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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
Supplément littéraire et artistique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1965-01-28, Collections de BAnQ.

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[" 1e Quartier Tatin 2e bc} Bg be ef RUE ZE suppléme tferair pall a + i pi A 12 A 3 ¥ ay H > re By 1 as no, \u2014_\u2014 Q + fe / J pe ax pe a] es y OR Row, - ts PAS mea an PS BI 7 Jean Babilé, dans la scène finale du \u201cJeune homme et la mort\u201d, ballet moderne de Pierre Mercure, basé sur un argument de Jean Cocteau, sur une musique de Bach.Entrevue avec Pierre Mercure 7e (En page 3) .TD J = dun * 28 JANVIER 1965 LE QUARTIER LATIN * CLAUDEL AU GESU : Les artistes du Tréteau de Paris présenteront \u201cL\u2019\u2018Annonce faite à Marie\u201d, du ler au 13 février inclus, et ce, en cette vétuste salle qu'est le Gésu.Le communiqué qui nous est parvenu nous apprend que \u201cle Tréteau de Paris n'est pas le nom d'une troupe fixe mais d'une organisation fondée en 1961 par Jean de Rigoult en vue d'étendre et de développer le circuit qu'il avait inauguré en 1958 au Canada et aux Etats-Unis avec \"Britannicus\u201d.On y ajoute que \u201cla critique et le public de Montréal\u201d ont déja fort bien reçu le TP.Le même accueil se répétera-t-il ?x kK JEUNES SCULPTEURS AU MU- SEE : L'Association des Sculpteurs du Québec, en collaboration avec les Jeunes Associés du Musée des Beaux-Arts, présente une exposition qui s'intitule \u201cTrajectoires\u201d & la galerie de l'Etable du Musée, jusqu\u2018au 25 février.Elle groupera des ceuvres de Beaupré, Bois- laboratrice du peintre nous à demandé de lancer une invitation spéciale aux étudiants qui, lui semble-t-il, \u2018\u2019ne s'intéressent pas assez à la peinture\u201d.Il appert que M.Rappaport aimerait beaucoup que \u201cles jeunes\u201d vert, Coulombe, Coutu, Essar, Fournel, Gay Hogenkant, Knass, Lamarche, .Larouche, Meloche, Petinger, et Tanguay.\u201cx ALBERT RAPPAPORT EXPOSE : Une carte d'invitation, malheureusement unilingue (en anglais), nous annonce que le peintre Albert Rappaport exposera ou \u201cMuseum of fine arts\u201c (Musée des Beaux-Arts), du 29 janvier au Y4 février.Au cours d'une communication téléphonique, l'épouse et col- 840, CHERRIER, mage et Verbe\u201d mond Charland.(Vincent D'Audy).Le Centre d'Essai de I'A.G.E.U.M.à la Palestre Nationale PRESENTE Vendredi le 29 Janvier : \u2014 POESIE ET DIAPOSITIVES (15 min.): Equipe d\u2019 \"\u201cIma- (Lettres); François Piazza et Ray- \u2014 GUITARE CLASSIQUE (30 min.): \u2014 MIME JACQUES LEGAULT (15 min.).Samedi le 30 Janvier : Même spectacle que vendredi avec un chansonnier en plus: DENIS TREMBLAY: (Collège Ste Marie) Édouard Rasnack 15 FEV.: Simple : CINE MUET\u2014 2e SEMESTRE ler FEV.: THE LODGER \u2014 Alfred Hitchcock, 1927 LES ESPIONS \u2014 Fritz Lang, 1924 ler MARS : LE DERNIER DES HOMMES \u2014 F.W.Murnau, 1924 15 MARS : NOSFERATU LE VAMPIRE \u2014 F.W.Murnau, 1922 29 MARS : WHAT PRICE GLORY ?\u2014 Raoul Walsh, 1926.Le luzdi soir, à 8 h.30 ABONNEMENT ETUDIANT : $3.00 \u2014 Double : SALLE P 310-318 Au piano : Stéphane Venne \u2014SOCIETE ARTISTIQUE DE L'AGE3M $5.00 ru t7 à 44 nes; 4 Le au 14 etes paies 27 êrt Les En collaboration ovec divers mouvements syndicaux (FTQ, Conseil du Travail de Montréal et ligues des droits de l'homme), L'Union Générale des Etudiants du Québec potronnera les deux con- © Le royaume des pique-ussiettes dernier spectacle à Montréal avant d'entreprendre (sic) une tournée qui le mènera à travers toute la province\u201d.LE CLAVIER est encore la seule boîte à chansons qui nous fait parvenir des communiqués.Les certs que donneront, à Montréal, les \u201cFreedom Singers\u201d.Les \u201cFreedom Singers\u2019 communiqueront au public mont- réalais la beauté et la force d'un mouvement de jeunesse travaillant pour la justice et la BOITE A CHANSONS p L'AGEUM : Activités, les ven dredi et samedi soirs.C'est suivre.Au programme, cette fin de semaine: un guitarist classique, récital de poésie oc compagné de projections de \u2018Freedom\u2019 Singers liberté: \u201cThe Student Non- Violence Coordinating Committee\u201d.lls se produiront vendredi, le 29 janvier à 8 heures et à 10 heures à l\u2019auditorium de l'Université de Montréal et samedi le 30 janvier à l\u2018Université McGill, en soirée.ee visitent son exposition.Invitation faite.x x + EN RAPPEL AU CLAVIER : Jean-Pierre Ferland, samedi soir prochain, & 9 heures et 11 heures.\u201cIL s'agira de son autres n\u2019auront qu'à se mordre les pouces, car nous ne pouvons transmettre des invitations aux étudiants, ne sachant même pas quels chansonniers y donnent des spectacles.\"Notre devoir est Une suggestion pratique : Pour bien terminer la semaine \"Les Danses Libres\u201d DU VENDREDI SOIR ENDROITS : de et 5e étages du Centre Social ENTRÉE : 0.75 par personne TENUE VESTIMENTAIRE : LA CARTE DE L'AGEUM EST EXIGEE POUR LES GARÇONS le vôtre, d\u2018y venir\u201d veston et cravate de vous divertir CY dey La films.Ça marche très bien, nous a-t-on dit, à lo Boîte de l'AGEUM et l\u2019équipe du supplément artistique se promet d'y envoyer très bientôt quelques fouineurs.Reportage en vue.R.P.PLAYBOY Prix d'aubaines pour étudiants: 1 an: $6.50; 2 ans: $12.00; 3 ans: $16.50.Envoyez nom, adresse, paiement, à Service d'Abonnement Collégial, C.P.1231, Succursale 9, Montréal.DISCOTHEQUE 3 l'orgue, leo soir JIMMY DAVIS le samedi, de 2 h.à 5 h.p.m.avec Pierre JAZZ AUDITION BEAUDOIN ZY 110% LOON £ Côte-des-Neiges + RESERVATIONS 735-1179 CB ds Eo S CON M.PIERRE MERCURE Lauréat de l'Orchestre Symphonique de Montréal Chaque année, l'Orchestre Symphonique de Montréal commande une oeuvre nouvelle à un compositeur canadien.L'oeuvre primée cette saison est de Pierre Mercure et s\u2019intitule Lignes et Points; elle sera\u2019 dirigée les 2 et 3 février prochain par Zubin Metha.Pierre Mercure, en plus d'être compositeur, est réalisateur à Radio-Canada.On se souvient sans doute des magnifiques Fêtes D'Hébé de Rameau montées en septembre, et plus récemment du Jeune homme et la mort (L'Heure du Concert, 10 janvier 1965).Dans \u2018Lignes et Points\u201d, Pierre Mercure a cherché à écrire une oeuvre pour 95 musiciens, pour que \u2018chacun soit impliqué dans l'affaire\u201c.L'oeuvre dure une quinzaine de minutes; elle est dédiée à Zubin Metha et aux musiciens de l'Orchestre.\u2018Lignes et Points\u201d marque-t- elle une étape décisive dans votre carrière ?Oui.\u201cLignes et Points\u201d, pour laquelle j'ai mis un an, est l'oeuvre que j'ai travaillé le plus, et j'ai vu surtout à ce que ce soit I'aboutissement des recherches que je fais depuis deux ans.On a posé comme condition que je ne me serve pas de bandes magnétiques; la musique électronique fait peur au monde, fait peut-être peur à l'Orchestre de Montréal; ou peut-être veut-on des oeuvres strictement pour orchestre pour être apportées en tournée comme oeuvres d'orchestre; c'est possible aussi que le Comité des Jeunes de l'OSM, qui fait les souscriptions pour cette commande annuelle, l'ait exigé.Enfin, je n'avais pas le droit de me servir d'autre chose que de l'orchestre.J'ai donc cherché à écrire pour l'orchestre avec les mé- mes procédés utilisés en musique électronique.Il y a par exemple des effets d'écho, un simulacre du \u201cretournage de bande\u201d (son à l'envers), du filtrage\u201d.Il y a aussi de la \u201crésonnance\u201d, comme en mu- \u2018sique électronique où l\u2019on coupe le début de l'attaque pour ne conserver que la résonnan- Dans la première section, l'orchestre est divisé en 24 cellules de 4 instruments, ce qui donne un fond mathématiquement sûr d'être le plus varié possible.Par-dessus cela ja- joute par exemple le théme en contrepoint avec une variation de durée en rapport avec le théme (qui est sériel).Exactement comme de la musique concrète.Et ça va sonner comme ça! L'oeuvre est-elle venue spontanément ou s\u2019il a fallu du temps pour en préciser la première \u2018\u2019idée\u201d ?l'idée à été très longue à préciser.Ce que j'ai dit tantôt en relation avec la musique électronique est une considération assez récente; je suis parti en plus cette fois d'une relation avec le graphisme et la musique.Chacun des huit mouvements de cette oeuvre a un titre graphique (angles, lignes obliques, spirale, points, contre-points, courbes, mélanges, spirale, lignes droites).le graphisme m'intéresse autant que le pointillisme, le tachisme : une peinture de Barbeau, c'est une autre musique qu'une peinture de Tousignant ou de Molinari.Un compositeur classique (Bach par exemple), peut-il vous influencer autant qu'un moderne (Varèse par exemple) ?Nos contemporains ont une personnalité si près de la né- tre qu'on s'en éloigne bien volontiers, plus que d'un Bach par exemple.Je pense que tout ce qui importe dans toute création c'est le .le point de vue vibratoire ! On vibre à une certaine intensité ou pas.Cocteau, par exemple, m'apparaît aussi \u2018influençant\u201d, aussi important que peut l'être Cham- berland ici ou Valéry avant.c'est une question de vibration.Si on veut écrire de la musique sur des poèmes, il s'agit de trouver un poème à un degré de vibration égal.Ce que vous avez trouvé chez Ouellete pour \u201cPsavme pour abri\u201d?.Oui.Ouellette correspondait dans son texte à ce que je pensais du problème.Ouellette d'ailleurs est près de Varèse; je pense l'être aussi, quoique dans mon écriture il n\u2018y à absolument rien, je pense, qui le laisse voir.\u201cOn a tout à gagner à avoir de l'audace\u2026 Pensez-vous que l'Orchestre Symphonique de Montréal, avec les moyens dont il dispose, pourrait faire davantage pour la musique contemporaine ?L'OSM dispose de musiciens qui pourraient faire de la musique contemporaine, mais ils n\u2018en font pas.lls sont capo- bles, remarquez bien, mais pour bien le faire, il faudrait qu\u2019ils en fassent souvent.Monsieur Metha est capable aussi : il a dirigé au Brésil une oeuvre très audacieuse où les musiciens, après avoir répété l'oeuvre pour cordes, jouaient sur le dos de l'archet.Serge Garant n\u2018a-t-il pas fait une chose semblable pour l'Orchestre Symphonique de Sherbrooke ?Peut-être.L'Orchestre de Montréal a donc le chef et les instrumentistes pour le faire.Ce qu'ils n'ont peut-être pas, c'est le public.S\u2019ils avaient l\u2019audace de Huisman par exemple qui, après l'Expo de Bruxelles, a tout foutu les opéras vieillots, tous les Puccini à la porte; il a gardé certaines oeuvres qui sont de la bonne musique, mais il a amené des oeuvres nouvelles et un chorégraphe à qui il a permis d'être metteur en scène : Maurice Bé- jart a monté des spectacles qui sont maintenant le dernier cri en Europe.Buffalo a aussi fait le même expérience, et non seulement le répertoire a changé, mais le public aussi a changé.À Bruxelles on a dit qu\u2019ils perdraient tout le public.Au bout de quelques mois en effet, un bon nombre d'abonnés n'ont pos renouvelé, MAIS D'AUTRES SONT VENUS, et maintenant, il y a quelque chose comme trois fois plus d'abonnés à Bruxelles.I! faudrait que l'Expo 67 amène à Montréal cette audace de changer le public.Le publie actuel est résolument un public de circonstance, un public de patronage, un public qui veut sa loge.La musique contemporaine accopte-t-elle facilement d'être soutenue par le geste (danse) ou lo voix (opéra) ou si elle préfère plutôt travailler seule ?La musique, depuis toujours, préfère travailler avec d'autres \u2018éléments.Tous les compo- nr siteurs sont tentés tôt ou tard par des expériences conjointes.Actuellement il y a beaucoup de recherches qui se font avec des écrans : le New-York City Ballet va faire l'an prochain une oeuvre avec trois écrans.C'est un phénomène commun à tous les créateurs d'aujourd'hui de vouloir intégrer les arts.Stravinsky, selon vous, ep- partient-il ou passé ?Non.Stravinsky, contrairement à d'autres moîtres qui, est lui-même, et à ce moment, de par son degré de vibration, l'oeuvre sortira de lui.Certains problèmes le mettent dans un état d'angoisse, comme c'était le cas pour Ouellette quand il a écrit \u2018\u2019Psaume .\u201d, comme c'était mon cas aussi: de là est née l'oeuvre.Ce n'était pas pour un public, ce n'était pas pour moi que je le faisais, mais c'était DE nous, parce qu'on \u201cvibrait\u201d à ce problème.La dernière oeuvre de Luigi Nono est uniquement composée de sons d'usine et de dé- Une scène des \u2018Fêtes d'Hébé\u201d de Rameau, présenté à Radio- Canada en septembre dernier, dans une réalisation de Pierre Mercure.La souplesse d'un Botticelli est jointe ici à un lyrisme qui n\u2019a rien de superficiel.Pierrette Alarie, au centre de la photo, est entourée de Claire Gagné et de trois danseuses des Grands Ballets Canadiens.en vieillissant, se sont affaiblis, continue de vibrer à un très haut diapason.Quand il a fait \u201cAgon\u201d en \u201c57, c'était aussi actuel que ses contemporains plus jeunes.Je pense qu'il peut encore nous étonner.L'artiste, selon vous, doit-il produire pour lui ou pour les autres ?\u201cPsaume pour abri\u201d, per exemple.L'artiste cherche- t-il à satisfaire une exigence intérieure ou et donner à son ceuvre une portée sociale ?.Ni pour lui, ni pour d'autres, mois DE lui.Il doit d'abord ne pas \u2018avoir peur de se mettre dans un état où il clarations de chefs syndicaux.Ce n'est pas parce qu'il a pensé à ce sujet qu'il a fait une bonne musique; mais c'est un créateur qui vibre à un degré d'intensité tel, que cette oeu- vre-là se devait d'être bonne.* * * Il m'est permis, avant de partir, de feuilleter la partition.Le graphisme à lui seul propose, à première vue, un plaisir esthétique intéressant.\u201cLignes et Points\u201d est une oeuvre qui se doit, elle aussi, d'être bonne.Il suffira de vérifier les 2 et 3 février prochain.Daniel SAINT-ASSIN © NILV1 V3LLUVNO-31 » S961 ¥IIANVI 8Z * + \u2014 28 JANVIER 1965 LE QUARTIER LATIN * héâ e theatre L'Opéra noir et la chose sociale Les Saltimbanques offrent au publie montréalais, depuis quelque temps déjà, l'Opéra noir de Gabriel Cousin.Cette pièce d'une actualité incontestable s\u2019inscrit sous un couvert de mise en scène, qui n'est pas sans rappeler le théâtre de Brecht.En effet, ce théâtre est un tissu complexe.On y retrouve toutes les caractéristiques d'un opéra, à la différence près, qu'ici au moins le texte est intelligent et le drame puissant.L'Opéra noir de Cousin est faite pour durer.Elle est admirablement bien construite.Tout s'y noue admirablement bien.Il faut cependant avouer que la mise en scène de Robert Singher y est pour quelque chose.Tout comme le trio de jazz, placé en fond de scène, qui produit sur une musique originale de Jean Robitaille des effets assez remarquables.Les reprises du thème musical par exemple, tout comme celles de la chanson qu\u2019interprète deux fois Millie, sont loin de déplaire.La musique et les chansons, d'une sensualité chaleureuse font vraiment corps avec le texte.Un autre fait est à remarquer : c'est la technique exceptionnellement réussie, que le batteur et l'éclairagiste ont durant les coupures de scènes.J'affirmais tout à l'heure la complexité de cette oeuvre.Ju- gez-en par vous-même.Dans cet opéra, le spectateur fait face à la fois à un drame humain et à un amour particulier (entre un Blanc juif-américain et une Noire du Sud.), à un théâtre à thèses; c'est- à-dire celui du racisme et de l'an- ti-sémitisme, à des réalités sociales qui se prêtent aussi à la caricature de la société américaine, menacée par \u201clI humour noir\u201d (sie 1).Il y a cependant quelques défauts dans ce spectacle; je me permets ici d'en énumérer quelques-uns : la première scène, celle qui se passe au couvent est particulièrement faible.On dirait un opéra-litanique régit per deux soeurs du genre Alfred Hitchcock.Il y a de plus une stupidité bou- fonne, du genre opérette, dans l'emploi exagéré que l'on fait du tut et dans l'agitation dadaïste de petits crânes vides en papier qui se \u2018\u2019font-aller-la-gueule\u2019\u201d afin d'imiter le juré.Cependant il y a des scènes d'une perfection et d'une richesse exceptionnelles, telle par exemple celle du tournage cinématographique et du commercial, vantant les mérites du savon \u2018\u2019colle-de-cygne\u2019\u2019 (sic).Par ce côté même, le théâtre de Cousin fait oeuvre sociale.Cette pièce va bien au-delà du caprice de quelques auteurs dramatiques en mal d'originalité.En fait, cette formule de théâtre (ie.Brecht), n'apporte pas au spectateur le genre de satisfaction qu\u2019il est accoutumé de trouver au théê- tre.Ce théâtre fait oeuvre sociale et socialisante; parce qu\u2019il s\u2019inscrit dans un certain sens, vers la culture des masses.ll faudrait inviter tout le joli peuple canadien- français à ce spectacle.Le théâtre de Cousin est marxiste, parce que le spectateur répond à la question de l'oeuvre, comme dit Roland Barthes.De sorte que l\u2019acteur affirme tandis que l'auditeur se questionne ou qu'il questionne sous prétexte de réponse.Cette oeuvre parle à celui qui écoute; de sorte que même si cela fait deux jours que la pièce est terminée, la question posée demeure.Ce théâtre (ou art) est nécessaire autant qu'utile.C'est précisément ce qui permet de l\u2018inseri- re dans une perspective socialiste.Bertolt Brecht ne disait-il pas que le théâtre doit encourager et exciter la compréhension.II doit entraîner le peuple à changer la réalité.Disant cela, Brecht voulait montrer que l'effet principal que doit produire le théâtre (ainsi que l'art en général), dans une société constituée en luttes des classes, est de supprimer tout au moins les distinctions sociales entre l'audience et l\u2018acteur, et de créer, lorsque le travail de l\u2019acteur est terminé et a été goûté, de créer, dis-je, une collectivité ou un mouvement collectif, sans aucune division, universellement humain.Par cette formule marxiste, le théâtre résoud le conflit si longtemps entretenu entre la perception sensible (ou si vous voulez l'émotion) et la raison.Par ce théâtre, \u201cnotre sensibilité nous pousse vers un effort maximum de raisonnement et notre raison purifie ainsi nos émotions.C\u2018est ainsi que le théâtrr doit saisir son audience; non pas par une identification passive, mais bien par un appel à la raison qui demande action et décision\u2018 (Brecht).L\u2018Opéra noir de Gabriel Cousin contribue à la formation d'une éthique universellement humaine (c'est-à-dire le plus souvent: la liberté) en développant certains problémes de la réalité humaine, aux prises avec différentes classes sociales, différents systémes sociaux et différentes races humaines.Faisant agir et réfléchir l\u2018auditoire, un théâtre comme celui de Cousin: parce qu'il peut aussi, grâce aux problèmes qu'il soulève et le niveau courant de sa langue, toucher la masse laborieuse, ce théâtre, dis-je, permet un certaine transformation du conditionnement humain.Ce théâtre, dit social, émeut l\u2019homme, sans se préoccuper outre mesure de ses (Photo Serge Proulx) différenciations sociales ou raciales.Ce théâtre identifie le spectateur, chaque spectateur, avec d'autres vies, afin que celui-ci fasse de sa propre vie, non ce qu'elle n'est pas mais ce qu\u2019elle pourrait être.Ce théâtre peut atteindre toutes les classes; d'abord parce Qu'il nous émeut, mais surtout parce qu'il nous fait réfléchir.C'est grâce à cette rationalité persuasive que le théâtre de Cousin est communicatif.C\u2019est aussi pour cette même raison qu'il permet une certaine action sociale.Mercel SAINT-PIERRE \u201cLe système Fabrizzi \u201d | Jasmin: un plaidoyer Feo e ICI eee qu'il confronte d\u2018une part une pour l'homme d Plaidoyer pour l\u2019homme ! Pour le public montréalais A L'Orphéum, le TNM nous apprendre que ce n'est en som- tement les commandes lui filer présente \"Le Système Fabrizzi\" de Albert Husson.Cette comédie nous montre un certain monsieur Fabrizzi qui prête de l'argent à 3%, d'intérêt et qui donne 30%, de revenu sur les montants qui lui sont confiés.Il n'en fallait pas plus pour étonner la population et alarmer les autorités.On voit donc tour à tour venir s'enquérir du secret de Monsieur Fabrizzi, l'évêque, le commissaire de police et le banquier.L'action, un peu lente au début, nous montre finalement que le hasard est le grand pilier du \"système\".D'aucuns diront que la pièce est médiocre, mais on ne peut pas nier que dans notre contexte montréalais elle peut plaire à un public nombreux.En effet, les farces sur le clergé font encore rire, ici, beaucoup de gens.Quant à ceux qui considèrent les institutions bancaires comme un mythe, ils en sont quittes pour me qu'un \u2018échange d'argent\".Dans sa forme, sa présentation, la pièce est du style \"boulevard'.Cependant, pour le TNM qui se veut une troupe de théâtre populaire, qui est à la recherche d'un large public, le \u2018Système Fabrizzi\" plaira certainement.A mon avis, pour habituer le publie montréalais à fréquenter e théâtre, on ne doit pas l'assommer avec des pièces difficiles, avec des pièces qui lui demanderont un effort intellectuel trop intense.Il faut donc l'attirer, lui présenter des spectacles qui le distrairont, quitte par la suite à rehausser lentement le niveau de culture de ce public par d'autres pièces.: Je crois que \u2018Le Système Fa- brizzi\", qui dans l'ensemble est bien joué, bien distribué, est un spectacle à voir.Pierre RENAUD l'homme à foire ! Jasmin illustre d\u2018une façon vive et bien menée le conflit de deux générations, doublé d\u2019un conflit de couches sociales.À quoi ça sert, l\u2018instruction?A chambarder le milieu, constatent le curé, le député-mai- re et les parents dépassés por les événements.Justement, la famille est très présente dans cette pièce.On a beau dire : elle n'est pas disparue, elle est encore la cellule- mère, quoique désorientée, cherchant à tâtons sa voie et prise de doute quant à sa validité.Ainsi, le fils-étudiant, revenu à la maison après des études en relotions industrielles dans les \u2018\u2019vieux pays\u201d, entendez l\u2019Europe, veut faire plus que de répéter ses aïeux, il veut balancer un peu de leur bêtise et de leur timidité.Voilà le fils qui trahit maintenant! La mère qui approuve sans comprendre, le père qui va perdre - se: pension, le frère qui voit subi- entre les doigts, ce milieu en est un ou linconscience a partie liée avec l'ignorance.Ce qui préoccupe Jasmin, c'est l'engourdissement produit por l\u2019âge, comme des alluvions recouvrant la vigueur originaire, c\u2019est l\u2018homme \u201cmédiatisé\u2019\u201d por le capital et sa situation socio-histori- que, c'est le désarroi toujours possible quand nous regardons dons la glace nos visages défigurés.Jasmin correspond trés bien au type de l\u2019artiste comme celui \u2018qui nous révèle à nous-mêmes, nous éveille à notre sort, à notre destin.Une fois notre situation dévoilée, nous oserons peut-être lever les yeux sur l'humain que nous cachons et auquel nous aspirons en secret, sur l\u2018humain que nous serrons au-dedons de nous- mêmes.Théâtre proprement québécois que \"\u2019Tuez le veau gras\u201d en ce élite clérico-bourgeoise, olliée à la puissance économique anglo- saxonne, élite pour qui le statu quo (plus que quo, diraient les Rhinos) est dans la ligne de son intérêt bien compris et d'autre port, une masse amorphe, inquié- te et sans guide réel qui puisse Famener à s'identifier à elle- même.A ce plan plutôt \u201clocal\u201d, s'allie une pénétration psychologique, au coeur de la conscience de notre chef syndical, déchiré, ardent, ferme et pourtant faillible, forcé à choisir parmi ses idéaux, le service d\u2019une voleur nous obligeant à en négliger combien d'autres.On ne peut aller au bout de soi-même, nous laisse entendre l\u2019auteur.Mais quand les lions sont lachés, qui peut se croire indestructible ?Pour parodier la chanson \u2018\u201c\u2019Chauffe une conscience, t'as fait péter\u201d.Robert +SENAY. e > e cinema Un Godard hors série le film projeté cette semoine 4 lo salle Eisenstein est, pourrait- on dire, en marge de l'oeuvre de Godard considérée dans sa to- tolité.C'est une oeuvre insolite.Tourné en 1960, soit pendant la guerre d'Algérie, \u201cle Petit Sol- dot\u201d est un film engagé, ou mieux encore, un film à thèse.Godard por des références oux atrocités de lo guerre d'Algérie veut mon- frer l\u2019absurdité de la guerre.Et c'est précisément parce que l\u2018action du \u2018Petit Soldat\u201d se situe dans un contexte politique donné que nous disons de ce film qu'il est en marge de l\u2019oeuvre de Go- dord.Tous ses autres films nous montrent une tranche de la vie quotidienne, vie souvent bien monotone que Godard sait peindre Par suite du gâchis que constitue \u2018\u2019Jusqu\u2018au cou\u201d, il est à prévoir que tout projet futur d'entreprise cinématogrophi- que rencontrera un préjugé défavorable au conseil de l'AGEUM.Pourtant, la nécessité pour le milieu étudiant de s'exprimer via le septième art est indéniable: cette puissante technique de diffusion peut en effet nous donner un excellent moyen d'action sur le milieu universitaire et sur la société dans son ensemble.W importe donc de régler vne bonne fois pour toute l\u2018\u2019atfaire\u201d \"Jusqu'au puis d'étudier à la bose la porticipation future de l'AGEUM à des aventures ciné- motographiques.cou\u201d, Cela, seule une commission d'enquête dûment mandatée por le conseil peut le faire.Quand des politiciens font des goffes, les étudiants sont sou- ventes fois les premiers à ré- clomer la tenue d'enquêtes permettant d'établir qui est responsable de tel ou tel geste.Je vois mal pourquoi nous n\u2018aurions pos la même lucidité quand il s'agit de faire l'auto-onalyse du comportement de ceux qui dépensent notre argent.Il s'agit, en l'occurrence, d'une somme de plus de $15,000.La commission dont je préconise lo création pourrait enquêler: Une enquête sur l'affaire \u201cJusqu'au cou\u201d! à merveille.Ses personnages sont toujours des gens sons histoire.Ce sont des gens simples qui ne disent rien parce que dans la vie de tous les jours on a pas toujours quelque chose à dire.les femmes de Godard ont des réactions imprévisibles parce que bien souvent dans la réalité quotidienne les femmes ont des réactions imprévisibles.Or, \u201cLe Petit Soldat\u201d déroge à cette règle du bonal, du monotone parce que ce film conte une histoire avec un commencement et une fin alors que les autres films ne s'attardent que quelques instonts dons la vie des êtres observés.Les personnages de Godard ne meurent jomais.Mais dans \"Le Petit Soldat\u201d, il y a un héros auquel il arrive des aven- 0) Sur la façon dont le film \u201cJusqu\u2019a\u2019u cou\u201d a été réalisé, : et sur la manière dont les fonds ont été utilisés.Puis, elle devrait chercher à établir les responsabilités encourues par tous ceux qui, de près ou de loin, ont commis ou ont contribué à commettre \u2018\u2019Jusqu\u2018au cou\u201d; b) Sur les moyens à prendre pour éviter que de telles erreurs se reproduisent, de même que de suggérer une politique future à l'Association en matière cinématographique.Précisons qu'il n'est pas dans notre esprit de suggérer une quelconque inquisition dont seraient victimes les responsables de la production de \u201cJusqu\u2018au cou\u201d, mais bien de découvrir les causes d'un échec et de réorienter notre action.Il nous fout cette enquête, qui devra être complète et im- particle.Si nous ne l'obtenons pas, \u201cQ.L.\u201d tentera lui- méme, sans pouvoirs et avec le peu de moyens dont il dispose, de faire la lumiére sur cette affaire.Faut-il le dire?Une enquêie menée dans de telles conditions risque d'être imprécise, ce qui serait nécessairement injuste pour les personnes impliquées.Michel BOURDON.tures extraordinaires.Il y o oussi une femme (Anna Karina) qui est comme foutes les femmes de Godard, c'est-à-dire légère, froufroutante, soucieuse de sa beauté, invitante à l'amour.\u201cLe Petit Soldat\u201d (1960) \u2014 (second long-métrage de ce cinéaste français) fut l'occasion pour se surlout à une séquence assez longue filmée à l\u2019intérieur d'une voiture où la caméra suit le rythme de la voiture, c'est-à-dire que les images sautillent lorsque la voiture roule sur des accidents de terrain, etc.L'annonce d'une nouvelle mise en scène godardienne est donnée surtout l'égard du sujet du film (la guerre), le réalisateur est incisif, moqueur, voire porfois même cynique.Quant à la.mise en scène, elle est prophétique des films qui viendront : \u201cUne femme est une femme\u201d, \u2018Les carabiniers\u201d, \u201cle mépris\u201d, \u201cBande à port\u201d, etc.Le thème de la guerre absurde \u201cUne femme légère, froufroutante, soucieuse de sa beauté, invitante à amour.\u201d son auteur de signer une sorte de monifeste de la mise en scène.Godard rompt complètement avec la mise en scène traditionnelle; on ne sent plus la caméra, elle devient complice.Ici, on pen- dans les images de la séance de pose d\u2019Anna Karina.Bref, \u201cLe Petit Soldat\u201d est un film que l\u2019on doit voir si l\u2019on veut mieux comprendre l'oeuvre subséquente de Jean-Luc Godard.À sera repris à meilleur escient por Godard avec \u2018Les carabiniers\u201d, film que nous pourrons voir très bientôt au cinéma Elysée.Gérold BERNIER.L'homme de Rios vs James Bond Dans l\u2019un des derniers suppléments, Gérald Bernier affirmait que \u201cLe Gendarme a St-Troper\u201d et \u201cL\u2019'Homme de Rio\u201d étaient des films qui marquaient\u201d.le désir qu\u2018ont les Français depuis quelque temps de faire des films de type américain\u2018.Je suis loin de partager cette opinion.Le Gendarme à St-Tropez\u201d, pour un, s\u2019inscrit dans la longue tradition des films-comiques français.Le tradition des Noël Ro- quevert, Noël Noël, Jean Richard, Lovis de Funds, qui tentent de nous faire rigoler depuis les années 40.Evidemment, la source s\u2019est tarie.Des nouveautés s\u2019imposent.Alors, on a recours à la couleur (qui n\u2019est pas nécessairement américaine.) et au style copains (\u2018Cherchez l\u2019idole\u2019\u2019) : ça donne \u201cLe Gendarme à St-Tro- .per\u201d.Doit-on souligner que de tels films, au comique vieillot et tiré par les cheveux n'ont aveun avenir ?Le renouveau, la fraicheur, l'instauration d'une nouvelle tradition comique plus valable, nous la retrouvons chez les \u2018nouveaux cinéastes\u201d.Chez Philippe de Broca, par exemple.Ses \u201cJeux de amour\u201d, fins, subtils, faisaient naitre le sourire; \u201cCartouche\u201d, beaucoup plus débridé, préfigurait \u201cL\u2019'Homme de Rio\u201d.Et \u201cL'Homme de Rio\u201d, c'est le sommet.Taillé sur mesure pour Belmondo.Satire des films de Tarzan, des films de \u201ccape 2t d'épée\u2018, des films d'aventure franco-italo-américains, rempli de gags époustouflants, \"L'Homme de Rio\u201d est un chef- d'oeuvre de comique.Et bien français à part çe.{I suffit, de le comparer_à \u201cGold- finger\u201d, à l'affiche dans plusieurs salles de la métropole.\u201cL'Homme de Rio\u201d est un film d'auteur, \u201cGoldfinger\u201d, un film de producteur.\u2018L\u2019Homme de Rio\u201d, c'est la spontanéité, la fraîcheur, la gaieté; \u201cGoldfinger\u201d, c'est glacé, calculé à l'avance, préparé minutieusement.Dans \u201cGoldfinger\u201d, on se sent obligé de recourir à des gadgets invraisemblables, à des artifices, à quelques cochonneries (Pussy Galore); De Broca se sert habilement du paysage, de la folie naturelle de Belmondo, de la gaminerie de Françoise Dorléac.Toute comparaison est injuste, bien sûr.Mais risquons une prédiction : le prochain film de Bro- ca sera encore un film d\u2018auteur, alors que le prochain James Bond ne sera que le quatrième d'une série._ Rech: POISSON Ta} NILY] ¥3113VvND N » S961 YZIANYS 87 » * 28 JANVIER 1965 LE QUARTIER LATIN * Calvin Sieb à l\u2019OSM Etre ou ne pas être \u201cvedette\u201d Orchestre Symphonique de Montréal, à la Grande Salle le 20 ajnvier, concert d'abonnement.Programme : Six Indian Miniatures (Walter Kaufmann), Concerto pour violon et orchestre (William Walton), Danses Slaves, premiére série (Dvorak), Soliste : Calvin Sieb, violoniste.Chef d'orchestre: Zubin Metho.Il y a deux sortes de concerts : là où le programme est établi en fonction de l\u2019art, ou, ce qui est toujours dangereux, en fonction du soliste virtuose.Il arrive à l'occasion qu'une \u201cvedette\u201d parvienne à faire oublier la fadeur des oeuvres interprétées : tel fut le cas très spécial de Joan Sutherland en décembre dernier.L'événement ne s\u2019est malheureusement pas reproduit pour Calvin Sieb.Le premier violon de l'OSM a l'étoffe des plus grands musiciens.On a déjà dit que son talent était à la mesure de son Stradivarius et cela est vroi.Mais pourquoi choisir une oeuvre aussi terne que le \u201cConcerto\u201d de Walton, qui ne compromet QUE le virtuose, jamais l'artiste! Une oeuvre d'une pauvreté d'expression scandaleuse, sans audace aucune, une oeuvre écrite (et cela c'est incroyable) en 1939 ! Certes, il est bien vrai que \u2018\u2019plusieurs éminents violonistes ont inscrit cette oeuvre à leur répertoire\u201d; mais on confond souvent le virtuose et l'artiste.Calvin Sieb nous a depuis longtemps montré qu\u2019il était autre chose qu'une vedette; c'est par l\u2019œuvre choisie qu\u2019il a dégu une bonne partie de son public.C'est aussi pour la même raison qu'il m\u2019a profondément ennuyé.\u201cSix Indian Miniatures\u201d (1941-42), du compositeur to- rontois Walter Kaufman était la première pièce inscrite au programme.C\u2019est une oeuvre honnête, sans grande profondeur, mais certaines inventions la rendent intéressante.Zubin Metha, né à Bombay, là même où \u2018Six Indian Miniatures\u201d fut composé, dirigea l'oeuvre sans trop de conviction, mais sa personnalité s'est particulièrement fait sentir dans la quo- trième portie de la pièce : il en donna le \u201cton\u201d des plus belles pages de Mahler.La ferveur de Metha pour Mahler est bien connue (le dernier concert de la saison sera sans doute l'apothéose tant attendue) et l\u2019œuvre de Kaufmonn n'a aucunement souffert de cet heureux traitement.L\u2019orchestre donnait en fin de soirée le premier livre des \u201cDanses Slaves\u201d de Dvorak; les musiciens semblaient très à l\u2018aise dans ce registre coloré et Metha n\u2019a pas trop forcé la note folklorique de ces huit pièces; on a ainsi évité de foire de la musique de fanfare.Mais même cela aurait été excusable après l'assommant Concerto de Walton, si pénible & subir.Daniel SAINT-AUBIN \u201c(Photo Gaby) Les trois ménestrels UN TOUR DE CHANT lls étaient sept: quatre musiciens et trois ménestrels; et ils ont habité la scène d'autant de façons différentes qu'ils avaient \u2014\u2014 CINE-CAMPUS \u2014 8h.00: IL BIDONE (DOUB.FRANÇAIS) de FEDERICO FELLINI 10h.00: LE TRIOMPHE DE LA VOLONTE (ALLEMAND, S.-T., ANGLAIS) de LENI RIEFENSTHAL Un documenta tre 6 2 hallucinant sur Hitler el Le Mazisme GRATUIT POUR LES MEMBRES DE L'A.G.EU.M.SAMEDI, LE 30 JANVIER, A 8.00 P.M.AUDITORIUM DE L'U.DE M.de chansons.Avec un geste, avec un chapeau, avec une chaise de ETOFFE paille, tout un monde se créait, tout un univers se concrétisait.Le temps d'une chanson et l\u2019espace de quelques gestes nous faisaient pénétrer au centre d'un jeu fééri- que : le music-hall.Car ils font du music-hall, mais du music-hall bien foit, nullement comparable aux trop célèbres tentatives des producteurs Deschamps - Lelarge, à la Place des Arts.C'est par le choix de leurs chansons qu'ils se sont fait une personnalité; de bonnes chansons, sans être des chansons faussement \u201cintellectuelles\u201d et inaccessibles.Tout, chez eux, est fonction et prétexte à une mise en scène : d'abord les textes qui, la plupart, décrivent une action.Les sans culottes, Employés de bureau, Les paysannes, etc.), et en- 3e SEMAINE NOIRS CO 7) Ya] = se en scdne Robert gher sique ony | ean Robitaille Les Saltimbanques Sonsecours of TE A LA.5-2732 EN SAM DIM.843 [Ny NI TLE.DELIT CONTRE DELIT suite la musique qui, par son rythme permet, en premier lieu, d'accrocher le public et en second lieu occasionne des gestes et des déplacements (un peu à la Philippe Clay).De cette façon la chanson nous est donnée comme une réalité vivante, comme une espèce de pièce en un acte.Truffé de javas et de tangos, le tour de chant des Trois Ménestrels loin de tomber dans la répétition étonne par l'imagination débridée du trio.Il nous présente des situations cocasses, pleines d'humour; les Ménestrels ont préféré, à la vulgarité toujours très facile dans ce genre, l'esthétique et la plasticité : leurs costumes en témoignent.Appuyé surtout sur des chansons qui ont de l'étoffe et en au- eune façon obligé de satisfaire à la mode d'un moment (yéyé, par exemple), leur tour de chant offre une forme d'équilibre et de stabilité assez enviable dans le monde du music-hall.Quelques chansons \u201cengagées\u201d, comme \"Les sardines\u201d, sur la crise du logement à Paris, font le pont entre le traditionnel qui risque de mener à la répétition et l'actuel qui lui-même est vite dépassé.Les éclairages jouent aussi pour beaucoup dans ce spectacle.\u201cTu marches vagabond\u201d, \u201cJolie Ma- ri-Claire\u201d, \u201cLe mur\u201d, entre autres, ont été rehaussées por la couleur qu'on y a mis.Malheureusement, la piètre performance des micros et les brèves opérettes (trop longues par ailleurs) ont affaibli quelque peu un spectacle - bien rédé dans l'ensemble.Jean BELANGER.3 \u201c Séquences du poéme \u201d (Gemma Tremblay ) Ceux qui connaissent déjà l\u2019œuvre poétique de Gemma Trembloy par ses deux premiers recueils \u201cRhapsodie auburn (1) et \u201cL\u2019aube d'ocre\u201d (2) auront tout avantage à lire le dernier recueil de I'au- .teur: \u2018Séquences du poème\u201d (3).Mais ceux qui se sont précipités sur les ouvrages de la co-récipiendaire du prix du Maurier 1964 n'ont pu, à quelques rares exceptions près, que trouver les deux premiers.Cela est dû au tirage très restreint (500 exemplaires) de \u201cSéquences du poème\u201d et au fait qu'il ait été édité en France où s\u2019écoulera une bonne partie du stock.Cela est malheureux pour les amateurs de belle poésie.Gemma Tremblay, en quatre ans, a parcouru un long chemin poétique.Elle a réussi à canaliser ses vocalises de jadis, et même si elle reste à la recherche d'elle-même, de sa situation essentielle, elle n'en arrive pas moins à un dépouillement que ses oeuvres ontérieures ne laissaient pas prévoir.On pouvait plutôt craindre qu'elle ne s'enferre davantage dans un langage clos.Aujourd'hui, tout est clair ou presque, Je me souviens, pourtant, d'avoir lu d'elle un très mauvais poème dans \u2018La revue socialiste\u201d, le genre de poème précisément qui indispose tout lecteur éventuel des oeuvres subséquentes à ne pas vouloir soit se procurer soit lire celles- ci.Mon impression avait été quelque peu modifiée en lisant les recueils collectifs publiés par l'Union canadienne des écrivains aux Editions Nocturne: de tous ces faiseurs de vers, elle était la seule à faire plus que des vers: des poèmes.Mais encore là, et surtout après avoir lu ses trois recueils, il m'a toujours semblé qu'elle y ait publié ses moins bons poèmes, Dans \u201cRhapsodie auburn\u201d et \u201cL'aube d\u2018ocre\u2019\u2019, Gemma Tremblay fait I'élalage d'un grand nombre de mots rares qui pouvaient déconcerter, ainsi que d'une ravissante imagerie; mais tout cela me semblait encore a l'état larvaire, non fini, poussiére de sable lancée av vent et qui s'agglutinerait un peu n'importe où.Avec \u201cSéquences du poème\u201d, enfin, le poète canalise éclatements, leur donne une rigueur sans laquelle ne peut être valable aucune oeuvre d'art.Et il me tarde de lire ses \"Cuivres et violons marins\u201d encore inédits qui lui valurent le prix du Maurier cette année, Les \u201cintentions\u201d de l'auteur transparaissent dès les premiers vers du premier poème: \u201cToujours le même paysage à décrire au point de croix\u201d Elle remet par cette affirmation fout en question; mais tout remettre en question, c'est précisément refaire un chemin sans cesse parcouru à partir d'un même point originel.Ce point, c'est le \u201cpoint de croix\u201d qui suffit à définir les tiraillements vitaux de l'essence aussi bien que de l\u2018existence.Les vers qui cloront le premier poé.me \u201cHalte\u201d sont tout aussi révélateurs: \u201cAh demain est si loin pour autre chose\u201d Ces vers ferment en même temps le cycle qui mène de la halte proprement dite à so nécessité.Le poème lui-même sera dans son corps une prise de conscience renouvelée de poème en poème.les très beaux vers de \u201cInventaire\u2018\u2019: \u201cJ\u2019ouvre l\u2019inventaire d\u2019une fleur d\u2019une rivière J'accumule des rues nouvelles vocables de noms au cimetière fleuri au flanc de la montagne\u201d ne font qu\u2019annoncer les vers plus beaux encore de \u201cCinquième saison\u2018: \u201cAbsoudre le paysage avec la pierre ponce à polir Vhorizon trouant l\u2019immense plage de nos yeux\u201d et encore: \u201cJ'ai rassemblé le don de la joie sur mes mains de colère que le jour dévisage\u201d Lire \u201cSéquences du poème\u201d, c'est ensuite admettre que l'auteur est l\u2018une des rares \u2018\u2019faiseuses de vers\u201d qui, chez nous, puisse mériter le nom de poète\u201c, por la lucidité de sa vision, la justesse de son langage et son étonnant sens de l'image qu'elle réussit à mêler sons anicroche aux mots de la vie quotidienne, Il a suffi de \u201cSéquences du poème\u201d pour que Gemma Tremblay accède aux premiers rangs de la poésie du Québec, et nous étions en droit d'attendre une telle oeuvre après les promesses de .ses deux premiers recueils.Qu'il me suffise, en guise de conclusion, de citer ces cing vers: \u201cExil de ma dernière escale jusqu\u2019aux échos du naufrage éclipse de la vie de tous les procès intentés des caresses perdues d'avance\u201d (1) - Montréal, Beauchemin, 1961, 64 pages (2) - Montréal, Beauchemin, 1961, 64 pages (3) - Paris, Grassin, 1964, 44 pages Michel BEAULIEU.Pour une littérature joualisante \u201cAu soir d\u2019un massacre j\u2019écoutais un andante de Beethoven et j'ai arrêté le Cisque avec colère: il y cvait là toute la douleur du monde mais dominée et sublimée si magnifiquement q'elle paraissait justifiée\u201d.Simone de Beauvoir, La Force des Choses.Le Québec c'est vaste comme l'hiver.Notre littérature a toujours eu le goût du rêve, de \u2018évasion .Sur le plan politique, le Québecois s'est trop longtemps satisfait de révoltes effectives.Une réalité existe au Québec : le phénomène colonial.Une réalité\u201d pour le Québécois : l'aliénation par tout ce que vous savez.- Parallèlement, PARTI PRIS et les écrivains de cette revue méritent notre estime et notre appui pour leur effort de DEMYSTIFICATION.Il s'agissait bien de démystifier la littérature comme on démystifie l'activité politique depuis plus d'un an.\"Naifs, butés et joyeux nous sacrons tout par terre.\u201d (L.Gi- rouard).Les écrivains de PARTI PRIS sont à créer une littérature spontanée, agressive, brutale, vraie : Ils n'ont plus honte d'être québécois, d'assumer une fois fois pour toutes le fait québécois (ici je risque de paraître moraliste, n'empéche.).C'est comme si depuis trop longtemps nous tirions une fierté de notre honte, fierté bien commode qui substituait la sublimation à la prise de conscience véritable.Les écrivains pré-révolutionnaires veulent dénoncer le fait québé- Beurre 861-6665 Pain Pièce canadienne de Maxine Fleischman Mise en scène \u2014 Luce Guilbeault avec Roger Dauphin \u2014 Luc Durand = Micheline Gérin\u2014Suzanne Lévesque # Tousles soirs9h.\u2014Samedi 8h.-10h.30 Relâche lundi-Réservations: 861-6665 rae ABB oy |.cois et pour cela ils redécouvrent nos mots : \"Le joual c'est je crois, alternativement, une langue de soumission, de révolte, de douleur .Mais moi, je n'arrive pes à me révolter dans la langue de Camus ni à y souffrir.(Par contre, j'arriverais peut- être à y loger ma soumission, autant que dans l'anglais).(J.Renaud).Donc, notre littérature, si elle se veut collective, du même coup, se joualise: on le lui reproche.Nombreux nos écrivains obsédés par l'injustice sociale, mais peu acceptent de l'exprimer dans son particularisme.Car il faut le dire, le joual ce n'est pas seulement la langue du prolétariat ou la langue des \u2018\u2019farces cochonnes\u201d.C'est notre Chez P erre Restaurant FRANÇAIS TABLE D'HOTE A la carte, prix modérés BIERE - VINS - LIQUEURS 1263, rue Labelle - MH Victor 2-1590 Salons Privés | - - PEPE = ae .~ moyen d'expression instinctif à tous et le \u2018bon français\u201d qu'on nous enseigne à la maison, dans les collèges.nous est imposé pour masquer notre humiliation et ne correspond pas à notre révolte.(ce qui ne veut pas dire que notre langue doit se figer, au contraire).Est-ce une raison pour \"infec- fer\" notre poésie et nos romans de notre langue batarde ?Je crois que oui.Qu'aujourd'hui nos poètes et nos romanciers doivent, selon l'expression de Jacques Brault, \u2018'\u2018révéler le caractère transformable de la société\u201d.C'est la première tâche, c'est la liberté de parole, la première liberté : \"Une seule règle de style s'impose.Une seule éthique est pratiquable : la violence.Si nous tenons encore à la santé, a la vie, & la liberté.Je sais qu'il n'existe qu'un seul thème : notre écoeurement collectif\".(P.Chamberland).Au sein de cette littérature démystifiante, joualisante, québécoise, apparait une nouvelle ambiguité.Un dédoublement de personnalité.Nous avons une littérature qui se veut prolétaire et qui, par contre, n'est pas d'abord pour les prolétaires mais pour les intellectuels.Or les nouveaux écrivains se mettent dans la peau du prolétaire, dans une situation globalement québécoise mais la vivent en intellectuels dans leurs romans : ils expriment un présent et projètent un avenir dans lequel le peuple prend conscience de sa force.Cette dualité n'est pas seulement le lot de l'écrivain.Tous ceux qui se veulent révolutionnaires sont condamnés à la contradiction : d'une part ils refusent les normes bourgeoises sans échapper à la bourgeoisie si ce n'est qu'à cause de leur liberté intellectuelle, d'autre part, ils cherchent à réparer l'injustice sociale utilisée par la classe bourgeoise et la classe opprimante au détriment de la classe prolétaire, et la possibilité de choisir cette position les isole de cette dernière.\u201cUn riche qui se dépouille ne devient pas pauvre, au contraire: il s'enrichit d'un sens nouveau quand il ne se coiffe pas d'une auréole\u201d.(J.Brault).L'action du révolutionnaire et de l'écrivain est unilatérale et réfléchie : elle vise à soulager la classe exploitée et vise à la fois à détruire la culpabilité qu'ils ont à ne pas faire partie des exploités, C'est tout de même la seule action possible.C\u2019est fou ce que cette littérature jouali- \u2018sante recèle d'espoir et comme elle \u201cpète de santé\u201d.Hélène BOURGAULT \u2014\u2014_w \"es.we 7 » NILVT YZILUVNO N S96L dJlANVS 87 4 28 JANVIER 1965 LE QUARTIER LATIN * musique ® A la Grande Salle de Place des Arts, du 28 au 31 janvier, le Ballet National du Conada : \u201cCasse-Noisette\u201d (les 28 et 31); le 29, différents extraits metiont en vedette les étoiles de la troupe; le 30, Roméo et Juliette.UN musicien de 'OSM a été arrêté récemment: il avait eu la méchonte idée d'introduire un ballet dans Youverture de Carmen.© Lundi, le ler février, à la Grande Salle, l\u2018Orchestre de chambre de Prague.l'ensemble, composé de 36 virtuoses, n\u2019a pas de chef qui le conduit.Metha, croyant son mythe menacé, en verra 36 chandelles.@® L'Orchestre Symphonique de Montréal donnera un autre concert d'abonnement les 2 et 3 février; au pupitre: Zubin Metha; soliste : Alfred Brendel, pianiste.le programme de ce con- ceri s'annonce pour êtie un des plus intéressants de la saison : en plus de l'oeuvre de Pierre Mercure \"Lignes et Points\u201d, on donnera également le Concerto pour piano, op.42, de Shoenberg.théatre @ A L'Egrégore, jusqu'au 31, \"Victor ou les enfants au pouvoir\u201d, de Roger Vitrac.eso c'est ça les résultats du rapport Parent, mesdames et messieurs, on fé confiance à ça, pis ça vous donne des coups de couteau dans l'dos.\u2026 @ Au théâtre de la Comédie- Canadienne, ce soir et jusqu'au 31, le Théâtre de Mime Polonais.++ altention! ottention! les comunisses nous reviennent | On chuchotte, dans les meilleurs milieux, que les Jésuites préparent une offensive terrible LN) A (Elysée) : © La troupe du Rideau Vert présente au théâtre Stella \"La Répétition\u201d, ou l'amour puni\u201d, de Jean Anouilh.\u2026 \u2018l'amour puni\u201d, ça sonne un pev comme \u201cla Chair décevante\u201d de Jovelte.Mais on nous assure que Anouilh n'écrivait pos de feuilleton dons le Journal de Montréal.® La troupe du Tréteau de Paris présente au théâtre du Ges \u201cL'Annonce foite à Marie\u201d, de Paul Claudel.Jusqu'au 13.il y a longtemps qu'on ne nous a pos fait payer $3.40 pour entrer av Gesu.Faut crère que c'est pour les bonnes oeuvres.® A l'Orpheum, le Théâtre du Nouveau Monde présente \"Le Système Fabrizzi\u201d, d'Albert Husson, .Ne pas confondre l\u2019on- nonce du TNM (\u201crecherché\u2019) avec celle du \u2018beau Jo\u201d (trafiquant de femmes, au Granada).® Au théâtre des Saltimbanques, \u201cL\u2019Opéra Noir\u201d, de Gabriel Cousin.On nous promet des messes noires avec le gracieux concours de cantatrices énormes el flosques.cinema @ Au Parisien, Chateau, Westmount : \u201cGoldfinger\u201d.».c\u2019est le troisième de la série (on nous en promet au moins huit).Et ça commence à sentir le recuit plein de clichés et de gadgets.Mais Pussy Galore est bien appétissante et, bien malgré nous, on se rend au P.ou ailleurs.Par curiosité, sans doute.Pour savoir pourquoi une bande de pouvres caves s'apprêtent à acheter les chemises, pyjamas, caleçons, cravates, souliers Jomes Bond.Aller voir \u201cGolfin- ger\u201d, c'est saisir le moment précis qui.marque la naissance d'un mythe.@® A la Salle Alain Resnais \u201cSanjuro\u2019, d\u2018'Akiro Kurosawa.A la petite salle, \u201cLe Petit Soldat\u201d, de Jean-Luc Godard.Voir critiques de Gérald Bernier dans notre page ci- néma.Si j'ai bien compris, les deux sont à voir.Surtout Godard.@ Au Capitol et à l'Outre- mont: \u201cThe Outrage\u201d, avec Laurence Harvey, Claire Bloom et Edward G.Robinson.un remake du chef-d'oeuvre japonais: \u201cRashomon\u201d.Décidément, ces pauvres américains ne font pas le poids.® Au Champlain et Crémazie : \u201cLolita\u201d.ve.un des meilleurs films américains des dernières années.Franc, rude, très bien joué par James Mason, Shelley Winters et la \u201cpetite perverse\u201d Sue Lyon.Comme toujours, la traduction (et le fait qu\u2019il passe au Champlain, ce qui signifie sûrement : coupures à plein) en altèrent probablement la saveur.® L'Empire (cinéma de répertoire: à surveiller): \"Un été avec Monika\u201d et \u2018\u2019Orfeu Negro\u201d.deux excellents films, dans la catégorie des oeuvres moyennes.\u201cOrfev Negro\u201d, pour les romantiques invétérés (film quelque peu superficiel) et \u201cUn été avec Monika\u201d, pour tous les cinéphiles .@ Au Laval: \"Mondo Cane\u201d et \u201cCartouche\u201d.+.le premier \"Mondo Cane\u201d, sadique, inhumain, indécent, à la \u201cfraîcheur\u201d de tous les-premiers-de-série et \u201cCartouche\u201d, avec Belmon- do, vous donnera un avant- goût de \u2018l'Homme de Rio\u201d .® Au nouveau Dauphin: \u201cL'Homme de Rio\u201d, un festival Broca-Belmondo-Dorléac.«vo.voir texte dans notre chronique du cinéma.A voir, avant tous les autres films {sauf \u201cLe Petit Soldat\u201d).centre d\u2019essai © Le Centre d'Essoi de VAGEUM (840, rue Cherrier, à la Palestre Nationale) présente, vendredi, le 29 janvier: POESIE ET DIAPOSITIVES (15 minutes), par \u2018l\u2019équipe * JL \u201cLe Petit Soldat\u201d à l'Elysée Image et Verbe (Lettres) de @ La Galerie Soixante pré- François Piazza et Raymond sente les sculptures de Robert Charland; GUITARE CLASSIQUE Coulombe, jusqu\u2019au 21 février, (30 minutes) par Edouard Ras- nack (iVncent d'Indy); MIME: Jacques Legault (15 min.).® Dès le 29 de ce mois, les toiles d'Albert Rappaport, au @ Samedi le 30 janvier : mê- Musée des Beaux-Arts.me spectacle que vendredi, avec, en plus, un chansonnier : Denis Tremblay (collège Sainte- Marie).® Pour les cinéphiles, une nouvelle émission de télévision: \"Cinéma 65\", le dimanche après-midi, à 4 heures.Au canal 2, évidemment.® Les fims à voir, Demain matin, 11 h.: \u201cSous le signe du lion\u201d, d'Eric Rohmer (un cinéaste nouvelle vague de la première heure); demain soir, à 11 h.30, un film de Claude Chabrol : \u201cA double tour\u201d.Le Festival Jean Renoir se poursuit mardi soir.beaux-arts ® La Galerie \u201cU'Art fran- sais\u201d continue à présenter une expo de groupe, au 370 ouest, Laurier.Par : Daniel SAINT-AUBIN Roch POISSON \u201cSANJURO' 6.une source inépuisable de rire.\u201d \u2014 Alon Cook, N.Y, World Tels.& Sua \u201csanjuRe est un heureux mélange de combats, de comédie et de suspanse.\u201d \u2014 Justin Gilhrot, New York Mirror 35 MILTON [842-6083 SALLE EISENSTEM w fim de JEAN-LUC GODARD ve lite de KUROSAWA avec TOSHIRO MIFUNE AKIRA V.0.sous-titres anglais 1e Quartier Fsutixa VOL.XLVI?Numéro 31 26 janvier Directeur : Serge Ménard Assistant-directeur : Jacques Elliott SUPPLEMENT LITTERAIRE ET ARTISTIQUE Rirecteur : Jules Arbec Secrétaire de la rédaction : Sylvie Roche.Collaborateurs : Livres: Michel .Beaulieu, Yves Taschereau, Mark Poulin; Théâtre : Jules Arbec, Jean Bélan- ger, Roger Soublière; Cinéma: Roch Poisson, Robert Benoit; Musique: Daniel Saint-Aubin : (classique), Bertrind Duchesne (jazz); Beaux-.; Arts: Nicole Brossard, Marcel Saint-Pierre; .Philosophie : Gérard V.Etienne.: : Photographe : Serge Proulx, | Maquettiste : Michel Beurden.Agent de coordination : Michèle Côté-Lortie.i Publicité : Georges Lefebvre \u2014 739-4777 Abonnement pour l'année universitaire : $3.00 "]
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