Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin du Cercle juif /
Éditeurs :
  • Montréal :Cercle juif de langue française,1954-1985,
  • Montréal :Congrès juif canadien
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin du Congrès Juif canadien (Région du Québec)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin du Cercle juif /, 1983-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Canada Postes + Post Canada Postage paid Port payé Bulk Ennombre ; third troisiéme class classe gù£ XCH \u201cand VI LNOW FM- 297 sINJG-1S \u201c00/1 MONTREAL 339300 AG T1 LVN 3NDIHLO1TOITS - - Y1SNO23 JHHD NI YUNILVAUTIS ISSN 0577-3415 | \u2014 Port de retour garanti.1590 Avenue Docteur Penfield, Montréal H3G ICS Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe \u2014 CERCLE JUIF Montréal, décembre, 1983 No 201 Vingt-huitième année Visite du Grand Rabbin de France, René Samuel Sirat Le Congrès juif canadien est heureux d\u2019être l\u2019hôte du dîner des dirigeants de la communauté juive de Montréal tenu en l\u2019honneur du Grand Rabbin de France, René Samuel Sirat.Les communautés juives au Canada se voient souvent terriblement 1solées des communautés juives à travers le monde.Il est facile d\u2019oublier que trois des quatre plus importantes communautés juives se trouvent sur «l\u2019autre rive de l\u2019Atlantique».Bien trop souvent, nous oublions de nous rappeler que la France, qui a de nombreux liens avec les Juifs du Québec et du Canada, est un pays qui se trouve au quatrième rang de la population juive mondiale.Les racines de cette communauté remontent loin dans le temps.Il faudrait souligner que notre maitre, le rabbin et philosophe Rachi, était déja en train d\u2019élaborer ses commentaires dans le nord de la Fra.ce au 11° siècle et que la plus vieil- oe le synagogue de France fut construite en De gauche a droite: Bernard J.Finestone, président du CJC, région du Québec; le Grand Rabbin 1367 pour être rénovée au 18° siècle.de France René Samuel Sirat et Patrick Leclercq; consul général de France.Elle est encore fréquentée de nos jours.En 1789, lorsque la discrimination prit officiellement fin en France sous Napo- > léon, il y avait alors 40,000 juifs, tandis Le Congrès juif canadien st son Bulletin du Cercle Juif que de l\u2019autre côté de l\u2019océan la Nouvelle France n\u2019en comptait que 50.dé igonanticns mers X de langue française présente ses meilleurs voeux ; LL de Conheur et de paix à tous ses lecteurs La communauté juive de France a continué d\u2019être un leader dans les affai- à l'occasion de Hfanoucea et de l'Année nouvelle 1984.res juives mondiales et montre qu\u2019il est (Suite à la page 2) LOI 101: POUR UN MEILLEUR CLIMAT SOCIAL QUÉBEC, QUÉ.C\u2019est sur une toile de fond d\u2019appui traditionnel du Congrès juif canadien relativement à l\u2019évolution raisonnée de la culture et de la langue française dans la province du Québec, que le CJC fit état de ses préoccupations particulières sur la manière dont la loi 101 a été per- gue, portant ainsi préjudice aux droits de la personne, alors que ceux-ci sont garantis dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.M.Bernard J.Finestone, président du CIC, région du Québec, et M® Frank Schlesinger, président du comité des relations communautaires du CIC, région du Québec, dirigèrent la délégation du CJC qui soumit son mémoire vendredi 28 octobre 1983 auprès de la Commission parlementaire du ministère des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration.La Commission a siégé à Québec pour se pencher sur les éventuels amendements à porter à la loi 101.Le mémoire du CJC stipule que: «L\u2019épanouissement du français ne devra plus en aucun cas atténuer les droits et libertés fondamentaux de la personne de tous les citoyens du Québec.» En outre, le mémoire met l\u2019accent sur le fait que, selon la communauté juive: «les problèmes culturels et linguistiques du Québec doivent se résoudre par le biais d\u2019une collaboration plus étroite et d\u2019une meilleure compréhension de la part de tous les citoyens, sans distinction d\u2019origine».Parmi les nombreuses recommandations précises du mémoire, il s\u2019y trouve celle relative à la langue de l\u2019administration qui recommande que, au sein de tous les hôpitaux et services sociaux tels que stipulés au paragraphe (f) de l\u2019article 113, il soit possible de communiquer entre eux dans la langue officielle, soit le français pour la Province du Québec ou dans toute autre langue.En ce qui a trait tout particulièrement à ces institutions, les communications internes entre deux personnes devraient se faire dans l\u2019une des deux langues officielles ou dans toute autre langue.Les représentants de la communauté juive du Québec recommandent aussi que des changements soient apportés dans les domaines traités par la loi 101 et portant sur l\u2019enseignement.Bien que la communauté soit en accord avec l\u2019article 84 qui stipule que les élèves doivent avoir une bonne connaissance du français écrit et parlé avant d\u2019être diplômés, M.Finestone recommanda que toute personne recevant un diplôme, tel le certificat de fins d\u2019études secondaires, soit dispensée de tout contrôle supplémentaire, car ce certificat est décerné par un établissement d'enseignement secondaire reconnu et déclaré d\u2019intérêt public par la Province du Québec.Le mémoire du CJC admet que les questions relatives à l\u2019étiquetage et aux publicités commerciales ont soulevé une profonde consternation auprès des membres des diverses communautés.Par ailleurs le Congrès se félicite de ce que bien des compagnies se sont assurées d\u2019avoir des étiquettes en français, mais il souligne que, dans des cas précis tels que les aliments cachers \u2014 dont une grande quantité est importée de pays non-francophones \u2014 la quantité est si petite qu\u2019il serait onéreux de mettre des étiquettes bilingues sur ces produits importés, et que, cette exigence porte préjudice à un grand nombre de membres pieux de la communauté qui ne mangent que des produits cachers.Il est ainsi recommandé dans le mémoire que l\u2019article 52 soit appliqué aux produits ca- chers, en en autorisant par là la vente, car ils s\u2019avèrent être indispensables à la communauté juive.Quant à l\u2019admission des nouveaux immigrants dans des institutions scolaires provinciales, la délégation du CJC dans son mémoire appuie énergiquement les justes aspirations du Québec à s\u2019exprimer dans sa langue, même si la communauté juive s\u2019efforce de maintenir ses traditions et sa culture.Il faut qu\u2019il y ait de toute part une bonne intelligence et particulièrement en regard de l\u2019éducation des générations futures en matière d\u2019enseignement.La communauté juive appuie les objectifs du gouvernement à l\u2019endroit des jeunes Québécois et, elle espère qu\u2019il admettra que, pour que la communauté juive maintienne ses traditions solides, des professionnels seront (Suite à la page 3) Visite du Grand Rabbin .(Suite de la page 1) possible aux Juifs d\u2019être totalement impliqués dans un pays tout en conservant leur propre identité.Il nous suffit pour cela en ce siècle de voir les exemples des premiers ministres juifs de France, tels que Léon Blum, René Mayer et Pierre Mendès France, de même qu\u2019un certain nombre d\u2019élus des gouvernements municipaux et national.Le Grand Rabbin Sirat n\u2019en est pas moins un exemple frappant du leadership dont bénéficient nos coreligionnaires de France.Le développement de cette communauté n\u2019a pas été sans tragédie.En 1939, la France avait une communauté juive forte de 300,000 âmes.À la fin de la guerre et suite à la déportation, un tiers d\u2019entre eux a été décimé.Tout récemment, les communautés juives d\u2019Europe sont devenues la cible d'attaques terroristes, telles celle 2 de 1980 contre la synagogue de la rue Copernic et celle perpétrée l\u2019an dernier contre le restaurant de Joe Goldenberg.Malgré tout, la communauté juive de France a tenu bon.Le Canada a été béni de n\u2019avoir pas à endurer ce genre de tribulations.C\u2019est bien le Grand Rabbin Sirat qui, Erev Shabbat, entreprit une marche de trois heures pour consoler les membres de sa communauté et veiller à leur bien-être.Quel exemple pour les Juifs de France \u2014 pour nous \u2014 pour tous.La communauté juive d\u2019ici a eu ses propres problèmes face à l\u2019intégration, à l\u2019assimilation et aux différences d\u2019attitudes au sein de ses communautés.Si toutefois vous pouvez être à même de retirer un enseignement de notre communauté, il est certain que nous avons beaucoup à apprendre de la vôtre ainsi que de votre exemple personnel.Nous avons tout récemment accueilli un groupe de jeunes travailleurs juifs de France pour qu\u2019ils puissent comprendre nos préoccupations et les rouages de nos institutions juives, et nous avons pu nous garder une porte ouverte pour avoir une optique de la vie de la communauté juive de France.C\u2019est avec respect et admiration que nous accueillons ce soir le Grand Rabbin Sirat, qui nous adressera la parole et nous entretiendra de la situation des Juifs de France.Ces visites ne devraient pas être considérées comme des événements isolés, mais plutôt comme partie intégrante d\u2019un effort continu des communautés juives du monde entier à vouloir apprendre comment vivre et s\u2019épanouir en tant que communauté de par le monde.Puissiez-vous, M.le Grand Rabbin Sirat, continuer à servir d\u2019exemple pour le maintien de l\u2019unité du peuple juif aux yeux des Juifs de France et puissions- nous apprendre une leçon de votre engagement inébranlable dans les valeurs que nous chérissons tous. nent ja 1 val cd ig: la ue 0 à ell eli ri qont qu Ral kdl des des mie des er pd pip our Fit on nr jeu ACTIVITÉS DU CJC, RÉGION DU QUÉBEC L\u2019année 5744 en est une de progres et d\u2019essor aussi intenses que stimulants pour le Congres juif canadien, région du Québec.Peu de temps aprés Rosh Hashanah, le comité des relations communautaires soumit un mémoire au comité de l\u2019Assemblée nationale sur les amendements à porter à la loi 101.Frank Schlesinger, Vice-président du CJC, région du Québec, a consacré beaucoup de temps pour préparer et présenter notre mémoire au comité de l\u2019Assemblée nationale.Alors que le CJC, région du Québec, appuie tant l\u2019essor culturel que linguistique du Québec, nous recommandons que «l\u2019épanouissement du français ne devra plus en aucun cas atténuer les droits et libertés fondamentaux de la personne de tous les citoyens du Québec».Le vendredi, 28 octobre 1983, nous nous rendîmes à Québec pour soumettre les recommandations au comité responsable de la loi 101 où M.Godin, Ministre des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration, était présent.Nous pensons avoir exercé une forte impression auprès du gouvernement relativement à l\u2019importance d\u2019un meilleur climat social au Québec et avoir été bien accueillis.La couverture faite dans la presse, à la radio et à la télévision, indiqua également que plusieurs autrès groupes minoritaires à travers la province furent d\u2019accord avec les préoccupations reflétées par la communauté juive.Nous fûmes tout particulièrement satisfaits de remarquer lors de l\u2019introduction du projet de loi 57 \u2014 qui changera de nombreuses lois relatives à la loi 101 \u2014 que le gouvernement s\u2019est par Bernard J.Finestone s attaqué à certains problèmes importants que nous avons formulés et, notamment, le fait que le CJC, région du Québec, a joué un rôle important relatif aux amendements de certains articles de la loi 101 qui porte préjudice aux institutions de santé, aux enseignes commerciales et à l\u2019étiquetage des produits ca- chers importés.BERNARD J.FINESTONE, Président, Congrès juif canadien, Région du Québec M.Godin prit un engagement ferme à l\u2019égard de ces problèmes et envers bien d\u2019autres domaines qui affectent tout particulièrement notre communauté.Au nombre de ceux-ci, il faut compter LOI 101.(Suite de la page 2) fréquemment indispensables pour être d\u2019un concours certain dans ce domaine.Souvent, ceux-ci doivent venir de l\u2019extérieur du Québec, soit d\u2019Europe par exemple, des Etats-Unis et évidemment d\u2019Israël.Il est donc recommandé dans le mémoire que la restriction de trois ans qui s\u2019applique actuellement à ces personnes soit prolongée.La délégation de la communauté juive du Québec, dans son mémoire, demande au gouvernement de coopérer pour maintenir des institutions viables et les services rendus à la communauté.La grande partie des préoccupations mentionnées dans le mémoire va bien au-delà des besoins immédiats de la communauté juive du Québec.Il y a en fait une préoccupation profonde vis-à- vis de l\u2019article 90 de la loi 101, lequel prive les citoyens qui lisent seulement les journaux anglais «d\u2019une protection qui avait été reconnue par le Code civil de la province du Québec».Conformément au mémoire, cet article doit être totalement supprimé.La délégation de la communauté juive du Québec appuie dans ce mémoire les efforts faits par le gouvernement.Cependant elle prie instamment ce dernier de créer un climat social tangible qui ne pourra prévaloir que si le gouvernement demeure sensible aux besoins de ses communautés.les préoccupations précises relatives à l\u2019éducation, auxquels nos instituteurs et leaders religieux ont à faire face lorsqu\u2019ils immigrent au Québec.Au cours de notre présentation, M.Godin déclara publiquement qu\u2019il se pencherait sur ces problèmes.Nous continuerons d\u2019oeuvrer de concert pour donner suite à son engagement.Nous avons également oeuvré intensément dans le domaine propre aux Juifs d\u2019Union soviétique.Le 24 octobre, il y eut un débat important à la Synagogue Shaar Hashomayim.Au cours du programme intitulé: «Droits de la personne en Union soviétique», il y eut l\u2019Hon.Donald Johnston, Ministre d\u2019Etat au développement économique, à la science et à la technologie, et l\u2019Hon.Greville Janner, M.P., C.R., Président du Conseil des députés des Juifs britanniques.Ce conseil est pour la Grande- Bretagne l\u2019équivalent du Congrès juif canadien.Ce fut un honneur pour une centaine de personnes présentes d\u2019entendre les points de vue de ces deux personnalités très estimées sur la scène internationale.M.Johnson, récemment revenu d\u2019une visite en Union soviétique, manifesta nos préoccupations relatives au traitement des dissidents juifs d\u2019Union soviétique.M.Janner, qui est aussi président du Conseil Juif du Commonwealth, donna une perspective britannique sur la question.Tous deux convinrent que nous avons à maintenir nos efforts et à continuer d\u2019oeuvrer sur ces genres de programmes menés à terme tant par les leaders bénévoles que par les membres du personnel du CJC, incluant une vaste gamme d\u2019activités allant d\u2019entretiens avec le gouvernement et les leaders de la communauté jusqu\u2019a des manifestations tenues face au Consulat d\u2019Union soviétique à Montréal.Goldie Hershon, présidente du Comité de Montréal pour les Juifs d\u2019Union soviétique, et Sharon Wolfe, membre du Comité canadien pour le judaïsme d\u2019Union soviétique, ont accompli un grand travail dans ce domaine.Je suis également fier de souligner le fait que Barbara Stern, présidente du Comité de Montréal pour le judaïsme d'Union soviétique, et présidente adjointe de l'Exécutif national, fut récemment présente au Praesidium de la Conférence mondiale pour les Juifs d'Union soviétique qui s\u2019est déroulée à Londres, avec Alan Rose et Martin Penn, (Suite à la page 4) 3 ACTIVITES DU CJC.(Suite de la page 3) membres du personnel du CIC.Au cours de cette réunion, Mme Stern s\u2019est entretenue avec le Premier Ministre de Grande-Bretagne, Mme Margaret Thatcher, ainsi qu\u2019avec des leaders du mouvement international pour la cause des Juifs d'Union soviétique.En matières d\u2019affaires internationales, nous fûmes également impliqués dans le programme national condamnant le gouvernement de la République Fédérale d\u2019Allemagne pour avoir vendu des armes à l\u2019Arabie Saoudite.Un télégramme fut adressé début novembre au Consul général de la RFA en poste à Montréal et une déclaration en ce sens fut adressée à la presse.Plusieurs de nos comités ont également été très actifs.Le Comité du Yid- dich, présidé régionalement par le D\" Hy Goldman, présenta Mike Burstyn, artiste juif de réputation internationale, au cours d\u2019une représentation au profit du Théâtre Yiddich du Centre Saydie Bronfman.Le nombre de personnes qui y répondit dépassa toute prévision.Au cours du mois de novembre, nous nous sommes engagés avec la Bibliothèque publique juive pour aider à la réalisation de la tenue du Mois du livre juif au Québec.Cet événement annuel majeur et culturel est l\u2019un de ceux dont on peut retirer une grande fierté, attendu qu\u2019il réunit tant les personnes des communautés juives que non-juives.Au cours des quelques prochains mois, nous serons engagés dans de nombreux choix de programmes nouveaux dans la communauté québécoise.Nous célébrerons un «hommage à la Scandinavie» pour commémorer le 40ème anniversaire de l\u2019exode des Juifs du Danemark vers la Suède.Cet exploit magnifique fut réalisé grâce au concours de tous les pays scandinaves cependant que l\u2019Allemagne demandait que les Juifs du Danemark soient envoyés vers les camps de la mort.La quasi totalité des 8,000 Juifs du Danemark fut sauvée.Nous comptons commémorer cet événement, reflet d\u2019un courage et d\u2019un héroïsme extraordinaire.Nous tiendrons une cérémonie spéciale lors de la célébration du 35ème anniversaire des droits de la personne commémorant ainsi la signature de la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme.Lors de cet événement, co- parrainé par le Comité des relations communautaires, région du Québec, et le Comité de Montréal pour le judaïsme d\u2019Union soviétique, seront présents l\u2019Hon.Serge Joyal, Secrétaire d\u2019État, Mme Francine Fournier, présidente de la Commission des droits de la personne du Québec, et Alan Rose, Vice-président exécutif du CIC.Des plans sont en cours pour la tenue du programme du Mois de la musique juive pour l\u2019année 1984.Chaque année, le Comité du Mois de la musique juive parraine une gamme de programmes relativement à toute forme de musique juive, fait la promotion d'artistes, encourage de nouvelles compositions à thèmes juifs et, coordonne tous les efforts faits à l\u2019échelle de la communauté pour tenir cet événement.Ces programmes donnent une occasion exceptionnelle tant pour les Juifs que pour les non-Juifs de se rassembler dans un vaste milieu culturel.Très prochainement, nous soumettrons un mémoire sur le projet de loi 40, Loi sur l\u2019enseignement primaire et secondaire public, proposée par le D' Camille Laurin.(Suite à la page 5) Directeur : BULLETIN DU CERCLE JUIF DE LANGUE FRANÇAISE Publié par le CONGRES JUIF CANADIEN 1590 Avenue Docteur Penfield.Montréal H3G ICS Tél, 931-7531 MAYER LEVY Rédacteur en Chef et Traducteur: CHARLES DADOUN.L.Es-L.(S.G.W.U.) Dépôt légal \u2014 Bibliotheque Nationale du Québec Imprimé par GRAPHIC ENTERPRISES INC, Montréal Réponse de I\u2019Honorable G.Godin Au mémoire sur la Loi 101 présenté par le congrès juif canadien QUÉBEC, QUÉ.Le ministre des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration déclara qu\u2019il se penchera sur les préoccupations précises de la communauté juive relativement à la loi 101.Cette déclaration fut faite lors de la présentation par le CJC d\u2019un mémoire à la commission parlementaire par Gérald Godin, ministre des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration.Dans ce mémoire, M.Bernard J.Fi- nestone, président du CJC, région du Québec, et M® Frank Schlesinger, président du Comité des relations communautaires du CJC, région du Québec, firent des recommandations relativement a des changements précis a porter a la loi 101.Au nombre de ceux-ci, il y a la préoccupation à l\u2019effet que, les communications entre personnes dans de nombreuses institutions \u2014 qui sont cruciales pour la communauté juive \u2014 se tiennent en français ou dans toute autre langue.En outre, les professionnels qu\u2019il est nécessaire d\u2019engager pour que les institutions juives continuent d\u2019être viables devraient se voir accorder un permis spécial pour envoyer leurs enfants dans des écoles religieuses.M.Godin déclara qu\u2019il assumera les préoccupations relativement à l\u2019école et qu\u2019il en discutera avec le ministre de l\u2019Éducation.Il a dit comprendre la détermination du CJC à vouloir protéger les établissements publics juifs de même que les besoins traditionnels de la communauté.Lorsque M.Herbert Marx, député libéral du Comté D\u2019Arcy McGee et membre du comité d\u2019évaluation de la loi 101, lui posa des questions, M.Go- din déclara que le gouvernement est conscient des problèmes que pose l\u2019étiquetage des aliments cachers.Il déclara que le gouvernement se penche sur ces préoccupations et qu\u2019il serait disposé à adopter des règlements plus souples pendant les deux semaines que dure la Pâque juive pour qu\u2019il y ait une plus grande importation d\u2019aliments cachers des États-Unis d\u2019Amérique.Pendant le reste de l\u2019année, il déclara qu\u2019environ dix pour cent des aliments cachers n\u2019ayant pas d\u2019étiquettes bilingues serait permis au Québec. J qe ls cd oo me on inch a ln © gl ph e ls re I k on pert gl LE GOUVERNEMENT DU CANADA SE PENCHE SUR LA DIFFUSION D\u2019ARTICLES HAINEUX Ottawa.Le ministre de la justice s\u2019est déclaré impressionné par les propositions soumises par le Congrès juif canadien en regard d\u2019articles à caractère haineux.D'autre part, M.Milton Harris, président du Congrès juif canadien, déclara après un entretien avec l\u2019Hon.Mark MacGuigan: «Nous pensons que le gouvernement du Canada est profondément préoccupé par la diffusion d\u2019articles a caractère haineux et qu\u2019il se propose de renforcer l\u2019article du Code criminel traitant de l\u2019incitation à la haine.» Lors d\u2019un entretien privé avec le ministre, M.Harris soumit les propositions du Congrès juif canadien sur cette question et sur les moyens à prendre pour mettre un terme à cette diffusion.Au nombre de celles-ci, il y eut des recommandations à l\u2019effet que le terme «volontairement» soit supprimé de l\u2019expression « .fomente volontairement la haine» de l\u2019article 281 du Code criminel; que l\u2019exigence du consentement pour le procureur général de poursuivre ceux qui font de la diffusion écrite radiodiffusée ou télévisée de propagande haineuse soit abrogée comme préalable à la poursuite et que certains interdits ayant trait à tout débat religieux de quelque type que ce soit ou ayant trait à l\u2019intérêt public soient supprimés.Le président du CJC déclara que: «Le canada est devenu aujourd\u2019hui le plus important pays exportant des articles à caractère haineux et antisémitique vers M.MILTON HARRIS Président national du C.J.C.l\u2019Allemagne de l\u2019Ouest et la question fut également soulevée au Bundestag».I! ajouta également que: «II est triste de noter que n\u2019importe quelle compagnie puisse être traduite devant les tribunaux pour avoir fait une fausse publicité sur ses produits mais que, toute personne qui prononce un discours ou publie des informations niant la persécution historique dans le but de fomenter la haine, ne puisse être traduite devant les tribunaux».De l\u2019avis du CIC, il serait possible d\u2019intenter une action contre cette méthode de fomentation de la haine, conformément à cet article du Code criminel, si les recommandations du Congrès sont retenues.Lors de l\u2019entretien avec M.Harris et le ministre de la justice, il y eut également le député de Willowdale M.Jim Peterson qui déclara que: «Il était très encouragé par l\u2019intérêt manifesté par M.MacGuigan en regard de cette question par sa profonde connaissance du problème et par son appui général en regard d\u2019amendements qui renforcent les dispositions du Code criminel relativement à la littérature haineuse».Après cet entretien, M.Harris souligna que le ministre de la justice avait «donné l\u2019assurance à l\u2019effet qu\u2019il proposera des changements à l\u2019article 281, lors de la session d\u2019automne du bill omnibus, session portant sur les amendements au Code criminel.» Toujours selon M.Harris: «La démarche faite par le CJC auprès du ministre de la justice a contribué à sensibiliser le gouvernement sur l'impact des publications et articles à caractère haineux en regard des divers groupes dans notre société qui sont les victimes de ce genre de propagande maligne et pernicieuse.» ACTIVITÉS DU CJC, RÉGION DU QUÉBEC (Suite de la page 4) De nouveaux sous-comités du Comité des relations communautaires ont également été mis sur pied pour se pencher sur la loi du divorce (get), sur la représentation électorale et sur le lobby.Des administrateurs et des membres du personnel du CJC, région du Québec, se sont récemment entretenus avec le Premier Ministre Lévesque.Au cours de cet entretien, nous avons établi de nouveau le principe d\u2019un dialogue ouvert entre les membres de notre communauté et ceux du gouvernement.Nous continuerons à avoir des entretiens avec des leaders du gouvernement pour exprimer les préoccupations de la communauté juive du Québec et nous conserverons ces formes de communication ouverte.J'ai le plaisir d\u2019annoncer la nomination de M.André Amiel du Comité des administrateurs de la région du Québec.Je compte oeuvrer avec lui de même qu\u2019avec les autres membres du Comité exécutif: Morton Bessner, D' David Bensoussan, Arlazar Eliashiv, Miriam Garvis, Moe Seidman, Goldie Hershon, Rosa Finestone et Sid Cutler.La communauté juive du Québec est très importante.Il y a environ plus de 100,000 membres et nous vivons dans un contexte Nord-Américain exceptionnel.Nous sommes également une communauté en croissance avec de nouveaux immigrants venant régulièrement du Moyen-Orient, d\u2019Afrique du Nord et d\u2019Europe.Je compte représenter cette communauté vaste et importante, alers que nous, du Congrès juif canadien, région du Québec, luttons pour faire face aux besoins et préoccupations de notre communauté. LES MINORITÉS VISIBLES AU CANADA Le CJC lance un appel pour avoir des lois plus rigoureuses visant à combattre le racisme Ottawa.Le Congres Juif canadien déclare que certaines parties du Code criminel du Canada «ont permis à des personnes dans notre société d\u2019avoir l\u2019occasion d\u2019exalter le racisme.» Mme Sharon Wolfe, présidente du Comité des minorités visibles du Congrès juif canadien, mit l\u2019accent sur le fait que «la qualité de la société dont nos enfants hériteront dans le futur dépendra de notre résolution et de notre volonté politique à bâtir un Canada basé sur la compassion et la diversité culturelle.» l\u2019heure actuelle.Le Congrès juif canadien voudrait qu\u2019il y ait des changements de façon à ce que les citoyens puissent poursuivre les racistes par devant les tribunaux.À l\u2019heure actuelle, seuls des procureurs généraux en détiennent le pouvoir et peu sont ceux qui l\u2019ont exercé.De concert avec les lois décrétées dans plusieurs pays d\u2019Europe, le Congrès juif canadien souligne que la falsification de la preuve historique documentée a été rendue illégale.De gauche à droite: Sharon Wolfe, Milton Harris et Frank Schlesinger.Le mémoire soumis auprès du Comité spécial parlementaire sur les minorités visibles fut rédigé par le Comité spécial du Congrès juif canadien, porte-parole officiel de la communauté juive du Canada.Il renferme environ cinquante suggestions précises qui, grâce aux démarches effectuées, combattent le racisme et permettent par une information vulgarisée et par le biais des tribunaux, d\u2019intervenir relativement à ce problème.Le mémoire du Congrès demande qu\u2019il y ait des changements dans le Code criminel de façon à ce que la propagation de la haine n\u2019ait pas besoin d\u2019être faite «délibérément» ou «en toute bonne foi», ainsi que la loi le stipule à Le mémoire du Congrès juif reconnaît qu\u2019il y a de nombreux exemples qui existent et qui pourraient être utilisés dans les écoles par les gouvernements, dans les organismes populaires qui combattent le racisme.Certains d\u2019entre eux sont des programmes de dépistage avec lesquels le Congrès s\u2019est impliqué avec succès.Un bon nombre d\u2019entre eux implique des écoles et des universités, mettant l\u2019accent sur le fait que «apprendre a vivre dans une société multicultu- relle devrait être un objectif éducatif».Les organisations nationales devraient également être impliquées dans cette importante préoccupation.Le Comité national de liaison tripartite, un de ces groupes, est un mouvement oecuméni- Nomination de M.Salomon Amzallag Le Révérend S.Amzallag qui a oeuvré pendant plusieurs années à la Synagogue Spanish & Portuguese, vient d\u2019étre nommé au poste de président et ministre-officiant de la Synagogue du Centre Sépharade Rabbinique Maghen David et son entrée en fonction intervient à quelques mois de l\u2019inauguration officielle de ce centre.La carrière du ministre-officiant déjà fort impressionnante prend à présent une orientation nouvelle car il compte se consacrer exclusivement à la liturgie sé- pharade.Tout comme par le passé.M.Amzallag organisera des galas à travers le monde.Sa notoriété, son talent et son dévouement pour le séphardisme constituent un acquis précieux pour le Rabbinat et la Communauté juive dans son ensemble, en vue de l\u2019avancement et de la perpétuation de la liturgie sépharade.que unique en son genre ayant des représentants des principales communautés confessionnelles organisées au Canada et qui a partagé des informations sur une diversité de préoccupations mutuelles pendant plus de cinq ans.Admettant le fait que les attitudes au sein de notre société doivent également changer, le mémoire recommande aussi que des fonds plus importants soient alloués par le fédéral et par les gouvernements provinciaux auprès des commissions des droits de la personne, des commissions scolaires et des organismes populaires locaux.L'organisme national déclare également que les gouvernements doivent contribuer à se battre au niveau des communautés locales.ce NE EL a pal ssl is des 0s ie ell dés VISITE DES ÉTUDIANTS JUIFS DE FRANCE AU CJC De jeunes leaders bénévoles de la communauté juive de France ont récemment rencontré les administrateurs du Congrès juif canadien pour se faire une idée du rôle du Congrès juif canadien relativement aux relations communautaires, aux affaires inter-religieuses, aux programmes pour jeunes, et, aux rap- ports entre Israël et la diaspora.C\u2019est dans le cadre d\u2019une excursion organisée par l\u2019Office franco-québécois d\u2019échanges et par le centre Hillel que se tinrent ces réunions.La photo prise le 3 octobre 1983, montre les étudiants discutant des préoc- Groupe de jeunes leaders Juifs de France en visite au Congrès juif canadien.À l\u2019arrière plan et debout, on remarque respectivement de gauche à droite le D\" Jim Archibald, cupations communautaires avec le Df Jim Archibald et M.Mayer Lévy respectivement directeur général du Congrès juif canadien et directeur du Comité des relations communautaires, région du Québec.Directeur général du CJC, et M.Mayer Lévy, Directeur des relations communautaires du CJC, région du Québec.DROITS DES GROUPES MINORITAIRES ET RÉFÉRENDUM DE WINNIPEG Dans une lettre adressée au Premier Ministre du Canada relativement au référendum sur les droits linguistiques des Franco-manitobains qui s\u2019est tenu à Winnipeg, le Président du Congrès juif canadien, M.Milton Harris, a déclaré qu\u2019il estimait «répréhensible qu\u2019un problème d\u2019une telle importance pour un groupe minoritaire soit ainsi traité».Le Congrès juif canadien s\u2019est toujours fait le champion des droits linguistiques de tous les Canadiens d\u2019expression française, y compris les Franco- manitobains dont les droits linguistiques ont été gravement atténués au fil des années.Selon Harris et les administrateurs de l\u2019exécutif national du Congrès juif canadien, «les droits fondamentaux de tout groupe ne devraient en aucun cas être soumis aux caprices de plébiscites politiquement motivés».En outre, M.Harris a déclaré que «cette stratégie ne se conforme pas à la position publique adoptée par le gouvernement du Canada en regard de la protection des droits fondamentaux de tous les Canadiens».Le Président du Congrès a prié instamment le Premier Ministre de faire connaître la préoccupation du gouvernement fédéral en s\u2019élevant contre cette méthode arbitraire qui, d\u2019après le Congrès juif canadien, offense du même chef un grand nombre de citoyens cana- diens quelle que soit leur langue, race, origine nationale ou croyance.Conformément aux politiques établies du Congrès juif canadien relativement aux droits et libertés de tous les Canadiens, le CJC pense que la décision prise par la ville de Winnipeg de tenir un référendum sur une telle question viole l\u2019esprit, sinon la lettre, de la Charte des droits et libertés.Le Congrès juif canadien a aussi fait valoir ses points de vue sur ce problème auprès des leaders des partis de l\u2019oppo- siton du gouvernement fédéral, du Premier Ministre de la province du Manitoba, du maire de la ville de Winnipeg ainsi que de la Société Franco-ma- nitobaine. CONFÉRENCE MONDIALE RELATIVE AUX JUIFS LONDRES: Des leaders Juifs mondiaux se sont réunis à Londres pour discuter de la condition des Juifs d\u2019Union soviétique, avec le Premier Ministre d\u2019Angleterre, Madame Margaret Thatcher.Au nombre de ceux qui prirent part à cette réunion qui se tint dans la résidence officielle de Mme Thatcher, au 10 Downing Street, il y eut: Edgar Bronfman (U.S.A.); Barbara Stern (Canada); Isi Liebler (Australie); le rabbin Julius Berman (U.S.A.); Léon Dulzin (Israël); Gérald Kraft (U.S.A.); le Premier Ministre Margaret D\u2019UNION SOVIÉTIQUE Déclaration de M.Morris Abrams Thatcher (Londres, Angleterre); l\u2019Honorable Greville Janner (Londres, Angleterre); Morris Abrams (U.S.A.); Abraham Harmon (Israél); Arye Hendlek (Londres, Angleterre) et Claude Kelman du Conseil Européen sur les Juifs d\u2019Union soviétique.M.Morris Abrams souligna que Mme Thatcher était «profondément préoccupée» par le procès du prisonnier de conscience 1.Begun déclarant que: «Elle était bien informée de ce que son seul «délit» résidait dans l\u2019enseignement de l'hébreu».M.Abrams ajouta que: «Mme Thatcher, très renseignée, prenait parti pour la cause des Juifs d\u2019Union soviétique et qu\u2019elle manifesta un profond souci en regard des comités anti-sionis- tes.» Le harcèlement des activistes Juifs et la chute en spirale continue de l\u2019émigration fut l\u2019un des points central autour duquel la discussion se tint.Le dirigeant de Grande Bretagne indiqua une volonté de venir en aide à des cas pris séparément.JUIFS D\u2019UNION SOVIÉTIQUE RENCONTRE DES DÉLÉGUÉS DE CJC AVEC MADAME THATCHER PREMIER MINISTRE DE GRANDE BRETAGNE Londres, Angleterre, 31 octobre 1983 Barbara Stern, présidente du Comité canadien pour les Juifs d\u2019Union soviétique, a déclaré que: «La Grande Bretagne doit oeuvrer de concert avec d\u2019autres possessions du Commonwealth et spécialement avec le Canada, pour permettre aux Juifs de quitter l\u2019Union soviétique.» Madame Stern était l\u2019un des délégués présents au Praesidium de la Conférence mondiale des Juifs d\u2019Union soviétique qui se tint à Londres.Parmi les autres délégués venus du Canada, il y eut Alan Rose, Vice-président exécutif du Congrès juif canadien et Martin Penn, directeur national du Comité canadien pour les Juifs d\u2019Union soviétique.8 Durant la conférence, au cours d\u2019un entretien privé avec le Premier Ministre, Madame Thatcher donna aux délégués l\u2019assurance qu\u2019ils pouvaient compter sur sa «résolution ferme et continue visant à faire tout ce qui est en son possible pour persuader les autorités d\u2019Union soviétique de rouvrir les portes de leur pays, permettre aux Juifs de quitter, et, sauf indication contraire, honorer leurs engagements conformément à l\u2019Acte Final d\u2019Helsinki.Le Praesidium, qui s\u2019est réuni en une époque de croissance de la tension sur la scène internationale, prit en considération la détérioration sévère du traitement infligé au peuple juif par les autorités d\u2019Union soviétique.Martin Penn déclara: «Nous sommes les témoins d\u2019une poussée menaçante en matière d\u2019oppression à l\u2019égard des Juifs qui désirent affirmer leur identité nationale et religieuse et qui insistent sur leur droit à retourner dans leur patrie.» «Les autorités d\u2019Union soviétique ont eu recours au stratagème honteux visant à créer des comités anti-sionistes, lesquels endossent les politiques anti-juives du gouvernement d\u2019Union soviétique.Pour supprimer tous les efforts visant à préserver l\u2019identité juive, les autorités d\u2019Union soviétique se sont engagées à traiter brutalement ceux qui cherchent à promouvoir l\u2019étude de la culture juive et de l\u2019hébreu».Mme Stern ajouta que: «Ces développements défavorables doivent être perçus comme un écho à la campagne anti- sémitique promue par le gouvernement d\u2019Union soviétique et, orchestrée et amplifiée par tous les média.Cette campagne vise à exposer les Juifs au mépris et à la haine de l\u2019ensemble de la population».( I.ie ® et J if 4 ni ls pi 3 }H Ottawa.Le Congrès juif canadien «approuve l\u2019idée du Service canadien du renseignement de sécurité» mais avertit que ses pouvoirs doivent demeurer «dans le cadre de .la protection des libertés civiles.» Le mémoire fut rédigé par le Comité de droit et d\u2019action sociale du Congrès juif canadien sous la direction du professeur Fred Zemans et fut présenté au Comité spécial du Sénat par Milton Harris, Président du Congrès juif canadien, porte-parole officiel de la communauté juive du Canada.L'organisme national a instamment prié que des changements majeurs portant préjudice à l\u2019interprétation et à la responsabilité du projet de loi C-157 soient faits.Tout en admettant le besoin d\u2019un Service canadien du renseignement de sécurité, M.Harris mit l\u2019emphase sur le fait que: «la nécessité de responsabilité importe dans notre système politique et ne doit pas l\u2019emporter sur la préoccupation très importante relative à l\u2019abus éventuel.» Tout en admettant le besoin d\u2019un service de sécurité visant à combattre le terrorisme et ce que le projet de loi énonce dans les termes: «les activités d\u2019origine étrangère», le mémoire du Congrès juif canadien stipule qu\u2019un «service du renseignement responsable devrait être compatible tant avec nos valeurs démocratiques qu\u2019avec la protection desdites valeurs.» M.Harris mit tout particulièrement l\u2019accent sur le fait que la définition d\u2019«actes illicites» telle qu\u2019elle est actuellement présentée dans la législation proposée était vague, imprécise et devrait faire l\u2019objet d\u2019une préoccupation à l\u2019égard des activités qui sapent les valeurs processus et structures intrinsèques du gouvernement démocratique du Canada.M.Harris demanda d\u2019urgence aux membres du Comité spécial du Sénat de s\u2019assurer que le nouveau Service serait responsable de ses actes vu que dans le cadre du projet de loi, tel que rédigé, «des membres du Service peuvent estimer qu\u2019il serait bon d\u2019enquêter auprès d\u2019un membre d\u2019un groupe de protestation licite sous couvert d\u2019être renseignés sur certains aspects de la situation générale au Canada.» Afin de s\u2019assurer que le Service n\u2019est pas mal renseigné et qu\u2019il respecte les De gauche à droite: Joe Magnet, conseiller; Élisabeth Wolfe, conseiller; Milton Harris, Président du CJC; Alan Rose, Vice-président exécutif du CJC; Frank Schlesinger, Vice-président national du CJC, région du Québec et Fred Zemans, Président du Comité de droit et d\u2019action sociale.droits des citoyens, le mémoire du Congrès juif canadien est d\u2019accord à l\u2019effet que les rôles de la surveillance devraient être distincts de ceux des agences chargées de la mise en vigueur de la loi et qu\u2019il y est recommandé que le Ministre soit responsable du fonctionnement quotidien du Service et que le directeur en approuve toutes les demandes de mandats.D\u2019autres recommandations comportent un réexamen complet du Service après cinq ans et que les juges responsables pour l\u2019émission du mandat soient nommés par le Juge en chef de la Cour Suprême.LES ARTS VISUELS AU PROFIT DES PERSONNES AVEUGLES L'institut national canadien pour les aveugles a tenu le lundi 28 novembre au Centre Sheraton, Montréal, un encan d\u2019oeuvres d\u2019art pour assurer la survie de PIN.C.A.Cet événement artistique de grande envergure regroupe les oeuvres de peintres, graveurs et sculpteurs québécois et internationaux, connus ou de la relève.A l\u2019heure actuelle, plus d\u2019une centaine d\u2019oeuvres ont été offertes pour être vendues aux enchères.M.lan Fraser, de renommée mondiale, fut l\u2019encanteur lors de cette soirée gala.Les profits de cet encan sont essentiels aux 8,000 personnes aveugles du Québec inscrites à l\u2019I.N.C.A.Cet organisme privé à but non lucratif offre un éventail complet de services notamment des services communautaires, un service de main d\u2019oeuvre, un service de bibliothèque de livres-parlés, une Salle des ventes offrant divers articles conçus ou adaptés pour les personnes aveugles.De plus, l\u2019IN.C.A.se consacre à la prévention de la cécité et offre des cours de formation ophtalmologique, un programme de prévention industrielle, une clinique ophtalmologique mobile, des cliniques de dépistage de glaucome.L'organisation de cet événement fut parrainé par son Excellence Jean-Pierre Côté, Lieutenant-gouverneur de la province, du Sénateur Hartland de M.Mol- son et d\u2019une vingtaine de personnalités du monde des affaires et des milieux gouvernementaux.D'autre part, pendant plusieurs mois déjà, les professionnels du milieu des arts visuels ont oeuvré bénévolement pour la tenue de cette soirée. = TN == a a TE gs \u20ac = tt (TR \u2014\u2014_\u2014 EE \u2014 = ev Ne \u2014 \u2014 = SÉsc EST RS = es 7'E2Z 252 IRN st aii se === 8B = 0 f= &F FF cow - © \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 - no - Cw ni - TABLEAU SYNOPTIQUE DE LA SOLIDARITE SCIENTIFIQUE APRES L\u2019ARRESTATION DE BRAILOVSKI Décembre 1980 Voici un extrait du témoignage d\u2019Yves Quéré à son retour de Moscou: «L\u2019arrestation de Victor Brailovski a été le premier signe visible d\u2019un énorme iceberg: il s\u2019agit de la mise au pas, voire de l\u2019arrêt de toutes les activités un peu marginales des Juifs de Moscou et probablement d\u2019URSS» Outre le séminaire des scientifiques, il y a bien d\u2019autres activités touchées, tels les séminaires d\u2019études bibliques, d\u2019études du Talmud, toute une série de manifestations culturelles qui étaient plus ou moins connues et qui dans le mois et demi qui s\u2019est déroulé ont été interdites! Novembre 1981 Alfred Kastler, André Lwoof, Laurent Schwartz et Jean-Paul Mathieu, au nom du Comité Scientifique, s\u2019adressent à la Conférence de Madrid: «Lors de l\u2019ouverture de la Conférence le 11 novembre 1980, nous avions soumis les cas particulièrement douloureux de 387 de nos collègues «exclus de la Science» pour avoir demandé à émigrer.Aujourd\u2019hui, à l'heure où la Conférence de Madrid reprend ses travaux, un bilan nous a paru s\u2019imposer.Des 387 cas, pour lesquels nous étions intervenus, seules 20 personnes ont été autorisées à émigrer, 1 est décédée et 9 ont été, entre-temps, condamnées à des peines de camp, de prison ou de relégation! Novembre 1982 M, Claude Bardos, mathématicien à l\u2019École Normale Supérieure, s\u2019est rendu à Moscou.Il y a donné une communication sur les «pôles de la matrice de scattering» et un exposé général sur «les problèmes de comportement asymptotiques de pôles et de valeurs propres».Environ quinze «exclus de la Science» y participaient.L'intérêt était très vif.Les interventions nombreuses.Malgré les difficultés, les participants tiennent à maintenir les activités du séminaire, et sont heureux d\u2019accueillir des visiteurs.M.Louis Michel, physicien, membre de l\u2019Académie des Sciences, a donné une conférence dans le cadre de ce même séminaire, le 28 novembre.M.Louis Michel précise que cette rencontre avec les «exclus» et la participation à leur séminaire a représenté pour lui un événement tout à fait remarquable.Janvier 1983 Témoignage d\u2019un scientifique de retour de Moscou: les gens sont très tendus.L\u2019émigration est pratiquement stoppée.Les tentatives d\u2019intimidation nettement intensifiées.On convoque les demandeurs de visa.On leur annonce que leur demande est refusée.Dorénavant ils ne pourront plus présenter de nouvelles demandes, Février 1983 Témoignage d\u2019un physicien de retour d\u2019URSS.«La situation des refusés ne cesse de s\u2019aggraver: \u2014 Il y a de moins en moins de visas (moins de 100 par mois).\u2014 H y a de fortes pressions sur certains d\u2019entre eux pour qu\u2019ils retirent leur demande de visa.\u2014 Certains ont reçu des refus de visa «définitifs».\u2014 Enfin, le plus grave: une enquête judiciaire est ouverte depuis peu contre un certain nombre de scientifiques refusés qui avaient envoyé à l\u2019étranger plusieurs lettres.Malgré les difficultés présentes, le séminaire scientifique continue à se tenir chez Yacov Alpert, à l\u2019occasion de la visite de scientifiques étrangers.Au cours de l\u2019année 1982, une cinquantaine d\u2019Occidentaux ont rendu visite au groupe des scientifiques refusés de Moscou, et 32 d\u2019entre eux ont présenté des exposés (dont, notamment, 8 physiciens français).À mon séminaire (présenté, cette fois, en russe), il y avait 14 auditeurs.» Mai 1983 Témoignage d\u2019un mathématicien, de retour d\u2019une visite à Moscou: \u2014 La situation est tendue.Cette tension est due, entre autres, au nombre extrêmement bas d\u2019autorisations d\u2019émigration accordées, \u2014 une forte campagne anti-sioniste sévit, avec en particulier, la création, il y a un mois, d\u2019un Comité anti-sioniste et la publication de pamphlets dignes du Protocole des Sages de Sion, \u2014 arrestations et condamnations, \u2014 nouvelles inculpations.» Août 1983 Un Comité en faveur du Professeur Yacov Alpert se constitue.Voici un extrait d\u2019une lettre qu\u2019il adresse à M.le professeur Alexandrov, Président de l\u2019Académie des Sciences d\u2019URSS: «Y.Alpert anime actuellement le Séminaire dit des exclus de la Science de Moscou.Ce séminaire demeure, à Moscou, le seul lieu d\u2019expression et d\u2019échanges scientifiques de nos collègues «exclus».Il revêt donc à nos yeux une très grande importance, à la fois symbolique car nous sommes profondément attachés à la liberté d\u2019expression des scientifiques du monde entier, condition absolue du développement de la Science, et réelle car plusieurs d\u2019entre nous ont pu constater sur place l\u2019excellente qualité des séminaires et conférences qui y sont présentés.» 10 LE PROFESSEUR V.BRAILOVSKI (U.R.S.S.) REÇU DOCTEUR HONORIS CAUSA DE L\u2019UNIVERSITÉ DE PICARDIE-AMIENS FRANCE: La cérémonie de remise du titre de docteur Honoris Causa à Victor Brailo- vski s\u2019est ouverte sous la présidence de M.Christian Gras, recteur de l\u2019Académie, et de M.Bernard Rousset, président de l\u2019Université d\u2019Amiens.L\u2019oeuvre et la personnalité de Victor Brailovski ont été présentées par Yves Quéré, physicien, correspondant de l\u2019Académie des Sciences.Victor Brailovski, condamné le 18 juin 1981 à cinq ans de relégation, purge sa peine à Beincou dans le Kazhakstan.+ % * C\u2019est à un homme de science et à un homme de culture que l\u2019Université de Picardie décerne aujourd\u2019hui le titre de Docteur Honoris Causa.Victor, Irina et Dalya Brailovski.Le Professeur Brailovski est d\u2019abord un homme de science.Agé de 47 ans, diplômé en 1959 du Département de Calcul sur ordinateur de l\u2019Institut d\u2019Energétique de Moscou, il devient cette même année chercheur à l\u2019Institut de Contrôle Electronique des Machines à Moscou.Docteur ès-science en 1965, il est alors nommé Maître de Conférences à l\u2019Institut de Radioélectronique et d\u2019Automatisme de Moscou où 1l enseigne la théorie des probabilités et des statistiques mathématiques.Son activité scientifique va alors se développer dans ce domaine frontière entre les mathématiques, la physique et l\u2019informatique que constitue la cybernétique.Nous trouvons dans son oeuvre une série de travaux purement mathématiques concemant le traitement algorithmique des données numériques.Mais les méthodes mathématiques qu\u2019il développe sont essentiellement axées vers des problèmes appliqués.Victor Brailovski est.notamment un spécialiste LE 18 MARS 1983 par Yves Quéré reconnu du problème de la «reconnaissance des formes».De même signe-t-il de nombreux travaux sur des sujets aussi variés que le traitement algorithmique des données médicales, appliqué à l\u2019évaluation de la gravité des brûlures ou au diagnostic de l\u2019appendicite chronique, la prévision des éruptions solaires ou l\u2019analyse des circuits électroniques.Cybernéticien de renommée internationale, auteur de plusieurs brevets et d\u2019une quarantaine d\u2019articles scientifiques dans les meilleures revues soviétiques, Victor Brailovski est donc un homme de science, et de la meilleure veine.Mais c\u2019est aussi, et au plus haut niveau, un homme de culture, c\u2019est-à-dire, comme .une atmosphère exceptionnelle.pour toute vraie culture, un homme de l\u2019enracinement, un homme de la solidarité et un homme du risque.Son enracinement, Victor Brailovski l\u2019a redécouvert \u2014 avec quelques difficultés! voici une vingtaine d\u2019année, dans la culture hébraïque, au travers de rares livres qu\u2019il pouvait trouver.Il apprend l\u2019hébreu.Bientôt il l\u2019enseigne.Le voici fondant un modeste journal, depuis devenu célèbre: «Les Juifs en URSS», distribué bien sûr en samizdat.Dans le numéro S de ce journal qui va jouer un rôle majeur dans sa vie, ultérieurement dans sa condamnation, il écrit: «Notre intérêt pour le problème des Juifs d\u2019URSS est né il y a longtemps et il était d\u2019abord lié à une volonté naturelle de connaissance de soi.Ceux avec qui nous avons abordé ce sujet ont exprimé des idées tout à fait diverses sur l\u2019histoire.la culture, et les problèmes sociaux des juifs en URSS.En vérité, autant d\u2019individus, autant d\u2019idées!» Et plus loin: «les articles adressés au journal doivent: I.Se situer a un niveau de compétence satisfaisant, 2.Ne poursuivre aucun but politique, 3.Ne contenir ni mensonges, ni attaques injurieuses».Avec cette diversité des jugements qui est l\u2019une des marques de la culture et avec ces critères de rigueur qui signent un souci scientifique, la revue va inlassablement tenter d\u2019exhumer ce qui, depuis les années 20, a été systématiquement enterré par les autorités, de faire revivre cette littérature, cette histoire, ce théâtre juifs, ces études bibliques, qu\u2019on a tenté de gommer de la conscience collective; et au minimum de maintenir vivante la mémoire des victi- Les «Séminaires du Dimanche,» .mes juives du nazisme, qui ont le droit officiel d\u2019avoir été des victimes mais pas celui d\u2019avoir été des juifs! J\u2019entends encore Victor Brailovski me parler, et avec quelle intensité, du massacre de la forêt de Rumbuli près de Riga où 130,000 juifs furent assasinés en 1943 par les S.S.sans qu\u2019on ait le droit dans l\u2019Union soviétique actuelle de mentionner qu\u2019ils étaient juifs! C\u2019est toute cette histoire millénaire de son peuple, histoire biffée, extirpée, piétinée, au mieux ignorée, l\u2019histoire de ses joies, de ses drames, l\u2019histoire de sa foi, que Victor Brailovski voulait refaire germer dans son journal et aussi lors de séminaires de culture juive qu\u2019il organisait parfois dans son petit appartement de Moscou.Cet appartement va bientôt devenir célèbre dans la communauté scientifique internationale.En effet, les scientifiques juifs de Moscou qui, ayant postulé à (Suite à la page 12) 11 BRAILOVSKI.(Suite de la page 11) partir de 1972 pour un visa d\u2019émigration, se l\u2019étant fait refuser \u2014 d\u2019où leur nom de «refuzniks» \u2014, ayant alors en général été licenciés de leur institut, avaient pris l\u2019habitude de se rencontrer pour un séminaire hebdomadaire \u2014 de physique ou de mathématiques \u2014 dans l\u2019appartement de l\u2019un d\u2019entre eux, Mark Azbel.Lorsque celui-ci quitta l\u2019URSS en 1977, Victor et Irina Brailovski, pour qui la culture est aussi une solidarité, décidèrent tout naturellement d\u2019accueillir chez eux ce séminaire hebdomadaire dit «des exclus de la science».«Exclus», ils le sont assurément ces physiciens, chimistes, ingénieurs qui licenciés chômeurs n\u2019ont même plus le droit d\u2019accéder à la moindre bi- bHothèque, ou d\u2019assister au moindre colloque, à qui l\u2019on refuse le droit à toute publication scientifique dans le même temps qu\u2019on les accuse de «parasitisme social» puisqu\u2019ils ne publient plus! Exclus, ils le sont bien, et ce séminaire du dimanche constitue bientôt leur seul oxygène intellectuel et moral, voire même le seul lieu de solidarité matérielle élémentaire pour ces hommes et ces femmes sans salaire.Et c\u2019est là, bien sûr, que la culture- enracinement qui s\u2019est muée en une culture-solidarité glisse aussitôt à la culture-risque.Je parle du risque exaltant de toutes les confrontations libres d\u2019idées et de convictions où nous les risquons, nos idées et nos convictions, pour être en état d\u2019être fécondées par celles des autres.Et ce rôle de «laboratoire des idées», je suis sûr que l\u2019appartement des Brailovski l\u2019a joué pleinement.Mais je parle surtout de l\u2019autre risque, dans le sens le plus banal de ce mot et dans ses conséquences les plus odieuses: le risque que prennent tous les hommes de liberté et de vérité lorsqu'ils se battent à mains nues contre un système d\u2019oppression et de mensonge.Que ce cybernéticien fasse de la cybernétique, passe encore.Mais que cet homme de culture tente de faire vivre une vraie culture, autre qu\u2019officielle et estampillée, voila qui est peu admissible.Que la-dessus, ce citoyen soviétique ait l\u2019insolence de demander un visa d\u2019émigration, voilà qu\u2019on ne peut laisser passer sans sévir.Victor et Irina sont l1- cenciés en 1972, lui sans la moindre notification officielle, elle par décision de l\u2019Assemblée des Délégués Syndicaux de son Institut.Que cet homme de science tente malgré tout de continuer à faire de la science, voilà qui dépasse les bornes: 12 Rencontre de la C.D.P.du Québec avec des communautés culturelles En octobre dernier, la présidente de la Commission des droits de la personne du Québec, Mme Francine Fournier, avait invité plusieurs communautés culturelles à une rencontre-échange sur la portée des amendements à la Charte.Lors de cette rencontre, le Congrès juif canadien y fut représenté.Il y eut entre Mme Francine Fournier et le représentant du CJC un échange de propos qui fut relativement fructueux.Puis, par la suite, M° Madeleine Caron prit la parole pour débattre de la Charte des droits et de ses amendements.Une série d\u2019ateliers, six en tout, se tinrent le dimanche 12 novembre 1983 portant respectivement sur l\u2019âge, les antécédents judiciaires, le handicap, le harcèlement, les programmes d\u2019accès à l\u2019égalité et les avantages sociaux.Les objectifs de ces ateliers furent doubles soit: 1) permettre de mieux saisir la portée des amendements à la Charte; 2) en assurer la meilleure application.De nombreuses personnes adressaient à la Commission des droits de la personne des plaintes de discrimination fondées sur l\u2019âge, surtout dans le secteur du travail.En ajoutant cette nouvelle donnée parmi les motifs interdits de discrimination, le législateur québécois vient d\u2019une part de combler une grosse lacune dans la Charte des droits et libertés de la personne et d\u2019autre part, de répondre à une longue attente de la Commission et de tous ceux qui sont concernés.Dans le secteur du travail, l\u2019âge intervient de façon particulièrement dramatique en matière d\u2019embauche et lors des licenciements.Pour de multiples raisons, des personnes étaient «remerciées» et ne pouvaient plus retrouver d\u2019emploi.Ainsi, la Commission des droits de la personne désormais constituera un recours possible pour les cas de discrimination fondée sur l\u2019âge.Par ailleurs, depuis 1977, la Commission des droits de la personne reçoit, sous le motif de la condition sociale, des plaintes de personnes ayant été victimes de discrimination en raison de leurs antécédents judiciaires.Ce préjugé séculaire constitue une sanction sociale qui s\u2019ajoute à la sanction pénale.Cette sanction a pour effet de consacrer de façon quasi-permanente la perte du statut de membre à part entière de la société.La Commission a présenté la recommandation suivante: «La Commission recommande, dans le but de clarifier et de préciser la notion de condition sociale, de modifier l\u2019article 56 pour lui ajouter le paragraphe suivant: (Suite à la page 14) on perquisitionnera maintes fois son appartement et on lui confisquera livres et manuscrits .Qu\u2019enfin ce juif se batte contre l\u2019antisémitisme, qu\u2019il tente d\u2019animer un cercle biblique et d\u2019honorer la mémoire des victimes du nazisme, voilà qui décidément est trop.On l\u2019emprisonnera (en novembre 1980), on lui fera un procès et on le condamnera à 5 ans d\u2019exil.Et c\u2019est là qu\u2019il travaille aujourd\u2019hui, à Beineu, une petite ville de Kazakhstan comme réparateur d\u2019ordinateurs.Plutôt soulagé \u2014 comme nous l\u2019avons nous- même été \u2014 que ses juges l\u2019aient dans leur grande magnanimité envoyé en exil plutôt que dans un camp, comme l'acte d\u2019accusation le leur permettait, cet homme inébranlable mais malade poursuit là son oeuvre scientifique.Peu attentif à tout cela parce que soutenu par Irina, soutenu par ses collègues refuzniks, soutenu par la communauté internationale; et soutenu aussi par l\u2019idée que le combat contre l\u2019oppression commence par le combat pour la culture.Un jour où je lui citais cette question, stupéfiante au pays de Gutenberg, que m\u2019avait posée à la frontière un policier est-allemand: «Avez-vous à déclarer des armes, des munitions ou des livres?», il m'avait dit: «C\u2019est le livre que le dictateur redoute plus que tout.Et c'est par la culture que nous devons lutter contre les dictatures, contre toutes les dictatures».Ces combats, celui de l\u2019esprit contre l\u2019obscurantisme, celui des droits contre la tyrannie, celui de la vérité contre l\u2019imposture, notre collègue Brailovski les a menés avec un courage et une foi admirables.Victor Brailovski est un homme qui se bat «honoris causa» c\u2019est-à-dire pour la cause de l\u2019honneur des hommes; un homme qui mérite donc d\u2019être salué «honoris causa» c\u2019est-à-dire à cause de son honneur et de sa dignité.ee ss so =: = = ji Tu.| | LA SORTIE D\u2019AUSCHWITZ 27 janvier 1945 Qu\u2019on entende maintenant le récit de la sortie d\u2019Auschwitz dit par un officier commandant une formation de la 97ème division de la LXème armée du 1°\" Front d\u2019Ukraine: «Sous les armes depuis 1941, j'ai d\u2019abord subi la honte de la retraite devant l\u2019agression allemande, puis la mi- sere dans l\u2019hiver russe aussi terrible pour nous que pour nos ennemis, avant de ressentir la colère d\u2019un soviétique devant la dévastation de mon pays par les envahisseurs.Quand arriva le temps des contre-attaques, Staline rassembla toutes nos énergies vers les futures victoires de la Grande Guerre Patriotique.L\u2019offensive générale du 12 janvier 1945 devait être le combat final, mais la résistance de certains éléments de la XVIIème armée allemande nous obligea à mener des combats acharnés.C\u2019est dans cet enfer que, le 24 ou le 25 janvier, mes soldats capturèrent un groupe de civils armés qu\u2019ils s\u2019apprêtaient à fusiller comme espions ennemis quand je les entendis parler entre eux.Je m\u2019approchai et l\u2019un d\u2019eux me cria: «Ya, Franzouski Partizan>.Je décidai de les interroger et j'appris qu\u2019ils étaient des évadés d\u2019un camp d\u2019extermination.J\u2019avais entendu parler de Maïdanek où des russes, des polonais et des juifs avaient été massacrés mais j\u2019ignorais que nous étions à proximité d\u2019Auschwitz qui ne figurait pas sur notre plan d\u2019offensive.Le plus jeune d\u2019entre eux, le Franzouski Partizan s\u2019appelait Raphaël Feigelson et me convainquit de prendre ce camp d\u2019où les nazis venaient d\u2019évacuer, pour les massacrer, la plupart des détenus, mais où restaient encore trois mille survivants malades ou dans un état de grande faiblesse.Un Sonder Kommando SS était déjà sur place pour les exterminer et détruire les camps à Auschwitz et à Birkenau pour effacer les traces du plus grand massacre de juifs qu\u2019ait connu l\u2019histoire.Il me semblait pourtant curieux que notre Etat-Major ne m\u2019ait point indiqué cet objectif à proximité de mon secteur, mais je pensais qu\u2019une autre unité avait été chargée de libérer ces camps.Devant l\u2019urgence de la situation, je modifiai mon ordre de route et portai mes combats d\u2019avant-garde vers Auschwitz sans rencontrer aucun des nôtres.Conduits par Raphaël Feigelson qui fut un exemple de bravoure au cours de notre attaque, nous prîmes les allemands de revers et nos héroïques soldats investirent la zone concentrationnaire.Les S.S.surpris par notre arrivée soudaine, ne purent, ni détruire le camp, ni massacrer les survivants, ni s\u2019enfuir: pas un n\u2019en réchappa pour informer Hitler et ses complices que le monde allait connaître l\u2019ampleur et les moyens de leur crime.Je ne saurai dire aujourd\u2019hui quelle fut mon horreur en pénétrant dans ces lieux, ni la souffrance que je ressentais quand des patrouilles que javais envoyées plus avant me rapportèrent notamment les massacres de la forêt de Gleiwitz.Si Dieu n\u2019avait mis sur mon chemin le Franzouski Partizan, Auschwitz aurait disparu de l\u2019histoire avant l\u2019arrivée de notre armée car les S.S.avaient pour mission de détruire le camp et ses installations de meurtres et de tortures, la gare, les archives Les cadavres dans les ruines auraient ajouté leur impuissance au silence des six millions de morts massacrés une deuxième fois pour l\u2019éternité.De ce que je viens de raconter, j\u2019informerai notre État-Major que, m\u2019ayant félicité au nom du Maréchai Koniev de mon initiative, m\u2019ordonna de regagner aussitôt le secteur qui m\u2019avait été assigné en rattrapant coûte que coûte le temps que J'avais perdu.Après de durs combats de nettoyage \u2014 auxquels participa Raphaël Feigelson avant de nous quitter \u2014 afin d\u2019être sûrs qu\u2019aucun groupe S.S.n\u2019avait réussi à nous échapper, je regagnais l\u2019objectif fixé par mon ordre de route en avance sur les délais prévus.Ainsi le détour que j'avais fait à Auschwitz, loin d\u2019affaiblir mon secteur du front, avait permis d\u2019enfoncer un coin dans les défenses allemandes».Octroi accordé par le fédéral au service d\u2019archives du CJC.Montréal.Le service des archives nationales du Congrès juif canadien a reçu un deuxième octroi du programme Outils de recherches d\u2019études canadiennes relevant du Conseil de Recherches en Humanités et en Sciences Sociales.Ms.Judith Nefsky, directrice du service des archives, déclara que: «La remise de cet octroi est un signe patent de la reconnaissance de l\u2019importance des documents de la communauté juive pour l\u2019étude de l\u2019histoire sociale canadienne», et ajouta que: «le professionnalisme du service des archives nationales du CJC n\u2019est plus à prouver aux yeux d\u2019éminents historiens carladiens et d\u2019archivistes qui prennent ces décisions.» Les fonds sont utilisés pour que les documents du Service d\u2019Aide aux Immigrants Juifs du Canada (AIJC/JIAS) soient à la portée des chercheurs.Ce fonds qui comporte plus de 200 mètres linéaires de documents, doit être classé de façon systématique pour être publié sous forme de guide pour chercheurs.Le premier octroi reçu du Conseil des Recherches fut utilisé pour rédiger et publier un guide détaillé de recherche relatif aux documents de la Colonisation juive du Canada.Ceux-ci sont désormais accessibles aux chercheurs.Les dossiers de ces deux agences qui facilitèrent l\u2019accès des immigrants juifs et leur établissement au Canada, de même que les dossiers du CJC, constituent une excellente source d\u2019étude de l\u2019immigration, de la réception et de l\u2019intégration des Juifs au Canada au cours du siècle dernier.Les membres du personnel responsables du projet sous la direction de Ms.Judith Nefsky, sont: Louis Chevrette, archiviste auparavant à l\u2019emploi d\u2019Archives Publiques Canada et de l\u2019université Laval, et Lillian Reinblatt, sociologue et conférencière à l\u2019université Concordia.Les conseillers qui oeuvrent avec l\u2019équipe du projet sont le professeur Irving Abella, auteur du volume récemment publié sur le Canada et les Juifs d\u2019Europe au cours de |l\u2019Holocauste: «None Is Too Many», le Dr Joseph Kage vice-président exécutif à la retraite de la JIAS, et David Rome, historien.Le service des archives se trouve dans l\u2019Édifice Samuel Bronfman a Montréal, siege social du CJC.Les Archives nationales du CJC détiennent également les dossiers de plusieurs organismes communautaires, les documents personnels de certains membres de la communauté, et, un très important fonds documentaire sur pratiquement toutes les communautés juives à travers le Canada.«Chaque jour», déclare Ms.Nefsky, «les dossiers d\u2019une importance historique sont ouverts dans la communauté et, chaque jour ces dossiers sont détruits soit par négligence, soit par détérioration ou à dessein.La plus difficile de nos tâches est d\u2019inciter les personnes à conserver leurs dossiers pour les prochaines générations, particulièrement ceux des institutions ou organismes communautaires.» 13 (Au fil des collections) du 29 septembre 1983 au 8 janvier 1984.- Hans Hofmann, l\u2019enseignement (Cabinet des dessins et estampes) du 18 novembre 1983 au 8 janvier 1984.\u2014 Rétrospective Maurice Cullen, 1866-1934 vernissage le 8 décembre 1983 du 9 décembre 1983 au 22 janvier 1984.\u2014 Les dessins de Ferdinand Hodler vernissage le 8 décembre 1983 du 9 décembre 1983 au 22 janvier 1984.\u2014 La déification d\u2019Enée de Charles Le Brun (Au fil des collections) du 19 janvier au 22 avril 1984.\u2014 Le livre illustré au Québec et en France \u2014 L\u2019éducation de la Vierge de Théophile Hamel Exposition au musée des Beaux-Arts de Montréal \u2014 Antoine Plamondon \u2014 Le chemin de croix de Péglise Notre-Dame de Montréal vernissage le 2 février 1984 du 3 février au ler avril 1984.\u2014Rétrospective Alex Colville vernissage le 8 février 1984 du 9 février au ler avril 198e.\u2014 Etidlooie Etidlooie (Cabinet des dessins et estampes) du 9 mars au 22 avril 1984.\u2014 Temps présent vernissage le 12 avril 1984 du 13 avril au 3 juin 1984.\u2014 La collection Seagram de dessins de sculpteurs contemporains (Cabinet des dessins et estampes) de 1900 a 1950 (Cabinet des dessins et estampes) du 20 janvier au 19 février 1984.\u2014 Bouguereau vernissage le 21 juin 1984 du 22 juin au 23 septembre 1984.du 3 mai au 10 juin 1984.RENCONTRE .(Suite de lap.12) 56.5: «Dans la Charte, l\u2019expression condition sociale doit s\u2019interpréter comme incluant notamment le fait d\u2019avoir des antécédents judiciaires».Depuis près de cinq ans, la Commission reçoit des plaintes de victimes de harcèlement sexuel.Bien que cette forme soit la plus connue, elle n\u2019est pas l\u2019unique et seule forme de harcèlement constituant la discrimination.La protection contre celle-ci existe dans les secteurs de l\u2019emploi, de l\u2019hébergement et de l\u2019éducation.On la retrouve aussi dans les services ordinairement offerts au public.On peut dire enfin que le harcèlement constitue un champ d\u2019intervention encore peu exploré par la Commission.L\u2019expertise des groupes et organismes constituerait un apport précieux à l\u2019élaboration des interprétations et des actions visant à l\u2019application concrète du nouvel amendement relatif au harcèlement.Plusieurs autres ateliers se sont également tenus simultanément et il est à espérer que les objectifs exposés et les moyens à prendre tels que mentionnés lors de ces ateliers constitueront une des visées majeures de la Commission des droits de la personne du Québec qui a été saisie par les divers intervenants lors de la rencontre-échange qui s\u2019est tenue le dimanche 13 novembre 1983.14 \u2019HANOUCCAH I SOUS LA DOMINATION SYRIENNE C\u2019était il y a plus de 2,000 ans, quand le pays d\u2019Israël faisait partie de l\u2019Empire syrien où régnait la dynastie des Séleucides.Pour conter les événements qui conduisirent à l\u2019histoire de «Hanouccah, commençons par Antiochus III, roi de Syrie (il régna de 3538 à 3574).Il avait fait la guerre au roi Ptolémée d\u2019Egypte pour conquérir le Pays d\u2019Israël.Anti- ochus fut vainqueur et le Pays d\u2019Israël fut annexé à son empire.Au début de son règne, il était bien intentionné envers les Juifs et leur accorda quelques privilèges.Plus tard, battu par les Romains et forcé de payer de lourdes réparations, ce furent les différentes nations de son empire qui durent se charger de fournir les lingots d\u2019or que les Romains lui demandèrent.A la mort d\u2019Anti- ochus, son fils, Séleucus IV, lui succéda.Celui-ci était plus sévere pour les Juifs et les opprima davantage.Aux difficultés venant de l\u2019extérieur, s\u2019ajoutèrent au sein du Judaïsme de graves et menaçants dangers.L'influence des Pro-Hellénistes (une partie de la population juive qui acceptait l\u2019idôlatrie et le mode de vie syrien) allait en augmentant.Johanan, le grand prêtre, prévoyait le danger qui menaçait le Judaïsme par la pénétration en Palestine de l\u2019influence syrienne.Car, contrairement à l\u2019idéal de la beauté extérieure, idôlatré par les Syriens, le Judaïsme mettait en avant l\u2019idéal de la vérité et de la pureté morale, comme ordonné par Dieu dans la Sainte Torah.Le peuple juif ne pouvait pas abandonner sa foi en Dieu et accepter le paganisme des Syriens et des Grecs.Par conséquent, Johanan s\u2019opposa à toute tentative de la part des Pro- Hellénistes juifs d\u2019introduire des coutumes grecques et syriennes en Palestine.Les Pro-Hellénistes le haïssaient.Un de ceux-ci raconta au gouverneur général que, dans la trésorerie du temple, il y avait une immense fortune.La richesse de la trésorerie provenait des pièces de mi-sicle que tous les Juifs adultes versaient annuellement.Cet argent était destiné à payer les sacrifices exécutés sur l\u2019autel et aussi à renforcer et améliorer la construction du Temple.Une autre source de revenus était constituée par les fonds d\u2019orphelins déposés dans la trésorerie du Temple jusqu\u2019à ce que les enfants devinssent majeurs.Séleucus avait besoin de l\u2019argent pour payer des impôts aux Romains.Il envoya son ministre, Helyo- dros, pour prendre de l\u2019argent dans la (Suite à la page 15) yl vant on sl Il ce des fie fo ne.\u2019HANOUCCAH.(Suite de la page 14) caisse du Temple.En vain Johanan le pria de ne pas le faire.Helyodros ne voulut pas écouter et entra par le portail du Temple, quand subitement il devint pâle de peur, s\u2019évanouit et s\u2019affaisa.Après être revenu à lui, il n\u2019osa plus entrer dans le Temple.II LE «FOU» Quelque temps plus tard, Seleucus fut tué et son frère, Antiochus IV monta sur le trône de Syrie (en 3586).C\u2019était un tyran de caractère imprudent et emporté, méprisant la religion et les sentiments des autres.On l\u2019appela «Epipha- nes» (celui qui est aimé des dieux).Quelques-uns des gouverneurs syriens portaient des titres analogues.Cependant, un historien syrien de cette époque, Polebius, lui donna l\u2019épithète «Epi- manes» («le fou»), plus appropriée au caractère de ce roi dur et cruel.Désirant l\u2019unification de son royaume au moyen d\u2019une religion et d\u2019une culture commune, Antiochus essaya de déraciner l\u2019individualisme des Juifs, en interdisant toutes les coutumes juives.Il congédia du Temple de Jérusalem le grand prêtre Johanan, homme orthodoxe et juste, et mit à sa place son frère, Yo- shoua, qui aimait se faire appeler du nom grec Jason, car il faisait partie des pro-Hellénistes.Il exploitait sa haute charge pour répandre de plus en plus parmi les prêtres les moeurs grecques.Yoshoua ou Jason fut remplacé plus tard par un autre homme, Menelaos, qui avait promis au roi de faire rentrer dans les caisses de l\u2019Etat plus d'argent que Jason.Lorsque Johanan, le grand prêtre, protesta contre l\u2019influence hellénique qui gagnant du terrain dans le Temple Saint, le grand prêtre en fonction loua des meurtriers qui l\u2019assassinèrent.À cette époque-là, Antiochus guerroyait avec succès contre l\u2019Egypte.Mais des messagers venant de Rome lui ordonnèrent d\u2019arrêter la guerre.Il fut obligé de se soumettre et de cesser les combats.Entre temps, une rumeur publique courait à Jérusalem, à savoir qu\u2019Anti- ochus avait eu un grave accident.Pensant qu\u2019il était mort, le peuple se révolta contre Menelaos, et celui-ci, traîtreusement, s\u2019enfuit avec ses amis.II LES MARTYRS Antiochus revint d\u2019Égypte furieux parce que les Romains avaient mis un + Hanouccah a obstacle a ses plans ambitieux.Lorsqu\u2019il fut informé des événements qui avaient eu lieu à Jérusalem, il donna l\u2019ordre à son armée d\u2019attaquer les Juifs.Des milliers d\u2019entre eux furent tués, Antiochus promulgua toute une série de lois sévères à l\u2019égard des Juifs: le culte juif fut interdit, les rouleaux de la Torah furent confisqués et brûlés, le repos de Sabbath, la circoncision ainsi que les lois juives concernant la nourriture furent interdites sous peine de mort.Les serviteurs d\u2019Antiochus enjoignirent même à un vieillard de quatre-vingt-dix ans, Rabbi Eliezer, homme respectable et respecté, de manger du porc pour donner un exemple aux autres.Mais Rabbi Eliezer refusa même de feindre (Suite à la page 16) 15 \u2019HANOUCCAH .(Suite de la page 15) de manger la viande en l\u2019approchant de ses lèvres.Il se laissa exécuter plutôt que d\u2019enfreindre les commandements de la Torah.Des milliers d\u2019autres sacrifièrent leur vie comme lui.L'histoire bien connue de \u2018Hannah et de ses sept enfants se produisit à cette époque.Les soldats d\u2019Antiochus allaient de ville en ville et de village en village pour forcer les habitants à vénérer les faux dieux.Il resta seulement un unique secteur de refuge: c\u2019étaient les collines de Juda avec leurs cavernes.Mais les Syriens poursuivaient les Juifs même jusque dans les montagnes et beaucoup moururent en martyrs.Tv MATTATHIAS Un jour, les massacreurs au service d\u2019Antiochus arrivèrent dans le village de Modine où habitait Mattathias, le vieux prêtre.Lorsque les officiers syriens bâtirent un autel sur la place du marché de la ville et demandèrent à Mattathias d\u2019offrir des sacrifices aux dieux grecs, celui-ci répondit: «Mes fils, mes frères et moi-même, nous sommes décidés à rester fidèles à l\u2019alliance que notre Dieu a conclue avec nos ancêtres».Sur ces entrefaites, un Juif pro-hellé- niste s\u2019approcha de l\u2019autel pour sacrifier.Mattathias, saisissant son épée, le tua sur place.Ses fils et ses amis se ruèrent alors sur les officiers syriens dont beaucoup furent mis à mort.Le reste ayant pris la fuite, les Juifs démolirent l\u2019autel.Mattathias savait qu\u2019Antiochus serait fou de colère lorsqu\u2019il serait informé de ce qui s\u2019était passé.Il s\u2019attendait bien à ce que le roi envoyât un corps expéditionnaire pour le punir ainsi que ses compagnons.Il décida donc de quitter le village de Modine et de s\u2019enfuir avec ses fils et ses amis dans les montagnes de Juda.Tous les Juifs locaux et courageux le rejoignirent.Ils mirent sur pied des légions et de temps en temps ils quittaient leur cachot pour attaquer des groupes et des postes avancés et détruire les autels païens qui avaient été construits sur l\u2019ordre du roi Antiochus.\\Y LES MACCHABEES Avant de mourir, Mattathias rassembla ses fils, les exhortant à continuer la 16 Études Juives Merkaz Sepharade 3917 Avenue Van Horne 738-3155 OFFICES du SOIR: pendant toute la période d\u2019hiver 18.15h COURS DE TALMUD Traité BERACHOTH (débutants) 18.15 \u2014 20.15h (tous les jours de la semaine) OFFICES du MATIN: Jours de Semaine 6.15h Dimache 8.00h Cours du Shoulhan Aroukh (Lois) 7.15 - 7,25h (tous les jours de la semaine) UN COURS de PHILOSOPHIE JUIVE et de HASSIDOUT est assuré par le Professeur J.BRAUER, depuis deux ans, tous les samedis soirs de 19h15 à 20h15 au MERKAZ SEPHARADE.Ce cours est adressé à tous ceux qui veulent approfondir leurs connaissances en pensée juive.Il est vivement conseillé de participer nombreux à ce cours si intéressant donné par l\u2019éminent professeur J.BRAUER connu comme l\u2019un des plus grands experts dans la matière.N.B.Ce cours est donné en anglais.Pour vous Mesdames TOUS LES CHABBAT: Cours de 14h30 à 16h00 C\u2019est la meilleure occasion de se rencontrer pour étudier ou participer à une conférence.Une collation sera servie.À RETENIR! Deux cours sur le SIDRA et sur la HALAKHA sont prévus pendant la semaine.VOUS SEREZ TOUJOURS LES BIENVENUES! Oneg Shabbat SÉUDA SHLISHIT.On se retrouvera joyeusement autour d\u2019une table bien garnie pour chanter ensemble nos «piyoutim».Un commentaire sur la SIDRA sera fait en cette occasion.VENEZ NOMBREUX! Instruction Juive TALMUD TORAH 3 Classes Tous les dimanches de 10.00h à 12.00h Classe de préparation à la Bar Mitzvah Classe de principes élémentaires.Classe de débutants.VEUILLEZ INSCRIRE VOTRE ENFANT.ja Ja js gi a ih de \u2019HANOUCCAH .(Suite de la page 16) lutte pour la défense de la Torah de Dieu.1| leur demanda de suivre les conseils de leur frère, Siméon le Sage, tandis qu\u2019il nomma chef de guerre Juda le Fort.Juda fut appelé Macchabée, mot composé des lettres initiales de la phrase hébraïque: Mi Kamokha Baelime Ha- chem «Qui ressemble à Toi, 6 Dieu.» Antiochus envoya son général Apolo- nius pour anéantir Juda et ses compagnons, les Macchabées.Bien qu\u2019ils fussent supérieurs en nombre et plus forts en matériel, les Syriens furent vaincus par les Macchabées.Antiochus envoya un autre corps expéditionnaire qui fut battu également.Il se rendit compte alors qu\u2019il ne pouvait espérer vaincre Juda et ses courageux camarades que s\u2019il envoyait une puissante armée.Nica- nor et Gorgiah, à la tête d\u2019une armée forte de plus de 40,000 hommes, se mirent à déferler sur le pays d\u2019Israël.Lorsque cette nouvelle parvint à Juda et ses soldats, ils s\u2019exclamèrent: «Battons-nous jusqu\u2019à la mort pour la défense de nos âmes et de notre Temple».Le peuple s\u2019assembla à Mitzpah (l\u2019endroit où le prophète Samuel avait offert des prières à Dieu).Après une série de batailles, les Juifs sortirent victorieux.VI LA CONSÉCRATION Les Macchabées retournèrent ensuite à Jérusalem et libérèrent la ville.Is nettoyèrent le Temple des faux dieux que les vandales de Syriens y avaient érigés.Juda et ses compagnons bâtirent un nouvel autel et le consacrèrent le 25 du mois de kislev, en l\u2019an 3622.La Ménorah (candélabre) d\u2019or ayant été volée par les Syriens, les Macchabées en firent une autre en métal moins précieux.Lorsqu\u2019ils voulurent l\u2019allumer, ils ne trouvèrent qu\u2019un petit pot d\u2019huile d\u2019olive, portant le cachet du grand prêtre Johanan.Cette quantité d'huile ne pourrait suffire que pour entretenir la flamme une journée.Mais par un miracle de Dieu, la lumière brûla huit jours, le temps de se procurer de la nouvelle huile.Ce miracle était une preuve que Dieu avait décidé de protéger à nouveau son peuple.Pour commémorer cet événement miraculeux, nos Sages fixèrent huit jours par an de fête de reconnaissance et de lumières.LE COIN DU TRADUCTEUR CONGRÈS DES CINQ BANQUES MONDIALES Hull, 1983.À l\u2019issue du Congrès mondial des cinq banques de terminologie présentes à Ottawa, une entente est intervenue entre les cing partenaires (B.T.Q., Eurodicautom \u2014 les 10 \u2014 R.D.A., Autriche, France et ONU) visant à établir un accord par lequel un quelconque des partenaires pourra à l\u2019avenir jouir des données qui existent dans chacune des banques de terminologie déjà établie.Cette collaboration permettra ainsi de pouvoir bénéficier des consultations des banques de terminologie étrangères et leur apport pourra être d\u2019une utilité très grande pour le bureau de traduction et vice versa.DE TERMINOLOGIE par C.DADOUN Pour le Congrès juif canadien, il serait bon que nous puissions maintenir des contacts avec le directeur du Service de terminologie au Secrétariat d\u2019Etat et tirer parti de ces ressources précieuses.Par ailleurs, j'ai exposé mon idée lors de ce congrès que j'ai formulée en ces termes: échange de traducteurs et de terminologues avec parité de salaire et d\u2019avantages sociaux entre provinces et sur la scène internationale.Ceci pourrait constituer une richesse intellectuelle (curiosité intellectuelle du traducteur toujours remise en cause!) mais il faudrait créer un précédent à l\u2019échelon international: accords bilatéraux entre deux pays avec échange de traducteurs et de terminologues.La formule existe déjà au niveau fédéral et est dans quelques cas déjà appliquée, toutefois, pour que le traducteur ne perde pas pied avec une certaine réalité, avec la L.A.ainsi qu\u2019avec sa L.D., il lui faut mieux maîtriser la connaissance sociale, linguistique, culturelle voire même de certains dialectes de la province où certains résidents (i.e.Manitoba (Québec) etc.(Suite à la page 18) 17 Congrès des cinq banques .(Suite de la page 17) A.Serait-il possible que les gouvernements se concertent et ratifient des accords bilatéraux par lesquels terminologues et traducteurs seraient amenés à pouvoir entreprendre des échanges (d\u2019entreprise à entreprise) d\u2019un pays à l\u2019autre pour que: 1) Terminologues et traducteurs puissent mieux cerner les nuances du destinataire (la population de la province) et de ce fait: ii) Pouvoir se tenir au fait de l\u2019actualité véhiculée par la langue en évolution constante.B.Le même principe s\u2019applique aux échanges entre les provinces du Canada, pour favoriser l\u2019acquisition d\u2019une compréhension plus grande quant aux messages à rendre.Dans ce cadre, les intervenants sont les ministres des provinces, les ministères, les employeurs et les employés (traducteurs, terminologues ou gens de la profession).\u2014 Le «jargon» et j utilise ce terme tres délicatement doit-il trouver un- écho en matière de traduction?\u2014 Du point de vue du puriste (l\u2019Académie) quelle part dois-je réserver à des termes ou à des expressions idiomatiques qui, comme je l\u2019ai souvent cité, n\u2019existent pas en français dit «international»?\u2014 Compte tenu du fait que le traducteur se trouve essentiellement dans une situation où il doit transmettre le plus fidèlement possible le message, l\u2019image voire même le sentiment d\u2019une nation lorsqu\u2019il assume sa fonction «d\u2019ajusteur-phraseur», le problème de la communication doit-il faire partie de sa formation?Jusqu\u2019à quel degré?L\u2019être humain étant universel mais se devant à un moment donné de faire un choix n\u2019est-ce pas là se limiter et y-a-t-il moyen de pallier à ce problème?La coopération canado-européenne suffirait-elle ou, dans le cadre du CJC ou de tout autre organisme non gouvernemental (N.G.O.) ne serait-il pas fondé de coopérer de façon suivante: \u2014 l\u2019échange entre deux organismes de même type pour une durée de trois ans ou plus (je me fonde à cet égard sur le critère de base visant à accorder la citoyenneté à tous les néo-im- migrants, ce critère étant de trois ans); \u2014 Une formation et un apprentissage du ou des milieux sociaux (des strates de 18 Congrès annuel de \u2019A.T.I.O.par C.DADOUN Lors de la réunion inaugurale de la convention de l\u2019ATIO qui s\u2019est tenue à l\u2019hôtel Westin à Ottawa, 11 y eut près de 300 personnes présentes, tant membres que non-membres ou tout simplement associés.Traducteurs et interprètes venus de partout à travers le Canada ont entendu suite aux propos d\u2019inauguration du président de l\u2019ATIO, M.Brian Harris, le message de M.A.Landry par vidéo.S\u2019adressant aux gens de la profession, M.Landry qui est le nouveau sous-secrétaire d\u2019Etat adjoint (Traduction) a brossé un profil de ce qu\u2019est appelé à devenir le traducteur des années futures, compte tenu des facteurs aussi divers que la variété multiculturelle dans laquelle baigne le Canada et surtout compte tenu d\u2019un élément clé que j'ai élaboré lors du discours prononcé sous forme d\u2019interrogation: le devenir du traducteur serait-il pas dans l\u2019échange entre provinces et employés pour que la traduction puisse être aussi fidèle et authentique que possible?Au risque de me me répéter, dans le cadre de la session intitulée: «Terminologie», M.Cardin, directeur de Ter- mium, a, au cours d\u2019un discours faisant mention des avantages qu\u2019offre la banque de terminologie du secrétariat d\u2019État, mentionné que Termium III qui entrerait en vigueur en 1984 \u2014 si mes souvenirs sont exacts \u2014 pourra comporter outre l\u2019anglais et le français qui sont les deux langues officielles au Canada, l\u2019espagnol et élargir ainsi l\u2019éventail du recours à cette banque.la société) dans lequel on est appelé à exercer: j'entends par là la pénétration socio-linguistique, historique, géographique, climatique et culturelle de nations diverses pour que la communication puisse s\u2019établir et que la justesse du message soit ainsi atteinte au sein des milieux divers dans lesquels nous sommes appelés à travailler.LE RÔLE DU TRADUCTEUR N\u2019EST-IL PAS AVANT TOUTE CHOSE CELUI DE L\u2019INTERPRÈTE FIDÈLE D\u2019UN MESSAGE QUI DOIT ÊTRE TRANSPOSÉ D\u2019UNE LANGUE VERS L\u2019AUTRE ET, DANS CE CAS SON ROLE NE SERAIT-IL PAS LIE ETROITEMENT A CELUI DU PROFESSIONNEL EN MATIÈRE DE COMMUNICATIONS?Une fois le discours de M.Cardin prononcé, j'ai été présenté à l\u2019auditoire par Madame Roberts et ai fait part des échanges tel qu\u2019il serait possible ou éventuellement possible de les réaliser.Il y a eu une session sur l'application de l\u2019informatique à la traduction dont le theme fut: la traduction assistée par ordinateur: une expérience vécue.Simultanément une session sur l\u2019interprétariat s\u2019est tenue pour soulever les divers problèmes que rencontrent les gens de la profession.Une réception fut donnée et suivie du lancement du livre: «Ecrire et traduire» de Jacques Flamand.Après un exposé sur le marché de la pige qui ne m\u2019a touché qu\u2019indirectement, j'ai été invité par le président de PATIO à participer à la table ronde sur «L'avenir de la profession» à laquelle se trouvaient également le président de la société des traducteurs du Québec (S.T.Q., M.Jean François Joly), le président de l\u2019ATIO, M.Brian Harris, et moi-même ainsi que d\u2019autres personnalités.Au cours de cette table ronde et de cet échange d\u2019idées, j\u2019ai fait part des propos et des échanges que j'ai eus avec diverses personnalités des différents services du secrétariat d\u2019État en regard des échanges et il semblerait qu\u2019il y ait eu accord général sur la nécessité de ce type d\u2019échanges car aucune institution ni institut si spécialisé soit-il ne peut donner l\u2019occasion de pouvoir saisir ce que j'ai décrit dans mon projet au chapitre A aux points 1,2,3,4 intitulé échanges interprovinciaux soit: 1) Pouvoir saisir l\u2019atmosphère d\u2019une province; 2) Pouvoir vivre et évoluer un certain temps dans le climat social de la province; 3) Pouvoir en connaître la géographie ainsi que les conditions climatiques qui influencent et forgent le tempérament de la province et d\u2019une nation; 4) Pouvoir pénétrer les réalités politiques qui régissent et gouvernent telle ou telle autre province du Canada.Tai également et enfin suggéré que PATIO, la S.T.Q., le C.T.I.C.ainsi que tout autre organisme regroupant les gens de la profession mettent sur pied une politique visant à intervenir auprès des employeurs et des gens de la profession et que cet organisme qui serait d\u2019envergure nationale et qui aurait des juridictions également provinciales, puisse intercéder auprès des instances gouvernementales lorsque cela s\u2019avère nécessaire pour la formation professionnelle du traducteur, du terminologue, de l\u2019interprète ou de toute autre personne touchant de près l\u2019un de ces domaines. Cay lige 0 le 0 er Hin Int e or or.Sim.Rly 5 pro- kl Mée et Te et eh rece.ant de sur uel ede hee epi.Ti.ef mj dé It des ae IS sr- id des ate fee tion e Ul Ir ce u cha- mile due ena kh phi ghigues met aon; oll gite i A ot pi id qs pis jen gi ds pci gas ça fro a.de proue gies: Echange de traducteurs et de terminologues avec parité de salaire et d\u2019avantages sociaux entre provinces et sur la scène internationale\u201d M.le sous-secrétaire d\u2019État adjoint, M.le Président de I\u2019'A.T.1.0., Mesdames et Messieurs, Chers collègues, Il y a de tout temps eu en traduction, en terminologie ou dans toute autre profession libérale, le désir constant de pouvoir mieux perfectionner la profession à laquelle nous appartenons.Ce souci, manifeste chez d\u2019autres membres des professions libérales (ie.médecine, physique, etc), est des plus vifs chez un linguistique ou un traducteur, car, dans leur cas, la matière travaillée est abstraite (la langue) et en évolution constante: deux données qu\u2019il est délicat de traiter.Divers facteurs, dont le souci d\u2019exactitude et du message fidèlement transmis font que les traducteurs se trouvent aux prises avec le besoin constant et permanent de se tenir à la fine pointe de l\u2019actualité dans leurs domaines respectifs.Suite au Colloque qui se tint au Palais des Congrès à Hull sous l\u2019égide du Secrétariat d\u2019État, une question s\u2019est posée a moi et, conformément aux conseils de MM.A.Landry et Brian Harris, je souhaiterais dans le cadre de ce Congrès annuel vous en entretenir.Comme je l\u2019avais alors énoncé, le problème a deux volets: A l\u2019échange avec parité de salaire et d\u2019avantages sociaux entre provinces (échange où les intervenants sont les ministres des provinces concernées et, les employeurs, traducteurs et terminologues); B) l'échange à l\u2019échelle internationale (les intervenants étant deux gouvernements ratifiant des ententes et des accords bilatéraux).A.Échanges inter-provinces Au Québec comme partout ailleurs, la traduction joue un rôle qui ne peut être tenu pour quantité négligeable.Or, afin de pouvoir transmettre fidèlement le message d\u2019un roman ou d\u2019un tout autre texte, il faut prendre en considération plusieurs facteurs dont entre autres: * Discours prononcé par Charles Dadoun lors du congrès annuel de l\u2019'A.T.1.0.par C.DADOUN 1) Pouvoir saisir l\u2019atmosphère d\u2019une province; 2) Pouvoir vivre et évoluer un certain temps dans le climat social de la province; 3) Pouvoir en connaître la géographie ainsi que les conditions climatiques qui influencent et forgent le tempérament de la province et d\u2019une nation; 4) Pouvoir pénétrer les réalités politiques qui régissent et gouvernent telle ou telle autre province du Canada.Je tiens à savoir aujourd\u2019hui si, sous l\u2019égide de l\u2019A.T.I.O.et de son président, il serait possible de regrouper tant les membres que les non-membres et, avec le concours éventuel du Secrétariat d\u2019État, réaliser des échanges avec parité de salaire et d\u2019avantages sociaux entre provinces de traducteurs ou de terminologues.Ce n\u2019est pas une utopie.B.Échanges à l\u2019échelle internationale Encourager et inciter les échanges avec parité de salaire et d'avantages sociaux, c\u2019est donner au traducteur ou au terminologue, la possibilité d\u2019acquérir une étoffe professionnelle exceptionnelle que nulle part il est possible d\u2019obtenir.Ainsi et vous pardonnerez cette digression nécessaire dans le passé, voyons ce qu\u2019il en fut au Moyen-Âge en France dans les corps de métiers.1) Très jeune, l\u2019élève était placé chez un grand spécialiste; 2) Après avoir acquis un certain doigté et une certaine connaissance, il s\u2019en allait; 3) Il effectuait un Tour de France (pas le tour cycliste!) et, de corps de métier en corps de métier, de ville en ville, ou, pour transposer ici, de Province en Province, il obtenait un degré de spécialisation qui le faisait passer d\u2019élève à apprenti, d\u2019apprenti à compagnon, de compagnon à maître mais surtout et c\u2019est cela que je tiens à vous souligner aujourd\u2019hui, il avait acquis, outre une solide con- connaissance technique un savoir en naissance technique, un savoir en regard des villes, des gens, des lieux et des milieux où il avait vécu et travaillé.C\u2019est dans cette optique que je souhaiterais que, de concert avec le Secrétariat d\u2019Etat, l\u2019A.T.LO., le C.IT.C., la S.T.Q.et toute autre organisation semblable se chargent de lancer un programme d\u2019échanges inter-provinces de même qu\u2019un programme d\u2019échanges sur la scène internationale.C.Comment entrevoir cet échange?D\u2019aucuns m\u2019objecteront que cela relève de l\u2019utopie car les employeurs ne tiennent pas à perdre leurs éléments ou que, les traducteurs ou terminologues eux-mêmes, ne souhaiteraient pas perdre leur emploi.Je traiterai plus loin de ce point.Cette question peut paraître complexe.Or la première solution que j'ai à suggérer est qu\u2019il y ait plusieurs groupes ou réseaux d\u2019entreprises dont les objectifs sont similaires et qu\u2019à partir du moment où l\u2019A.T.1.O.a réussi à établir une telle liste entre les provinces, que, les traducteurs ou terminologues soient approchés afin de se voir offrir des emplois identiques et j'insiste bien sur ce qualificatif, et que, l\u2019A.T.1.O.fasse des démarches internationales ou inter-pro- vinciales pour effectuer un échange avec parité de salaire et d'avantages sociaux entre les deux organismes et les gouvernements des provinces respectives ou les gouvernements des deux pays s\u2019il s\u2019agit d'échange international.L\u2019avantage de ce type d\u2019échange est de nous permettre d\u2019enrichir un réservoir (notre cerveau) toujours en quête de situations et de dimensions nouvelles.Le désavantage de se voir transférer dans une organisation, institut, compagnie ou voire même gouvernement similaires, réside en ce que les traducteurs ou terminologues se replongeraient dans un champ déjà exploité, ce qui risque de ne plus les motiver.Par contre, le fait d\u2019aller par exemple de Montréal (Québec) à Calgary (Alberta) et d\u2019aller d\u2019Ottawa à Francfort et d\u2019être plongé dans la traduction d\u2019un (Suite à la page 20) 19 Échange de traducteur .(Suite de la page 19) domaine autre que le juridique (informatique, héraldique, médical, etc.) en ayant le même salaire et les mêmes avantages sociaux, permettra à quiconque de mieux saisir la nuance, le climat, l\u2019atmosphère même dans laquelle baigne l\u2019Alberta, Montréal, Francfort ou Ottawa.Pour ce faire, il faut donc qu\u2019il y ait des programmes inter-provinciaux et internationaux qui permettent en un premier temps d\u2019autoriser les échanges par le biais de l\u2019A.T.1.O.qui en serait le représentant officiel et, en un deuxième temps, de convenir d\u2019un emploi du temps que je vous suggère et qui peut être sujet à modification: 1) La matinée consacrée aux activités professionnelles; 2) L'après-midi: activités extra-profes- sionnelles: développer la curiosité intellectuelle en se rendant dans divers endroits tant de la ville que de la vieille ville ou de l\u2019arrière pays ou bien se rendre dans les lieux où le langage coloré peut apporter un enrt- chissement en matière de langue; 3) La soirée: libre avec une réserve toutefois: aller au théâtre 3 fois par semaine car le théâtre est comme l\u2019a si bien énoncé Voltaire un des lieux privilégiés qui permet de saisir l\u2019esprit d\u2019une nation.4) Soumettre des rapports une fois par trimestre aux deux employeurs des organisations ayant effectué l\u2019échange puis en tenir copie au Secrétariat d\u2019Etat et à l\u2019A.T.1.0.Ceci étant dit, qu\u2019en est-il de l\u2019échange, et, des traducteurs ou terminologues?Certains me diront qu\u2019ils n\u2019aiment pas l\u2019inconnu.Soit.Mais alors pourquoi être en traduction?C\u2019est absolument incompatible et peu logique comme réaction, lorsque d\u2019aucun sait que la curiosité intellectuelle est ce qui prime chez le traducteur et qu\u2019il est la plupart du temps en butte avec son volume, ou le texte qu\u2019il traduit pour en donner un reflet fidèle, voire une image exacte et répondre à l\u2019attente du public qu\u2019il dessert.Est-il possible de faire cela en restant entre quatre murs, confiné dans un bureau?Je pense alors qu\u2019il faut être capable d\u2019accepter les inconnues de la vie et prendre cet échange comme un enrichissement intellectuel et provisoire car il ne saurait s\u2019éterniser (3 ans maximum).Et que sont 3 années dans le cours d\u2019une vie?Un souvenir.20 D\u2019aucuns dans la salle me feront les objections suivantes: Et la scolarité des enfants?Et les camarades qu\u2019ils vont laisser derrière eux?Et le système scolaire qui diffère?Et la femme qui a un emploi?Autant de facteurs qui, de par leur difficulté, doivent trouver un écho auprès des responsables des ministères pour que des décrets lois soient adoptés dans ces cas et que, il y ait équivalence des études poursuivies sans que les enfants en soient pour autant pénalisés (au plan des études s\u2019entend!).Les enfants ne constituent pas vraiment un gros problème car ils peuvent nouer de nouvelles amitiés et relations et apprendre à les conserver au fil des ans.Ils peuvent de plus, se faire une idée des lieux dans lesquels ils auront vécu pendant 3 ans, ce qui forgera leur esprit et les ouvrira sur le monde (Montaigne n\u2019a-t-il pas dit que les voyages forment la jeunesse?).Quant à la femme qui travaille et a déjà un emploi, le même principe d\u2019échange pourrait s\u2019appliquer à elle de manière à ce que les familles demeurent unies.À ce moment là il serait du ressort de l\u2019A.T.1O.et du Secrétariat d\u2019Etat d\u2019intercéder auprès des employeurs respectifs.D.Qu\u2019en est-il des employeurs?Il.ne faut pas penser que l\u2019employeur est perdant dans cet échange.Bien au contraire, il a tout à y gagner: 1) Il reçoit un traducteur ou terminologue comme remplaçant; 2) Il lui confie les mêmes tâches et attributions qu\u2019à vous; 3 = Il réintègre, après 3 ans, son traducteur qu\u2019il voit enrichi d\u2019une étoffe professionnelle unique; 4) Il peut en toute sûreté lui confier des travaux, ce qu\u2019il n\u2019aurait jamais pu faire auparavant; 5) Il pourra développer et donner de l\u2019essor à son service de traduction avec le concours du Secrétariat d\u2019État qui se fondera sur les rapports émis lors de l\u2019échange.Autant de raison qui doivent pousser tant traducteurs que terminologues, qu\u2019employeurs et gouvernements à tendre vers la formule de l\u2019échange avec parité de salaire et d\u2019avantages sociaux, afin que puisse être comblée une grande lacune: la perception d\u2019un milieu donné auquel le message est adressé.Je pense en conclusion que l\u2019aspect fructueux de cet échange réside dans le côté relations et rapports avec les gens, sociabilité qui pourra donner un caractère plus authentique à toute traduction et de fait, à son traducteur.Un dernier mot pour rappeler ici que tant les chefs de gouvernements que le président de l\u2019A.T.1.O.devront élaborer une politique de réintégration du poste après 3 ans.Je tiens à remercier vivement MM.A.Landry et B.Harris, respectivement secrétaire d\u2019Etat adjoint (Traduction) et président de I\u2019A.T.1.O., sans qui cette idée ne serait restée que ce qu\u2019elle est: une idée.Or, je sais et suis persuadé qu\u2019avec votre volonté et votre concours, cette idée pourra devenir une réalité qui donnera une dimension nouvelle à la traduction ou à la terminologie.NOUVEAU FILM SUR LE PAPE JEAN-PAUL II par MARC H.TANENBAUM (Le rabbin Tanenbaum, directeur des relations internationales du Comité juif américain, a oeuvré comme conseiller à la réalisation du film du Pape Jean-Paul ID).+ + * Il est bon pour les Juifs, selon moi, d\u2019avoir un film qui porte sur la vie et la carrière du Pape Jean-Paul II.Intitulé simplement «Jean-Paul II», ce film sera projeté sur le réseau de la télévision américaine CBS au cours de février 1984 (la date exacte devant être déterminée).Il sera en temps et lieu projeté à travers l\u2019Europe, l\u2019Afrique, l\u2019Asie et l\u2019Amérique Latine dans de nombreuses langues et par conséquent son impact sera universel.Karol Alors adolescent, Wojtyla s\u2019identifie de très près à son ami et compagnon de classe juif, Theodor Kra- wich.Les catholiques et les autres chrétiens seront beaucoup mieux en mesure de comprendre la dimension bestiale des nazis tout comme les Juifs la perçoivent à la suite de rencontres cruelles avec le gouverneur général nazi de Pologne, Hans Frank, qui proclama de façon arrogante à l\u2019Archevêque Sapieha ses plans relatifs au sort des Polonais et des Juifs: (Suite à la page 21) Nou d sal api Mas ple 5h à k ug mea Jul L' fl ond séqu di leur dors tal qu qe Sa ln Ws fon Ke qu fo \u2014 - ] £5 (I des it Nouveau film .(Suite de la page 20) «Les Polonais tout comme les Juifs sont des personnes de seconde catégorie.Ils n\u2019ont pas le droit à la vie.Mais nous avons l\u2019intention de recourir à l'emploi de certains .slaves, non pas les Juifs .comme main d'oeuvre du Reich allemand .Toute personne éduquée sera considérée comme un ennemi et désignée pour être tuée.Les Juifs seront liquidés .» L'engagement le plus explicite et émouvant de Karol Wojtyla dans la condition des Juifs a lieu lors de deux séquences cinématographiques.Le premier engagement réside dans le fait où il intervient pour défendre un travailleur juif d\u2019Auschwitz et sauver sa vie alors qu\u2019un garde nazi est en train de le battre à mort.Le second engagement nous montre Wojtyla en train de rejoindre un réseau secret du groupe polonais qui sauve les vies d\u2019une famille juive.Il y a plusieurs longues scènes dramatiques montrant le futur Pape détenant de faux passeports et permettant à la famille Teitlebaum de passer sous le nez des gardes nazis pour retrouver la sécurité.Cette sensibilité à l\u2019égard des Juifs, son opposition en regard de l\u2019antisémitisme, continuent d\u2019être jusqu\u2019à la fin de sa carrière.Il faut bien comprendre que ce film est consacré en grande partie à la vie et à la carrière du Pape Jean- Paul II et que son attitude envers les Juifs et l\u2019antisémitisme ne constitue qu\u2019un thème secondaire.Toutefois parce que ce film est précisément réalisé essentiellement pour des auditoires chrétiens, ses références positives et définitives en regard des attitudes et du comportement du Pape envers les Juifs ne peuvent être seulement qu\u2019un produit qui dérive de l\u2019avantage important de sa carrière, affirmant ainsi l\u2019amitié des Catholiques envers le peuple Juif.ISRAËL PAR LES TIMBRES Selon des statistiques récentes, environ vingt millions de philatélistes résident aux U.S.A.Le pourcentage des collectionneurs de timbres rares en Israël est d\u2019environ dix pour cent en Israël, ce pourcentage étant le même que celui des U.S.A.La première exposition de philatélie s\u2019est tenue en Israël un an après son indépendance, soit en 1949.La toute dernière s\u2019est tenue en septembre à Tel- Aviv et a compté parmi la plus importante des manifestations.Fondée en 1909, Tel-Aviv métropole du bord de mer, fut le point de destination des immigrants des années 20.Vers la fin de la décennie suivante, le premier édifice public fut érigé.Surnommé le quartier Rosenfeld, ce fut un projet conçu par des Juifs des U.S.A.De nos jours, les israéliens profitent encore de la promenade du bord de mer ces cafés terrasses, des boutiques et des magasins.Il y a toutefois un changement majeur d\u2019atmosphére depuis la création de Tel-Aviv: La musique Rock est venue remplacer la Hora traditionnelle.Chaque timbre, et il y en a 900 environ, relate une histoire de la création de l\u2019État, les difficultés et les succès de Eretz Israël.Si vous désirez obtenir plus d\u2019informations, nous vous prions de vous adresser a Israel Stamp Collectors Society P.O.Box 854 Van Nuys, California 91408 * % x Les timbres ci-dessus dépeignent la promenade du bord de mer de Tel-Aviv.Ces nouveaux timbres sont offerts pour la première fois alors que s\u2019est tenue en septembre, l\u2019exposition philatélique a Tel-Aviv.On peut se procurer ces timbres en s\u2019adressant à: Israel Stamp Collectors Society P.O.Box 854 Van Nuys, California 91408.CEEL MAY [8] UOIHGIXT diuelg jpuoneN Er LRLICY TLD LRIL UL NTE £861 TA | PRIGE:1.120 WYO TON.7 de vie juive en URSS.des années durant.REUNION MONDIALE EN ANGLETERRE Au cours du mois de novembre 1983 seulement cinquante sept Juifs se virent accorder le visa de sortie pour quitter I\"'URSS.Ceci est le plus bas chiffre en matiére d\u2019émigration depuis le début du mouvement d\u2019émigration moderne qui remonte a 15 ans de cela.Les autorités d\u2019Union soviétique continuent d\u2019appliquer leur politique de suppression de toute forme Lors d\u2019une récente réunion mondiale qui se tient à Londres (Angleterre) les délégués du Canada dont Barbara Stern, Alan Rose et Martin Pemu ont engagé la communauté canadienne à lancer une campagne au nom des Juifs \u2014 les Refuseniks \u2014 et ont décidé que 1984 sera «l\u2019année des Refuseniks» avec un accent particulier mis sur les nombreux Juifs qui se voient nier des visas de sortie et qui ont attendu de l\u2019obtenir pendant 21 LES LIVRES LES JUIFS DU QUÉBEC: | BIBLIOGRAPHIE RÉTROSPECTIVE ANNOTÉE par David Rome, Judith Nefsky et Paule Obermeir Coll.«Instruments de travail», I Québec: Institut Québécois de Recherche sur la Culture, 1981, 322 p.Méconnue et souvent ignorée de la majorité des québécois, la communauté juive représente sûrement l\u2019une des collectivités les plus riches et les plus dynamiques du Québec.L'Institut Québécois de Recherche sur la Culture vient de lui consacrer le premier volume de sa collection «Instruments de travail».Les responsables de cet organisme espèrent ainsi lever le voile d\u2019ignorance qui divise les deux communautés, et ceci est très heureux.Cette bibliographie rétrospective annotée est le fruit d\u2019une sélection faite à même un fichier de plus de 20,000 titres, celui de l\u2019archiviste du Congrès juif canadien, M.David Rome.Avec l\u2019aide de Mmes Judith Nefsky et Paule Obermeir, M.Rome a choisi tout ce qui touchait plus particulièrement le Québec.Mme Obermeir a ensuite complété le travail en ajoutant une série de brochures et de thèses universitaires.Le résultat obtenu est impressionnant: une collection de 1696 titres embrassant tous les aspects de la vie juive au Québec et couvrant une période de deux cent vingt deux ans.Les grandes divisions de ce répertoire suivent les différentes étapes du développement de la communauté juive du Québec.La première qualité de ce travail est d\u2019initier le lecteur à la richesse de l\u2019expérience juive à travers l\u2019histoire du Québec.Cette bibliographie constitue une mine de renseignements désormais indispensables tant pour le chercheur que pour le pédagogue qui s\u2019intéresse au judaïsme québécois.Néanmoins, elle reste l\u2019oeuvre d\u2019un seul homme et nous semble ainsi refléter les préoccupations et la réalité d\u2019une partie seulement de la communauté juive du Québec.Ce volume nous est apparu un outil de grande valeur et d\u2019une indéniable utilité.Il vient combler une lacune dans l\u2019étude des communautés minoritaires du Québec.QUID 1984 Éditions Robert Laffont À qui peut servir quid?À tout le monde (chaque année plus de 400,000 personnes l\u2019achètent!) Aux étudiants (pour préparer un examen ou un exposé) comme aux «hommes d\u2019affaires», aux mères de familles (pour répondre à leurs enfants!), aux consommateurs que nous sommes tous pour défendre nos droits, aux amateurs de jeux télévisés, de mots croisés, de rallyes, au curieux .qui sommeille en nous.Quid vous dépanne en toutes occasions et vous divertit.Avec Quid vous êtes dans le vent.Quid vous est indispensable Quid est votre mémoire de secours.Un jeu télévisé?quid vous souffle la ré- 22 ponse.Un rallye automobile?Ceux qui veulent gagner emportent quid.Une discussion?quid vous donne le fait précis qui vous manque.Quid dépanne.H permet de préparer un exposé, de faire rapidement le tour d\u2019une question.Quid vous apprend ce que les autres ne savent pas.Quelles sont les productions de l\u2019arbre à pain?Quels sont les plus anciens journaux paraissant en France.Comment confectionne-t-on un bloody mary?Que représente l\u2019aide alimentaire au Tiers monde?Peut-on choisir le sexe de son enfant?Quid vous amuse.Il vous livre des renseignements cocasses: quel est le tableau le plus grand?Des précisions surprenantes: combien d\u2019étoiles peut-on voir à l\u2019oeil nu?Quel est le record de gain au loto?Des indiscrétions: quelles sont les vedettes les mieux payées?Que représente la fraude fiscale en France?En famille: les questions fusent, vos enfants veulent savoir parce qu\u2019ils sont curieux, parce qu\u2019ils ont un exposé à préparer, parce que leur examen les inquiète?Avec votre quid vous leur répondez.Au bureau: une référence à chercher, un patron à épater ou .des mots croisés à terminer.Votre quid vous facilite le travail! Entre amis: votre quid vous permet d\u2019animer brillamment la conversation, de vérifier le bien-fondé de certaines croyances et idées «toutes faites».En vacances: à l\u2019étranger, quid vous offre la possibilibé de mille et unes comparaisons enrichissantes; sur une plage, aux sports d\u2019hiver, vous intriguerez vos nouvelles connaissances.Mais pour vous persuader de la diversité de quid et de l\u2019utilité qu\u2019il peut avoir, prenez votre temps, feuilletez quid, consultez l\u2019index p.1640 ou la table des matières p.3.Avec quid vous en imposerez.Vous pourrez briller sur tous les sujets.Dire ce qu\u2019est l\u2019hystérésis, indiquer quelles étaient les divinités de Celtes, faire le point sur la vidéo-transmission.Dans une discussion, vous serez celui qui tranche: vous saurez combien 1l y a exactement d\u2019étrangers en France, ce que nous coûte l\u2019ONU, quel fut le plus court ministère sous la IV° République.Avec quid vous êtes dans le vent.Une première spatiale?La crise du Pro- che-Orient?Un record d\u2019athlétisme à battre?Quid vous permet de suivre l\u2019actualité en connaisseur.«THE LAST JEWS IN BERLIN» par Léonard Gross Editions Bantam En mai 1943 sous le régime hitlérien, on pensa que Berlin était débarrassé des Juifs.En fait, il y en avait alors plusieurs milliers qui y résidaient.THE LAST JEWS IN BERLIN renferme six histoires de douze personnages héroïques qui ont survécu à Berlin sous le régime d\u2019Hitler.dnt Hack gd Jy in pei fi.L pm plu \u20ac gi is MH festa Bes Ion da fctes, ma de des di qe du ans | Is if i, | de ses ll là f, 0-1 voire MH, Tiny He dos, | el, pi HE ol fr LA MÉMOIRE D\u2019ABRAHAM La plus longue histoire du monde: une famille juive à travers deux mille ans Au terme de six ans de recherches, Marek Halter a reconstitué la longue lignée d\u2019une famille d\u2019imprimeurs juifs: la sienne.Il nous raconte en «Avant- première» la prodigieuse aventure de ce livre.* x * Q.- À votre connaissance, est-ce la première fois qu\u2019un livre de cette ampleur est entrepris?Comment expliquer qu\u2019un sujet aussi passionnant n\u2019ait jamais été abordé?M.H.\u2014 Mais c\u2019est que personne n\u2019est aussi fou que moi! Il faut bien de telles circonstances, pour remonter aussi loin dans l\u2019histoire, compulser autant de fiches, de documents, effectuer des heures de recherche, éplucher les archives des différentes villes d\u2019Europe, d\u2019Afrique du Nord, d\u2019Asie, s\u2019introduire même dans les archives du Vatican, et on sait les difficultés que cela comporte! C\u2019est vrai, je suis un homme à la recherche de ses racines, et dans ce livre, fait exceptionnel, l\u2019imaginaire a su rejoindre le réel à travers une enquête quasi policière.Q.\u2014 Et jusqu\u2019où remonte la «trace» de votre histoire?M.H.\u2014 En vérité, j'ai voulu bâtir un monument à la mémoire de mes parents, imprimeurs depuis des générations, détail qui est, vous verrez, d\u2019importance capitale.L'ouverture se situe en l\u2019an 70 après J.-C., à la destruction de Jérusalem, et l\u2019on peut de là suivre la saga de plusieurs générations de scribes pour aboutir, à la fin du Moyen Âge, à la dynastie d\u2019imprimeurs de mon livre, qui se révélèrent être effectivement mes ancêtres.Q.\u2014 Justement, qui dit écrits dit témoignages.M.H.\u2014 .Oui, sinon comment aurais-je pu retrouver la trace de ma famille?J\u2019ai dû, comme un Hercule Poirot, suivre plusieurs données qui ont fini par se recouper: mon patronyme n\u2019appartient qu\u2019à une seule famille, qui d\u2019ailleurs véhicule les mêmes mythes, et des livres publiés par des Halter existent depuis 1570 en Pologne.Le hasard m\u2019amène à rencontrer une Halter, catholique, qui se trouve être ma cousine et qui me donne Haguenau, en Alsace, comme plaque tournante et clef du mystère de mes origines.Je rencontre donc le curé de cette paroisse; il m\u2019est confir- par Marek Halter mé qu\u2019une partie de ma famille s\u2019était convertie au christianisme et que les autres étaient les «gardiens des registres».Il faut vous expliquer qu\u2019à l\u2019époque, l\u2019Église tenait lieu d\u2019état civil, tandis que les juifs de leur côté notaient dans un registre au jour le jour naissances, mariages et événements marquants de la communauté.En effet, en butte aux persécutions raciales ou religieuses, 1ls déménageaient fréquemment, emportant avant toute chose le registre, plus précieux que diamants ou agates, mémoire du village ou de la famille, confié au «gardien».Celui-ci devait donc savoir lire et écrire, ce qui à l\u2019époque n\u2019était pas donné à tout le monde; par ailleurs, Halter en alsacien veut dire «celui qui tient, qui garde».Cette tâche n\u2019a pu être impartie qu\u2019à mes ancêtres lointains.Or, à votre avis, que peut faire un scribe, en Alsace, apprenant qu\u2019un certain Johannes Gensfleisch, dit Gutenberg, est en train d\u2019inventer une méthode de reproduction de texte à une vitesse incroyable?Mais d\u2019aller le voir, bien sûr, devenir son apprenti, apprendre le métier, ce secret extraordinaire, celui de la reproduction des mots.Nous retrouverons plus loin notre scribe en Lombardie, à monter sa propre imprimerie, et ce attesté par les minutes des procès, retrouvées après de longues recherches, que Gutenberg, d\u2019un caractère exécrable et n\u2019hésitant pas à exploiter ses associés, intentait à tous ceux qui avaient le front de le quitter pour voler de leurs propres ailes.Vient alors une série de péripéties qui serait trop longue à raconter! Q.\u2014 Et comment avez-vous pu reconstituer de façon si vivante et si minutieuse ces imprimeurs, cette époque?M.H.- Figurez-vous que dans les incunables, les premiers livres au XV* siècle, les imprimeurs, en attente d\u2019éditeurs, racontaient leur vie sur la dernière page du livre .Ils disaient: «Moi, j'imprime et je compose mes livres avec l\u2019aide de mes fils, cela m\u2019a pris deux ans, béni soit Dieu de m\u2019avoir donné la vie et la santé pour ce faire, je fais appel aux bonnes volontés pour m\u2019aider .», etc.Ces éléments, touchants d\u2019émotion et de naïveté, ont été pour moi une source de renseignements inestimables.Q.\u2014 On parle beaucoup aujourd\u2019hui de minorité, des minorités.N\u2019avez-vous pas écrit ce livre pour faire comprendre, admettre les différences?M.H.\u2014 Bien sûr, je voulais m\u2019élever à la mémoire de mes parents, êtres de l\u2019écriture, mais aussi montrer le peuple juif, pas seulement dans la martyrologie habituelle, mais dans sa vie quotidienne à travers les siècles, s\u2019intégrant au patrimoine économique et culturel, vignerons à Mâcon, meuniers de Narbonne, palabrant avec Chrétien de Troyes, inventant un nouveau vin en Champagne, imprimant sous la Révolution L\u2019Ami du Peuple, enfin, participant à ce que nous appelons aujourd\u2019hui l\u2019essor de la France.Présence des juifs dans la société Québécoise (Le titre est de la rédaction) Extrait du Bulletin de la société canadienne d\u2019études ethniques Vol.X, n° 3, Automne 1983 La présence des Juifs dans la société québécoise remonte au début du régime anglais, mais c\u2019est à partir du début du 20° siècle que leur nombre s\u2019accroît de façon significative, par suite de la venue au pays d\u2019immigrants de l\u2019Europe centrale et de Russie.Depuis cette époque, les Juifs québécois ont développé d\u2019importantes structures communautaires.En 1981, on compte plus de 110,000 Juifs au Québec, dont approximativement 15,000, de tradition sépharade; la plupart de ces derniers sont de langue française et originaire d\u2019Afrique du Nord.Le reste de la communauté est de tradition ashkénaze et de langue anglaise.La présente bibliographie annotée, qui compte plus de 1,700 titres, est une première.On ne disposait pas jusqu'ici d\u2019un instrument de travail systématique sur cette communauté culturelle qui a Joué un rôle important à l\u2019intérieur du Québec.Nombre de lecteurs seront surpris par la richesse de la production intellectuelle juive au Québec.Le plan de la bibliographie comprend cinq sections chronologiques, du régime français à nos jours.À l\u2019intérieur de chaque section, les références sont réparties par thèmes: immigration, économie, travail et syndicalisme, éducation, santé et bien-être, famille et jeunesse, vie culturelle, religion, politique et rapports sociaux, conjoncture internationale.Une attention particulière a été accordée aux rapports entre la communauté juive et la société québécoise francophone.23 ATid, NATIONS a BS > REQU LF « (librairie A.G.Nizet) On pourrait, en parodiant un vers de Claude Vigée: De Babel a New York brûle mon arc-en-ciel, dire d\u2019 Albert Cohen que, de Solal aux Carnets brile son arc-en-ciel aux ardeurs juives.Il est licite de discuter de la nature de la judéité de Kafka.Celle de Cohen ne saurait être l\u2019objet d\u2019un débat.Elle est nigoun (cantique) et il suffit de bien écouter.Pourtant, d\u2019aucuns ont cru, ou croient encore, que dans l\u2019oeuvre d\u2019AI- bert Cohen la juiverie cocasse et pittoresque ainsi que ses incidentes tragi- comiques, ou tragiques tout court, ne constituent qu\u2019un «argument», un décor et un climat jugés propices par l\u2019écrivain au rendement et à l\u2019effet de sa veine littéraire, mais qui auraient pu être différents sans diminuer sa verve.Bref, la Céphalonie, les Valeureux et leur gestuelle en ensoleillement ghet- toïque seraient de l\u2019ordre du mythe de recours.: Mais il n\u2019en est pas ainsi, bien que ce postulat ait été une sorte de convention tacite au moment de la tardive promotion d\u2019Albert Cohen.Contrairement à la consécration d\u2019Elie Wiesel avec les marques d\u2019intérêt et de tension suscitées par la tragéde de la Choa «l\u2019holocauste», la consécration d\u2019Albert Cohen, avec l\u2019attribution du grand prix de l\u2019Académie française, alla au grand écrivain français découvert et non à ses personnages en tant que ressortissants d\u2019une ethnie, d\u2019une.«tribu».Denise Goitein-Galpérin, dans sa récente étude a bien fait de diriger l\u2019éclairage sur l\u2019aspect judéo-centrique du continuum cohénien, et d\u2019annoncer la couleur au départ dans le titre: Visage de mon peuple.La conscience juive d\u2019Albert Cohen ne procède pas d\u2019une «yiddishkeit» atavique ni viscérale comme celle d\u2019un certain nombre d\u2019écrivains judéo-améri- cains et judéo-européens en ayant hérité \u2014 souvent à l\u2019état résiduel-sur une trame déjà détériorée.Elle surgit en stupeur, en colère et en larmes à partir de l\u2019insulte reçue, de la déception et du désespoir de l\u2019enfant juif qui apprend que l\u2019exil n\u2019est pas, comme il l\u2019avait cru, le royaume, et que l\u2019on y chemine accablé 24 «Raschi» pour Albert Cohen sous l\u2019outrage.Ainsi, l\u2019entrée en judéïté assumée avec un farouche orgueil et dans une infinie tristesse se produit et s\u2019identifie avec l\u2019entrée en poésie: La solitude juive se confond avec le dénuement du poète, et, en définitive, avec la solitude humaine, absolue, irrémédiable.L\u2019enfant juif, sous le coup de la haine découverte, a «soudain la révélation de son destin» de solitaire.Mais ce destin \u2014 il le perçoit en cet instant \u2014 fut de toute éternité celui d\u2019un exilé de l\u2019amour.L\u2019enfant, les yeux brusquement dessillés, se repaît lugubrement du refrain «toujours juif, toujours seul, jamais aimé».Grâce à son essentielle condition dévoilée, sorte de «péché de naissance et d\u2019étrangeté», il découvre qu\u2019étant juif \u2014 poète, il est le porte- parole de l\u2019humanité souffrante.Cependant, la solitude et la souffrance, orientant leur riverain vers la communion et la communauté, non pas envisagées comme issue, mais plutôt comme l\u2019emplacement même \u2014 le terrain d\u2019exercice \u2014 de la fatale mortification.La solitude juive est communautaire.Et la communauté juive \u2014 ghettoïque \u2014 se situe en plein contraste avec la cité occidentale et ses rapports de force sous le travesti policé de la culture et de l\u2019éducation.Si, dans Solal, s\u2019esquisse déjà la peinture d\u2019un Occident hypocrite et brutal, c\u2019est davantage dans Mange-clous et plus encore dans Belle du Seigneur qu\u2019elle s\u2019élabore dans toute son ampleur.Des relations de force régissent le monde occidental alors que le microcosme juif des Valeureux \u2014 symbolisé par une crypte \u2014 apparaît comme une sorte d\u2019underground de grâce.À partir de ce refuge, où le rêve d\u2019Israël défie l\u2019opaque réalité d\u2019Edom, s\u2019élève la rhapsodie de la glorification et de l\u2019au- toglorification juives dont la cantilation parcourt toute l\u2019oeuvre d\u2019Albert Cohen comme une ligne mélodique de symphonie.Denise Goitein-Galpérin en cite l\u2019allegro dans maints passages comme, par exemple, cette interpellation de Titus par Saltiel: «J\u2019ai tenu à te dire deux mots et à t\u2019informer que tes vaincus se portent bien! À propos, Ô vainqueur des juifs, qu\u2019est donc devenu ton puissant empire?» L\u2019analyste et exégète du monde de la représentation d\u2019Albert Cohen, «explicitation» plutôt qu\u2019explication de textes, procède par saisie de thèmes successifs de l\u2019œuvre à l\u2019intérieur de sa thématique centrale.Ainsi, «les témoins de la vérité», «judaïsme et christianisme», et, dans la seconde partie, la série des rêves en leur portée d\u2019indices psychologiques et moraux.Ce système d\u2019introduction permet mieux que la vision panoramique ou l\u2019excessive ponctuation de traits comme l\u2019humour, de faire ressortir \u2014 ce qui a été omis, je crois dans la plupart des commentaires \u2014 l\u2019impact et la présence d\u2019une «pensée» chez Cohen, sinon au sens proprement philosophique, tout au moins dans sa dimension culturelle, historique.Affirmation de la valeur et de la validité morales du christianisme en fonction de ses sources juives: «l\u2019image du peuple martyr, sauveur par sa face en douleur est chrétienne dans ses formes»! Pourtant, il n\u2019y a pas de dessein de christianisation du judaisme mais «un appel au christianisme primitif, proche encore de ses sources juives».On pourrait certes qualifier cette approche, un peu sommairement, de judéo-chrétienne de référence juive (alors que, généralement, le judéo-chré- tien est invoqué et revendiqué par le chrétien).Mais on peut aussi établir un parallèle entre cette perception du christianisme et celle, à la fois plus nuancée et plus étendue, de Franz Rosenzweig dans l\u2019Étoile de la Rédemption.«Ton alliance est toujours dans ma chair», ce constat d\u2019une constante essentielle, signifié dans les Carnets de 1978, commente brièvement une oeuvre d\u2019épopée d\u2019Israël, et sert de leitmotiv au commentaire méticuleux et pénétrant de Denise Goitein-Galpérin.Ce «Raschi» sui generis peut et doit inciter à une nouvelle lecture, avec cette fois une plus grande acuité de saisie pour cette oeuvre admirable, à la fois message et témoignage, davantage encore poème: chir hadache, chant nouveau sur une merveille et un mystère très ancien déjà, le netsah Israël, la pérennité d\u2019Israël en ses randonnées et cortèges de pérégrinants, gravement, amoureusement dévisagés \u2014 et non «envisagés» \u2014 par le regard du grand frère artiste créateur Albert Cohen."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.