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Titre :
Le Vrai canadien
Éditeur :
  • Québec :[le Vrai canadien],1810-1811
Contenu spécifique :
mercredi 1 août 1810
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Vrai canadien, 1810-08-01, Collections de BAnQ.

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[" = 31, at CW Cols Air tros QTS Ale Toujours Fidéle ou Roi.\u2014Magna est.Veritas, et prevalebit, MERCREDI, LE No.20,] \u2014 1 AOÛT, 1810.[VOL.I.Extrait d\u2019une lettre surl\u2019esprit et les dispositions du gouvernement Français, avec un.apperçue des taxes et de systéme de finances de l'empire Français gar un Americain, récemment arrivé d\u2019Europe.\u2014( Continuation.) | _% Lorsqu\u2019on examine la connexion entre le - tommerce extérieur et les manufactures, on CSn-.çoit facilemeut que celles de la France sont dans un état moins florissant qu\u2019avant la révolution, Lyon, seule parmi toutes les cités manufactu- rieres, montre une activité assez considérable, Mais on remarque même dans cette ville une \u2018grande différence entre son état ancien et sa condition actuelle.En 1788, le nombre des ouvriers employés dans cette cité était de 58,570, et le nombre des métiers était estimé à 14,777, En 1801, il n\u2019y avait plus que 7000 métiers et la plupart n\u2019étaient pas employés.(Statistique de Peuchet, p.418) Depuis certe époque il ya eu successivement une hausse et une baisse, mais aucun accroissement important.Les causes de la lenteur des progrès des manufactures sont profondément liées à l\u2019ensemble du système du gouvernement impérial, et on ne peut y remédier qu'en ouvrant un marché extérieur, qu\u2019en donnant des facilités au commerce intérieur, que par l'accroissement de la consommation intérieure, et par l\u2019encouragement de toutes les branches -de l'industrie, La maladie n\u2019est pas locale, mais symptômatigne ; on ne peut la guérir par des prix pour les meilleurs échantillons des manufactures, ou par la création de sociétés pour leur encou ragement*.- * Le gouvernement a \u20actabli 4 Paris une exhibition biennale des produits des manufactures de Pempire.En 1806, le Champ= de-Mars et un des édifices publics du voisinage furent cédés 2ux ° manutacturiers, à qui l\u2019on permit de disposer des objets exhibés, après que la curiosité publique aurait été satisfaite | Des prix { qu\u2019en France.\u201c J'ai trouvé plasieurs personnes éclairées en Amérique et en Angleterre qui pensaient que le fardeau des taxes était plus considérable dans ce dernier pays qu'en France.Les détails que j'ai | donnés suffisent pour détruire cette erreur, mais il ne sera pas hors de propos de faire encore quelques remarques sur ce sujet.En Angleterre, la masse de la richesse nationale est plus grande On peut évaluer à soixante millions sterling le montant annuel des moyens de taxation que l'Angleterre possede de plus que la France.Le revenu public est entre soixante et soixante-dix millions, don: une grande partie est employée au remboursement de la dette nationale.Les créanciers de l\u2019état qui vivent dans le pays, payeut eux mêmes au moyen de l\u2019income tax une forte somme au trésor-public, de sorte que le tout est promptement rendu à la circulation.Et même en supposant que le montant des objets de taxation fut égal dans les deux pays, la différence de population, et une plus grande inégalité de fortunes en Angleterre, crééraient nne masse plus considérable de superflu dans les mains des individus, et laisseraient encore intacte une ample provision pour les besoins du peuple.Le surs plus des moyens de taxation que l'Angleterre furent distribués conformément à ia décision d\u2019un certain nome.bre de juges nommés pour connaître du mérite des marchandises, Il y avait une grande profusion dans cet étalage, ce qui était loin de prouver la prospérité des manufactures, Plusieurs des manufacturiers que je complimentai sur la beauté de leur travail, me répondirent que, dans le fait, elleétait une preuve de leur misere, attendu que cela dénotait l\u2019absence d\u2019une occupation plus lucrative.Ils ajoutaient qu\u2019un état de paix, en alimentant constamment leurs manufactures, ne leur aurait pas laissé le temps de porter les articles purement de luxe au degré de perfection que je pazaissais tant admirer.Je ne pus m\u2019empêcher de remarquer dans cette exhibition l\u2019esprit d\u2019adulation qui - q P q perçait partout.- On y voyait sur presque tous les objets manufacturés, et même sur des pieces de dentelle de Bruxelles, les portraits de la famille impérinle ! ! ; \u2019 > 1 possede relativement à là France, peut donc être regardé comme une richesse surabondante, Mais c\u2019est ur principe politique reconnu en finance, que les superfluités offrent à l'infini des moyens de taxation.Le montant des taxes qu'on peut iever sur elles s'accroît en\u2019 raison géométrique, etc, etc.LS \u201c Il est facile de conclure d\u2019après ce que jai établi, que la distribution des moyens detaxation de la France, parmi une nombreuse population ne sert qu\u2019à rendre le fardeau des taxes plus oppressif, attendu qu\u2019il laisse pour cette raison un fonds de superfluités très-peu considérable.La division égale des propriétés, ainsi que je l'ai déjà dit, augmente cet ipconvénient, tandis qu\u2019en même temps elle affecte sensiblement l\u2019agriculture du pays, cette grande source de richesse nationale.Sir James Steuart (Economie politique) et Arthur Young se plaignaient tous deux de ce qu\u2019avant la révolution le nombre des petits propriétaires était un obstacle aux progrès de l\u2019agriculture.L\u2019accroissement de cette classe, qui ne | peut cultiver avec la perspective d'un avantage futur et éloigné, a diminué matériellement l\u2019excé- dent du produit du sol, et conséquement les moyens de satisfaire aux.demandes du trésor public, + % Le peuple Anglais doit se féliciter, non de la possibilité où \u2018il est de supporter ses charges présentes, mais des amples ressources qui lui restent pour l'avenir, Une nation dont la prospérité commerciale est aussi grande, peut compter sur une accumulation constante de capitaux, qui lui donnera les moyens de pourvoir aux bescins extraordinaires au moyen de taxes extraordinaires, en conséquence de l\u2019adr:irable organisation de son systême de finances, soumis à la chambre des communes par Lord Henry Petty, lorsqu\u2019sl était chancelier de I\u2019échiquier\u2019 et que nous avons lu avec tant de satisfaction.Cet exposé des moyens actuels et füturs de l'Angleterre est fait pour inspirer la plus grande confiance à la nation et fait le plus grand honneur aux talents financiers et parlementaires de ce Seigneur distingué, Il dévoile une masse de ressources indépendantes de circonstances précaires, et fondées sur les résal- tats stables et permanents de la sagesse, de l\u2019ordre et de l\u2019industrie qui refute d\u2019une maniere satisfaisante les objections de ceux qui, trop insouciants 18 * \u201c pour examiner ou trop prévenus pour conçevoir l\u2019étendue des ressources et de l\u2019énergie de l\u2019Angleterre, présagent sa ruine, à raison de l\u2019aug- mentatipn continue de ses taxes,\u201d Nous terminons cet extrait par le tableau que fait l'auteur des intrigues dont l'Amérique, sa patrie, est l\u2019objet et des dangers que Jui prépare l\u2019inimitié de Buonaparté.morceau un aperçu de l\u2019espionage exercé par les ordres de l\u2019usurpateur chez toutes les nations de ajouté des faits positifs, tels sans doufe qu\u2019il a dû les recueillir dans le cours des liaisons qu\u2019il à eus en France avec des hommes initiés dans les \u201csecrets du gouvernement, Il est malheureux empêché, dans cette partie de son ouvrage, d\u2019ajouter les exemples anx raironnements ; car la vanité des hommes q :1 dirigent depuis losgtemps | l\u2019Europe continentale, sans des preuves matériel-=.les, incontestables, ils veulent en:0ie douter que Buonaparté éxerce sur les états qui sont confiés à leurs soins, une influence plus reclls qu\u2019eux- mêmes, et qu\u2019ils sont les instruments de ses pros jets en attendant qu'ils en deviennt les victimes.- \u2018Les F'orides auraient, depuis long temps, éré cédées aux offres libérales et aux demandes réitérées de notre cabinet, si leur possession n\u2019était pas nécessaire à l\u2019accomplisse : ent des vues ultérieures dù dominateur de la Fiance, sur la Louisiane.Il n'a certainement jamais eu l\u2019inten= tion de les abandonner, quoiqu'il ait amusé le cabinet américain d\u2019une longue négcciation à ce sujet.Les politiques de Paris aunoncerent sans hésitation, lorsque cetie question fut d\u2019abord agi- ] - .= ~ .tée parmi nous, que nos offres ne seraient jamais acceptées.Ils raisonnatent d\u2019après la supposition que leur Empereur sentait trop fortement l'importance d'avoir dans le
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