Bulletin de liaison /, 1 janvier 1986, Janvier
[" ICIÉTÉ DES PROFESSEURS D'HISTOIRE DU QUÉBEC PER = 4 5-339 S ST N pe A A A Ll » 3 1 de sou = mes rage \u2014\u2014\u2014 Et E Qéraenn : Ep SRI R FES i La Révolution Tranquille (1960 -1970 : Le Québec évolue ; ; i ! i | ei N ns 1, Re.4 {i i i 1a He 2 ; 7 1 A ; UN Mo) ue hit i i $ = ps R : ; « i i! vu i tii gi I Jet de i 0 iia yi vaut at at ou \u201cat Gusti dita ha ii si lat tk) Eur died à LUE si i O i i HI A 3 i A A a i i! i ÿ ÿ cou i = t 3 | | \\ : i : i 2 GL /- % hi i Gr Hi à | : j « vi à et i 1 at sl a (Ri Le .4 nl hth ol i i SECONDAIRE Ÿ GR Hie Societé des professeurs d'histoire du Québec Ll Fondation Lionel Groulx Hh hid ih tH: Na hi PRO FU DENT a a RENE Re POOLAIEN LE , RRR ANS Root REC NS Dore RE OO OC CT ny IRA EEE (NR) ue où os HR What (OÙ \u201cZ00 sur il 90 progres is el Nr pe EE RE EE, Michèle Fraser ELD \"EE Claude Blouin EE, gust y EE wie {ir HR EE, EC EE, , 28 Gen Ve \"LL EE EE EC ee ue PE R f.EL seCO ndaire 5 PE Ti ner ale - 2° EE e g\u20ac ur \\a CW EL Histolr orce PR vt A (ob) \\ nonce fi, OI pel se.Chad e UN figures t ale prése nt docu s pa MC es Ha l'espace ao%* e ae exp! ens ue i Wie des obec h Ch uleur mpor PAF 12 12 ma nz re un g\\o A yne Wan te 9 ne IN.men SN p f Chaau est! n suf tant de un \\ * -têt uvfr ES résum édia à \\ \\ève tt IN + tion ( £ ¥ ed 2 sujet ét ve Ch ond ses ur un À prop ne à \\aboret.ine Pp él eve n \\ir, entel iE bl bre 4 We ie cartes A SNe gynthes dig *r 3$ 7 res Ke togra ustrat d'art, P nstr s ill théma qa d oy \\ant des ( Les Éditions HRW Ltée 1.| hies r1C SS tutIO que reressan maté! el didact! \\ev details nantl ) (e) gratu manuel sel paraître) \u2019ense!t9 manu xercice re ant f ciliter araitre) § corrig ez \\ A 21° ) ) 1-7810 HRW Les Editions HRW Itée s035 rue Jarry, Est.MONTRÉAL (Québec) H1J 1H6 Tél (514) PRIE) REP LL. 3 VOLUME 24, N° 1 JANVIER 1986 Sommaire La société EDITORIAL e Le dossier du primaire.Vers une Société au-dessus de tout soupcon?.2 DOCUMENTS eo Faire Phistoire.ce 3 ; A INFORMATIONS e Rapport annuel 1985 et perspectives 1986.7 | e Le C.A.SPHQ 1985-1986 .i 8 \u2019 eo Concours Lionel-Groulx .aa a AAA ae aa aa aa ee 9 ) | e Créateurs de matériel didactique.\u2026une offre que vous ne pouvez refuser! .11 | © ObJECtif 500.o.oo LL A AAA 12 a ÉCHO DU SECONDAIRE e Deuxiéme secondaire .a eee ae a 13 j oe Quatrieme secondaire .sea ae ea a eee a ee 13 | ECHO DU PRIMAIRE * Premier cri.'écho devrait suivre! .i 15 | L\u2019enseignement PERFECTIONNEMENT e La Télé-université.une formule moderne pour apprendre chez-soi.16 DIDACTIQUE Le musée, un apport didactique au milieu scolaire: oui, mais.18 MOYENS Le Château Ramezay au service de l'enseignement de l\u2019histoire .23 D'ENSEIGNEMENT * Les cahiers d\u2019exercices en histoire (2).les fruits dun débat .24 | PARUTIONS/ e Des interventions françaises intéressantes! .30 { ENSEIGNEMENT l\u2019histoire LES GRANDS Bonne fête, Monsieur Mesplet .1101000 004 LL La aa ea aa 33 ANNIVERSAIRES | RECHERCHE * Les études avancées en histoire a F'UQAM .34 | PARUTIONS/HISTOIRE ® AU NOM dU PrOZIes .ooo aa ea aa a a a aa ne 35 Comité de rédaction Monique L-Constant Robert Martineau Michel Roch Denise Tellier Coordination, conception graphique et publicité Yolande Prairie-Caron Société des professeurs d\u2019histoire du Québec 600, Fullum - 11e étage, Montréal H2K 4L1 Téléphone: Sylvie Chevalier - (514) 381-8407 Dépôt légal \u2014 B.NC.- B.NQ.\u2014 Courrier de deuxième classe \u2014 Numéro d'enregistrement 6323 \u2014 Parution: 4 numéros par année \u2014 Port de retour garanti \u2014 Tarifs: membres SPHQ - gratuit * non-membres - 5$/numéro PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE: Concours national Lionel-Groulx \u201986 Le Bulletin de Liaison appartient aux membres de la SPHQ.Le contenu des articles n'engage que leurs auteurs.Conception et impression Editions Vaudreuil inc.Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1986 1 de a i as a ns - by: no ne x si ec acces las EDITORIAL Par: Robert Martineau Conseiller pédagogique - CECM Un des effets de la réforme annoncée par le document \u201cL'école québécoise, énoncé de politique et plan d'action\u201d (février 1979) est l'imposition \u201cd\u2019un cours obligatoire de sciences humaines à chaque degré du primaire et du secondaire.\u201d Cette reconnaissance institutionnelle de l'importance des sciences humaines permet aux enseignant(e)s de situer leurs interventions pédagogiques dans une continuité de formation adéquate a partir d\u2019objectifs clairs et adaptés a la progression des enfants tout au long de leurs études.II existe donc un lien indéniable de complémentarité entre le primaire et le secondaire dans le champ des sciences humaines, qui devrait normalement générer une complicité entre les intervenants des deux niveaux.Pour ceux et celles qui ont eu l\u2019occasion de prendre connaissance du nouveau programme de sciences humaines au primaire et d'en apprécier la richesse, il apparait primordial que les enfants puissent réaliser ces apprentissages déterminants pour leur développement personnel dans la société d'aujourd'hui; ces objectifs constituent en plus des assises fondamentales pour la formation ultérieure en histoire, en géographie et en éducation économique au secondaire.J'invite d\u2019ailleurs tous ceux et celles qui ne l\u2019ont pas fait à feuilleter ce Programme et le Guide Pédagogique qui l'accompagne.Il faut toutefois connaître le contexte du primaire pour comprendre les difficultés énormes que pose l'implantation d\u2019un tel programme: les enseignants n\u2019y sont pas des spé- Le dossier du primaire.Vers une Société au-dessus de tout soupçon?cialistes, comme au secondaire, et doivent enseigner plusieurs, sinon toutes les matières.Une étude du Conseil Supérieur de l'Éducation a déjà fait ressortir la difficile situation des \u2018\u2019matières dites secondaires au primaire\u201d.Malgré ce contexte, les titulaires du primaire démontrent en général un grand intérêt pour le nouveau programme, lorsqu'ils (elles) ont la possibilité de le connaître et de se l\u2019approprier; de plus, ils (elles) sont particulièrement sensibles à l'apport majeur de cette discipline et de sa démarche méthodologique dans une perspective de \u201cdécloisonnement des matiéres\u201d\u2019.Depuis quelques années, la SPHQ a ouvert ses portes au primaire.Elle a notamment prévu un poste de conseiller sur le C.A.et invité l\u2019équipe de rédaction du Bulletin à \u201ccouvrir\u201d davantage ce dossier.D'ailleurs les chiffres des cotisants et des participants au Congrès sont éloquents: le contact se fait difficilement.Pourtant, comme nous le disions plus haut, une des conditions essentielles de l'application et même de la survie de ce programme demeure l'implication et l'engagement des enseignants de sciences humaines à tous les niveaux.Le primaire à cet égard ne peut se passer de la complicité et du support des spécialistes du secondaire, qui forment l'essentiel du membership de la Société des Professeurs d'Histoire du Québec.Depuis maintenant deux mois, un réseau d'intervenants en sciences humaines au primaire à travers tout le Québec existe, grâce au support de l'exécutif de la SPHQ.Une analyse de la situation actuelle et un inventaire des besoins leur fait identifier notre association comme un lieu privilégié de regroupement, de perfectionnement, de contacts et d'échanges pour les chargés d'enseignement de ce programme.Les membres du réseau ont formulé un certain nombre de recommandations qui doivent être considérées sérieusement par la Société et le C.A.: © Examiner la possibilité de changer le nom de la SPHQ afin d'y intégrer la réalité de l\u2019enseignement de ce programme.(ex.: La Société des Professeurs d'Histoire et de Sciences Humaines au Primaire du Québec) © Préciser le mandat des représentants du primaire au C.A.© Prévoir une structure d'accueil pour ces membres et un plan d'action sur la base d\u2019un État de la situation et d\u2019un Énoncé de besoins.Depuis plusieurs années, ce dossier est \u2018flottant\u2019.Il n\u2019est pas exagéré de dire que le sort de ce programme est lié au travail d'un groupe restreint d'intervenants qui le tiennent \u2018\u2019à bout de bras\u201d.Il faut élargir clairement nos perspectives vers la promotion et la défense non seulement des différents cours d'histoire enseignés au secondaire, mais du curriculum complet des sciences humaines à tous les niveaux, en collaboration avec les autres Sociétés de sciences humaines bien sûr, mais en prenant clairement nos responsabilités à l'endroit du programme de sciences humaines au primaire.Ce geste ne peut qu'être fécond pour les élèves, les enseignants, et la SPHQ.\" C.S.E,, Le sort des matières dites \u2018\u2019secondaires\u2019\u201d\u2019 au primaire.Avis au ministre de l'Éducation, juin 1982.2 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1986 Que du fi Poy DOCUMENTS \u201d Par: René Durocher Département d'histoire Université de Montréal C\u2019est avec plaisir que j'ai accepté de prononcer la conférence inaugurale du XXIIle Congrès de la Société.C\u2019est un honneur insigne que vous me faites et je vous remercie.Je voudrais profiter de cette occasion pour vous entretenir brièvement de trois questions qui, depuis le début de ma carrière il y a vingt-cinq ans déjà, me tiennent à coeur: le Québec, l\u2019histoire et l'enseignement.Nous vivons dans une société en mutation où les changements se succèdent à un rythme rapide.De larges et lourdes organisations bureaucratiques et technocratiques tendent, tant bien que mal, d\u2019encadrer ces changements.Les valeurs matérielles sont les valeurs dominantes d\u2019où l'importance de la science, de la technologie, de l\u2019économie et d\u2019où notre tendance à tout ramener à l'utilitaire et au quantifiable.Dans notre univers complexe, contradictoire et éclaté il n\u2019est pas étonnant que plusieurs citoyens, lorsqu'ils ne décrochent pas, aient tendance à se réfugier dans un chacun pour soi sans horizon et dans un individualisme matérialiste sans racines.Le Québec vit une conjoncture difficile et il s'interroge avec inquiétude sur son avenir.Comment s'assurer une part suffisante de contrôle sur son propre développement, en tant que société distincte, dans le contexte du fédéralisme canadien et éventuellement dans le cadre d\u2019un accord de libre-échange canado-américain?Comment restructurer son économie pour survivre dans un monde très compétitif, assurer à chacun un niveau de vie décent et éviter cette catastrophe de taux de chômage de 10 à 30% selon les régions et les grou- Faire l\u2019histoire pes sociaux?Doit-on remettre en cause profondément le rôle de l\u2019État-providence?Ce ne sont là que quelques-unes des questions qui se posent à nous collectivement à l'échelle bien modeste du Québec; il y en a d\u2019autres à l'échelle de la planète: le nucléaire, la faim dans le monde, etc.L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE II ny a pas et il n'y aura jamais de solutions définitives ou toutes faites aux problèmes qui nous confrontent.Nous sommes condamnés \u2014 en tant qu\u2019étres humains \u2014 à chercher toujours, à appliquer des solutions ponctuelles, provisoires et à cheminer tant bien que mal, dans les décombres de nos rêves, vers un monde meilleur qui ne doit surtout pas devenir \u2018\u2019le meilleur des mondes\u201d.Les hommes font l\u2019histoire, mais ils ne savent pas ce qu'ils font, écrivait Raymond Aron.Le but de l'enseignement de l\u2019histoire c\u2019est notamment d'amener les citoyens à mieux comprendre les enjeux du présent et ceux qui seront débattus par la collectivité au fur et à mesure de son évolution.Cela s'impose d'autant plus que nous vivons dans une société démocratique où chaque citoyen \u2014 du moins en principe \u2014 doit avoir son mot à dire.L'histoire permet d'appréhender le poids du temps dans l\u2019évolution des collectivités et de saisir la dialectique entre le changement et la continuité qui forme le tissu de toute société.L'histoire permet de mieux comprendre la complexité des forces sociales qui façonnent le destin des collectivités et des individus, en particulier, l'interaction des forces extérieures et intérieures de même que le poids et l'interaction entre les facteurs géographique, démographique, économique, social, politique et idéologique.Par l\u2019histoire nous apprenons que nous sommes le produit du passé mais aussi que nous devons façonner l\u2019avenir.De même nous appréhendons que nous participons à un héritage commun et que nous devons trouver les moyens d'assurer son développement.L'histoire nous fait découvrir comment nous sommes partie d\u2019une collectivité dont nous dépendons mais qui dépend de nous.Par le sentiment et la conviction d\u2019une histoire à faire nous pouvons espérer servir de contrepoids à l'individualisme sans racines et au chacun pour soi sans horizon dont nous parlions précédemment.L'histoire par son ambition de globalité et par sa méthode critique est irremplaçable.Elle est au carrefour de toutes les sciences humaines et c\u2019est ce qui fait qu\u2019elle est si fascinante mais aussi si exigeante.C\u2019est un défi que nous devons relever comme professeur d'histoire.Je sais que c'est particulièrement difficile au niveau secondaire, surtout dans les conditions où on vous force trop souvent à exercer votre métier et aussi dans le contexte d\u2019une crise du système d'éducation.LA CRISE DE L'ÉDUCATION Il y a vingt-cinq ans le Québec a entrepris une réforme en profondeur de son système d'éducation.Des dizaines de milliers de personnes ont été mobilisées, des centaines de milliards ont été investis, des centaines M Nous publions dans cette rubrique, le texte de la conférence prononcée lors de l'ouverture du 23ème Congrès de la SPHQ en octobre dernier.Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1986 3 DOCUMENTS © d'expériences pédagogiques ont été amorcées.L'éducation était la clé de tous nos problèmes et presque tous les espoirs étaient permis.Nous allions, grâce à l\u2019éducation, pouvoir relever tous les défis et assurer notre épanouissement dans un monde exigeant et complexe.Aujourd'hui on assiste à un certain désenchantement et, en certains milieux, on reproche au système public d'enseignement d\u2019avoir abouti à un échec.L'accusation la plus terrible c\u2019est celle qui veut que \u2018\u2019des milliers de jeunes ont passé 10 ans sur les bancs d'école sans apprendre à lire et à écrire\u201d (La Presse Plus 14-09-85, p.3) On accuse le système d'éducation de produire un nivellement par le bas à cause notamment d\u2019un manque de rigueur.Bref, nous nous sommes dotés d\u2019un système qui coûte des milliards de dollars chaque année et qui aboutit à des résultats médiocres voire désastreux.Les principales cibles, pour le moment, ce sont les enseignants en général et, en particulier, les facultés de sciences de l'éducation.Dans un article de la revue L'Actualité de septembre 1985, il y a, nous dit Jean Blouin, lui-même enseignant dans un CÉGEP, un \u201cScandale de la formation des maîtres\u201d.Faisant écho à une certaine opinion publique son article s'intitule \u2018Pourquoi nos enfants n\u2019apprennent rien\u201d et en sous-titre il esquisse une partie de sa réponse: \u2018\u2019Au Québec on peut obtenir un diplôme d'enseignant sans savoir lire ni écrire\u2026\u201d.Selon l\u2019Auteur une récente enquête du MEQ révèle que \u201893% des enseignants sont insatisfaits de la formation qu'ils ont reçue\u201d.Les griefs les plus souvent formulés contre les professeurs: amateurisme, improvisation, fumisterie même.Les professeurs sont médiocres, ils ne font pas de recherches, il ne sont pas des pédagogues et par conséquent ils n\u2019apprennent pas aux futurs maîtres comment enseigner.On note aussi qu'en science de l'éducation on accepte n'importe qui et on déplore une absence d'évaluation à tous les niveaux.Cet article sensationnaliste même s'il repose sur une enquête de type journalistique superficielle et sur un petit test de connaissance simplet administré par l\u2019auteur à 25 finissants, ne devrait pas être rejeté du revers de la main.Il devrait faire l\u2019objet de commentaires sérieux et étayés de la part de ceux qui sont mis en cause: les facultés de sciences de l\u2019éducation, les universités, le MEQ et les enseignants eux-mêmes car avec une telle formation la profession ne doit pas être très brillante.Je ne suis pas en mesure de partager le vrai du faux dans cet article, mais j'ai été frappé par une entrevue (La Presse Plus 14-09-85, p.9) de M.Dennis Doyle, directeur de la recherche en éducation à l'American Enterprise Institute, qui révélait que dans plusieurs états américains on faisait subir des tests aux professeurs qui postulaient un premier emploi.Ces tests \u201cvisent essentiellement à vérifier la capacité du professeur à lire, écrire, raisonner, comprendre et analyser un texte, démontrer une connaissance minimale des mathématiques\u201d.Selon D.Doyle, \u201ca partir d\u2019un échantillon significatif des professeurs qui enseignent en Arkansas 12 à 15% ont échoué aux tests\u201d.Dans le supplément Plus de La Presse du 14 septembre 1985 on revient sur la crise de l\u2019enseignement.Le journaliste attribue huit mauvaises 4 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1986 notes au système: Absence d\u2019évaluation, pédagogie qui néglige l\u2019acquisition de connaissances, éparpillement qui fait de l\u2019école un fourre-tout en vue de suppléer à toutes les carences de la société, surspécialisation qui empêche une relation durable entre le maître et l'élève, climat de travail pourri, vieillissement du corps enseignant, manque de matériel et lourdeur bureaucratique du système.Si on examinait revues et journaux des États-Unis et de la France, pour ne mentionner que ces deux pays, on pourrait facilement faire le même constat de crise et retrouver les mêmes griefs contre le système d'éducation.C\u2019est dire que le problème n\u2019est pas strictement local et que ses causes ne sont pas exclusivement québécoises.De ces enquêtes et de ces articles un message semble ressortir: aux États-Unis on parle de \u201cback to basic\u201d, en France \u2018de retour à l'ordre\u201d au Québec \u2018\u2019de retour à des apprentissages de base plus solides\u201d.Partout on insiste sur la nécessité de la rigueur, de l'évaluation et de la sélection.On est souvent tenté d'idéaliser le passé: écoles de rang, écoles normales, pédagogies traditionnelles, etc.Malgré toutes les réserves que nous pourrions formuler sur le rôle des médias il n\u2019en reste pas moins qu\u2019on décèle un mécontentement et une insatisfaction profonde à l'égard du système d'enseignement en général et des enseignants en particulier.LA SPHQ Avant d\u2019être des professeurs d\u2019histoire nous sommes des enseignants et la crise qui se manifeste ne devrait pas nous laisser indifférents.Nous devons aborder ce débat avec lucidité et qu wl rons dh peu tant la fant I Gide Ss \u201cwD \u20ac 3 .DOCUMENTS ouverture d\u2019esprit car, que nous le voulions ou non, nous n\u2019y échapperons pas.Nous sommes des professeurs d'histoire et à ce point de vue la SPHQ peut être et doit être un lieu important de réflexion et d'action.La SPHQ a démontré dans le passé qu'elle pouvait jouer un rôle important.Un exemple parmi d\u2019autres, il y a une dizaine d'années elle a fortement contribué à ramener un peu de bon sens dans l\u2019enseignement en forçant le MEQ à rétablir l\u2019enseignement de l\u2019histoire nationale obligatoire au secondaire ce qui a provoqué un ensemble de rajustements bénéfiques pour la géographie, l\u2019histoire générale et l'économique.De même, la SPHQ depuis sa création s\u2019est impliquée et continue de s'impliquer dans les questions relatives aux programmes, à l'évaluation et aux instruments de travail.Les enseignants ont dans ce domaine un rôle irremplaçable pour créer de l'enseignable\u201d selon l\u2019expression d\u2019un pédagogue français André Chervel.(La Quinzaine Littéraire n° 445, Ter-31 avril 1985, p.14).Si enseigner, écrit-il, \u201cc\u2019est faire passer réellement des signes, des significations, dans la tête des enfants, toutes les disciplines sont le produit d\u2019une activité collective des maîtres et des élèves, et visant à créer de \u201cl\u2019enseignable\u2019\u201d\u2019.\u201d Depuis 23 ans, comme en témoigne le Bulletin de la Société et ses Congrès, la SPHQ a été tres active et a apporté, grâce à beaucoup de gens qui se sont dévoués, une réelle contribution à l'enseignement de l\u2019histoire.La Société peut-elle faire plus, peut- elle faire mieux?Peut-elle rejoindre plus de membres et intensifier ses efforts pour s'ouvrir à tous les niveaux de l\u2019enseignement et maintenir des liens entre eux?Peut-elle mener des enquêtes dont nous avons besoin?Peut-elle convaincre la CEQ, le MEQ et les Commissions scolaires de cesser de déplacer les enseignants comme s'ils étaient de simples pions et qu\u2019on prenne les moyens pour leur assurer un meilleur encadrement pédagogique?Peut-on imaginer, même si c'est très difficile à réaliser, qu'à côté d\u2019un Bulletin (genre Newsletter) il y ait une revue des professeurs d'histoire qui s\u2019intéresserait à la didactique, à l\u2019évolution de la discipline historique et aux problèmes généraux de l'éducation?L\u2019UNIVERSITÉ Dans un système d'enseignement, par définition puisqu'il s\u2019agit d\u2019un système, tous les niveaux sont interdépendants.Comment l'Université peut-elle contribuer à assurer le développement de l\u2019histoire et de son enseignement?En regard du système d'enseignement le rôle de l'Université c\u2019est d\u2019abord de former des diplômés compétents.Ceux-ci bien entendu doivent acquérir une bonne connaissance des divers aspects de la psychologie et de la pédagogie de même qu'un véritable apprentissage du métier d\u2019enseignant.Il me semble que les étudiants devraient aussi maîtriser à un niveau adéquat, les disciplines qu'ils seront appelés à enseigner.Au risque de scandaliser il me paraît que pour enseigner l\u2019histoire on devrait avoir des connaissances suffisantes en histoire.La maîtrise de la discipline historique et les connaissances historiques ne s\u2019acquierent pas plus par l'opération du Saint-Esprit que par des cours de didactique en histoire.Un jour il faudra tirer les conséquences de cette vérité première si on veut vraiment promouvoir la qualité de l\u2019enseignement.Les liens trop ténus ou totalement inexistants entre les sciences de l'éducation et les disciplines est une des aberrations qu'il faudrait corriger.Le rôle de l\u2019Université c'est non seulement d'assurer la transmission des connaissances c\u2019est aussi de participer à leur développement par la recherche.L'effort de recherche doit se traduire par des publications et je trouve inadmissible que des professeurs d'université ne fassent pas de recherches qui aboutissent à des publications.Les recherches doivent être diffusées auprès des autres historiens, des professeurs d'histoire et, si possible, auprès du grand public en utilisant divers moyens: l'écrit, la télévision, la radio.Le professeur d'université doit aussi contribuer à la vitalité de sa discipline et à son organisation institutionnelle.Depuis une quinzaine d\u2019années il s\u2019est fait beaucoup de recherches en histoire et les nouveaux manuels, à des degrés divers, tentent d\u2019assimiler ces nouveaux acquis et essaient d\u2019en faire de \u2018\u2019l\u2019enseignable\u201d\u2019.Il faut à tout prix maintenir des ponts entre l'Université et les autres niveaux de l\u2019enseignement.C\u2019est une condition sine qua non d'un enseignement de qualité.Vous pouvez être assuré que mon désir de participer à l'enseignement de l\u2019histoire à tous les niveaux ne repose pas sur une illusion de type scientiste naïve et simpliste qui consisterait à croire, pour reprendre la pensée de André Chervel, à \u201cune transmission homogène et linéaire suite de l'article en page 36 Bulletin de liaison SPHQ/Janvier 1986 5 À Et Es Bete i iq \u2018A gatt A° eco® yeal mon d tu des © RE TO cEt par \\S Près UE Ti Uo C\\ de AD (or oeuf avole x! ranc no AN Rove dive ndre me ® ile UG 4 OU ean?ued nen\u201d fay NTAT d Ev fab R\\E élu gré OÙ enc\u2019 > Le of og\" cent e SON el a 50C! ot da No) tion anad en Can Xe s\\n cO dans genta! rs md \\e pégimé | à pme sO cO NTE ça nne Rpeg™e out ; rare?Le p\\ na if Andre el put S que fran qa! ue xe et \\ ; ar\\e for a, L pan nove \\S au P {eae el ler et \\a Co quel en es de pec met à ve QU ora £15539 au P ro\u201d Le \\ glopPé nemP \u2018ap ren ouve du A LE Que au ued cel Lio \\e 1 C a ef wed N S ese vs © onto Histo ation i Le of po! S « Lous à aude gare 1 59 43 0 of am ÿ Can ada\u201d» onne! i tess! 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