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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Arts magazine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2017-10-21, Collections de BAnQ.

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[" laTribune samedi 21 octobre 2017 W1 magazine Le dernier été en cuisine kim thuy, romancière cuLinaire W24 et W25 le bourlingueur yoLo : L\u2019urgence de voir La pLanète W30 \u2014 photo fiLms séviLLe pieds nus dans l\u2019aube W4 à W7 samedi 21 octobre 2017 laTribune W2 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?1/2 POP-ROCK ANGLO Carry Fire RobeRt Plant NoNEsuch neuve musique ?1/2 POP-FOLK TRAD FRANCO Morose les Poules à Colin FamgrouP ?1/2 POP Beautiful Trauma Pink rca rEcords ?AmeRiCANA FOLK BLues Queens of The Breakers the baRR bRotheRs sEcrEt city rEcords À nos amours, Julien clerc Adieu Veracruz, cherry chérie Solitudes (Epilogue), matt Holubowski Rêver plus fort, thierry bruyère Yügen (microalbum), Gazoline Être social (microalbum), Émilie Landry Andy St-Louis (microalbum), andy st-Louis Le démon normal, oktoplut MTV Unpluggged \u2014 Listen without Prejudice, George michael Under the Streetlight, boys ii men Something Like a Storm, matthew Good The Sin and the Sentence, trivium Flicker, niall Horan Halloween 77, Frank Zappa Warmth of the Sun, skydiggers Willie\u2019s Stash Vol.2, Willie nelson and the boys Les inoubliables, artistes variés Nouveau départ!, Jacques et Geneviève Morose, Les poules à colin Haunted by Brahms, Lewis Furey A Pentatonix Christmas Deluxe, Pentatonix liste sujette à changements; certaines sorties ne sont que numériques.Julien Clerc \u2014 PHoto arcHives La tribune, marie-Lou bÉLand Palmarès des ventes \u203a FraNcoPhoNE 1 La science du coeur, Pierre Lapointe 2 Ad vitam aeternam pour toujours, souldia 3 Désherbage, tire le coyote 4 Un hymne à l\u2019amour, marie-Élaine thibert 5 Welcome bonheur, Kaïn 6 Agnus dei, mario Pelchat et les Prêtres 7 Portrait : Max Richter, angèle dubeau et la Pietà 8 Gombo, Zachary richard 9 Mon livre vert, Guylaine tanguay 10 Bonsoir shérif, Keith Kouna \u203a NoN FraNcoPhoNE 1 Main Girl / Big Boy, charlotte cardin 2 Sax dans la cité, richard beaudet 3 Heaven Upside Down, marilyn manson 4 Now, shania twain 5 Divide, ed sheeran 6 Gabrielle Shonk, Gabrielle shonk 7 Evolve, imagine dragons 8 Live at Pompeii, david Gilmour 9 Fatale, dear criminals 10 French Touch, carla bruni Pierre lapointe \u2014 PHoto arcHives La Presse, edouard PLante-FrÉcHette ÉBLOuissemeNTs ReNOuveLÉs Led Zeppelin, tout le monde connaît, ou presque.Mais l\u2019incroyable aventure musicale menée par son leader après la fin du groupe?Moins.Robert Plant offre pourtant son 11e album solo, accompagné des excellents musiciens de Sensational Space Shifters.Si la guitare reste souvent au premier plan dans ces 11 compositions aux orchestrations impeccables, des invités spéciaux viennent ajouter violoncelle, oud et délicates percussions, parsemées ici et là.L\u2019entêtant May Queen, en piste d\u2019ouverture, annonce la couleur d\u2019une musique finement ciselée avec son carrousel de guitares électriques, acoustiques, guitares glissées, dobros ou guitares à pédale.Et quand le piano prend le relais, cela donne l\u2019irrésistible A Way with Words, petit bijou en suspension dans ce Carry Fire.Quoique la chanson titre, nappée de sonorités orientales et de murmures envoûtants, brille aussi de mille feux.Difficile de choisir parmi les meilleures compositions tant l\u2019album est traversé d\u2019éblouissements renouvelés.À écouter en boucle.maud cucchi, LE droit TRAD ALÉATOiRe Malgré son titre et ses complaintes, ce troisième disque des Poules à Colin est tout sauf Morose.Tout à fait branchée sur ses racines québécoises, mais en selle sur des sonorités bien actuelles, la bande lanaudoise poursuit son travail de « réinvention des traditions », brouillant les pistes entre trad, folk et pop.Cinq trentenaires qui assument la répétition trad ou embrassent la podorythmie quand ça leur chante et qui les larguent quand ça leur tente.Pour mieux caresser les rivages folk harmoniques des Sœurs Boulay.Ou pour donner aux cordes (piano, violon, banjo) le loisir de bercer les ritournelles portées par la jolie voix de Sarah Marchand.Un nid de petites perles mélodiques et d\u2019arrangements délicats.Les compositions \u2014 originales \u2014 de ces quatre jouvencelles et de leur coq Colin (Savoie-Levac, coéquipier occasionnel de La Bottine souriante, d\u2019Yves Lambert et De temps Antan) aiment voyager.yvEs BErgEras, LE droit sANs GRAND ÉCLAT Depuis l\u2019été dernier, on a eu droit au simple efficace What About Us, qui a amplement tourné dans les radios, et voici maintenant l\u2019album Beautiful Trauma.Ce septième enregistrement met de l\u2019avant une Pink affichant une certaine retenue.S\u2019il y a des titres dynamiques et des lignes accrocheuses, l\u2019Américaine préfère souvent le dépouillement et s\u2019en tient à des arrangements reposant en premier lieu sur des guitares acoustiques ou du piano, ce qui met de l\u2019avant sa voix puissante.Ce n\u2019est pas mauvais, mais ça manque quelque peu d\u2019éclat et de titres mémorables.Rares sont les pièces qui ressortent vraiment du lot, surtout que la réalisation installe une sorte de linéarité à l\u2019ensemble.Même le nouveau duo avec Eminem, Revenge, qui simule avec humour une chicane de couple, est loin d\u2019être renversant.On se rabattra sur certaines chansons comme la pièce-titre, I Am Here ou encore la soul Better Life.NicoLas houLE, LE soLEiL FiNemeNT mûRi Trois années ont filé depuis Sleeping Operator, le second album des Barr Brothers.Trois ans durant lesquels Brad et Andrew Barr sont devenus pères et, avec leur complice, la harpiste Sarah Pagé, ont longuement mitonné cet autre bébé qu\u2019est Queens of the Breakers.Ce nouvel enregistrement témoigne d\u2019une formation qui vieillit bien et qui déploie plus que jamais un univers sonore riche en cordes de toutes sortes \u2014 y compris vocales \u2014, qui lui est propre.Le trio propose des titres folk (superbe Song That I Heard), des pièces davantage linéaires, voire hypnotiques (Kompromat), ainsi que des envolées aériennes prenant l\u2019allure de crescendo, comme la superbe Defibrillation, avec Lucius, rehaussée de touches world et électro, ou l\u2019excellente You Would Have to Lose Your Mind.Tout ça sans oublier ses racines blues (savoureuse It Came to Me).L\u2019offre est variée, certes, mais les Montréalais parviennent à unir le tout et, surtout, à viser juste sur chaque chanson.Un album dense, soigneusement construit, qui mérite maintes écoutes.NicoLas houLE, LE soLEiL laTribune samedi 21 octobre 2017 W3 théâtre Yves Bergeras Le Droit ottawa \u2014 Le Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke ouvre sa saison 2017-2018 des Grandes sorties au théâtre avec la pièce Ba- by-Sitter, qui s\u2019amuse à porter un regard en biais sur le paternalisme à saveur misogyne se cachant derrière le «?faux féminisme?» de certains discours bien-pensants.Cette comédie « grinçante » semble coller à l\u2019actualité, à l\u2019heure où les langues féminines se délient sur les réseaux sociaux, au fil de ce qui est devenu une vaste campagne de dénonciation des harceleurs, prédateurs et autres intimidateurs sexuels, fédérée par les mots-clic #MeToo (déclinée en de multiples langues, dont #MoiAussi) et la vague #BalanceTonPorc, née dans la foulée de l\u2019affaire Weinstein.Une quarantaine de femmes accusent (ce ne sont encore que des allégations) le producteur de cinéma Harvey Weinstein de tentative d\u2019agression sexuelle.Mais si Baby-sitter aborde bien le sexisme ordinaire, son auteure, Catherine Léger, prend soin de ne pas relier sa thématique au mouvement #MeToo, afin d\u2019« éviter toute confusion » dans l\u2019esprit des futurs spectateurs.« Depuis que j\u2019ai commencé à parler de la pièce autour de moi, en 2016, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019être toujours d\u2019actualité, chaque mois, même si ce n\u2019est jamais pour la même raison.Et c\u2019est un sentiment horrible », convient l\u2019auteure d\u2019origine gatinoise, en mentionnant au passage les débordements de Donald Trump, la mésaventure de la journaliste de Radio-Canada Valerie-Micaela Bain, embrassée en direct et contre son gré l\u2019été dernier, et d\u2019autres dossiers hautement médiatisés, qui n\u2019auront eu pour seul effet que de « montrer qu\u2019on est toujours dans les mêmes vieux réflexes : s\u2019attaquer à la crédibilité de la victime ».« Je ne sais pas si notre [inaction individuelle ou généralisée face à la dénonciation] est un manque de courage, mais il y a en tout cas un manque de cohérence » au sein de la société, dit-elle.« De nombreuses personnes ont dénoncé l\u2019acte [dont a été victime Mme Bain].Mais beaucoup d\u2019autres [persistaient à dire que] c\u2019était juste un baiser ou juste une blague », rappelle la dramaturge, qui a justement fait de ce genre de « mauvaises blagues » anecdotiques le point de départ de sa pièce.Elle voulait plus précisément évoquer la prolifération des « f**k her right in the p***y », de 2014, opérations consistant à surprendre les caméras de télévision en proférant en direct des commentaires vulgaires et misogynes.Bourde sexiste Dans la pièce, un journaliste, Jean- Michel (campé par Steve Laplante), outré par ce qui lui semble tenir de la culture du viol ou de sa banalisation, va entreprendre de dénoncer publiquement son propre frère, Cédric (David Boutin), à l\u2019origine d\u2019une bourde sexiste.Un soir de party trop arrosé, dans un moment d\u2019euphorie regrettable, Cédric a lancé une phrase idiote et déplacée, à caractère sexuel.Captés par une caméra, ses propos ont connu sur la toile une diffusion virale, qui lui a coûté son boulot.Mais il n\u2019a pas perdu sa blonde, Nadine (Isabelle Brouil- lette), pour qui cette gaffe méritait des excuses sincères, bien davantage qu\u2019un châtiment aussi exemplaire.Sauf que la virulente croisade de Jean-Michel est en réalité motivée par sa « perspective paternaliste » des choses, laisse entendre la dramaturge, pour qui, en tant que femme, « c\u2019est fatigant de se faire constamment rappeler d\u2019être prudente, d\u2019être toujours vue comme une victime potentielle ».Malgré l\u2019« énorme compassion » qu\u2019elle ressent pour les femmes agressées ou harcelées, Catherine Léger a eu « envie de se défaire » de cette image dans laquelle elle ne se reconnaît pas vraiment.Et ce, « même si les statistiques continuent de nous rappeler qu\u2019on a raison d\u2019avoir peur », note-t-elle.Dans sa volonté de nourrir les débats (elle suggère d\u2019ailleurs d\u2019aller voir la pièce en couple), Catherine Léger a veillé à l\u2019équilibre des forces, c\u2019est-à-dire à « n\u2019épargner aucun des personnages », afin d\u2019éviter toute approche manichéenne qui aurait consisté à confronter victimes et prédateurs.Les propos des personnages illustrent tantôt l\u2019attitude de « déni » des hommes ou leurs discours « intellectualisés », bienveillants mais à côté de la plaque; tantôt, le côté excessif des positions et des angoisses féminines.marY poppins trash Au centre de la mêlée surgit une névralgique baby-sitter, que l\u2019au- teure décrit comme « une sorte de Mary Poppins trash ».Par son attitude, ce personnage qui « porte une charge symbolique sexuelle très forte », va « provoquer des dynamiques étonnantes, déstabiliser son entourage [et] éveiller les inconscients ».Mais à l\u2019issue de ces « joutes verbales », « tout finit par se balancer », réitère-t-elle.Lorsque Catherine Léger scrute les « angles morts de la misogynie », c\u2019est principalement pour investir des pistes de réflexion que l\u2019on n\u2019arpente d\u2019habitude qu\u2019avec inconfort et hésitation.Par exemple le fait de se questionner sur la victimisation des femmes, en particulier à l\u2019heure actuelle, quand la société civile semble plutôt pencher pour la dénonciation des agressions.Si Baby-sitter « est tout à fait féministe », la pièce se garde bien, en revanche, de « se conclure sur une note moraliste ou pamphlétaire », observe son auteure.C\u2019est « avant tout une comédie », poursuit Catherine Léger.Une « comédie de situation », qui, si elle se permet d\u2019écorcher au passage quelques postures et de déboulonner quelques mythes, n\u2019a pas la prétention de s\u2019imposer en « portrait générationnel », tempère l\u2019au- teure de 37 ans.La veine comique explorée l\u2019a ainsi autorisée à « jouer avec des personnages qui, sans être dans la caricature, se permettent d\u2019aller très loin ».Et lui a en somme permis d\u2019écrire « sans censure », quitte à bousculer la rectitude politique.Et « les g ens en ressor tent contents d\u2019avoir été déstabilisés », se réjouit Catherine Léger.NDLR : Les révélations de La Presse concernant les gestes de nature sexuelle allégués posés par l\u2019animateur Éric Salvail et le producteur Gilbert Rozon ne sont parues qu\u2019au lendemain de notre conversation avec Mme Léger; elles venaient on ne peut mieux appuyer le sentiment de Mme Léger.BaBy-sitter, par le théâtre Catfight Quand le sexisme prête à rire la distribution de Baby-sitter : isabelle Brouillette, David Boutin, Steve laplante et Victoria Diamond.\u2014 photo fournie l\u2019auteure Catherine léger.\u2014 photo dominique lafond Vous voulez y aller?Baby-sitter mardi 31 octobre, 20 h salle maurice-o\u2019bready entrée : 47 $ (étudiants : 37 $) samedi 21 octobre 2017 laTribune W4 Arts MAgAzine Q C\u2019est un film très personnel, dans lequel tu as décidé d\u2019inclure la narration de Félix à la toute fin.Est-ce que ça a été un choix difficile?R On en a parlé tout au début, Fred [Pellerin, le coscénariste] et moi.Il était beaucoup attiré par cet enregistrement [du livre].Je lui ai dit : « J\u2019n\u2019en veux pas ».On a mis ça de côté très rapidement.En fait, personne ne savait que ça existait, donc personne ne m\u2019a achalé avec ça.C\u2019est ma monteuse qui a insisté pour essayer.Elle avait préparé quelque chose en cachette.Je n\u2019ai pas pu faire autrement qu\u2019être hyper-ému.Et de comprendre que ça fonctionnait à mort.Quand ça arrive, c\u2019est comme une claque dans la face.C\u2019est ce que je voulais.Mais quand on a tourné, ce n\u2019était pas prévu.Q La majorité du film se déroule en extérieurs.N\u2019était-ce pas une contrainte importante dans un si court laps de temps?R Oui.Mais on a tout le temps eu la température qu\u2019on voulait au moment où il le fallait.C\u2019était un tournage béni des dieux pour ça.Je n\u2019avais pas le temps d\u2019avoir des plans B.Comme en télévision.Je suis habitué [il a réalisé Les beaux malaises, entre autres].Mais ça ne veut pas dire que j\u2019ai fait de la télé : j\u2019ai fait du cinéma, je pense.Q Pieds nus dans l\u2019aube est un récit initiatique dans lequel Félix fait face à l\u2019amour, à la mort, à la pauvreté et aux aléas de la vie.Mais c\u2019est aussi le film d\u2019une amitié incroyable\u2026 R C\u2019est ça le roman, en fait : les rapports de Félix avec son entourage.Il y a Ludger et Fidor, mais moi, j\u2019en ai fait un seul personnage, parce que je ne pouvais pas tout faire.À l\u2019écriture, c\u2019était une histoire d\u2019amitié entre Fidor et Félix.Mais j\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est un film père-fils que j\u2019ai fait, sans le vouloir.C\u2019est teinté partout de mon rapport avec mon père.Q C\u2019est donc un film sur le rapport qu\u2019entretient ton père avec ton grand-père Léo.Est- ce que tu voyais Roy Dupuis dans ce rôle?R Avant même d\u2019écrire.C\u2019est le premier qui a lu le scénario.Je lui ai donné en cadeau à sa fête en lui disant : je veux que tu joues mon grand-père.On ne se perd pas de vue depuis Mémoires affectives (2004), Guy Thauvette non plus.Ce sont mes amis.[Roy] est un bon premier lecteur.Et il ne regarde pas juste sa partition, mais la symphonie au complet.C\u2019est un allié extraordinaire.Q Au-delà du fait qu\u2019il s\u2019attarde aux 12 ans de Félix Leclerc, il s\u2019agit à nouveau d\u2019un film historique.Il y a quelque chose qui t\u2019accroche dans le fait de faire revivre le passé à l\u2019écran?R J\u2019ai toujours aimé les films d\u2019époque.Pour moi, c\u2019est un voyage dans le temps.T\u2019as l\u2019occasion, avec ta machine, de te promener dans le temps.En 2017, il est possible de tout faire avec des effets spéciaux.Il y en a quand même pas mal et on ne les voit pas.Mais ça reste un film d\u2019époque.Mon plus grand plaisir, ça a été de tourner sans un plan de téléphone ou de texto.C\u2019est le fun.Q La nature est d\u2019ailleurs un personnage dans le film\u2026 R C\u2019est ce que j\u2019ai le plus aimé dans l\u2019œuvre de mon père : la façon dont il parle de la nature.Moi, mon défi, ce n\u2019était pas d\u2019en parler, mais de la montrer.Q Tu es producteur associé sur ce film.Pourquoi?R C\u2019est une entente avec mon producteur Antonello Larue, qui est mon ami dans la vie.Je suis producteur associé parce que j\u2019amène le projet sur la table, projet que j\u2019ai mené à bout de bras.Tu ne peux pas être juste réalisateur quand tu portes tout sur tes épaules comme ça.Tu fais partie de toutes les décisions du film.Et c\u2019est tellement un budget restreint.À 5,3 M$, ce n\u2019est rien pour un tel film.C\u2019était important de penser rentabilité de journées de tournage.J\u2019étais hyper impliqué dans toutes les décisions.Ça s\u2019appelle un producteur.Ce n\u2019est pas exclu que je sois mon producteur à l\u2019avenir.Et je ne crache pas sur l\u2019idée de produire d\u2019autres réalisateurs.C\u2019est fatigant, tourner 120 jours par année sans arrêt.Q Est-ce que tu as d\u2019autres projets en vue?R Je suis en train de travailler à l\u2019adaptation du [roman] Le plongeur de Stéphane Larue.Q C\u2019est beaucoup de chemin parcouru depuis tes études à l\u2019Université Laval, n\u2019est-ce pas?R Pour un gars qui est parti parce qu\u2019il n\u2019était plus capable\u2026 On m\u2019a dit : « Tu ne feras jamais de cinéma de ta vie.» C\u2019est la dernière phrase que j\u2019ai entendue.Deux ans après, j\u2019étais invité pour donner une conférence.Mais c\u2019est bien, parce que ça m\u2019a botté le cul.Je devrais peut-être les remercier (rires).Ça a fait partie de mon apprentissage.Et aujourd\u2019hui, je me sens très libre.Pieds nus dans l\u2019aube prend l\u2019affiche le 27 octobre pieds nus dans l\u2019aube Le petit Francis Leclerc a longtemps résisté à l\u2019idée d\u2019un film sur Félix \u2014 une icône pour les Québécois, mais d\u2019abord et avant tout un père pour lui.Le réalisateur de 46 ans a finalement décidé d\u2019adapter Pieds nus dans l\u2019aube, premier roman du grand artiste et personnage plus grand que nature.tourné en 25 jours, en grande partie dans la vallée de la Jacques-cartier, ce film très personnel où il se «?livre beaucoup?» est un «?petit miracle?», considère le cinéaste.ÉRIC MoREAULT, LE soLEIL Justin Leyrolles- Bouchard, roy Dupuis et le réalisateur Francis Leclerc.\u2014 photo Le soLeiL, caroLine grégoire laTribune samedi 21 octobre 2017 Arts MAgAzine W5 québec \u2014 Roy Dupuis n\u2019y va pas par quatre chemins : si ça n\u2019avait pas été Francis Leclerc à la réalisation, il n\u2019aurait pas endossé le rôle du père de Félix dans Pieds nus dans l\u2019aube.L\u2019acteur est rendu à un stade de sa vie où il refuse beaucoup.et ça lui va plutôt bien.Détendu, souriant, cheveux mi-longs et barbe grisonnants, de jeans vêtu et avec un chapeau de paille sur la tête, l\u2019homme de 54 ans est dans une forme resplendissante.Apaisé, même.« Je suis vraiment dans une période où je ne m\u2019ennuie pas de travailler pantoute.J\u2019ai pas chômé dans les 25 dernières années.J\u2019n\u2019ai pas besoin de travailler pour vivre : j\u2019ai une sécurité financière.Je ne m\u2019en ennuie pas.Il faut que ce soit le projet qui me réveille.Alors je lis des scénarios [de film] et des téléséries et je dis non (rires).Je fais juste vivre et c\u2019est déjà beaucoup.Je suis vraiment privilégié.» Il dit parfois « oui » à des projets « particuliers », des films d\u2019auteur.« Il y a encore des choses qui m\u2019allument.» Du cinéma indépendant, souvent par des réalisateurs qui débutent comme Yan Lanouette-Turgeon (Roche papier ciseaux, 2013), Patrick Gazé (Ceci n\u2019est pas un polar, 2014) ou Onur Kara- man (Là où Atilla passe, 2015).C\u2019était déjà le cas en 2004 pour le deuxième long métrage de Francis Leclerc, le superbe Mémoires affectives, qui lui a valu les Jutra et Génie du meilleur acteur.Il joue aussi dans son film suivant, Un été sans point ni coup sûr (2008).Alors quand le réalisateur lui a offert le scénario en cadeau à sa fête, un refus était hors de question.« Francis a appelé son fils Léo : j\u2019ai tout de suite compris la signification.» Léo, le personnage incarné par Dupuis, est le grand-père paternel du réalisateur.« C\u2019était une preuve de respect et de confiance.» Ce qui a vaincu ses réticences envers le scénario.« Je savais que Francis en ferait un film, un vrai.» « Je me suis dit que, pour que Francis décide de tourner l\u2019histoire de son père, il y a pensé longtemps.On a quelques fois parlé de films sur les artistes et je connaissais son point de vue plus artistique, qui dépassait la simple biographie.Je sentais que ça avait une importance particulière de poser ce geste-là.Et j\u2019avais envie de l\u2019aider.» figure paternelle solide Dupuis a l\u2019habitude de jouer les patriarches, d\u2019incarner la force tranquille du Québécois, homme de peu de mots qui parle surtout avec ses mains.Pieds nus dans l\u2019aube est un récit initiatique sur l\u2019amitié, mais aussi un film père-fils où l\u2019homme, qui adore sa famille, façonne celui qui va devenir le grand Félix Leclerc.« Les figures paternelles saines et solides dans notre cinéma et notre télévision, il n\u2019y en a pas tant que ça.On a une collection de losers et d\u2019alcooliques [il en joue un solide dans Embrasse-moi comme tu m\u2019aimes d\u2019André Forcier].Je trouvais ça important.Le cinéma a aussi une responsabilité de parfois montrer des modèles pour les générations futures.» Léo Leclerc est un homme droit et intègre.Un rôle taillé sur mesure pour un acteur qui préfère s\u2019exprimer en mouvements et en regards \u2014 il aime d\u2019ailleurs le cinéma où l\u2019image a la prépondérance sur le texte : « Quand t\u2019es capable d\u2019expliquer avec juste une image, là, tu fais bien ta job.» éRic MoReauLt, Le soLeiL LiRe comme UN rÊVe et UNe Libre adaPtatioN \u203a W6 etW7 roy Dupuis grisant de la liberté robert Lepage joue rodolphe, l\u2019oncle de Félix.\u2014 Photo fiLms séViLLe guy thauvette (oncle richard), Justin Leyrolles-Bouchard (Félix), tristan goyette-plante (Jean-Marie) et roy Dupuis (Léo).\u2014 Photo fiLms séViLLe roy Dupuis incarne Léo Leclerc, le père de Félix.\u2014 Photo fiLms séViLLe «?Les figures paternelles saines et solides dans notre cinéma et notre télévision, il n\u2019y en a pas tant que ça.on a une collection de losers et d\u2019alcooliques [il en joue un solide dans Embrasse- moi comme tu m\u2019aimes d\u2019andré Forcier].Je trouvais ça important.Le cinéma a aussi une responsabilité de parfois montrer des modèles pour les générations futures.?» \u2014 roy Dupuis samedi 21 octobre 2017 laTribune W6 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 quand on a 14 ans, beaucoup d\u2019amis, l\u2019école et qu\u2019on joue au baseball, on ne rêve pas vraiment de se retrouver sur un plateau de tournage dans la peau d\u2019un jeune Félix Leclerc.quelques mois plus tard, Justin Leyrolles- bouchard se pince encore.L\u2019ado de Boucherville avait la piqure du jeu depuis son jeune âge, mais il n\u2019attendait pas grand- chose de la vidéo qu\u2019il a tournée pour ce rôle.D\u2019autant que Justin ne connaissait pas le célèbre artiste.Mais il avait le physique de l\u2019emploi \u2014 « mon père, c\u2019était un grand slack d\u2019ado avec des grandes oreilles » \u2014 et une sincérité qui a plu à Francis Leclerc parmi les 800 candidatures reçues.Justin a lu Pieds nus dans l\u2019aube et fait un peu de recherche pour se préparer.Sa première expérience était « comme un rêve », mais qui a manqué tourner au cauchemar.Les premiers jours de tournage ont été laborieux, de son aveu même.« Je haïssais les scènes d\u2019émotions, parce que je n\u2019étais pas capable.Je ne savais pas comment faire.» Mais le réalisateur le guide patiemment.« Je me suis constamment amélioré.» Heureusement, Justin n\u2019est pas seul.Pieds nus dans l\u2019aube est une belle histoire d\u2019amitié, celle de Félix avec Fidor Languelot, interprété avec un naturel désarmant par Julien Leclerc, lui aussi à son premier rôle.Les deux garçons sont depuis devenus amis dans la vraie vie.Tout à son rôle, Justin Ley- rolles-Bouchard a plus ou moins conscience de l\u2019exploit auquel il Justin LeyroLLes-Bouchard comme un rêve originaire de Boucherville, Justin Leyrolles-Bouchard a été choisi parmi 800 candidatures pour incarner Félix Leclerc à 12 ans.\u2014 photo films séville Félix Leclerc en 1983.\u2014 photo archives la presse Félix en cinq dates 1914 Naissance à la tuque, sixième de onze enfants 1934 débute une carrière comme animateur radiophonique à Québec 1951 premier album contenant notamment Moi, mes souliers, Le train du Nord, Bozo et Le petit bonheur 1979 création des prix félix, en hommage au célèbre chansonnier, remis chaque année au gala de l\u2019adisQ 1988 décès à saint-pierre-de-l\u2019Île-d\u2019orléans participait.«J\u2019ai réalisé après le tournage à quel point c\u2019était gros : j\u2019ai fait un film et c\u2019était moi le personnage principal! » Le jeune acteur joue aussi dans District 31, à la télé.Une carrière d\u2019acteur se pointe-t-elle à l\u2019horizon?«Peut-être que je ne serai pas comédien plus tard.Je vais prendre les occasions qui vont se présenter.Et si les occasions ne se présentent pas, personne ne pourra m\u2019enlever le fait que j\u2019ai fait un film.» 5238782 5226957 Concerts ES TR IA RÉSERVATIONS 819-842-1072 estria@cgocable.ca Julie Garriss et Lydia Gasse, violons Christiane Lampron, alto Erich Kory, violoncelle Étienne de Médicis, hautbois Pauline Farrugia, clarinette Au programme : Le grand chef d\u2019œuvre pour quatuor à cordes et clarinette de JOHANNES BRAHMS, et le charmant quintette pour quatuor à cordes et hautbois de ANTONIN REICHA.Sam 28 oct à 15 h Église Ste-Élisabeth à North Hatley , 3115 Capelton BILLETS : 10 $ Dim 29 oct à 15 h Centre culturel et du patrimoine Uplands , 9 Speid, Sherbrooke BILLETS : 10 $\u2014concert 20 $\u2014concert + thé à l\u2019anglaise laTribune samedi 21 octobre 2017 W7 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 Depuis ses débuts professionnels, Francis Leclerc n\u2019a jamais voulu évoquer son père.Par pudeur, certes, mais aussi pour éviter les comparaisons et se faire un nom.À 46 ans, il a décidé de s\u2019y attaquer, mais par la bande, en adaptant le premier roman de Félix Leclerc.Pieds nus dans l\u2019aube, publié en 1946, n\u2019évoque pas la carrière du célèbre artiste, mais bien l\u2019été de ses 12 ans à La Tuque, en Haute-Mauricie.Le réalisateur l\u2019avoue volontiers, il s\u2019agit d\u2019une libre adaptation, coscénarisée avec Fred Pellerin (Babine).Il en a toutefois gardé l\u2019essentiel, soit le regard que pose Félix sur ce Québec rural de la fin des années 1920 où les familles sont encore nombreuses et la religion omniprésente.Il vit le bonheur tranquille de l\u2019innocence.Mais les choses vont bientôt changer puisque les études l\u2019attendent malgré lui, à Ottawa, dans un collège classique.Le garçon perd dès lors un peu de sa naïveté et prend conscience de l\u2019amour, de la pauvreté, du désespoir, de la mort.Mais il compte surtout sur l\u2019amitié.Dans le récit autobiographique, Félix se lie avec Ludger et Fidor.Dans le long métrage, Fidor est un concentré des deux amis.Vraiment?« En Fidor, le petit pauvre du village, Félix découvre son complément et son contraire.Parfois, après avoir tourné le film, je me demande encore : et si Fidor n\u2019avait jamais existé?N\u2019est- il pas que le fruit de l\u2019imagination de mon père?» se demande Francis Leclerc dans les notes d\u2019intention du film.Le cinéaste s\u2019est reconnu dans la magnifique prose de son père \u2014 « mêmes valeurs peut-être, mêmes peurs, mêmes sensibilités » \u2014, mais il y a aussi vu son fils Léo.« Ce qui fait qu\u2019il y a un peu de moi dans l\u2019histoire, un peu de mon fils et, bien entendu, beaucoup de Félix.» Et ce beaucoup, on le retrouve dans les descriptions de la nature.Dès le début du livre\u2026 Pieds nus dans l\u2019aube, le roman Une libre adaptation l\u2019amitié entre Fidor et Félix (Julien leclerc et Justin leyrolles-Bouchard) est au cœur de Pieds nus dans l\u2019aube.\u2014 photo films séville «?Nous sommes tous nés, frères et sœurs, dans une longue maison de bois à trois étages, une maison bossue et cuite comme un pain de ménage, chaude en dedans et propre comme de la mie.coiffée de bardeaux, offrant asile aux grives sous ses pignons, elle ressemblait elle-même à un vieux nid juché dans le silence.de biais avec les vents du nord, admirablement composée avec la nature, on pouvait la prendre aussi, vue du chemin, pour un immense caillou de grève.c\u2019était en vérité une têtue, buveuse de tempêtes et de crépuscules, décidée à mourir de vieillesse comme les deux ormes, ses voisins.elle tournait carrément le dos à la population et à la ville pour ne pas voir le quartier neuf où poussaient de ces petites demeures éclatantes, fragiles comme des champignons.face à la vallée, boulevard du fauve saint-mau- rice, notre maison fixait comme en extase la lointaine caravane de monts bleus là-bas, sur lesquels se frappaient des troupeaux de nuages et les vieux engoulevents qui n\u2019avaient pu sauter.?» FéLix LecLerc Pieds nus dans l\u2019aube romaN fides 240 pages extrait de Pieds nus dans l\u2019aube les scènes extérieures de village dans Pieds nus dans l\u2019aube ont été tournées au Village québécois d\u2019antan de Drummondville.\u2014 photo films séville 819 820-1000 CE SOIR! CA 2 NOVEMBRE LUC DE LAROCHELLIÈRE 1ER NOVEMBRE ADIB ALKHALIDEY 4 NOVEMBRE PETER MACLEOD 9 NOVEMBRE LAURENCE JALBERT P-A MÉTHOT 10 NOVEMBRE MARTIN PERIZZOLO 15 NOVEMBRE ANGÈLE DUBEAU ET LA PIETÀ samedi 21 octobre 2017 laTribune W8 musique Marie-Ève LaMbert marie-eve.lambert@lavoixdelest.ca granby \u2014 Depuis la fin septembre, angèle Dubeau se promène aux quatre coins de la province pour une dernière fois.En début d\u2019année, la célèbre violoniste annonçait qu\u2019elle prenait sa retraite de la scène, non sans dire merci à son fidèle public, qu\u2019elle gratifie d\u2019une ultime tournée québécoise avec son orchestre La Pietà.« J\u2019aurais pu arrêter ça là, mais c\u2019était important pour moi de faire cette tournée, pour remercier les gens d\u2019avoir été au rendez-vous pendant toutes ces années.Le public, c\u2019est ma raison d\u2019être! » Évidemment, cette décision s\u2019est prise « après une longue réflexion », indique la musicienne.« Pendant plus de 40 ans, ma vie a été réglée comme du papier à musique.J\u2019ai fait le choix de bâtir ma carrière sur la tournée, à raison d\u2019une cinquantaine de concerts par année partout sur la planète.J\u2019ai adoré, je ne regrette rien, mais c\u2019est un stress et une fatigue que d\u2019être toujours sur la route.Je pense que les gens vont comprendre.Et je pense que mon violon peut continuer à résonner aujourd\u2019hui sans la tournée.» Elle cite en exemple son album- portrait de Ludovico Einaudi, sorti il y a deux ans et qui a récolté la plus que respectable somme de 15 millions d\u2019écoutes dans le monde.« Il y a 40 ans, jamais je n\u2019aurais pensé rejoindre autant de monde avec ma musique », s\u2019étonne encore l\u2019artiste.Cette ultime tournée ne met donc aucunement un terme à sa carrière, assure-t-elle.« C\u2019est un adieu à la scène, pas un adieu à la violoniste.» beaucoup d\u2019éMotions Pour une dernière fois, donc, Angèle Dubeau s\u2019imprègne de l\u2019énergie que lui procurent ses admirateurs dans une tournée d\u2019une vingtaine de concerts qui culminera les 1er et 2 décembre à la Maison symphonique de Montréal.« Chaque soirée est gorgée d\u2019émotions.Parce que je suis sereine avec ma décision, ce sont de belles émotions.Chaque salle me rappelle énormément de bons souvenirs.» Le public aussi est très émouvant et très ému.« Les gens se montrent très chaleureux.Les bravos se mêlent aux mercis à la fin du concert.Et ce qui me rend le plus heureuse maintenant, c\u2019est de savoir que ma musique accompagne les gens au quotidien, dans leurs petits et leurs grands bonheurs ou malheurs.» Pour cet ultime rendez-vous, Angèle Dubeau a décidé de se faire plaisir et de faire plaisir à son auditoire.Avec son orchestre, elle présente des œuvres qui ont marqué les gens.« La Danse macabre de Saint-Saëns, du Vivaldi, quelques pièces de Ludovico Einaudi.», énumère-t-elle en vrac.« C\u2019est un programme qui fait un beau survol de ma carrière.» Et bien sûr, il y aura quelques extraits de son plus récent album, consacré au compositeur Max Richter, un Britannique né en Allemagne, aujourd\u2019hui âgé de 51 ans.Lancé le 6 octobre, ce 41e disque en carrière (!) est le cinquième de sa série Portrait, après ceux de Philip Glass, John Adams, Arvo Pärt et Ludovico Einaudi.une carriÈre exceptionneLLe Angèle Dubeau a eu une carrière exceptionnelle sur les plus grandes scènes du monde dans plus d\u2019une quarantaine de pays.À 8 ans, elle faisait son entrée au conservatoire et y décrochait sa maîtrise à l\u2019âge de 15 ans.« J\u2019ai su très jeune que, si je voulais ma place au soleil, je devais travailler très fort.Et je travaille d\u2019ailleurs encore à la quête de l\u2019excellence.» « J \u2019aurais pu jouer dans un orchestre, mais ça ne me ressemblait pas.Je voulais faire mes affaires à ma façon, emmener la musique classique ailleurs, en changer l\u2019enrobage pour briser les préjugés.Maintenant, ça se fait davantage, mais j\u2019ai été une pionnière.» Angèle Dubeau est considérée comme l\u2019artiste ayant offert le plus de concerts dans l\u2019histoire de plusieurs salles de la province, toutes catégories confondues.Elle a également vendu plus de 600 000 albums et récolté au-delà de 35 millions d\u2019écoutes en ligne réparties dans plus de 100 pays.À l\u2019aube de ses 55 ans, la musicienne souhaite ralentir la cadence et s\u2019offrir le luxe du temps.« Une denrée bien rare dans ma vie.» glisse-t-elle.« Je suis contente de voir que janvier et février 2019 sont des pages blanches dans mon agenda.Ça ne m\u2019est jamais arrivé! Ça me fait peur un peu, je l\u2019avoue, j\u2019essaie moi-même d\u2019apprivoiser l\u2019idée, mais je ne suis pas inquiète.» Angèle dubeAu adieu à la scène même si elle cesse la tournée de concerts, Angèle dubeau a plein de projets en tête, dont deux albums.« et une chose que je veux absolument faire est de trouver une façon de combler le vide dans les écoles en matière de musique.J\u2019ai vu l\u2019importance de semer une petite graine tôt chez l\u2019enfant, et je trouve qu\u2019il y a une grande lacune actuellement.?» \u2014 photo luc robitaille Vous voulez y aller?Pour une dernière fois angèle Dubeau et la Pietà mercredi 15 novembre, 20 h salle maurice-o\u2019bready entrée : 57 $ (étudiants : 47 $) 5240731 pavillondesarts.qc.ca 116, rueWellington, Coaticook 819 849-6371 billetterie@pavillondesarts.qc.ca Matt Holubowski Programmation 2017-2018 Matt Holubowski 21 octobre 20h (chanson) Dominic & Martin 4 novembre 20h (humour) Alexandre Désilets 10 novembre 20h (chanson) Guylaine Tanguay 17 novembre 20h (chanson country) Les Denis Drolet 20 janvier 20h (humour) Cindy Bédard 26 janvier 20h (chanson) Samuele 27 janvier 20h (chanson) Emie R Roussel 9 février 20h (musique) Jean-Claude Gélinas 23 février 20h (humour) Anne Hébert: une vie 25 février 11h 30 en poésie (café-concert) Marco Calliari 2 mars 20h (chanson) Rosheen 16 mars 20h (chanson) Calum Graham 18 mars 11h 30 (café-concert) Mike Goudreau and 24 mars 20h The Boppin\u2019 Blues Band (chanson) Sara Dufour 6 avril 20h (chanson) Nicolas Jobin 13 avril 20h (conférence musicale) Dominic & Martin Alexandre Désilets Samuele Cindy Bédard Complet Jean-Claude Gélinas laTribune samedi 21 octobre 2017 W9 musique Karine Tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Marie-Josée Lord avait la voix plongée dans le répertoire solaire de son spectacle Yo Soy Maria lorsque Quartango a eu l\u2019idée d\u2019amalgamer son univers latin au sien.La proposition d\u2019une alliance opéra-tango a immédiatement plu à la soprano.« Ce genre de projets, j\u2019aime beaucoup, parce que ça me fait découvrir autre chose, ça m\u2019emmène ailleurs. » L\u2019ailleurs a cette fois les couleurs de Buenos Aires.Avec le réputé quatuor, la soprano interprète des airs d\u2019opéra remaniés façon tango, de même que des classiques argentins et d\u2019originales compositions.Bizet, Piazzolla, Weill sont quelques-uns des compositeurs dont les airs sont à l\u2019honneur.Avec les musiciens René Gosselin (contrebasse), Antoine Bareil (violon), Stéphane Aubin (piano) et Jonathan Goldman (bandonéon), la diva offre aussi une version remaniée de Summertime et de Besame Mucho.Entre autres.« C\u2019est un tour de chant dans lequel j\u2019habille ma voix de teintes un peu plus espagnoles.Avec Quartango, j\u2019ai une belle complicité.L\u2019ambiance de ce concert est chaleureuse, sensuelle, rythmée, empreinte d\u2019une belle folie.Ça me permet de m\u2019amuser avec ma voix, que j\u2019ai toujours considérée comme un instrument, mais que j\u2019ai aussi longtemps vue comme une petite bête que je devais dompter. » « Avec les années, ça a un peu changé.On collabore mieux, ma voix et moi, parce qu\u2019on se connaît.Au départ, c\u2019était quand même surprenant, pour moi, ce son qui sortait de je ne savais pas où.C\u2019était chaque fois comme une surprise.Aujourd\u2019hui, je connais les mécanismes de ma voix, je sais comment la réveiller, lui donner ampleur et profondeur », dit celle qui a commencé à chanter à 22 ans, presque par hasard.Deux ans plus tard, elle gagnait sa vie avec la puissance de ses cordes vocales.cohabiTaTions arTisTiques Depuis, elle n\u2019a jamais eu peur de marier les disciplines, de varier les répertoires.Elle sait que ça peut déstabiliser les puristes.Et puis après?« Moi, j\u2019aime ce que je fais.Et je veux que les gens comprennent ce que je fais.Pour ça, il faut parler un langage qui les rejoint, il faut être accessible.Après ça, le croisement des univers artistiques, c\u2019est une grande richesse.Je ne pense pas qu\u2019un art peut exister tout seul dans son coin, parce que, ainsi, il se perd.On gagne à le faire cohabiter avec d\u2019autres modes d\u2019expression.C\u2019est comme ça que tout prend du sens, que tout prend une autre dimension », précise la chanteuse qui, en 2010, remportait le Félix de l\u2019album classique de l\u2019année avec son premier disque.La cantatrice a depuis lancé Yo Soy Maria (2012) et Amazing Grace, un opus de Noël (en 2014).Elle s\u2019apprête à enregistrer un nouvel album avec l\u2019Orchestre symphonique de Laval.Devant public.Puccini, Verdi et Massenet sont notamment au menu de ce concert d\u2019exception qui aura lieu mercredi (25 octobre).« Enregistrer devant une foule, ça amène une spontanéité et une liberté qu\u2019on ne peut pas avoir en studio.Ça fait naître de belles choses.Ma compagnie de disques le sait.De là l\u2019idée d\u2019une captation du spectacle Pour l\u2019amour de l\u2019opéra. » marie-josée lord Tango chanté accompagnée par les quatre musiciens de l\u2019ensemble quartango, la soprano marie-josée lord vient présenter au Théâtre Granada Tangopéra!, concert pendant lequel elle interprète des airs d\u2019opéra remaniés, des classiques argentins et d\u2019originales compositions.\u2014 Photo archives la Presse, martin chamberland Vous voulez y aller?Tangopéra! Marie-Josée Lord et Quartango samedi 28 octobre, 20 h théâtre Granada entrée : 43,50 $ 5240223 5224358 Billetterie : 819 565-5656 theatregranada.com 27 octobre LA CHICANE 28 octobre QUARTANGO ET MARIE-JOSÉE LORD 5 novembre DANIEL LANOIS 22 novembre JONATHAN ROY NOUVELLES MISES EN VENTE : 17 mars 2018 THE MCCARTNEY YEARS 14 avril 2018 DANIEL BÉLANGER 11 novembre 2018 FRED PELLERIN samedi 21 octobre 2017 laTribune W10 musique Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Avec sa voix aigüe, Robert Plant, le mythique chanteur de Led Zeppelin, a toujours bouleversé le public, mais dans son dernier opus, le Britannique de 69 ans montre une nouvelle fois qu\u2019il dispose de plusieurs cordes à son arc.Tout au long de Carry Fire, son 11e album solo, un Robert Plant toujours plus spirituel renoue avec sa fascination pour les musiques américaines traditionnelles, tout en puisant dans d\u2019autres influences.Un oud, cet instrument maître de la musique orientale et cousin de la guitare, permet ainsi à The May Queen, le morceau qui ouvre l\u2019album, d\u2019ajouter des sonorités d\u2019Afrique du Nord à un rythme très rock.Dans une interview accordée au site Noisey il y a quelques années, Robert Plant avait décrit son expérience au Maroc, où il s\u2019était rendu pour chercher à mieux comprendre la musique locale, comme quelque chose qui a changé sa vie.« Le temps et l\u2019âge ne veulent rien dire », expliquait celui qui approche les 70 ans, en précisant que, sans créativité, « on remonte sur le même vieux ferry qui repart en arrière vers votre passé et retourne vers le rivage ».Robert Plant a écrit Carry Fire à son retour en Angleterre, après sa séparation avec la chanteuse de folk Patty Griffin, avec qui il vivait à Austin, au Texas.La vie aux États-Unis n\u2019était pas de tout repos, le chanteur se disant alarmé de voir à quel point il était reconnu dans la rue, mais elle lui a permis de conserver son intérêt pour les musiques américaines traditionnelles, comme le blues, qui ont fortement influencé sa carrière, en groupe ou en solo.Sur les 11 titres de l\u2019album, le parolier de Led Zeppelin, bien aidé par son groupe Sensational Space Shifters, démontre une nouvelle fois ses talents d\u2019écriture : son style poétique reste fidèle à l\u2019imagerie de son ancien groupe, même s\u2019il s\u2019autorise des piques adressées à l\u2019encontre du président américain, Donald Trump.Le morceau Carving up the World Again.A Wall and Not a Fence reprend ainsi les mots de Donald Trump qui, pendant la campagne présidentielle américaine, avait annoncé vouloir ériger un mur entre les États-Unis et le Mexique.Sur New World , il évoque le génocide contre les Amérindiens, chantant : « Ils sont à peine humains / Il faut les déplacer / Les faire s\u2019agenouiller devant le sabre. » Les amateurs apprécieront surtout les multiples clins d\u2019œil, volontaires ou non, à Led Zeppelin.Le début des paroles de son Season\u2019s Song renvoie par exemple au morceau All My Love sorti par le quatuor anglais en 1979.RobeRt Plant Toujours plus spirituel Robert Plant \u2014 photo the associated press 5227180 5229257 CENTRE DE SPIRITUALITÉ ST-CHARLES Conférences 2017 (de 19 h 30 à 21 h) La conférence est suivie d\u2019une période de questions de l\u2019assemblée.Auditorium Michel-Couture 195, rue Marquette Entrée libre, contribution volontaire Séminaire de Sherbrooke Institution d\u2019enseignement privé (secondaire et collégial) Renseignements : 819 563-2050 Une spiritualité de la rencontre Le mardi 24 octobre Conférencière : Sarah Zwierzchowski, historienne Titre : La Réforme En 1517, Martin Luther, un Augustin, s\u2019oppose fortement au commerce des indulgences pratiqué par l\u2019Église de l\u2019époque.Son initiative déclenche une profonde remise en question.Comment cet événement, qui est à l\u2019origine du protestantisme, influence-t-il encore notre spiritualité?Après une nécessaire mise en contexte, Sarah nous fera connaître davantage qui était Luther.Elle nous entretiendra aussi des effets et des fruits de la Réforme dont nous sommes tous héritiers, et qui sont encore identifiables dans nos vies.Autres activités du Centre de spiritualité Saint-Charles : Vous pouvez adhérer à des groupes de prière de consentement : cloutiyv@hotmail.com ou à une bibliothèque de spiritualité ou à un club de lecture : 819 573-0658 Pour de l\u2019information supplémentaire : bertgiguere@hotmail.com laTribune samedi 21 octobre 2017 W11 télévision Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Cent ans après la Révolution d\u2019octobre, une série télévisée russe se penche sur l\u2019une de ses figures les plus controversées, Léon Trotski.La première chaîne publique russe, Pervy Kanal, diffusera début novembre les huit épisodes de Trotski, présentée cette semaine lors du Mipcom, le marché international des contenus audiovisuels qui se déroule à Cannes.« C\u2019est la première série consacrée à Trotski dans l\u2019histoire de la Russie », a souligné Konstantin Ernst, directeur général de Pervy Kanal lors du Mipcom où il a rencontré de potentiels acheteurs, dont le géant américain Netflix.« Contrairement à Lénine, Trotski ressemblait à un héros rock\u2019n\u2019roll : évasion de prison, révolution, amour, exil et meurtre  », a-t-il souligné.Brillant orateur et théoricien du marxisme, Léon (Lev en russe) Trotski a été l\u2019un des principaux instigateurs, avec Lénine, de la révolution d\u2019octobre 1917.Il fut également le fondateur de l\u2019Armée rouge et l\u2019un des artisans de premier plan de la victoire des bolchéviks dans la guerre civile russe de 1918-1921.Chassé du gouvernement et du Parti communiste par Staline, puis expulsé d\u2019URSS, Trotski s\u2019est installé au Mexique en 1937, où un agent de Staline l\u2019a assassiné en 1940.Lors des purges staliniennes des années 1930, être accusé d\u2019être « trotskiste » équivalait à une mort certaine.« C\u2019est difficile d\u2019être objectif cent ans après, mais nous avons essayé de produire une série fondée sur des événements réels », assure le producteur de la série Alexandre Tsékalo.« Trostki a joué un rôle sanglant et important dans la révolution russe », souligne-t-il.pro-kremlin Incarné par le populaire acteur russe Konstantin Khabenski, un Trotski vieillissant discute dans le premier épisode dans sa maison de Mexico avec un journaliste canadien.Il s\u2019agit en réalité de l\u2019espion espagnol Ramon Mercader, envoyé par Staline pour l\u2019assassiner.La série montre ensuite sa jeunesse dans la ville d\u2019Odessa, aujourd\u2019hui en Ukraine, où vivait une importante communauté juive.Celui qui s\u2019appelait alors Bronstein est battu par un gardien de prison pour ses origines juives.Le jeune homme décide ensuite de troquer son nom pour celui du gardien de prison : Trotski.Au fur et à mesure que se déroule l\u2019 intrigue, le révolutionnaire apparaît de plus en plus froid et manipulateur.Alexandre Tsékalo l\u2019assure : la chaîne Pervy Kanal, réputée pour sa couverture journalistique pro- Kremlin, n\u2019a opposé aucune censure sur la série.Il a néanmoins évoqué avec Konstantin Ernst le « message » diffusé par la série : « Les gens ne doivent pas être forcés à descendre dans les rues et toute révolution signifie effusion de sang ».Ce message correspond à la ligne officielle du Kremlin qui, voyant les mouvements populaires d\u2019un mauvais œil, est réticent à marquer le centenaire de la Révolution d\u2019octobre 1917, un événement ayant pourtant marqué l\u2019histoire de la Russie.trotski, «?héros rock?» d\u2019une télésérie russe 5240514 5240532 LES PLUS BELLES CHANSON S FRANÇAISES LE SPECTACLE Paris ! Le Spectacle rend un vibrant hommage aux plus grandes chansons françaises des années d?après guerre faisant le charme et la réputation de Paris et de la France dans le monde entier.LE SUCCÈS MONDIAL POUR LA PREMIÈRE FOIS AU QUEBEC ! Avec le participation exceptionnelle de ANNE CARRERE de LE SPECTACLE + de 10 Artistes sur scène PROMOTION / R E S T O S \u2022 B O U T I Q U E S \u2022 A F F A I R E S \u2022 C A F É S SHERBROOKE Totalement ?D E B O N N E S A D R E S S E S À D É C O U V R I R ?Annoncez vos produits et services Pour encourager ses lecteurs à acheter localement, La Tribune publiera le jeudi 16 novembre prochain, en collaboration avec Commerce Sherbrooke et la Chambre de commerce de Sherbrooke, un guide unique qui leur fera découvrir tout ce que nos commerçants ont à leur offrir.Ce guide sera fort consulté à l\u2019approche du temps des Fêtes! Vous avez jusqu\u2019au 2 novembre pour réserver votre publicité à La Tribune, 819 564-5450.AFFicHez-vous dans notre guide d\u2019AcHAt locAl samedi 21 octobre 2017 laTribune W12 leSoleil SAMEDI 21 OCTOBRE 2017 A11 RETROUVEZ TOUTES LES CRITIQUES DU CLUB DE LECTURE DANS LA SECTION ARTS À LESOLEIL.COM club de lecture Exceptionnel HHHHH Excellent HHHH Bon HHH Passable HH À éviterH ÉCRIVEZ-NOUS Le Club de lecture se veut un lieu d\u2019échange sur la littérature.Chaque semaine, deux journalistes du Groupe Capitales Médias partagent leur appréciation d\u2019un livre.Et nous voulons aussi votre avis! Vous avez lu le bouquin dont nous parlons et voulez donner vos commentaires?Envoyez-nous un texte d\u2019environ 80 mots (500 caractères) avec votre nom et votre lieu de résidence à clubdelecture@gcmedias.ca LE LIVRE DE LA SEMAINE ÉMILIE PERREAULT Faire œuvre utile CARDINAL L\u2019histoire : Une vingtaine de personnes dont la vie a été bouleversée par la découverte d\u2019une œuvre d\u2019art \u2014 un livre, une chanson, un tableau, une pièce de théâtre\u2026 \u2014 témoigne de leur histoire.Avec, en complément, la réponse de l\u2019artiste à cette vague de reconnaissance inattendue.L\u2019auteure : Émilie Perreault est chroniqueuse culturelle à l\u2019émission quotidienne Puisqu\u2019il faut se lever, diffusée sur les ondes de la station 98,5 FM.Elle est également une collaboratrice régulière à l\u2019émission Esprit critique, de la chaîne ICI ARTV.Elle a commencé sa carrière au Grand Journal de TQS en 2007, avant d\u2019animer ARTVStudio et les Rendez-vous ARTV de 2009 à 2015.MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Q uand Émilie Perreault se disait qu\u2019avec les arts, «on ne sauve pas des vies», elle se trompait.«L\u2019art ne change pas le monde, mais elle le répare un peu», écrira-t-elle en guise d\u2019introduction à Faire œuvre utile, qui part de la prémisse qu\u2019une œuvre d\u2019art, quelle qu\u2019elle soit, peut avoir un impact significatif dans la vie de quelqu\u2019un.Pour elle, ça a été la pièce Variations énigmatiques, d\u2019Éric- Emmanuel Schmitt.Une épiphanie, comme l\u2019écrit l\u2019auteure qui raconte ainsi 20 autres histoires où l\u2019art de l\u2019un a mis un baume sur l\u2019âme de l\u2019autre, que ce soit à la suite d\u2019un drame, mais aussi lors d\u2019un moment heureux telles une naissance ou la découverte de soi.Ce serait mentir que de dire que la lecture de Faire œuvre utile s\u2019est faite sans verser de larmes.Le livre est chargé d\u2019émotion du début à la fin; le propos est amené avec beaucoup d\u2019humanité et de respect pour ces gens qui ont accepté de confier des moments doux ou particulièrement déchirants de leur existence.L\u2019allure, très aérée, du livre, en plus de servir des fins esthétiques, marque des temps de pause dans la lecture, qui permettent de s\u2019imprégner du propos et d\u2019apprécier le ressenti.Même si elle se considère une «spectatrice professionnelle», on peut dire qu\u2019Émilie Perreault elle-même fait œuvre utile avec son bouquin, qu\u2019on ne peut lire sans nous demander nous- mêmes quelle aura été l\u2019œuvre qui marquera notre vie.Il y a quelques années, on a connu la collection Bouillon de poulet pour l\u2019âme; à sa manière, Faire œuvre utile abonde en ce sens et réconforte tel un chocolat chaud lors d\u2019une froide journée d\u2019automne.Merci.MA COTE HHHH Comme un chocolat chaud NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com L e livre d\u2019Émilie Perreault est à ranger dans la catégorie de ces ouvrages, trop rares, qui font du bien à l\u2019âme.L\u2019approche très originale démontre que l\u2019art, peu importe sa forme, peut contribuer à la résilience d\u2019une personne frappée par l\u2019épreuve.Chaque témoignage renferme sa part d\u2019émotions.Celui de cette jeune femme, qui a assisté à la pièce 887 de Robert Lepage, gracieuseté de son père camionneur, mort quelques semaines auparavant dans un accident, est particulièrement bouleversant.Tout comme cet homme qui, à la première écoute de la magnifique chanson Ficelles, d\u2019Ingrid Saint- Pierre, a été bouleversé en pensant à sa grand-mère qui lutte contre la maladie d\u2019Alzheimer.Ça se poursuit dans la même veine.Un policier de la GRC qui, depuis un bled de la Saskatchewan, découvre dans les films de Denis Villeneuve une façon «de décrocher de toute cette folie avec laquelle je joue au quotidien».Une adolescente du Saguenay qui trouve la force de marcher, après un accident de la route, en voyant à répétition le spectacle Suivre la parade, de Louis-José Houde.André Sauvé, Marc Hervieux, Éric-Emmanuel Schmitt, Kim Thuy et autres Marc Séguin s\u2019ajoutent à la liste d\u2019artistes qui ont touché une corde sensible chez un inconnu éprouvé et leur a permis de se relever.Dixit Biz, auteur de Naufrages : «Je pense que l\u2019art, c\u2019est à ça que ça sert : te faire voir le monde d\u2019une façon différente.Les conversions idéologiques ou politiques sont assez rares dans une vie.Mais qu\u2019un artiste, une chanson ou une œuvre d\u2019art te fasse voir le monde autrement, avec une autre sensibilité, d\u2019autres yeux, d\u2019autres oreilles, c\u2019est plus courant, je trouve.» Le bouquin d\u2019Émilie Perreault ramène à l\u2019utilité de l\u2019art comme façon d\u2019élever l\u2019âme.Le cadeau idéal à offrir à tous les ti-clins qui pensent que les artistes ne servent à rien, qu\u2019il faudrait leur couper les vivres, que «nos taxes» ne doivent pas servir à les faire vivre.S\u2019ils ne réfléchissent pas un tant soit peu après avoir lu ce livre, c\u2019est une cause perdue.MA COTE HHHH L\u2019art qui élève l\u2019âme À VENIR LA SEMAINE PROCHAINE DAN BROWN Origine JC LATTÈS 4 NOVEMBRE SYLVIE SIMMONS Leonard Cohen \u2014 I\u2019m Your Man ÉDITO 11 NOVEMBRE BIZ La chaleur des mammifères LEMÉAC EXTRAIT DU LIVRE « J\u2019ai 16 ans.Je suis dans ma dernière année de secondaire, à l\u2019aube des choix cruciaux.En fait, cette époque est en soi une étape cruciale.Ce n\u2019est pas l\u2019âge des demi-mesures.J\u2019étudie à l\u2019option théâtre, mais je sais déjà que je ne vais pas me soumettre à la torture des auditions pour entrer dans les grandes écoles.Je n\u2019ai pas le talent, ni l\u2019intérêt.En réalité, j\u2019attends impatiemment mes cours de théâtre pour une seule chose : voir les autres.Leurs idées m\u2019emballent.Je suis curieuse de découvrir ce qu\u2019ils proposeront à la fin de chaque cours.J\u2019ai déjà fait mon choix de carrière sans le savoir.Je serai spectatrice professionnelle.Mais allez dire ça à un orienteur.J\u2019ai deux boulots et assez d\u2019argent de poche pour me payer des folies.Avec deux amies, nous décidons de jouer les grandes personnes en prenant un abonnement pour voir du théâtre au centre culturel de ma ville.Depuis que je suis toute petite, je vois ma mère partir une fois par mois vers Montréal pour honorer son abonnement au Théâtre Jean- Duceppe.Je la regarde se maquiller, mettre quelques gouttes de son parfum Opium et partir avec ses sœurs.Moi aussi, je veux le faire.Tout m\u2019enthousiasme dans le cérémonial de cette sortie qui n\u2019est pas encadrée par l\u2019école.J\u2019ai enfin mon autonomie artistique.Variations énigmatiques n\u2019est pas la première pièce de théâtre que je vois.Et pourtant, on dirait que oui.» Ce serait mentir que de dire que la lecture de Faire œuvre utile s\u2019est faite sans verser de larmes laTribune samedi 21 octobre 2017 W13 cinéma MARC-ANDRÉ LUSSIER La Presse montréal \u2014 Ils sont une vingtaine de pompiers.Des gars «?ordinaires?» issus de l\u2019amérique profonde qui, quand le devoir appelle, rappliquent en moins de deux pour se transformer en héros anonymes.le récit de Seuls les braves se concentre principalement sur quelques-uns d\u2019entre eux, notamment le chef de l\u2019équipe locale d\u2019urgence (Josh Brolin), la femme de ce dernier \u2014 une femme qui murmure à l\u2019oreille des chevaux (Jennifer Connelly) \u2014 et la nouvelle recrue de cette équipe d\u2019élite, un jeune homme qui tente de mettre un peu d\u2019ordre dans sa vie mal partie (miles teller).Le réalisateur Joseph Kosinski (Oblivion, Tron : Legacy) s\u2019attarde à décrire comment se crée l\u2019esprit de corps d\u2019une escouade d\u2019élite, mais il montre aussi les techniques qu\u2019empruntent ces pompiers pour contenir les incendies de forêt.Visuellement, son film impressionne.On ne peut cependant en dire autant sur le plan narratif.On prend ici beaucoup de temps et quelques chemins de traverse avant d\u2019arriver à l\u2019événement \u2014 réellement survenu (l\u2019incendie sur la colline de Yarnell) \u2014 qui a inspiré ce long métrage dont la durée aurait facilement pu être réduite d\u2019une bonne demi-heure.Kosinski a su réunir une distribution tout étoiles (mention à Jeff Bridges), mais celle-ci doit parfois faire passer des dialogues souvent plaqués.Cela dit, l\u2019émotion pointe quand même parfois au détour.SeulS leS braveS Hommage à des héros anonymes Seuls les braves s\u2019inspire d\u2019une histoire vraie survenue en 2013 et impliquant les pompiers d\u2019élite de la ville de Prescott, en arizona.\u2014 photo the associated press, richard Foreman Jr.LOS anGELES \u2014 pour Jeff bridges, il est tristement ironique de parler de son rôle dans Seuls les braves, sur le destin tragique d\u2019une équipe de pompiers pendant un brasier historique, au moment où font rage les dévastateurs incendies du nord de la californie.des drames, à l\u2019écran et dans la réalité, qui ont un écho très personnel pour l\u2019acteur oscarisé de 67 ans : «?J\u2019ai perdu ma maison de malibu dans un incendie?», raconte-t-il.«?ma femme sue a aussi dû évacuer de notre maison de santa barbara seule, par trois fois, pendant que je tournais des films.c\u2019est un truc énorme, devoir tout sortir.nous habitions près de toutes ces broussailles.?» Le lauréat de l\u2019oscar du meilleur acteur en 2010 pour Crazy Heart a également vu 160 hectares de son ranch du montana partir en fumée il y a cinq ans, et il s\u2019est lui-même retrouvé à tenter de sauver la propriété d\u2019un ami, armé d\u2019une simple pelle, dans un autre incendie une dizaine d\u2019années plus tôt.«?avec ce changement climatique, tout est de plus en plus sec.on va voir de plus en plus d\u2019incendies, je pense, et dieu merci, on a ces types dont la passion est de les combattre.?» dans Seuls les braves, bridges incarne le chef duane steinbrink, cowboy digne et pompier chevronné qui inspire l\u2019admiration de ses troupes.«?il y a un côté tragique dans cette histoire, mais ce qui compte, c\u2019est vraiment de savoir qui sont ces mecs qui risquent leur vie comme ça, et comment ils sont devenus ce qu\u2019ils sont.?» agenCe FranCe-presse Tournage ironique pour Jeff Bridges SeulS leS braveS drame ?réalisé par Joseph Kosinski avec Josh brolin, miles teller et Jennifer connelly 5234756 samedi 21 octobre 2017 laTribune W14 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 Imaginez, dans le Grand Nord québécois, une ville minière de 175?000 personnes, balayée par les vents arctiques d\u2019un hiver de neuf mois.Vous avez \u2013 à peine \u2013 une idée de la vie à Norilsk, en Sibérie.François Jacob a braqué sa caméra dans ce lieu habituellement fermé aux étrangers pour raconter une histoire d\u2019espoir, de nostalgie, mais aussi d\u2019un présent hanté par un passé sombre et la désaffection de ses jeunes.Présenté récemment au Festival de cinéma de la ville de Québec et coiffé d\u2019un prix aux Hot Docs de Toronto, le plus grand festival du documentaire en Amérique du Nord, Sur la lune de nickel propose au spectateur un voyage dépaysant tout en étant familier.Norilsk a des airs de Fermont, mais risque fort de ressembler à Gagnon avant longtemps\u2026 Norilsk n\u2019est pas encore une ville fantôme, mais elle vit sur du temps emprunté.C\u2019est du moins ce que croit la jeune génération désœu- vrée, qui ne voit aucune lueur d\u2019espoir à travers la fumée toxique de soufre de la minière et la solitude glacée de cette ville construite dans un contexte inhumain.Comme le dit si bien Ekatorina-Marta, 17 ans, « nous avons l\u2019impression de vivre sur la Lune ».D\u2019où le titre du documentaire.Car la ville est ceinturée par les sept usines de la compagnie Norilsk Nickel, d\u2019où on extrait le minerai des entrailles de la Terre.Qui emploie à peu près tout le monde en ville \u2014 du moins ceux qui y restent \u2014 et qui sert maintenant la propagande aux résidents.Plusieurs y viennent pour toucher les primes de risque, puis s\u2019évadent après quelques années.Ceux qui persistent évoquent une époque révolue où la paye était bonne et la vie était peu chère\u2026 Mais le régime communiste a fait disparaître toutes les traces du passé honteux de Norilsk, un des plus féroces goulags de l\u2019URSS (et le régime actuel n\u2019a aucun intérêt à le rappeler).De 1935 à 1956, 650 000 prisonniers d\u2019opinion (surtout) y ont défilé pour construire la cité puis pour servir de chair à minerai.Au moins 250 000 y sont morts de froid, de faim et des conditions de travail dans ce pays de la glace éternelle au climat inhospitalier.Le témoignage de Lev Netto, un des rares survivants, est glaçant.Le cinéaste québécois suit les démarches d\u2019Aleksandr Kharito- nov, qui tente de faire la lumière sur ces sombres souvenirs, et de la metteuse en scène Anna Babanova, qui veut que sa pièce serve de catharsis pour la population.Dans la plus pure tradition du cinéma direct immersif, François Jacob entre avec beaucoup d\u2019humanité dans le quotidien de ces gens, montrant les multiples facettes de cette ville polluée qui s\u2019enfonce dans le marasme.Un peu plus de contexte à leur propos, ne serait-ce que les nommer, aiderait le spectateur à mieux comprendre.Le réalisateur aurait eu avantage aussi à mieux circonscrire son propos.Comme souvent dans un premier long métrage, Jacob s\u2019égare parfois en scènes inutiles qui rallongent la narration et provoquent de légers décrochages.Sur la lune de nickel propose une exploration percutante d\u2019un endroit fascinant, parce que la caméra, qui révèle le paysage lunaire et les immeubles fantômes qui gagnent du terrain, témoigne d\u2019un déclin inexorable.Mais aussi du souvenir de tous ces gens disparus sous la botte d\u2019un régime follement meurtrier.Sur la lune de nickel La mine du goulag Sur la lune de nickel documentaire ?réalisé par François Jacob Sur la lune de nickel propose au spectateur un voyage dépaysant tout en étant familier.norilsk a des airs de Fermont, mais risque fort de ressembler à Gagnon avant longtemps\u2026 \u2014 photo Films du 3 mars 5239015 InscrIvez-vous sans tarder : www.sommetrepreneurIat.com laTribune samedi 21 octobre 2017 W15 cinéma Karine Tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Film d\u2019auteur et d\u2019horreur tout à la fois, Les affamés plaira aux amateurs des bobines de zombies, mais il ralliera sans doute aussi des cinéphiles qui, d\u2019ordinaire, ne craquent pas tant pour les effusions de sang et les scènes de démembrement.Le cinquième long métrage de Robin Aubert s\u2019inscrit dans une tendance lourde de la fiction, ces dernières années, à nous plonger les deux pieds dans d\u2019inhumains lendemains.Et en cela, le cinéaste ne fait aucun compromis sur le genre, les zombies s\u2019invitent dans le scénario dès la toute première scène, haute en hémoglobine.Rapidement, le climat qui s\u2019installe est celui de la fin d\u2019un monde.Avec ce que ça veut dire de tensions et de scènes catastrophes habilement réparties au fil de la trame.C\u2019est parfois plus suggestif que graphique, mais c\u2019est toujours angoissant.Il y a du laid, du sang, des cris, des morts.Mais pas que.Il y a aussi du beau, de l\u2019entraide, du drôle, des vivants.C\u2019est cette double teinte qui fait toute la richesse de la production entièrement tournée dans la verte campagne de Ham-Nord.Ça, et une distribution tout étoiles qui rassemble les Micheline Lanctôt, Brigitte Poupart, Monia Chokri, Marc-André Grondin, tous excellents dans la peau de villageois qui se croisent et qui tentent de survivre dans un monde qu\u2019ils ne reconnaissent plus.En mode apocalyptique, chacun réagit différemment.Pour traverser l\u2019innommable et affronter l\u2019horreur, l\u2019effacé Bonin (Marc- André Grondin) multiplie les farces plates.Une façon comme une autre de faire comme si la vie allait comme avant.Une façon de se dire que tout ça n\u2019est peut-être qu\u2019une mauvaise blague qui un jour prendra fin.Sauf que ce jour ne vient pas.Les zombies autour sont toujours plus nombreux.Les morts aussi.L\u2019étau se resserre.La peur croît.« C\u2019est sans issue », tranche la mère de famille incarnée par Brigitte Poupart, désertée de tout espoir, privée de tout ce qui comptait, mais toujours debout.Prête à affronter la faim des « autres » jusqu\u2019au bout.Elle est le visage de la résistance autant que celui de la résignation.La trame sonore, habilement ficelée et ponctuée de cris aussi stridents qu\u2019inquiétants, ajoute à l\u2019angoissante ambiance.jusTe dose d\u2019humaniTé L\u2019esprit du film pourrait être une purée de pois aussi épaisse et brumeuse que la dense forêt où se joue le drame.Mais non.Tout n\u2019est pas qu\u2019un chapelet de moments sanglants.La beauté de certains paysages et de quelques scènes captées par la lentille ajoute une poésie à la trame.Sans rien sacrifier au genre dans lequel il campe son histoire, Aubert a su greffer des pointes d\u2019humour qui font mouche.Ses dialogues, délicieux, tempèrent la tension, bonifient le propos.Et amènent une juste dose d\u2019humanité à une histoire qui serait autrement lourde et pétrie de désespoir.Ce ne sont pas là de petits détails.Ils ajoutent beaucoup à l\u2019atypique œuvre cinématographique, qui a remporté rien de moins que le prix du meilleur film canadien au dernier Festival international du film de Toronto, en septembre dernier.Au final, on ne peut pas vraiment parler du film comme d\u2019une fable ou d\u2019une métaphore, mais on peut souligner qu\u2019il s\u2019en dégage une certaine vision du monde.Un monde où des humains en mangent d\u2019autres et où les objets sont édifiés en tours mystérieuses autour desquelles se rassemblent des habitants zombifiés.Ce sont des images qui portent.Difficile de ne pas voir le culte du matériel et la déshumanisation du système sociétal.les affamés Mordre dans l\u2019horreur monia chokri dans une scène des affamés.\u2014 photo Films séville Les affamés drame d\u2019horreur ?1/2 réalisé par robin aubert avec monia chokri, micheline lanctôt, brigitte poupart, marc-andré Grondin et charlotte st-martin 5239421 5240633 PRÉSENTEMENT AU CINÉMA «UNIQUE, SAISISSANT ET ULTIMEMENT ÉMOUVANT.» JOE LEYDON, VARIETY «MAÎTRISE EXCEPTIONNELLE.DU FILM DE ZOMBIES COMME DES BEAUX-ARTS.» ODILE TREMBLAY, LE DEVOIR « MÉLANGE HABILEMENT HORREUR, HUMOUR ABSURDE ET POÉSIE.» MAXIME DEMERS, LE JOURNAL DE MONTRÉAL LesAffames-LeFilm.ca À GAGNER Des laissez passer pour la première du film LUNDI 30 OCTOBRE À 19H À LA MAISON DU CINÉMA Pour participer, envoyez vos nom et prénom à l\u2019adresse suivante : marylene@maison4tiers.com AU CINÉMA LE 3 NOVEMBRE Le concours se déroule du 18 au 23 octobre à midi.50 gagnants mériteront un laissez-passer double pour la première du film.Les gagnants seront avisés par courriel.Une seule participation par personne par adresse.Tirage le 23 octobre 2017.Valeur totale des prix : 1 000 $.Règlements disponibles sur demande au info@maison4tiers.com samedi 21 octobre 2017 laTribune W16 cinéma Karine Tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 On répète à l\u2019envi qu\u2019en cinéma comme ailleurs, l\u2019absence de moyens force la créativité.C\u2019est souvent vrai.Mais c\u2019est quand même une façon de voir un peu simpliste qui met Brigitte Pou- part en rogne.« Ce manque d\u2019envergure au Québec me tue! À un moment donné, il faudrait arrêter de se dire qu\u2019on peut tout le temps se contenter de peu.Cette façon de voir comme si on était né pour un petit pain, je n\u2019y adhère pas.Ce n\u2019est pas pour rien que des cinéastes comme Denis Villeneuve et Jean-Marc Vallée s\u2019en vont ailleurs », dit la scénariste, metteuse en scène et comédienne qui joue dans Les affamés, tout nouveau long métrage de Robin Aubert.«   Il aurait dû avoir plus de moyens pour faire un tel film de genre.On parle beaucoup du côté poétique et artistique qui naît dans la contrainte, mais en même temps, je pense que Robin est un bel exemple d\u2019un cinéaste qui saurait garder cette dimen- sion-là, poétique et artistique, tout en travaillant avec une enveloppe budgétaire mieux garnie.Les gens ne le voient pas, mais on emploie vraiment beaucoup de gens sur un plateau de tournage.Et il y a le montage, la musique, les costumes, les décors : c\u2019est énorme, ce que ça commande.Ça fait travailler beaucoup de monde, ça fait rayonner ce qu\u2019on sait faire à l\u2019étranger.Le hic, c\u2019est que les institutions sont toujours aussi rébarbatives à investir en culture.Ça m\u2019enrage parce que ça génère pourtant beaucoup d\u2019emplois, ça contribue à faire tourner l\u2019économie.Je ne sais pas ce qu\u2019il va falloir faire pour que ça change », exprime l\u2019artiste montréalaise.Celle-ci a passé six mois à New York l\u2019année dernière.« C\u2019est très difficile de revenir, après, quand on a vu comment ça se passait ailleurs.Professionnellement, c\u2019est un peu le désert, ici.Moi, comme artiste, j\u2019ai encore de la misère à faire mes shows.Tout ça est paradoxal parce qu\u2019il y a tellement de talents, au Québec! Mais on ne se donne pas les moyens de les faire fleurir. » quaTre ans d\u2019aTTenTe Un point de vue qui rejoint celui de Micheline Lanctôt, laquelle chasse aussi les zombies dans la bobine signée Aubert.La comédienne et cinéaste est toujours en attente de financement pour son prochain film.« Ça fait quatre ans que j\u2019attends, je devrais avoir des nouvelles d\u2019ici décembre. » Quatre ans.Quand même.« C\u2019est très long, oui.C\u2019est frustrant, aussi.Mais je fais ce métier depuis 40 ans.Ça n\u2019a pas bougé depuis.C\u2019est malheureusement toujours pareil.Et c\u2019est peut-être pire qu\u2019avant parce qu\u2019il y a tellement de programmes de cinéma dans les universités et les cégeps que bon an, mal an, ça amène sur le marché entre 75 et 100 jeunes qui veulent tous faire des films.Ils sont vraiment bons, ils ont du talent, mais c\u2019est un peu ridicule d\u2019avoir autant de formations pour si peu de possibilités.Le Conseil des arts, la SODEC, Téléfilm Canada : il y a des piles de demandes qui arrivent à chaque dépôt.Les programmes de subventions sont tous engorgés, c\u2019est extrêmement difficile à gérer pour les fonctionnaires.La solution, ce serait d\u2019obtenir plus d\u2019argent du gouvernement, mais c\u2019est la seule chose qu\u2019ils n\u2019ont pas été capables de faire depuis que j\u2019œuvre en cinéma », dit celle qui enseigne aussi les rudiments du métier à l\u2019Université Concordia.Elle espère pouvoir consacrer ses prochains mois à filmer l\u2019histoire qu\u2019elle porte depuis plusieurs années.Tout comme Brigitte Pou- part qui, en plus de participer au second film de Renée Beaulieu, travaille aussi sur un projet de fiction et sur un inspirant film documentaire qui la ramènera en Haïti, terre natale de sa fille adoptive.budget en cinéma Poupart et Lanctôt rêvent de mieux également toutes deux réalisatrices, les actrices micheline Lanctôt et brigitte Poupart ont profité de la sortie du film Les affamés, dans lequel elles tiennent un rôle, pour déplorer les difficiles conditions de production cinématographique.\u2014 photo archives la presse, martin chamberland 5238763 5241417 Pour participer, visitez le ConcoursLesFilmsSeville.com INDICE : NOËL VOUS OFFRENT LA CHANCE D\u2019ASSISTER À LA PREMIÈRE DU FILM VERSION FRANÇAISE QUÉBÉCOISE DE A BAD MOMS CHRISTMAS AU CINÉMA DÈS LE 1er NOVEMBRE Le concours se termine le 22 octobre à 23h59.Les 25 gagnants recevront leur prix par courriel.Valeur totale des prix : 500 $.Règlements du concours disponibles sur concoursLesFilmsSeville.com.LE MERCREDI 1er NOVEMBRE À 19H AU CINÉMA GALAXY ROCK FOREST MeresIndignes-LeFilm.com laTribune samedi 21 octobre 2017 W17 5241291 samedi 21 octobre 2017 laTribune W18 PlacART retaille d\u2019entrevue chanson de circonstance Les tzars Indochine 7000 danses (1987) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOir?La révolution russe d\u2019octobre 1917 a véritablement commencé.en novembre : la Russie d\u2019alors n\u2019était pas encore passée au calendrier grégorien, ce que la jeune URSS fera l\u2019année suivante.C\u2019est donc dans la nuit du 6 au 7 novembre (24 au 25 octobre) que la prise de pouvoir par les bolcheviks s\u2019est déroulée, presque sans effusion de sang, mais la suite, on le sait, ne fut pas souvent glorieuse.Oublions donc les chants révolutionnaires et remontons 30 ans en arrière plutôt que 100, car en octobre 1987, les Tzars ne se faisaient pas fusiller : ils faisaient plutôt danser, grâce à ce succès du groupe pop français Indochine, doté d\u2019un texte d\u2019apparence incompréhensible, mais qui, lorsqu\u2019on le lit de près, associe tyrans et consorts au sadomasochisme, rappelant toute la puissance de corruption du pouvoir.Devant le défilé des dictateurs, la réponse est peut-être effectivement de rire et de s\u2019amuser.Ouh! wah! ouh! wah! ouh! wah! oh là là! Steve Bergeron SherBrooke \u2014 Dans les romans d\u2019hervé gagnon, la religion se retrouve très souvent du côté des méchants.L\u2019auteur d\u2019Ayer\u2019s Cliff ne cache d\u2019ailleurs pas qu\u2019il a une dent contre l\u2019hypocrisie religieuse.et sa formation d\u2019historien est devenue son principal outil pour remettre les choses à la bonne place.« Selon ma blonde psychologue, je résous le conflit de ma jeunesse.J\u2019ai été traîné à l\u2019église à mon corps défendant et j\u2019ai été obligé de côtoyer des curés et des religieuses alors que je ne les aimais pas.Je me rends compte, avec le recul, que ma formation d\u2019historien m\u2019a permis de nourrir, de justifier et de cadrer mon inimitié envers la religion.Je me rappelle de longues et acrimonieuses discussions avec des curés.Je leur sortais argument après argument sur l\u2019histoire de la papauté.Ça se terminait par mon interlocuteur qui me répondait : \"Ne pense pas : crois.\" Ça va à l\u2019encontre de tout ce que je suis! » Malheureusement, constate-t-il, notre monde est encore dominé et conditionné par le religieux à plusieurs égards.« C\u2019est l\u2019islam qui génère aujourd\u2019hui peur, ressentiment et conflits, comme la chrétienté il y a quelques centaines d\u2019années.Historiquement, il n\u2019y aurait pas eu autant de conflits sans la religion.Elle a eu un effet délétère sur les sociétés.D\u2019ailleurs, plus le niveau d\u2019éducation d\u2019une société augmente, plus la religion y faiblit.J\u2019en conclus que celle-ci apporte très peu de positif sur le comportement humain.La cohésion sociale qu\u2019elle crée se fait en excluant les autres.» Steve Bergeron Coupée au montage de l\u2019entrevue du 14 octobre 2017.Hervé Gagnon \u2014 photo archives la tribune en plus d\u2019être copropriétaire et directrice artistique de l\u2019auberge et salle de spectacles la caravane de hatley, cécile Francoz est violoniste, compositrice, professeure de musique et photographe.or, un de ses amis photographes d\u2019origine cubaine, Jeiser rodriguez Fabregas, a perdu la maison qu\u2019il habitait avec sa mère lors du passage de l\u2019ouragan irma.les deux braqueurs de lentilles organisent donc une soirée-bénéfice le vendredi 27 octobre, pendant laquelle ils feront le vernissage d\u2019une exposition de photos sur la havane.À 19 h 30, le chœur des sangs mêlés s\u2019en mêlera en offrant un extrait de son dernier concert Farväl.toutes les ventes de la soirée serviront au soutien des sinistrés.on suggère quand même une contribution volontaire de 10 $ pour l\u2019entrée.l\u2019activité débutera par un 5 à 7 avec bouchées et cocktails.Steve Bergeron Une caravane contre irma cécile Francoz \u2014 photo archives la tribune, maxime picard «?il n\u2019y a pas assez de femmes en humour!?» entend-on régulièrement.pourtant, elles y sont depuis longtemps.il y en a effet presque 100 ans que Juliette pétrie est montée sur scène pour la première fois.une chose est sûre : Francine lareau n\u2019a pas attendu la parité pour rendre hommage à manda, la poune, dodo et denise, clémence et toutes celles qui ont fait figure de pionnières pour l\u2019humour au féminin.secondée par un metteur en scène qui en a vu d\u2019autres, en l\u2019occurrence Joseph saint-Gelais (louis-José houde, philippe bond, patrick Groulx, etc.), l\u2019artiste a monté un spectacle où, à défaut de la quantité, il y a de la qualité.seule sur scène et sans accessoires, la comédienne en profite pour tisser des liens entre la société d\u2019hier et celle d\u2019aujourd\u2019hui.elle sera à la salle maurice-o\u2019bready le mercredi 25 octobre à 20 h.entrée : 35 $ (étudiants : 25 $).Steve Bergeron Hommage aux pionnières de l\u2019humour Francine Lareau \u2014 photo archives la presse, marco campanoZZi EXPO Le Canada pour moi, c\u2019est.À l\u2019occasion des 150 ans du canada, le service d\u2019aide aux néo-canadiens (sanc) a organisé une exposition itinérante réunissant 50 peintres de la région, canadiens d\u2019origine ou d\u2019adoption, francophones et anglophones, en leur demandant de créer une œuvre qui illustre ce que représente le canada pour eux, à la lumière de leur vécu.Événements, images et personnes ayant marqué le passé et le présent se retrouvent donc au cœur des œuvres.le sanc souhaitait ainsi susciter une réflexion sur la dimension in- terculturelle de l\u2019estrie et partager celle-ci avec la communauté.le centre culturel pierre-Gobeil est la troisième halte de l\u2019exposition, après coaticook et lennoxville.viendront ensuite la bibliothèque du collège mont-notre-dame (6 au 11 novembre), le centre Françoise-dunn (13 au 25 novembre), le centre d\u2019études collégiales de lac-mégantic (27 novembre au 9 décembre) et les locaux du sanc (11 au 20 décembre).au centre culturel pierre-Gobeil, jusqu\u2019au 2 novembre.oeuvre de Milica acimovic-Miletic.\u2014 photo spectre mÉdia, renÉ marquis laTribune samedi 21 octobre 2017 W19 arts visuels Stéphanie Girard stephanie.girard@latribune.qc.ca ASBESTOS \u2013 Plus de 60 photos agrémentent maintenant les quelque cinq kilomètres de sentiers pédestres Quatre saisons d\u2019Asbestos, renouvelant l\u2019expérience de marche en y ajoutant une saveur historique et éducative.L\u2019exposition se divise en deux parties, la première racontant l\u2019histoire d\u2019Asbestos de 1880 à 1940 ainsi que le développement de la mine Jeffrey.Pour ce faire, le comité de gestion des sentiers a collaboré avec la Société d\u2019histoire d\u2019Asbestos et le Club de photos des Sources.Le deuxième volet est quant à lui orienté vers la nature.Une vingtaine de photos d\u2019arbres permettent aux amateurs de les identifier et d\u2019en apprendre un peu plus sur la végétation.Pour le comité de gestion, il était important d\u2019enjoliver les balades des marcheurs, mais aussi de rendre l\u2019exposition éducative.« On est en train de bâtir un questionnaire pour les écoles.Les élèves pourraient en apprendre plus, tout en participant à une activité en plein air », souligne Claude Smith, président du comité de bénévoles responsable des sentiers.Cette exposition unique a pu voir le jour grâce à une subvention de 3550 $ du Fonds de qualité de vie de la ville d\u2019Asbestos, le projet total étant d\u2019une valeur de 4438 $.Une partie du montant a servi à revoir certains aspects sécuritaires du site, notamment l\u2019ajout de bornes délimitant les sentiers.Comme les lutrins sont maintenant en place, M. Smith n\u2019exclut pas l\u2019idée de changer les expositions au fil du temps.Le bénévole prévoit que les présentes photos resteront en place pour au moins un an.Balade dans l\u2019historique d\u2019asbestos \u2014 photo la tribune, stéphanie girard 5237978 5240482 ACTIVITÉS GRATUITES AU CENTRE CULTUREL ET DANS LE HALL DU MUSÉE DÈS 13 H AU MUSÉE ?Décoration de sacs de bonbons pour les 3 à 7 ans ?Confection d\u2019une lanterne personnalisée d'Halloween pour les 8 à 13 ans! DÈS 14 H 15 AU CENTRE CULTUREL ?Présentation du spectacle Sortilège au château ?Distribution de bonbons par des personnages loufoques et épeurants! 1001 et 1002, AV.J.-A.-BOMBARDIER, VALCOURT RÉSERVATION REQUISE AU 450 532-2250 Activités spéciales pour l\u2019Halloween le SAMEDI 28 OCTOBRE LE CENTRE CULTUREL YVONNE L.BOMBARDIER ET LE MUSÉE DE L\u2019INGÉNIOSITÉ J.ARMAND BOMBARDIER VOUS ATTENDENT POUR UNE FÊTE MÉMORABLE! LaTribune.ca UN SITE WEB RÉINVENTÉ NAVIGATION SIMPLIFIÉE Vos contenus préférés dans un design revu EXPÉRIENCE DE LECTURE ENRICHIE Plus de photos, de vidéos, d\u2019infographies SITE ADAPTÉ Pour tous nos formats numériques DU NOUVEAU DANS NOTRE UNIVERS NUMÉRIQUE On n\u2019a pas fini de vous surprendre! SAMEDI 21 OCTOBRE 2017 laTribune W20 VINS J\u2019 entends souvent dire que les raisins destinés à faire du vin ne sont pas bons à manger.Certes, tous les goûts sont dans la nature, mais c\u2019est bien sur un vignoble que j\u2019ai goûté les raisins les plus délicieux, et non à l\u2019épicerie.Pour vous en convaincre, et si l\u2019incroyable opportunité se présente, je vous invite à croquer dans du viognier provenant de parcelles de condrieu, vous serez au septième ciel, je vous le jure! Mais n\u2019en cherchez pas au supermarché, vous n\u2019en trouverez pas.Très peu de raisins de cuve parviennent à se frayer un chemin jusqu\u2019à l\u2019épicerie.Pourquoi?Parce qu\u2019il existe des différences fondamentales entre le raisin de table (à manger) et le raisin de cuve (à boire).Parmi les rares qui réussissent ce double exploit, mentionnons le muscat d\u2019alexandrie et le chasselas.Les gros raisins de table, croquants et dépourvus de pépins (la plupart du temps) sont à des milles des raisins de cuve.Cou- pez-les en deux et la pulpe restera en place \u2014 tout le contraire de leurs confrères entrant dans la composition du vin.En outre, leur peau est plus robuste pour supporter le transport et l\u2019entreposage.La Chine est le plus grand pays producteur de raisins de table, suivi par la Turquie, l\u2019Inde, l\u2019Iran, l\u2019Italie et l\u2019Égypte.Ils portent le nom de sultana (surtout raisins secs), alphonse lavallée, ruby seedless, italia, cardinal, etc.Par opposition, les raisins de cuve sont pour la plupart trop fragiles pour être transportés jusque sur nos tables.Ils sont petits, riches en pépins et bien juteux.Grâce à leur teneur CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca Peut-on faire du vin avec tous les raisins?CARNEROS 2015, CHARDONNAY, SCHUG (SAQ : 11 089 910 \u2014 31 $) Au moment d\u2019écrire ces lignes, des vignobles californiens détruits par les incendies connaissent une période extrêmement difficile.Bien que les vignes possèdent des vertus coupe-feu, cela n\u2019a pas empêché les flammes de détruire partiellement ou totalement des vignobles de Na- pa et Sonoma.Voilà qui me donne envie de vous parler de ce chardonnay de la maison Schug provenant de Carneros, au sud de Sonoma.Il est vieilli en barriques de chêne pendant 8 mois, d\u2019où ses notes boisées et vanillées, auxquelles se joint aussi un intense arôme de papaye.En bouche, c\u2019est gras, frais et beurré.Superbe pour accompagner un saumon laqué à l\u2019érable.JUMILLA 2016, EL PETIT BONHOMME, NATHALIE BONHOMME (SAQ : 12 365 541 \u2014 15,65 $) La vigneronne québécoise Nathalie Bonhomme élabore cette cuvée espagnole toute délicieuse.Facile d\u2019approche, c\u2019est le genre de vin qui sait faire l\u2019unanimité autour de la table.L\u2019assemblage composé de 55 % de monastrell, 30 % de garna- cha et 15 % de sy- rah provient de Jumilla, une région réputée pour ses rouges costauds.Très aromatique, El Petit Bonhomme sent la prune et donne l\u2019impression de mettre le nez dans l\u2019armoire à épices.Beaucoup de rythme dans ce jus riche aux tannins présents.Ami du tajine aux pruneaux.BOURGOGNE 2014, CHAPITRE SUIVANT, RENÉ BOUVIER (SAQ : 11 153 264 \u2014 23 $) Les amateurs de pinot noir seront heureux d\u2019apprendre qu\u2019ils peuvent boire bourguignon pour moins de 25 $.Le domaine René Bouvier, qui opère à Gevrey, élabore ce bourgogne générique à partir de raisins issus de vignes âgées de plus de 40 ans provenant de parcelles de marsan- nay, fixin, gevrey- chambertin et cham- bolle-musigny.À ce prix-là on pourrait avoir peur d\u2019avoir affaire à un pinot noir sans personnalité, mais c\u2019est parfaitement le contraire.Les arômes délicats portent sur les fleurs et les épices.La bouche est franche, fraîche \u2014 mais pas acide \u2014 et complétée par de légers tannins.À boire maintenant à l\u2019apéro ou avec une raclette.Très peu de raisins de cuve parviennent à se frayer un chemin jusqu\u2019à l\u2019épicerie.Pourquoi?Parce qu\u2019il existe des différences fondamentales entre le raisin de table (à manger) et le raisin de cuve (à boire).Parmi les rares qui réussissent ce double exploit, mentionnons le muscat d\u2019alexandrie et le chasselas.élevée en sucre, ils sont capables d\u2019atteindre des taux d\u2019alcool intéressants.La peau des baies noires est riche en antho- cyanes, ce qui permet d\u2019obtenir des vins relativement riches en couleur et en tannins.Les cabernet sauvignon, chardonnay, pinot noir, riesling et grenache, entre autres, entrent dans cette catégorie.Environ 75 % des raisins produits dans le monde sont utilisés pour faire le vin.Les raisins secs et les raisins de table étant respectivement les deuxième et troisième plus importantes utilisations des fameuses baies.Vous avez des questions ou des commentaires?Écrivez-moi à caroline.chagnon@ gcmedias.ca.SUGGESTIONS DE LA SEMAINE 5237963 une initiative de 20 restaurants participants 10 jours gourmands Tables d\u2019hôtes à prix alléchants metlatable\u2022com RÉSERVEZ MAINTENANT! MIDI15 20$ SOIR 25 35$ et \u2014 et \u2014 laTribune SAMEDI 21 OCTOBRE 2017 W21 BIÈRES L a flûte à champagne est un verre sur pied aux bords étroits et de faible diamètre.Il est spécialement conçu pour ne pas laisser échapper trop de bulles et permettre au champagne de garder toute la finesse de son effervescence pendant la dégustation.La flûte à champagne est également idéale pour servir quelques bières à vos convives.Succès garanti et étonnement de vos invités assuré.Servir de la bière dans des verres à vin, en voilà une drôle d\u2019idée.Pas vraiment, si on considère que le verre à vin n\u2019a pas forcément été inventé pour le vin, mais pour toute approche de dégustation analytique et gastronomique.La bière fait également partie de la gastronomie, plus qu\u2019on ne le pense.Je vous propose cinq bières à découvrir dans une flûte à champagne.Cinq bières à boire dans une flûte à champagne TA MEILLEURE LAGABIÈRE SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Vous trouverez, en ce moment, une version de la IPA Ta Meilleure en canette.C\u2019est bon, c\u2019est frais, c\u2019est fruité et c\u2019est surtout très bien gazéifié.Le prétexte idéal pour faire la dégustation dans une flûte à champagne, mais également dans une coupe, aux bords plus larges, laissant s\u2019échapper bien plus de bulles.Vous voilà en face de deux bières différentes, provenant de la même canette.La première est plus fraîche et pétillante, le fruit exotique s\u2019exprime bien.L a s e c o n d e présente un s u c r e r é s i - d u e l p l u s marquant, la bulle s\u2019effa- ç a n t t r a n - quillement à chaque gorgée.C\u2019est une question de goût.SOUR FRENCH KISS MICROBRASSERIE CHARLEVOIX BAIE-SAINT-PAUL Sortie pour l\u2019été chaud \u2013 que nous n\u2019avons pas eu \u2013 cette Sour French Kiss propose une effervescence plus soutenue et une belle acidité provenant exclusivement des fruits utilisés.L\u2019utilisation d\u2019une flûte permet de préserver l\u2019effervescence et d\u2019offrir, à chaque gorgée, un pétillement qui accompagne à merveille l\u2019acidité et la fraîcheur des fruits.Une bière apéritive mise en valeur.CÉLÉBRANTE BRASSEURS DU MONDE SAINT-HYACINTHE Brassée avec des levures de champagne, son effervescence est fine comme la bulle d\u2019un champagne.Vous l\u2019aurez compris, c\u2019est surtout la levure qui fait la bulle.L\u2019association flûte et Célébrante est donc toute naturelle.On privilégie un verre à diamètre étroit pour conserver le plus de bulles possible.Les sucres résiduels de la bière offrent une belle complexité en bouche, contrastée par une gazéification plus élevée.L\u2019ORGASME L\u2019ARSENAL CHARETTE Les amateurs de bières de micro- brasseries se souviendront de l\u2019Orgasme d\u2019Au Maître Brasseur, brassée par Pascal Desbiens.Au- jourd\u2019hui, c\u2019est à l\u2019Arsenal qu\u2019il jongle avec ses recettes et ses cuves.Tel un chef, il décide de sortir ses classiques et de nous ressortir cette triple ayant également profité d\u2019une levure de champagne à la fermentation.Quelle différence avec la Célébrante ?Je vous invite à faire l e t e s t av e c vos convives.Ils seront très surpris de se f a i r e s e r v i r une telle bière d a n s u n e flûte.UNE BIÈRE SANS ALCOOL DE VOTRE CHOIX Envie de jouer un petit tour ?Procurez-vous la bière sans alcool de votre choix, servez-la dans une flûte à champagne à l\u2019abri de vos convives et assurez-vous d\u2019avoir le plus de décorum possible pendant le service.Pas besoin de mettre les gants blancs.Demandez-leur de vous parler de la bière qu\u2019ils boivent.Les réponses vous étonneront et plusieurs d\u2019entre eux ne mentionneront même pas que la bière est sans alcool.Comme quoi le verre influence grandement la psychologie de la dégustation.Vous pouvez essayer avec toutes les sortes de bières, amusez-vous ! PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca 5188387 TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT JE FAIS PARTIE DE LA FAMILLE samedi 21 octobre 2017 laTribune W22 Arts MAgAzine LES AFFAMÉS Suspense d\u2019horreur de Robin Aubert avec Marc-André Grondin, Monia Cho- kri, Charlotte St-Martin, Brigitte Poupart et Micheline Lanctôt.Dans un village, les choses ont changé.Certains habitants ne sont plus ce qu\u2019ils étaient.Ils se mettent à attaquer leur famille, leurs amis, leurs voisins.On les surnomme « Affamés ».Une poignée de survivants s\u2019enfoncent dans la forêt afin de leur échapper.(13 ans et plus) 103 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 13 h 20, 15 h 35, 17 h, 19 h 30, 22 h BLADE RUNNER 2049 Blade Runner 2049 Science-fiction de Denis Villeneuve avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Robin Wright et Ana de Armas.Trente ans après les événements du premier film, un nouveau blade runner, l\u2019agent K du service de police de Los Angeles, perce un secret enfoui de longue date qui risque de plonger encore davantage dans la chaos une société en décrépitude.La découverte de K le pousse à traquer Rick Deckard, un ancien blade runner du LAPD disparu depuis 30 ans.(13 ans et plus) 163 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 40, 16 h, 17 h 15, 19 h 30, 21 h; v.o.a.samedi à jeudi 13 h 30, 15 h 45, 19 h 45 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi et lundi à jeudi 17 h, dimanche 16 h 40, EN 3D samedi et lundi à jeudi 13 h 35, 20 h 25, dimanche 13 h 15, 20 h; v.o.a.EN 3D samedi et lundi à jeudi 14 h 15, 18 h 25, 20 h 50, dimanche 14 h 15, 18 h, 20 h 20 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h, 19 h 30, dimanche 13 h 30, lundi, mercredi et jeudi 15 h 10, mardi 18 h 30, EN 3D samedi 16 h 5, lundi et jeudi 18 h 30, mardi 15 h 10; v.o.a.mercredi 18 h 30, EN 3D dimanche 18 h 30 LE BONHOMME DE NEIGE The Snowman Drame d\u2019horreur de Tomas Alfredson avec Charlotte Gainsbourg, Michael Fassbender, Rebecca Ferguson et Chloë Sevigny.À la tête d\u2019une brigade d\u2019élite d\u2019investigation, un détective enquête sur une disparition survenue lors de la première chute de neige de la saison, craignant le retour d\u2019un tueur en série, demeuré jusque-là insaisissable.À l\u2019aide d\u2019une brillante recrue, le policier doit faire le lien entre une affaire non résolue, datant de plusieurs décennies, et cette nouvelle affaire meurtrière s\u2019il veut être capable d\u2019arrêter cet impitoyable meurtrier avant une nouvelle chute de neige.(13 ans et plus) 119 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h 15, 15 h 50, 19 h 5, 21 h 45 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi, lundi et mardi 14 h 5, 16 h 45, 18 h 45, 21 h 30, dimanche 13 h 10, 15 h 45, 18 h 10, 21 h 5, mercredi 14 h, 16 h 45, 18 h 45, 21 h 30, jeudi 14 h 5, 16 h 45, 18 h 40, 21 h 30 BONNE FÊTE ENCORE Happy Death Day Suspense d\u2019horreur de Christopher Landon avec Jessica Rothe, Israel Broussard, Rachel Matthews et Ruby Modine.Le temps est figé dans une boucle intemporelle.Une étudiante revit sans fin le jour de son propre meurtre avec tous ses détails jusqu\u2019à son effroyable fin et finit par découvrir l\u2019identité de son meurtrier.(13 ans et plus) 96 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 55, 15 h, 19 h 45, 22 h Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi, lundi et mardi 14 h, 16 h 5, 19 h 10, 21 h 55, dimanche 13 h 10, 15 h 55, 18 h 55, 21 h 30, mercredi 13 h 45, 16 h 35, 18 h 45, 21 h 55, jeudi 14 h, 16 h 15, 18 h 30, 21 h 55 ÇA It Drame d\u2019horreur d\u2019Andres Muschiet- ti avec Jaeden Lieberher, Jeremy Ray Taylor, Sophia Lillis et Finn Wolfhard.Plusieurs disparitions d\u2019enfants sont signalées dans la petite ville de Derry, dans le Maine.Au même moment, une bande d\u2019adolescents doit affronter un clown maléfique et tueur, du nom de Pennywise, qui sévit depuis des siècles.(13 ans et plus) 135 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi, dimanche et mercredi 17 h 10, 20 h Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi, lundi et mardi 13 h 45, 15 h 55, 18 h 55, 21 h 20, dimanche 18 h 20, 20 h 50, mercredi 13 h 45, 15 h 45, 18 h 45, 21 h 20, jeudi 13 h 45, 15 h 45, 18 h 55, 21 h 20 120 BATTEMENTS PAR MINUTE Drame de Robin Campillo avec Nahuel Pérez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel et Antoine Reinartz.Début des années 1990.Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d\u2019Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l\u2019indifférence générale.Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.(13 ans et plus) 140 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 15 h 25, 21 h 25 L\u2019ÉTRANGER The Foreigner Supense de Martin Campbell avec Jackie Chan, Pierce Brosnan, Katie Leung et Charlie Murphy.À Londres, un modeste propriétaire de restaurant va tenter de retrouver les terroristes irlandais responsables de la mort de sa fille.(13 ans et plus) 114 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h 25, 15 h 50, 18 h 55; v.o.a.samedi à jeudi 17 h 10, 21 h 50 Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi, lundi, mardi et jeudi 13 h 50, 16 h 20, 18 h 45, 21 h 40, dimanche 13 h 20, 15 h 55, 18 h 20, 21 h 10, mercredi 13 h 50, 16 h 20, 18 h 45, 21 h 35 FABRIQUÉ EN AMÉRIQUE American Made Comédie biographique de Doug Liman avec Tom Cruise, Domh- nall Gleeson, Sarah Wright et Jessy Plemons.L\u2019histoire vraie d\u2019un trafiquant de drogue qui a œuvré pour la CIA et le cartel de Medellin dans les années 1980.(Général) 115 min Maison du cinéma : v.f.samedi à lundi et mercredi 19 h 35, 21 h 55, mardi 21 h 55 Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi et lundi à mercredi 18 h 20, 21 h 25, dimanche 18 h 45, 21 h 10, jeudi 21 h 15 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h 20, 15 h 40, 18 h 55, 21 h 15, dimanche 13 h 20, 15 h 40, lundi, mardi et jeudi 15 h 20, 19 h, mercredi 15 h 10; v.o.a.dimanche 19 h 15, mercredi 19 h GABRIEL ET LA MONTAGNE Drame de Fellipe Barbosa avec Alex Alembe, Caroline Abras et João Pedro Zappa.Avant d\u2019intégrer une prestigieuse université américaine, Gabriel Buch- mann décide de partir un an faire le tour du monde.Après dix mois de voyage et d\u2019immersion au cœur de nombreux pays, son idéalisme en bandoulière, il rejoint le Kenya, bien décidé à découvrir le continent africain.Jusqu\u2019à gravir le Mont Mulanje au Malawi, sa dernière destination.(Général) 131 min ?Maison du cinéma : v.o.port.et ang.avec s.-t.f.samedi à jeudi 12 h 40, 18 h 40 GÉOTEMPÊTE Geostorm Science-fiction de Dean Devlin avec Abbie Cornish, Andy Garcia, Ed Harris, Gerard Butler et Katheryn Winnick.Le jour où des satellites chargés de contrôler le climat se mettent à défaillir, un designer doit travailler main dans la main avec son frère pour sauver le monde d\u2019une terrible tempête.(Général) 109 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h 10, 15 h 55, 19 h 20, 21 h 50 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.EN 3D samedi et lundi à jeudi 14 h 10, 16 h 40, 19 h 15, 21 h 45, dimanche 13 h 40, 16 h 15, 18 h 45, 21 h 15 GOOD TIME : UNE NUIT SOUS TENSION Good Time Drame de Joshua Safdie et Ben Safdie voilà! votre soirée de télévision \u2014 samedi sur nos écrans La Tribune vous présente les heures de projection des films fournies par les diffuseurs de la région sherbrookoise sous la description de chaque film.ce service est offert le samedi seulement.conservez cette page.Pour des détails additionnels ou l\u2019horaire quotidien, consultez les horaires publiés chaque jour dans nos versions numériques. laTribune samedi 21 octobre 2017 Arts MAgAzine W23 voilà! votre soirée de télévision \u2014 dimanche avec Jennifer Jason Leigh, Ben Safdie, Robert Pattinson et Lucas Elliot.Un braquage tourne mal.Connie réussit à s\u2019enfuir mais son frère Nick est arrêté.Alors que Connie tente de réunir la caution pour libérer son frère, une autre option se présente : le faire évader.Commence alors dans les bas-fonds de New York une longue nuit sous adrénaline.(13 ans et plus) 100 min Maison du cinéma : v.o.anglaise avec s.-t.f.dimanche 15 h 30, lundi 13 h, 19 h, mardi 19 h INNOCENT Comédie dramatique de Marc-André Lavoie avec Emmanuel Bilodeau, Réal Bossé, Sandrine Bisson et Pascale Bus- sières.Comment Francis, un homme doux et généreux, finira-t-il derrière les barreaux?C\u2019est ce que nous découvrirons au cœur d\u2019un tourbillon de malchance et de mauvaises décisions.(13 ans et plus) 90 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 13 h, 15 h Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi et lundi à mercredi 21 h 55, dimanche 21 h 35 KINGSMAN : LE CERCLE D\u2019OR Kingsman : The Golden Circle Film d\u2019action réalisé par Matthew Vaughn avec Taron Egerton, Chan- ning Tatum, Julianne Moore et Halle Berry.La suite de Kingsman : Services secrets, dans laquelle Eggsy et Merlin rencontrent leurs homologues américains et affrontent une méchante dans son repaire appelé Poppyland.(13 ans et plus) 141 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 21 h 30 Cinéma Galaxy Sherbrooke : v.f.samedi et lundi à jeudi 13 h 45, 16 h, 19 h, 21 h 10, dimanche 13 h 25, 15 h 20, 18 h 40, 20 h 45 LEGO NINJAGO, LE FILM The Lego Ninjago Movie Film d\u2019animation de Charlie Bean, Paul Fisher et Bob Logan.Une guerre pour la ville de Ninjago appelle à l\u2019action le jeune maître constructeur Lloyd, alias le ninja vert, avec ses amis, qui sont tous des guerriers ninjas.Dirigés par Maître Wu, ils doivent vaincre le mauvais seigneur de guerre Garmadon, un homme méchant, qui est aussi le père de Lloyd.La confrontation mettra à l\u2019épreuve cette équipe féroce mais indisciplinée de ninjas modernes qui doivent apprendre à gérer leurs égos et travailler ensemble pour libérer le pouvoir intérieur de Spinjitzu.(Général) 101 min Maison du cinéma : v.f.samedi, dimanche et jeudi 12 h 50, 15 h 5, lundi 15 h 5 Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi et lundi à jeudi 16 h 40, dimanche 16 h 20, EN 3D samedi et lundi à jeudi 13 h 40, 18 h 55, dimanche 13 h, 18 h MON PETIT PONEY : LE FILM My Little Pony : The Movie Film d\u2019animation de Jayson Thiessen.Lorsque Ponyville est menacée par une force obscure, le groupe des Mane 6 s\u2019embarque dans un incroyable voyage.(Général) 99 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 55, 15 h Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi, lundi et mardi 13 h 50, 16 h 35, dimanche 13 h 35, 16 h 25, mercredi 13 h 30, 16 h 35, 21 h 35, jeudi 13 h 30, 16 h 35 LA MONTAGNE ENTRE NOUS The Mountain Between Us Drame d\u2019aventure de Hany Abu-Assad avec Idris Elba, Kate Winslet, Beau Bridges et Dermot Mulroney.Livrés à eux-mêmes après l\u2019écrasement de leur avion en pleine montagne, deux étrangers doivent compter l\u2019un sur l\u2019autre pour faire face aux conditions extrêmes.Réalisant qu\u2019ils n\u2019ont aucun espoir d\u2019être secourus, ils tentent leur chance à travers des centaines de kilomètres de nature hostile, acceptant que ce n\u2019est qu\u2019ensemble qu\u2019ils pourront trouver le courage de tenter de survivre.(Général) 103 min Maison du cinéma : v.f.samedi et lundi à jeudi 13 h, 15 h 30, 18 h 55, 21 h 30, dimanche 13 h, 18 h 55, 21 h 30 Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi, lundi et mardi 13 h 30, 16 h 20, 19 h 25, 21 h 40, dimanche 13 h 30, 15 h 50, 18 h 10, 21 h 15, mercredi et jeudi 13 h 40, 16 h 20, 19 h 25, 21 h 40 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h 10, 15 h 50, 19 h 5, 21 h 20, dimanche 13 h 10, 15 h 50, lundi, mardi et jeudi 15 h 30, 19 h, mercredi 15 h 30; v.o.a.dimanche 19 h 5, mercredi 19 h 10 LES ROIS MONGOLS Drame de Luc Picard avec Alexis Guay, Anthony Bouchard, Henri Picard, Julie Ménard, Maude Laurendeau et Milya Corbeil-Gauvreau.Pendant la crise d\u2019octobre 1970, Manon, son petit frère Mimi et leurs cousins, Denis et Martin, kidnappent une vieille femme et fuient la ville avec leur otage.Rien ne se passe comme prévu pour la bande.(Général) 101 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à lundi et mercredi et jeudi 12 h 50, 15  h  5, 17  h  20, 19  h  35, mardi 12 h 50, 15 h 5 SEULS LES BRAVES Only the Brave Drame biographique de Joseph Kosin- ski avec Andie MacDowell, Jeff Bridges, Jennifer Connelly et Josh Brolin.Dans l\u2019Arizona, une équipe de pompiers est confrontée à un des plus grands feux de l\u2019histoire.(Général) 133 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h 10, 15 h 55, 18 h 45, 21 h 35; v.o.a.samedi à jeudi 19 h, 21 h 35 Cinéma Galaxy Sherbrooke  : v.f.samedi, lundi et mardi 13 h 30, 16 h 20, 18 h 45, 21 h 20, dimanche 13 h 5, 15 h 15, 18 h 20, 20 h 45, mercredi 13 h 30, 15 h 55, 18 h 45, 21 h 20, jeudi 13 h 30, 16 h 10, 18 h 45, 21 h 20 SUR LA LUNE DE NICKEL Documentaire de François Jacob.Battue par les vents arctiques et suffocant dans la fumée toxique de ses usines, la ville minière sibérienne de Norilsk se recroqueville derrière ses murailles de béton.Pendant que les adolescents de la cité glacée rêvent d\u2019exil, que des travailleurs des mines de nickel évoquent avec nostalgie la camaraderie soviétique perdue, des descendants de prisonniers du goulag et des artistes du théâtre cherchent à faire la lumière sur le sombre passé de Norilsk, enterré sous la glace et la censure.Sur la lune de nickel s\u2019immisce avec tendresse dans la vie de ces habitants du bout du monde.(Général) 110 min ?Maison du cinéma : v.o.russe avec s.-t.f samedi à jeudi 13 h 5, 17 h 20 VICTORIA ET ABDUL Victoria and Abdul Drame biographique de Stephen Frears avec Judi Dench, Ali Fazal, Michael Gambon et Olivia Williams.Découvrez l\u2019histoire extraordinaire et véridique de l\u2019étonnante amitié tissée par la reine Victoria durant les dernières années de son règne.Lorsque Abdul Karim, alors jeune serviteur, fait le voyage depuis l\u2019Inde pour participer au jubilé d\u2019or de la reine, il est surpris par l\u2019intérêt que celle-ci lui accorde.Alors que la reine s\u2019interroge sur toutes les contraintes subies pendant ses longues années de règne, tous deux vont forger une alliance inattendue et une loyauté réciproque, que l\u2019entourage royal va tenter de briser.Tandis que leur amitié devient de plus en plus profonde, la reine découvre par les yeux d\u2019Abdul un monde qui change et y porte un regard nouveau, revendiquant joyeusement sa part d\u2019humanité.(Général) 112 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h 5, 19 h, 21 h 55; v.o.a.samedi à jeudi 15 h 35 Note : les horaires de cinéma sont sujets à changement.idris elba \u2014 Photo internet samedi 21 octobre 2017 laTribune W24 karine tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine SHerbrOOke \u2014 De Ru à Vi, les parfums de cuisine sont partout dans les pages des romans de kim thuy.Sans doute un peu parce que l\u2019écrivaine a déjà eu un restaurant.Sans doute beaucoup parce que, au quotidien, dans la chaleur du nid familial, elle a l\u2019habitude de choré- graphier tout un ballet de plats.« À la maison, je ne me souviens même pas de la dernière fois où on a commandé quelque chose pour le souper. » Elle investit la cuisine dès 15 h, aussitôt l\u2019arrivée des enfants à la maison.Valmond mange peu de choses, Justin mange de tout.L\u2019un et l\u2019autre ont leur repas.« Valmond étant autiste, il a beaucoup de contraintes alimentaires.Je ne pourrais pas les imposer à Justin.Et je ne pourrais pas, non plus, cuisiner pour l\u2019un et pas pour l\u2019autre. » Quand Francis arrive à la maison, plus tard après les heures de bureau, il a aussi un plat chaud qui l\u2019attend.« Cuisiner, pour moi, ce n\u2019est même pas faire un cadeau.C\u2019est vraiment une expression, une manifestation de mon amour et de mon affection.C\u2019est beaucoup plus que juste de la cuisine.Quand je suis toute seule, c\u2019est complètement autre chose.Mes garçons et mon conjoint sont allés passer trois jours dans la famille, au Lac- Saint-Jean.Eh bien, la laitue a gelé dans le frigo parce que je ne l\u2019ai pas ouvert pendant leur absence! La cuisine, c\u2019est toujours à propos de l\u2019autre. » Son nouveau livre de cuisine, Le secret des Vietnamiennes, c\u2019est un peu beaucoup ça, aussi.Les recettes qui tissent le superbe carnet illustré sont celles des femmes de la famille.Des femmes importantes qui, toutes, ont été d\u2019essentiels piliers dans la vie de Kim Thuy.« Ce livre-là, c\u2019était une façon de réunir des personnes que j\u2019aime beaucoup autour d\u2019un même projet.Des coll a b o r a t r i c e s a u t a n t q u e d e s f e m m e s de ma famille.M a m è r e e t m e s t a n t e s ont toutes une grande place dans ma vie.J\u2019ai eu cette chance i n c r o y a b l e d\u2019ê t r e a i m é e i n c o n d i t i o n - n e l l e m e n t par toutes ces femmes.Elles s o n t t o u t e s très différentes, m a i s e l l e s partagent les mêmes valeurs.Chacune à leur f a ç o n , e l l e s m\u2019ont portée. » Au fil des inspirés chapitres, l\u2019écrivaine partage les plats qu\u2019elles lui ont c h u c h o t é s , mais elle nous promène aussi dans la riche histoire de sa famille, qui a quitté le Saigon déchiré de l\u2019après-guerre dans les boat people.Elle raconte chacune de ses tantes merveilleuses tout autant qu\u2019elle parle de goyave parfumée, de sautés savoureux, de l\u2019exotique liseron d\u2019eau, de salades colorées et de repas déclinés dans un bol.En résulte un ouvrage touchant, un manuel joliment inclassable, mais superbement savoureux.J\u2019ai envie de le laisser traîner sur l\u2019ilot de la cuisine autant que sur ma table de chevet.Parce que le bouquet de recettes et d\u2019anecdotes compose un voyage d\u2019exception dans le riche et beau Vietnam de Kim Thuy.Comme son livre n\u2019est pas qu\u2019un chapelet de plats, la conversation téléphonique prend différents chemins de traverse.Parler de cuisine, c\u2019est souvent parler de la vie, en général.Jaser des rites, des habitudes, des conventions, des souvenirs.De tout ce qui entoure le plaisir de se retrouver autour d\u2019une même table.Un repas cuisiné et partagé, c\u2019est beaucoup plus qu\u2019un bol de pâtes servi à 18 h.« Si je commande une pizza, je sauve du temps.Au moins une heure de cuisine, au moins une heure d\u2019épicerie.Mais je passe à côté d\u2019un moment.De quelque chose qui ne se crée pas autrement.Pendant que je cuisine, mes enfants sentent les parfums qui émanent des casseroles.Je suis en train de leur enseigner les odeurs.La patience.La chimie des aliments.C\u2019est intangible, mais c\u2019est là. » La présence aux autres, c\u2019est Kim Thuy Cette Cuisine qui enraCine Kim Thuy \u2014 photo sarah scott \u2014 photo sarah scott SHerbrOOke \u2014 les rouleaux de printemps sont les grands favoris de kim thuy.mais ne les cherchez pas, il n\u2019y en a pas dans les pages de son joli recueil.« Parce qu\u2019on ne mange pas des rouleaux tous les jours.Je voulais présenter ce qu\u2019on mange au quotidien, mettre en scène une table typique, familiale.Je souhaitais proposer des plats faciles à faire, avec peu d\u2019ingrédients.Déjà, la sauce de poisson, c\u2019est un nouvel aliment à apprivoiser et à maîtriser pour plusieurs.La première fois qu\u2019on achète ça, si on ne se fie qu\u2019à l\u2019odeur, on pense que c\u2019est pourri, on jette la bouteille.Un peu comme on le ferait avec un fromage bleu si on ne connaissait pas ça. » C\u2019est la talentueuse Sarah Scott qui signe la plupart des photos qui ponctuent l\u2019ouvrage.Marike Paradis a apporté sa délicate touche artistique à l\u2019ensemble du projet.Nathalie Béland, elle, a été un précieux bras droit pour la transcription des recettes.« Ce n\u2019est pas dans ma culture de noter avec précision, de quantifier.Ma méthode est donc très intuitive.Un caramel qu\u2019on retire du feu quand il a à peu près la couleur du sable des Îles, ou lorsqu\u2019on a eu le temps de lire une page d\u2019un roman, on ne peut pas inscrire ça dans un livre de cuisine.Mes repères à moi, ils sont de cette nature-là.Nathalie a beaucoup travaillé pour qu\u2019on rende les recettes accessibles, faciles à comprendre et à reproduire. » karine tremblay Rester près du quotidien laTribune SAMEDI 21 OCTOBRE 2017 W25 EN CUISINE souvent ce qu\u2019on oublie dans la course à la performance que prône notre société occidentale.« On a catégorisé les choses tellement parfaitement qu\u2019on vit en silo.Je pense par exemple aux personnes âgées qui traversent les jours ensemble dans des maisons d\u2019hébergement adaptées où tout a été pensé en fonction de leurs besoins.Si on mesure le résultat à l\u2019échelle de l\u2019efficacité, c\u2019est parfait.Tout est adapté, tout le monde gagne du temps.Sauf qu\u2019on oublie quelque chose d\u2019essentiel : la transmission. » Un souvenir précieux s\u2019imbrique dans la conversation.Il ramène un instant la matriarche du clan.Celle dont le regard nous happe, à la fin du livre.Celle qui s\u2019est éteinte à l\u2019aube de 2016.« Ma grand-mère, ça lui prenait une demi-heure pour traverser le couloir de sa chambre à la table pour venir souper avec nous.Cette demi-heure, je la marchais parfois avec elle.À ses côtés, j\u2019apprenais la fragilité des corps.Je lisais les rides.Je voyais la marche du temps sur nos vies.Je mesurais ce qui m\u2019attendait dans quelques décennies.Elle me murmurait des histoires en chemin.Le couloir devenait un confessionnal. » Le souper prenait une autre teinte.Il satisfaisait les papilles et remplissait l\u2019estomac de tous, bien sûr.Mais plus important encore, il nourrissait l\u2019âme et le cœur d\u2019une grand-mère et de sa petite-fille.CE QU\u2019ON IGNORE SUR LA CUISINE VIETNAMIENNE?« L\u2019omniprésence des herbes fraîches.On en utilise beaucoup.Chez les Vietnamiens, on ne fait pas qu\u2019ajouter quelques brindilles, on mange les herbes comme si c\u2019était de la laitue.Ça amène une fraîcheur.Il y a tellement de parfums qui se dégagent à chaque bouchée! Et tout au long du repas, les arômes se développent, ce qui fait que le goût change. » UNE PARTICULARITÉ DE LA CUISINE VIETNAMIENNE?« On mélange le porc haché et les crevettes dans plusieurs plats et ce n\u2019est pas si courant dans la cuisine d\u2019autres cultures.C\u2019est Thierry Daraize qui m\u2019a fait remarquer que c\u2019était notre terre et mer à nous.Effectivement, moi, je n\u2019aurais jamais eu l\u2019idée de composer une assiette steak-homard! » UNE DÉFINITION DE LA CUISINE VIETNAMIENNE?« Elle est vraiment tout en subtilité.Comme les femmes vietnamiennes, qui ont l\u2019air plutôt effacées, mais qu\u2019il ne faut jamais sous-estimer », révèle Kim Thuy en riant.Chez elle, toutes les cuisines se voisinent au fil de la semaine.Les plats de pâtes italiens, les spécialités thaïes, les classiques français.« J\u2019aime goûter à différentes saveurs », note l\u2019auteure qui craque aussi pour la cuisine indienne.Une cuisine orientale riche en épices, à des lieues de la cuisine vietnamienne.« La cuisine indienne, c\u2019est comme un feu d\u2019artifices avec sons et lumières.Ça explose tout de suite en bouche.Ça réveille immédiatement les papilles.La cuisine vietnamienne, c\u2019est autre chose.Une brise plutôt qu\u2019un vent.Une finesse qu\u2019on ne perçoit pas tout de suite.Je pourrais imager en disant que la cuisine indienne, c\u2019est un peu comme un orgasme.La cuisine vietnamienne, c\u2019est une caresse.Et on a besoin des deux. » KARINE TREMBLAY SHERBROOKE \u2014 De vieux bols cerclés d\u2019argent, c\u2019est la seule chose que Kim Thuy a gardé de ses grands-parents paternels.Pas juste parce que la cuisine vietnamienne se déguste au bol.« On avait perdu beaucoup de choses.Ma tante avait réussi à sauver un bijou, qu\u2019elle voulait m\u2019offrir.Je n\u2019en voulais pas.Pour moi, les bols étaient bien plus précieux parce que lorsque j\u2019en tenais un dans ma main, c\u2019était comme si je sentais la main de mon grand- père, de ma grand-mère, de ceux qui ont vécu avant moi.» Souvenirs de grande valeur, les bols n\u2019ont jamais dormi dans le haut d\u2019une armoire.Dans leur creux travaillé, KimThuy a servi d\u2019innombrables repas à ses enfants.« C\u2019est comme ça que l\u2019histoire se répète à notre oreille, c\u2019est comme ça qu\u2019elle reste vivante.Oui, on risque de les casser, ces beaux bols.On en a cassé, d\u2019ailleurs.Mais quelque chose s\u2019est déposé dans la mémoire de mes garçons.L\u2019histoire est restée.Si j\u2019avais gardé les bols en dehors de l\u2019usage quotidien, on n\u2019en aurait pas brisé.Mais l\u2019histoire, elle, se serait cassée. » KARINE TREMBLAY « Cuisiner, pour moi, ce n\u2019est même pas faire un cadeau.C\u2019est vraiment une expression, une manifestation de mon amour et de mon affection.C\u2019est beaucoup plus que juste de la cuisine. » \u2014 Kim Thuy KIM THUY Le secret des Vietnamiennes CUISINE Trécarré 190 pages Le passé dans un bol 5227184 SAMEDI 21 OCTOBRE 2017 laTribune W26 DENIS BEAULIEU COLLABORATION SPÉCIALE Société de généalogie des Cantons-de-l\u2019Est visagesestriens@sgce.whc.ca VISAGES ESTRIENS LAMBTON Louis Napoléon Audet L ouis Napoléon Audet est né à Lambton, le 14 août 1881.Il était le fils de Julie Elmina Deveau ou Devaux et de Napoléon Audet dit Lapointe, menuisier et voiturier, qui s\u2019étaient épousés en l\u2019église de Saint-Vital, à Lambton, le 12 juillet 1880.Il étudie au Séminaire de Lévis.En 1902, il débuta sa cléricature à Sherbrooke, chez l\u2019architecte Joseph B.Verret.De 1903 à 1907, il poursuivit sa formation chez l\u2019architecte J.-Wilfrid Grégoire.Il fut admis à l\u2019Association des architectes du Québec en 1907.Le 12 août de cette même année, il épousa Jeannette Gadbois, en la cathédrale de Saint-Michel, à Sherbrooke.Le couple eut cinq enfants; les trois premiers sont nés à Sherbrooke et les deux derniers à Montréal : Jean-Paul, René, Aline qui rejoindra la Congrégation de Notre-Dame, Jacqueline et Suzanne qui rejoindra également la Congrégation de Notre-Dame.À partir de 1918, la résidence familiale fut située au 205 de la rue du Québec.De 1907 à 1910, il œuvra dans le cabinet d\u2019architectes Grégoire & Audet, aux côtés de Wilfrid Grégoire.Mais, de 1910 à 1913, on le retrouve à son compte.De 1913 à 1915 ou 1917, il s\u2019associa au cabinet Audet & Charbon- neau, à Montréal, mais revint à son compte jusqu\u2019à ce qu\u2019il fonda, avec son fils Jean-Paul et Denis Tremblay, le cabinet Audet, Tremblay & Audet en 1942.On doit à Louis Napoléon Audet des oeuvres remarquables, telle la cathédrale de Saint-Michel, à Sherbrooke, en 1917 et 1957, l\u2019archevêché de Sherbrooke en 1918, la basilique de Sainte-Anne de Beaupré en 1926, la maison-mère des Petites sœurs de la Sainte-Fa- mille en 1930, les cathédrales de Salaberry-de-Valleyfield en 1935 et de Moncton en 1939 ainsi que le Grand séminaire des Saints-Apôtres en 1939.Seulement dans notre région, il a établi les plans de plus d\u2019une quinzaine d\u2019églises.En 1938, il fut président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke et de la Chambre de commerce de Sherbrooke.En 1939, il fut reçu Fellow de l\u2019Institut royal des architectes du Canada.De 1944 à 1948, il occupa diverses fonctions à l\u2019Association des architectes de la province de Québec jusqu\u2019au poste de président.De 1944 à 1946, il fut conseiller municipal et inspecteur en bâtiment à Petit-Lac-Magog (devenue Deauville en 1945) où il avait son chalet.Il fut également membre de nombreux organismes sociaux et il possédait une vaste collection d\u2019environ 1500 livres rares principalement sur l\u2019architecture religieuse et monumentale.Il prit sa retraite en 1969.Il décéda à Sherbrooke, le 10 novembre 1971 et il fut inhumé avec son épouse dans la crypte de la cathédrale de Saint-Michel, à Sherbrooke.Il est considéré comme un des plus grands architectes institutionnels du Québec.La rue Louis- N.-Audet rappelle son souvenir à Sherbrooke depuis 1987.Recherche : Gérard Coté, Société d\u2019histoire et du musée de Lennoxville- Ascot et Jean-Marie Dubois, Université de Sherbrooke \u2014 PHOTO TREMBLAY, GÉRARD (1966) NOTRE- DAME DU PERPÉTUEL-SECOURS DE SHERBROOKE, ÉDITIONS PAULINES En janvier 2012, Mohamed Shafia et son épouse Tooba, de même que leur fils Hamed, ont été reconnus coupables du meurtre de leurs trois filles et de la première épouse de Mohamed.Pour la première fois au Québec, nous étions confrontés à un crime d\u2019honneur, soit le châtiment qu\u2019un membre de la famille (souvent le père) inflige à une femme (son épouse ou sa fille) qui aurait, par sa conduite, attiré le déshonneur.Cet événement a provoqué la mise sur pied d\u2019un réseau d\u2019information et de protection destiné aux jeunes filles qui vivraient de la violence chez elles ou qu\u2019on destinerait à un mariage forcé.Le documentaire Déchirements, de Raymonde Provencher, fait état de la dimension du problème, qui doit être traité dans la plus grande discrétion pour ne pas éveiller les soupçons des parents.Ces jeunes filles, qui désirent simplement vivre comme leurs amies dans l\u2019ère moderne, doivent non seulement faire preuve de courage pour dénoncer leurs conditions de vie, mais risquent aussi d\u2019être rejetées par leur famille et de se retrouver seules, sans aucun soutien financier.À Télé-Qué- bec, le mercredi 25 octobre, 20 h.Par ailleurs, pour se préparer au prochain Gala de l\u2019ADISQ, ArTV présente le mardi 24 octobre, 19 h, dans le cadre d\u2019En route vers l\u2019ADISQ, Vincent Vallières s\u2019entretenant avec Daniel Bélanger, suivi, à 19 h 30, de Klô Pelgag.Le jeudi 26 octobre, les entrevues se poursuivent avec Patrice Michaud, à 19 h, et Alex Nevsky, à 19 h 30.Ces mêmes rencontres seront diffusées à Radio-Canada, du lundi au jeudi, 23 au 26 octobre, à 23 h 5, mais dans un ordre différent, soit Daniel Bélanger (lundi), Alex Nevsky (mardi), Klô Pelgag (mercredi) et Patrice Michaud (jeudi).DANIÈLE L.GAUTHIER, LA PRESSE CANADIENNE COIN TÉLÉ \u2014 PHOTO TÉLÉ-QUÉBEC \u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, MARIE-LOU BÉLAND 5126690 5231115 15e messe anniversaire Mgr Jean-Marie Fortier Portrait de Mgr Jean-Marie Fortier (1977), APA659.052, Centre d\u2019archives Mgr-Antoine-Racine Dimanche 29 octobre à 17h À la Cathédrale St-Michel 130, rue de la Cathédrale, Sherbrooke Mgr Jean-Marie Fortier (1920-2002) Archevêque de Sherbrooke de 1968 à 1996, Mgr Jean-Marie Fortier a su marquer son épiscopat grâce à sa gentillesse et sa personnalité chaleureuse.Reconnu pour son approche humaine et attentionnée envers les autres, l\u2019homme savait en retour se faire écouter.Au cours des 28 années où il a été en poste, il a été à l\u2019origine de plusieurs initiatives pour faire évoluer l\u2019Église de Sherbrooke.Grâce à lui, Sherbrooke est l\u2019un des premiers diocèses du Québec à avoir un Service à la condition des femmes en Église.Encore aujourd\u2019hui, 15 ans après son décès, le legs de Monseigneur Jean-Marie Fortier demeure bien vivant.La fondation qu\u2019il a mise sur pied et qui porte son nom permet depuis 37 ans le maintien des services de pastorale diocésaine.dons acceptés 7 Jours/7 Au service de la communauté depuis 1959 151, rue Bowen Nord 819 569-5336 comptoirfamilialdesherbrooke.com le Comptoir familial de Sherbrooke inc.GrÂCe À VoUS! Vos dons et Vos achats permettent d\u2019aider des gens dans le besoin et des organismes communautaires sherbrookois.d e onner AU SUIVANT merCi laTribune samedi 21 octobre 2017 W27 Nathaëlle Morissette La Presse montréal \u2014 la destination et le prix.Dans l\u2019ordre ou dans le désordre.Voilà ce qui préoccupe ceux qui désirent partir en voyage.À ce chapitre, il y aura toujours un collègue ou une amie qui se targuera d\u2019avoir des trucs infaillibles pour dénicher les meilleures aubaines.Erreurs de prix commises par les compagnies aériennes, flexibilité, recherches intensives; s\u2019il n\u2019existe pas de formule magique, certaines astuces permettent effectivement de voyager à bas prix.Un aller-retour Montréal-Paris à 200 $?Trop beau pour être vrai?Air Canada a pourtant affiché ce prix à la fin du mois d\u2019août.Il s\u2019agissait bien sûr d\u2019une erreur.Et c\u2019est parfois ce qui permet à certains voyageurs d\u2019économiser, souligne Jennifer Doré Dallas, fondatrice du blogue de voyage Moi, mes souliers.« Je pars en Grèce justement à cause d\u2019une erreur de prix », indique-t-elle.Un problème d\u2019algorithmes a fait en sorte que British Airways a annoncé des billets aller- retour pour Athènes en partance de la métropole à environ 480 $.La blogueuse a sauté sur l\u2019occasion.Dans ce genre de situation, il faut toutefois attendre avant de sabler le champagne.Il arrive en effet que le transporteur décide de ne pas honorer son prix.Jennifer Doré Dallas conseille d\u2019avoir en main son numéro de billet avant de réserver son hôtel, par exemple.Des clients d\u2019Air Transat l\u2019ont appris à leurs dépens au début du mois de septembre lorsque le transporteur a affiché des prix anormalement bas, comme une liaison Montréal-Paris à 150 $.Leur achat a par la suite été annulé.DestiNatioN et MoMeNt Du voyage à DéterMiNer « Pour voyager moins cher, voici la règle numéro un : il ne faut pas avoir de destination et il ne faut pas avoir de date, affirme sans détour Frédéric Prévost-Leboeuf, fondateur de Yulair, site qui diffuse les meilleurs prix de billets d\u2019avion au départ de Montréal.Si tu décides d\u2019aller en Italie l\u2019été prochain, c\u2019est sûr que tu vas payer cher.Il faut se laisser surprendre par la destination », ajoute-t-il.Flexibilité Être flexible sur ses dates peut influer sur le coût du billet.S\u2019envoler pour la Ville Lumière le 30 octobre au lieu du 1er novembre permet par exemple d\u2019économiser 170 $.Au cours d\u2019une recherche effectuée en août, la compagnie aérienne Wow Air proposait un billet aller-retour Montréal-Paris du 1er au 8 novembre à 640 $.Toutefois, pour un départ deux jours plus tôt et retour le 8 novembre, les passagers n\u2019auront qu\u2019à débourser 470 $ pour voyager sur les ailes du même transporteur.Être à l\u2019aFFût S\u2019abonner à des groupes sur Facebook et à des listes d\u2019envoi, télécharger des applications de voyage et suivre les alertes sont autant de façons de connaître les aubaines et de « magasiner » ses prochains billets.Ce sont à tous les moins les principaux trucs utilisés par Jennifer Doré Dallas.21 jours.uN chiFFre Magique?Peut-être, à tout le moins pour les départs aux États-Unis, précise André Desmarais, président de la section Québec de l\u2019Association canadienne des agents de voyages (ACTA), également propriétaire de l\u2019agence Aéroport Voyage.Près de 14 jours avant le voyage, le prix augmente, et la hausse se poursuit jusqu\u2019au jour J.« C\u2019est de cette façon que fonctionnent les bases tarifaires. » Et les réservations de dernière minute permettent-elles de faire des économies?« Non, ce n\u2019est pas vrai, répond M. Desmarais.C\u2019est un mensonge. » Alain Winter, responsable des services aux entreprises et enseignant en tourisme au Collège Merici, partage cet avis.Il a réservé récemment ses billets d\u2019avion pour un voyage personnel en Islande prévu à l\u2019été 2018.« C\u2019est la meilleure façon de faire, estime- t-il.Le prix ne peut qu\u2019augmenter. » À noter toutefois : dans le cas de forfaits dans le Sud, il arrive que les réservations de dernière minute soient avantageuses.Décollez à partir Des états-uNis L\u2019aéroport international de Plattsburgh est situé à un peu plus d\u2019une heure du centre-ville de Montréal.De là, des compagnies aériennes comme Spirit ou Alle- giant offrent des prix alléchants pour les voyageurs désireux de s\u2019envoler pour la Floride, par exemple.Ainsi, au cours d\u2019une recherche effectuée à la fin de l\u2019été, le site de Spirit affichait un billet aller-retour entre Plattsburgh et Fort Lauder- dale à 167 $.À partir de Montréal pour la même destination, le prix le moins élevé était de 289 $.septeMbre et jaNvier, Des Mois clés À inscrire à son calendrier, le début des mois de septembre et janvier sont souvent de bonnes périodes pour réserver ses billets, fait remarquer André Desmarais.À ces moments de l\u2019année, les transporteurs proposent des prix intéressants.sur le web latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune lIrE des économies qui n\u2019en sont pas toujours \u203a W28 BiLLeTs d\u2019avion Savoir trouver le meilleur prix Être flexible sur ses dates est l\u2019un des facteurs qui peut influencer le coût du billet.\u2014photo archives la presse, edouard plante-Fréchette samedi 21 octobre 2017 laTribune W28 Voyages Nathaëlle Morissette La Presse montréal \u2014 le fait de vouloir épargner de l\u2019argent à tout prix peut parfois jouer des tours à certains voyageurs qui, en fin de compte, finissent par payer leur billet d\u2019avion beaucoup plus cher que ce qu\u2019ils avaient prévu au départ.Le prix et la destination sont les principaux éléments qui influencent les gens voulant voyager à bas prix.« Souvent, on lit juste ce qui nous accroche », souligne Alain Winter, responsable des services aux entreprises et enseignant en tourisme au Collège Merici.Pourtant, selon lui, au moment de terminer l\u2019achat de sièges, il faut avoir lu « tout ce qui n\u2019est pas écrit ».« J\u2019en ai vu des clients qui sont arrivés dans mon bureau en pleurant [après avoir acheté des billets à bas prix] », ajoute pour sa part André Desmarais, président de la section Québec de l\u2019Association canadienne des agents de voyages (ACTA), également propriétaire de l\u2019agence Aéroport Voyage.Il raconte par exemple l\u2019histoire de voyageurs qui n\u2019avaient pas réalisé que leur escale de courte durée comprenait un changement d\u2019aéroport.Rappelons que souvent, les billets peu chers comportent une ou plusieurs correspondances.À cet égard, il est important de remarquer le temps que l\u2019on a pour attraper son prochain vol.« Disposer de seulement 1 h 30 min pour une correspondance à Chicago, surtout l\u2019hiver, on n\u2019aime pas ça », illustre M. Desmarais.Avant de sortir sa carte de crédit pour conclure une vente, il faut aussi vérifier le nom de l\u2019aéroport à l\u2019arrivée.«   L e s b i l l e t s m o i n s c h e r s impliquent souvent un atterrissage dans un aéroport secondaire  », précise Jennifer Doré Dallas, fondatrice du blogue Moi, mes souliers.Arriver à Paris en posant le pied à Charles-de-Gaulle rime avec facilité.Les transports en commun sont offerts jour et nuit à une fréquence régulière.Par contre, les passagers qui débarquent à l\u2019aéroport Beauvais, situé à environ 70 km de la Ville Lumière, devront calculer des frais de déplacement.Et les petites aérogares ne sont pas toujours bien desservies par le réseau de transport collectif.UNe valise à fort prix Avis à ceux qui ne voyagent pas léger : vos quatre paires de chaussures et vos nombreux vêtements risquent de gonfler votre facture, même si, au départ vous aviez l\u2019impression d\u2019avoir mis la main sur des billets vendus à prix d\u2019ami.Plusieurs compagnies, notamment les transporteurs au rabais (low cost), ajoutent en effet des frais aux voyageurs qui enregistrent leur bagage.Il arrive même parfois que l\u2019on doive payer pour son sac de cabine.Par exemple, au cours d\u2019une recherche effectuée la semaine dernière, un billet d\u2019avion aller- retour, du 1er au 8 novembre, entre Montréal et Reykjavik sur les ailes de Wow Air se vendait 319,98 $.Or, si les voyageurs ajoutent un bagage à main de la dimension d\u2019une petite valise à roulettes ainsi qu\u2019un autre sac en soute (pour l\u2019aller et le retour), ils doivent payer un supplément de 229,96 $.La somme sera plus élevée pour ceux qui attendront d\u2019enregistrer leurs bagages au comptoir avant le vol.En tenant compte des bagages de cabine, le prix des sièges revient donc à 549,94 $ (taxes incluses).Vous pensez avoir un petit creux?Mieux vaut monter à bord avec une collation.De moins en moins de compagnies aériennes offrent des repas gratuits.Elles ont bien sûr un service de restauration, mais la facture de votre dîner risque d\u2019être salée.Lorsque l\u2019on achète à bas prix, « il faut savoir à quoi s\u2019attendre, rappelle Jennifer Doré Dallas.Moi, j\u2019ai du temps, mais pas d\u2019argent », ajoute-t-elle en riant.DéNicher Des aUbaiNes 470 $ Le meilleur prix trouvé pour un vol aller-retour entre Montréal et Paris du 30 octobre au 8 novembre.À noter que ce voyage sur les ailes de Wow Air comporte une escale.Recherche effectuée en août.540 $ Le nouveau prix affiché lors d\u2019une recherche effectuée 15 jours plus tard par Wow Air pour une liaison entre Montréal et Paris du 30 octobre au 8 novembre.Ce qui semble confirmer la théorie voulant que les prix augmentent lorsqu\u2019on s\u2019approche de la date de départ.Le prix était le même lors d\u2019une recherche effectuée le 13 octobre.Des économies qui n\u2019en sont pas toujours À Paris, arriver à l\u2019aéroport Charles-de-gaulle rime avec facilité.Les transports en commun sont offerts jour et nuit à une fréquence régulière.Par contre, les passagers qui débarquent à l\u2019aéroport Beauvais, situé à environ 70 km de la Ville Lumière, devront prendre en compte les frais de déplacement.\u2014 photo instagram 5235361 DEMAIN 18H30 NE MANQUEZ PAS LES QUOTIDIENNES DU LUNDI AU JEUDI 18H30 LA SOIRÉE D\u2019ÉLIMINATION laTribune samedi 21 octobre 2017 Voyages W29 Jean-Christophe LaurenCe La Presse Édimbourg \u2014 Pas étonnant que la capitale de l\u2019Écosse se soit fait une spécialité des tours guidés à saveur macabre, non pas seulement pendant l\u2019Halloween, mais à longueur d\u2019année.Le site de voyages Trip Advisor en recense au moins une quinzaine, de la visite à pied au circuit en autocar.Cette surenchère donne d\u2019ailleurs lieu à une véritable concurrence, chacun ne proposant rien de moins que le frisson ultime.« Depuis 10 ans, c\u2019est l\u2019explosion », nous confie le guide de Murder & Mystery Tour, au terme de notre visite.« Mais c\u2019est nous qui étions les premiers, dès 1985 », ajoute-t-il.en admettant toutefois que ce titre leur est disputé par une entreprise rivale.Comme beaucoup de ces visites macabres, le Murder & Mystery Tour propose une virée de plus d\u2019une heure à environ 10 livres (16 $ CAN) par personne, où se mélangent humour, histoires de peur et faits avérés qui permettent de mesurer la sanglante histoire de cette ville fondée au XIe siècle.Ici, près du fameux château d\u2019Édimbourg, avaient lieu les exécutions publiques.Les cadavres étaient lancés par-dessus bord, jusqu\u2019aux « lacs » qui ceinturaient la vieille ville.Plus bas, on traverse le Grassmarket, ancien marché paysan où l\u2019on brûlait à l\u2019époque sorcières et assassins, comme les tristement célèbres Burke et Hare, qui ont aujourd\u2019hui donné leur nom.à un bar de danseuses.Puis c\u2019est la fameuse rue Cowgate, sise en contrebas de la vieille ville, où tant de gens furent égorgés et dépouillés.La visite, ultra-théâ- trale, est donnée par un vampire et son sbire déguisé en squelette.Un peu cabotin, mais néanmoins instructif.La visite du Real Mary King\u2019s Close se veut plus sérieuse.Et se prend aussi plus au sérieux.Bien qu\u2019on y convoque aussi les fantômes, l\u2019organisation refuse catégoriquement d\u2019être associée aux autres visites macabres.«  C\u2019est un parcours à contenu historique », insiste la dame des communications.Avec son accès exclusif aux passages souterrains de la vieille ville, recouverts depuis 1750, Real Mary King\u2019s Close révèle un pan méconnu de l\u2019histoire d\u2019Édim- bourg.Des hommes, des femmes et des enfants vécurent jadis dans ces pièces et ces « closes » (ruelles) aux allures de tombeaux, où la peste fit des ravages.Dommage que notre guide soit à ce point sur le pilote automatique.La visite, livrée machinalement, laisse peu de place à l\u2019interaction.Sa version en français sera peut-être plus convaincante.Dans le genre, on préférera - et de loin - l\u2019Underground City of the Dead Tour, qui vous entraîne dans les voûtes se trouvant sous les ponts menant à la vieille ville.Des centaines de pauvres gens s\u2019y entassèrent au XVIIIe siècle, faute de logements disponibles.Sans eau.Sans lumière.Sans aération.On ne vous dit pas les conditions d\u2019hygiène.Le guide, férocement drôle, nous apprend en outre que ces lieux, jamais officiellement car- tographiés, furent complètement oubliés, jusqu\u2019à ce que deux touristes canadiens en état d\u2019ébriété ne les découvrent par hasard à la fin des années 90.Un bon mélange d\u2019intelligence et d\u2019humour, qui a valu à cette visite d\u2019être recommandée par le Lonely Planet.Mais qu\u2019on déconseillera aux jeunes enfants, qui n\u2019y comprendront pas grand-chose.Pour une activité en famille, choisissez plutôt la version plus commerciale de ces sombres virées, avec l\u2019Edinburgh Dungeon.Une visite divertissante, mais pas donnée (près de 18 livres par personne, soit 30 $ CAN), que d\u2019aucuns pourraient qualifier d\u2019attrape-touristes.Gratuit, le cimetière Greyfriars Kirkyard, situé en plein cœur de la ville, offre une expérience beaucoup plus réaliste et tout aussi intéressante pour les enfants.On ne se lasse pas d\u2019admirer ces tombes anciennes, ornées de têtes de mort.Un vrai décor de film! Des visites guidées y sont aussi proposées le soir.Peut-être tomberez-vous sur le fantôme du chien Greyfriars Bobby, ou ceux de ces défunts dont les cadavres furent dérobés pour être vendus à l\u2019école de médecine d\u2019Édimbourg, qui manquait à l\u2019époque de corps à disséquer! Re ste l e f e st i va l d\u2019 h o r re u r d\u2019Édimbourg, présenté pour la deuxième fois cette année, dans les jours précédant l\u2019Halloween.Un agrégat de films, de pièces, d\u2019activités et de soirées de contes qui ont tous en commun de vouloir donner des frissons.À moins que vous ne préfériez le marché aux puces du dimanche matin à l\u2019Omni Centre, à deux pas du centre touristique.L\u2019activité se tient au quatrième sous-sol d\u2019un stationnement souterrain.Avec néons blafards et coins sombres peu invitants.Plus anxiogène que tous les tours macabres organisés! Comme quoi la vraie vie est parfois pire que les légendes.Liens www.witcherytours.com www.realmarykingsclose.com www.cityofthedeadtours.com/ tours/ www.thedungeons.com/ edinburgh/en/ www.edhorrorfest.co.uk Écosse Le côté sombre d\u2019Édimbourg Le Murder & Mystery Tour à edim- bourg.\u2014 Photo la Presse, Jean-chris- toPhe laurence on dit que c\u2019est la ville la plus hantée du royaume-uni.pour peu qu\u2019on croie aux fantômes.Vrai qu\u2019avec ses murs sombres, ses ruelles coupe-gorge, sa ville souterraine et ses origines moyenâgeuses, Édimbourg est un théâtre idéal pour les histoires de morts et de revenants.5231781 FLORIDE SUR LA PLAGE À partir de 3 569$ 1er mars au 20 mars 2018 | 20 jours et 19 nuits | 35 places disponibles Inclus : transport en autocar VIP; pourboire au guide et au chauffeur; 19 nuits d\u2019hôtel dont 13 nuits au Hollywood Beach Resort (2,5*); 23 repas ; activités et visites au programme.Réservez tôt : augmentation du prix à partir du 1er novembre 2017 CASINO TURNING STONE À partir de 407$ 20novembreau22novembre2017|3 jourset2nuits |25placesdisponibles Inclus : transport en autocar de luxe; 2 petits-déjeuners et 2 nuits au Turning Stone Resort, avec un casino à l\u2019intérieur; 15 $ en crédit-repas; 105 $ en crédit-jeu pour le casino ou 80 $ en crédit- jeu pour le bingo.L\u2019OUEST AMÉRICAIN À partir de 4 956$ 29 avril au 25 mai 2018 | 27 jours et 26 nuits | 23 places disponibles Inclus : transport en autocar VIP; 26 nuits d\u2019hôtel (3* à 4*) dont 4 nuits à Las Vegas; 36 repas; activités et visites au programme.Réservez tôt : augmentation du prix à partir du 1er décembre 2017 ESCAPADES D\u2019UN JOUR Prix par personne, taxes et FICAV inclus.Incluant le transport en autocar de luxe, les services d\u2019un accompagnateur ainsi que le pourboire à l\u2019accompagnateur et au chauffeur.CROISIÈRES Prix par personne en occupation double, cabine intérieure, taxes et FICAV inclus.Incluant les services du guide-accompagnateur bilingue.PhiliPPe Tessier 819 868-1421 ou 1 800 667-1469 29, rue des Pins, Magog Les prix incluent les taxes et la contribution au FICAV de 1 $ par 1000 $.Certaines conditions s\u2019appliquent.www.expressionvoyages.com (titulaire d\u2019un permis du Québec) GINETTE RENO au Centre Vidéotron 175 $ 25 novembre 2017 | 50 places disponibles Inclus : souper à La Vieille Maison du Spaghetti; spectacle de Ginette Reno au Centre Vidéotron.BAHAMAS À LA RELÂCHE SCOLAIRE | Norwegian Breakaway 4 au 11 mars 2018 | 8 jours et 7 nuits | 25 places disponibles Inclus : forfait boisson illimitée et pourboire de l\u2019équipage inclus; transport en autocar de luxe, pourboire au chauffeur; croisière de 7 nuits.Escales : Port Canaveral (Floride), Great Stirrup Cay (Bahamas), Nassau (Bahamas).Prix valide jusqu\u2019au 4 décembre 2017 ÎLES TURQUOISES | Carnival Pride 14 au 22 avril 2018 | 9 jours et 8 nuits | 30 places disponibles Inclus : transport en autocar de luxe; pourboire au chauffeur; 1 déjeuner et 1 nuit d\u2019hôtel (3*) en banlieue de Baltimore; tour guidé de Baltimore; croisière de 7 nuits.Escales : Grand Turk (Îles Turquoises), Princess Cays (Bahamas), Freeport (Bahamas).À partir de 1 717$ Réservez tôt : augmentation du prix le 30 octobre 2017 TRANSATLANTIQUE DE LONDRES À NEW YORK Norwegian Bliss 17 avril au 3 mai 2018 | 17 jours et 15 nuits | 30 places disponibles Inclus : forfait boisson illimitée et pourboire de l\u2019équipage inclus; vol direct Montréal-Londres (aller); transferts à destination; transport de New York (retour) en autocar de luxe; pourboire au chauffeur; 3 nuits d\u2019hôtel (3*) à Londres; tour guidé de Londres; croisière de 12 nuits.Escales : Azores (Portugal), Halifax (Canada).Réservez tôt : augmentation du prix le 21 octobre 2017 LA VOIX JUNIOR 130$ 16 décembre 2017 | 54 places disponibles Inclus : spectacle de La Voix Junior au Centre Bell avec une excellente sélection de sièges.NOËL AU CABARET 99$ 6 décembre 2017 | 54 places disponibles Inclus : dîner au buffet du Casino de Montréal; spectacle Noël au Cabaret du Casino de Montréal.SPÉCIALISTE EN VOYAGES DE GROUPES ORGANISÉS Prix par personne en occ.double, taxes et FICAV inclus.Incluant les services du guide-accompagnateur bilingue.À partir de 1 697$ À partir de 3 397$ SAMEDI 21 OCTOBRE 2017 laTribune W30 VOYAGES F OMO.Fear of missing out.La peur de manquer quelque chose.YOLO.You only live once.Vous ne vivez qu\u2019une fois.Voilà pour le vocabulaire.C\u2019est de l\u2019anglais, oui, mais dans un monde de LOL, on peut bien faire avec pour les besoins de la cause.La FOMO devrait être l\u2019ennemie du voyageur, même si elle se glisse toujours dans le bagage sans y avoir été invitée.Le poids excédentaire de la valise, à l\u2019aéroport, c\u2019est la FOMO.Sortez-la de là.Chez moi, elle s\u2019était invitée pour la première incursion en Europe.Un mois, trois pays et un itinéraire long comme deux fois le tour de la Terre.J\u2019avais comme la conviction que je ne partirais plus jamais.Je voulais tout voir de la France, de l\u2019Espagne et de l\u2019Italie en une trentaine de jours top chrono.Allô le réalisme.Tous les guides de voyage y sont passés : Ulysse, Lonely Planet, Routard.J\u2019ai écumé l\u2019internet pour être certain de ne rien manquer et j\u2019ai dressé une liste exhaustive des moindres petites églises, des moindres petits restaurants que d\u2019aucuns suggéraient de visiter.Par quartier s\u2019il vous plaît.Pas question de manquer quoi que ce soit.Je m\u2019en suis fait des ampoules à marcher comme Speedy Gonzales, à essayer de tout voir pour cocher les éléments de ma liste soigneusement préparée.La tour Eiffel : cochée.Les musées d\u2019Orsay, du Louvre, les dix plus belles cathédrales de Paris, la Sagrada Familia, les dix plus belles réalisations de Gaudi, le Colisée de Rome, les ponts les plus célèbres de Venise : cochés.Mais je suis passé très vite.Il me faudrait retourner et rétrograder la vitesse pour apprécier, comprendre.Cette peur de tout manquer, elle a aussi du bon.C\u2019est elle qui m\u2019a convaincu de mettre ma vie sur pause et de partir plusieurs mois consécutifs.Cette peur de ne jamais voir le monde, de ne jamais me tremper dans la culture asiatique, sud-américaine, et de réaliser qu\u2019un jour, la santé ne le permettrait probablement plus.J\u2019ai foncé tête baissée.Parce qu\u2019on ne vit qu\u2019une fois et que de ne rien faire, c\u2019est aussi renoncer à un tas de choses.YOLO, c\u2019est aussi renoncer.Pour vivre ici, maintenant, comprendre qu\u2019on ne pourra pas tout voir et accepter de nous attarder là où le moment présent le commande.C\u2019est faire le choix de piquer une sainte colère quand les choses ne se déroulent pas comme prévu ou de trouver une façon de faire contre mauvaise fortune bon cœur.Quand on a annulé mon traversier entre les îles du Nord et du Sud de la Nouvelle-Zélande, en raison du mauvais temps, je me sentais pris au piège.Prisonnier à Wellington, la capitale, j\u2019ai renoncé aux villes de Nelson, Punaikaiki et Kaikoura, que j\u2019avais ciblées pour la suite du voyage.J\u2019ai plutôt sauté sur l\u2019occasion de prendre un vol vers Queenstown, plus au sud, et de visiter les fjords de Milford Sound et le glacier de Franz Josef, que j\u2019avais initialement rayés de mon itinéraire.Franz Josef m\u2019a par la suite offert parmi les plus beaux souvenirs de mon voyage.YOLO, c\u2019est aussi ce qui m\u2019a guidé à Quito, en Équateur.Cette fois- là, je me rendais en Amérique du Sud avec la ferme intention de voir les tortues et les lézards des îles Galapagos.La capitale du pays m\u2019a toutefois charmé au point où je n\u2019ai plus vu le temps passer.Le mont Pichincha, la Mitad del Mundo, le parc Itchimba, la Capella del Hombre m\u2019ont tellement attiré que le temps m\u2019a manqué pour les îles.On m\u2019a pourtant suggéré une visite éclair, avec billets d\u2019avion et bateau rapide à la clé, mais j\u2019aurais passé plus de temps à me déplacer qu\u2019à vraiment me poser aux Galapagos.J\u2019ai décidé de profiter de Quito.Si on passait moins de temps à penser à ce qui nous échappe, à ce que l\u2019on manque, on apprendrait à profiter un peu plus de nos voyages, quitte à ralentir le rythme et à explorer plus lentement.YOLO, c\u2019est aussi apprendre à connaître la population locale, goûter à des aliments qui nous sont inconnus ou accepter de réduire ses nuits de sommeil pour tirer profit de chaque moment.Et c\u2019est parce que je me dis YOLO que je me donne le droit de sauter dans l\u2019avion chaque fois que l\u2019occasion se présente.Pour moi.Pour chaque moment qui ne reviendra pas.Point.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com Moins de FOMO, plus de YOLO Quito m\u2019a tellement charmé que j\u2019ai décidé d\u2019y passer plus de temps, entre autres pour voir la ligne de l\u2019équateur à Mitad del Mundo.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Je n\u2019ai jamais regretté de profiter des circonstances pour visiter le glacier de Franz Josef, en Nouvelle-Zélande.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU laTribune samedi 21 octobre 2017 W31 Jean-SébaStien MaSSicotte Le Soleil québec \u2014 À peine avait-il accosté son canot à québec, après un immense périple à travers l\u2019Amérique du Nord, que Pierre Pépin avait une préoccupation toute nouvelle.À quelques jours d\u2019un voyage en Ontario par affaires, l\u2019aventurier devait envisager pour la première fois en presque quatre ans d\u2019être séparé de sa douce, Jennifer Gosselin, sa fidèle partenaire au fil de l\u2019eau comme dans la vie.« Le plus long qu\u2019on a été séparés, c\u2019est quand un de nous deux allait faire le lavage », rigole le guide de plein air et ancien militaire.Une présence constante que le couple apprécie au plus haut point, mais qu\u2019il sait un grand luxe dans nos vies d\u2019urbains pressés.Pour le duo de voyageurs, c\u2019est une solide complicité qui s\u2019est bâtie au fil de l\u2019eau.Dans cette vie de nomades, les amoureux mariés depuis 2007 ont appris à régler systématiquement tout différend « avant de rentrer dans la tente ».Partis à l\u2019été 2014, Pierre, Jennifer et leur chienne Jasmine sont rentrés à Québec la semaine dernière.Au compteur, plus de 20 000 km en canot.D\u2019abord à travers les États- Unis, puis au Canada, d\u2019est en ouest par le nord du pays, avant de repartir en sens inverse au printemps dernier en direction de la maison.Un chez-soi qui n\u2019est peut-être plus uniquement ici, à Québec.Car après tout ce temps sur la route, ils sont désormais chez eux partout.Sans compter que les sympathiques aventuriers ont tissé un vaste réseau d\u2019amitiés qu\u2019ils savent cultiver.Attablés dans un restaurant de Limoilou pour le petit déjeuner au lendemain de leur arrivée, Pierre et Jennifer étaient détendus et sereins.Une « zénitude » qui était belle à voir.Pas de « blues » de fin de voyage à l\u2019horizon.Car après un peu de temps avec la famille et les amis, le duo de Wild Raven Adventure se plongera dans de nouveaux projets.Un peu partout, les offres sont au rendez-vous.« On a de l\u2019ouvrage », résume le canoteur de 58 ans, qui prévoit prendre quelques contrats ici et là - en rénovation notamment - pour renflouer les coffres.Pendant ce temps, Jennifer, 37 ans, s\u2019attaquera aux projets de livres et de documentaire qu\u2019ils imaginent depuis déjà un moment.Des moteurs pour la suite des choses.« On repart au printemps », assure Pierre.Un retour à leur vie normale si on peut dire, celle qu\u2019ils ont su mettre en place, un coup d\u2019aviron à la fois.Cette fois cependant, c\u2019est un « roadtrip » plus régulier - et motorisé - qu\u2019ils ont en tête.Puis éventuellement, ce sera un retour à l\u2019action à bord d\u2019un petit voilier ou autrement.Ça reste à déterminer, mais l\u2019eau ne sera jamais bien loin.Mais d\u2019abord, « on veut faire un documentaire sur les gens qui ont changé notre vie durant le voyage.Retourner aussi voir ceux dont on a changé la vie. » Comme cette dame dans la soixantaine rencontrée dans les Keys, en Floride.RencontRe déteRMinante À la recherche du meilleur endroit pour faire la mise à l\u2019eau du canot dans un endroit difficile à cause des courants, Pierre avait croisé la femme par hasard.Après avoir engagé la conversation, il s\u2019était mis à lui parler du voyage.D\u2019où ils arrivaient, où ils s\u2019en allaient.Il lui avait laissé une carte d\u2019affaires.Sans le savoir, il venait de lui sauver la vie.« Elle s\u2019est mise à nous suivre, on s\u2019est écrit », poursuit Jennifer.« Ce jour-là, elle voulait se suicider.Elle voulait se jeter dans le courant.Mais ce n\u2019est qu\u2019un an et demi plus tard qu\u2019on l\u2019a su.Qu\u2019elle nous l\u2019a dit. » Par procuration, l\u2019aventure des Québécois aura été thérapeutique pour la dame qui ne voyait plus d\u2019issue à ses problèmes financiers, notamment.D\u2019autres fois, c\u2019est la générosité des gens rencontrés qui a fait grandir Pierre et Jennifer.Ils ont tant appris et découvert au contact de ceux qui habitent tous ces endroits visités.« On comprend mieux certaines réalités après y avoir vécu », résume Pierre.Comme celle des Premières Nations.Les Québécois restent encore marqués par cette rencontre avec l\u2019aînée crie Stella Neff, à Grand Rapids, au Manitoba.Une leçon de sagesse, de résilience et de courage qui a grandement impressionné le couple.« Le voyage nous a changé de plein de façons », insiste Pierre, qui Odyssée NOrAm Le retour des nomades Après presque trois ans et 20?000 km en canot, Pierre Pépin et Jennifer Gosselin, en compagnie de leur chienne Jasmine, sont rentrés à Québec jeudi dernier.\u2014 Photo Le soLeiL, Jean-marie ViLLeneuVe mAGOG \u2014 de manière exceptionnelle, la station mont orford prolonge sa saison d\u2019activités automnales.Les habitants de la région, tout autant que les touristes, sont donc invités à se rendre au mont orford ce week-end prochain pour s\u2019adonner à la randonnée pédestre et profiter de la terrasse au pied de la montagne.La station mont orford sera en activité pour un 6e week-end consécutif depuis le début septembre.« ce sera l\u2019occasion idéale pour les habitants du secteur et les touristes des régions éloignées de profiter du sommet de la montagne et de sa vue panoramique pour un dernier week-end », indique la station dans un communiqué émis mercredi.La remontée hybride qui permet d\u2019accéder au sommet du mont orford fonctionnera samedi et dimanche entre 10 h et 17 h.À partir du sommet, les visiteurs pourront notamment admirer les environs grâce aux cinq belvédères aménagés là-haut.JeAN-FrANcOis GAGNON Un dernier week-end pour les couleurs à Orford apprécie de plus en plus le mode de vie simple lié à l\u2019aventure.« Je n\u2019ai même plus de montre! » Devant le flou des prochains mois qui demeure, le couple ne s\u2019en inquiète plus comme avant.« L\u2019après » ne fait plus peur.Au contraire, cette fenêtre ouverte n\u2019est qu\u2019une occasion pour de nouvelles opportunités.« On s\u2019en va dans du nouveau! » philosophe Pierre.« Mais on ne refait pas carrière », garantit aussitôt Jennifer avec son sourire habituel.La vie nomade est devenue leur véritable réalité.Une identité qu\u2019ils embrassent avec bonheur et dont ils ne veulent plus se passer.Info : wildravenadventure.com samedi 21 octobre 2017 laTribune W32 5231572 Les feuilles tombent, la commission aussi! 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