Le Quartier latin, 17 mars 1964, mardi 17 mars 1964
[" Mardi, mercredi, au grand salon, à propos du référendum * GRANDE ASSEMBLEE.POPULAIR \u201cREMETTRE UNE DECISION C'EST LA FAÇON DE REFUSER DE LU.DE M.\u201d PLUTOT LA PORT PAYE A MONTREAL Journal bihebdomadaire des étudiants de l\u2018Université de Montréal BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE LES GOUVERNEURS MONTREAL 17 MARS 1964 etes 109 VOLUME XLVI NUMERO 44 Oui à l'A.G.EU.M.(M.P.) \u2014 C\u2019est ni plus ni moins pour la reconnaissance officielle de notre Association Générale que nous aurons à voter lors du référendum de jeudi prochain.Depuis déjà plusieurs mois que des négociations ont cours avec les administrateurs de l\u2018Université et qu\u2019elles n\u2018aboutissent pas.LAGEUM demande sa reconnaissance légale, ce par quoi elle aurait lu possibilité d'agir d'une manière autonome et sans qu\u2019elle ait à souffrir l'intervention inopportune des autorités dans son action.Nous aurons au fond à nous prononcer \u201cpour\u201d ou \u201ccontre\u201d la liberté d'association, \u201cpour\u201d ou \u201ccontre\u201d une véritable reconnaissance du syndicat étudiant à l'Université, le vote de jeudi prochain aura aussi un autre sens : celui de faire savoir aux autorités que nous sommes fatigués de voir reporter leurs décisions de comité en comité, comme s'il s'agissait pour nous de jouer à la \u201ccache-cache\u201d.D\u2018autant plus que ce petit jeu se revêt d'un caractère grave lorsqu'est en cause la reconnaissance \u201cjuridique\u201d de I'AGEUM.En somme, il n'y à pas à choisir.Nous devons sans plus nous prononcer en faveur d'une grève générale d\u2019un jour, grève qui aura pour effet de démontrer que nous n\u2019acceptons pas d'être considérés en amateurs, Oui au syndicalisme étudiant Demain se tiendra la troisième journée syndicale.fl s\u2018agira pour nous de nous arrêter une fois de plus et d'examiner les réalisations, les buts de méme que les effectifs du syndicat étudiant chez nous.Un autre \u201coui\u201d, mais un \u201coui\u201d véritable qui soit à la base d'une compréhension et d'une participation effective.Un \u201coui\u201d qui dise plus qu\u2019une manifestation \u201cGordon\u201d ou d'un boycottage de la cafétéria\u201d; en somme, un \u201coui\u201d qui se traduise par une adhésion au mouvement et par une réflexion sur ce qu\u2019il est pour nous.C'est au fond un appel à l\u2018unité étudiante.Un appui aux chefs étudiants, qui démontrerait une fois pour toute si la population étudiante se trouve derrière eux ou si au contraire, elle ne sait rien ou ne veut rien savoir de ce qu\u2019ils font.Il s'agit de dire \u201coui\u201d pour que définitivement le syndica- Oui à Québec (M.P.) \u2014 Considérant les besoins prose sants du Québec en ce qui a trait à l'ox- ploitation des richesses naturelles, au développement de l'agriculture, à l'établissee mens \u201cd'une sédéruigie, à l'aide aux\u201d étudiants ot aux commissaires, deux possible lités o\u2019offront av gouvernement: le double taxation eu le retour de certains im- Les étudiants demandent sux dix premiers ministres présents à la prochaine conférence fiscais fédérale-provinciale de Québec de donner suite aux demandes du \u201d premier \u201cninistre Lesage \u2018qui réclame 2563 des impôts directs sur lez particuliers, 25% des impôts directs sur les compagnies et 100% des impôts sur les successions.Une telle demande trouve sa justifica- tien dans les textes mêmes de la Censti- lisme étudiant devienne l'affaire de tous plutét que l'affaire des \u201cclics\u201d.Et ce \u2018\u2019oui\u2019\u2019, et cette réalisation véritable du syndicat étudiant n\u2019est possible que par l\u2018appui de tous, que par la participation de chacun aux discussions qui se tiendront demain sur le campus.Le syndicalisme étudiant est une nécessité, il est par contre nécessaire que nous le modelions selon ce que nous sommes pour qu'il soit véritablement représentatif.tution et aura pour effet de démontrer à la population québocoise que les étudiants tiennent à contribuer au progrès social et économique de leur milieu.Et ce progrès n\u2019est possi.le qu'd.la.condition aque pope.- ta je rapatriement des impôts aux provinces et spécialement au Québec.Toi devra être le sons de notre \u2018\u2019oui\u201d\u2019 à Québec; tel devra être le sens de metre \u2018\u2019montée à Québec\u201d.~ SOMMAIRE: Le référendum La journée syndicale - La montée à Québec La soirée Charles Munch Avis de mise en nomination p.8-12 Supplément de la Faculté des Sciences PAGE DEUX Place des Arts place des jars Dernièrement, j'ai eu le plaisir d\u2019aller à la Place des arts; plaisir hélas, qui fut de courte durée.Non a cause de la salle, elle est très belle; encore moins à cause des artistes, ils étaient merveilleux; mais à cause du public montréalais qui ne sait tout simplement pas vivre.Tout d'abord, l'entrée en scène des Romeros fut suivie de l\u2018entrée en salle des retardataires.Pas un, ça pourrait passer, mais au moins cinquante, sans compter ceux que je n'ai pas vus; et cela malgré que le concert ait débuté une demi-heure plus tard qu'annoncé.Madame avait sans doute un nouveau chapeau à exhiber, ou peut-être monsieur a-t-il eu de la difficulté à nouer sa cravate: de toute façon, la parade se prolongea jusqu\u2019au quatrième morceau de musique.Enfin, la paix.Hélas nonl Monsieur voulant être le premier servi au bar, sort avant l'intermission, suivi de sa dame, toute heureuse de montrer sa nouvelle robe malgré l\u2019obscurité de la salle.Ca ne fait rien si l\u2019on ne me voit pas, au moins qu'on m'entende.Le mélomane devait se dire: \u201con va se reprendre à la seconde moitié du concert\u201d.Quelle illusion! Pendant l'intermission, ceux et celles qui ne sont pas là pour assister au spectacle, mais pour exécuter leur propre numéro s\u2019en donnent à coeur joie.On se pavanne, on s\u2019exclame, on ricane, on s'embrasse; c\u2019est à qui attirerait le plus l'attention.Après l'intermission, il y a encore ceux qui réussissent le tour de force de revenir dans la salle après les artistes et même pendant l\u2018\u2019interprétation des premières pièces musicales.Madame devait avoir échappé une boucle d'oreille dans la vespasienne; le temps de la récupérer sans se mouiller, vous savez.C\u2019est tout de même pas mal, deux entrées sensationnelles en moins d'une heure.Pour celui à qui il restait encore quelques illusions sur notre raffinement, la fin du concert allait l\u2018achever sans pitié.Tout d'abord, il y a ceux qui détestent les foules à la sortie.C'est très simple, on n\u2019a qu\u2019à sortir avant lu fin du concert.Sans aucun scrupule, on se lève et on s'en va tout bonnement.On ne se soucie pas de l\u2019artiste et encore moins du reste de l\u2018auditoire.De cette façon, monsieur sauvera un bon cing minutes de son précieux sommeil, et madame aura encore ve fois la chance de nous éblouir.Au dernier accord de guitare, c\u2019est le coup de pistolet et la course commence vers les sorties.Plusieurs personnes réussissent a quitter la salle avant les artistes; comme grossièreté, c'est pas mal.Malheur ! Voilà nos guitaristes qui reviennent en scène.On n\u2018est tout de LE QUARTIER LATIN même pas des sauvages; alors on s'arrête et on applaudit avec une ferveur religieuse.Dommage, encore cinquante pas et j'étais de- hers.Ah non! ils reprennent leurs guitares; il ne reste plus qu'à s\u2018écraser sur le fauteuil le plus à la portée de sa carcasse et on attend.Quelques-uns poussent I'effronterie jusqu\u2019à quitter quand même la salle.La dernière note envolée, c\u2019est un nouveau départ; on se croirait à Blue Bonnet, et la rule vers les sorties reprend de plus belle; si bien qu\u2019au dernier rappel, il ne restait pas la moitié de la salle pour entendre quatre des meilleurs guitaristes du monde.C\u2019est à la fois renversant -.choquant.La conclusion est facile.Le public montréalais ne sait pas vivre, il est effronté et même grossier.On doit arriver avant l'entrée en scène des artistes et quitter la salle après le dernier rappel.Si on ne le fait pas par amour de la musique, qu'on le fasse par politesse élémentaire.Trop de parvenus vont au concert pour voir la salle, pour se montrer, pour pouvoir dire qu'on y est allé; tout sauf pour entendre de la musique.Il ne faut pas oublier que les artistes jugent leur public non pas d'après les véritables mélomanes, car il y en avait, mais bien d'après le comportement des sans-éducation.Je crois que le public européen pourrait nous donner de belles leçons.Mais pour se corriger, il faut admettre qu'on a des défauts; je vois très bien ceux qui se conduisent comme cela au concert être d'accord avec mon article, alors qu'ils ne s'aperçoivent même pas que c'est pour eux que je l'ai écrit, Oui, PLACE DES ARTS, PLACE DES JARS, et Dieu sait que le jars n\u2019est pas le symbole de la politesse et du savoir-vivre, Pierre CLICHE 2950, MASSON Société de Services Professionnels Suite 201 205 \u2014 Intégralité \u2014 Spécialité \u2014 Elasticité \u2014 Continuité \u2014 Qualité 729-2841-2-3 729-3922 d'avril prochain.taires, vous collaborerex économique du Québec, Comuniquez avec : AVIS AUX ETUDIANTS Enregistrez-vous auprès de notre maison à titre de vendeurs d'OBLIGATIONS D\u2019EPAR- GNE DE LA PROVINCE DE QUEBEC.La campagne de vente se tiendra durant le mois GENEREUSES COMMISSIONS Tout en gagnant rapidement quelques dollars supplémen- ainsi à LAURENT & VEILLET INC.Veoleurs da.Placement 33 ouest, rue St-Jacques, Chambre 401, Montréal 1 l\u2018affranchissement AV.8-6125 SEMAINE DE LA SANTÉ Montréal, le 11 mars 1964, Aux organisateurs de la Semaine de la Santé.A qui de droit.Attendu que les organisateurs de la Semaine de la Santé ont jugé bon de ne pas inviter l\u2018Ecole de Technologie Médicale à participer à la semaine de la santé.Attendu que cette même Ecole a reçu une invitation tardive et douteuse subséquente à des remarques sur son absence à la semaine de la santé.Cette même faculté refuse donc de participer à la semaine puis- qu\u2019on lui offre une infime chance (qui on peut parler de chance !) d\u2018expliquer au campus étudiant ses activités intérieures.Si le but de la semaine est d'offrir aux étudiants des con- Naissances sur les facultés de la santé, nous ne voyons pas comment nous pourrions prouver que nous sommes utiles et même indispensables à ia santé, avec seulement une affiche qui ne figurerait peut-être pas à l\u2018exposition et que d'autre part, le laps de temps alloué à la préparation est nettement insuffisant, Nous voulons donc par la présente vous signaler l'impossibilité de nous joindre à votre désir, Votre tout\u2019 devoué, Cons2il de Régie de l\u2018Ecole de Technologie Médicale, Faculté de Médecine.S G éplique Le 12 mars, 1964 Monsieur, Comme journaliste qui a été témoin de l\u2018incident dans l\u2018affaire du drapeau \u2018Fleur-de-lys\u2019, je suis surpris d'apprendre que vous croyez à toutes les nouvelles exagérées qui ont été publiées- sur cette affaire.Je suis aussi étonné de l'attitude peu amicale de M.Le Duc envers Sir Georges Williams University.Permettez-moi de clarifier cette malheureuse affaire.Pendant le discours de M.Pouliot, les étudiants l'ont écouté très attentivement.Pendant la période de questions et de réponses après le discours certains étudiants ont hué M.Pouliot mais cela est une habitude normale dans les réunions des étudiants en général.Après que M.Pouliot eût quitté notre université nous fûmes victimes des journalistes qui étaient visiblement à la recherche de nouvelles sensationnelles, Quant au drapeau \u2018Fleur-de- lys\u2019, il n\u2019a été ni déchiré, ni brûlé.Radio-Canada 9 même montré à 17 MARS 1964 la télévision la photo du drapeau en question, Ce drapeau a été en effet lancé parmis un groupe d'\u2018étudiants qui se trouvaient à la sortie de l'Université.Un étudiant irresponsable a sauté sur ce drapeau, mais la police a immédiatement ramassé le drapeau et l\u2019a emporté à la station no 10 où il se trouve intact présentement.Nous ne savons pas qui a jeté le drapeau, Beaucoup de journalisies et de postes de radio se sont rétractés et ont dit la vérité sur cet incident.Je suis peiné de voir la réputation d'une université dans son ensemble ternie à cause d'une fausse nouvelle lancée par les journalistes et à cause d\u2018un seul individu irresponsable qui ne représente en rien l\u2018université.Bien à vous, Jack L.LIEBMAN The Georgian autorisé par Bryan M.KNIGHT Rédacteur-en-chef The Georgian Sir George Williams University.\u201cLes Beatles\u201d à la Place des Arts Un imposant nombre d'étudiants montréalais signent une \u201cpétition\u201d.Considérant la \u201cPlace des Arts\u201d comme un endroit d'Art, nous ferions sûrement un affront à la population canadienne et française, ainsi qu'à tous les amis de l\u2018esthétique et du bon goût, en acceptant ces énergumènes, se dandiant sur scène, et qui, selon moi, se moquent complètement de nous, Îls n'ont pas la trempe d'être là.Nous attendions depuis longtemps cet emplacement.Et Montréal se vante maintenant d'un lieu international, est-ce pour longtemps ?.Regardons de près les représentants de la \u201cPlace des Arts\u201d, ils ne visent pas à l'Art, mais bien plus à ce que tous les sièges soient pris.Examinons la situation: à la suite de la représentation des \u201cBEATLES\u201d, quel comportement auraient les jeunes?.Ce ne serait pas agir en bonne équité que de laisser les \u201cBEATLES\u201d donner une exhibition, même d\u2018y mettre pied.Pourquoi ne pas les inviter au Forum ?Toutes les célébrités américaines y sont passées, n\u2018est-ce pas ?Gardons plutôt notre \u201cPlace des Arts\u201d pour des oeuvres qui sauront nous élever | LE QUARTIER LATIN journal bihebdomadaire DIANE MORIN, Ri.7-034), des Etudiants de \u2018Université de Montréal Publié par l'A.G.E.U.M.Membre de la Presse Etudiante Nationale Directeur : Achille Tassé Assistant-directeur : Michel Pichette Rédacteur-en-chef : Michel Forand Chet des nouvelles : Jean-Guy Lauzon Comité éditorial: Jean Melançon (affaires nationales), Ronald Montealm (affaires canadiennes), Gilles Doucet (affaires internationales), Jean-Louis Bertrand (affaires syndicales), Danielle Sauvage (section artistique), Raymond Levasseur, Pierre Robert (conseillers) Publicité : Georges Lefebvre \u2014 737-6561 Abonnement pour l\u2019année universitaire : $3.00 C.P.6128 \u2014 Local 707 \u2014 738-9616 2222, ave Maplewood, Montréal 26 Imprimé à 8430, rue Casgrain, Montréal MICHEL PROVOST, imprimeur Le Ministero des Postes à Ottawa a autorisé l\u2018affranchissement en numérairs et l'envoi comme sbjiet de deuxième classe de la présente publication.«es opinions émises dans ce journal ne sont pas nécessairement celles de l'A.G.E.U.M. 17 MARS 1964 LE.QUARTIER ETUDIANTS SI!.(M.P.) \u2014 L'A.G.E.U.M.réclame l\u2018existence de comités conjoints efficaces depuis longtemps.Or l\u2019on sait l'accueil qu'ont réservé à cette revendication les autorités administratives de l\u2019université, Là encore, on se bute au statu quo, aux discussions stériles el oux décisions reportées de comité en comité.C'est là une attitude qui revient à se moquer des étudiants eux-mêmes, En effet, il semble que REMETTRE UNE DECISION A UN MOMENT ULTERIEUR EST EN TRAIN DE DEVENIR LA FAGON DE REFUSER DE L'UNIVERSITE, et de réduire l\u2018\u2019Association Générale des Etudiants à un rôle de second ordre.patience, ils ont essayé autant comme autant d'amorcer les discussions dans la plus grande sérénité possible.On sait ce que cela a donné ! C\u2019est pourquoi, partant de motifs très précis, dont lidée principale est la non-recon- naissance du principe des comités conjoints et le refus \u201cimplicite\u201d (toujours implicite, d'ailleurs.) de reconnaître dans les faits les droits de notre Association Générale, que l'A.G.E.U.M.tient un référendum parmi ses membres, jeudi prochain.Il s'agira de voter \u201cpour\u201d ou \u201ccontre\u201d une gréve d'un jour en PAGE TROIS autorités de l'université dans les négociations entreprises depuis longtemps sur l'un des quatre points dont il est fait cas dans cette page.ll s'agit en définitive de montrer aux autorités que nous ne sommes pas décidés à reculer, mais au contraire que nous comptons lutter jusqu\u2019au bout et user de tous les moyens dont nous disposons, pour faire valoir les droits que nous confère notre statut de membre d'une \u201ccommunauté de professeurs et d'étudiants\u201d.Il s'agit qu\u2019ils sachent d'une manière très précise que nous Pourtant, nos représentants ont usé de guise de protestation contre l'attitude des comptons bien en être des membres ACTIFS.| ÉTATS FINANCIERS | LES COMITÉS CONJOINTS Nous avons subit une augmentation des frais de scolarité en même teraps qu'une augmentation des prix des repas a la cafétéria du Centre Social.On se souvient du \u201c\"boycottage', on se souvient aussi des polémiques qui ont eu cours.L'université de Montréal est une corporation qui est financée, directement et indirectement à près de 80%, par l'Etat : elle ne publie pas ses états financiers.Il importerait à ce titre de savoir exactement où vont les argents reçus par l'Université.Il aurait été important de savoir, à l'aide de la publication d'un état financier, comment ses argents et l'augmentation des frais encourus par les étudiants ont été utilisés.Le grand public a le droit strict d'être informé sur l'administration de l'université, cette dernière appartient au patrimoine de la Nation et ne peut se permettre de s'isoler sur la montagne.De leur côté, les étudiants sont les premiers à supporter des augmentations de frais de scolarité.À ce titre (et non plus seulement en tant que citoyens) ils ont le DROIT STRICT de voir pourquoi ils doivent fournir un effort supplémentaire pour continuer leurs études, L'Université est avant tout une communauté de professeurs et d'étudiants 1 pourquoi alors les autorités administratives tentent-elles de tout cacher ?Des millions sont investis à l'Université : mais nous ne savons pas encore exactement comment ces fonds sont utilisés.Et nous arlons de démocratisation de Fe enseignement .REMETTRE INDEFINIMENT UNE DECISION A UN MOMENT ULTERIEUR EST EN TRAIN DE DEVENIR LA FACON DE REFUSER DZ L'UNIVERSITE.Incorporation Malgré importance de ses effectifs, malgré l'importance de représentation qu'elle a comme corps intermédiaire dans la Nation, l'A.G.E.U.M.a Un statut juridique qui ne répond pas à ses besoins.Aucune des lois actuelles ne lui permet d'obtenir un statut juridique complètement adéquat.C\u2019est pourquoi l'A.G.- E.U.M.a soumis aux autorités de l'Université un projet d\u2018incorporation.Ayant ainsi décidé de procéder par bill privé (procédure spéciale), il fallait l'accord de l'Université pour qu'il soit accepté à Québec.Plusieurs négocis- tions eurent lieu avec les autorités, certaines modifications s'ensuivirent aussi.Malgré les quelques compromis acceptés, l\u2019Université refuse de donner définitivement son accord et, comme pour le reste, remet sa décision .de comité en.comité.Parce que Pincorporation de l'A.G.E.U.M.accorders un statut juridique adéquat; Parce que, cela lui permettrait d\u2018agir dans la LEGALITE et véritablement comme corps intermédiaire; Parce que enfin, c\u2019est aller contre la reconnaissance même de la collectivité étudiante comme groupe structuré, représentatif et responsable, il s'impose que les autorités de l\u2019Université acceptent de donner suite au projet d\u2019incorporation de l'A.G.E.U.M., reconnaissant par là un simple droit à l'association.Les autorités administratives ont en main le projet d'incorporation depuis 14 mois.lis ont eu tout le temps nécessaire pour l'étudier.L.A.G.E.U.M.leur demande de retirer leur opposition au projet.REMETTRE INDEFINIMENT UNE DECISION À UN MOMENT TULTERIEUR EST EN TRAIN DR DEVENIR LA FAÇON DE REFUSER DE L'UNIVERSITE.Il semble bien que les autorités n\u2019acceptent pos l'existence et la valeur des comités conjoints.Nos représentants actuels à ces comités, principalement ceux du Centre Social et des Sports, ne sont pas encore acceptés, L'Université a refusé de ratifier nos représentants sur ces comités en décidant unilatéralement qu'il fallait \u2018\u2019restructurer\u201d ces Comités, avant même qu'ils oient pu fonctionner cette année.Il est inacceptable que les autorités suspendent ainsi ces Comités.Nous ne comprenons pas pourquoi l'Université n'accepte pas d'élaborer de nouvelles structures en discutant avec nous.ll est toutefois essentiel que ces Comités, et particulièrement celui du Centre Social continuent de fonctionner : cela permettrait ainsi d\u2019éviter des conflits semblables à celui du boycottage.Le procédé employé par l'Université est nettement inacceptable.Il revient à faire de l'étudiant un individu isolé et sans droits aucuns dans le mi- lleu même où il poursuit ses éludes.La réalité universitaire est impensable en dehors d'une conception qui fait delle une \u201ccommunauté d'étudiants et de professeurs\u2018; or c'est justement ce principe qui nous est refusé par les autorités de l\u2019Université.L'A.G.E.U.M.demande qu'on ratifie la nomination de nos représentants, que les comités conjoints fonctionnent et qu\u2018ensuite se fassent les discussions autour de la restructuration.Le procédé employé présentement constitue une injustice à notre égord et une violation de l'entente impliquant les étudiants, les professeurs, les diplômés et les autorités administratives de l'Université.Remettre indéfiniment une décision au moment ultérieur est en train de devenir la façon de refuser de l'Université.La coopérative L'Association coopérative de l'Association Générale des Etudiants de l'Université de Montréal existe \u201cjuridiquement\u201d depuis le 17 août dernier.Cette entreprise nouvelle a pour but de réduire les dépenses des étudiants par prix réduits ou ristournes sur tout objet nécessaire à l'étudiant lui-même (vêtements, livres, atc.); de permettre aux étudiants de magasiner sur place; de procurer du travail à temps partiel pour quelques étudiants et enfin, d'un point de vue plus théorique, d'initier les membres et collaborateurs à la réalité économique et aux principes du coopératisme.La coopérative est donc un projet sérieux, un service de base qu'une association étudiante doit offrir à ses membres.Ses administrateurs n\u2019ont rien voulu fancer au petit bonheur et c'est pourquoi ils ont tâché de régler tous les pro- Ces choses ont été faites.Il reste un point: acquisition d'un local adéquat.Or, c'est sur ce point que porte aujour- d'hui la difficulté; après moul- tes négociations, rien n\u2018aboutit.Les administrateurs de l'Université remettent indéfiniment la chose de telle sorte qu'une initiative semblable, absolument indispensable au milieu et en plus d'aider à réduire le coût financier de la vie de l'étudiant, en est resté au méme point qu'à ses débuts : statu quo.Or, dans une perspective de gratuité scolaire, dans un optique de démocratisation de l'enseignement, la coopérative est un service capitale qu\u2019il urge de voir instaurer sur le campus.Nos administroteurs préférent ne pas en parler, préfèrent nous laisser languir.C'est là un jeu d'enfant qui ne blômes éventuals; \u2018les étorcdes-doit.plus durert de l'affaire avant de : débuter les opérations.LAGEUM ost prite à accepter un des deux lecaux sul- vants : le foyer du 4e étage du Centre Social ou l'espace libre sous la nouvelle résidence des étudiants.De plus, l'AGE UM est prête à défrayer une partie des coûts d'aménagements des locaux.À deux reprises, l'Université a refusé de nous accorder le foyer du Centre Social.Et c'est avec patience que les négociations ont reprises .ll faut encore attendre la réponse ! Pourquoi l'Université s\u2019oppo- se-t-elle à ce que les étudiants s\u2018aident eux-mêmes ?Pourquoi s'oppose-t-elle à une entreprise qui ne sert en définitive qu'à l'implantation de la démocratisation de l'enseignement en favorisant la réduction du coût d'achat étudiant sur ses vêtements et autres besoins matériels élémentaires.REMETTRE INDEFINIMENY UNE DECISION A UN MOMENT ULTERIEUR EST EN TRAÏN DE DÉVENIR LA FAÇON DE REFUSER DE L'une.ean. .PAGE QUATRE par Michel PICHETTE LE QUARTIER LATIN 17 MARS 1944 Eolue 2 Nous en avons marre ! L'A.G.E.U.M., corps organique qui doit représenter les étudiants de l'Université de Montréal est appelé à négocier régulièrement ovec les autorités administratives de l\u2018Université pour défendre les intérêts de ses membres.Ces négociations, malheureusement, se sont avérées habituellement longues et la plupart du temps infructueuses.Toutefois, 'AGEUM a toujours préféré dans la mesure du possible, une attitude de patience et de dialogue à des affrontements publics; elle a toujours tâché d'amorcer ces rencontres dans un climat de sérénité plutôt que d'y aller à coups de révolutions.L'AGEUM a tout simplement essayé d'établir un dialogue, elle a essayé, à l'aide de quelques compromis nécessaires, d'engager les discussions sur le terrain le plus harmonieux possible.Or, cela n'a rien donné .* * * L'Université abuse de notre bonne volonté et nous oblige ainsi à adopter une attitude très ferme et à signifier notre désir bien arrêté da ne pas faire rire de nous.Des négociations entreprises depuis septembre dernier sur divers points majeurs n'ont pas abouti et laissent encore planer le vieil adage d'autrefois du \u201ctais-loi et marche\u201d sur notre campus.L'Université continue d'adopter une politique de silence, enveloppant d\u2018énigme et de mystère toute son administration, L'Université nous refuse l\u2019un des droits les plus sacrés que nous puissions avoir : celui de la liberté d'association, celui d'association \u2018\u2019lé- golisée\u201d permettant une force revendicative et représentative adéquate.L'Université se cantonne derrière un dirigisme absolu où seuls ont droit aux chapitres les personnes qui lui disent toujours \u201coui\u201d.Notre Université, par la bouche même de ses représentants, s'affiche extérieurement favorable à la démocratisation de l'enseignement, mais dans les faits.elle se refuse à toute initiative étudiante ayant pour but d\u2019améliorer le sort financier de l\u2018étudiant lui-même.* * * Où se trouve donc la logique ?Où nos autorités administratives veulent-elles en venir ?En tout cas, elles nous démontrent une fois de plus qu\u2019elles ne veulent pas d\u2018Association Générale: que vaut une reconnaissance de principes quand dans les faits il n'en est rien?A quoi sert-il de parler de l'Université en terme de \u201ccommunauté d\u2018étudiants et de professeurs\u201d ?À quoi sert-il de prendre tous lies moyens pour garantir le meilleur climat de dialogue quand on soit que la réponse sera toujours \"NON\u201d ou qu'une décision sera toujours reportée à un moment ultérieur pour la simple raison qu'on y vit dans une crainte effroyable du \u201cmonstre\u2018\u2019 que l'étudiant semble être.I! semble que nos autorités aiment mieux le silence plutôt que de discuter et d'engager ce qu'ils furent les premiers à réclamer : le dialogue, « * * ll est temps que l'Université cesse de jouer avec nous et que définitivement elle dise très nettement ce qu\u2019elle veut, ce qu'elle attend, Quelle dise NON à nos demandes, mais qu\u2019elle dise! Nous pourrons ensuite prendre les mesures que cela nécessitera, Le dialogue, messieurs les administrateurs ça n\u2019est pas possible quand l\u2018un des interlocuteurs est sourd.C'est pos compliqué, j'en conviens, mais comprenez-le bien ! Nous ne sommes plus de ceux qui écoutent sans rien dire ensuite, nous ne sommes plus de ceux qui craignent le risque et la question, nous ne sommes plus de ceux qui se ferment les yeux en marchant : c'est celo que nous voulons vous signifier par le vote de grève que nous prendrons.Nous voulons vous signifer aussi que les étudiants constituent un groupe social structuré, représentu- tif et responsable; nous voulons vous dire que nous en avons marre d'être considérés comme les pantins auxquels on fait foire les mouvements qu'on veut.Nous voulons la reconnaissance juridique de notre Association par son incorporation, nous voulons fa ratification de nez représentants aux comités conjoints, nous vouiens un local adéquat pour la coopérative, nous voulons que l'Université publie ses états financiers, Nous ferons la grève pour ces droits.Demain, le syndicalisme étudiant s'élabore C'est demain qu\u2018auro lieu lo troisième journée syndicale étudiante.On se souvient que celle de \u2018an dernier avait donné naissance à l\u2019Union Générale des Etudiants du Québec (UGEQ).Peu après, les étudiants des collèges classiques choisissaient de fonder leur propre syndicat, et créaient la FAGECCQ.Nous voyons quotidiennement la nécessité accrue d'un syndicat étudiant qui soit au service de la collectivité universitaire, et in extenso, de la nation canadienne-frangaise, | faut cependant cesser d'en parler en termss absiraits ar ivi donner une existence réelle, agissa de.La journée syndico- le nofs apparaît comme l\u2018occasion rêvée de faire connaître à tous l'activité du syndicot étudiant et de permettre à tous d'exprimer leurs opinions et leurs exigences à son égard.Un des impératifs du syndicalisme étudiant, c'est qu\u2019il doit se préoccuper des problèmes sociaux, et non seulement des problèmes étudiants.La force étudiante doit s'exercer au sein même de la nation, afin de créer une conscience collective des besoins du Québec en matière de sécurité sociale, d'économie, d'éducation, etc.Elle doit en outre collaborer avec toutes les autres forces syndicales afin d\u2018amener l\u2018Etat à satisfaire ces besoins.Le milieu étudiant est dynamique par nature, et il faut employer ce dynamisme à établir le mieux-âêtre de la collectivité québécoise.Parallèlement à cette action sociale que dcit exercer le syndicat étudiant, il est également nécessaire qu'il se préoccupe des besoins de l\u2019étudiant et de l\u2018Université.L'accessibilité de tous à l'enseignement, l\u2018urgence d'une restructuration des cadres odmi- nistratifs de l'Université, la participation des étudiants à la vie universitaire, la nécessité de procurer à tous les conditions de travail convenables, etc, sont autant de problèmes que doit étudier et résoudre le syndicat étudiant.Déjà certains projets ont été réalisés por 'AGEUM : Vadmi- nistration des machines distributrices, le chalet de repos des Laurentides, la Caisse populaire, etc.De plus, notre syndicat s'est solidarisé avec les syndicats ouvriers dons la dispute outour du bill 54, témoignant ainsi de ses préoccupations so- cioles.Cependant, s'il y a des réalis-tions, il y a aussi beaucoup de projets qui n'ont pas encore abouti, dont quelques- uns font l\u2019objet des revendications auxquelles seront associés lous les étudiants por le référendum de jeudi prochain.On a inscrit au programme de la troisième journée syndicale une conférence que donnera Serge Joyal, président de la FAGECCQ.Cette fédération constitue une force qui prend une ampleur considérable, et fournit un apport considérable é laction syndicale étudiante.la présence de Serge Joyal 4 cette journée illustre combien les étudiants des collèges clos- siques ont eux aussi pris conscience de la nécessité du syn- dicolisme étudient.Leur por- ticipation en \u2018est une preuve incontestable.La journée syndicole sera à lo fois un bilan et une projection dons l'avenir.On n'y redéfinira pas encore le syndico- lisme étudiont, mais on en distinguera les modes d'applico- tion dans des situations -con- crètes, en même temps qu'on y exposera la politique générale de notre syndicat.Ces os- sises du syndicalisme étudiant -permettront d'assurer au mouvement étudiant une présence à l'Université et dons la nation.Michel FORAND 17 MARS 10641 111: | A Charles Munch La Palme d'or (M.P.) *Le Choeur des étudiants de l\u2018Université de Montréal célèbre cette année son quinzième anniversaire de fondation.Les membres du choeur n'ont pas voulu laisser passer cette célébration sans rendre un vibrant hommage à celui qui a manifesté plusieurs fois son intérêt pour les activités du Choeur.M.Charles MUNCH, Fun des plus grands chefs d'orchestre actuels du monde a à deux reprises invité le Choeur au concert de clôture du Festival musical des Berkshires & Tanglewood, de méme qu\u2018aou concert d'adieu qu\u2019il donnait comme chef d\u2018orchestre permanent de l'Orchestre symphonique de Boston, en 1962.Ce qui a donné à notre Choeur une grande réputation.l'honneur qu\u2019on lui rendra demain témoignera de la profonde reconnaissance du Choeur, de même que de sa grande admiro- tion pour le travail qu\u2019il a effectué comme chef d'orchestre.C'est ainsi qu'il sera invité à signer le livre d'or de l'Université et qu'il recevra un parchemin signé à la main, confirmant sa nomination comme DIRECTEUR ARTISTIQUE EMERITE du Choeur des étudiants de l'Université de Montréal.M.FERNAND GRATON Fernend Graton est né à Montréal le 2 février 1921.Dès l'âge de 4 ans, il reçoit de sa mère ses premières notions de solfège et de culture d'oreille.A six ans, il entreprend l'étude du violon.Trois ans plus tard, il délaisse le violon pour le piano et l'orgue puis s'oriente vers la direction d'orchestre.De 1933 à 1940, il suit des cours d'harmonie, de contrepoint, de composition et de fugue.Boursier du gouvernement de la province de Québec de 1949 A 1951, Fernand Graton se rend à New York suivre les cours de direction d'orchestre de Léon Barzin.Au cours de l'été de 1950, il est l'élève de Serge Koussevitzky, en direction d'orchestre, de Hugh Ross en direction de choeurs, et de Jacques Ibert en analyse et forme musicales, au Centre musical des Berkshires, & Tanglewood, Massachusetts.Il impressionne Charles Munch, alors directeur musical du Centre et chef de l'Orchestre symphonique de Boston, qui l'invite à diriger à Tangle- wood.H est ainsi le premier chef d'orchestre canadien à se mériter cet honneur.En 1957, Fernand Graton est de nouveau invité à Tanglewood et y dirige quatre concerts.M.Graton est directeur musical du Choeur des étudiants de l'Université de Montréal depuis 1953.D'un groupe d'une trentaine d'étudiants mélomanes qu'il avait à l'origine, il a fait, en quelques années, un ensemble choral de plus de 150 membres dont les concerts suscitent de plus en plus les éloges du public et de la critique de Montréal.Grâce à Fernand Graton, le Choeur des Etudiants de l'Université de Montréal s'est acquis une réputation qui dépasse les frontières canadiennes.Premier choeur étranger invité au Festival musical des Berkshires, au cours de l'été de 1961, le groupe y est retourné en 1962 à l'invitation personnelle de Charles Munch.Il s'agissait alors du concert d'adieu de M.Munch comme chef de l'Orchestre symphonique de Boston.Le concert a été enregistré et télévisé à travers les Etats-Unis.Fernand Graton a été directeur - fondateur de l'Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal, en 1945.Le groupe a été dissous en 1951.En 1957 et 1958 il a occupé le pupitre de l'Orchestre Philermonia.Professeur à la Faculté de musique de l'Université de Montréal, et Maître de chapelle à l'église St-Viatour.d'Outrement, il fait aussi partie des jurys de la plupart des concours musicaux du Québec.Ce QUARTIER 1AM 101 11314 Henri Pichette préface \u201cPOUR LA SUITE DU MONDE\u201d Dans une étude, que les critiques qualifièrent de remarquable, publiée dans Lettres et Ecritures, Vol | no |, (Revue des étudiants de la Faculté des Lettres), Yves La- croix soulignait le précieux travail fait par Pierre Perrault avec son film: \u201cPour la Suite du Monde\u201d.Colliger les hauts faits, nommer la geste des iliens, inventorier notre patrimoine du temps passé en voie de disparition : tels sont les buts que Pierre Perrault s\u2019est assigné .\u2026 Travail indispensable pour que nous retrouvions le sens originel des mots que nous employons, pour que nous retrouvions les mots adaptés à notre sensibilité.Henri Pichette, poète français né de père canadien, venu au Canada pour recueillir les poèmes les plus significatifs du Canada français, fut emballé par le film de Pierre Perrault, si bien que l'O.N.F, commanda à ce poète, dont la réputation n'est plus à faire, Un texte qui servirait de Préface au film.Résultat: Henri Pichette a lu en public, jeudi dernier le 12 mars, quelques extraits d'une longue série ¢.: proses lyriques devant servir de Préface.Paul-Marie Lapointe entreprit déjà de \u201cnommer\u201d notre flore.Henri Pichette m'a semblé, jeudi soir, suivre une démarche analogue.Pouvait-il rendre hommage autrement à Pierre Perrault ?: Lapointe disait (1): \u201cJ'écris arbre épinettes grises noires blanches bouleau à l'écorce fendant leau des fleuves vinaigrier beau feuillage érable à feu érable argenté érable à sucre érable à source Pichette dit : épinette blanche noire faux tremble vinaigrette racine règne l\u2018érable Et le geste nominal ira s'amplifiant.Dans un trop bref aperçu sur la faune, le poète conviera le rosalin, le patte-jaune, le héron bleu, les sarcelles et le hibou des pommiers, le cormoran qui s'immerge, le péche- martin, Auriez-vous oublié que les dauphins bleus bondissent?.Et que vous évoque le Rivière Rouge ?et le Ruisseau de la ferme ?PAGE GND 1 Pauvres cossins! Comme nous t'ignorons Terre Québec ! Comment nos yeux seraient- ils lassés ?De parole en autre, si Thé- riault a démisisonné, si Thé- riault ne veut plus nous transmettre l'héritage des Indiens, sachez au moins que les îliens de l'Île aux Coudres se souviennent de la geste indienne.Sachez que la pêche aux mar- sovins, par exemple, vient des sauvages, et que pour la réussir il faut \u201cfiler\u201d comme eux.Et saviez-vous que notre vocabulaire regorge de souvenirs amérindiens ?Yves Préfontai- ne nous l'avait pourtant rappelé.Ne vous étonnez pers de votre désir de liberté.Depuis toujours, à l\u2018Île, on dit: \u201cOn peut attacher un joual, on n\u2019attache pas un homme |\u201d Pierre Perrault et Michel Brault: fils spirituels de Fla- herty?Bien sûr! Rappelons, sans parti pris, que Yves La- croix nous avait indiqué ce lignage spirituel dans \u201cLettres et Ecritures\u201d.Henri Pichette, merci.Nous attendons avec impatience la publication de ces préfaces.Gilles MARSOLAIS (Lettres) Jazz avec Cousineau Endroit ?Grand Salon du Centre Social.Quand ?Jeudi soir, le 19 mars 1964, Tous les étudiants du campus connaissent François Cousineau.lis ont dansé aux accords de sa musique.Ses concerts leur ont révélé une nouvelle façon de sentir le jazz.UN JAZZMAN Ayant dans les doigts plus de 15 ans d'études classiques de piano, François, grâce à un te- lent d'improvisation remarquable, ressent le jazz d'une facon très personnelle, tout particulièrement dans ses propres compositions.Le 9 novembre 1962, François Cousineau triomphait au Grand Salon du Centre Social lors de son premier véritable concert de jar: Cousineau était lancé.Les spectacles se suivent: collège Ste- Croix, collège St-Laurent, collège Basile-Moreau.La boîte Saranac retient François Cousineau plusieurs fins de semaines.ne UN ACCOMPAGNATEUR François a accompagné Jac- Ques Blanchet pendant six mois SIT cn 1 4 da 837 He Te 4 : 45 .5 3 .>» A ç g et il a signé les arrangements de son long jeu, sur disque Columbia.Depuis plus d'un an, François Cousineau accompagne Pauline Julien avec laquelle il prépare un troisième long jeu.Enfin, il a accompagné plusieurs artistes tels que Clémence Des- rocher, Aglaé et les valeureux Cyniques.UN TRIO EXCEPTIONNEL Avec François Cousineau apparaissent Michel Donato à la con- \u2018trebasss et Buddy Hampton Calias Pierre Tétrault, d\u2018Aragon, etc.), à la batterie.E'Ave du conservatoire de musique, Michel évolue chaque soir au club de jazz du Casaloma.Que dire de Buddy Hampton, ce batteur qui a joué avec des artistes tels que Michel Legrand et Erroll Garner.Donc.__ Un concert à ne pas manquer, \u2018Jeudi suir le 19 mars, su Grand Salon du Centre Social, & 8 hres et trente.(1) Liberté 59 Vol.!, no, |.FESTIVAL DU FILM AMATEUR Le deuxième \u201cFestival du Film Amateur de Montréal\u201d se tiendra du 30 avril au 2 mai à l'Office National du Film.Claude Jutra, président du comité d'organisation, rappelle aux cinéastes amateurs, travaillant en 8 ou 16 mm, qu'ils ont jusqu'au dimanche 15 mars pour inscrire leurs films.On peut obtenir des renseignements et des formules d\u2018inscription au : Festival du Film Amateur de Montréal, case postale 358, station Youville, Montréal 11.BUREAU A LOUER Centre commercial Rosemont, face à l'église, bureau chauffé.occupé par avocat 10 ans ef médecin 5 ans, entrée redécorée, mai ou juin, prix raisonnable.\u2014 733-8112.ASSURANCE AUTOMOBILE Nous représentons 21 compagnies | TAUX DE FLOTTE POUR ETUDIANTS UNIVERSITAIRES ET PROFESSEURS L \u2014 L.-M.DESILETS ASSURANCES Montréal : 06 1.E30E- = Québec : LA.4.7533 Sherbrooke : LO.2-3908 PAGE SIX LE QUARTIER LATIN TROISTEME 17 MARS 1964 \u2014\u2014\u2014\u2014 17 MARS 1964 \"Le syndicalisme étudiant doit servir la justice sociale\u201d \u201cLe temps du statu quo est révolu au Québec.L'organisation traditionnelle de notre société doit éclater pour laisser place à un système essentiellement axé sur la justice sociale.Le syndicalisme étudiant doit participer à cette restruc- furation de la société québécoise.\u201d C'est en ces termes que monsieur Jacques Guay, cour- riériste parlementaire de lo Presse à Québec, ancien directeur du Q.L., à situé le syndicalisme étudiant au Québec, au cours d'une interview en marge de la troisième journée syndicale.DEMOCRATISER LES STRUCTURES Comme les syndicats ouvriers, l\u2019organisation syndicale étudiante souffre d'un manque de participation à la base.Ceci est partiellement dû à une évolution trop rapide de la \u201ctête\u2019\u2019 du syndicat alors que 80% des étudiants croupissent dans l\u2018indifférence et perpétuent ainsi le statu quo.Les dirigeants des organismes étudiants se doivent d'entreprendre de vastes campagnes d'éducation populaire afin d'amener \u201cl'élite de demain\u201d à prendre conscience de ses responsabilités sociales, autant immédiates que futures.Ceci nécessite une démocratisation des structures et dans le cas particulier de l'AGEUM, une revalorisation du rôle des présidents de faculté.SERVICE DES MEMBRES le syndicalisme étudiant poursuit Guay doit être premièrement ou service de ses membres.Il importe que les dirigeants consacrent leurs énergies à augmenter le bien- être des étudiants.\u201cLe logement étudiant, les soins médicaux, les livres, l'as- surance-santé, la coopérative étudiante, les auberges sont des services essentiels à mettre à la dispositions des étudiants.Ceci contribue à atténuer leur fardeau financier et à favoriser l'accessibilité de tous les jeunes aux études, à quelque niveau que ce soit.Car s'il faut penser actuellement à ceux qui sont sur le Campus il ne faut pas non plus oublier ceux qui n'y sont pos, justement parce que y étant ils seraient privés de ses services de base.\u201d GPATUITE SCOLAIRE La gratuité scolaire dans ceffe perspective est sans doute la lutte prioritaire des syndicats étudiants.Cependant, d'enchaîner le journaliste de La Presse: \u201cC\u2019est de la malhonnêteté que de vouloir encadrer le système dans la société actuelle du Québec.\u201d H favorisera encore une fois les \u201cgros\u201d au détriment des \u201cpetits\u201d s'il n\u2019est pas suivi d'une \u2018démocratisation\u2019 des services professionnels.ll faut favoriser \u201cl'accessibilité de la population aux professionnels\u201d.En conséquence, le gouvernement devra établir des normes de tarif et d'exercice afin d\u2018enrayer l'exploitation dont sont victimes les payeurs de taxes.Des organismes tels que le Prêt d'Honneur perpétuent cette injustice sociale.\u201cLe pauvre diable de Saint-Henri qui donne $2.00 en risquant de manquer de lait pour le restant de la semaine ne recevra jamais rien en retour.Au contraire les professionnels ne\u2018\u2019se gêneront pas pour le faire cracher\u201d.Les entreprises capitalistes de leur côté, se servent de ce système pour mousser la publicité\u201d.Là encore le pauvre qui ne peut \u2018espérer dans le système actuel se rendre plus haut qu'une neuvième ou une dixième année paye pour entretenir ceux qui sont actuellement à l\u2018Université et qui y seraient probablement de toute façon.Les syndicats étudiants doivent condamner le système de bourses ou de prêts.\u201cQue l\u2018an prochain, s'il y à trois cents gars qui ne peuvent entrer à l'Université dans les bourses, que les autres se solidarisent autour d'eux; qu'ils refusent d'y entrer tant que le gouvernement n'aura pas réglé le problème\u201d.S'il faut démocratiser l'enseignement, il faut aussi que le gouvernement démocratise les sources de financement\u201d, ETENDRE LE SYNDICALISME ETUDIANT le syndicat étudiant doit s'intégrer dans la société.À cette fin, il doit collaborer avec les syndicats ouvriers.Surtout, il lui faut être constamment en contact avec d'autres mouvements de jeunes, tels que la J.O.C.\u2018malgré ses structures médiévales, est très vivante\u201c, Les étudiants ont autant besoin des jeunes ouvriers que ceux-ci ont besoin des étudiants\u201d.Guay note que dans cote perspective, \u201cil serait in- téressont que la P.E.N.devienne la Presse de la Jeunesse Nationale\u2018.® JACQUES GUAY le syndicalisme étudiant doit couvrir les niveaux de l'enseignement secondaire et universitaire.Les collèges classiques, \u201cmalgré que les cadres, même ceux de la FAGECCQ, aient été mis sur pied par les curés\u201d, semble avoir pigé et décidé de participer à la structuration de notre société.\u201cCependant, les écoles secondaires sont les grandes défavorisées de notre système d\u2018éducation.Il est temps que les organismes étudiants reconnus agissent de ce côté.Les écoles normales! C'est pourri.Pire que la mentalité des collèges classiques.Elles sont encore soumises à des règlements rétrogrades, les programmes des cours sont désuets, etc.Si Fon veut révaloriser notre système d'éducation, il est urgent que l'on forme des professeurs compétents.C'est une autre action que devraient entreprendre les syndicats étudiants.\u201d En ce qui regarde les écoles d'infirmiéres, Guay affirme que tout le système est à repenser.\u201cC\u2019est de l'exploitation pure et simple\u201d.En plus d'étudier, les étudiantes infirmières doivent consacrer pour un salaire d'esclave une bonne partie de leur temps à des travaux qui ne correspondent pas à leurs études.\u201cComme les étudiants en médecine, les étudiantes infirmières devraient avoir leur école sur le campus\u201d.CO-GESTION Jacques Guay termine en disant qu\u2019il craint la co-gestion.\u201cElle suppose que les représentants étudiants seront liés par des décisions où ils ne seront jamais en majorité\u201d.| préfère le rapport de forces tout en prévoyant un mode d'arbitrage \u2018qui ne sera pas par définition favorable à l'autorité administrative\u201d.par Achille TASSE Monsieur Bruno Meloche est actuellement conseiller technis que pour la Fédération Nationale des services affiliée à la C.S.N.ll fut en 1958 instigateur de la grève des trois étudiants qui tinrent tête ou refus de M.Duplessis de recevoir les représentants des étudiants.x x * LE \u201cSIEGE\u201d DES TROIS En 1958 pendant prés de 15 mois, trois étudionts firent la manchette des quotidiens.Tous se rappellent qu\u2019alors M.Du- plessis refusait de recevoir les présidents des étudiants des Universités du Québec, qui désiraient discuter avec lui de cinq points très précis : 1\u2014Que le principe des subventions annuelles aux universités soit reconnu par des statuts et qu'ils prévoient une méthode de distribution ainsi que leur réajustement.2-Qu'il soit constitué par le gouvernement Provincial, un Comité chargé d'étudier les modalités que devront revêtir ces subventions statutaires, et que ce comité soit formé de membres nommés par le gouvernement de la province.\u201cIL FAUT S'AYTA 3\u2014-Qu'à tout étudiant québécois soit attribuée une bourse de l\u2019aide à lo Jeunesse proportionnelle à ses revenus.4\u2014Que le montant soit augmenté.5\u2014Que soit abolie lo clause voulant qu'une partie de ces bourses soit remise ou gouvernement.Après d'inutiles tentatives pour faire avorter le \u201csiege\u201d des trois étudiants, M.Duples- sis, dût céder et recut finalement oprès dix mois de retard les représentants mandotés des étudiants du Québec.Si rien de très positif ne sortit de cette réunion, du moins un fait précis fut obtenu publiquement : les associo- tions des étudiants universitaires furent reconnues comme organismes responsables ayant le droit de se prononcer et d'être entendus dons le domaine de l'éducation.C'était une victoire publique importante.M.Meloche en fut l'un des principaux artisans.SYNDICALISME ETUDIANT Si ou temps de M.Duples- sis, on ne porloit pos de syn- dons les 4 tendre fe étudions, certaines est d'ailleurs avec erves que M.Me- loche pol de syndicalisme étudiont, Blur lui, le terme est difficile BBéfinir: en définitive il se niro par son con- rie.Ainsi dorle de syndi- ot, auuiMbien pour les po- trons queBfour les ouvriers; il Y @ des dbdicois capitalistes, Genre inotionaux à la Hoffo e: syndicats socio- listes, C'est 4c le contenu seul et M.Meloche remarque \u2014 Jes étudionts ac- uccup de difficul- syndicats ouvriers e< foits quotidiens revendications né- céssoiresBRes etudiants énoncent bec\u2026gous: de 1héories, mois les fits quotidiens .Ainsi paflle co-gestion, c'est \u201cà me
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