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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
Supplément littéraire et artistique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1965-03-11, Collections de BAnQ.

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[" | 1e Quartier Tatin Réal Giguère (hé oui!) dans \u201cCain\u201d, un film de Pierre Patry qui sortira bientôt sur nos écrans.Avec Cooperatio, producteur de ce film, nous inaugurons notre série sur l\u2019industrie privée du cinéma au Québec.(En page 4u v ans ce numero: e notre musée, un bric-à-brac de province \u2014 deux nouvelles chroniques: \u201cles disques\u201d et \u2018\u201c\u2018rolémiques\u2019\u2019 \u2014 cinéma, ntu, l'afficheur hurle. * 11 MARS 1965.LE QUARTIER LATIN * La séraphique chapelle de \u2018Lettres et Ecritures\u201d le deuxième numéro de \u201cLettres et Ecritures\u201d (décembre dernier) invitait les lecteurs de lo Faculté des Lettres à participer à un numéro de création.Les envois devaient être adressés à Mademoiselle Donièle Corbeil, pour être ensuite soumis à un \u2018jury spécialisé\u201d.Onze \u201cécrivains\u201d ont reçu la suprême consécration d'être publiés dons l\u2018augusite revue.Six d\u2018entre eux (plus que la moitié donc) appartiennent à la rédaction de \u201cLettres et Ecritures\u201d.Mademoiselle Danièle Cor- beil signe un long essai et un poème intitulé \u201cSons Titre\u201d (d'une extraordinaire banalité).Le \u201cjury spécialisé\u201d a sons aucun doute trouvé en Mode- moiselle Corbeil et les autres collaborateurs de la revue, le souffle génial qui anime toute lo vie littéraire de l'Université.Daniel SAINT-AUBIN * kx # Etudes Françaises le Déportement d'études françaises de la Foculié des Lettres (U.de M.) et les Presses de l'Université de Montréal assurent, depuis jonvier dernier, la publication d\u2018une revue littéraire \u2018consacrée aux lettres françaises et canodien- nes-frangaises\u201d : Etudes françaises.Cette revue souhoite contribuer ou resserrement des liens déjà étroits qui unissent les universités d'Europe à celles du Canoda français et semble se donner aussi comme mission \u201cd\u2018amorcer un courant d'échanges entre le Canada et les universités américaines\u201d.les portes Pièce canadienne de Robert Gurik Musique et Chansons, Robert Charlebois Mise en scène, Bernard Lapierre Avec Marthe Mercure, Jean Perraud, Monique Aubry, Edouard Woolley, Irène Poujol, Gabriel Vigneault, Pascal Desgranges, et Bernard Lapierre.Tous les soirs 9h.\u2014 Samedi 8h.et 10h.30 Relâche le lundi.LE THEATRE DE LA PLACE VILLE-MARIE RÉSERVATIONS: 861-6665 Ce soir, à 8 h.30 précises \u2014 2 pièces à l'affiche e COMEDIE de Samuel Beckett avec Kim Yaroshevskaya, Jacques Galipeau et Micheline Giard e LE TABLEAU d'Eugène lonesco avec Yvon Dufour, Marc Favreau et Micheline Gérin Tous les soirs : 8 h.30 Dimanche : 7 h.30 Reléche : le lundi Égrégore 188 est, boul.DORCHESTER TEL.866-9344 librairie uébécoise SPECIALISTE EN CANADIANA Remise de 20% sans majoration oux étudiants TOUTE DERNIERE NOUVEAUTE : \u201cPour chanter dans les chaînes\u2018 de Michel BEAULIEU \u2014evasuecccnuuauune vecocsc0s0000002s0n6 169 est, BEAUBIEN = 279-2100 le premier numéro d'Etudes françaises \u2014 en vente dans certains kiosques, notamment en U-1 \u2014 contient, entre autres textes, une étude de M.Michel Mansuy (U.de M.) : \u201cBachelard et Lautrémaont.La psychanalyse de la béte humaine\u2019; une analyse de Dovid Hayne (U.de Toronto) sur \u201cles grandes options de lo littérature canadienne-frangaise\u2019\u2019; un texte du plus noble représentant de lo \u201cnouvelle critique québécoise\u201d, André Brochu : \u201cle cercle et I'évasion verticale dans Angéline de Montbrun de laure Conan\u201d.À noter: un texte de M.Jean-Ethier Blais sur \u201cle Cassé\u201d et \u201cLe Cabochon\u201d, publiés chez Porti-Pris.Une semaine du cinéma canadien.ou ce qui en reste Au Collège Ste-Croix, se tient actuellement une importante manifestation cinématographique: une semaine du cinéma conadien, qui o débuté mardi dernier.Les étudiants de cette institution n'ayant pas cru bon de nous en avertir, nous avons appris par Le Devoir qu'on y porlerait ce soir de \u201cla présence des jeunes dons l\u2018actualité\u201d et que, demain soir, on discuteroit du long métrage canadien, tout en présentant \"Nobody waved goodbye\u201d, de Don Owen, et \u201cle chot dons le sac\u201d, de Gilles Groulx.Ce qui reste de cette semoi- ne se déroule en l'auditorium du Collège Ste-Croix, ou 3800 est, rue Sherbrooke.© Le royaume des pique-ussiettes _\u2014n\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Par ailleurs, le journal du collège o publié un excellent numéro sur le cinéma canadien.Bravo pour l'initiative.Où Baudelaire devient Boisclair.Vous connaissez la chanson de Gilbert Bécaud: \u201cMarie, Marie\u201d.Hé bien, le dauphin des dauphins, Tony Roman, qui l'avait enregistrée il y a quelques années, vient de voir son disque sortir sur le marché.Une légère erreur s'y est glissée.\u2018Je travaille à lo bibliothèque \u2014 j'ai comme compagnons les poètes Baudelaire el Chateaubriand.\u201d est devenu \u2018j'ai comme compagnons les poètes Boisclair et Chateaubriand.\u201d On est yéyé, ou ben donc on l\u2018est pas, hein?Au Musée, l'art sacré .Depuis le 4 mars dernier, expo d'art sacré au Musée de la rue Sherbrooke, qui déploie un éventail de plus de cent peintures, estampes, sculptures et dessins, dont quelques-uns datent de plus de mille ans.Un thème commun : de la sainteté.Près de 65 saints figurent dons l'exposition.l'illustration \u201cPubli-spectacles\u201d et nous Très utile, cette nouvelle agence \u201cPubli-Spectacles\u201d.Chaque semaine, elle nous fait parvenir de nombreux communiqués de bonne tenue, qui \u201ccouvrent\u201d toute la vie artistique de la métropole.C\u2018est ainsi que nous apprenons, grêce à P-S, que le comique Dorry Cowl sero en vedette à la Co.médie-Canadienne, dés le 5 mai; que le chansonnier François Dompierre est devenu oc- compagnateur attitré à lo Boite & chansons du Café St-Jacques.Et que \u2014 pour ceux que ça intéresse \u2014 Jenny Rock a vendu 72,000 copies de son \u201cDouliou Douliou St-Tropez\u201d.Tex un samedi.Samedi, 13 mars, à la Butie à Mathieu (Vai David): le chansonnier Tex, surnommé \u201cle mouton noir de la chanson québécoise\u201d.Au même programme, un nouveou - venu dans le domaine de la -hon- son : Jacques Sénécal.Les communisses ont leur beau côté.La très capitaliste \u201cCanadian Concerts and Artists\u201d o pris l\u2018'importonte décision de ne pas faire affaire ovec l'agence oméricaine Huroc, dans le cos des Danseurs Moiseyev.Les di- récieurs de Canadian Concerts ont préféré négocier directement avec le ministère de lo Culture soviétique, olléguant que l'agence américaine \u201cne leur loissait que des miettes (monétaires, il va sans dire)\u201d.C'est beau, lo coexistence .artistique ! Roch POISSON VU La tête des autres\u201d J e c'est pour bientôt.\u201cVous verrez sur la scène le procès de lo Justice.À l'heure où un certain procureur fustige le Désordre, permettons-nous, avec ce qui nous reste de liberté, de faire la satire des moeurs de ceux qui nous gouvernent.Avons-nous réussi à rendre en quelques gestes et quelques regards l'humour et la saveur du texte de Marcel Aymé?A vous d'en juger.Vous êtes le PUBLIC.\u201d Voilà, en quelques mots, comment Lucien Hamelin présente au publie \u201cla Téte des Autres\u201d, l'hypocrisie et le vague, mes deux bêtes d\u2019aversion .\u201d disait Stendhal.Marcel Aymé est un Stendhalien avisé, Dans \u201cLa Tête des Autres\u201d, il déclare la guerre à l'esprit de lourdeur et surtout à l'imposture qui, sous le nom de sérieux, abrite confort et conformisme.Même s'il heurte certains esprits, il démystifie d'une façon radicale certaines institutions camouflées sous des enseignes très flatteuses et où pullulent souvent de basses et cruelles manoeuvres, L'auteur se laisse guider par son instinct, il se méfie des \u201centraînements de la raison\u201d, il \u2018aime pas à être dupe.Il est donc tout à fait normal de trouver dans cette comédie un personnage aussi aimablement fantastique que Roberte, qui est à la fois innocente et cruelle, aimable et difficile à faire accepter par le public.Marcel Aymé traque sans relâche la médiocrité et le snobisme, les ambitions et les prétentions de touie espèce.Dans La Tête des Autres\u201d, la cocasserie de l'invention, loin d'offaiblir la pièce, en fait une satire qui l\u2018inscrit dans lo lignée de Rabelais et de Moliè- re.Pour répondre à lo polémique qu\u2018a soulevé sa pièce \u201cLa Tête des Autres\u201d, Marcel Aymé a dit : \u201cJai fait de mon mieux pour éviter toute ressemblance avec des personnages réels, mais je ne peux pas faire que je ne sois de mon époque.\u201d A vous de venir voir et de juger si la pièce peut s'oppli- quer à notre Justice québécoise.Les représentations auront lieu les vendredi 19 mars et samedi 20 mars à 8 h.30 p.m.et le dimanche 21 mors © 2 h.30 p.m.Pierre RENAUD « Le Grand Gala du d'abord une manifestation politique effleurant tantôt un nationalisme puéril, tantôt un fanatisme naissant, surtout en fin de soirée, lors de la \"procession au R.LN., flambeaux'', Dernière attraction d'âge révolu, et qui a bel et bien raté l'effet recherché à cause d'une défaillance dans l'organisation.Ensuite un spectacle qui aurait tiré profit d'un en- chainement plus rapide dans la présentation de notre éventail de chansonniers.C'est peut-être parmi eux que nous comptons actuellement les individus les plus aptes à refléter notre nationalité québécoise française.Mais de là à les utiliser à des fins purement politiques, il y a une marge.les sentiments qu'ils expriment trou- vèrente peu de chaleur et s'estompèrent vite dans une atmosphère qui respirait trop la ferveur révolutionnaire.Au milieu de gags sur les anglais et les fédéralistes, nos artistes ont présenté leurs chansons à succès, et avec une telle insistance que deux chansons de Vigneault, \u201cJack Monoloy\" et \"Mon pays\u201d ont été, tour à tour, reprises par deux interprètes différents.Manque d'originalité ou conquête facile d'auditoire 7.De toute façon, une palme bien méritée pour le Natashquanais absent.Bien que la comparaison soit souvent injuste, chacun étant lui-même, un tel spectacle nous offre la rare occasion d'apprécier avec une certaine justesse le calibre ou la perfection des artistes évoluant successivement le même soir et sur les mêmes planches.La pratique d'un métier donne l'expérience, mais \u2018âge ot la maturité y compte aussi pour beaucoup.Nos Qua- tre-Vingt jouissent d'une expérience presque équivalente aux Cailloux.Mais mercredi dernier au Forum, nous avons pu constater que les premiers possédaient une technique plus sure, une maîtrise qui manie les nuances et une compréhension plus grande du texte.Dans \"Jack Mono- loy\" ils nous ont offert une note bien personnelle, tout en évitant de gratter trop fort sur les cordes de leur instrument, à la manière des Cailloux qui.Un autre contraste nous a frappé, celui de deux interprètes qui vivent intensément leurs chansons, mais de manière totalement différente : Pauline Julien, plus fringante que Jack Mo- noloy lui-même, et Renée Claude plus expressive par sa seule voix que Michel Legrand par tous ses gestes.Et que dire d'un Léveillé qui, avant même d'entrer en scène avait déjà gagné son public.Les bras croisés, pleurant sur le passé, s'en est allé trop vite de \"Frédéric\", et d'une nouvelle chanson parlant 13 de guerre nationale, d'amour, ot d'une île où.Le \"Grand Six Pieds\u201d à raconté sa triste histoire avec les \u201cméchants\u201d anglais, et la foule les écrasa de ses applaudissements tout au long de sa narration.Claude Gauthier avait encore sa voix mâle et bien chaude quand il disait \u2018Ton nom\u2019.Pierre Calvé s'est rendu à \"Vera Cruz\".Ses souvenirs allaient des coquillages à la mer, et de la mer au rivage, comme toujours.Mais on n'a pas retrouvé l'amoureux qui a créé \u201cLes Colombes\" en Pierre Létourneau; plutôt l'acteur qui se fourvoie quelque peu dans ses gestes en tentant de passer au genre music- hall.Quand à Jean-Guy Moreau, il sait reproduire les traits pittoresques de ses personnages tant dans ses gestes que dans ses paroles.Il aurait par contre avantage à élargir son champ de bataille.À revoir constamment les mémes victimes.Une nouvelle venue, Suzanne Valéry nous a dégus dans \u2018Le Rapide Blanc\u201d du très célèbre Oscar Thiffault.Vous vous sou- \u201c Commentaire sur le gala du R.LN.venez \u2018Et la bonne femme y'a demandé ce qu'il voulait, ce u'il souhaitait.Ah! je vou- rais madame.\" Mais cela ne valait pas l'original.Un rythme trop lent, des silences inopportuns.Cependant que sa première chanson sur un air de rigodon nous rappelait une \u2018\u2019Dominique Michel\u201d remplie de verves.Soulignons enfin le talent de Joël Denis, chanteur populaire mais aussi fantaisiste de classe.A l'aise sur scène il joue son rôle qui n'est pas d'être Don Juan mais de se dissimuler derrière son personnage.Une réaction imprévue vint, au milieu de la soirée, déranger les Cyniques, trop sûrs d'eux- mêmes.Leurs farces sur certaines activités religieuses soulevèrent de vives .protestations, ce qui les força à changer de bouc émissaire.Une soirée R.N.Un forum injuste pour nos chansonniers qui ne sont pas des artistes de music-hall ou des gens de cirque.Un sacrifice pour la cause des indépendantistes, quoi! Michel LUPIEN The Swingle Singers, Anyone for Morar?Philips; Stérée PHS 600- 149; Mone PHM 200-149.Aprés celles de Bach, Haen- del et Vivaldi, voici maintenant quelques oeuvres de Mo- xart interprétées à la manière des Swingle Singers ie.un rythme de \u201cswing\u201d (4/4) ajouté à la musique originale de l'auteur.Ce qui lui donne une certaine ressemblance avec la musique de Jazz, bien que cette dernière forme d'expression soit à la base une improvisation sur un thème donné avec un rythme qui varie selon la pièce.Cette nouvelle façon de traduire les Classiques, en plus d'emprunter un langage vraiment vingtième siècle comme Jacques Loussier dans sa série de disques \u201cPlay Back Jazz\u201d, nous rapproche davantage des sentiments de l'auteur lui-même par les voix humaines qui, directement, rendent les sons au lieu d'instruments maniés par l'homme.À cette présence plus sentie des classiques, s'ajoutent le caractère universel de cette communication s'astreignant simplement à des sons et la supériorité sur les chansons dont les mots sont toujours trop impuissants à évoquer ce que l'on souhaite vraiment.Le dernier disque des Swin- gle, de l'avis de Ward Swingle lui-même, \u20ac& représenté pour tout le groupe de même que pour le batteur et la basse, de nombreux échanges d'efforts concertés, car ce passage de Back à Mozart n\u2019était pas sans comporter des difficultés d'adaptation.Le tout est réussi.Comme sait le faire ce groupe qui travaille tant que la perfection n'est pas atteinte.Les pièces au programme: Ah | Vous dirais-je maman, une Fugue, la Sonate No 15, Eine Kleine Nacht Music, Allegro from Sonata.Christiane Le- grand ne se dément pas dans ses soli, et toutes les voix se fondent en accord avec io simplicité dans l'harmonie.La mélodie y est sereine et reposante.Leur sensibilité nous émeut.ll y à mille et un aspects dans chaque chose.Et celui que les Swingle nous découvre n'est pas le moindre de Mozart.Srossens; Philips 877-8491.Les Copains d'abord Saturne, Le petit joueur de Flüteau, Les deux eoncles, Le mouten de Panurge, Les 43° atts, otc.Sa dernière création, dixième long-jeu, nous ramène mais sous un jour nouveau ses thèmes favoris : la mort, les expériences de l'amour et l\u2019amitié.Si ce n'est plus le poète de Pénélope ou de l'Auvergnat, il demeure un des rares chan- soniers qui s'en tient à un mode d'expression réduit au minimum, alors que tous préfèrent s'entourer d\u2018orchestrations plus ou moins compliquées.Un artiste complet par lui-même s\u2019identifiant à la simplicité du \u201cPetit Joueur de Fluteau\u201d.Une philosophie de la vie dans \u201cLes deux Oncles\u201d que beaucoup d'étudiants auraient avantage à consulter : \"\u2019Aucune idée n'est digne d'un trépas.Qu'il est fou de perdre sa vie pour des idées, des idées qui font trois petits tours et trois petits morts.et qui s\u2019en vont.\u201d Brassens ne change pas.| est toujours lui-même.Et son dernier disque ne décevra pas ses nombreux auditeurs habi: tuels.! Michel LUPIEN VENDREDI, 12 MARS 1965 AU GRAND SALON DANSE COSTUMEE A LINTERNALE.® Tous les mirages glacés d'une patinoire d'évasion.© Obtenez les tuyaux (boyaux) au guichet la fuite rêvée .© Confiance et sécurité avec les gardes de TANT-GAS.déguisée.INVITES-SURPRISE REPRESENTANTS DE LA PEGRE INTERNATIONALE \u2018Admission : $1.00 Prix pour les meilleurs costumes Cri et Cosmopolis VOUS INVITENT.* Orchestre : Pietro Rossi = ® y % NUVT AZLLYVOD 31 S96L SYVW 11 + \u2014 11 MARS 1965 # LE QUARTIER LATIN * \u201cDans les dix films que je pourrai faire dans ma vie, les dix films vont réfléter l\u2019ensemble de ma personnalité.Ils reflète- ront aussi bien le père de famille que j'aurai été que l\u2018être sociable ou asocial que j'aurai élé dans la rue\u201d (Pierre Patry) A la veille de la projection sur les écrans montréalais du deuxième long-métrage de Pierre Patry, Cain\u201c, je réécoutais l\u2019enregistrement d'une longue conversation que j'avais eue avec lui, il y a quelques mois.Je me demandais combien de personnes connais- soient vraiment Patry?Même ses plus grands admirateurs (ceux qui se livrent à ce Qu'on appelle maintenant la \u2018\u2019Patrylatrie\u201d) n'ont probablement jamais eu l\u2019occasion de jaser des heures avec lui.À la lu- miére des cing onnées durant lesquelles je l'ai rencontré assez régulièrement (quand je n\u2019ai pas directement travaillé avec lui) je vais essayer de tracer quelques lignes de son caractère, de ses idées, de ses réflexions, bref de Pierre Patry, être humain.En mauvais journaliste, je vais exposer mon sujet d\u2019une façon très subjective; je loisse à d'autres la critique de ses idées ou de ses oeuvres.Les citations sont tirées de la conversation mentionnée plus haut.Pierre Pour la plupart des cinéphiles, Pierre Patry incarne le relance- ment de l'espoir dans l'établissement d'une industrie cinémato- Il croit au film engagé.graphique canadienne.Et je crois bien qu'il se plait dans ce rôle.Et c'est très compréhensible puisque maintenant ce rôle, c\u2019est sa vie.Après avoir jeté pardessus bord les anxiétés qui hantaient les cinéastes canadiens, il s\u2019est lancé à corps perdu dans l'aventure de \u201cTrouble-Féte\u201d.Puis il a obandonné la sécurité de l'Office National du Film pour bâtir Inc.et tourner deux autres longs-métra- ges (sans compter \"Poussière sur lo Ville\u201d qu\u2019il est en train de produire).Dans son équipe, il s'est entouré de jeunes cinéastes aussi ambitieux que lui.Il s'est d'ailleurs toujours intéressé aux jeunes cinéastes amateurs; il serait difficile de compter le nombre de jeunes cinéastes à qui il a offert une chance de travailler dans le cinéma.D'ailleurs ne se considère-t-il pas comme un jeune cinéaste lui aussi?\u201cNous, Pierre Patry, Broult, Gilles Groulx, Claude Jutra, Don Owen, nous sommes jeunes, nous faisons portie de la jeune génération.Nous sommes avec le dé- bridage universel dans les mouvements de jeunesse accentué par nos cas particuliers avec le F.L.Q., la neutralité, le mouvement loïc de langue française qui sont en fait le résultat des élucubrations de la jeunesse d'aujourd'hui.Et c'est ça que nous exprimons dès que nous faisons un film engagé.Si on fai- soit un film à histoire, on serait Cooperatio 4 L'industrie privée du cinéma encore porté à faire des histoires d'adolescents pour la simple et bonne raison qu'on ne parle pas des choses qu\u2019on ne connaît pos.Et comme on n'a pas 40 ou 45 ans, on n\u2019est pas porté à parler des problèmes d\u2018amour, des problèmes sociaux ou politiques de cet âge-là.Dans le moment nos préoccupations sont sûrement dans l\u2018ordre de la jeunesse.On fait corps avec la jeunesse.\u201d Comme la jeunesse Pierre Patry prend position sur les problèmes québécois.La \u201cRévolution Tranquille\u201d de \u2018\u2019Trouble-Fête\u201d n\u2019est pas un truc d'exploitation commerciale, mais l\u2019expression d'une réflexion continuelle.\u201cles gars de 40, 50 ans qui ont fait la guerre sont quand méme pris ovec des problémes d'odolescents.C'est-à-dire que les crises qu'ils ont traversées sont très souvent dues ou fait qu'ils ont vécu des problèmes d'adolescents qu'ils n'ont jamais solutionnés et qui remontent en surface aujourd'hui.C'est peut- être le cas de toute la population conadienne-frangaise qui est d'un âge mental de 16 ou 18 ans aujourd\u2019hui.Elle commence à sortir de son adolescence et de sa puberté.Elle tente de solutionner des problèmes qui se sont posés en pleine croissance.Là on orrive à l\u2019âge de raison, de l'é- moancipation, de l\u2018individualisation, à l'âge où il faut s\u2019assumer.Et les gars ne sont pas armés.Tout l'arrière plan de lo culture, de l'éducation, tout l'atavisme qui peut être en nous, ne nous dispose pas à nous assumer alors que les exigences contemporaines nous obligent à le faire.: A ce moment-là ço fait des bombes.\u201d Son inspiration.Cet amour du pays, il l'a ae- quis dans un petit patelin près d'Aylmer, où il a passé huit ons de sa jeunesse.\u201c un hameau, deux bouts de chemin qui mènent à la voie ferrée.L'autre côté il y avait un petit bois qui allait jusqu\u2019au bord de l\u2019eau.Plus haut, le chemin qui menait à Hull, une petite route nationale.Pas d'église, pas d'école, pas de restaurant, pas de magasin.D'un côté des fermes, de l\u2019autre des grands champs, des grands bois de sapins et de pins.Ce sont les huit années que je vais probablement exprimer toute ma vie.L'eau et la nature sont toujours là pour moi.C'est peut-être pourquoi on a remarqué les extérieurs dans tous les films que j'ai faits.J'ai refusé de vivre depuis qu\u2019on est parti de là pour venir en ville.je me suis mis à travailler depuis ce temps-là.\u201d Cette inspiration puisée dans la nature à aussi été alimentée par ceux qu\u2019il appelle ses mai- tres.\u201cLa sensibilité de Claude Ju- tra, c'est celle qui m'a inspiré et dirigé le plus longtemps.Encore aujourd'hui elle est peut- être le plus gros coup de pied que j'ai eu.Jutra est le seut au pays qui m\u2019inspire et pourtant on n\u2019est pas d'accord du tout.Bien que nous soyons amis, nous ne pourrions plus travailler ensemble.Du moins nous ne pourrions plus faire la grande aventure du cinéma.l! ne voudrait; je ne voudrais pas.\u201cA tout prendre\u201d m'inspire une foule de choses.Pourtant ça ne veut pas dire que je trouve le film extraordinaire sur le fond.Je trouve la forme absolument incroyable.Par ailleurs je ne sais absolument rien de ce que Jutra pense de moi.\u201d \u201cC'est l'énormité d'Orson Welles, le front de boeuf d\u2018Or- son Welles.C'est l'homme qui m\u2018inspire le plus à cause de la tenacité à sa personnalité propre.Quand je regarde un de ses films, je sens qu\u2019il n'y a pas un plan qu'il aurait compromis pour le commerce.Il vit & travers chacune des images qu\u2019il a fabriquée de ses mains.\u201d \u201cCharlie Chaplin est, pour moi, le Molière du cinéma.Avec des simplicités, il à atteint tout le monde.Il n'est pas sûr que je finirai pas ma vie dans le cinéma comique.\u201d Il est révélateur de constater que ces trois cinéastes ont tous été leur propre producteur à un moment ou l\u2019autre de leur carrière.Pierre Patry, réalisateur- producteur-directeur de compagnie de cinéma semble avoir Le phénomène Pierre Patry assimilé avec le moins de heurts possibles ces différentes fone- tions imposées par les circonstances actuelles qui régissent le cinéma canadien.\u201cOn souhaite cependant que les gars aient l'humilité de reconnaître leurs limites devant l\u2019industrie, et la générosité d'accepter que pour créer au cinéma, il fau! se soumettre (non pas se résigner) à des exigences qui ne sont pas toujours plaisantes.Quoiqu'on veuille, le cinéma restera toujours une grosse machine à faire fonctionner.Une machine qui demande le concours de beaucoup de monde.Il ne faut pas oublier que chacun a droit à son point de vue la- dedans.Ce n'est pas pour satisfaire à des rêves individuels que toute une équipe doit se suicider.Les gars devraient faire du cinéma pour le vrai.Pour faire un film il y a des exigences de production, de réalisation et de distribution qu'il faut rencontrer.Ce n'est pas en les ridiculisant en les méprisant qu'on va solutionner ces problèmes et finir pour réaliser les films qu'on veut faire.C\u2019est plutôt en essayant d'y satisfaire (pas toujours par les moyens classiques, surtout pas par la prostitution) Qu'on va renouveler la machine et qu'on va lui permettre de se remettre au service du cinéma- art.Je trouve regrettable dans le moment que des gars qui veulent faire du cinéma long-mé- trage, traitent de mercantiles ou de terre-à-terre des gars qui essayent de concilier les réalités matérielles ou industrielles et commerciales de l\u2019industrie du cinéma avec les réalités esthétiques.C'est justement ce dont on a besoin chez nous si on veut arriver à faire de bons films, de beaux films.I est admis dans tous les pays que le bon film est fonction d'une quantité.\u2018On raconte l\u2019histoire de l'Italien qui se trouvait à Hollywood et qui se faisait dire par un Américain: \u201cOn fait 250 films par an.Là-dessus il y en a 7 de bons.\u201d l'Italien aurait demandé: \u201cMais alors pourquoi ne faites-vous pas seulement les 7 de bons?\u201d Parce que pour les avoir, il fallait faire les 250 films.Ici, il faut risquer de faire LE bon film.\u201d Mais qu'on soit réalisateur, producteur ou directeur de compagnie de cinéma, le problème principal au Canada est celui des scénarios.André LAFRANCE, Sc.Rel.la seconde partie de cette entrevue la semaine prochaine e \u20ac oe cinema \u201cTreat me right, | will do what you want.\u201d \u201cBABY THE RAIN MUST FALL\u201c.Film américain - noir et blanc.Musique d'Elmer Bernstein, générique de Vance Jonson, scénario de Horton Hoote d'après la pièce (du même auteur) \u2018The Traveling Lady\", avec Steve McQueen, Lee Remick et Don Murray.Réalisé par Robert Mulligan.\u201cIl faut vivre vite car la mort est proche.Le fin du monde arrivera a l'aube\u201d.(James Dean, East of Eden) Avec un film comme \"BABY THE RAIN MUST FALL\u201d, nous sommes en présence d'un genre qui à nouveau s'impose.De \u201cTHE HUSTLER\u201d parmi les salles de billards, en passant par \u201cLONELY ARE THE BRAVE\u201d, \u201cHUD\u201d et son cheval blanc de cadillac, jusqu'à \u201cBABY THE RAIN MUST FALL\u201d, une tendance se manifeste : la renaissance d'un genre ou le \u201cwestern contemporain\u201d.Un nouveau souffle au profit d'une \u201chumanisation\u201d du décor pour une déshumanisation du héros.D'un commun accord avec la nature, l\u2019homme s'identifiant à travers et par elle, une transformation s'opère, un mythe (James Dean et Giant) se crée.Dès les premiers instants (le générique de Vance Johnson), les images d'un décor bruyant surgissent : d'une civilisation poussiéreuse axée sur un mode de vie nomade et subordonnée par l'arme à feu, émerge une société sudiste ayant pour héros un être qui se meut et se cat au milieu dun monde mécanisé et \u201ctransito- risé\u201d.A\u2019 .uter à cela le lyrisme d'une adolescence prolongée.Si l'on situe \u201cBABY THE RAIN MUST FALL\u201d dans la filmographie de Robert Mulligan, il se place sur un plan thématique au même niveau que \u201cTO KILL A MOCKINBIRD\u201d.Toujours dans un style intimiste, simple et désuet, parfois poétique, Robert Mulligan et Horton Hoote explorent (de nouveau, mais d'une façon antithétique à , Mockingbird) le monde de l'enfance \u2014 monde projeté psychologiquement et psychique- ment à travers la conscience infantile de l\u2018adulte Henry Thomas (Steve McQueen).L'histoire raconte les démé- lées d'un jeune homme ex-ba- gnard et délinquant, chantant de la musique \u201crhythm and blues\u201d, cette même musique qui le délivre de toutes les contraintes, le libère et le fait rêver de fortune et de gloire.A ce personnage au caractère ombrageux se rattache tous les sortilèges d\u2019un passé, souligné ici par maints facteurs : le décor d'une vieille maison, hautaine, sévère et puritaine dans laquelle Henry Thomas o été élevé par une gouvernante, Miss Kate, personnage mystique qui comme Boo Radley (Mockinbird) hante et ajoute à l'atmosphère du film une allure enchanteresse et mystérieuse (monde psychique de l'enfance d'Henry Thomas souligné par la musique de Elmer Bernstein); il y a aussi la frai- cheur qu'apportent Lee Remick et sa petite fille.Ces deux personnages sortis du Nord, en quête de repos et venus secouer le monde rural et limité d'Henry Thomas.Dans cette toison close, il y a pourtant de l'espoir.Lueur d'espérance, de recherche de soi-même que chantent les ballades du pendu.Si les chansons prennent une part importante de signification, sont partie intégrante de la forme \u2014 \u201cCléo\u201d\u2019\u2019 dans Parler de \"Cléo de 5 à 7\" n'est pas chose nouvelle.Le film à été vu et revu par une foule de gens qui l'ont apprécié à sa juste mesure.La renommée de Cléo\u201d n'est done plus à faire.Le spectateur y trouve tellement de richesses, qu'il se plait même à le voir plusieurs fois.Malheureusement, à l'auditorium de l'université, vendredi soir, la salle était plutôt vide.\"Cléo\" est un film réalisé par une femme, qui n'est autre qu'Agnés Varda.C'est ainsi que les coordonnées du film sont conformes à l'univers féminin.Les objets et les personnages sont montrés avec finesse et tendresse sans qu'ils soient pour autant monotones.Christian Rasselet disait dans Objectif \u201863 qu'il fallait regarder le film comme on regarderait une belle femme.En effet, si la réalisatrice est un?.sept heures intellectuelle, le film n'est pas du tout un long raisonnement métaphysique.On admire le film pour ce qu'il est, c'est tout.ll est bâti sur l'emploi de temps de Cléo enire cinq heures et de l'après-midi.Cléo effectue une longue promenade morale et physique avant de recevoir le verdict du médecin sur son état de santé.Durant deux heures, elle a le temps de s'acheter un petit bibi, de voir son fiancé, de rencontrer ses musiciens fear elle est une chanteuse, belle et populaire), de visiter une amie et de se faire accoster par un dra- queur.L'aitente des examens médicaux la fait passer de l'effroi à l'inquiétude et de l'an- coisse à la joie.\"I faut vivre car la mort est proche.\u201d exemple les films de Joseph Losey (\u201cEva\u201d, \u201cThe Servant\u201d), il en est de méme pour le film de Mulligan.Iki les paroles musicales nous révelent le personnage : le mal-aimé et \u201cthreat me right, | will do what you want.| will do you good\u201d; je pense à cette composition de Thomas pour la femme à l'enfant (little light shine for me, my love is light .), indiquant chez ce dernier une tentative constante de saut.Tentative atteignant à la fois une apogée de violence et de sérénité : il faut voir cette scène où Steve McQueen court désespérément vers un véhicule pour atteindre cette liberté d'être qui ne lui a jamais été donnée, ces images d'un lyrisme sauvage à la Al- drich où l'homme veut fuir (the time is moving fast, | must get ahead.paroles de Thomas au juge de paix, les deux personnages séparés par une grille de cimetière); enfin la scène holocauste où l'on voit par une suite de plans, Henry Thomas et sa fille planter un orbustre dans la terre sablonneuse et rougeâtre du Sud.Cet arbuste, ce regard vers l'avenir, cette tentative de réconciliation et d'identification de l\u2019homme à la nature, elle seule pouvant rétablir l\u2019homme, tout cela s\u2018accouple admirablement bien avec le simple refrain qu'est \u201cBABY THE RAIN MUST FALL\".P.S.: Complétant le long métrage un documentaire de l'ONF.réalisé por Austin Cambell, avec photographie de Wolf Koenig et musique d'Eldon Radburn, s'intitulant \u201cAGE OF THE BUFFALO\".Hubert-Yves ROSE \u201cCléo de 5 à 7\" est un film beau qui brille par sa simplicité et qui touche par ses images et ses dialogues sensibles.Agnès Varda a usé avec succès et ses talents d'ancienne photographe et de la beauté de Corinne Marchand.Cependant \"Landru\u2019 n'a pas reçu les mêmes faveurs de la art du public, On a traité Cha- Erol d'apostat après avoir vu \u2018Landru\u201d\u201d mais sans en avoir compris le véritable sens.Ce dernier reste dans la lignée des films précédents du réalisateur français.On y découvre le mé- me goût de la caricature.Que ce soit des Cousins\u2019 ou des \u201cBonnes Femmes\" les personnages sont des êtres stéréotypés.Le cousin de la ville a une vie différente de celle du cousin de campagne; les bonnes femmes ont une vie qui ressemble étrangement à celle de la popu- lasse.Ce goût de la caricature qu'affectionne Chabrol explique pourquoi ses personnages nous sont parfois antipathiques (ceci est surtout vérifiable par \u201cLes Bonnes Femmes\u201d et \"A double tour\").Landru ressemble à un bu- raucrate; c'est un bourgeois soigné et cultivé : l'opéra, les oeuvres d'art et la littérature l'attirent.Landry est aussi un de ceux qui souffre de la guerre 14-18.Et comme pour se venger de celle-ci, il assassine de riches Françaises, après les avoir amadouées, pour faire vivre sa petite famille.De là vient le comique, un comique de situation.Landry découpe ses compagnes et les brûle dans une villa dont les murs sont affublés de couleurs haissables tandis que les voisins, des Anglais, trouvent que la fumée d'à côté sent mauvais.lei Chabrol se moque de notre société.Il implante le concept de la femme fatale par celui de \"l'homme fatal\".Landry n'est as beau: il est petit, maigre, barbu et chauve; il a de gros traits et une voix rauque.Cependant, \"il a du charme\u201d comme le dit un personnage au début du film.Ce cher Landru est laid mais toutes les femmes perdent contenance à sa vue et toutes tombent follement amoureuse de lui.\"Landru\u201d est un film comique mais qui montre une fois de plus le pessimisme de Charol.Si Charol se moque ce n'est que pou.mieux injurier et cracher sur l'hypocrisie de notre monde, Michel BEAUDRY * SP6L SAVW IL \u2014 NILY1 SZLLUVND F1 + x 11 MARS 1965 LE QUARTIER LATIN * Lettre ouverte à Jean Basile Cher monsieur, Dans une chronique parue dans le Devoir du 6 mars, vous nous faites l'honneur de répondre à une lettre que nous avions envoyée aux journaux.À l'examen de votre réponse, cher monsieur, il appert que ce n'est pas notre raisonnement qui s'ap- vie sur une équivoque, mais élas, le votre.ll semble, à première vue, que ou bien nous nous sommes mal exprimés, ou bien vous n'avez pas compris le fond du problème.Vous êtes, nous en sommes sûd, trop honnête homme, pour tolérer un malentendu dont les effets seraient douteux : nous ne doutons as un seul instant que cette ettre sera admise dans vos colonnes, non seulement comme un droit de réponse, mais encore comme une mise au point.Que voulions-nous dire ?Qu'un certain état d'esprit paternaliste \u2014 nous n'osons pas dire étroit \u2014 règne actuellement chez les critiques et les rédacteurs artistiques.Que, hors d'un certain cercle \u2014 la gang, la Mafia ou un certain académisme, selon le vocabulaire que l'on possède il n'est point de salut, que ce soit voulu ou non.Que ce cercle vit dans l'ignorance à peu près totale de ce qui ne se passe auges Robitaille ou Raynald Con- nelly \u2014 pour ne prendre que ces deux là \u2014 ne sont point des amateurs.Ailleurs \u201con les considérerait comme professionnels.Dérogeraient-ils en exposant au Crible ?Les voilà redevenu amateurs.Par contre, si telle ou telle galerie fait une exposition, quand ce serait celle d'un illustre inconnu ou de quel- qu'un qui vient de toucher pour la première fois une brosse, à 70 ans, les critiques accourent et font, pour le moins, un compte-rendu.Au Crible, nous n'avons pas vu un critique depuis 8 mois.Cette galerie ouverte 5 jours par semaine toute la journée, serait-elle amateur ?En vertu de quel critère ?Elle risque fort de le devenir, en faisant preuve d'optimisme : aucun peintre \"professionnel ou non, n'est intéressé à exposer dans une galerie dont on ne parle jamais.Dans le domaine de la littérature .C'est encore pire.Pourquoi certains livres sont-ils critiqués, quelques fois le jour même de leur parution et d'autres jamais ?Mystère.Un de vos confrères \u2014 dont nous tairons le nom par charité professionnelle \u2014 à qui on demandait son avis sur un livre qui lui avait été remis en main propre un mois et polémiques tour de lui, ou qui ne se manifeste pas dans les cadres consacrés.Les preuves ?Mais elles abondent, cher monsieur .Prenons le cas de la galerie Le Crible : ce ne sont point les peintres que l'on y ignore, mais son existence propre.Car, si l'on s'en tient à vos critères, Geor- demi auparavant, répondit ingé- nuement : Je ne l'ai pas lu.Comment peut-il savoir si c'est de l'amateurisme ?Par intuition ou par table tournante ?Par contre, si l'on en croit ses écrits, il à lu une partie de ce qui a été publié entre temps.Selon que vous serez les éditions X ou IVE, quelque chose ou rien.Attitude inconsciente sans doute : nous ne doutions pas un seul instant de son honnêteté.N'empè- che : d'habitude, on établit ses préférences par comparaison; il nous semble assez singulier qu'on les base sur des ignorances successives, À moins que, tout comme un autre, on ne critique que la littérature adulte\u201d: expression, pour le moins, curieuses.Mais tout en l'admettant sous bénéfice d'inventaire, on pourrait peut-être rétorquer qu'il faut permettre de vivre à la littérature \u2018'infantile\" pour devenir adulte.Ne fusse que pour être logique avec soi.Car bien que ces détails doivent vous paraître sordides chez des jeunes \u2014 Nos 25-30 ans en ont été flattés, croyez-le bien \u2014 pour qu'une maison d'éditions vive, il faut qu'elle vende.Pour qu'elle vende, il faut que l'on sache, au moins, qu'elle existe.Sinon, si l'on attend qu'elle devienne adulte, elle risque fort de trépasser en chemin: non pas à cause de sa qualité \u2014 qui est à débattre \u2014 mais faute d'argent.Pour les compagnies de spectacle, c'est le même problème.On pousse la plaisanterie jusqu\u2019à faire force bruit et sur la pièce, et sur l'auteur, avant qu'elle soit produite, si elle est le fruit d'un confrère.Pour les autres.on attend un certain temps.Or, en général, cette publicité gratuite est faite pour ceux qui disposent d'un certain capital.Les autres non.Ce n'est pas le public qui les boude: on ne met pas en quarantaine ce que l'on connaît pas.On devient professionnel lors- ue l'on est coopté par ses pairs, dites-vous ?Fort bien, mais \"qui\" est le pair?Le poète reconnu par tous mais qui n'est pas critique, ou le critique qui n'est pas poète mais qui @ un journal à sa disposition Là est l question, sous sa forme pratique.Un critique qui est et doit rester entièrement libre quant à ses jugements, a-t-il le droit de laisser dans l'ombre ce qui lui est soumis ?C'est une question d'éthique trop délicate pour que nous puissions en juger.Cependant, il faut la poser.Qu'on ne nous réponde pas qu'il ne peut pas tout lire, ou tout voir.Surtout ici.On ne l'a pas capturé au lasso pour en faire un critique.Si cela lui tant pénible, qu'il démissionne.La vérité, hélas, cher monsieur, c'est que de nos jours, le critique a le gout du rond, comme dit Henri Michaux : il n'aime guère s'aventurer dans les terres \u2018\u2019incognita\u201c qui entourent son petit monde.Quand il le fait, c'est contraint et forcé.|| attend qu'on lui fasse une douce violence.Pourtant être critique est un beau métier qui demande un certain esprit d'aventure: découvrir c'est s'attendre au meilleur ou au pire.Hélas, nous n'avons pas ou prou de critiques: même chez les jeunes, on aime mieux faire des exégèses professorales \u2014 et quelques fois pédantes \u2014 sur des valeurs sûres plutôt que de se livrer à l'exploration \"d'une littérature qui se fait\".C'est 13 oeuvre compila- toire et bénédectine, non sans valeur il s'en faut.Mais ce n'est ni de la critique, ni de l'information.Quelque fois on pousse cette attitude jusqu'à sa fin logique : le critique devient lecteur, directeur de collection \u2014 voire ma- quetiste \u2014 Ayant choisi et le texte.et la forme, il découvrira avec extase, dans son \"papier\" l'oeuvre sélectionnée par ses soins.À tout prendre, une maison d'édition réaliste a intérêt à prendre un critique pour lecteur: n'est-ce pas un homme dont le jugement est \u2018sûr\u2019 ?N'y a-t-il pas, moralement, conflit d'intérêts?Pour être franc, nous n'en savons rien.C'est, après tout, une question que doivent se poser les critiques.Pas nous.Bref, on n'écrit plus la Bible, mais la Thora.Si nous attaquons les critiques, ce n'est ni sur leur qualité, ni sur leur compétence, encore moins sur leur valeur en tant qu\u2019homme, mais sur la fonction, telle qu'ils semblent la concevoir.Le critique est un dé- broussailleur; ici, plus qu'ailleurs, nous n'avons pas besoin d'éteignoir : le public s'en chargera lui-même, si besoin est.Nous demandons, pour nous autant que pour quiconque, droit de cité parce que les faits sont les faits.Parmi les \"'béliers pour enfoncer la perte, vous en avez oublié un monsieur : le constat.Veuillez le considérer comme nôtre.Ces quelques mots adressés au critique n'enlevant rien de notre estime pour l'écrivain et l\u2018'honnête homme que vous êtes, monsieur Jean Basile, veuillez agréer l'expression de nos sentiments distingués.Confraternellement vôtres, Pour la Galerie Le Crible Irène CHIASSON Pour les Editions IVE Frangois PIAZZA Pour le groupe Image et Verbe Raymond CHARLAND La Place La dernière goutte vient de faire déborder la coupe; Guil- da (oui, le ou la très célèbre) présentera son spectacle à LA PLACE DES ARTS! Nous avons déjà enduré avec peine les huit premiers Music-Halls canadiens et voilà maintenant qu'on met à l'affiche des spectacles de cabaret de la plus basse vulgarité et ce, dans la \u201c GRANDE SALLE, là même où se font ertendre les plus grands artistes du monde.Et il fau- droit ne rien dire, il faudrait même encourager de telles initiatives.On en a assez et il faut réagir.Comment se fait-il que Guil- da puisse se produire à la Place des Arts?Qui aurait prn- sé qu'un jour on en viendrait là ?Personne.Et pourtant cela se fait; et personne ne dit rien, Il serait peut-être temps des Arts d'instaurer un comité qui aurait pour tâche de sélectionner \u2014 de censurer même, s\u2019il le faut \u2014 les spectacles.À vrai dire, il est impossible de concevoir actuellement l'existence d'une Maison d'Opéra, à Montréal, tant et aussi longtemps que des spectacles du genre de celui de Guilda seront présentés à la Place des Arts.C'est créer là une ambi- guité au sujet du rôle même que cette salle est censée remplir.On veut emmener les gens au théâtre, on veut que tous puissent avoir accès facilement aux manifestations artistiques de la Grande Salle, mais ce n'est pas en y présentant de monstrueuses vulgarités qu'on le fera.Il est terriblement dé- ceva®, quand on se rend à la Place des Arts, de trouver sous son siège \u201cune grosse mâchée doit-elle de gomme\u201d parce que, la veille, on à présenté, dans cette même salle, un exécrable Music-Hall canadien.Il n'est pos question de jouer à l'aristocrate; il faut simplement se mettre dans la tête qu'un minimum de savoir- vivre est essentiel.Et on ne sait pas vivre.Quand on n'a qu'un souci: celui d\u2019empocher le plus d'argent possible, comme tentent de le faire ces minables impressarios, on n'a pas l'audace d'essayer de nous faire gober que du simple fait qu'un spectacle est présenté à la Place des Arts il est de haute teneur artistique.C'est perpétuer chez nous le mythe des apparences, Tout ce qui se fait dans \u201cla haute société\u201d est bien, dit-on; donc, si Guilda va à la Place des Arts, son spec- changer de nom ?tacle sera forcément excellent.C'est berner les gens et jouer avec eux.C'est exploiter la naïveté du public.On nous dira que la Grande Salle à coûté une fortune et qu'il faut bien renflover d'une fagon ou d'une autre cet immense bateau.Encore là, c'est une question d'argent.Et, pour l'argent, on semble prêt à n'importe quoi, même faire de la Place des Arts un b., Tout de même, Il serait temps que nos politiques - mégalomanes songent sérieusement à ce problème et apportent, au plus tôt, les solutions qui s'imposent.Pourquoi a-t-on voulu, l'an dernier, présenter des parties de football filmées, à la PLACE DES ARTS ?Pourquoi présente-t-on actuellement ces détestables Music-Hall canadiens, & la PLACE DES ARTS?Pourquoi présente-t-on actuellement, à la PLACE DES ARTS, ces troupes faussement folkloriques des ballets mexicains, par exemple, quand, aux Etats-Unis, tes troupes se contentent de présenter leurs spectacles dans des cabarets et des clubs de nuit ?Pourquoi présentera-t-on prochainement Guilda et sa troupe, à la PLACE DES ARTS ?Ce sont des questions importantes.On ne peut plus tolérer un tel état de fait, et si une telle situation se perpétue, qu'on ne s'étonne pas si, un jour, on doive faire nettoyer le rideau de la Grande Salle, taché par les tomates des spectateurs frusirés que nous sommes.Jean BELANGER Quand les aliénés se trouvent une voix .Dons le ruelle St-Christophe - \u2018dans la ruelle vérité est-ce la mort qui fait claquer \u201c son grand pos d'ombre et de démente\u201d.Il y e chez Chamberland une douceur qui frise la violence, la mort qui pénètre la vie, un amour pour une identité perdue.Rien ne coïncide plus avec rien.Nos visages font des grimaces, notre peau est comme tambour absorbant les coups d'un destin qui n\u2019est pas nôtre.l| y a une moisson qui pourrira parce qu'elle n'ou- ra pas été recueillie.\u201cL'Afficheur\u201d est à l'image du pays, rude, tranchant, comme épée fendant le froid de nos vies: il y a un retour à I'élémentaire pour prendre source et racines.Poésie aussi de demi-vérités qu'on fait éclater.Plus d'atermoiements : il n\u2019y a plus de banquiers, plus de curés qui tiennent.Poésie d'ombres qui nous poursuivent, de la femme qui tente de nouer ce qui est absent, Femme comme pays à découvrir, pays du silence \u201cqu'elle fait aux marges du délire\u201d, oasis en cette terre froide et nue.Femme comme un sol où s\u2019implanter, femme qu'on aime au erd du monde, au-dessus de Fobime.On se sent glisser, horizons effleurant au raz de nos peurs, Au sein de l'étrangeté du monde, la femme apporaît comme le creuset au sein duquel l'homme se forge.Notre royaume est le \u201cici et maintenant\u201d, et pourtant nous nous échappons toujours par les pores du temps.Ainsi, jamais nos bras n'arrivent à l'étreinte durable qui enchas- serait la splendeur possible des jours dans l'écrin de nos corps réunis.\u201cTon corps oh fout ce trésor ce domaine de toi infusant tous les jours jusqu'à la fin de nous\u201d, la femme chasse la cruauté et Fennui.Quand on ne sait plus dire, seuls des monosyllabes, chemins vers la transe, peuvent nous restituer la vie.Etre au rez-de-chaussée de la vie, au point zérol Nous possédons tout de même l'espoir de renaître de nos cendres, de nos ruines, Nous ne savons plus parler, nous vivons d'emprunts, d\u2019horribles bétards nous sommes, et nous mourons peu à peu sous la rature anglaise, mort qui sera sol de révolte et de la découverte de notre humanité possible.Nous sommes barbares, et la colère gronde, nos muscles ont été trop longtemps bandés pour que maintenant tout n'éclate pas.Poésie qui se cherche une adhérence, qui se veut en con- finuité avec un peuple, un espace, Que ce peuple soit bien- tot à la hauteur des temps qui lui sont donnés.Tout est à faire, la vie est absente mais Failleurs est ici.On n\u2018aura pas notre peau, mais plutôt nous vivrons notre désespoir qui est notre lot et notre semence.Je ne puis rester insensible aux accents de Chamberland.Ses options politiques ne me préoccupent pas.Mais l'expression de la nudité de notre âme, de sa pauvreté, et de la découverte des steppes auparavant cadenassées de l'expression de nous-mêmes laids et difformes, voilà de quoi arrêter le temps.Chamberland, c'est plus que le vocabulaire, c'est un tourbillon en mail de dévorer son pays por surcroît d'amour.C'est la vie éprise d'elle-même.C'est la passion qui s\u2018avoue enfin son véritable objet.Appel à un silence, à un geste qui soit signe et terme à la fois et que cessent les médiations cerviphages ! Il y a quelque chose à dire, mais il y a aussi le silence qui nous broie et nous appelle dans son foyer à dénouer les liens qui nous retenaient hors de sa portée.ll y à autant de haine que d'amour dans \u201cL'Afficheur\u201d: un passé qui n'est pas sien et un futur qui ne lui appartient pas.Les camouflages enfin levés, nous délierons notre langue pour communier dans l\u2018entreprise de notre possible érection, J S'il y 6 eu évolution chez Chamberland, c'est dans le sens d'un dire plus simple, moins hermétique.Par rapport à \u2018Terre-Québec\u2019, \u201cL'Afficheur\u201d se situe plus franchement au niveau où le mat n\u2019a d'autre ambition que de rompre le silence, le vaste complot de la littérature-bibelot d\u2018inanité sonore.Le mot ici habite le lieu de notre vie, il en est l\u2018exhalaison, il en possède l'immédiateté et l'impact : clignotements d'yeux et de néons, cymbales et klaxons, Rompre les fausses alliances pour enfin nous marier à nous.mêmes ! La poésie de Cham- berland extrait du minerai de notre vie fout le frelaté des mariages de roison pour nous réconcilier avec notre originelle fécondité.Si la linéroture conadienne en a déjà été une où l'on voulait s'aimer, comme on l\u2019a dit, eh bien, dans \u201cL'Afficheur\u201d, on s'aime vraiment, même si le doute nous assaille par intermittences, \u2018et voici que sous ma main ton corps me rend l'hésitation de l'homme au bord des choses, la première caresse de l'homme frôlant la terre vierge et la timidité d'avant la première possession étincelle en quoi s'allume déjà toute l'incendie nuptiale\u201d! Robert SENAY (1) Chamberland, Paul, \u201cL'Afficheur hurle\u201d, éditions Parti- Pris, collection Paroles, Mont- iréal, 1965.Les textes entre guillements sont tirés de ce recueil.Notre musée, un bric-à- De prime abord, un tel titre semble un peu exagéré lorsqu'il s'agit de désigner le Musée des Beaux-Arts d'une ville comme Montréal; pourtant, il lui va trés bien.Montréal, qui s'active de toute part en vue de l'expo 67, n\u2018a cependont Qu'un petit musée miteux, tel qu'on peut en voir en province.Malgré ses quelques toiles signées Reynolds, Gainsborough, Rembrant, Brueghel, eic., notre Musée des Beaux- Aris n'en demeure pos moins désuet.Que contient le Musée ?Les salles du premier étage sont réservées aux ontiquités, aux \u201ctrésors\u201d de diverses civilisations.Malheureusement, plusieurs de ces pièces rares n'at- leignent qu'un simple niveau de curiosité.Une trop petite section est réservée à l'art esquimau el il est bien dommage qu'on ne puisse attribuer une plus large place à cet art magnifique.Au deuxième étage, la moitié des sailes sont en général vides ou, si elles sont occupées, ce n'est trop souvent que por des expositions secon- doires où l'on ne retrouve que très peu de pièces de valeur et beoucoup de ces petits \u201cmons- CINE-CAMPUS 8h.00 BONJOUR TRISTESSE d'OTTO PREMINGER (EN ANGLAIS) avec JEAN SEBERG, DAVID NIVEN, DEBORAH KERR et MYLENE DEMONGEOT 9h.45 À cause, à cause d'une femme de MICHEL DEVILLE (EN FRANÇAIS) avec MYLENE DEMONGEOT, JACQUES CHARRIER, JILL HAYWORTH et MARIE LAFORET GRATUIT POUR LES MEMBRES DE L'AGEUM SAMEDI, LE 13 MARS, à 8:00 h.p.m., AUDITORIUM de l'U.de M.tres-tableaux\u201d qui assèchent por leur médiocrité.Le Musée posède des toiles signées par de grands maîtres, d'accord, mais il en possède très peu; ensuite, il les dispose parfois d'une façon détestable, Ce détail semble peut-être ridicule, mais j'appelle cela de l'inconscience que de disposer côte à côte une toile d'Appel et une oeuvre du 17e siècle, Maintenant, si on considère les expositions intéressantes que le Musée offre, il est difficile de ne pos critiquer le Musée sur ce point.Celte année, je veux dire & partir du mois de septembre 1964, ce qui fait quand même cinq mois com: plels, on ne compter qu'une seule exposition vraiment digne d'intérêt, et c'est peux justement celle qui a lieu présentement : l'exposition Cana- leito, qui porte sur les oeuvres du peintre vénitien Antonio Ca- nol dit Canaletto.Une remarquable rétrospective sur Venise, ses canaux, ses oirs de fête, sa place St-Marc.Mais, voilà, il faudrait des dizaines d'expositions de cette envergure.D'ici la fin de l\u2019année (selon un renseignement obtenu), ce sera la collection permanente du Musée qui réapparaîtra, poussiéreux bric-à-brac qui prendra la vedette jusqu'au prochain Salon du Printemps.Le Salon du Printemps est sûrement une exposition qui doit se faire mais.En fait d'oeuvres québécoises que possède le Musée : une salle complète réservée aux oeuvres de James Morrice, des pièces d'Ozias Leduc, de Borduas, Riopelle, De Tonnancour, mais quand voit-on ces oeuvres ?À peu près jamais sauf quand il n\u2018y a rien d'autres à montrer.Et la sculpture maintenant ?Devrons-nous aller courir jusqu'au Musée d\u2018art Moderne pour la saluer ?Sûrement, et encore là on ne sait pas ce qui nous attend ! Non, & vrai dire le Musée des Beaux-Arts de Montréal est vroiment décevant pour le Montréalais et aussi pour l'étranger qui compte y trouver des oeuvres intéressantes rac de province et représentatives, Si cette situation ne tient qu'à une question d'ordre budgétaire, elle me semble tout à foit absurde, tout comme pourra sembler d'ici quelque temps celle du Musée d'Art Moderne si le gouvernement ne consenti pos à augmenter les octrois accordés à ces institutions.Avec le Musée des Beaux- Arts, le nom de musée prend tout son sens péjoratif de ro- massis poussiéreux et c'est dommage, surtout inconcevable, car le Musée a malgré tout un rôle éducatif à jouer envers le public; or, dans les conditions présentes, il le remplit très inadéquatement.Des rétrospectives comme celles de Van Gogh, Albert Marquet, Picasso, sont à renouveler cons- fomment, sinon le Musée risque de s'ankyloser dans la médiocrité des petits musées de province, et par le foit même d'ankyloser aussi toute une population qui est en droit d'exiger de cette institution un minimum de participation active à la vie des arts.Ici, il faut bien comprendre que je ne mêle pos le rôle du Musée et des galeries.Participation active ne signifie pas que les expositions du Musée doivent se succéder ou même rythme que dons les galeries d'art (d'ailleurs, ce serait un non-sens), mais j'entends que ce soil une rotation régulière qui témoigne d'oeuvres et de leur influence sur la très voste sphère des Beaux- Arts.Nicole BROSSARD ~ NILYI dalLdYNO IN S96L1 SYVW LL * 11 MARS 1965.| *.LE QUARTIER LATIN * @ Lundi soir prochain, le 15 mars, à la Grande Salle de Place des Arts, le ténor américain Jan Peerce en récital.la derniére visite & Montréal de ce ténor remonte à l'hiver dernier, alors qu'il faisait portie de l'ensemble \u201cBach aria Group\u2019; chanter Bach montre bien la qualité de son répertoire.À voir.@ Mardi et mercredi prochains, à la Grande Salle, concert d'abonnement de l'OSM.Chef d'orchestre : Charles Munch.Soliste: Maurice Gendron, violoncelliste.Maurice Gendron interprétera l'excellent Concerto pour violoncelle de Dvo- rok.® A la Comédie-Canadien- ne, du 13 au 20 mars, Claude Léveillé.celle semaine-solo sera sans doute une consécration pour Claude Léveillé.Un Claude Léveillé moins brû- lont, mais qui o plus de métier.théatre @ Au Café St-Jacques, toujours dans le cadre du caboret- théâtre : \u201cMais N\u2018te promène donc pas toute nue\u201d, de Fey- deau.du vaudeville.Ça faisait longtemps qu'on n\u2019en avait pas vu (il est vrai qu'à la Poudrière).@ Au Stella, pour quelques jours seulement, \u201cUne maison, un jour.\u201d de Françoise Lo- ranger.ne pas rater.® A ne, \u2018Les la Comédie-Canadien- Beaux dimanches\u201d achévent leur carriére controversée.ça finit un peu tôt, non ?A moins que la troupe n\u2019émigre en province ?.® Chez les Saltimbanques, \u201cL'Opéra noir\u201d.On nous prie de vous annoncer que cette pièce sera jouée plus longtemps que prévu, par suite de \u201cla demande populaire\u201d (selon la formule consacrée).Réjouissante nouvelle.@ A l'Egrégore, un spectacle coupé: Becket et lonesco.à voir.cinéma @ Au Bijou et St-Denis, un film enchanté : \u201cLes parapluies de Cherbourg\u201d.on a épuisé fous les épithètes.Allez donc le voir.@ Au Capitol: \u201cBaby the rain must fall\u201d.voir critique dans nos pages.@ Av Crémazie: \u201cLe Coardi- nal\u201d; un peu partout: \u201cGold- finger\u201d.| @ Ce soir, à lo Cinémathèque : \"Seul ou avec d'autres\u201d, un film-fantôme signé AGEUM, et \u2018Jeunesse année zéro\u201d, le document-difficile-à-voir.® A LUElysée, \"The doll\u201d.lo catin dangereuse .® A L'Empire, \u201cJamais le dimanche\u201d, \u201cElectre\u201d (un grand film).@ Au Palace, \u201cLove has many faces\u201d.chérie, rer.© Place Ville-Marie, un film d'Ingmar Bergman : \"All these women\u201d, .un Bergman différent.À voir.(Quand pourrons-nous voir ces films attelés d'un titre français ?).fais-moi pleu- @ Au cinéma d'art et d\u2019essai Verdi: \"L'amant de cinq jours\u201d et le gros film à message de tonton Autant-Lara : \u201cThou shalt not kill\u201d (puisque c'est un film international \u2014 fait par des hommes coura- La fête des autres\u2019 au NTU A radio - tv geux.) \u2014 \u201cTu ne tueras point\u201d, © A l'émission \u201cImages en Tête\u201d: \u201cFarrebique\u201d.L'oeuvre nous fait observer la vie d'une famille paysanne pendant les quatre saisons, les changements dans la nature et la succession des êtres qui naissent et meurent.© Dimanche, le 14 mars, au téléthéâtre, une oeuvre canadienne : \u201cLe marin d'Athènes\u201d, de Réal Benoît.Une fantaisie poétique.@ A la radio (CBF), dimanche, le 14 : l'émission religieuse \u201cTerre Nouvelle\u201d abordera le problème des \u201creligieuses de notre époque\u201d.Roch POISSON, Daniel SAINT-OBIN tribune libre Le festival d'art Monsieur, Faisant suite et en réponse à l'article paru dans le Quartier Latin dans sa livraison du |! février dernier sur le Festival d'Art Dramatique des Collèges Métropolitains et son caractère un peu \"MOCHE\", selon vos termes, il me fait plaisir de vous fournir de plus amples renseignements sur les causes de l'abolition du caractère compétitif.Premièrement, vous avancez que M.Jean-Louis Roux a encouragé un tel caractère au Festival.Je crois qu'il y a confusion.Monsieur Roux a encouragé un Festival qui aille dans le sens d'une école de théâtre c'est-à- dire un Festival où la participation de metteurs en scène professionnels se fasse de plus en plus grande.Or il entendait explicitement par là une nouvelle orientation du théâtre étudiant, orientation qui favoriserait une union et une collaboration des efforts des collèges classiques et non une dissension et un isolement provoqués par quelques trophées à gagner.i les trophées étaient nécessaires lors du premier Festival pour susciter les collèges classiques à une participation théâtrale plus grande, je vous prierais de prendre note qu'après deux ans d'expérience ces trophées s'avèrent de moins en moins nécessaires et paraissent même comme nuisibles à une bonne entente entre les collèges classiques qui voient dans l'attribution de ces trophées une cause de discorde.D'ailleurs vous n'êtes pas sans ignorer que les Collèges Classiques ne sont pas tous sur le même niveau tant sur le plan dramatique, que sur les plans financier et quanti- tif.Si certains gros collèges peuvent se payer des metteurs en scène reconnus professionnels, d'autres ne possèdent pas les moyens de s'offrir leurs services.ll nous a donc fallu trouver une formule de compromis qui satisfasse l'ensemble des intérêts des collèges lors du vote des règlements généraux et particuliers de cette année.Un vote pris par la Corporation du Festival composé de membres de chacun des collèges participants a eu comme conséquence l'adoption de cette formule.Si à vos yeux, le Festival d'Art Dramatique des Collèges Métropolitains n'a d'intérêt qu'en égard aux trophées disputés entre divers spectacles, je crois que vous faites fausse route.Le Festival, avant d'être une compétition entre collèges, est essentiellement une collaboration entre collèges dans le but d'at- dramatique nous répond teindre un théâtre étudiant qui soit meilleur.Je suis surpris également de vous voir alléguer comme cause de l'abolition des trophées une compétition éventuelle entre metteurs en scène professionnels.Sachez done monsieur que c'est pour des motifs de même nature que ceux qui ont été cités plus haut que les collèges classiques ont voté cette abolition.Sur ce monsieur, veuillez agréer l'expression de mes sentiments les plus distingués.Robert LEROUX Directeur général de la Cors.oration du Festival.NEUVIEME Semaine | L'OPERA NOIR de Gabriel Cousin Mise en scène de Robert Singher Musique originale, Jean robe | Les Saltimbanques Coin Bon Secours et St-Paul LA.5-2732 Jeu.ven, sam, dim.645 pm.Billets $2.00 Etudiants $1.00 J PAYEZ CENTRE MEMBRES DE I'A.G.E.U.M.: $0.99 GRAND PUBLIC $1.25 -VOUS! \u201cLa tête des autres\u201d GRAND SALON DU Billets en vente sur le Campus VENDREDI, le 19 MARS $hre.30 p.m.SAMEDI, le 20 MARS 8hre.30 p.m.DIMANCHE, le 21 MARS 2hre.30 p.m.SOCIAL "]
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