La tribune, 14 octobre 2017, Arts magazine
[" laTribune SAMEDI 14 OCTOBRE 2017 W1 magazine LIVRES LA QUÊTE DE RÉPONSES DE PATRICIA GODBOUT W8 et W9 EN CUISINE ABRA.KOMBUCHA! W24 et W25 \u2014 PHOTO LA PRESSE, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE LA FAIM DU MONDE W4 À W6 LES AFFAMÉS samedi 14 octobre 2017 laTribune W2 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?Folk-PoP À peu près Pomme Polydor neuve musique ?1/2 PoP FRANCo French Touch Carla Bruni Barclay ?RoCk ANglo As You Were liam GallaGher WarnEr ?1/2 RoCk FRANCo Bonsoir Shérif Keith Kouna duPrincE Ludovick Bourgeois, ludovick Bourgeois Signé Plamondon, brigitte boisjoli C\u2019est si bon, volume 2, artistes variés Le temps des seigneurs, dan bigras et artistes variés Politesses, Félix dyotte Les couleurs de mon cœur, Johanne Lefebvre Queens of the Breakers, barr brothers Beautiful Trauma, P!nk Colors, beck Late Show, the beaches One Upon a Hell of a Time, matt mays Carry Fire, robert Plant Lotta Sea Lice, courtney barnett et Kurt vile Live at the Hollywood Bowl, Jeff beck There Is No Love in Fluorescent Light, stars Add Violence (microalbum), nine inch nails Masseduction, st.vincent The Saga Continues, Wu-tang Barbara, alexandre tharaud J.S.Bach, oeuvres célèbres, alexander sevastian ludovick Bourgeois \u2014 Photo archives La Presse, marco camPanoZZi Palmarès des ventes \u203a FrancoPhonE 1 Un hymne à l\u2019amour, marie-Élaine thibert 2 Désherbage, tire le coyote 3 Welcome bonheur, Kaïn 4 Mon livre vert, Guylaine tremblay 5 Gombo, Zachary richard 6 Dysphorie, roxane bruneau 7 Rites de passage, Émile bilodeau 8 Chromatique, clément Jacques 9 Full Face, dany Placard 10 Agnus dei, mario Pelchat et les Prêtres \u203a non FrancoPhonE 1 Now, Shania Twain 2 Cageless, hedley 3 Gabrielle Shonk, Gabrielle shonk 4 Younger Now, miley cyrus 5 Sax dans la cité, richard beaudet 6 Live at Pompeii, david Gilmour 7 Tell Me You Love Me, demi Lovato 8 Divide, ed sheeran 9 Concrete & Gold, Foo Fighters 10 Main Girl (microalbum), charlotte cardin Shania twain \u2014 Photo archives the associated Press HoRs du temPs La vingtaine tout juste entamée, la Française Pomme débarque en force avec À peu près, un premier album complet tout en dualités, qui oscille constamment entre le mélancolique et le pimpant.De sa plume, Claire Pommet (de son vrai nom) signe des chansons qui logent davantage à la première enseigne.Elle y chante l\u2019amour, le désir, les ruptures ou la mort (en pouvoir d\u2019évocation, La lavande se démarque nettement).Dans des arrangements soignés, d\u2019autres auteurs-compositeurs lui prêtent mots et notes pour creuser le même sillon un peu hors du temps, dans lequel la chanteuse navigue avec aisance d\u2019une voix souple et magnétique (Adieu mon homme, un au revoir presque incantatoire ou Ceux qui rêvent, envoûtante incursion dans l\u2019insomnie).Quand vient le temps d\u2019exprimer son côté givré, Pomme pare ses chansons d\u2019une bonne dose de vitamines, notamment le temps de rendre un mignon hommage à la Jolene de Dolly Parton, devenue Pauline dans ce titre qui reprend le thème sans être une adaptation.GEnE- vièvE Bouchard, lE SolEil CARlA, elle l\u2019A, lA touCHe Le premier mérite (et non des moindres) que l\u2019on reconnaîtra à French Touch, c\u2019est sa capacité à faire fredonner immanquablement ses reprises.Miss you, Perfect Day, Moon River.ce bouquet d\u2019airs épanouis signés Depeche Mode, The Clash, Abba ou encore AC/DC vaut feu d\u2019artifice.D\u2019une voix évanescente ou ténue jusqu\u2019au murmure, Carla Bruni drape ces compositions d\u2019une langueur rêveuse et d\u2019une légèreté vagabonde.Exercice surprenant et amplement réussi dans le cas d\u2019un standard hard rock radoucit d\u2019un traitement jazz (Highway to Hell).Willie Nelson, en personne, vient prêter main-forte sur Crazy pour un joli duo ombré d\u2019harmonica.La collaboration artistique de la vedette des studios David Foster, arrangeur-producteur de Barbra Streisand et de Whitney Houston entre autres, insuffle une élégance à fleur de peau à ces onze reprises.Couvrant quatre décennies de grands succès glanés en vrac, French Touch propose une échappée belle d\u2019un minimalisme envoûtant.Maud cucchi, lE droiT l\u2019Album qu\u2019oN N\u2019AtteNdAit Plus Au lendemain de l\u2019implosion d\u2019Oasis, Liam Gallagher n\u2019avait guère impressionné avec la formation Beady Eye.Sans l\u2019aide du frérot Noel à l\u2019écriture, parti connaître le succès avec ses High Flying Birds, son groupe souffrait d\u2019un sérieux manque d\u2019inspiration.Avec As You Were, le chanteur se lance finalement en solo et, flanqué de compétents collaborateurs à l\u2019écriture et à la réalisation, dont Greg Kurstin (Adele, Foo Fighters), il signe une série de compositions à la mesure de son talent.Ces pièces témoignent des influences rock classique de Gallagher en évitant les excès de nostalgie.Elles bénéficient de mélodies accrocheuses et d\u2019arrangement pertinents.Gallagher va jusqu\u2019à mettre de l\u2019avant un côté plus fragile, livrant des excuses à ceux qu\u2019il a pu blesser (excellente For What It\u2019s Worth), sans se départir bien sûr de cette attitude frondeuse qui le caractérise.Un très bon album, donc, qui rappelle que derrière les querelles et les déclarations à l\u2019emporte-pièce trop souvent associées à son nom se cache un solide interprète, qui a bien mûri.nicolaS houlE, lE SolEil kouNA moNtRe les deNts Dans la dernière année, le chanteur Keith Kouna a renoué avec ses Goules après un long hiatus.Et il semble que l\u2019absurde et décapante formation punk rock a déteint plus que jamais sur la production en solo de l\u2019auteur-compositeur-interprète de Québec.Sur son son, du moins.Avec Bonsoir Shérif, Kouna prend la parole de manière plus directe que jamais, catapultant avec une énergie abrasive un bouquet de chansons trempées dans un air du temps qui n\u2019est pas très jojo.À la fois dure, imagée et mélodique, la plume du musicien n\u2019épargne pas grand-monde sur cette galette qui résonne sur fond d\u2019attentats, de montée de l\u2019extrême droite, de guerres de religion, de migrants qui ne sont pas toujours accueillis à bras ouverts (percutante et impitoyable Madame) et d\u2019une apathie citoyenne.Outre deux titres plus impressionnistes, Keith Kouna mord dans une série de chansons qui frappent fort, souvent construites sur des énumérations, faites sur mesure pour la scène.GEnEvièvE Bouchard, lE SolEil laTribune samedi 14 octobre 2017 W3 livres Steve Bergeron steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Muséologue et historien de formation, Hervé Gagnon avait toujours situé ses intrigues dans le passé.Même lorsque son éditrice lui avait suggéré de délaisser le suspense historique et fantastique (Le talisman de Nergal, Damné, Malefica) pour le roman policier, il avait tenu mordicus à ce qu\u2019aucune action ne se déroule après 1900.Ainsi est née, en 2014, la série des Joseph Laflamme, dont les enquêtes se passaient dans le Montréal de la décennie 1890.Cinq tomes sont déjà parus chez Libre Expression.Mais comme il ne faut jamais dire jamais et que l\u2019auteur est lui- même très soucieux de ne pas se complaire dans ses pantoufles, voici que paraît Chemin de croix, première aventure du détective Patrick Kelly, toujours à Montréal, mais\u2026 en 2016.« Le jour où j\u2019ai annoncé à mon éditrice que j\u2019étais mûr pour un changement, elle m\u2019a répondu qu\u2019elle voulait justement m\u2019en parler.J\u2019aime aller voir ailleurs, me mettre en danger et trouver un nouveau terrain de jeu.Ça me tuerait qu\u2019on me dise que mes livres sont tous pareils.» « Situer l\u2019action en 2016 m\u2019a débarrassé d\u2019une grande partie des contraintes imposées par la recherche historique », poursuit celui qui vérifiait toujours le moindre détail.« Même si je savais que la majorité de mes lecteurs n\u2019y verraient que du feu, ça m\u2019aurait trop heurté si un amateur d\u2019histoire m\u2019avait dit que mon personnage utilisait un pistolet qui, dans la réalité, n\u2019était arrivé sur le marché que deux ans plus tard.» crucifix outragé Mais on ne pourra jamais complètement soustraire l\u2019historien de l\u2019écrivain chez Hervé Gagnon.La mission de Patrick Kelly, celle de retrouver un crucifix qui aurait servi à un invoquer Satan dans la Nouvelle-France du XVIIIe siècle, s\u2019appuie sur un fait réel.« J\u2019étais déjà au courant de l\u2019histoire du crucifix outragé de 1742.L\u2019évêque de l\u2019époque avait ordonné une procession expiatoire dans les rues de Montréal, parce qu\u2019un cordonnier avait payé un soldat pour invoquer le diable, dans l\u2019espoir de retrouver l\u2019argent qu\u2019on lui avait volé.Évidemment, ça n\u2019a pas marché.L\u2019imbécile s\u2019est alors plaint aux autorités d\u2019avoir été arnaqué.Le soldat a été condamné aux galères, banni à vie de la Nouvelle-France.Quant au cordonnier, il s\u2019en est sorti en faisant amende honorable.La rumeur veut qu\u2019une fois par année, ses descendants se rendent chez les Augustines de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, où se trouve toujours le crucifix, pour demander pardon.Autrement, il faut une permission du Vatican pour sortir le crucifix de sa monstrance.» P a t r i c k K e l l y d e v r a d o n c retrouver cet objet diabolisé à la demande d\u2019une jeune religieuse, Claire Black.Le détective privé sans ambition, habitué d\u2019espionner les maris infidèles et les mauvais payeurs, finira cette fois par rencontrer des satanistes qui entraînent des adolescentes dans des rites noirs.Pendant ce temps, des corps écorchés sont retrouvés dans les églises de la ville et la police ne sait plus où donner de la tête.google et leS conSpirationniSteS Co m m e d\u2019 habitud e, Her vé Gagnon prend les faits comme point d\u2019appui, mais se sert ensuite de tout ce qui n\u2019est pas dit pour inventer le reste.Il s\u2019inspire beaucoup des sites conspirationnistes, lesquels pullulent sur la toile.« Et je ne sais pas comment ils font, mais ce sont toujours eux qui sortent en premier quand je fais une recherche avec Google.» Une partie de l\u2019énergie consacrée précédemment à la fidélité historique, l\u2019écrivain l\u2019a cette fois investie dans la construction de ses personnages\u2026 en y mettant beaucoup du sien.« L\u2019élément historique dans mes romans m\u2019a toujours permis de me cacher un peu.Il y avait quelque chose de rassurant dans ça.Mais là, j\u2019étais complètement exposé.Et comme on écrit à partir de ce qu\u2019on est et de ce qu\u2019on sait.Donc, si tu te demandes pourquoi Patrick Kelly aime le vieux blues, le scotch et maltraite un peu sa guitare quand il en a le temps, je peux te montrer mon bar, ma discothèque, et viens chez nous, j\u2019ai cinq guitares, on peut jouer toute la soirée.» Hervé Gagnon a poussé l\u2019exercice jusqu\u2019à publier à la fin du livre une liste de lecture (play- list) des blues préférés de Patrick Kelly, liste également accessible sur YouTube.« C\u2019est l\u2019idée de mon éditrice.On est même en train de créer des pastilles de goût qui associent chaque chanson à un scotch ou un whisky.J\u2019aurai des sous-verres avec ça pour les salons du livre.» Se mythifier 101 Le prolifique auteur espère que les aventures de Patrick Kelly auront une suite.Sinon, il a d\u2019autres cartes dans sa manche.Un sixième tome des enquêtes de Joseph Laflamme, Adolphus, doit paraître en 2018.Et Hervé Gagnon révèle ce que plusieurs amateurs réclamaient depuis dix ans : il est en train d\u2019écrire un roman dérivé de Damné, qui se passera 700 ans plus tard, dans la France de 1939.Cette série fantastico-médiévale a remporté un grand succès en Europe, plus qu\u2019ici même, par rapport aux Joseph Laflamme.« Je me rends compte que mes lecteurs français attendent autre chose de moi que mes lecteurs québécois », constate-t-il.Pourtant, la boucle de cette histoire était fermée, les quatre tomes réglant le sort de Gondemar de Rossal et du secret qu\u2019il devait protéger de la destruction souhaitée par le pape.Mais ses admirateurs demandaient sans cesse à l\u2019auteur d\u2019Ayer\u2019s Cliff de récidiver.Hervé Gagnon a eu le déclic grâce à Wilbur Smith.« Mon roman préféré de lui, c\u2019est Le dieu fleuve (River God), qui se déroule en Égypte ancienne.Il a ensuite écrit Le septième papyrus, dans lequel des archéologues découvraient ce qui s\u2019était passé dans le roman précédent.J\u2019ai trouvé qu\u2019il avait eu un front de bœuf de se mythifier lui-même, mais c\u2019était astucieux et audacieux! » Hervé GaGnon Se libérer (en partie) de l\u2019histoire \u2014 Photo michel Paquet Vous voulez y aller?Hervé Gagnon samedi 14 octobre salon du livre de l\u2019estrie Table ronde Ancrer son polar dans le passé scène desjardins, 10 h 30 Avec Marie-Ève Bourassa et Mylène Gilbert-Dumas Séances de dédicaces de 11 h 30 à 13 h de 14 h 30 à 16 h HERVÉ GAGNON Chemin de croix susPeNse Policier libre expression 376 pages SAMEDI 14 OCTOBRE 2017 laTribune W4 ARTS MAGAZINE SHERBROOKE \u2014 Les affamés, nouvelle production de Robin Aubert, se décline en multiteintes.Tournée à la façon d\u2019un film d\u2019auteur, elle s\u2019enracine dans le cinéma de genre en jouant avec les codes de l\u2019horreur.Mais elle est aussi traversée d\u2019un humour noir qui produit son effet, en plus d\u2019être portée par des images indéniablement poétiques.L\u2019œuvre finale est joliment inclassable.Ce n\u2019est pas si étonnant qu\u2019avant même de prendre l\u2019affiche ici (le 20 octobre), elle ait ravi le TIFF (Festival international du film de Toronto), qui lui a décerné le prix du Meilleur film canadien.« Je trouve que le résultat est vraiment à l\u2019image de Robin Aubert.Il est comme ça dans la vie : baveux, drôle, touchant, philosophe, tout ça à la fois », résume Marc-André Grondin, qui personnifie Bonin, l\u2019un des rares survivants d\u2019un village où l\u2019horreur a frappé.Dans le bucolique rang 8, la zom- bification des habitants sème la terreur.Avec une poignée d\u2019autres citoyens en fuite, Bonin tente de rester en vie en avançant dans l\u2019épaisse forêt environnante.Les lieux, ici, constituent presque un personnage à part entière.La beauté de la nature tranche avec la sanguinolente réalité.« Pendant tout le tournage, on était vraiment dans la bulle de Robin, à Ham-Nord, son coin à lui.On a filmé derrière sa grange, là où il a écrit le scénario.Les figurants qui jouent des zombies étaient des voisins du coin.Les chevaux qu\u2019on voit, ce sont les siens.Il y avait une ambiance très familiale », dit celui dont le personnage est un gars au profil bas, qui suit la parade.« D\u2019emblée, le casting installait quelque chose.Tu me propulses sur un plateau avec Monia Chokri, Micheline Lanctôt, Brigitte Poupart; la dernière chose que je veux faire, c\u2019est mon mâle alpha.Je ne peux pas jouer au coq avec des actrices de pareille envergure! » UN CAFÉ AVEC ROBIN C\u2019est la première fois que l\u2019acteur, révélé par C.R.A.Z.Y.en 2005, tournait avec Aubert.« Je l e c o n na i ssa i s c o m m e comédien et des amis communs m\u2019avaient déjà dit qu\u2019on formerait un bon match professionnel, mais je ne l\u2019avais jamais rencontré.» Ju s q u \u2019à c e q u \u2019 u n c o u r r i e l atterrisse dans sa boîte.« Il se présentait comme si j\u2019ignorais qui il était.Ça m\u2019a fait rire.Moi, j\u2019étais vendu d\u2019avance.On s\u2019est retrouvé pour jaser du projet.On a parlé de toutes sortes d\u2019autres choses.Je suis sorti de là avec l\u2019impression d\u2019avoir pris un café avec un chum.» Sur papier, le film ne lui apparaissait pas tant que ça comme une bobine suintant l\u2019hémoglobine.« Même pendant le tournage, moi, je n\u2019avais pas tant de scènes d\u2019épouvante.J\u2019ai tiré du fusil une fois, j\u2019ai couru à deux reprises.À la limite, il y avait plus de sang quand j\u2019ai tourné L\u2019imposteur et Goon.À la projection du long métrage, j\u2019ai donc été agréablement étonné.J\u2019ai vraiment l\u2019impression qu\u2019il y a eu trois films.Celui dessiné dans le scénario, celui qu\u2019on a tourné, celui qui a été monté.Je suis vraiment content du résultat final.Tous les éléments du cinéma de genre sont là, mais j\u2019ai quand même le sentiment que Robin a fait un film d\u2019auteur, en ajoutant une couleur originale.» L\u2019originalité, d\u2019ailleurs, était un essentiel moteur.« Dans le bureau de production, il y avait une affiche qui disait : \"On ne fait pas un Walking Dead.\" Il y avait une réelle volonté d\u2019amener une proposition différente.» ZOMBIES SYMPTOMATIQUES C\u2019est que les scénarios apocalyptiques ont la cote à la télé comme au cinéma et en littérature.Les zombies présents à tout crin traduisent peut-être une vision désenchantée du monde?« Je pense qu\u2019on est maintenant plus conscients de la portée qu\u2019ont n o s g e s t e s p o u r l \u2019a v e - n i r d e n o s enfants, ce qui n\u2019était p a s n é c e s - sa i re m e nt l e cas des générations précédentes.On est dans une ère de grande communication.Les drames d\u2019ailleurs résonnent j u s q u \u2019 i c i .O n e s t t e l l e m e n t connectés qu\u2019on sait dans l\u2019heure ce qui s\u2019est passé dans un village en Asie.La popularité des zombies en fiction révèle peut-être une inquiétude quant au sort du monde, elle met en évidence un souci environnemental.Elle est peut-être, parfois, une critique à propos de notre société de consommation.En fait, c\u2019est sans doute un peu de tout ça.et rien de tout ça à la fois », exprime celui qui a fait ses débuts d a n s l e m é t i e r alors qu\u2019il é t a i t tout jeune enfant.« Mon frère gos- sait mes parents pour être comédien.Moi, je voulais faire comme mon f rè re.Ça a commencé comme ça.J\u2019avais du plaisir sur l e s p l a - teaux.Je m\u2019a m u - sais vrai- m e n t .Encore MARC-ANDRÉ GRONDIN DANS LES AFFAMÉS LES JOIES DE LA MORTE CAMPAGNE \u2014 PHOTO LA PRESSE, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca \u2014 PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE laTribune samedi 14 octobre 2017 Arts MAgAzine W5 aujourd\u2019hui, je retrouve cet état-là, devant les caméras.J\u2019ai beaucoup de fun dans ce métier.» Un métier pétri d\u2019inconnu et de surprises.Sur le calendrier de Marc-André, les cases des prochains mois sont toutes blanches.On peut voir le verre à moitié plein, se dire que la page ouverte laisse place à tous les possibles.« C\u2019est une façon positive d\u2019envisager les choses.Mais le positivisme, ça ne paie pas un loyer, ça ne se sert pas dans l\u2019assiette au souper.En même temps, je sais bien qu\u2019un contrat peut arriver demain matin et durer six ans », résume celui qui a déjà remporté le César du meilleur espoir masculin, à Paris, en 2009, pour son rôle dans la comédie dramatique Le premier jour du reste de ta vie.Plus près d\u2019ici, il décrochait en mars dernier un prix Artis pour son rôle dans la populaire série L\u2019imposteur, qui prendra fin à TVA d\u2019ici quelques semaines et dans laquelle il est Philippe, un homme trouble qui mène une inquiétante double vie.« On a terminé les tournages, déjà.C\u2019était une belle aventure, je suis très fier de ce qu\u2019on a fait avec cette série-là », dit le comédien qui planche aussi sur un projet télévisuel campé dans le milieu policier.\u2014 photo fournie par Les fiLms séviLLe sherbrooke \u2014 Micheline Lanc- tôt n\u2019aime pas les bobines d\u2019horreur.elle n\u2019est pas davantage amateur de films de zombies.« J\u2019ai vu The Night of the Living Dead lorsque j\u2019étais jeune.Je n\u2019ai pas dormi pendant trois jours! Ça a réglé la question.» Mais ça ne l\u2019a pas empêchée de jouer dans le plus récent film de Robin Aubert, dans lequel il y a, par moments, plusieurs geysers de sang au mètre carré.« C\u2019est un film qui dépasse le genre dans lequel il s\u2019inscrit.Quand j\u2019ai reçu le scénario, j\u2019ai été agréablement surprise.ll y a dans tout ça un mélange de tons, de l\u2019humour, du décalé en même temps qu\u2019un côté horrifiant assumé », explique la comédienne et réalisatrice qui avait fait appel à Aubert, le comédien, pour son dernier long métrage, Autrui.« Sur le plateau, il me répétait qu\u2019il allait se venger avec son prochain film à lui.Quand il m\u2019a téléphoné pour Les affamés, j\u2019ai tout de suite dit oui.J\u2019aime travailler avec Robin.C\u2019est agréable de se retrouver sur un même plateau.Il y a entre lui et moi une belle complicité professionnelle.On s\u2019entend bien, à demi-mot.On est deux pragmatiques.C\u2019est beaucoup l\u2019instinct qui prime dans notre approche du métier.» Sur la bobine aux allures de fin du monde, elle est de celles qui résistent, un fusil à la main, à défaut d\u2019un élan d\u2019optimisme.Parce que ça va mal, tout autour.« Marie-Ginette Guay et moi avons eu beaucoup de plaisir à incarner ces deux têtes fortes, deux vieilles qui ne sont pas dans l\u2019épouvante et qui abordent plutôt la situation avec la dégaine de celles qui s\u2019en vont régler ça.» Ces deux piliers féminins sont en partie inspirés par les tantes du cinéaste, qui a grandi entouré de femmes de tête.« C\u2019est super agréable de jouer ça.Et c\u2019est super agréable d\u2019avoir des rôles tout court, parce que, en soi, ce n\u2019est pas si fréquent pour les actrices de notre âge », souligne Micheline Lanctôt.karine treMbLay sherbrooke \u2014 Le personnage incarné par brigitte Poupart dans Les affamés n\u2019a plus rien à perdre.sa famille a été décimée par les envahissants zombies.tout ce qui comptait pour elle n\u2019est plus.elle est seule.et décidée à employer le temps qui lui reste à se battre, même si l\u2019avenir apparaît sans issue.« Elle représente la fin d\u2019un règne.Tout ce qui caractérisait notre société, tout ce qui s\u2019éteint : le travail, la performance, la réussite, la famille.Il y a une perte de sens, qu\u2019elle incarne, tandis que les humains disparaissent et que quelque chose d\u2019autre se reconstruit, avec les zombies.Elle attend la fin, mais dans l\u2019action.» Les nouveaux maîtres du monde ont les dents acérées et de curieux rituels.Ils empilent les objets en d\u2019étranges magmas.« On peut y voir une critique sociale sur l\u2019inutilité de toutes ces choses qu\u2019on possède.En même temps, si la planète était décimée, tous ces objets nous survivraient », dit la scénariste, metteuse en scène et comédienne.Friande de science-fiction et de films d\u2019horreur, elle a plongé avec délice dans l\u2019univers imaginé par Robin Aubert.« C\u2019est un tour de force, il a réussi à faire un vrai truc de zombie, mais en l\u2019adaptant aux codes de notre société québécoise, en l\u2019inscrivant dans un cadre plutôt matriarcal.» karine treMbLay MiCHeLine LAnCtÔt L\u2019horreur amour-haine Brigitte POUPArt Porter la fin Micheline Lanctôt et Marie-ginette guay.\u2014 photo fournie par Les fiLms séviLLe \u2014 photo La presse, edouard pLante-fréchette «?tu me propulses sur un plateau avec Monia Chokri, Micheline Lanctôt, brigitte Poupart; la dernière chose que je veux faire, c\u2019est mon mâle alpha.Je ne peux pas jouer au coq avec des actrices de pareille envergure!?» \u2014 Marc-André grondin Lire Le pays comme source d\u2019imaginaire \u203a w6 samedi 14 octobre 2017 laTribune W6 cinéma karine tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca sherbrooke \u2014 Tout comme pour son premier long métrage Saints-Martyrs-des-Damnés (2005), robin Aubert a tourné Les affamés dans son coin de pays, soit ham-Nord et les environs, une région que certains surnomment la petite suisse du Québec.on pourrait même dire que les paysages sont un des personnages du film.entretien avec un cinéaste pour qui les racines ont souvent été une source d\u2019inspiration.Quelle a été l\u2019étincelle de départ pour Les affamés?L\u2019idée d\u2019être en présence de zombies que tu connais.Si je suis devant ma mère, mon père, mon frère ou mes sœurs en zombies, qu\u2019est-ce que je fais?C\u2019est de là qu\u2019a germé l\u2019histoire des Affamés.dans ton film, des humains en mangent d\u2019autres.on peut y voir une métaphore sur l\u2019actuelle marche du monde.J\u2019imagine que oui.Le film représente tout ce que je pense de l\u2019humain.Ce qu\u2019il a de bon et de moins bon.L\u2019humain me fait peur.les zombies et les scénarios catastrophes ont la cote dans la fiction ces dernières années.autant en littérature et à la télé Qu\u2019au cinéma.Ça te dit QuelQue chose de notre vision de l\u2019avenir?Je crois que cette fascination vient de notre subconscient.On sait que ce n\u2019est qu\u2019une question de temps.Quand t\u2019écoutes pas les signes que la Terre t\u2019envoie, elle s\u2019organise pour te le montrer de manière plus foudroyante.En fin de compte, c\u2019est elle qui va gagner, mais ça, l\u2019humain est trop zombie pour le comprendre.c\u2019est un tour de force de faire pareil film au Québec\u2026 est-ce Que les moyens plus restreints ont moussé la créativité?Je n\u2019ai jamais senti que j\u2019étais restreint sur le plan financier.Même si on a dû faire des concessions, ç\u2019a toujours été des concessions bénéfiques pour le film.Ça te permet d\u2019être plus inventif et créatif, effectivement.Et de courir de beaux risques.l\u2019histoire est très ancrée dans le paysage.ham-nord, c\u2019est ton chez-toi.c\u2019était le lieu Qui s\u2019imposait?Oui, là-dessus, j \u2019étais sans concessions.J\u2019avais envie de filmer les lieux qui m\u2019ont inspiré en écrivant.Les forêts que je marche, les chevaux que je connais, les amis et la famille qui ont interprété les zombies.Faire éclater la tête de ton frère, c\u2019est quelque chose de très jouissif, pis, en même temps, c\u2019est une manière de lui dire que tu l\u2019aimes (rires).plusieurs des survivants sont en fait des survivantes, des femmes fortes.c\u2019était volontaire?Les seules femmes que je connais sont des femmes fortes et inspirantes.Des femmes de tête, des femmes de cœur.Ça s\u2019est donc fait très naturellement.à travers l\u2019horreur et l\u2019angoisse, il y a Quand même de la poésie dans les images.les «?sculptures?» d\u2019objets et de chaises font notamment penser à des tableaux de jérôme bosch.J \u2019a i m e m e p e rd re da n s l e s musées, dans les églises et les temples des autres pays, les brocantes aussi.Une de mes tantes était antiquaire, j\u2019aimais bien me perdre dans sa boutique pis errer dans l\u2019entrepôt où dormaient des centaines de chaises.L\u2019idée vient certainement de là d\u2019ailleurs.ton film est ponctué de traits d\u2019humour.Qui est ton pusher de blagues?Michel Vézina [éditeur et romancier, propriétaire du Buvard à Gould] et Luc Bonin [le chanteur Urbain Desbois pour les intimes].Ils sont l\u2019inspiration des personnages de Bonin et Vézina dans le film.Qu\u2019est-ce Qui t\u2019occupe en ce moment?Je suis de retour de quelques festivals qui ont invité le film.Dans les prochains mois, je me promènerai encore avec mon film et je passerai du temps avec ma blonde et les enfants.Les enfants sont une grande source d\u2019inspiration pour moi.le prix du meilleur film canadien au festival de toronto, c\u2019est un beau départ.J\u2019ai été étonné des réactions et en même temps très soulagé.J\u2019ai fait le film dans le plaisir et le public m\u2019a envoyé la même chose.ton précédent film, TukTuq, s\u2019enracinait dans le vaste nord.Qu\u2019est-ce Que l\u2019expérience de ce tournage a déposé en toi?Des racines très fortes par rapport au territoire et ce qu\u2019on lègue aux générations futures.Quand je regarde l\u2019espace, je pense aux enfants de mes enfants.C\u2019est un sentiment très beau.Dans ce sens, j\u2019ai espoir en l\u2019humain.Robin aubeRt Le pays comme source d\u2019imaginaire Robin aubert dirigeant brigitte Poupart dans une scène des Affamés.\u2014 PHoto la Presse, edoUard PlaNte-FrécHette 5238537 5232645 Trois portes, trois chaises, trois planches, une ampoule\u2026 C\u2019est dans ce décor que trois clowns confrontent leurs univers.Oubliant peu à peu leur individualisme, elles créent une complicité autour de ce qu\u2019elles ont de plus précieux : leur ludisme, leur joie de vivre et une incontrôlable fantaisie.Ce spectacle inspire la joie et de grands éclats de rire car ces trois clowns ont plus d\u2019un tour dans leur sac! Centreculturel.ca 819 820.1000 Stationnement gratuit ! En collaboration avec Dimanche 15 octobre à 14 h de tous âges! pour je unes Spectacles TerZetto Théâtre de l\u2019Aubergine Théâtre clownesque 5 ans et plus Le P\u2019tit Bonheur de Saint-Camille 162, rue Miquelon Saint-Camille à seulement 20 minutes du CHus RéseRvation en ligne ptitbonheur.org \u2022 819 340-1993 bistro-show à tous nos spectacles tHomas Hellman En spEctaclE, samEdi 11 novEmbrE, 20 h saRaH toussaint- léveillé En spEctaclE, vEndrEdi 27 octobrE, 20 h laTribune samedi 14 octobre 2017 W7 musique Jean-François GaGnon jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Dévoilée jeudi à la salle Gilles-Lefebvre à Orford, la programmation 2017-2018 d\u2019Orford musique comporte des noms connus et d\u2019autres qui le sont nettement moins.Un mariage entre artistes établis et étoiles en devenir, en somme.Directeur général et artistique d\u2019Orford Musique, Wonny Song est particulièrement fier de la série Les grandes soirées.Dans le cadre de celle-ci, Natalie Choquette offrira une rare performance en compagnie de ses deux filles, Florence K et Éléonore Lagacé, le 15 décembre.La chanteuse Valérie Amyot et les Lost Fingers débarqueront quant à eux le 10 février.Et, le 11 mai, ce sera le tour de Marie-Josée Lord de s\u2019arrêter à Orford.« La série des Grandes soirées existe pour nous permettre de nous rapprocher d\u2019un autre public, souligne Wonny Song avec l\u2019enthousiasme qui le caractérise.On veut que la salle Gilles-Lefebvre profite à toute la communauté de l\u2019Estrie et que tout le monde puisse la découvrir.L\u2019an dernier, nous avons vu des gens qui habituellement ne fréquentent pas notre lieu pour les spectacles de cette série.C\u2019était vraiment chouette! » Wonny Song attire particulièrement l\u2019attention sur le spectacle des Lost Fingers.« Ce qu\u2019ils font est vraiment intéressant.Leur venue témoigne de nos efforts pour accroître la diversité des styles qu\u2019on entend chez nous.» Une série déjeuners-concerts, qui allie plaisirs auditifs et gustatifs, sera également proposée à compter du 26 novembre prochain.Le Quatuor Milton, la soprano Amy Grainger et la flutiste Jaena Kim sont quelques- uns des noms associés à cette série cette année.Enfin, la dernière série, celle des soupers jazz, permettra au public de découvrir ou redécouvrir Emma Frank, le duo Albert et Beaulieu, Jonathan Turgeon, de même que le trio Lady Rouge.Originaire de Sherbrooke, Jonathan Turgeon attend avec une certaine fébrilité son passage à Orford le 9 mars prochain.« Orford musique est tellement un lieu inspirant.C\u2019est un endroit parfait pour la musique », affirme celui qui vient de lancer un second album avec le Trio Jonathan Turgeon.Grand ConCert-bénéFiCe Par ailleurs, un concert-béné- fice très attendu sera présenté à la salle Gilles-Lefebvre le 21 octobre prochain.Il mettra en vedette le ténor Marc Hervieux, la diva Natalie Choquette, le violoncelliste Stéphane Tétreault, la chanteuse Ranee Lee ainsi que le duo Pianos Caméléons.« À l\u2019origine, mon intention n\u2019était pas d\u2019inviter un si grand nombre d\u2019artistes à participer à ce concert- bénéfice, admet Wonny Song.Mais j\u2019ai senti un si puissant désir d\u2019aider et de redonner chez les artistes sollicités.Ça m\u2019a touché.J\u2019ai donc décidé de créer un événement plus important.Je pense que ce sera un concert inoubliable.» Les personnes qui assisteront au concert recevront un reçu de dons aux fins d\u2019impôt.Elles peuvent aussi opter pour le billet VIP, qui donne accès à un cocktail avec les artistes après le concert.Un encan silencieux amorcera la soirée à 18 h.saison 2017-2018 d\u2019orford musique Élargir ses horizons Le pianiste d\u2019origine sherbrookoise Jonathan Turgeon est un des nombreux artistes qui s\u2019arrêteront à orford musique au cours des prochains mois.on l\u2019aperçoit ici en compagnie de Wonny song, directeur général et artistique d\u2019orford musique.\u2014 PHoto La tribUNe, JeaN-FraNçois GaGNoN Vous voulez y aller?Soirée-bénéfice au profit de l\u2019Académie Orford Musique Avec Ranee Lee, Marc Hervieux, Natalie Choquette, Stéphane Tétreault et Pianos Caméléons samedi 21 octobre, 20 h salle Gilles-Lefebvre, orford musique entrée : 80 $ (billets ViP : 125 $) 5238372 5236115 819 820-1000 CE SOIR 20 H 19 OCTOBRE STÉPHANIE ST-JEAN CA 2 NOVEMBRE LUC DE LAROCHELLIÈRE 21 OCTOBRE P-A MÉTHOT 1ER NOVEMBRE ADIB ALKHALIDEY 4 NOVEMBRE PETER MACLEOD 9 NOVEMBRE LAURENCE JALBERT Dimanche 15 octobre 2017 à 15 h SAISON 2017-2018 25$ Musique viennoise : Mozart, Beethoven, Schubert et Woelfl samedi 14 octobre 2017 laTribune W8 livres Steve Bergeron steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Comme beaucoup de gens dont un proche s\u2019est enlevé la vie, Mélissa, le personnage principal du premier roman de Patricia Godbout, part en quête de réponses.Cette quatrième d\u2019une famille de six enfants se met à fouiller l\u2019histoire non seulement de Louis, ce benjamin qui a fini par poser le geste malheureux, mais aussi de toute sa tribu.« On s\u2019en doute un peu : les réponses avec un grand R, elle ne les trouvera pas.Mais de la même façon que le chemin est plus important que la destination, on peut dire que la réponse, c\u2019est justement cette quête.Il y a un apaisement du fait de cette recherche », explique celle qui s\u2019est inspirée en partie de sa propre histoire pour jeter les bases de Bleu bison, mais a laissé ensuite la littérature et la fiction prendre la place qui leur revenait.Il ne faut donc surtout pas voir une autobiographie dans ce roman.« Certains personnages sont des fusions de deux personnes différentes.Mon objectif était de faire vivre cette histoire- là dans le littéraire », résume celle qui, jusqu\u2019à maintenant, avait surtout publié des essais.On doit notamment à Patricia Godbout la cosignature de l\u2019édition critique des Œuvres complètes d\u2019Anne Hébert, sous la direction de Nathalie Watteyne.Plus spécifiquement deux des cinq tomes.Celui consacré à la poésie avait été en nomination pour le prix Alphonse-Desjardins en 2013.Traductrice littéraire et profes- seure de traduction à l\u2019Université de Sherbrooke depuis 2004 après plusieurs années comme chargée de cours, Patricia Godbout a même été sur le jury des prix du gouverneur général, dans la catégorie « Traduction de l\u2019anglais au français ».« Mais j\u2019ai toujours écrit des nouvelles et de courts textes pour moi-même.Je n\u2019en ai publié qu\u2019un seul dans une revue littéraire, il y a longtemps.Bleu bison est un premier roman, tardif, c\u2019est vrai.Il est construit sur des assises réelles.Mais l\u2019important, je crois, est que ce deuil-là, j\u2019ai eu envie de l\u2019inscrire dans le littéraire.Car j\u2019aurais très bien pu vouloir le vivre autrement.» organiSer deS fragmentS C\u2019est à la « faveur » d\u2019une fracture de la cheville qui l\u2019a immobilisée pendant plusieurs mois que Patricia Godbout a amorcé l\u2019écriture.« J\u2019avais alors déjà commencé à lire des choses, à consigner des impressions et à prendre des notes, entre autres sur l\u2019histoire de l\u2019art [Louis était peintre et l\u2019une de ses oeuvres, comportant un bison, a marqué Mélissa].Tout ça était à l\u2019état latent.J\u2019ai donc décidé d\u2019organiser ça dans un récit.» Bleu bison ressemble à un journal intime.L\u2019auteure avoue l\u2019avoir écrit par fragments.Son éditrice l\u2019a ensuite aidée à donner à ces morceaux éparpillés un début, un milieu et une fin.« Il y a deux sujets difficiles et douloureux dans ce roman : le suicide et la toxicomanie.C\u2019est un livre qui parle de ces réalités-là, non pas dans un but de prévention, mais pour réfléchir à ce que ça fait sur la vie des gens, sans jugement.» Ayant atteint l\u2019âge adulte lors des belles années du sex, drug and rock \u2018n\u2019 roll, Louis a en effet vite été entraîné dans le tourbillon des drogues dures, sa vie étant ensuite ponctuée d\u2019incessantes rechutes.L\u2019auteure ne s\u2019attarde Patricia godbout La quête comme réponse 5227180 5220352 UN COUPLE DANS LA DÉMESURE MNBAQ.ORG 12 OCTOBRE 2017 \u2013 7 JANVIER 2018 Soutenue généreusement par Présentée par Avec la collaboration de Photo : Heidi Meister, photographe, Joan Mitchell et Jean-Paul Riopelle dans le séjour de l\u2019appartement de la rue Frémicourt, Paris, 1963.Archives Joan Mitchell Foundation.© Heidi Meister Œuvre représentée : Jean-Paul Riopelle, Pleine Saison, 1954, huile sur toile, 129 × 160 cm.Collection particulière © Succession Jean Paul Riopelle / SODRAC (2017) Partenaire des activités Organisée en partenariat avec laTribune samedi 14 octobre 2017 W9 livres pas vraiment sur les sources de cette toxicomanie.« Il y avait peut- être ce mythe de l\u2019artiste maudit, comme Bukowski ou Kirouac, cette culture dont Louis est issu », répond-elle.Mais un des aspects particuliers du roman est que, malgré la lourde dépendance de Louis et ses comportements qui auraient pu pousser à couper les liens, l\u2019amour envers ce frère excessif ne semble pas s\u2019estomper.Et même si l\u2019issue de cette lente autodestruction aurait pu être prévisible, le tremblement de terre causé par son geste est d\u2019abord vécu aussi dolemment.« D\u2019où la grande peine lors de son suicide.Quand il était vivant, il y a eu des difficultés de parcours, des désirs vains de l\u2019aider, d\u2019être présents à sa souffrance, mais pas de grosse rupture.Ce qui a surtout été ressenti, c\u2019est de l\u2019impuissance devant ça.En même temps, je n\u2019ai pas cherché à cacher les côtés moins glorieux de Louis.Ce n\u2019est pas une hagiographie du défunt.C\u2019était important pour moi que ce ne soit pas unidimensionnel.» pas que souffrance La quête de Mélissa passera par le récit de vie de ses parents, partis de la Gaspésie pour s\u2019établir en Ontario, puis à Montréal (Verdun), jusqu\u2019à La Prairie, ce segment se terminant par le décès du père.Suivra la mort de Louis, les conséquences sur les membres de la famille, la rencontre avec les femmes qui ont ponctué sa vie, l\u2019exploration des oeuvres qu\u2019il a créées, la lecture des carnets et autres documents laissés derrière lui.Mélissa ne jette presque rien et fouille tout.Comme si ce n\u2019était pas assez, un deuxième deuil surviendra, secouant à nouveau les assises de la famille.Une exposition posthume des créations de Louis marquera la fin d\u2019un chapitre pour tout le monde\u2026 tout en laissant des liens resserrés.« Il y a une volonté chez ceux qui restent de continuer l\u2019esprit de tribu, de clan, notamment par le retour en Gaspésie, même si personne ne se fait d\u2019illusions.Les personnages se trouvent drôles de tenter de renouer avec leurs pseudo-racines là-bas, car ils n\u2019ont pas de liens directs avec cette région.» Les souvenirs d\u2019enfance se révèlent être un élément crucial dans cette démarche.Vers la fin apparaît d\u2019ailleurs un chapitre où Mélissa et Monique, sa sœur cadette, relatent l\u2019histoire familiale sous la forme d\u2019une odyssée spatiale.« Je n\u2019étais pas certaine de ce passage, mais mon éditrice a tenu à le garder.C\u2019est effectivement un extrait qui fait beaucoup rire.Car il ne faut pas, pour Mélissa, que tout ça ne soit que souffrance.» Vous voulez y aller?Patricia Godbout Séances de dédicaces samedi 14 octobre, de 16 h à 17 h dimanche 15 octobre, de 13 h à 14 h salon du livre de l\u2019estrie PATRICIA GODBOUT Bleu bison romaN Leméac 128 pages Patricia Godbout signe un premier roman, Bleu bison, publié chez leméac.\u2014 Photo sPectre média, maxime Picard 5238204 5238610 819 820-1000 24 ET 25 NOVEMBRE 2017 GUY NANTEL 1ER DÉCEMBRE 2017 MARIANA MAZZA 3 ET 4 AVRIL 2018 MARTIN MATTE 27 AVRIL 2018 LOUIS-JOSÉ HOUDE 6 ET 7 JUIN 2018 JEAN-MARC PARENT DU 7 AU 28 JUILLET 2018 LISE DION CA LES MEILLEURS DE L\u2019HUMOUR! VOYEZ EN PRIMEUR ? ? samedi 14 octobre 2017 laTribune W10 livres Isabelle PIon isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Enseignant au Cégep de Sherbrooke, Jean-François Létourneau vient de faire paraître Le territoire dans les veines, son premier ouvrage.L\u2019essai propose « une autre manière d\u2019habiter l\u2019Amérique à partir des œuvres des auteurs des Premières Nations », en se penchant sur la poétique des territoires.en Parcourant Le territoire dans Les veines, on sent ParfaItement que vous avez eu un couP de cœur Pour les PremIères natIons.« Le coup de cœur est venu d\u2019une expérience concrète sur le terrain en enseignant.Quand je suis arrivé dans le Nord en 2003, j\u2019étais comme la plupart des Québécois : je connaissais très peu la réalité autochtone.Je ne voyais pas toutes les réalités qui pouvaient se cacher derrière ce terme.Je suis arrivé avec beaucoup de préjugés, négatifs ou positifs.C\u2019est en étant avec eux au quotidien, en enseignant aux jeunes, en jouant au hockey avec les gars, en vivant des trucs très concrets que j\u2019ai découvert la variété culturelle.Ce ne sont pas des blocs homogènes, même dans chacun des villages chez les Inuits.Il y a des différences culturelles, linguistiques, politiques.Tu te rends Jean-François létourneau Donner sa voix aux autochtones 5230095 5234756 Dentisterie générale Service d\u2019orthodontie et d\u2019implant Français | anglais | Espagnol Dr Simon Roy 174, rue Queen 819 822-4616 info@cliniquedentairesimonroy.com cliniquedentairesimonroy.com Le Dr Simon Roy a obtenu un «FELLOWSHIP» lors du dernier congrès international de l\u2019implantologie (ICOI) Prenez rendez-vous pour une consultation HUMAINE et PERSONNALISÉE! Nous prenons le temps parce que VOUS faites partie de NOTRE équipe! Toujours pour le mieux-être de nos patients. laTribune samedi 14 octobre 2017 W11 livres compte que c\u2019est beaucoup plus complexe que ce que tu pouvais penser.Sur place, tu es à même de constater qu\u2019il y a beaucoup de problèmes sociaux.C\u2019est une réalité, tu ne peux en sortir; à l\u2019école, ces problèmes retentissaient dans ma classe.Mais tu réalises qu\u2019il y a aussi beaucoup d\u2019autres choses.Ce sont ces autres choses qui ont fait que j\u2019ai eu un coup de cœur.Les quatre ans passés à Kuujjuaq ont été une expérience personnelle très forte, vécue à un jeune âge.Ça a orienté le reste de ma jeune carrière et dicté tous les choix que j\u2019ai faits. » Vous Vous êtes intéressé plus particulièrement à la « poétique du territoire ».qu\u2019est-ce que c\u2019est?« Ce qui m\u2019a marqué en arrivant chez les Inuits, et aussi quand j\u2019ai commencé à lire les textes des écrivains autochtones en général, c\u2019est de voir à quel point le territoire est important pour eux.Il y a un attachement qui est vraiment sincère, qui n\u2019est pas politique ni écologique comme on pourrait le penser.C\u2019est viscéral.Ça m\u2019a ramené à mon attachement envers mon territoire d\u2019origine, Sherbrooke et ses environs.Ça m\u2019a donné le goût de le découvrir plus.La poétique du territoire, c\u2019est ce lien viscéral avec le territoire sur lequel on vit.C\u2019est à la fois le paysage et la nature, mais c\u2019est aussi beaucoup l\u2019histoire des communautés qui l\u2019ont développé, qui en font partie.» comment expliquez-Vous cette méconnaissance de la réalité des premières nations dont Vous traitez dans Votre liVre, Voire cette indifférence?« Ça dépend des endroits au Québec.Ici en Estrie, je crois que c\u2019est parce que ça ne nous touche pas au quotidien.Il n\u2019y a pas de communauté proche, il n\u2019y a pas de chicane.Si on va sur la Côte-Nord, en Abitibi ou en Gaspésie, c\u2019est probablement plus une méconnaissance teintée d\u2019une méfiance, qui repose sur des chicanes qu\u2019il y a eu à certaines époques, des différends politiques.En fait, il y a deux courants : soit on s\u2019est beaucoup intéressé à eux et on tombe peut-être dans le piège de les idéaliser, soit on ne s\u2019y intéresse pas du tout, c\u2019est la méconnaissance, l\u2019indifférence, le mépris.On dirait que c\u2019est difficile de trouver un entre-deux, où un dialogue pourrait s\u2019ouvrir, d\u2019égal à égal. » certains auteurs ou poètes autochtones se font de plus en plus entendre.on pense notamment à natasha Kanapé fontaine.assiste- t-on à une nouVelle génération d\u2019auteurs qui émerge?« Il y a des voix fortes, comme Jean Sioui, Joséphine Bacon, Rita Mestokosho.Ce sont un peu des pionniers.Après ça, il y a une nouvelle génération dans la vingtaine sur la trace de ces gens-là, qui font entendre leur voix de façon vraiment décomplexée.Ce qui est beau à voir avec ces écrivains, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019ont pas peur de faire entendre leur voix dans leur communauté et dans le Québec actuel.C\u2019est comme s\u2019ils avaient le goût de dire : \"Voici ce que nous sommes aujourd\u2019hui, nous avons quelque chose à dire sur les enjeux politiques, parce que ça nous touche aussi, et sur l\u2019avenir du Québec.\" Ils n\u2019ont plus le goût d\u2019être tassés.» enseignant au Cégep de sherbrooke, Jean-François létourneau vient de faire paraître l\u2019essai Le territoire dans les veines, son premier ouvrage.l\u2019auteur sera présent au salon du livre de l\u2019estrie ce week-end ainsi que lors d\u2019une activité hors les murs aujourd\u2019hui à st-venant-de-Paquette.il y présentera notamment Tracer le chemin - Meshkanatsheu, un recueil de textes destiné aux élèves du 2 e cycle du secondaire et du collégial, coréalisé avec Naomi Fontaine et Olivier Dezutter.\u2014 Photo sPectre média, jessica garneau Vous voulez y aller?Un après-midi autour des littératures autochtones (activité hors les murs) Avec Jean-François Létourneau, Naomi Fontaine et Olivier Dezutter samedi 14 octobre, de 13 h à 16 h maison de l\u2019arbre, st-Venant-de-Paquette Lecture de Jean-François Létourneau dimanche 15 octobre, 14 h 30 espace poésie théâtre salon du livre de l\u2019estrie JEAN-FRANÇOIS LÉTOURNEAU Le territoire dans les veines essai mémoire d\u2019encrier 200 pages 5239051 5224353 Billetterie : 819 565-5656 theatregranada.com 28 octobre PIERS FACCINI 18 novembre GABRIELLE SHONK 25 novembre THE TENNESSEE TWO «RENCONTRE INTImE AvEC JOHNNy CASH » 2 décembre AvEC PAS D\u2019CASQUE 17 février FINAL STATE 3 mars GEOFFROy 17 mars JASON BAJADA présente au BOQuéBIÈre 50, rue Wellington Nord SAMEDI 14 OCTOBRE 2017 laTribune W12 leSoleil SAMEDI 14 OCTOBRE 2017 A11 RETROUVEZ TOUTES LES CRITIQUES DU CLUB DE LECTURE DANS LA SECTION ARTS À LESOLEIL.COM club de lecture Exceptionnel HHHHH?Excellent HHHH Bon HHH Passable HH À éviter?H ÉCRIVEZ-NOUS Le Club de lecture se veut un lieu d\u2019échange sur la littérature.Chaque semaine, deux journalistes du Groupe Capitales Médias partagent leur appréciation d\u2019un livre.Et nous voulons aussi votre avis! Vous avez lu le bouquin dont nous parlons et voulez donner vos commentaires?Envoyez-nous un texte d\u2019environ 80 mots (500 caractères) avec votre nom et votre lieu de résidence à clubdelecture@gcmedias.ca LE LIVRE DE LA SEMAINE MATTHIEU SIMARD Ici, ailleurs ALTO L\u2019histoire : Après avoir perdu sa fillette de trois ans, un couple cherche à guérir ses blessures et retrouver l\u2019espoir en s\u2019installant à la campagne, près d\u2019un petit village.La rencontre de plusieurs personnages énigmatiques jettera un autre éclairage sur son deuil.L\u2019auteur : Ayant étudié en droit et en journalisme, Matthieu Simard est un chroniqueur, blogueur, scénariste et auteur de Montréal.Il a écrit six romans, dont La tendresse attendra (2011) et Llouis qui tombe tout seul (2006).Il a bifurqué vers la littérature pour adolescents avec la série Pavel et a écrit le scénario du film tiré de son livre à succès Ça sent la coupe, de 2008.PATRICIA CLOUTIER pcloutier@lesoleil.com D ans Ici, ailleurs, il n\u2019y a pas d\u2019eau de rose.Juste la froide vérité d\u2019un couple qui quitte la ville pour un village et qui tente, désespérément, de recoller les morceaux.Marie et Simon, un couple dans la trentaine, déménagent dans un bled perdu pour fuir leur deuil.Ils croient qu\u2019en s\u2019enfermant dans la maison d\u2019un vieux, qu\u2019ils ont obtenue pour une bouchée de pain, ils vont retrouver le bonheur d\u2019être ensemble et repartir sur des bases solides.C\u2019était sans compter leurs voisins, qui sont très peu nombreux, mais qui entrent quand même chacun leur tour dans leur vie, de façon insidieuse.Je m\u2019attendais à un roman drôle, ou, à tout le moins, avec une pointe d\u2019humour grinçant.Mais Matthieu Simard a plutôt choisi cette fois-ci de plonger dans le drame.Pur et dur.L\u2019écriture d\u2019Ici, ailleurs est si fine et réaliste qu\u2019on s\u2019imagine facilement le silence du terrain de jeux vide du village ou l\u2019ambiance du bar miteux.Les personnages principaux ont les émotions à fleur de peau et semblent constamment marcher sur le bord du gouffre, ce qui tient le lecteur sur le bout de sa chaise.Des rebondissements inattendus sont efficacement déployés au fil des pages.Marie et Simon jouent tour à tour le rôle du narrateur, ce qui donne du rythme à ce roman de 126 pages, qui se lit en quelques bouchées seulement.C\u2019est sans contredit un roman coup-de- poing, qui nous plonge dans nos propres expériences de deuil ou de difficultés amoureuses.Les non-dits, les phrases banales que l\u2019on dit pour rassurer l\u2019autre, l\u2019illusion qu\u2019on peut effacer le passé et refaire sa vie : tout y est.Sauf que la fin m\u2019a déçue et m\u2019empêche de donner une excellente note au livre.Elle laisse trop place à l\u2019interprétation et trace difficilement la ligne entre le rêve et la réalité.Seuls les lecteurs qui aiment se poser mille et une questions sur la façon dont l\u2019auteur a voulu terminer son récit seront servis.HHH 1/2 Blessures (trop) profondes NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com L e deuil d\u2019un enfant est de loin la plus terrible épreuve à subir pour un parent.C\u2019est dans les lointaines contrées d\u2019une guérison tant souhaitée, «dans un village à l\u2019agonie couvert de cicatrices écarlates», que Mat- thieu Simard entraîne le lecteur pour son sixième roman.Loin de l\u2019humour léger de ses deux ouvrages précédents, Ça sent la coupe (porté au grand écran avec Louis-José Houde) et Échecs amoureux et autres niaiseries, Simard se fait ici plus tragique, plus poétique aussi, dans cette histoire dont on ne sort évidemment pas indemne en raison de son sujet.Une rupture de style étonnante qui fait mouche.Les deux personnages, Marie et Simon, croient trouver dans la fuite un apaisement à leur mal intérieur.Peine perdue.«Le village est tellement petit que j\u2019ai peur de ne pas me perdre», se désespère Marie.Puisque «chaque vil lage a ses histoires, ses accidents, ses disparitions», ce bled jamais nommé a aussi ses fantômes.Les quelques habitants croisés apportent une touche étrange au récit, que ce soit ce garagiste entreprenant, cet épicier à la veille de vendre son commerce, cette ancienne serveuse sexy ou ce couple qui n\u2019en finit plus de répandre son insupportable joie de vivre familiale auprès du couple endeuillé.«Ils sont les enfants que nous n\u2019avons pas et nous détestons leurs parents d\u2019être ce que nous ne sommes pas.» Brut et touchant.La prose de Simard, efficace dans sa façon de décrire le quotidien, se décline entre langueur et rédemption, avec une légère touche d\u2019humour pour éviter que l\u2019exercice devienne trop lourd.Seul bémol, quelques métaphores qui laissent songeur, comme cette histoire d\u2019antenne qui a un drôle d\u2019impact chez les villageois.De ce voyage au bout du deuil, on retiendra aussi cette touchante analogie mécanique : «Le monde, c\u2019est comme des shocks\u2026 Des amortisseurs\u2026 Tu peux les écraser mille fois, ils vont absorber le coup, mais à un m\u2019ment donné, y cassent.Pis quand y cassent, ça se répare pas.» HHH 1/2 Voyage au bout du deuil À VENIR LA SEMAINE PROCHAINE ÉMILIE PERREAULT Faire œuvre utile CARDINAL 28 OCTOBRE DAN BROWN Origine LATTÈS 4 NOVEMBRE SYLVIE SIMMONS Leonard Cohen \u2014 I\u2019m Your Man ÉDITO EXTRAIT DU LIVRE « Marie fixe le mur, le spectre d\u2019une migraine flottant dans ses yeux gris.Ses ongles poignardent le carton de la boîte sur laquelle elle s\u2019est assise.La palpitation de ce qui pourrait être son cœur, ou le mien.Le salon étroit.Les murs sales.Le soleil bas.Et le silence.Le camion vient de quitter l\u2019allée de terre battue.Il y a des boîtes par dizaines, en piles au fond de la pièce, et trois autres en face de moi.Marie tourne les yeux vers l\u2019étui noir appuyé sur le mur.Un doigt qui masse sa tempe.Une grimace qu\u2019elle essaie de dissimuler.Un tremblement dans son coude.Je connais par cœur les gestes qu\u2019elle s\u2019apprête à poser et la conversation qui suivra : la scène du violoncelle, nous l\u2019avons répétée souvent, sans issue, sans mélodie non plus.Elle se lève, traîne ses pieds jusqu\u2019à l\u2019étui, l\u2019ouvre, en sort son Josef Klotz, glisse jusqu\u2019à une autre boîte, s\u2019y assied, s\u2019installe pour un concert qui n\u2019aura pas lieu.Une inspiration, l\u2019archet déposé sur les cordes, un soupir, son dos voûté, la déception.\u2014 Chaque fois.\u2014 C\u2019est correct.\u2014 Je sais pas pourquoi je le garde.Elle range l\u2019instrument, referme l\u2019étui.Un doigt qui masse sa tempe.\u2014 As-tu pris tes.\u2014 J\u2019en ai pris trois.Ça change rien.Les plus beaux yeux du monde, couleur brume boréale, et au travers une douleur que je suis incapable de soulager.[.]» laTribune samedi 14 octobre 2017 W13 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 Gabriel et la montagne s\u2019ouvre sur un long plan- séquence où deux paysans qui cueillent des plantes dans la montagne découvrent le corps d\u2019un jeune homme au creux d\u2019un roc.Il s\u2019agit de Gabriel buchmann, un étudiant brésilien.Fellipe barbo- sa s\u2019est inspiré de l\u2019histoire vraie de son ami d\u2019enfance pour retracer de façon poignante et réaliste ses derniers jours sur Terre.Le procédé est classique : cette mort annoncée sert à un retour en arrière où on retrouve Gabriel (João Pedro Zappa, convaincant), 70 jours avant son destin funeste.Le jeune homme est à compléter son périple d\u2019un an autour du monde avant d\u2019entamer son doctorat à UCLA.Il atterrit en Afrique, où il veut faire l\u2019ascension du Kilimandjaro, dans une improvisation presque loufoque si elle n\u2019en révélait pas beaucoup sur la personnalité de cet idéaliste naïf en sandales masaï.L\u2019aventurier petit-bourgeois, arrogant et imbu de supériorité, pratique l\u2019écotourisme et cherche à se fondre, de façon pitoyable, dans les cultures locales.Quand i l est rejoint par sa copine Cristina (Caroline Abras) en Tanzanie, elle se moque gentiment de lui : « C\u2019est quoi, ce déguisement?» En voix hors champ, elle confesse considérer Gabriel comme maladroit et embarrassant.D\u2019ailleurs, chaque personne rencontrée dans son périple, à l\u2019exception de Cristina, reprend son rôle, quatre ans après les faits.Chacun témoignant ensuite de sa perception de ce drôle de numéro.Ce qui confère l\u2019extrême authenticité au drame, tourné avec des non professionnels.Mais qui s\u2019avère aussi son principal défaut.blanc supÉrieur Tout dépend évidemment du spectateur, mais Gabriel n\u2019est pas spécialement attachant \u2014 en particulier dans sa relation trouble avec Cristina, où il alterne tendresse et condescendance.On suit ses longues péripéties, parfois répétitives, avec un certain agacement.Bien sûr, il est tout à l\u2019honneur du réalisateur d\u2019avoir évité de faire de son ami un saint.À travers lui, il dépeint un sentiment de supériorité assez généralisé chez l\u2019homme blanc.Toutefois, la quête du blanc- bec se double de celle du spectateur, qui cherche à comprendre, tout au long du voyage, comment Gabriel a pu en arriver à gravir le mont Mulanje au Malawi, juste avant de rentrer au Brésil.Se servant des photos prises par son ami, Fellipe Barbosa (Casa Grande, 2014) a reconstitué cet itinéraire africain dans un habile mélange de documentaire et de fiction, évitant la plupart du temps les plans cartes postales des magnifiques paysages.On sent une véritable tendresse du réalisateur envers les témoins des derniers jours de Gabriel.Le rythme indolent et la réalisation minimaliste nous mènent parfois sur le bord du décrochage.Mais le dernier chapitre, sobre et beau dans sa retenue, apporte un grand lot de récompenses.G abr ie l e t l a mont ag ne n e c h e r c h e p a s à a p p o r t e r d e réponses à la témérité de son principal protagoniste.Ou est-ce de l\u2019inconscience?Une sourde dépression?À vous de voir.Mais le dépaysement est garanti.gabriel et la montagne La mort comme destination Gabriel et la montaGne drame ?réalisé par Fellipe barbosa avec João Pedro Zappa et caroline abras gabriel et la montagne a remporté deux prix à la Semaine de la critique pendant le Festival de cannes 2017.\u2014 Photo maison 4:3 5175454 5238014 Un environnement sécuritaire et animé au cœur du vieux-nord.Informez-vous : 871, rue Ontario, Sherbrooke lemonastere.ca 819-564-0027 Certi?ée par l\u2019Agence de la santé et des services sociaux de l\u2019Estrie.30 ANS D\u2019EXPERTISE AUPRÈS DES AÎNÉS samedi 14 octobre 2017 laTribune W14 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 Marc-André Lavoie (Hot-dog, 2013) n\u2019a pas eu de temps ni d\u2019argent pour Innocent et ça paraît.en essayant de raconter en plusieurs histoires parallèles les déboires de Francis (emmanuel bilodeau), un québécois «?ordinaire?», il propose un récit sans queue ni tête qui multiplie les gags éculés qui tombent à plat.Le cinéaste indépendant dédie sa comédie à la mémoire de Denis Héroux, réalisateur de J\u2019ai mon voyage! (1973) et de Pousse mais pousse égal (1975).Ça donne le ton\u2026 Innocent est un mauvais vaudeville basé sur les quiproquos et les préjugés.Le crédule Francis est entraîné dans une suite de situations les plus abracadabrantes les unes que les autres.Il les confie à un homme non identifié (Réal Bossé) qui l\u2019interroge (son identité est révélée à la fin).On va multiplier les allers-retours dans ces récits, mais sans une très grande maîtrise de la narration et de la durée.Le tout est plutôt confus pour un film choral, un art difficile.Notre perdant de première est un homme au grand cœur qui se laisse mener par le bout du nez par les femmes qui traversent sa vie.Et qui le plongent au cœur de situations absurdes dont l\u2019accumulation rend le tout très peu crédible \u2014 même quand on est prêt à jouer le jeu.Il sera aux prises avec un beau- frère radin (Bobby Beshro) qui ne veut pas partager le gros lot de la 6/49; un psychopathe (David La Haye) qui pisse dans l\u2019urne de son père; une voisine dépressive et suicidaire (Dorothée Berryman) ainsi qu\u2019une ex (Mahée Paiement) qui a tenté de tuer son conjoint.trop de brossage de dents Évidemment, tout ça lui retombe sur le dos.Et c\u2019est d\u2019une platitude\u2026 D\u2019autant que les dialogues sont insipides et que la réalisation est approximative (il y a même de faux raccords) et dépourvue d\u2019imagination.Est-on obligé de montrer Francis se brosser les dents au moins une demi-douzaine de fois?Des personnages qui se parlent au téléphone ou s\u2019envoient des textos \u2014 on dirait un mauvais téléroman\u2026 Oui, il a toujours une place pour le cinéma artisanal, fait avec trois fois rien.Encore faut-il avoir quelque chose à dire sur la jalousie, les voisins bruyants, les injustices ou les aléas du destin pour éviter de rabattre encore et toujours les mêmes clichés.Le pire, c\u2019est qu\u2019Innocent est une comédie qui ne fait pas rire.On ressent plutôt un malaise et on a hâte que ça finisse.Lavoie (Y en aura pas de facile, 2010) pouvait compter sur une solide distribution.Quel gaspillage! Innocent abracadabrant Pascale Bussières et Emmanuel Bilodeau dans une scène d\u2019Innocent.qui se révèle être un sérieux prétendant pour les prix aurore.\u2014 photo orange medias Innocent comédie ?réalisé par marc-andré Lavoie avec emmanuel bilodeau, sandrine bisson et dorothée berryman 5194056 5221062 Allure fatiguée?> Rides profondes ou trop nombreuses ?> Peau tachée ou flasque ?> Double menton ?> Mains vieillies ?L\u2019équilibre entre santé, bien-être et esthétique.2400, rue Principale Ouest, Magog po-plus.com 819 847-4449 Prenez rendez-vous dès aujourd\u2019hui avec Dr Dorothée Garant, md Médecine esthétique (spécialiste en médecine familiale) SERVICES OFFERTS : - Traitement de varices - Proteine botulique - Injectables - Rajeunissement cutané au laser - Traitement du double menton - Traitement des taches pigmentaires par BBL - Examen pré-emploi - Formulaires pour SAAQ/assurance/attestation médicale C\u2019Est lE tEmps idéal pour ConsultEr votrE médECin pour toutEs problématiquEs médiCo-EsthétiquEs.Électro-5 est un distributeur québécois d\u2019ici depuis 1989 4135 boulevard Industriel, Sherbrooke (819) 823-5355 info@electro5.com www.electro5.com Nouvelle génération de PC industriels La nouvelle génération de Box PC et Panel PC de la gamme Valueline est synonyme de concepts de commande novateurs.Laissez-vous convaincre par la puissance améliorée, les vastes fonctionnalités et le design attrayant des PC industriels et leur variété d'utilisation.Avantages ?Mise en œuvre facile de concepts de commande novateurs grâce à la compatibilité multi-touch ?Valorisation de l'installation grâce à un design attrayant ?Robustesse et stabilité grâce à une façade avant en verre conçue pour les applications industrielles ?Maintenance facile grâce à un accès à tous les composants importants ?Prise en charge RAID 1 pour une grande sécurité des données Caractéristiques principales ?Dimensions d'affichage : 15,6\u201c/18,5\u201c/21,5\u201c ?Multi-touch 10 doigts ?Processeurs i5 actuels Intel® Celeron® et Intel® Core™ ?Jusqu'à 2 x SATA HDD/SSD (RAID 0,1) ?Jusqu'à 2 x DisplayPort laTribune samedi 14 octobre 2017 W15 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 Le film 120 battements par minute est un cas de conscience\u2026 critique.Le film-choc de Robin campillo, extrêmement personnel, a bouleversé la croi- sette et remporté le Grand prix du 70e Festival de cannes.La presse française a déchiré sa chemise, frustrée de voir repartir sans la Palme d\u2019or le drame social sur les premières années sida.Alors pourquoi ne m\u2019a-t-il pas touché en plein cœur?Docteur, est-ce grave?Pourtant, j\u2019ai toujours beaucoup d\u2019empathie pour un cinéma porté vers les gens, qui explore les tourments de l\u2019existence (ses moments de bonheur aussi).Pas cette fois.Voyons voir.Ça n\u2019a rien à voir avec la prémisse.Campillo, scénariste doué chez Laurent Cantet, notamment Entre les murs (Palme d\u2019or en 2008), et réalisateur récompensé pour Eastern Boys (2013), s\u2019est inspiré de ses années au sein d\u2019Act Up-Paris.Au début des années 1990, les militants veulent secouer l\u2019apathie du gouvernement français et dénoncer l\u2019ostracisme de la population alors que de plus en plus de gens meurent d\u2019un mal mystérieux et ravageur \u2014 le sida.Le réalisateur a choisi d\u2019incarner les débats et attitudes de l\u2019époque dans deux jeunes hommes opposés : Nathan (Arnaud Valois) et Sean (Nahuel Pérez Biscayart).Alors que le premier, introverti, semble dans une forme de déni, le second brûle d\u2019une rage intérieure qui le pousse vers une forme de radicalisation dans l\u2019action.Peu à peu, ils vont pourtant se repousser et se rapprocher, deux aimants qui deviennent amants.Les acteurs y sont merveilleux et l\u2019histoire d\u2019amour, belle à mourir.Autour du duo gravitent différents personnages, emblématiques de la diversité LGBT, et même la mère d\u2019un hémophile contaminé par une transfusion.La plupart des rôles sont interprétés par des jeunes non professionnels, ce qui ajoute à la véracité des débats \u2014 qui sont nombreux.Trop nombreux.plus percutant ailleurs Déjà que la mise en place est particulièrement longue, 120 BPM s\u2019enlise souvent dans ses interminables discussions didactiques de militants qui débattent des actions passées ou futures, mais aussi sur les traitements possibles (inexistants ou, trop souvent, expérimentaux).Peut- être est-ce culturel.Ces échanges verbeux finissent par exaspérer.Cela dit, il y a aussi que le sujet a déjà été exploré de façon plus percutante, notamment par le poignant Les nuits fauves de Cyril Collard (1992) ou même Philadelphia (1993) de Jonathan Demme, films qui traitent de la maladie à ses débuts.Ces dernières années, d\u2019autres longs métrages ont adopté le même angle de façon plus originale : Dallas Buyers Club (2013), de Jean-Marc Vallée, pour les États- Unis, et Pride (2014) de Matthew Warchus, pour l\u2019Angleterre.À noter : tous des films inspirés par des histoires vraies, à peu près à la même période, et récompensés.Ainsi, 120 BPM est en bonne compagnie, sauf que la réalisation appuyée et convenue, mis à part quelques éclairs de brillance, n\u2019a jamais réussi à m\u2019émouvoir.Avec un tel sujet, je me sens presque coupable que le film m\u2019ait laissé indifférent.Mais il est trop long, convenu et prévisible.À part le rappel historique du malaise et de l\u2019indifférence de l\u2019époque qui fait mouche, 120 BPM n\u2019apporte rien d\u2019original au sujet.D\u2019autres y ont vu l\u2019un des plus beaux films de l\u2019année (Les Inroc- kuptibles, Marianne); une grande œuvre (L\u2019Express) qui filme une épidémie qui ronge les corps et les cœurs sans pathos (Le Figaro).À vous de voir.120 battements par minute La révolte au temps du sida Le film 120 battements par minute souffre de la comparaison avec d\u2019autres films qui ont traité du même sujet (l\u2019épidémie de sida des années 1980 et 1990), mais de façon plus percutante.\u2014 photo mK2 mile end 120 battements par minute drame social ?1/2 réalisé par robin campillo avec nahuel pérez biscayart, arnaud Valois et adèle haenel 5230098 5238285 5237158 VOUS INVITENT À GAGNER L\u2019UN DES 50 LAISSEZ-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE DU FILM AU CINÉMA DÈS LE 27 OCTOBRE Le concours se termine le 15 octobre 23h59.Les 50 gagnants seront contactés par courriel.Valeur totale des prix: 1250$.Règlements du concours disponibles au bureau d\u2019Entract Films.MERCREDI 25 OCTOBRE 19H00 AU CINÉMA GALAXY SHERBROOKE POUR PARTICIPER, VISITEZ : ENTRACTFILMS.COM CODE : BANLIEUE R É A L I S É P A R G E O R G E C L O O N E Y 819 346-8478 www.escatek.net ESCALIERS intérieurs de bois franc préverni REmpLACEmEnt de vos anciennes COmpOSAntES d\u2019ébénisterie rampes 2519, Sherbr ch.des Écossais ooke Peu importe VOTRE style chez Escatek ça MARCHE Membre de l\u2019APCHQ R.B.Q.: 8103-3409-07 Depuis 25 ans samedi 14 octobre 2017 laTribune W16 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 emmanuel bilodeau l\u2019avoue volontiers : sa famille est sa source d\u2019équilibre.Sinon, il travaillerait jour et nuit.Le sympathique artiste, aussi polyvalent que doué, multiplie les présences à la télé, au théâtre, comme humoriste et, quand l\u2019occasion se présente, au cinéma.Après une courte apparition dans Le revenant d\u2019Iñárritu, qui lui a laissé un mauvais souvenir, l\u2019homme de 53 ans est la vedette et principal intérêt d\u2019Innocent de Marc-André Lavoie.Q PourQuoi accePter un rôle dans un filM sans vÉritable budget?r Je savais dans quoi je m\u2019embarquais.En même temps, c\u2019est pas comme si j\u2019avais des offres tous les jours.Marc-André Lavoie, je m\u2019entends bien avec lui.On a fait Bluff (2007) et Y en aura pas de facile (2010).Je le comprends bien quand il me dirige et je lui propose des choses qu\u2019il aime.Porter un film sur ses épaules, c\u2019est attirant.J\u2019aime les losers, les gars un peu innocents.J\u2019aimais aussi l\u2019ambiguïté.Est-il innocent, cave ou candide?Q donc, Partant d\u2019eMblÉe?r Il me l\u2019a dit après, mais si j\u2019avais dit non, le film ne se serait pas fait.Il ne voyait pas le faire autrement qu\u2019avec moi.Ça m\u2019a touché et j\u2019ai dit oui.On a commencé un mois plus tard, avec une toute petite équipe.À la base, c\u2019était un projet presque familial, mais qui est devenu un film sympathique.Je savais qu\u2019il n\u2019y aurait pas de luxe.On a tout juste eu une maquilleuse, une fille recrutée chez Subway.Elle était très bonne, mais c\u2019est un risque qu\u2019il a pris avec une fille qui n\u2019a jamais fait de cinéma.Ça aurait pu mal tourner, mais ça fait partie du personnage.C\u2019est cow-boy un peu, mais j\u2019aime bien.C\u2019était aussi une affaire de complicité.Et puis j\u2019adore tourner.Q il y a Quand MêMe une sacrÉe diffÉrence avec Le revenant d\u2019alejandro g.iñárritu avec leonardo dicaPrio, Qui a gagnÉ trois oscars.r Ça a pas rapport (rires).Pendant que je faisais des essayages pour The Revenant pendant deux jours, en amont du tournage, je me disais : mon Dieu que je m\u2019ennuie du Québec! Maudit qu\u2019ils sont stressés et qu\u2019on est traités comme des pions.L\u2019équipe n\u2019avait aucune considération pour moi, à la limite aucun respect.Du moment où j\u2019ai commencé à avoir le respect d\u2019Iñárritu, après la première journée de tournage, le regard sur moi a été complètement différent.Ça m\u2019a vraiment fait chier.Je trouvais qu\u2019ils étaient pressurisés par l\u2019argent, le pouvoir, la hiérarchie\u2026 Les producteurs jouent avec des dizaines de millions.L\u2019enjeu, c\u2019est d\u2019aller aux Oscars pour faire plus de millions.Je n\u2019étais pas heureux d\u2019être là.Je me disais qu\u2019on est bien au Québec, même s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019argent.Tu ne sens pas cette pression et ce poids de succès à tout prix, au détriment de la vie de plein de gens.J\u2019entendais des échos des techniciens qui se faisaient virer ou qui partaient parce qu\u2019ils étaient à boutte.C\u2019est correct de vouloir un grand film, mais à quel prix?Je trouve que ça ne vaut pas la peine de sacrifier mon bonheur et mon équilibre mental.En même temps, probablement que je suis assez malade dans la tête pour dire oui si on me le reproposait\u2026 Q Pas d\u2019argent, Peu de rôles au cinÉMa QuÉbÉcois, est-ce Pour ça Que tu as tentÉ ta chance coMMe huMoriste?r Ce n\u2019était pas l\u2019idée de faire de l\u2019argent qui m\u2019allumait.Tu peux t\u2019imaginer que ça peut devenir payant, mais on te dit tout de suite que non, mais que tu auras beaucoup de plaisir.C\u2019est ce qui est arrivé.Faire ça trois ans sans être trop payé, ça devient absurde.Si je voulais vraiment, j\u2019en ferais un autre de suite, puis un troisième dans quelques années et ça pourrait devenir rentable.Mais à quel prix?Q donc, c\u2019est coMMe si tu jonglais tout le teMPs avec tes diffÉrents chaPeaux?r Oui.La vie est dure à équilibrer.C\u2019est le plus grand défi de l\u2019existence.Artiste, c\u2019est un métier déséquilibrant.Heureusement, j\u2019ai des enfants.Je suis un workaholic fini, sans eux je me serais perdu là-dedans et je travaillerais jour et nuit.Il y a tellement de projets que je n\u2019ai pas pu faire parce que j\u2019ai des enfants, mais aujourd\u2019hui, je suis content.Quand je me retourne, je suis heureux d\u2019avoir construit des relations humaines fortes avec enfants, amis, famille, blonde\u2026 C\u2019est ça qui me reste.EmmanuEl BilodEau Le «?workaholic?» qui se soigne adrien Bodson, Emmanuel Bilodeau et marc-andré lavoie, respectivement producteur, acteur principal et réalisateur de la comédie Innocent.\u2014 photo spectre média, jessica garneau 5234119 5230592 VOUS OFFRENT LA CHANCE D\u2019ASSISTER À LA PREMIÈRE DU FILM Le concours se termine le 15 octobre 2017 à 23h59.Les 25 gagnants recevront leur prix par courriel.Valeur totale des prix : 500 $.Règlements du concours disponibles sur concoursLesFilmsSeville.com.LE MARDI 24 OCTOBRE À 19H15 À LA MAISON DU CINÉMA Pour participer, visitez CONCOURSLESFILMSSEVILLE.COM Indice : Village AU CINÉMA DÈS LE 27 OCTOBRE AUSSI À GAGNER UNE COLLECTION DE LIVRES DE FÉLIX LECLERC OFFERTE PAR PiedsNusDansLaube-LeFilm.ca 10, rueMain Ouest, COatiCOOk |819849.3608 | www.brunelleelectronique.com Prévoyez les accidents et déplacements incessants Utilisez nos caméras haute définition laTribune samedi 14 octobre 2017 W17 cinéma VÉRONIQUE LAUZON La Presse montréal \u2014 Jackie Chan souhaite prouver, avec L\u2019étranger, qu\u2019il peut faire autre chose que des comédies d\u2019action farfelues.C\u2019est effectivement dans un contre-emploi que nous retrouvons l\u2019acteur chinois de 63 ans, qui joue Quan ngoc minh, un immigrant endeuillé, torturé et assoiffé de vengeance.Ce restaurateur assiste à l\u2019assassinat de sa fille, dans un attentat terroriste à Londres, revendiqué par une cellule de l\u2019IRA.L\u2019homme attend patiemment que la justice fasse son œuvre, mais devant la lenteur de l\u2019enquête, il décide de se venger.Devant le refus du sous- ministre irlandais Liam Hennessy (Pierce Brosnan) de lui dévoiler les noms des auteurs de l\u2019attentat, l\u2019expert en arts martiaux, doué en cascades et capable de concocter une bombe artisanale en moins de deux, amorce alors un jeu du chat et de la souris.L\u2019ancien James Bond Pierce Bros- nan, qui retrouve ici Martin Campbell, réalisateur de GoldenEye, vole la vedette à Chan.Il interprète à merveille ce personnage énigmatique à plusieurs facettes.Mais nous sommes loin du budget, des scénarios bien ficelés et des multiples rebondissements de l\u2019agent 007.L\u2019action démarre ici bien lentement.Le gros hic est que la fiction rejoint malheureusement la réalité.Difficile de faire abstraction des derniers événements à Londres devant les scènes d\u2019attentats terroristes, dont celle où un autobus explose sur un pont.Le maïs soufflé passe moins bien.L\u2019étranger Le chat et la souris L\u2019étranger sUsPeNse d\u2019actioN ?1/2 réalisé par martin campbell avec Jackie chan et Pierce brosnan 5229532 samedi 14 octobre 2017 laTribune W18 PlacART retaille d\u2019entrevue chanson de circonstance Celle que les hommes pleurent (mata hari) Caracol L\u2019arbre aux parfums (2008) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOir?Cent ans demain depuis que Margaretha Zelle, alias Mata Hari (la princesse javanaise qu\u2019elle s\u2019était créée comme personnage de scène), est tombée sous les balles du peloton d\u2019exé-cution.La célèbre courtisane et danseuse d\u2019origine néerlandaise, qui amorçait ses numéros tout habillée et les terminait nue, a été déclarée coupable d\u2019espionnage et fusillée dans les fossés de la forteresse de Vincennes, au terme d\u2019un procès discutable.Encore aujourd\u2019hui, on ne sait pas vraiment si elle fut une espionne active et efficace pour les Allemands ou une pauvre naïve ayant servi de bouc émissaire.Mais elle a fortement marqué l\u2019imaginaire et on ne compte plus les chansons, films et romans inspirés de son histoire.Même Caracol a écrit un vieux jazz très entraînant, à l\u2019image de cette bonne vivante, égérie de la Belle Époque crânant devant les fusils, qui n\u2019aurait sûrement pas apprécié une chanson larmoyante en souvenir d\u2019elle.Steve Bergeron SherBrooke \u2014 Lors de notre entrevue de la semaine dernière avec quatre auteurs participant au 39e Salon du livre de l\u2019estrie, nous avions également demandé à nos interlocuteurs de nous donner une de leurs habitudes d\u2019auteur, un rituel ou une petite manie qui accompagne inévitablement leurs longues heures d\u2019écriture.voici leurs réponses.ALAIN M.BERGERON « Je fais toujours, toujours, toujours un plan, que ce soit pour un court récit de 500 mots ou pour un roman de 70 000 mots.La méthode de travail demeure la même.Sinon, pratico-pratique, quand c\u2019est le temps de travailler, d\u2019aller dans mon bureau, je dis à voix haute : \u201cBon, let\u2019s go !\u201d Une fois la formule prononcée, il n\u2019y a pas de retraite possible : c\u2019est le boulot qui m\u2019appelle\u2026 » TRISTAN MALAVOY « Éteindre mon téléphone, débrancher mon modem et, même si ça ne se dit plus, fumer des cigares cubains.» JULY GIGUÈRE « Regarder par la fenêtre.» MIKELLA NICOL « Lire mes textes à voix haute, dans leur intégralité.Je ne publie rien avant que cette étape ait été accomplie.» karine tremBLay Coupée au montage de l\u2019entrevue du 7 octobre 2017.\u2014 photo spectre média, Jessica Garneau le chœur de chambre du Québec (ccQ), avec à sa tête le chef robert ingari, donnera un concert ce samedi 14 octobre, à 14 h, à l\u2019abbaye saint-benoît- du-lac.le programme d\u2019environ une heure s\u2019intitule Voix apaisantes et mettra en vedette des œuvres profanes et sacrées du canada et de la France, toutes a cappella.les seize choristes, dont plusieurs sont de l\u2019estrie, interpréteront quelques-unes des œuvres signées par le chef ingari lui-même, ainsi que des pièces écrites par Jean-charles côté, louis desjar- lais et nicolas Jeay.pas besoin de billets : il s\u2019agit d\u2019une prestation à contribution volontaire.pour ceux et celles qui souhaitent avoir un aperçu de leur talent, le ccQ a mis plusieurs vidéos en ligne sur sa chaîne Youtube.Steve Bergeron Voix apaisantes à l\u2019abbaye Le chœur de chambre du Québec.\u2014 photo Facebook christine battuz est illustratrice et aquarelliste.elle vient justement de réaliser une série d\u2019aquarelles géantes sur le thème Les reines.Jovette létourneau crée plutôt des gravures et acryliques sur papier.Quant à mary cartmel, elle sculpte la pierre.toutes trois, elles ont eu l\u2019idée d\u2019une exposition en trio, au gîte touristique Île de garde (576, rue prospect à sherbrooke), sous le titre Regards multiples.toute la population est invitée au vernissage, lequel aura lieu le jeudi 19 octobre, de 17 h à 20 hl\u2019exposition pourra ensuite être visitée jusqu\u2019au 31 décembre, sur rendez-vous seulement, en communiquant directement avec les artistes (cbattuz@kuizin.com, cartmelmary@yahoo.ca ou jovette.letourneau@ videotron.ca).les trois créatrices remettront une partie de leurs revenus de vente au service d\u2019aide aux néo-canadiens.Steve Bergeron regards multiples à l\u2019Île de Garde Une aquarelle de christine Battuz et une sculpture de Mary cartmel.\u2014 photo Fournie EXPO Black Seas artiste et musicien, steve bates vit à montréal.ses créations ont été présentées au canada, aux états- unis, en europe et même au sénégal.son œuvre sonde les limites et les frontières, les points de contact et de conflit.l\u2019artiste prend comme point de départ le son pour évoquer des réseaux et des systèmes de communication ou pour exprimer des expériences spatiales et temporelles.Black Seas, un projet de performance multimédia, examine les zones grises entre l\u2019hallucination auditive et le seuil de ce qui est bien ou mal entendu.lorsqu\u2019on tend l\u2019oreille très, très attentivement, il se passe des choses étranges.dans un film d\u2019horreur, c\u2019est souvent à ce moment-là que tout bascule \u2014 quand quelque chose se fait entendre.dans Black Seas, l\u2019artiste recourt aussi à des éléments vidéogra- phiques, radiophoniques et imprimés.au centre d\u2019art actuel sporobole, jusqu\u2019au 24 novembre.\u2014 photo spectre média, rené marQuis laTribune samedi 14 octobre 2017 W19 livres Julie lupien julie.lupien@latribune.qc.ca KINGSBURY \u2014 L\u2019artiste peintre en art naïf Alex De Lavoie s\u2019est imposée un moment d\u2019arrêt pour publier ses mémoires.L\u2019atelier J\u2019écris ma vie du Centre des femmes du Val-Saint-François lui a donné ce cadre qui, elle l\u2019avoue, n\u2019entre pas souvent dans son rythme de vie.De là est né son récit La p\u2019tite Mosuss dans le champ des vaches, paru aux éditions de l\u2019Apothéose.L\u2019artiste en arts visuels s\u2019est prêtée pendant trois ans à cet exercice de raconter toute son histoire\u2026 ou presque.« Il me resterait 40 ans de ma vie à écrire.Je me rends compte qu\u2019il y a beaucoup plus à se souvenir », déclare la colorée bohème.Dans son livre, Alex De Lavoie raconte son enfance à Packington dans le Témiscouata et ses nombreuses aventures qui l\u2019ont menée vers la peinture.« Le hasard a mis sur ma route des circonstances dont j\u2019ai eu l\u2019audace de profiter.De fil en aiguille, mon style de peinture naïf s\u2019est défini.» Une figure importante du livre est sa gardienne, qu\u2019elle appelle affectueusement «Maman d\u2019amour».Sa mère étant malade, la petite Alex a été couverte d\u2019affection par madame Michaud.« Je réalise que j\u2019ai eu une enfance heureuse à jouer dehors pour créer des choses et inventer des jeux.Mon père disait de moi que j\u2019avais du mosuss dans le corps.Peut-être parce que je n\u2019avais pas manqué d\u2019amour et j\u2019avais en moi les outils nécessaires pour m\u2019exprimer.» C\u2019est l\u2019ex-enseignante, maître en littérature française et responsable de l\u2019atelier J\u2019écris ma vie Thérèse Pellerin qui a incité l\u2019artiste peintre à persévérer dans l\u2019écriture de son histoire.la peintre bohème Après avoir sillonné les routes des États-Unis et du Mexique, Alex De Lavoie, de retour au Québec, s\u2019est affirmée de plus en plus comme artiste d\u2019art naïf.Certaines de ses créations sont exposées de façon permanente au Musée international d\u2019art naïf à Magog.« Je suis la première peintre à avoir donné de l\u2019expression aux visages de personnages en art naïf », explique la joyeuse créatrice.Alex De Lavoie a exposé ses œuvres un peu partout, de Saint- Léonard au Nouveau-Brunswick jusque dans les Laurentides.Le 1er octobre dernier, à Fort Chambly, elle a gagné la compétition d\u2019improvisation pour l\u2019exécution de Violo, une toile de 51 X 61 cm, en 30 minutes.« J\u2019étais tellement dans l\u2019adrénaline que j\u2019étais certaine de gagner.Je suis très compétitive.Je vis ma vie intensément », affirme-t-elle naturellement.L\u2019auteure sera présente au Salon du livre de Sherbrooke ce weekend.Le lancement officiel de sa biographie La p\u2019tite Mosuss dans le champ des vaches aura lieu au Centre de foires de Sherbrooke, le samedi 14 octobre, dès 19 h.Alex de lAvoie Peintre et p\u2019tite Mosuss la peintre en art naïf Alex de lavoie a écrit ses mémoires dans La p\u2019tite Mossus dans le champ des vaches.\u2014 Photo La tribune, JuLie LuPien 5227184 Avec Joël Coté, Christine Manzo et Alexandra Paré Lun-ven dès 5 h 25 On est tous debout Avec Valérie Ambeault et Éric Gauthier Lun-ven dès 8 h 20 Rouge au travail Avec Éric Salvail Lun-jeu dès 16 h Éric et les Fantastiques SAMEDI 14 OCTOBRE 2017 laTribune W20 VINS C ertains événements de la vie réclament de grands flacons.La naissance d\u2019un projet, ou son aboutissement, un succès, une retrouvaille\u2026 voilà qui appelle une bouteille pas ordinaire \u2014 un vieux vin qui attend patiemment son heure depuis des années, tiens! Après tout, c\u2019est bien pour cela qu\u2019on les fait vieillir.S\u2019il est vrai qu\u2019un jus arrivé à l\u2019apogée de sa vie peut sublimer ces précieux moments, l\u2019inverse est aussi vrai avec un vin trop âgé et flétri.Exemple d\u2019un fait vécu : Il y a quelques mois, un ami m\u2019a gentiment offert un vieux super- toscan.Un vin que j\u2019aurais dû ouvrir sans tarder, pour ne pas dire sur-le-champ.Mais je trouvais inconcevable qu\u2019une bouteille de ce gabarit finisse avec des pâtes à la bolognaise No Name, un mercredi soir.Je lui réservai donc un moment plus digne, lequel arriva la semaine dernière.Malgré ma grande suspicion à l\u2019égard dudit flacon, mes attentes demeuraient élevées.Appelez ça du déni, moi j\u2019appelle ça l\u2019espoir du Tout est bien qui finit bien.C\u2019est ce qui arrive quand on est un enfant Disney.Bref, pour faire une histoire courte avec ce qui commence à devenir une longue introspection, le vin s\u2019est révélé bien fade, éteint, expiré, caduc.Il avait vécu pour rien.Une fin triste pour lui et pour notre souper qui a pris une tangente bien dramatique.Fermeture du rideau.Comment éviter qu\u2019un tel gaspillage se produise?À moins de lire dans une bouteille de vin comme dans une boule de cristal, le meilleur moyen pour savoir si le vin est prêt, c\u2019est d\u2019y goûter.Voilà qui est bien malin.Et si c\u2019était trop tôt, c\u2019est juste tant pis?Idéalement, si vous prévoyez coucher un vin pour plusieurs années, procu- rez-vous-en au minimum 3 bouteilles, si cela est possible.Jetez ensuite un coup d\u2019œil aux prévisions des experts, en ligne, et aux guides de vin quant au potentiel de garde dudit CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca Vaut mieux trop tôt que jamais QUALITÄTSWEIN BURGENLAND 2015, ZWEIGELT, PECH & UMATHUM ZANTHO (SAQ : 10 790 384 \u2014 17,30 $) Voici un vin pas comme les autres.Il est élaboré avec le zweigelt, le cépage noir le plus planté d\u2019Autriche.Pour vous situer, il est quelque part entre le pinot noir et le gamay.Ce qui surprend dans ce vin de soif, c\u2019est sa souplesse et son acidité quasi absente.Il est le compagnon idéal des fromages à pâtes molles.Servir plus frais qu\u2019à l\u2019habitude, à 14 °C.Ah, et celui-ci est à boire jeune.Hâtez- vous, il n\u2019en reste plus beaucoup sur les tablettes.VALLE DE LEYDA 2016, SAU- VIGNON BLANC, TRIBUTO, CALITERRA (SAQ : 11 905 788 \u2014 15,55 $) Parlant de vins qui sortent de l\u2019ordinaire, celui-là saura aussi vous dépayser un brin.Ce chilien élaboré avec le sau- vignon blanc diffuse un arôme étonnant de sauce piquante aux piments.Il va sans dire que vous avez là un accord de feu avec des tacos de poisson.PAYS D\u2019OC 2016, VIOGNIER, CAZAL VIEL (SAQ : 895 946 \u2014 16,45 $) Le viognier est le cépage vedette de la prestigieuse appellation condrieu dans la vallée du Rhône.Heureusement, il est aussi cultivé ailleurs, notamment par Laurent Miquel dans le Langue- doc.Le nez vibrant porte sur des arômes de miel, d\u2019abricot et de fleurs.Sa texture grasse est bien supportée par une belle fraîcheur qui l\u2019empêche de tomber dans la lourdeur.On fait l\u2019apéro?vin.Puis, ouvrez-en une de temps à autre pour surveiller son rythme de croisière et ainsi anticiper son apogée.Une solution qui relève de l\u2019utopie quand il s\u2019agit de bouteilles dispendieuses ou offertes en cadeau, j\u2019en conviens.Si jamais vous avez un doute, ouvrez! Vaut mieux trop tôt que jamais.Avant de mettre votre patience à rude épreuve, assurez-vous de bien connaître vos goûts.Si vous aimez les rouges à la matière délicate et aux arômes de tabac, de cuir et de sous-bois, soit, l\u2019attente en vaudra la chandelle.Vous préférez plutôt les notes fruitées et florales ou encore les explosions de fruits, les tannins charnus et les textures rondes?Ne perdez pas votre temps et buvez-les jeunes.Quant aux blancs, tout autant capables de vieillir en beauté, il faudra vous demander si vous les préférez tendus (acides), fruités, floraux et/ou herbacés (jeunes) ou plus denses avec des notes de miel, d\u2019abricot et d\u2019épices douces (vieux).Vous avez des questions ou des commentaires?Écrivez-moi à caroline.chagnon@gcmedias.ca.SUGGESTIONS DE LA SEMAINE Certains événements de la vie réclament de grands flacons.La naissance d\u2019un projet, ou son aboutissement, un succès, une retrouvaille\u2026.voilà qui appelle une bouteille pas ordinaire \u2014 un vieux vin qui attend patiemment son heure depuis des années, tiens! 5188387 TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT JE FAIS PARTIE DE LA FAMILLE laTribune SAMEDI 14 OCTOBRE 2017 W21 BIÈRES J e vous l\u2019avais promis la semaine dernière : voici quelques conseils pour vous procurer de la bière provenant de l\u2019extérieur du Québec.EN DÉPANNEUR/ÉPICERIE Il n\u2019est pas nécessaire de courir bien loin pour trouver des bières importées.Plusieurs d\u2019entre vous auront sûrement remarqué le choix de bières du monde entier disponible chez votre détaillant préféré.Toutes les bières disponibles dans un établissement ayant un permis de vente d\u2019alcool appelé « permis d\u2019épicerie » doivent avoir un « pied-à-terre » sur le sol québécois.Très souvent, il s\u2019agit de brasseries québécoises qui représentent des brasseries du monde entier.Soit par contrat de distribution, soit par association, les brasseries étrangères faisant partie du même groupe qu\u2019une brasserie locale.Par exemple le groupe Labatt, propriété du numéro un mondial AB-Inbev, a comme mandat de représenter les marques du groupe au Québec.Il est donc facile de trouver de la Leffe, de la Hoegaarden et toute autre bière du portefeuille du géant brassicole chez de très nombreux détaillants.Même son de cloche du côté de Molson et Sleeman avec différentes marques.Même les microbrasseries régionales s\u2019intéressent aux bières importées, p e r m e t t a n t d \u2019a g r a n d i r u n portefeuille de produits qui peuvent plaire aux épiciers, mais surtout aux restaurateurs.Par contre, les bières étrangères présentées ne sont pas très exotiques pour un amateur de bière averti.EN LCBO Seule la SAQ a les coudées franches pour importer les bières de son choix sans nécessité d\u2019avoir un « pied- à-terre » québécois.Par contre, comme expliqué la semaine dernière, ce n\u2019est pas sa force.On y retrouve bien quelques bonnes bouteilles du côté des bières trappistes, mais pas de quoi intéresser l\u2019amateur curieux.C\u2019est du côté de la LCBO (équivalent ontarien de la SAQ) qu\u2019il faut se tourner avec ses très nombreuses campagnes de promotion et d\u2019importation de bières.Environ quatre fois par an, la LCBO propose une sélection de bières, par thématique.On y retrouve, très souvent, de très belles cuvées.Il est possible de commander en ligne et de se faire livrer partout au Canada, mais profitez-en pour visiter Ottawa, la capitale fédérale, et vous arrêter à la succursale de King Edward.On y retrouve une très belle sélection de vins ontariens également.Pour les plus pressés, la succursale de Hawkesbury propose un choix plus discret.Surveillez le site www.lcbo.com pour vous tenir informé.On ne traverse pas de l\u2019alcool si facilement entre les provinces.Chaque province a le mandat de gérer ses propres lois et règlements sur l\u2019alcool.Depuis janvier 2014, il est possible d\u2019acheter de l\u2019alcool d\u2019une autre province et de traverser les douanes provinciales.Ben oui, on ne pouvait pas le faire avant.Les quantités maximales de bières sont de 24,6 litres pour chaque transport et la consommation se doit d\u2019être privée uniquement.EN IMPORTATION PRIVÉE Comme le vin et les spiritueux, il est possible d\u2019importer de la bière en passant par la SAQ.Elle vous sera vendue uniquement par caisse et le temps de traitement entre la commande et la réception des produits varie grandement.Si une agence représente la brasserie et vous propose un catalogue de produits, vous aurez également des droits d\u2019agence à payer.Il est donc important de calculer le coût total par caisse et le diviser par bouteille.Les chiffres s\u2019enflamment parfois très vite.Une bouteille vendue 3 euros en Belgique peut très facilement être vendue autour de 20-25 $ au Québec.Ce n\u2019est donc pas le choix le plus économique.Attention également aux frais d\u2019agence, considérant que le prix demandé par la SAQ est lié uniquement au produit importé, les agences ont pour habitude de charger un « frais d\u2019agence » par caisse.C\u2019est leur salaire pour la gestion du dossier.Ces coûts varient entre 7 et 20 $ par caisse.SE DÉPLACER SUR PLACE Qu\u2019à cela ne tienne, me direz- vous, allons la chercher sur place.Très bonne idée, vous aurez ainsi l\u2019occasion de profiter d\u2019un voyage brassicole fort plaisant.Mais on ne peut importer librement de l\u2019alcool au Québec, la SAQ impose des limites et c\u2019est à l\u2019ASFC (Agence des services frontaliers du Canada) de s\u2019assurer que vous respectez les limites.Si vous avez passé 48 heures ou plus à l\u2019extérieur du Canada, vous pouvez importer un maximum de 8,5 litres de bière avec exemption de droits et de taxes.Pour un voyage de moins de 48 heures, vous ne pouvez profiter d\u2019exemptions de droits ou de taxes.Par contre, il est convenu que vous pouvez rapporter 9 litres de bière, mais vous serez taxés.Comment l\u2019ASFC calcule-t-elle la durée de votre voyage ?On ne tient pas compte du jour de départ, mais du jour d\u2019arrivée.Donc un départ le vendredi avec un retour le dimanche est considéré comme un voyage de 48 heures puisque vous êtes sorti du pays le samedi et le dimanche.EN LIGNE L\u2019achat de bières sur des sites de vente en ligne est risqué.Seule la SAQ a le droit de livrer de la bière en utilisant les services de Postes Canada par exemple.Acheter de la bière sur un site de vente en ligne européen et espérer que votre commande arrive à bon port, c\u2019est jouer à la loterie à chaque commande.Parfois, ça fonctionne, parfois non.DÉTAILLANTS ET BARS Le détaillant spécialisé possède un « permis d\u2019épicerie », il lui est donc impossible d\u2019avoir des bières importées par des agences ou la SAQ par exemple.Pourtant, l\u2019ouverture de l\u2019importation à ce type de commerce permettrait d\u2019offrir une très grande sélection d e b i è r e s d u m o n d e e n t i e r et garantir la p érennité des c o m m e rc e s s p é c i a l i s é s.Un dossier à suivre.De plus en plus de bars et restaurants proposent une carte de bières importées, très souvent dans le circuit des importations privées.Une très belle occasion de goûter des bières du monde entier, mises en valeur par les talents culinaires du chef sur place.Trouver des bières importées peut très vite devenir un passetemps que seuls les plus motivés accompliront sans relâche.Faites-vous des amis dans le monde de la bière, si vous êtes chanceux, ils reviendront d\u2019un voyage à l\u2019extérieur de la province, leurs valises pleines de bières à partager.Comment se procurer de la bière du monde entier ?Environ quatre fois par an, la LCBO, l\u2019équivalent ontarien de la SAQ, propose une sélection de bières par thématique.On y retrouve, très souvent, de très belles cuvées.Il est possible de commander en ligne et de se faire livrer partout au Canada.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca 5223184 819 822-1933 www.shes.ca SOCIÉTÉ D\u2019HORTICULTURE ET D\u2019ÉCOLOGIE DE SHERBROOKE CONFÉRENCES 3 octobre - La consommation responsable : Mme Nancy Squires Réduire, réutiliser, recycler, valoriser, voilà la mission de notre conférencière.Une soirée pour apprendre comment passer de la théorie à la pratique.La protection de l\u2019environnement, c\u2019est à nous tous d\u2019y contribuer.17 octobre - L\u2019esthétique du bonsaï : M.David Easterbrook D\u2019abord un historique sur l\u2019origine du bonsaï.Nous assisterons à une démonstration dans le but de transformer un conifère en bonsaï.Notre choix d\u2019espèces ce sont de véritable pièces d\u2019art vivant à façonner, à travailler et à améliorer sans cesse.Membre : gratuit Non-membre : 5 $ Endroit :Parcandré-VigEr,SallE102,dEl\u2019édificEJEan ByrnS, 3275, ruE richard, ShErBrookE Qc J1l 2r9 samedi 14 octobre 2017 laTribune W22 Arts MAgAzine LA BATAILLE DES SEXES Battle of the Sexes Biographie sportive de Valerie Faris et Jonathan Dayton avec Emma Stone, Steve Carell, Elisabeth Shue et Andrea Riseborough.Numéro une mondiale de tennis, Billie Jean King devient une véritable star en 1973 en participant à la « Bataille des sexes », lorsqu\u2019elle relève le défi d\u2019affronter Bobby Riggs sur un court.(Général) 121 min ?½ Maison du cinéma : v.o.a.avec s.-t.f.samedi à jeudi 13 h 20, 14 h 25, 16 h 50 BLADE RUNNER 2049 Blade Runner 2049 Science-fiction de Denis Villeneuve avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Robin Wright et Ana de Armas.Trente ans après les événements du premier film, un nouveau blade runner, l\u2019agent K du service de police de Los Angeles, perce un secret enfoui de longue date qui risque de plonger encore davantage dans la chaos une société en décrépitude.La découverte de K le pousse à traquer Rick Deckard, un ancien blade runner du LAPD disparu depuis 30 ans.(13 ans et plus) 163 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 30, 16 h, 17 h 15, 19 h 30, 21 h; v.o.a.samedi à jeudi 13 h 30, 15 h 45, 17 h, 19 h 15, 20 h 45 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 15 h 30, dimanche 15 h 50, lundi à jeudi 15 h 50, EN 3D samedi 13 h 15, 14 h 30, 18 h 15, 18 h 50, 20 h 45, 21 h 5, dimanche 13 h 15, 15 h 15, 18 h 15, 18 h 50, 20 h 45, 21 h 5, lundi à jeudi 13 h 15, 15 h 15, 18 h 15, 18 h 50, 20 h 45, 21 h 5; v.o.a.EN 3D samedi et dimanche 14 h, 18 h 45, 20 h 55, lundi à jeudi 14 h, 18 h 45, 20 h 55 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h, 19 h 30, dimanche 16 h 15, lundi et jeudi 18 h 30, mardi et mercredi 15 h 5, EN 3D samedi 16 h 15, dimanche 13 h, lukndi et jeudi 15 h 5, mardi 18 h 30; v.o.a.mercredi 18 h 20, EN 3D dimanche 19 h 30 BONNE FÊTE ENCORE Happy Death Day Suspense d\u2019horreur de Christopher Landon avec Jessica Rothe, Israel Broussard, Rachel Matthews et Ruby Modine.Le temps est figé dans une boucle intemporelle.Une étudiante revit sans fin le jour de son propre meurtre avec tous ses détails jusqu\u2019à son effroyable fin et finit par découvrir l\u2019identité de son meurtrier.(13 ans et plus) 96 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 55, 15 h, 20 h, 22 h 5 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 13 h, 15 h 10, 17 h 35, 19 h 45, 22 h 10, dimanche à mardi 13 h 15, 15 h 25, 17 h 35, 19 h 45, 22 h 10, mercredi 13 h 45, 16 h 20, 19 h 10, 22 h 10, jeudi 13 h 15, 15 h 25, 17 h 35, 22 h 10; v.o.a.jeudi 19 h 45 ÇA It Drame d\u2019horreur d\u2019Andres Muschiet- ti avec Jaeden Lieberher, Jeremy Ray Taylor, Sophia Lillis et Finn Wolfhard.Plusieurs disparitions d\u2019enfants sont signalées dans la petite ville de Derry, dans le Maine.Au même moment, une bande d\u2019adolescents doit affronter un clown maléfique et tueur, du nom de Pennywise, qui sévit depuis des siècles.(13 ans et plus) 135 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à lundi, mercredi et jeudi 19 h 20, 21 h 25, mardi 21 h 25 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 19 h, 21 h 30, dimanche à mardi et jeudi 13 h 40, 15 h 55, 18 h 55, 21 h 30, mercredi 13 h 40, 15 h 55, 21 h 30 120 BATTEMENTS PAR MINUTE Drame de Robin Campillo avec Nahuel Pérez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel et Antoine Reinartz.Début des années 1990.Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d\u2019Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l\u2019indifférence générale.Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.(13 ans et plus) 140 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 30, 15 h 30, 18 h 30, 21 h 25 ET AU PIRE, ON SE MARIERA Drame réalisé par Léa Pool avec Sophie Nélisse, Jean-Simon Leduc, Karine Vanasse et Isabelle Nélisse.Aïcha est une adolescente de 14 ans qui a une relation tendue avec sa mère depuis que celle-ci a chassé de la maison son petit copain algérien que la jeune femme adorait.Quand Aïcha rencontre Baz par hasard, un musicien ayant le double de son âge, elle tombe follement amoureuse de lui, jusqu\u2019à en devenir obsédée.Lui ne veut que lui venir en aide, pensant qu\u2019elle vit dans un milieu toxique, mais elle est prête à tout pour que le jeune homme tombe amoureux d\u2019elle.Rapidement, elle s\u2019empêtre dans ses mensonges, dans ses fabulations.Les conséquences pourraient bien être terribles.(13 ans et plus) 91 min ?½ Cinéma Magog : v.o.f.samedi à jeudi 15 h 15 L\u2019ÉTRANGER The Foreigner Supense de Martin Campbell avec Jackie Chan, Pierce Brosnan, Katie Leung et Charlie Murphy.À Londres, un modeste propriétaire de restaurant va tenter de retrouver les terroristes irlandais responsables de la mort de sa fille.(13 ans et plus) 114 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h 25, 15 h 55, 18 h 55, 21 h 30 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi à mardi et jeudi 13 h 30, 16 h 5, 18 h 35, 21 h 55, mercredi 13 h 35, 16 h 5, 21 h 55 FABRIQUÉ EN AMÉRIQUE American Made Comédie biographique de Doug Liman avec Tom Cruise, Domh- nall Gleeson, Sarah Wright et Jessy Plemons.L\u2019histoire vraie d\u2019un trafiquant de drogue qui a œuvré pour la CIA et le cartel de Medellin dans les années 1980.(Général) 115 min Maison du cinéma : v.f.samedi et lundi à jeudi 12 h 45, 15 h 5, 19 h 35, 21 h 55, dimanche 12 h 45, 19 h 35, 21 h 55 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi à mardi et jeudi 13 h 25, 15 h 55, 18 h 25, 21 h 50, mercredi 13 h 30, 15 h 55, 18 h 25, 21 h 50 LA FERME ET SON ÉTAT Documentaire de Marc Séguin.La ferme et son État est un portrait actuel des forces vives et des aberrations en agriculture au Québec.Le film suit pendant dix-huit mois de jeunes agriculteurs (femmes et hommes) éduqués qui rêvent de faire une agriculture responsable, innovatrice et écologique, dans un système où ils ont peine à exister, alors que la réalité change sous nos yeux.Le film revendique cette nouvelle identité et une politique agricole qui tiendra compte de la réalité.(Général) 90 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi, dimanche et mardi à jeudi 12 h 25 GABRIEL ET LA MONTAGNE Drame de Fellipe Barbosa avec Alex Alembe, Caroline Abras et João Pedro Zappa.Avant d\u2019intégrer une prestigieuse université américaine, Gabriel Buch- mann décide de partir un an faire le tour du monde.Après dix mois de voyage et d\u2019immersion au cœur de nombreux pays, son idéalisme en bandoulière, il rejoint le Kenya, bien décidé à découvrir le continent africain.Jusqu\u2019à gravir le Mont Mulanje au Malawi, sa dernière destination.(Général) 131 min ?Maison du cinéma : v.o.port.et ang.avec s.-t.f.samedi à jeudi 13 h 5, 16 h, 18 h 55, 21 h 40 INNOCENT Comédie dramatique de Marc-André Lavoie avec Emmanuel Bilodeau, Réal Bossé, Sandrine Bisson et Pascale Bus- sières.Comment Francis, un homme doux et généreux, finira-t-il derrière les barreaux?C\u2019est ce que nous découvrirons au coeur d\u2019un tourbillon de malchance et de mauvaises décisions.(13 ans et plus) voilà! votre soirée de télévision \u2014 samedi sur nos écrans La Tribune vous présente les heures de projection des films fournies par les diffuseurs de la région sherbrookoise sous la description de chaque film.ce service est offert le samedi seulement.conservez cette page.Pour des détails additionnels ou l\u2019horaire quotidien, consultez les horaires publiés chaque jour dans nos versions numériques. laTribune samedi 14 octobre 2017 Arts MAgAzine W23 voilà! votre soirée de télévision \u2014 dimanche 90 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 13 h, 14 h 55, 19 h 20, 21 h 20 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi à mardi et jeudi 14 h 15, 16 h 25, 19 h 15, 21 h 25, mercredi 14 h 5, 16 h 25, 19 h 15, 21 h 25 KINGSMAN : LE CERCLE D\u2019OR Kingsman : The Golden Circle Film d\u2019action réalisé par Matthew Vaughn avec Taron Egerton, Chan- ning Tatum, Julianne Moore et Halle Berry.La suite de Kingsman : Services secrets, dans laquelle Eggsy et Merlin rencontrent leurs homologues américains et affrontent une méchante dans son repaire appelé Poppyland.(13 ans et plus) 141 min Maison du cinéma : v.f.samedi, dimanche, mercredi et jeudi 12 h 50, 15 h 50, 18 h 45, 21 h 35, lundi et mardi 2 h 50, 15 h 50, 21 h 35; v.o.a.samedi à jeudi 17 h 10, 21 h 40 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi à jeudi 13 h 30, 16 h 20, 18 h 30, 21 h 25 LEGO NINJAGO, LE FILM The Lego Ninjago Movie Film d\u2019animation de Charlie Bean, Paul Fisher et Bob Logan.Une guerre pour la ville de Ninjago appelle à l\u2019action le jeune maître constructeur Lloyd, alias le ninja vert, avec ses amis, qui sont tous des guerriers ninjas.Dirigés par Maître Wu, ils doivent vaincre le mauvais seigneur de guerre Garmadon, un homme méchant, qui est aussi le père de Lloyd.La confrontation mettra à l\u2019épreuve cette équipe féroce mais indisciplinée de ninjas modernes qui doivent apprendre à gérer leurs égos et travailler ensemble pour libérer le pouvoir intérieur de Spinjitzu.(Général) 101 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 20, 14 h 50 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.EN 3D samedi à jeudi 13 h 45, 18 h 25 Cinéma Magog : v.f.samedi et dimanche 13 h 20 LIGNES INTERDITES Flatliners Drame de Science-fiction de Niels Arden Oplev avec Diego Luna, Ellen Page, James Norton et Kiefer Sutherland.Des étudiants en médecine tentent une expérience interdite : l\u2019exploration de l\u2019au-delà.(13 ans et plus) 108 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 22 h 5 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 21 h 50, dimanche à jeudi 21 h 35 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h 10, 19 h 5, 21 h 10, dimanche 13 h 10, lundi, mardi et jeudi 19 h 5; v.o.a.dimanche et mercredi 19 h 5 MON PETIT PONEY : LE FILM My Little Pony : The Movie Film d\u2019animation de Jayson Thiessen.Lorsque Ponyville est menacée par une force obscure, le groupe des Mane 6 s\u2019embarque dans un incroyable voyage.(Général) 99 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 55, 15 h, 17 h 10, 19 h 20; v.o.a.samedi à jeudi 17 h 25 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 13 h 10, 16 h 30, 17 h 20, 18 h 45, dimanche à mardi et jeudi 13 h 30, 16 h 30, 18 h 45, mercredi 14 h, 16 h 30, 18 h 45 LA MONTAGNE ENTRE NOUS The Mountain Between Us Drame d\u2019aventure de Hany Abu-Assad avec Idris Elba, Kate Winslet, Beau Bridges et Dermot Mulroney.Livrés à eux-mêmes après l\u2019écrasement de leur avion en pleine montagne, deux étrangers doivent compter l\u2019un sur l\u2019autre pour faire face aux conditions extrêmes.Réalisant qu\u2019ils n\u2019ont aucun espoir d\u2019être secourus, ils tentent leur chance à travers des centaines de kilomètres de nature hostile, acceptant que ce n\u2019est qu\u2019ensemble qu\u2019ils pourront trouver le courage de tenter de survivre.(Général) 103 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi12h35, 14 h 55, 17 h 20, 19 h 35; v.o.a.samedi à jeudi 21 h 55 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi 13 h 25, 16 h 10, 19 h 35, 21 h 55, dimanche à jeudi 13 h 25, 16 h 30, 19 h 10, 21 h 45 PARIS PIEDS NUS Comédie de Dominique Abel et Fiona Gordon avec Dominique Abel, Fiona Gordon, Emmanuelle Riva et Pierre Richard.Fiona habite au Canada et elle reçoit une lettre de sa vieille tante Martha qui lui demande de l\u2019aide.Même si elle ne maîtrise pas la langue de Molière, Fiona débarque à Paris pour lui prêter main-forte.Martha a cependant disparu et personne ne sait où elle est.Lorsque Fiona tombe malencontreusement dans la Seine, elle perd son sac à dos qui est récupéré par Dom, un sans-abri séducteur et égoïste.Par un concours de circonstances, il finit par retrouver la propriétaire du sac et même à l\u2019aiguiller dans ses recherches.(Général) 83 min Maison du cinéma : v.o.f.dimanche 15 h 30, lundi 13 h, 19 h, mardi 19 h RETOUR EN BOURGOGNE Comédie dramatique de Cédric Kla- pisch avec Ana Girardot, François Civil et Pio Marmaï.Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde.En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance.Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie.Leur père meurt juste avant le début des vendanges.En l\u2019espace d\u2019un an, au rythme des saisons qui s\u2019enchaînent, ces trois jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s\u2019épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu\u2019ils fabriquent.(Général) 114 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 16 h 55 LES ROIS MONGOLS Drame de Luc Picard avec Alexis Guay, Anthony Bouchard, Henri Picard, Julie Ménard, Maude Laurendeau et Milya Corbeil-Gauvreau.Pendant la crise d\u2019octobre 1970, Manon, son petit frère Mimi et leurs cousins, Denis et Martin, kidnappent une vieille femme et fuient la ville avec leur otage.Rien ne se passe comme prévu pour la bande.(Général) 101 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 50, 15 h 5, 17 h 20, 19 h 30 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.o.f.samedi à jeudi 16 h 5, 22 h Cinéma Magog : v.o.f.samedi 15 h 15, 18 h 55, 21 h 20, dimanche à jeudi 15 h 25, 18 h 55 VICTORIA ET ABDUL Victoria and Abdul Drame biographique de Stephen Frears avec Judi Dench, Ali Fazal, Michael Gambon et Olivia Williams.Découvrez l\u2019histoire extraordinaire et véridique de l\u2019étonnante amitié tissée par la reine Victoria durant les dernières années de son règne.Lorsque Abdul Karim, alors jeune serviteur, fait le voyage depuis l\u2019Inde pour participer au jubilé d\u2019or de la reine, il est surpris par l\u2019intérêt que celle-ci lui accorde.Alors que la reine s\u2019interroge sur toutes les contraintes subies pendant ses longues années de règne, tous deux vont forger une alliance inattendue et une loyauté réciproque, que l\u2019entourage royal va tenter de briser.Tandis que leur amitié devient de plus en plus profonde, la reine découvre par les yeux d\u2019Abdul un monde qui change et y porte un regard nouveau, revendiquant joyeusement sa part d\u2019humanité.(Général) 112 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h, 19 h, 22 h; v.o.a.samedi à jeudi 15 h 30 Note : les horaires de cinéma sont sujets à changement.Julien clerc, grand nom de la chanson française qui mène sa carrière depuis bientôt 50 ans, termine une tournée de 23 concerts au Québec.aujourd\u2019hui âgé de 70 ans, père de cinq enfants, il angoisse à l\u2019idée de vieillir.le documentaire Un jour, un destin / Julien Clerc, clair-obscur, le mardi 17 octobre à 20 h à tv5, permettra d\u2019en savoir un peu plus sur celui qui lancera un nouvel album la semaine prochaine.La PreSSe CaNa- dieNNe \u2014 Photo sPectre média, marie-lou béland coin télé samedi 14 octobre 2017 laTribune W24 karine tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine sherbrooke \u2014 alexandre roux est tombé dans le kombu- cha bien avant que ce ne soit à la mode.« J\u2019avais 17 ans la première fois que j\u2019en ai fabriqué », révèle le jeune trentenaire.Le processus de confection tout autant que la saveur particulière du breuvage fermenté ont d\u2019emblée ravi l\u2019entrepreneur estrien, qui a fondé Tchaga Kombucha il y a moins d\u2019un an et demi.Preuve de son succès, l\u2019entreprise doit déjà migrer vers un espace plus grand.D\u2019ici un mois, la compagnie basée à Waterville emménagera dans de nouveaux locaux, sur le boulevard Industriel, à Sherbrooke.« Présentement, on est dans une bâtisse qui compte un peu moins de 50 mètres carrés.On fera plus que quintupler notre superficie actuelle », explique celui qui a, au tout début, commencé à vendre ses produits à très petite échelle.À la façon d\u2019un artisan, Alexandre a d\u2019abord offert son pétillant nectar ambré en pot mason, au café-resto Singing Goat de Sherbrooke, au Marché public de l\u2019école Les Enfants de la Terre, à Waterville, et au Marché public de North Hatley.Partout, il vendait tout.L\u2019engouement était tel qu\u2019il a rapidement dû augmenter sa production.L\u2019année passée à tester des recettes et raffiner le produit portait manifestement ses fruits.« Lorsque j\u2019ai commencé à en vendre, je n\u2019avais pas de plan d\u2019affaires.C\u2019est le produit qui a tracé le chemin, en fait.Des gens qui faisaient leur propre kombu- cha me disaient que le mien était vraiment très bon.C\u2019est là que j\u2019ai pleinement réalisé qu\u2019il y avait peut-être quelque chose à créer. » Porté par les bons conseils de Sherbrooke Innopole et Pro-Ges- tion, le fabricant de kombucha, frigoriste et massothérapeute de profession, a gagné le monde des affaires en mode supersonique.« J\u2019ai commencé à vendre mon breuvage à L\u2019Écolo boutique et à Vertige, ferme urbaine.Avec eux, j\u2019ai pu tester et développer une façon de mettre en marché mon kombucha. » L\u2019aventure a pris une telle ampleur qu\u2019Alexandre a vite ressenti le besoin d\u2019avoir un partenaire d\u2019affaires pour suivre le r y t h m e e t l a cadence.Parce qu\u2019il faisait tout, de A à Z.Les litres et les litres de kombucha autant que l\u2019étiquetage, la manutention, la livraison, le développement de nouveaux partenariats.Même en carburant au kombucha, c\u2019était trop pour une seule paire de bras.Simon Dancause, ami d\u2019adolescence et presque voisin, s\u2019est greffé à Tchaga Kombucha en juin dernier.Les deux copropriétaires planchent maintenant à temps plein sur l\u2019original concept.La particularité de l\u2019entreprise estrienne?« On brasse notre kombucha de façon artisanale, en utilisant des ingrédients de toute première qualité, si possible biologiques et locaux.On vend en fût et en vrac, ce qui réduit le gaspillage et ce qui permet aux gens de choisir le format qui leur convient, précise Simon.Au chapitre des saveurs, on a développé toute une palette de combinaisons.On a du kombucha au gingembre, à l\u2019argousier, aux raisins, aux abricots, au thé des bois, aux épices chai.On ajoute aussi du chaga à notre produit, ce qui en augmente la valeur nutritionnelle. » Le mariage chaga-kombucha s\u2019est imposé pendant les mois qui ont précédé la création de l\u2019entreprise.« Ça bonifie les vertus de notre b o i s s o n p a r c e que le chaga est un champignon considéré comme un superaliment.Les Japonais l\u2019appellent d\u2019ailleurs le « diamant de la forêt ».Il est riche en nutriments et en minéraux.Côté saveur, il apporte une rondeur et davantage de profondeur à notre kombucha. » La renommée des bouteilles à l\u2019enseigne de la compagnie dépasse maintenant les limites de la région.En plus d\u2019avoir différents points de vente en Estrie, Tchaga Kombu- cha distribue aussi son pétillant jus fermenté à Bromont, Montréal, Saint-Hyacinthe, Drummondville.Et le périmètre de livraison pourrait encore s\u2019élargir.« On a des idées et des projets pour le futur.Au Québec, et peut-être ailleurs.Notre vision est ouverte à l\u2019exportation », précisent les deux actionnaires.C\u2019est qu\u2019ici comme ailleurs, le kombucha gagne en popularité chez les consommateurs, qui sont de plus en plus nombreux à en garder au frigo.Certains en fabriquent à la maison, plusieurs en achètent en magasin.« D\u2019abord parce que c\u2019est très bon au goût, c\u2019est rafraîchissant et ça plaît aux adultes autant qu\u2019aux enfants.L\u2019effervescence en bouche confère un petit côté festif au kom- bucha.Et c\u2019est une saine alternative aux boissons gazeuses ou aux boissons énergétiques.Le nôtre n\u2019est pas trop sucré, on a beaucoup travaillé l\u2019équilibre des saveurs. » Avec les mètres carrés qu\u2019ils gagneront au cours de l e u r p r o c h a i n déménagement, les deux actionnaires espèrent pousser davantage encore le développement de leur produit.Ajouter de nouvelles saveurs saisonnières, par exemple, et élargir la gamme qu\u2019ils offrent.« On pourrait éventuellement proposer un vinaigre de kombucha.On a aussi l\u2019idée d\u2019offrir des stations de dégustation et de remplissage directement à notre brasserie, lorsque l\u2019infrastructure nous le permettra. » Ce n\u2019est pas pour demain, soit.Mais il faudra sans doute que le duo Tchaga Kombucha Brasseurs de saveurs Le Kombucha, c\u2019esT.Une boisson acidulée à base de thé sucré et fermenté qui nous vient d\u2019asie.L\u2019ancestral jus ainsi créé est naturellement pétillant grâce aux micro-organismes qui entrent dans sa composition.il serait bénéfique pour le système digestif et pour la santé.alexandre Roux et simon Dancause, copropriétaires de Tchaga Kombucha, planchent maintenant à temps plein sur l\u2019original concept.\u2014 photo spectre média, andré VUiLLemin laTribune samedi 14 octobre 2017 W25 en cuisine Les matins pressés de semaine, on est plusieurs à sortir le mélangeur pour vitaminer le petit-déjeuner avec un onctueux smoothie.sauf que.on revient souvent aux mêmes combinaisons.bananes- fraises ou fraises-bananes, même jazzés à coups de bleuets par-ci et de gingembre par-là, ça finit par être redondant dans le verre.Pour revamper la boîte à idées, Green Kitchen \u2014 Les smoothies, propose un éventail de jus, de laits fouettés et de succulentes boissons-déjeuner.Les auteurs, david Frenkiel et Luise Vindahl (auteurs du blogue greenkit- chenstories et du livre Végé autour du monde) osent même intégrer brocoli, patate douce et tomate à certaines de leurs appétissantes propositions.au surplus, délices en verrine, laits végétaux à faire soi-même et douceurs glacées se voisinent dans les 160 pages du bouquin joliment illustré avec d\u2019attrayantes photos.ici, plusieurs accords de saveurs sont encore à tester, mais les enfants ont déjà craqué pour le mariage fraise-basilic-grenade.et, ça va de soi, pour toutes les recettes où le cacao s\u2019invite dans le verre.karine tremblay sherbrooke \u2014 on peut boire le kombucha au verre, ça va de soi.mais on peut aussi l\u2019employer dans différentes recettes.en vinaigrette, par exemple.ou en remplacement du vin dans n\u2019importe quel plat qui en contient.« Un punch du temps des Fêtes au kombucha, c\u2019est vraiment bon?», révèlent les deux copropriétaires.Le réputé manoir Hovey de North Hatley s\u2019approvisionne d\u2019ailleurs chez tchaga Kombu- cha pour confectionner de savoureux cocktails à base de kombucha.alexandre et simon, eux, aiment en ajouter à leurs smoothies.Voici un mariage de saveurs qui leur plaît particulièrement : Smoothie tchaga Bleu au mélangeur, mixer des bleuets surgelés et du jus de litchi en égales proportions.ajouter un peu de concombre pelé, quelques feuilles de menthe fraîche et une once d\u2019eau chaude.Lorsque tout est bien amalgamé, ajouter du kombucha (en même quantité que le jus de litchi utilisé).brasser à la cuillère et servir.karine tremblay continue de carburer au kombu- cha : au rythme où vont les choses, ça pourrait bien se faire plus tôt que tard.Ça vous intéresse?www.tchaga- kombucha.com en liBrairie Green Kitchen - Les smooties, David Frenkiel et Luise Vindahl, Les éditions de l\u2019homme Du kombucha plein les recettes 5220309 5236982 SAMEDI 14 OCTOBRE 2017 laTribune W26 ARTS MAGAZINE DENIS BEAULIEU COLLABORATION SPÉCIALE Société de généalogie des Cantons-de-l\u2019Est visagesestriens@sgce.whc.ca VISAGES ESTRIENS A rmand-Charles Crépeau est né à Saint-Camille, dans le comté de Wolfe, le 4 novembre 1884.Il était l\u2019aîné des dix enfants d\u2019Élodia Miquelon et de Joseph Herménégilde Côté dit Cré- peau, marchand général et maire, qui s\u2019étaient épousés en l\u2019église de Saint-Camille, le 5 novembre 1883.Il commença son cours classique au Séminaire Saint-Charles-Bor- romée, à Sherbrooke, en 1895 et le termina au Séminaire de philosophie de Montréal en 1903-1904.Il alla ensuite faire une licence en arpentage et génie à l\u2019Université Laval en 1907, qu\u2019il termina en 1909.En juin 1909, il commença la pratique de sa profession à Sherbrooke et installa son bureau sur la rue Wellington Nord.Il épousa Irène Berthe Sylvestre en l\u2019église de Saint- Joseph, à Ham-Sud, le 7 février 1910.Le couple eut trois enfants, nés à Sherbrooke : Madeleine, Richard et Guy.En 1910, avec 20 autres chanteurs, il fut associé à la formation de l\u2019ensemble Le Choeur de la Cathédrale, dont il fit partie pendant 25 ans.En 1916, il fut ingénieur- conseil auprès de la St.Francis Power Co.et de la Two-Miles Falls Water and Power Co.De 1923 à janvier 1925, Armand Crépeau fut échevin du quartier sud de Sherbrooke.De 1924 à 1931, il fut aussi député conservateur de Sherbrooke à l\u2019Assemblée législative du Québec.En 1933, il organisa à Sherbrooke le congrès provincial de son parti, qui élut comme chef Maurice Duplessis.En 1929, il s\u2019était associé avec Jean-Charles Côté, formant le bureau d\u2019ingénieurs civils et arpen- teurs-géomètres Crépeau & Côté qui deviendra Crépeau, Coté & Lemieux en 1949.Il fonda aussi en 1930 le bureau Crépeau & Hunter à Montréal.Il fut alors ingénieur- conseil pour une quarantaine de municipalités.Entre autres grands projets, il oeuvra au harnachement de la rivière des Outaouais pour la Commission hydro-électrique de SAINT-CAMILLE Armand Crépeau l\u2019Ontario à partir de 1945.En 1938, il construisit le pont Comstock de la route 143 sur la rivière Massawippi à Lennoxville, pont qui fut détruit en 2012, remplacé par le pont Herring en 2011.Comme ingénieur attitré de la Ville de Sherbrooke de 1941 à 1944, il travailla à l\u2019aménagement des barrages et usines hydroélectriques de Weedon et de Westbury.Membre de la Corporation des arpenteurs-géomètres du Québec depuis 1921, il en fut le président de 1945 à 1948.Il fut aussi membre de l\u2019Engineering Institute of Canada, du Canadian Institute of Surveying et de l\u2019Arctic Institute of North America, puisqu\u2019il s\u2019intéressait aux travaux d\u2019arpentage en Ungava.En 1952, il se retira du bureau d\u2019ingénieurs et d\u2019arpenteurs-géo- mètres qu\u2019il avait fondé, qui prit alors le nom de Côté, Lemieux, Ca- rignan & Bourque puis de Lemieux, Carignan, Royer & Associés en 1965 et Groupe Teknika en 1983.En 1954, l\u2019Université Laval lui décerna un doctorat honoris causa en arpentage.En 1954, Armand Crépeau fut fondateur de la Faculté des sciences de l\u2019Université de Sherbrooke, qui comprenait une école de génie, et il en fut le premier doyen, sans rémunération, jusqu\u2019en 1959.Il décéda à son chalet du lac Magog, le 17 août 1959.La rue Cré- peau dans le secteur de Fleurimont rappelle son souvenir depuis 1953 et la rue Armand-Crépeau dans l\u2019arrondissement de Jacques-Cartier, à Sherbrooke, depuis 1986.Recherche : Jean-Marie Dubois, Université de Sherbrooke et Gérard Coté, Société d\u2019histoire et du musée de Lennoxville-Ascot \u2014 PHOTO LES JOURNALISTES ASSOCIÉS (1950) LES BIOGRAPHIES FRANÇAISES D\u2019AMÉRIQUE Concert d\u2019orgue à la chapelle St-Mark SHERBROOKE \u2014 L\u2019organiste Claude Lemieux donnera un concert le dimanche 15 octobre à 15 h, à la chapelle St-Mark de l\u2019Université Bishop\u2019s.Au programme, des œuvres de Jean-Sébastien Bach et des fils de ce grand compositeur.L\u2019entrée est de 15 $ pour les adultes, de 10 $ pour les aînés et gratuite pour les étudiants.Les billets seront en vente à la porte de la chapelle.Information au 819 822-9692.Claude Lemieux est titulaire de l\u2019orgue mécanique Karl Wilhelm de l\u2019église Saint-Ambroise de Loretteville.Il est aussi réalisateur et animateur de l\u2019émission Point d\u2019orgue présentée sur les ondes de Radio-Galilée depuis 2013.STEVE BERGERON 5238428 laTribune samedi 14 octobre 2017 W27 musique Maud CuCChi Le Droit ottawa \u2014 «?I like the \u201cFrench Touch\u201d you have given it @carla- bruni #MissYou?».Le commentaire vient de Mick Jagger lui-même, sur son profil twitter.De toute façon, Carla Bruni avait intégré Miss You aux dix autres reprises de son nouvel album sans vraiment se soucier de l\u2019accord de l\u2019auteur.« Je n\u2019ai eu besoin de demander aucune permission pour ces reprises », souligne-t-elle.Tout de même, l\u2019appréciation du leader des Stones ne l\u2019a pas laissé complètement indifférente.« C\u2019est merveilleux, ça me fait trop plaisir ! » glisse-t-elle spontanément.Il ne faudrait surtout pas y voir un message subliminal de leur ancienne idylle que la presse people leur attribue dans les années 1990.« Je n\u2019ai pas de relation avec lui, à part une relation amicale, mais je lui parle très peu souvent, précise l\u2019épouse de Nicolas Sarkozy.Je suis contente que les Stones aient tweeté et aimé la chanson.C\u2019est important, c\u2019est eux qui l\u2019ont écrite.» On l\u2019aura compris, Carla Bruni sait bien s\u2019entourer.Et si elle choisit de reprendre Depeche Mode (Enjoy the Silence), The Clash (Jimmy Jazz), Abba (The Winner Takes It All) ou Lou Reed (A Perfect Day), c\u2019est sous la prestigieuse supervision de nul autre que de David Foster, vénérable arrangeur-producteur à succès.Capitalisant sur le charisme de la chanteuse égérie de grands couturiers et ex-Première dame de France, French Touch joue à fond la carte sexy : voix murmurée, arrangements jazzy, ce disque de onze reprises sorti le 6 octobre distille un charme indéniable porté par la voix de plus en plus grave de la chanteuse.« J\u2019ai essayé de donner un peu de mon univers à ces chansons, comme si je les avais écrites en quelque sorte, explique-t-elle.David Foster a été l\u2019instigateur du projet.Il dirige The Verve, mon étiquette aux États-Unis, et il était venu à mon concert à Los Angeles, il y a trois ans.Il m\u2019a dit qu\u2019il aimait mes chansons, ma voix, mais qu\u2019il ne comprenait rien aux textes en français.Il voulait savoir si je pouvais écrire des chansons en anglais.Mais je n\u2019ai jamais réussi à le faire et pourtant, j\u2019ai essayé.Il m\u2019a alors proposé de chanter des covers.» Un seul invité se prête à un duo enregistré à distance : Willie Nelson dans Crazy de Patsy Cline.« Je considère Willie Nelson comme un maître de songwriting et de la chanson country; un chanteur, un guitariste et un parolier unique.C\u2019est vraiment un honneur de l\u2019avoir en featuring.» La touche de Carla Bruni Carla Bruni \u2014 photo agence france-presse 5231745 5236458 5237404 , , Les nouvelles collections sont arrivées ! 2017-2018 \u2022 moins douloureux \u2022 plus efficace \u2022 rapide \u2022 sans aiguille Informez-vous! Nouveau traitement disponible Verrues plantaires?2102, rue King Ouest, bur.10, Sherbrooke piedreseau.com 819 791-9005 samedi 14 octobre 2017 laTribune W28 Sur le web latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune Muriel FrançoiSe La Presse New York \u2014 Il aura fallu du temps pour que Louise Bourgeois tisse sa toile et acquière la reconnaissance pour son œuvre féconde où vie et art se confondent dans une troublante complexité.L\u2019artiste a 71 ans lorsque le Mo- MA lui consacre une rétrospective en 1982 faisant d\u2019elle la première femme à avoir cet honneur.Lorsqu\u2019elle s\u2019éteint, à 98 ans, elle laisse derrière elle un héritage extraordinaire dont ses araignées gigantesques de métal, qui se dressent à Paris, Bilbao, Londres et Tokyo, sont les expressions les plus connues.Ici et là, Louise Bourgeois ne cesse d\u2019inspirer, y compris les plus jeunes comme en témoigne le livre Une berceuse en chiffons d\u2019Isabelle Arsenault et Amy Novesky sorti en 2016 aux Éditions de la Pastèque.Pour cette troisième exposition événement consacrée à l\u2019artiste, le MoMA lève le voile sur l\u2019œuvre imprimé abordé par celle-ci à l\u2019automne de sa vie, et légué au musée.Quelque 300 imprimés et 23 sculptures jettent un nouvel éclairage sur sa démarche créatrice, à la fois intrigante et violente.Cette femme menue, lestée d\u2019un passé trop lourd, exploitait ses traumatismes d\u2019enfance pour donner forme à des expressions tangibles à la façon de reliques cicatrisantes.Parmi les salles aux thèmes chers à l\u2019artiste (la maternité, la sexualité, le corps, la nature.), l\u2019une étonne particulièrement.Elle met en scène des livres de tissus aux motifs abstraits composés à partir de vêtements devenus obsolètes pour l\u2019artiste alors âgée de plus de 80 ans.Elle renoue ainsi avec sa jeunesse passée aux côtés de parents restaurateurs de tapisseries.Dans son élan, elle intègre robes, combinaisons et manteaux dans ses « cellules », sortes d\u2019installations sous forme de cages dont on peut approcher un exemplaire, chevauché par une araignée géante, dans l\u2019atrium du MoMA.Les amoureux de New York resteront suspendus aux dessins et sculptures architecturales où perce la passion inconditionnelle de l\u2019artiste qui s\u2019installa là-bas en 1938, après avoir épousé un historien de l\u2019art américain réputé.« À son arrivée, elle a adoré la ville et ses gratte-ciel, explique Deborah Wye, commissaire de l\u2019exposition et amie de l\u2019artiste.C\u2019est pourquoi beaucoup de ses images représentent des immeubles humanisés.Elle pouvait voir un personnage dans un gratte-ciel, et une enfilade de tours étaient à ses yeux des êtres en relation.« Jean-Louis, l\u2019un de ses trois fils, y apparaît ainsi sous la forme d\u2019une construction sur pilotis.Un clin d\u2019œil parmi d\u2019autres.Louise Bourgeois : An Unfolding Portrait, au moma, jusqu\u2019au 28 janvier 2018 www.moma.org Un catalogue de plus de 4000 œuvres détaillées de l\u2019artiste est accessible gratuitement en ligne : moma.org/bourgeoisprints ÉTaTs-Unis Louise Bourgeois sous toutes ses coutures à NeW York sept ans après sa disparition, l\u2019artiste franco-américaine Louise bourgeois est de retour au moma avec l\u2019exposition Louise Bourgeois : An Unfolding Portrait.son œuvre autobiographique s\u2019y déploie sous un jour nouveau et justifie une escapade à New York, ville héroïne de cette créatrice d\u2019exception.avant-goût.leS MobileS de Calder Cela fait longtemps que les mobiles ont rejoint le monde des adultes.Ils sont même devenus furieusement tendance en déco ces dernières années.L\u2019exposition consacrée à Alexander Calder, maître du genre, par le Whitney Museum réunit des sculptures poétiques et gracieuses composant une constellation.Certaines d\u2019entre elles sont mises en mouvement à heures fixes pour permettre d\u2019admirer l\u2019ondulation des œuvres.Calder : Hypermobility, au Whitney museum of american art, jusqu\u2019au 23 octobre 2017 whitney.org oMbreS ChinoiSeS L\u2019exposition L\u2019art et la Chine après 1989 : Théâtre du monde au Guggenheim brosse le portrait de la société chinoise de Tiananmen à 2008.Peintures, photographies, vidéos, installations.tous les modes d\u2019expression ont été retenus pour la plus importante présentation d\u2019art chinois moderne en Amérique du Nord, que l\u2019on dit en coulisse cruciale pour comprendre l\u2019art contemporain.Art and China after 1989 : Theater of the World, au Guggenheim, jusqu\u2019au 7 janvier 2018 www.guggenheim.org l\u2019art aFro-aMériCain 2.0 Le Studio Museum d\u2019Harlem, de plus en plus célébré par la communauté culturelle new-yorkaise pour son dynamisme, poursuit sa mission de mise en avant de la création afro- américaine avec l\u2019exposition Fictions.Dix-neuf artistes émergents des quatre coins des États- Unis livrent en vrac objets du quotidien, souvenirs d\u2019enfance, bribes d\u2019histoire et tranches de vie par le truchement de photos, dessins, collages, sculptures et autres médiums.Fictions, au studio museum in Harlem, jusqu\u2019au 7 janvier 2018 www.studiomuseum.org 3 aUTres exposiTions à voir à new York ceT aUTomne Louise Bourgeois : An Unfolding Portrait, au moma de new York, est présentée jusqu\u2019au 28 janvier 2018.\u2014 PHoto foUrNie Par Le moma Lorsqu\u2019elle s\u2019éteint à 98 ans, Louise Bourgeois laisse derrière elle un héritage extraordinaire dont ses araignées gigantesques de métal.\u2014 PHoto foUrNie Par Le moma laTribune samedi 14 octobre 2017 Voyages W29 Catherine SChlager La Presse MiCrobraSSerie la MeMphré Fondue au Fromage aVec Vue sur le lac Sise à Magog, au croisement des rues Merry et Principale, dans une charmante demeure ancestrale, La Memphré attire les regards avec sa vaste terrasse surplombant le lac Memphrémagog.On a tout de suite envie de s\u2019y attabler afin d\u2019admirer les flots bleutés.L\u2019intérieur est tout aussi convivial avec confortables banquettes et fauteuils, murs de brique, boiseries et foyer pour se réchauffer lorsque le mercure chute.La microbrasserie, qui vient de célébrer ses 18 ans, propose 14 bières artisanales, dont 7 demeurent constamment à l\u2019ardoise.Ce sont les classiques scotch ale, IPA américaine et double IPA, stout, witbier, red ale et la traditionnelle ale blonde.Le maître brasseur, David Plasse, s\u2019amuse également à concocter des bières saisonnières (saison, porter, IPA de session), dont certaines sont même embouteillées et distribuées chez de rares marchands spécialisés et enfûtées pour certains bars.Il ne faudrait pas oublier la nourriture.La Memphré s\u2019est en effet bâti une solide réputation avec sa cuisine bistro réconfortante à souhait.L\u2019incontournable?La fameuse fondue au fromage (deux variétés), servie, si le cœur vous en dit, avec accompagnements de saucisson, patates, pommes et cornichons.Le tartare de saumon, le mac\u2019n\u2019cheese au smoked meat ainsi que la bavette de bœuf Angus demeurent également de très bons choix.À goûter Double Menton Cette double india pale ale couleur paille à 7,5 % légèrement voilée se démarque par ses puissants arômes de fruits jaunes, son côté bien juteux et fruité en bouche et son amertume (85 IBU) résineuse en finale.Elle fait sensation avec la fondue au gruyère, emmental, fromage bleu et porto blanc.12, rue Merry Sud, Magog microbrasserielamemphre.com MiCrobraSSerie auberge Sutton brouërie Bière, BouFFe et dodo À sutton Difficile de trouver cadre plus idyllique pour la fondation d\u2019une microbrasserie.C\u2019est dans le charmant village de Sutton, à quelques pas d\u2019un ruisseau s\u2019écoulant doucement, que l\u2019auberge Sutton Brouërie s\u2019est installée depuis 2015 et ravit la clientèle désireuse de goûter de bonnes bières, de se restaurer et même de se reposer dans un même lieu.La microbras- serie se démarque de ses semblables par l\u2019utilisation de levures sauvages brettanomyces dans les 15 bières sur les pompes, presque toutes maison.Il en résulte des bières bien équilibrées signées Patrick Roy, accessibles tant aux néophytes qu\u2019aux dé gustateurs exp er ts, comme les différentes déclinaisons de saison, IPA de session, brown ale et autres pale ale américaine.Soucieuse d\u2019offrir un menu « local, frais et fait maison «, la Brouërie s\u2019approvisionne auprès de producteurs du coin.La carte est courte, mais changeante, au gré des envies du chef.Tartare de bœuf, tacos de fruits de mer, poulet de Cornouaille et bavette sauce chimichurri sont autant de propositions susceptibles de plaire aux gourmets.Après avoir savouré bières et mets dans ce joli décor industriel aux accents rustiques où il fait bon s\u2019attarder, pourquoi ne pas monter à l\u2019étage afin de roupiller dans l\u2019une des huit chambres avec mezzanine.Une offre on ne peut plus complète! À goûter griSette De la MarMite Offerte en fût et en bouteille, cette saison voilée de Sutton Brouërie titre seulement 4,5 %.Bien sèche, elle charme avec ses arômes de citron et de levures belges et ses saveurs fruitées, acidulées et légèrement boisées en finale.Elle accompagne à merveille le tartare de bœuf et sa sauce gribiche.27, rue Principale Sud, Sutton aubergesuttonbrouerie.com braSSerie DunhaM au cœur de la route des Vins Située en plein cœur de la route des vins de Brome-Missisquoi, Brasserie Dunham fait sa marque depuis 2011, tant grâce à ses excellentes bières, gagnantes de plusieurs prix internationaux, ses collaborations avec différentes brasseries aux quatre coins du monde que grâce à sa Table fermière, vraiment gourmande.Grâce au travail du maître brasseur Éloi Deit, les différentes variantes de la Cyclope (IPA), les nombreuses saisons (cassis, fleurs, rustique, du Pinacle, etc.) et les Assemblages no. 1 à 7 réalisés grâce à 150 barriques sont devenus de grands classiques.On peut les savourer, en fût ou en bouteille, dans cet ancien relais de diligence datant de 1865, confortablement installé sur la verdoyante terrasse lorsque le temps le permet ou au pub, souvent plus animé.Les gourmets ne voudront pas manquer de faire l\u2019essai de la Table fermière, le resto de la microbrasserie, proposant une « cuisine éthique et locale « changeant régulièrement, inspirée du resto Hen of the Wood au Vermont.On y sert de délicieux raviolis aux cèpes, des ris de veau, des papardelles à l\u2019agneau braisé et même des morilles farcies au canard confit avec foie gras, en saison.N\u2019oubliez pas de passer à la boutique afin de repartir avec quelques bouteilles pour emporter.Un « bottle release « a même lieu en ce samedi 14 octobre.À ne pas manquer bière De table La Bière de table, une saison légère (4,3 %) aux arômes levu- rés typiquement « dunhamiens «, est une réelle bière de soif.Bien effervescente, peu amère, délicatement fruitée et hyper rafraîchissante, elle se marie divinement aux betteraves fumées et fromage de chèvre avec vinaigrette à la menthe et carvi.3809, rue Principale, Dunham brasseriedunham.com quéBec Balade automnale dans les microbrasseries des cantons Pour admirer les arbres qui se parent de leurs jolies teintes automnales, la région des cantons-de-l\u2019est, tout en vallons avec ses monts orford, sutton et bromont, demeure l\u2019une des plus prisées.en plus, elle regorge d\u2019excellentes microbrasseries! tournée en trois arrêts houblonnés.La memphré attire les regards avec sa vaste terrasse surplombant le lac memphrémagog.on a tout de suite envie de s\u2019y attabler afin d\u2019admirer les flots bleutés.5231779 ESCAPADES D\u2019UN JOUR Prix par personne, taxes et FICAV inclus.Incluant le transport en autocar de luxe, les services d\u2019un accompagnateur ainsi que le pourboire à l\u2019accompagnateur et au chauffeur.CROISIÈRES Prix par personne en occupation double, cabine intérieure, taxes et FICAV inclus.Incluant les services du guide-accompagnateur bilingue.PhiliPPe Tessier 819 868-1421 ou 1 800 667-1469 29, rue des Pins, Magog Les prix incluent les taxes et la contribution au FICAV de 1 $ par 1000 $.Certaines conditions s\u2019appliquent.www.expressionvoyages.com (titulaire d\u2019un permis du Québec) FLORIDE SUR LA PLAGE À partir de 3 569 $ 1er mars au 20 mars 2018 | 20 jours et 19 nuits | 35 places disponibles Inclus : transport en autocar VIP; pourboire au guide et au chauffeur; 19 nuits d\u2019hôtel dont 13 nuits au Hollywood Beach Resort (2,5*); 23 repas ; activités et visites au programme.Réservez tôt : augmentation du prix à partir du 1er novembre 2017 LOUISIANE ET TEXAS À partir de 2 998 $ 1er au 10 mai 2018 | 10 jours et 9 nuits | 30 places disponibles Inclus : vol aller-retour avec Air Canada; transport à destination; 9 nuits d\u2019hôtel (3* à 4,5*); 14 repas; activités au programme.Réservez tôt : augmentation du prix à partir du 28 février 2018 NOËL AVEC GREGORY CHARLES 145$ 3 décembre 2017 | 50 places disponibles Inclus : concert de Noël de Gregory Charles à l\u2019église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.BAHAMAS À LA RELÂCHE SCOLAIRE | Norwegian Breakaway 4 au 11 mars 2018 | 8 jours et 7 nuits | 25 places disponibles Inclus : forfait boisson illimitée et pourboire de l\u2019équipage inclus; transport en autocar de luxe, pourboire au chauffeur; croisière de 7 nuits.Escales : Port Canaveral (Floride), Great Stirrup Cay (Bahamas), Nassau (Bahamas).Prix valide jusqu\u2019au 4 décembre 2017 ÎLES TURQUOISES | Carnival Pride 14 au 22 avril 2018 | 9 jours et 8 nuits | 30 places disponibles Inclus : transport en autocar de luxe; 1 déjeuner et 1 nuit d\u2019hôtel (3*) en banlieue de Baltimore; tour guidé de Baltimore; croisière de 7 nuits.Escales : Grand Turk (Îles Turquoises), Princess Cays (Bahamas), Freeport (Bahamas).À partir de 1 717$ Réservez tôt : augmentation du prix le 30 octobre 2017 TRANSATLANTIQUE DE LONDRES À NEW YORK Norwegian Bliss 17 avril au 3 mai 2018 | 17 jours et 15 nuits | 30 places disponibles Inclus : forfait boisson illimitée et pourboire de l\u2019équipage inclus; vol direct Montréal-Londres (aller); transferts à destination; transport de New York (retour) en autocar de luxe; pourboire au chauffeur; 3 nuits d\u2019hôtel (3*) à Londres; tour guidé de Londres; croisière de 12 nuits.Escales : Azores (Portugal), Halifax (Canada).Réservez tôt : augmentation du prix le 21 octobre 2017 L\u2019OUEST AMÉRICAIN À partir de 4 956 $ 29 avril au 25 mai 2018 | 27 jours et 26 nuits | 23 places disponibles Inclus : transport en autocar VIP; pourboire au guide- accompagnateur; 26 nuits d\u2019hôtel (3* à 4*) dont 4 nuits à Las Vegas; 36 repas; activités et visites au programme.Réservez tôt : augmentation du prix à partir du 1er décembre 2017 LA MAGIE DES LANTERNES 162$ 19 octobre 2017 | 9 places disponibles Inclus : visite de Chocolats Favoris appartenant à Gino Chouinard; visite de l\u2019observatoire 360o Au Sommet Place Ville-Marie; souper au restaurant l\u2019Académie; exposition La Magie des lanternes au Jardin botanique de Montréal.NOËL AU CABARET 99$ 6 décembre 2017 | 54 places disponibles Inclus : dîner au buffet du Casino de Montréal; spectacle Noël au Cabaret du Casino de Montréal.SPÉCIALISTE EN VOYAGES DE GROUPES ORGANISÉS Prix par personne en occ.double, taxes et FICAV inclus.Incluant les services du guide-accompagnateur bilingue.À partir de 1 697$ À partir de 3 397$ SAMEDI 14 OCTOBRE 2017 laTribune W30 VOYAGES D es fois je dis des choses.Comme : j\u2019éviterai tout voyage non essentiel aux États-Unis pendant le mandat du président Trump.Des fois, je me rends compte que ce que je dis, c\u2019est un peu comme les résolutions du Nouvel An : ça ne tient pas longtemps.Chicago m\u2019attirait.Entre autres parce que tout le monde a tendance à en parler en bien.Et quand tout le monde le dit, c\u2019est forcément parce que c\u2019est vrai, non?Ce qu\u2019il y a, à Chicago, c\u2019est une architecture à l\u2019avant-garde.Comme la Ville croît à une vitesse folle, on construit en hauteur pour rentabiliser l\u2019espace.Mais malgré tout le béton, tout le verre et l\u2019acier qui se côtoient, on n\u2019étouffe pas.On ne ressent pas cet effet oppressant que peuvent avoir des grandes villes comme New York, ou même Montréal.Quand on pense que le plan d\u2019aménagement sur lequel on se base encore aujourd\u2019hui à Chicago a été imaginé en 1909, on ne peut que rougir un brin quand on voit des réalisations modernes bien de chez nous.Pas de quoi s\u2019auto- flageller trop longtemps, mais de quoi être jaloux quand même.Ils en avaient de la vision les Daniel Burnham et Edward H.Bennett derrière ce plan.Parmi les bons coups, on peut entre autres penser au parc Millénium, dont l\u2019attrait le plus couru est sans doute la Cloud Gate, cette fève géante réfléchissante qui, pour plusieurs, constitue un symbole de Chicago.Tout près, le Jay Pritzker Pavilion, à l\u2019architecture moderne, est un endroit qu\u2019on imagine bien recevoir des événements musicaux en plein air.Et la Crown Fountain, cette fontaine où deux monolithes géants deviennent des écrans sur lesquels sont projetés des visages humains, plaît autant aux enfants qu\u2019aux grands.Comme si ce n\u2019était pas assez, on a prévu une passerelle originale qui traverse Columbus Drive vers le parc Maggie Daley.Tous ces aménagements ont bien dû prendre du temps, du budget aussi.Mais on voit mal comment les Chicagoens peuvent s\u2019en plaindre.Chicago, c\u2019est un métro efficace, aérien à l\u2019extérieur du centre-ville, sous-terrain à certains endroits, qui permet entre autres un transit simple et facile vers l\u2019aéroport.On prend des notes.Si on n\u2019envie pas les gens qui peuvent toucher les wagons de métro de leur chambre à coucher tellement ils vivent près des rails, il y a tout de même quelque chose d\u2019impressionnant à ce système de transport en milieu fortement urbanisé.Parlant d\u2019urbanisme, la promenade le long de la rivière Chicago réserve un coup d\u2019œil impressionnant sur une forêt de gratte-ciel à laquelle on ne cesse d\u2019ajouter des « arbres ».Déjà, les rives sont aménagées selon toutes sortes de concepts entre chacun des ponts, qu\u2019on pense à un escalier de béton géant, à une fontaine commémorative ou à des restaurants au goût du jour.Pour tout savoir sur les différents bâtiments, on opte pour une croisière sur la rivière Chicago.Une option populaire est celle offerte par la Chicago Architecture Foundation, même si son prix est élevé à 45 $.Les guides sont bénévoles, n\u2019acceptent aucun pourboire, mais en connaissent long comme ça sur l\u2019architecture.Le nom des bâtiments, leur année de construction et la raison pour laquelle on a choisi du marbre rose ou des fenêtres aux différents tons de bleu.ils savent tout.Comment les architectes de la Willis Tower, autrefois l\u2019édifice le plus haut du monde, ont-ils pu compenser les mouvements inévitables des gratte-ciel?Comment les balcons d\u2019une autre tour empêchent-ils les oiseaux de se frapper contre les fenêtres?Le tour explique tout ça.Parmi les incontournables, il faut noter le sport, la musique et la pizza.Dans le premier cas, même si le baseball nous ennuie, il faut s\u2019arrêter au Wrigley Field, le domicile des Cubs de Chicago.Là comme partout en ville, la population locale est très fière de son équipe.Lors de mon passage, lesdits Cubs affrontaient les Nationals de Washington en séries éliminatoires.Les pubs sur l\u2019avenue Clark étaient bondés d\u2019amateurs bien rangés derrière leur équipe et on pouvait regarder le match sur un écran géant à l\u2019extérieur du stade.Le quartier de Wrigley présente par ailleurs quelques boutiques un peu funky, notamment une boutique de bandes dessinées et un renommé bazar offrant des t- shirts drôles, des cartes postales originales et des cartes à collectionner d\u2019une autre époque.Il vous manque votre personnage préféré dans votre assemblage de cartes de Beverly Hills 90 210 version 1995?C\u2019est la place où trouver la perle rare.Pour la musique, les clubs de blues sont nombreux.Même en choisissant au hasard, on risque de bien tomber.Pour moi, la Blue Chicago, petit bar sans prétention, a livré ses promesses.Les peintures à l\u2019effigie du club, sur les murs, donnent le ton.On y présente de la musique tous les soirs depuis une trentaine d\u2019années et la foule y est particulièrement hétéroclite.Ce soir-là, Nellie « Tiger » Travis, beaucoup trop talentueuse pour la qualité du système de son du bar, m\u2019a captivé pendant plusieurs heures.Enfin, si Chicago est reconnue pour sa pizza, c\u2019est la deep dish pizza, épaisse de six centimètres et préparée dans un moule, qu\u2019il faut absolument essayer.On la trouve partout, souvent après avoir patienté en file aux heures de pointe.Un délice pas trop santé.Bref, Chicago a probablement déclassé New York et Boston parmi les endroits où je voudrais retourner.Une fin de semaine, ce n\u2019est pas assez.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Week-end à Chicago Une croisière sur la rivière Chicago, pour en apprendre plus sur l\u2019architecture des gratte-ciel construits sur le rivage, est incontournable dans la ville des vents.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU La Crown Fountain de Chicago, dans le parc Millenium, fait le plaisir des petits et des grands.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU laTribune samedi 14 octobre 2017 W31 MARIE TISON La Presse montréal \u2014 Peu après s\u2019être engagés dans le sentier, les randonneurs tombent nez à nez avec un chasseur armé d\u2019une carabine.l\u2019homme rentre chez lui après une chasse au chevreuil infructueuse mais il est quand même de bonne humeur.Comme il fait beau et chaud, il s\u2019arrête quelques minutes pour piquer une petite jasette amicale avec les marcheurs.Malheureusement, les relations entre randonneurs et chasseurs ne sont pas toujours aussi cordiales.Parfois, les rencontres impromptues en forêt déclenchent des engueulades carabinées.« Ça se passe de façon différente selon les territoires, indique Gregory Flayol, de RandoQuébec (le nouveau nom de la Fédération québécoise de la marche).Avec la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, il faudrait travailler là-dessus, éduquer nos membres, randonneurs et chasseurs, au sujet du partage du territoire. » Ce qui complique les choses, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas qu\u2019une seule saison de chasse.Les dates sont différentes pour la chasse à l\u2019orignal, au cerf de Virginie, à l\u2019ours, au petit gibier.Il y a également des dates différentes pour la chasse à l\u2019arc ou à l\u2019arme à feu.Et les dates varient encore selon les régions.Jusqu\u2019à un certain point, il n\u2019y a pas vraiment de possibilités de friction sur le terrain en ce qui concerne les pourvoiries et les terres privées : les propriétaires peuvent carrément interdire l\u2019accès aux randonneurs.Ça se complique un peu avec les réserves fauniques.Malgré la présence potentielle de chasseurs, les réserves n\u2019excluent pas les randonneurs.Ça se corse encore davantage pour les terres publiques, ouvertes à tous.« Si on ne prend pas de précautions, il peut y avoir des conflits », indique Stéphanie Vadnais, conseillère aux communications à la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.Les chasseurs doivent placer des pancartes pour faire connaître leur présence dans le secteur.L es chasseurs investissent beaucoup de temps, d\u2019argent et d\u2019énergie pour ramener du gibier.Évidemment, i ls ne sont pas enchantés lorsqu\u2019ils voient surgir une bande de joyeux randonneurs qui fait fuir tous les animaux du secteur.« Le fait de porter un fusil, de tirer sur quelque chose, ça entraîne un niveau d\u2019adrénaline assez élevé, commente Gregory Flayol, de Ran- doQuébec.Les chasseurs peuvent être assez crinqués sur le terrain. » Ce qui irrite les chasseurs, c\u2019est que les randonneurs peuvent marcher toute l\u2019année alors qu\u2019eux- mêmes ne disposent que d\u2019une période limitée pour chasser.Par ailleurs, certains randonneurs se montrent intolérants parce qu\u2019ils sont contre la chasse par conviction personnelle, note M. Flayol.Or, la chasse fait partie de la culture québécoise.« C\u2019est beaucoup de monde, c\u2019est de l\u2019argent, c\u2019est de la consommation.Ils ont une porte d\u2019entrée quasi systématique sur les territoires partagés.Les randonneurs ont un peu moins de poids économique direct », note Gregory Flayol.En Estrie, il est difficile de parler de cohabitation, affirme Nadia Fre- dette, directrice des opérations aux Sentiers de l\u2019Estrie.« Quand les chasseurs sont là, les randonneurs n\u2019y vont pas, ou ne peuvent pas, ou ne devraient pas. » Chaque automne, les Sentiers de l\u2019Estrie doivent fermer de grandes sections du réseau.Dans la réserve naturelle des Montagnes-Vertes, il est possible de garder un sentier ouvert pendant quelques semaines supplémentaires parce qu\u2019il se trouve dans un secteur où il ne se fait pas de chasse à l\u2019arc.« Ça va rester ouvert jusqu\u2019au 30 octobre, soit toute la durée des couleurs, précise Mme Fredette.Ce n\u2019est pas négligeable. » Tout le reste de la réserve naturelle est cependant fermé aux randonneurs pendant de longues semaines.« Le propriétaire, un organisme de conservation [Conservation de la nature Canada], trouve que c\u2019est plus payant de garder des baux de chasse pour 200 à 300 chasseurs, plutôt que de permettre à des dizaines de milliers de randonneurs de venir dans le temps des couleurs », déplore Mme Fredette.Dans la région, les randonneurs peuvent visiter sans danger le parc provincial d\u2019Orford et le parc d\u2019environnement naturel Sutton, interdits aux chasseurs.« L e problème, c \u2019est qu\u2019 i ls deviennent hyper-congestionnés, fait remarquer Mme Fredette.Ce n\u2019est pas bon pour les sentiers. » À la coopérative de la Vallée Bras- du-Nord, dans Portneuf, on travaille de près avec les chasseurs pour éviter les conflits.« On s\u2019harmonise, indique Frédéric Asselin, directeur général de la coopérative.La chasse est une activité économique importante, et les chasseurs étaient là avant la création de nos sentiers. » En outre, les propriétaires de terrain qui accordent des droits de passage à la coopérative peuvent être chasseurs eux-mêmes.La coopérative ferme donc certains sentiers, au risque de décevoir des randonneurs ou des cyclistes.« Le fait d\u2019avoir 100 km de sentiers de vélo de montagne et 80 km de sentiers pédestres, ça nous permet de fermer des tronçons de sentiers pendant des semaines et de continuer à offrir quelque chose d\u2019autre aussi intéressant », affirme M. Asselin.En règle générale, avant de planifier une randonnée quelque part au Québec, les adeptes de plein air devraient vérifier l\u2019état des sentiers sur le site Balise Québec de RandoQuébec ou celui du réseau envisagé.Stéphanie Vadnais, de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, recommande aussi de bien garder les chiens en laisse et de s\u2019habiller avec des couleurs vives.« Il ne faut pas arriver dans le bois en camouflage, rappelle-t-elle.Et s\u2019habiller en beige avec un petit capuchon de poil, ce n\u2019est pas une bonne idée. » Des relations parfois tendues entre randonneurs et chasseurs Chaque automne, les Sentiers de l\u2019Estrie doivent fermer de grandes sections du réseau.Dans la réserve naturelle des Montagnes-Vertes, il est possible de garder un sentier ouvert pendant quelques semaines supplémentaires parce qu\u2019il se trouve dans un secteur où il ne se fait pas de chasse à l\u2019arc.Ci-dessus, la réserve naturelle des Montagnes-Vertes.\u2014 photo archives la presse samedi 14 octobre 2017 laTribune W32 5231571 Combien pourriez-vous économiser?DuProprio.com | 1 866 387-7677 Avec DuProprio, vous avez toute la visibilité et tout l\u2019accompagnement pour réussir à vendre votre propriété sans avoir à payer une commission à un agent.Visitez notre site Web ou appelez-nous maintenant pour comprendre ce que nous avons à vous offrir! 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