A l'affiche, Maison théâtre : bulletin d'information /, 1 janvier 1990, Avril - Mai 1990, vol. 6, no 4
[" PER âi-9 pts EX $a Sy x 2 Pe + >, LB De ty ry : 3 a > = A = se Nea ¥ 1d Pe Vi PF 220 ° PET EF *, oy Rt Bo wg J - jo Ç eZ 4 > Id na a = : a + 7 ul 4 i Li oF 2 gs A pe Ld À ae + So + #2 oN ee == ) ta 5, =.4 js a » fi et adolescence: mélange AY > rae de vacances pour ais le théâtre jeune public! $ # wid A Ste % URSS MESURE AU PUBLIC 4 Les RL OR» uh notre FT hid LES COUPS DE THEATRE - Rendez-vous international if: ps x | théâtre jeune- Hv J [ a 90 pt À L'AFFICHE À L'AFFICHE est publié par la Maison québécoise du théâtre pour l\u2019enfance et la jeunesse, 255, rue Ontario est, C.P.5456, suce.C, Montréal (Qc) H2X 3N3.Tél.(514) 288-7211.Tirage: 6 000 exemplaires.Rédactrice en chef: Jacinthe Potvin Comité de rédaction: Hélène Beauchamp, Annie Gascon, Serge Marois, Jacinthe Potvin Collaboration à ce numéro: Marjolaine Jacob, André Lachance, Laurence.Photo de la page couverture: Jean Blais Conception graphique: Brault Bélair Inc.Merci à Pascale Rafie et Chantale Cusson Dépôt légal, 2e trimestre 1990 Bibliothèque Nationale du Québec ISSN 0828-5551 La Maison-Théâtre est subventionnée par: Le ministère des Affaires culturelles du Québec et le Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal.Commanditée par: La Société Alcan, La Presse, La SunLife du Canada, La Banque Nationale du Canada, Le Bureau laitier du Canada, Pétro-Canada, Culinar, L'Alliance des professeures et professeurs de Montréal, Radio-Québec, Hydro-Québec, Industrielle Alliance.Le personnel: Rémi Boucher, directeur général; Serge Rivest, directeur financier; Martyne Robertson, directrice des communications; Daryelle Belzile, adjointe aux communications; Monique Bérubé, directrice des services à la clientèle: Bruno Lemieux, adjoint aux services à la clientèle; Daniel Collette, directeur technique: Nicole Boily, secrétaire; André Ruel, préposé la billetterie; Pierrette Reid, coordonnatrice de l'équipe bénévole.Le conseil d'administration: Président: Pierre Gauvreau, Société d'investissement Desjardins; vice-président: Marc Pache, Théâtre Bouches Décousues; secrétaire-trésorier: Paul Tanguay, Théâtre de la Grosse Valise.Administrateurs: Joseph M.B.Beaupré, La Société Caldwell International; Hélène Blanchard, Théâtre des Confettis: Michèle Giroux, Lavalin Communications; Annie Gascon, Théâtre Petit à Petit: Sylvain Hétu, Les Productions Ma chère Pauline; Robert Lebeau, La SunLife du Canada; Monique Rioux, Théâtre de la Marmaille; Reynald Robinson, Théâtre du Gros Mécano.photo: Pierre Brault DU VOLUME/DU CONTENU 9 C est simple.Pure géométrie.Plus il y a de volume, plus il y a de contenu.Et pour ce numéro, ce n'est pas peu dire.il renferme même un supplément de huit pages, enchâssé au coeur de notre revue.À détacher, à conserver, à emporter, pour répondre au mieux à notre Rendez-vous international de théâtre jeune public LES COUPS DE THÉÂTRE, qui se déroulera à Montréal, du 1er au 10 juin 1990.Mais, bien sûr, il y a d'abord notre numéro régulier.Le dernier déjà de la saison.En guise d\u2019«au revoir, a la prochaine», nous vous présentons enfin notre comité de rédaction ettentons de faire un lien avec les objectifs que l'on s'était fixés, en septembre dernier, au moment d'amorcer les transformations que nous souhaitions faire vivre à notre «bulletin d\u2019information» pour qu\u2019il se métamorphose en un véritable petit magazine.Nos SPECTACLES À L'AFFICHE: la saison régulière se termine avec des spectacles qui rejoignent à nouveau les trois âges de notre public.Le DOSS/ER se propose d'entrer dans les coulisses d\u2019un vaste complot: celui qui fomente la rencontre fragile entre l\u2019adolescence et le théâtre.Au COURRIER, La Marmaille et l'Avant-Pays soumettent des réflexions sur l'avenir de leur pratique.La chronique SUR TOUTES LES SCENES est éloquente: pas de vacances pour le théâtre jeune public! Le dossier de la MAISON PERMANENTE est mis à jour, Les ados font du théâtre AU-DELA DES FRONTIÈRES, et au Québec.Des études montrent les grandeurs et misères de la diffusion du théâtre jeune public.Et LAURENCE continue de grandir.Comment la retrouverons- nous l'automne prochain?Soyez là! Nous y serons.D\u2019icilà, bon printemps, bon été! \u2026 et surtout soyezau Rendez-vous international de théâtre jeune public, LES COUPS DE THÉÂTRE- Montréal 90, du 1erau 10 juin! Jacinthe Potvin Rédactrice en chef Pour recevoir A L\u2019AFFICHE chez ey appelez-nous: (514) 288-7211 QUATRE NUMÉROS.UNE SAISON.Tout au long de cette saison, notre petit magazine a continué d'explorer sa fonction et son allure: il faut le temps qu'il faut pour adopter un ton, une couleur.Et nous avons fait des choix.Nous avons choisi de favoriser des articles courts \u2014 même au dossier \u2014 qui ne font pas nécessairement le tour d\u2019une question mais laissent la réflexion ouverte, donnent l'envie d\u2019y revenir.Nous avons souhaité que ces articles reflètent non seulement les préoccupations directement reliées à la pratique du théâtre jeune public mais encore qu\u2019ils sondent les rapports que les créateurs de ce théâtre entretiennent plus largement avec l'enfance, l'adolescence, la société.Nous avons voulu vous présenter chacun des spectacles qui devaient prendre l'affiche à la Maison- Théâtre en tentant de vous faire part d'un aspect particulier de la démarche de chaque artiste ou groupe.Partant du principe que connaître le désir permet souvent de mieux apprécier la réalisation.Nous souhaitions, entre autres choses, montrer I'effervescence du théâtre jeune public et son rayonnement «surtoutes les scènes».Cette chronique y aura un peu contribué, nous l'espérons.Il faut aussi beaucoup de temps pour créer un lien d'échange, une circulation d\u2019idées: nous avons tendu la perche avec le courrier.Les mots commencent à se relancer.Etnous sommes patients.Etremplis d'espoir.Alors, nous sommes plutôt contents.Et vous?Pour que tout cela continue d'évoluer \u2014 car bien sûr, nous serons là l\u2019an prochain \u2014 pour que ces bilans que l'on dresse entre nous vous incluent, tous les moyens sont bons: courrier, téléphone ou télécopieur! Et vos commentaires et critiques sont pour nous le age de l'intérêt que vous portez à votre magazine.JP) Le comité de rédaction de À L'AFFICHE: Serge Marois, Jacinthe Potvin, Annie Gascon, Hélène Beauchamp.Le plaisir d'écrire pour vous! 2 pT LT PDS Agnès Limbos est une conteuse.Passionnante.Qui s\u2019est passionnée pour une histoire de Petit Pois.Ce spectacle est le deuxième produit par la Compagnie Gare centrale, qu'Agnès Limbos a créée en 1984 après unitinéraire pour le moins mouvementé.Elle débute dix ans plus tôt, à Bruxelles, comme marionnettiste, puis comédienne.Elle suit les cours de l\u2019école de mime Jacques Lecog à Paris pendant deux ans.Elle fonde une première compagnie en Écosse, revient à Bruxelles dans un spectacle de rue, rejoint une jeune compagnie au Mexique et, en 1983, crée un spectacle-solo qu\u2019elle promène en Californie, au Mexique, en France et en Belgique.Une voyageuse.Comme son Petit Pois.Ses expériences sont multiples et sa création en est toute empreinte.Mais qui est-il ce Petit Pois qu'elle nous raconte avec tout l'inusité de son imagination délirante?«Pour moi, dit-elle, cela symbolisait l'univers où tout le monde semble pareil et où, pourtant, chaque individu (ou chaque petit pois) peut être isolé et pris en considération.» L'histoire du Petit Pois échappé d\u2019une boîte de conserve, Agnès Limbos l\u2019a d'abord racontée aux adultes.Cela s'appelait La Balade orpheline du dernier survivant des papilionacées.Et puis, elle a voulu en faire une version pour les enfants.Elle a donc repris le chemin de la tournée avec son spectacle Pétrouchka (présenté à Montréal en 1986, à l\u2019occasion du Festival de la marionnette du Québec) pour se replonger dans le monde des petits; trouver le langage, le rythme, les images qui leur parlent et lui permettent de préserver deux éléments de l\u2019histoire essentiels à ses yeux: le tragique et la dérision.Et cela donne un récit drôle, surprenant, émouvant, un «méli-mélodrame pour petits enfants et grands parents».Pour Agnès Limbos, on parle de théâtre d\u2019objets, plus que de théâtre de marionnettes.Comédienne et conteuse, elle manipule, pour les faire vivre, des objets qui, sous ses doigts, changent de nature et deviennent ses partenaires de jeu.Elle met en scène devant nos yeux des tableaux qu\u2019elle nous raconte, créant avec la matière qu\u2019elle organise un lien tendre et où tout le farfelu de son personnage peut s'étaler sans jamais nous abandonner seuls en arrière.Créé en 1987, Petit Pois a reçu une mention spéciale pour son originalité créatrice aux rencontres de sélection du théâtre pour l'enfance et la jeunesse, en Belgique.|! participe depuis à de nombreux festivals en Europe, aux États-Unis, au Canada anglais, même à Hong Kong! La balade semble bien loin d\u2019être terminée.Agnès Limbos et son Petit Pois.Jacinthe Potvin Photo: Luc D'Haegeleer par la Compagnie Gare centrale EUR ,Ç du 11 au 29 avril | JE N'T'ABANDONNERAT JAMATS { 0 L | À 6 t HIS EN SCÈNE PAR YVES DESGAGNES À fleur de peau l\\vec Je n\u2019l'abandonnerai jamais, Yves Desgagnés comédien/auteur/ metteur en scène, signe sa vingt-deuxième mise en scène professionnelle: son premier spectacle présenté à des jeunes.Et si, dans son premier souffle, Je n°t\u2019abandonnerai jamais n'a pas été créé pourles adolescents, il touche des cordes sensibles de ce public: par l\u2019intensité du jeu, la contemporanéité de la mise en scène et l'explosion de sa parole théâtrale.le discours amoureux.La création de Je n\u2019t\u2019abandonnerai jamais remonte à mars 1989 alors que le troisième exercice public de l'École nationale de théâtre, le projet grandiose, la superproduction, est annulé après plusieurs semaines de répétition.C\u2019est la catastrophe, l\u2019abandon.Les finissants, tanten interprétation qu\u2019entechnique, se retrouvent pantois.L'avenir est bloqué.La premiere se défile.line reste plus que deux semaines illusoires où le vide s\u2019interpose entre l\u2019être et sa réalisation.C\u2019est alors qu'en un tour d'horloge, avec la complicité d'un de leur professeur, Yves Desgagnés \u2014 qui est aussi le directeur-adjoint de l\u2019École \u2014, ils décident de défier le temps, l\u2019angoisse et l'échec, et de vivre leurs plus profonds désirs de créateurs.Ils se retrouvent en plein coeur de la création collective.Dans ses rêves les plus purs.La hiérarchie théâtrale éclate, toute l\u2019équipe participe à la quête des mots.scénographes, techniciens, comédiens apportent \u2018des textes, poèmes, lettres et pièces musicales.La recherche n'est pas censurée par des contraintes de genre, de style ou \u2018d'époque, mais un seul cri provoque ce délire existentiel «NE M'ABANDONNE PAS!!! > \u2026 le vit éclairage de l'amour et de l'abandon.Tous les extraits choisis sont analysés et interprétés sous le vif éclairage de l'amour et de l'abandon: la séparation physique qui n'engendre pas de rupture émotive.Yves Desgagnés défie quiconque de trouver une pièce qui ne parle pas d'amour, L'amour se glisse partout, s\u2019immisce entre les mots des auteurs et enflamme toute la dramaturgie et.la vie.Je n\u2019t\u2019abandonnerai jamais est conçu comme un voyage initiatique: pour accéder à une vie meilleure, à une conscience supérieure, les personnages- comédiens doivent traverser différentes épreuves.C'est une parole ouverte sur l\u2019espoir avec tout ce que cela comporte d\u2019obstacles.Les débordements de son cri, l'urgence de sa parole et son excès émotif sont autant de flèches que Je n\u2019t\u2019abandonmnerai jamais lance aux adolescents.parce que ça leur ressemble!!! Annie Gascon par Les productions Médium- médium , École nationale de théâtre du Canada du 18 avril au 6 mai À L'AFFICHE photo: Pierre Brault Photo: Les Paparazzi NONSYTET I i Comme la poésie \u2018 L' Arrière-Scène offre à son public un théâtre audacieux de par ses choix artistiques, qui la distingue de la plupart des autres compagnies de théâtre pour jeune public.Le directeur artistique et principal concepteur des spectacles de L'Arrière- Scène, Serge Marois, est attiré par le monde de l'enfance parce qu'il y retrouve ce qui est essentiel à son écriture: la naïveté, la tendresse, la magie, la folie, le pouvoir de l'imaginaire et surtout l'aspect poétique de cet imaginaire.Il estloin d'offrir du théâtre condescendant.Serge Marois explore plutôt émotivement son propre pouvoir d\u2019imagination en confrontant ses images d'enfant à celles du créateur adulte.Ses histoires sont comme des bulles qui partent du réel, mais qui éclatent au gré de sa fantaisie, Le public a ensuite pour rôle de s'approprier les images du spectacle et de les traduire à sa convenance.Serge Marois veut que son théâtre Les contes de Monsieur Léon.soit lisible comme une oeuvre visuelle et que le spectateur se laisse imprégner par la succession d'images sans faire appel nécessairement aux modes de décodage habituels.Bien sûr, le public de théâtre est davantage habitué à se faire raconter une histoire, etcertains spectacles de L\u2019Arrière-Scène peuvent sembler déroutants parce qu'ils proposent un récit fragmenté, des pistes ambigües et une sorte d'étrangeté.Ils n\u2019exigent peut-être qu'une totale réceptivité.Monsieur Léon nous montre la journée d\u2019un vieux monsieur qui ressent encore le besoin de jouer, de s'amuser.La vieillesse peut être gaie, elle peut être belle.Sous le regard complice de son chat Alfredo, Léon écrit des contes qui sont en fait ses mémoires.Le passé d\u2019une vieille personne est un conte pour un enfant.«I! existe d\u2019ailleurs beaucoup de similitudes, raconte Serge Marois, entre une personne âgée et un enfant: le temps qu'ils prennent désormais pour vivre, une sorte de distance par rapport à la réalité, l'importance des petits gestes du quotidien, leur vie très réglée qui tient aux petites choses.Il est donc intéressant de faire un rapprochement entre ces deux mondes».Mais attention! !! ne s\u2019agit pas ici d\u2019un message très précis à véhiculer auquel on aurait asservi tout le propos de la pièce.Comme dans tous les spectacles de L'Arrière-Scène, le propos est un fragment parmi un ensemble de signes.Monsieur Léon est d'abord une succession d'images qui transmettent des impressions, des émotions.comme la poésie peut le faire.Marjolaine Jacob par le Théâtre L'Arrière Scène du 9 au 27 mai du ler au 10 juin LES COUPS DE THÉÂTRE Rendez-vous international de théâtre jeune public Montréal 90 BELGIQUE - ESPAGNE - FRANCE - GUATEMALA - QUÉBEC 7 spectacles québécois - 5 spectacles étrangers rencontres, forums, lectures, événements spéciaux.Information: (514) 288-7211 Monique Bérubé Bruno Lemieux HULU.Ticile Dladit THEATRE ET ADOLESCENCE: MELANGE EXPLOSIF?Public exigeant, que le théatre ne conquiert pas facilement.Un public qui fait parfois peur aux acteurs, public souvent intolérant, irrespectueux méme.Délirant pourtant, bouleversé lorsqu\u2019on parvient à l\u2019atteindre.Le public des adolescents.Les créateurs et les créatrices continuent de l\u2019inviter, de le chercher.Peut-être parce qu\u2019il existe quand même entre la création et l\u2019adolescence une sorte de parenté profonde, dans l\u2019urgence de dire, dans le caractère souvent excessif de l\u2019une comme de l\u2019autre.On a ouvert des pistes dans cette poursuite du grand coup de foudre.Notre dossier vous en présente quelques-unes.N° 4, avril 1990 ALLER A LA RENCONTRE on DU THEATRE Paroles d\u2019ados\u2026 L\u2019équipe du projet de recherche «Jeunesse en scène/le théâtre des adolescents-tes», dirigé par Hélène Beauchamp, esten contact suivi avec des jeunes qui font du théâtre dans les polyvalentes etécoles secondaires du Québec.France Paquin, assistante de recherche et étudiante à la maîtrise en Art dramatique-UQAM, a rencontré un groupe d'élèves des secondaires 3, 4,5de la polyvalente La Découverte à Rivière-du-Loup.Au printemps 1989, ils ontjoué Où est-ce qu'elle est ma gang?de Louis-Dominique Lavigne; en novembre, au moment de l\u2019entrevue, ils se préparaient à aporder les spectacles du printemps 1990.Qu'est-ce que «faire du théâtre»?leur a-t-on demandé.- C\u2019est une manière de s'exprimer.- C\u2019est là où l\u2019on peut s'exprimer à fond, à partir des tripes, de ce qui est derrière le coeur.- C'est comme si je grandissais.Comme si j'avançais dans la sagesse.Tu joues les sentiments, tu apprends à les connaître.Dans la vie, on passe par toute la gamme des émotions.En théâtre, on les vit.Dans la vie, on ne se comprend pas toujours.C\u2019est confus.Quand tu vis les émotions au théâtre, ça peut t'aider à dire pourquoi tu réagis comme ça, à comprendre.C\u2019est un apprentissage.- Le théâtre, c\u2019est une façon de vivre des expériences que tu ne vivras peut- L'invitation au théâtre.être pas dans ta vie.C\u2019est aller chercher des expériences chez d\u2019autres personnages.Tu peux vivre de «bonnes» expériences pour te faire grandir et de «Mauvaises» expériences qui vontt\u2019en empêcher.Enfin, tu vas y penser après, quand tu auras réussi ta vie.Tu te diras: «Ça, je l\u2019ai déjà vécu».- C'est comme de dire: «Deux têtes valent mieux qu\u2019une».Quand tu as joué le personnage, c\u2019est comme situ devenais deux personnes, avec deux têtes! -Tues toi, et quelqu'un d'autre.C\u2019est enrichissant! - Il ne faut pas être gêné pour faire du théâtre.|| ne faut pas avoir peur de faire rire de soi.Sur scène, on peut se tromper, oublier du texte.On n\u2019est pas des professionnels.L'horreur des ados, c\u2019est de passer pour des niaiseux.En théâtre, il ne faut pas que tu aies peur de passer pour un niaiseux.- Au début, c'était super ennuyeux.Il fallait que tu apprennes ton rôle! Ettu savais pas trop comment faire ça.On était super «bouchés».Surtout gênés.On ne savait pas que ça allait être comme ça.On pensait que c'était «juste jouer», pour le fun, comme on joue au petit camion.Mais quand on s'est rendu compte qu'il fallait apprendre.Faire du théâtre, c\u2019est plus que «juste jouer».- Le«plus», c\u2019est «se mettre dedans».- Dans un groupe de théâtre, on mène une grosse barque.I! faut se tenir tous ensemble.Ça, c\u2019est très spécial.On est une gang qui rit ensemble.- Bien sûr que j'ai du talent! Caché! Chacun a son talent! Choix des extraits: Hélène Beauchamp Photo: Gilles St-Pierre L Ë Jean-Pierre Ryngaert.) 0 | 1 PARCOURS DOUBLE: THÉÂTRE ET ÉDUCATION Entrevue avec Jean-Pierre Ryngaert, octobre 1989 Jean-Pierre Ryngaertétaitde àMontréal \u2018automne dernier, alors qu'il signait la mise enscène d'Une année sans été, de Catherine Anne au département de Théâtre de l'UQAM.Bombardé spécialiste en théâtre pour adolescents en France, auteur de plusieurs ouvrages sur le théâtre, professeur au secondaire, assistant à l\u2019Institut d'études théâtrales à l\u2019Université de Paris III, président dela Commission du bacc.Théâtre, metteur en scène et comédien, Jean-Pierre Ryngaert se situe au carrefour du théâtreet de l'éducation.et de plusen plus, il travaille sur les échanges entre la théorie et la pratique.«Le travail théâtral avec les adolescents a débuté dès mon retour en France en 1973.Professeur au secondaire, j'ai commencé à faire du jeu dramatique, sans le savoir, et à réfléchir sur les bases du jeu.Ça fait déjà 7 ou 8 ans que je ne travaille pratiquement plus avec les jeunes mais l'étiquette est forte en France et on me considère encore comme le spécialiste.J'étais fatigué des ateliers bien faits et j'ai d\u2019abord eu un discours extrêmement violent contre les exercices d'acteur appliqués n'importe comment.Je parle au passé parce que ce n\u2019est pas forcément si simple que ça.Je trouvais qu\u2019ily avait beaucoup d'heures d\u2019ateliers perdues parce que les exercices ne débouchaient sur aucune parole et que le passage des exercices au jeu proprement dit ne se faisait jamais bien.J'étais persuadé, et je le suis toujours, que l'urgence, c'était de provoquer une parole.Je développais la capacité d\u2019improvisation non pas pour l\u2019improvisation en soi mais comme soutien au jeu et dans un rapport au texte.J'ai été stupéfait par la violence et la force de ce qui se jouait.L\u2019affinement du produit brut, c\u2019est-à- dire les apprentissages théâtraux, cela se fait partir d'une parole etd mesure que le discours se développe.On va alors chercher les outils pour que la parole soit plus fine, plus nuancée, plus diverse, plus profonde.Les ouvrages Le jeu dramatique en milieu scolaire et Jouer/représenter sont des conséquences de mon travail sur le terrain.Chaque fois que j'écris un livre, je suis déjà rendu ailleurs dans la pratique.Si ça sert aux gens tant mieux, moi ça ne m\u2019appartient déjà plus.Le jeu dramatique en milieu scolaire (3 ou 4 ans de pratique régulière) est très daté, post-brechtien, axé sur une pratique clairement sociale et assez didactique.Je ne récuse pas ce livre, mais il est très polémique.Je voulais mettre de l'ordre à un moment où il y avait un désordre extraordinaire.En 1977, c'était une façon de revendiquer un discours un peu original dans le domaine.Jouer/représenter (7 ou 8 ans d'expérience dans des ateliers d'adultes et de travail avec les enfants) est beaucoup plus fin, porte beaucoup plus sur le sensible, l\u2019émotion, sur l\u2019art, sur le subtil, et moins sur le message décodable.Dans ce livre, j'ai questionné la pratique du jeu en soi, indépendamment de l\u2019âge du participant ou de son milieu, professionnel ou non.Le théâtre pouradolescents: le faire/ l\u2019aimer?Je n'ai pas changé de position depuis 1975.Le dialogue avec les oeuvres d'art est plus facile et plus intéressant à partir du moment où l\u2019on a une petite pratique.«Quand on fait, on est mieux disposé à rencontrer ceux qui font.» Ça, ça vient de Pierre Fresnay, le grand comédien.Et pour qu\u2019il y ait intérêt, il faut que le théâtre soit non-figé, qu\u2019il soit posé comme art du vivant, art de l'éphémère.Le théâtre pour?Ce que je crains dans les textes destinés à «tel public», c'est qu'on sécrive sur un sujet».Et quand on «écrit sur un sujet», ça donne rarement du bon théâtre.Un texte c\u2019est une urgence pour un auteur, c\u2019est-à-dire un travail artistique et non pas un travail de prêche.Le théâtre à thème et de commande m'ennuie parce que c\u2019est un théâtre de commentaires.Je crois qu\u2019il y a beaucoup de spectacles dits \\ F F1 ( HE pour adultes qui concernent quantité de classes d'âge.Mais il faut oser prendre le risque d'y amener d\u2019autres spectateurs que les adultes, ou de leur proposer de monter ces spectacles.Aujourd\u2019hui je m'intéresse beaucoup à la dramaturgie moderne.En ce moment, je lance une collection de textes dramatiques contemporains.Je veux mettre à la disposition des jeunes des textes dotés d'un appareil critique léger et si possible intelligent, dans une édition bon marché.La maison d'édition est subventionnée par les ministères de la Culture et de l'Éducation.Le théâtre: pour l'aimer, le faire?(troupe de l\u2019école secondaire Saint- Sacrement) Dans le contexte des années 70, je ne montais jamais de textes.Aujourd'hui je travaille essentiellement à partir d'auteurs contemporains.Comme formateur, j'anime des ateliers sur le jeu pur, sur la gratuité ludique.Mon stage «le présent au présent» porte sur la capacité à être ce qu'on fait.L'apprentissage est là: à la fois l'apprentissage artistique (qualité de présence dans le jeu) et l'apprentissage humain (éliminer le plus possible de rigidités, ne pas avoir de normes de réaction et apprendre à accepter).Pas forcément dire oui à tout, mais commencer par dire oui avant de dire non.Si on dit toujours non, il n'y a pas de jeu possible; si on dit non, il n'y a pas de vie possible.Tout ça se situe en terme d'évolution.En 1977, il n'y avait rien d\u2019artistique.C\u2019était un cri, une parole.En vieillissant, je me situe davantage dans une perspective humaniste et ce que je refuse maintenant, c'est toute réponse stéréotypée, qu'elle soit émotive ou politique».Annie Gascon L ED 0 - À L Py LITT PNEU RU RLF LES ARTISTES A L\u2019ECOLE L.rencontre avec le théâtre implique d\u2019abord et avant tout la rencontre entre un spectacle et le public.C'estl'essence même de cette communication artistique.S'il y a parfois hiatus entre le public et le créateur, cela peut être dû à une distance, volontaire ou involontaire, que l'artiste installe entre lui et son spectateur.Mais souvent, la rupture sera causée par une méconnaissance, de la part de ce dernier, des codes, des moyens et des préoccupations du créateur.Alors quand, en plus, le spectateur est adolescent, avec ce besoin qu'il a du direct, de limmédiateté de I'émotion et de la compréhension, larencontre théatrale est d\u2019autant plus risquée.C'est pourquoi le contact avec le théâtre a souvent besoin d\u2019être initié parles adultes qui entourent ce public.On peut, bien sûr, questionner certaines méthodes de sensibilisation au théâtre quand elles briment ou diluent la liberté créatrice et qu\u2019elles alourdissent par des contraintes scolaires la rencontre entre le jeune spectateur et le théâtre à tel point qu\u2019elles enlèvent tout plaisir.Mais voilà que depuis quelques années, il existe un programme conjoint entre le ministère des Affaires culturelles et le ministère de l'Éducation, Les artistes a l'école, qui semble aller dans la bonne voie: on y associe l'art et l'éducation en préservant la spécificité de l'oeuvre artistique.On sait que la rencontre entre l'éducation et la culture se fait lentement et difficilement, même si l'on accepte en principe que les arts sont un outil essentiel de formation générale et que, comme le reste, l'éducation auxarts doit se faire.Cette responsabilité a été longtemps endossée par les artistes eux-mêmes et par des professeurs isolés.La création en chair et en os Le programme Les artistes à l\u2019école permet à des artistes de différentes disciplines de rencontrer personnellement les étudiants, dans leur classe, pour leur parler de leur métier, de leurs méthodes de travail, et de leur art en général.Et cette rencontre est appuyée par un travail concret d'atelier.C\u2019est là une belle façon de faire l'éducation auxarts.Car faire en sorte que se croisent le public et l'oeuvre par l'intermédiaire des créateurs est un moyen privilégié pour répondre à certains besoins des jeunes: le contact humain, une sorte de «voyeurisme», se créer des mythes, en défaire.tout cela constituant des outils de séduction non négligeables avec les adolescents.Ne faut-il pas être séduit, admirer etconnaître pour aimer?La communication interpersonnelle peut aussi engendrer le respect, ce qui manque parfois aux adolescents devant un spectacle.Etle respects\u2019installe dans un rapport direct, d'égal à égal.Et bien sûr, tout ce travail d'échange tend à faire naître le désir de la rencontre avec l'oeuvre elle-même.Enfin, un autre aspect appréciable de ce programme est que les créateurs sont pris pour ce qu\u2019ils sont: des artistes, et non d'abord des pédagogues.On ne leur demande que de se livrer, tels qu'ils sont.Et ça, c\u2019est rassurant quant à la perception que l'on développe des arts en général, comme du théâtre en particulier.Serge Marois \u2026 être séduit, admirer, connaître pour aimer.FF C 0k QUI A PEUR DU THÉÂTRE JEUNE PUBLIC?OU AU PLAISIR.DRACULA Le 7 mai 1989, lors des Etats généraux sur la formation professionnelle en art dramatique, les participants proposent «que le théâtre jeune public fasse partie intégrante: de la formation professionnelle en art dramatique» et qu\u2019il soit présent dans les écoles de théâtre de diverses façons: exercices, stages, embauche d\u2019artistes.Les institutions réunies reconnaissaientenfin la légitimité de ce théâtre! L.programmes d'Art dramatique de l'UQAM ont toujours favorisé le théâtre de création pour et par les jeunes.Catherine Dasté, Monique Rioux, Michel Breton y ont mis en scène des productions jeune public: C'est tellement «cute» des enfantsy a été créé; Claude Poissant, Daniel Meilleur, Louis-Dominique Lavigne, les marionnettistes de l'Avant-Pays, Annie Gascon, Marc Pache, Jacqueline Gosselin, Pascale Rafie, Lise Gionet, entre autres, y ont reçu partie ou totalité de leur formation.Àl\u2019automne 1988, un cours d'écriture dramatique donné par Louis-Dominique Lavigne a mené à la création de Nous sommes les portes du rêve; la pièce fut mise en scène par Monique Rioux à l'hiver 1989 et jouée «en tournée» devant des enfants du primaire et «en salle fixe» à l'UQAM.La même année, Ghyslain Filion choisissait, pour son mémoire de maîtrise, de créer et produire À quoi rêve.texte et spectacle pour les 6- 12 ans et leurs adultes.pa La section francophone de l\u2019École nationale de théâtre a déjà consenti quelques essais: création, dans une mise en scène d'André Brassard, de Faut pas s\u2019laisser faire (1976); exercice public sur des textes guébécois (1980); classe d'écriture avec Suzanne Lebeau (1990).Le Conservatoire d'art dramatique de Montréal offre depuis trois ans aux finissants la possibilité de choisir le public cible de leur projet annuel de création en autogestion.À l\u2019hiver 1989, ils ont créé Le fapis rouge pour les 6-12 ans, dont deux représentations expérimentales ont été données à la Maison-Théâtre; à l'hiver 1990, sous la direction de Martine Beaulne, ils travaillent autour de la légende de Dracula pour l'élaboration d\u2019un spectacle qu\u2019ils joueront devant des adolescents.Nous les avons rencontrés. L È ) 0 de théâtre Vous avez choisi de vous adresser aux ados.Pourquoi?C\u2019est un public difficile à rejoindre.Avec toute sa pudeur, il est d'une franchise incroyable, il a un sens critique aigu qui n'est pas toujours nuancé.Le défi en vaut la peine.Les ados ont beaucoup d'imagination, qu'ils refoulent parfois.Il s\u2019agit, pour nous, de trouver les éléments qui vont les faire rêver, stimuler leur imagination.Si tu es franc avec eux, ils vont accepter d\u2019embarquer dans l'histoire, de se laisser aller et d\u2019y croire.À cet âge-là on ne veut plus se faire prendre pour des enfants par des spectacles où l'on explique tout.J'aimerais qu'ils donnent le droit aux personnages de ne pas êtretout d\u2019une pièce, qu\u2019ils acceptentleurs nuances.J'aimerais qu\u2019ils sortent du spectacle en ayant eu du plaisir.Pour le plaisir?Mon plus grand plaisir serait que nos personnages trouvent leur place dans l'espèce de mythologie personnelle qu'on se crée à cetâge-là, mythologie qui marque ta philosophie propre.Si nos personnages reviennent plus tard comme référence, c\u2019est que le spectacle aura été assez puissant pour laisser des images fortes.Le jeune public à l'école Au plaisir.Dracula (l'équipe du Conservatoire) Photo: André Lecoz Est-ce possible?On a abordé la création en pensant à la bande dessinée, au fantastique, au suspense, à l'humour.Dracula allie tout cela et permet de travailler sur l'horreur, la quête, la lutte contre des éléments négatifs.Ça provoque notre imagination et on espère réveiller celle des ados.Je fais confiance à ce que nous avons senti etau sujet, qui va les intriguer.Je ne sais pas si le spectacle va marcher, mais nous faisons évidemment des choix pour que ça marche! Dans notre travail, on s\u2019est rarement demandé ce que les ados veulent, ce qu'il faut leur dire, ce qu'on a le droit de leur dire.lls sont a un age ou ils font leurs propres choix.ls choisiront.Qu'est-ce qui va les rejoindre?Notre spectacle est-il «pour ados»?Ce qui est certain, c'est que nous avons du plaisir à le créer.Et nous souhaitons que les ados vont embarquer dans notre plaisir.texte et entrevue: Hélène Beauchamp - À L À FT CUH DCE TA MARIONNETTES DE L'AVENIR CHOISIR LE THÉÂTRE En soi, le théâtre est une manifestation culturelle s'adressant à tous les publics, quel qu'en soit l\u2019âge.Nous, du Théâtre de la Marmaille, croyons que de séparer les jeunes des adultes contribue à confiner les enfants dans un ghetto.Nous croyons que lorsque les formes, les défis etles contenus des spectacles présentés aux jeunes s'adressent à l'intelligence, à l\u2019imagination et à la sensibilité des spectateurs, ils touchent aussi les adultes puisqu'il s\u2019agit là de théâtre au sens large.De plus, nous pensons que si les élèves avaientl'occasion de choisir librement les oeuvres auxquelles ils assisteront, ces jeunes auraient une meilleure qualité d'écoute et développeraient des habiletés à critiquer de façon personnelle les oeuvres qui leur sont présentées.Lors de nos nombreuses tournées icietàl\u2019étranger, nous avons eu l\u2019occasion de réaliser que certaines directions de théâtre mettent leurs spectacles destinés au jeune public à l\u2019affiche sur semaine, en soirée: ces représentations accueillent des publics de tout âge.Nous croyons que l'échange qui résulte de ces rencontres adultes/enfants ne peut être que bénéfique.Notre voeu le plus cher serait que d'ici l\u2019an 2000, les écoles aidées de la participation des compagnies et de la Maison-Théâtre mettent sur pied des mécanismes qui permettent aux élèves de plus de 9 ans d'avoir accès librement aux spectacles de la Maison- Théâtre et d'amener les adultes qui les entourent à partager avec eux la magie du théâtre.Pour réaliser ce projet, chaque compagnie aurait la responsabilité de rédiger un texte s'adressant aux jeunes; le contenu devrait exposer clairement les objectifs et les défis artistiques de la compagnie en plus de donner des indices sur le propos et les formes théâtrales choisies.Nous croyons qu'il est difficile de former un futur public de théâtre sans imaginer des mécanismes pour amener les jeunes à choisir et à critiquer les oeuvres auxquelles ils ont l'occasion d'assister.Monique Rioux, codirectrice artistique Le Théâtre de la Marmaille Le théâtre de marionnettes, longtemps influencé par la tradition européenne, atrouvé depuis quelques années, au Québec, son originalité et son authenticité.Ainsi, nous croyons, au Théâtre de I'Avant-Pays, qu\u2019il faut inventer de nouvelles formes de représentations théâtrales; créer des genres.Puisqu'il n'existe presque aucun texte de marionnettes et peu d'auteurs sensibilisés aux possibilités de ce médium, il faut stimuler de nouvelles façons de réaliser les spectacles.C'est précisément en concevant des processus de création différents de ceux utilisés dans le théâtre de comédiens, qu\u2019on pourra actualiser un genre théâtral à part entière.Les marionnettes etleurs représentations doivent être avant tout du théâtre vivant avec son cérémonial, ses émotions, ses images fortes qui établissent avec les spectateurs une communication vive.Il ne faut pas se refermer sur une spécialisation, mais tendre à intégrer dans la représentation d'autres arts, d\u2019autres démarches, d'autres technologies, de façon à rejoindre tous les publics.Le texte ne devient plus préalable au spectacle.Il doit se construire et s'articuler autour des préoccupations des créateurs en respectant et en intégrant les spécificités même de la marionnette: son manipulateur, ses règles de manipulation, ses divers codes d'utilisation, etc.La mise en scène se bâtitalors parallèlement avec le scénographe, l'auteur, le musicien et les marionnettistes et elle s'apparente plus à la mise en «oeuvre» qu\u2019à la mise en place.L'étude et le développement des processus créatifs dans le théâtre de marionnettes ne peuvent que préciser une dramaturgie nouvelle pour un genrethéâtral renouvelé et spécifique.Michel Fréchette metteur en scène codirecteur du Théâtre de I'Avant-Pays L ES SUR TOUTES LES SCENES* P.de vacances pour Bonne fête Willy, du Théâtre de l'Oeil! Les festivals de Vancouver, Edmonton, Calgary, en mai; la Semaine mondiale de la marionnette, à Jonquière, en juillet et, tout l'été, les parcs de la ville de Montréal.Et une nouvelle création destinée aux tout-petits, Un autre monde, un texte de Réjeane Charpentier qui a déjà signé Coeur à coeur.15e anniversaire pour le Théâtre de la Grosse Valise.Masque\u2019N\u2019Tape tourne à l\u2019ouest du Canada jusqu\u2019au Festival de Vancouver.En juillet, on pourra le voir au Festival Juste pour rire.Et, en septembre, latroupe lance son Monsieur de Pourceaugnac, de Molière, dans une mise en scène de Guy Freixe.À surveiller.Le Théâtre du Sang Neuf, à la salle Fred-Barry, en mars-avril: Mon oncle Marcel qui vague, vague près du métro Berri, un texte de Gilbert Dupuis, coproduit avec le Théâtre des Gens d\u2019en Bas de Rimouski.De juin à août, un théâtre d'été à la salle Maurice O'Bready de Sherbrooke, Péché mortel.Pour octobre, la 42e création de la compagnie, un texte d'Yves Masson destiné au public adolescent.Côté cour, l\u2019installation théâtre de L'Arrière-Scène réalisée par Serge Marois et Paul Livernois, effectuera une tournée de plus de deux mois en France et en Suisse tout au cours du printemps 1990.La compagnie travaille présentement avec Joël da Silva, à titre d'auteur en résidence, en vue de la prochaine création: une formule nouvelle d\u2019expérimentation pour elle.Avec La nuit blanche de Barbe-Bleue, du même Joël da Silva, le Théâtre de Quartier participera aux Premières francophonies théâtrales pour la jeunesse, à Mantes-la-Jolie, en France, en mai 1990.Le Théâtre de L'Aubergine présente sa nouvelle création Zig Zag à l'Implanthéâtre, à Québec, en avril, avant de s\u2019envoler avec Duo et Débat vers le Nouveau-Brunswick, l\u2019Île-du- Prince-Édouard et Vancouver, pour revenir au Québec faire la tournée des fêtes et festivals tout au long de la saison estivale.CHRONIQUES Le Théâtre Bouches décousues: les textes de Jasmine Dubé sont à l'honneur.En mai, un tout nouveau spectacle destiné aux petits de 3 à 5 ans et coproduit avec Communication-Jeunesse, Jouons avec les livres.Le mot de passe visite le nord de l'Ontario (60 représentations), et l'adaptation de la pièce Bouches décousues, réalisée par le Théâtre Claque de Lausanne, aura été joué 150 fois en Suisse et en France d'ici juin.Pour la première fois de son histoire, le Théâtre des Confettis s'envole vers l'Angleterre pour participer notamment au Leeds International Festival of Young People\u2019s Theatre, du 5 au 12 mai prochain.Avec Comment devenir parfaiten trois jours (version anglaise), il prolongera son séjour par une série de représentations à Londres.Enmai et juin prochain, Terre promise du Théâtre de la Marmaille et du Teatro dell\u2019Angolo reprend la route des festivals internationaux: Pittsburgh, Philadelphie \u2014 où la Marmaille participera à titre de panelliste à des conférences dans le cadre d'un symposium sur le théâtre et l'enfance \u2014 puis l'International Festival of Chicago, festival de théâtre d'avant-garde.Pour le Gros Mécano, de Québec, c\u2019est le printemps de Rouge tandem, un texte de Lise Castonguay, mis en scène par Serge Thibodeau.À l'Implanthéâtre en mai, le spectacle offrira sa première montréalaise au Rendez-vous international de théâtre jeune public- Montréal 1990, au mois de juin.Le Carrousel emmène Les petits pouvoirsau Festival de Vancouver, et Comment vivre avec les hommes quand on est un géantau World Stage Festival de Toronto.Tout au long de l\u2019été, il élaborera une version destinée aux tout-petits de ce plus récent texte de Suzanne Lebeau.Charlotte Sicotte, du Théâtre de l\u2019Avant-Pays, est de la sélection officielle de la Semaine mondiale de la marionnette du Québec.La troupe entreprend la réécriture d'Impertinence, un spectacle déterminant dans l\u2019évolution de sa recherche; offert pour tout public (dès 8ans) au cours de la prochaine saison.La magnifique aventure de Denis St- Onge, de René Richard Cyret François Camirand, dont la production par le Théâtre Petit à Pelit a été offerte au public adolescent de la Maison- Théâtre au cours de la saison 88-89, est paru chez VLB éditeur.De retour d'Europe, la compagnie présente à Montréal en mai, au Théâtre Elysée, les dernières représentations de la pièce Les Feluettes.Toujours dans le cadre de ses activités destinées au public adulte, Claques en stock: l\u2019histoire d\u2019une femme à travers.ses souliers.En mai, à la Maison de la culture Frontenac.- AL Hélène Beauchamp a publié des articles sur «Children\u2019s drama and theatre in french», «Théâtre de la Marmaille», «Théâtre Club» et «André Cailloux» dans The Oxford Companion to Canadian Drama and Theatre, Toronto, Benson and Conolloy Editor, Oxford University Press, 1989.Et le chapitre «Canada, French-speaking», dans International Guide to Children\u2019s Theatre and Educational Theatre - A Historical and Geographical Source Book, New York, Lowell Swortzell Editor, Greenwood Press, 1990.Des projets de création: Dynamo Théâtre promet son nouveau spectacle pour septembre; le Théâtre de Quartier poursuit l'écriture de sa prochaine création destinée à la petite enfance; le Théâtre de Carton amorcera au cours de l\u2019été des ateliers d'exploration et de création avec des enfants en vue de sa prochaine production.Y a-t-il quelqu'un qui prend des vacances?* Quelques-unes des réalisations des membres de la Maison-Théâtre.pu) QUAND JE SERAI GRANDE, JE SERAI PERMANENTE Note de l'auteure: La Maison-Théâtre logée au Tritorium du Cégep du Vieux- Montréal, bien sûr, c\u2019est temporaire.C\u2019est le lieu dit de «préfiguration».Mais où en est le projet de maison permanente?Cette chronique suit de près le dossier.Illustration: Stéphan Ballard \\ FFICHE Je l'ai attrapé dans un tout petit moment d'accalmie.J'ai senti que je pouvais me laisser aller.Je lui ai soufflé: M.T.- Dégé.date de tombée, demain matin.Dis-moi.Où c'en est toujooours la.maison permanente?Dégé - (Il a eu un petit soupir.) Oh.tu sais, c'est terriblement technique ce qui se passe présentement.M.T.-J'aitoujours adoré latechnique, moi! Dégé - Bon.Demain matin.Je te laisse ça sous forme télégraphique.Ça te va?Je vous avais laissés, en décembre, avec la grande révélation: «La maison permanente sera construite dans le quadrilatère situé au nord de la Place des Arts» (Sherbrooke et St-Urbain quoi!).Et ce matin j'ai trouvé ceci.Plan d\u2019ensemble quadrilatère situé nord Place des Arts comprenant installations Maison permanente: en voie préparation Service planification espaces, UQAM - Plan d\u2019ensemble est d\u2019abord étude volumétrique différentes composantes du site - Sera déposé ville de Montréal en AVRIL: maquette sera alors produite - Aurons idée très précise coût total construction maison permanente - Données en main, serons en mesure commencer plans et devis projet construction.Demande pourra alors être acheminée Affaires culturelles - Devrons compter SIX MOIS pour production plans et devis.Avril-mai-juin-juillet-août-septembre.Six mois.Vous vous rendez compte?Quand on se reparlera, j'aurai fait mes plans.J'aurai des mesures (rassurez-vous, j'aurai encore des démesures), des espaces définis ol je pourrai très sérieusement commencer à construire mes rêves! J'ai le frisson.Mais attention: en avril, ne te découvre pas d\u2019un fil.(à suivre) Jacinthe Potvin LES AU-DELÀ DES CHRONIQUES \\ FFICHE FRONTIÈRES BRUXELLES - BABEL 2000 L.printemps raffole des festivals et favorise tout particulièrement ceux où les participants ont de 12à 18 ans.Après le dur hiver, avant les examens, place à lafête! En Europe francophone ces occasions sont nombreuses; locales ou régionales, elles donnent parfois accès (à cause du désir provoqué ou d\u2019un prix gagné) à un «grand» festival comme Avignon.À Bruxelles, le festival d\u2019expressions artistiques des jeunes se nomme: BRUXELLES - BABEL 2000.Il se définit comme un espace créateur qui setransforme au gré des audaces des jeunes de 12 a 18 ans.Le cadre est souple, l'organisation est prise en charge par la Commission française de la Culture, et les jeunes peuvent y présenter des spectacles vivants (théâtre, danse, musique), des vidéos, des objets plastiques (sculptures, peintures, dessins).La5e édition aura lieu du 30 mars au 1er avril 1990, aux Halles de Schaerbeek.Ce sont des jeunes qui s'inscrivent à BRUXELLES - BABEL 2000, et ils peuvent obtenir une aide pour concrétiser leur projet: soit les conseils d'un animateur ou d\u2019un professionnel, soit la possibilité de suivre un stage de formation (en scénarisation par exemple), soit un apport financier (pour la production du spectacle ou pour acheter les tubes de peinture et la toile).Les réussites passées reposent grandement sur la collaboration et l'ouverture d\u2019esprit des enseignants et des directions scolaires des divers réseaux de l'enseignement bruxellois.En 1989, le Festival a inscrit à son horaire des prestations de jeunes francophones venus du Sénégal, du Luxembourg, du Zaïre et du Québec* (grâce au compagnonnage d'OXY- JEUNES Montréal et de BRUXELLES - BABEL 2000).Tous y viennent pour la fête, pour le plaisir de la rencontre, dans un esprit non compétitif.Le rêve de Jacqueline Sottiaux, coordonnatrice de l'événement: «.que ces petites étincelles que nous allumons deviennent de grands feux continus.» On peut rêver, non?Hélène Beauchamp Bruxelles-Babel 2000, Commission Communautaire Française, 166, av.Louise, 1050 Bruxelles, Belgique.* Buried and Rhum and Coke, du groupe So Sorry: Jean Gagnon, David Marleau, Vincent Piazza, coordonnés par France Choquette.SUR LES PLANCHES Pour ceux et celles qui ont choisi de tâter de la création et du métier d'acteur, d'auteur, de metteur en scène, il existe aussi au Québec des événements et des festivals qui permettent aux jeunes de présenter leur travail.La Nouvelle Compagnie théâtrale propose à nouveau cette année un Festival de théâtre étudiant.En écho à sa propre vocation, cette institution qui offre au public des oeuvres de répertoire, ouvre son festival aux productions réalisées à partir de textes d'auteurs.Cinq spectacles sélectionnés parmi 37 propositions se retrouveront à la salle Fred-Barry du 22 au 26 mai.Réalité-Jeunesse, le festival produit par Création etc 6e édition, prendra l'affiche du ler au 11 août au Vieux-Port de Montréal pour offrir 7 créations.Les textes sont sélectionnés à l'occasion d'un concours annuel ouvert à tous les jeunes de 5 à 21 ans.Les productions sont réalisées à l'intérieur d'un stage de création qui prend place au cours des six semaines qui précèdent le festival et regroupe alors de 150 à 200 jeunes venus du Québec et du Canada, mais aussi de l'Europe et des États-Unis.Le Festival de créations jeunesse n'aura pas lieu cette année.Après dix ans d'activité, OXY-JEUNES s'arrête pour faire le point, mais surtout investir ses énergies sur le dossier de la reconnaissance des organismes de développement culturel jeunesse, Il prépare aussi une tournée de spectacles pour l'été et l'édition d'un deuxième recueil regroupant les textes, illustrations et photographies des 12-18 ans de tout le Québec.On nous promet que le Festival reviendra en force l'an prochain pour fêter sa dixième édition.Un peu dans le même esprit qu'OXY- JEUNES, le Musée de la Civilisation de Québec organise, lui, pour la première fois cette année, son Evénement Jeunesse.La manifestation veui couvrir largement l'expression des jeunes (chant, danse, poésie, art oratoire, arts visuels.) et, côté théâtre, entend favoriser la création collective.Les 18, 19 et 20 mai.(J.P.) mr PLUS GA CHANGE.TUEJ a demandé a M.François Colbert, professeur aux HEC, de mettre a jour une recherche effectuée en 1981-1982 sur le marché du théâtre jeune public au Québec.Cette étude vient de paraître.Une autre, réalisée par Cultur'inc a la demande d'une dizaine de producteurs et diffuseurs de Québec, apporte aussi ses lumières sur les arts d'interprétation enfance-jeunesse dans cette région.Faits saillants, conclusions et recomandations semblent converger: .depuis 1981, le nombre d'élèves dans les écoles primaires a recommencé à augmenter, celui des écoles secondaires continue de baisser; .le nombre de troupes subventionnées augmente: on passe de 29 à 38; .la salle de spectacle a remplacé l'école comme lieu privilégié de présentation de spectacles; - le budget des écoles consacré au socio-culture] a augmenté parce que les revenus d'appoint se sont accrus: les sommes puisées à même le budget de l\u2019école stagnent; .les intervenants scolaires responsables du choix des spectacles et des sorties sont les mêmes; les tournées hors Québec augmentent considérablement: elles représentent en 1990 le tiers des représentations, par rapport à 8 % en 1981.On demande: .au ministère des Affaires culturelles, un effort d'harmonisation de ses politiques entre la direction des arts d'interprétation et celles des bibliothèques et des musées concernant la tarification \u2014 cela vaut aussi pour la politique de gratuité des Maisons de la culture a Montréal; .au ministère de l'Education, de préciser la portée de la loi 107, toujours risquée pour le marché des compagnies professionnelles; l'étude de Québec demande en outre qu'un minimum annuel de représentations soit intégré au programme scolaire et que des budgets protégés y soient affectés.On attend bientôt les résultats d\u2019une autre étude, celle-là réalisée par le CACUM.Mais tout cela trouve sa pleine valeur dans l'application des actions nécessaires, vitales, qui s'en dégagent.Continuons de nous occuper de nos affaires.André Lachance Président de TUEJ photo: Pierre Crépô UN EFFET DU LIBRE- ECHANGE?SHOWCASE 1990, un important marché américain des arts d'interprétation destinés au jeune public, se déroulait cette année pour la première fois à l'extérieur des Etats-Unis.Est-ce un effet du libre-échange?C'est au Musée de la Civilisation, à Hull, du 7 au 10 mars, que l'événement avait lieu.Dans le volet présentation des spectacles, le Canada était représenté par deux compagnies du Québec (le Théâtre Petit à Petit et le Théâtre de la Grosse Valise), comparativement à huit venues des autres provinces, dont cinq de Vancouver.Cette proportion ne semble pas nécessairement refléter la vitalité du théâtre créé dans la francophonie nord-américaine.Mais les compagnies québécoises souhaitent- elles envahir le marché américain?Connaissent-elles bien ce marché?Celui-ci est-il vraiment ouvert au théâtre de création que proposent les artistes québécois?Des questions qu'il serait peut-être pertinent de débattre.(J.P.) Le Théâtre de la Grosse Valise, à Showcase 1990.10 LE 3 PROP OS Illustration: Michel Demers PIRATE Il est beau.Il est plus beau que Roch Voisine.Plus jeune aussi.Il s'appelle Xavier mais moi je l'appelle Pirate.Je l'ai rencontré un mardi à 4 h23 devant le local 317 pendant les activités parascolaires.Je m'en allais aux toilettes me refaire une beauté mais je n'en ai pas eu besoin.Ni de la toilette, ni de la beauté.I! m'a dit: «Hey! toi, t as- tu l'heure?», en bégayant un peu et avec une esquisse de ce que Marc appelle un juron quand il ne s\u2019en sert pas lui-même au bout de sa question.C\u2019était troublant.Avec une voix qui cherchait encore sa «mûation» (du verbe muer).Et je l'avais.Oui.J'avais l'heure.Je l'ai regardé dans les yeux.Et c'est là que j'ai vu qu'il s'en était fait cuire un.Au beurre noir.Les amis ont parfois des gestes trop affectueux et au lieu de l'osmose, c\u2019est l\u2019ecchymose (le mot est aussi dur à épeler que Pirate est facile à connaître).Puis j'ai regardé ma montre et je crois qu'il regardait ma main.Après tout, il me la demandait déjà un peu.«4 h23», rétorquai-je avec assurance en le regardant à nouveau dans l'oeil.C\u2019était la première fois que je sentais monter en moi la sève de la séduction et diminuer mon implication en activité de sciences naturelles.Je savais que les filles m'attendaient pour épingler les papillons par catégorie et par couleur.Mais je n'avais DF LAURENCE plus le goût des épingles, je voulais voler de mes propres ailes.Après m'avoir ausculté longtemps, il m'a dit son nomet il s\u2019est éloigné sans me bousculer.En fait, c\u2019est quelqu'un qui a crié «XAVIER! » et Pirate est parti.Avant de descendre l'escalier pour rejoindre son camarade, peut-être celui du beurre, il s'est retourné vers moi et il a cligné.clignoté\u2026 ou quelque chose du genre.de très sensuel, cela est certain.Ça vous étonne.Enfin, Laurence est une adolescente, une jouvencelle prête pour le grand voyage en mère avec son Pirate.Il a un bouton sur la joue gauche, il a l'odeur du cuir usé et des cheveux naufragés, ses jeans sont différents, il joue sur mon humeur, sur ma puberté.Oh! Laurence, l\u2019amooouuurrr est là dans le couloir, laisse-le pas passer.Et s\u2019il résiste à mes charmes, je l\u2019épinglerai sur la grande voile jusqu\u2019à ce que je lui tombe définitivement dans l'oeil.Puis, il s\u2019endormira dans mes bras.H sera mon activité paresse-colère.S'il vous plaît, si vous travaillez avec Marc mon père, ne laissez pas traîner votre À L'AFFICHE, parce que vu qu\u2019il est enfantologue (et non pas adolescentologue) il ne sera pas en mesure d'analyser mes comportements amoureux, il risque de jeter mon pirate par-dessus bord en deux temps trois théories.Quant à ma mère Brigitte, elle risque de larguer les amarres tant il est beau.Mais les pirates sont prêts à tout.Non Xavier, fini les enfantillages, je ne t\u2019abandonnerai jamais.Mais, bien sûr, je vous entends.Je n\u2019ai que 9 ans.Qu'importe! L'adolescence, je la connais.C'est ma cousine.Et moi, je fais.de la projection, comme dirait Marc.Ou des projets?Laurence * Vous reconnaissez Laurence?En 1985, dans Les Maldisances, le quotidien du Festival international du théâtre jeune public du Québec, elle livrait déjà ses opinions.Aujourd\u2019hui, Laurence a grandi: elle a9 ans.Elle écrit.Et se prononce.Absolument sur tout.EEE LES COMPAGNIES MEMBRES DE LA MAISON-THÉÂTRE SE PRODUISENT PARTOUT AU QUÉBEC.LES PRODUCTIONS GEORDIE From you to us to you two (5 ans et plus) Night light (5 à 12 ans) Thin ice (13 ans et plus) A tale of two cities (13 ans et plus) (514) 845-9810 ATELIER-THÉÂTRE LES MAINS Au pays de nulle part (6 à 12 ans) La boîte mystérieuse (3 à 10 ans) Ventrecreux et Ventreplein (3 à 10 ans) (514) 272-9497 THÉÂTRE L'ARRIÈRE-SCÈNE Monsieur Léon (5 à 8 ans) Côté cour (9 ans et plus) (514) 467-4504 THÉÂTRE DU GROS MÉCANO Le cabaret à légumes (5 à 12 ans) Le secret couleur de feu (6 à 12 ans) Rouge Tandem (6 à 12 ans) THÉÂTRE DE L'AVANT-PAYS (418) 694-0181 Charlotte Sicotte (5 à 12 ans) (514) 844-6084 THÉÂTRE DE CARTON Oui ou non {5 à 12 ons) L'amour guérit\u2026 (15 ans et plus) (514) 674-3061 LAUBERGINE DE LA MACEDOINE Bibliofolie (5 à 12 ans) Duo et débat (5 à 12 ans) (418) 529-0677 DYNAMO THEATRE Mur-mur (9 ans et plus) THEATRE BOUCHES DECOUSUES (514) 274-7644 Le mot de passe (3 à 7 ans) Jouons avec les livres (3 à 5 ans) (514) 521-0510 THÉÂTRE DES CONFETTIS Comment devenir parfait en trois jours (6 ans et plus) Pleurer pour rire (6 ans et plus) (418) 692-2550 THÉÂTRE LE CARROUSEL Gil (9 ans et plus) Les petits pouvoirs (6 ans et plus) Comment vivre avec les hommes quand on est un géant (7 à 12 ans) Une lune entre deux maisons (3 à 5 ans) (514) 364-9810 THÉÂTRE ENTRE CHIEN ET LOUP Des livres et Zoé (6 à 12 ans) Au bout de mon crayon (6 à 12 ans) (819) 564-3144 THÉÂTRE PETIT À PETIT La magnifique aventure de Denis St-Onge (12 ans et plus) (514) 526-1164 THÉÂTRE DE LA GROSSE VALISE Des masques et vous (5 à 12 ans) (514) 288-4700 L'ILLUSION, THÉÂTRE DE MARIONNETTES La crèche de Bethléem (pour tous) Cirque (pour tous) (514) 843-4173 THÉÂTRE DE QUARTIER La nuit blanche de Barbe-Bleue (5 à 12 ans) La peau de l'autre (14 ans et plus) (514) 845-3338 LES PRODUCTIONS MA CHERE PAULINE C\u2019est ce soir qu'on soûle Sophie Saucier (14 ans et plus) (514) 597-2263 THEATRE DU SANG NEUF Fais de beaux rêves (12 ans et plus) Faut y croire pour le voir (12 ans et plus) Entre parenthèses (12 ans et plus) LES MARIONNETTES DU GRAND THÉÂTRE (819) 567-7575 DE QUÉBEC Le petit cheval bleu (5 à 12 ans) (418) 643-1512 THÉÂTRE 1000 TOURS Grain de sable (7 ans et plus) Kilalo (12 ans et plus) THÉÂTRE DE LA MARMAILLE (819) 477-3788 Terre promise /Terra promessa (8 ans et plus) Clairière (514) 593-4417 YOUTHEATRE Shades (12 ans et plus) (514) 844-8781 THÉÂTRE DE L'OEIL Bonne fête Willy (4 ans et plus) (514) 524-8838 APPELEZ-LES! Devenez membre associé et soutenez les activités de la Maison-Théâtre.Communiquez avec nous: (514) 288-7211 M ! } ) NE MANQUEZ PAS LES COUPS DE THÉÂTRE- RENDEZ-V( {INE A ATTY JEUNE P BLIC DU 1er AU 10 JUIN 1990! 4 , dil i i 4 CE TS IY dy thestre LR VAI la jeunesse, 255 pe rio Es t Métro Berr i-UQAM MTS Se GLS 0001 288-7211 "]
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