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Titre :
Technique : revue industrielle = industrial review
Éditeur :
  • Montréal :[Revue Technique],1926-1955
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Popular technique
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Technique : revue industrielle = industrial review, 1952-01, Collections de BAnQ.

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[" cel REVUEGIDINDUSTRI'ELLE@EDO@DINDUSTRIA L'électricité et les textiles Paul Bédard Great Industry Buds in the Wilderness McNeely DuBose Le calendrier Jean Péron How's your Business Wilfrid W.Werry Les actions électro-magnétiques des courants Roger Boucher Projets de construction Etc, etc.à XxXVII No 1 MONTRÉAL th Janvier \u2014 January 1952 25c Photo Jahan VANNERIE FRANCAISE (Voir article page 21) REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE EDOUARD MONTPETIT Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies ROSARIO BÉLISLE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School PHILIPPE METHE Ecole Technique de Québec Quebec Technical School JOSAPHAT ALAIN Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School Editeur Publisher PAUL DUBUC Canada $2.00 Etranger $2.50 ABONNEMENT TECHNIQUE INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014 DIRECTORS M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski C.N.CRUTCHFIELD Institut Technique de Shawinigan Shawinigan Technical Institute ANDRÉ LANDRY Ecoles d'Arts et Métiers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par correspondance Correspondence Courses Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 Canada Foreign countries SUBSCRIPTION L'IMPRIMERIE DE LAMIRANDE, 2425 RUE HOLT, MONTREAL, (36) REVUE INDUSTRIELLE INDUSTRIAL LIER RY JANVIER JANUARY Sommaire * VOL.XXVII 4952 No 1 Contents Gérard Morisset Louis Bourgoin 3 L\u2019église de Lacadie i 9 Hilaire de Chardonnet Photo de couverture 13 Great Industry Buds in the Wilderness Cover Photograph 21 La vannerie francaise McNeely DuBose J.-J.Maheu et R.de la Godelinais .Daniel Fréchette Guy Leonard 27 Théorie des chances 31 Ridding Industry of Ugliness 33 Le calendrier 37 L'hiver et la batterie d\u2019accumulateur Jean Péron oy as Joseph Carignan Wilfrid W.Werry 39 How\u2019s your Business 44 Les actions électro-magnétiques des courants Roger Boucher Charles De Serres J.-Maurice Proulx Paul Bédard J.R.Forget William Eykel 50 Mots croisés techniques 51 Histoire de la vapeur 53 L\u2019électricité et les textiles 58 You Know more than you Think i Jeune artisan vannier fran- 3 ¢ais tressant un panier d\u2019osier.64 | Un des plus vieux métiers du À monde, la vannerie conserve .> .encore des adeptes en France 67 Fabrication d\u2019un canotier et dans quelques pays européens, bien qu\u2019elle n\u2019y soit pas pour dame très connue.L'article de nos .deux collaborateurs apporte 70 Projet de construction : es précisions intéressantes sur l'art de transformer l'osier, le une table de bout saule, la bourdaine, le troène, le jonc, le roseau, etc., en une multitude d\u2019objets utiles et de fantaisie.Nouvelles des techniciens diplômés Jeanne Chantron Pierre Vallée Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont © la reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer la provenance et après en avoir obtenu l\u2019autorisation de TECHNIQUE \u2014Autorisée comme envoi postal de 2° classe, A young French craftsman weaving a wicker-basket, One of the oldest crafts in the world, basket-making is still popular in France and in a few other European countries, though it is known to few people only.The article published in this issue and written by two Frenchmen contains interesting details on this ancient art of turning osier, willow, alder buckthorn, wax- tree, rush, reed, etc., into a lot of useful and fancy things.ministère des postes, Ottawa.* With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingual scientific review published in Canada.Authors are responsible for the ideas expressed in their articles which may be reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as 2nd class mail, Post Office Department, Ottawa. ARCHITECTES ENTREPRENEURS PROPRIÉTAIRES COMMUNAUTÉS BELANDS INCORPOREE 7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., sec.-trés.La Canadian General Electric fabrique les transformateurs qui élèvent et abaissent la tension du courant électrique pour la transmission.CGE-1046F PSI RATER TT) LACADIE (Saint-Jean) \u2014 Façade de l\u2019église construite en 1800-1801 par ODELIN et MAILLOUX d\u2019après les devis de l\u2019abbé Eg Pierre CONEFROY.\u2014 Clocher par le = charpentier Joseph NOLETTE.Cliché « Inventaire des oeuvres d'art» » Be: L\u2019ÉGLISE LACADIE par GÉRARD MORISSET DE LA SOCIETE ROYALE DU CANADA D ES églises paroissiales qui nous restent de la belle époque 1780-1840 Ê \u2014 elles ne sont pas nombreuses \u2014, les mieux conservées sont assurément celles du Cap-de-la-Madeleine, de Saint-Mathias et de Lacadie, de Saint-Roch-de-l\u2019Achigan et de Saint-André (Kamouraska).Et parmi elles, l\u2019église de Lacadie est la moins restau- E rée, la seule presque intacte.J'en vois la raison dans une particularité topographique.Parce qu\u2019il n\u2019est point gi en bordure d\u2019une grande route, le village de Lacadie est comme soustrait à l\u2019action impérieuse de la mode, donc à peu près indemne de restaurations; et par bonheur, l'église paroissiale a été peu touchée pendant le siècle et demi de son existence.Voilà pourquoi le voyageur qui, avant d\u2019arriver à Saint-Jean, quitte la grand\u2019route pour s'engager vers l\u2019ouest, ne tarde pas à apercevoir au loin le clocher, puis la silhouette À pure de cette charmante église.Suivons-le dans sa visite: car le monument en vaut la peine.L'église de Lacadie a été construite au tout début du XIX® siècle, c\u2019est-à-dire à l'époque la plus brillante de notre architecture religieuse.Dès l\u2019année 1795, le grand-vicaire Denaut, alors curé de Longueuil, en fixe le site et les dimensions; le 2 septembre 1800, on procède à la pose de la première pierre: le 23 décembre de l\u2019année suivante, le gros oeuvre est terminé et l\u2019église, ouverte au culte.Quel en est l\u2019architecte?Les archives de la Fabrique sont muettes sur ce point.Mais si je songe aux habitudes des ecclésiastiques de cette époque, j'en arrive à la conclusion que ce n\u2019est pas un seul homme qui est l\u2019auteur de ce beau monument; c\u2019est une équipe d'hommes éclairés: les uns, amateurs de belle architecture; les autres, artisans et bâtisseurs de carrière.De concert avec l\u2019évêque de Québec, Pierre Denaut, on l\u2019a vu, fixe le site et les dimensions de la future église; paraît ensuite un autre homme d\u2019église \u2014 Pierre Conefroy, curé de Boucherville \u2014, \u2018qui vient de terminer la rédaction d\u2019un devis auquel il travaille depuis plusieurs années et qui, avec l\u2019assentiment de l\u2019Ordinaire, impose aux entrepreneurs les prescriptions méti- TECHNIQUE, Janvier 1952 3 rth aru abies culeuses qu\u2019il a couchées sur le parchemin; paraissent enfin les exécutants, les maîtres- maçons Odelin et Mailloux et le maître- charpentier Joseph Nolette, excellents bâtisseurs qui ont confiance en Conefroy et vont appliquer à la lettre les exigences de son devis.Et de la collaboration de ces quatre personnages va surgir de terre un édifice de proportions attachantes, une oeuvre d\u2019art parfaite.Si je compare cette église aux autres qui ont été érigées à la même époque (par exemple Boucherville, Saint-Marc de Ver- chéres, la Présentation, Saint-Roch-de- : l\u2019Achigan, Saint-Nicolas (Lévis) et Lau- LACADIE \u2014 Abside de l\u2019église zon), je trouve entre ces monuments des cliché « og oF sacristle, d'art » ressemblances frappantes, un air de famille indéniable.J\u2019y trouve aussi des caractères particuliers, qui donnent à chacun de ces édifices sa physionomie propre, son individualité intime.À Lacadie, ce sont les proportions majestueuses du pignon; c\u2019est le dessin pur, l\u2019élan prodigieux du clocher à double lanterne; c\u2019est la faible saillie du transept, dont chaque croisillon a l\u2019aspect, non d\u2019une chapelle, mais d\u2019un contrefort; c\u2019est l\u2019allure martiale de la façade; c\u2019est enfin la parfaite légitimité de cette admirable pyramide qui coiffe avec tant de distinction la butte qui s'élève un peu au-dessus de la rivière.Je cherche à me représenter cette église telle qu\u2019elle était Intérieur de l\u2019église de Lacadie: bois scukpté, peint et orné de dorure.Oeuvre de Georges FINSTERER et de son fils Daniel, 1800-1830.Cliché « Inventaire des oeuvres d\u2019art >» January 1952, TECHNIQUE quand elle est sortie des mains soigneuses des entrepreneurs: sa couverture en bar- E deau de cèdre devait être peinte en rouge indien; ses murailles en cailloux des champs # étaient sans doute plus colorées, plus vivantes que les murailles actuelles; et la flèche E couverte en bois peint avait probablement un galbe moins fragile que l\u2019actuelle flèche recouverte de fer blanc.Mais ne boudons pas trop le présent.Telle que l\u2019ont faite les générations du XIX° et du XX° siècle, l\u2019église de Lacadie est l\u2019un des monuments E qui marquent le mieux les aptitudes de nos ancêtres pour l\u2019art de bâtir, leur sens É des proportions et leur science du dessin.Maître-autel en bois sculpté et doré.Oeuvre de Georges Ei FINSTERER, 1803.\u2014 Tableau de J.-F.ROUSSEAU, 1890.x Cliché « Inventaire des oeuvres d'art» Pénétrons à l\u2019intérieur de l\u2019église.Ce long vaisseau de trois travées, que termine une abside gracieusement arrondie, est couvert d\u2019une voûte en anse de panier, dont la courbure est d\u2019une telle plénitude et d\u2019une telle originalité que cette nef, pourtant large de cinquante-quatre pieds, en paraît encore plus vaste.A Lacadie \u2014 tout comme dans les églises du Cap-Santé, de Lotbinière et de Lauzon \u2014, les proportions sont étudiées avec tant de soin, le dessin de chaque élément épouse avec tant de constance le mouvement même du thème général, la mouluration, les saillies et les vides sont si bien adaptés au vaisseau de l\u2019église que de l\u2019ensemble se dégage une impression plaisante de stabilité, d\u2019aisance souveraine et de perfection paysanne.L\u2019ornementation sculptée de cette nef \u2014 elle est tour à tour large et fine, parfois d\u2019une maladresse et d\u2019une ingéniosité charmantes, toujours gentiment décorative \u2014, TECHNIQUE, Janvier 1952 5 D SE EN l\u2019ornementation de cette nef, dis-je, accentue l\u2019impression plaisante que je viens d'indiquer.Certes, cette somptueuse sculpture sur bois n\u2019est plus tout à fait ce qu\u2019elle était aux environs de 1830; ici comme en bien d\u2019autres églises, le restaurateur est passé avec ses vilaines brosses chargées de couleurs médiocres, avec son sans- gêne insupportable, surtout avec ses prétentions esthétiques \u2014 oui, esthétiques! Lacadie n\u2019y a pas échappé.Heureusement les dégâts n\u2019ont pas dépassé la voûte: dans les rosaces se trouvent des copies médiocres de compositions illustres; et ne parlons pas des feuilles d'or massif recouvertes de bronze à l'huile de banane: c\u2019est la monnaie courante de notre déveine.Le reste est a peu pres intact.Cet ensemble décoratif est l\u2019oeuvre d\u2019un sculpteur originaire de la Suisse et transplanté au Canada dans le dernier quart du XVIII® siecle, Georges Finsterer, et de son fils Daniel, né a Cuve de la chaire en bois sculpté, peint et orné de filets de dorure.Oeuvre de Lacadie en 1791.Le père était-il un ancien dis- Daniel FINSTERER, vers ciple de Louis Quévillon, le maitre de atelier cu ee de Saint-Vincent-de-Paul?Ou bien, n\u2019avait-il pas iché « Inventaire des oeuvres d\u2019art » travaillé quelque temps sous la direction de Philippe Liébert ?Actuellement on n\u2019en sait rien, bien que je penche vers la filiation Liébert-Finsterer.Quoi qu\u2019il en soit, c\u2019est à Georges Finsterer qu\u2019il faut attribuer le maître-autel, magnifique meuble en bois sculpté et doré, dont les formes générales et certains détails rappellent les plus belles oeuvres de Liébert.Les riches retables du sanctuaire et des chapelles, la voûte, la tribune de l\u2019orgue et la chaire sont, on en est sûr, l\u2019oeuvre de Daniel Finsterer.Quand il en assume l\u2019exécution en l\u2019année 1812, il vient d\u2019avoir vingt ans.En moins d\u2019une dizaine d'années, il mène à bien cette importante entreprise décorative.Aussi bien est-ce un ensemble d\u2019une grande unité de dessin et d\u2019exécution.J\u2019ai sous les yeux des détails photographiques de cette abondante sculpture dorée.J\u2019y trouve quelques faiblesses, oui; mais je me demande jusqu\u2019à quel point le sculpteur en est responsable \u2014 rap- pelons-nous les méfaits des restaurateurs; ensuite je me demande jusqu\u2019à quel point ces faiblesses mêmes \u2014 et elles sont désarmantes de naïveté \u2014 nuisent au caractère décoratif de la composition générale; en tout cas, elles sont plus attachantes, elles attirent davantage le regard que la perfection purement académique de certains décors modernes.Chose certaine, des connoisseurs fervents retournent à Lacadie pour y retrouver, avec le même plaisir, les arabesques candidement chantournées de ses panneaux et de ses écoinçons; mais ils ne retournent point à Saint-Pierre-Claver ni à l\u2019Ancienne-Lorette, sûrement parce qu\u2019ils ont vite épuisé la perfection compassée de leur décor.Il y a des livres qu\u2019on aime à relire et des oeuvres d\u2019art qu'on tient à revoir: ce sont les ouvrages dignes d\u2019intérêt, les seuls qu\u2019il importe de se souvenir.Puis-je en dire autant des autres oeuvres qui complètent le décor des Finsterer ?Je le voudrais, mais voyons de quoi il s\u2019agit.Des trois tableaux que Louis Dulongpré 6 January 1952, TECHNIQUE vin ni es a peints vers 1802 pour orner les retables de l\u2019église, il n\u2019en reste que deux: Saint René et Marie au tombeau.Le premier ne comporte que peu de retouches et ne manque pas de qualités picturales; mais le second, entièrement repeint, en est devenu méconnaissable.En revanche, les quatre grandes peintures qu\u2019Yves Tessier, qui se disait peintre d'histoire à Montréal, a brossées de 1826 à 1828 et qui sont aujour- d\u2019hui marouflées sur les murailles de la nef, n\u2019ont pas trop souffert du temps et des hommes; j\u2019y retrouve avec plaisir une excellente copie de la Vision de saint Jérôme qu\u2019Yves Tessier a faite d\u2019après une autre copie qui se trouve dans l\u2019église de Varennes et qui a pour auteur François Beaucourt; l'original est d\u2019un artiste français qui a joui d'une vogue considérable vers l\u2019année 1723 pour avoir dessiné la plupart des épisodes du sacre de Louis XV à Reims, Pierre d\u2019Ulin; chose curieuse, l\u2019original de la Vision de saint Jérôme se trouve au Musée de l\u2019Université Laval; il nous est venu en 1817, en même temps que les autres tableaux de la collection Desjardins.Les trois autres tableaux d\u2019Yves Tessier, honnéte- ment peints, représentent trois autres docteurs de l\u2019Eglise, Saint Grégoire, Saint Ambroise refusant l\u2019entrée du temple à Théo- dose et Saint Augustin guérissant un malade.Les autres tableaux de l\u2019église valent à peine qu\u2019on s\u2019y arrête.Mais au presbytère, on trouve le portrait d\u2019un ancien curé, l\u2019abbé René-Pascal Lanctot; c\u2019est une oeuvre du peintre Tribune de l\u2019orgue en bois sculpté et orné de Louis Dulongpré.« Au dorure.Oeuvre de Daniel FINSTERER, 1820- physique, écrit l\u2019historien de Lacadie, M.Lanctot n\u2019était pas grand, mais il était gros et brun.Au moral, il était aimable et spirituel.» Tel on le voit sur la peinture fatiguée et un peu lourde de Louis Dulongpré: le prêtre qui a pris l'initiative de la construction de l\u2019église de Lacadie y apparaît comme un brave homme sans prétention, simple et un peu désabusé.Cliché « Inventaire des oeuvres d'art» Sortons maintenant de l\u2019église.Je ne vous propose point de grimper dans la première lanterne du clocher; mais s\u2019il vous était possible de vous hisser là-haut, vous y verriez l\u2019une des plus anciennes cloches de fabrication canadienne; elle porte la date de 1790 et elle a coûté plus de deux mille livres; le nom du fondeur est inconnu, mais on sait qu\u2019il habitait les environs de Montréal.TECHNIQUE, Janvier 1952 7 On ne connaît pas non plus le nom du maître-maçon qui a construit le presbytère actuel, l\u2019un des plus imposants de la région montréalaise.La même remarque s'impose aux stèles du cimetière; elles ne sont pas plus belles ni mieux faites que les autres de la région.Sauf une cependant: sur le monument de la famille Roy, on aperçoit un médaillon en bronze colorié qui représente la Madone et son enfant, dans un décor de feuilles de lierre.Les morceaux de ce genre sont rares dans les cimetières de la campagne canadienne; aussi bien cherche-t-on une signature au bas de ce médaillon d\u2019inspiration florentine; et on Madone et enfant.Bronze colorié du mo- lit distinctement le nom du sculpteur nument Roy, au cimetière.Oeuvre de : : an 2 Philippe HEBERT, 1897.canadien bien connu, Philippe Hébert, et la date de 1897.Cliché « Inventaire des oeuvres d'art» Pour votre y , imprimerie cee Lab ola loure est une industrie complexe qui groupe plusieurs métiers spécialisés.Il faut © Appareils que le client qui transige avec un imprimeur Verrerie fasse confiance à un © grand nombre d'ouvriers.\u2014 Le personnel © Réactifs de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec tous les travaux que nous manipulons.Canadian Laboratory Vor LA PATRIE Adressez-vous a satisfait si vous consultez Supplies LIMITED SERVICE DES IMPRESSIONS 403 ouest, rue Saint-Paul 180 est, rue Ste-Catherine - Tél LA.3121* - Montréal Montréal, P.Q.January 1952, TECHNIQUE A EI LLL LOL Lt ERE ROUT Ca Ls ei Ae catia: Histoire des sciences et de leurs applications Un ingénieur, inventeur de la soie artificielle \u201c\u2019 HILAIRE de CHARDONNET par LOUIS BOURGOIN, ILC., D.Sc.PRIX DAVID 1249 Vorc: un bel exemple qui démontre que la culture générale secondée par des qualités de caractère et de travail peut conduire un homme au succès dans des études très spécialisées pour lesquelles il n\u2019avait pas été spécialement préparé.Le comte Louis-Hilaire de Chardonnet de Grange est né à Besançon, le ler mars 1839, d\u2019une vieille famille bourguignonne.Son arrière grand\u2019père fut pré sident de l\u2019assemblée de la noblesse et député du bailliage de Châlon-sur-Saône en 1789.De Chardonnet fit ses études dans sa famille, sous la direction de son père qui le prépara au concours de l\u2019Ecole Polytechnique où il entra en 1859.Ses succès lui permirent de choisir sa carrière et il entra à l\u2019Ecole des Ponts et Chaussées.Pour des raisons de famille, il démissionna comme élève ingénieur pour entreprendre des voyages à l\u2019étranger et s'occuper de culture.Il étudiait en même temps les sciences et la philosophie voulant se perfectionner dans l\u2019étude des procédés scientifiques applicables à l\u2019industrie.Pendant longtemps, Hilaire de Chardonnet fut attaché à la personne du comte de Chambord et il conserva sa charge de secrétaire jusqu\u2019à la mort du prince en 1883.S\u2019étant marié en 1866 avec Mlle de Ruoltz, fille de l\u2019orfèvre fameux et inventeur de l\u2019alliage qui porte son nom, le ruolz, substitut commode de l\u2019argent, de Chardonnet eut à sa disposition un laboratoire bien outillé dans sa maison de Besançon.C\u2019est dans cette ville universitaire que le jeune ingénieur, qui fréquentait des professeurs éminents, prit le goût de la science expérimentale en poursuivant un grand nombre d\u2019études.Comme président de l\u2019Académie des sciences-belles-lettres- arts de Besançon et de la Société d\u2019émulation du Doubs, le jeune savant avait l\u2019occasion de suivre les grands mouvements de la pensée et l'évolution des questions d\u2019intérêt régional.Observateur né et passionné de la nature, de Chardonnet s\u2019intéressa d\u2019abord spécialement à l\u2019étude des radiations invisibles et de leur absorption.Il en vint à faire des expériences remarquables sur les phénomènes de la vision.(1) Article posthume.TECHNIQUE, Janvier 1952 10 A l\u2019exemple de l\u2019araignée et du ver à soie Mais son oeuvre capitale demeure l\u2019invention de la soie artificielle qui a conquis d\u2019importants et durables marchés dans le monde.De Chardonnet était encore élève à l\u2019Ecole Polytechnique quand il commença, en 1878, des expériences sur la cellulose qui était apparue à plusieurs comme une matière qui, après nitration, pouvait se mettre en fil continu sous la forme de collodion soluble dans une dissolution d\u2019alcool-éther.Etant ingénieur des Ponts et Chaussées, de Chardonnet fut chargé de faire un rapport sur l\u2019industrie de la soie qui était menacée en France par des maladies et autres difficultés techniques et commerciales.C\u2019est en 1883 que l\u2019actif chercheur, reprenant longtemps après les physiciens Robert Hooks (1644) et Réaumur (1734) l\u2019idée de filer des fils d\u2019araignées, s\u2019intéressa au problème industriel de la soie.La mise au point d\u2019une telle fabrication a exigé plus de trente années de recherches pour choisir la meilleure matière première et c\u2019est grâce à sa perspicacité et à son sens de l\u2019observation si de Char- donnet trouva en s\u2019inspirant des procédés employés par la nature chez l\u2019araignée filant sa toile, la solution au problème.Tout d\u2019abord de Chardonnet observa que le ver à soie force son fil à passer par l\u2019orifice très fin d\u2019une filière et que le fil se solidifie instantanément lorsqu\u2019il est projeté dans l\u2019air.Sa solidification est due à la présence autour du fil d\u2019un liquide coagulant secrété par le bombyx en même temps que le fil.Cette observation est capitale et est à l\u2019origine du procédé de filage créé par de Chardonnet.Ce procédé simple consiste à faire jaillir par de très petites ouvertures un mince filet de collodion dans un liquide coagulant.La fabrication complète du fil exige de nombreuses opérations et pour chacune d\u2019elles l\u2019ingénieur a dû faire de multiples inventions afin de parvenir à créer de toutes pièces une industrie nouvelle.Dans son premier brevet qui date de 1885, de Chardonnet employait une matière cellulosée faite de bois, paille, coton, chiffons, papier filtré, qui était nitrée, c\u2019est-à-dire recevait un traitement chimique au contact d\u2019acide nitrique et d\u2019acide sulfurique.La masse de nitrocellulose était dissoute à raison de 100 grammes de nitrocellulose additionnée de 10 à 20 grammes d\u2019un chlorure de fer réducteur et de chrome, manganèse ou zinc dans 2 à 5 litres d\u2019un mélange de 3/5 d\u2019alcool et 2/5 d\u2019éther sulfurique.À cette dissolution visqueuse on ajoutait 0.20 gr.d\u2019aniline ou de quinine comme base oxydable avec un colorant en petite quantité.Le mélange était mis à filtrer sous pression dans des tubes capillaires et venait se coaguler dans de l\u2019eau pour ensuite être porté dans une chambre chaude pour sécher, avant d\u2019être bobiné en un {fil continu.Naturellement, il fallut bien des expériences afin de mettre au point toutes les questions accessoires qui devaient porter cette fabrication simple, en principe, au degré de perfection atteint aujourd\u2019hui.De nombreux brevets durent être pris, marquant les progrès successifs du procédé, choix des matériaux, et traitement préalable, chauffage de l\u2019air à 150° C (brevet 1891) condition de la nitration, choix et emploi du dissolvant, condition du filage à sec ou dans l\u2019eau, coagulation, dénitration, séchage et récupération des dissolvants volatils, question importante du point de vue commercial.January 1952, TECHNIQUE =a | ® | FÉES MP ss = + Son ingéniosité vainc tous les obstacles Après toute une série de perfectionnements, une société française était créée à Besançon, en 1895, pour l\u2019exploitation des brevets de Chardonnet, et la production atteignait environ 30,000 livres par an.Bientôt trois autres usines furent installées en Suisse, puis en Angleterre et en Belgique.Mais les choses n\u2019allèrent pas toutes seules! La fabrication se montra au début assez dangereuse.La nitrocellulose étant une matière explosive et combustible, le gouvernement français dut interdire l'emploi de la soie artificielle dans les industries textiles! Mais de Chardonnet parvint à mettre au point une méthode de dénitration brevetée en Angleterre en 1882, de sorte que sa soie cessa d\u2019être explosive et combustible après une opération facile de dénitration.L\u2019on sait aujourd\u2019hui que la cellulose peut être celle du bois et que cela explique le grand essort que la fabrication de la soie de Chardonnet a pris au Canada et dans les pays qui produisent de la pulpe de bois sous le nom de rayonne.L'industrie de la soie artificielle s\u2019est développée avec une incroyable rapidité jusqu\u2019en Asie où elle concurrence fortement la soie naturelle.Aux brevets de Char- donnet se sont ajoutés un grand nombre d\u2019autres plus ou moins avantageux.Et chose curieuse, qui s\u2019est déjà produite d\u2019ailleurs dans l\u2019industrie, lorsque l\u2019on a établi des fabrications artificielles à côté de fabrications de produits naturels, la consommation mondiale de la soie naturelle s\u2019est accrue en même temps que se développait celle de la soie artificielle.La résistance à la traction de la soie artificielle est environ la moitié de celle de la soie naturelle.Mais des procédés nouveaux permettent aujourd\u2019hui de lui conserver une bonne résistance lorsqu\u2019elle est mouillée; ce qui est important dans ses applications au tissage.Il ne faut pas oublier de donner crédit aux inventeurs de la soie artificielle de leurs perfectionnements et nouveautés de nature à imiter la soie naturelle et dont profite aujourd\u2019hui l\u2019industrie si prospère et si utile des matières plastiques.Autres contributions à la science Enfin, de Chardonnet ne s\u2019est pas limité à l\u2019étude de la soie artificielle; il a continué ses travaux de la première heure sur l\u2019absorption de la lumière dans la région de l\u2019oeil.Il s\u2019est intéressé aux suites des opérations de la cataracte.Malheureusement, ses longues études au microscope affaiblirent fortement sa vue et sur la fin de sa vie, le savant dut subir une opération à l\u2019oeil; on lui enleva le cristallin.Sa première pensée fut de vérifier sur lui-même les résultats de ses observations.Il fit aussi des recherches sur l'oeil des oiseaux montrant que si le coq et l\u2019aigle peuvent regarder le soleil en face c\u2019est tout simplement parce qu\u2019ils ne le voient pas! Dans d\u2019autres domaines scientifiques, de Chardonnet a étudié le téléphone, l\u2019automobile, la photographie dans l\u2019obscurité, la navigation aérienne.Il a créé un actinographe permettant d\u2019évaluer l\u2019influence de l\u2019altitude sur les variations d\u2019intensité des différentes parties du spectre solaire.Ses nombreux travaux lui valurent d\u2019être choisi par l\u2019Académie des sciences pour faire partie de la nouvelle section créée en 1919 pour honorer les savants qui se sont signalés dans les applications de la science à l\u2019industrie.Il assista aux séances de cette section presque jusqu\u2019à sa mort quasi subite survenue le 11 mars 1924, à l\u2019âge de 85 ans, après une vie bien remplie et féconde.TECHNIQUE, Janvier 1952 THE INTERNATIONAL FOUNDRY CONGRESS AND SHOW IN ATLANTIC CITY, MAY 1-7 With release of floor plans and the tentative program of special events for the A.F.S.International Foundry Congress and Show, the foundry industry commenced full scale preparations for the 1952 Meeting in Atlantic City, May 1-7.Three reasons govern the selection of Atlantic City as the site for this important International Foundry Congress and Show: excellent exhibit facilities on one floor; suitable meeting rooms, right in Convention Hall; and a guarantee of hotel rooms entirely adequate to house the expected attendance of 15,000 or more foundrymen at this 56th Annual Meeting of the American Foundry- men\u2019s Society.The International Committee of Foundry Technical Associations, representing the United States, England, France, Belgium, the Netherlands, Italy, Sweden, Switzerland, Spain, Denmark, Norway and India, schedules the holding of International Foundry Congresses.The United States is on the schedule every sixth year, and the 1952 International will be the first unrestricted event of its kind in this country since 1926.Indications are that 300 to 400 international visitors will attend the Congress, and a two-week pre-Congress study tour of major foundry centers is being arranged for them.The International will ran seven full days, from Thursday, May 1 through Wednesday, May 7.Each day will be specially designated and some special appropriate activity will be scheduled.Thus, May 1 is Defense Day, with participation of the armed services; May 2 is Chapter Day, highlighted by a Chapter Officers\u2019 and Directors\u2019 Dinner.On May 3, President\u2019s Day, will be the Annual Business Meeting and Banquet.Sunday, May 4, International Day, features the International Reception for guests from abroad.May 5 is Management Day, with sessions for management.Old Timers\u2019 Day, May 6, will feature a molding contest for old timers in the industry.And Wednesday, May 7, is Exhibitors\u2019 ay.All technical meetings and exhibits will be held in the huge Convention Hall, with an exhibit of 90,000 squares feet on one great floor.Exhibits will be open all seven days.Technical meetings will be scheduled six days only, with Committee meetings only on Sunday, May 4.On Friday and Tuesday, charter buses will be made available for visits to mearby foundries, and individual trips can be made on the other five days.A full program of entertainment for the ladies is being planned with a special Ladies Entertainment Committee.The wives of all past-Presidents of the Society will be recognized as Honorary Hostesses in keeping with the International character of the event.Presiding officers of the Congress will be Walter L.Seelbach, president of Superior Foundry, Inc., Cleveland, as President of the American Foundry- men\u2019s Society, and Guido Vanzetti, president of the Milan Steel Foundry Co., Milan, Italy, as president of the International committee.C.V.Nass, Beardsley & Piper Division of Pettibone- Mulliken Corp., Chicago, is the General Chairman of Convention Committee as president of the National Castings Council.12 Il n\u2019y a pas de problème qui Wait sa solution e Un personnel expert à votre disposition gratuitement oO Ingénieurs - Entrepreneurs © Charpentes Métalliques LORD & CIE LTEE 4700, rue Iberville MONTREAL January 1952, TECHNIQUE ry & ee \u2014\u2014t\u2014.ee MAT \u201cYE [ Great Industry Buds in the Wilderness by McNEELY DUBOSE REP: On April 26 of 1951 a long period of speculation came to an end with the announcement that the Aluminum Company of Canada, Limited, would immediately start the first stage of a $500,000,000 power and smelter development in the remote Kitimat area of northern British Columbia McNeely Dubose, vice-president of Aluminym Co.of Canada, Ltd., was born and educated in southern U.S.He specializes in hydroelectric developments: has directed Alcan\u2019s activities in B.C.from the first day the project was considered and was one of the key figures in the wartime construction of the gigantic Shipshaw power development in Quebec\u2019s Saguenay Valley.8 Y the very nature of its reliance on almost unbelievable quantities of electric power, the aluminum industry is constantly edging toward the fringes of civilization.In the wilds of British Columbia, north of Vancouver, engineers have evolved a plan which will harness wasting waters and develop their power potential for the production of aluminum on a large scale.Water power is the base of aluminum production.The world-wide search for sites where low-cost power could be developed in conjunction with deep sea shipping facilities has continued ever since the discovery, in 1886, of an electrolytic process for producing aluminum economically.In that year Charles Martin Hall, a young scientist, working in the woodshed of his Oberlin, Ohio, house, finally solved the chemical puzzle that removed aluminum from the precious metal category.Near the turn of the century early aluminum pioneers, then unable to sell even their small annual production of some of hundred tons at the price of $1.00 a pound, gambled on the proposition that production by hydro-electric power would lower prices enough to open up vast new markets.In 1893 the then infant aluminum industry signed a long term contract for 2,000 horsepower of electrical energy from a plant to be constructed for that purpose at Niagara Falls.On the strength of that contract the first large hydro-electric power development in North America was financed and constructed.Power for aluminum refining wrought a transformation in Niagara Falls, later to be duplicated at Shawinigan Falls in the St.Maurice Valley, then in the Saguenay Valley and now at Kitimat.(1) Text from \u201cC-I.L Oval.\u201d Photographs from Aluminum Co.of Canada.TECHNIQUE, Janvier 1952 ER ER All material for Alcan\u2019s test span was flown in by helicopter.In foreground can be seen aluminum tubing and sections for the towers.Alcan Surveys B.C.Sites The Government of British Columbia, aware of the industry\u2019s continuing world-wide search for low- cost power, invited Alcan, as the Aluminum Co.of Canada is known, to survey sites in the western province in 1947.By late spring of 1948 the first small group of Alcan engineers flew into the interior over the rugged mountain peaks, majestic glaciers and deep valleys.Their objective was a preliminary examination of two prospective drainage areas within reach of tide water, for use as hydro-electric power sites.Both were located in the vast expanse of rugged terrain north of Vancouver.The first, known as the Chilco area, was abandoned after a preliminary survey, largely because of its importance to the sockeye salmon industry.In the Tweeds- muir Park area about 350 miles north of Vancouver, where no sockeye were supposed to go, prospects were brighter.Here engineers found what they were looking for; water enough to turn the generators, a long drop to a power house location, and a site at tide-water where a plant and town could be built.All that summer, crews worked in and around the area.Looking for the first time upon the wilderness that was Kitimat, 75 miles south of Prince Rupert, the engineers might have been discouraged.But adequate space existed for the construction of wharves, a smelter and a town.When work was completed they returned to Vancouver with reports which showed a development in the area to be a possibility.On the strength of this early examination Alcan allocated $1,000,000 for a field survey which began in June of 1949.The general proposals, arising from the initial survey roughed out in the Vancouver survey offices, faced engineers with numerous alternatives.The plan eventually selected involves damming the presently wasting waters of the Nechako River system which flows north-eastward to the Fraser River, thereby raising the elevation of the tributary lakes to the westward and forming a gigantic reservoir of water.This dam will force the water to backtrack until it comes against mountains where two ten-mile tunnels will be blasted through the solid rock.The water will then tumble down some 2,600 feet through shafts in the rock to generators in a powerhouse to be constructed within the mountain itself.A transmission line will carry the electrical energy generated here overland to the smelter at Kitimat, 50 miles distant, and its erection and maintenance is a key January 1952, TECHNIQUE problem.Not much detail was available on weather and icing conditions in that barren area.During the winter of 1950-51 six young college graduates were transported by helicopter to log cabins in remote spots high in the rugged, ice-covered - mountains.They had to don snowshoes in order to cover the white expanse of territory and record weather conditions.Their findings, combined with the results automatically recorded on instruments installed on two 26-foot high aluminum test transmission towers at Kildala Pass, have already provided some important information for the engineers on the job.The construction of towers and stringing of conductors through this remote, mountainous terrain will be a major engineering undertaking in its own right.Ice loading on transmission lines has caused power companies much grief over many years.In most industrialized areas, long experience with the problem has enabled engineers to find suitable solutions.But in British Columbia Alcan engineers faced an unknown set of conditions and the test span, erected at the highest point along the proposed transmission line, provides them with important data.Artist\u2019s sketch of the Kitimat site in B.C., showing the docks, smelter and townsite to be constructed by Alcan as part of the B.C.Project.Kildala Pass is a good 2,000 feet above the timberline and it was impractical to establish and maintain a crew of observes at that site.The engineers, therefore, decided to erect a test span which would automatically record ice accumulations over the winter months.The site chosen for the test span at the summit of the pass is some 5,300 fect above sea level.The climb by foot is arduous, although survey parties have trudged over the whole difficult 50-mile transmission line route.The only other practical access is by helicopter.The erection crew, and all material, were flown from Kil- dala Arm to the site, a distance of some 20 miles.Kitimat, where the plant and townsite are to be constructed, is the site of an abandoned Indian village.According to Frank Ansfield, B.C.\u2019s Superintendent of Indian Affairs, the village was founded because of an Indian's pursuit of safety.TECHNIQUE, Janvier 1952 Legend of Kitimat One day about 300 years ago the chief of a village several hundred miles south of Kitimat murdered his wife, then fled to another spot where he remarried.To his mortification he soon learned that his late wife's relatives had taken a dim view of the entire affair and were hatching plans which involved both a tomahawk and his scalp.So he packed up his family and set off by canoe for a healthier hideout.He settled down finally at a place he named Klaklilsha, or \u201cthe level valley\u201d.Later on he and his family were joined by a group of starving Tsimpsean Indians who had been defeated in a clan war.Together they formed the nucleus whence sprang the village of Kitimat.On this spot the new aluminum plant, and the model city to house its employees, will be built.The new Kitimat may have a population exceeding 50,000 persons in the not-too-distant future.Even before a definite decision to proceed with the initial stage of the project was made, some of the work essential to the job was started; the Kemano River Road, for example.The powerhouse site was accessible only by foot or by helicopter.Since work would start immediately if a decision was made to go ahead in B.C., it was decided to push through a ten-mile road from Kemano Bay, at the head of tidewater, to the power house site.Work started this past spring and in three months 200 \u201ccat skinners\u201d, shovel operators, truck drivers and service personnel had defeated their main adversaries\u2014mountains, swamp and flood.The road had to be completed in time to be of use this year if the \u201cgo\u201d signal were given.It had to be completed before melted snow swelled the Kermano River and sent the spring run-off spilling across the flatlands.Steamers can bring in equipment and supplies to Kemano Bay, where piles have been driven and construction of a wharf started.With its completion boats can come up from Vancouver through the Gardner Canal.At present, materials are brought in by barge from Butedale on the Skeena River to the north.Because of the urgency of completing the road the men soon became accustomed to working at night to the white glare of powerful floodlights.Today the two-lane gravelled road seems to start nowhere and wend its way through a mountain wilderness to nowhere.Soon, however, it will be busy with trucks and construction equipment.Finally, at the annual meeting of the shareholders of Aluminium Limited, parent company of Alcan, on April 21 of this year in Montreal, came the announcement that work would start immediately on the construction of a first stage of the development.The programme included the excavation of a tunnel through the coastal mountains and a power house sufficient to allow for the ultimate development of 1,600,000 horsepower.(Equipment for only 500,000 h.p.will be installed at first).Also to be constructed and installed are the aluminum plant facilities, to produce 80,000 to 100,000 metric tons of aluminum per year.Even before it was definitely known that the project would be undertaken by Alcan a flood of inquiries swamped the company\u2019s Vancouver survey office, some from merchants intent on getting in on the ground floor with a shop in the city that was then only beginning to take rough shape on the draughting tables.Over 9,000 persons from Canada, United States and Britain have already asked for jobs on the project.This year, however, the services of only some 1,200 hardy construction workers will be required.By next year the labour force on the power development should average around 1,800.These men will be required for work on the dams, January 1952, TECHNIQUE Tower for Alcan\u2019s test span under construction Towers are of aluminum.on road building, boring of the giant tunnel, construction of the power house, erection of the transmission towers and stringing of conductors.Many more will be needed to work on the smelter and townsite at Kitimat.The post-war demand for aluminum has exceeded present world capacity.Figures show that over the past 25 years consumption of aluminum has increased nine per cent cumulatively per annum.Al can expects this growth trend to continue upwards.It should be emphasized, however, that only the first stage of the eventual British Columbia project is now under way.Once this stage is completed, then additional power facilities and smelting capacity can be speedily undertaken in the Kitimat area as warranted by world demand for the metal.Jamaican Bauxite for Kitimat The basic ore of aluminum is bauxite, a reddish-brown clay which is found only in tropical and sub-tropical zones in sufficiently high concentration.Bauxite for aluminum production at the world\u2019s largest aluminum smelter at Arvida, in Quebec\u2019s Saguenay Valley, is mined in British Guiana and shipped to Canada by boat.Bauxite deposits now being developed in Jamaica will supply the needs of the new Kitimat project.The bauxite is first crushed and then treated with a hot caustic soltuion.The residue is removed by pressure filtering.The solution secured by filtering is agitated in large precipitators, then, under chemical action, it separates into liquid and solid parts.The solid part, called hydrate, is washed thoroughly before being sent to the kilns.Calcination, which is the last step in this series of operations, takes place in huge oil-fired rotary kilns.The white powder that results is called alumina and it is from this that aluminum is extracted.Alumina consists of two parts, oxygen and aluminum.The two parts are separated by the electrolytic reduction of the alumina in a bath of molten cryolite.An electric current is passed through a solution of alumina in the cryolite, which comes from Greenland and is kept up to strength with fluorspar mined in Newfound land.This releases the oxygen in the form of gas and the metallic aluminum accumulates on the bottom of the electric furnace, or pot, from which it is periodically tapped.TECHNIQUE, Janvier 1952 The average pot line contains some 150 pots and requires as much electrical energy, for instance, as the entire Montreal transportation system! A long, hard job lies ahead in the B.C.wilderness.Engineers have estimated that to complete the first stage of the development will require the blasting and removal of millions of tons of earth and rock.The mammoth undertaking demands the best in engineering skill and craftsmanship.It is expected that it will take three years before the first aluminum ingot will be produced in British Columbia.What effect will this development have on the economy of British Columbia?When informed that a decision to proceed had been made, B.C.\u2019s Ministers of Finance and of Lands and Forests said in a joint statement \u201cIt will mean a virtual industrial revolution in central British Columbia .One can visualize that if industry proceeds apace as it is now doing in the lives of the people here, British Columbia may become the first industrial province of Canada.\u201d There is no way yet of truly measuring the full impact of a project of this proportion on the overall existing economy of the area.During the construction period millions of dollars, paid in wages and to British Columbia suppliers, will bring additional prosperity to the far western province.B.C.\u2019s Economy Benefits Harder to evaluate are the possible long term results.A fully integrated aluminum industry producing ingot at Kitimat will require a number of secondary and service industries.Transportation will be expanded to meet new needs.The town will require shops, restaurants, laundries and the many other purveyors of goods and services necessary to support a town and industry.Early fears that the aluminum project would affect the province's important sockeyes salmon industry were relieved when Alcan abandoned the Chilco site in favour of the Tweedsmuir Park area.British Columbia\u2019s economy has been built upon the use of its resources for lumbering, mining, fishing and farming.Many of these pursuits are seasonal and the Alcan project is expected to help stabilize employment.Since no raw materials of the province will be consumed, the base of West Coast economy will become considerably more enduring.Only eight per cent of Canadian aluminum ingot production is consumed in Canada and this figure will be considerably lower once the Kitimat smelter is in operation.Exports of aluminum from Canada in 1950 ranked fifth in value among all Canadian exports, trailing newsprint, wheat, lumber and woodpulp.Over 10,000 persons are directly engaged in the production and fabrication of aluminum with many more thousands employed in producing a wide variety of articles from the metal.Technological improvements and the industry\u2019s successful efforts to keep the price moving steadily down combined with an aggressive world-wide sales organization have opened up hundreds of new uses for the metal, the main attributes of which are high strength with light weight (one third the weight of steel), resistance to corrosion, high conductivity, easy workability, non-magnetic and high reflectivity.These factors have enabled the Canadian aluminum industry to increase production some 500 per cent since 1939.One of the more spectacular post-war developments in aluminum has occurred in home, office and plant construction.The transportation industry, long acquainted with the ability of lightweight aluminum to increase payload by decreasing dead- January 1952, TECHNIQUE VOS BLOCS ET TÊTES DE MOTEURS CRAQUÉS HORS D\u2019USAGE Grâce à notre procédé de soudure à froid Moguloid, vos blocs et têtes de moteur craqués, dans les sièges de valves, cylindres ou chambre de refroidissement, peuvent maintenant être récupérés à peu de frais.Confiez-les nous.Notre service technique comprend: compétence, exécution rapide et garantie de 4 mols.WELDING & SUPPLIES CO.LIMITED 3445 rue Parthenais - CH.1187 - MONTREAL weight, has made new strides.The famous Avro Orenda jet engine has many of its elements made of light alloys, including over 1,000 forged aluminum blades in each unit.The forgings are held to tolerances as close as 0.002 inch.This precision work is a radical departure from accepted forging practice and represents a major achievement in military and commercial aviation.Increased uses in ship building include all-aluminum superstructures and wheelhouses, lifeboats and farni- ture.Aluminum tubing for portable irrigation systems have provided farmers from coast to coast with a lightweight system which is easily moved from location to location as required and one which will stand up to rough usage.These are just a few of the more recent developments in the use of aluminum alloys, but indicate why the notion that aluminum is a pots-and-pans metal only has been discarded.So at the site of an abandoned Indian village, the Canadian aluminum industry takes another stride forward.A new Arvida, with the same wide streets and spacious lawns, will gradually take shape in the wilderness.Alumina, processed from bauxite in Jamaica, cryolite from Greenland and other raw materials, will come by boat from many parts of the world to a new harbour at Kitimat.Vessels, laden with aluminum ingot, will set sail from Kitimat headed for world markets.Price is the important factor in the race among aluminum-producing countries for a good share of the world market.That is why a spot that today comprises only forest, marsh and wasting water, has been selected for an amazing metamorphosis.PAYED IE RADIO & TELEVISION 730, ST-JACQUES Ouest, MONTREAL TECHNIQUE, Janvier 1952 DISPATCHING METHOD FOR TWO-WAY RADIO An all-electronic selective dispatching method for two-way radio systems was recently announced by Canadian General Electric Company.The method employs new equipment to permit private conversations between a dispatcher and an individual mobile unit, or a specific group of mobile units within a two-way radio system.The new equipment allows separation of a system into as many as ten groups.All individuals in a group hear a dispatcher\u2019s call, but when the called party responds, all other receivers in the group remain silent.An electronic tone-sensitive device is attached to each receiver in the system.Each group of receivers is activated by a separate tone signal from the dispatcher\u2019s office.The tone signals are within the 300-t0-3000-cycles range, permitting their use over any circuit that will pass voice, including telephone line.The mobile receivers are activated within one-half second after the dispatcher pushes the control button.The equipment attached to the mobile units has no moving parts or contacts.It uses standard receiving-type tubes, and is directly applicable to any FM communications receiver.It is stable, and will stay on frequency indefinitely.No tuning or other adjustments are necessary.The new equipment is immediately applicable to either a six or 12 volt power supply.Reliability of the equipment is assured by more than adequate safety margin for wide variations in power-supply voltages, signal input, and ambient temperature.The equipment is not subject to false triggering, even with greatly over-modulated signals.Further information may be obtained from the Electronics Division of Canadian General Electric Company, VIENT DE PARAÎTRE RÉSISTANCE MATÉRIAUX par GEORGES LANDREAU, i.c.Précieuse documentation Volume de plus de 200 pages illustrées et d\u2019un format commode PRIX: $2.25 S\u2019ADRESSER A L\u2019OFFICE DES COURS PAR CORRESPONDANCE 506 est, rue Sainte-Catherine MONTREAL Matériel de Dessinateurs et d\u2019Ingénieurs - 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Groupés en ateliers familiaux, les vanniers travaillaient pour les besoins locaux et exportaient eux-mêmes leur production; de même, ils « faisaient » les marchés.Et jusqu\u2019en 1914 cette économie demeure à peu près intacte.En plus des artisans spécialisés, tous les paysans, autrefois, pendant les « mois noirs », quand la neige et la pluie empêchent les travaux de l'extérieur, tressaient des paniers, en bourdaine, en clisse de châtaignier, etc, indispensables à la vie de la ferme.De nos jours, les paysans ne tressent plus guère, mais la vannerie leur est toujours utile et ce qu\u2019ils ne font plus eux-mêmes, ils le demandent à l\u2019industrie, si TECHNIQUE, Janvier 1952 Ein Et pr per ves TENNIS DEEP pce EE ESA SEE A eat CT SOIR ca MLO Atay ol ak CEE Sa ot PR RAM ES AN RO RE ER RS ME ES RAR CH .- Vannier en train de peler l\u2019osier tant est qu\u2019on puisse appeler industrie un travail qui est artisanal par sa définition même.Malgré la profonde transformation opérée dans le monde artisanal après la guerre de 1914-1918, le métier de vannier n\u2019a pas disparu; il reste des centres bien vivants, tel celui de Mayun, en Bretagne, en plein Pays Briéron, qui comptait encore en 1919, 80 vanniers sur une population de 700 habitants.Si beaucoup d\u2019entre eux sont allés depuis travailler aux chantiers navals de St-Nazaire, situés tout près, un petit noyau de vanniers travaille toujours pour les besoins du pays et exporte même en photo Sélection Grande-Bretagne, en Hollande et en Italie.De toutes les matières premières employées en France pour la vannerie, l\u2019osier occupe la première place.Mais si l\u2019osier croît partout pourvu que le terrain soit humide, cette production disséminée serait insuffisante; aussi, pratique-t-on en certains endroits la grande culture, rendant ainsi productifs des terrains qui, autrement seraient restés inutilisables.Les départements de l\u2019Aisne, des Ardennes, de la Haute- Marne ainsi que la vallée de la Marne sont actuellement les centres les plus actifs de la culture de l\u2019osier et de la fabrication de la vannerie.Il existe de nombreuses variétés d\u2019osiers: l\u2019osier blanc, l\u2019osier vert, l\u2019osier gris, et les meilleurs: l\u2019osier jaune et surtout l\u2019osier rouge.On peut aussi, dans les régions où il est rare, tresser le saule, la bourdaine, le troène; le jonc d\u2019étang ou roseau est surtout employé dans la vannerie fine et la vannerie de fantaisie.En plus de ces matériaux, on peut citer, pour mémoire, la paille, le raphia, le rotin dont nous parlerons dans un prochain article, le sorgho, le bambou, etc.À l'heure actuelle, l\u2019osier et le rotin sont les 2 matières premières les plus employées en France, à cause de certains avantages qu\u2019ils offrent à la fabrication et des facilités de transport qui n\u2019existaient pas auparavant.De nos jours, comme autrefois, le vannier est dans beaucoup de cas, son propre producteur d\u2019osier.L\u2019osier vert se coupe à la fin de l\u2019automne, l\u2019osier rouge à la fin de l\u2019hiver.On réunit les tiges coupées en bottes dont la base est mise à tremper dans le ruisseau, d\u2019où on ne les retire qu\u2019au printemps.Le vannier et sa famille pèlent alors l\u2019osier en plein air et I'étendent pour le faire sécher avant de le trier.Au moment de le tresser, on le trempe de nouvau pour lui rendre une souplesse temporaire.January 1952, TECHNIQUE C\u2019est alors que commence le travail de tressage proprement dit.L\u2019outillage est simple et réduit: un couteau, un poinçon, un gros ciseau.Les branches sont d\u2019abord « refendues » dans toute leur longueur.Quant au tressage même on peut dire très rudimentairement que le point de départ du panier classique est formé de 6 brins assez forts placés en croix.Un 7° brin reliera, suivant une spirale, les 6 premiers par un tressage croisé dessus et dessous.Quand on autra donné au fond le diamètre désiré, on redressera les tiges et on montera le pourtour en cylindre ou en cône en continuant le tressage jusqu\u2019à la hauteur voulue.Le bord sera formé, soit par le repliage des brins dans l\u2019armature, soit par une tresse serrée.Les anses seront mises en place au cours du travail.Les vanniers emploient souvent diverses sortes de tressages.C\u2019est ainsi que dans la vannerie fine, il y a une infinité de « points »: points nattés, croisés, à jours, photo Musée des A.T.P.Crépier en osier (Vendée) damassés, etc.Chaque destination et chaque province a fourni des « points » divers dont les techniques varient à l'infini.La vannerie se divise en deux catégories: la grosse vannerie et la vannerie fine.La grosse vannerie comprend les paniers pour les boulangers, les paniers pour blanchisseurs, pour jardiniers, les malles et valises, les paniers à provisions, des corbeilles de toutes sortes, des emballages agricoles et industriels, La vannerie fine, elle, englobe les corbeilles, des boîtes pour confiseurs, des paniers à argenterie, des corbeilles à pain, le clissage des flacons.C\u2019est à cette seconde catégorie que se rattache la fabrication des meubles en vannerie.Les noms des objets de vannerie ont gardé encore aujourd\u2019hui un charme bien particulier au terroir français: TECHNIQUE, Janvier 1952 23 FES Sines sata vuaghegsse we.pv Caf eer IIL MO EE TRES pe rey PIVEN F< \u2014- > ce ; \u2014 les corbeilles et corbeillons, \u2014 Les bannetons, paniers à pain rectangulaires, à bouts arrondis, \u2014 les mannes, paniers plats et larges, destinés à apporter les produits de la ferme au marché, surtout le beurre, et des séries d\u2019autres paniers: lucettes, crocanes, mandelettes, chassières, glaneuses, vendangeurs, chaloupes, timbales, etc., \u2014 les volettes, petites claies pour pâtissiers, \u2014 les crêpiers, sortes de petits plateaux ronds dont le nom évoque suffisamment l'usage, \u2014 les casserettes, petits paniers de formes variées où on met le fromage à égoutter.Tous ces paniers, corbeilles, etc, aux noms pittoresques ne font pas partie d\u2019un passé définitivement révolu car on continue aujourd\u2019hui à les fabriquer, à les vendre et à les utiliser dans la vie de tous les jours.photothèque, direction de documentation Atelier de vannerie d\u2019osier à l\u2019Ecole Nationale d\u2019osiériculture et de vannerie à Fays-Billot (Haute-Marne) A côté de cette vannerie de paniers et de corbeilles diverses, on fabrique encore des instruments de travail dont le principal est le van qui a perdu son utilité première de vanner les céréales et ne sert plus qu\u2019aux petites graines.La pariaite adaptation de sa forme à sa matière et à son utilisation est telle que le van reste nettement un des chefs-d\u2019oeuvre de la profession.Il semble qu'avant le siècle dernier, l\u2019osier n\u2019ait guère été employé en France pour la fabrication des meubles.Ce n\u2019est que vers 1840 que se créent à Paris les premières manufactures de meubles en rotin dont les modèles primitifs avaient été rapportés par les navigateurs de retour de Sumatra, Java, Manille, etc.January 1952, TECHNIQUE ate eH LIBRE rE ERTIES.SLND 1 HOH RN TTI Fauteuil d\u2019adulte, fauteuil d\u2019enfant et chaise en châtaignier fabriqués par un - artisan de Dordogne A partir de 1870, la vannerie se prétant fort complaisamment aux décors serpentins propres à l\u2019époque, il y eut floraison de meubles en rotin.« Tant d\u2019excessif asservissement entraîna la vannerie dans la ruine du modern style ».Et tandis que les Hollandais, les Anglais et les Suisses n\u2019avaient pas abandonné l\u2019usage des meubles d\u2019osier aux formes strictement fonctionnelles, c\u2019est seulement depuis une quinzaine d\u2019années, qu\u2019en France, les décorateurs remettent en honneur les meubles de vannerie, solides, lavables, légers, permettant des formes longues sans raideurs et jamais monotones.Les derniers Salons de Décorateurs en firent une éclatante démonstration, au point même qu\u2019aujourd\u2019hui, selon un critique, «la trop grande souplesse de la vannerie, son obéissance trop servile à la volonté de son créateur, sont un danger.L'esprit de facilité, l\u2019abus du détail amusant guettent le décorateur qui risque de retomber dans les erreurs de l\u2019époque 1900 ».Cependant, la vannerie reste toujours en vogue pour un certain nombre d\u2019éléments mobiliers, tels les tables à ouvrage, les berceaux et moïses, les meubles d\u2019enfants, les fauteuils, chaises-longues, petites tables, meubles de jardins, etc.Notre époque se laisse de nouveau fasciner par la vannerie, sa technique simple et honnête, sa matière agréable et souple qui permet de réaliser tant d\u2019objets utiles et beaux, au charme à la fois rustique et élégant, simple et recherché auxquels bien peu de personnes restent insensibles.En terminant ce bref exposé sur la vannerie il nous semble utile de parler de l\u2019Ecole Nationale d\u2019osiériculture et de vannerie.Pour la formation des artisans vanniers, des chefs ou des contremaîtres d\u2019ateliers de vannerie, il existe en France depuis 1905, une Ecole Nationale d\u2019osiériculture et de vannerie, dans le département de la Haute-Marne, a Fays-Billot.La durée des études y est de trois ans et les jeunes gens y sont admis à l'âge de 14 ans, pour recevoir une formation variée à la fois théorique et pratique: technologie vannière, osiériculture, agriculture, mathématiques et comptabilité.L\u2019élève, à sa sortie de l\u2019école sera donc ainsi non seulement un technicien de la vannerie ,mais encore, il aura appris à vivre à la campagne et à exploiter d\u2019une façon rationnelle et économique un petit troupeau, un jardin potager et un verger.photo Karquel TECHNIQUE, Janvier 1952 La Revue TECHNIQUE 506 est, rue Ste-Catherine MONTRÉAL Veuillez s\u2019il vous plaît m\u2019abonner à la revue TECHNIQUE, pour une période d\u2019un an a partir du mois de.Ci-inclus la somme de deux dollars ($2.00) en paiement de cet abonnement.Adresse Localité S.V.P.Faire remise, sous forme de chèque payable au pair à Montréal ou de bon de poste fait au nom de la revue TECHNIQUE.MARION & MARION FONDÉE EN 1892 i j i c © RAYMOND A.ROBIC J.ALFRED BASTIEN Ouvert jusqu\u2019a 9 h.le vendredi soir Supuis Srenes ar 865 est.rue Ste-Catherine 1510, rue Drummond Montréal Montréal January 1952, TECHNIQUE ++ I THÉORIE nes CHANCES par DANIEL FRÉCHETTE ÉCOLE TECHNIQUE DE SHERBROOKE L'histoire attribue l\u2019invention du calcul des probabilités à Blaise Pascal.F'ait curieux, cette théorie du hasard naquit d\u2019un événement dû à un hasard.Le chevalier de Méré, joueur passionné, vint un jour soumettre le problème de jeu suivant à Pascal.Deux joueurs X et Y mettent chacun un enjeu, disons, de cinq dollars pour un trois dans cinq.Le gagnant sera celui qui accumulera 3 points le premier, chaque partie gagnée valant un point.Or pour une raison ou une autre, après la première _ partie les joueurs sont obligés de se séparer.Comment doit-on répartir équitablement les dix dollars?Pour résoudre le problème Pascal avança trois hypothèses.Première hypothèse: les joueurs ont joué trois parties avec le résultat suivant: X a remporté 2 points et Y, 1 point.Comment partager?Supposons, dit Pascal, qu\u2019une autre partie est jouée, et que X la gagne.Il obtient ainsi 3 points et a droit aux $10.Si Y la gagne, les points sont deux à deux.Il est juste que chacun emporte $5., la moitié de l\u2019enjeu.Après les trois premières parties, X peut tenir le raisonnement suivant à Y: « Que je gagne ou que je perde, je retirerai $5.Pour la quatrième partie, nos chances sont égales, donc nous avons droit chacun à la moitié du reste de l\u2019enjeu soit $2.50.» Ainsi, pour cette première hypothèse, X reçoit $7.50 et Y $2.50.Deuxième hypothèse: deux parties sont jouées et gagnées par X.Comment partager?Supposons qu\u2019une autre partie est jouée.Si X la gagne, il a droit à l\u2019enjeu.Si Y l\u2019emporte, c\u2019est le cas examiné dans la première hypothèse: il reviendra lr ee el al as a aX, $7.50 et a Y, $2.50.Mais cette troisième partie n\u2019a pas été jouée.Donc X peut 3 tenir le raisonnement suivant à Y: « Que je gagne ou que je perde cette troisième partie, j\u2019emporterai $7.50.Pour la troisième, j'ai autant de chances que toi, divi- E.sons donc la différence $10 \u2014 $7.50 également.Il me revient, ainsi, $8.75 et il te E reste $1.25 ».Troisième hypothèse: une partie seulement est jouée et X l\u2019a gagnée.Comment partager?C\u2019est le problème posé au début.Supposons qu\u2019une autre partie est jouée.Si X gagne, c\u2019est la difficulté de la deuxième hypothèse, il recevra $8.75.Au contraire, si Ÿ gagne, le résultat est un à un: il revient donc à chacun $5.00.Voici comment X peut « raisonner » Y: « Que je gagne ou que je perde, je retirerai $5.00.Pour le reste de mon gain possible, nos chances sont égales, donc partageons i.e.chacun $1.875.Ce qui me fait $6.87; il te reste $3.13.Je t\u2019accorde la fraction de cents.» Cette solution de Pascal contient les prémices d\u2019une science qui se développa par la suite pour aboutir, de nos jours, à cet instrument indispensable: le calcul des probabilités.TECHNIQUE, Janvier 1952 \"pic tan dai y bs SF had ogy Te tad 2 DESERT SEH SAM WE SALEEM Cr EEE AG DERE \u2018 ts Vos Ese SHEEN A Ra PE TO ARRETE TO NE AAA FR CEE REN HIRI LEG AI ASE RS ET SER EE SET OR RS Po Afin de saisir la notion de probabilité partons d\u2019un exemple.Un objet est mis en loterie.On vend 1.000 billets.La date du tirage arrivée, l\u2019objet échoit à la personne détenant le numéro sorti.On suppose, théoriquement du moins, que le tirage s\u2019est fait honnêtement, c\u2019est-à-dire avec toutes les précautions \u2014 ?\u2014 du hasard.Voici un problème de probabilité: « Quelle chance possède celui qui détient 3 billets?Nous pouvons affirmer que les probabilités, les chances de gagner seront d\u2019autant plus grandes pour un individu qu\u2019il détient un plus grand nombre de billets.C'est-à-dire que la probabilité de gagner est directement proportionnelle au nombre de billets possédés.Chaque billet représente « un cas favorable » \u2014 f \u2014.Si maintenant, une personne possède un billet de deux tirages différents.Si le premier tirage contient 1.000 billets et le deuxième, 200 billets, ses chances d\u2019apporter le « gros lot » ne sont pas les mêmes pour les deux tirages.On peut avancer qu\u2019elles sont cinq fois plus élevées pour le deuxième tirage.Donc, la probabilité de remporter est inversement proportionnelle au nombre total de billets.\u2014 s \u2014.En langage mathématique, ces deux observations donnent la relation: la probabilité mathématique de l\u2019événement E: p(F) = f/s.La probabilité mathématique d\u2019un événement E est égal au quotient des cas favorables à la production de E, par le nombre total de cas possibles et équiprobables.La certitude s\u2019exprime donc par l et l\u2019impossibilité par 0.Il est clair que la somme de la probabilité d\u2019un événement p(E) \u2014 p \u2014 et la probabilité de l\u2019événement contraire p(F) \u2014 q \u2014 vaut 1.p+q=1l et q=1-\u2014p Dans le jeu de « pile ou face », quelle est la probabilité d\u2019obtenir en un coup « pile »?Il existe deux cas équiprobables, d\u2019où la chance du cas favorable « pile » est Ya.De même, la probabilité de l\u2019événement contraire « face » est (2 \u2014 2) /2 = 14; la somme des deux est bien 1.Dans le jeu de dés, quelle est la probabilité d\u2019amener, disons, le nombre 4?Le dé présente six faces numérotées de un à six: s = six.Une seule face porte le nombre quatre f = 1.Le quotient du nombre de cas favorables par le nombre de cas équiprobables vaut donc, 1/6.Une boîte contient 30 numéros, quelle est la probabilité de tirer un numéro de deux chiffres?L'événement favorable peut se produire de 21 façons: 10, 11, 12,.Le nombre de cas possibles est de 30.D\u2019où une probabilité de 21/30 d\u2019amener un nombre de deux chiffres.Quelle est la probabilité de sortir un numéro d\u2019un seul chiffre?Le cas favorable peut se produire de neuf manières: 1, 2, 3,.sur un total de 30 cas possibles.La probabilité est donc, de 9/30 ie.9 chances sur trente.Quelle est la probabilité d\u2019obtenir un numéro fixe d'avance?Ce nombre peut sortir sur un total de 30 possibles, la probabilité vaut alors 1/30.Si maintenant l\u2019événement favorable E consiste dans la production simultanée ou successive de deux ou trois.événements partiels E;, E,, Es,.comment déterminer la probabilité?On suppose évidemment, que ces événements partiels sont exclusifs les uns des autres et que chacun a une probabilité bien déterminée.La probabilité totale de l\u2019événement E est égale à la somme des probabilités partielles.En jouant avec un dé, quelle est la probabilité d\u2019amener un trois ou un quatre?La réalisation du cas favorable peut se produire soit par l\u2019obtention d\u2019un trois ou d\u2019un quatre.La probabilité totale s\u2019obtient par la somme des deux probabilités partielles: 1/6 + 1/6 \u2014 2/3.Avec le même dé, quelle est la probabilité d\u2019amener en cinq coups la combinaison: quatre fois de suite le nombre 5?Dans ce cas, la probabilité totale est égale au produit des probabilités partielles.La chance de tirer un cinq en January 1952, TECHNIQUE un coup est de 1/6; de tirer quatre cinq en cinq coups est de (1/6) = 1/7776.La probabilité est la même d\u2019obtenir 1, 2, 6, 3, dans cet ordre en quatre coups.Nous devons à Jacques Bernoulli l\u2019énoncé d\u2019un théorème qui a permis de multiplier les applications du calcul des probabilités.À l\u2019aide d\u2019exemples, nous essaierons de décrire les différentes parties de ce théorème.L'histoire rapporte que Buffon fit jeter une pièce de monnaie 4.040 fois en l\u2019air.Il obtint 2,048 fois face et1,992 fois pile.Rodolphe Wolf tira 21.000 fois les dés et amena: 4.129 fois le 6 3816 » » 5 2982 » » 3.042 » » 3 3.623 » » 2 3408 » » 1 On appelle fréquence absolue d\u2019un phénomène, le nombre de fois qu\u2019il s\u2019est produit au cours d\u2019un certain nombre d\u2019essais.Sa fréquence relative est le rapport entre la fréquence absolue et le nombre total d\u2019essais.On voit facilement que la fréquence relative nous renseigne sur la rareté d\u2019un événement.Ainsi, dans l\u2019exemple de Buffon, la fréquence absolue de pile est 1992, la fréquence relative 1.992/4,040.Nous possédons une urne contenant 20 boules blanches et 30 noires.En exécutant 100 tirages au hasard, il y a 101 combinaisons possibles: on peut tirer a \u2014 100 boules blanches; aucune noire b \u2014 99 boules blanches; une noire Proposons-nous de trouver la combinaison la plus probable.Voici l\u2019application de la première partie du théorème de Bernoulli.Pour déterminer la fréquence absolue des boules blanches pour 100 tirages on commence par déterminer la probabilité de l'événement « boules blanches », ici, 20/50.On multiplie ensuite cette quantité par le nombre d\u2019épreuves: 20/50 X 100 \u2014 40.Deux cas peuvent alors se produire.Si la quantité obtenue est entière, elle est la fréquence la plus probable de l'événement.Pour cent tirages, la plus grande probabilité est de sortir 40 fois « blanches », donc 60 fois « noires ».Si la quantité n\u2019est pas entière, il faut encore distinguer deux cas.Ainsi, portons le nombre de tirages à 132.Le produit 20/50 X 132 donne 52.8.Si en additionnant à ce nombre la probabilité de l\u2019événement étudié, nous obtenons une quantité qui n\u2019est pas entière, la fréquence absolue la plus probable de l\u2019événement est égale au plus grand nombre entier contenu dans cette quantité: 52.8 + .4 \u2014 53.2.Donc, le résultat le plus probable de 132 tirages est: 53 fois blanches et 79 fois noires.Pour 144 tirages, 20/50 X 144 \u2014 57.6, en additionnant .4 nous obtenons 58 nombre entier.Dans ces cas, il y a deux cas équiprobables: 58 boules blanches et 86 boules noires ou 57 boules blanches et 87 boules noires.Un autre aspect de la théorie des chances est le calcul de la probabilité des écarts.Dans l\u2019exemple de Buffon, la probabilité d\u2019obtenir face de 4.040 essais est 15 4,040 = 2.020.En réalité, il a tiré « face » 2.048 fois, d\u2019où une différence de 2.048 \u2014 2.020 \u2014 28 appelée « écart absolu ».L\u2019écart absolu peut être positif ou négatif.La somme algébrique de tous les écarts d\u2019une série est nulle.Afin de mieux juger la régularité ou l\u2019irrégularité d\u2019une série, on calcule l\u2019écart relatif en divisant TECHNIQUE, Janvier 1952 Appelez UNiversity 6-7931 1226, Université Impressions BLEUES (Blue Prints) Reproductions ou fac-similés de dessins, gaux, lettres, rapports, etc.AGRANDIS OU RÉDUITS documents lé- et nous vous dirons ce qui peut être fait MONTREAL BLUE PRINT inc.Montréal, P.Q.(2) La fonction thêta de x = \u2014 le premier par le nombre d\u2019essais.On obtient l\u2019écart réduit d\u2019une série en divisant l\u2019écart absolu par la racine carrée du produit: 2.p.q.r.p q r 1\u2014p als logarithmes pour cette fonction.Importateurs MATÉRIAUX DE PLOMBERIE ET DE CHAUFFAGE Négociants en gros - F.DESCHÊNES, JACQUES PARIZEAULT, Gérant-technicien Assist.-Gérant 1203 est, rue Notre-Dame MONTRÉAL FRontenac 3176-3177 probabilité de l\u2019événement étudié nombre d\u2019épreuves La seconde partie du théorème de Bernoulli nous dit que la probabilité mathématique que la fréquence relative d\u2019un événement aléatoire = soit comprise entre l\u2019intervalle (p \u2014 1/r) à (p + 1/r) est donnée approximativement (1) par la fonction (2) 6 (x) ou «x» = 1/7/2p.q.r.Ainsi dans la série de Buffon, l\u2019écart réduit vaut 0.623 et 0 (0.623) \u2014 0.622.Il y a donc 622 chances contre 378 que dans une série de 4.040 essais pile ou face, l\u2019écart absolu ne dépasse pas 28, en d\u2019autres termes, face apparaîtra au moins, 1,992 fois et au plus, 2,048 fois.(1) Il existe la formule de Laplace donnant une approximation beaucoup plus grandee -12.dt.Il existe des tables semblables aux tables de F x.206, rue DU PONT, LA CIE \u2014\u2014\" FABRICANTS D\u2019ASCENSEURS Escaliers motorisés Atelier de mécanique générale et fonderie Toutes réparations mécaniques Tél.: 4-4641 \u2014 Québec \u2014 : MONTREAL En ARMATURE s Pour vos problèmes de moteurs, générateurs et transformateurs électriques.Consultez LA FIRME Montreal Armature Works, Ltd.276, rue Shannon UN.6-1814 MONTREAL 30 January 1952, TECHNIQUE Ridding Industry of Ugliness INTERNATIONAL CONGRESS DISCUSSES IMPORTANCE OF GOOD DESIGN by GUY LEONARD A LONDON TECHNICAL JOURNALIST A LEGACY of the Industrial Revolution was and all too often still is, the ugliness of manufactured articles.The machine was not to blame for this, being directed by human hands which determined what it should make and how it should make it.If machinery killed many crafts it was a regrettable, if necessary, step towards mass production.But unfortunately it killed much craftsmanship.Not until after nearly a hundred years of machine production did men begin to think that machines could produce goods of better designs and less ugly shapes.Fittingly enough the idea of encouraging good design in industry as a national policy came from the country where the Industrial Revolution started \u2014 Britain.It was in 1911 that a plan was suggested by the Government of the day for the encouragement of good industrial design.It nearly came to fruition in the winter of 1914 but was strangled by world events, During World War II a small group of industrialists got together to form the Design and Industries Association.It bore rich fruit.It spread through the industrialised world, particularly in the United States.The idea received new stimulus during World War II when the first officially sponsered organisation, the British Council of Industrial Design, was formed to stimulate good design in industry.International Congress Now this United Kingdom Government sponsored organisation has held the first International Design Congress which was attended by about 350 invited guests in London.Most of those guests were chairmen, directors and managers from leading firms in Britain, Europe and the United States.The theme for the Congress was \u201cDesign Policy in Industry as a responsibility of high level management.\u201d Speaking for Britain were such men as Sir Kenneth Lee, Chairman of Tootal, Broadhurst, Lee and Company Ltd., textile manufacturers; Lord Latham, chairman of the London Transport Executive, and the Hon.Josiah Wedgwood, managing director of Josiah Wedgwood and Sons Ltd.the pottery manufacturers.From the United States were Mr.Arthur A.Houghton, Jnr., Vice-President of the Corning Glass Works and President of the Steuben Glass Inc.(U.S.A.), and Dr.Michael Watter, Director of Research, The Budd Company (U.S.A.).Other speakers were from Sweden, Denmark, Holland and Italy.Altogether there were 23 speakers at the Congress which met at the Royal College of Art, a fitting background for their discussions.This college is famous TECHNIQUE, Janvier 1952 NT RT TN Tv in Britain for the training of industrial designers and is considered to be the best equipped school of its kind in Europe.Importance of Good Taste From men representing firms whose history goes back hundreds of years to others who began only in the present century came the same message: that good design is an essential of any manufactured product be it motor cars, furnishing fabrics, glassware, pottery, electrical equipment or any other product of the machine.They urged other manufacturers to employ industrial designers and to give them full responsibility for the design of products.As one speaker, Sir Colin S.Anderson (Manager of the Orient Shipping Line) said: \u201cHave taste.If you haven\u2019t taste \u2014 hire it.Don\u2019t make a designer out of someone on your staff who is no good elsewhere.Hand-pick a designer from the widest possible field and then trust and honour him.Give him one master and shield him from committees of taste.Keep him in direct touch with as wide a range of interests as possible.Keep on trying new designs.\u201d As an example of good design in what might be thought to be an unimportant sphere, Lord Lathan spoke of the lettering used by London Transport.The new well-known Johnston type-face was a result of commissioning \u201cat the highest level of management\u201d and he said that its use touched every branch of London Transport\u2019s services \u201cfrom posters to notices, from station names to throw-away leaflets, from tickets to destination indicators, from bus stops to books of rules.Divided into three groups of related industries, the Congress was planned by the Council of Industrial Design which appointed a Management Committee with representatives from the Federation of British Industries, Britain\u2019s Trades Union Congress, the Royal Society of Arts, the Society of Industrial Artists and the Design and Industries Association.A New Internationalism Almost the last words to be said in Section A of the Congress were spoken by Mrs.Elsa Gullberg, of Sweden.She said: \u201cDesign is the best international language we have.\u201d LE DICTIONNAIRE ENCYCLOPEDIQUE TONNAIR TIT o UT Ty Ps b prospectus Ce emma BZ + Er =. gtoiser init Dee re LE EU Or A EL LE CALENDRIER par JEAN PÉRON A cette époque de l\u2019année, nous célébrons Noël, notre quatrième fête liturgique après Pâques, la Pentecôte, et I'Epiphanie, puis une semaine plus tard, le Nouvel-An, sans guére nous douter de la controverse qui persiste depuis des siécles quant à leur position exacte dans l\u2019échelle du temps.Evidemment notre calendrier populaire, dans sa définition simpliste de tableau des jours, des mois, des saisons et des fêtes de l\u2019année, n\u2019a pas la prétention de trancher la controverse dont l\u2019histoire est longue et mouvementée.À cet égard, tout à ses débuts, l\u2019humanité n\u2019avait comme seul souci « scientifique », que celui de déterminer les saisons d\u2019un milieu exclusivement agraire.Aussi, avait-on logiquement conclu que pour la mesure du temps un point de repère était nécessaire et qu\u2019on devait le trouver dans la nature elle-même.Ce qui fut décidé d\u2019après la position apparente du soleil au moment où il croise l\u2019équateur céleste.Mais n\u2019anticipons pas.Notons toutefois en passant que les Egyptiens, auxquels nous devons l\u2019introduction de notre calendrier moderne, avaient déjà établi le leur dès l\u2019année 4241 avant Jésus-Christ.Les données peuvent en être très brièvement résumées comme suit.Il y a dans la nature deux cycles astronomiques « récurrents », disons, décalés rétrogressivement l\u2019un par rapport à l\u2019autre: celui du soleil, et celui de la lune.Le cycle solaire, mesuré d\u2019après la courbe \u2014 orbite solaire \u2014 parcourue par la terre autour du soleil, s\u2019accomplit en une année de 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 46 secondes.Quant aux phases apparentes de la lune dans sa révolution autour de la terre, leur cycle dure un mois de 29 14 jours, ce qui donne pour l\u2019année de 12 mois lunaires, un total de 354 jours, 8 heures et 48 minutes.En conséquence, le problème de l\u2019établissement d\u2019un calendrier luni-solaire devait nécessairement consister à harmoniser les calculs solaires et lunaires.Mais devant l\u2019impossibilité de diviser exactement les années et les mois par un nombre entier de jours, pas plus que les années par un nombre entier de mois, il a fallu insérer ce que l\u2019on a appelé des jours « intercalaires ».Ainsi établis à une moyenne de 29 45 jours, les 12 mois de l\u2019année aboutissaient a ce résultat que 4 années de 36514 jours équivalaient à 3 années de 365 jours avec en plus l\u2019année de 366 jours, dite année « bissextile » comprenant un jour « intercalaire ».D\u2019autres méthodes de calcul avaient été envisagées, mais le mode d\u2019année bissextile de 366 jours, tous les 4 ans, a prévalu.Sans remonter à une date trop lointaine et sans nous égarer trop au delà de nos frontières culturelles, constatons que notre calendrier est une évolution du calendrier « romain » de l\u2019époque étrusque de Romulus, fondateur légendaire de Rome.L'année romaine était alors de 10 mois, dont la trace persiste encore dans la nomenclature de nos mois de septembre, octobre, novembre et décembre, res- TECHNIQUE, Janvier 1952 Ci EE ER EE ETL TN NNT gi HN ng pectivement les 7°, 8°, 9 et 10° de l\u2019année de Romulus.Son successeur, Numa, dans un effort de concilier le calendrier romain avec celui de la Grèce, institua le calendrier de 12 mois d\u2019après un cycle de 4 années dont la première et la 3° comportaient 4 mois de 31 jours, 7 de 29 et un (février) de 28, tandis que dans les 2° et 4° années, intervenait un mois « intercalaire » de 27 jours, après le mois de février, lequel comportait 23 jours, la deuxième année et 24, la quatrième.Ce cycle de 4 ans impliquait 4 jours de trop, ce qui plus tard, notamment à partir de l\u2019an 200 av.J.C., offrait malencontreusement au « pontifex maximus », magistrat romain, à qui on avait accordé la prérogative de réglementer le calendrier, la tentation d\u2019utiliser à son profit politique les périodes intercalaires en prolongeant ou en écourtant à sa discrétion la durée des fonctions des personnages qui lui étaient favorables ou non.En outre, cette manigance des intercalations avait pris la place normale de septembre.César, à son tour « pontifex maxi- mus » intervint, et avec le concours du savant astronome grec, Sosigène, décréta, en l\u2019an 46 av.J.C., une réforme du calendrier en ajoutant à l\u2019année 46 en cours 90 jours dont 67 entre novembre et décembre et 23 après février.Ce qui, rétrospectivement, situait le printemps de l\u2019an 45 en mars et établissait le début de l\u2019année 46 au 1°\" janvier.Finalement, afin de maintenir la régularité ultérieure de cette réforme, 2 jours furent régulièrement ajoutés à chacun des mois de janvier, août et décembre, et un jour aux mois d\u2019avril, juin, septembre et novembre.Quant à février, mois de 28 jours, on lui ajoutait tous les 4 ans un jour entre le 23 et le 24 du mois.Ainsi réformé, le calendrier de Jules César comportait une année de 365 jours et 6 heures.En l\u2019honneur de son auteur, il est connu sous le nom de calendrier Julien.Le 5° mois \u2014 Quintilis \u2014 du précédent calendrier romain lui fut également dédié et appelé Julius (juillet).Plus tard, en l\u2019an 27 av.J.C., « Sextilis » fut changé en « Augustus» (août) en hommage à son petit neveu Octave, premier empereur romain et surnommé Augustus.* # Dans son calcul de l\u2019année solaire, Sosigène ayant fait une erreur de 11 minutes et 9 secondes, dont l\u2019accumulation jusqu\u2019au IV® siècle avait déjà retardé la date de l\u2019équinoxe du printemps, la situant au ll mars au lieu du 21.Le pape Grégoire XIII, conseillé par l\u2019éminent astronome Calvitius, décida en 1582 de supprimer 10 jours de l\u2019année courante, ordonnant en outre qu\u2019à l\u2019avenir les années se terminant par 100 ne seraient pas bissextiles, à moins d\u2019être divisibles par 400.Depuis lors, le calendrier « Grégorien » a remplacé le calendrier Julien de César.Un problème assez similaire, consistant en l\u2019établissement et l\u2019ajustement logique de l\u2019ère chrétienne d\u2019après la date traditionnelle de la naissance de Jésus, plutôt qu\u2019à partir de celle de la fondation de Rome avait amené en 527, la savante intervention à ce sujet, du célèbre théologien et astronome Denys, surnommé familièrement « Exiguus», à cause de sa solution de fixer le départ de l\u2019ère chrétienne au 1°\" janvier 754 de l\u2019ère romaine, soit 9 mois et 7 jours après le 25 mars 753 de la fondation de Rome, date, d\u2019après Denys de l\u2019incarnation de Jésus.L'année dite « denyséenne », commençant le 25 mars, fut adoptée dans de nombreux pays, sous cette réserve toutefois que de nombreux chroniqueurs persistèrent tout en y adhérant, à faire coïncider fréquemment, en double chronologie;\u2018'les dates de January 1952, TECHNIQUE leurs travaux, d\u2019après l\u2019ère chrétienne et l\u2019ère romaine dont l\u2019année civile commençait le 1°\" janvier.Cet état de choses persista jusqu\u2019à l\u2019adoption définitive du calendrier grégorien.* + +* Implicitement l\u2019ère chrétienne devait déterminer la position du jour de Pâques, date centrale du calendrier ecclésiastique dont la clef est corrolairement la conciliation de la semaine de 7 jours avec celle du calendrier romain.Or Pâques, selon un décret du concile de Nicée en 325, devait essentiellement tomber un dimanche, dont la date pouvait être repérée d\u2019après la Pâque juive, survenant la veille au soir du 14 Nisan, date théorique de la pleine lune après l\u2019équinoxe du printemps.Soit donc au plus tôt le 22 mars.Sinon l\u2019un des 28 jours suivants, c\u2019est-à-dire au plus tard, le 25 avril.Ainsi situé entre le 22 mars et le 25 avril, le dimanche de Pâques, la plus grande fête religieuse mobile, déterminait la place de chacune des autres ainsi que des diverses observances, dans le calendrier ecclésiastique.C\u2019est ainsi que notamment, le carême, temps d\u2019abstinence de 40 jours, précédant immédiatement Pâques, commence le mercredi des cendres, soit le 7° avant Pâques, et est lui-même précédé des 3 dimanches, respectivement connus sous le nom de septuagésime, sexagésime et quinquagésime.Le temps pascal commence le samedi saint à midi, pour se terminer la veille de la Pentecôte, laquelle est précédée dix jours auparavant de l\u2019Ascension, 6° jeudi après Pâques, et suivie dans l\u2019octave, du dimanche de la Trinité, suivi immédiatement à son tour du jeudi de la Fête-Dieu.Puis, intervient la succession des dimanches après la Pentecôte, jusqu\u2019à celui le plus proche du 30 novembre appelé premier dimanche de l\u2019Avent qui se trouve à la fois le premier jour du calendrier de l\u2019Eglise.L\u2019Avent est également un temps d\u2019abstinence, préparatoire à la venue de Jésus, le jour de Noël, dont la période se termine 10 jours plus tard la veille de l\u2019Epiphanie qui tombe le 5 janvier.Ce n\u2019est certes pas sans controverses que cet échelonnement de dates, notamment de Pâques et Noël, a été adopté, puis observé.Controverses assez aigres parfois, suscitées moins par l\u2019intransigeance de certains que par les difficultés de calculs entre des années d\u2019inégale durée ou ne commençant pas à la même date.C\u2019est ainsi que Denys lui-même avait commis une erreur dans la fixation de la date de Noël, quelque peu en retard relativement à l\u2019année réelle de la naissance de Jésus.D\u2019où l\u2019anomalie de sa rectification ultérieure, la situant en l\u2019an 4 av.J.C., ou même d\u2019après certains, en l\u2019an 7 av.J.C.Concernant Pâques, même conséquence erronée, dérivant surtout de calculs exclusivement mathématiques, ne prenant pas en considération tous les facteurs astronomiques des périodes lunaires.Aujourd\u2019hui, tout débat de cet ordre s\u2019est tempéré, mais il n\u2019est pas encore clos du point de vue séculier.» % » Les ères anciennes, antérieures à l\u2019ère chrétienne, nous indiquent que certaines d\u2019entre elles, notamment l\u2019ère byzantine et l\u2019ère juive, dataient leur chronologie à partir de la création du monde.Transposé en deçà de la date de la naissance de Jésus, d\u2019après l\u2019ère chrétienne, leur début respectif comme suit: ère byzantine, 5508 av.J.C.; ère juive, 3761 av.J.C.; ère olympique (Grèce), 766 av.J.C.; ère romaine (fondation de Rome), 753 av.J.C.Puis à partir de l\u2019ère chré- TECHNIQUE, Janvier 1952 tienne, l\u2019ère musulmane ou Hégire, A.D.622.Citons aussi l\u2019ère républicaine française dont nous dirons plus loin quelques mots.Notons que l\u2019ère juive, luni-solaire comme la nôtre, n\u2019a été transposée dans son mode actuel, qu\u2019à partir du IX° siècle, quoique dès l\u2019année 222 de notre ère, on en avait déjà établi les calculs.Quant à l\u2019ère musulmane, la seule exclusivement lunaire, son année varie donc de 354 à 355 jours, avec cette conséquence que ni les saisons ni les mois n\u2019ont aucune relation entre eux.Le calendrier des Mayas du Mexique comporte 365 jours divisés en 18 périodes de 20 jours, avec période finale et complémentaire de 5 jours.Leur année n\u2019a jamais été modifiée ni rectifiée quant à l\u2019erreur astronomique de sa durée.C\u2019est au contraire les dates des fêtes et diverses observances qui sont ajustées d\u2019après le calendrier.Celui des Aztèques ressemble beaucoup à celui des Mayas.* ++ L\u2019ère républicaine française a été officielle en France de 1793 à 1805.Le célèbre conventionnel Fabre d\u2019Eglantine, un moment président du club des Cordeliers et secrétaire de Danton, a été l\u2019auteur de son calendrier auquel il a donné sa nomenclature poétique et évocatrice des mois d\u2019après les saisons: vendémiaire, brumaire, frimaire pour l\u2019automne; nivôse, pluviôse, ventôse pour l\u2019hiver; germinal, floréal, prairial pour le printemps; messidor, thermidor, fructidor pour l\u2019été.Sa désignation, moins imagée, des jours des trois décades divisant le mois, était en revanche d\u2019une énumération naturelle, indiscutablement simple et précise s\u2019énonçant comme suit: primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et décadi.Computés, dès ses débuts en 1792, à partir du 21 septembre, équinoxe d\u2019automne, le calendrier républicain s\u2019inspirait aussi d\u2019une certaine philosophie par la volonté délibérée de ses auteurs d\u2019en faire coïncider la date de son premier jour avec celle de la proclamation de la république.L\u2019année républicaine, de 12 mois de 30 jours, en 3 décades de 10 jours, s\u2019achevait par les 5 jours complémentaires appelés les « sans-culottides », répartis du 17 au 21 septembre et dédiés respectivement à la vertu, au génie, au travail, à la raison et à la récompense.Le dernier jour « intercalaire » des années bissextiles, était consacré à la fête de la « révolution ».L\u2019ère républicaine commença officiellement le 4 frimaire, an II (24 novembre 1793), et se termina le 10 nivôse, an XI (31 décembre 1804).Fabre d\u2019Eglantine en vécut à peine les débuts; partageant le sort des « dantonistes », il monta à la guillotine, le 5 avril 1794, marchant à la mort en chantant son refrain célèbre: « Il pleut, il pleut, bergère », et distribuant ses poèmes au peuple.* * * Malgré une si lointaine histoire et tant de complexités que nous avons exposées succinctement, le calendrier n\u2019a pas encore atteint une stabilité indiscutée.En 1923, l\u2019ancienne Société des Nations était saisie d\u2019une proposition de modifier la durée des mois, avec intention en outre, de situer à date fixe le jour de Pâques.En 1928, le Parlement de Londres a également ouvert un débat à ce sujet, et même voté, sans autre conséquence d\u2019ailleurs, un « Easter Act».Rien ne semble donc actuellement, sauf peut-être en intention, devoir bousculer prochainement le prin- -cipe essentiel « intercalaire» du calendrier Julien-Grégorien.Est-ce à dire qu\u2019en dépit de sa caducité, ce seul mot « intercalaire » comportait en soi une résistance particulière et serait, selon Victor Hugo, « l\u2019un de ces mots qui ne veulent pas périr »?Le calendrier de l\u2019avenir répondra à cette question.January 1952, TECHNIQUE Chronique de Pautomobile Dans cette chronique, le mécanicien s\u2019adresse a Pautomobiliste pour lui rappeler les soins saisonniers que sa voiture requiert.L\u2019automobiliste apprécie le confort que lui procure sa voiture surtout en hiver.En effet, quelle que soit la température, la chaufferette maintient l\u2019intérieur de l\u2019automobile à une température agréable.Il écoute les nouvelles et la musique de son choix grace a l'appareil radiophonique dont elle est pourvue, tout en respirant l\u2019air pur fourni par le système de ventilation à l\u2019air climatisé.Voilà pourquoi il lui est très désagréable d\u2019en être privé par une panne de démarrage par temps froids.Car alors il faut faire appel au service du mécanicien.Le temps perdu et la dépense que cette panne a entraînée ont de quoi exaspérer les plus patients.Je voudrais vous donner quelques conseils relatifs à l\u2019entretien et à la mise au point de votre voiture à l\u2019arrivée des temps froids afin de vous éviter les déboires que connaissent bien ceux qui utilisent leur voiture en hiver.Certains organes de l\u2019auto ne sont pas conçus pour assurer un bon rendement aux basses températures et l\u2019un des principaux est la batterie.En effet, la capacité de la batterie tombe à seulement 40% de sa capacité normale lorsque la température baisse a O degré.Il faut donc préparer la batterie à fournir l\u2019effort considérable qu\u2019on exige d\u2019elle en hiver.Cette préparation consiste premièrement à charger la batterie à fond, deuxièmement à TECHNIQUE, Janvier 1952 L'hiver et la batterie d\u2019accumulateur par JOSEPH CARIGNAN, T.D.PROFESSEUR, ECOLE DE L'AUTOMOBILE MONTREAL vérifier sa capacité, troisièmement à rétablir la densité de l\u2019électrolyte à la valeur maximum.Le mécanicien est alors en mesure de déterminer si la batterie peut assurer le service d\u2019hiver ou de recommander la pose d\u2019une batterie neuve en se basant sur les normes suivantes: excellente - bonne satisfaisante - mauvaise.Si l\u2019état de la batterie est satisfaisant elle peut assurer le service d\u2019hiver pourvu qu\u2019elle soit logée dans un garage chauffé.Si le garage est froid, l\u2019automobiliste peut se procurer un chargeur de faible capacité pour la charge à domicile et le brancher sur la batterie durant la nuit.La batterie reçoit alors une charge additionnelle et la température de l\u2019électrolyte se maintient plus près de la normale, condition essentielle à un bon rendement.Une autre solution consiste à employer un chauffe-eau électrique qu\u2019on place dans une des conduites du radiateur.L\u2019eau se maintient alors à une température tiède ce qui permet au moteur de tourner plus librement au démarrage et partant, requiert un plus faible courant de la batterie.Si l'état de la batterie est bon, elle peut assurer le démarrage dans un garage froid; mais il faut qu\u2019elle soit excellente pour garantir le démarrage lorsque la voiture n\u2019est pas abritée dans un garage.Il ne suffit pas d\u2019avoir une batterie de capacité suffisante aux exigences de l\u2019hiver, mais il faut que le mécanicien s'assure qu\u2019elle se maintiendra chargée et que les autres facteurs associés au démarrage sont à point.37 Ces facteurs sont le circuit de charge, le circuit de démarrage, le circuit d\u2019allumage, la compression et la carburation.La mise au point de tous ces facteurs est comprise sous l\u2019appellation de la mise au point du moteur.Il faut donc procéder à la mise au point du moteur en même temps que l\u2019on procède à la vérification de la batterie.Il vous est utile de connaître les opérations que nécessite une mise au point afin de vous assurer que votre mécanicien la pratique correctement et pour comprendre que parfois le coût d\u2019une mise au point peut être assez élevé.La mise au point du circuit de charge comprend un réglage très important: celui des régulateurs dont la fonction est de contrôler le débit du générateur au besoin de la batterie.Si votre mécanicien a fait le réglage d\u2019été, un nouveau réglage s'impose à l\u2019arrivée des temps froids, sinon la batterie se déchargera éventuellement.Le démarreur est l\u2019appareil qui met le moteur en mouvement lors du démarrage.Il doit fournir un travail beaucoup plus considérable en hiver qu\u2019en été et doit être mis à point ainsi que son circuit afin de mettre à profit le fort courant qu\u2019il requiert de la batterie.Le circuit d\u2019allumage contrôle la qualité de l\u2019étincelle des bougies.L\u2019étincelle fournit la chaleur nécessaire à la combustion du mélange qui, lors du démarrage d\u2019un moteur froid est loin d\u2019être un bon mélange et partant, est d'allumage difficile.La mise au point du circuit d\u2019allumage permet à ce dernier de fournir une étincelle capable d\u2019amorcer l\u2019allumage d\u2019un moteur froid.La compression est le facteur le plus important de la mise au point car elle contrôle la puissance des explosions et est la seule source de chaleur disponible au moment du démarrage.Le facteur compression comprend la vérification de l\u2019état des soupapes, segments, pistons, cylindres, joints, etc.La carburation comprend l\u2019ensemble des appareils qui contribuent à fournir le mélange approprié au moteur.Ces appareils sont le réservoir à essence, la pompe à essence, le carburateur et les conduites.Nous discuterons dans notre prochaine chronique différents aspects de la carburation en hiver.4 38 Tn OEIC Wr RADIO-COMMUNICATION | A radio-telephone system that spans the stormy Bay of Fundy is proving a highly successful and economical direct ling between two Maritime telephone companies.Much lower in cost than either under-water cable or land lines, the ultra-modern radio system is setting a high standard of reliability with sharply lower man-hours of maintenance.A UHF (ultra-high frequency) transmitting and receiving station, as shown, at Red Head, N.B., is operated by the New Brunswick Telephone Company.Similar equipment at Mount Hanley, N.S, is operated by the Maritime Telegraph and Telephone Company.The system provides for seven voice channels and is used by the two companies to carry the important \u201cTrans Canada\u201d telephone service.The equipment, built by Canadian General Electric Company, operates at 450 megacycles which gives high reliability even under very adverse weather conditions.According to W.Logan, radio engineer of the Maritime Telegraph and Telephone Company, the radio communication link is \u201coperating to our complete satisfaction.As conditions permit, we hope to install other radio-telephone links where radio is more economical than a land line.\u201d TEL.: MA.2030 CHAMBRE 414 INTERNATIONAL AGENCY Ltd.F, COUILLARD, Gérant Représentant de manufactures Machinerie et Quincaillerie Polisseuses, perceuses, pots à colle et tournevis électriques.Scies à ruban 353 rue Saint-Nicolas Montréal January 1952, TECHNIQUE ¥ 23 Tw 8 YER =x-E ~~ ~~ BB 8 8 HOW'S YOUR BUSINESS ?J T has become almost second nature for the modern businessman to see his dentist every few months and to have regular medical check-ups.This, he insists, is only good common sense.Mr.Big Business knows that regular check-ups save time, money and even life.Not all businessmen show the same care for the different departments of their business that they do for the parts of the body.Mr.Big Business may have a heart that works like a Rolls Royce, blood pressure that is as regular as the latest lubrication, and sinuses that never will cause the slightest knocks -\u2014 but how about those infected tonsils, the bone that is bothering after the skiing accident, and the ache in the sciatic nerve?Similarly, few businesses are efficient in all departments.A business may have a competent sales department, an up-to-date accounting system, and a production set-up that turns goods out on order \u2014 but profits may suffer if the costing department is slack, the purchasing agent ties money up in inventories, and the adver: tising budget is poorly allocated.The following notes may serve as a rough guide to the young businessman entering the maze of expanding business.They may also act as a check list for managers who wish to see that all the departments are operating at top efficiency to yield the maximum profits and goodwill.Business is learning that the goodwill of shareholders, consumers, and general public is an excellent sign of future profits.The businessman can no longer \u2014- except in darkest Russia \u2014 ignore the customers and the workers.It seems almost certain from present idications that a friendly TECHNIQUE, Janvier 1952 BT IT CTT EE by WILFRID W.WERRY, C.A.MONTREAL TECHNICAL SCHOOL company will find that such a way of doing business is good business.Let us glance at the picture of a modern company in operation from the beginning and see what points must be examined in order to keep the whole elaborate machinery of business and industry functioning satisfactorily.Beginning Business A man may be in business for himself and thus eliminate some of the problems of directing conflicting personalities and opinions, but the growing business usually demands diversified management skills and large capital.When Mr.Business takes some partners, he must choose most carefully.These men will not only be working with him, but he will be responsible for their failures as well as his own.A well-drawn up partnership agreement showing the contributions, responsibilities, and share of profits in the business will save many headaches in the future.If Mr.Business decides to form a Limited Company, he must have his requirements clearly in mind before he.sees his lawyer about obtaining a charter.The aims and extent of the future company\u2019s operations must be discussed; also the amount of capital stock to be authorized and subscribed should be set down.It might be well to discuss the problem of control of the capital stock; a man might lose the power to guide the company he built up if others secured 51% of the capital stock.Again, he should endeavour to foresee the future of the company, particularly 39 whether he might be doing business across Canada or at least in other provinces.The capital structure should be as simple as possible; the use of bonds might be studied if there are large fixed assets in plant, machinery, etc., but it is wise to use bonds only where a definite income will be received regularly.When the formation of the company is complete, it is well to check the physical aspects of the plant.If the plant is to be built, an opportunity is given to find the most suitable location for the buildings, and their construction to ensure the best working conditions for the men, the most efficient movement of production, and the speediest means of receiving and shipping the products.A study should be made of the possibilities of receiving and shipping by truck, train, ship, and even by aeroplane.If an old plant is to be bought, the businessman should go beyond the deeds and legal aspects of the purchase.Some friends bought a fine plant on a convenient siding and with excellent shipping and trucking facilities.The only drawback was that in a few years the plant would be expropriated for a new highway.A little gossip will sometimes divulge hindrances to a purchase that are not visible in the records.Other details such as the number of floors in the building, lighting, heating, power availability, water availability, local bylaws, etc.must be checked carefully.The modern tendency to one floor may render some buildings obsolete if business slackens.Similarly, the power, water, and other necessities of plant operation must be checked; also, it is well to see there is a surplus available in case the plant increases operations.The building bylaws of the community must be examined to see whether additions may be made to-the existing premises if the need arises, and also whether there is any objection to the kind of business to be carried on.In small towns, there is frequently a chance to obtain favourable taxation allowances for new businesses.Such allowances may extend over a number of years.At least it won't hurt to check with the town officials.It may be advisable to look carefully into the available labour supply of skilled or un- 40 skilled workers.In some towns there is available a supply of workers but only of men specialized in one trade, possibly not the one you are interested in.The markets must also be studied and the related problems of shipping and selling.This is a problem that affects only a limited number of companies, but it may be very important when it does.Let us say that the company has been formed, the directors elected and the different executives and management heads chosen; now we must glance more carefully at the different departments of the business; and it might be well to spend a moment with the first of the operations of a business.Purchasing Mr.Business knows the product he intends to sell, or the group of products.He must now see that the purchasing agent or manager is aware of the problems that are to be faced.Are supplies available when needed?Are the prices right, taking in consideration the future selling prices?Are long-term commitments necessary to ensure goods when needed?Will foreign exchange affect purchases to any great extent, as such fluctuations may mean turning a profit to a loss?A study of inventories must also be made with the help of the purchasing agent and stores clerk.What are the values of the different inventory items in order to tie very little money up in goods on hand but having in mind the need for enough goods to keep the sales or production properly fed?With the cost accountant, a study of the method of charging goods into production and their valuation should be made.Even inventories have their place in the taxation picture, and the manager must see that he is not suffering heavy taxation because of poor inventory valuation.It will also be seen that when all the figures are available, the cash budget and other top management considerations will be affected by purchases and inventories.Labour The old hire and fire system of operation for the employment and personnel departments is quite obsolete Together with the January 1952, TECHNIQUE FRET yas ET sel \" IRD) 301.SENT CE SAE OREN Sy digne TRE HH fH 16 ily FUN LaF J EL, BFE SES 3 4 FR E TR EEE EE RE Hi = #5 805 > A - SCHEMA | Si les deux électrons À et B sont immobiles leur distance est D.Si l\u2019électron A se déplace vers B au moment où l\u2019onde partie de À arrive en B, l\u2019électron se trouve en une nouvelle position A\u2019 située à une distance d.Dans le cacul il faut remplacer cette distance d par la première D qui est celle correspondant à l\u2019action véritable de l\u2019onde.Autrement dit, si l\u2019on vient à appliquer sans discernement la formule de Coulomb au cas d\u2019électrons en mouvement, on commet automatiquement une petite erreur, la distance de base entre les deux électrons, ne devait pas être la vitesse réelle, mais celle qui existait au moment où les actions électriques se sont effectivement exercées.On saisit toute la subtilité du phénomène.Il en résulte que si nos deux électrons se rapprochent l\u2019un de l\u2019autre dans leurs mouvements, la distance doit à chaque instant être remplacée par une distance plus grande, c\u2019est-à-dire que l\u2019action de Coulomb se trouve à chaque instant diminuée par rapport à ce que donnerait son calcul théorique en considérant la distance instantanée.Au contraire, si nos deux électrons se fuient, l\u2019action de Coulomb est à chaque instant légèrement augmentée.Sans entrer dans le détail d\u2019une discussion d\u2019ensemble (dont on devine à première vue toute la complexité) on peut affirmer d\u2019une manière générale que la force électro-statique sera modifiée par le mouvement et qualifier précisément de force complémentaire cette 46 oo & action différentielle.Et si l\u2019on se souvient que dans les conducteurs les noyaux positifs des atomes de métal sont immobiles tandis qu\u2019une partie des électrons sont en mouvement quand il y a un courant électrique, on voit la dissymétrie qui apparaîtra.Cette action est seule et unique cause de ce que l\u2019on qualifie de « magnétisme »: son existence est une conséquence directe de la théorie de la relativité.Si l\u2019attraction électro-statique se propageait à une vitesse infinie, elle n\u2019entrerait pas en jeu, de même que si la lumière voguait à une vitesse infinie la théorie de la relativité n\u2019aurait plus aucun sens en astronomie.Bien sûr, les vitesses des électrons restent de toute manière très faibles par rapport à la vitesse de la lumière et on pensera que l\u2019action complémentaire doit être infime.Elle est effectivement infime, mais cette action est multipliée par un nombre d\u2019électrons qui, lui, est considérable de sorte que le résultat ne peut pas être négligé.Si on le négligeait, cela reviendrait à négliger le magnétisme.Cas élémentaire de deux courants parallèles Pour schématiques et incomplètes qu\u2019elles soient, les explications précédentes nous font entrevoir, sans calcul, la genèse du phénomène.En fait, comprenons que si l\u2019on voulait donner un résultat rigoureux, l\u2019introduction des formules de Lorentz impliquerait des transformations mathématiques extrêmement ardues qu\u2019il n\u2019est évidemment pas question de songer à développer ici.Retenons simplement ce résultat, dûment établi à l\u2019heure actuelle, qu\u2019en appliquant purement et simplement les formules relativistes à des axes de coordonnées attachées à deux électrons en mouvement on s\u2019aperçoit \u2014 comme nous venons de l\u2019expliquer \u2014 que la force de répulsion électrique entre nos deux électrons est modifiée, la variation (dont l\u2019origine est essentiellement relativiste) de cette force de répulsion étant la cause de l\u2019action dite « magnétique ».Le cas le plus simple au point de vue pratique sera, pour illustrer ces considérations, celui de la question de cour classique \u2014 bien connue des candidats au baccalauréat \u2014 de l\u2019action de deux courants l\u2019un sur l\u2019autre.Regardons en effet ce qui se passe das le cas de deux conducteurs parallèles AB January 1952, TECHNIQUE ay ss DD $5 \u2014 ro.DB = = \"eo \"27 = TF me.PS H EF- et CD (schéma 2).Chacun sait qu\u2019un conducteur métallique constitué par la juxtaposition d\u2019un grand nombre d\u2019atomes de métal contient donc, en fait, deux catégories d\u2019éléments bien distincts: d\u2019une part, les noyaux de ces atomes formeront des centres électrisés positivement et, d\u2019autre part, les électrons de charge électrique négative entoureront les noyaux.Une partie de ces électrons est en mouvement lorsque le conducteur est parcouru par un courant électrique alors que, bien entendu, si aucun courant ne parcourt les fils, les électrons n\u2019effectuent aucun déplacement d\u2019ensemble.Le premier fil renferme N° électrons et N ions positifs tandis que le second comprendra par exemple IN\u2019 électrons et N° ions positifs.Il n\u2019y a aucune attraction mutuelle des deux fils car les attractions entre électrons et ions positifs sont exactement équilibrés par les répulsions des ions positifs entre eux et des électrons entre eux.4444HHHA AH 4HA A HAHAHAAAAHHHAHAHA _ +\u2014+++++ dtd i Art r rrr r rrr ii itd B AAA AAH PAPER ARE EEE cours \u2014 crise - +++ +1444 titi bettib Litt G SCHEMA @ D AH HHHHHREHAAEAEHEHFHFEUER - \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_\u2014 \u2014 _\u2014 eo \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 + +++ Tree at+ +++ A B tt ++t+tttthrrdtretetttaes \u2014 \u2014 \u2014 mars == \u2014 \u2014 \u2014\u2014 S\u2014\u2014 tt4e +444 ttt ETr L404 c' SCHEMAS D Mais supposons que les deux fils soient parcourus par deux courants électriques de méme direction, les électrons se dirigent dans le même sens, soit respectivement de À vers 5 et de C vers D.Les répulsions entre ions positifs ne sont pas modifiées puisque ceux-ci restent immobiles.Par contre le calcul nous apprend que les attractions entre ions positifs et électrons se trouveront légèrement augmentées; autrement dit la résultante se soldera dans ce cas non plus par un vecteur nul mais par une faible force d\u2019attraction entre nos TECHNIQUE, Janvier 1952 Lt nT a deux fils AB et CD, attraction qui sera évidemment proportionnelle aux intensités des courants.Et dans le cas de deux courants de sens contraire, les électrons circulant par exemple dans le premier conducteur de A\u2019 vers B\u2019 et dans le second de D\u2019 vers C\u2019, on démontre que c\u2019est le contraire, savoir que dans la résultante c\u2019est la répulsion qui l\u2019emporte, ce qui signifie que nos conducteurs auront tendance à se repousser (schéma 3).Répétons-le: ces actions différentielles sont très faibles puisqu\u2019il ne s\u2019agit que de minimes corrections relativistes.Mais il faut avoir bien présent à l\u2019esprit que nous avons affaire à des quantités fantastiques d'électrons et que les actions électriques correspondantes seraient énormes si elles ne s\u2019annulaient rigoureusement au repos par suite de la compensation entre électrons et ions positifs.\u2018Pour prendre un exemple numérique considérons deux fils de cuivre de .0468 pouce carré de section et de 2 pouces de longueur placés côte à côte à une distance de .125 de pouce.Dans chacun de ces conducteurs admettons pour fixer les idées qu\u2019il y ait 2,000 milliards de milliards d\u2019électrons libres et 2,000 milliards de milliards d\u2019ions positifs.On calcule que la force de répulsion que les électrons du premier exercent sur ceux du second est de l\u2019ordre de 10 millions de milliards de tonnes et si elle ne se manifeste pas c\u2019est parce que les forces d\u2019attractions correspondantes sont rigoureusement égales.Mais à cause de ces valeurs extraordinairement élevées, on conçoit que des corrections relativistes très faibles puissent tout de même se traduire par des effets tangibles.Ainsi, supposons que nos fils soient l\u2019un et l\u2019autre parcourus par un courant de 1 ampere, il est bien évident que tous les électrons ne sont pas en mouvement, une vitesse de déplacement n\u2019atteignant méme pas 0.3937 po.par minute: - mais le fait que nos électrons étant en marche, il y a fléchissement des actions de répulsions et ainsi la résultante n\u2019est plus nulle, elle devient une force légèrement attractive de l'ordre de 0.00007054 once très faible assurément, quand même susceptible d\u2019être mise en évidence grâce à des instruments précis.D\u2019un mot nous pouvons donc conclure que de même que le magnétisme n\u2019existe pas l\u2019électromagnétisme, lui non plus, n\u2019existe pas; là 47 où nous croyons voir une action magnétique, il y a seulement un déséquilibre dans les forces électrostatiques, l\u2019équilibre se trouvant précisément déplacé du fait du mouvement des électrons.Ayant ainsi examiné les forces d\u2019attraction ou de répulsion qui apparaissent entre des conducteurs parcourus sur des courants, il est facile d'imaginer maintenant comment l\u2019on peut concevoir des moteurs transformant le courant électrique en énergie mécanique.Notre intention n\u2019est naturellement pas d\u2019entreprendre ici la description technique d\u2019un certain nombre de ces moteurs puisque nous nous sommes fixé comme tâche l\u2019explication des phénomènes électriques et non la technologie de leurs applications.Cependant le problème des moteurs électriques en appelle un autre sur lequel nous allons avoir par contre cette fois à nous arrêter assez longuement: c\u2019est le problème des générateurs de courant électrique.Le phénomène de l\u2019induction et les générateurs de courant Le phénomène de l'induction est a priori au moins aussi mystérieux que celui de l\u2019attraction ou de la répulsion à distance de deux courants électriques.Il s\u2019agit ici également de phénomènes provoqués à distance sans aucun contact matériel.GENERATEUR | \u2018 | ee 277 IN SCHEMA COURANT INDUIT Ferme Rappelons d\u2019abord en quelques lignes ce - phénomène de l'induction: plaçons sur notre table une boucle de fil de cuivre isolé dont les extrémités seront reliées à un ampèremètre; au-dessus de cette boucle et à une certaine distance plaçons-en une deuxième dans laquelle nous pourrions envoyer un courant électrique.Lorsqu\u2019aucun courant ne passe dans la boucle supérieure ou bien lorsque cette boucle est 48 parcourue par un courant d\u2019intensité constante, rien ne se passe dans la boucle inférieure.Par contre si l\u2019intensité vient à varier, ce qui se produit notamment à l\u2019instant où on lance le courant et à celui où on l\u2019interrompt, il apparaît dans la boucle inférieure un courant d\u2019autant plus intense que cette variation est plus rapide.Cette apparition de courant électrique par induction se produit également lorsque l\u2019on approche ou que l\u2019on éloigne un aimant d\u2019une boucle de fil.En terminologie classique on dira donc que le phénomène de l'induction s\u2019observe quand un conducteur est soumis à une variation d\u2019intensité d\u2019un champ magnétique.L\u2019induction fut découverte par Faraday et au début elle ne manqua pas de plonger l\u2019illustre physicien dans une certaine stupeur.C'était au temps où l\u2019on venait d'analyser les effets magnétiques des courants: un courant électrique enroulé selon un solénoïde et disposé autour d\u2019un barreau de fer rendait celui-ci magnétique.Alors Faraday s\u2019était demandé si réciproquement en prenant un barreau au préalable aimanté, il ne suffirait pas d'enrouler du fil électrique autour pour avoir une source de courant bien économique.Hélas, l'expérience prouva qu\u2019il n\u2019en était rien: aucun courant n\u2019apparaît dans le fil dans ces conditions, les électrons ne manifestant pas le moins du monde l\u2019intention de se mettre en mouvement.Mais à défaut, Faraday constata vite qu\u2019un courant apparaissait quand on enlevait ou quand on remettait le barreau à l\u2019intérieur de la bobine.Autrement dit, «le champ magnétique ne crée pas par lui-même de courant mais des variations de ce champ en créent ».Ainsi se prséente cette induction dont nous allons alors montrer l\u2019explication toute normale en raisonnant encore sur nos déplacements d\u2019électrons.Tout d\u2019abord, remarquons que pour étudier réellement le phénomène tel qu\u2019il se passe, puisque le magnétisme n\u2019existe pas il nous faut considérer non pas des variations de magnétisme mais des variations d\u2019électromagnétisme.Ou si l\u2019on préfère, le problème doit être considéré sous l\u2019aspect suivant.Considérons deux segments métalliques AB et CD; dans le second, nous ne lançons aucun courant nous contentant de relier les extré- January 1952, TECHNIQUE gag ge EES 5 w = _ \u2014 Ë 2 FF Zz EB = = F =F = =- = % + BB £9 NTR RB ON B® ® ¥Y OER = Wr MT A Ae WR Oo ~ mités du fil à un galvanomètre pour voir ce qui se passe.Dans le conducteur AB il y aura au contraire un déplacement d\u2019électrons, c'est- à-dire un courant électrique que nous entretiendrons et modifierons a notre guise.À ce déplacement d\u2019électrons, comme nous le savons, est associé un champ magnétique dans lequel baigne l\u2019élément CD.Si ce champ est constant, rien ne se passe dans CD; les électrons n\u2019ont nullement tendance à se mettre en route.Par contre si ce champ varie, nous nous apercevons que les électrons de CD prennent un mouvement d\u2019ensemble.Nous nous en rendons compte en remarquant que si le champ magnétique diminue à un certain instant, c\u2019est parce que les électrons du conducteur AB viendront tout à coup À ralentir leur marche.En effet si les conditions restent inchangées, le champ magnétique est proportionnel à l\u2019intensité, c'est-à-dire fonction de la vitesse des électrons.Nous avons alors un phénomène comparable à celui d\u2019une ronde de personnes qui vont en courant se tenant la main selon une joyeuse farandole, ronde qui à un endroit déterminé vient à ralentir sa course; à cet endroit les personnes qui se trouvent par devant seront évidemment plus espacées.- Autrement dit, si subitement qu\u2019on observe une diminution du champ magnétique, corrélativement à un ralentissement des électrons dans le conducteur AB, il y aura en quelque sorte accumulation d\u2019électrons dans la région A; c\u2019est-à-dire que le conducteur AB à cet instant-là ne sera plus électriquement neutre pour un observateur extérieur, il paraîtra momentanément électrisé négativement en À et positivement en B et les électrons \u2014 en l\u2019occurence ceux contenus dans le conducteur CD \u2014 se mettront en marche sous l\u2019effet du champ électrique qui aura ainsi pris naissance, ils se dirigeront de C vers D, soit dans le même sens que dans le premier circuit.Au contraire, si on observait en CD une augmentation du champ magnétique, cela voudrait dire qu\u2019à un moment donné les électrons de AB se seraient mis brusquement à accélérer leur mouvement; il y aurait en somme accumulation d\u2019électrons en B et pénurie en À \u2014 mouvement de récession qui peut du reste se propager de proche en proche à la manière d\u2019une onde \u2014 c\u2019est-à-dire que le conducteur AB serait au moment de l\u2019accroisse- TECHNIQUE, Janvier 1952 ment du champ magnétique apparemment électrisé négativement en B et positivement en A.Le champ électrique sera donc en sens contraire du précédent et dans le conducteur CD nos électrons se mettront en marche en sens inverse créant un courant de sens contraire au premier.Insistons bien sur l\u2019origine très spéciale de ces courants d\u2019induction: ils ne naissent que quand il y a variation de la vitesse des électrons dans le premier conducteur, cette variation étant évidemment solidaire d\u2019une variation du champ magnétique, mais il ne semble \u2018pas, comme on le croit trop souvent, que ce soit cette dernière qui se trouve à l'origine réelle de l\u2019induction.Et le sens du courant créé apparaît différent suivant qu\u2019il y a prê- cisément augmentation ou diminution du champ.Telle est la genèse de l'induction.Mais hâtons-nous d\u2019ajouter qu\u2019en pratique les modalités d\u2019application peuvent avoir les formes les plus diverses.Par exemple, si d\u2019un aimant immobile on éloigne une spire, on ne provoque bien entendu aucune modification de la vitesse des électrons qui constituent les courants particulaires au sein de l\u2019aimant, mais on réalise un éloignement relatif croissant avec le temps, ce qui physiquement revient au même.Imaginons à ce sujet un chapelet d\u2019électrons devant lequel évoluerait un électron témoin et comprenons comment l\u2019attraction électrostatique pure sera modifiée du fait de son mouvement par rapport au chapelet.Si notre électron s\u2019en rapproche ou s\u2019en éloigne, on peut en effet reprendre toutes les considérations classiques relatives à l'effet Doppler- Fizeau: c\u2019est-à-dire que lorsque l\u2019électron s\u2019approche du chapelet, il reçoit les paquets d\u2019énergie électrique sur un rythme légèrement accéléré puisque la distance diminuant, le temps de propagation de l\u2019action va lui aussi en diminuant; par suite l'influence vient en quelque sorte à s'exercer à une allure précipitée.Au contaire, si l\u2019électron s\u2019éloigne il y aura un ralentissement des actions électriques.Ces réflexions, pour très élémentaires qu\u2019elles soient, nous font au moins comprendre que l'induction est un phénomène tout différent de l\u2019électro-magnétisme, que l\u2019on a tort de vouloir systématiquement confondre avec lui.« L\u2019induction consiste en une pertur- 49 Fe bation momentanée du champ électrique dans le voisinage des conducteurs si les électrons viennent à accélérer leur mouvement ou à le ralentir ».Pendant le temps que durera cette perturbation, le champ extérieur cessera d\u2019être tout à fait nul comme il l\u2019est en régime permanent \u2014 les actions des électrons et des ions positifs s\u2019équilibrent alors identiquement \u2014 et par suite les électrons d\u2019un circuit extérieur pourront d\u2019eux-mêmes se mettre en mouvement.Bien entendu, dans les conditions ordinai- res ce mouvement est faible car, comme dans tout conducteur, nos électrons sont gênés par la présence des atomes.Mais considérez par contre un tube torique, où vous aurez fait au préalable le vide et où vous aurez introduit ensuite des électrons.Sous l\u2019effet d\u2019un champ magnétique axial qui ira violemment en croissant \u2014 champ lui-même provoqué par un courant que l\u2019on envoie dans les spires d\u2019un électro-aimant \u2014 vous verrez vos électrons capables d\u2019acquérir des vitesses considérables, voisines de celles de la lumière.! MOTS CROISÉS TECHNIQUES par CHARLES DE SERRES, T.D.PROFESSEUR À L'ÉCOLE D\u2019ARTS ET MÉTIERS DE DRUMMONDVILLE On rencontre couramment dans les journaux ou revues, une section réservée aux mots croisés.Alors j'ai pensé qu\u2019une section semblable saurait intéresser les lecteurs de TECHNIQUE.Les «Mots Croisés» ordinaires peuvent être résolus par tous car les réponses sont puisées dans Larousse pour la plupart, tandis que celui-ci se compose de mots exclusivement techniques que l\u2019on ne trouvera que grâce à ses connaissances dans ce domaine.1 23456 7 8 910 LV UUOOOORo OO 2 UUUOUOHEO oo sJUOOOOROIOON +s DICERO OOOO s HOMO OO0OO0Od s MC OMO ODOC » JOOOODEOOR 8 OO OM 0 7, os U000 0.=, LE 10 JIOOO0O0000 HORIZONTALEMENT 1 \u2014 Ornement en forme de rose.(architecture).\u2014 La partie la plus longue d\u2019une colonne comprise entre la base et le chapiteau.2 \u2014 Rendre plus saillantes les arétes d\u2019une lame.\u2014 Sur les poulies, la partie entre la jante et le moyeu.3 \u2014 Composition durcie de ciment, de sable, de pierre et d\u2019eau.\u2014 Outil de fer courbé pour creuser la terre ferme.4 \u2014 Couverture d\u2019un bâtiment.5 \u2014 Instrument de dessin.\u2014 Petits arcs d\u2019une voûte.6 \u2014 Son de 734 vibrations par seconde (physique).\u2014 Dans érugineux.7 \u2014 Pierre calcaire très dure, décorative en architecture.\u2014 Série de filets.8 \u2014 Joindre deux pièces de bois.\u2014 Tu diminuas par frottement.9 \u2014 Matière visqueuse qui découle de certains arbres.\u2014 Calcium.10 \u2014 Masses d\u2019acier sur lesquelles on forge les métaux.VERTICALEMENT 1 \u2014 Outil de menuisier servant à aplanir le bois.\u2014 Ouvrages de maçonnerie servant à diviser un espace.2 \u2014 Courbe ayant la forme d\u2019un œuf.\u2014 Qui s\u2019exhale des corps (chimie).3 \u2014 Endroit idéal pour l\u2019emplacement d\u2019une construction.\u2014 Produit les couleurs de l\u2019arc-en-ciel à l\u2019aide du verre prismatique.4 \u2014 Dans « Avogadro ».\u2014 Partie d\u2019une courroie entre deux poulies.5 \u2014 Percer les extrémités d\u2019une pièce à tourner.\u2014 Série de filets.6 \u2014 Dans « marteler».\u2014 Terre argileuse jaune pour préparer les peintures.\u2014 Premier et dernier de « entresol ».7 \u2014 Pièce de bois pointue à un bout.8 \u2014 Pièces de bois en haut des toits sur lesquelles s\u2019appuient l\u2019extrémité des chevrons.9 \u2014 Abréviation de unités de mesures calorifiques.\u2014 Elévation en dessin.10 \u2014 Instrument de dessin.\u2014 Ligne de centre.\u2014 Tamis utilisé en fonderie.(Voir solution page 72) \u2014 L ES liquides exposés à l\u2019air diminuent peu à peu de volume et après un temps plus ou moins long, ils disparaissent tout à fait: ainsi l\u2019eau qui couvre la terre après les pluies ne résiste pas au souffle d\u2019un vent sec ou à l\u2019action prolongée du soleil.Ce n\u2019est donc pas seulement en s\u2019infiltrant dans la terre qu\u2019elle disparaît, mais aussi en s\u2019évaporant dans lair.Chacun peut en faire l\u2019expérience en exposant à l\u2019air ou au soleil un vase rempli d\u2019eau.Après quelques jours, l\u2019eau aura disparu; il ne restera au fond du vase que les corps étrangers mêlés au volume d\u2019eau.L'eau se répand dans l\u2019air toutes les fois qu\u2019elle est plus chaude que l\u2019air; c\u2019est ce qu\u2019on appelle évaporation.Si l'air est chaud et sec la vapeur est invisible; mais si l\u2019air est froid et déjà chargé d\u2019humidité, la vapeur est très apparente.Lorsqu\u2019on fait bouillir de l\u2019eau, elle passe bien plus vite de l\u2019état liquide à celui de fluide élastique; c\u2019est ce qu\u2019on nomme vaporisation.L\u2019eau réduite en vapeur occupe un espace beaucoup plus grand que son volume à l\u2019état liquide.Diverses expériences ont démontré qu\u2019en poussant la chaleur jusqu\u2019au plus haut degré, la vapeur peut devenir 14.000 fois plus volumineuse que l\u2019eau qui l\u2019a produite.Si cette vapeur est retenue et comprimée par un corps y résistant qui l'empêche de se développer dans l\u2019air, elle acquiert alors en élasticité et en force ce qu\u2019elle aurait pris en étendue si elle avait été libre; c\u2019est là l\u2019explication bien simple de la puissance de la vapeur employée aujourd\u2019hui comme force motrice.TECHNIQUE, Janvier 1952 HISTOIRE DE LA VAP par J.-MAURICE PROULX, T.D.PROFESSEUR À L\u2019ECOLE TECHNIQUE ET A L\u2019ECOLE DE MARINE DE RIMOUSKI UR La puissance de la vapeur d'eau n'est pas une découverte moderne; les recherches des savants prouvent que cette force a été connue même avant l\u2019ère chrétienne.Les Grecs et les Romains attribuaient à la vaporisation subite d\u2019une grande masse d\u2019eau les détonations et les commotions souterraines qui parfois ébranlent la terre jusqu'à une certaine profondeur.Hiéron d\u2019Alexandrie, qui vivait plus d\u2019un siècle avant Jésus-Christ, avait su, au moyen de la vapeur, imprimer un mouvement de rotation à une espèce de jouet nommé éolipyle.Dans la Germanie, sur les bords du Weser, les prêtres des anciens Teutons employaient la vapeur d\u2019eau pour épouvanter le peuple; quelquefois, au milieu des cérémonies religieuses, la statue de leur dieu Bristerich s\u2019enveloppait subitement d\u2019un épais nuage de fumée avec un grand fracas et une détonation assez semblable à celle du tonnerre.La découverte, il y a environ cent cinquante ans, de la statue a donné l'explication au prétendu prodige; elle était creuse et renfermait une espèce d\u2019appareil propre à chauffer l\u2019eau et à la réduire en vapeur.Sous Henri IV, Florance Ainault proposa de remplacer pour la grosse artillerie, la poudre à canon par la vapeur d\u2019eau.On ne peut donc attribuer la découverte de la puissance de la vapeur à aucun homme en particulier, mais malgré les contestations que les jalousies nationales ont fait naître, on sait à qui revient lhonneur de l'invention des machines à vapeur.En 1615, Salomon de Caus, né à Dieppe où dans les environs, publia la description ol d\u2019une véritable machine a vapeur.Il fut le premier qui imagina d\u2019employer la force de la vapeur d\u2019eau comme moteur des forces dans les grands travaux.En 1663, le marquis de Worcester reproduisit dans un long voyage les premières idées de Salomon Caus.Un capitaine anglais, nommé Savery construisit en 1698, sur le plan de Salomon Caus et de Worcester, la première machine à vapeur.Mais elle était si imparfaite qu\u2019il ne put la faire adopter; elle ne lui servit qu\u2019à distribuer l\u2019eau dans un jardin.Denis Papin, né à Blois en 1665, posa en quelque sorte les véritables bases de la machine à vapeur.Il étudia d\u2019abord les phénomènes qui accompagnent et qui suivent la formation de la vapeur, et il comprit tout le parti que l\u2019homme pourrait tirer d\u2019un agent aussi souple, aussi puissant et aussi facile à créer.Dès lors, il consacra sa vie à organiser en petit modèle une machine qui, mise en action par la vapeur put communiquer à une roue, à une manivelle, un mouvement primitif que le génie humain transmettrait ensuite à des appareils mécaniques de toutes espèces.On trouve dans la machine de Papin les deux pièces constitutives de la machine à vapeur: le corps de la pompe et le piston.On peut donc considérer le Français Papin comme l\u2019inventeur de la machine à vapeur.En effet quinze ans environ après la publication de son premier mémoire (1701), Thomas Newcomen et Cowley, deux ouvriers anglais, s\u2019en inspirèrent en le modifiant un peu pour construire une machine à vapeur qui réussit au delà de leurs espérances à l\u2019épuisement d\u2019une houillère.Ce n\u2019est qu'après les premiers succès d\u2019une invention que la carrière s\u2019ouvre aux savants, pour les perfectionnements et les applications en grand.Le succès de la machine de New- comen et de Cowley attira une multitude de spécialistes et de génies distingués qui la perfectionnèrent et en firent l\u2019application aux travaux qui requièrent une grande force.La puissance de la vapeur eut par la suite ses applications les plus hardies dans les locomotives et les bateaux à vapeur.NEW PROCESS IN WELDING \u201cFillerweld\u201d, a new product designed to speed alloy-metal welding on applications where filler- metal must be added, has been announced by Canadian General Electric Company.Used with gas-shielded arc welders, Fillerweld allows the operator to control the continuous flow of filler-metal automatically by means of a finger switch mounted on the torch.The operator may start or stop the flow of filler-metal without breaking the arc, resulting in a smoother, faster weld.Wide application is expected on food and dairy equipment and in the fabrication of aluminum containers and light structural shapes.The new process can be applied to best advantage on stock less than 3/16 inches thick.However, where speed is not of paramount consideration, Fillerweld will produce a high quality weld on thicker material.Either argon or helium can be used with the equipment.ADVERTIZE IN Cechnique IO 1ssues per year 506 St.Catherine St.E.Montreal 5 É vel | FE HERE in BEE pr L\u2019ÉLECTRICITÉ ET LES TEXTILES DEGRAISSAGE, A laine en bourre, qui est livrée généralement en balles, arrive, après classement au lavage où elle est d\u2019abord écartée dans le loup briseur, quelquefois aussi dans le loup batteur et débarrassée des plus grosses impuretés.Ensuite, elle est lavée en mouvement continu, dans de grandes machines à laver à fonctionnement automatique, dont les cuves sont remplies d\u2019eau de savon tiède, puis séchée dans un séchoir dont la construction varie.Ensuite vient un graissage au moyen d\u2019un ensimage composé d\u2019huiles végétales ou animales, qui a pour but de faciliter le cardage ultérieur.Les opérations dites de désuintage et dégraissage se font durant le procédé de lavage.Cette opération n\u2019est pas superflue puisque l\u2019on révèle que la laine brute contient de 30 a 80% d¥mpuretés, le mérino de 40 a 70% et la laine anglaise de 10 a 20%.Le tableau suivant, fourni par Markt et Schultz et préparé sur trois échantillons différents, démontre davantage la nécessité du lavage.Constituants de la laine Eau 23.48% 12.28% 13.28% Graisse 7.70% 14.66% 34.19% Suint 21.48% 22.48% 10.65% Savon calcaire 1.74% 6.21% 1.39% Saletés 2.93% 23.64% 8.38% Fibre de laine 43.20% 20.64% 32.11% DESUINTAGE, par PAUL BEDARD, T.D.TECHNIQUE, Janvier 1952 CARBONISAGE PROFESSEUR D'ELECTRICITE ET D\u2019ELECTRONI- QUE, ECOLE DES TEXTILES, S.-HYACINTHE Total d\u2019impuretés 33.85% 66.99% (savon, suint, graisse, saletés).Le procédé de lavage opère généralement en cinq stages: désuintage, dégraissage, rinçage, lavage et savonnage, rinçage.Plusieurs usines combinent les opérations de désuinta- ge et de dégraissage et n\u2019effectuent qu\u2019un rinçage.Comme nous l\u2019avons souligné au début, le lavage se fait ordinairement de façon continue, mais pour mieux voir ce qui se passe à chaque opération, nous les étudierons d\u2019abord séparément.53.61% Suints et désuintage Il est admis que les fibres de laine provenant de peaux de mouton sont saturées de la transpiration de ceux-ci.Par l'évaporation naturelle de cette substance, il demeure dans ou sur les fibres une quantité assez considérable de différents sels potassiques ou d'autres matières solides ou minérales présentes auparavant dans la transpiration.Le résidu obtenu par séchage porte le nom de suint.Il est connu que les sels de potasses ou suints présents dans les impuretés de la laine brute possèdent une grande valeur détergente.Les orientaux utilisent encore les extraits aqueux de la laine brute comme détergents, parce qu\u2019ils contiennent les sels de potasse des acides gras.Les suints sont solubles dans l\u2019eau.Par conséquent, si l\u2019on place la laine dans un bac 53 d\u2019eau pure, les fibres seront débarrassées de leurs suints, c\u2019est-à-dire désuintées.On peut recueillir la solution provenant du bac de désuintage; cette liqueur après décantation, nous donne des sels de potasse qui peuvent être utilisés pour la formation de savons.Dégraissage Le but du dégraissage est d\u2019enlever les parties non solubles à l\u2019eau.Le dégraissage peut se pratiquer de plusieurs façons: a) dégraissage par émulsion, b) par suint, c) par extraction des solvants, d) par refroidissement.Le dégraissage par émulsion est le plus employé et se pratique par le lavage de la laine avec des savons mous à base de potasse en présence de carbonate de soude.Ces savons sont dissous dans des eaux non calcaires et épurées.Les savons émulsifient la graisse et en débarrassent la laine.Lavage Le lavage classique se fait dans de vastes cuves, les colonnes de lavage formées de quatre à six bacs sont séparées par des rouleaux exprimeurs (squeeze rolls).La laine poussée par les râteaux passe de l\u2019un à l\u2019autre de ces bacs en subissant une expression à la sortie de chacun d\u2019eux.En général, le premier bac contient de la soude, les suivants du savon ou un saponide, plus éventuellement de la soude, du chlore sodique.Le dernier bac est alimenté en eau de rinçage.Les différents bains peuvent fonctionner comme unités séparées ou bien le liquide s\u2019écoule du bac de rinçage vers le premier en sens inverse de la laine.La température varie entre 40° et 60° C selon le cas.Désuintage et dégraissage électrolytique Dans le lavage de la laine on ne peut négliger l'action des charges électriques.En effet, dans les bains usuels, c\u2019est-à-dire alcalins ou faiblement acides, les fibres textiles sont généralement chargées négativement.Or les savons ainsi que beaucoup de saponides entourant les impuretés d\u2019une gaine négative provoquent une action répulsive entre ces dernières et le textile, facilitant ainsi la séparation.Le but de l\u2019utilisation d\u2019un courant électrique dans le lavage est de rendre plus intime 54 cette réaction du savon.Le saponide ayant un plus grand rendement, peut réaliser le même travail pour une plus faible quantité, d\u2019où économie de savon.La présence d\u2019alcalis lors du dégraissage augmente aussi le pouvoir détergent des solutions de savon.L\u2019on sait que les solutions de savon présentent leur minimum de pouvoir détergent au point d\u2019hydrolyse maximum.Or les bases qui relèvent ou maintiennent le pH des solutions annulent ainsi l\u2019effet de l\u2019hydrolyse.Voilà pourquoi on pratique souvent les opérations de dégraissage et de désuintage simultanément.Si la laine est placée sur une électrode de façon à ce que des charges négatives l\u2019alimentent continuellement, l\u2019émulsion sera beaucoup plus facile.Les impuretés sous la forme d'ions, seront attirées aux électrodes où elles deviendront substance et précipiteront dans le fond du bain.Méthode électrolytique Après avoir examiné théoriquement l\u2019effet de l\u2019électricité sur l\u2019émulsion des graisses des fibres textiles, voyons comment on procède durant l\u2019opération.Le bain électrolytique est chargé en premier lieu d\u2019une solution de carbonate de sodium de 3° a 4° Bé.a une température de 95° F.Les électrodes sont reliées 4 une dynamo fournissant un courant de 400 amperes sous 4 a 5 volts.La laine en bourre, introduite par une table alimentaire et une courroie sans fin, est amenée dans un bac en bois à double fond métallique perforé faisant fonction d\u2019électrode négative.Les parties mobiles du bain forment l\u2019électrode positive et des isolants en bois sont utilisés aux endroits importants.De cette manière, le courant traverse les fibres et produit une action électrochimique avec elles.La machine comprend en outre des rouleaux exprimeurs, un bac pour la réception des suints, des bacs de décantation du suint des pompes centrifuges, des appareils de récupération des corps gras et des appareils de lavage.La laine est ensuite passée dans deux bains de lavage contenant une liqueur savonneuse provenant de l\u2019opération précédente et de là au rinçage, ce qui complète le dégraissage.On prétend obtenir des résultats très intéres- January 1952, TECHNIQUE \u20ac LE a hé 1620 LH | \u201c3 2 = an «4 à 1 EE 2% 7 Cem A lh ab a ay hu \u201cen sants grace a cette méthode.On dit obtenir une fibre de qualité supérieure et une économie atteignant jusqu\u2019à 60% dans la consommation du savon.Carbonisage Cette opération, parfois pratiquée après le lavage, a pour but de rendre cassantes, et par conséquent faciles à éliminer, les impuretés végétales (chardons, pailles fibres cellulosiques) qui peuvent souiller la laine.Si ces substances ne sont pas enlevées après le dégraissage, elles peuvent se briser en fines particules durant les opérations mécaniques comme le cardage, et souvent causer des dommages aux garnitures et peignes de la carde.Les fibres contenant ces impuretés sont également difficiles à filer.Dans le produit fini on constate la présence de particules cellulosiques dans la différence d\u2019affinité aux teintures.Le carbonisage peut avoir lieu beaucoup plus tard dans la succession des opérations textiles (carbonisage en tissu) ou se rempla- .cer par un épaillage mécanique.Epaillage mécanique L\u2019épaillage mécanique s\u2019emploie surtout pour les tissus.Cette opération prend alors les noms d\u2019échardonnage ou égrattonnage et repose sur l\u2019action mécanique d\u2019un peigne tournant.Épaillage chimique L\u2019épaillage chimique repose sur le principe suivant: quand on trempe, dans un bain d\u2019acide étendu, un mélange de laine et de matières végétales, l\u2019acide se fixe sur les deux matières.Si on sèche ensuite le tout à une température un peu élevée 100° C et dans un air exempt d\u2019humidité, l\u2019acide se concentre sur la fibre animale sans l\u2019altérer et attaque la matière végétale.Cette dernière action se manifeste sous la forme d\u2019une carbonisation que l\u2019acide produit sur la matière végétale en s\u2019emparant de son eau.Le produit de la carbonisation est pulvérisé par le passage de la laine entre des rouleaux broyeurs et par la suite enlève de la laine par le procédé d\u2019épous- siérage.On enlève l\u2019acide par un lavage alcalin et on rince à grande eau.Les agents acides employés sont: l\u2019acide sulfurique, le sulfate d'aluminium, le chlorure d\u2019aluminium et le chlorure de zinc.TECHNIQUE, Janvier 1952 Contrôles automatiques L'opération de carbonisage est souvent réalisée par un procédé sous contrôles automatiques.La régularité de fonctionnement et la diminution de consommation d\u2019acide sont les avantages prédominants de ce procédé.Les appareils de contrôles utilisés sont: une cellule de conductivité, un PH mètre, des soupapes pneumatiques et un cerveau électronique.Pour mieux saisir le concept du procédé automatique, il serait peut-être de bon augure de faire ensemble une revision de nos principes de conductibilité des solutions.Conductance et conductivité La conductance est la facilité relative offerte au passage du courant électrique ou encore l\u2019inverse de la résistance.Elle est mesurée en mho.Un mho est la conductance d\u2019un corps qui laisse passer un courant d\u2019un ampère sous une pression d\u2019un voit.La conductivité est la conductance par unité.Elle est ordinairement donnée comme le nombre de mhos mesuré entre deux électrodes de 1 cm?de surface et placée à un cm.l\u2019une de l'autre dans une solution de température donnée.En pratique, il est habituellement assez difficile de mesurer avec des cellules réalisant toutes ces conditions.La relation mathématique entre les cellules utilisées et le standard ( 1 cm3) est appelée la constante de la cellule.La valeur de la constante est égale à la conductance spécifique de la solution divisée par la conductance mesurée par la cellule.Les électrodes d\u2019une cellule sont ordinairement de platine ou d\u2019or.Elles sont protégées de l\u2019endommagement mécanique par un tube de verre.- Conduction électrolytique Si un voltage est appliqué à deux électrodes immergées dans une solution aqueuse d\u2019un électrolyte, les ions migrent aux électrodes.A leur arrivée à l\u2019électrode, les ions chargés positivement ou cations attrapent un électron pendant que les ions chargés négativement ou anions libèrent un électron et ainsi sont neutralisés.Cet échange d\u2019électrons complète le circuit électrique et on dit qu\u2019un courant a passé dans la solution.La quantité de courant qui passe dans la solution est fonction du 55 = = Be BE nombre d\u2019ions présents dans la solution et dépend donc de la concentration de l\u2019électrolyte et de son degré d\u2019ionisation.Il dépend aussi de la surface utile des électrodes, de la distance entre celles-ci et du potentiel qu\u2019on leur applique.Le déplacement moléculaire ou ionique, dans toutes solutions, augmente avec l'augmentation de température.On peut donc dire que la température de la solution a un effet important sur sa conductance.Polarisation Une considération importante dans les mesures de conductivité est l'effet de la polarisation des électrodes.Sa polarisation se produit quand les ions, qui sont attirés à un électrode, atteignent une telle concentration que leur charge électrique totale égale presque celle de l\u2019électrode.Dans de telles conditions, il est très difficile pour un ion d\u2019atteindre l\u2019électrode où il serait neutralisé, parce que les forces opposées, y compris la répulsion mutuelle des ions, agissent pour établir un état d\u2019équilibre dynamique.Comme la charge du champ ionique entourant les électrodes égale presque la charge des électrodes, le potentiel net est très faible et a une faible puissance pour attirer d\u2019autres ions de la solution.La polarisation des électrodes apparaît très rapidement dans un électrolyte auquel on applique un courant continu et cause une rapide et progressive diminution dans la conductance de la solution.Dès lors, les mesures de conductivité avec le courant continu sont impraticables.En pratique, les mesures de conductivité sont réalisées avec le C.A.évitant ainsi les erreurs dues à la polarisation.La fréquence habituelle est de 60 cycles par seconde.Conductivité de solutions La mesure de la conductivité électrique des solutions est la méthode idéale pour déterminer ou contrôler la concentration d\u2019une solution.C\u2019est la méthode employée dans le carbonisage à contrôles automatiques.On peut y recourir pour la détection de la concentration des solutions contenant une seule ou plusieurs substances dissoutes là où celle à mesurer est en très grande quantité rela- 56 tive ou est un meilleur conducteur que l\u2019autre.La conductivité de l\u2019acide chlorhydrique est environ 40 fois celle de l\u2019acide acétique.Dans une solution d\u2019égales quantités des deux acides, les mesures de conductivité seraient pour des fins pratiques une mesure de la concentration de l\u2019acide chlorhydrique.Cependant, la conductivité ne peut s'utiliser pour mesurer la concentration d'une substance dans une solution composée de plusieurs électrolytes ayant une conductivité approximativement égale parce qu\u2019elle est affectée par la présence de tous les corps ioni- sables.Principe d\u2019opération Le principe d'opération des contrôles automatiques de carbonisage est le suivant.Deux cellules à électrodes d\u2019or sont montées sur le côté du bain de carbonisage.Les électrodes d\u2019une cellule sont immergées dans la solution de carbonisage.L'autre cellule, dite de référence, est immergée dans une solution d\u2019acide sulfurique de concentration déterminée contenue dans un récipient fixé sur le côté du bain.(Voir la figure.) Lorsque les deux cellules sont reliées au contrôleur électronique, un faible courant alternatif de 60 cycles passe dans le circuit et constitue ainsi le signal.Si la concentration du bain de carbonisage varie, la conductance varie, ce qui fait varier le courant du circuit ou signal.Le signal est amené au contrôleur électronique et fait ouvrir ou fermer la valve automatique, comme nécessaire pour que la concentration du bain revienne à la valeur désirée.La variation de la concentration du bain est maintenue dans une marge de + .2°Bé.Les instruments de contrôle (pont de Whea- stone) ne donnent pas une lecture directe de la concentration, mais plutôt un rapport de concentration.Si le bain de carbonisage doit être maintenu à 3°Be, une solution standard de 3°Be est placée dans le bassin de la cellule de référence et le cadran de compensation sur l'instrument est ajusté jusqu\u2019à ce que la plume indique 1.0 sur l\u2019échelle.Par expérience l\u2019opérateur peut déterminer le rapport à indiquer pour d\u2019autres concentrations.La concentration du bain d\u2019épaillage peut se changer rapidement au moyen de deux January 1952, TECHNIQUE oil ROULEAUX O 9oa0 EXPRIMEURS AU sÉCHOIR CELLULE DE O REFERENCE VALUE * PNEUMATIQUE MOTORISÉE 7 one an ano - ° va a _ Sp \u2014\u2014 a Ù 0 000 RESERVOIR (bain) méthodes.Supposons que l\u2019on désire une concentration de 4°Bé.La première méthode consiste à changer la standard dans le bain de référence et à rajuster la plume à 1.0 sur l\u2019échelle du cadran.Selon la deuxième méthode, l\u2019opérateur tourne le bouton d\u2019ajustement jusqu\u2019à ce que l\u2019aiguille ou la plume soit à la bonne indication pour une concentration de 4°Bé.Telle que déjà déterminée par expérience.Aux avantages déjà mentionnés pour l\u2019utilisation de contrôles automatiques on peut ajouter que l'outillage ne demande pas d\u2019attention.À toutes les huit heures d\u2019opération, on peut soulever la cellule et la nettoyer.Une valve à main peut aussi être placée en dérivation avec la valve automatique.Son utilité est le remplissage du bain au début d\u2019une opération.POULIES EN V COURROIES EN V de toutes sortes COURROIES Plates et rondes hi de toutes sortes AGRAFES et LACETS ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et Les en caoutchouc MANUFACTURIERS CANADIENS DE COURROIES LTÉE (The Canadian Belting Manufacturers Limited) 1744, rue Williams - WE.6701 Montréal TECHNIQUE, Janvier 1952 AIR POUR AGITATION Séchage et ensimage Après avoir carbonisé la laine on doit la sécher.Le séchage se fait par un courant d\u2019air chaud amené par des ventilateurs.On utilise aussi les rayons infra-rouges pour l= séchage de la laine en bourre quoiqu\u2019ils soient plutôt employés pour le séchage en pièce.Pour faciliter le cardage et le peignage de la laine, on procède ensuite à un ensimage.Cette opération consiste à lubrifier la laine avec 2 à 4% de son poids en huile d\u2019olives, afin de faciliter le glissement des fibres les unes sur les autres et éviter leur rupture pendant le cardage.L'ensimage se fait à la main en arrosant la laine étendue par nappes ou dans des ensimeuses mécaniques dans lesquelles le liquide se répand automatiquement sur la laine.L\u2019atelier qui donnera à vos imprimés un caractère de distinction THÉRIEN FRERES LIMITÉE Imprimeurs \u2014 Lithographes \u2014 Editeurs 8125, St-Laurent DUpont* 5781 Montréal 14 Or average French or English person begins the study of the other language without thinking that already he is in possession of a vocabulary of some size.If the person is a reader of many books and magazines, he will unconsciously have built up a large number of words than can be carried over to the understanding of the other language.In other words, if you are to study a second language, think of all the words and expressions with which you are familiar before you worry about the words you don\u2019t know.In the short paragraph given above, you may see several words that have a ring of familiarity, even if there may be a difference in the spelling \u2014 especially accents \u2014 and pronunciation.In these paragraphs we may note the following words: person \u2014 une personne language \u2014 la langue \u2014 le langage possession \u2014 \u2018Une possession (exactly the same) vocabulary \u2014 un vocabulaire (ary becomes \u2014 aire) number \u2014 nombre (u changes to 0; \u2014er to \u2014re) second \u2014 the same or with an \u2014e for the feminine expressions the same paragraph \u2014 le paragraphe (adds \u2014e) difference \u2014 une différence (without accent, see different) accent \u2014 un accent (the same in both languages) pronunciation \u2014 la prononelation (\u2014u changed to \u20140 : These few words give us some of the keys to understanding the simple differences that exists between some quite large groups of words and also show us that there are many 58 YOU KNOW MORE THAN YOU THINK by J.R.FORGET words spelt the same in both languages, especially a long list of words ending in \u2014ion.Some words are listed here to give the reader an idea of the vast number he could be acquainted with.By grouping the words in different classes you can see how the differences come about and how the correct spelling can be easily acquired.First, let us look at a representative list of words that are the same in both languages.The letters a and b are given in some detail, the others are chosen for their familiarity.A complete list would be too large for this slight article.Other groups with special problems will then be given.Words the Same in Both Languages (When a word is given in brackets, see the exact meaning in the dictionary.Some words have special meanings in special cases.) abdomen \u2014 un abdomen absent \u2014 absent to absorb \u2014 absorber accent \u2014 un accent acceptable \u2014 acceptable accident \u2014 un accident accommodation \u2014 une accommodation accord \u2014 un accord accumulation \u2014 une accumulation addition \u2014 une addition administration \u2014 une administration admirable \u2014 admirable adolescent \u2014 adolescent adorable \u2014 adorable aeroplane \u2014 un aéroplane affable \u2014 affable affection \u2014 une affection age \u2014 un âge January 1952, TECHNIQUE gE FEF rR ZF = ; agent \u2014 un agent , agriculture \u2014 l\u2019agriculture (f) ; aileron \u2014 un aileron alusion \u2014 une allusion ambition \u2014 une ambition ampere \u2014 un ampère amusement \u2014 un amusement animal \u2014 un animal antidote \u2014 un antidote appreciable \u2014 appréciable approbation \u2014 une approbation aquiculture \u2014 l\u2019aquiculture (f) ardent \u2014 ardent armature \u2014 une armature ascension \u2014 une ascension assistance \u2014 une assistance assistant \u2014 un assistant athlete \u2014 un athlète attention \u2014 une attention audience \u2014 une audience automobile \u2014 une automobile active \u2014 actif - ve agile \u2014- agile aide \u2014 un aide air \u2014 un air alto \u2014 un alto amelioration \u2014 une amélioration amphitheatre \u2014 un amphithéâtre angle \u2014 un angle antecedence \u2014 une antécédence apparent \u2014 apparent apprehension \u2014- une appréhension aptitude \u2014 une aptitude architecture \u2014 [architecture (f) argument \u2014 un argument arsenic \u2014- l\u2019arsenic (m) assassin \u2014 un assassin association \u2014 une association assurance \u2014 une assurance atlas \u2014 un atlas attraction \u2014 une attraction augmentation \u2014 une augmentation aversion \u2014 une aversion It will be noticed in the preceding list that adjectives or adverbs were not listed when they could be easily deduced from the noun form.Many other words with slight differences will appear in other sections of the article; for example, English verbs that take an \u2014er to form the French verb.The succeeding list gives some of the common words beginning with.\u2014b.TECHNIQUE, Janvier 1952 balance \u2014 la balance (see the word scales) ballet bandit barium baroscope baton benediction billion biceps bivalve blame boa bonnet boulevard bracelet brave brusque bureau cable cadence balustrade barge baron barricade bauxite bible biscuit bicycle bizarre blond bluff borax bourgeois braille brigand bulletin cabaret café caisson calorie camp capable carat carborundum carillon carton celebration certain changeable calcium camouflage -\u2014 -\u2014 -\u2014 le ballet le bandit le barium le baroscope le baton la bénédiction un billion le biceps bivalve le blame un boa un bonnet un boulevard un bracelet brave brusque le bureau (office) un cable la cadence la balustrade la barge le baron la barricade ia bauxite ia bible un biscuit ie bicycle bizarre blond un bluff ie borax bourgeois ie braille un brigand un bulletin (report) un cabaret un café un caisson une calorie un camp capable le carat le carborundum un carillon un carton la célébration certain changeable le calcium le camouflage canal \u2014 le canal capsule \u2014 la capsule cardinal \u2014 le cardinal caricature \u2014 la caricature cartel .\u2014 un cartel cause \u2014 la cause centre \u2014 le centre champagne \u2014 le champagne chaos \u2014 le chaos This extensive list may be extended in great detail, but it should be enough to show how many words are common to both languages.The following words are also shown as being in common use; then we shall go on to particular cases: profit \u2014 le profit experience \u2014 une expérience (see experiment) place \u2014 la place piece \u2014 la pièce train \u2014 le train unique \u2014 unique fruit \u2014 le fruit formidable \u2014 formidable occasion \u2014 une occasion machines \u2014 les machines nickel \u2014 le nickel ventilation \u2014 la ventilation sport \u2014 le sport ski \u2014 le ski definition \u2014 la définition danger \u2014 le danger diesel \u2014 diesel deficit \u2014 le déficit commerce \u2014 le commerce police \u2014 la police present \u2014 le présent vote \u2014 le vote opinion \u2014 une opinion charitable \u2014 charitable profession \u2014 la profession force \u2014 la force importance \u2014 l'importance fortune \u2014 la fortune pipe \u2014 la pipe province \u2014 la province minute \u2014 la minute long \u2014 long style \u2014 le style hotel \u2014 un hôtel evident \u2014 évident probable \u2014 probable grains \u2014 les grains zinc \u2014 le zinc refrigeration \u2014 la réfrigération tennis \u2014 le tennis information \u2014 l\u2019information date \u2014 la date construction \u2014 la construction (building) justice \u2014 la justice question \u2014 la question restaurant \u2014 le restaurant page \u2014 la page concert \u2014 le concert cousin \u2014 le cousin (m) forge, smithy \u2014 la forge 60 In addition to the words already shown, there are hundreds of technical and scientific words common to both languages; most of these words come from Latin or Greek roots and are accepted directly into the languages without any change resulting from the passage of time.Another group of words come from the names of scientists and inventors, such words as ohm, ampere, volt, etc.A few words will illustrate the words in current science and technical usage: radio radium television uranium telegraph science telescope aluminum, aluminium electron instrument filament fluorescent tube locomotive And now to the different groups which are almost the same, but which usually have a definite pattern of difference.First let us take a double group, words that have an extra \u2014e in French and those that have an extra \u2014e in English.Only a few of these will be listed; the reader is asked to complete his own list.We may begin with the word at the end of the previous sentence.list \u2014 une liste hydrogen \u2014 l\u2019hydrogène liquid \u2014 le liquide gland \u2014 la glande symbol \u2014 le symbole class \u2014 la classe capital \u2014 la capitale text \u2014 le texte case \u2014 le cas January 1952, TECHNIQUE ts bx T= atom \u2014 l\u2019atome abuse \u2014 un abus timid \u2014 timide oxygen \u2014 l'oxygène dentist \u2014 le dentiste unit \u2014 l\u2019unité carbon \u2014 le carbone control \u2014 le contrôle architect \u2014 un architecte problem \u2014 le problème vaccine \u2014 le vaccin abyss \u2014 un abysse azure \u2014 azur Verbs also show great similarity.The French form, however, must show its regular ending apart from this the student of language will quickly see the essential similarity of the words.The brief list which follows will give an example of the many verbal similarities.absorb \u2014 absorber accuse \u2014 accuser adopt \u2014 adopter alarm \u2014 alarmer analyse \u2014 analyser | accept \u2014 accepter adapt \u2014 adapter affirm \u2014 affirmer align \u2014 aligner appoint \u2014 appointer arrange \u2014 arranger accept \u2014 accepter admire \u2014 admirer serve \u2014 servir continue \u2014 continuer descend \u2014 descendre form \u2014 former balance -\u2014 balancer caress \u2014 caresser class \u2014 classer continue \u2014 continuer employ \u2014 employer defend \u2014 défendre invite \u2014 inviter change \u2014 changer develop \u2014 développer touch \u2014 \"toucher blame \u2014 blâmer charm - \u2014 charmer cite \u2014 citer It will be seen that except for appearance, the words just listed are practically the same.TECHNIQUE, Janvier 1952.One must be careful, however, not to add \u2014er to a word and think the correct form of the French verb has been found.Another group of words, especially common in the technical and science fields, are \u2018those using the ending \u2014que or \u2014ques which are brought into English as \u2014c or \u2014
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