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Titre :
Technique : revue industrielle = industrial review
Éditeur :
  • Montréal :[Revue Technique],1926-1955
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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    Successeur :
  • Popular technique
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Technique : revue industrielle = industrial review, 1938-04, Collections de BAnQ.

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A Montréal : Monument National, Ecole Hélène Bou- lay, Ecole Morin, Ecole de la Dauversière, Ecole Saint- Henri ; aussi, à Sherbrooke, Saint-Hyacinthe et Lévis.COURS DE SOLFÈGE : A Montréal : Ecole Morin, Ecole Chomedey de Mai- sonneuve, Ecole Olier; Ecole de Lévis; à Québec : Ecole Saint-Sauveur, Ecole Saint-François d\u2019Assise, Ecole Marie-Vianney ; aussi à Lachine, Sherbrooke, Magog, Lac Mégantic, Saint-Jérôme, Shawinigan Falls, Rivière du Loup, Trois-Rivières, Jonquière, Bedford.SECTION DES MÉTIERS DESSIN INDUSTRIEL, MENUISERIE ET MODELAGE, MATHÉMATIQUES ET PHYSIQUE INDUSTRIELLE, ÉLECTRICITÉ, AJUSTAGE.A Montréal : Ecole Louis-Hébert, Usines Angus ; aussi à Beauceville, Chicoutimi, Port Alfred, Rimouski, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean, Sherbrooke et Lauzon.ÉCOLES TECHNIQUES ET INDUSTRIELLES Lachine, Grand\u2019Mère, La Tuque, Shawinigan Falls, Chicoutimi, Port Alfred, Rimouski et Verdun.Pour tous renseignements s\u2019adresser au directeur : GABRIEL ROUSSEAU 59, RUE SAINT-JACQUES OUEST TÉL BELAIR 2374 RENAN i i Ÿ 1 i bold i Sh 0 at Publications de «Technique » COURS DE MENUISERIE, par E.Morgentaler, professeur à l'Ecole Technique de Montréal.Première partie + supplément.1 volume broché et cartonné, prix : $1.00 Deuxième partie 1 volume broché et cartonné, prix : $0.60 DIRECTION POUR L'ENSEIGNEMENT DES TRAVAUX MANUELS À L'ÉCOLE PRIMAIRE, par C.-J.Miller et Amédée Lussier.1 volume broché et cartonné, prix : $0.50 NOTES DE TECHNOLOGIE DU BOIS, par Jean- Marie Gauvreau, directeur de l'Ecole du Meuble.] fascicule broché de 95 pages, prix: $0.25 COURS DE DESSIN INDUSTRIEL, par Georges Landreau, professeur à l'Ecole Polytechnique.10 fascicules 814 x 11 prix : $0.50 DE L'ANGLAIS AU FRANÇAIS EN ÉLECTROTECHNIQUE, par René Dupuis.l volume broché prix : $1.00 RT RRP) ARTS APPLIQUÉS AUX INDUSTRIES DE L'AMEUBLEMENT Ministère du Secrétariat dela Province de Québec Hon.ALBINY PAQUETTE, ministre JLAN BRUCHÉSI, sous-ministre | Ecole du Meuble 2020, RUE KIMBERLEY SECTION DE L\u2019ARTISANAT Cours de quatre années préparant les candidats à la création et à la réalisation.SECTION D'APPRENTISSAGE Cours de deux années (3° année facultative) préparant spécialement une main-d'oeuvre compétente.MATIÈRES ENSEIGNÉES Menuiserie d'art, Menuiserie en sièges, Ebénisterie, Garniture, Sculpture sur bois, Finition de tous genres, Technologie du bois, Dessin géométrique, Dessin à vue, Dessin de construction du meuble, Construction du meuble, Histoire de l'art et du meuble, Composition du meuble, Eléments de décoration, Notions de mécanique, de physique et d'électricité, Notions de comptabilité et d'opérations commerciales, Sociologie, Conférences spéciales, films éducationnels et visites industrielles.Un personnel compétent, expérimenté et dévoué assume l'enseignement dans chaque spécialité.POUR TOUS RENSEIGNEMENTS S'ADRESSER AU DIRECTEUR JEAN-MARIE GAUVREAU Téléphone HArbour 8026, Montréal COURS DU JOUR PROSPECTUS COURS DU SOIR SUR DEMANDE AN INNOVATION! READ Durable faces cast TECHNIQUE | with various nicks INDUSTRIAL REVIEW 0.J.Ouellette Co.In each issue you will find an interesting article pertaining to your specialty.The Modern Type Founder 1419 CLARKE STREET, MONTREAL 59 St.James Street West, Montreal LANCASTER 3563 Make it known to your friends NATIONAL PHOTO ENGRAVING 2 ONTARIO * MONTREAL Moteurs Diesel Les moteurs Diesel Fairbanks-Morse fonctionnant avec une huile lourde fournissent un pouvoir sûr et peu dispendieux.Ils servent dans les mines, les moulins, les élévateurs à grains, les usines de chemin de fer, dans les usines de pou- Point n'est besoin d'être un voir et de pompage, sur les navires, grammairien pour présenter pour fournir de l'éclairage dans les une idée intéressante dans villes et les villages, etc.Ils sont fournis dans deux modèles : T E C H N | Q U E les moteurs a deux temps, type lourd, basse vitesse, capacité de 10 a 10,000 Envoyez-nous vos idées horse-power et les moteurs a quatre temps, type semi-lourd, 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OUEST 804 ST.JAMES STREET WEST MONTREAL BULLDOG GRIP CEMENT Co.Inc.2101, ave.Bennett, Montréal Si nos colles sont assez bonnes pour les ébénistes experts de L'ECOLE DU MEUBLE DE MONTREAL Pourquoi ne les employez-vous pas ?SSS RUC tira \u2014 TECHNIQUE AVRIL - 1938 - APRIL SOMMAIRE - SUMMARY PAGE CANADA'S CHEMICAL INDUSTRY H.McLeod 157 DIXIEME ANNIVERSAIRE DU CLUB TYPOGRAPHIQUE Roch Lefebvre 165 TyPoGRAPHY CLUB OF MONTREAL A.Harry Miller 169 VISITE A LA MAISON VILLEMAIRE FRÈRES Rosario Belisle 171 A DISTINGUISHED EDUCATIONIST Visits THE MONTREAL TECHNICAL ScHooL lan McLeish 174 IES BANQUES ET LE CRÉDIT J.-Arthur Delorme 175 SOUND SERVICE FOR SCHOOLS Ellsworth C.Dent 178 [LA STRUCTURE ATOMIQUE DES METAUX Louis Bourgoin 180 Rapio RECEIVING SETS Edgar J.Burge 185 R.-A4.Robic 191 TROLLEY COACHES AND REVENUE \u201cV.R.Young 196 L'USAGE DU BOIS ET DU CHARBON DE BOIS COMME COMBUSTIBLES À MOTEUR J.-II.Jenkins et F.-W.Guernsey 198 CORONATION DECORATIONS Walter Buchler 202 Ilector-F.Beaupré 203 NEW GENERATOR VOLTAGE REGULATORS OF UNusUAL DESIGN Canadian General Electric Co.Ltd.205 [LA PETITE INDUSTRIE COLLES À BOIS IE CUIR DE GARNITURE « Lackawanna » 206 NOUVELLES DES DIPLOMÉS \u2014 GRADUATES\u2019 NEWS 207 LEXIQUE D\u2019AJUSTAGE (au centre) Lucien Normandeau Imprimé à l\u2019atelier d'imprimerie, Ecole Technique de Montréal Printed by the Department of Printing, Montreal Technical School SHAWINIGAN TECHNICAL INSTITUTE FOUNDED IN 1912 By Mr.J.E.ALDRED, President of Shawinigan Water & Power Co.Under the guidance of a Committee of Management composed of the Managers of the Local Industrial Corporations, Subsidized by the Local Industries, Provincial Government and the City of Shawinigan Falls DAY CLASSES 1.Regular four-year Technical Course, the final year the equivalent of Senior Matriculation.2.Trade Courses for students without sufficient preparation to follow course Number 1.NIGHT CLASSES Course in Machine Shop Practice, Carpentry, Oxy-acety- lene Welding, Chemistry, Electricity, Drafting, Mathematics, Industrial English, Stenography, Sewing, Book-keep- ing and Cost Accounting.+ FOR FURTHER INFORMATION APPLY TO SHAWINIGAN TECHNICAL INSTITUTE SHAWINIGAN FALLS, QUE.Williams & Wilson Limited MACHINERY AND MACHINERY SUPPLIES ENGINEERING AND ENGINEERING EQUIPMENT for Technical and Industrial Schools, Wood and Metal Industries, Railway Shops, Pulp and Paper Mills, Mines and Smelters, Machine Shops, Planing Mills, Power Plants, Saw Mills, Contractors\u2019 ESTA BL ISHED 1891 Production and Precision Tools.46 YEARS OF SERVICE an Branch Office 544 Inspector Street Branch Office QUEBEC CITY, TORONTO, Que.MONTREAL Ont.AE IE » AVRIL TECHNIQUE 1938 Ati tacie ce dt iA APRIL Canada\u2019s Chemical Industry is to indicate the scope of the field that is to be covered.If you were to ask a number of persons for a definition of the chemical industry it is altogether likely that you would receive three different answers, depending upon the extent of the chemical knowledge of the persons whom you have questioned.Some probably would say that it should cover the manufacture of industrial and fine chemicals, and nothing else.Others would go a step farther and include the factories that use chemicals as their chief materials and make such products as soaps, paints, explosives, pharmaceuticals, etc.And others would widen the scope again and include the industries such as petroleum refining, pulp and paper, rayon, etc., which do not come in the previous classes, but which use chemical processes and operate under chemical control.On the whole we prefer to think of the industry in the broadest sense, but for present purposes we propose to adopt the limited definition and confine our review to the actual manufacture of chemicals.It will be our aim to draw attention to the importance of this phase of Canada\u2019s industry, and, without going into too much technical detail, to give a general idea of its ramifications.Though chemistry as a separate science dates from the middle of the seventeenth century, it was almost 150 years later before the manufacturing industry got started in an important way.It really began in France with Leblanc\u2019s discovery in 1791 of a commercial method of making soda ash, a development which was the result of an effort to help the French glass makers who were then in difficulties.They had been accustomed to obtain their alkali from Spain where it was recovered from seaweed ashes, but the British armies had now cut off this source of supply.Leblanc deliber- T E first step in a review of this nature By H.McLEOD Statistician, Dominion Bureau of Statistics, Ottawa.ately set to work to find a way of producing a cheap alkali by chemical means, and to this end he was spurred on and given direction by a prize of 12,000 francs offered by the French Academy for a, process by which soda could be made from salt.He succeeded in his quest and won the prize with a wonderful process which was destined to aid and advance civilization for more than a century and a quarter.He treated salt with sulphuric acid and got sodium sulphate, which he roasted with charcoal and chalk.The result was a black ash from which he dissolved out the crystallized sodium carbonate or soda ash.The increased supply of cheap alkali made available by this process had a far-reaching effect.Not only was it a boon to the glass industry but it revolutionized the manufacture of soap, it gave the rapidly growing textile industry a new and cheaper means of whitening its cloth, it created a new demand for salt and sulphuric acid, and it contributed to advances in many other fields.Not until 1863 was a newer and better method\u2014the Solvay process\u2014dis- covered.From this beginning the industry advanced slowly and without attracting much attention until the latter part of the nineteenth century.It was 1856 before Perkin produced synthetic dyes from coal tar; the Solvay process for making soda ash came in 1863; electrolysis of salt on a commercial scale began about 1880, and the Haber process for the fixation of atmospheric nitrogen was only discovered in 1908.Germany was the first country to recognize the importance of industrial chemistry and her commercial prosperity in pre-war days was due in large part to pre-eminence in this field of manufacture.War requirements brought tremendous expansion in the facilities for chemical manufacture in England and the United States and served to direct De BY pet en i 3 En in } Ee i i } + a April, 1938 the attention of big business interests to the importance of this industry.Since then its growth in these countries has been truly remarkable, with new products and new processes appearing in an ever-increasing stream.So far as Canada is concerned there is no official information concerning the beginning of the industry.The census of 1890 shows the output of chemical establishments at about $2,000,000 but it seems certain that this figure includes some mis- TECHNIQUE Falls, Quebec, cyanamide at Niagara Falls, Ontario, and caustic soda at Windsor, Ontario.The next few years brought expansion in the facilities to produce chemicals for war purposes, the outstanding achievement being the large scale production of synthetic acetic acid and acetone at Shawinigan Falls, Quebec.Since the war there has been steady growth in manufacturing facilities including works for the production of soda ash at Amherstburg, Ontario, and for the utilization of waste smelter gases at = «sr a.À NPY BMY (TI ERSTE WE Es al Carbide and acetic acid plant of Shawinigan Chemicals Limited, at Shawinigan Falls, P.Q.TTA PTET TR TTY par cellaneous products which should not Copper Cliff, Ontario, and Trail, British pl rightly be classed as chemicals.At any Columbia, as well as important extensions Ca.rate the industry at that time operated on to existing works.ang quite a small scale and it is probable that Today, the industry stands among the te sulphuric acid, nitric acid, wood alcohol important manufacturing groups in \u201ca and ethyl alcohol were about the only Canada, and in recent years it has shown ip chemicals being made.The next decade substantial growth both in volume and (a saw the start of the electro-chemical indus- diversity of products.It now supplies about te try with the building of a carbide plant at sixty percent of the country\u2019s chemical re- of( Niagara Falls, Ontario, and a phosphorous quirements and in addition makes a sub- the works at Buckingham, Quebec.From 1900 stantial contribution to export trade.It has Lig to the outbreak of the war there was con- an annual production worth about thirty In: tinued growth, featured by the opening of millions.It has about sixty operating plants Brig large works to make carbide at Shawinigan 158 with buildings and equipment valued at PR fâtio PREIS \u2014 TECHNIQUE $40,000,000.It employs 4,000 people and annually distributes $6,000,000 in salaries and wages, $6,000,000 for raw materials and $3,000,000 for fuel and power.It includes some of the country\u2019s largest industrial establishments.A few large companies dominate this field of manufacture.First in value and diversity of output is Canadian Industries Limited, with ten factories making general chemicals, as well as a number of works making related products such as fertilizers, Avril 1938 Prest-O-Lite, Limited and the Dominion Oxygen Company.A score of smaller companies complete the list.An important part of the chemical industry of every nation is concerned with the manufacture of acids.Sulphuric acid is probably the mostimportantofall chemicals for it enters into the manufacture of numerous other chemicals and finds application directly or indirectly in nearly every industry.It is made by oxidizing sulphur dioxide to the trioxide which is Soda ash plant of Brunner, Mond (Canada) Limited, Amherstburg, Ont.paints, explosives, ammunition and cellophane.This company is linked commercially with E.I.Dupont de Nemours & Co.and Imperial Chemical Industries, Ltd., the largest chemical producers in the United States and Great Britain respectively.Then comes The North American Cyanamide Co.Ltd., Shawinigan Chemicals Limited, the Consolidated Mining and Smelting Co.of Canada, Brunner, Mond (Canada) Ltd., the Electric Reduction Company of Canada Ltd., and the Nichols Chemical Co.Ltd.In the industrial gases section the chief producers are the Liquid Carbonic Corporation Limited, Canadian Liquid Air Ltd., then dissolved in water.The sulphur dioxide is obtained by burning elemental sulphur or by roasting sulphide ores, usually pyrites, or by utilizing sulphur-bearing smelter gases.The first plant in Canada was apparently at Capelton, Quebec.It used the chamber process and utilized pyrites which was mined in the vicinity.It was in operation prior to 1890 and continued to produce until 1925 when it was dismantled.The first contact acid plant was built in 1908 at Sulphide, Ontario, and the first works to utilize waste smelter gases was put up at Coniston, Ontario, in 1927.At present there are seven operating plants 159 April, 1938 as follows: Canadian Industries, Limited, at Copper Cliff, Ontario, Hamilton, Ontario, and New Westminster, British Columbia; Consolidated Mining and Smelting Company at Trail, British Columbia; Dominion Steel and Coal Corporation, Ltd., at Sydney, Nova Scotia, and the Nichols Chemical Co.Ltd., at Sulphide, Ontario, and Barnet, British Columbia.Production totalled 241,000 tons of 66° Bé Acid in 1936.The works at Copper Cliff and Trail are the largest producers and operate entirely on smelter gases.The successful recovery of sulphur from these waste gases has been one of the outstanding developments of the industry during the past decade.For years TECHNIQUE this plant at Copper Cliff.The Sudbury ores contain nickel and copper in intimate association and their separation is finally accomplished by smelting the nickel-copper matte with coke and nitre cake or sodium acid sulphate.This process, known as the Orford Process, depends on the chemical action of nitre cake on the nickel and copper sulphides of which the matte is composed.The nitre cake is altered to sodium sulphide which joins with the copper to form a solution of lower specific gravity than the molten nickel sulphide which has been unaffected by the soda.Hence, when the melt is tapped into great pots, the nickel sulphide settles in the bottom and when cooled is easily parted from the copper-soda tops.Caustic soda-chlorine works of Canadian Industries, Limited, Sandwich, Ont.chemists and engineers had looked askance at the enormous quantities of sulphur that belched from the stacks of Canada\u2019s huge metal smelters.But they did not solve the problem of its economic recovery in competition with imported sulphur until 1927 when success was achieved in a small test plant which was erected by Canadian Industries, Limited, at Coniston, Ontario.A year or two later this company put up a larger installation in connection with the new smelter of the International Nickel Company at Copper Cliff.Here the gas from the copper converters, bearing a small percentage of sulphur dioxide, is drawn into a huge pipe and carried to the acid plant where it is dried, cleaned and purified.Then the sulphur dioxide is converted in the presence of a catalyst to svlphur trioxide which is dissolved in strong acid and afterwards diluted to the required strength.The plant capacity is in the neighbourhood of 150 tons of acid per day.Another factor influenced the building of 160 yada OI REP EC te i td The nitre cake for this process had, until recent years, been imported from the United States where it was available in large quantities as a by-product of the manufacture of nitric acid from Chilean nitrate of soda.But this situation was changed as the acid producers turned more and more to the use of atmospheric nitrogen and the manufacture of synthetic acid.Instead of being a drug on the market nitre cake became scarce and the price rose.So the Canadian users began to look for a new source of supply and after some research it was found that the natural sodium sulphate which occurs in abundance in the lakes of the western provinces could be treated with sulphuric acid to make a nitre cake suitable for smelter use.Here then was a new market for sulphuric acid, and incidently almost an ideal economy, for now the smelter gases which formerly went to waste could be utilized in making one of the essential smelter materials.In the plant of Canadian Industries Limited, y TECHNIQUE at Copper Cliff, about half of the acid production has been used to make nitre cake.Recently, however, a method has been developed whereby the natural sodium sulphate may be used direct.Even more striking are the recent developments at Trail, British Columbia, arising out of the utilization of smelter gases.At this point the Consolidated Mining and Smelting Company, operating one of the largest smelters in the world, had for years received complaints from the farmers in the vicinity because of alleged damage done to their crops by the sulphur-bearing fumes which were emitted from the smelter stacks.Protests, too, came from across the border necessitating the setting up of an inter- national commission to determine the extent of the company\u2019s responsibility.This condition of affairs and the desire to eliminate waste led to the institution of an extensive program of research which has culminated in the building of one of the largest chemical plants in this.country.The obvious and about the only way of using the sulphur-bearing gases was in the manufacture of sulphuric acid, but as the smelter is far distant from the main industrial centres the market for this acid was very limited.The solution of the problem then hinged on finding new outlets for the acid and the eye of research became focused on the fertilizer field.The possibility of the use of fertilizers on the prairies was investigated and it was found that the prairie soils were not only seriously deficient in phosphorous but that they also needed some nitrogen.Here then was a large potential market for such fertilizers as ammonium phosphate, superphosphate and ammonium sulphate, all of which would require large quantities Avril 1938 of sulphuric acid in their manufacture.The export field also appeared attractive so, in 1930, the company began work on a plant which was to involve the spending of nearly $10,000,000.The works is too extensive to describe in detail but it includes a sulphuric acid plant of 425 tons daily capacity, a synthetic ammonia plant where hydrogen obtained from water and nitrogen from air are combined by the Fauser process, and a division for treating imported phosphate rock with sulphuric acid to make phosphoric acid.These three intermediates are then combined in various proportions to make the final chemical fertilizers which are ammonium phosphate, super-phosphate and ammonium sulphate.Practically all of the sulphuric acid is used in making these products.In 1934 the company began to make elemental sulphur and has just added a new unit to bring the capacity of this department to eighty tons of pure sulphur per day.Heretofore, all of Canada\u2019s sulphur has been imported, the total for 1936 being 169,000 tons worth $2,800,000.At Shawinigan Falls, Quebec, there is one of the great chemical plants of the Empire.It is operated by Shawinigan Chemicals Limited and it produces calcium carbide, glacial acetic acid and a long list of related chemicals.As early as 1903 the power developments at this point had attracted a carbide plant which has continued to operate ever since.But during the war years it was greatly expanded.The Allies were then in urgent need of acetone for making T.N.T.for munitions, and later for acetic acid for the manufacture of cellulose acetate, an essential compound for the treatment of aeroplane wings.A process was worked out by Canadian chemists by which 161 mm a April, 1938 these chemicals could be made from calcium carbide, and in 1916, at the request of the Imperial Government, the capacity of the carbide furnaces at Shawinigan Falls was extended, and a large chemical plant erected.At the close of the war the demand for acetone ceased and the company soon discontinued its manufacture, but improvements in its process for making acetic acid and the increased demand for this enabled*the company to expand its output and ship to markets in all parts of the world.Continuous research has led to the commercial production of many other items at this works, including butyl acetate and ethyl acetate, which are solvents for quick- TECHNIQUE at each of the following points: Sandwich, Ontario ; Cornwall, Ontario ; Hamilton, Ontario, and New Westminster, British Columbia.Nitric acid is made by Nichols Chemical Co.Ltd.at Sulphide, Ontario, and by Canadian Industries, Ltd, at Belœil, Quebec.At the latter point there i is the only works in Canada for the manufacture of synthetic nitric acid.It was built in 1930 and utilizes the ammonia which is made at Windsor; most of this acid is used by the company in the manufacture of explosives.Some phosphoric acid is made by the Electric Reduction Co.of Canada, Ltd.Buckingham, Quebec, some hydrofluosilicic acid by the Consolidated Mining and Smelt- Plant of the Electric Reduction Company of Canada, Limited, Buckingham, P.Q.Phosphorus and phosphates are made here.drying lacquers, acetylene black, croton aldehyde, pentasol acetate, vinyl acetate, acetone, acetic anhydride and synthetic resins of the vinyl acetate type.It is interesting to note that the company started a year or two ago to make acetone again by an entirely new process.The chief market for acetone now is in the cellulose acetate process for making artificial silk and in the manufacture of cellophane.The chief raw materials for this plant are limestone and coke, which are united in huge electric furnaces to form calcium carbide.A part of the carbide is then treated with water to make acetylene, which is used as a starting point to make the acetic acid and other products.Hydrochloric acid is made in Canada by only one company, Canadian Industries, Limited, but in four different plants, one 162 ing Co.at Trail, British Columbia, and some twenty-eight percent acetic acid is produced by the Standard Chemical Company at Montreal, P.Q.Another important section of the industry \u2014the manufacture of alkalies\u2014is based upon the salt deposits of southwestern Ontario.Underlying the Windsor-Sarnia area and portions of Michigan is a salt bed of vast extent in the Salina formation of the Silurian age.The approximate area of this salt basin in Ontario is 3,000 square miles.There is, it is estimated, enough salt here to last the world at its present rate of consumption, for 90,000 years.The bed at points is 230 feet thick and, to give an appreciation of what such a deposit means, a block of a square mile of it, 230 feet thick contains 400 million tons.At Windsor, the salt is struck first at a depth of 1,000 feet TECHNIQUE and it is brought to the surface as brine, the procedure being to sink a well in the manner of drilling for oil.À 6-inch pipe is sunk to the bottom of the bed, and then a smaller pipe is put down inside it.Water forced down the larger pipe under pressure dissolves the salt and forms brine which comes up to the surface through the small tube.The raw brine is then utilized for the manufacture of chemicals or it is purified and evaporated until salt deposits out as fine crystals.At Windsor, Ontario, the salt brine is utilized by Canadian Industries, Limited, to make caustic soda, chlorine, hydrochloric acid, etc.Built in 1912, this is the most important chemical plant of this company.The process which is used is an electrolytic one, the purified brine being run to Gibb\u2019s cells where it is decomposed into its component parts by an electric current.The sodium radical, of course, is attracted to the cathode where it unites with water to form a weak caustic liquor which is drawn off at the bottom of the cell container into a pipe line and thence into storage tanks.From here it goes to evaporators and is concentrated and purified into flake or liquid caustic of commercial grade.At the anode chlorine is liberated, collected, drawn through drying towers, then liquefied under pressure and stored or loaded into tanks, cans and cylinders for distribution.It is widely used in the purification of water and as a bleaching agent in the pulp and paper and textile industries.A by-product of the Gibb\u2019s cell is hydrogen gas which is liberated at the cathode in large quantities.Part of this is burned in a specially designed fused silica combustion tower in an atmosphere of chlorine to make a synthetic high-grade hydrochloric acid.Formerly much of the hydrogen went to waste but in 1930 a new addition was made to the plant to permit the production of synthetic ammonia.Here the hydrogen is led to a special burner where it is used to burn oxygen out of air, the action being controlled to produce a gas which is seventy-five percent hydrogen and twenty-five percent nitrogen.This mixture is put under pressure and led to a converter chamber where, by the Casale process, the hydrogen and nitrogen are united to make pure liquid anhydrous ammonia, which is shipped in tank cars to Beleil, Quebec, and utilized in making nitric acid.Some aqua ammonia is made for commercial distribution.Bleaching powder, ferric chloride, sulphur dichloride and Avril 1938 monochloride, and sodium hypochlorite are also made in this works.In 1934 a new plant was erected by Canadian Industries, Ltd., at Cornwall, Ont., to make caustic seda and chlorine for the expanding pulp and paper, rayon and cellophane industries of eastern Canada, and at the present time another works of this kind is being put up at Shawinigan Falls, Quebec.The chief raw material for these establishments is salt brought by boat from Windsor.The requirements for a successful electrolytic plant of this nature are cheap salt and cheap power.At Windsor the power is brought to the source of raw material, but in the latter instances the material is brought to the cheap power which is available in the vicinity of the chief market for the final products.Another important plant which utilizes salt brine as its chief material is operated by Brunner, Mond (Canada) Limited, at Am- herstburg, Ontario.Built in 1919, it is the only producer of soda ash and calcium chloride in Canada.It uses the Solvay process in which the principal materials are brine, limestone and ammonia.The limestone, obtained from the company\u2019s own quarries, is calcined in lime kilns the carbon dioxide being collected and led to a carbonating tower where it meets an ammoniacal solution of salt brine.Here there is a chemical reaction which produces sodium carbonate or soda ash and ammonium chloride.The soda ash is dried and prepared for shipment to the glass, petroleum refining, soap and many other important industries.The ammonium chloride is treated with lime to make calcium chloride and ammonia, the latter being used again in the process.Prior to 1934, the calcium chloride was allowed to go to waste although Canada imported about half a million dollars worth of this chemical annually.It is used chiefly for controlling dust on unsurfaced highways.Still other works in Canada are concerned chiefly with the manufacture of chemicals other than acids and alkalies.At Niagara Falls, Ontario, the North American Cyana- mid Company operates the largest cyanamide works in the world.Started in 1909 with an initial capacity of 5,000 tons annually, subsequent additions and improvements have brought the capacity up to a maximum of 355,000 tons.This tremendous tonnage is secured principally through the operation of the largest lime-burning plant in the world, the largest electric furnaces April, 1938 for the production of calcium carbide\u2014 each of the furnaces consumes 30,000 horse power of electric energy\u2014and the largest liquid air plant for the preparation of pure nitrogen.Calcium cyanamide is used chiefly as a fertilizer and is made by absorbing nitrogen in powdered calcium carbide at white heat.The carbide is made from limestone and coke; the nitrogen is extracted from the air.À proportion of the cyanamide is used to make cyanide, which is used chiefly by the mining industry; the remainder is exported.The Electric Reduction Company of Canada, Ltd., at Buckingham, Quebec, is the only Canadian producer of phosphorus, phosphoric acid, sodium phosphate and acid calcium phosphate.This company has made phosphorous by an electro-thermic process since 1897, but the manufacture of phosphates is a recent development.The above details are concerned with the operation of the main plants of the larger companies.To complete the picture reference would have to made to quite a number of other concerns who make such items as ethyl alcohol, wood alcohol, oxygen, carbon dioxide, acetylene, hydrogen peroxide, glycerine, cresol, benzol, litharge, etc.À summary of production in 1936 by main classes is given below.It is not possible to show the figures by individual items as in almost every instance there were only one or two producers in this country.The inclusion of the chemical fertilizers, such as ammonium phosphate, cyanamide and superphosphate might possibly be questioned, but they have been put in to take account of the great volume of sulphuric acid, synthetic ammonia, carbide and other chemicals which were made and used again by the producers in the manufacture of these commodities.The values which are given cover only the chemicals made for sale, as there is no adequate record concerning the intermediate products.TOTAL PRODUCTION OF INDUSTRIAL CHEMICALS IN CANADA (Exclusive of Allied Products), 1936.Selling Value Acids, including acetic, muriatic, nitric, hydrofluosilicic, sulphuric and phosphoric.iii.$ 3,400,000 Calcium Compounds, including carbide, chloride, cyanamide, acid phosphate, grey acetate, bleaching powder, arse- nate and chloride of lime.4,200,000 Sodium Compounds,including hydroxide, cyanide, phosphate, silicate, hypo- 164 TECHNIQUE chlorite, bisulphite, salt cake, Glau- ber\u2019s salt, chlorate, acid pyro-phos- phate, soda ash, sal soda, bisulphate, etc.(pharmaceutical salts included elsewhere).7,400,000 Organic Chemicals, including acetic anhydride, butyl acetate, iso-butyl acetate, croton aldehyde, ethyl acetate, paraldehyde, pentasol acetate, vinyl acetate, ethyl alcohol, methyl hydrate, glycerine, phenol, cresol, benzol, synthetic resins, etc.(acetic acid and acetylene included elsewhere).4,800,000 Fine Chemicals and Precious Metal Salts, including salts of bismuth, mercury, potassium, sodium, ammonium, magnesium, silver, gold and uranium.600,000 Other Metal Salts, eic., including white lead, zinc oxide, red lead, litharge, cobalt salts, nickel salts, ferric chloride, lead arsenate, zinc stearate, phosphorous, white arsenic, sulphur, etc.2,000,000 Compressed and Liquefied Gases, etc., including acetylene, carbon dioxide, oxygen, hydrogen, nitrous oxide, sulphur dioxide, hydrogen peroxide, sulphur dichloride and monochloride, liquid chlorine, anhydrous and aqua ammonia, etc.5,000,000 Ammonium sulphate and phosphate, and superphosphate.3,200,000 TOTAL.$30,600,000 On a similar basis the imports into Canada add up to about $16,000,000 and exports to $12,500,000.from which the apparent consumption may be worked, as follows: Production.$30,600,000 Lessexports.12,500,000 $18,100,000 Plus imports.16,000,000 Apparent consumption.$34,100,000 Enough has been said, I think, to indicate that the actual manufacture of chemicals ranks as a major industry in Canada, making an important contribution to the utilization of the country\u2019s natural resources, to employment, to foreign trade, and to all other divisions of the economic structure.Progressive and financially sound, the leading manufacturers in this business have steadily extended their operations and added to the variety of their products.But the real contribution of chemistry to the industrial life of the country is apparent only when the allied and process industries are also taken into consideration.The allied industries include the manufacture of chemical products such as paints, inks, explosives, medicinals, toilet preparations, etc., and the process industries cover pulp and paper mills, coke and gas plants, rayon factories, sugar refineries, petroleum refineries, leather tanneries and other such works (Continued on page 190) Ir « Flâneries parmi quelques souvenirs » 10° Anniversaire du Club Typographique de Montréal Par ROCH LEFEBVRE Instructeur, Atelier d'imprimerie, Ecole Technique de Montréal.NCROYABLE ! déjà dix ans ! Il me semble que l\u2019on vient à peine de quitter l\u2019école de typographie.et pourtant, c\u2019est bien en 1928 que vint à Harry Miller l\u2019idée de réunir, de temps à autre, les diplômés de l'imprimerie de l\u2019École Technique de Montréal.A.-HARRY MILLER On se donne rendez-vous chez un ancien.La première réunion ne fut ni des plus calmes ni des plus silencieuses.Notre hôte eut à convaincre sa voisine d'appartement qu'il n'y avait qu'un petit groupe (sept!) de jeunes typographes, très sobres et nullement de mauvaise humeur, qui discutaient de choses sérieuses.Durant une année, une fois chez l\u2019un, une fois chez l\u2019autre, comme aujourd\u2019hui les assemblées des directeurs, nous nous réunissons autour d'une table pour discuter soit sur un imprimé quelconque récemment réussi par un des nôtres, soit sur une difficulté (typographique bien entendu!) rencontrée au cours de l'exécution d\u2019un travail.Octobre 1929 nous retrouve à la petite salle contiguë au restaurant Stuart, rue Laurier.Avec les quelques finissants de cette année-là qui se joignent all groupe initial, c'est une dizaine de membres qui se voient attablés pour donner un nom au groupement : Club des Gradués en Typographie de l\u2019 École Technique de Montréal, et nommer Harry Miller président, et Paul Rivard secrétaire.Les sujets à discuter sont choisis à l\u2019avance, et les réunions deviennent mensuelles.Après avoir fourni sa part à la causerie générale, chacun contribue aux frais du goûter qui clôt ces soirées.L\u2019année suivante, devant l'impossibilité d'obtenir l'usage de la même salle, convertie à d\u2019autres fins, nous retournons à notre Alma Mater, où l\u2019on met gracieusement une classe à notre disposition.Bien que la liste des diplômés se soit allongée, on a peine à réunir plus de douze membres.Harry Miller se dévoue sans se lasser, il adresse des convocations d\u2019assemblée qu'il imprime à la main sur une presse à épreuves.Il nous intéresse aux recherches, aux études qu\u2019il a faites durant le mois, provoque et conduit les discussions, nous recommande en particulier tel ou tel livre.Enfin, pour terminer, il organise en mai de cette méme année une visite à l\u2019exposition des livres anciens et des manuscrits chinois à la bibliothèque de l\u2019Université McGill.Là, M.G.-R.Lomer, qui revient d'un voyage en Chine, nous entretient de tous ces trésors anciens dont il est le conservateur.Mais, hélas, comme le nombre d\u2019auditeurs est peu nombreux ! Au retour, Harry est moins enthousiaste et se demande s\u2019il serait préférable de discontinuer nos réunions.Notre groupe allait- 165 AGC coat UL REL GG Tn Cr LO LL BSI cata April, 1938 il mourir ?Devait-il vivre ?Plus optimistes, nous convainquons notre ami de tenter un nouvel essai à l\u2019automne.Nous recevons au mois de novembre 1931 un nombreux contingent de nouveaux diplômés venus faire notre connaissance et se renseigner sur le but et les activités du Club.Aux élections, Roger Leroux est élu président, Harry Miller, John-W.Morrell et J.-Wilfrid Roy sont parmi les directeurs et représentent les finissants de leur année respective.Ils devaient rester fidèles au Club.Réélus chaque année à diverses charges, et travaillant sans cesse en se dévouant sans relâche, on les retrouve encore en 1938 aux positions les plus responsables de notre association.Le mois suivant, M.Frank Rhodes, instructeur à l'atelier d\u2019imprimerie de l'Ecole Technique, nous donne une causerie qu'il termine par des mots d\u2019encouragement, remplis d'espoir sur notre Club et son utilité.Plusieurs sujets sont traités durant l\u2019année par différents membres.L'atelier de la Montreal Gazette fournit l\u2019occasion d\u2019une visite très instructive.Elle dure trois heures et paraît encore trop courte au dire de certains.L'année se termine par un lunch et un débat devant les directeurs honoraires : MM.Alphonse Bélanger, Ian McLeish, Frank Rhodes et Fernand Caillet.Chacun nous félicite de notre travail et nous encourage fortement à continuer de mieux connaître notre métier.M.McLeish au cours de ses remarques appuie surtout sur l\u2019harmonie qui existe entre des membres de langues différentes.Nous quittons l\u2019école satisfaits, plus encouragés que l\u2019année précédente.Vingt-cinq membres sont présents en octobre 1932, une année qui débute bien tristement : l\u2019un de nos directeurs honoraires, M.Frank Rhodes, fondateur de la section anglaise de l\u2019école d\u2019imprimerie, vient de mourir après une courte maladie.Il avait su être à la fois un.professeur érudit, dévoué, et un conseiller sûr, un véritable père pour plusieurs d\u2019entre nous.C\u2019est le tour d\u2019un anglais à être nommé président.Harry Miller décline l'offre, et apres maintes supplications, John Morrell accepte.Etrange élection : les candidats se dérobent par délicatesse ! Wilfrid Roy devient secrétaire.Aux réunions des directeurs, on prépare l\u2019assemblée générale, on choisit les sujets des causeries et les conférenciers, bref, on voit à la marche progressive du Club.166 TECHNIQUE Les diplômés des cours du soir reçoivent des invitations auxquelles s'empressent de répondre, entre autres : Aimé Beauchamp, Fernand Seers et Gaston Bourgeois que l\u2019on compte encore parmi les nôtres aujour- d\u2019hui.M.Fernand Caillet vient nous rendre une visite.Il a des paroles élogieuses à la mémoire de son ancien collaborateur M.Rhodes « \u2026 Si vous avez perdu un grand ami, dit-il, moi j'ai perdu mon meilleur ami.» J.-WiLrrip Roy Le nombre toujours croissant des membres, la diversité des sujets, l\u2019entrain que l'on met aux discussions générales \u2014 et cela dans une atmosphère toujours cordiale \u2014 accentuent le besoin d\u2019obtenir un autre local afin de continuer nos assemblées après neuf heures trente, chose impossible à l\u2019école où l'éclairage est discontinué à cette heure.Le 27 février 1932, le Club organise son premier bal public au Palais d\u2019Or.Les membres voient le splendide effort, tant dans l\u2019organisation que dans la vente des billets, couronné d\u2019un réel succès.Que de souvenirs et de cauchemars rappelle à notre TECHNIQUE mémoire ce premier bal !\u2026.Le projet avait d\u2019abord rencontré de l\u2019opposition chez certains directeurs, mais la ténacité d\u2019un Lucien Le Comte m\u2019aidant, nous parvenons à convaincre la majorité que l\u2019on pourrait trouver là un moyen de relever les fonds du Club tout en divertissant ses membres et leurs amis.D'ailleurs, c\u2019est encore dans le revenu de son bal annuel que le Club peut puiser pour ses dépenses afin de mener à bien ses diverses activités.Enfin, voilà le problème financier réglé wy LI à Joun-W.MoORELL et, avec lui, celui du local et combien d\u2019autres encore ! Le prix du premier concours de croquis m'est décerné.Pensez-donc, un dollar ! et dire qu'aujourd'hui le Club offre quinze dollars pour un concours et qu\u2019il se trouve encore des gens qui s\u2019en désintéressent ! M.Victor Sauvé, instructeur aux cours du soir, est le dernier \u2014 et non le moins apprécié \u2014 des conférenciers de cette brillante et prospère année.Le Club accomplit l\u2019un de ses plus beaux gestes, c\u2019est le clou de la saison, en votant le montant nécessaire à l\u2019édition d\u2019une plaquette-souvenir à la mémoire de M.Frank Rhodes.Harry fii ancora hn et HOt eit au ct Avril 1938 Miller se charge de la copie, et grâce à M.Caillet, on obtient gratuitement : la composition, le papier, les clichés, l'impression et la reliure.Si un groupement ne vaut que par l\u2019esprit qui l\u2019anime, celui que le Club a démontré à cette occasion lui a valu des éloges non seulement de la famille et des amis du défunt, mais de nombreuses autorités en typographie américaine et anglaise qui se sont plu, en outre, à souligner la qualité de la présentation inspirée du style même de Frank Rhodes : MM.H.-L.Gage, Douglas- C.McMurtrie, J.-L.Frazier, de l\u2019Inland Printer, J.-F.Riddell, du London School of Printing, pour n\u2019en nommer que quelques- uns.À Montréal, la Printing Review of Canada a même reproduit la plaquette in extenso.Et le Club eut ses cinq ans.Plus fort, moins pauvre, il grandit, il progresse, se porte de mieux en mieux.Octobre 1933 nous reçoit dans un local nouveau et vaste : l'Hôtel New Carlton.Wilfrid Roy monte à la présidence ; il y restera jusqu\u2019en 1937, pour être remplacé par Roch Lefebvre qui, en 1938, la cédera à John Morrell.Lucien Le Comte occupe alors la vice-présidence.À cette assemblée on garde deux minutes de silence \u2014 Ô ironie \u2014en mémoire de l'ami Daoust récemment marié ! On ébauche le plan des futurs travaux causeries, concours de croquis, visites d\u2019ateliers et de bibliothèques, le quart-d\u2019heure des « Questions et Réponses », organisation du bal annuel, etc.Grâce au meilleur local et à l'assistance plus nombreuse, une nouvelle formule est adoptée, celle d'inviter des conférenciers de tous les arts et métiers graphiques.M.Arthur Cassabon inaugure admirablement cette nouvelle initiative en nous entretenant de la photogravure.Il est vice-président du Montreal Club of Printing House Craftsmen, association qui, depuis, a fourni eu Club une vingtaine d\u2019intéressants confé- ranciers et dont les membres ont prouvé pour notre groupe une sollicitude qui n\u2019a eu d'égale que celle que n\u2019a cessé de nous prodiguer M.Fernand Caillet.Quelques réunions réservées aux membres et la saison se termine par un banquet.À cette occasion une petite saynète représentant le patron d\u2019une imprimerie, son contremaître et l'apprenti, créée et jouée par trois directeurs, soulève de chaleureux applaudissements.Après les vacances \u2014 car le Club aussi prend des vacances \u2014 c\u2019est sous un autre 167 & + | ) i : \u2018 \" Assemblée Mensaelle CE LuNe 1 MARS Assemblées.| Mensnelle = AP sé Sow: Baten 91 HE CLUB TYPOGRAPHIGUE DE.MONTREAL 05 MNTOLASL Quelques-unes des convocations imprimées par des membres du club.La présentation typographique, le format ou le pliage sont changés chaque mois.nom que le groupe reprend ses activités ; il se nommera désormais : Club Typographique de Montréal.Un nouveau local, l\u2019Hôtel Queen\u2019s nous accueille si bien que nous y sommes encore.Avec une assistance variant de trente à gnarante membres qui atteindra soixante eu 1938, le Club poursuit son œuvre louable.Les concours de croquis créent l\u2019émulation, développent le goût, découvrent des talents, montrent les défauts à corriger.Il en a été tenus pour les têtes d\u2019articles du Printing Review of Canada, la couverture de la revue Technique, la reconstruction d\u2019une annonce de journal, un en-tête de lettre du Club et dernièrement pour un menu pour le dixième anniversaire.Le succès répété annuellement par le bal a permis au Club d'organiser, peur clore la 168 Assemblées Maensauslle te Lunn DTEEMRRE va LHL 2) These notices were written and designed by different members of the club.Typography, format and fold change with each issue.saison 1935, une visite à la Garden City Press suivie d\u2019une partie de sucre à l'Ile Perrot ; en 1936, une excursion à Ottawa avec arrêt, dîner et visite au Seigniory Club: en 1937, un voyage a Ausable Chasm, N.Y.Et tout ça, pour la minime contribution annuelle d\u2019un dollar ! Dès le début, l\u2019école réalisant que notre association était née d\u2019un mouvement spontané de jeunesse, nous laissa une entière liberté d'action et ne tenta jamais de nous imposer ses vues.Au contraire, toutes les fois que nous avons eu recours à elle pour un service c\u2019est à bras ouverts qu\u2019on nous a reçu.Nous avions pris là le bel exemple d'entente parfaite qui existait entre un Frank Rhodes et un Fernand Caillet, et nous l'avons mis en pratique au Club.C'est (Suite à la page 170) png = = pneu aout taire, Typography Club of Montreal By A.HARRY MILLER Director, Typography Club of Montreal denotes that it has achieved some measure of success and stability.For a club to function for a decade\u2014carrying on through many years of depression with its attendant unemployment and hardships\u2014 indicates that its purpose and aims have found a steady support.The need of a club was felt by a half dozen members of the first graduating class in Typography of the Montreal Technical School in 1928.Realizing that graduation really meant the commencement of a life-long study, the desirability of having a club through which this study could be furthered became evident.During the first year, meetings were held in the homes of the members in turn, and were in the nature of round-table discussions.No set rules were then formulated for the conduct of the Club and, strange to say, today, with a membership mailing list of well over one hundred and fifty with meetings in the Queen's Hotel, there are still no set rules.Nevertheless, the Club has functioned in a thoroughly democratic manner, with election of officers taking place each year, and general matters settled by majority rule.Complete liberty of discussion and argument on subjects relative to printing and related crafts has not only been allowed but definitely encouraged.In this manner, the Club has served as a safety-valve.for young men engaged in an arduous craft through which excess steam could be liberated.Here he has found a tolerant and sympathetic hearing from his fellows, and a quick response and ready praise for merited accomplishment.Here also, however, he might find equally outspoken condemnation of ideas and methods which fail to convince of their worth.Indirectly, the Club has afforded the members the opportunity of obtaining some experience in business administration and in public speaking.A series of annual public dances, initiated by Roch Lefebvre in 1933, ik existence of a club for ten years Its Fonction and Aims During a Decade has been of value in two ways: first, the profit accruing to the Club has furnished funds for the expansion of its activities: second, it has shown that the members are capable of accepting responsibility and discharging their obligations in a creditable manner.Under direction of our chairmen of the Entertainment Committees during various years, which included Roch Le- febvre, Lucien Le Comte, Gaston Bourgeois and Henri Daoust, all six dances sponsored Rocu LEFEBVRE by the Club were successful inasmuch as each one returned a profit, with attendances ranging from three hundred to over six hundred.In regard to public speaking, the 169 April, 1938 Club has aided its members by encouraging all to participate in discussions, in debates, and in the preparation of educational talks.Three men who have distinguished themselves along these lines come readily to mind.Our present president, Jack Morrell, has developed a smooth platform manner, born of confidence gained during his previous tenure of office as president in 1932-33; then there is Wilfrid Roy, three times president of the Club, who as chairman guided each meeting in a sure and tactful manner; and, recently, Aimé Beauchamp has come to the fore as an orator.The Club has not lacked for friends, amongst whom we have numbered the principal and assistant principal of the Montreal Technical School, through whose kind offices we were granted the privilege of meeting at the school for a period of two years.The club owes a great debt of gratitude to Fernand Caillet and the late Frank Rhodes.The death of the latter in October, 1932, marking the end of the career of an outstanding instructor of printing, was a severe blow to the Club and a sad personal loss to the members \u2014 a loss which is more keenly felt as the years go by.Mr.Caillet, head of the Printing Department, by his constant encouragement, by his annual visit to the Club to deliver an educational address, by his ever-generous help in other ways has proven himself the best of friends.The Montreal Club of Printing House Craftsmen has always been ready to aid, and members of this organization have given generously of their time and ability in serving as guest speakers on numerous occasions.Amongst the activities of the Club the various layout contests have undoubtedly been of value.Contests included the re-design of the editorial format _ of Printing Review of Canada; layout of cover for Technique; re-arrangement of newspaper ads; and others involved the Club\u2019s stationery.The Club has not confined itself to the study of typography as the partial list of speakers below shows: BAGLEY, J.S.Paper BARKER, A.H.Apprenticeship BEADIE, R.E.Lithography BLANDFORD, E.J.Photography CAILLET, F.\u2026.(1) Newspaper Errors (2) Bilingual Typogra- h pny (3) Printer and Photoengraver TECHNIQUE (4) Photographic Composition (5) Imposition.CASSABON, A.Photo-engraving CHARLEBOIS, R.H.Bookbinding CROCKART, J.Art DuURrry, J.Inspection of \u2018Gazette\u2019 Plant ENGEL, S.Layout HAZELTON, LL.Trade Journals LEGAULT, L.A.Management LoGGIE, J.M.Colour LOMER, DR.G.R.Inspection of McGill Library and Gest Chinese Library MEDCALF, J.H.Electrotyping METCALFE, A.Modern Typography O\u2019ConNNOR, E.Off set PeEPLER, P.E.Presswork PowTrer, N.Paper Ruopes, E.\u2026.Literature for the Printer SAUVE, V.Presswork WILKINSON, L.A.Wallpaper Printing.The above men in bringing to the Club authoritative information of the various technical subjects have contributed greatly to the educational programmes.The Club is marking the occasion of the completion of its tenth year of existence by a banquet to be held on April 20, 1938; and, having prevailed in the test of time, confidently faces the future.10° Anniversaire (Suite de la page 168) là aussi qu'on nous a inculqué le goût de nous perfectionner dans notre noble et grand métier : l'imprimerie.L'école n\u2019aurait-elle fait que cela, elle aurait fait quelque chose de grand.S'il a vécu dix ans, et cela dans des années de dépression et d\u2019incertitude, le Club a prouvé que son but, son existence même répondaient à un besoin.Dans leurs rapprochements momentanés, ses membres auront trouvé l'occasion de se tenir au courant des améliorations mécaniques ou autres, réalisées dans les arts graphiques, de confronter mutuellement leurs expériences, de cultiver leur goût, d'améliorer leurs méthodes et surtout de prendre conscience de la solidarité qui les unit.Le Club Typographique de Montréal peut donc être fier de son histoire et de son œuvre, et se tourner courageusement vers l\u2019avenir avec l\u2019ambition et l'enthousiasme qui caractérisent sa jeunesse. &- + Visite industrielle OUS n'avez peut-être jamais songé à faire subir à vos livres comptables ou à vos registres d\u2019affaires l\u2019épreuve représentée dans la vignette en tête de cet article.Vous avez sans doute hésité de crainte de déchirer une feuille ou de détériorer la reliure.Telle était notre opinion avant de visiter l\u2019entreprise des frères Villemaire.Aujourd'hui, après avoir constaté sur place les soins apportés à la reliure, nous sommes en mesure de dissiper vos craintes et de vous assurer que les produits de cette maison peuvent sans risque être soumis à cet essai.Il nous fait plaisir de donner à nos lecteurs un aperçu du travail qu\u2019on exécute dans ces ateliers ; nous essayerons ainsi d\u2019exposer en abrégé la technique de la reliure.La maison Villemaire Frères est établie à Montréal dans un édifice sis au n° 1001, rue Saint-Urbain, près de la rue Craig.Elle s'occupe de la fabrication des livres de comptabilité et des cahiers à feuillets mobiles, de la reliure et de la réglure.Frc.1\u2014 Moulin à régler.L'atelier qui occupe la plus grande partie du local est divisée en quatre départements: le réglage, la reliure, l'assemblage des relieurs métalliques, l\u2019entrepôt des produits finis et des matières premières.Dans les deux premiers, on trouve une quantité imposante LLEMAIR Reiser cone iz dense On GE FRÈRES BROS.Par ; ROSARIO BELISLE =\u201c Professeur à l'Ecole Technique de Montréal de machines de toutes sortes provenant soit des Etats-Unis, soit d'Allemagne.L'entreprise emploie en moyenne une quarantaine de personnes.Pour le réglage du papier, la maison Ville- + F16.2\u2014 Machine à coudre.maire Frères possède quatre moulins (Fig.1).Ceux-ci sont formés d\u2019un bâti en bois affectant la forme d\u2019une table surmontée d\u2019un poteau à chacun des quatre coins.En travers de la surface sont disposées trois rangées parallèles de porte-plumes.Les plumes sont amovibles et peuvent être disposées à des distances variables suivant le travail à exécuter ; sur chaque rangée, on peut utiliser plusieurs couleurs d\u2019encre : bleu, rouge, vert, violet, etc.Les plumes en argent affectent vaguement à leur pointe la forme d\u2019un entonnoir.Elles reçoivent l\u2019encre de tampons de feutre que l'opérateur imbibe suivant le besoin.La marge des feuilles à être tracées est automatique.Celles-ci entrent dans la machine et sont transportées sur un drap qui les entraînent sous les plumes et qui les déposent en pile après les avoir fait passer sur des buvards.Ces métiers peuvent régler des feuilles jusqu\u2019à 42 pouces de largeur.171 April, 1938 Une fois le réglage terminé, on vérifie les feuilles et on les sépare en différentes quantités suivant le genre de réglure en cours de fabrication.Chaque paquet de feuilles passe ensuite a la plieuse mécanique on il est transformé en sections.Cette machine est composée d\u2019une table présentant une fente en son milieu.Au-dessous de celle-ci deux cylindres tournent en sens inverse.Les feuilles sont amenées au-dessus de la fente, alors une lame de métal s\u2019abaisse et plie les Frc.3\u2014Les presses.feuilles en deux et les pousse entré les cylindres qui les entraînent en fixant le pli.Les sechons sont alors transportées à une machine à coudre d\u2019un genre particulier (Fig.2).Au moyen de celle-ci, l\u2019'employée coud ensemble les sections sur un gallon.L\u2019opératrice a soin de placer au commencement et à la fin de chaque livre une garde, c\u2019est- à-dire une feuille de papier fort pliée en deux.Une partie de celle-ci sera collée au plat (cartonnage de la couverture) et l\u2019autre servira à protéger les premières feuilles.Les livres ainsi cousus et garnis de gardes sont vérifiés par une opératrice qui, en même temps, attache les fils et coupe les 172 ARI TR RIOR IRI DOT) TECHNIQUE gallons de manière à en laisser une certaine longueur de chaque côté.Cette opération préliminaire terminée, on colle tour à tour les gardes, les gallons, le Le Fic.4 \u2014Relieur.dos pour maintenir les sections ensemble.On procède ensuite à l\u2019endossage dont le but est d\u2019arrondir le dos et de produire le mors, saillie qui règne le long du dos de chaque côté et dans laquelle viendront s\u2019articuler Double Wire Reliure (WIRE- © Binding Double Fil Fra.5, \u2014Reliure « Wire-O, » TECHNIQUE les cartons.Sauf pour des travaux bien 8 spéciaux, cette opération s\u2019accomplit dans EUGÈNE VILLEMAIRE une machine qui affecte la forme d\u2019un étau horizontal dont les mâchoires sont inclinées FERNANDO VILLEMAIRE du dedans au dehors.On place le livre entre elles de façon à n\u2019en laisser dépasser que le dos.Celui-ci subit alors une compression qui lui donne la forme semi-cylindrique.AvrilY1938 Ensuite, entre deux couches de colle, on y pose un morceau de coton clair, moins large que la hauteur du livre puis, on procède à la rognure.Cette opération consiste à égaliser les tranches et s\u2019accomplit dans des coupe-papier mécaniques appelés massicois qui peuvent rogner à la fois plusieurs épaisseurs de papier.Une fois les tranches colorées, le livre est prêt à être uni aux plats dont nous exposerons maintenant la fabrication.En premier lieu, à l\u2019aide du massicot on taille, à la grandeur voulue, les cartons destinés à former les plats et les tissus, les WILLIE VILLEMAIRE canevas, les morceaux de peau, les similicuirs employés pour recouvrir le carton.Ensuite, à l\u2019aide d\u2019une machine, on enduit ces derniers de colle et on y applique un carton sur la partie gauche et un sur la droite.Entre les deux, on place une bande de papier fort.On rabat sur le carton la partie qui excède et on colle les coins et le dos qui porte parfois une inscription.Les deux parties, livre et plat, étant terminées, il ne reste qu\u2019à les unir.Pour y parvenir, on colle à l'intérieur des plats la partie extérieure de la garde ; celle-ci en recouvrant presque entièrement le carton, dissimule les morceaux de papier rabattus, fixe à la couverture les gallons et le coton clair, et unit solidement les deux parties.On met enfin le livre sous presse durant vingt-quatre (Suite à la page 184) 173 sn A Distinguished Educationist Visits the Montreal Technical School N MONDAY, March 21st last, Dr.F.H.Sexton, President of the Nova Scotia Technical College and Director of Technical Education for the Province of Nova Scotia, made one of his periodical visits to the Montreal Technical School, this time on his way to the Queen City, Toronto, Ontario.It is just about two years since Dr.Sexton dropped in to see the writer on a somewhat similar mission.To those of our readers who have only recently joined the ranks of TECHNIQUE, we might mention that Dr.Sexton is one of the pioneers in technical education in Canada.Away back in 1910, when the Royal Commission on Technical Education visited Europe in the interests of technical education, Dr.Sexton accompanied them as an observer.Since then he has devoted all his energies to education and in particular to the development of vocational training, not only in his own province of Nova Scotia, but throughout the Dominion as well.The writer first met Dr.Sexton during the Great War 1914-1918, when our visitor was in charge of the educational branch of the Soldiers\u2019 Civil Re-Establish- ment, and later we met again at the National Conference on Technical Education at Ottawa in October 1920.Dr.Sexton was very anxious to learn about any new additions which had been made to the school equipment since his last visit and posed many enquiries concerning our newest courses.After a discussion of our mutual problems and swapping experiences, a rapid tour of the shops was made and here our visitor was very generous in his warm commendations concerning our new electrical testing laboratory.One point Dr.Sexton particularly stressed, and in this the writer was in perfect agreement, and that is, that after all is said and done, the teacher is the soul of any school.The writer therefore, wishes to emphasize what he has so often urged, that it is very necessary that only duly qualified teachers should be appointed to our technical schools and that some sort of a standard should be adopted to which in general all applicants should conform.In any case prospective teachers should have 174 By IAN McLEISH Assistant Director, Montreal Technical School.a background and a training far above the standard of the students whom they are supposed to instruct, and, until some such system of selection is adopted, our schools may not be expected to reach the maximum standard of efficiency.Dr.F.H.SEXTON, B.sc., D.SC., L.L.D.President, Nova Scotia Technical College Halifax, N.S.Director of Technical Education for Nova Scotia The writer enjoyed Dr.Sexton\u2019s visit immensely for the doctor is a veritable mine of information and a straight shooter.It was with regret that the adieus were made and our distinguished visitor continued on his way to our sister province, Ontario.Modern science admits the possibility of danger of collision between a comet and the earth.If the comet particles were small they say, no danger would result, but if they were huge rocks, there might be considerable damageat the point of collision \u2014 Lies banques et le crédit les relations des banques avec le grand public et, en certain milieu, on leur reproche de ne ne pas ouvrir largement les portes de leurs voûtes.On les accuse \u2014 bien à tort \u2014 d\u2019amasser des capitaux et de ne pas en faire profiter tous ceux qui sollicitent des emprunts.Cet article n\u2019a pas pour but de prendre la défense des banques mais plutôt de démontrer que l\u2019on fait erreur en portant un tel jugement.Les banques en effet, contrairement à la croyance populaire, ont tout intérêt à placer les fonds qui leur sont confiés et à accorder des crédits à leurs clients lorsque ces crédits sont appuyés par des garanties tangibles ou tout simplement morales.Il va sans dire qu\u2019il ne sera question dans cet article que des banques dites commerciales et non des caisses ou banques d\u2019épargne qui placent leurs fonds seulement sur des obligations publiques ou sur des valeurs OO ENTEND parfois des critiques sur de bourse de premier ordre.Les hommes d\u2019affaires, industriels ou commerçants, aussi bien que les particuliers, peuvent avoir besoin d'emprunter temporairement.S'ils sont des clients d'une banque commerciale, ils s'adressent à elle pour obtenir les sommes nécessaires à la conduite de leur entreprise ou de la transaction en vue.Généralement les hommes d\u2019affaires savent que les banques leur accorderont les crédits désirés si les garanties offertes sont suffisantes.Parfois, cependant, la valeur morale remplace dans une certaine mesure la garantie financière ; le crédit accordé repose alors seulement sur la confiance de la banque envers l\u2019emprunteur.En général les banques ne prêtent que temporairement car la loi qui régit le système bancaire dans notre pays n\u2019autorise pas les prêts à longs termes afin que les capitaux ne soient pas immobilisés.Il ne faut pas perdre de vue que la plus grande partie des disponibilités se compose surtout des dépôts des particuliers et que les banques doivent être en mesure de faire droit Production et circulation des biens Par J.-ARTHUR DELORME Ex-contrôleur des crédits à la Banque Canadienne Nationale aux demandes de retrait des déposants.Les banques doivent se créer des revenus tout comme les entreprises commerciales.Si elles se contentaient de recevoir des dépôts et de les entasser dans leurs coffres, comment pourraient-elles faire face aux frais d\u2019administration et aux dividendes que les actionnaires attendent, avec raison, sur leur mise de capital ?De plus, elles doivent mettre de côté un fonds de réserve pour parer à toute éventualité.Elles ont donc intérêt à placer leurs capitaux de manière à recevoir le meilleur rendement possible.Il ne faut pas croire que les banques font des placements de tous genres, car d\u2019après les termes de la loi, une banque ne peut: a) Acheter ou vendre des marchandises ; s'engager dans le commerce ou l'industrie.b) Prêter sur ses propres actions ou sur les actions de toute autre banque.c) Prêter sur hypothèque.d) Faire des prêts dépassant $1000 à tout officier ou employé de la banque sans l\u2019autorisation des directeurs.e) Faire des prêts dépassant $10,000 à tout officier ou employé de la banque.f) Faire des prêts dépassant 10% de son capital à tout directeur d\u2019une banque ou à toute compagnie dans laquelle celui-ci est intéressé sans l'approbation des deux tiers des directeurs présents à une séance régulière du Conseil d'Administration de la banque.Le paragraphe a établit clairement que les banques ne peuvent employer leurs capitaux à faire du commerce, car, en plus de faire de la concurrence, elles seraient peut- être tentées de spéculer et, par ce fait, elles s'exposeraient à subir des pertes au détriment des actionnaires et des déposants.On verra plus loin dans quelles circonstances elles ont le pouvoir de vendre des marchandises.On voit aussi par le paragraphe b que les banques ne peuvent prêter sur leurs propres actions ou sur les actions d\u2019autres banques.Cette défense cependant ne les 175 BR 4 8 i CN Lt EEE 0 April, 1938 empêche pas de faire des prêts à leurs actionnaires, car la loi leur donne le droit de se couvrir par un lien sur les actions.A défaut de paiement par l\u2019emprunteur-ac- tionnaire, elles peuvent disposer de ces actions comme si elles en étaient les propriétaires.Cette vente, cependant, doit s'\u2019effectuer dans les douze mois qui suivent la demande de paiement.Le paragraphe c interdit aux banques de prêter sur hypothèque, mais la loi leur permet d'accepter des garanties hypothécaires pour couvrir des avances antérieures dont le remboursement a été retardé.Au cas de vente judiciaire, elles peuvent acquérir les immeubles sur lesquels une garantie leur a été consentie, pourvu qu'elles disposent de ces immeubles dans les douze ans qui suivent l\u2019achat, à moins qu\u2019elles s\u2019en servent pour elles-mêmes.Les autres restrictions concernant les prêts aux employés ou directeurs ont été insérées dans la loi des banques pour protéger les déposants contre les abus qui ont pu se produire dans le passé.Comme on le voit, les banques sont soumises à une loi sévère et doivent apporter une prudence constante dans leurs transactions.Elles sont étroitement surveillées par des inspecteurs nommés par le gouvernement fédéral pour la protection du public.Il faut donc que les prêts soient accordés avec discernement ; si une demande d\u2019emprunt suffisait pour obtenir des avances, on peut s'imaginer quelle serait en peu de temps la situation des banques.L'emprunteur doit avoir un certain capital ou du moins des garanties à offrir.Qu'il s'adresse à des banques, à d\u2019autres institutions de crédit ou à des particuliers, celui qui désire emprunter doit établir qu\u2019il possède ou possèdera à l'échéance le montant nécessaire au paiement de son emprunt ou encore de quelle source il touchera la somme voulue.Si pour des raisons hors de son contrôle, l'emprunteur est dans l\u2019incapacité de rembourser en totalité au moment fixé, les banques accordent presque toujours un délai raisonnable.Comme on l\u2019a vu au début, il peut y avoir des exceptions en ce qui regarde les garanties : le moral d\u2019un client vaut quelquefois autant.Evidemment chaque demande de prêt doit être étudiée et, sur des centaines de cas, il n\u2019y en a pas deux qui soient absolument identiques.Il serait donc difficile pour ne pas dire impossible de donner des exemples pour tous les cas étant donné la diversité des circonstances qui créent les besoins de crédit, mais nous 176 TECHNIQUE essaierons d'illustrer par un cas particulier ce que les banques peuvent faire lorsqu'elles ont confiance en leurs clients.Un brave cultivateur des environs de Montréal, n\u2019ayant pour toute fortune qu'une ferme avec son « roulant » et une famille de cinq enfants, constata un beau jour que ces derniers seraient bientôt en âge de s'établir.N\u2019ayant pas la somme suffisante pour donner une ferme à chacun de ses trois fils et désirant quand même les aider à se créer un avenir, il décida d'organiser une entreprise pour la mise en conserves de sa récolte de légumes.Les débuts furent modestes mais la qualité de ses produits était telle que sa réputation fut vite établie.Encouragé par ses premiers succès et voulant augmenter ses affaires, il s'adressa à une banque pour emprunter quelques centaines de dollars.La banque, représentée par son gérant local, connaissant les qualités d\u2019ordre, de travail et d\u2019honnéteté de son client, lui accorda sa demande volontiers sans autre garantie que sa valeur morale.Ce premier prét fut remboursé a la date convenue et chaque année par la suite il obtint des crédits de plus en plus élevés, proportionnés à l\u2019augmentation de son chiffre d\u2019affaires.Aujourd\u2019hui ce cultivateur est à ia tête d'une importante industrie.Il possède plusieurs fermes qui sont cultivées par des agriculteurs d\u2019expérience auxquels il procure les moyens de vivre largement.Ses trois fils et ses gendres le secondent dans l\u2019industrie et, à l'époque de la mise en conserves, une bonne partie des résidents du village trouvent de l\u2019emploi à la manufacture.Comme la période de la mise en conserves ne dure que quelques mois, une section de la manufacture a été aménagée en atelier pour la fabrication des balais.On s'occupe de cette industrie durant le reste de l\u2019année ; il n\u2019y a donc pas de saison morte.On ne peut qu\u2019admirer l'esprit d\u2019initiative de ce cultivateur devenu industriel et on admettra que la banque avait raison d'avoir confiance.Inutile de dire que ce monsieur jouit maintenant d\u2019un bon crédit auprès de la banque et de tous ses fournisseurs.Lorsqu'un client emprunteur peut offrir comme garantie des valeurs de bourse recommandables, de bonnes obligations publiques ou industrielles, des polices d\u2019assurance sur sa vie ayant une valeur de rachat, il n'aura aucune difficulté à obtenir de sa banque l'équivalent, ou à peu près, de la der le & Ë TECHNIQUE valeur des garanties de cette nature qui représentent un capital réalisable immédiatement.Les prêts sont peut-être moins faciles quand les garanties sont d'une nature périssable ou d\u2019une réalisation plus incertaine.Ainsi un marchand de gros ou un industriel peut avoir besoin d\u2019un prêt pour l\u2019achat de marchandises ou de maté- tiel pour l'exploitation du commerce ou de l\u2019industrie.Sa banque lui accordera le crédit qu\u2019il demande moyennant une garantie sur ces marchandises, c\u2019est-à-dire qu\u2019il gagera celles-ci à la banque par un lien consenti suivant les termes de la loi.Les formalités légales doivent être strictement observées afin que la banque puisse, à défaut de paiement par l\u2019'emprunteur, prendre possession des marchandises et en disposer à son profit, pour se rembourser du prêt qu\u2019elle a accordé.Il serait trop long d\u2019énumérer ici toutes ces formalités qui sont par ailleurs bien définies dans la loi des banques.Un marchand de gros ou un industriel peut aussi emprunter des banques sur le transport de récépissés d\u2019entrepôt, pourvu que les marchandises entreposées soient d\u2019un usage courant et puissent être vendues dans un espace de temps raisonnable.Les marchandises doivent alors être assurées contre le feu en faveur de la banque qui accorde le prêt et l\u2019entreposeur doit être d\u2019une solvabilité reconnue.La loi décrète également des formalités pour les prêts de ce genre et les banques, dans ce cas comme dans celui qui précède, exigent toujours une marge suffisante pour se protéger contre les fluctuations du marché.Il va sans dire que la garantie morale entre ici en ligne de compte car les banques sont un peu à la merci de la bonne ou mauvaise foi du client emprunteur.Si l\u2019un ou l\u2019autre de ces clients a une valeur financière suffisante et offre une garantie morale de tout premier ordre, il peut parfois obtenir des avances sur son nom personnel sans aucune garantie, mais en général les banques sont plutôt opposées à cette pratique et elles sont les seuls juges en la matière.Le commerçant en gros ou l'industriel peut obtenir de ses clients des effets négociables en règlement de ses comptes à recevoir et les escompter à la banque ou les transporter comme garantie subsidiaire, à condition cependant que les signataires aient une certaine valeur financière.Avant d\u2019accepter ces effets, les banques se renseignent et ne choisissent que ceux dont la perception est possible.Un entrepreneur peut obtenir des prêts en Avril 1938 transportant les paiements qui sont dus ou qui deviendront dus en vertu d\u2019un contrat, pourvu que les contractants soient solvables, mais dans ce cas également il y a des formalités spéciales à remplir pour rendre la transaction légale.Il arrive parfois que l'emprunteur n\u2019ait à offrir aucune des garanties dont il a été question précédemment.Il peut offrir la signature d\u2019une personne responsable qui endossera son billet ou se portera caution en signant une lettre de garantie en faveur de la banque prêteuse.Si la valeur de ce garant est jugée satisfaisante, la banque avancera sans doute le montant demandé pourvu toutefois qu'il s'agisse d\u2019une transaction courante et que le remboursement soit raisonnablement assuré.Le détaillant n\u2019a pas les mêmes facilités d'emprunter parce que les banques considèrent que le grossiste ou l'industriel doit lui accorder le crédit dont il a besoin.Il ne faut pasoublier que legrossisteou l'industriel prend sur ses ventes un bénéfice substantiel pour le protéger en cas de pertes toujours possibles et, conséquemment, il doit accommoder ses clients afin que ceux-ci ne soient pas dans l'obligation d'avoir recours aux emprunts.Les banques, cependant, ne refusent pas de prêter au détaillant s\u2019il est solvable ou s\u2019il a de bonnes garanties.En plus des prêts d\u2019un caractère temporaire, les banques mettent à la disposition de leurs clients un crédit ouvert dont la durée est ordinairement fixée à douze mois et qui peut être employé de temps à autre durant cette période pour un court terme en chaque occasion.À l\u2019expiration du temps convenu, les clients qui jouissent d'un tel crédit, sont tenus de fournir un état de leurs affaires démontrant les bénéfices réalisés ou les pertes subies durant l\u2019année.S'ils désirent faire renouveler leur crédit, ils doivent soumettre une nouvelle demande à la banque.Lorsque les résultats obtenus paraissent proportionnés au chiffre d\u2019affaires et lorsque l\u2019entreprise du client progresse, on renouvelle le crédit pour une autre période.Des prêts aux salariés, nous ne dirons que quelques mots.Les banques ne sont pas désireuses de prêter à ceux qui ne dépendent que de leur salaire et, lorsqu'elles consentent, le prêt doit être minime et appuyé sur de bonnes garanties, vu l'incertitude du remboursement dans un avenir rapproché.Les fonds avancés peuvent s\u2019immobiliser et, malgré la solvabilité de l\u2019em- (Suite à la page 105) 177 Sound Service for Schools $ A dé 1 By ELLSWORTH C.DENT a 3 a E T HAS been said that the successful New developments include records for use 2 8 educator is a properly mixed combina- in teaching foreign languages; American i = tion of teacher, doctor, lawyer, minister dialect records; and rhythm records for T 3 and business man\u2014the complexities of the physical training, commercial subjects, and di A world in which we live have made it so.playground activities.Transcriptions of im- 5 Conditions have changed and changes in educational procedure have been made in order to meet the new conditions.The three R\u2019s no longer suffice.The scholarly learning of our fathers has given way to broader objectives which fit the child for life today and tomorrow.The pupil of today is expected to know and to learn more than the pupil of twenty- five or fifty years ago.Yet, he spends approximately the same number of years and about the same part of each year in training as before.Accordingly it has been necessary to divise methods and procedures which will make it possible to teach more in the same length of time to pupils with mental abilities of approximately the same level as before.There are certain materials and devices which teachers have found to be effective aids in meeting the new demands on education.Years ago a few crude pictures found their way into textbooks.As time went on, more and more pictures were used, not to make the books amusing but to illustrate effectively the words, sentences and paragraphs on those or adjoining pages.Today, textbooks which do not contain profuse and appropriate illustrations do not meet with favor among teachers or pupils.Similarly, the map, chart, globe, exhibit, photograph and stereograph have become important and effective aids to instruction.These have been the forerunners of more recently developed visual aids and teaching devices, including glass slides, filmslides and motion pictures.An interesting feature of the developmental process has been the lack of type obsolescence.All the visual aids, old and new, are being applied to teaching more effectively each year.Each type seems to have its irreplaceable function in the learning process.The increasingly profitable use of visual aids of all types has been accompanied by a parallel increase in the use of recorded sound.Phonograph records have been and are highly important in the teaching of music and in music appreciation work.Millions of records are in use among schools.178 portant speeches and radio programs are used as needed to illustrate points of emphasis in teaching plans and to form bases for discussions.A very recent and important use of sound is the recording of speech and musical performance for comparison to measure and encourage progress in development.This is accomplished by using \u201cportable\u201d transcription and record-play- ing apparatus which achieves remarkably accurate results.New developments in this field are expected to approach professional recording in quality.; The sound or \u2018\u2018talking\u2019 motion picture has captured the field of entertainment and has certain definite and valuable functions in teaching.It provides the alert teacher with scientific, historical and cultural material which produces extremely desirable results when properly applied to teaching procedure.The combination of sight and sound frequently proves to be the most desirable treatment of difficult topics.Available sound pictures of high quality are largely confined to high school and college levels, but it is expected that there will be early development of similarly fine subjects for use in the elementary and intermediate grades.Theatrical producers are becoming interested in the vast possibilities of the school field and may use the facilities of their well organized producing laboratories to fill the requirements of schools.Another development which is now important educationally and which promises to do a finer job of teaching in the future is the radio.Schools which are properly equipped to make use of available programs may receive without cost the finest of musical programs\u2014instructional and cultural; news of important world events presented by leading news commentators; plays; scientific discussions; language study programs; discussions of our Government at work; and many other useful programs.In Michigan and in neighboring states the band, orchestra and voice lessons presented over the radio by Dr.Joseph E.Maddy are used regularly and effectively by large and small schools.The National Broad- Fi TECHNIQUE casting Company and the Columbia Broadcasting System offer a galaxy of musical and other instructional programs which make it possible for the smallest school to utilize the talents of the world\u2019s foremost teachers and artists.The increasing importance of sound in educational procedure has been accompanied by appropriate development of ap- Cut-out Diagram of a Typical Centralized Sound Installa- tion\u2014Adaptable to any Number and All Sizes of Rooms.paratus for the reception, reproduction, distribution and amplification of sound.Many of these devices have been developed at great cost and have been designed primarily for school use.They are available at prices within the reach of every school.Portable and permanent public address systems, radio receiving sets, combination phonograph radios, high-fidelity Electrolas, portable Victrolas, sound film projection equipment, sound film-strip projectors, sound recording equipment, and centralized sound systems can be adapted readily to Avril 1938 the requirements of any school situation at modest cost.An inexpensive centralized sound system may be used to bring to any or all classrooms the best of the immense choice of topics available over the ether waves each day.The principal, superintendent or any other prominent persons may use it to deliver timely announcements and lectures to any or all rooms.The system may be used for time or fire signals.It may be used to reproduce and distribute throughout one or more buildings the best phonograph records and transcribed programs.Students in music, public speaking, dramatics, and other subjects may present interesting programs and secure valuable experience.The equipment saves time, increases the effectiveness of instruction and provides training facilities which are of inestimable value.Much of the discussion thus far has been devoted to the favorable aspects of the use of sound in education.Although sound (Continued on page 190) 179 Lia structure atomique des métaux I.DIFFRACTION ET RÉFLEXION DES RAYONS X SUR LES CRISTAUX ANS un article paru dans cette revue au mois de décembre 1936, le Docteur Albert Jutras a exposé d'une façon captivante les résultats de l\u2019emploi des rayons X en métallurgie.Le sujet est tellement important aujourd\u2019hui, que nous ne croyons pas sans intérêt de reprendre un point particulier en décrivant les méthodes qui permettent d\u2019obtenir l\u2019image photographique de la structure élementaire des corps, particulièrement les métaux.UN To 7 / TYPOGRAPHIC CRAFTSMEN LIMITED + 455 Craig Street West - Montreal LAncaster 1604 - 3390 TEL.MA, 2030 J.-A.BARRETTE, prés.INTERNATIONAL AGENCY Ltd.Représentants de manufacture Machinerie en général.Garnitures en métal pour meubles Chambre 309, Edifice St-Nicholas, Montréal REOANSEE ETA DROOL AME CAREC OCS ic oat EEE a U- E bonne 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Si un écolier manifeste des dispositions pour les carrières industrielles ci-après nommées : le travail des métaux (ajustage, mécanique, fonderie, forge, soudure), l'électricité, le travail du bois (menuiserie, charpente, modelage, ébénisterie), le dessin industriel, les mathématiques, les sciences (chimie, physique); donnez-lui une bonne formation primaire jusqu\u2019à la 8° année inclusivement.Par la suite, et sans tarder, dirigez-le vers l'ECOLE TECHNIQUE de QUEBEC PHILIPPE METHE, I.C.Directeur 185, BOULEVARD LANGELIER TEL.2-6864 L'Ecole Technique de Québec offre aux industriels des ouvriers et des techniciens QUALIFIES, susceptibles de devenir contremaîtres ou chefs d'ateliers.Nos jeunes diplômés s'adaptent rapidement aux exigences de l'industrie moderne.EE EEE Industriels! Le personnel d'élite et la main-d'œuvre experte, vous les trouverez en vous adres- sant a la Commission de Placement de la Corporation des Techniciens de la Province de Québec.Manufacturers! Picked personnel and skilled labour, may be obtained by applying to the Employment Bureau of the Corporation of Technicians of the Province of Quebec.Er + 18 I 8 S'adresser à : Apply to : RAYMOND ROBIC, propagandiste général 1260, rue Université, Montréal, P.Q., Tél : LAncaster 3903.ou a: or to: CHARLES BROSSEAU, propagandiste du chapitre de Montréal, 725, rue Beatty, Verdun, P.Q., Téléphone Fltzroy 4601.ALBERT-V.DUMAS, propagandiste du chapitre de Québec, 68, avenue Brown, Québec, P.Q.« L'intérêt de la province et du Canada tout entier exige que nous atiiane |'at ELZEAR-N.GOUGEON, propagandiste du cha- tention ¢ nos cnels en- pitre de Hull, 140-A, rue Laurier, Hull, P.Q.treprises sur les services précieux que peuvent leur ren- JOSAPHAT ALAIN, propagandiste du chapitre dre les diplômés de nos technique des Trois-Rivières.écoles techniques ou profes- \u2018 sionnelles.» GASTON FRANCOEUR, propagandiste du cha- ALBINY PAQUETTE, pitre de papeterie des Trois-Rivières, Ecole Tech- ; Secrétaire de la province.nique et de Papeterie, Trois-Rivières, PQ.De DOOO UP A a Se ie dt ee pg ee ea ee MINISTÈRE DU SECRÉTARIAT DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L'enseignement des Beau x-Arts L'enseignement des Beaux-Arts est l'un des plus importants qui se donnent dans la province de Québec.On ne saurait en surestimer la valeur pour le progrès de notre peuple.Développer le goût du beau parmi la population et en même temps former des artistes qui fassent honneur au pays, c'est le double objet que s'est proposé l'Etat, par la fondation des Ecoles des Beaux-Arts.Déjà, les bons effets de leur enseignement se font sentir en tous les domaines de l\u2019activité sociale.Sans négliger, à toutes fins pratiques, l'architecture ou le dessin publicitaire, la.direction des écoles provinciales apporte un soin particulier à la forme- - tion artistique des élèves, par la peinture, par la sculpture et par les arts décoratifs.Chaque école \u201cdoit être moins une institution d'enseignement su- .périeur qu\u2019un foyer de haute culture.L'avenir de notre peuple est lié au sort de son élite, et à celle-ci, pour qu'elle se prépare à son rôle, l'enseignement des Beaux-Arts est essentiel.HON.ALBINY PAQUETTE JEAN BRUCHÉSI » Ministre Sous-Ministre LE RÔLE DE L\u2019ELECTRICITE DANS L'INDUSTRIE Il y avait dans la Province de Québec, quand la Shawinigan Water & Power Company a débuté, à peu près 4,800 établissements manufacturiers\u2014 aujourd\u2019hui il y en a près de 8,000.Les capitaux engagés dans ces établissements étaient alors de $142,000,000, et aujourd\u2019hui ils se chiffrent à plus de $1,600,000,000.Les employés étaient au nombre de 110,000 et ils sont maintenant 190,000.Les salaires ont passé de $36,000,000 a $173,000,- 000 et la valeur des.produits manufacturés de $158,000,000 à $821,000,000.Le\u201ccapital de la Shawinigan Water & Power Company qui s\u2019élève à environ cent quatre-vingt millions de dollars, est supérieur de trente-cinq millions de dollars au total de tous les capitaux engagés dans les établissements manufacturiers qui existaient dans la Province de Québec au Depuis l\u2019origine de la Shawinigan Water & Power Company, les placements industriels ont sextuplé dans l\u2019ensemble du Canada, tandis qu\u2019ils sont devenus onze fois plus élevés dans la Province de Québec.L\u2019embauchage industriel a augmenté de trente pour cent dans l\u2019ensemble du Dominion, et de plus de soixante-dix pour cent dans cette province.L'influence de la Shawinigan Water & Power Company sur l\u2019accélération du développement industriel dans la Province de Québec, par comparaison à l\u2019ensemble du pays tout entier, ne fait aucun doute.les capitaux dans de plus nombreuses et plus importantes entreprises, donné de l\u2019ouvrage à un plus grand nombre d\u2019employés, et fait de la Province de Québec un grand centre industriel\u2014 la plus grande source d\u2019amiante et de pulpe et de papier du monde entier.Elle a fait de la Vallée du Saint-Maurice le centre chimique du Canada, le plus grand centre du Dominion pour la production de pâte à journal, de carbure de calcium, d\u2019acide acétique, d\u2019acier inoxydable, de cellophane et de peroxyde d'hydrogène.La Vallée du Saint- Maurice occupe la deuxième place dans la production de l\u2019aluminium au Canada et joue un rôle important dans la manufacture de cotonnades, soieries, chaussures, chemises, sacs de papier et moulages en fer et en acier.Le nombre des ouvriers a plus que quadruplé depuis 1900, et le montant de leurs salaires est douze fois plus élevé qu\u2019il n\u2019était alors.La nature a produit une mer- - veilleuse riviére, et des hommes doués d\u2019initiative, L\u2019application de l\u2019électricité à l\u2019industrie, qui de courage, de patience et d\u2019ingéniosité ont rendu est en grande partie l\u2019œuvre de notre siècle, a les ressources de cette \u2018yière utilisables pour le - révolutionné la production, permis une plus plus grand bien de I'hwnanité en général et des * grande utilisation des ressources naturelles, attiré citoyens de cette province en particulier.début de ce siécle.Depuis les premiers jours de son existence au début de ce siècle, la Shawinigan Water & Power Company a toujours adhéré au programme de tenir en réserve une provision d'électricité plus que suffisante pour tous besoins industriels.Grâce à ces mesures de prévoyance et au nombre d\u2019industries que la Compagnie a réussi à attirer dans le territoire qu\u2019elle dessert, nous avons dans la Province de Québec une des plus grandes entreprises électriques du monde, appartenant à 17,600 actionnaires, dont près de 68%, sont canadiens et plus de la moitié habitent dans la Province de Québec.Aucune compagnie n\u2019a jamais accompli de pareils progrès, et il est impossible de trouver ailleurs un service électrique mieux adapté aux besoins de l\u2019industrie et à des taux plus raisonnables que ceux de la Shawinigan Water & Power Company.SHAWINIGAN OWE * SHAWINIGAN®S WATER &POWER.CO.CMontreat ~~~ Canada IER RAR) alee ga : a .tr "]
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