint-Boniface.Comment entrent-ils dans le décor ?est fier de son héritage : sa langue et sa religion.Il la préservé au sein d\u2019une société aliénée et continuera à tenter de le préserver.Etant donné que le Québec est le château- for: de \u2018la culture canadienne française, il se tourne évidemment vers Jui comme vers une mère-patrie.Îl veut le voir demeurer fort, tel un phare pour les autres Canadiens-français de l'extérieur du Québec, Plusieurs citoyens Canadiens français influents dans certaines villes ou cités ontariennes croient que si la culture française doit survivre au Canada, le Québec doit devenir indépendant.C'est ainsi qu\u2019ils sont favorables à la cause indépendantiste.La plupart semblent croire qu'un gouvernement indépendant responsable au pouvoir dans le Québec accorde- PETER JOHNSON, l'auteur de ce texte, est correspondant du campus universitaire torontois au journal L'ALLOUET- TE, le seul journal de langue française à Toronto.Nous pouvons séparer les Canadiens-français de l'Ontario en deux groupes : ceux qui y ont passé toute leur existence; et ceux qui y sont déménagé pour y vivre et pour y travailler (Note 2).Nous pouvons diviser la première catégorie en de u x sous-catégo- ries, D'abord celui qui, d'origine française, vit depuis quelques générations dans un village anglais, à perdu son identité comme Canadien-français.Il ne parle pas français et ne se considére pas comme français, refusant même souvent de se faire appeler Canadien- français.Tout ce qui lui reste est son nom français qu\u2019il prononce généralement à l\u2019anglaise.C'est pourquoi, puis- qu\u2019il ne se reconnaît aucune attache à son héritage, il n\u2019entre pas dans le décor que nous étudions ici.Ensuite, celui qui a conservé son identité de Canadien- français.Il parle toujours fièrement français et maintient la culture de ses ancêtres (Note 3).ll ne se considère pas moins français que ses compatriotes du Québec, mais quels sont ses sentiments envers le «Québec ?Je ne prétends pas présenter les opinions de cha- eun car cela s'avérerait impossible; toutefois, certains sentiments.de.base sautent aux yeux.Le Canadien-français rait une aide accrue aux Ca- nadiens-français du reste du Canada; toutefois, un gouvernement irresponsable endommagerait la situation.Pour cette raison, ils considèrent le sujet de l'indépendance d\u2019un oeil prudent.Au nord de l'Ontario, où la plus grande industrie est l'industrie minière, se trouvent plusieurs centres français.A Timmins, la majorité de la population française habite près des mines.Les familles sont pauvres, les standards d\u2019éducation sont bas et le niveau de vie encore plus bas, Ils se rendent compte que les conditions de pauvreté où ils vivent sont la résultante de la discrimination passée \u2014 elle à déjà véritablement existé \u2014 autant récemment qu\u2019il y a dix ans; toutefois ils n'en ont pas conçu d'amertume et se sont assimilés.lls peuvent s\u2018apercevoir de changements dans leur condition: leurs enfants reçoivent une éducation; on les accepte en égaux tant en affaires qu'en société.Ces gens aussi se tournent vers le Québec; cependant, certains ont tendance à croire que si le Québec devenait indépendant, ile seraient isolés, Peut-être aussi pensent- ils qu'une réaction hostile de la part des anglais à l'endroit des Canadiens-français en général pourrait découle: de la sécession du Québec, Îls craignent qu'une telle réaction signifie un pas en arrière pour eux, Pour cette raison, ce groupe s'oppose au mouvement indépendantiste.La jeune génération de ce groupe offre aussi un intéressant sujet d'étude.Certains d'entre eux, alors qu'ils grandissent en se rendent compte de la situation qui a existé, ont tourné le dos à leur héritage familial (Note 4).C\u2019est un monde anglais et ils sentent qu\u2019ils doivent s\u2019assimiler (Note 5).Toutefois, la grande majorité a gardé son identité canadienne française.D'autres encore ont retrouvé leur orgueil avec cette nouvelle égalité et c'est cette jeune génération de Canadiens-fran- çais qui préservera le sentiment canadien français en Ontario.Nous verrons maintenant le cas du Canadien-français qui a émigré du Québec en Ontario.La plupart d'entre eux ont de 18 a 30 ans.lis ont termi~- né leurs études et sont venus en Ontario pour iravailler ou pour apprendre l'anglais, (Le lecteur moyen serait fasciné par le nombre de Canadiens- francais de cette catégorie à Toronto), Un individu de ce groupe se rend compte que l'anglais est un pré-requis s\u2019il veut obtenir des postes de commande \u2014 même au Québec \u2014 et ainsi jaisse sa famille pour vivre dans une société différente au milieu de gens qui parlent une langue étrange.Ii est français, mais il est aussi québécois, et parce qu\u2019il vient du Québec, il n'est pas nécessaire de discuter ici de ses sentiments au sujet de sa province natole (Note 6).Il est aussi fier que son confrère onta- rien, mais il y à moins de chances que sa culture disparaisse, Toutefois, la majorité de ceux à qui j'ai parlé ne favorisent pas l'indépendance comme une solution à leurs problèmes.Îls m'ont dit que \u201ccela n'arrivara jamais\u201d; que \u2018ce n\u2019est pas ce que nous vou- lors\u2018; que \u201cc\u2019est le fait d'une minorité qui reçoit trop de publicité\u201d.Mais quelle est la position du Canadien-français récemment arrivé en Ontario à propos de ses relations avee la société au sein de laqueile il doit vivre ?Plusieurs m\u2019ont dit que par le passé il était difficile pour un Canadien-francais de vivre à Toronto.Son accent le retenait en arrière en affaires parce que les Canadiens- français étaient dédaignés.Il devait s\u2019assimiler sans quoi il ne.réussissait pas.Toutefois.miser ve Sociale.durant les dix derniéres années, beaucoup de choses ont changé.Pourquoi ?Je ne saurais répondre de façon certaine, mais maintenant les Ca- nadiens-français ressentent que les anglais sont mieux disposés à les accepter tant comme amis que comme associés d'affaires, Les jeunes filles canadiennes- françaises sont surprises de voir que leurs compagnons de travail tentent de les rencontrer, de s'en faire des amis et de les connaître, Aujourd'hui, il semble qu'être Canadien- français soit un atout.On voit souvent cela chez la plus jeune génération de familles anglaises, mais même les plus vieilles changent (Note 7).Ce progrès plait en général aux Canadiens-frangais.Un éminent citoyen canadien français de Toronto m'a dit qu\u2019il attribuait le changement des relations à ces faits: plus d'étudiants anglais étudient le français et s'y intéressent; plus d'étudiants anglais participent à des échanges avec le Québec et apprennent à connaître et à apprendre leurs concitoyens canadiens; et finalement parce que les organismes qui menèrent les campagnes anti-fran- çaises telles que (à son avis) les Orangistes et 1.0.D.E.perdent maintenant leur influence sur la population.Il croit que des organismes tels que ceux-là ont plus fait pour retarder la recherche d'égalité des Canadiens-frangois que tout autre facteur isolé.Ceci rappelle un point qu'on a maintes fois soulevé: notamment que le véritable conflit entre Français et Anglais n\u2019en est pas un de ressentiment an- ti-frangais ou anti-anglais, mais au sein de vieilles quere).les entre protestants et
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