Technique : revue industrielle = industrial review, 1 janvier 1951, Janvier
[" L'électron dans le vide \u2019 Roger Boucher \"Television in Business L.M.Moore L'industrie française de l'automobile Jacques Boyer f The Panorama of Telephone Progress Le contrôle des moteurs à courant continu Jean-Paul Malbeuf Projet de construction Vol.XXVI No 1 MONTRÉAL Janvier \u2014 January 1951 Photo: Bell Telephone Co.of Canada 25¢ TELEPHONE OF YESTERDAY (See article page 25) TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE J TES INDUSTRIAL REVIEW a publication of ; .Technical Education .; of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH EDOUARD MONTPETIT DIRECTEURS \u2014DIRECTORS ee mid Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies LOUIS LARIN Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School PHILIPPE METHE Ecole Technique de Québec Quebec Technical School JOSAPHAT ALAIN Ecole Technique des Trois-Riviéres Trois-Riviéres Technical School MARIE-LOUISE CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, C.N.CRUTCHFIELD Institut Technique de Shawinigan Shawinigan Technical Institute ANDRÉ LANDRY Ecoles d\u2019Arts et Métiers Arts and Craîts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par Correspondance Correspondence Courses Rimouski Editeur Publisher PAUL DUBUC Secrétaire de Editorial la, rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL ABONNEMENT Canada Etranger BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 $2.00 $2.50 Canada .Foreign countries SUBSCRIPTION L'IMPRIMERIE DE LAMIRANDE, 2425 RUE HOLT, MONTREAL, (36) A tra tai cat REVUE INDUSTRIELLE INDUSTRIAL IE SRV 7 rm JANVIER - JANUARY VOL.XXVI 1951 No 1 Sommaire * C ontents 4 Photo de couverture 3 L'industrie française de l\u2019automobile 1950 Jacques Boyer Cover Photograph en 1 y iE 11 Television in Business LM.Moore FE 13 Thomas Baillairgé, l\u2019architecte Gérard Morisset ° 22 The Top TV Antenna John Curtiss i , 23 Gustave-Robert Kirchhoff F l\u2019analyse spectrale Louis Bourgoin E 25 The Panorama of Telephone Progress 31 L\u2019A.B.C.de la cartographie Ludger Beauregard 37 L\u2019électron dans le vide et le 8 probléme du voltage Roger Boucher ; 43 Your Slips are Showing W.W.Werry ; 49 Le contrôle des moteurs a A courant continu Jean-Paul Malbeuf 55 Les caractères d\u2019imprimerie Our Cover photograph p shows a telephone desk set 61 Product Design Competition like the one used by .Alexander Graham Bell in 63 La ligue de hockey des Ecoles .Le ; de l\u2019Enseignement spécialisé Conrad Bastien making the first telephone call from New York to Chi- 69 Gaine et costume de marionnettes Gérard Le Testut cago in 1892.° Publié dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue \u201c scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer la Notre photo de couver- provenance et après en avoir obtenu l\u2019autorisation de .TECHNIQUE.\u2014 Autorisée comme envoi postal de 2° classe, ture montre un appareil LA J .ministére des postes, Ottawa.téléphonique semblable à \u2018 celui dont s\u2019est servi Alex- * 1 ander Graham Bell pour loger le premier appel in- With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingual .scientific review published in Canada.Authors are respon- terurbain entre New-York sible for the ideas expressed in their articles which may be et Chicago, en 1892.reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as 2nd class mail, Post Office Department, Ottawa. it MARION & MARION z 3 Zz A A IZ @ EC EE Lo A Lf FONDEE EN [892 7 - y: __ 9° PE RK A = CE mm jm £7 ÉA I; ji ÊT = Si il EE I 1 wl Lg ES * ON D A = 4 EA E ï § bit Janis ce otre rayon des sil NN cR ji : | i À is Ve oO \u20ac\u201d RQ outi ge Qu NE pR mi oS o\\ | LÉ 3 i, » ons Xo > QUIPMENT \" KE N R À 9 Em! sas + | JE a hy 2 orl LX > Po Ll ; ] \u201c7 yy i vo oh 7 i 7 7 SRG 2 % 5 3 3 i = | 7% vs % Fe ce je TEE i 2: % oh = 4 5 A od | sa SS a 2 À = AS = | a H a : = = A .aa In Canada\u2019sindustries are thousands of sturdy, dependable G-E motors driving equipment of every kind, economically and efficiently.: SS CGE-945 æ CO ANY CANADIAN HR LYELEC LIMITED M Ri \u2018HEAD OFFICE ORONTO, CANADA Gi -\u2014 14 | __2 À TECHNIQUE, Janvier 1951 LE 37e SALON DE PARIS L'INDUSTRIE FRANÇAISE DE L'AUTOMOBILE EN 1950 par JACQUES BOYER JOURNALISTE SCIENTIFIQUE S ELON une enquéte récemment instituée dans 147 pays 62.500.000 automobiles circulent aujourd\u2019hui a travers le mone dont 43.430.000 véhicules touristiques ou industriels aux Etats-Unis seulement.D\u2019autre part, la Grande-Bretagne en compte 3 millions, la France 2.300.000 et le Canada 2.195.000.\u2018L'Australie en a 1.150.- 000, l\u2019Allemagne Occidentale 668.000, l\u2019Afrique Australe 519.000, l\u2019Italie 470.000, le Brésil 368.000, l\u2019Argentine et la Belgique 360.000 environ, la Suède 278.000.Les autres nations en possèdent chacune quelques dizaines de mille seulement.Ces chiffres démontrent que l\u2019industrie automobile s\u2019est prodigieusement développée, surtout en Amérique, au cours des dernières années.Elle naquit pourtant en France voilà plus d\u2019un demi-siècle.Sans remonter au « fardier à vapeur » du mécanicien français Cugnot, qui équipa, en 1769, la première voiture automotrice, notre pays peut s\u2019enorgueillir de ses pionniers dans ce domaine.Delamare-Bouteville, Forest, de Dion-Bouton, Peugeot, Bollée, Darracq et Renault entre autres.Ces techniciens éminents inventèrent, dès 1901, les organes essentiels de l\u2019automobile moderne.De leurs ateliers sortirent, peu à peu, de nombreux modèles de voitures qui roulaient déjà avec une certaine vitesse dans bien des contrées, alors que i I et \\ FE RAT oN 3H f pe R g Bl.Ee it i gil 1 u iH a Le « fardier à vapeur » construit par le mécanicien français Cugnot et qui fut la première voiture automotrice (1769) que le Conservatoire des Arts et Métiers de Paris conserve dans ses collections les constructeurs des Etats-Unis cherchaient encore leur voie, ne songeant qu\u2019à imiter ou à perfectionner les nouvelles machines françaises, Aujourd\u2019hui, sans égaler les puissantes firmes américaines qui employaient 978.000 personnes dans de colossales usines, en 1948, l\u2019industrie automobile joue, néanmoins, un rôle considérable dans l\u2019économie Française, tant par le nombre d\u2019ouvriers qu\u2019elle emploie que par les corps de métiers travaillant directement ou indirectement pour elle.Au cours de 1949, en effet, les constructeurs français ont produit 286.000 automobiles de promenade et industrielles, Dans le premier semestre de 1950, ils en ont fabriqué 168.276.Les établissements Renault ou Citroën de la région parisienne, par exemple, s'étendent sur un respectable périmètre, ont une organisation méthodique de « travail à la chaîne » et un outillage très perfectionné qui ne le cède en rien à celui de leurs concurrents d\u2019Amérique ou du Canada.Nos fabricants d\u2019automobiles ont, dans leur ensemble, augmenté leurs exportations et disposent, en outre, d\u2019un marché intérieur loin d\u2019être encore saturé.Ils fabriquent surtout des voitures de tourisme légères et d\u2019un prix accessible à la clientèle modeste.Les délais de livraison des véhicules français de série oscillent entre 4 et 18 mois.Après avoir connu un certain marasme l\u2019année passée, la fabrication des camions lourds reprend, mais, vu l\u2019état des finances des particuliers, l\u2019automobile de grand luxe paraît actuellement menacée et la plupart des Français manquent de devises pour acheter des marques étrangères.Ces considérations économiques expliquent qu\u2019au 37° Salon de Paris, on ne vit pas beaucoup de nouveautés mécaniques, mais des modèles datant de l\u2019après-guerre et identiques dans leurs grandes lignes, avec seulement certaines améliorations dans la conduite ou le confort.La construction française travaille cependant à plein rendement, principalement dans les véhicules de grande série (Renault, Citroën, Peugeot, Simca, Ford et Panhard).Voici quelques chiffres, afin de montrer la cadence accélérée de ces firmes importantes.\u2018 Production du ler semestre 1950 des voitures particulières de grande série comparée à la même période de 1949 1949 1950 Régie Renault 30.501 39.351 Citroën 23.890 31.747 Peugeot 13.218 22.565 Simca 10.054 13.823 Panhard 2.114 4.238 January 1951, TECHNIQUE ps de ct \u201d Ne Vue aérienne des grandes usines de la « Régie Nationale Renault » à Billancourt, près de Paris Caractères techniques généraux des automobiles exposées D\u2019une façon générale, dans toutes ces voitures on utilise toujours le moteur à piston, car, malgré de prometteurs essais et d\u2019originales réalisations, la turbine à gaz ne l\u2019a pas encore pratiquement supplanté.On recherche donc à mieux utiliser la puissance des moteurs-Dans ce but, on commence par s'attaquer aux pertes dans la transmission de l\u2019énergie, pertes qu\u2019on réduit en diminuant les frottements par l\u2019emploi généralisé des roulements à billes, à rouleaux et à aiguilles.D'autre part, comme le barbotage des engrenages d\u2019une boîte de vitesses intermédiaires absorbe inutilement 3% de la puissance, divers constructeurs ont exposé au Salon des modèles de voitures ayant des boîtes à carter sec dans lesquelles l\u2019huile remonte par pompe d\u2019un réservoir inférieur aux conduits internes des arbres et des paliers.Ensuite, des expériences ayant montré qu\u2019il était avantageux de maintenir sur route un régime d\u2019emploi sans variations notables, la Traction avant Citroën 11 CV sera munie dorénavant d\u2019une transmission à 4 vitesses au lieu de 3, tandis qu\u2019on voit des transmissions à 10 et 12 vitesses sur de lourds camions.En troisième lieu, divers carrossiers se sont efforcés de réaliser des formes susceptibles de diminuer la résistance de l\u2019air, facteur non négligeable aux vitesses actuelles de marche.Les moteurs développant plus de 30 ch.sont presque tous à soupapes en tête.Mais au Salon, la disposition à cylindres opposés et le refroidissement à air se rencontrent aussi dans la « Dyna » Panhard.Dans l\u2019ensemble, la technique des moteurs tend à se stabiliser.Le groupement classique, moteur avant, essieu arrière, demeure le plus employé.Toutefois, deux autres modes de placement d\u2019organes se disputent la faveur des novateurs français: le groupement «Grégoire», traction avant dans la Citroën 2 CV, 11 CV, et 15 CV, ou encore la « Dyna » Panhard, et le « Groupement Renault » tout à l\u2019arrière.Les moteurs à soupapes latérales 4 ou 6 cylindres, s\u2019utilisent dans les modèles courants.Les moteurs TECHNIQUE, Janvier 1951 dits « culbutés» équipent surtout les automobiles de luxe ou de sport.L\u2019embrayage à un seul disque s\u2019universalise également.Les carrosseries monocoques et les châssis rigides s'imposent comme la carcasse en alliage léger, les types profilés à grand volume intérieur et sans ailes.Les carrossiers français ont su mettre à profit les perfectionnements de la fabrication des tôles d\u2019acier, les progrès des méthodes de mise en forme par emboutissage et les facilités que leur offraient les procédés modernes de soudure électrique.Grâce à toutes ces nouveautés techniques, ils ont pu matérialiser leurs conceptions en habillant de solides châssis d\u2019une façon artistique, en augmentant le confort intérieur des voitures et en réduisant leur poids.Presque toutes ces automobiles, d\u2019un élégant profil, comportent des roues avant indépendantes des freins et des amortisseurs Le Berline « Dyna par la rind hydrauliques, ainsi que des pneumatiques Panhard extra-larges.Enfin, maintenant, de très nombreux clients réclament des véhicules décapotables ou pourvus de toits ouvrants, comme la 203 Peugeot, la Simca 8 Sport, le « Pick-up 85 », tout-indiqué pour les exploitations d\u2019outre-mer, la « Dyna » Pan- hard et le confortable cabriolet « Vedette » à 4 ou 5 places qu\u2019offrent, depuis quelques mois, sur le marché, les modernes usines Ford, de Poissy.Caractéristiques particulières des principales automobiles de grande série La dernière née de chez Citroën, la 2 CV, fut présentée en 1948, mais la célèbre firme ne la produit en grande série que depuis cette année.C\u2019est une voiture populaire sortant à la cadence de 30 par jour et, vu son succès commercial, l\u2019usine du Quai de Javel devrait en fabriquer au moins 10 à 12 fois plus pour satisfaire sa clientèle.Pourvue d\u2019un moteur 2 cylindres 4 temps, capable de développer au maximum 7 à 8 CV, elle peut transporter 4 personnes et 50 Kgs de bagages.La «Vedette 50 » construite par la société Ford, à l\u2019usine de Poissy (Seine et Oise).Cabriolet décapotable, 4 ou 5 places, 172 CV et 8 cylindres 6 January 1951, TECHNIQUE 1 Tg Marchant a une vit tesse de 60 Kilométres \u2018 a l\u2019heure au maximum 2, sur une route facile, et te, en palier, sa consom- a mation ne dépasse gué- te re 4 a 5 litres aux 100.ig Au 37¢ Salon, Citroén aby présentait encore, in- tl dépendamment de ses fe autres modèles connus co de 11 et 15 CV, 6 cy- C0 lindres, une fourgon- A nette en tôle ondulée dis , Als i montée sur un chassis 2 CV et d\u2019une conte- 5 nance utile de 250 La Simca 8-1200, peut filer à 135 kilomètres à l\u2019heure hi Kilos.7 né La Régie Nationale Renault, qui célébrait récemment la sortie de sa 150.000° \u2018us auto 4 CV, en exposait de nouveaux types légèrement modifiés.On a ramené la cylin- Le drée à 748cmc pour des raisons d\u2019ordre technique.Cette transformation de l\u2019alésage a ne diminue pas, du reste, la puissance du moteur des diverses 4 CV (modèle normal, Les modèle de luxe, modèle grand luxe, toit ouvrant, décapotable, berline commerciale, An 200 Kgs).a Outre cette automobile, la Régie Nationale Renault exposait des voitures nou- les velles dont elle a baptisé la série du nom de Colorale (association des deux premieres et des deux derniéres syllabes des mots « Coloniale » et « Rurale »).Elle voulait indiquer ainsi que ses ingénieurs avaient su créer de véritables « outils de travail » a destination des exploitations coloniales ou rurales.Cette série comprend 6 modèles.La « Prairie » de 6-7 places transformable aisément en véhicule campagnard i avec l\u2019adjonction d\u2019une remorque de 1000 Kgs.on La « Savane » pour les régions tropicales.Le « Taxi 85» a 6-7 places spécialement agencé pour son usage.bs La « Fourgonnette » 800 Kgs pour livraisons rapides.\u2026 Le « Pick-up 85 » tenant à la fois du plateau et de la benne pour le transport de marchandises en vrac; cette robuste camionnette, a trouvé d\u2019intéressantes applications en Algérie ou ailleurs.q Le « châssis cabine 85 » offrant de larges possibilités pour recevoir des carros- y series spéciales susceptibles de donner toute satisfaction à certaines catégories d\u2019usa- \u2018 gers.! Notons, pour attester la valeur pratique des « Colorales », que 350.000 d\u2019entre elles ont déjà été vendues en France ou à l\u2019étranger.En 1951, la Régie Renault espère en fabriquer à la cadence de 20 à 150 par \u2018jour pour l\u2019ensemble des 6 modèles de la série.La « Dyna », dont la firme Panhard construit maintenant 2 types (la 110, 3 CV, moteur 610 cmc, et la 220, 4 CV, moteur 745 cmc) : se distingue par son élégante conception, son maniement silencieux et surtout par ses dispositifs mécaniques rationnels.Les classiques ressorts des soupapes de son moteur y sont remplacés par j de solides barres de rappel.Son vilebrequin et ses bielles ont des roulements à rou- qi TECHNIQUE, Janvier 1951 FREE NN EAN CET NN Ca Bite he 0 SHRI 25 HE +i HE in RRA 27 Ps leaux d\u2019un impeccable fonctionnement qui ont valu à la « Dyna » d\u2019enviables victoires sportives en 1950 (Rallye de Monte-Carlo, celui de Suède, le Bol d\u2019Or, les 24 heures du Mans, les 12 heures de Paris et le Rallye des Alpes).La société Ford exposait dans son stand les diverses carrosseries de sa «Vedette 50 »: conduite intérieure, coupé 3 places, coupé 5 places.Cette voiture est une 12 CV 8 cylindres en V, réalisée selon la technique américaine, mais la cylindrée modérée de ce type de voiture, entièrement construite dans l\u2019usine de Poissy (Seine-et-Oise), correspond aux besoins des automobilistes français.Elle pèse 1200 Kgs, sa vitesse peut atteindre plus de 130 kilomètres à l\u2019heure et elle consomme seulement 12 litres aux 100.La S.A.F.a également présenté un châssis nu et carrossé de différentes manières, son camion 5 T.à huile lourde « Cargo ».Ce véhicule n\u2019a qu\u2019un poids mort très faible pour son tonnage et permet des transports mi-lourds à grande vitesse.Equipé du moteur « Herculès » 6 cylindres Diésel, il consomme à peine 18 litres de gaz-oil aux 100 kilomètres et peut transporter 5'T.à des vitesses moyennes assez élevées.Muni d\u2019un pont à 2 vitesses donnant 8 combinaisons utilisables, le « Cargo » permet de transporter sur routes toutes sortes de marchandises.Sa marche silencieuse, sans vibration et sans fumée, facilite la besogne de son conducteur confortablement installé dans sa cabine.La berline Peugeot, 4 places, 4 portes et toit découvrable On voyait encore au Stand Ford, son « Remorqueur ».C\u2019est un tracteur équipé du même moteur Herculès et capable de tirer une semi-remorque de 10 tonnes.Ce dispositif assure la rotation des tracteurs moteurs sans interruption pendant les opérations de chargement ou de déchargements.La «Mercédés 1700 » constitue également une nouveauté technique intéressante présentée au Salon.Elle pèse à peine 1200 Kgs en ordre de marche.Son moteur Diesel à 4 cylindres lui permet d\u2019atteindre la vitesse de 116 Kilomètres heure.Les 13 CV 4 cylindres et les 20 CV 6 cylindres Hotchkiss ont reçu d\u2019utiles perfectionnements mécaniques: suspension \u2018Grégoire à flexibilité variable, boîtier de direction à vis et galet, rapport de compression plus élevé.Avec sa carrosserie dite « Anjou », cette voiture offre des lignes générales plus esthétiques et son pare-brise en V contribue à lui donner une forme d\u2019un aéro-dynamisme plus parfait que les an- January 1951, TECHNIQUE dl fi hi ciens modèles.La Berline ly Hotchkiss-Grégoire, a 4 glaces, figurant au Salon de 1950, pos- Fol, sède un moteur de 2 litres 200.Ly La Simca 8-1200, se caracté- te rise par sa souplesse de condui- lig, te, son excellente tenue de rou- Ve te en marche rapide et surtout ling par son nouveau changement Sm.de vitesse a rotule disposé sous Mort le volant.La synchronisation .de la deuxième, de la troisième Bi et de la quatrième vitesse, per- ts met à l\u2019automobiliste de monter L ; bâchée P qui se 3 ou de descendre rapidement a camionnette que 350 Kge qui ne pe rt toutes les gammes de vitesses, ™ sans bruit et sans effort.Sa soeur, la Simca 8 Sport est revêtue d\u2019une carrosserie dont de récents concours d\u2019élégance ont consacré la charmante silhouette.Son moteur d\u2019une cylindrée de 1221 emc a une puissance au frein de 50 CV avec un rapport volumétrique de 7,8.Avec une consommation ne dépassant pas 10 litres au kilomètre, il peut marcher à 135 kilomètres à l'heure, tout en conservant une marge de sécurité suffisante.Terminons notre courte visite aux stands de grande série par les voitures Peugeot de renommée mondiale.Sa voiture 203, (dont la 50.000 sortit en juin 1950), est le type devenu classique de la voiture française de moyenne puissance.Dans ses importantes usines de Sochaux (Doubs), la Société en fabrique maintenant plus de 300 par jour.Ces autos soutiennent brillamment la concurrence avec les modèles étrangers similaires.La gamme des 203 Peugeot comporte les modèles suivants: Les Berlines 4 places, 4 portes, toit ouvrant et découvrable.La célèbre « Familiale » 6 places face route, 4 portes et grande porte arrière.La « Commerciale », 600 Kgs, 203 U (4 portes, 4 places et un large emplacement à l\u2019arrière).La Camionnette bâchée, 850 Kgs.Les Fourgons tôlés, 600, 800, 1400 Kgs.i Le plateau cabine 203 U.£ Leur moteur qui développe 42 CV, consomme 205 grammes au CV-Heure, ce æ qui se traduit par une dépense d\u2019environ 7 à 9 litres à 70-80 kilomètres H.de moyenne horaire.Dans le type « Super-Carré », l\u2019alésage étant supérieur à la course, l\u2019embiel- 8 lage, en conséquence, plus trapu, accroît la résistance mécanique et en en assurant - un meilleur équilibrage réduit l\u2019inertie.Signalons, en outre, parmi les autres perfectionnements avantageux qu\u2019il possède: la boîte à 4 vitesses, son excellente suspension et son freinage compensé qui lui assurent une parfaite tenue routière.; Le brillant succès que la 203 a remporté récemment dans la dure épreuve » Liège-Rome-Liège, confirme sa valeur technique.Enfin, la firme Peugeot ne cesse ; d'apporter des améliorations de détail à la voiture sur laquelle se trouve uniquement ; concentré son énorme potentiel industriel.Dans le modèle 1950, on a modifié l\u2019amé- i TECHNIQUE, Janvier 1951 9 nagement intérieur et les accoudoirs de la banquette arrière, ce qui permet, à présent, de loger 3 passagers de front dans cette automobile populaire, pratique, confortable et d\u2019un prix modique.Conclusions Malgré la réputation justifiée de leurs constructeurs, les voitures de luxe se trouvent actuellement handicapées par la politique économique mondiale.Aussi, au Salon de \u2018Paris, on ne rencontrait guère de nouvelles créations dans ce genre.Pourtant les Delage, les Delahaye, les Salmson, ou les Talbot assurèrent jadis à l'étranger le renom de notre industrie automobile.Mais, hélas, autour de leurs stands d\u2019hier, on voyait bien des visiteurs qui admiraient les belles carrosseries, mais très peu d\u2019amateurs à la bourse assez bien garnie pour acheter ces superbes voitures valant au moins un million chacune.Quant aux somptueuses berlines décapotables de la General Motors des Etats-Unis, aux créations anglaises de grand luxe de Rolls-Royce, aux touristes à Diésel de Mercédès, au cabriolet-sport de Fiat (7 chevaux 180 kilomètres à l\u2019heure) qui coûte environ 5.000 dollars, et aux autres véhicules de luxe, ils sont inaccessibles à la plupart de nos compatriotes.En résumé, le 37° Salon de l\u2019Automobile, qu\u2019on a surnommé le « Salon du demi-siècle » se caractérise par des créations méthodiques, qui visent surtout à l\u2019économie imposée par les circonstances actuelles, par des perfectionnements de détails, par un fignolage utile mais sans luxe et non par des révolutions mécaniques sensationnelles.Cependant, malgré le marasme général des affaires, les constructeurs français se déclarent satisfaits, car les exportations tendent à s\u2019accroître et les demandes de la clientèle s\u2019avèrent supérieures aux offres pour toutes les voitures fabriquées en grande série.Par contre, les ventes de véhicules de luxe semblent décliner, bien que les acheteurs étrangers de la zone du dollar et de la livre sterling soient venus en assez grand nombre à Paris, Malheureusement l\u2019office des changes n\u2019autorise les possesseurs de comptes E.F.A.C., qu\u2019à utiliser librement 20% de leurs disponibilités en devises.Toutefois, les Français « malins » peuvent se procurer une voiture étrangère en la payant en francs par le moyen suivant.Ils emportent la « bagnole » choisie, en Belgique! Mais les délais d\u2019une telle acquisition sont très longs et les barrières douanières se révèlent quasi infranchissables pour le commun des mortels! Sans compter le contingentement actuel, les autos étrangères paient, en effet, sur leur prix de tarif, 58,35% de taxes et de droits.Ainsi, de toutes façons, de tels achats sont coûteux.L\u2019administration française songe, en ce moment, à adoucir la rigueur de règlements si anti-économiques.On calculerait alors les contingents importables en tonnes et non plus en dollars, ce qui faciliterait les transactions sur notre marché.Enfin, si comme le note justement le Baron Petiet, Président de la Chambre Syndicale des Constructeurs d\u2019automobiles, l\u2019industrie française se trouvait délivrée des « maladresses du dirigisme », elle regagnerait vite le temps qu\u2019on lui a fait perdre et, vu sa perfection technique chaque jour plus marquée, elle pourrait à nouveau luter, à armes égales, contre la concurrence américaine et aussi contre les firmes allemandes qui, en dépit du manque de moyens financiers, se relèvent.Les usines d\u2019Outre-Rhin n\u2019ont-elles pas repris, en moins d\u2019un lustre, le troisième rang de la production européenne, en fabriquant 128.235 véhicules touristiques ou industriels dufant le premier semestre de 1950?10 January 1951, TECHNIQUE TELEVISION IN BUSINESS by L.M.MOORE U ERY often in the field of invention, offshoots of the invention first made become more important than the parent.It is possible that in some ways an offshoot of television may become in many ways, more important than the amusement value of television for the general public.There are, at present, several kinds of apparatus for doing the work of industrial and business projection of images from one place to another.These instruments consisting of a form of eye, a connecting cable, and a viewing screen, are coming out in several price ranges depending upon the clearness of the image desired, the distance to which the image is to be projected, and the general workmanship and ease of operation of the entire set.The range for the simpler sets, is about 500 feet, but this may be increased if the need for distance renders additional expense advisable.Some of the cheaper sets, where absolute clarity is not essential, have a limited number of lines in the viewing surface.The more expensive sets have approximately the same visual clarity of a good commercial television set.A few uses of these sets will show the possibilities at present, and it is likely that new uses will be discovered from day to day.In England, one of the large banks, which has several important branches at a distance, uses such an instrument so that the branches may verify signatures or securities held at Head Office.Where absolute verification is necessary, such a set may well save its cost in a short time.Another common use of such sets is to have the eye in an operating room, following the skilled hands of the surgeon as he performs a delicate operation.In an adjoining room, doctors or students may follow the operation without the common difficulty of having the operating surgeon block out their view at the crucial moment.The Canadian Government, through its research bodies, is working on the idea of using such a form of television for work on river or ocean beds instead of the commonly used diver.While there are limits attached to the use of such an instrument, there are many compensating advantages Unlike the diver, the danger of air stoppage, the danger of the bends, and the extreme cold do not effect the exploratory television eye.In factories and stores such sets may be used to keep certain operations or departments under constant observation.In other cases, instruments which must be checked regularly may be checked in a television screen instead of requiring someone to read them, on the spot.This use is particularly valuable where instruments and gauges are at inaccessible points.In particular, the use of television sets may TECHNIQUE, Janvier 1951 12 save more than time when they are used in experiments with explosives or experimental weapons.It is much pleasanter to have a mishap occur that will, destroy part of a television set than to have it occur where the blast will carry the observer several hundred feet in the air.It is likely that such sets will find a number of uses where radium or radiations are to be observed and the beholder wishes to be free from contamination.It is even possible that if we are driven underground during an atomic war, our means of vision will be some form of such a television set.It is unfortunate that Canada is not well provided with such sets at the moment, but it is likely that they will become more common during 1951 and will probably receive added interest when Toronto and Montreal have their projected television transmitting stations, It is also possible that such sets may be used in chemical and metallurgical plants where fumes, gases, or heat render proximity to certain operations extremely dangerous.Undoubtedly the use of such sets \u2014 which will probably cost between twenty- five hundred and ten thousand dollars \u2014 will not be common until they prove themselves to be money savers.But even if money is lost temporarily, by the use of such sets, there may well be an eventual saving by the protection of life and limb.One of the interesting sidelights on the use of such instruments is the possibility of using them in a secret service work.There will be some nice legal problems as to the use of such instruments for the discovery of crime or in spying operations, probably some of the same delicate problems that have come up already in connection with the use of recorded conversations.In sets that may be moved around freely, a use may be found for sales purposes.The eye may be placed in certain parts of a factory and the salesman view the operations of making their products in a quiet lecture room.In many cases, this ability to give explanations at some distance from the clang and noise of factory operations will prove very valuable.It is likely that there will be some competition in such cases with the present instructional films.There is the advantage of seeing operations that are going on at present and operations at the choice of the lecturer.There is, of course, the difficulty that looking at the operations in this manner does not give a permanent record of the operations.One merchandising suggestion is that such a set could be used in a store window without the continual need of changing the window dressing.This would give one of the desirable qualities of advertising, the ability to show many products in any order desired and for any length of time that may be advisable.It is likely that these sets will improve in somewhat the same ratio as the sets for public broadcast because many of the improvements in screens and cables will be reflected in these industrial instruments.January 1951, TECHNIQUE Per \u201c| THOMAS BAILLAIRGE lio, II Our L\u2019ARCHITECTE pro.ele par GÉRARD MORISSET DE LA SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA ely D ANS une chronique précédente!, j'ai fait connaître à grands traits les ih événements principaux de la vie de Thomas Baillairgé.Sans vouloir revenir sur ces événements, je tiens à rappeler à mes lecteurs les deux dates importantes de l\u2019existence de notre artiste: sa naissance à Québec en 1791 et sa mort en l\u2019année 1859.a Je voudrais aujourd\u2019hui étudier un peu son oeuvre d\u2019architecte; mais avant a d\u2019aborder mon sujet, il importe de jeter un coup d\u2019oeil sur l\u2019état de notre architec- i ture au début du XIX° siècle.fe Notre architecture religieuse, codifiée en quelque sorte par l\u2019abbé Pierre Cone- froy, curé de Boucherville, est extrêmement active entre les années 1800 et 1830: jetons sur elle une sorte de regard panoramique.1800, c\u2019est la date d\u2019érection de x l\u2019église de Lacadie (près Saint-Jean), la mieux conservée des églises de cette époque; 1801, c\u2019est l\u2019érection de l\u2019église de Boucherville, qui a été pendant longtemps l\u2019église- parangon de notre architecture; 1803, début des travaux à l\u2019église de Saint-Roch-de- l\u2019Achigan; 1804, construction de l\u2019ancienne église de la Rivière-du-Loup-en-Haut; 1806, pose de la première pierre de l\u2019église de Saint-André (Kamouraska) et reconstruction de l\u2019église de Saint-Michel (Bellechasse) ; 1808, érection de l\u2019ancienne église de Champlain.D\u2019année en année, on le voit, il est facile de suivre, à l\u2019aide de photographies et de dessins, les progrès de cette belle architecture \u2014 ou plutôt son évolution lente I et logique: 1811, construction de l\u2019ancienne église de Longueuil par l\u2019abbé Conefroy; 0 1812, facade de Berthier-en-Haut et église de Saint-Roch, a Québec; 1815, facades 3 nouvelles à Saint-Mathias et à Saint-Jean-Port-Joli; 1816, reconstruction de Verchè- res; 1817, construction de l\u2019église de la Présentation d\u2019après les plans de l\u2019abbé Bar- dy;.1823, Saint-Léon (Maskinongé) et Saint-Nicolas (Lévis); 1824, Montmagny; en 1828, construction de la chapelle Sainte-Anne, à Sainte-Marie-de-la-Beauce, d\u2019après les plans de l\u2019abbé Jérôme Demers.En 1830, Thomas Baillairgé construit sa première église, Lauzon, en utilisant le devis que l\u2019abbé Conefroy a rédigé entre 1795 et 1801 pour l\u2019érection de son église, Boucherville.On constate immédiatement l\u2019ascendance esthétique de Thomas Bail- lairgé.Et dans la suite de cette chronique, on aura l\u2019occasion de constater qu\u2019il a di (1) Cf.Technique, septembre 1949, pp.469-474.ju TECHNIQUE, Janvier 1951 ex rene ! A; tH 3 i 08 14 enrichi la tradition canadienne de son apport personnel \u2014 par exemple, la moulu- ration robuste de ses portails et de ses clochers \u2014 et qu\u2019il a contribué pour une grande part au maintien et à l\u2019évolution normale des principes esthétiques, si je puis dire, de Conefroy.* * * Cependant, l\u2019on ne peut pas dire de Thomas Baillairgé que seule la tradition l\u2019intéresse.En réalité, toutes les formes d\u2019art lui paraissent dignes d\u2019examen; toutes les solutions architecturales, qu\u2019elles concernent le plan par terre des églises ou leur élévation, méritent qu\u2019il s\u2019y arrête avec attention; toute évolution d\u2019un membre architectonique quelconque, ou d\u2019un groupe de formes, paraît être à ses yeux de l'architecture vivante, donc de la matière architecturale a assimiler.BECQUETS (Les) \u2014 Façade de l\u2019é- C\u2019est ainsi que pendant sa jeunesse \u2014- prise sata Pierce, élevée pts bas précisément vers sa douzième année \u2014, plans de Thomas BAILLAIRGE.un monument s\u2019élève à Québec qui jouera Cliché Inventaire des oeuvres d'art yp rôle important dans sa formation artistique; c\u2019est la cathédrale anglicane, dont les officiers Robb et Hall ont tracé les plans vers l\u2019année 1802 et dont l\u2019extérieur est entièrement terminé à l\u2019automne 1804.Tout le temps que durent les travaux de cet édifice, il est probable que le jeune Thomas prenne plaisir à se tenir sur le chantier et à se rendre compte du mécanisme compliqué de l\u2019art de construire.Au reste, à deux pas du chantier de la cathédrale anglicane, il y en a un autre que François Baillairgé, son père, dirige dès le printemps de l\u2019année 1803; c\u2019est le chantier du Palais de Justice.Quelques années plus tard, soit en 1808, le même François Baillairgé établit un chantier non loin de là; c\u2019est celui de la Prison de Québec, connue de nos jours sous le nom de Morrin College; cet édifice de la Prison, Thomas Baillairgé n\u2019en peut suivre assidûment les ouvrages, puisqu\u2019il est alors en apprentissage à l\u2019atelier du sculn- teur René Saint-James dit Beauvais, à Saint-Vincent-de-Paul.Mais en l\u2019année 1812, son père ouvre le chantier de la première église de Saint-Roch, à Québec, avec la collaboration de l\u2019abbé Conefroy; revenu à Québec depuis peu, le jeune homme \u2014 il a alors vingt ans \u2014 se rend toutes les semaines à ce nouveau chantier et s\u2019y familiarise avec les difficultés techniques de la construction.On possède peu de détails sur le séjour du jeune Baillairgé à Saint-Vincent- de-Paul.Mais il est permis de penser qu\u2019il utilise ses loisirs à visiter les églises de la région de Montréal, même à se rendre sur certains chantiers de construction.Les deux grandes constructions de l\u2019époque sont, à Montréal, le Palais de Justice et la Prison; le Palais de Justice \u2014 je parle de l\u2019ancien, bien entendu \u2014 est terminé depuis l\u2019automne 1804, mais la Prison, voisine du Palais, reste en chantier jusqu\u2019aux environs de 1810; le jeune Baillairgé a donc l\u2019occasion d\u2019en suivre les travaux et d\u2019en voir l\u2019achèvement.January 1951, TECHNIQUE it CRE IEA oe nee ea le ud APRs 33th i I ES Pour achever de faire connaitre les sources de la culture artistique de notre architecte, il convient de citer quelques autres monuments québecois qui ont été érigés a cette époque, ci qui plus ou moins ont fait école.Tel est le cas de la chapelle de la rue Dauphine, commencée en 1818; tel est le cas de la chapelle de l\u2019Hôtel- Dieu, dont les croisillons du transept, absidioles à trois pans, auront quelque influence sur le plan de l\u2019église de Deschambault; tel est le cas également non point des fortifications de Québec, mais de certains corps de logis de la Citadelle.On sait qu\u2019en l\u2019année 1816, le commandant des Ingénieurs royaux, Elias-Walker Durnford, est chargé par le gouvernement de Londres de reconstruire les fortifications de Québec et d\u2019y ériger une citadelle à la Vauban.N AL ° Comme tous les bâtisseurs de l\u2019époque, Tho- LAUZON \u2014 Clocher de labside mas Baillairgé s'intéresse vivement à cette construit en 1831 par François .co.ees Fournier d\u2019après les plans de a ntrepr g : ; : ° vaste entreprise de génie militaire; non pas Thomas BAILLAIRGE.tant aux ouvrages défensifs eux-mêmes qu\u2019aux Cliché Piventaire des oeuvres d'art casernes et aux corps de logis destinés à la garnison; sans doute n\u2019en peut-il suivre aisément la construction.car il s\u2019agit en somme de secrets militaires; mais il connaît la plupart des ouvrages cn cours de construction et il peut facilement se rendre compte du style de Durnford par les Magasins militaires que celui-ci a érigés en 1820 en bordure de in rue Champlain.Restent les livres.On sait que Thomas Bail- lairgé possédait dans sa bibliothèque les principaux traités d\u2019architecture en vo- DESCHAMBAULT \u2014 Façade de l\u2019église construite de 1835 à 1838 par Olivier Larue d\u2019après les plans de Thomas BAILLAIR- GE.Cliché J.-Wilfrid Michaud TECHNIQUE, Janvier 1951 Vo 3 © men aE 16 DESCHAMBAULT \u2014 Abside de l\u2019église construite par Olivier Larue d\u2019après les plans de Thomas BAILLAIRGE.Cliché Inventaire des oeuvres d\u2019urt gue au 'XIX° siècle; les ouvrages français l\u2019emportaient en nombre sur les autres; mais il avait fait l\u2019acquisition de quelques ouvrages anglais, tel celui de Gibbs.Ces livres illustrés \u2014 la plupart sont des recueils de planches gravées \u2014, on sent que Thomas Baillairgé les a étudiés avec beaucoup d\u2019attention et de constance; il les a analysés avec la ferveur qu\u2019on apporte aux formes qu\u2019on aime; il les a assimilés si complètement qu\u2019on chercherait en vain dans son architecture de ces emprunts mal déguisés qui trahissent leur origine; au contraire, tous les éléments qu\u2019il met en oeuvre sont habilement fondus en un style cohérent et logique, un style qui n\u2019a aucune prétention à l\u2019originalité et qui, néanmoins, est remarquable par la hardiesse et l\u2019élégance de ses solutions architecturales.De sorte que l\u2019art de Thomas Baillairgé est l\u2019aboutissement harmonieux des recherches, des solutions et des réussites de nos anciens maîtres d\u2019oeuvre.Ici le créateur de formes fait place au bâtisseur de goût.* La première oeuvre de notre architecte est l\u2019église de Saint-Joseph de la Pointe- Lévy; suivant la toponymie actuelle, c\u2019est l\u2019église de Lauzon.L\u2019entreprise date de l\u2019année 1830.A la vérité, l\u2019architecte de cette belle église est un être en trois personnes: Thomas Baillairgé tient le compas et le tire-ligne, c\u2019est entendu, et je n\u2019ai pas l\u2019intention de diminuer son rôle; mais le coadjuteur de Québec, monseigneur Signay, s\u2019intéresse tant à cette église \u2014 et il existe de nombreuses écritures de sa main qui en témoignent \u2014 qu\u2019il impose son point de vue sur presque tous les petits points litigieux; et au-dessus de ces deux personnages plane l\u2019ombre de l\u2019abbé Conefroy, ou DESCHAMBAULT \u2014 Eglise.Tribune du côté sud.Architecture de Thomas BAILLAIRGE.Sculpture d\u2019André PAQUET, 1841.1850.Cliché Inventaire des oeuvres d\u2019art January 1951, TECHNIQUE gi 100 lB (2) Ci.Technique septembre 1949, p.471.TECHNIQUE, Janvier 1951 plutôt l\u2019esprit du devis qu\u2019il a rédigé avec tant de soin en l\u2019année 1800 et qui, à Lau- zon, aboutit à un pur chef-doeuvre.Je n\u2019ai pas l\u2019intention de décrire ce monument, qui subit depuis quelques mois des transformations regrettables; heureusement la photographie conservera aux générations futures l\u2019aspect intégral de ce beau morceau d\u2019architecture.Je voudrais seulement insister sur la justesse de ses proportions, l\u2019aimable simplicité de ses formes et surtout sur l\u2019élan prodigieux de ses deux clochers.Le clocher à deux lanternes de la façade?l\u2019emporte évidemment sur l\u2019autre par l\u2019ampleur de son dessin et la majesté de son allure.Mais quand je regarde le tout petit clocher de l\u2019abside, je lui trouve une telle gentillesse dans les proportions, une telle pureté dans le galbe, une telle plénitude en chacun de ses éléments, que je suis tenté de lui accorder la palme \u2014 comme je le ferais d\u2019ailleurs pour le petit clocher absidal de l\u2019église de Saint-André (Kamouraska).A l\u2019église de Lauzon, ce n\u2019est peut-être pas Thomas Baillairgé qui a fourni les dessins du mobilier.Mais c\u2019est lui, assurément, qui en a inspiré le style et les détails sculpturaux à son disciple François Fournier.C\u2019est visible dans le dessin de la chaire et de son abat-voix, le tout en bois sculpté; c\u2019est plus visible encore dans la composition du banc d\u2019oeuvre, ce meuble a baldaquin qui rappelle de près le banc d\u2019oeuvre que Thomas Baillairgé a sculpté en 1832 pour l\u2019église de Lotbinière.Quant à la sculpture ornementale de la voûte et du sanctuaire, c\u2019est notre architecte qui en a dessiné l\u2019ordonnance générale, tout en laissant à Fran- ; .; ; DESCHAMBAULT \u2014 Eglise.Travée contiguë çois Fournier toute liberté dans au transept.Architecture de Thomas BAIL- l\u2019exécution des motifs ornemen- LARGE.Sculpture d\u2019André PAQUET Cliché Inventaire des oeuvres d\u2019art taux.* x * Ce sont les éléments du plan de Lauzon qu\u2019on retrouve dans d\u2019autres oeuvres de Thomas Baillairgé.A l\u2019ancienne église de Sainte-Croix, construite en 1836 et démolie en 1910, les dimensions sont un peu plus considérables, le chevet du sanctuaire est plat et la façade est encadrée de deux tours; mais le plan général de l\u2019édifice est identique.Il l\u2019est davantage à l\u2019église actuelle des Becquets (Saint-Pierre), commencée en 1838; j'y retrouve les croisillons spacieux du transept, l\u2019abside arrondie en anse de panier, le décor du style Louis XVI et, à la façade, le grand clocher à deux lanternes \u2014 ou plutôt le clocher à une seule lanterne octogonale posée sur une base carrée (le même genre de clocher existe à Saint-Pierre (île d\u2019Orléans) et à Saint-Pierre ré TE isi ERG è AN i aA a iN 18 de Montmagny) ; le décor sculpté des Becquets n\u2019est pas de la main de notre architecte, mais de l\u2019un de ses plus brillants disciples, Raphaël Giroux.Dans le temps même où Thomas Baillairgé construit l\u2019église des Becquets, il a sur le métier deux autres églises dont le plan ne comporte pas de transept; ce sont celles de Sainte-Luce (Rimouski) et de Saint-François-du-Lac; la première date de 1836, la seconde de 1839; à une grande nef rectangulaire est soudé, sans l\u2019intermé- SAINTE-LUCE (Rimouski) \u2014 Intérieur de l\u2019église.Architecture de Thomas BAILLAIRGE.Sculpture d\u2019André PAQUET, vers 1840.Le tableau au-dessus du maître- autel est d\u2019Antoine PLAMONDON.Cliché Inventaire des oeuvres d'art diaire d\u2019un transept, un sanctuaire \u2014 plat à Sainte-Luce, arrondi à Saint-François- du-Lac; la première de ces églises n\u2019a qu\u2019un clocher \u2014 qui n\u2019est d\u2019ailleurs point conforme au plan de notre architecte; la seconde comporte une façade à deux tours, l\u2019une des plus simples de Thomas Baillairgé.Le décor de Saint-François-du-Lac est du sculpteur Alexis Millette.Quant à celui de Sainte-Luce, il offre beaucoup de ressemblance avec les décors Louis XVI des églises de Charlesbourg, de Saint-Charles- sur-Rivière-Boyer, de Saint-Anselme, de Saint-Antoine-de-Tilly, de Lotbinière, de No- tre-Dame de Jacques-Cartier, à Québec, et de Notre-Dame de Lévis; cette constatation n\u2019a rien d'étonnant, puisque toutes ces églises ont été décorées par l\u2019excellent sculp- teur-ornemaniste André Paquet, ancien apprenti de Thomas Baillairgé, et par d\u2019autres disciples du maître.Thomas Baillairgé prodiguait ses conseils à ses élèves et leur fournissait modèles et gabarits.January 1951, TECHNIQUE RR IO ME PE PORT SCPI PO PSC IEP ch, Sat TECHNIQUE, Janvier 1951 A ce groupe d\u2019églises il convient de rattacher - Pancienne église de la Baie-du-Febvre-\u2014 elle a disparu en l\u2019année 1898, mais nous la connaissons bien par la photographie \u2014, l\u2019ancienne église de Loretteville, que Thomas Baillairgé a agrandie en 1836 et dont 1l reste une gravure, et l\u2019église actuelle de Saint-Jean-Chrysostome (Lévis), que Thomas Fournier a quelque peu abîmée pendant sa construction.Les deux premières églises n\u2019étaient pas des oeuvres intégrales de Baillairgé, puisqu\u2019il s\u2019agissait de reconstructions.* * * J'ai noté au début de cette chronique qu\u2019i: existe un monument québecois qui a exerc une influence profonde sur notre architecture religieuse, la cathédrale anglicane.QUEBEC \u2014 Notre-Dame.Façade Cette influence est nettement perceptible de la cathédrale, construite en i ; : 1844 d\u2018après les plans de Thomas dans trois oeuvres importantes de notre archi BAILLAIRCE tecte: l\u2019église Saint-Patrice, à Québec (1831; et l\u2019église de Sainte-Geneviève de Pierrefonds (1844).Elles ont ceci de particulier, tout comme la cathédrale anglicane, d\u2019être divisées en trois nels et de comporter deux étages (les tribunes de Pierrefonds n\u2019ont pas été construites, il est vrai, mais elles étaient prévues dans les plans primitifs) ; de plus elles possèdent quelques traits communs \u2014 tels leurs clochers \u2014, dont le dessin el Ja mouluration proviennent de ce monument de style classique anglais.Il serait fastidieux de décrire ces trois édifices; au reste, les images ici reproduites parlent suffisamment par elles-mêmes.Pour faire saisir l\u2019influence qu\u2019a subie notre architecte, il suffit d'écrire quelques mots de la plus parfaite de ces églises, celle de Descham- bault.Cliché Livernois, avant 1920 Bien qu'elle porte la date de 1837, cette église a été commencée en 1834 et la bénédiction de la pierre angulaire a eu lieu le 7 juillet de l\u2019année suivante.Le maître- maçon, un nommé Larue, pousse activement les travaux.Dès l\u2019année 1840, l\u2019extérieur est terminé.L'année suivante, le sculpteur André Paquet s\u2019engage à sculpter tous les ornements de l\u2019intérieur, y compris la chaire et le banc d\u2019oeuvre; il y travaille pendant plus de dix ans.Tout comme la cathédrale anglicane de Québec, c\u2019est une église à trois nefs, coupée par des croisillons à trois pans; les nefs latérales ont deux étages; à la façade, il y a deux tours surmontées de clochers, dont certains détails de galbe et de moulura- tion rappellent le clocher de Robb et de Hall.Toute cette architecture est parfaitement logique; ainsi les deux étages des nefs latérales sont accusés à l\u2019extérieur par deux rangées de fenêtres; même chose dans les croisillons.À l\u2019intérieur, on ne saurait imaginer une architecture plus charmante: tout y est parfait de proportions et de dessin.Dans la tribune, l\u2019effet de la voûte latérale est saisissant.Mais il y a mieux encore: tout près du transept, l\u2019architecte a établi une étroite travée à deux arcs, dans le trumeau de laquelle se logent la chaire d\u2019un côté et le banc d\u2019oeuvre, de l\u2019autre; vu de la tribune, ce dispositif ingénieux produit des effets de perspective étonnants; on a l\u2019impression d\u2019un édifice très vaste, tant l\u2019échelle A TTR HE Td RR i i 5 Ge A i E QUEBEC \u2014 Palais épiscopal.Partie centrale du palais érigé en 1844 d\u2019après les plans et devis de Thomas BAILLAIRGE.Cliché Inventaire des oeuvres d\u2019art de la mouluration et des motifs ornementaux est étudiée avec soin.Tout autour du sanctuaire, on a placé les grandes statues polychromées que Louis-Thomas Berlinguet a sculptées en 1822 pour l\u2019ancienne église; au bout de la nef latérale nord, André Paquet a construit en 1856 un baptistère d\u2019un style Louis XVI fort agréable; enfin la chaire qu\u2019a sculpté le même artisan vers l\u2019année 1845 est l\u2019une des plus remarquables de l\u2019époque.Hélas! Il y a le monstrueux maître-autel de David Ouellet.* * * Dans l\u2019oeuvre de Thomas Baillairgé, la façade de Notre-Dame de Québec est 3 l\u2019un de ces monuments qu\u2019on ne peut bien comprendre que si on en connait parfaite- 1 ment histoire.Erigée en 1647, entièrement reconstruite en l\u2019année 1666, agrandie par la façade et pourvue d\u2019une tour entre 1688 et 1692 par l\u2019architecte Claude Baillif, agrandie de nouveau en 1744 par Chaussegros de Léry, reconstruite après le siège de 1759, la cathédrale a eu bien des visages; et nombre de paroissiens d\u2019autrefois ne la reconnaitraient plus dans sa façade d\u2019aujourd\u2019hui.La tour sud existe depuis l\u2019année 1689 \u2014 et c\u2019est le seul élément de la façade qui n\u2019a pas notablement changé.Le reste a subi maintes transformations.Qu\u2019était cette façade avant l\u2019intervention de Thomas Baillairgé en 1844?Une peinture de Triaud et une aquarelle de Cockburn nous renseignent à ce sujet.C\u2019était une façade sans relief: au centre, le grand pignon, percé régulièrement d\u2019une porte centrale et | de fenêtres; de part et d\u2019autre, les appentis des bas-côtés; l\u2019ensemble est tout à fait à dénué d\u2019ornement.Le parti qu\u2019adopte Thomas Baillairgé ne manque pas de hardiesse.L\u2019édifice est dyssymétrique?Eh bien! Il le restera; car il n\u2019entre pas un instant dans l\u2019esprit 20 January 1951, TECHNIQUE My Tet Se M de l\u2019architecte de reproduire au nord la tour et le clocher qu\u2019il y a au sud.Au nord, il faut un autre sommet, oui; mais un sommet qui ait ses formes propres, sa silhouette, son style.Au centre, la logique réclame un avant-corps: l\u2019architecte conçoit une sorte de portail en saillie, coiffé d\u2019un fronton et surmonté d\u2019un attique qui -masque les versants de la toiture.Longtemps il a été de mode de railler cette façade; d\u2019opposer la lourdeur de la tour nord à l\u2019élégante légèreté de la tour de Claude Baillif; de critiquer amèrement le manque de symétrie de cette architecture pourtant vivante.Pourquoi n\u2019a-t-on 3 pas vu que cette facade merveilleusement équilibrée, avec ses sommets d\u2019inégale É hauteur et de silhouette différente, avec sa mouluration robuste et la clarté de son ordonnance, était le symbole même du Québec d\u2019autrefois?Pourquoi ne s\u2019est-on pas rendu compte que dans une ville aux rues tortueuses et aux maisons dyssymétriques, 4 une cathédrale symétrique eut été un non-sens?Réfléchi et homme de goût, Thomas Baillairgé l\u2019a senti.Sans doute n\u2019a-t-il pas créé un chef-d\u2019oeuvre.Il a fait mieux: il a 4 bâti une façade qui s\u2019accorde parfaitement aux édifices qui l\u2019entourent \u2014 et c\u2019était 5 4 particulièrement vrai en 1844.E Les qualités de cette façade, je les retrouve dans un modeste monument qui date de la même année, le Palais épiscopal.Précisons tout de suite qu\u2019il s\u2019agit ici de l\u2019aile qui donne sur la cour principale; car l\u2019autre aile, avec sa porte cochère, ne remonte pas à un demi-siècle.C\u2019est un monument d\u2019une grande simplicité.Au rez-de-chaussée, des fenêtres E en arc surbaissé; au bel étage, des ouvertures à chambranle mouluré; sous le lar- .id mier, des fenétres quasi carrées, moulurées avec beaucoup de finesse.Au centre un r id avant-corps a fronton, précédé d\u2019un portique d\u2019une architecture vigoureuse.E dre Cette fine architecture nous reporte au milieu du XVIIT® siècle.Dans maintes E in villes provinciales de France, on voit des palais et des hôtels particuliers de ce genre.E M Ils ne sont pas élevés pour éblouir le passant.Mais quand on sait les regarder à loisir, et à diverses heures du jour, on en arrive à percer le mystère de leur charme.Et l\u2019on - S\u2019aperçoit, devant l\u2019un quelconque de ces monuments, qu\u2019on est en face de l\u2019oeuvre d\u2019un homme de goût \u2014 de cet « honnête homme » d\u2019autrefois qui vivait lentement, prenait infiniment de plaisir à son travail et jouait à l\u2019architecture comme au plus beau jeu du monde.\u2014\u2014\u2014 \" TRANSMISSIONS MÉCANIQUES & APPAREILS DE MANUTENTION fie b on \u201cBureau or Ventes: EDIFICE ITY CEMENT, MON\u2019 REAL.MArquetie 4296 \u2019 TECHNIQUE, Janvier 1951 21 A a PET LR a ei AN RRR oe RR ah i à a THE TOP TV ANTENNA by JOHN CURTIS J N New York, the Empire State Building towers over the city.It is natural therefore that it should be chosen to hold an antenna which will take care of the television and F.M.transmission for several of the big New York stations.Already the work is well under way and the new spire of the building will be useful if not ornamental.Also the new TV mast will add to the height of the building.The use of this building, \u2014 the highest point for miles around \u2014 to support a TV antenna is an obvious development, because the television waves travel in straight lines and are lost when they hit mountains or the horizon.The advantages to the television broadcasters and the general public is most important.The five big companies using the antenna will broadcast to the same range of subscribers or purchasers, and the public will be able to get good reception from any of the stations.Probably the television servicemen of New York will wake up at night after dreaming they are called on to service the antenna in a hurry.Imagine going up the 156 feet of steel girders that make up this giant antenna.A lovely job on a windy day, with a drop of almost 1,500 feet if you slip.It is expected that this central antenna will greatly simplify the work of the service men who erect receiving antennas, as their directional problems will be largely eliminated.22 Il n\u2019y'a pas de problème qui n\u2019ait sa solution Un personnel expert à votre disposition gratuitement © Ingénieurs - Entrepreneurs © Charpentes Métalliques LORD & CIE, LTEE 4700 rue Iberville MONTREAL January 1951, TECHNIQUE Sa +.{: 0 Ty \u2014 4) ra SM ap outs es Histoire des sciences et de leurs applications Gustave-Robert Kirchhoff L\u2019ANALYSE SPECTRALE par LOUIS BOURGOIN, i.c., D.Se.DIRECTEUR DU CENTRE DE RECHERCHES, ÉCOLE POLYTECHNIQUE, M.S.R.C.PRIX DAVID 1949 USTAVE KIRCHHOFF est un savant allemand d\u2019origine balte à qui la science doit des découvertes fondamentales et importantes.Il est né le 12 mars 1824 a Koenigsberg, en Prusse.Sa principale découverte demeure l\u2019analyse spectrale qui est un des moyens les plus puissants dont l\u2019homme dispose pour identifier et reconnaître les atomes présents dans une substance chimique composée.Ce physicien reçut son éducation à l\u2019université très réputée de sa ville natale où il obtint son grade de docteur en philosophie en 1847.Il quitta sa ville pour aller à Berlin où il fut reçu agrégé en mathématiques et physique en 1848.Il passa quelques années dans cette ville où il acquit la réputation d\u2019être très versé en physique mathématique, branche du savoir qui commençait à s\u2019organiser d\u2019une manière positive.Sa force était de pouvoir énoncer un problème de physique en termes mathe- matiques.Il avait le talent de savoir rapidement mettre en équation les problèmes de la physique théorique ou expérimentale, préférant cette méthode rationnelle à celle qui consiste à travailler la solution d\u2019un problème sur une formule déjà énoncée.Il devint privat docent puis professeur extraordinaire de physique à Breslau en 1870.Quelques années plus tard, il devenait professeur de physique à Herdelberg et en 1875 il devenait professeur ordinaire à l\u2019Université de Berlin où il mourut le 17 octobre 1887, âgé de 63 ans.Il était membre de l\u2019Académie des Sciences de Berlin et membre correspondant de l\u2019Académie des sciences de Paris, depuis 1870, dans la section de physique générale.Au cours de sa brillante carrière, Kirchhoff s\u2019est occupé beaucoup d\u2019électricité mathématique.Il a traité de la conductibilité dans une plaque mince circulaire et énoncé un théorème qui permet de calculer la distribution des courants dans un réseau.Il a traité aussi de la conductibilité dans les feuilles ondulées et de la distribution de l\u2019électricité dans deux sphères d\u2019influence.Il a étudié mathématiquement la constante dont dépend l'intensité des courants induits, la loi d\u2019Ohm et le mouvement de l\u2019électricité dans les câbles marins, le magnétisme induit, puis ses études l\u2019ont entraîné à la conductibilité thermale du fer, la réflexion et la réfraction cristalline, la thermodynamique des solutions et les phénomènes de l\u2019évaporation.La plus grande partie des travaux de Kirchhoff furent publiés dans les Annales de Poggendorf, le Journal de mathématiques de Crelle et les publications de physi- que-mathématique où les questions sont traitées d\u2019une manière nouvelle et toujours originale qui font du physicien un véritable précurseur.Il s\u2019est occupé d\u2019étudier la TECHNIQUE, Janvier 1951 23 log gr ppm ep PA seg RE TX ae 24 force d\u2019expansion de la vapeur, et s\u2019est rendu célèbre, avec son compatriote Bunsen, par ses expériences sur le spectre de la lumière et l\u2019analyse spectrale.Bien qu\u2019il ne soit pas possible d\u2019attribuer l\u2019invention de l\u2019analyse spectrale à un seul homme parce que des chercheurs avant Bunsen et Kirchhoff avaient utilisé le prisme comme instrument de recherches en chimie, on peut dire que nous devons les plus grands progrès de l\u2019analyse spectrale et les explications des principes à ces deux savants parce qu\u2019ils ont établi, dès 1861, l\u2019essentiel de ce moyen si heureux et précis d'analyse des substances que l\u2019on trouve exposé dans l\u2019ouvrage Recherches sur le spectre solaire et sur les spectres des éléments chimiques.L'analyse spectrale peut être comptée comme la plus grande découverte du XIX° siècle si l\u2019on veut bien tenir compte de sa simplicité, sa facilité, sa précision et sa fécondité.N\u2019oublions pas que cette grande découverte nous a aussi ouvert des horizons insoupçonnés sur la constitution des corps célestes et qu\u2019elle a engendré l\u2019astronomie physique.Rappelons que c\u2019est en octobre \u2014 décembre 1859 que Kirchhoff et Bunsen s\u2019attaquèrent au problème de l\u2019analyse spectrale.Ils n\u2019apportèrent pas de faits nouveaux, mais ils surent grouper des lois d\u2019où il fut possible de tirer des résultats étonnants.Le fait primordial est celui-ci: si on brûle du gaz de houille dans la lampe de Bunsen, on peut observer, au moyen d\u2019un prisme en verre, un spectre à peine visible et sans raies d\u2019absorption ; mais si on introduit dans la flamme, un fil de platine trempé dans une solution saline, le spectre s\u2019illumine et donne naissance à des raies qui sont caractéristiques de chaque substance.Toutes ces raies coïncident avec certaines raies du spectre solaire; de celles-ci, toutes celles qui ne peuvent être provoquées par l\u2019atmosphère de la terre, viennent forcément du soleil et ainsi on possède le moyen de reconnaître les corps qui existent dans les astres.Les lignes claires décèlent la présence des métaux; de nouvelles lignes inconnues parmi toutes celles analysées par Kirchhoff et Bunsen devaient conduire à la découverte de nouveaux métaux.En effet, Kirchhoff trouva par ce procédé, le quatrième et le cinquième métal alcalin: le coesim et le rubidium.Crookes trouva le thallium, Reich et Richter l\u2019aluminium et l\u2019indium en 1862, le coq de Boibandran trouva le gallium, etc.Une ère de nombreuses découvertes était ouverte.Le grand mérite de Kirchhoff et de Bunsen fut la minutie et la précision de leur travail qui fut considérable.Les conséquences furent lointaines.On vit alors se réaliser le rêve de l\u2019astronome Herschel: avoir un moyen de connaître par la lumière des astres, quelle est leur composition chimique.On put alors analyser les taches que l\u2019on voyait apparaître sur le disque du soleil; on put connaître que les protubérances qui débordent le soleil sont des jets de flammes formées d\u2019hydrogène gazeux et, depuis les travaux des Janssen et Young, nous savons comment sont constituées les couches extérieures au soleil.D\u2019autres astronomes purent étudier le spectre des étoiles et y connaître la présence de certains métaux, bref, de donner un corps à une branche passionnante de l\u2019astro-physique qui agrandit nos connaissances sur la constitution et la composition de notre universe.Il ne faut pas oublier de mentionner que l'étude du déplacement des raies du spectre à permis, par application de l\u2019effet Doppler-Fizeau, de mesurer la vitesse de déplacement des étoiles dans le ciel par rapport à notre terre.Il faut avouer que ce sont là des conséquences bien imprévues aux travaux théoriques des physiciens du XIXe siecle et l\u2019on se demande si, même en prenant les choses sous l\u2019angle purement humaniste et culturel, Léon Daudet peut passer pour autre chose qu\u2019un farceur inconséquent pour avoir qualifié le XIX® siècle de stupide! January 1951, TECHNIQUE / =| The Panorama of ih ; Teg E ed | sop , , : À The Panorama of Telephone Progress is a presentation of equipment A \"don.selected from the Telephone Historical Collection of The Bell Telephone ¥ stro.Company of Canada.It depicts the progress of telephony from the E experimental instruments of Alexander Graham Bell and other pioneer inventors to the complex telephone system of today.In addition, it sey contains displays of pre-telephone signal systems and some equipment so new that it is still in the laboratory stage of development.Most of the 4 001 exhibits may be examined in actual operation.5 fon, Interest in telephone history has always been high among telephone people.In Canada, that interest has for many years been stimulated by members of el the Charles Fleetford Sise Chapter, Telephone Pioneers of America, who A File : have collected early telephones and equipment, as well as documents and EB: pictures of historical interest, and have presented them to The Bell gi.trem Telephone Company of Canada.Displays of historical exhibits were set «qi up as early as the year 1904 and were shown to employees and the public bi on special occasions.- When the Beaver Hall Building in Montreal was completed in 1929, space 2 gs was allotted for display of items of historical interest, and on December Rr: nm 11, 1931, the Telephone Museum and Historical Collection was officially fi eanent opened.Thereafter, increasing numbers of interesting and valuable dnt contributions were received from all parts of Canada, and visitors , averaged about 200 each month.ames Conditions that arose as a result of the Second World War required that dire à space occupied by the Museum be used temporarily for offices, and most of the exhibits were placed in storage.But so extreme was the shortage : qu of facilities during the early post-war period that some of the more modern 2 items of equipment were actually removed from storage and used again | to give telephone service.20054 Although the display of exhibits was for a time suspended, the Museum staff continued its historical research and information service for all , departments of the Company.In addition all contributions of new items on de to the collection were acknowledged, carefully catalogued and stored.The re-establishment in September 1950 of the Telephone Historical me Collection provided an opportunity to use modern techniques in designing mere a display of many of the exhibits to present more effectively the story sq of the telephone in Canada.It is the Company\u2019s hope that employees and - other visitors will find the Panorama of Telephone Progress an interesting rane and instructive record.ak 1 JS ls O speech.Located just beyond the Reception ae HE Panorama of Telephone Room is an AUDIOMETER \u2014 a device used it Progress begins in a Reception Room where to measure hearing acuity.Visitors are in- | enlarged cross-sections of a modern telephone vited to use it in testing the sensitivity of mn transmitter and receiver show their functions their own hearing.a: in carrying speech.The transmitter changes es sound waves of speech into corresponding From Signal Systems to Speech ga variations of electric current while the re- by Telephone qu ceiver re-converts the electric energy into Through the ages, man has searched for wel sound waves which the ear recognizes as ever speedier and more dependable methods ino?of communicating with his fellows over (1) Text and Photographs from The Bell Telephone Company of Canada.TECHNIQUE, Janvier 1951 greater and greater distances.25 Bell\u2019s Ancient sight and sound signals were crude and were restricted in scope by man\u2019s physical limitations.As recently as the early part of the 19th century, communication over any distance was no faster than physical transportation.Long delays were inevitable, however urgent the message.Even the famous \u201cpony express\u201d was slow and uncertain by our standards today.Electric signal systems brought a new era of speed and accuracy, and the rapid growth of the telegraph business verified the need for this speedier method of communication.Several types of telegraphs were developed, among them LESAGE\u2019S, COOK AND WHEATSTONE\u2019S NEEDLE TELEGRAPH and the MORSE TELEGRAPH instrument.In 1858 the first submarine telegraph cable was laid across the Atlantic.It failed within a month and it was not until 1866, on the fourth attempt, that cable service became a reality.By 1874 telegraph messages could be sent almost anywhere in the world over an elaborate network of telegraph wires.The telephone was, in fact, a by-product of Alexander Graham Bell\u2019s telegraph research and was first introduced to supplement the service offered by telegraph companies.Development of the first successful TELEPHONE from Bell's HARMONIC TELEGRAPH is illustrated in the exhibit by working replicas of these instruments.A copy of the inventor's TELEPHONE CHRONOLOGY shows that his theory of telephony was first stated on July 26, 1874, in Brantford, Ontario.At that time, Bell outlined to his father his plan to develop an instrument which would cause a current of electricity to vary in intensity precisely as the air varies in density during the production of sound.26 Experimental Telephones Transmission of the twanging of a harmonic telegraph reed, in Boston on June 2, 1875, convinced Bell that his telephone idea was practical, and the following day actual speech sounds were transmitted over the GALLOWS FRAME TELEPHONE.Although not intelligible, these transmitted sounds spurred Bell\u2019s research and, on March 10, 1876, at Boston, the first complete, intelligible sentence was carried by an experimental LIQUID TRANSMITTER.A replica of that historic instrument is featured in the Panorama of Telephone Progress, as are a DOUBLE POLE MEMBRANE TRANSMITTER and an IRON BOX RECEIVER, of the type used for the first long distance telephone call, on August 10, 1876, from Brantford to Paris, Ontario.In the days that followed the introduction of commercial telephone service, instruments were normally leased in pairs for private line service only, with no provision yet developed for switching calls to other telephones.In August 1877, Alexander Graham Bell gave his father 75 per cent of the Canadian patent rights to the telephone.With his general agent, the Reverend Thomas Henderson, Professor Bell administered the new business and appointed local agents throughout the country.The Honorable Alexander Mackenzie, Prime Minister and Minister of Public Works, became the first Canadian telephone subscriber on September 21, 1877, and a copy of his telephone lease is on display.ACOUSTIC TELEPHONES, sometimes called \u201clovers\u201d telegraphs,\u201d which operated without electricity on the simple principle of two tin cans connected by a taut string, were manufactured to compete with the telephone.Further early competition was provided by January 1951, TECHNIQUE k off bsg No di ji Tia fe Jar Ane È \"sty 3 of Te.2 POLE un [RO d for the n dog .(tari, roducton stroments pirate ne developed à, van Be Canadian With bis s Bender the new ogg {exander ager of id iE the telegraph companies, with the introduction of CALL BOX service.But at Hamilton, Ontario, on July 15, 1878, call boxes were replaced by telephones, and the first TELEPHONE EXCHANGE in the British Empire was inaugurated, just six months after the world\u2019s first at New Haven, Connecticut.An original Hamilton telephone, in working order, is connected in the exhibit, through an accurate reproduction of the Hamilton switchboard, to an 1879 telephone from Dun- das, Ontario.Each set has a single wooden mouthpiece which is used both as receiver and as transmitter, being alternated between * ear and mouth.Later sets were equipped with two identical handpieces for greater convenience.Three other types of telephone sets were developed by Edison and Phelps and were used by other companies in competition with the Bell telephones.In several Canadian cities there soon were two telephone exchange systems and customers who wanted complete service found it necessary to subscribe to both.Some of the early lists of subscribers to these competing systems are shown in the exhibit.The Bell Telephone Company of Canada In August 1879, Alexander Melville Bell offered to sell the Canadian patent rights and his growing telephone business to The Dominion Telegraph Company and other Canadian business interests.The sale was not completed, however, and the newly formed American Bell Telephone Company, foreunner of the American Telephone and Telegraph Company, purchased the Canadian as well as the American rights and business.Automatic Telephone Instruments TECHNIQUE, Janvier 1951 RPC NE A Ne ENS NE = EE an IRE MIRREN ABER ert Officers of the American company decided that a Canadian company, operated and wholly owned by Canadians, could best develop the telephone business in \u2018Canada.Accordingly, in 1880, Charles Fleetford Sise, Sr., a business man of wide experience and highest integrity, was delegated to organize The Bell Telephone Company of Canada.The Company was incorporated under federal charter on April 29, 1880, and began at once to purchase and unify the various independent telephone interests in Canada.Capital stock of the Company was offered to the Canadian public, but purchases were insufficient to provide all the funds required and the American Bell Telephone Company was obliged to furnish 30 per cent of the necessary capital in exchange for a 30 per cent interest in the Canadian Company.Through the years, this minority interest has been reduced.By July 1950, less than 12 per cent of the stock of The Bell Telephone Company of Canada was held by the American Telephone and Telegraph Company.Original officers of The Bell Telephone Company of Canada included Andrew Robertson, President; Charles Fleetford Sise, Vice-President and Managing Director; Charles P.Sclater, Secretary-Treasurer; and two Superintendents: Lewis B.McFarlane, and Hugh C.Baker.Steady and rapid growth of the business is revealed in the Company\u2019s first Annual Report which shows that by December 31, 1880, just eight months after incorporation, seven local telephone systems had been purchased and 13 exchanges were in operation serving 2,100 telephones.One year later, 40 exchanges and 40 agencies were operating and the Company served 3,100 telephones.The tenth RN TN TTT PSE TETE AIT TEE 1 EN ARRAS, ENG, eGR Er Ek t Et fh fl 1c HEUER HEM ci HME ER RE Annual Report shows 201 exchanges, 124 agencies and 16,550 telephones in service.Improved telephones, such as the BLAKE MAGNETO WALL TELEPHONE set, and the most modern switchboards then available were installed by the Company.In the Panorama of Telephone Progress, two of those early Blake magneto sets are connected through the switchboard which the Company installed in 1884 for the Montreal Fire Department.In those early days, so that the busy executive could use the telephone without leaving his desk, the Blake magneto wall telephone set was sometimes mounted on a floor standard behind his chair.The BLAKE DESK SET was a later development and two of these instruments are connected, in the exhibit, through one of the earliest switchboards to become standard equipment in Company exchanges.The Development of Long Distance Service Canada was the site of the world\u2019s first successful long distance telephone test.On August 10, 1876, Alexander Graham Bell, listening at a receiver located in Paris, Ontario, recognized his father\u2019s voice speaking into a transmitter in Brantford.Although, the distance between the two instruments was only eight miles, the electrical current which carried the voice impulses flowed over telegraph wires from batteries located in Toronto, and the actual grounded telephone circuit therefore measured about 70 miles.The first regular long distance line in Canada was built in 1877 by Professor Alexander Melville Bell from his home on Tutelo Heights to the home of his friend and general telephone agent, the Reverend Thomas Henderson, in Brantford.It was a two-way private line used by the men in conducting their growing telephone business.Long distance telephone service was made available to the Canadian public in 1879 when a line between Hamilton and Dundas, Ontario, was inaugurated.In 1880 and 1881 other long distance lines were constructed linking Toronto and Hamilton, Montreal and Lachine, Windsor and Amherstburg.28 By 1885 there were 3,022 miles of long distance lines in service, and in the next fivel years that figure doubled.The rapid early growth of long distance service was made possible by intensive research and steady improvement in instruments, in wire and in new types of telephone lines.Step-by-Step Central Office Equipment The very early transmitters, although successively improved, were not able to transmit the human voice with a high degree of fidelity, and the best of them were not comparable in any way with modern telephone instruments.Early transmitters demonstrated in this exhibit are the BYNG of 1885, the KELLER & LYON of 1887, and the WHITE \u201csolid-back\u201d of 1891 which was considered such a superior instrument that an asterisk was printed in telephone directories beside the name of each subscriber who had one.When long distance lines were first converted from iron to copper wire in 1885 it was possible to use longer and more satisfactory telephone lines.Another advance was made in 1890 when the two-wire circuit was January 1951, TECHNIQUE wh se à trans of file ut compé- iphone Ii, te , WHITE pied p sik qe sie ad ove fd a 1B ore sl at peal V8 pl introduced to give the current a complete wire path and replace the former single-wire circuit with its return through ground.The LOADING COIL, another significant product of telephone research and development, doubled the long distance range by reducing the tendency of telephone current to fade in transmission.It was not until the later development of the vacuum tube, however, that the last barrier of distance was overcome and long distance telephone service became unlimited in scope.In the meantime, research in other directions was producing more effective instruments, equipment and methods.The PHANTOM CIRCUIT, for example, as early as 1908 enabled two pairs of wires \u2014 two circuits \u2014 to carry three separate and uninterrupted conversations at the same time.This development alone increased by half the number of possible telephone paths without any increase in the number of long distance wire lines required to carry them.Electronic Research To overcome the tendency of telephone current to fade with distance, it was necessary to do more than just improve transmitters, wire lines and circuits.If the range of the long distance telephone was to be truly unlimited, a way had to be found to restore the current\u2019s original strength, without distorting its pattern, before it faded away entirely.The key was found in the study of electrons \u2014 those smallest-known particles of electricity \u2014 and in the development of the VACUUM TUBE which puts them to work.AMPLIFIER TUBES and associated equipment in REPEATER STATIONS, at intervals of 50 to 200 miles along the telephone line, impose the pattern of a fading telephone current on a fresh current supply and send it on its way to the next station where the process is repeated.There is no limit to the number of times a current may be restored in this way.The first commercial use of electronic amplifier tubes was in repeater stations built along the transcontinental telephone line between New York and San Francisco.On January 25, 1915, Alexander Graham Bell in New York talked with Thomas A.Watson in California, some 3,390 miles away, to inau- TECHNIQUE, Janvier 1951 gurate the new transcontinental telephone service.Montreal first talked with Vancouver in 1916 over a combination of Canadian and American lines.In both these telephone calls the quality of transmission and volume of sound were poor compared with today\u2019s standards.Featured in an exhibit is the first VACUUM TUBE REPEATER manufactured for The Bell Telephone Company of Canada by the Northern Electric Company, Limited.In January 1932, the TRANS-CANADA TELEPHONE SYSTEM, formed through cooperation of Canada\u2019s leading regional telephone systems, joined all Canada in a transcontinental telephone network of its own.The inaugural call carried greetings from the Governor-General, the Earl of Bessborough, to the Lieutenant-Governors of Canada\u2019s nine Provinces.The telephone used by the Gover- nor-General on that occasion is on display.Rapid increase in the use of long distance service, and the difficulty and expense of constructing sufficient long distance lines, challenged telephone engineers to discover ways to send several conversations at the same time over a single pair of wires.Using the principle that electric currents of different wave lengths or \u201cfrequencies\u201d can follow the same conductor path without interfering with each other, telephone research developed CARRIER TELEPHONE SYSTEMS, incorporating the electric WAVE FILTER to sort out the various frequencies at the receiving end of the line.As many as 16 different conversations are today sent with perfect clarity and no interference over just one pair of telephone wires.In 1915, by pooling the facilities of telephone and radio, telephone scientists succeeded in projecting a human voice across the Atlantic Ocean to be heard and recognized in Europe.Carried by telephone lines to a radio transmitter, the spoken message was beamed by short wave radio to its European receiver and from there was carried by telephone line to its destination.Routed through New York, overseas telephone service on a commercial basis was available to the North American public in 1927.In 1932 direct service between Canada and Great Britain was inaugurated through joint efforts of The Bell Telephone Company of Canada and the Canadian Marconi Company.Today Cana- 29 dians can telephone to 85 countries and be connected with 96% of the world\u2019s 70.5 million telephones.Because overseas telephone calls are transmitted part of the way by radio, they may be \u201ctuned in\u201d by any short wave receiver within range.To ensure privacy, therefore, the speech sounds are inverted or \u201cscrambled\u201d before transmission and are re-inverted into the original sounds at the other end of the radio link.The exhibit of early PRIVACY EQUIPMENT features a demonstration in which the unintelligible sounds of \u201cscrambled\u201d speech are heard by visitors to the Panorama of Telephone Progress.Local Service Developments When the telephone was new and local subscribers were few, it was comparatively easy for an operator at a single, small switchboard to handle all the calls and make all necessary connections.But as the business grew, it became necessary to add more subscribers\u2019 lines to the switchboard and to increase the number of operators on the exchange staff.It was necessary, then, to repeat or \u201cmultiple\u201d the entire switchboard at each operator position, allowing all subscribers\u2019 lines to terminate at holes or \u201cjacks\u201d in each board, so that every operator could make any one of the possible connections.The first MULTIPLE SWITCHBOARD in The Bell Telephone Company of Canada system was installed in the Montreal exchange April 17, 1886.Before the turn of the century, all Bell telephones in Canada were of the MAGNETO type.Most of them were mounted on a wall or on a cumbersome stand and featured a large box which held the batteries to operate the set.To make a call, an operator at the exchange central office was signalled by turning a crank at the side of the box.Although many improvements had already been made in transmitters and receivers, and although the switchboard service was good, one could never be quite sure that those batteries would not run down and leave the telephone \u201cdead\u201d just when it was most needed.The COMMON BATTERY system, introduced in the Ottawa exchange in 1900, elimi- 30 nated this difficulty by centralizing all batteries under constant control in the exchange central office.It also made possible the rapid development of smaller, more attractive and more efficient telephone instruments.A special display of early automatic telephones in the Panorama of Telephone Progress shows that automatic systems are not a recent development.As early as 1879 a pope EEE i patent was issued for an automatic telephone | system, but the equipment required to operate it was too bulky, too complicated and too costly to be installed and maintained economically.The CALLENDER set of 1893 was operated by setting up the required telephone number with indicator knobs, winding up a spring and allowing a contact drum to revolve.When the drum ceased revolving, a buttom was pressed to ring the called telephone.The STEP-BY-STEP system, on which most Bell Telephone Company of Canada dial equipment is based, was invented by Almon B.Strowger in 1886, but years of research and development were required before the first installation was made.The Company\u2019s first dial central office was opened in Toronto in July 1924.The following year a dial office was opened in Montreal, and by 1950 three out of every four telephones in the Company\u2019s territory were dial operated.The Panorama of Telephone Progress features a DIAL TRAIN exhibit which shows what happens in the central office step-by- step equipment when a number is dialed.Another working exhibit shows the more recently developed CROSS-BAR equipment.Special Exhibits A number of special demonstrations and exhibits in the Panorama of Telephone Progress trace the historical development of various types of equipment which contribute to the excellence of today\u2019s telephone service.Others deal with wonders of scientific discovery which flow in never-ending streams from the laboratories of telephone research, and which speed man\u2019s progress in many fields besides that of telephonic communication.January 1951, TECHNIQUE | i 7 i \\ _, SU (a a ( 5 dl li: ul plan fia git Anjou cloves des érès tél mois Bey 0: se @ [atom & ka tea vel §: a IS Py Here hy time kh tal fage ; T Slent Défi la lion ( ti, Th Pres À sons dépit = dialed ile \u2018ent wild ad x Pro set of atribute ¢ serie y seau - quo iQ Projection polaire Les cartes anciennes D EPUIS l\u2019avènement du journal, de la radio et de l\u2019aviation, l\u2019homme vit sur un plan international.Autrefois le paysan, rivé à son patelin, ne consultait que le cadastre pour suivre l\u2019évolution de sa région.Aujourd\u2019hui nous devenons malgré nous des citoyens du monde et, pour suivre la marche des événements, nous devons utiliser une carte de l\u2019univers.Le XX° siècle nous a métamorphosés en véritables terriens.De plus en plus, la carte géographique nous devient familière.C\u2019est l\u2019étudiant qui s\u2019en sert au laboratoire de géographie; c\u2019est l\u2019automobiliste qui la consulte au cours de ses voyages.Pour le militaire et l\u2019aviateur, la carte est un vade-mecum.Le diplomate, l\u2019économiste et surtout le géographe ne peuvent s\u2019en passer; nous tous, nous en voyons à chaque semaine dans nos journaux ou nos revues.Pourtant, la littérature cartographique demeure très restreinte, surtout en Amérique.Jusqu\u2019à ces dernières années, la Grande-Bre- tagne et l'Allemagne restaient les maîtresses de la cartographie.Désormais les Etats-Unis et, à leur suite, le Canada s\u2019intéressent davantage à cette science et nous croyons qu\u2019il convient de la vulgariser dans notre pays.Définition La carte géographique est une reproduction conventionnelle de la terre ou de ses parties.À ce titre, elle complète la représentation TECHNIQUE, Janvier 1951 Ll\" A.B.G.de la CARTOGRAPH IE par LUDGER BEAUREGARD M.A., D.S.E., L.Péd., L.S.P.PROFESSEUR A L\u2019ECOLE D\u2019ARTS ET METIERS DE MONTREAL, SECTION NORD.que nous en donne un globe terrestre.Pour étre pratique, celui-ci réduit la terre a une sphére minuscule tandis que la carte en permet la figuration a grande ou a petite échelle.A cause de ses dimensions, la carte porte plus de renseignements que le globe: au moyen de lettrages, symboles, lignes, hachures, couleurs, etc., elle traduit plusieurs aspects géographiques simultanément.Aussi la cartographie se définit-elle un art et une science: un art dans la disposition, le tracé des symboles et dans le coloriage, une science basée sur la géographie et les mathématiques dans la représentation aussi fidèle que possible de la face du monde.Historique La cartographie a précédé l\u2019écriture.Nous admettons volontiers cette affirmation puisque les Indiens du Canada indiquaient la route en prenant un bâton et en traçant l\u2019itinéraire sur le sol; parfois même ils précisaient leurs croquis en y ajoutant des cailloux pour situer des emplacements.Nos Esquimaux sont renommés pour leurs cartes hydrographiques du Canada arctique; ces cartes se comparent assez bien avec celles de l\u2019amirauté britannique.Les Aztèques eux aussi ont dressé des cartes, mais il semble qu\u2019ils se souciaient plus de la décoration que de la représentation.Enfin les explorateurs de l'Afrique rapportent tous que les peuplades primitives les orientaient par des signes sur le sable.Même illettrés, les primitifs en général pouvaient ainsi cartographier.31 L'histoire de la cartographie nous conduit donc à l\u2019origine dès connaissances géographiques.En outre, cette science n\u2019évolue que grâce au concours d\u2019explorateurs instruits; l\u2019historique de la cartographie suit pas à pas la découverte de la terre.Parmi les autres facteurs qui favorisent son développement, nommons l'astronomie et la géométrie.La cartographie profite aussi de l\u2019invention d\u2019une foule d\u2019instruments tels que le gnomon, le télescope, le théodolite, le thermomètre, le baromètre, le chronomètre, la caméra, le radar, etc.L\u2019exécution des cartes s\u2019améliore a mesure que les instruments de dessin sont perfectionnés.Enfin l\u2019imprimerie et la photogravure sont responsables de la grande diffusion des cartes géographiques.L\u2019antiquité Les anciens, passés maîtres dans l\u2019art de tracer leur route, nous ont laissé de vieilles cartes manuscrites qui nous permettent d\u2019envisager le monde tel qu\u2019ils le voyaient eux- mêmes.La plus ancienne carte, espèce de tablette en terre cuite grande comme la main, date de 2500 ans avant Jésus-Christ.Les archéologues croient qu\u2019elle représente une région de l'Irak; on y observe une vallée, probablement celle de l\u2019Euphrate, bordée de montagnes, et une rivière qui se divise en deltas avant d\u2019atteindre la mer.Chose étonnante, les points cardinaux y sont indiqués.On a retrouvé plusieurs centaines de ces tablettes babyloniennes mais elles n\u2019offrent pas d\u2019autre intérêt que celui de leur antiquité.Néanmoins les Babyloniens contribuèrent à la cartographie: leur système duodécimal de numération est responsable de la division du cercle en 360 degrés et du degré en 60 minutes de 60 secondes.Enfin, leurs cartes nous révèlent la conception que les anciens se formaient de la terre; celle-ci est représentée par un disque flottant sur l\u2019océan, le tout dominé par la voûte céleste.Cette idée fut admise par les Grecs, les Romains, les Juifs et, grâce aux Saintes-Ecritures, elle est passée à l\u2019Europe chrétienne du moyen âge.Les premiers levés des terres furent exécutés dans l\u2019empire égyptien du Nil.Les pharaons utilisèrent en effet des cadastres pour le prélèvement des impôts.Plusieurs siècles plus 32 tard, les Grecs se serviront de la mappemonde égyptienne qui couvre alors une grande partie du monde occidental.À l\u2019écart de la civilisation méditerranéenne fleurit la civilisation chinoise.Isolée de l\u2019Europe jusqu\u2019au XIII° siècle, la Chine avait développé chez elle la plupart des sciences.Plusieurs siècles avant l\u2019ère chrétienne, l\u2019empereur Yu avait confié à ses doctes fonctionnaires le soin d\u2019inventorier son empire et d\u2019en dresser la carte géographique.Cet inventaire national fut repris à l\u2019avènement de chaque dynastie.Très tôt la Chine posséda des cartes où figuraient le relief, les climats, les sols, les voies d\u2019eau, la flore, la faune, les richesses naturelles, etc.Mais le père de la cartographie chinoise ne vécut qu\u2019au III° siècle.Pei Hsiu posa alors certains principes cartographiques dont ceux de l\u2019orientation, de la distance, de l\u2019altitude et surtout celui de la division rectilinéaire des cartes.Toutefois ce réseau linéaire n\u2019équivaut pas à celui des méridiens et des parallèles parce que les Chinois concevaient la terre comme une surface plate.Au V° siècle, un cartographe chinois reproduisit l\u2019empire sur du bois et sectionna sa carte en provinces; ne serait-ce pas là l\u2019origine des casse- tête chinois?Chia Tan dressa, au VIII° siècle, une carte de l\u2019Asie qui mesurait 30 pieds carrés.La cartographie prit de plus en plus d\u2019importance en Chine au point qu\u2019à la venue des Jésuites au XVI®° siècle, il existait assez de matériaux pour produire un atlas de toute la Chine.Dès cette époque, la cartographie chinoise subit l\u2019influence des cartographes occidentaux mais, encore aujourd\u2019hui, certaines cartes millénaires demeurent à l\u2019honneur.En Europe, la Méditerranée est le centre de gravité de l\u2019antiquité.Pourtant des mobiles d\u2019expansion politique, militaire ou commerciale ont poussé les peuples méditerranéens à la découverte de nouvelles terres.La première étape de ces explorations est marquée par les colonisations phénicienne, grecque et carthaginoise.C\u2019est aussi l\u2019époque des périples.Par exemple, le périple d\u2019Afrique au VII® siècle avant Jésus-Christ sera suivi, un siècle plus tard, par celui d\u2019Hannon sur la côte nord et nord-ouest de l\u2019Afrique et par celui d\u2019Himilcon sur la côte occidentale de l\u2019Europe.Au Ve siècle avant Jésus-Christ, Hérodote écrira une géographie descriptive du monde January 1951, TECHNIQUE aphie Pa By hig a, ds 0 Feel ini.: des tevaient LV gi at lime ap 5 (35% * siècle, ) pieds en plas à Vente it ass le tou raphie raphes connu grâce à ces explorations riveraines.Le monde occidental s\u2019agrandit mais il faut attendre que les Grecs le gouvernent pour qu\u2019on le cartographie.En outre, les géographes helléniques poseront les bases de la cartographie scientifique; ils porteront même cette science à un degré qu\u2019elle n\u2019atteindra de nouveau qu\u2019au XVI° siècle.Des savants grecs professeront la sphéricité de la terre et y reconnaîtront les pôles, les tropiques et l\u2019équateur; des cartographes développeront le système des longitudes et des latitudes.Enfin d\u2019autres Grecs établiront les premiers systèmes de projection cartographique et iront jusqu\u2019à mesurer la terre.Voilà la contribution des Hellènes à la géographie mathématique! Pour le poète Homère et l\u2019historien Héro- dote, la terre est un disque flottant; pour Pythagore, elle est une sphère, le plus parfait des corps.Aristote appuya cette idée sur une preuve scientifique: la forme de l\u2019ombre qui est projetée par la terre sur la lune lors d\u2019une éclipse.Les géographes grecs du IV® siècle avant Jésus-Christ se représentaient l\u2019oecumè- ne \u2014 le monde habitable \u2014 sous une forme oblongue deux fois plus longue que large: les termes de « longitude » et de « latitude » tirent leur origine de cette figuration.La grande expédition d\u2019Alexandre au Pro- che-Orient marque la seconde étape de l\u2019expansion du monde antique; cette expédition se rendra même jusqu\u2019au Turkestan et à l\u2019Inde.La compénétration des civilisations hellénique et asiatique fut profondément bienfaisante.Dicéarque, disciple d\u2019Aristote et géographe, tenta le premier d\u2019orienter les cartes suivant des lignes fines; il tira à cet effet une droite de Gibraltar aux monts Taurus et une perpendiculaire à cette dernière par Rhodes et Syène.C\u2019est le diaphragme des anciens et le premier système de coordonnées terrestres.Au II siècle avant Jésus-Christ, soit cent ans après la mort d\u2019Alexandre, Eratosthéne, utilisant la documentation de l\u2019expédition, carto- graphia l\u2019oecumène à l\u2019aide de sept parallèles et sept méridiens de distance inégale.En outre, ce cartographe se double d\u2019un géomètre.Eratosthène évalua avec des moyens de fortune la circonférence terrestre à 28.000 milles.Cent ans plus tard, un autre Grec reprit les calculs et trouva cette fois 18.000 TECHNIQUE, Janvier 1951 milles.C\u2019est cette mesure qui fut acceptée par Ptolémée et qui est responsable de la méprise de Christophe Colomb.Mais, à cette époque, les terres connues ne couvraient pas la sphère telle que délimitée; aussi Cratès ajouta-t-il trois autres continents à l\u2019oecumène.Ainsi naissent, par pur hasard, les Amériques et l\u2019Australie appelés les Antipodes (Fig.1).Fig.1 \u2014 Le globe de Cratès Avant d\u2019entrer dans l\u2019ère chrétienne, deux noms méritent d\u2019attirer notre attention: Hipparque, qui introduisit le système des méridiens et des parallèles sur 360 degrés et qui inventa un système de projection stéréographique, et Strabon qui demeure célèbre par sa « Géographie » et qui laissa à la postérité une documentation précieuse.Les conquêtes romaines avaient élargi considérablement les connaissances géographiques du monde antique.Mais ce ne sont pas les Romains qui en tireront le plus d\u2019avantages.Au II° siècle, Claude Ptolémée exerça une influence décisive sur la géographie et la cartographie.Son oeuvre comprend huit volumes et vingt-six cartes détaillées indiquant \u2018entre autres choses 8.000 emplacements.Avec lui apparaît la première tentative d\u2019une cartographie scientifique; en plus de produire le premier atlas du monde, ce savant grec représente sur ses cartes les méridiens par des courbes convergentes aux pôles et les parallèles par des courbes équidistantes.Voilà une nouvelle projection.Malgré leurs grossières erreurs, les cartes de Ptolémée figurèrent dans les cartothèques européennes jusqu\u2019en 1700.La cartographie romaine, sous le règne d\u2019Auguste, se montrera très utilitaire.Le mesurage et le relèvement topographique du nouvel empire s\u2019accomplissent en 25 années et témoignent d\u2019un esprit pratique.Ces cartes serviront à l\u2019armée et à l\u2019administration: elles 33 RES ERE CI RATES sont des itinéraires pour l\u2019exploitation commerciale et le contrôle militaire, des cartes routières tout simplement.Parfois ces carto- grammes sont colossaux: là « Table de Peu- tinger » en est un spécimen qui mesure 21 pieds sur 11 et qui situe 5000 emplacements.Mais les Romains n\u2019ajoutent rien à la cartographie grecque; au contraire, s\u2019inspirant des Ioniens, ils se représentent la terre comme un disque (Fig.2).PIN SES CS SE AREY Tho ten A O 1 Chery?{ 3 Fig.2 \u2014 La terre des Romains En somme, la cartographie de l\u2019antiquité avait déjà trouvé des points de repère: les points cardinaux et le système des longitudes- latitudes.Les Grecs apparaissent sans contredit comme les initiateurs de la cartographie scientifique.Moyen âge À la déchéance de Rome, l\u2019Eglise entreprend de réédifier les anciennes provinces romaines.En Asie, l\u2019islam groupe les tribus arabes sous l\u2019étendard de Mahomet.Tout le moyen age (400-1500) est marqué par la rivalité entre la croix d\u2019Europe et le croissant d\u2019Asie.Les moines catholiques copient les cartes parlantes des Romains et, au total, la cartographie des couvents révèle une décadence jusqu\u2019au XIII° siècle.Les mappemondes de cette époque représentent l\u2019oecumène rapetissé et les savants nient à la fois la sphéricité de la terre et l\u2019existence des antipodes.Les cartes médiévales figurent la terre par un disque portant au nord une énorme montagne autour de laquelle circule le soleil, d\u2019où le 34 jour et la nuit.Le centre du monde est occupé par Jérusalem et les villes et les couvents sont indiqués par des dessins.En somme, les moines ont imaginé des cartes en interprétant les picta romaines plutôt qu\u2019en observant autour d\u2019eux.Pourtant, à côté de cette imitation servile, les apôtres chrétiens, qui avaient envahi le pays des Barbares, contribuent à fixer les grands traits du relief de l\u2019Europe entre le Ve et le X° siècle.C\u2019est Saint Patrice et Saint Colomban qui visitent l\u2019Irlande, Saint Augustin qui évangélise l\u2019Angleterre, Saint Martin, la France, Saint Gall, la Suisse, etc.Mais ce modeste travail ne se compare pas à celui qui s\u2019accomplissait en Asie.Les Arabes, héritiers de la culture grecque, ressuscitent l\u2019oeuvre de Ptolémée morte depuis plusieurs siècles.Les géomètres musulmans recalculent la longueur d\u2019un degré sur le globe terrestre et obtiennent cette fois un chiffre précis.Les cartographes construisent des globes minuscules et étudient les projections; leurs cartes, supérieures à celles de Ptolémée, étaient d\u2019usage courant dans les classes de géographie.Les mieux connus de leurs géographes et voyageurs sont deux Marocains: Edrisi, au XII° siècle, résuma les connaissances géographiques des Arabes et dressa une carte du monde qui fait époque (1154) ; le second, Slen Butatah, consacra 32 ans de sa vie aux voyages et parcourut l\u2019E- gypte, l\u2019Arabie, la Palestine, la Russie, l\u2019Irak, l\u2019Iran, l\u2019Afghanistan, l\u2019Inde, la Chine et l\u2019Afrique jusqu\u2019à Tombouctou.La relation de ses Voyages est une mine de renseignements sur les sociétés musulmanes de la première moitié du XIV® siècle.Au moment où les savants chrétiens ont la permission d\u2019étudier le grec, langue des hérésies! et de se familiariser avec l\u2019oeuvre des Hellènes, nous allons assister à la naissance d\u2019une cartographie spéciale.Du XIII® au XVIe siècle, des pilotes européens lèvent de remarquables cartes des rivages méditerranéens; ces marins italiens ou catalans s\u2019appliquent à noter sur du parchemin tout ce qui peut servir au commerce maritime: baies, havres, ancrages, îles, écueils, etc.Ces cartes nautiques, appelées des portulans, indiquent aussi la direction grâce à la boussole introduite en Europe par les Arabes qui la tenaient January 1951, TECHNIQUE sent ie 35 de vs les ous de pr M a ls # it pique ca 2 uit Ir, sot JIVE sd Ita où d oi ah 2 qu 5 alts quel pire des Chinois.Les portulans perdirent de la vogue dès le XVI° siècle.Le moyen âge se termine sans apporter une contribution marquante à la cartographie.Les moines catholiques ont surtout exploité les cartes romaines tandis que les Arabes ont dépouillé les oeuvres grecques.Tout de mème, dès cette époque, des vikings normands se lancèrent dans l\u2019Atlantique Nord.Ils utilisèrent les relais naturels que constituaient l\u2019Islande (867) et le Groenland (982).Vers l\u2019an 1000, l\u2019étape vers l\u2019Amérique sera franchie et des Scandinaves longeront le Labrador, Terre-Neuve, la Nouvelle-Ecosse et la Nouvelle-Angleterre.Ces explorations étaient prématurées et la découverte de l\u2019Amérique par les Scandinaves fut aussi vaine que ia circumnavigation de l\u2019Afrique par les marins phéniciens, 20 siècles avant celle de Vasco de Gama.Au contraire, les grands voyages en Asie eurent de la célébrité grâce aux relations qu\u2019en ont laissées leurs auteurs: Plan Carpin (1245), Guillaume de Rubrouck (1252) et surtout Marco Polo.Vers 1295, Le livre des merveilles qui raconte la vie aventureuse de Marco Polo établit un contact entre l\u2019Europe et l\u2019Asie.Enfin les grandes croisades ont rapproché le monde chrétien de la civilisation musulmane et, en particulier, de la culture grecque.On entrevoit déjà une renaissance.Renaissance Vers la fin du XV®° siècle, nous assistons à la renaissance de la cartographie.Trois grands facteurs concourent à cet événement: tout d\u2019abord l\u2019Europe découvre Ptolémée dont l\u2019oeuvre est traduite en latin depuis 1410, ensuite l'imprimerie se développe et enfin les remarquables découvertes maritimes de l\u2019époque ouvrent une ère nouvelle.L'oeuvre de Ptolémée connut aux XVe et XVI° siècles plusieurs éditions manuscrites et imprimées; ses erreurs telles que la surestimation de la longueur de la Méditerranée et la déformation des contours continentaux influencèrent les cartographes de la Renaissance.L\u2019imprimerie donna lieu à de belles entreprises à Venise et à Amsterdam où la cartographie était à l\u2019honneur.À cause du verrouillage de la route terrestre des Indes par les Turcs, les pays commerçants de la Méditerranée durent prendre la TECHNIQUE, Janvier 1951 mer et chercher de nouvelles routes.Les Gê- nois, par leurs connaissances nautiques et cartographiques, stimulèrent chez eux la vocation maritime.Grâce au compas et à de meilleures voiles, les Portugais sont les premiers à reprendre les anciens périples et leurs explorations sur les côtes africaines les mènent, en 1484, au cap de Bonne-Espérance.Fait capital: ces découvertes attirent l\u2019attention des cartographes et des savants.En 1402, Christophe Colomb aborde des îles situées à 70 degrés à l\u2019ouest de l\u2019Espagne; comme sa carte amplifiait en longitude l\u2019étendue du monde connu (Ptolémée), il crut atterrir aux Indes.Plus tard, Pinzon et Cabral découvrent le Brésil, Cabot rencontre des iles situées a 45 degrés à l\u2019ouest de l\u2019Angleterre.Enfin, cette route des Indes que Colomb avait cherchée vers l\u2019ouest, Vasco de Gama va la trouver en 1498 en contournant l\u2019Afrique par Le Cap.L\u2019élan était donné et les explorateurs se lancent à la conquête de nouvelles terres.À la veille de la découverte de l\u2019Amérique, le cosmographe allemand, Martin Behaim, dans son image du monde essaya de concilier la tradition antique retrouvée avec les découvertes contemporaines.Mais les grandes expéditions viennent vite semer le chaos dans la cartographie et, de 1500 à 1525, les cartographes collent les nouvelles terres à l\u2019Asie ou les y séparent.En 1507, l\u2019Alsacien Wald- seemuller, en reproduisant les cartes d\u2019Amé- rigo Vespucci, proposa de donner au nouveau monde le nom d\u2019Amérique; il ignorait alors les voyages de Colomb.En 1519, Magellan, qui croyait à la continuité unitaire des océans, organise une expédition pour atteindre le pays des épices en contournant l\u2019Amérique du Sud.En 1522, Del Cano ramenait en Espagne le premier navire à faire le tour de la terre.L\u2019expédition de Magellan clôt l\u2019ère des grandes découvertes.De 1492 à 1522, les côtes reconnues ont plus que doublé.Dès lors, les cartes de Ptolémée sont mises au rancart et l\u2019Amérique, le détroit de Magellan et l\u2019océan Pacifique apparaissent sur la carte célèbre de Diego Ribeiro en 1529.Les découvertes ont servi à la cartographie et ont favorisé la méthode de construction des cartes par les coordonnées terrestres.La cartographie prit un grand essor quand Mercator libéra définitivement cette science 35 ERP INE BRO A! SEEN Hn EE Ht SAR ER SE Rr BONE Ea rs Sora de la tutelle ptolémaique.Ce Hollandais est célèbre par sa carte d\u2019Europe (1554) où il attribue 53 degrés à la Méditerranée quand Ptolémée lui en accordait 62.Mais Mercator passe à l\u2019immortalité grâce à la projection cylindrique qui porte son nom (1569).Sa projection offre un réseau de parallèles horizontales et de méridiens verticaux dont le rapport est constant partout sur la carte.À cet effet, les latitudes sont d\u2019espace croissant.Il inventa cette projection lors de la production d\u2019une carte du monde ou pour la première fois l\u2019Amérique est séparée de l\u2019Asie par le détroit d\u2019Anian.Cette séparation mettait fin à l\u2019antique théorie sur l\u2019unité des continents, doctrine de Ptolémée qu\u2019avaient ressuscité les voyages de Marco Polo.Ortelius, ami de Mercator, publia en 1570 le premier atlas moderne du monde; son theatrum orbis terrarum contenait 53 cartes gravées sur cuivre et coloriées à la main.Ces deux cartographes et leurs contemporains portèrent la cartographie à un point culminant.N\u2019oublions pas qu\u2019à cette époque les navigateurs hollandais sillonnaient toutes les mers et que Dirk Hartogsz aperçut le premier les côtes de l\u2019Australie.Dès le XVI®° siècle, quatre nations maritimes participent à l\u2019exploration des mers: l\u2019Espagne, la Hollande, l\u2019Angleterre et la France.Queiroz et Torrès explorent l\u2019Océanie et les abords australiens; Drake accomplit le second périple de la terre (1578) ; Tasman découvre la Nouvelle-Zélande (1642) et enfin Cook ouvre l\u2019ère des expéditions scientifiques, 125 ans plus tard.Voilà pour les mers australes.Mais la recherche de nouvelles routes maritimes fit tourner les efforts vers les parages septentrionaux; on voulait gagner l\u2019Inde soit par le nord de l\u2019Amérique, soit par le nord de l\u2019Asie.Après Cabot (1497), ce sont surtout des Français et des Anglais qui fréquentent les mers septentrionales.L\u2019Amérique reçoit Jacques Cartier en 1534, Davis en 1535, Hudson en 1610 et Baffin en 1615, tous à la recherche du passage du Nord- Est; le Hollandais Barentz atteint le Spitz- berg en 1594.Ces explorations ont entraîné la colonisation de l\u2019Amérique.En 1607, le premier établissement britannique s\u2019installe en Virginie.Champlain fonde Québec en 1608 et entreprend de multiples expéditions.Si les Anglais se postent surtout sur les côtes, ce sont les Français qui vont pénétrer le continent nord- américain.En Amérique centrale et en Amérique du Sud, la colonisation espagnole va de l\u2019avant.Parallèlement se poursuivait la découverte de la Sibérie grâce à la progression colonisatrice des Cosaques vers l\u2019Est.Leur cheminement se fait selon des méthodes analogues à celles des Canadiens et le fleuve Ienisseï est atteint en 1610, la Lena vers 1630, l\u2019Oldan, en 1635.Le lac Baikal est découvert en 1643; enfin Irkoutsk est fondée en 1661.En outre, au XVII° siècle, la cartographie profite des progrès de la science.Grâce à la lunette astronomïque et surtout au procédé de la triangulation trouvé par le Hollandais Snellius en 1617, des Français procèdent à la mesure d\u2019un arc de méridien.En 1669-70, l\u2019abbé Picard mesure \u2018l\u2019arc Paris-Amiens; après 1680, les Cassini toisent tout le Nord de la France.Ces mesures apporteront à la cartographie une précision mathématique.La cartographie française s\u2019honore aussi de la famille Sanson qui publia, au cours du siècle, des atlas, des cartes routières, des cartes hydrographiques et des cartes historiques.Entre temps, Digges construit son théodolite, Torricelli, son baromètre (1640) et Galilée énonce les lois du pendule: ces trois instruments influenceront indirectement la cartographie au siècle suivant.Au cours de la Renaissance, de célèbres explorateurs ont ouvert les mers et même enfoncé quelques continents.Il reste aux cartographes de préciser et les continents et leur périphérie qui n\u2019est connue qu\u2019imparfaitement encore.ALEX.BREMNER LIMITED MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION © ISOLATION Etablie en 1872 1040, rue BLEURY PRODUITS RÉFRACTAIRES \u2014 MONTREAL \u2014 LA.2254* | Le prie ke à ly procédé Lindi ont 3 1663-1, Ames; lord de à cario- La eat e la fa 1 sieck, (ats Tuts odo Galiee sacre can La cellule photo-électrique (1!) L\u2019ÉLECTRON DANS LE VIDE et le PROBLÈME DU VOLTAGE (Suite et fin) Er nous en arrivons maintenant au plus moderne des procédés destiné a arracher des électrons à la matière: L\u2019effet photo-élec- trique.Quoique de \u2018découverte récente, la cellule photo-électrique a déjà reçu de nombreuses applications pratiques: cinéma sonore, mise en route automatique des escaliers du métro, protection contre les voleurs, contrôle des machines-outils, etc.La variété des applications de cette cellule et son fonctionnement quasi-mystérieux en ont fait un objet qui étonne presque toujours les non-spécialistes et auquel le public voue presque un culte mystérieux.Son principe est cependant des plus simples.; Avec la cellule photo-électrique, nous ne réalisons rien d\u2019autre qu\u2019un troisième mode d\u2019extraction des électrons errant dans les conducteurs.Sous son aspect général, le problème est en effet de communiquer aux électrons l\u2019énergie suffisante pour s\u2019affranchir des attractions atomiques: dans l\u2019émission thermionique, on fournissait l\u2019énergie en question en chauffant le métal.Dans le cas du phénomène photo-électrique, on se contente tout simplement d\u2019envoyer l\u2019énergie sous forme de rayonnement, ou si l\u2019on préfère de (1) Voir Poeil électrique, du même auteur, TECHNIQUE de juin 1949.TECHNIQUE, Janvier 1951 par ROGER BOUCHER, B.A, L.Ph, M.A, Dipl.MPCN, PROFESSEUR DE NIQUE, RIMOUSKI.SCIENCES ET MATHÉMATHIQUES, ÉCOLE TECH- lumière.Comme on le sait, la lumière n\u2019est pas autre chose qu\u2019une pluie de « paquets d\u2019énergie », l\u2019énergie en question étant inversement proportionnelle à ce que l\u2019on appelle la longueur d\u2019onde.Dès lors, il suffit que chacun de ces paquets représente l\u2019énergie minima pour arracher un électron d\u2019un métal pour que, sous le seul effet de la lumière correspondante, nos électrons puissent jaillir hors du métal.C\u2019est le phénomène photo-électrique, au- jourd\u2019hui bien connu puisqu\u2019il se trouve à la base de nombreuses applications pratiques.Et sa genèse nous renseigne automatiquement sur ses lois.L\u2019émission n\u2019aura en effet lieu que si l\u2019énergie contenue dans chaque photon de la radiation incidente est supérieure au minimum nécessaire pour l\u2019extraction, c\u2019est-à- dire que l\u2019effet ne sera observable qu\u2019au dessous d\u2019une certaine longueur d\u2019onde, différente évidemment selon les métaux et marquant le seuil d\u2019excitation photo-électrique.Ce seuil ne peut toutefois pas toujours être précisé de façon extrêmement nette car le travail n\u2019est bien entendu pas le même selon que l\u2019électron se trouve au sein du métal ou bien tout près de la surface.Surtout, il importe de ne pas confondre l\u2019intensité du rayonnement incident (correspondant au nombre de paquets d\u2019énergie envoyés sur le métal) et la fréquence (inversement proportionnelle à la longueur d\u2019onde) qui elle chiffre l\u2019importance de chaque paquet.Si aucun de ces paquets ne renferme l\u2019énergie 37 de libération nécessaire à un électron, on n\u2019assistera à aucune émission d\u2019électrons si nombreux que soient ces paquets, c\u2019est-à-dire si intense que soit le rayonnement.Par contre si les photons renferment chacun plus que l\u2019énergie de libération, le nombre d\u2019électrons éjectés sera alors fonction de l\u2019intensité du rayonnement.Ces lois de l\u2019effet photo-électrique sont connues sous le nom de « relations d\u2019Einstein » et historiquement elles ont joué un très grand rôle dans le retour au début de ce siècle vers une conception corpusculaire de la lumière.Pour réaliser une cellule photo-électrique, il suffit ainsi de choisir un métal dont les électrons soient suffisamment peu retenus pour être arrachés par l\u2019énergie des photons de la lumière ordinaire.Signalons par exemple que le seuil d\u2019excitation se situe aux environs de 0.66 micron pour le coesium et de 0.55 pour le rubidium, le potassium et le lithium (il se situe malheureusement dans la plupart des autres cas dans la gamme de l\u2019ultra-violet).Quand notre métal sera éclairé, il deviendra le siège d\u2019une émission d\u2019électron proportionnelle à l\u2019intensité de l\u2019éclairement et en recueillant ces électrons sur une plaque chargée positivement, on obtiendra un courant électrique lui-même proportionnel à l\u2019intensité de la lumière.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de décrire en détail ici le principe technique des diverses utilisations pratiques de la cellule photo-élec- trique indiquons-le simplement.Dans le cinéma parlant, la cellule photoélectrique transforme une variation d\u2019intensité lumineuse transmise par la bande sonore du film en une variation d\u2019intensité du courant électrique qui est envoyé au haut-parleur.Dans les appareils de contrôle de mise en marche automatique ou de protection contre le vol, un pinceau de lumière ordinaire ou de lumière infra-rouge est projeté sur la cellule où passe donc, en permanence, un certain courant.Lorsqu\u2019une personne traverse ce pinceau lumineux, elle l\u2019intercepte une fraction de seconde; pendant ce temps, le courant ne passe plus dans la cellule et cette interruption du courant agit sur l\u2019appareil de commande du dispositif (escalier en outre) à mettre en marche automatiquement ou sur l\u2019appareil avertisseur du dispositif de sécurité, s\u2019il s\u2019agit de protections anti-vol.38 Comment on a mesuré la masse et la charge d\u2019un électron Pouvoir peser un électron et déterminer de façon rigoureuse son poids, n\u2019est-ce-pas là une des plus étonnantes réussites de la physique moderne.Nous allons suivre maintenant les physiciens dans les expériences qu\u2019ils réalisèrent successivement pour obtenir ce stupéfiant résultat.Avant de déterminer la masse de l\u2019électron, il était nécessaire tout d\u2019abord de mesurer la charge électrique qu\u2019il portait.Mais qu\u2019est-ce au fond que la charge d\u2019un électron?Il conviendrait évidemment de la préciser au préalable! C\u2019est la quantité d\u2019électricité dont il est porteur.Lorsqu\u2019un courant passe dans un fil, il est passé dans le fil, au bout d\u2019une seconde une certaine quantité d\u2019électricité.Cette quantité d\u2019électricité peut être allée se fixer sur un condensateur ou s\u2019être manifestée par un dépôt dans un bac à électrolyse.Le courant a été constitué par le passage d\u2019un certain nombre d\u2019électrons \u201c qui en ont transporté chacun une certaine quantité.La manière la plus simple d\u2019obtenir la charge de l\u2019électron serait de compter le nombre d\u2019électrons qui passent pendant un temps donné dans un conducteur servant par exemple à charger un condensateur, puis de diviser la charge obtenue sur le condensateur par le nombre d\u2019électrons comptés.Malheureusement un tel dénombrement d\u2019électrons passant à l\u2019intérieur d\u2019un condue- teur \u2014 est totalement impossible.Le physicien américain Millikan qui réussit à mesurer la charge de l\u2019électron dut, pour y arriver, employer une voie détournée.Il disposait deux plaques métalliques superposées.L\u2019une, celle du dessous, chargée négativement par excès d\u2019électrons, l\u2019autre chargée positivement par une carence d\u2019électrons.Entre les deux plaques, le physicien américain projetait horizontalement, à l\u2019aide d\u2019un léger courant d\u2019air, de très fines gouttelettes d\u2019huile qu\u2019il éclairait latéralement et observait avec un objectif de microscope.Précisons enfin que ces gouttelettes d\u2019huile ayant frotté le long des parois du tube s\u2019étaient électrisées, c\u2019est-à-dire que quelques électrons supplémentaires s\u2019étaient fixés à leur January 1951, TECHNIQUE ensateur yrement oondue ph a Test: surface comme à la surface d\u2019un morceau d\u2019ébonite frottée par un chiffon de laine.Les gouttelettes avaient évidemment tendance à tomber sous l\u2019action de la pesanteur, mais du fait qu\u2019elles étaient électrisées négativement, la plaque négative du dessous les repoussant et celle positive du dessus les attirant, une attraction électrostatique s\u2019opposait à leur chute en exerçant une force d\u2019autant plus grande que les gouttelettes portaient une charge électrique plus importante, c\u2019est-à-dire un plus grand nombre d\u2019électrons à leur surface.Millikan mesura la vitesse de chute d\u2019un assez grand nombre de gouttes et détermina pour chacune d\u2019elles le ralentissement dans la chute causé par la présence des électrons à leur surface et calcula facilement la force d\u2019attraction due au champ électrique qui s\u2019exerçait sur ces gouttes.Si deux électrons se trouvent fixés à la surface d\u2019une des gouttelettes d\u2019huile, la force qui freine la chute de cette gouttelette est deux fois plus grande que s\u2019il n\u2019y en avait qu\u2019un; elle sera trois fois plus grande s\u2019il y a trois électrons, quatre fois s\u2019il y en a quatre, etc.Millikan put ainsi montrer que les forces freinant la chute des gouttelettes étaient toutes multiples d\u2019une même force unité.Il déduisit que cette force unité était celle qui s\u2019exerçait sur un électron unique placé dans le champ électrique de l\u2019expérience.Comme la force qui s\u2019exerce sur une particule électrisée est proportionnelle a sa charge et a la valeur du champ électrique dans lequel elle est placée, une simple regle de trois donna alors au physicien américain la valeur de la charge électrique de l\u2019électron.Cette charge est telle qu\u2019un courant de un ampère débite chaque seconde 6.3 milliards de milliards d\u2019électrons! Il est éminemment normal qu\u2019il n\u2019y ait aucune relation simple entre la charge d\u2019un électron et la valeur de l\u2019unité d\u2019intensité du courant électrique: l\u2019ampère, puisque cette dernière a été choisie par les premiers physiciens de façon à peu près arbitraire au gré de leur commodité pratique.Nul doute que si toute l\u2019électricité était aujourd\u2019hui à refondre (ce qui serait à bien des égards infiniment souhaitable), l\u2019élémentaire bon sens consisterait à prendre la charge de l\u2019électron, ou, plutôt un de ses multiples directs, comme unité.Un courant d\u2019un ampère serait ainsi par exemple TECHNIQUE, Janvier 1951 celui qui débite exactement dix milliards de milliards d\u2019électrons par seconde au lieu du chiffre actuel de 6.3.Une fois connue la charge de l\u2019électron, il allait être facile de calculer sa masse.C\u2019était un simple problème de balistique, c\u2019est-à-dire un problème de l\u2019ordre de ceux que résolvent les artilleurs pour déterminer la trajectoire des projectiles qu\u2019ils envoient; les obus.Ici, le projectile est incommensurablement plus petit mais la marche du calcul reste la même.On projette un électron successivement à travers un champ électrique et un champ magnétique et l\u2019on note sa déviation à travers ces champs.De même que la connaissance de la trajectoire d\u2019un obus à travers le champ de la pesanteur permet de déterminer le poids de celui-ci, de même en ce qui concerne l\u2019électron, la mesure de cette déviation, c\u2019est-à-dire la connaissance de la trajectoire permet de mesurer le rapport de la masse de la particule à sa charge et de déterminer ainsi cette masse avec une très grande précision.C\u2019est ainsi que l\u2019on arrive à savoir que l\u2019électron pèse 0.9 milliardème de millardème de milliardème de gramme.La physionomie d\u2019un électron L\u2019électron est donc le petit corpuscule-d\u2019électricité négative avec lequel nous venons de faire connaissance.Une question se pose alors: peut-on dissocier le facteur masse et le facteur électricité?Autrement dit, cette électricité négative n\u2019est-elle qu\u2019un « accident » survenu à un corpuscule élémentaire?Dans le domaine des corpuscules lourds, c\u2019est-à-dire des nucléons, la charge se manifeste effectivement comme une qualité susceptible d\u2019être acquise ou perdue.Ainsi un neutron peut très aisément prendre une charge positive et il se transforme sans autre formalité en proton: il redevient neutron en se délestant de cette charge.Doit-on pareillement conclure que notre électron serait capable de perdre sa charge négative pour devenir un corpuscule neutre ou même éventuellement acquérir une charge positive ?On sait certes que l\u2019électron positif existe, mais c\u2019est un être éphémère et hautement exceptionnel et dans son ensemble le problème apparaît étrangement complexe du fait \u2018 39 que nous ne savons absolument rien quant à la nature profonde de cette mystérieuse électricité: nous ne faisons que constater ses effets.Qu\u2019est-ce qu\u2019une charge positive, une charge négative?Nous pouvons seulement affirmer que ce sont des entités qui attachées à des corpuscules les entraînent à s\u2019attirer ou à se repousser mutuellement.Et c\u2019est tout.Ce caractère dissymétrique de l\u2019électricité est même une des plus grandes énigmes de la physique actuelle.On constate en effet sans pouvoir formuler la moindre tentative d\u2019explication que les électricités positive et négative se comportent qualitativement de façon très différente: les charges positives se portent de préférence sur les corpuscules lourds et semblent assez facilement interchangeables; les charges négatives paraissent au contraire l\u2019apanage presque exclusif de ces corpuscules légers que sont les électrons, corpuscules dont elles sont littéralement indéracinables.Il en résulte que l\u2019électricité négative est en quelque sorte fluide, puisqu\u2019attachée à des corpuscules volants d\u2019une extraordinaire vélocité, tandis que l\u2019électricité positive présente un caractère essentiellement statique, localisée qu\u2019elle est dans le corps des atomes: et un courant électrique consiste ainsi uniquement dans un déplacement d\u2019électricité négative.On a toujours tendance quand on parle de l\u2019électron à vouloir le symboliser par une petite sphère (aucune direction n\u2019apparaissant privilégiée) ou si l\u2019on préfère sous l\u2019aspect d\u2019une minuscule bulle de savon qui serait recouverte d\u2019électricité négative.L\u2019idée est puérile, mais nous avons hélas beaucoup de peine à raisonner sur des entités qui ne peuvent se laisser représenter à l\u2019aide de comparaisons usuelles.Et pourtant la représentation de l\u2019électron comme une petite sphère soulève plus de difficultés qu\u2019elle n\u2019en résoud: il nous est impossible de concevoir une sphère sans avoir aussitôt la pensée de la « couper en deux », hypothèse absurde car l\u2019électron est rigoureusement indivisible.Et puis une sphère de quoi?En outre, parler d\u2019une « couche » d\u2019électricité négative n\u2019est guère plus près de la vérité, car la charge de tous les électrons \u2014 rigoureusement la même \u2014 correspond à l\u2019unité élémentaire de quantité d\u2019électricité: plutôt qu\u2019une couche, il conviendrait donc plutôt 40 d\u2019envisager un grain d\u2019électricité représentant le quantum, ou si l\u2019on préfère la plus petite des quantités d\u2019électricité capables d\u2019exister.Si l\u2019on supposait la surface de notre sphère- électron recouverte uniformément d\u2019une couche d\u2019électricité de charge totale E, on aurait affaire à des charges plus petites que E en considérant localement des portions de cette surface.Il ne semble pas que ce soit admissible d\u2019autant plus qu\u2019ainsi conçu, l\u2019électron devrait en quelque sorte avoir tendance à « éclater » puisque tous ses éléments de surface se repousseraient, étant chargés d\u2019électricité de même signe! On voit toutes les complications théoriques auxquelles on se heurte quand on cherche à pénétrer l\u2019anatomie des électrons.Il est certes décevant de ne plus pouvoir transposer nos notions courantes en physique atomique, mais nous nous trouvons là en présence d\u2019un monde tout nouveau et il faut bien adopter son langage si nous voulons caresser quelque espoir de la comprendre.Aujourd\u2019hui la physique nous a appris à balayer tous nos préjugés de forme, de couleur ou de constitution géométrique d\u2019un électron.Elle nous invite à l\u2019imaginer comme un simple « nuage d\u2019énergie », rien de plus, et encore un nuage au contour très flou, dont la densité irait en décroissant à partir du centre pour devenir brusquement insignifiante au delà d\u2019une certaine distance que l\u2019on peut appeler le «rayon » de l\u2019électron, mais mathématiquement cette densité n\u2019est jamais rigoureusement nulle si loin que l\u2019on s\u2019écarte du centre, c\u2019est-à-dire qu\u2019un électron quelconque occuperait en quelque sorte l\u2019univers tout entier! Seulement la quasi-totalité de sa « probabilité de présence » est contenue dans une sphère de rayon assez bien défini, ce rayon étant quelque cent mille fois plus petit que celui de l\u2019atome, c\u2019est-à-dire qu\u2019il faudrait placer environ 5.500 milliards d\u2019électrons bout à bout pour réaliser une longueur de 1 centimètre ou .3937 de pouce.De l\u2019électricité à la physique atomique vers le milliard de volts! Les considérations théoriques qui précèdent viennent de nous faire pénétrer dans le domaine de ce que l\u2019on convient d\u2019appeler January 1951, TECHNIQUE d\u2019un nom impropre d\u2019ailleurs: la physique atomique.En revenant à des considérations moins abstraites relatives aux phénomènes électriques, nous allons quand même rester dans le domaine de cette physique atomique, puisque nous y sommes entrés.Chacun de ceux qui s\u2019intéressent aux problèmes scientifiques\u2018 ont entendu parler de cette unité bizarre que l\u2019on rencontre à chaque page d\u2019un ouvrage de physique nucléaire: « l\u2019électron-volt ».Est-ce un électron?Est-ce un volt?Ni l\u2019un ni l\u2019autre ce qui apparemment semble un comble pour une unité qui porte ce double nom; c\u2019est tout simplement une unité d\u2019énergie.C\u2019est l\u2019énergie cinétique que prend un électron que l\u2019on attire avec une différence de potentiel de un volt.Supposons que nous ayons entre deux points À et B une différence de potentiel de un volt et qu\u2019un électron quitte la surface À pour se précipiter sur B.Lorsqu\u2019il arrivera sur le point B, l\u2019électron percutera sur celui-ci comme une balle heurte un obstacle et l\u2019énérgie cinétique de cet électron projectile sera de un « électron-volt ».Dès lors, on voit que l\u2019énergie de n\u2019importe quel projectile peut être déterminée en « élec- trons-volts».Votre voiture, par exemple, lorsqu\u2019elle roule à 80 milles à l\u2019heure sur une route, possède une énergie cinétique qui peut être exprimée en « électrons-volts » ; précisons d\u2019ailleurs tout de suite que la chose serait pour le moins inhabituelle! Mais si les physiciens n\u2019expriment pas l\u2019énergie cinétique de leur voiture en électrons-volts, du moins se servent-ils de cette unité pour chiffrer l\u2019énergie cinétique de beaucoup d\u2019autres particules que les électrons.Le proton par exemple qui pèse 1.840 fois plus que l\u2019électron, le deuton et l\u2019hélion qui sont encore respectivement deux et quatre fois plus lourds que le proton sont tous des particules qui, lorsqu\u2019elles sont en mouvement voient leur énergie exprimée par les physiciens en «électrons-volts», bien qu\u2019elles n\u2019aient rien à voir avec les électrons.La physique nucléaire, pour toutes les énergies qu\u2019elle mesure ne parle pratiquement que d\u2019électrons-volts, C\u2019est un peu comme les Anglais qui mesurent les dimensions de leurs cannes à pêche TECHNIQUE, Janvier 1951 ou l\u2019altitude de leurs avions en « pieds » bien que ceux-ci n\u2019aient évidemment aucun rapport avec la pointure des souliers de l\u2019Anglais moyen.Existe-t-il des courants électriques dus à d\u2019autres particules qu\u2019à des électrons?Et puisque nous venons de parler de projectiles électrisés autre que les électrons, projectiles que les physiciens parviennent à mettre en mouvement, une question se pose alors: existe-t-il des courants électriques produits par autre chose que des électrons?À cette question il convient évidemment de répondre par l\u2019affirmative.Lorsque des charges électriques de signe quelconque et fixées sur des particules quelconques participent à un mouvement d\u2019ensemble, nous nous trouvons en présence d\u2019un courant électrique.Or les physiciens connaissent parfaitement des particules électrisées autres que les électrons: ce sont tout simplement les particules bien connues de la physique nucléaire que nous avons déjà cité.Cependant ces particules n\u2019existent pas naturellement à l\u2019état libre comme les électrons dans un métal.Elles sont prisonnières à l\u2019intérieur des noyaux atomiques et il faut pour disposer d\u2019elles utiliser des techniques très puissantes.Dans ces conditions on ne peut évidemment pas songer à provoquer des courants électriques non électroniques à l\u2019aide des classiques générateurs de courant.Les physiciens ont mis au point des appareils spéciaux dont le cyclotron est le type qui permet de mettre en mouvement des particules.Les résultats obtenus dépassent dans le domaine des voltages tout ce qui a pu être réalisé dans l\u2019électricité classique puisque le Professeur Lawrence travaille actuellement à la réalisation d\u2019un générateur de 1 milliard d\u2019électrons-volts! Si nous avons tenu à évoquer ici sans l\u2019approfondir autrement cette question de physique nucléaire c\u2019est pour souligner l\u2019unité qui englobe toute la physique moderne et montrer que la mise en oeuvre par l\u2019homme de la première des particules constitutives de l\u2019atome, l\u2019électron, n\u2019est pas une technique spéciale, mais l\u2019un des chapitres les plus passionnants de la connaissance du monde physique.41 NEW WELDER SILICONE INSULATED A-C FROM C.G.E.A new silicone-insulated, portable, a-c welder known as the 6WK20H series is available from the Industrial Division of Canadian General Electric\u2019s Apparatus Department.The 6WK20H series are part of the only standard a-e welder line commercially available incorporating silicone insulation.A high margin of safety and operating dependability is provided by this insulation since it is unaffected by high temperatures and is water repellent.Compact construction \u2014 12 inches by 17 inches in cross section, and 23 inches in height \u2014 permits its utilization of underbench and balcony space not available to larger welding units.Practically averaging one-half pound per ampere of maximum output the 6WK20H weighs 154 pounds and has a current range from 30 to 250 amps, and accommodates electrodes from 1/16 to 3/16 inch dia- meter.Due to the compactness and balanced design a man can readily lift it and put it in the trunk of his car for transporting.Instant arc striking without any manual adjustment is provided by \u201cHot Start\u201d automatic control.The correct amount of boost is always furnished for any specific current setting.The ampere range is covered by three overlapping current ranges which permit precise current control.Thus with \u201cHot Start\u201d control and overlapping current rangess lower operating costs are insured because idling current is reduced to a minimum and more efficient use of electric power is accomplished.The standard Model 6WK20H contains a primary switch and is designed for operation on 220 volts.Models are available for operation on 440 volts with or without power factor capacitors.The automatic \u201chot start\u201d control\u2014composed of a hermetically sealed gas filled time delay magnetic switch and a wound resistor\u2014causes a surge of increased current to flow through the welding leads.This surge is present only during the critical starting period, and its degree is considerably higher at very low \u201chard to start\u201d currents than at higher \u201ceasier to start\u201d current settings.Automatic reduction of boost at higher current settings avoids drawing current surges from the power line.It is of simple construction to give trouble free operation for it has no delicate relays, rectifiers, or fuses ,and is not affected by dust.Coils of the welder are impregnated with Class H insulation, characterized by the use of asbestos, glass, and mica, impregnated by synthetic high temperature resisting resins known as silicones.Silicones are unique in retaining mechanical and electrical strength at temperatures where ordinary varnishes char and disintegrate.The welder wind- ings have been rated at the conservative temperature rise of 130C to provide long life.Coils are well ventilated to operate at uniform temperatures without hot spots.Temperature does not .creep up, but coils run as cool in the afternoon as in the morning.The welder is not limited to 4 hour operation to ovoid overheating.A primary switch to interrupt both sides of the line is of double pole construction and provides a convenient means of turning the welder on and off.Insulated tapered plug connectors are provided for easy connection of the welding leads and quick selection of desired current range.En qualité de technicien, vous aimez avoir affaire à des techniciens pour vos besoins de soudure.Nous avons le plaisir de vous informer que notre ingénieur est passé par l\u2019Ecole Supérieure de Soudure de Paris, et que tous nos vendeurs connaissent et pratiquent la soudure et se tiennent continuellement au courant du progrès dans ce domaine.WELDING & SUPPLIES Co., LTD.8445, rue Parthenais, MONTRÉAL - CH.1187 Adressez-vous à nous pour vos appareils baguettes, électrodes et accessoires.January 1951, TECHNIQUE Kore TRICE «ox net our | one Every year teachers are plagued with the same common errors in meaning and spelling and businessmen have to read the same crude English.Many of these errors can be eliminated by becoming conscious of the type of error they represent.The first thing to do in the study of words is to sort them out into certain definite classes, as this will save the additional difficulty of learning how to spell each word, or the meaning of a word, when one root will often give the clue to a whole series of related words.The following notes deal with errors common to both French and English readers and writers.Let us take three typical groups of words which commonly give even the advanced French students occasional trouble.Words that have ad in English and a in French.Examples \u2014 advantage, avantage; adventure, aventure.Words that end in y in English and ie in French.Examples \u2014 theory, théorie; geometry, géométrie; Words containing u in English and o in French.Examples \u2014 punctual, ponctuel; pronunciation, prononciation.It will be noticed that punctual ends in al and ponctuel in el.These endings are quite common.Examples \u2014 natural, naturel; essential, essentiel.A great deal of help will come to the unfortunate student who has trouble with his spelling if he will try to visualize the words first as a whole and secondly as to the component parts.The student who sees the word bicycle as the root bi and the word cycle will not make the error \u2014 quite common \u2014 of spelling the word bycicle.Similarly, the word Christmas is frequently misspelled by TECHNIQUE, Janvier 1951 YOUR SLIPS ARE SHOWING by W.W.WERRY, C.A.MONTREAL TECHNICAL SCHOOL boys who neglect to notice that the first part \u2018of a word is Christ.Without going into further details at present, I should like to suggest that if you have trouble with words, particularly the longer ones, you first try to find out the different parts of the word and see whether that doesn\u2019t help you with your spelling problem.Before making up some lists of words that cause headaches, and of other words or groups of words that cause confusion when their meanings are discussed, let us glance at a short list of the very common short words that cause many of the difficulties for the young writer in either language.While doing any work with spelling or meaning always try to make a note of the word or words and keep them in a book for further reference.One of the best ways to enlarge your vocabulary and improve your spelling is to have the word or its meaning presented before you correctly on more than one occasion.The proofreaders and other experts who are using words for a living make the habit of using and spelling a new word as often as possible when they first meet it so that its correct form will be fixed in their minds.The following group of words should be studied until the student or reader has no hesitation in using them whenever required.As these words are so important, I shall list them with an explanation or suggestion.its \u2014 correct usage; the aeroplane lost its wing.Do not confuse this word with it\u2019s a contracted form of it is.too \u2014 the second o is used in two common cases (1) He came home too late.And with the meaning of also (2) I shall be there too.43 lose \u2014 This verb « perdre » should not be confused with the word loose, an adjective meaning not tight.receive \u2014 Note that after the c the pair of letters is usually ei.After a consonant preceded by a short vowel, the usual spelling is ie.Examples \u2014 deceive, believe.You may also remember the rhyme \u2014 \u201c I before e except after ¢, or when sounded as a as in neighbour and weigh.There are some exceptions to this rule but for common words like receive and believe and weigh the general rule applies.Come, coming \u2014 Note that in this type of word there is no reason for doubling the consonant m, and the e is dropped to be replaced by the vowel i.Do not confuse words ending in a vowel with words of the next group which end in a consonant and double the consonant.Begin, beginning; prefer, preferred.You will notice in these words that they end in a consonant preceded by a single vowel, and that the final syllable is accented.For a monosyllable and words accented in the final syllable, the consonant is doubled.Example \u2014 refer, referred; Be careful however, that in words like clustered, and benefited, which are accented on the first syllable, the final consonant is not doubled.French boys particularly should note that the word full is spelt full but that in combination it is usually shortened to ful.Examples \u2014 beautiful, useful, successful, careful.Note that the prefixes ending in consonants and suffixes beginning with consonants do not usually affect the spelling of a word.Note the following spellings carefully; misspelled, dissimilar, conveniently, preferment.There is a large group of words that must be learned by writing them down and checking them until the student is sure that he knows the correct ending.Just as a trial see whether you consider the following list of words is correctly spelled: existence, superintendent, independent, ap- 44 pearance.Yes, all these words are correctly spelled.Try to check the long list of words that end in either ent or ant or ence and ance.When letters are doubled there is likely to be some confusion until the beginner fixes the rhythm of the word and its spelling firmly in his mind.Also confusions of letters, such as e for a must be looked at from time to time, until the writer can use them with perfect confidence.Note for example the following words.occurred, grammar, embarrass, possess, business, separate religious, successful, accommodate.This group of words alone contains many spelling demons for the beginner.Check them carefully until you can use them accurately.Another long group of problem words are those that are misspelled because they are often mispronounced.The word athletic for example is often mispronounced as though there were an extra e in the word.Similarly, the word arctic is often spelt artic.To the French boy, such words as government and apartment show how careful the reader must be not to put in unnecessary letters.Before proceeding to those words that sometimes combine confusion of meaning with the problems of spelling, have someone read the following fifty words to you and see how many you can spell correctly; if you have more than ten errors you should begin to check your spelling more carefully.nuisance umbrella professor performance achieve paid noticeable lovable ninety gases acknowledgment (!) valleys literature phenomena (pl.) weird psychology bachelor tariff pastime incidentally sandwich occasionally preference permissible maintenance eight supersede (2) forty surprise privilege disappearance irrelevant (1) Sometimes spelled acknowledgement.(2) Note that this word is spelt \u2014 sede although the common ending is \u2014 cede.January 1951, TECHNIQUE por (EE Negroes perspiration indispensable truly woolly abbreviation temperament really occurrence knives similar theses (pl.) recede accessible now-a-days malleable disastrous dictionary It is advisable to check some of the common words in the days of the week and the months of the year; February, Wednesday, and Thursday commonly cause trouble.For those who wish to try their spelling ability in common but more technical words the following list will give a little exercise: lightning committee propeller miscellaneous conscientious balloon carburetor Fahrenheit reservoir vacuum repetition Britannica synchronous infallible kiln mischievous by-product asphalt spoonfuls armature cylinder oscillation inflammable orthochromatic faucet quiet laid married synomym antipathy analyze omitted liquefy soluble calendar speech In the study of French and English together, special care must be taken at times because many words are closely related in spelling but have one letter extra.Note the following words: English: atom, lamp, bomb, insulin, penicillin, oxygen, problem.French: atome, lampe, bombe, insuline, peni- cilline, oxygène, problème.Also these pairs \u2014 vaccine, vaccin(F) ; universe, univers(F) Worthy of special attention because it is so often incorectly spelled in all its forms and variations is the verb to develop.In French an e is added.Note that the past tense is developed because, as previously mentioned, the accent is not on the last syllable.Also TECHNIQUE, Janvier 1951 note the lack of an e after the p of development.Every French person studying English should note the following spellings of words commonly used in technical work: motor steel engine copper engineer cotton lathe (machine) cement machinery (no plural)plane foreman wheel superintendent patent steam efficiency chemist switch furnace crane Two groups of words that end in \u2014 que or \u2014 ques in French end in \u2014 c or cs in English or in an adjective group in \u2014 al.Examples: 1.English; electronics, mathematics, economics, arithmetic, physics, statistics.(French; que or ques) 2.electrical, comical, logical, mechanical, economical.For some reason \u2014 probably looking at the words carelessly \u2014 many French boys confuse words with different final letters.It is only too common to find such words as think (penser) confused with thing (chose), or kind (espèce) used instead of king (roi).Both French and English persons are cautioned about words like advise (verb with 3) and advice (noun with c).The problem of the letter À in words \u2014 sometimes related to dificulties of pronunciation \u2014 is seen in the following words; check the use and position of the » carefully as it affects the meaning of the words.Do not confuse: it with hit is with his eat with heat where with were as with has ear with hear French boys should be careful to study the principal parts of the verbs most carefully and note the spelling in each case.Here are some verbs that cause trouble: 45 i think thought thought teach taught taught lead led led leave left left live lived lived raise raised raised rise rose risen À common mistake is found in the careless spelling of contracted forms such as didn\u2019t, doesn\u2019t, won\u2019t, isn\u2019t, etc.It should be remembered that the apostrophe means that a letter or letters have been omitted.Do not put the apostrophe after the verb portion but to show the omission of a letter.Special care should be taken of the following words which are particularly bothersome to French boys and sometimes get English boys into trouble: health, wealth, strength, length, width, \u2014 but height As a final exercise, check the following list of words and see which ones are incorrectly spelled.The correct spelling is given at the bottom of the exercise.1.studying 11.exercise 2.mecanics 12.skiing 3.caracter 13.eight 4.holidays 14.hokey 5.futur 15.gasoline 6.personal 16.pioneer 7.speach 17.aeroplane 8.technician 18.really 9.skyscraper 19.world 10.grandfather 20.school The following words are misspelled; correct spelling \u2014 2.mechanics 3.character 5.future 7.speech 14.hockey.And now for a look at words that are frequently confused.First we shall give the meanings of some of the groups of words and then a list of common words that you can look up in the dictionary \u2014 the better the dictionary the better the results in such cases.A few tricky pairs of words: 1.principle, a law or rule of the conduct or science.principal, the most important, or the the head of a school; principal parts of an automobile.2.eminent, well known.imminent, likely to happen soon.3.economic, related to the study of economics, trade, etc.economical, careful with money, thrifty, frugal.4.break, to shatter, (casser, briser).brakes, instruments to decrease speed (les freins).5.there, their, they\u2019re, 6.healthful, promoting health, some; a healthful climate.healthy, a healthy person sleeps well; \" having health.7.ingenious, ingenuous, 8.less, is used.in that place; he went there.showing possession; their books.contracted form of they are.whole- inventive, clever.naive.not so much, quantity; Less water fewer, not so many; There are fewer boys here today.9.respectfully, showing respect; yours respectfully.respectively, severally, in logical order.10.practical, opposed to theoretical.practicable, possible, able to be accomplished.11.allusion, a passing reference.illusion, apparently seen but not there.12.continual, steadily at intervals.continuous, without stopping.13.discover, to reveal something hitherto hidden.invent, to produce or make for the first time.14.credible, creditable, to be praised, a creditable mark in work.worthy of belief.credulous, believes too easily.15.emigrate, immigrate, leaving the country.coming into the country.Now check the meaning of the following pairs of words and be sure that you know their meanings and spellings: affect, effect accept, except almost, most genial, congenial January 1951, TECHNIQUE % Water fewer vous order, oom.there, therto the able know QE imply, infer predominate, predominant contemptible, contemptuous human, humane three, tree plain, plane heart, hearth, earth to, two, too personal, personnel veracious, voracious vocation, vacation, liable, likely loath, loathe lath, lathe oral, verbal than, then breath, breathe alley, ally already, all ready berth, birth alter, altar council, counsel, consul capital, capitol dual, duel proceed, precede quiet, quite site, cite statue, stature, statute weather, whether your, you\u2019re weak, week stationery, stationary hoping, hopping planed, planned avocation SE A &E Matériel de Dessinateurs et d\u2019In- génieurs - Niveaux - Transits Mires - Règles à Calculs Recommandés par les ingénieurs depuis plus de 70 ans.KEUFFEL & ESSER CO., +.7-9 ouest, rue Notre-Dame Montréal POULIES EN V COURROIES EN V de toutes sortes COURROIES Plates et rondes Ë de toutes sortes ÿ AGRAFFES et LACETS ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et en caoutchouc Les MANUFACTURIERS CANADIENS DE COURROIES LTÉE (The Canadian Belting Manufacturers Limited) 1744 rue Williams - WE.6701 Montréal TEL.: MA.2030 CHAMBRE 414 INTERNATIONAL AGENCY Ltd.F, COUILLARD, Gérant Représentant de manufactures Machinerie et Quincaillerie.Polisseuses, perceuses, pots à colle et tourne-vis électriques.Scies à Ruban.353 rue Saint-Nicolas Montréal Annoncez dans TECHNIQUE Revue industrielle bilingue, qui circule dans tous les centres manufacturiers.© 506 est, rue Ste-Catherine HArbour 6181 Impressions BLEVES (Blue Prints Reproductions ou fac-similés de dessins, documents légaux, lettres, rapports, etc.Appelez AGRANDIS OU REDUITS LAncaster 5215-5216 et nous vous dirons ce qui peut étre fait MONTREAL BLUE PRINT Inc.1226, Université Montréal, P.Q. trs UN ne Pre) = SMOKE DENSITY CONTROL The new Bank of Montreal skyscraper on King Street, Toronto, is employing GE smoke density control equipment to help reduce smog, to conform with the city\u2019s smoke abatement by-law \u2014 and to increase the efficiency of its boiler operation.Based on the \u2018photo electric eye\u2019 principle, the system keeps a constant watch on the density of the smoke as it passes up the smoke stack.This information is available in the boiler room by means of a density indicator (shown by the operator\u2019s hand) and a recording device.Il the density of the smoke reaches the maximum permitted, the equipment causes a red light to shine and may operate a loud horn until the operator corrects the boiler condition.The General Electric equipment used is easy to instal and simple and accurate in operation.It pays for itself many times over in economical boiler operation and in increased public goodwill.Négociants en gros - Importateurs MATERIAUX DE PLOMBERIE ET DE CHAUFFAGE eschènes 5 be eschtr=s F.DESCHESNES, JACQUES PARIZEAULT, Gérant-technicien Assist.-Gérant 1203 Est, rue Notre-Dame MONTRÉAL FRontenac 3176-3177 Metropole Electric Inc.L.-E.Dansereau, président QUÉBEC MONTRÉAL \u2014 OTTAWA LACIE == ET F.X.PROC MECANIQUE GENERALE Fonderie: Acier, Fonte, Cuivre, Aluminium Spécialités: Bornes Fontaines Ascenseurs et Escaliers motorisés Soudures électriques et au gaz.206, rue Du Pont \u2014 Québec Tél.4-4641 rates TEE EE Eu TITRE CORE RER TORRENT EL Éhéacia > PEOPLE FEET LOAFER CELE ETNIES RET CTT HEA & d mag do ao vien mot toby hi ler q q Nu It.iF | 8 | OT A pres l\u2019étude de certains types de démarreurs manuels, nous parlerons au- jourd\u2019hui des démarreurs automatiques ou magnétiques, Comme ce nouveau sujet est très vaste, nous nous limiterons donc à trois types: a) démarreur à relais munis d\u2019amortisseurs à l\u2019huile ou à l\u2019air (Individual Dashpot Relay Motor Starter) ; b) démarreur fonctionnant sous le principe de la force contre-électromotrice (Counter E.M.F.Magnetic Starter) ; c) démarreur muni de relais à circuit magnétique réduit (Restricted Iron Core Lockout Magnetic Starter).Certains industriels appellent ces démarreurs contrôleurs magnétiques, etc.Ils ont droit à leurs propres conventions comme nous avons droit aux nôtres.Si le lecteur se souvient du premier article sur le Contrôle des moteurs à courant continu paru au mois d\u2019octobre 1950, où nous avons clairement établi la définition d\u2019un démarreur et d\u2019un contrôleur, il pourra constater que nous avons dit qu\u2019un démarreur est un appareil qui ne sert qu\u2019au démarrage et à l\u2019arrêt d\u2019un moteur.Nous ajoutons aujourd\u2019hui qu\u2019un tel appareil, qu\u2019il soit manuel ou magnétique (automatique), doit être désigné sous le nom de démarreur manuel ou de démarreur magnétique selon le cas et non sous le nom de contrôleur TECHNIQUE, Janvier 1951 LE CONTRÔLE DES MOTEURS À COURANT CONTINU - Démarreurs magnétiques - par JEAN-PAUL MALBEUF, T.D., PROFESSEUR EN CHARGE À LA SECTION D'ÉLECTRICITÉ DE L'ÉCOLE DES ARTS ET MÉTIERS DE MONTRÉAL, SECTION EST magnétique lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un démarreur magnétique.Nous avons aussi dit dans ce même article qu\u2019un contrôleur est un appareil qui peut servir à plusieurs fins telles que démarrage, arrêt, inversement du sens de rotation, freinage dynamique, etc.Un tel appareil peut aussi être du.type,-soit manuel, soit magnétique.Nous passerons à l\u2019étude des contrôleurs manuels et magnétiques après avoir vu les trois types de démarreurs magnétiques mentionnés au début du présent article.SOBINE DY RELAIS HUILE OU AIR DOAN SOUPAPE ORIFICE D'ÉCHAPPEMENT INDUCTEUR SHUNT INOUCTEUR SÉRIE A.\u2014 Démarreur à relais munis d\u2019amortisseurs Un tel démarreur peut contenir deux ou plusieurs relais qui, dans leur action, fermeront à tour de.rôle des contacts qui élimineront successivement les différentes parties de la résistance de démarrage.L\u2019action de ces relais est retardée par un piston glissant dans un cylindre contenant de l\u2019huile ou tout simplement de l\u2019air (Fig.1).Lorsque la bobine du relais (Fig.1) est traversée par un courant, le noyau plongeur est attiré vers le haut mais son mouvement en est ralenti dû à la viscosité de l\u2019huile et à l\u2019orifice d\u2019échappement qui est de petit diamètre.Le noyau plongeur, étant rendu à la fin de sa course, ferme les contacts C et C\u2019.Lorsque la bobine n\u2019est plus alimentée, celui- ci retourne rapidement à sa position initiale grâce à son poids et à la soupape.Le relais est immédiatement prêt pour une autre mise en marche.Il en est de même des autres relais du démarreur.Ces relais sont ajustés de façon à entrer en action à tour de rôle.Le fait que leur action soit retardée permet au moteur d\u2019accélérer et de bâtir sa f.c.e.m.avant qu\u2019une autre partie de la résistance de démarrage soit éliminée.La figure 2 nous fait voir un démarreur muni de tels dispositifs et relié à un moteur compound.Lorsque le bouton « Start » est poussé sur ses contacts, un courant provenant de la borne L, traverse la bobine du relais (1) et re- 50 Fig.2 tourne à la source par la borne L».Ce relais, n\u2019étant pas muni d\u2019un amortisseur, agit rapidement et ferme les contacts (1), (1A) =t (1B).Par les points de contacts (1), un courant provenant de L; traverse \u2019armature, I'inducteur série du moteur et la résistance de démarrage (R; -Ro- Rs) pour retourner à la source par Ly.Un autre courant, par les mêmes contacts, se rend à l\u2019inducteur shunt.Les contacts (1A) et (1B) du même relais court- circuitent les bornes du bouton « Start », ce qui permet à l\u2019opérateur de laisser le bouton revenir à sa position initiale sans que le relais (1) cesse d\u2019être alimenté.Ces contacts ont aussi pour rôle de ne pas laisser de courant traverser le relais (2) avant que le relais (1) ait eu le temps d\u2019agir.Tout ceci s\u2019accomplit lorsque l\u2019opérateur presse le bouton « Start ».Par les contacts (LA) circule aussi un courant provenant de la borne L; et qui traverse la bobine du relais (2) pour retourner a la source par la borne L,.Le relais (2) étant muni d\u2019un amortisseur du genre de celui indiqué dans la figure 1 demandera un certain temps pour fermer ses contacts permettant ainsi au moteur d\u2019atteindre une vitesse suffisante sous l\u2019effet du courant de démarrage.Cette vitesse étant atteinte, le relais (2) fermera ses contacts (2) et (2A).Les contacts (2) éliminent la portion R; de la résistance de démarrage tandis que les contacts (2A) ferment le circuit du relais (3).Ce dernier est aussi muni d\u2019un amortisseur qui January 1951, TECHNIQUE 5 (1) mpl a», ) Ol tre ah nd rain al Te 9 UE INDUCT BYR SHUNT STOO M 1 | 1 A \u20180 INOVCTEUR SÉRIE lL olo-\u2014> Ra NA A IH STE STOP START || i M Fig.3 en retardera son action permettant ainsi au moteur d\u2019atteindre une nouvelle vitesse sous l\u2019effet du surplus de courant qui traverse son armature, la portion R, de la résistance de démarrage étant éliminée.Le courant circule maintenant de la borne L;, à travers l\u2019armature, l\u2019inducteur série, par les contacts (2), par les portions Rs et Rs de la résistance de démarrage et retourne à la source par la borne La.Le moteur accélère, la f.c.e.m.augmente, le courant diminue et, lorsque celui-ci a repris sa valeur normale de la période du démarrage, le noyau plongeur du relais (3) est rendu à la fin de sa course et ferme les contacts (3) et (3A).Les contacts (3) éliminent la portion Ra de la résistance de démarrage et les contacts (3A) ferment le circuit du relais (4).Ce dernier, tout comme les relais (2) et (3), est aussi muni d\u2019un amortisseur qui en retarde son action.La portion Ra de la résistance de démarrage étant éliminée, l\u2019intensité du courant augmente, et le moteur accélère de nouveau.Le courant circule maintenant de la borne L, à travers l\u2019armature, l\u2019inducteur série, par les contacts (2) et (3), par la portion Rs de la résistance de démarrage et retourne à la source par la borne Le.Une nouvelle vitesse étant atteinte, le courant diminue et le relais (4) ferme les contacts (4).La portion Rs c\u2019est-à-dire la dernière portion de la résistance de démarrage vient d\u2019être éliminée et le moteur accélérera de nouveau pour atteindre bientôt sa vitesse de régime.Ce dernier est maintenant branché directement sur la ligne et le courant circule de la borne L,, à travers l\u2019armature, l\u2019inducteur TECHNIQUE, Janvier 1951 série, par les contacts (2), (3) et (4) pour retourner a la source par la borne Lo.Pour arréter le moteur il suffit de presser le bouton « Stop », mettant ainsi hors circuit tous les relais.Le courant cessera de circuler dans ces derniers et dans le moteur.B.\u2014 Démarreur fonctionnant sous le principe de la force contre-électromotrice (Fig.3) Nous savons que la force contre-électromotrice d\u2019un moteur est nulle au moment du démarrage et qu\u2019elle augmente au fur et à mesure que le moteur accélère.Le voltage aux bornes de l\u2019armature peut donc être utilisé pour actionner des relais qui, par leur contacts, élimineront au bon moment la résistance de démarrage.La figure 3 nous fait voir un démarreur magnétique fonctionnant selon ce principe.Lorsque l\u2019on presse le bouton « Start », un courant provenant de la borne L, traverse le relais principal (M) et retourne à la source par la borne Ls.Ce relais, étant alimenté, ferme les contacts (M) et (M).Par les contacts (M) circule un courant provenant de la borne Ly, à travers la résistance de démarrage Ry, armature, l\u2019inducteur série et qui retourne a la source par la borne L,.Le courant traversant l\u2019inducteur shunt retourne à la source par ces mêmes contacts.Les contacts (M\u2019) court-circuitent les bornes du bouton « Start» permettant ainsi au relais M de demeurer en circuit lorsque l\u2019opérateur aura relâché le bouton.Le moteur démarre, la chute de tension est élevée entre les bornes de la résistance R, à 531 di Ni Bt E ri ! es BOBINE or fe ] ME [= HE this § 2h |: ds « \u201c ~ , wr MONTREAL OTTA - \u2018 : ° TAWA .T i\u201c Compagnies Associ 8 ORONTO - WINNI ; So.PEG o need Dans les Mariti oclées à : EDMONTON + SAULT CALGARY - VANCO imes : ROBB ENGINEERING WORKS in MARIE + QUEBEC UVER , AMHERST, N.S Usines a: "]
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