Progrès-dimanche, 16 avril 1995, Cahier 2
[" L artiste chicoutimienne a été frappée parla générosité des comédiens et de toute l'équipe, qui font régulièrement des journées de l6à18 heures.CHICOUTIMI (DP) - Isabelle Grenier est certes beaucoup moins connue qu\u2019Émile Rousseau, et pourtant, elle a contribué à bâtir ce personnage de la série «Scoop», incarné par Claude Léveillée: en effet, cette artiste de Chicoutimi a dû faire le même travail que le comédien pour se mettre dans latête d'Emile Rousseau, vivre intérieurement ce qu\u2019il ressentait aux diverses étapes de la série et traduire cela \u2026 en peinture.Emile Rousseau, ceux qui ontsuivila série le savent, avait une âme 3 de bâ-tis- seur, de + AW créateur, = \\ et s\u2019il avait Telletier eu te choix, il serait peut-être devenu peintre.Dans ses moments difficiles, il s'enfermait dans son atelier pour peindre.Quand il a voulu prouver à sa femme qu\u2019il était quelqu\u2019un, il lui a montré non pas son argent, mais ses toiles.Quand Réjean Tremblay a commencé à écrire «Scoop Il» avec Fabienne Larouche, il voulait que les toiles d\u2019Émile Rousseau soient «authentiques», c\u2019est-à-dire réalisées spécialement pour l\u2019occasion par un artiste, plutôt que de louer des oeuvres existantes comme on le fait habituellement.Ilaalorstéléphoné à Chicou- timi à Isabelle Grenier, dont il z, avait eu l\u2019occasion de voir des toiles quelques années auparavant.«II m\u2019a dit que la SDA recherchait un peintre pour les toiles d\u2019Emile Rousseau et m\u2019a suggéré de poser ma candidature», raconte Isabelle Grenier.Elle s\u2019est retrouvée à Montréal en même temps qu'une demi-douzaine d\u2019artis- vailler pour elle.En accord avec les gens de la production, elle a opté pour le non-figuratif, «car on peut plus facilement communiquer des émotions, il n\u2019y a pas une image pour arrêter le regard».«J'ai procédé par grands gestes, sur de grandes toiles, avec des couleurs, un rythme qui cor- seau.Isabelle Grenier s'est bien entendue avec Réjean Tremblay et avec les réalisateurs successifs, George Mihalka, Pierre Houle et Alain Char- trand.«Ils appréciaient mon travail et a certains moments, ils se sont dits émus par ce que j'avaisfait», dit-elle.Elle ajou- Isabelle Grenier a peint les toiles d\u2019Emile Rousseau tes qui convoitaient aussi le poste.Pendant un mois, les candidats ont peint des toiles en s\u2019inspirant du scénario qu\u2019ils avaient lu, sans voir aucune image puisque le tournage n\u2019était pas commencé.l\u2019issue de ce concours, Isabelle Grenier a été choisie, au grand étonnement de certains membres de la production, qui se demandaient ce qu\u2019une jeune femme pouvait comprendre à l\u2019état d\u2019âme d\u2019un homme de 60 ans.Elle a donc réalisé neuf toiles pour «Scoop 2», puis six pour «Scoop 3» et cinq pour «Scoop 4», dans l\u2019atelier qu\u2019on avait mis à sa disposition.Interpréter les états d\u2019âme d\u2019un personnage fictif, c\u2019était une façon inhabituelle de tra- respondaient à la colère, à la tristesse ou à l\u2019inquiétude d'Emile Rousseau», dit-elle.C\u2019est beaucoup de travail pour des oeuvres qui n\u2019apparaissent à l'écran que quelques secondes à la fois et que le téléspectateur moyen ne remarquera peut-être même pas.Maistouslesdétailscomp- tent dans une série bien faite, et ce fut pour Isabelle Grenier l\u2019occasion de s'initier au monde de latélévision, qu\u2019elle ne connaissait guère jusque- là.Et un coup sur place, on a utilisé ses talents pour d\u2019autres tâches, on lui a confié la réalisation des quelques portraits de Stéphanie Rousseau que l\u2019on voit dans la série etlacréation dedécors, notamment l'atelier d\u2019Émile Rous- te avoir été «frappée par la générosité des comédiens et de toute l\u2019équipe, qui font régulièrement des journées épuisantes de 16 à 18 heures».Quant a Claude Léveillée, elle a dû lui apprendre comment tenir sa palette de couleurs et comment manier le pinceau.car il ne connaissait pas du tout ce domaine.Une expérience exceptionnelle pour Isabelle Grenier, donc, qui n'éprouve qu\u2019un seul regret, c\u2019est que son nom ne soit jamais apparu au générique bien que celaait été stipulé dans les contrats.Quant aux toileselles-mêmes, elle ne sait pas trop ce qui en adviendra: «Tout va vite dans le monde de la télévision, quand c\u2019est fini, les gens oublient et passent à COMMENT - Sur le plateau de «Scoop», Isabelle Grenier donne des instructions à Claude Léveillée sur la façon de tenir la palette et les pinceaux.autre chose», dit-elle.Elle va chercher à savoir si elle peut les récupérer et éventuelle- mentles réunir pour une exposition.Le style personnel d'Isabelle Grenier est différent de celui qu\u2019elle a adopté pour «Scoop», mais il y a des similitudes.tel son gout pour les grands formats et l\u2019ampleur des gestes, par exemple.Détentrice d\u2019un baccalauréat en arts plastiques de l'UQAC.Isabelle Grenier peint régulièrement et enseigne aussi, comme pigiste, les arts plastiques à Chicoutimi et à Montréal.Elle a présenté quelques expositions en solo, à Montréal et à Ottawa.f PEINTRE - Isabelle Grenier, peintre de Chicoutimi.(Phote Recket Lavoie) \u2014 \u2014 SLUV S30 AWHY) - S66L IUAE 91 O1 \u2018MHONVWIG-SINIONS e 4 A \u201c 8 T : © 3 © © 2 x £ Rlacon te-art par Denise Pelletier Ciné-club La saison achève pour les ciné-clubs, et la programmation duciné-clubdeJonquière a été modifiée de façon importante pour les semaines qui viennent.Cette semaine, donc, il y aura deux films importants, lundi et mardi.Lundi, ce sera «Coups de feu sur Broadway», le plus récent film de Woody Allen.Mardi, on présente «Prét-a- porter», le dernier Robert Altman, avec Tim Robbins, Mar- cello Mastroianni.Julia Roberts, Sophia Loren, Kim Basinger entre autres.Une comédie qui se déroule dans les milieux de la mode et de la haute couture.Les deux films sont présentés à 20h, à la salle François-Brassard.Invention Aux Vues animées cette semaine, «Une invention diabolique», film du réalisateur tchécoslovaque Karel Zenan, tourné en 1958.C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un professeur qui vit dans une île et parvient à fabriquer un terrible explosif.Mais il détruit son invention avant qu'un ingénieur ne s\u2019en empare.Inspiré des romans d\u2019anticipation de Jules Verne, le réalisateur utilise les trucages par expositions multiples qui font vivre des gravures du 19e siècle, tout en parsemant son film de vaisseaux volants, d\u2019animaux préhistoriques et d'usines tentaculaires.Lundi à 20h au Violon Dingue d\u2019Alma et mardi à 19h30 au Côté-Cour de Jonquière.Opérette Il reste deux représentations de «La Carmencita», opérette tirée de l'opéra Carmen de Bizet, présenté par la chorale Vol-au- Vent de Mistassini qui souligne ainsi son 35e anniversaire.En plus des membres de la chorale, toutes les ressources artistiques et financières (les commanditaires sont nombreux) du milieu sont mises à contribution pour ce spectacle, en préparation depuis plus d\u2019un an, qui requiert la participation de 60 acteurs, chanteurs et choristes.L'adaptation et la mise en scène sont assurées par Colette Boillat et la direction musi- EXPO - En exposition au cours des mois d'avril et mai à la Caisse d'économie du groupe Alcan Arvida, les oeuvres de Ghislaine Bel- ley.Elle est ici en compagnie de Christine Bouchard, directrice des expositions.cale par Judith Boulianne.Des cinq représentations de ce spectacle à grand déploiement, il en reste deux, soit ce soir 16 avril et demain 17 avril à 20h à l\u2019auditorium Jean-Dol- beau.Percussion Un concert d\u2019un style tout particuliersera donné mardi à Chicoutimi.Le groupe invité est le Trio de percussion de Bâle, formé des trois musiciens suisses Gerhard Huber, Thomas Waldner et Siegfried Kutterer, avec comme invité Alfons Grieder, spécialiste du tambour bâlois.Is présentent de la «musique théâtrale» intégrant un répertoire moderne et du tambour traditionnel, dans une présentation visuelle qui confère au spectacle un caractère d\u2019avant-garde exceptionnel.Le concert à Chicoutimi est présenté en collaboration par plusieurs institutions dont l\u2019UQAC, les Collèges de Chi- coutimietd\u2019Alma et le Conservatoire, et s\u2019intègre dans une tournée effectuée au Québec par le trio suisse.C\u2019est pour le mardi 18 avril à 20h, à la salle le Ménestrel de Chicoutimi.Le coût du billet est de 5$.cu FILM - «Prêt-à-porter», mardi au ciné-club de Jonquière.Mode La Maison des jeunes de Laterrière présente cette semaine un spectacle bénéfice appelé «show mode».À cette occasion, le public pourra entendre les lauréats des Olympiades de la chanson 1994, soit Audrey Gagnon, Stéphanie Brisson et Rémi Houle.La soirée sera animée par Valérie Cloutier, René Berge- ron et Jérôme Kearney.Dix mannequins, garçons et filles qui fréquentent la Maison des jeunes, présenteront une quinzaine de tableaux destinés à mettre en valeur les vêtements des boutiques qui ont accepté de participer à l\u2019événement.Le coût du billet est de 7$ et les fonds recueillis aideront à laréalisationd\u2019activités parla Maison des jeunes de Later- riére, un lieu de rassemblement, d\u2019intervention et d\u2019animation pour les jeunes de 12 à 17 ans.C\u2019est pour le mercredi 19 avril à 19h, au manoir L'Oasis, situé au 6346 boulevard Talbot.Information et réservation: 678-2371.Cul-de-sac «Cul-de-sac», c\u2019est le titre de la pièce qui sera présentée cette semaine à Chicoutimi et à Alma.Il s\u2019agit d\u2019une création originale de François Cami- rand et René Brisebois, jouée parcinq comédiens, dont Pier- rette Robitaille et Bernard Fortin, et mise en scène par Gill Champagne.Cinq comédiens, donc, qui interprètent les 15 personnages de cette comédie légère où il est question d\u2019un écrivain qui loue un chalet pour écrire dans le calme.Quel calme?Ce sera présenté le mercredi 19 avril à l\u2019auditorium d\u2019Alma et le jeudi 20 avril à l\u2019auditorium Dufour.Sens unique Le trio Sens Unique présentera son tout nouveau spectacle intitulé «Rock-o-jazz» samedi prochain à Jonquière.Le groupe est formé par trois musiciens saguenéens, Robin Langlois, Denis Landry et Jacques Letarte, qui proposent des compositions originales dont le style est inspiré par le blues, le jazz, le rock et le funky.C\u2019est pour le samedi 22 avril à 21h au Centre culturel de Jonquière, au coût de 9$, une présentation des Productions Rouge Passion et de CHOC- FM.Information et réservation: 542-8549.Dubois De la grande visite à Jon- quière samedi: celle de Claude Dubois, qui a concocté cette petite tournée avec grand orchestre dans les grands centres, et avec quatre musiciens dans deux petits centres, Trois-Rivières etJonquière.Il présentera son spectacle «Mémoire d\u2019adolescent», qui réunit ses grands succès et ses nouvelles chansons.C\u2019estpour le samedi 22 avril à 20h30, à la salle François-Brassard.Fabian Chicoutimi accueillera aussi une vedette de la chanson samedi: Lara Fabian, qui commence à se tailler une jolie place dans le monde de la chanson.Elle vend beaucoup de disques et elle a impressionné Serge Lama avec son interprétation de «Je suis malade».Sa tournée québécoise l\u2019amènera à l\u2019auditorium d\u2019Alma le vendredi 21 avril et à l\u2019auditorium Dufour de Chicoutimi le samedi 22 avril.Vernis blanc Récemment l'artiste américain Daniel Leary est venu dans la région pour donner un stage de formation aux artistes membres de l\u2019Atelier d\u2019estampe Sagamie.Il leur a expliqué la technique bien particulière, appelée «vernis blanc», qu\u2019il utilise pour réaliser ses gravures.L\u2019un des éléments importants de la composition de ce vernis est le savon «Ivory neige», qui, en se dissolvant lentement, permet à l\u2019acide Ea Ss d\u2019attaquer graduellement la plaque qui servira à imprimer les images.La tenue de cet atelier par Estampe Sagamie a été rendue possible grâce à l'appui de la Société québécoise de développement de la main d'oeuvre, du Cégep d\u2019Alma, du Conseil régional de la culture et du Conseil des arts et lettres du Québec.Théâtre À la salle le Quatrième mur de Saint-Félicien on peut voir une exposition intitulée «Le théâtre est illusion!», qui montre les étapes de production d\u2019une pièce de théâtre.Cette exposition, organisée par le service des loisirs de Saint.Félicienencollaboration avec le Théâtre Mic-Mac de Roberval et la Société d\u2019histoire de Saint-Félicien, se poursuit jusqu\u2019au 29 avril.Animaux La taxidermie est une technique assez fascinante.Pour en avoir une démonstration, on peut visiter l\u2019exposition présentée par Aurélien Lau- nière, taxidermiste, jusqu\u2019au 28 avril à la salle d\u2019xxposition de labibliothèque municipale de Roberval.Subventions Les organismes de la région ont jusqu\u2019au ler mai pour s\u2019inscrire aux programmes d'aide à la formation ou d'aide à la diffusion des arts de la scène du ministère de la Culture et des Communications.Pour information: 698-3500.Bibi Les jeunes seront peut-être contents d'apprendre que les 19e et 20e albums de la collection B'bi et Geneviève ainsi que la vidéocassette «B'bi Pâques» sont maintenant disponibles.L'extra-terrien B!Bi continue de s'étonner en découvrant les habitudes et le comportement des terriens.Dans la vidéocassette, il découvre les symboles et les légendes de Pâques à travers cinq épisodes de 15 minutes chacun, il apprend la valeur symbolique du lapin et des oeufs en chocolat et constate que Pâques n\u2019est pas un prénom et qu\u2019un oeuf de Pâques ne peut pas être décoré s\u2019il est cuit au plat! ENFANTS - Deux nouveaux albums et une vidéocassette de Bibi et Geneviève.\u2018 la ler te- > a )6- ep de es ur ir Le non te le t- 2C le it occ TSE 7 WY Um Wd A Alma et Jonquiére le 30 avril Le Choeur symphonique s\u2019offre le «Requiem» de Fauré par Denise Pelletier CHICOUTIMI (DP) - Le Choeur symphonique fera sa première sortie officielle le 30 avrit prochain, lors du dernier concert de la saison présenté par l\u2019Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Ce sera un concert de grande envergure, autant par son programme que par les effectifs qui seront mis à contribution.Deux chorales se joindront en effet au Choeur symphonique: le choeur Amadeus de Jonquière dirigé par Roch Laroche et et l\u2019ensemble Ars Avenir du Monde Deux créateurs s\u2019inquiètent par Denise Pelletier CHICOUTIMI(DP)- La galerie Séquence à Chicoutimi présente jusqu\u2019au 30 avril le travail de deux photographes relativement jeunes, Gordon Laird, de Guelphen Ontario et Andrew Olcott, Américain d'origine qui travaille maintenant à Montréal.Ils ont coiffé leurs deux propositions d\u2019un titre unique, à la fois évoca- teuret provocateur: «Le défaut des ruinesest d\u2019avoir des habitants».Comme c\u2019est presque toujours le cas à Séquence, le visiteur risque d\u2019être à prime abord dérouté par le petit nombre d\u2019oeuvres, quatre ou cing, présenté par chacun des artistes, et par l\u2019absence totale d'explication dans laquelle il setrouvera, surtout s\u2019il omet de lire le texte de Sylvain Cam- peau, commissaire de l\u2019exposition, texte que l\u2019on trouve dans l\u2019'«opuscule» publié par la galerie Dazibao, où cette exposition a été présentée du 14 janvier au 12 février.Cependant, même sans lire ce texte, un examen ouvert et attentif des oeuvres devrait permettre à tout visiteur de comprendre, du moins en partie, la démarche des artistes.Andrew Olcott présente notamment deux oeuvres en trois dimensions: rectangulaires etaccrochées au mur, elles sont formées par plusieurs boîtes ou cases en bois.Le fond de chacune d'elles est tapissé d\u2019une photo agrandie (ou dessin ou photocopie, en noir et blanc) représentant un animal, panda, zèbre, grand félin, une plante ou encore une scène de chasse.Dans certaines de ces cases on trouve une figurine (de bois ou de plâtre) représentant un être humain: homme ou femme, toujours GALERIE - La galerie Séquence présente «Le défaut des ruines est d\u2019avoir des habitants», jusqu\u2019au 30 avril.Ci-dessus, une oeuvre d\u2019Andrew Olcott.(Photo Sylvain Dufour) debout, nu, bras le long du corps et paumes ouvertes.L'artiste désigne ces oeuvres du nom de «printer\u2019s box», évoquant donc ces boîtes où on rangeait autrefois les caractères d\u2019imprimerie.Prenant en compte ces différents éléments, on peut en conclure que l'artiste acréé de toutes pièceslesvestiges d\u2019une civilisation humaine et animale.Civilisation qui serait disparue si ces vestiges étaient authentiques.Mais comme ils ne le sont pas (ce sont en réalité des oeuvres créées et montrées au sein d\u2019une société bien vivante), ils évoquent plutôt les menaces qui pèsent sur cette civilisation, la nôtre.Gordon Laird utilise une technique différente pour poser exactement le même problème, qui pourrait se résumer en une affirmation: «notre société court à sa ruine», et en une question: RUINES - Gordon Laird propose des photos évoquant la guerre et la destruction.(Photo Sylvain Dufour) Nova de Chicoutimi, dirigé par Pierre Lamontagne.Ce qui fera en tout une centaine de choristes, auxquels se joindront deux solistes invités tandis que les effectifs de l'Orchestre seront augmentés quelque peu pour atteindre 50 musiciens.«quelles ruines laisserons- nous vraiment?».Dans la deuxième salle, il présente des photostechniquement fort travaillées, où la couleur est presente mais réduite à quelques nuances d\u2019un même ton, qui montrent des terres désertiques, un volcan et son magma, un maelstrom, des réacteurs nucléaires, une colonne de fumée, tous indices de destruction à grande échelle.Aucun être humain n\u2019est représenté, mais en revanche, sur chacune de ces photos il y a un artefact, un objet témoignant de l\u2019activité humaine: rectangle de métal, livre à moitié détruit, portion de galerie par exemple.L\u2019exposition est donc fort intéressante ettémoigne, pour qui se donne la peine de décoder un peu leurs oeuvres, de l'inquiétude, des préoccupations, du malaise en somme éprouvé par ces deux créa-' teurs lorsqu\u2019ils regardent le monde dans lequel ils vivent.Leur lecture n\u2019est d\u2019ailleurs pas totalement pessimiste: si les «ruines» ont des «habitants» c\u2019est que le monde est toujours vivant.Et la voie royale de la création, qui rend possible la communication, leur demeure ouverte.La pièce de résistance sera le «Requiem» de Gabriel Fauré, souligne Jacques Clément, le chef attitré de l\u2019Orchestre symphonique qui sera au pupitre pour ce concert, présenté à Alma et à Jonquière.«Bien que ce soit un requiem, le compositeur, qui était très croyant, a mis l\u2019accent sur la vie plutôt que surlamort(c\u2019est pourcette raison qu'il n\u2019y a pas de «Dies Irae») et son oeuvre dégage la sérénité, la paix, le recueillement.C\u2019est un chef-d'oeuvre, très beau, très accessible, qui n\u2019a pas été joué dans la région avecgrandorchestre depuis 12 ans», explique Jacques Clément.Deux musiciens invités chanteront les parties pour solistes, soit la soprano Marie- Danielle Parent, qui a chanté souvent à l'Opéra de Montréal et de Québec, et le baryton Réal Toupin, actuellement professeur de chant à l\u2019Atelier de musique de Jonquière, choisis pour leur talent et aussi parce qu'ils ont tous deux déjà chanté les oeuvres au programme.Une autre oeuvre sera en effet chantée par le choeur, c\u2019est la «Cantate pour une joie», du compositeur québécois Pierre Mercure, dont les paroles ont été écrites par l\u2019auteur et musicien Gabriel Charpentier, québécois également.Jacques Clément décrit cette cantate comme une oeuvre sombre, sauf pour le dernier des cinq mouvements, qui est un véritable cri de joie.Pourcompléterle programme, l\u2019orchestre interprétera l\u2019ouverture du «Carnaval romain» d\u2019Hector Berlioz.Ce concert sera donc présenté à deux reprises dans la journée dudimanche30 avril, soit à 14h Politique sur la culture L\u2019intérêt se manifeste à Alma ALMA (PET) - Depuis une dizaine dejoursqu\u2019ilestacces- sible à la population, le document de base de la politique de la culture d\u2019Alma suscite l\u2019intérêt.Régisseur culturel, Marcel Guérin parle d\u2019une centaine de copies réclamées ouexpédiées à différents organismes du milieu.D'ailleurs, l\u2019approcheavan- cée passe par le milieu.Le document part de six assises: la culture outil de croissance, le développement culturel et la concertation, la création artistique nécessaire à l\u2019affirmation de l'identité, les conditions propices à la pratique de la culture, le développement culturel est une responsabilité partagée et finalement le patrimoine comme richesse collective.Le tout se traduit par des intentions ou pistes concernant les différents arts, ainsi que l'accès à la culture et la façon de tirer avantage de ressources du milieu, actuelles ou à venir.On évoque par exemplelapossibilitédecréer une Société de développement des arts et de la culture d\u2019Alma.Audiences Deux rencontres publiques de consultation auront lieu les 26 et 27 avril, à la salle du conseil municipal, dès 19 heures.Il sera possible d\u2019y faire des interventions orales ou écrites.On doit faire connaître son intention avant le 18 avril; dans le cas des documents écrits, on apprécierait aussi recevoir le texte pour que les membres du comité puissent le lire avant les rencontres de la semaine suivante.Cependant, on peut écrire son opinion sans la présenter publiquement, précise Guérin.Comme tous ne sont pas prêts, non plus, à écrire, on acceptera les interventions orales.On prévoit des interventions de 20 minutes pouvant aller jusqu\u2019à une demi-heure, sioninclut la période de questions et le temps de réaction alloué.Uncomitéentendrales interventions; ce seront les membres du comité culturel, ainsi que ceux du conseil municipal qui veulent se joindre à eux.Ainsi, on retrouvera le président du comité municipal de la culture le conseiller Roger Lajoie, ainsi que Gérald Scullion, aussi conseiller, et Pierre Bourdeau, directeur du service des loisirs et le régisseur Jacques Clément à l\u2019auditorium d'Alma et à 20h à la salle François-Brassard.Recrutement Le Choeur symphonique.placé sousla direction musicale d\u2019André Côté, a été formé l'automne dernier afin de pouvoir présenter de la musique symphonique, un genre assez peu joué dans la région.Il a recruté quelque 25 membres, un nombre pas tout à fait suffisant.C\u2019est que la sélection a été sévère, et que le lancement a été effectué un peu tard à l\u2019automne.Cette année, on compte s'y prendre plus tôt, car l'idéal serait d'avoir une quarantaine de choristes, explique Jacques Clément.Il précise qu'il ne s'agit pas d\u2019écrémer les autres chorales de la région, mais plutôt d'offrir à leurs meilleurs éléments un perfectionnement dont il pourront faire bénéficier leurs formations respectives.culturel Marcel Guérin, de même que tout élu municipal qui désirera se joindre au groupe.«C\u2019est la municipalité qui se positionne par rapport à un projet de politique de la culture; un grand pas vers l\u2019avant», résume ce dernier.Il pense que cela peutamener de grandes modifications en termes d'organisation de la culture, à Alma.En fait, on veut avoir le son de cloche du milieu par rapport à certaines associations, comme le cégep ou la commission scolaire, ou encore si les organismes du milieu culturel pourraient en être aidés.Selon le président Lajoie, l\u2019étape de consultation du milieu est fortimportante.Dés l\u2019approbation du projet, la politique de la culture deviendra une réalité, ce qui est prévu pour le 5 juin.Il croit le moment propice pour confirmer la vocation culturelle qui se développe à Alma depuis plusieurs années.Si les groupes étaient trop nombreux aux séances de consultation publique, on pourrasoitdéborderlespério- des prévues ou ajouter une séance.S30 ENV - S661 UAB SL O1 FHDNVUNC-SINIONS 5 w -4 Michael Flomen à Langage Plus Des paysages nybothétiques ALMA (PET) - Langage Plus présente jusqu\u2019au 28 avril une exposition de photos artistiques de Michael Flomen.On y trouve des photos non figuratives qui montrent que leur auteurmaitrise lestechniques du travail de laboratoire, avec lesquelles il joue à son gré pour produire des effets inhabituels.À certains égards, ses travaux peuvent rappeler certains paysages lunairesmélan- gésavec desanglesplusterres- tres.Lors du vernissage, on en a parlé comme d\u2019une vision illustrant la faillite de l\u2019homme sur terre.Il faut se donner la peine de s'arrêter et regarder le détail des photos présentées, qui sont en noir et blanc.La couleur qui pourrait éventuellement s'ajouter, n\u2019était pas propice au présent travail, représentant la neige et la glace, estime l'artiste.«De tels paysages pourraient exister, dans notre pays ou ailleurs au monde, si certains éléments arrivaient par une catastrophe ou la pollution.En dessous de ça, c\u2019est ma tristesse de voir une partie du monde faire du «management» avec notre environnement.» Plutôt que de présenter des \u201c paysages réels, il a essayé de \u2014 PROGRES-DIMANCHE, le 16 avril 1995 - CAHIER DES ARTS présenter des paysages hypothétiques, mais où la technique bien concrète peut à elle seule attirer le spectateur.«J\u2019essaie detoujoursavoirune présence humaine dedans; je ne veux pas présenter quelque chose de froid», dit-il cependant.L'homme de 42 ans, a commencé à faire de la photo à 20 ans et sa première exposition artistique date de 1972.Ses photos ont beaucoup changé, depuis cette époque.«Au PHOTOGRAPHE - Agnès Tremblay, directrice de la galerie Langage Plus, en compagnie de l\u2019artiste Michael Floman.début, je faisais des photos de la rue.La forme humaine en occupait la plus grande partie», dit-il et précisant qu\u2019elles mettaient en scène un personnage à la fois.Comme la présente exposition, c\u2019était peut-être une autre façon d\u2019exprimer une même réalité, à partir d\u2019images faites au quotidien, dit-il: ses photos de l\u2019époque permettaient de trouver certaines réponses.Dans sa présente exposition, leprocédéestdifférent.Il partd\u2019 une photoréelle,captée ici et là, mais met l\u2019accent sur une démarche qu\u2019il associe à un dialogue, avec l\u2019oeuvre.Il travaille beaucoup en chambre noire.«C\u2019est comme un peintre ou un sculpteur qui prend un morceau d'acier, le crochit un peu, regarde et réfléchit.C\u2019est excitant!» Il veut amener les gens à faire mieux, pour céder aux enfants un monde meilleur, respectueux de la nature.Flomen est Montréalais.En plus de son travail artistique , PIERRETTE * ROBITAILLE BERNARD FORTIN uditorium UFOUR JEUDI 20 AVRIL ga 549-3910 Boone 25.CHANTAL LAMARRE (Photo Steeve Tremblay) en photo, il travaille entre autresavecdesartistes qui utilisent la photographie dans leurs oeuvres.CINEMA IMPERIAL 1120 Boul Talbot 549-9022 TANK GIRL V.F.(13+) TOUS LES JOURS: 9:25 LE CAILLOU ET LE PINGOUIN (G) VEN.À LUN.: 1:35 - 3:35 5:35 - 7:35 MAR.MER.JEU.: 7:35 LÉGENDES D'AUTOMNE (G) VEN.À LUN.: 2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:30 MAR.MER.JEU.: 7:00 - 9:30 LE COURAGE D'UN CON © VEN.ALUN.: 1:15-3:15-.5:15.7:15.9:15 MAR.MER.JEU.: 7:15-9:15 UN INDIEN DANS LA VILLE (G) VEN.À LUN.: 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:30 MAR.MER.JEU: 7-30 - 9:30 CINEMA JON 2445-ST-DOMINIQUE NÉ POUR ÊTRE LIBRE (G) VEN.À LUN.: 2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:30 MAR., MER., JEU.: 7:00 - 9:30 TANK GIRL V.F.(G) TOUS LES JOURS: 9:30 LE CAILLOU ET LE PINGOUIN (G) VEN.À LUN.: 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 MAR.MER.JEU.7:30 * Venez vivre l'Expérience DIGITALE, * * UNIQUEMENT EN SALLE ! [gil 95-0261 JACQUES GIRARD 669-5135 MERCREDI 19 AVRIL 0 r > SITE M du début NEE POUR \u201cJ'ai ri à chaudes larmes {rie Marcus, INTERVIEW FACTORY ENTERTAINMENT HETWORN à la fin.\u201d VERSION FRANÇAISE Dé BORN TO BE WILD Aussi a l'affiche au Complexe Aima -J Wil SMITH IVI ussi a l'affiche au Complexe Aima Place du Royaume: Ven.sam.dim.tun.12h30 INFO-HORAIRE: Place du Royaume: Ven.sam.dim.tun.: 1h00 - 3h05 - 5h10 Place du Royaume: Tous les soirs: 7h15 - 9h20 DES PRODUCTEURS DE TOP GUN ET LE FLIC DE BEVERLY HILLS MARTIN LAWRENCE \u201cUNE AVENTURE ME _ DAMON WAYANS MAJOR PAYNE VERSION FRANÇAISE Auss! à l'affiche au Complexe TR Place du Royaume: Ven.som.dim.lun.: 1h05 - 3h10 - 5h15 - 7h20 - 9h25 Mar.à jeu.7h20 - 9h25 ALMA: 668-0141 MISTASSINI: 276-2000 xxx ohn Griffin, THE GAZETTE Éric Fourlanty, VOIR MARLON BRANDO JOHNNY DEPP FAYE DUNAWAY VERSION FRANÇAISE l'affiche au Complexe Alma ET NILARANTE\u201d #3 Mets Mckay WOTY (BS: Chartome Worman Mars WMAQ TY MBC.(mage affiche au Complexe Alma Place du Royaume: Ven.sam.dim.lun.: 2h25 - 4h40 - 7h10 - 9h40 Mar.à jeu.: 7h10 - 9h40 APRÈS WALT DISNEY, TARZAN ET DAKTARI, Soyez enfin PERDUS EN AFRIQUE Br SUN RIRE À LA TE \u2018Major Payne\u2019 est une comédie majeure\u201d.Past Wager, W BAI RADIO IN AFRICA» CINEMA PLACE DU ROYAUME laid BOUL.TALBOT 545-4260 \u2014 mardi et mercredi: 3.25$ De Marco est le guide idéal pour exhalter les vertus du romantisme, de l'amour vrai et de la puissance d'une imagination passionnée! LA PLUS CHARMANTE SURPRISE D L'ANNÉE\u201d.\u201cUn film qui est au cinéma ce que le champagne est à l'alcool: LEGER, PETILLANT, EUPHORISANT.\u201d @ Don juan bDeMarcos Ne \u201cC'EST \u2018LE FLIC DE BEVERLY na DEUX FOIS MEILLEUR.\u201d à MAGVAIS | GARÇONS _ TK) version Francaise oe BAD BOYS «LOST HD rem AS \" < A NTT NO 0 OQ aw 2aà06002E >2 90205\" MN ec AAT -> -\u2014 OCTRDSONUEAOAUSONSOGOOSEEUNDO.V\"STONANYOSOEDUOUUON par Denise Pelletier Spectacle Cette semaine les étudiants en théâtre du baccalauréat interdisciplinaire en arts de l'UQAC présenteront leur production annuelle.C\u2019est un spectacle inspiré par des textes de Michel Tremblay et intitulé «Les nouveau-nés comprennent parfaitement le langage des chats, c'est par après qu\u2019ils l\u2019oublient».Sous la direction du metteur sens scène invité Gill Champagne, du Théâtre Blanc de Québec, 18 comédiens interpréteront une multitude de personnages.Les décors ont été conçus et réalisés par des étudiants en pratiques environnementales et les éclairages par Jean Hazel.Il s'agit d\u2019un spectacle d\u2019envergure, auquel le public est invité à assister les jeudi, vendredi et samedi, 20, 21 et 22 avril, à 19h au Petit Théâtre du Pavillon Sagamie.L'entrée est libre, information:545-5533.Concert Il y aura jeudi un concert au Conservatoire de musique de Chicoutimi.Julie Villeneuve, hautbois, Nathalie Labonté, flûte et Stéphane Villeneuve, trombone, joueront des oeuvres de Haydn, Mozart, Casté- rède et Kreisler.Le jeudi 20 avril à20h, à la salle de concert du Conservatoire.Rock et rire Le groupe Zébulon, gagnant de l'Empire des futures stars en 1993,nommé Découverte de l\u2019année à l\u2019ADISQ en 1994, sera en tournée dans la région en fin de semaine.Leur musique est rock à tendance folk et reggae, et leurs textes souvent humoristiques, comme le prouvent leurs chansons «Job Steady», «Adam et Elle», et «Les femmes préfèrent les ginos».Le spectacle, produit par le Violon Dingue, les Productions Rouge Passion et CHOC FM, sera présenté le vendredi 21 avril à 20h au Centre culturel de Jonquière et le samedi 22 avrilà21h au Violon Dingue d\u2019Alma.Chanson Le Violon Dingue présentera vendredi un spectacle de Gabriel Yacoub, qui fut le fondateur, la voix et l\u2019âme du groupe Malicorne dans les années 70.Gabriel Yacoub, que l'on a surnommé le «Dylan français», a ensuite entamé une carrière solo et produit quatre albums, dont le dernier est intitulé «Quatre».Le vendredi 21 avril à 20h30, c\u2019est gratuit.Musée L'assemblée générale annuelle des membres du Musée du Fjord aura lieu le mardi 18 avril a 19h, au Musée, situé au 3346 boulevard Grande-Baie sud, a La Baie.Galerie L\u2019artiste Natacha Dubé présentera une exposition intitulée «Zones nerveuses», qui regroupe des oeuvres au sol et au mur reposant sur des jeux pigmentaires qui oscillent entre l\u2019euphorie et le malaise social.L'artiste, qui vit et travaille à Chicoutimi, a fait ses études à l\u2019'UQAC.L'exposition aura lieu du 21 avril au 5 mai, à la galerie Le Lobe du centre d\u2019artistes l'Oreille coupée, au 207 Riverind Chicoutimi.Ein bref Écrivains Cette semaine aura lieu le premier des quatre ateliers de lecture organisés dans autant de bibliothèques publiques du réseau CRSBP, en collaboration avec l'Association professionnelle des écrivains de la Sagamie.Ces ateliers ont 4 MUSIQUE ET HUMOUR - Le groupe Zébulon sera à Jonquière vendredi et à Alma samedi.Voyage a Guardalavac 1 semaine / 2 personnes - Hôtel Atlantico Mme Marthe essaie 1260, rue Duhaime, Ç Chicoutimi Une collaboration: vacances a NOTRE SLEW: -.A er Sur la photo, nous apercevons M.Yvon Girard, directeur de la publicité au Quotidien, remettant le prix à Mme Marthe Desgagné.airfransat pour but de faire connaître la création littéraire régionale, de rapprocher les auteurs et les lecteurs et de faire découvrir aux lectrices et lecteurs un genre littéraire en particulier.Lors de ce premier atelier, il sera question du roman, avec les écrivains Danielle Dubé, André Girard et Jean- Alain Tremblay.Le mercredi 19avril à 19h, à la bibliothèque de Chambord.mA wr) { ¢ 4 & CLUB CAs TOURNESOL 255, rue Racine Est, suits 110 Les 100 watts Ce printemps, le Sague- nay-Lac-Saint-jean sera en vedette à l\u2019émission «Les 100 watts», de Radio-Québec, diffusée du lundi au vendredi à 17h30, alors que l'on pourra voir des sketches tournés dans la région et qui ont nécessité la participation de CAMPAGNE DE plusieurs jeunes.Le lundi 17 avril, on présentera «Expédition entraineau à chiens», qui fait découvrir le plaisir d\u2019une randonnée à travers les paysages du Mont- Valin, et le jeudi 20 avril, il y aura un document sur la «Fabrication de l'alumi nium-.FINANCEMENT FONDATION rh LL LAG LL ania YL apres Le pre ag (Rr Irs COCKTAIL CONFERENCE M.PIERRE BRUNEAU Journaiiste et animateur à 19h30 au Palais Municipal Billets au coût de 25$ Tél.: 549-5474 (294) GHISLAIN BOUCHARD TPORET IRE TC IH ARTE TUE FONDATION INSTITUT ROLAND-SAUCIER POUR INFORMATION 549.54740 gene me bad CP.40, Métabetchouan ( Québec ) GOW 2A0 Tél.: 418-349-2085 u 0 Camp musical du Lac-Saint-Jean : à Métabetchouan DIMANCHE 23 AVRIL 1995 A 20 HEURES A AUDITORIUM D'ALMA rofit du pour violon seul de Telemann.En spectacle ANGELE DUBEAU, violoniste présente «Les douze fantaisies» COÛT DU BILLET: 45 $ Pour réservation: 349-2085 Les billets sont aussi disponibles dans les magasins La Clet de sol de Chicotumi.Alma.Roberval et Mistassini.Reçu de bienfaisance émis sur demande \u201cMERC A NOS COMMANDITAIRES un TREMBLAY ASSURANCE AYA ASSURANCES + Air Alma * Les pianos André Bolduc inc.+ Hotel-Motel Universel dAma * Journal «L Etoile du Lac» * Ville de Métabeichouan + Le Quotidien * Journal «Le Lac-St-Jean=» + Le Progrés-Dimanche * CKRS-TV * Ministère de la Culture et des Communications - Caisses populaires Desjardins Direction du Saguenay-Lac-Saint-Jean G \u2014 SL 530 BMY) - S661 IUAE OL 91 HONVMC-SIHONS G \u2014 PROGRES-DIMANCHE, ie 16 avni 1995 - CAHIER DES ARTS PRÊTS \u2014 La troupe Compote de pommes se produira en fin de semaine.L'admission est fixée à 3 $.(Photo Steeve Tremblay) Production du TPA Des jeunes prennent plaisir au théâtre ALMA (PET) \u2014 Les jeunes de la troupe Compote de pommes qui se réunissent ces jours-ci au cégep d'Alma prenaient visiblement beaucoup deplaisirarépéterleursroles, il y a quelques jours, méme s'ilsdoiventcomposeravec les contraintes d'horaire, de mémorisation et de stress.«Le plus difficile c\u2019est le dimanche après-midi, quand on travaille de 8 heures et demie à 14 heures!» lance Lysiane, spontanément approuvée par les autres.Et, d'ajouter Marie-Christine.on trouve difficile de s'astreindre à reprendre le travail selon les indications de Pauline Côté, responsable de la mise en scène.Marjorie sent que les choses deviennent plus sérieuses cette année, avec des répétitions plus nombreuses et plus fréquentes.«On dirait qu'on sait plus quoi faire; on ose plus dire nos idées», constate Lysianne.Dans le même esprit, Patrice souligne qu'il aimetravailler,répéter,méme le dimanche.Il est conscient qu'il faut en faire plus qu'avant: «Je sais que nous avons besoin de beaucoup de travail».En fait, les jeunes semblent conscients des conséquences d'un travail incomplet.«J'aime mieux me lever à 8 heures et demie le dimanche matin que de me ridiculiser devant 1000personnes!», lance un membre de l'équipe.«Cent pour cent purou presque» comprend cinq courts extraits de textes provenant de la Fédération québécoise du jeune théâtre.C\u2019est formateur parce que chaque comédien doit éviter de déplacer le même personnage d\u2019unextrait à l\u2019autre, indique Mme Harvey.Cela concerne tant le langage que l'attitude physique et le reste, indique aussi une participante.La troupe, qui constitue en quelque sorte la relève du Théâtre populaire d\u2019Alma, existe depuis quatre ans, mais deux de ses membres sont de nouvelles venues.Certainsont pour ainsi dire grandi avec le théâtre, en parallèle avec l'école.C\u2019est le cas de Patrice qui a goûté à cet art dès sa deuxième année scolaire.La majorité comptent déjà six ans d'expérience et par conséquent, ont l'expérience de la scène, après s\u2019être produits devant 2000 jeunes à l'auditorium d\u2019Alma (Pomélie) et à La Tourelle où 900 élèves ont vu «Aucun rapport.» Cette fois-ci, on espère rejoindre 1000 spectateurs à La Tourelle.C\u2019est aussi un exercice de solidarité.Depuis novembre.on répète pendant au moins deux à quatre heures par semaine.Certainsveulentten- ter leur chance en théâtre.Vendredi, le conseil d'administration soulignera le travail des jeunes, en don- nantun cachet spécial à la première, à laquelle sont invités la famille, les amis et le reste.Les représentations auront lieu vendredi à 20 heures et samedi à 14 heures et 19 heures 30.Eugène Bilodeau et Marcel Harvey s'occupent des éclairages, tandis que Dominique Couture s'est chargé des costumes.«Don Juan DeMarco» Joyeux et plein de fantaisie par Denise Pelletier CHICOUTIMI (DP) \u2014 «Don Juan DeMarco» est un film américain qui a un petit côté européen.Cela déplaira sans doute aux amateurs d'action et de suspense, mais comblera ceux qui aiment être surpris, déroutés par un film qui sort des sentiers battus.Ce côté européen lui vient de l\u2019abondance des dialogues: on a souvent l'impression que c\u2019est du théâtre filmé, car les scènes d\u2019action ne sont là que pour mettre en images ce que disent les personnages.Jeremy Leven, qui réalise ici son premier film (à 54 ans) a une longue expérience d\u2019écrivain et d\u2019auteur dramatique.Pas étonnant donc que le scénario qu'ilaécrit pourcefilmait des allures de pièce de théâtre.Au début du film, on voit un jeune homme (Johnny Depp) portant un loup et une cape: il raconte qu\u2019il est Don Juan DeMarco et qu\u2019il va se suicider car, s\u2019il a séduit plus de mille femmes, celle qu\u2019il aime vraiment s'est refusée à lui.Avant de mourir, il veut séduire une dernière fois, et donne au spectateur ébloui un aperçu de sa technique de séduction, imparable, en abordant une femme seule dans un restaurant, au cours d\u2019une scène fort amusante d'ailleurs.Appelé à la rescousse, le psychiatre Jack Mickler (Marlon Brando), après l'avoir persuadé de renoncer à son suicide, doit le traiter dans l'hôpital psychiatrique où il travaille, à New York.Il invite donc celui qui prétend être le «vrai» Don Juan à lui raconter son histoire.Cette histoire, exposée par des images qui nous transportent dans les dif- férentslieuxévoqués,estabra- cadabrante.Il dit être né au Mexique, avoir tué un homme que son père affrontait en duel pour venger l\u2019honneur de sa mère, avoir séjourné dans un harem, au milieu des femmes d\u2019un sultan parmi lesquelles il aurait fait 1500 conquêtes.Contraint de s'enfuir, il aborde un rivage désert où il rencontre «Doña Anna»: c\u2019est le coup de foudre mais elle se refuse à lui lorsqu'elle apprend le nombre de ses conquêtes.Tout cela est évidemment une fabulation, et les recherches menées par le psychiatre lui montrent que la vie de ce jeune homme a été tout autre: une vie en somme banale, marquée surtout par un grand besoin d\u2019amour qui n\u2019a pas été comblé.Le film met habilement en parallèle, d\u2019ailleurs, l\u2019histoire fantaisiste racontée par Don Juan et les faits «réels», ponctuant le tout de références à l\u2019opéra «Don Juan» de Mozart.Mais l'histoire inventée par le jeunehommefinitparsédui- re le psychiatre.Par son attitude et par la force de sa passion pour une femme, «Don Juan» lui ouvre les yeux sur des choses qu'il avait tendance à oublier.Il redécouvre les vertus de la fantaisie et de la spontanéité.notamment en matière amoureuse, ce qui l\u2019incite à ranimer la flamme vacillante de son mariage avec la belle Faye Dunaway.«Don Juan DeMarco» est un film charmant, qui tranche agréablement sur la production courante américaine.Ce n'est pas un grand chef-d'oeuvre, et on regrette en particulier que les questions sur le sens de la vie et de l\u2019amour soient légèrement effleurées, jamais traitées en profondeur.Marlon Brando est excellent (les autres acteurs aussi d'ailleurs), mais bien que son per- sonnagesoitomniprésent dans le film, on n\u2019apprend finalement pas grand-chose sur lui.C\u2019est un film plein de fantaisie,reposant plus sur les dialogues que sur l\u2019action, bien joué et mis en scène avec brio.ALUMINIUM \u2014Cette sculpture, intitulé «Le coq», à été réalisée en décembre 1993.Lucie Blanchette Un nom à retenir VAUVERT (RT) \u2014 Alors qu\u2019elle suivait un cours à l\u2019UQAC donné par Ronald Tibert, Lucie Blanchette s\u2019est découvert un goût sans borne pour la sculpture.L\u2019an dernier, elle a donc présenté une oeuvre faite a partir de plaques d\u2019aluminium recyclées.Depuis ce temps, elle tient des expositions un peu partout dans la région.«Mon premier «chef-d\u2019oeuvre» ne me plaisait pas beaucoup, je dois vous avouer.J'étais quelque peu novice dans la sculpture mais comme on devait remettre des travaux, j'en ai soumis un.Je n'étais pas contente de moi à ce moment-là sauf que je gardais la ferme intention de me reprendre et surtout d'améliorer ce que je faisais.J\u2019ai donc utilisé des plaques d\u2019aluminium qu'on retrouve dans l'imprimerie pourréaliserdes sculptures.J'ai commencé bien simplement, question de me faire la main avec ces ciseaux.Petit à petit, mon travail s\u2019améliorait de telle sorte que j'ai remis une sculpture d\u2019un coq, ce qui a plu au professeur.Même que je fus citée en exemple à plusieurs reprises», raconte Lucie Blanchet- te qui demeure maintenant à Vauvert.Pour cette artiste, c\u2019était là le point de départ d\u2019une année fort bien remplie.«Depuis un an, je n\u2019ai pas beaucoup beaucoup chômé.J'ai fait des pièces pour la Fédération des Caisses Desjardins, j'ai exposé dans différentes caisses en plus de participer à Expo- Bleue à Mistassini.Les plaques d\u2019aluminium se travaillent bien et offrent des couleurs extraordinaires.J'ai déjà vendu 19 tableaux depuis mes débuts et ceux qui les ont acheté semblent bien fiers de les posséder.L\u2019ex-ministre Gaston Blakcburn en a reçu un en cadeau de même que les Soeurs du Bon-Conseil à l\u2019occasion de leur centenaire.J'ai tenu aussi des expositions à la grande maison bleue d'Alma»>, ajoute cette enseignante en arts dans différentes écoles du secteur.Exposition à Chicoutimi Lucie Blanchette a vu ses oeuvres sélectionnées en vue du grand concours régional des arts visuels les 26-27-28 mai à Chicoutimi.«Je suis bien heureuse de cette participation.Car ce concours demeure important.D'autre part, j\u2019exposerai aussi mes oeuvres à la Galerie d\u2019art de Métabet- chouan.J'espère aussi pouvoir exposer ailleurs en province au cours des prochains mois, ce qui pourrait m\u2019ouvrir des portesau fil dutemps» sou- ligne-t-elle.Lucie Blanchette caresse aussi de beaux projets pour les mois à venir.«Je veux contacter les grandes entreprises au cours de l\u2019été.Il y a beaucoup d'aluminium qui ne sert plus.Comme je fais ainsi de la récupération, j'imagine que ces grandes entreprises pourraient m\u2019approvisionner en plaques d\u2019aluminium.Je travaille avec des marteaux, ciseaux, des pinces, un coffre d'outils au complet.Je dois être polyvalente, si vous voulez.C\u2019est incroyable ce qu\u2019on peut faire avec des plaques d'aluminium.Enfin, je veux aussi me consacrer à sculpter destableaux sur les danses.Je me suis toujours intéressé aux différentes danses.Tous mes croquis sont faits, dessins, décors et autres.Je n'ai donc pas le temps de chômer», de conclure Lucie Blanchette. > 1 5 -\u2014 ww Ws.Cette semaine /\\Y Collège
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