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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
Le cahier des arts et des lettres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1965-09-16, Collections de BAnQ.

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[" Vol.H Des \u201cARTS.ET DES LETTRES Le festival du film.Lo bonne vieille salle du Loew's recevait cet été, comme en 1963, les cinéphiles venus assister au 6e festival international du Film de Montréal.Outre le très grand hommage à Mclaren qu'il ne fout oublier, le Festival se proposait cette année de présenter certains jeunes réalisateurs, (les uns en étant à leur premier film), plus ou moins connus ici, à Montréal.Salle comble, programmation assez heureuse de laquelle se dégage quatre ou cinq oeuvres intéressantes par l'emploi des images fraîches et re- nouvellées, appuyant vito- lement l'originalité des thèmes élaborés.L'ouverture du Festival coïncide avec la présento- tion de \u201cil momento della verita\u201d, de Francesco Rosi.Jeune réalisateur engagé, Rosi nous présente un film trés dur: combat entre l'homme et le taureau* combat d'ailleurs beou- coup plus brutal (lutte qui ressemble étrangement à celle opposant le riche et le pauvre) que la dispute morale des classes sociales de - \u201cmanni sulla citta\u201d.Malgré la différence assez nette entre ces deux oeuvres, il n\u2018en demeure pas moins que \u201cle moment de la vérité\u201d est aussi un film à portée sociale signée d'une très, très belle photographie de di Venanzo, Parolin, de Santis.\u201cLa neige a fondu sur la Monicouagan\u201d, n'apporta que déception.Le par MICHEL BEAUDRY principal défaut de ce film est sa complaisance dans les belles images : l\u2018anolo- gie du roulement des bouteilles et des danseurs est en soi très belle; cependant, si elle se perpétue pendant 10 minutes son charme et son originalité s'atténuent de moitié.De plus, le dialogue orchi-sim- pliste nous empêche de croire à la situation qui se veut réaliste.: \u2018Tant que s'illuminera l\u2019animal stratifié\u201d, court- métrage malheureusement fort peu goûté, fut une vé- rita ble révélation.\u201cTentative de poésie expérimentale\u201d, de Robert Desrosiers et Jean Lafleur, ce film surréaliste, est l'expression : même de la Révolte.Le \u2018 film eût été signé Bunuel, et l\u2019on aurait crié au chef- d'oeuvre.Je passe volon- : tairement sous silence \u201cLa vieille dome indigne\u201d et \u201cRunning oway Backwards\u201d, qui ne sont décidément pos de classe pour un Festival.\u201cDarling\u201d, de John Schlesinger mettait en scène une Julie Christie intelligente et bien racée.Reflet de la haute société anglaise, \u201cDorling\u201d me fait Woon ECAR penser à \u2018La femme ma- ; riée\u201d par les problémes de ¢ la femme d\u2018avjourd\u2019hui qu'il soulève.C\u2019est en à voyant ce film aussi qu'on | s'aperçoit vraiment de la différence de caractère entre les Anglais et les lto- \u2018 liens dons les d'exhibitionisme.(Suite page 3) \u201cle moment de le vérité\u201d de Francesco Roi.! scènes ; Le Music-Holl de Moscou se place dans la grande tro- dition des music-halls d'autrefois, avec tout ce que cela comporte de merveilleux, de mystérieux, d'inusité .et il offre aux speciateurs ce qui est peut-être la plus grande variété de \u201cnuméros\u201d jamais assemblés à un même spectacle.I! y a là des \u201cgirls\u201d splendides et nombreuses, des groupes de musiciens, des raconteurs (qui, pour l'occasion, porleront françois et anglais), des jongleurs, danseurs, chanteurs, acrobates, cyclistes, géants et nains, équitibrisies marionettes, etc.A lo Gronde Salle de Place des Arts les 25, 26 et 30 septembre; les ler, 2 et 3 octobre.PAGE 5 Premier symposium du Québec PAGE-7 Gilles Vigneault PAGES: 110 .04 ae 7 adh: OE Y J rapeau et SOn opera 16 SEPTEMBRE 1965 © 2 LE QUARTIER LATIN DOR A LA BUTTE Revenant de Percé où il a chanté pendant deux mois, le chansonnier Georges Dor donnera un tour de chant ô la Buite à Mathieu, à Vol David, samedi, à 9 et 11 heures.Georges Dor est réalisateur au service des nouvelles de Radio-Canada, et ce n'est que depuis un an qu\u2019il chante ses poèmes.Avec lui figurera Morie Villeneuve, Lo semaine prochoine, à la Butie, les Quotre-20, Anouilh côtoiera Claudel puisqu\u2019on jouera oussi \u2019Antigone\u201d.Les billets sont déjà en vente.Dernière représentation: le 16 octobre, pour \u201cl\u2019Annonce\u201d et le 23 octobre, pour \u201cAntigone\u201d.ANGLICISME REGRETTABLE Lo Société musicale Ville-Marie annonce une série de concerts qui seront tous donnés à la Salle Claude-Cham- Un bien triste miroir Pas très réussie, la section arts et lettres du nouvel hebdomadaire à Monsieur (Brisebois, via Jean Ducep- pe).les admirateurs de M.Duceppe en prennent pour leur rhume.Non, vroiment, on aurait pu s'attendre à quelque chose de mieux.Les petits textes cuculs et bien gentils de Mlie Pauline Vincent sur le Festival du Film, On s'en passerait fort bien, merci.Quant aux critiques littéraires, signées François Piazza, elles ne font pas meilleure figure, Et puis toul ça est enrobé dans une présentation affreuse, du sous-Métro Express, C\u2019est mal écrit.C'est mal présenté.C'est inutile.Un bien terne Miroir du Québec .VIE MUSICALE intéressante, la revue Vie Musicale, publiée trimestriellement par le service de lo musique du ministère des Affaires culturelles du Québec.Dans le dernier numéro, on trouve des textes intéressants de Wilfrid Pelletier, de Jean Vallerand, de Gilles Potvin.Anne Sorel signe un article passionnant sur lo carriere de Soeur Marie-Stephane, directrice-fondatrice de l'Ecole Vincent- d'lndy.A lo fin de la publication, de petites chroniques sans doute rédigées por le très informé Yves Margroff, nous renseignant sur les allées et venues des artistes d'ici.LECTURES ARTISTIQUES la bibliothèque du Musée des Beaux-Arts de Montréal est maintenant ouverte au public du lundi au vendredi inclusivement.Les heures de can- sultation sont de 1h.30 à 4h45 de l'après-midi.De plus, le bibliothèque demeure à la disposition du public le mercredi soir de 7h.à 9h45.L'ANNONCE REVIENT \u201cL'annonce faite à Marie\u201d, qui avait obtenu un succès plus que certain l'an dernier, reprendre l'affiche en octobre.Au Gesu.Danielle Delorme y sero, .ainsi aue Jedn.Davy.Cael année, pagne.Nous nous réjouvissons de lo fondation de ce nouvel organisme, qui présente, dès la première saison, des artistes canadiens de haute valeur.Il est regrettable toutefois que la Société présente ses concert dans une annonce toute farcie d'anglicismes: \u2018octobre 5\u201d jusqu'à \u201cmai 24\", ça ressemble un peu trop à \u201cOctober Sth\u201d et May 24th\"\", Vraiment regrettable.DEHORS PELADEAU C'est une grosse affaire, le Festival du disque qui aura lieu du 8 ou'13 octobre prochain, à l'aréna Maurice- Richard.Une bien belle chose qu'un rien pourrait venir gôcher.Et ce rien, ce serait l'invasion du Festival por les groupes yé-yé et toutes les créatures des journaux du groupe Péladeau.Je sais qu'il est impossible de les ignorer mais ne pourrait-on pos les reléguer dons un coin où ils ne dérangeraient personne?Aprés tout, ils ont le Ca- nol 10 à eux tout seuls.S'ils prennent trop de place ou Festival du disque, j'ai bien peur que les seuls visiteurs seront des adolescents en quête de l\u2018'autogrophe de Michel Louvain et des cheveux blancs des Classels ., © RETOUR A L'ECOLE ; Van dernier, le Théâtre de \u201cl'Ecole n'e pas tellement soigné se publicité.De sorte: que peu de personnes ent pris le chemin de leur petite salle, nichée au 10,142 dv boulevard Saint- laurent.Cette saison, ils devraient donner un petit coup de pouce à leur service des relations extérieures, s\u2019ils en ont un.Ainsi, s'ils font des choses intelligentes, nous le saurons, De toute façon, leur premier spectacle est déjà sur pied: \u2018\u2019Sonnez les matines\u201d, de Félix Leclerc, joué por la troupe du Petit Rideau.Représentations les 18 et 25 septembre, avec reprise le 2 août.Pour tous renseignements on peut téléphoner au 388-9841, CYNICS FOR PEPSIS Depuis quelques semoines \u2014 le début de l\u2018été à peu près \u2014 les Cyniques connaissent un succès étonnant.Chaque soir au Totem ils ont fait salle comble.Il faut dire que leur publicité était bien orchesirée et surtout très subtile.Mais leur succès tient à plus que ça.Pendant longtemps ils ont cho- qué, recrutant leur mince public chez les étudiants et les croulants à tendance anarchisonte, Maintenant ils sont visités par un public beaucoup plus vorié, Ils ont adopté leurs numéros, soit, mais ils sont toujours aussi cyniques, Serait-ce que le Québécois moyen (du moins, celui qui va au cabaret) se raffine et ne s'offusque plus des gags anti-curés?C'est à peu près co, je pense, la raison du succès des Cyniques, C'est une étape importante, en tout cas.PRENDRE NOTE Tous les communiqués destinés à la page des pique-assiettes doivent nous parvenir au plus tard le vendredi précédant la publication du \u201cCahier des orts et des lettres\u201d.La direction du Cahier ne s'engage toutefois pas à les publier et se réserve le droit de les reformuler, \u201cBonielle¥Delorme dons \u201cL'annonce \u2018faite & Morie\u201d Le festival du film.{Suite da lo premidre page) \"Le jeu de l'cie\u201d, de Manuel Summers est un film assez exceptionnel.Il nous raconte avec menus détails, le drame d\u2018un éternel triangle.Ce film à l\u2019allure banale, mais sympathique, reproduit fidèlement la vie de tous les jours.Le Rossellini qu'on présenta le dimanche après- midi, n\u2019était pas celui qu'on attendait.Le substitut fut \u201cViva l'Italia\u201d, film peut-être captivant pour un ftalien, mais pos du tout attachant pour nous, étrangers au personnage de Garibaldi.Notre ennui devant le film est probablement dû aussi, au classicisme sobre et rigoureux de sa forme.\"La vie heureuse de Léopold Z.\u201d, second long- métrage canadien d'expression française fut heureusement plus amusant et plus réussi que ses congénitaux en nomination.C'est d'ailleurs lui qui décrocha le ler prix du Ille Festival du Film canadien.Faite de gags frais et rajeunis, l\u2019œuvre de Gilles Carle est pleine d'une extraordinaire vitalité émanant de la très grande sympathie de l'auteur envers ses personnages, des déblayeurs de neige.\u201cla vie heureuse\u2019 est un des premiers films canadiens exportables.Vient ensuite le plot de résistance du festival qui n\u2019est nul autre que le très attendu \u201cAlphaville\u201d, de Jean-Lue Godard.Après l'actualité de \u201cLa femme mariée\u201d, Godard s'est lancé dans une oeuvre d'anticipation futuriste, de science-fiction, filmée et faite dans un Paris moderne.Par ce décor très simple, le cinéaste français réussit à nous dépayser totalement.Il étudie avec une lucidité étonnante les dangers de la technique, dépersonnalisant l'iomme et tuant la seule chose qui puisse le retenir à la vie, Alphaville néanmoins plus optimiste l'Amour.est que \u201cLa femme mariée\u2019.Mercredi soir \u201cKwai- dan\u201d, de Kobayashi fut très apprécié.Ce film, très beau par son architecture et ses images, transporte le spectateur dans le monde du fantastique.Du cauchemar poétique.Avec \u2018Il deserto roso\u201d et \u201cYvan le terrible\u201d 2e partie, \u201c\u2019Kwai- dan\u2019 est un des plus beaux films en \u201cscope\u201d et couleurs que j'aie jamais vu.\u201cLe Bonheur\u201d, d'Agnès Varda fut sujet à opinion divergente.Varda nous révèle une fois de plus ses - talents de cinéaste féminin.Dans un style très subtil, le film dénonce le bonheur facile de gens faciles.Guy l'Ecuyer dans \u201cLa vie heureuse de Léopold 2\u201d Personnellement je ne l'oi pas aimé, préférant plutôt les dénonciations à la Or- son Welles et à la Jerry Lewis.\u201cChronique d'un fou\u201d, le film-clôture du Festival est, je crois l'oeuvre la plus faible de Karel Zeman.II s'agit simplement d'une critique amusante et détendue des héros de la guerre, et plus spécialement de la guerre de trente ons.Après un four d'horizon du Festival aussi bref que celui-ci, on se rend compte que ce dernier a surpassé celui de l'an passé.Et comme je le disais plus haut, nous avons de plus eu la chance de voir fous les films de Mclaren, le premier cinéaste canadien dont-le nom entrera dans les anthologies cinématographiques.Les oeuvres de McLaren revenaient d'Annecy pour être présentées avec grand éclat à Montréal.Naturellement après un Festival étranger.bas pontifes! les M.Claude Jasmin, \u201ccritique d'art\u201d au journal La Presse, continue à répéter,.dans la chronique qu'il rédige chaque samedi, les clichés malhabiles et les expressions toutes faites.Une de ses dernières perles : \u201cDisons franchement que Louise Scoit réussit à s'exprimer per un langage personnel\u201d.La bonolité frôle le ridicule.Noter surtout la force convaincante de l\u2018odverbe \u201cfranchement\u201d.* * + M.Gilles Potvin, critique musical ou Devoir, nous a servi- cet été les critiquettes les plus fades de sa brillante carrière, Les \u201ccomptes-rendus\u201d certs populaires & l'aréna Mov.rice-Richard, par leur insignifiante brièveté, ne méritent même pos d'être considérés comme de simples communi: avés.des con-: + * + Nous nous en étions moqués de la plus belle façon dans notre numéro du ler avril.Seul de toutes nos victimes, il avait relevé le gant.Il vient de mourir, Et en quittant ce bas-mon- de, M.Jean Béraud, critique de théâtre à Le Presse, nous rend un très mauvois service.Imaginez: nous avons créé cette nouvelle chronique (\u201cBas les pontifes\u201d) pour mieux souligner les bétises de notre critique officielle, dont M.Béraud était l'un des plus dignes: représentants, Doit-on ajouter que M.Béraud nous aurait donné be a uv co u p de matériaux ?Hélas, nous ne lirons plus ses évidences, ses insignis fiances et ses placotages : de vieillard pontifiant, Nous la re: gretterons assurément.e \u20ac $961 3dIWALLIS 91 NUV3 ZalLaVNO 31 \u2014 16 SEPTEMBRE 1965 © 4 LE QUARTIER LATIN ( LE CINEMA ) Quand le bonheur s'additionne Le problème du triangle est un phénomène constant, voire- même banal, au cinéma, au thé- être et partout.Mais dans le \u201cBonheur\u201d, ls beauté et la grâce sauvent la vie trop simple, sauvent même l'ambiguité et l'horreur.Car le film est beau, avant tout.Par ses couleurs, sa campagne, ses visages, sa musique, ses gestes, Et tout cela nous communique, dès les premières minutes, une sensibilité à-fleur-de-peau, une émotion douce et chagrine qui nous ravit et nous désole, et qui nous quitte longtemps après - la sortie.Certains diront qu'il est trop - facile de se laisser prendre à ce mirage merveilleux, à ce petit drame de \u201cbonheur triste\".D'autres diront que la situation manque de force ou de vérité : un homme-enfant trop gentil, une maîtresse trop cempréhensive, une femme trop aimante et trop aimée, des enfants trop char- & manis, une vie trop simple, trop + facile à suivre et à surmonter.Mais ces objections viendront de notre façon d'attendre et d'apprécier un film.Est-ce que l'on demande à un film \u2014 qu'il soit \u201cLe Bonheur\u201d ou \"Jules et Jim™ \u2014 d'être vrai avant fout, ou d'être signifiant ?Derrière ces images trop belles et celle vie presque végétale, Varda nous demande si tel est le bonheur et si telle est la vie.Est- TOUS LES SOIRS 9 h elâche lundi LE TRAIN (Michel Tremblay) LA SORTIE (Jacques Ferron) LE TRIANGLE ET LE HAMAC (André Ricard) mn LE THEATRE DE WN PLACE VILLE MARIE 'm RESERVATIONS: 861-6665 il possible d'aimer si fort sa femme et de se \"sentir pousser deux autres bras\u201d pour une maîtresse ?\"Le Bonheur, est-ce que ça s'additionne ?\"' Est-ce que le bonheur de vivre si près des gestes, si près de l'odeur, si près des besoins organiques ?Et Thérèse a-t-elle glissé dans le lac ou s'est-elle suicidée pour mieux aimer son mari ?11 y a plus que la beauté dans ce film.Il y à le problème, il y a l'ambiquité que ressent si bien le mari lorsqu'il tente, pour la première fois, d'expliquer son bonheur à sa femme.Si certains ont ressenti l\u2019ennul ou ont été \u2018superbement cho- Antiquités canadiennes Collection privée, armoire pointe à dismand, tables à traverse, chaise, Jave-mains, horloges grond.pdre, hu- thes, mou à sucres, armokes à ponnesux soulevés, commodos, vais- selior,: coffres, sactitsera.671-2276.PREMIERE CE SOIR LES NOURRICES de Bomsin Woingsrion mine en scène Rodrig Mathieu LES SALTIMBANQUES angle Banseceurs ot $t-Paul seu, ven, sam, dim, Bb.45 pm Rés.de 4 à 9: 727-4343 qués\u201d par ce film, c'est qu\u2019il leur manque la sensibilité première qui lui donne une autre dimension.Dommage alors qu'ils n'aient pas vu le raffinement, fa subtilité des mots, des images, des gestes d'amour des deux femmes, par exemple.Dommage aussi qu'ils n'aient pas senti derrière la triste tendresse, le problème quotidien du bonheur.À remarquer parmi le foisonnement des couleurs et des images, quelques scènes plus belles encore, celles de l'amour ; celles des mains de Thérèse qui aime, cuisine, fleurit la maison, coud et dorlotte les enfants, séquence reprise à la fin par d'autres mains, sur d'autres tons; celle du mari prenant sa femme morte entre ses bras, image reprise, et reprise encore, telle une incantation.Comme tout film qui vaut quelque chose, \u201cLe Bonheur\u201d reçoit des témoignages controversés.Mais on peut difficilement ente- ver à Varda le mérite d'être une très bonne cinéaste.Et de bien faire ce qu'elle feit.\"Le Bonheur\u201d manque peut-être de réalisme, manque peut-être d'idées de grande force ; mais il en est plus riche encore d'une tendresse et d'une beauté qui peuvent justifier un jugement plus émotif qu'objectif.Marie-Claire Lanctét.Un collectionneur pas comme les autres Action dès le début, suspense tout au long du film.Film captivant, audacieux, déroutant.L'intrigue égale la puissance des idées émises.Le film se gorge d'analogies, de sous-entendus.Le spectateur capte l'émission cer il est sur la même fréquence.Il ost le seul juge.L'histoire sort de l\u2019ordinaire : Freddie Clegg, homme souffrant d'un complexe de personnalité, enlève la ravissante Miranda Grey, élève à l'école des Beaux-Arts, et la séquestre.Il la désire, la respecte, il veut se faire aimer d'efle.Les existences s'affrontent, les passions se déchaînent, l'homme primitif appa- rait.Retour aux temps préhistoriques.Possession.Présence.Elle veut jouer le jeu, échoue.Le conflit prend forme au niveau des rapports intellectuels.Le jeune entomologiste tient bien sa proie, elle est comme ces papillons de sa collection.Parfois, humour sombre.À quoi tient la supériorité des êtres ?L'inlerprétation de Terence Stamp et de Samantha Egger, tous deux anglais, est puissante.La sincérité prime.La fougue, la jeunesse, la démence parle, crie, hurle.Ils sont poignants dans leurs rôles.Hs remportèrent les prix de meilleu- acteur et meilleure actrice pour \u2018The Collector\u201d au festival de Cannes.William Wyler, avec son ba- Gage de directeur de films de Ben-Hur) prouve une fois de plus que ce qui compte n'est pas le quantité, mais le qualité.Les couleurs autant que la musique créent le climat propice à l'envoûtement, à le tension.H.-F. L LA MUSIQUE ) Le maire Drapeau et SA musique Le maire de Montréal aime la musique.Les concerts popu- loires à l\u2018aréna Maurice.Richard, la création prochaine d'une maison d'opéra permanente dons notre ville, illustrent parfaitement son enthou- siosme et son sens de l\u2018organisation.Nous lui sommes reconnaissants de font de dynomis- me.Mois il y eut l'Opéra d'Aran.Jomais, dons notre milieu encore jeune, une oeuvre musicale ne souleva outant de controverses.L'oeuvre de Bécaud est-elle valoble ou pos ?nous ne chercherons pos à l'étudier ici.La participation directe de M.Drapeau pour le choix de ce spectacle lyrique nous semble un foit bien plus significatif, posant le grave problème d'une dictature intellectuelle.De quel droit le premier ma- gistrot de la ville peut-il imposer ses préférences, régler le programme d'un Festival ?Certes, il a lo belle excuse de \u201creprésenter le peuple\u201d, de parler de l'Opéra d'Aran comme d'une ceuvre populaire, de s'afficher comme un digne représen- fant des goûts de la masse.Mais il n\u2019est pos Rudolf Bing.M.Dropeau s'expliquoit davantage sur le sujet dans une entrevue occordée ou représentant de La Presse, au début du mois d'ooût.En plus de se compromettre dangereusement sur des questions de goût, le maire annonce que la future troupe d'opéra portero le nom de \u201cThéâtre lyrique de Montréal\u201d, parce que, de dire M.Dropeau, \u201cnous envisageons de présenter autant de l'opérette que de l'opéra, le mot \u201copéra\u201d pourrait détourner bien des amateurs d'opérette, par exemple, qui suivaient les Variétés Lyriques.Les Voriétés elles-mêmes ont présenté de l'opéra comme \u201cla Traviata\u201d et \u201cMadame Butterfly\u201d.Nous avons peur, Une moi- son d'opéra n'établit pas sa réputation en présentant à l'année longue La Veuve Joyeuse ou Butterfly.L'histoire de l'Opéra d'Aran pourrait se répéter à l'infini, même si M.Dropeou affirme lui-même que \"c'est de moins en moins [son] opéra.\u201c Nous souhaitons que lo troupe en formation soit dirigée por un artiste créateur, un musicien accompli, qui pourroit inclure ou répertoire de la moi- son outre chose que les oeuvres trop souvent entendues tet discutabless.Il serait bon de trouver l'équivalent d'un Georges Auric qui réanime depuis quelques années I'Opéra de Paris, Avec un pareil animateur, \u201cLe Théôtre lyrique de Montréal\u201d serait un organe d'éducation populaire, et non d'entretien populaire.La distinction nous semble capitale.D.St-A.Une excellente saison prévue à l'orchestre symphonique Comme on le sait déjà, l'Orchestre Symphonique de Mont- réoi présentera ceîte soison, à la Grande Salle, deux ouvrages lyriques : Aïde, de Verdi ten octobre), et Tosca, de Puccini (en février).On prévoit donner six représentations de l'opéra de Verdi: FAR NET t Nous apprenons en dernière heure que le soprano Renata Tebaldi viendra à Montréal le printemps prochain.La célèbre dive porticipera à un concert de l\u2018Orchestre Symphonique de Mont- récl, au Forum, le 8 mars.Mme Teboldi interprétera les extroits d'opéras sui- le rôle d'Aïda sera chanté par le soprano Virginia Zeoni, qui laissa un si bon souvenir l'on dernier dans La Traviata.Jon Vickers incarnera Rodames cing soirs.On ignore encore qui doit interpréter le rôle à lo sixième représentation.|| est vaguement question de iPerre Duval, mais rien n'est encore décidé.Le reste de la distribution: Lili Chookasian (Amné- ris), Victor Braun (Amonos- tre), Yoland Guérard (le roi), Gloria Richard (la prétresse), Georges Forget (le messager).Les bollets (il y en à un bon nombre), seront réglés por Anton Dolin, le grand animoteur des Gronds Ballets Conadiens.Tosca, le premier ouvrage lyrique monté par l'OSM il y a deux ans, sera repris cette année, ou début de février.Morie Collier, dons le rôle- titre, nous fera sans doute oublier l'interprétation assez terne qu'\u2018offroit Ella Lee, en \u201864.Gabriel Bacquier, de son côté, LS CSN ATI MORE IR ENS RM aa Tebaldi à Montréal vants : \u201cCanzone del sal- ce\u201d et \u201cAve Maria\u201d, d'OTELLO de Verdi; \u201cMi chiemani Mimi\u201d, de LA BOHEME de Puccini; \u201cPace, pace, mio Dio\u201d de LA FORZA DEL DESTINO, de Verdi.L'orchestre sera dirigé par Sir Malcolm Sargent.aura peine, croyons-nous, à surpasser les sommets atteints par l'extraordinaire Ge orge London qui rehaussa ia rôle de Scarpia à son extrême limite de perfection, il y ao deux ans.Et Richard Verreou, selon son habitude, reviendro nous servir encore de \u2018oratorio, sous les costumes délirants d'un Mario figé.Messioh de Hoendel, sera donné en décembre, poursuivant une tradition qui a tout & gagner.L'orchestre, dirigé par l'électrisant Hans Sworow- skÿ, réunira les solistes sui: vants : Pierrette Alorie, Mou- reen Forrester, Léopold Simo- neou et Donald Gramm.Dans le \u2018série de gola\u201c, il est bon aussi de signaler le concert du 22 mars, qui accueillera enfin le soprano Mo- rilyn Horne.L'artiste dut contremander l\u2018an dernier so visite pour couse de maladie, Elle interprélera cette saison, sous ia direction de Charles Munch, Nuits d'été, de Berlioz.Notons aussi l'exécution, le 5 avril, de le cantate Alexandre Newsky, de Prokofieff, réunissant la musique que le compositeur écrivit pour le film du même nom d'Eisenstein.Lili Chookosian, controlto, en interprétera l'émouvont chont de mort.Une innovation dons la série régulière : la présentation, an version de concert, du premier acte de Die Walkure, de Wagner, dons une étonnante distribution : Ingrid Bjoner (Sieglin- de), Jon Vickers (Siegmund) et Richard Cross (Hunding).Le public montréalais connaît déjà M.Cross qui chanta Méphis- to à l\u2018Opera Guild il y a quelques années, et plus récemment Don Giovanni, pour lo méme compagnie.Jon Vickers, pour sa part, laisse le témoignage d\u2018un enregistrement phénoménal et Ingrid Bjoner connait parfaitement le rôle pour lavoir chonté plusieurs fois.On saura peut-être enfin si notre public se redécouvrira tel qu'il est, c'est-à-dire nordique, prêt à se taper un bon Wagner de temps à outre.Daniel SAINT-AUBIN LE CAHIER DES ANTS ET DEN LETINES A BESOIN DE COLLABORATEURS au 707 du Centre Social CINEMA VERDI\u2019 5380, BOUL.ST-LAURENT Tél.: 277-4800 g x QGUUGRLURUUAUGUGULALURUAAU Ep \u2014\u2014 e Cinéma d'Arl et d'Essai présente un Festival de Films s usses pour la première fois à Montréal ovec sous-titres en Anglais VENDREDI ET SAMEDI, 17 et 10 septembre THE GRASSHOPPER (couleur) Directeur S.Samsonov Les acteurs L.Tsolibouaskye et $.Bondarchuit ET AU MEME PROGRAMME THE IDIOT (couleur) Directeur Ivan Pyrvev Les acteurs Julia Borisova et Yuri Tolubeyeu DIMANCHE ET LUNDI, 19 ot 20 septembre THE FORTY-FIRST (couleur) Directeur Grigory Chukhrai Les acteurs Isolde livitshaya et Oleg Strizhenou ET AU MEME PROGRAMME DON QUIXOTTE \u2014 Directeur Gregory Kozintsev Les acteurs Nikolai Cherbassou et Yuri Tolubeyeu MARDI ET MERCREDI, 21 ot 22 septembre LADY WITH A DOG (Stery by Anton Chekheu Directeur 1.Kheifits.Les acteurs À.Betalou et lye Sovvine EY AU MEME PROGRAMME SERYOZHA (Summer to Remember) Directeur G.Danelis Les acteurs Boris Berkhatov et Sergi Bondarchuk JEUDI ET VENDREDI, 23 of 24 septembre BALLAD OF À SOLDIER \u2014 Directeur Grigery Chukral Les acteurs Vladimir Iveshow et Zhanne Prothorente , UT AU MEME PROGRAMME THE CRANES ARE FLYING \u2014 Directeur M.Kolatesou \u2019 L - Les acteurs Tatyena Samgiioue et Alesoi Bateleu \u2019 SAMEDI ET DIMANCHE, 25 of 26 septembre \u2018 ROMEO ET JUILET (couleur) Directeur Lev Arnohtem Cost Bolshoi Theatre Company \u2019 .UV AU MIME PROGRAMME I OTHELLO (en couleur) Directeur Vokhiane Chobuhioni fs Les acteurs Vera Tsignedse of Zurob Kiksloishviv 6 = 5961 2349Wa3ld3S 1 NILYI J3ILYYNO 31 \u2014 16 SEPTEMBRE 1965 ® 6 LE QUARTIER LATIN (LES BEAUX-ARTS ) Le premier symposium du Québec BATTRE LE FER QUAND IL EST CHAUD On s'attend qu'un directeur de Musée soit un peu paperassier, une sorte de rond-de-cuir.En l'occurence Guy Robert est un fonctionnaire qui vit dangereusement.ll aime le risque et ne craint pas de susciter les controverses.On s'accorde pour lui reconnaître un talent d'organisateur \u2014 un organisateur qui travaille vite.Le premier Symposium du Québec en est un autre exemple.C'est en juin que le ministère des Affaires culturelles donnait son autorisation.Déjà, le directeur du Musée d'art contemporain avait approché les participants.Restait la mise en train du Symposium : loger les sculpicurs, monter un atelier comportant l'outillage le plus moderne, dénicher les matériaux.Depuis, l'atelier n'a pas cessé de bourdonner d'activité, de Vou bhai ai re eke sorte que tout est pratiquement terminé.Il ne reste plus qu'à installer les oeuvres dans le jardin du Musée.Lo vernissage aura lieu au début d'octobre.La plupart des sculpteurs sont déjà retournés en Europe, mais leurs oeuvres restent dans les collections du Musée.Ainsi le veut l'entente qui a rendu possible la tenuo de ce symposium : le ministère des Affaires prend à sa charge les frais d'organisation et garde les oeuvres.J'ai demandé à Yves Trudeau (Président de l'Association des sculpteurs du Québec, il a participé au Symposium de Yougoslavie en 1964) quels avantages un symposium offrait aux sculpteurs.\u2018C'est l\u2018expérience humaine et artistique qui fait le principal intérét d'un Symposium international.Le sculpteur y trouve Une sculpture d'Yves Trudeau intitulée \u201cL\u2019homme révoité\u201d (1964) l'occasion de vivre pendant plusieurs semaines en contact intime avec un groupe d'artistes de diverses nationalités.I! s'établit alors un dialogue où des vues, des idées, des conceptions différentes, parfois opposées, s'échangent sur le ton de la plus chaude camaraderie.Et cela dans un climat de création artistique propre à faire jaillir des idées nouvelles, de sorte qu'il y a enrichissement pour .tout .le monde.\u201d Parlant enrichissement, l'as pect le plus matérialiste de cette aventure n'est pas à dédaigner non plus : les participants regoi- vent un cachet de $200 par semaine, pour la durée du Symposium, leur voyage est payé, ils sont nourris et logés et, de plus, ils disposent de tout l'équipement et de tous les matériaux nécessaires à la réalisation de leur oeuvre.Trudeau, qui doit exposer sous peu au Centre Cybernétique de Paris, avait déjà fait la connaissance de plusieurs sculpteurs, lors d'un récent séjour à Paris.Tel n'est pas le cas d'lvanoe Fortier, d'où son enthousiasme pour cette expérience qui lui permit de se lier d'amitié avec plusieurs sculpteurs.C'est le premier Symposium auquel il participe.ll y a trouvé une occasion unique de réaliser une oeuvre monumentale dont il révait depuis longtemps.Sa sculpture, qui est la plus vol , est un assemblage de caissons d'acier au tungstène (appelé \u201ccor- ten\", cet acier ne rouille qu'en surface), selon le principe de la construction par plans qui se coupent & angle droit.Pour Guy Robert, le Symposium est une aubaine pour un musée jeune, disposant d'un bud- got restreint.\u201c11 permet l'acquisition d'oeuvres importantes qui enrichissent notre patrimoine.Lardera (d'origine italienne mais travaillant à Paris) jouit d'une réputation internationale.Il a des oeuvres dans les principaux musées du monde.Îl nous laisse une de ses meilleures pièces.On peut comparer puisqu'une exposition de ses sculptures se tient en ce moment au Musée, Philippe Hiquily est un autre sculpteur de premier ordre.Il a réalité un mobile d'un équilibre parfait, Quant aux autres sculpteurs, ils sont moins Le sculpteur canadien Yves Trudeau travaillant dans les jordins du Musée d'Art Contemporain (Photo Serge Proulx) connus, maïs il s'agit d'artistes qui montent\".Guy Robert raconte qu'il les a recrutés lors de sa visite du \"'Salon de la Jeune Sculpture\u201d et du \"Salon de mai\u201c, à Paris, le printemps dornier.Une femme participait au Symposium : Jeanne Spiteris, qui est née à Smyrne, en Grèce, mais qui, comme les autres, travaille surtout à Paris.On compte aussi deux sculpteurs d'origine corse : Gérard Mannoni et Claude Santa, lequel à été le premier à terminer sa sculpture.Leonardo Del- fino, né & Turin et Gord Smith, de Montréal, complétaient l'équipe.Organiser en si peu de temps un symposium, c'était courir un risque.Le résultat est plus que satisfaisant.Huit pièces sont de brillantes réussites.Seule l'oeuvre de Gord Smith me semble faire exception.Il y a dans ces oeuvres, de facture et d'esprit si divers, une belle homogénéité sur le plan de la qualité qui cons- fitue un encouragement pour l'avenir, Guy Robert me confiait qu'il songeait à répéter l'expérience dans divers centres de la Province de Québec, créant ainsi des dépôts d'oeuvres faisant partie des collections du Musée d'art contemporain, Comme le faisait remarquer Yves Trudeau: \"Un Symposium est toujours un succès quand il arrive à réveiller l'intérêt du public.La sculpture est un mode d'expression et si elle peut sembler un langage hermétique, c'est un peu notre faute, à nous scul teurs, qui n'avons pas su établir un contact humain avec le public.Un symposium, c'est l'occasion de renouer \u2018s dialogue.\u201d Mox CHARTRAND (LES SPECTACLES) \u201cJe vous entends gronder .\u2026 Vigneault faiseur de pays A la Cemédie-Conadienne, Jyeaurau 26 septembre, Gilles Vi \u2026 sous le direction musicale do Gaston Rochen.la parole aurait-elle pris geste du nord ou renaîtrait- elle à chaque mot ?Vigneault conquiert les espaces rudes de son pays.Véritable coureur de bois; allure d'épinette en tempête.Et son souffle nous transporte dans les canots qui filent sur Jack Monnoloy, dans ia barque à Caillou La Pierre, sur le cap de Ti-Paul la pitoune, étourdis des musiques à lea fois frêles et rudes.Vigneault foit un pays avec ses habitants.De Zidor à Jean- du-Sud, toute la gomme des travailleurs, exploités ou pas, prennent chair et place en chacun leur environnement, dans l'espace de leurs rêves.La lumière qui fuse de droite, de gauche, de dessus, de derrière englobe de légende celui qui en crée tant dans une soirée.Mince rideau qui le masque alors qu'il nous présente \u2018Les gens de mon pays\u201d, comme pour mieux garder leurs mystères, pour mieux les protéger du public qui cherche la faille, public-critique malmené honnêtement dans son dialogue avec \u201cNénel\u201d.Pourquoi vouloir être si seul, sinon pour être plus près des personnages qui sont en lui ?Vigneault qui gigue pour son bon plaisir, qui s'amuse éperdument dans \u201cLes menteries\u201d, qui se fait violent amoureux dans \u201cLo Manikouté\u201d et doux omant dans la \u201cChanson démodée\u201d, nous sensibilise à la fierté d'être d'un poys à bâtir : \u201cNous avons, le temps [ presse, un fravoil à finir; Nous avons lo promesse Du plus brillant avenir.\u201d Et ce pays qu'il nous présente, ce pays d'hiver dont il ne cesse de nous faire prendre conscience, ce pays beau à la grandeur de nos gestes, nous sentons bien qu\u2019il l'habite comme il doit être habité.Les rigueurs en sont douces et frissonnantes.Avec son franc parler, ses expressions résonnantes et ses éclats de voix, Vigneault nous dit son être comme si nous étions de vieilles connaissances.Mais, sans cesse, il nous craint.Peur des mauvaises in- ferprétations, peur qu'on lui dise que ses chansons sont trop vraies pour être vraies.Fidèle à lui-même, il l'est au point de nous laisser croire que le seul public qui puisse le comprendre soit celui de ses personnages, celui de ceux qu'il connoît pour les avoir bâtis.Et on pourrait dire encore comment il nous saisit d'une chanson, au départ; comment il nous bollade avec \u201ctes semelles de la nuit\u201d ou sur \u201cla rue Saint-Jean\u201d; comment il nous fait pêcheur avec \u201cJean- du-Sud\u201d.Les ressources sont illimitées.Le personnage est là, dans son geste, caractérisé d'une dent en or, d'une bouteille de godasse, ou d'une tempête prise de front.Mais vaut mieux le laisser parler et se laisser prendre.Vaut mieux sa parole que mille commentaires.Télé: La nouvelle saison Parce que nous en avons été été gavés dans notre enfance {la \u201cgénération-T.V.\"), nous n'accordons plus d'importance à la télévision.Perte de temps, pen- sons-nous, nous avons autre chose Reçus à la Rédaction \u2014 Une Québécoise en Europe rouge, par Alice Porizeau, éditions Fides,, Le carnet de voyage d'une journaliste québécoise.\u2014 Nouveau répertoire, por Jean Simard, éditions HMH.Les réflexions d'un écrivain très prolifique.L'auteur défini» son livre comme étant \u201cun passe-temps bien frivole, fleurant la gratuité.\u201d \u2014 le Société Notre-Dame de Mentréal, par Marie-Paule Daveluy, éditions Fides.Dans sa préface, le chanoine Lionel Groulx écrit: \u201cGrôce à l'ouvrage de Mile Daveluy, le voile est enfin levé sur l'identité de ces nno- ges qui ont fait le Ville-Ma- rie de la Nouvelle-France.\u201d \u2014 Confidences, por Ringuet (Philippe Ponneton), éditions Fides.De l'auteur de \u201cTrente arpents\u201d, des confi- qui sont Je reflet d'une certeine époque: à faire et puis, c'est bien connu, la télévision, ça n'apporte rien, c'est une sorte de cinéma-jour- nal-magazine pour les vieux et les pauvres.De temps en temps, nous nous payons un épisode des \u2018\u2019Insolences d'une caméra\u201d ou une émission de \u201cPrix Plaza\u2019, histoire de voir où se niche la bétise québécoise.C'est à peu' près tout.Triste mentalité, au fond.On craint tellement d'être asservi par le petit écran {il a déjà trop de victimes à son actif) qu'on ne veut plus et qu'on ne peut plus s'en servir.Pas question de faire le scout ou le séminariste et de te dire : je m'astreins à regarder une émission \u2018\u2019seurieuse\u2019\u2019 par semaine, pour polir ma culture.Se fier plutôt À ses goûts personnels (d'intensité culturelle variable) of à von instinct.Choisir parmi la nouvelle programmation du canal 2 [l'autre étant écarté à priori).Cotte saison, le réteau fran- gois de Radio-Canada apporte pou de changements d'importance.Peu de nouvelles émissions.Toutefois, une innovation que l'en réclemeit depuis longtemps : les émissions intéressantes mais nen- commandités ( \"Champ libre\", \"Guillemin\",.) passeront à des heures plus \"potables\u201d.N y aura, cette année encore plus que Fan dernier, des [ours gras et des jours maigres.Le lundi sera un jour faste, evec \u2018Jeunesse oblige\u201d (6h), \"Aujourd'hui\" (7h}, \u201cCaméra \u201865 (10h.30}.Le mardi, \u201cJeunesse oblige-musique classique\u201d (6h), \"Aujourd'hui\" et pour certains épisodes, le téléro- man de Marcel Dubé \"De 9 à 5\u201d (9h.30}.Et pour encore quelques semaines, le Ciné-Club, à 11h,30.Le mercredi sera un jour très maigre : la seule nourriture consistante m'apparaît être les émissions \u2018Jeunesse oblige - savoir-faire\u2019 (6h.) et \"Aujourd'hui\" (7h).Le téléroman de Jean Fi- litrauit, \u201cLe bonheur des autres (0h) vaudra peut-être le coup d'oeil.À vérifier.Le jeudi, après \u2018Jeunesse oblige\u201d et \u201cAujour- d'hui\"\" demeurent, suivis, à 10 h.15, les inimitables \u2018\u2019Couche- terd'.Rien à signaler pour le se- medi.Le dimanche, à 8h.30, \u201cLe téléthéêtre de Radie-Conada\" et à 10h30, le Guillemin.\"D'hier à demain\u201d (1 1h.30}, présente perfois d'intéressants de- cuments filmés.Pour les cinéphiles, d.y aure, de temps on temps, d'agréables surprises, Aussi souvent que l'an dernier, espéront-le.RiP, ( i lancée dons ls chanson in- LES Décidément, la chanson québécoise est en train de conquérir le monde, (si ce n'est encore fait).Et le rythme de production de nos chantonniers est, pour le moins, un signe évident que le chanson tend à devecir un des principaux moyens d'expression du Québec.Parmi les Fai-ques parus cet été, il est bon d'in retenir quelques-uns.Les CYNIQUES Quoiqu'on en dixe, .:s Cyniques ont sûrement ce laboré à la libération de notrs, rebutant complexe national: ja religion.Avec des sketches
de

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