Le soleil, 11 février 2017, Supplément
[" Les élus municipaux et le développement économique PROMOTION | Groupe Capitales Médias | Le samedi 11 février 2017 Soucieuse de faire connaître et de valoriser le rôle incontournable des municipalités dans la vitalité économique de leurs communautés, l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) s\u2019associe aux six quotidiens du Groupe Capitales Médias pour la publication d\u2019un grand dossier sur le rôle des élus municipaux dans le développement économique de leur territoire. Les municipalités jouent un rôle prédominant dans le développement économique du Québec.Responsables de près de 60 % des infrastructures publiques, elles investissent annuellement près de 16 milliards de dollars dans l\u2019économie québécoise et offrent 80 000 emplois directs et 8000 postes électifs dans toutes les régions de la province.De concert avec l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ), Groupe Capitales Médias présente un grand dossier sur le rôle des élus municipaux dans le développement économique local et régional.Cette initiative s\u2019inscrit dans la mission de nos six quotidiens de proposer de l\u2019information de proximité et de faire rayonner nos régions, tout en mettant en valeur nos élus, leurs réalisations et leur fierté.Bonne lecture ! Élu président de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) en mai dernier, Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke, a placé le développement économique local et régional au centre de son mandat.La reconnaissance des municipalités comme des gouvernements de proximité constitue également une question fondamentale pour la croissance économique des régions.Paroles d\u2019un bâtisseur ! Monsieur Sévigny, quels sont le rôle et la mission de l\u2019UMQ ?D\u2019abord et avant tout, l\u2019UMQ a le mandat de représenter ses membres composés de 286 municipalités, de 33 MRC et de 9 régies et organisations paramunicipales qui représentent plus de 80 % de la population et du territoire du Québec.En plus d\u2019être au service de ses membres et de faire rayonner le monde municipal aux quatre coins de la province, l\u2019UMQ oriente ses actions afin que les municipalités soient reconnues comme un troisième palier de gouvernement avec les compétences et les responsabilités associées à ce statut.En fait, l\u2019UMQ souhaite que les municipalités soient reconnues comme des gouvernements de proximité ?Effectivement, au cours des derniers mois, le gouvernement du Québec a d\u2019ailleurs déposé le projet de loi 122 qui reconnaît les municipalités comme un véritable palier de gouvernement, tout en leur attribuant un certain nombre de pouvoirs afin de renforcer l\u2019autonomie municipale.À titre de président de l\u2019UMQ, quel est le principal objectif que vous vous êtes donné au cours de votre mandat ?Le développement économique constitue le thème central de ma présidence.J\u2019ai constaté beaucoup de carences dans ce secteur d\u2019activité et c\u2019est la raison pour laquelle je fais de la politique.En tant qu\u2019ancien professeur de développement local et régional à l\u2019Université de Sherbrooke, il s\u2019agit du domaine que je connais le mieux et auquel je veux apporter ma contribution, et ce, au bénéfice du monde municipal.Quelles sont les actions que l\u2019UMQ a entreprises en matière de développement économique des municipalités ?L\u2019UMQ a mis en œuvre une série d\u2019actions afin de renforcer le positionnement des Les élus municipaux et le développement économique Q Q Q Q MOT DU PRÉSIDENT 2 P h o t o : N o r m a n d H u b e r d e a u / N H P h o t o g r a p h e s « Les élus municipaux sont plus que jamais au cœur du développement économique des régions.» Bernard Sévigny, président de l\u2019UMQ et maire de Sherbrooke municipalités en matière de développement économique.En compagnie de représentants de cinq municipalités québécoises, nous avons effectué une mission économique dans l\u2019État de New York en mai dernier.En raison des traités de libre- échange et des grands espaces économiques, les municipalités sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans le développement économique local et régional.Lors d\u2019un sommet des gouvernements locaux tenu à Québec en juin dernier, nous avons longuement discuté du rôle des municipalités en ce qui a trait au développement économique.En plus d\u2019organiser un forum sur le développement économique municipal à Drummondville en octobre 2016, nous avons mis sur pied un laboratoire d\u2019idées regroupant des gens d\u2019affaires.Encore une fois, le développement économique a été au cœur des échanges.L\u2019UMQ a également créé un comité chargé d\u2019étudier l\u2019apport économique des aéroports régionaux pour les municipalités.Enfin, j\u2019ai effectué une tournée des régions afin de rencontrer les représentants des chambres de commerce et d\u2019industrie ainsi que les caucus régionaux de l\u2019UMQ.Un forum sur le développement économique municipal se tiendra à Montréal le 5 mai prochain à l\u2019occasion de nos Assises annuelles.Quel devrait être le rôle des municipalités sur le plan du développement économique local et régional ?Nous sommes en train de le définir.De concert avec leurs partenaires, les élus municipaux doivent proposer une vision de développement et obtenir les moyens nécessaires pour atteindre leurs objectifs.Au cours de la présente année, l\u2019UMQ et le gouvernement du Québec ont convenu de participer à un chantier sur le développement économique local et régional.Cette démarche nous permettra de définir ensemble une stratégie de développement économique qui interpellera toutes les régions du Québec.Quel est le principal enjeu de l\u2019UMQ pour 2017 ?L\u2019adoption du projet de loi 122 sur l\u2019autonomie municipale.En vertu des dispositions de ce projet de loi, les municipalités seraient reconnues comme un troisième palier de gouvernement.En plus de se doter d\u2019un plan d\u2019action, les membres de l\u2019UMQ devront faire preuve de cohésion, de conviction et de persuasion afin que les municipalités obtiennent leur reconnaissance et leur autonomie, tout en s\u2019assurant d\u2019obtenir l\u2019argent nécessaire pour développer les différents secteurs de leur économie.Je sens une grande volonté d\u2019agir de la part du gouvernement en ce qui concerne l\u2019autonomie des municipalités.Je suis très optimiste pour l\u2019avenir.Q Q 3 L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC EN BREF?· Fondée en 1919, l\u2019UMQ compte plus de 300 municipalités membres, de toutes les tailles et dans toutes les régions du Québec; · Ses membres couvrent plus de 80?% du territoire et comptent plus de 6 millions de citoyens.SAINT-FÉLICIEN GRANBY SOREL-TRACY SHAWINIGAN QUÉBEC RIVIÈRE-DU-LOUP MONTMAGNY BÉCANCOUR DRUMMONVILLE SAINT-HYACINTHE SHERBROOKE BROMONT Monsieur le maire, expli- quez-nous ce virage vers l\u2019écologie industrielle ?Sorel-Tracy a une position stratégique.Nous sommes la porte d\u2019entrée de la réserve de la biosphère du Lac-Saint-Pierre reconnue par l\u2019UNESCO; l\u2019eau occupe une place importante : nous avons une longue tradition industrielle.Tous ces éléments mis ensemble nous ont poussés à être imaginatifs pour le développement de notre ville.Le techno- pôle en écologie industrielle est une première réponse.Ce centre de recherche, premier reconnu au Québec, travaille sur la valorisation des résidus industriels.Nous avons ainsi, par exemple, une mine urbaine.En déconstruisant des appareils technologiques, nous retrouvons des métaux précieux qui peuvent être remis dans les cycles de production.Nous recréons des matières premières.Ces nouvelles technologies nous amènent dans une mutation de notre économie.La diversification et le développement perceptible en 2015 se sont fait sentir en 2016 et nous prévoyons une croissance nouvelle pour 2017.Ces nouveaux domaines viennent renforcer nos anciens atouts.Vous ne reniez donc pas votre passé industriel ?Non, nous voulons renforcer nos avantages.Nous avons vite compris que le fleuve est important pour nos citoyens, mais aussi pour notre économie.Nous sommes facilement accessibles par l\u2019autoroute 30 qui nous relie aux États-Unis, nous sommes connectés au réseau ferroviaire, nous devons aussi pleinement profiter de la voie maritime du Saint-Laurent.Nous aurons bientôt un nouveau port municipal.La Ville fait l\u2019acquisition de terrains pour le développer.Ce port, en aval de Montréal, sera facilement atteignable sans les délais du trafic de la métropole.Il aura aussi la particularité d\u2019offrir des gabarits pour les pièces hors normes, hors format traditionnel.Nous allons renforcer ce que nous faisons déjà.Ainsi les pièces comme les turbines gigantesques peuvent être fabriquées chez nous et envoyées facilement par route ou par voie fluviale.Aujourd\u2019hui, le temps fait la différence.Il faut une rapidité d\u2019exécution, des transports directs et des délais de transit courts.Les clients veulent de la souplesse et de la vitesse.Ils dictent le rythme de notre développement.Nous avons une belle histoire navale.Nous poursuivons aujourd\u2019hui dans ce sens en ajoutant l\u2019accès direct au fleuve en plus de la rivière Richelieu.Quelle est la place des citoyens dans ce développement ?Les habitants de Sorel-Tracy sont au cœur de ce développement.Nous avons, par exemple, un parc éolien 100 % communautaire pour faire le lien entre les usines et la population.Le fleuve est aussi important pour nos citoyens qui veulent être en communion avec l\u2019eau et y avoir accès.Si l\u2019ouest de la rivière Richelieu est à la disposition de nos entreprises, l\u2019est appartient à la communauté.Quant au fleuve, la traverse nous relie facilement à la rive nord et à l\u2019autoroute 40.Nous profitons du quai no 2 pour nous réapproprier les berges du Saint-Laurent.Nous voulons développer un paradis du nautisme avec le Lac-Saint-Pierre et sa biodiversité.Le quai relie le fleuve à la ville grâce à un réseau cyclable qui permet de la visiter aisément.Nous vivons en parfait équilibre entre l\u2019économie et une qualité de vie incomparable.L\u2019eau est un élément central de Sorel-Tracy.La ville l\u2019a bien compris et se développe autour des axes du Saint-Laurent et de la rivière Richelieu.Fière de sa tradition industrielle, elle est imaginative et créative pour une mutation vers l\u2019écologie industrielle qui valorise la qualité de vie de ses habitants.« Je suis un jeune maire dans une vieille ville ! » Le ton est tout de suite donné.Serge Péloquin, maire de Sorel-Tracy, dirige la ville depuis 2013.Issu du milieu des arts, il se plaît à casser l\u2019image qu\u2019on peut se faire d\u2019un maire.Ironique, il salue l\u2019audace de ses concitoyens qui ont osé lui confier les clés de la ville.La créativité est sa marque de fabrique, « faire autrement est une nécessité dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui ».Sorel-Tracy est une ville d\u2019eau située au confluent de la rivière Richelieu et du Saint-Laurent.À 45 minutes de Montréal, de Drummondville ou de Trois- Rivières, elle occupe une place centrale.Connue historiquement pour sa grande industrie métallurgique ?l\u2019autoroute 30 était appelée l\u2019autoroute de l\u2019acie ?elle s\u2019ouvre aujourd\u2019hui à l\u2019écologie industrielle, sans toutefois renier ses racines.De la métallurgie à l\u2019écologie industrielle M.Serge Péloquin, maire de Sorel-Tracy MA VILLE Population : 35 037 Superficie : 56 km2 Budget 2017 : 56 M $ Sorel-Tracy, dans le top 10 des villes facilitant la vie des entrepreneurs LE 375e ANNIVERSAIRE DE SOREL-TRACY « Nous avons le même âge que Montréal, nous avons protégé la grande ville des attaques iroquoises », se plaît à rappeler le maire de Sorel-Tracy.« La Ville souhaite faire de cet anniversaire un moment de grande rencontre.Chaque saison aura son événement pour célébrer, parler d\u2019avenir, penser à tout le monde, découvrir qui on est et où on va.» Si la venue des grands voiliers les 14 et 15 juillet sera incontestablement un moment fort, bien d\u2019autres rendez-vous sont à découvrir sur le site www.375sorel-tracy.com.Q Q Q VILLE DE SOREL-TRACY 4 P h o t o : P a s c a l G a g n o n des institutions d\u2019enseignement supérieur telles que la Faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université de Montréal et l\u2019Institut de technologie agroalimen- taire, des instituts de transfert technologique et des industries spécialisées dont Olymel, Barry Callebault, Liberté, Agropur, Saputo, Hershey Brookside et Baxter, pour ne citer que ces exemples.La région a développé une industrie de transformation alimentaire très prospère.Le secteur agroalimentaire regroupe plus de 8000 emplois et quelque 200 chercheurs de renommée internationale.Saint- Hyacinthe fait aussi sa marque avec la Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale, le premier parc technologique exclusivement consacré au secteur bioalimentaire en Amérique du Nord.Quels sont les projets qui retiendront l\u2019attention en 2017 ?L\u2019un des plus importants demeure sans contredit le projet de biométhanisa- tion.Mises en chantier en 2009, les installations seront complétées ce printemps.À maturité, elles permettront de produire 16 millions de mètres cubes de gaz naturel renouvelable par année.Une partie de ce gaz naturel sera utilisée pour répondre à différents besoins de la ville en matière de transport et de chauffage.L\u2019autre partie sera vendue à Gaz Métro et à d\u2019autres entreprises soucieuses de s\u2019approvisionner en gaz naturel renouvelable, ce qui entraînera des revenus de plusieurs millions de dollars pour la Ville.La biométhanisation est à la fois une solution écologique, économique et sociale aux enjeux liés à l\u2019enfouissement des boues d\u2019épuration, à la valorisation des résidus organiques et au développement durable.D\u2019ailleurs, nous avons signé des ententes avec plusieurs entreprises telles qu\u2019Agropur, Liberté et Sanimax afin de valoriser leurs matières organiques.Grâce à la concertation de tous les intervenants, et les 23 municipalités avoisinantes, Saint- Hyacinthe est aujourd\u2019hui un chef de file dans le domaine de la biométhanisation et de la gestion des matières résiduelles en Amérique du Nord.En compagnie de différents partenaires, vous avez lancé les travaux de construction d\u2019un nouveau centre de congrès.Parlez-nous des principales caractéristiques de ce projet.Désireuse de tirer profit de sa situation géographique et de la proximité de nombreux sièges sociaux, Saint-Hyacinthe a décidé de développer le tourisme d\u2019affaires avec la mise en chantier d\u2019un nouveau centre de congrès.Lancés en septembre, les travaux, estimés à plus de 30 M$, comportent la construction d\u2019un immeuble de deux étages offrant une surface d\u2019exposition de 63 000 pieds carrés et 36 salles de réunion, dont une salle principale de 25 000 pieds carrés pouvant accueillir 2500 personnes en formule banquet.Le projet comprend la construction de l\u2019Hôtel Sheraton Saint-Hyacinthe, un établissement de 205 chambres et suites comportant une piscine, des stationnements intérieurs et extérieurs ainsi que 4000 pieds carrés de salle de réunions et d\u2019événements.Le nouveau complexe, d\u2019une valeur de 65 M$, ouvrira ses portes dans un an.Saint-Hyacinthe est résolue à reprendre sa place sur les marchés local, régional, provincial et nord-américain des congrès.Quels sont les autres projets à l\u2019ordre du jour ?La Ville compte 125 projets à son plan d\u2019investissement 2017, dont des projets relatifs à la réfection du marché public et à la mise aux normes de l\u2019usine de filtration des eaux.Le secteur de la construction résidentielle devrait connaître de bonnes performances.Enfin, on prépare l\u2019étagement ferroviaire dans l\u2019axe du boulevard Casavant Ouest afin d\u2019améliorer la circulation dans un noyau urbain densifié.En fait, on prévoit des investissements de plus de 200 M$ sur notre territoire cette année.Saint-Hyacinthe continue à se développer et nous avons pour objectif d\u2019atteindre une population de 60 000 habitants d\u2019ici 2020.Située au cœur d\u2019une vaste région agricole, la ville de Saint-Hyacinthe se distingue par l\u2019importance des activités reliées au secteur agroalimentaire et à l\u2019agroenvironnement.Usines, centres de recherche et campus spécialisé ajoutent de la valeur à une production agroalimen- taire abondante et diversifiée.Plus que jamais, Saint-Hyacinthe représente la technopole agroa- limentaire du Québec.Le maire Claude Corbeil a bien raison d\u2019être fier de sa ville ! Quel est le principal moteur de l\u2019économie de Saint-Hyacinthe ?Le secteur agroalimentaire est au cœur de l\u2019économie locale.On compte des centaines d\u2019établissements dans ce domaine à Saint-Hyacinthe.Le commerce, l\u2019industrie et les services constituent d\u2019autres axes de développement en plein essor.Pourquoi Saint-Hyacinthe est-elle appelée la tech- nopole agroalimentaire du Québec ?Saint-Hyacinthe mise sur l\u2019expertise d\u2019une multitude d\u2019acteurs liés aux secteurs de l\u2019agroalimentaire et des biotechnologies vétérinaires et agroenvironnementales.En tant que principal centre de production agricole au Québec, Saint-Hyacinthe peut compter sur l\u2019apport de 1200 fermes, auxquelles s\u2019ajoutent des institutions de recherche telles que le Centre de recherche et de développement sur les aliments, VILLE DE SAINT-HYACINTHE L\u2019agroalimentaire nourrit l\u2019économie Q Q Q Q Q 5 LA BIOMÉTHANISATION Pionnière en production de gaz naturel par biométhanisation, Saint-Hyacinthe fait preuve d\u2019innovation en misant sur des procédés écologiques, rentables et durables.L\u2019usine de biométhanisation permettra de réduire les gaz à effet de serre de 49 111 tonnes en équivalent CO2.Elle entraînera aussi des économies annuelles d\u2019environ 1,5 M$ en transport et en enfouissement des boues et de 500 000 $ en chauffage des bâtiments.En matière de biométhanisation, Saint-Hyacinthe a tracé la voie pour d\u2019autres municipalités.MA VILLE Population : 55 000 Territoire : 191 km2 Taux de chômage : 5,5 % Nombre de commerces de produits et services : 1300 Nombre d\u2019industries : 231 M.Claude Corbeil, maire de Saint-Hyacinthe P h o t o : B r i g i t t e M a s s é M.Pascal Bonin, maire de Granby Un parc industriel écores- ponsable, qu\u2019est-ce que c\u2019est, d\u2019où est venue cette idée ?Le monde industriel possède aussi son côté vert, mais il est souvent mal connu.Des normes comme ISO 9000 ou ISO 14000 ne parlent pas beaucoup au grand public.Nous avons voulu profiter de cette philosophie écorespon- sable, nous engager dans cette voie, mais en la rendant plus simple, plus compréhensible et plus accessible.C\u2019est pourquoi nous avons entamé le processus pour obtenir la certification « Écoresponsable » du Conseil des industries durables en entraînant avec nous des cohortes d\u2019entreprises manufacturières.Même le Zoo de Granby a embarqué dans le projet.Nous deviendrons le premier parc industriel certifié de ce type au Québec.On ne voit pas souvent des pistes cyclables pour aller au travail en vélo, des zones forêts, etc.dans un environnement industriel.Nous avons choisi des démarches simples à suivre, peu coûteuses, qui créent un espace de travail agréable, efficace et convivial.Vous avez donc un positionnement industriel particulier qui mise sur l\u2019excellence ?Oui, en plus de cette démarche de certification écoresponsable de nos entreprises, nous nous sommes questionnés sur ce que nous devrions développer pour créer des emplois ?Si je prends l\u2019exemple de l\u2019aéronautique, nous avons plusieurs entreprises qui forment une chaîne d\u2019approvisionnement continue.Une pièce peut aisément passer d\u2019une entreprise à une autre durant son processus de fabrication.Nous mettons en évidence ce genre d\u2019atout en plus du fait que nous avons un bassin complet de sous- traitants.Il y a beaucoup de synergie dans notre tissu industriel et une grande concertation avec les intervenants du milieu (éducation, finance et développement économique).Nous tenons à valoriser notre riche histoire industrielle.Nous venons de signer, en novembre dernier, deux ententes de coopération économique avec l\u2019Europe pour mettre en vitrine nos entreprises, pour faire connaître nos installations et nos attraits et pour faciliter des maillages industriels entre nos parcs industriels respectifs.Vous possédez également un incubateur industriel ?Notre Centre d\u2019innovation et de technologies industrielles de Granby (CITIG) est un incubateur industriel qui vient appuyer l\u2019entrepreneuriat local et favoriser le démarrage d\u2019entreprises.Nous y offrons des services complets : des locaux accessibles, un accompagnement de type men- torat, des solutions de financement, etc.En complément, le CITÉ, le Carrefour d\u2019innovation en technologies écologiques que nous avons mis en place en partenariat avec l\u2019Université de Sherbrooke et l\u2019entreprise Protec-Style, possède une chaire de recherche sur les biomatériaux.Nous aidons, par exemple, nos entreprises à remplacer les produits dérivés du pétrole, comme les plastiques, par des matériaux à plus faible empreinte écologique.Granby a donc une vision durable de son développement économique ?Notre réflexion vise à bâtir une ville agréable à vivre.Toutes nos décisions sont axées sur le citoyen.Nous privilégions les rencontres, les débats à travers divers comités de citoyens.Granby a la chance de pouvoir s\u2019appuyer sur de très nombreux organismes communautaires et des bénévoles extraordinaires.Nous pouvons recruter facilement 350 ou 400 bénévoles pour l\u2019organisation d\u2019une grande manifestation.Ce dynamisme nous pousse vers l\u2019innovation, vers l\u2019excellence.Notre projet de refonte du centre-ville s\u2019inscrit dans cet élan.C\u2019est un projet un peu « casse-gueule », mais s\u2019il fonctionne, il sera favorable à tous les habitants.Granby doit prendre le virage intelligent et s\u2019ouvrir aux nouvelles technologies.Reconnue internationale- ment pour son zoo, Granby est aussi depuis longtemps la ville des fontaines et des parcs.Elle en possède plus de 100.Elle conjugue les qualités d\u2019une ville à la fois rurale et urbaine.Elle possède tous les services d\u2019une grande ville et les espaces de la campagne.C\u2019est l\u2019endroit idéal pour vivre, travailler, élever sa famille et passer une retraite agréable.Le vingtième maire de Granby, Pascal Bonin est entré au Conseil municipal en 2004 et occupe sa fonction depuis 2013.Il veut poursuivre le développement de sa ville dans l\u2019esprit de ses prédécesseurs et continuer de bâtir une cité à échelle humaine, accueillante pour tous.Pourquoi la campagne de séduction « Granby- profitez ! » ?Granby est connue sur le plan régional, mais depuis quelques années, nous voulons étendre notre bassin de recrutement de main-d\u2019œuvre qualifiée et expérimentée sur la scène nationale et internationale.Nous sommes une option intéressante et devons le montrer.En 2015, Granby a été nommée première ville industrielle au Québec quant à la proportion de travailleurs œuvrant dans le secteur manufacturier.La région est en plein développement.Grâce à nos innovations, comme un parc industriel écoresponsable, notre appel « Trouve ton emploi, vis tes passions » devient une réalité et de plus en plus de talents et de travailleurs viennent à notre rencontre.Une ville intelligente et écoresponsable Q Q Q Q Q 6 BIBLIOTHÈQUE PAUL-O.-TRÉPANIER « La restauration complète de notre bibliothèque est l\u2019histoire d\u2019un succès incroyable.Pour seulement 2,3 M$, nous avons créé une bibliothèque intelligente, de haute technologie, très futuriste, pour le plus grand bénéfice de la population.» Selon le maire Bonin, une politique économique ne passe pas seulement par des exemptions de taxe.Des réalisations, comme cette bibliothèque, qui donne le goût de la lecture, qui donne envie de se cultiver, font aussi partie des attraits de la ville.MA VILLE Population : 67 286 (au 28 décembre 2016) Superficie : 155,6 km2 Valeur moyenne résidence unifamiliale : 228 000 $ Nombre d\u2019entreprises manufacturières : 274 Nombre d\u2019espaces commerciaux : 2613 VILLE DE GRANBY favoriser davantage le développement économique.Depuis que je suis mairesse, la richesse foncière résidentielle a littéralement bondi, passant de 300 millions $ à près de 2 milliards $.Parallèlement à cette hausse, le secteur industriel n\u2019affiche toutefois pas le même constat.Notre but est d\u2019attirer de nouveaux investisseurs chez nous et de soutenir ceux qui sont à se développer.Plusieurs actions ont déjà été posées par le passé pour accentuer le développement économique, en transformant notamment le parc industriel en parc scientifique en 2006.Est-ce que cela a porté fruit ?En fait, il ne s\u2019agit pas d\u2019une transformation.Le parc a reçu la reconnaissance de Technopôle en microélectronique et en fabrication de pointe en 2006 et fut rebaptisé Parc scientifique Bromont.En plus du centre de recherche en microélectronique (C2MI) inauguré en 2011, le parc compte de grandes entreprises, dont IBM (qui y est implantée depuis 1970), Teledyne et G.E.Canada.Lors de mon premier mandat, à la fin des années 1990, le climat de la ville était morose.L\u2019usine Hyundai venait de fermer ses portes et on voyait mal comment on allait la relancer.Aujourd\u2019hui, je suis fière de pouvoir dire que cette usine d\u2019un million de pieds carrés a un nouveau locataire bien en selle.Il s\u2019agit du fabricant d\u2019armoires Fabritec, un des plus importants en Amérique du Nord, qui occupe actuellement plus de la moitié de ce vaste complexe.Bromont est aussi une ville branchée.Grâce au partenariat du gouvernement du Québec et de Vidéotron, Bromont a été l\u2019une des premières municipalités au Québec à offrir des services Internet haute vitesse en milieu rural.Le service est aujourd\u2019hui offert à plus de 90?% de nos résidents et nous sommes en voie de finaliser la réalisation d\u2019une couverture complète.Est-ce que le transport aérien est toujours une priorité pour Bromont ?Plus que jamais.Notre aéroport régional (Roland-Désourdy) fait partie de la vitalité économique de notre ville.Il faut se rappeler que l\u2019aéroport a été construit en 1968, juste avant l\u2019arrivée d\u2019IBM dans notre municipalité et que, durant toutes ces décennies, l\u2019aéroport a facilité les échanges et les déplacements d\u2019affaires.Les dirigeants et administrateurs des multinationales établies dans le parc scientifique ont fait la navette entre Bromont et plusieurs grandes villes canadiennes et nord-américaines; cela a été déterminant dans la croissance économique de notre communauté.Encore aujourd\u2019hui, malgré le télétravail et les communications web, la communauté d\u2019affaires nous démontre constamment que le maintien de l\u2019aéroport est essentiel à son développement.Quels sont les prochains projets et réalisations pour mettre en valeur le centre-ville de Bromont ?En 2016, nous avons fait l\u2019acquisition de propriétés situées sur la rue Shefford au centre-ville de Bromont, communément appelé le Vieux-Village, afin de pouvoir y aménager une place publique comme prévu dans notre Plan de développement durable.Ce projet de place publique devrait se concrétiser cette année et, éventuellement, nous souhaitons également y installer un marché public saisonnier en 2018.Fondée il y a un peu plus de 50 ans, au pied du mont Brome, dans le but de développer une communauté axée sur le plein air et la villégiature, la ville de Bromont est encore aujourd\u2019hui une municipalité hautement touristique.Mais elle est aussi une ville branchée, qui a atteint de nouveaux sommets en doublant sa population au cours des 20 dernières années et en attirant de nouvelles entreprises dans ses parcs industriels, dont son parc scientifique.Le développement va bon train à Bromont.La Ville peut se targuer d\u2019être, encore cette année, l\u2019une des seules de sa région à augmenter sa population, séduisant tant les jeunes familles que les promoteurs et les entrepreneurs qui viennent s\u2019y implanter.En poste depuis 1998, la mai- resse Pauline Quinlan dresse un bilan positif de ses cinq mandats consécutifs.Vous avez récemment déposé le budget 2017 dans lequel vous annonciez une baisse du taux de taxation pour les secteurs commerciaux et industriels.Qu\u2019est-ce qui a motivé cette décision ?Nous souhaitions apporter une certaine équité fiscale et nous voulons ainsi encourager et Le pouvoir d\u2019attraction de Bromont Mme Pauline Quinlan, mairesse de Bromont MA VILLE Population : 9095 Territoire : 116 km2 Croissance démographie : 3,9 % (donnée de 2014) Vitalité économique : 16e rang au Québec Nombre d\u2019emplois spécialisés dans les hautes technologies : 4000 Nombre d\u2019entreprises dans le Parc scientifique : 33 PARC SCIENTIFIQUE BROMONT Avec son centre de recherche en microélectronique, le Parc scientifique Bromont est aujourd\u2019hui une référence nationale au sein des parcs scientifiques au Canada en ce qui a trait aux activités de micro- électronique et de fabrication de pointe.Mandatée par la Ville de Bromont, la Société de développement économique de Bromont (SODEB) assure la promotion du parc.La société a amorcé la nouvelle année en élargissant sa gamme de services offerts aux PME ainsi qu\u2019aux entreprises en démarrage qui souhaitent s\u2019établir dans le parc en offrant de nouveaux espaces locatifs et en assurant la disponibilité de terrains desservis pour d\u2019éventuels acquéreurs.Q Q Q Q VILLE DE BROMONT 7 a vécu des moments difficiles à la fin des années 80.Nous avons tiré les leçons de cette mono-industrie.Aujourd\u2019hui, nous ne sommes plus aussi vulnérables.Nos différents axes de développement nous évitent de subir de plein fouet les crises sectorielles.Nous possédons une société de développement économique très dynamique qui fait notre fierté.Elle contribue à stimuler notre activité économique qui a connu ces cinq dernières années des investissements à hauteur de plus d\u2019un milliard de dollars.Notre secteur manufacturier est l\u2019une des pierres angulaires de notre dynamisme.Mais, j\u2019insiste, nous avons la volonté de poursuivre dans la différentiation et la diversification.Comment traduisez-vous concrètement ce voeu ?En développant nos atouts.Nous avons, par exemple, le plus grand incubateur économique au Canada.Son taux d\u2019occupation est constamment de 100 % et il suscite un taux de réussite de ses entreprises naissantes de plus du double de la moyenne du Québec.Au début 2016, nous avons d\u2019ailleurs inauguré sa troisième phase d\u2019agrandissement : 15 000 nouveaux pieds carrés sont ainsi à disposition pour que de nouvelles pousses puissent s\u2019y épanouir.Au total, c\u2019est 55 000 pieds carrés divisés en 31 locaux qui sont offerts pour que de nouvelles entreprises naissent dans des conditions idéales.Aider les entreprises à démarrer est important, mais il faut aussi favoriser l\u2019implantation d\u2019entreprises existantes.La grande réputation de notre société de développement économique de Drummondville (SDED) y est pour beaucoup.Elle est très active sur le plan régional, national et international.Vous possédez donc d\u2019incontestables atouts pour les entreprises ?Assurément, notre situation géographique est le premier de ces atouts, mais il faut sans cesse l\u2019activer.Nous ne pouvons pas nous endormir sur le fait que 70 % de la population du Québec est à 90 minutes de chez nous.Nous devons être dynamiques et prospectifs.Notre société de développement joue ce rôle à merveille.L\u2019administration met de son côté en place des conditions favorables, comme une fiscalité attrayante avec un taux de taxation propice aux entreprises.Mais aujourd\u2019hui, les entreprises ont besoin de plus, par exemple, de main- d\u2019œuvre qualifiée.Nous avons à Drummondville une culture de l\u2019entrepreneuriat, nous avons des entrepreneurs qui n\u2019ont pas peur d\u2019investir.Nous travaillons avec eux sur divers partenariats.L\u2019un d\u2019entre eux nous a permis de mettre en lien l\u2019Université, le Cégep et la formation continue pour répondre aux besoins de main-d\u2019œuvre qualifiée.La ville possède d\u2019ailleurs un commissaire à l\u2019emploi qui aide nos entreprises à trouver les travailleurs qu\u2019ils recherchent.Elle a récemment investi 24 M$ pour construire des locaux loués à l\u2019Université de Trois-Rivières qui y a installé un programme en génie mécanique.Ce nouveau campus universitaire est un exemple de plus de notre dynamisme.Pour attirer les travailleurs, il faut aussi un cadre de vie agréable ?Nous sommes le paradis pour les familles ! Notre centre-ville est animé, nous avons une vie culturelle et sportive très active.Nous développons constamment nos infrastructures sportives et culturelles à l\u2019exemple de notre toute nouvelle bibliothèque municipale.Drummondville possède tous les atouts, tous les agréments d\u2019une grande ville, mais elle reste à dimensions humaines.On s\u2019y sent à l\u2019aise, en sécurité.Nous sommes la ville idéale du plus jeune âge jusqu\u2019à celui plus avancé.On ne se sent jamais anonyme à Drummondville.La plus populeuse des cités régionales est au Centre-du-Québec et est densément habitée.Drummondville a su bonifier cet atout pour devenir une destination enviée.Son dynamisme a créé un environnement économique favorable et la ville est restée à taille humaine.Il fait bon y vivre sans l\u2019anonymat des grandes villes, et avec les services et les animations d\u2019une cité agréable.Au carrefour des autoroutes 20 et 55, la ville de 76 000 habitants se trouve dans un rayon de 90 minutes de près de 70 % de la population québécoise.Il fait bon vivre à Drummondville.Son maire, Alexandre Cusson, nous donne sa vision du développement économique tout en rélé- lant que son rôle est notamment d\u2019être l\u2019ambassadeur de sa ville et que de nombreuses équipes travaillent fort pour la rendre attrayante.Quels sont vos axes de développement ?Le développement économique est un des fers de lance de Drummondville.La ville est connue pour cela.Sa marque de commerce est incontestablement sa diversification.Nous accueillons des entreprises de tous les domaines pour éviter une homogénéité industrielle.Nous tenons à cette diversité.Longtemps connue pour son industrie du textile, la région VILLE DE DRUMMONDVILLE Une ville à emplacement statégique Q Q Q Q 8 CENTREXPO COGECO « Inauguré en 2015, notre centre des congrès attire des gens de partout.Il permet de faire rayonner Drummondville en accueillant un nombre impressionnant de manifestations de toutes tailles.» Alexandre Cusson relève aussi que l\u2019investissement de 30 M$ de sa ville a déjà suscité la naissance d\u2019un hôtel de 25 M$.Le maire est fier de voir comment un terrain vacant s\u2019est transformé en une occasion de faire connaître Drummondville et d\u2019accueillir des visiteurs.MA VILLE Population : 75 771 Superficie : 246,85 km2 Taux de chômage: 5,2 % (Centre-du-Québec) Taux d\u2019évolution démographique : 11,9 % (prévision pour les 5 prochaines années) M.Alexandre Cusson, maire de Drummondville En tant que ville universitaire, Sherbrooke a procédé au maillage entre savoir et développement économique.Quels sont les résultats issus de cette démarche ?Nos institutions d\u2019enseignement et de recherche jouent un rôle de premier plan dans cette stratégie.Plusieurs projets ont été développés pour établir des collaborations porteuses entre les entreprises et nos instances de recherche.À ce jour, cette stratégie a permis la création d\u2019une quarantaine d\u2019entreprises et de nombreux emplois.La collaboration entre l\u2019Université de Sherbrooke et la compagnie American Biltrite est un bon exemple.Grâce à son partenariat avec l\u2019Université, l\u2019entreprise a mis au point des composites exclusifs lui permettant, plus de 100 ans après sa création, de demeurer un chef de file dans son secteur.Le partenariat entre l\u2019Université, les entrepreneurs et la Ville de Sherbrooke a aussi permis d\u2019élaborer et de mettre en œuvre un Accélérateur de création d\u2019entreprises t e c h n o l o g i q u e s (ACET).La mission de cette organisation consiste à susciter, à faciliter et à accélérer la création d\u2019entreprises innovantes et créatrices d\u2019emplois en transformant un projet en entreprise et en aidant le candidat ou la candidate à devenir un entrepreneur.Il s\u2019agit d\u2019un modèle de développement unique au Québec.Il faut dire que l\u2019entrepreneuriat est en pleine croissance à Sherbrooke.Quelles sont les initiatives mises en œuvre pour stimuler le développement de l\u2019entrepreneuriat à Sherbrooke ?Outre la création de l\u2019ACET et la collaboration de différents partenaires, l\u2019Université de Sherbrooke offre une formation entrepreneuriale de premier plan.De plus, la Ville de Sherbrooke a investi 6 M$ dans la stratégie de développement de l\u2019entrepre- neuriat de l\u2019Université de Sherbrooke, consciente que les talents issus de nos institutions d\u2019enseignement sont à la base de la création de la richesse de demain.Afin de maximiser les chances de succès des entreprises en démarrage, nous avons créé Espace Inc., un incubateur- accélérateur de startups, qui connaît déjà un succès important auprès des entrepreneurs et de la communauté entrepre- neuriale tant en matière de réseautage, d\u2019innovation que de coconstruction.Le mentorat est aussi une mesure qui continue de faire ses preuves.Enfin, en 2015, nous avons lancé la démarche Entreprendre Sherbrooke qui vise à stimuler la création de richesse à l\u2019échelle du territoire sherbrookois en misant, collectivement, sur le développement d\u2019une culture entrepreneuriale et sur le renforcement d\u2019un écosystème entrepreneurial basé sur nos forces spécifiques.La d é m a rch e En t re p re n d re Sherbrooke place l\u2019entrepreneur au centre des préoccupations et des actions.Les institutions et les organismes se doivent d\u2019être au service des entrepreneurs.Il importe donc d\u2019écouter leurs besoins et de collaborer à leurs initiatives.En 2016, afin de développer davantage l\u2019entrepreneu- riat, Sherbrooke a lancé un vaste chantier : le développement d\u2019un quartier de l\u2019entrepreneur nommé Well inc.Parlez-nous de ce projet à caractère entrepreneurial ?Il s\u2019agit de développer un quartier complètement dédié à la création d\u2019entreprises sur un segment de la rue Wellington Sud à Sherbrooke.Lancé en octobre dernier, Well inc.regroupera, à terme, des entrepreneurs, des incubateurs d\u2019entreprises, des organismes de développement économique réunis dans un guichet unique, des instances de recherche et des partenaires financiers dans un quartier du centre-ville de Sherbrooke.Des projets d\u2019entreprises sont déjà en voie de réalisation et la reconfiguration du quartier aussi.En matière d\u2019en- trepreneuriat, l\u2019avenir s\u2019annonce prometteur à Sherbrooke?! Ville universitaire par excellence au Québec, Sherbrooke marie une vie urbaine animée avec un environnement naturel exceptionnel.En plus de faire sa marque dans le secteur manufacturier, elle affiche des compétences distinctives dans plusieurs secteurs clés de l\u2019activité économique.À la tête d\u2019une ville créatrice de savoir et de richesse, le maire Bernard Sévigny présente les forces économiques de la capitale des Cantons-de-l\u2019Est.Monsieur Sévigny, quelles sont les grandes orientations de développement de la Ville de Sherbrooke ?Depuis plusieurs années, nous travaillons en concertation avec les différents acteurs économiques afin de mettre en valeur les forces sherbrookoises.À cet effet, nous privilégions cinq filières clés identifiées par Sherbrooke Innopole, soit : les sciences de la vie ; les technologies propres ; les industries manufacturières et la fabri - cation de pointe ; les micro- nanotechnologies ; les technologies de l\u2019information et de la communication (TIC).Dans le cadre de son mandat, la corporation paramunicipale Sherbrooke Innopole assure un développement économique innovateur, harmonieux et durable en misant sur ces cinq filières clés dont les compétences et l\u2019expertise font de Sherbrooke une ville de prédilection pour faire des affaires.VILLE DE SHERBROOKE Les entrepreneurs au cœur des actions Q Q Q Q 9 PROJET WELL INC.Désireuse de se positionner comme l\u2019une des principales villes entrepreneu- riales au Québec, Sherbrooke a posé un geste novateur avec le lancement du projet Well inc., le Quartier de l\u2019entrepreneur de Sherbrooke.Initiative de développement économique et de revitalisation urbaine, Well inc.réunira les moteurs du développement économique sherbrookois au cœur du centre- ville.On y trouvera tout pour favoriser la création d\u2019entreprises et d\u2019emplois à valeur ajoutée.MA VILLE Population : 166 000 Taux de chômage (Cantons-de-l\u2019Est) : 6,1 % Nombre de commerces (produits et services) : 4721 Nombre d\u2019entreprises (cinq filières clés) : 640 Taux de croissance : + 1,9 % du PIB en 2016 M.Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke notamment dans les domaines du transport et des activités nautiques.Ce secteur, qui regroupe actuellement une dizaine d\u2019entreprises, fournit de l\u2019emploi à plus de 1000 personnes.Le secteur du divertissement numérique et du développement de logiciels constitue une autre cible de choix.Près de 1000 emplois devraient être créés au cours des deux prochaines années.Le secteur de l\u2019efficacité énergétique et des technologies vertes représente également une avenue de développement privilégiée par le comité de diversification économique.La transformation des métaux et minéraux industriels fait aussi partie des cibles visées.Nous voulons développer des créneaux manufacturiers, et les résultats obtenus jusqu\u2019à maintenant sur le plan de l\u2019activité économique montrent que nous avons visé en plein dans le mille.En l\u2019espace de quelques années, on note en effet des investissements de plusieurs dizaines de millions de dollars et la création de milliers d\u2019emplois à l\u2019échelle municipale.Quels sont les grands projets réalisés en 2016 ?La Ville de Shawinigan a notamment fait l\u2019acquisition des sites industriels de l\u2019aluminerie Shawinigan de Rio Tinto Alcan et de l\u2019usine Laurentide de Produits forestiers Résolu.Entièrement décontaminé, le site de l\u2019alumi- nerie fera l\u2019objet d\u2019une reconversion industrielle, tandis que le site Laurentide a été reconverti pour accueillir l\u2019entreprise Nemaska Lithium.Qu\u2019est-ce que le DigiHub Shawinigan ?Désireuse de se positionner en tant que troisième pôle numérique au Québec, Shawinigan a affiché ses couleurs en créant le DigiHub Shawinigan, un centre d\u2019entrepreneuriat permettant le démarrage d\u2019entreprises dans le secteur du numérique.La mission du DigiHub Shawinigan consiste à offrir un environnement propice à l\u2019innovation et à la mise sur pied de nouvelles entreprises et de projets liés au développement numérique, particulièrement dans les secteurs du divertissement, du patrimoine et de la muséologie.Il s\u2019agit de créer des emplois durables dans un domaine innovant.Par ailleurs, nous avons signé plusieurs accords de coopération et de développement lors d\u2019une mission économique tenue en France l\u2019automne dernier.Le Centre d\u2019excellence CGI est bien implanté à Shawinigan.Quel est le bilan de l\u2019entreprise en matière de création d\u2019emplois ?CGI est une entreprise québécoise en activité dans le secteur des services-conseils pour les technologies de l\u2019information, l\u2019intégration de systèmes et l\u2019im- partition complète ou partielle de fonctions informatiques ou en gestion de processus d\u2019affaires.Installé à Shawinigan depuis 2015, le Centre d\u2019excellence de CGI a déjà créé quelque 150 emplois.D\u2019ici deux ans, 150 emplois additionnels seront offerts aux résidents de Shawinigan et de la région.Comment envisagez-vous l\u2019année 2017 en matière de développement économique ?En plus de consolider nos quatre grands secteurs économiques et de procéder au développement du DigiHub, la Ville de Shawinigan caresse un important projet à caractère récréotouristique.Des annonces devraient être faites à ce sujet au cours des prochains mois.Shawinigan a le vent dans les voiles ! Deuxième ville en importance dans la région de la Mauricie après Trois- Rivières, Shawinigan se distingue par la vigueur de son économie et le dynamisme de sa fibre entre- preneuriale.Depuis près d\u2019une dizaine d\u2019années, la Ville et ses partenaires ont entrepris un important virage pour déterminer et mettre en valeur différents créneaux de développement.Le maire Michel Angers affiche un bel enthousiasme envers cette initiative qui continue à porter fruit.Monsieur Angers, quelles sont les bases qui sous- tendent l\u2019activité économique à Shawinigan ?Suite à la fermeture de plusieurs industries et de à nombreuses pertes d\u2019emplois, nous avons décidé de former un comité de diversification économique afin de recentrer nos axes de développement.Composé des différents acteurs du milieu, ce comité a identifié quatre grandes cibles en vue de stimuler la création d\u2019entreprises et la croissance de l\u2019emploi sur notre territoire.Quelles sont ces cibles ?Conformément aux orientations de développement, Shawinigan a décidé de diversifier son économie en misant, entre autres, sur le secteur des composantes électroniques et électromécaniques, Énergique et entrepreneuriale M.Michel Angers, maire de Shawinigan MA VILLE Population : 49 000 Territoire : 802 km2 Taux de chômage : 8,4 % Taux de croissance annuel moyen : 5,9 % Nombre d\u2019entreprises : 1463 Nombre d\u2019industries : 268 NEMASKA LITHIUM PREND RACINE À SHAWINIGAN L\u2019un des faits saillants de l\u2019année 2016 en matière de développement économique demeure sans contredit l\u2019installation de Nemaska Lithium à Shawinigan.Spécialisée dans la production d\u2019hydroxyde de lithium utilisé dans les piles, les ordinateurs, les téléphones et les voitures électriques, cette entreprise s\u2019ajoute à la filière énergétique shawi- niganaise qui comprend les fabricants de bornes électriques Elmec et AddÉnergie.« Les deux premières phases du projet Nemaska Lithium se dérouleront respectivement en 2017 et 2018.On parle de la création d\u2019une centaine de nouveaux emplois cette année », souligne le maire de Shawinigan.Q Q Q Q Q Q VILLE DE SHAWINIGAN 10 En 1968, l\u2019abandon du projet de sidérurgie donnera naissance au parc industriel et portuaire de Bécancour.Entre les années 1975 et 1990, une dizaine d\u2019entreprises importantes ont choisi Bécancour (notons ABI (devenue Alcoa), Norsk Hydro, CIL, Silicium, etc.) créant plus de 2000 emplois.Ajoutons à cela la centrale nucléaire (seule au Québec) qui a fermé ses portes à la fin de 2012 créant une immense commotion, dont on se relève à peine.Et maintenant ?Jean-Guy Dubois a eu la chance de vivre les « deux époques » de Bécancour, ayant été maire de 1985 à 1995, et de retour depuis 2013.« La fermeture de Gentilly a bien sûr chamboulé l\u2019économie de Bécancour, mais nous devons regarder vers l\u2019avant.Plusieurs projets, dont certains forts importants,font partie de nos cartons.Qu\u2019on pense à IFFCO (l\u2019usine d\u2019urée, un projet pouvant atteindre 2 M$), Quest Minérals (terres rares, investissement majeur) et plusieurs autres de plus faible gabarit.» Le défi pour Bécancour et ses partenaires économiques est de gérer le virage économique vers des entreprises de moyennes dimensions, visant deux créneaux : sous-traitance et transformation en rapport avec les grandes entreprises présentes et à venir.Les technologies environnementales Pour ce faire, il existe de nombreux leviers à l\u2019implantation d\u2019une entreprise à Bécancour ! La Ville dispose notamment de programmes financiers exclusifs tels le Fonds de diversification économique du Centre-du- Québec et de la Mauricie et un Programme de soutien aux in ve s t i ss e m e n t s dans les infrastructures de transport maritime.De plus, Bécancour offre un crédit de taxes foncières, avant le 31 décembre 2017, pour certaines entreprises répondant à des critères précis.Possédant une grande disponibilité énergétique tant en hydro- électricité qu\u2019en gaz naturel et en vapeur, Bécancour possède des infrastructures de transport efficaces et centralisées ainsi qu\u2019une capacité portante exceptionnelle.Nouvelles perspectives Le maire, Jean-Guy Dubois, parle avec conviction de sa cinquième révolution industrielle dans la foulée de l\u2019économiste Klauss Schwab qui nous situe dans la quatrième révolution industrielle, celle des nanotechnologies et du numérique.« Pour ma part, j\u2019en suis déjà à la cinquième révolution, dit-il avec une pointe d\u2019humour, celle des technologies axées sur les énergies renouvelables, la chimie verte et les technologies de recyclage et de réutilisation. À Bécancour, nous voulons être aux premières loges de cette révolution, nous voulons attirer des entreprises chef de file dans ces domaines.Le parc La Prade a aujourd\u2019hui cette vocation.» Il faut dire que ce parc a tous les atouts pour accueillir de nouveaux acteurs de cette révolution industrielle.Pas moins de cinq projets sont en phase d\u2019élaboration plus ou moins avancée et nous avons la place nécessaire pour devenir un leader de l\u2019industrie environnementale.Face à Trois-Rivières, Bécancour longe le Saint- Laurent par son parc industriel et son port uniques, où se croisent grandes entreprises et agriculture.La vie à Bécancour est saine et les ressources à la population nombreuses et de haut niveau.Bécancour est une société moderne où on trouve de grands espaces.La vie culturelle y est enrichissante et les activités et loisirs, variés.Bécancour possède quatre parcs industriels sur un territoire total de 447 kilometres carrés, dont une zone industrialo-portuaire d\u2019importance.Investir à Bécancour est un choix logique, rentable et sûr.Divers programmes de subvention sont disponibles aux entrepreneurs et investisseurs. De plus, l\u2019investisseur pourra compter sur une population résidente de plus de 13 000 habitants dynamiques et engagés dans leur milieu.Une histoire particulière Née en 1965 de la fusion de six villages (et paroisses), Bécancour était destinée à accueillir le grand projet de sidérurgie québécoise, caressé par le gouvernement de l\u2019époque.Sa localisation, sa qualité des sols, son accessibilité au transport maritime : voilà autant de facteurs militant pour Bécancour.VILLE DE BÉCANCOUR Prête pour les nouvelles industries 11 PURESPHERA « L\u2019expansion en cours de l\u2019entreprise PureSphera, spécialiste dans la récupération des réfrigérateurs et autres appareils frigorifiques, symbolise parfaitement la vocation environnementale de notre parc technologique », explique Jean-Guy Dubois.L\u2019entreprise est le premier centre de gestion intégrée des halocarbures, substance chimique contenue dans les appareils de réfrigération en Amérique.L\u2019usine recevra davantage d\u2019appareils à recycler, ce qui devrait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre d\u2019environ 500 000 tonnes par année, soit l\u2019équivalent de 140 000 voitures retirées des routes annuellement.MA VILLE Population : 13 000 Superficie totale de la ville : 447 km2 Zones : 4 zones industrielles disponibles + zone industrialo-portuaire M.Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour Quels sont les principaux défis pour Québec en 2017?Nous devons gérer notre croissance et notre prospérité.Au cours de la dernière année, notre taux d\u2019activité a diminué en dépit de la baisse du taux de chômage.Cela signifie que plusieurs emplois ne trouvent pas preneurs faute de main- d\u2019œuvre qualifiée.Pour combler ces postes, nous misons beaucoup sur l\u2019immigration, en particulier de la France, où le taux de chômage chez les jeunes peut atteindre 15 % à 25 % dans certaines régions.Nos besoins criants de main- d\u2019œuvre constituent certes un incitatif à venir s\u2019installer chez nous, mais la qualité de vie et la sécurité sont également des arguments qui pèsent lourd dans la balance.Malgré les évé- nements de la semaine dernière, Québec demeure une des villes les plus sécuritaires au Canada.J\u2019ai rencontré des jeunes qui ont quitté le Brésil pour migrer à Québec parce qu\u2019ils ne se sentaient pas en sécurité dans leur pays.Généralement, les villes prospères voient leur taux de criminalité augmenter, car la richesse attire aussi les criminels.À Québec, étonnamment, le taux de criminalité n\u2019a jamais été aussi bas.Tout ce qui manque à Québec, c\u2019est peut-être un club de hockey professionnel.Sur le plan culturel, nous sommes vraiment choyés.Pour attirer les travailleurs étrangers, nous missions sur les espaces verts, les pistes cyclables et les installations sportives.Un des projets qui nous tient à cœur est le prolongement de la promenade Samuel-De Champlain jusqu\u2019au pont de l\u2019 île d\u2019Orléans.C\u2019est toutefois au chapitre du transport que se situe la principale faiblesse de notre région.Une ville de la taille de Québec ne peut espérer se développer sans un système de transport en commun efficace.C\u2019est pourquoi nous travaillons à l\u2019implantation de notre service rapide par bus (SRB).La densification fait également partie de nos priorités afin de limiter les déplacements sur le territoire de la ville.Quel bilan dressez-vous de la Stratégie de développement économique de la ville ?Le montant de 7 M$ par année que nous avons reçu du gouvernement du Québec pour la période de 2012 à 2017 nous a permis de soutenir 121 projets dont la valeur totale s\u2019élève à près de 100 M$.Les sommes affectées à la Stratégie constituent un excellent effet de levier, puisque chaque dollar investi par la Ville génère en moyenne près de 4 $.Avec le projet de loi 109, qui nous accorde le statut de capitale nationale, en plus de nous conférer plus d\u2019autonomie et de pouvoir, la contribution du gouvernement à notre Stratégie de développement économique grimpera à 15 M$ par année dans le prochain budget.Au nombre des projets majeurs appuyés par la Stratégie, on peut citer l\u2019unité d\u2019affaires Mesure et Analyse d\u2019ABB (20 M$) et le nouvel édifice d\u2019Olympus NDT Canada (35 M$), qui créeront ensemble près de 500 emplois à l\u2019Espace d\u2019innovation Michelet.Quant à Médicago, dont le nouveau complexe de production de vaccins sera bientôt en construction au coût de 245 M$ à l\u2019Espace d\u2019innovation D\u2019Estimauville, il ajoutera quelque 200 nouveaux emplois dans ce secteur en plein essor.Nous travaillons aussi en étroite collaboration avec les entreprises technologiques de Saint- Roch.N\u2019eut été de notre aide financière, le studio d\u2019animation Squeeze aurait perdu les droits de ses créations.L\u2019entreprise vient de décrocher un contrat pour la production du film Troll, The Tale of a Tail, une coproduction Canada?Chine?Norvège dotée d\u2019un budget de 18 M$.Championne canadienne de l\u2019emploi, première au Québec pour le revenu familial moyen et le revenu disponible par habitant, et destination culturelle de l\u2019année à l\u2019international selon le Leading Culture Destinations Awards, Québec fait des envieux dans le reste du pays et même à l\u2019étranger.À quelques mois des élections municipales, le maire Régis Labeaume, qui célè- brera à l\u2019automne son 10e anniversaire comme premier magistrat de la Ville, peut dire mission accomplie.Qu\u2019est-ce qui vous rend le plus fier de votre dernier mandat à la mairie ?Nous investissons un demi- milliard par année en infrastructure avec un budget d\u2019opération de 2,1 milliards.Malgré tout, nous avons réussi à geler et, dans certains cas, à diminuer les taxes, tout en continuant de rembourser notre dette.Le gel et la baisse de taxes de 2 ans nous coûtent 100 M$ sur 5 ans.Cela représente tout un défi de gestion.Nous devons faire plus avec moins.Nos employés travaillent fort, mais ils sont fiers de ce que nous avons accompli.VILLE DE QUÉBEC Prospérité, sécurité et qualité de vie Q Q Q 12 CAP SUR D\u2019ESTIMAUVILLE Le secteur D\u2019Estimauville se développera à vitesse grand « V » au cours des prochaines années.La Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) y construira son nouvel édifice d\u2019ici 2021, tandis qu\u2019un nouveau complexe hospitalier sera érigé sur les terrains de l\u2019Hôpital l\u2019Enfant-Jésus d\u2019ici 2025.Si on ajoute Médicago et les deux édifices du gouvernement fédéral déjà implantés dans le secteur, ce sont quelque 9000 travailleurs qui stimuleront l\u2019économie locale.MA VILLE Population: 542 047 habitants Superficie: 454 km2 Budget 2017 : 1 419,4 M$ Taux de chômage : 4.4% Nombre d\u2019entreprises : 15 000 entreprises M.Régis Labeaume, maire de Québec Ces fermetures d\u2019usines ont entraîné la perte de 800 emplois et de dizaines de millions de dollars en masse salariale.En collaboration avec la Société de développement économique de Montmagny et nos autres partenaires, nous nous sommes relevé les manches et nous avons mis sur pied des programmes d\u2019aide financière pour revitaliser nos secteurs industriels.D\u2019autres actions concertées ont permis de donner un nouvel élan aux secteurs résidentiel et commercial, tout en suscitant davantage d\u2019activité économique.Quelle est la nature des investissements qui ont permis de relancer l\u2019économie et de redonner un nouveau visage à Montmagny ?Outre les programmes de nature fiscale, Montmagny a investi des montants d\u2019argent substantiels afin de rendre la ville encore plus belle, plus attrayante et plus dynamique.Parmi les projets qui retiennent l\u2019attention, on note l\u2019aménagement d\u2019un terrain de soccer synthétique, la construction d\u2019une bibliothèque, la rénovation de l\u2019aréna, la remise à neuf des terrains de tennis et la mise en place d\u2019un marché public.Des travaux d\u2019infrastructures ont également permis de rehausser la qualité des installations municipales.Suite aux pertes d\u2019emplois massives et à une certaine morosité économique, il fallait créer de la confiance et de la fierté dans le cœur de nos citoyens.Quel est le principal secteur économique à Montmagny ?Le secteur industriel représente l\u2019ADN de Montmagny.Dans nos deux parcs industriels, nous comptons des entreprises prestigieuses comme Maisons Laprise (maisons préusinées et pliables), Marquis (imprimerie), Planchers Mercier, Montel (système de rangement), Lorendo (portes et fenêtres), Ressorts Laliberté (ressorts de haute précision), Métal Moro (fabricant de charpentes métalliques) et K-Trail (fabrication de remorques en acier galvanisé).La Ville entend ajouter une superficie de 1,5 million de pieds carrés au parc industriel Louis-O.-Roy, procéder à une reconfiguration des terrains et y installer les services nécessaires à l\u2019implantation de nouvelles industries.Des discussions sont en cours avec certaines entreprises.La Municipalité dispose également de grands espaces pour la réalisation de projets résidentiels, commerciaux et agricoles.Sur le plan touristique, nous travaillons, par ailleurs, à l\u2019élaboration d\u2019une offre pour accueillir des congrès de 250 personnes et moins.Parlez-nous des distinctions reçues par la Ville de Montmagny?La Ville de Montmagny a remporté plusieurs prix, dont le Prix d\u2019Excellence SHQ de la Fondation Rues principales, le Prix d\u2019excellence Coupe VVS Réal Lacombe du Réseau québécois de Villes et Villages en santé, le Prix Distinction du Groupe Entreprises en santé et le Prix Architecture 2015 de bibliothèques et de centres d\u2019archives du Québec.Qu\u2019est-ce que la vision 15-30 ?De concert avec ses consœurs de la MRC de Montmagny, la Ville de Montmagny caresse une vision d\u2019avenir qui vise à accroître la population locale et régionale.À moyen terme, nous ne visons rien de moins que l\u2019objectif 15-30, c\u2019est-à-dire 15 000 habitants à Montmagny et 30 000 habitants à l\u2019échelle de la MRC.Montmagny est sur la voie d\u2019un avenir prometteur.Située entre fleuve et montagnes, sur la rive sud du Saint-Laurent, à 45 minutes de la ville de Québec, Montmagny constitue un important pôle de développement économique et social de la région de la Chaudière-Appalaches.Regroupant un secteur urbain dynamique et un vaste territoire rural, Montmagny mise sur la diversification de son économie afin d\u2019offrir une qualité de vie et une variété de services incomparables à ses résidents.Le maire Jean-Guy Desrosiers dresse le portrait d\u2019une ville en plein développement.Quels sont les principaux axes de développement privilégiés par la Ville de Montmagny ?La vitalité économique de Montmagny repose sur quatre grands axes de développement, soit les secteurs résidentiel, commercial, industriel et touristique.Sous ce dernier aspect, nous privilégions l\u2019accessibilité au fleuve et la mise en valeur de l\u2019environnement naturel.Suite à la fermeture des usines Whirlpool, Cavalier Textile, Consoltex et Bermatex, Montmagny a connu des années difficiles.Quelles ont été les actions mises en œuvre pour relancer l\u2019économie locale ?Ville de la diversification économique M.Jean-Guy Desrosiers, maire de Montmagny MA VILLE Population : 11 500 Territoire : 145,54 km2 Taux de chômage : 5 % Nombre de commerces (produits et services) : 450 Nombre d\u2019industries : 60 GRANDE PLACE PUBLIQUE L\u2019année 2016 a été marquée par plusieurs réalisations d\u2019envergure à Montmagny, incluant l\u2019aménagement de la Place publique avec une scène intégrée et des jeux d\u2019eau en plein centre-ville.« On y présente un large éventail d\u2019activités artistiques, culturelles ainsi que des spectacles.En plus d\u2019être un centre d\u2019animation, la Place publique permet à nos résidents de se rencontrer et de tisser des liens d\u2019amitié.J\u2019invite tous les visiteurs à découvrir une ville aux dimensions humaines où santé et mieux-être sont des priorités », souligne le maire Jean-Guy Desrosiers.Q Q Q Q Q Q VILLE DE MONTMAGNY 13 création d\u2019emplois.Aujourd\u2019hui, Rivière-du-Loup se positionne en tant que carrefour entrepreneurial d\u2019avenir et chef de file en développement durable.Quel bilan dressez-vous sur le plan économique en 2016 ?La dernière année a apporté son lot de bonnes nouvelles en matière économique à Rivière- du-Loup, particulièrement en ce qui concerne le secteur manufacturier.À elles seules, des entreprises comme Prelco (produits en verre), Lepage Millwork (portes et fenêtres), Viandes duBreton (transformateur de viandes) et Premier Tech (horticulture et agriculture, emballage et manutention de matériaux, traitement des eaux) ont réalisé des investissements de 22 M$, ce qui a permis la création de 175 nouveaux emplois.Afin d\u2019être encore plus performante, la Ville s\u2019est dotée d\u2019un Service du développement économique, tout en mettant en place un réseau pour favoriser l\u2019innovation dans les entreprises.La qualité de nos infrastructures a aussi favorisé l\u2019implantation et l\u2019expansion de plusieurs entreprises.À Rivière-du-Loup, on parle la langue des affaires, la langue entrepreneuriale.Quels sont les créneaux économiques d\u2019excellence à Rivière-du-Loup ?La vigueur de l\u2019économie louperi- voise s\u2019explique notamment par les performances de deux grands créneaux d\u2019excellence : la tourbe (mousse de sphaigne) et l\u2019écoen- vironnement ainsi que l\u2019écocons- truction.Nous sommes aussi bien positionnés dans le domaine de la transformation des métaux.Ces secteurs regroupent plusieurs entreprises qui procurent de l\u2019emploi à de nombreuses personnes.Le secteur touristique a aussi enregistré de bons résultats.Le taux d\u2019occupation des établissements d\u2019hébergement s\u2019est élevé à plus de 90 % en juillet et en août.On a aussi constaté une forte tendance à la hausse durant le mois de septembre dernier.Est-ce que des investissements majeurs seront effectués à Rivière-du-Loup en 2017 ?L\u2019année 2017 sera synonyme d\u2019activité économique à Rivière- du-Loup.D\u2019ailleurs, la compagnie Premier Tech vient d\u2019annoncer des investissements de plus de 15 M$ sur son Campus de la rue Témiscouata.La mise en chantier du Carrefour maritime (14,2 M$), l\u2019inauguration de l\u2019usine de biométhanisation (27,6 M$) et la modernisation de l\u2019usine de Prelco (8 M$) stimuleront l\u2019économie locale, sans compter l\u2019argent investi dans l\u2018agrandissement de la bibliothèque Françoise- Bédard, la vocation muséale de l\u2019église Saint-François et la réfection du réseau routier.Quelles sont les raisons qui motivent les entreprises à s\u2019installer à Rivière-du-Loup ?Au cours des cinq dernières années, la Ville de Rivière-du- Loup a injecté plus de 2,2 M$ dans le développement de son parc industriel.Environ 1,3 million de pieds carrés de terrains sont disponibles pour les entrepreneurs.Les entreprises qui décident de s\u2019installer dans notre parc industriel bénéficient d\u2019infrastructures modernes ainsi que d\u2019une aide et d\u2019un soutien assurés par notre Service du développement économique.Des crédits de taxes peuvent même être accordés à certaines entreprises.À Rivière- du-Loup, nous sommes toujours ouverts pour faire des affaires.Décidément, Rivière-du- Loup représente une véritable terre d\u2019accueil pour les entrepreneurs.Attirés par le dynamisme de l\u2019environnement d\u2019affaires, les compétences de la main-d\u2019œuvre, la variété des infrastructures et la qualité de vie exceptionnelle, bon nombre d\u2019hommes et de femmes choisissent d\u2019investir dans cette ville agréable, saine et performante.Rien d\u2019étonnant à ce que Rivière- du-Loup ait été désignée comme « Première ville entrepreneu- riale au Canada?» ex æquo avec les villes de Collingwood et de Kelowna) par la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante en 2016.Et le maire Gaétan Gamache en est ravi ! Monsieur Gamache, quelles sont les raisons qui expliquent cette grande distinction ?Tout d\u2019abord, j\u2019aimerais dire que cet honneur rejaillit sur toute la ville et la région.Au cours des dernières années, nous avons entrepris des actions concrètes afin d\u2019assurer notre progrès économique, social et environnemental et de créer un environnement d\u2019affaires avantageux pour les entrepreneurs.La disponibilité des terrains, les crédits de taxes municipales, la situation géographique stratégique et l\u2019aide au démarrage d\u2019entreprises constituent autant d\u2019atouts qui soutiennent le développement économique et la Première au Canada en entrepreunariat M.Gaétan Gamache, maire de Rivière-du-Loup MA VILLE Population : 20 000 Territoire : 84,76 km2 Taux de chômage : 6 % Nombre de commerces de produits et services (2014) : 634 Nombre d\u2019industries (2014) : 180 PARC MARITIME : LE PROJET DE L\u2019ANNÉE Parmi les nombreux projets qui retiennent l\u2019attention en 2017, on note la construction du Parc maritime de la Pointe de Rivière-du-Loup.Évalué à 14,2 M$, ce projet à caractère économique et touristique comprendra un bâtiment d\u2019accueil, un quai pour le traversier Rivière- du-Loup?Saint-Siméon, une marina, une promenade et une terrasse extérieure.« On parle d\u2019un réaména- gement complet de cet espace public », affirme le maire Gamache.« Le potentiel économique du site est énorme puisqu\u2019on y attend quelque 200 000 visiteurs par année.» Un bâtiment pour les croisiéristes, une salle muséale fonctionnelle, un espace de jeux et des bancs de parc font partie des aménagements prévus dans le cadre des travaux.Q Q Q Q Q VILLE DE RIVIÈRE-DU-LOUP 14 dernière usine de pâte Kraft résineuse au Québec, propriété de Produits forestiers Résolu.Elle produit la pâte d\u2019amendement au papier de spécialité et l\u2019in- trant principal de produits d\u2019utilité domestique.Elle jouit d\u2019une réputation de qualité depuis plus de 40 ans.Mais la forêt et les services de l\u2019industrie forestière ne sont plus les seuls à assurer notre avenir.Nous avons découvert à travers les activités traditionnelles de notre industrie des sources d\u2019initia tives exceptionnelles liées à l\u2019énergie qui doivent être mises en valeur pour développer notre région et les autres régions du Québec.Grâce à ces ressources, je propose un défi à ma communauté et aux travailleurs.Malgré notre position excentrée, nous pouvons aussi lutter contre le réchauffement climatique.Puits d\u2019énergie, lutte contre le réchauffement climatique, expliquez-nous un peu tout ça ?Nous n\u2019avons pas besoin de faire de forages pour trouver des ressources énergétiques.Elles sont là à portée de main, nous devons les faire fructifier.L\u2019usine de pâte Kraft produit beaucoup d\u2019énergie perdue.J\u2019ai réussi à implanter un programme d\u2019infrastructures et à convaincre le Ministère que la municipalité devait être le maître d\u2019œuvre de cette récupération de l\u2019énergie résiduelle de notre industrie en exploitant un réseau d\u2019eau chaude.Nous avons ainsi mis en place deux parcs industriels agro- thermiques qui génèrent de l\u2019emploi grâce à un projet de culture sous serres.La première phase des Serres Toundra a été inaugurée en automne 2016.Finalement, ce sera quatre millions de pieds carrés et 500 emplois qui naîtront de ce lien entre l\u2019industrie forestière et l\u2019agroalimentaire.Comment vous est venue cette idée ?Il faut aller voir ailleurs.On découvre ainsi de nouvelles technologies, de nouvelles approches et des innovations intéressantes.Lors d\u2019un voyage en France, j\u2019avais découvert qu\u2019EDF (Électricité de France) permettait l\u2019utilisation de l\u2019eau chaude produite par les centrales nucléaires pour des cultures maraîchères ou de la pisciculture.J\u2019avais été impressionné et je me suis dit qu\u2019on pouvait importer ce principe chez nous.J\u2019avais rencontré un ingénieur français qui travaillait sur ces techniques.Il est d\u2019ailleurs venu à Saint-Félicien et s\u2019y est même établi.Nous avions tout le matériel nécessaire pour développer cette source d\u2019énergie.Nous possédons aujourd\u2019hui deux centrales thermiques qui produisent 50 mégawatts d\u2019électricité.Historiquement, la municipalité possédait jusqu\u2019à six scieries; aujourd\u2019hui, il en reste une en service.L\u2019enfouissement des résidus de l\u2019industrie forestière menaçait nos nappes phréatiques.Des millions de tonnes d\u2019écorces, de sciures et de planures disséminées sur l\u2019ensemble du territoire constituaient un problème et, en même temps, un défi.Nous l\u2019avons relevé en bonifiant ces puits d\u2019énergie en les transformant en électricité.Votre modèle de développement est-il transposable ailleurs au Québec ?Absolument.Nous avons transformé un problème en opportunité.L\u2019innovation et la créativité permettront aux régions de se développer.Elles sont un espoir.Nous ne voulons pas mourir.Des puits d\u2019énergie non utilisés existent un peu partout à travers le Québec.Il faut les valoriser.L\u2019exemple des Serres Toundra est facilement exportable.Ce projet est d\u2019ailleurs en nomination pour le Mérite Ovation municipale 2017 de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ).J\u2019ai lancé un défi de productivité aux travailleurs de la région.Il y a de l\u2019emploi possible dans nos régions.Nous avons des ressources insoupçonnées qui ne demandent qu\u2019à être développées.Je sais qu\u2019il va être relevé et j\u2019espère que notre exemple sera suivi.Saint-Félicien est connue loin à la ronde pour son zoo.S\u2019il fait la réputation de la ville, la municipalité du nord du Lac-Saint-Jean possède bien d\u2019autres ressources.Entre tourisme et foresterie, son activité est intense.Grâce à des puits d\u2019énergie offerts par ses activités passées et actuelles, Saint-Félicien développe de nouvelles industries comme la culture sous serres.Le maire Gilles Potvin nous expose sa vision de ces développements.Au croisement des routes 167 et 169, Saint-Félicien est un carrefour industriel et touristique.Si depuis 56 ans, son zoo attire de plus en plus de monde, c\u2019est qu\u2019il a su s\u2019adapter à son époque en mettant l\u2019accent sur les animaux de la Boréalie et, comme le dit le maire de Saint-Félicien, « en laissant les animaux en liberté et en mettant les visiteurs en cage ».L\u2019institution qui emploie 175 personnes en saison accueille annuellement 20 fois la population de la ville.Monsieur Potvin, le zoo et le tourisme sont importants pour votre ville, mais sont-ils les seuls moteurs économiques?Bien sûr que non ! La foresterie est toujours le centre de notre activité économique et le secteur agricole est très dynamique.Avec le tourisme, ce sont les trois piliers de la vitalité de notre ville.Nous possédons entre autres la VILLE DE SAINT-FÉLICIEN Des puits d\u2019énergie insoupçonnés Q Q Q Q 15 LES SERRES TOUNDRA « Produire des concombres sous serres à Saint-Félicien durant toute l\u2019année permet aussi de lutter contre le réchauffement climatique.En région, même si la voiture est indispensable, nous pouvons aussi contribuer à cette lutte en étant créatifs », explique Gilles Potvin.Le maire de Saint-Félicien propose des concombres à 500 km de Montréal, bien plus près que les 5000 kilomètres du Mexique.Le Québec ne produit que 7 à 8 % de sa consommation de légumes cultivés sous serres.Les Serres Toundra sont un modèle à suivre et à reproduire un peu partout au Québec.MA VILLE Population : 10 328 Superficie : 363,57 km2 Nombre d\u2019entreprises : 460 Nombre d\u2019employés : 5225 M.Gilles Potvin, maire de Saint-Félicien Les municipalités, partenaires du développement économique de nos régions! in Suivez-nous sur umq.qc.ca/developpement-economique "]
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