Bulletin de liaison /, 1 juillet 1987, Juillet
[" Es + FEES Tr roa = an ht = aria ve oo me en ie PE LE = os LE EEF : es = .5 TRE .= 5 = = = = = x 55 tain.i cE ER Ss = LT Sr C - =k -1 4 27 Cala a et, - De Fe vs San 5 (GN æ a 7 famantes, FA el) NE \u2018 a BA { \u2018 Fa {+ ISSN 0225-9710 REN Na z Rh - Fy ana des gens as = / auttes + 48 we ë / SN ; vy NS / AE Ÿ AN 4 » Ale ES va, gen amaeb de wines endlétient a dil RS 5 bla To a x LM R 7 sags.D EJ- Gr PIRES NA ; HISTOIRE VOLUME 25, n° 3 JUILLET 1987 pr 73 RR et VA = + ut \u201c_ = => 2 Pot 4 A us CCE MERE \u2014 Lara Rex?ef Ry aù AUX DE L\u2019 | - .nwa ME?v ~\u2014 lL wi WR Sa Shed HJ Lh [= LS ac DES 34 DE LIAISON Sed a 200 IN Xd x / Dos motcemu PS = N LES MATERI ob dette co M =4 hey = rss a Ù a À LE \\ Ty Ÿ NN \u2014 a hu TRY Ver \u201cRE dl DES PROFESSEURS D'HISTOIRE DU QUEBE $, La Pc i = a aN a Chg IR x as ws LU Sa LA: 4 5 I x AE} NI WW a dd M a) [À TE LE TRAGIQUE INCENDIE DE 1837 \u201cLo Endemain, doue & LE patte de villege (\u2026.) n éfaié entièrement tédaite en contes of le fiette de sa Sobsde did caléinée fat \u20ac feu el ciblée fat ævec ane inctoyale actoité )CIETE = à ; A > = rte eme ee ii a ep a ae re a re 3 r= EE 4 / EE es Em ; 4 fh 2 A RIOR SECONDAIRE | P R E S EN T | SCIENCES HUMAINES) 2 CYCLE MATÉRIEL DE BASE NOUVELLE-FRANCE CANADA QUÉBEC Claude Bouchard Robert Lagassé Secondaire IV Comment rendre aussi simple et attrayante que possible la recherche des origines et du cheminement de la collectivité à laquelle l'élève appartient?Telle est la gageure que ce manuel a su relever de main de maître.Le texte sert de fil conducteur pour présenter, dans un style vif et direct, les temps forts du passé québécois et canadien.L'élève est confronté à une perspective globale de l'histoire, tout en prenant conscience de l'apport des groupes ethniques dans notre passé collectif.Le récit historique a été découpé en courtes unités, présentées généralement en bloc de deux pages et couvrant la matière d'une période de cours.Les idées maîtresses sont ainsi présentées à la manière d'un panorama qu'on peut percevoir de façon globale avant d'en aborder les détails.Le récit est accompagné de nombreux textes, citations, cartes, tableaux et illustrations, qui en font partie intégrante et qui sollicitent constamment l\u2019intérêt et piquent la curiosité.Un chapitre entier est consacré à l\u2019histoire des femmes du Québec, leur rôle dans la société et l'importance de leur apport à la vie du Québec.AR eka RR BE INR AR RRA RN pases Le programme d\u2019études est couvert dans son entier.Le maître peut utiliser l'approche méthodologique de son choix: thématique, chronologique, régionale, etc.Des tableaux synchroniques, des lignes du temps, et des graphiques permettent de placer les événements dans la continuité historique.NOUVELLE FRANCE CANADA QUEBEC Elève, 375 pages Maître, 60 pages HISTOIRE NATIONALE | Robert Lagassé Secondaire IV Bien adapté aux élèves de secondaire IV, c'est le plus varié de tous les cahiers produits jusqu'à présent sur le sujet.On y trouve des activités de tous genres, des illustrations nombreuses et une quarantaine de cartes muettes.Ce cahier couvre tous les objectifs du programme et permet de développer les habiletés suggérées dans le guide pédagogique du MEQ accompagnant le programme.Il est compatible avec la plupart des manuels d'histoire actuellement sur le marché, et propose des activités souples, dynamiques et faciles à réaliser.HISTOIRE NATIONALE Cahier d'activités, 128 pages Cahier d'activités (corrigé), 128 pages Editions Beauchemin Itée 381, rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H2Y 3S2 Tél.(514) 842-1427 150 ANS DANS 5m (OL re Tre, Tee NS \u2014 (F AR INF EN LES AN DIS (0 PAR ui, ed J M AA VOLUME 25, N° 3 JUILLET 1987 Sommaire La société ÉDI TORIAL e Un peuple sans histoire .i.2 ECHO DU PRIMAIRE ¢ Du primaire au secondaire en harmonie .4 ÉCHO DU SECONDAIRE + \u201cExpos\u201d - \u201cInfo\u201d - \u201cM&tho\u201d .cccceuveieiiiiiiii., 5 INFO C.A.® Tout @N VIC .«oi a Aa ee ea ea a a ea aa a aan 6 INFORMATIONS * Pour une poignéededollars .aan a aan ana aa 7 e Congrès 1987: pré-session pour le primaire .9 e Congrès 1987: une histoire sans frontiére.10 L'enseignement PERFECTIONNEMENT e Le \u201ccoaching\u201d par les pairs .aa aa aa aa aa ana aa 12 DIDACTIQUE * Lhistoire: de l'intuition a lascience .14 MOYENS * Rallye alaPlace Royale .0 iii.19 D'ENSEIGNEMENT ® Découvrir un concept .a aa aa aa ae aan 21 ; e Tracesde Thraces .iii.25 EVALUATION e Débat à l'ONU o.oo Lana aa ana a a aa aan a 27 PARUTIONS/ © \u201cEnseigner, c'est résister\u201d .111222000 LL A aa a ea aa aa 28 ENSEIGNEMENT l\u2019histoire LES GRANDS * Jazz?Rock?Heavy Metal?Boléro?.30 ANNIVERSAIRES DISCIPLINES * Le livre; beaucoup plus qu'un simple outil de connaissance .31 COMPLEMENTAIRES * Une carriére, le hockey! Une passion, les livres anciens.32 LA RECHERCHE e Chercheurs recherchés .aa aa aa aa aa aan LL 33 PARUTIONS/HISTOIRE e L'Histoire ou les histoires: quoi lire?.36 Comité de rédaction Société des professeurs d\u2019histoire du Québec Louis-Édouard Augé Monique Constant Louise Charpentier Robert Martineau Coordination, conception graphique et publicité Yolande Prairie-Caron ® (514) 455-9239 Correction d'épreuves Sylvie Chevalier Yolande Prairie-Caron Conception graphique et impression Éditions Vaudreuil inc.600, Fullum - 11e étage, Montréal H2K 4L1 Téléphone: Sylvie Chevalier - (514) 381-8407 Dépôt légal \u2014 B.N.C.- B.N.Q.\u2014 Courrier de deuxième classe \u2014 Numéro d'enregistrement 6323 \u2014 Envois postaux - Denise Tellier - (514) 488-1555 \u2014 Parution: 5 numéros par année \u2014 Port de retour garanti \u2014 Tarifs: membres SPHQ - gratuit * non-membres - 6$/numéro * 25$ - abonnement annuel pour institutions N.B.Pour faciliter la lecture, le comité de rédaction a décidé d'utiliser exclusivement la forme masculine des mots.Veuillez donc, sous-entendre la forme féminine lorsqu'il y a lieu.Le Bulletin de Liaison appartient aux Page couverture: e Eglise de St-Eustache, illustration de Serge Villeneuve.membres de la SPHQ.Le contenu des e Extrait du Journal historique des événements arrivés à articles n'engage que leurs auteurs.St-Eustache par le Curé Jacques Paquin, 1837, p.15.Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 1 ES NT SE DEEE EEE CN EE SE EEE ÉDITORIAL Par: Youssef Tadros Conseil d'administration - SPHQ Lord Durham avait affirmé sans rire que le Québec n'avait pas d'histoire: c'était vers 1839.En avril 1981, le ministère de l'Éducation du Québec avait décidé que la réussite de l\u2019histoire nationale ne serait plus obligatoire à partir de 1991.Le 11 décembre 1986 dans un document officiel, le même ministère confirmait le nouveau régime pédagogique.Entre Lord Durham et le gouvernement actuel, s'est vécue une lutte homérique qui aboutit en 1974 à l'adoption par l\u2019Assemblée nationale d\u2019une loi qui rendait obligatoire l'enseignement de l\u2019histoire nationale en secondaire IV; de fait, pour l'obtention du diplôme qui ouvrait la porte au cégep, il fallait obligatoirement réussir de l\u2019histoire nationale, alors qu\u2019en 1974, 38% seulement des élèves du secondaire général suivaient des cours d'histoire.Ceux qui se souviennent du débat de 1974, ont encore en mémoire que les \u201cnationaleux\u201d de tout acabit de l'époque s'étaient ligués pour en faire une question de vie ou de mort.En 1991, nous serons presqu'au même point qu'en 1974: ce ne sera plus \u201cBack to the future\u201d mais bel et bien \u201cBack to the past\u201d.Les dégâts d\u2019une telle décision sont incalculables: l\u2019histoire nationale sera reléguée au rang d\u2019une discipline fossilisée faite pour les vieux barbons; les élèves se transformeront en auditeurs libres ou en dilettantes; les enseignants deviendront des conférenciers que l\u2019on pourra écouter d\u2019une oreille distraite! Une comparaison s'impose entre sciences pures et sciences humaines quant aux seuils d'entrée qu'établissent les cégeps.Les premières sont les Un peuple sans histoire parents pauvres du système collégial: en effet, les étudiants choisissent les sciences humaines sans aucun cours préalable; en 1991, nous formerons d'éventuels étudiants-historiens qui pourront n'avoir jamais réussi le cours d'histoire nationale au secondaire.Les pédagogues vont sûrement s'élever vigoureusement contre cette décision aberrante qui remonte non pas au 2ème gouvernement Bourassa, mais bel et bien au gouvernement \u201cnationaliste\u201d du Parti Québécois.Les vieux disaient, peut-être avec raison: \u201cPlus ça change, plus c'est pareil!!\u201d.Le manque de conscience historique souligné dans un \u201cSamedi Plus\u201d de La Presse du 5 octobre 1987 (au moment de notre Congrès de Mirabel) va probablement s'accentuer,; déjà, à l'époque, les professeurs de cégeps se plaignaient de l'ignorance des élèves sur le plan historique.Au rythme où vont les choses, vers l'an 2000, la génération issue de nos polyvalentes et de nos écoles privées sera complètement sourde à ce qui se passe autour d'elle et ne pourra pas relier de façon claire le passé au présent.On pourra toujours dire qu\u2019on s'énerve pour rien et que les élèves recevront un enseignement valable de notre histoire nationale: à cent heures/année, avec la réussite qui n\u2019est plus obligatoire, je ne vois pas comment on peut \u201cse péter les bretelles\u201d! Je crois d'ailleurs que si l\u2019on propose à un élève de secondaire IV (entre 15 et 17 ans) un cours qu'il nest pas obligé de réussir, il mettra ses efforts ailleurs, c'est-à-dire dans les matières \u201cimportantes\u201d comme la langue maternelle, les mathématiques ou les sciences.2 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 Le plus bizarre est que si d\u2019un côté le ministère de l'Éducation laisse aller dans la meilleure tradition du laisser- faire si chère à Adam Smith, de l\u2019autre côté, la CECM a décidé de soutenir et de contrôler la qualité de l\u2019enseignement.Monsieur Portugais, directeur général, a indiqué que l'avenir se trouvait pratiquement dans un rendement scolaire amélioré.Comment concilier deux approches aussi éloignées l\u2019une de l'autre dont la première aboutira sûrement à une chute du rendement des élèves et dont la deuxième prêche exactement le contraire?Beaucoup parmi ceux et celles qui lisent cet éditorial se disent avec découragement \u201cQue pouvons-nous faire contre des décisions administratives déje prises?\u201d Comme en 1974, il faudra sonner l'alarme et organiser une levée de boucliers à travers la province.En tant qu'enseignants, nous devons nous mobiliser et chercher des moyens concrets pour sensibiliser le peuple du Québec à l'enterrement de première classe qu'on prépare à son histoire.Déjà, cet éditorial constitue une première phase nécessaire de sensibilisation des membres de notre Société.D'autres moyens seront employés à partir de septembre 1987, mais nous aurons besoin de votre appui.Ces moyens sont les suivants: pétitions à signer, lettres ouvertes à la presse, et, surtout, à notre 25e Congrès à Québec, il y aura sûrement des gestes à poser.En attendant, suggérez-nous des moyens pratiques et concrets pour faire changer la décision prise par le ministère de l'Éducation.Nous comptons sur votre aide. v vente d'activités variées 8 qui engagent \u2019édification de \u201cJsont intégrées dans le déroulement de la ; leçon.HISTOIRE ET CIVILISATIONS De la préhistoire à nos jours Michel Gohier, Luc Guay Ce manuel sert d\u2019outil aux enseignants et aux enseignantes, et répond aux directives nouvelles proposées par le ministère de l\u2019Éducation.| D\u2019autre part, il convenait de prévoir des | [activités d\u2019apprentissage favorisant le | développement des habiletés.Ces activités | \u201cManuel de l\u2019 élève | Guide pédagos giqu Cahier a\u2019 : Lidec inc.825, avenue Querbes (coin Van Horne) Outremont (Québec) H2V3X1 Tél: (514) 274-6521 ÉCHO DU PRIMAIRE Par: Claude Toutant Conseiller pédagogique - C.S.Trois-Rivières Je me souviendrai longtemps de mon premier professeur d'exégèse, savant jésuite qui, suite à un premier cours aux ignares que nous étions, avait couru, plein de désespoir, chez le directeur du département de théologie pour se plaindre de ses mauvais élèves qui avaient osé lui montrer leur ignorance.Jamais ce docte cerveau, suite à cette difficulté, n'aurait songé à requestionner son approche pédagogique.Évidemment, on lui avait confié des ânes!.Plus récemment, une auteure de matériel didactique au primaire, enseignante au secondaire, nous présentant son oeuvre, nous avoua que sa motivation d'écrire pour le primaire lui venait de sa lassitude de recevoir des élèves qui ne \u201csavent rien\u201d.Aussi, le matériel en question offre-t-il aux enseignants du primaire des instan- tannés cognitifs destinés plus à calmer les angoisses des enseignants, qu\u2019à développer les habiletés des élèves à mieux apprivoiser le réel.Et je me rappelai mon premier cours d\u2019exégese.L'objet de mon propos n\u2019est pas de dicter la conduite des enseignants du secondaire.Je n'y connais rien! Mon seul désir est de contribuer à clarifier la situation d'un enfant de douze ou treize ans qui arrive dans votre classe d'histoire.D'abord il faut savoir que cet enfant n'a jamais reçu de cours d\u2019histoire au sens où on l'entend souvent.Au primaire, il y a un programme de sciences humaines où l'enfant est éveillé progressivement de la manière la plus intégrée possible, aux concepts de temps, d'espace et de société.De la première à la sixième année, l'enfant apprend à mieux se situer dans son milieu de vie réel.I! explore, selon son âge, son environnement vital, de son Du primaire au secondaire en harmonie milieu immédiat jusqu\u2019à l'ensemble canadien.La répartition du programme bs champs d'eploraton Le programme énonce cette intention de la manière suivante: Amener l'élève à une première compréhension des réalités sociales, géographiques et historiques du monde dans lequel il vit.Pour atteindre ce but, l'élève aura besoin de développer: 1.certaines habiletés techniques et intellectuelles 2.certaines attitudes face à son milieu de vie (compréhension, responsabilité, respect, etc.) 3.certaines connaissances sur son milieu de vie.JAMAIS les objets de connaissance ne sont présentés aux élèves en soi et pour soi, mais toujours en relation avec la vie de l'enfant.Jamais un objet de connaissance n\u2019est à apprendre pour lui-même mais toujours en vue d'une meilleure compréhension du milieu dans lequel l'enfant vit.Les dif- 4 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 férents objets de connaissance prennent leur importance à travers une exploration, la plus vraie possible, du réel.Aussi, à la fin du primaire, il serait insensé d'évaluer l\u2019enfant sur la mémorisation d'éléments cognitifs.II faut plutôt vérifier sa capacité de mettre différents éléments cognitifs en relation les uns avec les autres en lui donnant les outils nécessaires pour ce faire.Plus de 70% des objectifs terminaux du deuxième cycle du primaire commencent par les mots \u201ca l'aide de\u201d, ce qui suppose le développement d\u2019une habileté à utiliser un outil.Les rares objectifs portant sur des connaissances doivent toujours être dosés par le fait qu'on demande aux enfants d'en arriver à une première compréhension du réel, à travers une exploration.Les enseignants d'aujourd'hui n\u2019en sont plus à leur première remise en question.Qu'ils exercent leur profession au primaire ou au secondaire, chacun est habitué à toujours reques- tionner sa pratique à la lumière des besoins des élèves et des exigences des programmes.Heureusement, il ne pourrait venir à votre esprit de juger de la performance de vos jeunes élèves sur leur connaissance du nom des trois bateaux qui amenèrent Jacques Cartier sur nos rives, ni sur la date de fondation de Trois-Rivières, ni sur l'année de la signature de l'AANB.Heureusement, le nouveau programme d'histoire du secondaire est formulé dans le prolongement de l'effort commencé au primaire.Heureusement, on ne retrouve plus beaucoup d'attitude semblable à celle de mon professeur d'exégèse.ques ent ston pré cine.Outi ÉCHO DU SECONDAIRE Par: Youssef Tadros Conseil d'administration - SPHQ EXPOSITIONS Décidément, Montréal devient de plus en plus la ville des expositions.Cet été, en effet, la métropole est l'hôtesse de deux expositions prestigieuses.D'abord, à tout seigneur, tout honneur, LÉONARD DE VINCI ET SON ÉPOQUE nous honorent de leur présence entre le 22 mai et le 8 novembre 1987.Le programme scolaire débute le 1er septembre avec des visites commentées de 90 personnes/heure, les mardis et les mercredis entre 9h30 et 10h30.Le coût est de 4,00$/adulte, de 2.00$/étudiant de 12 ans et plus et de 1,00$/étudiant en bas de 12 ans.Pour réserver, contacter Lucie Carle (514) 285-1600, poste 206.Du 30 mai au 4 octobre \u201cL'OR DES THRACES\u201d est au Palais de la civilisation.La Bulgarie nous prête pour quelques mois le résultat des fouilles entreprises depuis 30 ans.Cette exposition couvre les périodes allant de la préhistoire à la période romaine.Chacune des étapes est illustrée par des outils ou des objets artistiques.Par exemple, le deuxième âge du fer (-525 à -280) est celui de l'apogée des Thra- ces: statues, bas-reliefs, vases en or, en argent et en bronze - vous serez servis à souhait.Cette exposition est à conseiller pour les enseignants de 2e secondaire.Pour tout renseignement, contactez le Palais de la civilisation au 275, rue Notre-Dame est, Montréal H2Y 1C6 (514) 872-4560.Voila de quoi vous mettre en appétit pour les vacances et pour la rentrée scolaire.QUELLE METHODE CHOISIR?Pour les enseignants de tous les niveaux, Robert Brien et Esther Dorval \u201cExpos\u201d - \u201cInfo\u201d - \u201cMétho\u201d.ont écrit un merveilleux petit volume: Le choix des méthodes d\u2019enseignement - Guide pratique.I! est édité par Cognition/Plus enr, Charlesbourg, 1986.LES PATRIOTES: 150 ANS Vous l'avez remarqué, notre page couverture veut souligner le 150e anniversaire des Patriotes.Nous avons tiré ces documents de la brochure \u201cL'Église historique de St-Eustache\u201d.Une exposition se tient dans le manoir Globensky.Voilà une visite fort agréable à faire cet été.Le cadre est enchanteur et l'exposition très \u201cparlante\u201d pour les mordus d'histoire que nous sommes.Plusieurs activités y sont prévues jusqu\u2019en décembre.N'oubliez pas de faire un saut au moulin Légaré, ouvert sur semaine.On y moud la farine depuis 1721, grâce à l'énergie hydraulique.À voir absolument de même que les festivités organisées à Saint-Denis.DES AFFICHES POUR APPRENDRE Bulletin de liaison, volume 25 n° 1, janvier 1987 - Précision Le Consulat général de France nous avise qu\u2019étant donné le grand nombre de demandes, son budget restreint et le nombre limité des affiches, il ne peut malheureusement acquiescer à toutes les demandes.Les services officiels du tourisme français offrent également des gravures quand cela est disponible.Nous nous excusons auprès du Consulat général de France et auprès de nos lecteurs pour les inconvénients causés.COMMUNIQUÉ.SOCIÉTÉ HISTORIQUE DU CANADA La Société historique du Canada propose une nouvelle série de brochures portant sur l\u2019évolution des groupes ethniques au Canada.Tout enseignant d\u2019histoire coñnaît bien l'aspect pratique de ces petites publications qui du régime seigneurial en passant par Louis-Joseph Papineau et Louis Riel, nous ont permis d'étoffer nos cours d'histoire du Québec et du Canada.La série sur les groupes ethniques compte déjà onze titres qui aideront à mieux comprendre l\u2019histoire des chinois, des juifs, des allemands et des autres communautés ethniques qui ont contribué à l'évolution du Canada.On peut se procurer les titres en s'adressant à: Société historique du Canada 395, Wellington Ottawa, Ontario KIA ON3 AVIS AUX INTERESSES - HISTOIRE 514 J'ai découvert un outil pédagogique dans l'hebdomadaire TIME du 30 mars 1987.Il s'agit d\u2019une ligne du temps partant de la présidence de l\u2019obscur Har- risson (1890-1894) jusqu'à celle du très vénérable et cacochyme Ronald Reagan.Cette ligne du temps offre des possibilités pédagogiques fort intéressantes puisqu'elle permet en un coup d'oeil de visualiser des évé- nements historiques importants.JOURNÉE D'HISTOIRE À QUÉBEC SEVEC (Société éducative de visites et d'échanges au Canada) est maintenant en mesure d'offrir, à travers son programme Contact culturel, une journée d'histoire à Québec.C'est l\u2019occasion idéale d'apprendre sur le vif une page d'histoire a l'aide de présentations audio-visuelles et de visites des principaux lieux historiques de Québec, sous la direction de moniteurs qualifiés.Pour plus de renseignements, contacter: SEVEC (Québec) 19, rue Ste-Ursule, Québec HR 4E1 Tél.: (418) 694-9182 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 5 EE EE CES CNE METRE PE EEE EEE ET EN TE EEE RENOM TT INFO C.A.Par: Louise Charpentier Conseil d'administration - SPHQ Contrairement à l\u2019Écho d\u2019avril qui vous présentait en bonne et due forme le plan d'action de votre Société pour l'année en cours, je vous propose plutôt cette fois-ci une série d\u2019'instantanés pris sur le vif reflétant divers aspects de la vie de la SPHQ depuis avril.CONCOURS LIONEL-GROULX.Je vous annonçais en avril que le ministère de l\u2019Éducation du Québec avait amputé la subvention du concours Lionel-Groulx de 3000$ pour la ramener à 10 000$.Après avoir écouté le plaidoyer de relance de notre président, le Ministre est revenu à de meilleurs sentiments.J'ai donc le plaisir de vous annoncer que, pour cette année, l'octroi ministériel s'élève à 15 000$! Nos célébrations du 25e ne sont évidemment pas étrangères à ces largesses.Nous ne pouvons que nous en réjouir et nous en féliciter tout en sachant que nous n'avons aucune assurance qu'elle se maintiendra à ce niveau lan prochain.VIE PÉDAGOGIQUE.Connaissez-vous cette excellente revue du ministère de l'Éducation qui rejoint gratuitement quelque 40 000 abonnés mensuellement?Outre son intérêt indéniable pour tous ceux qui s'intéressent à l\u2019évolution de la pensée et de la pratique pédagogique au Québec, Vie pédagogique présentera l'an prochain, un attrait supplémentaire pour les enseignants d'histoire.Grâce aux bons soins de la SPHQ, la revue consacrera en effet en novembre, un dossier spécial de 16 pages à l\u2019enseignement de l\u2019histoire, afin de souligner notre 25e anniversaire.On pourra y lire des articles sur la place de l'histoire dans la formation générale, sur les valeurs éducatives des nouveaux programmes de méme que Tout en vrac des descriptions d'expériences pédagogiques concernant tant le primaire que les trois programmes du secondaire.Si vous n'êtes pas déjà abonné, dépêchez-vous de le faire en vous adressant à: Vie pédagogique Direction des ressources matérielles MEQ 1035, de la Chevrotière, 14e étage Québec G1R 5A5 PRIX BRUNET-SEGUIN.Après avoir frappé à trente et une portes différentes, Monique Lalonde- Hazel a finalement reçu quatre réponses positives à ses demandes de subvention pour notre prix Brunet- Séguin.Il s'agit de la CEQ, d'Hydro- Québec, de la SSIB et de Mme Brunet.La SPHQ a donc décidé de répartir ces commandites.Ainsi, la CEQ défraiera plutôt l'exposition de manuels d\u2019histoire des vingt cinq dernières années présentée à l'occasion du congrès.M.Yvon Charbonneau inaugurera l'exposition et vous offrira à cette occasion, un cocktail d'anniversaire.Hydro- Québec, la SSJB et Mme Brunet, pour leur part, assument conjointement les frais du prix Brunet-Séguin.Vous pouvez donc soumettre vos candidatures en toute quiétude: il y aura effectivement un prix à gagner! À VOS MARQUES.Le grand départ est annoncé, l'épreuve finale s'en vient.J'espère que vous êtes en train de fignoler votre dossier pour le Prix Brunet- Séguin.Trève de modestie, vous faites sûrement quelque chose pour promouvoir les sciences humaines au primaire ou pour faire aimer l\u2019histoire aux élèves du secondaire ou du collégial.C'est dans cette optique que nous 6 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 voulons récompenser un de nos membres à l\u2019occasion du 25e congrès de la SPHQ en octobre.À la fin de l\u2019année, vous faites sûrement un bilan de vos activités, pourquoi ne pas le faire de façon plus élaborée?Un effort pour ramasser vos dossiers et nous les faire parvenir avant le 1er août 1987.Car, au moment de mettre sous presse, nous n'avons reçu aucune candidature.Être le premier récipiendaire du Prix Brunet-Séguin, c'est aussi un petit défi historique?Soyez de la course, ce sera peut-être votre tour?CONGRÈS.CONGRÈS.CONGRÈS.Le conseil d'administration de la SPHQ s'est réuni à Québec en avril, afin de rencontrer les membres du comité organisateur du congrès.Nous avons ainsi pu constater l'enthousiasme des responsables de notre 25e grande rencontre annuelle (octobre prochain, n'oubliez pas!).Ils ont pensé à tout et nous préparent un congrès qui sera un véritable événement historique.HISTOIRE DU 20e SIÈCLE.Le Comité pour la promotion du cours d'histoire 514 s'active, s'active\u2026 On est actuellement à compiler les résultats d\u2019un questionnaire envoyé aux quatre coins du Québec: vous en connaîtrez les résultats à l'automne.Mais, en attendant, le 26 mai, nous avons réalisé un vidéo avec des jeunes d'AFS-Canada provenant de plusieurs pays (entre autres, l'Australie, le Brésil, la Finlande, l'Espagne, le Costa-Rica, la Hollande) et quelques étudiants québécois.Ces derniers ont été particulièrement frustrés de découvrir que dans tous ces pays, l\u2019histoire s'enseigne a toutes les années du secondaire et que le cours d'histoire contemporaine y est obligatoire sans suite de larticle en page 7 quon gen ol inter pus nes nt nous rene [ao INFORMATIONS Par: Guy-Paul Hamelin Conseil d'administration - SPHQ suite de l'article de la page 6 qu'on ait à sacrifier des cours de sciences.Voilà une expérience de rencontre inter-ethnique qui s'est révélée des plus emballantes pour tous.Les jeunes d\u2019AFS-Canada sont articulés et intéressants, pourquoi ne mettrions- nous pas davantage à profit leur expérience dans nos cours d'histoire?Pour l'avoir moi-même essayé, je peux vous assurer qu\u2019ils savent parler fort éloquemment de leur pays et des réalités qui s\u2019y vivent.ÉVALUATION.ÉVALUATION.Les trois présidents des associations de sciences humaines (SPHQ, SPGQ et SPEQ) ont rencontré les responsables de la Direction de l'évaluation au ministère de l\u2019Éducation.Ils ont discuté plusieurs questions relatives aux épreuves uniques en sciences humaines: participation des sociétés au processus d'élaboration et aux contenus des épreuves uniques, seuils de réussite, horaires d'examens de fin d'année, consignes aux rédacteurs d'items, possibilité de transmettre les résultats bruts aux associations.Toutefois à l'heure de mettre sous presse, nous attendons toujours la réponse officielle du Ministre à notre lettre demandant de reporter l'épreuve obligatoire de juin en histoire du Québec et du Canada.Question: Au moment où vous lisez cette chronique, la vraie réponse, à votre avis, est-elle: a) oui b) non c) oui-non d) non-oui e) je I'sais-tu! f) bof! En dépit de ce difficile problème qu'il vous reste à résoudre, les membres du conseil d'administration vous souhaitent de bonnes vacances et vous donnent rendez-vous au 25e congrès à Québec pour \u201cUne histoire sans frontière\u201d.Pour une poignée de dollars Lors du congrès d'octobre dernier, tenu dans l\u2019hospitalière Jonquière, l'assemblée générale annuelle de la SPHQ votait très majoritairement une augmentation du prix de l'adhésion annuelle à partir de l'an prochain (87-88), la cotisation sera de 45$, au lieu de 35% qu'elle était depuis l'année 83-84.À l'intention de ceux qu\u2019une telle majoration chatouillerait, voici quelques considérations pouvant apaiser leurs démangeaisons pécuniaires.Premiere considération: .Si, depuis la dernière hausse, nous avions simplement indexé de 5% par année le coût de l'adhésion (qui fut porté à 35$ pour 83-84), ce coût serait à 42,50$ pour l\u2019année 87-88.Or, comme il est resté figé à 35$ pendant quatre ans, et que l'augmentation se fait d\u2019un coup sec, il semble justifié que ce coût passe à 45$, afin de compenser l\u2019inflation des quatre dernières années et celle des prochaines.Considérons aussi que l'exercice financier de l'an passé s'est soldé par un déficit de près de 3000$.(Certains méchants et quelques féministes pourront avancer que cela est dû au changement d\u2019une trésorière pour un trésorier.! ll nen est rien\u2026, même s\u2019il est vrai que la trésorière était bien bonne.) L'explication de ce \u201crouge\u201d se trouve plutôt dans les deux items suivants: la taille et la qualité grandissantes de notre périodique Le Bulletin de liaison, d\u2019une part, et les nombreux dossiers couverts par le C.A.au cours de l'année, d'autre part.Pour ce qui est des multiples activités du C.A., je vous réfère au rapport annuel de notre excellente ex-présidente, Lise Hébert.Quant au Bulletin, chacun est à même, quand il le reçoit, de constater qu'il est d'une facture (!) remarquable.Et il faut voir avec quel oeil d'envie les membres des autres associations le feuillettent! Toutefois, entre nous, ce n'est pas un prix élevé, justement quand vous comparez notre périodique avec celui des autres associations d'enseignants et quand vous tenez compte de la vitalité de notre Société.On ne se promène pas en Audi pour le prix d'une Pony.! Autre considération: .Cette cotisation sera-t-elle trés dispendieuse comparativement a celle des autres confréries?Une petite recherche m'apprend que déjà une dizaine d'associations exigent une cotisation égale ou supérieure à 45$ (55$, par exemple).Et, croyez-moi, ce ne sont pas des associations de comptables agréés et encore moins d'avocats, ou de médecins spécialistes\u2026! Voilà.Je m'arrête avant d\u2019avoir l'air \u201cd\u2019en faire un plat\u201d.! J'espère avoir rassuré les inquiets, et fait un peu sourire les stoiques.Et au cas où ce ne serait pas suffisant, jajoute, a l'intention de tous, trois petites considérations \u201cfo-folles\u201d.Primo, comme vous risquez de toucher bientôt une augmentation de salaire, il faut bien que quelqu\u2019un vous propose un débouché pour ces surplus\u2026! Secundo, n'oubliez pas que cette cotisation est déductible d'impôt (à l\u2019item \u201ccotisation syndicale et professionnelle\u201d.); donc, vous devriez récupérer, au printemps 88, sous forme de retour d\u2019impôt, environ 4$ sur les 10$ versés en sus à votre Société.! Tertio, profitez-en donc pour payer 45$ de cotisation avant qu\u2019un autre beau fin (ou une belle fine.!) ne vienne vous demander de la porter à 55 ou 60 dollars.! Et justement,.le poste de trésorier sera ouvert à l'automne.! Profitez-en.Venez faire un tour au congrès.Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 7 a AR LE M.F- APP .st yisante on tac nc\\® by ( HO pes | ntr taire (ong e e UN VO és 8 mples, étudiant .Des ré \\a PO cha ned Un te re ga atous'® Jacaue?® rbo du 8° con regr® 1e Pro \u2014 | I de franc?cre S un \\\\yre prog suiv Jean\u201d jectit re AY peut riode un \\\\v THEM tess n com \\ élève tl e Un Wu yre da\u2019 abs prlodes Def nt cap?pre minis | et du énigm®* go un | ivre ces un livre odule Pel es 1\" put od ameriay ment \u2018\u20ac re { ança! Un oDULE adien?e SO soc la \\e : oDUt- utS d domi y 1es déP #9 La Cond tanniay gn he reg! » ris Ce moDU Les buts çéaération ( Hi il pure Le QUÉP° put in ( L géve\\oPP mopuk rain Qu cont mpo No bial (1939 2 © 95% NES 8 6 (5 MANUEL 204 4390- Ho \\SBN- ACT wit 4507 -0 (206 pag® 0% AHIER 601 A \\S BN-2- \\E ges) 207 02 BN-2- {TRE - H 4817 (a60 page ) GUIDE 01-1 saBN-/ I6Hy ES Ce eS bl UCI LI Pld À l\u2019éditeur des écoles 4501, rue Drolet, Montréal (Québec) H2T 2G2 Tél.(514) 842-3481 DY Le INFORMATIONS Congrès 1987: Par: Comité organisateur pré-session pour le primaire Congrès 1987 JEUDI, 15 OCTOBRE THÉMATIQUE: DÉFINITION DU DOMAINE EN SCIENCES HUMAINES AU PRIMAIRE: UN INSTRUMENT D'ÉVALUATION Depuis des années, les enseignants, les conseillers pédagogiques, les auteurs, les responsables du programme au ministère de l'Éducation construisent différents outils afin de transmettre le plus adéquatement possible les différents savoirs contenus à l'intérieur du programme de sciences humaines; pourtant un élément demeure souvent obscur et E c'est celui de \"EVALUATION.= Peut-on évaluer ce programme?Les habiletés, les attitudes doivent faire partie aussi des apprentissages, peut-on vraiment les évaluer?Ce sont des questions que tous les enseignants se posent.Un élément de réponse nous sera présenté et c'est la définition de domaine.E La définition du domaine est un OUTIL D'ÉVALUATION des apprentissages.Elle permet de regrouper les éléments E dominants d\u2019un programme.Dans ce regroupement, on y retrouve les savoir-faire et les savoirs représentatifs du pro- i gramme.Elle donne aux utilisateurs les différents comportements retenus pour juger de la maitrise du programme.Cette journée de pré-session nous permettra donc de répondre aux questions suivantes: - Qu'est-ce qu\u2019une définition du domaine?- Comment fut-elle élaborée?- Quels sont les objets d'étude retenus pour fins d'évaluation?- Quels savoir-faire seront évalués?- Comment utiliser cette nouvelle synthèse des objectifs?| Nous invitons donc tous les intervenants (enseignants, conseillers pédagogiques, responsables du dossier mesure et évaluation, directeurs intéressés de connaître CE NOUVEL OUTIL D'ÉVALUATION DU PROGRAMME DE SCIENCES HUMAINES AU PRIMAIRE de s'inscrire à cette rencontre.9H00: PRÉSENTATION DE L\u2019ORGA- 10h15 à 10h30: pause VISITE GUIDÉE AU CENTRE | NISATION DE LA JOURNÉE .D\u2019INITIATION A L\u2019HISTOIRE Par: Denise Soulières 10h30 à TIh30: contenu de DE LA VILLE DE QUÉBEC Renré 4 la définition ; eprésentante du primaire du domaine Personne-ressource: SPHQ Henriette Thériault 9H15 LA DÉFINITION DU 11h30 à 13h00: dîner Exposition: DECLIC SUR à DOMAINE 13h00 à 15h45: l'intention de ee engin Leb 16H00: Personnes-ressources: la définition photos de Thaddy Lebec.René Jobin, responsable du du domaine 19h00 OUVERTURE OFFICIELLE programme (MEQ) et son utili- DU CONGRÈS \u2014 Monique Brunelle, sation (travail INSCRIPTION \u2014 responsable de l'épreuve en atelier) OUVERTURE DU SALON (MEQ) 15h45 à 16h00: prospective DES EXPOSANTS \u2014 9h15 à 10h15: le concept et EXPOSITION INEDITE: 16h15: Ville de Québec LES MANUELS D\u2019HISTOIRE son cadre DES 25 DERNIÈRES ANNÉES.Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 9 INFORMATIONS Par: Comité organisateur Congrès 1987 Congrès 1987: une histoire sans frontière 25e CONGRÈS DE LA SPHQ les 15, 16, 17 ET 18 OCTOBRE 1987 * HÔTEL HILTON DE QUEBEC UNE HISTOIRE SANS FRONTIERE Le CONGRÈS '87 s\u2018articule en quatre demi-journées thématiques qui s\u2019enchai- nent du présent a l'avenir.Considérant le caractere exceptionnel et solennel de l\u2019événenent et pour ajouter au lustre de la célébration, chaque thème est introduit par une courte conférence d\u2019une \u2018autorité\u201d et il se prolonge par différents ateliers reliés à la thématique.Toutefois, pour garantir la liberté d\u2019expression qui assure généralement l\u2019originalité et la diversité des ateliers, les liens entre les thèmes et les sujets d'ateliers se feront sans excès de rigidité.VENDREDI, 16 OCTOBRE 8h30: INSCRIPTION THÉMATIQUE: UN BILAN HISTORIOGRAPHIQUE 9h30: CONFÉRENCE: Vingt-cinq ans de révolution historiographique.10h45: ATELIERS: Les ateliers viseront à l\u2019insertion des orientations récentes de la recherche dans les pratiques pédagogiques.Ils sont préparés et animés par une équipe de professeurs d'université.Ceux-ci, pour la plupart nouveaux venus à nos congrès, poursuivent un projet d'adaptation de leurs recherches aux besoins de l'enseignement.Chaque atelier aborde un aspect particulier du renouvellement de l\u2019histoire et son application à une portion des programmes du primaire ou d\u2019une classe du secondaire.12h00: DÎNER THÉMATIQUE: UN BILAN PÉDAGOGIQUE 14h00: CONFÉRENCE: L'analyse, appuyée sur l\u2019expérience personnelle, des principaux courants pédagogiques qui ont touché le Québec, au cours du dernier quart de siècle.15h15: ATELIERS 16h30: ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 20h00: Acteurs(trices) de l\u2019histoire et historiens en herbe: d\u2019une part, six étudiants choisis et préparés à cet effet poseront les questions.D'autre part, des personnes déjà actives en 1962 leur répondront.SAMEDI, 17 OCTOBRE THÉMATIQUE: L'ENSEIGNEMENT DE L\u2019HISTOIRE AUJOURD'HUI 9h00: CONFÉRENCE: L'enseignement scolaire de l\u2019histoire en Europe, programmes et problèmes.10 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 10h15 ATELIERS: et Problèmes et applications des 11h15: programmes actuels au Québec: les pratiques pédagogiques (enseignement et évaluation des connaissances, des habiletés et des concepts; production de matériel pédagogique).12h00: DÎNER THÉMATIQUE: L\u2019AVENIR DE L'ENSEIGNEMENT DE L\u2019'HISTOIRE 14h00: TABLE RONDE: L'histoire, la quête de l'essentiel et le virage technologique.La nécessité actuelle de l'enseignement de l\u2019histoire face au développement de la société technologique et au besoin de la formation fondamentale de la personne.Trois sujets seront privilégiés: e l'histoire et la formation fondamentale du citoyen.e l\u2019histoire et le monde des affaires.e L'histoire et le décodage de l'information.THÉMATIQUE: LES RESSOURCES PÉDAGOGIQUES DE QUÉBEC, VILLE DU PATRIMOINE MONDIAL 15h30: Visite au choix d\u2019un de ces centres d'apprentissage/ enseignement: CO ue ati Ge ce dé e Les Archives nationales du Québec.e Le musée et les réserves du Séminaire de Québec.e Le Parc de l'Artillerie.OBJECTIFS: e Mieux connaître les différentes ressources et les programmes scolaires offerts aux élèves du primaire et du secondaire et aux étudiants du collégiale Vivre des activités de recherche et/ou d\u2019interprétation historique proposées aux élèves et aux étudiants.e Développer de nouvelles d'interprétation du stratégies d'apprentissage/ vieux-port de Québec.enseignement.8 e Brunch dans un restaurant 19h00: COCKTAIL du vieux-port.20h00: e Banquet du Congrès e Remise du Prix e Clôture du Congrès.Renseignements: Brunet Séguin Sylvie Chevalier e Remise des prix du SPHQ e Danse C.P.3033, Station Youville Montréal (QC) H2P 2Y8 Tél.: (514) 381-8407 Concours Lionel-Groulx DIMANCHE, 18 OCTOBRE Rodrigue Samuel 1241, de la Sapinière 9h30: * Visite guidée du port de Cap-Rouge (QC) G1Y 1A7 Tél.: rés.: (418) 658-5322 Québec et du centre bur.: (418) 681-0107 .ogiqy citable out pédazo® U ve tissa$ cee yappre?facilite >s1bve t .questi nne a e Jocumen ose un Ty, ê ® pro riques égal nistoriqu m vi format! ae , eig de) cours e .1 ° Po v progrà ites ® GUIDE \u2019 sponible maintenant a AH a M ANU EL corrigé = Centre Educalif el Cullucel une.8101, BOUL.METROPOLITAIN, MONTREAL (QUEBEC) H1J 1J9 TEL.(514) 351-6010 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 11 es, es rs rer PERFECTIONNEMENT Par: Paulette Vigeant-Galley BEDOP® - CECM Croyez-le ou non, apres vingt-cinq ans de pratique du métier d'enseignante, pour la première fois de ma carrière dans le monde de l'éducation, une autre enseignante m'a observée en classe pendant que j'enseignais à ses élèves.C'est dans le cadre d\u2019un projet-pilote dont l'un des objectifs est d'observer les conditions de réalisation du \u201ccoaching\u201d.Cette expérience a été très enrichissante.Il faut dire que ce projet-pilote est réalisé à l\u2019École polyvalente Henri- Bourassa, avec Diane Perreault, que cette enseignante est une amie en qui j'ai pleine confiance tant sur le plan personnel que professionnel et que je nai plus le statut d'enseignante depuis deux ans.Il demeure que pendant la présentation de la leçon aux élèves de quatrième secondaire, les réflexes et les sentiments d'une enseignante étaient bien là.ça ne s'oublie pas! Comment expliquer que pour la première fois, une enseignante m'observait pendant un cours?Ce pourrait faire l\u2019objet d\u2019un autre article.Celui- ci a pour but de clarifier le concept de \u201ccoaching\u201d dans une approche de perfectionnement par les pairs.En septembre 1986, je préparais, à la demande de conseillers pédagogiques et d'enseignants, un atelier pour le Congrès de la SPHQ sur le sujet suivant: \u201cComment enseigner un concept en tenant compte des styles d'apprentissage et du perfectionnement par les pairs\u201d.Après avoir élaboré le contenu de l'atelier, je considérais nécessaire de l'expérimenter en classe, de connaître les réactions des élèves et des enseignants afin d'en préciser le déroulement.Le concept choisi était celui de \u201cdémocratie\u201d et les quatre étapes de la leçon tenaient compte des styles d'apprentissage en appliquant le modèle \u201c4 Mat\u201d de Bernice McCarthy®.Lors d\u2019un stage Le \u201ccoaching\u201d par les pairs\u2019 sur le coaching, j'avais été initiée de la façon suivante: e informations générales sur le \u201ccoaching\u201d; démonstrations par plusieurs personnes-ressources et par des vidéos; e informations sur les théories qui sous-tendent les stratégies à implanter; e pratiques avec observations et rétroactions par des pairs pendant l'atelier sur l'apprentissage des concepts; cette stratégie était l\u2019une des cinq choisies pour pratiquer le \u201ccoaching\u201d avec des enseignants du primaire, du secondaire, des professionnels et des directions d'école intéressés à expérimenter ce modèle de perfectionnement dans leurs écoles au Maryland; e \u201ccoaching\u201d: plan d'action systématique (à la façon des athlètes) pour l'intégration dans le répertoire pédagogique.Ce programme de formation m'avait permis d'intégrer théorie et pratique et surtout apporté beaucoup de plaisir d'apprendre les nouvelles stratégies et de développer des habiletés nécessaires.I! importait maintenant d'assurer le transfert en classe.Ca ne va pas de soi.Des recherches démontrent que l'impact des types de perfectionnement sur la compréhension des élèves varie beaucoup, tout dépendant de la forme de perfectionnement suivie (information seulement, démonstrations, pratiques en atelier, pratiques en classe avec observations, \u201ccoaching\u201d).L'enseignant a besoin de maîtriser la nouveauté avant de pouvoir l'enseigner de façon efficace et le taux de compréhension des élèves augmente de façon significative quand l'enseignant a l'occasion de pratiquer 12 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 DEP ORE ER CNE AP O0 PP PV0 DE ESRI PIE EI IE et surtout s'il reçoit du \u201ccoaching\u201d en classe.Pourquoi le transfert est-il si difficile?Le manque de suivi serait l\u2019un des facteurs à mettre en évidence.Du support est nécessaire afin d'adapter les habiletés acquises au contexte d\u2019une classe et d'intégrer la nouvelle stratégie dans le répertoire pédagogique.Plusieurs modèles de support au transfert des apprentissages des enseignants sont actuellement en développement: ® observation par un pair et rétroaction; e observation par la direction, par un conseiller pédagogique ou par un autre professionnel; * \u201ccoaching\u201d par les pairs (formule privilégiée par des experts); ® \u201ccoaching\u201d par d'autres; par exemple, la supervision pédagogique, dans certains cas, peut devenir du \u201ccoaching\u201d.Divers ateliers sur le \u201ccoaching\u201d m'ont permis d'observer les différentes définitions; dans bien des cas, il ne s'agit pas de \u201ccoaching\u201d proprement dit mais plutôt d'observation de la pratique occasionnelle.Le \u201ccoaching\u201d véritable serait un processus comprenant des observations systématiques sur la pratique en classe, faites de façon soutenue, afin d'améliorer des attitudes ou d'assurer un transfert, de renforcer une nouvelle stratégie ou de la raffiner.I y a donc divers niveaux de \u201ccoaching\u201d.Si l'on veut pratiquer le coaching, cette méthode de perfectionnement suppose des étapes préalables, celles énumérées précédemment: information, démonstrations, pratiques pendant l'atelier.Cependant, l\u2019un des éléments fondamental est la relation de confiance.Des conditions favorisent un tel climat et le développement d\u2019un \u201ccoaching\u201d réussi: PERFECTIONNEMENT * un programme d'observation par pairs sur une base volontaire; e le choix du partenaire; e l'appui de la direction de l\u2019école; e le support éclairé d\u2019un conseiller en \u201ccoaching\u201d; e des instruments adaptés aux besoins et aux objectifs; e de l'humour; e du temps de rencontre pour l'objectivation; e une rétroaction spécifique, non- évaluative et précise.Le \u201ccoaching\u201d, étant un processus de développement professionnel, comprend aussi plusieurs étapes de réalisation.Pendant le projet-pilote, voici le plan d'action élaboré pour me permettre de renforcer la nouvelle stratégie: e une rencontre préalable afin de préciser les points à observer et le contenu de la cueillette d\u2019informations; * la préparation d'une grille d'observation en classe; e l'observation et la cueillette des données; e le temps de réflexion et d'analyse pour l\u2019enseignante; e les rencontres pour l'échange; a cause des objectifs visés, des contraintes et de la situation particulière, il a été convenu de répéter l'observation dans trois classes différentes, les échanges avaient lieu après chacune des interventions; e l'évaluation de la série de rencontres (impact sur l\u2019enseignement et sur l'apprentissage).D'une pierre, deux coups! Pendant que je vivais cette expérience de perfectionnement, assez spéciale pour une conseillère en développement organisationnel, pendant que j'observais les conditions de changement dans les modèles de perfectionnement, une enseignante s\u2019initiait à la nouvelle stratégie et au \u201ccoaching\u201d.Deux rencontres de sensibilisation, quelques lectures et trois démonstrations avec observations et rétroaction l'ont familiarisée avec les éléments majeurs de la méthode.Diane Perreault a décidé de l'appliquer pendant son cours de français; elle a développé des activités d'apprentissage sur les concepts \u201cfait et opinion\u201d, les a présentées à ses élèves puis a fait des démonstrations à des collègues.Éventuellement, elle pourra devenir \u201ccoach\u201d pour d'autres enseignants.Le conseiller pédagogique en animation et processus de changement, Yves Milot, ainsi que Christiane Larivière, la conseillère pédagogique spécialiste, ont accordé leur support et suivent le projet avec beaucoup d'intérêt.Au moment où cet article est écrit, on ne connaît pas encore toutes les retombées du projet-pilote.Depuis quelques années, on parle davantage de perfectionnement par les pairs.C\u2019est quoi exactement?Ce peut-être: un enseignant qui donne des informations à ses pairs pendant une activité; * un enseignant qui fait une démonstration dans un atelier pour ses pairs; e un enseignant qui fait une démonstration dans sa classe pour un pair; e des enseignants qui pratiquent une stratégie et s'apportent du support réciproquement par du \u201ccoaching\u201d.Le perfectionnement par les pairs n\u2019est donc pas que le \u201ccoaching\u2019 et le \u201ccoaching\u201d peut étre assuré par des pairs mais aussi par d'autres, tels un conseiller pédagogique, un membre de la direction.L'important, c'est qu'il existe une relation de confiance et un esprit de développement professionnel.Il serait intéressant de recueillir les commentaires d'enseignants et de conseillers pédagogiques qui ont expérimenté divers aspects du perfectionnement par les pairs et divers niveaux de \u201ccoaching\u201d.Avant de se lancer dans l'aventure du \u201ccoaching\u201d de façon généralisée, bien des études restent à faire.Comment mesurer l'impact de cette formule de perfectionnement?Comment estimer les coûts?Le temps investi?Les difficultés?Les avantages?Les contraintes?Il demeure important de savoir distinguer les différents niveaux de \u201ccoaching\u201d, de connaître les étapes d\u2019un programme de formation, de savoir que ce processus de perfectionnement est en plein développement aux États-Unis et que des études scientifiques en évaluent les avantages pour le transfert des apprentissages des enseignants en classe.Divers programmes pour la mise en place du \u201ccoaching\u201d dans des écoles y sont expérimentés et, en Orégon, il existe un consortium pour la préparation d'instruments d'observation et pour l'évaluation formative des divers projets.\u2019 Avant d'élaborer un véritable système d'implantation du \u201ccoaching\u201d dans une commission scolaire, pourquoi pas quelques projets-pilotes?Inquiétudes et émerveillement sont le lot des explorateurs.(D Une adaptation de ce texte a été publiée dans Dimensions, en mai 1987.Bureau de développement organisationnel et de perfectionnement.G) Bernice McCarthy, The 4Mat System, Excel, 1980.(4) \u201cCoaching for Transfer\u201d, Stage de Bruce Joyce, Maryland, août 1984, documents et notes prises pendant le stage.(5) Bruce Joyce & Beverly Showers, \u201cThe Coaching of Teaching\u201d, Educational Leadership, oct.1982, pp.4 a 10.Beverly Showers, \u201cTeachers Coaching Teachers\u201d, Educational Leadership, avril 1985.Robert J.Garmston, \u201cHow Administrators Support Peer Coaching\u2019, Staff Development Through Coaching, Education Leadership, A.S.C.D., n° spécial, vol.44, n° 5, février 1987.\u201cPeer Coaching: Building a Program for Self Renewal\u201d et \u201cThe Oregon Consortium for Instructional Coaching\u201d, Congrès du National Staff Development Council, Atlanta, décembre 1986, documents et notes prises pendant les ateliers.(6 = Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 13 RTE SEPT FPE ER ETIENNE Nod gg DIDACTIQUE Par: Jean Désilets et Daniel Roy CONSIDERATIONS GENERALES Les éleves qui nous arrivent du niveau secondaire ne savent ni lire ni écrire; ils manquent d'autonomie et d'organisation.on dirait qu\u2019ils n\u2019ont pas appris à penser!!! Tels sont les propos qu'on entend souvent de la bouche d'enseignants de cégep, un peu découragés de constater l'écart, sans cesse grandissant, entre les objectifs de leurs cours et la préparation de leurs élèves (on entend, d\u2019ailleurs, les mêmes remarques de la part des professeurs d'université qui évaluent les performances de leurs élèves \u201cfraîchement\u201d sortis du réseau collégial).En effet, les objectifs des cours collégiaux demandent, pour être atteints, un fonctionnement général des élèves au niveau formel (par opposition au niveau concret).I! faut, pour qu'un enseignement et un apprentissage soient efficaces au collégial, que les élèves soient capables d'opérer à un stade cognitif supérieur.De plus, la réussite scolaire au cégep est fortement \u201ccorrélée\u201d à la capacité de raisonnement des élèves.Or, les études récentes sur le sujet concluent qu'à peine 20% de ceux qui débutent un cours collégial sont aptes à réaliser les objectifs de formation de leurs cours.Il y a là un problème.En parallèle à ceci, les derniers rapports traitant de la qualité de la langue maternelle chez les jeunes adultes font état de deux constats assez inquiétants: e Un bon nombre d'élèves (du secondaire et du collégial) ont d'énormes difficultés à décoder correctement un texte simple.* La majorité des élèves est incapable d'exprimer, de façon modestement articulée, ses idées par écrit.Comment peut-on espérer acquérir une formation de qualité lorsque l'un des outils importants de compréhension et d'expression est à ce point déficient?Il y a là un autre problème.mais, l\u2019histoire: de l\u2019intuition à la science en y pensant bien, il s'agit du même problème.QUE FAIRE?D'une part les recherches, dont il est fait mention questionnent les professeurs du secondaire et du collégial sur la pertinence de certains contenus, de certains objectifs et particulièrement de certaines méthodes pédagogiques présentées aux élèves.D'autre part, les faiblesses qu'on reconnaît à ces mêmes élèves sont bien sûr favorisées par tout un contexte social qui ne valorise pas, ou si peu, l'effort, le goût de comprendre, la discipline personnelle, la culture générale, la lecture et l'écriture.Mais l'école à ce moment-là, ne devrait-elle pas justement jouer un rôle compensatoire pour essayer de conserver une certaine qualité à la formation?Et pour les enseignants, la méthode pédagogique n'est-elle pas le moyen privilégié, et le seul d'ailleurs, où nous avons un certain pouvoir pour intervenir à ce propos?N'est-ce pas là précisément notre \u201cterritoire\u201d?Nous nous devons de constater, comme enseignants de cégep, que les élèves qui arrivent du niveau secondaire ont un potentiel intellectuel énorme, mais que, faute d\u2019un environnement pédagogique adéquat, celui-ci a été très peu sollicité.Rarement ces élèves ont été confrontés à la difficulté, à l'effort de devoir expliquer quelque chose.Ce qu'ils ont appris, c'est à mémoriser des connaissances, à apprendre par coeur.L\u2019habileté à comprendre et à expliquer quelque chose n'a pas été souvent valorisée chez eux et, puisqu'elle ne s'acquiert pas, hélas, de façon magique lors du passage au collégial, elle doit donc être en voie d'acquisition dès le niveau secondaire.Le développement de la pensée formelle représente l'objectif principal d\u2019un certain nombre de modèles pédagogi- 14 Bulletin de liaison SPHQ/}uillet 1987 ques auxquels se rattache la méthode LOGOS.Nous allons maintenant présenter l'approche pédagogique que nous avons construite, en insistant d'abord sur les deux grands principes générateurs de ce modèle, pour ensuite décrire les cinq étapes de la méthode LOGOS.APPRENDRE, C'EST RECONSTRUIRE LE SAVOIR Selon Jean Piaget, toute connaissance à acquérir se doit d'être réinventée par l'élève ou tout au moins reconstruite et non pas seulement transmise.L'acquisition de nouvelles connaissances et l'apparition de nouvelles conduites intellectuelles ne peuvent s'effectuer que par l'intervention du sujet lui-même dans son propre développement.Pour apprendre, il faut comprendre; pour comprendre, il faut agir, expérimenter, interagir avec l'environnement.Affirmer que l'activité du sujet est essentielle signifie également, qu'il faut mettre l'accent davantage sur la compréhension des notions utilisées, plutôt que sur la mémorisation de celles-ci.\u201cApprendre par coeur\u201d c'est mémoriser des mots par associations arbitraires de façon mécanique et par répétition.Cet apprentissage est sans doute important pour maîtriser un vocabulaire de base préalable à l'acquisition de connaissances mais cette activité est-elle vraiment essentielle pour l'élève?L'apprentissage par compréhension est beaucoup plus significatif car il permet d'incorporer des notions ou des concepts nouveaux à la structure cognitive de l'individu, non par des liens arbitraires, mais par des liens logiques d\u2019inclusion, d'induction et de déduction.Les concepts et les théories mémorisés ont un faible impact sur le développement de la pensée de l'élève et contribuent très peu au transfert des connaissances dans la compréhension et l'explication des événements du quotidien.nil op gst cap gu con [de mi leu leu gen po, ré fai ft æ DIDACTIQUE Le rôle du professeur est alors de fournir les conditions qui favorisent le développement de l'élève.Ce que l'on devrait enseigner, ce ne sont pas tant des concepts que le cheminement qui doit être suivi pour rendre accessible ces mêmes concepts.L'enseignant, en présentant à l'élève des situations significatives qui l'amènent à explorer par lui-même, à manipuler, à découvrir, à poser des questions, à discuter, à articuler sa pensée, bref à poser des actions et à en voir immédiatement le résultat, développe une autonomie et permet à l'élève d'apprendre à penser et même d'apprendre à apprendre.La tâche du professeur est donc de faciliter une démarche inductive qui stimule le processus de connaissance de l'élève en instaurant un échange dynamique avec l'objet de connaissance.\u201cPour aimer apprendre, le cheminement suivi par l'élève se révèle de première importance.Pour découvrir au lieu d'être informé, pour maîtriser au lieu de s'exercer, pour étudier intelligemment au lieu d'appliquer sans lien, pour analyser et synthétiser au lieu de répéter, pour comprendre, savoir, connaître au lieu de réciter, l'élève se fie à des professionnels de l'enseignement capables de \u201cl'embarquer\u201d au jeu d'apprendre, un peu comme le ferait tout bon entraîneur\u201c Dans ce contexte, reconstruire le savoir est particulièrement opposé au \u201cbourrage de crâne\u201d et implique, avec urgence, de centrer l\u2019école sur l'apprentissage plutôt que sur l'enseignement ou sur la matière.LA DÉMARCHE NATURELLE D'APPRENTISSAGE: DU CONCRET VERS L'ABSTRAIT Un élève ne peut s'attaquer à une tâche d'apprentissage qui dépasse son développement cognitif.De plus, pour qu'un apprentissage ait du sens, il est essentiel que l'élève puisse greffer d'une quelconque façon ce nouveau savoir à son expérience de vie.Plusieurs études ont montré que les élèves du secondaire et du collégial se situent, pour la plupart, au niveau concret.ll faut donc stimuler l'apprentissage de l'élève à partir de situations concrètes, palpables, observables et non à partir de théories ou de principes.Ignorer cette précaution élémentaire, c'est admettre que l'essence de notre enseignement échappe à la majorité des élèves.Si l'on veut élever le niveau de formalisation de la pensée, il faut d'abord rejoindre les élèves là où ils sont, en adoptant une approche concrète de l'enseignement, c'est-à-dire, en favorisant une démarche de questionnement progressif permettant l'observation, l'exploration, la manipulation et la découverte.Au commencement d'une démarche d'apprentissage, les situations proposées à l'élève doivent donc être concrètes et faire référence à du connu.Le palpable, le visible ou ce qui peut étre ressenti deviennent les éléments inducteurs de l'apprentissage.L'écrit ne suffit pas.L'élève qui ne comprend pas ce qui lui est proposé de façon théorique retombe dans ses vieilles habitudes: \u201capprendre par coeur\u201d des formules sans signification.L'enseignant doit structurer les activités proposées à l'élève, l'ordre hiérarchique des difficultés devant être respecté.Cela implique qu'on doit connaître le niveau de difficulté des connaissances présentées à l'élève ainsi que les habiletés intellectuelles de ce dernier.Ainsi, à chaque étape de l'apprentissage, le niveau de langage et la situation elle- même doivent être significatifs pour lui.Puisque les connaissances s'acquièrent en s'appuyant les unes sur les autres, il est nécessaire d'insister sur la maîtrise d\u2019un apprentissage avant de passer à un niveau supérieur afin d'améliorer sans cesse le processus de développement cognitif de l'élève.Enfin, \u201c\u2026 parce qu'entre 15 et 20 ans on doit prendre le plus substantiellement possible un nouveau tournant dans le degré d'autonomie, d'organisation et de responsabilité à l'égard de ses propres apprentissages, toute aide qui va dans le sens d\u2019une structuration des façons d'apprendre, d\u2019une expérimentation de méthodes, d\u2019une appropriation personnelle de modes de travail intellectuel, indépendamment d\u2019une matière particulière, revêt une importance majeure.\u201d C'est dans cette optique que nous avons construit et expérimenté\u201c, à partir d\u2019un contenu d'\u2019apprentissage de la logique et du raisonnement\u201c, la méthode LOGOS, qui aménage de façon originale, cinq étapes déjà connues du processus d\u2019enseignement/apprentissage: le déséquilibre cognitif, l'expérimentation, la phase hypothético-déductive, la théorisation et le transfert.LES CINQ ÉTAPES LA PHASE DE DÉSÉQUILIBRE Le déséquilibre cognitif, appelé aussi conflit cognitif, assise fondamentale de la méthode LOGOS, cherche à montrer à l'élève que son intuition est insuffisante pour résoudre des problèmes.Il faut ébranler la confiance de l'élève à pouvoir résoudre un problème, même assez simple, sans l'aide du \u201cnouvel apprentissage proposé\u201d ou d\u2019un processus de résolution de problèmes.L'élève doit être amené à douter de l'efficacité de ses outils intellectuels avant d\u2019entreprendre le perfectionnement de ceux- ci.En fait, lorsque celui-ci se retrouve en état de déséquilibre, il recherche, par l'assimilation d\u2019un nouvel apprentissage, à recréer l\u2019état d'équilibre initial.C\u2019est à ce moment qu'il est motivé et qu'il est prêt à apprendre.Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 15 EXPLOREZ HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA Par exemple: Il fait appel, par des mises en situation, à l'imagination et la créativité de l'élève.PAR LE BIAIS D\u2019ACTIVITES INEDITES ET ENRICHISSANTES LE CAHIER D\u2019ACTIVITES DE NOTRE HISTOIRE \u2014\u2014\u2014n.SUSCITE CONSTAMMENT eames CHEZ L'ÉLÈVE UNE historiques.PARTICIPATION ACTIVE 1.Quel effort de guerre demande-t- ménagères?2.Dans quel but demande-t-on aux ménagères de récupérer les produits mentionnés sur l'affiche?3.Quels sont les autres efforts, non représentés sur cette affiche, que doivent fournir les femmes?A.Les voyages forment la jeunesse À NE CE 4.Quel sacrifice, non représenté sur cette affiche, est demandé à l'ensemble des citoyens et Tu es capitaine d'un navire à l'époque de Ja ; citoyennes restés au pays?ques Cartier, et tu désires organiser une expédi- ton vers l'Asie.Ton navire est petit, peu confortable, mal calfatéet sous-équipé.Le plafond de la cale est trop bas pour se tenir debout.L'espace est insuffisant.L'humidité [ait tout pourrir.Bien entendu.la destination précise et la durée de ton voyage sont inconnues.Jusqu'à maintenant, tu as navigué dans la Méditerranée, près des côtes de l'Europe et de l'Afrique; un ravitaillement en vivres est toujours possible à deux ou trots jours de navigation.Cette fois, l'aventure est hasar- onquête, la menace française en deuse, mais les richesses de l'Orient sont ines- disparue.tumables\u2026 5.Quel autre titre donnerais-tu gifiche?Angleterre veut faire payer aux colonies faines les detles considérables engendrées tue guerre: elle impose des taxes.c) Le roi d'Angleterre cherche à reprendre le ntrôle sur les lois votées dans les chambres d'Assemblée des colonies américaines.1.Quels sont les personnes ou les groupes qui sont susceptibles de financer to, d) L'Angleterre oblige les colonies américaines à commercer uniquement avec la métro- 2.Quels arguments utiliserais-tu pour convaincre les marins de accom pole.e) Pour protéger la sidérurgie anglaise, AN l'Angleterre cherche à limiter la production de fer dans les colonies américaines.Il lui fait A identifier ou 3 reconstituer x des faits historiques a partir de dessins, [J rterais-tu en équipement et en nourriture lors de ton expéd f) Pour protéger les filatures anglaises, l'Angleterre cherche à limiter la Gansformation du coton en Amérique.Les colonies doivent fournir uniquement la matière première.Le | i .libre-échange, si profitable aux colonies, est ration du navire: remis en question.J A l'inverse de la Nouvelle-France, l\u2019im- prirnerie et les journaux, dans les colonies américaines, sont bien développés et facilitent la diffu- Le cahier d'activités de sion des idées.NOTRE HISTOIRE Nie irons rere ae te ponies.contient aussi une variété de nic pune poor w poser de angi documents d'époque (photographies, cartes, de navigation: es Américains font la vie dure aux loya- geulent demeurer fidèles à l'Angleterre x 2 8% x 11 165 pages Imprimé en deux couleurs Cahier de l'élève 6,95 $ NOTRE HISTO! Sars seat Recueil de solutions 19,95 $ illustrations, affiches, textes) qui font l\u2019objet de nombreuses activités captivantes! PAR LA RICHESSE DE SON CONTENU, g ÉDITIONS au IL CONSTITUE PÉDAGOGIQUE INC._ LE COMPLÉMENT IDÉAL M A TOUT MANUEL DE BASE.Tél: 384 2690 d\u2019illustrations. DIDACTIQUE LES ÉTAPES DE LA MÉTHODE LOGOS ABSTRAIT CONCRET LA PHASE D\u2019EXPERIMENTATION À la suite de la première étape, l'élève est déjà motivé à rechercher de nouveaux outils intellectuels pour corriger ses intuitions.Il s'agit maintenant, pour lui, d'expérimenter à partir d'exercices ou de mises en situation appropriées.Ceci permettra à l'élève de faire des observations, d'agencer sommairement ses premières impressions et de réorganiser un ensemble d'informations.La nécessité de cette phase vient du fait que la transmission d\u2019une connaissance, par le professeur, ne suffit pas pour que l'élève l'assimile correctement.Celui-ci doit se réapproprier, c'est-à-dire, découvrir par lui-même, toute nouvelle connaissance.Dans ce contexte, I'expérimentation lui permet de confronter ses intuitions a la \u201créalité\u201d, alors que ses erreurs 'aménent a prendre conscience de son style d'apprentissage et l\u2019orientent vers une démarche systématique.LA PHASE HYPOTHÉTICO-DÉDUCTIVE Dans cette troisième étape, l'élève va chercher la validité de ses intuitions.HYPOTHÉTICO-DÉDUCTIVE TRANSFERT THÉORIE PHASE EXPÉRIMENTATION DÉSÉQUILIBRE COGNITIF Celui-ci, par une analyse rigoureuse, doit identifier toutes les hypothèses de solutions possibles concernant un pro- bléme.Des déductions successives lui permettent ensuite d'éliminer certaines hypothèses pour ne retenir que les plus correctes, les plus cohérentes, les plus valides.L'élève devra donc imaginer et construire de nouveaux rapports entre les connaissances qu'il possède déjà et le problème à résoudre.Pour ce faire, il devra vérifier la cohérence de chacune des solutions élaborées au préalable en effectuant un travail d'analyse méthodique.La tâche à effectuer par l'élève consiste donc à estimer la valeur de chacune des solutions en fonction des données connues du problème.L'explication retenue sera celle qui présente le plus fort lien logique avec le problème à résoudre.LA PHASE DE THÉORISATION La répétition des étapes précédentes, sur des problèmes similaires, permet à l'élève d'établir certaines analogies dans l'obtention des résultats.De ceux-ci se dégagent des constantes, des regroupements ou des principes.Il s'agira donc, pour l'élève, de reformuler de façon plus générale et plus abstraite les règles découvertes.L'énonciation d'une règle ou d'une théorie oblige l'élève à développer son esprit de synthèse afin d'identifier ce qui est essentiel dans l'ensemble de ses expérimentations.Cette phase de théorisation va donc lui permettre d'avoir une vision globale des expériences qui semblaient isolées à l'origine.LA PHASE DE TRANSFERT Dans cette dernière étape de la méthode LOGOS, l'élève devra démontrer qu'il a réellement intégré l\u2019apprentissage proposé.Ceci sera vérifié par la généralisation de ses découvertes à des cas similaires dans différents contenus.Le rôle du professeur est d'encourager le transfert en proposant des exercices adéquats.La présentation de ceux-ci doit respecter un ordre de difficulté progressant lentement pour éviter un saut qualitatif du niveau d'exigence qui découragerait l'élève.De plus, il est préférable de soumettre quelques problèmes de même niveau de difficulté, avant de passer à un niveau supérieur, afin de s'assurer que l'élève maîtrise bien ses nouvelles acquisitions.Dans un premier moment de la phase de généralisation d\u2019un savoir à différents domaines mais d\u2019un niveau d'abstration équivalent.Dans un deuxième temps, il faudra chercher la réussite d'un transfert vertical, où il y a généralisation de concepts à un niveau supérieur d'abstraction.ILLUSTRATION DE LA MÉTHODE LOGOS A PARTIR D'UN EXEMPLE Nous avons choisi d'explorer le thème de \u201cla maison québécoise\u201d.Bien entendu, le développement proposé devrait étre expérimenté en classe afin de l'améliorer.Bulletin de liaison SPHQ/}uillet 1987 17 ; DIDACTIQUE Objectif visé: Montrer l'importance du concept dans la compréhension des changements survenus dans l\u2019histoire du Québec.1.PHASE DU DÉSÉQUILIBRE COGNITIF Exercice proposé: À partir de documents visuels illustrant des maisons d'aujourd'hui et des demeures d'autrefois, demander à l'élève d'expliquer le passage de l\u2019une l'autre.Réaction attendue de l'élève: Le contraste entre les types d'habitations présentés devrait être suffisamment grand pour que l'élève soint incapable d\u2019expliquer le passage de l\u2019une à l'autre, sauf pour énoncer quelques généralités du type \u201c\u2026 la vie est différente aujour- d\u2019hui.\u2026\u201d, \u201c\u2026 on en sait plus aujourd\u2019hui sur les maisons.\u201d Stratégie du professeur: Il serait intéressant de mettre en commun les différents éléments de réponse proposés par les élèves et de montrer que ceux-ci ne sont pas de véritables explications mais, plutôt l'expression d'intuitions très générales qu'il faut développer, préciser et vérifier.2.PHASE D\u2019EXPERIMENTATION En se servant des documents visuels mentionnés plus haut et en employant la technique du \u201cbrain storming\u201d, le professeur aménera les éléves a identifier les différences observables entre les deux types d'habitation, l'objectif étant de mettre en évidence les lacunes de la maison d'autrefois.Ensuite, a l'aide de documents écrits, les éléves pourraient préciser les besoins des premiers colons et déterminer les ressources qui leur étaient accessibles.Question du professeur: Est-ce que les caractéristiques observées sur les maisons d'autrefois (ex.: absence de solage, pierres fendillées, ouvertures mal calfeutrées, plancher en terre battue) pouvaient satisfaire les besoins et exigences des premiers colons?3.LA PHASE HYPOTHÉTICO-DÉDUCTIVE La réponse à la dernière question étant évidente, le professeur invitera maintenant les élèves à se diviser en petits groupes pour élaborer des hypothèses de solution aux problèmes d'habitation rencontrés par les premiers colons.Au besoin, il est possible d'utiliser du matériel visuel d\u2019une époque plus récente où l'on peut distinguer certaines transformations de la maison québécoise.Les solutions apportées par les élèves impliquent nécessairement un processus de changement.Question du professeur: Pourquoi ce changement?Qu'est-ce qui peut bien expliquer cette nécessité de changement?Pourquoi le premier colon est-il contraint de modifier son habitation?4.LA PHASE DE THÉORISATION Le professeur essaie de faire nommer par les élèves le processus de changement qu'ils ont observé.Sans nécessairement parler d'adaptation, les élèves vont probablement dire que pour des raisons de survie et de confort, les colons n'avaient pas le choix de changer.À ce moment, on peut dire que les élèves ont saisi mentalement les attributs du concept d'adaptation.Ils utiliseront, pour nommer ce concept, des expressions comme le progrès, l'évolution, l'amélioration, le développement, etc.Si nécessaire, le professeur indiquera que ce processus se nomme l'adaptation.5.LA PHASE DE TRANSFERT Pour amener l'élève à maîtriser le concept et montrer l'importance de cette notion dans l\u2019histoire du Québec, plusieurs exercices de généralisation peuvent être employés.18 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 a) Transfert horizontal de \u201cpremier niveau\u201d: À l'aide d'un matériel approprié, demander à l'élève de refaire la même démarche en expliquant le passage de la maison de campagne à la maison de la ville.b) Transfert horizontal de \u201cdeuxième niveau\u201d: À l\u2019aide d\u2019un matériel approprié, refaire la même démarche avec le thème du vêtement et celui de l'alimentation.c) Transfert vertical: Refaire la même démarche au niveau de l\u2019organisation politique.Exemples: e Montrer que le régime seigneurial en Nouvelle-France est une adaptation du régime seigneurial française Montrer que le passage du régime seigneurial à une organisation politique plus moderne constitue une autre manifestation du processus d'adaptation.CONCLUSION Les intervenants du monde de l'éducation sont confrontés au fait suivant: seule une modification des façons de faire, tant pour les méthodes d'apprentissage que pour les modèles d'enseignement, peut améliorer les habiletés formelles des élèves.La méthode LOGOS® concrétise ce changement nécessaire, en inversant le processus pédagogique traditionnel qui se limite à la simple transmission de connaissances, c'est-à-dire, la théorie d'abord et les exercices ensuite.Cependant, toute forme de modification pédagogique ne devrait pas nous faire oublier les exigences d\u2019un changement de mentalité et d'attitude, autant chez l'élève que chez l'enseignant ainsi qu'au niveau de la philosophie de l'école.Par exemple, il est illusoire de penser qu'il est facile de construire des séquences d'enseignement qui fonctionneront toujours du premier coup.Il ne s'agit ni d\u2019un truc, ni d\u2019une suite de l'article en page 35 ly MOYENS D'ENSEIGNEMENT Par: Daniel Lépine Cégep de Sherbrooke Amener des étudiants en voyage d'étude dans le Vieux-Québec, voilà une excellente façon de les intéresser à l\u2019histoire de la Nouvelle-France.Parmi les plus beaux endroits à visiter, mentionnons le musée des Ursulines et celui du Séminaire pour la vie religieuse, le Parc de l'Artillerie incluant la Redoute Dauphine et les Nouvelles Casernes pour le monde militaire et enfin, la Place Royale, plaque tournante des activités économiques et commerciales de la Nouvelle- France.Pour qu\u2019un tel voyage connaisse le succès espéré, il faut toutefois surmonter un obstacle de taille: les étudiants se plaignent fréquemment du rôle passif qu\u2019ils doivent jouer pendant de telles visites.En effet, nous les astreignons souvent à l'écoute attentive d\u2019un guide, ou les obligeons à la lecture \u201cfastidieuse\u201d des cartons explicatifs placés sous les objets en montre.Il s'en suit que la lassitude gagne les élèves au fur et à mesure des visites et que plus la journée avance, plus leur intérêt s'estompe.Afin d'atténuer ces difficultés, j'ai pensé mettre sur pied un rallye historique pédestre pour clore agréablement la journée.La Place Royale, par sa superficie et son importance historique, m'est apparue l'endroit tout désigné pour utiliser cet outil pédagogique qui allie le jeu à la découverte.Un tel outil peut être adapté à différentes clientèles scolaires et permettre la découverte de divers sites.Aussi, il me semble intéressant de vous résumer l'approche méthodologique utilisée pour concevoir cet exercice didactique.La première étape à suivre pour réaliser un rallye semblable consiste à lire la documentation disponible sur le sujet choisi.Une fois bien informé, il faut se munir d\u2019une carte de base Rallye à la Place Royale de l\u2019ensemble de la zone à découvrir et tracer un parcours mettant en valeur les principaux points d'intérêt sur lesquels nous voulons porter une attention particulière (voir la carte en page 20).L'ajout de différents points de départ, choisis en fonction de l\u2019itinéraire proposé, permet aux étudiants de travailler en petits groupes distincts, évitant ainsi les mouvements de masse qui réduisent l'intérêt du jeu, compliquent les prises de décision du groupe et diluent l'implication des participants.Reste à formuler un questionnaire favorisant la découverte de certains aspects particuliers du site visité tels la chronologie d'occupation, l'architecture des bâtiments, les habitudes de vie, etc.Pour parfaire les connaissances des étudiants sur l\u2019histoire du quartier, de courtes notes explicatives peuvent précéder les questions auxquelles les participants devront répondre tout au long du parcours.Enfin, un plan du secteur et quelques dessins identifiant les maisons et les points d'intérêt les plus importants vont faciliter la tâche des étudiants dans leur recherche et agrémenter la présentation du rallye qui constitue dans le cas qui nous occupe, un document d\u2019une vingtaine de pages.Les avantages attribuables à l\u2019utilisation du rallye historique sont nombreux.Il brise la monotonie des autres visites et nécessite une participation active des étudiants.En petits groupes de trois a cing personnes, les étudiants jouissent d\u2019une plus grande autonomie, pouvant faire le parcours à leur rythme et s'arrêter plus longtemps là où ils en ont envie.Le rallye leur permet de plus de se familiariser avec la lecture de carte et développe leur sens de l'observation.Une fois le rallye complété (sa durée varie entre une heure et demie et deux heures), il faut que le professeur prévoit une bonne demi-heure pour distribuer le solutionnaire, répondre aux interrogations des élèves et raconter de façon plus détaillée l\u2019histoire de la Place Royale.À ce chapitre, le livre de Michel Gaumond La Place Royale: ses maisons, ses habitants m'apparaît l'ouvrage de référence à consulter\u201d.De plus, les dessins gravés de Richard Short après le siège de Québec\u201d, les aquarelles de James Patterson Cock- burn® et certaines reproductions parues dans les agendas historiques, nombreux depuis quelques années, constituent des documents fort intéressants pour illustrer l\u2019évolution de la Place Royale au cours des siècles.La préparation d\u2019un rallye nécessite une bonne dose de travail, mais les résultats obtenus avec les groupes qui ont utilisé celui que j'ai préparé pour la visite à la Place Royale m'ont confirmé qu'il s'agit là d'un exercice stimulant et enrichissant qui correspond bien aux attentes de mes étudiants.Tous ceux qui désirent obtenir une copie du rallye historique à la Place Royale de Québec comprenant les directives pour le déroulement du rallye, une description des cinq points de départ, le questionnaire auquel les étudiants doivent répondre avec le solutionnaire et la bibliographie ayant servi au montage du rallye, peuvent le faire en me faisant parvenir nom et adresse a: Daniel Lépine 989, rue Princesse, app.1 Sherbrooke (QC) J1H 3W3 N.B.Prière de joindre un chèque au montant de 5,00$ pour les frais de photocopies et d'envoi\u201d.Mm Gaumond, M., La Place Royale: ses maisons, ses habitants.Civilisation du Québec, Série Place Royale, 5.Éditeur officiel du Québec, 1976, 97 p.2 Québec au XVIIIe siècle, douze dessins gravés de Richard Short, Collection Musée du Québec.3 Cameron, C.et J.Trudel, Québec au temps de James Cockburn, Edition Garneau, Québec, 1976, 176 p.(9) Merci à Carmen Pelletier pour ses précieux commentaires et pour les travaux de cartographie.Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 19 PS LES bp L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE PARCOURS DU RALLYE A LA PLACE ROYALE | A= son 1 \"~ RUE BUADE TERRASSE DUFFERIN Ô RUE DU TRESOR | COTE DE LA MONTAGNE mar | » MARCHÉ FINLAY POINTS DE DÉPART DU RALLYE une (1) Monument de Champlain TERMINUS DU IRAVERSIER QUEBEC ~ LEVIS \u20ac sacHoù st His Mai D Ce él ls Cap did tel ls Cale Me Dag im iy Si Que Ma Qui M 20 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 DO I I RRR DOUAI LE Pr EP MOYENS D'ENSEIGNEMENT Par: Paulette Vigeant-Galley BEDOP® - CECM LES BUTS DE CE MODÈLE Comment motiver les élèves à définir un concept de façon inductive?Comment les habileter à utiliser des stratégies qui facilient la découverte de concepts?Apprendre un concept peut être considéré comme un processus tout à fait naturel mais on se rend compte des difficultés qu\u2019éprouvent beaucoup d'élèves à atteindre un niveau d\u2018abstraction plus complexe: enseigner a conceptualiser n'est pas une mince affaire.On peut apprendre un concept de différentes façons, par exemple, on peut mémoriser sa définition.Cependant, il existe des stratégies qui permettent aux élèves de découvrir un concept par un processus d'apprentissage qui a plus d'impact sur le développement de la pensée.Ce texte présentera un des modèles d'enseignement qui permet de créer diverses situations d'apprentissage tant à la maternelle, au primaire, au secondaire qu\u2019à l\u2019université.Dans Comment enseigner les concepts, Rachel Desrosiers-Sabbath explique que le processus d'apprentissage du concept consiste \u201cen la capacité, pour le sujet apprenant, d'identifier les caractéristiques essentielles d\u2019un environnement donné, ou les attributs, et de les regrouper en catégories\u201d: L'auteur décrit un modèle d'enseignement des concepts basé sur une démarche inductive qui amène les élèves à développer des habiletés à conceptualiser.La séquence des activités d'apprentissage découle des principes pédagogiques de Brunet; ils ont été opération- nalisés par Bruce Joyce dans un jeu qui est expérimenté depuis plusieurs années.\u201c Découvrir un concept\u201d Ce modèle d\u2019enseignement est important car il vise l'essentiel dans l'apprentissage des concepts.Il est conçu sous forme de jeu-transfert.C'est une manière de l\u2019impliquer \u201cplus directement et plus consciemmement dans le processus d'élaboration de sa propre pensée.\u2026\u201d, de développer son \u201csens critique de la connaissance et de le rendre de plus en plus sensible à la logique et la souplesse de la communication\u201d Au départ, il importe de comprendre ce qu'est un concept.Au sens large, le concept se définit comme la représentation mentale d\u2019une chose et suppose plusieurs étapes où l'imagination est active.L'esprit doit parvenir à isoler ce qui est particulier à un être, c'est-à-dire, les attributs ou caractéristiques ou propriétés.L'apprentissage d\u2019un concept est donc basé sur la discrimination des attributs qui le définissent et sur la réflexion au sujet du cheminement de l'esprit, la méta- cognition, qui permet aux élèves de mieux apprendre à conceptualiser.LA DÉMARCHE QU'ELLE SUPPOSE EN CLASSE Des concepts choisis dans toutes les disciplines peuvent être présentés.Cette démarche a été expérimentée cette année, en quatrième secondaire, avec le concept \u201cdémocratie\u201d (libérale); les exemples négatifs étaient reliés au concept \u201cdictature\u201d.Des étapes bien définies ponctuent les activités d'enseignement d\u2019un concept et le développement de l\u2019habileté à conceptualiser.Le volume cité précédemment donne une typologie des concepts, des informations didactiques et une synthèse de la démarche.Cette partie présentera quelques éléments des séquences d'activités illustrés avec des caractéristiques du concept \u201cdémocratie\u201d.Présentation des données et identification du concept e l'enseignant explique le but de l'activité et les règles du jeu.* || présente un exemple qui comporte un attribut positif très explicite (le peuple peut voter librement) et l'étiquette \u201coui\u201d.* [I continue avec un exemple négatif (la forme de gouvernement est imposée par !e Roi) et l'étiquette \u201cnon\u201d.e Le concept enseigné est illustré par une série d'exemples positifs et négatifs: l'enseignant les place à mesure sous le \u201coui\u201d ou sous le \u201cnon\u201d.e Puis c'est aux élèves à identifier par \u201coui\u201d ou \u201cnon\u201d les exemples présentés.La tâche d'apprentissage consiste à comparer les exemples positifs; les exemples négatifs jouent un rôle important dans le travail de discrimination.La sélection des attributs et leur regroupement sont des opérations clés car ce sont les attributs qui définissent les concepts.e Quand un certain nombre de caractéristiques essentielles sont identifiées, les élèves formulent des hypothèses sur la nature du concept, l'enseignant donne des renforcements appropriés.Le jeu énigmatique peut aider à maintenir la motivation mais ii ne constitue qu'un élément parmi d'autres car le plus important est l'intérêt de vivre une expérience de découverte.e Lorsque le concept est identifié, les élèves peuvent donner une 21 MOYENS D'ENSEIGNEMENT définition provisoire et continuer à identifier par \u201coui\u201d ou par \u201cnon\u201d d'autres exemples; l'enseignant confirme l\u2019hypothèse.Dans le cas d'un concept complexe comme celui de \u201cdémocratie\u201d, l'enseignant doit faciliter le regroupement des phrases afin de distinguer les attributs essentiels des propriétés circonstan- tielles.e Dans le jeu sur la \u201cdémocratie\u201d, il s'agissait de regrouper douze phrases \u201coui\u201d par rapport à quatre attributs essentiels: Attributs Phrases essentiels Concept contenant des attributs élection essentiels représentativitt Démocratie règle de la majorité responsabilité e Puis les élèves peuvent donner une définition à l\u2019aide des attributs positifs qui leur ont été présentés.e Un schéma du concept permet de visualiser différents attributs essentiels: ÉLECTION Compétition | Suffrage | libre entre les universel | i candida RESPONSABILITE |DEMOCRATIE REPRESENTATIVITE REGLE DE LA MAJORITE ET RESPECT DES MINORITÉS Ce schéma facilite I'analyse critique (en théorie, en pratique.) lorsque l'on discute de situations réelles et que l'on situe le concept dans divers contextes politiques ou sociaux.Analyse des stratégies de découverte du concept et transfert Cette étape concrétise un objectif majeur dans le développement à conceptualiser: il s'agit d'objectiver le processus de la découverte du concept.L'enseignant tente d'amener les élèves à reconstituer ce qui vient d'être vécu et à cerner les différentes façons d'apprendre un concept.Ce travail de prise de conscience est fondamental pour le transfert de cette expérience.Par ailleurs, la confrontation que l'élève fait \u201cde sa démarche avec celle des partenaires du groupe, lui permet de découvrir des pistes nouvelles dans la façon d'accéder à la connaissance\u201d.Intégration du concept dans un contexte Après examen du réel, il est important de situer le concept dans divers contextes afin de mieux comprendre la rivalité des définitions.Cette étape ouvre sur l'analyse critique; elle est une occasion pour nuancer et aussi pour généraliser.Eventuellement, on peut proposer aux élèves de refaire la démarche à partir d\u2019un autre concept afin qu'ils s'expliquent mutuellement les différentes étapes du processus.Ce qui importe, c'est de savoir que les situations d'apprentissage peuvent varier beaucoup, tout dépendant des objectifs qui couvrent un large éventail d\u2019implication, par exemple: sensibiliser, informer ou rendre capable d'utiliser.Même si le modèle proposé comporte des étapes bien définies, il est important de souligner que ces stratégies ne sont pas un carcan car un grand nombre de choix sont laissés à l'enseignant pour la structuration d\u2019un savoir signifiant pour les élèves.22 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 SOMMAIRE DE QUELQUES EFFETS POSITIFS Ce modèle d'enseignement et d'apprentissage de concepts produit dans la pratique plusieurs effets positifs.Voici un sommaire de quelques résultats recherchés: raisonnement rr inductif , [\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 compréhension MODÈLE d\u2019un concept D'APPRENTISSAGE spécifique D'UN CONCEPT \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 amélioration des stratégies pour construire un concept compréhension de la nature sensibilisation tolérance valorisation des concepts ou raisonnement de de la logique dans la l'ambiguité recherche communication Selon l'évaluation des élèves, les résultats les plus appréciés ont été \u201cd'apprendre quelque chose de difficile de façon amusante\u201d.et de pouvoir \u201créutiliser la stratégie dans d'autres cours et même avec des amis\u201d.LE DYNAMISME DE L'UTILISATION Un autre aspect à mentionner est la flexibilité possible dans l\u2019utilisation du modèle.Par exemple, une enseignante l\u2019a utilisé pour enseigner les concepts \u201cfait et opinion\u201d; les étapes s'intégraient dans un ensemble d'activités d'apprentissage qui s'étalaient sur plusieurs cours de français.Lors d'une leçon-synthèse et lors d'un atelier- démonstration, le processus a été condensé dans une présentation d\u2019une heure.Il s'agit de bien clarifier les objectifs et d'organiser le déroulement en conséquence.On peut imaginer les risques et surtout l'ennui que peut provoquer l\u2019utilisation de ce modèle de façon auto- i i} MOYENS D'ENSEIGNEMENT matique, mécanique et routinière.Depuis Socrate, beaucoup de personnes ont essayé de trouver des méthodes pour comprendre l'esprit humain.Ce modèle est un moyen parmi d'autres dans la recherche du \u201cconnais-toi, toi-même\u201d.C'est un moyen riche de sens en autant qu'il s\u2019insère dans une approche dynamique, qu'il est utilisé par un enseignant qui se préoccupe de l'adapter à une variété d'objectifs et surtout en fonction des divers groupes d'élèves.Le modèle d'enseignement proposé peut être appliqué tel quel.On peut aussi l\u2019enrichir en l'intégrant dans le déroulement d\u2019une leçon qui tient compte des styles d'apprentissage.Ce pourra faire l'objet d'un autre article.Il importe d'attirer l'attention, ici, sur la souplesse possible et l'intérêt d'échanger des idées sur les variations expérimentées.Nous pourrions le faire au prochain Congrès.LES CONDITIONS DE RÉALISATION L'utilisation de ce modèle d'enseignement des concepts suppose un perfectionnement qui, bien que systématique, est relativement léger comparativement à d'autres stratégies dans le mouvement \u201capprendre à penser\u201d.l\u2019une des façons intéressantes pour intégrer la manière de faire serait la suivante: observer une démonstration et la commenter; observer encore une fois à l\u2019aide d\u2019un guide d'observation et commenter; lire sur le sujet et préparer une leçon; présenter la leçon à des pairs avec le support d\u2019un expert, auto-évaluer cette expérience; lire sur le sujet puis pratiquer en classe avec le support d'un collègue qui peut observer à l'aide d\u2019un guide d'observation® qui peut donner ses commentaires et même jouer le rôle d\u2019un \u201ccoach\u201d, Ces étapes de perfectionnement facilitent le transfert des habiletés de l'enseignant en classe et ont un effet sur le rendement des élèves.\u201c Bien sûr qu'il est possible d'utiliser le modèle après avoir reçu une information substantielle; mais si l\u2019on espère l'ajouter à notre répertoire pédagogique et savoir comment s'en servir de façon appropriée, il semble que démonstrations et pratiques soient des moyens plus rentables.I! demeure qu'il faut prendre le temps pour réaliser plusieurs des étapes de préparation: choix du concept, analyse, sélection des exemples, etc.Étant donné le grand nombre de variantes lors de la mise en application, la planification de la leçon exige une série de décisions parfois simples, d'autres fois plus raffinées.Le matériel requis pour l'enseignement des concepts, selon ce modèle, est minimal: il s'agit de fournir des exemples positifs et négatifs du concept.Ce matériel est généralement simple à monter pour les concepts plus concrets (objets, personnages, mots).I! devient plus difficile d\u2019illustrer un concept de type inféré, idéal ou plus complexe, (phrases, support audio-visuel, etc.).L'enseignant \u201cfera preuve de créativité quant aux ressources susceptibles de faciliter l'apprentissage ou de maintenir l'intérêt\u201d Il est difficile de connaître l\u2019utilisation que les enseignants font actuellement de cette façon d'enseigner les concepts.Dans une partie du volume Comment enseigner les concepts, il est fait état de quelques applications au Québec.Au congrès de la SPHQ d'octobre 1986, un atelier a été donné Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 sur \u201cApprendre un concept en tenant compte des styles d'apprentissage et du perfectionnement par les pairs\u201d.Il a suscité des commentaires positifs; des enseignants, des conseillers pédagogiques et des universitaires ont manifesté leur intérêt pour s'initier à cette méthode et à ses stratégies.\u201d Les recherches scientifiques pour clarifier la pratique de l'enseignant dans sa classe sont en plein développement.Trés longtemps, des études théoriques fort valables ont été tenues loin de la pratique.Certains ouvrages opérationnalisent les principes pédagogiques et des didacticiens se préoccupent de limplantation de ces moyens scientifiques.Dans le contexte actuel, il n'est pas toujours facile de tenter ce genre d'expérience.Pourtant, quand on ose le faire, en s'assurant de conditions de réussite et d'un support indispensable, c\u2019est un plaisir que d'aider les jeunes à apprendre.™ Adaptation d\u2019un article publié dans Dimensions, mai 1987.@ Bureau de développement organisationnel et de perfectionnement.G) Rachel Desrosiers-Gabbath, Comment enseigner les concepts, PU.Q., 1984, 100 pages.\u2018® Bruce Joyce, \u201cConcept Attainment Model, Models of Teaching, Prentice-Hall, inc.Englewood Cliff, New Jersey, 1972.6) Paulette Vigeant-Galley, \u201cGuide pour aider à analyser le processus d'enseignement d\u2019un concept\u201d, instrument préparé dans le cadre d'un projet-pilote réalisé en 86-87 à l\u2019École polyvalente Henri-Bourassa de la CECM, document inédit.®) Bruce Joyce, Coaching, document inédit et notes prises lors d\u2019un stage, Staff Development Center, Maryland, août 1984; et article de Paulette Vigeant-Galley, \u201cLe Coaching dans une approche de perfectionnement par les pairs\u201d, Dimensions, mai 1987.M Un atelier sera probablement présenté au congrès de la SPHQ en octobre 1987: partie A: répétition de l'atelier d'octobre 1986: partie B: analyse critique d\u2019un projet-pilote.23 état 1 CN i a LR oN à dus cast avan mg An bans © © apm EI 0e behead poy \u2014 f guerin 4501.rue Drolet Montreal (Quebec) H2T 2G2 Tel (514) 842.3481 ATLAS REGIONAL - DU QUEBEC ET DU CANADA approuvé par le M.E.Q.A fr LUCE DESCHENES DAMIAN M OC RAYMOND DAMIAN 19,45$ ; Le Québec est un grand territoire, et le Canada un territoire plus grand encore.Pour les étudier et les bien A regarder, il faut les réduire et les simplifier.Les cartes et les photographies aident à y parvenir.Elles permettent d'observer des détails d\u2019une région donnée et aussi des caractéristiques d\u2019endroits plus grands que cette région.Pour aider à comprendre ce qu\u2019est une carte, plusieurs pages ont été consacrées au début de l\u2019atlas, à l\u2019explication des parties d\u2019une carte.À la fin de l'introduction, apparaît la liste des cartes qui figurent dans l\u2019Atlas régional du Québec et du Canada.ISBN-2-7601-1258-6 (397 p.) #£ guérin | | l\u2019éditeur des écoles A tl as clr oer oe | 4 d\u2019histoire general e APPROUVE PAR LE M.E.Q.LUCE DESCHENES DAMIAN : RAYMOND DAMIAN 19,45$ CES Ds Afin de mieux dégager les mécanismes de l\u2019évolution, l\u2019Atlas fi d'histoire générale est découpé en tranches agencées selon un ordre gn chronologique: l\u2019être humain préhistorique et certaines «premières mat civilisations», les traits fondamentaux des civilisations athénienne Mai et romaine dans l\u2019Antiquité, la société médiévale en Europe te occidentale, l'expension européenne dans le contexte de la fey Renaissance, les aspects déterminants de l\u2019ère des révolutions en by Occident, et la continuité et le changement qui sont l'héritage du | siecle actuel, sans oublier certains aspects de notre histoire locale.À Tous ces faisceaux lumineux sur les sociétés du passé, dont l\u2019étude est susceptible d\u2019éclairer le présent, sont * soutenus par des lignes de temps.Enfin, dans le but de maintenir l'intérêt, de susciter la curiosité et de briser une uniformité possiblement las- i | sante, les cartes sont appuyées par des modes d\u2019expression variés: photos, graphiques, croquis, oeuvres d\u2019artis- \u2018 tes et textes d'appoint.Un index détaillé facilitera également un repérage rapide.ISBN-2-7601-1388-4 (103 pages) \u2014 A MOYENS D'ENSEIGNEMENT Par: Robert Martineau Conseiller pédagogique - CECM Le Palais de la civilisation présente du 30 mai au 4 octobre 1987, une grande exposition intitulée L'or des cavaliers thraces.Le texte qui suit propose quelques pistes d'exploitation pédagogique d\u2019une visite de cette exposition.À l'instar de Mario Laforest et d\u201dYves Lenoir\u201d, il m'apparait important de resituer une telle \u201csortie\u201d comme moment d\u2019une démarche d'apprentissage dans le cadre des objectifs prévus par les programmes.INTRODUCTION L'exposition présente une collection d'objets divers qui sont autant de traces ou de preuves du passé des peuples auxquels ils ont appartenu.Ces documents matériels transportent, dans leurs formes, leurs styles, les matériaux utilisés, une foule d\u2019informations relatives à la vie des humains de cette époque et permettent donc de reconstituer plusieurs aspects de leur histoire.À cet égard, est-il nécessaire de rappeler d'abord que le Module #1 porte sur l\u2019Histoire et ses matériaux, et que l'objectif #1.2 invite l'élève à \u201cutiliser des moyens qui permettent de retracer l\u2019évolution des sociétés\u201d, notamment divers types de documents (#1.2.3).Cette exposition s'avère en ce Traces de Thraces! sens une occasion priviligiée pour les élèves de prendre contact avec des traces d\u2019une lointaine culture passée et de tenter, par le biais d'activités pertinentes, de \u2018faire parler\u201d ces documents sur la période ou sur les peuples dont ils originent.Deuxièmement, les éléments de l'exposition sont regroupés par périodes chronologiques, s'étendant de la préhistoire jusqu'à l\u2019époque du bronze; il est donc possible, par une démarche appropriée, d'amener l'élève à constater le changement, la continuité, dans les matériaux utilisés, les techniques, la nature des objets, et, tout en raffinant leur compréhension de ces concepts importants, à retracer l'évolution des sociétés qui ont habité la Thrace.Rappelons que le programme vise justement le développement de ces concepts liés au temps historique.À l\u2019unité #11, on dit bien que \u201cl'élève devra pouvoir définir l\u2019Histoire comme étant l\u2019évolution des sociétés\u201d.De même, l'objectif #21 invite l'élève à \u201cdécrire l'adaptation de l'être humain à son milieu durant la préhistoire\u201d.Or, on trouvera sur place plusieurs objets ayant appartenu aux ancêtres préhistoriques des peuples thraces.L'occasion est aussi excellente pour réfléchir sur la notion de préhistoire, dans le cas de ces peuples qui n'avaient pas d\u2019écriture, et dont on retrouve les vestiges jusqu\u2019à la période romaine.Finalement, l'objectif #2.2, qui invite l'élève à \u201cétablir le lien entre la sédentarité et les premières civilisations\u201d peut être poursuivi en large partie par le biais d\u2019une visite de ces exhibits dans le cadre d\u2019une démarche appropriée.Il peut être intéressant pour les élèves de comparer les caractéristiques des \u201cpremières grandes civilisations\u201d identifiées dans le programme avec celles des peuples thraces; ils pourront faire ressortir les limites imposées par le nomadisme à l'évolution de certaines sociétés, tout en appréciant le génie artistique de ces populations.Une telle visite, bien préparée, peut donc avoir des retombées pédagogiques non négligeables et présenter beaucoup d\u2018attrait dans un cours ou les élèves sont invités à se familiariser avec les méthodes et les techniques de l'historien.Les lignes qui suivent, présentent une hypothèse de démarche permettant l'exploitation de cette exposition.UN EXEMPLE DE SITUATION D'APPRENTISSAGE Voici un exemple de situation d'apprentissage qui place l'élève dans une démarche lui permettant la poursuite et l'atteinte des objectifs identifiés dans l'introduction.Elle peut être adaptée aux divers milieux et aux diverses clientèles.1.Mise en situation Avec les élèves, poser en classe la problématique de l\u2019utilisation de documents matériels en histoire.Apporter un objet en classe (gant de baseball, grille-pain, désodorisant, etc) et imaginer avec eux la découverte de cet objet dans le sol a la suite de fouilles effectuées en l'an 3000, alors que les habitudes de loisir, d'hygiène et d'alimentation sont totalement modifiées.Qu'est-ce que nos historiens du futur pourraient apprendre a propos des humains de 1987 a l'aide de ces \u201cvestiges\u201d?Travailler la notion x\u2018 d\u201d\u2019indices révélateurs\u201d à l\u2019aide des Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 25 ETT ERA VARS MOYENS D'ENSEIGNEMENT formes, des matériaux et de la technologie utilisés dans la fabrication de ces objets; envisager diverses utilités.Réfléchir sur les erreurs possibles d'interprétation.(II serait intéressant d'utiliser ici comme déclencheur le texte de David Macauley intitulé \u201cLe Motel des Mystères\u201d d'où nous avons tiré cette idée.Il est, dans sa version condensée par Reader's Rigest, court, accrocheur, humoristique et se prête bien à une réflexion sur le sujet abordé.) 2.Préparation de la sortie Offrir aux élèves la possibilité de vivre une telle situation: découvrir les multiples facettes du travail de l\u2019historien en menant une enquête dans le passé à partir d\u2019une collection d'objets présentement exposée au Palais de la civilisation.Nature de l'exposition: Un ensemble d'objets ayant appartenu à des peuples qui vivaient, il y a plus de mille ans au moins, sur le territoire actuel de la Bulgarie.Titre de l\u2019exposition: \u201cL\u2019or des cavaliers thraces\u201d.Déjà, plusieurs questions se posent à nos apprentis-historiens: il convient d'en dresser la liste qui orientera toute la démarche ultérieure.Ce \u201cQuestionnement\u201d peut se faire à partir d\u2019une courte réflexion sur le titre de l\u2019exposition, d\u2019une observation de l'affiche publicitaire et d\u2019un examen du dépliant d'accompagnement.Exemples de questions: - Qui étaient ces peuples thraces?- Qu'est-ce que la Thrace?- Constituaient-ils une grande civilisation?Comment se fait-il qu'on ait si peu entendu parler d'eux auparavant, alors qu'on connait, au moins de nom, l'existence des Égyptiens, des Grecs, des Romains?- Comment vivaient-ils?- Que pourraient nous apprendre tous ces objets: e à propos de leur technologie (vie matérielle)?* à propos de leur organisation sociale?e à propos de leurs croyances religieuses?e à propos de leur vie culturelle?3.Organisation de la visite Réfléchir avec les élèves sur le problème d\u2019une méthodologie pertinente et efficace pour utiliser de tels documents matériels dans la reconstitution de l\u2019histoire d\u2019une société.Les élèves peuvent eux-mêmes suggérer diverses pistes et façons de travailler qui peuvent être \u201ccritiquées\u201d par le groupe.Amener l'analogie de l'enquête policière qui peut être intéressante pour faire saisir l'importance respective des étapes de la démarche historique.(Nous renvoyons ici le lecteur au Guide pédagogique, unité #1.2, ou à un bon manuel.) Il s'agit finalement, à partir de questions ou d\u2019hypothèses, a) Dans un premier temps, d'aller observer les éléments de l'exposition.b) De chercher individuellement (ou en équipes), à l'aide d\u2019une grille, des indices (preuves) pouvant apporter des éléments de réponse aux questions initialement posées.4.La visite de l\u2019exposition Consulter le dépliant d'accompagnement pour les modalités.26 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 5.Retour sur la visite À la faveur du cours qui suit cette visite, recueillir d'abord les impressions générales, puis le fruit des recherches d'indices par les élèves (ou les équipes); il s'agit ici de traiter ces informations probablement très diverses afin de faire des recoupements, des regroupements, des comparaisons.Il serait peut-être pertinent de travailler à l\u2019aide de grands tableaux collectifs, afin de regrouper les informations dans le sens du questionnement initial: Qu'est-ce que les données que nous avons recueillies nous permettent d'avancer: - Quant à la situation dans le temps de ces sociétés?(Utiliser la ligne du temps.) - Quant à la situation dans l'espace des peuples thraces?(Utiliser une carte du monde.) Quant à leur mode de vie?Quant à leur culture?Quant à leurs croyances religieuses?Peut-on parler d'une grande civilisation?Pourquoi?Qu'est-ce qui fait le grand intérêt de cette exposition?Finalement, qu'avons-nous appris à propos du travail de l'historien et de la démarche historique?Note: il est possible que la visite ne permette pas aux élèves d'apprendre beaucoup de choses sur certains aspects retenus ci-haut.Cela fait partie des limites du travail historique et particulièrement de la \u201creconstitution\u201d du passé des peuples sans écriture.(M Le musée, un apport didactique au milieu scolaire; oui, mais.Bulletin de liaison, janvier 1986, p.18.@ Reader\u2019s Digest, juillet 1980, pp.82-89.for dre Lit Gén Non Bley fy Diy (ng ÉVALUATION Par: Jean Delisle Bachelier en histoire/enseignement Lorsqu'on désire procéder à une évaluation des apprentissages, l'approche socio-affective, utilisée en lieu et place de la traditionnelle approche cognitive, peut à la fois apporter de la variété et aussi certaines surprises.Par exemple, dans le genre d'activité où ils sont amenés à prendre la parole, les élèves qui ne parlent jamais en classe, auront souvent de biens meilleurs arguments que ceux dont on attendait le plus, ces derniers étant souvent perçus comme les chefs de file, voire les porte-parole du groupe.J'ai eu l\u2019occasion de constater cet état de fait au cours d\u2019un stage effectué en 4e et 5e secondaires, sous la supervision de Louise Charpentier, professeure d'histoire au collège Mont-Lasalle.Au cours de cette période d'enseignement, il me fallait amener les élèves de 5e secondaire à assimiler les notions ayant trait à la période d'après- guerre: Traités de Yalta et Postdam, création des Nations-Unies et début de la Guerre Froide.Il me fallait donc, si je tenais à utiliser l'approche socioaffective, structurer une activité qui engloberait toute la matière et qui serait très bien planifiée; car nul n\u2018ignore que dans ce genre d'entreprise, tout peut être gâché par la moindre négligence.Mon choix s'est donc arrêté sur une forme de débat entre la Grande- Bretage, les États-Unis et l\u2019U.R.S.S.l'action se déroulait à l\u2019Assemblée Générale des Nations-Unies et la réunion était située en pleine période de guerre froide, le 16 novembre 1947 (d\u2019après l\u2019ordre du jour, dont un exemplaire fut distribué à chaque élève).Ne disposant que d\u2019une période de cinquante minutes pour effectuer le PROT Débat à l'ONU débat, il mé fallait donc procéder avec minutie.C\u2019est pourquoi, dès la période précédente, après une présentation de l\u2019activité, chacune des classes se divisa en trois équipes (une pour chacun des trois pays) de sept ou huit personnes.Ces mêmes équipes choisirent leur pays.Lors du cours suivant, chaque équipe était formée et fonctionnait selon une démarche préparée à l'avance.Cette démarche peut être divisée en trois étapes: e Chaque équipe recevait une feuille avec une accusation portée contre chacun des trois pays.Par exemple, I'U.R.S.S.était accusé par les États- Unis et la Grande-Bretagne d'occuper illégalement la Bulgarie et la Roumanie, de ne pas respecter, et les traités d'après-guerre, et les droits de la personne.L'U.R.S.S.accusait la Grande- Bretagne d'adopter la même attitude envers ses colonies, que l'Allemagne nazie envers les peuples occupés; et elle accusait les États-Unis de faire usage de la bombe atomique à des fins quasi terroristes, et de pratique de pseudo-démocratie, après que ceux-ci eurent presque éliminé les mouvements communistes en France et en Italie.e J'allouais quinze minutes à chacune des trois équipes, afin de les aider à préparer leur défense.Par exemple, j'expliquais à la délégation britannique les répliques possibles aux accusations portées par l'U.R.S.S.: l'Inde venait d'acquérir son indépendance, l\u2019U.R.S.S.était dans une mauvaise posture pour reprocher à l'Angleterre son attitude envers ses colonies, si on regarde le sort des minorités ukrainiennes et mulsuma- nes, etc.Cette défense constituait la base de l'évaluation.Un pourcentage des points était alloué à la performance orale lors du débat; un autre pourcentage était alloué à l'élaboration, par écrit, du plan de défense.Le tout constituait une note globale pour l'équipe.e Après les quinze minutes de consultation, le débat commençait.Chaque délégation nommait un représentant.Après que l'accusation portée par un pays eût été lue par le médiateur, la personne concernée disposait d\u2019un délai maximum de trois minutes pour présenter sa défense.En levant la main, les autres membres de l\u2019équipe pouvaient intervenir.Suivait un contre- interrogatoire des représentants des deux autres délégations, d\u2019une durée maximale de quatre minutes chacun.À la toute fin, un vote était pris par l'ensemble de la classe afin de décider si une résolution était adoptée pour condamner un des pays.L'adoption de cette résolution nécessitait une majorité des deux tiers des élèves.Il est évident qu\u2019un tel type d'activité ne peut être répété trop fréquemment.Car peu importe la méthode d'apprentissage qui est utilisée, qu\u2019elle soit cognitive ou socio-affective, le même danger nous guette de façon permanente: la saturation.Cependant, en plus de l'intérêt et de la réception très positive de la part des élèves pour cette activité, j'ai également pu observer un autre facteur: il y a eu une bonne assimilation de la matière, témoignée par les arguments venant des divers membres des équipes au cours du débat.Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 27 Sr ST, iE i FN \u201c 1 Fl POS AFS Crore es rr = EE 5 EE snippet PARUTIONS/ENSEIGNEMENT Par: Robert Martineau Conseiller pédagogique - CECM Vous ne pouvez pas ne pas avoir lu cet ouvrage! Son auteur, Neil Postman, un spécialiste de la communication, poursuit une réflexion et des recherches depuis plusieurs années notamment sur l'impact de la télévision dans nos vies.J'avais déjà été accroché par un texte, paru dans Vie Pédagogique il y a quelques années®, dans lequel il montrait l'importance de l'étude de l\u2019histoire pour nos élèves, particulièrement dans le contexte culturel et social présent.La lecture de ce bouquin paru en 1981 m'a fasciné.D'abord parce qu'il y est question des enfants, des miens et des vôtres et de leur vie à l'école: l'expérience scolaire se caractérise par l'ennui, le désarroi et la peur.La peur tout spécialement.La peur de ne pas avoir la bonne réponse, la peur de ne pas comprendre les choses de la même manière que les autres, la peur de se singulariser, la peur de ne pas trancher sur les autres, la peur des reproches, du ridicule et de l'échec.(p.34) Il y est encore question des rapports entre l\u2019école et la télévision et de la spécificité de chacun de ces \u201cprogrammes\u201d littéralement en compétition dans la vie de nos jeunes.En approfondissant plusieurs pistes déjà élaborées par McLuhan il y a plusieurs années, l'auteur nous livre un tableau saisissant de \u201cl\u2019enseignement télévisuel\u201d quotidien et surtout de ses effets sur la société, l'éducation, le comportement des jeunes à l'école et particulièrement en classe, les valeurs, les façons de penser et d'aborder la réalité.Toute cette analyse, qui meuble près de la moitié de son livre, ne peut laisser indifférent aucun parent ni \u201cEnseigner, c\u2019est résister\u2018 éducateur.Il résume lui-même celle- ci en quelques mots à la page 103: Tel que je l'ai décrit, le programme de la télévision comporte les caractéristiques suivantes: il se concentre sur l'attention, le présent, les images, les sentiments et le style narratif, il est moralisateur, non punitif, non analytique, non hiérarchique; il est à la fois autoritaire et dédaigneux de l'autorité; continu dans le temps et isolé dans l'espace; il présente un contenu Enseigner a C\u2019est Pésister Neil Postman préface de Daniel Hameline & Didier-Jacques Piveteau LE CENTURION composé d'éléments disparates; enfin, il procure une satisfaction intrinsèque immédiate.Un grand nombre des difficultés comportementales et cognitives rencontrées en classe chez nos élèves s'expliquerait par la fréquentation assidue de la télévision: par exemple, un des effets des \u201cspots\u201d télévisés serait la propension des élèves à décrocher du cours après huit ou dix minutes d'attention.Cette incapacité à soutenir la concentration hypothèquerait 28 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 toute activité d'apprentissage ayant pour objectif le développement de concepts.De même, l'affaiblissement des facultés linguistiques trouverait sa source à l'écran.Dans un tel contexte l'école se voit confier la responsabilité \u201cde résister\u201d à cette tendance, comme c'est, selon l'auteur, dans sa nature et son mandat de le faire.Elle doit permettre aux jeunes de \u201crétablir l'équilibre\u201d afin que soient maintenus et protégés les acquis de l\u2019histoire de l'humanité au plan cognitif.Par suite du pouvoir enseignant des média, la contribution la plus importante que les écoles peuvent sans doute apporter à l'éducation des jeunes est de leur fournir un sentiment de cohérence dans leurs études, c'est-à-dire une vision du but, de la portée et des relations réciproques dans tout ce qu'ils entreprennent.(p.171) À cet égard, l\u2019auteur démontre l'importance de l'enseignement de l\u2019histoire, \u201cdiscipline centrale de l\u2019éducation\u201d, dans la recherche de cette cohérence.Il propose même que toutes les autres disciplines soient enseignées en tant qu\u2019histoire: l\u2019histoire des divers sujets enseigne des rapports entre eux; elle enseigne que le monde nest pas créé de nouveau chaque jour et que chaque individu se dresse sur les épaules de quelqu'un d'autre.(p.177) Depuis plusieurs années, les professeurs ont souvent l'impression d\u2019être sur un véritable champ de bataille lorsqu'ils enseignent; j'ai l'impression ry use cou ac CL EE Si a te tt SEL CIES SLE IER dant iddudu tanto rscdcagaddat os PARUTIONS/ENSEIGNEMENT que nous résistons, sans savoir trop bien pourquoi et contre quoi.La lecture de cet ouvrage ne peut que s'avérer éclairante et préciser notre rôle dans le contexte actuel.Bonne lecture.® postman, Neil, \u201cEnseigner c\u2019est résister\u201d, Ed.Le Centurion, Paris 1981, 272 p.@ Postman, Neil, \u201cFaire entrer les élèves dans le grand débat\u201d, Vie pédagogique #34 (janvier 1985).L'auteur y développait une grande partie des idées de l'ouvrage recencé ici.nos fous ft mln es firms 6.Homi ind di cormean of, dios £ même lomps, dinkibor Ba fonctions du gaude (\u2026.) Tl est déffiilé de dite ce que cele pourait prodaire: on feat seulement saffioser que ces gens (2 bémishère dhoit tiès déve- ops) seraient pla fevotisés dis point do vue do Cinléition of do lo tiftorion of do lanabjse.L bémispère gauche, source de notre faculté de part, cé donc de sétier, nommer eË obgeck- ver l'exfétience, esl depuis des milénaites dans une phare de conalent devdipfement, Chto lr recherches de Futian Foss cence de ses wacked, tad go lh oa dot ofl d roconsliuire & passé ed de so fupolle dans Cavers On fériode far an afort d'images analogiques rapides qui alé wasnt cote frnise de comacienees À den imagine an kel hange- ment pouls à lantième pendant flésirurs siècles on flewtead aloes avoir affaire à des gens qui olEraient avec ur vécu, amateurs do musique, vivant dans un monde existontiel d'exhétience immé- date, mais incafale en même tempo, de fenier selon la maniète dent nous adillsons habitæelement ce mot.En d'autres termes, on autail affaire à des gens dent l'élal d'esprit ressemblérait en quelque vote à cell des babouns d'aupoudhai th.106) TT RR NR I IR Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 LES GRANDS ANNIVERSAIRES Par: Michel Roch Séminaire de Joliette Pourquoi cette chronique ne parlerait- elle pas aujourd\u2019hui du Frère André (50e) ou d'Hollywood (100e) ou des Patriotes (150e) réhabilités par l'Église canadienne ou du premier tour en orbite de John Glenn (25e)?Pourquoi Maurice Ravel (50e)?\u201cC\u2019est une question de feeling!\u201d Comme plusieurs parmi vous, j'ai vu le film Les uns les autres.Subjugué par la musique et la performance du danseur étoile, je me suis procuré le disque de l'OSM qui immortalise ce chef-d'oeuvre.Coup de foudre! Sans connaître beaucoup la musique, sans avoir d'oreille et encore moins de voix, sans connaître les grands maîtres, j'ai été ébloui par le Boléro plus encore que par la 9e symphonie de Beethoven qui m\u2019hypnotisait au début de l'adolescence! Question de caractère?d'âge?de coeur?Il faut dire qu'écouter le Boléro de Ravel soulage l'esprit encombré et permet de contrôler le flot agité, sinon passionné, des idées et projets qui nous assaillent constamment.Cette pièce musicale nous transporte dans un autre temps.Un temps différent, un autre espace, celui d'un petit village français au bord de la mer près de St-Jean-de-Luz, où Ravel naît en 1875, à proximité de l'Espagne dont il est doublement proche par la géographie et l'origine basque de sa mère.\u201cTeint basané, cheveux noirs et visage volontaire\u201d, Ravel hérite sans doute aussi du climat culturel bouillonnant de son temps avec les Rimbaud, Mallarmé, Renoir, St-Saëns, Bizet et Debussy (13 ans) avec lequel il se brouillera plus tard.Bel héritage social et familial! Ravel s'inspirera d'ailleurs pour ses oeuvres les plus puissantes de la richesse des rythmes, des couleurs et de la passion espagnols.J'aurais été bien embêté de donner une apparence à Maurice Ravel.D'un forgeron, on s'attend à voir un personnage imposant, fort en muscles.Mais d\u2019un auteur-compo- siteur, rien d'aussi catégorique! Jazz?Rock?Heavy Metal?Boléro?Homme frêle, trahi par des mains fines, d'une constitution si fragile qu'elle lui vaudra 'exemption du service militaire et de l'appel sous les armes en 1914, Ravel souffre dans sa sensibilité d\u2019un physique si délicat.Aussi le cache-t-il derrière l'élégance et le raffinement de la tenue vestimentaire.Il puisera toutefois dans sa force morale, sa générosité de coeur et sa bonté pour soutenir son drapeau comme brancardier pendant trois ans.Cette passion sincère pour son pays, cette bonté pour l'homme, il les communique aussi à ses proches, mais sans pour autant livrer sa propre intimité.Homme d'humour, de compagnie et même d'amitié, il créait autour de lui une muraille de froideur qui le mettait à l'abri des indiscrétions par trop intéressées.Cela faisait de lui un personnage fascinant, mais dont la vie terne et sans scandale n'avait rien pour allécher les journalistes à potins.Sa vie même n\u2019inspire pas son oeuvre musicale: aucun amour fou à crier au monde, aucune passion dévorante, aucune foi à défendre ou une révolte conquérante.Rien d'autre à jeter au public que l'art pour l\u2019art; seulement la virtuosité de l'écriture mûrie et nourrie de pensée subtiles et de l'audace du parieur.Le tout bien assis sur une solide formation musicale auprès de bons maîtres qui lui ont permis\u201d d'atteindre le sommet de son art à 25 ans\u201d en peu- finant une technique éblouissante.En écoutant le Boléro, on sent confusément ce que des musiciens avertis et des chercheurs émérites nous disent de cette oeuvre en particulier et de l'oeuvre en général de Ravel.Pour Louis Lortie par exemple, Ravel a de la \u201ccouleur\u201d.Tous parlent de \u201craffinement sonore\u201d et nomment Ravel \u201cl\u2019horloger de la musique\u201d.Ravel cherchait constamment des \u201csonorités nouvelles et des rythmes savants\u201d dans la musique arabe, tzigane, orientale ou de jazz.Y puisera-t-il aussi cette \u201civresse païenne\u201d, cet \u201cunivers sensuel\u201d (L.Lortie) 30 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 qui touche tant le coeur et l'âme dans la Valse et dans le Boléro?C'est étrange pour un homme froid, secret, pudique même.Par quelle espèce de magie son Boléro accroche-t-il l'auditeur alors que le même thème revient avec insistance, mais dans un tourbillon toujours croissant?Et tout à coup, au moment où le vertige atteint son sommet après un impressionnant crescendo, la chute brutale, comme pour éviter l'éclatement de l'âme et du coeur.Inoubliable! Où retrouve-t-on pareille sensation?Peut-être dans la mer que Ravel affectionnait et dans le rythme des vagues qui, inlassablement, d'élan en élan, mènent l'assaut contre le rivage.Ou serait- ce plutôt dans ce cri basque qui serre le coeur par son intensité graduée et par son écho qui rebondit en montagne, de sommet en sommet, insaisissable et inaccessible.Serait-ce l'appel du solitaire Ravel qui lance ses cris silencieux la vie et à l'amitié non-partagées?Le solitaire Ravel qui projette ses aspirations, sa faim d'amitié et d'amour, incompris malgré ses appels répétés, pour tout à coup abandonner, comme la vague qui casse en fin de course, comme l'écho de la montagne qui meurt de ne plus être perçu?Serait-ce la marche de l\u2019homme vers l\u2019Infini ou l\u2019Absolu, de l'homme qui retombe dans la dure réalité de la vie et se \u201csouvient qu'il est un dieu tombé des cieux?\" Y a-t-il une réponse qui expliquerait cette magie musicale?Pourquoi se creuser la tête et ne pas avoir parlé plutôt de Guillaume le Conquérant (900e), de Jackie Robinson qui le premier a franchi la barrière de la couleur au baseball professionnel (40e), des Canadiens à Vimy (We), de la municipalité de LaSalle (75e) ou de Chicago qui honore Cavelier de LaSalle (300e)?Oui pourquoi?Je vous l'ai dit: c\u2019est une question de feeling.Je file Boléro: j'ai l'droit non! Par fud Uni DISCIPLINES COMPLÉMENTAIRES Par: Luc Richard Etudiant en histoire - Université de Montréal LE LIVRE; BEAUCOUP PLUS QU'UN SIMPLE OUTIL DE CONNAISSANCE Un livre, un ami!.redécouvrir le plaisir du livre.a qui on porte respect parce qu'il acquiert une personnalité, une ame, qui se communique au lecteur.C'est dans cet esprit que, initié peu a peu a la bibliophilie, j'ai fait connaissance dans l'arrière- boutique d\u2019un libraire de l'univers du livre ancien.Aussitôt ce fut le coup de foudre! J'entends déjà certains d'entre vous me poser la question: qu'y a-t-il d\u2019intéressant à respirer un vieux bouquin noyé dans la poussière, une relique aux pages jaunies attaquée par l'humidité ou desséchée au fil des ans?Je n'ai pas LA réponse.Je risque la mienne.Il se dégage de ces témoins d'une autre époque, un sentiment que seul le collectionneur peut être en mesure de ressentir.En collectionnant le livre ancien, j'ai pu découvrir une façon intéressante de nourrir ma passion pour l\u2019histoire et développer une façon très personnelle de voir à la conservation du patrimoine et à la sauvegarde des rares témoins de notre passé qui subsistent encore.Outre sa richesse documentaire et artistique, chaque ouvrage possède une histoire personnelle surprenante à découvrir.C'est une fois ouvert qu'un vieux bouquin nous livre ses secrets: une signature, une dédicace, un ex-libris, un document d'époque même (lettre ou autre document manuscrit) ayant servi de signets et égarés depuis plus d\u2019un siècle! Lors de l'acquisition d\u2019un livre de collection, l'impression du moment est le facteur déterminant, surtout si le livre convoité attire le regard au premier coup d'oeil.Le collectionneur qui fait confiance à son instinct permettra à son enthousiasme de faire peu de place au regret.Le collectionneur aime bien mettre la main sur la première édition de l'oeuvre.Dans mon cas, je privilégie les \u201ccanadiana\u201d imprimés avant la Confédération ou les ouvrages français imprimés sous l'Ancien La bibliophilie: deux témoignages Régime, avant 1789.Pratiquement introuvables de nos jours, ces volumes sont d'autant plus recherchés.Il suffit d'être au bon endroit et au bon moment pour acquérir ces perles rares.Règle générale, il faut investir dans des pièces en excellent état, sauf dans le cas d'ouvrages rarissimes.Il est important pour le collectionneur de surveiller l\u2019état de son acquisition, la qualité du papier et la richesse de la reliure.Certaines pièces sont de véritables oeuvres d'art.Une bonne façon de garnir sa bibliothèque sans dégarnir son porte-monnaie consiste à entretenir de bonnes relations avec les propriétaires de bibliothèques personnelles, souvent peu intéressés à poursuivre eux-mêmes une collection reçue en héritage ou entreprise au temps d'une passion subite mais vite consumée.Sachant votre intérêt pour certaines pièces, lorsque viendra pour eux le temps de se départir de leurs petits trésors, ils penseront sûrement à vous.Le collectionneur avisé ne dédaignera pas la fréquentation des petites boutiques spécialisées dans l'achat et la vente de volumes usagés.Des pièces très intéressantes s'y cachent parfois, de belle valeur, à des prix nettement en-dessous de ceux pratiqués dans les encans de livres anciens.Il ne faut pas éviter de tels évé- nements toutefois, question de connaître le marché, les ouvrages les mieux vendus, les pièces les plus en demande.Un étudiant plus ou moins \u201cen finances\u201d doit éviter le piège de la fièvre qui monte très vite et voit fondre ses économies à la même vitesse.Personnellement, j'adore fréquenter les boutiques de livres usagés.On y découvre des pièces très intéressantes pour un prix modique.Et pour bien investir son argent, il est important de ne jamais perdre le contrôle sur le nombre de ses acquisitions.Par contre, l'amateur de livres anciens ne remet jamais au lendemain l'achat d\u2019un livre qu'il peut faire aujour- d'hui en particulier s'il fréquente une boutique spécialisée qui possède une clientèle assidue.Votre hésitation permettra à un collectionneur d\u2019emporter avec lui \u201cla\u201d pièce que vous pensiez acheter le lendemain.Chez un marchand de livres anciens, ouvrez aussi vos oreilles, car l\u2019aimable compétition que se livrent certains collectionneurs sous vos yeux peut rendre votre tâche plus facile et votre choix plus heureux.\u2026 alors qu'ils argumentent! J'aime bien à l'occasion enrichir ma collection de certains ouvrages qui constituent une curiosité, en particulier divers volumes des XVIIe et XVIIIe siècles, même si les sujets abordés peuvent aujourd\u2019hui nous apparaître très insolites à cause notamment de leur caractère religieux.Les vieux ouvrages à contenu scientifique sont également pour moi d\u2019un grand intérêt étant donné les énormes progrès réalisés depuis un siècle sur le plan scientifique.Les connaissances dans ce domaine ont tellement évolué que les théories reconnues et acceptées autrefois se révèlent de nos jours des plus farfelues.Il est facile de le constater en parcourant un Traité élémentaire de chimie de 1838 ou un ouvrage portant sur la physique publié en 1803.Finalement, la conservation des livres anciens requiert un soin minutieux.Il faut bien surveiller le taux d'humidité dans la pièce où vous conservez ces objets de valeur, ne pas exposer les reliures de cuir aux rayons du soleil et s'assurer que les volumes si amoureusement acquis, sinon chèrement, soient bien rangés.Un bon rangement dans des conditions idéales évitera la déformation de ces pièces de collection.Assurez-vous que leur présence sur les rayons de votre bibliothèque contribue à votre fierté de collectionneur le plus longtemps possible.La prochaine fois que vous circulez devant la vitrine d'un libraire, prenez le temps de jeter un coup d'oeil: un ami vous y attend sûrement.Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 31 Tn Sure EEE vies 7 red oD aires EE Je LÉ DISCIPLINES COMPLÉMENTAIRES Par: Michel Roch Séminaire de Joliette UNE CARRIÈRE, LE HOCKEY! UNE PASSION, LES LIVRES ANCIENS! Un amateur de livres anciens, ça ressemble à quoi?Le mien s'appelle Marcel Bonin.Au temps difficile de la crise économique, jeune, il a deux idoles: Howie Morenz et.le frère André.Il rêve de faire carrière au hockey.Son père étant conducteur de tramway, Marcel a dû passer souvent devant le sanctuaire de la sainte flanelle et devant celui du Frère André.Joueur de hockey dans la LNH entre les années 1952 et 1962 pour Détroit, Boston et Canadien, il doit interrompre sa carrière à la suite d\u2019une blessure au dos.Gagnant de quatre coupes Stanley, il ne porte pas de bague au doigt: deux lui furent volées et deux autres prêtées mais jamais retournées.De toute façon, dira-t-il gestes à l'appui, \u201cmes souvenirs habitent mon coeur et ma tête.\u201d À sa retraite comme hockeyeur, Marcel consacre sept ans de sa vie à la police municipale de Joliette et seize ans comme guide étudiant à la C.S.R.locale.C\u2019est là que la fréquentation des professeurs d\u2019histoire lui rappelle comment, jeune écolier, il déplorait le manque de détails de ses volumes d'histoire.La lecture du Boréal Express et celle du Manuel d'Histoire de la littérature canadienne agissent comme détonnateurs.Dans le livre de Mgr C.Roy, il côtoie des politiciens, des journalistes, des historiens et des hommes d'\u2019Église dont la biographie pique sa curiosité pour leurs écrits personnels.Bribes par bribes, se reconstituent la trame de l\u2019histoire du Québec et celle de l\u2019histoire régionale.Comme c'est curieux d'entendre Marcel raconter que dans la seigneurie de Barthé- lemy Joliette, les troubles de '37 n'ont eu aucune emprise, les Papineau et Nelson préférant la quiétude de Berthier à l\u2019adversité de Joliette.Le seigneur et bourgeois Barthélemy avait la réputation d'être dur en affaires.I! dominait aisément ses censitaires écrasés par la pauvreté et par la réputation de leur seigneur, un membre du Conseil législatif.Chez Marcel, l\u2019histoire force le regard et la mémoire dès qu'on entame la descente au sous-sol parce que les murs de l'escalier sont littéralement tapissés de plaques, de trophées et de photos de sa carrière de hockeyeur et de bénévole auprès d'associations et de clubs de jeunes.Son sous-sol ressemble à beaucoup d'autres, sauf pour le coin-bibliothèque, accueillant, chaleureux, intime.Des livres partout, en rangées, empilés, dans des boîtes, des coffres ou déposés dans les moindres recoins libres.Deux ou trois sont toujours ouverts sur des sujets différents; ils accaparent Marcel deux ou trois heures par jour au moins.Dans un autre coin, trois piles impressionnantes et massives dorment paresseusement sur un banc: les copies de La Presse depuis 1980.Il faut voir et entendre mon interlocuteur pour déceler sa fierté de posséder ces livres qu\u2019il manipule rapidement devant moi, presque avec tendresse, pour m'en montrer toute la richesse.Il est très fier de cette passion à laquelle ne le prédestinaient pas des études écourtées.Fierté de l'homme \u201cqui n'a pas été à l'école trop longtemps\u201d, mais qui est capable de discourir deux heures sur l\u2019histoire du Québec et celle de sa région en manipulant très aisément les dates, les hommes et les idées.presque dans un seul souffle.Marcel s\u2019identifie à ses personnages; il vit les exploits dont il lit le récit: \u201cQuand un livre me raconte les voyages des missionnaires, j'ai l'impression d'être assis dans le canot et de ramer avec eux.Quand Mgr Bourget se promène en cariole pour ses visites, je l'accompagne et reconnais mon coin de pays.et quand il écrit au curé Manseau (de Joliette), sa lettre me parle\u201d Mais pourquoi diable conserver tous ces documents?\u201cII faut bien que quelqu'un le fasse pour ne pas que ça se perde\u2019 Au cours de notre conversation, Marcel mentionne son vif intérêt pour l\u2019histoire des communautés religieuses, un intérêt teinté d\u2019un profond respect pour de \u201csi 32 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 grands hommes et femmes qui ont tant fait et qui sont oubliés.la mémoire des jeunes n'en fait plus de cas.\u201d Des éloges fusent pour Mgr Bourget \u201ctoujours dans sa cariole\u201d et pour le Frère André \u201cmon idole\u201d, dira-t-il simplement, comme un hommage.À peine une pointe de critique pour souligner que \u201cl'ignorance du peuple donne de l'importance au curé!\u201d Il va à son rythme, ne programme rien, agit en solitaire sauf pour les conférences de la Société d'Histoire locale, multiplie ses contacts (archives, bibliothèques scolaires, collections privées), préfère donner des documents à \u201cceux qui savent conserver\u201d plutôt que de vendre ou d'échanger, s'intéresse de façon marquée aux biographies de personnages dont il dira \u201cqu\u2019ils ont fait leur succès par l'exemple\u201d Marcel entre d'ailleurs dans cette catégorie.Quand petit garçon j'écoutais le hockey à la télévision, le nom de Marcel Bonin perçait l'écran.À l\u2019époque, j'étais à cent lieues de m'imaginer qu'un jour nos routes se croiseraient dans son sous-sol autour de l\u2019histoire.Et en pénétrant dans son intimité, j'étais très à l'aise et je pressentais que la conversation serait excitante.Peut-être à cause des murs de son escalier qui me jetaient au visage sa passion du hockey! Peut-être à cause de son coin- bibliothèque dont l'accès était gardé par un vieux banc d'église sur un côté! Avertissement silencieux?Sûrement! Au-delà de cette frontière, j'entrais dans le passé et je devais le faire avec la seule attitude possible: respectueusement, avec dévotion, religieusement.Car, dans ce saint des saints, le temps se raconte! Je devais me confondre au décor environnant du feu de foyer qui ronronne doucement pour ne pas troubler le lecteur penché amoureusement sur son ouvrage; je devais être aussi discret que la lumière tamisée et ma voix se faire aussi douce que cette musique d\u2019Édith Piaf venue de nulle part.Non mais quelle audace j'ai eu de briser le charme.Merci Marcel de cette stimulante rencontre! pr: À (ons De fect ed hist LA RECHERCHE Par: Robert Martineau Conseiller pédagogique - CECM Depuis un an, le Bulletin, par le biais de cette chronique, vous fait connaître diverses recherches réalisées en histoire.Cette fois-ci, c'est à vous que nous demandons de chercher; à vous, et à vos élèves peut-être.M.Harold Leavy, de Montréal, nous Chercheurs recherchés e) Que se passa-t-il effectivement, dans les mois qui suivirent l'envoi de cette lettre, sur les scènes montréalaise et fédérale en rapport avec celle-ci?f) Jusqu'à quel point la politique fédérale était \u201ctentaculaire\u201d comme le laisse supposer la lettre?i) Pourquoi le document porte-t-il la mention \u201cconfidentielle\u201d?j) Quels étaient les contextes canadien et montréalais de l'année 1909?Les nouveaux programmes d\u2019histoire invitent l'enseignant à permettre aux élèves de développer des habile a fait parvenir ce document daté du 28 décembre 1909 et adressé au premier ministre du Canada à l'époque, Sir Wilfrid Laurier.La lettre a été envoyée au destinataire par un monsieur C.B.Casgrain, et est libellée \u201cconfidentielle\u201d.Elle à été retrouvée au milieu de caisses de vieux papiers destinés aux rebuts dans les bureaux de l\u2019étude d\u2019un architecte où a travaillé M.Leavy.Le document suscite une foule de questions qui ne sont pas sans intérêt pour les membres de la SPHQ; nous mettons donc à contribution l'expertise des centaines d'\u2019historiens de la Société et des milliers d\u2019élèves apprentis-historiens de nos classes pour répondre aux multiples questions de notre concitoyen montréalais, notamment: a) Comment se fait-il que cette lettre n'est pas a Ottawa, aux archives?tés intellectuelles et techniques liées a la démarche historique.Ils invitent entre autres à faire de façon méthodique la critique de documents pour comprendre le passé et se familiariser avec les méthodes de l'historien.Combien d\u2019entre nous s\u2019y sont déjà frotté?Voilà l\u2019occasion rêvée de s\u2019y mettre et en même temps de satisfaire la curiosité de tous et surtout de M.Leavy.Vous voudrez bien envoyer vos trouvailles au Bulletin de la SPHQ, au Service des Enquêtes Historiques.Nous publierons les résultats dans un prochain numéro.b) Est-ce un faux, est-ce une copie?c) Qui est ce monsieur Casgrain qui écrit sur du papier officiel du Sénat Canadien?d) Qui sont les personnages cités?g) Les affaires municipales n\u2019étaient- elles pas de juridiction provinciale?h) Qu'en est-il de cette pratique du \u201cpatronage\u201d évoquée dans le texte?Sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada de 1896 à 1911.Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 33 ERA EE RES NE TT ANNE 12% £861 I3]INf/OHJS uosiel] ap undj|ng vormants eurbiérement À CA smerew ded Lees peux be clo Adee gpacre, Aes pocatic Co users f duo c'elivine , = port Corgi pact wen effort pr Lex Lett Loe anact Ze corvite ables pa lionige mecaccegéal, vod b putllisgpns avis, of fire licas 28 dient (707 Comme Cod ¢ pan fa pte eras Lexar clous ace L- Para re Sr pZ A cd | | und, ced ALL ls Acdfessersmit éendant Da ts 2 Lune meta cet le 7 nillirnd a 1600 +4 À (Aie AU Acripiote pect tes lecer\u2014 van es c 14 fee eel mes © ¢ prac ombes Connacddons Cenvenut reins.2 pets J cris ee n Leu conte Au snalon a- deulin court tee ahr ilar Ale Arn ?ret, 10 (Ptr Le Ur AMEN A A He lect cat (ltr goer | Emad (Re ato Lote Amy Doi \u2018 ! \u20ac GO ESS SC & SE SI toy.Aaa adits frag ai, Cat lr lect sels 4 Le or deci\u201d.clic bet OC AR ACAELA 2 rll\u201d Cac Leder acd wr plac 7 ere Lo e 2 den 1 féee ACTE (at Aou A \u2018a / A a Ae eel De Sas As 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s'agit donc d\u2019un processus de changement a long terme.De plus, les élèves n'étant pas habitués à ce style d'enseignement/ apprentissage, on doit s'attendre à une certaine forme de résistance de leur part, notamment au début du processus.Finalement, s\u2019il n\u2019y avait pas de changement, n\u2019y aurait-il pas danger que beaucoup d'élèves quittent l'école secondaire et même le cégep avec un diplôme en poche, mais avec une pauvre expérience, tant au niveau des habitudes et des méthodes de travail intellectuel qu'au niveau du développement de l'autonomie?Et de plus, en conservant comme modèle privilégié la pédagogie traditionnelle, est-ce que l'école joue vraiment son rôle de préparation à la vie et de formation pour l'avenir?Les réponses a ces questions trouvent peut- étre un écho dans les propos de certains \u201cspécialistes du futur\u201d: Je pense que les fonctions les plus en demande dans les années a venir seront des fonctions de penseur, occupées par des personnes capables d'observer, de synthétiser ce qui se passe dans la société.Cela peut vous paraître bizarre, mais je pense que nous aurons besoin d'historiens, de philosophes\u2026 Les auteurs tiennent à remercier mesdames Sylvie Grisé et Louise Sauvageau, respectivement professeure d'histoire au cégep de Rimouski et professeure d\u2019histoire à la polyvalente Paul-Hubert de Rimouski, pour s'être associées activement à l'illustration de cette méthode pédagogique.a Conseil supérieur de l'éducation, Apprendre pour le vrai, Rapport 1984-85 sur l'état et les besoins de l'éducation, Québec, 1985, p.79.@) \\Bld, p.81 G Désilets, J., Roy, D., La méthode LOGOS, Service de recherche et expérimentation du Collège de Rimouski, Rimouski, 1984.(4) Briand, J.-M., Désilets, J., Roy, D., Trépanier, A., Le développement de la pensée formelle par les méthodes LOGOS et B.B.G.R., rapport de recherche, Collège de Rimouski, Rimouski, 1986.= (5 = Désilets, J., Roy, D., L\u2018apprentissage du raisonnement, deuxième édition, HRW, Montréal, 1986.(©) Dans la deuxième édition de La méthode LOGOS dont la parution est prévue en juin 1987, nous présenterons des exemples d'application de notre modèle à plusieurs disciplines.Veyran, Bernard.\u201cLes emplois d'avenir.appartiendront aux créatifs\u201d.Les Affaires, 1987-01-31:23.Citation de Jocelyn Jacques, directeur général de l'ENAP.L es Archives publiques du Canada mettent a votre disposition plus de 11 000 000 de photographies documentant à la fois l\u2019histoire du ds 7 Wm.Notman/Archives publiques du Canada/C-37579 Canada et l\u2019histoire de la photographie au Canada.395, rue Wellington OTTAWA (Ontario) K1A ON3 Archives publiques Canada i Public Archives Canada Canada Bulletin de liaison SPHQ/}uillet 1987 35 TITRA NRAN, PARUTIONS/HISTOIRE Par: Louis-Édouard Augé École secondaire Vaudreuil Depuis l'apparition de cette chronique, les lecteurs assidus ne furent pas sans remarquer le caractère théorique ou même \u201csavant\u201d des ouvrages recensés et passés sous la loupe de la critique; rappelons quelques titres: La dynamique du capitalisme, Le propre et le sale, Le Bouclier d'Athéna.Si certains lecteurs se sont interrogés sur la pertinence d\u2019une chronique de ce genre, ou plutôt devrais-je dire, sur la pertinence d'une telle \u201cspécialisation\u201d, je me dois de souligner le caractère d\u2019urgence d\u2019une telle démarche.Face aux nouveaux programmes, aux nouvelles demandes pédagogiques, nous nous devons d'être au fait de l'actualité historiographique et ce, quelle qu\u2019elle soit.Ceci maméne au propos de cette chronique.Que devons-nous lire, nous, les professeurs du niveau secondaire?Que devons-nous consulter pour être en mesure de \u201ctransmettre\u201d, et le contenu des programmes, et \u201cnotre\u201d contenu?Question brutale peut-être.Certains diront: \u201cle programme est assez chargé, même trop chargé, on n'a pas le temps de lire autre chose\u201d.Observation pertinente mais non congruente, pour utiliser le langage des programmes, mais là n\u2019est pas l'objet de ma critique.Devons- nous lire des études, des essais, des thèses, des mémoires, pour nous maintenir aux frontières de la connaissance, ou plutôt, lire des résumés, des compte rendus, des romans historiques, des bandes dessinées à carac- tere historique.I! est généralement admis et ce dans tous les domaines de la connaissance, qu'une lecture d\u2019un texte à caractère technique demande beaucoup plus de temps qu\u2019un ouvrage dit de vulgarisation.Rien ne s'oppose à ce que nous puisions à même ces deux sources.l\u2019Histoire ou quoi lire?les histoires: Je m'empresse d'ajouter: ces deux sources aussi valables l\u2019une que l\u2019autre.Je suis convaincu que ces deux genres sont indispensables à tout historien-pédagogue.On n'a qu'à observer la popularité du genre roman historique pour se convaincre d\u2019un engouement indéniable pour une telle littérature.On peut y retrouver une biographie de Jeanne d'Arc tout comme une étude sur les pratiques religieuses druidiques du Ille s.av.J.C.Tous peuvent y trouver leur compte et une source d'inspiration.Doit-on mettre de côté Jeanne Bourin parce qu'elle est populaire, d'autres diraient populiste\u2026 Tant que nous demeurons en contact avec la matière, je ne crois pas que nous puissions rejeter du revers de la main une quantité d'ouvrages qui mériteraient d'être lus.Bien entendu, il faut toujours se méfier de l\u2019ivraie qui se mêle à la moisson; la lecture ordonne la vigilance et la critique.La boucle semble se boucler sans tomber dans le piege du ruban de Moebius.Nous voici donc a la croisée des chemins et à l\u2019orée de l'été.Quoi lire cet été?Devons-nous nous \u201ccasser\u201d la tête ou reposer nos neurones surchauffés?Une première suggestion pour la plage, le patio ou le balcon: Les 36 Bulletin de liaison SPHQ/Juillet 1987 passagers du vent de François Bourgeon, 5 tomes, parus chez Glénat.D'admirables planches aux coloris polychromes caractérisent cette bande dessinée qui nous relate un épisode peu glorieux du commerce triangulaire: le commerce du bois d'ébène ou si vous préférez, l\u2019esclavagisme.Épopée romancée fondée sur des faits véridiques et vérifiables, cette série a le mérite de nous hypnotiser et de tenir le lecteur en haleine jusqu\u2019à la conclusion du cinquième tome.On peut même y retrouver une reproduction à l'échelle (1/776) de la Marie-Caroline, vaisseau négrier de Sa Majesté Louis XVI; à lire et relire.Pour les journées pluvieuses et brumeuses, un titre évocateur Les brumes d'Avalon, de Marion Zimmer Bradley paru chez Del Rey.Qui n'a pas rêvé d'être un chevalier de la Table Ronde, Merlin ou encore la Dame du Lac.Pour tous ceux là, plongez tête première dans cette brique, vous ne vous blesserez pas! L'attrait principal de cette saga est de nous faire partager le point de vue féminin de cette épopée légendaire.Plutôt que de frayer dans les combats avec ces princes d'armes, nous pénétrons dans l\u2019univers des femmes oeuvrant dans l'ombre des Lancelot, des Arthur.Ceux-ci d'ailleurs ne sont que produits et outils de manoeuvres savamment orchestrées pour préserver les anciennes coutumes polythéistes héritées des Celtes.Un texte qui mérite d\u2019être lu à deux niveaux: le premier, évident, relève de la narration romancée d'évé- nements révolus; le deuxième, tout en insinuations et suggestions, nous interroge sur la pertinence de l\u2019exportation et de l'implantation du catholicisme impérialiste se développant au moment même où l\u2019Empire romain entame sa brutale désintégration.Ne vous désintégrez pas au soleil cet été! Bonnes vacances et bonne lecture! pou E Q \u20ac PARLE RALE pppROUY NE 3 GE Ol el AUDO aéveloPÉ nauté DEL \\e VE a une © reals atio | ist s oire 9 arten anc y tirer manuel va ra a p récle u pa ssê y l'élève 1été \\a men ux de vélèv é\\arg'É; yvrir au veut à ass annais\u201d p£ BF numa et ien ces-\\ dé fis QU piletéS: nu main \\eur s expe\u2019 et tre autres > ad pen étice ir d es® \\e 1 vise.conceP all t \\ init décou ect vit etray ptibl es à écitiqu@ usce pe ment sa prop çaits.| «ho mn retect uelle aévelo mi eux san dolesC vélève Sciété à \\a pf atiau® © \"rigue un Ain \\, ation iser CN comp endre ! por r ag\\\" d tavot se e auto\u201d entué nement oct al im RE d'une ur © nnaitre yiro ol arm gient \u20ac» \\aqu weil app f\\ TE médiat s M atériaux AN dule toire civil o MO dule 2 La pr Hz Mo et \\es nome module 3 da s\\ antiqu' diévale rnin PR ociete cident vat module a n Europé e et \u20ac P riquë Wd + ER sa .8 module 5 uropéennE volution 0 7 Qecide he module 6 \\e à ctuel ete £5 % + module 7 Xe fre 2 95$ re LEV @ ae 99 pa ges) = ee ANUEL 0387-8 > N-2- ad sB 1 ge a 2 | « À » ACT (198 P2 ih Ng a CAHIE 04-9 0% 7601-13 nq sBN- ges) nt 07 pa dic den 27 1 (2 gt rin 601-18 he sBN-/7 RE Ru M iT (183 pages) (NS 2-1 GUIDE ou SsBN-&- Gi 0 hy 3 i RS mR hol tr ho LL ht 4, te hl qu 34 i he 4 a Xl i Gi pt ih guerin ht ne 3 .we 3 a \u20ac -/® Hoi 5 « 79 l\u2019éditeur des écoles ins & 4501, rue Drolet, Montréal, Qué.H2T 2G2 Tél.(514) 842-3481 = $ fa i Ce OG RRR wht à 59 de la Préhistoire au siècle actuel A A J pal = ati NN = > es $ trs 43 leds\u201d age pt AL où à N N Ne 3 NN \\ Que Es x-Dent# NN GG, von, NN = 3 S S \\ S N - N S = » r = = RN S aN i .3 7 Que a} 2 % AN R Ÿ S NA NW tre NS NN NX S TT + S Hon wr pa \\ Q oN 3 tod Nw SN S S N * NN \u2026 + ® aN s * Nv N S N s AN X WN s = 4 $ i N S a = Sp NW WN AW S , AL AW 3 Ne \\ N «= AW \\ WN A \\ NS S ss NN a NN = NN (8 N S S = + > NW » > x S + © A 2 A S \\ SR \\ NX wy NW 5 WN 0 N N Ni S NN RR = Z i se + S SA $ ; S - \u20ac = DN \\ RY N , Ne a $ A SD « > ND + 3 À A NW, .S S $.es ve S $ N S S A Ÿ aN = S S ç Sh A \\\\ Ÿ $ RW N \\ = WN AN Su Lo 1000 90060 Ng S 3 NN Ÿ s $ Ne S J ae 8 a Ni ®.A S = 3 Ww nN NY s sS = WN DN S SN NN NN XN S S S pr LO a S , aR S oO S \u20ac N S , , oO S \\ Ny a WN nN W aN Ta S N S Wo NN MN ss SN AN N , ç S NN S N i S N i WN 3 = sm CN SN = AR X nN A $ S SN S S A » N NN SN $ S X SX D sok\u201d N i S N NS WN N $ = - N SH ; S +R NS y Se A = > ® WNW S AN N $ N < PSS SS > A NN NW S \\ N A A N S + % § + = SN a WW, = NN A D S = WN \\ La Va, $ A NY s = =.N nn N 9 $ S NN Wy! hy 2 ad Na = SN = = AR \\ $ $ $ NS S WR pe IN ve NX WN AN x N N S N » , = 2 ® NX = s ok ; S a NN N WD + N \\ NY 5 NN ON SN a N = HN = ss NS NN i y = S + A a N À x D S N WN ARN x S SIN N A qi | i, S s i, + A) CU L ° = $ N x \\ » Ÿ wh se N N ES DN N S Qu » N 8 NS ÿ N Vie 5 S = > WN \\ > hn nh A ha W $ AS VS NN 2 sf $ N OR Bi & S S K + S RN ¥ & A WN ».S $ he Ÿ 8 = 3 % even w ee s NT ie si = $ EC OUR aw 8 S > $ $ $ ° Wo NN æ of \\ N AN & N het = = S oA > * s ss S S N NS - ee S = = => se oo S N 5 = > x SS ro ! 5 =r Ve EVER pa = Ë N Sw ; S anh 54h % i \"hy sie > QA N = Se y due N \"wh hh ot $ © $* he - ce Ÿ e se + = # $ S » \u201ci + A S se SN N a SR = NN À S a » N Se Wi ; ha Wh $ 5 se 4 $ S SN >} vs S = a > y W get WR, oh) ii S 5 $ $ S G § Aw | S ss S A + = SN ~ a Ne NW > 8 = Ni ny A = > & | hn \\ + $ N + Se À Wh! th SS = Ts Ÿ 1 7 + $ oN = ® $ +» 2 = 4 ; \"in 5e $ sp a dv sh » y $ a .¥ Ÿ I: has SN \"4 > AW Be ! i Nol .ES # bs 7 7 Ÿ i A % os rs Na SN $ J SU = 5 È * 5 AW S G 7 CE 2 = .= Ls Coa = = = © + te A $ ue 7 7 5 Ze - ian o £ = + R ÿ 0 = - = & SR - mr = Ÿ GE 7 ES > CU 7 sen, » >t w çŸ GE 5 HITS 5 , 7 > 8 Te = 24 7% *, RN 2, mms ; i if EN A # i = pu.# % A ks: A rill > a _ 7 ; 2 \"A = 7; 7 4 « it ae 2 » 7 7 fea, + A 2 \u201d 00 x + , 4 LA #7 7 wr dr #4 % 7 a da NW .% # Te 4 3 4, + w Y I: vi SE ls cn 2 A 2 10 ÉDITIONS DU RENOUVEAU PÉDAGOGIQUE INC.8925, boulevard Saint-Laurent Montréal (Québec) H2N 1M5 Tél.: (514) 384-2690 GUY DAUPHINAIS 0 "]
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