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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
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  • Journaux
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quotidien
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Le droit, 2017-03-22, Collections de BAnQ.

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[" leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 2 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit Pour toujours, l\u2019histoire de l\u2019Hôpital Mont- fort et celle du quotidien Le Droit sont liées.Rien ne pourra effacer l\u2019union sacrée nouée lors de cette bataille épique livrée il y a 20 ans.Nous avons eu raison de dénoncer l\u2019injustice ensemble et de canaliser la colère des Franco-Ontariens lésés.Devenu hôpital universitaire au service des francophones de l\u2019Ontario et de tout le Canada hors Québec, Montfort est aujourd\u2019hui la preuve éclatante du bien-fondé de notre militantisme d\u2019alors.Je confesse d\u2019emblée mon parti pris.Je suis membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Institut de Savoir Montfort et membre du cabinet de campagne de la Fondation Montfort pour l\u2019acquisition d\u2019un tomoden- sitomètre avec module cardiaque intégré.Nous voulons doter l\u2019hôpital d\u2019un équipement sophistiqué d\u2019une valeur de 2,5 millions $ qui sauvera des vies, épargnera à des milliers de patients une chirurgie invasive inutile et servira, sans distinction, toute la communauté de la capitale nationale qui, pour l\u2019instant, ne dispose pas d\u2019un tel équipement.Je suis très fier d\u2019être associé à Montfort, notamment parce que Le Droit et l\u2019hôpital partagent la même sensibilité à l\u2019égard des besoins de la communauté franco-onta- rienne.Ma position privilégiée me permet en plus de constater la fantastique évolution réalisée au fil des 20 dernières années par cette institution de santé dirigée avec professionnalisme et audace par des francophones et des francophiles dévoués et visionnaires.En fait, la menace de fermeture s\u2019est transformée en défi de pertinence.Non seulement Montfort est-il là parce que ses services sont essentiels à la communauté francophone de la capitale, mais il s\u2019est imposé comme point d\u2019ancrage de toute la francophonie hors Québec.En 20 ans, ses artisans ont haussé la barre de la qualité des soins au point de qualifier l\u2019institution comme hôpital universitaire, devenant ainsi une ressource de soutien, de recherche et de formation pour tous les professionnels francophones de la santé du Canada hors Québec.Et l\u2019ambition ne s\u2019est pas arrêtée là.Comme tous les autres hôpitaux universitaires, Montfort veut faire bénéficier tous les patients de la planète de ses avancées en formation et en recherche.Servir prioritairement les francophones ne veut pas dire vivre en case clos.Le Droit relève lui aussi un défi de taille depuis un moment, alors que les médias occidentaux traversent une crise sérieuse de financement et de crédibilité.Mais à l\u2019instar de Montfort, la menace a stimulé l\u2019équipe de votre quotidien plus que centenaire.Nous avons innové en 2015 avec l\u2019application Le Droit pour tablettes électroniques et téléphones intelligents qui a été téléchargée jusqu\u2019ici par plus de 42 000 lecteurs.Et nous avons développé en 2016 Le Droit AFFAIRES pour démontrer tout le talent des entrepreneurs de la région de la capitale.D\u2019autres projets sont toujours sur notre table de travail.Mais comme Montfort l\u2019a si bien démontré, Le Droit ne peut prouver sa pertinence et son utilité que dans la mesure où vous supportez activement votre quotidien, où vous marchez à ses côtés, lui permettant ainsi d\u2019accompagner les Franco-Ontariens lors de l\u2019inévitable prochaine crise.Mais pour l\u2019instant, savourons ensemble l\u2019immense succès de Montfort ! Montfort aujourd\u2019hui La preuve que nous avions raison ! Pierre-Paul Noreau Président et éditeur Le Droit L\u2019AISO est fière d\u2019être de la fête et de souligner cette page d\u2019histoire! L\u2019AISO, au service des personnes francophones ayant une déficience intellectuelle.235, rue Donald, bureau 150, Ottawa ON K1K 1N1 613 744-2241 \u2022 www.aiso.org MONTFORT 1997 - 2017 TEXTE PUBLICITAIRE 3 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 N ous étions 10 000.Du jamais vu.Un moment historique pour la communauté franco-ontarienne.Plus de 10 000 personnes pour sauver un hôpital.Oui, un hôpital.Mais pas n\u2019importe quel hôpital.Mais bien le seul hôpital de langue française en Ontario.Le seul.Un acquis.Une institution.Un phare.Montfort.C\u2019était le 22 mars 1997.Trois semaines plus tôt, la Commission de restructuration des soins de santé de l\u2019Ontario, un organisme unilingue anglophone mis sur pied par le gouvernement conservateur de l\u2019époque dirigé par le premier ministre Mike Harris, annonçait la fermeture pure et simple de l\u2019Hôpital Montfort.Les francophones d\u2019Ottawa et de l\u2019Est ontarien allaient dorénavant être soignés dans les autres hôpitaux dits « bilingues » de la capitale nationale.Pour les Franco-Ontariens, cette annonce inattendue de la fermeture complète de « leur » hôpital a eu l\u2019effet d\u2019une gifle au visage.Presque un knock-out.Mais il n\u2019a suffi que de 24 heures pour que la communauté francophone se relève et mette sur pied le mouvement populaire SOS Montfort afin de combattre cette décision injuste du gouvernement ontarien.Et ce mouvement allait être présidé par l\u2019ancienne mairesse de Vanier, Gisèle Lalonde, ma tante Gisèle.Puis celle-ci a eu cette drôle d\u2019idée de tenir un « grand ralliement » à Ottawa ?Un rassemblement sans précédent.Une idée folle, croyaient certains.Folle et irréalisable.Mais peu importe.L\u2019idée était lancée.L\u2019idée allait être acceptée.Et advienne que pourra ! L\u2019équipe de SOS Montfort disposait donc d\u2019à peine trois semaines pour organiser un rassemblement auquel 10 000 Franco-Ontariens viendraient, rêvait-on.Puis le rêve s\u2019est réalisé.Le samedi 22 mars 1997.Ils sont venus d\u2019Ottawa, de l\u2019Est ontarien, mais aussi du Nord et du Sud de l\u2019Ontario, et du Québec également, pour chanter, pour danser, pour crier, pour rire, pour pleurer et, surtout, pour scander haut et fort : « Montfort fermé : jamais ! » Nous étions 10 000.Il y a 20 ans.On dit que ce Grand Ralliement SOS Montfort, diffusé d\u2019un océan à l\u2019autre sur les ondes du Réseau de l\u2019information (RDI) de Radio-Canada, a été un réveil collectif pour la communauté franco-ontarienne.Ou comme le stratège des communications de SOS Montfort, mon frère Michel, répétait à l\u2019époque : « on était fort et on ne le savait même pas ».Et il fallait effectivement être fort.Être convaincu et solidaire aussi.Parce que la lutte contre cette flagrante injustice ne faisait que commencer.Mais ce Grand Ralliement du 22 mars 1997 allait galvaniser les troupes et infuser une énergie nouvelle chez les Franco-Onta- riens.Et à compter de cette journée historique, plus rien n\u2019allait les arrêter dans leur marche pour sauver leur hôpital.Ce jour-là, dans une mer de drapeaux verts et blancs et sur les premières notes de leur hymne officiel, les Franco-Ontariens ont pris leur place.La devise du quotidien Le Droit prenait tout son sens en ce 22 mars 1997 : L\u2019avenir est à ceux qui luttent.AUJOURD\u2019HUI POUR DEMAIN Déjà 20 ans.Dix-mille personnes ont tenu leur rendez-vous avec l\u2019histoire et l\u2019Hôpital Mont- fort a été sauvé de la fermeture.Et aujourd\u2019hui ?Qu\u2019en est-il devenu de cet établissement de santé ?Qu\u2019a-t-on sauvé au juste ?Et bien\u2026 par où commencer quand on parle de 20 ans d\u2019innovation ?Au cours des deux dernières décennies, l\u2019Hôpital Montfort a doublé en superficie, il est passé de 150 lits à près de 300 lits, de 600 à 1 800 employés, et de 200 à 300 médecins.Et n\u2019oublions surtout pas les 300 bénévoles qui, comme le dit le président et directeur général de Montfort, Dr Bernard Leduc, sont l\u2019âme de l\u2019hôpital.Montfort est de plus devenu un hôpital universitaire avec une mission d\u2019enseignement et de recherche, qui vise à contribuer à l\u2019autosuffisance de l\u2019Ontario français en matière de santé.Avec ses institutions d\u2019enseignement partenaires, à savoir l\u2019Université d\u2019Ottawa, le Collège La Cité et le Collège Boréal pour ne nommer que celles-ci, Montfort tient aujourd\u2019hui un rôle primordial pour former la relève francophone dans le domaine de la santé.Montfort, bref, est l\u2019un des hôpitaux les plus performants en province, et il se classe parmi les meilleurs hôpitaux universitaires au pays.C\u2019est ce qu\u2019on a sauvé le 22 mars 1997.C\u2019est ce qu\u2019on a rêvé.C\u2019est ce qu\u2019on est devenu.On était fort et on ne le savait même pas\u2026 Montfort fermé: jamais ! DENIS GRATTON CHRONIQUE dgratton@ledroit.com Le Grand Ralliement de SOS Montfort avait rassemblé 10000 personnes, le 22 mars 1997.\u2014 ARCHIVES, LE DROIT Félicitations pour vos 20 ans! Mathieu Fleury Conseiller Rideau-Vanier 613 580-2482 mathieu.fleury@ottawa.ca www.mathieufleury.ca Bob Monette Maire suppléant Orléans 613 580-2471 bob.monette@ottawa.ca www.bobmonette.ca Stephen Blais Conseiller Cumberland 613 580-2489 stephen.blais@ottawa.ca www.stephenblais.ca Tous ensemble pour des services de santé en français rssfe.on.ca/membres Devenez membre aujourd\u2019hui ! @rssfe MONTFORT 1997 - 2017 4 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MONTFORT 1997 - 2017 Le relais du flambeau Voici l\u2019intégral du discours d\u2019ouverture du Grand Ralliement SOS Montfort prononcé par la présidente du mouvement populaire SOS Montfort, Gisèle Lalonde, le 22 mars 1997, au Centre municipal d\u2019Ottawa : « Chers amis de Montfort, C\u2019est un grand jour.Que c\u2019est beau de vous voir ! Nous avons tenu notre rendezvous avec l\u2019histoire.Le Canada a les yeux sur nous.Et les Canadiens et les Canadiennes regardent aujourd\u2019hui un peuple debout, un peuple fier, un peuple uni, un peuple solidaire, un peuple VIVANT ! La date du 22 mars sera dorénavant pour nous le jour du Grand Ralliement.Le jour, où d\u2019un seul cœur, d\u2019une seule voix, nous avons laissé savoir au pays, au monde, que nous étions là pour rester, pour grandir, pour vivre.Et nous avons crié sans hésitations et sans peur : \u2018QU\u2019ON NE TOUCHE PAS À MONTFORT !\u2019 Chers amis, venus de partout, nous ne sommes pas seuls dans cet amphithéâtre aujourd\u2019hui.Des générations de fiers Canadiens français qui sont passés avant nous, qui ont pavé ce chemin difficile vers la reconnaissance de nos droits, un chemin où ils ont toujours marché la tête haute, où ils ont refusé de plier le dos, où ils n\u2019ont jamais fléchi devant l\u2019adversité, nos ancêtres auxquels nous devons tant, auxquels nous devons d\u2019être ici, vibrants et vivants, oui, ils sont avec nous ! Ils sont là, nos immortels, et ils nous regardent le cœur gonflé d\u2019allégresse, les yeux remplis d\u2019amour pour nous, leurs descendants, auxquels ils ont passé le flambeau.Et ils se disent : \u2018Nous avons eu raison de leur faire confiance ! Nous savions qu\u2019ils ne nous oublieraient pas, qu\u2019ils ne nous laisseraient pas tomber ! Nous savions que le flambeau de la francophonie était entre bonnes mains !\u2019 Et ce feu qui brûle en chacun de nous, c\u2019est celui qu\u2019ils nous ont confié à grands coups de courage, d\u2019une inflexible dignité, d\u2019une indomptable ténacité et d\u2019un sens du devoir qu\u2019ils avaient envers eux-mêmes et envers nous.Dans leur travail, dans leurs combats, dans leurs larmes, ils se sont sacrifiés pour l\u2019avenir, notre avenir.Et aujourd\u2019hui, mes amis, c\u2019est à notre tour de braver la tempête, de dénoncer l\u2019injustice, de proclamer notre identité et de crier dans un cri de ralliement qu\u2019on n\u2019a pas entendu depuis 84 ans : \u2018Montfort fermé: Jamais !\u2019.Les jeunes nous l\u2019ont dit : Montfort est devenu une forteresse ! Souvenez-vous de ce grand jour.Il vous appartient et personne ne pourra jamais vous l\u2019enlever ! » C O U R T O I S I E , H Ô P I T A L M O N T F O R T LONGUE VIE à L\u2019HÔPITAL MONFORT! Continuons de collaborer à la formation d\u2019une relève francophone en matière de santé.C O M - 1 7 - 0 0 4 TEXTE PUBLICITAIRE 5 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 l\u2019Institut du Savoir Montfort Des gens d\u2019idées et d\u2019action.Montfort remercie ses partenaires et toute la communauté pour 20 belles années de solidarité franco-ontarienne! Montfort, l\u2019hôpital universitaire francophone de l\u2019Ontario.hopitalmontfort.com 6 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MONTFORT 1997 - 2017 JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Quand elle a lancé l\u2019idée, personne n\u2019y croyait vraiment.Sauf elle.Gisèle Lalonde revenait de Floride, en février 1997, lorsqu\u2019elle a pris connaissance des intentions de la Commission de restructuration des soins de santé de l\u2019Ontario, mise sur pied par le gouvernement progressiste-conservateur de Mike Harris.« J\u2019ai entendu à la télévision \u2018\u2018Montfort Hospital will be closed\u2019\u2019, raconte-t-elle, 20 ans plus tard.Je suis allée à un poste en français et je me suis aperçue que c\u2019était vraiment notre Hôpital Montfort qui était menacé.» Peu de temps après, Mme Lalonde reçoit un appel de l\u2019Association canadienne-française de l\u2019Ontario l\u2019informant de la tenue d\u2019une réunion, le lendemain, pour divers membres de la communauté préoccupés par la situation.C\u2019est à cette réunion où « tout le monde paniquait » que sans trop le savoir, Gisèle Lalonde s\u2019est embarquée dans une longue aventure, celle du mouvement SOS Montfort.« Pas un mot ne se disait au début de la réunion, se souvient-elle.J\u2019ai dit \u2018\u2018franchement, je trouve que la première chose à faire, ça va être de se réunir, de réunir la communauté\u2019.Et j\u2019ai dit que la communauté, ce n\u2019est pas 300 ou 400 personnes, mais bien des milliers de personnes.Ils m\u2019ont tous regardée en voulant dire \u2018t\u2019es folle\u2019.» DÉFI RÉUSSI EN 10 MINUTES C\u2019est pourtant cette « folie » de l\u2019ancienne mairesse de Vanier qui aura permis de réunir 10 000 personnes au Centre municipal d\u2019Ottawa, le 22 mars 1997, dans le cadre du Grand Ralliement SOS Montfort.Tout le monde a fini par suivre Gisèle Lalonde dans son projet, que ce soit pour trouver un lieu, pour la logistique ou pour mobiliser la population.Mme Lalonde a été approchée pour prendre la tête du mouvement SOS Montfort.Elle a accepté.« Je leur ai dit que j\u2019acceptais, mais que ce sera à ma manière », souligne-t-elle.« Ça s\u2019est presque tout organisé en dix minutes, lance Mme GISÈLE LALONDE A CRU DÈS LE DÉPART QU\u2019IL ÉTAIT POSSIBLE DE RÉUNIR DES MILLIERS DE PERSONNES L\u2019idée folle devenue réalité Gisèle Lalonde dit n\u2019avoir jamais douté de la mobilisation de la population.\u2014 ARCHIVES, LE DROIT DESJARDINS, PARTENAIRE DE L\u2019HÔPITAL MONTFORT desjardins.com Desjardins est fier de contribuer depuis plusieurs années à l\u2019Hôpital Montfort et, par le fait même, à l\u2019accessibilité des soins en français.En 2016, 75 000 $ ont été remis à la campagne de financement Pour toi, mon cœur de la Fondation de l\u2019Hôpital Montfort pour aider à acquérir un tomodensitomètre à module cardiaque spécialisé.LONGUE VIE À L\u2019HÔPITAL MONTFORT! 20 ANS DE SOLIDARITÉ ET D\u2019INNOVATION, ÇA SE FÊTE! SOLIDAIRE AVEC LES FRANCOS DEPUIS 1979 SPECTACLES ACTIVITÉS RÉCRÉATIVES CENTRE SÉRAPHIN- MARION D\u2019ORLÉANS ÉVÉNEMENT JEUNESSE SIXUNTROIS ÉCOLE DE MUSIQUE OBJECTIF CINÉMA GALERIE D\u2019ART EUGÈNE-RACETTE SERVICES À L\u2019ENFANCE ET À LA JEUNESSE TEXTE PUBLICITAIRE 7 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Derrière bien des discours prononcés par Gisèle Lalonde dans le cadre de la lutte pour la sauvegarde de l\u2019Hôpital Montfort se cachait la plume de son neveu, Michel Gratton.Celle qui a présidé le mouvement SOS Montfort se souvient de son défunt neveu comme d\u2019un « gars super doué, qui comprenait tout immédiatement ».L\u2019ancien journaliste du Droit a su trouver « les mots justes » pour que Gisèle Lalonde puisse les livrer sur toutes les tribunes.« Il pouvait composer comme les meilleurs auteurs, souligne Mme Lalonde.Il pouvait composer tout un texte en moins de 30 minutes, et il était aimé de tous les journalistes.[\u2026] Il a joué tout un rôle pour Montfort.» L\u2019ancien président-directeur général de l\u2019Hôpital Montfort, Gérald Savoie, abonde dans le même sens.« Michel ne sera jamais assez reconnu pour son génie et pour tout ce qu\u2019il a fait, dit-il.Au niveau des communications, de la stratégie et des relations avec les médias, il était hors pair.Et le livre qu\u2019il a écrit sur la lutte de cinq ans, Montfort - La lutte d\u2019un peuple, devrait être une lecture obligatoire dans tous les cours de communications et de sciences politiques.C\u2019est un chef-d\u2019œuvre.» L\u2019apport d\u2019une plume hors pair Michel Gratton \u2014 ARCHIVES LEDROIT Lalonde.Réussir à réunir 10 000 personnes, on n\u2019avait jamais vu ça dans la communauté francophone.Pour moi, ça signifiait que l\u2019hôpital valait beaucoup aux yeux de chacun.» C\u2019est lors d\u2019une autre réunion que le fameux slogan « Montfort, fermé, jamais ! » a été trouvé.« Personne ne sait qui l\u2019a sorti.Il y en a qui m\u2019ont dit que c\u2019était moi, mais je pense que non.» Chose certaine, c\u2019est Gisèle Lalonde qui l\u2019a popularisé.ÉLOGES Celui qui dirigeait l\u2019Hôpital Montfort à l\u2019époque, Gérald Savoie, ne tarit d\u2019ailleurs pas d\u2019éloges à l\u2019endroit de Gisèle Lalonde.« On ne pourra jamais la remercier assez pour tout ce qu\u2019elle a fait pour l\u2019Hôpital Montfort, dit-il.Michel (Gratton) écrivait ses discours et lui remettait à peine cinq minutes avant les conférences de presse, et elle devait tout comprendre.Elle devait être prête à toutes les questions imaginables des journalistes.Elle a travaillé de 12 à 16 heures par jour pendant toutes ces années.C\u2019est incroyable ce qu\u2019elle et Michel ont accompli ensemble.[.] C\u2019est une femme honnête, intègre, et sa cause était juste.» Tout au long de la campagne SOS Montfort, Gisèle Lalonde n\u2019a jamais douté de la mobilisation de la population.Un premier rassemblement organisé à Embrun ayant réuni 700 personnes avait d\u2019ailleurs donné le ton pour que la confiance s\u2019installe en vue de Grand Ralliement du 22 mars, se souvient Mme Lalonde, qui multipliait les entrevues sur toutes les tribunes, tant localement qu\u2019à l\u2019échelle nationale.«?Pour moi, ça signifiait que l\u2019hôpital valait beaucoup aux yeux de chacun.?» \u2014 Gisèle Lalonde Gisèle Lalonde se rappelle d\u2019une image de 22 mars 1997 montrant le Centre municipal « plein, plein, plein ».« Et moi, j\u2019étais en avant, en arrière d\u2019un petit micro.Je me voyais bien petite, mais rendue là, j\u2019étais aussi importante que tout le monde.» Elle a quitté le site remplie d\u2019espoir.« Après ça, c\u2019était comme si ce n\u2019était pas fini, mais que ça commençait.On venait d\u2019avoir la preuve que ça marchait, que les gens m\u2019appuyaient.» Et l\u2019histoire leur aura donné raison. 8 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MONTFORT 1997 - 2017 DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com Me Ronald Caza est surtout connu comme l\u2019avocat franco-ontarien qui a défendu avec brio l\u2019Hôpital Montfort devant les tribunaux.Sa victoire devant la Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario a mis fin à cinq ans de lutte de la communauté franco-ontarienne.Les Francos avaient enfin gagné, leur institution était sauvée.Ce qui est moins connu, c\u2019est que Me Caza a aussi agi comme président du comité formé pour organiser le Grand Ralliement SOS Montfort du 22 mars 1997.Et 20 ans plus tard, il se souvient de ce moment où il a hérité de ce titre et de cette tâche colossale.« Le lendemain matin de l\u2019annonce de la fermeture de l\u2019Hôpital Montfort, raconte-t-il, les chefs de file de la communauté franco-onta- rienne se sont tous réunis à Montfort.J\u2019y étais parce que je siégeais sur le conseil d\u2019administration de l\u2019Hôpital.Durant la réunion, Gisèle Lalonde a dit qu\u2019il fallait organiser un événement majeur.\u2018 Il faut que ce soit gros, a-t-elle dit.Et on doit remplir l\u2019endroit\u2019.Puis elle a proposé que ce rassemblement se tienne au Centre Corel (aujourd\u2019hui nommé le Centre Canadian Tire).Mais il aurait fallu 20 000 personnes pour remplir ce stade.Alors j\u2019ai plutôt appelé au Centre municipal d\u2019Ottawa (parc Lansdowne).Et ce stade était disponible le 22 mars.Je l\u2019ai réservé sur-le-champ.Un comité a immédiatement été mis sur pied pour organiser cet événement, et j\u2019ai été nommé président de ce comité.» L\u2019un des objectifs de ce Grand Ralliement était, selon Me Caza, de communiquer un message au premier ministre de l\u2019Ontario, Mike Harris.Un message que l\u2019Hôpital Mont- fort était une institution importante pour tous les Franco-Ontariens, et que ceux-ci allaient lutter bec et ongles pour le conserver.« Et la meilleure façon de passer ce message à Mike Harris, d\u2019affirmer Me Caza, c\u2019était d\u2019organiser un événement où la communauté elle-même viendrait pour exprimer pourquoi son hôpital était important pour tous les francophones en province.Et Mike Harris ne pouvait ignorer un rassemblement de 10 000 personnes.« Mais c\u2019était un couteau à double tranchant, laisse-t-il tomber.Si l\u2019événement était un succès, l\u2019impact allait être extraordinaire.Par contre, si cet événement n\u2019était pas un succès, c\u2019était la fin.Montfort, l\u2019une des institutions majeures de la communauté franco- ontarienne, allait fermer.Le coup aurait été terrible.Et l\u2019assimilation aurait ensuite fait des ravages.Les gens se seraient dit : \u2018 pourquoi continuer à faire des efforts pour préserver notre langue et notre culture si on peut fermer l\u2019une de nos institutions juste comme ça, juste pour rien ?\u2019 On connaît la suite\u2026 L\u2019événement a été un succès sans précédent.Et comme dit Me  Caza : « Le Grand Ralliement a été le vent qui a poussé le voilier Montfort à bon port.» Et ce ralliement historique a de plus donné « une crédibilité indéfectible à la communauté franco-ontarienne», croit l\u2019avocat.« Il nous a donné une crédibilité auprès des médias et auprès de Mike Harris.» \u2014 Me Ronald Caza «Et il a surtout donné une crédibilité à notre position et au bien-fondé de notre argument juridique.Parce que lorsqu\u2019on disait que cette institution est essentielle à la survie de la communauté franco-ontarienne, on revenait sur ce rassemblement de 10 000 personnes.« Enfin, de conclure Me Caza, la raison pour laquelle le Grand Ralliement SOS Montfort a été un tremblement de terre, c\u2019est parce qu\u2019il a envoyé un message clair à tout le monde, surtout aux jeunes.On a démontré que ça vaut la peine de continuer à faire des efforts pour préserver sa langue et sa culture.Dix-mille personnes se sont rassemblées pour le démontrer et pour le prouver.Du jamais vu. » «?Le vent qui a poussé le voilier Montfort à bon port?» Me Ronald Caza \u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT BRAVO ET MERCI S.O.S.MONTFORT! Organisme fièrement francophone au service de la population franco-ontarienne depuis plus de 53 ans ! Nous offrons le traitement des toxicomanies et des troubles concomitants Nous offrons des services aux gens de tout âge et à la grandeur de la province.242, rue Cantin I Ottawa I Ontario I K1L 6T2 www.maisonfraternite.ca RBC est fière de célébrer le 20e SOS de la Fondation de l\u2019Hôpital Montfort.MC À RBC®, la santé de nos collectivités est une priorité.C\u2019est pourquoi nous soutenons les organismes communautaires, hôpitaux, centres de recherche et associations dont l\u2019action est tournée vers l\u2019avenir.Ensemble, nous façonnons un monde meilleur, où chacun s\u2019épanouit pleinement.Nous sommes ?ers d\u2019appuyer la Fondation de l\u2019Hôpital Montfort.Toutes les collectivités ont un moment qui compte pour elles.Ensemble, réalisons-les.® / MC Marque(s) de commerce de la Banque Royale du Canada.VPS98112 90781B (04/2015) TEXTE PUBLICITAIRE 9 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com Si l\u2019Hôpital Montfort est toujours vivant - et plus vivant que jamais - c\u2019est grâce notamment à Gérald Savoie.Ce Franco-Ontarien d\u2019adoption a été directeur général de Montfort de 1986 à 1997, et président-directeur général de 1997 à 2009, au plus fort de la crise qui a secoué cette institution.Et selon lui, l\u2019Hôpital Montfort ne serait qu\u2019un souvenir dans la tête et le cœur des Franco- Ontariens si le Grand Ralliement du 22 mars 1997 s\u2019était avéré un échec.Vingt ans plus tard, il ne garde que de merveilleux souvenirs de cette période.Aujourd\u2019hui retraité, Gérald Savoie profite de la vie et parcourt le monde.Et c\u2019est de la Tasmanie, en Australie, qu\u2019il a joint Le Droit pour partager ses souvenirs.« Lorsque l\u2019annonce de la Commission est tombée (la fermeture de Montfort) en février 1997, se souvient-il, j\u2019ai dit dès le départ que c\u2019était à la communauté de se lever debout et de défendre son hôpital.De tenir le Grand Ralliement était une bonne idée, mais c\u2019était aussi une manœuvre casse-cou.Soit qu\u2019on gagnait.Soit qu\u2019on perdait.Est-ce qu\u2019il y aurait un éveil de la communauté franco-ontarienne ?Est-ce que les francophones et francophiles seraient de la partie ?On connaît aujourd\u2019hui la réponse.Mais si on n\u2019avait pas réussi cette étape-là (le Grand Ralliement), jamais de la vie on n\u2019aurait le Montfort d\u2019aujourd\u2019hui.«La réussite du Grand Ralliement SOS Montfort a été majeure, poursuit-il.La Commission de restructuration et certains joueurs en coulisses étaient contre nous.Ils espéraient garder l\u2019affaire Montfort comme un enjeu local, peut-être régional, mais pas plus.Mais le Grand Ralliement est venu modifier tout ça et a fait de cet enjeu un enjeu national et, éventuellement, constitutionnel.C\u2019était inimaginable à l\u2019époque.«Michel Gratton qualifiait la Commission de restructuration de rouleau compresseur.Et aucun autre hôpital en Ontario n\u2019a pu se tenir debout devant ce rouleau compresseur.Tout le monde a été écrasé.Ils ont tout fermé.Mais la Commission a frappé un mur à Montfort.Un mur qui est aujourd\u2019hui plus solide que jamais.Et je suis fier des Franco-Ontariens qui se tiennent debout aujourd\u2019hui.Et fier de voir que les principes Montfort découlant du jugement Montfort sont utilisés dans toutes les cours au pays.Les Franco-Ontariens ont aujourd\u2019hui des droits constitutionnels et ont droit à toutes les institutions dont ils ont besoin pour s\u2019épanouir», d\u2019ajouter M. Savoie.Un autre danger guettait Montfort en février 1997, celui du départ en masse de ses employés.Ceux-ci auraient eu une raison valable de quitter pour un autre établissement de santé et d\u2019abandonner le navire avant qu\u2019il ne coule.Mais encore une fois, le Grand Ralliement a tout changé, croit Gérald Savoie.«Tout le monde (les autres hôpitaux de la région) essayait de nous enlever notre personnel, se rappelle l\u2019ancien président- directeur général.Et si les médecins et les infirmières quittaient, Montfort fermait par implosion.Il fallait de plus garder la mire sur le patient, sur la qualité des soins et sur la performance.Si on ne réussissait pas à faire ça, le gouvernement aurait pu nous attaquer.Il fallait donc convaincre les employés qu\u2019ils avaient leur place à Montfort.» LE «NOUVEAU MONTFORT» Gérald Savoie se dit très fier de voir ce que l\u2019Hôpital Montfort est devenu au cours des 20 dernières années.Et il lève son chapeau à son successeur, le Dr Bernard Leduc, le président-directeur général depuis 2009.«Je lui ai donné toute la place pour qu\u2019il (Dr Leduc) puisse créer sa propre équipe et pour qu\u2019il puisse amener Montfort au prochain niveau, dit-il.Que Montfort devienne un centre hospitalier universitaire avec son institut de recherche et tout le reste, c\u2019est grâce au Dr Leduc qui a pu concrétiser le tout avec la province.Et il l\u2019a fait avec brio.Le volume d\u2019activités, le volume d\u2019enseignement.tout est en train de croître à Montfort.Dr Leduc a réussi un tour de force.Et aujourd\u2019hui, lorsque je croise des médecins et des employés de Mont- fort, ils se disent fiers de travailler à cet hôpital et fiers de ce qu\u2019il est devenu.» Une opération casse-cou Gérald Savoie été directeur général de Montfort de 1986 à 1997, et pdg de 1997 à 2009.\u2014 ARCHIVES, LE DROIT Montfort Renaissance, fier partenaire de l\u2019Hôpital Montfort Montfort Renaissance est un organisme communautaire francophone, sans but lucratif, qui offre aux personnes vulnérables de l\u2019Est de l\u2019Ontario des services intégrés de santé mentale, de toxicomanie et d\u2019hébergement, certains dans les deux langues officielles, et ce, en collaboration avec divers partenaires.Depuis sa création en 2002, Montfort Renaissance a l\u2019intérêt de la communauté francophone à cœur et travaille en partenariat avec les principaux acteurs francophones et anglophones de sa communauté, notamment l\u2019hôpital Montfort.Le but collectif est de continuer à offrir, améliorer et diversifier l\u2019offre de ses services pour l\u2019ensemble de la communauté francophone de la région de Champlain.Montfort Renaissance a notamment obtenu en février 2016 sa désignation à titre d\u2019organisme offrant des services en français par l\u2019Office des affaires francophones (OAF) et reconnaît l\u2019importance des organismes et des communautés de langue officielle vivant en situation minoritaire.Les services offerts par Montfort Renaissance comprennent : ToxicoManie : SanTé MenTale : logeMenT : \u2022 Services bilingues \u2022 Services d\u2019accès et d\u2019aiguillage en toxicomanie d\u2019Ottawa (SAATO) \u2022 Gestion du sevrage résidentiel \u2022 Gestion du sevrage communautaire \u2022 Gestion du sevrage \u2013 programme de jour \u2022 Programme de stabilisation résidentiel pour femmes \u2022 Gestion de cas (soutien communautaire) \u2022 Soutien judiciaire / déjudiciarisation \u2022 Logements sociaux avec soutien \u2022 Ateliers de l\u2019Élan \u2022 Résidence Montfort Renaissance \u2022 Soutien au logement \u2022 Terrasses Montfort Renaissance Montfort Renaissance a obtenu en 2016 un agrément de base par Agrément Canada.Pour plus de renseignements au sujet de Montfort Renaissance et de nos services, visitez notre site Web www.montfortrenaissance.ca Montfort Renaissance est toujours à la recherche d\u2019employés, de stagiaires et de bénévoles francophones.Pour de plus amples renseignements au sujet de nos offres d\u2019emploi, visitez la section Ressources Humaines de notre site Web. 10 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MONTFORT 1997 - 2017 DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com L\u2019avocat franco-ontarien qui a défendu l\u2019Hôpital Montfort jusqu\u2019en Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario, Me Ronald Caza, affirme que l\u2019un des objectifs principaux du Grand Ralliement SOS Montfort du 22 mars 1997 était de transmettre un message clair au premier ministre de l\u2019Ontario de l\u2019époque, Mike Harris.Un message sans équivoque que la communauté franco-ontarienne allait se battre contre cette injustice qu\u2019était la fermeture proposée de l\u2019une de ses institutions phares.L\u2019ancien premier ministre conservateur a-t- il capté ce message, il y a 20 ans ?Difficile de le savoir puisque, fidèle à ses habitudes des deux dernières décennies, Mike Harris n\u2019a pas donné suite aux demandes d\u2019entrevue du quotidien Le Droit.Tony Clement a cependant accepté de s\u2019entretenir avec Le Droit.Aujourd\u2019hui député conservateur à la Chambre des communes, à Ottawa, M. Clement a été ministre de la Santé de l\u2019Ontario de 2001 à 2003.Et c\u2019est lui qui, le 1er février 2002, s\u2019est bravement rendu à l\u2019Hôpital Montfort pour déclarer ce qui suit : « Je viens annoncer, au nom du procureur général de l\u2019Ontario, que le gouvernement n\u2019interjettera pas appel devant la Cour suprême du Canada.L\u2019Hôpital Montfort continuera à fournir des services complets à la population en plus d\u2019offrir une formation clinique aux étudiants en médecine de langue française et aux autres professionnels de la santé, et à offrir des services en français à la collectivité.Le temps est venu de tourner la page.» Tony Clement se souvient très bien de cette journée mémorable pour la communauté franco-ontarienne.Cette journée où le gouvernement Harris a enfin lancé la serviette.Mais le ministre de la Santé de l\u2019époque était-il légèrement appréhensif en mettant les pieds à Montfort, ce matin-là de février 2002 ?« Non, pas du tout, de répondre M. Clement.J\u2019allais annoncer une très bonne nouvelle.Et elle a été très bien reçue.Beaucoup plus que je me l\u2019étais imaginé.Les gens étaient à la fois soulagés et exaltés.C\u2019était un moment vraiment émouvant.Et j\u2019ai eu l\u2019impression qu\u2019on venait de me consacrer ami de Montfort pour la vie, dit-il en rigolant.\u2014 Selon vous, est-ce que la Commission de restructuration des soins de santé de l\u2019Ontario a commis une erreur, en février 1997, en proposant la fermeture de Montfort ?« Oui.La Commission a donné, à l\u2019occasion, de mauvaises directives.Et dans le cas de Montfort, ce n\u2019était pas juste une question de soins de santé.Les francophones doivent pouvoir obtenir des soins dans leur langue.Mais ça n\u2019a pas été pris en considération par ces experts de la Commission.Et je crois qu\u2019une leçon a été apprise dans tout ça.Tu ne peux pas dire \u2018les experts ont décidé\u2019 et t\u2019attendre à ce que tout le monde soit d\u2019accord avec la décision de ces soi-disant experts.Ç\u2019a été prouvé maintes fois qu\u2019une telle façon de procéder ne fonctionne pas.» \u2014 Donc la lutte de la communauté franco- ontarienne était légitime ?« Absolument ! » \u2014 Vous souvenez-vous du Grand Ralliement SOS Montfort du 22 mars 1997 ?« Oui, je m\u2019en souviens.J\u2019étais simple député à l\u2019époque, je n\u2019étais pas encore ministre.Mais je me souviens que c\u2019était une grosse histoire.Ce ralliement a démontré à quel point les Franco-Ontariens tenaient à l\u2019Hôpital Montfort et à l\u2019importance de l\u2019accessibilité à des soins de santé dans leur langue.» «?Aujourd\u2019hui, Montfort est une institution remarquable.Et son leadership est exemplaire.?» \u2014 Tony Clement L\u2019histoire dira que Tony Clement a menacé de quitter le cabinet du premier ministre Mike Harris et le Parti conservateur de l\u2019Ontario et de siéger à titre de député indépendant si le gouvernement provincial décidait, en début 2002, de porter la cause Montfort en Cour suprême du Canada.TONY CLEMENT L\u2019ami de Montfort Le ministre Tony Clement a déclaré que son gouvernement avait jugé qu\u2019il n\u2019y avait pas de signification constitutionnelle plus large rattachée à la cause de Montfort et qu\u2019il ne demanderait pas d\u2019être entendu par la Cour suprême du Canada.\u2014 PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT 2589, boul.St-Joseph Ottawa (Orléans), Ontario K1C 1G4 613 837-1010 poste 224 800 379-6668 613 835-2984 phil@dustevans.com www.dustevans.com Philippe A.Grandmaitre TEXTE PUBLICITAIRE 11 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com Si une chose a surpris un peu tout le monde lors du Grand Ralliement SOS Montfort du 22 mars 1997, c\u2019est la présence de nombreux adolescents.Ils étaient des milliers sur le plancher du Centre municipal d\u2019Ottawa à crier et chanter leur fierté d\u2019être Franco- Ontariens, drapeaux verts et blancs brandis bien haut.Jamais la jeune génération ne s\u2019était mobilisée de la sorte pour défendre ses droits.Approximativement un millier d\u2019entre eux avaient formé une chaîne humaine autour de l\u2019Hôpital Montfort en signe de solidarité quelques jours avant le Grand Ralliement.Mais qu\u2019ils assistent en si grand nombre à un rassemblement quasi improvisé, tenu par un beau samedi ensoleillé de mars par surcroît, était du jamais vu dans l\u2019histoire de la francophonie ontarienne.« Les jeunes ont réalisé ce jour-là qu\u2019ils avaient un certain pouvoir », d\u2019affirmer Jacques Blouin, l\u2019un des joueurs-clé du mouvement SOS Montfort.« Et aujourd\u2019hui, d\u2019enchaîner le directeur général de l\u2019Assemblée de la francophonie de l\u2019Ontario, Peter Hominuk, plusieurs jeunes qui étaient présents au Grand Ralliement occupent des postes de leadership dans divers domaines.» Et d\u2019autres sont devenus journalistes\u2026 Comme Marie-Maude Denis, la journaliste et coanimatrice de l\u2019émission d\u2019affaires publiques Enquête, à la télévision de Radio- Canada.Native de Sudbury, elle a grandi à Ottawa et fait ses études secondaires à l\u2019école publique De La Salle.Elle avait 16 ans lors du Grand Ralliement de 1997.Et comme pratiquement tous ses collègues de classe, elle n\u2019allait pas rater ce rendez-vous avec l\u2019histoire.« Le 22 mars 1997 a marqué ma génération, lance-t-elle.C\u2019était probablement la première fois que les jeunes s\u2019engageaient de la sorte.On en parlait beaucoup à l\u2019école, c\u2019était une cause commune.Et ça sortait des cercles, c\u2019est-à-dire de la poignée d\u2019étudiants qui étaient dans la FESFO (Fédération de la jeunesse franco-ontarienne).« Personnellement, mon souvenir le plus fort de cette journée au parc Lansdowne, c\u2019est quand Lise Paiement a chanté Mommy, une toune incroyablement émouvante de Pauline Julien qui parle de l\u2019assimilation.Je me souviens d\u2019avoir senti au plus profond de mon être un sentiment à la fois d\u2019appartenance et d\u2019injustice.Et ce moment-là a été pour moi une prise de conscience de mon identité franco-ontarienne.C\u2019était tellement émouvant d\u2019être là.«On entendait souvent nos parents parler des luttes passées, de poursuivre la journaliste.Et ils nous répétaient que de parler français était important.Tout comme de se battre pour nos droits et d\u2019exiger des services en français.Mais ce jour-là, je pense qu\u2019on a compris l\u2019importance de ces messages qu\u2019ils nous martelaient depuis que nous étions enfants.C\u2019était tellement concret. » Marie-Maude Denis se dit aujourd\u2019hui fière Franco-Ontarienne.« Et de plus en plus », lance-t-elle.« Dans le monde actuel, dit-elle, la planète n\u2019a jamais été si petite.Donc c\u2019est d\u2019autant plus important de célébrer notre identité propre à chacun.Et quand j\u2019entends parler des succès d\u2019un autre Franco-Ontarien, je suis super fière.Comme si ça m\u2019appartenait un peu.Quand, par exemple, Claude Julien a été nommé entraîneur des Canadiens de Montréal et qu\u2019on a souligné le fait qu\u2019il était Fran- co-Ontarien, je me suis dit : « Yes sir ! C \u2019 e s t un des nôtres ».«   Je suis très f ière de voir ma communauté rayonner au Canada et dans le monde.Et ça me fait toujours de la peine quand je suis à Ottawa et que j\u2019entends des jeunes francophones se parler entre eux en anglais.Mais je me dis qu\u2019il y aura toujours des événements clés, comme le Grand Ralliement SOS Mont- fort, qui feront qu\u2019ils auront un jour une prise de conscience.Et il faudrait peut-être leur chanter Mommy plus souvent », de conclure Marie-Maude Denis.La jeunesse au combat Marie-Maude Denis \u2014 ARCHIVES, LE DROIT A R C H I V E S , L E D R O I T 613 565-2292 | www.plaideurs.ca Bravo! la boutique de litige caza saikaley sr, qui célèbre son 5e anniversaire cette année, tient à féliciter l\u2019Hôpital Montfort dans le cadre du 20e anniversaire du rassemblement pour opposer la décision du gouvernement provincial de fermer l\u2019hôpital.c\u2019est une journée MéMorable de la solidarité franco-ontarienne.nous reconnaissons tous ceux et celles qui se sont battus pour préserver notre seul hôpital francophone à l\u2019ouest du québec, ainsi que ceux et celles qui font en sorte que l\u2019hôpital demeure aujourd\u2019hui une institution par excellence pour les franco-ontarien(nes) de la province.Félicitations pour vos 20 ans! Depuis 1973, Acc-Par Systèmes Ltée.fournit des services de rénovations intérieures commerciales de qualité dans la région de la capitale nationale d\u2019Ottawa-Carleton et la région de Gatineau.\u2022 Réaménagement d\u2019intérieurs commerciaux \u2022 Plafonds acoustiques \u2022 Murs secs \u2022 Murs amovibles Albert Lefebvre - Fondateur / Louis Lefebvre - Président 1601, rue Michael, Ottawa (Ontario) K1B 3T5 Téléphone : 613 746-3813 \u2022 Télécopieur : 613 746-2512 info@accpar.com www.accpar.com 12 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MONTFORT 1997 - 2017 MONTFORT VU PAR BADO À l\u2019époque de la lutte du mouvement SOS Montfort, notre caricaturiste Bado s\u2019est largement inspiré du peintre Eugène Delacroix et de sa toile La liberté guidant le peuple pour représenter la présidente Gisèle Lalonde guidant les insurgés franco-ontariens vers le combat.Dans cette caricature, Bado exprime le désarroi d\u2019un patient franco-ontarien qui aurait aimé être soigné dans sa langue.Le «Drop Dead» fait référence à la fermeture de l\u2019Hôpital Montfort recommandée le 24 février 1997 par la Commission de restructuration des services de santé de l\u2019Ontario.À l\u2019Hôpital Montfort, la personne est au centre de nos activités et la Fondation de l\u2019Hôpital Montfort s\u2019investit totalement pour garantir la qualité, l\u2019intégrité et la rentabilité des services offerts aux patients de notre hôpital et consacre ses énergies de tout son cœur au service de la collectivité ontarienne.Forte du précieux apport de ses donateurs, elle travaille activement pour la modernisation de l\u2019équipement médical, le renforcement des infrastructures, l\u2019enrichissement des services, la satisfaction des besoins prioritaires, ou l\u2019acquittement du double mandat d\u2019enseignement et de recherche francophone de l\u2019Hôpital Montfort \u2013 le seul hôpital universitaire francophone de l\u2019Ontario.La Fondation constitue une force motrice ancrée dans la générosité des milliers de donateurs et de bénévoles de l\u2019Hôpital Montfort.La Fondation par ses campagnes de prélèvements de fonds a grandement contribué à l\u2019agrandissement de l\u2019hôpital afin de mieux servir une communauté grandissante et afin de pouvoir lui offrir davantage de services.Elle dirige actuellement une campagne de financement pour l\u2019achat d\u2019un tomoden- sitomètre à module cardiaque spécialisé qui permettra d\u2019émettre rapidement des diagnostics plus complets.Une mission qui rassemble La Fondation a également comme mission de raconter l\u2019histoire de l\u2019Hôpital Montfort, de rassembler et d\u2019inspirer notre communauté à partager notre enthousiasme pour cette merveilleuse institution et de travailler auprès d\u2019esprits philanthropiques pour les encourager à investir davantage dans l\u2019amélioration des soins de santé.C\u2019est leur altruisme et leur dévouement qui diffusent une culture philanthropique au sein de notre communauté.Outre ses campagnes de prélèvements de fonds, la Fondation, en fait, en mène beaucoup plus large que sa mission et joue un rôle important au niveau de la communauté franco-ontarienne, par son engagement et son implication ; le spectacle de la solidarité franco- ontarienne du 22 mars en est un bon exemple, car il commémore le grand rassemblement SOS Montfort du 22 mars 1997 et tout ce qui s\u2019est ensuit et c\u2019est gravé dans le cœur et l\u2019histoire de la communauté franco-ontarienne.La fondation est aussi la promotrice de la demande de reconnaissance de la chanson « Notre Place », composée par Paul Demers (paroles) et François Dubé (musique), par le gouvernement de l\u2019Ontario en tant que l\u2019hymne provincial des Franco-ontariens ; motion qui fut adoptée le 2 mars 2017.Un autre volet qui s\u2019ajoute à l\u2019histoire de la communauté franco-ontarienne.Il demeure que malgré ses succès, la Fondation se doit, en toute humilité, de remettre à César ce qui appartient à César et attribuer son succès à l\u2019apport de ses précieux collaborateurs et donateurs et la communauté qu\u2019elle sert.Ce sont toutes ces personnes de cœur qui donnent vie à la Fondation de l\u2019Hôpital Montfort.Christine Sigouin Présidente-directrice générale Fondation de l\u2019Hôpital Montfort La Fondation constitue une force motrice! TEXTE PUBLICITAIRE 13 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 MONTFORT EN PHOTOS Une manifestation de SOS Montfort lors de laquelle plusieurs personnalités sont descendues dans la rue, dont le député d\u2019Ottawa-Vanier Mauril Bélanger ainsi que la militante Gisèle Lalonde, qui était à la tête du mouvement.ETIENNE MORIN, ARCHIVES LE DROIT La première pelletée de terre officielle pour lancer les travaux d\u2019agrandissement de l\u2019Hôpital Montfort, en 2006, à la suite de l\u2019annonce du gouvernement McGuinty.PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT Les travaux de construction de la nouvelle partie de l\u2019Hôpital Montfort se sont étalés sur une période d\u2019environ trois ans.PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT De l\u2019annonce de la fermeture jusqu\u2019à la victoire, la bataille pour la sauvegarde de Montfort aura duré plus de cinq ans.MICHEL LAFLEUR, ARCHIVES LE DROIT Des milliers de personnes, dont plusieurs jeunes, se sont faites entendre haut et fort au grand rassemblement de SOS Montfort le 22 mars 1997 au Centre municipal d\u2019Ottawa.\u2014 ARCHIVES LE DROIT Le jugement historique en faveur de Montfort a été rendu en décembre 2001.Deux mois plus tard, le gouvernement ontarien annonce qu\u2019il ne contestera pas la décision de la Cour d\u2019appel devant le plus haut tribunal du pays.\u2014 ETIENNE MORIN, ARCHIVES LE DROIT L\u2019Hôpital Montfort de nos jours.L\u2019établissement célébrera son 65e anniversaire de fondation l\u2019an prochain.\u2014 ETIENNE RANGER , LE DROIT 14 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MONTFORT 1997 - 2017 DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com Michelle De Courville Nicol était présidente du conseil d\u2019administration de l\u2019Hôpital Montfort en 1997 lorsque la Commission de restructuration des soins de santé de l\u2019Ontario a annoncé la fermeture imminente de Mont- fort.Et bien qu\u2019elle devait presque obligatoirement «?travailler dans l\u2019ombre?», compte tenu du poste qu\u2019elle occupait, il n\u2019en demeure pas moins que Mme De Courville Nicol a été un pilier important dans la lutte de cinq ans du mouvement SOS Montfort.Le Droit l\u2019a rencontrée.\u2022\u2022\u2022 M i c h e l l e D e C o u r v i l l e Nicol : « Je suis discrète de nature.Je ne suis pas une personne publique.Ceci dit, j\u2019ai donné d\u2019innombrables conférences de presse durant la lutte pour sauver Mont- fort.Mais Gisèle (Lalonde, la présidente de SOS Montfort) pouvait dire des choses que je ne pouvais nécessairement dire.Elle pouvait se permettre de grandes envolées, tandis que je devais peser mes mots.Je devais un peu marcher sur une corde raide afin de ne pas frustrer qui que ce soit.Il fallait dialoguer avec la Commission et je ne pouvais pas jouer les deux rôles.Et j\u2019étais bien contente que Gisèle soit là (rires).Le Droit : Quelle a été votre réaction lorsqu\u2019on a proposé la tenue d\u2019un Grand Ralliement de la communauté franco-ontarienne ?MDCN : C\u2019était audacieux, mais j\u2019étais confiante.C\u2019était, selon moi, la meilleure façon de rallier les gens et de donner un bon coup dès le début de la lutte.C\u2019était un moyen de faire réagir la communauté en bloc afin qu\u2019elle dise elle-même au gouvernement qu\u2019elle n\u2019acceptait pas la décision de la Commission.Et le conseil d\u2019administration de l\u2019hôpital a appuyé SOS Montfort dans sa démarche, c\u2019est sûr.LD : Le Grand Ralliement SOS Montfort en un seul mot ?MDCN : Extraordiaire ! L D   : S e l o n v o u s , q u e l a été l\u2019impact de la victoire de Montfort sur la communauté franco-ontarienne ?MDCN : Aujourd\u2019hui, les gens se réfèrent à ça très souvent.On cite Montfort en exemple de ce qu\u2019on peut faire pour rallier les gens, les sensibiliser et obtenir leur aide et leur appui.Et l\u2019impact sur les jeunes, les adolescents, a été majeur.Et on voit aujourd\u2019hui que les jeunes qui étaient présents au Grand Ralliement, ainsi que ceux qui ont suivi la lutte de SOS Mont- fort, s\u2019impliquent et se battent pour, non seulement conserver ce que nous avons, mais aussi pour améliorer ce que nous avons.Et c\u2019est très encourageant.LD : Et que pensez-vous des progrès accomplis à Montfort au cours des 20 dernières années ?MDCN : Je me souviens quand nous étions devant la cour et que Ronald (Caza) plaidait notre cause.Je me disais qu\u2019une victoire serait notre tremplin pour grandir davantage.Si on gagnait cette cause, le gouvernement allait devoir nous aider à nous épanouir, comme nous avions le droit de le faire.À l\u2019époque, il y avait beaucoup de choses qu\u2019on n\u2019avait pas encore à Montfort.On venait tout juste de commencer la formation des professionnels de la santé.C\u2019était tout nouveau, et il avait fallu se battre pour l\u2019obtenir.Je dirais que toutes les choses qui sont venues après à Montfort se sont construites sur les choses qui sont venues avant.Comme, par exemple, l\u2019institut de recherche et la désignation universitaire.Ça faisait longtemps qu\u2019on en parlait et qu\u2019on voulait ça.Bien avant l\u2019annonce de la fermeture de l\u2019hôpital.Donc devant la cour, je tentais de voir l\u2019avenir à Mont- fort et où tout ça allait nous mener si on gagnait.Et quand on regarde ce que Montfort est devenu au cours des 20 dernières années, c\u2019est extrêmement encourageant.Tant pour les gens à l\u2019intérieur de l\u2019hôpital qu\u2019à l\u2019extérieur.C\u2019est une très belle histoire.» Une très belle histoire Michelle De Courville Nicol était présidente du conseil d\u2019administration de l\u2019Hôpital Montfort il y a 20 ans.\u2014 PATRICK WOODBURY, LEDROIT CHARTWELL HÉRITAGE 624, rue Wilson, Ottawa 613 741-1257 L\u2019équipe Chartwell Héritage est fière de célébrer cette journée de solidarité franco-ontarienne.Bravo Montfort! Laissez-nous faire partie de votre histoire. TEXTE PUBLICITAIRE 15 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 MONTFORT CEPEO.ON.CA 16 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MONTFORT 1997 - 2017 DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com Carol Jolin était enseignant dans une école de langue française de Barrie, au nord de Toronto, en mars 1997.Le Grand Ralliement SOS Montfort, il l\u2019a vécu « à distance », comme on dit.« Mais on en parlait beaucoup dans notre coin », se souvient-il.M. Jolin est aujourd\u2019hui président de l\u2019Assemblée de la francophonie de l\u2019Ontario (AFO), dont les bureaux sont situés à Ottawa.Peter Hominuk, lui, était à Ottawa le 22 mars 1997.Et rien n\u2019aurait pu l\u2019empêcher de participer au Grand Ralliement qui se tenait ce samedi-là au Centre municipal d\u2019Ottawa.Directeur général à l\u2019époque de l\u2019ancien organisme Direction jeunesse, M. Hominuk est aujourd\u2019hui directeur général de l\u2019AFO.Et il se souvient comme si c\u2019était hier de ce ra s s e m b l e m e n t historique.« Pour quelqu\u2019un comme moi qui ai grandi à Welland, d a n s l e s u d d e l\u2019Ontario, et d\u2019être dans un stade avec 10 000 personnes qui « capotent » et qui célèbrent avec des drapeaux franco-ontariens qui flottent partout, c\u2019était vraiment émouvant, se rappelle- t-il.Je me répétais : \u2018je fais vraiment partie de ça !\u2019.C\u2019était\u2026 c\u2019était simplement \u2018wow !\u2019 » Ces deux hommes dirigent aujourd\u2019hui l\u2019AFO.Ils sont donc des témoins privilégiés de l\u2019avancement de la communauté fran- co-ontarienne au cours des 20 dernières années.Et pour eux, ce Grand Ralliement SOS Montfort du 22 mars 1997 a eu un impact sans précédent au sein de la communauté franco-ontarienne.« Ç\u2019a été un point où une grande solidarité s\u2019est installée chez les Franco-Ontariens, affirme M. Jolin.Et pour la communauté anglophone, ç\u2019a été une sensibilisation à la communauté francophone.Ils ont réalisé que notre communauté était vibrante et prête à se rallier pour ses droits.» « Je ne suis pas sûr que le gouvernement essaierait d\u2019enlever une institution de la même façon aujourd\u2019hui », de laisser tomber M. Hominuk en souriant.« La situation s\u2019est grandement améliorée au cours des 20 dernières années, de reprendre Carol Jolin.Je me souviens que tu pouvais te faire pointer du doigt parce que tu parlais français dans certains milieux.Alors qu\u2019aujourd\u2019hui, on fait partie du décor partout.Il y a un cheminement qui s\u2019est fait.Un bon cheminement.» Les deux hommes conviennent cependant que la lutte des Franco-Ontariens se poursuit et que ce n\u2019est pas demain qu\u2019elle prendra fin.Que ce soit pour la création d\u2019une université franco-ontarienne ou le bilinguisme officiel pour la Ville d\u2019Ottawa, pour ne nommer que ces deux luttes, il faudra toujours « monter au front ».« On regarde tout ça et on voit clairement une évolution depuis la lutte SOS Montfort », de dire Peter Hominuk.« Mais ce n\u2019est pas encore parfait, de renchérir M. Jolin.On a encore du travail à faire.» L\u2019impact Montfort «?Je ne suis pas sûr que le gouvernement essaierait d\u2019enlever une institution de la même façon aujourd\u2019hui.?» \u2014 Peter Hominuk, DG de l\u2019AFO Carol Jolin et Peter Hominuk respectivement président et directeur général de l\u2019AFO sont des témoins privilégiés de l\u2019avancement de la communauté franco-ontarienne au cours des 20 dernières années.\u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT S.O.S Montfort Merci à ceux et celles qui ont su faire LA différence 20 ans plus tard, les résidences All Seniors Care tiennent à remercier l\u2019Hôpital Montfort pour les soins qu\u2019il prodigue à notre communauté.FIÈREMENT CANADIEN www.allseniorscare.com TEXTE PUBLICITAIRE 17 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com L\u2019Hôpital Montfort occupe une place bien spéciale dans le cœur de la ministre déléguée aux Affaires francophones de l\u2019Ontario, Marie-France Lalonde.Car c\u2019est là, à Montfort, qu\u2019elle a vu le jour, en 1971.Et aujourd\u2019hui, elle se réjouit de voir « son » hôpital innover, s\u2019agrandir et se classer parmi les meilleurs hôpitaux universitaires au Canada.Et selon la ministre Lalonde, le meilleur est à venir pour le seul hôpital universitaire francophone de l\u2019Ontario.« Montfort est devenu une place de choix pour nos futurs médecins, dit-elle.Je regarde tous les investissements qui ont été faits au cours des 20 dernières années, que ce soit pour la recherche, pour les infrastructures ou autre, et je vois encore de plus belles réalisations à venir à Montfort.Je veux positionner cet hôpital à travers la province pour les générations à venir.» Mme Lalonde se souvient très bien du 22 mars 1997 lorsque 10 000 Franco-Ontariens se sont rassemblés à Ottawa pour crier haut et fort : « Montfort fermé: jamais ! ».Et la ministre se promet d\u2019être de la fête le 22 mars prochain, à la Place TD à Ottawa, pour célébrer le 20e anniversaire de ce Grand Ralliement SOS Montfort.« L\u2019impact de ce Grand Ralliement et de la lutte SOS Montfort a été énorme pour la communauté franco-ontarienne, affirme-t-elle.Et depuis, les Francos sont devenus membres (observateurs) de l\u2019Organisation internationale de la francophonie, la première ministre Wynne a présenté des excuses officielles aux Franco-Ontariens pour le Règlement XVII au nom du gouvernement ontarien, un monument dédié aux francophones de l\u2019Ontario sera érigé à Queen\u2019s Park, Montfort a obtenu la désignation universitaire, on s\u2019est engagé à créer une université de langue française dans le centre-sud-ouest de la province, la chanson Notre place de Paul Demers a été reconnue comme l\u2019hymne provincial franco-ontarien, et je pourrais poursuivre.«En fait, d\u2019ajouter Mme Lalonde, le Grand Ralliement et la lutte SOS Montfort ont renforcé la place et les droits des Franco-Onta- riens partout en province.» BERNARD GRANDMAÎTRE Marie-France Lalonde a succédé à Madeleine Meileur à titre de ministre déléguée aux Affaires francophones de l\u2019Ontario.Et avant ces deux dames, ce poste était comblé chez les libéraux provinciaux par celui qu\u2019on appelle «le Père de la Loi 8 sur les services en français», Bernard Grandmaître.Celui-ci était évidemment présent au Grand Ralliement SOS Montfort du 22 mars 1997.«Ce ralliement était la meilleure façon de démontrer au gouvernement Harris que les Franco-Ontariens étaient solidaires.Et solidaires jusqu\u2019au bout.Et je n\u2019oublierai jamais l\u2019entrée en scène en fauteuil roulant de (feu) Jean-Robert Gauthier (l\u2019ancien sénateur et député fédéral d\u2019Ottawa-Vanier).Jean- Robert était trop malade pour prendre la parole, mais il tenait à être parmi les siens.Par solidarité, justement.C\u2019était tellement courageux de sa part.» Le Droit a posé la même question à M.  Grandmaître que celle posée à Mme Lalonde : «quel a été, selon vous, l\u2019impact de la lutte SOS Montfort pour la communauté franco-ontarienne ?» «Elle nous a rendus beaucoup plus forts, a-t-il répondu.Et quand tu parles de Mont- fort aujourd\u2019hui, où que tu sois en province, Montfort est connu comme l\u2019hôpital des francophones.Et Montfort est connu comme une victoire.Notre victoire.» JACQUES BLOUIN Jacques Blouin a été un joueur-clé au sein du mouvement SOS Montfort.Si, par exemple, 3000 personnes de l\u2019Est ontarien ont assisté au Grand Ralliement de mars 1997, c\u2019est beaucoup grâce à lui, à son dévouement et à son travail acharné dans cette juste cause.Ce Franco-Ontarien de Limoges y a consacré cinq années de sa vie, prêt à tout pour sauver l\u2019Hôpital Montfort d\u2019une fermeture annoncée.«Je pense que la communauté s\u2019est aperçue pour la première fois de la force qu\u2019elle avait, dit-il.Les jeunes ont aussi réalisé qu\u2019ils avaient un certain pouvoir ce jour- là.Et depuis, le gouvernement prend en compte les Franco-Ontariens.Les élus ont réalisé qu\u2019ils ne peuvent plus nous ignorer.Que nous sommes forts, unis et solidaires.» 20 ans de progrès La ministre déléguée aux Affaires francophones de l\u2019Ontario, Marie-France Lalonde, a vu le jour à l\u2019Hôpital Montfort, en 1971.\u2014 PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT Le Bureau des affaires francophones de la Faculté de médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa est fier de contribuer depuis les 20 dernières années à l\u2019essor de l\u2019Hôpital Montfort, établissement d\u2019enseignement universitaire de première importance dans la formation en français de la relève médicale.Depuis sa création en 1995, le Bureau des affaires francophones est le principal agent de développement de programmes de formation offerts en français à la Faculté de médecine, y compris le programme de premier cycle, le programme postdoctoral et la formation médicale continue.Lemandat du Bureau s\u2019étend aussi à d\u2019autres dossiers : \u2022 Recrutement d\u2019étudiants \u2022 Développement de lieux de stages cliniques \u2022 Recrutement de professeurs francophones \u2022 Développement professionnel continu \u2022 Formation pédagogique \u2022 Création de matériel éducatif en français \u2022 Création d\u2019échanges et de collaboration à l\u2019échelle nationale et internationale N\u2019hésitez pas à nous contacter pour en apprendre plus au sujet des possibilités qui s\u2019offrent à vous au sein du volet francophone de la Faculté de médecine ! med.Ottawa.ca/affaires-francophones Faculté de médecine BAF BUREAU DES AFFAIRES FRANCOPHONES FORMATION MÉDICALE CONTINUE Médecins et professionnels de la santé ÉDUCATIONMÉDICALE Étudiants Résidents MINIÉCOLE DE MÉDECINE Membres de la communauté COOPÉRATION EN FRANCOPHONIE Partenaires en offre active en français Population francophone COOPÉRATION INTERNATIONALE Étudiants Résidents Médecins ACTIVITÉS DE RECRUTEMENT Étudiants Professeurs Précepteurs CAPSAF Professeurs Tuteurs Précepteurs Chercheurs pédagogiques Université d\u2019Ottawa | University of Ottawa Faculté de médecine Bureau des affaires francophones Faculty of Medicine Office of Francophone Affairs 18 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MONTFORT 1997 - 2017 E n rétrospective, s\u2019il y a une chose que je ne regretterai jamais, c\u2019est d\u2019avoir engagé sans compromis le quotidien Le Droit dans la lutte pour la survie de l\u2019Hôpital Montfort.Cette décision se justifiait par quatre raisons majeures: les origines de notre journal, le rôle indispensable de nos institutions dans la vitalité de nos communautés, l\u2019impossibilité de revenir en arrière une fois Montfort fermé et les luttes épuisantes pour obtenir notre juste part dans la société actuelle.C\u2019est pourquoi Le Droit était sur la scène lors de l\u2019historique manifestation du 22 mars 1997 comme témoin, comme révélateur et comme acteur de cette lutte.Lorsque fut annoncée la fermeture de l\u2019Hôpital Montfort en ce fatidique 24 février 1997, nous ne nous sommes pas posé longtemps la question à savoir si notre journal monterait au front.Il en allait de soi parce que Le Droit était né d\u2019une lutte pour contrer le Règlement XVII interdisant l\u2019enseignement du français après les deux premières années du primaire.Il cessera d\u2019être appliqué en 1927 et sera éliminé en 1944.La lutte pour la survie de l\u2019Hôpital Montfort s\u2019enracinait donc dans le terreau fertile de nos origines.C\u2019était un même combat qui demandait de la patience, de la persévérance, de l\u2019engagement et une capacité d\u2019indignation hors du commun.Le Droit incarnait ces valeurs pour la simple et évidente raison qu\u2019il en partageait l\u2019esprit et la nature depuis ses tout débuts.Si notre journal s\u2019est impliqué avec un tel acharnement et un tel engagement, c\u2019est aussi parce que la communauté franco-on- tarienne n\u2019avait pas, et n\u2019a toujours pas, les moyens de perdre ses institutions ou de les voir s\u2019affaiblir.Elles sont autant de points d\u2019ancrage ou de fondations qui donnent à nos collectivités leur vitalité, comme autant de majorités qui se fondent sur la gouvernance et l\u2019autonomie.Un conseil scolaire, un hôpital, un collège, un journal forment l\u2019épine dorsale d\u2019une communauté forte.Nous n\u2019avions donc pas les moyens de perdre l\u2019une de ces institutions-phares, et qui plus est, dans le secteur de la santé.Si nous avions perdu Montfort sans levée de boucliers, quelle aurait été la prochaine cible d\u2019un gouvernement qui avait érigé en dogme la rigueur budgétaire aveugle, sans tenir compte des «autres» facteurs qui font une communauté forte.L\u2019autre raison qui incitait Le Droit à monter au front relevait presque de l\u2019évidence.Comment aurions- nous pu reconstruire Montfort sur les ruines de l\u2019hôpital qu\u2019on s\u2019apprêtait à fermer?Mont- fort, une fois fermé, c\u2019était pour Notre capacité d\u2019indignation PIERRE BERGERON Collaboration spéciale L\u2019autre raison qui incitait Le Droit à monter au front relevait presque de l\u2019évidence.Comment aurions-nous pu reconstruire Montfort sur les ruines de l\u2019hôpital qu\u2019on s\u2019apprêtait à fermer?Montfort, une fois fermé, c\u2019était pour toujours! Il n\u2019y avait plus de «revenez-y».On ne pourrait plus rebâtir, revenir en arrière.L\u2019engagement du Droit s\u2019appuyait donc sur ce constat inéluctable.Félicitations à Montfort pour 20 ans de services depuis le lancement de SOS Montfort.www.richelieufondateur.org \u2022 info@richelieufondateur.org «Ensemble dans l\u2019amitié au service de la francophonie» Regroupement des clubs Richelieu de l\u2019Est ontarien et de l\u2019Ouest québécois. TEXTE PUBLICITAIRE 19 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 toujours! Il n\u2019y avait plus de «revenez-y».On ne pourrait plus rebâtir, revenir en arrière.L\u2019engagement du Droit s\u2019appuyait donc sur ce constat inéluctable.Facile de démolir.Difficile de reconstruire.Il suffit de faire un saut dans le présent, en 2017, pour réaliser ce qu\u2019il faut d\u2019engagement, d\u2019acharnement et de volonté politique pour arracher des parcelles d\u2019évidence comme la désignation officielle d\u2019Ottawa comme capitale bilingue d\u2019un Canada bilingue.Ou bien de voir un jour la création d\u2019une véritable université franco-ontarienne.Être si près et si loin.Car il faut toujours poser la question.Si, aujourd\u2019hui comme il y a vingt ans, le gouvernement annonçait la fermeture de Montfort, aurions-nous la force, les ressources, la capacité d\u2019indignation et l\u2019impétuosité pour mener une telle bataille avec les résultats que l\u2019on sait?À cette époque pas si lointaine, les réseaux sociaux n\u2019existaient pas.Leur extraordinaire faculté d\u2019ameuter et de stimuler les forces vives aurait sans doute donné à SOS Montfort un élan différent.Des milliers de tweets, de textos et de likes auraient-ils provoqué le même sentiment d\u2019urgence, la même indignation, la même ferveur qu\u2019en 1997?Auraient-ils pu rassembler 10 000 personnes à la Place TD?Autres temps, autres moyens! Face à l\u2019outrance, nous avions une obligation de résultat.Nous avons utilisé les moyens à notre disposition tout comme nos ancêtres l\u2019avaient fait en 1913 pour lutter contre les forces du rapetissement en se dotant d\u2019un moyen à la grandeur de leur indignation, un journal, notre journal.S\u2019il y a une constante de 1913 à 1997 à 2017, ce sont les personnes, ceux et celles qui se sont donné les moyens de lutter, d\u2019indigner, de rassembler, de haranguer et de stimuler en donnant un visage à SOS Mont- fort.Ils s\u2019appellent Lalonde, de Courville Nicol, Gratton, Savoie et tous les d\u2019autres.D\u2019y avoir été associé sera toujours une source d\u2019immense fierté et de reconnaissance pour le quotidien Le Droit et tous ses artisans.Pierre Bergeron était président-éditeur du quotidien Le Droit lors de la bataille pour la survie de l\u2019Hôpital Montfort.À son avis, le seul quotidien francophone de la capitale ne pouvait pas rester les bras croisés.\u2014 ARCHIVES, LE DROIT Célébrons la sauvegarde de Montfort, 20 ans après le grand rassemblement du 22 mars 1997! Célébrons l\u2019excellence des services à l\u2019Hôpital Montfort! Célébrons 20 ans de solidarité et de fierté franco-ontarienne! Bob Chiarelli Ottawa-Ouest \u2013 Nepean 613-721-8075 Grank Crack Glengarry-Prescott-Russell 613-446-4010 John Fraser Ottawa-Sud 613-736-9573 Yasir Naqvi Ottawa-Centre 613-722-6414 Marie-France Lalonde Ottawa-Orléans 613-834-8679 Nathalie Des Rosiers Ottawa-Vanier 613-744-4484 20 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MON FORT 1997 - 2017 DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com Le cœur n\u2019était pas à la fête à l\u2019Hôpital Montfort lorsque le Dr Bernard Leduc s\u2019est joint à l\u2019équipe de médecins de cette institution franco-ontarienne.Celui-ci est arrivé en 1999 alors que la décision de porter la cause devant les tribunaux venait d\u2019être prise.Montfort allait-il fermer ou être réduit à une « grosse clinique », comme l\u2019exigeait la Commission de restructuration des soins de santé de l\u2019Ontario, voire le gouvernement conservateur de l\u2019époque ?Les juges allaient éventuellement décider.Et bien malin qui aurait pu deviner le résultat de cette démarche.« C\u2019est clair que je prenais un risque en venant à Montfort, affirme Dr Leduc.Mais j\u2019avais espoir que le droit des minorités linguistiques allait être respecté et pris en considération.Je m\u2019imaginais difficilement qu\u2019on puisse fermer l\u2019Hôpital Montfort.» Dr Leduc a vu juste.Et son parcours au sein de l\u2019Hôpital Montfort est exceptionnel.Nommé méde- cin-chef de l\u2019hôpital en 2004, il a occupé ce poste jusqu\u2019en 2009, jusqu\u2019à ce qu\u2019il succède à Gérald Savoie au poste de président-directeur général de l\u2019institution du chemin de Montréal, à Ottawa.Montfort a beaucoup innové sous sa gouverne.Tellement que les plus vieux ne s\u2019y reconnaissent plus lorsqu\u2019ils franchissent les portes de l\u2019accueil principal.La superficie de l\u2019hôpital a doublé.Son personnel a triplé.Et Montfort a tout récemment été classé parmi le top 40 des hôpitaux universitaires au pays, une désignation d\u2019hôpital universitaire que cet hôpital a obtenue il y a à peine quatre ans.« Mais Montfort a toujours joué un rôle universitaire, affirme Dr Leduc.Quand on a fouillé dans nos archives pour préparer les célébrations du 60e anniversaire de l\u2019hôpital (en 2013), on a trouvé une lettre de la congrégation des Filles de la Sagesse (les fondatrices de l\u2019Hôpital Montfort) - une lettre écrite en 1963 - qui faisait la demande officielle au gouvernement de l\u2019Ontario d\u2019être reconnu comme un hôpital universitaire.À l\u2019époque, les Filles de la Sagesse avaient une école des sciences infirmières.Une école qui a fermé en 1972, si ma mémoire est bonne.Et depuis 1992, on a un programme de résidence en médecine de famille.Et ceci était un élément important dans la décision de la Cour (d\u2019appel de l\u2019Ontario).Parce qu\u2019en 1995, la faculté de médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa avait décidé de mettre sur pied le bureau des affaires francophones afin de créer une formation en français en médecine.Et les premiers étudiants sont entrés (à Montfort) en septembre 1996.Il était donc clair que, pour la formation en français, c\u2019était Montfort qui était le site privilégié pour ces étudiants en médecine.On a donc eu notre première cohorte en septembre 1996.Et en février 1997, on annonçait que Montfort allait fermer.Mais é v i d e m m e n t , on n\u2019avait pas pris en considération le rôle de l\u2019enseignement de l\u2019hôpital.» E t c e r ô l e d\u2019enseignement se poursuit et prend de l\u2019ampleur depuis.Ce qui est tout à l\u2019avantage du patient qui y reçoit des soins exemplaires, une condition à l\u2019obtention de la désignation universitaire de l\u2019hôpital.20E ANNIVERSAIRE DU GRAND RALLIEMENT La Fondation Montfort organise une grande fête, le mercredi 22 mars, pour célébrer le 20e anniversaire du Grand Ralliement SOS Montfort du 22 mars 1997.« Ce rassemblement se voudra un remerciement à la communauté », de dire Dr Leduc.Mais il se voudra aussi une célébration de ce que Montfort est devenu depuis cette journée historique de 1997.« La lutte de SOS Montfort nous définit et elle est un élément excessivement important de notre histoire qu\u2019il faut célébrer, de dire le président-directeur général.Mais aujourd\u2019hui, il faut que nous soyons à la hauteur des attentes de la communauté.«Je ne veux pas que Montfort soit connu comme l\u2019hôpital qui a presque fermé et qui a été sauvé par la communauté, laisse-t-il tomber.Je veux que l\u2019hôpital soit reconnu pour ses soins exemplaires et pour la qualité de ses services.Donc le 22 mars, il faudra célébrer non pas un hôpital qui a presque fermé, mais célébrer ce qui a été un mouvement de solidarité exceptionnel, et ce que ce mouvement nous a permis de devenir.«Mais je me demande parfois où nous serions aujourd\u2019hui si la Commission de restructuration des soins de santé avait décidé de ne pas fermer Montfort, d\u2019ajouter Dr Leduc.Nous aurions probablement progressé beaucoup plus lentement.L\u2019annonce de la fermeture, il y a 20 ans, a été pénible.Et merci à la communauté d\u2019avoir lutté.Et aujourd\u2019hui, à cause de cet événement-là et grâce à la solidarité de la communauté, nous en sortons grandis.» Grandis, mais pas statiques, précisera le Dr Leduc.« Nous avons notre plan stratégique qui est ambitieux en termes de vouloir innover sur le genre de services que nous donnerons, dit-il.Et puisque nous sommes déjà en 2017, il faut déjà commencer à planifier Montfort pour 2025-2040.Et c\u2019est qu\u2019on entreprendra cette année.» Comme quoi le meilleur est à venir à l\u2019Hôpital Montfort.DR BERNARD LEDUC, PDG DE L\u2019HÔPITAL MONTFORT Le meilleur est à venir «?Je ne veux pas que Montfort soit connu comme l\u2019hôpital qui a presque fermé et qui a été sauvé par la communauté.Je veux que l\u2019hôpital soit reconnu pour ses soins exemplaires et pour la qualité de ses services.?» \u2014 Dr Bernard Leduc TEXTE PUBLICITAIRE 21 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com Vous ne savez trop où vous diriger une fois les portes de l\u2019Hôpital Montfort franchies ?Pas grave.Ils seront là pour vous guider.Vous avez oublié de « prendre un numéro » au centre de triage ?C\u2019est correct.Ils vous le rappelleront.Comme ils seront là pour vous servir à la boutique de souvenirs et de journaux.Parce qu\u2019ils sont là pour vous.Un peu partout dans l\u2019hôpital.Pour vous et votre famille.Les bénévoles de l\u2019Hôpital Montfort forment une véritable armée.Une armée de 300 femmes et hommes qui, sept jours par semaine, voient aux moindres besoins des visiteurs et des patients.Une armée de bienfaisance, quoi.Et les bénévoles ont vite répondu « présents ! » en 1997 lorsque le mouvement SOS Montfort a pris naissance.L\u2019armée allait se dresser devant l\u2019injustice et personne n\u2019allait fermer son hôpital.« Ils étaient tellement nombreux, se souvient Me Ronald Caza.Et ces bénévoles qui se sont joints à SOS Montfort étaient prêts à tout pour sauver l\u2019hôpital.Lorsqu\u2019on a commencé à organiser le Grand Ralliement SOS Montfort, les bénévoles se sont divisé le bottin téléphonique, parce que le bottin existait encore à l\u2019époque.C\u2019était bien avant l\u2019arrivée des réseaux sociaux.Les bénévoles de Montfort se sont donc divisé les pages du bottin afin d\u2019appeler et d\u2019inviter tous les francophones de la région à cet événement.Tous les francophones, sans exception ! Ce qu\u2019ils ont fait est incroyable quand on y pense aujourd\u2019hui.» « Nos bénévoles sont une richesse pour l\u2019hôpital, affirme le président-directeur général de Montfort, le Dr Bernad Leduc.C\u2019est difficile d\u2019imaginer Montfort sans l\u2019engagement et le dévouement de ces hommes et femmes.Ils sont aussi passionnés et préoccupés pour le bien-être du patient et de sa famille que tous les intervenants de Montfort.«Nos bénévoles font partie de l\u2019âme de Montfort.Ils ajoutent une couche de chaleur humaine inestimable», d\u2019ajouter Dr Leduc.L\u2019armée Montfort Les bénévoles de l\u2019Hôpital Montfort : Yvon Bizier, Liliane Cousineau, Georges Saab, Sylvie Alie et Martine Richer \u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT «?Nos bénévoles sont une richesse pour l\u2019hôpital.C\u2019est difficile d\u2019imaginer Montfort sans l\u2019engagement et le dévouement de ces hommes et femmes.?» \u2014 Dr Bernard Leduc, PDG de l\u2019Hôpital Montfort « La persévérance occupe une place prépondérante en éducation.Depuis déjà 20 ans, le CECCE appuie la communauté francophone et croit en un monde où les possibilités sont infinies.La bienveillance, la vitalité et le succès de nos écoles sont le reflet d\u2019une communauté vibrante et engagée dans sa francophonie ontarienne.Lorsqu\u2019on croit que tout est possible, rien ne peut nous arrêter! Bon 20ème ! » JOHANNE LACOMBE PRÉSIDENTE DU CECCE ecolecatholique.ca #solidaritéfranco 22 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MON FORT 1997 - 2017 L\u2019Institut de recherche en quelques mots L\u2019institut de recherche de l\u2019Hôpital Mont- fort (IRHM) a été inauguré au printemps 2012.Affilié à l\u2019Université d\u2019Ottawa, cet institut est un établissement francophone de recherche interdisciplinaire en santé.Sa mission vise à améliorer le bien-être et la santé des populations en portant une attention particulière aux communautés francophones vivant en milieu minoritaire.La vision de l\u2019IRHM est d\u2019être la référence nationale en recherche sur l\u2019organisation des services, la prévention, le dépistage et le traitement de comorbidités physiques et mentales en utilisant la recherche collaborative.Et son rôle est de générer de nouvelles connaissances, des outils de dépistages et de développer de nouvelles interventions pour la prévention et le traitement des maladies qui serviront à tous les acteurs du domaine de la santé.L\u2019IRHM est le premier du genre à fonctionner en français en Ontario.DENIS GRATTON, LEDROIT E T I E N N E R A N G E R , A R C H I V E S L E D R O I T DENIS GRATTON dgratton@ledroit.com «?Bienvenue à l\u2019Hôpital Montfort.L\u2019hôpital universitaire francophone de l\u2019Ontario?.» C\u2019est le message d\u2019accueil qu\u2019on peut entendre lorsqu\u2019on appelle à Montfort.Et on peut présumer que ce message a été enregistré en 2013, l\u2019année où cette institution franco-ontarienne a obtenu la désignation universitaire.C\u2019est un beau mot  : universitaire.Un grand mot.C\u2019est même prestigieux.Surtout lorsqu\u2019on est le seul établissement de santé de langue française en Ontario à le détenir.Mais que veulent dire ces mots \u2014 « hôpital universitaire » \u2014 pour les usagers de Montfort ?Qu\u2019en retirent les patients ?Le Dr André Bilodeau, vice-président aux affaires universitaires de l\u2019Hôpital Montfort depuis 2007, explique.Et pour ce faire, il nous ramène à 2002, dans les semaines et les mois qui ont suivi la victoire définitive du mouvement SOS Montfort et de la communauté franco-ontarienne.Un moment où, pour l\u2019Hôpital Montfort, tous les rêves étaient à nouveau permis.« Après cette victoire, de raconter Dr Bilodeau, Peter Walker (doyen de la faculté de médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa à l\u2019époque) nous a dit : \u2018si vous voulez vraiment vous développer, il faut que vous commenciez à faire les fonctions d\u2019un hôpital universitaire.Vous devriez avoir une structure dans l\u2019hôpital qui s\u2019occupera de vous faire cheminer vers les attributs d\u2019un hôpital universitaire.\u2019 TROIS FONDEMENTS La Direction des affaires universitaires de l\u2019Hôpital Montfort a donc été créée dès 2002.D\u2019abord dirigée par le Dr John Joanisse, qui était médecin en chef de Montfort à l\u2019époque, cette entité a ensuite été confiée, en 2007, au Dr Bilodeau.« Montfort était déjà un hôpital d\u2019enseignement, de dire ce dernier.Comme la grande majorité des hôpitaux au Canada le sont.Mais en Ontario, un hôpital devient un hôpital universitaire lorsqu\u2019il y a un programme de recherches, lorsqu\u2019il y a des activités de recherches substantielles, et lorsqu\u2019on y installe des résidences du Collège royal des médecins en chirurgie.Alors on a mis en place les trois fondements de l\u2019hôpital universitaire.«Le premier, qui est la base de tout le reste, c\u2019est l\u2019offre de soins exemplaires, d\u2019expliquer Dr Bilo- deau.Des soins que les autres viennent prendre en exemples.Ils viennent voir ce que vous faites pour vous copier.Et on devient exemplaire lorsqu\u2019on présente de nouvelles façons de faire les choses, de nouvelles techniques et de nouveaux modes de soins.Bref, il faut être pionnier.«Le deuxième, c\u2019est lorsque les soins exemplaires deviennent la base de l\u2019enseignement clinique.C\u2019est-à-dire la possibilité de faire des stages en médecine ou dans d\u2019autres professions de la santé en utilisant ces soins exemplaires pour apprendre ce qui se fait de mieux dans le domaine.Et troisièmement, la couche de recherches vient compléter le tout.» Dr André Bilodeau a veillé à la création à Montfort du premier institut de recherche en français en Ontario dans le domaine de la santé.Cet institut a permis de doubler l\u2019offre de stages - en français - pour les futurs p r o f e s s i o n - nels de la santé, médecins, infirmières, thérapeutes, etc.«Depuis 2007, de reprendre Dr Bilodeau, nous sommes passés de 11 000 à 26 000 jours étudiants.On a 26 000 jours de présence étudiante par année.Et ce, c\u2019est en excluant la médecine.Parce que nous avons un autre bloc de 22 000 jours étudiants en médecine.» L\u2019Hôpital Montfort a donc reçu la désignation «universitaire» en 2013.Aujourd\u2019hui, à peine quatre ans plus tard, il se hisse au palmarès du top 40 des hôpitaux universitaires au pays.Une progression phénoménale, diront les observateurs.DES BÉNÉFICES Mais revenons à «la question qui tue», comme dirait l\u2019autre.Quels avantages le patient de Mont- fort retire-t-il du fait que «son» hôpital porte maintenant le titre «universitaire» ?«Le patient gagne, de répondre Dr Bilodeau, parce que nous offrons des soins exemplaires.Et pour livrer des soins exemplaires, il faut aller chercher la meilleure qualité au monde.De plus, l\u2019enseignement fait en sorte que nous avons constamment des gens en place, des apprenants qui arrivent de l\u2019université et qui sont pleins de nouvelles connaissances transmises, qui stimulent nos médecins et nos professionnels, et qui donnent des services aux patients.Ceci augmente ainsi la présence médicale auprès des patients.«Et en ce qui a trait à la recherche, les soins de l\u2019avenir sont en train d\u2019être définis chez nous.Donc toute nouvelle approche sera diffusée dans notre hôpital, pour nos patients, avant d\u2019être diffusée ailleurs», de préciser le médecin.Sur une note personnelle, n\u2019allez pas croire que le Dr Bilodeau, qui est originaire de Québec, ne connaît rien de l\u2019histoire de l\u2019hôpital franco-ontarien parce qu\u2019il est arrivé à Ottawa cinq ans après la lutte épique de SOS Montfort.«Dès mon arrivée en octobre 2007, dit- il, j\u2019ai lu le livre de Michel Gratton (Montfort - La lutte d\u2019un peuple).Et Gérald Savoie (l\u2019ancien président- directeur général de Montfort) me disait souvent que je connaissais probablement mieux l\u2019histoire de Montfort que beaucoup d\u2019autres nés ici», conclut-il en riant.Montfort, l\u2019hôpital universitaire Le directeur de l\u2019Institut du savoir Montfort, Dr André Bilodeau.\u2014 MARTIN ROY, LEDROIT Connaissez-vous une entreprise qui réinvestit de ses pro?ts dans l\u2019éducation en langue française?C\u2019est ce que fait la Librairie du Centre.Faire affaire avec nous, c\u2019est bien déPENSER! 100 % Librairie d u Une propriété du librairieducentre.com TEXTE PUBLICITAIRE 23 leDroit MERCREDI 22 MARS 2017 MONTFORT 1997 - 2017 24 FÉVRIER 1997 \u2014 La Commission de restructuration des services de santé de l\u2019Ontario recommande la fermeture de l\u2019Hôpital Montfort.25 FÉVRIER 1997 \u2014 Le mouvement populaire SOS Montfort prend vie.Sous le leadership de Gisèle Lalonde, ce groupe s\u2019engage à sauver l\u2019Hôpital Montfort d\u2019une fermeture annoncée.22 MARS 1997 \u2014 Plus de 10?000 personnes se donnent rendez-vous au Grand Ralliement SOS Montfort, à Ottawa.Une journée historique pour la communauté franco-ontarienne.13 AOÛT 1997 \u2014 La Commission annonce que l\u2019Hôpital Montfort restera ouvert et gardera sa propre administration.Mais les services qui y seront offerts seront si réduits que la présidente de SOS.Montfort, Gisèle Lalonde, qualifie ce futur Montfort  de «?coquille vide?».27 AU 30 JUILLET 1998 \u2014 Confrontés à une impasse dans les négociations avec la Commission, les membres du conseil d\u2019administration de l\u2019Hôpital Montfort votent en faveur d\u2019un recours aux tribunaux.14 AU 18 JUIN 1999 \u2014 La cause de Montfort est défendue par un avocat franco-ontarien, Me Ronald Caza, face à trois juges de la Cour divisionnaire de l\u2019Ontario\u2026 et une salle d\u2019audience bondée.29 NOVEMBRE 1999 \u2014 La Cour divisionnaire de l\u2019Ontario se prononce en faveur de Mont- fort et conteste les directives de la Commission.Le jugement ordonne que l\u2019hôpital reste ouvert.17 JANVIER 2000 \u2014 La Commission porte le jugement de la Cour divisionnaire en appel.7 DÉCEMBRE 2001 \u2014 La Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario rend une décision unanime et sans équivoque en faveur de l\u2019Hôpital Montfort.SOS Montfort : 2.Commission : 0.8 FÉVRIER 2002 \u2014 Le ministre de la Santé de l\u2019Ontario, Tony Clement, se rend à l\u2019Hôpital Montfort et déclare : «?Je viens annoncer, au nom du Procureur général de l\u2019Ontario, que le gouvernement n\u2019interjettera pas appel devant la Cour suprême du Canada?».La lutte est terminée.Les Franco-Ontariens ont gagné.Montfort est sauvé.ET DEPUIS\u2026 12 MAI 2003 \u2014 Montfort signe un partenariat avec les Forces armées canadiennes afin de devenir leur centre hospitalier dans la région de la capitale nationale.2004 \u2014La Fondation Montfort lance une campagne de financement pour l\u2019agrandissement de Montfort.4 JANVIER 2010 \u2014 Dr Bernard Leduc, méde- cin-chef sortant, est nommé président-directeur général de Montfort après le départ à la retraite de Gérald Savoie.11 JUIN 2010 \u2014 Inauguration officielle du «?Nouveau Montfort?».23 SEPTEMBRE 2011 \u2014 L\u2019hôpital et La Cité signent une première entente d\u2019affiliation globale.4 OCTOBRE 2011 \u2014 Inauguration du nouveau programme de soins palliatifs.30 MARS 2012 \u2014 Inauguration officielle de la nouvelle clinique de l\u2019Équipe de santé familiale académique Montfort.1ER JUIN 2012 \u2014 La Direction des services cliniques inaugure les Services de santé cardio- vasculaires et pulmonaires à l\u2019hôpital.6 MARS 2013 \u2014 Premier patient bénéficiaire du nouveau service d\u2019hémofiltration aux soins intensifs.19 JUIN 2013 \u2014 Le gouvernement de l\u2019Ontario désigne l\u2019établissement comme centre hospitalier universitaire de groupe A.L\u2019Hôpital Montfort est le seul hôpital en Ontario qui offre une formation complète, en français.11 AVRIL 2014 \u2014 Les bénévoles de l\u2019Hôpital Montfort remettent un chèque de 1,2 million de dollars à l\u2019hôpital pour une salle de chirurgie à invasion minimale.10 SEPTEMBRE 2014 \u2014 Montfort obtient le niveau le plus élevé de reconnaissance au pays, un «?agrément avec mention d\u2019honneur?» décerné par Agrément Canada.5 FÉVRIER 2015 \u2014 Montfort figure parmi les 50 meilleurs employeurs de la région de la capitale nationale.28 OCTOBRE 2015 \u2014 L\u2019Hôpital Montfort entre au palmarès des 40 hôpitaux de recherche au Canada.2015 \u2014 L\u2019Institut du savoir Montfort est créé.2016 \u2014 La Fondation lance la campagne «?Pour toi, mon cœur »  en vue de l\u2019achat d\u2019un tomodensitomètre à module cardiaque.14 JUILLET 2016 \u2014 Le gouvernement de l\u2019Ontario investit 5 millions $ dans le projet de Carrefour Santé d\u2019Orléans, un centre qui regroupera une gamme de soins spécialisés et communautaires, mené par Montfort.22 MARS 2017 \u2014 20e anniversaire du Grand Ralliement S.O.S.Montfort.Montfort, de 1997 à aujourd\u2019hui Président et éditeur?: Pierre-Paul Noreau Rédacteur en chef?: Jean Gagnon Journalistes?: Denis Gratton Justine Mercier Collaborateur?: Pierre Bergeron Photographes?: Étienne Ranger Martin Roy Patrick Woodbury Sources photographiques?: Archives Le Droit Hôpital Montfort Graphiste?: Mathieu Boudreault Pupitreurs?: Daniel LeBlanc Étienne Morin 24 TEXTE PUBLICITAIRE MERCREDI 22 MARS 2017 leDroit MON FORT 1997 - 2017 BEECHWOOD Services funéraires, cimetière et crémation Funeral, Cemetery and Cremation Services Pour obtenir des renseignements sans obligation 613-741-9530 www.beechwoodottawa.ca 280, avenue Beechwood, Ottawa Ouvert tous les jours au public.Au service de tous les groupes culturels, ethniques et confessionnels.Les brochures pour une visite libre sont disponibles à la réception.Propriété de la Fondation du cimetière Beechwood et administré par La Société du cimetière Beechwood Célébrations Commémorations Réceptions avec traiteur Funérailles Crémations Enterrements Depuis plus d\u2019un siècle, Beechwood est au service de toutes les cultures et de toutes les confessions avec bienveillance et compassion.C\u2019est le dernier lieu de repos pour plus 75 000 Canadiens de toutes les couches de la société.Parmi les personnes inhumées à Beechwood, mentionnons des membres de nos Forces canadiennes, des anciens combattants, des victimes de guerre, des membres et des anciens de la GRC, des gouverneurs généraux, des premiers ministres, des récipiendaires de la Croix de Victoria, mais la plupart sont nos proches, les membres de nos familles et nos êtres chers.Beechwood est fier d\u2019être le Cimetiere National du Canada, le siège du Cimetière militaire national, du Cimetière commémoratif national de la GRC et du Cimetière commémoratif du Service de police d\u2019Ottawa.Joignez-vous a nous pour une réflexion privée, pour admirer nos jardins botaniques, incluant notre exposition printanière annuelle de 35 000 tulipes et pour participer aux visites historiques.Si vous n\u2019avez pas fait d\u2019arrangements, veuillez saisir cette occasion pour vous renseigner sur les avantages de formuler clairement tous vos souhaits à l\u2019avance et sur l\u2019éventail complet des services que peut fournir Beechwood pour vous aider.EECHWOOD, toujours ensemble dans notre communauté B CIMETIÈRE MILITAIRE NATIONAL CIMETIÈRE COMMÉMORATIF NATIONAL DE LA GRC CIMETIÈRE NATIONAL DU CANADA CIMETIÈRE COMMÉMORATIF DU SERVICE DE POLICE D\u2019OTTAWA (SPO) B EECHWOOD EST UN ENDROIT SPÉCIAL ET UNIQUE DANS NOTRE VILLE."]
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