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Titre :
Technique : revue industrielle = industrial review
Éditeur :
  • Montréal :[Revue Technique],1926-1955
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Popular technique
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Technique : revue industrielle = industrial review, 1952-05, Collections de BAnQ.

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GE ; 25¢ vingt-cinguiéme, anniversaire 1927 1952 ; Corporation des Techniciens Diplémés i i : 4 y 3 i fH i fl Re uy ray I I 8 RNR QE VO i COR Bi RS TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014DIRECTORS EDOUARD MONTPETIT Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies ROSARIO BÉLISLE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School PHILIPPE METHE Ecole Technique de Québec Quebec Technical School JOSAPHAT ALAIN Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School C.N.CRUTCHFIELD Institut Technique de Shawinigan Shawinigan Technical Institute ANDRE LANDRY Ecoles d\u2019Arts et Métlers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie.Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par correspondance Correspondence Courses M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski Éditeur Publisher PAUL DUBUC Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL ABONNEMENT Canada $2.00 Etranger $2.50 Canada Foreign countries BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 SUBSCRIPTION L\u2019'IMPRIMERIE DE LAMIRANDE, 2425 RUE HOLT, MONTREAL, (36) vconee REVIEW INDUSTRIELLE INDUSTRIAL REVUE MA MAY Sommaire * Contents VOL.XXVII 1952 No 5 291 Voeux des écoles Edouard Montpetit Jean Delorme 293 Message du président général Charles-E.Bréard Photo de couverture 294 Programme des fêtes 295 Hommage des chapitres Cover Photograph 299 Historique \u2019 Claude De Guise 305 Ascension légale de la Corporation Louis Dussault 307 Luminescence-Fluorescence and Phosphorescence R.P.A.Sims 308 In memoriam: GERARD JUNEAU Léo Mainville 313 Le pylone météorologique Roméo Richard 317 Histoire abrégée de l\u2019aviation Onésime Piette 321 Everybody's Business J.R.McGrath 323 Le pétrole J.-Maurice Proulx 329 Instrumentation W.W.Werry 336 Mots croisés techniques Charles De Serres 337 Les molécules et leur comportement Roger Brière 341 Fire! Louis-L.Gagné 343 Savez-vous .Roger Boucher a ian de Lesson a 347 Histoire de la réfrigération Ludger Beauregard OD octions des arts 351 Loisirs familiaux: peinture Madeleine Caron appliqués et de photographie 355 Chronique de l\u2019automobile Joseph Carignan de l\u2019Ecole Technique des Trois- Rivières, d\u2019après le dessin ori- 357 Projet de construction: ginal de M.Lionel Beaulieu, une table-bureau Liban Bounadère du chapitre de Hull, et la maquette de M.Delvica Allard, du chapitre français de Mont- © Téal et ancien président genes Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont © la reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer la provenance et après en avoir obtenu l'autorisation de This reproduction of the TECHNIQUE.\u2014Autorisée comme envoi postal de 2° classe, Corporation of Certified Tech- ministère des postes, Ottawa.nicians\u2019 crest is the joint work of the departments of Applied * Arts and of Photography at the Trois-Rivières Technical With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingual > ON EU ME was or ginal scientific review published in Canada.Authors are respon- lieu, member of the Hull sible for the ideas expressed in their articles which may be Chapter, and moulded later reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and by Mr.Delvica Allard, mem- authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as ber of the Montreal French 2nd class mail, Post Office Department, Ottawa.Chapter and former President of the Corporation. cou WM Une expérience de 50 années au service des ARCHITECTES ENTREPRENEURS PROPRIETAIRES COMMUNAUTES ELANDQ INCORPORÉE Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., sec.-trés.OUTILLAGE y ; INDUSTRIEL GL, On se sert d\u2019instruments \u201cHook-On\u201d G-E pour \u2014ou le wattage avec le wattmètre AK2.Ici mesurer\u2014rapidement et facilement \u2014 voltage, AK2 mesure la puissance triphasée équilibrée.courant, puissance et facteur de puissance sans A DROITE\u2014Le compteur de facteur de puissance sectionner les conducteurs ou interrompre le \u201cHook-On\u201d AK-3 mesure, rapidement et faci- service.A GAUCHE\u2014On peut vérifier l\u2019ampé- lement, le facteur de puissance à l\u2019emplacement rage avec le voltampèremètre \u201cHook-On\u201d AK 1 même des coffrets de distribution.C \u2018Ç Bureaux LD Tr d'un LITLE TI M.EDOUARD MONTPETIT Directeur général de l\u2019enseignement spécialisé M.JEAN DELORME Directeur général des études de l\u2019enseignement spécialisé VOEUX DES ÉCOLES La Corporation des techniciens diplômés de la province de Québec, qui a vu le jour il y a vingt-cinq ans et qui n\u2019a cessé depuis de croître, d'élargir ses cadres et de s\u2019affirmer, se range aujourd\u2019hui parmi les associations professionnelles importantes de chez nous.Ce résultat remarquable, que TECHNIQUE souligne d\u2019une façon toute particulière dans la présente livraison, les écoles d\u2019enseignement spécialisé ont maintes raisons de s\u2019en réjouir, tout comme des parents éprouvent de la joie à la vue des succès remportés par leurs enfants.C\u2019est pourquoi la direction générale de l\u2019enseignement spécialisé se fait l\u2019interprète de ces écoles pour présenter à leurs anciens élèves, membres de la Corporation, les plus sincères félicitations en cet heureux anniversaire.Les vingt-cinq années qui viennent de s\u2019écouler constituent pour la Corporation une étape décisive.La vie d\u2019une association, en effet, ressemble sur plus d\u2019un point à celle d\u2019un individu; le succès ne dépend-il pas des premières années de labeur, des efforts fournis alors pour se former et acquérir de l\u2019expérience, du travail qu\u2019on s\u2019impose pour se frayer un chemin à travers les difficultés de la vie?La Corporation a franchi vaillamment cette période; elle s\u2019est si bien préparée à agir que, dès ses premiers contacts avec la réalité, elle a démontré de la maturité; à vingt-cinq ans, elle a déjà l\u2019assurance de l\u2019âge mûr.Si la Corporation a ainsi réussi à s\u2019affirmer, elle le doit, n\u2019en doutons pas, à ceux qui, tour à tour, ont occupé les postes responsables et consacré à la cause commune, leur savoir-faire, leurs connaissances, leurs loisirs et ont parfois laissé TECHNIQUE, Mai 1952 291 leur santé: travail peu connu, parfois payé d\u2019ingratitude; trop souvent rançon du sens social et du don de soi au service de tous.C\u2019est d\u2019abord à ces travailleurs infatigables et combien méritants qui, dans la joie comme dans l\u2019épreuve, ont su tenir, que la Corporation doit d\u2019avoir traversé cé premier quart de siècle, qu\u2019elle s\u2019est aguerrie et qu\u2019elle donne déjà des preuves de sa valeur.Elle le doit aussi à tous ces anciens élèves des écoles techniques qui, convaincus de la nécessité de l'entraide entre membres d\u2019une même profession et entre aînés et cadets, ont participé aux activités de la Corporation dont ils ont assuré ainsi l\u2019existence.Aussi, il est à souhaiter que la Corporation des techniciens diplômés continue de recevoir nombreuses les adhésions des anciens élèves des écoles d\u2019enseignement spécialisé et d\u2019avoir à ses postes de commande des officiers dévoués, compréhensifs et animés du sens social.Ainsi appuyée et dirigée comme elle l\u2019a été depuis vingt-cinq ans, elle peut s'attendre, nous en sommes convaincus, à des succès de plus en plus marquants.Nous le lui souhaitons de tout coeur.EXÉCUTIF DE LA CORPORATION De gauche à droite: MM.Claude DeGuise, secrétaire général; Maurice Ricard, ler vice- président; Charles Bréard, président général; Alexandre Castagne, président honoraire ex-officio; Robert Paquin, 2e vice-président; Albert Lapierre, trésorier général.(Photo Clément Héroux, élève en Photographie, Ecole Technique, Trois-Rivières) 292 May 1952, TECHNIQUE À 8% Qué Message du président général 9 U\u2019IL me soit permis de remercier et de féliciter les chapitres fondateurs de notre corporation.Le dévouement et l\u2019énergie des pionniers et de leurs successeurs ont permis à la Corporation de se développer et de doubler le cap de ses 25 ans.L\u2019incorporation de notre mouvement eut lieu à Montréal, le 20 mars 1927.Le 14 avril 1934, le législateur revisait et amendait la loi.Les chapitres de Québec, des Trois-Rivières (technique et papeterie), de Hull et anglais de Montréal, qui existaient déjà depuis plusieurs années, se joignirent au mouvement.Le 31 mai 1944, la Législature votait le « Bill 51 » qui nous donnait droit exclusif au titre de techniciens diplômés.Enfin, à la session de 1950, le « Bill 155 » consolidait nos droits acquis et nous accordait Ç! 8 des pouvoirs plus vastes, notamment celui de M.Charles-E.BREARD, T.P.conférer le titre de technicien professionnel a président général de la Corpora- nos membres les plus éminents et qui satisfont tion des Techniciens Diplômés aux conditions de nos nouveaux règlements.L\u2019an dernier, la Corporation avait le plaisir d'accueillir deux nouveaux chapitres: ceux de Rimouski et de Shawinigan.L\u2019harmonie entre les chapitres et entre ceux-ci et le conseil central est à la base du succès de nos initiatives.Maintenant que la loi nous reconnaît des droits et privilèges exclusifs et favorise notre épanouissement en toute liberté, tous les diplômés des écoles techniques ont intérêt à faire partie de la Corporation qui les protège dans l\u2019exercice de leur spécialité respective.Nous tenons à remercier l\u2019honorable Paul Sauvé, ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, de sa précieuse collaboration.Nous sommes reconnaissants à la revue TECHNIQUE d\u2019avoir consacré une section de ce numéro aux techniciens diplômés.Au chapitre français de Montréal, auquel le conseil central a confié l\u2019organisation des fêtes du 25° anniversaire, j'offre au nom de tous les chapitres des remerciements sincères et le félicite d'avance de son succès qui s\u2019annonce éclatant.En terminant, jinvite tous les membres de la Corporation à participer à ces fêtes qui auront lieu à Montréal, les 30 et 31 mai.9 TO OUR ENGLISH FELLOW TECHNICIANS It is my privilege, as President of the Main Board, to invite our English fellow technicians to celebrate with us the 25th anniversary of the Corporation of Certified Technicians of the Province of Quebec as well as the 40th anniversary of the Montreal Technical School, in attending the convention that will take place in Montreal, on May the 30th and 31st, on these two memorable occasions.TECHNIQUE, Mai 1952 293 HCL A A ot PROGRAMME VINGT-CINQIEME ANNIVERSAIRE CORPORATION DES TECHNICIENS DIPLOMES de la province de Québec QUARANTIEME ANNIVERSAIRE ECOLE TECHNIQUE DE MONTREAL Montréal - 1952 VENDREDI 30 MAI 7.15 p.m.Inscription à l\u2019Ecole Technique.8.15 p.m.Ouverture du congrès à l\u2019amphithéâtre de l\u2019Ecole Technique, sous la présidence active de M.Léo Charlebois, président du chapitre français de Montréal.Bienvenue de M.Charles Bréard, président général de la Corporation.Bienvenue de M.Rosario Bélisle, directeur de l\u2019Ecole Technique.Collation des diplômes aux finissants de 1952.Visite de l\u2019école suivie d\u2019un vin d\u2019honneur.SAMEDI 31 MAI 9.00 am.Inscription à l\u2019Ecole Technique.10.00 a.m.Réunions des comités à l\u2019Ecole Technique.11.30 a.m.Fraternisation.12.15 p.m.Déjeuner (libre).0 2.00 p.m.Assemblée générale annuelle à l\u2019amphithéâtre de l\u2019Ecole Technique.4.00 p.m.Réception pour les dames seulement \u2014 coquetel.6.00 p.m.Banquet à l\u2019Hôtel Windsor.9.30 p.m.Danse à l\u2019Hôtel Windsor.294 | May 1952, TECHNIQUE ap TECHNIQUE, Mai 1952 Groupe de présidents des chapitres.Assis de gauche à droite: MM.Lucien Lamy (papeterie) ; Léo Charlebois, Montréal (français); Alphonse Roy, Québec; Albert Lapierre, représentant M.Douglas Cornell, Montréal (anglais); debout dans le même ordre: MM.Jean Frigon, Trois-Rivières (technique) ; Vladimir Sokolyk, Shawinigan; Antoine S.-Amand, Rimouski et Horace Tessier, Hull (Photo Clément Héroux, élève en photographie, Ecole Technique, Trois-Rivières) Hommage des chapitres Un quart de siècle! Que de souvenirs pour les fondateurs de notre corporation et les continuateurs de leur oeuvre.A l\u2019occasion de ses noces d\u2019argent, nous avons tous droit de nous enorgueillir des succès et du prestige de notre corporation.Et nos hommages vont surtout à ceux qui ont vu naître et grandir notre groupement professionnel.Le conseil et les membres du chapitre français de Montréal sont heureux de se joindre à leurs confrères de toute la province pour souhaiter à la Corporation de continuer son essor dans l\u2019intérêt de ses membres actuels et futurs.Léo CHARLEBOIS, président chapitre français de Montréal C\u2019est pour moi un très grand honneur, à titre de président, d\u2019offrir au nom de mes collègues du conseil et de mes confrères du chapitre de Québec, mes plus enthousiastes félicitations à la Corporation à l\u2019occasion de son 25° anniversaire d\u2019existence.Que ce quart de siècle consacré à l\u2019avancement des diplômés de nos écoles techniques soit le prélude de succès encore plus éclatants.Que la Corporation poursuive dans l\u2019harmonie son travail indispensable en faveur du technicien diplômé afin qu\u2019il soit toujours un « Actif national » selon le thème du congrès de 1949, à Québec.Alphonse ROY, président chapitre de Québec 295 eros = C\u2019est en 1935 que le chapitre technique des Trois-Rivières fut admis.au.sein de la Corporation.Aujourd\u2019hui, il groupe dé nombreux anciens de\u2019 TEcole Technique des Trois-Rivières qui sont fiers d\u2019appartenir à un mouvement aussi prospère.Les directeurs et les membres de notre chapitre formulent le souhait que la Corporation ne cesse de poursuivre l\u2019idéal de ses fondateurs, il y a 25 ans, et lui donnent l\u2019assurance de leur entière coopération afin de faire de ce groupement professionnel un des plus progressifs et du technicien diplômé, « le Flambeau de l\u2019Industrie » pour réaliser le voeu du congrès de 1947, aux Trois-Rivières.Jean FRIGON, président chapitre technique, Trois-Rivières Le chapitre de papeterie des Trois-Rivières accepte avec reconnaissance l\u2019aimable invitation du secrétaire général de se joindre aux sept autres chapitres dans ce concert d\u2019hommages et de félicitations qu\u2019il convient d\u2019adresser à la Corporation à l\u2019occasion de cet anniversaire.: L'industrie papetière compte à son service 145 diplômés de l\u2019Ecole de Papeterie, fondée en 1923.La plupart d\u2019entre eux font partie du chapitre dont j'ai l\u2019honneur de présider aux destinées et plusieurs occupent des postes de commande dans l\u2019enseignement et l\u2019industrie.En leur nom à tous, je souhaite une existence longue et fructueuse à la Corporation.! 0 oo 2, Lan ! LE RE = SEER 2 Lucien LAMY, président chapitre de papeterie des Trois-Rivières The English Graduates Society was organized in 1925 by the graduates of the English Section of the Montreal Technical School with a membership of Approximately one hundred at that time.The original English Graduates Society became the Engle Chapter of the Corporation in 1937.The Montreal English Chapter sends greetings to its brother chapters throughout the province and to the Main Board with best wishes for continued success in the future.Douglas CORNELL, President Montreal English Chapter Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019évaluer les réalisations d\u2019une époque, d\u2019une vie ou d\u2019un groupement, un regard sur le passé révèle incontestablement un ordre naturel bien établi.Telle la semence qui germe, croît, fleurit et porte fruits, notre corporation, après un quart de siècle de développement, porte aussi ses fruits.Le chapitre de Hull est heureux d\u2019avoir contribué à donner à notre corporation une vitalité si forte et si saine.Ses membres se joignent à leurs confrères des autres chapitres pour présenter leurs meilleurs voeux à la Corporation, à l\u2019occasion de ses noces d\u2019argent.Horace TESSIER, président chapitre de Hull May 1952, TECHNIQUE _Le chapitre de Rimouski est heureux d\u2019offrir ses voeux les meilleurs à la Corporation des techniciens diplômés de la province de Québec qui célèbre ce mois-ci son 25° anniversaire d\u2019existence.Tous les membres de ce jeune chapitre, fondé le 2 juin 1951, profitent de la circonstance pour assurer la Corporation de son entière collaboration à la poursuite de l\u2019oeuvre qu\u2019elle édifie depuis un quart de siècle.Antoine SAINT-AMAND, président chapitre de Rimouski Le benjamin des chapitres, fondé le 24 novembre 1951, groupe un nombre imposant de diplômés de l\u2019Institut Technique de Shawinigan qui existe depuis 40 ans.Des circonstances inévitables et imputables à personne ont retardé la formation de notre chapitre, mais depuis son organisation ses membres ont multiplié les initiatives.Notre journal mensuel, Le Shawitecho, les met en relations étroites avec les différents cômités: loisirs, publicité, placement et recrutement.Il rioùs fait plaisir de nous joindre aux autres chapitres pour féliciter la \u201cCorporation de ses réalisations et lui souhaiter de continuer à rayonner sur toute :la province de Québec.a Vladimir SOKOLYK, président chapitre de Shawinigan i VIENT DE PARAITRE RESISTANCE MATERIAUX ve à 1 par \"gue, qui ciroule dans GEORGES LANDREAU, i.c.tous Jes centres manufac.Précieuse documentation Volume de plus de 200 pages illustrées et d\u2019un format commode PRIX: $2.25 S\u2019ADRESSER A Le L\u2019OFFICE DES COURS 506 est, rue Ste-Catherine HArbour 6181 .PAR CORRESPONDANCE Montréal 506 est, rue Sainte-Catherine MONTREAL |] TECHNIQUE, Mai 1952 Assis, de gauche à droite: MM.Robert Paquin, 2e vice-président; Claude DeGuise, secrétaire général; Maurice Ricard, le\" vice-président ; Charles Bréard, président général; Alexandre Castagne, président honoraire; Albert Lapierre, trésorier général; Wilfrid Beaulac, délégué de Québec.Debout, dans le gnême ordre, délégués CONSEIL des chapitres: MM.Lucien Lamy et Jacques Carignan (Trois-Rivières, papeterie); Benoît Hamel et Jean Frigon (Trois-Rivières, technique) ; Gérard Desfonds (Shawinigan), Bernard Janelle (Montréal, francais), Vladimir Sokolyk (Shawinigan), Léo Charlebois (Montréal, français), Antoine S.-Amand (Rimouski), P.-A.Langelier (Montréal, français), Jean La- CENTRAL DE LA CORPORATION belle et Horace Tessier (Hull); Albert-V.Dumas et Alphonse Roy (Québec).MM.G.C.Burchmore et Donald Marshall, délégués du chapitre anglais de Montréal, n\u2019apparaissent pas sur la photo.(Photo Clément Héroux, élève en photographie, Ecole Technique, Trois-Rivières.) LS A TS ON SRE EE FF Corporation des techniciens diplômés de la province de Québec rmISTORIQUE par CLAUDE DEGUISE, T.P.secrétaire général À Corporation des Techniciens Diplômés de la province de Québec fête cette année le 25° anniversaire de son incorporation: c\u2019est en effet le 20 mai 1927 que des lettres patentes constituaient en corporation, l\u2019Association des Anciens Elèves de l\u2019Ecole Technique de Montréal.Fait qui peut sembler paradoxal, le groupement des anciens avait déjà 11 ans lorsqu\u2019il vit le jour en 1927! Le bébé né viable en 1916 recevait son baptême officiel alors qu\u2019il avait déjà une vitalité que les documents du temps démontrent d\u2019une façon péremptoire! Fondée en 1910, l\u2019Ecole Technique de Montréal ouvrait ses portes en 1911 (il y a eu 40 ans l\u2019automne dernier) et, en 1913, la première promotion d\u2019un cours spécial de deux ans lançait à l\u2019assaut de l\u2019industrie 13 diplômés dont 8 de langue française.La première promotion régulière de 3 ans suivit en 1914 avec 16 diplômés dont 14 de langue française.Cette même année l\u2019Ecole Technique de Québec, fondée au début de 1911 et ouverte le 2 octobre suivant, présentait à son tour 10 diplômés sur le marché du travail.Association des Anciens Élèves de l\u2019École Technique de Montréal Dès 1916, grâce à l\u2019initiative de M.Alexandre Macheras, alors directeur de l\u2019Enseignement Technique et principal de l\u2019Ecole Technique de Montréal, l\u2019Association des Anciens Elèves de l\u2019Ecole Technique de Montréal voyait le jour et les noms de Maurice Cossette, Romuald Janelle et Raymond-A.Robic prenaient la vedette de l\u2019Association.Maurice Cossette en fut le premier président et Raymond-A.Robic, le premier secrétaire.L'année suivante, un collègue de Québec, alors à Montréal, M.G.Marois, en assumait la présidence.Les buts de l\u2019Association d\u2019alors visaient à rendre l\u2019admission à l\u2019école plus sévère, à ajouter une quatrième année au cours technique et à obtenir pour les diplômés un titre d\u2019ingénieur d\u2019industrie ou quelque chose d\u2019analogue.Association des Anciens Élèves des Écoles Techniques de la province de Québec Dès 1917, l\u2019idée de grouper les diplômés de Montréal et de Québec prenait corps et on fondait l\u2019Association des Anciens Elèves des Ecoles Techniques de la province de Québec.TECHNIQUE, Mai 1952 300 ONE Ce bb Mi dol ri RE EE ES SE SE SE EEE Conseil d\u2019orientation technique Les documents du temps nous rapportent que si l\u2019association semblait prospère et active elle ne plaisait pas à tout le monde.En 1919, le conseil d\u2019orientation technique, composé du personnel enseignant de l\u2019Ecole Technique de Montréal, forme un comité des anciens élèves complètement indépendant de l\u2019association existante.La première réunion de ce comité, sous la direction de MM.Gauthier, secrétaire de l\u2019école, Chartier et Corcoran, professeurs, se tient à l\u2019Ecole Technique, le 23 février 1919.Maurice Cossette, G.Marois et R.Robic acceptent de diriger ce nouveau groupement qui, avec l\u2019appui d\u2019un comité des professeurs, d\u2019un autre des instructeurs et d\u2019un troisième des industriels, étudiera les conditions et les besoins du pays, de l\u2019industrie et de l\u2019ouvrier et verra à orienter les cours pour répondre aux désirs de chacun.Les anciens adhèrent au mouvement.Ce groupement, dominé par le personnel enseignant, ne sembla pas répondre au programme qu\u2019il s\u2019était tracé; les anciens s\u2019en désintéressèrent et il finit par s\u2019éteindre sans bruit.M.Macheras dut bientôt quitter son poste et il retourna en France.Son successeur à la direction de l\u2019Ecole Technique fut choisi parmi le personnel enseignant: il fut secondé par le mouvement, mais l\u2019appui des anciens semble avoir été de courte durée.Le départ de M.Macheras laissa le posté de directeur général de l\u2019enseignement technique sans titulaire jusqu\u2019en 1924, alors qu\u2019un ingénieur civil fut nommé.Réorganisation de l\u2019A.A.E.E.T.M.L\u2019adoption de la loi des ingénieurs civils en 1922 créant la profession d\u2019ingénieur profession fermée, réveilla l\u2019ardeur des anciens élèves de l\u2019Ecole Technique.Le 17 septembre 1924 une assemblée générale réorganisait l\u2019Association des Anciens Elèves de l\u2019Ecole Technique de Montréal; elle confiait la présidence à Louis-Calixte Denis et le secrétariat à Raymond-A.Robic.Les noms des pionniers du premier mouvement apparaissent dans les procès-verbaux, à côté de celui de plus jeunes diplômés qui prendront par la suite la vedette des mouvements qui se succéderont.Les projets caressés par les pionniers de 1916 reviennent à l\u2019ordre du jour: augmenter la valeur du cours et obtenir pour les diplômés le titre d\u2019ingénieur d\u2019industrie après un stage dans l\u2019industrie et la préparation d\u2019une thèse.Malheureusement la collaboration ne sembla pas régner entre l\u2019association et l\u2019alma mater.Correspondance, démarches, entrevues se succèdent tant avec la direction de l\u2019école, qu\u2019avec le directeur général de l\u2019Enseignement Technique et les autorités gouvernementales.Lettres et mémoires conservés dans les archives de notre corporation sont une preuve non équivoque du travail gigantesque que dut fournir le secrétaire éternel Raymond-A.Robic, comme le désigne un document du temps.Malgré des difficultés, dont nous retraçons les péripéties dans les procès- verbaux de l\u2019association et dans les journaux de l\u2019époque, la popularité de I\u2019A.A.E.E.T.M.continue de s\u2019accroître et le nombre des membres d\u2019augmenter.Afin d\u2019endiguer la marée montante la direction de l\u2019école convoque une assemblée extraordinaire le 21 février pour former une nouvelle association des gradués de l\u2019Ecole Technique de Montréal.May 1952, TECHNIQUE \u2014 Les témoins oculaires de cette mémorable soirée nous racontent encore les détails de la réunion.Les minutes de l\u2019A.A.E.E.T.M.ont conservé pour la postérité le récit de ces événements.À la réunion suivante, les membres de l\u2019organisation existante prirent le contrôle du nouveau mouvement, ne laissant qu\u2019un poste à leurs adversaires sur le conseil! Bien que les élections se soient faites en bonne et due forme, la direction refusa de reconnaître l\u2019association.Association Incorporée des Anciens Élèves de E.T.M.Le 18 mai 1927, un groupe de diplômés de l\u2019Ecole Technique de Montréal, avec le concours de la direction, obtenait des lettres patentes constituant en corporation l\u2019Association des anciens élèves de l\u2019Ecole Technique de Montréal.Elle fut enregistrée le 20 mai.Le conseil provisoire, formé des signataires de la charte, se réunit pour la première fois le 25 mai et choisit Germain Berthiaume comme président et Paul Cadotte comme secrétaire.On se plaint au début du manque de coopération des anciens et l\u2019on essaie d\u2019établir une fusion avec les diplômés de la section anglaise groupés depuis 1925 sous le nom de The English Graduates\u2019 Society of Montreal Technical School.Il faudra attendre jusqu\u2019à 1933 pour voir se réaliser cette fusion des groupes français et anglais.Le 4 novembre 1929, le secrétaire de l\u2019A.A.E.E.T.M., M.Raymond-A.Robic, accepte la présidence du nouveau mouvement.Sous sa direction l\u2019association prend un nouvel essor.Comme le dit son successeur au fauteuil, M.Charles Brosseau: «il a réussi à asseoir notre association sur des bases solides.» En cédant le fauteuil présidentiel, il accepte le poste de secrétaire.Fédération des Anciens Élèves des Écoles Techniques A de la province de Québec Comme les gradués des écoles techniques sont dans une situation assez délicate auprès des industriels, du fait que l'école décerne cinq certificats ou bulletins en plus du diplôme d\u2019études techniques, un groupe d\u2019anciens diplômés se réunit le 15 février 1930 pour fonder la Fédération des Anciens Elèves des Ecoles Techniques de la province de Québec.i Le but de la fédération est de former un bureau central chargé d\u2019obtenir du | gouvernement provincial une loi des « Ingénieurs Industriels de la province de Québec ».Le comité provisoire est formé de L.-C.Denis, président, Albert-V.Dumas, (Québec), premier vice-président, Romuald Janelle (Hull), Josaphat Alain (Trois- Rivières), Emile Lockwell (Shawinigan), R.-A.Robic, secrétaire, et J.-C.Brosseau, trésorier.Dès 1930 l\u2019Association Incorporée des Anciens Elèves de l\u2019Ecole Technique de Montréal se joint à la Fédération, ainsi que l\u2019Association des Anciens Elèves des Ecoles Techniques de Québec, des Trois-Rivières et de Hull.Les 4 et 5 avril 1931, sous la direction du président général de la Fédération, M.Albert-V.Dumas, de Québec, les techniciens des différentes écoles techniques tiennent un grand congrès dans la ville de Québec.Après avoir connu une certaine collaboration avec l\u2019école, le mouvement traverse une période difficile et il doit tenir ses réunions dans un local temporaire.TECHNIQUE, Mai 1952 301 ès loin had En 1932, la présidence passe à Armand Dussault et le secrétariat à Hervieux, Raymond Robic ayant dû démissionner pour cause de santé.Après bien des discussions, le 13 octobre 1933, sous la présidence de J.-C.Brosseau, les groupes anglais et français se fusionnent.On choisit deux vice-présidents, deux secrétaires et deux trésoriers, un de chaque groupe et on nomme Raymond-A.Robic secrétaire général.Corporation des Techniciens de la province de Québec Une résolution du 2 novembre 1933 adopte le règlement no 24 qui demande des lettres patentes supplémentaires afin de changer le nom de l'association en celui de « Corporation des Techniciens de la province de Québec ».Ces lettres patentes sont enregistrées le 14 avril 1934.Grâce à sa ténacité de Breton, le secrétaire général, Raymond Robic, secondé par ses collaborateurs, ouvre une nouvelle ère aux diplômés des écoles techniques.Tout le monde se met à l\u2019oeuvre; la corporation décerne son premier certificat, met sur pied un comité de placement, intensifie sa publicité et son recrutement.On emploie le titre tout nouveau de technicien qui, de l\u2019avis de tous, semble le plus approprié.Le 24 novembre 1934, lors d\u2019une assemblée spéciale, on étudie l\u2019organisation de la corporation, du conseil central et des chapitres.Pour la première fois des représentants des chapitres de Montréal, Trois-Rivières (technique), Trois-Rivières (papeterie) et Québec se rencontrent officiellement à la Corporation des Techniciens de la province de Québec.Le 16 janvier 1935 marque l\u2019ouverture officielle de notre secrétariat provincial; ce méme jour le chapitre technique des Trois-Rivières est le premier\u2019 à se joindre officiellement au chapitre de Montréal de la C.T.P.Q.Le chapitre de Québec suit son exemple, le 13 février 1935, et le 27 mars de la même année, le chapitre de papeterie des Trois-Rivières devient officiellement membre de la C.T.P.Q.Peu après Hull suivra l\u2019exemple des autres chapitres et en 1937 le groupe anglais de Montréal formera un chapitre distinct sous le nom de English Chapter of the C.T.P.Q.La fédération ayant atteint son but se fond tout naturellement à la C.T.P.Q.et son ancien président, M.Albert-V.Dumas, de Québec, devient en 1935 le premier président général du groupement provincial ou conseil central, et Raymond-A.Robic continue d\u2019exercer les fonctions de secrétaire général, poste qu\u2019il occupera jusqu\u2019en 1943, sauf une courte vacance.Le 23 octobre 1943, ses nombreuses occupations le forcent à donner sa démission et à cette occasion, ses collègues le nomment secrétaire honoraire perpétuel et lui décernent un parchemin pour marquer l\u2019événement.Consciente des services que pouvait rendre une telle association, la direction générale de l\u2019Enseignement Technique invita en 1935 la Corporation des Techniciens à déléguer un représentant de chacun de ses chapitres aux commissions d\u2019études de chaque école technique provinciale.En 1936, elle créa dans chaque école une commission de placement dirigée par des membres de la corporation, en l\u2019occurence: Propagandiste général: Raymond-A.Robic \u201d à Montréal: Charles Brosseau \u201d Québec: Albert-V.Dumas ?Hull: Elzéard-N.Gougeon \u201d section anglaise: Ian McLeish May 1952, TECHNIQUE De 1937 à 1940 la présidence passe de C.T.Ball à Josaphat Alain et de K.V.Burkett à Gaston Francoeur qui restera en fonction jusqu\u2019en 1943.Le groupement continue de progresser et les jalons s\u2019ajoutent les uns aux autres.En 1944, sous la présidence de Gabriel Rousseau, la corporation franchit une nouvelle étape importante de son histoire.En effet, le 3 juin 1944, l\u2019Assemblée législative de Québec modifie la loi de l\u2019Enseignement Spécialisé et adopte la loi concernant les Techniciens Diplômés.Cette loi reconnaît l\u2019exclusivité du titre de Techniciens Diplômés aux membres de la corporation qui devient la Corporation des Techniciens Diplômés de la province de Québec.Alors que J.-C.Marois, Delvica Allard et Wilfrid Beaulac se succèdent à la présidence, J.-R.-A.Legendre, Raoul Normandeau et Paul-Marcel Côté remplissent la charge de secrétaire général.Ces vaillants continuent l\u2019oeuvre des devanciers et patiemment ajoutent les pierres qui consolident l\u2019édifice.En raison des développements de la corporation, dus en grande partie à sa reconnaissance officielle par le gouvernement et aussi au dévouement et l\u2019esprit de travail, non seulement de son secrétaire général Paul-Marcel Côté, mais aussi de tous les secrétaires des divers chapitres, il fut nécessaire d\u2019organiser un secrétariat permanent avec une secrétaire engagée d\u2019abord à temps partiel et ensuite à plein temps.Si bien que le chiffre des membres s\u2019élevait à environ quinze cents à travers la province en 1951.Comme on pourra le voir dans le message du conseiller juridique de la corporation les années 1948 à 1950, sous la présidence de Wilfrid Beaulac, marquent un pas en avant dans la reconnaissance officielle de notre mouvement par des corporations soeurs.Les proviso inclus dans différentes lois ouvrent la porte à une reconnaissance officielle de notre mouvement et le 30 mars 1950, sous la présidence de M.Alexandre Castagne, le comité des bills privés sanctionne la nouvelle loi des techniciens diplômés.Cette course rapide à travers l\u2019histoire de notre corporation ne nous donne qu\u2019un faible aperçu du travail auquel se sont livrés pendant près de 40 ans ceux qui ont édifié la corporation telle que nous la connaissons aujourd\u2019hui.Cette excursion dans le passé a été pour nous une révélation et nous espérons pouvoir, dans un avenir rapproché, préparer une histoire plus élaborée de l\u2019oeuvre de nos devanciers.Nous tenons à remercier MM.Raymond-A.Robic, Maurice Cossette, L.-C.Denis et Romuald Janelle pour le temps qu\u2019ils nous ont consacré et pour les souvenirs qu\u2019ils nous ont confiés; leur mémoire fidèle et leur documentation nous ont permis, avec les registres de notre corporation, de faire un voyage merveilleux au pays du souvenir.TECHNIQUE, Mai 1952 Tenez-vous au courant des plus récentes innovations et applications de la science et de la technique en lisant régulièrement TECHNIQUE I ER JUN ee SPUD (En GU ere Lorie SN SE SE ER oy \u2014 - HN SE GEN ED GUY GHEE SHEN GR GA SU EN gu GEER EN GED WR QUAY GENS qu La Revue TECHNIQUE 506 est, rue Ste-Catherine MONTREAL Veuillez s\u2019il vous plait m\u2019abonner a la revue TECHNIQUE, pour une période d\u2019un an à partir du mois de Ci-inclus la somme de deux dollars ($2.00) en paiement de cet abonnement.Adresse Localité S.V.P.Faire remise, sous forme de chèque payable au pair à Montréal ou de bon de poste fait au nom de la revue TECHNIQUE. ASCENSION LÉGALE DE LA CORPORATION A la demande de votre corporation, il me fait plaisir de rappeler à l\u2019occasion de votre 25° anniversaire, les étapes les plus importantes franchies par les techniciens diplômés depuis quelques années.Incorporée le 20 mai 1927, votre corporation obtenait en mai 1944 l\u2019exclusivité du titre de « Technicien Diplômé » ou « Certified Technician ».Dès 1946, l\u2019activité de corporations semblables se manifesta par la présen-\u2019 tation de nombreux bills corporatifs devant la Législature de Québec.Dans le but de protéger le technicien diplômé, les autorités de votre corporation décidèrent de se présenter devant le législateur pour obtenir certains privilèges spéciaux leur permettant de mieux servir les intérêts des diplômés de nos écoles techniques.Les premiers contacts eurent lieu en mars 1949 à l\u2019occasion de la passation du bill 200 et il convient de souligner l\u2019excellente coopération de la Corporation des Ingénieurs Professionnels, qui manifesta alors un esprit de compréhension et de parfaite entente avec votre corporation.De cette compréhension et de cette entente surgit l\u2019établissement d\u2019un principe qui devait se manifester dans toute la législation concernant les techniciens diplômés, lequel principe s\u2019exprime dans le texte suivant: «'Rien dans la présente loi n\u2019affecte les droits et prérogatives des membres de la Corporation des Techniciens Diplômés de la province de Québec et n\u2019empêche le travail effectué par un technicien diplômé, en vertu de la formation qui lui est donnée dans les Ecoles techniques régies par la loi de l\u2019Enseignement spécialisé.(Statuts refondus 1941, chapitre 63).» Dès avril 1949, la Corporation des Entrepreneurs en Plomberie et Chauffage reconnaissait aux techniciens diplômés les mêmes droits et prérogatives et le 29 mars 1950, la Corporation des Maîtres-Electriciens de la province de Québec suivait la même voie.Nous considérons que l\u2019adoption par le législateur de ce principe de protection en faveur des techniciens diplômés a été vraiment le point de départ d\u2019une législation plus généreuse à l\u2019adresse de la Corporation des Techniciens Diplômés de la province de Québec.Car dès le 5 avril 1950, le législateur, pour la première fois dans l\u2019histoire de la Corporation des Techniciens Diplômés, décidait de sanctionner par une loi le principe établi plus haut en définissant d\u2019une façon tangible les droits et privilèges spéciaux qui appartiennent aux techniciens diplômés.TECHNIQUE, Mai 1952 305 Nous référons simplement aux deux articles de la loi concernant les techniciens diplômés, 14 George VI, chapitre 145, pour illustrer notre pensée.En effet, nous trouvons à l\u2019article 2-C le texte suivant: « Article 2.\u2014 Les buts que poursuit la corporation et les fins pour lesquelles elle est créée par la présente loi sont: « C) Permettre à ses membres d\u2019agir, de pratiquer et ainsi de se servir des connaissances acquises dans les Ecoles techniques de la province de Québec en effectuant un travail technique ou industriel suivant la formation qui est donnée dans les Ecoles techniques régies par la Loi de l'Enseignement spécialisé.(Statuts refondus 1941, chapitre 63.) » Cet article, qui est immédiatement suivi du premier paragraphe de l\u2019article 3, s\u2019énonce comme suit: « 3, \u2014 La corporation possède tous les pouvoirs nécessaires pour atteindre ses fins et plus généralement ceux qui peuvent être exercés par les corporations ordinaires et, sans aucunement limiter les termes généraux du présent article, elle pourra.» Cet article, donc, énonce d\u2019une façon positive les droits et prérogatives particuliers aux techniciens diplômés.Il serait sûrement téméraire de vouloir ana- dyser ici toute la portée de ces deux articles dans un résumé aussi bref et voilà pourquoi je vous laisse le soin d\u2019en comprendre les effets à la lumière des opinions légales que vous avez déjà reçues sur le sujet.Ajoutons à ces droits et prérogatives le fait que le législateur a accordé également le titre de « Technicien Professionnel » ou « Professional Technician » et vous pouvez constater les progrès considérables faits par votre corporation depuis quelques années.Ces progrès, vous les devez à l\u2019excellence de vos administrateurs mais vous les devez surtout à la compréhension et à l\u2019appui généreux de l\u2019honorable Maurice Duplessis, premier ministre de la province qui, avec l\u2019honorable Paul Sauvé, ont été les véritables artisans de vos succès.Après 25 ans d\u2019existence, votre corporation est devenue adulte et elle peut compter sur une législation positive et sur des membres vraiment fiers de leur association.N'oubliez pas que cette fierté et cette générosité envers vos confrères est la base même de votre corporation et qu\u2019elle doit se continuer pour le plus grand bien du développement des écoles techniques de la province.Je vous offre, à l\u2019occasion de votre 25° anniversaire, mes plus sincères félicitations et je suis heureux d\u2019avoir pu apporter ma modeste contribution au développement du mouvement professionnel qui connaît présentement en Amérique une expansion prodigieuse et qui sera pour les années à venir d\u2019une importance capitale dans le développement économique et industriel de notre province.Louis DUSSAULT, avocat conseiller juridique 306 May 1952, TECHNIQUE | LUMINESCENCE FLUORESCENCE AND PHOSPHORESCENCE by R.P.A.SIMS, C.T., B.Sc., Ph.D.HULL CHAPTER ° Moises and people resemble each other.If they are subjected to stress, they react.If they are put in an unpleasant environment, they rebel.If they E are excited, they show it; some being phlegmatic in nature and some exuberant.[ One can study the reactions of molecules without invading privacy.One can observe É their behaviour and not pass ethical judgment on them.For this reason, a study of luminescence is interesting for it is a study of behaviour under excitation.Moreover, the mechanism of the phenomenon has not yet been worked out completely E and the problem is thus not all cut and dried.A further reason for interest in E fluorescence and phosphorescence is that they are being used increasingly.Examples of this are: fluorescent lighting, cathode ray tubes, television screens, road signs, E luminous dials, advertisements, theatrical costumes, chemical analysis and a wide # variety of other uses.4 I should like to start by defining the terms we shall use.Photoluminescence may be defined as the production of light by a substance under excitation by radiant | energy.Fluorescence and the closely related property of phosphorescence come 8 under this general designation.The difference between fluorescence and phos- E phorescence lies, for out present purpose, in the time lag involved in the re-emission [ of light after the source of excitation has been removed.With fluorescence, \u2018emission È of light ceases immediately when the energizing radiation is extinguished.The E duration of fluorescence afterglow has been found to be in the neighbourhood of 10-8 seconds.A phosphorescent material, on the other hand, continues to emit p light for a period of time after the energizing source has been removed.Duration È of the afterglow varies with the substance and may be anything from 10-2 seconds | to several days.Another phenomenon, known as chemiluminescence, involves production of E light by chemical excitation of the molecules.Luminescence of this type is observed \u201c8 to accompany bacterial action.It is also the cause of luminescence in marine organisms, certain fungi, fireflies and in yellow phosphorus.In all instances of chemiluminescence an oxidation process is involved in the evolution of light.Let us return to the original statement on stress and reaction and consider causes of stress.To list a few, we have: friction, pressure, ultrasonic waves, heat (infra-red radiation), visible light, near ultraviolet radiation, radiation in the far ultraviolet and Schumann regions, X-rays, and electron beams.We ourselves react 1 TECHNIQUE, Mai 1952 307 to the impact of these agents and all of them are capable of producing luminescence.Just as we vary in excitability, so do molecules.As a result, not all agents will produce luminescence in the same material.For simplicity, we shall consider, in this paper, only excitation prodaced by waves in the near ultra-violet region, those in the range of 3,000 to 4,000° A.These are the waves we seek in the summer to get a suntan and which often cause a sunburn instead.Before offering a more detailed description of luminescence I should like to present a general, qualitative view of the phenomenon.When a material, capable of luminescence, is exposed to excitation, it becomes disturbed and an electron is displaced from an energy level, in which it was happy, to one in which it does not properly belong.It reacts by returning home and the electron\u2019s return is accompanied by the emission of a quantum, or packet, of energy.When energy is equated to frequency by Planck\u2019s formula, E = hv and v, the frequency, falls in the visible range of the spectrum, we see fluorescent light.Some Aspects of the Mechanism of Luminescence Physical chemistry involves a study of the gaseous, solid and liquid states and, in general, the extent of our knowledge of phenomena that occur in these states is in that same order.Luminescence occurs in all these states and our knowledge of this phenomenon parallels our knowledge of the states themselves.Therefore, gases, being the most completely understood, will be used to explain the electronics of luminescence.Although it is no longer stylish, the Bohr model of the atom will be used in this explanation because orbits seem a little more concrete than energy levels.Thus, to be old-fashioned, an electron moves about its nucleus in circular or elliptical orbits.To overcome the objections of classical mechanics, the energy possessed by the electron is said to be quantized and the orbits to represent discrete energy levels that are described by quantum numbers.In addition, the electron is allowed to move between only certain energy levels.To show this pictorially, we can draw four horizontal lines, one above the other, and number them Fo to Ez to represent different.energy levels.A molecule is normally at its ground level (Fo) and when it becomes excited, a peripheral electron moves from its ground level to a higher one (Eq to E3).If the material under excitation is a gas under low pressure, the atom will not be deactivated by collisions and the electron will return to the ground level liberating as much energy as it absorbed, i.e., E (emitted) = E (absorbed) and, using the Planck equation, v (emitted) \u2014 v (absorbed).This condition, where the emitted light is of the same frequency as the exciting light, is called resonance.Examples of materials that behave in this manner are: hydrogen and other gases, mercury vapor and sodium atoms, all at low pressures.The original Bohr theory of the atom has been confirmed mathematically by a branch of physical science known as wave mechanics.In this branch of physics, the dual nature of light and the interconvertibility of mass, energy and light are used to express in mathematical form the behaviour of electrons and atoms.From the elementary equation that describes the characteristics of standing waves, has been developed an expression for the movement of electrons about the nucleus or core of an atom.Given a tape measure, a stopwatch and a set of scales, one can measure the position and momentum of a friend who is walking across the room.Increase 308 May 1952, TECHNIQUE the sensitivity of the measuring instruments, and position and momentum coordinates of a bullet in flight can be measured.However, when particles the size of an electron, mass = 3102?ounces, move with the speed of light, 186,000 miles per second, the Newtonian laws of physics no longer apply and one can estimate only position or momentum of an electron and not both simultaneously.Consequently, an electron is assigned a certain probability of being in a certain position and of being in possession of a certain amount of energy.The most probable positions and energy levels of an electron arrived at by these calculations correspond exactly to the values postulated by Bohr and thus confirm his ideas on electronic structure.Fluorescent light is emitted, not as a continuous spectrum, but in lines or in bands.The reason for the discontinuity is that only certain electronic transitions Ë ! are allowed and thus light of only certain wavelengths is emitted.In the parlance of É ¢ the Bohr theory, only certain combinations of the quantum numbers are permitted, all others are forbidden.These restrictions in movement appear less arbitrary, | however, when considered in the light of wave mechanics by means of which the 5 probability of an electron moving from one energy level to another can be : measured.The solution of this probability equation is a number.If it is unity, 5 the transition is certain and if it is a fraction, such as 10-9, the transition is unlikely.3 : When viewed from this standpoint, forbidden and permitted electron jumps are i more easily understood.5 Fluorescence also occurs in the liquid state; actually there are two kinds of fluorescence, that of a pure liquid and that arising from material in solution.4 i In fact, the best known example of fluorescence is that of certain organic substances : : in solution and it was this type of fluorescence that led to the discovery of the 7 phenomenon itself.: The wavelength of fluorescent light from liquids and solutions is greater than that of the incident light.The explanation of this phenomenon is a step-wise É return of the electron to its ground state.Through collision with other molecules, E the excited body loses energy in a non-fluorescent form and when the electron does make its final jump, less energy is liberated and the emitted light, of necessity, is bi | of longer wavelength.E The reasons for the occurrence of fluorescence in the liquid state or when 3 solids are in solution have not yet been established completely.Ring compounds i fluoresce strongly but the presence of a ring is not essential.Resonating structures, E in an organic chemical sense, have been shown to fluoresce, a reduction in the A ; degree of resonance resulting in a lessening of the intensity of fluorescence.It may well be that in resonating compounds, which have non-localized electrons, excitation Be is \u201cspread\u201d over a large number of bonds, is less easily lost by collision and is ; thus available for fluorescence.ta Measurement of the intensity of fluorescence has appealed to many as a means of qualitative and quantitative analysis.For success with any method, the ; analyst must know the limitations of his method and the factors that can invalidate ; his results.With fluorescent analysis, these factors are not too readily perceived.As a result, many people have nothing good to say about it.When used intelligently, however, fluorescent analysis can give good results, What was not understood in the early days was the phenomenon of quenching of fluorescence in solution.The quality of fluorescent light depends on the wavelength ; of the exciting light and the intensity of fluorescence is strictly proportional to the if TECHNIQUE, Mai 1952 309 310 amount of light absorbed.For analytical work, dilute solutions are employed where the proportion of light absorbed, and hence the fluorescence, should be sensibly directly proportional to the concentration of the dissolved fluorescent substance.When two solutions with concentrations in the ratio of 2:1 are compared, however, the ratio of the fluorescence intensities is often less than 2:1.This can be due to a number of causes, all of which have been lumped under the general term \u201cquenching\u201d.In an ideal case of unquenched fluorescence, each absorbed light quantum should lead to the emission of one quantum of fluorescent light and the fluorescence efficiency (emitted quanta) /(absorbed quanta) should be unity.We can now define the term \u201cquenching\u201d as any effect that reduces the fluorescence efficiency below unity.A thorough analysis of the phenomenon of quenching would require a full course of lectures.Consequently, in an article of this kind, one can only emphasize the necessity of determining the degree of quenching in a system before attempting to use fluorescence intensity in a quantitative manner.Solid inorganic fluorescent materials, commonly called phosphors, usually fluoresce only when a small amount of impurity is present.Such foreign compounds are termed \u201cactivators\u201d and are usually metallic in nature.Not only do they permit production of fluorescent light but the color of the light emitted varies with the activator used.This explains the accidental differences that one observes in the color of fluorescent lights wherever this form of lighting is used.It also explains the green color of oscilloscope tubes, the white color of television screens and the variety of colors available for decorative fluorescent lighting.Any theory that attempts to explain the cause of fluorescence in inorganic substances must take into account the present-day picture of the behaviour of electrons in crystalline solids.The structure of crystals is such that it is not possible to distinguish the individual molecules that make up the whole; the appearance is, in general, that of a closely-packed array of atoms.The arrangement of atoms in the crystal lattice results in a distribution of positive and negatives charges at fixed distances apart, an arrangement that produces a regularly varying electrical field.Calculations can show that allowable energy levels for an electron in this field lie in certain discrete bands.These bands are separated by \u201cforbidden\u201d regions which become narrower in the high energy regions but never quite disappear.These levels apply to the crystal as a whole: they are not atomic energy levels.Let us consider a pure substance.Pictorially, we have a band in which the electrons are found normally.Above it is a forbidden region and above that is an empty high energy level.Occasionally, the forbidden region is not too broad.for the electrons to jump across when excited and to return home emitting fluorescent light.Usually, however, it is necessary to introduce a foreign substance, an activator, into the crystal.If the nature of the added substance is such as to put new, localized energy levels in the forbidden band, an intermediate step is now provided for electrons to jump to when they leave their ground state.Phosphorescence has been described earlier as being similar to fluorescence except that light emission continues for a period of time after the exciting source has been extinguished.Quantum mechanics supplies us with an explanation of this phenomenon.As you may remember, there is an equation expressing the probability of an electron transferring from one energy level to another.Let us again draw four horizontal lines, one above the other, and number them Eo to E3 to represent May 1952, TECHNIQUE different energy levels.Let us consider this diagram and these electron transfer probabilities: the jump from E, to Es is likely (P = 1); the jump from Ez to Ez is also likely but the transition from Es to E has a very low probability (P = 107$).This means that the electrons can go easily to an excited state and can then drop readily into another excited state where they are \u201ctrapped\u201d by the low probability of returning to ground level.Such an energy state is called a metastable state.The electrons do get back to energy level Eo, however, but the return is spread over a period of time.The consequence of this slow return is the phenomenon of phosphorescence.The fact that electrons remain in a metastable state is the true explanation of the difference between phosphorescence and fluorescence rather than any consideration based on duration of emission of light after the source of excitation has been removed.; MARION & MARION L imprimerie ee FONDEE EN 1892 est une industrie complexe qui groupe plusieurs métiers spécialisés.Il faut que le client qui transige avec un imprimeur fasse confiance à un grand nombre d'ouvriers.\u2014 Le personnel de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec tous les travaux que nous manipulons.Vous serez RAYMOND A.ROBIC at dau LA PATRIE J.ALFRED BASTIEN SERVICE DES IMPRESSIONS 180 est, rue Ste-Catherine - TéL LA.3121* - Montréal 1510, rue Drummond Montréal MOGULECTRIC EST FACILE A OPERER! 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WELDING & SUPPLIES CO.LIMITED 3445, rue Parthenais \u2014 CH.1187 \u2014 Montréal 312 In memoriam GERARD JUNEAU (1910-1925) EX-CHEF DE LA SECTION DES MATHEMATIQUES A L\u2019ÉCOLE TECHNIQUE DE MONTRÉAL L À mort prématurée de notre ancien collègue, survenue le 15 mars, nous a tous plongés dans la consternation.Parti si jeune, en pleine force de l\u2019âge, il laissera parmi nous un souvenir ineffaçable.Gérard avait obtenu son diplôme de l\u2019Ecole Technique de Montréal en 1928.Après un stage dans l\u2019industrie, il revint à l\u2019école en 1930, comme professeur.C\u2019était un travailleur acharné et un éducateur consciencieux à qui on doit le perfectionnement de plusieurs cours, notamment la rédaction d\u2019un manuel de mécanique.Durant le dernier conflit, il occupa pendant quelques années un poste de commande dans une usine de contrôle pour avions, où il sut mettre en valeur ses connaissances et sa compétence dans le domaine technique.À la fin des hostilités il revient à son alma mater et suit des cours de perfectionnement en mathématiques à l\u2019Université de Montréal.Comme chef de la section des mathématiques à l'Ecole Technique il sut faire bénéficier l\u2019enseignement spécialisé de ses nouvelles connaissances jointes à son amour habituel du travail.- Il y a quelques mois l\u2019industrie nous le ravissait; Gérard nous quitta à regret pour accepter un autre poste qui devait mettre ses qualités en valeur une fois de plus.Un brillant avenir s\u2019ouvrait devant lui.La mort inexorable est venue brusquement mettre fin à cette carrière trop brève et l\u2019enlever à l\u2019affection des siens, après une courte maladie.Je perds un excellent ami et l\u2019enseignement spécialisé, un collaborateur dévoué.Par l\u2019intermédiaire de TECHNIQUE je me fais l\u2019interprète de ses anciens confrères pour offrir nos plus sincères condoléances à sa famille éprouvée.Léo MAINVILLE, T.P., Ing.P.professeur, Ecole Technique de Montréal May 1952, TECHNIQUE we TECHNIQUE, Mai 1952 Pylône météorologique vu du toit de l\u2019édifice Canada Life, à Toronto Photo Ontario Hydro LE PYLONE METEOROLOGIQUE par ROMEO RICHARD, T.D.MEMBRE DU CHAPITRE FRANCAIS DE MONTREAL OBSERVATEUR-METEOROLOGISTE A DORVAL D ES la plus haute antiquité, l\u2019homme s\u2019est vivement intéressé aux phénomènes de l\u2019atmosphère.L'invention de la girouette nous en apporte le premier témoignage.Avec le développement de la météorologie et l\u2019avènement des prévisions atmosphériques cet intérêt grandit de jour en jour et aujourd\u2019hui, les méthodes les plus diverses sont employées pour faire connaître au public les renseignements ou les prévisions météorologiques.Dans ce domaine, la plus récente innovation est le pylône météorologique.C\u2019est à Athènes, 50 ans avant J.C., qu\u2019Andronikos de Kyrrhos construisit la « Tour des vents » (1).Cette tour octogonale en marbre porte une frise sur laquelle est sculptée une figure représentant chacun des vents.Une girouette surmontait le toit afin d\u2019indiquer la direction du vent.Plusieurs clochers d\u2019église et de nombreux édifices possèdent encore des girouettes aux formes les plus diverses et souvent très artistiques.De nos jours, plusieurs maisons de commerce, dans le but d'attirer l\u2019attention des passants et de les renseigner, exposent à leur porte, soit des baromètres, soit des thermomètres de dimensions souvent appréciables et quelquefois même fantastiques.Ainsi, l\u2019an dernier, à l\u2019exposition nationale de Toronto, l\u2019on pouvait voir un thermomètre de 10 pieds de hauteur qui indiquait la température pour le bénéfice des visiteurs (2).Au Canada, en 1882, on coneut une méthode pour le moins originale afin de faire connaître aux agriculteurs et aux villageois les prévisions de la météo (3).(1) Revue \u201cWeather\u201d, E.Jones, Royal Meteorological Society (R.M.S.), 1950.(2) Installé par le « Service météorologique » du Canada, 1951.(3) A Century of Canadian Meteorology, J.Patterson, Quarterly Journal (R.M.S.), Vol LXVI, supp.1940.313 Riis.be = 2 Elle consistait a accrocher au premier wagon des trains de passagers un large disque représentant la pleine lune, si le temps devait étre beau; un croissant signifiait des averses probables, tandis qu\u2019une large étoile annonçait de la pluie.Malheureusement les employés de trains ne suivaient pas toujours les indications données par les prévisionnistes du Service météorologique ou oubliaient simplement de changer les disques.Cette méthode fut vite mise de côté.Est-il nécessaire de mentionner que les journaux et la radio apportent maintenant plusieurs fois par jour, dans tous les foyers, les plus récentes prévisions de la météo.Au Canada, trois quotidiens, dont un de Montréal, publient aussi chaque jour la carte météorologique officielle qui permet de suivre les déplacements des grands courants aériens et les tempêtes.Ces cartes sont de la plus grande utilité pour ceux qui désirent se rendre compte de l\u2019évolution et des changements de types de temps susceptibles d\u2019affecter leur région.Photo Ontario Hydro Techniciens au travail devant le tableau de contrôle du pylône météorologique La télévision, dont la mise en marche ne devrait pas tarder, permettra au météorologiste de mettre à la vue de tous, les plus récentes cartes météorologiques tout en fournissant les commentaires appropriés ainsi que les prévisions.En ce qui a trait à la diffusion de renseignements techniques, une place toute spéciale est réservée au procédé « fac-similé » qui -permet de transmettre rapidement à distance des cartes météorologiques préparées.Cependant, aujourd\u2019hui, la vedette dans la représentation visuelle des prévisions atmosphériques à l\u2019intention du public est le pylône météorologique.Mais qu'est-ce que cet appareil?C\u2019est une tour pyramidale haute de 34 pieds et dont la base a 6 pieds de côté et le sommet 2 pieds et 6 pouces.La tour est surmontée d\u2019un phare rectan- 314 May 1952, TECHNIQUE Le phare de la tour de l\u2019édifice Canada Life, à Toronto, perce l\u2019obscurité de la nuit Photo Gilbert A.Mike gulaire de 7 pieds de hauteur par 4 pieds et 6 pouces de largeur.Ce qui donne à l\u2019ensemble une hauteur totale de 41 pieds.Un de ces nouveaux appareils, le seul actuellement en service au Canada, est placé sur le toit de l\u2019édifice Canada Life Assurance à Toronto.Cet immeuble, d\u2019une hauteur de 280 pieds, supporte admirablement bien le pylône qui se trouve à atteindre une hauteur totale de 321 pieds au-dessus du niveau de la rue, lui permettant ainsi d\u2019être visible sous tous ses angles à une distance considérable.La tour porte sur chacune de ses faces 19 panneaux en acier inoxydable, chacun munis de 20 ampoules électriques à la base du pylône.Comme la tour se rétrécit graduellement vers le sommet ce nombre tombe à 8.Ce pylône contient donc un grand total de 1,100 ampoules de 10 watts chacune.Cet arrangement sert à indiquer la prévision de la température.Si les feux s\u2019allument de bas en haut, il faut s\u2019attendre a une température plus douce ou plus chaude, tandis que s\u2019ils s\u2019allument de haut en bas, ils indiquent une température plus basse.Si les feux demeurent continuellement allumés aucun changement de température n\u2019est prévu.Le phare, aussi en acier inoxydable et placé au faîte de la tour, possède quatre larges ouvertures lançant ainsi ses rayons dans toutes les directions.Il abrite 400 ampoules, variant entre 25 et 40 watts chacune, de couleur verte, jaune ou simplement claire.Des interrupteurs permettent quatre combinaisons possibles de l\u2019illumination du phare qui indiquent les dernières prévisions du temps: vert, signifie beau; jaune, nuageux; jaune vacillant, pluie; blanc vacillant, neige prochaine.Il va sans dire qu\u2019il n\u2019existe pas actuellement de mécanisme météorologique permettant de faire fonctionner cet appareil d\u2019une façon automatique.Il serait malheureux pour nos météorologistes-prévisionnistes si une telle invention était mise sur le marché.Le fonctionnement du pylône est rendu possible grâce à une chambre de contrôle située dans l\u2019édifice de la compagnie qui l\u2019opère à titre de service public.Pour l\u2019ajustement des interrupteurs qui actionnent l\u2019électro-mécanisme du pylône on emploie comme base les prévisions atmosphériques émises par le bureau de Toronto du Service météorologique du Canada.Les pronostics officiels pour Toronto et les environs sont transmis à cette fin quatre fois par jour et le pylône fonctionne continuellement.La première prévision est transmise à 5 heures du matin et indique le temps qu\u2019il devrait faire dans la journée, en apportant une attention particulière au temps de l\u2019avant-midi.La deuxième, à 9 heures 30 de l\u2019avant-midi, indique le temps de l\u2019après-midi et de TECHNIQUE, Mai 1952 CEE la soirée.Enfin le troisième pronostic est transmis à 4 heures 30 de l\u2019après-midi et donne le temps général prévu pour le lendemain.La prévision de 11 heures du soir, aussi pour le lendemain, n\u2019est transmise que si un rajustement s\u2019impose.Ce cas est très rare.Une fois l\u2019illumination réglée par l\u2019opérateur pour se conformer à la plus récente prévision, la marche devient automatique.Des petites cartes « traduisant » les diverses combinaisons lumineuses du pylône ont été distribuées à tous les résidents de la Ville Reine et les visiteurs peuvent s\u2019en procurer facilement.Ce nouvel instrument fonctionne à merveille et est un symbole tangible de l\u2019esprit inventif du XX®° siècle.Quelques relais, des groupes d\u2019interrupteurs a décalage et quelques 10,000 pieds de fils électriques complètent le tout.La consommation électrique est d\u2019environ 22 kilowatts.Espérons que dans un avenir prochain nous verrons apparaître dans le ciel de nos grandes villes d\u2019autres appareils de ce genre.UNE RABOTEUSE - PRATIQUE À PRIX MODIQUE NUMÉRO 330-A 20\u201d x 8\u201d TOUS LES ROULEAUX SUPERIEURS ET INFERIEURS SONT COMMANDES CE QUI FACILITE GRANDEMENT \u2014 L\u2019AVANCEMENT DU BOIS \u2014 Pour obtemr plus de détails sur nos MACHINES A BOIS écrivez-nous GENERAL MFG.CO.LTD.DRUMMONDVILLE, P.Q.\u2014 CANADA MOLDING OF NYLON PARTS Canadian General Electric Company is now tions.Nylon parts will operate in heat or molding nylon parts in its plastics plant at Cobourg, Ontario.Included in the newly- designed equipment installed in the plant for this purpose is a \u201cnylon nozzle\u201d which prevents \u201cdrooling\u201d of the low-viscosity plasticized nylon.Tests are continually bringing to light new possibilities for polyamides \u2014 but the greatest number have not yet been discovered.Their characteristics include resistance to abrasions and repeated impact, and absorbing of vibra- 316 cold, wet, dry; they are self-extinguishing in case of burning, and can be molded to metals.In some instances nylon is more durable than metal though lighter in weight.Among the nylon parts to be manufactured at the Cobourg plant are valves and valve components, gears, bearings, rivets, gaskets, washers, bushings, inserts, coil bobbins, terminal boarded, sheath for cables, shafts for tools, mechanical door checks, phonograph parts, and many others.May 1952, TECHNIQUE d HISTOIRE ABREGEE DE L\u2019AVIATION PER ARDUA AD ASTRA par ONÉSIME PIETTE, T.D., L.S.P.EX-INSTRUCTEUR À L\u2019ECOLE FEDERALE-PROVINCIALE D\u2019AVIONNERIE PROFESSEUR A L\u2019ECOLE D'ARTS ET METIERS DE ROUYN « Lorsque les hommes voleront, ils seront semblables à des dieux », écrivait il y a quelque trois cents ans Léonard de Vinci.Les hommes volent mais hélas ils ne sont toujours que des hommes.Cette chimère devenue réalité a hanté pendant des siècles l\u2019esprit humain.Des savants devaient discipliner les forces d\u2019une nature mystérieuse permettant à l\u2019homme d\u2019attester une fois de plus la supériorité de l\u2019intelligence sur la matière.Le vol puissant de ses appareils, les acrobaties savantes et gracieuses de ses avions doivent rendre jalouse la gent ailée.L\u2019aviation eut des débuts fort modestes.Son développement n\u2019est l\u2019apanage d\u2019aucune nation en particulier.Les savants de plusieurs pays y ont apporté les efforts d\u2019un labeur soutenu et d\u2019une science perspicace.Un Français, Clément Ader, est généralement considéré comme le père de l\u2019aviation.Le premier, il construisit un aéroplane pouvant transporter un seul homme.Mais hélas ce premier succès (9 octobre 1890) devait demeurer sans lendemain.Le multiplan bimoteur à vapeur de l\u2019Anglais sir Hiram Maxim, se démolit lors du premier essai.L\u2019Américain Pierpont Langley, ne fut pas plus heureux; son appareil alla, au départ, s\u2019engouffrer dans les eaux du Potomac.L\u2019ingénieur français Voisin réalisa en 1887 le premier hydravion, sorte de planeur monté sur flotteurs.Un as allemand du vol plané, Otto Lilienthal, dont les premières expériences remontent à 1871 devait trouver la mort en 1896.Le 17 décembre 1903, les frères Wright réussissent à voler.Leur avion se maintient dans les airs pendant une minute.Le Brésilien Santos Dumont, réalise, le 23 octobre 1906, un vol de 200 pieds.Nous lui devons la construction, en 1909, du premier monoplan qui est l\u2019ancêtre de nos appareils modernes.En 1895, le Français Blériot travaille au perfectionnement des planeurs.En 1908 on le voit sur un avion de sa fabrication voler sur une distance de 33 milles.Blériot devait surtout s\u2019immortaliser en survolant la Manche en 1909.Un autre Fran- cais, Henri Farman, sur un biplan Voisin, exécutait en 1908 une envolée de 12 milles.Le 27 août 1909 il avait l\u2019honneur d\u2019être le premier à voler sur une distance de (1) Devise du C.A.R.C.adoptée le 15 février 1923.TECHNIQUE, Mai 1952 118 milles qu\u2019il couvrit en 3 heures et 5 minutes.Le 23 février 1909 se fit la première envolée en territoire canadien.Cet honneur revient au pilote McCurdy (aujourd\u2019hui lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Ecosse) qui, dans son biplan, le « Silver Dart », vola sur une distance d\u2019un demi-mille à Baddeck, Nouvelle-Ecosse.Le 16 septembre 1914 se formait à Val-Cartier le premier Corps d\u2019Aviation Canadien.Le premier avion militaire canadien fut l\u2019hydravion Burgess-Dunne.En 1918, un service postal aérien est établi aux Etats-Unis.La même année les Allemands inaugurent l\u2019aéropostal entre Vienne et Budapest; les villes de Rome et de Turin sont desservies par la poste aérienne; en France et en Angleterre on emploie l'avion pour transmettre le courrier officiel.Le 25 novembre 1927 avait lieu la première livraison postale aérienne effectuée entre deux villes canadiennes, Ottawa et London.En 1923 était créé le C.A.R.C.Corps d\u2019Aviation Royal Canadien.Un grand nombre de pilotes, de mécaniciens, d\u2019ingénieurs de ce célèbre corps ont élargi les frontières du savoir dans un domaine récent.Un Américain, Richard Evelyn Byrd, survole le Pôle Nord en 1926.Le 30 juin 1927 il est au-dessus de l\u2019Atlantique Nord.Lors de son expédition dans l\u2019Antarctique, en 1929, le contre-amiral Byrd atteint le pôle antarctique par avion, le 28 novembre.Grâce à la photographie aérienne et aux vols de reconnaissance les membres de l\u2019expédition découvrent de nouvelles chaînes de montagnes et des territoires nouveaux.En 1933, Byrd retourne dans l\u2019Antarctique et prend possession au nom des Etats-Unis d\u2019un territoire immense.Le contre-amiral est un savant dans le domaine aérien, nous lui devons la découverte du sextant à bulle et de grands perfectionnements apportés au dérivomètre.Le 20 mai 1927, le colonel Charles Lindbergh, à bord de son monoplan le « Spirit of St-Louis » réalise la première envolée transatlantique seul dans son avion.Il franchit en 33 heures et demie la distance entre New-York et Paris après avoir couvert, sans escale, une distance de 3,610 milles.En 1929, les avions subissent de grandes transformations.On construit des bi-moteurs et des tri-moteurs.Le biplan cède la place au monoplan.Ces améliorations permettent d'obtenir plus de sécurité et une plus grande vitesse.En 1915, Junkers, un Allemand, construit le premier avion métallique.Le Hollandais, Anthony Fokker réalise en 1925 son célèbre trimoteur.Handley-Page manufacture en 1931, un biplan actionné par quatre moteurs.En 1934, Curtiss construit un biplan bimoteur dortoir pour vol de nuit.Le Boeing-247 réalise à cette époque du 180 milles à l\u2019heure.La France ne boude pas le progrès; elle construit en 1934 son fameux Bréguet sesqui- plane.Une autre création: le célèbre Lieutenant-de-Vaisseaux Paris devait demeurer pendant plusieurs années l\u2019orgueil de la flotte aérienne française.Nous ne devons pas oublier que la femme a joué dans l\u2019aviation un rôle fort intéressant.Une aviatrice qui devait attirer sur elle l\u2019attention du monde est Amelia Eahart.En 1923 elle obtenait son brevet de la Fédération Aéronautique Internationale.Elle est la première femme à dépasser l\u2019altitude de 14,000 pieds.Le 17 juin à bord d\u2019un trimoteur Fokker muni de flotteurs, elle participe en compagnie d\u2019un pilote et d\u2019un mécanicien à une envolée transatlantique.Après 18 heures de vol ils se retrouvent au pays de Galles.En mai 1932 dans un monomoteur Lockheed-Vega elle survole seule l\u2019Atlantique.Cette odyssée se termine 14 heures plus tard en lrlande.En 1935 elle s'embarque seule à bord de son appareil pour une envolée de 2,400 milles au- dessus du Pacifique, de la Californie à Honolulu.Toutes ces prouesses devaient avoir 318 ; May 1952, TECHNIQUE une fin tragique.Elle trouve la mort aux commandes*de son avion lors d\u2019une envolée autour du monde, en juillet 1937.En cette même année le gouvernement canadien organisait un service aérien transcontinental en créant les lignes aériennes Trans-Canada.An Le 29 juin 1900, a Lyon, naissait Antoine-Jean-Baptiste-Roger-Marie de Saint- à Exupéry.Ce noble qui ne porta jamais son titre de comte fut non seulement un avia- 4 teur célèbre, mais un homme de lettres.Il est l\u2019auteur de « Courrier du Sud », « Pilote i re guerre », « Vol de nuit », etc.Il débute dans la vie en échouant au concours de a l\u2019Ecole Navale.Il se dirige alors dans l\u2019aviation.En 1926 la société Latécoère l\u2019engage N sur la ligne aéropostale Casablanca-Dakar.Malgré des difficultés sans nombre la 4 ligne survécut, grace a la bravoure et a la hardiesse des Saint-Exupéry, des Mermoz, + des Guillaumet, des Dubourdieu, des Reine, etc.Emerveillés par la bravoure de .Saint-Exupéry les Arabes le surnomment le « Seigneur des sables ».En octobre 1929 \u2018on retrouve Saint-Exupéry à l\u2019Aeroposta Argentina où il fait oeuvre de pionnier.le En 1935 il essaie sans succès d'établir le record Paris-Saïgon.En 1938 alors qu\u2019il ns | tente de relier New-York à la Terre de Feu, son avion, le Simoun, s\u2019écrase dans les 1, forêts du Guatémala.En 1939 il est mobilisé et attaché au commandement en & chef.Il reprend le combat en mai 1944.Le 31 juillet 1944, lors d\u2019une envolée de ul reconnaissance, son Lightning-223 est abattu non loin des côtes corses sur le chemin i du retour par un Focke-Wulf accompagné d\u2019un Messerschmitt.3 « Saint-Exupéry est un des plus grands hommes de notre siècle dont la vie de ds croisé et de poète est entrée dans la légende de la France glorieuse » écrivait René Delange dans « France-Illustration », en juillet 1940.Sir Frank Whittle est un nom pratiquement ignoré du commun des mortels.L Cet homme est surnommé le « Père de l\u2019avion à réaction ».Pendant nombre d\u2019années i il fut pilote d\u2019essai a la R.A.F.En 1928, il exposait son projet de propulser les avions au moyen de la réaction.Comme tous les précurseurs ses projets furent jugés ifsensés par le Ministère de l\u2019Air britannique ainsi que par les experts de plusieurs sociétés anglaises.En 1935 il obtenait enfin des argents nécessaires à la poursuite de ses travaux.En 1941, Whittle avait le plaisir de voir son oeuvre enfin réalisée.| Le Meteor, avion a réaction, était devenu une réalité.En récompense des services : rendus à la patrie il était créé chevalier.Il reçut en outre une somme de 100,000 : livres sterling, don du gouvernement anglais.Sir Frank Whittle est maintenant con- ! seiller technique au service de la British Overseas Airways Corporation pour toutes les 4 questions se rapportant aux turbines a gaz.Il n\u2019y a pas que les savants qui font progresser l\u2019aviation.On voit parfois de puissants industriels apporter à cet avancement les fruits d\u2019une science intéressée.Les ; progrès réalisés n\u2019en continuent pas moins d\u2019être le progrès.3 Un industriel britannique qui a eu une brillante carrière aéronautique est , sir Geoffry de Havilland.En 1920, de Havilland ouvrait boutique alors que la 4 majeure partie des industriels fermaient la leur.Nous devons a ce brillant constructeur ; son fameux DH-60 surnommé le Moth, avion touriste dont la puissance du moteur est .de 65 HP.En 1938, de Havilland réussit son célèbre DH-98 Mosquito.l\u2019avion le plus rapide du monde vers les années 1942-43.En 1944 les ateliers de cette avionnerie fabriquaient des avions à réaction.De Havilland a donné à son pays une grande avance sur ses concurrents en créant son fameux Comet puissant transport à réaction transatlantique dont la puissance des moteurs s\u2019élève à 30,000 HP.it TECHNIQUE, Mai 1952 Un Français vient de donner à sa patrie l\u2019avion le plus simple, le plus rapide et le plus puissant au monde.Ce patriote est René Leduc.En 1916, alors que son pays est ravagé par les horreurs de la première Grande-Guerre il s\u2019enrôle dans l\u2019armée.A son licenciement il est officier.En 1921, il est diplômé ingénieur de l\u2019Ecole Supérieure d\u2019Electricité.En 1927, il entre au service de Bréguet.En février 1930, il découvre le principe d\u2019un propulseur à réaction qui est l\u2019essence même du VI allemand.T1 poursuit ses recherches.Jean Villey, professeur à la faculté des sciences de Paris, lui est d\u2019un grand secours.En 1933, découverte du principe sur lequel est basé le fonctionnement de la tuyère thermo-propulsive (stato-réacteur).Les premiers essais 2 sont réalisés en octobre 1935 et en juin 1936.En 1940, quelques jours précédant la À défaite de la France, le Leduc 010 est né.Il vole à une vitesse de 900 kilomètres à ; l\u2019heure.Avec l\u2019aide des services techniques de l\u2019Aéronautique française, Jean Leduc est à réaliser le Leduc 020 qui devrait selon les calculs de son créateur voler à une (A vitesse de 3,500 kilomètres à l\u2019heure à 18,000 mètres d\u2019altitude et effectuer un vol sans pe escale de 7,000 kilomètres.Li Il est à remarquer qu\u2019à de telles vitesses et à de telles altitudes certaines précautions s\u2019imposent.Voici, grosso modo, les phénomènes qui se produisent sur le corps in humain lorsque le pilote tout en étant alimenté d\u2019oxygène trouve sa cabine en communication avec l\u2019extérieur.À 19,000 mètres le sang entre en ébullition et le pilote Qu est brûlé à froid.À 18,000 mètres les gaz gonflent le corps, à 16,000 mètres l\u2019aviateur Ko qui aurait à quitter son avion désemparé irait au-devant d\u2019une mort certaine; à be 15,000 mètres toutes les cabines doivent être pressuriées; ce détail n\u2019est pas une question de confort mais de survie.À cette hauteur c\u2019est la nuit même en plein jour, pn car la lumière solaire n\u2019éclaire plus.Les avions sont dirigés par radar.A 1,500 al kilomètres à l\u2019heure le pilote sera couché et portera la combinaison antiaccélération we afin de réduire les effets d\u2019accélération dus à la pesanteur.À ces vitesses le ronfle- le ment infernal du réacteur est à peine perçu par le pilote sous forme de léger ke ronflement.be: Voila une trop courte biographie des hommes qui par leur science, leurs efforts et leur courage ont réussi à donner à l\u2019humanité un mode de transport qui réserve pour l\u2019avenir d\u2019étonnantes surprises et des perspectives illimitées.À ce palmarès le il faudrait ajouter le nom des humbles, des ignorés, des mécaniciens, des pilotes, des pe ingénieurs afin d\u2019honorer tous ceux qui, mus par un noble idéal, ont perfectionné, Ke amélioré ou simplement rendu possible l\u2019oeuvre des grands.C\u2019est l\u2019illustre écrivain & américain Walter Lippmann qui écrivait en 1937: « On se sent réconcilié avec l\u2019humanité lorsqu\u2019on sait qu\u2019il existe des êtres prêts à abandonner leur confort et leur le sécurité pour réaliser leur idéal.Ces sacrifices nobles, ces actions divinement insensées {= sont peut-être ce que l\u2019homme peut faire de plus sage.Ceux qui les accomplissent se u prouvent à eux-mêmes, comme ils prouvent aux autres, que l\u2019homme n\u2019est pas un simple faisceau d\u2019habitudes, un simple automate.De la poussière dont il est fait brûle de une flamme, une flamme que viennent parfois ranimer les grands vents qui soufflent ter du ciel.» Li if le te Mo ag 320 May 1952, TECHNIQUE Ton ii } TECHNIQUE, Mai 1952 EVERYBODY\u2019S BUSINESS by J.R.McGRATH, C.T.MONTREAL ENGLISH CHAPTER Oxy a relatively few people, when we stop to consider, are addicted to wanderlust.They must be on the move; they must see strange places; they are never totally at ease very long in one place, or doing one particular set of things.Like the Arabs they must fold their tents and silently steal away.The great mass is content to remain in one place and do routine things: in fact they do not want to move, and they resent change.In between the wandering type and those who prefer to remain put, but who resist change in any form, even though it be progress, we find the class which is open to advancement, which is at all times willing to weigh new ideas and accept them when they prove feasible.Most of us have witnessed changes of one sort or another.Take one particular branch of engineering, the automatic telephone.That was a revolutionary change, and what a challenge it was to the manual telephone engineers; the old-timers, as we called them, because we were young and had started out with the automatic telephone.The saying, at that time, was, that in order to ynderstand the automatic telephone system you had first to master the old manual system.A slightly misleading statement.When the silent film was brought in it was said that stage experience was a necessity in order to succeed in the new medium; this was not entirely the case for a brand new crop of entertainers came into the field.When later the sound pictures turned everything topsy-turvy it was said that silent film experience was a necessity; this was also far from the case.Then with television we had to start all over again.Naturally the person who is alive to changes, and quick to adapt himself to the rapid advances of the applied sciences, finds a rejuvenated interest.The giant dinosaur became extinct while the puny pigmy, who was the ancestor of man, survived because he adapted himself to the changes of nature.Before the industrial revolution life was simple compared to what it has been ever since.Sailing ships, right down to the middle of the eighteenth century, remained practically unchanged since the Carthaginians explored the coasts of Africa a thousand years before the birth of Christ.The carriage, without benefit of springs, used by Tutankhamen thousands of years ago, was no worse than those used here for travel in 1750.Down to the eighteenth century generation after generation lived in much the: same way.Since then, in the relatively short period of two hundred years, progress has been so great that succeeding generations have found it both difficult and confusing trying to keep pace with the changes in their environment.Where RARER once the artisan toiled for long hours making furniture by hand, today the machines, in mass production, keep warehouses across the country supplied with huge stocks of every description.The telephone has made us neighbors of the rest of the world.A happening in London, Paris, or Cairo is reported in Montreal in little more than the time it takes to pick up the receiver and dial your next door neighbor.Television has already done some unusual things too.Everybody remembers either reading about or hearing the recent enquiry held in the United States under the chairmanship of Senator Kefauver.Every move was sent out over the television channels right into the homes of the people.Here was an insight into the activities of men in high places, the virtual appearance of those witnesses right in your own home to give an account of their stewardship.In reserved England they wondered what effect it would have on the American public at large.The rapid succession of new inventions which have appeared on the market within the last two hundred years, and which have radically influenced our way of life, has naturally caused us to wonder about the future.The very recent ushering in of the atomic age has raised the greatest universal scare since the days of the cave man.Some say that there will be no war, just a prolonged scare.Should we decide to disarm, we have the nice problem of how to get rid of the existing stockpile of atomic bombs.The Atomic Science News, a British journal of science, tells us that atomic bombs are not difficult to construct, but hard to do away with.Of course they can be set off in some wilderness or else dropped into the sea.To go ahead and explode the world stockpile of atomic bombs would be courting a major problem of radioactive contamination.Looking back over the past two hundred years and the wonderful advances that have been made in that comparatively short time, in spite of two world wars, it is not unusual that many of us are wondering what life will be like two hundred years from now, or fifty years from now, or twenty years from now.The number 200 is very appropriate.The mutual insurance companies in the united states are celebrating the two hundredth anniversary of their business.They held a three-day conference of more than usual interest at the Hotel Statler, in New York City, from March 26th, to 28th.The insurance people had, for this conference, invited a number of research scholars to form a committee.The director of the committee was Mr.Lyman Bryson, Professor of Education at Columbia University.The object of calling together this committee of research people was to obtain an intelligent forecast of things to come as it might relate to their business.As insurance is everybody\u2019s business, their findings, when released, should be of more than ordinary interest.When attempting to look inte the future we have some interesting things to think of: whether or not there will be a third world war; whether the welfare state idea will persist in some sections; if the advances of medicine will prolong useful life thereby extending the retirement age, and the state of transportation on and off the earth.322 May 1952, TECHNIQUE Le Pétrole L E pétrole s\u2019obtient de la terre par forage.Ses couleurs varient du jaune clair au brun noir.L'origine du pétrole nous est mal connue et diverses théories cherchent à expliquer la formation des huiles minérales.Toutes les hypothèses émises à ce sujet se ramènent à deux: une théorie d\u2019origine inorganique (minérale) généralement admise par les chimistes, et une théorie d\u2019origine organique admise le plus souvent par les géologues.Aujourd\u2019hui, on semble reconnaître à la plus grande masse des dépôts pétrolifères mondiaux une origine purement organique et initialement due à un mode particulier de décomposition de végétaux et de substances élaborées par des êtres vivants et abandonnées par eux à leur mort.D\u2019après son étymologie latine (petra, pierre et oleum, huile), le mot pétrole signifie huile de pierre, vraisemblablement à cause de la nature rocheuse des premiers gisements.Premières découvertes du pétrole Le pétrole est connu depuis longtemps, surtout sous forme de bitume (résidu obtenu après évaporation des produits légers).Au tout début, on s\u2019en servait à différentes fins et ses emplois les plus pratiques n\u2019ont été découverts que depuis une centaine d\u2019années.La Bible nous apprend que Noé, pour rendre son arche étanche, l\u2019aurait enduite de goudron.Lors de l\u2019érection de l\u2019antique cité de Babylone, les esclaves de Sémiramis en auraient cimenté les briques des murs et les mosaïques à l\u2019aide d\u2019asphalte et de mortier au bitume.Les Grecs détruisirent une flotte ennemie en versant du pétrole sur l\u2019eau et en y mettant le feu.TECHNIQUE, Mai 1952 par J.-MAURICE PROULX, T.D.PROFESSEUR, AUX ECOLES TECHNIQUE ET DE MARINE DE RIMOUSKI, SECRETAIRE-TRESO- RIER DU CHAPITRE DE RIMOUSKI Les Indiens d\u2019Amérique utilisèrent le pétrole comme onguent pour le corps et aussi comme médicament.Les premiers Américains le vendirent pour guérir les rhumatismes; ils recueillaient le pétrole à la surface des étangs et des rivières.En 1829, un puits fut creusé près de Burkesville, Kentucky, et le produit se vendit pour guérir tous les maux.L\u2019industrie de l\u2019huile telle que connue au- jourd\u2019hui a commencé à se développer vers l\u2019année 1860.Jusqu\u2019à 1840, l\u2019huile de baleine fut la plus employée pour l\u2019éclairage.L'huile distillée de la houille (huile de charbon) commença à remplacer l\u2019huile de baleine aux environs de 1840.Par la suite, des expériences concluantes conduisirent au raffinage du pétrole et à son emploi comme illuminant.En 1859, le colonel E.L.Drake commençait à creuser un puits près de Titusville, Pensylvanie, et après plusieurs mois de forage, rencontrait du pétrole à une profondeur de 70 pieds.L'histoire du pétrole américain venait de prendre naissance.En premier lieu, le pétrole fut raffiné pour le kérosène ou pétrole lampant; les essences furent aussi produites mais en petites quantités à cause de la faible demande.Le développement des moteurs à combustion interne de 1890 à 1910 et la montée rapide de l\u2019automobile depuis ce temps, ont fait du pétrole une des industries les plus importantes.Usages du pétrole Il y a environ 600 emplois différents du pétrole aujourd\u2019hui et les savants n\u2019ont pas encore dit leur dernier mot.Les essences et les huiles à lubrifier de toutes sortes sont produites pour différentes fins.Les naphta sont 323 \u2014 employés pour le nettoyage des vêtements et utilisés dans les peintures et vernis et comme solvants.L'huile à chauffage se popularise de plus en plus (huile pour la consommation domestique et commerciale, le mazout dans les bateaux, etc.).Les insecticides sont à base de pétrole.Les cires, les huiles médicinales, les crèmes de beauté, sont des produits du pétrole.L\u2019asphalte et le coke qui sont les derniers résidus de la distillation du pétrole sont comme on le sait très employés.Le pétrole aux Etats-Unis Des dépôts souterrains de pétrole existent dans toutes les parties du monde.Presque tous les états des Etats-Unis possèdent des dépôts, mais environ une vingtaine seulement le produisent avec profit.Le Texas, la Californie et l\u2019Oklahoma sont les états qui l\u2019exploitent le plus.On trouve approximativement 450,000 puits d\u2019huile aux Etats-Unis produisant environ 1,800,000,000 de barils annuellement, chaque baril contenant 42 gallons.De tout ce pétrole, 80% est distribué aux réservoirs d\u2019entreposage, aux ports et aux raffineries par des canalisations souterraines communément appelées pipe-lines dont la longueur totale atteint 200,000 milles.Le pétrole au Canada Au Canada, l\u2019exploitation du pétrole a commencé à peu près en même temps que chez nos voisins du sud.Le comté de Lambton, dans la province d\u2019Ontario, est le berceau du pétrole canadien puisque c\u2019est dans cette partie du pays que fut creusé vers 1856 le premier puits d\u2019huile.La production commerciale débuta en 1857 et la raffinerie de Sarnia, qui est actuellement la plus considérable de l\u2019empire britannique, date de ces années heureuses.Depuis les découvertes de 1947 (Le- duc) et.1948 (Redwater) l\u2019Alberta est le centre de l\u2019Amérique du Nord le plus exploité après le Texas.Comme la production de l\u2019ouest dépasse sa consommation, en 1950, l\u2019Interprovincial Pipe-Line était canalisé et complété en 150 jours au coût de $90,000,000.Cet oléoduc de gros calibre et d\u2019une longueur de 1,127 milles apportait une solution au problème du transport du pétrole de l\u2019ouest vers l\u2019est.Ce 324 pipe-line qui a sa source aux puits de Red- water, Alberta, s\u2019arréte au port Superior, Wisconsin, sur les Grands Lacs.Une fois le débit maximum atteint, le pipe-line acheminera vers l\u2019est 120,000 barils de pétrole et plus par jour.Sur son parcours, l\u2019Interprovincial Pipe- Line approvisionne les raffineries de Moose Jaw, Regina et Brandon, avec embranchement de Gretna à Winnipeg.Des stations de pompage sont en opération à Edmonton, Kerrolet, Regina, Cromer, Gretna et Clearbrook.Le lecteur sera peut-être intéressé de savoir que l\u2019huile est pompée à une pression voisine de 1,000 livres au pouce carré et envoyée dans la ligne à une vitesse de deux milles à l\u2019heure.Du port Superior à Sarnia où il est raffiné, le pétrole est transporté en deux jours par des bateaux-citernes.Exploitation des gisements (forage) Le sol, qui se laisse difficilement arracher ses richesses lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019exploitation des minerais métalliques, offre moins de difficultés en ce qui concerne l\u2019extraction des pétroles.Un gisement de pétrole s\u2019exploite en creusant dans le sol un trou assez profond pour rencontrer la « roche-réservoir »; c\u2019est ce qu\u2019on appelle le forage.La profondeur à laquelle on trouve l\u2019huile varie grandement.On peut trouver le pétrole près de la surface du sol et dans d\u2019autres cas, il faudra creuser jusqu\u2019à 10,000 pieds et même davantage sans frapper de gisement.Entre le 1° janvier 1951 et le 6 octobre de la même année, 904 puits furent creusés dans la province d\u2019AI- berta.De ce total, 590 donnèrent de l'huile, 72 étaient des puits de gaz et 272 furent abandonnés parce que secs.Procédés de forage Lorsqu\u2019on a localisé un- gisement, on érige un immense échafaudage de bois ou de métal destiné à recevoir la machinerie propre au forage.Les procédés de forage sont nombreux et les méthodes généralement employées se ramènent à deux: les procédés par percussion et les procédés par rotation.Procédés par percussion.\u2014 Sondage au câble; sondage à tiges rigides (canadien) ; sondage à battage rapide.May 1952, TECHNIQUE à la {lrg Re Sondage au câble Selon cette méthode, une lourde masse métallique, à bords tranchants, « le trépan », animée d\u2019un mouvement vertical alternatif, désagrège peu à peu les diverses couches de terrain qu\u2019elle rencontre.Un câble relie le trépan à un balancier qui transforme le mouvement continu d\u2019un volant en mouvement alternatif.L'énergie nécessaire est fournie par des moteurs Diesel, électriques ou à gaz.L\u2019enlèvement des terres désagrégées est assuré à l\u2019aide d\u2019une «cuillère» que l\u2019on descend au fond du puits.Vy YY or FS Inspiré de American Petroleum Institute Fig.1.\u2014 Positions relatives du gaz naturel, de l\u2019huile et de l\u2019eau salée Fig 2.\u2014 Un même dépôt peut contenir de lhuile ou en être dépourvu Sondage à tiges rigides Ici, le trépan au lieu d\u2019être soutenu par un câble, est suspendu à une colonne de tiges d\u2019acier.L\u2019inconvénient du procédé est le curage du puits, qui nécessite le démontage de TECHNIQUE, Mai 1952 l\u2019ensemble.Il est utilisé au Canada ou il donne de bons résultats.Sondage a battage rapide Selon ce procédé, on amène à travers les tiges de forage un courant d\u2019eau qui pénètre jusqu\u2019au trépan.Les déblais sont entraînés par l\u2019eau jusqu\u2019à sa remontée entre les parois et les tiges.Le procédé permet le forage de tous les terrains, quelle que soit leur nature.Procédés par rotation.\u2014 Système rotatif et système dit forage à la couronne.Système rotatif Le trépan qui èst animé d\u2019un mouvement de rotation, découpe le terrain au lieu de le désagréger par percussion.Ce procédé se complète souvent par le forage au câble quand il arrive que les formations deviennent plus résistantes.Forage à la couronne Ici, le trépan est remplacé par un cylindre d\u2019acier tournant sur son axe, muni à la partie inférieure d\u2019une couronne garnie de diamants.Le terrain est alors découpé en « carotte » et les déblais sont dégagés par un courant d\u2019eau.Tubage des parois Pendant le forage, les parois de l\u2019excavation doivent être protégées par un revêtement intérieur de tubes métalliques, c\u2019est ce qu\u2019on appelle le tubage (casing), opération assez délicate qui doit suivre le trépan le plus près possible.Quand l\u2019huile est atteinte et que du gaz s\u2019y trouve emprisonné, elle jaillit souvent avec une force considérable.Quelquefois la pression est tellement grande à la sortie que toute l\u2019installation vole en morceaux.Assez souvent des centaines de barils de pétrole sont perdus avant que l\u2019on puisse mettre le puits sous contrôle.Dans les autres cas, et c\u2019est ce qui se présente assez souvent, la pression du gaz est insuffisante pour provoquer le jaillissement jusqu\u2019à la surface; on est donc obligé d\u2019avoir recours au pompage pour forcer le pétrole à monter.Les puits de cette 325 catégorie sont appelés puits pompés.Il arrive qu\u2019on fasse usage de nitroglycérine ou de d\u2019autres explosifs au fond du puits pour faciliter le pompage.Transport du pétrole A défaut de pipe-lines le transport du pétrole se fait par wagons-citernes, camions- citernes ou bateaux-citernes.Traitement préalable des pétroles Le pétrole arrivant à l\u2019usine est souvent souillé de quantités d\u2019eau plus ou moins grandes dont on doit le débarrasser.Différents moyens sont employés, à savoir: ° 1.la décantation dans des bacs spéciaux; la séparation de l\u2019eau qui est plus dense que l\u2019huile est souvent activée par chauffage; la centrifugation dans des appareils perfectionnés; la filtration dans les filtres-presses, garnies de matiéres poreuses.Raffinage du pétrole Le procédé employé pour raffiner le pétrole s\u2019appelle fractionnement par distillation.Il consiste a chauffer le pétrole dans un alambic qui passe les vapeurs du pétrole dans un condenseur ou elles se condensent en liquides (fig.3).CONDENSEUR | UT a ] ESSENCE AMIN Fig.3.\u2014 Diagramme simplifié des étapes de la distillation du pétrole.Les vapeurs du pétrole sont condensées et converties en liquides 326 Par ce procédé, le pétrole est raffiné en groupes ou fractions dont les produits finis sont tirés.Le pétrole est déposé dans un immense alambic et la chaleur appliquée.La chaleur convertit les substances les plus légères en vapeurs et ces vapeurs sont ensuite condensées en un premier liquide.Une augmentation de la chaleur force la substance légère suivante à se vaporiser puis à se condenser en un autre liquide.Chaque fois que la chaleur augmente, une substance plus lourde est forcée de se vaporiser.On répète le procédé jusqu\u2019à ce qu\u2019il ne reste du pétrole qu\u2019une substance lourde ou asphaltique.Dans le procédé de distillation continue, l\u2019appareil se compose d\u2019une batterie de chaudières cylindriques dont la température de chauffage va en augmentant de la première à la dernière.Le pétrole en circulant d\u2019une chaudière à l\u2019autre se débarrasse peu à peu de ses parties les plus légères.Le résidu de la dernière distillation est abandonné dans la dernière chaudière, qui communique avec le condenseur, formé d\u2019une série de serpentins refroidis par un courant d\u2019eau.On obtient ainsi trois fractionnements: l\u2019essence, le kérosène ou pétrole lampant et le gas-oil.Le premier fractionnement donne l\u2019essence mais n\u2019allons pas trop vite.Cette fraction donne en réalité les naphta légers, intermédiaires et lourds.Après condensation, les naphta sont traités chimiquement et purifiés pour fournir ensuite les essences.On peut, comme nous l\u2019avons écrit pour les usages du pétrole, employer directement les naphta à d\u2019autres fins.La deuxième fraction donnera le kérosène mais après condensation et purification.De cette fraction, on tire également l\u2019huile pour chauffage.Troisième fraction, le gas-oil.Pour donner à cette fraction une valeur commerciale, il faut lui faire subir le procédé « cracking » (cracking désigne les opérations consistant à chauffer des pétroles bouillant à une température élevée pour les transformer en produits plus volatils).Dans l\u2019alambic ordinaire, le gas-oil bouillirait et la vapeur se condenserait trop vite tandis que dans le procédé cracking, les vapeurs ne peuvent pas passer au condenseur avant que la température pour le cracking ne soit atteinte.Ici encore il May 1952, TECHNIQUE senc ation faut purifier le produit comme dans les deux premières fractions.Une quatrième fraction est celle des huiles à lubrifier.Elles sont aussi traitées chimiquement et refroidies.L'huile refroidie est passée dans un filtre-presse et la partie qui se solidifie est convertie en cires.La partie non solidifiée est passée dans des filtres spéciaux pour lui enlever ses impuretés.Cette huile filtrée sera ensuite traitée pour fournir les différentes huiles à lubrifier.La partie lourde ou la dernière fraction laissée dans l\u2019alambic est passée dans d\u2019autres alambics et condenseurs pour donner les produits d\u2019asphalte et le coke.De tout le pétrole retiré des puits, on produit approximativement 45% d\u2019essence, 35% d\u2019huile à chauffage, 6% de pétrole lampant et le reste des huiles à lubrifier, des cires, de l\u2019asphalte, du coke, etc.Ce bref résumé sur le pétrole, surtout la dernière partie, provoquera peut-être des questions de la part de quelques lecteurs.En consultant la bibliographie suivante, ils trouveront les réponses à la plupart de leurs questions.Références 1.\u2014 La collection « Je sais tout » 2.\u2014 Materials of Construction (Fryklund and Sechrest) 3.\u2014 Petroleum (Chemistry and its wonders) (Brauer) 4.\u2014 Petroleum (Organic Chemistry) (Fie- ser and Fieser) 5.\u2014 Imperial Oil Review (août, février- mars, novembre 1951) 6.\u2014 Encyclopedia Britannica et Quillet LA CIE \u2014O LET Fr.X.pRO QUEBEC FABRICANTS D'ASCENSEURS Escaliers motorisés Atelier de mécanique générale et fonderie Toutes réparations mécaniques 206, rue DU PONT, Tél.: 4-4641 \u2014 Québec \u2014 TECHNIQUE, Mai 1952 Il n\u2019y a pas de problème qui n\u2019ait sa solution ® Un personnel expert à votre disposition gratuitement e Ingénieurs - Entrepreneurs © Charpentes Métalliques LORD & CIE, LTEE 4700 rue Iberville MONTREAL La maison de demain n\u2019est plus un rêve Eastern Canada Exhibitions, Inc, fière de ses succès de l\u2019Exposition de Quincaillerie (21 au 25 janvier dernier) et de l\u2019Exposition d\u2019Appareils, d\u2019Accessoires et d\u2019Equipement Electriques (10 au 14 mars 1952) se propose d\u2019offrir non seulement aux hommes d\u2019affaires, mais au public aussi une exposition pour tout ce qui entre dans la construction de la maison moderne.On sait que dans tous les centres de la province de Québec, la construction a atteint un stage adulte.Nous vivons des temps où le public aime le confort, la santé, l\u2019aisance au foyer.On prend conscience partout dans tous les milieux, même les plus humbles de la société, de l\u2019importance et des bienfaits d\u2019avoir un chez-soi bien à soi et un chez-soi accueillant, où il fait bon vivre.C\u2019est avec cette psychologie populaire en tête que Eastern Canada Better Home Builders Show fut organisé.On compte au 100,000 le nombre de citoyens intéressés chez nous dans la Maison de Demain, parce qu\u2019ils sont ou deviendront propriétaires.LA VARIETE DES MARCHANDISES A L\u2019ETALAGE Les visiteurs auront l\u2019avantage de voir des kiosques exhibant des matériaux de construe- tion, de l\u2019acier pour construction, de la ferronnerie et de la serrurerie, du bois de construction, du bois d\u2019oeuvre, des chassis et des portes, de la brique, de la pierre, de la tuile, du plâtre, des peintures, de la vitrerie, de la tion, du bois d\u2019oeuvre, des châssis et des boiserie d\u2019intérieur, et des accessoires de cuisine et de chambre de bain, des accessoires électriques, des appareils de chauffage et d\u2019air climatisé, des produits de la décoration intérieure, des meubles et des garnitures d\u2019intérieur, des appareils électriques, bref tout ce qu\u2019il faut, tant à l\u2019extérieur qu\u2019à l\u2019intérieur, pour faire de vos foyers des foyers confortables et gais.Ce sera une présentation de toutes les phases de la construction, de la modernisation, et de l'amélioration du « home ».C\u2019est une exposition qui inclut tout ce qu\u2019il faut pour la construction, de A a Z, comprenant un assortiment et une variété compléte d\u2019accessoires et d\u2019outillage de plomberie, d\u2019air climatisé pour la maison, ete., tout ce qu\u2019il faut pour usage de la cave au grenier: des meubles et des draperies aux matériaux de construction et aux nouveautés.LES HEURES DE VISITE A CETTE EXPOSITION Il est bon de rappeler au public que cette exposition pour la MAISON MODERNE se tiendra non pas seulement cinq jours comme 328 les deux autres de quincaillerie et des appareils électriques, mais six jours, les 12, 13, 14, 15, 16 et 17 mai, soit du lundi au samedi inclusivement.Le commerce et le public en général peuvent visiter l\u2019exposition de la MAISON MODERNE tous les jours de 1 à 10 heures du soir.= New Eight-Page Bulletin on G-E.Radiation Instruments A new eight-page, two-colour bulletin containing essential information on ten recent nuclear radiation detectors, is available from Canadian General Electric Company.Designated GEA-5735, the illustrated booklet covers the G-E radiation monitor, scintillation counter, portable radiation probe, area health monitor, long-probe gamma survey meter, alpha hand counter, air equivalent ionization chamber, boron coated counter tube, thermocouple vacuum gauge and the step- motor impulse counter.The instruments are designed for use in industry, hospitals, laboratories and civil defence work.Impressions BLEUES (Blue Prints) Reproductions ou fac-similés de dessins, documents légaux, lettres, rapports, etc.AGRANDIS OU REDUITS Appelez UNiversity 6-7931 et nous vous dirons ce qui peut étre fait MONTREAL BLUE PRINT Inc.1226, Université Montréal, P.Q.POULIES EN V COURROIES EN V de toutes sortes COURROIES Plates et rondes A de toutes sortes AGRAFES et LACETS ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et en caoutchouc MANUFACTURIERS CANADIENS DE COURROIES LTEE (The Canadian Belting Manufacturers Limited) 1744, rue Williams - WE.6701 Montréal May 1952, TECHNIQUE Ma, | pa = Re \u2018ent | NR él | y INSTRUMENTATION M ACHINES have changed our way of living more than the average man dares to think.Hundreds of jobs can be done better by the machine products of man than by man himself.This is particularly true in jobs where repetition is involved, where close attention is necessary, and where measurement must be accurate and instantaneous.Among the mechanical devices that are replacing the fallible and inaccurate human beings are what are commonly called for the present instruments.Some of these are used in domestic heating and control; many more are used in large industries.The man who glances at the thermostat in his private residence and the man who must keep his eyes glancing over a hundred charts in a huge panel are doing the same job.So is the flyer who must keep his eyes on the many meters and charts in a modern jet or airliner.What do these instruments measure that makes them so necessary a part of modern living and modern industry?1.The simplest is the thermostat telling the temperature in a private house and perhaps controlling the temperature of one room or of the entire house.2.Just as temperature is measured, so instruments can measure humidity.Humidity is subject to control in air-conditioning for houses and factories; it is also vitally important is specific industries such as the woollen, cotton, and paper industries.3.Pressure is almost as important in many industries.Steam, gases, and water fre- (1) Material for this article was received from Minneapolis Honeywell (Brown Instruments) Regulator Co.and the Bailey Meter Company.TECHNIQUE, Mai 1952 by W.W.WERRY, C.A., M.A., MONTREAL TECHNICAL SCHOOL quently must be measured and controlled by instruments.Vacuums must also be measured accurately.4.The flow of different fluids is also opening up many new uses for instruments called flow meters.Some idea of the extent of their uses will be seen when we consider that they are needed in chemical industries, water purification plants, oil industries, food industries \u2014 especially some canning industries \u2014 paint industries, gas lines, and many others.5.Aircraft and motor testing instruments.These are of many different kinds and include such flow, temperature, and pressure types as have been already mentioned, and in addition many electronic controls to operate even the planes themselves, as the modern jet is too speedy to be guided by hand.Almost every type of mechanical, electrical, hydraulic, and electronic control is used in a modern jet liner, and all these must have instruments to inform the navigators and flying officers.This subject is much too large for a brief article and will become even more complicated with the coming of rocket missles and rocket planes.Instrumentation has played a large part in our study of flight and atmospheric conditions, but we shall rather consider the fundamental problems of instrumentation and its use in industry and the home.6.Instruments must also be used to determine head or level.How much water is in that boiler, how much gas or beer in the tank, and what is the head of water at the power station?7.Not only do instruments measure the flow of fluids they may also be used to determine the composition of the flow.Water 329 ou ft of and other liquids must be checked to see how much of different chemicals are contained in them.One of the beauties of the instrument systems as they are now used is that they may be operated in batteries from convenient panels.The firemen or engineers of the modern large boiler room no longer are occupied throwing coal on fires; they sit comfortable watching the controls that keep the fires going at the required temperatures, the flow of oil or fuel properly operating, the steam pressure within the limits required for the time of day, and the level of the different tanks or boilers within safe margins.The stationary engineer may also check his electronic smoke density controller.This instrument shows faulty combustion quickly and is valuable in cities where legislation is enforced against excessive smoke.The beauty of the electronic device over the old methods is that it is accurate, sensitive to change, and acts quickly.Not only do instruments function in controlling ordinary furnaces for heating, they are also invaluable in many industries where heat or pressure is involved.The following list gives a few of the many uses of such instruments: Open Hearth furnaces Annealing furnaces Forging furnaces Glass pot furnaces Pottery kilns Cement kilns Enameling furnaces Incinerators Coke ovens Welding furnaces Draw furnaces Reheating furnaces Lime kilns Brick kilns Terra Cotta kilns Reduction furnaces Lumber dryers Temperature, Humidity, Airconditioning To Canadians, the problem of home heating if not one to be sneezed at \u2014 or is it?Not so many years ago papers and magazines were filled with jokes of the domination of the furnace over the poor householder.Much of this winter chore now rests upon the less erratic instruments.The instrument is always on the job \u2014 it doesn\u2019t come home late from the office or get into a game of bridge at the Joneses\u2019.And more recently, the instrument will lower the temperature \u2014 by 330 controlling the drafts, etc., of the furnace \u2014 during the night, and pep it up again just in time for the family to crawl out of bed into a comfortably warm house.What is good for the housekeeper is also valuable in the factory.Heat may even be supplied in different amounts in different parts of the factory.But in both there is another factor.Humidity must be regulated to ensure proper health.And in factories, vapours, dust, lint, smells, etc., must be taken away in proper air-conditioning units.In some factories certain processes require specific humidity for their proper operation.The manufacture of photographic film is one example; another is the need for high humidity in the woollen mills.Examples will come to the reader\u2019s mind.The curing of cheese, the aging of wine, the brewing of beer, and many such industries depend upon instrumentation now for their correct control.: There was a time when the old timer told by his eye, his taste, or his smell, when a process was complete \u2014 now much of his native and long-studied craft is taken over by the more accurate and dependable instrument.As planes and jets go higher into the atmosphere there arise new problems of pressure, temperature, and air-conditioning that are being studied with the use of instruments and then controlled by suitable complementary instruments.The supply of oxygen in a pressurized cabin is a natural for the new instruments.Why use Instruments?We have suggested some of the reasons for the increase in instrumentation during the past few years \u2014 in fact, much of the tremendous growth has taken place during the past ten years; partly during the expansion of the war effort in the early years, partly during the vast industrial growth since the war and the building of new industrial plants, partly through the growth of new industries such as some of the chemical, pharmaceutical, plastic, and food industries.Here is a suggestive summary of why the instru- May 1952, TECHNIQUE wine vo X fe dt | iE ment business is growing and will grow for some time: 1.The elimination of repetitive work and human labour.Mr.Jones no longer goes to the furnace two or three times a day.2.Control within definite limits.The furnace man no longer has the house at 80 degrees when the weather turns warm and at 60 degrees when the zero weather first strikes.3.Economy.Furnaces, whether in the home or the sprawling factory now use just enough fuel to gain the required levels; furthermore in the more elaborate systems, 6.The quality and uniformity of the product can be more easily controlled by the use of instruments.7.Instruments can prevent stoppages, accidents, and wastage.8.Batch processes may be converted to continuous flow processes with the resulting larger and more economical production.9.The use of instruments should take some of the guesswork out of industry.The simplification of recording is one of the principal advantages of proper instrumentation.oR Fe Photograph: Bailey Meter Co.Boiler Control and Electrical Panel at C.P.R.Cote St.Luc unit yard, in Montreal all possible heating value is obtained from the fuel \u2014 it does not go up the chimney.4.Additional economy by saving in human labour and wages.For example, a thermostat and controls should be much cheaper than a furnace man.In factories, controls need only stationary engineers and maintenance men.5.In paper, textile, end many other industries, increased production by simplified control means economy in all processes.TECHNIQUE, Mai 1952 Research In addition to the use of instruments in industry on a large scale, there is the special use of instruments for research in governments, industries, and industrial associations.The paper industry, textile industry, plastics industry, atomic research stations, aviation industry.chemical industry, metallurgical industries, electronic industries, and petroleum product industries and their academic and association friends all use instruments in test- 331 ing and examining.The chemist, the physicist, and the engineer all find simple or compound instruments invaluable in their work.Research involves not only the products but also the processes.In the study of antibiotics alone research had to speed up the processes of production as well as the quality and purity of the final product.Not the least valuable contribution of instruments is in the time saving in highly skilled work of the physicist and chemist.Newer electronic instruments get the answers in minutes instead of days, leaving the scientist to proceed to other useful research.New industries based on low-temperature and high-vacuum processes depend upon instruments of great sensitivity for their existence.Among some of the more elaborate instruments in research are the spectrometers, spec- trophotometers, polarographs, titrometers, fractionators, etc.These instruments save hours in technicians\u2019 time in analyzing and testing.The measurement of pH in solutions and its control is now performed by electronic instruments.Paper Industry Today, the many processes in this important Canadian industry are measured and controlled by a variety of instruments.Not only is the water and the chemicals controlled, but instruments also control the furnaces and the humidity of the paper itself.A few of the instruments are used as follows: Water treatment instruments Boiler plant and flow distribution instruments Controls for digesters and heat recovery Controls for the washers Acid and sulfur burner controls Lime kiln and recovery controls Black liquor controls Bleach plant instruments Dryer and humidity controls Controls and instruments for coating and sizing.A.SCORN UE Ww pue In brief, to control a large paper plant almost every kind of industrial instrument is brought into operation: level recorders, pressure controls, air filters, tachometers, flow 332 controllers, pH controls, moisture recorder systems, pyrometers, etc.The textile industry has many of the same problems involving temperature, moisture content, pressure, flow, liquid level, and humidity.This industry in its dyeing department shows how controls operate; a time pattern is set by the use of cams, after which the dyeing kettle goes to specified temperature, there it remains for a required time, dye is added, temperature is increased or decreased, other ingredients are added, temperature changed, etc., and all in a specified order and for a specified time.The food and refrigeration industries are also relying more and more on instruments and controls.The man with a deep-freeze in his house soon learns the importance of temperature in the safe keeping of foods.General Types of Imstruments Instruments may be considered as electric, pneumatic, mechanical, and electronic.Many instruments combine several of these forms in one general instrument.Usually the electronic type is more sensitive, more accurate, and quicker to operate than the others.One of the reasons for the large volume of business in instruments is that mechanical types are being replaced in many cases by electronic ones.Charts, Gauges, and Records A study of the charts, gauges, and recording instruments would be subject for a long article.In some cases, such as the ordinary pressure gauge or a house thermometer, it it only necessary to see the recorded pressure or thermometer at a given time; no permanent record is necessary.In industry, however, some form of chart or permanent record is often required.Charts may be strip or circular.Very common in industry is the circular chart used for a 24-hour period and with one or two pens making records during that period.Pens make permanent records on the graduated charts as the circular form turns.All charts should be clearly marked as to lines and numerals so that the engineer can read them from a distance if necessary.May 1952, TECHNIQUE à + os +. Tang are Dents eee ce af Je on à There are dozens of charts, each prepared for a definite type of work.Sometimes the units are placed on the chart to suit the particular job to be done.Measurement Basically there are comparatively few measuring devices though different companies have their own refinements and simplifications.For measuring temperature the following instruments are used: 1.Expansion thermometers a) General 1.Thermal system 2.Spiral vs Helix b) Temperature measuring fluids 2.Thermoelectric 3.Resistance 4.Radiation measurement The Thermal system consists of: A bulb An extension neck A protective armour A spiral A fluid (vapour, gas or liquid).There are many different types of bulbs, each useful in particular cases: some are for open vessels, some for closed vessels and others for air temperatures.The liquid system is most successful as a general rule, and the system is usually based on mercury under high pressure.| The thermoelectric system has two parts: a thermocouple and a sensing element which converts emf into a temperature reading.The thermocouple, which consists of two dissimilar metals or wires joined at one end \u2014 called hot junction \u2014 and with terminals at the other end for connections.The two metals in contact set up am emf which varies according to the temperature and the metals used.Different metals are used depending upon the type of temperature to be measured.For high temperatures, platinum and platinum with rhodium are used.Protecting tubes are provided to guard the thermocouples against oxidization, air movement, mechanical shocks, etc.The cold junction is attached to a lead wire or extension wire leading into the instrument.With the thermo couple may be used a mil- livoltmeter \u2014 used to measure small changes TECHNIQUE, Mai 1952 in current \u2014 or a potentiometer.The milli- voltmeters are available for indicators but do not record as the new type potentiometers do.The new types of potentiometers operate with the thermocouple and a slide-wire.In addition, a converter, an amplifier, and a balancing motor convert the slight changes of temperature in the thermocouple to movement of a pointer or recorder.Controls may be added to the recorders to shut off or start machines, etc.Resistance Thermometers are now used frequently in high pressure steam lines and such work.The latest type may record as many as four temperatures on continuous records over a 24-hour period.By using electronic amplification and a motor with the necessary gears, pens are made to record on charts.Response is almost instantaneous in these electronic instruments.Pressure and Vacuum Measuring for pressure is usually done by using a conveniently shaped metal tube or cylinder which will emphasize distortion due to the pressure exerted.These gauges may be in the shape of a question mark, like a Bourdon gage, in the shape of a spiral, or as a bellows.Manometers are sometimes used, and for the measurement of vacuums potentio- meters measure the variation in the electron beams in a vacuum tube connected with the vacuum system to be measured.Above atmospheric pressure, the Bourdon, spiral, spring and bellows types are commonly used; below atmospheric pressures, compound spring and bellows, manometers and.potentiometers are commonly used.Flow Metering In the metering of flow, manometers and differential converters are used.Manometers may be either square root or straight line.Mechanical flowmeters are commonly used.When transmission is needed, electric flow- meters are used for electric transmission and differential converters for pneumatic converters.The general principle of the flow measuring system is that a primary device such as an 333 RR orifice plate creates the differential pressure; this pressure is measured by a secondary device such as a manometer.The differential converter is suggested for many uses because of its comparatively low cost, the speed of response, the ease with which range may be adjusted, and its low maintenance cost.The subject is sufficiently complicated in its different aspects that in cases of large installations a talk with the sales representatives of one of the large instrument companies will be advisable.Humidity Humidity may be measured by the Wet and Dry Bulb system or by the Resistance System.The first uses an ordinary temperature measuring device which can give the « dry bulb Temperature » in connection with a « wet bulb » or bulb covered with a damp wick which gives a « wet bulb temperature ».The second method, the Resistance method, uses a wire which is wound in hygroscopic salt.As the moisture content of the salt varies, the resistance of the wire also varies.The resistance is then measured by a poten- tiometer.The potentiometer is calibrated directly in the % relative humidity.Potentiometers It will be seen from the frequent mention of potentiometers that in many of the newer systems of instrumentation this versatile device can find many uses.The following applications are typical: 1.to measure temperatures from thermocouple to measure light beam from selenium, etc.to measure high furnace heat .to measure moisture content of salts or from dry bulbs to measure pressures from cylinders, etc.6.to measure smoke or fog density with the aid of an electric eye.It will also be noted that the potentiometer is an intermediate step to the use of controls in many cases.334 A careful study of the uses of potentio- meters should be made by electronicians and electricians expecting to be doing work in industry.There may be slight differences in the instruments offered by the manufacturers, but the electricians and electronicians should be familiar with the general problems and with the possibilities of this handy instrument.Measurement of Liquil Level In many process types of industries \u2014 that is, where a material comes in to the plant at one end and after certain processes comes out refined or changed at the other \u2014 it is necessary to measure liquid levels.Such types of industry are seen in refining, brewing, paper making, paint, chemical, and similar plants.Without going into detail, it may be said that there are two problems \u2014 the measurement in open vessels and that in closed vessels.In open vessels, three systems are in common use: the Basic Pressure gauge, the Dia- phram Box, and the Air Purge.The system to use varies with the kind of liquid \u2014 whether corrosive, plain, or containing solids in suspension \u2014 and the position of the pressure gauge.In closed vessels the differential pressure system is used and may require a manometer or a differential converter.Controls are used in many processes in connection with the liquid level devices.These devices may be either pneumatic or electric.Automatic control may be of the on-off, the proportioning, a proportioning plus automatic reset types.Conclusion Mention could also be made of the measurement of weight, of braking power, etc., but they use gauges much like those already mentioned.PH is also worthy of further discussion, but is a specialized form of flow metering and control and may be studied in any of the magazines dealing with instrumentation.One of the reasons for writing this article was to bring to the readers an appreciation of May 1952, TECHNIQUE ns D the hey Neh rey.td à ¢ sad Are d ie e Die stem - vie in pres Ble Teer the tremendous strides made in the usefulness of instrumentation in modern industry.Wherever the basic problems of temperature, humidity, pressure, flow, level, and weight are encountered there will be an instrument to measure and, if necessary, to record or control.Another reason is to bring to the general notice the possibilities of electronics in the instrument applications.Where mechanical instruments have been slow or weak in response, electronic ones are usually almost instantaneous in operation and capable of amplifying the responses.Where records are required, an electronic instrument may solve the problem.Of the instruments themselves, a close study will show that the fundamental parts of the instruments are simple: mercury, gas, or vapour thermometers, thermocouples, bellows, manometers, wet and dry bulbs, and resistance thermometers form the basic parts.Add to them potentiometers or other electronic and mechanical devices, pneumatic devices, such as pneumatic transmission, elaborate the gauges to multi-gauges and recorders, and instrumentation becomes more flexible, easier to see at a glance, and more refined in its applications and results.I have not discussed the house heating to any extent as most of us are familiar with thermostats and controls, but here again refinements are now common and the temperature of each room may be set to suit each human temperament.The Author wishes to thank Mr.O.M.Capella of Minneapolis-Honeywell Regulator Co.and Mr.Young of Bailey Meter Co., for information supplied.Any errors, however, are the personal property of the author.INSTRUMENTS DE MESURES ELECTRIQUES VENTE ET REPARATION Projean Meters & Motors Reg\u2019d Philippe Projean, T.P.1283 est, rue Craig FAlkirk 6430 des escaliers roulants conduisent à cel elage Ouvert jusqu\u2019à 9 h.le vendredi soir Dupuis Srères 865 est.rue Ste-Catherine Montreal Pour votre Laboratoire « Appareils .Verrerie .Réactifs Adressez-vous à Canadian Laboratory Supplies LIMITED 403 ouest, rue Saint-Paul Montréal, P.Q.RTS EP EEE \"OCR ES LOTIR DAMON a MOTS CROISES TECHNIQUES par CHARLES DE SERRES, T.D.PROFESSEUR À L'ÉCOLE D'ARTS ET MÉTIERS DE DRUMMONDVILLE On rencontre couramment dans les journaux ou revues, une section réservée aux mots croisés.Alors j'ai pensé qu\u2019une section semblable saurait intéresser les lecteurs de TECHNIQUE.Les «Mots Croisés» ordinaires peuvent être résolus par tous car les réponses sont puisées dans Larousse pour la plupart, tandis que celui-ci se compose de mots exclusivement techniques que l\u2019on ne trouvera que grâce à ses connaissances dans ce domaine.12 3456785910 1 JOOMOO0CDEC : ORCO0O0COMOO s JODO DEON 4 LIN.ML CO s UUCOOCOODHEON s JOUER O00 EOD EC s COCOON.EM 9 OOOOR OL 2 0 DER OOOO.HORIZONTALEMENT 1 \u2014 Métal ferreux contenant un faible pourcentage de carbone.\u2014 Surface plane qui limite un polyèdre.2 \u2014 Abrasif naturel.\u2014 Dans « essieu ».3 \u2014 Traces que laissent sur un objet moulé les joints des pièces du moule.\u2014 Molybdène.4 \u2014 Abréviation de Ecole d\u2019Arts et Métiers.5 \u2014 Joindre les deux bouts d\u2019une courroie par un lacet de cuir.6 \u2014 Suinte en parlant d\u2019un mur humide.\u2014 Matière onctueuse servant à diminuer le frottement.7 \u2014 Métal qui n\u2019a pas d\u2019éclat.8 \u2014 Ouverture dans un plancher pour l\u2019âtre d\u2019une cheminée.9 \u2014 Ancienne mesure de longueur de 1 m.188.\u2014 Radium.\u2014 Etain.10 \u2014 Bord taillé obliquement.336 VERTICALEMENT 1 \u2014 Filaments déliés qui constituent une substance végétale ou minérale telle \u2019amiante.\u2014 Partie opposée à la frappe supérieure d\u2019un marteau-pilon.2 \u2014 Fil non isolé.\u2014 Ruthénium.3 \u2014 Ouvrage de briques à feu disposé à l\u2019intérieur d\u2019un four.4 \u2014 Lettre grecque désignant le coefficient de frottement en mécanique théorique.\u2014 Le noyau, le centre d\u2019un câble.5 \u2014 Assemblage de pièces de bois ou d\u2019acier disposées de façon à soutenir le faîtage, les pannes ou les chevrons et résistant à des efforts de tension ou de compression.\u2014 Titane.6 \u2014 Unité de mesure pour surfaces agraires.\u2014 Abréviation communément employée en dessin pour désigner un filet à gauche.\u2014 Abréviation de volt, résistance, ampère.7 \u2014 Instrument de fer tranchant à un bout pour travailler le bois.\u2014 Arsenic.8 \u2014 Métal contenant plus de carbone que le fer et moins que la fonte.9 \u2014 Inverse de « lemme».\u2014 Samarium (ancien symbole chimique).10 \u2014 En dessin, préfixe signifiant « égalité ».\u2014 Traitement thermique suivant immédiatement le durcissement et ayant pour but de réduire quelque peu les tensions internes de l\u2019acier, de diminuer la fragilité de la pièce trempée tout en lui laissant de sa dureté.(Solution à la page 360) Annoncez dans TECHNIQUE Revue industrielle bilingue, qui circule dans tous les centres manufacturiers.506 est, rue Ste-Catherine HArbour 6181 m\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014 May 1952, TECHNIQUE jou fr au! au! Cent jie \u2018din À me a par rer nc Les molécules et leur comportement P ERSONNE ne conteste plus au- jourd\u2019hui la discontinuité de la matière.Tout le monde admet l\u2019existence des molécules, ces particules si petites qu\u2019il faudrait en aligner au moins mille pour former une ligne visible au microscope le plus puissant.Pour en donner une idée exacte, rappelons qu\u2019un pouce cube d\u2019air en contient environ 400,000,000,- 000,000,000,000.À part leurs dimensions infimes, un fait de non moindre importance est le mouvement continuel dont sont animées ces molécules.Cette agitation naturelle fut découverte par un botaniste écossais, Robert Brown, d\u2019où le nom de mouvement brownien.Il avait observé que de petits grains de pollen en suspension dans l\u2019eau s\u2019agitaient en zigzag.On peut répéter l\u2019expérience avec n\u2019importe quelle Fig.1.\u2014 Mouvement Brownien.Projection des positions successives d\u2019une parcelle de mastic (environ 1 micron de diamètre) à intervalle de 30 secondes (X 1000) TECHNIQUE, Mai 1952 par ROGER BRIÈRE, L.Sc.PROFESSEUR DE SCIENCES ECOLE TECHNIQUE DE RIMOUSKI substance réduite en très petites particules, par exemple, l\u2019oxyde de titane.Le mouvement brownien est caractéristique de tout corpuscule matériel de moins de 0.000005 pouce de diamètre.Il est clair que l\u2019agitation désordonnée des grains de pollen ou de toute autre particule animée de ce mouvement, est due aux chocs répétés des molécules d\u2019eau contre ces particules.La figure 1 illustre le phénomène précédent.Voilà donc un fait d\u2019acquis: les molécules, infiniment petites, sont douées d\u2019une agitation désordonnée et continuelle.Demandons-nous maintenant comment se comportent ces molécules dans chacun des trois états de la matière: gazeux, liquide et solide.AGITATION MOLÉCULAIRE DANS LES GAZ Les gaz sont expansibles Quand on laisse ouvert un robinet a gaz, on a tôt fait de percevoir l\u2019odeur du gaz dans toute la maison.C\u2019est que le gaz est expansible, c\u2019est-à-dire qu\u2019il cherche à occuper le plus de volume possible.Comment rendre compte de cette expansion autrement qu\u2019en admettant le mouvement des molécules?Les gaz exercent une pression Un pneu trop gonflé peut éclater sous la pression de l\u2019air.On ne peut qu\u2019attribuer cette pression à un bombardement du pneu par des billions de molécules en état d\u2019agitation.Plus on ajoute d\u2019air dans le pneu, plus le nombre 337 RCE pot ines HST i 6 14) KAMRAN ets de molécules qui mitraillent le pneu est considérable.Aussi, si on introduit deux fois plus d\u2019air, il y aura deux fois plus de molécules et chaque unité de surface intérieure du pneu recevra deux fois plus de chocs qu\u2019auparavant.Ce qui se traduit par une pression deux fois plus forte.Les multiples dispositifs à air comprimé tirent profit de ce bombardement moléculaire.La pression ne dépend pas seulement du nombre de molécules, mais aussi de leur vitesse.En effet, pour reprendre l\u2019exemple du pneu, plus les molécules se heurteront avec une grande vitesse, plus le choc sera considérable.Or, c\u2019est un fait d\u2019observation que la température d\u2019un corps est l\u2019expression du degré d\u2019agitation de ses molécules.Par conséquent, plus un gaz est chaud, plus ses molécules s\u2019agiteront vivement.La pression d\u2019un gaz est donc d\u2019autant plus grande que sa température est plus élevée.Ainsi, notre pneu, convenablement gonflé en janvier à Montréal par exemple, verra sa pression augmenter si on le fait rouler en pays chaud.Les gaz sont diffusibles C\u2019est-à-dire que deux gaz différents mis en présence, vont se compénétrer lentement et, au bout d\u2019un certain temps, le résultat sera un mélange homogène des deux.Ce phénomène se nomme diffusion et n\u2019est explicable que par le mouvement des molécules de chaque gaz.Les gaz ont non seulement la propriété de se diffuser les uns dans les autres mais aussi à travers des solides poreux.Ce dernier phénomène se rencontre fréquemment dans la nature.On l'appelle osmose dans le cas où le solide poreux est une membrane végétale ou animale.Ainsi, c\u2019est par osmose que l\u2019oxygène que nous respirons passe dans le sang à travers les alvéoles pulmonaires.C\u2019est aussi par le même phénomène que les feuilles d\u2019arbres et les brins d\u2019herbe absorbent ou rejettent le gaz carbonique de l\u2019air.L\u2019osmose n\u2019est possible qu\u2019à la faveur de l\u2019agitation continuelle des molécules.AGITATION MOLÉCULAIRE DANS LES LIQUIDES L\u2019évaporation * .Tout le monde sait que si on laisse de l\u2019eau dans une soucoupe, elle aura tôt fait de dis- 338 paraître.On dit que l\u2019eau s\u2019évapore.Le mouvement moléculaire nous fournit encore une explication.En effet, on se représente l\u2019évaporation d\u2019un liquide (Fig.2) comme un o Fig.2.\u2014 Evaporation d\u2019un liquide départ incessant de molécules de la surface du liquide.Un certain nombre de molécules évadées vont heurter les molécules des gaz de l\u2019air et rebondir dans le liquide d\u2019où elles venaient.Moins il y aura d\u2019air au-dessus du liquide, moins il y aura de rebondissements et plus l\u2019évaporation sera rapide.Diffusion des liquides Tout comme les gaz, les liquides se diffusent les uns dans les autres.Versons une solution concentrée de sulfate de cuivre dans un tube de verre et déposons un bouchon de liège à la surface.Au moyen d\u2019un entonnoir, versons de l\u2019eau avec précaution sur le bou- eau PUT2o.0.solution concentrée de sulfate de CUIVTE.\u2026.o0c0.Fig.3.\u2014 Les liquides diffusent, mais plus lentement que les gaz May 1952, TECHNIQUE chon, de sorte qu\u2019elle se répande doucement sur la surface du liquide bleu et forme une démarcation nette (Fig.3).Après quelques jours, la surface de séparation devient moins nette, et au bout d\u2019un mois peut-être, le liquide deviendra uniformément bleu.Cette expérience prouve que les liquides se diffusent, mais beaucoup moins vite que les gaz, en d\u2019autres termes que les molécules de liquides sont douées d\u2019un mouvement beaucoup plus lent que celles des gaz.L\u2019osmose se rencontre également chez les liquides.L'appareil très simple illustré à la figure 4 est constitué par un tube de verre fermé à un bout par une membrane aux pores très fins.Le tube, contenant une solution de sucre dans l\u2019eau, est placé avec la membrane dans une cuve remplie d\u2019eau pure.On voit bientôt le liquide monter dans le tube.Ce fait s\u2019explique aisément, si l\u2019on admet que les molécules d\u2019eau, moins grosses que celles de sucre, traversent plus facilement les pores de la membrane.Il y a plus de molécules qui vont de la cuve vers le tube (de l\u2019eau pure vers l\u2019eau sucrée) que du tube vers la cuve (de l\u2019eau sucrée vers l\u2019eau pure).Le résultat net est une ascension du liquide dans le tube.| niveau du sucre avrès niveau du sucre avant mme Fig.4.\u2014 Osmose D\u2019une façon générale, au cours de l\u2019osmose, le liquide le moins dense passe dans le liquide le plus dense.Aussi importante au point de vue biologique que l\u2019osmose des gaz, celle des liquides se rencontre également dans de nombreux phénomènes naturels.Ainsi c\u2019est par TECHNIQUE, Mai 1952 osmose que les sels minéraux du sol pénètrent en solution dans les racines des plantes.C\u2019est par le même phénomène que des pruneaux secs placés dans l\u2019eau vont se gonfler en peu de temps.AGITATION MOLÉCULAIRE DANS LES SOLIDES Évaporation des solides ou sublimation Il peut sembler curieux de parler d\u2019évaporation à propos des solides.Pourtant, certains solides émettent continuellement des molécules.On dit qu\u2019ils se subliment.Un morceau de camphre dans le gousset d\u2019un gilet est toujours trahi par son odeur.Un morceau d\u2019iode disparaît en peu de temps.Les « boules à mites » donnent lieu au même phénomène.Plusieurs autres solides s\u2019évaporent ainsi, souvent trop lentement pour qu\u2019on s\u2019en aperçoive.Le cas du camphre, de l\u2019iode et du naphtalène suffit à montrer que les molécules des solides sont en mouvement et qu\u2019elles s\u2019échappent de la surface en nombre plus ou moins grand.Comment expliquer l'odeur de certains solides autrement que par l\u2019émission de molécules qui viennent impressionner notre nerf olfactif ?Allons-nous parler de diffusion des solides ?Il doit sembler douteux à la plupart des gens que les solides puissent diffuser par simple contact.Pourtant, c\u2019est un fait.Si on pose une plaque d\u2019or contre une plaque de plomb, on peut, au bout de plusieurs mois, déceler des particules d\u2019or dans le plomb.Naturellement, si on applique les deux plaques l\u2019une contre l\u2019autre sous pression, la diffusion sera plus rapide et plus complète.Cette brève revue de certaines propriétés fondamentales des solides, des liquides et des gaz, nous oblige à reconnaître que dans la matière en général les molécules sont animées de mouvements désordonnés, d\u2019autant plus rapides que la matière est moins dense.LES FORCES INTERMOLÉCULAIRES Si le mouvement des molécules ne rencontrait aucune opposition, on conçoit que les molécules de tous les corps ne chercheraient qu\u2019à s\u2019échapper et qu\u2019il n\u2019y aurait plus ni solides ni liquides dans le monde, mais seulement des gaz.Or il existe des obstacles, et 339 le fait qu\u2019il faut parfois exercer des tensions énormes pour rompre une barre de métal, nous force à admettre que malgré leur agitation, les molécules s\u2019attirent les unes les autres.On appelle cohésion cette force d\u2019attraction entre les molécules d\u2019un même solide ou d\u2019un même liquide ou d\u2019un même gaz.Quand deux substances différentes collent l\u2019une à l\u2019autre, comme le goudron aux semelles ou un timbre à une enveloppe, on parle d\u2019adhésion au lieu de cohésion.Tension superficielle De même que pour briser une barre solide, il faut déployer une certaine force, de même faut-il exercer une force (beaucoup plus faible toutefois) pour crever la surface d\u2019un liquide.Déposez avec beaucoup de précaution une lame de rasoir à la surface d\u2019une eau calme.Elle flottera.Si vous vous approchez, vous remarquerez que le poids de la lame a causé un léger enfoncement de la surface.Tout se passe comme si la surface liquide était une membrane mince, tendue au-dessus du liquide.Les molécules de la surface s\u2019attirent les unes les autres, et comme le poids de la lame est insuffisant à vaincre leur cohésion, la lame flotte.Cette cohésion intermoléculaire à la surface d\u2019un liquide s\u2019appelle tension superficielle.Dans le cas des solides, la cohésion intermoléculaire explique plusieurs propriétés comme l\u2019élasticité, la dureté, la ductilité, la malléabilité.Élasticité Pour déformer un morceau de caoutchouc par exemple, il faut appliquer une certaine force.Quand cette force cesse d\u2019agir, le morceau reprend sa forme initiale.On dit que le caoutchouc est élastique et parce que la déformation, dans ce cas, résulte d\u2019une tension, on parle \u2018d\u2019élasticité de traction.Mais si on peut déformer un solide en tirant, on peut aussi le déformer en le comprimant.Ainsi, si vous serrez une balle de tennis dans votre main, vous la distordez, et aussitôt que vous la relâchez, elle reprend sa forme normale.Il s\u2019agit là d\u2019élasticité de compression.Un autre type d\u2019élacticité est celui que l\u2019on observe dans le cas d\u2019un fil tendu par un poids et suspendu à un crochet (Fig.5).Si on tord le fil en 340 > le tournant plusieurs fois sur lui-méme et qu\u2019on le relâche, il va se détordre grâce à son élasticité de torsion.On peut enfin déformer un solide sans l\u2019étirer, le comprimer ou le tordre.C\u2019est le cas d\u2019une barre métallique que l\u2019on plie.Il ne faut toutefois pas dépasser la limite d\u2019élasticité du solide en question.Quand la tension est relâchée, la barre revient à sa forme initiale à cause de son élasticité de flexion.Dans chacun des quatre cas précédents d\u2019élasticité, le retour du solide à sa forme originale se comprend bien si l\u2019on accepte que les molécules se retiennent les unes les autres par cohésion et que c\u2019est cette force de cohésion qui ramène le solide à sa première forme quand on supprime la force déformatrice.Conclusion Nous avons examiné plusieurs propriétés des gaz, des liquides et des solides, et chaque fois, le phénomène s\u2019expliquait en faisant appel aux molécules et aux forces qu\u2019elles exercent les unes sur les autres.Malgré l\u2019invisibilité des molécules à l\u2019oeil nu, leur existence nous est néanmoins démontrée par les propriétés de la matière qui trouvent, grâce à elles, une explication plausible.Force nous est d'admettre l\u2019importance de ces grains de matière infiniment petits, et de penser en voyant un verre d\u2019eau ou un morceau de bois que ces deux substances, immobiles en appa- (Suite, page 360) May 1952, TECHNIQUE 2885 8 E = FIRE! Wu we use water to extinguish a fire is a question that may never have cropped up in your mind.But now that it has we will endeavor to answer it.First we must know what fire is.Fire is the result of combustion.Now that does not make it any simpler.Right.But then the question of combustion had always been a problem to man up to the time of Lavoisier\u2019s famous experiment.Lavoisier, considered the father of modern chemistry, was born in 1747 and died in 1794 a victim at the French revolution.It is only 200 years ago, therefore, that an answer was found to this matter of combustion, and here it is: Combustion is the intimate union of oxygen with another chemical element.It is also called oxidation.This union always gives off heat, the amount of which, depends on the element uniting with oxygen.So little heat is given off sometimes that one cannot notice is \u2014 as when iron rusts to iron oxide \u2014 but when the element is carbon, the story is quite different.Most of our common fuels, be it oil, coal or wood, are mostly carbon.When we say that a fuel is burning a chemist would say that it is being oxidized.The amount of heat given off, as we know, is great enough, otherwise they wouldn\u2019t be called fuels.That does not yet explain what a flame is.Well, let us wander away from our subject.Everybody is familiar with the fact that if you heat a piece of metal it will get dull red, heat it more it will become orange, and finally if heated enough (provided it does not melt) it will be white and give off a considerable amount of light.A common example is the electric bulb: the filament of tungsten inside is so heated that it becomes \u201cwhite-hot\u201d and thus gives light.TECHNIQUE, Mai 1952 by LOUIS L.GAGNE PROFESSOR, ARTS AND CRAFTS SCHOOL, \u2019 LAUZON Now to get back to our subject, not only a metal but a gas also can be so heated to become white-hot and in that case we refer to this gas as a flame.In the case of our fuel, say wood, its oxidation develops so much heat that the gases of combustion become white-hot or incandescent.But oxidation needs oxygen; where does the wood in my stove get it?Simple: from the air.Air is 1/5 oxygen.Then why doesn\u2019t all the wood in the world start being oxydized at once; everything is there, the fuel and the oxygen.Right! but it is like the cartridge in a gun, it won\u2019t go off unless somebody pulls the trigger.With our carbon in the presence of oxygen it has to be at a certain temperature to unite and start developing heat.This definite temperature is called the flash point.All fuels do not have the same flash point, gasoline\u2019s for instance is much lower than paper\u2019s which is lower than coal\u2019s.Everybody knows you can\u2019t start a coal fire with one match, unless, and this is the crux of the matter, the coal is on wood and the latter on paper, and if the paper is soaked with gasoline or any substance that has a low flash point, i.e.that is essily inflamable.Here is how it works, the heat of the match is enough to start the paper burning which in burning develops some heat, enough (if there is enough paper) to bring the wood to its flash point.It, in its turn, will start uniting with the oxygen that is close by and give off more heat.Now the temperature can reach the flash point of coal then the coal will start burning and keep on.You can then add more coal and the home fire will keep burning, unless you throw so much cold coal on the fire that the whole mass is 341 brought below its flash point, then the fire would go out, or unless you shut off all access of oxygen to the burning mass, then the fire would also go out because it is the result again of the union between the fuel and oxygen at the right temperature.This is rapid combustion, the kind that goes on in your furnace, or in your cigarette.A word here about the oxy-acetylen torch to cut steel.The principle on which it is based is exactly the above.That is, the metal is heated at the beginning of the line of cut.When the operator judges that that point is hot enough, or that the metal has attained its flash point at this spot, he releases a stream of pure oxygen and the metal starts burning.Pure oxygen here expedites matters, that of the air would not reach the steel fast enough.Understanding what causes and sustains a fire also helps us to know how to put it out.The rule is simple, prevent the three above conditions from happening together at the same time; namely, the fuel, the oxygen and the flash point.It is common sense to cut off the fuel feeding a fire that is out of control.But sometimes you cannot do that.Take a person with his clothes on fire.Two things: either tell him to lie down and cover him with a blanket.That will prevent oxygen from getting at the fuel, the clothes; or lower the flash point of the burning mass by cooling it with water.In the case of a burning house there is no choice of solutions, you can\u2019t move the fuel nor does there exist a blanket big enough to throw over the house, because if there did it would be the quickest way of killing a fire.So the only means that remains is lowering the flash point, and MOS TREAL ARMATURE = = jm Pour vos problèmes de moteurs, générateurs et transformateurs électriques Consultez LA FIRME Montreal Armature Works, Ltd.276, rue Shannon UN.6-1814 MONTREAL this as we know, is done by the fireman who throws.water on it.Is this the only way to fight a fire?No, the fire can be surrounded with carbon dioxide or another gas that will act as barrier between the oxygen and the fuel.Most of the chemical extinguishers on the market work on that principle.Is water used to its maximum effectiveness?Again no.Every one at one time or another has seen a fire being put out and has also noted how much water runs in the street.\u2018That water in the street was practically useless.Most of it that actually served to lower the flash point went up in steam.The way to use less water with the same result, and thus diminish appreciably the damage caused by it, is to reduce it to a mist before it hits the fuel in the process of uniting with oxygen.Experiments have been conducted along that line with remarkable results.Well, at any rate we know why we use water to extinguish fire and it is not only because it is plentiful and cheap but because it brings the burning mass below its flash point.LE DICTIONNAIRE ENCYCLOPEDIQUE (5 ErATENTEIE D NOTREÂT haan rE CS La science nous accable; il nous manque le loisir de réfléchir; à force de vouloir nous cultiver, nous n'arrivons plus à nous servir de notre esprit.ROGER BOUCHER \u2018important n'est pas de tout savoir, ' .mals Savoir, lorsqu'on a quelque chose B.A., L.Ph,, M.A.Dipl.MPCN.e ¢ on Dos faire, la connaissance dont PROFESSEUR DE SCIENCES ET MATHEMATIQUES ECOLE TECHNIQUE, RIMOUSKI (Réflexions sur un congrès.Etudes, 5 juin 1935.) SAVEZ-VOUS.pourquoi un stylo en ébonite frotté avec de la laine devient capable d\u2019attirer des petits morceaux de papier?C\u2019est une manifestation\u2019 de l\u2019électricité vieille comme le monde.En frottant de l\u2019ébonite avec de la laine, elle se charge d\u2019électricité résineuse ou, si l\u2019on préfère, d\u2019électricité négative.Et comme l\u2019ébonite est mauvais conducteur de l\u2019électricité, celle-ci reste pratiquement localisée à l\u2019endroit frotté.En approchant un corps léger, par influence celui-ci se chargera d\u2019électricité vitrée (positive) et il y aura attrac- tion en vertu de la loi de Coulomb.\u2026 pourquoi le froid conserve les aliments?Si les aliments se détériorent, c\u2019est uniquement à la suite de réactions chimiques (le plus souvent de réactions d\u2019oxydation) qui ont pour effet d\u2019altérer leurs propriétés.Or la vitesse de développement d\u2019une réaction varie avec la température; la chaleur l\u2019active beaucoup.Ainsi, en diminuant la température d\u2019une vingtaine de degrés, cette vitesse de réaction est approximativement divisée par quatre.ce qui permettra de conserver le même aliment quatre fois plus longtemps.Et en théorie, il suffit de refroidir suffisamment pour accomplir toutes les réactions et arriver à une conservation quasi illimitée.\u2026 S\u2019il est possible de s\u2019éclairer avec du courant triphasé?Assurément oui.Un courant électrique triphasé est en somme l\u2019ensemble de trois courants électriques alternatifs transmis non point avec six fils, mais avec trois fils seulement d\u2019où une substantielle économie de transport.Ces courants étant « déphasés » les uns par rapport aux autres, le courant triphasé est tout indiqué pour actionner des moteurs électriques dûment conditionnées.Mais si on le désire, rien n\u2019empêche d\u2019utiliser chacune des trois phases séparément à la manière d\u2019un courant électrique alternatif ordinaire.\u2026 comment un corps chaud peut transmettre sa chaleur ?Un corps chaud peut transmettre sa chaleur de trois manières: a) par conduction, c\u2019est-à-dire par contact direct; b) par convection, c\u2019est-à-dire par le déplacement de l\u2019air qui s\u2019est échauffé au contact du corps chaud.Cet air va à son tour transmettre par conduction les calories aux objets avec lesquels il entre en contact; c) par rayonnement, c\u2019est-à-dire par transfert direct d\u2019énergie à distance, sous forme d\u2019ondes sans le secours d\u2019aucun fluide intermédiaire.TECHNIQUE, Mai 1952 A rr Salzielmialelat lols Sool ote ERR \u2026 Ce qu\u2019est la psychologie expérimentale?La psychologie expérimentale s\u2019est développée surtout depuis le XVIII° siècle, empruntant deux méthodes: a) subjective (c\u2019est la psychologie de conscience) qui consiste à s\u2019observer soi-même.Elle reste insuffisante à cause de la connaissance incomplète des phénomènes physiologiques, de la difficulté de l\u2019appliquer dans certains cas (peur, colère) et surtout parce que le sujet est plus préoccupé de ce qu\u2019il paraît ou voudrait être que de ce qu\u2019il est; b) objective (c\u2019est la psychologie du comportement) qui consiste à étudier les faits psychiques par l\u2019observation des faits extérieurs: attitudes, gestes, mimiques, expressions, dessins, écriture, écrits.C\u2019est cette méthode qui devait donner la base de la psychotechnique tant dans sa ligne de travail que dans ses moyens.sous quelles formes se concrétise l\u2019étude de l\u2019homme?L\u2019étude de l\u2019homme se concrétise sous deux formes: a) l\u2019orientation professionnelle qui est l\u2019ensemble des opérations dont le but est de faciliter au sujet une connaissance plus approfondie de lui-même, pour lui permettre de développer ses aptitudes, de corriger ses déficiences et de réaliser sa personnalité dans une carrière où il trouvera son bien propre en travaillant au bien commun; b) la sélection qui est l\u2019ensemble des opérations dont le but est de rechercher si un sujet possède certaines aptitudes requises pour un travail bien déterminé: elle réclame une double connaissance: celle des conditions et des difficultés propres à chaque emploi et celle des possibilités de travail de chaque sujet.\u2026.Ce qu\u2019est l\u2019eau lourde (D:0)?Les péripéties de la bataille de l\u2019eau lourde pendant la dernière guerre a placé cette substance, peu connue du public, au premier plan de l\u2019actualité.On sait que l\u2019atome d\u2019hydrogène ordinaire est formé d\u2019une particule positive autour de laquelle tourne un électron.Cependant il existe un deuxième type d\u2019atome d'hydrogène dit hydrogène lourd ou deutérium, chez lequel le noyau central au lieu d\u2019être formé d\u2019une unique particule positive a une structure plus complexe et possède à côté de la particule positive une autre de même masse, mais électriquement neutre.Le noyau de cet atome d\u2019hydrogène a donc une masse sensiblement double de celle du noyau de l\u2019atome normal d\u2019hydrogène et comme dans un atome c\u2019est le noyau qui forme la quasi-totalité de la masse (l\u2019électron périphérique a une masse 1,840 fois plus petite que celle de la particule positive formant le noyau), on peut considérer en première approximation que cet atome d\u2019hydrogène spécial a une masse double de l\u2019atome normal.C\u2019est la raison pour laquelle on l\u2019a dénommé hydrogène lourd.La molécule d\u2019eau étant formée de deux atomes d\u2019hydrogène et d\u2019un atome d\u2019oxygene suivant la formule chimique HzO, si les atomes d\u2019hydrogène d\u2019une molécule d\u2019eau sont des atomes d\u2019hydrogène lourd on aura affaire à de I\u2019 « eau lourde ».La masse atomique de l\u2019hydrogène est 1, celle du deutérium (hydrogène lourd) est 2: la masse moléculaire de l\u2019eau ordinaire (H:O) est donc 18 (2X1+-16), 344 May 1952, TECHNIQUE it Wu Td 2e ul wl pe \u2014\u2014 TECHNIQUE, Mai 1952 et celle de l\u2019eau lourde (D:0) est 20 (2
de

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