Le Quartier latin, 25 mars 1965, Supplément littéraire et artistique
[" ar- I en page isé de e .ir, © ique ien Gerald Vo ° terr \", une sculpture P galvan icle de Marcel St- titre ° ri iol \u2018a | \u2019 Esaatimxm gladstone iste canad Gladstone.7 \u201cSans en acer t ra) xx = NES ona EK) ph bd i 3 yt ta 8 ES N 1% > A A 4 > re 3 3 le vitr vs 4 a x1 pe: 1 ST 24 ge jd Sv 7.fost LOL a Ad > \u201c\u20ac a N A; Ye 5 > + ee 24 1e Quartier 2 7, * AR ie Camille Hébert) bz cs 3 3 A: © * y ; 2 Ce i PAS Les a Si 64 (Galer Re E Lx C D $33 RS n> % 2 SIRs D % ur od 2 Ces TW et va 4, RED LA, A id LZ a 3 of ed M = x 2 AS em db RY ne En W A ii ee 4 N 1d IN Li v as.À N AN 4 a RN DY | N # ero: © er Ne NG 5 Lu aR ho MW * IX H NL v4 3 aN A Je ; By P Le: ».| >) Na À Pose Wd AOR ct Sa TN pat in = Sc Ww > we ; 9 à A = NS a > } ?ce A à NS NS = \u201ca a PS | ; + i du 3 / BY Fc % | Ë NN a VS, \u2019 Z 8 LY 4 wy.Hi CN A34 Eu ve WK is = oe, ae .v \u2014\u2014 re, % a ™ bm 4B - ss, S 5 SZ A Pa a 3 We 4 IX] 5, NN NE NA DS NS | » £5 À 1 \\ æ eh 7% [34 Ry N N \"40 225 x 7 | | À ° +).ÿ 228 Nag SA ÿ Lh 3 WN : \\\\ \u2019 25 SN 6 4 & a 4 > = \\ Au 9 Ps 49, A A ce ; \\ S 5 SX NA) % 3 9 a ® ME\u201d ve tes ; 1.on 5 DES A oN DA wy \u2026?a) PRY ah à 5 2 \u2018 Î Éd oe ss Pa ; Las or ph LRH Va er \\ > je intl vn 2} BM Ge 8 2 vu ac > 4.AS PR eos 7 nag?SW re on hh ot EA ON) D ; ge = ce 2 Ad a) re A SM CY FY = i alt Spe\u201d act) 2 vo N WY A pe cr) LIE Xo tf s godbout H l'irritante revue des spectacles 7 7 ee 7 Cd ol to & né pate, ma any ¥ ÿ ve tes > > oe a wr\u2019 PL 224 7\" sat re a see + 1 es : > cet tte ce >: à on 3 er nee £ 2% 5 es p31 ir rs See a 4 8 Wk Fu 2 a rr Æ te + va = se Py Ns SIAR A ds D durs AA EA as bte CRM] © dans ce num la vérité sur l'atelier de théâtre de l'AGEUM E un nouveau chansonn jacque en a Ay | x gn TOPPER CES PSE PRE CE N 25 MARS 1965 LE QUARTIER LATIN * Tableaux mobiles LE CRIBLE (131 Chemin Chambly, Longueuil) vous invite à l'exposition des tableaux-mobiles de Raymond Charland, ancien professeur à la C.E.C.M., étudiant en histoire de l'Art à l'Université de Montréal: fondateur, avec Irène Chiasson, de la galerie Le Crible; fondateur et co-direc- teur, avec F.Piazza, d'Image et Verbe et des éditions |.V.E.Inspirée par l'art du triptyque et des retables, sa peinture non- figurative essaie de donner des dimensions multiples à une matière jusqu'ici enfermée dans le statique permanent.YŸ est-il arrivé 2?Vous pourrez en juger jusqu'au dimanche, 4 avril.Ne faites pas vos petits Jean Basile et allez-y.Création Pour ceux qui seraient tentés \u2014 il y en a de ce temps-ci \u2014 de dire que le supplément de création fut l'affaire d'une clique, voici quelques statistiques : 88 poèmes et 14 textes en prose furent soumis au comité de sélection; la plupart des \"'pu- liés\u201d n'ont jamais collaboré au supplément littéraire et artistique du QUARTIERLATIN, Par contre, deux des collaborateurs de ce numéro spécial viennent d'étre honorés, dans des domaines différents, toutefois, Michel Beaulieu, critique littéraire chez nous, auteur de \"Pour chanter dans les chaines'', vient de publier aux Presses de l'AG- EUM : rei fen compagnie de Nicole Brossard et Micheline de Jordy).Pour sa part, Daniel Saint-Aubin, titulaire de la chronique musicale au supplément, figure, à titre de peintre, dans \u2018L'Ecole de Montréal\u201d où l'auteur, Guy Robert, situe son art \"quelque part entre Bosch et Dali\".Nous sommes comblés.Chicago by night L'Atelier de Théâtre de I'A.- G.E.U.M.présentera les 27 et 28 mars un spectacle de pièces en un acte.On pourra voir alors LA NOUVELLE, de Morvan Le- besque, une satire des coutumes d'un certain milieu bourgeois; LES NUITS DE CHICAGO, de Georges Neveux, qui fut présentée au festival de pièces en un acte de l'Association Canadienne des théâtres universitaires et a reçu un accueil chaleureux des critiques et du public montréa- fais.Ce spectacle sera donné à l'auditorium du Centre, au 5205, rue Parthenais, à 8 h.30 du soir.Le prix d'entrée est de $1.25 our le public en général, et de Pes pour les étudiants, les membres du Centre d'Apprentissage ot des ouvriers syndiqués sur présentation d'une carte d'identité.A la cinémathèque Depuis lundi soir dernier, Mé- liés, ce génie des premières heures du cinéma (tographe}), trône à la Cinémathèque.Photos, dessins, reproductions, illustrent le cheminement du premier grand cinéaste français, créateur de petits films inoubliables (tel son \u2018Voyage à la lune\").Une initiative des promoteurs de la Cinémathèque canadienne, qui mérite ainsi son titre de \"musée du cinéma\u201d, Par ailleurs, nous venons de recevoir la programmation des prochaines projections publiques, 4 la petite salle de la rue Me- Gill.Notons une rétrospective Alexandre Astruc; dont Hl ne reste que \u201cLa proie pour l'ombre\u201d (lundi, le 29); la présentation du \u2018Judex\" de Louis Feuil- lade (jeudi et vendredi de cette semaine}; une rétrospective Mé- liès, mercredi, le 31.© Le royaume des pique-assiettes I, Ni, Mi, Ni, Mai, Ni, Mo L'inneffable, l'acidulé, le vi- triolique, l'aristocrate-prolétaire Jacques Godbout vient de publier aux Editions du Seuil.Pour la deuxième fois.M.Godbout a sa petite théorie sur la publication des auteurs canadiens en France et, ma foi, son emparez- vous-du-marché-français est bien tentant.Il en a fait la preuve avec son premier roman, \"L'Aquarium\u2019, qui n'est pas passé inaperçu outre-mer (sic) et il répétera sans doute l'exploit avec \u2018Le couteau sur la table\u201d (sous- vide desde ie nd: DATE fitré : \u201cI, Ni, Mi, Ni, Mai, NI.Mo\".On n'aime ou on n'aime pat M.Godbout, ses films bourgeois sauce ONF et ses articles politico - cyniquo - anarchistes parus dans \"Liberté\" et \u2018Parti Pris\u201d.Quant à moi, je lui voue la plus profonde des admirations.Et je lui dis merci pour son excellente contribution à la littérature québécoise.J'ai dit.R.P.Claude Léveillé UN FUNAMBULE DE LA SCENE S'il n'y avait parmi nos chansonniers, que Claude Léveillé, la chanson québécoise se porterait à merveille.Pendant une semaine, il a tenu l'affiche à la Comédie Canadienne, recréant tous les soirs le monde merveilleux des forains de \"Carrousel\".Claude Léveillée glisse de fa- 8 h.gon admirable, comme un \"Funambule' entre les chansons de ville qui le caractérisent et la voésie de Vigneault.Fort de sa voix et de sa simplicité habituelle, il fait revivre la légende chevaleresque du \"Cheval Blanc\u201d, cherchant, peut - être ailleurs, \u2018Les Rendez-vous\u2019 impossibles.CINE-CAMPUS SOIREE TONY RICHARDSON \u2014 À TASTE OF HONEY 9 h.45 \u2014 THE LONELINESS OF THE LONG DISTANCE RUNNERS GRATUIT pour les membres de l'A.G.E.U.M.Samedi, le 27 mars a 8 h.p.m., auditorium de l'U.de M.Mais un rendez-vous fut réussis la rencontre avec son pu- bile.Applaudissant à tout rompre, celul-cl s'est retrouvé avec la musique de Léveillée.Les quelques jazz qui parsemaient le programme, peut-être un peu longs, permettaient, sinon à Lé- veillée lui-même, du moins au public, de reprendre son souffle.Car le rendez-vous fut captivant.Léveillée a traité ses hôtes avec honnêteté: il s'est tenu debout.Avec une économie de gestes et une présence quelques fois fascinante, il a prouvé une fois de plus que le public participe en autant qu'on lui offre matière à rêver.PLAYBOY! Prix d'aubaines pour étudiants.1 an, $6.50; 2 ans, $12.00; 3 ans, $16.50.\u2014 Envoyez nom, adresse et paiement à : Service d'abonnement, C.P.1231, sue- cursale 9, Montréal.DERNIERE CHANCE! ONZIEME SEMAINE L'OPERA NOIR de Gabriel Cousin Mise en scène de Robert Singher Musique originale, Jean Robitaille Les Saltimbanques Coin Bon Secours et St-Paul LA.5-2732 Jeu, ven, sam, dim.845 p.m.Billets $2.00 Etudiants $1.00 Les quelques chansons nouvelles qu'il a présentées (Mon Pays, Le Trapèze des étoiles) nous ont rappelé le Léveillé des débuts où tout était mélancolie, tristesse et 1925.ll a en lui la possibilité d'inventer sans cesse des rengaines prenantes; mais, malgré tout, les chansons d'il y a quelques années font un peu trop traditionnel et n'ont Fis maintenant la facilité qu'elles avaient de nous émouvoir.L'accompagnement d'André Gagnon a été bien mené et celui-ci s'affirme de plus en plus comme le meilleur accompagnateur de chansonniers.Les éclairages (pour une fois, à la Comédie Canadienne} étaient bien réglés et bien trouvés, en particulier pour \"Taxi\", La voix excellente de Léveillée rendait mieux que l'éraillement auquel il nous a naguère habitué.Enfin, la conquête de Paris qu'il veut entreprendre s'annonce assez facile.Sans aucun doute, Léveillée est actuellement un des plus grands compositeurs et In- terprétes de la chanson d'expression frangaise.Jean BELANGER Munch a 1'0.5.M.Expérience et raffinement Programme : FAURE .PELLEAS ET MELISANDE opus 80 musique de scène \u2014 1.Prélure : Quasi adagio 2.Fileuse : Anlantino quasi allegretto 3.Sicilienne : allegro molto moderato 4.Mort de Mélisande : Molto adagio DEBUSSY .IBERIA \u201cImages pour orchestre\u2019 No 2 1, Par les rues et par les chemins 2.Les parfums de la nuit 3.Le matin d\u2019un jour de fête.BRAHAMS .SYMPHONI7 no 4, opus 98 en mi mineur \u2014 \u201d 1\u201d \u201d A soixante quatorze ans, Charles Munch demeure le chef d'orchestre le plus actif que j'ai vu se produire avec un orchestre.Sa performance de mercredi dernier, la souplesse et l'agitation qu'il a démontrées pendant prés de deux heures laissent loin derriére lui tous les autres chefs, jeunes ou vieux.Outre le fait de son énergie extraordinaire, le vieux maestro français réalise à son plus haut niveau de perfection, par son raffinement et sa versatilité, l\u2019art de la direction d\u2019orchestre.Il exerce sur les musiciens une autorité sans défaillance; rien n'échappe à sa baguette éveillée et les interprétations pourtant très personnelles qu'il nous révèle des oeuvres musicales parviennent à rallier les auditeurs les plus capricieux.La musique de scène de \u201cPel- léas et Mélisande\u201d servait d\u2019introduction au concert et la lecture que nous en donna Charles Munch fut un véritable bouquet de frai- cheur printanière.La sonorité veloutée des bois, la discrétion des des cordes, bref toutes les sections de l'orchestre concourru- rent à donner à ces pièces la douceur et la tendresse qu'il convient d'y retrouver.L\u2019adagio final, qui évoque avec un tragique discret et contenu, mais combien émouvant, la mort de Mélisande bénéficia d\u2019une interprétation sensible.Cependant, ces pièces de Fauré, malgré une orchestration habile et sensuelle, malgré aussi la finesse déployée dans le développement des thèmes parviennent difficilement à passer la rampe et à faire leur chemin dans ie public en l'absence de l'action dramatique qu\u2019elles sont conçues pour accompagner.Nous eümes également ce mé- me soir la chance \u2014 car c\u2019en est une avec notre orchestre \u2014 d'entendre une seconde oeuvre extraite du répertoire français, une composition majeure de Claude Debussy: Iberia.Merveilleuse douceur, merveilleuse délicatesse, merveilleuse sensua- lite de cette musique qui rejoint et émeut l\u2019âÂme sans écraser l'oreille ous le vacarme d\u2019un bataillon de musiciens déchainés, comme c\u2019est souvent le cas dans les répertoires russe et français.On découvre chez les impressio- nistes le sommêt du goût fran- cais; l\u2019art de la nuance, la subtilité des sonorités, la finesse des développements polyphoniques, toutes qualités qui échappent à la majorité des publics mais satisfont pleinement les mélomanes sensibles.L'interprétation de Munch fut exemplaire; un premier mouvement nerveux, bien nuancé et très rythmé, un second mouvement, le nocturne, tout à fait conforme à son titre (Les parfums de la nuit) grâce à la douce langueur de la nuit tropicale que l'orchestre à sut recréer, un finale tout à fait extraordinaire par sa vigueur et sa gaiété.Dans ce finale en particulier (Le matin d\u2019un jour de fête), un mouvement joyeux a gagné tout l'orchestre sous la direction de monsieur Munch el l'auditoire a été entrainé dans cette fête que Debussy a voulu suggérer.Le contrôle extraordinaire du vieux maestro français sur votre orchestre s\u2019est maintenu au mé- me niveau d'excellence dans l'exécution de la quatrième symphonie de Brahms.Il en donna une lecture énergique et détaillée, explorant avec une élégance et une noblesse rares les échafaudages riches en contrepoint de l\u2019oeuvre.Sous la direction inspirée de Munch, on a vu cette symphonie respirer et vivre admirablement, on a découvert de l'oeuvre toute la dimension géniale et le souffle puissant.L'enthousiasme qui m'habite À l'issue de ce concert me porte à faire la suggestion suivante, que certains jugeront saugrenue, mais que j'estime sérieuse.Zubin Metha est-il lié par contrat à I'OSM pour plusieurs années?Pourquoi cette question ?Notre directeur musical actuel n\u2019est-il pas un excellent musicien ?D'accord.Mais je sais que depuis son départ de Boston en 1962, Munch n\u2019est attaché à aucun orchestre particulier, je sais aussi quelle amitié étroite a depuis longtemps rapproché notre orchestre et ce chef et je suis d'autre part certain que si nous pouvions nous assurer les services réguliers d'un tel maestro l\u2019OSM deviendrait rapidement un des tous premiers ensembles du continent.Ceux qui souhaitent une transformation dans le répertoire de notre orchestre et une accentuation de son caractère français comprendront l'intérêt de cette hypothèse.\u201cMais je sais que ce n\u2019est qu'un rêve, pourquoi faut-il que ce ne soit qu\u2019un rêve.\u201d (air connu) Pierre Louis Guertin L'horloger donne-t-il la bonne heure ?Claude Gagnon travaille depuis deux ans sur les planches.il a déjà fait la radio à Montréal, la télévision à l'émission Pleins Feux, les boites enfin, dont La Butte à Mathieu et Le Saranac.Aujourd'hui, il lance son premier long-jeu, s'y accompagnant parfoi s d'un choeur et de seize musiciens.\u2014 Composez-vous vous-même mots et musique, et fous deux ont-ils une importance égale ?\u2014 Je compose moi-même les mots et fais lo musique parfois seul, parfois en collaboration.Tous deux prennent jour parallèlement, l'un s'intègre à l'autre, et Aucun ne surpasse par son importance .Car enfin, ce n'est spécifiquement ni musique ni poésie que nous faisons.\u2014 Quels sont les thèmes que l'on retrouve le plus souvent dans vos chansons ?\u2014 ll est fréquemment question d'amour qui, comme l\u2019on pourra le constater, est traité de façon nouvelle.Mais plus souvent retrouve-t-on le thème du temps.Ecoutez seulement ces mots tirés de la chanson intitulée \u201cL'Horloger\u201d : .Quand j'étais petit, je priais [le bon Dieu Qu'il m'\u2018amène dans son ciel [vermeil Mais le même ciel était [nuageux Et j'attendais qu'il fasse } [soleil J'ottendais et j'attend [encore Mais je n'attendrai pas .[quatre mille ans Pendant qu'il y a un temps [de chien dehors ll y à longtemps de solitude [en dedans.\u2014 Votre chanson est-elle engagée ?\u2014 Elle est engagée dans plusieurs thèmes.Dans Negro, le problème racial existant aux Etats-Unis est étudié.Dans Les Jeunes Filles Sages, je critique la mentalité de trop de gens en faisant la parodie de la virginité.(ajoutons ici que cette chanson a été coupée ou même interdite à plusieurs postes de radio).Je ne me suis pas encore prononcé sur le Québec mais je vous jure que ça viendra.\u2014 Croyez-vous qu'une chanson doit être engagée ?\u2014 Absolument pas.Une chanson n'est pas un discour, mais si elle est engagée, elle peut avoir une grande portée et l'on peut dire qu'elle s\u2019intègre à la mentalité du jeune Québec.En y pensant bien, je préfère une prise de position qui entraîne ennemis et amis.Or, les ennemis sont préférables aux indifférents.Le Québec a trop longtemps été indif- férent.Il est maintenant temps que l'on dise ce que l'on pense.\u2014 Qu'est-ce qui caractérise plus profondément votre chan- ; sons ?\u2014 Je crois que c'est le côtoiement de la tendresse et de la : brutalité.Tantôt, mes mots se | placeront sur un plan pure- | ment esthétique \u2014 dans Il Etait une Fois par exemple \u2014, tantôt, ils atteindront le cru, le réel; lis crieront .\u2026 l'amour c'est les filles- [mamans L'amour ça peut s'acheter [comptant Le coeur se défait dans le [strip-tease Et tant mieux si l'on : [scandalise Tant mieux mais pourvu [qu'on arrive A peine de peine il faut bien {vivre L'avenir est dans le cul [payant Comme le passé et le (présent.Sur ceci, j'insiste que c'est une poésie qui s'inspire de l'école surréaliste, elle n'est pas Son premier long-jev.envisagée sous un angle me- ral.\u2014 Avez-vous, enfin, linten- tion de faire de la chanson toute votre vie ?\u2014 Si l'occasion se présente, alers oui; sinon, ce sera autre chose.Rien ne sert d'être fato- liste.l1 s\u2019agit de s'attendre à tout.C'est sur cette sage philosophie de la vie que l'entrevue s'est terminée.Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter, Claude Gagnon, bonne chance.Sylvie ROCHE 5 NILVI ASLLYVYNO 37 S961 SUVW SZ + Ja * 25 MARS 1965 LE QUARTIER LATIN * héd e theatre Au centre d'apprentissage DEUX EXCELLENTES PIECES amusant ttes 8 ANANSI.\u201cLA NOUVELLE\" 9 A >] : 5 4 an Ve , : 2 = À 5 LS pe : ue A Le / ° M à A 4 3 I I ct (Photos Serge Proulx) Samedi soir dernier l'Atelier de Théâtre de l'A.G.E.U.M.présentait en première deux courtes pièces qui ne manquèrent pas de séduire le public par leur originalité et l\u2019esprit dans lequel elles nous furent offertes.Tout d\u2019abord \u201cLa Nouvelle\u201d de Morvan Lebesque.Cette pièce pour le moins fantaisiste nous met en présence d'un jeune homme qui, à l\u2018aube de ses vingts ans apprend qu'il est voué à la mort.Le jeux de René Pierre Malo dans le rôle du jeune homme réussit très bien à dégager ce climat de détresse et de tension qui règne tout au long de lo pièce.D'ailleurs les autres interprètes tels que Michel Du- mont dans le rôle du père et Jeanne Le Roux dans celui de la mère, réussissent à donner toute l'importance voulue au drame qui se déroule.La mise en scène de Gilles Gasse vient compléter et unifier l'excellente interprétation des comédiens et ce, malgré les difficultés techniques qui obligèrent ceux-ci à donner leur représentation sur le parquet de la salle plutôt que sur la scène.Ce désavantage avait toutefois son bon côté en intégrant un peu plus le spectateur à l\u2019action de la pièce.Bref cettee pièce quoique tragique à certains moments garde un aspect comique que les comédiens n'ont pas manquer de faire ressortir afin d'offrir au public une pièce très bien rendue.En deuxième lieu l\u2018Atelier présenta \u201cLes nuits de Chicago\u2019 piéce de Georges Neveux qui valut à l'Atelier les éloges de l\u2018adjudicateur lors du festival de l'A.C.T.T.U., en janvier dernier.Cette pièce fut présentée avec une certaine recherche dans la mise en scène dûe à Gilles Gasse qui interpréta avec fermeté et l\u2019assurance d\u2019un professionnel, le monologue qui constituait en fait toute cette pièce.Mais il ne faudrait pas oublier le jeux subtil des deux mimes Réal Tremblay et Louise Leblanc dont la mimique n'était pas dépourvue d'aisance et de grâce; elle épousait très bien le texte de l\u2019auteur.Toutefois la place occupée par l\u2019auteur ne semblait pas faire un tout homogène avec le reste des décors, mais d'autre part l\u2019action de la pièce synthétise les divers \u201c éléments pour faire de cette production un spectacle agréable.Soulignons enfin que l\u2019on pourra voir \u201cLa nouvelle\u201d et \u201cLes Nuits de Chicago\u201d, les 27-28 mars prochains au Centre d'Apprentissage, 5205, Parthe- nais.Un récital de poésie donné par Mlle Jeanne Le Roux précédera les deux pièces à l'affiche.Jules ARBEC.Au NTU, un succes tres \u201cLA TETE DES AUTRES\u201d Aprés trois mois de travail acharné, Le Nouveau Théâtre Universitaire présentait au grand public, \u2018La Tête des Autres\u201d de Marcel Aymé.Cette comédie ne manquait pas d'intérêt par le thème qu'elle mettait en évidence d'une part et les réalités de notre contexte d'autre part.Certes, une telle réalisation demandait de la part du metteur en scène, Lucien Hamelin, un travail gigantesque surtout si l'on considère que la plupart des comédiens en étaient à leurs premières armes.C\u2019est d'ailleurs ce qui peut expliquer quelques lacunes dans l'interptéation de cer- mitigé tains personnages, tout particulièrement en ce qui regarde la diction et l\u2018intensité inégale de la voix.On doit tout de même souligner le jeu de Francine Charneux dans le rôle de Roberte Bertholier et d'Yves Comtois dans le rôle du procureur Bertho- lier.Ce dernier a su donner à son personnage toute l'ampleur exigée par le texte en y ajoutant un côté loufoque qui ne manquait pas d'attraits.Enfin, Yves Corbeil dans le rôle de Valorin a donné une interprétation très sobre quoiqu\u2019inégale à certains moments.La mise en scène fit preuve de bon goût et s'adaptait parfaitement au texte et ce, malgré le décor un peu trop lourd qui gênait peut-être l'aisance des comédiens.On se doit d'ajouter que la pièce fut accueillie avec beaucoup d'enthousiasme par l'assistance, qui ne pouvait manquer d'y reconnaître la satyre d'une justice qui lui est plus que familière.Fait très cocasse, c'est Jacques Hébert qui présentait la pièce dimanche après-midi.Wagner n'est pas venu.Manque-t- il d'esprit ou avait-il peur de se sentir trop visé ?Jules ARBEC. Le théâtre québecois bientôt à portée universelle @ Entrevue avec Gille Gasse Par SYLVIE ROCHE Gilles Gasse, metteur en scène de la troupe de l'Atelier de Théâtre, présente actuellement deux pièces: LES NUITS DE CHi- CAGO de Georges Neveux et LA NOUVELLE de Morvan Le- besque .\u2014 D'abord, pourquoi avez- vous choisi ces pièces plutôt que d'autres?\u2014 LES NUITS DE CHICAGO a été choisie par le groupe de mime de la troupe.Cette pièce compte essentiellement por l'importante possibilité d\u2018exploitation qu'elle nous offre.Elle consiste en une recherche théâtrale du mime.Alors, mal interprétée, elle ne vaudrait rien.Pour ce qui est de LA NOUVELLE, elle est intéressante par sa satire du milieu bourgeois présenté sous son angle le plus absurde.Ainsi, nous avons pu nous servir de décors plutôt fanteasmagoriques et d'un intérieur pauvre.Les personnages jouent les bourgeois, et ils acceptent entièrement ce jeu.L'atelier est un théâtre de recherche.Ainsi, nous ne sommes pas en quête d'une oeuvre pour sa portée politique ou sociale, mais pour le travail qu'elle nous permet d'accomplir.\u2014 Depuis que L'Atelier existe, je remarque que vous présentez généralement des pièces en un acte.Ÿ a-t-il une raison attachée à ceci?\u2014 Nous préférons les pièces en un acte aux grands spectacles, car c'est un domaine quasi-inexploité.Il y a également une autre raison: nous désirons atteindre un niveau de qualité, notre objet doit être ciselé, travaillé pleinement.Etre pressé par le temps empêche le cours de ce perfectionnement.-\u2014 Vos comédiens sont-ils tous des étudiants et ont-ils l\u2018intention de faire du théâtre leur vie?\u2014 La grande majorité est ou était étudiante.Pour nous, le théâtre est une passion et non une profession.Standard professionnel, niveau amateur .Je crois que la plupart laisseront tôt ou tard les planches, mais pour le moment, tous y travaillent corps et âme.\u2014 Que pensez-vous du théâtre amateur ici?\u2014 Je crois qu'il est ici souvent supérieur au théâtre professionnel.Lorsque nous avons présenté LES NUITS DE CHICAGO au Festival, un critique de langue anglaise (remarquons que tous ceux qui s'y trouvaient étaient de langue anglaise .) a souligné que notre travail était nettement meilleur que ce qui se faisait dans nos théâtres permanents, \u2014 Que pensez-vous du théâtre québécois?\u2014 Le théâtre québécois naît, et il est bien parti.\u2014 On lui reproche assez fréquemment d'étudier des problèmes trop personnels.Qu'en pensez-vous?\u2014 Il est vrai que notre théâtre est personnel, Mais c'est nécessaire et bon pour un art qui débute et qui doit d\u2019abord atteindre toute la nation québécoise.Dans quelques années, sa portée sera universelle, car même si nous continuons à traiter de nos propres problèmes, ceux-ci dessineront l'image de la liberté qui doit appartenir à chaque individu du monde entier.\u2014 Vous faisiez allusion à une atteinte de toute la population.N'avez-vous pas des projets bien concrets pour donner cours à cette nécessité?\u2014 Effectivement, nous dirigerons notre action vers le milieu ouvrier québécois.En France, ceci était effectué dès les années 50.lei, nous commençons.Il faut se rendre compte du fait que le public est intelligent, il n\u2018est donc pas question de présenter des pièces faciles mais simplement accessibles, ce qui est différent.\u2014 Quelle est donc votre prochaine action?\u2014 Dès le 23 avril, nous présenterons dans les usines deux pièces de Gilbert Tarrab \u2014 DOS A DOS et PSYCHOLOGIKA \u2014 oeuvres avant-gordistes influencées par lonesco.Nous avons à faire des démarches auprès des dirigeants de syndicats et l'affaire sera dans le sac.Enfin, le 2 mai, trois autres pièces prendront l'affiche: LE NAUFRAGE de Simone Du- brevil, LA JEUNE FILLE A MARIER de lonesco, et LE CANARI de Georges Neveux.NH ne nous reste plus qu'à féliciter la troupe de L'Atelier de Théâtre de l'énorme travail qu'elle à déjà produit et à l'encourager fortement à continuer car ce qu'elle à entrepris s'avère d'une importance vitale dans l'épanouissement du Québec.© Commentaire À propos de l'homme au feuilleton littéraire Non content de s'être fait admonester, fort poliment d'ailleurs, dans un numéro antérieur du présent journal, notre homme de culture qu'est M.Ethier-Blais s\u2019est permis par la suite des écarts de langage et des incartades que nous ne saurions tolérer.Vous vous complôtes même, nous semble-t-il, M.Blais, dans la recherche de certains vocables pseudo-mélodieux et dans certaines déclarations, disons- le carrément, à l'emporte-pièce.Nous ne voulons pas attaquer M.Marcel Valois qui a dû rire au fond de la description qu'a fait de lui M.Ethier- Blais \u2014 lequel avoue être un de ses intimes.(Le Devoir 24/12/64) \"Je lui ai quelquefois parlé; quel causeur délicieux ! Un peu maniéré peut- être, avec une langue qui transporte oux beaux jours de la Comtesse de Noailles .les sifflantes sont raciniennes.La vie (ah! la cruauté de ce mot) l\u2019a retenu sur nos bords froids.Il devrait se former une société des omis de M.Macsel, Valois, pour quil cille là- bas.\u201d Un fan-club! quoi! Je vois trés bien Marcotte Tou- pin, Ethier-Blais et Cie dansant le yé-yé autour de leur idole.M.Ethier-Blais touche la littérature canadienne comme on tâôte un crabe: avec des pincettes.Elle ne peut \u201cdonner à mon esprit l'empan de tout l'humain\u201d.(19/9/64 Le Devoir) .\"\u201dau cours d'un récent voyage dans mes pénates nordiques et natales, je relisais pensivement tout cela\u201d.Aie ! mon coeur |! Aie ! Remarquez l\u2019empan, n'est-ce pas ?Sacré Ethier-Blais, toujours le mot pour rire.Non content de jouer l\u2018honnête homme suave, M.Ethier- Blais juve à l'ingénu.(31/12/ 64 Le Devoir) \u201cDans quel monde vivons-nous, mon Dieu.!\"\u201d Et oui, ma chère! Le bourgeois qui découvre l'homme de tous les jours et s'éÉmeut \u2014 le temps d'écrire son billet littéraire qui lui rapportera de gros sous.M.Ethier-Blais s'est sali les mains en lisant le Cassé J.Renaud.Curés, frères et nonnes, nous Vous en, coniv-\u2026 Goma IEEE\u201d Vous recevrez votre journal, passez outre l\u2019article de M.Blais, comme on évite une tentation.\u201cMoi-mé- me qui suis socialiste\u201d, a-t-il dit dans sa dernière exorta- tion.(13/2/65 Le Devoir) Le méchant ! méchant ! C'est écrit en toutes lettres S-O-C-I-À- L-I-S-T-E1 M'est avis qu'un Honorable ministre ne l\u2019oubliera pas dans sa chasse aux Sorcières ! C'est de la subversion: un socialiste qui écrit dans le journal de Claude Ryan.M.Ethier-Blais appartient à la Maffia Intellectuelle qui perturbe l\u2019ordre de la cité.Le Wagner de la vie intellectuelle au Québec, I'Hon.B.Arse- nault aurait dépêché des p.pau domicile de cet agent de la Maffia.Souvenons-nous de son exclamation scandaleuse du 23/ 1/65 \"Avant de lire le livre \u2018Pour la Conversion de la Pensée Chrétienne\u2019, je me disais : \"Comment ! Encore un ! Quand aurons-nous fini de voir des laïques barboter dans la théologie.\u201d A peine croyable, n'est-ce pas ?Mois rassurez- Pies vous, curés, fréres et nonnes le = sor moive homme de culture lance plus loin un cri tout à foit tartuffien, truffé de trémolos augustes, très 17e siècle: \"Mais, pour moi, qui tourne volontiers mes regords vers le ciel.\u201d Souvenons-nous aussi qu'il a malmené notre très révérende soeur Marie Eleuthére, en disant d'elle: \u2018Soeur Marie Eleuthére a été trahie par sa METHODE qu\u2019elle à voulue le plus scientifique qui se puisse\u201d.Notre soeur lui a répondu : \u201cPuis-je vous faire remarquer que vous me prêtez beaucoup trop d'intentions\u201d.C'est ce qui s'appelle remettre un homme à sa place | Après avoir dit que son âme ne s\u2018anime pas (ou si peu) à la lecture de Jean Lemoyne, (il a même spécifié: \"Je ne suis pas l'un de ses thuriféraires\u201d.6/6/64), M.Ethier-Blais nous prévient \u201cqu\u2019il y a des familles d'esprit qui transcendent les aires géographiques\u201d et il nous énumère alors ses amis qui font preuve de science et de sensibilité littéraire: Urs von Balthasar, le Père de Lubac, le Père Congar, Ti ie Don Pere Chenu ?Hein ?celui qui est en train de tout chambarder au Concile ?hein?Pas là! N'est-ce pas du sectarisme ?Sew pete Peut-être M.Ethier-Blais se prend-t-il pour un autre ?Nonobstant l'empan de son style, ses longs articles (à faire croire qu'il est payé à lo ligne !) se réduisent presque toujours à un affreux syllogisme.Ainsi, les gens de gauche sont incultes, bornés et sectaires.M.K.Haedens n'est pos pédant, il a beaucoup de talent et de jugement puisque comme moi il écrit dans les journaux de droite (pour les gens bornés je précise que le talent de M.K.Haedens n'est pas ici en cause).bref ce monsieur pense comme moi donc il a du jugement ! Ailleurs, cette subtilité : \u201cBriser les digues, c'est laisser à l\u2019eau le pouvoir de s'épancher librement.(9/5/64) Et NILYT QUAVAO 21 S96L SAVW SZ = comme chacun sait, c'est sur _ les eaux en mouvement que s'élève et s'étend l'esprit\u2019.(Là ! chu d'accord!) Mais ne soyons pas méchants.M.Ethier-Blais rachète toutes ses erreurs par cette simnie he ga ièbre du jeudi 31 décembre 1964 : On peut être un monstre de vanité et avoir quand même du talent\u201d.Gilles MARSOLAIS ATE * 25 MARS 1965 LE QUARTIER LATIN * Le phénomène Pierre Patry : Le problème des scénarios \u201cLe Festival de Cannes: la prostitution au service de la prostitution.\u201d \u201cOn vit le probléme du scénario.ll y a d'abord les relations scénariste-cinéaste.Il y a la méfiance des deux côtés.Deuxièmement il y a du côté des scénaristes eux-mêmes une énorme paresse.Ne connaissant le médium du cinéma, ils n\u2018osent pas I'avouer.lls se replient dans une paresse arrogante, dans une espèce d'indifférence vis-à-vis du médium en créant une animosité à l'endroit des cinéastes.fs se disent: \u201cLes gars ne sont pos prêts à réaliser MES oeuvres\u201d.De sorte que, ne voulant pas non plus tout perdre, ils acceptent quand même de travailler avec des cinéastes mais en si lente évolution que les projets finissent par mourir d'inanition\u201d\u2019.\u201cUn gars t'apporte un squelette d\u201dHistoire.Il y manque l\u2019ornement.Je ne porle pas de la forme, mais d'un ornement de profondeur, d'intériorité, de \u201cjus\u201d.On te raconte une histoire qui n\u2019est pas encore dégrossie.C'est presqu\u2018une fable, mais ça n\u2019a pas la qualité fantaisiste d'une fable\u201d.Et si les membres de l'équipe qui entoure le réalisateur ne sont pas à la hauteur, ce dernier ne pourra absolument rien faire.\u201cLe cinéaste dons l'industrie du film dramatique est un auteur- metteur en scène qui doit faire une oeuvre qui se tienne en coordonnant les moyens et les différentes sources d'inspiration qui lui sont offertes.Mais comme pour un gâteau si on ne te donne pas la qualité dans les ingrédients qui doivent y entrer, ça fera un mauvais gâteau, si bien délayé soit-il\u201d.\u201cA moins d'être un génie qui puisse suppléer à l'indigence des autres, le réalisateur est celui qui doit provoquer tous les fournisseurs d'ingrédients à se dépasser.A moi tout seul (même si Objectif dit que je ne connais pas mes limites à l'égale de Claude-Henri Grignon) je sais très bien que je ne suis pas bon caméraman.Je sais très bien que diriger la photographie, ça m\u2018emmerde.Faire des costumes, des maquiliages, ça m'écoeure.Je n'ai rien à voir dans ces métiers-là.|| me reste à connaître suffisamment ces domaines pour pouvoir indiquer à chacun : \u2018\u2019Aie, tu te trompes! Ta qualité n'est pas suffisante\u201d.Et d'autre part il reste que je suis le cuisinier.La fameuse touche.avec les mêmes ingrédients un cuisinier te fera un meilleur gâteau qu\u2019un autre.Ma responsabilité est d'unir ces éléments et de provoquer l'étincelle de création\u201d.Ce travail d'équipe dans une production cinématographique peut devenir un véritable \u201cbaril de poudre\u201d.\u2018L'artiste est sensibilisé à tel point qu'il est presque toujours un être désiquilibré.Je ne l'emploie pas au sens péjoratif ou psychiatrique du mot.C'est un gars dont la sensibilité dépasse la raison.!l va réagir plus émo- tivement devant bien des situations.Si froid qu'il veuille être, il va réagir avec beaucoup d'émotivité\u201d\u201d.\u201cL'artiste n'est pas un être immoral, il est amoral.Il vit dons des occasions continuelles d\u2019amo- ralité ou d'immoralité.Tout dépend où s'arrête l'immoralité et où commence l\u2018\u2019amoralité.L'artiste sérieux qui s'interroge est toujours pris par le doute.Et comme c'est un être tellement sensibilisé, il va se laisser aller à bien des expériences que le commun des mortels n\u2019°a même pas l'occasion de tenter parce qu'il n\u2019est pas en situation pour le faire.L'artiste n\u2019est pas plus immoral que le reste du monde, il est peut-étre plus amoral\u201d.\u201cOn me disait qu'il était très rare qu'un cinéaste français ait des enfants.On était tout étonné que j'en aie quatre.Ce n'est pas facile\u201d.\u201cSi on tente de vivre une vie conjugale de la méme maniére que l\u2019ouvrier ou le bourgeois, on n'y réussit pas, parce que le métier qu'on fait ne se fait pas dans les mêmes conditions, Le cinéma est un métier de \u201cfou\u201d quant à l'emploi du temps.Il faut adapter sa vie conjugale à son métier et son métier à sa vie conjugale\u201d.Pierre Patry ne présente pas toujours ses opinions aussi sobrement.Par exemple ceux qui l\u2018\u2019ont rencontré à chacun de ses retours d'Europe se souviennent des colères ou des jugements à l\u2019emporte-pièce qu\u2019il a fait sur certains événements.\u201cLe Festival de Cannes c'est une grande foire commerciale.C'est la prostitution au service de la prostitution.Cannes m'a même pas déçu; c'est le \u2018fun\u2019 comme aller au Parc Belmont.C'est le marchandage, le négoce terrible.Tu as toujours l'impression de voir une femme entre deux hommes.Elle est poussée de l\u2018un à l\u2019autre selon que les affaires sont meilleures d\u2019un côté ou de l\u2019autre.Tout le monde se regarde, tout le monde se méprise.Tout le monde parle des festivaliers sans se rendre compte que c'est eux les festivaliers\u2019.On pourrait difficilement terminer un article sur Pierre Patry sans porler de ses réactions à l'aventure \u2018\u2019Trouble-Fête\u201d.Il est inutile de revenir sur le contenu de ce film.Cependant il y a encore des obscurités quant à la réception que lui ont réservé les milieux cinématographiques.\u201cJe trouve étrange que je ne puisse obtenir un mot comme quoi le fim a été inscrit au Festival de Cannes alors qu'il était le représentant officiel du Canada\u201d.\u2018Je trouve étrange que Baron- celli aime beaucoup le film et veuille le pousser lui-même à Paris\u201d.\u201cJe trouve étrange que Ke- sich dise que ce film devrait marcher très fort en Italie\u201d.\u201cJe trouve étrange que le film ait eu une carrière très intéressante dans les deux premiers mois de son existence ici.Ce fut une carrière commerciale surprenante\u201d, \u201cJe trouve étrange que les personnes qui auraient dû être les plus contentes de cela, aient la face longue\u201d.\u201cJe trouve étrange que le film ait gagné une mention spéciale du Festival de Montréal alors que rien nous permettait de le croire\u201d.\u201cJe trouve étrange que tout-à- coup vers la fin du Festival la critique internationale se soit beaucoup intéressée à \u201cTrouble- Fête\u201d soudainement\u201d.\u2018\u2019Je trouve étrange que la formule de coopération qui a été beaucoup décernée por tous les gars qui, en applaudissant à son succès, disaient : \u201cCa ne pourra pas recommencer deux fois\u2018.Je trouve étrange que cette formule ait continué à marcher mieux que jomais avec trois films\".\u201cJe trouve étrange que je me réconcilie très facilement avec toutes ces étrangetés puisque je mets tout cela sur le compte de la nature humaine et qu'il n'est jamais naturellement plaisant de voir quelqu'un réussir à sa place.Le sentiment normal de toute personne et d'avoir un petit pincement de voir quelqu\u2019un d\u2019autre réussir ce qu'on a essayé de réussir juste avant\u201d.\u201cNous considérons notre réussite comme un pas dans l\u2018établissement de l\u2019industrie du long-mé- trage sur des bases normales.On sait très bien que la distance ne sera pas franchie par nous autres seuls.ll va falloir que ces expériences se répètent breuses\u201d.nom- Par: André LAFRANCE \u201cGladsteel And Gladstone\u201d Par Marcel ST-PIERRE La golerie Comille Hébert (2075 Bishop) présentera aux omateurs d'art (du 10 au 31 mars) des oeuvres récentes de Gérald Gladstone.Le nom de Gladstone est celui d'un artiste merveilleux et prolifique qui, s'il n\u2018eut point vu jour & Toronto, mais parmi nous, eut joui du plaisir d'être appelé La-Pierre-Bien-Heureuse (sic) | Né en 1929, Gladstone; puis- qu'il faut l'appeler et le reconnaître par son nom, se \u201ctondit\u201d dans le pré de l'art canadien une place d'importance.Depuis 1957, année de so première exposition, il eut plus d'une dizaine d'expositions solo (one man exhibitions) et participa à un nombre incalculable d'expositions de groupe; et cela tant en Angleterre et en ses colonies qu'aux \u201cStates\u201d et en ses \u201csatellites démocratiques et libres\u201d (sic).Gladstone est l'un des sculpteurs canadiens des plus importants.Son art est personnel et original à un tel point qu'on l'identifie à son auteur dès le premier coup d'oeil.Ses sculptures sont surtout basées sur une recherche des Mlusions abstraites, obienues por un jeu d'orbes et de tiges métalliques; ce qui a pour effet de nous présenter sous le couvercle d'un agencement complexe et rythmé des vues multi-dimentionnelles, variant selon la disposition de l\u2018oeuvre et la position que prend le spectateur.Sur ce dernier point, la galerie Hébert n\u2018accorde par ses dimensions que très peu de possibilités.La sculpture de Gladstone est avant tout oeuvre de géométrie spatiale.Et par cette recherche même elle est l\u2018une des plus intéressantes qui soit produite ici.Son art est complet, môle et fini.Ses recherches sont poussées à bout.Mais cependant, mon admiration se porte surtout sur les dessins de Gladstone.Et cela parce que le métal employé dans ces sculptures est d'une froideur de logicien rationolis- te.Qui y a-t-il de plus froid que la coulews @tuminium ?Rien.Ces sculptures manquent d'irrationalité; c'est-à-dire de sensualité.Ça manque de logique irrationnelle, si l'on veuti.En foit, les dernières sculptures de Gladstone sont très belles.Mais lorsqu'on en a vu plusieurs et surtout, lorsqu'on d'admirer a eu l'avantage Cede be (Galerie C nr mille Hébert) quelques-unes de ses oeuvres dans le passé; il est frappant de constater qu\u2019elles nous émerveillent moins.Par con- ire, on s\u2018attache avec bonheur à ses grondes encres et même aux petits croquis à la plume.Pour ma part, c'est ce qui m'\u2019attire désormais chez Gladstone, Mais parlons un peu de cela méme qui fait que ce Toron- fois est avant tout sculpteur.A mon avis, les sculptures de Gladstone sont destinées à être reliées à la vie et au monde de la mécanique (déjà en place).À cause de ses recherches précises sur la géométrie spatiale, la sculpture de Gladstone est achevée; en ce sens que trop souvent, elle n\u2019est que pure et aride géométrie.Mais chacun sait qu\u2018en art, il ne suffit pas de géométriser des tiges de fer.Ce serait prendre des chiffres pour des réalités palpables.Malgré cela, sa sculpture reste très liée à l\u2019architecture.Les volumes utilisés sont essentiellement architecturaux.La sculpture de Gladstone est un peu inhumaine, parce que trop rationnelle.Il est cependant à remarquer qu'une vision fraîche apparaît au travers de ces lignes rationnelles et rigides; ce sont les formes sphériques : ces volumes plus sensuels que les lignes droites.Sur ce point, on pourrait remarquer que sculptures suspendues ainsi que l\u2019immense peinture numéro 32 et Intitulé \u201cHuile\u201d (sic), nous permettent d'imaginer (si l\u2019on est fantaisiste) quelques turbopropulseurs ou quelques organes sexuels bizarres et nouveaux, flottant dans l\u2019espace.Mais tréve d'obsession (sic); revenons à \u201cGladsteel\u201d\u2019.En ce point de vue, sa sculpture foit peut-être trop appel à la mémoire et ne tente pas de dématérialiser le monde.A ce niveau, son art relie l\u2019'homme à la réalité; en ce sens qu'il est construit por un homme, sur (ou par-dessus) la réalité.C\u2018est en cela qu\u2019il est harmonieux et beau.Gladstone, on l\u2019a vu, donne à ses oeuvres sculpturales de la claire ordonnance.Mais ses encres sont précises, mais toutefois plus sensibles et donc plus artistiques encore.Gladstone ordonne de façon fort admirable les recherches qu'il effectue depuis quelques années, et par cela même domine ses recherches.C'est très bien en soi; mais cela comporte aussi une diminution fort précise du potentiel émotif que pourrait comporter ses sculptures.moins Par contre dans ses dessins a l'encre (et je ne parle pas ici de ses dessins au compas, généralement effectués sur papier quadrillé et où la recherche et la précision des lignes ne manquent pos d'intérêts, mais où est complètement absent; ce quelque chose qui fait qu'un dessin est artistique par rapport à Un autre qui est industriel).Je dis donc que ses encres; c'est-à-dire celles qui n\u2019ont pos la précision d'un compas et dont les lignes furent tracés au vol de la main, dénotent, à l'inverse de ses sculptures, un apport émotif entrdinant.Je pense en parti- culi@ÿ aux encres numéros 35 et 38, ainsi que l\u2018encre no 14, que nous reproduisons ici.Dans ces encres, nous sentons une Immense recherche vouée à l'agencement des cercles et des lignes droites, et où le plaisir des sens et l'harmonie des lignes, ainsi que l'intercal- lation des éspaces sont pour nous sources de plaisir et de satisfaction.Cependant, on ne pourrait que très difficilement taxer ces encres \u201cd\u2018achéve- ment\u201d ou d'extrême limite.En fait, elles sont pleines de possibilités et laissent entrevoir d'immenses ressources de créations artistiques.Bien que l\u2019on devine le sculpteur derrière ces dessins, on ne peut s\u2018empé- cher de les penser comme beaux.Ces encres sont belles, à cause du plaisir que nous pouvons en recevoir por l\u2019observation et la contemplation.Un plaisir qui est plus que sensuel (au sens propre du mot), un plaisir qui est plus qu'un effet de perception sensible ou de pensée personnelle, mais quelque chose d\u2018inhérent en |ui- même.C'est ce type de plaisir qui foit souvent dire aux critiques d'art que la beauté n'est pos seulement une qualité physique, mais quelque chose de plus, quelque chose de la pensée, qui l'accompagne.J'aime ces encres parce qu'elles sont belles et parce qu\u2019elles sont primitivement concernées avec l'expression de l'émotion.C'est aussi ce qui fait que j'aime moins les sculptures de Gladstone.On me taxera peut-être de me faire retardataire ou réactionnaire; mais je considère que toute oeuvre picturale ou sculpturole qui est incapable de nous envahir ou de nous emporter, ne serait-ce que pour quelques secondes du niveau de notre conscience normale, et qui n\u2019est pas une révélation, ou point de vue du monde ou de l\u2018univers, c'est une foillite et un piège qui ne mérite pas d'être tendu (même chez Stein- berg ou chez Wooolwooorth).Une ceuvre est un monde où la cohérence des lignes, des volumes, des couleurs, des formes et.des rythmes donnent naissance et vie à ce monde; c'est-à-dire à cette oeuvre.l'art de s'inscrire Dons cette vue, Gladstone pourrait dons une perspective culturelle; en ce sens que fout ce que l'artiste ajoute au monde donné et palpable qui l'entoure; il le fait consciemment.L'art de Gladstone s\u2019inscrit dans le sens d'une civilisation; en ce que toute géométrie est essentielle à notre Univers.Son ort n\u2019est pas un jeu, du moins il est un jeu des plus importants, car il participe et accompagne les changements que subissent les choses qui l'entourent ainsi que ses étapes.Gladstone nous donne à voir ce qu'on refuse quotidiennement de contempler : le jeu spatial des objets et des cho: ses.NULVI SHENTD-2 S96L SYVW SZ 4 \u201c * 25 MARS 1965 LE QUARTIER LATIN * Sonia © Ce soir à la GRANDE SALLE, dernière représentation de la troupe d'igor Moiseyev.À guichets fermés.deux astronautes, faisant partie de la troupe depuis peu, se distinguent par des sats en hauteur d'une.grâce incomparable .© Demain, à la\u2018 GRANDE SALLE, Chad Mittchell Trio.Pourquoi à la Grande Salle?.© Samedi et dimanche, à Place des Arts, Roger Williams.Misteür Piéno, le rival de Liberace dans les clubs de nuit de Las Vegas.® Mardi et mercredi prochain, à la Grande Salle, tiens, tiens, un concert symphonique! Au pupitre: Charles Munch.Soliste: Marilyn Horne.Oeuvres de Berlioz, Debussy, Poulenc.un concert par semaine à la Grande Salle, c'est une sacrée de bonne moyenne.théâtre ® Au STEUA, le Rideau Vert présente, jusqu'au 15 avril, \u201cLes oeufs de lautru- che\u201d, d'André Roussin.Mise en scène de Jean Daimain.«+s lo seule troupe canadienne permanente à pondre avant Pâques.Une pièce de Poussin, nonl.© A la COMEDIE-CANADIEN- NE, reprise de \u201cles beaux dimanche\u201d, de Marcel Dubé, jusqu'à dimanche.un dernier beau dimanche que vous pourrez passer & la Comédie qui porte enfin son nom.© A l'ORPHEUM, les 30 et 31, avant-premières de la nouvelle production du Nouveau- Monde, \u201cL'Ecole des femmes\u201d, de Gascon-Molière.à quand la gratuité scolaire?la gratuité affective?.® A lEGREGORE, le due lonesco-Beckett.on parle de changer le nom de la scène élisabéthaine (re: la reine) en scène wagnérienne (re : le fou de la reine).@ Au théâtre des SALTIMBANQUES, \u201cL'Opéra noir\u201d.On prévoit une tournée de Selma à Montgomery.® A la BOULANGERIE, les Apprentis-Sorciers présentent \u201c\"Amédée\u201d\u201c, d'ionesco.ON vous prie d'a\u2019méné dé pétits z'amis pour voir le spectacle.cinéma ® Au cinéma AVENUE, \u201cSeance on a wet afternoon\u201d, «+.une histoire de médiums, de spirites, de rites étranges et cruels, d'envoûtement qu'on dit ben effrayante.À vérifier.@ Au BIJOU et au SAINT- DENIS, les très célèbres \u201cParapluies de Cherbourg\".Voir critique dans nos pages.Les parapluies semblent partis pour la gloire.C\u2019est nouveau, ça pourrait fort bien inaugurer un style de cinéma qui n\u2019ait plus rien à voir avec la comédie musicale américaine.A ne pas manquer.@ Ce soir et demain, première et deuxième partie du \u201cJudex\u201d, de Louis Feuillade.À la CINEMATHEQUE.«.dans notre critique-éclair du \"\u201cJudex\u201d de Franju (1963), nous réclamions & grands cris Foriginal.Merci à ces messieurs de la Cinémathèque .® A LELYSEE, bientdt: \u201cUne femme mariée\u201d, de Godard; en attendant: \u201cBande à Part\u201d (Salle Eisenstein); \u201cThe doll\u201d, en la salle Alain Resnais.ON y invite fout particulièrement les maniaques toutes catégories.© À L'EMPIRE, sauf imprévu, \u201cSummerskin\u201d et \u201cL'amour à vingt ans\u201d.eee \u201cl'Amour à vingt ans\u201d: pour les sketchs des cinéastes nippon et allemand; \u201cSummer- skin\u201d: oui, ça ressemble à Bergman, univers étouffant, mais c'est lourd et ça sent parfois le pastiche.@ Au OUTREMONT, \u201cHush, hush, sweat Charlotte\u201d, avec Betty Davis, l'épouvantable en tant que telle.On tient absolument à\u2019 ce que vous ayiez peur.Après \u201cWhatever happened to Baby Jane ?\u201d, ça frôle la recette à tout prix.® Place Ville-Marie, petit cinéma: \u201cAll these women\u201d, vn film d'Ingmar Bergman.& preuve que les génies sont rarement drôles.@ Au Seville, \"THE SOUND OF MUSIC\u201d.ou les Grandes Familles, version musicale.@ Au cinéma d'art et d'essai Verdi, le premier Godard, \u201cA bout de souffle\u201d, et un film de Jean-Pierre Mocky, \u2018Les Dragueurs\u201d.comme dit si bien la ban- de-annonce, \u201conly the french could do such a daring movie about the juvenile delinquent and the new wave.\u201d © Au rez-de-chaussée de la Place Ville-Marie, côté nord- est, la rétrospective Rouault.beaux-arts ees Qui devait avoir lieu au Musée d'art contemporain.A visiter quand même.® A la Galerie L'ART FRANÇAIS : Gérald Savoie.@ Au Musée des Beaux- Arts: le graveur Friediander.Daniel SAINT-AUBIN Jean BELANGER Roch POISSON | LIVRAISON GRATUITE TEL.735-3623 PIZZERIA chez vito Ÿ Le seule véritable PIZZA NAPOLITAINE SPAGHETTI, LASAGNA, FETUCINE ONOCCHI, RAVIOLI, RIGATONI 3412, COTE-DES-NEIGES CAFE EXPRESSO TEL.: 849-3130 Da P.asquals La seule véritable PIZZA NAPOLITAINE SPAGHETT! - LASAGNA FETUCINE - GNOCCHI RAVIOLI - RIGATONI SUB-MARINE SANDWICH Cofé expresso 1414, STANLEY LE THEATRE DE LA PLACE VILLE-MARIE Av PLATEAU \u2014 FESTIVAL BEETHOVEN Sonates et variations pour violoncelle et piano ANDRE NAVARRA DUSSOL Plocos \u2014 ADULTES : 3 concerts povr $7.00 ov $4.30 par concert, tone lng, ETUDIANTS : 2 concerts pour $3.00 ov $2.30 por concert (inclure enveloppe affranchie avec commande PRO MUSICA : 1270 ouse?, rue Sherbrooke - 845-0532 \u2014 ov ches ARCHAMBAULT : 500 est, Ste-Catherine ot 2140, de la Mentagne les portes Pièce canadienne de Robert Gurik Musique et Chansons, Robert Charlebois Mise en scéne, Bernard Lapierre Avec Marthe Mercure, Jean Perraud, Monique Aubry, Edouard Woolley, Irène Poujol, Gabriel Vigneault, Pascal Desgranges, et Bernard Lapierre.Tous les soirs 9h.\u2014 Samedi 8h.et 10h.30 Relâche le lundi, RÉSERVATIONS: 861-6665 Jeudi et samedi, 8 et 10 AVRIL JACQUELINE postale) Les malheurs du disque Claude Léveillée présentait la semaine dernière, à la Co- médie-Canadienne, un récital qui le consacrait définitivement comme une des grandes vedettes de la chanson.À n'en pas douter, son récital est composé de chansons émouvantes, de jazz prenants.Mais malheureusement, nous ne sommes que très rarement bouleversés par ses chansons.Nous les avons entendues maintes et maintes fois, et quand Léveillée nous présente \u201cLes Vieux Pianos\u201d, nous disons: \u201cBon, une fois de plus.\u201d Non que nous n'apprécions pas cette chanson; mais à la centième audition nous commençons à être saturés et nous nous disons qu'il n'y a plus grand chose de neuf à trouver dans cette chanson.De plus, quand toutes les chansons d'un récital \u2014 à part trois ou quatre \u2014 ont été enregistrées, qu'on les a entendues des dizaines et des di- Zaines de fois déjà et qu'on les représente une fois de plus, on se demande s'il est nécessaire de faire un récital.Les disques existent, souvent meilleurs et peut-être plus présents.Les répertoires sont très limités, nous le savons, et on ne peut produire autant de chansons qu'on présente de spectacles.Nous le savons aussi.Mais pour que les spectateurs soient envoûtés par un spectacle et cient le goût d'y revenir, il serait peut-être bon que nos chansonniers (Vi- gneault inclus) refusent d'enregistrer quelques chansons.Ainsi, la répétition abusive dont nous accablent les récitals cessera et les spectacles en seront d'autant meilleurs.Jean BELANGER Une suggestion pratique : Pour bien terminer la semaine | \"Les Danses Libres\" DU VENDREDI SOIR ENDROITS : 4e et 5e étages du Centre Social ENTRÉE : 0.75 par personne TENUE VESTIMENTAIRE : vesion et cravate LA CARTE DE L'AGEUM EST EXIGEE POUR LES GARÇONS \u201cNotre devoir est de vous divertir le vôtre, d\u2018y venir\u201d "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.