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Titre :
Technique : revue industrielle = industrial review
Éditeur :
  • Montréal :[Revue Technique],1926-1955
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Popular technique
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Technique : revue industrielle = industrial review, 1953-02, Collections de BAnQ.

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[" 20 cri, sa.SO wr OFF = 20 4 Pr TS 2% CON Ul ee que ce te i TAC 4 ty, AIEEE EE YI IIT I TEI >= CE Jl] LJ 1 ss ne ne mecs ne er coma etes ue i LG ii i qi di p> hl ui fifi id a t i où Le rotin 61 dans l'ameublement i J.-J.Maheu bots {i th ta Teletypesetters \u2014 i and After Austin Dobson ith ! i Sn L'antenne et 3% Hi fi! nt l'émetteur de CBFT filets ut Charles Frenette 2 {i hi d \\ a hi) 4 ( dle Perspective in Living ht thi fa W.W.Werry 4 i {1 A i i i he Ji Projet de construction fi > i 4e pates Etc., etc.st iii i A en A Ht is hoo: SO: fila a, (hth Vol.XXVIil No 2 tr i i { 4 ht hh {ht MONTREAL He ibis N¢ kt ht He be Le fi Ut \u2014 ti ate Février February | JA vi se # vit i i té Hi 1953 fie ih i 2e ï JA 77 5 | h i Hide ! i HK il: Antenne Od et émetteur de CBFT (voir article, page 85) Of 2656 i i qe HA: ih hh i At hit TNR RN NRT pa go A \\ ui Ry 3 eve ; KS Re LRU i TA 3 i i iM hh » iil TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH EDOUARD MONTPETIT Directeur de l'enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies ROSARIO BÉLISLE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School PHILIPPE METHE Ecole Technique de Québec Quebec Technical School J.-F.THÉRIAULT Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School DIRECTEURS \u2014 DIRECTORS C.N.CRUTCHFIELD Institut Technique de Shawinigan Shawinigan Technical Institute ANDRÉ LANDRY Ecoles d\u2019Arts et Métiers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par correspondance Correspondence Courses M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Technical and Marine School, Rimouski Rimouski Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL Editeur Publisher PAUL DUBUC BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 ABONNEMENT Canada $ Etranger $ NN oO 0 Paros countries SUBSCRIPTION L\u2019'IMPRIMERIE DE LAMIRANDE, 2425 RUE HOLT, MONTREAL, (36) J a ae yh -® x eee v STERNER REVUE INDUSTRI ELL INDUSTRIAL REVIEW FEVRIER FEBRUARY VOL.XXVIII 1953 No 2 Notre couverture Our Cover A striking parallel between the 70-foot temporary TV tower and the newly erected 283- foot permanent one in operation since December 4 on the highest spot of the Mount Royal where the CBFT transmitter building stands at 750 feet above sea level.Built on the same principle as the Eiffel.Tower which it resembles, the Montreal TV tower is topped by CBFT antenna, CBF-FM and CBM-FM (short waves) : \u2018 antennas, A parabolic antenna - for oustide telecasts from the TV mobile unit stands on the 125 feet high platform, whereas the straight section of the tower between the platform id and the 3 RCA PYLON anten-!#\" : nas will be used later for the.: CBC Montreal's projected ÉEng-*- : lish TV station.Ce Saisissant parallèle entrë./ tour temporaire de 70 pieds-et la tour permanente de 283 pieds en usage depuis le 4 décembre sur le sommet du Mont-Royal que domine l\u2019émetteur de CBFT à 750 pieds au-dessus du niveau de la mer.La nouvelle antenne a muiti- plié le rayonnement de la TV dans la région de Montréal et au dela.Sommaire * Contents 75 Le rotin dans l\u2019ameublement Jean-Jacques Maheu 81 Teletypesetters\u2014and After Austin Dobson 85 La télévision: l\u2019antenne et l\u2019émetteur de CBFT Charles Frenette 92 The Wire Spring Relay 95 Joliette, pépinière de petites industries Ludger Beauregard 103 Perspective in Living Wilfrid W.Werry 109 Nouvelle méthode mathématique de coupe des vêtements masculins Jacques Boyer 112 Savez-vous.Roger Boucher 119 Time Was Wilma Crane and J.B.Donnelly 123 La lumière électrique visible Les ondes électriques visibles Riki 125 L\u2019encyclopédie pratique du bâtiment et des travaux publics Jean-Claude Nepveu 129 Chronique de l\u2019automobile: les freins Joseph Carignan 130 L'explosion et le feu d\u2019un baril de naphte Louis Bourgoin 132 Nouvel exécutif de la Corporation des Techniciens Diplômés 133 Chez les techniciens diplômés de Montréal Bernard Janelle 134 Pseudonymes des fibres synthétiques C.R.Graham 138 Projet de construction: escabeau- tabouret de cuisine Paul Gosselin 141 Germanium The Unknown Element C.G.E.Ra IR.EEE Se SM Ba pi Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émiges dans leurs articles dont Ja reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer la provenance et après en avoir obtenu l'autorisation de TECHNIQUE.\u2014 Autorisée comme envoi postal de 2e classe, ministère des postes, Ottawa.* With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingnal scientific review published in Canada.Authors are responsible for the ideas expressed in their articles which may be reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as 9nd class mail, Post Office Department, Ottawa.\u201c i} AS Q \u201c Le temple de la lumière \u201d HM 8 = Qs Une expérience de 50 années au service des INDUSTRIELS MARCHANDS ARCHITECTES ENTREPRENEURS COMMUNAUTES Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., sec.-trés.INCORPOREE 7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* ova ll La marque de qualité m\u2014__-_-_- - -Hâh_ _\u2014-_-\u2014\"m{ -_{#}_ _\u2014_\u2014_{ -_-_\" _-# = -\u2014 -\u2014 -\u2014\u2014 \u2014 2 222 \u2014\u2014 Depuis 1910 COMPAGNIE C.A.DUNHAM LIMITÉE 1523 Chemin Davenport \u2014 TORONTO Succursales d\u2019un océan à l\u2019autre.Aux E.-U.: C.A, Dunham Company, Chicago 6.En Angleterre: C.A.Dunham Co., Ltd., Londres.Les systèmes et les accessoires 5118-REV Chauffage \u2018Vari-vac\u201d Différentiel.Radiateurs-convecteurs.Radiateurs de plinthes.Radiateurs- convecteurs À ailettes.Pompes à vide.Pompes de condensation.Aérothermes horizontaux, Aérothermes verticaux.Aérothermes-cabinets.Purgeurs.Soupapes de radiateurs.Soupapes de réduction. LE ROTIN DANS L'AMEUBLENE par JEAN-JACQUES MAHEU DECORATEUR E.N.S.A.D.DE PARIS, PHOTOS HENROT PROFESSEUR À L'\u2019'ECOLB DU MEUBLE, DE MONTREAL D E tous côtés, on entend dire: « Le rotin est à la mode ».C\u2019est exact, mais encore faut-il savoir ce que lui vaut cette vogue persistante.Pourquoi ce matériau noble, introduit en Europe il y a 250 ans environ, a-t-il depuis conservé la faveur du public?Au XVIe siècle des navigateurs \u2018hollandais, concurrents des Portugais et des Anglais, partirent courageusement à la conquête de mondes nouveaux encore inexplorés; leur ténacité, leur brio, les firent surnommer les « rouliers de la mer » et vers le milieu du XVIIe siècle ils prirent possession de nombreuses îles de l\u2019Insulinde.Parmi les plus importantes, citons les îles de la Floride, Sumatura, Java, Bornéo.Ceci ne se passa pas sans frictions avec les Espagnols et les Portugais qui, eux aussi cherchaient « les épices» dans cette contrée.Les Hollandais donnèrent même le nom de leurs ancêtres, les Bataves, à la capitale de Java, Batava.Le commerce avec l\u2019Europe fut florissant.Les épices en étaient la source principale avec les colorants.Des commerçants ayant étudié les coutumes des indigènes, reconnurent la solidité d\u2019une liane qui servait à ceux-ci de câble pour leurs embarcations.Nombreuses étaient les vanneries composées de ce végétal coupé au couteau en lanières de différentes tailles.Intéressés, ils rapportèrent en Europe des bottes de ce matériau nouveau.Pendant plus d\u2019un siècle, seule l\u2019écorce fut utilisée d\u2019une manière suivie, en ameublement et en vannerie.Le musée Victoria and Albert, de Londres, possède le plus ancien siège canné qui date de 1682.Mais il a fallu près d\u2019un demi-siècle pour que l\u2019emploi de la canne de rotin connaisse une grande vogue: dès la fin du règne de Louis XIV, nombre de sièges étaient cannés.Cependant ce fut sous la régence et le règne TECHNIQUE, Février 1953 76 de Louis XV, que les meubles garnis de ces fines lanières, toujours écorcées au couteau, suscitèrent l\u2019enthousiasme du public.De nombreux sièges, des meubles furent cannés et le Musée des Arts Décoratifs conserve de nombreux modèles d\u2019époque, possédant le cannage d\u2019origine; celui-ci fut très souvent doré.Après quelques difficultés dues au changement de styles (l\u2019Empire et la Restauration préférèrent toujours les sièges garnis) le meuble en rotin conquit la vogue à la fin du XIXe siècle, grâce à l\u2019invention de l\u2019éclissage mécanique qui permit de livrer des produits beaucoup plus réguliers à un prix de revient assez bas; aussi, sous le second empire vit-on une floraison de sièges et meubles en rotin qui nous semblent démodés, mais qui étaient néanmoins très confortables.Fort différents des meubles cannés, ils apportaient un élément nouveau à l\u2019ameublement.A cette époque, seule l\u2019écorce était employée en ameublement; l\u2019intérieur ou moelle ne servait que pour la vannerie.Il faut d\u2019ailleurs ajouter que ces sièges en rotin étaient toujours destinés à l\u2019extérieur ou aux « jardins d\u2019hiver ».Seuls les sièges cannés avaient leur place à l\u2019intérieur car leur genre de revêtement monté sur des châssis de bois ne permettait pas leur usage à l\u2019extérieur.Au début de notre siècle, les fabricants allemands eurent l\u2019idée d\u2019employer la moelle de rotin, cette matière souple et blanche, pour confectionner différentes sortes de meubles.Le mouvement fut suivi, et dans l\u2019Europe entière les sièges en rotin ainsi présentés, connurent une vogue encore plus grande.Une conséquence heureuse fut que ces meubles se révélant moins « rustiques » pénétrèrent petit à petit dans nos demeures.Le mot rotin a pour origine la déformation du mot malais rotang.Ce végétal est un genre de palmier appartenant à la tribu des calamées.Il pousse dans la zone tropicale où règne un climat humide et chaud.Ses tiges grêles, armées d\u2019épines rampent sur le sol ou s\u2019attachent aux arbres et leur longueur qui est très variable peut atteindre 60 pieds et plus.Il existe de très nombreuses espèces connues dont beaucoup sont impropres à la filature.Le rotin pousse en Indonésie, aux îles de la Sonde, aux Philippines, en Indochine, en Afrique équatoriale (Cameroun et Togo).Les rotins qui servent à la filature sont les plus résistants et proviennent de l\u2019Indonésie.Leur souplesse est si grande et si forte leur résistance que les indigènes emploient couramment ces lianes au lieu de cordages, principalement dans la marine.Les variétés de rotin prennent le nom de leurs lieux d\u2019origine.Les principales sont PASIR, SAMPIT, TOHITIE, PALEMBANG, GORONTALO, SABOETAN, etc., mais la classification se fait en deux grandes familles: les rotins maigres et les rotins gras.Les rotins maigres ont sous leurs envelopes garnies d\u2019épines une écorce silicieuse et très résistante.Ces rotins de haute qualité et d\u2019un prix élevé, proviennent des mêmes îles mais de régions différentes; ils n\u2019ont pas la même écorce.February 1953, TECHNIQUE 3 tt 1 \u2014 Dépourvue de silice, cette écorce présente une certaine analogie avec l\u2019aspect extérieur du bambou, mais est beaucoup plus résistante que ce végétal; de plus elle est imbibée de matières huileuses perceptibles au toucher.Comme les rotins maigres les rotins gras sont également de qualité très diverses.Supérieurs et rigides pour les carcasses de sièges et meubles (parfois pour certains travaux de filature), ils sont inférieurs dans les autres cas, ce qui, le plus souvent ne fait rechercher ces rotins que pour la vannerie industrielle; et partiellement le montage des sièges.Les rotins sont coupés sur place puis débarrassés de leurs feuilles et de leurs épines.Afin que les tiges ne présentent pas de différences sensibles de diamètre, on les coupe en longueur de 12 à 18 pieds suivant leur origine alors que leurs longueurs naturelles atteignent fréquemment 60 pieds et même 90 pieds.Le désemaillage qui se fait également sur place ne concerne que les rotins maigres; il consiste en de multiples torsions et frottements de la tige afin de lui faire perdre une partie importante de la silice qui recouvre l\u2019écorce.Certaines sortes restent encaillées et sont importées en Europe dans cet état.Le calibrage se fait en mm.et le classement s\u2019opère au diamètre de 4/8 mm., 4/10 mm., 8/12 mm., 10/16 mm., etc.Le tirage du rotin pour la filature se fait en 3 ou 4 choix principaux.Les plus clairs forment le ler choix; les baguettes irrégulières, tachées, etc., sont conservées pour la grosse vannerie (utilisation sur place).Le bottelage s\u2019opère suivant les longueurs.Les rotins sont expédiés droits ou courbés, et le poids des bottes varie entre 45 livres et 85 livres environ, selon leur provenance.Les rotins désignés pour l\u2019exportation portent l\u2019indication de leurs lieux d'origine, de leur calibrage et de leur préparation: lavés et émaillés ou non.Les rotins bruts ont de nombreux usages dont les principaux sont les meubles et la vannerie.Les rotins à filature après transformation sont employés pour le cannage des meubles d\u2019ébénisterie, les meubles en rotin la vannerie fine, la mode, la confiserie, la carrosserie, la tapisserie, etc.TECHNIQUE, Février 1953 EE a de re re de ri Vs aa rip Ta ke PRO OCR SEPT Les RN FI MS 78 Les rotins à filature doivent présenter les caractéristiques suivantes: 1) baguettes très saines, sans piqûres, non écorchées et de couleur claire 2) teinte aussi uniforme que possible 3) surface lisse 4) grandes longueurs, de diamètre uniforme et dépourvues de noeuds proéminents.Les noeuds doivent en outre être le plus espacés possible 5) grande souplesse et grande résistance à la flexion 5) l\u2019intérieur appelé « moelle » doit être aussi blanc que possible, assez nerveux et doit posséder des fibres longues et compactes.La transformation des rotins à filature s\u2019opère dans des usines spécialisées pourvues d\u2019un outillage mécanique approprié.Les rotins entreposés en leurs empaquetages d\u2019origine passent par les opérations suivantes: lavage, triage, calibrage et éclissage, opération qui transforme la baguette de rotin où l\u2019écorce est divisée en lanières d\u2019égale largeur et d\u2019épaisseur assez forte.La « moelle », suivant l\u2019emploi et le diamètre, est revendue telle quelle ou bien repasse dans les filières qui la font ressortir absolument cylindrique et régulière.L\u2019écorce à ce moment, prend le nom de canne ou de lame suivant la largeur des lanières.La canne et la lame subissent une autre opération, le planage qui a pour but de supprimer l\u2019aspérité des noeuds et de rendre uniforme l\u2019épaisseur du produit.La canne mesure de 134 mm.à 4 mm.de largeur et sert au cannage des sièges.La lame de 5 à 51% mm.sert à la confection des sièges destinés à l\u2019extérieur (terrasses, jardins).La moelle sert surtout à la confection des sièges et meubles aux usages divers.Le cannage, le rotin et la décoration L\u2019ameublement et la décoration tiennent une place particulièrement enviée parmi les métiers et l\u2019industrie d\u2019art français dont la renommée est mondiale.Les sièges de style Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Directoire, y compris l\u2019« Anglais», le « Hollandais», etc, ne seraient pas «de style» s\u2019ils n\u2019étaient pas cannés non seulement au dossier, mais également au siège, même lorsque celui-ci s\u2019enrichit de coussins en soierie ou en tapisserie formant un ensemble des plus heureux.Les bergères, les banquettes de piano et même les lits cannés n'ont-ils pas toujours la faveur de nombreux amateurs?Au point de vue confort il n\u2019y a pas de doute qu\u2019un fond de siège en cannage est certainement plus agréable qu\u2019un fond de bois.February 1953, TECHNIQUE Depuis quelques années le meuble en rotin a connu un développement incontestable et grâce à l\u2019heureuse initiative de quelques décorateurs tels que Louis Sognot cette matière occupe dans l\u2019ameublement une place à laquelle elle a droit.Le rotin possède des qualités éminentes de souplesse et de résistance qu\u2019aucune matière végétale ne peut concurrencer.L'ingéniosité des décorateurs et des fabricants dans la création et la recherche de formes nouvelles d\u2019assemblage heureux, de dessins et de coloris ont donné naissance a une esthétique de grande classe particulière à cette industrie intimement liée à celle de la vannerie de luxe (voir l\u2019article sur la vannerie française, Technique de janvier 1952).Il en est résulté des meubles dans le sens le plus large du mot présentant tout un ensemble de qualités: confort, légèreté, solidité, maniabilité, élégance des lignes et des formes, harmonie des motifs et des nuances.Des modèles des plus simples aux ouvragés, des plus sobres aux plus riches; toute une gamme de fauteuils, canapés, chaises, tables, guéridons, etc, pour l\u2019agrément des jardins et des parcs comme pour l\u2019ameublement et la décoration intérieure, halls, studios, se trouve à la disposition de la clientèle.Il est légendaire, et malheureusement vrai, qu\u2019avec l\u2019Espagne et l\u2019Italie la France est assez en retard dans le domaine du confort.Au contraire, les Scandinaves, les Suisses, les Hollandais, les Anglais, les Allemands, les Belges et certaines classes de la société de l\u2019Amérique du Nord consacrent une part plus élevée de leur budget que les Français à l\u2019ameublement de leur foyer.Aucun doute que dans ces pays la notion du confort, de l\u2019hygiène et du pratique est considérablement plus développée qu\u2019en France où le souci de l\u2019esthétique et les valeurs spirituelles l\u2019emportent sur les questions matérielles.En terminant, je tiens à remercier la chambre syndicale des filateurs de rotin de France qui m\u2019a très aimablement transmis les documents nécessaires à la matière de cet article.if TECHNIQUE, Février 1953 SEE ET TPE PO TT III LT PL TRL OI SCI 6: NM I TT RE Se wad NH HB IRE A Tenez-vous au courant des plus récentes innovations et applications de la science et de la technique en lisant régulièrement TECHNIQUE mt pus ES pr po Sh SI TS So 2 SNS Sf (P (a \u2014 fn fy GIS SMe SA SR HAN GUD (SU GUESS CES CE VE 1 SY SE WE SU SSS SS ES VE CE VV QE QE QE QE VE SA Sg Sg VAE GS 6 La Revue TECHNIQUE 506 est, rue Ste-Catherine MONTREAL Veuillez s\u2019il vous plaît m\u2019abonner à la revue TECHNIQUE, pour une période d\u2019un an à partir de Ci-inclus la somme de deux dollars (2.00) en paiement de cet abonnement.Adresse Localité SVP.Faire remise, sous forme de chèque payable au pair à Montréal ou de bon de poste fait au nom de la revue TECHNIQUE.i TELETYPESETTERS - AND AFTER\u201d by AUSTIN DOBSON Our ticker-tapes in the brokers\u2019 offices have been familiar for many years tc most business men.The tele-type machines for inter-office or inter-person written communication has proved of great value where messages must be sent rapidly over long distances.The teletypesetter is therefore in the general line of invention, only this time the message at the receiving end is recorded on a tape and this tape used as the operation guide for a linotype machine.The great advantage of such machines can be seen for many special uses.Newspapers that have several identical editions to be published in different cities can set up the papers from one master tape in the main office.The great saving will come from having experts do the work once in preparing the tape, the one checking of errors in the typing or proofs, the one checking of facts and editorial slants.In addition the tapes can work faster and with greater regularity than the operators.An addition of 25% in speed of operation will mean much in these days of high labour costs.Another great advantage for small newspapers is that they can have their material prepared in big city manner by the best reporters and sent to them ready to use.The one difficulty with ready-prepared material is, of course, that some of the smaller papers may come out only once a week; for this reason, trouble has arisen concerning dates in the copy or headings.Most of the difficulties of an editorial nature can be solved if the original furnisher of the material has in mind that the material in question may be used in different parts of the country and at different dates.Another difficulty is that it is necessary to use unitwidth matrices with the Standard Perforator.There are enough matrices available, however, to limit the problem except for the original costs of the type.There is now available a Multiface Perforator with the ability to handle normal text faces.In the newpaper field, the problem is not so important as in shops where a variety of faces are required.Much has been done since the machine was first put on the market in 1932, and with the increase in the number of machines purchased and the larger markets there has been an improvement in the machines and their accessories.Linotype machines have been manufactured to make use fully of the advantages of teletype- setter work.It is possible in such machines to use the linotype machine without the typesetter attachment by merely turning a control lever to the \u201coff\u201d position.Standard Perforator The first part of the operation is performed on the Standard Perforator, a machine something like a typewriter with the necessary attachments.The general (1) Information Courtesy Mergenthaler Linotype Company and Canadian Linotype Co.TECHNIQUE, Février 1953 81 keyboard is the standard typewriter one with additional keys at the side to control the Linotype functions.| The great advantage of such a system is that in some forms of works, the highly-skilled reporter could use the machine himself, sending out on-the-spot news stories all ready to go into the machines in distant cities.There would be no need to get the teletype, have it re-typed, and then set up on the Linotype.As every re-typing of a story means an additional check for errors, the possibility of having a story ready to go into the machine as originally prepared means money in the bank.Just as with teletype, the messages may be sent by telegraph, telephone, or the newer micro-wave transmitters.Another advantage is that the one typing gets the messages to all the required points at the same time.Punching the Standard Perforator may be done by any trained stenographer or typist, this making possible a flexibility not known when the work could be done only by a linotype operator.The speed of the perforator is about 150 words a minute.The perforator automatically counts the set width of each type character and the cumulative total is shown on the indicator scale.Proper justification is indicated by two pointers.When a line is completed, a single keystroke resets the pointers and another keystroke punches the signal for delivering the line, actuating the Linotype elevator, and the operator is ready to proceed with the next line.The punched type accumulates on a portable spool.The unit is motor-driven and the keys respond to a light and sensitive touch.The tape is strong paper, though, as with many other industries, metal or plastic tapes will probably be used before long for greater speed and reliability.| Perforating the tape is much like the process used in many automatic business machines.When a letter is punched by the operator the mechanism punches the correct code holes in the moving tape.For those not familiar with the problems of printing, it may be necessary to note that unlike the typewritten page, with its lines of varied length, the printer must have lines of equal length.This means the placing of spacebands at certain parts of the line, and the use of standard unit matrices.The correct adjustment of the types and spacebands to make the regular lines is called justification.Some day we may be satisfied with newspapers having lines with irregular endings; this would do away with the problem of justification.For book and commercial composition, the Multiface Perforator may be used.This gives a flexibility not possible with the regular unit matrices.With this per- forator, removable counting mechanisms may be used, giving a means of using some 28 different groups of matrices varying from 54 to 14 point.These magazines for counting take an operator only a few seconds to change.The complete accuracy of the Standard machine and the ease of operation is weakened to some extent, but the additional range of use more than compensates for the difference where several kinds of printing must be done.One advantage of the Perforators is that they may be installed elsewhere than in the composing room.The table to carry the machine is only 24 inches wide by 36 in length.À roll of the paper tape can make approximately 3,200 lines of newspaper composition, 82 February 1953, TECHNIQUE fe ar snap WT Sen lollies di niin 21 TREE HH TECHNIQUE, Février 1953 * The Operating Unit And Adapter Keyboard Once the tape has been perforated and checked, the sending of the message, if it is not for local use, is just like sending a teletype message and need not be dealt with here.A reperforator at the receiving end prepares a tape for the Linotype, an exact duplication of the original one, this is ready for insertion in the operating unit.The operating unit draws in the tape and scans it to translate the code instructions into mechanical actions.The scanning, in this machine, is done mechanically.The adapter keyboard goes into action following the instruction of the tape.The other necessary operations release spacebands, actuate assembler rails, raise the elevator, etc., all according to the tape code.Some machines, such as the Blue Streak Comet, may be equipped with an electric Self-Quadder which operates from the tape.This machine means quick operations where spacing of different kinds is needed.While the operating unit and keyboards may be used with old linotype machines of not-too-ancient vintage, they naturally are most profitably used with the latest kinds of linotype machines.Some of these new machines have been designed with the view of possible teletypesetter operation.Although the attachments may worry the publisher at first, experience has shown that maintenance costs have been very low and the speed of operation far more than takes care of such incidentals.The standard savings usual to automatic operation may be expected; namely, from reduced personnel and greater production at greater speed.Newspaper Operations Possibly the greatest use of the teletypesetter will be with the weekly newspapers.This is in addition to the large newspapers that use practically similar material in several cities.The weekly will probably be bothered by the shortage of qualified Linotype operators, The operator may be saved much of his work by having a qualified typist do most of the work on the perforator.One point of interest requires attention.It is not possible for the AP, UP, or CP to tie in with the present teletypesetter operations.The reason is that the press news groups send messages entirely in capital letters over the wire services.It is necessary to change these caps into the types used in the papers.Circuit operations may be made on the TTS form of sending by the use of a 6-unit code instead of a S-unit code and agreement as to the mechanical, typographical, and editorial factors.Some such special circuits are now in operation.For plants that want typewritten copies of the text, the teletype Model 20 Receiving-Only Printer may be used.It is important that agreement be arrived at for the editorial slant of the items sent over the wires to different newspapers.Editors with special styles or habits will have to conform or have their manner of writing and presenting adopted by all the users.The claims for TTS equipment and operation is that more work can be done more quickly; in costs that means less capital invested, less maintenance, smaller payrolls, more facilities for meeting deadlines. SANS 13277 200 ROR RR RRA ER a RNC ANC eed ae EEE RCE tes Electronic Operation As with many mechanically operated machines, the ability to operate is governed by mechanical requirements of operation.With electronically controlled machines, this time is cut down tremendously.Following the former pattern of tele- typesetter operation, the laboratories of the Wall Street Journal have turned out an electronic model that replaces the mechanical feelers with electronic impulses.Such electronic impulses require thousandths of seconds instead of seconds to operate.The other advantages of the mechanical teletypesetters will be retained, such as the possibility of using the machine either as automatically or hand operated.The Wall Street Journal has plants in Dallas, Texas, and in San Francisco, Cal.The need of speed in the transmission of stock news can be readily understood.Indeed it was the demand for speed of information in broker\u2019s offices that led Edison to do his work on the stock tickers.Some form of the teletypesetter seems to fill a need where speed of operation, recent news, reasonable cost of personnel, and similarity of information in different places is required.The electronic form, with its greater speed of operation will probably be used where such speed is necessary.C= BIENVENUE AUX TECHNICIENS DIPLOMES Annoncez dans TECHNIQUE Revue industrielle bilingue, qui circule dans TN Rg SERVICE An are 7 = 26ÉS tous les centres manufacturiers.En charge du Service Technique: PY MM.ALBERT CHEVALIER, T.D.PHILIPPE BOURGOIN, T.D.506 est, rue Ste-Catherine HArbour 6181 1671, rue Ste-Catherine, Ouest Fltaroy 2436 MONTREAL VENTE et REPARATION MOTEURS ELECTRIQUES GENERATEURS BOBINES 276 rue SHANNON MONTREAL UN.61814 84 February 1953, TECHNIQUE Marc cs RER AMG PSS AT Qe 00058 Senor REI cap 40 aE 1 Ec EE DUTIES TARR 1 ONE 43! LA TELEVISION L\u2019antenne et l\u2019émetteur de CBFT par CHARLES FRENETTE DIRECTEUR DES SERVICES TECHNIQUES DE LA TELEVISION A MONTREAL y ENTREE en opération, le 4 décembre dernier, de l\u2019antenne permanente de CBFT sur le Mont-Royal, représentait le dernier pas dans l\u2019élaboration d\u2019un projet en marche depuis environ deux ans et destiné à assurer à Montréal et à la région environnante le meilleur service possible de télévision.Les nombreux rapports reçus à date indiquent bien que le Mont-Royal est un emplacement L\u2019antenne hissée au faite de In idéal pour l'érection d\u2019une antenne de tour métallique qui se dresse sur télévision destinée à embrasser en entier la le Mont-Royal région métropolitaine.(Photo R.C.A.L\u2019outillage et les appareils de l\u2019émetteur CBFT sont logés dans une construction de genre chalet, en pierre de Deschambault qui cadre bien avec le décor du parc Mont-Royal.Le site de l\u2019émetteur est à 1,500 pieds au sud-ouest du chalet de la montagne, à une élévation de 750 pieds au-dessus du niveau de la mer.À quelques pieds de l\u2019immeuble, s\u2019élève une tour d\u2019acier d\u2019environ 200 pieds de hauteur dont la base mesure 45 pieds de côté.Sur cette tour, les deux antennes, qui serviront prochainement aux émetteurs CBF-FM et CBM-FM, supportent l\u2019antenne de CBFT dont le sommet s\u2019élève à 283 pieds du sol.L\u2019espace total réservé au poste de télévision sur le Mont-Royal est de 100 pieds sur 150.La construction mesure environ 76 pieds sur 57.Les diverses pièces du sous- sol logent les transformateurs d\u2019alimentation, les amplificateurs et autres appareils associés au câble video relié aux studios, les appareils de ventilation et de chauffage.La pièce principale du rez-de-chaussée est la salle de contrôle avec au centre un pupitre sur lequel sont disposées les commandes pour les émetteurs son et vision, ainsi qu\u2019un écran récepteur et un oscillographe de contrôle.En face du pupitre se trouve l\u2019émetteur de télévision et à gauche sont installées plusieurs baies contenant le géné- TECHNIQUE, Février 1953 Site du poste CBFT rateur de synchronisation, le monosco- pe servant à produire la mire de réglage, les amplificateurs video et audio et certains appareils de mesure.L\u2019émetteur est un appareil RCA modèle TT5A dont la puissance est de 5 KW crête pour l\u2019image et de 2.5 KW pour le son.Il comprend huit cabinets d\u2019acier de 7 pieds de hauteur réunis sur une base de 174\u201d x 4212\u201d.Les trois premiers cabinets contiennent l\u2019émetteur son, le cabinet suivant renferme le panneau de contrôle central pour les deux émetteurs tandis que l'émetteur image est compris dans les trois derniers cabinets.Il y a 45 lampes dans l\u2019émetteur « son » et 74 dans l\u2019émetteur « vision ».Les étages de puissance des deux émetteurs sont semblables et utilisent chacun une lampe RCA 8D21 refroidie à l\u2019eau.Il est intéressant de noter que dans cette lampe, double tétrode, toutes les électrodes sont refroidies à l\u2019eau.Dans l\u2019émetteur « vision » les étages haute fréquence avant la modulation sont analogues à celles d\u2019un émetteur de son.Comme il est très difficile d\u2019obtenir des cristaux stables pour les fréquences supérieures à 10 Mc/s., la fréquence porteuse s\u2019obtient par doubleurs et tripleurs de fréquence à partir d\u2019un oscillateur contrôlé par cristal de quartz dont la fréquence est relativement basse.Cette fréquence dans l\u2019émetteur de CBFT est de 4.6 Mc/s.La fré- Dos 1 PR Kl ° % % Voile ud Ga ins RUE DORCHESTER TZ = edb il quence de l\u2019onde porteuse visuelle doit être maintenue à + 0.002% de la valeur assignée.L\u2019émetteur son ressemble beaucoup à l\u2019émetteur vision.Les mêmes lampes et les mêmes circuits sont utilisés dans l\u2019étage de puissance et une bonne partie de la chaîne haute fréquence.Cependant, l\u2019onde porteuse dont la fréquence est 4.5 Mc au- dessus de la porteuse image ne provient pas d\u2019un oscillateur à cristal, mais d\u2019un excitateur dans lequel s'effectue la modulation de la fréquence.La puissance d\u2019émission de l\u2019émetteur son est de 2.5 KW.La puissance des émetteurs de télévision est spécifiée d\u2019une façon différente de celle des émetteurs de radiophonie à cause du caractère du signal transmis.En radiophonie, le chiffre de puissance indiqué pour un émetteur est toujours celui de la puissance de l\u2019onde porteuse, l\u2019enveloppe de la modulation étant toujours symétrique par rapport à la porteuse primitive.February 1953, TECHNIQUE Dans un émetteur de télévision, la modulation ne se fait pas symétriquement par rapport à une amplitude fixe mais à partir d\u2019une base fixe correspondant à la puissance instantanée, maximum, du signal de synchronisation.Si on évaluait de la même façon c\u2019est-à-dire en puissance de crête, la puissance d\u2019un émetteur son, il faudrait indiquer des chiffres quatre fois plus grands que les chiffres habituels.Ainsi le poste CBF aurait une puissance de 200 KW au lieu de 50 KW.La constitution d\u2019un émetteur de télévision est, dans son principe très générale, la même que celle d\u2019un émetteur radiophonique de même puissance.Les différences essentielles proviennent: AaAtchanvbises 1 Cl TA_TITEUTS EA.Fujuæ EuneçTeux Camere Coucore Plan du rez-de-chaussée du chalet qui abrite l\u2019émetteur 1) de la fréquence élevée de l\u2019onde porteuse 2) de la largeur de la bande à transmettre 3) de la nécessité de moduler l\u2019onde porteuse de telle sorte que le niveau du noir reste fixe 4) de la suppression partielle d\u2019une bande latérale de modulation.Fréquences d\u2019émission Pour moduler un signal haute fréquence avec un signal video comportant une bande de plusieurs mégacycles et pour amplifier sans distorsion excessive le signal modulé, la fréquence porteuse doit être relativement élevée par rapport à la fréquence maximum de modulation.En définition moyenne de 525 lignes, la fréquence maximum de modulation est d\u2019environ 4.5 Mc/s.et il devient nécessaire de recourir à des ondes porteuses dont la fréquence est supérieure à 50 mégacycles par seconde.L\u2019emploi de fréquences porteuses plus basses ne serait pas absolument impossible au point de vue TECHNIQUE, Février 1953 technique, mais dans la gamme des ondes moyennes une seule émission de télévision prendrait la place de plusieurs centaines d\u2019émissions radiophoniques.De plus ; le phénomène de « fading » sélectif ne permettrait probablement pas d\u2019obtenir des : images de qualité satisfaisante.On a donc assigné a la télévision des bandes de fréquence correspondant à des ondes métriques (VHF) et décimtériques (UHF).| La bande des ondes métriques actuellement en usage en Amérique comprend | | 12 canaux de 6 mégacycles de largeur répartis comme suit entre 54 et 216 Mc/s.Canal no 2 \u2014 54-60 Mc/s Canal no 8 \u2014 180-186 Mc/s » \u201d» 3\u2014 60-66 \u201d » \u201d 9 186-192 , | > \u201d4\u2014 66-72 7 » \u201d10 \u2014 192-198 \u201d 3 » » 5\u2014 76.82 » \u201d1] \u2014 198-204 \u201d 4 » »\u201d 6\u2014 82.88 »\u201d > #12 \u2014 204-210 \u201d >» 7\u2014 174-180 \u201d » \u201d13 \u2014 210-216 \u201d MM.Bob Norton et Ray Colvin, ingénieurs de R.C.A., vérifient le fonctionnement de la nouvelle antenne.En haut, au centre, les filtres composés de tubes coaxiaux La bande des ondes décimétriques s\u2019étend de 470 à 890 Mc/s et comprend 70 canaux (nos 14 à 83).Teinte moyenne des images Les sens de la vue et de l\u2019ouïe diffèrent en un point important qui impose au système de télévision une condition qui n\u2019a rien de correspondant dans la transmission du son.L\u2019oreille perçoit le son sous forme de variations de pression dans l\u2019air, et, malgré que cet organe soit très sensible aux variations rapides de ce genre, aucune sensation sonore n\u2019est produite par des variations très lentes ou encore par des valeurs 3 absolues de pression.Il y a une limite inférieure à la fréquence des variations de 4 pression pouvant produire un effet sonore.Cette limite est d\u2019environ 15 cycles par 1 seconde et il n\u2019est donc pas nécessaire que le système de transmission pour le son reproduise les fréquences plus basses que cette limite.En pratique les meilleurs systèmes reproduisent rarement les fréquences en bas de 50 cycles/sec.L'oeil par contre est sensible aux valeurs absolues d\u2019intensité lumineuse ainsi qu\u2019aux variations lentes de cette intensité.À mesure que la fréquence de la variation 88 February 1953, TECHNIQUE * M.Roland Beaulieu, technicien en chef à l\u2019émetteur, vérifie, au pupitre de contrôle, la mire de réglage telle qu\u2019elle apparaît à l\u2019émetteur augmente, l\u2019oeil perd rapidement son habileté à suivre les changements et tend à produire une sensation correspondant à la moyenne des varia- tions.Ce qui nous intéresse pour le moment c\u2019est que l\u2019oeil perçoit les changements lents d\u2019intensité lumineuse.La période du changement peut durer une fraction de seconde, une minute, une heure ou une demi-journée.Le système de télévision doit pouvoir transmettre ces changements lents quelle que soit leur durée.La période de ces variations est tellement longue par rapport à celle des courants « video » produits par la succession rapide des détails foncés et clairs de l\u2019image, que l\u2019on peut dire que le signal video contient une « composante continue » correspondant à la teinte moyenne de l\u2019image.Pour transmettre directement cette composante continue, il faudrait utiliser des amplificateurs spéciaux dits « à courant continu » dont la réalisation est extrêmement difficile.En pratique le signal est appliqué à une série d\u2019étages video comportant une liaison à résistance-capacité.Le condensateur ne transmettant pas le courant continu, le signal à la sortie aura perdu sa composante continue.Le signal video contient cependant l\u2019information requise pour reconstituer cette composante.Pour évaluer les intensités lumineuses il faut avoir un point de référence, la référence la plus simple et facile à reproduire c\u2019est le noir puisqu\u2019il correspond à une intensité lumineuse nulle.Ce point existe à intervalles réguliers dans le signal video; c\u2019est le niveau du noir d\u2019effacement (blanking).Des circuits spéciaux dits « clamp circuits » servent à aligner les signaux correspondant au noir d\u2019image afin d\u2019établir la valeur correcte de la brillance moyenne des images.Élimination partielle de bande latérale Le signal H.F., lorsqu\u2019il est modulé par des signaux video allant jusqu\u2019à 4.5 Mc/s, comporte deux bandes de fréquence dites bandes latérales, symétriques par rapport à la fréquence porteuse.La largeur totale de la bande occupée devient alors 9 mégacycles/sec.D\u2019après les normes établies pour augmenter le nombre de canaux possibles l\u2019émetteur ne doit rayonner sa puissance que dans un canal d\u2019une largeur totale de 6 Mc/s.qui comprend la bande des signaux « vision », la bande des signaux « son » et la bande de garde permettant d\u2019éviter le mélange avec le canal adjacent.Pour en arriver à ceci on élimine partiellement la bande latérale inférieure.L\u2019élimination n\u2019est que partielle à cause de la distorsion de phase qui serait produite en pratique par les filtres pouvant l\u2019éliminer complètement.Lorsque la modulation s\u2019effectue à un niveau qui précède l\u2019étage de puissance, l\u2019étage modulé est suivi d\u2019une chaîne d\u2019amplification haute fréquence à large bande TECHNIQUE, Février 1953 EE RIREEr RYN so iY of AREIH RC De Rf RR ARN DS TERRA, Détail de la tour passante dont les circuits sont accordés de facon a transmettre seulement une partie de la bande latérale qu\u2019on doit atténuer.Dans les émetteurs modulés sur l\u2019étage de puissance comme c\u2019est le cas pour celui de CBFT, la tension de sortie comporte les deux bandes latérales de modulation.À la sortie de l'émetteur il est nécessaire d\u2019utiliser un filtre d'élimination partielle de bande latérale (Vestigial side band filter).Ce filtre est constitué d\u2019éléments de circuits coaxiaux suspendus du plafond dans la pièce à l\u2019arrière de l\u2019émetteur.La vision et le son alimentent simultanément la même antenne Il est très avantageux de pouvoir alimenter la même antenne avec les signaux qui proviennent respectivement des émetteurs vision et son.Puisque l\u2019antenne de télévision est conçue pour admettre une large bande de fréquences et que d\u2019autre part les porteuses vision et image ne sont séparées que de 4.5 mégacycles, il est relativement facile de réaliser une alimentation simultanée au moyen d\u2019un « duplexeur », dispositif basé sur le principe du pont de Wheatstone en raison duquel aucun courant « Vision » ne peut passer dans l\u2019émetteur « son » et aucun courant « son » dans l\u2019émetteur « vision ».À cause des fréquences élevées et des larges bandes utilisées, le duplex- eur se compose de sections de lignes de transmission.Si l\u2019on fait exception en partie pour les antennes de modulation de fréquence, l\u2019antenne de télévision diffère de l\u2019antenne utilisée en radiophonie sous les aspects suivants: \u2014 longueur d\u2019onde \u2014 largeur de bande \u2014 adaptation de la ligne de transmission à l\u2019antenne.L\u2019antenne du poste CBFT est du type supertourniquet (super-turnstile) de R.C.A.Cette antenne combine un certain nombre de principes permettant d\u2019obtenir toutes les conditions idéales que doit remplir une antenne de diffusion.Ces conditions sont: 1) diagramme de directivité circulaire dans le plan horizontal 2) directivité maximum dans la direction horizontale 3) bande passante très large 4) adaptation d\u2019impédance parfaite sur toute la bande de fréquences utilisées.Pour une antenne à trois sections analogues superposées sur un mât à des distances égales à une longueur d\u2019onde, le gain est de l\u2019ordre de 7 décibels.Chacun des éléments de l\u2019antenne a une largeur totale égale à une demi-onde et une hauteur 90 February 1953, TECHNIQUE , 3 \u2019 - ETT HT TIS UI Le ER Tats ere bh oe Ebe cette TH bbe aati AREAL PORES HA SR égale à 0.6 de la longueur d\u2019onde.La hauteur totale de l\u2019antenne supertourniquet est de 61 pieds et son poids, de 3,800 livres.L\u2019antenne de CBFT est fixée au sommet des deux antennes du type RCA « Pylon » prévues pour les postes de fréquences modulées CBF-FM et CBM-FM.L\u2019antenne PYLON est un cylindre d\u2019acier d\u2019environ 13 pieds de longueur et de 19 pouces de diamètre avec une fente de haut en bas.L'alimentation se fait au centre de la fente par l\u2019entremise d\u2019une ligne de transmission installée à l\u2019intérieur.du cylindre.(Photo R.C.A.) Un ingénieur fait des mesures de distorsion du signal sonore.Le cabinet de gauche renferme le générateur de synchronisation et celui de droite, des amplificateurs audio et video Sur la tour, à une hauteur d\u2019environ 125 pieds, une plateforme sert à l\u2019installation d\u2019une antenne parabolique utilisée pour la réception des signaux à ondes centimétriques en provenance de l\u2019unité mobile de reportage.La partie de la tour à section uniforme entre la plate-forme et les antennes PYLON servira à l\u2019installation de l\u2019antenne d\u2019un deuxième poste de télévision destiné à desservir la population de langue anglaise.PAVE RADIO & TELEVISION 730, ST-JACQUES Ouest, MONTREAL 1 TECHNIQUE, Février 1953 THE WIRE SPRING RELAY\" 5 ASICALLY a telephone relay does a simple job.À set of contact points is arranged so they can be moved by an electromagnet.When the electromagnet is turned on, each pair of contact points, \u2014a simple switch\u2014closes or opens, depending on the relay\u2019s construction, and turns the circuit to which it is connected, on or off.That is all there is to it\u2014yet with this simple device engineers have constructed the most reliable type of computors, the Automatic Message Accounting System, and the modern switching system for the dial telephone.It is the telephone relay that is the basic component, the brain cell, of all these outstanding engineering achievements.Over the years before the war, the telephone relay had evolved into a highly perfected mechanism.It operated as fast as eight thousandths of a second and could carry 12 circuits at a time.It was and still is doing a good job in the System.However, as more people made more telephone calls the operating companies began .to need ever better equipment.In the newer systems a trend developed toward unattended operation and a 40 year life expectancy as a means of maintaining the high standards of service that subscribers had come to expect from the Bell System.Several years ago Laboratories engineers decided to do something about the relay.If it could be even slightly improved, the result would be tremendous.There are about six relays for every felephone in the System\u2014more than a thousand are used in a modern metropolitan exchange every time someone dials a call.Speed these relays up, and the same number of relays would be able to handle more calls.Make them more simply and manufacturing costs would go down.Perhaps each one could carry more circuits, perhaps it could use less power, and maybe it could be made even more reliable so as to last longer.There were questions of new materials \u2014why should flat springs be used to support contact points when something else might do the job better?Was there any way to cut down the number of parts?A Switching Systems Apparatus group began an exhaustive study and seriés of tests.They wanted to know everything about every part of the telephone relay.They wanted to know exactly what happens inside the magnet during the fraction of a second between the time current is first applied and the relay closes.To how The flat spring relay has more than 70 parts.(1) Text and photographs from \u201cThe Reporter.\u201d February 1953, TECHNIQUE much wear is each moving part subjected?How can you make a better connection and thus an even quieter line?.As a result of their tests, although the broad electrical and mechanical principles of operation have not been changed, the new relay represents some radical departures from the previously established practices.For example, round spring wire now replaces the flat metal strips formerly used to support the contact points.In manufacturing, the wire springs are molded directly into plastic forms.Gone are some of the parts and all screws needed in old style relays.Now, a single U shaped clamp is all that is needed to fasten the assembly together.As a result, the total number of parts to be assembled has dropped from more than 70 to sometimes as few as a dozen.The new relay can now operate in less than three thousandths of a second, more than twice as fast as the former models.It can also carry twice the usual number of control circuits.Less current is needed for the electromagnet\u2014thus increasing the relay sensitivity.Since the relays are faster and more sensitive, fewer of them will be needed in central offices and a smaller power supply can be used.sas -8 17! One of the outstanding features of the new relay is its service life, estimated to be one billion operations.This is equivalent to use once a second for more than 30 years.In the course of their tests the engineers found that very rarely, once in several million times, a speck of dust may come to rest on one of the contacts in such a way to prevent it from closing.To maintain the high quality of performance required of the new relay, dust is now kept out by a transparent plastic cap and all contacts are double or twin contacts.The new relays are in production at Western Electric Company\u2019s Hawthorne Works at Chicago.A limited quantity will be manufactured in the next 18 months for the operating companies to try out in service.At peak production the schedule may call for nearly 3 million relays a year for Bell System use.Western Electric engineers worked closely with the Laboratories throughout the entire period of the development of the new relay and are now working out the details of the entirely new methods of manufacture.The wire spring relay represents the result of many years of day to day research and development by Laboratories engineers.Through their efforts telephony has taken another step forward.This is the job of the laboratories\u2014the continuous research and development program for the operating companies which means continued improvement in telephone service for the public by the Bell System.while the new type requires as few as a dozen gi] TECHNIQUE, Février 1953 DEEE EEE ( i IE mn mr pe SA \"iin vA.op GROS: ee TR RIEN a À & - e > OO 000 ©0600 ©0900 00 0 000 0% 0 0 0° 000 grit.\u2019 quoP 4 R1EN E BRÛLEURS À L\u2019HUILE CHARBONS HUILE À CHAUFFAGE «@ & Rx ze & © & Ko NB & @ & & \u2014 = MONGEAU ou LE) In y) æ/w \u20ac AR 5 113 CHAN ROBER UT MARIE-ANNE MONTREA CS 3g am JOLIETTE Pépinière de petites industries par LUDGER BEAUREGARD M.A., D.S.E., L.Péd., L.S.P.PROFESSEUR A L'ECOLE D'ARTS ET METIERS DB MONTREAL, SECTION NORD D ANS la plaine de Montréal, au nord du Saint-Laurent, une petite métropole s'impose à notre attention: c\u2019est Joliette avec un passé et un présent intéressants.À une quinzaine de milles du fleuve et à une quarantaine de Montréal, cette ville relativement jeune domine une région étendue et joue un rôle important dans l\u2019exploitation d\u2019un coin des Laurentides.Joliette ouvre une porte sur le Nord en plus de constituer un centre industriel, commercial et religieux digne de mention.Voici donc la description de cette ville remarquable.La situation de Joliette Joliette résulte de trois facteurs géographiques qui expliquent en grande partie sa croissance urbaine.La ville sert d\u2019abord d\u2019entrée aux « pays d\u2019en-haut ».Comme Saint-Jérôme, Joliette nous introduit dans un coin pittoresque de nos belles Lauren- TECHNIQUE, Février 1953 US Michet Fig.1.\u2014 Joliette, un centre ; - dans la plaine de Montréal - -\u2014 Lo.\\ - ~ -\u2014 ~ stu:eMeue AA 00 À 27 \\ a a ~.tides: trois avenues en 3 course \u20ac , | partent pour nous condui- D ON re à Saint-Côme, à Saint- s-auPnonse = Michel - des - Saints et à Saint-Gabriel - de - Brandon, soit au bout du monde! À une dizaine de milles au nord de la ville, sur la nouvelle route de Saint-Côme par exemple, les voyageurs gravissent les premières pentes des Laurentides.Rien de plus plaisant que ce chemin à travers Sainte-Marcelline, assise au flanc d\u2019une colline, qui nous mène 300 pieds au-dessus de la plaine monotone, au coeur des forêts! Joliette est donc en premier lieu une porte du Nord.Riv.RICHELIEU Celte situation d\u2019entrée au pied des Laurentides a incité les chemins de fer à converger vers Joliette; quatre directions s\u2019entrecroisent dans la ville ainsi reliée à Montréal, à Saint-Gabriel, à Shawinigan et à la grande ligne Montréal-Québec, grâce à l\u2019embranchement de Lanoraie (Fig.1).Les routes également forment une étoile autour de la ville et leur rôle devient de plus en plus important dans sa vie économique.Avec Saint-Jérôme, Joliette est le plus grand noeud de communications au nord de la grande métropole.Enfin Joliette occupe le centre d\u2019une région agricole bien caractérisée.Les terres sablonneuses des comtés de Joliette, de Montcalm, de Berthier et de l\u2019Assomption sont propres à la culture du tabac.En 1951, 7.475 acres ont été ensemencés de tabac dans ces quatre comtés sur un total de 9.458 dans la province.C\u2019est dire que Joliette sert de petite capitale à la « tabaculture » du Québec.Somme toute, porte du Nord, carrefour de voies de communications, centre d\u2019une région agricole spécialisée, Joliette jouit d\u2019une situation enviable dans la plaine de Montréal.Nous verrons plus loin comment ces éléments géographiques ont favorisé l\u2019expansion de la ville.Le site de Joliette Des cascatelles dans la sinueuse rivière l\u2019Assomption ont déterminé l\u2019emplacement de Joliette.Son fondateur, à la vue de ces modestes chutes, décida d\u2019exploiter le courant d\u2019eau et y construisit un moulin.C\u2019est autour de cette première construction que s\u2019organisera la ville.Le soubassement calcaire affleure en outre à cet endroit.Voilà un excellent matériau de construction à la portée des pionniers.Ainsi des bancs de calcaire et d\u2019humbles cascades sur l\u2019Assomption ont servi de pivot à Joliette.February 1953, TECHNIQUE x L'évolution urbaine de Joliette Si les facteurs géographiques ont favorisé le choix du site, il fallut quand même l\u2019énergie d\u2019un homme audacieux pour coloniser cette région.L'histoire de Joliette débute avec Barthélemy Joliette, un fondateur de ville tout comme Forman à Grand\u2019Mère, Aldred à Shawinigan et Wright à Hull.Le fondateur Né à Saint-Thomas de Montmagny en 1789, Barthélemy Joliette émigre à Ber- thier puis à l\u2019Assomption où il pratique le notariat en 1810.Par son mariage avec Mile de Lanaudière, il devient co-seigneur de Lavaltrie en 1813.C\u2019est au cours d\u2019une excursion au nord de sa seigneurie qu\u2019il reconnaît, dix ans plus tard, le site actuel de Joliette.À cet endroit, la rivière l\u2019Assomption roule en cascatelles et le débit des eaux suffit amplement à la flottaison des billes.Le canton est en outre couvert d\u2019épaisses forêts où le pin prédomine.Il n\u2019en faut pas davantage pour penser à l\u2019établissement d\u2019une scierie sur les cascades et à l\u2019ouverture de chantiers aux alentours.C\u2019est d\u2019ailleurs le double projet qu\u2019ébauche Barthélemy Joliette qui décide de plus de bâtir un village sur l\u2019Assomption, juste aux confins de sa seigneurie.En 1823, cinq mois après cette décision, il s\u2019emmène avec une centaine d\u2019hommes pour asseoir un moulin sur les rapides.Les maçons taillent le calcaire affleurant pour cette construction.L'année suivante, un moulin à farine et un moulin à scie y fonctionnent.Plus tard, le grand moulin central s\u2019enrichira de manufactures à carder, à fouler ,à presser, d\u2019un moulin à battre, de fabriques de clous et de bardeaux, etc.Voilà le pilier de la nouvelle agglomération! Le commerce du bois bat son plein: les chantiers se multiplient autour du village naissant si bien qu\u2019après dix ans, il faut remonter au lac des Français pour alimenter la scierie, qui coupe de 20.000 à 30.000 billes par année à cette époque.Le bois est ensuite flotté jusqu\u2019à l\u2019embouchure de l\u2019Assomption d\u2019où il est transporté à Québec.En marge de ce trafic, B.Joliette continue son oeuvre de fondateur.En 1826, il trace le plan de la ville, qui compte alors une douzaine de familles.Deux ans plus tard, il se construit un manoir dans son Village de l\u2019Industrie.En 1835 et en 1836, deux autres moulins entrent en opération.L'année suivante, il ouvre un marché où viennent les cultivateurs de Sainte-Elisabeth, de Saint-Thomas et de Saint-Paul.A côté de ces organismes industriels et commerciaux, Joliette, un catholique fervent, érige une chapelle en 1841 qu\u2019il transforme en église de pierre l\u2019année suivante.Dès 1843, 1.400 fidèles appartiennent à la paroisse Saint-Charles de l\u2019Industrie.En 1846, il fonde un collège.Le Village de l\u2019Industrie compte dès lors toutes les institutions requises pour progresser.Pendant ce temps, B.Joliette mûrit d\u2019autres projets.Vers 1840, il avait établi une distillerie qui embauchait 30 hommes.Mais son grand rêve était de construire un chemin de fer de son village au fleuve.Lavaltrie et Berthier s'étant récusés comme terminus, Joliette décide d\u2019emprunter le plus court chemin et arrête le tracé d\u2019une voie ferrée de l\u2019Industrie à Lanoraie.En 1848, 200 ouvriers sont au travail et le chemin de fer sera complété en 1850.Avant sa mort survenue cette même année, B.Joliette avait donné son église à la fabrique et son collège aux Clercs de Saint-Viateur.En 25 années, il avait bâti une ville, qui devait à juste titre porter son nom dès 1863.TECHNIQUE, Février 1953 A RE A RE io Re ERR ERE NE RE ACN aa HENS RE RIE SRAEHEE IT SIE BERET ERLE HEE HT RE SR EE ; Le chemin de fer Le chemin de fer construit par Joliette compte au nombre des premiers au Canada.Il se composait de rails en bois recouvert d\u2019une lame de fer.Cette voie ferrée devait surtout servir au transport du bois et des produits agricoles.Le biographe de B.Joliette nous dit que « dès lors le village d\u2019Industrie prit un nouvel essor.Dès ce moment, son commerce quadrupla, et, en moins de cinq ans, le chiffre de sa population fut doublé (1).» Voilà un exemple frappant de l\u2019influence de bons moyens de communication sur le développement d\u2019un village.Plusieurs références nous permettent de croire en effet que l\u2019industrie et le commerce profitèrent beaucoup du nouveau chemin de fer.Stanislas Drapeau écrit en 1863 que «de nombreux pouvoirs d\u2019eau font mouvoir des moulins considérables (2) ».En 1874, l\u2019abbé Bonin décrit ainsi l\u2019industrieuse ville de Joliette.« Bâtie en parallélogramme, Joliette ressemble beaucoup aux petites cités américaines qui se présentent à l\u2019oeil avec un air de jeunesse, d\u2019aisance et de coquette élégance.Avec ses rues larges, parallèles et ombragées en plusieurs endroits, ses places spacieuses, ses maisons resplendissantes de propreté, ses moulins, ses manufactures, ses nombreux magasins de tous genres, ses édifices publics tels qu\u2019église, chapelle, collège, couvent, école industrielle, hôpital, palais de Justice, institut littéraire, cette petite ville canadienne se dessine aux regards de l\u2019observateur sous l\u2019aspect d\u2019un tableau plein d\u2019animation et de vie (3).» Plus tard, soit en 1883, un autre observateur remarque « d\u2019un côté de la rivière, la gare, un moulin à scie, des carrières de pierre, une papeterie et une briqueterie; de l\u2019autre, une scierie, un moulin à farine, un moulin à carde, une manufacture de batteuses, une fonderie et des tanneries (4) ».Enfin, J.-H.Charland note en 1887 que le commerce de Joliette est très actif dans les nouveautés, les denrées, les grains, le bois et la farine.La population est industrieuse, rangée, affable et hospitalière.Le collège classique reçoit alors 300 élèves et cinq journaux sont publiés dans la ville.Les industries précitées fonctionnent encore, plus deux nouvelles, celles du tabac et de la ferronnerie: elles sont toutes servies par de puissants pouvoirs hydrauliques (5).» Grâce à ces entreprises prospères et au chemin de fer, la population de Joliette dépasse 4.000 âmes à la fin du siècle.La floraison industrielle Depuis 50 ans, la ville de Joliette a quadruplé sa population (Fig.2) : c\u2019est le signe d\u2019une activité économique considérable.Dès l\u2019aurore du XXe siècle, la cité accusait sa fonction industrielle et commerciale.Outre 8 avocats, & notaires et 6 médecins, Joliette compte en 1904, 50 maisons de commerce, 2 marchés, 2 fonderies, des moulins de toutes sortes, une papeterie, 2 manufactures de tabac, une manufacture \u2018 de gâteaux secs et de sucreries, 2 fabriques d\u2019instruments aratoires, des briqueteries et des carrières bien exploitées.Au plus creux de la dernière crise économique, en 1936, les statistiques fédérales indiquent 37 industries et 851 ouvriers à Joliette.Au passage du géographe Raoul Blanchard, avant la guerre, le façonnage du bois employait 160 personnes, la papeterie 140, la confection et le tricotage 325, la ganterie 180; une centaine d\u2019hommes (1) Bonin, J., Biographie de hon.B.Joliette, p.126.(2) Drapeau, S., Colonisation du Bas-Canada, Brosseau, Québec, 1863, p.418.(3) Bonin, J., Biographie de l\u2019hon.B.Joliette, p.127.(4) Provost, T., La bourse et la vie, Joliette, 1883, p.32.(5) Charland, J.-H., « Joliette », Revue Canadienne, 1887, p.330.98 February 1953, TECHNIQUE i travaillaient à la Standard Lime, une centaine dans la métallurgie et autant dans la préparation du tabac.Au total, une quarantaine d\u2019entreprises embauchaient 1.370 ouvriers (6).Depuis ce temps, la ville a progressé et les statistiques indiquaient 57 industries et 2.098 employés en 1949.Ces chiffres suffisent à préciser l\u2019évolution industrielle de Joliette: cette petite ville est véritablement devenue la pépinière d\u2019industries rêvée par son fondateur.En somme, Joliette a éclipsé les vieilles paroisses de la région grâce à la clairvoyance et à l\u2019audace de son fondateur.Déjà dotée d\u2019un chemin de fer au milieu du XIX° siècle, la ville a pris son élan pour devenir, cent ans plus tard, un centre important du Québec industriel.18000 FIGURE 2 POPULATION DE JOLIETTE 0 1891 1901 mi wel 19H 1941 1991 1871 1681 Les fonctions urbaines de Joliette Joliette compte actuellement 18.000 âmes.Cette population vit surtout de l\u2019industrie et du commerce.L'industrie tient la première place dans la vie urbaine de Joliette.Nous y avons relevé, l\u2019été dernier, 75 industries avec 2.650 ouvriers.Ces deux chiffres suffisent à caractériser cette forme d\u2019industrie: il s\u2019agit de petites industries et la plus importante n\u2019embauche que 300 employés.Nous ne retrouvons pas à Joliette la puissance industrielle de Sorel, de Valleyfield ou de Saint-Jean: si l\u2019industrie y domine.elle n\u2019asservit pas l\u2019économie urbaine.Cette industrie se révèle d\u2019ailleurs fort diversifiée.Les textiles, la confection, le tricotage et la teinturerie retiennent plus de 800 personnes.Dans ce groupe d\u2019une douzaine d\u2019entreprises, la Pinatel Piece and Dye Works engage 225 ouvriers, la Consolidated Textiles, 100, les Farbstein, 160, les Krakover, 90 et Yellin and Goldman, 80.Les textiles forment donc le plus gros pilier de l\u2019industrie de Joliette.Vient ensuite la manipulation du tabac qui occupe plus de 500 personnes.Elle se divise en deux entreprises qui embauchent pratiquement tous les travailleurs: l\u2019Imperial Tobacco (300) et la Coopérative des tabacs laurentiens (200 la moitié de l\u2019année).Suit la métallurgie avec plus de 400 ouvriers: la Joliette Steel en paie à elle seule 250 et Ves- sot, une centaine.Enfin le travail du bois et la papeterie emploient 360 personnes: la Compagnie canadienne de papeterie en enrôle 155 et la Barrett, 130.Il nous reste à signaler que la biscuiterie occupe 140 femmes et que la Standard Lime embauche (6) Blanchard, R., La plaine de Montréal, p.152.TECHNIQUE, Février 1953 125 ouvriers.Une trentaine de toutes petites entreprises font gagner leur vie à 250 personnes.Voilà le bilan industriel de Joliette.Le commerce se montre très actif: près de 300 maisons avec 800 employés.On compte 25 commerces de gros en épicerie et en tabac surtout.La Place Bourget demeure un quartier commercial toujours achalandé.Enfin, une centaine de maisons de services divers retiennent 300 personnes.A ces fonctions industrielle et commerciale, Joliette joint une fonction religieuse et intellectuelle intéressante.L\u2019évêque de Joliette gouverne un diocèse de 52 paroisses desservies par 187 prêtres.Le collège classique reçoit 470 étudiants, le pensionnat de la C.N.D., 225 élèves, l\u2019école normale, 130, l\u2019école d\u2019arts et métiers, 135 et les deux écoles commerciales, 160, soit un total de 1.100 jeunes gens.Joliette compte en outre 640 religieux dans ses nombreuses institutions dont une centaine de prêtres.Bref, l\u2019industrie n\u2019est pas développée comme l\u2019on pourrait s\u2019y attendre dans une ville de 18.000 habitants.Faute d\u2019un aqueduc puissant, faute d\u2019énergie électrique bon marché, Joliette n\u2019a pas connu l\u2019expansion industrielle qu\u2019elle aurait dû.Néanmoins l\u2019industrie fait vivre la majorité de la population active (6.000 personnes) appuyée par un commerce vraiment actif.Joliette, centre régional Une industrie en particulier, celle du tabac, précise le rôle de centre régional joué par Joliette.La culture du tabac jaune se pratique surtout à l\u2019est de la ville jusqu'aux Trois-Rivières.L\u2019achat et la vente de la production de tabac à cigarettes (4 à 5 millions de livres par année) s\u2019effectuent en grande partie à Joliette par la Coopérative des tabacs laurentiens et par l\u2019Imperial Tobacco.Le tabac à cigares est cultivé à l\u2019ouest de Joliette et la production annuelle toujours à la baisse (2 millions de livres) est écoulée par la Coopérative de Saint-]J acques, un fournisseur de l\u2019Imperial Tobacco de Joliette.Enfin le trafic du tabac à pipe se concentre également à Joliette.Ainsi, Joliette est bien le centre de la production et de la manipulation du tabac dans le Québec.Le commerce accuse davantage cette fonction de capitale régionale.Le marché Bonsecours est fréquenté par des cultivateurs de Saint-Paul, Crabtree, Sainte- Elizabeth, Lavaltrie, Lanoraie, Berthier, Notre-Dame-de-Lourdes, Sainte-Marcelline, Saint-Ambroise, Saint-Thomas, Saint-Jean-de-Matha, L'Assomption et même de Saint- Michel-des-Saints au temps des bleuets.La Laiterie des Producteurs s\u2019approvisionne dans les campagnes avoisinantes et distribue du lait jusqu\u2019à Saint-Côme et Sainte- Emélie.Joliette est aussi le centre du commerce de gros pour la région du Nord comprise entre Rawdon et Saint-Gabriel.Le collège classique, l\u2019école normale et l\u2019école d\u2019arts et métiers attirent des jeunes à Joliette des villages circonvoisins et même des paroisses lointaines du diocèse.Trois journaux dont le tirage s\u2019élève à 17.000 envahissent la région du Nord et le diocèse.Ce sont L\u2019Action Populaire, L'Etoile du Nord et Joliette-Journal.Enfin 80 membres de diverses professions, dont 22 médecins, 17 avocats et 10 dentistes, sont au service de la population locale et régionale.Le rail et la route s\u2019unissent également pour faire de Joliette une métropole importante.Une douzaine de trains de voyageurs traversent chaque jour la ville sur les voies du National Canadien et du Pacifique Canadien.Une vingtaine de frets February 1953, TECHNIQUE quotidiens y transportent, pour les industries, du sable, du papier, de la chaux, du charbon, de l\u2019acier, du tabac, etc.Ajoutons le camionnage intense au nord de Joliette a surtout dans le transport du bois.Enfin les autobus tiennent la ville en liaison avec Montréal (11 circuits), Crabtree (11), Rawdon (2), Saint-Jérôme (2), Berthier (2).Louiseville (2), Sainte-Béatrix (2), Saint-Gabriel (2), Saint-Côme (2) et Saint-Mi- chel (2).ol Avec les indications précédentes, nous pouvons maintenant circonscrire la à région économique de Joliette.Elle s\u2019étend du fleuve jusqu\u2019à Saint-Michel bordée e à l\u2019ouest par l\u2019Assomption, Saint-Jacques, Rawdon et Saint-Côme et à l\u2019est par Ber- 15 thier et Saint-Gabriel.Ce territoire comprend une trentaine de paroisses et quelque fe 60.000 âmes.+ Au total, Joliette, marché du tabac dans le Québec, constitue un centre commercial, intellectuel et religieux important, un noeud de communications et une capi- is tale régionale au nord de Montréal.qe x Le paysage urbain i: Joliette forme la plus forte agglomération accrochée à l\u2019Assomption.Un bourg industriel dès sa fondation, la ville a continué de s\u2019épanouir grâce à l\u2019industrie et au commerce, favorisée par une excellente situation géographique.Comme il y a un siècle, la rivière et la voie ferrée demeurent les axes industriels de la cité.Une grappe d d\u2019industries sont encore attachées aux cascatelles sans rien en tirer.Les autres bor- y dent les chemins de fer ou sont tout simplement perdues dans la ville, tels les ateliers de confection.Le commerce est beaucoup plus centralisé.La Place Bourget, qui apparait sur la photo au début de cet article, forme le coeur commercial de Joliette: le marché Bonsecours occupe le centre d\u2019un quadrilatère de magasins très populaires.Il faut visiter ce quartier un vendredi soir: c\u2019est le rendez-vous des gens de la région! Quant aux représentants des professions, ils sont groupés sur le boulevard Manseau, l\u2019avenue élégante de Joliette.La ville dans l\u2019ensemble reste une cité ouvrière malgré son imposante cathédrale, son magnifique collège et ses nombreuses institutions religieuses.Toutefois on se plaît à reconnaître à la population un caractère bourgeois.Proche des Laurentides, Joliette débouche enfin sur une région touristique pleine d\u2019attraits: ce sont les lacs des Francais, Rouge, Vert, Pierre, Cloutier, Noir et Maskinongé fréquentés par des milliers de villégiateurs durant l\u2019été.Joliette semble donc une petite ville canadienne-française à la fois bourgeoise et ouvrière où les édifices religieux et les maisons d\u2019enseignement rivalisent avec les industries.Conclusion Ainsi donc, Joliette s\u2019avère une pépinière de petites industries qui emploient autant d\u2019hommes que de femmes, un centre commercial, religieux et intellectuel remarquable.Carrefour routier au pied des Laurentides, la ville est devenue la capitale d\u2019une région qui s\u2019étend du fleuve au lac Toro.Mais Joliette, handicapé par une pénurie d\u2019eau et d\u2019électricité, n\u2019a pas encore atteint sa taille définitive; son industrie, malgré sa stabilité et sa diversité, manque d\u2019envergure.Nous avons raison de croire que la ville va se mettre à la page et connaître une autre ère de progrès intenses.TECHNIQUE, Février 1953 a.(iE Bibliographie Blanchard, Raoul, La plaine de Montréal, Allier, Grenoble, 1939, 186 p.Bonin, abbé Joseph, Biographies de l\u2019honorable Barthélemy Joliette et de M.le grand vicaire A.Manseau, Senécal, Montréal, 1874, 218 p.Charland, J.-H., « Jolieite », Revue Canadienne, t.XXIII, 1887, pp.328-338.Gervais, Albert, Joliette Illustré, Joliette, 1893, 64 p.Fontaine, L.Joliette, centre industriel, thèse de L.S.C., H.E.C., Montréal, 1944, 33 p.D di in 94 VIENT DE PARAÎTRE f MARION & MARION FONDEE EN 1892 Principes et méthodes | à == y » .ga 00 où il d\u2019exploitation des mines 1 i par by JEAN DE PERON Ingénieur civil des Mines 0 W Précieuse documentation Volume de plus de 280 pages illustrées ( et d\u2019un format commode ; PRIX: $3.50 i RAYMOND A.ROBIC S\u2019ADRESSER A of L\u2019OFFICE DES COURS he J.ALFRED BASTIEN PAR CORRESPONDANCE ; .th 1510, rue Drummond 506 est, Enorme Montréal 9 th MANUFACTURIER D\u2019APPAREILS .ÉLECTRIQUES tl b MONTMAGNY, P.Q.CANADA h Claude Rousseau, prés.[1 h February 1953, TECHNIQUE Al F TU dia tT RR RSR ER a I 2 Perspective in Living by WILFRID W.WERRY, C.A., M.A.MONTREAL TECHNICAL SCHOOL P ERSPECTIVE in Art has to do with the relationships of objects al different distances from the beholder.It deals with appearances, and is particularly important when we wish to depict scenes and objects on a two-dimensional sheet of paper.Painters must also take care of distance in another way.Objects in the foreground are more brilliant in appearance than the same objects at a distance.To look at some paintings of the early Middle Ages shows us what happens when perspective is not used; the people appear to be larger than the buildings and a dog may appear larger than a horse.Much primitive painting troubles the modern observer because the elementary rules of perspective have not been observed.Photographs have perspective, and we have become used to such representation.Even more important to many of us today is the problem of keeping perspective in our own lives, and in the manner in which our lives are affected and coloured by the relationship in which we view the persons and influences about us.Let us take one of the most important of the influences upon most of our lives \u2014 I mean money.Money Can we keep money in its proper perspective?Does it loom most prominent in our outlook on life, or is it only one of the many influences which, as busy human beings, we must find acting upon us?If money is the root of all evil, as some insist, it must take a prominent place in our lives, for we are never quite rid of some form of temptation.But money looming large in the foreground will almost hide the virtues of kindness and charity, and will even blot out life itself if not kept in place.Many young men today talk of easy money, placing it and its acquisition at the head of the influences upon their lives.It is a strange painting, somewhat distorted like the ancient ones.Money in the foreground crowds out and towers above the really important influences of education, honour, and decency.If the young people sometimes put too much importance upon money, they have some bad examples in the lives of their elders.Many rich old people are inclined to consider money as the main object of worship in their lives, and sacrifice everything to its acquisition and retention.They can\u2019t take it with them, but they seem to want to have it with them till the last fatal moment, even if it looks so large that even their salvation is difficult to find in the final pattern of their lives.Yes, perhaps seeing money in wrong perspective is the most common of errors.Parents spoil their children by giving them too much spending money; foolishly thinking they are making the children happy.Happiness is more often earned then bought.Other parents insist that money is the most important thing in the marriages TECHNIQUE, Février 1953 of their children \u2014 forgetting that money is only one, and not an all-important factor, in the tangled and complicated picture we call marriage.\u2018 The Child The child must learn perspective.Here his parents have a task that will demand all their powers of training and applied love.The child is likely to look up to its huge parents, so big, so powerful, almost like giants or gods.Their word is law, and punishment will descend on the child if it does not obey them.Parents must be able to see how important they are to the growth and education of the child.If they are gods, they must act as such, not letting mawkish love deprive the child of its independence, its growing desire to work, and its natural feelings that it is a separate entity with certain rights of privacy and judgment.The parents must see that the child learns the perspective of sports and play in its life, and how far it should place study, religion, hobbies, reading, social life, and work in the well-composed picture it should be preparing as its life project.Too much play, too much sports, too much work, or too much study may crowd the foreground and destroy the balance of the picture.To the observer, the character of the child is distorted and the perspective is wrong.The child is not always able to keep its own perspective straight and just; the parents must do their share in showing it what is important in life and what is to be placed in the background.School As the child grows up, and gradually finds its way into school and college, it will find the problems of perspective still important, and gradually the parents will take less part in drawing the lines.School is not only preparation for life; it is life itself, and the boy and young man should see it as such.He must learn where to put his schoolmates in his new life and see that the right one are closest to him in the foreground.He must learn how to get perspective on his teachers, to find how to get along with them and to derive the maximum benefits from each of them.He will find gradually that he has new tasks in his perspective; he must now have his associates, his teachers, and his parents to keep in the correct places.He may even find that a girl comes into the picture and must be kept in proper perspective or studies and other obligations will be thrust into the dim violet of the distance, leaving her to top everything with her golden hair and golden, honeyed words.There are even moments when the whole picture seems to be dominated by one little girl.That is where a young man must learn to hang on to his perspective and put the girl in her place, together with studies, sports, and other obligations.The study of perspective is not easy and not always pleasing, but without it life can be warped and distorted and twisted into something horrible instead of a thing of balanced beauty.The boy who spends his time studying and neglects his other obligations, such as the obligations of society and health, will find he, too, must put his school life into a better perspective.Study and work are necessary; they are fundamental to success and its rewards later, but they must not crowd out healthy exercise and social life.Knowing one\u2019s fellow men is almost of equal importance to knowing one\u2019s self and the subject matter studied in classes, shops, and laboratories.Some speak BS Ba se = E- EE BB 2] 9 3.a 1 February 1953, TECHNIQUE Ta ant (EP TECHNIQUE, Février 1953 of a well-rounded life; but it is even more easy to think of everything as being placed in its proper perspective.Business and Society On graduation from school or college, a young man has to check his perspectives.How important will business or his job be in the future How much importance must be given to social life?The demands of business, of social contacts, of growing interest in young women, and of a desire to keep up with his education will all strive to push into the foreground.Each must be assigned its own place and drawn rigidly in perspective until experience dictates a re-drawing or a re-arrange- ment.Perhaps it is easiest to follow the lines of those who lose perspective.The businessman who places his work so far in the foreground that health and sanity suffer in the complete picture.The heavy toll of life among busy executives and teachers shows that relaxation and change of viewpoint must be made from time to time or the picture will suffer.; Similarly, the person who emulates the butterfly or the barfly and spends his days and nights dancing or drinking will soon find that the only things worth while have faded and that the gay foreground he thought he was painting is soon drab, grim, and greyer than the work and study he left in the background.The alcoholic is an excellent and pitiful example of the man who has lost perspective.Gradually everything worth while is dwarfed by the huge bottle mocking and leering in the foreground.A swift re-drawing of the picture and the placing of everything in perspective will bring the important things of life into the light and the bottle will drop back into a small portion of the lesser amenities of this life.Even a man\u2019s social life may push itself into too prominent a place in the picture.Clubs and societies are part of the modern life, but they should not crowd out the more intimate life with the family and personal friends .There is a place for everything in life, but somehow, we must struggle with perspective all the time.The study of perspective isn\u2019t easy, and its application is often troublesome, but we must not shirk it, or sorrow and calamity will brush our strokes out and crowd into the foreground.National and International Perspective is important in national and international affairs as well as in the life of the individual.Loss of perspective in international relations is probably the greatest single cause of wars.One nation feels that it should be in the forefront of the picture for various reasons, and in its efforts to crowd into the front of the nations it destroys the balance of the picture and the resulting chaos is called war.The Germans speaking of their race as a ruling race \u2014 now aped by the Russians \u2014 mean that they wished to be in front of the picture, leaving the other nations to be shown as dull, small figures in the haze-haunted background.There is a place for every nation in the world picture, but each one must find its position in proper perspective to keep harmony between all.Even governments must exercise care in their use of perspective; too much socialism, paternalism, taxation, or dictatorial edicts may destroy the fine lines of relationship between the people and their official representatives.There is always a natural re-adjustment going on in government on a national or international basis, but violent and drastic changes will often result in a false perspective for many ; years.What should our perspective be on war and peace?The fact that some nations go to war means that they have placed greed before international decency; others Ua nations, however, go to war to keep the lines straight that should have honour and justice in the foreground.pi History : Probably the story of man gives us as good a problem in perspective as we can hope to find.The true student of history finds perspective in the broader study which includes social and economic changes and trends as well as in the purely ko political events.Scholars would often give anything they owned to find why certain wars or movements took place.We have tried to trace the movements of mankind as tribes and nations found homes in different parts of the world.But we are not iy sure about the coming of the Indians to North America, either as to when it occurred or from what countries they came.What happened to some of the great lost civili- J zations of the East and of Central America?When were the great inventions made, J such as the wheel, fire, etc?What inventions have been lost in the sands or under i the seas?What mysteries remain to be solved?Where did the religions and beliefs 0 of ancient peoples originate?ki Only when much more is known about the lives of our ancestors and the events and their causes that made history before writing was invented can we get a lL true perspective on the wonderful story of this strange creature, man, that has endured so long upon this earth.d Can we see coming changes by using our studies in perspectives?Spengler, i the great German thinker, foresaw a dim future for the Western world.Present events seem to be shaping themselves in a form not unlike what he suggested.Will : perspective place the warring and competitive Western Nations in second place to ; the teeming millions of the Eastern Races?A study of perspective will make us think seriously.Science Will science keep its perspective, or is its interest in such destructive ventures as the atomic bomb likely to result in the destruction of man.Science that has done such wonders for the preservation and comfort of mankind should see that it docs not run wild, like a young boy with a powerful automible, and destroy itself and the minds in which it was conceived.Certainly science is opening up the entire universe to us.The little universe of the ancients with its circles of stars and heavens not too far from the centre of all, the earth, is a small thing indeed to the search into space for newer and more distant galaxies and nebulae millions of light years away.And the electron microscope has opened up worlds of the infinitesimally small, worlds only dreamed of by Pythagoras and some of the greatest minds of the ancients.Now we can say that we have, indeed, seen something of the glory and wonder of the great Kingdom of God from the tiny atoms to the far clusters of stars.And each day Science promises us new and greater marvels.Soon perhaps we shall dare another of the far frontiers, this time not over strange seas or far lands, but into the vastnesses of space itself.February 1953, TECHNIQUE Bit Let Science take care that in its search for knowledge it does not eat too heartily of the fruit of the tree and bring us all to destruction.Science must observe the laws of perspective.- Conclusion : It is difficult for us, particularly the younger members of the races of man, to keep our lives by the rules of perspective.The very shortness of life frightens us.As we get older, time seems to defy the rules of perspective and race furiously for \u2018yo some vanishing point in the dull violet reaches of the background or beyond.How bids can we keep all our interests and hopes and desires by rules that seem to change wh every day?Are there some lines that can be fixed permanently to aid us, no matter ti how we may change with the exigencies of time and fortune?Business, school, love, ad work, play, duty, marriage, family, money, religion, politics, ambition, illness, death: 0 so many things to keep in perspective, yet they are all parts of the picture we create mel from day to day.ni, All we can do is to draw with all possible skill and judgment; the picture 2e which is drawn and re-drawn each day will find some general lines of perspective on which will remain when we are gone.When we hang the picture in the great Gallery of Heaven will the judges find our perspective reasonably accurate, or will we blush to see that Money, Creed, Angers, or Laziness loom farge in the picture where we iy had hoped to see Honesty, Truth, and Duty?2 I hope there will be a place for Laughter and Joy in all our pictures, and Le I am sure that a Sense of Humour is one of the finest rulers to use in keeping our perspective.4 And may the rulers of the kingdoms see that their perspective is not lost, for by o if perspective is lost so are we.But first, let us examine our lines from day to day, for in the composite ; picture, which is the story of mankind, our lines may help in keeping the world , about us in true perspective.I me Li ih ; M.Marcel Benoît, docteur és science : M.Marcel Benoît, professeur en charge à la section de phy- ; sique de l'Ecole des Textiles de Saint-Haycinthe et collaborateur occa- | sionnel a la revue Technique, a soutenu en mai 1952 une thèse de , doctorat en sciences, grâce à trois bourses d\u2019études aux cours d\u2019été ¢ destinées aux professeurs de l\u2019enseignement spécialisé et accordées 3 par le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Le nouveau 1 ; docteur ès sciences recevra son parchemin, en mai prochain, à l\u2019occa- sion de la collation des grades à l\u2019Université de Montréal.TECHNIQUE, Février 1953 Etablie depuis 1920 JOS.POITRAS & FILS LTÉE Fabricants de machines à bois \u2014\u2014\u2014 ATELIER DE MECANIQUE ET FONDERIE DEMANDEZ NOTRE LISTE DE PRIX ET CATALOGUE L\u2019ISLET STATION Téléphone: 63 Outils à bois Stanley & Millers-Falls © Outils de précision Starrett Outils électriques Black & Decker Machinerie à bois et à fer Walker-Turner mere Serres: 1406 St-Denis 6793 St-Hubert LA: 0251 Metropole Electric Inc.L.-E.Dansereau, président QUEBEC \u2014 MONTREAL \u2014 OTTAWA 2 JL imprimerie cee est une industrie complexe qui groupe plusieurs métiers spécialisés.Il faut que le client qui transige avec un imprimeur fasse confiance à un grand nombre d'ouvriers.\u2014 Le personnel de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec tous les travaux que nous manipulons.Vous serez 5 LA PATRIE SERVICE DES IMPRESSIONS 189 est, rue Ste-Catherine - Tél LA.3121* - Montréal BUREAUX DE VENTES: 2197 EST*RUE SHERBROOKE, MONTREAL - HO.\u2019 2539 © Moulins à scie portatifs ou stationnaires @ Mécanisme de scie ronde @Scies à ruban ¢@ Chariots @ Déli- qreuses @ Planeurs à haute vitesse © Sableuses @ Tranches à veneer @ Convoyeurs @e Chaînes @ Moteurs ¢ Etc.108 February 1953, TECHNIQUE Ie Nouvelle méthode mathématique de coupe des vêtements masculins par JACQUES BOYER JOURNALISTE SCIENTIFIQUE DE PARIS Jusqu'à une époque toute récente, la réalisation d\u2019un vêtement masculin exigeait du maître-tailleur un certain nombre d\u2019opérations routinières, longues et partant coûteuses.Après avoir pris des mesures plus ou moins exactes sur le corps humain, l\u2019artisan exécutait des patrons en papier d\u2019après lesquels il découpait le tissu.Ce travail préliminaire achevé, il assemblait les pièces d\u2019étoffe qu\u2019il cousait, travaillait au fer et ajustait après plusieurs rectifications et essayages sur le client.D'ailleurs, dans les industries de confection on n'utilise que des mesures standarisées prises sur un mannequin ou bien calculées suivant la loi des proportions.En outre, bien que la manière de procéder pour l'assemblage dans l\u2019industrie de la confection diffère de celle des artisans, les principes de la confection vestimentaire sont les mêmes.On emploie également des patrons et ces patrons s\u2019établissent selon les mêmes règles que dans l\u2019artisanat.Les acquéreurs de vestons, de gilets ou de pantalons « prêts à porter » savent par expérience qu\u2019il faut souvent les modifier et même parfois ils leur vont plus ou moins bien, après rectifications.En outre, l\u2019usage, les nettoyages et la pluie les déforment.Or, dans ce domaine, un maître d\u2019Amsterdam, M.J.Hulsman, a imaginé une méthode mathématique de coupe des vêtements qui va, paraît-il, révolutionner la technique professionnelle, aux dires d\u2019experts très autorisés.La « Fédération Francaise de l\u2019Habillement », après en avoir reconnu la valeur, préconise en effet sa diffusion.De son côté, M.G.Dugas, secrétaire général de la C.E.T.l.H.(centre d\u2019études techniques des industries de l\u2019habillement) de Paris, n\u2019hésite pas à écrire qu\u2019elle apporte « une amélioration appréciable de la qualité du travail et de son prix de revient».M.P.P.Tolman, premier coupeur de l\u2019importante mai- Appareil Hulsman pour mesurer l\u2019emmanchure de l\u2019avant-bras et règles métriques pour déterminer diverses autres mesures sur le sujet (point de l\u2019encolure à la taille, longueur et largeur de la poitrine, etc.) TECHNIQUE, Février 1953 Réalisation d\u2019un patron en papier selon la méthode Hulsman.Le dessinateur détermine mathématiquement l\u2019encolure d\u2019un veston son néerlandaise Meddens, pense qu\u2019elle solutionne de difficiles problèmes avec lesquels il n\u2019avait cessé de se débattre pendant sa pratique de plus d\u2019un quart de siècle.Faisant table rase du passé, la méthode Huls- man consiste à établir un patron en papier, avec des mesures très exactement prises sur le corps humain.Afin que ces mesures soient le plus exac- tes possible, cette méthode utilise un appareil très simple composé d\u2019un gabarit extensible et de divers rubans métriques.On fixe le gabarit sous l\u2019emmanchure, et au devant et au dos du gabarit, juste à l\u2019avant-bras et derrière le bras, se trouvent attachées des règles graduées flexibles repérant les points zéro que l\u2019on dispose horizontalement.Au degré zéro du devant, un ruban très flexible se trouve fixé.De plus, M.Hulsman emploie une bande de ceinture et des rubans métriques descendant verticalement du point d\u2019encolure latéral et du point d\u2019encolure dos.Avec cet outillage, il détermine ses mesures qui sont en grande partie courantes, mais dont les plus importantes sont nouvelles, à savoir (pour le veston) les longueurs de l\u2019encolure à la taille devant et derrière, la longueur naturelle d\u2019épaule, la largeur d\u2019emmanchure, la hauteur du bassin, la demi-largeur d\u2019encolure et (pour le pantalon) la petite longueur de côté et la hauteur du montant.La nouveauté du procédé ne consiste pas dans l'exécution d\u2019un patron en papier, mais dans la façon méthodique dont M.Huls- man le trace.Une fois les opérations préliminaires achevées très correctement, on réalise ainsi un vêtement sans avoir besoin d\u2019essayage, ni de retouches d\u2019une cer- | taine importance, ni surtout de repassages au fer qui déformaient jusqu\u2019ici les habits.Dans la méthode mathématique de l\u2019habile tailleur hollandais, on n\u2019a pas recours aux calculs ou aux évaluations empiriques de jadis, on vise à obtenir un vête- ; ment terminé qui soit absolument identique au patron.Patron d\u2019un veston tracé selon la méthode mathématique Hulsman February 1953, TECHNIQUE Tn Sa pratique repose sur les principes théoriques suivants.Il considère le corps humain comme formé de deux parties; l\u2019une constante, l\u2019autre variable.La première comprend l'épaule et s\u2019étend au-dessus de la ligne de la poitrine entre le coeur et le point d\u2019encolure.Cette région scapulaire constitue la ligne d'équilibre sur laquelle repose tout l\u2019aplomb du vêtement.En conséquence, « M.Hulsman construit son patron à partir de l\u2019épaule qui est indépendante de la pose du corps comme des observations répétées lui ont permis de s\u2019en rendre compte.Contrairement à la méthode habituelle, il établit, par exemple, le patron d\u2019un veston en partant de deux points fixes: le point d\u2019encolure latéral et le point de l\u2019avant-bras.Dans ces conditions, on ne voit pas l\u2019homme de profil, mais de face et de dos.Aussi les lignes du milieu du corps demeurent verticales et non courbes, on réalise le tracé dans un cadre horizontal-vertical, ce qui facilite la tâche du Une fois l\u2019étoffe découpée d\u2019après un patron Hulsman, les pièces d\u2019un veston s\u2019appliquent sans retouches sur le sujet dessinateur.D\u2019autre part, le tissu et la toile se trouvent travaillés dans un plan plat, tandis que la fermeture des pinces et l\u2019assemblage des diverses pièces d\u2019étoffe donnent finalement l\u2019exacte forme désirée à chaque genre de vêtements dont les modèles peuvent varier à l\u2019infini, selon les goûts des clients ou les caprices de la mode.Tels sont, en résumé, les principes généraux rationnels de la méthode de coupe Hulsman brevetée en Hollande, en Belgique, en France, ainsi que dans d\u2019autres pays, et adoptée déjà par maints petits tailleurs ou grands confectionneurs de «prêts à porter».Par conséquent, elle permettra à ces derniers de fabriquer des séries de complets impeccables, d\u2019après des patrons soigneusement établis sans coûteuses études préalables.Ces importantes manufactures pourront donc vendre à meilleur compte des «tout fait» indéformables et très seyants.Enfin, M.Hulsman se propose d\u2019appliquer prochainement son original procédé de traçage, avec les mêmes principes de base et les variantes nécessaires à la coupe des vêtements féminins.TECHNIQUE, Février 1953 SAVEZ-VOUS.par ROGER BOUCHER B.A., L.Ph., M.A., Dipl.MPCN PROFESSEUR DE SCIENCES ET MATHEMATIQUES ECOLE TECHNIQUE, RIMOUSKI .ce que sont les rayons X?Au moment de leur découverte, ces rayons avaient une nature bien mystérieuse pour le physicien, ce qui justifia leur nom, mais on sait aujourd\u2019hui que les rayons X sont des ondes électro-magnétiques ordinaires, absolument semblables aux ondes de radio ou à la lumière visible, sauf qu\u2019il s\u2019agit de longueurs d\u2019onde beaucoup plus courtes.Les rayons X se placeraient en somme à la suite des rayons ultraviolets, et joueraient le rôle d\u2019intermédiaire entre ceux-ci et les rayons gamma.Plus la longueur d\u2019onde est petite, plus le pouvoir de pénétration d\u2019un rayonnement est grand à travers la matière.Ainsi le rayonnement X traverse facilement la chair de notre organisme, mais pas encore les os, ce qui explique son très grand intérêt du point de vue médical, puisqu\u2019il permet précisément de radiographier le corps humain.En ce sens, un rayonnement de plus courte longueur d\u2019onde ne serait pas très intéressant, car les os seraient à leur tour traversés.comment naquit le radar?Nombre de personnes croient que le radar est une invention toute récente, fille de la seconde guerre mondiale.Pas du tout.Le radar est aussi vieux que la radio, puisque depuis que la T.S.F.existe, on n\u2019avait pas manqué de remarquer cette curieuse réflexion des ondes par la couche d\u2019Heavyside.De là à rechercher une détection des obstacles, grâce à une émission de radio, il n\u2019y avait qu\u2019un pas qui fut vite franchi dès 1930.Mais les instruments de radar réalisés entre 1930 et 1940 présentaient le très grave défaut de manquer de puissance et, par suite, d\u2019avoir une portée extrêmement réduite.C\u2019est un physicien français, M.Ponte, qui eut l\u2019idée de concentrer sur un temps très court l\u2019énergie électro-magnétique d\u2019un générateur d\u2019onde, de manière à disposer pendant ce temps d\u2019une puissance considérable.En 1940, M.Ponte passa en Angleterre et le radar connut le sort et l\u2019envergure que l\u2019on sait.\u201cqui était HERMITE (1822-1901) ?Hermite fut un pur mathématicien dont les travaux font encore pleinement autorité en algèbre, et surtout en analyse mathématique transcendante: c\u2019est ainsi que l\u2019on parle des fonctions hermitiques, des polynômes de Hermite, du « hermitien » d\u2019un système.Alors qu\u2019il était élève à Polytechnique, Hermite adressait déjà à Jacobi, deux notes sur les fonctions abéliennes et elliptiques, que le géomètre allemand inséra dans ses oeuvres complètes.Les travaux de Hermite devaient, par la suite, embrasser un February 1953, TECHNIQUE champ des plus vastes.Professeur à la Faculté des Sciences, à partir de 1869, il devait enseigner surtout la théorie des fonctions.C\u2019est Hermite qui prouva le caractère transcendantiel du fameux nombre « e », base des logarithmes népériens (un tel nombre ne peut, en effet, être racine d\u2019aucune équation algébrique).Signalons, car c\u2019est assez peu connu, que les travaux d\u2019Hermite sur les fonctions elliptiques ont permis de façon indirecte, la résolution d\u2019une équation du cin- 3 quième degré.On sait combien il est simple de résoudre une équation du second s degré; pour le troisième degré, les choses se compliquent un peu par suite de l\u2019interférence des racines imaginaires, mais les calculs peuvent encore être conduits avec EE le seul secours de l\u2019algèbre élémentaire de même que pour le quatrième degré.Quant a 8 l\u2019équation du cinquième degré, on la croyait rigoureusement impossible à résoudre i autrement qu\u2019avec des formules d\u2019approximation.C\u2019est Hermite qui nous enseigna | le contraire.Jusqu\u2019a nouvel ordre, c\u2019est a partir du sixiéme degré seulement que ë les équations deviennent impossibles à résoudre sous leur forme générale.D; A RS: = : .qui était GRAMME (1826-1901) ?Le nom du célèbre électricien français résume toute la genèse des générateurs de courant.Né à Jehay-Bodegnee, en Belgique, Zénobe Théophile Gramme fut, tout d\u2019abord, un technicien consciencieux s\u2019attachant à l\u2019étude des appareils électriques.En 1867, il inventa un projet de machine à courant alternatif; c\u2019est ce qu\u2019on nomme aujourd\u2019hui un alternateur; le principe en est bien connu: il consiste essentiellement à faire tourner un aimant, ou un ensemble d\u2019aimants devant des solénoïdes.En cela Gramme ne faisait d\u2019ailleurs que reprendre en les perfectionnant les dispositifs déjà imaginés par Pacinotti, et en créant d\u2019ailleurs toute une série de nouveaux types.Mais la véritable invention dont on doit glorifier Gramme c\u2019est celle réalisée en 1869, de la machine à courant continu qui porte son nom et qui donna le jour au dispositif aujourd\u2019hui universellement adopté du collecteur et des balais frotteurs.Les conséquences pratiques de l\u2019apparition de ce générateur de courant continu furent immenses car auparavant, on ne savait produire industriellement (et encore), que du courant alternatif, lequel est impropre à de nombreux emplois.Beaucoup de personnes ignorent encore que les trains fonctionnent au courant continu.C\u2019est en 1872 que Gramme donna sa forme définitive à la dynamo industrielle et, à partir de cette époque, les industries exigeant le courant continu purent donner libre cours à leur développement; les principales sont évidemment la galvano-plastie et celles utilisant l\u2019électrolyse.\u2026âà quoi est dû le magnétisme terrestre?L'hypothèse selon laquelle il existerait un aimant géant à l\u2019intérieur de la terre est à peu près complètement abandonnée aujourd\u2019hui, et, d\u2019ailleurs, elle était hautement inconciliable avec les températures imaginées au centre de notre globe, puisque, comme on sait, les métaux se désaimantent au-dessus d\u2019une certaine température de l\u2019ordre de 1,450 F°.Aujourd\u2019hui, on aurait bien plutôt tendance à attribuer une origine électromagnétique à ce magnétisme.On sait, en effet, que notre haute atmosphère renferme plusieurs couches électrolysées, dont l\u2019altitude varie selon les heures de la journée et selon les phénomènes électriques solaires, nous voulons parler de l\u2019émission d\u2019élec- 8 TECHNIQUE, Février 1953 113 trons par le soleil et aussi de la plus ou moins grande ionisation de notre atmosphère par son rayonnement.Or, ces couches électrisées sont entraînées par la terre dans une rotation diurne régulière autour de l\u2019axe des pôles; elles se comportent un peu comme des bobines qui seraient parcourues par un courant électrique, et, en vertu des lois électro-magnétiques les plus élémentaires, il en résulte bien un champ électrique orienté selon la direction sud-nord._Une telle hypothèse serait encore confirmée par l\u2019influence prédominante qu\u2019exercent les taches solaires sur le champ magnétique terrestre.qui était GLAUBER (1604-1668) ?Un esprit comme Glauber fait partie de ce monde transitoire que la science connut entre la mort de l\u2019empirisme et la naissance des grandes spécialités modernes.Sans être encore un chimiste, Glauber était déjà un très habile expérimentateur dont le nom reste présent à notre mémoire.Il s\u2019attacha surtout à la préparation de remèdes, mais on lui doit aussi d\u2019importants perfectionnements techniques dans le domaine de la pré-chimie.Il étudia de façon très approfondie les diverses solutions salines connues à son époque et d\u2019ailleurs aujourd\u2019hui encore on parle toujours du sel Glau- ber pour désigner ce sulfate acide de sodium (SO,4HNa), terreur de tant de candidats au baccalauréat.Le premier, Glauber classa systématiquement quelques réactions chimiques; il montra comment par une transformation en sulfates, on pouvait séparer les sels de sodium et de potassium.Ses sels provenaient couramment d\u2019évaporation d\u2019eaux minérales: le « natron » n\u2019était autre que le carbonate de sodium (COszNaz) et le « sel fixe de tertre », le carbonate de potassium (COzK»).Glauber réussit à préparer l\u2019acide chlorhydrique avec un sel et de l\u2019acide sulfurique et, par la suite, il parvint ainsi à fabriquer d\u2019autres chlorures.C\u2019était une première ébauche d\u2019études des réactions générales encore que la notion d\u2019acide et de base ait été bien loin d\u2019être correctement comprise.En tout cas, Glauber cherchait déjà à simplifier la nomenclature en usage de son temps et esquissa la vague idée d\u2019éléments chimiques subsistants à travers les diverses transformations.qui était APPOLLONIUS (260-300 av.J.-C.) ?Appollonius fut un grand mathématicien grec dont l\u2019enseignement toucha surtout Alexandrie et Pergame.Alors que le nom d\u2019Euclide est aujourd\u2019hui encore familier à tous, il est éminemment injuste que celui d\u2019Appollonius ne le soit pas au même titre.Certes, en géométrie on a encore l\u2019habitude de donner a un certain nombre de théorèmes le nom de « théorèmes d\u2019Apollonius », mais ils ne sauraient donner qu\u2019une bien pâle idée de son oeuvre.C\u2019est Apollonius qui, le premier montra que toutes les coniques peuvent être obtenues en déterminant des sections planes dans un cône de révolution: on sait comment ses travaux devaient être repris 1,900 ans plus tard par Pascal, dont le premier ouvrage fut précisément un « traité sur les sections coniques ».Apollonius introduisit en outre dans les mathématiques cette union si fructueuse de l\u2019algèbre et de la géométrie.Et surtout c\u2019est avec Apollonius que l\u2019idée du lieu géométrique prend déjà son plein épanouissement.Il s\u2019attacha en effet à la recherche de définitions systématiques des courbes usuelles sous l\u2019angle de lieux géométriques.C\u2019est ainsi qu\u2019un théorème bien familier aux futurs bacheliers était déjà énoncé par Apollonius de la February 1953, TECHNIQUE manière suivante: la circonférence est le lieu des points tels que la perpendiculaire à un segment donné soit moyenne géométrique entre les deux parties déterminées sur ce segment, I] est hautement significatif qu\u2019en plein vingtième siècle, l\u2019oeuvre d\u2019Apollonius soit encore pour nous toute pleine d\u2019actualité et n\u2019ait à peu près rien perdu de sa fraîcheur d\u2019expression.\u2026à quand remontent les premières théories atomiques?C\u2019est en général Démocrite que l\u2019on désigne comme « père » de l\u2019atomistique.Mais, en réalité, il bénéficie de la « propagande » extraordinaire que lui fit le poète latin Lucrèce, et si on les examine de près, on s\u2019aperçoit vite que les théories de Démocrite sont pour le moins obscures: il suppose, en effet, un espace infini, rempli d\u2019atomes, tous animés d\u2019un mouvement de haut en bas (?).En fait, c\u2019est un physicien grec très peu connu, Anaxagore de Clazomène (399-428 av.J.-C.) qui, le premier, eut la réelle intuition d\u2019une matière « formée de petits atomes qu\u2019il n\u2019est pas possible de diviser davantage, qui ont des poids différents et qui, grâce à cette différence de poids, forment au cours de la rotation, des sphères élémentaires ».C\u2019est le même Anaxagore qui, quelque deux mille années avant Torricelli, n\u2019hé- sitait pas à parler de la pesanteur de l\u2019atmosphère terrestre.en quoi consistent les peintures thermiques?Il s\u2019agit de peintures spéciales, changeant de couleur lorsque la température s\u2019élève et qui sont fort précieuses dans l\u2019industrie pour prévenir les dangers possibles de grippage à la suite d\u2019un échauffement excessif.Ainsi, le mercuro-iodure de cuivre, rouge vif jusqu\u2019à 140°F.devient brun-noir entre 140° et 160°F.; au-dessus, on peut utiliser le mercuro-iodure d\u2019argent qui reste jaune jusqu\u2019à 200°F.et au-dessus, tourne au rouge carmin.Bien entendu, quand la température baisse, ces peintures thermiques reprennent leurs couleurs initiales.Ce qu\u2019est le stroboroma?Le stroboroma n\u2019est autre qu\u2019un appareil mis au point depuis quelques années, pour l\u2019étude expérimentale des cordes vocales et l\u2019analyse de leur comportement pendant la parole et le chant.C\u2019est le stroboroma qui a permis d\u2019entrevoir le mécanisme jusqu'ici inconnu de la formation de la voix.De plus il laisse entrevoir d\u2019intéressantes perspectives quant à son amélioration pratique.qui inventa le cadran solaire?L'invention du cadran solaire est souvent attribuée aux Arabes ou aux Grecs.Erreur.Il semble aujourd\u2019hui que le cadran solaire ait été employé pour la première fois par les Egyptiens, ceux-ci mesurant la longueur de l\u2019ombre alors que les Arabes, eux, se contentaient de prendre la direction par rapport à la ligne nord-sud.Chez les Babyloniens, l\u2019usage du cadran solaire amena la division du jour en 60 heures, parallèlement à des jours de 12 ou de 24 heures; on sait que, finalement, c\u2019est cette dernière division qui a prévalu, mais pour des raisons n\u2019ayant évidemment rien de scientifique.TECHNIQUE, Février 1953 CSCI CR TE TEI ST SOOT IPR pourquoi l\u2019huile a une action amortissante sur les vagues?Cette connaissance du pouvoir calmant de l\u2019huile sur les vagues s\u2019est assurément propagée à travers les siècles dans le monde des navigateurs, mais elle resta longtemps sans explication.Pline s\u2019était contenté de dire qu\u2019« il était dans la nature de l\u2019huile de calmer tout, même la mer ».Mais, c\u2019est Franklin qui le premier, attaqua scientifiquement le problème.Ayant remarqué qu\u2019un morceau de bois pointu, plongé dans l\u2019huile, puis posé sur l\u2019eau, est mis en mouvement par suite d\u2019un écoulement d\u2019huile à la pointe (petit moteur à réaction rudimentaire), Franklin put ainsi mettre en évidence la répulsion réciproque des gouttes d\u2019huile tandis qu\u2019il n\u2019y a aucune interaction entre l\u2019huile et l\u2019eau.Le vent glisse sur l\u2019huile que l\u2019on répand à la surface de la mer et ne peut former de vagues.\u2026qui était GAUSS (1777-1855) ?Le nom de Gauss ayant été donné en physique à l\u2019unité de champ magnétique, nombre de personnes en ont déduit que l\u2019illustre savant avait dû s\u2019attacher exclusivement à l\u2019étude des phénomènes magnétiques.Ce n\u2019est pas exact.Né à Brunswick, Charles-Frédéric Gauss fut avant tout un mathématicien et un astronome.De 1795 à 1798 il fut élève de la célèbre université de Brunswick et aussitôt après il se lança dans de hautes études sur l\u2019arithmétique, science primordiale mais aussi la plus ardue de toutes les mathématiques.En 1801, il publia un opuscule résumant ses travaux sur la théorie des nombres, intitulé « Disquisitiones arithmeticae ».Puis en 1817, Gauss fut nommé professeur d\u2019astronomie et directeur de l\u2019observatoire de Goettingue.Il put ainsi se consacrer à l\u2019astronomie.Il enrichit d\u2019ailleurs cette discipline de très nombreuses acquisitions; la méthode de Gauss ou méthode des moindres carrés en particulier, est bien connue; elle indique comment en astronomie, on doit utiliser un ensemble d\u2019observations relatives à la mesure d\u2019une même grandeur pour la connaître avec la plus grande précision possible.Dans le domaine des mathématiques pures, il faut encore signaler que Gauss donna une méthode générale de résolution des équations binomes, et \u2014 conséquence curieuse \u2014 qu\u2019il en déduisit tout d\u2019un coup une méthode pour construire, avec le seul usage de la règle et du compas, le côté d\u2019un polygone de dix-sept côtés inscrit dans un cercle.Puis Gauss effectua d\u2019importantes mesures de géodésie, évaluant de 1821 à 1824 la longueur de l\u2019arc du méridien entre Goettingue et Altona.Et ce n\u2019est guère qu\u2019après cette époque qu\u2019il s\u2019attaqua au magnétisme.Mais son oeuvre en ce domaine est magistrale, et du reste elle occupe six volumes entiers (écrits avec Web- wer) qui sont une véritable encyclopédie du magnétisme, et rien d\u2019étonnant à ce que le nom de Gauss soit indissolublement attaché à cette science.ce qu\u2019est l\u2019hyzone?On pourrait dire que l\u2019hyzone est à l\u2019hydrogène ce qu\u2019est l\u2019ozone par rapport à l\u2019oxygène, c\u2019est-à-dire qu\u2019il s\u2019agit en somme d\u2019un hydrogène lourd dont la molécule comprend trois atomes au lieu de deux, d\u2019où une très forte activité chimique.L\u2019hyzone d\u2019ailleurs se décompose spontanément en moins d\u2019une minute en donnant naissance à de l'hydrogène ordinaire et à de l\u2019hydrogène atomique.Dès la température ordinaire, l\u2019hyzone se combine au soufre pour former du gaz sulfhydrique (SHz).Ce serait ainsi, du point de vue industriel, un agent d\u2019hydrogénation idéal; malheüreusement on ne sait, à l\u2019heure actuelle, le fabriquer qu\u2019en toutes petites quantités et pour un prix de re- DE mi / February 1953, TECHNIQUE Tity 0 vient très élevé.Nul doute que le jour où l\u2019on produira de l\u2019hyzone industriellement, une véritable révolution éclatera dans le domaine des hydrogénations.si l\u2019énergie atomique peut être un moyen thérapeutique?Les rayons X et la radioactivité naturelle sont couramment employés dans la thérapeutique des cancers.Quant à l\u2019action curative des eaux, boues, et émanations radio-actives, elle est reconnue et utilisée depuis la plus haute antiquité.Les rayons X utilisés tout d\u2019abord pour le diagnostic du cancer devaient bientôt constituer avec la radiothérapie un moyen de freiner les proliférations cellulaires.Cependant, leur emploi pour le traitement des tumeurs profondes étant parfois limité par une pénétration insuffisante du rayonnement, plaçant le praticien devant l\u2019alternative de provoquer soit des lésions des premières couches de tissus traversées par le rayonnement, soit de n\u2019agir au niveau de la tumeur profonde qu\u2019avec une dose insuffisante.Les corps radioactifs naturels sont des dérivés du radium, du thorium, etc.Le radium émet trois types de rayonnement: a) un rayonnement Gamma, de même nature que le rayonnement X, mais plus pénétrant; b) un rayonnement Alpha, constitué par des corpuscules extrêmement petits (noyau de l\u2019atome d\u2019hélium) et animés d\u2019une grande vitesse; c) un rayonnement Béta, constitué, lui aussi, de particules rapides, mais qui, cette fois, émet des électrons.De ces trois rayonnements, c\u2019est le rayonnement gamma qui est utilisé pour le traitement du cancer: le radium étant enfermé dans des tubes de platine, le rayonnement alpha et la majeure partie du rayonnement bêta sont arrêtés.Le rayonnement Bêta est cependant utilisé parfois pour le traitement de tumeurs superficielles.Enfin, quand le produit radioactif est introduit dans l\u2019organisme sous forme de médicament, les trois rayonnements agissent.8i les poissons entendent?De récentes expériences semblent l\u2019avoir prouvé.Et non seulement les poissons entendent, mais encore il semble bien qu\u2019ils soient en mesure de discerner les sons de hauteurs différentes.On l\u2019a démontré de la façon suivante: pendant un certain temps on s\u2019est appliqué à émettre la note « do « en apportant au poisson sa nourriture.Au contraire, on lui donnait à d\u2019autres moments des coups de bâton en même temps que l\u2019on émettait la note « mi».Or après une période de dressage, on a constaté qu\u2019au seul signal « do », le poisson s\u2019approchait comme pour chercher sa nourriture, tandis qu\u2019au signal « mi », il faisait mine de se cacher où il pouvait.\u2026ce qu\u2019est le thorium?Il s\u2019agit d\u2019un métal radioactif auquel l\u2019industrie avait déjà attribué des applications pratiques non négligeables (élaboration de peintures lumineuses, fabrication de manchons pour bec de gaz, etc.).Mais dernièrement, les physiciens ont montré comment le thorium pouvait servir à fabriquer l\u2019uranium 233 qui, tout comme son frère l\u2019uranium 235, présente le fameux phénomène de fission et est d\u2019un intérêt primordial pour les industries atomiques.Comme le thorium est sensiblement plus absorbant sur terre que l\u2019uranium, il n\u2019est pas interdit de penser qu\u2019il pourrait occuper bientôt la première place dans les horizons atomiques.ff TECHNIQUE, Février 1953 117 \u2026pourquoi le radar utilise de très courtes longueurs d\u2019onde?C\u2019est parce qu\u2019un faisceau d\u2019ondes se comporte d\u2019autant plus comme un étroit pinceau que la longueur d\u2019onde est justement plus faible.Les ondes de radio ordinaires se propagent certes en ligne droite, mais elles ont tendance à s\u2019éparpiller énormément (à peu près comme la voix d\u2019un individu), de sorte qu\u2019il est difficile d\u2019en localiser la source avec précision.Au contraire les ondes centimétriques se comportent presque comme un pinceau lumineux, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles restent concentrées en un gi rs x be en jet étroit dont la réflexion par un obstacle produira un phénomène extrêmement net.RULE id ce \u2026qui est EINSTEIN?Nul n\u2019a oublié les controverses passionnées suscitées, en leur temps, par les fameuses théories d\u2019Einstein.Albert Einstein naquit à Ulm en 1879, et c\u2019est en 1904, puis en 1916 qu\u2019il donna les grandes lignes de cette « relativité généralisée » qui bouleversait toutes nos classiques conceptions de l\u2019espace et du temps.Selon lui, l\u2019espace et le temps ne devaient pas être considérés comme deux entités distinctes, mais comme deux éléments complémentaires d\u2019un « continuum spatio-temporel », se traduisant mathématiquement par l\u2019existence d\u2019un univers à quatre dimensions.Einstein nous enseigna ainsi que notre univers était « courbe », c\u2019est-à-dire qu\u2019un rayon lumineux devait forcément repasser par son point de départ au bout d\u2019un délai de quelques dizaines p p p P quelq de milliards d\u2019années.Jonglant avec le calcul tensoriel le plus ardu, Einstein nous donna les dimensions de l\u2019univers et mit sur pied une nouvelle mécanique destinée à remplacer celle de Newton, celle-ci ne constituant qu\u2019une première approximation de la réalité.Bien entendu, Einstein rencontra au début des adversaires acharnés, et au fond il faut dire que très peu de personnes étaient en mesure de suivre ses calculs.Cependant les vérifications expérimentales lui donnèrent raison.Ainsi, la mécanique relativiste explique fort bien le déplacement régulier de l\u2019ellipse que décrit Mercure autour du soleil, alors que ce déplacement était toujours demeuré une véritable énigme pour les astronomes.D\u2019autre part l\u2019éclipse du 28 mai 1919 permit de vérifier que les rayons lumineux rasant le soleil étaient légèrement déviés comme le prévoyait Einstein.Et aujourd\u2019hui, la mécanique relativiste, complétée au besoin par des théories plus récentes, est universellement adoptée.Sous le régime national-socialiste, Einstein dut quitter l\u2019Allemagne.Il s\u2019établit alors aux Etats-Unis et se fit rapidement naturaliser Américain.Sans qu\u2019il semble avoir pris une part directe à l\u2019élaboration des techniques atomiques, Einstein continue à suivre de très près les progrès de la science tout en exprimant son inquiétude sur les moyens de destruction vers lesquels on les oriente.Dans une lettre d\u2019une rigoureuse autorité, Einstein réclamait dernièrement la création au plus tôt d\u2019un « gouvernement du monde ».February 1953, TECHNIQUE Time was® | From the first crude means of measuring time to the modern atomic clock E lies many thousands of years of development and human ingenuity by WILMA CRANE and J.B.DONNELLY Wie you gag at the price of that delicate jewel-encrusted wristwatch you were thinking of buying for your Lady Love this Christmas, just remind yourself that the tiny glittering trinket, shimmering expensively in its bed of black velvet in the jeweller\u2019's showcase, is the culmination of more than six thousand years of man\u2019s ingenuity.That might help you to regain your breath, even if it doesn\u2019t help you to find the funds.The modern wristwatch is the direct descendant of a shadow on the wall ; of a cave\u2014a shadow cast by that greatest of all timepieces, the sun.It has an ancient and honorable lineage and such things, you know, are expensive.No one knows for sure when man began to measure time.Some sources believe that the first practical steps were taken about six thousand years ago in the Valley of the Nile, but it is probable that many centuries previously our earliest ancestors used the shadows cast by the sun to mark the passing of their day.Then, one day, some hairy Edison erected a pole and placed pebbles around it to create the first crude sundial.Nobody was around to present with a Nobel Prize, but in a later age, many have been undoubtedly given for less.It was a great step forward.Sundials as time measuring instruments have been used for centuries and even today have their place in ornamental parks and gardens.For many thousands of years they were the only practical method of telling the time and were an indispensable household item right up to the days of the Roman Empire and afterwards.Sundials varied in kind from the small indicator set into a stone face to the large garden variety, but not many were made to equal the sundial built by the Maharajah of Jaipur, India, in 1730.The indicator on that one is as high as an eight-storey building.From the beginning, however, the sundial was a fair weather-clock.As soon as the sun went behind a cloud, or when darness fell, our ancestors were reduced to guessing the time of day or night.Another method of measuring time had to be found not dependent upon the sun and, as is usually the case when something has to be invented, something was.Before very long\u2014perhaps a mere thousand years or so\u2014the candle, originally invented for light, was marked off in regular intervals and used to measure time.(1) Reproduced from \u201cNorthern Circuit\u201d published by Northern Electric Co.Ltd.| TECHNIQUE, Février 1958 119 The candle as a clock was useful and reliable and, along with the sundial enjoyed a long life, but it was not without its disadvantages.For the travelling man it was useless because, try as he might, there was no practical means for him to carry a lighted candle in his pocket.Again the inventive mind went to work: what passed for the National Research Council at the time knit its bushy brows.The result was a portable hour glass in which fine sand pouring through a small opening told your ancestors and mine that it was time to knock off work and go home to the hut.An adaptation of this principle came somewhat later and a was called the \u201cclepsydra,\u201d or \u201cwater stealer.\u201d bi Civilization, now equipped with four accurate methods of measuring time, CE turned its brains to other more pressing problems like new and better weapons ha of war, and further developments in the field did not take place for some time.Nothing much up to then had been done of a mechanical nature in measuring time and not until about 140 years before the birth of Christ that a wily fi Alexandrian named Ctesibus took the « water stealer « and added a few gear i wheels and hooked them to a gong-striking mechanism.This clock was a great à success and progressively became more and more complicated.Before long, little T figures were connected to the assembly and pointed to the appropriate hours on i a measured stick; lions roared; or replicas of historical and religious figures appeared every hour on the hour.The Ctesibus water-mechancial clock was the official time in the Roman Senate and attendants kept a sharp eye on it to time orators, who, even as today, were allotted a limited time in which to orate.The political mind was highly developed in classical times, again even as today, and it was common practice among flibustering senators to secretly add oil or mud to the water in the clock to slow down its dripping rate and increase their speaking time.eo PY er.Water as a power source for clocks was efficient and accurate enough but evaporation meant that constant attention had to be given to timepieces in order to keep their water up to the required levels.Furthermore, in dry countries water was too precious to use in this manner.Sometime during the 13th century, some genius substituted weights to move the pully and gear the attachments.The force of weights caused an iron bar to move from side to side, turing the gear wheels and moving the time indicator.This was the first truly mechanical clock.\u2014 > oe =m er.The earliest mechanical clocks appeared in Europe during this century.One of the first on record was installed in the old clock tower at Westminster in 1288; another in Canterbury Cathedral in 1292; and a third in the cathedral at St.Albans.An ancient model installed in Dover Castle in 1348 was still going strong at the Scientific Exhibition in London in 1876.( The first mechanical clocks had no dials.Their mechanism merely actuated i gongs or bells or moved figures.Faces were added with dials marked off in ] hours.For a long time, the hour hand was the only indicator and it was not until the later part of the 14th century that the minute hand was introduced.In essence, the clock as we know it was now in existence.Refinements were added from time to time and, eventually, the need for increased accuracy and reduced size led to the development of improved escapements and the mainspring.Clocks even at this stage were still temperamental affairs and required constant attention.Adjustments had to be made continually to keep them running 120 February 1953, TECHNIQUE Ta cpéticets cc ond HER ki PE ER TRE PY MERE ER HI with any degree of accuracy and among the more pleasant occupations of medieval times was the position of clock attendant.Finally, a clockmaker named De Vick, succeeded in making one that would run by itself without an attendant.It created a great furore in Europe and was such an unbelievable proposition that skeptics posted a guard beside it to make sure that no secret clock attendant sneaked up and looked after it when they turned their heads.Medieval clocks, of course, were large and weighty affairs and were geu- erally restricted to the towers and walls of public buildings and palaces.Around 1560, smaller versions began to appear in the homes of the wealthy.Called « birdcage » or «lantern» clocks, they hung on the wall, worked by means of weights, had only one hand, and were extremely accurate.en gies ite Time was just as important to the humble citizen as it was to the aristocracy, however, and some means had to be found to let him know when it was time to go to work and generally to regulate his life.It became the duty of the town watchmen, the « watch », to walk through the streets and cry out the hours along with the news of the day.The town crier has gone the way of the Model T, but his name is perpetuated in the small clock that most of us carry today, the watch.In the early 17th century, Galileo, whose fertile mind improved most of the mechanical things he came across during his lifetime, turned his attention to the clock.The pendulum which he introduced was another great step forward as was the so-called « dead beat» escapement of George Graham, a noted English astronomer and clockmaker of the period.Successive inventions and developments soon made possible a drastic reduction in size of the timepiece without too great a sacrifice in accuracy and the pocket watch was born.Much smaller than a clock, it was still a fairly large and weighty proposition to lug around in your pocket, but far handier than strapping a grandfather clock to your back, and our ancestors didnt complain, For some obscure reason the early pocket watch was called a «turnip» and, among the older generation, you still hear the expression today.In the 17th century the clock came into its own as an ornament, as well as a means keeping time.Most famous of the old scraftsmen was Thomas Tompion, a master clockmaker who turned out a great number of beautifully decorated and intricately fashioned clocks and watches during the period.George Graham, who invented the mercurial pendulum as well as the dead-beat escapement, was another craftsman whose clocks and watches are prized by collectors today.Robert Hooke, Quare, Huygens, and many others were also responsible for stimulating a thriving industry which, in the 17th and 18th centuries, was largely concentrated in England and France.In Europe, the early clocks were made by jewellers, locksmiths, blacksmiths, astronomers, and priests and many of these combined their talents in other fields with the art of making clocks.Thus, beautiful jewelled clocks embellished with precious metals were made in the early days, as were clocks decorated with delicate and intricate metal-work.The influence of the priests is found in a number of old examples in ancient cathedrals where the appearance of each of the twelve apostles marked the hours of the day.When the pendulum and weights were encased in a wooden box and the clock was made to stand on the floor, the y § TECHNIQUE, Février 1953 121 cabinet-maker added his creative ability to the industry and the early grandfather clocks are among the finest examples of cabinet-making in existence.Clock-making was introduced to this continent in colonial days and New England became the centre of the industry, as it still is.Unlike Europe, the first clockmakers in North America were carpenters and the earliest clocks were made of wood.Eli Terry, a Connecticut « Yankee » was one of the earliest and best known makers and he and his helpers made their earliest clocks by hand.Hanging the clocks from the saddles of their horses, they peddled them through the countryside.Terry is credited with being the first clockmaker to use machinery to make his clocks as.his business increased.The name of his pupil, Seth Thomas, is also a by-word in the American industry and clocks and watches still bearing his name are being turned out today by the company he founded.As time wore on, the increased use of timepieces and the growing interdependence in trade of cities and countries led to the need for establishing a uniform time standard throughout the world.It was decided that the fixed stars were the best means of time measurement and, in all countries, time, computed to the accuracy of one hundredth of a second, is provided by checking the rotation of the Earth with one of these distant flaming suns which are so deep in the heavens that, to us, they appear only as points of light.In Canada, this checking is carried out by the Dominion Observatory in Ottawa.In the latter\u201419th and early 20th centuries, scientific attention was largely directed to the application of electricity as a motive power.Soon the clock-makers got around to using it and, in 1916, the first electric clock was invented.Electric clocks have the advantage of not requiring winding and are generally more accurate than those run by clockwork.Of recent years, scientists have found that 1/100th of a second is not always accurate enough for their needs and the result has been the development of a means of super-accurate time measurement.Necessary in modern science where terrific velocities are dealt with, the new means is the so-called « atomic clock » which is so accurate that it would take 3,000,000 years for it gain or lose a second.The atomic clock consists of molecules of ammonia gas.In each molecule there are three atoms of hydrogen and one of nitrogen.With the three hydrogen atoms in a triangular pattern, the nitrogen atom flips back and forth perpendicular to their plane at the rate of 24,000,000,000 times a second.It is interesting to know that the atomic clock exists and, undoubtedly, its benefits eventually percolate down to us in the form of easier ways of doing things and higher standards of living, the alarm clock, the time-punch clock, and the old battered clock on the office wall are sufficient for all our practical needs.Our lives are generally ruled by this unholy trio and their accuracy is often too great for our peace of mind.We may well be thankful that no one has thought of introducing an atomic clock with a punch-card attachment.Tonight, we\u2019ll dream about trying to get into the office on time to a couple of billionths of a second.And now, let\u2019s go back to that jewellery store and ponder again over that fragile bit of nonsense that we were considering before.It would have been much | simpler, and cheaper too, back in the days when a watch for the wife meant sticking a pole in the ground and putting a few pebbles around it.But, what the heck! She\u2019s worth it, isn\u2019t she?February 1953, TECHNIQUE Thy ler ala | La lumière électrique visible Les ondes électriques visibles par RIKI AMES CLERK MAXWELL démontra par le calcul, pour la première fois, en 1867, l\u2019identité des ondes électro-magnétiques et des ondes lumineuses, identité qui devait ensuite être vérifiée expérimentalement, en juin 1887, par le physicien allemand Henri HERTZ.Une onde lumineuse est ainsi assimilable à une suite de perturbations électro-magnétiques à très haute fréquence, se propageant de proche en proche par induction, avec une vitesse de l\u2019ordre de 186,000 milles à la seconde.La physique a ainsi démontré la nature commune des ondes hertziennes et des ondes lumineuses, avec leurs prolongements qui sont les rayons calorifiques ou infrarouges du côté des grandes longueurs d\u2019onde; les rayons \u2018ultra-violets et les rayons X du côté des petites.La continuité de l\u2019échelle des ondes a été démontrée, en particulier, en ce qui concerne la jonction entre les ondes électriques et les radiations calorifiques infrarouges.L\u2019expérience décisive à ce sujet remonte à 1924; Mme Glagoleva,Arcadiewa a pu obtenir, à ce moment, des oscillations amorties d\u2019une longueur de 880,000 angstroms, seulement à l\u2019aide d\u2019oscillateurs de Hertz minuscules comprenant un éclateur placé dans la vapeur de mercure.Pourtant, les radiations infrarouges ainsi obtenues restaient encore invisibles, et jusqu\u2019à présent, on n\u2019avait donc pu réaliser de la lurnière électrique directe, c\u2019est- à-dire des radiations électriques assez courtes pour être directement visibles.Dans tous les procédés d\u2019éclairage électrique que nous employons, l\u2019énergie électrique n\u2019est pas transformée directement en énergie lumineuse, et il y a toujours production d\u2019un phénomène auxiliaire qui détermine des pertes plus ou moins élevées.Dans les ampoules électriques a filament a incandescence, nous sommes obligés de chauffer un filament en le faisant traverser par un courant continu ou alternatif, et les radiations calorifiques dégagées sont inutiles.Dans les lampes à fluorescence ou à luminescence, nous sommes également obligés d\u2019avoir recours à des phénomènes auxiliaires d\u2019ionisation des gaz ou de transformation de certains composés chimiques, sous l\u2019action des radiations ultra-violettes.Le procédé d\u2019éclairage électrique théoriquement idéal sans pertes, consiste évidemment à produire directement des radiations électriques lumineuses, c\u2019est-à-dire de longueur d\u2019onde assez courte pour se trouver dans le spectre visible.Cette production de lumière électrique pure était prévue depuis longtemps, mais elle a été réalisée, pour la première fois, il y a peu de temps, dans l\u2019appareil Synchrotron de la General Electric Company.dans ses laboratoires de Schenectady.Cet appareil est utilisé, on le sait, pour l\u2019étude de l\u2019énergie nucléaire, et permet la production d\u2019un flux d\u2019électrons, soumis à des vitesses extrêmement élevées.Les électrons accélérés parcourent TECHNIQUE, Février 1953 123 EL portée de l\u2019usager moyen.une orbite assez restreinte, de l\u2019ordre de 12\u201d de rayon environ, et, dans les conditions de l\u2019expérience, constituent de petits émetteurs d\u2019ondes électro-magnétiques.Ces ondes sont extrêmement courtes, et grâce à elles, on a pu réaliser directement, pour la première fois, des radiations visibles de l\u2019ordre de quelques milliers d\u2019angstroms.Les observateurs ont ainsi pu apercevoir la véritable lumière électrique pure, blanche et brillante.Cette lumière est d\u2019ailleurs polarisée, c\u2019est-à-dire que ses vibrations se transmettent dans un plan bien déterminé, et on peut en empêcher la propagation au moyen d\u2019un dispositif analyseur, par exemple, d\u2019un filtre polarisant.La lumière électrique pure constituera peut-être l\u2019éclairage de l\u2019avenir; son rendement théorique est parfait, mais il s\u2019écoulera sans doute de nombreuses années avant que son prix de revient et ses conditions d\u2019emploi pratique ne la mettent à la CO UNE CLÉ D\u2019OR OUVRE TOUTES LES PORTES Cette clé d\u2019or, c\u2019est le chauffage par rayonnement.Il vous ouvre les portes du bien-être et de la joie de vivre.Une chaleur douce émane des murs sans soulever de poussière.vous enveloppe délicieusement.Venez voir notre édifice pourvu du merveilleux système de chauffage ou demandez notre brochurette explicative.Tous travaux en chauffage-plomberie Equipe de techniciens Ouvriers spécialisés Théorie alliée à la pratique MA.360 est, rue Rachel \u2014 Montréal 4107 VIENT DE PARAÎTRE! Pour la première fois.TOUT CE QUI CONCERNE LA CONSTRUCTION L\u2019ENCYCLOPÉDIE PRATIQUE DU BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PRATIQUES 3 volumes reliés - 3,042 pages de texte 51,120 illustrations in-texte 60 hors-texte, plans et abaques UNE AUTRE GRANDE REALISATION « QUILLET » Prospectus illustré sur demande: MAISON DU LIVRE FRANÇAIS DE MONTRÉAL, INC.«La Maison des Encyclopédies » 1750, rue Saint-Denis MONTREAL, Qué.pu AVA rm, MATERIAUX DE CONSTRUCTION © ISOLATION PRODUITS REFRACTAIRES Etablie en 1872 1040, rue BLEURY ALEX.BREMNER LIMITED LA.2254* MONTREAL \u2014 124 February 1953, TECHNIQUE A (F L'Encyclopédie Pratique du Bâtiment et des Travaux Publics par JEAN-CLAUDE NEPVEU, Ing.P.LL A maison Aristide Quillet, librairie française de réputation internationale, a publié récemment une oeuvre d'envergure, qui ne manquera pas d\u2019intéresser les lecteurs de la revue Technique.Il s\u2019agit de l\u2019Encyclopédie Pratique du Bâtiment et des Travaux Publics.Rédigé par d\u2019éminents techniciens, ingénieurs et architectes sous la direction de monsieur Pierre Robin, cet ouvrage comprend trois volumes reliés, de quelques mille pages chacun.Plus de cinq mille illustrations, montrant les plus remarquables réalisations dans le domaine du bâtiment et des travaux publics, vivifient les textes et mettent en lumière l\u2019évolution des techniques à travers les âges.Enfin, une quantité de plans, tableaux et abaques permettent de simplifier les calculs et partant d\u2019en hâter l\u2019exécution.L'oeuvre se divise en cinq parties principales: 1 \u2014 Exigences fonctionnelles 2 \u2014 Esthétique 3 \u2014 Introduction aux techniques 4 \u2014 Bâtiment 5 \u2014 Travaux publics.Chacune de ces parties principales se subdivise en plusieurs chapitres préparés par différents collaborateurs tous hautement qualifiés pour traiter les sujets qui leur ont été confiés.Exigences fonctionnelles L'auteur du premier chapitre fait un brillant exposé des fonctions de l\u2019architecture et en définit les buts qui consistent, selon les meilleurs architectes contemporains, à satisfaire à certains besoins individuels et collectifs de l\u2019homme et à favoriser son développement éventuel.Puis il établit la différence entre le besoin d\u2019abri et les besoins organiques et spirituels.Le chapitre suivant porte sur les circulations intérieures et extérieures.Il traite des espaces qu\u2019il faut aménager pour permettre le déplacement des hommes, des véhicules, des objets et des fluides.La partie sur les escaliers est particulièrement bien développée; elle comporte les principes de base qui en régissent la construction, à savoir: ligne de foulée, emmarchements, croisement, relation entre giron et hauteur de marches, balancement, angle, échappée, etc.L\u2019éclairage diurne et l\u2019acoustique font l\u2019objet d\u2019études intéressantes qui dépassent en portée les notions fondamentales des traités élémentaires de physique.TECHNIQUE, Février 1953 125 nca cheats d venin en de te tee a AE MLAS ALL adie On y étudie, par exemple, la composition du rayonnement solaire, la hauteur-solaire, l\u2019angle horaire, l\u2019influence de la réfraction atmosphérique sur les rayons solaires, l\u2019ensoleillement des façades et l'énergie qu\u2019elles reçoivent, le facteur du ciel, le facteur de lumière de jour et l\u2019éclairage industriel.L\u2019acoustique, pour sa part, comprend les mouvements vibratoires, le mode de propagation et la vitesse du son, la théorie des ondes, la réflexion et la diffraction du son, ses caractères, ses propriétés, ses qualités, de même que ses effets physiologiques et pathologiques.Le sous-chapitre intitulé « acoustique appliquée aux constructions » est susceptible d\u2019intéresser davantage ceux qui s\u2019adonnent à la construction.L\u2019auteur du chapitre sur l'habitation, monsieur André Wogenscky, reprend l\u2019énumération des besoins et des actes individuels et familiaux pour tenter d\u2019indiquer quelles sont les solutions possibles et celles qui semblent le mieux répondre aux fonctions de l\u2019habitation.Monsieur Pierre Robin, directeur de la publication, énonce plus loin les règles de « l\u2019élaboration du plan », règles précieuses à qui entreprend la construction de sa maison, en dresse les plans et se charge de surveiller les travaux.Les règles de chauffage, de ventilation et d\u2019éclairage subséquemment exposées, ajoutent encore à la valeur de ce guide et complètent l\u2019énoncé des notions nécessaires à toute bonne construction.Puis viennent les chapitres consacrés à trois classes particulières de bâtisses, à savoir; les locaux administratifs, les établissements d\u2019enseignement et les églises.L'étude des établissements d\u2019enseignement est bien élaborée.Un brillant traité d\u2019urbanisme social termine cette première partie.Les éléments de base d\u2019ordre physique, psychologique et social, le fait urbain et l\u2019urbanisme proprement dit en sont les grandes lignes.Les solutions ingénieuses que propose l\u2019auteur et qui ont d'ailleurs été éprouvées dans plusieurs grandes villes, sont de nature à faire rêver les Montréalais conscients des problèmes toujours grandissants que la métropole doit envisager.À la lumière de ces solutions, il semble que seules des mesures d'urbanisme radicales, telles que la décentralisation systématique, l\u2019aménagement de voies d\u2019évitement et la construction d\u2019un métropolitain sauront améliorer une situation en passe de devenir intenable.Esthétique de l\u2019architecture L\u2019esthétique de l\u2019architecture moderne, l\u2019histoire de l\u2019architecture, l\u2019esthétique des ponts, les maisons rurales et anciennes et les jardins sont les sous-titres de cette deuxième partie.Après quelques considérations intéressantes sur les valeurs esthétiques, Maurice Crevel, architecte, définit l'influence des conditions sociales, économiques ci matérielles sur l\u2019esthétique architecturale.Il montre, à l\u2019aide de magnifiques illustrations, la production des diverses écoles actuellement en compétition dans le monde.Puis il fait quelques constatations sur les façades et les matériaux les plus communément utilisés, pour ensuite appliquer les principes de l\u2019esthétique à différents programmes, notamment l'habitation, les édifices commerciaux, publics et sportifs, les gares de chemin de fer, les salles de spectacles, les édifices hospitaliers et les établissements industriels.L'auteur termine par une savante analyse des particularismes nationaux de l\u2019Europe, de l\u2019Amérique et du Japon.Michel Parent, dans son récit de l\u2019histoire de l\u2019architecture, passe en revue les différentes écoles qui se sont suécédé de peuple en peuple à travers les époques; il en définit les styles, les formes et les modes de construction.Après un bref aperçu de l'architecture préhistorique, il met le lecteur en contact avec les architectures des February 1953, TECHNIQUE = =zs\u2026 = \u2014\u2026e\u2026 tt Tt 0 TECHNIQUE, Février 1953 pays anciens, comme l\u2019Egypte, la Mésopotamie, la Grèce, Rome.Puis il décrit les arts byzantin, musulman, roman et gothique.Il remonte ainsi le cours des âges jusqu\u2019à nos jours, enrichissant son texte de photographies d\u2019oeuvres aussi récentes que le Sacré-Coeur de Montmartre, le Tombeau de Napoléon aux Invalides et le Capitole de Washington.L\u2019esthétique des ponts est examinée sous les quatre aspects suivants: lo) les valeurs esthétiques, 20) les facteurs objectifs, 30) les catégories d\u2019ouvrage, 4o) l\u2019iconographie.Il semble bien de prime abord que l\u2019architecte seul doive posséder les connaissances fondamentales des exigences fonctionnelles et de l\u2019esthétique qui font l\u2019objet des deux premières parties.Or, le technicien et l'ingénieur ne peuvent, eux non plus, les ignorer dans la poursuite de leurs travaux.Sans en faire une application constante, ils y trouvent néanmoins un complément important à leurs connaissances techniques ou, encore mieux, un puissant médium d\u2019enrichissement culturel.Introduction aux techniques La troisième partie, comme le suggère son titre, renferme les connaissances fondamentales dérivées des mathématiques et des sciences nécessaires à la solution des nombreux problèmes que pose le bâtiment.Le directeur de l\u2019Encyclopédie a vu à y inclure ces notions de base, pour dispenser le lecteur de recourir à tout autre livre ou formulaire.C\u2019est là une initiative heureuse qu\u2019il convient de souligner.Voici les grandes lignes du sommaire de cette partie: Géométrie descriptive \u2014 Droite et plan; méthodes générales: changements de plans, rotation, rabattements; questions de distances et angles, etc.Perspective \u2014 Généralités; genres de perspectives; procédés de mise en perspective; représentation de la droite du point et du plan: intersection de droites et de plans; etc.Dessin technique \u2014 Indications générales: qualités requises, principes généraux, moyens graphiques, dessin technique proprement dit, cotes; dessins particuliers: bâtiment, béton armé, coordonnées, mécanique, conclusion.Dessin artistique \u2014 Comment apprendre à dessiner; procédés; l\u2019art proprement dit.Topographie \u2014 Unités de mesure; forme et dimensions de la terre; notions sur les erreurs; instruments; procédés topographiques généraux; application des procédés topographiques à certains levers; photogrammétrie.Tracé des épures de terrassement \u2014 Théorie générale des raccordements employés dans les tracés de travaux publics; tracés linéaires et procédés topographiques de lever du terrain naturel; cubature des terrasses et épures du mouvement des terres; établissement et présentation des pièces techniques d\u2019un projet définitif, etc.Les matériaux \u2014 Chimie; géologie; les pierres: classification chimique, géologique et biologique, provenances; aggloméris divers: liants hydrauliques; plâtre; métaux; bois; miatériaux bitumeux et goudronneux.Eléments de mécanique \u2014 Mouvements et forces: cynématique et dynamique; caractéristiques mécaniques des métaux; usinage; assemblages, organes de machines.Le matériel de génie civil \u2014 Généralités; moteurs; matériel de terrassement; travaux en rocher; transport; levage et manutention; matériel pour travaux maritimes et fluviaux; préparation des matériaux; matériel de sondage et de forage; de route et de voies ferrées.Es Er BARI VOTE EE OC PS Set Formulaire mathématique \u2014 Géométrie élémentaire; algèbre; trigonométrie.Résistance des matériaux \u2014 Théorie des vecteurs; statique rationnelle; statique graphique; moments d'inertie; théorie mathématique de l\u2019élasticité; détermination des contraintes dans les constructions; corps et systèmes de corps à liaisons isostatiques et hyperstatiques; déformations simples; poutres droites isostatiques; détermination de la ligne élastique d\u2019une poutre droite; flambage ou voilement; systèmes articulés; poutres continues; déformations composées; pièce à ligne moyenne courbe ou arcs et à ligne moyenne brisée; systèmes à assemblages rigides; surcharges mobiles, lignes d\u2019influence; méthode de déformation.Suit une étude de diverses applications pratiques et des calculs connexes.Bâtiment Comme on peut le prévoir, la partie consacrée au bâtiment compte parmi les plus importantes de l'oeuvre; elle occupe à elle seule plus de 700 pages également réparties dans les 2° et 3° volumes Les phases de la construction sont relatées dans l\u2019ordre dans lequel elles se poursuivent dans la pratique.Les terrassements, les fondations, la maçonnerie, les charpentes de béton ordinaire, précontraint et translucide, de bois, de métal et les couvertures font l\u2019objet d\u2019études approfondies.Un chapitre complet est consacré à l\u2019étanchéité.Le troisième tome débute par une étude détaillée des différents métiers qui s\u2019identifient au bâtiment, à savoir la menuiserie, la serrurerie, la peinture, la plomberie et l\u2019électricité.Cette quatrième partie se termine par l\u2019énumération des moyens de protection des édifices contre le feu.Il convient de souligner le magnifique exposé sur la précontrainte.Procédé très en faveur en Europe, la précontrainte commence seulement d\u2019intéresser les constructeurs canadiens, mais il est permis de croire qu\u2019elle recevra de nombreuses applications dans un avenir prochain.Après un bref énoncé de la théorie mise au point par Freyssinet, l\u2019auteur énumère les différents moyens de créer des précontraintes, les difficultés de réalisation et termine par le calcul-type d\u2019un pont.Travaux publics La 5° partie, intitulée travaux publics, embrasse les travaux conçus et calculés par l'ingénieur.Les ponts, les tunnels, les applications de l\u2019hydraulique, les systèmes d\u2019alimentation et de distribution d\u2019eau, les égouts, les routes, les chemins de fer et les usines hydroélectriques en font l\u2019objet.Dans le chapitre sur les ponts, l\u2019auteur énonce les modes de calcul pour les divers types de ponts et traite des dispositions d\u2019ensemble, des fondations et des conditions techniques générales.Conclusion Les problèmes du bâtiment sont plus que jamais à l\u2019ordre du jour et l\u2019Encyclopédie Pratique du Bâtiment et des Travaux Publics vient donc répondre à une nécessité urgente.Elle offre à tous ceux qui travaillent dans les multiples industries du bâtiment, quels que soient leur spécialité et leur degré d\u2019instruction, un instrument de travail efficace.Elle leur permet d\u2019établir toutes espèces de projets sans recourir à de nombreuses publications.La coordination judicieuse des sujets traités constitue une belle harmonie, celle que l\u2019on doit rechercher dans un bel édifice.Somme toute, la maison Quillet a voulu apporter sa contribution à la construction française, mais elle aura, du même coup rendu les plus grands services à tous les pays aux prises avec la crise du logement.February 1953, TECHNIQUE te CHRONIQUE DE L\u2019AUTOMOBILE iy ng : LES FREINS a; a œ 4 Ki par JOSEPH CARIGNAN, T.D.PROFESSEUR, ECOLE DE L'AUTOMOBILE MONTREAL is E ent | i N OUS continuons l\u2019étude des organes de l\u2019automobile.Les freins sur la Er .voiture moderne sont des organes de première importance car ils doivent immobi- È \" liser une voiture qui se déplace quelquefois à la vitesse d\u2019un bolide, et ce travail 3 , formidable s\u2019accomplit par la friction de garnitures qui s\u2019appliquent sur les tambours É * dont les roues sont munies.1 ' Si on considère la surface des pièces qui s\u2019appliquent et la grande quantité A 1 de chaleur produite par la friction résultante pour immobiliser une voiture qui se 3 , déplace à une vitesse de 50 miles à l\u2019heure, on réalise sans peine l\u2019importance de i iy conserver ces pièces en bon état.Les garnitures sont montées sur des sabots qui 3 a pivotent sur un point de fixation.Ces garnitures doivent posséder un coefficient de 3 \u201c friction qui se place dans des limites assez rapprochées.En effet, si la friction des i i garnitures est trop élevée, les forces transmises au mécanisme de freinage atteignent 3 E une valeur trop élevée pour sa conservation et l\u2019arrêt de la voiture s'effectue brusque- j ment.Par ailleurs, si la friction est trop basse, le temps d\u2019arrét s\u2019allonge au point ou 9 la conduite a haute vitesse est dangereuse.D\u2019autre part, les surfaces de freinage É étant réduites au minimum en raison de l\u2019encombrement, il faut que la portée des A garnitures sur le tambour soit parfaite.Ce qui requiert des réglages précisa Les freins modernes sont du type hydraulique.Ce qui signifie que la trans- 4 mission de la force appliquée sur la pédale pour actionner le mécanisme des freins | I aux roues, s\u2019accomplit par l\u2019entremise d\u2019une colonne de liquide.Ce liquide est con- 3 \u201d tenu dans des conduites qui relient un cylindre appelé « cylindre maître » dans lequel E se déplace un piston relié à la pédale d\u2019une part, et les cylindres appelés « cylindres 1 de roue » dans lesquels se déplacent deux pistons qui actionnent les sabots.Le liqui- ; de employé est une huile conçue à cette fin et remplit l\u2019ensemble des cylindres et des | | conduites.r La pression appliquée sur la pédale se transmet au liquide par le piston et : selon une loi de la physique, cette force se transmet également aux pistons dans les d cylindres des roues, et les sabots appliquent les garnitures sur les tambours.Les + garnitures s\u2019usent à la longue et le jeu entre les garnitures et le tambour, qui norma- ÿ ! lement est très faible, augmente.Ce qui allonge la course de la pédale.Lorsque cette EF \u201c dernière atteint une distance d'environ trois pouces du plancher, il faut rétablir le fp h jeu normal entre les garnitures et le tambour.Si le jeu est trop faible, les garnitures ÿ frottent constamment sur les tambours, les accélérations sont alors molles et la con- 8 sommation d\u2019essence est excessive.0 TECHNIQUE, Février 1953 129 1 ; 130 La pédale doit être solide au moment de l\u2019application.Une pédale-ressort est celle qui donne l\u2019impression que la pédale comprime un ressort.Cet effet se produit lorsque de l\u2019air s\u2019introduit dans le système.Il faut alors purger les canalisations.Ce qui signifie que l\u2019air contenu dans l\u2019huile en émulsion doit être enlevé et remplacé par un liquide à freins approuvé.Il est difficile de protéger des projections d\u2019eau et de poussière le mécanisme de freinage aux roues, en raison de sa situation.On doit donc l\u2019inspecter à intervalles réguliers afin de prévenir les défectuosités qui, dans le cas du freinage, ont toujours des conséquences graves.L\u2019automobiliste conscient de sa protection et de celle des occupants de sa voiture, doit se faire un devoir de s\u2019assurer que ses freins sont toujours en bon état.Il doit se rappeler que la prévention vaut mieux que la guérison et qu\u2019elle évite de graves dégâts humains et matériels.L'explosion et le feu d\u2019un baril de naphte par LOUIS BOURGOIN E 14 septembre 1945 un désastre se produisait dans une rue populeuse de la ville de Montréal.Un baril renfermant du naphte prenait feu et faisait explosion, causant la mort de plusieurs personnes et des brûlures à un grand nombre d\u2019autres qui étaient pourtant assez loin du lieu du sinistre.Rappelons que le naphte ou solvant de naphta est un produit de la distillation du goudron de houille et que ce corps liquide est employé en peinture pour le nettoyage et comme diluant dans des matières épaisses.C\u2019est un hydrocarbure et comme tous les corps de son genre, lorsqu\u2019il est en présence d\u2019air, c\u2019est un combustible et dans certaines conditions le combustible peut être explosif.Toutes les explosions ei inflammations de corps analogues sont dues à trois causes: 1, \u2014 L\u2019étincelle provenant du choc d\u2019outils ou de la rupture d\u2019un courant électrique, comme une lampe ou un instrument électrique que l\u2019on défait du circuit électrique.2.\u2014 Par le feu direct, une allumette rouge ou enflammée, cigarette ou cigare.3.\u2014 Par la chaleur au-dessus d\u2019une certaine température critique.Toutes ces causes aux explosions sont dangereuses et quelques-unes sont difficilement évitables.Il faut donc prendre des précautions constantes pour éviter le con- (1) Article posthume.February 1953, TECHNIQUE Les (Th 11 I~ CE tact de la flamme, quelle qu\u2019en soit l\u2019origine, avec des vapeurs explosives.Les vapeurs sont explosives lorsqu\u2019en présence de l\u2019air elles s\u2019y trouvent en différentes proportions.On sait que dans le cas du baril de naphte, cause d\u2019accidents mortels, un individu, par une distraction inadmissible a essayé près du baril d\u2019enflammer du naphte avec une allumette.Autour d\u2019un tel baril de naphte se trouvent toujours des vapeurs ou du liquide qui a coulé du baril par le robinet.En mettant le feu à une petite quantité de naphte qui brûle avec une flamme fuligineuse, émettant des flammèches qui peuvent être rougies, ces flammèches ont dû toucher le baril et lui communiquer le feu.La chaleur autour du baril était suffisante pour engendrer une dilatation dans le naphte liquide contenu dans le baril.Cette dilatation était suffisante pour faire éclater le baril de naphte liquide, lequel s\u2019est enflammé immédiatement dans toute sa masse avec explosion.L'explosion entraîna du naphte liquide qui s\u2019est mis à brûler sur les vêtements des personnes atteintes par l\u2019explosion du liquide enflammé.L\u2019interdiction de fumer ou d\u2019allumer un feu quelconque aux alentours des barils qui contiennent des matières inflammables est toujours indiquée par une étiquette rouge sur les matières vendues par les fabricants.Signalons aussi que des explosions peuvent avoir lieu aussi lorsque dans un baril qui a contenu de la gazoline ou du naphte on introduit une allumette pour voir si le baril est propre ou vide.Quand vous avez à manipuler chez vous des quantités importantes de ces liquides inflammables et que vous n\u2019êtes pas certains des précautions à prendre, il est toujours recommandable de demander l\u2019avis des services d\u2019incendies.FONDÉE EN 1858 ESTABLISHED 1858 Négociants en gros - Importateurs MATÉRIAUX DE PLOMBERIE ET DE CHAUFFAGE T.PRÉFONTAINE & Cie Ltée Paul Préfontaine, président PLANCHERS DE BOIS FRANC BOIS DE CONSTRUCTION © HARDWOOD FLOORING AND FRS.DESCHENES LUMBER Gérant-technicien Wilbank 8738 .5685, rue Iberville MONTREAL 01417, rue CHARLEVOIX, MONTRÉAL eschènes s fils [rés St FRontenac 3175-6-7 POULIES EN V COURROIES EN V de toutes sortes COURROIES Plates et rondes A de toutes sortes AGRAFES et LACETS ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et en caoutchouc MANUFACTURIERS CANADIENS DE COURROIES LTEE (The Canadian Belting Manufacturers Limited) 1744 rue Williams - WE.6701 Montréal Banque Canadienne Nationale pour toutes vos opérations de banque LA est à vos ordres et de placement Actif: plus de $490,000,000.554 bureaux au Canada ECHNIQUE, Février 1953 131 22132244 EN SSA a 2 EMMBOTIEE iad a DEP EN DOC CALE LA Le NOUVEL EXÉCUTIF DE LA CORPORATION DES TECHNICIENS M.ALBERT LAPIERRE, T.P.(Chapitre anglais de Montréal) Trésorier M.JEAN FRIGON, T.P.(Chapitre des Trois-Rivières) 2e vice-président 132 à DIPLÔMÉS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC M.CHAS-E.BREARD, TP.M.JEAN CHASSAY, TP.(Chapitre de Québec) (Chapitre français de Montréal) Président général 1er vice-président M.BERNARD JANELLE, T.D.(Chapitre français de Montréal) Secrétaire général February 1953, TECHNIQUE CY Pr oe Chez les techniciens diplômés de Montréal Ex arrivant au terme de notre année d\u2019activités, pour le chapitre fran- cais de Montréal, nous nous permettons d\u2019établir un bilan sommaire des nombreuses réalisations accomplies a date.Nous pourrions énumérer en détails, toutes les manifestations que nous avons eues, mais nous nous limiterons aux plus importantes.Mentionnons l\u2019éclatant succès que nous avons remporté, lors des fêtes conjointes du 25° anniversaire de la Corporation et du 40° anniversaire de l'Ecole Technique de Montréal, tenues les 30 et 31 mai, 1952.Grâce à l\u2019amabilité du directeur de l\u2019Ecole Technique de Montréal, M.Rosario Bélisle, T.D., et au dévouement de son personnel, les journées d\u2019étude du congrès furent des plus réussies.Soulignons que plus de 700 convives assistaient au banquet de clôture, tenu à l\u2019hôtel Windsor, où le conférencier invité, l\u2019honnorable premier ministre de la province, Maurice-L.Duplessis, prononça cette phrase mémorable: « Le technicien est le facteur important dans le développement économique de la province et du pays tout entier ».Nous est-il permis de remercier sincèrement tous les nombreux auxiliaires qui ont secondé si habilement l\u2019organisateur en chef, M.Léo Charlebois, T.P., ainsi que tous les chapitres de la province, qui ont délégué de si nombreux membres à ces fêtes.Le comité des « Techniciens en affaires », qui fut fondé par M.Marcel Charron, T.P., et maintenant sous l\u2019habile direction de M.Charles-A.Grothé, T.P., a redoublé d\u2019ardeur durant l\u2019année 1952.Quatre causeries, toutes plus intéressantes les unes que les autres, ont été données par des conférenciers de marque, devant un auditoire d\u2019environ quarante hommes d\u2019affaires, à chaque dîner-causerie.Le comité de pratique oratoire, qui est en train de se former, s\u2019annonce des plus intéressants, pour les prochains mois.\u2018 Deux buffets-causeries furent tenus à l\u2019Ecole Technique de Montréal: « Souvenirs de Grèce », par M.Gabriel Rousseau, T.P., récemment arrivé de Grèce, où il fut en charge du comité d\u2019organisation de l\u2019enseignement technique.« Démonstration des inventions du professeur Auguste Liessens », soirée qui fut très goûtée de tout l\u2019auditoire.« Démonstration du moteur à jet Rolls-Royce » et explications par des professeurs et experts de l\u2019Université McGill.Ce moteur qui a été en montre dans le hall de l\u2019Ecole Technique de Montréal, durant deux mois, a une valeur d\u2019environ $50,000.00.Le chapitre a donc bourdonné d\u2019activités, durant toute l'année, grâce au dynamisme du président, au travail laborieux de son exécutif et au zèle inlassable de son conseil.L\u2019élan était donné et tous sans exception ont aidé à accomplir en 1952, les plus grandes réalisations que la Corporation avait sagement mûries, durant les vingt-cinq années de son existence.BERNARD JANELLE VF frECHNIQUE, Février 1953 133 PSEUDONYMES DES FIBRES SYNTHÉTIQUES \u201c par C.R.GRAHAM VOICI UN GUIDE CLAIR ET PRATIQUE À QUI VEUT SAVOIR CE QU\u2019IL ACHÈTE ET COMPRENDRE LE LIBELLÉ DE L\u2019ÉTIQUETTE P ORTEZ-VOUS un peu de téreph- thalate polyéthylénique aujourd\u2019hui ?Ou peut-être de la polyacrylonitrile ou même un soupçon d\u2019adipamide polyhexaméthylénique?Ne dites pas non tout de suite! Parce que si vous portez des vétements en Dacron, en Orlon ou en nylon, il vous faut répondre « oui »! La chimie affuble les fibres textiles synthétiques d\u2019appellations si longues et si compliquées qu\u2019il est nécessaire de leur ajouter des noms commerciaux.Même le chimiste ne s\u2019évertuera pas à dire adipamide polyhexamé- thylénique quand il peut employer un mot aussi simple et précis que nylon.Cependant, l\u2019augmentation rapide du nombre des fibres synthétiques et leur désignation sous des marques différentes a créé de la confusion chez le consommateur.Rayonne et nylon ont, pour l\u2019acheteur, une signification nettement définie.Mais connaît-on les caractéristiques de ces fibres: Dacron, Orlon, Térylène, Vicara, Acri- lan, Dynel, Saran, Ardil?Tous ces noms identifient des fibres textiles présentement sur le marché ou qui le seront en 1954.Leur succès dépendra de leur utilité pour le consommateur.(1) Reproduit de « L\u2019Ovale C.I.L.>.134 À priori, la diversité des noms déroute le consommateur.L'acheteur averti saisira pourquoi la fabrication des fibres se renouvelle sans cesse.Les caractéristiques qu\u2019on leur ajoute les rendent plus durables, par conséquent plus avantageuses et plus économiques que les fibres déjà connues.Mais la perspective d\u2019acheter à meilleur compte ne vaut-elle pas une étude des propriétés de chaque fibre ?On peut classer toutes les fibres textiles importantes \u2014 naturelles et synthétiques \u2014 en cinq groupes principaux.Les fibres de chaque groupe possèdent des caractéristiques communes et peuvent souvent être substituées l\u2019une à l\u2019autre ou mélangées entre elles.Avant de passer à la classification, voici quelques généralités.Environ 25% des fibres employées sur notre continent dans la confection et le tissage est synthétique, et la fabrication des nouveaux produits synthétiques croît à un rythme sans précédent dans l\u2019industrie textile.Très souvent, les nouvelles fibres feront le complément des naturelles.Les tissus de l\u2019avenir consisteront en des mélanges de fibres naturelles et synthétiques, chacune conservant ses caractéristiques.Les tissus seront « faits sur commande », les fibres étant combinées February 1953, TECHNIQUE Xe le pt le ae presque à souhait pour obtenir les propriétés requises.Dans l'intervalle, de nouvelles fibres synthétiques viendront éclipser certaines de celles que l\u2019on produit actuellement.Une autorité en textiles estimait qu\u2019il faudra encore cinq ans d'expériences pour déterminer les avantages relatifs des nouvelles fibres et qu\u2019il s\u2019écoulera probablement dix ans avant qu\u2019elles s\u2019implantent sur le marché des textiles.Et voici les cinq groupes principaux de fibres textiles: 1°\" groupe: les dérivés cellulosiques Coton, lin, rayonne, acétate La cellulose est le principal élément fibreux du bois et de la plupart des autres végétaux.La cellulose naturelle est extraite du chanvre et du cotonnier.Premières fibres artificielles, la rayonne et l\u2019acétate sont devenues peu coûteuses et concurrencent le coton.La technologie des textiles a tellement progressé qu\u2019on produit maintenant des fibres cellulosiques de diverses qualités pour se prêter à la fabrication de toutes sortes de vêtements et à d\u2019autres usages industriels.La récente invasion par la rayonne du marché des vêtements d\u2019été pour hommes le démontre bien.Ces fibres, et celles qui servent à des fins industrielles telles que les cordes en rayonne des pneus, sont solidement établies sur le marché et la place qu\u2019elles y occupent semble de tout repos.2ème groupe: les protéines Laine, soie, vicara ardil et autres Fibres naturelles de protéines, la laine et la soie sont chimiquement semblables quoi- qu\u2019elles possèdent chacune leurs caractéristiques.Parmi les fibres nouvelles, dont il sera question ci-dessous, on en traite plusieurs pour leur conférer l\u2019apparence et les propriétés de la laine.Dans les fibres synthétiques de protéines, l\u2019on trouve certaines des remarquables propriétés de la laine \u2014 chaleur, résistance au froissement, souplesse d\u2019adaptation.Le Vica- ra, extrait du maïs aux Etats-Unis et l\u2019Ardil, extrait de l\u2019arachide au Royaume-Uni, sont les plus importants.On fait également des fibres de protéine avec la caséine du lait, les TECHNIQUE, Février 1953 fèves de soya, l\u2019albumine des oeufs voire même des plumes de poulets.Nouveau venu sur-le marché canadien, le Vicara possède certains avantages sur la laine.Il résiste mieux aux alcalis et n\u2019est pas attaquable par les mites et la moisissure; de plus, il a moins tendance à rétrécir.Selon les fabricants de Vicara, celui-ci deviendra un important facteur de combinaison de fibres: mélangée au Vicara, la laine retient ses excellentes qualités auxquelles s\u2019ajoute la douceur du cachemire tout en conservant solidité ou résistance à l\u2019usure.De plus, le tissu garde mieux ses dimensions que la laine pure.Tous ces avantages permettent au Vicara de concurrencer la laine sur le marché où sa vogue grandirait.3ème groupe: les polyamides Nylon, perlon Parler -polyamides, sur ce continent, c\u2019est parler nylon.En Europe, on produit une fibre aux propriétés similaires: le perlon.Les qualités dominantes du nylon sont sa résistance à l\u2019usure, son élasticité, son confort.Depuis l\u2019apparition des chaussettes de nylon sur le marché, personne n\u2019a encôre réussi à les trouer.Aussi, le marché du filé de nylon à repriser est-il au plus bas.Si les bas de nylon gardent leur forme après un long usage, c\u2019est que l\u2019élasticité de cette fibre est supérieure même à celle de la soie.Le nylon résiste au rétrécissement: il est réfractaire aux mites et à plusieurs produits chimiques.Les qualités du nylon l\u2019ont élevé au premier rang des fibres entièrement synthétiques.Il a accaparé une bonne part du marché jadis réservé à la soie et a créé de nouvelles normes de qualité en bonneterie, chemises pour hommes, tissus à robes, blouses et jupes.Les fibres les plus récentes, dont il sera question dans les deux groupes suivants, semblent surtout destinées à de nouveaux usages et ne nuiront en rien au nylon sur le marché .4ème groupe: les acryliques Orlon, dynel, acrilan C\u2019est le groupe de fibres synthétiques le plus récent et le plus progressif.Au moins quatre des plus importants fabricants de produits chimiques des \u2018Etats-Unis les produisent 135 Ie Riad a halts + 25M) déjà ou construisent des usines pour leur fabrication.Les acryliques possèdent plusieurs qualités intéressantes.Le composé chimique qui leur donne leur nom s\u2019appelle polyacrylonitrile; bien que l\u2019Orlon en soit presque entièrement composé, on ne le trouve qu\u2019à raison de 40% les vêtements de Dacron n\u2019ont presque jamais besoin de repassage.Point capital pour l\u2019acheteur: la résistance du Dacron à l\u2019usure se compare favorablement à celle du nylon.Produit en quantités limitées pour le moment, il coûte moins cher que la laine fine.Parmi Yo les nouvelles fibres synthétiques, c\u2019est la seule qui rivalise avec la laine sous le rapport de l\u2019élasticité; les tissus de Dacron ont donc la HN i Hl iN) \u201cRAS i) A ish HY dans le Dynel, une fibre tout à fait différente.La caractéristique la plus remarquable de pète SH 2e A GA ooh e pT l\u2019Orlon, c\u2019est sa résistance au soleil et aux intempéries.On l\u2019emploiera donc couramment dans la fabrication des tissus à tentures, rideaux et draperies.Comme tissu de confection, il est chaud et souple, ne rétrécit ni ne s\u2019allonge sensiblement et n\u2019exige guère de repassage.À l\u2019instar de presque toutes les fibres synthétiques, il est inattaquable par les mites.Le Dynel et l\u2019Acrinan contiennent tous deux moins de polyacrylonitrile que l\u2019Orlon.Seuls ou mélangés à d\u2019autres fibres, ils donneront des tissus de bonne qualité et peu dispendieux.5ème groupe: les polyesters Dacron (téryléne) Le Dacron, également produit en Angleterre sous le nom de Térylène, est la fibre la plus récente employée dans la fabrication des chaussettes et fins tissus pour chemises et complets.Très peu froissables même humides, 136 chaleur, le toucher et la douceur des étoffes de laine de haute qualité.Il rétrécit et se chiffonne moins que la laine, s\u2019use moins vite et résiste mieux aux mites.Les vêtements de Dacron gardent longtemps leurs plis; la moisissure et les variations d'humidité n\u2019ont pas d\u2019emprise sur eux.Et voila pour les fibres textiles! Jamais l\u2019évolution de nouveaux tissus vers la perfection désirable n\u2019a été aussi rapide.Les nouvelles fibres synthétiques ont donné des résultats qu\u2019on n\u2019aurait pas osé prédire, il y a quelques années.Au Canada, les fabricants de produits chimiques et de textiles coopèrent étroitement avec les promoteurs de cette révolution.De grandes usines fabriquent la rayonne, l\u2019acétate et le nylon qui entrent dans la confection d\u2019étoffes et de vêtements.Il est probable qu\u2019avant longtemps le Canada produira de nouvelles fibres synthétiques en exploitant ses ressources naturelles et la science de ses chimistes.February 1953, TECHNIQUE = 1 F- = BN pere l = $FE- = SF #2 & ss FH = a - -~ Fr F4 8\" > LL TE TT Cechnique 10 1ssues per year 506 St.Catherine St.E.Montreal .MA - Résistance MN ar des matériaux Matériel de Dessinateurs et d\u2019In- par ini Ni Transits génieurs Iveaux GEORGES LANDREAU, I.C.Mires Règles à Calculs Volume illustré de plus de 200 pages Recommandés par les ingénieurs PRIX: $2.25 depuis plus de 70 ans En vente a OF CANADA | L\u2019OFFICE DES COURS KEUFFEL & ESSER \u201cLmirep PAR CORRESPONDANCE 506 est, rue Ste-Catherine, MONTREAL 679 ouest, rue Saint-Jacques Montréal Pour votre ADVERTIZE boratoi abotratoute - Appareils .Verrerie .Réactifs Canadian Laboratory Supplies LIMITED 403 ouest, rue Saint-Paul Montréal, P.Q.TEL.: MA.2030 CHAMBRE 414 INTERNATIONAL AGENCY Ltd.F.COUILLARD, Gérant Représentant de manufactures Machinerie et Quincaillerie Polisseuses, perceuses, pots à colle et tournevis électriques.Scies à ruban 353 rue Saint-Nicolas Montréal L\u2019atelier qui donnera à vos imprimés un caractère de distinction THÉRIEN FRÈRES LIMITÉE Imprimeurs \u2014 Lithographes \u2014 Editeurs 8125, St-Laurent DUpont* 5781 Montréal 14 NMAC HE Concours de l\u2019École du Meuble Projet primé ESCABEAU \u2014 TABOURET DE CUISINE , Ls banc de cuisine est considéré de nos jours comme un meuble indispensable.Voici ce meuble que tout amateur peut fabriquer avec le minimum d\u2019outils.Banc confortable grâce a sa hauteur et à son siège en forme de selle de cheval, il rendra aussi d\u2019immenses services comme escabeau et comme élément de rangement pour menus objets, cirage à chaussures, brosses, etc.Le siège en forme de selle de cheval rend l\u2019exécution plus difficile et augmente le prix de revient, puisque l\u2019on emploie du merisier solide d\u2019un pouce.Pour diminuer le coût du meuble, on peut employer du bois de Colombie contre-plaqué de 34\u201d mais ce sera au détriment du confort.Outillage nécessaire Scie à dents fines, galère, vilebrequin, mè- ches de 35\u201d et 1/2\u201d, tournevis, équerre, gouges 1.40 par PAUL GOSSELIN te ANNEE, ARTISANAT et vastringue si le siège en selle est exécuté, serre-joints.Accessoires requis Deux charnières de 34\u201d\u201d x 1\u201d, 2 vis à tête plate de 114\u201d no 6, 8 vis de 1\u201d no 6, 5 pieds de goujons de 36\u201d, 14\u201d de goujons de 14\u201d, papier sablé 145, 0, 2/0, 3/0 vernis (rubbing varnish).Débitage Dans une feuille de bois de Colombie contre- plaqué: 34\u201d x 279\u201d x 4\u2019 on découpera les pièces suivantes: les pieds À et A\u201d, les côtés B et B\u2019.Pour les dimensions, suivre le quadrillé du profil.Les pièces C et C\u2019 de 8\u201d x 16\u201d pour dessus non creusé, D: 5\u201d x 1014\u201d, E: 844\u201d x 10\u201d, F: 845\u201d x 1015\u201d, February 1953, TECHNIQUE = = + PROFIL ÉLÉVATION 16\" 16\" DETAIL A - = me =TTT TTT A mm \u2014 = = = > = /< > 7H) Nem - a a 1£ -.- = To Ea === 1\" Zz co : \u2014-= - \u20acS6T 1011497 \u201cTNOINHOHL é 2 GOVJON POUR L'ABATTANT Le or -+ -=-\u2014=\u2014- 7 N N1 DETAIL C 24\" r-r tee or % 27 a) 245% (> Ll \\ = x [i - | \\ 00 \\ r- 7/4
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