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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
mercredi 4 mai 1966
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Quartier latin, 1966-05-04, Collections de BAnQ.

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[" ae seras EE Bien faire\u2019 et laisser: broire ce \u201c .AMS nea AINE XV MONTREAL \u2014 4 MAI 1966 numerd 50 ll a été maintes fois répété que les transformations que subit le monde d'aujourd'hui sont les signes d'une poussée vers une civi- - lisation de travail et de création.Comme à la civilisation de la noblesse, c'est-à-dire du Sang, a succédé ia civilisation de la bourgeoisie, c'est-à-dire de l'Argent, ainsi à cette dernière, est en voie de succéder une civilisation de tous les travailleurs donnant à l'homme ses chances.Que ce désir de donner à l\u2019homme ses chances soit vivant, chez les membres de la CSN, cela vient d'être démontré par l'exemple éclatant de solidarité syndicale que nous ont donné les employés du Centre Social et des Résidences.Que ce désir existe aussi au sein de l'AGEUM, l'appui moral et matériel que cet organis- ¥ SARA BERR OSA NE I ORR.SRE SRA AR RI RN GE RL IRR SORTE, USE UT NES me et son président, M.MICHEL PELLETIER, nous ont accordé dans les moment difficiles, le confirme.L'éveil de lo conscience syndicale semble pourtant être un spectre d'épouvante pour l'Administration de l'Université, Si l'on dit que le paternalisme, comme la Vieille Garde, meurt mais ne se rend pas, aujourd'hui, c'est bien ce qui se passe.Tout au long des négociations on a pu constater un jeu subtil de la part de l'Administration de l'Université pour provoquer par des retards calculés la démoro- lisation des groupes syndiqués.Elle 6 essayé d'exploiter toutes les différences superficielles qui peuvent exister parmi les gens faisant leurs premiers pas dans le syndicalisme ofin de leur foire courber l'échine, afin de les ame- Gus pres a NRE SLAG Ne am IS CA ESS ner & des actes de poltronerie, de lacheté et de reddition.Dans un offort supréme pour retarder la signature du contrat collectif, l'Administration est môme allée jusqu'à renier les engagements pris devant les conciliateurs du Ministère du Travail, établissant ainsi une fois de plus la preuve de sa mauvaise foi, et créant un précédent lourd de conséquences.Le conflit commence à prendre des proportions imprévues, à tel point que l'on perd de vue la nature des revendications des employés de bibliothèques.Or celles-ci restent toujours les mêmes: reclassification des postes, maintien des droits acquis, établissement de salaires correspondant av aegré de responsabilité requis, extension des bénéfices margi- noux, bref la création de conditions de travail qui mettraient fin au roulement considérable du personnel qui entrave le dévelop: pement de nos bibliothèques} Nul ne saura évaluer les So | sociaux qu'ont entraîné les tergi- - n°; 5 lorsqu'elle fut plocée devantŸ la :: sa reconnaissance du syndicat.Déjà -2c versations de |'Administrafie pendant toute l'année en cours, on a pu constater les effets de la démoralisotion des employés dans les opérations des bibliothèques.Nul ne saura non plus évaluer ce que coûte à la collectivité universitaire l'entêtement odieux de l'Administration à ne pas se faire représenter aux négociations por des officiers dûment mandatés.La vérité reste que les employés en journées d'étude sont solidai- VASE OURS ade res.L'épreuve a fait naître dans leurs rangs un esprit de corps nouveau.Elle leur a permis de:détecter l'hypocrisie de l'Administration dans tous ses actes, Nous tiendrons bon, Il serait lache de capituler car nous croyons défendre les intérêts d'une collectivité que nous considérons avoir servie de notre mieux jusqu'à présent.Les propositions brumeuses que nous fait l'Administration :sont pour ceux qui s'obstinent à croire à sa compétence.Omer Parizeau, Président, Syndicat National des Employés de l'Université.Alexandre Jonynas, Président, Syndicat N-::ional des Employés de l'Université.(Section Bibliothèques) COTE WY ose L' Université renie les engagements pris devant, les conciliateurs du Ministère du travail et provoque la colère de ses employés RAD RE ER AE ENS >>: [a BT AT Fm SE Sa +a TRE AL EEE EO ACE à CROSS TETE ER LEA ES TA ARR TA STA A ATTA TAL SATA ESTA TNE BATT ITA AT.ANBAR Aa ER - Le Ek ea PE BY NRA ROI so ed 2° var MEL ig Ce Lao 2 TAGEUM: \"L'Ur a DATÉE poe UT niversité pratique La dernière propo: : une politique sociale injuste\u201d sition venant du | \u201cCe ne sont pas les leur appui aux employés porter à ses employés le des négociations norma- ployés de bibliothèques.En conséquence, l'A.G.se rvice du pe rson nel employés de l'Université, de la bibliothèque de poids d'une situation les pour faire valoir leurs || importe aussi de favori- E.U.M.réitère fermement = pas plus que les étu- l'Université de Montréal.dont ils ne sont nullement revendications légitimes ser chez eux I'augmenta- son appvi av syndicat des diants, qui doivent faire Le déroulement du responsables.Une telle et raisonnables.tion de lo compétence.employés de la bibliothè- Montréal, \u2018& cin les frais des déficiences conflit, estime I'A.G.E.- politique est socialement \u2018la bibliothèque, ce Ces mesures, réclomées que et prendra les ontréa mois jusqu'à -c a de l\u2019administration et des difficultés financières du U.M., porte à croire que l\u2019Université, par suite de injuste.L'A.G.EU.M.dénonce n\u2019est pas seulement des livres\u2019, explique l\u2019A.G.E.par le syndicat, sont dans l'intérêt non seulement moyens nécessaires pour rendre cet appui efficace le 29 avril 1966.Monsieur Alexandre Jo- (5) jours, \u2014 sept.(7) mois: six (6) jours, gouvernement\u201d, affirme ses problèmes adminis- por ailleurs l'attitude pc- U.M.ll est primordial de des employés de la bi- et concret.n \u2014 neuf (9) mois: sept l\u2019'A.G.EU.M.dans un tratifs et de la réduction ternaliste de l'Université revaloriser, parle salaire bliothèque mais aussi P és dent (7) jéurs P communiqué par lequel des octrois gouvernemen- avec ses employés et le et la classification des des étudiants et de tout le Miche) PELLETIER, \u2018resident, Jours, - Syndicat National des \u2014 onze (11).mois: les étudiants réitèrent faux, cherche à faire syndicat qui ont droit à postes, le travail des em- corps universitaire, Président, A.G.E.U.M.Employés de l'Université huit (8) jours.de Montréal, b) aprés un an de servi- Section des bibliothèques, ce: eux al 3 semaines - Université de Montréal.ou dix jours: ou- ÿ s ° : = Ch ; vrables.niversité ment officiellemen eme, à nn de Je vous transmets, par service: trois ay semai: la présente, la position nes ou \u201cquinze (15) lo.partie patronale, après avoir accordé 16 congés devant conciliateur, les à rétractés dans ses contre-propositions, sans l'avis du conciliateur.L'Uni- de l'Université, vis-à-vis jours ouvrables.i versité offre 12 jours de.congés auxquels I'employé peut alouter 4 jours de maladie ! le ropport du concilia- quinze pa = = (Pierre Extro Personnel, teur, dans la perspective upras _ its d'un document fourni au Syndicat par le Service du daté, du 18 avril 1966, intitulé: d'une acceptation de d) après douze (12).0ms \u2018 \u201cPOINTS DE TIGE AU MOMENT DE LA SEANCE DE CONCILIATION LE: 2 AVRIL-1966;\" principe de toutes les au- de service: quatre (4) > tres clouses de la Con- semaines\u2019 ou vingl = J vention.420) jours ouvrables: i x PROPOSITIONS SYNDICALES sr 3.Fêtes c : \u2018Main: : .V \u2014 Fêtes payées et congés sociaux L'employeur convient de reconnaître et d'observer diront l\u2019anriée : CONTRE-PROPOSITIONSS vATRONAÏES WV.\u2014 Fêtes payées et congés sociaux 2.Régime de crédits en ' maladie: Maintien du statu quo.a) vn jour et demi-(1 a) tien de lo propositi patronale initiale.Le Jour de l'an 16 congés fériés et poyés: L'employeur convient de reconrältre et: d'observer: durant l'année: par mois; - -12 congés fériés et payés: b) accumulation sans: di le Jour de tan le St-Jean Baptiste : mite, 1 journée la veille du Jour dé l'An le Jour dv Canade : ; .À, - ©) non monnayables au\u201d le lendemain du Jour de l'An\u201d la Fête du Travail : :le Jour de l'An .larSt-Jean Baptiste |i.départ de l'employé; | en l\u2019Epiphanie le Jour de l'Action de Grâce LA \u2018journée la veille dû Jour de An \u2018le Jour du Canada : I\u2019 d) utilisables pour finsde ore de lo Reine: \u201cJe Vendredi-Saint la Toussaint Je lendemain du Jour de d'A lo Fite dv Travail maladie seulement; - lo St-Jean Sent , - l'immaculée Conception To Vendredi Soint le Jour de l'Action de Grâce.: exception faite de 4 le Lundi de Pêques \u201c44 journée avant Noël ; : quatre (4) jours à V'in= .jee, l\u2019Ascension \u2026 : :le journée de Noël , te lundidePôques térieur \u2018d'uñe\\ année: 4 ig a tole la Fête de a Roiñe (Ver juin au 31-mai \u2014 \"année suivante).qui Ps \u201cpourront être \u2018utilisés, \"&-compler du Jer juin: ©1966, .pour.des fins ee EEE los: >, \u20ac, sai So \"4 Pa DAY eT LA - Lav VU Ua en MRR _\u2014 '.Ge - SUR \u201c lettre ouverte oa a > - CN Kd Montréal, ; 30 avril 1966.Monsieur le Rédacteur, Mais c'est-y possible! Moi qui avais toujours eu ben du res- Pect pour l'Université, Qui avais toujours pensé que l'Université, c'tait une place où les \u2018employés étulent ben payés pis ben contents de leur sort, via-t-y pas qu'jep- prends qu'ça fait deux semaines qu'y sont en Le \" Board of Governors\u201d de journées d'étude, pis qu'y vont continuer encore parce que le Board of Governors, comme y en a qui l'ap- ; : dau est président d'la pelle, veut mème pas suivre les recomman- \u2018Jvas lire Montréal-Ma- dations du ministére\u2019 du Travail.Si les grands ont pus de respect pour le gouvernement a c'tte heure, ben j'eomprends mieux pourquoi y'a des syndiqués qui s'foutent des injonctions.Y'a une question là-dedans,.pis si des gars comme M.Rolland d'la Rolland Paper Company Limited, pis M.Chartré, Presse (j'cré ben que tin à c'tte heure), et pis ben d'autres (y paraîtrait même que I'Cardinal est sur ce Board-là), si du monde comme ça donne pas l'exemple, comme j'aisais tantôt, ben mon Dieu, c'est l'mon- P de à l'envers, pis j'vois pas comment on pourra, nous autres, apprendre à notre jeunesse le respect des lois pis d'la parole donnée.Parce qu'en fin de compte, c'est ça qui s'passe.C'te Monsieur Lucier, j'avais Jamais entendu parler de lui, mais paraitrait qu'y avait le o.k.des gouverneurs pour dire devant les conciliateurs que les trois semaines de vacances Extréme pénurie de bibliothécaires professionnels a I'U.de M.(M.Gensky) Comme l'écrivait Mme Densky dans sa lettre (Q.L., 7 oct.'65, p.4) \u201cen 1965-66, on nous a ac: cordé 83 postes, dont 36 de bibliothécaires profes-* \u201csionnels.Malheureusement, 8 de ces postes n'ont pu être remplis.\u201d Force est donc de constater que, malgré une évolution réelle, \u201cle personnel est insuffisant en nombre\"; \u201828 bibliothécaires s\u2019acquittent du travail de 36, et je dois dire que leur effort est héroïque pour suffire à cette tâche.Toutes les bibliothèques du Canada souffrent d\u2019une extrême pénurie de bibliothécaires professionnels et nous ne faisons pas exception.Îl nous faudra attendre encore quelques années jusqu'à ce que notre Ecole de Bibliothéconomie, la seule de langue française au Canada, nous fournisse assez de bibliothécaires compétents.\u201d (id.).Selon les normes minimum, À! faudrait 33 bibliothécaires pour 10,000 étudiants .et deux fois, plus dans, dix ans.En fait, ce n\u2019est là qu'un minimum, car, la, Égessaire extension de la collection exigera.un nombre de bibliothécaires \u2018professionnels plus élevé que la moyenne (cf, supra) (.Ainsi donc, malgré l'augmentation du nombre -de bibliothécaires et leur formation de plus en plus adéquate (.) le personnel est encore insuffisant, > Te 7337 EA £5 TAA A : quoi, parmi les bibliothécaires professionnels exis- : tants, n'y en a-t-il pas dava : sés à venir travailler à la bibliothèque de l'Univer- * » CANIS CA NETIC THILRP TIL, SHIRL.+ = vessie ue CFFISAILESSS.¢ - = = » a.>qu\u2019uñe a il ne peut répondre aux besoins actuels.Une partie x: tieur, ne sont pas considérés comme bibliothécaires, il faut cependant savoir que, d'après les barèmes de la Commission du service civil, le fait de posséder un diplôme technique plus cinq ans d'expérience donne droit à un salaire de bibliothécaire: une dizaine de personnes se trouvent ainsi à avoir un salaire inférieur à celui auquel elles auraient droit.Tout cela, sans compter qu'une année d'expérience est considérée comme une demi-an- née.On observe également une sous-évaluation des tâches.Le service des acquisitions, pour sa part, n'est pas considéré comme les autres: pour éviter de donner à la personne qui le dirige, le salaire d'un chef de service, on emploie pour ce poste une non- bachelière, en donnant au conservateur-adjoint la responsabilité théorique du service.Si on jette un coup doeil du côté des bibliothèques de secteur, on .Abserve des différences ençore plus marquées qu'à la centrale: On trouye des responsables qui ont le Salaire d'un chef de service, d'autres qui ne l'ont pas: tout dépend des budgets de Faculté; ici encore on voit l'absence d'une véritable politique de la Bibliothèque à l'Université.Citons, en passant, le cas d'une bibliothécaire, chef de service (1), possédant un doctorat dans une discipline, à qui on refuse un salaire de chef de service sous prétexte PENURIE DE BIBLIOTHECAIRES SURTOUT DANS LE QUEBEC 1962 - 1967 TABLEAU 1 PAR PROVINCES PROVINCE 1957-66 1962 1963 1964 1963 1966 1967 TOTAL 1962-1963 1964-1967 Totaux Alberta 6 40 13 18 14 20 111 46 65 56 British Columbia 12 27 32 32 32 34 169 39 130 169 Manitoba 14 58 22 23 20 22 159 72 87 38 New Brunswick 3 3 12 11 8 6 43 6 37 14 Newfoundland 1 9 5 2 2 1 20 10 10 8 Nova Scotia 5 8 11 10 1 28 63 13 50 si Ontario 89 170 179 118 109 102 767 259 sos 515 Prince Edward Island 1 1 1 1 1 S 1 4 6 Québec 143 238 290 357 430 S511 1969 381 1,588 96 Saskatchewan 23 1 9 16 5 34 98 34 64 45 CANADA 296 565 574 588 622 759 3404 861 2543 988 - Province inconnuc 8 7 S S 5 30 8 22 CANADA 296 573 S581 593 627 764 3434 869 2565 du matériel n\u2019est pas encore cataloguée à cause du manque de personnel.La pénurie de bibliothécaires fait que ceux qui sont là vont au plus pressé et ne peuvent faire davantage de travail professionnel: administration, conseils aux lecteurs, biblio- ga hies.Nous avons montré pourtant combien il tait essentiel à une bibliothèque universitaire que les chercheurs soient initiés à l\u2019utilisation de leurs < instruments de travail.Une question reste pourtant, fort grave.Pour- ntage qui sont interes- - sité?Le seul petit nombre fournit-il une explication adéquate?Ne peut-on panser ue les conditions de travail à la bibliothèque de l'Université en éloignent quelques-uns?Quoi qu\u2019il en soit, tandis que la Commission du service civil propose un salaire de $5,500., l\u2019Université n'offre que $5,208.Tant d'ailleurs en ce qui regarde le personnel non professionnel que les bibliethécaires, l'optique de Université semble être d'aveir des gens le moins cher possible, et d'ailleurs, sans contrat.En enga- .eant quelqu'un, on ne tient pas cempte de l\u2019ex- Spérience, ni fonctions supplémentaires qui \u201csont souvent exercées.disaé: IR NAA fe A , En tenant compte du fait.que ceux,qui n'ont tion ou un'diplôme technique supé- qu\u2019elle est trop âgée.Si on tient compte de ces faits, si on tient compte surtout de la situation d'ensemble de la bibliothèque, on n'est pas étonné en voyant que le poste de bibliothécaire à l\u2019Université de Montréal n'attire pas beaucoup de candidats.En fait, il s'agit d'un véritable cercle vicieux.La situation n\u2019est pas attirante, ce qui crée un manque de personnel, qui empêche les bibliothécaires d'exercer pleinement leur profession à cause de la suppléance qu'ils sont obligés de faire.Ce dernier facteur rend la situation encore plus intolérable.Il est donc normal de voir environ 10 (2) personnes qui quittent chaque année.Ce travail est considéré comme un état de passage, en attendant de trouver mieux.On est donc en présence d'un personnel assez instable, situation qui est assez bien illustrée par le fait qu'un des plus anciens parmi les cadres supérieurs ne travaille à la bibliothèque que depuis 4 ans (3).C\u2019est là une situation malsaine, à laquelle il est urgent de remédier.(Extrait du Mémoire présenté au Conseil d'Administration de 'AGEUM, par le Comité d'Education.Enquéteur: Guy Sarrazin.Mars 1968).dire t est > ue Biblique patte Te rope \u201c(@) Depuis A tté la Bil e.: \"(9)\" à quitté la Bibliothèque à la fin do mars.Lee HE % Es AXE avril 1065, environ vingt-cinq (25) personnes ont © Re après deux ans pis les les quatre semaines après douze ans, c'tait ben raisonnable, pis pour donner seize fêtes chômées- payées, pis des jours de maladie qu'ont du bon sens.Y doit-y donc se r'trouver I'bec à l'eau pis l'air comique c'te gars-là! Y a une histoire de classification du personnel là-dedans aussi.mais ça, j'eomprends pas trop c\u2019que c'est.C'est ben compliqué pis mêlé les affaires de l'Université, mais comme on me l'a expliqué, y'aurait ben du monde qui aurait été mis à des paliers trop bas dans l'échelle des salaires, après qu'y au- ralent été reclassés.En tout cas, ça veut dire qu'on tiendrait pas compte pantoute de leur expérience.Pis y'aurait encore une bonne trentaine de personnes qui s'raient mal classées.Ça fait pas mal de monde de choqué ça, pis j'parle pas d'ceux qui sont partis, pis que l'Université veut même pas mettre sur ses listes de radioactivité, après avoir promis d'leur donner c't ar- gent-là qu'y ont gagné pis dont y ont jamais vu la couleur.J'vas dire dôtrimeün?- \u2018Bér:à vous, =} de mes chums, faudrait que l'Université soit capable d'expli- l'Université quer tout ça en trois dimensions pis en couleurs, l'affaire de la Croix-Bleue qui remplacerait quatre journées de fêtes chômées payées, d'autant plus qu'y parai- trait que I'plan d'assurance-maladie de l'Université, y coûte ben cher, pis c'est pas tout I'monde qui est dedans.J'voulais vous dire tout ça, Monsieur le Rédacteur, parce que moi, ça m'choque Ça m'choque de penser qu'y sont une douzaine sur c'te Board-la, qui font leur p'tit voyage en Europe (trois semaines, un mois, deux mois) quasiment chaque année, pis qu'y veulent même pas donner une p'tite chance aux pauvres gens.Ça va ben, leur affaire! J'suis choquée, pis jme d'mande si ça vaut la peine de se morfondre pour donner une belle éducation universitaire a mes enfants, si c'est pour les rendre méchants pis durs comme les beaux messieurs de l\u2019administration pis du Board of Trade, pardon, du Board of Governors de l'Université! Une mère de famille qu'est pas d'bonne humeur.Ah! si des se.) REFRAIN j étais au conseil gouverneurs.(l'air: \u201cAh! si j'étais, belle alouette gri- Tuons le vieux paternalisme Allons, les syndiqués vaincront on on on C'est avec le syndicalisme Qu'enfin de beaux jours nous vivrons.Ah! Si j'étais au Conseil des Gouverneurs Ah! Si j'étais au Conseil des Gouverneurs Je voyagerais, j'aurais un gros salaire \u2018 Car je serais un très gros actionnaire Car je serais un très gros actionnaire De Dow, CIBA ou d'la Rolland Pepeur-re.Mais je suis syndiqué, je n'ai pas peur-re Mais je suis syndiqué, je n'ai pas peur-re Ni des Lucier, Pich¢ ou Gouverneurs're.Leurs beaux mensonges ont doublé notrc Leurs beaux mensonges ont doublé notre Leur injustice, éveillé not\u2019colére.Ils ont voulu ach\u2019ter par des salaires Ils ont voulu ach'ter par des salaires Vacances, congés, journées de maladi-e.On n\u2019en veut pas de leurs chinoiseri-es On n'en veut pas de leurs chinoiseri-es On veut pour tous égalité, justice.Centre Social, Bibliothèques en lice Centre Social, Bibliothèques en lice C'est notr'union qui fera la victoire Ils ont bien esayé de nous avoir-re Ils ont bien essayé de nous avoir-re Faut leur montrer que nous n'\u2018sommes.pas Faut leur montrer'qu enous n\u2019sommes pas Monsieur Gaudry va bientôt nous entendre Monsieur Gaudry va bientôt nous entendr .Et flous savons qu'il saura bien comprendre.vi opel NE En (ardeur-re (ardeur-re (a vendre.; ge Ty ir - ER £ du cheval ; qui parle Ce qui a jeté la confusion chez les conciliateurs du Ministère du Travail, qui pourtant n'ont épargné aucun effort pour accélérer le règlement du conflit, c'est le caractère peu habituel des séances de conciliation.Au lieu de procéder ou règlement rapide de quelques clauses restées en litige, les deux parties semblaient poursuivre leur travail de négociation.Cette impression n'était pas fausse.En effet, ce n'est qu'à la Salle de conciliation, que les négociateurs des deux parties ont pu s'entendre sur la reclassification d'une partie du personnel et sur l'établissement de nouveaux postes.les négociations directes à l'édifice de l'Administration n'ont jamais r porté: fruit::Un.grand nombre de situations pa radoxales, sinon scan- dalevses ont éclaté au grand jour, de telle sorte que les conciliateurs ont dû se demander par quel miracle tout ce système de communications a pu fonctionner jusqu'à main- tenont.Cela rappelle l'histoire du cheval qui parle: '\u2018Peu importe, dit- on, ce qu'il raconte le pauvre animal.N'est-ce pas étonnant qu\u2019il réussisse à proférer des sons intelligibles 1\" C'est comique, c'est marrant.Mais est-ce que c'est ce que l'on espère trouver dans une Université qui, selon les mots de son Recteur, veut se classer pormi les grandes universités du continent nord-américain ?Petites Demandes d'emploi: Personne qualifiée pour négocier convention collective sans mandat.Exigences: capable de disqualifier professionnels qualifiés, posséder visage souriant (sourire à facettes) et visages de rechange, de préférence capable de prendre engagements et renier par la suite, doctorat en patinage de fantaisie, au moins un an d'expérience sur la glace administrative, essen- la voite-face.\u201d Salaire: à négocier en Board of Trade.Conditions de travail: à être discutées avec Chartré, Rolland et Cousineau.Personne demandée pour agir comme membre du Conseil d'Administration d'une grande université de langue française.Qualités: être au-dessus des problèmes des employés, de préférence conservateur sur les questions comme les vacances des AUTRES.Employés dernandés pour grosse manufacture de diplômes.tie! de\"savoiriéxécater \u2018Yemploué.\u2019_\" \"7° utilisant critères du.annonces Exigences : capable de subventionner l'entreprise, rompu aux méthodes du patronage, capable de s'intégrer à un programme de paupérisation à court terme.Conditions de travail: régime de vacances décroissaht, heures de travail à être augmentées, fêtes chômées à être diminuées selon politique progressive à long terme (type universitaire), assurance-ma- .ladie aux frais de » taveirgpiy ce Salaire: selon entente paternaliste.Qualité essentielle : esprit de sacrifice et de bénévolat.A LIQUIDER Dès journées d'études terminées, surplus de scabs à écouler, utilisables à toutes les sauces, légèrement endommagés.Pour informations, s'adresser au comptoir du prêt de la Bi- bliothéque centrale.(Avis à nos lecteurs: D'autres demandes parvenues à nos bureaux trop tard pour cette édition seront dans la prochaine édition spéciale).Sic transit glorice bibliothecarii ly a un an, Université de Montréal obtenait sans difficulté une certaine dose de publicité, grace à des articles parus dans le \u201cQUARTIER LATIN\" (25 fév.1965) et dans le \u201cMONTREAL DAILY STAR\u201d (17 mars 1965).Dans ces textes, on faisait l'éloge de la Si- bliothèque de la faculté de Chirurgie dentaire, dirigée par Mlle Margaret Pertwee.Or, ce qui semble avoir échappé aux reporters, c'est que le sa- .Jaire de la responsable de cette biblicthèque \u201cBl- _ JOU\u201d\" se chiffrait, en 19- GC journal a: dé: réalisé .par bos membres du syndicat des emp de lo bibliothèque de: .i 018 ame a.D 1 CA 15 « LL 65 à $5,244.00.Salsire marginal que l'on aurait des difficultés à trouver pour des postes semblables dans les autres universités du Canada.Et même après que le syndicat ait réussi à faire reclassifier un bon nombre d'employés, l\u2019'Administration, dans sa brusque volte-face, revient sur son engagement d'accorder à cette personne, comme à bien d'autres, la rémunération qui lui reviendrait normalement \u2018en \u2019 raison de la complexité de ses tâches.loyés a.are Mercredi, le 27 avril dernier, MM.Réal Mi- reault et Evangéliste Moreau, conciliateurs du Ministère du Travail, conve- quaient les représentants de l'Université et ceux du Syndicat National des Employés de l'Université (CSN) pour amener les parties à conclure une entente el mettre fin aux journées d'étude déclenchées lundi le 18 avril.Convoqués pour 2 h.30 p.m, le 27, les parties en vinrent à une entente vers 4 heures a.m., le 28, après 13 heures de négociation, et acceptèrent les recommandations des conciliateurs à l'effet de recommander d'une part au Conseil des Gouverneurs de l\u2019Université et d'autre part à l'Assemblée Générale du Syndicat, l'acceptation de leurs propositions.Dans ces recommandations, les représentants du Service de Conciliation du Ministère du Travail réglaient les questions restées en litige: la classification, les salaires, les vacances, les congés-maladie.À la suite des représentations faites par les négociateurs patronaux au Conseil des Gouvemeurs de l\u2019Université de Montréal, ce dernier refusa de ratifier les décisions prises par leurs ts à la toble de conciliation, et y irent bien plus, rom en préalablement convenues au cours de la séance de conciliation du 2 avril.De son côté, le Syndicat, lors de son assemblée du 29 avril, acceptait les recommandations du conciliateur du Ministère du Travail, puis refusait majoritairement, au scrutin secret, la proposition du Conseil des Gou- vemeurs, et condamnait l'attitude rétrograde et la mauvaise foi de j\u2019Université.Les journées d'étude se continuent et le Ministre du Travail, M.Carrier Fortin a été saisi par télégramme de la grovité de la situation.On apprend que dès lundi soir, l'Association des Professeurs de l'Université de Montréal étudiera la possibilité d'appuyer les employés des Bibliothèques et du Cer- tre Social qui entrent dans leur troisième semaine de journées d'étude.Selon des sources bien informées, le malaise se ferait ressentir au niveau d'autres groupes d'employés de l'Université qui viendraient sous peu se joindre aux employés en journées d\u2019étude.L'escalade se continue et le conflit menace de se généraliser à l'ensemble de l'Université.Le conseil des gouverneurs * ie id s'oppose à l'entente intervenue de l\u2019Université de Montréal +5 Le syndicat doit faire appel au gouvernement Hon.Carrier-Fortin Ministre du Travail Hétel du Gouvernement QUEBEC Copie à: tous les membres du Conseil des Gouverneurs de l'Université de Montréal M.Réal Mireault, Conci- liateur-en-chef du Ministère du Travail M.Evangéliste Moreau, Conciliateur du Ministère du Travail l'envoyeur \u2014 Suite séance de conciliation 27-28 avril.Réal Mireault, conciliateur en chef, et Evangéliste Moreau, faisaient recommandations dans conflit entre Université de Montréal et Syndicat National des Employés de l'Université de Montréal re: - télégramme au ministre du travail négociations convention collective pour employés des bibliothèques.Conseil des Gouverneurs de l'Université refuse d'entériner compromis accepté par négociateurs patronaux mandatés et remet en question clauses convenues en séances de conciliation 2 avril et suivantes.Situation grave.Conflit menace de se généraliser à l'ensemble de l'Université.Demandons intervention immédiate du Ministre.signé: Alfred Bossé, pour Syndicat National des Employés de l'Université, de Montréal, 1001 Saint-Denis, 842-3181 271-9237 \"NA Te 1m te TT pas EE AY Na sec a LA) Campagne intensive de recrutement Conscients du conflit actuel entre l'Université et ses employés de Bibliothèques concernant les conditions de travail en général et porticulière- ment lo revalorisation de lo fonction d'employés - de l'Université et de la politique des salaires à rabais de la présente ad- .ministration universitaire, : l'exécutif provisoire des employés de bureau, lors de sa dernière réunion tenue conjointement avec des représentants des sections Centre Social e?i Photo: Patrick Hollies sont tions tif des reau de lords bres de de ) l'université afin de l'al- de les ; Message de l'exécutif des: zemployés.de.bureau à à tous les employés de bureau de l'université: : oT Cw ty LE COMITE EXECUTIF PROVISOIRE DES EMPLOYES DU BUREAU DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Présidente Francine DESROCHERS: Seer.\u2018générol ns 735-0685.Vice-présidente Michèle PARADIS toh sonia Jean Segment Pl Ad fast Sg 1, \u201c6.enselgn.20 arises lundi; «18 avril Mercredi, 20 avril Jeudi, 21 avril Lund, 25 ovril .Yo tage a saldg>.L 29%.Mardi; 26 avril Début des journées d'étude.Manifestation devant l'immeuble administratif.L'Université \u2018demande à négocier.Rien n'est négocié, mais l'Université avise la partie syndicale que si les employés rentrent au travail, elle consentira à négocier \u2018le lendemain.S'ils n'entrent pas, elle ne négociera que mercredi en conciliction.Le Comité de négociation refuse, vu la résolution de l'Assemblée Générale du Syndicat de rentrer au travail qu'une fois la convention collective signée.Conciliation.Etude de la reclassification des employés pris individuellement.70 cas sur 120 demeurent en litige, Lo conciliation se poursuit durant 13 heures, de 2 h.30 p.m.à 3 h, 30 am, A 11 h.30 o.m., le président du Syndicat, M.A.Jonynas et le secrétaire M.R.Brunet, fournissent les informations nécessaires à l'Université pour compléter ses dossiers datant de 1962, sur la question de la reclassification, A 8 h.p.m., conciliation au Ministère du Travail jusqu'à 2 h.30 om, vendredi, 22.Restent encore une quarantaine de cas en litige.La partie patronale admet ne pas avoir de mondat et requiert un délai de quelques jours afin de rencontrer lundi le Conseil des Gouverneurs de l'Université et d'obtenir ce mandat.Les conciliateurs et la partie syndicale consentent ce délai à l'Université.Le conciliateur demande ou \u2018Syndicat d'accorder un nou- \"aw délai à l'Université; vu i D Pimpossibilité de réunir le'Conseil des Gouverneurs lundi.Réunion du Conseil des Gouverneurs et représentations patronales aux fins d'obtenir un mandat clair et précis.or Historique des journées | sd\u2019 études : 3 \u201cdu Syndicat des.\u2018employés - Pa cire Rs Mercredi, 27 avril Conciliation à 2 h.do pm.où Ministère du Travail jusqu'à jours Te jeudi, 28 ovril di, 3 h.30 a.m.Entente entrés\" les parties et recommandations: des conciliateurs.Salutations: d'usage en fin de négociation}.entre ire les parties et remercie ments aux conciliateurs par lox.deux parties.Les parties s'en-: gogent & faire ratifier par leurs: mandants les ententes conve=: nues.La ratification officiate: de université dois être fournie: 3 ov Syndicat pour faire rappoIt:: à l'Assemblée Générale dû\" Syndicat, convoquée pour 4- h: p.m.le lendemain.2 Remise des documents por! partie patronale à 3 h.30 p.rr =\" Assemblée Générale à 4&4: hr p.m.pour les employés des Bi: bliothéques et du Centre So- Vendredi, 29 avril cial.Acceptation des recommandations du cenciliateur.les documents fournis pa l\u2019Université ne correspondent.77 pas sur une dizaine de poiñts- et sont même contraires à l° \u2018efi- tente intervenue devant les conciliateurs.Par scrutin secret, les employés des Bibliothèques refusent céi- te contre-proposition patronale : qui est un recul par rapport.aux ententes précédentes.Au scrutin secret, renouvellement de l'appui par les employés du Centre Social.Décision de l'Assemblée Générale du Syndicat de continuer les journées d'étude, mandat aux négociateurs de revenir: faire rapport uniquement: avec.\u2018 des documents dûment \u2014\u201cro- phés par des représentants dd: .ment mandatés, Conformément à une résolution de: l'Assemblée - Générale: 16 : B items: d'état d\u2019u d'u #' au\u201d Minist re Qu rie a avec copies à fous les mem bres du Conseil des.Gouver: neurs de.!'Université, au Conciliateur en Chef, M.Réai Mi: reault, et au concilicieur,: M E.Moreau.= Molspatva asie.causant lie ab Dernière proposition venant.(suite de lo page 1) et les activités normales ayant cours durant ces quatre fétes, il faudra comprendre que cette réduction des fétes ché- mées est, à notre sens, compensé par la partici- potion de l'Université au régime de la Croix-bleve (environ $45.00 par année) et por la possibilité d'utiliser quatre jours pour fins personnelles.Institution Ville de Montréal Smart Me TE EE ee?gs Commission du Service.Civil de Québec \u2026 Commission du Service Civil du Canada Je vous transmets, ci- joint, quelques copies des échelles de salaires modifiées et un état de leur application à chaque employé encore à l'emploi de l'Université.à Veuillez accepter, cher monsieur, l'expression de mes sentiments les plus distingués, Pierre Dupras, Directeur.PD/co à c.c.: M.Alfred Bossé.it Durant la quatrième journée : d'étude, Mme Simone |.Guillet, un chef de service al (non syndicable), est venue |: rejoindre les employés 3 pour sympathiser.| Résumé des salaires initiaux offerts par différentes Institutions et- Universités aux bibli thécaires sans expérience; possédant un-baccalauréat en\u2019 \u201cbibliothéconomie - d'une ecole\u201d \u2018ou Université réconnue.The Toronto Teachers\u2019 College Carleton University, \u2018Ontario \u2018McMaster University, Hamilton, Ontario .University.of Alberta .©.Sir George Williams \u2018University, M Monreal > \u201capgsraît que l'Université de Montréal 062 ia; plus: importants\u2019 D'après Jes Flus récénisi patistiques disporible, trouvées déns le \u201cRelevé: de:l'enseigneiient: périeu: ed mii aux Universités et Collèges, 196243\" du Bureau Fédéral de ls bird du oe 5H ie sand le tour de l'Université - ip.RE devient Babel _ Cet article veut jeter le doute sur ce qu'il est convenu d'appeler le mythe de l'Université de'Montréal, en mettant en lumière quelques-unes de ses espiègleries administratives les plus curieuses.À l'Université de Montréal, on accorde plus d'attention au bâtiments qu'au personnel.|! est vrai que l'Expo 67 approche.Le public est à même de constater les magnifiques transformations, expropriations, excavations, constructions de toutes sortes sur le campus: escalier mobile, stade, pavii- lons, etc.Ces constructions coûtent plusieurs millions de dollars.L'Université de Montréal! paie sans sourciller.Mais quand les employés de bibliothèques revendiquent des salaires décents, des conditions normales de travail de l'ordre de quelques cent mille dollars, c'est comme si on demandait la lune.Les administrateurs s'arrachent les cheveux.On dirait qu'ils veulent mourir.C\u2019est triste.A l'Université de Montréal, il est plus important de manger que d'étudier.Je ne veux pas discréditer la fonction de qui que ce soit.Mes connaissances administratives sont limitées, mais il me semble que plus le travail requiert de connaissances, plus il doit être considéré.Ou encore, plus la nature d'un travail donné se rapproche du genre de production de l'entreprise, plus ce travail est important.|| doit être rémunéré en conséquence.Par exemple dans une université, il est clair que le travail du professeur est pius en rapport avec l'éducation que le travail du plombier.De même le travail de l'employé de bibliothèque est plus en rapport avec l\u2019éducation que celui de la préposée aux Salades, ou du laveur de vaisselle.Or en 1965, il est bon de le répéter, l'Université de Montréal embauche aux salaires de base suivants: \u2014 Aide-bibtiothécaire 1, dactylo, garçon de bibliothèque, technicien, etc.$44.53 \u2014 Laveur de vaisselle $50.00 \u2014 Préposée aux salades $58.00 On arrive donc à la conclusion suivante: À l'Université de Montréal, le restaurant passe avant la bibliothèque.A l'Université de Montréal, il est plus important de se remplir le ventre que de remplir son intelligence A l'Université de Montréal, il est important de pouvoir manger gros à la cafétéria, pour mieux dormir ensuite, dans la bibliothèque.L'Université de Montréal enseigne une chose et pratique le contraire.Dans le Quartier Latin du 13 janvier 1966 paraissait un article de Claude La- rivière, intitulé: \"38% des familles montréalaises Photo: Patrick Hollier La tour se lézarde.vivent dans la pauvreté.\u201d Cet article résume l\u2019étude que le professeur Emile Gosselin, titulaire au département des Relations industrielles de la Faculté des Sciences sociales de l'Université a faite pour le Conseil du Travail de Montréal.\u201cL'étude établit quatre niveaux (seuils): a) LA MISERE: Familles et individus vivant dans la misère \u2014 en général, toute famille de quatre personnes dont le revenu global n'atteint pas $2,000 par an et tout individu ne vivant pas en famille et dont le revenu ne dépasse pas $1,000 par année; b) LA PAUVRETE: Familles et personnes pauvres.qui vivent en deça du minimum vital exigé pour une vie sociale et humainement tolérable.ou mé- ne une existence au bord du gouffre économique et social.Les familles composées de 4 personnes dont le revenu annuel est inférieur à $3,000 et les personnes vivant seules et gagnant moins de $1,500 par an; I) LA PRIVATION: familles et personnes dans la privation.qu'une simple récession ou un chômage tant soit peu prolongé peuvent plonger dans un état de pauvreté.Les familles dont le revenu annuel est inférieur à $4,000 et les personnes seules gagnant moins de $2,000 par année.Ces familles et ces personnes ne peuvent tout au plus que joindre les deux bouts, sans pouvoir réaliser le moindre projet: d) LA MARGINAL hE: Familles et personnes dont l'existence est précaire ou marginale \u2014 familles gagnant moins de $5,000 par année et personnes vivant seules dont le revenu annuel est inférieur à $2,500 par année.\u201d A partir de ces éléments de base, nous avons comparé les salaires que reçoivent actuellement, en 1966, quelques 82 employés de bibliothèques qui ont répondu au questionnaire que nous leur avons distribué.Sur 82 réponses nous trouvons: 3 cas de salaires de privation; 8 cas de salaires de marginalité; 13 cas de salaires de quasi-marginalité: ces employés gagnent $2,628 par année, ou $50.53 par semaine, soit à peine $168 de plus par année ou $3.23 par semaine de plus que le salaire de marginalité (salaire de familles et personnes dont l'existence est précaire).Pour rester conforme aux descriptions faites par le professeur Gosselin, je dois préciser que les 24 cas cités plus haut ne se réfèrent pas nécessairement à des personnes vivant seules.La raison est simple.Pour s\u2019éviter de vivre dans la privation, ces personnes doivent compter sur le support des autres.C'est pourquoi, si on ne peut pas dire que ces personnes vivent dans la privation, on peut ajouter que ce n\u2019est pas grâce aux traitements qu'elles reçoivent de l\u2019Université.Car l'Université de Montréal accorde effectivement des salaires de privation.Et cela, indépendamment du statut familial ou social des personnes qu'elle traite.Pour le prouver il suffit de citer la proposition de salaires qu\u2019elle faisait au Syndicat, le 22 mars 1966, soit après plus d\u2019un mois de négociations: A \u2014 Préposée à l'entretien \u2014 Annuel: $2004; Hebdomadaire: $38.50.__.B \u2014 Aide-bibliothécaire 1, dactylo, garçon de bibliothèque, etc.\u2014 Annuel: $2316; Hebdomadaire: $44.53.C \u2014 Aide-bibliothécaire 2, sténo-dactylo, etc.\u2014 Annuel: $2628; Hebdomadaire: $50.53.Après plus d\u2019un mois de négociations méticuleuses a fendre les cheveux en quatre, \"Université de Montréal propose le statu quo et maintient sa politique de privation, qui va absolument a I'encontre des dénonciations faites par l\u2019un de ses éminents professeurs.Autrement dit: l\u2019Université de Montréal, qu'on ne cesse de vanter avec des larmes dans les yeux et du trémolo dans la voix, l\u2019Université de Montréal fait le contraire de ce qu'elle enseigne.Moi je veux bien croire au prestige de l'Université, à la grandeur de la mission de l'Université de Montréal, et \u2018patati, ét.patata.mais quand même! Louis Sarrasin, .vice-président du Syndicat (Section: Bibliothèques) C'est-un secret: de Polichinelle que l\u2019enseignement qui se donne à l'Ecole de Bibliothéconomie de I'U.de M.est orienté vers l'endoctrinement de futurs bibliothécaires, visant à amener les élèves à faire du zèle, à professer une humilité et une docilité absolues à l'égard des autorités.Faut-il donc s\u2019étonner du fait que pendant les journées d\u2019étude, alors que les employés de bibliothèques mènent une lutte légitime pour revaloriser leur fonction, les finissants de l'Ecole fassent preuve d\u2019une attitude franchement antisyndicale.Au moment où toutes les bibliothèques de secteurs observent le piquetage moral, Messieurs les petits-bourgeois (ceux qui sont appelés à devenir nos futurs collègues) bû- chent dur dans leur Bibliothèque grande ouverte.On vous a bien bourré le crâne, Messieurs les SCABS, en vous apprenant à établir la distinction entre les tâches professionnelles et les tâches cléricales.Mais au fond, vous n'êtes que des clercs, d'ignobles op- port'in:stes qui trahts- sez la profession.Les professeurs des autres facultés ont bien raison de s'indigner devant votre inconscien- - Lécole-de bibliothéconomie École de u scabs ce et votre manque absolu \u2018dé sens \u2018de la SOLIDARITE.EXTRAIT DU CODE DU TRAVAIL Article 1, alinéas a,b,c: DEFINITIONS 1.Dans le présent code, à moins que le contexte ne s\u2019y oppose, les termes suivants signifient: a) \u201cASSOCIATION DE SALARIES\u201d \u2014 un groupement de salariés constitué en syndicat professionnel, union, fraternité ou autrement et ayant pour buts l\u2019étude, la sauvegarde ct le développement des intérêts économiques, sociaux et éducatifs de ses membres et particulièrement la négociation et l'application des conventions collectives; b) \u201cASSOCIATION ACCREDITEE\" l\u2019association reconnue par décision de la Commission comme représentant de l'ensemble ou d\u2019un groupe des salariés d'un employeur; c) \u201cASSOCIATION RECONNUE\u201d \u2014 une association qui sans être accréditée a conclu une convention collective avec un employeur ou est autrement reconnue par lui comme représentant de l'ensemble ou d'un groupe de ses salariés.\u2014 "]
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