Technique : revue industrielle = industrial review, 1 avril 1952, Avril
[" J Shawinigan, coeur industriel de la Mauricie Ludger Beauregard Faster than Wings W.W.Werry La photométrie Roger Brière Incentive to Invention J.R.McGrath Projet de construction Etc., etc.Vol.XXVII No 4 MONTRÉAL Avril \u2014 April 1952 25c IE ee (Cliché Inventaire des oeuvres d\u2019art) Québec vers 1810 (Voir article, page 219) REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE TECHNIQUE INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014DIRECTORS EDOUARD MONTPETIT Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies ROSARIO BÉLISLE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School PHILIPPE METHE Ecole Technique de Québec Quebec Technical School JOSAPHAT ALAIN Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School C.N.CRUTCHFIELD Institut Technique de Shawinigan Shawinigan Technical Institute ANDRÉ LANDRY Ecoles d\u2019Arts et Métiers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par correspondance Correspondence Courses M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski Editeur Publisher PAUL DUBUC ABONNEMENT Senate, £2.00 Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 panada countries SUBSCRIPTION L'IMPRIMERIE DE LAMIRANDE, 2425 RUE HOLT, MONTRÉAL, (36) -\u2014\u2014- REVUE INDUSTRIELLE INDUSTRIAL REVIEW AVRIL APRIL VOL.XXVII 1952 No 4 Photo de couverture Cover Photograph Maquette de Jean-Baptiste Du- berger, officier dans le corps des ingénieurs et dessinateurs militaires canadiens, qui fut la propriété de l\u2019Ecole d\u2019Artillerie et de Génie de Wool- wich, Angleterre, avant de devenir celle des Archives nationales canadiennes.Dans ce détail de la pointe du Sault- au-Matelot, on distingue au centre, le Séminaire, la cathédrale catholique Notre-Dame, la cathédrale anglicane, le\u201ccouvent des Ursulines, la rotonde du marché et le collège des Jésuites.A miniature model of the city of Quebec towards 1810.Its author is Jean-Baptiste Duber- ger, an officer in the Canadian Military Engineers and Draftsmen Corps.Prior to becoming the property of the National Archives in Ottawa, it was owned by the Woolwich Artillery and Engineering School, in England.In the Upper- Town, above the Sault-au-Ma- telot Point, we see the Seminary, the R.C.Cathedral, the Anglican Cathedral, the Ursu- lËine Couvent, the market rotunda and the Jesuits College.Sommaire * Contents 219 Québec: la maquette de Jean-Baptiste Duberger Gérard Morisset 229 Incentive to Invention J.R.McGrath 233 Shawinigan, coeur industriel de la Mauricie Ludger Beauregard 243 Traversée de l\u2019Ile-aux-Coudres en hiver Jean Desgagnés 249 Faster than Wings W.W.Werry 253 Savez-vous.Roger Boucher 257 Les prix du concours d\u2019enseignes ont été doublés Paul Gouin 259 Nouvelle condition du concours d\u2019enseignes 260 La corrélation en statistique J.-Paul Morissette 263 (Glass Panel Heating W.J.Bradner 265 La photométrie Roger Brière 269 Canadian Industrial Trainer\u2019s Conference W.W.W.271 Couplage des dynamos Ernest Boisvert 277 Chronique de l\u2019automobile: mise au point du printemps Joseph Carignan 279 Salt Hebert L.McDonald 282 Projet de construction: fauteuil pliant Raymond Larue 284 Confection d\u2019un chapeau cloche pour dame Jeanne Chantron Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer la provenance et après en avoir obtenu l'autorisation de TECHNIQUE.\u2014Autorisée comme envoi postal de 2° classe, ministère des postes, Ottawa.x With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingual scientific review published in Canada.Authors are responsible for the ideas expressed in their articles which may be reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as 2nd class mail, Post Office Department, Ottawa. IHNEN QM Une expérience de 50 années au service des ARCHITECTES ENTREPRENEURS PROPRIETAIRES COMMUNAUTÉS Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., sec.-trés.INCORPOREE 7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* rsh G3 ANIL tls LJ Canadian General Electric construit les fours électriques à bains de sel Ajax- Hultgren utilisés pour le traitement thermique de pièces d\u2019acier rapide. G10: i Ty 4 4 AEGAN GA dE ee nee ond BiB ds NO TON EEE tide LEE La maquette de Jean-Baptiste Duberger (1809), d\u2019après une photographie prise en 1900 au musée de l\u2019Ecole d\u2019Artillerie et de Génie de Woolwich.Elle était alors en médiocre état: quelques-uns de ses éléments manquent ; d\u2019autres ne sont plus à leur place QUÉBEC: LA MAQUETTE DE JEAN-BAPTISTE DUBERGER par GÉRARD MORISSET DE LA SOCIETE ROYALE DU CANADA P ARMI les nombreuses et intéressantes initiatives de génie militaire qu\u2019ont su prendre le XVII° siècle et le XVIIIe \u2014 et dans certains domaines, on n\u2019a guère encore fait mieux \u2014, il y a celle des maquettes des villes fortifiées.Dans le but d\u2019y voir clair dans l\u2019art difficile de l\u2019attaque et de la défense des villes, Louis XIV et son ingénieur Vauban ont fait exécuter, dans le dernier tiers du XVIIe siècle, nombre de maquettes en bois, qui sont aujourd\u2019hui conservées à Paris, au Musée des Invalides.L\u2019une des plus imposantes et des plus pittoresques est l\u2019admirable maquette du Mont Saint-Michel, qui date de l\u2019année 1701 et qui nous renseigne d\u2019une façon précise sur l\u2019aspect de l\u2019ancienne basilique; l\u2019une des plus instructives aux yeux des ingénieurs militaires est celle de Neuf-Brisach, dont les savantes fortifications constituent le chef-d\u2019oeuvre de Vauban et, pour ainsi dire, le modèle de la ville fortifiée d\u2019autrefois.TECHNIQUE, Avril 1952 ww [i 4 tL tH H ey AS 35 ta Es 2 220 Dans la France de l\u2019Ancien Régime, ces maquettes, fort utiles aux officiers du Génie, étaient conservées au Palais du Louvre, au dernier étage de ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui la Cour carrée.C\u2019est là que se trouvait, au milieu des maquettes de presque toutes les villes fortifiées du royaume, la maquette de Québec en bois sculpté et peint, que l\u2019ingénieur Gaspard Chaussegros de Léry avait exécutée en 1720 d\u2019après ses propres relevés et qu\u2019il avait expédiée au gouvernement de Versailles afin qu\u2019il se fit une idée nette de la configuration du rocher de Québec et des possibilités de sa défense.Elle a disparu on ignore en quelle année; et vaines ont été les recherches de nos érudits et de nos historiens pour la retrouver.Au cours du XVIII° siècle, la vogue des maquettes, partie de France, s\u2019est étendue rapidement à presque tous les pays de l\u2019Europe occidentale, surtout à l\u2019Angleterre, à la Prusse, à l\u2019Autriche et à l\u2019Italie.L\u2019Angleterre en possède encore un grand nombre, qu\u2019elle conserve avec soin dans ses musées militaires et qui ont longtemps fait l\u2019édification des jeunes recrues du Génie.Depuis l\u2019année 1812, elle en possédait une qui, bien qu\u2019elle fût en médiocre état, attirait tous les regards à l\u2019Ecole d\u2019Artillerie et de Génie de Woolwich: c\u2019est la maquette de Québec vers l\u2019année 1810, oeuvre de l\u2019arpenteur Jean-Baptiste Duberger.En 1908, et après bien des démarches, le gouvernement anglais consentit à s\u2019en départir en faveur du gouvernement canadien.Transportée à Québec les années suivantes, restaurée avec beaucoup de conscience et d\u2019adresse par l\u2019abbé Pierre-Michel O\u2019Leary, qui connaissait bien sa ville natale, exposée à l\u2019Exposition provinciale de Québec en l\u2019année 1919, elle a pris l\u2019année suivante le chemin des Archives nationales, à Ottawa; est-il besoin de dire qu\u2019elle en est l\u2019un des plus beaux ornements.Avant d\u2019esquisser la chronique de cette maquette et d\u2019en commenter les photographies, il n\u2019est pas inutile d\u2019écrire quelques mots de son auteur, l\u2019arpenteur infortuné qui en a pris l\u2019initiative en 1805 et qui a été si mal récompensé de son zèle et de son habileté.Jean-Baptiste Duberger a vu le jour dans la ville de Détroit le 7 février 1767.Elève au Séminaire de Québec de 1782 à 1787, il s\u2019y fait remarquer par des aptitudes peu communes pour les mathématiques, les sciences et le dessin.Suivant une tradition qui n\u2019a pas encore été confirmée, son père, paraît-il, payait sa pension et son entretien avec des lingots d\u2019argent \u2014 car il était orfèvre; et c\u2019est peut-être avec cette matière première de choix que les autorités de la maison ont fait exécuter, à la fin du XVIII° siècle, les somptueux ustensiles d\u2019argent qui existent encore aujourd\u2019hui au Séminaire et qui portent les poinçons des orfèvres québecois François Ranvoyzé, Laurent Amyot et François Delagrave.En l\u2019année 1789, Duberger, frais émoulu du Séminaire, est dessinateur au bureau des Ingénieurs royaux, dont le commandant est alors Gother Mann.L'année suivante, il entre au bureau des Arpenteurs de l\u2019armée.Désormais assuré d\u2019une situation sinon brillante du moins stable, il entre en ménage avec Geneviève Lan- glois, qu\u2019il épouse le 8 janvier 1793.Il convient de remarquer ici que Duberger commence sa carrière à l\u2019époque où le gouvernement de Londres, bouleversé par la Révolution française et par ses RRR April 1952, TECHNIQUE =.\u2014 tr.t= rr \u2014 ee LBs le TECHNIQUE, Avril 1952 répercussions possibles en Europe et en Amérique, s\u2019apprête à fortifier les colonies anglaises et à les mettre en état de se défendre efficacement.D\u2019où les projets de citadelle de Samuel Holland et de Gother Mann, projets ambitieux et prématurés qui ne seront repris que vingt ans plus tard sous la direction de Durnford.En attendant, il faut arpenter le territoire suivant les méthodes les plus modernes; il faut relever avec le plus de précision possible les reliefs des terrains et les dimensions des édifices qui se trouvent dans des zones militaires; il faut multiplier les plans, les coupes et les élévations, afin que les ingénieurs britanniques aient sous les yeux tous les éléments d\u2019information dont ils peuvent avoir besoin dans la conception des travaux défensifs.Comme l\u2019armée manque de techniciens dans le domaine de l\u2019arpentage, c\u2019est l\u2019administration civile qui se charge, conjointement avec le Génie, de faire le relevé exact des postes fortifiés du Canada.C\u2019est ainsi qu\u2019en l\u2019année 1803, Jean-Baptiste Duberger travaille comme arpenteur sous la direction conjointe des Ingénieurs royaux et de l\u2019arpenteur en chef du (Cliché Inventaire des oeuvres d\u2019art) La maquette Duberger après la restauration de l\u2019abbé Pierre- Michel O\u2019Leary: le Cap-aux-Diamants et ses fortifications \u2014 celles de Levasseur de Néré (1699-1709) et de Chaussegros de Léry (1720-1756).Au pied du cap, le poste de Près-de-Ville, où a eu lieu le combat du 31 décembre 1775 Bas-Canada, Joseph Bouchette.Cependant il appartient à l\u2019administration civile.Et c\u2019est sans doute cette double dépendance qui est la cause des déboires et des injustices dont il aura à se plaindre à la fin de sa carrière.Vers l\u2019année 1805, il conçoit l\u2019idée d\u2019utiliser ses nombreuses notes d\u2019arpenteur, ses relevés minutieux et ses observations pour construire une maquette de la ville de Québec.Non une maquette fantaisiste, comme en font certains bricoleurs: mais une maquette à l\u2019échelle, dont les reliefs, les monuments et les maisons soient une réduction au centième, ou à peu près, de la réalité.Au reste, Duberger manie avec adresse la gouge et le ciseau; il peint avec une certaine habileté et il a l\u2019habitude du 221 dessin exact; enfin il a l\u2019intention d\u2019employer tous ses loisirs, surtout les longues soirées d\u2019hiver, à mener à bien cette délicate entreprise.Sur l\u2019oeuvre de Duberger, nous possédons un témoignage important, qui date du vivant même de l\u2019arpenteur.C\u2019est celui du voyageur anglais John Lambert qui, à la date de 1807, séjourne pendant quelques mois à Québec.Voici les paragraphes qu\u2019il écrit de l\u2019arpenteur: « Je ne dois pas omettre de faire mention d\u2019un monsieur du nom de Duberger, natif de ce pays et officier dans le corps des ingénieurs et des dessinateurs militaires, pour lui rendre le tribut d\u2019éloge qu\u2019il mérite à si juste titre.C\u2019est un homme qui s\u2019est créé lui-même son génie (si l\u2019on peut ainsi parler) et qui n\u2019a eu pour s\u2019instruire d\u2019autre avantage que celui que lui fournissait la province, car il n\u2019est jamais sorti de son pays.Il excelle dans les arts mécaniques et dans les plans et dessins de mesurages militaires, etc.Il a eu la politesse de me montrer plusieurs de ses grandes esquisses du pays, et plusieurs de ses autres dessins, dont quelques-uns sont d\u2019une grande beauté, et sont déposés au bureau du Génie.La seule carte correcte du Canada, qui a été publiée à Londres par Faden, au nom de M.Vondenvelden, a été dressée par M.Duberger et un autre monsieur (1), dont les noms méritaient beaucoup plus de paraître sur l\u2019ouvrage que celui qu\u2019on y voit présentement.Mais le plus important de ses ouvrages est un beau modèle de Québec, auquel il est occupé présentement, conjointement avec un de mes anciens compagnons de collège, le capitaine By des Ingénieurs, que j'ai eu le plaisir inattendu de rencontrer en Canada, après une absence de dix ans.Tout le modèle est ébauché et une grande partie en est achevée, particulièrement les fortifications et les édifices publics.Il a plus de trente-cinq pieds de long, et comprend une partie considérable des plaines d\u2019Abraham, jusqu\u2019à l\u2019endroit où Wolfe a été tué.Ce qu\u2019il y a d\u2019achevé est d\u2019une exactitude et d\u2019un fini qui ne laissent rien à désirer; le tout est entièrement taillé dans le bois et modelé sur une certaine échelle, de sorte que chaque partie sera d\u2019une extrême exactitude, indiquant la forme même et la projection du cap, les élévations et les déclivités dans la ville et dans les plaines, particulièrement les éminences qui commandent la garnison.» Dans ce texte, Lambert laisse entendre que le capitaine John By a participé à l\u2019oeuvre de Duberger.Les deux hommes se connaissaient puisqu\u2019ils habitaient porte à porte, rue Sainte-Ursule; ils ont eu maintes fois l\u2019occasion de s\u2019entretenir des différents projets de travaux défensifs qui étaient à l\u2019étude; et sans doute le capitaine By a-t-il communiqué à l\u2019arpenteur les plans ou, plus probablement, les cotes principales et les croquis des tours Martello, dont il a surveillé la construction à partir de l\u2019année 1805.Que le capitaine By, le futur fondateur de Bytown \u2014 aujourd\u2019hui Ottawa \u2014, ait sculpté dans ses moments de loisir quelques maquettes de maisons et de monuments de la ville, ou encore certains ouvrages militaires qu\u2019il connaissait mieux que personne, la chose est tout à fait probable; mais là s\u2019arrête, je crois, sa participation à la maquette Duberger.John By n\u2019était point architecte, ni sculpteur, encore moins arpenteur; il était ingénieur militaire.Au reste, la construction des quatre tours Martello n\u2019a pas dû lui laisser tellement de loisirs entre les années 1805 et 1811.D'ailleurs connaissait-il suffisamment la ville pour aider efficacement à sa représentation en relief?Peut-être.Mais je remarque que sur la plus ancienne photographie de la maquette de Duberger (Fig.1), la Cathédrale anglicane, au lieu d\u2019être rues Sainte-Anne et des Jardins, se balade quelque part à l\u2019ouest du (1) Cet autre monsieur est l\u2019arpenteur Louis Charland; il est mort à Montréal en 1813.222 April 1952, TECHNIQUE qu he eur de te, # iit, & ler on = al i 0s i n SA ie i is E ne i (Cliché Inventaire des oeuvres d'art) Fi 17e Vue d\u2019ensemble de la maquette Duberger, après la restauration de be A Pabbé O\u2019Leary, 1919 a a couvent des Ursulines; et comme c\u2019est le capitaine By qui a monté la maquette Es à son arrivée à Londres.E # Du texte de John Lambert, il est un point qu\u2019il importe de préciser.« Tout i a le modèle, écrit-il, est ébauché et une grande partie en est achevée, particulièrement A les fortifications et les édifices publics.» Le mémorialiste veut parler évidemment des i fortifications qui existaient en l\u2019année 1807; et c\u2019étaient, a quelques détails près, # les fortifications qu\u2019avaient érigées Boisberthelot de Beaucourt de 1693 à 1715, I Levasseur de Néré de 1699 à 1709, et Chaussegros de Léry de 1720 à 1756.Les i fortifications qui figurent sur la maquette de Duberger sont donc différentes de à celles que nous avons sous les yeux (Fig.2).On y chercherait en vain la Citadelle, a dont la première pierre n\u2019a été posée qu\u2019en 1820.Mais on y trouve les ouvrages A défensifs \u2014 les tenailles et les redents à flanquement \u2014 que Samuel Holland et > Gother Mann ont construits au Cap-aux-Diamants et à l\u2019avancé des courtines de a l\u2019ouest, entre les années 1766 et 1795, et qui ont été rasés après la construction de 5 la Citadelle; on y trouve méme les quatre tours Martello, qui étaient encore en af chantier après l\u2019achèvement de la maquette.Poursuivons la chronique de l\u2019oeuvre de Duberger.Celui-ci a dû y mettre la dernière main dans les premiers mois de l\u2019année 1810, car l\u2019église presbytérienne Saint-Andrew, entreprise en avril de cette année-là, n\u2019y apparaît point: devant l\u2019ancienne Prison, le terrain est libre.L\u2019année suivante, 1811, le capitaine By part qq} TECHNIQUE, Avril 1952 293 pour Londres en emportant la maquette.Pour la commodité du transport, on l'avait divisée en trois parties; et on avait soigneusement emballé dans une grande caisse les monuments, maisons et entrepôts de la ville, marqués de leurs numéros d\u2019identification.A Woolwich, John By monta la maquette à l\u2019aide des instructions de Duberger, plaça les édifices à leurs endroits respectifs, et, vraisemblablement, donna quelques explications aux autorités de l\u2019Ecole.Le capitaine By a-t-il emporté la maquette sans l\u2019assentiment de Duberger ?Et rendu à Londres, a-t-il laissé entendre aux autorités de Woolwich et aux fonctionnaires de la Défense qu\u2019il en éait l\u2019auteur?C\u2019est la version que Xavier Marmier publia en 1848, en dramatisant quelque peu les faits et en faisant de Duberger la victime innocente de John By.C\u2019est aussi la version que le professeur Miles adopta en 1874 dans une conférence qu\u2019il prononça devant les membres de la Quebec Historical Society; il ajoutait cependant que Duberger avait travaillé à sa maquette pendant les heures règlementaires de sa charge, que les matériaux dont il s\u2019était servi appartenaient à la Couronne et que, par conséquent, son oeuvre était strictement la propriété du corps des Ingénieurs royaux.Au dire de Miles, Duberger ne pouvait donc prétendre qu\u2019à une gratification, pure gracieuseté du gouvernement de Londres.Malheureusement il n\u2019existe aucun commencement de preuve par écrit des assertions de Miles.En réalité, l\u2019arpenteur ne toucha ni rémunération, ni gratification quelconque, en dépit de ses instances auprès des autorités militaires.Sa maquette resta à Woolwich jusqu\u2019en l\u2019année 1908; et elle portait une inscription ainsi libellée: « The City of Quebec, about the Year 1800.Model by J.-B.Duberger and Capt By.» Et cette inscription mensongère était certainement antérieure à l\u2019année 1830, puisque John By y est qualifié de capitaine.Rhumatisant, démoralisé par l\u2019injustice, épuisé par le travail et les voyages, Jean-Baptiste Duberger demanda en 1818 d\u2019être mis à la retraite; il avait alors cinquante et un ans.Retiré à Montmagny, c\u2019est là qu\u2019il est mort en l\u2019année 1823.Il repose au cimetière paroissial.C\u2019est donc le Québec du début du XIX®° siècle, plus exactement le Québec de l\u2019année 1809 que Jean-Baptiste Duberger a voulu faire revivre dans son admirable maquette.Suivant l\u2019expression populaire, quelle idée avait-il derrière la tête?Avait-il l\u2019intention d\u2019offrir sa maquette aux autorités militaires britanniques, afin qu\u2019elle pût servir d\u2019enseignement aux cadets de Woolwich, et de base aux projets de fortifications dont on parlait déjà depuis longtemps \u2014 en somme, depuis Chaus- segros de Léry, puisque son projet de citadelle remonte à l\u2019année 1722?Voulait-il simplement montrer à ses compatriotes ce qu\u2019était la capitale du pays avant les vastes travaux défensifs auxquels songaient les Ingénieurs royaux depuis quelques années?Ou encore, suivait-il naturellement la pente de son esprit qui le poussait à traduire, en une oeuvre à trois dimensions, les renseignements qu\u2019il obtenait chaque jour dans ses campagnes de recherches topographiques?Bref, en homme qui avait véritablement la vocation d\u2019arpenteur, n\u2019a-t-il pas simplement voulu vérifier, à une 224 April 1952, TECHNIQUE pme 0 (8 échelle parfaitement lisible, les observations qu\u2019il recueillait quotidiennement sur le terrain et, du même coup, occuper intelligemment ses loisirs et en faire profiter ses concitoyens?Tout est possible avec cet homme qui avait la passion du travail, qui adorait sa profession et qui, au surplus, avait le souci constant de l\u2019oeuvre d\u2019art.Les documents que nous connaissons en ce moment semblent démontrer que la maquette de Québec n\u2019a jamais été l\u2019objet d\u2019une commande officielle de la part des autorités britanniques.Duberger l\u2019a entreprise de son plein gré, peut-être avec (Cliché Inventaire des oeuvres d\u2019art) La maquette Duberger vue de l\u2019angle nord: au centre, le Séminaire, Notre-Dame, le Marché et le Collège des Jésuites; au premier plan, la rue des Remparts, la porte Hope et, à droite, la maison qu\u2019a habitée Montcalm l\u2019espoir de la monnayer un jour, sûrement avec l\u2019entrain que certaines gens apportent d\u2019ordinaire à des ouvrages de ce genre.Mais ici, nous avons affaire, non à un amateur \u2014 comme ces inlassables bricoleurs qui reconstituent de guingois le pont de Québec en cure-dents \u2014, mais à un homme de métier, à un esprit quasi universel.Arpenteur consciencieux, dessinateur formé à bonne école et féru de précision, sculpteur adroit et scrupuleux, peintre véridique, Duberger ajoute à ses précieuses qualités le goût et le respect de la belle architecture.Qu\u2019il ait aimé sa ville, la fantaisiste ordonnance de ses monuments publics, l\u2019architecture sévère mais agréable de ses maisons et de ses entrepôts, la disposition très ingénieuse, presque unique au monde, de ses nombreux ouvrages défensifs, sa maquette le prouve d\u2019une façon péremptoire.Tout y est à l\u2019échelle, à un seizième de pouce près; tout y est représenté avec exactitude, avec ce souci du détail qu\u2019on retrouve chez les contemporains de Duberger \u2014 par exemple Samuel Holland, Joseph Bouchette, Louis Charland et, plus tard, Elias-Walker Durnford, le maître d\u2019oeuvre de la Citadelle.A l\u2019égard des édifices qui ont disparu \u2014 tel le groupe de maisons de Près- de-Ville (Fig.2, en bas à gauche), où s\u2019est livré le bref combat du 31 décembre 1775, ou encore l\u2019ancien Palais épiscopal (Fig.4, à gauche) et l\u2019ancien Collège des Jésuites- (Fig.5, au centre vers la droite) \u2014, à l\u2019égard des édifices disparus, dis-je, les élé- TECHNIQUE, Avril 1952 ments de contrôle et de vérification nous manquent parfois ou sont insuffisants.Et pourtant.Pour qui a eu l\u2019occasion d\u2019examiner de près les aquarelles de James Peachy, de George Heriot, de John Grant, de Bainbrigge, surtout de James-Pattison Cockburn \u2014 et leurs aquarelles topographiques se chiffrent par centaines \u2014, pour qui s\u2019est penché sur les relevés et les plans de Samuel Holland, de Gother Mann et de Joseph Bouchette, enfin pour qui s\u2019est donné la peine de rechercher et d\u2019observer attentivement les plus anciens clichés de nos premiers photographes \u2014 Mc Laughlin, Jules Livernois, Charles Smeaton, L.-Prudent Vallée et William Notman \u2014, la conscience professionnelle et l\u2019adresse manuelle de Jean-Baptiste Duberger ne font aucun doute.Aprés avoir relevé avec soin tous les édifices de la ville, les masures aussi bien que les monuments les plus spectaculaires, il les a reconstitués à l\u2019échelle d\u2019un huitième de pouce et il leur a gardé leurs caractères propres et leur individualité, si je puis dire.Dans la figure 4, tout bon Québecois reconnaît soit des monuments qui existent encore \u2014 comme la Cathédrale anglicane (1804), le Séminaire, l\u2019ancienne Prison devenue Morrin College en 1864, le Couvent des Ursulines, l\u2019ancienne partie de l\u2019Hôtel-Dieu et quelques maisons de la rue des Remparts \u2014, soit des monuments qui ont disparu mais qui revivent en quelque sorte dans des dessins, des aquarelles ou des photographies \u2014 comme l\u2019ancien Collège des Jésuites, dont il reste maints témoignages, l\u2019ancien Palais épiscopal qui occupait le parc Montmorency, l\u2019ancien Palais de Justice que François Baillairgé a construit en 1803 et qui a été détruit dans un sinistre en 1873, l\u2019ancienne maison du Chien d\u2019or, dont nous possédons des photographies, certaines habitations de la ville basse et de la rue Saint- Louis que nous connaissons par les aquarelles de Cockburn.Dans la figure 5, qui représente notre actuel Quartier latin, un\u2018 monument nous étonne par son site et ses formes insolites; c\u2019est l\u2019ancien Marché.Cette vaste rotonde avait été bâtie vers l\u2019année 1805 par un célèbre constructeur de ponts de l'époque, Jean-Baptiste Bédard.Pourquoi une rotonde?Bédard a-t-il voulu imiter de près la Bourse du Travail de Paris, que l\u2019architecte Bélanger venait de construire ?Qui le sait\u2026 Peu commode et encombrante, cette rotonde disparaîtra avant l\u2019année 1821 et fera place au Marché bien modeste qu\u2019on voit sur les aquarelles de John Grant.Non seulement Duberger relève les édifices anciens; mais il se met à la page, comme on dit maintenant, et il ajoute à sa maquette les monuments et maisons qui s'élèvent sous ses yeux; par exemple, la Prison de la rue Saint-Stanislas, que François Baillairgé bâtit en 1808 d\u2019après ses propres plans, l\u2019hôtel Union, qui donne sur la place d\u2019Armes, qu\u2019Edward Cannon érige la même année, ou encore certaines maisons de l\u2019avenue du Mont-Carmel et des rues avoisinantes, Au sujet du château Saint-Louis, je m\u2019étonne que Duberger, à l\u2019affûât de tous changements dans la physionomie de la ville, n\u2019ait point indiqué sur sa maquette les additions et les restaurations que James Craig a fait sub,ir, de 1809 à 1811, à la vénérable résidence des gouverneurs.Peut-être l\u2019irascible Craig lui a-t-il interdit, par crainte d\u2019indiscrétion, l\u2019entrée du château?Peut-être les travaux furent- ils exécutés avec trop de lenteur pour que Duberger fût en mesure de les représenter avec exactitude?Quoi qu\u2019il en soit, c\u2019est le château Saint-Louis de Frontenac \u2014 celui de 1693 \u2014 qui apparaît sur la maquette; il était oeuvre de l\u2019architecte François de La Joue.Le détail de la figure 6 donne une excellente idée de ce qu'était le Quartier latin en l\u2019année 1809.Le Séminaire, vu sous un angle nouveau, est représenté tel 226 \u201c April 1952, TECHNIQUE \u20ac Ip TECHNIQUE, Avril 1952 Détail du Quartier latin : en haut, le Séminaire, la Cathédrale et la rotonde du Marché; vers la gauche, la porte Hope; en bas au centre, la maison qu\u2019a habitée Montcalm.(Cliché Inventaire des oeuvres d\u2019art) qu\u2019il était à la fin du Régime français; sa chapelle à transept datait de l\u2019année 1752; le reste était beaucoup plus ancien.Au-dessus du Séminaire, c\u2019est = a l\u2019ancien Palais épiscopal de Mgr de Saint-Vallier (Claude Baillif, architecte, 1693), qui sera transformé en Parlement en 1831; c\u2019est aussi Notre-Dame-des-Victoires, dont le toit et le clocher sont visibles sur la gravure.En haut à droite, on reconnaît aisément Notre- Dame, la rotonde du Marché et les maisons de la rue de la Fabrique, telles qu\u2019on les retrouve sur une photographie de Prudent Vallée.La partie inférieure du cliché prouve qu\u2019il y avait alors bien des terrains vagues dans ce quartier de la ville et que les murailles de la rue des Remparts étaient en ce temps-là mieux entretenues que de nos jours.Vers la gauche, au pied de la rue de la Sainte-Famille, c\u2019est la porte Hope, flanquée de son corps de garde; en bas au centre, c\u2019est la maison qu\u2019a habitée Montcalm dans l\u2019hiver de 1759; la rue Hamel n\u2019est pas encore percée; et la jolie maison dyssymétrique qui s\u2019appuie de nos jours à la maison Montcalm, n\u2019est pas encore construite.On pourrait ainsi étudier cette maquette rue par rue, maison par maison; et l\u2019on constaterait que si la ville a beaucoup changé en un siècle et demi, en revanche elle a conservé quelques-uns de ses monuments, un grand nombre de ses maisons anciennes et ses fortifications.La maquette de Jean-Baptiste Duberger nous permet donc de faire le point dans l\u2019histoire monumentale et urbanistique de la ville.Essentiellement.française en l\u2019année 1809, elle a tendance à devenir de plus en plus américaine, à mesure que les mauvaises habitudes architecturales de nos voisins pénètrent parmi nous.J'imagine que si la maquette de Duberger était à Québec et que si les Québecois avaient souvent l\u2019occasion de l\u2019examiner, ils auraient quelque peu honte d\u2019avoir tant abîmé leur ville.Hélas! La maquette est bien loin d\u2019ici, et les Québecois se soucient fort peu maintenant de belle architecture.Encore s\u2019ils avaient le temps de « se souvenir »!. NEW VALVE AND FLANGE COVERS New valve and flange covers, designed to provide protection against leakage without hindering normal operation, have been introduced by Mine Safety Appliances Co.of Canada Limited, Toronto.They are said to cost only one-third as much as previous covers.Made of Dynel, a staple fabric which is highly resistant to acids as well as caustics, the covers, called ChemKovers, are said to have sufficient strength to contain sprays resulting from gasket or packing failures in pressurized lines.This protective feature is vitally important to the safety of any worker in the immediate area of such lines.Not a treated fabric, Dynel has inherent qualities which give it the resistant properties desired.It will not support combustion and is easily cleaned.MSA ChemKovers require no special tools to install and can be removed easily and quickly when lines require repair.They are designed to fit all styles and sizes of valves and flanges.Complete details have been published in Bulletin No.CF-27, available without charge from Mine Safety Appliances Co.of Canada Limited, 500 MacPherson Avenue, Toronto 4, Ontario.INDES TISSUS D\u2019AMEUBLEMENT EN NYLON En leur primeur au Canada, on a fabriqué des tissus d\u2019ameublement en nylon.C\u2019est à l\u2019exposition canadienne du meuble, à Toronto, le mois dernier, qu\u2019ils firent leur apparition.Le mobilier exposé dans une pièce entièrement consacrée au nylon comprenait un canapé recouvert d\u2019un matelassé de nylon et une chaise garnie d\u2019une épaisse frise en nylon, des draperies en nylon lourdement tissées et même une carpette en nylon molletonneux.Les tissus d\u2019ameublement en nylon n\u2019ont pas besoin d\u2019être envoyés à l\u2019extérieur pour être nettoyés: il suffit de les laver avec du savon et de Peau ou les nettoyer avec un produit d\u2019entretien liquide.« OVALE » 228 Il n\u2019y a pas de problème qui n\u2019ait sa solution e Un personnel expert à votre disposition gratuitement Oo Ingénieurs - Entrepreneurs oO Charpentes Métalliques LORD & CIE LTEE 4700 rue Iberville MONTREAL April 1952, TECHNIQUE Ti JA SE \u2014\u2014e.\u2014\u2014 It Incentive to Invention by J.R.McGRATH VICE PRINCIPAL MONTREAL ARTS & CRAFTS SCHOOL WEST SECTION J remember, many years ago as a youngster, watching the plays from backstage of the outstanding theatre in a large metropolitan centre.Besides the daily cautions not to get in the way of the scene changers, or become tangled in the ropes, I was greatly impressed with a play called Thelma.That was the time when the theatre was enjoying its happiest days.The play was the thing.The stage manager always went to a great deal of trouble building ingenious scene settings, and those constructed for Thelma brought spontaneous and prolonged applause.From my hidden point of vantage in the wings, that is, hidden from the audience, and from which position I was forbidden to move during scenes, I had a full view of the stage from floor level, where 1 watched the players and also saw what was going on behind the stage props.Just before each opening performance of a play, a first nighter, I too felt the general tenseness which grips stage people upon such occasions; the players would stand in their allotted places, motionless like statues, awaiting the ring up of the first curtain, when they would become animated, like departmental store dummies suddenly coming to life, talking, walking and gesticulating.In Thelma, one of the vehicles put on by a high class stock company, a hunchback is enamoured of the heroine; there is also a very likeable suitor (likeable because I knew him offstage as likeable), who, in the play, seemed superfluous until the hunchback, in the third act jumped, during those particular performances, onto a collection of mattresses behind the scenery, which were supported on a box-like frame; there was a terrific din when he landed.I feared that this noise must have reached the audience.Not having had the opportunity of inspecting the scenery from the theatre proper, for now I could see it edge on only, I had no idea of the effect sought by the designer.After the last curtain I went out onto the stage and discovered that the hunchback had jumped off a high cliff into a boiling waterfall.My uncle, anticipating my curiosity, explained that the vapor rising from the waterfall was supplied by an intricate maze of pipes coming from the steam boilers in the basement.At the following matinée, from one of the high boxes, I discovered that the noise of the jump, which had been deafening backstage, was not heard at all out front.That was the impressionable age, and many of the incidents which happened then, even the most trivial, are as clear in my mind to-day as when they occured.I asked my uncle why one man stayed around to take down a picture off a wall, and another man to replace a small chair with a smaller table.He explained that each man had his own particular job to do, and that no person must do the other\u2019s job because they were members of different unions.At that time, to me, TECHNIQUE, Avril 1952 ST 230 unions meant simply that one man wasn\u2019t allowed to touch the other fellow\u2019s things, like children at play; it was stupid, I thought; to-day I know better.In those days the silent movies were beginning to make headway, even though the stage people looked down upon them with disdain and were open in their condemnation.The silent film was a mild challenge, but nevertheless a challenge.The stage people ridiculed the usurper by calling themselves members of the legitimate stage, a catch phrase which later boomeranged to become a jest at their own expense.I don\u2019t want the foregoing to leave the impression that the stage players were high hat; the opposite, in my experience, .is true, and looking back, I marvel at their generosity and thoughtfulness.The development of the silent film for entertainment purposes was enhanced by the high cost of promoting plays; the greater the expense of producing plays, the more attractive became the reward for inventions which would either partly or entirely replace them.The organization behind a play was to me a world in itself; it housed the full orchestra (an eleborate assemblage of hand-picked musicians); the host of expert prompters, electricians, carpenters and stage hands; and the full cast of players.The unions, as far as the theatres were concerned, were becoming highly organized at that time; we saw the innovation of the electricians\u2019 unions, property men\u2019s unions, musicians\u2019 unions and so on.Over the years the incentive to invention, that is, to the large organizations which financed the development of inventions, became so great that the talking, or sound picture, was ushered in.Sound movies were a terrific challenge to the silent film, and many an actor and actress of the latter medium fell by the wayside owing to a lack of experience in, or talent for vocal expression.The sound film was a radical innovation which dealt the death blow, not only to the silent film, but also to the professional stage as it used to be.Road plays, in order to hold down the price of admittance, now were being presented minus the familiar orchestra in the pit, and tickets sold at three dollars.Years later the incomparable Mrs.Fiske, presenting Ghosts in Montreal, could not entirely overcome the let-down feeling I experienced owing to the absence of an orchestra.Stock companies replaced the symphony orchestra with a jazz band and later with electric recorders.So the silent picture was replaced by the sound, and the professional stage was largely supplanted by the little theatre.Unless there is reward, usually referred to as necessity, there is little incentive held out to the inventor.In the case of the invention of the Davy Lamp, which was a boon to miners as a safeguard against explosions of gas damp, the reward was the knowledge of benefit to humanity.Unfortunately some of the operators of that time exploited Davy\u2019s invention and sent the men into deeper and more dangerous shafts, and the accident toll, owing to the collapsing of pit props, became greater than that previously resulting from gas damp explosions.But that was a matter of control and in no way reflects on the scientist Davy.To-day, in all fields, safety committees maintain a watchful eye, and public opinion, backed by strong government action, has a deterrent effect against exploitation by uscrupulous promoters.Films may also be used for good or bad propagande, or good or bad entertainment, and in turn require to be controlled, hence the Hays office in Hollywood and our own local censors.At the present time the general public in Canada is looking toward television.Montreal will have a broadcasting station this summer.April 1952, TECHNIQUE th if TECHNIQUE, Avril 1952 The incentive for the invention and development of television is that it has three distinct advantages over the film.First, it can advertise goods without offending the public; second, it will broadcast on-the-spot happenings and third, you don\u2019t have to move out of your home to enjoy it.The disadvantage is the initial cost of a receiving set as compared to the price of a mantle model radio set.What will happen is what took place in the Laurentian Mountains that summer the world heavyweight fight was broadcast; you visited the friend who had a radio set, either battery or plug-in, that worked.In our particular section the battery sets were the most popular because they were free of the power line hum which harassed the plug-in sets.The same community spirit will prevail in Montreal in the case of television, for a time at least.Of course we won\u2019t be able to watch the television pictures continually as visual broadcasts will most likely be sent out only at specified times.There is also the need to conserves eyesight.I have been told that it is easier on the eyes to view television in daylight, or with the lights in the room switched on during the evenings, as complete darkness outside the picture frame is detrimental to the eyesight.Receiving sets with a part reserved for the television unit will be used to tune in radio only until such time as the owner is in a position to purchase the remaining part and see the broadcasts.And television receiving sets will be a must just as radio receiving sets are to-day.This article so far has stressed the objectives which made man persevere in the invention of the silent film, the sound film, and television.It is a very restricted view and must not give one the idea that inventors are nothing but money grabbers; we must not forget Dr.Rutherford, and a host of others, who gave freely of their talents for the general good of mankind.It will take a little time for television to get into its stride, as it did in the case of the silent film and later the sound.Many of us remember the slapstick comedies of the early silent days, and the stilted, melodramatic-like presentations of the sound.Fortunately for us most of this early experimenting in television has already been heaped on the heads of the American public.That is one consolation for a late start.It is interesting to dwell on what the immediate future will bring so far as entertainment is concerned.We must keep in mind that television receiving sets allow the owner to enjoy entertainment without the necessity of leaving his home.The movie houses will be greatly reduced in number; the theatre will continue to expand.The movie houses will reduce in number for the simple reasons that the same entertainment, with the added advantage of on-the-spot news happenings, will be obtained at home; and the movie house product will have to compare favorably with the television plays, many of which will be of a high calibre and constitute a yardstick for the public.In Shakespeare\u2019s time the theatre was designed to appeal to royalty, hence the regal settings of his plays; to-day any theme can be used which appeals to the public at large.The professional theatre will continue to attract new people to see players whom they will become acquainted with through television; the opera will become popular to a larger group owing to easy acquaintance through seeing as well as hearing; and the little theatre will benefit through the larger group of young people who will be introduced to plays via television.However, there is no real substitute for the live stage any more than there is for the symphony orchestra.On February 12th, last, I heard a broadcast by the celebrated French Canadian violinist Mr.Noël Brunet.Il was a pleasure to listen to but no comparison to the thrill experienced when seeing and hearing him in person.If we look at a few popular everyday utensils, we will see what incentives were held out to the inventor.Take Gillette\u2019s razor.It ushered in safety in an era of open razors.What would happen to-day if every man and boy were compelled to use straight razor?In World War I every Canadian soldier was presented with an open razor by the government, and every mother and sweetheart sent him a safety.Before the appearance of the safety razor a young boy, feeling the fluff on his chin, eyed his father covertly whenever the latter wielded the long blade.To-day boys begin to shave at an earlier age.Years ago shaving oneself was an art which was acquired only at the price of incessant practice and innumerable nicks, but once acquired was never lost, like riding bicycle.A manufacturer must, at all times, be alert, keep improving his products, or else run the risk of being eclipsed by a competitor.A patented improvement may not always increase the income of a firm, however, it may keep it from losing money or else closing down altogether.Sometimes a manufacturer starts looking around loo late, after the other fellow already has placed a superior device on the market.Again there is the case of a patent running out.Many a firm has either gone under, or else dropped to a very inferior position, owing to a patent running out and becoming public property.Labor saving devices are money saving devices.Take the soft drink dispenser where you drop in a coin and get your bottle; this saves the necessity of a constant attendant; the same holds for the postage stamp machine in drug and stationery stores, newspaper distribution boxes, coffee dispensers, and a host of other devices too numerous to mention.A few time savers are the electric clipper, mechanical pencil sharpner, and meat cutting machines.Some day an inventor will come forward with a self-hair-cutting machine.Can it be done with mirrors?There is always room for something new.Years ago the head of the United States Patent Office resigned because he was convinced that anything worth inventing had already been invented.Since that time Edison brought out the electric lamp and the dynamo; then came the movies, radio, radar, television and the practical application of atomic energy.~~ TRANSMISSIONS MÉCANIQUES & APPAREILS DE : MANUTENTION A depuis 1873Ÿ ag Bureau.nr Are EDIFICE\u2019 CANADA CEMENT LOI REAL.eens 4296 April 1952, TECHNIQUE tn iim v y v8 Copyright: Photographic Surveys SHAWINIGAN COEUR INDUSTRIEL DE LA MAURICIE A Mauricie compte parmi les régions du Québec les mieux connues grâce à ses belles études historiques et géographiques.Ainsi nous savons que depuis un siècle, elle exploite ses énormes ressources forestières sur une grande échelle mais que son véritable essor industriel remonte à 50 ans seulement.L\u2019avènement de l\u2019électricité, par la création de centrales hydro-électriques sur le Saint- Maurice, marque l\u2019origine de ce développement remarquable.L\u2019exemple par excellence pour illustrer cette transformation nous est fourni par Shawinigan qui célébrait son cinquantenaire l\u2019an dernier.Nous étudierons TECHNIQUE, Avril 1952 par LUDGER BEAUREGARD M.A., D.S.E., L.Péd., L.S.P.PROFESSEUR A L'\u2019'ECOLE D'ARTS ET METIERS DE MONTREAL, SECTION NORD donc cette ville en fonction de son rôle dans l\u2019industrialisation de la Mauricie et du Québec tout entier.La situation de Shawinigan Au début de la Nouvelle-France, la rivière Saint-Maurice, comme le Saguenay et l\u2019Ou- taouais, constituait une route naturelle vers le nord.Les Indiens la fréquentent les premiers dans les deux sens: le haut Saint- Maurice formait leur domaine de chasse et Trois-Rivières, leur foire de fourrures.La navigation sur la rivière rencontrait des obstacles sérieux qu\u2019on ne réussissait à franchir 233 que par des portages.À 20 milles au nord des Trois-Rivières, les Sauvages, pour éviter une chute de 145 pieds, escaladaient une crête rocheuse en bordure de la cataracte.Les Algonquins nommèrent ce portage « Shawinigane » qui signifie crête de portage.Ainsi les chutes échelonnées sur le Saint-Maurice présentent d\u2019abord des entraves aux voyageurs; elles deviendront plus tard des relais pour les missionnaires et les coureurs de bois mais non des centres d\u2019établissement avant le XXe siècle.On pourrait croire que le confluent des rivières Shawinigan et Saint-Maurice aurait attiré des colons assez tôt.Il n\u2019en est rien: la Shawinigan se présente elle-même comme une rivière sauvage qui saute trois cascades et perd 200 pieds en moins de deux milles.D'ailleurs Trois-Rivières l\u2019emporte dès le début grâce à une situation plus avantageuse: c\u2019est la porte de la Mauricie.Toutefois Shawinigan occupe une position intermédiaire entre deux régions naturelles différentes: les Laurentides d\u2019une part, la plaine des Trois-Rivières d\u2019autre part.Plus exactement, la ville repose sur les contreforts des Laurentides.Mais pour que cette situation prenne de la valeur, il faut attendre le XX° siècle, témoin de la fondation des trois villes industrielles au nord des Trois-Rivières.De nos jours, la situation de Shawinigan offre plus d\u2019avantages qu\u2019autrefois, Reliée par chemins de fer et par routes aux principaux centres urbains de la province, la ville communique facilement avec Montréal et Québec (100 milles), avec Grand\u2019Mère et La Tuque au nord et surtout avec les Trois-Rivières, sa fenêtre sur le fleuve.Enfin, le « climat » industriel établi en Mauricie favorise maintenant l'épanouissement des villes: Shawinigan en a profité plus que d\u2019autres comme nous allons le voir.En somme, la situation géographique de Shawinigan n\u2019a pu commander sa fondation : ses qualités restent médiocres comme facteur d'agglomération.Mais heureusement le site présentait des avantages exceptionnels.Le site de Shawinigan Le cadre local de Shawinigan montre deux traits topographiques: des chutes et des terrasses.Le Saint-Maurice, qui coule dans un 234 lit post-glaciaire entre les Piles et Shawinigan, heurte des seuils de roche dure, appelés verrous glaciaires.À Shawinigan même, la rivière rencontre un cran de granulite que le glacier quaternaire en retrait n\u2019a pas réussi à briser, bien qu\u2019il ait creusé des ombilics de part et d\u2019autre: ce sont les deux baies de Shawinigan séparées par le verrou.Pour franchir l\u2019écran, le Saint-Maurice se faufile dans une gorge rocheuse de 150 pieds de largeur et y déboule 145 pieds.Cette chute puissante deviendra la raison d\u2019être de Shawinigan quand les hommes harnacheront cette force hydraulique pour la placer au service de l\u2019industrie.Le site de Shawinigan porte une autre marque: plusieurs gradins de terrasses.J.-J.Bois- vert en distingue sept niveaux dans les limites de la ville (1).Ces terrasses, façonnées par la mer Champlain et par le Saint-Maurice, s\u2019étagent de 250 pieds d\u2019altitude à 380, soit sur une hauteur de 130 pieds.Ce relief en escalier donne à Shawinigan vu du sommet d\u2019Almaville l\u2019aspect d\u2019un vaste amphithéâtre.Bref le verrou glaciaire se révèle le seul facteur dans la fixation d\u2019un habitat à Shawinigan.Nous verrons maintenant, en suivant l\u2019évolution de la ville, comment les hommes ont tiré parti de cette oeuvre naturelle.L\u2019évolution urbaine de Shawinigan Le Saint-Maurice est d\u2019abord la rivière des Algonquins comme le Richelieu, celle des Iroquois.Mais 17 ans après la fondation des Trois-Rivières, soit en 1651, le père Buteux s\u2019aventure en pays indien et remonte le Saint- Maurice.Par la suite, les coureurs de bois et les traitants tels DesGroseillers, Varennes et LaVérendrye y entretiennent le trafic des fourrures.Mais, jusqu\u2019au début du XXe siècle, la région demeure presque inconnue.Les précurseurs En 1828, le gouvernement du Bas-Canada charge l\u2019arpenteur Joseph Bouchette d\u2019une expédition scientifique dans la vallée du Saint- Maurice.Bouchette fournit alors dans son rapport une bonne description des chutes de Shawinigan.L\u2019année suivante, la mission In- gall explore la même région.À partir de ce (1) Boisvert, J.-J., Shawinigan, étude de géographie urbaine, pp.6-10.April 1952, TECHNIQUE loir Mere cent se fal le x Tene peur des Hn date dr : toire ; toux = re ds «Ire 2 des deux Mint bois gs jock, sai l'une m J de moment, l\u2019exploitation forestière débute sur une petite échelle: des entrepreneurs y obtiennent des concessions de bois et ouvrent des chantiers.Une date importante marque l\u2019ouverture de l\u2019ère industrielle de la Mauricie.C\u2019est en 1852 que le gouvernement construit des glissoires aux chutes du Saint-Maurice pour faciliter le flottage des billes jusqu\u2019aux Trois-Rivières.Shawinigan ainsi aménagé voit alors dans ses parages quelques chantiers, des camps de bûcherons et surveille le va-et-vient des « dra- Veurs ».En outre la même année, on ouvre un chemin de Saint-Etienne des Grès à la baie de Shawinigan.Cette route permet aux curieux de venir admirer la beauté sauvage des chutes: poètes, peintres, journalistes et voyageurs s\u2019y rendent volontiers et l\u2019on connaît vraiment, à cette époque, une vague de tourisme à Shawinigan.Et les billes, et les draveurs et les bûcherons passent toujours par là sans que personne ne s\u2019y fixe, sauf le gardien de la glissoire.En 1870, le Saint-Maurice transporte 600,000 billes et en 1890, 3,500,000.Mais les colons gravissent hardiment les premières pentes des Laurentides: Saint-Boniface est fondé en 1850, Sainte-Flore, en 1856 et, en 1890, Grand\u201d- Mère possède déjà son usine à pulpe et une centrale hydro-électrique de 5,000 HP.Le site de Shawinigan ne pouvait attirer de cultivateurs: le sable et les terrasses au contraire les y éloignaient.Aussi fallut-il attendre la venue de capitalistes intéressés aux chutes pour voir apparaître Shawinigan sur la carte.Le fondateur En 1897, un Américain achète les chutes de Shawinigan pour $50,000.La même année, il intéresse, à son projet hydro-électrique, John Edward Aldred, promoteur de la compagnie Shawinigan Water and Power et fondateur de la ville de Shawinigan (2).M.Al- dred, factotum de la compagnie créée en 1898, entreprend alors la tâche de trouver des capitaux et des ingénieurs.Dès 1899, un groupe d'ingénieurs travaillent à Shawinigan et tracent les plans de la centrale et de la ville.(2) Filteau, Gérard, Epopée de Shawinigan, p.90.TECHNIQUE, Avril 1952 L\u2019année suivante, 1,500 ouvriers sont à l\u2019oeuvre dans les chantiers et, en 1901, la première centrale livrera de l\u2019énergie dans la ville naissante.Entre temps, J.E.Aldred recherche des clients, gros consommateurs d\u2019électricité.Il persuade la Pittsburg Reduction d\u2019établir à Shawinigan une aluminerie tandis que la Shawinigan Water and Power s\u2019engage a lui fournir 5,000 HP.En 1900, Aldred signe un contrat avec une société belge désireuse de fonder une papeterie au Canada et la Shawinigan lui garantit une puissance hydraulique de 8.000 HP.Enfin en 1902, par l\u2019entremise du même homme, la Shawinigan Carbide est fondée et elle utilisera des fours électriques pour produire du carbure de calcium.Il n\u2019en faut pas davantage pour reconnaître en J.E.Aldred le père de Shawinigan.Sa perspicacité, son esprit d\u2019initiative et sa persévérance sont à l\u2019origine de cette oeuvre grandiose d\u2019une cité industrielle bâtie autour de centrales hydro-électriques.Les industries pionnières La Shawinigan Water and Power projetait d\u2019aménager aux chutes une usine \u2018génératrice de 60,000 HP.Or cette puissance dépassait largement les besoins de la ville de Shawinigan.Si la centrale, comme un aimant, attire sur place plusieurs industries, on doit néanmoins transporter au loin l\u2019énergie qu\u2019elles ne consomment pas.Montréal, client sollicité dès le début, en achète en 1903 et la rive sud du fleuve en 1904, grâce à un câble sous-marin aboutissant à Sorel.La Shawinigan installe de nouvelles turbines en 1904 et en 1905 et la puissance de la centrale monte à 35,000 HP.De 1907 à 1909, la compagnie pratique des barrages sur quelques affluents du Saint-Mau- rice et augmente le nombre de ses générateurs à Shawinigan: la puissance atteint alors 58,000 HP.Ainsi, en dix ans, le rêve des premiers actionnaires de la Shawinigan Water and Power s\u2019était réalisé.Mais la compagnie ébauchait déjà les plans d\u2019une seconde centrale commencée en 1910.A un an d\u2019intervalle, trois entreprises s\u2019établissent près de la centrale.En 1901, la Northern Aluminum Co.emploie 600 ouvriers et coule des lingots d\u2019aluminium.Cinq ans plus tard, l\u2019aluminerie est agrandie et prend son 235 asser + 40,000 T POPULATION de 32,000 |= SHAWINIGAN 24,000 16,000 8,000 0 1901\".1911 1921 1931 1941 1951 Fig.1.\u2014 Progression de la population de Shawinigan aspect actuel; elle requiert alors 30,000 HP pour fonctionner.En 1902, la Belgo Canadian Pulp and Paper Co.produit chaque jour environ 85 tonnes de pâte de bois.L\u2019année suivante, la pulpe est transformée en papier et la production journalière passe en 1907 à 150 tonnes de pâte de bois plus 86 tonnes de papier-journal.Enfin en 1903, l\u2019usine de la Shawinigan Carbide Co.fabrique du carbure de calcium, source de gaz acétylène alors utilisé dans les lampes d\u2019éclairage.Voilà les quatre entreprises pionnières de Shawinigan: la centrale de la Shawinigan, reine de la nouvelle ruche industrielle, et ses trois satellites avides d\u2019électricité.Cette étape héroïque de la fondation se termine avec la venue de la Wabasso Cotton Co., qui ouvre une filature en 1908, assurant ainsi un débouché à la main-d\u2019oeuvre féminine.Bref en 1910, la ville comprend 8 industries dont les 5 précitées embauchent près de 1,500 ouvriers.Et le progrès continue! Un demi-siècle de progrès Les 50 ans d\u2019histoire de Shawinigan tiennent de l\u2019épopée.Malgré quelques fléchissements économiques, cause d\u2019une légère émigration, la courbe du progrès monte en flèche.Nous essaierons de la suivre dans ses manifestations les plus frappantes.L\u2019industrialisation de Shawinigan a suscité de grands développements dans la ville.D\u2019abord, dès 1899, un tronçon de chemin de fer relie Shawinigan à la voie ferrée du Grand- Nord; deux routes sont également ouvertes, 236 l\u2019une vers Saint-Boniface et l\u2019autre vers Grand\u2019Mère.En 1906, une ligne directe de chemin de fer joint Shawinigan à sa porte sur le fleuve, Trois-Rivières.Quatre ans plus tard, cette voie ferrée est prolongée jusqu\u2019à Grand\u2019Mère.Voilà Shawinigan déjà pourvu de voies de communication dans toutes les directions.Mais une première crise économique frappe la jeune ville et 1,300 personnes désertent Shawinigan de 1907 à 1910.Après cette épreuve, la marche vers le progrès reprend à vive allure.La Shawinigan Water and Power se place à l\u2019avant-garde et construit sa deuxième centrale; en 1914, Shawinigan devient une capitale de l\u2019hydro-électricité avec un potentiel de 151,000 HP.En même temps, la Shawinigan Engineering entreprend de régulariser le régime du Saint-Maurice et, en 1917, on termine le fameux barrage Gouin.Aussi en 1916, par suite du meilleur rendement des centrales, l'électricité est livrée dans la région de Québec et, deux ans après, jusqu\u2019à Thet- ford-Mines.C\u2019est ainsi que Shawinigan a joué un rôle important dans l\u2019électrification et l\u2019industrialisation de notre province.La ville elle-même profite d\u2019une vague d\u2019industrialisation à l\u2019époque de la première guerre mondiale.La Shawinigan Carbide, devenue la Canada Carbide Co.depuis 1911, construit plusieurs fours électriques qui portent la production quotidienne de cette industrie électro-chimique à 200 tonnes de.carbure de calcium en 1917.Une demande accrue d\u2019acide acétique et d\u2019acétone incite la Sha- April 1952, TECHNIQUE = winigan Water and Power à construire 25 bâtisses près de la Canada Carbide en vue d\u2019assurer ces deux produits au marché britannique.D\u2019autres entreprises sont nées avec la guerre.La Shawinigan Electro Metals livre des feuilles de magnésium dès 1915; la Canadian Electrode fabrique les électrodes indispensables aux industries locales.En 1917, la compagnie Prest-O-Lite comprime l\u2019acétylène dans des cylindres d\u2019acier et en assure la distribution.La même année, la Shawinigan Foundries Ltd.se lance dans la production de pièces de fonte et d\u2019acier.Enfin en 1913, la Canadian Carborundum Ltd.fabrique des abrasifs et du carbure de silicium.Ainsi la guerre a été propice au développement industriel de Shawinigan qui a gagné 5,000 âmes au cours du premier conflit mondial.Mais la guerre a son lendemain: une autre dépression sévit à Shawinigan de 1919 à 1923 et plus de 1,500 personnes émigrent.Néanmoins les industries locales embauchent 2,500 ouvriers et, après 20 ans d\u2019existence, Shawinigan s\u2019apprête à remonter la côte avec ses 13,000 habitants répartis maintenant sur les terrasses de la ville, à Almaville et à la Baie de Shawinigan.C\u2019est encore la Shawinigan Water and Power qui bat la marche.En 1922, la compagnie installe de nouvelles dynamos dans ses centrales et augmente leur puissance de 41,000 HP; en 1928 et en 1929, elle ajoute 86,000 HP portant ainsi leur potentiel à 278,000 HP.C\u2019était un pas de géant! Pour sa part, la Belgo s\u2019enrichit de deux nouvelles machines en 1923-24, de deux autres en 1926, et porte sa livraison journalière à 600 tonnes.En 1929, cette papeterie passera aux mains de la Consolidated Paper Corporation.L\u2019aluminerie, depuis 1921 propriété de l\u2019Aluminum Company of Canada, produit annuellement 10,000 tonnes d\u2019aluminium avant le « krach ».Enfin toutes les industries électro-chimiques sont englobées par la Shawinigan Chemicals Limited en 1927.Au moment de la débâcle Copyright: Photographic Surveys Fig.2.\u2014 Les centrales de la Shawinigan Water and Power établies sur le verrou glaciaire TECHNIQUE, Avril 1952 237 financière de 1929, Shawinigan compte 24 industries avec 3,600 ouvriers et une population de 15,000 âmes.La crise de 1930-40 ralentit sensiblement la course industrielle de Shawinigan.La Canadian Industries Ltd.bâtit en 1932 une manufacture de papier cellophane: c\u2019est la seule acquisition importante de la ville pendant cette période de stagnation économique.La CIL progresse et en 1934 elle entreprend de produire du peroxyde, en 1936 du trichlor- étyléne et du perchlorétyléne, et en 1939 de la soude et du chlore liquides.Toutefois, pendant cette décennie, un millier de personnes quittent Shawinigan.C\u2019est encore la guerre qui sauvera la situation! En effet, dès 1941, la Canadian Resins and Chemicals Co.fonde une usine de matiéres plastiques.De 1942 a 1945, une fabrique d\u2019explosifs fonctionne sur la rive gauche du Saint- Maurice, près des rapides des Hétres.En 1941, l\u2019Alcan commence la construction d\u2019une seconde aluminerie dans le haut de la ville; trois ans plus tard, la compagnie embauchait 2,500 bras.La poussée industrielle porte le contingent ouvrier de Shawinigan à 6,720 en 1943.La ville gagne 5,000 têtes pendant la guerre et porte sa population à 25,000 en 1945.Enfin la Shawinigan décide en 1947 l\u2019érection d\u2019une troisième centrale de 195,000 HP; en 1949, ses centrales développent 490,000 HP.Shawinigan s\u2019affirme bien alors la ville de l\u2019énergie.Ainsi donc, malgré trois fléchissements, Shawinigan a poursuivi son ascension vers le progrès.Le graphique de la population (Fig.1) reflète bien cette montée: créature du XX° siècle, la ville de Shawinigan a grandi avec lui.La ville actuelle de Shawinigan Le grand Shawinigan compte aujourd\u2019hui près de 40,000 âmes.La cité en englobe 28,000 tandis que la banlieue groupe les autres 11,000.Cette population, comme on le devine, vit de l\u2019industrie et du commerce et nous allons maintenant examiner la ville actuelle de Shawinigan, organe de l\u2019industrie et du commerce.La fonction industrielle Deux caractères marquent la structure industrielle de Shawinigan: la présence de 238 grosses industries à côté de petites entreprises.L\u2019industrie moyenne fait défaut et les mastodontes écrasent la petite industrie pourtant bien vivante.Quelques chiffres vont préciser cet état de choses.Dix industries embauchent à elles seules 5,900 hommes quant toutes les autres n\u2019en occupent que 500.Voilà réparti l\u2019effectif ouvrier de Shawinigan.Mais voyons de plus près.Le pilier de cette armature industrielle, c\u2019est la Shawinigan Water and Power.Nous avons déjà montré le rôle que cette entreprise a joué dans le développement de la ville: elle fut un véritable pôle pour les industries électrochimiques et électro-métallurgiques comme pour l\u2019industrie papetière.Mais les deux centrales (Fig.2) actuellement en service fournissent 416,500 HP, soit une puissance supérieure à celle qu\u2019exige le marché local.En outre, il faut ajouter l\u2019énergie produite par les cinq autres aménagements de la compagnie sur le Saint-Maurice: la charge du réseau dépasse alors 1,500,000 HP.Cette énorme puissance est placée au service de la Mauricie qui en utilise 75% (3) ; le reste est distribué à travers la province.Ainsi Shawinigan, centre du réseau électrique, est bien le coeur industriel de la Mauricie.Mais la province profite également de cette richesse d\u2019énergie.Plus de 10,600 milles de lignes transportent l\u2019électricité dans un territoire de 25,000 milles carrés couvrant le Québec habité, sauf la Gaspésie, le Saguenay, une partie des Cantons de l\u2019Est et la vallée de l\u2019Outaouais.Dans ce périmètre, 3,245 industries sont alimentées d\u2019électricité par la compagnie qui sert 176,112 clients (1950).Ces chiffres sont assez éloquents et nous permettent d'évaluer l\u2019influence des centrales Shawinigan dans la révolution industrielle du Québec.Par exemple, à Sorel, la Quebec Iron and Titanium et la Sorel Industries reçoivent de l\u2019énergie de la Shawinigan grâce à une traversée aérienne au-dessus du fleuve portant des lignes à haute tension (deux de 110,000 volts et une de 220,000).Ces deux industries et particulièrement la raffinerie de fer titané sont mues par l\u2019électricité engen- (3) Blanchard, Raoul, La Mauricie, p.96.April 1952, TECHNIQUE Ri, L Tyg $-Gérard, 7 La Glenada\u2019 k S.-Boniface \"MONTRÉAL VIA JOLIETTE SHAWINIGAN- BAIE SHAWINIGAN (3 GRAND'MÈRE Ste-Flore 4 - p S-Narcisse ° SHAWINIGAN-SUD Almaville id S.-Masrice QUEBEC TROIS-RIVIERES MONTREAL VIA DERTHIER Fig.3.\u2014 La région économique de Shawinigan taillée en pleine Mauricie drée dans la Mauricie (4).Voilà entre autres, une cellule industrielle en progrès grâce à l'énergie vendue par la Shawinigan.À Shawinigan même, l\u2019industrie s\u2019approvisionne d\u2019électricité aux centrales voisines.La Shawinigan Chemicals, propriété de la Shawinigan Water and Power, requiert pour sa part 134,000 HP (5).Cette entreprise produit d\u2019abord quelque 200,000 tonnes de carbure de calcium par année: c\u2019est le double de sa production d\u2019avant-guerre.Les 4/5 de ce carbure servent à la préparation de l\u2019acétylène, matière première d\u2019un grand nombre de produits chimiques.Le carbure s\u2019obtient à partir de pierre à chaux importée de Bed- ford (Missisquoi) et de charbon américain.La division du carbure de la Shawinigan Chemicals vend de l\u2019acétylène à la Prest-O- Lite, à la CIL, aux papeteries et en fournit à la division des produits chimiques de la compagnie.La Shawinigan Chemicals fabrique toute une gamme de produits chimiques industriels.Dans des conduites qui l\u2019introduisent dans une soixantaine de bâtisses, l\u2019acétylène est trans- (4) Cf.Technique, fév.1952, Sorel, pôle industriel du Québec.(5) Selon Philip E.Uren, The Historical Geography of the St.Maurice Valley with special reference to Urban Occupance.TECHNIQUE, Avril 1952 formé en acide acétique, en acétaldéhyde, en acétate d\u2019éthyle, en acétone, etc.Ces produits sont vendus sur les marchés canadien (70%) et américain (25%).Enfin la méme compagnie posséde une fonderie spécialisée dans la production d\u2019acier inoxydable et d\u2019alliages particuliers.Ses fourneaux électriques fournissent plus de 3,000 tonnes d\u2019acier par année vendues au Canada et à l'étranger, à des usines chimiques et à des papeteries.La Shawinigan Chemicals emploie 1,700 travailleurs et sert de pilote au groupe des industries chimiques de la ville.La Canadian Industries Ltd.occupe 800 ouvriers dans ses usines chimiques de Shawinigan.Cette entreprise fabrique d\u2019abord, avec de la cellulose, une quinzaine de millions de livres de papier cellophane écoulé en entier sur le marché canadien.Ensuite la CIL produit du peroxyde d\u2019hydrogène, du chlore, de la soude caustique et du trichlorétylène.Enfin la compagnie vend des éponges cellulosiques, des feuilles plastiques de polythéne et I\u2019 « Aridex », une substance chimique propre a imperméabiliser les tissus.Une troisiéme industrie vient compléter le groupe chimique: c\u2019est la Canadian Resins and Chemicals Lid.Cette entreprise reçoit sa matière première de la Shawinigan Chemicals 239 ps Ry et de la CIL et produit le plastique « Vinylite» aux cent usages.Avec 325 employés, cette compagnie porte l\u2019effectif des industries chimiques de Shawinigan à plus de 2,800 têtes.C\u2019est donc le groupe industriel le plus important de la ville et qui place Shawinigan au premier rang dans ce domaine pour le Québec.L\u2019Aluminum Company of Canada avec ses mille ouvriers constitue la pierre d\u2019angle du groupe des industries électro-métallurgiques de Shawinigan.L\u2019Alcan reçoit sa matière première d\u2019Arvida par chemin de fer et son usine N° 1, sise près des centrales dont elle tire 120,000 HP, produit des fils, des câbles, des clous et des rivets d\u2019aluminium; l\u2019usine N° 2, située dans la haute ville, coule des lingots d\u2019aluminium dont 85% sont exportés en Angleterre et aux Etats-Unis.L\u2019alumi- nerie de \u2018Shawinigan ne le cede en importance qu\u2019à celle d\u2019Arvida; sa production annuelle, d\u2019ailleurs très variable, s\u2019est établie à 100,000 tonnes en 1950.Ajoutons la Canadian Carborundum Ltd.dont l\u2019usine, avec 300 employés, fabrique des abrasifs dans des fournaises électriques.Ainsi les deux industries occupent plus de 1,300 ouvriers et placent l\u2019électro-métallurgie immédiatement après l\u2019électro-chimie.La papeterie de Shawinigan, propriété de la Consolidated Paper Corporation Ltd., se classe parmi les plus importantes de la Mau- ricie.L\u2019usine actuelle peut produire 735 tonnes de papier-journal par jour, soit plus de 225.000 tonnes par année.Seule la papeterie de l'International Paper aux Trois- Rivières la dépasse avec 946 tonnes par jour.La Belgo, comme tout le monde l\u2019appelle, utilise chaque année une vingtaine de millions de billes quand le Saint-Maurice en véhicule une cinquantaine de millions.C\u2019est l\u2019industrie la plus typiquement mauricienne, résultat de l\u2019alliance du bois et de l\u2019électricité.Elle emploie 900 personnes à Shawinigan.Enfin il reste les textiles.La filature de la Wabasso Coton Lid., engage de 3 à 400 ouvrières et produit des filés destinés aux industries textiles des Trois-Rivières.En outre, la Canadian Converters Ltd.manufacture des vétements de travail et paie quelque 150 employés.Ainsi les textiles occupent 500 personnes.240 Au total, avec la Shawinigan Foundries Ltd., dix industries embauchent 5.900 personnes et constituent infrastructure industrielle de Shawinigan.L\u2019électro-chimie et électro-métallurgie absorbent 72% du personnel de ces grosses industries.L\u2019Office fédéral de la statistique ne relève que 42 industries manufacturières (6) dans la ville de Shawinigan mais nous croyons préférable de signaler la présence d\u2019un plus grand nombre de petites industries (80 environ) qui engagent 500 personnes.Parmi ces dernières, une dizaine travaillent le bois et occupent 100 ouvriers.Ainsi donc, le grand Shawinigan compte une centaine d'industries grosses et petites avec un effectif ouvrier de 6,400.La fonction industrielle domine la vie urbaine puisque nous estimons la population active à plus de 10,000.La fonction commerciale Shawinigan connaît aussi une activité commerciale florissante.D\u2019ailleurs le commerce a progressé avec la ville.Au recensement fédéral de 1931, on y a relevé 187 maisons commerciales et, dix ans plus tard, 226.Nous croyons qu\u2019à l\u2019heure actuelle, Shawinigan fait vivre 350 maisons de commerce dont une vingtaine vendent en gros.Le commerce de gros se limite à la vente de l\u2019huile et de l\u2019essence, du bois, des produits de l\u2019épicerie et de la boucherie, des fruits et légumes et du tabac.Le champ commercial des grossistes ne s\u2019étend pas bien loin: Montréal mais surtout Trois-Rivières et Grand\u2019Mère le réduisent à 175 milles carrés autour de la ville.Le commerce de détail se révèle varié et prospère.Sa clientèle vient d\u2019abord de Shawinigan et de sa banlieue, puis de la région voisine.Le commerce des denrées alimentaires et des vêtements l\u2019emporte dans ce domaine.Bref, le négoce occupe plus de 1,500 personnes à Shawinigan et devient la seconde fonction urbaine.Shawinigan, centre régional Toute ville importante se découpe une région où elle puise des ouvriers, des fournis- (6) O.F.S., Distribution géographique des manufactures, 1948.April 1952, TECHNIQUE dis pi ls lon que seurs et des clients.Shawinigan s\u2019est ainsi taillé une zone d\u2019influence limitée au nord par Sainte-Flore, où le concurrence Grand\u201d- Mère, et au sud par Saint-Etienne et par Saint- Maurice, partagés avec Trois-Rivières.À l\u2019ouest, la région est bornée par un arc de cercle passant à Saint-Sévère, Saint-Elie et Saint-Gérard.Au sud-est, elle inclut Mont- Carmel et Ferment.Ainsi circonscrite, la région de Shawinigan forme vaguement un hémicycle de 175 milles carrés dans lequel sont compris une douzaine de villages groupant 20,000 ames (Fig.3).Shawinigan possède plusieurs atouts d\u2019un centre régional.L'industrie et le commerce y sont prospères, les maisons de service nombreuses (200 environ).Les paroisses agricoles voisines telles Almaville, Saint-Etienne, Cha- rette et Saint-Boniface, trouvent à Shawinigan un excellent marché pour leurs produits.Les maisons d\u2019enseignement de la cité comptent parmi les plus modernes et dispensent l\u2019enseignement primaire, technique depuis 1912, classique (4 ans du cours) et pré-universi- taire.En outre, Shawinigan publie quatre hebdomadaires d\u2019un tirage total de 9,000.Des associations diverses, des organisations sociales et sportives complètent enfin les moyens de rayonnement de Shawinigan.Les transports et les communications consolident l\u2019emprise du centre.Le chemin de fer assure le transport vers toutes les régions du Québec.Le Pacifique Canadien et le Cana- lien National mettent Shawinigan en liaison avec l\u2019Abitibi, Montréal, Québec et le Lac Saint-Jean.Ces compagnies ferroviaires transportent, pour les industries de la ville, du bois, du papier, des produits chimiques, de l\u2019aluminium, du charbon, de la pierre à chaux, du sable, du coton, etc., soit un fret total de plus d\u2019un million de tonnes par année (7).Enfin plusieurs milliers de voyageurs prennent le train chaque mois pour Montréal, Québec ou Trois-Rivières.Mais l\u2019autobus l\u2019emporte dans le domaine des transports de voyageurs.En effet, on relève 36 circuits entre Shawinigan et Grand\u201d- Mère, 18 entre Shawinigan et Trois-Rivières.Dans un rayon plus petit, Shawinigan, Saint- \u2018Boniface et Saint-Etienne sont reliés 7 fois (7) Boisvert, J.-J, Shawinigan, étude de géographie urbaine, p.88.TECHNIQUE, Avril 1952 par jour, Shawinigan et Sainte-Thérèse, 6 fois dans les deux sens.En outre l\u2019autobus part pour Montréal 3 fois par jour et une fois pour Québec.Signalons en dernier lieu que 350 camions font du transport dans la ville et à l\u2019extérieur.La route et le rail jouent donc un rôle important dans le rayonnement de Shawinigan.Bref tous ces facteurs, industrie, commerce, service, organisations et moyens de communication permettent à Shawinigan de dominer une région circonvoisine et d\u2019étendre ses relations aux quatre coins de la province.Le paysage urbain Vu d\u2019Almaville, sur la photo au début de cet article, Shawinigan nous apparaît en deux parties.Au premier plan, dans les méandres que décrit la rivière avant d\u2019arriver aux chutes, la basse ville s\u2019étale en rues orthogonales bordées d\u2019arbres.Près des chutes se précise une zone industrielle (centrales, alu- minerie et papeterie) suivie vers l\u2019est du quartier d\u2019habitation et, en amont le long de la rivière, on distingue une seconde tache industrielle formée des usines chimiques.La basse ville porte trois caractères: c\u2019est la partie la plus industrialisée, la plus commerciale et la plus élégante.Nous avons déjà localisé l\u2019industrie; la zone commerciale, elle, occupe les 4° et 5° rues.Le boulevard Saint- Maurice longe la rivière et est remarquable par ses superbes résidences; l\u2019avenue des Erables également est bordée d\u2019élégants cottages: c\u2019est un îlot anglais.La haute ville doit s\u2019adapter aux terrasses.À partir de 1930, Shawinigan grimpe de ce côté et aujourd\u2019hui cette partie de la ville forme un vaste et populeux quartier ouvrier avec deux industries (CIL et Alcan) et une artère commerciale, la rue Saint-Marc.Plus au nord encore, deux banlieues se détachent dans le paysage.A l\u2019ouest de la rivière Shawinigan, un quartier résidentiel, Glenada, a surgi depuis la guerre de 1939-45; on y compte quelque 800 personnes.Le même courant a poussé l\u2019extension de Shawinigan le long de la route de Grand\u2019Mère: cette longue banlieue groupe 800 âmes.Au sud de la ville, Shawinigan-Sud a escaladé une haute terrasse et compte maintenant plus de 6,600 habitants, soit un gain de 4,400 241 RE en dix ans.Voilà le faubourg qui s\u2019est développé en véritable champignon au cours de Ja guerre.Shawinigan-Sud est une.banlieue «résidentielle tandis que sa voisine, Almaville (1,025 hab.), constitue une annexe agricole de Shawinigan.Enfin à l\u2019ouest, la Baie de Shawinigan, née avec Shawinigan, n\u2019a pas progressé à cause de sa topographie: la municipalité est coincée entre une terrasse de cent pieds et la rivière.Aussi la population reste stationnaire et ne dépasse pas 1,325 habitants.Au total, les cing banlieues englobent 10,000 personnes et permettent a Shawinigan une expansion vers le nord et vers le sud.La ville « a l\u2019allure bonne humeur des jeunes villes américaines » (8) et nous paraît être le joyau de la Mauricie.Conclusion Shawinigan s\u2019avère un prodige: un coin désolé il y a 50 ans transformé en une cellule industrielle de 39,000 âmes avec comme pivot, un verrou glaciaire, et comme richesse naturelle, la houille blanche! Cette progression porte la ville au 7° rang dans la province après Montréal, Québec, Verdun, Trois- Rivières, Sherbrooke et Hull.Voilà un demi- siècle de progrès incomparable! Avec ses centrales et la variété de ses industries, Shawinigan sert de coeur à la Mau- ricie et d'âme au Québec.Et, grâce au dyna- nisme de sa population, la ville étend son influence sur une aire de 175 milles carrés.Avant longtemps, le grand Shawinigan se soudera sans doute à Grand\u2019Mère.Shawinigan illustre bien le rôle tenu par l\u2019industrie dans l\u2019exode rural qui saigne nos campagnes depuis le début du siècle.Plus (8) Blanchard, Raoul, La Mauricie, p.110.de 7,000 ruraux ont envahi la ville entre 1900-1920 et 9,500 au total.Somme toute, Shawinigan demeure une ville pittoresque, une agglomération fran- caise (95%) avec dèux îlots anglais, où l\u2019urbanisme a vaincu les difficultés du terrain: c\u2019est bien la perle des Laurentides.BIBLIOGRAPHIE BacHAND, BENOIT, Monographie économique de Shawinigan et de Grand\u2019Mère, thèse de L.S.C., H.E.C., 1938, 55 p.BLANCHARD, Raour, La Mauricie, Edition du Bien-Public, Trois-Rivières, 1950, 159 p.BOISVERT, J.-J., Shawinigan, étude de géogra- \u201c phie urbaine, thèse de M.A., U.de M., 1950, 100 p.BROUILLETTE, BENOIT, Le développement industriel de la vallée du Saint-Maurice, Edition du Bien-Public, Trois-Rivières, 1932, 55 Pp.FILTEAU, GÉRARD, L\u2019épopée de Shawinigan, Guertin et \u2018Gignac, Shawinigan, 1944, 415 p.Inventaire économique et industriel de la cité de Shawinigan, Ministère de l\u2019industrie et du commerce, Province de Québec, 1948.LAVERGNE, GERALD, Monographie industrielle de la ville de Shawinigan, thèse de L.S.C., H.E.C., 1949, 66 p.Shawinigan Water and Power Co.Ltd., brochures, cartes et photos.TANGHE, RAYMOND, Au pays de l\u2019énergie, Edition du Bien-Public, Trois-Rivières, 1932, 46 p.UREN, PH.ERNEST, The Historical Geography of the Saint Maurice Valley with special reference to Urban Occupance, thése de M.A., McGill, 1949.LE DICTIONNAIRE LE DDICTIONNAIRE Lh a 4 MAISON HITE 13 FRANCAIS \u2018DE UI ITS INC.ENCYOLOEEDIQUE DE@NOTRE TEMPS April 1952, TECHNIQUE TRAVERSÉE DE L'ILE-AUX-COUDRES EN HIVER par JEAN DESGAGNÉS DIPLOME DE L'ECOLE DE MARINE DE RIMOUSKI ETUDIANT A LA FACULTE DB PHILOSOPHIE DE L'UNIVERSITE LAVAL A MON AMI JOACHIM HARVEY J L arrive qu\u2019en répétant un geste audacieux, on en vienne à le considérer comme une chose ordinaire et qu\u2019on ne le distingue plus des actions plus modestes qui constituent le fond de la vie.C\u2019est ainsi que les hommes intrépides qui l'hiver effectuent en canot la traversée du fleuve entre l\u2019Ile-aux-Coudres et les Ebou- lements ne songent pas à se vanter de ces passages dangereux qu\u2019ils accomplissent le plus simplement du monde, sans se douter qu\u2019ils font là un métier exigeant une valeur peu commune.Effort et risque leur sont d\u2019ailleurs si naturels qu\u2019ils ne parlent jamais d\u2019un service assuré par la tradition d\u2019une vaillance aussi solidement établie en eux que l'assiette de leur ile au fond de la mer.Il m\u2019a fallu les accompagner pour saisir le caractère à la fois périlleux et exténuant de cette traversée, l\u2019habileté et le courage qu\u2019elle suppose chez ceux qui en font une occupation de chaque jour.J'ai toujours aimé les îles, ces terres surgissant des eaux, mystérieux produits des caprices de la mer.Il me semble que pouvant les circonscrire du regard et du \u2018pied, on a particulièrement l'impression d\u2019y être chez soi, on y éprouve mieux que \u2018partout ailleurs le sentiment de l\u2019habitation.Qui me dit, à moi le continental, que \u2018derrière les montagnes au pied desquelles j\u2019ai établi ma demeure, il ne naît pas en ce moment quelque être dont la seule existence met ma vie en péril?Comment TECHNIQUE, Avril 1952 243 244 serais-je tranquille, moi que rien ne peut rassurer sur ma sécurité, qui dois le soir verrouiller toutes mes portes?Mais la mer défend l\u2019accès de ses îles, elle en fait des châteaux-forts; avec la côte que j'habite, un seul lien, une seule passerelle, le vaisseau qu\u2019on dirige vers le rivage de son bon plaisir.Les premiers habitants de l\u2019Ile- aux-Coudres disposaient pour la traversée du fleuve de pirogues creusées dans des troncs de pins.Ces pirogues, on les a remplacées par des barques à la fois fines et fortes, construites par les artisans de l\u2019île.Pointues des deux bouts, longues de dix-huit à vingt pieds, elles sont fabriquées de bouleau ou de merisier.Les virures assemblées à joints carrés puis calfatées et peinturées sont d\u2019une épaisseur telle qu\u2019elles résistent aux chocs Dans la belle eau claire très violents auxquels elles seront exposées.Les varangues sont légères, placées à des intervales d\u2019un pied.Au niveau des trois bancs, une serre, le long du bord, une seconde serre offrant prise aux mains lorsqu\u2019il devient nécessaire de hisser la barque sur la banquise ou de la tirer dans la bouillie de glace pilée, de glaçons, floes et hummocks et qui constitue le frasil.Afin de faciliter le halage, la quille est sur toute sa longueur munie d\u2019une ferrure large de quatre pouces: de chaque côté de la barque, trois ambines mesurant cinq ou six pieds, permettant lorsqu\u2019on les passe par dessus l\u2019épaule de fournir une traction uniforme et d\u2019assurer un maximum d\u2019efficacité.Dans la barque, une bosse servant à l\u2019amarrage, cinq avirons taillés dans l\u2019érable, deux rames, un « videux » et, pour tout instrument de navigation, une boussole.L'embarcation est manoeuvrée par un équipage de cinq hommes: deux rameurs et deux nageurs ou avironneurs commandés par un capitaine qui, assis sur la pince- arrière, gouverne avec un aviron.Coiffés de casques de fourrure, les pieds protégés par plusieurs paires de bas et chaussés de bottes de caoutchouc, les « traverseux » revêtent des salopettes de coutil dont ils drapent puis enroulent le bas sur leurs bottes de manière à empêcher l\u2019eau de pénétrer.La traversée s\u2019effectue à un point déterminé de la marée afin d\u2019éviter la rencontre de courants contraires.On dérive à la fin du baissant pour arriver au quai des Eboulements à marée étale et revenir avec le commencement du montant.En eau claire, tous les vents sont nuisibles mais leur effet n\u2019est pas à redouter lorsqu\u2019on est dans un champ de glace.Selon le « coup » de la marée, le départ a April 1952, TECHNIQUE = TR Oe ee lieu entre quatre heures du matin, en pleine obscurité, et le milieu de l\u2019avant-midi.La durée moyenne de l\u2019expédition est de deux heures, aller et retour, mais par gros temps, lorsque la glace est abondante sans être assez forte pour supporter un poids lourd, on met jusqu\u2019à quatre heures.On part d\u2019une petite anse, située à deux milles en aval du quai de l\u2019île.La distance à parcourir est d\u2019environ un mille et demi, mais il est rare qu\u2019on puisse arriver au quai des Eboulements sans devoir faire quelque détour.Le canot examiné, les sacs de courrier arrimés, les « traverseux » s\u2019arrêtent un moment, se découvrent pour réciter un Pater puis ils lancent le canot à la mer.C\u2019est le commencement de l\u2019aventure.Fleuve d'hiver, sourde oppression des eaux par une saison qui veut tout endormir et tout ensevelir! Mon oeil suit le lent exode des glaces vers l\u2019aval ou l\u2019amont; ces troupeaux de la mer partent, reviennent, selon le rythme des marées jusqu\u2019à ce qu\u2019un printemps les dévore.Nos « traverseux » se proposent de franchir un fleuve couvert d\u2019une glace qui peut à tout instant céder sous leur poids.Debout à l\u2019arrière du canot, le capitaine examine le champ, demandant l\u2019avis de ses hommes, essayant de découvrir des « coupes » (1) où l\u2019on pourra avancer à l\u2019aviron.Pendant qu\u2019on attend sur la batture pour éviter le « colleux » (2), il prévoit les remous, compose ses courses pour échapper aux courants nuisibles et toucher le nord le plus vite possible.Si le tour des grandes glaces est praticable, on les contourne en évitant de les frôler de trop près.Sinon, on hisse sur la banquise le canot alourdi par les sacs de courrier.Le capitaine encourage ses hommes: « Un pouce! encore un pouce! » Mais souvent, ayant en vain cherché les cours d\u2019eau (3), on doit, au prix d\u2019efforts épuisants, haler le canot dans le frasil.Les traverseux débarquent et, sautant de glaçon en glaçon, dans l\u2019eau jusqu'aux genoux, parfois jusqu\u2019à la ceinture, s\u2019appliquent à faire progresser le canot.La règle est de ne jamais laisser la serre, de Vue de l\u2019intérieur de la barque (1) Coupe: chemin d\u2019eau claire entre les banquises.(2) Colleux: courant venant du chenal vers l\u2019île.(3) Cours d\u2019eau: même signification que coupe.TECHNIQUE, Avril 1952 se soutenir sur le canot en attendant quelque débris qui ne s\u2019affaisse point, de sauter à l\u2019intérieur lorsqu\u2019il ne s\u2019en présente pas.On s\u2019imagine difficilement la souplesse et la force exigées par cet exercice assez voisin de la danse.Lorsqu'il ne se trouve plus de glaçons où poser le pied, on procède à une manoeuvre dont le but est d\u2019empêcher l\u2019embarcation de rester en place, de « coller »; tout en avironnant, on communique un mouvement de roulis au canot, on « roule » parfois si fort que l\u2019eau embarque.ro Les commandements sont simples et se succèdent rapidement: « En haut toute! » « Un p\u2019tit peu en haut! » « En bas toute! » « Un p\u2019tit peu en bas! » « Pas trop carré! » (4).Les « traverseux » abordent après une traversée mouvementée « En roulant ensemble! » « Un p'tit coup sur les avirons! » Et, il faut bien s\u2019encourager: « Toifez! on arrive! » « Ça s\u2019coupe! » dit soudain l\u2019homme d\u2019avant qui constitue la vigie.Et tout le monde d\u2019avironner.Ils ont de savoureuses expressions; s\u2019ils se trouvent en vue d\u2019une grande banquise où ils glisseront le canot sans effort: ;\u2018 «On va avoir une belle petette! » Ils « travaillent» pour le haut ou pour le bas; si ce n\u2019est pas trop « paqueté », ils ont une belle «en allée ».Cependant qu\u2019ils font leur chemin sur le fleuve d\u2019hiver, la mère Mailloux les regarde évoluer du haut de l\u2019île; elle les surveille ainsi depuis des années, n\u2019ayant de repos qu ls soient « dans la belle eau claire ».SS Per x Au retour, le canot est remorqué jusqu\u2019à la terre ferme et la glace qui s \"est formée entre les varangues est brisée à l\u2019aide des avirons.Cette opération terminée, (4) Pas trop carré!: ne portez pas trop droit! 246 April 1952, TECHNIQUE [É ci ALEX.BREMNER LIMITED © Tor MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION @ ISOLATION Etablie PRODUITS RÉFRACTAIRES en 1872 1040, rue BLEURY \u2014 MONTREAL \u2014 LA.2254* =, TECHNIQUE, Avril 1952 il est retourné, les rames sont disposées le long de la quille, les avirons appuyés à l\u2019embarcation renversée et tout est prêt pour la traversée du lendemain.Chacun des gestes de la traversée est dicté par une économie établie par une tradition de trois siècles.Si les accidents sont peu fréquents, c\u2019est grâce à l\u2019habileté et à l\u2019expérience des traverseux.On s\u2019émerveille de leur aisance dans l\u2019exercice d\u2019un métier si difficile, de leur familiarité avec tous les caprices du fleuve d\u2019hiver ; les canotiers de notre chasse-galerie glissaient dans l\u2019air, les traverseux de l\u2019Ile- aux-Coudres marchent sur l\u2019eau.Il leur est arrivé pourtant de ne pouvoir atteindre le quai des Eboulements, et d\u2019être entraînés à plusieurs milles en aval de leur but y par le « courant de baissant ».; Il y a cinquante ans, un homme gela au cours d\u2019une traversée et mourut en arrivant à l\u2019île.Le dernier accident grave remonte à quarante-six ans, alors que quatre hommes furent précipités à la mer lorsque leur canot chavira, et que l\u2019un d\u2019entre eux se noya.Le père Mailloux me raconte comment, aidé de quelques compagnons, il alla secourir les trois survivants: « On traversit, on arrivit (on était en petit canot d\u2019été), l\u2019un d\u2019eux était entraîné par un courant montant, les deux autres dans le frasil aux genoux, descendaient.On se rendit au Cap-aux-Oies; là, les gens des Eboulements nous attendaient.On ; \\a, g était bienvenus.» Traverseux, je ne puis regarder ce fleuve d\u2019hiver sans songer à ce matin de décembre où, du quai des Eboulements, je vous regardais venir pour m\u2019en aller à l'Ile avec vous.Il faisait froid, vous aviez «travaillé » dur pour atteindre le quai, j'avais l\u2019impression d\u2019accueillir les héros auxquels, par modestie, nos ancêtres attribuaient dans leurs contes leurs propres exploits.Comme je vous demandais comment ¢\u2019avait été: «On a eu beau », me répondait e en souriant l\u2019un d\u2019entre vous.Je n\u2019étais pas dupe, mais, traverseux, si je vous avais dit combien vous êtes admirables, vous vous seriez moqués de moi.PAYEU DE RADIO & TÉLEVISION 730, ST-JACQUES Ouest, MONTREAL CARBIDE TOOLS Contrary to the outlook at the beginning of World War II, Defense Production Industry, today, is looking primarily to carbide tools to solve its high production machining problems.Primary reasons, of course are: 1.The new harders alloys for war material can be \u2018machined\u2019 on a production basis only by either grinding or use of carbides.Where considerable stock has to be machined-off, grinding of course is quite slow, putting a major burden for such work on carbide tooling.2.Carbide tools will cut conventional as well as the hard alloys several times faster than other froms of tooling.They also stay sharp longer, thus maintaining machine produectivily and accuracy of product at high levels.Numerous technical advances in the utilization and application of carbide tools have also been made since the end of World War II, making it possible to do work with carbides which were outside the range of such tools.Among these are: 1.New machine tools have been developed with higher horsepower and speed ranges well up above those previously available.These make it possible to get more out of the carbide tooling than was previously possible.2.\u201cInsert\u201d type tools have been introduced on a large scale.These tools are made of solid carbide (instead of tips brazed to steel) and are held in vertical position in mechanical type tool holders.The advantages are: more pieces machined before the tool has to be shapened; adaptability to extremely high speed machining; adaptability to certain operations where conventional tool shapes breakdown.3.Broad scale development in the way of carbide drills.This includes not only the ability to drill the new hard cast irons with conventional type drills, but also the \u201call-depth\u201d type of drilling in which the drill is held stationary and the work rotated as in gun-drilling.4.There has been extensive development in the use of carbides for broaching \u2014 particularly for the hard cast irons which have come into wide use.This deveopment makes feasible the broaching of large surfaces as an alternative to much slower \u201cmilling\u201d, the previous general practice.5.Extensive development since World War II in the use of carbides for all kinds of dies, including both \u201cheading\u201d dies for the forming of forgings and other steel parts; and sheet metal dies for blanking, forming drawing, ete.Primary advantage is that the carbide dies average about 20 times the productive life of steel units of the same general design.These, in addition to other technical developments have opened up new possibilities in defense production which to a large extent may obsolete many production methods used during World War II.Major objective in this respect at present, is the development of standards which can be generally applied by industry in the machining of hard alloys.Cooperative action on the part of industry and arsenals, equipment and tool producer, as well as material manufacturers is being directed toward this end.248 New production processes \u2014 such as \u2018hot machining\u2019 \u2014 also offer promising avenues of improvement in methods.Some of these processes are still in the development stage however and equipment and techniques are still too new to permit the setting up of standards as to performance and application.In practically every case, however, new processes which have been developed or which are under development, assume that carbide tools will be used.(C.G.E.News) = K&E Matériel de Dessinateurs et d\u2019Ingénieurs - Niveaux - Transits Mires - Règles à Caleuls Recommandés par les ingénieurs depuis plus de 70 ans KEUFFEL & ESSER Of SANADA Montréal 679 ouest, rue Saint-Jacques Impressions BLEUES (Blue Prints) Reproductions ou fac-similés de dessins, documents légaux, lettres, rapports, etc.AGRANDIS OU REDUITS Appelez UNiversity 6-7931 et nous vous dirons ce qui peut être fait MONTREAL BLUE PRINT Inc.1226, Université Montréal, P.Q.Négociants en gros - Importateurs MATÉRIAUX DE PLOMBERIE ET DE CHAUFFAGE eschènes 5 b= F.DESCHENES, JACQUES PARIZEAULT, Gérant-technicien Assist.-Gérant 1203 est, rue Notre-Dame MONTRÉAL FRontenac 3176-3177 April 1952, TECHNIQUE F ROM early days Man dreamed of having wings and flying through the envelope of air which surrounds the earth.To be sure he knew much less than we do today about how life is maintained and protected on our earth by the combination of gases that surround us, but even then he had dreams and wrote about them.The Greeks told about Icarus and how he tried to fly to the sun and came to a bad end; they did not tell us about the cosmic rays of space and the great layers of heat and cold above our heads.We do not know much about our atmosphere even today, as it is only recently that man has been able to send instruments more than twenty miles above sea level.Now man has sent a booster with its smaller rocket to a height of 250 miles above the earth, opening up new possibilities for the scientific study of the air above us and the dangers it may afford to anything flying through it.Man with a pair of wings would be a clumsy and slow creature indeed; he\u2019d have to work hard to speed through the air at more than his speed of running on the earth.Even the swiftest bird is no match for the present day rocket.During the recent war, V-2 rockets from Germany attained a speed of three thousand miles an hour at the top of their flight to England.Today, that speed would be doubled; in a few years, using more powerful liquids, that speed may attain 10,000 miles an hour.Research is only beginning on a major scale in to all aspects of rocket flight.Nobody Knows how Fast It would be foolish to refer to any rocket or jet as being the fastest in the world \u2014 only optimistic advertisers would dare to use such TECHNIQUE, Avril 1952 - Faster than Wings by W.W.WERRY, C.A., M.A.Much of this lack of knowledge is the result of military expediency an expression.and the requirements of secrecy.Even friendly countries have not shared all their knowledge, and there is little likelihood that Russia, for example, will tell about its latest rockets and missles for the benefit of the rest of the world.Two things are apparent however: 1.Billions of dollars are being spent by the great powers of the world in research and experiment on missles, guided missles, rockets, and various types of jet planes.2.There are many jobs for the highest types of technicians, flyers, and physicists in connection with such work.I might almost say that working in this new field of science would also be rewarding in its opening up of new worlds of fact and fancy.No one may know all there is about new developments in the different fields of supersonic flight, but there is much to be known by most of us about the fundamental discoveries that will soon change our picture of travelling about this\u2014 at times \u2014 uncomfortably large globe.But by rocket plane it would be an easy two hours or less to Brazil and San Francisco, or one could spare an equal length of time to drop over to Paris or Berlin.Why Rockets?Someone asked me why rockets are so important in modern science, modern warfare, and modern or in-the-near-future travel?The following notes will try to explain why I consider the two most important scientific studies of today \u2014 except perhaps those about man himself \u2014 are those that concern 249 the use of atomic energy and the use of rockets for various purposes; one of the most immediate purposes being in possible warfare.We must remember that one of the lessons of the last war was that the almost forgotten rocket was vastly more effective and much cheaper in many instances than the guns and bombs in use at the beginning of the war.By the end of the war, V-2\u2019s were striking deadly blows at already shattered London, and travelling at speeds far faster than sound or plane.Shooting down such flying loads of death was impossible.\u2018I.have not mentioned the V-1 here because it was rather a jet-propulsion bomb than a rocket.The V-1 did, however, give the Germans much important data for the bigger V-2.Had the war not ended when and as it did, there is every likelihood that huge rockets would have been sent on their way to destroy New York; had they been successful, there would be no doubt today about the range of long-distance bombardment by rockets.Landings in Sicily, the Philippines, and finally in Normandy were prepared for by tremendous barrages of rockets.The reason for such use will be discussed later.Another use of rockets on a smaller scale was their use against tanks.The Russians would turn on a barrage of rockets from easily-movable trucks and wipe out a line of tanks by the terrific force of the attack.Rockets also became a favourite weapon for use by planes against tanks; later they were used by planes against planes, In these days of supersonic flight, rockets may become the only possible weapons.It\u2019s not much use shooting bullets after a plane that goes faster then the bullet, or when the pilot could put out his hand and pick it out of the air \u2014 if he wouldn\u2019t freeze in the attempt.Lven the depth-bomb, which served the Allies so well against the German U-boats, was largely replaced by flights of rockets which entered the water near the submarine.One of them usually made a hit, and before long the submarine would be forced to the surface to be finished off by guns or find its home deep in the ocean.250 Even anti-aircraft guns were being replaced by rockets.The trajectory of a shell is curving and difficult to plan when the target is moving at more than 500 miles an hour.Rockets again found a use, for their flight is straight for a long distance and they gather force instead of losing it.Briefly, the rocket changed the history of the World War II and was also changed by it.There is little doubt that it will play a major part, along with atomic dust and mist, atom bombs, nerve gases, and bacteria, in the next and most destructive of all wars.But the war clouds\u2019 may be swept away and rockets come into their own not as messengers of death but as the fastest means of flight known yet to mankind and as scientific instruments and instrument bearers that can probe far into space itself.We know so little about our atmosphere that years of research by rocket may be necessary to find out its secrets, and some of these secrets may prove of great value to all of us.There is also the hopes of rocket flight to the Moon or one of the nearer planets, but of that later.It is not impossible that if another flood or a plague were to strike this earth, you might be glad you had seat number B4 in the next space ship leaving for Venus.As to danger \u2014 are you sure it would be more dangerous to try such a flight, where all possible care has been taken, than it would be to drive back from the Lau- rentians some Sunday evening or walk on our winter streets?.Briefly Historical I shall not attempt togive a complete picture of the history of rockets and rocket flight.It is enough to know that the real impetus came when the Chinese in the thirteenth century began to make rockets, or fireworks, and rocket arrows, using the newly discovered gunpowder.I was watching the bursting of skyrockets for the Winter Carnival at Ste.Agathe recently and the delighted cries of some youngsters at the sight.Skyrockets are still used in such innocent ways or in the humanitarian field of life-saving from ships in distress.But I couldn\u2019t help wondering whether these children would see other rockets bursting April 1952, TECHNIQUE ET co = ts with their loads of death, or perhaps see a silver ship sail off into greatest Voyage man could ever undertake.From China, the use of gunpowder spread to Europe and Asia.The use of rockets in warfare is seen sporadically in the histories of several peoples.They were used by the English against the Danes in the Napoleonic wars.In the early eighteen-hundreds English rocket ships launched war.rockets against Boulogne.Rockets were also used by the English against the Americans and not only had some success but gave the line about the \u201cRocket\u2019s red glare\u201d in the American song, \u201cThe Star Spangled Banner\u201d.Much of the rocket development for war purposes was the result of the work of Colonel William Congreve who had heard how the English had been driven from the field in India by rockets.His rockets became part of the war weapons used by the English until about 1900, when advances in the making of artillery and the use of smoleless powder shoved rockets into the background.For one thing, the invention of rifling of the gun barrels gave an accuracy that had never been attained in the firing of rockets.So long as gunpowder was used that burned unevenly, there would be trouble in getting the rocket on a small target.This difficulty did not affect the importance of rockets in barrages.How Rockets and Rocket Motors Act This rather ambitious sub-heading may not tell all about rockets and their motors, but it may give some \u2018ideas of the problems of rockets and their advantages and uses.First we must forget our ordinary environment which is based on contact with air; we fight air in storms and think of it as a powerful force.It is commonly believed that rockets operate by driving gases against air; this is far from the fact.Let us state the facts briefly: 1.Rockets (sometimes even referred to as reaction motors) operate by recoil not by pressure.They follow Newton\u2019s third law that to every action there is an equal and opposite reaction.The presence of air near the earth only hinders the movement of the rocket which would act best in a vacuum.This idea of recoil is important when we TECHNIQUE, Avril 1952 pti onal ia tas compare artillery with rockets.problem of the big gun is recoil, particularly when used on ships.There is no recoil with a rocket as one can see when a.powerful rocket such as the Bazooka can be held on the shoulder of one soldier, and the rocket fired a 3.5 in.shell.2.It was also determined that the smaller the explosive used, that is the particles causing the reaction, the more pressure could be exerted to obtain movement.3.The use of a nozzle for the exhaust or discharge was advisable.In the simplest form, the rocket is a tube or container - containing some explosive or expansive mixture.When it exerts pressure on all sides and a hole or nozzle is placed on one side or end the pressure on the solid side will continue and drive the tube in that direction as there is no pressure at the open nozzle to counteract it.The shape of the rocket is immaterial the farther away it gets from earth, and the ideal space ship for reasons of space per weight would be the sphere.So long as it is near the earth, and most of the weight of the air is within a few miles of the earth, fins for direction and wings for gliding are needed if the rocket is to be landed.The Chinese and many of the earlier workers used a stick seven times the length of the rocket container to give it stability in the air.Such stability is now acquired by the use of gyroscopes and of vanes in the exhaust flow.For many years gunpowder in some form was used as the explosive force to give the driving gases, but it was only when liquid fuels were thought of that the possibilities of flight to great heights was not a dream but a possibility.The liquid combinations suggested were as follows; the first was the combination used in the V-2: 1.Alcohol and liquid oxygen 2.Kerosene and oxygen 3.Gasoline and oxygen 4.Acetylene and oxygen 5.Hydrogen and oxygen.There is also experimentation in other gases and liquid gases, but some of these are difficult to handle.Ozone is one of the suggestions, but handling it is not easy.Even 251 The great. the scientists who sent the V-2 out had difficulty getting the tank of oxygen before too much of it had been lost by evaporation.It is for this reason that experiments must be conducted carefully and with full protection for the workers.The explosion of a mixture of hydrogen and oxygen in large quantities would shake quite a section of the surrounding country.In experiments with warheads of high explosive, the danger of a deviation of course might even bring the rocket back to destroy its inventors.These then were the principal problems of the rocket: 1.A light, compact fuel of great exhaust or explosive force.So far the liquid fuels have been the best answer.It may be that some form of atomic force may give the \u2018 rocket its real chance as a source of travel.2.À rocket shape or container which can withstand the terrific heat and pressure.Much work has been done in finding the best type and placement of the nozzles and the shape of the firing chamber.3.Guiding the missle or ship at such terrific speeds and where there is little air.V-2\u2019s, for example are seventy miles above the earth for part of their flight.4.In the case of flight with human beings there is the further problem of bringing the rocket to the ground safety.At present the suggestion for rocket travel about the earth is usually a combination of turbo-jet for the takeoff and landing and rocket power cutting in at high altitudes and giving the drive to a height from which the great plane or rocket will glide for the next thousand miles or so.The Baka rocket used by the Japanese against the American warships was controlled and guided by a man, but it was a suicide job as the pilot crashed with his rocket plane into the ship.Space Stations and Space Ships Scientists with their eyes on the heavens have often wished to get way from the tantalizing atmosphere which simply distorts or modifies their vision.They would love to have a telescope above the atmosphere instead of merely on top of a mountain as they have now.One suggestion is to have a space station at a distance from the earth where 252 it would continue like a small moon in an orbit about the earth.From this station studies could be made of the planets and the stars and also of the earth itself.From a military standpoint the station has received great attention, because the station could launch missles with terrific power against the enemy, as gravity would help give the missles striking force.On such a station there would be no weather to disturb the watchers and workers.Only cosmic rays or such new dangers would have to be studied and provided for.There is also the possibility of great heat or cold and suitable provision for exygen.All the uses of our atmosphere would be reversed, also its disadvantages.Most valuable use of the space station would be its use as a fuel depot for a space ship.Much of the fuel used by the rocket to the moon would be used geting the ship out of the air and the first pull of gravity.If it could be re-fueled after this first desperate plunge, the rest of the journey would \u2014 according to many rocket experts \u2014 be much simpler and reasonably sure of success.As most of the work being done at present is in secret, little can be said about present plans for such stations, but they are difinitely on the drawing boards even if expediency forbids their construction at the present time.Contrary to the pessimists, who in old days said that Edison would never get light out of a little bottle, space flight is closer than you think.Yes, there are problems\u2019 of landing on another planet or the moon, but these are largely problems of weight and consequently of the amount of fuel to be carried.But the old pessimists used to claim that no big aeroplane could ever fly across the Atlantic because of the fuel needed.The same problem faces the space ship, and with the improvements in fuels and machines there is no reason to believe space flight will not be successful.As to the other frightened sisters who think it is not decent to land on another planet, I cannot answer such superstitious folly.They are the same lack brains who held up science for the long years of the Middle ages.(To be continued on page 262) April 1952, TECHNIQUE = tt Ty lon Fer Me l it ld =a ld ip BE 8 EF = 2 = = = 5% 3 = La science nous accable; il nous manque le loisir de réfléchir; à force de voutoir nous cultiver, nous n\u2019arrivons plus à nous servir de notre esprit.ROGER BOUCHER L\u2019important n\u2019est pas de tout savoir, * mais d\u2019avoir, lorsqu\u2019on a quelque chose B.A., L.Ph., M.A., Dipl.MPCN.de précis À faire, la connaissance dont PROFESSEUR DE SCIENCES ET MATHEMATIQUES on a besoin.ECOLE TECHNIQUE, RIMOUSKI (Réflexions sur un congrès.Etudes, 5 juin 1935.) SAVEZ-VOUS.qui est Bohr?Niels Bohr est un physicien danois né a Copenhague en 1885, et depuis quarante ans on peut a juste titre voir en lui le grand cerveau atomique de notre époque.C\u2019est en effet Bohr qui, le premier, comprit que tous les atomes étaient de véritables systèmes solaires en miniature avec un noyau au centre et plusieurs électrons planétaires en rotation rapide.Le physicien attacha ainsi son nom au premier modèle d\u2019atome « l\u2019atome de Bohr », et se mit en devoir, avec une géniale opiniâtreté de déterminer par le calcul les mouvements des divers électrons à l\u2019intérieur de l\u2019atome.I! nous donna ainsi ces magnifiques théories que nous admirons aujourd\u2019hui, et qui nous rendent merveilleusement compte, de toutes les émissions de rayons lumineux, de rayons X, etc.Le gouvernement danois avait fait aménager un laboratoire spécial pour Pillustre savant, quand, en avril 1940, les forces du Reich envahirent le Danemark.Niels Bohr fit alors, en signe de protestation, la gréve de la science, refusant de céder à occupant la moindre parcelle de sa science atomique, en dépit de toutes les promesses qui lui furent prodiguées.En 1943, lorsque les Allemands en vinrent à supprimer les derniers vestiges d\u2019un gouvernement danois autonome, Bohr décida de quitter son pays; il gagna la Suède dans un bateau de pêche.Un avion allié fut mis à sa disposition et quelques jours plus tard, Bohr était en Amérique.Il arrivait très opportunément, au moment où les Américains cherchaient à mettre au point leur technique atomique et craignaient fort que les Allemands ne soient prêts avant eux.Bohr leur expliqua quel devait être, selon lui, l\u2019état des réalisations allemandes, et avec Fermi il devint vite le grand maitre des fabrications atomiques: les bombes de Nagasaki et d\u2019Hiroshima étaient dans une large mesure filles des travaux de Fermi (savant italien réfugié en 1937 aux Etats-Unis) et de Bohr.\u2026 ce qu\u2019est l\u2019américum?Il s\u2019agit de l\u2019élément numéro 95 du tableau de classification périodique.L\u2019américum a été découvert par Seaborg, au cours de l\u2019année 1944.C\u2019est un élément transplutonien, en ce sens que son noyau ne peut guère s\u2019obtenir que par le tru- TECHNIQUE, Avril 1952 253 chement d\u2019un bombardement atomique des noyaux de plutonium.On l\u2019a ainsi baptisé pis car, dans le tableau, il se trouve juste en dessous de cet élément appelé Europium.dr .ce qu\u2019on appelle en radio l\u2019effet Larsen ?À la vérité, cet effet se rencontre le plus souvent lorsqu\u2019on emploie un ampli- kp ficateur microphonique quand le microphone n\u2019est pas suffisamment éloigné du ik haut-parleur: il entend et amplifie alors les sons émis par ce dernier, qui repassent de par le haut-parleur et ainsi de suite, ce qui se traduit en pratique par un intense hé et insupportable sifflement qui finit vite par couvrir tout bruit.oe i \u2026 qui était Becquerel (1852-1908) ?a On a trop tendance a oublier, aujourd\u2019hui, que la radioactivité fut découverte des par un savant français: Henri Becquerel.or Né à Paris, en 1852, Henri Becquerel était reçu à l\u2019Ecole Polytechnique en k 1872, puis il choisit les Ponts et Chaussées et devait entrer à l\u2019Institut en 1889.C\u2019est i le 24 février 1896, après la découverte des rayons X que Becquerel fit part à l\u2019Aca- pil démie des Sciences de sa découverte capitale: les sels d\u2019uranium émettaient des rayons nt capables d\u2019impressionner la plaque photographique; il les appela rayons gamma.Et en étudiant le phénomène de façon approfondie, Henri Becquerel devait s\u2019apercevoir que les noyaux de certains métaux lourds, appelés précisément radioactifs, A étaient susceptibles de se désagréger spontanément en émettant des rayons de trois a?types très différents qu\u2019il appela respectivement alpha, bêta et gamma.Par la suite, di on devait comprendre que les rayons alpha n\u2019étaient que des noyaux d\u2019hélium et mé les rayons bêta des électrons.Mais les rayons gamma \u2014 c\u2019était peut-être là la découverte la plus importante \u2014 étaient de véritables radiations électromagnétiques, \"8 de fréquence très-grande par rapport à toutes.celles en jeu dans les phénomènes usuels.En 1903, Henri Becquerel reçut le prix Nobel de physique.Il mourut au dan Croisic, petit port de pêche sur la Loire inférieure, en 1908.der \u2026 si l\u2019anhydride carbonique sert parfois d\u2019explosif ?° Oui, son emploi a depuis quelque temps été fortement recommandé pour les fie abattages à l\u2019intérieur des mines à la place des explosifs classiques.Le gaz carbonique \u2014 COz \u2014 est facile à liquéfier et on n\u2019a qu\u2019à l\u2019introduire dans le trou de mine: il se vaporise alors en entraînant une dislocation générale de la masse sans qu\u2019aucune .explosion soit à craindre; en outre, la poussée n\u2019est pas « brisante » c\u2019est-à-dire que l\u2019opération fait apparaître de gros blocs et très peu de poussière.le .ce qu\u2019est la houille rouge?; Par houille rouge, on veut parler de l\u2019énergie énorme, mais toute théorique, Li que l\u2019on obtiendrait si l\u2019on savait utiliser d\u2019une manière ou d\u2019une autre la chaleur ra des basses couches de l\u2019écorce terrestre.Nul n\u2019ignore d\u2019ailleurs que certains cours re d\u2019eau prennent ainsi naissance à 6,000 ou 9,000 pieds de profondeur et finissent par apparaître à la surface de la terre.Le fait d\u2019employer dans une machine thermique or ces cours d\u2019eau chaude constituerait en somme un prodrome d\u2019utilisation de la houille rouge.mp \u2026 qui était Lorentz (1853-1928) ?ing Hendrick-Antoon Lorentz naquit dans la ville hollandaise, aujourd\u2019hui célèbre, lL de Arnheim en 1853 et fut la plus grande partie de sa vie (1878-1923) profes- me 254 April 1952, TECHNIQUE Tay seur de physique mathématique à l\u2019Université.de Leyde, s\u2019occupant en outre de nombreuses recherches scientifiques qui lui valurent notamment le prix Nobel de physique de 1902.C\u2019est par ses calculs sur la relativité restreinte que Lorentz devait se rendre le plus célèbre.L\u2019illustre physicien partit en effet du principe, bien naturel si l\u2019on y réfléchit quelque peu, qu\u2019il est impossible à un système en mouvement rectiligne de déceler son propre mouvement.La notion de mouvement est toute relative, et quand la distance qui sépare deux systèmes varie sans l\u2019intervention d\u2019aucune force, comment pourrait-on définir celui des deux systèmes qui est en mouvement par rapport à l\u2019autre?Bref, à la suite de ses réflexions, Lorentz postula que la vitesse de la lumière devait être la même dans toutes les directions et dans tous les systèmes; dans l'hypothèse contraire il faudrait, en effet, admettre que les surfaces d\u2019ondes seraient non pas des sphères mais des ellipsoïdes.Et cette invarience de la vitesse de la lumière eut d\u2019étranges conséquences mathématiques, dont la plus connue fut justement dénommée la « contraction de Lorentz».Il faut entendre par là que pour un observateur extérieur, tout corps en mouvement paraît littéralement contracté dans le sens du mouvement.Les idées de Lorentz n\u2019étaient pas de simples vues spéculatives.Elles ont par la suite servi de point de départ à Einstein pour l\u2019élaboration de sa théorie de la relativité généralisée, et aujourd\u2019hui elles font partie du bagage élémentaire dont doit se charger tout physicien désireux de voyager à travers les grandes théories modernes.\u2026 ce qu\u2019est le titanium?Le titanium possède les qualités de l'acier et de l\u2019aluminium.Ce métal est blanc comme de l\u2019argent, et après polissage donne l\u2019impression de la soie au toucher.Son poids est moitié moindre que celui de l\u2019aluminium et sa résistance est égale à celle du meilleur acier.On fonde de grands espoirs sur l\u2019utilisation de ce métal pour la production notamment, des avions à réaction, le titanium étant, dit-on capable de résister à des températures très élevées.ce qu\u2019est le disque de Nipkow?Il s\u2019agit de l\u2019accessoire analyseur fondamental des premiers émetteurs de télévision.Le disque de Nipkow est percé d\u2019une gamme de trous disposés selon une ligne en spirale, et en le faisant tourner à vive allure devant une image de l\u2019objet à transmettre, on peut ainsi explorer successivement chacun de ses points.L\u2019éclairement est transmis à une cellule photoélectrique et se traduit par un courant électrique « modulé » selon la brillance des diverses.parties.de l\u2019image.À la réception, la détection linéaire de ce courant permet de reconstituer exactement l\u2019image.\u2026.combien d\u2019images le cinéma doit défiler par seconde?Au-dessus de quinze images par seconde, en raison de la persistance des impressions rétiniennes, notre oeil cesse de percevoir la succession individuelle des images pour n\u2019avoir plus que l\u2019illusion d\u2019une seule image en continuel mouvement.Un papillotement fatiguant subsiste toutefois, qui ne disparaît qu\u2019au delà de vingt- quatre images par seconde.TECHNIQUE, Avril 1952 255 \u2026 s\u2019il existe des électrons positifs?Oui, il existe des corpuscules élémentaires exactement semblables aux électrons ordinaires, mais porteurs d\u2019électricité positive.Toutefois, de tels électrons positifs ont une « vie» extrêmement courte: à partir du moment où ils sont libérés, cette vie est de l\u2019ordre du dix-millième de seconde, temps pendant lequel ils ne peuvent en toute occurrence parcourir qu\u2019une distance inférieure à 12 pouces.On admet qu\u2019ils disparaissent « attaqués » par ces électrons négatifs que nous savons présents partout.Aucune théorie moderne n\u2019a cependant encore pu rationnellement expliquer pourquoi l\u2019électron négatif était plus abondant que l\u2019électron positif.\u2026 en quoi consiste le phénomène de fluorescence?Il s\u2019agit de lumière émise par certaines substances lorsqu\u2019elles sont soumises à un rayonnement corpusculaire ou électromagnétique.C\u2019est ainsi que sous l\u2019action des rayons cathodiques (rayons électroniques) le verre donne une fluorescence verdâtre bien connue; le platino-cyanure de barium donne également une fluorescence verdâtre.Elle est au contraire vert brillant avec le diamant, bleue avec le tungstate de barium, rouge avec le rubis et rouge orangé avec la craie.« qui était Fizeau (1819-1896) ?C\u2019est à Paris que naquit Hippolyte Fizeau.Son père était professeur à la Faculté de Médecine de Paris, de sorte qu\u2019il put, dès sa jeunesse, rester pratiquement indépendant, ayant le privilège de ne vivre que pour la science.La science de l\u2019optique fut surtout celle qui exerça sur lui un attrait irrésistible.Dès l\u2019âge de vingt ans, Fizeau apportait des perfectionnements à l\u2019image daguerienne et au demeurant il se lia vite avec Foucault.Les deux physiciens travaillèrent longtemps ensemble, mais finalement décidèrent de se séparer pour résoudre chacun de son côté le problème de la vitesse de propagation de la lumière.On sait quel fut l\u2019ingénieux dispositif imaginé par Fizeau: une roue dentée tournait à grande vitesse devant une source lumineuse, la lumière parcourait alors une certaine distance puis était réfléchie par un miroir et revenait sur la roue dentée; en réglant la vitesse de rotation de façon convenable, la lumière se heurtait à son retour à une dent, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle ne pouvait franchir la roue dans l\u2019autre sens; un calcul simple permit ainsi à Fizeau de montrer en 1856 que la vitesse de propagation de la lumière devait être voisine de 300,000 km/seconde (186,000 m/sec).Fizeau se distingua en outre par de remarquables travaux sur la polarisation de la lumière.Il fut élu membre de l\u2019Académie des Sciences en 1863 et en devint le président en 1878.«.ce qu\u2019est un « thyratron »?Contrairement à une opinion trop répandue, le thyratron n\u2019a rien à voir avec les cyclotrons, betatrons et autres monstres atomiques.Il s\u2019agit tout simplement d\u2019une lampe de T.S.F.d\u2019un type assez particulier.Quant à la plaque du thyratron, on fait arriver un courant électrique de tension croissante, rien ne se passe tout d\u2019abord, mais, pour un certain voltage déterminé, la lampe s\u2019illumine tout d\u2019un coup, consommant le courant.Il en résulte qu\u2019un thyratron, intercalé dans un circuit pourra décharger un condensateur au fur et à mesure qu\u2019il se chargera selon un régime « en dents de scie ».Le thyratron est employé en télévision.(à suivre) 256 April 1952, TECHNIQUE Les prix du concours d\u2019enseignes ont été doubles \" par PAUL GOUIN CONSEILLER TECHNIQUE AUPRES DU CONSEIL EXECUTIF DE LA PROVINCE DE QUEBEC Devant l\u2019intérêt suscité par le concours d\u2019enseignes organisé par le Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce et à cause des circonstances particulières créées par la tenue prochaine du troisième congrés de la langue française, circonstances qui exigent que nous mettions le visage de notre province en harmonie avec les sentiments français que nous exprimerons à l\u2019occasion de ce congrés, l\u2019honorable Paul Beaulieu a décidé d\u2019augmenter les prix du concours d\u2019enseignes de façon très substantielle.Au lieu d\u2019une somme de $800, le jury aura à sa disposition le double, soit une somme de $1,600 dont bénéficieront les concurrents.L\u2019octroi de cette somme additionnelle de $800 a permis au jury de modifier les conditions du concours de façon à augmenter les chances de succès des concurrents tout en y intéressant directement un plus grand nombre de personnes et plus particulièrement les élèves des écoles spécialisées.Des prix seront accordés non seulement aux propriétaires des établissements qui font l\u2019objet de ce concours mais aussi aux personnes qui auront dessiné les enseignes primées.On trouvera en page 259 les nouvelles conditions du concours.Les pro- > ., \u2019 .\u2019 9 .priétaires des différents établissements concernés devront d\u2019abord traduire les diverses expressions américaines dont on se sert actuellement pour désigner ces endroits, en employant les expressions francaises qui sont stipulées dans les réglements; ils devront ensuite, puisque ces différentes expressions sont des termes génériques, choisir pour leur établissement un nom particulier vraiment francais; ils devront enfin disposer ce terme générique et ce nom particulier sur une enseigne vraiment originale.Prenons un exemple.Supposons que je suis propriétaire d\u2019un « Quick-Lunch », c\u2019est-à-dire, en français, d\u2019un « Buffet-Eclair ».Si je me contente de placer les mots « Buffet-Eclair » sur un bout de planche, il est plus que probable que je ne gagnerai même pas un prix de consolation, pour l\u2019excellente raison qu\u2019il n\u2019y en a pas.Mais supposons que je décide d\u2019enjoliver le terme générique « Buffet-Eclair » d\u2019une appellation particulière, de ce que l\u2019on pourrait appeler un nom de baptême, comme par exemple, les mots « Au grand galop »; supposons que je place les mots « Au grand galop» au-dessus des mots « Buffet-Eclair », sur une enseigne découpée en forme de coursier portant sur son dos non pas une selle mais un cabaret sur lequel seraient disposés quelques-uns des aliments que l\u2019on sert habituellement dans un « Quick- Lunch », pardon, dans un « Buffet-Eclair », si je remplis toutes ces conditions, j\u2019obtiendrai peut-être un prix si mon concurrent voisin ne trouve rien de plus original.if TECHNIQUE, Avril 1952 FRR Prenons un autre exemple.Une aimable correspondante, qui n\u2019a pas signé son nom, m\u2019a suggéré comme appellation particulière pour un « Casse-Croûte », l\u2019expression « À la becquée ».C\u2019est une expression charmante qui suggère une enseigne très originale et bien française en forme de branches d\u2019arbres à travers lesquelles on placerait un nid et des envols d'oiseaux.Evidemment, si je place mon enseigne « Au grand galop» ou « À la becquée » au milieu d\u2019un fouillis de panneaux-réclames glorifiant des produits américains, il est probable que je n\u2019obtiendrai pas de prix malgré l\u2019ingéniosité dont j'aurai fait preuve.Et cela me permet d\u2019insister sur un point qui ne constitue pas une condition essentielle du concours mais une suggestion très importante toutefois: les concurrents devraient profiter de la circonstance pour faire un grand ménage qui s\u2019impose depuis longtemps.Lorsqu'on parcourt la province de Québec, lorsque l\u2019on retrouve à la porte de chaque établissement ou presque, des noms fatidiques qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire d\u2019énumérer puisqu\u2019ils sont bien connus, on a l\u2019impression très nette et peu agréable que notre province appartient à ces puissantes compagnies dont je n\u2019ai pas, je le répète, à donner les noms parce qu\u2019ils sont connus de tout le monde.Ces noms, ces panneaux-réclames d\u2019inspiration américaine ne sont pas français et leur présence à côté d\u2019une appellation et d\u2019une enseigne françaises constituerait un non-sens, un sacrilège envers Sa Majesté la langue française à laquelle nous rendrons hommage, en juin prochain, à l\u2019occasion du troisième congrès.Au printemps, nos ménagères font le grand ménage.C\u2019est une coutume bien française.Déjà, le printemps s\u2019annonce à l\u2019horizon; le Congrès de la langue française également.Au printemps, les dames ne se contentent pas de faire le grand ménage dans leur maison; elles changent de toilette; elles étrennent de jolis costumes et d\u2019adorables chapeaux pour suivre l\u2019exemple de la nature.Notre province est une dame, une très grande dame.Profitons de la circonstance pour lui donner une toilette nouvelle, une toilette française, élégante, harmonieuse qui constituera la plus belle leçon de fierté que nous puissions offrir à nos visiteurs de juin prochain.TEL.: MA.2030 CHAMBRE 414 CHerrier 1300 CHerrier 3052 INTERNATIONAL AGENCY Ltd.I.NANTEL INC.F.COUILLARD, Gérant Bois de construction \u2014 Lumber Machinerie et Quincaillerie e BEAVER BOARD Polisseuses, perceuses, pots à e TEN TEST colle et tournevis électriques.e MASONITE Scies a ruban 353 rue Saint-Nicolas Montréal Représentant de manufactures 1717 EST, RUE DE MONTIGNY Coin Papineau MONTREAL 258 April 1952, TECHNIQUE Nouvelles conditions du concours d\u2019enseignes Les établissements qui font l\u2019objet de ce concours sont divisés en 3 catégories, AB et C.Dans la catégorie A, figurent les « Cocktail-Lounge », « Grill », et « Cabins »; la catégorie B comprend les « Curb-Service », « Milk-Bar » et « Barbecue »; la catégorie C inclut les « Snack-Bar », « Quick-Lunch » et « Light-Lunch ».Les propriétaires de ces différents établissements devront d\u2019abord traduire en français, de la manière ci-après indiquée, les diverses expressions américaines dont on se sert actuellement pour désigner ces endroits: Catégorie A \u2014 Cocktail-Lounge Foyer-Bar Grill (1) Café-dansant ou Café Cabins Cabines ou Chalets Catégorie B \u2014 Curb-Service Auto-Buffet Milk-Bar Bar-Laitier ou Crémerie Barbecue Rôtisserie Catégorie C \u2014 Snack-Bar Casse-Croûte Quick-Lunch Buffet-Eclair Light-Lunch Buffet-Eclair ou Casse-Croûte Ils devront ensuite, puisque ces différentes expressions sont des termes génériques, choisir pour leur établissement un nom particulier vraiment francais; ils devront enfin disposer ce terme générique et ce nom particulier sur une enseigne vraiment originale.Les propriétaires qui auront placé a la devanture de leurs établissements les enseignes les plus attrayantes comportant le terme générique francais approprié et un nom praticulier vraiment francais et vraiment pittoresque, gagneront les prix gracieusement offerts par le Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce.On décernera dans chaque catégorie, A, B et C, un premier prix de $200, un deuxième de $100 et un troisième de $50.De plus, une somme additionnelle de $100 sera attribuée à celui des trois premiers gagnants dont l\u2019enseigne aura été jugée la plus remarquable de tout le concours par le jury.Des prix seront également décernés aux personnes qui auront dessiné les enseignes primées.La personne qui aura dessiné l\u2019enseigne classée en tête de l\u2019une ou l\u2019autre des trois catégories recevra une somme de $75; les personnes qui auront dessiné les enseignes classées en deuxième et troisième place, dans l\u2019une ou l\u2019autre des trois catégories, recevront respectivement une somme de $40 et de $20.Ici encore, il y aura un grand prix.Une somme de $50 sera attribuée à celui des trois premiers gagnants dont le dessin aura été jugé le plus remarquable de tout le concours par e jury.Les propriétaires désireux de participer à ce concours devront envoyer à M.Paul Gouin, 1407 de la Montagne, à Montréal, d\u2019ici le 31 mai prochain, 2 photographies de 5\u201d x 7\u201d: la première montrant la façade de l\u2019établissement avec sa vieille enseigne et la deuxième montrant cette même façade avec sa nouvelle enseigne.Il faudra indiguer, à l\u2019arrière de ces photos, les nom et adresse du propriétaire, ainsi que le genre d\u2019établissement dont il s\u2019agit.(1) Lorsque le mot «Grill» sert à désigner un établissement où l\u2019on danse ou dans lequel on donne un spectacle, on devra le traduire par le mot « Café-Dansant ».L'expression « Café » devra être employée pour désigner l\u2019autre genre de « Grill », c\u2019est-à-dire celui où l\u2019on sert tout simplement des repas.TECHNIQUE, Avril 1952 259 La corrélation en statistique L; statisticien qui a recueilli des données et les a présentées sous forme de tableaux de chiffres, de diagrammes ou de cartogrammes ne doit pas s\u2019en tenir là.En effet son travail ne consiste pas uniquement à énumérer des faits ou des chiffres dans un ordre plus ou moins parfait, mais il doit encore faire des comparaisons entre ces données diverses et en faire ressortir des conclusions pratiques et utiles.Il ne faut pas oublier aussi que les faits sociaux et économiques ne sont pas des phénomènes isolés, des entités disparates que l\u2019on réunit dans un volume pour le seul besoin de la cause.Non pas.Il y a corrélation entre ces phénomènes divers, il y a interdépendance entre eux.Ces faits sont le produit d\u2019êtres vivants réunis en société; et pas plus que ceux qui en sont responsables, ils ne peuvent rester étrangers les uns des autres.L\u2019interdépendance des individus et des diverses sociétés entraine logiquement celle des phénomènes économiques et sociaux.Il y a un enchaînement nécessaire entre ces faits, bien que l\u2019on ne puisse pas toujours le discerner parfaitement.\u2018Tout acte que l\u2019on pose a sa racine ou un fondement dans le passé et une répercussion dans l\u2019avenir.Il en est de même pour une société ou une nation.La relation peut être prochaine ou éloignée, étroite ou lâche, mais elle existe toujours.Dans l\u2019ordre économique, il est peu de problèmes qui n\u2019aient entre eux d\u2019étroites relations, Il s\u2019agit de regarder, d\u2019étudier un peu notre économie nationale pour\u201ds\u2019apercevoir des relations journalières qu\u2019ont entre eux notre commerce, notre industrie et notre finance.Un événement heureux survient-il dans l\u2019un de ces trois champs de notre vie écono- 260 par J.-PAUL MORISSETTE, B.A.PROFESSEUR, ECOLE D'ARTS ET METIERS DE THETFORD MINES mique qu\u2019immédiatement les autres en ressentent une commotion.Il en est de ces trois agents comme du phénomène de la propagation du son dans une pièce de métal, le choc subi par une molécule se communique à la suivante et ainsi de suite.Il en est de notre vie économique comme d\u2019un tapis: la plus légère secousse imprimée à l\u2019un des bouts, fait se produire des ondulations sur toute la surface du tapis.Tous les organismes ne sont pas secoués avec la même force que le point originaire ou ses voisins immédiats; tout dépend de la force du choc.Si le choc est faible, les organismes pourront ne ressentir que des secousses presque imperceptibles et peu capables de les déranger.Mais comme dans une secousse sismique les endroits voisins de l\u2019épicentre ressentiront un choc susceptible de les ébranler, de les bouleverser et même de changer le cours de notre commerce ou de notre finance.C\u2019est ainsi qu\u2019un fait économique sera plus influencé qu\u2019un autre par certains événements.Des exemples nous feront mieux comprendre ces données théoriques.Prenons le cas des sous-produits et des déchets agricoles.Pendant de nombreuses années les laboratoires ont fait des recherches pour déterminer l\u2019utilité de certaines parties de plantes ou d\u2019animaux considérées autrefois comme déchets, et qui aujourd\u2019hui sont à la base d\u2019industries valant des millions.Ainsi la fibre de lin sert de matière première pour la fabrication du papier à cigarettes, et la pous- - sière de lin fournit une cire semblable à celle des abeilles.La peau de porc tannée sert à faire des gants, des porte-monnaie, tandis que les soies entrent dans la fabrication du feutre.Les graisses du même animal servent dans April 1952, TECHNIQUE due la fabrication du savon et de lubrifiants.Même la pharmacie emprunte à cet animal pour fabriquer plusieurs produits comme l\u2019insuline, la pepsine et la cortisone (1).L'industrie de la construction et des matériaux de construction ont largement bénéficié de ces nouvelles industries résultant de la découverte et de la fabrication de ces sous- produits des plantes et des animaux.Il a fallu construire des bâtiments pour loger ces industries et des hangars pour l\u2019entreposage.Les ouvriers eux-mêmes gagnant des salaires raisonnables et assurés d\u2019un emploi stable ont profité des lois sur l\u2019habitation pour se construire des maisons.Jusqu'ici nous avons parlé de relation au sens large, mais en statistique, lorsqu\u2019on parle de corrélation, on n\u2019entend pas tout l\u2019ensemble de la vie économique, mais les relations que peuvent avoir entre eux deux phénomènes ou des séries de phénomènes.Ce que nous avons dit auparavant de l\u2019interdépendance économique reste vrai absolument parlant, et se réalise d\u2019une façon éloignée.Mais ce qui nous intéresse ici, ce sont les relations étroites qui existent entre certains faits économiques ou sociaux.Ici encore, il faut se montrer prudent.Il peut arriver que des phénomènes coïncident sans qu\u2019il y ait pour cela relation.Ainsi, pendant que la production du blé canadien augmentait, la population du Canada croissait davantage.Faut-il voir là une relation?Pas à notre point de vue.L\u2019augmentation de la production du blé tient à un développement de nos marchés, aux tarifs préférentiels accordés à notre blé sur les marchés de l\u2019Empire, au perfectionnement des instruments aratoires, etc.L\u2019accroissement de la population tient à un ensemble de conditions de vie plus favorables, a une plus grande facilité d\u2019entrer au pays pour les immigrants, etc.Mais là où la corrélation s\u2019affirme c\u2019est dans la concordance de certains phénomènes économiques.Il s\u2019agit alors de chercher les liens qui unissent ces phénomènes et qui les font se produire quasi invariablement, lorsque les mêmes circonstances se présentent.Nous avons ici un exemple typique dans l\u2019industrie de la construction.L'activité dans la cons- (1) Tiré d\u2019une conférence de M.Achille Rous- sean, L.Sc.A.TECHNIQUE, Avril 1952 truction intéresse spécialement aussi bien ceux qui sont engagés directement dans cette industrie que ceux qui lui fournissent ses matières premières comme les bois, l\u2019acier, le ciment, la peinture, le verre et la ferronnerie.Toutes ces industries sont prospères quand celle du bâtiment va bien et elles connaissent un déclin quand la construction ralentit; de plus, leur activité et leur inactivité ont leur répercussion sur l\u2019ensemble des industries, de sorte que la situation courante dans l\u2019industrie de la construction réagit avec force sur toute la situation économique de la nation.Comme cette industrie est soumise à des fluctuations saisonnières, on remarquera une hausse dans la vente des matières premières pendant la belle saison.La même chose se s > produit dans l\u2019embauchage.Il y a beaucoup moins de chômeurs durant l\u2019été que durant la saison rigoureuse de l'hiver.Les statisticiens distinguent ordinairement trois types de corrélations: la corrélation simple, la corrélation multiple et la corrélation partielle.Nous adopterons ici la division que fait Parson dans son livre intitulé \u201c An outline of statistical methods \u201d.Nous apporterons cependant des exemples pour chaque division.La corrélation simple est celle dans laquelle il n\u2019y a que deux variables.Un changement dans l\u2019un des variables est la raison même du changement dans l\u2019autre.L\u2019accroissement d\u2019un variable amènera une augmentation dans le second, ou encore une hausse dans le premier provoquera une dépression chez le second.La théorie quantitative de la monnaie, telle que comprise et expliquée par M.Cassell, semble.être l\u2019exemple typique de cette espète de relation.Le professeur Cassell attribue la baisse des prix mondiaux à la pénurie de l\u2019or.Le métal serait ici le variable indépendant, et les prix, le variable dépendant.Selon cette théorie, chaque fois que le stock-or augmenterait, il y aurait une hausse dans les prix, et vice versa.Mais il arrive assez peu souvent qu\u2019il n\u2019y ait que deux facteurs en présence.Le plus souvent nous trouvons une foule d\u2019éléments qui agissent réciproquement les uns sur les autres, ou encore un seul facteur qui en influence plusieurs autres.L'industrie de l\u2019auto- 261 mobile fait ainsi appel à un grand nombre d\u2019autres industries.Elle est l\u2019un des plus gros clients des produits de la ferme; depuis le lait jusqu\u2019au poil de chèvre, du coton, et de la corne des animaux à la cire d\u2019abeilles, elle emploie tout.Comme le disait un auteur américain, c\u2019est un nouvel Atlas, un géant qui porte d\u2019autres géants sur ses épaules, comme l\u2019industrie du pétrole, celle du caoutchouc, celle du verre.Elle consomme beaucoup d\u2019acier, et c\u2019est peut-être le plus grand consommateur de produits bruts de toutes sortes que le monde ait jamais connu.Elle a contribué pour beaucoup au développement des routes aux États-Unis et au Canada.Souvent aussi la corrélation entre ces facteurs est réciproque, c\u2019est-à-dire que ces facteurs agissent réciproquement les uns sur les autres.Ainsi l\u2019abus des boissons alcooliques peut amener à sa suite, à plus ou moins brève échéance, la pauvreté.D\u2019autre part, ne pourrait-on pas dire, que la misère où un homme croupit peut l\u2019entraîner à boire?D'ailleurs lorsqu\u2019il s\u2019agit de dresser des tables statistiques sur tel ou tel phénomène comme l'alcoolisme, le suicide, les crimes de toutes sortes, il faut bien se garder d\u2019être absolu.Car ces phénomènes sont souvent conditionnés par des facteurs que nous ne connaissons pas: l\u2019hérédité, le milieu, une tendance maladive, etc.Parfois la relation ne sera que partielle.Il semblerait en effet que l\u2019industrie des bandes de freins devrait dépendre presque totalement de l\u2019industrie de l\u2019amiante.Toutefois ceci n\u2019est vrai qu\u2019en partie, l\u2019industrie des bandes de freins dépend en grande partie de l\u2019industrie de l\u2019automobile.L'activité de cette industrie relève aussi de plusieurs autres facteurs; ainsi à cause des règlements du drawback, l\u2019industrie qui bénéficiait apparemment d\u2019un tarif de 25%, a vu se réduire cette protection à 1215%.Il y a aussi le marché américain qui dépasse de quinze fois le marché canadien, et qui, à cause de sa grande production est en mesure de vendre beaucoup meilleur marché, même après avoir payé les droits de douane.Enfin, le matériel anglais qui entre en franchise au pays n\u2019est pas sans nuire considérablement au marché canadien.Nous pouvons avoir aussi des relations de valeur, des relations de quantité, des relations de qualité.262 Ainsi, pour une année, la marge entre les quantités importées et les quantités exportées pourra, être assez forte, et la valeur cependant restera,,la.même.Cela peut dépendre des sortes de produits importés et exportés, de la valeur de la monnaie, des tarifs, d\u2019une crise dans la production, etc.Ces diverses sortes de relations peuvent s\u2019exprimer à l\u2019aide de graphiques, et elles le sont généralement dans les statistiques que nous présentent nos offices de statistiques.SE FASTER THAN WINGS (Continued from page 252) The space ship itself does present problems, however, and these problems must be faced in a scientific manner.Some of them are as follows: 1.How will great acceleration affect the human body?2.Will meteorites or cosmic rays or other rays have a destructive influence on man in his new environment?3.Will it be possible to control variations in heat and cold of great intensity?4.Will a sufficient supply of oxygen be procurable or portable for the preservation of life on the ship and on the moon or planet to be visited.5.Will the ship be kept on its course and not be drifting off to the greater gravity of the sun if it misses its mark?Yes, there are problems to be met, but science has not been beaten by the aeroplane and the problems of the space ship are, if anything, less formidable.It is to be hoped that this brief summary of work done on rockets, missles and rocket ships will be interesting and informative and that two closely-related problems of the guided missle and the jet plane may be taken up at a later date.April 1952, TECHNIQUE diy) J J Que Ans vation ed ay of +, bat ml qd * ad aid © gt (CE or a ass Panel Heating by W.J.BRADNER Installation of a Recess Mounted Panel Ou: electric heating system which kept the Maginot Line and Parisian apartments comfortable for years is fast becoming popular in the Province of Quebec.The installation consists of small metallized glass panels distributed throughout your home, one in each room, in much the same manner as radiators, with the difference that the glass panels are set flush with the wall, the largest measuring 16 in.by 24 in.These glass panels send out heat rays which warm the objects directly like the sun, giving off infra red rays, and differ from convection heating systems such as coal, oil or gas which first warm the air, which in turn warms the objects.Only 5% of the air is warmed by the panels, the balance of 95% warming the objects directly.(1) Illustration courtesy of Montreal Glassheat and Supply Limited.TECHNIQUE, Avril 1952 The metallized glass panels are made up of three parts: (a) the glass and conductor grid (b) the reflector tray (c) the frame.The glass and conductor grid is a heat tempered rolled glass 7/32 in.thick, designed for a working temperature of approximately 300°F.The glass plate is sprayed on one side with metallic aluminum.This aluminum coating is arranged in the form of a grid through which the current passes to produce heat.The grid extends over the whole area of the glass, leaving a margin of 1/16 in.at the edges and spaces of 1/16 in.between the grid lines.The aluminum coating is approximately .001 in.thick and is fused to the glass.A silicone protective coating is applied to the metallized surface.The reflector tray is made of sheet aluminum reinforced by ribs.The glass plate is held in the reflector tray by four ceremic 263 Rg we a = 1239, Green Avenue MONTREAL MONTREAL GLASSHEAT AND SUPPLY LIMITED DISTRIBUTOR OF GLASS HEATING SYSTEM \u2014 Telephone: Fltzroy 3759 (steatite) insulators placed in the four corners of the tray, which in turn are held by means of metal strips or corner pieces.There are five pairs of ceramic spacer buttons laid out over the tray to prevent contact of the metal with the conductor grid of the glass plate.The distance of the glass plate from the reflector surface is set at a minimum of 13/32 in.There are two types of frames; the surface mounted and the recess mounted.The surface mounted frame is the more economical as it eliminates the necessity for the removal of plaster or studding; the recess mounted frame, as the name indicates, is mounted to ?L umprimerie ce est une industrie complexe qui groupe plusieurs métiers spécialisés.Il faut que le client qui transige avec un imprimeur fasse confiance à un grand nombre d'ouvriers.\u2014 Le personnel de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec tous les travaux que nous manipulons.LA PATRIE SERVICE DES IMPRESSIONS Vous serez toujours satisfait si vous consultez 180 est, rue Ste-Catherine - Tél.LA.3121* - Montréal 264 fit flush with the wall.The surface mounted frame projects 115 in.from the wall.The wire used is 105 strand No.14 AWG extra flexible nickel, connected to the terminals of the glass plate conductor grid with special solder and terminated at the junction box terminals with wire lugs.The insulation on the wire is heavy matted asbestos.In March 1950, Mr.Arthur B.Johnson, Montreal engineer, and now president of Glassheat Canada Limited, installed this system in a house near the top of a mountain at Ste.Adele-en-haut in the Laurentians.The results showed that the house was maintained at 74° living quarters and 70° to 72° sleeping quarters when the outside temperature dropped to 30° below zero.VIENT DE PARAÎTRE RÉSISTANCE MATÉRIAUX P GEORGES LANDREAU, i.c.Précieuse documentation Volume de plus de 200 pages illustrées et d\u2019un format commode PRIX: $2.25 S\u2019ADRESSER A L\u2019OFFICE DES COURS PAR CORRESPONDANCE 506 est, rue Sainte-Catherine MONTREAL April 1952, TECHNIQUE / bel ig qi Comme son nom l\u2019indique, la photométrie est l\u2019ensemble des méthodes de mesure de la lumière.Il peut sembler douteux de prime abord, que la lumière se puisse mesurer et que l\u2019on puisse dire d\u2019une source lumineuse qu\u2019elle est deux ou trois fois plus brillante qu\u2019une autre.Si nous nous fondons uniquement sur notre sens de la vue, nous nous exposons à des confusions puisque la qualité de l\u2019oeil varie suivant les individus.Mais si, au contraire, nous recourons pour la mesure de la lumière, à des phénomènes naturels qui dépendent directement de l\u2019intensité lumineuse, comme les phénomènes de photoélectricité, il devient alors possible d\u2019établir une échelle sur laquelle des divisions arbitraires marqueront les intensités lumineuses en fonction d\u2019unités que nous aurons choisies une.fois pour toutes.Avant d\u2019aborder les méthodes de mesure, définissons certains termes indispensables.Intensité et éclairement L\u2019intensité d\u2019une lumière est une mesure de son éclat.L\u2019unité d\u2019intensité est la bougie.Cependant, la quantité de lumière que notre oeil reçoit, c\u2019est-à-dire l\u2019éclairement, dépend non seulement de l\u2019intensité de la source mais aussi de notre distance à cette source.Pour cette raison, l\u2019éclairement que nous recevons est mesuré en bougies-pieds.En effet, on conçoit que d\u2019une source lumineuse d\u2019intensité donnée, nous recevons d\u2019autant moins de lumière, c\u2019est-à-dire d\u2019autant moins d\u2019éclairement que nous en sommes plus éloignés.Mais si nous sommes deux fois plus loin, recevrons-nous deux fois ou trois fois moins de lumière ?En d\u2019autres termes, existe-t-il une TECHNIQUE, Avril 1952 LA PHOTOMETRIE Eade ir AC par ROGER BRIERE, L.Sc.PROFESSEUR DE SCIENCES ECOLE TECHNIQUE DE RIMOUSKI relation mathématique entre l\u2019éclairement que l\u2019on obtient d\u2019une lampe par exemple et notre distance de cette lampe?C\u2019est ce que l\u2019expérience suivante va nous apprendre.Loi des éclairements La lumière est émise en P (Fig.1) dans toutes les directions.Plaçons un écran A, dont la surface est de 1 pi.\u201d à un pied exactement de la source lumineuse P.Un autre écran B, \u201c de surface égale à 4A, est placé à 2 pieds de Fig.1 la source.Enfin, l\u2019écran C, de surface égale à OA, est placé à 3 pieds de P.Les écrans ainsi disposés, B et C sont dans l'ombre.Si l\u2019on retire l\u2019écran A, les mêmes rayons lumineux partis de P vont maintenant se répandre sur l\u2019écran B, c\u2019est-à-dire sur une surface 4 fois plus grande.Par conséquent, chaque unité de surface de B recevra 4 fois moins de lumière que À en recevait.De même, ayant retiré B, chaque unité de surface de l\u2019écran C sera 9 fois moins éclairé que ne l\u2019était À.Cette expérience permet d\u2019établir la loi suivante, dite loi des éclairements: « La quantité de lumière que reçoit un corps (c\u2019est- à-dire l\u2019éclairement de ce corps) est inversement proportionnelle au carré de sa distance à la source lumineuse.» Ainsi, un homme placé à 40 pieds d\u2019une ampoule élec- 265 trique reçoit 4 fois moins de lumière que celui qui en est à 20 pieds, et un autre qui serait à 60 pieds en recevrait 9 fois moins et ainsi de suite.Exprimée en langage mathématique, la loi devient: I La [ur Ly Ig Lor 2: D D D Me PM D, Dr Din Di Dy D3, oul I 1 .sontles intensités en bougies de différentes sources lumineuses et D D Dr les distances respectives de ces sources aux objets éclairés.Illustrons la loi au moyen du problème simple suivant: Si une lampe de 20 bougies placée à 10 pieds d\u2019un écran produit le même éclairement qu\u2019une allumette placée à 1 pied, quelle est l\u2019intensité lumineuse de l\u2019allumette ?Solution.\u2014 Soient: 1, \u2014 intensité de la lampe \u2014 20 bougies D = Distance pour laquelle I\u2019éclairement de la lampe est le méme que celui de l\u2019allumette D, =\u2014 distance de l\u2019allumette I.=\u2014 intensité cherchée.on a: I, I 20 I, \u2014 ou \u2014 D2 D2, 100 1 d\u2019où: I = 0.2 bougie.Les unités d\u2019intensité et d\u2019éclairement Intensité.\u2014 L\u2019unité d\u2019intensité est la bougie internationale (candle-power).Aux premiers temps de la photométrie, la bougie étalon était une bougie en spermacéti qui pouvait brûler 120 grains de cire par heure.Aujourd\u2019hui, les étalons sont des lampes à incandescence dont l\u2019intensité est fixe.Des maisons spécialisées en fabriquent.Les lampes employées le plus couramment à la maison et dans l\u2019industrie ont des intensités de 16, 25, 50, 100 bougies.Par exemple, une lampe de 40 watts fournit environ 32 bougies; une lampe à arc, 500 bougies.Pour certains usages particuliers tels que phares marins, phares d\u2019automobile ou de locomotive, grands réflecteurs des stades sportifs, on utilise des lampes de quelques milliers, voire de quelques millions de bougies.| Eclairement.\u2014 Dans les pays où le système anglais est en vigueur, comme au Canada, 266 l\u2019unité d\u2019éclairement est la bougie-pied (foot- candle).C\u2019est l\u2019éclairement produit par une - bougie internationale sur une surface placée à un pied.Ainsi, une personne assise à 1 pied d\u2019une lampe de 20 bougies reçoit 20 bougies- pieds de lumière.Si elle s\u2019asseoit à 2 pieds, elle reçoit 4 fois moins de lumière, soit 5 bougies-pieds, selon la loi des éclairements.En effet, l\u2019éclairement en bougies-pieds se calcule en divisant l\u2019intensité par le carré de la distance.Le lumen.\u2014 Les ingénieurs spécialisés en éclairage se servent aussi d\u2019une autre unité: le lumen.Le lumen est une mesure du flux de lumière, ou si l\u2019on veut, du volume de lumière émise par une source.Si nous plaçons une bougie étalon au centre d\u2019une sphère creuse dont le rayon est 1 pied, le volume de lumière qui tombe sur 1 pi.\u201d de la surface intérieure de la sphère est de 1 lumen.En d\u2019autres termes, si nous découpons sur la sphère une ouverture de 1 pi.\u201d de surface, on dit que le flux de lumière qui s\u2019en échappe est de 1 lumen.Si l\u2019ouverture est de 2 pi.\u2019 il s'échappe 2 lumens.Si la source a une intensité de 2 bougies et si l\u2019ouverture est de 1 pi.\u201d il s\u2019échappe également 2 lumens.Dans le cas où la sphère aurait un rayon de 2 pieds, l\u2019éclairement va diminuer.Une source de 1 bougie placée au centre donnera au travers d\u2019une ouverture de 1 1 1 pi, un flux lumineux de = 22 4 de lumen.Et si ouverture est de 2 pi.\u201d on X2= ! 22 2 suite, le nombre de lumens étant égal au produit d\u2019un éclairement par une surface: Lumens \u2014 bougies-pieds X surface en pi.\u201d aura lumen.Et ainsi de Mesure des intensités lumineuses et des éclairements: photométrie Principe.\u2014 L'\u2019intensité d\u2019une source est mesurée par comparaison avec une lampe étalon.La figure 2 représente un appareil Écran Lampe d'intensité lon Ampoule étalo inconnue April 1952, TECHNIQUE al ad Phot In fu pie A = ~ : 9, \u201d \u201d .* très simple.L'écran porte en son centre une d\u2019électrons émis est directement proportion- tache de graisse.On déplace l\u2019écran le long nel à l\u2019intensité lumineuse.= .PRY .de la règle jusqu a ce que la tache de graisse Pour s\u2019en servir comme d\u2019un photomètre, soit également éclairée des deux côtés.À ce on n\u2019a qu\u2019à graduer le galvanomètre en unités moment, on a l'égalité suivante: d\u2019intensité lumineuse plutôt qu\u2019en unités élec- triques.On lit ainsi directement les bougies- E \u2014 pieds.Le photomètre ainsi organisé sert non I \u2014ê \u2018 seulement à mesurer les intensités lumineuses, \u2014 _! mais aussi, entre autres usages, à déterminer D?dz la quantité d\u2019une substance colorée dans un mélange.Par exemple, une solution de sul- ou I et 1 sont les intensités en présence; D fate de cuivre sera d\u2019autant plus bleue que et d les distances respectives de la source la proportion de sel sera plus grande.On étalon et de la source inconnue.pourra donc analyser quantitativement une telle solution au moyen d\u2019un photomètre.Aussi, dans les laboratoires industriels, l\u2019élec- .trophotomètre joue-t-il un rôle important dans Principe.\u2014 Le photomètre photoélectrique le maintien de la pureté des produits, et par est une application de la cellule photoélec- conséquent, dans la renommée de la maison trique (Fig.3) dont voici le principe: une qui les fabrique.CO Photomètre photoélectrique Electrons qui s'échappent de la surface Faisceau lumineux _ Borne négative Cellule Photoélectri que L\u2019EXPÉRIENCE N\u2019A PAS DE PRIX FAQ Nos travaux de chauffage-plomberie pour ; institutions religieuses, hôpitaux et éta- Borne positive.- Galvenométre blissements commerciaux sont nos meil- leures lettres de références.Prévalez-vous de l\u2019expérience de nos techniciens et ouvriers spécialisés.Ils allient théorie et pratique.Il n\u2019y a pas de petits travaux i pour J.-W.Jetté; tous sont exécutés avec le même soin\u2026 et ils ne sont pas à Accumulateur recommencer! Fig.3 PIONNIERS DU VERITABLE CHAUFFAGE ampoule vide d\u2019air dont une partie de la sur- PAR RAYONNEMENT AU CANADA face intérieure est recouverte de potassium Ti [: Q ou de caesium ou d\u2019une autre substance sensible a la lumiére.Une cathode est reliée a ce recouvrement.L\u2019anode est un anneau de : ., \u2018 nickel ou de platine, au centre de | ampoule.| pa TtE Si l\u2019on met cette cellule en circuit avec un il p Zz 2 i A 9 LS ) Ê | ng = A accumulateur et un galvanomètre, l\u2019expérience (OUP RE montre que le courant qui passe dans le galvanomètre dépend de l\u2019intensité de la lumière i U iA E : i a u 8 ER | ; incidente.En réalité, il s\u2019agit d\u2019un flux d\u2019élec- MA.4107 trons de la substance sensible vers l\u2019anneau 360 est, rue Rachel \u2014 Montréal (de la cathode vers l\u2019anode), et le nombre TECHNIQUE, Avril 1952 267 L'atelier qui donnera à vos imprimés un caractère de distinction THÉRIEN FRÈRES LIMITÉE Metropole Electric Inc.L.-E.Dansereau, président Imprimeurs \u2014 Lithographes \u2014 Editeurs QUEBEC, MONTRPAL, OTTAWA, SUDBURY, 8125, St-Laurent DUpont* 5781 Montréal 14 LACHUTE, VAL D'OR, ROUYN, NORANDA Nous sommes distributeurs autorises pour le Québec « FIBERGLAS\u2019 MATERIAUX D'ISOLATION INDUSTRIELLE ISOLANTS POUR TUYAUX \u2014 TUILE ACCOUSTIQUE COUVERTURES EN TREILLIS METALLIQUE ISOLANTS PERIMETRIQUES ISOLANTS POUR TOITURES ET CHAUDIERES Demandez renseignements et spécifications sur ces produits * Marque déposée P.H, Desrosiers, président E.F.Vincent, gérant général C.B.Sewell, directeur R.A.Byron, représentant Fiberglas André Brault, gérant, division industrielle et Fiberglas 159 ouest, rue Jean-Talon \u2014 MONTRÉAL \u2014 Téléphone CA.5721 Représentant du district de Québec: Geo.Nadeau, 80 Avenue des Erables \u2014 Tél, 3-7697 FONDÉE EN 1858 ESTABLISHED 1858 T.PREFONTAINE & Cie Ltée Paul Préfontaine, président LA Banque Canadienne Nationale est a vos ordres pour toutes PLANCHERS DE BOIS FRANC vos opérations de banque BOIS DE CONSTRUCTION ° et de placement HARDWOOD FLOORING AND LUMBER Actif: plus de $450.000.000 Wilbank 8738 552 bureaux au Canada 01417, rue CHARLEVOIX, MONTRÉAL 1 \\ CANADIAN INDUSTRIAL TRAINERS CONFERENCE Ou sixth Annual Conference of the Canadian Industrial Trainers\u2019 Association will be held at the Mount Royal Hotel on April 24th and 25th.The Conference will be opened by Mr.R.F.Johnson, General Chairman; Mr.AM.King will give the Presidential Welcome, and Mr.R.Fraser will give a preview of the programme.The Keynote address will be on \u201cTraining\u2019s Contribution to Better Understanding\u201d and will be given by Mr.T.O.Armstrong, Director, Plant Labour Relations, Westinghouse : Electric Corporation, Pittsburg.Luncheon addresses will be given by Mr.E.C.Wood, President, Imperial Tobacco Company of Canada, Ltd.and by Mgr Olivier Maurault, D.P., P.S.S., Rector of the University of Montreal.It is expected that the Conference will be as successful as the one held last year and bring together 500 delegates from Canada and the U.S.A.Industry is looking to better training to solve the lack of trained specialists in many fields, and it has been shown that the trained man is a better producer on the job and a better citizen off the job.Anyone interested in attending the Conference will get full information by writing to the Association at 35 Notre Dame St.West, Montreal.Two special meetings will be addressed by panels of representatives from some of our major industries.Five representatives will discuss \u201cTraining of Supervisors\u201d at the first meeting, and five others will discuss the \u201cTraining of Non-Supervisory Employees\u201d.These talks by men actively engaged in the training of employees will be of great as- TECHNIQUE, Avril 1952 by W.W.W.sistance to all interested in such work.It is an excellent opportunity for the businessman to see how other firms handle their training problems.Other important meetings will be held dealing with matters of interest to industry and business as well as to trainers in particular.The following list of subjects and speakers will give the reader some idea of the scope of the Conference: \u201cEconomics for Employes\u201d, by Mr.Stewart Richardson, The Northern Electric Co.Ltd.This talk wil be based on the film discussion plan \u201cIn our Hands\u201d of the American Economic Foundation.\u201cThe Use and Misuse of Humour\u201d by Mr.W.Maxwell Ford, Montreal Refrigerating and Storage Co.Ltd.Those who have heard Mr.Ford\u2019s humourous talks will be sure to see what he has to say about the place of Humour in Human relations.\u201cIndustry and the Community\u201d by Mr.John, J.O.Moore, Director of the School of Social Work, McGill University.\u201cUnderstanding within a Company\u201d by Mr.Walter Matthews, The Virginia Electric and Power Co., Richmond, Va.This talk will show how one company maintains communication between the different levels of labour and management in a company.\u201cWritten Communications\u201d by Mr.Monty Berger, C.I.L., Editor of C.I.L.publications, \u201cContact\u201d and \u201cOval\u201d.Mr.Berger will describe the use to be made of written communications in creating better understanding in a company.The cost of publishing a company organ and the results which justify its 269 TO : Foal AE EH production will also be discussed.Anyone who has read the admirable publications of C.ILL.will be anxious to hear from their editor.\u201cHuman Relations \u2014 the Key\u201d by Dean AL.Winsor, Director of Education, Cornell University, Ithaca, N.Y.Cornell has been in the advance group of Universities taking part in the Technical and Industrial problems of the North American Continent.Such a varied and attractive menu should bring out all gourmets of industry to taste and relish the fare provided.In a country which is becoming as quickly and sweepingly industrialized as Canada, special efforts must be made to train all ranks in the skills and understandings necessary to such a form of life and work.Not only must the men be trained in their jobs, but they must be trained as partners in an enterprise.Good Human Relations, proper incentives, pension and health plans, Company journals and booklets, training schemes, etc.are among the many types of work to be discussed by MARION & MARION FONDEE EN 1892 Hj! ul | j [ m | Ho ! hu corn m THT RAYMOND A.ROBIC J.ALFRED BASTIEN 1510, rue Drummond Montréal men training labour.At a different level, management must be trained.A man might be skilled in engineering, business, or financing, but without training, he might not be able to take his place in a large firm where Human Relations and Employer Responsibility are needed.Industrial training has broadened its scope since it began making its need felt during the two World Wars.Training now applies to all levels of the industries; and through the various associations, an attempt is made to let the tests and experiences of one company be known by others who may benefit from such knowledge.Training applies outside the factory, and the worker is helped in many ways to make himself a better worker, a better citizen, and one able to get along with his fellows.Industrial safety and other matters of vital interest to industry are part of the Trainers\u2019 problem.And the improvement in working conditions and education owe much to the solution of such problems.Ouvert jusqu\u2019à 9 h.le vendredi soir 865 est.rue Ste-Catherine Montreal April 1952, TECHNIQUE s ouplage des dynamos Png _ par ERNEST BOISVERT, T.D.\u201c0 PROFESSEUR EN CHARGE.ip de SECTION .D'ELECTRICITE.ls | ECOLE TECHNIQUE DE MONTREAL hy ats .ey Ce travail est le chapitre V d\u2019un ouvrage publié fon récemment par l\u2019Office des cours par correspon- ti | dance sous le titre : Machines a courant continu.2 Ce volume, de plus de 400 pages et abondamment Dany p pag te à illustré, se vend $4.50.Nous remercions l'Office 2 wif de nous avoir autorisés à reproduire ce chapitre ui, nous espérons, intéressera nos lecteurs.| q p ify | tae\u2019 § Yorkie ( ) be OUT comme les piles, les dynamos peuvent être reliées en série ou en dérivation (paralléle).Couplage en série des dynamos Les tensions des dynamos couplées en série s\u2019ajoutent et le débit total maximum est égal au débit de régime d\u2019une dynamo; l\u2019intensité du courant est la même dans toutes les dynamos.À la façon dont on relie les piles, on branche la fin d\u2019une dynamo avec le commencement de l\u2019autre ou une borne positive avec une borne négative.RS IR: pn ï Rs = A K Fig.1.\u2014 Deux dynamos série, Fig.2.\u2014 Deux dynamos shunt, Ww couplées en série couplées en série Deux dynamos série, couplées en série (Fig.1) a nt ge Pour le couplage en série de deux dynamos série, on relie une borne positive E avec une borne négative de l\u2019autre machine; la tension de chaque dynamo est de gE 500 volts et la tension totale, de 1,000 volts.Le débit d\u2019une dynamo est de 10 ampères et le débit total est aussi de 10 ampères.i] TECHNIQUE, Avril 1952 271 Deux dynamos shunt, couplées en série (Fig.2) Dans ce cas, les tensions s\u2019ajoutent et comme dans tout montage en série, l\u2019intensité du courant est la même partout dans le circuit; les enroulements inducteurs shunt sont reliés en série afin d\u2019assurer un meilleur fonctionnement des dynamos.Survolfeur \u201c5 ooster\u201d mn _ Fig.3.\u2014 Survolteur (booster) Survolteur (booster) (Fig.3) Le survolteur est ordinairement une dynamo série, reliée en série à l\u2019extrémité d\u2019une distribution afin d\u2019augmenter la tension à un point déterminé et de compenser la chute de tension dans la distribution.Comme dynamo, le survolteur doit être entraîné par un moteur.Deux dynamos compound, couplées en série (Fig.4) Les dynamos compound peuvent être couplées en série et, si on relie un conducteur à leur point commun, on peut s\u2019en servir pour la distribution à 3 fils.Le couplage en série des dynamos est moins fréquent que le couplage en dérivation.Couplage en parallèle des dynamos ( parallel operation of dynamos) Lorsque deux dynamos fournissent chacune une partie du courant pour alimenter une charge commune, on dit qu\u2019elles sont couplées en parallèle.Une dynamo fournit son meilleur rendement lorsqu\u2019elle fonctionne à charge de régime (full- load).Lorsqu\u2019il y a de grandes variations dans le débit total du réseau a alimenter il est plus économique d\u2019employer plusieurs dynamos d\u2019une certaine puissance en paralléle, et cela a mesure que le besoin s\u2019en fait sentir, que d\u2019employer une seule dynamo Fig.4 \u2014 Deux dynamos compound, d\u2019une grande puissance qui fonctionnerait couplées en série la plupart du temps à faible charge (mauvais rendement).Le couplage en parallèle, advenant le défaut d\u2019une dynamo, permet de plus de la remplacer par une dynamo d\u2019urgence et de continuer l\u2019alimentation sans interruption.[ Prenons comme exemple une certaine usine; le matin, on démarre une dynamo de 500 ampéres.Au début (avant que le travail dans les divers ateliers commence), elle fonctionne presque à vide mais à mesure que les récepteurs (lampes, moteurs, etc.) sont branchés sur la distribution, le débit augmente rapidement pour ensuite se.stabiliser jusque vers trois heures de l\u2019après-midi (en hiver).Alors, la charge d\u2019éclairage augmente, la dynamo devient surchargée et l\u2019opérateur, sachant 272 April 1952, TECHNIQUE &- 9 (UE par expérience que la charge continuera a augmenter pendant un certain temps, démarre une deuxième dynamo, ajuste sa tension et la couple en parallèle avec la première pour l\u2019aider à supporter la charge.À certains moments, lorsque la charge est très grande, on couple jusqu\u2019à trois dynamos en parallèle.Il n\u2019y a pas de limite pour le nombre de dynamos que l\u2019on peut coupler en parallèle.En certaines usines, afin d\u2019avoir un rendement et une flexibilité maxima, il est préférable d\u2019avoir des dynamos dont les rapports de puissance sont comme suit: 1, 2 et 3 (50 k.w., 100 k.w., 150 k.w.).Couplage en parallèle des dynamos shunt (Fig.6) On peut coupler les dynamos shunt de mêmes caractéristiques en parallèle lorsque la charge est à peu près constante, comme: charge des accumulateurs, électrolyse, etc.Elles ne fonctionnent pas bien lorsque la charge varie continuellement et ne s\u2019emploient pas beaucoup pour des applications à charges variables comme une traction électrique, etc.;( Barres de charge Délecteur de Jerre Bfecteur de terre 20) Dis janc- d leur ) Disjone- leur 8] Shunt Dynamo ~ Qyname Fig.5.\u2014 Diagramme complet de installation de deux dynamos compound Barres omnibus \u2014 \u201cBus bars\u201d Shunt 0 ALE] \\ Ampeéremdire indiquant la charge totale f Feeders allant aux divers centres de distribution.(charge) Rhéostat + de champ Fig.6.\u2014 Diagramme de deux dynamos shunt, couplées en parallèle Lorsque deux dynamos sont couplées en parallèle, le débit total I du réseau dépend du nombre et de l\u2019importance des récepteurs (lampes, moteurs, etc.) bran- TECHNIQUE, Avril 1952 273 CENTER PESTE RE PE e ie al fie SADE ta ded a AMERICA be pA ab ca CLEA TE EE EE PE EE Ee TES SE SEE a can ae a chés sur la distribution, tandis que le débit d\u2019une des dynamos dépend de sa tension aux bornes.L\u2019augmentation de la vitesse de rotation ou de l\u2019intensité du champ magnétique inducteur de cette dynamo entraîne une augmentation de la tension, donc du débit.Pour réduire ou augmenter le débit (charge), on diminue ou augmente la tension aux bornes de la dynamo tout en surveillant l\u2019ampèremètre.Pour coupler deux dynamos en parallèle, ces machines doivent avoir même tension et même polarité.Comment coupler une dynamo shunt en paralléle avec une autre 1.\u2014 Réduire l'excitation en insérant une partie ou toute la résistance du rhéostat de champ et voir à ce que les.interrupteurs soient dans la bonne position.2.\u2014 Démarrer la machine, ajuster sa vitesse et sa tension égale à celle des barres omnibus.3.\u2014 Fermer l'interrupteur ou disjoncteur principal, ce qui relie la dynamo parallèle avec l\u2019autre.4.\u2014 Ajuster sa charge en surveillant les ampèremètres et en variant la vitesse ou le courant d\u2019excitation.Note.\u2014 Toujours manipuler lentement les rhéostats et les ajustements de vitesse.Comment découpler une dynamo shunt qui fonctionne en parallèle avec d\u2019autres 1.\u2014 Réduire la charge à 5% ou à 10% de sa charge de régime.2.\u2014 Ouvrir l\u2019interrupteur ou le disjoncteur principal.3.\u2014 Arrêter la machine.- Barre omnibus de charge, Barre d'équilibre | Shur Voll meétre Ampère- meélre /m- | diquaut fa of Feeders allant aux divers.centres de distributron (charge) Série Fig.7.\u2014 Diagramme du montage de deux dynamos compound couplées en parallèle avec fil équilibreur April 1952, TECHNIQUE Couplage des dynamos compound en parallèle (Fig.7) Les dynamos compound sont les plus en usage dans le couplage en parallèle pour alimenter une distribution ayant des charges variables.Si deux dynamos compound ont exactement les mêmes caractéristiques et s\u2019il en est de même pour les moteurs qui les entraînent, il est possible de les coupler en parallèle pour alimenter une charge constante; cependant, à cause des enroulements inducteurs série il est toujours dangereux que la tension d\u2019une des dynamos augmente trop.Cette dynamo prend alors toute la charge et peut même entraîner l\u2019autre comme moteur, si le disjoncteur n\u2019agit pas immédiatement.Pour remédier à cet inconvénient, on emploie toujours un fil équilibreur sur les dynamos compound couplées en parallèle.Fil ou conducteur équilibreur (equalizer) Le fil équilibreur est un gros conducteur qui relie ensemble les enroulements inducteurs série des dynamos compound couplées en parallèle.Ce fil est relié sur chaque machine au point où l\u2019enroulement série se joint à l\u2019induit.Ce fil relie les enroulements inducteurs série en parallèle entre eux et a pour but de répartir la charge sur chaque dynamo, proportionnellement à sa puissance, de stabiliser la charge et de l\u2019empêcher de passer d\u2019une machine à l\u2019autre.L\u2019interrupteur du fil équilibreur, s\u2019il y en a un, doit être fermé avant (interrupteurs unipolaires) ou en même temps (interrupteurs 3 P) que les interrupteurs positif et négatif.Les câbles ou barres omnibus, qui servent d\u2019équilibreurs entre les dynamos compound de même puissance, doivent être de basses et égales résistances: R, doit égaler Ra (Fig.8).R.est la résistance de l\u2019enroulement inducteur série et du câble « c».On peut varier R en variant la grosseur du câble «c> ou en ajoutant une résistance appropriée en série avec les enroulements inducteurs série.Pour les dynamos compound de puissances différentes: R1 KW, Ra KW, Fh de CA, Shunt LT I Fil équilibreur (ab) \\ Ser/e b Re = Barre omnibus Barre omnibus | Charge + Fig.8.\u2014 Schéma du montage précédent Pour que les dynamos compound couplées en parallèle et alimentant une charge variable fonctionnent bien, elles doivent satisfaire aux conditions suivantes (Fig.8): TECHNIQUE, Avril 1952 275 1.\u2014 Avoir la même tension et la même polarité.2.\u2014 Posséder un fil équilibreur relié tel qu\u2019expliqué précédemment.3.\u2014 Avoir les mêmes caractéristiques, c\u2019est-à-dire le même compoundage (variations de tension à partir de OA à charge de régime).Si le com- poundage d\u2019une dynamo est différent de celui des autres dynamos, on peut le corriger à l\u2019aide d\u2019un shunt relié aux bornes de son enroulement série.Etre entraînées par des moteurs (engin à vapeur, diesel, turbine, etc.) ayant à peu près les mêmes variations de vitesse entre à vide et à charge.By R; doit égaler Ra pour les machines de mêmes puissances et KW.doit égaler \u2014\u2014\u2014\u2014 pour des machines de puissances différentes.KW, Si cette derniére condition n\u2019est pas remplie, des courants circulent d\u2019une machine à une autre, ce qui amène le surchauffage et parfois l\u2019ouverture des appareils de surcharge et l\u2019interruption de l\u2019alimentation temporaire.Comment coupler une dynamo compound en parallèle avec d\u2019autres Pour coupler une dynamo compound en parallèle avec d\u2019autres, il faut: 1.\u2014 Vérifier d\u2019abord les parties mécaniques de la dynamo (coussinets, balais, fils, etc.).2.\u2014 Voir à ce que les interrupteurs soient dans leur bonne position et insérer une partie de la résistance du rhéostat de champ en série avec l\u2019enroulement inducteur shunt.Démarrer le moteur qui commande la dynamo et l\u2019amener graduellement à sa vitesse de régime.Régler la tension de la dynamo de telle sorte qu\u2019elle soit égale à celle des barres omnibus (parfois, on règle la tension un peu plus haut ou un peu plus bas, d\u2019après les caractéristiques de la dynamo et de la charge qu\u2019elle fournit lorsqu\u2019on la couple en parallèle.5.\u2014 Fermer l\u2019interrupteur ou disjoncteur principal.VENTE et RÉPARATION MOTEURS MONTR EAL 1) ÉLECTRIQUES ET YARMATURE |Rbéséiiiles \"@WORKS'LIMITED BOBINES 276 rue SHANNON MONTREAL UN.6-1814 276 April 1952, TECHNIQUE CHRONIQUE DE L\u2019AUTOMOBILE MISE AU POINT DU PRINTEMPS L E printemps s'annonce dans toute sa splendeur et le médecin de famille conseille une purge qui débarrassera le corps des impuretés accumulées durant les mois d\u2019hiver.Les organes mécanique et électrique de votre automobile ont également besoin d\u2019une purge afin de les mettre au point pour qu\u2019ils puissent donner le rendement maximum durant la saison d\u2019été.Les postes de service doivent être félicités de l\u2019initiative qu\u2019ils ont prise depuis quelques années de rappeler aux automobilistes, au moyen de panneaux multicolores, la nécessité de vidanger les carters de l\u2019huile employée en hiver, nettoyer les carters et faire le plein avec de l\u2019huile dont l\u2019indice de viscosité convient à l\u2019été.Le système de lubrification du moteur est muni d\u2019un filtre qui enlève les corps étrangers qui s\u2019introduisent dans l\u2019huile.Ce filtre doit être généralement remplacé lors de la mise au point du printemps.Le système de refroidissement doit aussi recevoir la même attention.La solution antigel qu\u2019il contient peut être conservée dans un bidon si elle est du type permanent comme l\u2019éthylène glycol et si elle est propre.Le système est ensuite rincé selon la méthode appelée rinçage à circulation renversée afin d\u2019enlever tous les dépôts qui bouchent les orifices d\u2019entrée de l\u2019eau aux passages étroits du radiateur.Le système est muni d\u2019un thermostat dont la fonction est de fermer le passage de l\u2019eau au radiateur afin de raccourcir la période de réchauffage par temps froids.Le fonctionnement du thermostat doit être vérifié pour la température initiale d\u2019ouverture TECHNIQUE, Avril 1952 par JOSEPH CARIGNAN PROFESSEUR, ECOLE DE L'AUTOMOBILE MONTREAL et on doit s\u2019assurer qu\u2019il ouvre complètement à la température d\u2019ouverture totale.On emploie quelquefois en hiver des thermostats dont le point d\u2019ouverture est plus élevé que la normale afin d\u2019assurer plus de chaleur à la chaufferette.Il faut alors le remplacer au printemps par le termostat régulier, sinon le moteur surchauffe en été.Le plein du système se fait avec de l\u2019eau dans laquelle on ajoute une solution antirouille qui a la propriété de retarder la formation de la rouille.Une nouvelle mise au point s\u2019impose au printemps.Elle comprend la vérification des facteurs suivants: lubrification, refroidissement, compression, allumage, carburation.On distingue deux sortes de mise au point: celle qui a trait à la douceur de marche et la mise au point de puissance.La première corrige les irrégularités qui se produisent dans la marche du moteur, tandis que la deuxième redonne au moteur la puissance originale en plus de la douceur de marche.Le début d\u2019une mise au point doit toujours commencer par la vérification de la batterie.Celle-ci vient de traverser une période de travail laborieux et l\u2019été devrait être pour elle une période de repos puisque son travail est léger.Si on veut la conserver pour une autre période de dur travail, il faut la préparer à cette période de repos de la manière suivante: la densité de l\u2019électrolyte est abaissée à 1,250- 1,260.Cette densité, plus basse que la normale qui est de 1,275-1,300, préserve les plaques de la trop forte action de l\u2019acide lorsque celle-ci s\u2019échauffe durant l\u2019été.Le régulateur de voltage qui avait été réglé à 7.5-7.8 volts lors de la mise au point 277 } } I ET RES i) Ricks 21508 : Si RR Tb aie; HR d\u2019hiver, est abaissé a environ 7 volts afin de ne pas surcharger la batterie durant les longues randonnées d\u2019été et de prévenir les suites fâcheuses qui en résultent telles que l\u2019abaissement rapide du niveau de l\u2019électrolyte, la surchauffe de l\u2019électrolyte et la surcharge des appareils d\u2019utilisation.Il faut se réjouir de l\u2019amélioration apportée dans la construction des batteries par la majorité des manufacturiers et qui consiste à augmenter le volume de la chambre de réserve au-dessus des éléments et réduit de beaucoup le danger d\u2019exposer les plaques à l\u2019action de l\u2019air.Ces batteries, en raison du plus fort volume d\u2019électrolyte, ont une densité maximum de 1,260 au lieu de 1,300.Le support de la batterie devrait être lavé avec une solution d\u2019eau de soda ou d\u2019ammoniaque afin de neutraliser l\u2019acide et recouvrir les surfaces d\u2019une peinture résistante à l\u2019acide.Le goudron de composition spéciale employé pour assurer l\u2019étanchéité des couvercles de cellule doit être renouvelé s\u2019il présente des fissures ou du moins, ces dernières doivent être fermées avec une flamme ou un fer chaud.L'huile joue un rôle important dans l\u2019étanchéité des cylindres.C\u2019est pourquoi le mécanicien ne procède à la mise au point du moteur qu\u2019après celle de la lubrification.Le traitement avec des huiles de purge (tune-up oil) est à conseiller lors de la mise au point du printemps.Elles jouent dans le moteur le même rôle que la salsepareille ou le soufre que les anciens conseillaient pour les purgations du printemps.Certaines de ces huiles s\u2019emploient alliées à l\u2019huile du moteur, d\u2019autres sont aspirées directement dans les chambres de combustion par la prise d\u2019air du carburateur.Toutes ont la propriété, pourvu qu\u2019elles soient de bonne qualité, de libérer les chambres de combustion ou les carters et canalisations d\u2019huile des dépôts charbonneux et cambouis qui empêchent les segments de piston et les soupapes de remplir leur fonction librement.La première vérification de la mise au point est celle de la compression.C\u2019est alors que le mécanicien peut déterminer si une mise au point est possible ou si certains organes devraient être revisés pour redonner au moteur la douceur de marche et la puissance normale.Nous verrons d\u2019autres aspects de la mise au point du printemps et d\u2019été dans notre prochain article.COMPAGNIE C.A.Les systemes Chauffage \u2018\u201cVari-vac\u2019\u2019 Différentiel.La marque de qualite Depuis 1910 1523 Chemin Davenport \u2014 TORONTO Succursales d\u2019un océan à l\u2019autre.Aux E.-U.: C.A.Dunham Company, Chicago 6.En Angleterre: C.A.Dunham Co., Ltd., Londres.et les accessoires Radiateurs-convecteurs.] convecteurs à ailettes.Pompes à vide.Pompes de condensation.Aérothermes horizontaux.Aérothermes verticaux.Aérothermes-cabinets.Purgeurs.Soupapes de radiateurs.Soupapes de réduction.DUNHAM LIMITÉE Radiateurs de plinthes.Radiateurs- SALT\" COMMON THOUGH IT 1S, SALT IS A VITAL FACTOR IN INDUSTRY, MEDICINE, AGRICULTURE by HERBERT L.McDONALD In the words of the old Alchemist, matter has four Elements: earth, air, fire and water.Salt \u2014 simple, common, cheap, yet needed by every human being and by most industries \u2014 could well be considered the fifth Element.Salt for bread, salt for steel, salt for plasma, salt for soap: in 14,000 different ways, salt, with the 34 major chemicals derived from it, is one of the great necessities of life today.On every dinner table, from an airliner\u2019s lap-tray to a prospector\u2019s stump in the bush, salt is a common link.In industry few processes escape the use of this vital element or its many chemical derivaties.In medicine, salt plays a surprisingly important role, a role little known to the layman.In agriculture it is a staple necessity.\u201cA good brine,\u201d our grandmothers used to say, \u201c will keep anything.\u201d That was no exaggeration.But it is only a small part of the picture.In Industry O nos white grains inside your saltcellar have turned the pages of man\u2019s history.From this most common of commodities has come a romance that has started wars and shaken nations.Religion, legend, superstition, have been made and changed by salt.In some countries it is currency \u2014 enough of it and you can buy a wife.Salt is commonplace, and so universally used that when iodine was found to be a preventive of goitre, it was salt that was chosen as the carrier to reach the greatest possible number of people.Goitre is almost non-existent today.But salt for the table is only one small example of its use.Ten cents\u2019 worth will last a family of four a whole month.The average per capita consumption a year for food purposes is only about twelve pounds.Totalled, it is less than one-tenth of all the salt needed each year by industries to produce their millions of products and services.Seldom does the average man become aware of salt and the hidden part it plays in his (1) Text reproduced from C-I-L OVAL.TECHNIQUE, Avril 1952 life.If salt is chemically processed, 13 major chemicals result.If it undergoes electrolytic processing, another 21 are obtained.These many derived chemicals, along with salt used in its pure form, directly affect 62 major industries, including the broadly inclusive ones of food and chemicals.Each industry, on the average, uses at least three of salt\u2019s derivatives.Soda ash, bicarbonate of soda, calcium chloride, caustic soda, chlorine, sodium metal \u2014 these are the chief products.They are the starting points for many more that are vitally needed by the food and chemical industries.Oil refineries and the mines that give Canada mineral wealth both require five different salt derivatives.If the world were suddenly shorn of salt- born chemicals, it would mean drastic, radical changes in the processes which furnish the goods we live by from day to day.Curtailment, perhaps interruption, of gasoline and tire production - would result.Metal cans and the food they contain would almost disap- 279 pear.Leather, paint, paper, starch, textiles, fire extinguishers, bleaches, enamel ware, cleansing agents and disinfectants \u2014 all these, their origins born in salt, would almost cease to exist.In time, research scientists might find substitutes, but other methods would be more expensive since the salt-derived chemicals used in these necessities are not only efficient, but cheap.What price can be placed on a pure water supply?This is assured at small cost through the use of chlorine \u2014 a major constituent of salt.Public health standards demand that 90 per cent of water samples tested be free of coliform bacteria.Montreal, which on an average day consumes 167,000,000 gallons, has never been below 99.07 per cent, in a large measure due to the three quarts of chlorine it pumps into every million gallons of water.Today shoemakers seldom need to patch a crack in the upper leather of a shoe.In fact, upper leather far outwears the sole leather.The advent of chrome tanning brought this about.Without salt it would not have been possible, for salt, making the leather \u201cmellow\u201d, allows the chrome to reach the inner cells, which is the secret of chrome tanning.Hides, waiting for processing, are packed in salt to keep them sound.After they have been fleshed and de-haired, sulphuric acid and eight-per-cent salt brine blend to form the pickling liquor, to put the hides on the acid side, ready for tanning.How many products, packed in glass, does a housewife buy in a year?The morning milk is a good example.A Montreal plant is rolling out 22 quart-size bottles a minute, 24 hours a day, every day in the year.That is only one plant.Hard, tough glass, at this rate of production, would not be possible without sodium carbonate, called soda ash, which, melted with sand and lime, gives molten glass.This plant uses a car of soda ash a day.Reacting salt brine with ammonia and carbon dioxide yields ammonium chloride and sodium bicarbonate.Sodium bicarbonate with heat gives soda ash.From the ammonium chloride free ammonia is gained by reacting with lime, and ammonia is used extensively in the refrigeration industry.It is also used for organic 280 synthesis.Also gained is calcium chloride, an effective dust controller for summer roads and used for refrigeration brines where very low temperatures are required.It has also shortened the time of building construction, for since calcium chloride has been added to concrete, the concrete reaches standard strength in eight to 10 days as against an average 28 days without it.In all these things, salt, pure and simple, was the starting point.When an eager motorist clashes the gears of his car, what keeps the teeth from snapping?Any metal parts that take rugged wear or sudden shock are case hardened by plunging them, hot, into fused baths of molten salts or into refrigerated brine solutions, to toughen their outer surfaces.The shares and mouldboards of the plows which prepare Canadian soil for its yearly agricultural bounty force their way through miles of sand or stone and seldom break or chip.They have been case hardened by salt, the same substance you will put on your steak tonight.In so many ways, simple salt works for industry.It bleaches pulp for paper; makes textiles colour fast; provides soap; preserves wood; softens water; puts the glaze on porcelain; cuts the scale in steel making.In Medicine Salt is handled in carloads for industry \u2014 but is measured in grams for medicine.A pinch of salt in four ounces of water is the approximate solution of salt in the body.When blood must not clot, herapin is put to work.Salt is added to it so that the herapin will do its own job without stealing salt from the blood stream and disturbing the body\u2019s balance.Infant mortality from diarrhea has been largely reduced through the continuous intravenous administration of salt solution which restores lost body fluids.Insulin for the treatment of diabetes comes from hog pancreas.The concentrated extract, reacting with salt, gives the cakelike curd from which insulin is produced.Dentists put salt in their plaster of paris to make it set faster when taking an impression for new dentures.Salt April 1952, TECHNIQUE pi cle In the Home for mouth wash, sore throat, tired feet, nervous skin tension.It\u2019s all there in your salt shaker.Out of the salt shaker and into a can, with one small change in between, and salt becomes sodium bicarbonate which is baking soda.Leave it as salt and whiten the woodwork with it, use it as a sweeping compound, clean gold and silver, copper and brass, make pickles, remove dust and fruit stains from cloth.It\u2019s all the same to salt.The Fifth Element is used not only as a food itself and a preserver of food \u2014it is also a grower of food.It promotes tree growth and improves the quality and yield of certain vegetables.At the same time, this paradoxical element is used to kill and discourage weeds.Salt repels insects; but simul- In Agriculture taneously agricultural handbooks say \u201cdon\u2019t forget to salt all animals regularly\u201d.Animals need salt for the same reason humans need it \u2014 there is hardly a body process which does not depend, directly or indirectly, upon salt.Dairy herds need salt for milk production and strong calves.Sheep, deprived of salt, yield little wool.Salt evaporated from the sea, salt torn in chunks from great deposits below ground, salt pumped up as brine the way C-I-L salt is produced at Windsor, Ontario, and at Neepawa, Manitoba, is therefore a key factor in modern living and working.An old Mohammedan oath expresses it: \u201cMay my harvest fail, my cattle die and may I never taste salt again if I do not speak truth.\u201d POULIES EN V COURROIES EN V de toutes sortes COURROIES Plates et rondes ; de toutes sortes AGRAFES et LACETS ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et en caoutchouc MANUFACTURIERS CANADIENS DE COURROIES : LTÉE l (The Canadian Belting Manufacturers Limited) | 1744, rue Williams - WE.6701 Montréal Pour votre Laboratoire - Appareils .Verrerie .Réactifs Adressez-vous à Canadian Laboratory Supplies LIMITED 403 ouest, rue Saint-Paul Montréal, P.Q.Outils a bois Stanley & Millers-Falls Outils de précision Starrett Outils électriques Black & Decker Machinerie a bois et a fer Walker-Turner Atlas mer[Je§err es LIMITÉE MONTREAL 6793 St-Hubert LA: 0251 1406 St-Denis 2 2, 23 12\u201d x 115\u201d?x 17 \u2014 CONCOURS DE L\u2019ÉCOLE DU MEUBLE (1) Fauteuil Pliant Vera pour l\u2019amateur en menuiserie, un petit fauteuil facile à fabriquer.Ce petit fauteuil, qui peut servir dans la salle de jeux, sur la véranda, et même au jardin, possède en outre, un avantage appréciable dans une petite maison, puisqu\u2019il est pliant.Le merisier, qui est un bois résistant et de coût relativement bas, est tout désigné pour ce travail.Un marteau, tournevis, scie de travers, com- ?9 > pas, vilebrequin, scie à découper, clef anglaise, équerre, varlope, ciseau; voilà tout ce qu\u2019il faut pour réussir ce travail.Liste de débit 2 morceaux de 36\u201d X 3\u201d X 1\u201d \u2014 montants 2 \u201d ?24\" X 215\u201d X 1\u201d \u2014 pieds arrière 2 > 7207 X 314\u201d X 1\u201d \u2014 siège 2 \u201d ?11\u201d X 215\u201d KX 1\u201d \u2014 dossier 1 > ?23\u201d X 27 X 1\u201d \u2014 barre d\u2019écartement et arrêt montant de l\u2019appui-bras (1) Projet qui a valu une mention à son auteur.282 par RAYMOND LARUE ELEVE DE 4e ANNEE, ARTISANAT 2 morceaux de 13\u201d X 37 x 17 \u2014 appui-bras 4 pieds de goujon de 34\u201d 4 2 2 29 2?134\u201d 1 pied 29 2 29 38\u201d 4 boulons de 245\u201d % 14\u201d 4 2\u201d 32 4\u201d x 14\u201d 16 rondelles de 14\u201d 4 boulons de 215\u201d X 16\u201d 8 rondelles de 14\u201d 235 pieds de corde de 3/16\u201d Les boulons de 45\u201d servent de pivots pour le siège et le dossier.Pour l\u2019appui-bras et les pieds arrière, on se servira de boulons de 44\u201d.Dans le dossier, les barres d\u2019écartement sont formées de deux goujons de 34\u201d.Découper d\u2019abord les montants, les pieds, le dossier et le siège en se servant du gabari.Il est très important de découper et de percer les morceaux deux par deux afin qu\u2019ils soient parfaitement identiques et que les trous qui reçoivent les boulons coïncident.Ne pas oublier les rondelles entre les morceaux, à chacun des pivots.Cette précaution permet de plier et de déplier la chaise plus facilement.Pour une plus grande rigidité de la corde, on recommande de la poser légèrement mouillée.April 1952, TECHNIQUE PY NP ss MN ps \u2014_\u2014 mt 22 A y, y 7 mm \u2014 © | j Zi boom ren DETAIL E 4 ¢ ÿ /| 4 A J _ Pre 7 mem nage / A /\\eV / \\\\ SA AC ) 7 / sE-\u2014 pus À ed mp = =\u2014\u2014 I _ 2e = (ON) A B| / = =\u2014 = / | anu i te / = 1 == era DETAIL B.OM LS -\u2014 \u2014 / / As 5 wo NT e, \u2018 = / y 1 | | \\/ 7 ede BAC nn VA 6 POUCES ! 8% 1 È TECHNIQUE, Avril 1952 283 Eu Confection d'un chapeau cloche pour dame M ESDAMES, je vous remercie d\u2019être présentes au rendez-vous auquel je vous avais conviées dans le numéro de janvier et si vous le voulez bien nous allons de nouveau parler de la mode, cette fée qui a établi son royaume dans la capitale française, dont les craprices n\u2019ont pas de fin et qui trouve mille moyens d\u2019attirer votre attention et de vous faire convoiter tout ce qu\u2019elle crée pour nous charmer.Elle se soucie bien peu des saisons et peu lui importe, si telle est sa fantaisie, de vous faire porter en hiver ce que vous souhaiteriez porter en été.Dans le domaine des chapeaux, elle est particulièrement capricieuse.Selon son désir elle vous oblige parfois à poser votre bibi sur le faîte de votre tête où il ne tient que par miracle ou bien elle vous force a l\u2019enfoncer de telle façon que vous remerciez tout bas le Créateur de vous avoir donné des oreilles.Si tel est son bon plaisir elle vous impose encore de le porter si en avant que vous en avez la vue gênée ou bien de le placer sur votre cou au risque de le perdre.par JEANNE CHANTRON PROFESSEUR A L\u2019ECOLE CENTRALE DES ARTS ET METIERS Cette année, cette grande dame a mis sous nos yeux de ravissantes créations où la simplicité coudoie le chic.Les magazines parisiens nous apprennent que les chapeaux seront assez petits, plutôts plats, et que le canotier et la petite cloche toujours si seyants se porteront très bien avec la robe du matin et le costume-tailleur.Quant aux chapeaux qui accompagnent les toilettes d\u2019après-midi et de cocktails, ils sont grands, joliment garnis de beaux rubans, de fleurs, de perles, de tulle, de plumes et souvent ornés d\u2019un joli bijou.La voilette reste aussi très en vogue et ajoute un cachet de discrétion.Quelles seront les matières à employer pour la confection des chapeaux?Le feutre, tous les tissus soyeux, le velours, le tulle, la dentelle, les pailles et elles sont nombreuses.Vous aurez l\u2019embarras du choix quand vous déciderez de vous confectionner un chapeau.Nous allons ensemble exécuter une de ces adorables cloches de paille qui sont si seyantes aux visages jeunes et moins jeunes, selon l\u2019angle qu\u2019on leur donne en les coiffant.284 April 1952, TECHNIQUE un Ag | Fic.3 Fournitures 10 verges de paille à coudre d\u2019un pouce de largeur.Une verge de ruban de velours d\u2019un demi-pouce de large destiné au bordé du chapeau.Deux verges et trois-quarts de ruban de velours de un pouce et demi de large pour la confection d\u2019une cocarde et la garniture.Trois-quarts de verge de ruban gros grain (cordé) de un pouce de large pour l\u2019entrée de tête.Une verge de broche de grosseur moyenne.Une petite bouteille d\u2019apprêt à paille (sizing) et un pinceau.Je laisse à votre goût personnel le choix des couleurs car elles devront s\u2019harmoniser avec la toilette à porter.Calotte Tracez sur votre bloc de bois, au crayon, une ligne qui va vous servir de patron à suivre.La mode cette année étant aux chapeaux peu profonds, mesurez dix pouces d\u2019avant en arrière.Prenez votre paille et remarquez qu\u2019elle a un fil à l\u2019un des bords assez solide pour être tiré; ce qui facilite le travail de la paille.Tirez environ une demi- verge de fil et commencez à coudre en formant un cercle aussi rond que possible; passez le bout en dessous et continuez à tourner en maintenant la paille sur le bloc à l\u2019aide TECHNIQUE, Avril 1952 RAA de punaises.Il faut que la paille suive les contours du bloc sans tirer et sans être trop lâche.Je vous conseille d\u2019utiliser une aiguille longue car elle vous permettra de coudre plus aisément sur le bloc tout en vous permettant de dissimuler les points dans les dessins de la paille.Afin de prévenir toute difficulté dans la marche de votre travail, épinglez avant de coudre.Continuez jusqu\u2019à ce que vous ayez couvert jusqu\u2019au tracé.Finissez à l\u2019arrière en passant le bout de la paille en dégradant sous le rang précédent et vous obtiendrez un bas de calotte parfaitement régulier.Puis repassez légèrement à la patte-mouille, la paille ne devant pas être trop aplatie car elle perdrait le relief de ses dessins.Laissez bien sécher.Ne pas oublier de marquer d\u2019un fil le milieu du devant.Le bord Faisons maintenant le patron du bord.Taillez dans une feuille de papier assez fort un cercle de 12 pouces de diamètre, posez la base du bloc à trois pouces du bord en avant, équilibrez les côtés, l\u2019arrière se trouve alors un peu moins large.Faites un tracé au crayon sur le papier autour du bloc, enlevez le centre en coupant un demi pouce de plus \u2014 -\u2014 Fic.4 à v'extérieur du tracé.Coupez à l\u2019arrière et croisez en ajustant à votre entrée de tête, faites tomber le surplus.Voici l\u2019aspect du patron à plat sur une table: Le croquis Epinglez alors un premier rang de paille au bord du patron en laissant dépasser un pouce à chaque extrémité pour la couture arrière.Coudre un deuxième rang en tirant légèrement sur la paille afin qu\u2019elle s\u2019arrondisse d\u2019elle-même en suivant bien la forme 285 du patron, et ainsi de suite jusqu\u2019à l\u2019entrée de tête.Prenez garde de ne pas coudre la .paille avec le papier.Fermez maintenant à l\u2019arrière par une couture que vous ouvrirez au fer et cousez soigneusement en rentrant les bouts de chaque côté.Faites comme pour la calotte un léger repassage de tout votre bord.Pour laitonner (brocher) le bord, prenez la longueur de broche suffisante en y ajoutant 6 pouces pour croiser à l\u2019arrière.Cousez cette broche très au bord à points de boutonnière et faites un point d\u2019arrêt très solide sur les bouts de la broche.Epinglez alors la calotte sur le bord et faites devant votre miroir un premier essayage qui vous donnera déjà une idée de ce que va être votre chapeau.Avant d\u2019aller plus loin passez une couche légère d\u2019apprêt qui lui conservera sa forme et lui donnera du brillant.Cousez la calotte et le bord ensemble.Voici comment procéder pour poser le bord, c\u2019est-à-dire couvrir la broche avec le ruban de velours le plus étroit.Commencez à la couture en pliant le bout du ruban d\u2019un quart de pouce.Posez votre ruban à l\u2019envers sur le dessus du bord en le cousant à points arrière; il se trouvera à l\u2019endroit quand vous le retournerez pour le coudre à points glissés invisibles à l\u2019envers du bord.Vous obtenez ainsi un bordé étroit très joli et l\u2019effet du velours sur la paille est très seyant au visage.Garniture Permettez-moi de vous suggérer une très belle cocarde en forme de coquille dont la 286 confection est fort simple et qui constitue une garniture qui s\u2019allie très bien à la cloche.Avant d\u2019entreprendre la cocarde, pensez à cercler le bas de la calotte d\u2019une partie du ruban de velours que vous avez acheté pour la garniture.La pose est très facile comme vous allez en juger.Si vous voulez effectuer la fermeture du ruban à l\u2019arrière du chapeau, mesurez six pouces en plus du contour afin d\u2019avoir deux petits bouts que vous couperez en sifflet et qui constitueront deux petits pans flottants à l\u2019arrière du chapeau après que vous aurez fixé votre ruban par quelques points dissimulés.Exécution de la cocarde Prenez le reste du ruban de velours et procédez de la manière suivante.Pliez le bout du ruban deux fois d\u2019un quart de pouce afin d\u2019obtenir une finition propre et sans effilochage.Faites des plis d\u2019un quart de pouce de profondeur mais en descendant légèrement en biais sur toute la longueur du ruban en réservant dix pouces.Maintenez chacun des plis par un point pour obtenir le bord bien régulier de votre cocarde.Resserrez alors le centre en passant un fil qui devra pouvoir glisser en le tirant et donner ainsi à votre HAUT 8nRs Fic.6 cocarde un effet de coquille.Pliez et collez l\u2019un sur l\u2019autre les dix pouces de ruban qui restent et coupez en sifflet.Votre cocarde est terminée.Afin de la bien placer je vous conseille de la fixer devant votre miroir qui reste votre meilleur guide pour le choix de l\u2019endroit où vous désirez la poser.Pose du ruban d\u2019entrée de tête Prenez votre ruban gros grain, arrondis- sez-le légèrement au fer et cousez-le à l\u2019intérieur du chapeau à petits points de côté, n\u2019oubliez pas de faire un pli d\u2019environ un quart de pouce en avant.Cela donne de l\u2019ampleur et empêche le chapeau de remonter sur la tête.(suite à la page 288) April 1952, TECHNIQUE up [15 fogs EEE disc Io: R.S.Eadie, Manager, Eastern Division announces the following appointments: D.B.ARMSTRONG.\u2014 Appointed Chief Engineer, Eastern Division (formerly Assistant Chief Engineer).Mr.Armstrong commenced his long career with the Company in 1909 as a Junior Draughtsman.Three years later, he started his studies in Civil Engineering at McGill University which were interrupted in 1915 by a period of service with the Canadian Engineers.He left the army with the rank of Captain in 1919.D.B.ARMSTRONG On his return to civil life, Mr.Armstrong returned to Dominion Bridge Company as a designer and subsequently held the positions of Designing Engineer and Assistant Chief Engineer of the Eastern Division.He is a member of the Corporation of Professional Engineers of the Province of Quebec, of the Engineering Institute; also of the Canadian Standards Association and other technical bodies.R.M.ROBERTSON.\u2014 Appointed Assistant Chief Engineer (formerly Designing Engineer).Mr.Robertson also joined the Company in 1909 as a junior draughtsman, entering McGill University in 1913.His studies were interrupted from 1916-1919 when he served with the Canadian Engineers, being demobilised with the rank of Captain._He continued his studies at McGill University after the war, graduating in 1920 as B.Sc.in which year the joined the Bridge Department of the Canadian Pacific Railway.In 1924 he returned to Dominion Bridge Co.in the Structural Design Department, was ap- TECHNIQUE, Avril 1952 Dominion Bridge Company Eastern Division Appointments R.M.ROBERTSON pointed Designing Engineer, Eastern Division in 1948.He is a member of the Corporation of Professional Engineers of the Province of Quebec and of the Engineering Institute of Canada.He is also a member of several technical committees of the Canadian Standards Association.P.G.A.BRAULT.\u2014 Appointed Designing Engineer, Eastern Division (formerly Assistant to the Designing Engineer).P.G.A.BRAULT Mr.Brault graduated in Civil Engineering from McGill University in 1921 and after varied experience with several steel fabricating companies, he joined Dominion Bridge Company as a draughtsman in 1926.From 1931 to 1942 he was active in the Structural 287 Es Design Department of the Company and in the latter year joined United Shipyards Ltd.for the purpose of designing launching arrangements for cargo and other vessels being built at that time in Montreal.After World War II he returned to the Structural Design Department as Assistant to the Designing Engineer.Mr.Brault is a member of the Corporation of Professional Engineers of the Province of Quebec and of the Engineering Institute of Canada.= CONFECTION D°UN CHAPEAU CLOCHE POUR DAME (Suite de la page 286) Votre chapeau est terminé, mais pour le cas ou vous désireriez l\u2019agrémenter d\u2019une voilette, voici la façon de la couper et de la placer.Achetez trois-quarts de verge de voilette.Rappelez-vous que les fines résilles sont plus seyantes et n\u2019alourdissent pas le chapeau.Coupez les bouts légèrement en biais, prenez le milieu le plus étroit et fixez au chapeau en avant par un point noué (passez l\u2019aiguille à l\u2019intérieur du chapeau en maintenant le fil par dessus, ressortez l\u2019aiguille et nouez).Remontez maintenant les deux côtés par des plis que vous viendrez coudre à environ deux pouces de l\u2019arrière en les repliant afin de dissimuler la coupe.Cette petite voilette encadrera joliment votre visage.Et voilà votre nouveau chapeau printanier destiné à accompagner votre costume-tailleur ou votre robe simple.J\u2019espère que vous me garderez votre confiance et que vous accepterez le nouveau rendez-vous auquel je vous convie pour confectionner avec moi un petit chapeau de fleurs si joli avec les toilettes d\u2019été.Annoncez dans TECHNIQUE 5 Revue industrielle bilin- agir .ass gue, qui circule dans tous les centres manufacturiers.506 est, Tue Ste-Catherine HArbour 6181 ___________________ 288 INDEX DES ANNONCEURS ADVERTISER\u2019S INDEX Banque Canadienne Nationale \u2026 268 Ben Béland Inc.1111000 218 Canadian General Electric Co.Ltd.218 Canadian Laboratory Supplies Led.ar 281 Deschénes & Fils Ltée .248 Omer De Serres Ltée .281 C.A.Dunham Co.Ltd.\u2026_.\u2026 278 Dupuis Frères Ltée 1 270 Forano Limitée .11122220 232 International Agency Ltd.258 J.-W.Jetté Ltée 11222200 267 Keuffel & Esser of Canada Ltd.\u2026 248 \u2018La Patrie \u2026 \u2026.D 264 La Salle Builders Supplies Ltd.268 Lord & Cie Ltée .228 Maison du Livre Francais (Les Editions Quillet) .242 Manufacturiers Canadiens de Courroies Ltée .281 Marion & Marion .270 Metropole Electric Inc.268 Montreal Armature Works Ltd.\u2026 276 Montreal Blue Print Inc.248 \u2018Montreal Glassheat & Supply Ltd.264 I.Nantel Inc.10 258 Payette & Cie Ltée \u2026\u2026 SURRY 247 T.Préfontaine & Cie Ltée .268 Shawinigan Water Power Co.(couverture) .\u2026\u2026\u2026 SUR 4 Thérien Frères Ltée 268 April 1952, TECHNIQUE Lutte dent nLane Publications en vente a L\u2019OFFIGE des COURS par CORRESPONDANCE 506 est, rue Sainte-Catherine \u2014 Montréal Cours de menuiserie (Morgentaler) \u2026\u2026\u2026 1.90 Electricité appliquée à l\u2019automobile Le guide du constructeur \u2014 Tome I (Carignan) suite et II (Grenier,) chacun 2.00 3e partie \u2014 La batterie d\u2019accumu- 1 L\u2019Equerre de charpente (Laforest) 1.25 lateurs eevetreesivecenses ; serersensscnasa0ecos0e0t000es 45 07 de parte \u2014 Les régulateurs de la Les bois du Québec et leur utilisation dynamo .\u2026\u2026v\u2026vcscrescacrenrarscrnenenenee 45 (Legendre) ee 4.50 5e partie \u2014 Les canalisations électri- Utilisation des machines à bois QUES L.\u2026ocncr Electricité appliquée à l\u2019automobile Questions de vie politique (collabora- (Carignan) DOM) coors noses reese 0.95 1%re partie \u2014 Initiation aux circuits LL.\u2026.électriques =.40 Initiation à la peinture en bâtiments 00 Ze partie \u2014 La dynamo, génératrice (Lethiecq) eee 2.de courant ns 40 La figure humaine (Le Testut) .2.75 Les prix indiqués comprennent les frais de port, Les prix indigués comprennent les frais de port.JET SI CSA AC RIT EN SERRE Le banquier.le boulanger et le ohricont d'électricité Que vous soyez banquier, boulanger, cultivateur ou industriel, l'électricité est l\u2019un de vos plus forts atouts.Notre civilisation matérielle a fait des pas de géant depuis le jour encore récent, où l'homme apprit à capter et à distribuer l'énergie électrique.Grâce à l'électricité, l'homme a réussi a décupler ses forces, à rendre sa vie plus facile dans tous les domaines et à augmenter son apport à la grandeur de son pays, à l'agrément de son patelin et au confort de sa famille.Sans l'électricité, où en serions-nous?Nous n\u2019aurions certainement pas toutes les aises, tous les divertissements et les avantages matériels qui égaient aujourd\u2019hui notre vie de tous les jours.Combien de réalisations nous semblent bien ordinaires qui seraient encore à l\u2019état de rêves, s\u2019il fallait encore attendre la découverte et la distribution de l'électricité?Oui, quel que soit notre travail, l\u2019électricité aide à nôtre succès.La Shawinigan est fière de sa io qui est de fournir l'énergie électrique à des centaines de mille consommateürs du Québec à un tarif moyen parmi les plus bas de l'Amérique du Nord.BEANE compagnies associées et filiales "]
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