Le Quartier latin, 6 avril 1965, Supplément littéraire et artistique
[" le Quartier Asati ss, ES $5 i ne i Be 3 A.deux ans après, où en est le festival d'art dramatique .s i N _ pe se te SEB oops ct pu vu kd = 5 Sor rs 4 ed, % - Rit 23 retell A a qu Ts ; a oh vii v 8e = te: Pa tY 33 ¥ rr = oak ag - meta $ Pa ho as Ser y PA ou >, 2 tw x \u201cFes ~ a: » - av Fold ; > \u201c 4 5 TT i a 7 5 +5 en °C 8 À a 9 t SA ; 7 » \u20ac 0 nd 5 \u201c3 se he ®».ia ve ; A 0 AY v D J Le À te\" pas 3 3 | pus £8 -\u2014 35 mara a0 po mes dT - Anon IX at PETS EROS ae des colleges métropolitains?Un reportage de Roch Denis en page 6 et 7 6 AVRIL 1965 * LE QUARTIER LATIN \u2014 * Le Royaume des pique- assiettes Ça lance énormément.Les pique-assiettes, Bouddha me pardonne, sont devenus des rats de lancement.L'alcoolisme nous guette ou détour d'un frisson littéraire.Car, c'est bien connu, on va à un lancement au- lant pour le vin que pour le lancé.Mais vérification faite, les lancements ne sont pas si pénibles, ils sont même très agréables et très enrichissants.On y rencontre la faune intellectuelle qu\u2019on méprise quand on la lit mais qu'on admire quand on lui jase.Ce phénomène s'est produit pour nous cette semaine alors que nous avons assisté ou aurions pu assister à quelque quatre lancements.Aux Editions du Jour, \u201cTROIS JOURS EN PRISON\u201d de Jacques Hébert; à la Cité des Livres, une trilogie d\u2019un dénommé Clément Cazelais (Doctor in omnibus secundum seipsum): \u201cConseils à mon grand-père\u201d, \u2018Joyeuses fratrasies\u201d, \u2018\u201cPoémes prémédités\u201d; aux Editions Image et Verbe, on lançait \u201cJe\u201d, de Denis Vanier, avec dessins de Reynald Connolly.Les pique-assiettes vous exhortent à lire tous ces bouquins.(Voila.Nous avons fait notre B.A.) Invitations Beaux-Arts A la Galerie Camille Hébert (2075 Bishop), jusqu'au 21 avril, Dumouchel.André Prud'homme, sculpteur, expose à la Galerie Libre, 21100 rue Crescent, et ce jusqu\u2019au 13 avril 1965.Lorsque nous ne serons plus la.La présenie livraison du supplément est la dernière de la saison.Dorénavant \u2014 et jusqu'à septembre prochain \u2014 les pique- assiettes ne seront plus là pour égayer votre horizon culturel.Et c'est avec beaucoup de nostalgie que nous nous permettons de vous souligner les principales manifestations artistiques qui se dérouleront .lorsque nous ne serons plus là (les mots d'ordre des pique-assiettes ayant toujours été suivis, aucune crainte là-dessous: vous y serez).Dans le domaine littéraire, la priorité va au \u201cSeptième Salon du Livce de Montréal\u201d, qui s'ouvre jeudi prochain.Véritable festival culturel, le Salon est l'événement littéraire de l\u2019année.Chaque semaine, des maisons d\u2018éditions de plus en plus nombreuses publient des romans, des essais, des recueils de poésie écrits par des auteurs d'ici.Ce serait bête de votre part de les ignorer.Côté théâtre, après le Festival d'Art Dramatique du Dominion, ce sera \u201cLe Festival d'art dra- motique des collèges métropolitains\u201d, du 19 au 25 avril, en la salle du Gest.C'est à ne pos manquer.La vie cinématographique québécoise n'aura jamais été aussi intense que dons les prochains mois.Une dizaine de films \u2018\u2019canadiens d'expression française\u201d prendront l\u2018affiche dans nos salles.Notons: \u2018Caïn\u2019, de Pierre Patry et Réal Giguère; \u201cLa corde au cou\u201d, de Pierre Patry; \u2018\u2019Poussière sur la ville\u201d, d\u2018Arthur Lamothe; \u201cLa Fleur de l\u2018âge\u2019\u2019, une co-production internationale à laquelle a porticipé l\u2018ONF; \u2018\u2019Ani- malis pestilens\u201d, fruit de l\u2018imagination de Crawley Films; \u201cMinuit Chrétiens\u201d, produit por l'ONF, réalisé por Gilles Carle; \u2018La Folle\u2018, d\u2018un cinéaste indépendant, Camil Adam.Vous seriez mal venu de vous plaindre de la pauvreté culturelle de la métropole.Le Sacre du Printemps Quarante-quâtre artistes canadiens ont été acceptés au 82ème Salon du Printemps du Musée des Beaux-Arts de Montréal, lequel se tiendra du 9 avril ov 9 mai.Les oeuvres de ces 44 artistes ont été choisies parmi 1,079 envois.On y retrouve les noms de Marcel Barbeau, Jean McEwen, Mario Merolo, Claude Tousignant, Guido Molinari, Takao Tanabe (Vancouver).Croyez-le ou non, malgré la poussière et la laideur des salles d'exposition, le Printemps est au Musée de la rue Sherbrooke | Récital d'orgue André Mérineau Le public montréalais est de nouveau convié à un récital d'\u2018orgue à la Salle Claude Champagne.En effet, le lundi, 26 avril prochain, André Mérineau, or- goniste titulaire de I'église St- Vincent-Ferrier à Montréal, donnera un récital sur les orgues Ruf- fatti récemment inaugurées.|| est à noter que Montréal possède désormais un orgue sur la scène et que dorénavant l\u2018organiste est à la vue du public.M.Mérineau est bien connu dans notre milieu musical.En 1949, il obtenait le premier Prix Casavant pour orgue, puis, en 1950, un premier prix d'orgue au Conservatoire de Musique de la Province de Québec, et deux ans plus tard un premier prix d'harmonie à la même institution.Boursier de la Province de Québec, en 1953 il était admis au Conservatoire Ste-Cécile de Rome.La même année, il deve- naît organiste adjoint & la Basilique St-Pierre de Rome.En 1957, le Conservatoire Ste-Cécile lui décernait, avec summa cum laude, des diplômes d'orgue et de composition.Pour souligner ses états de service à St-Pierre de Rome, le Saint-Siège le décorait de la Croix du Latran.Boursier du Conseil des Arts du Canada en 1959, il consacra une onnée entière à l'étude de Foeuvre intégral d'orgue de J.-S.Bach avec Fernando Germani à Rome.Cette méme année, il fut nommé professeur intérimaire pour les classes dorgue, d'harmonie et de contrepoint au Conservatoire Ste-Cécile de Rome.André Mérineau est professeur titulaire des classes d'harmonie et d'improvisation à l\u2018orgue au Conservatoire de Musique de la Province de Québec à Québec.Il a donné de nombreux récitals au pays et à l'étranger, ainsi qu'à la radio et à lo télévision canadienne.Il a inserit à son programme des oeuvres de, Fres- cobaldi, Albinoni, J.-S.Buch, Frank, Claude Champagne, Tour- nemire, Manari, Torres et Duruflé.Double mesure: radio, disques, etc.(par R.P.) \u2014 Avec Pierre Bourdon, pilier de l'émission étudiante \u201cDouble mesure\u201d (CBF, samedi, 1 h.30 p.m.), une trop brève entrevue téléphonique.Attisé par des rumeurs de grand changement à cette émission déjà très intéressante, nous demandons #& Pierre Bourdon de nous dévoiler des projets, \u201cpas nécessairement définitifs mais très probables\u201d.De grands changements à \u201cDouble Mesure\u201d.Que donc! \u201cLa durée de l'émission passera vraisemblablement d'une demi-heure à une heure.Elle ne sera plus le samedi après- midi, mais bien le dimanche soir, avant \u201cLe Cabaret du soir qui penche\u201d de Guy Mauffet- te.L'émission, diffusée en direct, mettra en vedette des chansonniers, comptera un plus grand nombre de chroniques (éditorial, billets, commentaire sur la vie des arts par Michel Garneau), avec participation plus grande de l'auditoire.Après l'émission \u2014 ceci demeure encore à l'état de probabilité \u2014 un spectacle \u2018de boîte à chansons\u201d et un ciné-club.Tout ça, gratuitement\u201d.Au \u201cphénomène double mesure\u201d sera relié un disque, un long jeu de Pierre Bourdon \u2014 qui est aussi chansonnier \u2014 où il sera accompagné par le Trio de Paul Baillargeon.\u201cle long jeu sera associé à l'émission, à la notion de DOUBLE MESURE, puisqu'il sera composé de deux pôles d\u2018attraction: une partie fantaisiste, une partie sérieuse.Un spectacle de chansons, enregistré en studio\u201d.Le recueil de poèmes, ça c'est encore plus original.Toujours.dans cette notion de DOUBLE MESURE, le recueil de Pierre Bourdon sera composé également de textes et de photos.Insistons : nombre égal de textes et de photos.\u201cTellement qu'on ne saura plus si ce sont les photos qui accompagnent les textes ou les textes qui acocmpagnent les photos.\u201d Voila qui est bien dans l'esprit de \u201cDouble Mesure\u201d | Fin de l'entrevue.Appel d'un ami de Bourdon, qui nous souligne que ce jeune chan- sonnier-poète sera l'invité du \u201cClub des Jnobs\u201d (Jeunesse Oblige, lundi soir, CBFT) quelque part dans le mois de mai.Après trois ans de travail fignolé, c'est pas trop tôt.Jacques Labrecque redécouvert Qui ne connaît pas Jacques Labrecque, le folkioriste avec sa grosse face ronde, son po- letot de chat-sauvage et ses chansons.Mais, allez l'entendre chez lui, à sa boîte à chanson, et vous y trouverez un Jacques labrecque très différent de l'image traditionnelle qu'on s'en foit.En ouvrant sa boite, il voulait qu'il y ait à Montréal un lieu qui soit l'image du Canada français, où pourraient se retrouver les siens et les étrangers, C'est là qu'il nous reçoit et suitout qu'il nous parle directement, sans détour.Ÿ a-t-il meilleur endroit pour se dire ses vérités el se comprendre qu'assis en face d'un bon repas ?Puis il chante.Le folklore n'est pas un repli sur le passé, mais une force qui nous projette vers l\u2018avenir.S'il chante Kino l'indien, Ti-Paul le draveur, c'est pour que nous soyons fiers de notre passé, de notre race, et que nous voulions toujours devenir plus grands.Non pour que nous demeurions des trappeurs, mais pour que nous soyons des politiciens, des professionnels et des ouvriers qui luttent pour leurs droits, pour la justice, dans le respect des autres hommes, travaillant & faire un Co- nada français fort.S'il chante \u201cLa Parenté\u201d, c'est pour nous parler de nos grands-pères, habitants, mais aussi pour nous parler de toute notre parenté d'aujourd'hui : Jacques Hébert; \u201cMon oncle Nikita qui aurait aimé ça venir icite manger du Golden Bantam avec nous autres, et nous dire ce qu\u2019il avait à nous dire.\u201d \u2014 \u201cLa Parenté, quand y sont là, on a hôte qu'y partent, mais lorsqu\u2018y sont partis, on s'aperçoit qu'on ne les à pas connus.\u201d Jacques Labrecque a fait souvent le tour de sa province et à séjourné sept ans en Europe; cela lui à fait voir bien des choses, Chez lui, pas de grandes idées, mois un homme qui aime les autres hommes et vous dit bien franc ce qui ne va pas; il s'attaque aux éteignoirs qui bloquent notre réalisation et soutient ceux qui travaillent les yeux fixés vers l\u2018avenir et qui voient grand.1! vous dit ces choses entre deux couplets de chanson en vous regardant droit dans les yeux.Toute une chaleur se dégage de lui, dans ses yeux vous voyez qu'il vit ce qu\u2019il dit; cette sincérité, qu'elle est rare à notre époque ! \"Bien sir,\u201d me dit Jacques Labrecque, \u201cles pseudo-intel- lectuels qui me regardent de haut et les jeunes qui ne viennent pas me voir parce que je suis de l'autre génération.\u201d Hé bien, moi, je vous dis : allez le voir, allez voir si cet homme qui lutte depuis des années est tellement croulant, allez voir surtout si vous ne trouverez pas plus d'humanité chez lui que chez beaucoup de nos penseurs d'avant-garde.Présentement, au Québec, nous suffoquons sous des tonnes d'idées, mois nous nous desséchons par manque d'humanité et d\u2019amitié.Pour mieux comprendre ce que j'essaie d'exprimer, allez rencontrer Jacques Labrecque, allez lui parler franchement, puis vous comprendrez.C'est un des nôtres qui trovaille dans son coin pour notre avancement, c'est quelqu'un qui a quelque chose à dire, c'est quelqu'un qu\u2019il faut rencontrer, qu'il faut écouter.Serge LUSIGNAN Du supplément artistique Notons, avant de commencer, que quelques personnes ont donné une réponse négative devant la question \u2018\u2019Lisez-vous le Supplément\u201d.Cependant, ils ont pour la plupart spécifié que ce fait était dû à un manque de temps ou à un désintéressement devant matière les manifestations en artistique.D'autre part, les réponses positives se sont avérées fort variées.@ Pourquoi lisez-vous le supplément artistique ?\u2014 Pour m'informer des activités ortistiques oyant cours à Mont- réol; j'ajouterai que cette information est assez complète dans lo revue des spectacles, et la cote humoristique généralement fort succulente, \u2014 Les critiques de livres ou autres m\u2019intéressent : il est toujours bon de connaître l\u2018opinion des outres.\u2014 Le Quartier Latin est distribué gratuitement.Nous les radins, nous en profitons.\u2014 Les arlicles du Supplément m'intéressent cor ils sont écrits por les étudiants qui sont des jeunes de mon âge, de mon milieu.Les textes sont généralement bien structurés.\u2014 C'est une des seules choses qui ne se rapporte pos à la politique, considérant que, pour moi, le Quortier Latin est grand éditorial ! Je ressens le besoin d'un changement, je désire un texte neutre, ce que je retrouve dans le supplément.un \u2014 Parce qu'il est dans le Quartier Latin.Alors, por le fait mé- me, je lis et en détails, por l'in- térét qu'il suscite en moi.JE PREFERE LA REVUE DES SPECTACLES\u201d \"INFORMATION RELATIVEMENT COMPLETE\u201d \"NON, IL NEST PAS LU!\u201d ® Que préférez-vous dans le supplément ?\u2014 Je préfère la revue des spectacles qui nous dirige très fréquemment dans notre choix de spectacles.\u2014 Me plaisent les reportages en opposition aux critiques.\u2014 Rien ne me plait particulié- rement dans le supplément.J'apprécie l'ensemble, ploçont géné- rolement les textes sur un même niveau.\u2014 La mise en page est merveilleuse.@ Que reprochez-vous au supplément ?\u2014 Les critiques, qui sont souvent superficielles, prétentieuses.\u2014 Une trop grands subjectivité dans les critiques.\u2014 Un trop grand nombre de mots en face d'un manque d'information.© Croyez-vous que le supplément vous donne une information valable ?\u2014 Oui, l'information est relativement complète.\u2014 Je crois que nous pourrions retirer plus d'information quant aux expositions.\u2014 L'information pourrait nous renseigner d'avontage sur les spectacles dont les prix sont abordables pour les étudiants.Je pense aux spectacles présentés à la Place des Arts, par exemple (!).\u2014 L'information est d'autant plus valable qu\u2019elle envisage toutes les manifestations ortistiques dans une perspective étudiante.@ Croyez-vous que le Supplément est beaucoup lu sur le campus ?\u2014 Oui.Le Quartier Latin est lu le jeudi à cause du Supplément.C'est du Supplément que nous porlons surtout dons notre Faculté.solitude des études.731-8221 Paesano vous invite.VENEZ SAVOURER NOS DELICIEUX PLAST TYPIQUEMENT ITALIENS Vous trouverez une atmosphére qui vous rappellera les charmes et les porfums subtils de l'Italie, Ce petit coin de poradis vous aidera à oublier la RESTAURANT PAESANO 5192, Côte-des-Neiges près chemin de la Reine-Marie \u2014 Oui.Mals je ne sais pas pour les autres.\u2014 Oui, je crois, \u2014 Non, pas tellement.Ja crois qu'il s'adresse à des gens trop spécialisés.Mais je le lis moi- même.\u2014 Non.Pas dans ma faculté du moins (Faculté des Sciences).\u2014 Non, il n'est pas lu.Parce qu'il est de même inspiration que le Q.L.régulier.N.D.L.R.\u2014 Tout le monde croit que le Supplément n'est pos lu, mais tout le monde le lit! ® Croyez-vous que la publicité ait été bien faite quant aux activités présentées sur le campus ?troupe de théâtre, boîte à chansons .) \u2014 Qui, spécialement pour le NTU.Ce qui a apporté de très bons résultais.\u2014 Lo publicité a été assez bonne, mais on aurait pu faire davantage pour la boîte à chansons par exemple.\u2014 Oui et j'espère qu'elle con- tinvera ainsi dans le futur.@ Avez-vous une suggestion pour l'amélioration du Supplément de l'an prochain ?\u2014 Une meilleure mise en page.\u2014 Des critiques de cinéma plus élaborées.\u2014 Des articles plus objectifs.\u2014.une critique des critiques.\u2014 Nous aimerions y trouver des oeuvres littéraires d'éludiants, un peu à la manière de votre excellent Supplément de Création.\u2014 Plus d'articles sur les artis- les québécois.\u2014 J'aimerais bien qu'on porle d'architecture dans vos pages, cela compléterail votre rubrique \"Beaux-Arts\", \u2014 Je n'oi rien à suggérer, il est merveilleux comme ça.\u2014 Plus de photos.© Avez-vous d'autres marques d'ordre général ?re- \u2014 Je crois que le Supplément réunit des collaborateurs pour lesquels le Supplément n'esl qu'un tremplin psychologique, un endroit pour se défouler.(.).\u2014 Le supplément est une entreprise formidable.Quoiqu'il y ait encore des lacunes, pour une première année, le travail a élé excellent.Nous avons été heureux de remarquer que le Supplément Artistique est lu sur le campus.Nous remercions les étudiants qui ont bien voulu nous donner ler: opinion en se fondant zur des faits très précis.Ces informations nous seront précieuses en vue du Supplément Artistique 65/66.Place aux arts sur le campus! Si la saison fut des plus actives dans les milieux artistiques de notre cité, il en fut de même sur le campus où cer- toins organismes telle la Société Artistique ont réussi, par diverses manifestations qui se sont échelonnées tout au long de l\u2019année académique, à donner un nouvel essor à notre vie artistique.Ainsi, nous pouvons noter la fondation d'une nouvelle troupe de théâtre, le \"Nouveau Théâtre Universitaire\u201d qui donna l\u2019occasion à plus d'un étudiant de faire ses premières armes sur les planches.Cette troupe fit d'ailleurs ses preuves en montant \u2018La Tête des autres\u201d de Marcel Aymé.Parallèlement à cette initiative, l\u2018Atelier de Théâtre a poursuivi ses activités en organisant des cours de mime, de diction et de mise en scène.L'Atelier a aussi participé au festival de l'Association Canadienne du Théâtre Amateur Universitaire où elle s\u2019est méritée les éloges de la critique.On ne peut pas passer sous silence la création d'une boîte à chanson qui a permis de révéler aux étudiants de nouveaux talents.Dans le domaine littéraire, on a vu naître une nouvelle revue \"La barre du jour\u201d une initiative des plus valables prise par quelques étudiants de la Faculté des Arts.On peut mentionner ous- si les publications des Presses de 'AGEUM qui ont aidé grandement certains étudiants en leur fournissant un moyen de se faire connaitre du grand public.Bref, l'année académique fut marquée par plusieurs évé- nements artistiques tels qu'expositions de peinture, films du Ciné-Campus et autres occo- sions qui ont manifesié linté- rêt grandissant que portent les étudiants à certaines formes d'art.Il est donc souhaitable de voir cet intérêt grandir et d'en favoriser l'éclosion au sein de notre gent étudiante.Jules ARBEC Les concerts Depuis deux ans, les Jeunesses Musicales du Canada organisent des séries d'abonnement pour des concerts présentés à la Place des Arts, Ce sont les mêmes solistes, le même orchestre, les mêmes chefs que les concerts d'abonnement régulier pour le grand public.J.M.C.et les l'an dernier, 200 abonnements avaient été vendus sur le com- pus; à McGill, mille | Et nous serons les premiers à protester de l'envahissement anglo-soxon à la Grande Salle ! Les plus grands chefs et solistes participeront à la série de la saison prochaine.Une annonce publicitaire décrivait la semaine étudiants dernière les porticipants de ces huits concerts, il serait fastidieux de les reprendre ici.Mais nous insistons sur la QUALITE de ces manifestations.On nous avertit aussi, pour les étudiants définitivement sans-le- sou, que les chèques peuvent être antidatés ou ler juillet 65.C'est une chance à ne pos manquer.@ NUVI YALLYVYAO NN 5 S961 UWIAV 9 \u2014 + Ja 6 AVRIL 1965 * LE QUARTIER LATIN \u2014 + théatre e AU COURS DE LA SAISON °64-65 Enfs nN ry En même temps, quatre pièces canadiennes d'expression française ont tenu l\u2019affiche dans les théâtres montréalais.Autrefois, quand une seule pièce (de Dubé, de Gélinas ou de Languirand) était jouée, le public se réjouissait mais, au fond, ne croyait pas tellement au théâtre québécois; il le considérait comme un phénomène marginal, presque comme un mal nécessaire.Mais aujour- d'hui la situation à changé.Le public s'est intéressé à la production locale à tel point qu'on a dû ajouter des représentations ou programme prévu.\"Les Beaux Dimanches\u201d, \u201cUne Maison .un jour\u201d, \u201cKlondy- ke\u201d et \u201cPain-Beurre\u2019 ont suscité peut-être quelques critiques acerbes, mais le phénomène de l'apparition soudaine et simultanée de cette dramaturgie québécoise en a captivé plus d\u2019un.Le public voulait voir ces pièces.Enfin, nous avons un théâtre d'ici, s'est-on dit, Et ce n'est pas fini.Le Festival de l'ACTA présente, en une semaine, sept pièces canadiennes, dont six d'expression française.Devant ces faits, on ne peut plus nier l'existence d'un théâtre québébois.Dans un autre domaine, les meilleures pièces présentées (à part celles dont nous avons parlé), l'ont été dans des salles et par des troupes assez peu connues du grand public.Les Apprentis-Sorciers avec \u201cla Visite de la vieille dame\u201d, Les Saltimbanques avec \u201cL'Opéra noir\u201d et \"Le Tigre\u201d, l'Egrégore avec \u201cVictor\u201d et le duo Beckett- lonesco, semblent bien être les troupes qui ont le plus conscience du renouveau théâtral qui apparaît actuellement.A côté des productions traditionnelles du TNM (\u201cLe Système Fabrizzi\u2019, \u201cLe Grand Guignol\u201d), ces troupes font figure de mai- tre et laissent prévoir sinon un embourgeoisement progressif des vieilles troupes, du moins la nécessité de repenser le théâtre en fonction du milieu.Il est important que ces troupes puissent apporter quelque chose de neuf.Ce sont elles qui donnent actuellement l\u2018orientation de notre future production théâtrale.Et, à cause de cela, on se demande pourquoi le Théâtre- Club qui nous avait présenté, il y a quelques années, des spectacles étonnants, \u201cCaligula\u201d, par exemple, n\u2019a rien produit cette année.Nous n'avons pas les moyens de nous permettre la disparition d'une troupe aussi importante que celle-là.D'ailleurs, le Ministère des Affaires Culturelles n\u2019offre-t-il pas des subventions de 4,000 et 6,000 dollars, selon la catégorie des pièces, oux troupes qui présentent des productions québécoises?C'est bien peu, dira-t-on, mais c'est sûrement là un stimulant efficace pour nos auteurs, puisque ceux-ci peuvent retirer le quart de ces subventions.Un autre phénomène important est celui des tournées en province.\u2018Patate\u201d et \u201cLes Beaux Dimanches\u201d ont voyagé de Montréal à Québec (de même pour \u201cUne Maison.un jour\u201d) passant par Drummond- ville, Sherbrooke, etc.Nous assistons, non pas à une décentralisation du théâtre, mais à du théâtre d'ici la création, dans différents milieux, de publics intéressés au théâtre qui pourront, por la suite, permettre l\u2018apparition de troupes locales.Signalons en terminant que Le Rideau Vert et Les Appren- tis-Sorciers iront en Europe, l'été prochain, présenter du théâthe québécois.\u201cUne Maison.un jour\u201d (Le Rideau Vert) et une pièce probablement de Claude Levac, (Les Apprentis) permettront au public européen de se rendre compte, s'il à vraiment été insatisfait du \u201cP\u2018tit Bonheur\u201d de Félix Leclerc (ce dont nous doutons un peu), que le théâtre d'ici n'est pas uniquement lié au folklore, comme on a pu le croire, mais qu'il est prêt à affronter tous les publics, quels qu'ils soient.Jean BELANGER.\u201c UTS D'UN FESTIVA le Festival d'Art Dramatique dv Dominion, qui s'est déroulé la semaine derniére en la Salle du Gesù, à soulevé mainies controverses.Des problèmes bien concrets \u2014 heure de tombée, énervemenis de \"dernière livraison\u201d \u2014 nous empêchent d'accorder à ce Festival \u2014 où l'on a créé sept pièces canadiennes \u2014 toute l'importance qu'il a eue.Nous vous offrons néanmoins une critique de notre collaborateur Mark Poulin et des extraits d'une lettre-critique reçue à la rédaction du supplément.R.P.Texte de notre collaborateur : Nous avons pu assister aux deux premiers spectacles du festival \u201cDominion\u201d du drame, section québec-ouest.Il s'agissait de \u2018Veritas\u2019, prétention dramatique de Paul Gouthier et de \u201cLes Qi- seaux perdus\u201d, poème un peu long de Roger Dumas.Nous Pour l'an prochain, de nouveaux collaborateurs ! l'équipe du supplément artistique et littéraire interrompt ses activités, après une saison pour le moins intense.Et nous songeons déjà à l'an prochain.La brève enquête menée auprès des étudiants du campus nous a souligné les oméliora- tions qui pourraient être apportées à un journal pourtant très satisfaisant.Pour ce faire, nous avons besoin de nouveaux collaborateurs.Si vous prévoyez disposer de temps libre l'an prochain, et si vous avez des projets, communiquez avec nous dans les prochaines semaines.Nous vous inviterons à des réunions au cours de l'été.Si vous êtes finissant dans un collège classique et qu'il vous plairait de collaborer au supplément, mettez vos scrupules de côté et communiquez avec nous le plus tôt possible.C'est ça, la prospective .Roch POISSON, rédacieur en chef.D'ART ne croyons pas, comme s'est amusée à le crier la vieille fille de Jean Béraud, que la première de ces pièces constitue \u2018\u2019une insulte à l\u2019art dramatique\u2019.Ce fut tout simplement une mauvaise pièce qui avait quelquefois le mérite de faire rire, consolation que le spectacle suivant, tout aussi mauvais, ne nous donna pas.Le gens ne se moquèrent pas du second spectacle comme ils s'étaient moqués du premier.La pièce de Dumas affectant le profond et le sérieux, les spectateurs se sont sentis tenus d\u2019applaudir respectueusement.|| est vrai que l'auteur avait eu l\u2019habileté de ne parler de rien et de ne jamais chercher à choquer \u2018\u2019les bonnes gens\u201d.Certains se seront sans doute souvenus de la pièce de Roger Huard, \u201cPile\u201d.la piece de Dumas semble en être le décalque, mais un décalque acçeptisé.Dans une situation dramatique très semblable, Roger Huard nous donnait autre chose que des pleurs et des babailles.M.P.Un lecteur du supplément : \u201c.j'ai subi \u2018Veritas\u2019 Lundi soir dernier, j'oi eu le malheur d'être parmi les 839 personnes qui se trouvaient au Gesù DRAMATIQUE pour l\u2018ouverture du Festival dit d'\u2018\u2019Art dramatique\u201d.J'ai donc subi \u201cVeritas, Au début, j'ai éprouvé de la pitié pour l'auteur et pour les interprètes (en tout cas, pour au moins 35 des 40 Interprètes).Ensuite, je me suls mis à rire d'eux.Puls, pris de remords, j'ai commencé à pleurer de rage et de honte.A la fin du \u201cspectacle\u201d \u2014 que je n'ose qualifier de pièce\u2018 \u2014 et après avoir enduré toutes les atrocités qu'il contenait, |e me suis senti pris d'une irrésistible envie de faire part de mes condoléances émues aux \u2018\u201ccomédiens\u201d.Arrivé en coulisse, qu'ouïs-je ?\u2014 J'aimerais bien savoir qui sont les gens dans la salle qui \u201c\u201cpartaient\u2018\u2019 les éclats de rire oux mauvais moments |\u201d J'avais envie de me suicider.Qui est le plus coupable dans l'affaire \u201cVeritas\u201d ?Les Interprètes?Non.lis ont fait de leur mieux, même s'ils ne valaient rien.J'excepte ici Jean-Louis Paris et deux ou trois autres personnes qui n'étaient évidemment pas à leur meilleur ce soir-là.L'auteur est coupable.Premièrement, il osa donner à ce goli- matias de platitudes incongrues le nom de \u201cpièce\u201d.Deuxièmement, il eut le toupet de présenter le dit galimatias ou Festival.Mon pauvre monsieur Gauthier, ce n\u2019est pas avec quelques farces chez-mivillesques glanées par ¢i par là que l\u2019on fait une pièce | Ne pas confondre le Théâtre et Télé-Métro.Mais les plus coupables sont évidemment les organisateurs du Festival.Comment peut-on en effet, sans rougir de honte, laisser 839 personnes assister à cette saleté ?Et qui plus est, la jouer le premier soir du Festival.Tient- on à tuer cet organisme ?Pourquoi a-t-on refusé 16 pièces sur 23, et choisi \u201cVeritas\u201d parmi les 7 gagnantes ?Les cinq créations conadiennes recalées étaient-elles encore plus mauvaises ?C'est impossible.Et puis, pourquoi vouloir présenter de l'original à tout prix, même si ça ne vaut rien ?\u201cBri- fannicus\u201d, qui a été refusé, aurait fait meilleure figure, même joué por des cancres.Je refuse de croire que les juges du Festival aient lu \u201cVeri- tas\u201d en entier avant de l'accepter.| y à décidément quelque chose qui ne tourne pas rond ou Festival d'Art Dramatique.Michel VAIS AU STELLA l'avenir est dans les OEUFS Le septième spectacle de la saison du Rideau Vert est une comédie en deux actes de André Roussin, \u2018Les Ooeufs de I'Autruche\u201d.Roussin, une fois de plus, met ses personnages dans des situations embarrassantes et s'amuse à nous présenter la psychologie humaine sous ses angles les plus déroutants.ippolyte Bargus, petit bourgeois fort de ses principes, à deux fils.Roger, 17 ans, vit avec une comtesse polonaise qui l'entretient; Charles (Lolo), qu'on ne voit jamais, mais qui est la raison de toute l'intrigue, est un inverti qui fait de la couture à ses heures et qui, de plus, a le malheur de remporter, devant tous les grands couturiers parisiens, le premier prix de mode au Palais de Chaillot.Henri, cousin d'Hippolyte, est celui qui fait découvrir aux gens de la famille Bar- gus la situation inimaginable dans laquelle ils se trouvent.Il est soupgonné par Hippolyte d'étre l'amant de sa femme Thérèse.Celle-ci s'est bien rendu compte que son mari n'avait aucun souci de l'éducation de ses enfants et elle tente, tant bien que mal, avec toute la compréhension dont une mère est capable, de réparer les erreurs de son mari.à A A L'HEURE = INDE LA RÉVOLTE eme ST Film de 7) ENR £8 | Nain Cavalier | PIER.| =, F7 A OL } N | IN In TL 15 G TA MASSAR 3 ; | Ze sem.ri .ob) artes \u2014 CINE-CAMPUS 8 h.00 - TRAIN DE NUIT de JERZY KAWALEROWICZ (polonais, sous-titres anglais) 9h.45- LA PROIE POUR L'OMBRE d\u2019ALEXANDRE ASTRUC avec ANNIE GIRARDOT' DANIEL GELIN et CHRISTIAN MARQUAND GRATUIT POUR LES MEMBRES DE L'AGEUM SAMEDI, le 10 AVRIL, à 8 h.P.M., AUDITORIUM de l'U.de M.Enfin, Mme Grombert, belle-mère d'Hippolyte, incarne la naïveté et la candeur des gens qui ne s'étonnent de rien.Jean Dalmain qui joue le rôle d'Hippolyte s'est aussi chargé de la mise en scène.Une mise en scène propre, vive, qui bouge sans cesse et qui, quelques fois, atteint une grande intensité dramatique, autant que cela est possible dans une comédie.Dans son personnage, Jean Dalmain est étonnant.Après quelques hésitations, au tout début, il reprend son aplomb et mène d'une main de maître toute la pièce qui repose en fait sur ses épaules.Il donne de la force à son personnage et s'ingénie à le rendre le plus réaliste possible.Thérèse, sa femme, interprété par Françoise Faucher, est un personnage très humain qui essaie de comprendre ses enfants et les accepte comme ils sont, ce qu'Hippolyte ne fera qu'à la toute fin quand enfin il a trouvé que ses fils Roger et Lolo pouvaient lui faire gagner de l'argent.Françoise Faucher joue avec âme quoique son interprétation manque parfois de fini.Elle est persuasive mais pourrait l'être beaucoup plus.La belle-mère, incarnée par Marthe Thiéry, joue le rôle de l'éternelle conciliatrice entre mari et femme.Ses attentions sont comiques et sa candeur pleine de jeunesse nous la rend très sympathique.Elle bouge facilement et la drôlerie de ses attitudes (geste du pied) nous font voir en elle une comédienne mai- tre de son interprétation et sûre de son métier.Quant à l'interprétation de Roland Ganamet, Roger, elle nous semble honnête quoiqu'un peu exagérée.Henri, cousin d'Hippolyte, est froid, même très distant et semble peu intéressé à ce qui sc passe autour de lui: ici le rôle, tenu par Louis Aubert, manque décidement de consistance, Enfin, Denyse Proulx nous présente une domestique naive et étourdie: bon rôle de composition.Les décors de Guy Rajotte habillent bien l'ensemble.Les meubles sont quelque peu disparates, mais les tentures semblent recréer l'unité qui manquait.Les couleurs sont belles et lumineuses: elles donnent une certaine allure de vie à la scène.Signalons, en terminant, pour ceux qui n'auraient pas vu ou qui voudraient revoir \u201cUne Maison.un jour\u201d de Françoise Loranger, que cette pièce ouvrira la saison du Rideau Vert en 65-66.Jean BELANGER @ Tribune libre A propos du 3e numéro de \u201cLETTRES ET ECRITURES\"\u201d On c remarqué que le dernier numéro de Lettres et Ecritures dérogeait de sa formule habituelle.Cette fois-ci, l'équipe ne faisait pas appel à des collaborateurs de disciplines diverses pour traiter d'un sujet précis.(1) Elle langait une invitation spéciale & tous les étudiants de la Faculté des Lettres dans le but de re- cueillir des textes de création ou d'étude.(en histoire, géographie, art, linguistique, littérature etc.) Ce numéro se voulait donc une manifestation de la vie littéraire à la Faculté.\u2014 Est-ce la publicité qui a été insuffisante ?\u2014 Est-ce la revue en soi qui rebutait ?\u2014 Sont -ce les étudiants qui n'avaient pas assez de temps, de goût ou de talent pour écrire ?Toutes les raisons sont possibles, (nous pourrions en écrire long lb-dessus) mois les faits restent les mêmes.Nous avons reçu VINGT textes en tout, dont sept essais, cinq nouvelles et six groupes de poèmes.Messieurs André Brochu et Jacques Brault, tous deux professeurs à la Faculté, ont fait librement la sélection.(2) Plusieurs extes soumis provenaient des membres de la revue.Le jury en a retenu cinq sur les onze qui allaient être publiés.Peut- être le choix aurait-il différé si le jury avait eu sous les yeux une centaine de textes, ou davantage ?C'est possible.Qu'on ne s\u2019en prenne pas à la Revue alors, mais à toute la Faculté.Lettres et Ecritures réfléchit sur cette expérience.Chaque étudiant devrait peut-être faire de même.(1) Voir le deuxième numéro, par exemple, sur les Amérindiens, où l'on constate la collaboration, entre autres, d'un psychiatre, d\u2019un sociologue, et d'un linguiste.(2) Voici pour les doutes de M.Daniel Saint-Aubin, dont les textes ont été malheureusement refusés.Danièle CORBEIL Lettres et Ecritures.N.D.L.R.Les reproches que j'adressais à Lettres et Ecri- tures il y a quelques semaines illustraient mon étonnement & considérer que plus de la moitié des publiés participaient régulièrement à la revue de la Faculté des Lettres.C'est un étonnement bien légitime.I! aurait pourtant été facile, dans la livraison de la revue, d'identifier le jury, ce qui aurait évité ce désagréable malentendu.D.St.-A.x S961 MIAY 9 = NILVI Y3LLAVYNO N + - 6 AVRIL 1965 LE QUARTIER LATIN \u2014 + DU GRAN La VTS 1 AF Fa P 4 Rl Aa it i Sz.XE on Vg ve 7 \u2026 HE) S GILLES PELLETIER président du jury (Photo des juges: Rodio-Canada) + par ROCH DENIS \u2014Tu peux dire ça dans le reportage, \u2018L'oeuvre d'art ne se juge pos au mérite mais au résultat.\u201d Une phrase de Charlotte Boisjoly lors du dernier spectacle, il y à trois ans.\u2014Charloite Boisjoli.Oui.Je ne vois pas tellement ce que cela vient faire.\u2014Drôlement ! C'est toui le sens que nous voulons donner au Festival.\u2014D\u2018accord ! \u201cLe Festival ne se juge pas ou mérite mais au résultat.\u201d Peut-être qu'au fond, cela fait partie des exigences énormes que se sont imposées les étudiants des collèges de Montréal qui, pour la troisième année consécutive, vont \u2018\u2019inventer\u201d dans moins d'un mois, le Festival d'Art Dramatique des Collèges Métropolitains.L'affaire est de taille, sem- ble-t-il, mais ceux qui nous la décrivent, les organisateurs en chef, ne manifestent aucun signe d'inquiétude, ils n'ont pas le \u201ctrémolo\u201d dans la voix ou plutôt, comme on dit en langage de théâtre, le trac, ce n\u2019est pas leur affaire.Administrateurs, ils le sont jusqu\u2019au bout des doigts, organisateurs aussi et hommes de théâtre; sans prétention \u2014 nous nous en sommes aperçus \u2014 car le théâtre c'est leur passion, ils en vivent.au moins entre les périodes d'examens.Îls savent que c'est d'abord une réputation qu'ils ont à défendre, la réputation enviable des deux premières années et, comme leurs prédécesseurs,cette année encore, ils ont travaillé d'arrache-pied.Mais di- sons-le : ils ne sont pas seuls; pas même les principaux \u201cacteurs-du-drame\u201d, puisque plusieurs centaines de jeunes amateurs de théâtre répartis dans une dizaine de collèges préparent depuis le début de l'année académique les pièces qui seront présentées à la fin d'avril, au théâtre du Gésu.Mise-en-scène, décors, costumes, maquillages, éclairages, régie, tout y est! Du grand Théâtre, quoi ! AILLEURS QUE DANS UN GYMNASE ! Une chose sur laquelle tout le monde s'entend: le Festival d'Art Dramatique des Collèges Métropolitains n'a jamais connu de périodes \u2018creuses\u201d.Déjà en 1963, alors qu\u2019on avait voulu faire exclusivement un Festival des Collèges Jésuites de Montréal, d'autres collèges, garcons ou filles, venaient s'y joindre pour former une grande assemblée \u2014 plus ou moins démocratique il est vrai, mais c'était le théâtre avant tout \u2014 qui déciderait des modalités à suivre.Cinquante cinq (55) dollars de cotisation par collège pour frais de publicité, programme, réceptions, affiches, etc, le concours bénévole de trois juges professionnels et la salle du Gésu prêtée par les auto- LERO directeur rités du Collège Sainte-Marie de qui relevait l'initiative.On se lançait dans l'aventure.Les organisateurs d'alors \u2014 Georges Leroux, aujourd'hui étudiant à l'Institut des Etudes Médiévales et Achille Tassé, mort accidentellement l\u2019été dernier \u2014 parlaient \u201cde contribuer à rapprocher les collèges, leur permettre de s'unir pour présenter des spectacles ailleurs que dans une salle de gymnase\u201d.Ce fut fait et l'expérience s\u2018avéra pour le moins concluante : 5 spectacles présentés avec décors, costumes et tout le reste, 5 soirs d'activité fébrile et à chaque soir, les 1,000 sièges du Gésu remplis à craquer.Des trophées décernés aux gagnants.ll n\u2019en fallait pas plus pour que l\u2018année d'après les autres collégiens fous du théâtre veuillent s'y mesurer.LES BEAUX ARTS En 1964, même travail.Plus grand succès : le Festival avait pris de l'ampleur.Ce n\u2019était plus qu'une mince organisation, dit-on, \u2014 ca ne l\u2018avait d'ailleurs jamais été, \u2014 mais il fallait maintenant songer à une plus grande démocratisation des structures, les petits collèges ne pouvant vraisemblablement pas rivaliser avec \u201cles gros\u201d, en matière de comédiens, \u2014 plus grandes possihilités dans le choix, chez les gros, \u2014 en matiére de finances, donc aussi en matière de qualité de spectacles présentés.Les collèges intéressés votèrent une série de règlements généraux et particuliers, \u201cou il était stipulé que 60% des comédiens devaient être membres du collège titulaire d'un spectacle, que tout, des costumes à la mise-en-scéne, en passant par l'interprétation, PAUL RACINE directeur général ne devait relever que d'étudiants amateurs de théâtre et membres de collèges.La cotisation était haussée à $65, et après moultes négociations, on obtenait que les trophées du Festival soient des sculptures exécutées par les étudiants de l'Ecole des Beaux Arts.Ceux qui ont suivi de près le Festival de Fan dernier savent qu'il y eut, pour consds crer un succès déjà incontesté, un journal spécial distribué Le Festival des Collèges Métropolitains: une grosse machine THEATRE! DENISE PROVOST partout, et où chaque collège donnait un avant-goût de sa performance.un cocktail d'inauguration co m me dans toute organisation qui se respecte, et surtout, sept spectacles en bonne et due forme jugés l\u2019un après l'autre, par Jean-Louis Roux, Paul Buisson- neault et Mimi d\u2018Estée.Mais ce sont les milliers d'étudiants spectateurs, et les centaines d'autres qui n\u2019ont pu entrer .faute de places, comme ceux qui sont restés debout à l\u2019arrière ou assis dans les rangées, presque chaque scir, qui témoignent le mieux de tout l'intérêt qu'a pu susciter pareille manifestation de \u201csolidarité théâtrale\u201c.Expérience encore plus déterminante : aucun profit, aucun déficit financier, les frais généraux se situaient dans les $1,400; et les étudiants des collèges classiques ne pourraient décidément plus se passer d'un Festival d'Art Dramatique annuel.UNE VERITABLE INSTITUTION Les organisateurs de cette année s\u2019en rendent bien compte.C'est même, à ce qu'ils disent, ce qui leur pèse le plus lourd: répondre à un besoin solidement ancré dans les esprits, ne pas décevoir; le public étudiant est là, il attend avec passablement d'anxiéié qu'on lui serve, comme sur un \u201cplateau\u201d, une semaine de théâtre de qualité.Et encore une fois, depuis octobre, on a mis en bronle fous les effectifs disponibles \u2014 ils sont nombreux \u2014 toutes les ressources imaginables, on n'a ren ménagé pour répondre adéquatement à la tradition.Simplement ceci: le Festival commence à prendre des pro- Portions véritablement gigan- lesques ! Tant par ses cadres et ses structures améliorés que par l'importance qu\u2019on lui accorde de l'extérieur.Et les étudiants qui sont à répéter les pièces présentement sont devenus ni plus ni moins que des \u2018ambassadeurs\u2019, ils vont \u201cjouer\u201d d'ici quelques semaines .jouer Ja réputation de leurs collèges respectifs, ce qui n\u2019est pas mauvais, pense-t-on, puisque cela constitue un très fort stimulant à mieux travailler; quitte à ne pos oublier le but premier du Festival, le théâtre, et non la compétition pour la compétition, les organisateurs et les \u201creprésentants\u201d en sont conscients.C'est d'ailleurs pour cette raison qu'au début de l'année ils ont voulu prendre des mesures radicales pour éviter qu'encore une fois, un ou deux collèges ne \u2018fassent le rapt des trophées\u201d comme cela s'était produit à deux reprises par le passé.Inévitablement, alors, il s'était créé une animosité nuisible, et de plus en plus on avait tendance à juger de la qualité des pièces uniquement en fonction du nombre de trophées décrochés.Les collèges ont donc choisi d\u2018abolir les trophées, et en retour, permis la participation aux spectacles \u2014 à titre de metieur-en-scène \u2014 d'un professionnel de théâtre.Ils ont de plus limitée le montant des dépenses pour chaque spectacle à $300 et haussé les cotisations à $70, \u201cle Gésu\u201d n'étant plus prêté gratuitement par le Collège Ste-Marie.Robert Leroux, le directeur chargé de la supervision et de la coordination d'ensemble, et Paul Racine, l'organisateur général, parlent du Festival d'Art Dramatique comme \u2018d'une initiative strictement étudiante, d'intérêt étudiant, où l'Ecole de théâtre doit primer sur \u201cl'aré- ne de compétition\u201d.Quand on veut apprendre, et faire du bon travail, et que c'est devant des milliers d'étudiants, les trophées peuvent étre abolis sans larmes.Surtout que cette année nous avons demandé aux frois juges de se baser sur des critères professionnels pour juger de la qualité des pièces, de n'être pas simplemens témoins d'un effort, mais juges d'un résultat.\u201cle jury a été choisi pour sa compétence, d'abord : Gilles Pelletier Guy et Denise Provost.\u2014 Pour son rôle essentiel aussi, d'éducation \u201cthéâtrale\u201d des comédiens et \u201ccritique\u201d des spectateurs.À ce moment- ia, le festival devient un immense jeu de la vérité, un jeu honnête entre trois personnes: un juge, un comérien, un spec- laieur.Nous n'en demandons pas plus.\u201d Certains penseront que c'est déjà beaucoup et avec raison, en effet.Mais depuis trois ans que dure le Festival, depuis 3 ans qu\u2019il s'impose des exigen- GUY PROVOST ces de plus en plus fortes, et que cela lui réussit, comment pourrait-il aujourd'hui faire volte-face?Personne n'y tient et personne ne lacceple- rait.les étudiants des collèges ont un terrain ou se rencontrer, ils sont bien décidés à l\u2019occuper, et à en tirer profit le plus possible.FAGECCQ ET JACQUES DESJARDINS Avec cette puissante \u201cmachine\u201d, qui possède son secrétaire général, Marcel Fépin, chargé de la régie générale durant la semaine du Festival, son conseil d'administration groupant les représentants des collèges, et qui s'est constituée récemment en corporation indépendante, les amateurs de fhéâtre des collèges de Montréal en sont rendus à pouvoir tirer le journal spécial du festival à 10,000 exemplaires, et à faire se déplacer, de la ville de Québec au Hall du Gésu, spécialement pour la \"grande semaine\u201d, l'exposition de peinture \u201citinérante\u201d de FAGECCG.lorsque apres cela, les organisateurs nous disent que \u201cla Semaine du Festival d'Art Dramatique des Collèges Métropolitains est en passe da devenir une véritable semaine des aris du monde \u201cétudiant\u201d, on cemprend pourquoi.Les élèves des Beaux Aris exposeront eux aussi cette année, dans le Holl du Gésu, sculptures el modelages .Mais tout compte fait, ce qui reste de cet immense réseau d'activités artistiques ce soni 7 titres de pièces qui, bien malgré eux, constituent autant d'énigmes théâtrales, le centre du suspense jusqu'aux .sept jours clés, du 19 au 25 avril prochains.LE 19 AVRIL PAVILLON LALEMANT : L'HOMME SEUL de Gilbert Cesbron LE 20 AVRIL JESUS-MARIE : LES TROYENNES d\u2018Euripide LE 21 AVRIL SAINTE-MARI- 12 HOMMES EN COLERE de Réginald Rose LE 22 AVRIL SEMINAIRE DE PHILOSIPHIE : LES PASSIONS CONTRAIRES de Georges Soria LE 23 AVRIL DES ETUDIANTES DE BASILE-MOREAU : L'OURS ET LA LUNE de Paul Claudel LE 24 AVRIL MARIE-ANNE : .LA MAISON DE BERNARDA ALBA de Frederico Garcia Lorca LE 25 AVRIL SAINT-LAURENT : LE MAL COURT d\u2018Audiberti Mise en scène, décors, cos fumes, maquillages, éclairage, régie; la présidence d'honneur ou ministre Laporte ei à Jacques Desjardins président de l'UGEQ, tout y est! Du grand Théâtre, quoi ! ~ NILYT Y3LLAVYNO 31 x S961 TAY 9 x x 6 AVRIL 1965 LE QUARTIER LATIN \u2014 * lettres BROCHU : une voix qui nous ouvre de nouveaux horizons ULIEU : une évolution rapide Le recueil de M, André Bro- chu, DELIT CONTRE DELIT m'a fortement impressionné.Je dis impressionné, et non surpris, car, à un moment où tous les genres poétiques semblent avoir été puisés, il est consolant de prêter l'oreille aux accents d'une voix qui nous ouvre de nouveaux horizons; une voix qui confie ses messages à ceux pour qui la vie est un lourd fardeau.Les querelles de métrique ne sont guère de saison, écrit Léon Laleau, poète Haïtien.Et Louis Parrot : \u201cLe poète doit être un homme juste.\u201d Ecrire donc pour le poète ne consiste pas à condenser des formes figées pour aboutir à on se sait quoi de mystique ou d'illusoire.Ecri- re c'est appeler le lecteur pour le faire partager tous les drames issus du dualisme cons- cient-inconscient; c\u2018est mettre en relief l'immatériel tragique et opter du coup pour ia rédemption de l'être.Dès les premiers poèmes de DELIT CONTRE DELIT, nous abordons une vision de voir qui est celle d'un poète authentique.L'imagination d'André Brochu déplace toutes les questions que pose la réalité multiforme, toutes histoires qui auraient plongé l'esprit dans l'absolu poétique, celui d'Hérédia par exemple : Ah ! nous assaillerons le vent [par ses racines Nous choquerons les pierres [deux à deux Délit contre délit Outrage pour outrage Et le feu sera notre otage, dit M.Brochu dans LE FEU FUTUR.Nous voila en face d'une fougue qui rappelle les moments bouleversés de Pablo Neruda, lequel nous présente à nu la condamnation dun système politique dont les grandes lignes aboutissent à la déshumanisation de l'homme.Une pareille poésie peut être considérée comme une poésie panorama, ou un jeu négatif dans le langage de certains critiques.Pour quiconque cherche au-delà des mots des tours magiques à la St.John, elle peut être étudiée comme le reflet des agitations purement extérieures.À notre avis, nous ne pensons pas que l'artiste doit se conformer à la rigidité des formes brisées ou des règles capricieuses pour laisser s'échapper de leur centre d'intérêt les réalités mouvantes qui conditionnent ses états d'inspiration.Et c'est la qu'apparaît le talent de M.Brochu.Tout en se dressant contre l\u2018injustice, les morales pré-fabri- quées, la haine et mille autres négations sociales, il se présente à nous comme un homme qui semble fatigué des contraintes, mais qui lutte pour un monde meilleur capable de trouver sa justification dans l'amour et la compréhension globale.Il dira : O comarades O défacés Oh quelle lutte vous rendra [visage et chiffrera [votre âme dure Quel espoir épellera votre [colère en mots de sang Quel amour Que les vers d'André Bro- chu prennent la forme ailée du grand alexandrin de Victor Hugo; Là où finit la nuit commence [ma mémoire Elle était là ses moins posées [sur onde noire qu'il donne à sa poésie le grand espace de la prose mal- larméenne, il nous fait sonder la valeur d'un art qui est celle de sa science poétique.Cette science poétique n'est que le résultat d'un long et pénible travail et nous emmène à découvrir maints personnages chez le poète.Tantôt calme, il nous berce par des rythmes langoureux qui atteignent aux dimensions de l'âme : Tu m\u2018es soumise ainsi que la [mer à ses rives Ton rire perle en moi comme [un émoi de grives, Tantôt révolutionnaire il intègre le lecteur aux contradictions du quotidien, contradictions qui masquent l'humain et ses corollaires.Vois nos corps mutilés dans la sauge, le fer pillé, les bras tordus à rompre Les anges secs dévorés par les mots et c'est justice car la parole est pleur et plaie Car la parole pleure et balle aux triangles dérisoires, nous sommes plus morts que morte notre haine.Nous ne dirons pas que la poésie de M.André Brochu s'insére dans un contexte bouleversé, et de ce sens, est de son époque.Peut-être le lecteur exigeant peut chercher mille raisons pour réfuter une cause qui est souvent la sienne.Nous ne parlerons non plus de la technique de l'image chez le jeune poète québécois.Car, par moments, il vout mieux laisser de côté certoi- nes qualités pour ne pas ovoir Fair d'un critique exhalté.Qu'importe ! Cette poésie est nôtre parce qu'elle est faite pour tous les hommes qui ré- vent des lendemains ensoleillés.Et si LA POESIE DOIT AVOIR POUR BUT LA VERITE PRATIQUE, elle demeurera tant que sur la terre il existe des conflits qui dépassent l'entendement humain.André Brochu, nous avons votre message.MICHEL BEAULIEU Si M.André Brochu m'a impressionné, Michel Beaulieu m'a surpris.En termes précis, je ne m'attendais pos à une pareille évolution aussi rapide chez ce jeune Barde dont l'existence semble une poésie intime.Quand j'ai lu son premier recueil POUR CHANTER DANS LES CHAINES, j'étais à moitié déçu à la pensée que Michel avait beaucoup de choses à dire mais qu'il n\u2018arrivait pas a ordonner dans des schémes de pensée vraiment poétiques.Et sans faire de bruit, il se pré- paraît à lancer le coup de gré- ce, mieux, à montrer qu'en lui vit un artiste consommé chargé de donner à l'humanité ce qui peut embellir ou atténuer ses moments de cauchemar : Que sera ce mois tendre Où les bourgeons saignent [ou soleil Quelle sera cette semaine Ou les migrateurs remontent [du Sud.De quelque côté que l'on envisage les problèmes de l\u2019art poétique, la poésie doit rester ce qu'elle est, ce qu'elle a toujours été dans le temps et l\u2019espace : un chant.Révolutionnaire ou pas, elle ne saurait viser l'épanouissement de l\u2019être, si elle ne possède pas des propriétés capables de mettre en branle l'esprit du consommateur.Ici, nous touchons un point qui a déjà suscité pas mal de controverses à savoir les formes qu'on peut adopter pour exprimer des réalités qui handicapent l'évolution des classes sociales déprimantes.Personnellement, je suis pour la poésie objective, c'est-à-dire une poésie qui soit une arme défensive.Mais de là, à tomber dans la prose, ou dans le vedibrisme stérile, on se fien- dra bien loin du métier combien noble de Paul Eluard.En d'autres mots, même quand le poéte reste fermé dans sa tour d'ivoire ou qu'il se montre in- différent aux problèmes sociaux, pourvu qu'il sache exprimer ses sentiments dans une vision personnelle, nul doute qu'il peut apporter beaucoup de consolations à celui qui approfondit son art.Entre Paul Claudel, et Charles Dobzinski, il n'y a pas de différence profonde, ou s'il y a différence, ce n'est qu'une question d'engagement.Si je fais ces considérations, c'est pour situer Michel Beau- lieu.J'ai dit qu'il ne m\u2018avait pas apporté grand chose dans POUR CHANTER DANS LES CHAINES.Cependant, à la lecture de BALLADES ET SATIRES, Michel met le cap vers les pôles d'un autre continent.Cette fois-ci il réalise l\u2018unité de l'imagination créatrice et de la sensibilité.Il réalise que la fonction du poète est de créer une atmosphère de compréhension même à ceux qui, socialement, ne partagent pas toutes les normes de son idéologie.|l comprend qu'exprimer sa vision demande un travail de longue haleine.Et le voici, lassé de mécanlolie sur un chemin non sablonneux, préparant des corbeilles de lunes pour des mains grisées d'ombres : Qu'as-tu de plus à attendre [des dieux lls ont fait le monde et l'ont [coupé en deux.\u201c * Un côté l\u2019infini l\u2019autre la terre Avec ses platanes verts de [lierres.Je disais à un camarade l'autre jour qu'il y a images et images.Il y a une image en poésie qui ne plait pas, parce qu'elle est trop cérébrale ou quand elle n'est pas cérébrale, elle dépasse le cadre des réalités auxquelles nous sommes soumis.Par contre, il y a une image qui envoûte l'âme humaine, déclenche tout un monde d'idées insoupçonnées dans le présent.Cette image en soi, ne sera pas vécue, comme telle.Elle ne prendra non plus la forme d'une réalité fragmentaire, qui soit le résidu de l'imagination.Cette image apporte d'autres pensées elle suscite d'autres schè- mes vu qu'ell englobe et conditionne même les éléments d'une poétique ouverte à tous les sens.Sur ce point, j'ai la certitude que Michel Beaulieu a trouvé sa voie.L'image chez lui est claire, naïve comme celle de Frédérico Garcia Lorca.Quand elle veut bouder comme un enfant, elle s'éloigne d'un tempérament colérique pour retrouver l\u2018immatériel de l'objet comme dans la poésie d\u2019Yvan Goll.Alors, on se trouve confronté avec una sensibilité tellement puissante qu'elle s\u2019érige en matière, une sensibilité qu'on dira à fleur de peau et qui rejoint celle du lecteur : La lune pleut ses cratères de [pluie Allez ailleurs trouver les [assouvis.J'ai bien trouvé ma foi dans [les greniers Sous la poussiére intime des [années.Et ces vers qui empoignent le coeur: Ta main le fin duvet de tes doigts [emmélés Ton bras tendu sous mon [bras fou Et les coudes se frôlent Les chevilles fragiles L'ongle sur la saignée Bouche humide en ma bouche.Espoir des lettres québécoises, tel nous apparaît le jeune Michel Beaulieu.Les multiples expériences qu'il a faites (malgré son jeune âge) lui permettent de poser des problèmes à travers un système d'art, propre à lui, et qui reflète sa personnalité.Tout n'est pas parfait chez Michel.D'ailleurs je ne connais pas de poète qui soit arrivé à la perfection.Cependant, s'il faut se limiter à ce vieil adage qui veut que l'artiste soit de son temps; s'il faut se reférer & certains cri- téres de la poésie moderne, on n\u2018hésitera pas a dire que Michel Beaulieu est sur la bonne voie.C'est le moment de vous laisser, amis lecteurs en sa compagnie.Lorsque, après des journées désagréables, vous entrez chez vous, dépossédés, alors, ouvrez le cahier No 12 de l'AGEUM.Et vous serez réconfortés par cette poésie dont j'ai l'honneur de vanter les qualités.Gérard-V.ETIENNE = pi les lettres Du roman canadien-francais Tous ceux qui s'intéressent à l'étude de la littérature co- nadienne-française connaissent déjà la qualité des publications du Centre de recherches de littérature canadienne-française de l'Université d'Ottawa, dirigé por Paul Wyczynski.Dans la collection ARCHIVES DES LETTRES CANADIENNES, ce centre avoit déjà fait paraitre Mouvement littéraire de Québec et L'École littéraire de Montréal.La maison Fides vient d'éditer le troisième volume de cette collection, Le Roman canadien-français, Evolution - Témoignages - Bibliographie (460 p.).Il serait prétentieux de vouloir critiquer un tel ouvrage.Cependant, les lecteurs du Supplément littéraire et artistique sont sons doute intéressés à connaître les objectifs de ce volume et les limites que leurs auteurs se sont imposées.Evolution du roman canadien-français Le troisième tome des ARCHIVES DES LETTRES CANADIENNES est consacré à l\u2018évolution du roman, des origines à la fin de l'année 1963.La première section groupe quinze études historiques et critiques.Paul Wyczynski nous présente d'abord un \u201cPanorama du roman canadien-frangais\u201d.La vaste érudition de cet historien de notre littérature est bien connue.Dans cet article d'introduction, il ne se propose pas d'esquisser une brève histoire du roman canadien-fran- çais, mais plutôt de préciser les lignes de force du genre romanesque au Canada français.Le recul du temps permet assez facilement de dégager les principales tendances des ceuvres écrites avant 1950 et d'en tracer la courbe d'évolution, mais dés qu'il parle des romans les plus récents, il évite plus difficilement les caprices de la subjectivité.Wyczynski a voulu tenir compte de tous les romans parus jusqu'en 1963.On peut se demander si le jugement qu'il porte sur les romans des derniéres années ne devrait pas déjà être modifié sensiblement par lo production de 1964.Notre littérature est encore si jeune et si peu abondante qu\u2019en une seule année, quelques écrivains peuvent lui donner un visage nouveau.Ainsi, l'année 1964 ne nous a- t-elle pas fait connaitre plusieurs oeuvres originales ?Je pense à Quelqu'un pour m'écouter (1) de Réal Benoit, à Ethel et le terroriste (2) de Claude Jasmin, à La Jument des mongols (3) de Jean Basile et aux publications des éditions Parti Pris.Ces remarques valent également pour d'autres articles de ce volume, en particulier pour les études sur un thème de notre littérature.Pour compléter le \u201cPanorama du roman canadien-fran- çais\u201d, le troisième tome des ARCHIVES nous présente quatre études historiques : \u201cLes origines du roman canadien-fran- cais\u201d de David Hayne, \u201cLe roman canadien-frangais\u201d de Roger Le Moine, \u201cLe roman canadien-français de demain\u201d de Réjean Robidoux et enfin, \u201cLe roman canadien-anglais\u201d de Naim Kattan.On pqeut s'étonner de trouver dons un ouvrage sur le roman canadien-frangais une étude sur le roman au Canada anglais.Naim Katton est un des rares Canadiens qui connait et oime les deux principales cultures du Canada.Réguliérement, depuis de nombreuses années, il a présenté aux francophones les meilleures réalisations des Canadiens anglais et des Américains.Ici, il a choisi de nous parler de la situotion des premiers romonciers canadiens-anglais, des difficultés qu'ils ont surmontées pour affirmer leur originalité face a Angleterre et aux Etats-Unis, de l\u2019indifférence des Canadiens anglais pour leur littérature.Cet article, en nous permettant de comparer, foit comprendre que la situation des deux grandes nations du Canada se ressemble sur plusieurs points.C'est à regret que nous ne pouvons commenter chacun des articles de cette section historique.!| semble nécessaire cependant de souligner l'originalité et la valeur de la collaboration du père R.Robidoux.Ce critique essaie de dégager de la production romanesque récente les oeuvres qui manifestent un effort de renouvellement des techniques romanesques.À la suite de ses analyses, il expose son point de vue sur les voies les plus fécondes qui s'offrent oux romanciers de demain.Le Roman canadien-frangais contient quatre études générales sur un thème : \u201cLa société à travers le roman canadien- français\u201d de J.-S.Tassie, \"Le prêtre dans le roman cana- dien-français\u201d de R.Légoré, o.f.m, \u201cL\u2019héroïne du roman conadien et l'expérience de l'amour\u201c d'André Renaud et \u201cMythes et symboles de la mère dans le roman conadien- français\u201c de Soeur S.-M.Eleu- thère.Deux de ces études méritent quel ques remarques.Soeur S.-M.Eleuthère ne donne probablement ici qu\u2019un résumé d'un volume qu\u2019elle a publié récemment aux Presses de l'Université Laval, La Mère dans le roman canadien-français (4).Je n'ai pas lu ce volume, mais l\u2019article qui paraît dans les ARCHIVES est remarquable.C'est la premiere fois, a ma connaissance, que l\u2019on réussit, por une analyse judicieuse des symboles, à dépasser le caractère sociologique d'un thème pour en dégager les répercussions, comme mythe, sur la psychologie et le comportement des personnages.L'article du P.Légaré ne mérite pas les mêmes éloges.Il analyse avec justesse, mois sans originalité, les romans d'avant 1945; dès qu'il aborde les romans écrits depuis 1950, il semble incapable de comprendre le sens de l'évolution octuelle du Québec.D'où une antipathie presque a priori manifestée contre nos meilleurs romanciers contemporains : Y.Thériault, G.Bes- sette, À.Langevin.Par ailleurs, l\u2018ignorance permet porfois de ces audaces | Le père Légoré est probablement le premier à troiter ces romanciers de réactionnaires; de fait, il veut parler des romanciers en réaction contre les valeurs traditionnelles de notre milieu.La première section du Roman conadien-français contient enfin cinq études sur une oeuvre ou un auteur: \u201cWen- ceslas-Eugéne Dick, romancier inconnu\u201d de Soeur Saint-Ber- nord-de-Clairvaux, \"Angéline de Montbrun\u2019\u2019, de Soeur Jean- de-lI'lmmaculée, \u2018Trente arpents\u201d de Pierre Angers, s.j., \u201cLe Monde romanesque de Roger Lemelin et Gabrielle Roy\u201d de Michel-Lucien Gaulin et enfin, \u201cAndré Langevin\u201d de Jean- Louis Major.Pormi toutes ces collaborations, nous ne retiendrons que celle de Soeur Jean-de-l'immaculée.À la manière de Guille- min, l\u2019auteur de l'article sur Angéline de Montbrun s'intéresse aux sources littéraires et biographiques de \u2018ouvre.Malgré tout le discrédit que la nouvelle critique a pu jeter sur ces travaux extra-littéraires, il est extrêmement intéressant, après avoir étudié assez longuement l\u2019œuvre pour elle- même, de connaître la petite histoire de ce roman.Cetie étude sur Angéline de Montbrun est remarquable autant por l'érudition de son auteur que par la vivacité de sa langue.Témoignages les membres du comité de rédaction se sont demandés si les études critiques de la pre- miére partie suffiraient à éclairer adéquatement la nature et I'évolution du roman au Canada français.Théoriquement, toutes ces études devraient contribuer à combler le fossé entre l'oeuvre et son lecteur.Cependant, est-ce que le romancier lui-même ne pourrait pas faciliter ce contact avec son oeuvre ?Paul Wyczynski fut donc chargé de recueillir les témoignages de quelques romanciers.Pour orienter les réponses, il leur a posé quelques questions groupées autour de trois thèmes : le roman en général, le roman cana- dien-français, leur expérience personnelle.M.Wyczynski a retenu le témoignage de vingt romanciers qui représentent assez bien les différentes générations et les principales tendances.On y trouve les noms de J.-C.Harvey, R.de Roque- brune, F.-A.Savard, F.Hertel, R.Charbonneau, Gabrielle Roy, J.Simard, Claire France, C.Jasmin, G.Bessette, Claire Martin, Suzanne Paradis, G.Marcotte, J.Godbout, etc.Tous les témoignages sont très intéressants & lire, en particulier ceux de Claire France, trop peu connue ici, de C.Jasmin, de Suzonne Paradis qui, dons la première partie de cet ouvrage, avait présenté un orticle intitulé : \u2018La tentation du roman\u2019, Bibliographie La troisième partie du volume offre une bibliographie du roman canadien-français de 1837 à 1962.Comme le dit Paul Wyczynski dans sa préface, il fout considérer cette bibliographie comme un travail en marche.La tâche est trop vaste pour qu'un seul homme puisse tout découvrir et tout connaître.Lo bibliographie des romanciers semble assez complète pour satisfaire amplement notre curiosité.On y signale les différentes éditions d\u2018une oeuvre : ce travail sera trés utile aux chercheurs et aux professeurs.Indispensable aussi désormais, lo chronologie du roman cana- dien-français : pour cette seule section, le volume vaut la peine d'être acheté.Les recherches de J.E.Hare voulaient aussi tenir compte des études parues sur le roman canadien- français : ouvrages généraux, livres, articles, et même des thèses non publiées.Cette partie de la bibliographie est très incomplète : c'est très regrettable pour nous.En la parcourant, on se demande souvent pourquoi tel article est mentionné et non tel autre.J'étais heureux de voir une section intitulée \u2018Livres et thèses\u201d.Mais quelle déception en constatant les nombreuses absences.Il serait tellement utile d'avoir un relevé complet de toutes les thèses de maitrise et de doctorat sur notre littérature.Tous ceux qui sont intéressés à la littérature conadienne-françai- se se plaignent du petit nombre d'études sérieuses sur nos oeuvres.Pourtant, combien de thèses dorment dons la poussière aussi bien à Laval et à Montréal qu'aux universités d'Ottawa, de Toronto, de Von- couver .Ne serait-il pas nécessaire de publier les meilleures d'entre elles et de tenir a jour un relevé complet de toutes les thèses présentés ou Conada et ailleurs ?x * * J'admire le trovail sérieux qui se fait au Centre de recherches d'Ottawo.Dans les trois premiers volumes des ARCHIVES DES LETTRES CANADIENNES, cette équipe de recherche a voulu offrir aux Canadiens français les instruments de travail indispensables à toute recherche sur notre lit- téralure.Après la parution du quatrième volume consacré à la poésie conadienne-françai- se, ces chercheurs auront mis entre nos mains la somme la plus sérieuse et la plus complète sur notre littérature.Il est tout de même étonnant que les meilleurs travaux de recherches sur la littérature cana- dienne-française le soient hors du Québec.Les seuls volumes récents d'histoire de notre littérature nous viennent de Vancouver (Tougas) ou de Paris (A.Viatte).Un ouvrage comme Le Roman canadien-fran- çais vient combler un vide incontestable, mais, en même temps, il nous foit prendre conscience de l'immensité du travail qui reste à faire.Est-ce que les Québécois, et en particulier les professeurs de Montréal, vont continuer à attendre des autres les travaux indispensables à une meilleure connaissance et à lo diffusion de notre littérature ?NOTES : 1) Cercle du livre de France.2) Déom.3) Editions du Jour.4) Sainte-Marie-Eleuthére (Soeur), La mère dans le roman conadien-français, Québec, Les Presses de l'Université Lo voi, 1964, 214 p.Paul LAROSE, S.J.9 NILVI B3lLVNO 31 # S961 UYAY 9 \u2014 x * 6 AVRIL 1965 LE QUARTIER LATIN \u2014 * Une saison malheureusement interrompue L'équipe du Supplément Artistique du Quartier Latin Interrompt à regret une saison ortistique qi n'est pas encore terminée.Au niveau musical surtout, de très intéressantes manifestations s'annoncent dons les semaines à venir.Ce qui se dégage de plus important cette saison sembla être l'essor considérable manifesté par le public à l'endroit des spectacles lyriques: cinq représentations de Carmen, sept de La Traviata, pour les deux spectacles montés par l'OSM.L'Opéra Guild aurait facilement pu nous donner un bon nombre de représentations supplémentaires de \u201cMadame Butterfly\u201d, si ce n'eut été de l\u2019'agaçant conservatisme de sa directrice, Madame Pauline Donalda.Le trop grand nombre de concerts de qualité (mais oui) nous obligerait à être injuste.Nous tenons cependant à retenir, comme moment historique, l'exécution de l'oeuvre de Pierre Mercure \u2018Lignes et Points\u201d, manifestation extrêmement importante dons la création musicale québécoise.Le Supplément du Quartier Latin n'est que le Supplément du Quartier Latin.Nous y consacrons toutes nos énergies mais il n'a pas encore la portée hors-campus que nous lui espérons.Malgré le nombre limité de ses lecteurs (que nous évaluons cependant à quelques 4,000 sur le campus depuis l'enquête) les imprésarios de Montréal nous ont témoigné une confiance digne de respect.Monsieur René Lapor- te de l'OSM, par l'intérêt manifesté à l'égard da notre journal, nous a permis d'assister à tous les concerts de l'Orchestre Symphonique.ll en est de ma- me pour Canadian Concerts and Artists.Les Productions So- muel Gesser, le Ballet National du Canada et les Grands Bol- lets Canadiens.L'enquête sur le Supplément, que Sylvie Roche menait à l'endroit de plusieurs étudiants, s\u2019est généralement montré satisfaite du travail accompli dons cette rubrique et certoi- nes remarques plus sévères nous profiteront sûrement.Daniel SAINT-AUBIN A Vincent d\u2019In Programme : Quatuor Opus 18 no 2 en Sol majeur, Beethoven.Quotuor lyrique : Josip Slavenski.Quatuor en Fa majeur Opus 96, A.Dvorak.En rappels : \u201cFinale\u201d du quatuor en Sol Opus 74 no 3, J.Haydn.\u2018\"Menuetto\u201d du quatuor K.421, W.A.Mozart, Formé parmi les meilleurs instrumentistes du célèbre ensemble \u201cLes Solistes de Zagreb\u201d, dirigé par Antonio Jonigro, le quatuor à cordes de Zagreb en est à sa première tournée au Canada.Cela, nous dit-on, en échange international avec le talentueux pianiste Marek Jablonski, actuellement au Concours Chopin se tenant en Pologne.Présenter des oeuvres aussi différentes que celles de Beetho- Slavenski et Dvorok sous- entendait déjà l'étendue des possibilités dont l'ensemble pouvait ven, et allait effectivement foire preuve.Mais englober dans un \u201ctout\u201d la qualité d'exécutions aussi parfaites est pour le moins péjoratif; cor chacun des musiciens possède, à part égale, une très grande virtuosité de son instrument.En effet, plus que dans n'importe quelle autre formation instrumentale, le souci du détail prend ici une importance capitale.Sinon, le risque de voir s'effondrer toute la structure sonore érigée par le compositeur est inévitable.Cette qualité et beaucoup d'autres, les membres du Quatuor de Zagreb les possèdent complètement.Ils savent redonner dans les limites de la partition, beaucoup de vie et de couleur à un répertoire qui est, avouons-le, un peu aride.Toutefois, malgré l\u2018apparence indépendante de ces voix, le Qua- fuor n\u2019en demeure pas moins un tout d'une unité surprenante (dans les attaques, à l'unisson ou à la fin des morceaux).Le Quatuor Opus 18 de Beethoven, même s'il n\u2019est pas entièrement dégagé des influences de Haydn, laisse néanmoins paraître les traits du génie qui caractérise les dernières oeuvres de la séries Opus 131 à 135.On ne peut rester insensible à la beauté mélo- I \u201c dique de I\u2019 \u201d adagio\u201d ou de andante\u201d (ce dernier oublié dans le programme) qui compose le deuxième mouvement.À côté des oeuvres magistrales d'Ernest Bloch, de Schoenberg ou mieux encore de Bartok qui ensemble ont mis dans l'ombre beaucoup de musiciens de leur génération, la compétition était perdue d'avance.Pourquoi ne pas ovoir puisé directement chez ceux-ci l\u2018oeuvre représentative de I'époque actuelle?Car Josip Sla- venski dont nous avons entendu le Quatuor lyrique ne fait pas le QUATUOR LYRIQUE ne fait pas exception à cette règle, et le mieux que l\u2019on puisse dire de lui est qu\u2019il nous rappelle précisément Bartok: dissonances, chromatisme prononcé, thèmes tirés de chants folkloriques etc\u2026 Tout dy: le quatuor Zagreb de même, l'idée de faire connai- tre au public un répertoire auss! morginal soit-il (on ne peut le négliger), reste toujours valable.Antonin Dvorak popularisé por sa 5e symphonie, occupait à lui seu] la deuxième partie du concert.Son Quatuor en Fa majeur n\u2018apporte rien de nouveau au genre, si ce n'est Vaudace des mélodies.Cependant le chatoiement nuancé au possible et la freveur qu\u2019il a suscité chez les exécutants et l'auditoire, en ont fait 'apothéose de la soirée.En rappels: un Haydn sublime (le final du Quatuor Opus 74); un Mozart, sans grande importance.André CASSAGNE Grande Solle de Ploce des Arts.mercredi, le 31 mars, 7965, Orchestre Symphonique de Montréal.Programme 3 NUAGES et FETES (Debussy), SYMPHONIE No.4 (Roussel), GLORIA (Poulenc).Soliste : Pierrette Alarie, soprano; chef d'orchestre: Charles Munch.Avec les choeurs de I'OSM el Des JMC.Charles Munch dirigeait, au dernier concert d'abonnement de l'Orchestre Symphonique de Montréal, un programme entièrement consacré À la musique française.Mais les oeuvres des trois compositeurs appartiennent à des \u201cécoles\u201d tellement différentes, que l\u2019expression \u201cmusique gauloise\u201d semble mieux couronner l'audition de cette soirée.Les deux nocturnes de Claude Debussy, Nuages et Fêtes seront toujours, avec \u201cPelléas\u201d bien entendu, l'oeuvre - manifeste de I'impressionisme français.Charles Munch est aussi prés de Debussy que Gustav Mahler pouvait l'être de Wagner: cette familiarité devient rapidement une intimité, et mieux est, une intimité communicable.La méme \u201ccommunion\u201d nous avait semblé plus réticente sous la baguette de Georges Préte qui dirigeait la même oeuvre il y a deux ans.Mais il est regrettable que Munch (ou simplement l'OSM) n'ait pas présenté le troisième volet de ces nocturnes, \u2018\u2019Sirènes\u201d 3 le choeur réuni pour le \u201cGloria\u201d, et peut-être augmenté de quelques effectifs, aurait pu apporter une honorable participation.L'oeuvre de Roussel est malaisément définissable: on y sent bien quelques influences, un certain ressort créateur, mais aussi une désagréable impression de décousu, Comme la Symphonie No 3, la quatrième possède du nerf, un souffle qui s\u2019élève parfois jusqu'au cosmique; mais nous restons sur notre faim.Munch a évidemment tenté de mettre en valeur ses meilleures qualités, et c\u2019est ici le chef, plus que l\u2019oeuvre interprétée qui nous fascinait.La finale du premier mouvement surtout a suffisamment montré la haute valeur rythmique de Munch.Ce sont là des mots bien conformes à la chose \u201csentie\u201d, La troisième oeuvre inscrite au programme de la soirée, le \u201cGloria\u201d de Francis Poulenc, devait, à elle seule porter la responsabilité du succès de la soirée, Deux facteurs très importants devaient en assurer la brillante réussite: c'est Munch lui-même qui avait dirigé le Gloria à sa création, et, en second lieu, c'est Pierrette Alarie qui chantait le rôle du soprano soliste.L'oeuvre ne nous étant malheureusement pas familière, il nous est diffi- cîle d'en apprécier la valeur d'interprétation: toutefois, notra premier contact fut des plus heureux.Madame Pierrette Alarig a particulièrement été émouvante dans la deuxième moitié de l'oeuvre.Cependant, et nous revenons encore sur ce point, il nous est difficile d'apprécier tout son art dans une salle aussi grande que la Place des Arts.Nous perdons beaucoup de son raffinement, de sa présence sur un plateau déjà occupé par un grand orchestre et un choeur.L'artiste est toujours la même, c'est nous qui y perdons un peu.Mais nous gagnons bien plus.Daniel SAINT-AUBIN cinéma En couleur et en chanté LES PARAPLUIES DE CHER- BOURG est, de l'avis de Jacques Demy lui-même, un film en couleur et en chanté.On pourrait ajouter que le film est un opéra moderne bâti en quatre parties qui peuvent fort bien être des actes.Les personnages se donnent la réplique, comme tout le monde le sait, en chantant.Demy a réalisé là un film joli mais qui ne touche pas; l'intrigue étant une romance qui se termine en \u2018happy end\u2019; un film enfin qui n'apporte rien de nouveau du côté scénario.Le réalisateur a travaillé avec soin la forme mais en négligeant bé- tement le fond.\"Que l'auteur soit plus fort que la police\u201d, De- my le sait.LOLA, LA BAIE DES ANGES et son dernier né en sont la preuve.Les personnages des trois films échappent toujours à leur angoisse par un amour rédempteur.Néanmoins LES PARAPLUIES DE CHER- BOURG sont la preuve d'une tentative qui a assez bien réussie.Si on ne croit plus ou moins à l'intrigue qui se déroule sous nos yeux, on est quand même ébloui par le soin que Demy a apporté à la couleur, aux costumes et à la mise en scène.Les couleurs sont extraordinairement belles : elles prennent toutes les teintes des rouges et des roses: les bleus et les gris sont fantastiques.Je crois que Demy a trouvé les tons qu'ils fallait donner à son file.Ainsi la boutique de parapluies de Mme Emery (la mère de Geneviève, la fiancée de Guy} et celle du bijoutier sont d'un style 1900.Ce style s'apparente avec justesse au sujet du film.Une romance d'amour se prête toujours bien à la belle époque où nos grands-péres baisaient avec pudicité la main de leur fiancée.De cette façon, Demy condamne à l'échec un amour fleur bleue et qui est par surcroit d'une époque révolue.Aujourd'hui les \"je l'aime\u201d et le romantisme des sentiments ne collent plus avec la réalité de notre monde.Geneviève est une très jolie fille qui est la première à pleurer du départ de Guy et qui est la première aussi à l'oublier.Elle succombe vite aux instances de sa mère qui lui conseille d'épouser un homme riche.Geneviève agira selon le bon vouloir de sa mère, Mme Emery, une femme de goût et qui les a transmis à sa fille.La mise en scène n'a rien de particulier si ce n'est sa concordance avec la très belle musique de Michel Legrand qu'il ne faudrait quand même pas oublier.Ce dernier est aussi un artisan de la réussite du film.La musique est coulante, un peu mièvre pour reprendre l'expression de la critique, comme le sont le scénario et des dialogues.Elle est d'un rythme tempéré lorsque Geneviève dialogue avec sa mère (uñs bonne femme pauvre mais qui sait se placer les pieds); au contraire elle est gaie mais empreinte d'amertume lorsque les deux amoureux sont ensemble.Demy n'a pas ménagé l'humour, un humour d'ailleurs remarquable.Je pense ici à la parole d'un personnage qui dit à ene- viève qu'elle lui rappelle la Vierge qu'il a vue à Anvers.À ce moment-là, Geneviève a perdu depuis un bon bout de temps sa virginité en attendant un enfant de Guy.Lola revient à la mémoire de Demy dans LES PARAPLUIES DE CHERBOURG.II! fait dire à un de ses personnages qu'il fut autrefois amoureux d'une fille qui s'appelait Lola.Pendant ce temps, la caméra se pruznène aux endroits où justement LOLA fut tourné.Qui sait ?Peut-être que LES PARAPLUIES DE CHERBOURG feront école ?Peut-être que nous auront un autre magnifique WEST SIDE STORY dans une autre forme de comédie musicale ?Sait-on jamais! Mais de grâce que les réalisateurs soignent un peu plus leur scénario.Fond et forme vont de pair dans une oeuvre d'art.La forme aussi belle qu'elle soit doit exprimer quelque chose, une idée, un sentiment et non pas pasticher un sentiment qui se rapproche plus de la sensiblerie que de la sensibilité.Michel BEAUDRY L'AGEUM et le Le septième art ne saurait être artisanal.Il ne saurait être quartisana!, au risque de demeurer embryonnaire.Les moyens à mettre en oeuvre dans la réalisation cinématographique sont trop importants pour être à la portée de l'artisan ou de [artiste isolé.Le film est une oeuvre de collaboration qui exige, en plus d'une nombreuse équipe de production, tout un équipement technique dont la dimension économique ne respecte ni le talent ni la bonne volonté du cinéaste.Bref, faire un film, ça coûte des sous, beaucoup de gros sous.C'est ce qu'a compris Pierre Patry quand il à quitté l'ONF pour mettre sur pied une coopérative de production, c'est- à-dire de financement et d'organisation technique, pour la mettre à la disposition des cinéastes d'ici.Le cinéma canadien n'étant pas encore rentable au point d'attirer les capitaux susceptibles de la financer \u2014 On ne prête qu'aux riches \u2014 il lui faut alors vivre de ses propres moyens, de ses maigre; moyens.Dans ces conditions, assembler des capitaux pour les investir dans une industrie cinématographique naissante, c'est de l'aventure.C\u2019est l'aventure de Coopératio Inc.Coopératio a déjà assuré la production de \u201cTrouble-Fête\u201d, de \u201cCain\u201d et de \"Poussière sur la ville\u201d dont le tournage vient de se terminer.C'est un début fort prometteur, mais il ne faut pas en rester là.Et Co- opératio n'a certainement pas des fonds illimités.Alors quoi ?Que faisons- Be nous pour participer au lancement de notre cinéma national ?N'attendons pas que les les portes Pièce canadienne de Robert Gurik Musique et Chansons, Robert Charlebois Mise en scène, Bernard Lapierre a pi LATE EEE ME IN SR I NUS US Avec Marthe Mercure, Jean Perraud, Monique Aubry, Edouard Woolley, Irène Poujol, Gabriel Vigneault, Pascal Desgranges, et Bernard Lapierre.Tous les soirs 9h.\u2014 Samedi 8h: et 10h.30 Relâche le lundi.RÉSERVATIONS: 861-6665 cinéma canadien marchands de soupe le fassent à notre place: ils ne sont pas aventuriers pour deux sous, surtout quand il est question de sous.L'aventure, c'est notre lot.Pourquoi l'AGEUM n'in- vestirait-elle pas dans Coopé- ratio plutôt que dans des films- maison comme nous en avons connus ?Qu'on ne croit pas que ce serait la mort d'une forme artistique à la portée des étudiants; il serait certainement possible de penser une forme d'encadrement des étudiants au sein des équipes professionnelles de Coopératio.Cette formule fournirait ainsi aux étudiants une occasion de formation cinématographique sérieuse, et l'AGEUM aura contribué à l'établissement d'un cinéma authentiquement nôtre.C.D.La direction 1964-65 du supplément artistique ee = | rman eee op JULES ARBEC directeur rédacteur en chef mls hv A de Ati SYLVIE ROCHE secrétaire de la réd.NILYI 82lL3VNO 31 =» S961 UAAY 9 x = NS 6 AVRIL 1965 À LE QUARTIER LATIN \u2014 * © A la Place des Arts, B avril, \u201cLa Passion selon saint Mathieu\u201d, chantée en allemand, partition intégrale.entre deux spectacles de Guilda, une oeuvre éternelle, émouvante, sous la direction de George Little.© A la Place des Arts (?), LE DERNIER MUSIC-HALL CANADIEN, mettant en vedette les charmes abondants de l\u2019inimitable Guilda.on nous affirme que c'est là le dernier spectacle du genre foléré a lo Place des Arts.Tiendro-t-on ses promesses ?@ Ce soir et les 13-14 avril prochain, concerts réguliers de l'OSM.À venir, à la Place : des manifestations très importantes : La deuxième Symphonie de Mahler (27-28 avril); le récital Léontyne Price (à venir) et ia concert (Série de Gala) : \u201cDes joyaux de l'opéra\u201d.théâtre © A la Comédie Canadienne, pour quelques jours seulement, \u201cLes Beaux dimanches\u201d, de Marcel Dubé.Un critère d'appréciation qui pourrait vous guider : \u201cLes Beaux Dimanches\u201d valent trois fois \u201cKlondyke\u201d \u2026.@ Au Stella, \u201cLes oeufs de l'autruche\u201d, d'André.Poussin.Roussin, c'est bon, c'est drôle, c'est tout à fait dans le \"ton Stella\u201d.Sans surprise.@ Au TNM, un Molière : \"L'Ecole des Femmes\u201d.retour aux balbutiements moliéresques d'il y a quinze ans.Grand popa va bien aimer ça.@® A lo Boulangerie, \u201cAmédée\u201d, de lonesco.un des derniers spectacles donnés por les Apprentis Sorciers dans leur sympathique local de la rue de La- naudière.Ils sont forcés de déménager.@ Au Théâtre de La Place Ville-Marie, \u2018Les Portes\u201d, de Robert Gurik.le Théâtre de la Place semble se spécialiser dans les créations canadiennes anodines sans retentissement (à l'exception du \u201cQuadrillé\u201d\u2019).© A L'Egrégore, \"Comédie\u201d et \u201cLe Tableau\u201d.des deux doyens de l'avant-garde: lonesco et Beckett.cinéma @ Au Bijou, un film de Pierre Patry, produit par Coopera- tio: \u201cCain\u201d, .d'aprés un roman inédit de Réal Giguére, métamorphosé pour les besoins de la CAUSE.© Au Cinéma Festival, \u201cLa Femme des dunes\u201d, pour une 3.ème semaine.eo.le distributeur refuse-t-il de livrer le prochain film?Y a t-il des difficultés techniques (re : la censure) insurmontables?Toujours est-il que nous espérons être invité au premier anniversaire de la mise en affiche de \u201cLa Femme des dunes\u201c ?.© Au Cinéma d'art Elysée, deux Godard: \u201cUne Femme mariée\u201d, à la Salle Alain Res- nais et \u2018Bande à port\u201d à la Salle Eisenstein.On dit qu\u201d\u2019Une Femme mariée\u201d n'est pas sous-titré en anglais.C'est intolérablel Nous refusons violemment de déroger à nos vieilles habitudes.voir .Par ailleurs, il faut \u201cUne Femme mariée\u2019.@ A l'Empire, \u201cSummer- skin\u201d et \u201cL'amour à vingt ans\u201d.on a abusivement comparé Torre Nillson à Bergman.Ça n\u2019était qu'un procédé publicitaire pour attirer les gens.Quant à \u201cL'amour à vingt ons\u201d - exception faite pour le sketch de An- drej Wajda \u2014 c'est un divertissement qu'il faut bien vite oublier.® Au Monkland et au Savoy : \u201cDr Strange Love\u201d (Docteur Folamour) et \u201cThe pumpkin Eater\u201d.deux excellents films réunis en un plat économique.@ Goldfinger\u201d au Parisien; \u201cMarriage Italian Style\u201d et \u201cAll these women\u201d aux deux cinés de la Place Ville-Marie, ainsi que \"Ride the wild surf\u201d au Rialto.».Films usés pour noctambules fatigués.Daniel SAINT-AUBIN Roch POISSON Editorial Nous avons tenté de secouer l'apathie Nous vivons dans une époque bouleversée par la technique et chaque jour nous apporte des découvertes nouvelles qui viennent transformer notre échelle des valeurs, Cette élaboration d'un monde nouveau n'est pas sans modifier notre façon de vivre et de concevoir, dans ce contexte moderne, une certaine angoisse devant cette puissance de la technique; et ce, en considérant la maîtrise que l\u2019homme a acquise sur la matière et des conséquences qui peuvent en découler.D'autre part, notre rythme de vie se trouve considérablement acru par Vaccé- lération des moyens de transport et de communication.Dans une telle perspective, notre rythme de vie se trouve quin- fuplé, en somme, nous devenons des assoiffés de la vitesse sous prétexte de sauver du temps, mais, ce temps, le pre- nons-nous pour vivre vraiment ou si nous ne faisons qu'exister comme des robots dans un univers de béton.C'est peut-étre pousser ici l'image un peu trop loin, surtout! au moment où l'homme est appelé à vivre au diapason de la planète.Mais, s'il y en a qui sont restés conscients de cette terre des hommes, de cette humanité qui garde encore une beauté et un charme, il y en a d'autres qui croulent sous le poids du matérialisme et de l\u2019indifférence en se contentant de se replier sous leur petit monde.On admirera volontiers les progrès de la science car notre vie en dépend plus ou moins, mais nous resterons plus ou moins apathique devant toute manifestation artistique.Et, pourtant, l'un et l'autre relèvent de la création de l'esprit humain.Aussi est-il nécessaire de considérer l\u2019art autant que la technique comme des phénomènes sociaux qui doivent s'intégrer complètement dans notre cadre de vie.Si l'on regarde notre contexte actuel, l\u2019on s'aperçoit tout de suite de l\u2018influence grandissante de la technique comme nous l\u2018avons déjà souligné, et de cette sorte d\u2018apathie qui en dérive, C'est dans un tel milieu matérialisé par le modernisme que l'art doit prendre de plus en plus d'importance pour redonner à l'homme un véritable sens des valeurs qui le mèneront à un plus grand humanisme, car toute forme d'art correspond à un dialogue qui doit s'établir entre l'artiste et son public, par l'intermédiaire de sa création.Il est donc indéniable que tous les efforts soient tentés pour favoriser dans tous les milieux une présence authentique de l'Art.Afin que ces moyens d'expression soient à la portée de tous et parce que là-dessus il ne s'agit pas seulement de créer des musées, de bâtir des salles de concert; il faut aussi que ce but soit favorisé par des moyens éducatifs adéquats et par des modes d'information qui puissent susciter l'intérêt.C'est dans cet esprit que \u201cLe Quartier Latin\u201d inaugurait au début de l'année académique une section de supplément artistique et littéraire pour informer les étudiants de l\u2018actualité artistique, tant celle de l'extérieur que celle du campus.Par différents exposés, nous avons tenté de secouer l'apathie ou l'indifférence de certains étudiants et de seconder les entreprises de nos confrères étudiants.Nous espérons que notre formule a su répondre adéquatement au but que s'était fixé l'équipe, c'est-à-dire de susciter chez un plus grand nombre de nos confrères un intérêt véritable pour tout ce qui regarde la vie des arts.En tant que directeur, la présente année, je remercie toute l'équipe qui a rendu la réalisation du supplément possible et j'espère que l'élan pris cette année se poursuivra l'an prochain.Jules ARBEC, directeur."]
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