L'étude musicale, 1 janvier 1909, Mai 1909, Vol. 1, no 3
[" FT TT ped 5 vo he 5 ?« Anciens Numéros, 15 cents.vote 3.UN NUMERO 10 CENTS ° MAI 1909 tude Musicale Musique, Chant et Littéraire.+5, a Qu.du.+ -~ > i © / Canada.$1.00 ; Etats-Unis.1.50 par année.} $800.00 de PRIMES, voir page 68.$2.50 \u2014 Valeur des morceaux de musique dans le présent numéro \u2014 $2.50.GRATIS \u2014 Vous pouvez vous procurer un bon Gramophone, un bon Violon, ou un bon Cornet - GRATIS v ! VOIR PAGE DES PRIMES 25 - dy 2, 5 ue becs ste ale MUSIQUE Page Albert Chamberland, por- rait.45 PIANO\" :thoven, portrait et bio- * Eraphie.47 Pt gain, portrait et biogra- 49 Stradella\u2014Alfred Herlé.75c Lf Edgar Bourget, \"portrait.46 Le Parisien\u2014Polka\u2014XX.60c igine de la Gamme Majeur.65 Albert Chamberland.64 - Le Chant.: Quatrième Leçon CHANT \u2018\u2018\u201c(guite).6 ethoven Pianiste.47 sicienne Amibbulunte.66 Chanson du Printemps.50c \u201cncert de L' L\u2019Orchestre Natio- 65 Vous Aurez Beau Faire ot cital de M.Alphonse Mar- 50 Beau Dire \u2014 H.de Fonte- { mfcital des Melles Boisvert.67 naille.40c # È cilal de Melle C.Racicot.46 cital de Mde Héraly.46 > F isode de la Guerre de 1870 VIOLON (historique).64 Béros Jo ia Or oix.65 Zéphyr Caressant \u2014 Alexan- Mutilée de Gravelotte ( his- dre Luigine.25c _ orique).66 fets de Mai ( poésie ) .64 ! lonne Professionnelle.48-49 3 Nos Leoteurs.46 Total.\\ + $2.50 s au Public.46 y 0% O* ! \u2014 > ++ \\ Mr.ALBERT CHAMBERLAND, Notre jeune Soliste Canadien O.LABELLE hacions Numéros, ee are E.LESSARD Editeurs-Propriétaires No.563 Ave.Mont-Royal 301 Ave.Mont- \u2018Royal Eat Montréal, P.Q Montréal P.Q& < \\ Me a teal a a _ e Le ; iA to ES 00 : L'ETUDE MUSICALE L'Etude Musicale REVUE MUSICALE et LITTERAIRE Paraissant te 1er de chaque mois ABONNEMENT : CANADA : Un an.$1.25 Six mois.$0.65 ETATS-UNIS : Un an.$1.50 Six mois.$0.75 Montréal Un an.$1.00 Six mois.$0.50.; Europe Ur an.\u2026,.10 frs.Six mois.5 Irs.PAYABLE D'AVANCE Toute demande de changement d\u2019adresse doit être accompagnée de l\u2019ancienne.Pour discontinuer de recevoir ce Journal, il faut avoir payé tous ses arrérages.Les manuscrits, publiés ou non, ne sont pas rendus.Faire tout envoi d\u2019argent par lettre enregistrée, mandat-poste, bon postal ou mandat d\u2019express.Adressez toute communication L\u2019ETUDE MUSICALE 301 AVE, MONT-ROYAL EST, - Montréal, Canada GE Avis au public On peut se procurer les premiers numéros de \u2018\u2019L\u2019Etude Musicale\u201d en s\u2019adressant à tous nos agents locaux, mais plus particulièrement aux adresses suivantes : ONTREAL Arthur Ygn, 94 Ste-Catherine Est.Mme A.Bélanger, 1376 1-2 Ste- Catherine Est.M.Desrocher, Marie-Anne.LIL.N.Guay, 1001 Notre-Dame Ouest.M.Lahaie, Ouest, Coin Papineau et 1097 rue St-Jacques QUEBEC J.Alf.Guay, 283 rue St-Joseph.ST-HY ACINTHE C.A.Charpentier.COTE ST-PAUL M.Desmarteau, 129 rue Church.OTTAWA M.Chs.St-Jacques, 263 rue Walter.+ Auditions d\u2019élèves Le concert annuel donné par les élèves de Melle Caroline Racicot, Professeur de Piano, aura lieu jeudi soir le 10 juin prochain dans la salle Y.M.C.A.Ces élèves sous l\u2019habile direction de Melle C.Racicot se feront entendre dans une série de solos, trios, duos à deux pianos etc, et nous pouvons assurer d\u2019avance que cette soirée sera un nouveau triomphe pour leur dévouée professeur.Les billets se vendant 25 cents seront en vente chez Melle C.Racicot, 197 rue Berri, et le soir même à la porte de la salle.Aux derniers examens au Dominion College of Music, Melle Virginie La- gacé a obtenue son diplôme de première classe ; Melle Cécile Malbœuf, Emma Gauvreau, Yvonne d\u2019Haussy, Eviline Montpetit, diplôme de deuxième classe, Melle Alberta Durocher, M.Ovide Laperrière, diplôme de troi- siène classe.Tous sont des élèves de Melle C.Racicot, 197 rue Berri.À nos lecteurs Nous prenons la respectueuse liberté de vouloir bien leur rendre compte de l\u2019importance du travail que nous leur offrons pour ($1.00) un dollar.Qu\u2019ils veuillent bien se rappeler que chaque morceau de musique vocale ou instrumentale, chaque étude, note, enfin tout ce qui se trouvera dans \u2018\u2018L\u2019Etude Musicale\u201d\u201d sera choisi avec soin.Nous conformant autant que possible à tous les goûts comme à toutes les compréhensions, nous donnerons des chroniques, causeries, anecdotes, biographies, etc., qui, sous une füzmé.rendu attrayante, instruisant le lecteur de ce qui se puklie, de ce qui se fait, et qui poÿrra intéresser les lecteurs de \u201c\u201cL\u2019Etude Musicale.\u201d Tous les âges, ici, trouveront quelque chose, qui leur sera particulier, l\u2019enfant des conseils sur le Piano, le Chant ou le Violon, qui l\u2019aidera considérablement dans ses études, et les musiciens amateurs de bonne musique, des articles techniques, des nouvelles qui leur seront d\u2019un fructueux profit.Nous ferons remarquer à nos lecteurs, que nous avons créé là une publication à laquelle nous avons donné le plus d\u2019élégance possible, et dans laquelle on ne trouvera jamais rien qui puisse blesser un sentiment quelconque, ni même froisser une susceptibilité.Nous espérons que nos lecteurs agrééront avec cordialité nos modestes efforts pour lui plaire.Quant à nous, nous traduisons nos sentiments les plus intimes en mettant en évidence notre ligne de conduite qui est d\u2019être intéressants et utiles et agréables à nos dévoués lecteurs et lectrices.Nous remercions amicalement le public de l\u2019accueil qu\u2019il a fait à notre deuxième numéro et nous espérons qu\u2019avec son concours nous ferons de \u2018\u2018L\u2019Etude Musicale\u201d, la meilleure publication du Canada.\u2014_\u2014 QUOLIBETS Pourquoi Mlle Rachel est-elle si maigre?Parce qu\u2019elle se nourrit de racines.( Racine.) lem Auditions des élèves de Mme.Heraly Mme F.Héraly, professeur de chant et de piano, donnera mercredi le 2 juin prochain à la saile Fraser, coin Dorchester et Université, son septième concert annuel.+ Comme toujours les élèves qui ont suivit les cours de chants et pianos sous 1\u2019habile direction de leur dévouée professeur se feront entendre.On y jouera également une magnifique opérette en un acte \u2018\u2018La Dent de ma Tante\u2019\u201d, par Melles A.E- thier et A.Gauvin.Nous sommes convaincu \u2018ue le public saura encourager ces jeunes artistes en assistant a cette soirée, qui sera une suite des charmants concerts que nous avons eu cette année.Les killets seront en vente chez Mme Héraly, 449 rue Berri, téléphone Bell Est 3120.Admission 25 cents et 50 cents.\u2014\u2014 Nos Echos \u2014 Pour nos Lecteurs Il arrive souvent que nos lecteurs nous écrivent pour se plaindre qu\u2019ils n'ont pas pu trouver L\u2019Etude Musicale, soit chez leur libraire, soit chez leur marchande de journaux, soit à la gare.11 est certain que notre revue cst si rapidement \u2018\u2018enlevée\u201d quand elle arrive chez la marchande, que le con- tre-Lemps que l'on nous signale doit arriver trop souvent.Voici quelques conseils qui permettront à nos lecteurs de ne pas se pri ver de L\u2019Etude Musicale \u2018ou de ne pas l\u2019attendre trop longtemps.1.En s\u2019abonnant ($1.00 par an; Etats-Unis $1.50) toule difficulté ; 2.En retenant marchande, ils toujours l\u2019avoir.le fournal à leur seront certains de ils supprimeront.ps Lo M.EDGAR BOURGET.hi ; Nous signalons au public M.+ Edgar Bourget et Melle A.Dgs = noyers, qui ont passé aux \u20ac nières examens du Domin College of Music avec gr succès.Ces jeunes élèves ont co professeur M.W.Hervieux, rue Saint-Denis.AVIS , De bons agent; ».d\u2019annonces trouvss:' ront de l\u2019emploie en.s\u2019adressant au bp~.y reau de 3,8 L\u2019Etude Musicale 301 AVE.MONT-ROYAL Commission Liberal LABELLE & LESSARD, Éditeurs-propriétaires de l'Etude Musicale, / Messieurs : \u2014 a Veuillez trouver ci-inclus la, somme de.pour.an\u2026 d\u2019abonnement à l\u2019Etude Musicale.Vous commengérez môn ;.abonnement avec le No.et comme prime vous m\u2019enverifez Montréal, P.RB î ; \u201cNeg, we \u2014\u2014 \u201claiggher- \u2018lui.Ce cœur : pétri L\u2019ETUDE MUSICALE 47 La vie et la mort de Beethoven Il naît à Bonn le 16 décembre 1770.Un carton existe où l\u2019événemont de \u2018sa naissance est raconté sous l\u2019aspect de la nativité d\u2019un nouveau; Christ.L'artiste.qui réalisa cette œuvre a témoigné d\u2019une judicieuse imagination.Un enfant, en effet, venait de naître qui, accroissant parmi la misère humaine l\u2019émotion du divin, allait être la voix même de son temps.Un cœur venait d\u2019éclore que les siècles passés avaient, semblait-il, mûri de toutes les douleurs, et qui s'allait donner aux hommes comme un fruit savoureux et inépuisable.Tl apparaît fatidiquement.La société où il vient de jeter sa première plainte est la proie de convulsions lucides qui la transforment à l\u2019instar d\u2019un idéal cù meilleure part est faite à la raison, à la fraternité, à la bonté.Et c\u2019est un musicien qui le donne.Déjà, la nature avait trouvé en Beethoven l'asile le plus harmonieux, et son âme.L\u2019humanité tout entière se réfugie en de bonté, qui battait le rythme des plaines, des bois, des eaux, de l\u2019air, va sonner désormais l\u2019avènement à la réalité des plus beaux rêves ct du meilleur amour.C\u2019était la \u201cSymphonie pastorale\u201d; ce sera la \u2018Symphonie avec chœurs,\u201d hymne dédié aux peut ples fraternels qui viendront.Et comme si ce n\u2019était pas assez de nous avoir dit toutes les espérances généreuses de la collectivité, voici qu\u2019il nous révèle l\u2019individu purilié dans la soli- rude et par la douleur, l\u2019homme où tout s\u2019est éteint fors l\u2019amour, la pensée et le désir de pardonner : et ce sont les derniers Quatuors\u201d de Beethoven.Que lui a-t-il fallu pour cela : simplement, immensément, aimer la vie ; et retrouver la conscience \u201cmessianique de la musique, dont Platon dit qu\u2019elle fut donnée aux hommes \u2018\u2018pour calmer le trouble de leur âme et les mouvements tumul tueux qu\u2019éprouve nécessairement un corps rempli d\u2019imperfections.\u201d Le mythe d\u2019Orphée, charmeur de bêtes, et d\u2019Am- phion, constructeur mélodieux de Thèbes, se réalise en Beethoven.Bacchus revit en lui, auquel il se comparera en disant: \u201cMoi, je suis Bacchus qui pressure pour les hommes le nectar délicieux.\u201d Il souffrira comme Prométhée ; il enseignera comme Jésus.L\u2019homme qui devait remplir un tel destin participait vraiment du divin.Dès son premier âge, la douleur le marque pour sa miraculeuse mission, Son enfance est un constant marty- rë d\u2019enfant prodige, contraint au jeu du piano et de l\u2019orgue par un père qui n\u2019avait de Bad chus que l\u2019idéal invétéré de l\u2019ivrognerie.Cette contrainte donnant ses fruits, on pouvait tout au plus espérer de Beethoven une haine féroce de la musique, assouvie avec virtuosité contre ses auditeurs.Eh bien! non, il l\u2019aime comme la vie même.Elle est en lui spontanément, nécessairement, \u2018telles les fleurs *lans l'été.A douze ans, il a composé trois quatuors.Mozart prédit avec enthousiasme son avenir.L\u2019apothéose pour lui commence : l\u2019acclamation populaire, celle des mécènes.Ce n\u2019est pourtant pas le ciel pur.A cet homme qui est tout amour, aucune tendresse profonde ne répond.Sans doute l'originalité massive de son être, \u201cl\u2019obscure clarté\u201d qui rayonne de lui, le prestige de son art séduisent dès l\u2019abord les femmes.Mais Beethoven a placé l'amour si haut qu\u2019à l\u2019instant d\u2019y accéder, il hésite et frissonne.Le sublime de ses rêves lasse bientôt celles qu\u2019il adule : Eléonore von Breuning, Bobette de Keglewitz, Juliette.Guicardi, Thérése Malfatti, A- mélie de Sabald, Bettina.Bren- tano, d\u2019autres encore.Et 'on a pu dire justement qu\u2019il suffisait que Beethoven s\u2019éprit d\u2019une femme pour qu\u2019elle se mariât bientôt.avec un autre.De plus en plus il se forme à cette beauté solitaire que la légende assigne aux dieux.La plus poignante passion humaine s\u2019accomplissait.1801 : Beethoven a 31 ans, il vient de composer sa première symphonie.On l\u2019acclame.Il entend à peine la louange de son nom.Cependant que pour tous elle augmente, pour lui seul elle décroit.Bientôt il ne l\u2019entendra plus.La surdité s\u2019acharne sur lui, comme le vautour au flanc de Pro- méthée.Une honte éperdue de son infirmité l\u2019affole et l\u2019abat.Il fuit les hommes, la consolation d\u2019êtres pitoyables.Il veut mourir.Son testament, écrit en 1802 à Heiligenstadt, évoque l\u2019évangile chrétien : \u201c0 mon Dieu! ton regard de là-haut pénètre dans les profondeurs de mon âme ; tu connais mon cœur et tu sais, n\u2019est-ce pas, qu\u2019il ne respire que l\u2019amour des hommes et le désir du bien!\u201d Mais la vie, et cette joie\u2014 véritable exaspération de la douleur aspirant à la sérénité \u2014 dont l\u2019obsession lui sera eons- tante, l\u2019ont vite reconquis.Sa passion continue, et une indicible lumière en émane, comme du soleil qui se consume\u2026 Qu\u2019une tache s\u2019élargisse à toute la face de ce soleil, et ce serait la fin de la terre fertile.Dans la nuit épaisse de sa surdité, Beethoven crée son monde harmonieux, extrayant de soi-même toute substance et toute force.Et ce monde, il a rêvé qu\u2019il fût un jour le nôtre ; il nous y voyait tout occupés à des œuvres d\u2019amour, lucides comme des pensées généreuses, et n\u2019obéissant qu\u2019à une seule loi, délicieuse et suprême, qu\u2019il édicta lui-même par cette phrase d\u2019une lettre écrite en 1812 \u2018Je ne reconnais d\u2019autre signe de supériorité que la bonté.\u201d Si les confidences se sont éteintes quo lui faisaient la terre, les eaux, l\u2019espace, il en a pourtant cette compensation : que nulle vulgarité humaine détonnera dans sa solitude.La - méditation, la science et la sagesse règlent seules son imagination.Il se plait en elles comme les prophètes anciens au faite des monts.La fatalité l\u2019habite, ot le hausse à cette place suprême parmi les artistes et tous les hommes \u2018que nous avons essayé de préciser au dé but de cet article.Les splendeurs de son œuvre se multiplient comme les cimes des Alpes.La joie s\u2019est enfin instaurée on jui pour ne le plus quitter, et elle est telle en sa sérénité qu\u2019elle épouvante qui l\u2019approche.Quant au bonheur, i! le laissait à qui s\u2019en contente\u2026 H arriva que la nature et lez hommes qui lui avaient impitoyablement donné le seul salaire dont il fût digne : la douleur, ne purent plus rien pour lui.Lui-même ne pouvait plus qu\u2019aspirer au \u2018\u2018grand sommeil de la terre\u201d, révé par le Moise de Vigny.\u201dSa vie se gaspillait en tracas domestiques, en affections contrariées.La gloire, qui aime le tapage, l\u2019oubliait peu à peu.L\u2019hydropisie s\u2019était venue âjouter à ses maux.Ses amis, quiconque l\u2019approchait, souhaitaient que la mort finit son martyre.Son esprit s\u2019illuminait de ces extases qui sont pour les grands hommes douloureux l\u2019aurore de l\u2019éternité.Son verbe suprême s\u2019étaït exhalé : c\u2019est le \u201clento assai cantate e tranquillo\u201d du \u201cXIV Quatuor\u2019\u2019.Il de devait plus que mourir.Le 26 mars 1827, étant à Vienne, il trépassa, \u2018sans éclat et sans deuil, tel, dans les brumes de l\u2019hiver, le soleil, dont il avait eu le destin.Les Vien- nois lui firent d\u2019imposantes iu- nérailles, tardives et vaines comme la justice humaine.GEORGES PIOCH.Beethoven Pianiste Extrait de Musica L'histoire de Beethoven serait incomplète si l\u2019on omettait d\u2019y indiquer la place éminente,\u2014et même durant quelques années, absolument unique qu\u2019il occupa parmi les virtuoses du piano.a Ce côté de la gloire du maître est généralement ignoré ou méconnu.Pourtant, les triomphes qu\u2019il obtint comune concertant se rattachent à la période de sa vie ou il était dans toute la plénitude de la jeunesse et de l\u2019espoir ; où la surdité ne s\u2019était point encore déclarée, qui devait torturer ses jours.L'article de notre éminent collaborateur Pierre Lalo, rend dignement à Beethoven pianiste l\u2019hommage qui lui est dû.Lorsque nous songeons à Beethoven, c\u2019est l\u2019auteur des symphonies, des quatuors, des sonates que nous voyons ; c\u2019est le Maître qui a renouvelé, agrandi, transfiguré toutes les formes de la musique, c\u2019est \u201chomme qui a créé les plus belles choses avec des sons.\u201d Mais pour ses contemporains, du moins pour les contemporains de sa jeunesse et de son ohm pe al Le 45 ue j n oT . 48 L\u2019ETUDE MUSICALE , âge mûr, il n\u2019était point du tout cela ; plutôt qu\u2019un compositeur, il était un pianiste, un pianiste admirable et célèbre en- tro tous ; et pendant longtemps ce fut le talent universellement reconnu du pianiste qui fit accepter les œuvres discutées du compositeur.Quelles étaient les qualités de ce pianiste sans pareil ?Qu\u2019était sa virtuosité, sa sonorité, son toucher, son doigt?Comment jouait Beethoven?Que no don.nerait-on pour savoir comment il interprétait ses propres œu- vres, pour recevoir ainsi de lui- même des clartés sur les profondeurs les plus intimes de sa pensée?C\u2019est un secret que garde le passé.Tout au plus, grâce aux témoignages nombreux de ceux qui ont entendu Beethoven, peut-on se faire une idée de la nature de son jeu.II commença d apprendre le piano à Bonn, sous la direction, tantôt de son père, tantôt d\u2019un musicien du nom de Pfeif- fer ; et plusieurs habitants de Bonn avaient gardé souvenir de ces étranges professeurs, qui \u2018avaient coutume, lorsqu\u2019ils revenaient de la taverne au mIl- lieu de la nuit, de réveiller le petit Beethoven et de le faire jouer jusqu\u2019au matin.Mais Pfeiffer n\u2019eut bientôt plus rien à lui apprendre ; il reçut alors les leçons d\u2019un maître véritable, Christian Neefe, qui avait été l\u2019un des meilleurs élèves de Charles - Philippe - Emmanuel Bach, et qui, en même temps qu\u2019il transmettait au petit Beethoven la technique sévèrement classique de ce théoricien et virtuose illustre, lui enseignait à connaître les œuvres du grand Jean-Sébastien.Une notice publiée en 1783 dans le \u2018Magasin Musical\u201d de Dresde, en apporte la preuve : \u201cLouis van Beethoven, enfant de onze ans, dont le talent promet beaucoup.il joue principalement le \u2018clavier bien tempéré\u2019 de Jean-Sébastien Bach, que son maitre, M.Neefe, lui a mis entre les mains.\"\u201d Ainsi se noue la chaine qui relie les uns aux autres les plus grands esprits de la musique.Beethoven travailla plusieurs années avec Neefe ; puis il devint son propre maître, et son talent était entièrement formé lorsqu\u2019il quitta Bonn pour aller à Vienne, en 1792.Vienne était alors le centre de la\u2019 vie musicale en Allemagne ; les virtuoses Jes plus célèbres s\u2019y faisaient entendre ; telle était cependant la force du talent de Beethoven, que ce jeune inconnu se fit aussitôt une place parmi les pianistes du premier rang.Il enthousiasma tous les amateurs et stupéfia tous les artistes tant par la perfection et la puissance de son interprétation lorsqu\u2019il exécutait des œuvres déjà connues, que par l\u2019abondance et la force deson imagination lorsqu\u2019il improvisait sur un thème donné, talent alors fort apprécié, eb sans lequel on ne pouvait prétendre à passer pour un grand artiste.Il réunissait les qualités les plus diverses.Les uns admirent sa \u2018\u2018virtuosité si extraordinaire, que depuis Mozart on n\u2019a rien vu de tel\u201d\u2019; et encore \u2018\u2018son agilité prodigieuse et l\u2019aisance avec laquelle il vient à bout des difficultés les plus redoutables.\u201d Les autres, et ce sont ceux dont les témoignages sont les plus précieux, célèbrent l\u2019expression de son jeu, expression si profonde et si émouvante, \u2018\u201c\u2018qu\u2019elle révélait dans la musique de clavier un monde nouveau.\u2019 L\u2019un de ces témoins, Junker, écrit en 1793 : \u201cLe jeu de Beethoven diffère à un tel point du jeu des autres pianistes, qu\u2019il semble qu\u2019il ait voulu s\u2019ouvrir un chemin inconnu et fait pour lui seul.\u201d Cet inter- préte si profond et si fort avait d\u2019ailleurs au piano la tenue la plus correcte et la plus simple ; pas de grands gestes, de mains tumultueuses, ni de cheveux flottants ; tous ses contemporains attestent que, lorsqu\u2019il jouait, ses mains se levaient à peine, on ne voyait bouger que ses doigts ; d\u2019où il suit que l\u2019on peut être grand pianiste sans romantisme et sans cabotinage.Mais c\u2019étaient surtout les improvisations de Beethoven qui soulevaient l\u2019enthousiasme.Czerny nous a laissé dans son \u201cAutobiographie\u2019\u2019 un divertissant témoignage de l\u2019impression qu\u2019elles produisaient.C\u2019était peu après l\u2019arrivée de Beethoven à Vienne.\u2018Jelinek, qui était un des pianistes viennois les plus célèbres, dit un jour à mon père qu\u2019il était invité pour le soir à une réunion musicale où il devait se mesurer avec un pianiste étranger.Le lendemain, mon père lui demanda quel avait été le résultat du tournoi.\u2018Oh! dit Jelinek avec consternation, je ne veux pas penser à la soirée d\u2019hier, Satan habite en ce jeune homme.Je n\u2019ai jamais entendu jouer ainsi.Il a improvisé sur un thème donné par moi, comme je n\u2019ai jamais entendu Mozart lui-même improviser.Ensuite il a joué ses propres compositions, qui sont admirables et grandioses ; ct 1l tire du clavier des effets auxquels nous n\u2019avons jamais pensé même en rêve.\u201d Le jeune homme en qui habitait .Satan, c\u2019était Beethoven ; et Jelinek, qu\u2019il avait terrassé en ce soir mémorable, devint un de ses plus chauds admirateurs, ce qui est d\u2019un bon naturel.Pend&ht une dizaine d\u2019années, jusque vers 1802, la renommé de Beethoven ne fit que croître ; ses compositions n\u2019étaient pas encore entièrement comprises, mais il était sans conteste le roi du piano, au jugement même de ses émules.Cramer disait de lui qu\u2019il était le premier des pianistes, \u2018\u2018aussi bien pour la perfection du mécanisme que pour la puissance de l\u2019expression.\u201d Et Czerny: qu'il n\u2019avait pas d\u2019égal \u201cpour la force prodigieuse, le caractère saisissant, et aussi la bravoure et la vélocité.\u201d Puis cette éclatante carrière de virtuose s\u2019interrompit soudain.Il était devenu sourd.Il parut encore quelquefois en public, mais de plus en plus rarement.Bientôt même, il cessa de jouer devant ses amis.Il ne s\u2019entendait plus ; il ne mesurait plus ses sonorités.Il faisait tantôt des \u2018\u2018f£orte\u2019\u2019 si violents, qu\u2019on en avait la tête rompue; et tantôt des \u2018piano\u2019 si légers, qu\u2019on ne pouvait les percevoir.Ignace Pleyel, devant qui il joua en 1805, trouva à son jeu beaucoup de défauts.Et Spohr qui l\u2019entendit quelques années après, écrivait : \u201cCela n\u2019a pas été une jouissance.\u201d Peu à peu, il cessa complètement de jouer ; ses doigts perdirent leur agilité.Beethoven pianiste n\u2019était plus.Mais l\u2019humanité ne doit point le regretter, si cruelle qu\u2019ait été pour lui la souffrance de la surdité.S\u2019il fût demeuré virtuose, eût-il produit les œuvres sublimes des années suprêmes de sa vie?C\u2019est dans la douleur et la passion solitaires de son âme qu\u2019il trouva les derniers quatuors et les dernières sonates.Et si grand qu\u2019ait pu être Beethoven intenprète, il s\u2019efface devant Beethoven créateur.P Il reste un mot à dire des instruments dont Beethoven se servait, et à l\u2019aide desquels il produisait sur ses auditeurs des impressions si puissantes.Il parait probable qu\u2019il fit ses premières études sur le clavecin ; cependant le piano-forte n\u2019était dès lors pas entièrement inconnu à Bonn, et l\u2019on croit que lorsqu\u2019il travaillait avec Neefe, il usait de l\u2019un de ces instruments nouveaux.Lorsqu'il fut à Vienne, il ne joua plus que du piano ; et nous savons quels pianos furent les siens : un instrument de Broadwood et un instrument d\u2019Erard,modèles primitifs dont quelques exemplaires ont été conservés, et dont nous connaissons la sonorité monotone et faible.S\u2019il en tirait des effets foudroyants c\u2019est qu'il n\u2019entendait que la musique.PIERRE LALO.-\u2014De \u201cMusica\u201d.Colonne Professionnelle Mr.LOUIS RATTO T'rofesseur de musique vocale instrumentale.Prof.au Pensionnat St- Laurent.Maître de Chapelle à St- Léon de Westmount.997 RUE SAINT-ANTOINE, 997 En face de la Place Guay.Quartier St-Henri.MR.JOS.G.BRAULT Professeur de Violon et Piano 1099 RUE SAINT-LAURENT L\u2019ETUDE MUSICALE Revue Musicale, Théâtrale et Littéraire.L\u2019étude Musicale a l\u2019intention de mettre une page à la disposition des \u2018cercles amateurs qui voudront bien nous faire parvenir leur adresse.MR.JOSEPH PICHE Professeur de Piano et d\u2019Orgue.Professeur au Collège Ste-Marie.Organiste à l\u2019église Sacrè-Cœur.885 rue Ontario Est.; Tél.Bell, Est 5657.STUDIO: 804 AVE DELORIMIER MELLE CAROLINE RACICOT iy Professeur de Piano Tél.Est 5515.197 RUE BERRI MELLE MARIE JORDAN Professeur de Piano et Solfége.331 RUE SAINT-DENIS MR.O.A BEAUDRY Ci-devant de Boston Professeur de Violon- STUDIO, 341 RUE SAINT-DENIS Mr.ANTONIO LETOURNEAUX Professeur de Piano Soliste et Accompagnateur NO.267 RUE VITRE EST Tél.Est 2404.Près St-Denis. L\u2019ETUDE MUSICALE 49 - Coloane Professionnelle MELLE CORINNE BOISVERT Professeur de Piano 1390 RUE DEMONTIGNY EST Mr.A.P.V.DELFOSSE Professeur de Piano 186 RUE SAINTE-ELIZABETH \u2014_\u2014 MELLE E.LAURIN Professeur de Piano et de Solfège 495 RUE SAINT-HUBERT ORCHESTRE MIRO Henri Miro, Directeur Musique pour Bals, Banquets, Five O\u2019clock Tea, etc.147 RUE AMHERST.Tél.Est 771.MDE F.HERALY Prof.de Piano, Chant et Solfège Mr.F.HERALY Clarinettiste virtuose de Liège, Belgique RUE BERRI, 449, 449 MAD.E.V.LESSARD Professeur de Piano 462 RUE HUNTLY BOULEVARD SAINT-DENIS MAD.ADRIENNE R.BROUSSEAU Professeur de Chant et Piano 892 RUE SAINT-DENIS MR.E.NUCKLE Professeur de Piano Prof.au Collège Ste-Marie 579 RUE SAINT-ANDRE MAD.F.de la CHAUX Professeur de Piano Elève de Le Couppey de Paris Tél.Est 4223.148 RUE ST-DENIS MELLE JEANNE DAIGNEAULT Professeur de Piano et Solfège.Du Conservaloire de Boston 833 RUE BOYER Mr.HENRI COUSINEAU Professeur de Violon Elève de D\u2019Esève.331 RUE MONTCALM Mr.ALEXIS DELCOURT Professeur de Violon et Viola.726 RUE SAINT-DENIS Mr.ALPHONSE MARTIN Professeur de Piano et Harmonie Organiste à l\u2019église Sainte-Hélène STUDIO: 211 rue Champlain.764 rue Berri.Mr.ALBERT CHAMBERLAND Violoniste Engagements pour Concerts et Récitals.\u2019 167 RUE AMHERST Tél.Bell Est 5767.MAD.R.MacMILLAN Professeur de Chant et Piano 285 RUE SAINT-DENIS MELLE A.ROBIN Professeur de Piano 1200 RUE SAINT-ANDRE Tél.Bell Est 3477.Mr.W HERVIEUX Professeur de Piano Professeur au Collège Saint- Vincent de Paul 228 RUE SAINT-DENIS \u2014 Mr.A.W.BRAZEAU Professeur de Piano et Accordeur 726 PARC LAFONTAINE Paganini Il n\u2019est pas, dans l\u2019histoire musicale, de vie plus passionnante que celle du virtuose Paganini.Il eut, à son époque, la réputation du plus grand des Violonistes et, même pour beaucoup de ses admirateurs, celle du plus grand des sorciers.On lui prêta les aventures les plus extraordinaires, dont la plupart sont d'ailleurs entièrement l\u2019œuvre d\u2019imaginations un peu trop romantiques ; c\u2019est ainsi qu\u2019on a raconté qu\u2019il habita longtemps un cachot\u2014et l\u2019iconographie a consacré ce bruit\u2014alors qu\u2019il est Prouvé que jamais Paganini n\u2019a été en prison.Sa renommée n\u2019a point encore été égalée.L'article suivant relate les grandes phases de cette vie étrange, qui participe de la légende et du roman et qui suscitera long- teinps encore l\u2019intérêt et la curiosité.Au commencement du XIXme siècle, la renommée de Paganini était extraordinaire : c\u2019était le virtuose prodige, une sorte de personnage fantastique, quelque violoneux des Contes d\u2019Hoffmann on racontait qu\u2019il avait un secret au moyen duquel il faisait des choses impossibles aux autres artistes ; on parlait des tours de force qu\u2019il accomplissait sur une seule corde de son violon ; toutes sortes de légendes couraient à son sujet : on disait qu\u2019il de- Vait son talent merveilleux aux exercices qu\u2019il avait faits pendant un long séjour dans une prison où il avait été enfermé pendant sa jeunesse ; on parlait des concerts qu\u2019il\u2019avait donnés en parcourant l\u2019Europe, de l\u2019enthousiasme qu\u2019il avait excité ; on prétendait même qu\u2019il avait atteint les limites de l\u2019habileté sur le violon, limites qu\u2019on ne pourrait plus jamais dépasser, et un virtuose qui avait, com- mé lui, une grande célébrité, Liszt, écrivait de lui après sa mort : \u2018\u2018L\u2019artiste-roi est-il encore possible?Je n'hésite pas à le dire, une apparition analogue a celle de Paganini ne saurait se renouveler.La combinaison singulière d\u2019un talent colossal avec toutes les circonstances les plus propres à l\u2019entourer de prestige restera comme un fait isolé dans l\u2019histoire de l\u2019art.\u201d Paganini naquit à Gênes, le 18 février 1784, Son père, qui était courtier de commerce,était passionné pour la musique ct jouait de la mandoline.Ce fut lui qui enseigna la musique à son fils ; il était avec lui d\u2019une grande sévérité, le mettant au pain sec quand il n\u2019était pas content de lui.A huit ans, le jeune Paganini écrivait une sonate ; à neuf ans, il jouait, sur un théâtre, des variations qu'il avait composées sur un air populaire.A cette époque, son premicr maître, nommé Costa, l\u2019ayant envoyé chez un autre professeur pour que celui-ci lui continuât les leçons qu\u2019il n\u2019était plus capable \u201cde lui donner, l\u2019enfant joua, on attendant l\u2019arrivée du musicien, un concerto qu\u2019il vit sur la table, avec une perfection telle, que le professeur lui déclara qu\u2019il n\u2019avait plus rien à lui apprendre, et l\u2019envoya au célèbre musicien Paër, pour qu\u2019il lui donnât des leçons de composition.En 1813, Paganini eut, à Milan, une sorte de duel artistique avec le violoniste Lafont.Il en sortit vainqueur et le public le proclama plus virtuose que son rival.11 fut pendant quelque temps directeur d\u2019orchestre à Lucques.Dans un des concerts qu\u2019il y donna, À joua, -pour prouver sa passion à une personne qu\u2019il aimait, une sorte de duo sur deux cordes, le sol et la chanterelle.\u201c\u201c\u2018Celle-ci, raconte-t-il, devait exprimer les sentiments d\u2019une jeune fille, l\u2019autre prêter la.voix à un amant éperdu.J\u2019établis de la sorte une espèce de dialogue passionné où les accents les plus tendres succédaient aux emportements de la jalousie.C\u2019étaient des accords tantôt insinuants, tantôt plaintifs ; c\u2019étaient des cris de coière et de joie, de douleur et de félicité\u2026 Cette scène fit fortune - je ne vous parle point des regards enivrants que la dame de es pensées laissa tomber sur moi\u201d Dans un concert qu\u2019il donna à Livourne, sa chanterelle s\u2019étant rompue à son arrivée suf la scène, des éclats de rire éclatèrent dans l\u2019auditoire ; il joua alors, sur trois cordes, le morceau qu\u2019il avait à jouer, et lc public l\u2019applaudit avec transport.En 1828, Paganini fit à \u201ctravers l\u2019Europe un voyage qui dura une dizaine d\u2019années.A Vienne, il fut accueilli avec enthousiasme : chaque jour, on publiait des pièces de vers en son honneur, on frappait des médailles ; les chapeaux, les robes, les chaussures, les gants étaient à la Paganini ; les restaurateurs décoraient certains mets de son nom ; les joueurs de billard, lorsque l\u2019un d\u2019eux faisait un coup brillant, le comparaient à son coup d\u2019archet ; son portrait était sur les tabatières et les boîtes à cigares ; son .buste surmontait la canne des élégants ; en un mot \u2018\u2018tout était a la Paganini.\u201d Il parcourut ensuite Prague, Dresde, Berlin, Varsovie.Il fit deux séjours à Paris, l\u2019un en 1881, l\u2019autre en 1833 ; dans un des concerts qu\u2019il y donna, il joua la prière de \u2018Moïse\u2019 avec une virtuosité merveilleuse.Cependant Mme Malibran, qui assistait à ce concert, trouva que le grand violoniste n\u2019avait pas joué aussi bien qu\u2019elle l\u2019aurait pensé, et elle dit à un des amis de Paganini : \u2018\u2018Cela est admirable d\u2019habileté, mais, en vérité, Paganini ne sait pas chanter.\u201d Cette parole lui ayant été rapportée, il exécuta, au concert suivant, une variation sur la quatrième corde avec une expression qui impressionna profondément l\u2019auditoire.Il proposa ensuite à Mme Malibran de chanter ce morceau dans un concert où il le jouerait; la cantatrice n\u2019accepta pas le défi.Voici maintenant un fait qui témoigne de l\u2019habileté de Paganini : Un de ses admirateurs, qui ne l\u2019avait pas vu depuis quelque temps, lui ayant demandé des nouvelles de ses succès : \u2018\u2018J\u2019ai fait des progrès en votre absence lui dit-il, je me passe d\u2019orchestre à présent.\u201d Il se mit aiors à lui jouer un air en s\u2019accompagnant lui-même par un \u201c\u2018pizzicato\u2019\u2019, de manière à faire entendre à la fols les sons d\u2019un violon et ceux d\u2019une harpe.Ce tour de force, d\u2019autres artistes L'ETUDE MUSICALE l'avaient exécuté avant lui, mais il l\u2019accomplissait avec une perfection remarquable, d\u2019une façon extrêmement brillante.Après avoir assisté à un concert où Berlioz avait donné sa symphonie d\u2019Harold, il voulut donner sur-le-champ au grand compositeur un témoignage de son admiration ; il alla donc, après le concert, accompagné de son jeune fils, le trouver sur la scène, quand il était entouré de tous les musiciens, et là, raconte Berlioz, \u2018\u2018il fit signe à son fils qui, montant sur une chaise, approcha son oreille de la bouche de son père et l\u2019écouta attentivement.Puis l\u2019enfant redescendit et se tourna vers moi.\u2018Mon père, dit-il, m\u2019ordonne Je \u2018vous assurer, Monsieur, que «le \u2018\u201c\u201csa Vic il n\u2019a éprouvé dans un \u2018concert une émotion pareille, \u201cque votre musique l\u2019a boule- \u2018\u201cversé, et que, s\u2019il ne se rete- \u2018\u2018nait pas, il se mettrait à ge- \u2018\u2018noux pour vous remercier.A ces mots étranges, je fis un geste d\u2019incrédulité et de confusion ; mais Paganini, me saisissant le bras et râlant avec un reste de voix des oui, oui., se mit à genoux devant moi et me Laisa la main.Besoin n\u2019est pas, je pense, de dire de quel ¢tourdissement je fus pris; je cite le fait, voilà tout.\u201d | | Le lendemain, Paganini, qui savait Berlioz très gêné à ce moment, lui faisait remettre par son fils une lettre dans laquelle il lui envoyait vingt mille francs.Lorsque Berlioz alla lui rendre visite pour le remercier, il lui dit : \u2018\u201c\u201cNe me parlez plus de cela! Non! N'ajoutez rien, c\u2019est la plus profonde satisfaction que j'aie éprouvée dans ma vie: jamais vous ne saurez de quelles émotions votre musique m\u2019a agité ; depuis tant d\u2019années, je n\u2019avais rien ressenti de pareil! Le don de Paganini permit à Berlioz de vivre pendant plu- Jeurs mois uniquement adoané \\-la composition ; c\u2019est pendant cette période \u2018 qu\u2019il écrivit .sa \u2018ymphonie de - \u201cRoméo et Ju- iette\u201d.qu\u2019il dédia au grand violoniste.En 1839, la phtisie laryngée lont souffrait Paganini fit des \u2018rogrès considérables.Il alla à \u2018fice, mais sa maladie s\u2019aggra- 7a encore; sa voix s\u2019éteignit «out À fait ; il avait de violents ccès de toux.Dans la nuit où | mourut, 11 demanda qu\u2019on ouvrit les rideaux de son lit, afin de pouvoir admirer effet du clair de lune dont la lumière éclairait sa chambre.Il dit aussi qu\u2019il prenait un grand plaisir à entendre le frémissement des arbres ; il étendit ensuite la main jusqu\u2019à son violon et en joua une dernière fois; peu de temps aprés, il rendit le dernier soupir.Paganini avait un tempérament extrêmement nerveux.Toutes ses maladies s\u2019étaient compliquées de quelque phénomène extraordinaire ; à quatre ans, il eut une rougeole qui de- - vint si grave qu\u2019il se déclara une catalepsie qui le tint tout un jour dans un état de mort apparente ; a sept ans, aprés une scarlatine, il eut des crampes et des convulsions spasmodiques des muscles ; à quatorze ans, il eut une pleuro-pneumo- nie et une fièvre catarrhale, puis un commencement de phtisie laryngée.Voici d'intéressants détails physiologiques qui ont été donnés sur lui par ses contemporains : il était trés maigre et avait la poitrine très étroite ; son épaule gauche était de plus d\u2019un pouce plus haute que l\u2019autre.ll avait la peau très fine et le tact d\u2019une extrême sensibi- fité.Son oréille était grande, très bien proportionnée et admirablement dessinée ; ce qu\u2019elle avait de remarquable, au dire \u2018d\u2019un médecin qui l\u2019a beaucoup connu, c\u2019était \u2018\u2018la courbure en avant des cartilages qui composaient le pavillon et l\u2019ouverture du conduit auditif externe ; au lieu d\u2019être presque arrondi et largement ouvert, comme chez les autres sujets, il était très allongé de haut en bas.\u201d Son oreille était si fine qu\u2019il entendait ce qui se disait à voix basse à une distance très grande, et si impressionnable qu\u2019il éprouvait une véritable douleur lorsqu\u2019on parlait très haut près de lui et par côté.La musique agissait sur lui avec une intensité très grande.Le son de l\u2019orgue, en particulier, l\u2019impressionnait jusqu\u2019à lui faire verser des larmes.Quand il arrivait souffrant à un concert, le premier coup d\u2019archet lui donnait une: sorte de commotion .électrique qui le dominait ct lui faisait oublier ses souffrances.Ses mains étaient grandes, sèches et nerveuses ; lo pouce de sa main gauche se ployait à vo- - choses qui ne lui \u2018paroles de Paganini : > = lonté de manière à pouvoir produire certains effets de virtuosité.ll avait contracté une telle inflammation des yeux devant la rampe des théâtres que, chez lui, il aimait rester dans l\u2019obscurité pour se reposer la vue.11 avait, à la fin de sa vie, de très vives douleurs d\u2019entrailles ; aussi ne dinait-il jamais en ville, de crainte de manger des convinssent pas, et qui lui auraient causé des souffrances atroces ; quand il allait en voiture, les cahots le faisaient souffrir au point de le faire crier.Avant de donner un concert, Paganini était nerveux, agité ; comme s\u2019il se fût agi de son premier début ; ses mains trem- hlaient, ses joues se couvraient d\u2019une pâleur livide.Dans la matinée, il restait chez lui, se tenant étendu sur une chaise longue ou assis dans son fauteuil, repassant dans sa tête ce qu'il se proposait de jouer.Pendant les répétitions, à la moindre faute, il entrait dans une violente colère ; lorsqu\u2019au contraire l\u2019orchestre jouait à son gré, son front se déridait, sa physionomie prenait une expression charmante, et, à la fin du morceau, il disait aux artistes avec un gracieux sourire : \u201cBravo, Messieurs, vous êtes tous des virtuoses.\u201d - Après ses concerts, Paganini rentrait chez lui, épuisé, tremblant de fièvre ; souvent il passait la nuit sans pouvoir dormir.Il était, d\u2019aiHeurs, habituellement peu satisfait de lui-même : \u2018\u201cSouvent, «dit-il, j\u2019avais réussi à charmer mon auditoire, et cependant je restais confus, mécontent de moi, car les applaudissements des auditeurs ne me font pas illusion, et ce que le public accueille avec le plus d'enthousiasme n\u2019est pas ce qui me plaît le plus.\u201d .Paganini a dit qu\u2019il avait un secret, qu\u2019au moyen d\u2019un proèé- dé particulier, il avait formé deux élèves qui en peu de temps étaient arrivés à jouer brillamment du violon.Il promit de faire connaître ce procédé, mais soit qu\u2019il n\u2019en ait pas ou le temps, soit pour une autre raison, ce secret n\u2019a jamais été divulgué.Citons, pour terminer, deux, une boutade sur le tempérament musical de ses compatriotes : l\u2019une est - \u201cSur cette terre, dit-il, on naît pour dhanter ; en France, on naît pour gazouiller, en Allemagne pour tonner, cn Angleterre Pour payer.En Italie, la musique est partout, sur la terre, sur la mer, dans les arbres, chez la canaille et chez les gens riches.Vous n\u2019avez pas de pain et vous chantez ; vous êtes couvert d\u2019or, et vous chantez encore.Je crois que la mélodie vient du feu ; la terre, l\u2019air et le ciel d\u2019Italie ne sont qu\u2019un foyer de flamme, voilà pourquoi les Italiens chantent toujours.\u201d Une autre parole de Paganini montre combien la musique agissait profondément sur lui \u201cDans mes concerts, disait-il, je change de nature.\u201d Paganini n\u2019était donc pas seulement un virtuose aux doigts merveilleusement agiles dont l\u2019archet magique se jouait de difficultés inouïes, et qui eût sacrifié à l\u2019intérêt et à la gloire de sa virtuosité la signification véritable des œuvres auxquelles il apportait le prestige de son, interprétation ; il avait pour la musique une véritable passion, et dans ses concerts une sorte : d\u2019exaltation s\u2019emparait de lui, créant en lui des \u2018impressions, des.ardeurs\u2019qui l\u2019étonnaient lui- même.Parole admirable, à la fois pittoresque et profonde ! Bien peu d\u2019aussi belles paroles ont été dites pour exprimer l'impression que produit la musique sur ceux qui la comprennent, qui l\u2019aiment, auxquels elle fait éprouver des sentiments délicieux, qu\u2019elle exalte, qu\u2019elle passionne, sur ceux, en un mot, qui sont \u201cvéritablement musiciens, L.LAMARCHE.k Auditions de Pianos M.Alphonse Martin, notre jeune et talentueux professeur et organiste, a donné jeudi, le 29 avril, à la salle Cercle Ville Marie, son audition annuelle de piano, devant une assistance nombreuse et distinguée.Le programme en entier fut remplie avec succès par ses élèves, et chaque exécutant fut - applaudie à juste titre, Nous devons une mention spéciale à Melle J.Roy et Melle M.L.Boisvert, outre ces jeunes élèves avaient aussi prêté gracieusement leur concours, M.Guillaume Dupuis (baryton) et M.Aug.Prudhomme (ténor), qui nous ont charmés avec leur voix fraîche et - Sonore ; enfin, succès complet pour M.Alphonse Martin qui a permis de nous faire connaître ses talents comme professeur.M.Martin est aussi \u2018organiste à l\u2019église Sainte-Hélène.Melle Corinne Boisvert tenait le Piano d\u2019accompagriement et elle a sut comme toujours, remplir son rô- le avec grand avantage.à mney L\u2019ETUDE MUSICALE 51 ! STRADELLA de STRADELLA (1667) 4 Andantino.ALFRED HEHLÉ PIANO = 74 re 4 | dim rp ) ( 52 L\u2019ETUDE MUSICALE iJ 4 ld $2 AE Ie Cres a tempo { «D rif Espreasivo.ade Cres» rif L\u2019ETUDE MUSICALE 53 a tempo.FIN pr 4e begats - oresc:, ! rit tempo. 54 L'ETUDE MUSICALE LE PARISIEN POLKA Legyiero .2 POLKA.wf P tt re nf I.) == \u2014 \u2014_\u2014 L ETUDE MUSICALE diminuendo.of \u2014\u2014\u2014 \u2014 { mf leqg fera.f 56 L'ETUDE MUSICALE Ben marcato a canto, | fe v- 2: 0e k rr - r= FIN L\u2019ETUDE MUSICALE 57 VOUS AUREZ BEAU FAIRE ET BEAU DIRE H.de FONTENAILÉE 4 Andantino.(J: 72) Voice.Vous aurez beau faire et beau It is all in vain.to ime Piano.Lou-bli me se-rait o -di - eux, Not to let her im - age be - guile, = sonsou - ri - - re Des a - -dieux, er be - fore me, And her.smile, \u2014 ; je vois toujours For her face is ev - = .colla parte ten.colla parte \u2014\u20142 er oo L\u2019ETUDE MUSICALE a.tempo >?Vous\u2019 au-rez beau faire et beat smile, it to im - is all in vain \u2014 I \u2014\u2014 pp 2 ?@y eZ oi = papes \"rie = di re, Dat el - le -mé-me li.gno - rer: ££ plore me All thoughts of her a way to keep, \u2014\u2014\u2014\u2014.= 0, fa q \u2014ee = = y a < A _ > Je veux, fidèle À monmar - ty - \u2018re, La pleu - rer la pleu- me, I can weep, I can For still, although she may ig - nore \u2014 +3 \u2014 © ten \u2018colla parte a colla yarte CS L\u2019ETUDE MUSICALE 59 9 Eno 5 Ionut Vous aurez beau dire et beau fai - re, It weep.is al in vain to en - treat me a tempo 1% lento \u2014 TN -\u2014 TE TT TV q Thong mf espress.Seule, el - le peut mon mal gué - rig t jai - me mieux, sil per-sé- Mem - o-ry\u2019s pow-er to de - fy, For if sue will - eth to de- \u2014 \u2014 \u2014 TN =) SR rit rrp 4 ve - re, mou - Fir, n mou - rir.feat me, I can die, I can die.(Constance Bache.) a tempo P colla parte ten.Le To \\ \\o/ ° 60 PIAN Le ; ri L\u2019ETUDE MUSICALE CHANSON DU PRINTEMPS prin .temps char-meur et :doux à la fois, chante dé .coute mense harmo.ni .e et j'endendssa voix __' etjentendssa voix_\u2014 Et jen tends.sa voix__ Et _jen .tends Lr \u2014\u2014\u2014\u2014 - ches couleurs brillent.souslès rieux .VArcen -ciel \u20ac sa - \u2019 en1\u2019.vre voix tend la joie infi _ léébarpe di L\u2019'ETUDE MUSICALE 61 Sou .dain -eux cap\u2026tifs.dundé-mon mo.\u2019.queur, Si.j'avais son coeur Si ja .vais son cœur\u2014 La.\u201csplen .deur du beau- - ; Sf 8 13 + _ .a a.me do.mi .ne Quand je reis.ses yeux.Quand je vois.ses.Quand je vois ses yeux _ \u2019 a : * .le.desir vous li - vre \u2018 A tons.les tour_ ments Moi, je \u2018serais fier si j'avais son ja vais san .eceur.rall.e dim. 62 L\u2019ETUDE MUSICALE ZEPHYR CARESSANT Violon Par ALEXANDRE LUIGINE Andante cantabile ; dolce A Sen A a poco rit.04 -\u2014 a Tem A | KT, 1) 1 == \u2014 \u2014- 4 rit.x.= 4 7 aTempo \u2014 poco rit 0 4 -\u2014 aTempo rall 63 -LE C | L'ETUDE MUSICALE eetés » HANT : Toutes communications regardant le département du CHANT de- Vront être envoyées aux éditeurs.Les élèves qui suivent les cours qui sont soulignés dans ce département désirant des informations pourront écrire à L\u2019ETUDE MUSICALE.FFHTHHTSHITHTHHSSSTHSTHTHHTHHHHHHHHTTHHTTTR Quatrieme Lecon ( suite ) LECTURE ET ETUDE D\u2019UN MORCEAU DE CHANT 11 faut, dans le commencement de l\u2019étude du chant, choisir des morceaux simples, peu étendus, mélodiques, et dans lesquels l'accompagnement ne joue qu\u2019iin rôle secondaire, par exemple, des échos \u2018de France et .d\u2019Allemagne, et certains airs faciles d\u2019opéras-comiques.La mélodie une fois choisie, et bien selon \u201cgoût,\u201d car je trouve qu\u2019il est nécessaire pour commencer d\u2019\u2018\u2018aimer\u2019\u2019 ce premier Morceau, qu'on devra\u2019 étudier longtemps et minutieusement; il faut être heureux de l\u2019entendre, qu\u2019il soit bien dans votre tempérament, votre sentiment.Plus tard, on aura à Vaincre des antipathies pour telle ou telle musique, qu\u2019on sera cependant obligé d'interpréter sans sincérité, mais alors avec les ressources de l\u2019art qui ne demande pas à l\u2019artiste d\u2019éprouver les diverses émotions de son rôle, mais lui donnent les moyens de les faire éprouver à ceux qui l\u2019écoutent.Quand on aura trouvé ce morceau que l\u2019on, aime et qu\u2019on désire chanter, on \u2018commencera par en lire les paroles à haute voix, dans une tonalité favorable, par exemple la note \u2018\u2018îa\u2019\u201d\u2019 ou \u201csol\u201d médium pour les mezzo, et \u2018la\u2019 ou \u2018si\u2019 pour les soprani, et déclamant lentement d\u2019après les conseils déjà donnés sur ia diction.\u2018Ori fera cet exercice plusieurs fois de suite, en tenant bien compte des rospira- tions imposées par la ponctuation, les points, virgules, points d\u2019exclamation, les interpellations, les substantifs et adjectifs se suivant.On tiendra également compte.des respirations musicales, des silences, points d\u2019orgue, etc.Ce travail terminé, rechercher Ia tonalité du mor ceau, et sur sa tonique, sa tierce et quelquefois sa quinte, \u2018chanter\u2019 lentement en manière de récitatif mesuré toutes les paroles cn respirant largement aux endroits où l\u2019on aura arrêté en lisant tout haut la poésie.Cet exercice dans le style plain-chant est\u2018très efficace pour la pose de la voix et était souvent employé au Conservatoire dans la classe de déclamation lyrique du célèbre Obin.Déchiffrer ensuite le morceau au piano \u2018\u2018seulement,\u201d en jouant le chant avec la main droite et, si on est assez bon pianiste, l\u2019accompagnement avec la main gauche.Il est indispensable de travailler la musique sérieusement quand on veut chanter, car, comment bâtir si les fondations n\u2019existent pas ou sont insuffisantes ; cependant ne pas abuser des solfèges chantés, ils sont souvent écrits trop haut et peuvent déplacer la.voix et on peut, en un quart d\u2019heure employé à crier des notes trop élevées, en essayant de les mettre en mesure, perdre le fruit d'un long travail destiné à poser la voix.Une méthode ex- \u2018tellente est de \u2018\u2018parler\u2019\u2019 les leçons de solfège en les rythmant, c\u2019est-à-dire de leur donner leur intonation par la parole, en battant la mesure très strictement.} Revenons à la mélodie: quand elle aura été déchiffrée avec soin et qu\u2019elle aura bien pénétré las mémoire, la vocaliser sur la syllabe \u2018\u2018ah,\u2019\u201d\u2019 en observant les nuances indiquées \u201c\u2018forte,\u201d \u201cpiano,\u201d \u2018\u2018crescendo,\u201d etc.Après ce dernier exercice, réunir la musique à la poésie, et ainsi qu\u2019un peintre,.son tableau terminé, y ajoute des touches de lumière, rechercher l\u2019\u2018\u2018idée\u201d\u201d du compositeur et le sentiment qui doit dominer, se demander si le personnage qui chante par votre bouche est héroïque, triste, tendre ou joyeux ; devenez ce personnage, évoquez devant vos \u201cyeux, par la puissance de l\u2019i-.\u2018\u2019magination, l\u2019image que vous voulez faire vivre.Demandez- vous toujours sincèrement : si j'étais dans cette situation, si j'éprouvais cette douleur, cette joie, cette déception, cette admiration, ce calme ou cette ivresse, de quels accents me ser- virais-je pour les exprimer?Dans le commencement de l\u2019étude du chant, on craint toujours l\u2019exagération, et le défaut de presque tous.les élèves est de chanter uniformément et de ne pas donner aucun relief aux pal roles ; il faut combattre énergiquement cette tendance, et +Â- cher, au contraire, de mettre la poésie bien en lumière, de la lier étroitement à la musique ; voici pourquoi j'engage les élèves à travailler des airs \u2018\u201c\u2018simples\u201d ou même des récitatifs où ils soient obligés de déclamer, car en étudiant des airs à vocalisés d\u2019abord, on peut compromettre sa diction, étant- obligé de faire toutes les concessions à la musique au détriment des paroles.Un morceau favorable pour commencer est, par exemple, la romance si connue du \u2018\u201cPré-aux- Cleres\u2019\u201d: \u201c\u2018Souvenirs du jeune âge,\u201d en l\u2019étudiant transposé en \u2018\u2018sol;\u2019\u201d\u2019 toutes les voix peuvent la travailler \u2018sans fatigue ; prenons-la pour type du morceau simple et vocal que l\u2019on doit rechercher dans les premiers temps de l\u2019étude du \u2018 chant.Après l\u2019avoir déclamée et vocalisée de la manière expliquée précédemment, tâchez de vous pénétrer de sa couleur si douce et si tendre, vous obtiendrez ce sentiment de mélancolie par une très grande \u2018\u2018liaison\u2019\u2019 des sons, uneégalité absolue dans les premières phrases, n\u2019accentuant seulement que le temps fort de .chaque mesure, en vous servant de la détente des consonnes, animez et serrez le mouvement au milieu à l\u2019instant de la\u2018modulation en \u2018\u2018si\u2019\u201d\u2019 mineur : \u2018\u2018Ah! voilà mon envie, ah ! voilà mon seul désir,\u201d et reprenez votre expression de douce supplication sur \u2018\u201cRendez-moi ma patrie\u201d et sur le d\u2019orgue- dans la phrase\u2019 \u201cOu laissez-moi mourir,\u201d prenez la voix très \u201cpiano\u201d et bien placée dans la tête.Evitez, en tâchant de lier, de \u201c\u2018porter\u2019\u2019 les sons, ce qui n\u2019est pas du tout la même chose; \u2018\u2018porter\u2019\u2019 est l\u2019aetion de prendre le sons en \u201c\u201cdessous\u2019\u2019 et de rejeter lés notes les unes sur les autres, de bas cn haut et de haut en'bas, \u2018ce qui rend le chant vulgaire et monotone, et lier est de ne lais- \u2018\u2018sol\u201d du point \u2018prendre le dernier ser aucun intervalle entre les sons, de les rapprocher les uns contre \u2018les autres, comme les pérles d\u2019un collier qui ne brille que chacune à leur place.Un morceau que l\u2019on peut encore étudier dans ce même esprit est la célèbre romance de \u2018\u2018Mignon\u201d: \u201cComnnais-tu le pays.\u201d On doit commencer avec une liaison et une mesure parfaite en évitant avec soin de la trainer, ce qui lui donne de suite un air de complainte, si loin de sa véritable expression, la dire comme dans un rêve, ayant devant soi la vision de ce pays idéal vers lequel on aspire et que l\u2019on aime jusqu\u2019à vouloir y mourir; que la voix y reste toujours \u201cpiano,\u201d égale, ne pas se laisser à rallentir surtout dans - la phrase \u2018ou Îleurit l\u2019oranger.\u201d Donner seulement un peu d\u2019aise à la phrase \u2018\u2018l\u2019oiseau plus léger,\u201d et reprendre le mouvement exact sur \u201c\u2018et le lac transparent où glisse sur les eaux.\u201d Elargir sur \u2018\u201chélas! que ne puis- je te suivre\u201d ; l\u2019exclamation hélas!\u201d doit être très appuyée la bien faire ressortir, car c\u2019est elle qui nous fait retomber dans la réalité douloureuse ; on exprimera, ce sentiment de découragement en \u2018\u2018appuyant lourdement\u201d toutes les consonnes de cette phrase, et on dira d\u2019une manière concentrée, comme en soi-même, le premiér \u201c\u2018c\u2019est là,\u201d pour arriver avec plus de force et d\u2019expression sur \u2018\u201cC\u2019est là que je voudrais vivre.\u201d Cette phrase doit être la péroraison, le point lumineux du morceau ; appuyer fortement la consonne du mot \u2018\u2018là\u201d\u2019 et celle de \u201cvivre,\u201d ce sont les mots qui doivent se détacher particulièrement et frapper l\u2019imagination de l\u2019auditeur.Tout ce passage doit être chanté dans la force et la plénitude de la voix, car nous ne sommes plus ici dans la vision du commencement, mais bien dans ume réalité vi- \u2018vante et passionnée.Le \u201cforte\u201d doit se prolonger jusqu\u2019à la fin du morceau; cependant, je trouve qu\u2019après avoir respiré dans la phrase de \u2018\u2018oui, c\u2019eet 1a,\u201d aprés le \u201coui\u201d on doit \u201ccomb là\u201d avec une grande douœur, comme retombant dans sa réverie, \u2018et parlant à soi-même.Geneviève MAIDRON. L\u2019ETUDE MUSICALE Effets de Mai C\u2019est le printemps, l\u2019arbre bourgeonne Tous nos jours sont pleins de soleil.L'insecte renaît et bourdonne : C\u2019est le printemps,l\u2019arbre bourgeonne.C\u2019est le réveil, et Dieu nous donne Un temps d\u2019ivresse sans pareil.C'est le printemps, l\u2019arbre bourgeonne Tous nos jours sont pleins de soleil.C'est le printemps et tout murmure, Les bois, la brise et les oiseaux.Quels doux concerts dans la ramure! C'est le printemps et tout murmure.Les fleurs revêtent leur parure, Zéphyr vient caresser les eaux.C'est le printemps et tout murmure Les bois, la brise et les oiseaux.O Dieu! notre âme est attendrie, Vous ravissez nos pauvres cœurs! L'homme, à son tour, s\u2019éveille et prie.O Dieu! notre âme est attendrie! Que sera la sainte Patrie, Si l\u2019exil a tant de douceurs! .\u2026.O Dieu! notre âme est attendrie, Vous ravissez nos pauvres cœurs! FORID OLENY.M.Albert Chamberland M.Albert Chamberland est jeune d\u2019âge, mais ne manque pas de cet expérience qui est dû aux professionnels.Il commença sa carrière musicale très jeune, et fut un travailleur dévoué ; il avança d\u2019un pas ferme vers le but qui n\u2019est approché que par des hommes et femmes de son calibre \u2014toutes personnes compensée par un génie supérieur naturel.La vie de M.Chamberland fut et cile est encore celle d\u2019un travailleur infatiguable.A peine âgé de sept ans, il jouait en public la partie de Violoncelle dans un trio; méme à cet âge-là il pouvait lire et avait appris la musique d\u2019après la note et non pas à l\u2019oreille.Un an plus tard il commença l\u2019étude du violon sous la direction de feu M.Duquette ; et à sa mort il alla poursuivre ses études avec M.Alfred Déstve, où il se pré sente encore pour des conseils.Depuis trois ans M.Chamberland a donné chaque saison u.grand concert au Monument National, et il s\u2019est toujours acquitté de sa tâche en vraie artiste.Il fut.trois année directeur de l\u2019orchestre du Théâtre des Nouveauté.11 joua pendant quatre saisons avee l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal, et il fut aussi membre du Quatuor Philharmonique qui malheureusement ne fut jamais entendu en public.La plupart du temps de M.Chamberland est a présent occupée à l\u2019enseignement, mais il donne aussi une certaine attention à l\u2019élude et à la reproduction de la musique.\u2014}mmenu Roy, poète lyrique, pensa tomber, en sortant de la comédie, parce qu\u2019il s\u2019était embar- - rassé dans la robe d\u2019une dame qui lui en fit des excuses.\u201cMadame, il n\u2019y a pas de mal, dit le poète, les auteurs sont accoutumés à tomber ici.\u201d Episode de la Guerre 1870 A mi-chemin d\u2019Etampes et de Rambouillet, à l\u2019ouest de Dour- dan sur l\u2019Orge, se trouve Ablis, charmant petit village comme on en rencontre par douzaines dans le département de Seine- et-Oise, dont presque toutes les communes sont des oasis de verdure.En effet, de quelque côté que plonge le regard en quête de sites pittoresques et de points de vue séduisants, ce ne sont que bois touffus, que collines verdoyantes, que côteaux plantés de vignes, que cours d\u2019eau aux nappes argentées, que villas entourées de.parcs, que longues avenues ombreuses conduisant à des châteaux princiers, que terrasses fleuries.Donc, nous sommes à Ablis.Depuis près de trois semaines les Prussiens ont investi la capitale de la France, dont ils comptent s\u2019emparer avant un mois.C\u2019était le 8 octobre 1870.La journée était brumeuse.Les cœurs étaient navrés.Une appréhension terrible avait saisi les âmes.Les angoisses séchaient les paroles dans la gorge et les pleurs dans les yeux.Le général Von Schmitz était arrivé suivi de troupes nombreuses et accompagné d\u2019un état-major arrogant.Des francs-tireurs avaient infligé des pertes assez sérieuses aux bataillons du roi Guillaume, et il s\u2019agissait de faire payer à ces braves volontaires l\u2019audace d\u2019avoir défendu la patrie coïftre les envahisseurs.Où s\u2019étaient réfugiés les franc- tireurs?Le savait-on, ne le savait-on pas?Ce qu\u2019il y a de certain, c\u2019est que, désespérant d\u2019obtenir des révélations de la part des habitants, le général, pour ior- cer les bouches de s\u2019ouvrir, avait fait arrêter 22 otages, choisis parmi les notables, en menaçant de les faire fusiller si dans un délai d\u2019une heure, la retraite des francs-tireurs n\u2019était pas dénoncée.L\u2019heure sc passa, personne n\u2019avait parlé.Le général prussien décida que les otages allaient être dirigés sur Ram- bouillet immédiatement, et que là, ils seraient exécutés sans miséricorde.Le sinistre convoi se mit en route.Les victimes étaient placées entre les soldats, qui ha- taient la marche de ces malheureux en leur donnant des coups de.crosses de fusil dans le dos.Les parents des prisonnicrs se tenaient sur la route pour salue?une dernière fois ceux qui allaient à la mort.Voilà qu\u2019à un moment donné, et comme la petite colonne allait sortir du village, un des 22 aperçut sa femme en larmes, debout sur le bord du chemin.Aussitôt le malheureux, faisant un effort suprême et n\u2019écoutant que son désespoir, s\u2019échappe des rangs, force la ligne de soldats qui l\u2019enveloppaient et se précipite dans les bras de la pauvre femme.À peine les deux époux ont-ils échangé quelques baisers, que le général prussien s\u2019élança à son tour, le revolver à la main, et appuyant son arme sur le front du prisonnier, lui faisait sauter la cervelle Le sang et les chairs jaillissent en éclaboussures hideuses et couvrent le visage de\u2018l\u2019épouse.Cette exécution terminée, le général enveloppa d\u2019un regard menaçant les 21 victimes qu\u2019il avait encore en son pouvoir.Celles-ci restèrent calmes, attendant - l\u2019heure, la minute suprême.Cet acte de sauvagerie, sur lequel le général comptait pour effrayer les\u2019 témoins, n\u2019avait produit aucun effet sur ceux dont l\u2019ignoble guerrier espérait faire des teurs.Il résolut de tenter un nouvel effort pour avoir raison de ce mutisme patriotique, et décida que les condamner n\u2019iraient pas à Rambouillet, mais seraient fusillés sur l\u2019heure.En conséquence, les soldats reçurent l\u2019ordre de commencer immédiatement le massacre.Le maire d\u2019Ablis fut désigné pour être la première victime.Il s\u2019appelait M.Thiroin.Deux soldats s\u2019emparèrent de lui et l\u2019attachèrent à un arbre.Douze hommes de l\u2019escorte furent choisis pour remplir l\u2019office de bourreaux.Le peloton se plaça à vingt pas du patient.Un officier subalterne surveille les assesseurs de: Von Schmitz et commande le feu.Au moment ou Jes fusils s\u2019abaissaient et où le mot sinis- traîtres et des déla- tre va être prononcé, une jeune fille, pâle, les traits décomposés par la terreur, mais le regard enflammé, s\u2019élance tout à coup entre les soldats et la victime.Cette enfant, qui brave ainsi la mort, c\u2019est Mlle Thiroin, qui de loin avait suivi son malheureux père.Devant cette action héroïque, les soldats hésitent.L\u2019officier regarde le général pour savoir ce qu\u2019il doit faire.Celui-ci don- nera-t-il le dernier ordre?11 y eut une demi-minute d\u2019anxiété terrible.Le père, tremblant pour les jours de sa fille.La fille servant de rempart et de rempart \u2018impuissant à son père.Les yeux de tous les soldats sont tournés vers le général, impassible, presque souriant.Mais les cuirassiers blancs\u2014 c\u2019étaient des cuirassiers blancs- savent trop ce qu\u2019ils doivent à leur général pour oser parler.Ils attendent.Les prisonniers seuls demandent grâce pour leur concitoyen et sa fille.Enfin, le magnanime général fait un signe : les fusils se relèvent.la fille et le pére ont la vie sauvé.Oh! dira-t-on, ce général prussien était moins féroce qu\u2019il voulait le paraître.Attendez! Dux heures après, la ville d\u2019A- blis était livrée aux flammes.Cent trente-huit maisons bri- laient.Douze habitants étaient tués à coups de baïonnettes.Une paralytique était enfumée.Pauvre vieille chrétienne! On retrouva son cadavre.Fille était morte en égrenant son chapelet.E.-M.de LYDEN.\u2014_\u2014 Un officier du régiment de Champagne demandait un jour pour un coup de main, douze hommes de bonne volonté.Tout le corps reste immobile, et personne ne répond ; trois fois la méme demande, trois fois le mé- me silence.Eh quoi! dit l\u2019officier, on m\u2019entend point?\u201cL\u2019on vous entend, dit une voix ; mais qu\u2019appelez-vous : .douze hommes de bonne volonté ?nous le sommes tous, vous n\u2019avez qu\u2019à choisir.\u201d La vie est un chemin de fer; les années sont les stations; la mort la gare d\u2019arrivée; et les médecins les chauffeurs.*ÿ Le premier baiser Il y a bien longtemps que ses petites lèvres s\u2019essayaient à presser ma joue, bien longtemps que je lui disais tous les matins en souriant : \u2018\u2018Un baiser, Ninette, un baiser à maman, un bon baiser à la pincette.\u201d Ses menottes pinçaient, pinçaient, sa bouche rose s\u2019avançait\u2026 mais c\u2019était un baiser ébauché, un baiser manqué.Bravo, bravo! Ninette a réussi.J\u2019ai regu le premier baiser de Ninetté! Ninette est triomphante, et moi done! Demain elle passera autour de mon cou ses petits bras ronds.- Chaque jour, son joyeux regard me dira de plus en plus : \u2018Je t\u2019aime, maman, je t'aime!\u201d Je Vais être payée de mes peines, de mes soins.Elle va m\u2019aimer enfin! La vie \u2018est douce! J\u2019ai reçu le premier baiser de mon enfant.Pauvre cher ange, est-il une caresse plus suave que la tienue, est-il un cœur plus rempli que le tien?Mon nom! Tu l\u2019as bal- Butié le premier! Si tu as peur, tu caches contre mon sein ta petite tête blonde, et tu te crois sauvée ; si je m\u2019éloigne tu pousses des cris de détresse.Je suis tout pour toi, comme tu es tout pour moi.Ninette, un baiser encore, câline, un tout petit baiser! Tu ne demandes pas mieux!.Tu es heureuse, heureuse de savoir presser de tes lévres mignonnes le visage de maman.La.encore, encore.toujours! } C\u2019est que, vois-tu, je veux épuiser pendant que tu es petite, peridant que tu es à moi, la coupe de félicité que me donne ta naïve tendresse ; c\u2019est que je ne serai pas toujours ta première pensée ; c\u2019est qu\u2019il faudra qu\u2019un jour je partage ton cœur, et je n\u2019en aurai peut-être pas la plus grande part! c\u2019est que tu entendras de moi des paroles graves, car je veux faire de ma fille une vrai femme, libre, sage, forte et intelligente ; tandis qu\u2019à présent, je ne sais que sourire pour te rendre joyeuse ou chanter pour t\u2019endormir! Oh! qu\u2019il est doux, qu\u2019il est frais, ce baiser que je sens passer sur ma joue comme un souffle de la brise, comme un rêve de printemps, comme un heureux présage d\u2019avenir! L\u2019ETUDE MUSICALE Avec lui commence vraiment mes joies de mère.Tu vas m\u2019aimer.Et lorsque je t\u2019aurai faite sage, instruite, lorsque je t\u2019aurai fait aimer la pureté, la vérité ; lorsque je t'aurai fait comprendre que la vie est une étape sur le chemin de l\u2019avenir, un échelon du progrès universel, lorsque tu seras devenue une âme, un cœur, une volonté, une valeur, Ninette; n\u2019est-ce pas que tu m\u2019aimeras encore?Que tu es savante déjà, ma fillette chérie, ton baiser a résonné cette fois; quel bruit charmant! c\u2019est comme un frôlement d\u2019ailes.ZL nN Concert de l\u2019Orchestre National Lundi soir le 26 avril a eu lieu le troisième concert annuel organisé par \u2018\u201cL\u2019Orchestre National\u201d, à la salle Saint-Pierre.L\u2019auditoire distinguée présent à cette mémorable soirée a applaudie \u2018au succès de ces artistes qui ont su rendre leur programme avec un ensemble et une perfection sans pareil.Le Cercle des Arts Dramatiques, avait bien voulu prêter son concours à cette soirée, et une grande part des succès leur revient.Ils nous ont présenté deux comédies d\u2019un réel mérite \u2018Les Fourberies de Scapin\u2019\u2019, pièce en trois actes, et une comédie en un acte, \u2018Le Cher Maître\u201d\u2019.Tous les rôles furent rendu à perfection.Nous devons une mention spéciale à M.Paul Coutlée et M.Raoul Lupien, qui ont enlevé dans les deux pièces leurs rôles avec une précision irréprochable.Avait aussi prêté son concours, Melle Jeanne Rivet, violoniste de grand talent; elle se fit applaudir dans deux morceaux de son répertoire.Melle Rivet est une éléve de M.Alfred Désève.Melle Leba Levings- -tone s\u2019est très bien acquitté de son role ingrat d\u2019accompagnatrice.Cette soirée restera gravé dans la mémpire de tous ceux présent, et \u201c\u2018L\u2019Orchestre National\u2019\u2019, sous l\u2019habile direction de M.Chs.Gascon a ajouté une nouvelle gloire à ses succès passé.L\u2019orchestre National prend des engagements pour soirée dramatique, banquets, etc.Pout toutes informations s\u2019adresser au directeur, M.Chs.Gascon, ou au Rév.P.Villeneuve, église Saint-Pierre.Les lecteurs feront bien de remarquer le changement de numéro de L\u2019ETUDE MUSICALE Ancien No.563 AVE.MONT-ROYAL Nouveau No.301 AVE.MONT-ROYAL EST Celui qui ne se lève pas assez tôt, est tout le jour en retard pour ce qu\u2019il doit faire \u2014Frank- lin.Le Héros de la Croix Zacharie est le fils aîné d\u2019un vieux Vendéen, il a combattu avec les chouans vaillamment ; mais ils ont succombé sous le nombre et ils sont emmenés par les bleus pour être fusillés dans la prairie du petit village de Briacé, où là s\u2019élève une grande croix.\u2014Tu es\u2019 d\u2019ici, jeune chouan, lui dit un grognard en lui montrant le clocher.\u2014Oui, répond le jeune homme.Et au bout du champ où il va mourir, il voit la chaumière de son enfance, où il laisse les siens ; une larme tombe de ses yeux et il laisse échapper ce cri: \u2014Mon pauvre père! \u2014Tu as ton père?\u2014Il est bien âigé et ma mort va le tuer.Le bleu, voyant cette émotion, se prit à sourire.Zacharie, étonné, lui jette un regard interrogateur.\u2014Oui, tu vivras, si tu veux faire ce qu\u2019on te demandera.L'enfant, qui n\u2019avait jamais tremblé dans les batailles, frémit, il jette un nouveau regard, au loin, vers la maison paternelle.\u2014A quel prix me rendriez- vous à mon père?\u2014Prends cet hache ct renverse la croix.Le jeune Vendéen, en proie à une sorte de fièvre, se précipite aussitôt vers le bois sacré en disant : .\u2014Donnez la hache! Ses compagnons, éperdus de ce spectacle, murmurent sourdement : Traitre, lâche, déserteur.tandis que les blasphémateurs laissent éclater la joie d\u2019un triomphe inespéré.Mais le brave, debout au pied de la croix de son enfance, et tenant l\u2019arme qu\u2019on lui a donnée : \u2014Cette croix, s\u2019écrie-t-il, elle regarde nos champs et bénit nos foyers ; à ses pieds mes genoux ont laissé bien des fois leur trace.Malheur à quiconque menacera notre croix! Et soudain, brandissant la hache, il étend mort celui qui lui a proposé de renverser la croix, et, d\u2019un bras vigoureux, il frappe les bleus surpris ; ceux- ci tomfbent successivement, son cœur est ardent, son œil do flamme, c\u2019est qu\u2019il défend son 65 Dieu.Mais les bleus, qui se sont écartés, reviennent à la charge contre cet unique enfant ; alors, voyant qu\u2019il va succomber, il étreint la croix.Cependant les baïonnettes qui vont le percer ne pénètrent point ; car dans leur rage ils veulent une autre satisfaction que le sang.\u2014La, croix à terre! crient-ils, ou la mort! \u2014La croix debout, c\u2019est la vie! \u2014Renverse-la ou meurs! di- sent-ils en commençant à le transpercer.\u2014Que je l\u2019emkbrasse en mourant, elle ornera mon tombeau.Le sang de l\u2019enfant, comme celui du Christ, jaillit sur l\u2019herbe de la vie, et son dernier regard fut pour la croix.On l\u2019a enterré auprès, et sur le granit on lit: \u2018Toi repose Zlacharie, le héros de la Croix.\u2019 L\u2019abbé N.de M.Origine de ia Gamme Majeure Il est communément pensé que la gamme majeur a eut son origine de la mode Grec ; et qu\u2019elle est la révision do ce qu\u2019on appelle le système ecclésiastique, la gamime Ionian, ceci étant la seule succession d\u2019octave que les demi-tons tombe entre 3-4 et 7-8.Mais l\u2019histoire nous montre que la gamme majeur existait en Asie du temps immémorial, il serait-bien difficile sinon impossible, de tracer l\u2019origine actuel de la gamme.Tout ce qui est connu regardant la gamme musicale des Grec est qu\u2019elle consistait de groupes de quatre notes, ascendante en ordre naturel, et que deux de ces groupes joint ensemble formait une gamme d\u2019une octave, tel que nous nous servons dans lo moment.\u2014_\u2014 En nous envoyant le nom et l\u2019adresse d\u2019au moins dix personnes susceptibles de s\u2019abonner à \u2018\u2018L'Etude Musicale\u201d, on recevra un joli morceau de musique par le retour de la malle.En 1810 il y avait seulement cinq orgues à Boston, en 1817 seulement huit.Cent ans plus tard il y en aura peut-être mille.* La poésie fait pleurer aux extrémités de la vie, jeunes, d'espérance, et vieux de regrets.\u2014Lamartine. e ce L\u2019ETUDE MUSICALE La mutilée de Gravelotte RECIT D'UN VIEUX SERGENT Les Sœurs, je les ai vues sur le champ de bataille, moi; et pas un vieux soldat, pas un de ceux qui sont habitués à regarder la mort en face ne montra plus de sang-froid, plus de simplicité héroïque dans l\u2019accomplissement du devoir.J'étais blessé.à Graveloite étendu au milieu de soldats morts et de malheureux expirants, et la journée s\u2019avançait Je me demandais si j'allais mourir abandonné comme tant d\u2019autres, et je pensais à mon père ct à ma mère, qui, sans doute, priaient pour moi.Ah! ceux qui n\u2019ont jamais quitté leur famille et qui doivent mourir dans les bras des leurs, ne savent pas ce qu\u2019il y a de poignant, d\u2019affreux, d\u2019épouvantable de se voir mourant, la nuit, au milieu d\u2019un champ de batail e, sans entendre une parole amie, sans sentir une main dévouée presser la vôtre! Ceux qui ne croient pas alors sont bien heureux de se réfugier en Dieu! Voilà, soudain, qu\u2019à quelques pas de moi, j\u2019aperçois, penchée vers la terre humide de sang, une religieuse.Les grandes ailes de son bonnet blanc se détachaient vigoureusement sur le ton gris et rou> ge du sol.C\u2019était une Sœur de charité.Jamais, je crois, je n'ai éprouvé un plus vif sentiment de joie, un réconfort plus efficace, qu\u2019en voyant cette Sieur.I] n\u2019y avait pas dix secondes que j'étais désespéré, blasphémant peut-être! Il avait suifi de la vue de ce bonnet blanc pour me rendre le courage et la foi.Par un effort suprême qui me fit éprouver une atroce douleur, Je parvins à me redresser à demi, et je m\u2019appuyai sur mon coude pour mieux voir et pour être vu.Je n\u2019osais appeler, de peur d\u2019être entendu par quelques traînards de l\u2019armée allemande qui, disait-on, se donnaient la sinistre mission d\u2019achever les blessés.La religieuse était agenouillée près d\u2019un blessé, qu\u2019elle pansait en lui adressant des paroles de consolation et d\u2019espérance.Je n'entendais pas les mots ; mais, aux inflexions de sa voix, je comprenais.J\u2019allais l\u2019appeler à mi-voix quand, tout à coup, je vois un uhlan arriver au galop de son cheval.De la main gauche il tenait une lance ; de la droite, un sabre nu, un sabre d\u2019officier français certainement.Je le reconnus à la dragone qui pendait à la poignée.Quand il fut près de la Sœur, il lui adressa, dans un français tudesque, des paroles grossières et menaçantes.La sainte femme se redressa ct, s'appuyant de la main sur l\u2019arçon de la selle, lui montra le blessé : \u2014Vous le voyez, dit-elle, je soigne ce malheureux.Le uhlan fit reculer son cheval, comme ëê'il eût craint d\u2019ê- tre arrêté par cette femme, et, faisant tournoyer son sabre, il abattit, d\u2019un-seui coup, le poignet droit de la malheureuse.La martyre poussa un gémissement, tomba sur le sol auprès du blessé, fit le signe de Ia croix avee son tronçon sanglant, pendant que le uhlan s\u2019éloignait au galop de son cheval en poussant un cri sauvage.Je m\u2019évanouis,.Quand je revins à moi, j'étais à l'ambulance, ayant à mes côtés une Sœur.Je crus un instant que c\u2019était celle du champ de bataille de Gravelotte ; mais non, celle-là avait ses deux mains.- Qu\u2019est devenue la sainte mutilée! Je l\u2019ignore.\u2014\u2014 Musicienne Ambulante Pauvre fille ! d\u2019où viens-tu ?que fais-tu?ou vas-tu?.\u2026.forcé de chanter au milieu du malheur et de sourire au milieu des larmes! de faire paraître la joie dans tes chansons quand le deuil est dans \u2018ton eœur! Nous sommes ainsi faits, cruels que nous sommes, nous contraignons les pauvres à nous chanter leurs misères, et encore souvent nous nous plaignons que leur air est lamentable, de ce que leur voix est fausse et de ce que leur sourire est forcé! Quel triste destinée tu as, que d\u2019être Le bal de nuit est commencé, les invités arrivent ; les danseuses, couvertes de riches fourrures sont entrées.dans les salons somptueux.\u2018 Les unes, en voyant la pauvre fillette, n\u2019ont pu réprimer un mouvement d\u2019horreur : -\u2014Pourquoi donc n\u2019éloigne-t- On pas cette pauvresse! pourquoi cette lamentable vision au commencement d\u2019une soirée où l\u2019on s\u2019était promis de tant s\u2019amuser! .D'autres ne l\u2019ont pas même vues ; d\u2019autres enfin, jetant d\u2019une main dédaigneuse quelques sous aux pieds de la pauvre enfant, ont cru faire un grand sacrifice, et pourtant, ce matin, quand le bijoutier opulent est venu leur offrir une parure, huit neuf, onze cents piastres leur ont semblé une bagatelle! Et maintenant, le bal tourne et tourbillonne aux sons d\u2019un orchestre choisi, on rit, on s\u2019amuse, on danse, et pendant ce temps, la musicienne ambulante, verre abrégeant sa complainte, Sans étouffer sa faim, étouifait ses sanglots! Les lecteurs feront bien de remarquer le changement de numéro de l\u2019Etude Musicale.Ancien No.563 Ave, Mont- Royal.Nouveau No.301 Ave.Mont-Royal Est \u2014_\u2014 AVIS De bons agents d\u2019annonces trouveront de l\u2019emploi en s\u2019adressant au bureau de l'Etude Musicale.301 AVE.MONT-ROYAL EST Commission Libérale Il est dit que la \u2018Wedding March\u201d de Mendelssohn fut jouée pour la première fois à un mariage le 2 juin 1847, par Samuel Reay, à l\u2019église Saint-Pierre, Tiverton, am mariage de M.Tom Daniel et de Melle Dorothea Carew.Premier petit garcon (regardant passé un homme avec des grands cheveux ): \u2018\u2019J\u2019gage que c\u2019est un joueur de football.\u201d Deuxième petit garçon (d\u2019une manière dégoûtante ): \u2018\u2018Non, c\u2019est un pianiste seulement.\u2019 Il ne faut s\u2019endormir ni à l\u2019ombre d\u2019un mancenillier, ni a l\u2019ombre d\u2019une armée.\u2014 Victor Hugo.+ Au théâtre de\u2026., une troupe d\u2019opéra donnait ce soir-là une pièce dans laquelle on remarque cetto phrase : \u2014dJe chante bien quand il est là.La chanteuse chargée de ce rôle avait une voix qui laissait beaucoup à désirer aussi quand elle fut arrivée au passage en question : \u201cJe chante bien quand il est là\u201d, un plaisant fut enchanté de saisir cette occasion pour s\u2019écrier : \u2014Eh bien ! il paraît qu'il n'est pas encore arrivé.+ Où donc est Joseph Souffleur, le joueur de cornet?-I1 étudie a Vétranger.\u2014Qui Fa conseillé d\u2019aller aussi loin pour étudier ?\u2014Tous ses voisins.wi \u2014 Pourquoi éhantes-tu ?Tu n\u2019a pas de voix et; de ton propre aveu tu déteste la musique!.\u2014Mon cher, je chante.par embêtement.oF Ly v Il est relaté que Brahms, une fois, entra chez Leschetizky, tandis que celui-ci était au travail, après une certaine composition.\u2014Ha!.Quel sorte de chose es-tu après écrire ce matin?Je vois \u2014 de.bien petite chose, petite chose, bien sûr, oh! oui.\u2014Petite chose?Oui, ils le sont, mais dix fois plus intéressante que les tiennes, je te le dit.+ Les médecins se portent mal, quand tout le monde se porte bien.: + A l\u2019époque de l'érection du Tribunal en France, un mime s\u2019avisa de dire dans son théâtre :\u2014 Que je serais heureux si j'étais tribun! Ma femme serait tribune et j'aurais de petits tribunaux.Ce mauvais lazzi fut regardé comme une irrévérance qui fit coucher son auteur en prison.a Zu Pianos ! vieux Piano pour un neuf?faire de bonnes conditions.Pianos Après le déménagement n'aiincriez-Vvous pas ELA ESF ELLE 301 Ave.Mont.Royal Est Près de la vue Saint-Denis.MONTREAL I'l Pianos changé votre Venez nous Voir, on pourra Vous mous - La aison J.Mesdames, voulez-vous un chapeau du dernier goût, fait pur des modistes d\u2019une habilitée sans pareille?Oui?Eh bien, allez au FEMINA Vous trouverez là aussi un étalage de chapeaux tout fuit, pour satisfaire tous les goûts et convenir a toutes les bourses foun TAS L'ADRESSE : | EMINA 661 Ave.Mont-Royal : Montréal MORIN ayant un grand nombre de Pianos Américains et Canadiens et n'ayant à faire face à aucune dépense étant pru- priétaire, peut offir à 50% meilleur marché que n'\u2019importe quelle autre magusin Pianos tous garantie pour 10 ans ainsi que d'\u2019instru- meiits de tous genre.1080 BOULEVARD ST-LAURENT Une visite est sollicitée par tous professeurs.Vous trouverez là les célêbres pianos Quidoz, Kohler et Campbell ainsi que plusieurs autres marques dc première classe.Auditions de Pianos Les demoiselles Boisvert don- nérent jeudi le 22 avril, une audition de piano à leur résidence 1390 rue DeMontigny Est.Une vingtaine d\u2019élèves se firent entendre dans une série de solos et duos et ont émerveillé l\u2019auditoire tant par l\u2019exécution de leurs morceaux que par leur technique surprenante.Ces jeunes artistes ont su faire honneur à leurs dévouées professeurs.Aux derniers examens du Dominion College of Music, Melle Marie - Jeanne Marchessault, âgée de 10 ans et Melle Yvonne Marcotte, classe junior, ont tous deux passé leur examen avec succès.Ces jeunes élèves ont comme professeur M.Alphonse Martin, 211 rue Champlain, sn, Gramophones ! ! entendre et vous convaincre.Ancien No.0.LABELLE, ATTENTION Voulez-vous avoir une de ces euperbes machines?Venez les Nous avons la machine Berliner et VicLor, les deux meileures sur le marché.tot AVE.MONT ROYAL Nouveau No.Près de la rue Saint-Denis.MONTREAL FF ~~ FT Teme pe 5.» Se «| ; .i _ | 4 L\u2019ETUDE MUSICALE x 67 .# Gramophones ! ! 30! AVE.MT-ROYAL Est Academie de Musique de Quebec \u2014 EXAMENS DE 1909 Des examens seront tenus à Montréal, LUNDI, le VINGT ET UNIEME jour du mois de JUIN prochain, à l'ECOLE POLYTECHNIQUE ; et à QUEBEC, LUNDI, le VINGT-HUI- TIEME jour dudit mois de JUIN, à L'UNIVERSITE LAVAL.PROGRAMME : ORGUE\u2014Classe moycnne.W.Wols- tenholme, Allegretto, en Fa (Edition Schirmer).Classe supérieure.I'ugue en sol mineur Edition Augener, Vol.\u20186.PIANO \u2014 Classe préparatoire, À.Schmoll, Cymbales et castagnettes, Caprice Espagnol.(Edition Schirmer.) Classe moyenne\u2014P.Scharwenka\u2014 Moment Musical, en La, op.46, No 1.(Edition Schirmer).Classe supérieure \u2014 F.Schubert, Impromptu, op.90, No 4.(Edition Schirmer).VIOLON\u2014 Classes préparatoires.Cad- man, Pastorale religieuse.(Edition J.Fischer).Classe moyenne\u2014Ch.Dancla, Sur le Lac (Douze mélodies, No 3).Edition Bomemann.Classe supéricure\u2014C.Bohm, Suite pour violon, No 4\u2014 (La Mouche )\u2014en sol mineur.CHANT\u2014Classe supérieure\u2014Soprano et mezzo, DB.Godard.Chanson de Juillet.EXAMENS SPECIAUX Des examens pour l\u2019obtention du titre de Lauréat, se tiendront en faveur des porteurs de diplômes de la classe supérieure.Une bourse de $25.00 en or sera octroyée au Lauréat, à Québec et à Montréal, qui aura conser™ le plus grand nonrbre de points au-dessus de 85.J.L.Bach, (courte ) FROGRAMME : ORGUE\u2014C.Saint-Saëns \u2014 Fantaisie en mi bémol.(Edition Schir- mer).PIANO\u2014F.Mendelssohn.Concerto en sol mineur, premier mouvement.\u2014 (Edition \u2018Decombes-Noé\u20acl, Paris).VIOLON-Vitali, Chaconne.(Edition Schrimer) .CHANT\u2014Soprano.Air d\u2019Isabelle : \u201cJours de mon Enfance,\u201d \u2018Le pré aux ciercs.\u201d\u2019\u2014Hérold.Mezzo soprano\u2014C.Franck.Fro- cession.Outre les morceaux ci-dessus, les uspirants doivent exécuter, à leur choix, une des pièces désignées, selon les classes, dans le Syllabus ou programme des examens, où ils trouveront toutes les conditions exigées.les examens sur la théorie auront lieu les jours et aux endroits indiqués plus haut, à 9 heures a.m.Pour tous autres renseignements, on pourra s\u2019adresser au secrétaire, à Québec, No 38 rue Saint-Louis, ou à M.Victor Pelletier, assistant-secré- taire, No 23 rue Mansfield, Montréal.A.LAVIGNE, Président.JOS.A.DEFOY, Secrétaire.Québec, 15 avril 1909.oO Nouvelles Importations Francaises.À Présent Qu'on N\u2019est Plus Ensemble, chansonnette.Amour Viril.Au Palais de Justice.Aubade à Clairette.Couplets de l\u2019Américaine.Couvrons-nous Bien.Combien de Temps.Carabana.Doux Espoir.Fanchonnette.Leurs Filles.Le Lion de la Ménagerie.Les Bemoiselles à Déjeuner.Le Fils du Paysan.La Prière d\u2019un Eunuque, chan- sohnette.Le Tonnerre et Pierrot.L\u2019Ami Ferdinand.\u2018Le Vent du Soir, réverie.La Forgeronne.La Lettre d\u2019 Affaire.Les Murmures.La Souris Blanche.La Maison Hantée.Ces chansons \u2018e détaille de 40 cents à $1.00.Vu la grande quantité que nous avons reçu, pour le mois de mai seulement nous les vendrons à 15 cents chaque ou 2 pour 25 cents.Par la Poste ajouter un timbre d\u2019un centin pour chaque Morceaux.O.Labelle, 301 Avenue Mont- Royal Est, Montréal, P.Q. { L\u2019ETUDE MUSICALE tr \u2018 4 Toute personne payant un an d'abonnement d'avance aura droit à l\u2019une de ces | magnifiques primes durant Mai seulement.4 ' HENSELT, Album, Portrait et Biographie, - - - 11 morceaux 5 OO OO Portes- musique STEIBELT D., Album, Portrait et Biographie, - - - 9 morceaux UNE, AUBAINE RARE = - CLEMENT I.N., Album, Portrait et Biographie, - - 12 morceaux Les premiers arrivés, les premiers servis ow CANADA $1.00 Pour frais d\u2019envoi, ajoutez 10cts ETATS-UNIS $1.50 Primes Extraordinaires 4 LC Avec un an | } Avec un du d\u2019abonnement \\ d\u2019abonn t ! Valeur Canada E.-Unis Valeur Canada a Chopin: Portrait et sa biographie, 19 Nocturne $0.75 $1.25 $1.75 Rubinstein: Portrait et sa biographie 2 Volumes $1.00 $1.50 Es Mendelssohn \u2018\u2018 \u201c 50 Morceaux 1.00 - 1.50 2.00 Liszt 1% \u201c \u201c 2 Volumes 1.50 1.75 285 Mozart a \u201c \u2018 19 Sonate \u201c1.00 1.50 2.00 Handel \u2018 \u201c \u201c 22 Morceaux 0.75 1.25 15 Beethoven \"\u2018 \u201c S onate (2 Vols) 3.00 2.50 8.00 , Godard \u201c se \u2018 2 Volumes 1.50 1.75 \u2018 Bach ce I\u201d \u201c 48 Préludes et fu- Chaminade \u201c \u2018 A 2 Volumes 1.50 1.75 21485 gues (2 Vols) 2.00 2.90 3.40 Bizet SH 065 \u201c 1 Volume 1.00 1.50 2,00 Weber E.von ve \u2018 1 Volume 0.75 1.25 1.75 Bach : Album \u2018\u2018 \u2018 \u20ac 21 Morceaux 0.75 1.25 1175 \"T'schaikowsky Pr Pr 2 Volumes 1.00 1.50 2.00 Mozart, Beethoven, Haydn, Sonatine 180 Pages 1.00 1.50 * Cad d de val és facil des abonnés à ; adeaux de gran Ie valeur gagnes fact ement en procurant es abonnes a : } sr»?\" 29 L\u2019ETUDE MUSICALE\u201d 1 Cornet en Si bémol avec boîte complète, valeur r 530.0 00, Bara rantie pour dix a ans ; argent plaqué, fini satin.FE \u2014 Pour 35 abonnements.ou 25 abonnements et $5.00, ou 15 abonuernegts 1 Gramophone \u2018\u2018Berliner\u2019\u2019 avec 6 records.et $15.00.Valeur.ee eee ee eee à $25.00 \u2014 Pour 80 abonnements.ou 15 abonnements et $10.00, ou 10 abonnem 1 Mandoline avec boîte complète.es $15.00.Valeur.2 +4 4444444 44444 4416 $20.00 \u2014 Pour 25 abonnements, ou 15 abonnements ez #5.00, ou 10 abonnemebts 1 Cornet en si bémol ou do ; avec boîte complète.et $10.00.Valeur.«ce ue ee ee eee $20.00 \u2014 Pour 25 abonnements, ou 15 abonnements ct $5.00, ou 10 abounemepts 1 Phonographe avec 6 records.et $10.00.: Valeur.1 4044888144 RES $15.00 \u2014 Pour 20 abonnements, ou 10 abonnements et $5.00, ou 5 abonnemaets 1 Violon avec boîte et archet complète.et $10.00.' ; Valeur.2 + + «+ «Los $10.00 \u2014 Pour 15 abonnements, ou 4 abonnements et $6.00, ou 3 abonnements 1 Mandoline avec boîte complète.et $7.00.Valeur.2 2 4 «+ + + oleae eee $ 7.00 \u2014 Pour 10 abonnements, ou 4 abonnements et $3.00, ou 2 abonnements 1 Phonograph avec 3 records.et $5.00.Valeur.2.2 44 4 4 41 44 4 2 + +.$8600 \u2014 Pour 9 abonnements, ou 3 abonnements et 33.00, ou 2 abonnements 1 Métronome avec cloche.et $4.00.Valeur.21 222444444424 +6 6e A $ 6.00 \u2014 Pour 9 abonnements, ou 4 abonnements et $2.00, ou 2 abonnements 2 et $4.00.1 Métronome.Valeur.vv ee eee eee ee ee ee $ 5.00 \u2014 Pour 8 abonnements, ou 3 abonnements et $2.00, ou 2 abonnements 1 Porte-Musique, cuir solide.; et $3.00.Valeur.ee ee ee ee eee ee $ 2.50 \u2014 Pour 4 abonnements, ou 2 abonnements et 50 cents, ou 1 abonnant et $1.50.Toutes marchandises envoyées par expresses ou par malle, seront payées par le receveur, Adressez : \u201c LETUDE MUSICALE \u201d No, 301 AVENUE MONT-ROYAL EST, MONTREAL.P.Q.wiothéy LL TION AS PRIMAL "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.