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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
Supplément artistique et littéraire
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1964-10-29, Collections de BAnQ.

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[" 1e Quartier Esaatin Montréal \u2014 29 octobre 1964 Vol.XLVIII \u2014 Numéro 14 Michel Beaulieu, ancien Directeur du Quartier Latin, a lancé hier soir son premier recueil de poèmes, \u201cPOUR CHANTER DANS LES CHAINES\u201d, aux éditions La Québécoise.À cette occasion, le journal que jadis il dirigea, a cru bon de l'interviewer, au BT Te RE aa re SE (dA YEE Ce.du loup solitaire.058 +5 ° Je fais l'expérience \u2014Monsieur Beaulieu, vous en êtes à vos premières armes, j'aimerais que vous nous décriviez ce que vous ressentez, .=A mes premières armes n'est pas tout & fait exact.J'ai déjà publié des poèmes dans des revues ou des journaux; j'ai publié une foule d'articles.Mais en fait, il s\u2019agit de mon premier livre et, je dois vous avouer que je me sens assez nerveux même si je ne le suis habituellement pas.Cette fois- ci, je fais l'expérience.du loup solitaire, je suis seul ou presque.Dans un journal, ce n'est pas la même chose; il y a d\u2018autres textes et chacun peut procéder par voie de comparaison.Aujourd'hui, il faut que chacun prenne le.livre comme un en-soi.Si j'étais une femme, je pourrais peut-être comparer ce livre à un premier accouchement, mais dans mon cas, la comparaison serait nettement déplacée.Je dois cependant avouer que j'ai le trac, un frac qui m'empêche d'être tout à fait moi-même depuis quelques semaines.J'ai surtout hâte que tout cela finisse.\u2014Que pensez-vous en ce moment précis ?\u2014J'espère pouvoir bientôt dormir.\u2014Votre livre porte un titre assez évocateur, pouvez-vous l'expliquer ou le développer ?\u2014Le titre du livre est simplement le titre de l'un des poèmes.Si j'en ai fait le titre du livre, c'est qu'il me semblait le plus évocateur du contenu des poèmes.On aura deviné, ou on le devinerait, que ces textes sont d'une veine -nationa- liste.Mes poèmes, et- le.communiqué de presse le dit, veulent \u201cêtre l'expression d'un homme sans pays, d'un étranger en son propre pays, \u2018tout en reflétant sa\u2019 profonde appartenance \u2018et les \u2018liens qui Vattachent au Québec\u201d.Ce sont des poèmes politiques et qui se veulent tels.\u2014Vous ne croyez pas à la poésie de l'amour ?: =-Bien sûr.Mais il n\u2018y a pas que l'amour de la femme; il y a\u2019aussi l'amour des humains et l'amour du pays.Si les poèmes de \u2018Pour chanter dans les chaînes\u2019 reflètent l'amour du pays, il n\u2019est pas dit qu'un lie vre suivant n'aura pas pour thème l'amour de la femme.En somme, je crois que l'un ne va pas sans l'autre et qu'il faut savoir s'ouvrir plusieurs horizons.\u2014I/ doit cependant vous sembler difficile de passer de I'éditorial au poème ?\u2014Pas excessivement, puis qu'en fait j'ai d'abord fait des poèmes et que je suis venu à l\u2018éditorial par la suite.Il n'y a pas eu de véritable temps d'arrêt dans ma production littéraire, et je crois qu'il est oussi important éditorial qu'un poème, la réciproque étant aussi valable.Dans fe poème, por exemple, je n'ai pas à employer de détours, même si parfois l'image peut paraître obscure.Dans l\u2018éditorial, par contre, il faut toujours situer de nouveau le débat.Les différences tiennent de la forme et du rythme, tandis que l'essence profonde reste la même.D'ailleurs, je ne suis pas le seul à faire ce double emploi : Jean-Claude Dus- sault, entre autres, et aussi Michel van Schendel, font le métier de journaliste tout en écrivant des textes purement littéraires (si l\u2019on veut bien enlever à ce terme le sens péjoratif qu'on lui donne de nos jours).\u2014Si je comprends bien, vous estimez qu'une oeuvre littéraire peut s'allier à d'autres activités qui, bien que dissembla-' bles par leur forme et leur méthode, n'en sont, pas moins fondamentalement \u2018identiques par léur essence.CT \u2014Exactement.; | ~Qu\u2018entend-on par l'érotisme?Etes-vous parfois tenté par l'exotisme ?1, \u2014Si l'on parle d'un.point de vue strictement littéraire, II est évident \"qu'un jour ou l\u2019au- d'écrire un.\u201c tre je publierai des textes non pas obscènes ni pornographiques, mais à fout le moins pro- \u2018fondément sensuel.Est-ce là l'érotisme ?Si l'on s\u2019en tient à une définition banale de cette science, elle touche tout ce qui concerne: l'amour physique.Mais la sensualité, pour sa part, a des ramifications dans fout ce qui environne l'homme, dans la nature entière.L'exemple de \u2018Noces\u2019 et des \u2018Nourritures Terrestres\u2019 est sur ce point concluant.Il me semble évident que l\u2019homme doive opérer certains retours aux sources; la nature est une de ces sources.D'un autre côté, si c'est un lien fondamentalement sexuel qui donne naissance à l'homme, il n'en reste pas moins que ce lien est lui-même issu de la sensualité des individus qui sont mis en présence.Une seconde dimension provient de l'amour.On dit que l'amour n'existe pas, ou qu\u2019il s'effrite après quelques années d'union.Je n'en crois rien.Une union bien équilibrée ne s\u2019effrite pas.Mais cet équilibre est difficile et il ne faut pas considérer sa femme comme un objet dont on est le propriétaire.Peut- être que je suis naïf, mais j'ai toujours eu pour exemple celui de mes parents qui vivent en amants et en amis.Je crois que cela est la clé fondamentale de l'amour.La sensualité \u2014 ou, si l'on veut, l'érotisme \u2014 doit venir de surcroit, même si elle est très importante dans la vie de tout être équilibré.Je dirais même qu'elle est essentielle et c'est pourquoi, fatalement, si je vis encore dans dix ans, j'aurai publié un volume à base d'érotisme et de sensualité.\u2014En dehors de ce volume sur la sensualité) avez-vous d'au- \u2018tres projets?se * \u2014Des projets immédiats, oui, , .D'abérd, un autre livre de poè- \u201cmes: \u201cLe pain quotidien\u201d, illus- \u201c tré par Jean McEwen; puis pros\u201d bablement.un livre en collar .boration.\u2014ll me reste à vous souhaiter que le public livra votre \u2018premier \u2018livre.7 Silvie ROCHE.\" + -* \u2014 29 OCTOBRE 1964 LE QUARTIER LATIN * CARMEN l'Orchestre Symphonique de Montréal est un organisme audacieux et prudent : le succès, la saison dernière, de sa TOSCA avait confirmé l'optimisme de plusieurs dans l'aventure du théâtre lyrique.Enthousiasmé et confiant, l'OSM donne celte année deux opéras: LA TRAVIATA (en février) et CARMEN, qui ouvrait lundi, 12 octobre, cette brève et timide saison.CARMEN, dans l'histoire de la musique, est un phénomène : c\u2019est un chef d'oeuvre et, par surcroît, un chef-d'oeuvre populaire.Situation dangereusement prévilégiée pour une représentation scénique toutefois, car on mise trop souvent sur les qualités de l'oeuvre elle-même, comme une recette infaillible de succès; mais il ne suffit pas de donner une oeuvre, il faut aussi donner un spectacle, Or, lundi dernier, on a donné un mauvais spectacle.Si ce n\u2019était de la présence de Shirley Verrett (rôle-titre), on aurait fait de \u201cCarmen\u201d une belle-opérette-avec-une- fin-bien-triste.On ne semble pos comprendre que cette oeuvre est dramatique du commencement à la fin.C\u2019est aussi, au même titre que SALOME de Richard Strauss, un opéra nettement érotique, et non pas frivole comme ont pu le croire les artisans du spectacle, Les costumes auraient pu être noirs, bruns, ocres, couleurs de terres et d\u2018épidermes; rien de cela : on sert du turquoise, du vert émeraude, du iaune serin agagant, du rose le plus \u201cMy Fair Lady\u201d qui soit | Seule Miss Verrett avec la chaleur espagnole de sa voix, l'emploi dramatique et sensuel de sa chevelure, la vérité de son jeu, a rendu l'érotisme méditéra- néen de cet ouvrage.Quant à Verreau (Don Jo- sé), il est toujours le même : a au sommaire: 92 PAGES \u2014 $1.00 \u2014 OBJECTIF 64 revue indépendante de cinéma \u201c NUMERO DOUBLE 29 - 30 ENTRETIEN AVEC GILLES ROUX (Le Chat dons le sac et le cinéma québécois) ENTRETIEN AVEC HERMAN G.WEINBERG (Von Stroheim, son oeuvre, sa vie) BANDES A PART (Vactualité cinématographique) FILMS RECENTS (Le Mépris, Le Silence, La Peau douce, La Femme du sable, Le Chat dans le sac, À Distant Trumpet) en vente : aux kiosques de l'Université, chez votre libraire, ou à® C.P.64, Station N, Montréal-18, Qué.| à sauce Offenbach | voix superbe mais gestes vides, insignifiants (on le croirait élève au Studio Brasseur), bref, aucune sensibilité au niveau du jeu dramatique.Par exemple, ce trop fameux air de la fleur: voix magnifique encore, mais cette fleur, il la tenait du bout des doigts, comme un accessoire secondaire, alors qu'elle devait, à elle seule, être le fétiche d'un grand lyrisme.L'interprétation de Pierrette Alarie (Micaëla) était honnête, mais sans plus; sa voix trouve beaucoup plus d'épanouissement dans les ouvrages de Mozart.Son air du llle acte, qui a été très applaudi et avec raison, manquait cependant de présence : l'artiste n'a pu \u201chabiter\u201d le grand espace qui l\u2019entourait malgré la bonne volonté de sa voix.Victor Braun (Escamillo) est l\u2018un des seuls, avec Miss Verrett, pour qui l'orchestre n'est pas un obstacle à sa voix; il s'est aussi signalé par son jeu, très authentique, ce qui est rare et toujours apprécié.Les rôles secondaires étaient bien tenus; Yoland Guérard et Huguette Tourangeau se sont particulié- rement distingués des autres.La Les décors, courtoisie de Canadian Opera Company (Toronto) dit le programme, sont conventionnels et laids comme il falloit s'y attendre et ont contribué, eux aussi, à donner un cachet d'opérette à l'oeuvre.On essaie de jouer avec les perspectives, de créer des espaces, mais en vain, Le décor du Ter acte se distinguait par un mauvais goût inusité (on à été jusqu'au feuillage de carton avec mauvaise excuse de \u201cstylisation\u201d) et le deuxième par sa niaise platitude, Le décor du Ille acte était cependant intéressant : rochers immenses se terminant en marches devant un ciel avec nuages mouvants (probablement une variante du vieux truc de la lanterne magique); mais d'inspiration très wagnérienne (on aurait dit un décor du Îlle acte de LA WALKYRIE) il paraissait assez saugrenu pour représenter \u2018\u2019un repaire de contrebandiers\u201d.Au IVe acte, surprise, quelque chose d'excellent: quatre immenses arcades, le reste de la scène tout à fait vide, mais ici un vide extrêmement éloquent.La mise en scène d'Irving Guttman, malgré quelques efforts apparents (pour les fantaisie choeurs surtout), était terne et sans grande invention; nous avions été surpris, l'an dernier, par la qualité de son DON GIOVANNI, mais il semble que chez lui l'originalité soit une question de décennie.!! n\u2019en est rien pour Zubin Metha qui a tenté, avec le génie qu'on lui connaît, de sauver la production, Le maire Drapeau voudrait que Montréal devienne le centre de l'opéra français.D'oc- cord.Mais pour que notre future maison d'opéra se distingue des autres (et peu importe l\u2018orientation de son répertoire), il faudra qu'elle apprenne à \u201cdépoussiérer\u201d les chefs- d'oeuvre, à les renouveler, à faire fi du metteur en scène qui veut des chevaux, à rejeter les décors et costumes qui se veulent \u201cauthentiquement historiques\u201d autant que ces autres qui se disent \u201cstylisés\u201d.Les petits- fils de Wagner renouvellent eux-mêmes la réforme de leur illustre ancêtre, et si Montréal pénètre dans cetie voie, sa maison d'opéra passera à l\u2019histoire.Espérons que le demi- succès de CARMEN l'aidera à orienter son style.Daniel SAINT-AUBIN des fantasticks C'est sur une note gaie et pleine de charme que le Théâtre du Nouveau Monde débutait sa saison en présentant \"LES FAN- TASTICKS\", comédie de Tom Jones et de Harvey Schmidt, dans une adaptation très originale d'Elo! de Grandmont.L'on serait porté à croire à prime abord que cette pièce est un grand déploiement scénique comme tout bon spectacle de nos voisins du Sud.Erreur, car cette pièce nous est présentée dans une mise en scène et des décors qui font preuve de sobrié- 16 certes, mais qui meHent en valeur l'imagination des artisans et une sorte de recherche d'un , nouveau monde d'expression.Dans ce sens, fs ont atteint pleinement leur but en nous offrant une atmosphère qui s'atte- che pleinement au jeu-des comédiens.Dans cette ambiance, Margot Campbell, Gabriel Gascon et les autres ont pu rendre pleinement l'esprit de la pièce avec toute la subtilité et la légèreté qu'un tel spectacle exige.Margot Campbell fut remarquable par les chansons qu'elle interpréta mais aussi par ls facilité de son expression corporelle.Gabriel Gascon déploya une grande énergie dans sa mimique tout en nous charmant par les chansons dont les paroles étaient dues à Jean Rafa.Il en.fut :de même pour le duo qu'interpretè- rent Margot Campbell et Yvon Deschamps qui donna un ton léger à cette agréable scène.Bref, les comédiens ont su rendre de manière très personnelle le thème proposé par les auteurs.Cette histoire, l'impossibilité pour deux jeunes gens de se rencontrer sert de prétexte aux parents pour les unir à la fin.De là vient ce jeu de cache-cache et d'intrigue monté par les parents pour faire aboutir l'histoire.Jean Gascon à su mettre en relief tous les aspects cocasses que ces situations comportent pour en faire ressortir toute la saveur que cette pièce renferme, Jules ARBEC Autour \u201chaute Jeudi soir, à l'Atelier des Saltimbanques, nous avons eu le privilège d'assister à la première de la \u201cHAUTE SURVEILLANCE\u201d, pièce en deux actes de Jean Genet.Très connu dans le monde parisien, et déjà consacré, par des critiques plus ou moins imbus de leur métier d'éclaireur, il ne saurait être question, dans les limites d'un article, de livrer une étude approfondie relative à une production théâtrale qui dépasse l'entendement moyen.Toutefois, il siéra de fixer quelques points de vue, dûs à des réflexions que nous ne tenons pas, évidemment, pour définitives.Si le théâtre apporte quelque signe d'engouement et offre parfois à l'esprit des moyens adéquats pour sonder, comprendre une vie quotidienne, complexée au possible; s\u2019il doit conserver sa STRUCTURE qui est l\u2019OBJECTIVITE, ou de conduire le consemmateur à des systèmes de connaissances, régis par les normes du RATIONNEL, il n'y a pas de doute qu'on se voyait, au cours de cette représentation, devant les lignes dissimétriques d'une imagination trop puissante pour saisir les aspects d'un réel positif.Durant deux heures, dans le but de situer un drame, on se posait en vain des questions, sans pouvoir parvenir à une réponse satisfaisante.L'on comprendra la somme de difficultés éprouvées dans l'interprétation d'une oeuvre qui semblerait MEDIA- TISER les contradictions humaines.\u201cHAUTE SURVEILLANCE\u201d nous révèle le dilemme Sar- frien, Qu'on ne s'arrête pes sur le contenu formel du mot dilemme, |! désigne pour nous les ambiguités de la vie, tellement insaisissables qu'elles échappent à toute méthode de systématisation.Maints dramaturges nous ont déjà présenté ce monde de l'absurde, où toute-tentative d'appréhender le concert s'avère difficile.Témoins, Camus (\u201cLES JUSTES\u201d), Françoise Sagan (\u201cCHATEAU EN SUEDE\u201d), J.-P.Sartre (\u201cLE DIABLE ET LE BON DIEU\u201d).Chez eux, l'évidence de l'objet ne réside pas dans sa perception fotalisante, mais \u2018dans ses conflits internes et ses mouvements négatifs.C'est de la surveillance\u201d peut-être là le point de départ d'une PENSEE EXISTENTIALISTE, construire, dans l'antithèse du soi individuel et dans le paradoxe de l'en:soi et du pour-soi.Mais, là encore, nous ne sentons pas, à moins qu'on veuille tomber dans l\u2018intellectualisme outré, les matières nécessaires pour l'élaboration d'une pièce théâtrale, L'art, surtout le théâtre, doit être simple.Et, pour être simple, faut-il bien qu\u2019il puise ses éléments constitutifs dans les phénomènes que nous vivons et comprenons.\"HAUTE SURVEILLANCE\u201d, c'est le drame de trois hommes dans la cellule d'une prison qui s'entre-déchirent, pour qui, pour quoi ?deux personnages abstraits, une FEMME et un NOIR, surnommé BOULE DE NEIGE.L'un et l'autre veulent se dresser comme des protagonistes de la FORCE.L'un et l'autre veulent s'approprier l'image d'une femme, loin de cette vie dans laquelle ils se trouvent.Et les voila aux prises à chaque seconde, vivant des heures de folles angoisses sans pouvoir trouver un seul moment de paix, pour leur CONSCIENCE SOCIALE, baignée dans le vol volontaire ou involontaire, et dans le crime, imposé ou accepté.\u201cHAUTE SURVEILLANCE\u201d, c'est le drame à longue durée de trois hommes animés de désirs illusoires, voir de passions dévastatrices qui handicapent le mouvement de la RAISON RAISONNANTE.\u201cHAUTE SURVEILLANCE\u201d, c'est le triomphe de Vinstinct et de la NEGATION DE SOI, comme si l'homme a été fait pour diluer sa présence d'être ou le monde dans des situations confuses.Sans doute, on nous objectera que le monde de l'aliénation doit être exploré, et qu'il faut accorder un prix spécial à tout ce qui est humain ! Nous l'acceptons volontiers.Cependant, tous les hommes ne sont pas des aliénés, S'il en était ainsi, le monde serait déjà englouti.Pourtant, le jeu des acteurs mérite d'être retenu.Interpréter une pièce aussi délicate demande un effort considérable, surtout dans la plastique théa- trale et la mise en scène.Nous avons été surpris par les jeux bien équilibrés d'un Rodrigue lieu, jeux qui accusent beaucoup de métier et un im- \u2018mense talent que les Maîtres du théâtre au Canada peuvent exploiter à profit.Le jeune Jean-Claude Grinchard a droit à notre admiration.Les réserves porteraient sur ses déplacements, souvent mal coordonnés et sur TON qui ne concorde pas avec une mise en scène vocale méthodique.Quant & Robert Duparc, son physique de l'emploi répond à son rôle.ll gagnerait à travailler davantage ses facultés théâtrales pour éviter le superficiel dramatique, Aussi demanderions-nous au jeune metteur en scène Marc Chartrier d'étudier avec ses comédiens des pièces qui ne proposent pas des arguments polémiques en matière philosophique, mais des productions au niveau d'un public pour qui le théâtre moderne doit être un bon guide pour l'esprit et non des points de suspension qui donnent du cauchemar durant le sommeil, Gérard-V.ETRENNE CINE-CAMPUS * SOIREE AMERICAINE * 8 h.- \"Damn Yankees\u201d (Anglais \u2014 Technicolor) de STANLEY DONEN avec TAB HUNTER et GWEN VERDON 10 h.- \"A Star Is Born\u201d (Anglais \u2014 Scope \u2014 Technicolor) de GEORGE CUKOR | avec JUDY GARLAND et JAMES MASON GRATUIT pour les MEMBRES de I'AGEUM SAMEDL le 31 OCTOBRE, 8 h.p.n.AUDITORIUM de 1'U.de M.MUSIC-HALL CANADIEN \u2014 a la P face des Arts Les Productions Deschamps-Le- .large Inc.présenteront leur premier spectacle de Music-Hall Canadien de la saison 1964-1965 à la Place des Arts les 5, 6, 7 et 8 novembre prochain.Contrairement aux spectacles présentés la saison dernière, chacun des Music-Hall aura un thème (voir dépliant).Le premier spectacle présenté nous rappellera \"Les Belles Epo- ques du Music-Hall\".La première partie du spectacle prendra l'allure d'une revue où l'on retrouvera, de 1900 à aujourd'hui, Le French Cancan, la Valse, l'E- poque de Toulouse Lautrec, le Charleston, Lily Marlene, la Bolduc, Jean Sablon, le Soldat Le- brun, le Jitterbug, les Chansonniers et nombre d'autres.Le tout adapté selon une idée de Jacques Desrosiers.Les grands noms des Belles Epoques du Music-Hall nous reviendront animés par Denise Fi- liatrault, Fernande Giroux, Jacques Desrosiers et Philippe Far- ey.Dans la deuxième partie du spectacle Philippe Farley interprétera deux de ses plus récents succès; Fernand Gignac, Monsieur Télévision 1964, présentera un récital de ses plus populaires chansons; Les Jérolas qui passeront pour la première fois à la Place des Arts préparent un nouveau numéro de chansons, monologues, imitations, comme eux seuls savent présenter.L'équipe du Music-Hall Canadien qui réalisera cette production est composée de Rolnad Laroche, mise en cène; Mousseau, décors et éclairage: Michel Ca- tudal, costumes; Gilbert Fournier, régisseur.La chorégraphie a été confiée à Michel Boudot et la direction de l'orchestre à Roger Joubert.Les annonces, affiches et le programme souvenir seront con- qu et réalisés par Normand Hu- on.* 1961 JMRO1ID0.67 \u2014 NUVI.AILAVOD.3) + * LE QUARTIER LATIN * 29 OCTOBRE.1964 - - Le théâtre d'avant-garde dans le Vieux-Muntréel 5e SEMAINE HAUTE SURVEILLANCE \"de Jean GENET ; Mise en scène de Marc CHARTIER Jeudi, vend., sam.: 8.30 p.m, avet Dimanche \u2014 7 h.30 p.m.|' * Rodrigue Mathieu PRIX ETUDIANT : $1.00 * Jean-Claude Guidrard 12 - 13 - 14 novembre : * Robert Dupare le mime PRADEL * Marcel Proulx LES SALTIMBANQUES Angle ST-PAUL et BONSECOURS - Réservations : LA.§-2732 Canadian Concerts and _Abtists 3 MEMORABLES CONCERTS PLACE DES ARTS SAMEDI SOIR, 31 OCTOBRE l\u2019éminent pianiste soviétique EMIL GILELS A GUICHET FERME LUNDI SOIR, 2 NOVEMBRE L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE VARSOVIE Stanislas Wisiocki, au pupitre soliste: Wanda Wilkomirska, violoniste PROGRAMME : Ouverture du Carnaval remain, BERLIOZ: Concerto pour violon.KARLOWICZ : Troisième symphonie de BEETHOVEN.LUNDI SOIR, 9 NOVEMBRE l\u2019incomparable wioloncelliste soviétique DANIEL SHAORAN PROGRAMME : Deuxième ionste, BRAHMS; Sonate en vé mineur, SHOSTAKOVICH; Sonate en la mineur, SCHUBERT; Danse Espagnole, GRANADOS; Habanera, RAVEL; Danse Rituelle du Feu, DE FALLA.BILLETS EN VENTE à la Place des Arts; Canadian Concerts, 1822 ouest, Sherbrooke (sous-sol); Ed.Archambault inc, 500 sst, Ste-Cotherine et 2140, de le Montagne; Atlantic Pacifie Travel, 4950, Queen Mary Rd.; chez Charlebois, 2115 est, Jeane felon et 6960, St-Denis; Librairie Ducharme, 418 ouest, Notre ame.RESERVATIONS : Canadian Concerts SEULEMENT, 932-2971 \u2014 932-3222, de 9 h.a.m.à 6 h.p.m.A L'ORPHEUM \"LES FANTASTICKS\" COMEDIE MUSICALE de Tom Jones et Harvey Schmidt Adaptation : Eloi de Grandmont Mise en scène : JEAN GASCON Avec: Margot CAMPBELL YVON DESCHAMPS J.-PIERRE COMPAIN JACQUES KASMA LEO ILIAL VICTOR DESY EDGAR FRUITIER et .GABRIEL GASCON Chorégraphie Michel Boudot Direction musicale Roger le Sourd Décors Mark Negim Costumes Lydia Randolph REPRESENTATIONS : Dimanche : 7 h.30 Du mardi ou vendredi: 8 h.30 Samedi: 7 h.30 et 9 h.30 RELACHE : LUNDI RENSEIGNEMENTS : 845-7149 D> wm CINÉMATHÈQUE À MONTRÉAL Mardi dernier, le 20 octobre, avait lieu, à l'intérieur des murs du Bureau de censure, une conférence de presse à l'occasion de l'inauguration officielle des projections de la Cinémathèque canadienne.Dans une confortable salle nouvellement réaménagée et pouvant accommoder soixante- quinze personnes, monsieur Guy-L.Coté, président de la Cinémathèque, annonça aux quarante personnes présentes que le public montréalais pour- ralt maintenant voir les oeuvres marquantes, anciennes et nouvelles, du cinéma mondial.En présence de représentants de l'industrie du cinéma, de cinéastes et de responsables d'éducation cinématographique, monsieur Coté rappela qu'il n'est pas possible à un art d'exister sans ses oeuvres antérieures.le cinéma étant une industrie, un film n\u2019a souvent que la carrière qui lui est assurée par les règles de la distribution commerciale.Une cinémathèque lui redonne une nouvelle vie, le président souligne que cette initiative poursuivait les remières manifestations de a Cinémathèque canadienne.Après le semaine Jean Renoir de l\u2019année dernière et l'exposie tion Von Stroheim dans le cadre du Ve Festival International du Film de Montréal, une nouvelle étape s'imposait: la présentation des oeuvres importantes de l'histoire du cinéma mondial, C\u2019est ainsi que durant les prochaines semaines, à raison de quatre représentations hebdomadaires, des oeuvres importantes du cinéma international seront prée sentées au public montréalais, Les projections prendront place les lundi, mardi, mercredi et jeudi de chaque semaine.Les lundi et mardi, les projections débuteront à 8 heures, alors que celles des deux autres soie rées sont fixées à 6 heures 30.Pour chacune de ces projections, qui ouront lieu au 360 de la rue McGill, le prix d'entrée est de cinquante cents et il n'y a pas de sièges réservés.La soirée du jeudi sera principalement consacrée au cinéma canadien, On pourra y voir des rétrospectives Wolf Koenig et Gilles Groulx et trois séances seront réservées à rendre hommage à John Grierson, maître du documentaire britannique et le fondateur de l'Office National du Film.La progromma.tion s'est aussi voulue un homs mage à la compagnie Métro Goldwyn-Mayor.qui célèbre cette année le quarantième anniversaire de sa fondation.On Y verra des films de Von Stro- heim, Cukor, Huston, Minelli, pour n'en souligner que quel- Programme de la Cinémathèque 360, McGILL LUNDI et MARDI \u2014 8 h.P.M.MERCREDI et JEUDI: 6 h.30 P.M.Admission: 50£ 29 octobre \u2014 Soirée Wolf Koenig novembre \u2014 LE PROCES de G.W.Pabst novembre \u2014 LES DAMES DU BOIS DE BOULOGNE de Robert Bresson novembre \u2014 EL COCHECITO de Marco Ferreri novembre = Soirée Gilles Groulx novembre \u2014 GREED d'Erich von Stroheim novembre EXIT SMILING de Som Taylor novembre \u2014 GOUPI-MAINS-ROUGES de Jacques Becker novembre Mr.PEARSON de Richard Ballentyne et D.A.Pennebaker JEUNESSE ANNEE ZERO de Louis Portugais et Claude Fournier novembre novembre \u2014 DAVID COPPERFIELD de George Cukor A NIGHT AT THE OPERA des Marx Brothers novembre novembre novembre novembre novembre novembre GOUPI-MAINS-ROUGES de Jacques Becker Soirée Agnès Varda NORTHWEST PASSAGE de King Vidor à déterminer FALBALAS de Jacques Becker NANOOK OF THE NORTH et THE LAND de Robert Flaherty novembre décembre décembre décembre décembre décembre 9 décembre 10 décembre 14 décembre 15 décembre ti T1 ETUI à déterminer THE ASPHALT JUNGLE de John Huston FALBALAS de Jacques Becker Soirée John Grierson (I) THE BANDWAGON de Vincente Minelli EXECUTIVE SUITE de Robert Wise CASQUE D'OR de Jacques Becker Soirée John Grierson (II) MOONFLEET de Fritz Lang THE BLACKBOARD JUNGLE de Richard Brooks 16 décembre 17 décembre ques-uns.Un rapide coup d'oeil sur le reste de la programmation permet d'en apprécier la valeur: du côté français, on remarque trois films de Jacques Becker, un Renoir et un Bresson, en plus de cinq courts métrages d'Agnès Varda.Le cinéma contemporain y aura aussi sa place avec \u201cMoone fleet\u201d de Fritz Lang, \u201cThe Black- Board Jungle\u201d de Richard Brooks et autres films, en plus de l'inédit \u201cEl Cochecito\u201d de Marce Ferreri.Cette initiative ne viendra pas pour autant arrêter les autres réalisations de la Cinémathèque canadienne.Cette dernière continuera donc à recueillir et conserver les films canadiens et étrangers en plus de poursuivre une intéressante \u201ccollection de vieux appareils, d'affiches, de scénarios, de photos, de films et de documents divers ayant trait à l'histoire du cinéma\u201d, Monsieur Coté remercia aussi le secrétariat de la province grâce auquel les projections de la Cinémathèque pouvaient prendre place dans un local du Bureau de la censure.CASQUE D'OR de Jacques Becker Soirée John Grierson (III) Monsieur André Guérin, président du Bureau de censure et directeur de l'Office du Film du Québec, a lui-même déclaré au cours de cette conférence de presse : \u201cLa décision du Bureau de censure de mettre à la disposition de la Cinémathèque canadienne une salle de projection récemment réaménagée veut marquer de façon tangible toute l'importance que les milieux officiels accordent & la formation cinématographique véritable de la population, La création ot la multiplication de telles initiatives permettent à la population de découvrir, et cela de façon positive, la place qu'occupe dans notre société contemporaine l'art cinématographique comme moyen d'expression collectif.\u201d Un nouveau pas est maintenant fait et Il faut s\u2019en réjouir.Et nul doute que nombreux seront les amateurs d'un cinéme de qualité à cette première série de projections de la Cinémathèque canadienne.Robert BENOIT \u2018argent fait le bonheur \"La prospérité pour un cadavre\u201d, tel est le thème de la pièce à l'affiche du théâtre La Boulangerie.Les Apprentis- Sorciers ne cesseront donc jamais de nous émerveiller.Que de finesse dans leur jeu | Que d'amour dans leur travail ! Que d'art dans leur art! Comment ne pas être emballé par un tel spectacle ?La pièce de Friedrich Durren- matt \u2014 \u201cLa visite de la vieille dame\u201d \u2014 est une tragi-comédie.Comme le mot l'indique, le tragique côtoie le comique.Cependant, l\u2019accent est fortement porté sur le tragique.Quand on rit, c'est quasi-invo- lontaire.On aimerait ne pas avoir ri.L'humour y est noir.\u201cLe monde a fait de moi une putain; je veux faire du monde un bordel!\u201d lance Claire Zahanassian, la vieille dame, fun ton tranchant, impitoya- le.Nous avons affaire à un engrenage monstrueux.Tout tourne autour de cette Claire, mile liardaire, reproduction vivane te du capital tout-puissant.Reproduction vivante aussi, cetie histoire, de la société à la merci du(es) patron(s), mais elle- même directement responsable.Société criminelle et hypocrite qui ira jusqu'au meurtre en accusant ensuite la fatalité.Les personnages dénient tous leur culpabilité .comme dans la vie! Claire est une putain; c'est à cause d'Ill, qui lui a donné un enfant et qui a refusée de l'épouser.Les usines sont arrêtées, \u201cC\u2019est la faute aux communistes\u201d dira-t-on au début de la pièce.Hé nonl Claire les possède toutes, On a ri d'elle quand elle à quitté le village, enceinte, pauvre et misérable.Vengeance | Maintenant, elle veut la justice.Elle s'offre un cadavre, celui de son ancien amant, pour cent millions.Oseront-ils accepter ce marché ?Sans travail, vivant de peine et de misère.On nous donne la réponse au début : \u201cLa milliardaire est notre seul espoir., Sauf Dieu, dit le pasteur.\u2019 Mais on ojoute : \u201cQui ne paie pas !\u201d Les Apprentis-Sorciers ont été très marqués par Bertolt Brecht.C'est leur auteur favori et tout ce qui est du même ton les attire.Ainsi, depuis deux ans, après \u201cHomme pour Homme\u201d et \u201cMaître Puntila et son valet Matti\u201d.tous deux de Brecht, on nous a présenté \u2018Les Bas-fonds\u201d, de Maxime Gorki.Maintenant, c'est au tour de \"la visite de la vieille dame\u201c de passer son message.C'est en schématisant, en symbolisant que Durrenmatt parvient à nous peindre la société come me il la voit; on n'ose dire, comme elle est.Mais, n'ayez pas d'inquiétude, tout est bien qui finit bien, L'argent fait le bonheur, paraît-il.Avoir monté cette pièce dans un si petit théâtâre est un véritable tour de force.On aurait pu croire que la mise en scène s'en serait ressentie.Mais non! Avec l'ingéniosité de Jean-Guy Sabourin, tout passe la rampe.Cependant, que - d'énergie Il a dû déployer | Que d'heures cela à dû demander! Mais ça valait le coup.C'est fantastique | Les décors de Claude Sa- bourin sont très fonctionnels.Inutile d\u2019encombrer la scène.Les affiches suffisent souvent d'ailleurs.Les éclairages sont corrects.Quant à la musique, on l'a endisquée.C\u2019est une exe périence qui, j'espère, aura des suites.Le tout est sobre.On est loin de s'en plaindre.Soulignons le talent admiras ble de Yolande Marchessault.Elle interprète la vieille dame d'une façon magistrale en étant secondée à merveille par Raymond David et Pierre Colin.Soulignons aussi les excellentes compositions du valet de chambre (Pierre-Jean Cuiller- rier), de Toby et Roby (François Beaulieu et Claude Masse), de Koby et Loby (Suzanne Barbesse et Louiselle Cour cy) et des maris numérotés Etienne Panet-Raymondc, Notons que les costumes et les magquillages n\u2019y sont pas pour rien ! Qu'on ne se surprenne pas du nombre de personnages mentionnés, il y en a trente et un en tout et partout! Il a fallu vingt-deux comédiens pour tenir ces rôles.Vingt-deux talents ! Roger SOUBLIERE LE THEATRE DE LA PLACE VILLE-MARIE 861-6665 ke Quadrillé Comédie populaire canadienne \u201c@> Jazz HOT.UPSTAIRS * 94 STE-CATHERINE EST UN 1-8213 «sMILES & DAVIS#; ET SON QUINTETTE @# HORACE : com ONOLEIIEV=EY EA > LE THEATRE Qu ESEC PRÉSENTE \\ QA 2 \\ A JE) 4 \\ de < LAINE N= 215 rlend THEATRE NATIONAL= 12200f, nus 8; Cotharine \u2014521- Théétre de 'Echange 485, ave Bloomfield samedi soir, 8 h.30 RENAUD et ARMIDE de Jean Cocteau dimanche soir, $ h.30 DON JUAN de Joseph Mignolet Abonnements et réservations : 276-1527 librairie uébécoise SPECIALISTE EN CANADIANA Remise de 20% sans majoration aux étudiants TOUTE DERNIERE NOUVEAUTÉ : \u201cPour chanter dans les chaînes\u201d de Michel BEAULIEU .:.0.0000200000000000 $1.25 169 est, BEAUBIEN - 279-2100 961 NGCODO Œ - AA BMUVOD M 29 OCTOBRE.1964.LE QUARTIER.LATIN * i - Au Théâtre de l'Echange \u2018Renaud et Armide\u201d ou qu'il est - difficile d'aimer Renaud et Armide, l'élan passionné de deux êtres l'un vers l'autre, l'obstacle de deux univers différents qui séparent les amants, Renaud est roi, Ar- mide est une invisible enchanteresse, mais, pourtant, ils souffrent de la même brôlure, et la seule possibilité de rencontre exige que l'un ou l'autre renie son univers.Fatalement, la rencontre tant désirée en devient impossible.Armide s'est révélée, s'est donnée complètement.Renaud ne la reconnaît plus, la peur l'envahit, il cherche encore Armi- de.Cette tragédie d'amour, c'est le conflit des consciences et des aspirations les plus inten- 0000009000 entre de culture cinematographiqu cme-week-end Ri 3860 rue st-urbain, montreal tel.:274-7534 EN PRIMEUR NORD-AMERICAINE \u201cLE VOYAGE EN BALLON\u201d un film d'Albert LAMORISSE SAMEDI à 8 heures DIMANCHE à 2 hres et 8 hres ses fransposées sur un plan mytique.Renaud et Armide, l\u2018'avant-garde de la psychologie des amants dans un cadre de Moyen-Age, il en résulte un charme certain.L'originalité de la mise en scène statique, mais mouvementée à la fois, évoqua partiellement celle de \u201cL'année dernière à Marienbad\u201d.Les acteurs sont honnêtes et rendent Un jeu très net; utilisation subtile de l'éclairage mais réserve quant aux costumes de Renaud et Olivier qui ne les avantagent en aurune manière.Renaud et Armide, beauté intense d'un amour difficile, netteté de l'interprétation.André SAINT-DENIS i 000000000 JAZZ et CAFE VENDREDI et SAMEDI SOIRS | ae ouest, STE-CATHERINE \u2014 9 h.P.M.\u2014 861-0435 \"DON JUAN\u201d ou LE GOUT SACRE DE LA FEMME Don Juan, c'est l'homme plein, l'homme fort, l'homme subtil, il évoque diaboliquement le goût sacré de la femme qui existe en tout homme.Don Juan est bel homme, mais il exerce sa fascination beaucoup plus par sa sensibilité traduite en gestes, attentions et paroles que par son charme physique lui-même.Aux yeux d'une femme, Don Juan ne saurait passer inaperçu, mais il est une insaisissable présence car jamais aucune femme n'est parvenu à le connaître vraiment, mais ses amantes disent de lui: \u201cC\u2019est le seul homme peut-être qui soit jamais venu.\u201d Mais cet homme est aussi une puissance par sa stature et sa force de volonté; il règne sur tous les autres hommes, il est craint, il est respecté et, face à la révolte de son valet Léporello, il répond catégoriquement: \u201cLa liberté, c'est moi I\u201d Cependant, sa sensibilité, sa puissance ne suffisent pas lorsqu'il se butte à la Mort, qui Le Chasse - Greniers ANTIQUITE - ARTISANAT 472 est, CRAIG - Montréal 845-4779 n'est que profanatrice de plaisir.Et cette Mort le révolte, mais il la dépasse car il déclare trouver en chacune de ses amantes uno lueur d'éternel: tel est son secret, Un tel personnage est difficile à jouer, il est interprété avec la vigueur et la subtilité nécessaires par Serge Turveon.Son valet et secondeur Lepo- rello est rendu avec pétillement par l'auteur même de la pièce, Joseph Mignolet, qui d'ailleurs a lui-même assuré la mise en scène.Ce \u201cDon Juan\u201d fait donc figure d'expérience extrêmement intéressante, c'est neuf et authentique.Mais la pièce elle-même est d'avant-garde, elle prend un sens très subjectif pour le spectateur car c'est dans la mesure où il \u201ccolle\u201d à Don Juan et y reconnaît son \u201cgoût sacré de la femme\u201d qu'il en retire un apport; chose certaine, c'est qu'une telle pièce ne laisse pas indifférent, on se pose beaucoup plus de ques- NOTE : tions une fois le dernier acte terminé qu'avant de mettre les pieds au théâtre.C'est bon signe.le manque de continuité dans l\u2019action dramatique fait partie intégrante de ce nouveau genre de théâtre, mais cela n'empêche pas la pièce d'être déroutante.Il! faudrait mieux définir les transitions.La mise en scène va de pair avec le sujet, on y utilise tous les éléments possibles, musique de Vivaldi, éclairages rouges et en silhouettes, on y intègre une danse qu'on remarque et qui extériorise le conflit intense de Don Juan.Le Théâtre de l'Echange commence sa première saison, cette troupe d'amateurs se lance en s\u2018attaquant & \u201cRenaud et Armide\u201d, de Jean Cocteau, ainsi qu'à \u201cDon Juan\u201d, de Joseph Mignolet : ils ne manquent pas de vigueur et de savoir- faire.André SAINT-DENIS Théâtre de l\u2019Echange, 485, Bloomfield, Montréal 8 Tél.276-1527 @ \u201cRENAUD ET ARMIDE\u201d : @ \u201cDON JUAN\": le samedi soir le dimanche soir Cad, PN , inspiration souvent géniale.jazz.Ra 2 40 RE RUSSE a au 4hobbrS La terre à boire Dans le contexte de notre feune cinéma québécois, il ne peut s'agir de prendre parti pour eu contre LA TERRE A BOIRE.Cette fois chez nous, le courage de se mettre sérieusement en question, le résultat importe certainement moins que l'acte lui- même de s'exprimer.C'est-à- dire créer.D'ailleurs on discuterait longuement que cela n\u2018aboutirait, en définitive, qu'à dresser, à côté de défauts évidents, la liste fort significative des qualités réelles de ce dernier-né, LA TERRE A BOIRE.Il ne peut s'agir, non plus, de comparer LA TERRE A BOIRE aux chefs-d'oeuvre des cinémas américains, européens, ou japonais, ou d'ailleurs en- qu'on eo, fin.Bergman, Antoniont, Lans, Truffaut, Bunuel, Wells, Ima- mura \u2014 maitres pondeurs parmi d'autres de par le monde \u2014 n'ont pas, si je ne m'abuse, réalisé de miracles à vingt ans; et s'ils ont quand même réussi quelque chose de bien, H est trop vrai que les moyens et les techniques dont lis disposaient rayent & rien les né- tres.L'essence du film LA TERRE A BOIRE consiste, dans une idylle charmante, à mettre le doigt sur le tabou des relations homme-femme.C'est une mise en présence des deux humanités, si différentes l\u2019une de l\u2019autre, si étrangères dans leur comportement respectif, si diverses dans leur nature pro- AU JAZZ HOT : Charlie Byrd, guitariste Pour que tous les instruments aient été mis en honneur au Jazz Hot avant que la première année d'existence de cette boîte ne se termine, la Direction se devait de présenter à son public un guitariste aussi prestigieux Que les autres artistes qui y ont tenu l'affiche.Le choix d'un tel musicien était d'autant plus facile que Charlie Byrd, que l'on entendra du 26 octobre au 2 novembre, occupe à lui seul au- jourd'hui le sommet de l'éminen- co.Eminence solitaire que celle de Byrd, car sa musique ne se rottache à aucun mouvement spécifique du jazz tant elle est singulière et personnelle.Sa formation classique (il fut élève de Ségovia), ses goûts et sa personnalité font de lui un homme à pt et son oeuvre, plutôt que de aire école dans l'histoire du jazz, demeurera toujours une expression artistique isolée, en dehors des styles et des engouements du jour.Ce sera toujours la musique de Charlie Byrd, le fruit de l'assimilation de diverses influences \u2014 classique, folklore américain, flamenco, jazz \u2014 et dont l'excellence est garantie par une technique remarquable et une Leduc Charlie Byrd peut jouer \u2014 et avec quelle maestria! \u2014 tout ce qui peut se jouer à la guitare, de J.-S.Bach aux airs populaires, du flamenco au jazz, auquel À semble avoir réussi mieux que tout autre à confondre la technique classique.Byrd joue sans amplificateur et son jeu touchant, joyeux, ciselé, son swing vigoureux et subtil n'ont jamais lassé la foule fidèle du \"Showboat\" de Washington, où le guitariste a joué pendant des années.Et en Amérique du Sud, où il fut envoyé en tournée comme ambassadeur de bonne entente par le State Department américain, Byrd remporta un succès éclatant.Les habitués du Jazz Hot seront heureux de retrouver la même semaine le pianiste Pierre Leduc qui, après une absence de deux mois, nous revient plus en forme que jamais.Son travail assidu au Jazz Hot de janvier à juillet fut pour lui un stimulant inespéré et ce jeune musicien montréalais est d'ores et déjà, et de l'avis de tous, ce qu'on appelle un grand pianiste de sa bdi tented fonde.Cotte mise en présence se complique du fait qu'elle est le tissu d'un amour qui se crée.Non seulement les personnages se côtoyent, mais ils s'aiment et s\u2019entretiennent dans leur commun sentiment de désir de l'autre.Or on sait quelle ambiguité entoure les rop- ports de deux âmes qui s'aiment, dans quels brouillards d'inavoué, d'incommunicable, de secret, se fonde une idylle, ce paquet de choses-dynamite qu'il faut éteindre en soi si l'on veut que ça dure.Eh bien! l'honneur de LA TERRE A BOIRE, c'est justement d\u2018y mettre son ner, dans cette boîte de Pandore.ll n'est donc pos étonnant d'entendre murmurer aux représentations, chuchoter les vieilles filles vexées, \u2014 ce film leur viole le tympon, \u2014 ou jurer les \u201cadultes dans la foi\u201d, ou applaudir les autres \u2014 ceux qui ne sont pas \u201cadultes dans la foi\u201d.On imagine que, la gêne tombant, une foule nombreuse crierait volontiers cette parole célèbre d'un grand homme de la province de Québec: \u201cToé, té todt\u201d (V J'ai dit l'honneur, pos le mérite.Car, à mon sens, c'est une erreur dans LA TERRE À BOIRE de gueuler les choses sur le ton trop grave de l'abstrait.C'est en cela que Patrick pêche, s'aliénant le public alors même que son personnage devrait susciter l'admiration et la sympathie.Combien plus agréable \u2014 sinon plus facile \u2014 et plus efficace il eut été de parler dans ces séquences le langage élégant du film dans ses autres parties | Mais encore, c'est une erreur et rien de plus.ll faut voir à rectifier, c'est tout.La technique de prise de vues n'est pas parfaite, on s'en attendait.l y aurait à redire des gens qui appa- roissent dans les séquences publiques du film.Mais quoi ! Ce n'est pas tous les jours qu'une coiffeuse peut se mirer av miroir d\u2019une caméra ! et le populo de Montréal a tant d'admiration pour ses comédiens qu'il ne saurait passer outre sans regarder, ni surtout oser les dépasser en marche sur le trottoir! (Est-ce la faute du chef d'orchestre si le cor et la trompette sont incapables de donner le son juste et lo nuance frémissante?) On sait bien qu'il y a beaucoup à faire encore, beaucoup à apprendre, cest même trop cloir.Et aprés ?.LA TERRE A BOIRE & aussi ses excellentes qualités, qu\u2019il est injuste de traiter comme si c'était de rien.Combien de fantaisie : scène des costumes, le bal masqué, allers et venus (1) Maurice Duplessis.de Patrick devant le tableau ! Combien de fraîcheur : Geneviève dans son bouquet, danse et rigelades dans la rue! Comblen de volupté : la séduction, l\u2018adorable Patricia | Et le merveilleux plongeon du dénouement, scène saisissante, cristallisation du film tout entier dans la mémoire ! LA TERRE À BOIRE, ce n\u2019est pas encore LE SILENCE, naturellement.Mais on en sort le coeur tout aussi ému, et l'en est soulagé, en sortant, d'une oppression au moins aussi grande.Êt l'on s'est enrichi de quelques bonnes images.Se peut-il que cela ne signifie rien ?La critique du New York Post n'a pas écrit de LA TERRE A BOIRE : \u201cc'est un chef-d'oeu- vee\u201d, Est-ll \u201cexécrable\u201d pour autant?Tout admirablement mauvais qu'il soit, ce film vaut certainement à chacun ce qu'il en coûte de le voir! Gaston BEAULIEU (2) Cf.pour ces lignes et ce Jugement : Q.L., 15/10/64, Supp.art.et lit, p.8: Roch Poisson : Notre revue der spectacles.7,000 DISQUES $3 par année PRIX SPECIAL POUR LES ETUDIANTS Bent ou Baez.ou Beethoven ?Peut-être est-ce Teagarten qui est votre choix ?Ils sont tous disponibles (et bien d\u2019outres encore) parmi les 7,000 disques que nous offrons en prêt dans notre unique discothèque.Les frais d'inscription ne sont que de $3.00.Et, pour seulement 35\u20ac par disque (par semaine), vous pouvez écouter les meilleurs disques de jozz, de folklore, d'opéra, de chansonniers ou de musi- \u2018que classique.Vous êtes intéressé ?Passez nous voir n\u2018importe quel jour, sauf les dimanches, entre 9 h.30 a.m.et 6 h, 0 p.m.\u2014 les jeudis et vendredis jusqu\u2019à 9 h.p.m.LE CENTRE DU DISQUE Inc.2000, rue Crescent (coin Burnside) - Tél.: 945-3541 Nous en somme à notre sixième année.\u2014 4,500 membres 3e SEMAINE | RESNAIS INSECT S$.IMAMURA GlJsag SOIRÉE DES ÉTUDIANTS Le lundi DEMI-TARIF diner lan du a degoncie, SOUS-VITMS ANOLAIG ~ MIVA SLD 30 7961 NQOLI0 67 = x 29 OCTOBRE 1964 LE QUARTIER LATIN Notre revue des spectacles place des arts comédie canadienne - théâtre de la place la terre à boire - climats agéumiques Musique \u2014PLACE DES ARTS: à la Grande Salle, le 31 octobre à 8:30, récital du pianiste soviétique Emil Gilels.\u201cLe Devoir\u201d soutient que c'est un violoniste, \u201cLe Petit Journal\u201d, un pianiste.Secret dévoilé le soir même, le 831, jour de l\u2019Halloween.Mais son Shubert nous réserve d'autres surprises, nous l\u2019espérons.\u2014PLACE DES ARTS: à la Grande Salle, lundi soir, 2 novembre, l'Orchestre Symphonique de Varsovie.L'ensemble est dirigé par Stanislas Wis- locki; soliste: Wonda Wilko- mirska, violoniste.\u2014Au JAZZ HOT, concert de jazz tous les soirs à 9 h., 11 h., ainsi qu'à 1 h.du matin.Depuis le 26 octobre: le guitariste Charlie Byrd, le pianiste Pierre Leduc et l'ensemble de Lee Gagnon.La vedette, c'est Charlie Byrd : sa musique est le fruit de l'assimiliation profonde de diverses influences : classique, folklore américain, flamenco et jazz.Un grand virtuose.Ne pas oublier Pierre Leduc : d\u2019ores et déjà, de l'avis de tous, un grand pianiste de jazz.\u2014A la COMEDIE-CANADIENNE, du 26 octobre au 4 novembre, tour de chant de Gilbert Bé- caud.Quelques nouvelles chansons.La même présence en scène.Le.même dynamisme.Des chansons qui expriment une joie de vivre et des problèmes pas trop compliqués.En vieillissant, proche beaucoup d\u2019Aznavour.A voir et entendre.\u2014Le petit monde des chansonniers est frès actif cette se- se rap- maine.C\u2019est la saison des boîtes à chanson.De nouveaux groupes et de nouveaux chansonniers, excellents, Nous en avons entendu quelques-uns à un récent gala du RIN, & Laval- des-Rapides: certains d'entre eux (par exemple, le groupe des \u201cMoles\u201d\u2019), de grand calibre: espérons qu'ils se produiront bientôt.Notre choix pour cette semaine: Pierre Létourneau (un peu trop yé-yé sur les bords; manque de fini), à LA BOITE A CLEMENCE, du 29 au 31 octobre; Les Puces, à la Boîte à chansons du \u2018CAFE ST-JACQUES: depuis le 26 octobre; quelques autres bonnes boîtes: L'ENCLOS, LE SAFARI, LE CLAVIER, LA CALE.Théâtre \u2014Au Théâtre de l'EGREGO- RE, ce soir à 20:30, première de fa comédie de François Bil- letdoux, \u201cTchin-Tchin\".Des mamours en ombres chinoises.\u2014A l'ORPHEUM, le Théâtre du Nouveau Monde présente \u201cLes Fantastiks\u201d, version française de la comédie musicale de Tom Jones et Hervé Schmidt, inspirée des \u2018\u2019Romanesques\u201d d'Edmond Rostand.Adaptation québécoise de Eloi de Grandmont.Le T N M savait dépoussiérer les oeuvres de Molière avec génie.La troupe se dépoussiére elle-même maintenant avec autant de mérite.Nous retrouvons le Gascon des meilleurs années.A voir.Au THEATRE DE LA PLACE VILLE-MARIE, on s'amuse encore comme des petits fous LUNDI : dren | æ CINE-MUET Hommage à Erich Von Stroheim 2 NOV.: QUEEN KELLY (1928-30) ; 16 NOV.: GREED (1924) | i 30 NOV.: BLIND HUSBANDS (1919) °° ETUDIANTS : SIMPLE : $2.00 DOUBLE: $3.00 & 8.30 hres p.m.Dernière chance d'abonnement av ler semestre SALLE P310-318 CYA avec \u201cLe Quadrillé\u201d de Jacques Duchesne.À l'ANJOU, \u201cMoins Une\u201d de Yves Chatelain; aux SALTIMBANQUES, \u201cHaute Surveillance\u201d de Jean Genét, et à la BOULANGERIE, \u201cLa visite de la vieille dame\u201d.Le Théâtre- Québec approche la 50e avec \u201cLe P'tit Bonheur\u201d (ne jugez pas la pièce par l'annonce dans les journaux); LE RIDEAU VERT, à l'approche de l'hiver, présente \u201cUn mois à la campagne\u201d de Tourgueniev.Cinéma \u2014Le CINE \u2018WEEK-END met & l'affiche: \u201cLe Guépard\u201d, de Luchino Visconti, vend., sam.et dim.à 8 h.\u2018 La chute de UVaristocratie italienne.Visconti a créé une vêri- table pièce de musée que certains jugeront décevante et d'autres, exceptionnelle.Pour nous, c\u2019est un chef-d\u2019oeuvre.Entourer une décadence d\u2019un tel lure, d'un tel conflit de personalité, le décrire avec un grand brio relève du génie.À voir absolument et avant tout autre film.\u2014Au LOEW'S, retour grand de \u201cCleopatra\u201d.Les amous de Taylor et de Burton ont fait oublier la grandeur et la beauté de ce film.A voir.\u2014Au PARISIEN, \u2018Terre à boire\u201d.La présence de Pauline Julien, une belle scène érotique, la musique, ne sauvent pas ce film de la médiocrité.Rien ne pourrait excuser l\u2019énervante présence de Patrick Straram.A déconseiller.\u2014A L'ELYSEE, une \u201cPeau Douce\u201d qu'il vous faut voir et une \u201cFemme insecte\u201d que l'on devrait plutôt appeler la \u201cFemme infecte\u201d.\u2014Pour les amateurs de cinéma américain, les lecteurs de I\u2019Express\u201d et des \u201cCahiers du cinéma\u201d, quelques films qui n\u2018apparaitront pas importants aux autres: \u201cL'increvable Jerry\u201d (Jerry Lewis, considéré par les cinéphiles français comme étant un créateur génial), au GRANADA, \u201cDr.No\u201d (un James Bond), à l'OUTREMONT et au MONKLAND.\u2014D'autres films à signaler: shot in the dark\u201d, au WESTMOUNT; ::Seduced and abandoned\u201d, av CINEMA PLACE VILLE-MARIE: \u201cLa femme des dunes\u201d (décidèz-vous à aller voir ce film grandiose au plus sacrant), au FESTIVAL; \"Becket, au SEVILLE; et \u201cTom Jones\u201d, a la RED ROOM (1) dv cinéma DORVAL.: Beaux-Arts \u2014Lles associés de l'institut Thomas Moore présentent jus- l'inévitable qu'au 31 octobre une exposition d'art au 9 étage du magasin EATON.Les ceuvres sont en vente.On note les noms de Réal Arsenault, Léon Bellefleur, Jordi Bonet, etc.Seuls ces trois noms méritent le déplacement.Une occasion d'acheter des oeuvres de très grande valeur.S\u2019endetter s\u2019il le faut.\u2014A la GALERIE SOIXANTE, depuis le 28, exposition des oeuvres de Thérèse Champagne.Elle n\u2019a pas exposé depuis cing ans et travaille depuis.Les grands .artistes travaillent toujours longtemps; c\u2019est bon signe ci.\u2014GALERIE DU SIÈCLE: exposition Guido Molinari.«os Quon soit pour ou contre les plasticiens, Molinari est à considérer par l\u2019ardeur qu\u2019il met à composer chacun de ses ta- bleauz.\u2014Au CENTRE D'ART DU MONT-ROYAL: Exposition \u201cUn demi-siècle de peinture du Québec\u201d (1875-1925).\u201cMais que pouvons-nous bâtir avec des demi-hommes sinon des demi-mondes pourris dans leurs demi-siécles.\u201d (Guy Robert).Mais oui, il v a des exceptions sans doute ! .Radio-TV Très peu de bonnes émissions de radio, au réseau fédé- raste.À souligner pourtant: le vendredi soir, à 7 h.5, CINEMA: MIROIR DU MONDE, ani- SUPPLEMENT Directeur : Serge Ménard le quartier Xsaatixm ET ARTISTIQUE Assistant-directeur : Jacques Elliott hot - boîtes à chansons double mesure mée par Gilles Ste-Marie; et les émissions de 9 h.30\u201c: LA REVUE DES ARTS ET DES LETTRES (lundi soir, 9 h.30), REGARDS SUR LE CANADA FRANÇAIS (mardi soir, 9 h.30), TEMOI- GNAGES D'ECRIVAINS (mor credi soir, 9 h.30), PLACE PUBLIQUE (jeudi soir, 9 h.30).Signalons aussi, cette semaine: LE FESTIVAL DE SOPOT, à l'émission \u2018Visite aux chansonniers\u201d, les samedis 31 oct.et 7 nov.(Radio-Canado, 11 h.du soir).Côté télévision: le dimariche Ter nov, à 9 h., le New York City Ballet, dirigé par George Balanchine, reviendra à L'HEURE DU CONCERT.Au programme: les \u201cquatre tempéraments\u201d, musique de Paul Hindemith, et \u201c\u2019Ivesiana\u201d, musique de Charles Ives.Ajoutons deux bons films: \u201cZazie dans le métro\u201d, de Louis Malle, présenté à 11 h.15 samedi le 31 octobre et \u201cDescription d'un combat\u201d, de Chris Marker, documentaire sur la naissance d'Israël: dimanche, le ler novembre, à 11 h.Une nouvelle série de 13 émissions: \u201cLes 15- 25\u201d, prendra l'affiche au réseau français de Radio-Canada le lundi 2 novembre.Animateur: le Frère Untel, mythe ambulant, maintenant fonction naire-fonctionnant au ministère de l'Education.Thème de la première émission: \u201cAu delà des mythes\u201d (?).Roch POISSON Daniel SAINT-AUBIN LITTERAIRE Directeur artistique : Jules Arbec Collaborateurs : Michel Beaulieu, Taschereau, Photographe : Serge Proulx.REE EEE EEE EEE EY EEE Secrétaire de la rédaction : Sylvie Roche.\u2018 ra cole Brossard, Denise Daoust, Bertrand Duchesne, Gilles Gasse, Daniel LaTouche, Roch Poisson, Mark: Poulin, Marcel St-Pierre, Roger Soublière, vies Publicité : Georges Lefebrre \u2014 7394777 Abonnement pour l\u2019année universitaire : $3.00 Robert Benoit, Gilles Blais, Ni.] 10 sac or + os\" "]
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