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Titre :
Bulletin de liaison /
Éditeur :
  • Québec :Société des professeurs d'histoire du Québec,1979-1987
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société des professeurs d'histoire du Québec
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Bulletin de liaison /, 1987-10, Collections de BAnQ.

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[" : Ty, TA + \u201d ! = ie ra.m- an.PE oo Pah 20 i a BULLETIN DE LIAISON DE LA SOCIÉTÉ DES PROFESSEURS D'HISTOIRE REUNION DE FONDATION (tenue à Québec le 20 octobre 1962) Depuis quelques années déjà des professeurs d'Histoire déploraient l'isolement dans lequel ils travaillaient et souhaitaient la création d'une société où ils pourraient échanger avec leurs collègues opinions et expériences sur le métier.Une lettre d'invitation à la réunion de fondation du 20 octobre provoque près de soixante-dix réponses favorables venant depuis Gaspé jusqu'à Fdmonton.Et le jour dit & 3.00 p.m.arrivent une quarantaine de professeurs d'histoire venus depuis Haute- rive et Matane jusqu'à Montréal, représentant tous les secteurs de l'enseignement: cours classique (pour plus de la moitié), écoles normales, secondaire public, sections classiques.) M.Marcel Trudel, Directeur de l'Institut d'Histoire de Laval, souhaite la bienvenue aux participants et rappelle le développement remarquable de l'Institut d'Histoire de Laval durant les dernières années.Le nombre total des étudiants a passé de 1960-61 à 1962-63 de 119 à 286.AVIS IMPORTANT On est prié d'adresser toute correspondance à la Société (cotisation ete.) ou au Bulletin (manuscrits etc.) à l'adresse suivante: La Société des Professeurs d'Histoire, Case postale 2, Québec (Haute-Ville).volume 1 numéro: VOL Beauchemin \u2026 présent de plus en plus eat \u2014 > = Sousse ete rue te ace A ANT re UME 0% \"0 0 0.ENARD - x EE .02000 000 ot0leTeot0 ov -, ' Un wi vu 0000 000 00 a tte oe La et 10} een -.- mu Oe ee ates = LORRAINE LETOURNEAU \u201d, Le tour du QUEBEC 0 .\u20180.00 eee 070 2000020 %a%%e 'a%a\"020 0000 34 \" 51 Gouvernement du Québec fogr pe CERTIFICAT D\u2019ÉTUDES SECONDAIRES Ee de | Éducation ÿ WR - - irecti énérale i i 32-51 ONZIEME ANNÉE 35-51 delévsiusiones EXAMen hi a ressources didactiques lg « % 33-51 HISTOIRE 39-51 fi d ; L d * A (Cours général \u2014 les deux options) de IN etu es d'Or Ti (Cours scientifique \u2014 les deux options) fs Bb (Cours de recyclage \u2014 les deux options) \u2019 L- N.B.Le manuel La civilisation catholique et française au Canada est autorisé, seconda | res Fons ; annoté ou pas.12 17 juin 1966 1h.30 à 4 h.30 pm.5 Note à l'étudiant: Vous voici en présence d\u2019un examen qui tient compte des progrès de la pédagogie et qui se + , i veut en accord avec les princi élémentaires des nouvelles techniques d\u2019évaluation.Au premier d\u2019oeil, z 122 serez peut-être dérouté par sa forme nouvelle et on conséquence un peu em.enesite, Diteovors bien 085-41 4 H ISTOI RE D U QU E B EC JUIN lo 568 que cet examen vous assure d\u2019une correction objective et qu\u2019il a été préparé en tenant scrupuleusement compte Vie du programe ET DU CANADA | A Vous disposez d\u2019une période de trois heures, ce qui ne doit pas être pour vous une invitation à vous attarder i Cole sur une question.Vous y reviendrez plutôt lorsque vous aurez complété l'ensemble.! Te Lisez toujours attentivement chaque question et chaque élément de chaque question, particulièrement les pas- hom a e caractére itali n e i \u2019essayez de tout vérifier dans votr anuel, vous n\u2019en fini- * a vies \u2018pas! Ee hut cable ane une lecture attentive de chaque qucntion et un bref moment de INSTRUCTIONS a dis oi réflexion, d'éliminer certains éléments et de pressentir la bonne réponse.Il sera temps alors, si vous le jugez a bon, d\u2019utiliser votre manuel.Queg Cet examen vous demandera sans doute plus d'effort que l'examen traditionnel, mais nous croyons que vous % avez droit à une vérification la plus objective possible de votre savoir, en histoire comme dans les autres scien- SECTION A Men a ces.Ne vous laissez pas vaincre par un premier moment de surprise ou d\u2019hésitation; nous avons confiance dans LA vos résultats.1.Lire attentivement les instructions qui apparaissent au verso de la Poux A Points feuille de réponses pré-identifiée.des È TA N.B.Dans cette partie, chaque bonne réponse vous donne un point; pas de réponse ; \u2018 ; vaut 0; et chaque mauvaise réponse enlève un point.Il vaut donc mieux ne pas 2.Répondre à toutes les questions, de 1 à 24, sur la feuille pré-identi- lg; i répondre que de jouer au hasard.fie.3 3.Noircir au crayon à mine HB l'espace encadré sous la lettre qui \u2018 J 1966 correspond a la réponse choisie.fl ; 1987 30 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 \"42 cp œ L'enseignement Par: Louise Charpentier C.S.Beauport uoi qu'on prétende: s'en ficher éperdument ou s'y conformer religieusement, une chose demeure: les programmes officiels influencent la pratique pédagogique.C'est qu'ils sont avant tout l'expression des grands courants qui imprègnent la société.Ils en traduisent les préoccupations, les tendances, les modes; ils définissent toujours la réponse d\u2019un groupe donné aux problèmes de l'heure.Comment alors prétendre y échapper?Plus que d'autres, les programmes d\u2019histoire sont révélateurs à l'égard des valeurs de société.Véritables condensés des idéologies d\u2019une époque, leur analyse se révèle psychanalyse.Vous voulez savoir quelles croyances une société professe à une époque donnée?Consultez ses programmes d'histoire: vous y lirez en filigrane les conflits qui l'agitent et les solutions qu'elle prétend y apporter.J'exagère?À peine.Tout ça pour vous dire que ce sujet me passionne et qu'il m'apparaît particulièrement important, en ces temps de réminiscences, de nous pencher sur ce matériau privilégié qui a constitué la trame de notre vie professionnelle depuis vingt-cinq ans: les programmes d'histoire.Quelles valeurs l\u2019histoire nous a-t-elle fait enseigner?Quelles sont les principaux virages que nous avons dû amorcer et pourquoi les avons- nous effectués, voilà ce que nous essaierons de retrouver ensemble.I.AU TEMPS DU DIP Vous souvenez-vous?Ah! c'était le bon vieux temps.Le temps des inspecteurs, des écoles de rang, des classes sexuellement homogènes, des soeurs et des frères, de la discipline.C'était surtout la belle époque où les enseignants enseignaient vraiment.En histoire, par exemple, ce qu'on pouvait en défiler des dates, des noms et des faits! Faut dire que les élèves étaient aussi beaucoup plus intelligents qu'aujourd'hui.La preuve?En 8e année seulement, ces élèves vous apprenaient Qu'\u2019avons-nous enseigné?par coeur non seulement l\u2019histoire du Canada de 1534 a 1760, mais encore |'évolution de l'homme de la préhistoire au Moyen Âge.Ça vous étonne?J'ai encore mieux: en combien de temps, pensez-vous, ces petits \u201cbolés\u201d absorbaient-ils toute cette matière pour le moins disparate?Tenez-vous bien: à raison d\u2019une, oui, oui, vous avez bien lu d'UNE (1) période par semaine.Est-il nécessaire de rappeler qu'on ignorait alors que la semaine de travail pouvait compter six, sept et même neuf jours?C\u2019est qu'on en était encore à l'époque bénie où le Québec allait à l\u2019église tous les dimanches.En ces temps hélas, et bien révolus, l'élève avait droit au diplôme d\u2019études secondaires seulement s\u2019il réussissait à quatre reprises le cours d'histoire du Canada soit, en 8e, 9e, 10e et 11e années.Le jeune Québécois recevait alors à CHACUNE de ses années d'études un cours d'histoire du Canada.Pensez-y: sept années de primaire où revenait pendant une heure chaque semaine le même récit de martyrs et d'édifiants colons puis, juste au moment où il croyait s'en être tiré.hop! il recommencait le tout au secondaire.De quoi vous faire réver, je sais.Les finissants du secondaire étaient alors hypersaturés (mot poli) d'histoire du Canada.Pas étonnant que le Québec ait voté non en 1980.Il faut reconnaître cependant qu'au secondaire le DIP se montrait magnanime: en 8e, 9e et 10e années, on ouvrait un peu sur l\u2019histoire générale.Pas trop, juste assez pour qu'on sache qu'il existait une histoire autre que canadienne.Toutefois, en 11e année, avant le grand départ pour la vraie vie, on s'empressait de revenir à \u201cLa civilisation française et catholique au Canada\u201d, histoire de s'assurer que le message était bien appris.Mais au fait, quel était-il ce message?NOTRE \u201cMISSION\u201d Essayez de vous rappeler un peu: Cartier, Champlain, Brébeuf, Louis Hébert, Marie de l\u2019Incarnation\u2026 Ça vous dit quelque chose?Voilà les héros proposés en modèles aux francophones, car les programmes diffèrent alors selon qu'ils s'adressent aux catholiques ou aux protestants.Les francophones © pour leur part sont définis comme un peuple de découvreurs, de missionnaires et de colons.\u201cLe legs de la France\u201d en Amérique est présenté comme une \u201cmystique coloniale\u201d destinée à assurer \u201cla primauté de l'idée apostolique\u201d?au Canada.Ces termes ne sont pas anodins.Le programme de 1962 est issu de la réforme du secondaire en 1959, Or, l'influence de la pensée de Groulx est alors prépondérante.Est-il besoin de rappeler que Groulx est un historien engagé, chef de file d'un nationalisme conservateur non sans quelque parenté avec Action francaise du Charles Maurras des années 1920.En conséquence, tout comme leurs petits cousins catholiques de France, les jeunes Canadiens français s'abreuvent aux sources de la même épopée colonialiste exaltant la conquête de peuples païens aux valeurs du catholicisme et de la \u201cvéritable\u201d civilisation.Au Québec, il suffit de substituer à l'Algérie, aux Pères blancs et aux Arabes, le Canada, les Jésuites et les Indiens qui comme chacun sait \u201cont refusé d'être élevé(s) à une complète égalité\u201d avec les Français puisqu'ils \u201cse montrèrent réfractaires à la vie civili- see\u201d, En dépit de ce petit contretemps, comme leurs valeureux peres, les Canadiens français conservent toujours la mission de propager la foi catholique et les valeurs de la civilisation française en Amérique.Mais au juste, quelle sont ces valeurs?Elles tiennent finalement en trois mots: famille, religion, patrie.Le programme accorde en effet beaucoup d'importance aux valeurs familiales.Le manuel utilisé en 1962 enseigne à ce propos: \u201cUne des grandes merveilles de l'Église catholique en ces deux Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 31 1 iy \u20ac, He Md ut a oe ee L'enseignement derniers siècles(.) c'est la famille canadienne-française.C'est bien à l'Église, en effet, que la famille canadienne doit son organisation et son idéal.Elle a voulu lui proposer le plus haut idéal possible, la famille de Nazareth comme modèle à imiter\u201d\"® Cette famille exalte le père qui reçoit son autorité de Dieu: \u201cLa famille canadienne est organisée sous le signe de l'autorité, dont le représentant est le père.C\u2019est lui qui commande le groupe réuni autour de lui, qui répartit le travail, qui défend l'intégrité du patrimoine, veille à l'honneur du nom, garde les traditions.Il est un véritable roi\u201d © Quant à la mère \u2018aux mains rudes, gercées et grillées\u2019, elle se doit d'être toujours \u201cdépareillée\u201d ©.Les enfants, pour leur part se modèlent sur \u201cl\u2019Enfant Jésus dont ils sont les images\u201d \u201d.Dans cette famille \u201cétroitement unie(.) a joué un rôle de premier plan dans notre histoire\u201d car elle a été la pierre d'assise de.la paroisse, voyons! On voit comme la religion est au centre de cet enseignement destiné à montrer \u201cl\u2019orientation mystique de l\u2019histoire canadienne\u201d, Le pays c'est bien sûr le Canada, ce \u201cgrand pays\u201d où nous devons faire valoir nos droits et \u201ccontinuer à repousser avec calme et fermeté tous les empiètements qui pourraient tendre à amoindrir l\u2019un quelconque des droits si difficilement acquis par le passé.\u201d 9, Mais la véritable patrie, c'est avant tout la terre paternelle et la paroisse, évidemment située au Québec.C'est là que s'accomplit \u201cnotre mission\u201d: \u201cL'idée apostolique qui a présidé à la naissance de notre peuple, sa persistance tout au cours de notre histoire, son développement surtout depuis un siècle, semble démontrer hors de tout doute que nous avons la vocation d'être les témoins et les hérauts de l'Évangile.\u201d Que voilà un idéal spirituel exaltant! Toutefois, en 1962, l'orientation clérico- nationaliste de l\u2019histoire commence précisément à faire sourire.On en fera bientôt des gorges chaudes, quand on ne s'en indignera pas carrément (cf.l'article de Christian Laville).La commission Parent prendra bientôt position: \u201cL'histoire ne doit pas être un instrument de prédication ou de propagande, elle doit développer l'esprit critique, nourrir la réflexion sur le présent(.) Si on rencontre là des raisons d'être fiers de ses ancêtres ou d'admirer leurs efforts, c'est un effet secondaire fort heureux de l'enseignement de l\u2019histoire; mais le professeur d'histoire serait constamment porté à déformer la réalité s\u2019il faisait transformer la leçon en une apologie.\u201d \u201c2 On trouve aussi anormal l'existence de programmes d'histoire différents pour les catholiques et les protestants.Le Rapport recommande donc la nomination d\u2019un \u201ccoordonnateur provincial\u201d de l\u2019histoire qui aura pour tâche de proposer un programme unique aux anglophones et aux francophones.Il devra aussi s'assurer que l\u2019histoire devienne \u201cune discipline qui habitue l'élève l'objectivité, à la précision, aux jugements mesurés.\u201d \u201815 Il.AU TEMPS DU MEQ C'est a Denis Vaugeois qu'incombera la tâche.Peu après sa nomination, l\u2019histoire du Canada disparaîtra en 8e et 9e années pour faire place à la seule histoire générale, tandis qu\u2019un guide pédagogique de 129 pages accompagnera \u201cLa civilisation française et catholique\u201d.Ce guide, le Document C, témoigne d'un changement très net dans les perspectives méthodologiques de la discipline.Plus question de lire le manuel en classe ni de dicter des notes; il faut soumettre des documents à l'élève, l\u2019habituer à la diversité des sources et recourir à l'audio-visuel.Quand au 32 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 contenu, on prend prétexte du peu de temps à l'horaire pour le modifier.Ces changements atténuent la \u201cmission\u201d catholique et réduisent le folklore autour de la famille et de la paroisse.Ce guide annonce en fait les changements de 1967, LE PROGRAMME DE 1967.ET SES EFFETS En septembre 1966, le ministère de I'Education (lui-même fondé en mars 1964) publie l\u2019École coopérative, polyvalente et progrès continu qui commente et précise le Règlement n° 1.Ce document propose des mesures pour instaurer la polyvalence telle que nous la connaissons aujourd\u2019hui (promotion par matière, choix d'options, décloisonnement des disciplines et des secteurs d'apprentissage).On y annonce aussi la préparation de programmes- cadres.Les nouveaux programmes d\u2019histoire paraitront en 1967.On peut y lire: \u201cIL est presque indubitable qu'à l'élémentaire, il faille structurer une étude du milieu qui fera appel à des éléments de géographie et d'histoire, sans qu'on soit amené à ce niveau à s'engager, au sens propre, dans le domaine d'une science humaine spécifique.\u201d \u201c® C'est le signal de la fin de l'enseignement de l\u2019histoire au primaire\u201c9, lequel ne recommencera vraiment qu'en 1988.A-t-on beaucoup modifié les programmes du secondaire?Dans la présentation de ces derniers, on met l'accent sur le développement intellectuel et sur la méthode historique; on semble aussi faire davantage confiance à l'enseignant.Les contenus d'histoire générale sont simplifiés.Ceux d'histoire du Canada des 10e et 11e années sont à nouveau élagués dans le sens d'une plus grande laïcisation des thèmes d'étude: il n'est plus question d'apologie ni de martyrologie.Ainsi à côté de la mystique coloniale on voit apparaître le système des compagnies; la famille et la paroisse deviennent \u201cla société canadienne\u201d; la civilisation de la Nouvelle-France fait place opt nived régi Ce Jest Amr opto que foire Sean iil ram lore lore Comr Dèce den mile Ce otre ls, lly Sant ili Tey Sins ting ke ME ol Dour Mi hig Tis Même el concerne a OE ULL LAC i MAE OL TA L'enseignement à \u201cun coin de terre humanisé selon Hocquart\u201d.Pour appliquer tous ces changements, on adoptera un peu partout l'horaire des blocs-matière de cinq périodes.Ce qui aura un effet désastreux sur l\u2019histoire, matière peu importante comme chacun sait et de surcroît, décriée depuis quelques années comme porteuse d\u201d\u201cerreurs\u201d.Pour accommoder les planificateurs d'horaire, les cours d'histoire deviennent optionnels en 3e et 4e secondaires, niveaux où précisément le nouveau régime semble poser le plus de difficultés.Ce qui entraîne la disparition du cours de 3e secondaire, Le monde moderne, les Amériques et le Canada.Parce que les options font moins problème au premier cycle, l'histoire générale demeure obligatoire à raison de cinq périodes en 8e ou 9e année.Ainsi, tout l'espoir suscité par la création du MEQ et le renouveau des programmes aboutit à l'élimination de l\u2019histoire du Canada comme matière obligatoire tant au primaire qu'au secondaire.Comme cette opération se réalise à la pièce, régionale par régionale, elle ne suscite pas alors une levée de boucliers des milieux concernés.LE PROGRAMME UNIQUE Ce n'est qu'en 1970 que nous aurons notre \u201ccrise d'octobre\u201d Par la suite, les autorités du Ministère auront beau protester de longs préparatifs antérieurs, les enseignants, pour leur part, croiront toujours à l'influence prépondérante de la Loi des mesures de guerre sur l'événement.Et non sans motif, car en plein climat d\u2019insurrection appréhendée, à la fin d'octobre 1970, le MEQ parachute dans les commissions scolaires le programme d'histoire 41 qui a pour but de réaliser le souhait de la commission Parent, soit le programme unique d'histoire du Canada pour les francophones et les anglophones; on apprend en même temps que ce programme sera celui que le MEQ évaluera en juin.Le tollé est immédiat: lettres aux journaux, dénonciations de toutes parts et en mai 1971, les États généraux de l'enseignement de l\u2019histoire à Trois-Rivières.La SPHQ et les enseignants accusent le programme d'histoire 41 d'être une initiative fédérali- sante d'aseptisation de l\u2019histoire; on y voit une autre noire machination trudeauiste destinée à dépouiller les Québécois francophones de leur identité.Chose certaine, quels que soient les motifs à l'origine de ce programme, on ne peut que déplorer l'autoritarisme du procédé et le \u201ctiming\u201d pour le moins maladroit de son lancement.N'oublions pas que la majorité des enseignants ignorait que le Ministère voulait préparer un nouveau programme.De plus, les nationalistes avaient réagi négativement à l'idée, soutenue par Hodgetts et Trudel, d'un manuel unique d'histoire destiné à renforcer l\u2019unité canadienne.Comment ne pas voir dans le programme unique un premier pas vers la réalisation du manuel unique?Ajouter à cela une généreuse poignée de crise d'octobre, beaucoup d'acide d'un examen de juin et voilà un beau plat de résistance pour le moins indigeste.IN.LES ANNÉES 1970 En dépit des accusations et des oppositions de toutes sortes, le plan 625, comme on a fini par l'appeler, est demeuré officiellement en vigueur jusqu'en 1987, date de l'implantation obligatoire de l'actuelle histoire du Québec et du Canada.Il n\u2019a été modifié qu'en 1974 par l'ajout d\u2019un article sur les Amérindiens, complètement oubliés dans le tourbillon d'octobre 1970.l'année 1974 a d'ailleurs été une année faste en histoire.Rajeunissement du cours Le monde contemporain de cinquième secondaire, présentation de l\u2019Initiation à l\u2019histoire de deuxième secondaire.Mais c'est surtout l'année du bon combat.L'année précédente, René Durocher a été élu à la présidence de la SPHQ et le nouvel exécutif a le mandat d'alerter l'opinion publique au scandale du cours d'histoire nationale, matière optionnelle.Tous les médias sont mis à contribution et le sujet se vend bien en ces années de nationalisme militant.On connaît la suite: à compter de cette date, tous les élèves du secondaire, sauf ceux du secteur professionnel, sont tenus de suivre obligatoirement le cours d'histoire 41 ou 625.On pouvait croire la partie gagnée.Pourtant en 1977, un autre coup dur nous atteint.Après l'euphorie des élections de 1976, le gouvernement lance son Livre vert sur l'éducation.Le sort réservé à l\u2019histoire en étonne plus d\u2019un.Depuis 1974, la plupart des élèves du Québec devaient suivre deux cours d'histoire au secondaire.Voila que le ministre en propose un et demi réparti on ne peut plus bizarrement.Les trois associations de sciences humaines unissent alors leurs efforts pour conserver le peu de terrain déja occupé.Le Plan d'action leur donne finalement raison car on y prévoit cinq cours obligatoires de sciences humaines dont l\u2019histoire générale en 2e secondaire et l'histoire du Québec et du Canada en 4e.IV.LA RÉFORME DES PROGRAMMES DE 1980 En 1981, les deux programmes sont terminés et commencent à pénétrer officieusement dans les écoles.Ils seront officiels en 1984.Ils saccompagnent tous deux d\u2019un guide pédagogique qui vise à expliciter les visées du programme et à montrer comment les articuler dans la classe.Quelles sont les principales caractéristiques de ces programmes comparées aux pratiques antérieures?Conformément à la politique générale du MEQ, ces programmes sont formulés en termes d'objectifs d'apprentissage.Ce procédé vise à indiquer le niveau d\u2019habiletés intellectuelles à développer chez l'élève par le biais des divers contenus notionnels.On a voulu ainsi briser le monopole du contenu qui était la règle Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 33 des programmes antérieurs pour unifier en quelque sorte par cette présentation la matière et la manière.C'est pourquoi on insiste dans les principes directeurs, les objectifs de formation et les guides pédagogiques sur l'importance de la démarche historique.l\u2019histoire générale initie aux habiletés de base (chronologie et analyse de documents variés) tandis que l\u2019histoire de 4e secondaire vise à les développer davantage: documents plus complexes et plus diversifiés, comparaison d\u2019interprétations, formulation d'hypothèses, affinement de la réflexion sociale et historique et surtout liens avec le présent.L'élève doit en effet s'initier à la lecture et à la compréhension de l'actualité par le biais de l\u2019histoire.Les deux programmes couvrent de longues périodes historiques.L'histoire générale s'étend de la préhistoire au 20e siècle, tandis que l\u2019histoire du Québec et du Canada couvre en gros cinq siècles, En raison de l'étendue de ces champs d'étude, on recommande une vision synthétique de l\u2019histoire axée sur les temps forts des deux programmes.Les objectifs terminaux signalent ainsi les contenus d\u2019histoire que l'élève doit apprendre.Enfin, les deux documents insistent sur la nécessité de faire pratiquer à l'élève une véritable démarche d'apprentissage en recourant à des procédés qui rendent l'élève actif.Quant aux contenus d'apprentissage en histoire nationale, on a voulu diminuer l'importance accordée au Régime français pour augmenter la part de l'époque contemporaine.Pour plus de détails, on voudra bien se référer au tableau comparatif des programmes depuis 1962.On peut encore ajouter que, contrairement aux programmes antérieurs, les nouveaux ont été élaborés en étroite collaboration avec le milieu.Une foule d'enseignants y ont été associés de diverses façons: conception des programmes, rédaction et expérimentation des guides pédagogiques.De plus, ils doivent beaucoup à la SHPQ, particulièrement en histoire du Québec et du Canada.En 1975, notre association avait en effet formé un comité animé par Micheline Johnson et chargé de proposer un réaménagement du cours d'histoire nationale.Le rapport de ce comité a inspiré la philosophie et l'articulation du nouveau programme.La plupart de ses membres ont par la suite été mêlés d'une façon ou d'une autre a l'opération- programme, car l'heure était alors a la concertation et à l'écoute véritable du milieu.EN GUISE DE BILAN Comment s'y retrouver à travers ce dédale de virages et de chamboulements des vingt-cinq dernières années?Pour plus L'enseignement de commodité, distinguons tout d'abord quatre époques différentes.La première est celle, messianique, du DIP: sa religiosité nous cloue au piloris.Vient ensuite l'époque triomphante du début du MEQ: elle scelle notre quasi-disparition.Au début des années 1970, si l'on excepte le cas de l\u2019histoire nationale, la méthode ou la manière prend le pas sur la matière: on s'y perd dans la pléthore des programmes institutionnels et le public s'émeut de la disparition de la \u201cculture\u201d historique.Arrive ensuite la réforme des années 1980 qui veut concilier matière et manière par le biais d'objectifs d'apprentissage.Quel bilan tirer de ce quart de siècle d'évolution en dent de scie?LES PROGRAMMES D'HISTOIRE AU SECONDAIRE DE 1962 À 1987 Niveaux 1962 1965 1967 1970 1974 1977 1987 Sec, 1 H.C.(1534- Doc A: Hist.11: Idem, mais \u2014\u2014\u2014 Histoire \u2014\u2014\u2014 1760) + De Préhistoire, Préhistoire, facultatif générale et la préhis- Antiquité, Antiquité, géographie toire àla Moyen Âge Moyen Âge générale féodalité (+ 10e s.) Sec.Il H.C.(1760 - De la nais- Hist.21: Idem, mais Hist.210 \u2014\u2014\u2014 Histoire à nos jours) sance de De la nais- facultatif Initiation à générale + De la l'Europe au sance de l\u2019histoire naissance |débutde |l'Europe au de l\u2019Europe l\u2019Ère début de au début moderne I'Ere de l'Ère moderne moderne Sec.lll Le monde Doc.B: Hist.31: \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 Histoire \u2014 moderne, Le monde (Le monde nationale les Améri- moderne, moderne, ques et le [les Améri- les Améri- Canada ques et le [ques et le Canada Canada Sec.IV La civilisa- Doc.C: Hist.41: Hist.41, Idem + Options: Histoire du tion fran- La civilisa- La civilisa- Doc.625 Amérin- Histoire Québec et çaise et tion fran- [tion fran- Histoire du diens générale ou du Canada catholique çaise et çaise et Canada Histoire au Canada |catholique catholique nationale au Canada |au Canada (version Doc.C) Sec.V 1964: Idem Hist.51(1): |Les 2 pro- |ldem mais Options: Option: Le monde Le monde |grammes |facultatifs Histoire Le 20e contempo- contem- sont révisés générale ou siècle: rain ou Les porain ou Histoire Histoire et civilisations Hist.51(2): nationale civilisations de Les civilisa- l'Antiquité tions de l'Antiquité 34 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 Par exemple: Il fait appel, par des mises en situation, à l'imagination et la créativité de l'élève.ES 8% x 11 165 pages Imprimé en deux couleurs Cahier de l'élève 6,95 $ Recueil de solutions: 19,95 $ EXPLOREZ L\u2019HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA PAR LE BIAIS D\u2019ACTIVITÉS INÉDITES ET ENRICHISSANTES LE CAHIER D\u2019'ACTIVITÉS DE NOTRE HISTOIRE _\u2014 SUSCITE CONSTAMMENT CHEZ L'ÉLÈVE UNE PARTICIPATION ACTIVE 1.Quels sont les personnes ou les groupes qui sont susceptibles de financer to Tu es capitaine d'un navire a l'époque de Jad ques Cartier, et tu désires organiser une expédi- tlon vers l'Aste, Ton navire est petit, peu confortable, mal calfatéetsous-équipé.Le plafond de la cale est trop bas pour se tenir debout.L'espace est insuffisant L'humidité fait tout pourrir.Bien entendu, la destination précise et la durée de ton voyage sont inconnues.Jusqu'à maintenant, lu as navigué dans la Méditerranée.près des côtes de l'Europe et de l'Afrique; un ravitaillement en vivres est toujours possible a deux où trois jours de navigation.Cette fois, l'aventure est hasardeuse, mais les richesses de l'Orient sont 1nes-£f disparue.umables.d) L Angleterre oblige les colonies améri- Angleterre veut faire payer aux colontes fines les dettes considérables engendrées tte guerre: elle impose des taxes.c) Le rot d'Angleterre cherche à reprendre le mntrôle sur les lois votées dans tes chambres d'Assemblée des colonies américaines.[Il éveille son GROUPE OU FOYER estas sop pt oy pert + # \u2018onquête, la menace française en intérêt pour DATE 1.Quel effort de guerre demande-t ménagères?2.Dans quel but demande-t-on aux ménagères de récupérer les produits mentionnés sur l'affiche\u201d 8.Quels sont les autres efforts, non représentés sur cette affiche, que doivent fournir les femmes?4.Quel sacrifice, non représenté sur cette affiche, est demandé à l'ensemble des citoyens et citoyennes restés au pays?5.Quel autre titre donnerais-tu affiche; l\u2019analyse de documents historiques: Neue arguments utiliserais-tu pour convaincre les marins de t\u2019accom \\ rterais-lu en équipement et en nourriture lors de ton expéd de navigation: éparation du navire: Le cahier d'activités de NOTRE HISTOIRE contient aussi une variété de documents d'époque (photographies, cartes, caines à commercer uniquement avec la métropole.e) Pour protéger la sidérurgie anglaise, l'Angleterre cherche à limiter la production de fer dans les colonies américaines.f) Pour protéger les filatures anglaises.l'Angleterre cherche à limiter la transformation du coton en Amérique.Les colonies doivent fournir uniquement la matière première.Le libre-échange, si profitable aux colonies, est remis en question.g) À l'inverse de la Nouvelle-France, l'im- primerieetles journaux, dans les colonies américaines, sont bien développés et facilitent la diffusion des tdées.h) L'existence de chambres d'Assemblée fac:- lite l'apparition de chefs de file politiques.+) Les Américains se sentent suffisamment nbreux et puissants pour se passer de l'Angle- es Américains font la vie dure aux loya- eulent demeurer fidèles à l'Angleterre.illustrations, affiches, textes) qui font l\u2019objet de nombreuses activités captivantes! PAR LA RICHESSE DE SON CONTENU, IL CONSTITUE _ LE COMPLEMENT IDEAL A TOUT MANUEL DE BASE.EDITIONS Il lui fait identifier ou A reconstituer kK 5 des faits historiques a partir de dessins, 0 d'illustrations.= oN = DU RENOUVEAU PÉDAGOGIQUE INC.8925, boul.Saint-Laurent, Montréal (Québec) H2N 1M5 Tél.: 384-2690 L'enseignement Au primaire, le progrès est net.Les sciences humaines actuelles rétablissent en effet l\u2019histoire en 5e et 6e années: l'esprit et le ton de ces programmes n\u2019ont rien de commun avec les \u201chistoires\u201d en vogue en 1962.Au secondaire, cependant, les acquis semblent plus précaires.Nous pouvons toujours nous vanter d'avoir fait passer le temps consacré à l'enseignement de notre discipline de 6 à 66 périodes.PÉRIODES ALLOUÉES À VENSEIGNEMENT DE HISTOIRE Niveaux 1962 1968 1977 1987 Sec.1 1 ; dans 15 _ une ou Sec.Il 1 lautre ___ 46 jrs=33 année option: LU Sec.II 2 5 dans l'une 3 cu Sec.Iv 2 [Ou lautre lopt.3 ou 6) 4/6 jrs=33 année Sec.V {n'existe pas| option 5 [opt.3 ou 6ppt 46 jrs=33 Total 6 5 45 66 C'est plutôt maigre.Convenons donc que nous vivons le sort des matières dites \u201csecondaires\u201d pour qui le combat n\u2019est jamais terminé et la lutte toujours à poursuivre.Des preuves?Pensons à la si bien nommée \u201cépreuve unique\u201d de juin.À la suppression éventuelle de la réussite obligatoire de l'histoire en 4e secondaire.Au statut (?) de l\u2019histoire en 5e secondaire.Que nos membres soient donc rassurés: la SPHQ aura encore du pain sur la planche en 2002! @ Mais qu'avons-nous enseigné en histoire nationale durant toutes ces années.Voici un condensé des différents programmes de 1962, 1970 et 1987.HISTOIRE NATIONALE: 1962 - 1987 1962 LA CIVILISATION FRANÇAISE ET CATHOLIQUE AU CANADA 1970 HISTOIRE DU CANADA 1987 HISTOIRE DU QUÉBEC ET DU CANADA I: LE LEGS DE LA FRANCE 1.Une mystique coloniale Le but des entreprises: primauté de l'idée apostolique 2.La colonisation du Canada Les premiers colons 3.Les créateurs de la nationalité canadienne e Champlain e Talon e [aval ® Saint-Vallier e Vaudreuil Première partie: LA NOUVELLE-FRANCE | \u201cExplosion du monde européen et conquéte du nouveau monde\u201d (2 périodes) Les origines de la Nouvelle-France (1450-1604) A.Les motivations profondes de l'expansion européenne B.Les progrès techniques au XVIe siècle C.Les explorateurs et les découvertes [I L'espace américain (surtout Laurentien) et l\u2019homme (5 périodes) II La colonisation française en Amérique: 1534-1663 (10 périodes) A.Cartier et l'axe de pénétration laurentien: 1534-1608 B.L'intermède des morutiers et des trafiquants C.De la colonie d'exploitation à la colonie de peuplement: 1608-1632 1.L'empire français d'Amérique Comprendre les fondements de l'Empire français d'Amérique.Décrire les conditions de l'exploration française en Amérique.Expliquer la fonction du commerce des fourrures dans l'Empire français et son influence sur les rapports culturels entre les Amérindiens et les Français.36 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 Er = a are aia Te AT EE CS as = * Te PRISE PRET = NEE EA cu ET PE LIE Erol ns I 3 + FE = 2 i TEE SE = = 2 i = SE ES ride a Zo 2e Te = = \u201cTER alr pe, = TT > 2228 oro XX rats i J hh.LLL] J J 7% & 2 ao à # I us I ] 2 PR PSE a b send pa » J ln § L Lil] mn A = ah \u2014 ¥ pr bi # 2 PRO ; , z ' 2 cad + hé Gi i vy bp % e 4 > eos / \\ Ÿ \u201c \\R 7 pe nier vf i 1 i { 3 ra ye marre i H A, @ ) yd ¢ | es fi « g \\ 4 dd AE [i h 1 À di 7 7% iH - - \u201cHe Se « 4 7 &_ s.\\ am = 7 je y\u201d #4 7 TE io 7 4 =\" ; > A (à 4 = 0 % GA % iv y di 7 7 7 : a 7, HL 7.J \\ oY 2 a \u2019 po oH \" wl Ge 3 : 7 ti i c qe Ë 7 5 a * M A 7 & -» 7 LL 7 7 1 \u201c Hi Ed A 7 md » no { A 7 wr 4 # % 2 7 2) J A A in 4 er mate % y, % TU a an h i 7 | pe\u201d y 7 CE 7 _ _ 2 i J x 7, 2 7 ov tin, mn 7 om, 7 Hh % ul | Gp Lg hy \u201c._ poo GP À < | rm Th 48 { | = ef hd 7 729 2 y li % 4% _ 7 7 A wp\" ' ry * at pre pré - 7 ih 7 7 7 ly a pi 7200 \u2018 \u201ca J À il 7 ] A) A di ; 7 y Se amie | 7 F4 \u20ac % 7) 70 N % my Yi _ _ 7 2 A Pr 4 A p ik | 7 M 7 pr @ ) 7% 7 A a, 7 à 3 By I S % 7 > : y a 4 38 A À , ; % 5 y 7 2 4 7 0 À J J A a.7 _ c 7 7) | a i hh 4 ; ES, 7 2 7 A TR j 5) 7 L Ye 2 i 764 7 _ _ Wok à = à 7 % 5) | ; ¢ 7 GO) 7) % 4 - 8 3 di 7 7 _ 7 @ 7 Wy Wy parr ; A 7 5) 0 9 LE _ or 1 Wr A a 4 TA od _ oo Wr % 7 2% 7 Fu nl PY 77 i i UY 0 re 7 7 2 ét 7 A Où je: 2 A QU A 7 _ 7) a, 7 a _ ) D A A 6 i 5) tL.cam 0 7 ra _ \\ 5 @ \u201c9 \u2018| (A % D 7 A 2 7 % ik _ CE 27 A 77 2 i \u2018 ms 24 _ P 7.gs \u201c2 2 2 7 7 7 4 2 2 \u2014 | rt Wr i 7 ZA 7 A À Gé 7 a 7 : : D 1 7 D 7 2 7 7 DE _ 7) = A 7 7 7) 7 1 7 © 7 _ 4 i % A \u201c i A Vi A Pr Z F A A 2% a ' 4 4 Hy 72 - | _ A Y Wb 7 _ 7 = A 7 7 A i À 2 @ HN 7 % mt .oh 7 % _ _ 7 AA 2 4% oo 7 4 5) 0 2 ._ 0 I A 3.6 7 o _ _ A .\u2019 / 7 7% 4 = ZZ _ 4 in Zi 2] Wy 0 a 0 7 di a 2 a 0) _ 7 lh i 7 bi i A EU Y 2 oy) 0 A 7 5 = 7 70 0 7) 7 V7 Le % 0 43 .% Th 2 A 7 7) / 7 7 7 % 7 : % Tim i 7% i Z Ÿ æ ol ZZ hi op Un, vi it A TE # 7 1 ed | oh > > 7 _ 7 \u20ac \u20ac FE SA à 7) @ a ib 2, 7 _ A »y 7 A yy 3 | D en.i i 7 0 i iii A 7 2 7 A Ji iis 9 7 _ 7 om 2) 7 7 7 2) 297 7 PU 24 A I 7 0 / A 7 = A 0 P a 7 7 2 7 7 CE 4 A 7 v 72 D A A A 7 | A 7 A A 4 0 À y 4 À A F 2 2 _ ame G 4d 7 Br 2 50 0 À Via y du _ és De hi ou 7 D J i 7 Zz D 7 A 7 7 Z 10 ce % i en ed = c= ae a «a = = 2 C 5: \u201c 3 AS 4 MM Yr.A 3 L'enseignement 1962 1970 1987 4.La famille canadienne 5.La paroisse canadienne ° Le rôle de l\u2019Église en Nouvelle- France e La paroisse * Le rôle social de la paroisse 6.La société canadienne * L'organisation politique e l'ordre social e l'habitant canadien e Le sens de l'autorité 7.La civilisation de la Nouvelle-France e l'instruction e Les lettres e Les arts 8.Un pays, une patrie e Un coin de terre humanisé e La patrie Il: LA CULTURE FRANÇAISE ET CATHOLIQUE À LA CROISÉE DES CHEMINS 9.La conquête et ses conséquences e Ce qui est perdu e Ce qui demeure e L'incertain 10.La ruine économique e Les ruines de la guerre e La conquête économique 11.Le vainqueur e l'Angleterre e La question religieuse en Angleterre * La politique coloniale de l'Angleterre 12.L'option 13.Les obstacles à surmonter * Le sort de l'élite e l'ignorance e Les forces de désintégration e Les vrais sauveurs ll: L'APPORT ANGLO-SAXON 14.Les institutions démocratiques D.Colonisation missionnaire: 1632-1663 E.Institutions politico-administratives [V Tentatives de colonisation intégrale sous Talon (10 périodes) A.La colonisation intégrale dans la perspective mercantiliste B.Aspect économique C.Aspect démographique D.Aspect territorial E.Aspect social - Le régime seigneurial V La Nouvelle-France entre 1672 et 1744 (20 périodes) À.Introduction (présentation des deux métropoles et de leurs colonies) B.Cheminement dans la guerre: 1672-1713 C.Cheminement de la paix: 1714-1744 VI Une longue Guerre.1744-1760 (10 périodes) VII Aspects de la civilisation francaise en Amérique du nord vers 1750 (3 périodes) A.Démographique B.Culturel C.Economique Deuxième partie: L'AMÉRIQUE DU NORD BRITANNIQUE VIII La conquête et le changement d'empire: 1753 (10 périodes) D.Religieux E.Matériel IX La 15e colonie de l'Amérique du Nord britannique (5 périodes) A.Situation démographique B.Administration de Murray (1764-1766) C.Fondation du journal la Gazette de Montréal (1764) X Les Canadiens, la \u201cProvince de Québec\u201d et les 13 colonies: 1763-1783 (10 périodes) A.La \u201cProvince de Québec\u201d sous le premier gouvernement de Carleton (1766-1778) B.L\u2018Acte de Québec (1774) C.La révolution américaine XI Le Canada de 1783 a 1849 (25 périodes) A.Vers une nouvelle constitution B.Les élections de 1792 C.Le traité Jay (1794) 2.La société canadienne sous le Régime francais Comprendre le développement de la colonie canadienne du Saint-Laurent.Caractériser le peuplement et la vie économique de la colonie canadienne.Décrire l'organisation de la société canadienne à l'époque.3.La Conquête et les débuts du Régime britannique Comprendre les effets de la Conquête et de la Révolution américaine sur la colonie du Saint-Laurent.Expliquer la Conquête, ses causes et ses effets immédiats.Montrer les principales conséquences de la Révolution américaine sur la Province de Québec.4.Les débuts du parlementarisme Comprendre les transformations socio- économiques et les affrontements qui marquent les débuts du parlementarisme.38 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 \\ COX ug My L'enseignement 1962 1970 1987 15.Le choc des cultures 16.La reconnaissance du fait français D.La \u201ccrise nationale\u201d de 1800-1812 E.La guerre de 1812 et ses conséquences F.La situation au Canada entre 1820 et 1850 G.L'évolution des institutions parlementaires au Canada H.Deux sociétés différentes Expliquer l\u2019évolution de la société du Bas-Canada de 1791 à 1840.Décrire les événements de 18371838 et les débuts de l\u2019union des deux Canada.IV: LA RECONSTRUCTION 17.L'organisation des cadres e Paroissiaux Éducation e Municipalités 18.Le renouveau religieux 19.L\u2019apostolat canadien 20.La renaissance de la culture e Arts eo Littérature 21.Les nouvelles menaces e Les erreurs religieuses et sociales e L'émigration * La dispension * la politique partisane V: LE XXe SIÈCLE 22.Les problèmes de coexistence 23.Les transformations de la vie canadienne l'industrialisation et l'urbanisation e Les changements dans les moeurs * La réorganisation sociale 24.L'influence américaine 25.Les réalisations des Canadiens français dans le domaine économique 26.Le rayonnement de la culture française et catholique 27.Le rayonnement artistique et littéraire -|- 28.Le Canadien français d'aujourd'hui e Dans son milieu Son caractère 29.Le rôle de la civilisation française et catholique ° À l'intérieur: \u201cGarder le dépôt\u201d e Dans le Canada e Dans l\u2019ordre international CONCLUSION: \u201cQue les Canadiens restent fidèles à eux- mêmes.\u201d || XVII XII La création d'un grand Canada (10 périodes) A.La genèse B.Les faits politiques C.LActe de Amérique du Nord britannique D.L'extension territoriale XIII L'époque de MacDonald (10 pér.) À.Les lignes de conduite du parti conservateur B.Les résistances au gouvernement MacDonald XIV L'époque de Laurier (10 périodes) Trosième partie: LE CANADA CONTEMPORAIN XV Le fonctionnement du fédéralisme canadien (10 périodes) À.Les principaux rouages de la démocratie canadienne B.Les niveaux de gouvernement C.La procédure d'amendement de la constitution D.Les libertés et les responsabilités des citoyens E.Les problèmes relatifs à l'aménagement du territoire canadien XVI Le phénomène d'industrialisation (15 périodes) A.Au Québec B.Au Canada (historique de 1920 à 1960) Les relations fédérales- provinciales (15 périodes) 5.Le Québec et la Confédération Comprendre la nouvelle réalité canadienne et québécoise dans la deuxième moitié du 19e siècle Expliquer les origines de la fédération canadienne et les principaux rouages de l\u2018Acte de l'Amérique du Nord britannique.Caractériser l\u2019évolution du Québec au sein de la nouvelle réalité canadienne.6.Le développement industriel Comprendre les principaux facteurs économiques, politiques et sociaux qui ont marqué la deuxième phase d'industrialisation du Québec.Montrer les principaux effets, sur le Québec et le Canada, de l'essor économique nord-américain au cours de la période 1896 a 1929.Évaluer les effets de la crise économique au Canada et au Québec.Hz.Le Québec contemporain Comprendre les principales transformations de la société québécoise de 1939 à nos jours.| Analyser certaines répercussions de la Seconde Guerre mondiale sur le Québec.Analyser l'opposition entre le traditionalisme et les transformations de la société québécoise à l'époque duplessiste.Caractériser la Révolution tranquille et les années suivantes.Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 39 2 ONES NE sg oN a L'histoire Par: Monique Constant École secondaire Vaudreuil n groupe d'\u2019historiens fonde la Société des professeurs d'histoire du Québec.Chez nous c'est la Révolution tranquille, en Algérie c'est la révolution et l'indépendance.Les Américains évoluent dans l'espace et les \u201cK K\u201d font la manchette des journaux.En Angleterre un groupe de chanteurs aux cheveux longs rêve de conquérir le marché du disque alors qu\u2019une star, blonde et américaine, se suicide sans avoir vu le premier film de James Bond.Parmi ce tumulte, un pape veut moderniser l'Église et deux avocats fondent Amnesty International.Au Québec, les libéraux avec Jean Lesage, entouré de son équipe du tonnerre, remportent les élections générales obtenant ainsi l'appui populaire au projet de nationalisation de l'électricité.C'est René Lévesque, alors ministre des Ressources naturelles, qui préside ce projet d'envergure, symbole du nationalisme québécois.Le Québec \u201cmaître chez nous\u201d est le théâtre du mouvement de libération nationale amorcé en 1960: l\u2019une des formes les plus marquées est l'indépendantisme.Ainsi Marcel Chaput, las de la dictature des anglais et désireux de rassembler ceux qui veulent l'indépendance du Québec, quitte le R.I.N.(Ralliement pour l'indépendance nationale) pour fonder un parti politique: le Parti Républicain du Québec.Marcel Chaput a la fondation du Parti républicain du Québec.Apres sept ans de combats, la France et les représentants de la rébellion algérienne En 1962.signent en mars a Evia-les-Bains, un cessez- le-feu.L'OAS (Organisation de l\u2019armée secrète), mouvement extrémiste européen opposé à tout accord avec les rebelles, intensifie sa campagne d'attentats.Il faut attendre quelques mois pour qu'en juillet, une Algérie déchirée et épuisée vote l'indépendance au cours d\u2019un référendum.Ahmed Ben Bella est élu en septembre premier président du Conseil.Le drapeau algérien flotte sur Alger.Le Canada lance Alouette, son premier satellite de communications, mais la même année un autre lui vole la vedette.En effet, les Américains mettent en orbite Telstar grâce auquel les Français peuvent voir en direct Yves Montand en spectacle aux États-Unis.C'est révolutionnaire: un satellite expérimental de communications d'un poids de 77,2 kg transmet un pro- ramme télévisé au-dessus de l'océan, des États-Unis à l'Europe.Toujours dans l'espace, les Américains réussisent à égaler les performances soviétiques dans la recherche spatiale: le lieutenant-colonel John H.Glenn accomplit le premier vol spatial américain habité autour du globe.Après trois révolutions autour de la terre dans sa capsule Mercury, John Glenn amerrit dans l\u2019Atlantique à l'est des Bahamas.Khrouchtchev félicite les États- 40 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 Unis et les invite à se joindre à l'URSS pour la conquête de l'espace.Le colonel John H.Glenn, astronaute américain, a fait trois fois le tour de notre planète.En octobre, le monde tremble, c'est la crise de Cuba.Le président Kennedy, devant la poursuite de livraisons d'armes soviétiques à Cuba, décrète le blocus partiel de l\u2019île; le gouvernement américain peut alors prouver l'installation à Cuba de missiles soviétiques et de rampes de lancement, d'ailleurs il rend publiques des photographies aériennes de Cuba où apparaît un arsenal militaire imposant.L'URSS et Cuba réagissent alors en mettant leurs forces militaires en état d'alerte.Une vue aérienne de Cuba montrant des bases de lancement de missiles, suite de l'article en page 44 a Unive On utr temp m0 seco fier ang dy pour cuil mon optio bec, du) tes | ety Sere Por lon ( et / L\u2019histoire Par: Jean-Paul Bernard Université du Québec à Montréal ujourd\u2019hui, 5 août 1987, c'est le 25e anniversaire de la mort de Marilyn Monroe.L'année 1962 c'est aussi celle de la fin de la guerre d'Algérie et de la proclamation de l'indépendance; de l'ouverture de Vatican Il; de la crise des fusées soviétiques à Cuba.Dans les chroniques de l'humanité, il faudrait ajouter que c'est aussi l'année de fondation de la SPHQ, On était alors ici en plein dans ce qu\u2019on a appelé la \u201cRévolution tranquille\u201d.La Commission Parent avait entrepris ses travaux l\u2019année précédente, c'était l'année d\u2019une élection provinciale portant sur la nationalisation de l'électricité, et l'année suivante allait être celle de la fondation de la revue Parti Pris.Tout cela est encore, à la fois, proche et lointain.On me demande de parler de |'évolution de la recherche depuis ce temps, pour des lecteurs qui sont trés majoritairement des enseignants au secondaire, et dont le métier est d\u2019initier a l\u2019histoire du monde en une année scolaire, à l\u2019histoire du Québec et du Canada en une année aussi, et, pour quelques-uns, de présenter les civilisations et les problèmes du monde contemporain en cours optionnel.L'historiographie au Québec ce n\u2019est pas que l\u2019historiographie du Québec.Bref, il faut définir le sujet très largement et laisser tomber les détails.Par contre, j'essaierai de conserver une certaine ouverture aux informations plus précises par l\u2019'évocation de titres pertinents, auxquels le lecteur voudra sans doute recourir.En 1962, l\u2019histoire à l\u2019université, au Québec, c'était quelques professeurs (une demi-douzaine par exemple à l\u2019Université de Montréal), et un nombre bien limité d'étudiants (environ 75, peut-être, à l\u2019U.de M.).Mais par rap- Bilan historiographique port aux années antérieures ce peu était beaucoup: les Instituts d'histoire de l\u2019Université Laval et de l\u2019Université de Montréal n'avaient été formés qu'en 1947, de même que la RHAF En France, la Revue historique avait été lancée en 1876; l\u2019English Historical Review remonte à 1884, l'American Historical Review à 1896 et la Canadien Historical Review à 1920.Qu'on songe au fait que Groulx et Maheux étaient les contemporains de Bloch et Febvre.Pierre Savard écrivait en 1974 que: De 1947 à 1972, l'étude de l\u2019histoire passe chez nous d'une activité intellectuelle, exercée surtout par des autodidactes dans un esprit de louange du temps passé ou de défense nationale traditionnelle, à une discipline de spécialistes nombreux offrant une production abondante et fort diverse tant par les méthodes que par les idéologies sous-jacentes.On lira cet article, \u201cUn quart de siècle d\u2019historiographie québécoise, 19471972\u201d dans Recherches sociographi- ques, XV, 1 (1974): 77-96.A souligner, durant ce temps, en 1968, l'apparition de la revue Histoire sociale/Social History et l'évolution de la RHAF elle- même (voir Harvey et Linteau, \u201cL'évolution de l\u2019historiographie dans la RHAF, 19471972.Aperçus quantitatifs, RHAF\u201d, septembre 1972).Pour la décennie suivante, on lira Coupal, \u201cLes dernières années de la RHAF, 1972-1981\u201d, RHAF, mars 1983.Les transformations générales les plus récentes sont décrites dans Michael D.Behiels, \u201cRecent Quebec History\u201d, The History and Social Sciences Teacher (Winter 1982), dans le numéro spécial de la revue Liberté de juin 1983 et dans un article de Fernand Ouellet paru dans Recherches sociographiques (XXVI, 1-2, 1985).Il s'agit dans ce cas d'une communication présentée au colloque de 1984 tenu à Valcartier, à l'occasion du 25e anniversaire de la fondation de la revue RS, un premier colloque sur la situation de la recherche organisé par la revue ayant d\u2019ailleurs eu lieu en 1962, l'année même de la naissance de la SPHQ.L'ensemble de ces communications - toutes disciplines - permet de placer l'évolution de l\u2019historiographie dans le cadre plus vaste de l\u2019évolution des \u201csciences sociales\u201d et des transformations de la société elle- même.Les numéros 1-2, et 3 de 1985 sont à lire.Pour ce qui est de l\u2019histoire, le long texte de Ouellet, \u201cLa modernisation de l\u2019historiographie et l\u2019'émergence de l\u2019histoire sociale\u201d, est organisé autour de la double idée du développement d\u2019une histoire socio- économique et de l'émergence d\u2019une histoire socio-culturelle.Le plus souvent, les histoires de développement disciplinaire font état de l'augmentation des effectifs (oeuvres, professeurs, étudiants), de la diversification des domaines d'études ou spécialités, des renouvellements méthodologiques et des changements dans l'encadrement institutionnel.Des secteurs de travail les plus actifs aussi.Et on peut vite voir que ce qui se passe dans une discipline ressemble a ce qui se passe dans la discipline voisine, en même temps que l\u2019on peut voir que ce qui se passe ici a beaucoup de chances d'aller dans le même sens que ce qui se passe ailleurs.Pour la France, il faut consulter le tout récent Dictionnaire des sciences Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 41 L'histoire historiques (paru sous la responsabilité d'André Burguière, Paris, PUF, 1986).À remarquer, l'emploi du pluriel.Pour les États-Unis, The Past Before Us.Contemporary Historical Writing in the United States (Michael Kammen ed.for the AHA, Cornell University Press, 1980) et The Promise of American History.Progress and Prospects (Kutler and Katz, ed.Johns Hopkins University Press, 1982); pour l'Angleterre, The History men (John Kenyon, London, Wei- denfeld and Nicolson, 1983); pour le Canada, A Reader\u2019s Guide to Canadian History, |, Beginnings to Confederation et II, Confederation to Present (respectivement D.A., Muise, ed.et Granas- tein et Stevens, ed.Toronto, U.of T.Press, 1982), et le dernier chapitre du Carl Berger, The Writing of Canadian History (Second Edition, U.of T.Press, 1986).Je ferais une mention spéciale pour le gros ouvrage qui vient de paraître aux Presses de l\u2019Université Laval, le Guide du chercheur en histoire canadienne (Jean Hamelin, et al.Québec, 1986).Le Guide comprend des sections sur les instruments de travail, sur les sources, sur les études, sur la pratique du métier.On appréciera particulie- rement l'ouverture a l'extra-canadien; et le chapitre sur le financement de la recherche et des études, les regroupements de chercheurs, les lieux de recherche et la vie professionnelle.Et pour ma part, je ne connais pas de texte, francais, britannique, ou américain qui fasse mieux le point actuel que Bogumil Jewsiewicki dans le chapitre sur \u201cL\u2019historiographie comme discipline et comme pratique\u201d.Cette cinquantaine de pages de présentation et d'éléments bibliographiques doivent être lues avant l'ouvrage de Geoffrey Barraclough, Tendances actuelles de l\u2019histoire, Paris, Flamma- rion, 1980.Mais après ce tour d'horizon, qui consiste essentiellement en une invitation à la lecture, il convient sans doute - c'est ce qu\u2019on m'a demandé - que je donne à ce texte une allure plus personnelle.Bon.Alors je dirais que je suis un peu réticent devant la prolifération des divisions thématiques de l'historiographie, étant donné l'absence d\u2019une contrepartie unificatrice; que les discussions sur l\u2019importance relative des choses et sur leurs promesses d'avenir me laissent sceptique; que le concept d'histoire nouvelle me parait étre un concept.toujours renouvelable; et que le concept d'histoire sociale, utile un temps, a peut-être, justement, fait sont temps.Cent thèmes, demain deux cents.Et puisqu'il s'agit de l\u2019histoire, bien sûr d'autres divisions s'imposent, selon le temps et le lieu.Et y aurait-il autant de formations méthodologiques que de thèmes?Certains le revendiquent.Quelle discipline pourrait survivre à un tel éclatement?Dans l'introduction de Work, Culture and Society in industrializing America (New York, Vintage Books, 1976), Herbert Gutman illustre un peu ce qui peut se passer avec la sur-spécialisation, soit le risque de balkanisation.II écrit: Let me illustrate briefly these dangers by taking the case of an up this individual in nine different specialized substudies: 1.The person moved to Fall River: Mobility History.2.The person was Irish: Immigration History.3.The person was female: Women's History.4.The person was married: Family History.5.The person lived in Fall River: Urban History.6.The person worked in a textile mill: Business History.7.The person was a Catholic: Religious History.8.The person was a union officer: Labor History.9.The person engaged in a disorder: Collective Behavior History.If enough women of her kind labored in New England textile mills, yet a tenth specialized study might be written.Their number could be counted and cross-tabulated with diverse \u201cvariables\u201d.She would then become a part of \u201cquantitative\u201d history.Something is learned from such specialized studies, but in themselves such works often substitute classification for meaning and wash out the wholeness that is essential to understanding human behavior.\u201cIrish born Catholic female Fall River Massachusetts textile worker and union organizer involved in the disorderly 1875 strike\u201d Contemporaries called that event \u201cthe long vacation\u201d The balkanizing thrust in the new social history might carve 42 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 Mais, a vrai dire, ne trouvant rien d'absurde à l'existence de ces sous- disciplines, j'en ai plutôt contre le fait qu'elles se développent souvent dans le plus splendide isolement.Je ne serais pas du genre à pester contre la spécialisation en médecine.Mais contre des spécialistes différents qui au er OÙ \u2018Anna Dé gstim sans | (he sest écrit surpr ges \u20ac [impr détu ment [imp tance mati existe fart nel, pls fore: sur dela bien en (al his Rob Unis relan Mes Faire rep ff Du leo his Mode Das g l\u2019histoire auraient cessé de se lire et de se parler, oui.Dans L'histoire en miettes.Des \u201cAnnales\u201d à la \u201cnouvelle histoire\u201d (Paris, La Découverte, 1987), François Dosse estime que le \u201ctous azimuts\u201d n\u2019est pas sans problème.Chaïm Perelman, un logicien qui s'est intéressé à l\u2019historiographie, a écrit quelque part qu'il a toujours été surpris de la légèreté des controverses entre historiens relativement à l'importance de leurs différents objets d'étude.C'est que, je crois, les jugements d'importance, le discours sur l'importance, la rhétorique de l\u2019importance donne bien souvent lieu a l'affirmation par chacune de ses questions existentielles, de son champ de familiarité, voire de son intérêt professionnel.Alors, quand on me dit qu\u2019il est plus urgent qu\u2019on se penche sur l\u2019histoire des odeurs ou des animaux que sur celle de la guerre, des conflits et de la violence.Qu'on me comprenne bien, je ne connais personnellement rien à l\u2019histoire militaire.Cela nous fait passer au concept d'histoire nouvelle.James Harvey Robinson en parlait déjà, aux États- Unis, vers 1910.Le vocable a été relancé en grand au dos des trois volumes publiés en 1974 sous le titre de Faire de l\u2019histoire (Paris, Gallimard) et repris comme titre de l'ouvrage collectif publié en 1978 sous la direction de Le Goff, Chartier et Revel, La nouvelle histoire (Les Encyclopédies du savoir moderne, Paris, Retz).L'expression n'a pas eu une très bonne fortune.Et il n\u2019y a pas eu que Coutau-Bégarie (Le phénomène nouvelle histoire.Stratégie et idéologie des nouveaux historiens, Paris Economica, 1983) pour la contester.Carbonell, dans L\u2018historiographie (Que Sais-je, n° 1966, 1981) et Bourdé et Martin, dans Les écoles historiques (Paris, Seuil, Coll.Points, 1983) sont loin d'en faire la promotion.Si on prend 1929 comme moment de la naissance de l\u2019histoire nouvelle (ler numéro des Annales d\u2019histoire économique et sociale), écrit Jean Bouvier dans Marc Guillaume, dir.L'État des sciences sociales en France (Paris, La Découverte, 1986), cette histoire, aujourd\u2019hui, \u201cla voici en passe de devenir sexagénaire\u201d.Et André Bur- guière lui-même dans son avant- propos au Dictionnaire des sciences historiques, parle de \u201cce qu'on a baptisé malencontreusement la Nouvelle Histoire\u201d, ajoutant que \u201cla révolution des Annales ne porte pas principalement - comme on l\u2019a souvent prétendu - sur le renouvellement des thèmes et des objets de la recherche (priorité à l\u2019histoire économique et sociale, attention aux groupes, aux phénomènes collectifs, etc.) mais sur le rapport de l'historien à l'objet de sa recherche\u201d.L'objet de l\u2019histoire ne serait pas le passé, mais le rapport du présent au passé, l'initiative appartenant toujours au présent.Plus loin, dans l'article consacré à l\u2019histoire de l\u2019École des Annales, Bur- guière considère qu'il y a eu du côté politique une \u201clacune regrettable qui risquait de donner corps à une vision hypermatérialiste ou résignée de I'histoire\u201d et il souligne qu'aujourd'hui une réappropriation du champ politique par l'historien est en cours: la politique comme forme de sociabilité et de culture, approche anthropologique des institutions, rôles des idéologies, formation de l\u2019État.On aurait là un aspect du neuf du neuf.Et on aurait bien tort d'y voir, en aucune manière, la résurrection de l'époque de Langlois et Seignobos pour qui la structure de l'explication était nécessairement basée sur le seul politique.Langlois et Seignobos avaient publié en 1899 leur Introduction aux études historiques et Seignobos, en 1901, avait fait paraître La méthode historique appliquée aux sciences sociales.Mais, en 1903, dans la Revue de synthèse historique le sociologue et économiste François Simiand attaque les conceptions mises de l'avant par les historiens dans un article (\u201cMéthode historique et Science sociale\u201d) qui demeure encore fondamental et qui se terminait par la dénonciation de trois \u201cidoles de la tribu des historiens\u201d: l\u2019idole politique, l'idole individuelle et l\u2019idole chronologique.La réponse à la provocation ou au défi de transformation serait venue, pour utiliser un point de repère commode, avec le lancement en 1929 des Annales d'histoire économique et sociale et on aurait eu là un moment essentiel de rupture dans la pratique du métier d\u2019historien, un changement d'orientation assez radical pour constituer un avant (la pratique dépassée) et un après (la pratique normale).Bientôt on aura plutôt les Annales d'histoire sociales, puis les Annales, Economies, Sociétés, Civilisation, et de ce temps là à aujourd\u2019hui des temps d\u2019hégémonie successifs de la liaison à la géographie, à l'économie/démographie, puis à l'anthropologie culturelle.On peut voir dans Lawrence Stone, \u201cHistory and The Social Sciences in Twentieth Century\u201d (in Charles F.Delzell, ed., The Future of History, Vanderbilt University Press, 1977) à quel point l'expérience française a été exemplaire.Mais voilà, une fois le triomphe de la nouvelle conception assuré, une Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 43 L'histoire fois l'adversaire disparu ou devenu fantomatique, les fonctions d\u2019identification dans le combat perdent de leur utilité réelle et glissent dans le rituel.Il me semble qu'on en est là, et c'est pourquoi le concept d'histoire sociale me paraît avoir fait son temps.Car, qu'est-ce qui ne serait pas social si on dépasse la définition un peu naive de Trevelyan (\u201cSocial history is history with politics left out\u201d)?Si avec Hobsbawn on considère que l\u2019histoire des structures sociales et de leurs transformations c'est l\u2019histoire (\u201chistory of society is history\u201d in \u201cFrom Social History to the History of Society\u201d, Daedalus, Winter 1971)?Si on remarque que l'article sur l\u2019histoire sociale de Yves Lequin dans le très récent Dictionnaire des sciences historiques se termine sur une évocation d'Hobsbawn et sur l'affirmation qu'il n'y a d'histoire que sociale?Dans cette perspective, il est assez amusant de retourner à une conférence de Lucien Febvre en 1941 (publiée dans Combats pour l\u2019histoire, Paris, Colin, 1953).Febvre écrit que \u201cla liaison de I'Economique et du Social n\u2019est pas un privilège, une exclusivité\u201d, que ce sont des raisons historiques - entendons conjoncturelles - qui ont conduit à lier les deux épithètes, et il poursuit: Quand nous avons fait imprimer, Marc Bloch et moi, ces deux mots traditionnels sur la couverture de nos Annales, nous savions bien que \u201csocial\u2019, en particulier, est un de ces adjectifs à qui on a fait dire tant de choses, dans le cours des temps, qu'il ne veut finalement à peu près plus rien dire.Mais c'est bien pour cela que nous l'avons recueilli.Si bien recueilli que, pour des raisons purement contingentes, il se trouve figurer seul aujour- d\u2019'hui sur la couverture des mêmes Annales devenues d'Économiques et Sociales, par une nouvelle disgrâce, Sociales tout court.Une disgrâce que nous avons acceptée avec le sourire.Car nous étions d'accord pour penser que, précisément, un mot aussi vague que \u201csocial\u201d semblait avoir été créé et mis au monde par un décret nominatif de la Providence historique.Ces propos de 1941 sont d'actualité, en particulier, peut-être parce qu'ils permettent paradoxalement de jeter un autre regard sur le présent de la profession.J'ai été trop long, il me faut couper court et saluer simplement les professeurs d'histoire qui en d'autres lieux pratiquent un métier qui est si près du mien.¢ 44 Bulletin de liaison SPHQ/Octobre 1987 suite de l'article de la page 40 La situation est tendue: la paix mondiale est entre les mains de Khrouchtchev et de Kennedy.Un courrier secret entre les \u201cK K\u201d permet une entente: les fusées soviétiques doivent étre démontées a la condition que les États-Unis s'engagent à ne pas envahir Cuba.Khrouchtchev donne l'ordre de déporter les fusées, Kennedy honore cet apport à la paix mondiale.Chez les vedettes, les Beatles, à défaut d'éditeur, produisent eux-mêmes leur premier disque \u201cHow do you do it\u201d déclenchant ainsi le renouveau économique anglais.Précurseurs d\u2019une nouvelle société, ils seront la fierté de l'Angleterre.Marilyn Monroe, la star des stars meurt le 5 août, victime d\u2019une forte dose de barbituriques.Celle qui ne dormait \u201cqu'avec du n° 5 de Chanel\u201d laisse des millions d'admirateurs en deuil.Le pape Jean XXII! convoque un concile oecuménique et lance un ambitieux programme de modernisation de l\u2019Église catholique: il s'agit de Vatican II.Rappellez- vous.un peu après les prêtres boudent la soutane NTT TN YTTTYYY |TV YW I a 75 Nr Nr Ny Nr Te.+ GA \u2014Hmmnset tmeemt ElteeesceRE nestrect8R ere remets rer te CSS COS EEE GE D Fr de Wa p wy Y 7 2 A Le J # OI 4 2 ar J a _ i Air - ol / i 7 2 7 7 4 2 yy 7 CN \u201cHg & \u201c A .Éd rr i 4 = 4.i ip Ww y 7 MY 2.2 2 v .0) LU LU py i E , 2 i 2) 7) 2 7 7 2 2 _ i GA 2) mn 7 2 2) | fm ps 2 7.| _ 7 A Né 5 _ wn : .i pb 4 2 v _ a ipl ih i _ ae 7 wo Po 2 i \u201c 1 [= Ho 7 | WY \u201ciY ie _ | À 2 , 4 7 _ M } J y A ry Yu : _ _ 7 y > C yo .i 7 A V A 7 NN 7 v.- \u2018 70 40 ; _ i _ i i Ÿ bad 7, - 2 _ 7) 1 4 oi i i 0% 4 A 4 / Ë iH aa A = a 7 7) 4 2 a\u2018 un 2 U 78 Ll [== hd & ny / # GA a 7 - à ir 7 A 2 = Le win 2 0 7 W a iT ç 2 |» ¥ Hil Ai nai! 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