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Titre :
Technique : revue industrielle = industrial review
Éditeur :
  • Montréal :[Revue Technique],1926-1955
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Popular technique
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Technique : revue industrielle = industrial review, 1935-11, Collections de BAnQ.

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générale, préparant à la direction des travaux dans l'industrie.Cours des Métiers.\u2014 Deux à trois années d étude préparant à l'exercice d\u2019un métier.Cours d\u2019Apprentissage.\u2014 Organisé d'après les besoins locaux et en collaboration avec l\u2019industrie.Cours Spéciaux.\u2014ou abrégés, s'appliquant à une spécialité de l'industrie.COURS DU SOIR Enseignement théorique et pratique.Ouvert à tous ceux qui exercent un emploi quelconque dans l'industrie et le commerce.PROSPECTUS SUR DEMANDE POUR TOUS RENSEIGNEMENTS S ADRESSER AU SECRÉTARIAT, HARBOUR 2595 GHOIE =\u2014#6k; Ecole Technique de Québec 185, Boulevard Langelier, Québec Téléphone 3-3313 Construite au cours des années 1910-1911.En opération depuis octobre 1911, l\u2019Ecole Technique de Québec commencera sa vingt-cinquième année scolaire en septembre 1935.INSTALLATION MODERNE OUTILLAGE PERFECTIONNE Ateliers offrant l\u2019aspect de véritables établissements industriels ARITHMÉTIQUE, AJUSTAGE, ELECTRICITÉ, ALGÉBRE, GÉOMÉTRIE, FONDERIE, FORGE, TRIGONOMÉTRIE, MENUISERIE, FRANÇAIS, ANGLAIS, CHARPENTE, MODELAGE, DESSIN INDUSTRIEL, MÉCANIQUE, GÉNÉRALE MÉCANIQUE APPLIQUÉE, ET D\u2019AUTOMOBILE, CHIMIE, PHYSIQUE, LETTRAGE ET PEINTURE, TECHNOLOGIE, RADIO, SOUDURE AUTOGENE.Cours Technique: quatre années d\u2019études Cours des Métiers: deux années d\u2019études AVIS AUX INDUSTRIELS L'École Technique de Québec offre des ouvriers et des Techniciens qualifiés, susceptibles de devenir, par la suite, contremaîtres ou chefs d\u2019ateliers.PROSPECTUS SUR DEMANDE Encouragez nos annonceurs ERR FONDÉE EN 1919, OUVERTE EN 1924 Subventionnée par la Province et la Cité de Hull.ECOLE TECHNIQUE DE HULL Laboratoires d\u2019électricité, de chimie et de physique particulièrement pourvus.Ateliers bien outillés pour la pratique des métiers du fer et du bois.COURS TECHNIQUE de quatre années, préparant à de nombreuses carrières ouvertes dans les services du gouvernement, des villes ainsi que dans les grandes compagnies d\u2019utilités publiques; préparant aussi aux fonctions de contremaître ou chef d\u2019atelier dans la grande et moyenne industrie, ainsi qu\u2019à la direction de sa petite industrie, de sa boutique.Spécialisation dès la seconde année en chimie, électricité, dessin de machines, mécanique d\u2019ajustage, menuiserie et ébénisterie, ferronnerie et fonderie.COURS DES MÉTIERS de deux années (ou plus), Orientation plutôt manuelle ave: spécialisation dès la seconde année en ajustage, menuiserie, ébénisterie, ferronnerie et fonderie.COURS D\u2019AUTOMOBILE d\u2019une année.Comportant la mécanique et l\u2019électricité de l\u2019automobile ainsi que la réparation régulière d\u2019automobiles au garage de l\u2019école.COURS DU SOIR gratuits.Offerts dans une vingtaine des pécialités: Arts, sciences, métiers.Pour prospectus et renseignements supplémentaires, s\u2019adresser ou téléphoner à l\u2019Ecole Technique de Hull.109, RUE WRIGHT, 109 TÉLÉPHONE SHERWOOD 1544 Patronize our advertisers Technique REVUE INDUSTRIELLE Mensuelle - - - excepté juillet et août Le Numéro - - - - - - - - .10 Abonnement: Canada - - - - - - par année $1.00 Etranger - - - - - par année 1.50 Publiée sous le patronage de L\u2019HON.ATHANASE DAVID et sous la direction de AUGUSTIN FRIGON Directeur Général de l\u2019Enseignement Technique dans la Province de Québec ARMAND THUOT, Gérant INDUSTRIAL REVIEW Published monthly - except July and August Onecopy - =- =- =- =- =- =- - .10 Subscription: Canada - - - - - Other Countries - - - per annum $1.00 per annum 1.50 Published under the patronage of HON.ATHANASE DAVID and under the direction of AUGUSTIN FRIGON General Director of Technical Education in the Province of Quebec ARMAND THUOT, Manager Adresser toute correspondance: 1430, rue Saint-Denis Montréal Technique Address correspondence to: 1430 St.Denis Street, Montreal Sommaire \u2014 Summary EDITORIAL .LETTRE DE L'HON.ATHANASE DAVID Nos COLLABORATEURS NOTRE SECTION DU MEUBLE MEUBLES D'ARTISAN ET MEUBLES DE SÉRIE .Novembre - 1935 - November PAGE 397 399 401 402 406 Jean-Marie Gauvreau Alphonse Bélanger André Fréchet LEs BEAUX-ARTS DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC DEPUIS TREIZE ANS LE SALUT DE L\u2019ÉCOLE BOULLE L'ÉCOLE DES ARTS DOMESTIQUES .POUR UNE SCULPTURE PLUS EXPRESSIVE DANS LE DÉCOR DU MOBILIER LECON-TYPE SUR LA COMPOSITION D'UN MEUBLE \u2026.COMMENTAIRES SUR CINQ ANNÉES D'ENSEIGNEMENT A NEw MODERN SETTING IN MONTREAL 1930-1935 EDITORIAL OUR COLLABORATORS.OUR CABINET-MAKING DEPARTMENT NEws ITEMS OF INTEREST BIBLIOGRAPHIE Cee PAGE DES DIPLOMES \u2014 GRADUATES PAGE Imprimé à l'atelier d'imprimerie, Ecole Technique de Montréal iii Charles Maillard ce Georges Rouest ee .12 .0.-A.Bériau 411 416 421 Laurent Malcles .E.-L.Bouchet Marcel Parizeau 426 431 437 444 447 456 456 458 459 460 462 Jean-Paul Lemieux Jean-Marie Gauvreau Augustin Frigon Jean-Marie Gauvreau Alphonse Bélanger Printed by the Department of Printing Montreal Technical School I Vient de paraître Dictionnaire Larousse Complet Edition Canadienne (303° Edition) Le seul dictionnaire Renfermant les français approuvé par le Conseil de l\u2019Instruction Publique de la Province de Québec.Nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement aug- TETE TE PE TE ES Dictionnaire Larousse Complet SOON) noms les plus nouveaux de la langue francaise.Enrichi d\u2019un nouveau supplément canadien complètement revu et mis à jour.mentée.PE LIBRAIRIE BEAUCHEMIN UMITEE + MONTREAL En vente chez a k En vente chez avec tous les libraires.Nouveau supplément tous les libraires canadien SHAWINIGAN TECHNICAL INSTITUTE FOUNDED 1912 By Mr.J.E.ALFRED, President of Shawinigan Water & Power Co.Under the guidance of a Committee of Management composed of the Managers of the Local Industrial Corporations, Subsidized by the Local Industries, Provincial Government and the City of Shawinigan Falls, DAY CLASSES Regular four-year Technical Course, the final year the equivalent of Senior Matriculation.Trade Courses for students without sufficient preparation to follow course Number 1.Special courses in Automobile Mechanics.NIGHT CLASSES Course in Machine Shop Practice, Carpentry, Oxy-acetylene Welding, Chemistry, Automobile Mechanics, Electricity, Drafting, Mathematics, Industrial English and French.For further information apply to SHAWINIGAN TECHNICAL INSTITUTE k.ir Patronize our advertisers critère { id of I fi \u2014 dat, on He ig oF, {ls 2 ; if i : 4 i Its 4 \u2019 i ; i j iy 2 = 3 x 2 ca = = a = CEE a os STEEN = SOE fi thi il ts ui tii Bi ly ahd Mi hf hi i, i es hy : ! » fr | it À Uh i io it Hh \"> sue Cu ty My i Hi ft! hh hh fr (8 Qu Wl dil i th, y Hy, i ; ) of i ti hy | ha i hs if i int 1 Hi | Ne N nn ih i qu IR ju 4 ui ih Gh, CN fist 8 ea TR i] I UIE BAGUE ANR) te hi Has a Qu RE Hh nn ET CP x ss TR = 3 > = sets se rats ss = an TR se Hi on ox 2 sen æ 2 asin es WY = = Si = NN = 5 = SRA 2 te 0 Sa cu .LL \u2014 EEN AE 2 a 3 2 = se oe = - se = = i as 5 5 & 8 3 & Se = Gi Sh 2 : : re = olin 2 2 .2.Commandeur de la L Etat, = si i = A HONORABLE ATHANASE DAVID , 03 nN SE & Sn Fe a 2 @ , se A a = & ee) a ; d : 2 i x x i es SE SOLS 22 L Gi < Bs 2 = = se .a .1re a 5 = Vr Ho Jaw i ta + 2 2 e si Ge NN ns A = 5 35 5, a pe Es SR i a = a 5 oi i = cn Secr 5 ol A = i ES a a Si ug AF 25 = Se on = S S Po he Sh = he Rt 5 ca 2 a = 5 = #0 i = ve E i eet = = 3 es at 3 eS a al S = cs Le p gs = ns = $ = 22 = = al i ! = st ie =.= = i ; & $ = RS ÈS 5 ae = .= i 5 = = = = 3 x ans 2 Sa Se NR Si 5 > So = Sa = = SEES Ende ENR x x Tag SAE fo xy b wp If) FE 5 = 5 Ga ci A : A alae E = cy > ps ne = EE ia Lu PA oo NE es a pe 5 = = x Se pd SN pu bo ei) 2e CaN 2 Les Lei = = = A = or x AS Seng Ce = ares SES ES = FLE Sara des ses ee py ey SA ue ee SE ee Tr a ri te CE 2 Bas = a 2 FERRER es = Rs 2e gy = a _ ere EE ga = = ET XE CS = se ce RD en eee es => = = TI ES TS es 2 = = 53 STARR cer SRE cr = = = ae Ar = CABINET DU MINISTRE MONTREAL, le 11 octobre 1935.Monsieur Jean-Marie Gauvreau, Directeur, Ecole du Meuble, MONTREAL.Cher monsieur, I1 me fait immensément ir que Technique ait bien voulu r a 1'ECOLE DU MEUBLE, un numéro Je n'ignore pas les services qui ont été rendus à l'art francais par les écoles spsciales de meuble, comme entre autres, celle de Boulle dont l'ancien directeur nous rendra visite prochainement.Les expositions que vous avez tenues depuis quelques années, ont attesté de facon probante votre compétence, et les travaux de vos élèves, des mains expertes en ébénisterie.Je ne doute pas que l'organisation nouvelle que j'ai confiée au directeur de l'Enseignement Technique, monsieur Augustin Frigon, permettra à votre école d'avoir un rayonnement intensifié.Je vous souhaite donc plein et entier succès.Ce sera en même temps le succès de nos jeunes de la Province de Québec qui trouveront là une orientation nouvelle dans un art nouveau pour nous.Je vous prie d'agréer, mon cher monsieur Gauvreau, l'expression de mes sentiments les plus cordiaux., Novembre TECHNIQUE November, 1985 Mobilier destiné à la Commission des Produits forestiers de la Province de Québec.Fauteuils de merisier rouge.Les bois suivants ont été utilisés pour la fabrication de la table: merisier rouge, merisier ondulé, merisier blanc, frêne, chène rouge, cerisier sauvage, érable piqué, érable blanc, plaine ondée, hêtre, birnut (merisier teint), noyer tendre.Dessins de Jean-Marie Gauvreau.(1934).7 Gi Salle à manger moderne en merisier ondulé de la Province de Québec.Cuir des sièges brun rouge patiné.Création Gauvreau (1932).Tentures et tapis de l'Ecole des Arts domestiques de Québec.[ 400 ] 4 Ceca Nos collaborateurs EPUIS sa fondation, c\u2019est la première fois que TECHNIQUE réunit en un seul sommaire, un groupe aussi imposant de distingués collaborateurs.On nous permettra d\u2019en exprimer tout de suite notre reconnaissance à celui qui préside aŸec tant d\u2019autorité et de compétence aux destinés de l\u2019enseignement technique dans la Province de Québec: M.Augustin Frigon.Toute latitude, sans aucune restriction, nous a été donnée par lui, dans l\u2019élaboration de ce numéro spécial sur l\u2019ameublement.Nos lecteurs sont servis à souhait et nous espérons qu\u2019ils continueront en retour à nous garder leur fidélité du passé.L\u2019Honorable Athanase David a bien voulu être du nombre de nos collaborateurs.Nul ne saurait s\u2019en étonner.Il est toujours aux postes et aux avant-postes des choses de l\u2019esprit.Le développement de l\u2019art sous toutes ses formes en notre province n\u2019a jamais eu de plus ardent propagandiste, ni de plus convaincu défenseur.Un éloge plus étendu de notre part paraîtrait déplacé; nous saisissons tout de même l\u2019occasion pour le remercier, et combien sincèrement, de la confiance et de l\u2019estime qu\u2019il ne cesse de prodiguer aux jeunes de sa chère province.Les témoignages que nous apportent ici M.Frigon et M.Alph.Bélanger, Directeur de l\u2019Ecole Technique de Montréal, nos deux chefs immédiats nous vont droit au coeur et nous les prions de croire que nous essaierons dans l'avenir d\u2019intensifier si possible notre zèle dans la tâche qui nous incombe.MM.Charles Maillard et Oscar Bériau ont bien voulu nous exposer l'oeuvre des institutions qu'ils dirigent et nous indiquer les relations étroites qui existent entre l\u2019Ecole des Beaux-Arts et l\u2019Ecole des Arts domestiques et notre section du meuble.Nous n'avons jamais perdu l\u2019occasion de collaborer depuis cing ans avec les institutions qui nous tendaient la main et c\u2019est à notre humble avis, une politique à laquelle les institutions devraient de plus en plus s\u2019accoutumer.\u2018Nous n\u2019avons plus à présenter M.André Fréchet aux lecteurs de TECHNIQUE.Deux articles récents nous ont fait connaître ses activités et son oeuvre.Qu\u2019on nous permette de dire, que c\u2019est avec une profonde (1) Voir traduction page 456.Par JEAN-MARIE GAUVREAU émotion que nous l\u2019accueillons à Montréal et particulièrement dans cet atelier d\u2019ébénisterie, répercussion lointaine de ses fécondes années d'enseignement et d\u2019administration à l\u2019Ecole Boulle de Paris.L'article qu\u2019il a écrit pour ce numéro est empreint d\u2019une fine et saisissante psychologie dont nous dégagerons de salutaires leçons.On ne s\u2019étonnera pas que nous ayons fait appel a la collaboration de nos anciens maîtres.Les ayant fréquentés durant quatre années à l\u2019école Boulle, nous avons voulu que leurs meilleures leçons demeurent.M.Laurent Malclès, chef des études et des travaux à l\u2019Ecole Boulle, sculpteur sur bois dont la réputation n\u2019est plus à faire, artiste érudit autant que modeste nous indique une orientation à retenir.Il est heureux que sa voix se soit jointe à celle de ceux qui ne cessent ici de prêcher la même doctrine.Puisse-t-il être entendu et écouté.« Le salut de l\u2019Ecole Boulle » par le successeur immédiat de M.Fréchet, M.Georges Rouest nous est sensible à plus d\u2019un titre.Son article, convaincant et émouvant à la fois, nous fait souhaiter que des liens solides soient établis entre Montréal et Paris pour que se transmette le flambeau de la saine tradition française.L'article de M.E.-L.Bouchet, professeur de composition décorative à l\u2019Ecole Boulle, dont le talent d'artiste décorateur est depuis longtemps reconnu et recherché, est une leçon modèle de pédagogie.On sent le professeur qui bannit de son enseignement tout pédantisme, à la portée de son auditoire, et qui n\u2019a rien oublié des mille et un petits détails sans lesquels un décorateur ne saurait réussir.; Notre camarade Marcel Parizeau, nous apporte une collaboration précieuse.Voilà un ancien étudiant de Paris qui, dans son domaine, s'efforce de faire rayonner autour de lui la culture qu\u2019il est allé chercher en Europe au bénéfice de ses compatriotes.Enfin l\u2019un de nos collaborateurs, M.Jean- Paul Lemieux, diplômé de l\u2019Ecole des Beaux- Arts de Montréal a bien voulu nous apporter une étude sur une récente réalisation à Montréal.Nous ne la publions pas en manière de réclame, pour la maison dont il est question, mais plutôt comme une appréciation pour l'effort qui est fait dans l\u2019applica- (Suite à la page 455) [ 401 ] ÉS sa fondation l\u2019Ecole Technique de Montréal possédait un très important atelier de menuiserie et de charpente où occasionnellement l\u2019on travaillait les bois plaqués.C\u2019est là que l'élève Jean- Marie Gauvreau reçut sa formation première qui lui permit par la suite de s\u2019orienter vers l\u2019industrie du meuble Par ALPHONSE BELANGER Directeur de I' Ecole Technique de Montréal Il me fait plaisir de profiter de cette circonstance pour dire à M.André Fréchet, qui nous visite en ce moment, un très sincère merci pour les égards dont il a entouré notre jeune professeur.Puisse-t-il trouver dans les résultats accomplis jusqu'à ce jour, des motifs de consolation et d\u2019encouragement et constater que meuble.Nous ne perdions pas de vue ce jeune diplômé de notre école qui après deux années d\u2019études à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales et à la Faculté des Lettres de l\u2019Université de Montréal faisait un stage des plus intéressants chez « Kil- gour Bros.» manufacturiers de meubles à Beauharnois.Notre idée était de créer à l\u2019Ecole Technique de Montréal un département d\u2019ébénisterie où l\u2019on s\u2019occuperait de faire des recherches sur l\u2019utilisation de nos bois canadiens pour la fabrication de nos meubles ordinaires et même de nos meubles de luxe.ses enseignements ne sont pas tombés en terre stérile.Et d\u2019ailleurs, le présent numéro de TECHNIQUE parle de lui- même.Il nous montre un effort et il nous laisse entrevoir que l\u2019œeuvre loin d\u2019être terminée ne fait que commencer.Je remercie aussi sincèrement M.Auguste Frigon notre sympathique Directeur général qui n\u2019a cessé de s'intéresser à notre enseignement de l\u2019ébénisterie depuis cing ans et qui a voulu célébrer si dignement cetanniversaire, par la publication du présent numéro, et par ses démarches auprès de l\u2019Institut scientifique Aussi l\u2019hon.Athanase David et M.Augustin Frigon étaient-ils très heureux d\u2019agréer a notre suggestion de nommer M.Jean-Marie Gauvreau professeur stagiaire de l\u2019Ecole Technique de Montréal à l'Ecole Boulle de Paris.Après une année de préparation à l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Montréal et un séjour de quatre années à l\u2019Ecole Boulle de Paris, où il fut le premier étranger à conquérir le diplôme de cette institution si justement réputée, M.Gauvreau nous revenait avec une solide formation technique et artistique qu\u2019il a mise sans réserve au service de la tâche qui lui était confiée.En 1930 la première étape de notre rêve était réalisée nous possédions un sujet dont la formation pédagogique était déjà d\u2019heureux augure.ALPHONSE BÉLANGER Franco-canadien pour faire venir au Canada M.Fréchet dont les enseignements seront à la fois si précieux pour nos professeurs, nos élèves et nos compatriotes soucieux de culture.Je souhaite à la section du meuble de notre Ecole de poursuivre son idéal et de marcher toujours de succès en succès.Mes collaborateurs savent que je ne suis pas prodigues en félicitations, je tiens cependant à dire à M.Gauvreau et à ses assistants de la première heure MM.Albéric Gagnon et Léo Fontaine comme à ceux de la dernière heure M.Alphonse Saint-Jacques diplômé en ébénisterie de notre école et M.Jean- Paul Lemieux professeur diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal, chargé cette année du cours de dessin à vue, que j'ai [402] Novembre 1985 TECHNIQUE aiddddoutontuutte On nes November, 1985 suivi et que je suivrai toujours les efforts qu\u2019ils font dans l'intérêt de l\u2019école avec la plus vive satisfaction ec qu\u2019ils peuvent compter sur ma collaboration pleine et entière.La section du meuble ajoutée à nos autres sections de l\u2019école figure avec avantage et est un excellent complément des divers enseignements donnés.Les agrandissements et les améliorations apportés à l'aménagement de cet atelier qui débutait il y a cinq ans avec six élèves et clure de la valeur de l\u2019enseignement donné.Le public ne nous a pas ménagé sa sympathie à l\u2019occasion de nos nombreuses expositions; nous l\u2019en remercions en le priant de nous continuer ces encourageants témoignages.Des personnages que nous voulons nommer et remercier de leur bienveillance nous ont donné des preuves tangibles d'encouragement.L\u2019Hon.Athanase David: a toujours suivi nos expositions avec intéfêt.Nous avons aussi été honoré en recevant: CHAMBRE D'ENFANT Exécutée par les ateriers de menuiserie et d\u2019ébénisterie d'après les plans de Jean-Marie Gauvreau, professeur.Tous les meubles sont en érable canadien fini naturel.Tapis, tissus et tentures de l'Ecole des Arts domestiques de Québec.Papiers peints et peintures gracieusement fournis par la Maison q p p p g p Raoul-A.Noiseux.qui comptait l\u2019année dernière 40 élèves est une garantie de succès pour l'avenir.Malgré la crise qui nous affecte dans tous les domaines il nous a fait plaisir de constater que tous nos ébénistes diplômés au nombre d\u2019une dizaine ont trouvé de l\u2019emploi dès leur sortie de l\u2019école; chose consolante ces jeunes gens travaillent leur métier et peuvent continuer à acquérir de l\u2019expérience si le salaire n\u2019est pas toujours celui que désire leur légitime ambition.Nos autres èlèves ébénistes de la section des métiers ont trouvé aussi de l\u2019emploi particulièrement dans le travail en série.On recherche la main-d'oeuvre de nos élèves; il ne nous en faut pas plus pour con- | 403 ] l\u2019Hon.L.-A.Taschereau et ses collègues du cabinet provincial: les honorables MM.Mercier, Godbout et Arcand.Les divers ministères nous ont confié des commandes vivement appréciées parce qu'elles constituent pour nous une active propagande.A tous nous offrons l'expression de nos sincères remerciements.SON POINT DE VUE L\u2019Employé: Je désirerais avoir une augmentation de salaire car je me suis marié la semaine dernière.Le Patron: Je suis peiné mon ami, mais je ne suis pas responsable des accidents en dehors de mon établissement.A l'oeuvre on connaît l\u2019artisan.(La Fontaine) a A\" = I Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1985 > 2 es 75 GE 5 a A 5 7 7 2 \u20ac 2 2 = 5 7 7 7 GE 2 7: i RE ELLES CE GE i *% 4 @ RE GE CE os 7 A a 25 2 7 i Rx 2 i a 2 i A Si 5 7 2 5 SR 2 ol 7 5 2 7 2 2 i a ah a i 5 SE i 5 7 2 A 22 7% A, Ar i 2 2 a 7 4 2 2 2% 7 i % .i & 7 7 ag 2 i 2 Ze 2 a i 7) EN 2 7 7 = 7 GE 7 5 7 2 i 2 i 4 i 2 2 Go 7 Gé i 7 id 7 7 5 7 ; # # RE | 7 5 oh 2 22 i a i wi Es | : 2 ro ry 9 = %.vo hy x Zi im A 7 : ; = 2 G BY ws i a.5 er à a Z os By H & sas 2 Cd tI LAPT 7 VE i oo vl S ; K 4 Woon: 30.2 ; Z 7 2 Le in De 2 Cs be \u2014 4 - A 2 ; ; 2 FEU er o> + Nd + 5 Zz E ipa ers we i Fa Co ORR 2 i ce 7 i 2 7 CE 3 i by 7 2 = be 2 Î dr 2.7 re 2% i i % 2e { ; ih Gr i i 2 260 a 7 % 5 A 2 7 9 2 2 2 2 bh 4 | Bs iy % i 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d'après les dessins de Jean- Marie Gauvreau, professeur.Les sièges sont en érable et noyer canadiens.La boiserie est en merisier ondulé.L'éclairage est indirect par des projecteurs logés dans ies corniches et par des niches lumineuses dans la bibliothèque.Tapis, tissus et tentures de l'Ecole des Arts domestiques de Québec.Mobilier de chambre à coucher en plaine ondée de la Province de Québec.Appliques d\u2019aluminium exécutées avec le concours des ateliers de modèlerie, de fonderie et d'ajustage.Création de Jean-Marie Gauvreau.\u2014 Photo Garcia. i= Æ fe + Es A GE > = L y a soixante ans environ, dans un petit village de Haute-Bretagne, un paysan aisé ayant décidé de marier son fils s\u2019en fût avec lui au cellier où depuis de longues années étaient empilées des planches sciées et soigneusement lattées d\u2019un beau bois de cerisier.Ils vérifièrent avec soin l\u2019état de leur bois puis s'en furent au village de Pacé où résidaient les frères Bou- tin, menuisiers, dont l\u2019habileté était connue.Les parents, en présence des fiancés, envisagent aussitôt le nombre des meubles à exécuter, ils discutent du style et débattent du prix.Il en fut bientôt décidé et quelques jours plus tard Boutin Louis ayant apporté ses outils, venait s'installer à la ferme.Il fut nourri, couché et payé à la journée.Il travaillait sans hâte et, souvent, on venait le visiter dans la grange où il avait aménagé son atelier.La plus riche pièce de l\u2019ameublement en Bretagne, comme dans la plupart des provinces de France, c\u2019est l\u2019armoire.Boutin Louis apporta tous ses soins à ce meuble, qui fut jugé magnifique, car il nous est resté.Cette armoire de bois de cerisier a pris avec le temps une patine admirable, c\u2019est en effet un beau meuble.Boutin Louis, menuisier et sculpteur, était un artisan habile, il avait connu et sans doute copié les armoires de François et Charles Allery qui étaient célèbres en Bretagne et dont les premiers travaux datent de la fin du xvin° siècle.Boutin Louis avait dû profiter également des en- ANDRÉ FRÉCHET Meubles d\u2019artisan et meubles de série Par ANDRE FRECHET Directeur honoraire de l'Ecole Boulle de Paris, Con- Jérencier de l'Institut Sczentifique Franco-canadien seignements d\u2019un maître tel que Pierre Croisé qui habitait comme lui le village de Pacé.L'armoire de Boutin Louis est dominée par une corniche moulurée découpée en accolade et formant fronton.Les deux vantaux sont chantournés parallèlement à la corniche et la gorge, les battants et les panneaux de l\u2019armoire sont enrichis d\u2019une décoration abondante et fleurie.C\u2019est une sculpture légère, gravée ainsi qu\u2019une piece d\u2019orfévrerie et le décor s\u2019est inspiré traditionnellement des chinoiseries de Bérain.Parmi des guirlandes et des fleurs pendent des cordelières et au centre un lambrequin orné de franges et de pompons rappelle les décors du style Louis XIV.Boutin Louis ayant achevé son travail et l'ayant jugé bon, pour reconnaître les attentions aimables et les mérites de son hôte et client a gravé sur son meuble: «Fait pour Olive Chauvel, le 18 juillet 1872, Boutin Louis, à Pacé ».Ainsi faisaient en effet les bons artisans bretons tels que Jean Tulou, Dondel, Gaultier, Aubault, Berthelot, Saulnier et tant d\u2019autres\u2026 Ces artisans artistes signaient leurs travaux, les ornaient de leur marque apparente et le mérite de ces gens de métiers était si répandu et apprécié qu\u2019il était parfois embelli de mystères et de légendes.Ne disait- on pas qu'un sculpteur célèbre du nom de Maladri, qui travaillait au pays de Saint- Grégoire, portait dans sa poche, une tabatière remplie de petits diables, qui, lorsqu'il [ 406 ] AU VERSO Coin de boudoir moderne en érable de la Province de Québec, rehaussé de noyer noir.Niches lumineuses dans l'encoignure.Lumière indirecte diffusée dans l'encadrement du divan.Création de Jean-Marie Gauvreau, Professeur.Cet ensemble a été le premier réalisé en 1930 par les élèves de la sechon du meuble de l'Ecole Technique de Montréal.ON THE REVERSE SIDE A modern boudoir made of Province of Quebec maple and set off with black walnut, Indirect lighting concealed in framework of the divan.Creahon of Jean-Marie Gauvreau, professor.This suite was the first made in 1980 by students of the furniture department at the Montreal Technical School. , = a \u2014 = = de = = 2 2, vis.i TE le ver = pes tite ol en Coy i irr mire miele res a = i 1 on hy a i En me oi gt he SRD fey 55 HE Vi ri ni By oR ay % i oY is 1d Te 15, » 2% @ rg ty, .ji i il i, oui Lo ol à ÿ i ko v5 2 i RO Bid 0; HA 5 Va Aha i me, hg fi i ou 1 £5 ry i 40 5 5 ee 5 \u201c$ æ i a eo if i 5 oi 7s a 25 5 58 Lu Ho i a ean i fia fe # i bis oi be Lo a Se So SE 2e se .is \u201c4 i i \u201cPid RR i qu i a Pia ve i: AL 4 ee ei ok Val ae J $ Oct se 7 or 5e noni, Hin ae Tio i 5 yl Riz i hl 2 A 9 5 0, 5 ie x 02965 20.RY 2 7 Tr Bs .\u201cRe i i a ih ie cu on 55 x LE .ay 5.ve 3 UE 7 y 5 a By ya oh es 2 os i 5 ie 4 5 Lu us C0 Th hs, Le 5 A 0 3 .5 0 or ihr se = 5.24 a 5 A, is 5 ne id \"Si Wns, Ye ix oe 2 is tis! 7 2 x.pe Wow Pi, iss HE : i i: i a fos 5 2 ne 1 2 REG H Es A LOUE ds 5 Le i x 5 a LY ih WH i 5 i ih it Eu : i i i Bu Ses 2 i pos Sat i i a à i $ 7 2 i 5 i Go a i ot A i erste 6 a Bian 4 I fi =.a fed hg 3, ae.5.Se 3 Wy a a i i i i i ih 2 7 A phy i id 2 a if A e en A y A ae 14 A i ; of; Th i Gr 5 ia 4 x se 8 i LE tu Ha 4 I ii 508 .59 pl 8 in is ir Er i: 2 ÿ GE, Si 9 i 3 3, & i JE joss ha fe i oh Ho 1 Ti 78 ÿ 5 ro! (i i a hy pice (i i) 5 i; &, 55 VE QE ; i es bi St v5 i Li agi is 24 {ra ; 1 & is.a 2 J or i Es fi, a oo 5 Le 5 GE fy i 7 2 3 2 3 2 7h i A GS i £4 1 bid Si 2 SAE gh ne ey i Vi ED 5 i fei! 5% GS to 5 0, i 5 7 ÿ À de G7 id A6 4 i & i Ce 4 5 3] 5 Ee Li ay ie hi A 1 Lu de 7: Eh A 4 i Ce fs 2.fi i a 2 4 i iri 6 (es a od © 3 #5 , Es hi i 2 Re a ee as a Cr i 5 6 2 % i MH he i ; = i SE 2 iS is Sh Le i Tes He 4 RS Sh « $ és, 3 BR i a ie ce he à Sh 2 i \u20ac or { ne & So G3 nk 4 iz, w i si 2 ÿ Le i i + 0 2) ; Si an Bs a i (ERs i ca = RIDE ps Ni i 9 Gi oy i: 1 by & A i 20; DR © ey > Ws su 5 5 A Ps % es Ag is ; i Sr 2 0 ie 4 A 4 a ni 7 SA A i 5 5 0, 0 Rte 4 2 + i & i i Se 6 = 3 LY 2 a | GE i A i 34 ft RG go ; 7 i 2 Lia bi a Wd 7 07 4 5 jel i) LE i i 2 Yi 5 er i ; ÈS i Si (97 fi Re as i « i Vo a 78 LS bi 5 53 ih 4, Le ; fis or 4 i 5 ks cs us x fi A Ÿ i 4 Je A RCE it on hy Eu i STE ÿ 7 i .i, A i i Ur GE ni 5 0 Sh i il i i: od % Io 5 .@ 5 SH i Er oe Ch: i À 4 i i dé Vue ff À i A: of Ete ; 4 : Ui i J wn 4 i So 9 ; qe a 14 ; Mi bi i a ih fils 4 oa / Es dE Es # © ki 2 in vs i 7% pr i i LA i ji) % A A, i eu vl i Re Bi i es Gi 1h 15, Jésus Fo A i Jui y ; i / i) & Ep = 5 i Gi 18 J 0 des i oh j i sh = Es J ol i 5 : 4 Ae ; 55 i wi Gi x 8 ?el ih is a it i gi Li bi Re A fi i S À 5 ui pi i # i y 5 RE) i à ; 4: i À ; (4 5 5 ii LE a ery x.Sa % ; i # i ji : : a gr i A aus tty i fi dl i 4 4, A i % ; ; i ; i ii 4 i ji de 7 = Le I ot = Epes) # Ed bach 4 4 ho Us Se ; Shi es ih 4% Hi i Hr Ui i i if I = ; JA i i 4 ei) i 2 be die 0 a i Lh i 3 A 2 i = i i 6.55 i i, ue Zi 1 na = = = = = = i 1 qe os a Eh Ë A SHEEN vs So js 5! 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& En Lu x 5 i A sue 4 Rhy 4 46 iis HRT 2s, 5 52 ae # 4 is i ae i SE fie Sa Re sise Li i ve 4 i o ih 2) pi, fi i a i x Ê i i iy) i J i i i i i prière 2268 » A a» if ol ot i iH i ä & ph i in ii Hi i pi if 1; i i dise bs 2 i i i th bi 3 i\" i id Si i 5, ih i i Si, i a bi ; i is i i ol il | Gt i $ on 4 i i i i i i vf a i i a Vi ur \u201cÀ it Fi cu if i i i fis hh A a Si 4) 5 & i 5 i! | ir 5j hi a i 7 It Hi i: 4 fh is du i fox £3 ie da ja 1 A Bo 4 4 i Le ; ; er ps [ ii ii dian hf a AS si i; di iy i i x i j A ; A, 5 dd i A ve hip nd i hed 14 id i hi it Sh cr i A se Wa Goh bid 54 Np si te pui da fi Br = a ; $ Ld se on Xe Ar 5 A i 2 i\u201c i ue oe 5 i TRAE vi i pL vy 7 7 rs wa ake ii à SATAN a.7 he PR de 2 7 4 i 8 fs! i .i i va it : bi 5 a oA wn ve , oa 10 2 & 5 ©, i fi if 2e 2e us eds Vu re ; ÿ i fi i pe i i Le ie i 5 7 # i; 3 4 i: in i ik fi a vi = i iar jr i ; Vi sid i i; ii A oh i ro i i vu ii jar i i i iis i i sil ne a.Lun Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1985 les faisait travailler, exécutaient de véritables chefs-d\u2019oeuvre avec une rapidité incroyable.De même que dans l'antiquité, la légende avait auréolé le talent du sculpteur grec: Dédale qui le premier a taillé dans le marbre des personnages dont l\u2019attitude exprime la marche ou la course, de même la légende bretonne a célébré l\u2019habileté et le talent du sculpteur Maladry qui aurait créé les modèles des meubles tels que les bancs, lits, armoire, buffet, table, maie, garde-manger, rouet, prie-Dieu, etc.qui furent successivement en usage et dont on trouve encore en Bretagne de trés beaux exemples.Ces meubles bretons, qu\u2019ils soient de cerisier mouluré et gravé, comme les armoires de Haute-Bretagne exécutées par Croizé ou Boutin, qu\u2019ils aient été réalisés en bois de chêne, passé à l\u2019ocre rouge, ornés de fuseaux tournés et enrichis de clous de cuivre, qu\u2019ils aient été exécutés en bois de chêne fouillé de sculpture et noirci, ou encore de bois de châtaignier et incrusté de chêne palustre et de buis, tous ces travaux d'artisans présentent à l\u2019étude, le plus grand intérêt.Ils sont d\u2019une exécution sérieuse, habile, leur architecture traditionnelle, leur construction, leur décor, sous des influences multiples se sont lentement adaptés, transformés, enrichis.Si l\u2019on compare ces oeuvres des artisans bretons avec celles réalisées dans d\u2019autres provinces françaises, on constate que les fabrications de Bretagne ne se sont affirmées que très tard et malgré leur variété, malgré leur caractère bien régional, elles peuvent être rapprochées des oeuvres du mobilier exécuté par exemple dans certaines régions de la Savoie et du Dauphiné.Dans la montagne les meubles savoyards étaient noircis ainsi que les meubles bretons, les lits clos étaient alignés dans une même pièce à la mode de la Bretagne, ils étaient parfois fermés de boiseries à balustres, et ces meubles d'artisans étaient comme ceux de Bretagne, exécutés avec soin, et ornés du décor fleuri ou des motifs religieux que l\u2019on trouve souvent sculptés sur les armoires ou les lits bretons.Cependant les meubles savoyards et surtout les meubles du Dauphiné se distinguent par bien des points des meubles bretons.Le bois de noyer de la région de l'Isère est justement renommé et par la vallée du Rhône on transportait aisément les diverses essences, c\u2019est pourquoi les [ 407 ] meubles du Dauphiné seront faits de chêne, de poirier, de bouleau, de frêne, et dans les régions montagneuses, de sapin ou de hêtre.Par la vallée du Rhône sont venus les artisans du Nord ou du Midi, les ouvriers flamands, les sculpteurs de la riche Bourgogne, les décorateurs italiens.Plus tard, viendront les compagnons du Tour de France, qui de ville en village, allaient, se présentant à leurs confrères menuisiers ou même aux habitants.Ces compagnons savaient travailler et exécuter les meubles, les armoires « à la façon de Paris » et ces migrations d'\u2019artisans expliquent pourquoi l\u2019on trouve dans le Dauphiné, comme d'ailleurs en Bourgogne et jusqu\u2019en Provence, des meubles d\u2019un style achevé alors que les oeuvres bretonnes étaient encore primitives.Pour ne parler que de la Savoie et du Dauphiné, il convient de dire que dans ces provinces d\u2019une civilisation plus avancée que la lointaine Bretagne, des artisans ont développé à un tel point leur personnalité, leur originalité, qu\u2019ils gravent leurs oeuvres de leur marque.C\u2019est Claude Journain de Modane, François Cuénot d'Annecy; c\u2019est encore Nicolas Deschamps venu de Dijon, François Desvoge justement célèbre à Chambéry.C\u2019est Pineault de Lyon, marqueteur habile et Nogaret chaisier renommé et surtout les célèbres ébénistes de Grenoble; Pierre et Jean François Hache, qui, les premiers, créèrent des meubles inspirés du style Louis XV et par l'emploi de bois fruitiers, de bois des îles, de l\u2019ébène, l\u2019amarante, le bois de rose, donnèrent à leurs travaux une coloration et une perfection technique jusque là inconnues.Ces meubles d\u2019artisans de la Bretagne, de la Savoie, du Dauphiné ou de la Provence ce ne sont pas seulement des objets mobiliers faits pour l'usage; ce ne sont pas seulement des oeuvres solidement construites, réalisées avec de bons matériaux, assemblées de façon logique, adroite ou habile, ce sont des travaux qui portent la trace de la main de l'artisan et révêlent son esprit.Quand on examine impartialement ces oeuvres artisanales et provinciales, après en avoir analysé la technique aussi bien que le décor, il est bien remarquable de constater la persistance des traditions que les artisans habiles, chercheurs ingénieux, vont se transmettre souvent dans la même ville, la même famille, le même atelier.C\u2019est la démonstration d\u2019une des lois ee men le ace ar lee ie er RE \u2018 | À } i bi § DEI A NIN A NEC Ma A a Te Crea Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1935 les plus méconnues à notre époque, la vertu du métier.Dans les corporations aussi bien que dans les villages, les cadets autrefois continuaient les travaux de leurs aînés, ainsi s\u2019élaboraient certains types de meubles qui, de génération en génération, se perfectionnaient jusqu\u2019à produire des chefs-d\u2019oeuvre de style où toute l\u2019excellence du passé se prolongeait dans une nouveauté surveillée améliorée.x\" Il convient de remarquer que les oeuvres les plus achevées de l'artisanat des provinces françaises, furent conçues et exécutées dans le style Louis XV.Les artisans avaient été séduits par les formes souples et harmonieuses que ce style leur avait révélées et, dès qu\u2019ils eurent pénétré les difficultés de tracé, de construction, de sculpture, de placage qu'entraînaient les modes nouvelles, ils s\u2019y attachèrent avec amour et ainsi furent réalisés par eux ces travaux d\u2019une exécution naïve et charmante.Mais durant le temps que ces artisans laborieux s'efforçaient de pénétrer les techniques nouvelles, la Révolution, l\u2019Empire, venaient imposer en province d\u2019autres idées, d\u2019autres modes, et des fabrications mécaniques organisées, industrielles.Dès l\u2019an VI de la République: François de Neufchateau « exhortait les industriels « et les artistes à travailler en commun.«Il leur recommandait de donner à leurs « travaux le caractère simple, la beauté des « formes antiques, et un fini précieux.un «lustre plus parfait encore que celui dont « se vantaient les manufactures anglaises.» Malgré ces exhortations d\u2019année en année les fabrications évoluent rapidement vers une production mécanique.« On peut suivre les étapes de la victoire de l\u2019industrie, sur l\u2019art, du confortable sur l\u2019élégance, de l\u2019économie ou du faux-luxe (ce qui revient au même) sur la qualité de la main-d'oeuvre.) On n\u2019a pas assez d\u2019admiration pour des ébénistes comme Lefèvre ou Haeks dont les scies à bois montant, peuvent débiter de fins placages: 13 à 18 feuillets d\u2019acajou dans un bloc d\u2019un pouce d'épaisseur, sur 20 à 22 pouces de large.» Un nommé Roguin inaugure en 1827 une industrie nouvelle.Son usine permet mécaniquement de débiter, sécher, lan- guetter, les bois de menuiserie.Dès ce moment, les artistes perdent le contact avec un nombre important d\u2019industriels, les progrès sont continus, mais ce sont surtout des progrès mécaniques, des progrès dans l\u2019organisation du travail, et dans les méthodes commerciales.Cette évolution rapide, effraye les esprits les plus avancés et c\u2019est ainsi qu\u2019en 1854 les architectes Fontaine et Percier qui avaient été, sous l\u2019Empire, les arbitres du goût dans toutes les formes de l\u2019art ont dénoncé le danger des fabrications nouvelles qui s'emparent sans scrupules et sans mesure des essais ou des inventions des artistes.« elles s'en emparent disent-ils, «les reproduisent de mille façons écono- « miques, les mettent à la portée des « moindres fortunes.Toutes sortes de fal- « sifications en dénaturent la valeur.Le « plâtre tient lieu de marbre, le papier joue «le rôle de la peinture, le carton imite le « travail du sculpteur, le verre se substitue «aux pierres précieuses, la tôle remplace «le métal fondu, les vernis contrefont le « porphyre.» Sans doute ce danger qui alarmait & un tel point les artistes Percier et Fontaine, n\u2019était encore évident que dans les grandes villes.Ce n\u2019est que peu à peu qu\u2019il sera sensible dans les campagnes.c\u2019est ainsi qu\u2019en Savoie, Hache Lagrange et Pierre Hache son fils continuaient les fabrications traditionnelles et artisanales qu\u2019en Bretagne Boutin Louis exécutait en 1872 l\u2019armoire d'Olive Chauvel, et que François Aubert père, menuisier de son état à Ro- millé, gravait de sa marque, une armoire exécutée par lui en 1887 à l\u2019âge de 81 ans.Mais les progrès scientifiques que l\u2019on avait d\u2019abord célébrés avec lyrisme, ces progrès qui avaient un retentissement dans toute la société et dont la nouveauté enni- vrait, furent un jour discutés.On se prit à reconnaître que ces progrès étaient plutôt de l\u2019ordre, de la rapidité et de la précision.Ces progrès avaient bousculé les vieilles méthodes, ils avaient détruit la suprématie du muscle ou de l\u2019habileté manuelle.Des méthodes nouvelles, des fabrications de série étaient nées.Mais ces fabrications obligent à une organisation scientifique, elles obligent à la précision et surtout à la vitesse.La vitesse a-t-on dit est une qualité noble.mais la « hâte » dégrade et avilit.C\u2019est l\u2019encouragement à la malfaçon, c\u2019est la diminution de la conscience professionnelle.Les fabrications nouvelles et de série obligent a l'emploi des machines, mais [ 408 ] \u2014-\u2014 as ea ev \u2014\u2014 Es TP Cl.\u2014 \u2014 =\u2014 ne j Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1935 tandis que le travail mécanique des métaux dans les usines métallurgiques est tout indiqué, parce que les machines peuvent réaliser des travaux d\u2019une perfection mathématique qui ne pourrait manuellement être atteinte, les travaux du mobilier ne peuvent parallèlement bénéficier du concours des machines.Le bois est une matière vivante et variable.Les machines écrasent, compriment, déversent sous leur charge, le bois qu\u2019elles doivent oeuvrer.Les bois ne peuvent être débités, sciés, utilisés ainsi qu\u2019il est fait d\u2019une plaque ou d\u2019une tôle de métal.Au tour parallèle: 100, 1000 pièces ou davantage, peuvent être travaillées de façon identique et dans un temps déterminé, il n\u2019existe pas de tour à bois qui puisse donner des résultats comparables.Un ouvrier moulurier, un toupilleur, doit, avant de la travailler, examiner sa pièce, afin d\u2019en connaître les faiblesses.Il doit l\u2019attaquer avec l\u2019outil mécanique, comme l\u2019artisan le faisait avec son « bouvet » selon la nature du bois, selon son fil, sa dureté, ou sa texture.Sans doute la machine, comme le progrès, n\u2019est pas un malheur.Si elle est bien guidée, la machine est une collaboratrice précieuse, elle travaille très exactement, et plus vite.mais les exigences actuelles font que l'industriel demande constamment à la machine de fabriquer plus vite et plus économiquement.Sans la vitesse, l\u2019emploi de la machine devient prohibitif.Dans certaines fabrications du meuble, des praticiens, affirment aujourd\u2019hui que si l'on envisage toutes les dépenses imposées par l'emploi des machines (achat, entretien, réparations.), le travail exécuté manuellement est plus assuré, plus continu, plus parfait et n\u2019est pas sensiblement plus coûteux que le travail mécanique.Ainsi la machine ne triomphe que parce qu\u2019elle peut produire plus vite et en plus grande quantité dans un temps déterminé, mais cela même est un danger.Les fabrications de série nous engagent peu à peu vers une production hâtive, à peu près sans limite et ce qui est plus grave encore, vers une production banale et sans caractère.La machine n\u2019a ni coeur ni esprit.Une armoire est faite pour l'usage, un meuble, une chaise, sont conçus pour le corps, et nous savons bien que les armoires bretonnes, celles de Savoie, du Dauphiné ou de la Provence, ne peuvent être confondues; elles portent la marque du terroir.Nous connaissons des milliers de formes de fauteuils et de chaises et nous nous efforçons cependant de créer des sièges nouveaux adaptés à notre manière de vivre, à nos goûts, à la mode, à l\u2019esprit du temps\u2014 mais une chaise, si nous en ramenons le dessin et la construction aux seuls principes, ne peut plus se distinguer d\u2019une autre, elle devient une pièce primitive et d'usage, que la machine exécutera aussi bien à Chicago, à Rio de Janeiro, à Londres ou à Berlin.Les machines utilisées pour la fabrication des bicyclettes sont à peu de chose près les mêmes à Manchester, Saint-Ecienne, Milan, Détroit ou Tokio et l\u2019on peut déjà mesurer les résultats de la concurrence dans ces fabrications.Ainsi, comme l\u2019écrivait récemment un éminent critique d'art M.Léandre Vaillat: «nous assistons à une lutte dramatique.« Deux civilisations sont dressées l\u2019une « contre l\u2019autre, une civilisation basée sur «le machinisme, et une autre basée sur le « travail manuel.Ce conflit, dit encore M.« Léandre Vaillat, n\u2019est pas d\u2019aujourd\u2019hui, «il a été exprimé pour la première fois par « Ruskin au milieu du xIx° siècle, une « seconde fois, un peu avant la guerre, et « depuis la guerre par le poète hindou Ra- « bindranat Tagore qui avait fait ses études «à Oxford.J'ai beaucoup connu Tagore «et, sous l'empire de ses conversations j'ai «dressé depuis 1920, l\u2019acte d\u2019accusation «de la machine qu\u2019on a si souvent réédité « depuis lors.Mais, comme il arrive sou- « vent pendant que le débat s\u2019amplifiait « et se dénaturait, je faisais mon examen « de conscience.et je revenais en arriére.« J\u2019arrivais peu à peu a cette conclusion « que la machine et la main se peuvent « parfaitement concilier, que chacune a sa « tâche.» #*x Avec M.L.Vaillat, nous pensons que l'artisanat bien compris, conseillé, encouragé, peur connaître une ère nouvelle, à la condition que ses travaux se différencient des travaux mécaniques et de série, qu\u2019ils demeurent régionaux et originaux.Dans chaque province les artisans, les artistes, les architectes ayant grandi dans leur petite patrie, en connaissent les traditions, les usages.Ils ont apprécié la valeur des matériaux dont l'emploi a été consacré par de longues expériences.Ils savent qu\u2019une logique profonde a toujdurs régi les conditions de la race, ils sont- [ 409 ] gt a TR RETR RR EEE NO Novembre 1935 capables, s\u2019ils le veulent, d\u2019une renaissance des industries d\u2019art régionales parce que, ayant pénétré la dignité et la valeur des oeuvres anciennes, ils sont prêts à en re- \u2018nouveler l\u2019esprit.Le travail de l'artisan doit s\u2019appliquer à la mise en valeur des matériaux, des bois, du pays.L'erreur fréquente des industriels et des fabrications mécaniques, c\u2019est de donner en aliment aux machines et presque sans distinction, des bois de toutes essences.De même qu\u2019il est absurde de donner la même mouluration à une planche de sapin, de hêtre, de noyer, d\u2019acajou, ou d\u2019ébène, de même il paraît insensé de fabriquer en Bretagne des meubles de pitchpin, alors que ces bois résineux, que l\u2019on peut trouver sur place, que l\u2019on peut sélectionner, débiter, faire sécher à loisir, sont tout indiqués pour les provinces forestières et proches des montagnes.Lorsque les chaisiers fabriquent leurs sièges, il est juste, il est normal qu\u2019ils emploient les troncs et les branches des arbres de la région, une ordonnance, des épaisseurs et des profils de tournage convenables.Les sièges garnis et paillés seront garnis selon les qualités, l\u2019espèce de la paille ou du jonc et le tressage sera original etlogique, s\u2019il met en valeur la texture, la souplesse, la couleur des chaumes du pays.Les Comités locaux et régionaux qui ont chez nous entrepris de régénérer et rénover les industries artisanales, ont une belle oeuvre de coopération à réaliser.Il faut souhaiter que grâce à leur action nous puissions nous réjouir de la rénovation des anciens métiers.« En réveillant l\u2019activité des intelligences régionales, de celles qui ont conservé le respect des traditions, qui comprennent et aiment leur petite patrie, ils ajouteront ainsi leur oeuvre propre aux richesses du patrimoine national.» Parallèlemenc, l\u2019oœeuvre de la machine dans les industries de série, peut être magnifique si, comme l'artisanat, elles acceptent d\u2019être conseillées, surveillées, amélio- \u2018rées.Que la machine demeure pour une part, la servante docile et puissante de l'artisan, qu\u2019elle lui épargne les fatigues, des peines inutiles, qu\u2019elle exécute pour lui les travaux qui ne sont pas à l\u2019échelle humaine; que, par ailleurs, elle emploie sa souplesse, sa force, sa vitesse, à la production d'objets, de meubles d'usage, pour lesquels comptent surtout les qualités de solidité, de durée, et le nombre.Que les industriels craignent TECHNIQUE November, 1935 cependant dans ce domaine, la production hâtive et la surproduction qui entraînent la révolte, la malfaçon, ou le chômage.Les fabrications de série ont un rôle magnifique, parce qu\u2019elles peuvent permettre de répandre dans les foyers les plus modestes des mobiliers aimables, simples et pratiques, mais que les industriels évitent la copie falsifiée, dénaturée, des fabrications du luxe.Les fabrications de série très étudiées, prudentes, loyales qui auront été contrôlées, surveillées, peuvent peu à peu transformer, embellir le cadre de la vie, mais, ces fabrications demandent des collaborateurs exceptionnels, des collaborateurs artistes, expérimentés, habiles, prudents, instruits de toutes les traditions, ouverts aux idées les plus neuves.Pourquoi les industries puissantes ne trouveraient-elles pas régulièrement leurs meilleurs serviteurs dans ces artisans qu\u2019elles auraient auparavant conseillés, encouragés, protégés.La tradition et le progrès ne sont pas inconciliables.La rénovation de l'artisanat peut devenir un des éléments du succès des fabrications industrielles du mobilier.LE BOIS DE NOYER Il est intéressant de savoir que le noyer était un bois connu depuis la haute antiquité.La preuve que cet arbre poussait des milliers d'années avant que les êtres humains fissent leur apparition sur notre globe nous est donnée par la découverte de restes fossilifères d'arbres gigantesques dans les dépôts du Pliocène en Europe.La Bible fait mention de l\u2019usage du noyer durant le règne du roi Salomon.L'histoire ancienne nous dit aussi que le noyer était employé d\u2019une manière courante durant les jours de l\u2019Empire Romain.Plus tard l'architecture italienne qui a servi de base et de guide pour la composition des mobiliers de style, se servi du noyer avec profusion.Peu de noyer est employé au Canada de nos jours sauf le noyer noir américain qui est obtenu du sud de la province de l'Ontario, du Massachusetts, d\u2019une partie de la region au sud des grands lacs au centre du Nebraska et du Kansas, du centre du Texas et du nord de la Floride.La couleur naturelle du noyer américain est d\u2019un brun riche allant d'une teinte claire au brun chocolat.NOUVEAUX EMPLOIS DU PAPIER GOMMÉ La maison anglaise Samuel Jones, gros producteur du papier adhésif, s'efforce sans cesse de trouver des nouveaux débouchés pour ses articles.C'est ainsi que furent créés des « travaux manuels » d\u2019un nouveau genre pour écoles primaires, consistant en bandes de papier gommé de diverses couleurs, destinées à des compositions décoratives: des frises pour nurseries, composées de silhouettes amusantes d'animaux, de bébés, etc\u2026 que l\u2019on fixe par des bordures en papier adhérent! [ 410 ] a mes Les Beaux-Arts dans la Province de Québec depuis treize ans A première étape est franchie! Tous ceux qu\u2019une flamme animait au départ se rassemblent aujourd\u2019hui; groupe qui veut mesurer ses forces, connaître ses moyens pour assurer un lendemain aux efforts individuels déjà consentis.À cette occasion l\u2019Fcole vousreçoitencore une fois.Celui quiena suivi l\u2019évolution depuis le premier jour de sa fondation peut être justement fier des résultats obtenus.Il sait que votre présence est due à l\u2019atmosphère de travail, d\u2019ordre et de bon esprit qui n\u2019a cessé de régner dans tous les ateliers.Soyez donc bienvenus, et abordons tout de suite le problème de votre carrière.Il s\u2019agit, ne nous faisons pas d'illusions, de l\u2019existence même de l\u2019oeuvre entreprise dans le domaine de l\u2019art.Le grand public pressent son utilité; peut-être parce que la pauvreté du cadre où il vit lui fait désirer un peu de beauté, tout comme l\u2019ouvrier, dans l\u2019oeuvre façonnée de sa main, aspire à une expression plus parfaite.L\u2019incompréhension, le doute, et quelquefois l'indifférence hostile, se manifestent dans les milieux où règne la préoccupation du bien-être matériel; les victimes du faux goût y sont promptes à juger.La tâche sera souvent ingrate.Vous aurez à convaincre la majorité des gens, non pas de la qualité de vos travaux, mais du rôle capital que vous êtes appelés à jouer dans toutes les productions soumises à la valeur du dessin.La question se pose en particulier dans les pays industriels depuis l'avènement de la mécanique.Les techniciens-exécutants ont surgi et, par un curieux renversement des rôles, on les substitua aux créateurs.Engoûment pour l\u2019homme capable d\u2019agir sans prépara- CHARLES MAILLARD (1) CHARLES MAILLARD ; Directeur général des Beaux-Arts de la Province de Québec tion : l\u2019entrepreneur croit pouvoir se passer de l'architecte; le commerçant improvisé se décerne un brevet d\u2019aptitudes aux affaires.Le même phénomène étrange s\u2019est produit, qui se retrouve jusque chez les artistes: la peur d\u2019appartenir à une école, d\u2019être élève de quelqu'un.On aime à laisser croire au « talent naturel » capable de s\u2019exprimer sans culture; charme des balbutiements qui se prolongent jusqu\u2019à l\u2019âge mûr.S\u2019il est indispensable d'apprendre à conduire une machine, il ne semble pas nécessaire d'acquérir la science d\u2019un art.L'exposition que vous offrez au public fait la preuve qu'un enseigne- menc souple et bien ordonné conduit pourtant à d\u2019autres buts.L'Ecole est avant tout un centre de culture: dans le cycle des humanités, l\u2019art marche de pair avec la langue; la plupart d\u2019entre vous êtes venus dotés d'une modeste instruction primaire, et pourtant, après un stage de quelques années, vous avez prouvé que cette culture, acquise par l'observation, était plus riche et plus vraie; témoin les articles-critiques clairs et sensés de l\u2019un d\u2019entre vous, si éloignés du fatras littéraire puisé d'ordinaire, sans grand discernement, dans les revues ou livres d\u2019art.(Quiconque tient une plume n'est-il pas juge en art!.) Avec la culture artistique vous avez aussi reçu une formation morale et intellectuelle, acquis le sentiment de la probité, l\u2019amour de l'effort.Vous seuls saurez assu- (1) Le présent article est un exposé de l'enseignement des Beaux-Arts dans notre proince, fait à l'occasion d'une récente manifestation publique.Nous avons pensé intéresser nos lecteurs en le reproduisant dans ce numéro de TECHNIQUE.Toutes les vignettes reproduites sont des projets exécutés au cours de décoration de l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal.[411] SL RRL NE EEE tee ee net November, 1935 Figurines en bois sculpté de Mlle Suzanne Morin.mer l'orientation artistique parce que vous parlez le langage véritable de l\u2019art, laissant aux statisticiens le soin de compilations.La critique n\u2019étant point affaire de sentiments personnels, ce qui la rendrait odieuse, vous en saisirez le double but: rendre les œuvres plus facilement accessibles à la sensibilité du spectateur, et d'autre part renseigner l'artiste sur ses propres tendances afin d'éclairer sa route; pour cela il faut la maîtrise.Alors seulement vous éviterez de mettre en déroute public et artistes.Aujourd'hui on vous mesure l\u2019éloge, et c\u2019est tant mieux; vous n\u2019êtes pas des ama- Mosaïque « La bénédiction des skis à Val Morin ».teurs \u2014 l\u2019Ecole vous a déjà habitués à être sévères pour vous-mêmes \u2014 cela ne doit pourtant pas vous diminuer à vos propres yeux.Quand, regardant autour de vous, les sources d\u2019inspiration se révèlent si rares, si indigents les musées, l\u2019architecture, quel effort ne doit-on pas exiger d\u2019une imagination si peu ou si mal nourrie! Et cependant, comparant cet effort à ce que d\u2019autres ont produit, vous savez que le but est déjà atteint, que plusieurs d\u2019entre vous s\u2019imposent à l'avant.L'Ecole, foyer de culture, se devait de rayonner par ceux mêmes qu'elle a formés.Vous vous êtes mis résolument à la tâche d'enseigner aux enfants de nos écoles, couvrant un champ immense (plus de huit mille sujets) où religieux et religieuses, diplômés comme vous, rivalisent de zèle.Cette part de l\u2019oeuvre de l\u2019Ecole n\u2019est pas la moins importante; elle est en tout cas la plus généreuse.L'Ecole des Beaux-Arts de Québec éprouvant des difficultés, nous avons dû faire appel à trois d\u2019entre vous pour prendre charge de plusieurs cours à titre de professeurs; ceux-ci ont aussi répondu à notre attente et fait leurs preuves depuis cinq ans, cependant que leurs confrères rendent de si grands services en qualité d\u2019assistants- professeurs dans nos cours surchargés.Oeuvre de culture, oeuvre d\u2019éducation et d'enseignement justifiant amplement l\u2019affluence et l\u2019admission des élèves qui se [412] a SO / Novembre 1935 TECHNIQUE présentent chaque année; c\u2019est le premier tableau de notre programme-diptyque.SI nous passons au second, oeuvre de formation, nous trouvons à côté des architectes et des artistes, les artisans des métiers d'art.La section d\u2019architecture, autrefois discutée, a Vu ses cours non seulement réhabilités, mais cités aujourd'hui en exemple.Le cadre de ses professeurs n\u2019a cependant pas changé: à sa tête nous retrouvons le même chef que vingt-huit ans de dévoû- ment n\u2019ont pas sorti de l'ombre.Où vont donc les honneurs?La conception française y règne; négligeant la lettre pour ne s\u2019attacher qu\u2019à l'esprit, elle tend à développer les facultés de jugement, les aptitudes à saisir les grandes caractéristiques d\u2019un projet qui font le véritable architecte.Conception qui, tenant compte des conditions de lieu, de climat et de milieu, favorise le développement d\u2019une architecture adaptée et son heureuse évolution.Le faux argument de préparation non pratique a enfin vécu; votre maîtrise collective dans les concours du Royal Architectural Institute y a mis fin depuis ces dernières années.Votre président actuel en apporte l\u2019ultime preuve quand il se voit confier la construction d\u2019une des plus grandes églises de Montréal.Votre groupe donne aussi le plus bel exemple de solidarité dans les réunions de l'Association des Anciens, où il apporte le poids d\u2019une autorité manifeste.En parcourant la liste des oeuvres que Panneau décoratif «les draveurs ».Un projet de vitrail « Procession à Sainte-Anne de Beaupré » par un élève de l'Ecole des Beaux Arts.vous exposez, le visiteur trouvera certains meubles signés de noms de jeunes architectes diplômés.Pourquoi pas?L\u2019archi- tecte-décorateur, ensemblier, n\u2019est-il pas tout désigné pour cette coordination des métiers d'art?Comprend-on toutes les ressources de cette collaboration pour l\u2019enrichissement de nos industries?«L'art est un luxe réservé aux peuples enrichis.Livrons-nous au commerce, extrayons les richesses du sous-sol », osait-on [413] Sc ae Novembre 1935 écrire récemment, faisant fi de l\u2019admirable période du Moyen Age.Comme si l\u2019art se limitait à la seule représentation picturale ou statuaire: le tableau pour riche, vieille rengaine! L'art pénètre les métiers, les renouvelle, les enrichit et rentre lui-même, par cette voie, dans le commerce.Les productions des industries domestiques, sans l\u2019apport de l\u2019art, resteraient choses sans valeur commerciale, parce que sans goût, incapables de résister à la concurrence.L'Angleterre faisant appel à ses artistes pour renouveler les modèles périmés de sa fabrication, afin de reconquérir les marchés étrangers, est un exemple.Qu'on ne nous oppose pas encore une fois la primauté du technicien; l\u2019Ecole présente cette année des sculptures exécutées par des élèves parfaitement initiés au modelage et qui, sans préparation aucune, ont abordé le métier de la taille directe du bois et de la pierre.Preuve que l'élève ainsi formé, maître de la forme, sait où il va.L'un de vos camarades nous revient après un brillant séjour à l\u2019Ecole Nationale Supérieure de Sèvres; il nous apporte le beau métier de la céramique.Encore une production de luxe, dira-t-on! Mais non, elle est issue de Projet de grille en fer forgé.ces arts du feu où règne à la base l\u2019humble poterie paysanne.Nos habitants retrouveront ce métier peu coûteux, connu de leurs ancêtres, en utilisant les argiles de qualité qui dorment dans leurs propres terres.Le sous-sol est aussi notre fief, sans le secours et les dangers du Curb.Meubles, fer forgé, tapisserie, reliure, enluminure, maquettes-décors de théâtre, affiches, illustrations de magazines, lino- TECHNIQUE November, 1985 léums, toiles cirées, gravure, dessins de costumes, dessins publicitaires, ces spécimens variés de vos travaux n\u2019ont pas besoin de commentaires; chacun de leurs auteurs, dès la sortie de l'Ecole, a acquis la pratique de son métier en un temps très court, dépassant le plus souvent son instructeur Projet de chemin de croix.Bronze et fer forgé.par une formation générale qui l\u2019a rendu apte à la création, à la composition originale, peu accessible à ce dernier.Qu'ont fait les peintres et les sculpteurs?Ils ont avant tout appris leur métier, éduqué leur oeil (chose assez rare de nos jours).Les concours interprovinciaux de lord Willington et de la Fondation Brymner ont prouvé leur maîtrise à l\u2019égal de leurs camarades architectes.Ils ne simulent pas la naïveté, pas plus qu\u2019ils ne songent à se distinguer par la facture du métier.On n'est pas original parce qu\u2019on a décidé de l'être.Erreur souvent commise qui fait confondre les singularités du métier avec l\u2019originalité de conception de l'oeuvre.La pensée doit être nourrie; les facultés d'imagination, d'invention, ont besoin d\u2019être cultivées, développées par l'observation et l'analyse.Le talent doit atteindre à la maturité avant que l'oeuvre ne porte la marque distinctive du milieu où elle a été conçue, afin que l\u2019art, s\u2019il n\u2019a pas de patrie, exprime de même la somme des sentiments, les caractères-psychologiques d\u2019un peuple, le pittoresque des costumes, l\u2019élément nature.[414 ] ey vr ae Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1935 Les décorateurs utilisent la faune et la flore.Parmi les sujets qui nous entourent vous suivrez sous la lumière de nos grands ciels le rythme de l\u2019habztant, la cadence des sports.Moins avantagé que Québec, Montréal vous offre un paysage hors d\u2019échelle; nos costumes n\u2019ont pas le pittoresque de ceux des paysans de Russie ou de Bretagne.Projet de tapis.Mais il vous reste deux grands thèmes inépuisables: celui de l\u2019art religieux réclamé par nos églises (dont il fut un soutien depuis ses origines), digne à lui seul d\u2019être toute une école et que nous n\u2019avons cessé de vous prôner; enfin la composition historique, si peu exploitée jusqu\u2019à présent et pourtant si précieuse à l\u2019enfant et à l\u2019homme d\u2019une race.Lorsque récemment vous avez soutenu de quelques pièces de résistance l\u2019exposition des Anciens de l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Québec, il s\u2019agissait avant tout d\u2019instruire le public et les jeunes artistes de ces vastes ressources; ce fut un beau succès.L'Art n\u2019a pas de patrie, dit-on quelquefois; raisonnement passe-partout, plutôt spécieux.L\u2019être humain reste lié à son milieu, quoi qu'il dise ou qu\u2019il fasse, à moins de renoncement.L'artiste, facilement transplantable, sera longtemps hypnotisé par les merveilles d\u2019art d\u2019outre-Atlantique, oubliant la légende d\u2019Antée que la nostalgie des vieux jours lui fera retrouver.trop tard sans doute.Les résultats d'aujourd'hui prouvent que la politique de l\u2019Ecole de conserver toutes ses forces fut sage: vous avez assimilé sur place la science de votre art, qu\u2019il n\u2019est plus nécessaire aux peintres et aux sculpteurs de chercher ailleurs (sans quoi l\u2019Ecole n'aurait plus sa raison d\u2019être).Et si vous avez rejoint, dotés de bourses de voyages, les boursiers des métiers d'art, ce fut pour parfaire votre éducation artistique au contact des chefs-d\u2019oeuvre de maîtres.Le prochain anniversaire ne se produira de nouveau qu\u2019à une date assez lointaine.Vous allez repartir pour accomplir votre mission; nous avons confiance que votre phalange est parfaitement éduquée pour atteindre ses buts; elle porte cet idéal que nous avons voulu de toutes nos forces, qui s'épanouit là, sous nos yeux, dans des oeuvres déjà pleines de maturité et où se retrouve toute la vérité de vos tempéraments.Il reste un peu de tristesse à la pensée des entretiens familiers qui nous réunissaient si souvent pendant le repos du modèle ou après le cours.Jours révolus si bien remplis.bientôt plus que le beau souvenir.L'une de vos brillantes compagnes, parcourant le Musée du Louvre, nous écrivait récemment: « Parfois, en admirant une toile ou autre chef-d\u2019oeuvre, il me semble vous entendre parler, tant mon impression correspond à ce que vous m\u2019avez dit.» Expression des liens qui unissent dans cette école élèves et professeurs.Gardez haut votre idéal d'artiste: il ouvre clair le chemin de la vie dans lequel vous marcherez désormäis sans défaillance.POUR ÉVITER QUE LE BOIS TRAVAILLE En Sardaigne, on emploie dans l'industrie du charronnage pour empêcher le bois frais de travailler, le procédé suivant: les pièces de bois brutes sont placées dans une caisse remplie d\u2019eau sursaturée de sel; on les en retire au bout de quinze jours et on les emploie ensuite sans jamais constater de disjonction des assemblages.La roue de voiture reste indéfiniment telle quelle a été ajustée par l'ouvrier.Cette méthode, paraît-il, peut s'appliquer à tous les bois de l\u2019industrie.La Revue de I' A meublement.] 415] TR Le salut de l'Ecole Boulle ANS peu de jours, doit commencer une série de conférences au Canada, sur le meuble français.L'Institut franco-canadien ne pouvait avoir plus heureuse inspiration, puisqu'il s\u2019est adressé pour cela, à un homme Par GEORGES ROUEST Directeur de I\u2019 Ecole Boulle de Paris connaissances, en échange il m\u2019a fait con- naitre, apprécier et aimer le Canada.De cela je lui en sais infiniment gré.Et puis, il m\u2019a fait aussi partager sa foi, sa confiance dans la vitalité et les destinées artistiques de son beau et jeune qui possède à fond et un des mieux le sujet: M.André Fréchet, Décorateur-en- semblier de talent et au surplus Directeur Honoraire de l\u2019Ecole Boulle, cette école française du meuble, qui l\u2019an prochain fêtera son cinquantenaire, et qui depuis sa fondation, fournit en cadres techniques et en artistes, les belles industries qui font la gloire de notre pays.Successeur de M.André Fréchet à la tête de cette grande école, ce fut pour moi un plaisir sans détour d'apprendre que mon éminent prédécesseur, mon maître et mon ami, devait à un pays ami et compréhensif, porterla bonne parole, car, érudit sensible, psychologue et éducateur de mérite, il a fait de l\u2019école Boulle pays.Déjà à ce moment il était un passionné de l'action ; il a continué depuis, si j\u2019en juge par son ceuvre qui s\u2019accumule.C'est en 1929 son livre « Les Intérieurs de demain » vigoureusement écrit; c\u2019est sa collaboration régulière à TECHNIQUE avec des articles toujours sérieusement documentés, ce sont ses cours à l'Ecole de Montréal dont j'ai eu des échos élogieux.Les chefs qui l\u2019ont distingué s\u2019honorent d'un tel choix, en méme temps qu\u2019ils se donnent la plus sûre garantie des disciples qu'il forme.C\u2019est pourquoi je me plais à associer les deux noms de MM.Fréchet et Gauvreau.M.Gauvieau fit un stage de 4 années à l\u2019Ecole Boulle.1] en sortit avec le diplôme une grande école, parce qu\u2019il fut pour elle un grand directeur.Mais la personnalité d\u2019un des nôtres, ne doit cependant pas faire oublier que d\u2019autres aussi oeuvrent pour la même cause, et au Canada notamment je sais qu\u2019il y a des animateurs zélés qui préparent les voies d\u2019un \u2018avenir plein de promesses._ Je connais bien l\u2019un d\u2019eux, M.Jean- Marie Gauvreau.Il y a huit ans, il fut mon élève, à vrai dire peu de temps, car nous devinmes bientôt deux amis, qui se rendaient réciproquement ce que l\u2019un pouvait donner de bon à l'autre.S\u2019il m'est arrivé d'ajouter un peu, au solide bagage de ses GEORGES de fin d'études, titre qui a sa valeur et que tous nos élèves français ne peuvent acquérir, car nous sommes difficiles pour son attribution.Qu'est donc cette école pour que nous soyons si jaloux de lui conserver son prestige?Le patron dont elle porte le nom, Charles André Boulle fut un des plus réputés ébénistes de notre xvII° siècle français, qu\u2019on a appelé le « Grand Siècle ».Ses meubles, d\u2019une technique nouvelle à l\u2019époque, et d'une décoration somptueuse où il allia bois et métal, étaient l\u2019expression d\u2019un goût raffiné au service d\u2019une imagination qui se ROUEST [ 416 ] Tr a te a PE EE PV Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1985 renouvelait sans cesse.Fournisseur du roi Louis XIV, de la cour française et des cours étrangères Ch.-A.Boulle a fait la preuve qu\u2019on pouvait, à fabriquer des meubles, devenir un artiste au même titre qu\u2019en sculptant une belle statue ou en peignant un magnifique tableau, à condition d\u2019y apporter le même esprit et le même idéal : l\u2019amour de son métier et l\u2019amour de son art.quel qu\u2019il soit \u2014 grandit par un effort patient, raisonné et volontaire, et que ses résultats sont l'expression de solutions heureuses à des difficultés vaincues, s\u2019appuyant sur une conscience professionnelle jamais en défaut.Voilà notre credo \u2014 celui que patiemment nous inculquons à nos élèves.Ces élèves sont des jeunes gens d\u2019environ CCHS Participation de l'Ecole Boulle à l\u2019Exposition de Bruxelles 1935.Grand meuble d\u2019apparat en palissandre, bouclier central ciselé pris sur piéce avec deux figures en vermeil de ia France et de la Belgique.Les attributs du lion beige et du coq gauiois en argent.Le tout éclairé par une moulure lumineuse supportant le vaisseau attribut de la ville de Paris.Au dessus deux vases a fleurs de plan trilobé.Aussi, lorsqu\u2019il s\u2019est agi, en plein centre de la fabrication du meuble, de créer une école des arts et industries du mobilier \u2014 bois et métal \u2014 et de lui donner un nom, a-t-on inscrit au fronton de cet établissement le nom de ce grand seigneur manuel « dessinateur ordinaire des chiffres du roi » et encore ébéniste, marqueteur-ciseleur et architecte.Titre magnifique, illustre parrainage! Aussi essayons-nous de rester dignes de notre grand ancêtre; et avons-nous fait nôtres ses principes, à savoir que tout art \u2014 14 ans lorsqu'ils nous arrivent et que nous gardons 3 ans, une 4° année supérieure étant réservée pour les meilleurs.Un concours d'entrée difficile en sélectionne environ 100, que nous répartissons suivant leur demande et nos possibilités de donner satisfaction au plus grand nombre en neuf ateliers: quatre pour le bois: ébénisterie, menuiserie en sièges, sculpture sur bois, tapisserie, et cing pour le métal: ciselure, gravure sur vaisselle et bijoux, gravure sur acier, monture et tournage.[417] + rig PRE ECO re cle em ie Tah kal aS TRIO ORR spss, Novembre 1935 - Les matinées sont réservées à l\u2019Enseignement artistique général: Dessin à vue, géométrie, Histoire de l\u2019Art, Décoration moderne,\u2014 somme toute un enseignement très varié.Les après-midi sont consacrées à l\u2019étude du métier \u2014 dans des ateliers clairs, spacieux, aménagés avec le meilleur outillage\u2014 Là, c\u2019est un enseignement qui devient très spécialisé.TECHNIQUE November, 1985 talent sont reconnus, qu\u2019ils acquièrent la gymnastique indispensable à leur esprit.Ces programmes, logiques dans leurs conceptions, doivent pour nous satisfaire, conduire à des solutions nouvelles mais logiques, c\u2019est-à-dire réalisables.En cela, nos élèves sont favorisés, car ils sont aidés dans leurs recherches par leur capacité manuelle \u2014 leur crayon court sur le papier, alors que leur cerveau « pense métier\u2019'», ce qui leur Participation de l\u2019Ecole Boulle à i\u2019Exposition de Bruxelles 1935.Deux des sièges destinés au salon d\u2019honneur de la ville de Paris.La conjonction des deux enseignements, permet à nos élèves d\u2019être à la fois la main habile qui sait faire, et la main intelligente qui sait comprendre et s'adapter.Aussi, deviennent-ils pour la plupart, des cadres, dans, les industries qui les emploient, et leur ascension et plus ou moins heureuse, suivant qu\u2019ils ont plus ou moins les qualités indispensables du chef.L'art, comme la vie dont il est le reflet, est en perpétuelle évolution ; nos élèves pour en être les bons soldats, doivent être en- trainés à créer, à «faire du neuf ».C\u2019est par des programmes variés donnés et suivis par des professeurs dont l\u2019autorité et le PR at donne par la suite, une autorité incontestée.Nous sommes résolument modernes, parce qu'à d\u2019autres temps correspondent d\u2019autres moeurs et par conséquent d\u2019autres styles \u2014 mais cela ne nous empêche pas de regarder le passé et de nous en servir \u2014 comme d'un tremplin \u2014 pour aller plus haut ou plus loin.Ses exemples sont toujours bons à consulter parce que, quand ils nous parviennent ils sont une sélection de la mode \u2014 des esprits et du temps \u2014 mais nous ne voulons pas d\u2019un moderne agressif et choquant qui flatte seulement par l\u2019attrait du nouveau ou son désir de plaire à un moment, nous le recherchons avec une [ 418 ] A RE TY RARER 1m Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1985 fantaisie de bon aloi, le détail spirituel et l\u2019ensemble distingué.Ce que nous faisons, n\u2019est cependant pas un travail de laboratoire, et, si certaines recherches peuvent paraître des expériences, c\u2019est pour mieux nous produire sur place à l'Hotel de Ville, dans la salle où seront reçus les hôtes étrangers pour signer le Livre d'Or.Programme difficile par son ampleur et sa destination.Pendant six mois, d\u2019octobre à avril, Les sculpteurs terminent les coins ronds du meuble.des programmes très importants qu\u2019à dates, à peu près régulières l\u2019Ecole est invitée à réaliser.Il y a 10 ans, à l\u2019Exposition des Arts Décoratifs de Paris, elle décorait et meublait le Salon d\u2019honneur du Pavillon de la Ville de Paris.La savante ordonnance de l'ensemble, conçue par M.André Fréchet, et l'exécution impeccable, mettaient d\u2019emblée l\u2019Ecole en vedette.Le tournage de la grande coupe.Puis ce furent aux Expositions de Gand, de Liège, qu\u2019un public étranger enthousiasmé la découvrait.A la Coloniale de 1931 où elle confirmait ses succès.Enfin tout dernièrement à Bruxelles.Là, encore une fois, nous devions chercher la décoration et l\u2019ameublement d\u2019un Salon d'Honneur pour le Pavillon de la ville de Paris, ameublement « officiel et de haute tenue », car de retour à Paris, il prendra Deux ciseleurs sur le grand bouclier du meubie.lis terminent ia décoration de fond représentant en ciselure prise sur pièce.les houblons de Belgique enlacés aux fleurs de France.l\u2019Ecole y travailla avec fièvre \u2014 les cours de Décoration ont donné les idées, les ateliers les ont réalisées, toujours l\u2019esthéticien et le technicien travaillant d\u2019un com- Exposition de Bruxelles 1935.Grande coupe en métal doré supportée par cinq nefs aux voiles argentées, attributs de la ville de Paris.mun accord, l\u2019un poussant ou freinant l\u2019autre, mais avec ce même désir de faire quelque chose et de le faire bien! Agir, aller de l'avant, voilà ce qui nous importe! Le 10 décembre, les premiers bois étaient débités, le 15 avril, 22 caisses de meubles et de sièges partaient sur 3 camions pour la capitale belge.[419] Novembre 1935 Renouant la tradition, celle de notre grand maitre et patron Ch.-A.Boulle, nous avons voulu montrer qu\u2019on pourrait en notre siècle \u2014 où on semble quelquefois l\u2019oublier \u2014 faire appel comme par le passé à tous les métiers d\u2019art qui jadis concouraient à la beauté d\u2019un meuble: ébénistes, sculpteurs, ciseleurs, monteurs, graveurs, tourneurs, etc.On monte le grand vase à fleurs.Chacun eut sa part dans l\u2019ceuvre commune; cependant nous n\u2019avons pas oublié que nous vivions à une époque où l\u2019électricité est reine \u2014 et un grand meuble de forme très allongée et lumineux dans sa partie centrale ornée d\u2019un bouclier de métal ciselé et doré.Lorsque tout fut en place, la critique voulut bien reconnaître que notre salon était d\u2019une « émouvante grandeur ».C'était l\u2019éloge qui pouvait nous toucher le plus, quand on a le parrainage du plus grand ébéniste du siècle, le plus fastueux de notre histoire.Et déjà, nous songeons à l\u2019Exposition de 1937.Nous espérons cette fois, qu\u2019on nous demandera autre chose qu\u2019un ameublement de grand apparat.Nous savons aussi être intimes et élégants \u2014 d\u2019une jeunesse fraîche et distinguée, d\u2019un raffinement aimable et spirituel.TECHNIQUE November, 1985 L'Ecole Boulle envoie dès maintenant à sa jeune soeur, ses voeux sincères de prospérité.Elle suivra ses efforts, applaudira à ses succès, mettra modestement mais sincèrement à sa disposition \u2014 une expérience d'un demi-siècle.C\u2019est une belle tâche que de former une jeunesse ardente, impatiente d'agir, accueillante, aux idées neuves, inquiète quelquefois de l\u2019avenir, prompte aux enthousiasmes, sensible aux déceptions.L'oeuvre demande de la persévérance, une volonté réfléchie et beaucoup de prudence.Des liens profonds, nombreux, séculaires Un tapissier-garnisseur au travail.unissent le Canada à la France.Puissent ces deux écoles du meuble, créer un lien de plus entre les deux nations, en se retrouvant souvent sur le chemin et au bénéfice d\u2019un même idéal, le plus noble et le plus généreux des hommes: l\u2019Art.Savait-on que les Chinois avaient adopté le système décimal en l\u2019an 2637 avant notre ère et qu\u2019ils connaissaient le papier, la lithographie, la porcelaine, le ver à soie.Vers l\u2019an 1000, ils avaient inventé l'imprimerie et fondé un journal officiel.Par un service postal régulier, les nouvelles arrivaient de Canton à Pékin en dix jours.Ils connaissaient l\u2019usage de l'aiguille aimantée, la machine à calculer portative, et en l\u2019an 200 de notre ère, ils inventèrent la poudre et l'appliquèrent aux armes.[ 420 ] L'Ecole des Arts Domestiques \"ECOLE des Arts Domestiques fut fondée en juillet 1930.Elle n\u2019était alors qu'une tentative.Cinq années d\u2019activités incessantes la classent aujour- d\u2019hui parmi nos réalisations.En dirigeant cette Ecole, notre but est d\u2019intensifier l\u2019emploi des matériaux indi- Par O.-A.BERIAU Directeur général des Arts domestiques de la Province de Québec.genes; de conquérir des techniques solides, de les hausser par la beauté, au sommet de l\u2019art paysan.Après avoir passé l'étape de l\u2019apprentissage au contact des meilleurs professeurs européens et américains, nos institutrices canadiennes sont en possession des Un coin de l'exposition des arts domestiques à peut remarquer des tapis au crochet, des bois scul et un couvre-lit boutonné.l'Hôtei du gouvernement à Québec en juin 1935.On ptés, de la céramique paysanne, des cuirs repoussés [421] pn alm eT mn eae a Novembre 1935 diverses techniques du tissage, de la confection du tapis.Habiles à l\u2019apprêt des fibres, elles teignent, cardent, filent, et savent qu\u2019une torsion appropriée fournit aujourd\u2019hui des laines bouclées, boutonnées, chinées, flamées.Initiées à notre métier modernisé, simplifié et allègé, elles tissent des nappes aux carreaux normands, aux rayures qui rappellent le genre basque; A RE A TECHNIQUE November, 1985 tenus au moyen des teintures végétales.La confection du tapis est un article important de notre programme d\u2019enseignement.Des pièces de toutes grandeurs s\u2019étalent sur les métiers de basse et haute lices.Légers ou épais, -unis ou diaprés, pleins de bonhommie ou décoratifs, ces tapis traduisent les meilleures formules artisanales.L\u2019arabesque des dessins et le tee Essai de style paysan canadien-français.Mobilier pour la salle commune en merisier solide des draps, des rideaux, des couvre-lits, des serviettes où le point de croix, le demi-jour, le damassé, le frappé, le nid d\u2019abeilles, renouvellent 1'apparence.Par un jeu de trames, elles utilisent dans les tissus destinés aux étoffes à vêtements, aux tentures, aux couvertures, les points de croisé, de renversé, de diagonale, de chevron et de granité.La ceinture flêchée qui exige tant de patience chez l'ouvriére se tisse de nouveau suivant l\u2019antique méthode avec les laines torses aux coloris brillants ob- de la Province de Québec, sièges garnis en écorce d'orme.Création de Jean-Marie Gauvreau (1932).Tapis de l\u2019Ecole des Arts domestiques de Québec.sertissement des couleurs rivalisent de variété.Parfois une plus grande hauteur de laine accentue un relief d\u2019heureux effet.Les rebuts de coton ou de laine, servent à confectionner des catalognes dont l\u2019accent primitif se perd dans une polyphonie de couleurs chantantes.Nos techniciens ont également tenté le point si délicat de la tapisserie.D'après les méthodes authentiques des Gobelins, de Beauvais, elles ont oeuvré une pièce très plaisante; modèle de Loriou.Nette [422] EE = FOF [33 Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1985 d\u2019aspect et de tenue, cette tapisserie laisse augurer une habileté qui ne tardera pas à se perfectionner.PROPAGANDE DE L'ÉCOLE Depuis quatre ans les institutrices parcourent toutes les campagnes afin de faire bénéficier de leurs connaissances les cercles de fermières ou les groupes villageois.C\u2019est Mont Laurier à Péribonka, des Iles de la Madeleine aux rives de Gaspé, les témoignages d'appréciation de ces cours nous arrivent nombreux.Nos Canadiennes se montrent fières du progrès que leurs travaux atteignent déjà.À l\u2019un de ces cours, sur quatre-vingts assistantes, quarante étaient revêtues d\u2019étoffe tissée à la maison.Le nombre des métiers qui était d\u2019envi- Essai de style paysan canadien- français.Chambre à coucher en merisier solide de la Province de Québec.Sièges garnis en écorce d\u2019orme.Ce mobilier a été entièrement fabriqué à la main dans le but de propager la fabrication du meuble rustique à la campagne.Création de Jean-Marie Gauvreau (1932.) Tentures, couvre-lit et carpette de l'Ecole des Arts domestiques de Québec.d\u2019abord la rectification du vieux métier; l\u2019attache des marches et des contre-marches qui a tant simplifié le travail et qui diffère selon la pièce à tisser; l\u2019étude primaire sur la préparation des fibres, le montage des fils, la théorie des armures, le tissage simple.À des cours succédents, les institutrices traitent du tapis au crochet, au point noué, du tissu en relief, des appliqués.Viennent finalement la démonstration pratique et les compositions de tissus.De ron deux mille en 1930, s\u2019est élevé l\u2019an dernier au chiffre fabuleux de 52,400; celui des rouets s'est élevé de 4,300 à 80,500.ÉDUCATION DU COUT Mais la fabrication rurale ne doit pas se satisfaire de la solidité du métier.Il lui faut la marque du goût.L'art paysan a son exigence.Pour redresser le faux goût des uns, stimuler l'orientation des plus timides, nous avons publié l\u2019an dernier [ 423 ] No SURAT MIRA Aa AN REAL FE SERRE IRR ANE RRR Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1935 deux volumes.Le premier traite du tissage; plus de quatre-vingts modéles terminent cette étude indiquant les combinaisons d\u2019armures.Le second apporte quelques notions sur la théorie des couleurs et leur application.La ressource des teintes, des dégradés, des contrastes, désigne de quelle heureuse manière un ton peut être avivé, éteint, acquérir de l\u2019éclat ou de la matité, par le contact d\u2019un autre ton.Nos meilleurs artistes ont été appelés à la collaboration.C\u2019est ainsi que nous devons à Laliberté, à Brunet, à Gagnon, à Suzor Coté, à Pfieffer des modèles de pièces murales, tissées à l\u2019école et dégageant une sérénité villageoise.Ne craignant pas l\u2019alliage de la ligne moderne-géométrique, les ateliers de l'Ecole ont fabriqué deux tapis dont le motif est l\u2019oeuvre de deux élèves de I'Ecole des Beaux-Arts de Montréal.Nos artistes attachés à l\u2019Ecole vont prendre sur place des croquis que nous faisons ensuite circuler dans les campagnes.Outre ceux-là, de nombreux cartons leur apportent différentes suggestions: stylisation de fleurs, de feuilles d\u2019oiseaux, ou parfois des formes vivantes, des figures, etc.QUALITÉ DE NOS MATÉRIAUX Aux laboratoires de l\u2019Ecole s\u2019est effectuée une longue étude de nos matériaux indigènes.Fixons les idées en disant que la richesse n'a d\u2019équivalence que l\u2019abondance.Nos matières premières ont de réelles valeurs.La laine est soyeuse, perméable à la chaleur.La fibre même rêche s'utilise dans des tapis où elle apporte une touche des plus rustique.Les lins de Vaudreuil, de Soulanges et de Napierville se prêtent à un fin tissage.Les terrains de ces régions sont des plus propices à la culture linière.Toute la filasse cultivée en 1934, a été vendue.Et ne dit-on pas que l'Irlande recherche la graine de lin du Québec à cause de sa qualité, de sa haute facilité germinative et de sa pureté.Chaque sac exporté contient un échantillon de nos textiles.Dans le domaine de la teinture, il est plus hasardeux de prouver notre ressource tinctoriale, puisque nous avons nous-mêmes cuisiné à nos laboratoires plus de 150 recettes dont la nomenclature termine notre volu ne sur l'étude des couleurs.Le saule, la bourdaine, le tilleul, l\u2019écorce de bouleau, le dandelion, la persicaire, l\u2019oignon, la betterave, le bleuet etc.donnent sous différents mordançages, une gamme de couleurs aussi variées que solides.L'analyse de nos cuirs, de nos argiles, forment cette année la nouvelle phase de nos travaux.La tannerie domestique est aisée.Les peaux de mouton, de cheval, de veau supportent parfaitement le repoussé, le modelé.Du côté de la céramique, le travail tient de l\u2019enchantement.Les argiles de la Beauce et de l\u2019Abitibi donnent une pâte fine, absorbante et plastique.En dehors des poteries unis; jarres, cruches, pichets, etc.réservées aux usages de la vie journalière sur la ferme, il en est d\u2019autres Fauteuil art paysan.Création de Jean-Marie Gauvreau, exécutée par la section du meuble de l'Ecole Technique de Montréal.Tissus de l\u2019Ecole des Arts domestiques de Québec.qu'ornent l\u2019ajouré, le modelé, l\u2019incrustation et la glaçure.Des vases décoratifs, amphores, aiguières sont pleins de séduction.SOLIDARITÉ DES ÉCOLES TECHNIQUES Cependant que se poursuivent nos recherches sur nos matières, comment ne pas rappeler ici les travaux parallèles de nos écoles techniques, dont la solidarité dans l'avancement de l'artisanat, nous est un précieux appui.L'utilisation de nos bois, frêne, chêne, merisier, pin, érable, cerisier, sont l\u2019incessante préoccupation de M.Jean- [ 424 ] Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1985 Marie Gauvreau.Déjà des meubles solidement charpentés, de ligne sobre à tendance régionaliste sont de très heureuse venue.C\u2019est avec un plaisir que l\u2019Ecole adapte aux mobiliers, des tentures, des tissus, dont la contexture et le coloris peuvent s\u2019harmoniser avec les meubles qu\u2019ils revêtent ou accompagnent.Nos paysans pourront donc prochainement joindre à l\u2019atelier familial, l\u2019établi du charpentier où ils achèveront la belle tâche que font en ce moment nos tisseuses.Patiemment celles-ci reconsti- Fauteuil Louis XV.Bois de ia section du meuble de l\u2019Ecole Technique de Montréal.Tissus de :\u2019Ecole des Arts domestiques de Québec.tuent l\u2019armoire de lingerie traditionnelle ; richesse et noblesse du foyer.Les parquets se recouvrent de pièces tout à fait homogènes, les murs se décorent de pièces murales, la maison campagnarde revêt l\u2019étoffe dont elle s\u2019était départie.On a compris que la réintégration des petits métiers ouvrait un bien vaste champ où s\u2019alimentera la petite épargne.Petite exploitation familiale, qui selon Lucien Romier permet à la trésorerie de se reconstituer, de pourvoir d'avance aux irrégularités de la récolte, des à-coups de la fortune.Les villages pour avoir subi un déficit, savent qu\u2019avant de [425 ] songer outre mesure à la possibilité d\u2019un marché extérieur, il faut d\u2019abord produire pour soi: se suffire.Se suffire, syllabes pleines de liberté dont nos villes sont si pitoyablement dépourvues.Dans ce mouvement de la renaissance des arts ruraux, c\u2019est avec reconnaissance que nous soulignons le généreux concours du ministre de l\u2019agriculture l\u2019Honorable Adélard Godbout.Rien ne lui a semblé trop riche pour abriter les spécimens de nos divers expositions, puisque c\u2019est dans les salles du Parlement que s\u2019est tenue la plus récente, celle de juin dernier.Ces diverses expositions laissent après elles d\u2019utiles instruments de travail, pour les artisans et pour les spectateurs un étonnement charmé.Les chefs-d'oeuvre des Beaux-Arts n\u2019appartiennent pas à un pays, mais à l\u2019humanité entière.Seul un art paysan reste la figure expressive d\u2019une nation.L'Ecole des Arts Domestiques en contribuant par une continuité d\u2019effort à une collaboration intime entre l'esthétique et le bien-être, l\u2019art et la vie, ne revendiquera pas de plus belle fierté que celle d\u2019être à travers le pays, l'ambassadeur des beaux métiers où s\u2019épanouiront nos valeurs paysannes.Notre couverture C\u2019est la reproduction fidèle d\u2019une composition d'élève ébéniste de 3° année M.Edouard Boucher.Le lettrage est de M.Alphonse Saint-Jacques, diplômé ébéniste E.T.M.(1934) et assistant instructeur.Nous reproduisons ce dessin pour montrer qu'avec un enseignement rudimentaire du dessin nous sommes arrivés malgré tout à certains résultats.Our Cover Page It is a faithful reproduction of a design made by Mr.Edouard Boucher, third year cabinet-making student.The lettering was executed by Mr.A.Saint Jacques, graduate in cabinet-making at the Montreal Technical School in 1934 and now assistant- instructor.We reproduce this drawing, in order to demonstrate that even with an elementary training in drawing we are able to attain a satisfactory result.La prière est la seule force devant laquelle Dieu s'incline.(Tertullien) Pour une sculpture plus expressive dans le décor du mobilier L émane de l\u2019ancien mobilier français un attrait qui est dû en partie au décor sculpté qui le vêtit.Par LAURENT MALCLES Chef des Etudes et des Travaux à l'Ecole Boulle de Paris enfin le moment où l\u2019ébénisterie s\u2019affirme; sa technique abandonne la construction des \\ tee bois massifs et le décor saillant.Seules la Du xIv® au XVIII° siècle ce décor, limité, couleur et l\u2019harmonie des bois précieux {L soutenu, mis en valeur par des architec- déterminent le prestige du meuble qui active tures diverses, nous offre un remarquable le galbe d\u2019une ligne de métal ou d\u2019ivoire.i ensemble de richesses plastiques.Depuis plus de trente années cette tech- ir Les sculpteurs imagiers du xIV° au XVI° nique portée à son plus haut degré de per- £ siècle prodiguent des trésors d'invention fection a rendu possible la création d\u2019un fe et d'observation inspirées soit par lesgrands mobilier français, raffiné et confortable, ; textes bibliques, les récits historiques, les dont le représentant le plus éminent est faits de la vie nationale; ou encore par l\u2019architecte Jacques Ruhlmam, mort il ya \u20ac les métiers, les occupations et les travaux un an.G des champs, la faune et la flore des pro- L'ébénisterie pure parvenue à son apogée, \u20ac vinces françaises.subsistant dorénavant dans les formes har- pe Les XVII et XVIIT° siècles, plus imbus des monieuses qui lui sont propres, semble y formules classiques, voient se développer devoir laisser la voie libre à des recherches ä un décor sculpté moins directement inspiré d\u2019un ordre nouveau.Depuis quelques an- IL de la nature plus abstrait sans doute, mais nées, à côté d\u2019une tendance nettement ® d'une grâce et d'une élégance sans cesse utilitaire, pratique et logique, il apparaît renouvelées au cours de plus de deux siècles.un autre mouvement.Les décorateurs pro- I Après l'Empire de Napoléon III c\u2019est le déclin; pendant des années on se borne à des copies et à des pastiches.Puis arrive posent à nouveau des ensembles de meubles en bois massif, mouluré et sobrement sculpté.Ces efforts ne sont point une ré- Fragment du calendrier de la Cathédrale d'Amiens.[426 ] | i Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1985 gression mais un besoin de renouvellement.La réussite de cette tendance ne pourra se réaliser pleinement que dans l\u2019accord de l\u2019architecte, maître d\u2019oeuvre, avec le sculpteur; une certaine liberté pour celui-ci est aussi indispensable que sa soumission à l\u2019orchestration, si on peut dire, choisi par l\u2019architecte.Ce dernier sera propice aux effets de saillie et à une sculpture plus expressive quand il aura la certitude de trouver dans cette collaboration l\u2019artiste capable d\u2019insérer dans son oeuvre l'élément qui va la parer d\u2019une séduction nouvelle.C\u2019est ici, donc, que se fait sentir l\u2019urgence de rénover la formation du sculpteur ornemaniste et de grandir sa vision singulièrement diminuée depuis quelques années par la mode des éléments abstraits dans la décoration.Avant d\u2019esquisser une méthode d\u2019enseignement regardons une fois encore quelles étaient dans les siécles passés les conditions favorables à la plastique.Chaque pays et chaque nation ont possédé une expression plastique individuelle comme ils avaient leur propre langage et une littérature particulière.Le monde est riche de cette diversité.La sculpture qui a été la premiére écriture de l'humanité a permis à l\u2019homme primitif d\u2019exprimer ses sentiments en gravant la pierre et l\u2019os en tailles plus ou moins profondes.Les premières civilisations ensuite ont magnifié en d\u2019immortels poèmes de granit, de pierre ou de marbre, leurs croyances, leur fierté, leur force.Ces époques sont les plus grandes au point de vue plastique.Après les assyriens, les égyptiens, les grecs, les romains; après notre moyen Age et parvenu à la fin du xvir siècle l'impression subsiste que le langage plastique est épuisé.Certes nous avons de grands statuaires; le x1x° siècle est riche d'oeuvres personnelles, mais la grande sculpture ornementale subit une décadence, Composition de Laurent Malclès, [ 427 ] une sorte d'éclipse totale qu\u2019on ne peut mettre en doute.Nous vivons actuellement sous le signe de la couleur.Notre époque est celle de la peinture, des tableaux, des images colorées, des affiches, de la publicité.Deux tons rapprochés sont un enchantement quand ils s\u2019harmonisent, si un troisième ton les exalte la joie est plus forte.Si les hommes dans l'enfance du monde ont gravé et sculpté; l\u2019homme de notre siècle, dans son enfance à lui, barbouille, colore et peint.Cette ardeur étrange s\u2019éteint chez le plus fort en devenant adulte, chez les autres c\u2019est une vocation qu'il faut satisfaire.Dès ce moment on fréquente école et académie, on peint encore, on peint toujours.C\u2019est ainsi que les sculpteurs sont rares en regard du nombre de peintres.L\u2019enfant jamais n\u2019a été sollicité par l\u2019 argile que le doigt modèle, ni par le ciseau qu\u2019ouvre un sillon dans le bois ou la pierre.On craint pour lui les accidents, c\u2019est dangereux et enfin, surtout, c\u2019est infiniment moins joyeux qu\u2019une rose des vents enluminée de bleu, de jaune et de vert à l\u2019aide de pastelles de couleur qu'emprisonne la petite boîte plate de fer émaillé.Le renouvellement de la grande sculpture ornementale n'est point favorisée non plus par de grands courants d'idées, les oeuvres collectives sont rares.Les monuments qu'on élève le sont dans des délais si courts qu\u2019il est inutile de songer à les parer d'oeuvres profondément réflectives et méditées.Les nations n\u2019ont plus un style personnel ou de moins en moins.La diffusion internationale des oeuvres d'art par la photographie et les moulages fait que artistes et artisans des quatre coins de la terre se penchent sur les monographies nombreuses et puisent dans une documentation où se trouve accumulées toutes les splendeurs des décors existants.Il n'y a rien à re- es NO EEE nn ahaSe ROC EAP EEE Novembre 1935 November, 1935 (A gauche) Décoration centrale d\u2019un cabinet, Exposition de Lié- ge 1930.« Les Monuments de Paris » on distingue de haut en bas: La tour Eiffel, l\u2019arc de triomphe le Panthéon, la tour St-Jacques, Notre-Dame de Paris et la nef de la ville de Paris, Composition de L.Malclès.(A droite) Décoration centrale d\u2019un cabinet, Exposition de Lié- ge 1930.« Les Monuments de Paris», de haut en bas: Le Pont Alexandre, l\u2019Opéra, la colonne Vendôme, l\u2019Hôtel-de-Ville et la nef de la ville de Paris.Composition de L.Malclès.TT PARTE , pulling es G4 ) - Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1935 of | = s ___ ca es .= ms = i Nd i S Et Gi a He ne , 8 AS 2 SC : i; ; file te + x + & Re i i fis) | ni ti 0 die pt % i! A od Bt, pie s ian fils He ih iis 3 iN i | os fi Wo 6 tl .riage 1 OR te i = dE Ces ete hs rer GE ah Fe Se vn.us M i aad % 95 5) heey = ft Her vt he i ; NARS Ah 5 3 A 7 hey Ly \u2018 % Is 4 elite) \u2026 hf HG Ha Vy at in & Ë | $ (A droite) if at Wh at, He Zz 0 ih He 1 Composition iY fe de Laurent Mal- ets (x) clés.tt 3 flit it ar 2 fl ye 2 y | Ÿ | i too i 4 ith : 3 ri hi a ; y it i, 4 + Pe.fy % i i (A gauche) dl Wt 1 1 Etude de a < em een age 20 RE = à Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1985 7% 7 22 2 fo io ET 7 i aa ® 2 Zs ; 2 [ RS x: 7 SN GE % = 2 i 7 à Ë ÿ 2 i 2 HH 7 % + 4 ?act 2 a Es 2 i 7 a 3 7 j 5 2 ee it 11) i GE i rie rns, SL: 2 a wi, = à 2 vir ee = = GE x % GS Bs a vi UE dr i it A ma i rm op \u2014 Petits meubles de style français exécutés en bois de la Province de Québec par I'atelier d\u2019ébénisterie.| ÿ ere WW ce a ss S i a - } ED 8 tr ses = .! H ë i .Si 3 dif = = oi tr ff 1 : | j ce 4 | SR 5 2 i = | 5 .[ hi I nN = .ue A ex S = es se 2 ! i | i SN ES Un = 5 j 5 ix 0 Hh si Se $ Es = ce se S Sn oy = | i 2 i Sl x WS ss = in Salle à manger moderne en acajou mexicain et en noyer noir.Cuir bleu des sièges.Carpette bleu et blanc de l\u2019Ecole des Arts domestiques de Québec.Création Gauvreau (1935).i pi i | [438 ] j i ; 2) PRR R ie de 5 sh \u201ci ne pig Bs bot pe : % 3 43 4 f 4 Novembre 1935 November, 1935 TECHNIQUE SES HR sd .wis.7% = 7 7 ZE EG A i CHE RE TE i Gi 7 a Zz .5 vies 7 2 : 3 2 AR 2e A s + er + 7 g = TRE # 2 A GE ge ee CE 2 7 / 3 CE 27 2 a ; 2 7 ; Gi 7 7% A 7 i Zr i 7 fi ZE EE 2 ee 2 7 os a 2 5 7% 7 a Bt 2 J£ ; i 2 : ÿ 5 Ep Ci i! ÿ i E 7 A ; ; 7 hy 1 7 8 vr of ol [ 7 eZ fit % i i 4 a 7 Zi i Zi GE 2 2 EE GE CE 7 2 i 7 i = 2 i i Ze ZZ Ze si % ho i _ Gé 7 A ce 6 : ; cf Cabinet de travail en noyer noir.Création de Jean-Marie Gauvreau.fh that vu 2 a pi is WN ÿ 3 3 = = 3 ; .; = = i RS ge | ! D a) Le .1 he RI he in on : = i 2 iz 7 Bt 22, A Se I i 4 TE S$ ae Dan : roy | 4 = ih 2 : hes 4 7 0, ve 4 ha 5 coon I ars [i A i a 7 oie te Se Ze 2 by] qu afe \u2014 Bh: Re a i Hit gl ss ay.i es = i pi 4 i 4 a EE A = socal Z 4, M + 38 \u201c4 wo .+ A 2 IN | Ni ih x ti i i, 7 7 Ps 2 x 7% % i | 2 tr CE iz 7, a (1 1 PE 7% Et $ ht 2 it _ = Se i Sn Le it de : ye d li i Bs EL él 2 \u201c 1 7 It : fi i 2 2 se i | XN 2 hi WR dé ff \\ 3 : ci ht it Cabinet de travail directorial en « birnut » (merisier teint) et en cerisier d\u2019automne de laProvince de Québec.Création Gauvreau 1935 avec la collaboration de Alphonse Saint-Jacques.i ; i i AR i i [439 ] vs Qt A Ht HI } ed eu vu I ith i; ji hs i i fh h 4 Bl Ny hy : 7 is i HTS RH ; it Ho 4 it {i Vi bu i ahh be i bu tH ss hit i it Ii LH i A | \u201c(100 Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1935 cependant prendra toute sa signification dans la libre adoption d'une influence essentiellement française, judicieusement choisie.Il n\u2019y a pas lieu d\u2019ajouter, influence adaptée à nos moeurs et coutumes et à notre tempérament, à mon avis lc rôle du professeur n\u2019est pas d\u2019imposer à l\u2019élève sa direction: il risque, si c\u2019est là comme il procède, de le fausser complètement.Si l'élève par contre sent qu\u2019il lui faut accepter sans discussion quelques principes généraux, dont il reconnaît de lui-même la justesse, il faut donner libre jeu à son initiative et à ses dons naturels; se conformant d\u2019instinct aux lois du milieu, aux mceurs et aux préjugés acquis, son talent le portera là où 1l doit aller.Ce qui importait de prévoir, c\u2019était la sauvegarde de ces principes généraux et dans ce but d\u2019augmenter la force de résistance par l\u2019étendue de la culture.Le gouvernement l'a bien compris par l'intervention de son ministre des Beaux-Arts.Il est encore trop tôt pour apercevoir toute l'importance et tout le prix de cet initiative dont l\u2019Honorable M.David a le mérite, mais l'avenir et un avenir assez rapproché, montrera que c\u2019est à sa vision claire que nous devrons de naître à la vie artistique du monde.Dans le cas particulier dont je m'occupe en ce moment, nous pouvons dire que son intervention permet la survivance d\u2019un corps de métier en pleine décadence.L'ébénisterie livrée aux mercantis à tous les profiteurs sans scrupule dont toute l\u2019industrie s\u2019épuise à tromper la clientèle par des faux-semblants, par un aspect extérieur brillant, mais ol les prccédés les plus crapuleux d\u2019assemblage permettent de retrouver un profit hors de proporticn.La situation est exactement la méme dans la construction d'habitation, où l'on voit des spéculateurs appâter le public par des effets enfantins mais très surs, de salles de bains luxueuses ou de cuisines aménagées avec des raff nements inconnus à nos anciens, et qui détournent l'attention tandis que dans les parties vives, mais cachées, c\u2019est une économie qui frise parfois le brigandage.A proprement parler, l'artisanat lui- même n\u2019est pas le plus touché.Nous avons toujours d'excellents ouvriers, de moins en moins, puisque la demande en devenait moins fréquente.Jusqu'à ces dernières années nous avions dans son ensemble un artisanat excellent formé par l\u2019expérience et travaillant sous le signe de la conscience.Et si nous remontons assez loin dans le passé, c\u2019est alors un véritable plaisir de retrouver les oeuvres laissées par ces braves gens.Là nous relevons, en plus, des qualités d'esprit et une personalité, qu\u2019il y a toutes les raisons d'espérer voir revivre si une volonté active et un homme formé aux mêmes traditions reprend la barre.Toute la question est là.Tant que nous avons eu des maîtres et tant que nous nous sommes appuyés sur leur exemple, nous avons bien agi.La déduction est facile.Nous savons où aller: allons-y donc sans hésitation et sans scrupule, c\u2019est du temps gagné, et n\u2019ayons pas cette crainte même si au début le premier contact doit porter un coup bas à notre quiétude, de perdre ce qui fait notre personnalité.Tout cela se retrouvera en fin de compte embelli et fortifié par ce qui manque un peu partout, chez-nous; des connaissances techniques bien établies, un métier souple et sur de soi, qui permet d'aller jusqu\u2019au bout d\u2019une idée et de l\u2019exprimer avec maîtrise.Trop souvent il faut I'avouer, on s\u2019exprime ici avec puérilité et gaucherie.Les meilleurs intentions ne signifient plus rien: il est désastreux de retrouver à l\u2019âge d\u2019homme les maladresses de l\u2019enfance.Une objection vient à l'esprit de beaucoup de gens dés qu'on parle d'art français moderne.Les formes et les volumes paraissent en telle contradiction avec le passé.Ou est cette élégance et ce raffinement?Ce goût du joli et de l\u2019agréable?Cette délicatesse et cette mesure\u201d Enfin tout ce qui constitue un bagage d\u2019argumentation à qui veut célébrer comme il convient les mer- verlles du goût francais aux yeux de l'étranger.Il faut avouer que la génération française de notre époque a eu le bon esprit de ne pas se limiter à la leçon du passé.La jeunesse en France est bien vivante.Dans les écoles elle trouve un enseignement depuis longtemps au point, des maîtres qui ont reçu la tradition, qui la transmettent et qui l\u2019adaptent au goût du moment, aux tendances générales, à tous les courants d'idées qui traversent l\u2019Europe.On sait très bien que la sauvegarde de l\u2019art est d\u2019évoluer, de ne pas se fixer en formules et recettes arides et stériles.Quand la limite d\u2019une forme d\u2019art est atteinte, on dirait qu\u2019il sort d\u2019elle \u2018un principe nouveau plein de force, point de départ de nouvelles recherches et de trouvailles heureuses.Si la parenté ne parait pas évidente à première vue, comme il arrive que dans les familles les enfants n\u2019ont entre eux qu\u2019un air commun, ce qu\u2019on appelle un air de famille, nous n'avons pas à être inquiets.Ce qui se fait en France [ 440 ] .= ao ro ERE or Gg 1; : Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1935 Mobilier destiné au cabinet de travail du directeur de l'Ecole Technique de Montréal.En merisier | ondulé de la Province de Québec.Incrustations de feuilles d\u2019érable en palissandre et érable piqué.: Frise en « birnut » (merisier teint).Dessins de Jean-Marie Gauvreau, chef de la section du meuble.Lampadaires exécutés par l\u2019atelier de forge; coupes en argile de la Province de Québec, travail de I'Eco.e des Arts domestiques de Québec, dirigée par M.O.-A.Bériau.Mobilier de salon en cerisier d'automne et birnut de la Province de Québec.Cuir crême des sièges.Création Gauvreau avec la collaboration de Alphonse Saint-Jacques (1935).[ 441 ] NRC TIC A NOTIN : ROC ENS IR cesse.1 SER ua ees .- Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1935 Meubles de chambre en acajou de Cuba, appliques de bronze chromé.Création Gauvreau.Chapelle de I\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Martine en merisier ondulé de la Province de Québec, exécutée par la maison Jos.Lafleur de Valleyfield.Chandeliers et crucifix en érable.Statues de saint Jean-Baptiste et de saint Isidore en pin sculpté par Médard Bourgault de Saint-Jean-Port-Joli.Création Gauvreau, 1938.Lampes du sanctuaire en fer forgé exécutées à l'Ecole Technique de Montréal.[442] PR ras ren «2 2 ak - 3; nd Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1935 dans les arts décoratifs, reste bien français, et pour employer des procédés ou des matériaux qui se retrouvent à l'étranger, parfois à la suite \u2014 dans l\u2019inspiration \u2014 un meuble conçu et fabriqué en France ne saurait l\u2019être de la même façon en Allemagne ou en Suède.J\u2019insiste en passant sur ce point.J'ai trop souvent entendu dire, même en France, à des esprits timorés ou victimes de la routine et de leurs habitudes: tout cela n\u2019est pas Français mais Allemand \u2014 Muni- choix.Rien n\u2019est plus faux, et je prétends qu\u2019il n\u2019est besoin de nulle autre démonstration que la simple présentation des oeuvres.Pour qui sait voir, toutes les influences du passé s\u2019y rejoignent et s\u2019y mêlent tour à tour et de plus en plus, on entend se souvenir des styles anciens après avoir cru les rejeter définitivement.Par réaction contre les lignes contournées et arbitraires en vogue au début du siècle, le goût des lignes simples et rigides a dominé un certain temps; ce fut le règne éphémère et heureux à la fois du cubisme.Il a eu ce mérite d\u2019épurer.Lorsque le professeur Gauvreau s\u2019est trouvé en France en 1925, il est tombé en pleine effervescence à une époque d'activité intense et de renouveau.Nous sommes un peu étonnés ici des formes dites modernes de la décoration.Volontiers on les envisage dans le public comme de génération spontanée.Il faut savoir que dès avant la guerre, on trouve l\u2019essence même du goût actuel et peut on sans naïveté faire cette remarque que l'ébénisterie actuelle repose presque entièrement sur l'emploi des bois plaqués et que cette amplification d\u2019un procédé ancien donne à l\u2019art du meuble son caractère si différent de ce que les siècles passés nous ont laissé?Ce qui paraît à \u2018beaucoup de gens et en particulier semble-t-il à tant d\u2019artistes d\u2019Amérique, si avant tout l\u2019on juge par les productions, un pur caprice est logique.Il existe, je crois en Amérique et très répandue, cette illusion que pour être moderne \u2014 employons ce terme impropre puisque l'usage l\u2019a consacré \u2014 il suffit d\u2019aligner au gré de la fantaisie et côte-à-côte des lignes parallèles, verticales et horizontales et quelques cubes au petit bonheur.Comment n\u2019a-t-on pas saisi déjà qu\u2019il s\u2019agit d\u2019utiliser logiquement et harmonieusement des matériaux nouveaux, de mettre en oeuvre suivant ce qu\u2019ils peuvent donner des procédés adaptés à ces matériaux.Par tout ce qu\u2019il a vu, appris et retenu à l\u2019Ecole Boulle, le professeur Gauvreau ne recherche pas d\u2019autres résultats à l\u2019Ecole Technique dans son enseignement.Depuis cinq ans il a créé là un centre de formation technique et théorique qu\u2019il met tous ses soins à perfectionner.D'une année à l\u2019autre on peut suivre le progrès.Visiblement, il a du commencer par un tout petit début.Dans ses travaux d\u2019éléves \u2014 exercices agréables \u2014 parfois d\u2019après les styles anciens, on sent qu\u2019il lui faut s\u2019en tenir à une grande simplicité, et si au point de vue exécution il entre dans ses dessins quelques problèmes qui demandent toute l'attention des élèves, il lui faut s\u2019arrêter en chemin et ne pas les pousser parallèlement dans le sens d\u2019une composition trop recherchée, trop étudiée; ce serait, encore, trop leur demander.Les moeurs acquises dans le public lui permettront-elles de garder avec lui le temps nécessaire ces jeunes gens auxquels il peut à peine donner durant quelques mois répartis sur plusieurs années de cours, d'excellents conseils et de solides notions élémentaires.Peut-être la crise qui a créé ce terrible chômage va-t-elle permettre la réflexion?Peut-être les parents, ayant le temps de la réflexion et les enfants le loisir de travailler pour le plaisir de s'occuper, en viendront-ils d\u2019eux-mêmes à cette constatation qu\u2019il faut « perdre » beaucoup de temps pour apprendre et que vouloir gagner des sous le plus tôt possible est le meilleur moyen d'être acculé à un certain âge à l'impossibilité absolue d\u2019en gagner honnêtement beaucoup.Je constate que pour obvier aux difficultés de temps qu\u2019il rencontre, le professeur Gauvreau a trouvé quand même à leur donner des notions plus complètes, par une série de commandes qu'il exécute avec leur concours.Peu à peu il leur donne ce sens de la composition si difficile à faire entrer en des esprits à qui rien autour d\u2019eux ne rappelle qu\u2019en d\u2019autres lieux cette notion est du domaine de la réalité et tangible.Il leur apprend à découvrir l'effet décoratif à tirer des bois, comme dans le salon de zebrano; à se souvenir de nos anciens mobiliers, tel ce petit ameublement de chambre à coucher campagnard et ce mobilier de chapelle, ou encore dans cet ensemble très officiel qu\u2019est le bureau d\u2019un directeur, à donner à la composition une certaine ampleur.Plus récemment son effort se porte davantage vers la mise au point des ensembles.Chaque stand de la dernière exposition de fin d\u2019année a été l\u2019objet \u2014 c\u2019est visible \u2014 d\u2019une étude préliminaire.Et vraiment l\u2019avantage de ce (Suite à la page 446) [443 ] A New Modern Setting in Montreal FAUTY in linear decoration, sobriety in taste regarding colour blending, perfection in lighting distribution and every modern devices for the fullfilment of every woman's vanity, such is the \u201cSalon de Beauté\u201d recently opened at Morgan's.Operated by \u2018\u2018Antoine of Paris\u2019 who has similar \u2018salons\u2019 in Paris, London and New York, it can boast of the atmosphere peculiar to such places in the great continental cities or the american metropolis.It offers the utmost in the art of modelling the hair, and, the ability and ingeniousness with which its \u2018coiffeurs\u2019 and \u201ccoiffeuses\u2019 work are insurpassable.It possesses, in fact, everything to gratify the vanity of the feminine public; from the very ancient art of facial rejuvenation to the very modern By JEAN-PAUL LEMIEUX Graduate teacher of I Ecole des Beaux Arts, Montreal.Teacher of free-hand drawing Cabinet- Making Department, Montreal Technical School.apparatus for drying the hair in a few minutes.Situated on the fifth floor, it comprises a \u2018Reception Room,\u2019 a large room used for hair-cut, manicure and shampoo, one for hair-drying and another for the very intricate art of hair-modelling.There are also several booths used for massages, and, a very smart novelty entitled \u2018\u201cMake-up Bar\u201d which is, a small metal counter ornamented with mirrors framed also in metal.On the counter are jars containing powder of different hues, and dozens of small tablets of rouges for the art of make-up.The \u2018Reception Room\u2019 is very harmonious and very lovely in its simplicity of line.The walls are rose and gold, and, the linoleum covering the floor has a design [ 444 ] Ja Novembre 1985 TECHNIQUE ven ère AY He TS cuiriceietis ie del November, 1935 of red, black, and beige.The room affects the form of an almost perfect rotunda with a circular column in its center.This column itself is ornamented with a circular tube lamp which gives a very pleasant and warm light to the room.The metal chairs with rose and green seats contrast well with the general blending.À continuous frieze runs along the top of the walls picturing floral motifs, and, as its center piece, \u2018The Judgment of Paris.\u201d This frieze is carved directly in the plaster, after the manner of the ancient Egyptians, and covered with here and there.The objects represented are mostly silhouetted in the manner of Raoul Dufy and are of marine inspiration.There are delicately curved shells, dainty little ships, vaporous clouds, rolling waves, aquatic plants and small lighthouses, all drawn very intelligently.In the center of the mural is a huge shell, in which reposes a nude Venus, who seems, to queen on all this marine world.The whole pattern is restful to the eye, and is just the kind of decoration for this very feminine room.In the same room one may see the ma- leaves of gold.The subject suits the atmosphere of the room exceedingly well, and, gives it a rich tonality both in colour and in line.Letusventureforth nowintothemanicure and hair-cutting room.This room is quite large, as said before, and very well lighted.One\u2019s attention is immediately attracted to the south wall of the room, which is bare of windows, and, on which, runs a decorative mural of the most exquisite taste.It is done in oil and of monochrome tones with touches of blue and yellow [ 445 ] nicure tables, exquisite in their simplicity and efficiency, with seats which resemble pullman seats.Also the different mechanical devices used for shampooing and hair-cutting.Separated by a false wall is the hair-drying room with its curiously shaped metal helmets for drying the hair.Adjoining is the hair-modelling room.There, three \u2018\u201c\u2018coiffeurs\u2019\u201d\u2019 fashion new modes for the hair, according to the shape of head and features of the different customers.A word about the booths and we have a vague knowledge about this very interest- 4 a.Br i: Biri: ASE ley BEE RT Cn Te pes Tey MRD: 24 ER Ye Ee Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1935 ing \u201csalon.\u201d The doors of the booths are made of \u2018fabrikod,\u201d an imitation of rubber, and framed in metal.A small metal circle with a number, also in metal, in the upper right hand corner of the door gives it a very modern flavour.The floor is made of rubber like all the floors in the \u201cSalon\u201d except the \u2018Reception Room.\u201d Every booth is air-conditionned and well lighted with tube lamps, and, all are equipped with the necessary articles for the art of cultural beauty.The articles being placed in small cabinets of very efficient design.Everything in the \u201cSalon\u201d is orderly to the least detail and modern to the last degree.It breathes of a refinement and smartness seldom found elsewhere and, is well suited to the art practiced therein.Moreover, it is a magnificent tribute to modern decoration for business purposes.It is, also, a confirmation of the fact that modern ideas in decoration and in modern design can be applied with excellent results to all sorts of commercial establishments without exception.Congratulations must be first handed to Henry Morgan & Co.for this splendid achievement and for its realisation and subsequent spreading abroad of good taste in modern decoration; to Mr.Omer Parent, the decorator, and to Mr.Dunbar, the technician.Mr.Parent designed both the frieze in the \u2018Reception Room\u201d and the mural; also, he has to his credit several other designs included in the place.Mr.Dunbar must be thanked for the marvelous lightning he so cleverly distributed at convenient spots; for the very complicated technicalities of the piping system which such a construction demands, and, most of all, for his designs of the manicure tables and the cabinets in the booths.A word about that clever young decorator, Mr.Omer Parent.He is a former pupil of the Ecole des Beaux Arts of Quebec where he spent four years.He won a scholarship from the Government of Quebec to study three years in Paris.Studied under René Vincent, the illustrator, and several others.He is with Morgan's since 1929.This \u201cSalon\u201d is his first complete work, and we cannot fail, in prophesying a bright future for him.Let us end this article by wishing the interested reader a visit to the \u201cSalon de Beauté\u201d to see for himself what taste and intelligent design can create for the pleasure of sight and delight of mind.Commentaires sur cing années d'enseignement (Suite de la page 443) mode de présentation a dû paraître définitif et indiscutable.Rideaux, tapis, éclairage, meubles, on sent qu'il a cherché à réunir toutes les bonnes volontés et les énergies tendues vers un même but: une harmonie.Le résultat mérite notre approbation et notre encouragement à persévérer.Construire proprement \u2014 exécuter convenablement, nous en sommes très capables.Faire de l\u2019oeuvre d\u2019art une chose courante, lui enlever son caractère d\u2019exception, si J'en vois la possibilité dans le génie naturel de la race \u2014 dans les gestes inconscients de la jeunesse, je ne vois pas encore, même à la loupe, le milieu favorable à l\u2019éclosion d\u2019un aussi souhaitable espoir.J'en vois un grand désir épars et vague \u2014 divisé entre de multiples esprits rapprochés dans une commune plainte.Mais qui le veut vraiment?Sans doute le jour où l\u2019ensemble de la population saura de façon consciente que ce désir est en voie de réalisation chez nos grands voisins, qu\u2019il faut louer en cela et sur d\u2019autres points nombreux, nous aurons peut-être une sérieuse raison d\u2019es- .pérer.Le travail qui s\u2019accomplit à l\u2019école \u2018technique est un excellent acheminement vers une plus juste compréhension.Le public s\u2019intéresse à ces réalisations.Dérangé dans ses habitudes, il hésite, mais il revient, attiré par l'attrait de la nouveauté et parce qu\u2019au fond quand il le le peut, sil aime sortir de la routine et de la production en série.En somme est-il besoin d\u2019un témoignage plus probant?Qui ne travaille pour le public pour le former en lui plaisant-non pas le flatter en le trompant \u2014 n\u2019est pas digne du très beau - nom d\u2019ébéniste.À notre époque, s\u2019ils le veulent, la place reste belle à ces artistes et à ces artisans qui peuvent être pour nous, architectes, de précieux collaborateurs.POUR REPRODUIRE UNE GRAVURE, UNE LITHOGRAPHIE, UN CHROMO SUR DU BOIS Tremper la gravure dans l\u2019eau claire deux minutes.La sécher ensuite entre deux linges fins.Prendre une planche bien lisse, y passer une couche de vernis copal blanc à l\u2019alcool.Appliquer la gravure et laisser sécher deux heures.Frotter ensuite avec une éponge imbibée d\u2019eau jusqu'à ce qu'il ne reste plus de papier sur la planche.Lorsque la planche est bien sèche, la vernir ensuite avec le même vernis précédemment employé.La revue de l'Ameublement, oct.1934.| 446 ] if Re, Unir li, 3 1930 - 1935 INQ ans! Noces de bois! et comment ne pas souligner cet anniversaire quand il s\u2019agit d\u2019ébénisterie.En septembre 1930 on nous confiait d'organiser cet enseignement à l\u2019Ecole Technique de Montréal.Nous avons exposé à l\u2019époque comment, nos lecteurs s\u2019en souviennent, nous entendions procéder.Comme tout enseignement nouveau nous avons procédé par étape.Nos élèves suivaient les cours Par JEAN-MARIE GAUVREAU Diplômé de I Ecole Boulle de Paris, Diplômé et chef de la section du meuble à l'Ecole Technique de Montréal être un enseignement d\u2019un genre tout à fait différent que celui de nos techniciens, de l'Ecole Technique, spécialisés dans d\u2019autres métiers.Il a donc été décidé et arrêté qu\u2019il fallait supprimer certains cours de mathématiques et de sciences, ou plutôt les abréger considérablement pour faire une plus large place aux travaux d'atelier et à la partie dessin.Le métier, la profession ou l\u2019art de l\u2019ébéniste tient beaucoup plus de la Le personnei de la section du meuble de l\u2019Ecole Technique de Montréal.De gauche à droite.Léo Fontaine, ancien élève des cours du soir E.T.M.instructeur; Jean-Marie Gauvreau, Diplômé E.T.M.1922, Diplômé Ecole Boulle de Paris, professeur et chef de la section du meuble; Alphonse Saint-Jacques, Diplômé ébéniste E.T.M.1934, assistant-instructeur; Albéric Gagnon, Diplômé E.T.M.1922, instructeur; Jean-Paul Lemieux, professeur diplômé de !\u2019Ecoie des Beaux-Arts, professeur de dessin à vue.théoriques de l\u2019Ecole Technique tout comme les élèves électriciens, ajusteurs, fondeurs, menuisiers, modeleurs, etc.Il fallait trouver les dispositions et voir s\u2019il y avait des possibilité de réussite.D\u2019année en année nous avons modifié le programme, retranché certaines matiéres pour en ajouter d'autres au profit d\u2019une spécialisation plus intense; en 1930 nous avions 6 élèves, en juin 1935 nous en avions 40.Le directeur de l\u2019Ecole Technique dit ailleurs que nos élèves ont trouvé du travail; nous avons observé le genre d'emploi et les demandes, les exigences même des industriels qui employaient ces jeunes gens.On a bien voulu conclure avec nous, que l\u2019enseignement de l\u2019ébénisterie devait formation artistique que de la formation scientifique ou mathématique requise par certains autres corps de métier.Faire un meuble c\u2019est en somme l'exécution d\u2019une architecture réduite.Nous avions l\u2019ambition de faire autre chose des élèves à notre charge que des exécutants.Nous voulions en faire des artisans capables de raisonner, d\u2019apprécier une composition et à l\u2019occasion d'être les réalisateurs de leurs propres oeuvres.Cette conviction était basée sur des possibilités certaines.De plus en plus et malgré la crise que nous avons traversée, les demandes de fabrication du meuble exclusif s\u2019accentuent.Pourquoi n\u2019aurions-nous pas des artisans comme on les trouve tou- | 447 ] PRE RA OR NTR ES > Novembre 1935 Chambre a coucher en merisier piaqué de la Province de Québec, fini noyer francais.La coiffeuse, la commode et le chiffonnier sont sous-combinés en un seul meuble.Tapis et tissus de l\u2019Ecole des Arts domestiques de Québec; Création de Jean-Marie Gauvreau (1932).jours en Furope capables de répondre à ces besoins?C\u2019est dans cet esprit qu\u2019on nous a confié l\u2019élaboration d'un nouveau programme d'enseignement de l\u2019ébénisterie qui est en vigueur à notre section du meuble depuis septembre dernier.Tout ce qui est enseigné au cours technique régulier de l\u2019Ecole Technique de ee RRI PA A emo RR PI TECHNIQUE November, 1935 Montréal est utile.A notre grand regret il nous a fallu retrancher de trés nombreuses heures consacrées à certaines matières pour atteindre les résultats que nous visons.Nous recevons les élèves à la section du meuble, dès la deuxième année du cours technique.À part des cours de français et d'anglais, et des cours de géométrie et d'algèbre, donnés au 1°\u201d semestre seulement, ils consacrent tout leur temps à l'étude de leur métier d\u2019ébéniste.En 3° année les élèves suivent les cours réguliers de langues et de descriptive; en 4° année, les cours de descriptive et de sociologie.Pour permettre aux ébénistes d\u2019étendre leur culture générale un cours spécial de sciences est donné aux trois années réunies.C\u2019est avant tout un cours démonstratif de vulgarisation qui porte sur la physique, la chimie et l'électricité; il est confié à M.Hector Beaupré.Sa longue expérience dans l\u2019enseignement des sciences nous donne la certitude que son cours sera vivement apprécié des élèves.Les ébénistes consacrent chaque semaine à leur spécialité 24 heures sur 33 en 2° année, 27 heures sur 33 en 3° année et 29 heures sur 35 en 4° année.Salle des professeurs de l\u2019Ecole d'Agriculture de Sainte-Martine, exécutée en merisier ondulé de la Province de Québec.Sièges garnis en écorce d\u2019orme.Création Gauvreau (1938).[ 448 ] A fl 0 ea Je Te, dr PME an TE ER Creme _- Haas co ye; Novembre 1985 + bn cet à IY AS AM THINS le November, 1985 Bureau pour un technicien.Merisier rouge de la Province de Québec.Création Gauvreau avec la collaboration d\u2019Alphonse Saint-Jacques.Ce mobilier figurait à l'exposition des produits canadiens, à l'immeuble de la Sun Life, en novembre 1934.Voyons maintenant à quoi est consacré ce temps sans entrer dans le détail de l\u2019horaire.Dessin à vue 414 hrs Dessin industriel 2 Composition du meuble 114 Documentation 1 Total de 9 h.consacrées a la partie dessin.Jusqu\u2019en septembre dernier les élèves n'avaient aucun cours sur le dessin à main levée ou dessin à vue ou d'observation.Ils étaient donc insuffisamment préparés à recevoir avec profit un cours de composition du meuble.On a bien voulu cette année accorder ce cours à notre section du meuble et nous en attendons des résultats insoupçonnés.Le dessin, langage universel est une arme redoutable et consacre l\u2019artisan d\u2019une façon définitive s\u2019il sait se servir habilement de son crayon.Ce cours a été confié à un jeune artiste de talent M.Jean-Paul Lemieux, professeur diplômé de l\u2019Ecole des Beaux Arts de Montréal, où il fut professeur auxiliaire durant quatre années.Lauréat du prix Brymner de pein- Petit secrétaire à abattant en cerisier d'automne de la Province de Québec.Tissus en laine et lin de l\u2019Ecole des Arts domestiques.Création de Alphonse Saint-Jacques (1935).[449 ] ill ie pc iis a RAE + i + 4 4 2H EA RES cs se Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1935 Chambre de jeunes filles, en tilleul de la Province de Québec, exécutée par l'atelier d\u2019ébénisterie, d\u2019après les dessins de Jean- Marie Gauvreau, professeur.Coloration générale: jaune pierre et vert pomme.Tapis, tissus et tentures de l'Ecole des Arts domestiques de Québec.ture en 1934, il a fait un séjour d\u2019une année en 2° et 3° année et sur l\u2019histoire générale en Europe.Ce collaborateur nous arrive de l\u2019art en 2° année et l\u2019histoire du meuble donc avec une réputation et une solide en 3° année, de même qu e des cours de expérience qu\u2019il mettra, nous n\u2019en doutons technologie en 2°, 3° et 4° année complètent pas, sans réserve au service de ses nouveaux l\u2019enseignement théorique.En récapitulant élèves.nous arrivons à l\u2019emploi du Des cours sur la construction du meuble pour les trois années.temps ci-contre Boudoir en noyer cérusé avec combinaison de piano, porte de T.S.F.et éclairage indirect, exécuté à l'atelier d'ébénisterie d\u2019après les dessins de Jean-Marie Gau- vreau, professeur.Tapis, tissus et tentures de l'Ecole des Arts domestiques de Québec. vis CONTES cp rats eves.- rds ape a Ie 5 Ç Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1985 Mobilier de chambre- studio en merisier rouge de la Province de Québec exécuté par l'atelier d\u2019ébénisterie.Création deJean- Marie Gauvreau, chef de la section du meuble.\u2014 Photo Garcia.2° année 3° année 4° année Cours de culture générale.714 heures 6 heures 6 heures Cours théoriques spécialisés.215 heures 215 heures 215 heures Divers cours de dessin .9 heures 9 heures 9 heures Atelier.| 14 heures 1514 heures 1714 heures Totaux.| 33 heures 33 heures 35 heures Réplique de la collection de bois québecquois de la classe de technologie de l'Ecole Technique de Montréal, exécutée par l\u2019atelier d\u2019ébénisterie pour le musée de l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales.\u2014 Photo Garcia. Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1935 Les cours théoriques spécialisés donnent encore aux élèves l\u2019occasion de dessiner.- Au cours d'histoire de l\u2019art et du meuble de nombreux croquis sur les ornements, les détails d'architecture.les meubles sont pris d\u2019après les planches murales exécutés par nos soins.Des projections appropriées et parfois la lecture d\u2019une belle page écrite par un historien ou un critique d\u2019art célèbre, complète l\u2019exposé si général fait par le professeur.L'enseignement est avant tout basé sur la méthode visuelle.Rien ne sert de disserter bien longtemps sur un sujet si l\u2019on n\u2019a pas des exemples convaincants à présenter aux élèves qui retiennent ainsi beaucoup mieux qu\u2019une documentation, si savante soit-elle, uniquement basée sur des dates et les détails d\u2019à-côté.Nous essayons également dans ce cours de procéder par les méthodes comparatives, de rechercher les causes et les influences d\u2019une époque sur une autre mais avec le moins de théorie possible et le plus d\u2019exemples possibles.Le cours de construction du meuble est le cours de technologie par excellence pour des ébénistes.C\u2019est une nombreuse suite de croquis indiquant les coupes d\u2019assemblage si divers dans les meubles.Ces exemples sont pris sur des meubles de style ou des meubles modernes et couvrent ainsi tous les cas de construction rencontrés à toutes les époques.Le cours de construction du meuble facilite la compréhension et l\u2019exécution du plan exécuté en vraie grandeur sans lequel un ébéniste ne peut travailler de façon précise.A c@ cours nous voulons ajouter cette année une partie consacrée à la garniture et à la côstruction des sièges.Nous espérons obtenir ensuite quelques cours pratiques de démonstration qui permettront à nos élèves, non pas de devenir des garnisseurs mais, de réclamer un travail bien fait et soigné.C\u2019est l\u2019un des domaines de l\u2019industrie du meuble où il est le plus facile de se faire tromper tant sur l'exécution du travail que sur le choix des matières premières.Les élèves auront encore l\u2019occasion de: prendre ici de nombreux croquis.Nous avons apporté une attention toute spéciale au cours de technologie du bois.Les lecteurs de TECHNIQUE savent que depuis plus de deux ans nos articles ont été exclusivement consacrés à ce sujet si important et qui.rne saurait'être négligé.Nous aurons la satisfaction de voir ce cours sortir des presses très prochainement, pour être ensuite à la disposition des élèves.Nous prenions l\u2019engagement il y a cinq ans de faire une étude spéciale sur nos bois indigènes et sur leurs utilisations, surtout dans l\u2019industrie du meuble.Nous n\u2019avons pas la prétention de croire que c\u2019est là un travail définitif.C\u2019est un début.Les nombreuses gravures qui illustrent ce numéro prouvent qu'il y a des partis nombreux à tirer de nos bois et nous continuerons à faire des recherches de ce côté.Nous souhaitons que nos élèves soient à leur tour d\u2019ardents propagandistes en faveur de notre matière première par excellence: le bois.Nous aurons également cette année pour le profit de nos élèves les plus avancés des cours de sculpture sur bois confiés à M.Paul Smet, sculpteur et technicien de talent.Voilà donc que peu à peu se complète notre organisation.Nous pourrons désormais élaborer nos projets de meuble.y prévoir de la sculpture, en faire étudier la composition par M.Jean-Paul Lemieux, et l\u2019exécuter ensuite dans nos ateliers.Les différents organismes qui s\u2019ajoutent peu à peu à notre section du meuble en feront bientôt un tout complet dont l\u2019intérêt sera chaque année grandissant.Dans cinq ans nous croyons que le progrès sera encore plus sensible qu\u2019aujourd\u2019hui parce que l\u2019enseignement qui sera désormais donné n\u2019aura plus qu\u2019un but: former nos élèves vers un artisanat complet, les mettre en état de gagner leur vie tout seuls; de n\u2019être plus en promiscuité constante avec les fabrications douteuses.L'Ecole pourra-t-elle et en si peu de temps donner à ces jeunes gens toutes les qualités qui leur permettront de se débrouiller à leur sortie, d'être tout de suite leur propre maître.Nous ne le croyons pas.Il faudrait ensuite à nos diplômés une certaine expérience, une pratique d\u2019atelier dont l'atmosphère est différente que celle d\u2019une école où l\u2019on apprend, où forcément, l\u2019on tatonne avant d'arriver à des résultats intéressants.Nous espérons, qu'avant longtemps, les circonstances aidant, un mouvement post-scolaire pourra être mis sur pieds pour permettre aux jeunes de produire suivant les principes qui leur sont enseignés à l\u2019école et qui ne s'inspirent d'autre chose que des plus saines traditions des corporations d'autrefois.Un projet pour permettre aux jeunes diplômés, soigneusement sélectionnés, d\u2019arriver à la maîtrise mérite d\u2019être soigneusement étudié.Ces artisans pourraient ensuite être répartis non seulement dans les grandes villes, mais surtout dans les petits centres; ils contribueraient à la formation [ 452 ] ~ Novembre 1935 TECHNIQUE RR November, 1935 Fauteuil en « birnut » et cerisier de la Province de Québec.Cuir de teinte créme.Création Jean- Marie Gauvreau (1935).et au maintien du bon goût dont nous avons tant besoin.Cette oeuvre ne serait autre chose que le prolongement de la première école des arts et métiers de Saint-Joachim fondée par le vénérable Mgr de Laval.Il nous semble qu\u2019avec le concours de toutes les bonnes Petit meuble de salon en cerisier et « birnut » de la Province de Québec.Création Alphonse Saint- Jacques (1935).volontés on pourrait y arriver.Ce serait là une excellente solution au problème de la petite industrie dont on parle depuis quelques années.Nous ne manquons pas d'ouvriers habiles; nous manquons de gens Meuble-vitrine en cerisier de la Province de Québec.Création Jean-Marie Gauvreau (1935).[ 453 ] Na ay EE, NRT TRAN ANN , Tables gigognes en cerisier et « birnut ».Création Alphonse Saint-Jacques (1935).ce PO REO EE AEE Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1985 compétents à orienter le bon goût et à diriger le métier sûrement.C\u2019est la tâche que nous voulons assumer, de fournir à la Province de Québec, ces chefs de file.Ils seront de précieux auxiliaires et collaborateurs pour nos élèves des Beaux-Arts qui eux aussi ont leur large part dans ce renouveau artistique à tous les degrés.Nous souhaitons sincèrement une collaboration intelligente et rationelle entre nos institutions en faisant abstraction des per- meubles honnêtement exécutés ont contribué à convaincre nos compatriotes des avantages réels qu\u2019il y a d\u2019employer nos essences forestières de préférence aux bois d'exportation.Personnellement nous ne nous sommes jamais dérobé à la propagande désintéressée.Une quarantaine de conférences radiophoniques ou autres et un plus grand nombre d'articles dans les journaux et revues ont fait connaître et apprécier notre HR Présentation de l'Exposition de la section du meuble de l\u2019Ecole Technique de Montréal juin 1935.sonnalités qui ne doivent plus compter quand il s\u2019agit de l\u2019oeuvre commune.Ce fut notre politique au cours des cinq dernières années.Nous avons prêté notre concours loyal, sans arrière-pensée, à qui nous a été sympathique.La Commission des Produits forestiers et l\u2019Ecole des Arts domestiques ont reçu de notre part toute l\u2019aide qu\u2019ils en attendaient, soit pour participer à des expositions, soit pour prêter notre faible voix ou notre modeste plume au service de la bonne cause.La section du meuble compte à son actif une quinzaine d'expositions depuis cinq ans, où nos bois indigènes transformés en mouvement.Nous n\u2019entendons pas en rester là.Nous voulons continuer.Mais une oeuvre comme celle-ci appelle la sympathie et l\u2019encouragement de ceux qui par le passé nous ont apporté leur concours et des témoignages non équivoques de sympathie et d\u2019encouragement.Nous leur demandons de continuer à nous honorer de leur confiance et d'amener à notre cause un plus grand nombre d\u2019adhérents.Nous ne pouvons pas présenter une oeuvre définitive et parfaite en groupant dans ce numéro une revue de nos activités depuis cinq ans.Avec des moyens restreints nous avons obtenu des résultats.[ 454 ] AU VERSO Ensemble de salon aux lignes modernes très modérées, en zébrano et noyer noir, exécuté en 1933-34 par I\u2019 atelier d'ébénisterie de l'Ecole Technique de Montréal.Les sièges sont de Jean-Marie Gauvreau, chef de la section du meuble.Les meubles sont de Alphonse Saint- Jacques, alors élève de 4° année, devenu par la suite assistant- instructeur.ON THE REVERSE SIDE A living-room suite, with very moderate modernistic lines, made of zebra-wood and black walnut.Made at the Montreal Technical School in 1933-34 by the cabinet-making department.The chairs were designed by Jean-Marie Gauvreau, chief of the furniture department.Furniture by Alphonse St-Jacques, then a 4th year student and later appointed assistant instructor. 3 va CE oid oa; SE ia ete a re - = 5 3 ie aime > 5 rep ce rs.a \u2014 el a Be = ary ly ay = cz Ey = es Peter = = Ryser 3 5 Easy 2 \u2014_\u2014 ce 3 em ne 06 x = i 5s ss 7 ry 2 = 15 Vir io i * 238 45 sens sr me Es i: i sa Se ps a qe re 4 1h Sl ie ol si 2 PS 2 * ok .a eo Red oe i 2 AE 1 fa Eu.Ae 5 i sa i = .as i ih 5 i {eis Se RS & ve ou fais i 5 J 1 i 0 > ve 2 i & = TE = a es D se rs cs # A 2 GER RR 0 se Ge x 55 0 RR tu PRET Re as ¢ rk 3 Sh pu ane 3 0 sa sp, Ack Ci i SAR A SC 2 ci 1% RRR mic AR SRR es 5 nial 1 ie es g i ir AD LY Fa te) on Ne i me Vrs SRE rem - J I 3 di es ¢ Sd ÿ Rt 5 Std 7 oy 4 it 9 2 as) i ERAARS SA ASAT 2 ca 0; a a J ; a 5 = Vi 2 i re 5 seems ses ce Ra en Ea Se i ry @ an es Si ft ; 5 Se 5 x & Ee \u20ac Se i 5 a LÉ ce 86 ee Sirs ss i QE 4 igi ia 4 # ok SB 3 =.sr ic il a ET 4 w Se 2 75 ji or 0d à he A % a 4 Sas A ne i a oy Xn Fes a # 4 Li se Bi 00 is Ë te iad ea 5 a 58 À Ÿ js 7; RR Te = 2 = Vi # 3 ê 2 Tel Lu Se oh EB 0 es i x a ot al i te i cn = 5 9.i Fic oa > Pe 2 i Zz a HR 4 5 i = Se - 2 til ie i i a Ti © 7 py oe Bts A BY wo; 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é, ve %, pol Jy 4 pi i i i A i AEN 5 So 2 Ca i ui ; ps 5 i ot a i ih de sig an is, oS fs LS \u2014_ Novembre 1985 TECHNIQUE November, 1985 Les ensembles ou les dessins présentés ne sont pas sans défaut.Qu\u2019on y voit là un effort susceptible d'encouragement.Nous entreprenons maintenant une étape nouvelle que nous entrevoyons plus prometteuse encore.Puissions-nous lorsque nous passerons à d\u2019autres le soin de continuer les destinées de cette œuvre d'enseignement puissions-nous mériter cette simple phrase que nous considérerions comme le couronnement d\u2019une carrière: ls ont fait quelque chose.C\u2019est dans cet esprit-là que nous désirons continuer à travailler avec un zèle et une persévérance qui ne faibliront jamais.Si durant les cinq dernières années, la section du meuble a connu des succès mérités, il faut en attribuer une très large part à nos collaborateurs.MM.Gagnon et Fontaine et plus récemment Alphonse Saint- Jacques.Leur esprit de travail, leurs bons coneeils et leur dévouement devaient être soulignés dans ce numéro d\u2019une façon non équivoque et nous leur exprimons notre sincère reconnaissance pour la confiance et même l'amitié qu\u2019ils n\u2019ont cessé de nous manifester.Quand on travaille toujours dans une atmosphère de mutuelle confiance la réussite d\u2019une oeuvre est à l\u2019avance assurée.Chers élèves de la section du meuble, vous savez avec quel désintéressement vos maîtres s\u2019efforcent de vous inculquer les qualités de conscience professionnelle et de la perfection dans le travail.Dites-vous bien que le métier d\u2019ébéniste est le plus beau du monde et complaisez-y vous en l\u2019exerçant avec le meilleur de vous-même.On n\u2019est heureux dans la vie que dans la mesure où l\u2019on trouve de la satisfaction dans son travail de chaque jour.Vous vieillirez et vous constaterez combien, malgré leur petite expérience, vos professeurs avaient raison.C\u2019est avant tout pour vous que toutes les pages de ce numéro ont été rédigées.Vous y trouverez là des mots d\u2019ordre qui devraient définitivement orienter votre vie.Souvenez-vous que dans l\u2019exercice de votre métier, dans votre travail de chaque jour, en vous perfectionnant, vous remplissez une mission.Cette mission doit être celle de vous perfectionner, de vous discipliner aux règles de votre art.Ne soyez pas des gâcheurs.Votre travail d'\u2019ailleurs saura répondre au cri de votre conscience.Vous rencontrerez des difficultés.Sachez les surmonter avec énergie, n\u2019oubliez pas vos anciens maîtres qui seront toujours heureux de vous accueillir, de vous conseiller, de vous aider et souvenez-vous qu'un bon citoyen, quelle que soit sa situation sociale doit incarner les trois qualités qui feront de lui un chef: L'Honnêteté, la Distinction et la Compétence.Nos collaborateurs (Suite de la page 401) tion de principes qui nous sont chers autant que pour la confiance accordée à un jeune diplômé d\u2019une de nos institutions d\u2019enseignement.À tous la rédaction de TECHNIQUE adresse un cordial merci pour cette collaboration empressée qui l\u2019honore.Nous ne saurions terminer sans inscrire à ce tableau d'honneur le nom de M.Fernand Caillet, chef instructeur de l'atelier d'imprimerie de l\u2019Ecole Technique de Montréal, et celui de son collaborateur M.J.-A.Gahan.M.Caillet a assumé la tâche ingrate de la composition typographique et de l'exécution de ce numéro.Disons à son honneur qu\u2019il y a pleinement réussi et remercions-le de sa très précieuse collaboration de technicien et d\u2019artisan amoureux de son métier.Que nos annonceurs réguliers ou extraordinaires trouvent ici l\u2019expression de notre reconnaissance.Nous nous excusons auprès de nos lecteurs anglais de ne pas leur présenter dans leur langue une matière aussi abondante que nous l\u2019aurions voulue.Malgré de nombreuses démarches il nous a été extrêmement difficile de trouver des collaborateurs anglais spécialisés dans l\u2019ameublement; en raison de ce contretemps, TECHNIQUE publiera en décembre un numéro où une plus large part sera faite a l'anglais.PROCÉDÉ POUR DONNER AU BOIS BLANC LA DURETÉ ET LA LONGÉVITÉ DU BOIS DE CHÊNE L'expérience a démontré qu'on peut remplacer le bois de chêne, en charpente et en menuiserie, par les bois blancs de toutes sortes, en employant le procédé suivant: on donne aux constructions telles que charpentes, portes, barrières, volets, etc, qui doivent rester à l\u2019air libre, une première couche de peinture à l'huile, généralement en couleur grise, que l\u2019on recouvre avant qu\u2019elle soit sèche, d\u2019une couche de sable très fin, comme celui des plages du bord de la mer, ou de grès pilé et tamisé.On donne, le lendemain, une autre couche de la même peinture à l'huile, et on a soin d'appuyer fortement la brosse qui applique la peinture sur la couche de sable ou de grès, afin que cette couche soit bien imbibée.Après séchage, le tout devient d\u2019une dureté telle que l'air, le soleil et l\u2019eau ne peuvent altérer le bois ainsi revêtu, même après des années d'usage.Mon Métier, août 1934.[ 455 ] Editorial turned over to Mr.Jean-Marie Gauvreau the preparation of this number of TECHNIQUE, so that he may celebrate the fifth anniversary of the inauguration of the cabinet-making course, which he has managed with such success and enthusiasm.While thus lending the support of our magazine to one of the most artistic branches of Technical Education, we at the same time present to our readers articles of great interest, thus conserving the well established policy of our review.We are glad to be in a position to establish such intimate relations between our magazine and the Montreal Technical School.Among the very interesting technical articles that are presented in this number, our readers will notice that of the eminent artist and technician Mr.André Fréchet, Honorary President of the \u201cEcole Boulle\u201d in Paris.We wish to express our appreciation of Mr.Fréchet\u2019s kind cooperation and for his having accepted the invitation to come to Canada to give a series of lectures on the Art of Furniture-making.Mr.Fréchet\u2019s renown has been long established among those interested in furniture.His presence among us will be an incentive to those who have been making a concerted | is with great pleasure that we have By AUGUSTIN FRIGON Director of Technical Education for the Province of Quebec.effort to encourage our people to garnish their homes with artistic furniture, well designed and well made, and as much as possible, of our own Canadian-grown wood.We wish to mention also that it is due to the fine cooperation of Mr.L.G.Dalbis, that we owe the presence of Mr.Fréchet in Canada, because Mr.Fréchet will speak under the auspice of the French-Canadian Scientific Institute.We take this opportunity of offering our sincere thanks to the president of this important society, Mr.Dalbis.In conclusion, I wish to congratulate Mr.Jean-Marie Gauvreau for his success in preparing such an excellent number of TECHNIQUE.From the value of this number.one can judge of the quality of the work, done under Mr.Gauvreau\u2019s supervision at the Montreal Technical School, under the able administration of the principal, Mr.Alphonse Bélanger.In order that this branch of industrial training may develope to the fullest extent, let us hope that the Cabinet-making section of the Montreal Technical School will soon be changed into a \u2018\u2018Cabinet-making School\u201d distinct from, but closely allied to the Technical School.Our Collaborators time that TECHNIQUE has gathered in one single issue such an important group of distinguished contributors.We wish at the outset to express our appreciation to the one who presides over the destinies of technical education in Quebec province, Doctor Augustin Frigon, who has given us a free hand in the preparation of this special cabinet-making number.Our readers benefit and we hope that they in return will continue to grant us their support as in the past.The Honorable Athanase David, who is always in the fore-front in education, has Qe its inception this is the first By JEAN-MARIE GAUVREAU kindly consented to become one of our contributors.The development of art in all its branches has never had a more ardent patron and supporter, and while it might seem out of place to extend our enlogies any further, we cannot let this opportunity pass without thanking him most sincerely for the confidence he has placed in us and for the interest he has always taken in the youth of our province.Our expressions of appreciation and regard to Doctor Augustin Frigon and Mr.Alphonse Bélanger, Principal of the Montreal Technical School, our two immediate superiors, come straight from the heart and [456 ] oro Ce STE = = £2 er 82 \u2014 = Novembre 1985 \u2014 TECHNIQUE November, 1985 = we ask them to believe that we will endeavour to intensify, if possible in the future, our zeal for the task which has been committed to our care.Mr.M.Charles Maillard and Mr.Oscar Bériau have kindly consented to describe the activities carried on in their respective institutions and at the same time indicate the close relationship that exists between the School of Fine Arts, the School of Household Art and our cabinet-making section.We have never failed during the past five years to cooperate with these schools, who are now helping us, -and we feel that this policy of cooperation among the three institutions should be continued even more in the future.We also wish to present to our readers.Mr.André Fréchet, Two articles recently published have made us acquainted with his activities and his work.Let.us state that it is with a deep feeling of emotion that we welcome him to Montreal and especially to our cabinet-making department, a distant result of his long and fruitful years of teaching and administration at the Ecole Boulle in Paris.The article which he has written for this number in stamped with a delicate and gripping psychology from which we may acquire some very timely lessons.| - : - Very naturally we have called upon some of our former teachers to contribute to this number.Having studied under them for four years at the Ecole Boulle, we wish their best lessons to remain with us.Mr.Laurent Malclès, Director of Studies and : Shop Practice at the Ecole Boulle, himself a wood sculptor of fame; indicates the path that we should follow., It is a happy coincidence that his.voice is at one with those who never cease to advance the same doctrine.Will his advice receive the attention it deserves?\u201cThe Salutation from the Ecole Boulle\u201d by the immediate sucçessor of Mr.Fréchet, Mr.Georges Rouest, is appreciated by us.in many ways.His article, at the same time convincing and touching, causes us to hope - that a permanent bond will be established between Paris and Montreal for the transmission of knowledge.Mr.E.L.Bouchet, teacher of decorative design at the Ecole Boulle, well known and famous as an artist-decorator, has written an article which is a model of pedagogy.One recognizes the master, who eliminates - all pedantry from his lessons, adjusts his | teaching to the level of his audience, and PE EE ECO EEE NE [457 ] omits none of the thousand and one details, without which the decorator cannot succeed.Our colleagues, Messrs.Marcel Parizeau, Gilles Beaugrand and Edgar Courchesne, have also given us wonderful support.Here are thrée former students at Paris, who, each in his own domain, is spreading among his fellow Canadians the culture which they went to Europe \u2018to acquire.In conclusion, one of our contributors Mr.Jean-Paul Lemieux, graduate of the School of Fine Arts, Montreal, has kindly consented to allow us to publish a study of a project actually completed in Montreal.We reproduce it, not to advertise the firm concerned, but rather as an appreciation of the effort whi¢h is made to put into practice principles,: which are very dear to us, also on \u2018account of the confidance thus shown in a young graduate from one of our institutions of learning.To all, TECHNIQUE addresses a .cordial word of thanks for their very fine cooperation.We cannot conclude, however, without mentioning Mr.Fernand Caillet and that of his assistant Mr.James Gahan.Mr.Caillet, head of the printing department, assumed the ungrateful task of the composition and printing of this number.Let us\u2018 state that he has succeeded admirably and we thank him for his ready cooperation as technician and craftsman.We wish also to express our thanks to our regular and special advertisers.- We wish to apologize \u2018to our English subscribers for our inability to present to them in their own language such a wealth of information and material appearing is this number.In spite of our very best efforts, we have experienced great difficulty in obtaining articles on cabinet-making in English.: SI HOW TO KEEP FILES CLEAN AND SHARP When files lose their cutting edge it is often because they are clogged will filings to the extent .that the teeth exhibit only a fraction of their true cutting surface.The remedy for this fault is simple.A scratch brush; kept handy for the purpose, should be brushed across the file and a subsequent coating - of olive oil applied and wiped off.The file there- - after will have less tendency to gather filings and it will be easier to clean next time.When iron filings clog the file badly, immerse the file in blue vitriol (sulphate of copper).To remove\u2019 tin and lead filings dip the file quickly in nitric acid;\" and for copper and brass filings dip in nitric acid for a longer period.After treatment, rinse with _ clear water, brush thoroughly and bury in sawdust until the file is dry.The Home Craftsman, Jan.1935. Our Cabinet-Making Department its inception, possessed a very fine woodworking department where occasionally some veneering was done.It was in this department that Jean-Marie Gau- vreau received his first shop training, which enabled him later on to specialize in cabinetmaking.After completing his course at our school, with a further two years at the School of Higher Commercial Studies and the Faculty of Arts in the University of Montreal, he acquired a great deal of practical experience in furniture-making at the Kilgour Furniture Manufacturing Company at Beauharnois, Que.Our desire all along had been, to organize a cabinet-making shop where a study could be made concerning the utilization of Canadian woods in the manufacture not only of ordinary furniture but also furniture of high quality.The Honorable Athanase David, Provincial Secretary, and Mr.Augustin Frigon, Director of Technical Education, graciously fell in with our suggestion to appoint Mr.Jean-Marie Gauvreau to the permanent staft of the Montreal Technical School and to send him to the Ecole Boulle at Paris, a special school devoted to the art of cabinet-making.After a year\u2019s preparation at the School of Fine Arts at Montreal, and four years at the Ecole Boulle in Paris, France, where he was the first foreigner to win a diploma from this famous institution, Mr.Gauvreau returned to us with a first class training both artistic and technical, which he has never spared in carrying out the task confided to his care.In 1930, the first step towards our dream was made when we obtained a teacher, well qualified from every point of view, to carry on the organization of this department.I wish to take this opportunity of thanking Mr.André Fréchet, now visiting us, for the courtesies extended towards our young teacher.We trust, that, in the work already accomplished in this department, he will see the fruits of his teaching and come to a realization that the seed he has sown has not fallen on barren ground.Besides, the present number of TECHNIQUE speaks for itself.It represents quite an undertaking and shows that the task far from being complete has only just begun.T= Montreal Technical School, from By ALPHONSE BELANGER Principal, Montreal Technical School I wish to thank also, Mr.Augustin Fri- gon, our sympathetic Director of Technical Education, who has always taken a great interest in our cabinet-making section since its inception five years ago, and who now desires to celebrate this anniversary in such an agreeable manner by the publication of the present number.I wish also to express our appreciation for his efforts with regard to the French-Canadian Scientific Institute, in bringing to our shores Mr.André Fréchet, whose lectures will be so valuable both to our teachers and to our students.I hope that our cabinet-making section will continue in the course that has already been mapped out and that it will go from one success to another.My colleagues know that I am not prodigal of my thanks, but I wish to state to Mr.Gauvreau, and to his first assistants Messrs.Albéric Gagnon and Léo Fontaine, as well as to the members to join his staff, Mr.Alphonse St- Jacques, graduate in cabinet-making from our school and Mr.Jean-Paul Lemieux, graduate of the Montreal School of Fine Arts, who has charge this year of the class in free-hand drawing, that I am following and will continue to follow the efforts which they are exerting on behalf of the school, with great satisfaction, and, that they can count on my full cooperation.The cabinetmaking course added to our other courses, shows to great advantage and forms a valuable addition to the various courses offered.The various enlargements and ameliora- tions which have been made to our cabinetmaking shop, which started with six students five years ago and last year received 40 students, is an indication of its future success.In spite of the depression which has affected all industries, we are pleased to state that all the graduates in cabinetmaking about ten in number, have found employment immediately after leaving school, a very fine thing for these young men, who are thus gaining experience even if the salary does not always correspond to their real value.The other pupils in the trade-school course who are following the cabinetmaking course, have also found jobs particularly on piece-work.Our graduates are (Continued on page 460) [ 458 ] PS Novembre 1985 News Items of Interest The Seventy-first Annual Convention of the Provincial Association of Protestant Teachers of Quebec was held in the High School of Montreal and the Windsor Hotel on the 2nd, 3rd, 4th and 5th of October, 1935.The president of the association was Mr.Gordon H.Heslam.The Manual Training Section, Chairman, Mr.C.M.Ewart; Secretary, Mr.A.Turn- bull, assembled at the Montreal Technical School on Friday, October 4th, at 9.30 a.m.Under the direction of Mr.Ian McLeish, assistant-principal of the school, a series of demonstrations, illustrating the work done in the various departments were given.The first shop visited was that of the wood-working department in charge of Mr.E.Morgentaler, where Mr.N.Prunier gave an exhibition of the various steps required to make a half-lap oblique joint.The operation of the various wood-working machines was also shown, particularly the mortising and the tenoning machines.In the next department visited, viz: the cabinet-making shop, Mr.J.M.Gau- vreau, head of this branch, exhibited a number of designs and furniture layouts made by himself and his students.Various pieces of furniture in process of fabrication were also examined and finally a demonstration of how veneering is done was given by Mr.Gauvreau and his students.From the cabinet-making department the Manual Training Section were then conducted to the pattern-making shop, which is in charge of Mr.D.Allard, assisted by Mr.N.Prunier.Here a glimpse was given of the intricacies of the pattern- makers art and specimens were shown made by the pupils.The next shop to receive the attention of the visiting delegation was the foundry in charge of Mr.E.Coteur.After demonstrating the methods of making moulds, a pour of molten bronze was made from the oil furnace, built by the school itself for that purpose.Two large urns in bronze were cast for the benefit of the visitors, after which a second pour from another furnace was made, this time in aluminum.The temperature of these pours were indicated by a pyrometer, 1800°F for bronze 1250°F for aluminum.The visit was terminated by a demonstration in the machine shop, under the direction of Mr.A.Dussault.The operation Lu TECHNIQUE ] 459 ] November, 1985 of the automatic screw cutting machine was shown as well as examples of turning, screw-cutting, and the cutting of gears of all kinds.The visit ended at 12 noon.Silver Wedding On Thursday, October 17th last, a very pleasing little ceremony took place in the Montreal Technical School Library.The occasion was the 25th anniversary of the wedding of Mr.and Mrs.Alphonse Bélanger.At 4.30 p.m.sharp, the Director, Mr.Bélanger, and Mrs.Bélanger, were escorted to the library, where they were greeted by the entire staff of the school.Mr.Ian McLeish, Mr.F.Roberge and Mr.Louis Larin, each in turn made a few remarks appropriate to the occasion, congratulating the happy couple on their 25 years of married life and expressing the hope, that they would be spared to one another so that in 25 years\u2019 time they might be able to celebrate their golden wedding together.An appropriate silver set was presented by Mr.Larin on behalf of the assembled staff.Mr.J.M.Gauvreau then presented the congratulations and best wishes of the old graduates, whom he represented as chairman of the Montreal chapter.Mr.Bélanger, evidently very much moved by this demonstration of regard and affection; both for himself and Mrs.Bélan- ger, expressed in appropriate terms to the assembled staff his appreciation of their kindness and thoughtfulness.He mentioned to them that he had indeed two families, his own wife and children and a much larger family comprising the school and all the members of the staff, and that in both his families the past 25 years had been a period of happiness and contentment, which he could never forget as long as he lived.A delicate touch was given to the proceedings by the presence of the ladies.Mrs.Alphonse Bélanger, who shared the honours with her husband, Mrs.Ian McLeish, Mrs.Louis Larin and Mrs.J.M.Gauvreau.A buffet lunch was served at the close of the ceremony.C\u2019est sous les arbres chargés de fruits qu\u2019on trouve le plus de cailloux. Novembre 1985 Bibliographie LES GRAVIERS DE VOIRIE DANS LA PRo- VINCE DE QUÉBEC.Le Ministère des Mines vient de publieren français, concurremment avec l'original anglais, un ouvrage intitulé: « Graviers de Voirie dans la province de Québec ».Ce rapport présente un ensemble des résultats des travaux effectués sur le terrain par la division des Mines sur les graviers de la province de Québec et il a été publié surtout pour renseigner le lecteur sur les divers dépôts et lui faire connaître les traits caractéristiques des graviers et leur limite d'utilisation.Seuls les dépôts importants au point de vue commercial y sont décrits, leur importance étant estimée d\u2019après la qualité du gravier, la quantité disponible ou la facilité d\u2019accès des dépôts.La plupart des dépôts examinés ont été ouverts et exploités dans une certaine mesure, surtout ceux qui se présentent à proximité des grandes routes.Les travaux de recherches sur les graviers portèrent sur la partie de la province qui se trouve au sud du Saint-Laurent et sur une zone de terrain au nord du fleuve, entre le canton de Chichester, dans le comté de Pontiac, et la ville de Québec.Ce rapport traite des différents graviers comme matériaux de voirie, de leurs caractères physiques et de l\u2019état des routes dans le nord, le sud et l'est de la province.On y décrit aussi les dépôts de gravier et les résultats obtenus des essais en mortier.Cet ouvrage comprend également une liste des divers dépôts de gravier de la province.On peut se procurer ce rapport en s'adressant à l'Editeur en chef, Ministère des Mines, Ottawa.SOMMAIRE « SCIENCE ET MONDE » D'oc- TOBRE.\u2019 Dans le numéro du mois d\u2019octobre de « Science et Monde », lisez: L'opinion de M.Claude Farrère de l\u2019Académie Française sur « Normandie »; Une étude sur la fabrication des allumettes, sur le doublage des films étrangers, sur la lumière froide et les tubes luminescents de Risler, sur la météoropathologie; Un reportage sur une grande usine de caoutchouc et un autre sur les bons fruits de nos colonies.Spécimen gratuit sur demande adressée à «Science et Monde » 6, rue de l\u2019Isly, Paris (8°).Conditions spéciales pour le corps enseignant et les étudiants.ASK THEM : Don\u2019t let anyone discourage you from an education by pointing out some well known business man who succeeded even though he had practically no schooling.The chances are that he would be a much greater success had he had a training.Some men can pick up more practical information through reading and observation than others can but it is reasonable to believe that had their study been directed in a systematic way, they would have far surpassed their present stations.Ask them.| ; TECHNIQUE November, 1955 Vingt-cing ans Le 17 octobre dernier, dans le local de la Bibliothèque de l\u2019Ecole Technique de Montréal, une fête intime, fête de famille pourrait-on écrire, réunissait les directeurs et le personnel de cette institution, pour présenter à M.Bélanger, son directeur, un présent à l\u2019occasion de ses noces d\u2019argent.Tour à tour, MM.McLeish, Larin, Roberge et Jean-Marie Gauvreau expri- mêrent au héros de la fête leurs sentiments et ceux du personnel, en souhaitant tour à tour que, dans vingt-cinq nouvelles années, tous se retrouvent pour ses noces d\u2019or.M.Gauvreau parlant plus spécialement au nom des anciens de l\u2019Ecole.; M.Alphonse Bélanger, plus ému qu\u2019il ne voulait paraître remercia en termes appropriés ceux qui étaient réunis pour le fêter, englobant dans une même pensée, ses deux familles, celle qu\u2019il a fondée et celle de l\u2019école, appuyant sur le fait que de ces vingt-cinq années, il ne se souvenait que du bonheur, de la joie et du contentement qu'il avait éprouvés.: oo \u2018élément féminin était représenté par Madame Alphonse Bélanger.qui partageait avec son mari les honneurs de la féte; et Mesdames Ian McLeish, Louis Larin et Jean-Marie Gauvreau.À l'issue de la présentation, un goûter fut servi sur les lieux mêmes.Our Cabinet-Making Department (Continued from page 458) being sought after, which is proof enough concerning the value of their training.The public at large have always shown great interest in our numerous exhibits and we wish to express our appreciation and trust that they will continue to encourage us in this way.À number of gentleman, whom we wish to name and to thank publicly for their generosity to us, have given tangible proofs of their encouragement.The Honorable Athanase David has always followed our exhibitions with great interest.We have also been honoured by the presence of the Honorable L.A.Tas- chereau and his cabinet ministers, the honorable Messrs.Mercier, Godbout and Arcand.The different ministers have given us orders which have been greatly appreciated, because they constitute thé best possible advertisement.for our school.To all these gentlemen we offer our most sincere thanks.: [ 460 ] \u2014 al.ff.er + «a Cl = ry Cm % Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1985 Technicien professionnel élu vice-président RAYMOND-A.RoBIC Il nous est particulièrement agréable de faire part à nos lecteurs que M.Raymond- A.Robic, directeur des travaux techniques de la maison Marion & Marion, et secré- taire-général de la Corporation des techniciens de la Province de Québec vient d\u2019être élu vice-président du « Patent Institute of Canada » à Ottawa; corporation qui réunit les principaux conseils en matière de propriété industrielle et des membres en vue du Barreau de Québec et d\u2019Ontario.M.Robic est un diplômé avec distinction de l\u2019Ecole Technique de Montréal, promotion 1916 et membre du « Chartered Institute of Patent Agents», Londres, Angleterre, de la Société des Ingénieurs civils de France, de l\u2019Association Internationale pour la protection de la propriété industrielle, de la Société des Savants et Inventeurs de France, de la Compagnie française des Ingénieurs-conseils en matière de propriété industrielle, etc.L\u2019honneur qui échoit à M.[ 461 ] Robic rejaillit sur notre corporation tout entière et nous lui adressons l\u2019expression de nos vives et sincères félicitations tant au nom du chapitre de Montréal qu\u2019au nom de la Corporation dont nous sommes ici l\u2019interprète.J.-M.G.Club Typographique Le lundi 30 septembre dernier, le Club Typographique de Montréal, tenait sa première assemblée de la saison à l\u2019Hôtel Queen's.Dès que le président, M.Wilfrid Roy, eut souhaité la bienvenue aux nouveaux membres, tous de la graduation 1935, de la section d'imprimerie de l\u2019Ecole Technique de Montréal; le secrétaire, M.Roch Lefebvre, annonça à l'assemblée, les différents événements sociaux survenus dans notre club, durant les vacances.D'abord, trois de nos confrères: MM.Roger Paradis, Conrad Bastien, et Roger Leroux, ont quitté le célibat pour prendre l\u2019état du mariage.Le directeur des amusements, M.Lucien Le Comte, est maintenant le père d\u2019un gros garçon.Toutes nos félicitations aux nouveaux mariés ainsi qu\u2019au nouveau papa.Par contre, les membres s\u2019associérent au chagrin de notre dévoué président et de son frère Oscar, qui eurent le malheur de perdre leur père bien-aimé.Pour exprimer sa sympathie, une minute de silence fut observée par l\u2019assemblée.Le conférencier invité, notre vice-président, M.John Morrell, avait choisi comme titre de sa causerie: « Comment exécuter un croquis préliminaire ».Le croquis préliminaire est maintenant aussi indispensable pour l'imprimeur dans la composition de son travail, que les plans le sont à l\u2019architecte dans l\u2019édification d\u2019une bâtisse.Il évite des tâtonnements multiples au typographe, et permet au profane d\u2019imaginer quelle sera l\u2019apparence du travail une fois celui-ci terminé.Parfaitement à l'aise dans son sujet, notre conférencier conquit son auditoire par la manière claire et précise avec laquelle il entretint l'assemblée, développant son sujet rationnellement depuis la conception de l'esquisse par le croquiste jusqu'à son achèvement en passant par les différentes phases du métier, fruits de son expérience personnelle.Bref, la réunion fut des plus instructive autant pour les anciens que pour les nouveaux membres. Page des diplômés LA CORPORATION DES TECHNICIENS DE LA PROVINCE DE QUEBEC THE CORPORATION OF TECHNICIANS OF THE PROVINCE OF QUEBEC OFFICIERS \u2014 1935-36 \u2014 OFFICERS F.A.FOSTER President C.T.BALL A.V.DUMAS Vice-President Vice-Président RAYMOND A.ROBIC Secrétaire général \u2014 Secretary J.R.McGRATH Trésorier général \u2014 Treasurer J.-M.GAUVREAU, J.-C.BROSSEAU, K.V.BURKETT, L.COWAN Délégués au chapitre de \u2014 Montreal \u2014 Chapter delegates G.FOREST L.BOISVERT Délégués de la section technique du chap.des \u2014 Trois-Rivières \u2014 Technical Section delegates A.-S.TESSIER A.FRANCOEUR Délégués de la sec.de papeterie du chap.des \u2014 Trois-Rivières \u2014 Paper Section delegates J.-S.LEFORT A.GOYETTE Délégués du chapitre de \u2014 Hull \u2014 Chapter delegates W.BEAULAC Déléguë du chapitre \u2014 Quebec \u2014 Chapter delegaie Directeurs \u2014 Directors Au moment où nous allons sous presse nous n\u2019avons pas encore reçu copie des procès-verbaux ou rapports des réunions tenues par les divers chapitres de la Corporation depuis le commencement du présent terme.Force est donc de remettre à plus tard un compte-rendu plus complet des activités développées de part et d\u2019autre.Nous savons, toutefois, que tous nos chapitres sont déjà à pied d\u2019oeuvre et que chacun s'organise pour un terme des plus chargé.Le chapitre de Montréal, pour sa part, a déjà tenu trois assemblées durant le premier mois et projette dès maintenant de commencer une série de causeries et conférences qui débutera dès la fin du mois d'octobre.Les conditions d\u2019emploi tendent à s\u2019améliorer.Quelques-uns de nos membres sans travail ont fait rapport au Secrétaire- général de leur condition meilleure; fait dont nous nous réjouissons puisqu'il constitue pour nous un stimulant, nous encourageant à exercer tous nos efforts pour aider nos membres encore sans emplois à bénéficier de la reprise des affaires, qui déjà se fait sentir dans certaines branches de notre activité industrielle.Le Président fait appel à tous, tant aux chapitres qu\u2019aux membres, pour offrir au Graduates\u2019 Page secrétariat général toutes suggestions constructives susceptibles d\u2019aider notre comité de placement à faire oeuvre plus utile pour le plus grand nombre.RAYMOND-A.RoBIc Sécrétaire-général As we go to press we have not received any reports of the meetings of the various chapters of the Corporation since the beginning of the term.We are obliged, therefore, to delay these resumes of the various activ- 1ties.We know, however, that all our chapters have got their shoulders to the wheel and that they are organizing for a busy period ahead.The Montreal chapter has already held three meetings during the first month and plans from now to begin a series of lectures, etc, starting about the end of this month.Employment conditions are on the upgrade.Several of our members who were without work have informed us concerning their bettered condition; we are glad to make this known and it should encourage us to put forth all our efforts to help our members who are still out of work, in order that they too, may benefit from the upswing in business, which has already made itself felt in some of our industries.The President appeals to all, both chapters and individual members, to make any constructive suggestions to the secretary, which they think will help the unemployment committee in their attempt to aid as large a number as possible.LA RELIURE À L\u2019EXPOSITION DE CHICAGO L'exposition centennale de Chicago comportait naturellement une section de reliure, où nous conduit notre confrère Bookbinding Magazine.On y trouvait en nombre sensiblement égal la décoration moderne et les genres classiques.Parmi les clous de la collection,signalons un exemplaire des Niebelungen richement habillé de maroquin du levant mosaîque avec tranches décorées et gardes ornementées du motif filigrané dans le papier: une Histoire de Chicago avec tranches peintes sur la douve; un recueil des Poèmes de Lowell, mosaïqué maroquin noir et maroquin argenté: une Vie de Cellini, mosaïqué noir, or et argent.On voit que les peaux de coloration métallique, plus employées chez nous en cordonnerie qu\u2019en reliure, semblent être très en vogue chez les relieurs américains.A.C.\u2014 Papyrus, Paris.[ 462 ] cee XO A We wd % _ lw Novembre 1935 TECHNIQUE November, 1935 Une variété de meubles en menuiserie et quelques pièces de tournages exécutés par les élèves des cours du jour et du soir de l\u2019Ecole Technique de Québec.Notons en passant, que seules les essences de bois de la province ont servi à leur confection.coupes donglel coupe d'equer re LE SCIAGE À ONGLET DES MOULURES La boîte à onglets se prête mal au sciage des moulures à entablement.Quand la moulure est placée dans la boîte, il est malaisé de la maintenir en place.Elle tend à se déplacer, à faire coincer et tordre la lame de l\u2019égoïne et à manquer la coupe.Une simple tringle taquée dans le fond de la boîte tel que montré à la figure 1 ou bien une boîte faite juste de la largeur de la moulure (fig.2) aident à éviter ces inconvénients.La moulure n'aura aucune tendance à bouger pourvu qu\u2019on l\u2019y maintienne fermement avec le pouce pendant le sciage.La boîte doit être fixée aussi sur le banc ou dans un étau pour assurer les coups de scie réguliers.Les moulures d\u2019entablement doivent être bien appuyées dans la boîte à onglets.Traduction du Burlding A ge.COMMENT ENLEVER UNE VIS ROUILLÉE DANS LE BOIS Faites rougir au feu une petite barre de fer de 14\" à 16\" de grosseur (un tisonnier par exemple, peut faire l'affaire).Placez-le sur la tête de la vis.La chaleur la fera dilater et la rouille se détachera d'elle-même.Laissez refroidir la vis qui, se contractant de nouveau, laissera sa carapace de rouille et s\u2019enlèvera facilement.[ 463 ] RA PRS RCT = IRN I an a CU ne RNR aE ici TECHNIQUE November, 1935 Meuble en ébénisterie:\u2014 Une table à toilette pour fillette, exécutée en érable piqué, et décorée ici et là de noyer noir.Une de ses caractéristiques est son double piètement rehaussé de baguettes en nico-chrome.Travail exécuté par deux élèves de troisième année de l'Ecole Technique de Québec.Création de P.-E.Beaulé.° HOW MUCH HEAT IS LOST THROUGH A FIREPLACE?The actual heat lost through a fireplace depends on the size and shape of the throat, the size of the flue and shape of cross-section, the height of the flue, and the difference in temperatures between the room and the outside air.There are three or four other factors which enter the calculations, and the heat losses are extremely variable.If the damper of the fireplace is closed there is practically no heat loss.If there is a fire in the fireplace, either of coal or wood\u2014that is to say, a fire that is worth while\u2014 the balance of heat losses is reversed.\u201cSupposing, for example, that the throat of a fireplace has an area of 2 square feet, and that a OI i | Cet tes eA i ed age PTT EY PRIDOENE D mS Ese a whitish WB current of warm air at 70 degrees is passing through at a rate of 4 feet per second, or 240 feet per minute, or 14,400 feet per hour.That would be, say, 30,000 cubic feet per hour at a difference in temperature of 70 degrees, if the outside temperature were zero.Each cubic foot of air replacing it would need .02 B.t.u.per cubic foot, per degree rise in temperature.Then the B.t.u.loss would be about 40,000 B.t.u., or what might be expected from 8 pounds of coal per hour in the heating plant.Such heat losses would not be average, but high.However, to be on the safe side keep the damper closed when the fireplace is not in use.It does show, however, that on days that are windless that the fireplace can be used well for ventilation.\u201d American Builder. AU VERSO Cabinet de travail en « birnut » (merisier teint de la Province de Québec) avec incrustations de noyer noir, de merisier et de cerisier d'automne, exécuté en 1934-1935 par l'atelier d'ébénisterie de l'Ecole Technique de Montréal.Lumière indirecte diffusée au plafond par des vases en bois tourné et incrusté.Niches lumineuses réparties dans la bibliothèque.Ingénieuse disposition des livres autour de la table qui possède ses Hroirs sur l\u2019autre face comme une table ordinaire.Un cuir crème recouvre les sièges.Créahron de Jean-Marie Gauvreau.ON THE REVERSE SIDE A study made of \u201cbirnut\u201d (Province of Quebzc dyed wavy birch) inlaid with black walnut and wild cherry.Made at the Montreal Technical School in 1934-35 by the cabinet-making department.Indirect lighting spread to the ceiling by turned and inlaid wooden vases.Luminous niches evenly distributed in the book-case.A clever disposition of books around the table which contains drawers on opposite side as in an ordinary table.The chairs are covered with cream-coloured leather.Creation of Jean-Marie Gauvreau. Cyn Se sn ces aren as me ce _ Saar ros = ca = pa.2e = ot 3 se pee es = FE = es Es es SE = a æ 0 G son, | A sy 3 9 ne te a A i se i vase £3 Py HER mer a Az : Du Re 5 \u2018gp se 3 2e 5 os So it sey Hee 7% a RE ER à à n 72 4 À 4 pe i i à 0 5 a PU pure sutte Rd A 1 Es i je 3 i i ù i Lon 5 # + > 2 3 7 5 an fe æ i ei 7 Ly i 5 a, ù 2 3 té > ze A, i\u201c A a | sf - 0 a ae on à i oh sae es P VE tiie Hi wi id ve oe 7 ; 2 $ i 5 : ; ES Wr ee 4 5 io i i i ie i i - 3 Ca , i ; | E si een So in : 72 0 i be 54% { x iin i Li 2 bi i 5 ra y ie i if Sa 4 i i y à VA g 2 il = ] sat bi fi A % Si a .i i 2 i i n | \\ A LE ; | i gl: 2 es 2p poo Ww 3 : 1 | ES A 1 4 A = Ëz # pe Cas cn bi jor 7% rs i Gt + i i: Rs anim # 7 2 ; ka 58 se cu 5 Ps A 4 £3 LE i = on & re oi i 4 a Py ¥, i 7 = ES T4 % 2 [real i 3 Fe fe?- ais\u201d 5 ?cs p = in pe À 3 vo A or 2 0 can, 2 1 or et = i 2 Jil i: : i Re @ SA ne & pt 4 a fx.5 A is 5 Se : 6 di ; Ë i criceionit wi à 7 is ¢ ; be ak 1 % 4 2 @ ia | 2, 4e LR i bus a i oh i à 4 4 (i J EM a se 48 SEE Zh : 3 bio 5 i 2 or iE Er ho of & AU 8 5% \u201d 5 Eos 4 cu «, > pig e ei rd A b i E à pa 4 x ot bo il 4 I Gs il ; 3 A hi oh 8 4 3 ; SE 7 4 i =.de 5 i À ; 5 .% i 4 5 4 1 pa 1 .iH i sas ; % CE 33 oh Te 2 Yi.4 Le Ww Ÿ 7 \u201c St La pl Ÿ A ds 31 4 i HS a so A ax E i on Le i * ser ve ES i : ÿ td fe 4 Ste, oR oH i 7 i 2h a 5 @ bi ail % i i 55 i if bh i ve, 1 ar bis eh : 4 3 Cit ge Ko = A a is \u201cur A Way wi i ore \u20ac .TH > rs + ne = { x Hy hy v4 5 A 8 : § 4 3x % 44 # Sh % $ % $ x id ad Se 5 5, Gi 5 x 3 x 6 cas 5 1 2 Ÿ 7 cil 5 x ve 2] a by bo: 7 C2 2 4 | i & $ & hi i 5 TR Te J fs iy % À 3 ad wr ws D ii! sois \\ à 4 a + a Er i A a fr # 4 = 23 c pe ps 1 5 # fon 18K En.* 7 oy i i$ 5 A 4 % #.di i i # a or ge x 2 5 5 H i GE Bim i CT ih Gr A i Li vi 7 5 Io in He à i li si a vi qu i ou gp psc i Ls i i ~ 5 3 Ja i $ i: 269 Ji de » 5 i pr sa rs 7 i fh fi À % i ie gi k i x # M REEL A Jane ic ji # Hr oe i Hi 5 > Jia w# Ls i ÿ i ce ns vs pS fro fe 2 i i A si i A i 5 n ae FT SG re a we I oii de en ä Pei! ye 0h ei ea ote an i Po 5 \u201ca ie Se Et pue ts\u201d é sa je i , &! 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i Ji ih 1s Sh is sd A0 De By ke De TE a ui i J \u2014 \u2014\u2014 AS Slr dts a et she i Te La quincaillerie Du- rand Limitée est heureuse d\u2019offrir ses meilleurs voeux à la Section du Meuble de l\u2019Ecole Technique de Montréal à l\u2019occasion de son cinquième anniversaire.QUINCAILLERIE DE BATIMENT, OUTILS, COUTELLERIE, COULEURS ET VERNIS, ARTICLES DE MENAGE a The Durand Hardware Limited extends its best wishes to the Furniture Department of the Montreal Technical School on the occasion of its fifth anniversary.BUILDERS\u2019 HARDWARE, TOOLS, CUTLERY, COLOURS AND VARNISHES, KITCHEN- WARES 1E3\u2014.- Quincaillerie Durand Limitée Montréal 804 St.James St.West 804, rue Saint-Jacques Ouest M Arquette 2484 IFMGEK7D1 Encouragez nos annonceurs La Peinture-Email CLASSIC \u2018 Sèche rapidement et s'emploie toujours et partout tel - que pour Planchers, Verandas, Persiennes, Prélarts, | * Chaises, Automobiles, Canots, etc.Vingt-sept jolies nuances.; 70 f à Ÿ j LE La Compagnie de Peinture et Vernis Mont-Royal Limitée Ba offre à la Section du Meuble de I\u2019 Ecole Technique MN de Montréal ses vœux les plus sincères à l\u2019occasion de son 5° anniversaire TE Cie de Peinture et Vernis Mont-Royal Limitée MONTREAL, P.Q.MONTREAL Capitale industrielle du Canada Montréal n\u2019est pas seulement le plus grand port de mer du Canada et le principal centre financier du pays, c\u2019est aussi la ca- M pitale de l\u2019industrie.Un sixième de la valeur brute annuelle de ; la production industrielle du Canada vient en effet de Montréal.Au coeur même de ce vaste centre industriel se trouve la | Compagnie Northern Electric, un facteur d\u2019importance primor- | diale dans la vie industrielle de la métropole, et cela pour deux | raisons.Avec son immense fabrique, elle contribue pour une large part au chiffre de la production industrielle de Montréal.i Avec son vaste assortiment d\u2019appareils et accessoires électriques, elle est en mesure de subvenir aux besoins des autres : manufacturiers.Elle s\u2019est établie près d\u2019eux et est organisée pour leur donner le meilleur service possible.Northern Wa) LIectric COMPANY LIMITED 40 - 51F A NATIONAL ELECTRICAL SERVICE ST JOHN.NB HALIFAX QUEBEC MONTREAL OTTAWA TORONTO HAMILTON LONDON WINDSOR NEW LISKEARD SUDBURY WINNIPEG REGINA CALGARY EDMONTON VANCOUVER Re Patronize our advertisers El FL | wen eH SH $ CHARLES-A.DoORION : GERARD DorION 7 C-A.DORION @.FILS RELIEURS - IMPRIMEURS Spécialités : Reliures d\u2019Art antiques et modernes, Livres de Bibliothèques Livres d= Loi, Dorure sur Tranche, etc.42, rue Garneau, Québec Téléphone 2-1307 \u2014 Boîte postale 351 TOUTES LES ILLUSTRATIONS (Y COMPRIS CELLES EN COULEURS) CONTENUES DANS CE NUMERO ONT ETE EXECU- TEES PAR LA PHOTOGRAVURE NATIONALE 59, RUE STE-CATHERINE O.MARQUETTE 4549 PAUL LALONDE, Directeur Jb LOY Jos.-O.LEMIEUX J.-A.FILION J.-LEo.DucaL JOS.-E.LEMIEUX, Enrg.IMPORTATEURS DE FERRONNERIES EN GROS FOURNITURES DE MAISONS, DE VOITURES, TOLES, FER BLANC.CLOUS.VITRES.PEINTURES.HUILES.TEREBENTINE, VERNIS POUR VOITURES, TOILES A VOITURES, ETC.Les outils de mécaniciens et de menuisiers sont notre spécialité.11, RUE SAINT-PIERRE QUEBEC 30, SOUS-LE-FORT Ld OA ETABLIE EN 1870 ?Madden (à Son, Limited IMPORTATEURS ET MARCHANDS Anthracite américain,\u2018 Fameux Reading \u2019\u2019, Anthracite gallois \u2018\u2018 Pasco \u201d Agents : Charbon \u2018\u2018 Sydney \u201d produit par Dominion Coal Company.61, Rue Saint-Joseph Québec Téléphone 4-3578 Encouragez nos annonceurs 2S eR A Au service Materiel de Transmission Les employés de Fairbanks- Morse sont entraînés à l\u2019analyse des problèmes de transmission et à recommander ce qu\u2019il y a de mieux en fait de courroies, poulies, coussinets, arbres ou chaises pour n\u2019importe quelle transmission.Ils accepteront la pleine responsabilité pour chaque installation.Dans nos succursales vous trouverez unapprovision- nement abondant de matériel, y compris les célèbres marques: courroies en V de Flex-Mor; courroies de cuir de Graton et Knight; courroies de balata de Dick; courroies à rouleaux de Hyatt; poulies d\u2019acier de Barry; poulies de bois de Fairbanks; arbres, chaises, paliers et accessoires divers.\u201cÎhe CANADIAN FairbanKs-Morse COMPANY Limited Halifax, Saint-Jean, Québec, Montréal, Ottawa, Toronto, Hamilton, Windsor, Fort William, Winnipeg, Régina, Calgary, Edmonton, Vancouver, Victoria.Philippe Beaubien & Cie TEL.CRESCENT 1112 + + ACCESSOIRES ELECTRIQUES EN GROS + WHOLESALE ELECTRICAL SUPPLIES MONTREAL 6951 BLVD ST-LAURENT ST.LAWRENCE BLVD TEL.CREscENT 9250 - 9455 NU-WAY FUEL OIL SERVICE LIMITED PAuL GAGNON, Président Brûleurs d\u2019huile et souffleurs, huile à chauffage, charbon Oil Burners and Coal Blowers Fuel Oil, Coal 5704, avenue du Parc Montréal \u2014 TECHNIQUE Industrial Review 1430 ST.DENIS STREET MONTREAL Revue Industrielle ADVERTISING RATES For one insertion For ten insertions lpage .+.$215 3-4 page .1-2 page .1-4 page.1-8 page .1-20 card Lo .Outside Cover $50 per insertion, $350 for ten insertions.Inside cover $40 per insertion, $300 for ten insertions Half Inside Cover $20 per insertion, ten insertions $170.Patronize our advertisers If TRAVAUX PUBLICS - INDUSTRIE TOUTES LES BRANCHES DU GENIE + Ecole Polytechnique de Montréal FONDÉE EN L'ANNÉE 1871 Principaux Cours d\u2019Application Electricité, Chimie Industrielle, Dessin.Machines thermiques, Chemins de fer.Mines, Constructions civiles.Béton, Mécanique.Machines, .\\rpentage, Hydraulique.Travaux publics, Génie Sanitaire, Ponts, Métallurgie Laboratoire de Recherches et d'Essais.Laboratoire Provincial des Mines.L'Ecole Polytechnique forme des ingénieurs susceptibles de diriger les grandes entreprises industrielles et les travaux publics Top id 1430, RUE SAINT - DENIS MONTREAL PROSPECTUS SUR DEMANDE We x 460.000# p rs ! Jin pot = a he HP ; po : sasoggun\u201d a sh ALA ss EF 1A au eu AND MÈRE St Bubries StAlban\u2014> St, Fereol) = < St Narcèse® a S Montnns ae oo de Gabelle QUE z LLI2000 HP a BEC % 5 DE LA MADELEINE Br of sta - _VICTORIAVILLE ; THETFORD Empire Trade and W Quebec's destiny as a manufacturing centre was brought closer to realization by the Ottawa Imperial Conference, the result of which will doubtless be far-reaching.While the world economic situation precludes industrial expansion to any great extent at the present time, it is becoming more and morerealized in other countries and in other provinces that Quebec\u2019s location is a strategic one industrially.Nowhere in Canada is there such a combina tion of favorable conditions for manufacturing for Empire trade and world markets as is to be found in the valley of St.Lawrence in the Province of Quebec.This applies tol many smaller com- Being developed - - Population served Distribution system - Communities served - Hydro-Electric power available orld Markets munities north and south of the River as well as to those located along its shores.Evidence offering conclusive proof of these statements, based on the availability of raw materials, superior transportation, lower taxation, ideal labour, dependable power and other advantages, has been collected by this company and is avail able.Manufacturers interested in learning the truth about Quebec and desirous of expanding in Canadian territory are offered a confidential service without incurring any obligation, a service which includes basic reports, industrial surveys, municipal surveys and economics of factory location.858,750 h.p.- 160,000 h.p.-2,400,000 4,048 miles aT) | Hay 25 CHontreal ~ fe ad Can a ELLY "]
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