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Titre :
Bulletin de liaison /
Éditeur :
  • Québec :Société des professeurs d'histoire du Québec,1979-1987
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société des professeurs d'histoire du Québec
  • Successeur :
  • Traces
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Bulletin de liaison /, 1986-10, Collections de BAnQ.

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[" = te dele | CIETE DES PROFESSEURS D'HISTOIRE DU QUÉBEC pe : i PER O77 S-339 Se, UE: 3 i Gt fi ih Ad Ud ) 3 a ; De IS )2 2710 pele i __ ur == \u2014 ga Hi i foe OLUN DL yaÿ Quel] 33 FLD ; : ; fe.AER.be 2 3g NS + | ; S 3, EN ve ; hi tle a beh = $ È S | = i NE 5 = = ss NS iS Hak : SSSR as 3 2 * Ÿ SR ve ! se a : SN = | | af 3 ga | ' > = = § a i : i \u2019 i i #8 : + $ se NE È ue gd i hci NES = ho, 5 = gp ow i 8 à .Wa fy Soi thi RE 2d ke ion : ir i ye Wy | > At dt f id i 3, Hi th Ÿ (ad iy S LEY fh) Md { JU + ii i a i he ith ih: QE +4 te i ! hh .Lk in = SR hi ih = aN à hy i i S y Ÿ & git À {i x SN 3 .Ned a EE i ill hs = en Qu \" i - - = hho it i ih (Nl .vi 8 (tu Ru LES MATÉRIAUX DE L'HISTOIRE Ge i k ; hh : | , ; | ty i 3 itt : Qu i INR RANT VOIE Qu, DOC (NTO TI su 3 4 Lu ht ht hh AGN ! ht Hh TOR Van {A ho hy à at |» Le Québec: héritages et projets | a j Ç_ Jean-François Cardin i) j Quatrieme Raymond Bédard 1 3 secondaire Esther Demers « i René Fortin ; 1 |\" | PH Dl e répond à tous les objectifs du nouveau programme e respecte les trois grandes préoccupations du A nouveau programme.savoir, savoir-faire, savoir-être EN Valeur scientifique de l\u2019information M e une histoire vraie: textes revus et corrigés par des Dl historiens éminents f Qualités pédagogiques e présentation dynamique, attrayante et riche en couleurs e rédigé dans Un langage simple, à la portée de l'élève e enrichi de nombreux outils pédagogiques \u2014 activités d'apprentissage captivantes IF \u2014 nombreuses références au quotidien de l'élève \u2014 illustrations judicieusement exploitées AN \u2014 nombreux tableaux-synthèses \u2014 fiches méthodologiques Pour développer les LA habiletés propres à l\u2019histoire D Manuel de l\u2019enseignant(e) )] e description détaillée des habiletés exercées dans (( chaque activité e plan de cours suggéré ~~ e un chapitre sur l'évaluation formative en histoire _ Matériel didactique ( e Manuel de l'élève \u2018 e Manuel de l'enseignant(e) e Cahier d'exercices ( e Corrigé e Plan de cours Cle ( $ HRW Les Editions HRW Itée, 8035 rue Jarry est.MONTREAL (Québec) H1J 1H6 Tel: (514) 351-7810 ~ RE LC Grotte OC CE OO A LUC OR A RIE VOLUME 24, N° 5 OCTOBRE 1986 Sommaire La société | EDITORIAL * Un laissez-passer pour le domaine des dieux .2 E | DÉBATS e l\u2019histoire à l\u2019index .LLL LL ee 4 | ECHO DU PRIMAIRE « Une bouffée dair frais .eeiiiiiiiiiiii ii, 5 1 | ECHO DU SECONDAIRE * De découverte en découverte .ooeeeeneneneneann.6 1 INFORMATIONS e les élections d'octobre .a a a a a a aa a a ae 7 | * Le volume 24 en un coup d'oeil.22000 Le aa sata aa nee 18 i L'enseignement PERFECTIONNEMENT ¢ Une sortie de classe au pays du sphinx .9 DIDACTI QUE e Des activités.d\u2019apprentissage?.iii.14 PARUTIONS/ e Images de l'histoire .ii aa aa aa aa ae 16 ENSEIGNEMENT e Un \u201cGuide de ressources audio-visuelles en histoire générale\u201d .21 MOYENS e Laudio-visuel se meurt-il2.Lea aa a aa ae 22 D'ENSEIGNEMENT É VA LUATION e La définition du domaine d\u2019un programme d\u2019études .28 l\u2019histoire LES GRANDS e Biscuits, vélo et \u201cliberty\u201d .LL LL LL Aa aa aa aan a aa 31 ANNIVERSAIRES LA RECHERCHE * Les fermières au Québec .1120100 LL LL La aa ea ea a ea ae 32 PARUTIONS/HISTOIRE e Le Bouclier d'Athéna 1222000 eee eee ee eee 33 DISCI PLINES * Étude génétique et démographique des maladies héréditaires .35 : COMPLEMENTAIRES | | Comité de rédaction Société des professeurs d\u2019histoire du Québec | Louis Augé Monique L-Constant 600, Fullum - 11e étage, Montréal H2K 4L1 Robert Martineau Téléphone: Sylvie Chevalier - (514) 381-8407 Coordination, conception graphique et Dépôt légal \u2014 B.N.C.- B.NQ.publicité \u2014 Courrier de deuxième classe Yolande Prairie-Caron \u2014 Numéro d'enregistrement 6323 Correction d'épreuves \u2014 Envois postaux - Denise Tellier Sylvie Chevalier Yolande Prairie-Caron \u2014 Parution: 5 numéros par année \u2014 Port de retour garanti Conception graphique et impression \u2014 Tarifs: membres SPHQ - gratuit ® non-membres - 5$/numéro Éditions Vaudreuil inc.Le Bulletin de Liaison appartient aux Montréal 1910, rue St-Jacques.Archives de la membres de la SPHQ.Le contenu des Société de Transport de la Communauté articles n'engage que leurs auteurs.Urbaine de Montréal.# 3-910-001-215.Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 1 ÉDITORIAL Par: Monique Constant Conseil d'administration - SPHQ Le 14 mars 1986, notre société a présenté au ministère de l'Education du Québec un rapport sur l\u2019état actuel de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec.Cette rencontre était l\u2019aboutissement d\u2019une démarche que nous avions entreprise en octobre 1984.À cette époque, nous soulignions au ministre de l'Education d'alors les problèmes reliés à l'implantation des nouveaux programmes, à la production de matériel didactique et à l'absence d\u2019une politique globale d'évaluation.Suite à une réponse du sous-ministre adjoint, la SPHQ décidait d'effectuer un sondage auprès de ses membres pour mieux identifier les problèmes réels de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec.Le ministre de l'Education se montra intéressé aux résultats de ce sondage au point de nous laisser entrevoir la possibilité d\u2019une rencontre à ce sujet.L\u2019offre ne tomba pas dans l'oreille d\u2019un sourd, ou plutôt d\u2019une sourde.Notre présidente actuelle fit toutes les démarches nécessaires auprès des hauts fonctionnaires, cela après avoir maîtrisé l\u2019organigramme du ministère, car dans ce domaine des dieux, qui rencontrer?Bien sûr il vaut mieux faire affaire avec le Bon Dieu plutôt qu'avec ses saints, mais en ce qui nous concerne, le ministre Claude Ryan n\u2019était pas disponible.C\u2019est M.Jean-Claude Cadieux, sous-ministre adjoint à la planification et au développement pédagogique qui reçut notre rapport.Il nous accorda un après-midi, ce qui est beaucoup et très révélateur, selon les fonctionnaires présents.Le temps est précieux dans le domaine des dieux.Pour nous, la préparation de ce rapport à partir des résultats du sondage représentait des dizaines Un laissez-passer pour le domaine des dieux d'heures de travail bénévole et surtout beaucoup d'espoir car la recherche effectuée et les 18 recommandations contenues dans ce rapport font le point sur l\u2019enseignement de l\u2019histoire dans la province.La rencontre fut courtoise et se termina avec la promesse d\u2019une réponse écrite.Cette réponse arriva 3 mois plus tard, le 13 juin 1986.Bien rédigée, polie mais décevante.Pour illustrer cette déception, voici quelques exemples de nos demandes et des réponses du ministère de l'Education.Vous constaterez qu'il s'agit d'un jeu simple, pas du tout engageant qui consiste à relancer la balle dans un autre camp.À la recommandation de l\u2019engagement d\u2019un agent de développement pédagogique à temps plein pour coordonner l'implantation des nouveaux programmes de sciences humaines au primaire, le ministère répond: \u201c\u2026 la coordination de l'implantation d\u2019un programme pour l\u2019ensemble du Québec a été remplacée par une mesure qui est apparue plus souple et mieux adaptée aux besoins de chaque région\u2019\u2019; cette mesure s'appelle \u201cImplantation coopérative des politiques et des programmes\u201d.Et voilà une balle dans l\u2019autre camp.Le ministère n\u2019engagera pas d'agent de développement pédagogique, il a délégué aux régions.De plus, les budgets sont limités et les plans d\u2019intervention sont régionaux.Cependant, un \u2018\u2018effort particulier\u201d sera fait au premier cycle du primaire en 1987 et au second cycle en 1988 pour compléter l'implantation des programmes de sciences humaines.De même l\u2019implantation des nouveaux programmes au secondaire est à la discrétion des 2 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 Lo te CC commissions scolaires.Nous avons cependant insisté auprès des représentants du MEQ sur le fait que plusieurs commissions scolaires n'avaient pas offert de sessions d'implantation à leurs enseignants.À la suite d\u2019une autre recommandation, en cinquième secondaire l'implantation devrait se faire au ministère, lors de sessions d\u2019implantation organisées par le MEQ directement offertes à tous les enseignants de ce programme avec invitation adressée aux directions d'écoles.Cela \u2018dès qu\u2019un projet aura pris forme et que les modalités de son financement seront assurées\u2026\u2019\u201d\u2019.Deuxième balle.Pour inciter les commissions scolaires à affecter des budgets à l'implantation des programmes, le ministère fera un rappel à l\u2019automne auprès de celles-ci de la liste des programmes d'études qui doivent être appliqués obligatoirement.C\u2019est semble-t-il le meilleur moyen dont dispose le MEQ pour inciter les commissions scolaires à allouer les montants nécessaires à l'implantation des nouveaux programmes.Il faudrait donc que nous intervenions auprès des commissions scolaires.Troisième balle.Parlons maintenant des grilles- horaires.Sachant que certaines commissions scolaires ont tendance à ne pas donner aux sciences humaines la place qui leur revient, nous recommandions que le MEQ adopte des moyens pour faire respecter l\u2019article 43 du régime pédagogique (répartition des matières et temps d'enseignement des sciences humaines).L'obligation de faire respecter l\u2019article 43 relève de chacune des commissions scolaires.Réponse: \u2018Jusqu'à maintenant le ministère a suite de l'éditorial en page 7 IX | ling des Que HE \u201cnie Un ouvrage qui couvre tout le programme m ATLAS de la 3° secondaire m CAHIER DACTIVITES m GUIDE D'UTILISATION Enfin! Un vrai atlas! Un atlas qui décrit ET qui met en lumière les relations significatives entre les phénomènes géographiques.Un ouvrage qui répond aux conceptions les plus avancées de la rédaction pédagogique et du traitement graphique de l'information géographique.Un atlas qui reflète l'approche systémique de la «nouvelle géographie», approche qui se trouve a la base méme du nouveau programme du MEQ! «Une conception cartographique originale qui fera école.» J.C.Muller coauteur Atlas des jeunes de l'Alberta Alberta Junior's Atlas | ' Ld À \\ .e ) A } À Le 9 A 72 A p LU a 0 A Sy B 55 BOUL.dt A MONTREAL (QUEBEC) Us 19 US a Sa] SPRL DÉBATS Par: Monique Constant Conseil d'administration \u2014 SPHQ L'approbation des manuels par le ministère de l'Education est un processus complexe qui comprend plusieurs étapes.La première et la plus importante, nous semble-t-il, est l'approbation qui relève directement du bureau d'approbation du matériel didactique sous la responsabilité de M.François Gravel.Une équipe d'enseignants recrutés dans la province reçoit une formation pour l\u2019habileter à évaluer les manuels selon les critères d\u2019une grille d'approbation préparée par le ministère.Cette grille traduit en fait les principales intentions du programme visé et est conforme au devis de matériel didactique préparé à l'intention des éditeurs et des auteurs.Chaque manuel édité est soumis au bureau d'approbation du matériel didactique qui transmet à son équipe d'ensei- gnants-évaluateurs le manuel et le guide pédagogique en question afin de déterminer s\u2019il est conforme aux directives du programme.Dans la négative, le manuel est rejeté et les auteurs doivent reprendre leur travail.Dans l'affirmative, le manuel est approuvé et reçoit une cote déterminée par les évaluateurs selon la qualité du manuel.Une fois cette étape passée, on estime que le manuel est virtuellement approuvé même s\u2019il doit encore être soumis à l'examen de plusieurs autres instances: Office de la langue française, Commission de toponymie, Système international, Conseil du statut de la femme, SAGMAI (Secrétariat des activités gouvernementales en milieu amérindien et inuit), enfin les comités confessionnels du Conseil supérieur de l\u2019Éducation (le Comité catholique et le Comité protestant).S'il survient des problèmes aux étapes intermédiaires: stéréotypes sexistes ou racistes, niveau de langue l\u2019histoire à l\u2019index inacceptable, les auteurs doivent effectuer les corrections, mineures généralement, qui s'imposent avant de recevoir l'approbation définitive.Une équipe d'auteurs a cependant découvert à ses dépens que le Comité catholique, en l'occurence la dernière instance d'approbation, se chauffait d'un autre bois, le même qu\u2019à l'époque duplessiste sans doute.Qui aurait cru en effet qu'en 1986, le Comité catholique pourrait encore bloquer l'approbation d\u2019un manuel d'histoire rédigé par au moins deux historiens-chercheurs?C'est pourtant ce qui est arrivé à la NOUVELLE HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA.La NOUVELLE HISTOIRE a franchi sans difficulté toutes les étapes mentionnées plus haut.À l'automne cependant les élections ramènent un autre gouvernement et le Comité catholique est modifié.Le 6 février, le Comité catholique se réunit et condamne à l'unanimité la NOUVELLE HISTOIRE parce que selon ses membres, \u201cl'activité évangélisatrice des missionnaires n\u2019est présentée aux jeunes que de manière à leur faire croire que la présence des missionnaires ne fut que maléfique pour les autochtones et qu'elle ne leur a rien apporté de positif\u201d (lettre au ministre de l'Education le 21 mars 1986).Or, les extraits qui attirent ces foudres (mini-chapitres 7, 8 et 13 en particulier) ne traitent pas du travail de l\u2019Église en Nouvelle-France mais concernent les Amérindiens et leur intéraction culturelle avec les Européens.Comme l'exploitation pédagogique de la NOUVELLE HISTOIRE se fait à partir de documents d'époque et que ni les Amérindiens ni les coureurs de bois n\u2019ont laissé de témoignages écrits, les auteurs de la NOUVELLE HISTOIRE ont dû recourir 4 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 DPI PET RIDE ICS PPT PINOT 70000 aux seuls témoignages disponibles, soit ceux des missionnaires Le Jeune, Brébeuf, Sagard, Biard et Marie de l\u2019'Incarnation.Or, ces missionnaires soulèvent la question des maladies transmises aux Amérindiens par les Blancs.Ils traitent aussi des traditions et de la culture amérindienne à partir de leurs valeurs du 17e siècle tout comme l'auraient fait les coureurs de bois et les explorateurs laïques s'ils avaient écrit sur le sujet.Quelle belle occasion, ont pensé les auteurs, de faire réfléchir l'élève à partir de ces témoignages sur la valeur du document historique, d'initier l'élève à la critique des témoignages en attirant son attention sur le cadre de référence du témoin et sur le problème de l\u2019objectivité en histoire.Mal leur en pris, car, à ce qu'il paraît, le témoignage des missionnaires (le seul dont on dispose sur l\u2019époque, rappelons-le) ne saurait, selon le Comité catholique, être entaché des valeurs du temps et ne peut par conséquent être soumis à la critique historique.L'histoire devrait-elle se soumettre à la religion?Quoiqu'il en soit, le Comité catholique a condamné le procédé de la NOUVELLE HISTOIRE.La maison d'édition et les auteurs n'ont été avertis de ce refus qu'au début d'avril soit deux mois apres la condamnation et au moment où les listes de matériel approuvé sont acheminées dans les commissions scolaires.Les administrateurs dans les commissions scolaires n'ont pu alors que refuser à leurs enseignants le choix qu'ils avaient déjà fait de ce manuel puisqu\u2019un matériel non approuvé ne saurait étre subventionné par le ministère de l'Education.Bons princes, les membres du Comité catholique ont cependant consenti a négocier avec les auteurs et l'éditeur un compromis acceptable suite de l'article en page 12 ÉCHO DU PRIMAIRE Par: Robert Martineau Conseiller pédagogique \u2014 CECM Je vous transmets deux échos fort éloquents du primaire, captés par une oreille connue des membres de la SPHQ depuis le Congrès de 1985.Il s'agit de Michel Denis, guide-explo- rateur, qui y animait un atelier sur les coureurs de bois.Avec la complicité de Jean-Luc Picard, Michel a organisé à Sherbrooke une série de diapora- mas-conférences destinés aux élèves de cinquième et sixième année.En 1985-1986, c'était au tour des enfants de la CECM de recevoir notre explorateur.Quarante groupes-classe ont en effet pu assister à ces \u201cateliers\u201d.Les réactions ont été plus que positives partout, comme en témoignent les deux lettres ci-contre.Le 20 janvier 1986 Bonjour Michel, Jai bien aimé tout ce que tu nous a montré parce que cétait bien expliqué et aussi parce que tu mas appris beaucoup de choses que je ne savais pas.Je me demande bien ce qui ta poussé à faire ce genre dexcursions, surtout dans la toundra où il n\u2019y a que des rochers.Aussi je me demande bien comment sont ces Inuits: ils vont à l'école comme nous, ils ont des motoneiges mais où prennent-ils tout cela?I! n\u2019y a pas de magasin dans les environs.Sais-tu, j'aimerais faire ce genre dexcursions.Jai déjà couché dans une forêt quatre jours mais on nétait pas trois, on était une dizaine environ.Au début, je ne te croyais pas mais quand tu as passé les diapositives, j'ai pensé que cétait vrai.Jespère que tu ne démissionneras pas car jaimerais que tu menseignes à me débrouiller en excursion.Jespère aussi que ton ami Jacques continuera car jaimerais le connaître.Veux-tu me dire pourquoi les chiens se laissent enterrer?Il me semble de me voir en train de flatter un beau chien.Sais-tu que, aussi, jamènerais ma mère car elle est descendante d'Indiens.Oui, je te le dis, un gros, gros, gros merci parce que tu es venu du bois pour nous voir.J'espère que ça a bien marché dans les autres écoles.Ton ami que tu regardais toujours quand tu montrais les diapositives.Merci encore, André.Une bouffée d\u2019air frais 21 janvier 1986 M.Michel Denis, Mes élèves ont beaucoup apprécié ta visite et te lexpriment bien dans leurs lettres que tu trouveras ci-jointes.Le ton de ton exposé la simplicité que tu dégages, les renseignements que tu donnes et les diapositives que tu montres, tout cela réuni nous a fait passer avec toi un après-midi chaleureux, intéressant, instructif et agréable.D'ailleurs, comme tu le liras toi-même, tous les enfants souhaitent te revoir! cest bon signe! Je te remercie donc à mon tour et je souhaite que tu puisses continuer à visiter ainsi les classes car jenvisage déjà te réinviter dans les années qui viennent: une expérience racontée par celui qui fa vécue est tellement plus convaincante qu'un cours donné par un prof, fusse-t-il bon! Merci encore et à bientôt, j'espère, Louise Asselin, titulaire de 6e Ecole St-Donat En plus d'apporter un témoignage très pertinent dans le cadre du programme de sciences humaines (Objectifs #53, #54, #55), cette activité est enrichie par la personnalité de l'animateur qui ajoute à son expérience \u201cvécue\u201d des qualités pédagogiques indéniables.Cette conférence, présentée l\u2019an dernier au congrès, explique aux élèves le mode de vie légendaire des \u201ccoureurs de bois\u201d qui font partie de notre imaginaire collectif, mais aussi de notre patrimoine historique.Dans un document d'information, notre Radisson moderne nous dit: \u201cD'origine européenne et présents dès le début de notre histoire, ils ont le mérite d'avoir su s'adapter parfaitement à leur nouvel environnement.Aux Indiens et aux Inuits, ils ont emprunté les moyens de vivre et de voyager.Ils sont à la base du développement du commerce des fourrures et ont servi d'auxiliaires précieux aux découvreurs, missionnaires, géographes, etc.Larchétype du \u201ccoureur de bois\u201d reste vivace.Certes, la grande époque des trappeurs est révolue mais les coureurs de bois existent toujours, moins par nécessité que par attachement pour des territoires intacts où ils trouvent aujourd\u2019hui encore matière à s'épanouir.Qui étaient-ils?Quelles étaient leurs difficultés?Comment se sont-ils adaptés?Comment vivaient les Amérindiens qu\u2019ils côtoyaient et de qui ils ont emprunté leur savoir?M'intéressant vivement à ces personnes légendaires, j'ai voulu trouver des réponses à ces questions.J'ai donc entrepris de revivre leur vécu, ce qui m'a amené à organiser et à vivre depuis une dizaine d'années, plusieurs expéditions hivernales dans le Grand nord où furent employés, par souci d'efficacité et d'authenticité, des moyens traditionnels de progression: raquettes, traîneaux à chiens, tentes traditionnelles.C\u2019est ainsi que, confronté aux mêmes difficultés qu'eux, j'ai ressenti les mêmes émotions et trouvé les mêmes solutions.Aussi, au contact des populations autochtones rencontrées au cours de ces voyages, jai mieux compris l'influence de leur mode de vie sur nos ancêtres.Je suis donc en mesure d'apporter un témoignage vivant sur la vie de ces pionniers en quelque sorte, raconter l\u2019histoire au présent\u201d Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 En passant.ceux qui n'ont pas eu l\u2019occasion de rencontrer Michel Denis auront la possibilité de le faire au prochain congrès de Jonquière: il animera l'atelier # D. ÉCHO DU SECONDAIRE Par: Pierre Michaud Conseil d'administration \u2014 SPHQ À en juger par le contenu des ateliers et par la présence de nombreux exposants, notre prochain congrès de Jonquière promet d\u2019être enrichissant.Signalons deux ateliers s'adressant aux enseignants de deuxième secondaire: e Commepar les années passées, un atelier-rencontre (2e secondaire) sera l\u2019occasion de mettre en commun nos expériences pédagogiques et d'échanger nos productions didactiques.Monique Lalonde-Hazel, conseillère au secondaire pour la SPHQ, animera cet atelier où des sujets tels que le programme d'études en histoire générale, les manuels scolaires et l'évaluation des apprentissages seront à l\u2019ordre du jour.e Nathalie Boulay, coordonnatrice de la recherche historique pour la série Images pour l\u2019histoire, présentera un guide d'animation portant sur le diaporama-synthèse intitulé Rencontre au 16e siècle.PUBLICATIONS e Félicitations à toute l'équipe de Place Publique pour la publication du premier numéro de cette revue des sciences humaines au primaire.® Faisant suite à l'article de Denise Tellier, paru dans notre dernier Bulletin de liaison (juillet 1986, p.9-10), mentionnons que les Editions du Seuil viennent de publier un livre rassemblant 17 articles extraits de la revue l'Histoire et portant sur la Grèce.référence: La Grèce ancienne, collection points-histoire n°: H87, Editions du Seuil, Paris, mai 1986.EXPOSITION Organisée conjointement par le Musée ferroviaire canadien et le De découverte en découverte.Centre d'histoire de Montréal, une exposition commémorant les 125 ans de transport en commun a Montréal (1861-1986) se tiendra dans les locaux du centre, au 335 place dYouville (Vieux Montréal) et ce, du mois de novembre 1986 a avril 1987.Aux maquettes de tramways et de stations de métro, se joindront des costumes de conducteurs, des billets, des enseignes, des boîtes de perception.; outre ces objets captivants pour l'oeil, l'exposition rassemblera plus de 70 documents iconographiques qui permettent, tout à la fois, de voir l\u2019évolution des véhicules, d\u2019hier à aujourd'hui, et de suivre les métamorphoses d\u2019une ville qui, selon les époques, voit ses rues se couvrir de rails, son ciel se tisser de fils électriques et ses quartiers se meubler d'édifices nommés \u201cpower house\u201d, terminus, garages ou ateliers de réparation.Selon Sylvie Dufresne, interprète en chef du Centre d'histoire de Montréal, \u201ccette exposition vise à une meilleure compréhension de la relation intrinsèque qui unit le transport en commun à la ville où il prend place, et, aux usagers qui en bénéficient.\u201d Connaissez-vous le banc du \u201cscé- neux\u201d?En faites-vous souvent usage?Aimeriez-vous en savoir davantage à son sujet?Il vous sera possible de trouver la réponse a ces questions dans le texte intitulé \u201cLexique et expressions populaires\u201d qui termine l'exposition.Renseignements: (514) 845-4236 PERFECTIONNEMENT Le département d'histoire de I'Université Laval continue son programme de perfectionnement des enseignants du secondaire avec la premiere série de cours consacrée à l\u2019histoire géné- 6 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 rale.Celle-ci a déjà été expérimentée avec un groupe d'enseignants de la Côte Nord et est maintenant offerte sur le campus de l\u2019Université Laval au cours des sessions d'automne 1986, d'hiver 1987 et d'automne 1987.Chaque cours comporte trois séances de groupe consacrées principalement à des exposés magistraux et occasionnellement à l'amorce de discussions et d'exercices.Au début de chaque cours, les étudiants disposent d'un plan de cours précis dont ils peuvent discuter avec le professeur, d\u2019une bibliographie pratique et, parfois, d'un dossier de lecture polycopié.SESSION DESCRIPTION ÉCHÉANCIER Automne |! Etude d'ensemble du Sept.86 1986 programme IV La préhistoire et les Oct.86 premières civilisations Il Les concepts fonda- Nov.86 mentaux Hiver Ill La méthode historique Fév.87 1987 V Athènes et Rome dans Mars 87 l'Antiquité VI La société médiévale Avril 87 Automne VII Renaissance en Sept.87 1987 Amérique VIII Révolutions en Oct.87 Occident IX Le siècle actuel Nov.87 Chacun des neuf cours équivaut à un crédit de deuxième cycle et forme un tout en soi.Cependant, il semble plus profitable d'en suivre la série complète.En effet, les thèmes méthodologiques, didactiques et historio- graphiques se croisent et s'enrichissent d\u2019un cours à l'autre.On notera que les cours sont concentrés de manière à réduire les déplacements de ceux qui ne résident pas dans l'agglomération de Québec.Pour de plus amples informations, on peut communiquer avec André Ségal au numéro suivant: (418) 656-5715 ou (418) 656-5130.ama, pi lc INFORMATIONS suite de l'éditorial de la page 2 pratiqué dans ce domaine une politique d'animation et de soutien plutôt qu\u2019une politique de contrôle.Il nest pas prévu que le ministère s'engage de façon active, dans une politique centralisée de contrôle\u201d.Quatrième balle.(Au baseball, cela donne un but sur balles à coup sûr).Le matériel didactique, les outils, objets rares, rarissimes en certaines régions, pourquoi?Manque d'argent, restrictions budgétaires.Pourquoi?Où va l'argent alloué aux commissions scolaires?\u201cDans ses rapports avec celles-ci, le ministère est progressivement passé d\u2019une politique budgétaire analytique et détaillée à une politique budgétaire qui admet le principe de la transférabilité à l'intérieur de grandes catégories de dépenses\u201d.|| faudrait donc connaître les priorités de chacune des commissions scolaires et ainsi s'apercevoir que plusieurs d'entre elles ont de bons motifs pour retarder l'achat de matériel didactique.Allons-y voir! Globalement la réponse du ministère de l'Education fait ressortir les lacunes d\u2019une décentralisation aux commissions scolaires, la difficulté de contrôle des régions et l'importance de la Fédération des commissions scolaires du Québec.Nous avons fait parvenir notre rapport à cet intervenant de taille et attendons sa réponse.Peut-être relancera-t-il la balle au ministère de l\u2019Education.Que se passe-t-il chez les grands manitous de l'éducation, chez ceux qui détiennent le pouvoir?Comment intervenir dans ce dédale de directions, de secteurs, et j'en passe?Aux États généraux sur l'éducation (vous vous souvenez?) M.Claude Ryan disait \u201cII faut se parler!\u201d D'accord, mais parler pour parler, cela ne vaut guère plus qu'un laissez-passer catégorie visiteur pour le domaine des dieux.Les élections d\u2019octobre Lors du prochain congrès à Jonquière, la SPHQ élira de nouveaux membres au conseil d'administration.Afin de vous aider à choisir le poste qui convient le mieux à votre personnalité (ou à celle de votre meilleur ami), voici une description de tâche des postes qui sont à combler.Pour chacun de ces postes, deux qualifications de base sont requises: = disponibilité = croyance sincère en l'avancement et au développement de lensei- gnement de l\u2019histoire et des sciences humaines.PRÉSIDENT(E) 1.Présider à toutes les assemblées du conseil d'administration et à toutes les assemblées générales de la corporation, sauf lorsque telle fonction est attribuée à une autre personne; 2.Voir à l'exécution des décisions du conseil d'administration; 3.Voir à l'application de tous les règlements de la corporation; 4.Veiller à ce que les autres officiers ou responsables de comités remplissent leurs devoirs respectifs; 5.Signer conjointement avec le trésorier les chèques de même que les procès-verbaux des assemblées qu'il préside; 6.En cas d'égalité des voix, prépondérance de son vote; 7.Faire partie d'office de tous les comités paticuliers et possibilité d'assister à toutes leurs réunions s\u2019il le désire.Il doit donc en être avisé; 8.Participer aux réunions du CPIQ (Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec).VICE-PRÉSIDENT(E) AUX AFFAIRES EXTÉRIEURES 1.Représenter les intérêts de la corporation auprès des divers organismes susceptibles d'être en contact avec elle; 2.Représenter officiellement la corporation lorsque celle-ci est invitée à participer à des manifestations, des colloques, des conventions, etc.3.Établir au besoin des contacts avec les médias d'information; 4.Remplir les fonctions du vice-président aux affaires internes en cas d\u2019absence de celui-ci.Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 2.VICE-PRÉSIDENT(E) AUX AFFAIRES INTERNES 1.Aider le président dans toutes les affaires de la corporation; En cas d'absence du président à une assemblée, le remplacer; , En cas d'absence prolongée ou si le président cesse d'occuper ses fonctions, assumer les fonctions de ce dernier jusqu\u2019à la nomination d\u2019un nouveau président par le conseil d'administration; .Participer à toutes les réunions de l'exécutif.2.CONSEILLER(ÈRE) AU SECONDAIRE 1.Connaître tous les programmes d'histoire au niveau secondaire; Participer à des rencontres pertinentes au MEQ ou ailleurs; .Contacter les maisons d'édition pour toute publication concernant directement l'enseignement de l'histoire au secondaire; .Être le lien avec les responsables du Concours Lionel-Groulx; .Favoriser l'accès au matériel pédagogique créé par les membres via le Bulletin de liaison; .Posséder une expérience personnelle des problèmes relatifs à l'enseignement de l\u2019histoire; .Participer aux réunions régulières de l'exécutif.2.CONSEILLER(ÈRE) AU PRIMAIRE 1.Connaître le programme de sciences humaines au niveau primaire; Participer à des rencontres pertinentes au MEQ ou ailleurs; .Prendre contact avec les maisons d'édition pour les publications concernant l'enseignement des sciences humaines au primaire; .Favoriser l'accès au matériel pédagogique créé par les membres via le Bulletin de liaison.SECRETAIRE AU RECRUTEMENT 1.2.Tenir le fichier des membres à jour; Répondre aux demandes de renseignements; .Faire parvenir aux nouveaux membres leur carte de membre et le reçu officiel; .Voir à augmenter le nombre des membres a la SPHQ.P.S.Ces postes sont ouverts autant aux hommes qu'aux femmes.7 aceon a a av rarmme A° se cond eal pro9 Mo en d yudes \\R bar TO c EV (ons 4 UE nile Uo de (est C\\ AD eur o\\\u20ac joie ta nco y Sav sor AN oR ove\u2019 ndre xe du com nn eo fut pu G Jed Qu en ome ult RENT me sO (yr\\al AU ou fa 3S 09 gon © \\a SO cee ot mel Le of dat ent! e on de Cand y ev out e caf adie?: sof N dans ental Amends |p Re gimme de coude P°P Nor cO NTE ça nne sO Regime peancoo mp! vres 1.1° à puts ane kt La are (C pri ann ou xs QU de ec el \\a + en EC a.\\es QU eme ro\u201d Er .\\e déve \\O pp cont empot ssa9 eau du 8 Le Que dap au ouv pec © or Le 1 C ae! Que net a\\e fon | re sen ts CO nto istoN e OU ation\u201d For re © pot S « ge {ous à etude e se nd aire ) (e of am a\u201d [ Can ad nel 9, Une x LP of eS on (TE age®) TWN 184 P mn AAA 2.4 ( 5 ASS fir ARIE 1 601 \u2014_ Pa sN oG\\ ni Wit \\S pages) Ble RS 11020 (430 y1DE 601 A prairies sh 1 De \\S iN dans en or at-O ens QJ gals Quev 1412 & Mont 49 fer yeu dar ne sta non ue ull Que 6520 (a Lon 77 nen?io es ec Da Quéd 547 de on e al ) 86° pens lr de wed QuéP AD\" 6241 Mon i qS \u2014Æ = = = == JN \u2014 = = \u2014 = érin = x 5 P Lads l\u2019éditeur des écoles 4501, rue Drolet, Montréal (Québec) H2T 2G2 Tél.(514) 842-3481 Ls ARTI OTR ODTRIY) ( prose LEE Le AU te OC sn ts tty PERFECTIONNEMENT Par: Pierre Carle Conseil d'administration - SPHQ Égypte! Un mot évocateur, un pays millénaire, une invitation au voyage.C'est également pour certains l\u2019histoire.Plus près de nous ce fut l'exposition Ramses Il et son temps.On l'a connu par Astérix, par la découverte du tombeau de Toutankamon.Pour d'autres c'est l'énigme des Grandes pyramides, Champollion et la pierre de Rosette et quoi encore?Mais la connaissance de cette partie de l'Afrique du Une sortie de classe au pays du sphinx projet; les anciens égyptiens nous avaient tracé la voie.Nous sommes à l'automne de 1984.D'abord convaincre la direction de l'école, ce fut aisé.Puis le sondage auprès des élèves et des parents, une soixantaine de réponses affirmatives mais ce n'est pas engageant pour l'instant.Magasiner le voyage.Se documenter.Réunir élèves et parents intéressés en présence de représen- mais la chaleur excessive (50°C dans la vallée des Rois) nous incite à regarder du côté du printemps.Le calendrier scolaire devra être aménagé en conséquence.Douze jours à Pâques ce sera suffisant.Il faut condenser, choisir et surtout planifier.Le financement: a chacun d'y voir.Les parents défraieront une partie de cette folle équipée, le jeune l'autre grâce à de petits emplois.La scène internationale Nord demeure livresque.Dans l'ancien programme de deuxième secondaire, l'Égypte c'était la porte d'entrée de l\u2019histoire pour de nombreux élèves et enseignants(es).Ce contact avec une des plus grandes civilisations de I'humanité ne pouvait guère dépasser le stade des images.Des images qui donnent à rêver, à espérer, à imagi- semble contre nous à chaque fois qu\u2019il y a un versement à effectuer pour le voyage; une dépêche nous annonce un acte de terrorisme impliquant l\u2019armée égyptienne, une insurrection de recrues qui occupent le site même des Grandes pyramides.Parents, amis et collègues de travail manifestent leur inquiétude à l'idée de nous voir ner.De là naquit dans la tête de mon collègue Jean Garceau l\u2019idée de visiter le pays du sphinx.Le faire en compagnie de passionnés de l\u2019histoire égyptienne, de jeunes cerveaux prêts à s'émerveiller voilà tout un défi.Je souscris d'emblée au projet.Un voyage en Egypte avec des adolescents(es).Était-ce trop téméraire, aventurier, audacieux.!l fallait vouloir, y croire, s'organiser.La motivation et l'intérêt y étaient.II suffisait de structurer et de planifier notre tants de l'agence de voyage.Choisir l'itinéraire le plus intéressant.Établir un échéancier.Contacter des individus qui ont déjà visité ces régions.Peut-être un professeur qui nous a donné le goût de découvrir le don du Nil, un égyptologue M.Michel Guay.Les échanges sont riches.L'étude de faisabilité est concluante; nous allons de l'avant.Il nous faut quelques fois réajuster notre tir.Nous avions projeté de réaliser le voyage au cours de l'été partir pour ce point chaud du globe.Au mois de février 1986, c'est la conférence de Michel Guay à l\u2019école.l'enthousiasme monte, on note précieusement les conseils du maître.Les préparatifs vont bon train, le jour \u201cJ\u201d approche, la cadence augmente: réunions, dossier médical, pharmacie, visa, etc.Puis le 26 mars un groupe d\u2019une vingtaine d'élèves de deuxième à cinquième secondaire de l\u2019Ecole Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 9 a oN 8 na IN M va i I I: i I I 7 He WY aH à WB Je: 8 we A I: i 8 De \"A A w ji ol 10 + Ri.ki: PERFECTIONNEMENT secondaire Saint-Sacrement de Terrebonne accompagné de 8 adultes embarquent à bord d\u2019un avion des lignes Swissair en direction du Caire via la Suisse.Douze heures plus tard nous y sommes.Un représentant de l'agence Sphinx Tour nous accueille avec une affiche TERREBONNE! C'est rassurant.Le choc nous laurons bientôt.L'autocar qui nous mène à notre hôtel mettra 45 minutes à parcourir une distance qui normalement aurait dû prendre 20 minutes.Nous sommes en soirée mais c'est tout comme si on était en pleine heure de pointe tellement la circulation est lourde.On nous signale que c'est normal dans une ville de 14 millions d'habitants.Les charrettes pleines de fourrage, les ânes et les vélos côtoient les Mercedes et les autocars climatisés au rythme des klaxons qui retentissent continuellement.Sur les abords des trottoirs nous apercevons une vie fébrile marquée par des restaurants sommaires en plein air, des boucheries où sont suspendues des carcasses d'animaux comme enseigne.Le dépaysement est total, nos yeux ne sont pas assez grands pour tout voir, tout absorber.À l'hôtel Siag plusieurs chambres donnent sur une des 7 merveilles du monde: les Grandes pyramides.Les élèves sont enchantés de ces premiers moments.Le lendemain après un regard prolongé sur le panorama avec les pyramides en toile de fond nous nous dirigeons vers Memphis l'ancienne capitale.La visite du superbe colosse de Ramses Il et du sphinx d'albatre nous réserve la surprise du bakchich (pourboire).Les Égyptiens vêtus de leur traditionnelle galabieh sourire aux lèvres nous invitent à les photographier.Ils exigent 50 piastres (50 cents) pour le tout.Puis, on nous offre sur le marché noir, mais à la vue 10 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 de tous, d'échanger nos dollars à de meilleurs taux que dans les banques.Les touristes que nous sommes se butent au choc culturel.Les élèves comprennent mal ce réflexe conditionné qu'est le bakchich pour tout et pour rien.À la longue ils en seront incommodés.Heureusement notre guide-égypto- logue, une jeune femme musulmane, peut aussi bien nous renseigner sur les us et coutumes de l'Égypte ancienne que moderne.Le contact entre les élèves et cette jeune personne est excellent.Sans doute un élément important dans la réussite de notre voyage.Les questions fusent tout au long de notre séjour et Mme Abeer El Shahawy répond toujours avec empressement et force détails.D'autant plus, nous dit-elle, qu'elle n'a pas l'occasion de travailler avec des groupes dont la moyenne d'âge est aussi jeune.Les journées sont fort chargées et seul le fait d'être en voyage organisé nous permet d'en voir autant sans grand souci.Saqqara et sa pyramide à degrés du constructeur Imhotep, le plateau de Giza et les célèbres pyramides de Khoufou (Kheops), Khafrè (Khephen), Menkaouré (Mykerinos) et leur merveilleux son et lumière, la Cité des morts (500 000 squatters occupent un ancien cimetière), le Musée national et les trésors de Toutankamon, la visite du Caire islamique et de l\u2019Institut de papyrus ne sont que quelques exemples des sites visités en Basse Égypte.Chaque journée nous apporte un ravissement de l'esprit, du jamais vu de l'inimaginable.Les contrastes sont éloquents alors que le tiers-monde accompagne des réalisations grandioses d\u2019une autre époque. oc TELE LOL Mansa onnt 3 co nooo: \\ PH (NF [I 1 = JI JI qu ee lL | IR E.Q- RACINES $l OÙ «8 ue chap yi APP FR: fo ataf > plu gagen SE ;rqrd Cac?Ye f Q ébec \u20ac a1sS ances \"qi pa puel d' b ectif, 2 © FA re sen yedificath d 94,15 Ÿ docum yvelev jE s1\u20ac 975$ \"n nt la part cipa 7,60 élève 975$ hi al tr > Guide ercice orrige 8 A Cahle az d\u2019 xer ine : Cahie £ FN 3 Je sTORIQUE a N ATLAS Hl Lae J AIS vites oe JE uet dC ac hat du Canada an caai Gérar S, be a a es Vhistot C Recueil de mm 950 $ En Sos our lens \u2018me ae econd | leve HL 3524 sa\" ele Cahier d 4.) 1175 = te TION oF Fn = vr ours ry HISTOR «re à De la L Guay | Gohter» ts et aux Miche d\u2019 outil a s now {x} I SIONS ë ep - deVE ducation i RE ETC UR nselgn antes , e HH S10 TON A RE 1) bes par he ¢ = NE A paftiS \\ yelles pro ir de i, y / prevo conven sant iH fivites taht >» 35 | D autre rent1SS M ist [eM a \\\\ > ctivite bil 4 N de 2e = dev eloppP® 1 d oule ees d = ont int nat Le 93,50 $ na Jeçon il releve 42,25 J A Manuel d \"e ) agogld répar ation) Guid cc d xercic Co 4 py Er Rad ahl er it ÿ ; PRLS one Lo dé ces ae ; Gt Histo! ve générale \u201cif A \"3 LIDEC Lidec inc.73 | | 825, avenue Querbes (coin Van Horne) ne Outremont (Québec \"ê H2V 3X1 Tél.: (514) 274-6521 oo I jl: Ki fli: iy Ea de PERFECTIONNEMENT Le train de nuit nous amène en Haute Égypte là où nous pourrons admirer les joyaux architecturaux que sont les temples de Karnak, de Louxor, de la reine Hatchepsout ainsi que les temples sauvés des eaux du lac Nasser à Abou Simbel.C'est au cours de cette partie de notre périple que nous connaitrons quelques ennuis.Nous avions pris la précaution de surveiller la nourriture que nous absorbions car notre système digestif est davantage habitué à des aliments aseptisés.Malgré cela la \u201cturista\u201d gagne plusieurs membres de notre groupe au lendemain de la visite de la vallée des Rois.Lenvolée de retour à partir de l'aéroport (sic) d'Abou Simbel en direction d'Assouan nous laisse des sueurs froides.Un des deux moteurs de l'avion d'Egyptair tombe en panne au moment où nous nous apprêtons à décoller!!! Après une attente de trois heures (il n\u2019y a pas de mécanicien sur place) nous rentrons enfin a Assouan a bord d'un nouvel appareil.La ville d'Assouan offre des paysages magnifiques et le plaisir de voguer en felouque (petit voilier) sur le Nil au rythme de la musique du rababa.C'est tout simplement idyllique.Assouan est réputée pour ses carrières de granit et son obélisque inachevé mais c'est également l\u2019ancien barrage (1902) et surtout le Haut Barrage (1971) construit avec l'assistance de l\u2019URSS.Mais quand on vient du pays de l\u2019hydro-électricité, on n'est pas facilement impressionné.Outre la passion pour la pierre et les hiéroglyphes, les élèves ont développé une nouvelle passion, le négoce.Au souk (marché) de Louxor, rapidement ils deviennent des maîtres de l\u2019art de négocier le prix d\u2019un Horus en pierre de savon, d\u2019un vase d'albâtre, d'une croix de vie Ankh, du carcadet ou encore d'un bijou en argent.Il faut couper les prix des 2/3.Tous les souvenirs rapportés proviennent de la production locale.Les commerçants sont sympathiques mais les jeunes filles du groupe doivent être aux aguets car on les courtise en leur proposant de troquer un baiser pour un collier! Le groupe revient enrichi de nombreuses expériences, des images plein la tête, des noms de dieux et de lieux plein la mémoire, un choc culturel sérieux, une façon différente d'aborder la vie et de nombreux souvenirs matériels dont de superbes papyrus.À l'aurore, au moment où nous traversons le Caire encore endormi et tout à coup tranquille, une nouvelle version d\u2019un air familier se fait entendre \u201cRababa rababa, hey hey goodbye\"1!! La jonction culturelle est opérée, le retour est proche.L\u2019'inspection des bagages et des passagers par des militaires est stricte, un avion de la TWA a été éventré il y a quelques jours.\u201cNo problem\u2019, nous a-t-on maintes fois répété et C'était vrai.it tacle Act 12 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 suite de l'article de la page 4 pour toutes les parties.Les auteurs ont proposé de soumettre de nouveaux textes et de modifier les questions \u201coffensantes\u201d.On a alors convenu d\u2019un procédé qui consiste à remplacer les pages \u201ciconoclastes\u201d par de nouveaux textes et questions javelisés.Ce qui a permis à la maison d'édition d'obtenir l'imprimatur.Même si tout est bien qui finit bien dans cette histoire, l'ensemble laisse songeur.Qui aurait cru qu\u2019en 1986 un procédé de censure aussi rétrograde serait utilisé?À la CECM on sait assez l'influence des catholiques: projets d'école catholiques, engagement du personnel en fonction de critères de conviction religieuse, éducation sexuelle selon la morale catholique, etc.Mais, il s'agit d\u2019un cas particulier, pensions-nous.Pourtant qui aurait cru que nos manuels d\u2019histoire seraient revus et corrigés à la lumière de l'orthodoxie cléricale?Aurons-nous droit nous aussi a nos \u201cdéviationnistes\u201d et à nos \u201crévisionnistes\u2019?Cette histoire montre bien aussi tout le pouvoir qui reste aux mains des autorités religieuses.Quelle est la compétence de ces personnes qui jugent nos manuels?Sont-ils bien au fait de l'évolution de la science historique et des derniers développements de la recherche dans ce secteur au Québec?Sont-ils compétents dans toutes les matières scolaires puisqu'ils ont le droit de juger tous les manuels?Rejetteront-ils les manuels de mathématiques parce qu\u2019on n'apprendra plus aux enfants à compter à coups de chapelets, de médailles ou d\u2019indulgences?Quelle sorte de manuel d'éducation sexuelle jugeront-ils acceptable?Le Québec est-il en train de régresser dans la grande noirceur en éducation?Au fait, invoquez-vous Duplessis parfois dans vos prières? Ms tte PAR: CRANCOEUR JET N CAHIER D\u2019 ACTIVITÉS (2 S OND AIRE) Quvragé conforme au nouvedy agrammé d études (Histolr® enérale\u201d» Seconda\u2019 formation générale et rotesS onnell NTENU: 4- Lhistolr@ 4 ses maternal n.\\a 0 histor et \\ pre eres civiisatio S 3- Athenes « RomÉ da ntiquité 4- La société édiév@ Europe ~cdental® 5: Rel sanc t expansion\" européen\" en amériau are dES utions occident gueérin l\u2019édi s écoles ,rue D rolet, M » Montréal , Qué.H2T 2G .(514)8 42-34 81 Mes SES Cr DIDACTIQUE Par: Gilles Berger Conseiller pédagogique C.S.Jérôme-Le Royer Oui, me dis-je, en parcourant des yeux les rayons de ma bibliothèque, la production de manuels et de cahiers en histoire est vraiment impressionnante depuis deux ou trois ans.Mes vieux manuels et cahiers d'exercices doivent en pâlir de honte sur le rayon d'à côté.Je suis un peu triste pour eux, que je connais bien, sans les avoir cependant jamais beaucoup utilisés comme outils de base.Je tire un cahier que je feuillette au hasard.Je m'arrête sur quelques activités suggérées.e \u201cIndique si chacune des mesures énumérées est d'ordre politique, économique ou militaire\u201d.e \u201cAssocie la bonne date aux événe- ments ci-dessous\u201d.e \u201cDans le tableau suivant, énu- mere.\u201d * \u201cA partir de ce texte, réponds aux questions\u201d.C'est en gros le \u201cpattern\u201d de ce premier cahier d'activités pris au hasard.Je ne l'ai pas trouvé tellement différent de mes vieux cahiers.J'en tire un autre.J'y trouve au hasard: e Un texte suivi de 10 questions avec subdivisions; e un autre texte avec le même type d'exploitation; e 3 tableaux à compléter.Et voilà que ça recommence pour l'unité suivante.II me semble que mes anciens cahiers d'exercices sont moins pâles.Je dois rêver.Je tire un autre cahier, pour être bien sûr: j'y trouve un texte, des questions, un tableau; - un texte, un tableau, des questions; - une carte, Des activités.d\u2019apprentissage?des dessins et, devinez quoi, des questions.Finalement je les ai tous explorés.Jai trouvé de bien belles pages, souvent avec quelques pistes d'exploitation intéressantes.Mais j'ai continué à y trouver mes vieux cahiers d'exercices.Je n'ai point l'intention de blâmer les auteurs.J'ai trop de respect pour eux, pour leurs dizaines de mois de travail soutenu, avec des dizaines de règles à suivre et de contraintes matérielles, et ce sans même pouvoir espérer faire une petite \u201cfortune\u201d; surtout qu'on trouve de petites merveilles ici et là.Les nouveaux manuels sont en général intéressants, à des degrés divers, comme outil d'encadrement de l'élève pour cerner l'ensemble du contenu de son programme d'études.La notion d'activité d'apprentissage cohérente et bien charpentée, centrée sur des objectifs bien définis, est cependant encore au Moyen-Âge de la didactique dans ces productions.On trouve souvent, dans la section \u201cactivités suggérées\u201d des manuels, de \u201criches démarches\u201d comme celles-ci: quel est le nom de.?combien y a-t-il eu de morts dans.?etc.D'où vient le problème?Serait-ce que les guides pédagogiques se sont contentés de lister des activités sans distinguer les notions d'enseignement et d'apprentissage et sans les ordonner dans une démarche pédagogique?Ou que les auteurs de manuels, à bout de souffle d'avoir surtout fait porter leurs efforts à traduire les éléments de contenu, à l'intérieur des normes restrictives des devis de production, n'avaient plus le potentiel de créativité nécessaire, le moment venu, pour \u201cpondre\u201d un cahier d'activités novateur?14 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 Serait-ce encore que la production d\u2019un cahier d'activités qui prolonge un manuel est une erreur de base.Produit-on automatiquement des guides de lecture, dont la valeur pédagogique principale est d'occuper l'élève?C\u2019est bien commode, mais est- ce efficace?Serait-ce enfin les modes d'édition et l'encadrement fourni aux auteurs qui font défaut?Il existe pourtant des modèles bien structurés qui constitueraient des approches intéressantes pour bâtir des activités d'apprentissage autres que des guides de lecture d\u2019un manuel.On serait bien plus dans l'esprit des nouveaux programmes axés sur le développement d'\u2019habiletés.Je pense par exemple au modèle inductif d\u2019Hilda Taba.Elle a conçu un modèle pédagogique à partir des processus mentaux d'induction, c'est- a-dire l\u2019habileté à catégoriser et à utiliser des catégories.Elle décrit trois tâches cognitives qui représentent chacune un stade du processus d'induction.Pour illustrer le modèle, voici un tableau qui décrit les trois tâches cognitives par les activités inhérentes à celles-ci, les opérations mentales impliquées et des exemples de questions incitatives appropriées.A) FORMATION DE CONCEPT Activités explicites Opérations mentales Questions incitatives implicites 1.Énumération et Discrimination.Que vois-tu?production de Qu'entends-tu?listes.Que remarques-tu?2.Regroupement.Identification de pro- Qu'est-ce qui va priétés communes, ensemble?D\u2019après abstraction.quel critère?3, Étiquettage, Détermination dun Comment appelle- catégorisation.ordre hiérarchique à rais-tu ces groupes?l'intérieur de l'ensem- Qu'est-ce qui appar- ble d'éléments.Préé- tient a quoi?minence et subordination.== =.a2 T= = 4 \u201cion se, des eur eg ans fg) AL i HOR Anne rincer opus DIDACTIQUE B) INTERPRÉTATION DES DONNÉES Activités explicites Opérations mentales Questions incitatives implicites 1.Identification de Discrimination.Qu'avez-vous remar- oints.ue.vul.trouvé! p q 2.Explication des Mise en relation des Pourquoi telle points identifiés.points entre eux.Dé- chose s'est-elle termination des rela- produite?tions causales.Que signifie telle chose?Quelle image cela fait-il surgir dans votre esprit?Qu'en concluez- vous?3.Inférence.Extrapolation.C) APPLICATION DES PRINCIPES Opérations mentales Questions incitatives implicites Activités explicites 1.Prédiction des Analyse de la nature Qu'arriverait-il si.conséquences.du problème ou de la Explication de situation.Rappel et phénomènes non| sélection des connais- familiers.Emis- sances pertinentes.sion d'hypothèses.2.Explication et/ou| Détermination des Pourquoi crois-tu soutien aux pré- relations causales que Ceci se dictions et hypo-| fondant la prédiction produirait?thèses.ou l'hypothèse.wo Vérification des prédictions et hypothèses.Utilisation de principes| Que faudrait-il pour logiques ou de con- que telle chose naissances factuelles soit généralement pour déterminer les vraie ou proba- conditions nécessaires blement vraie?et place d'activités où il est appelé à emmagasiner l'information traitée et et suffisantes.À l'examen de ce tableau, le lecteur aura compris le nécessité d'un matériel de soutien où l'élève a accès à une grande quantité d'informations brutes.En histoire, ces informations sont dans les textes, les gravures, les dessins, les images, etc.Avec des dossiers documentaires à la place ou en complément des manuels de base, on peut facilement imaginer le processus de questionnement structuré que l'enseignant pourrait conduire en classe et même que l'auteur d\u2019un cahier d'activités pourrait utiliser pour sa production.N'arriverait-on pas à concevoir des activités où l'élève est amené à traiter l'information en lieu digérée par un \u201cmaître\u201d.Je pense encore au modèle élaboré par Jérôme Bruner pour l'acquisition des concepts.Pour Bruner, la réalité présente tant de diversité que l'homme doit développer sa capacité de discriminer les choses.Bruner identifie trois types de concepts: 1.le concept conjonctif, qui définit une catégorie par la présence conjointe de plusieurs attributs: \u201cles garçons roux\u201d; 2.le concept disjonctif, qui définit une catégorie par la présence de certains attributs, conjuguée à l'absence de certains autres: \u201cles garçons qui ne sont pas minces\u201d; 3.le concept relationnel, qui définit une catégorie par une certaine relation entre les attributs: \u201cles garçons dont les yeux sont de la même couleur que les cheveux\u201d; ou encore: \u201cles gens ont plus d'accidents quand ils roulent vite sur une route étroite\u201d (la fréquence des accidents est reliée à la vitesse et à l'étroitesse de la route).Hors, je constate la faiblesse des programmes actuels et des guides pédagogiques qui n\u2019ont pas su clairement identifier les concepts et les catégories de concepts inhérents aux matières concernées.Si cela avait été, on aurait trouvé un merveilleux modèle pour bâtir des activités dynamiques et efficaces.Bruner a conçu un modèle d'activités qu'il appelle \u201cjeu de l'acquisition de concepts\u201d qui consiste à traduire un concept, quelle que soit sa catégorie, par ses attributs, qui sont caractérisés par un OUI ou par un NON.Un OUI est un attribut totalement vrai; un NON est un attribut totalement faux ou partiellement faux.Voici un exemple simple: OUI: saut en ski nautique OUI: ski alpin NON: hockey OUI: alpinisme NON: course automobile OUI: luge On aura deviné qu'il s'agit de sport.Mais comme ce sont les OUI qui spécifient le concept, on arrive au concept de sports qui commandent une pente.C'est facile.C'est un exercice de réchauffement.Essayons en histoire IV.Quel est le concept?O Essayer de comprendre l\u2019habitation de Québec à partir du croquis de Champlain.O Trouver des éléments dans un sondage pour savoir pourquoi le parti conservateur est en avance.O À partir d\u2019un texte de Gabriel Sagard, trouver des éléments permettant de comprendre comment vivaient les Hurons.N Cueillir tous les documents décrivant la traite des fourrures.O Chercher dans le Boréal Express la valeur d\u2019un fusil.N Récupérer tous les traités passés entre la France et l'Angleterre du XVII et XVIII siècle.(Jacques Quintal, C.S.J.L.R., 1980) Tous auront trouvé qu'il s'agit de la cueillette d'informations, une des habiletés de la méthode historique.C'est facile pour vous.Imaginez un instant l'élève en apprentissage: les expériences qu'il devra vivre en classe, les manuels qu\u2019il devra consulter, les discussions qu'il devra mener et comparer\u2026, pour défendre sa réponse.En suite de l'article en page 19 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 15 ni PARUTIONS/ENSEIGNEMENT Par: Pierre Berthiaume et Fernand Ouellet Un nouveau didacticiel en histoire générale et un premier pas vers le PROGICIEL ÉDUCATIF EN HISTOIRE GÉNÉRALE.Lors du dernier congrès, plusieurs d'entre vous ont assisté à notre atelier portant sur l'informatique en histoire générale.Nous vous avions alors présenté le concept d\u2019un progiciel éducatif en histoire générale, concept que nous avions précisé dans un article du Bulletin d'avril 1985.Plusieurs participants s'étaient montrés sceptiques tandis que d'autres, aussi naïfs que nous, semblaient partager notre foi.Nous revenons, un an plus tard, vous présenter le fruit de notre travail.Les sceptiques ont tout de même eu raison, car pour la réalisation de ce Images de l\u2019histoire premier jalon les limites budgétaires et technologiques, qui sont intimement liées, ont entraîné d'importantes concessions sur le concept de départ.Les autres auront peine à croire qu\u2019il s'agisse du même projet mais pourront se consoler en constatant que nous avons quand même franchi un premier pas.Le défi qui nous incombe maintenant, en tant qu\u2018auteurs, c'est d'accepter que cette première version soit diffusée sans qu'elle n'ait été expérimentée et de trouver l'énergie nécessaire pour poursuivre la réalisation du concept originel.D'autre part, le défi qui nous reviendra, à tous en tant qu\u2019utilisateurs, sera de trouver des ordinateurs disponibles dans nos écoles; et d'avoir la patience d'utiliser des appareils et des produits que plusieurs ont FICHE TECHNIQUE comparés à l'audio-visuel en omettant de dire que les appareils et le matériel audio-visuels étaient beaucoup plus faciles d'accès.Nous vous présentons maintenant, la fiche technique du didacticiel Images de l\u2019Histoire, une brève description générale et ses objectifs.Lors de notre atelier au prochain congrès, après la présentation du didacticiel si l'échéancier de production est respecté, nous ferons appel à des volontaires pour participer à la phase d\u2019expérimentation de la copie de validation sur le terrain.Si tout se déroule comme nous le souhaitons au niveau de la production et de l'expérimentation, le didacticiel Images de l'Histoire devrait être disponible au printemps 1987.Le didacticiel Titre du didacticiel: Images de l'Histoire Version française: 1.0, 1986 selon une idée originale de Pierre Berthiaume et de Fernand Ouellet Titre de la série: Progiciel éducatif en Histoire générale Nombre de disquettes: 1 CDAME Nom du producteur: La Commission scolaire Jérôme-Le Royer et le (Centre de développement des applications de la micro-informatique à des fins éducatives) 500, boul.Crémazie est, Montréal H2P 1E7 Le sujet et le groupe-cible Discipline: Histoire générale Clientèle-cible: Les élèves de 2e classe du secondaire Groupe d'âge: 13-14 ans Cycle: 1er cycle du secondaire La configuration informatique requise Type de micro-ordinateur: Max 20E ou IBM et compatibles Mémoire requise: 256 Ko Nombre de lecteurs de disque: 1 Périphériques d'entrée ou autres: Imprimante DESCRIPTION GÉNÉRALE Images de l\u2019Histoire est un didacticiel en histoire générale permettant à l'élève de compléter une démarche d'analyse à partir d\u2019une image prise dans un manuel ou dans un volume de référence.Il pourra ainsi constituer un dossier de 6 fiches d'analyse dont l'information pourra être sauvée et imprimée, exception faite de l'image qui à ce stade ne peut être digitalisée.Le didacticiel offre à l'élève, et de façon presque constante, une aide directe pour lui fournir des informations sur les étapes à franchir pour réaliser son travail.Il guide l'élève dans sa démarche en utilisant une zone de dialogue permanente au bas de l'écran.Ce didacticiel, qui s'adresse à la clientele du cours d'histoire générale, découle du problème pédagogique engendré par la difficulté qu'ont plusieurs élèves à appliquer de façon rigoureuse une méthode d'analyse de document.Il correspond aussi a un désir bien évident de favoriser une utilisation plus active des images de nos manuels et des volumes de référence escomptant ainsi améliorer 16 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 la perception du temps chez nos élèves.Le didacticiel répond à cette double problématique en obligeant l'élève à procéder à une analyse systématique de l\u2019image qu\u2019il a choisie afin de vérifier l'hypothèse présentée: \u201cJe suis persuadé(e) que l\u2019image que jai choisie correspond à une donnée historique du programme d'histoire générale 214 et je vais tenter de le démontrer\u201d.Cette hypothèse de travail pourrait être précisée par le professeur en spécifiant le module ou la notion à traiter.suite de l'article en page 19 its cu Er Un of ; superbe;manuel 5 NT her i 1 \u2018 US ie: ts oncuspour; fa es | terglattache FAT \u2019 fe iit 1100 | : tant \u2018 Brie 1 th i oly fl ; ÿ de ant re Iie] te des.hit gi, 1 Lors TOIRE i 5 + fl ity 1, je ut 4 2, els {id a +! DU QUEBEC vu sa dd des bard: nl a ase ET DU fie de ae Ke rite ithe St a vl) Gr yal Ig CANADA i ht ti te | i d fe ial; de | thi ts qu a He i a x i pie He pts 4 Hi ir frite A 5 UE a i bly LL Hi H aie = i it de ith 0 i i ai He: te ee SE 3 EN it CHAN CRC tt ih had i Ws +h 4503 of H ih Hh 8 ë | HH i 2 i} 2, ut | {he fi fh: il 2 W , un se La qi fe % i nc ts 2 A | He Lit i 105 a i HN à Cu Tu ty oH A hh ve ih ih Die iN 4 id 0d i hh h i {HY Oh i ue SE 4 + ih tn tll gi de N I uy ib ft A ki vi il A A ALTER FR jal Le CEGest ay de CY Lee ou pe Ll) Express pour I r la diffusion exclusive 20 cet LL fut ve ih H ir [ Manuel [| NY d activités L Guides TT te 3 312 pages 276 p 448 pages {iH le feuilles PA rouées Pa détachables trou 16es à A i Lu ge, u +4 i ie EducaliFelsCullure) 9p a as Ih ne ES CIC PA MÉTROPOLITAIN.MO [18 Qu BEC RNAS 4) 351-6010 thy | i i Ho He he pet Li i HY te i Hu UNE 00 5 IRN RNR BRAIN SU ice HR NRA OI IRAN} Ce 0 (AHH QG (UN CS vou 1 i 4 ce 5 ehh & SER ih He \u201cHkh i ME | ) J K- 2 8 i D: fl ns Lu \u20ac va \"A i a HE di on 8 % \u2018A hr 3 ni + i % i: Be Kr: th.ni Oey A i pi: CR \u201chl Ki 58 00 JR He hi INFORMATIONS N.D.L.R.Les sections ENSEIGNEMENT et HISTOIRE du Bulletin de liaison recélent des réflexions et des analyses sur plusieurs sujets de l'heure concernant l'enseignement de l\u2019histoire.Nous présentons, ici, un sommaire de tous les articles parus en 1986 sous ces deux sections.L'enseignement PERFECTIONNEMENT e La Télé-Université\u2026 Une formule moderne pour apprendre chez soi Par: Huguette Dussault, n° 1 e Les didacticiels en sciences humaines Par: Jean-Yves Théberge, n° 2 e Le filon du dépanneur! Par: Denise Tellier, n° 3 e Une sortie de classe au pays du sphinx Par: Pierre Carle, n° 5 DIDACTIQUE e Le musée, un apport didactique au milieu scolaire: oui, mais.Par: Mario Laforest, n° 1 e Les nouveaux manuels d\u2019histoire\u2026 à travers la lunette du \u201cprogramme\u201d! Par: Robert Martineau, n° 2 * Travailler avec un \u201censemble pédagogique\u201d?Par: Louise Charpentier, n° 3 e Des activités.d'apprentissage?Par: Gilles Berger, n° 5 Le volume 24 en un coup d'oeil MOYENS D'ENSEIGNEMENT e Le château Ramezay au service de l\u2019enseignement de l\u2019histoire Par: Léa Mercier, n° 1 e Les cahiers d'exercices en histoire®?.les fruits d\u2019un débat Par: Robert Martineau, n° 1 e l\u2019utilisation d\u2019un diaporama-synthèse d'histoire en classe Par: Jacques Robitaille, n° 2 e Des logiciels pour les applications pédagogiques en sciences humaines Par: Robert Bibeau, n° 3 e l\u2019audio-visuel se meurt-il?Par: Danielle Dion-McKinnon et Pierre Lalongé, n° 5 ÉVALUATION e Les résultats scolaires: source de motivation et de punition?Par: Michel Labelle, n° 3 e La définition du domaine d\u2019un programme d\u2019études Par: René Jobin, n° 5 PARUTIONS/ ENSEIGNEMENT e Des interventions françaises intéressantes! Par: Christian Laville, n° 1 e Pour enseigner l\u2019histoire.Par: Christian Laville, n° 2 18 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 e L'école méprisée! Par: Robert Martineau, n° 3 e Images de l\u2019histoire Par: Pierre Berthiaume et Fernand Ouellet, n° 5 e Un \u201cGuide de ressources audiovisuelles en histoire générale\u201d Par: Robert Martineau, n° 5 l\u2019histoire L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE * A propos d\u2019\u201cHistoire et civilisations au vingtième siècle\u201d Par: François Carrier, n° 2 e La concentration sciences humaines au collégial en pleine réforme Par: Gilles Pesant, n° 3 LES GRANDS ANNIVERSAIRES e Bonne fête, Monsieur Mesplet Par: Michel Roch, n° 1 e Fêter un bicentenaire, pourquoi?Par: Michel Bourgault, n° 2 e Philippe Aubert de Gaspé Par: Michel Roch, n° 3 e Biscuits, vélo et \u201cliberty\u201d Par: Michel Roch, n° 5 \u2014 INFORMATIONS LA RECHERCHE e Les études avancées en histoire à l'UQAM Par: Jean-Claude Robert, n° 1 e La vulgarisation scientifique au Québec: 1880-1900 Par: Louis Augé, n° 2 e \u201cLes ouvriers mouleurs à Montréal, 1859-1881\u201d Par: Peter Bischoff, n° 3 e Les fermières au Québec Par: Ghislaine Desjardins, n° 5 PARUTIONS/HISTOIRE e Au nom du progrès Par: Michel Roch, n° 1 Le Québec à la plume Par: André Brien, n° 2 Des plaquettes chouettes Par: Denise Tellier, n° 2 e Note de lecture Par: Louis Augé, n° 3 e Le Bouclier d'Athéna Par: Louis Augé, n° 5 DISCIPLINES COMPLÉMENTAIRES e La philatélie Par: Robert Martineau, n° 3 ° Étude génétique et démographique des maladies héréditaires Par: Louise Desautels, n° 5 suite de l'article de la page 14 plus de trouver la réponse, l'élève doit pouvoir expliquer comment il y est arrivé.Il doit même devenir capable de construire les jeux.Est-ce ça un élève actif et un enseignant \u201cingénieur\u201d?Ces pistes montrent qu\u2019il existe d'autres modèles pour bâtir des activités plus enrichissantes que les mille et une questions de \u201csavoir lire\u201d qu'on trouve dans les \u201ccahiers d'activités\u201d.On pourrait encore parler de Piaget, de Rogers, etc.et on y trouverait des approches pour les activités ouvertes et les travaux de recherche.On pourrait parler de Skinner qui a sophistiqué, par des éléments de renforcement, des types d'exercices dont l'approche est indubitablement efficace pour l'acquisition de connaissances et de réflexes.La comparaison des exercices à la skinérienne et les tentatives du genre de \u201cnos cahiers d'activités\u201d font poser bien des questions didactiques.On pourrait enfin parler des chercheurs qui ont expérimenté des approches pour les objectifs de type affectif, etc.e Quand s'en servira-t-on?* Quand les didacticiens de pédagogie générale ou spécialisée entraineront-ils leurs étudiants a produire et a publier a partir d'expérimentations?Quand les maîtres associés permettront- ils à leurs stagiaires des expérimentations inspirées de ce qu'ils apprennent à l\u2019Université?Quand les éditeurs abandonneront-ils le concept de \u201ccahiers d'activités\u201d de type \u201cLOCOMOTIVE (ré.TV)\" de leurs manuels ou vice-versa?e Quand l'éditeur officiel du Québec ris- quera-t-il l'édition innovatrice et \u201cnon payante\u201d à court terme (ré.CN.D.P) Quand les éditeurs utiliseront-ils une partie de leurs profits dans la créativité?suite de l'article de la page 16 Images de l'Histoire constitue un outil d'apprentissage pour l'élève qui lamènera à développer une plus grande rigueur intellectuelle, un esprit de synthèse et une meilleure perception spatio-temporelle.LES OBJECTIFS Objectif général Développer chez l'élève une plus grande rigueur intellectuelle, un esprit de synthèse et une meilleure perception spatio- temporelle.Objectif terminal Produire un dossier regroupant les informations obtenues lors de la démarche d'analyse, l'indication précisant si l'hypothèse a été confirmée et un texte synthèse.Objectif intermédiaire 1 Amener l'élève à vérifier des hypothèses.Objectif intermédiaire 2 Amener l'élève à pratiquer une méthode rigoureuse d'analyse de documents.Objectif intermédiaire 3 Améliorer chez l'élève son esprit de synthèse par la production de textes synthèses.L'ensemble des objectifs vise le développement de certaines habiletés intellectuelles relatives à la pratique de la méthode historique.Ces habiletés correspondent aux buts poursuivis par le programme d'histoire générale.Tout au cours de l'activité, l'élève pourra développer des habiletés relatives à la mesure du temps, à la localisation spatio- temporelle et à l\u2019analyse systématique d\u2019un document.ERRATUM Une erreur s\u2019est glissée lors de l\u2019impression du programme du congrès.Vous pouvez effectuer, sans frais, vos réservations à l\u2019hôtel Roussillon - Saguenay.Au numéro: 1-800-361-37 74 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 posa Q LE ME PAR ApPROUY or si al sante (ns \\s uctions \u201cau tac!l \\alre pl on © eU n voc?é sim s grudtant ur .Des\" 6% \\a cha Un te xt es OV ic eau con daire a a tous \\ Dom Jacave: char®® egret du 8° de gran Go! rre S prog sulVv re le PFO ion ectt® eut érlode oie} Jean\" \\lvre e U a tess® co élève pau ès tle de V un oe UN vivre d\u2019abso pt! 10de$ ér préoré * capac ar | et du n° de énigmes { Eux ° un M yre À po un iv re (athe de dules Le sg T MO amériau 1h sd ipo re \u20ac ang! hte put adienN ne SO le La SOC! tra Gal's i \\e Re ooV LE et \\es dC puts AY Ur La GO ranniau Sl tr Reg! Men arleme ntans mobVY puls Vous Les hs | puULE conted® ration ver { Le Québec ont : pULE géve\\oPP fi Ion mobut- conte porai® i 59 (ra (1939 | Ae \u2019 LE ages) a! DE (524 P MANU -1 01 _4390-6 SBN- % TW TES 906 P ages) in ER 0 (2 can -1 601- 507 se TRE ges) MA (a60 pa Gu\\D g OV 01-1 A8T- BN-£& LR (/ UCI'1Il Pld À l\u2019éditeur des écoles 4501, rue Drolet, Montréal (Québec) H2T 2G2 Tél.(514) 842-3481 ik PARUTIONS/ENSEIGNEMENT Un \u201cGuide de ressources audiovisuelles en histoire générale\u201d Par: Robert Martineau Conseiller pédagogique \u2014 CECM Pour le bénéfice de ceux que l\u2019article de Pierre Lalongé et Danielle Dion-McKinnon a ébranlé®, et pour répondre a un besoin exprimé par les enseignants de deuxième secondaire, je me permets de souligner la parution, il y a déjà quelques mois, d'un Guide de ressources audiovisuelles en histoire générale.Publié par la CECM, l'ouvrage de plus de deux cents pages a été réalisé par Catherine Doré sous la direction d'Yves Lenoir, conseiller pédagogique à la même commission, afin de répondre à une demande en ce sens faite par des enseignants.Le guide comprend, pour chacun des modules, un ensemble de fiches sur de multiples ressources audiovisuelles disponibles pour l'enseignement/apprentissage de ce programme.Vous pourrez vous-mêmes apprécier la structure de l'ouvrage et sa pertinence en consultant la fiche ci- contre, extraite du guide.Finalement, les intéressé(e)s pourront en obtenir une copie, au coût de 900$ auprès de monsieur Yves Guide de ressources audiovisuelles en histoire générale 2e secondaire TITRE DE LA RESSOURCE : ICARE TYPE DE RESSOURCE : Audio-visuel OBJECTIF TERMINAL : 3.1: Aspects de la vie 3a Athénes au 5e siècle avant Jésus-Christ REFERENCE AU PROGRAMME : Module 3 RELATION AVEC LES AUTRES OBJECTIFS: OBJECTIF(S) INTERMEDIAIRE(S): 3.1.1: Vie socio-culturelle à Athènes RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES : Producteur(s): Wolf Koenig Réalisateur(s): Paul Bochner Distributeur/année: Minutage: 7 minutes / 42 secondes Série: RESUME ET COMMENTAIRE : A la fois évocation et résurrection, ce film d'animation ranime le passé, jette le spectateur dans le monde fabuleux de la Grèce antique et l'invite à découvrir la physionomie, le carac tére et l'histoire d'un de ses dieux les plus familiers: Icare.Les dessins, les couleurs et l'agencement parfait des éléments du film redonnent à ce mythe ancien le caractère envoûtant qui lui est propre.Film sans paroles.(Prix: Oberhausen) | Grandjean de la CECM, en appelant NATURE DE LA RESSOURCE : COTE : | au 598-6189.Fil - technique: | - pédagogique : ® Voir dans ce numéro l\u2019article en question intitulé \u201cL\u2019audio-visuel est-il mort?\u201d, pp.22-27.LIEU D'OBTENT ION: COUT : Gratuit Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 21 Lo.MOYENS D'ENSEIGNEMENT Par: Danielle Dion-McKinnon Collège Jésus-Marie de Sillery et Pierre Lalongé École Atelier \u2014 CECM COMMENT ENSEIGNE-T-ON L\u2019HISTOIRE AUX ENFANTS DU QUÉBEC?Au Québec, dans l'enseignement de l\u2019histoire comme dans les autres disciplines, il existe plusieurs approches pédagogiques.I! serait probablement erroné de porter un jugement sur l'ensemble de la situation.Ainsi plusieurs enseignants attachent beaucoup d'importance à la mémoire alors que d'autres sont fondamentalement centrés sur la réussite aux L\u2019audio-visuel se meurt-il?examens de fin d'année ou, ce qui est plus rare, veulent rendre leurs élèves capables d'appliquer la méthode historique.Des objectifs fondamentaux aussi différents ne peuvent que provoquer des styles d'enseignement opposés.Pour nous, il existe un lien très étroit entre les styles d'enseignement et la personnalité du maître.De ce style d'enseignement dépend le type de relation et de comportement qui s'établit entre le maître et l'élève.Le tableau des typologies des quatre grands modes d'apprentissage ci-joint, permet de voir où vous vous situez dans ces quatre approches pédagogiques différentes.Ne cherchez pas à vous localiser exclusivement dans l\u2019un des quatre quadrants, vous vous apercevrez que vous avez retenu des éléments de chacun d'eux, tout en constatant que vous vous reconnaissez davantage dans l\u2019un d'eux.Vous conviendrez aussi qu'il existe certainement un modèle d'enseignement qui correspond à chacune de ces approches.TYPOLOGIE DES QUATRE GRANDS MODES D'APPRENTISSAGE UTILISÉS AU QUÉBEC APPROCHE ACTIVE LIBRE s\u2019installe difficilement au Québec vers 1970.des sentiers battus.Origine du mouvement: courant alternatif britannique puis californien, Principale intention de développement: faire des créateurs capables de sortir des personnes.APPROCHE DYNAMIQUE OUVERTE Origine du mouvement: courant pédagogique réformiste inspiré du groupe de Rome, débute au Québec vers 1975.Principale intention de développement: s'assurer de la formation globale Ce que l\u2019on attend des élèves: qu'ils créent, inventent et réalisent des projets de plus en plus nouveaux.Premier critère de réussite: l'imagination fertile des élèves.e Objectifs définis par les élèves e Les élèves sont actifs e Le principal rôle du maître en est un de soutien Ce que l\u2019on attend des élèves: qu'ils pratiquent les méthodes propres aux diverses disciplines.Premier critère de réussite: l'autonomie intellectuelle des élèves.e Objectifs définis par les élèves et le maître en fonction des diverses disciplines e L'élève et le maître sont également mais différemment actifs e Le maître est un animateur et un coordonnateur APPROCHE STRUCTURALISTE Origine du mouvement: courant nord-américain très répandu, s\u2019installe fortement au Québec à partir de 1966.Principale intention de développement: la compréhension des contenus pré-déterminés dans chacun des programmes.Ce que l\u2019on attend des élèves: qu\u2019ils réussissent les examens aux diverses tranches du programme.Premier critère de réussite: la compréhension par micro-objectifs.e Objectifs définis par les programmes * L'élève est passif face à l'approche, le maître peut adopter tous APPROCHE ENCYCLOPÉDIQUE Origine du mouvement: courant européen traditionnel d'avant 1966.Principale intention de développement: transmettre aux élèves de nombreuses connaissances générales.Ce que l'on attend des élèves: qu'ils mémorisent le plus de connaissances possible.Premier critére de réussite: tout savoir par coeur.e Objectifs définis par le maître et les institutions en place e Le maître est actif, l'élève est passif face à l'approche les styles e Le maître doit savoir garder l'attention des élèves e Le maître est un savant qui sait tout CINQUANTE ANS D'AUDIO-ISUEL AU QUÉBEC L'audio-visuel est apparu au début du siècle mais uniquement sous des formes graphiques.En réalité, il faut attendre le rapport Parent et la création des polyvalentes pour voir se répandre l'usage de l\u2019audio-visuel à des fins scolaires.Il y avait bien des précurseurs mais généralement ceux- ci utilisaient leur matériel personnel.Si les appareils de projection étaient nombreux et disponibles, on ne peut en dire autant du matériel à projeter.Pendant cette période les enseignants de géographie utilisent plus que les autres ce nouveau moyen d'enseigne- 22 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 ment.Dans le cas de l\u2019histoire, les productions, ou bien proviennent de l'Europe, ou bien sont des dramatiques produites pour la télé.Généralement le matériel est produit en anglais et traduit, sans aucune adaptation, en français.L'utilisation que vous faites de - ily 2091 à un 05 des Ln ais: ous ral \"ent 8 \"de 4 a MOYENS D'ENSEIGNEMENT l\u2019audio-visuel est liée directement à l'approche pédagogique que vous pratiquez.Ainsi: e Si vous vous situez dans l'approche encyclopédique, il est probable que vous utilisez occasionnellement des diapositives ou acétates Où vous faites observer des détails, des tableaux, des cartes et que vous vérifiez par la suite dans un questionnaire si ces éléments ont été bien assimilés et compris par les élèves; e Si vous vous situez dans l'approche structuraliste, probablement que vous n\u2019utilisez presque plus l'audiovisuel, vous manquez de temps, le ° programme est trop chargé.Si, occasionnellement, vous utilisez un document, il y a de bonnes chances que ce soit un film 16mm et cela pour approfondir des données déjà étudiées en classe; Si vous vous situez dans l'approche active libre, ce n'est pas vous qui décidez de passer un film mais un élève ou un groupe d'élèves qui aura fait une découverte et voudra la faire partager aux autres.Il se peut même que ce soit vos élèves qui aient produit le document.Ici le film joue deux rôles: c'est une source d'information pour les élèves qui n'ont pas étudié le sujet et un moyen de communication pour transmettre le fruit d'une recherche; Si vous vous situez dans l'approche dynamique ouverte, votre décision d'utiliser un moyen audio-visuel relève essentiellement de la planification présente dans votre enseignement.Cela peut prendre la forme d\u2019un ensemble multi-média, d\u2019un acétate, de cassettes, d\u2019un film fixe, d\u2019un vidéo ou d\u2019un film 16mm, ici tous les moyens sont bons, ce qui prime c'est l'efficacité de l'outil.La présentation peut être faite à la classe ou à un groupe d'élèves.Il y a rarement un dédoublement avec l'enseignement donné en classe.Ce matériel peut servir de déclencheur, d'outil principal d\u2019information ou de moyen de synthèse.La projection est soit précédée d\u2019une mise en situation ou suivie d\u2019un débat.Le plus grand défi est de sélectionner les documents ayant un niveau de langage approprié, de trouver des documents sur l'ensemble des sujets à aborder et d'assurer une juste répartition des projections à travers l'année scolaire.ÉVOLUTION ET PLACE DE L'AUDIO-VISUEL COMME MOYEN DIDACTIQUE DANS L'ENSEIGNEMENT AU QUEBEC diapositives et films 16mm en couleur Période Technologie et appareils Nouvelles disciplines utilisatrices Attitudes et réactions des enseignants Avant 1935 Impression de grandes cartes et Géographie Sauf pour ce qui est des cartes géographiques, ce tableaux monochromes Religion matériel est jugé dispendieux, il est inacessible.1935-1945 Divers projecteurs Agronomie Matériel toujours inaccessible à cause du prix.1945-1955 Impression en couleur de grands Anglais Projection de films en noir et blanc lors d'activités tableaux et projecteurs 16mm N&B Calcul spéciales.L'école ne possède pas le matériel nécessaire.1955-1960 Tourne-disques, magnétophes à Biologie Le matériel est maintenant varié, mais les écoles n'ont ruban, films fixes, projecteurs à Musique pas encore le réflexe d'acheter ce matériel.Les rares enseignants qui utilisent l'audio-visuel, le font à partir de leur équipement personnel.1960-1975 Acétates, projecteurs opaques, cassettes et diaporamas Histoire Accessibilité de l'équipement pour le réseau scolaire.Invasion du matériel dans les classes sans véritable esprit critique.1975-1980 Vidéo noir et blanc Sciences Attitude de plus en plus critique des enseignants.Le Ensembles multi-média Économie matériel d'utilisation est peu pédagogique.Écologie Ed.physique 1980-1985 Vidéo couleur Français Désenchantement général des utilisateurs, mais début Ordinateurs Mathématiques d\u2019un nouveau style de productions plus pédagogiques.1985-1990 Simplification de l'équipement Toutes Production de matériel soutenant le travail de l'enseignant.Constitution d'équipes de techniciens et de pédagogues.Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 23 MOYENS D'ENSEIGNEMENT LE CAS DE L'HISTOIRE Dans le cas de l'histoire, il existe deux situations bien distinctes: l\u2019histoire générale et l\u2019histoire nationale.Les productions européennes, toutes centrées sur l'antiquité et l\u2019histoire de l'art, traitaient peu de la vie quotidienne.Austéres et peu dynamiques, elles convenaient mal à l\u2019histoire générale.En histoire nationale, les seules productions disponibles étaient des dramatiques produites pour la télé à l'époque du noir et blanc.Le matériel avait généralement été produit en anglais et traduit sans adaptation en français.À cette époque, pour être un enseignant à la mode, il fallait, une fois par semaine, passer un film, en espérant que la pellicule ne casse pas.Puis ce fut l'âge d'or des perfectionnements en audio-visuel.Ces cours visaient d'abord à résoudre des problèmes techniques (ex.changer une lampe), puis à produire son propre matériel didactique (ex.acétate à rabats).On se préoccupait peu de la qualité pédagogique de ce que l\u2019on présentait même si plusieurs avouaient que certains élèves profitaient de la noirceur des projections pour somnoler.On sentait qu\u2019il y avait un malaise dans l\u2019utilisation du matériel audio-visuel mais il était encore difficile d\u2019en évaluer les causes et encore plus d'y apporter des remèdes.Entre temps, les productions canadiennes se sont faites plus nombreuses.À partir de 1960, l'ONF lance des films fixes sur la Nouvelle- France, sur les personnages politiques, sur les explorations et la colonisation, sur les Amérindiens et le régime seigneurial.Cette série de films fixes en couleur a comme défaut principal que tous les films se ressemblent.La lecture des bas de vignette devient vite monotone.Les maîtres apprécient peu les projections 24 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 Br MOYENS D'ENSEIGNEMENT de films fixes, ils sont obligés de rester près de l'appareil, de suivre sans esprit critique l\u2019ordre des images et de faire eux-mêmes le commentaire.Le contenu historique est généralement mal adapté aux programmes.Une nouvelle série de diapositives, avec volumes commentés, L'histoire du Canada en images, produite par l'ONF pour le Musée national de l'homme, fait son apparition en 1974.Cette fois on vise deux des étapes de la pratique de la méthode historique: la cueillette et l'analyse des données.Dans cette série, on ne cherche pas à frapper l'imagination des élèves ou à embellir et simplifier le passé.On se fait sérieux, on utilise des documents d'archives, des graphiques, des cartes, des tableaux statistiques.Cette collection, plus souple d'utilisation, parce que constituée de diapositives, très riche en documents authentiques, est plus didactique mais est moins attrayante pour les élèves.Malheureusement, ce matériel est peu connu des enseignants.Au cours des dernières années, l'ONF s\u2019est remis au travail en produisant des ensembles multi-médias (films fixes et bandes sonores avec commentaires et dramatique) sur les Hurons (1982), sur Jacques Cartier (1983) et sur la traite des fourrures (1984).Ces productions et collections, conformes à l'esprit et aux contenus des programmes en sciences humaines au Québec sont encore ignorées par la presque totalité des enseignants.Même avec ces productions récentes, il semble que les enseignants d'histoire demeurent méfiants.Ont-ils décidé d'ignorer toute nouvelle production à cause des vices passés?Croient-ils qu\u2019il soit impossible en histoire de renouveler le style, le rôle, l'approche et la qualité des productions?Quand on interroge les distributeurs de productions audio-visuel- les, ils nous avouent que les ventes de matériel en géographie, en biologie, en français, en langue seconde, en nutrition et alimentation, sont 10 à 20 fois plus nombreuses que dans le domaine de l\u2019histoire.Les enseignants d'histoire ont-ils perdu à tout jamais le goût de découvrir du matériel didactique audio-visuel nouveau?Il est facile de trouver des motifs pour ne pas utiliser l'audio-visuel dans son enseignement: le transport du matériel, les tracasseries administratives, le mauvais ordre des appareils, un local inadéquat, la difficulté de faire venir les documents, la rareté des documents, des élèves turbulents dans la noirceur et des documents mal adaptés aux nouveaux programmes.Ces raisons sont certes valables mais il nous faut les dépasser, c'est aussi l\u2019occasion de soulever certaines questions avec l'administration et de trouver des solutions avec ses confrères.Quand avez-vous lu pour la dernière fois la description des nouvelles productions présentées dans un catalogue?Vous auriez peut- être des surprises, certains vides se sont peut-être comblés.Depuis deux ans, une nouvelle série, cette fois en vidéo, Notre histoire au quotidien se trouve sur les tables de travail de l'ONF Dans ces productions, on dépasse l'analyse du passé politique pour observer la vie quotidienne des gens qui ont fait notre passé.Ces films sont conçus pour recréer l'époque et l'esprit des faits, susciter l'intérêt des élèves et provoquer leurs réactions, faciliter le travail des enseignants et permettre d'amorcer la pratique de la méthode historique.Que diriez-vous de posséder une série historique traitant des sujets suivants?1.Tête de pioche ou la construction des grands édifices à Montréal vers 1745; 2.À toute vapeur ou la construction des chemins de fer dans les Bois francs vers 1850; 3.À la sueur de ton front ou la colonisation de l'Abitibi vers 1930; 4.Monter un bateau ou la construction navale à Québec vers 1740; 5.La marque du fer ou la vie dans les forges de la Mauricie entre 1770 et 1830; 6.Partir c\u2019est mourir un peu ou le grand exode des Canadiens vers les filatures de coton de la Nou- velle-Angleterre; 7.De l'énergie à revendre ou l\u2019industrialisation grâce au développement électrique dans la région de Shawinigan; 8.François Cloutier, dit Labonté, habitant ou le système seigneurial en Nouvelle-France vers 1673; 9.Au nom du roi ou l'installation des loyalistes au Bas-Canada.Seraient-ils utiles à votre enseignement?Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 25 Srey i 3 Ire Ee So er = a des rs ex) EA TEST MOYENS D'ENSEIGNEMENT Les quatre premiers scénarios sont terminés et la production du premier film est presque achevée.Le tout s'annonce comme étant d\u2019une valeur inestimable dans notre enseignement.Quelle sera notre réponse?L'ÉLÈVE ET L'AUDIO-VISUEL Le défi pour tout enseignant est de créer chez ses élèves la motivation à apprendre.Laudio-visuel, sur ce point, sait être d\u2019un premier support pour le maître.Le visionnement de documents se traduit par une multitude d'observations de faits, de détails et d'atmosphères qui aident l'élève à poser ses premières hypothèses.La curiosité de l'élève est piquée, son intérêt grandit.Il ne faut pas oublier que la moitié des élèves sont des visuels, ils ont droit à une approche en accord avec leur mode d\u2019'apprentissage.Pour eux, une image vaut réellement mille mots! Tout apprentissage s'accompagne d\u2019un effort intellectuel, avec l'audio-visuel s'ajoute des notions de plaisir et une diminution des tensions qui rendent le climat de la classe agréable et productif.Placé dans un cadre détendu, l'élève offre moins de résistance au travail et apprend presque sans s'en apercevoir.Il n'est pas rare en histoire d'entendre les élèves dire: \u201cLaissez-nous donc tranquilles avec vos vieux problèmes, cela ne nous concerne pasl.\u201d\u2019 Faire voir aux élèves des images intéressantes et attrayantes réactive leur goût d'apprendre.On augmente le processus de rétention de l'information chez les élèves quand on ajoute aux messages verbaux, des signaux visuels.LE MAÎTRE ET L'AUDIOVISUEL Il existe certains facteurs-clés à ne pas oublier pour réussir cette technique d'enseignement.Présenter le contenu du film à l'avance et d\u2019une façon dynamique pour susciter l'emballement pour le sujet, respecter l'intérêt des élèves, ne pas multiplier ni allonger les séances de projection et ne pas présenter de films périmés.Si le film est trop complexe ou trop long, il ne faut pas hésiter à le morceler, à l\u2019interrompre.On peut se lasser autant de l'audio-visuel que de l'enseignement magistral.La réussite de votre cours est une question de planification et de mise en scène! L'enseignant devrait préparer des grilles d'analyse et des pistes de questionnement pour le visionnement des films et l'audition des cassettes.Bien sûr, cela demande une préparation réfléchie mais ces grilles demeurent pertinentes d'une année à l'autre et, dans ce domaine, plus que dans tout autre, les enseignants peuvent s'entraider et s'échanger du matériel.Avez-vous déjà constaté qu'une projection est l\u2019occasion favorable pour les enseignants d'observer l'attitude et l'attention de ses élèves et d'adapter par la suite ses interventions d'une façon individualisée?Les diapositives, les films fixes, les films 16mm, les acétates et les vidéocassettes sont autant de ressources à explorer, la diversité dans l'emploi des types d'appareils et la variété des styles de documents sont un facteur- clé de votre réussite.Les élèves d'aujourd'hui sont critiques, ils se lassent rapidement.L'enseignant qui utilise toujours le même moyen audiovisuel est aussi peu motivant que celui qui ne se sert que du tableau noir.Les professeurs considérés comme les meilleurs admettent volontiers qu'ils 26 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 varient leur mode d'enseignement trois à quatre fois par leçon.Pour eux la banque de matériel audio-visuel est un choix de plus.On peut renforcer la compréhension des faits et simplifier une notion abstraite ou complexe en utilisant des stratégies d'enseignement variées.Avant, pendant ou après la projection, le maître invite ses élèves à participer et à retourner à l\u2019information observée pendant la projection.Le passé se structure, prend forme, s'actualise.L'enseignant utilise le tableau, il se fait conteur, il clarifie les points obscurs, il complète; une véritable discussion s'engage.l'attention est soutenue, les élèves sont motivés.L\u2019'audio-visuel favorise la répétition et la redondance.C'est un instrument incomparable pour activer la mémoire permanente.De plus l'abstrait se transforme en réel, c'est vrai puisque je le vois! Une bonne stratégie à développer est de varier continuellement le moment où vous utilisez l'audio-visuel dans vos cours.En réalité, on peut l'utiliser comme amorce d'un sujet, en guise d'explications, ou pour effectuer une bonne synthèse.En guise de conclusion, on pourrait dire que même si l\u2019utilisation de l'audio-visuel est liée au style propre de chaque enseignant, il ne faut pas abandonner son emploi dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire.Les programmes se sont renouvelés, les productions audio-visuelles transformées, à nous d'en profiter.Le temps est venu de dresser l'inventaire de nos ressources.Si le matériel est inutile ou inutilisable, il faut se résoudre à le \u2014 \u2014 + i rv fo By MOYENS D'ENSEIGNEMENT 4 remiser a tout jamais.Prenons une heure ou deux pour consulter les catalogues récents et suggérer a nos collègues l'achat de quelques nouveaux titres.Au prochain congrès, allons faire un tour du côté des exposants et dans les salles de projection où l\u2019on nous présente sur demande les documents disponibles sur le marché.ent Tey Ble rcer Se \u20ac Ou fois es 0 vent of QUELQUES SUGGESTIONS D'UTILISATION # qu Comme amorce, l'ensemble multi-média Courir les rivières (N° de série de l'ONF 215C 0284 007) permet aux élèves de vérifier leurs connaissances et de les initier à la dynamique économique et sociale du commerce des wo | fourrures.eq Dans la série J'ai une histoire produite par le MEQ, le N° 16 Les gagne-petits vous assure un succès boeuf.Sa sé | présentation provoque une avalanche de questions.La curiosité des élèves est à son paroxysme.Leur intérêt | est assuré pour les prochains cours.of +: ,! 4 x ; \u2018 i\u201d Les 30 diapositives et le cahier d'accompagnement sur L'exploitation forestière dans la vallée de l'Outaouais ; (N° de série de l'ONF 535C 0374 031) de même que les diapositives d'accompagnement et le cahier sur L'évolution des moyens de transport dans la région du Saint-Laurent et des Grands Lacs 1828-1860 (N° de série de l'ONF a 535C 0374 036) ne nécessitent, après leur utilisation que peu d'autres explications.æ | Pour dresser le bilan des changements survenus au Québec durant les années 1950, il vous sera impossible de oe § battre vous-méme le succes du vidéo de la série \u201cLe 30-60\u201d de Radio Québec, La culture et les loisirs populaires.= Vous pouvez également faire la synthèse des changements politiques effectués au Québec durant les années = 1960-1980 par la présentation de l'audio-vision de la série \u201cCrises et changements\u201d: La révolution tranquille et f l'avènement du parti québécois (N° MBC 710).ut | Vous constaterez que sur ces périodes de notre histoire, le matériel récent est riche et abondant.Il sait soutenir en l'enseignant dans son travail.qu\u2019 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 27 ÉVALUATION Par: René Jobin Responsable des programmes de sciences humaines \u2014 MEQ Depuis quelques années, l\u2019évaluation des apprentissages semble préoccuper de plus en plus le monde de l'enseignement.Au ministère de l'Éducation du Québec, dans les commissions scolaires et dans les écoles, les pédagogues réfléchissent sur le sujet, s'interrogent sur leurs façons de faire habituelles et proposent des avenues nouvelles.C'est ainsi qu'apparaissent depuis un an des définitions du domaine des programmes d'études ou de modules et des nouveaux types d'examens.Dans et par cette production initiée tantôt par le MEQ, tantôt par le milieu, on sent une intention bien arrêtée d'améliorer les méthodes d'évaluation et de les rendre plus conformes à l'esprit des nouveaux programmes qui insistent largement sur le savoir-faire des élèves.À l\u2019intérieur de ces premières tentatives, toutes les personnes intéressées au \u201cproblème\u201d d'une évaluation améliorée ont trouvé des réponses à leurs questions, tantôt au niveau rationnel lui-même, tantôt au niveau de l'instrument de mesure.Toutes ces trouvailles ont donné lieu à des échanges très fructueux ou à des mises en commun desquels ont surgi petit à petit certains lieux sûrs ou conclusions qui sont plus liées à la démarche ou au comment définir le domaine d\u2019un programme qu\u2019à la définition du concept; elles tiennent plus d\u2019une recherche appliquée que d\u2019une étude théorique.Dans le présent article, on développera quelques points pratiques à considérer lors de la définition du domaine d'un programme.On traitera d'abord de certains aspects de l\u2019évaluation sommative, de l'influence du programme d'études lui-même et du rôle de la démarche disciplinaire.Ces La définition du domaine d\u2019un programme d\u2019études trois facteurs sont déterminants dans le processus d'élaboration d\u2019une définition du domaine dont on veut assurer une correspondance adéquate à l'esprit d\u2019un nouveau programme.1.L'évaluation sommative Les domaines qu'on a définis en sciences humaines ont été élaborés dans une perspective d'évaluation sommative, c'est-à-dire avec intention d'orienter la conception d'instruments de mesure dont un des objectifs est de faire le bilan des apprentissages de l'élève.Jetons un bref regard sur ce type d'évaluation qui se compare à l'évaluation formative sous les trois aspects suivants: la décision à prendre après avoir mesuré, le moment de l'évaluation et le degré de généralisation des apprentissages.L'évaluation sommative suppose une décision qui a un caractère permanent: on se prononce sur ce qui devrait être acquis, contrairement à l'évaluation formative qui fait porter la décision sur ce qui est en cours, sur la pratique quotidienne, afin de réorienter l'apprentissage ou l\u2019enseignement.En sommatif, la décision, même si on peut la remettre en cause, présente un caractère un peu définitif, en ce sens qu'elle oriente l'avenir de l'élève soit par une sanction d'études, soit par la promotion pour un niveau d'études supérieur, ou pour un cours plus avancé.Le moment de l'évaluation constitue un aspect particulier de l'évaluation sommative.En effet, en raison d\u2019une prise de décision d\u2019une certaine importance, c'est à la fin d\u2019une étape 28 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 correspondant à une somme d'apprentissages assez significatifs que s'effectuera l'évaluation sommative.Le plus souvent, c'est au terme des apprentissages d'un programme d'études ou d\u2019une partie importante du programme qu'on sent le besoin de faire le bilan.En évaluation formative, il n'est pas nécessaire d'attendre que l'apprentissage ou l\u2019enseignement soient complétés pour tenter de situer l'élève par rapport à l'atteinte des objectifs du programme.Enfin, le degré de généralisation des apprentissages évalués, lié de très près au moment de l'évaluation, doit être très élevé: on se situera au niveau de la synthèse, ce qui nous amènera à circonscrire des objets d'évaluation qui correspondent aux éléments essentiels d'un programme.Ils seront donc nécessairement plus larges et plus globalisants que ceux vérifiés en cours d'apprentissage.L'évaluation sommative fait le bilan des apprentissages, non pas pour établir la moyenne des différentes notations relevées en cours d'année, mais pour les résumer à un moment donné, ce qui est bien différent.Une compréhension juste de ces quelques traits distinctifs de l'évaluation sommative apparaît essentielle à la définition du domaine d'un programme d'études, dont l'objectif premier est précisément de sélectionner les éléments essentiels et représentatifs du programme lui-même.Si la connaissance des caractéristiques de l'évaluation sommative aide en partie à délimiter les intentions d\u2019une définition du domaine d\u2019un programme, ce sont le programme d'études lui-même et la démarche disciplinaire qui en préciseront le contenu. ON EVALUATION 2.Le programme d\u2019études À cause de certaines caractéristiques de l'évaluation sommative voulant qu\u2019on détermine les éléments essentiels d'un programme, ce dernier devient le guide incontesté dans l'élaboration de la définition du domaine.On aura donc une connaissance très approfondie du programme, en reconnaissant derrière chacun des objectifs d'apprentissage ses principes directeurs et ses grandes orientations.Approfondir un programme d'études en fonction de l'apprentissage ou de l\u2019enseignement, c'est apprendre le lire d\u2019une manière analytique en reconnaissant chacune de ses parties ou éléments et la façon dont ils sont structurés.Dans cette optique, il s'agit de se rappeler que si le contenu a été organisé et hiérarchisé d\u2019une telle façon, par exemple, par module et par unités, c'est pour favoriser et pour faciliter les apprentissages et l'enseignement.Cependant, quand arrive le moment de faire le bilan des apprentissages de tout un programme, il faut procéder à une nouvelle lecture du programme, complémentaire à la première, soit celle qui procède par synthèses.Cette grille de lecture comporte des nouveaux fils conducteurs ou des nouveaux axes qui sont supra-modulaires et qui vont regrouper nécessairement des réalités plus globales et plus complexes.Ces éléments-synthèses peuvent être des thèmes, des conjonctures, des grands événements, des phénomènes, des aspects de société ou des habiletés considérées comme telles On les découvre en cherchant dans plusieurs modules les éléments semblables, différents, permanents, plus complexes ou englobants.Cette opération nous amène nécessairement aux éléments essentiels et représentatifs d\u2019un programme, les seuls jugés nécessaires pour porter un jugement sur la compétence de l'élève.3.La démarche disciplinaire Le troisième et dernier facteur important qui influence une définition du domaine d\u2019un programme d'études, c'est la démarche disciplinaire, ce cheminement simple et logique que suit habituellement l'esprit humain pour comprendre le réel ou résoudre des problèmes.Ce cheminement méthodologique comporte des étapes ou des opérations dont l'ordonnance est simple, mais rigoureuse.Par exemple, ces façons ordonnées de lire du temps, une société ou un espace sont clairement annoncées dans les programmes de sciences humaines et développées dans les guides pédagogiques.Toutes les opérations ou tâches concrètes qu'elles génèrent sont implicitement comprises dans les verbes d'action utilisés dans le libellé des objectifs d'apprentissage du programme.Le \u201cdécrire\u201d ou l\u201d\u201canalyser\u201d utilisés en histoire n'ont pas la même portée que ceux employés en géographie.La description de l\u2019évolution d\u2019une société n'a pas les mêmes caractères que la description d\u2019une centrale hydro-électrique.C'est donc par les lunettes de la démarche disciplinaire et du contenu qu'on arrive à bien circonscrire les habiletés exprimées dans un programme.Une fois ces habiletés définies, on peut réaliser une certaine hiérarchisation qui devient la taxonomie de la discipline elle-même.Ce nouvel éclairage nous amène à regrouper tous les verbes d'action autour de trois ou quatre grandes habiletés-synthèses qui sont en définitive celles de la démarche disciplinaire et qui seront traduites par la suite en comportements observables et vérifiables dans les items d\u2019un instrument de mesure.Enfin, aux habiletés-synthèses seront joints, selon un rationnel, des contenus-synthèses: ce sont ces nouveaux ensembles clairement exprimés, appelés dimensions, qui sont en réalité les éléments essentiels d\u2019un programme et qui deviennent les grands objets d'évaluation devant servir à mesurer et à porter un jugement et une décision sur la compétence de l'élève.Même si une définition est établie à partir d'un programme, il n\u2019en demeure pas moins une nette distinction entre les deux.Le programme dicte à l'enseignant quoi enseigner tandis que la définition du domaine lui dit quoi évaluer en sommatif, tous les deux étant issus des mêmes orientations et des mêmes principes directeurs.Le domaine d'un programme, une fois qu\u2019il est bien défini, n\u2019est pas à reprendre tous les ans.Il doit être considéré comme une partie intégrante du programme, tellement que, s'il avait été rédigé au méme moment que le programme, il aurait constitué sans aucun doute son dernier chapitre.Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 29 {iy at Bu Wi ji Rieti Bi ib Secondaire IV (Histoire nationale) NOUVELLE-FRANCE CANADA QUÉBEC Claude Bouchard Robert Lagassé Cet ouvrage est conforme au nouveau programme d'histoire du Québec et du Canada pour le secondaire et permet à l'élève: \u2014 de se familiariser avec les moments les plus importants de l'histoire du Québec et du Canada; \\- de développer sa compréhension synthétique de l\u2019histoire; \u2014 de reconnaître le rôle joué par différents groupes ethniques dans l\u2019histoire du Québec et du Canada; \u2014 de mieux comprendre les réalités actuelles en fonction de l'histoire du Québec et du Canada; \u2014 de poursuivre une démarche pédagogique axée sur la compréhension des réalités du milieu; \u2014 d'utiliser une approche chronologique ou thématique.Nombreuses cartes historiques de lecture et d'interprétation facile; Iustrations, photos et schémas permettant de compléter les explications; Nombreuses lignes du temps donnant une vision rapide et globale des i D + événements.NOUVELLE-FRANCE CANADA QUÉBEC \u2014 Manuel de l'élève 21 X 28 cm, 375 pages 27,50 $ \u2014 Guide dumaître 21 X28cm, 60 pages à déterminer Secondaire IV (Cahier d'activités) HISTOIRE sin NATIONALE Robert Lagassé UN CAHIER D'ACTIVITÉS ET SON CORRIGÉ Ce cahier est adapté à la clientèle du secondaire IV et constitue le plus varié de tous ceux qui ont été produits jusqu\u2019à présent en histoire du Canada.|| respecte l\u2019esprit du nouveau programme, dont il rappelle les objectifs, tout en faisant appel à de nombreuses habiletés suggérées dans le guide pédagogique.Les exercices, différents et complémentaires de ceux du manuel, sont conçus de façon à rendre ce cahier compatible avec certains des autres manuels proposés aux élèves.Ces exercices sont souples, courts, faciles à réaliser et dynamiques.23 types d'exercices différents 75 illustrations ou photos 40 cartes muettes 12 dessins originaux (à reproduire) HISTOIRE NATIONALE 3 \u2014 Cahier d\u2019activités, 112 pages 6,50 $ a Editions Beauchemin \u2014 Cahier d\u2019activités (corrigé), 112 pages 16,00 $ À 381, RUE SAINT-JACQUES MONTRÉAL (QUÉBEC) H2Y 382 TÉL: (514) 842-1427 ls qu js fl lg Let rg ae Of en (fe con spé UE ver ge ges men cente (ne i = et com mon E50) ug meil Ni il fs a a LES GRANDS ANNIVERSAIRES Par: Michel Roch Séminaire de Joliette LE \u201cSECOND DÉBUT\u201d D'UNE GRANDE DAME Les journaux et revues (entre autres, Actualité et Géo) des derniers mois n\u2019ont pas raté l'occasion de narrer l\u2019histoire de la gardienne d'Ellis Island, la Statue de la Liberté, où débarquent depuis toujours et jour après jour les opprimés, les réfugiés et les proscrits du monde.Offerte par la France pour commémorer le centenaire de la révolution américaine, cette statue se veut aussi colossale que le continent qui l'abrite et a la mesure des espérances des hommes qui recherchent son aile protectrice.Pour son 100e anniversaire de 1986, la Dame a fait sa toilette et revétu ses plus beaux atours grace a la générosité des Américains.Ils goûtent à n'en pas douter ce spectacle d\u2019une digne centenaire qui célèbre la liberté, la démocratie et l'ouverture au monde.La fête de la grande Dame, c'est la fête des Américains de toutes souches; c'est la fête du continent et celle de l'Histoire même.Symbole puissant de la liberté et d\u2019un monde nouveau, elle semble toute prête à répondre aux appétits du monde.Son diadème ne porte-t-il pas sept pointes pour représenter les sept mers et les sept continents?Elle s'ouvre donc à tous et ne rejette personne en principe.Sa flamme, comme un phare, guide les incompris du monde vers une terre d'asile où tous les espoirs sont permis à ceux qui retroussent leurs manches et aspirent à des temps meilleurs.Symbole de l'initiative, du travail et de la ténacité dans la recherche du mieux- être, elle ne s'insurge même pas d\u2019être elle- même l\u2019objet d'un commerce presque irrespectueux de son noble âge.La frénésie qu\u2019elle dégage ne rend-elle pas cet Américain capable de louer son loft avec vue sur le port de Manhattan pour 25 000$.un week-end?Business is beautiful! Avec tout le battage publicitaire qui accompagne la renaissance de la statue de la Liberté, on doit reconnaitre que les Biscuits, vélo et \u201cliberty\u201d Américains se gargarisent de leur symbole, qu'ils mettent le paquet.Oui, ils font de la publicité! Oui c'est une forme de propagande! Oui, c'est du marketing! Mais rien n'empêche que \u201cl'American Dream\u2019, pour des millions d'Américains, immigrants et fils d'immigrants, c'est une réalité, où qu'ils soient dans l'échelle sociale.Peut- être faudrait-il le demander aux 150 Tamouls récemment débarqués chez nous au Canada, oui, mais en Amérique, avant tout! Avec la nouvelle toilette de la Dame, \u201cthe show must go on.\u201d ROULER.ROULER.ROULER.L'année 1986 va s'écouler et je n'aurai pas eu le temps de vous parler du centenaire de la bicyclette célébré à Ottawa un peu plus tôt cette année.Le vélo! Quel merveilleux moyen de locomotion! Pédaler pour pédaler, ce n'est pas intéressant.Pédaler pour se déplacer vers un site a visiter, vers des amis ou tout simplement pour se créer une santé, voila une motivation suffisante pour enfourcher son deux roues et prendre les routes (secondaires) d'assaut.C'est surprenant le nombre de kilomètres qu\u2019on peut avaler au cours d'un été rien qu\u2019à rouler dans sa région, empruntant une route par-ci, une route par-là, pour finalement s'apercevoir qu'on a quadrillé son coin de pays, qu'on est prêt à refaire certains trajets plus enchanteurs ou même qu'on lorgne sur les routes qui débouchent dans la région du voisin.Ce que je ferai sûrement l'an prochain le long du Richelieu et dans l\u2019Estrie.Pour nous qui sommes en histoire, c'est sur deux roues que nous devrions l'apprendre, la sentir, la vivre, la palper dans ses paysages, ses monuments, ses gens (accueillants au possible pour les cyclistes assoiffés), ses rangs, ses vieilles maisons, ses fouilles archéologiques (Montréal et Québec).et que sais-je encore! Ah oui! Sa gastronomie.Car il faut bien le dire, si vous pensez perdre du poids en faisant de longues randonnées, oubliez ça tout de suite.Car faire du vélo, c'est pédaler, boire énormément et manger à petites et grosses doses, mais combien souvent! En parlant de rouler et de manger, comment mangez-vous vos biscuits OREO?Croquez-vous le biscuit tel quel, froidement, sans aucun regard pour sa forme ronde et son dessin qui rappelle quelque écriture oubliée?Avalez-vous rapidement la première gaufrette après l'avoir détachée délicatement de sa jumelle, prenant un soin jaloux de laisser le sucre en une seule pièce alléchante?Vous attaquez-vous ensuite lentement à la garniture blanche onctueuse, vous délectant à petite dose de ce nectar sucré pour ensuite, ce plaisir éteint, croquer rapidement la deuxième gaufrette presque insipide?Répétez-vous l'expérience une fois?deux fois?trois fois même avant de vous coucher?Arrosez-vous le tout d'un grand verre de lait frais?Peut-être vous débarrassez-vous d'abord des deux gaufrettes noires pour vous réserver le suprême délice du sucre blanc pour la fin?Êtes-vous de cette vague d'amateurs OREO qui en recherchent le goût dans le succulent délice du double crème ou dans l\u2019OREO à la crème glacée ou dans le lait malté à saveur OREO?Si vous vous reconnaissez dans l'un ou l'autre des cas ou dans plusieurs, vous méritez, comme moi, de fêter dignement le 75e anniversaire de votre biscuit préféré.C'est quoi en chiffres 75 ans de production OREO?100 milliards de biscuits, de quoi faire 130 fois le tour de l\u2019Équateur ou deux fois l'aller-retour de la terre à la lune.Quel étrange escalier! Par les temps qui courent, c'est sûrement plus sécuritaire que n'importe quel navire de l'espace.On est plus sûr de partir et plus sûr de revenir! Pour le moment, ce petit biscuit, somme toute bien innocent, est vendu dans 25 pays et détient la faveur de 10% du marché américain.Ce soir avant de vous coucher, pourquoi ne pas l'essayer?Ça change rien d\u2019en manger, mais.Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 31 RT ET RENONCE LA RECHERCHE Par: Ghislaine Desjardins Conseil d'administration \u2014 SPHQ Les Cercles de fermières et l\u2019action féminine en milieu rural entre 1915 et 1944, Qui ne connaît pas l'existence des Cercles de fermières?On en entend parler périodiquement lors de débats entourant certaines questions controversées.Mais sait-on qu'il s'agit là de l\u2019organisation qui a regroupé et qui regroupe encore le plus grand nombre de femmes au Québec\u201d?Qu'elle est aussi la seule à avoir survécu aux changements économiques et sociaux qui ont marqué la province, particulièrement le milieu rural au 20e siècle?Il n'en fallait pas plus pour stimuler notre curiosité et nous inciter à retourner aux origines du mouvement.l'étude de l'organisation à travers la revue et les publications officielles des Cercles de fermières nous a permis de retracer les objectifs ainsi que les rôles économique, social et politique proposés aux femmes rurales, Spécifions au départ que c'est une canadienne, Adelaide Hunter Hoodless, qui fut I'instigatrice du premier mouvement mobilisant les femmes de la campagne au siècle dernier.Originaire de l'Ontario, elle fonda le premier cercle à Stoney Creek en 1897.Rapidement des organisations semblables se développèrent à travers le monde, et à l'heure actuelle, plus de neuf millions de femmes sont ainsi regroupées au sein de l'Associated Country Women of the World (ACWW).Au Québec, contrairement aux mouvements féminins ruraux anglophones, les Cercles de fermières sont une création du ministère de l'agriculture et le clergé intervient directement dans la vie interne du mouvement.Cependant, le fait que le membership augmente rapidement et que l\u2019on retrouve très tôt des cercles implantés dans toutes les régions du Québec prouve très certainement qu'ils répondaient à un besoin imminent.En effet, il faut se rappeler que le monde rural est en pleine mutation à l'époque.La mécanisation des travaux agricoles nécessite l'achat de nouvelles machines, engrais, outils, insecticides que ne peuvent se procurer les plus pauvres.La spécialisation de la production et son intégration à l'économie marchande font en Les fermières au Québec sorte que plusieurs familles délaissent l'agriculture et se dirigent vers les grandes villes afin de pouvoir gagner leur vie dans l\u2019industrie.Les Cercles de fermières s'opposent à ce phénomène et apparaissent du même coup comme un mouvement de résistance à l\u2019urbanisation et à l'industrialisation.En outre, les changements qui surviennent en milieu agricole affectent directement la vie des fermières car avec la mécanisation des travaux par exemple, elles sont peu à peu refoulées presqu'exclusivement aux tâches ménagères.On assiste donc graduellement à une différentiation des fonctions économiques entre l'homme et la femme dans l'unité familiale et à une mascu- linisation de la profession agricole, C'est donc aussi pour sauver leur rôle de productrice que les femmes rurales se regroupent.Leur objectif est de demeurer les \u201cvéritables associées de leurs maris au sein de l'exploitation agricole\u201d Pour ce faire, elles organisent la formation professionnelle de leurs membres et offrent des cours (production laitière et apicole, filage, tissage, couture, tricot, etc.) qui leur permettront de rapporter un numéraire à la famille.Par ailleurs, les Cercles de fermières ont aussi pour objectif de faire revivre les réseaux traditionnels d'entraide et de charité qui caractérisaient le milieu rural.Elles organisent l'assistance maternelle à la campagne, s'occupent des malades, des vieillards, des familles pauvres, etc.En ce sens, elles se situent dans le prolongement des nombreuses associations féminines apparues dans le monde occidental au tournant du siècle.Celles-ci visaient, entre autres, à venir en aide aux populations défavorisées puisque l'État se déchargeait de cette responsabilité la confiant aux communautés religieuses et aux organismes bénévoles.Reste à se demander pourquoi les Cercles de fermières ont tenu au niveau politique un discours conservateur tout au long de cette période allant même jusqu'à s'opposer au suffrage féminin.Sans se prononcer fréquemment sur le sujet, la revue a tout de même à quelques reprises défini sa pensée.En 1932, par exemple, à la suite du débat mené à la Législature sur le vote des femmes, la revue publie 32 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 une lettre au premier ministre du Québec, Alexandre Taschereau, pour le remercier de s'être prononcé contre le droit de vote pour les femmes.De la même façon, la revue prend position contre les mouvements féministes qui réclament l'égalité des droits entre l'homme et la femme.Il faut expliquer cette réaction par la perception que les femmes rurales ont des revendications mises de l'avant par certains mouvements tels la Ligue des droits de la femme ou [Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec, qui n\u2019ont d'ailleurs pas centré leur travail de conscientisation sur le milieu rural.Il leur parvient un écho déformé par la propagande officielle qui établit une équation automatique entre féminisme et abolition de la famille.Or, la famille est justement le lieu d'intervention privilégié des fermières, elle y ont investi leur vie, et celle-ci constitue le cadre et le lieu même de leur travail.Rien d'étonnant alors à ce qu'elles se portent à la défense de ce qu'elles croient menacé.Alors que leurs activités n'étaient guère valorisées par la société, les femmes rurales et les fermières se sont regroupées pour proclamer à la face du monde: \u201cOui nous avons un rôle à jouer dans la société et il est fondamental\u201d Plutôt que de remettre en question ce rôle, elles l'ont exalté au plus haut point.Elles ont popularisé la fête annuelle des mères et ont entonné l'hymne à la gloire de la maternité, chantant aux femmes du peuple que c'est sur leurs genoux que se forme la nation.De là, il n'y avait qu\u2019un pas à franchir pour soutenir la propagande nataliste de l'époque et le mouvement pour \u201cla revanche des berceaux\u201d.Enfin, on ne peut que constater, aujourd'hui, la clairvoyance des fermières du début du siècle qui avaient bien vu qu'avec la modernisation des campagnes, l'agriculture était en train de leur échapper.Le mouvement des femmes collaboratrices est d'ailleurs là pour en témoigner puisque leurs revendications ressemblent étrangement à celles des Cercles de fermières de 1915: faire reconnaître le rôle, l'idéal et l'apport économique des femmes dans l'agriculture.1 En 1982, les Cercles de fermières regroupaient plus de 76,000 membres.comp fatre mach Cor intel or ls \u20ac JH ne Ian nom Teme mani dit [ (ons dime Mu te i p on i deux PARUTIONS/HISTOIRE Par: Louis-Édouard Augé École secondaire Vaudreuil \u201cFace à l'anarchie féconde des marchands hollandais, la raison monarchique se lève et appelle les hommes à l'ordonnance de sa souveraine majesté.Et la perfide Albion joue de l\u2019un et de l'autre, fait son profit des deux, s'en inspire, les amalgame en une monarchie ploutocratique dont les Français éblouis par le Roi-Soleil, par les lumières des philosophes, par les révélations de la déesse Raison et par la foudre de l'aigle napoléonien ne comprendront qu'à Waterloo que le traître du répertoire était le deus ex machina du théâtre de leur gloire\u201d.\u2018 Comment ne pas être accroché par un tel extrait?Jean Duché réussit ce tour de force en nous faisant partager les espoirs et les angoisses d'un paysan saintongeais intemporel; je m'explique.Ce paysan est le héros intangible, invisible parce que non- nommé qui décrit comment les évé- nements mondiaux l'atteignent et se manifestent dans son univers immédiat.De prime abord, il serait facile de considérer un tel projet comme démesuré, non-vérifiable, non-acadé- mique car vouloir embrasser l\u2019histoire de l'Occident européen dans sa totalité peut relever du romanesque et non du métier d\u2019historien.Mais, en fait, où réside la frontière entre ces deux domaines?La chronique Parution/histoire du présent numéro du Bulletin sera particulière car je la désire dans le prolongement de la saison estivale.Elle sera impressionniste plutôt que d'être rigide et formelle.Au départ, je devais faire le compte-rendu des Mécaniciens grecs de l'École d'Alexandrie mais le texte et le propos étant nettement théoriques et ardus je décidai de réserver mon commentaire pour un numéro ultérieur du Bulletin.Le Bouclier d\u2019Athéna Suite à un résumé très bref dans un quotidien (La Presse), j'entrepris donc la lecture de l'ouvrage de Duché.Quelle surprise! En lieu de m'attendre à un texte savant et difficile d'approche, je me retrouvai devant un récit fertile en rebondissements, alerte, clair, humoristique et agréablement caustique.Le Bouclier d'Athéna est divisé en trois parties; la première s'intitule: Le chemin de l'esprit.Elle couvre la période s'étendant entre l'apparition des premiers homo sapiens jusqu'au milieu du XIIIe s.Elle traite de l\u2019émergence et des premiers balbutiements de nos ancêtres jusqu'à l'effervescente période qui vit l\u2019Europe se couvrir de cathédrales.Le propos de l'auteur est de nous faire revivre comment l\u2019homo sapiens devenu homo sapiens sapiens émergea de la majesté impériale de Rome pour se retrouver seul face à l'héritage oublié des dieux celtes.Période ténébreuse s\u2019il en fut une où les différentes communautés européennes se cherchent une identité et où l\u2019on voit s'ébaucher les fondations premières de la féodalité.Évoluant dans cet espèce de magma indifférencié où régnait l'esprit des lois, les Gaulois, ou plutôt, \u201cnos ancêtres les Gaulois\u201d surent évoluer pour former la trame de la société médiévale.Une fois le cap de l'an mil passé, laissant derrière eux leurs appréhensions millénaristes, \u201cnos ancêtres\u201d entamèrent ce que Duché considère comme le \u201cplain-chant des enfants de Dieu\u201d et où ceux-ci connurent une période extrêmement riche et laissèrent libre cours à leur exubérance.Laissons plutôt Duché nous parler de la Vierge Marie: \u201cMais n'est-elle pas le ciel sur la terre, au portail occidental de Reims, cette vierge tendre et timide dont un léger déhanchement suggère les courbes adorables, une main retenant les plis de sa robe, l\u2019autre posée sur sa poitrine, l'oeil rêveur légèrement étonnée de ce qui lui arrive?Je vous salue femme pleine de grâce dont l'homme a tant besoin sur la terre comme au ciel\u201d?Toute cette joyeuse vitalité n'allait pas durer.La deuxième partie de l'oeuvre de Duché couvre la fin du XIIIe s.au milieu du XVIe s.Entre le ciel et la Terre nous relate les heures sombres dans lesquelles se débattirent les héritiers des bâtisseurs de cathédrales.Pourquoi cette brisure soudaine?L'auteur suggère plusieurs hypothèses: improductivité des terres, celles-ci ne suffisant plus à nourrir une population de plus en plus nombreuse, déboisement excessif, nonchalance et auto-satisfaction endémique.Duché penche pour une explication plus \u201cphilosophique\u201d.En effet, une fois digéré le fruit de la connaissance, pourquoi ne pas en goûter un autre?\u201cDans le milieu de notre XIIIe s., Adam et Eve commencent à rêver, timidement, obscurément, d\u2019une autre pomme de la connaissance celle qui ne nourrit pas les intuitions spirituelles mais la science expérimentale gouvernée par la Raison\u201d.* (à suivre) TJean Duché, Le Bouclier d'Athéna; l\u2019Occident, son histoire et son destin, T.!., Robert Laffont, Paris, 1983, p.257.2).Duché, op.cit, p.117 3 Ibid, p.125 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 33 fi.ñ va fe \u201ci A A i A di a » .i ne va £ guerin 2e cycle au primaire l'éditeur des écoles ebec) H2T 2G2 Tel (514) 842.3481 ATLAS REGIONAL DU QUEBEC ET DU CANADA approuvé par le M.E.Q.LUCE DESCHENES DAMIAN RAYMOND DAMIAN 19,45$ Le Québec est un grand territoire, et le Canada un territoire plus grand encore.Pour les étudier et les bien regarder, il faut les réduire et les simplifier.Les cartes et les photographies aident à y parvenir.Elles permettent d\u2019observer des détails d\u2019une région donnée et aussi des caractéristiques d\u2019endroits plus grands que cette région.Pour aider à comprendre ce qu\u2019est une carte, plusieurs pages ont été consacrées au début de l\u2019atlas, à l\u2019explication des parties d\u2019une carte.À la fin de l'introduction, apparaît la liste des cartes qui figurent dans l\u2019Atlas régional du Québec et du Canada.ISBN-2-7601-1258-6 (397 p.) 2e secondaire 2 guerin a \"3 A ft 1 a S phe is Move se d'histoire générale APPROUVE PAR LE M.E.Q.LUCE DESCHENES DAMIAN RAYMOND DAMIAN 19.45% Afin de mieux dégager les mécanismes de l\u2019évolution, l\u2019Atlas d'histoire générale est découpé en tranches agencées selon un ordre chronologique: l\u2019être humain préhistorique et certaines «premières civilisations», les traits fondamentaux des civilisations athénienne et romaine dans l\u2019Antiquité, la société médiévale en Europe occidentale, l\u2019expension européenne dans le contexte de la Renaissance, les aspects déterminants de l\u2019ère des révolutions en Occident, et la continuité et le changement qui sont l'héritage du siècle actuel, sans oublier certains aspects de notre histoire locale.Tous ces faisceaux lumineux sur les sociétés du passé, dont l\u2019étude est susceptible d'éclairer le présent, sont soutenus par des lignes de temps.Enfin, dans le but de maintenir l'intérêt, de susciter la curiosité et de briser une uniformité possiblement lassante, les cartes sont appuyées par des modes d'expression variés: photos, graphiques, croquis, oeuvres d'artistes et textes d\u2019appoint.Un index détaillé facilitera également un repérage rapide.ISBN-2-7601-1388-4 (103 pages) Ar ng dir frp nar fem na ut Ta I i= [fl jen fl ete 0 vi id.5 => DISCIPLINES COMPLÉMENTAIRES Par: Louise Desautels Étude génétique et démographique des maladies héréditaires\u2018 Avec patience, conscience et ténacité, un groupe de chercheurs de l\u2019'UQAC dirigé par M.Gérard Bouchard?a mis sur pied un fichier, déjà presque millionnaire en données pertinentes, qui permettra non seulement de mieux connaître, mais aussi de mieux soigner la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Travailler non plus sur des échantillons ou de petits groupes, mais sur l'ensemble d\u2019une population ayant vécu au cours du dernier siècle et demi dans une région particulière: quel chercheur, sociologue, démographe ou généticien n'a pas formulé ce souhait.tout en le qualifiant d\u2019utopique.C\u2019est pourtant ce que permet le fichier-réseau de la population sague- nayenne de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.Depuis 1972, un groupe de chercheurs de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi s\u2019est en effet attelé à la tâche de dépouiller les registres paroissiaux du Haut et du Bas-Saguenay ainsi que du Lac Saint-Jean.En tout, 660 000 actes de baptême, mariage et sépulture ont été introduits dans la banque de données.Plus de 5000 fiches de ménages (gens apparentés OU NON qui vivent dans une même résidence) tirées de divers recensements sont allées les rejoindre.Outre ce fichier central, plusieurs registres dits sectoriels apporteront des données complémentaires provenant des archives d'institutions (hôpital, école), d'actes notariés, de fiches d'embauche, etc.Manipulés grâce à des logiciels de plus en plus raffinés, ces renseignements servent déjà de matière première à une quinzaine de recherches, tant dans le domaine des sciences humaines que dans le champ des sciences de la santé.Vu le caractère confidentiel des données et l'envergure de l'entreprise, toute l'étude est régie par la Société de recherches sur les populations (SOREP), dont le directeur, Gérard Bouchard, professeur en sociologie à l'UQAC, est aussi le principal instigateur du projet de Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 35 I TT TT CE fichier.La SOREP a obtenu sa reconnaissance officielle comme groupe de recherche de 'UQAC en 1982.Les travaux de nature sociologique, économique et culturelle se poursuivent dans de multiples champs: comportements démographiques (fécondité, nuptialité, mortalité), structures et rapports sociaux (hiérarchies, élites, école), culture (alphabétisation, religion, métissage et rapports ethniques).Mais la nouvelle voie ouverte par l'étude génétique et démographique des maladies héréditaires prend de plus en plus d'importance depuis 1979.Ses possibilités d'application en matière de dépistage et de prévention, ainsi que l'ampleur du phénomène des maladies héréditaires au Saguenay n'y sont pas étrangers.Pour ces études génétiques, le fichier de 'UQAC représente l'outil idéal de reconstitution des généalogies et des réseaux de parenté.En remontant les lignées et en recoupant les ancêtres de personnes atteintes, on espère mieux comprendre les modèles de transmission des maladies héréditaires et identifier les familles à risques.Ces travaux pourront sans doute ainsi diminuer la place que l\u2019on attribue généralement au hasard dans l'incidence de pathologies d\u2019origine génétique.Les chercheurs de l'UQAC se sont assuré la collaboration d'experts biomédicaux des universités McGill et Laval, tout en jouissant du concours des médecins de la région.Deux maladies de type récessif ont d'abord été retenues pour fins de recherche: le rachitisme et la tyrosinémie.Le rachitisme vitamino-dépendant atteint les enfants en bas âge (quelques mois) et compromet leur croissance.Causée par une carence en phosphate et en calcium, cette affec- DISCIPLINES COMPLÉMENTAIRES tion peut être traitée par l'administration de suppléments vitaminiques.Quant à elle, la tyrosinémie rencontrée au Saguenay se manifeste par des problèmes hépatiques graves chez les nouveau-nés.Dépourvue de moyens thérapeutiques, la médecine ne peut leur éviter la mort à court terme.Ces maladies sont dites récessives puisqu'elles ne se manifestent que lorsque deux gènes délétères identiques, transmis par chacun des deux parents, se retrouvent sur le chromosome.Le fait, confirmé par des études précédentes, que les gènes de certaines maladies étaient particulièrement répandus au Saguenay a renforcé la croyance populaire du type de développement régional, marqué d\u2019un fort taux de consanguinité.Un tout petit nombre d\u2019immigrants aurait ainsi colonisé la région et se serait ensuite reproduit entre eux, sans grand apport extérieur.La population actuelle serait alors en grande majorité issue de ces quelques dizaines de fondateurs et présenterait un bagage génétique restreint.Les recherches réalisées à partir du fichier offrent une autre vision.Avant même de considérer le cas des personnes atteintes de maladies héréditaires, les chercheurs ont pu ébranler une première théorie: loin d'être à quelques unités, le nombre d\u2019immigrants à la première génération se situerait entre 8000 et 10 000, pour la période 1840-1871.Limmigration ultérieure aurait aussi été assez importante, de méme que les mouvements de population à l\u2019intérieur de la grande région.Pour la suite, on a relevé le nom des parents de 25 enfants rachitiques vitamino-dépendants et de 69 tyrosi- némiques.On a aussi constitué un groupe-témoin de 25 couples.L'arbre généalogique de chacun des parents \u2014 nécessairement porteur d'un gène délétère \u2014 a ensuite été établi grâce au fichier-réseau.Résultat?Aucun cas de consanguinité à signaler dans la filière du rachitisme, trois pour la tyrosinémie et trois chez le groupe- témoin.Ces observations ont porté sur sept générations et sont renforcées par d'autres études qui établissent que la consanguinité est moins fréquente au Saguenay que dans l'ensemble de la province.Une dernière conclusion veut que le nombre de couples fondateurs (susceptibles d'avoir introduit le gène) soit très élevé: 280 pour les 25 couples porteurs de rachitisme.Bien que tous ces résultats soient préliminaires et que d'autres études soient en cours, notamment au sujet de la maladie de Steinert, on commence à se représenter d\u2019une autre façon la structure du bassin génétique régional.Parmi les ancêtres d\u2019une minorité de Saguenayens se trouverait un courant génétique qui aurait plus fortement qu'un autre marqué ses descendants.On se trouverait donc aujourd\u2019hui en présence d\u2019un petit noyau de sujets porteurs de la majorité des pathologies.Ce noyau est-il constitué de descendants éparpillés sur un territoire, regroupé au sein d'une micro- région, de certaines familles-souches?Les observations restent-elles valables pour les autres maladies héréditaires fréquemment rencontrées au Sague- nay: hémochromatose, agénésie du corps calleux, ataxie de Freidreich?Peut-on évaluer le risque de maladies dont la dimension génétique n'est qu\u2019un des facteurs en cause: diabète, cancer, maladies cardio-vasculaires?Autant d'avenues de recherche qui attendent les artisans de l\u2019'UQAC et leur réseau de collaborateurs.L'équipe de Chicoutimi est une des 36 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1986 seules au monde à effectuer de tels travaux.Une autre unité de recherche se trouve à l'Utah University de Salt Lake City.On y dispose d\u2019une banque de 1200 000 dossiers individuels et leur expertise est renommée.C'est d'ailleurs un logiciel développé à Salt Lake City depuis 1976 qui est en cours d'implantation à l'UQAC.Pour construire une généalogie ascendante ou descendante à partir du fichier-réseau de la population saguenayenne, on utilisait jusqu'à présent des programmes de jumelage automatique de données nominatives.Rendant possibles des opérations impensables sans système informatique, ces outils demandent cependant une intervention humaine fréquente.Les variations orthographiques ou phonétiques de noms tirés des registres paroissiaux (Paul pour Napoléon, Gagner pour Gagnon), parfois même un changement complet (Gagnon pour Tremblay), exigent l'intervention du jugement humain.Le programme doit donc soumettre pour chaque génération une liste de candidats, ce qui réduit d'autant la rapidité d'exécution.Le logiciel de Salt Lake City «GENISYS», évite ce problème puisque son mode d'accès aux informations lui permet de tenir compte de toutes les données concernant un même individu mais disséminées dans la banque.Transféré sur un ordinateur récemment acquis, traité par un nouveau logiciel, le fichier de population ne souffre pas d'inertie.Prochaine étape: intégrer la région de Charlevoix qui fait partie du même corridor de peuplement et présente elle aussi des problèmes de maladies héréditaires.Texte reproduit de la revue RÉSEAU, mai 1984 - le titre original étant \u201cLa filière de la parenté\u201d.?M.Gérard Bouchard est le conférencier invité au prochain congrès de la SPHQ à Jonquière les 3, 4 et 5 octobre prochains. pile) K Q.M.Ad A & Ÿ PAR © 8 ON ST naute tls pEFAUD e C gall s tiO Che st nena?y tire\u201d ap \u2018grève lt manuel + men ociét ner\\ de v élève e\\arg yrir @ ve uta uss! nt ceu de nce s.\\l pE BE num ines © xp erie det is QU autres \u2019 piletéS: ¢ + uma \\eurs eux© ydes tre rir d es wy ise, once?tr vat etV intl st a décoV \\1ectiv uisitio qibles \u2018ac ecifiqué usceP ent ait sa pre de ta Ws, \\ «ho \\\\lectu elle d velop mieux sanc r int urs \\a pra tiqu e riguey do\\esc vel ave $ oc! été À ation Ain \\, ndre gif chez \\\u20ac nome pre ment our à us tavorisé see n aitre M ¢ i d\u2019une on armé pour il part jenteh Hr i \\aquë LA fle .on +s tac s mater! aux medial 20 istoire civiisation module Lap\u2019 odule et \\eS Rome it 8; te dan , antiqu! diev ale 018 ciete iden pui sion dil 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